<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
     xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
     xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
     xmlns:admin="http://webns.net/mvcb/"
     xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#"
     xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
     xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/">
<channel>
<title>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; : Histoire / Traditions</title>
<link>https://www.maliweb.net/rss/category/histoire-traditions</link>
<description>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; : Histoire / Traditions</description>
<dc:language>fr</dc:language>
<dc:rights>Copyright 2002&#45;2026 maliweb.net &#45; All Rights Reserved.</dc:rights>

<item>
<title>En marge de la CAN : Sacré&#45;Cœur, la cathédrale close ou la mémoire blanche de Casablanca</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/en-marge-de-la-can-sacre-coeur-la-cathedrale-close-ou-la-memoire-blanche-de-casablanca-3112882.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/en-marge-de-la-can-sacre-coeur-la-cathedrale-close-ou-la-memoire-blanche-de-casablanca-3112882.html</guid>
<description><![CDATA[ Sous le voile de ses portes closes, le Sacré-Cœur de Casablanca s’impose comme un palimpseste silencieux, révélant les strates d’une cité façonnée par le temps et les civilisations. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202601/image_870x580_69625c6f64c17.jpg" length="61477" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 10 Jan 2026 14:05:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Blanche et imposante, la cathédrale se fait témoin vivant d’un passé colonial et d’un carrefour de cultures. Un endroit où le temps se lit dans la pierre et la lumière, et où le sacré se transforme en récit urbain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Ce matin-là, elle est restée close. Silencieuse, presque retranchée derrière ses portes scellées, la cathédrale de Casablanca, ancienne église du Sacré-Cœur, semblait retenir son souffle. Ses clochers, dressés vers le ciel, demeuraient encore drapés de leur blanc immaculé, comme lavés par la nuit et offerts à la lumière neuve du jour. Debout au cœur battant de la métropole, elle impose sa présence sans fracas. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ni appel, ni cloche, ni procession. Seulement cette masse verticale, ferme et calme, qui traverse le tumulte urbain comme un vestige debout face à l’oubli. La cathédrale du Sacré-Cœur est à la fois symbole d’une ouverture religieuse assumée, rare et précieuse dans l’histoire du Maroc, et archive silencieuse d’un temps révolu, celui du Casablanca colonial, laboratoire architectural et spirituel du XXᵉ siècle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Devant l’édifice, le pas ralentit. Les regards se lèvent. Une trentaine de journalistes forment un demi-cercle discret, carnets ouverts, appareils en bandoulière. Ils sont les invités de l’Association nationale des médias et des éditeurs (AMNE), conviés au Maroc à l’occasion de la Coupe d’Afrique des Nations 2025. Le football, ici, n’est qu’un seuil. Derrière la compétition, une autre ambition s’affirme : faire découvrir le Royaume dans sa profondeur économique, religieuse, patrimoniale, touristique, loin des images rapides et des raccourcis.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au centre du groupe, Mourad Djellab prend la parole. Spécialiste du bâti casablancais, membre engagé de «Casamémoire», il ne guide pas seulement une visite, il orchestre une lecture. Sa silhouette est soignée, son geste mesuré, sa voix posée. Il avance avec une énergie contenue, presque élégante. Lorsqu’il parle de Casablanca, ses yeux s’éclairent d’un éclat vif, comme si la ville, dans ses murs et ses lignes, déclenchait chez lui une joie intérieure difficile à dissimuler. Il commence par l’essentiel. Sans effet de manche ni esbroufe. « Il n’y a pas de culte ici, parce qu’il y a moins de chrétiens à Casablanca et qu’il n’y a pas d’archevêque. » La phrase tombe, sobre, sans nostalgie forcée. Le Sacré-Cœur n’est plus un lieu liturgique. Il change de nature. « Aujourd’hui, on ne peut plus la visiter comme une église, parce qu’elle est considérée comme un centre d’exposition. » Un atelier au sens large : expositions de peinture, de sculpture, de photographie, programmes éducatifs, conférences. Le sacré s’est déplacé. Il ne s’est pas éteint ; il s’est transformé. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Autour, les journalistes notent. Certains photographient les lignes tendues de la façade, d’autres suivent du regard la verticalité plus ou moins sévère des tours. Mourad Djellab précise que la communauté chrétienne, elle, demeure bien présente dans la ville. «42 000 lors d’un recensement de 2022», glisse-t-il. Ou peut-être un peu plus. Les églises sont nombreuses à Casablanca. « Mais l’église officielle, c’est ce que l’on voit devant nous : le Sacré-Cœur.» Même désaffectée, la cathédrale conserve une centralité symbolique, presque administrative, dans l’imaginaire urbain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Puis vient le temps long. Mourad Djellab déroule la stratification historique du lieu avec la patience de l’érudit. Le Sacré-Cœur apparaît d’abord comme crypte dans les années 1920. Il devient paroisse dans les années 1930. Il s’achève architecturalement vers 1954, avant de s’ouvrir au public français en 1959, trois ans après l’indépendance. Cette ouverture accompagne la présence de Français d’avocats, de médecins, de notaires, de professeurs de langue française qui choisissent de rester au Maroc et de prolonger leur inscription sociale et culturelle dans ces lieux hérités du Protectorat. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La cathédrale, observe-t-il, est une architecture de transition. Inspirée des grandes cathédrales européennes, elle en reprend les codes sans jamais les imiter servilement. La nef s’élève avec retenue, les contreforts rythment l’élévation, les deux tours rectangulaires encadrent la façade avec une rigueur presque géométrique. L’Art Déco y dialogue avec une austérité assumée, tandis que le béton clair, matériau moderne par excellence, impose une discipline visuelle proche de l’ascèse. Rien n’est décoratif : tout est structure, tout est intention.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais le regard de Mourad Djellab ne s’arrête jamais à un seul édifice. Très vite, il élargit la focale. «Le Maroc est un pays musulman, bien sûr, mais il a toujours été un croisement de civilisations, de cultures et de religions.» La cathédrale devient alors un seuil vers une histoire beaucoup plus vaste. Il évoque les premières vagues juives dès le VIᵉ siècle avant Jésus-Christ, celles qui suivent la destruction du temple de Jérusalem, puis celles de l’an 70. Il rappelle l’arrivée des Séfarades après la chute de Grenade en 1492, d’abord au nord du Maroc, avant leur diffusion progressive dans l’ensemble du royaume. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A cette trame, souffle-t-il, s’ajoutent les Berbères, premiers habitants du nord de l’Afrique, la période romaine lorsque le Maroc est province de l’Empire sous Caracalla et Caligula, puis les basculements religieux successifs, du judaïsme au christianisme, avant l’arrivée de l’islam avec les Arabes venus de la péninsule Arabique. « Il y a eu plusieurs arrivées, plusieurs passages », résume Mourad Djellab. Le mot s’impose comme une clé de lecture : passage des peuples, des croyances, des formes architecturales. Autour de lui, les journalistes écoutent dans un silence presque religieux. La visite se transforme en exercice de diplomatie culturelle ou le Maroc se raconte comme un territoire de sédimentation lente, où chaque époque laisse une trace lisible pour qui sait regarder.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">PSN (CASABLANCA)<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Notre-Dame-de-Lourdes, prière et mémoire au cœur de Casablanca<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Après la blancheur silencieuse du Sacré-Cœur, le groupe se dirige vers l’église Notre-Dame-de-Lourdes, autre repère du patrimoine chrétien casablancais. Construite en 1954 par l’architecte Achille Dangleterre et l’ingénieur Gaston Zimmer, elle s’élève aujourd’hui comme un phare discret de spiritualité et d’histoire, encore actif dans la vie de la cité. Deuxième église de Casablanca après le Sacré-Cœur, elle incarne la continuité d’une présence catholique longtemps intégrée au tissu urbain.</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dès l’entrée, une reproduction presque fidèle de la grotte de Lourdes, inspirée de la célèbre cavité française, capte le regard. Les pierres reproduisent avec précision la texture et l’ombre du site original, tandis que des fleurs déposées à ses pieds rappellent l’esprit de dévotion universelle. « Elle symbolise un lien spirituel qui dépasse les frontières », souligne le père André Keumaleu, curé de la paroisse, accueilli par le soleil qui traverse les vitraux colorés. La lumière y joue comme un révélateur, projetant sur le sol des éclats polychromes, à la fois décoratifs et méditatifs. A l’intérieur, l’église s’ouvre sur une nef lumineuse, sobre et élégante, où les vitraux de Gabriel de la Gloire retracent les grandes étapes de l’histoire du christianisme. Les figures saintes se détachent dans des cadres rouges, bleus et dorés, ponctuant la lumière naturelle d’une narration visuelle. Chaque tableau de verre dialogue avec le béton clair et les lignes géométriques de la construction, témoin d’un modernisme retenu et réfléchi, où l’Art Déco se marie à l’ascèse sacrée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le père André Keumaleu prend la parole, sa voix mesurée mais chaleureuse : « Cette église est un lieu de prière, mais aussi un espace ouvert où chacun peut entrer et comprendre notre histoire commune. » Il rappelle que la communauté catholique casablancaise, bien que réduite aujourd’hui à 1 200–1 500 fidèles, principalement des étrangers et des ressortissants subsahariens, continue de vivre au rythme des célébrations, des baptêmes et des messes dominicales. 9 prêtres assurent le service pastoral, offrant présence et guidance dans un environnement où les religions cohabitent depuis des siècles. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le guide touristique Mourad Djellab replace ensuite l’édifice dans son contexte urbain et historique : « Casablanca a compté environ 40 000 chrétiens à une époque. Ces bâtiments témoignent d’une cohabitation ancienne et pacifique entre cultures musulmane et chrétienne. » Selon lui, Notre-Dame-de-Lourdes, comme le Sacré-Cœur, n’est pas seulement un lieu de culte : c’est un point de repère urbain, un témoin de l’histoire et de la mémoire collective, où architecture et spiritualité dialoguent avec la vie quotidienne de la ville.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le regard parcourt la nef, s’attarde sur les colonnes épurées, les arcs doux et la lumière filtrée par les vitraux. Comme devant le Sacré-Cœur, dans cet antre de la chrétienté, le religieux et le civil se superposent sans conflit. L’Eglise vit dans la cité, accueillant fidèles et visiteurs, mémoire et prière, dans un équilibre délicat. Chaque pas résonne sur le sol poli, et l’air, chargé d’encens et d’histoire, semble porter un message immuable : Casablanca, ville de passages et de rencontres, conserve dans ses pierres l’écho des croyances et des peuples qui l’ont traversée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">PSN (CASABLANCA)<o:p></o:p></span></b></p>
<p><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">..............................................................................................................</span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mamadou Lamine Dramé :  Le marabout qui défia l&amp;apos;Empire français</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/mamadou-lamine-drame-le-marabout-qui-defia-lempire-francais-3110186.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/mamadou-lamine-drame-le-marabout-qui-defia-lempire-francais-3110186.html</guid>
<description><![CDATA[ El Hadj Mamadou Lamine Dramé (v. 1835-1840- 1887) fut un marabout soninké et chef de guerre qui mena l&#039;une des résistances les plus significatives contre l&#039;expansion coloniale française dans la région du Haut-Sénégal et de la Sénégambie (Mali, Sénégal, Gambie actuels) entre 1885 et 1887. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202510/image_870x580_68ecd12cd582e.jpg" length="43748" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 13 Oct 2025 10:17:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De la piété à la guerre sainte (Jihad)<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Formation et vocation spirituelle: Né à Goundiourou (près de Kayes, Mali), Mamadou Lamine était issu d'une famille de marabouts et reçut une solide formation coranique. Son destin bascula après son pèlerinage à La Mecque (Haj), d'où il revint avec le titre d'El Hadj et une conviction missionnaire inébranlable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● La Mission: Il se proclama chef d'un mouvement de jihad (guerre sainte) avec un double objectif:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Défendre les populations musulmanes contre les chefs locaux qu'il jugeait corrompus.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Surtout, lutter contre la menace montante des «infidèles» coloniaux pour établir un État théocratique soninké unifié.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'apogée de la résistance (1885-1886)<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Grâce à son charisme et à son message de pureté religieuse, il rallia un grand nombre de Soninké et d'autres populations locales, lassées par l'oppression et les taxes coloniales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Défis militaires: Il vainquit les chefs inféodés aux Français et son acte le plus audacieux fut l'encerclement et l'assaut du fort de Bakel en avril 1886. Bien que le fort ait tenu, cet événement démontra aux autorités françaises l'ardeur et la menace sérieuse que représentait sa révolte. Sa capacité à mobiliser une résistance unifiée fit de lui le principal adversaire des Français dans la région à cette époque.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La tragédie et le sacrifice<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La réaction française fut une brutalité calculée visant à décapiter le mouvement par la terreur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Prise d'otage familiale: En mars 1886, les forces coloniales capturèrent plus de trente-quatre (34) membres de sa famille à Goundiourou (épouses, enfants, etc.). Mamadou Lamine refusa de se soumettre, plaçant sa mission au-dessus de son affection personnelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Le martyre de Soyibou: Son jeune fils, Soyibou Dramé (18 ans), fut capturé alors qu'il continuait la lutte, et fut fusillé après un jugement sommaire, devenant un martyr pour la cause de la résistance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La fin tragique et l'héritage</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Mort: Poursuivi sans relâche, notamment par le lieutenant-colonel Joseph Gallieni et son allié local Moussa Molo, Mamadou Lamine fut blessé et capturé en décembre 1887 près de Toubacouta (à la frontière sénégalo-gambienne). Il mourut peu après de ses blessures.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Le Crâne: Trophée de Guerre: Pour prouver sa mort et humilier les résistants, son corps fut décapité. Son crâne fut ramené comme trophée aux autorités françaises à Saint-Louis, puis expédié en France et intégré aux collections du Muséum national d'Histoire naturelle (aujourd'hui conservé en réserve au Musée de l'Homme).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Symbole intemporel<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mamadou Lamine Dramé est devenu, au-delà de son échec à fonder un État durable, un symbole intemporel de la dignité, de la souveraineté et de la résistance acharnée des peuples ouest-africains face à l'envahisseur. Son histoire est emblématique des demandes de restitution des restes humains issues de la période coloniale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le contexte du Jihad en Afrique de l'Ouest au XIXème siècle<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La révolte de Mamadou Lamine Dramé n'était pas un événement isolé; elle s'inscrivait dans une vague de mouvements de réforme islamique et de jihads qui ont remodelé la carte politique de l'Afrique de l'Ouest au XIXème siècle. Ces mouvements avaient des causes multiples, mais poursuivaient un objectif théologique et politique similaire: la purification de l'Islam et l'établissement d'États théocratiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Les causes profondes des jihads<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plusieurs facteurs expliquent l'émergence de ces mouvements au Sénégal, au Mali et au Nigeria actuels:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Désir de purification religieuse: Les réformateurs (les mujahidin) comme Dramé cherchaient à combattre ce qu'ils considéraient comme des pratiques syncrétiques, non-conformes au Coran et à la Sunna, et à instaurer une société régie par la Charia (loi islamique).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Contestation du pouvoir en place: Les jihads visaient souvent les élites locales (rois, chefs de guerre) accusées de corruption, d'oppression, de fiscalité abusive et de non-respect des préceptes islamiques (d'où le terme de «chefs locaux jugés corrompus»).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Réponse à la menace extérieure: L'arrivée progressive et menaçante des puissances coloniales européennes (les «infidèles» coloniaux) a servi de catalyseur. Le jihad devenait alors l'ultime moyen de défense pour préserver la foi et la souveraineté territoriale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Les figures majeures contemporaines de Dramé<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mamadou Lamine Dramé faisait partie d'une lignée de grands réformateurs-guerriers, dont les plus célèbres sont:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Ousmane Dan Fodio (Nigeria, début du siècle): Fondateur du califat de Sokoto, il a inspiré de nombreux mouvements.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● El Hadj Oumar Tall (Mali/Guinée/Sénégal): Fondateur de l'Empire toucouleur (ou Oumarien), son empire dominait la région du Haut-Sénégal avant même l'ascension de Dramé. Dramé a d'ailleurs pu s'inspirer du modèle Oumarien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Samory Touré (Guinée/Mali/Côte d'Ivoire): Contemporain direct de Dramé, il a mené une résistance féroce et durable contre les Français, créant l'Empire Wassoulou.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. La spécificité du mouvement de Dramé<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bien qu'il s'inscrive dans cette tradition, le mouvement de Mamadou Lamine Dramé présentait des caractéristiques spécifiques:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Identité Soninké: Son jihad était fortement ancré dans les populations soninké du Khasso et de la Sénégambie, cherchant à leur donner une structure étatique théocratique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Réaction tardive et directe à la colonisation: Contrairement aux jihads antérieurs qui se concentraient initialement sur des réformes internes, celui de Dramé (actif après 1885) était avant tout une réponse militaire urgente et directe à l'établissement des forts et à l'avancée française symbolisée par l'axe du fleuve Sénégal.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Mobilisation spirituelle: Dramé utilisait son statut d'El Hadj et de marabout pour cimenter l'unité, transformant une opposition politique en une obligation religieuse de défendre la dar al-islam (territoire de l'islam).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En défiant la France avec une guerre sainte, Mamadou Lamine Dramé a non seulement menacé les ambitions coloniales, mais il a aussi rappelé la vitalité de l'islam comme force de mobilisation politique et militaire contre l'oppression au XIXème siècle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les grandes batailles<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mamadou Lamine Dramé n'a pas seulement résisté, il a remporté des victoires tactiques et politiques majeures qui ont gravement menacé l'autorité française dans le Haut-Sénégal et la Sénégambie entre 1885 et 1887.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ses succès ne se mesurent pas uniquement par des gains territoriaux permanents (car il fut finalement vaincu), mais par leur impact psychologique, politique et militaire sur l'Empire français.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Voici ses principaux succès sur les forces coloniales françaises et leurs alliés:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Victoires sur les Alliés locaux des Français (1885-1886)<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le succès initial de Dramé fut d'anéantir l'autorité des chefs locaux inféodés aux colons, étape nécessaire à l'établissement de son État théocratique:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Prise du Boundou et Chute de Boulibani (Février 1886):<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Mamadou Lamine lança une offensive contre le Boundou, une région stratégique pour les Français.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Il vainquit et s'empara de Boulibani, la capitale du Boundou.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Il défit et tua l'Almamy (chef) Omar Penda, qui était aligné sur les Français, en juillet 1886. Ce triomphe sur un vassal majeur de la France a envoyé un signal fort aux populations locales: il était possible de défier le pouvoir colonial.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Renversement de Rois Collaborateurs (1887): En juillet 1887, ses troupes attaquèrent la capitale du Niaboulo (Netboulou), renversèrent et exécutèrent le roi Mansajata, un autre collaborateur des Français. Dramé cherchait systématiquement à faire des exemples des Africains qui se soumettaient à l'occupation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. Le Triomphe de la Bataille du 13 Mars 1886<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La confrontation la plus marquante contre une force française elle-même est survenue peu avant le siège de Bakel:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Défaite humiliante pour les colons: Le 13 mars 1886, une bataille eut lieu qui se solda par une défaite cinglante pour les forces coloniales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Bilan lourd pour la France: Les pertes françaises comprenaient dix (10) morts (dont deux officiers), trente-six (36) blessés et l'abandon d'un canon sur le terrain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Conséquences: Cet événement fut une humiliation majeure pour l'Empire français. La nouvelle de cette victoire d'un chef local sur une armée coloniale se propagea rapidement, amplifiant la légende de Dramé et entraînant le ralliement de milliers de jeunes à sa cause du jihad.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. Le Siège de Bakel (Avril 1886)<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bien que Dramé n'ait pas réussi à prendre le fort de Bakel, l'acte en lui-même constitue un succès psychologique et un exploit militaire:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● L'audace: Il réussit à assiéger et encercler l'un des principaux postes fortifiés français sur le fleuve Sénégal pendant plusieurs jours (certaines sources parlent de trois jours à partir du 4 avril 1886).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● Le signal: Cet assaut a démontré que l'autorité française n'était pas absolue et que la colonisation ne s'établirait pas sans une guerre acharnée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">● La mobilisation d'urgence: La gravité de la situation à Bakel a forcé le lieutenant-colonel Henri Nicolas Frey à revenir en urgence de Bamako avec des renforts, prouvant que Dramé avait réussi à immobiliser et à réorienter l'effort militaire français.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'Impact politique<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le plus grand succès de Mamadou Lamine Dramé fut sa capacité à unifier les populations soninkés sur une base idéologique (le jihad) et à établir un État éphémère qui défiait directement l'administration de Saint-Louis.</span></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202510/image_870x_68e67ff5e9b32.jpg" alt=""></p>
<p class="MsoNormal"><em><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Abdoul Karim Drame</b></span></em></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sa révolte fut perçue jusqu'à Paris comme une menace existentielle à la progression de la France dans le Soudan occidental (Mali actuel), forçant le commandement français à mobiliser des colonnes massives dirigées par des officiers supérieurs (comme Frey et Gallieni) uniquement pour le traquer et l'éliminer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Même dans la défaite finale, l'ardeur et l'ampleur de ses succès militaires initiaux lui ont assuré une place durable comme l'un des héros majeurs de la résistance anti- coloniale en Afrique de l'Ouest.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></b></p>
<p class="MsoNormal"></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A.K.D<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Maya, pilier oublié de la dignité bamanan</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/le-maya-pilier-oublie-de-la-dignite-bamanan-3109755.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/le-maya-pilier-oublie-de-la-dignite-bamanan-3109755.html</guid>
<description><![CDATA[ Dans la culture bamanan ou mandingue, le Maya incarne bien plus qu’une simple règle morale : il est l’âme même de l’humanisme, le socle de la civilisation. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202506/image_870x580_685abe8385c62.jpg" length="54922" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 29 Sep 2025 14:59:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Être « humain » n’est pas qu’une question biologique ; c’est une vocation spirituelle, une responsabilité sociale, une exigence de dignité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Maya exige de chacun respect, compassion, retenue dans l’adversité. Il impose à l’homme de traiter sa famille, ses voisins, ses semblables avec amabilité et considération. C’est en vivant selon ces valeurs qu’un individu se montre véritablement digne. La dignité n’est donc pas un ornement, elle est un droit qui se mérite et qui se protège.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chez les Bamanans, préserver sa dignité signifie préserver aussi celle de sa famille et de sa communauté. C’est refuser les actes qui rabaissent, qui humilient, qui salissent la mémoire des ancêtres. C’est se tenir à la hauteur des attentes que la société place en chacun. Ainsi, la dignité ne se pense-t-elle pas en vase clos : se définit-elle toujours par rapport aux autres, tout comme le Maya.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On peut dire sans exagération que le Maya est la traduction vivante de la dignité humaine dans la tradition bamanan — et au-delà, dans l’ensemble mandingue. Celui qui manque de Maya perd sa dignité ; et celui qui perd sa dignité ne peut plus respecter celle des autres. Alors il s’enfonce dans la spirale de l’individualisme, de l’arrogance et de l’égoïsme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Or, que voyons-nous aujourd’hui ? Trop souvent, le Malien moderne s’éloigne du Maya. Les valeurs ancestrales de solidarité et d’humanité cèdent la place à l’individualisme, au mépris, à la recherche effrénée du gain personnel. L’égo l’emporte sur l’esprit communautaire. La dignité, jadis sacrée, se dilue dans les calculs matériels et les rivalités futiles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais sans Maya, nous perdons l’essentiel : notre respectabilité devant nos ancêtres et devant l’humanité tout entière. Sans Maya, nous perdons ce qui faisait la grandeur de notre civilisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le défi du Malien d’aujourd’hui n’est pas seulement économique, politique ou sécuritaire : il est moral et culturel. Il nous faut réapprendre le Maya, le vivre au quotidien, en faire le ciment de nos relations et la boussole de notre avenir. Car une société qui se détourne de sa dignité finit par perdre sa liberté et son âme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Maya est la natte sur laquelle repose la communauté : quand elle se déchire, tout le monde s’écroule. Tel est actuellement le triste tableau du Maliba.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Réapprendre le Maya, c’est retrouver le chemin de la dignité. Réapprendre la dignité, c’est préparer la renaissance du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enfin, qu'on se le tienne pour dit: Un peuple sans Maya se perd ; un peuple de Maya se relève.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Dr. Mahamadou KONATE. Centre Kurukanfuga-BGCP<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Table ronde sur le 65e anniversaire de l’indépendance du Mali : Quand l’AES veut s’inspirer du Président Modibo Kéita</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/table-ronde-sur-le-65e-anniversaire-de-lindependance-du-mali-quand-laes-veut-sinspirer-du-president-modibo-keita-3109520.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/table-ronde-sur-le-65e-anniversaire-de-lindependance-du-mali-quand-laes-veut-sinspirer-du-president-modibo-keita-3109520.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202509/image_870x580_68cfb3295143c.jpg" length="77375" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 23 Sep 2025 11:46:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La conférence-débat autour des idéaux du Président Modibo Keita vise à pérenniser la mémoire des luttes héroïques d'hier menées par les peuples africains pour leur libération et l’unité africaine, sous la conduite de leurs leaders historiques, en lien avec l’histoire contemporaine de la Confédération des États du Sahel (AES).<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 18 septembre 2025, le Mémorial Modibo Kéita a accueilli une table ronde à l’occasion du 65e anniversaire de l’indépendance du Mali. Organisé par le Mémorial Modibo Keita et tenu dans le bâtiment portant le nom du père fondateur, l’événement avait pour thème principal :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Les idéaux de Modibo Kéita dans la construction de l’unité nationale africaine : quels enjeux pour la consolidation de l’AES ? ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La rencontre s’est ouverte par l’exécution de l’hymne national par les Pionniers, rappelant la ferveur patriotique des années 1960. L’événement rentre dans le cadre de l’« Année de la culture » décrétée par le chef de l’Etat.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ministre en charge de la<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Culture, Mamou Daffé, a dressé un portrait élogieux du Président Modibo Kéita, qualifié d’« artisan de l’OUA, médiateur entre nations et visionnaire d’une Afrique unie ». Il a également souligné les liens entre l’esprit souverainiste de l’ancien président du Mali et les initiatives actuelles, notamment la création de l’Alliance des Etats du Sahel (AES).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Soixante-cinq ans après la Fédération du Mali, le rêve fédéral de Modibo Kéita trouve aujourd’hui un écho dans la Confédération de l’AES, a souligné le ministre Daffé. Au-delà des impératifs sécuritaires, cette initiative s’inscrit dans une quête renouvelée d’unité et de souveraineté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ministre de l’Enseignement supérieur, Pr Boureima Kanssaye, a insisté sur la nécessité de revisiter l’histoire pour « comprendre le présent et construire l’avenir ». Selon lui, l’idéal du président Kéita repose sur une ouverture panafricaine et une coopération dépassant les frontières du Sahel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour le directeur du mémorial Modibo Keita, Moussa Traoré, Modibo Kéita reste une figure centrale de l’histoire du Mali et du continent. Il dira que son héritage continue d’inspirer les générations actuelles et futures, les invitant à poursuivre l’œuvre d’unité, de souveraineté et de solidarité qu’il avait initiée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette première étape a été suivie de débats sur la vie de Modibo. Les échanges avec les conférenciers très connus d’ailleurs ont largement porté sur la « comparaison » entre la Fédération du Mali et la Confédération AES. Dans les deux cas, il s’agit de dépasser les frontières héritées de la colonisation pour renforcer la solidarité et la capacité d’action collective. Toutefois, les contextes diffèrent : la Fédération du Mali reposait sur l’enthousiasme idéologique des indépendances, tandis que l’AES se construit dans un cadre pragmatique, axé sur les enjeux sécuritaires et diplomatiques contemporains.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les débats ont mis en lumière la pertinence de son message pour la construction d’une Afrique solidaire, tout en insistant sur l’adaptation nécessaire de cet héritage aux réalités contemporaines.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Soixante-cinq ans après l’indépendance, les chefs d’Etat du Mali, du Burkina Faso et du Niger respectivement Assimi Goita, Ibrahim Traoré et Tchani, s’inspirent de cet héritage pour structurer la Confédération, mais il est important de noter que la consistance politique et idéologique de la Fédération à l’époque de Modibo Kéita diffère fondamentalement de celle de la Confédération actuelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Djibril Diallo<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Célébration  65e Anniversaire de l’Indépendance par le réseau des jeunes citoyens Yereko à Woyowayanko</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/celebration-65e-anniversaire-de-lindependance-par-le-reseau-des-jeunes-citoyens-yereko-a-woyowayanko-3109501.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/celebration-65e-anniversaire-de-lindependance-par-le-reseau-des-jeunes-citoyens-yereko-a-woyowayanko-3109501.html</guid>
<description><![CDATA[ Célébrer notre indépendance, c&#039;est honorer le courage et le sacrifice des hommes et femmes qui se sont battus pour un Mali souverain dans la violence et dans le sang. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202509/image_870x580_68d1bd2b7aa63.jpg" length="91765" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 23 Sep 2025 07:06:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Animé par la fibre patriotique le Consortium des Associations des Jeunes, des Femmes et Organisations de la Société Civile rassembler dans le réseau des jeunes citoyens Yereko ont célébré ce lundi 22 septembre 2025 , la fête d’indépendance à la place mysthique où a eu lieu la bataille de Woyowayanko en 1882 entre les sofas de d’Almami Samory<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Toure et les soldats de la pénétration coloniale française au Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette célébration de la fête de l’indépendance par le réseau des jeunes citoyens Yereko rentre dans le cadre de leur Festival culturel Woyowayanko édition 2025 qui a pour thème : l’histoire des sofas de Samory Toure face à la pénétration coloniale française sous le parrainage <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>de M Issa Sangaré et Mme Drame Mariam Diallo.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les temps forts<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de la cérémonie a été marqué par une minute de silence<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>observée à l'endroit des Sofas de Samory Toure et des soldats maliens tombés dans le champ de l'honneur pour la libération du territoire national ; une série d’allocutions ; une prestation artistique des dozos chasseurs traditionnels pour magnifier et rendre hommage aux sofas et FAMas ; sketch ; narration de l’ histoire des sofas et woyowayanko et la visite des tombeaux des sofas<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qui mettra fin à la cérémonie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour le Président du réseau des jeunes citoyens , M Gaoussou Sidibe à travers cette célébration du 65 e anniversaire de l’indépendance du Mali, ils ont voulu mettre en lumière et éclairé les maliens en cette fête d’indépendance que si la souveraineté nationale retrouvée par les autorités de transition,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>c’est qu’un jour dans l’histoire du Mali, a eu lieu la bataille de Woyowoyanko actuelle commune rurale de Dogodouma,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le 2 avril 1883 aux environs de Bamako. La bataille opposa<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les forces françaises du colonel Gustave Borgnis-Desbordes aux guerriers de Samory Touré, dirigés par son frère Fabou.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon les explications du journaliste écrivain M Daouda Tekete, invité d’honneur du Réseau, c’est au cours du mois de mars 1883, une armée d'environ 3 000 guerriers sous les ordres du frère de Samory, Fabou Touré (aussi connu en tant que Keme Brema), ravage plusieurs villages pro-français aux alentours de Bamako et détruit la ligne télégraphique.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Le 2 avril au matin, le colonel Borgnis-Desbordes se dirige avec une force de 242 hommes en direction du campement de l'armée de Fabou Touré, sur les bords de la rivière Woyowoyanko à quelques kilomètres de Bamako.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span></span></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202509/image_870x_68d1bd43898f8.jpg" alt=""></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En dépit de son infériorité numérique, Borgnis-Desbordes opte pour un assaut frontal, espérant qu'une attaque rapide et énergique mettre en fuite les guerriers wassoulou. Après avoir traversé la rivière, la compagnie de tirailleurs sénégalais du capitaine Fournier parvient durant un temps à faire reculer les lignes ennemies, mais les Français sont rapidement débordés sur les deux flancs et sont contraints de se replier de l'autre côté de la rivière. Aux alentours de midi, voyant que ses hommes sont épuisés par les combats et la chaleur, Borgnis-Desbordes décide de ne pas retenter de nouvel assaut et ordonne la retraite sur Bamako. Sa vallée est jalonnée par de nombreux sites et monuments qui sont, entre autres, Les «Fosses communes du Jokoro» de Kognambougou (site occupé par Dogôdouma-Coura) où reposent les héros de Samory Touré tombés lors de la bataille du Woyowayanko ; «Fama Muso Kofara», pierre plate sur laquelle se baignait la femme de Titi Niaré, ancien chef de Bamako. Elle se trouve à l’ouest de Taliko sous une chute d’eau qui alimente aujourd’hui un verger.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bokoum Abdoul Momini /maliweb.net<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les Secret de Balla 2025 : L’homme qui dialoguait avec les anges</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/les-secret-de-balla-2025-lhomme-qui-dialoguait-avec-les-anges-3107008.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/les-secret-de-balla-2025-lhomme-qui-dialoguait-avec-les-anges-3107008.html</guid>
<description><![CDATA[ L’hiver dernier, s’est éteint un vieux monsieur qui était très discret. Il avait pourtant illuminé la vie des milliers de personnes ! ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202507/image_870x580_686bc9c71a4cf.jpg" length="70928" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 07 Jul 2025 13:25:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toute sa vie, il s’était en effet attelé à transmettre un savoir ancien, dont il était un des seuls détenteurs. Il connaissait les anges par leur nom. Il enseignait comment prier Aladiah, Leiazetou encore Séhaliah.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Né le 18 Octobre 1925 à 7 heures du matin à Gérone, Haziel était de signe zodiacal Balance, Ascendant Scorpion, avec quatre astres en maison XIIe (Spiritualité). Haziel, son nom de plume, était son second prénom. Donner le nom d’un ange à un enfant, lui, porterait chance…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Haziel est parti le 7 décembre dernier rejoindre le ciel qui le connaissait mieux que personne. Les derniers temps, il avait eu pour compagnon de clinique un homme comme lui d’origine espagnole et prénommé… Angel ! Difficile d’y voir une simple coïncidence : les anges ne manquaient jamais, d’une façon ou d’une autre, d’adresser un petit signe à leur ami Haziel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Haziel, Francesco Bernard-Termes pour l’état-civil, était originaire de Gérone, ville catalane célèbre pour avoir abrité les érudits de la Kabbale-la mystique juive-entre les XIIIe et XVe siècles. Une ville située, aussi, au pied de la montagne des anges…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Descendant des marranes, ces juifs convertis de force à la fin du XVe siècle, Haziel avait été élevé dans un catholicisme fervent, mais il était également l’héritier de traditions ésotériques mêlant les anges, énergies d’émanation divine, et l’Astrologie et ses énergies planétaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chaque matin, Francesco-Haziel confiait à son ange gardien la tâche de mettre de l’ordre dans ses idées, pour le guider dans la rédaction de ses livres. Les autre ‘’angelogues’’ préféraient établir ce contact le soir, mais lui, considérait qu’au cours du sommeil, son esprit avait été de voyager<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dans « l’astral », et que pour son ange, la tâche serait plus facile… A cette méthode de travail sans doute unique, nous devons les dizaines d’ouvrages parus aux éditions Bussière : Les Anges planétaires<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et les jours de la semaine ; Répertoire des anges ; Le pouvoir des archanges ; Le Mémento des anges ; Le Monde des anges, et des archanges ; Notre ange- gardien nous protège…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les anges ont un sexe !<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le « catéchisme » d’Haziel, il existe neuf chœurs d’anges dirigés chacun par un archange qui canalise les énergies supérieures des planètes. Chaque chœur se compose de huit anges gardiens. Autre révélation : les anges ont un sexe ! Tout, dans l’univers, obéît à des polarités, le bien et le mal, l’ombre et la lumière.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Les anges dont le nom se termine par el sont donc de sexe masculin, et ceux dont le nom se termine iah de sexe féminin. Plus surprenant, Dieu est femme ! Un principe féminin d’amour universel, qui ne peut pas ne pas répondre à nos prières nous invoquons les anges<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>avec assez d’intensité…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une présence rayonnante<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans notre ange gardien existe, Haziel a consigné les prières rituellement adressées à chaque<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ange. Ces textes auraient<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>été écrits au début du XIIIe<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>siècle par le Kabbaliste Isaac l’Aveugle, ou plutôt Isaac l’Aveuglant,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ainsi surnommé à cause de sa présence rayonnante. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Entre autres pouvoirs<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>spirituels, Isaac « sentait » des âmes déjà passées par un processus de réincarnation. Il savait aussi prédire les morts prochaines. Ces invocations des anges, Isaac l’aveuglant les tenait lui-même des derniers représentants d’une longue série d’initiés qui remontait à Moïse, et aboutissait à Haziel. Le moment était venu de les divulguer…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Moussa Fomba<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Victime d&amp;apos;une cabale :  Encore une fois, foutez la paix à Adama Traoré dit Damis</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/victime-dune-cabale-encore-une-fois-foutez-la-paix-a-adama-traore-dit-damis-3106350.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/victime-dune-cabale-encore-une-fois-foutez-la-paix-a-adama-traore-dit-damis-3106350.html</guid>
<description><![CDATA[ Jeune opérateur économique, Adama Traoré affectueusement appelé &quot;Damis&quot; est victime depuis quelques jours d&#039;une cabale dont le but n&#039;est autre que de ternir son image. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202506/image_870x580_68554de1479b2.jpg" length="46156" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 21 Jun 2025 01:26:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Certaines personnes malintentionnées diffusent des "fausses informations" sur de prétendus marchés effectués par le ministère de la Sécurité et de la Protection civile sous feu Ibrahim Boubacar Kéita. C'est du réchauffé puisque ces informations avaient été publiées juste après le coup d'Etat contre le régime d'IBK. Ce jeune opérateur économique est blanc comme neige. Il n'a rien à lui reprocher concernant ce dossier de marché. C'est une cabale montée de toute pièce. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd'hui, Adama Traoré dit Damis est victime de son aura à travers sa réussite dans les affaires. On sait bien que Damis, à la force du poignet, s'est imposé dans le milieu des affaires. Il peut surtout se vanter d'avoir le cœur sur la main. Sa générosité discrète et non feinte, au-delà, des cercles familial et amical, est désormais citée en exemple.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est que ce jeune homme, parti de rien pour bâtir un vaste empire financier, est un passionné de l'amour du prochain. Il aime à partager les fruits de sa croissance. Cela l'amène très souvent à distribuer des vivres et des non vivres à tour de bras particulièrement pendant le Mois de la solidarité et de la lutte contre la pauvreté et l'exclusion et à l'occasion des fêtes musulmanes (Ramadan, Tabaski, Maouloud) en faveur des plus démunis. Il le fait incognito. Seuls les intermédiaires savent ce qu'il fait, le bénéficiaire ne peut pas mettre un nom sur son visage. C'est dire que la discrétion est son marqueur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Combien de fois a-t-il envoyé des gens au pèlerinage à La Mecque sans les connaitre ou sans chercher à les connaître ? Nul ne peut dire le nombre avec exactitude, tant l'homme est totalement désintéressé et pourrait briguer à juste titre le trophée du "Donateur inconnu". Ce jeune opérateur économique vient de doter son quartier Niamakoro d'une mosquée dénommée "Mosquée Ousmane Ben Affane" dont l'inauguration a eu lieu le vendredi 28 juin 2024 à la faveur de la prière collective de ce jour-là. Coût de l'investissement : 200 millions de F CFA sur fonds propre. Encore une fois, foutez la paix à Damis ! <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">                                                      </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong><span style="mso-spacerun: yes;">  </span>El Hadj A.B. HAIDARA</strong> <o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lue pour vous, une lettre qui date de l’An 657 : De l’Imam Ali au Gouverneur Malik al&#45;Ashtar</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/lue-pour-vous-une-lettre-qui-date-de-lan-657-de-limam-ali-au-gouverneur-malik-al-ashtar-3097038.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/lue-pour-vous-une-lettre-qui-date-de-lan-657-de-limam-ali-au-gouverneur-malik-al-ashtar-3097038.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/02/Imam-Ali.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 25 Feb 2025 01:25:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>Il y a 789 ans, selon le calendrier musulman, l’Imam Ali, Calife (Président de la République) écrivait cette lettre à Malik al-Ashtar, un Gouverneur qu'il avait nommé. La lecture de ce document donne l'impression, à bien des égards, que les conseils qu’il contient, sont adressés aux dirigeants actuels du monde, d'Afrique, et spécifiquement de notre pays. Un article proposé par Fabou Kanté.</em>

Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux ! De la part d'Ali, fils d'Abu Talib, à Malik ibn al-Harith al-Ashtar, lorsqu'il le nomma gouverneur d'Égypte, pour administrer son territoire, lever ses impôts, combattre ses ennemis, réformer ses habitants et protéger ses frontières.

<strong>Introduction</strong>

Sois conscient, ô Malik, que je t'envoie dans un pays qui a connu avant toi des gouvernements justes et injustes. Les gens observeront tes actions avec attention, tout comme tu observais celles de tes prédécesseurs. Ils parleront de toi comme tu parlais d’eux. Le véritable bonheur est celui d’un homme dont les actions sont bonnes et dont les paroles sont justes.
<ol>
 	<li><strong> L'importance de la justice et de la bienveillance</strong></li>
</ol>
Impose à ton cœur la miséricorde pour le peuple, l'affection et la bonté envers eux ! Ne sois pas comme une bête féroce à leur égard, avide de les dévorer, car ils sont de deux catégories : soit tes frères en religion, soit tes semblables en humanité !

Ils peuvent parfois commettre des erreurs, être faibles ou fautifs. Accorde-leur ton pardon, de la même manière que tu aimerais qu'Allah te pardonne ! Car tu es au-dessus d’eux, et celui qui t’a nommé est au-dessus de toi, et Allah est au-dessus de tous.

Ne t’emporte pas contre eux, ne sois pas dur envers eux ! Sache que ceux qui gouvernent injustement seront punis par Allah ! Ne te laisse pas dominer par ton orgueil, car cela t’éloignera de la miséricorde divine !
<ol start="2">
 	<li>La lutte contre la corruption et les abus de pouvoir</li>
</ol>
Que ton entourage ne soit pas composé de ceux qui ont servi des tyrans ou qui ont opprimé les peuples ! Ces hommes sont les plus traîtres et les plus corrompus. Éloigne-toi d’eux et choisis des personnes honnêtes et droites pour t’accompagner !

Ne donne jamais de poste à un homme uniquement par favoritisme, mais choisis ceux qui ont une bonne réputation et une conduite irréprochable ! Évite les hommes avides, car ils trahiront leur mission pour leur propre intérêt !
<ol start="3">
 	<li>L'administration de la justice et le rôle des juges</li>
</ol>
Choisis parmi le peuple le plus vertueux et le plus expérimenté pour être juge ! Il doit être quelqu’un qui ne se laisse pas emporter par la colère, qui ne se laisse pas influencer par les flatteries et qui ne se laisse pas tromper par les tentations. Il doit être ferme dans ses jugements et ne pas craindre la critique.

Évite l'ingérence dans le travail des juges et veille à ce que personne ne fasse pression sur eux! Accorde-leur les moyens de vivre décemment afin qu’ils ne soient pas tentés par la corruption!
<ol start="4">
 	<li>Les classes sociales et leurs droits</li>
</ol>
Sache que parmi les gens, il y a différentes catégories, et chacun a un droit sur toi :
<ol>
 	<li>Les soldats, qui défendent le pays et maintiennent la sécurité.</li>
</ol>
&nbsp;
<ol>
 	<li>Les scribes, qui administrent les affaires et organisent les finances.</li>
 	<li>Les commerçants et artisans, qui assurent la prospérité économique.</li>
 	<li>Les pauvres et nécessiteux, qui ont besoin d’aide et de protection.</li>
</ol>
Prends soin des pauvres et des faibles, car c’est une obligation imposée par Allah! Réserve-leur une part de ton temps et traite-les avec bienveillance!
<ol start="5">
 	<li>L'importance des conseils et de la transparence</li>
</ol>
Ne cache rien au peuple, car un dirigeant qui dissimule ses intentions sème la méfiance! Ne rejette pas les conseils des sages et écoute attentivement ceux qui te parlent avec sincérité!

Éloigne-toi des flatteurs et entoure-toi de ceux qui osent te dire la vérité, même si elle est amère! Ne laisse pas ton ego te priver d'un bon conseil!
<ol start="6">
 	<li>L'égalité devant la loi et le respect des droits</li>
</ol>
Ne sois pas injuste, même envers ton ennemi! Ne favorise pas une catégorie de personnes au détriment d’une autre! La justice doit s’appliquer à tous, sans distinction de rang ou de richesse.

Lorsque tu conclues un traité avec un ennemi, respecte ta parole et ne le trahis jamais, même si cela est à ton désavantage! Allah aime ceux qui tiennent leurs engagements.
<ol start="7">
 	<li>L’humilité et la responsabilité devant Dieu</li>
</ol>
Ne sois pas arrogant envers le peuple, car cela t’éloignera de Dieu et te mènera à la ruine ! Sois juste, même si cela est contre tes propres intérêts!

Ne dis jamais : "J’ai été investi du pouvoir et je peux ordonner ce que je veux", car cela corrompt le cœur et affaiblit la foi !

Rappelle-toi toujours que tu seras jugé devant Allah pour chacune de tes décisions! Accorde aux gens la même miséricorde que tu aimerais recevoir de Lui!
<ol start="8">
 	<li>Le mode de vie du gouverneur</li>
</ol>
Ne t'entoure pas de luxe et ne t’éloigne pas de la réalité du peuple! Ne ferme pas ta porte aux nécessiteux et ne repousse jamais ceux qui viennent te demander de l’aide!

Si tu deviens riche par ton pouvoir, sache que tu es un oppresseur! Réduis les taxes si elles pèsent trop sur les gens et ne cherche pas à accumuler des richesses aux dépens des faibles!
<ol start="9">
 	<li>L'importance de la prière et de la spiritualité</li>
</ol>
Consacre du temps à la prière et au rappel d’Allah, car cela renforce l’âme et guide le cœur ! Ne néglige pas tes devoirs religieux, car ils sont la source de la bénédiction dans ton règne!
<ol start="9">
 	<li>Conclusion et rappel final</li>
</ol>
Je te recommande, ô Malik, d’agir selon ces principes et de ne jamais t’en éloigner. Si tu suis la justice, le peuple t’aimera et Allah bénira ton règne.

&nbsp;

<em>Ne te précipite jamais à juger quelqu’un sans preuve, et ne rejette pas les conseils des sages ! Entoure-toi de ceux qui te disent la vérité, même si elle est dure à entendre !</em>

<em>Que ton cœur soit rempli d’amour et de bienveillance pour ton peuple, car c’est ainsi que les dirigeants justes gagnent le respect et l’amour de leur peuple !</em>

<em>Qu'Allah te guide et te protège dans cette mission !</em>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Résistance de Daban contre la pénétration française : Le combat de Naba Traoré et ses compagnons expliqué aux élèves</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/resistance-de-daban-contre-la-penetration-francaise-le-combat-de-naba-traore-et-ses-compagnons-explique-aux-eleves-3092149.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/resistance-de-daban-contre-la-penetration-francaise-le-combat-de-naba-traore-et-ses-compagnons-explique-aux-eleves-3092149.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/01/Daban.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 23 Jan 2025 16:14:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>Le combat de Naba Traoré et ses compagnons du village de Daban contre la pénétration française a été expliqué aux élèves du Lycée Scientifique de Bamako. C’était le 16 janvier dernier dans l’enceinte de cet établissement secondaire au cours d’une conférence-débat.</em>

16 janvier 1883-16 janvier 2025 ! Il y a 142 ans, le village de Daban, situé à 80 km de Kati, mena une résistance héroïque contre l’invasion française. Pour commémorer cet anniversaire, les associations Obara et Faso Kanu, en collaboration avec l’Association des ressortissants de Daban à Bamako et l’Ecole Modibo Kéita (EMOK) ont organisé une conférence-débat au Lycée Scientifique de Bamako, sis Faladié en Commune VI du District.  Animée par Yama Bandian Traoré, enseignant à la retraite et descendant direct de l’un des chefs de guerre de Naba Traoré, la conférence a commencé par un geste symbolique de remise, à l’administration du lycée, d’un carton de craie et des paquets de stylos. Un don de Mamadou Doua Fofana de l’association Obara.

Avant de donner la parole au conférencier, Ibrahima Kébé de l’association politique Faso Kanu, a insisté sur la bravoure de Naba Traoré et ses compagnons qui ont préféré la mort à la honte.

<strong>Daban dans les livres de plusieurs historiens</strong>

Selon Yama Bandian Traoré, l’histoire de Daban n’est pas connue officiellement au Mali. Et pourtant, souligne-t-il, de nombreux historiens en parlent dans leur ouvrage. Le conférencier a cité «Les grandes dates du Mali» d’Adame Ba Konaré et Alpha Oumar Konaré, «Les pionniers du Soudan» du Français Jacques Méniaud. Feu Bakary Kamian et Jean Bosco Konaré, selon lui, ont aussi évoqué la résistance de Daban contre la pénétration française. «A l’entrée de Koulouba, Daban figure parmi les villes qui ont mené la résistance contre la pénétration française. Au Fort de Médine à Kayes, le nom de Daban figure parmi les villes qui ont refusé de se soumettre aux ordres des blancs ».

« Ce que nous allons raconter n’est ni un conte ni une légende. C’est de la réalité», a lancé le conférencier devant les jeunes scolaires. Selon Yama Bandian Traoré, Daban sous le leadership de son chef Naba Traoré, a mené deux guerres contre les blancs. En 1880, les hommes de Naba Traoré ont attaqué et vaincu la délégation du Joseph Simon Gallieni qui avançait vers Ségou à la rencontre de Sékou Amadou. Ce dernier, a reconnu l’orateur du jour, était farouchement opposé aux Bamana de Bélédougou.

Si une partie de la délégation de l’armée coloniale parvint à s’échapper pour rejoindre Bamako, a détaillé le conférencier, le chef de guerre de Daban et sa troupe sont retournés avec des butins de guerre, dont des fusils et un canon.

Après cette bataille, les Français ont dépêché une délégation chez Naba Traoré pour négocier un accord. Aux dires de Yama Bandian Traoré, un des émissaires a été égorgé sur le fétiche du village. Un autre a vu sa tête rasée et forcer à aller rejoindre les gamins pour garder les chèvres. Un troisième émissaire a été retenu auprès du chef pour ses petites commissions. Les gens de Daban ont laissé partir les autres, afin qu’ils puissent raconter ce qui s’est passé.

En 1883, Borgnis Desbordes est venu avec de gros moyens pour conquérir Daban. Aux dires du conférencier, les combats ont été intenses pendant trois jours. Les blancs ont tiré sur le village 204 coups de canon. Dont plusieurs ont été déviés par les forces mystiques. Des essaims abeilles quittaient le marigot sacré du village pour piquer les blancs qui mourraient de façon mystérieuse, a raconté Yama Bandian Traoré.

Au bout du compte, le 16 janvier 1883, Daban tomba entre les mains des envahisseurs coloniaux. Sentant la guerre perdue,  les combattants de Daban ont fait partir les femmes, les enfants et les personnes âgées à l’ouest du village. Naba Traoré a dit à ses épouses d'abandonner le village avec les autres, mais celles-ci ont refusé. C'est alors qu'il s’est enfermé avec ces dernières dans sa poudrière à laquelle il a mis le feu. Les autres grands chefs de guerre également préférée se suicider afin de ne pas tomber entre les mains des blancs.

Borgnis Desbordes pénétra alors à Daban où il récupéra les fusils et le canon qu'ils avaient été contraints d'abandonner lors de la précédente bataille.

<strong>Hommage aux martyrs et aux résistants</strong>

Le conférencier a vanté les qualités de leader et de grand résistant de Naba Traoré et la bravoure des populations de Daban, un village qui assurait la  protection de nombreuses localités. Yama Bandian Traoré a appelé les autorités à se remémorer  l’histoire de Daban, notamment son grand résistant, Naba Traoré.

Selon lui, Daban regorge d’importants sites touristiques. A Daban, a-t-il fait savoir, il y a une fosse commune où sont enterrés les blancs, la tombe d’un officier français, le marigot sacré. Le conférencier a appelé les autorités à promouvoir ces sites touristiques.

Pour Ibrahima Kébé, «Cette commémoration a permis de rendre hommage aux martyrs et aux résistants qui ont défendu avec courage leurs terres et leur dignité, contre le colonisateur. Cet événement rappelle que l’émancipation des peuples ne peut être réalisée que par une lutte consciente et organisée contre toutes les formes d’exploitation et de domination».

Moussa Touré, Censeur du Lycée Scientifique de Bamako, salue cette initiative qui aide les jeunes à découvrir l’histoire de leur pays. L’administrateur scolaire a invité les élèves à partager les connaissances apprises au cours de cette conférence.

Au nom des associations organisatrices de cette conférence, Ibrahima Kébé a exprimé leur profonde gratitude au promoteur ainsi qu’aux responsables du Lycée Scientifique de Bamako pour leur collaboration précieuse, qui a contribué de manière décisive à la réussite de cet événement, reflet de l’engagement collectif en faveur du progrès social et éducatif.

<strong>Par Chiaka Doumbia</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lycée scientifique et technologique de Bamako : La résistance de Daban en 1883 contre la pénétration coloniale racontée aux élèves</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/lycee-scientifique-et-technologique-de-bamako-la-resistance-de-daban-en-1883-contre-la-penetration-coloniale-racontee-aux-eleves-3091813.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/lycee-scientifique-et-technologique-de-bamako-la-resistance-de-daban-en-1883-contre-la-penetration-coloniale-racontee-aux-eleves-3091813.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/01/Daban.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 21 Jan 2025 09:32:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans sa mission d’éveil de conscience et de prise de conscience, les Associations Obara, Faso Kanou et l’Association des ressortissants de Daban à Bamako, célèbrent chaque année, le 16 janvier 2025, date anniversaire de la résistance de Daban (1883) contre les troupes coloniales. Cette année, l’honneur est revenu au Lycée scientifique et technologique de Bamako, sis à Faladié, d’abriter la cérémonie.</strong>

Le conférencier principal, Niaman Badjan Traoré, membre de l’Association des ressortissants de Daban à Bamako, a tenu à préciser que la résistance de Daban contre la pénétration française est loin d’être un conte encore moins un mythe. Elle appartient à la page glorieuse des héros qui ont combattu les envahisseurs français, a-t-il précisé. Il a rappelé que la résistance de Daban est mentionnée dans le livre <em>Les Grandes du Mali</em>, écrit par Alpha Oumar Konaré et Adam Ba, dans le Livre d’Or de Médine-Kayes et dans <em>Les Pionniers</em> du Soudan de Jacques Meniaud.

À l’entrée du palais de Koulouba, le nom de Daban (3<sup>ème</sup> sur la liste) figure sur le monument des localités qui ont affiché une résistance à la pénétration coloniale. Les historiens Bakari Kamian, Jean Bosco Konaré reconnaissent l’histoire des batailles de Daban contre les colons.

Selon le conférencier, la première bataille qui a opposé Daban aux troupes coloniales s’est déroulée à Dio (Kati). Informé par Naballa Diarra, chef de village de Dio, de la présence des Blancs armés sur son territoire, Naba Traoré, chef de village de Daban ordonna à ses guerriers d’abandonner tous les projets pour aller récupérer le chargement dont il est question pour qu’il en fasse son prix de dolo. Ainsi, le 11 mai 1880, précise-t-il, les hommes de Naba ont attaqué le convoi français. Après des combats acharnés, le bilan évalué est de quatorze (14) indigènes tués, des vivres et armements (01 canon, 04 espingoles) récupérés par les guerriers de Naba Traoré.

Face à la violence des combats et à la résistance des hommes de Daban, les troupes coloniales ont pris la tangente. Ce coup a été fatal pour la suite de la mission, dont l’objectif était d’atteindre Ségou en passant par Bamako, où des accords devraient être signés pour l’installation de leur représentant.
<ol>
 	<li>Niaman B. Traoré dira qu’après la bataille de Dio, la France envoya des émissaires pour négocier la récupération des matériels saisis. Elle se buta au niet de Daban. Il ajouta qu’en du non, trois (03) émissaires ont subi la colère de Daban. Le premier a été immolé au fétiche protecteur du village, le crâne du deuxième a été rasé et transformé en berger et le troisième fut gardé comme serviteur auprès du chef de village. Trois (03) ans après, aux dires de M. Traoré, le village de Daban, protégé par un tata, a été attaqué par une troupe française conduite par Borgnis Desbordes.</li>
</ol>
Selon lui, le combat a duré trois jours. Les combattants de Daban, munis de fusils de fabrication locale, ont tenu tête devant les français équipés d’armes modernes. Deux cent quatre (204) coups de canons ont été tirés sur le village, dont un seul a atteint le toit d’un grenier. Malgré cette différence des forces, la bataille a fait des morts innombrables des deux (02) côtés.

Le village, sentant sa défaite, a pris soin d’évacuer par le côté ouest les femmes, les enfants et les personnes âgées.

«<strong>Le 16 janvier 1883, un mardi noir, funeste, Daban a capitulé. Naba Traoré, le grand Naba de Dio, se fait sauter dans la poudrière en compagnie de ses épouses, son adjoint, Moriba Traoré, appelé Souma Moribou ainsi que les chefs de guerre: Bloco Mamary, Tiécoura se sont tous donné la mort</strong>», dira M. Traoré. Il précise que malgré cette défaite, la devise «<strong>Plutôt mourir que de vivre dans la honte ou l’esclavage</strong>», reste encore d’actualité à Daban.

L’Association des ressortissants de Daban, à travers Niaman Badjan Traoré, plaide pour une reconnaissance de la résistance de Daban et demande aux autorités maliennes d’inscrire le nom de Naba Traoré sur la liste des grandes figures de la résistance de notre pays, afin qu’il soit réhabilité. Il a souhaité que l’histoire de la résistance de Daban soit enseignée à l’école. Il a mis l’accent sur les sites touristiques dont Daban regorge comme la fosse commune des envahisseurs tués au combat, la tombe d’un officier français, les tombes des résistants de Daban et la rivière pleine de mystères.

Les élèves interrogés se disent satisfaits de la résistance racontée par un des descendants de Naba Traoré. Ils ont souhaité qu’un support papier soit produit pour une large diffusion.

Le censeur du lycée scientifique et technologique de Bamako, Moussa Touré, s’est réjoui que son établissement a été choisi pour honorer la mémoire d’un grand résistant.

La cérémonie a été couplée d’un don, composé d’un carton de craies et deux paquets de Bic, offert au lycée scientifique et technologique de Bamako par l’association Obara.

Au présidium, on notait la présence de Ibrahima Kébé, Mantala de Faso Kanu, des membres de l’Association Obara et des descendants de Nana Traoré.

<strong>Yoro SOW</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bouillagui Fadiga :  Au service de l’instruction publique coloniale</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/bouillagui-fadiga-au-service-de-linstruction-publique-coloniale-3079875.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/bouillagui-fadiga-au-service-de-linstruction-publique-coloniale-3079875.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/07/Lycee-bouillagui.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 07 Oct 2024 09:29:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans la palette des instituteurs africains du Soudan figure Bouillagui Fadiga. Aujourd’hui, un lycée de la capitale porte son nom. L’École fondamentale de Sokolo, autrement Chouala, dans le Cercle de Niono, aussi. À Rharouss, dans la région de Tombouctou, la bibliothèque locale porte également son nom. Décédé un an avant l’indépendance du Mali, Bouillagui Fadiga aura laissé l’image d’un fonctionnaire colonial dévoué. Il est aussi l’auteur de plusieurs publications. Sa réputation intellectuelle fut solidement établie aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de la colonie. Il a été Membre correspondant du Comité d’Études Historiques et Scientifiques de l’Afrique Occidentale Française.</strong>

En 1936, Bouillagui est Chevalier de la légion d’honneur. En 1937, il Officier d’académie. Il a rendu à la France des «<strong>services éminents</strong>». Absent dans le débat syndical et politique qui a conduit le pays à l’indépendance, beaucoup sont ceux qui n’ont pas hésité à lire l’activité du «<strong>maître d’école</strong>» à l’aune de la bureaucratie coloniale dont il était un fieffé défenseur.

Amadou Hampâté BA a été son élève à «<strong>l’École primaire supérieure et d’apprentissage de Bamako</strong>». Il a rapporté ses souvenirs dans son ouvrage «<strong>Amkoullel. L’Enfant peul</strong>». Voici le portrait qu’il dresse: «<strong>…. j’eus pour Maître, M. Bouyagui Fadiga, qui, par la suite, devint célèbre au Soudan (Mali)». </strong>D’une intelligence très vive, il avait un langage intellectuel que les Européens de l’époque, qui aimaient lire ses écrits, qualifiaient eux-mêmes d’étonnant.

À la tête de l’école, veillait toujours, M. Assomption, cet ancien instituteur devenu Inspecteur de l’enseignement primaire et qui fut, on peut le dire, le père culturel de tous les vieux fonctionnaires indigènes originaires du Soudan… M. Assomption était particulièrement fier de Bouyagui Fadiga qu’il appelait «<strong>un pur produit intellectuel de la culture française</strong>».

Ce témoignage vient confirmer l’appréciation de l’Inspecteur de l’Académie du Soudan d’alors, Frédéric Assomption dont Bouillagui Fadiga parvint à être l’adjoint, une position enviée. C’est donc en toute confiance qu’Assomption désignât Bouillagui pour aller prendre en main «<strong>l’École Médersa des Fils de chefs et Notables Indigènes du Soudan français</strong>» à Tombouctou. Cette médersa avait été ouverte en 1917 par le Gouverneur Clozel qui voulait obtenir l’adhésion de l’aristocratie locale et principalement les nomades aux principes de la colonisation. Il en confia la direction au père défroqué Auguste Dupuys-Yacouba.

Quelques années après, les français ont fait le constat que les «<strong>nomades blancs</strong>» refusaient d’envoyer leurs enfants à l’école. Ils précisaient que cette réticence découlait essentiellement du fait que les «<strong>blancs</strong>» ne voulaient pas que leurs enfants soient au contact des «<strong>noirs</strong>».

C’est pour corriger ses aspects et surtout lutte contre le fanatisme latent qu’Assomption entreprit de réorganiser l’école pour en faire une institution de la République. Bouillagui Fadiga pouvait faire ce travail. L’Inspecteur mettait en avant deux qualités pour ce choix stratégique: «<strong>ses compétences professionnelles</strong>» et «<strong>son absolue dévotion à notre cause</strong>». Il est régulièrement présenté comme «<strong>un de nos excellents maîtres soudanais</strong>».

Hampâté BA, dans son portrait finit par voir en Bouillagui Fadiga un des vecteurs de la dépersonnalisation des africains: «<strong>Et c’était bien là effectivement, ce qu’avec les meilleures intentions du monde on voulait faire de nous: nous vider de nous-mêmes pour nous emplir des manières d’être, d’agir et de penser du colonisateur. </strong>

<strong>On ne peut dire, dans notre cas, que cette politique ait échoué. À une certaine époque; la dépersonnalisation du ‘‘<em>sujet français</em>’’</strong>» dûment scolarisé et instruit était telle, en effet, qu’il ne demandait plus qu’une chose: «<strong>devenir la copie conforme du colonisateur au point d’adopter son costume, sa cuisine, souvent sa religion et parfois même ses tics !</strong>»

L’instituteur lui-même étant une copie du modèle français ne pouvait que travailler à la reproduction du système. Il accomplit ses devoirs avec zèle. Il débarque à Tombouctou avec plein de générosité. David Robinson et Jean-Louis Triaud ont documenté le passage de Bouillagui Fadiga à Tombouctou dans leur ouvrage collectif «<strong>Le temps des marabouts. Itinéraires et stratégies islamiques en Afrique Occidentale Française. 1880-1960</strong>».

Ils rapportent la rudesse des méthodes et des moyens mis en œuvre par l’instituteur dont la mission était en réalité de contrôler et d’agir l’enseignement dont une partie était dispensée en arabe. Fadiga va s’illustrer par une manière peu diplomatique: il impose un mode vestimentaire, une discipline stricte et des mesures de propreté; il fait muter des enseignants qui ne lui plaisent pas. De ceux-ci, il attendait qu’ils préparent leurs leçons avec rigueur avant de les lui soumettre. Il renvoie de l’école les enfants qui n’avaient pas de grandes capacités ou considérés comme âgés. Dans ses comptes rendus à ses supérieurs, il insistait sur le «<strong>caractère antipathique</strong>» et «<strong>le manque d’enthousiasme» </strong>des élèves. La population de Tombouctou ne tarda pas à se lever contre cet agent colonial, devenu un tyran. Cet état de fait avait été déjà décrit par le journalise Albert Londres qui a visité le Soudan en 1828.

Évoquant les rapports entre les noirs au service de l’administration coloniale et leurs congénères, il a pu le constant suivant: «<strong>Dès que le noir représente l'autorité, il est féroce pour ses frères. Il les frappe, saccage leur case, mange leur mil, ingurgite leur bangui, exige leurs filles. La chéchia a de belles vertus sur les bords du Niger !»</strong>

Les auteurs rapportent comment Bouillagui Fadiga va être «<strong>espionné</strong>» quotidiennement dans ses faits et gestes; ses domestiques craignant des d’être victimes des pratiques de maraboutage ne souhaitent plus travailler pour lui, ses enfants ont peur. Il sera finalement rappelé à Bamako, au bout de deux (02) ans.

Sur les origines de Bouillagui Fadiga on sait peu de choses; ni sur son âge véritable, ni même sur son lieu de naissance. Dans leur ouvrage collectif, Céline Labrume-Badiane et Étienne Smith, situent sa naissance aux environs de 1890, à Sofara, dans l’actuel Cercle de Djenné. On peut difficilement accorder du crédit à ces informations quand on établira que le jeune Bouillagi ira à l’école en 1895, donc à cinq (05) ans; ce qui pour l’époque était improbable. Sur la photo qui ornait un des murs du lycée qui porte son nom à Bamako, il est indiqué qu’il a vu le jour en 1883. Il serait allé à l’école à l’âge de douze (12) ans, ce qui devait être effectivement le cas pour beaucoup de cette époque. C’est cette date que nous retenons. On sait avec certitude qu’il est décédé en 1959, un an avant l’indépendance du Mali. On sait aussi avec certitude qu’il a été recruté à l’école à Sokolo, une très vieille localité au carrefour des contacts entre la Mauritanie, le lac Débo et Ségou. Sokolo fait partie de l’épopée de l’empire du Ghana, donc un très vieux village. Sokolo a été érigé en Cercle, par l’administration coloniale, le 23 juin 1893, soit trois ans seulement après l’entrée d’Archinard à Ségou. Le Capitaine Colgnard s’y installa et croisera le fer avec le marabout Peul Elhadji Bougouni Ba qui était un des soutiens sérieux d’Amadou Cheick Omar Foutiyou. Le Colonel Bonnier, alors Commandant y séjourna. Le territoire finira par être «<strong>pacifié</strong>» et la seconde étape fut l’ouverture d’une école. Celle-ci a été créée en 1895. C’était la deuxième du genre après la légendaire école de Kayes. L’école n’a commencé à fonctionner véritablement que le 23 mars 1896. En fait d’école, il fallait juste comprendre des élèves sous l’ombre d’un arbre, les yeux rivés sur un tableau à chevalet. Le premier moniteur était un militaire; le Sergent Lebeau. Pour inculquer les rudiments de la langue française et du calcul à ses élèves, le Sergent Lebeau, payé à 30 Francs, devait passer par le truchement d’un interprète payé à 10 Francs. Bouillagui Fadiga a été «<strong>pris à l’école des blancs</strong>» en même temps que Daba Kéita, le père de Mamadou dit Modibo Kéita, le futur président de la république du Mali. Daba Keïta, lui venait de Guiré, dans le Cercle de Goumbou. Goumbou aussi est un vieux village qui aujourd’hui relève du Cercle de Nara.

Ici, en fait d’école, il fallait voir des élèves inconfortablement assis à l’ombre d’un grand arbre, les yeux rivés sur un tableau à chevalet.

En 1900, beaucoup d’écoles du Soudan, pour diverses raisons, vont être fermées. Les élèves méritants seront transférés à Kayes pour le reste de leur cursus. Ce qui fut le cas pour les jeunes Bouillagui Fadiga et Daba Kéita. Ils continueront au Sénégal pour des destins différents. Tandis que Bouillagui optait pour l’École normale d’instituteurs, pour enfin devenir «<strong>maître d’école</strong>», Daba optait pour une carrière dans l’administration, en devenant «<strong>Commis expéditionnaire</strong>». Daba s’installa à Bamako pour toujours quand Bouillagi va exercer à l’intérieur du pays; à Koutiala, Bougouni, Tombouctou, Bamako enfin.

Outre l’enseignement, Bouillagui va se révéler comme un prolifique écrivain, auteur d’une grande production monographique, dans la suite de l’école ethnologique française portée par Marcel Mauss et dont la consécration va être la création de l’Institut Fondamental d’Afrique Noire, avec Monod. Sa publication sur «<strong>une circoncision chez les markas</strong>» a enlevé le troisième prix de l’Afrique Occidentale Française en 1934. Ces prix étaient décernés par un jury composé de l’Inspecteur d’Académie, le Directeur de Cabinet du Gouverneur, deux (02) représentants du Comité d’études historiques et scientifiques et trois (03) membres désignés par le Gouverneur en raison de leurs compétences.

À ce concours, le jury avait écarté le travail présenté par Fily Dabo Sissoko intitulé «<strong>Essai sur le totémisme soudanais</strong>».

L’appréciation était que l’œuvre était «<strong>jugée intéressante mais prouvant un esprit confus qui aborde sans préparation scientifique d’importantes questions générales; il révèle une mentalité plutôt qu’il n’apporte une contribution utile</strong>».

Le Président du jury se mit en mission pour «<strong>ne pas encourager l’auteur dans cette voie».</strong> Mais rien à faire, Fily Dabo finira par accomplir une importante carrière littéraire à côté de son parcours d’instituteur et d’homme politique.

<strong>Dr Ibrahim MAÏGA</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Commémoration du 26 mars : les anciens de l’AEEM se recueillent au monument des martyrs</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/commemoration-du-26-mars-les-anciens-de-laeem-se-recueillent-au-monument-des-martyrs-3058597.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/commemoration-du-26-mars-les-anciens-de-laeem-se-recueillent-au-monument-des-martyrs-3058597.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/03/26-mars-AEEM.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 26 Mar 2024 15:16:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>A l’occasion de la célébration du 26 mars 1991, qui marque la fin de la dictature militaire du Général Moussa Traoré et l’avènement de la démocratie au Mali, les anciens de l’Association des Elèves et Etudiants du Mali (AEEM) ont organisé, mardi, une cérémonie de recueillement au monument des martyrs. C’était sous l’égide du Dr Modibo Soumaré, président du Cercle de réflexion et de solidarité des anciens et sympathisants de l’AEEM (CRS-AS/AEEM).</strong>

Les anciens de l’Association des Elèves et Etudiants du Mali (AEEM) se souviennent des martyrs des évènements de mars 1991. Afin que nul n’oublie le sacrifice des martyrs, en journée commémorative du 26 mars 1991, marquant la fin de 23 ans de dictature militaire du Général Moussa Traoré, et l’avènement de la démocratie pluraliste au Mali, ils étaient nombreux à s’être recueillis au monument des martyrs en présence d’un dispositif sécuritaire impressionnant. Il faut dire que la zone a été quadrillée par les forces de l’ordre suscitant les interrogations des participants.

La célébration de cette 33<sup>e</sup> édition de la journée commémorative du 26 mars intervient dans un contexte marqué par la dissolution de l’AEEM, symbole des événements de 1991 et de la démocratie, et d’autres associations par le gouvernement de la transition. Ce qui alourdit une atmosphère déjà pesante dans le pays. Dans un discours sobre, le président du Cercle de réflexion et de solidarité des anciens et sympathisants de l’AEEM (CRS-AS/AEEM), Dr Modibo Soumaré, le visage sombre et d’un ton ferme, a salué la mémoire et le sacrifice des martyrs connus et inconnus. « A ces hommes et femmes qui n’ont demandé que ce qui était possible, nous ne vous oublierons jamais », a-t-il insisté.

<img class="aligncenter size-full wp-image-3058600" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/03/AEEM-.anciens.jpg" alt="" width="680" height="510" />En ce temps-ci particulier de la vie du Mali, marqué par la remise en cause de certains acquis démocratique, Dr Soumaré a indiqué qu’ils continueront à défendre le vivre ensemble, la vertu du dialogue et du pardon, les libertés acquises de haute lutte pour que le Mali démocratique soit. Et veut que cela soit dit et entendu.  « Oui, c’est possible que les maliens se parlent de manière différente mais dans le respect mutuel car de nos divergences peuvent jaillir la lumière », a-t-il fait remarquer.

<strong>Il ne faut jamais faire fi de l’histoire....</strong>

Pour l’histoire, les anciens de l’AEEM, qui s’opposent à la dissolution de l’organisation estudiantine, disent travailler pour une école pacifique, un espace scolaire et universitaire sécurisé où chacun et tous joue grandement sa partition. C’est dans ce cadre qu’ils entendent remettre aux autorités de la transition, les conclusions de leur atelier, qui s’était tenu le 17 mars à Bamako avec comme thème :  La violence en milieu scolaire et universitaire et universitaire : quelles solutions et quelles recommandations ?

Il ne faut jamais faire fi de l’histoire, a pour sa part rappelé Dr Moussa Balla Diakité, premier secrétaire général du premier bureau de coordination de l’AEEM. « Il y a beaucoup de jeunes qui n’ont pas vécu le 26 mars. Si sur une semaine entière les anciens en parlent, cela permet aux jeunes de savoir ce qui s’est passé dans le pays et comment en est-on arrivé à la démocratie qui nous réunit aujourd’hui. C’est une excellente chose », a expliqué l’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports.

Débutée le 17 mars par un atelier de réflexion, le recueillement au monument des martyrs marque la fin de la semaine commémorative des évènements du 26 mars initiée le Cercle de réflexion et de solidarité des anciens et sympathisants de l’AEEM (CRS-AS/AEEM).

<strong>Abdrahamane SISSOKO/maliweb.net  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sanké mô : Les accidents ternissent l’ambiance</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/sanke-mo-les-accidents-ternissent-lambiance-3025594.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/sanke-mo-les-accidents-ternissent-lambiance-3025594.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/06/Association-CDPM-San-NietaSankemon.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 14 Jun 2023 01:52:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Les accidents de la route ont causé la mort de cinq jeunes dont une fille au cours de la 623<sup>ème</sup> édition du Sanké mô qui a pris fin dimanche dernier à San. Comme chaque édition, les accidents sont enregistrés dans les quatre coins de la ville. Vitesse, perte de contrôle, alcool ou rodéos urbains, ces accidents coûtent la vie à des personnes chères.

Consciente de la gravité de la situation, les autorités locales déploient les moyens pour sensibiliser les jeunes sur les risques et les causes des accidents de la circulation qui sont principalement dus à l’inadvertance des conducteurs, à l’excès de vitesse, au non-respect de la priorité, au non-respect de la distance de sécurité, au changement de direction sans usage de signal, au défaut de maîtrise des motos, à la conduite sous l’emprise de l’alcool et aux dépassements défectueux.

Le Sanké mô est un rite de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%AAche_(halieutique)">pêche</a> collective dans la mare Sanké pratiqué à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/San_(Mali)">San</a>, une ville du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mali">Mali</a>, tous les deuxièmes jeudis du septième mois lunaire pour commémorer la fondation de la ville. Le Sanké mô : rite de pêche collective dans le Sanké » a été inscrit en 2009 par l'<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/UNESCO">UNESCO</a> sur la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_du_patrimoine_immat%C3%A9riel_n%C3%A9cessitant_une_sauvegarde_urgente">liste du patrimoine immatériel nécessitant une sauvegarde urgente</a> en raison de la chute de la participation au rituel et de la dégradation de la mare Sanké. La baisse de la pluviométrie a entrainé un assèchement de la mare mais aussi la surexploitation d'une argile qui freine l’infiltration de l’eau, afin de fabriquer des briques en <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Banco_(mat%C3%A9riau)">banco</a>.

Depuis 2008 le Festival Sanké Mô se déroule en même temps que la pêche traditionnelle collective dans la mare Sanké. Le festival allie musique, danse, sport, pêche et foire commerciale.

&nbsp;

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>143ème anniversaire de sa victoire héroïque sur l’armée française : Daban célèbre ses héros du 11 mai 1880</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/143eme-anniversaire-de-sa-victoire-heroique-sur-larmee-francaise-daban-celebre-ses-heros-du-11-mai-1880-3021753.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/143eme-anniversaire-de-sa-victoire-heroique-sur-larmee-francaise-daban-celebre-ses-heros-du-11-mai-1880-3021753.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="46156" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 15 May 2023 07:05:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La population de Daban, dans le Bélédougou, a commémoré, le 11 mai, la victoire de ses héros sur l’armée coloniale, le 11 mai 1880, à Dio. Ce 143<sup>ème</sup> anniversaire était placé sous le signe de la gloire et de la grandeur de l’ethnie Bamanan. La cérémonie s’est déroulée dans la cour de l’école fondamentale.</strong>

Pour un coup d’essai, ce fut un coup de maître. La célébration du 143<sup>e</sup>  anniversaire de la victoire héroïque des combattants de Daban sur l’armée coloniale a été un franc succès. Elle restera longtemps gravée dans la mémoire de la population de Daban et des invités. En effet, pour ne pas se faire raconter cette page glorieuse de l’histoire de leur village avec des falsifications, la population de Daban a massivement répondu à l’appel des organisateurs. Très tôt le matin, elle a pris d’assaut la cour de l’école pour être témoin du récit de la victoire éclatante de la bataille du 11 mai 1880 sur l’occupant français.

La cérémonie débuta par le mot de bienvenue de Maxime Traoré, représentant le chef de village de Daban. M. Diabaté, porte- parole des associations OBARA et Faso Kanu, a remercié la population de Daban pour la confiance placée aux deux associations dont l’un des combats est la manifestation de la vérité historique de la période coloniale dans notre pays. Quant à M’Pié Traoré, maire de la commune de Daban, il a salué l’initiative et encouragé les responsables de OBARA et Faso Kanu pour leur soutien à cette première édition de la victoire de son village, le 11 mai 1880, sur l’impérialisme français. Représentant le sous- préfet de Néguelé empêché, au nom de ce dernier, le maire dira que l’accompagnement des autorités à de telle initiative ne fera pas défaut.

La cérémonie a été agrémentée par le folklore du terroir: N’Goussou et Kôtêba.

&nbsp;

<strong>Le film de la bataille historique de Dio par Niaman Badian Traoré, porte-parole du village de Daban</strong>

«L’homme sans ancrage ressemble à un zèbre sans rayures.

En Afrique de l’Ouest, la conquête coloniale a été à la fois riche en péripéties et rebondissements. Rudes, complexes, partout à travers le pays, de combats acharnés ont émaillé le parcours du colon mécréant. Le sang a coulé, beaucoup coulé.

Avant que Ségou, Sikasso, Kidal, etc. ne tombent d’autres peuples ont combattu l’ennemi jusqu’au sacrifice suprême. La défense de la patrie n’a pas été un dîner de gala.

Quant au Bélédougou, le grand Bélédougou, terre des Hommes de la gloire, de la grandeur, l’un des berceaux de l’ethnie Bamanan, il a marqué par ses hauts faits d’armes l’époque coloniale.

Hommages et honneur à nos historiens, qui par des manuscrits de qualité, ont cherché à démystifier le colon blanc dans sa folle aventure de conquête. Ils ont critiqué, dénoncé les travers de cette colonisation inhumaine, sauvage et barbare. Cependant, certaines zones d’ombres restent non éclairées: c’est le cas de Daban, ancien chef-lieu de canton, contrée de N’Tjibakoungo dans le grand Bélédougou.

Loin d’être une légende ou une fiction, les faits que nous citerons sont bien une réalité. Oui, Daban a livré la bataille contre les Français à deux reprises.

Mme Adama Bah Konaré et son mari Alpha Oumar Konaré dans leur livre «<strong>Les Grandes dates du Mali</strong>», Bakari Kamian, Jean Bosco Konaré, tous historiens reconnaissent toutes ou parties des batailles de Daban contre le Blanc.

À l’entrée de Koulouba, on peut voir la liste des villages ou localités qui ont affiché une résistance à la pénétration coloniale, le nom de Daban vient en troisième position sur cette liste.

Au fort de Médine (Kayes), où se trouvait le marché des esclaves, le nom de Daban est gravé dans un registre parmi les villages de la résistance.

«<strong>Les Pionniers du Soudan</strong>», un livre écrit par Jacques Meniaud, secrétaire de Archinard, tous Français, disponible aux Archives Nationales, réserve un espace pour les batailles de Daban contre leur pays.

L’histoire de Daban est aussi racontée de génération en génération ici même à Daban.

Nous disons tout ceci pour porter à la connaissance de l’assistance que nous n’inventons rien.

En effet, la France n’avait pas la mainmise sur l’Afrique. C’est en 1880 qu’à partir du Sénégal elle a entrepris un projet de mise en place des postes du Sénégal au Niger en vue de conquérir l’Afrique occidentale. Ainsi, le 20 mars 1880, une mission française conduite par le capitaine Gallieni est partie de Médine pour Ségou auprès du sultan Ahmadou. La mission comprenait outre Gallieni, les lieutenants Vallières et Piétri, les docteurs Tautain et Bayol, futur résident de Bamako, les interprètes Alpha Séga et Alassane. Vingt- cinq (25) tirailleurs formaient l’escorte de protection. Une centaine d’âniers conduisaient 300 ânes et 12 mulets chargés de vivres, de campements de la mission et de cadeaux considérables pour Ahmadou.

Tout alla bien jusqu’à Kita où le chef de mission put faire signer des traités de protectorat et d’amitié par différents chefs malinkés et en particulier par Tokonta, chef effectif de la Confédération de Kita, le 25 avril 1880, qui offrait gracieusement les terrains pour l’établissement d’un poste.

Pour continuer vers Bamako, le capitaine Gallieni a pris la route de Bélédougou. Au même moment, les Bamanans de Bélédougou menaient une guerre acharnée au sultan de Ségou, lui coupant les communications entre ses États de Ségou et ceux de Nioro, ainsi que la route par le Baoulé allant à la forteresse de Mourgoula. Gallieni faisait croire aux Bamanans qu’il est de leur côté contre Ahmadou.

Arrivé à Dio, cet argument n’a pas empêché Naballa Diarra, chef de ce village, de dépêcher une mission auprès de Naba Traoré, chef de village de Daban, pour lui annoncer le passage de l’homme blanc lourdement chargé. En effet, Daban était un village réputé sinon le plus réputé de la contrée pour ses exploits en matière de guerre, pour son audace et son courage à ne reculer devant aucun danger. Naba Traoré a alors ordonné à ses guerriers d’abandonner tous les projets et de partir à Dio récupérer le chargement dont il est question pour qu’il en fasse prix de dolo. Ainsi, le 11 mai 1880, les Hommes de Naba, chef de village de Daban, ont attaqué le convoi français, récupéré vivres, armements dont un canon et quatre (04) espingoles et bien d’autres choses après avoir tué quatorze (14) indigènes. Les Blancs ont préféré fuir pour sauver leur peau.

Au retour des «<strong>Tékérés</strong>», surnom des guerriers hors pair, à Daban avec butin, la chaleur de l’accueil était indescriptible. Une fête fut organisée immédiatement. Tout le folklore du village est sorti ce jour: Kôtêba, N’Goussoun, Bondiala, Tchibarani, Bourou, etc.

Après la bataille de Dio, la France a envoyé à Daban des émissaires pour négocier la récupération des matériels saisis. Daban a non seulement refusé toute restitution mais a immolé un des émissaires au fétiche protecteur du village, rasé la tête d’un deuxième transformé en berger avec les gamins et un troisième fut gardé comme serviteur auprès du chef».

Les associations OBARA et Faso Kanu ont apporté leur soutien à cette manifestation. La délégation des deux associations était conduite par Ibrahima Kébé, porte- parole du mouvement politique Faso- Kanu.

<strong>Yoro SOW, envoyé spécial</strong>

<strong>Création de Daban</strong>

Le village de Daban a été créé par Antlè Traoré dit Antlèkoro, chasseur craint, énigmatique qui, au cours d'une partie de chasse, tomba sur une clairière étrange en pleine forêt dense, giboyeuse. Antlèkoro, perplexe, séduit, émerveillé par la beauté de l’espace mystique, s’y installa et fonda «<strong>Daba</strong>» qui signifie «<strong>le grand espace</strong>».

L’actuel chef de village s’appelle aussi Antlè Traoré.

Daban est le chef-lieu de la commune rurale qui porte le même nom et qui est peuplée de 17 856 habitants. La commune est sous les autorités administratives de la sous- préfecture de Néguéla, de la préfecture de Kati dans la région de Koulikoro. Elle est limitée au nord par la commune de Djiwoyo (Kolokani), à l’ouest par celle de Madina (Kita), au sud par la commune sœur de N’Tjiba et à l’est par celle de Tioribougou (Kolokani).

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Us et coutume :  La légende de Mali Sadio</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/us-et-coutume-la-legende-de-mali-sadio-2994494.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/us-et-coutume-la-legende-de-mali-sadio-2994494.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/04/Mali-Sadio.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 10 Oct 2022 10:30:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La légende de Mali Sadio, ou Mali-cajo,   se déroule au niveau de la ville de Bafoulabé, au Mali. Présenté comme une histoire vraie mais rapportée par la tradition orale, cette histoire a subi de nombreuses modifications. La légende de Mali-Sadio occupe une place de choix dans le patrimoine culturel de plusieurs pays de l'Afrique de l'ouest, notamment le Mali, le Sénégal, la Guinée-Conakry, la Guinée-Bissau et la Gambie. Il en existe aujourd'hui plusieurs versions.</strong>

Généralement, l'histoire fait mention d'un hippopotame, <em>mali</em> en bambara, qui se serait lié d'amitié avec une petite fille du village, nommée Sadio. D'autres versions attribuent le nom de Mali Sadio (ou simplement Sadio) à l'hippopotame, un nom qui viendrait du terme Khassonké <em>Cajo</em> (<em>Tchatcho</em> en bambara) signifiant "animal à 2 couleurs". Finalement, l’hippopotame fut tué. Selon certaines versions, il le fut par un habitant du village, amoureux de la jeune femme et jaloux de cette amitié. Selon d’autres versions, c'est le colon français, Cauchon qui aurait abattu l'animal.

Une autre version de cette histoire serait ce jeune hippopotame au chanfrein blanc et aux pattes blanches jusqu'aux garrots, Mali-Sadio était unique parmi ceux de sa race. Il apparut pour la première fois aux humains à  Bafoulabé, ville historique où se rencontrent deux fleuves dont les eaux cheminent ensemble sans se mélanger, le Bakoye à l'eau teintée de la couleur du lait et le Bafing à l'eau teintée de la couleur du henné. Il se lia très vite d'amitié avec les enfants de la ville de Bafoulabé et venait, tous les jours ou presque, jouer avec eux sur la rive du fleuve Bafing. Mais, en même temps que ses jeux bruyants avec les enfants importunaient certains, ses particularités physiques et l'influence envoûtante qu'il semblait exercer sur ses amis éveillaient en d'autres des envies de meurtre. Ce sont les aventures extraordinaires de ce jeune hippopotame sans pareil que Doumbi-Fakoly raconte dans ce livre.

Dans une autre version cette histoire est racontée ainsi. Le fleuve de Bafoulabé  a renfermé un mystère qui s’est épaissi pour contenir l’universalité. Dans ce fleuve vivait un hippopotame,  familier avec les premiers habitants de Bafoulabe  qui l’appelaient affectueusement « MALISADIO ». A ce jour, ses aventures s’entourent d’éléments inconnus non encore élucidés. Cet  hippopotame avait un signe distinctif, notamment  sa tache blanche verticale sur le front qui le distinguait des autres. Il n’apparaissait qu’une fois par an en une période de son choix pour se voir attribuer des sacrifices  par la population. Hippopotame s’imposait pour éviter d’être accusé par les humains de non-assistance à personne en péril en sauvant de nombreuses vies de la noyade. En se promenant sur le littoral, on le reconnaissait très facilement chaque fois qu’il passait avec les agitations  au gré des figures de danse nautique, par jets et tourbillons d’eau.

Dans ce fleuve vivait cet hippopotame si gentil comme un dauphin. Mali Sadio était vénéré  par les païens, les incroyants et les sorciers très nombreux à l’époque. Des fois, pour le bonheur et le plaisir des habitants, les femmes et les enfants s’organisent face à l’eau comme dans un  recueillement  pour chanter sa louange. Alors, on le voyait venir à toute vitesse  par des grosses poussées de vagues, esquissant des danses dorsales. Comme pour dire « bonjour les humains. J’ai été  très sensible à votre appel, me voici ». Ainsi notre hippopotame sortait de l’eau comme sous l’effet d’hypnose pour une  promenade urbaine. Une marée humaine le suivait ainsi jusqu’au village sous les acclamations et les chants de louange .C’est vraiment étrange de voir ces tonnes de masse de chair et de muscle dandinant et dégrouillant d’eau sur le passage. Il se laissait bien câliner et caresser avec enchantement lors de cette promenade urbaine. C’est certain pour les plus superstitieux, la vue de ce pachyderme aurait eu des vertus bénéfiques pour la santé. Mali Sadio imposait le respect. Son existence est pour les ressortissants de Bafoulabé, une  histoire vraie et inoubliable,  transformée avec la poussé des temps.

Mali Sadio, le sort a voulu que tu périsses malencontreusement sous un coup de fusil qui ne t’était pas destiné. Un chasseur longeant une rive au retour d’une battue,  croyant voir un autre hippopotame venu d’ailleurs pour troubler  ce fleuve, et dans sa colère de  voir Mali Sadio se débattre dans l’eau, provoquant de grosses vagues pour défendre son territoire a tiré. Erreur sur la cible. Il se rendra compte que c’était toi Mali Sadio qui te trouvait sur la trajectoire du projectile. Ainsi survint la mort subite, dont la nouvelle attrista toute une région et mit la ville et ses environs en deuil  plus d’un an.

Cette légende est racontée et chantée par les griots et reprise par de nombreux chanteurs maliens. En 2005, le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Festival_Dansa_Diawoura">festival Dansa HYPERLINK "https://fr.wikipedia.org/wiki/Festival_Dansa_Diawoura"DiawouraHYPERLINK "https://fr.wikipedia.org/wiki/Festival_Dansa_Diawoura" HYPERLINK "https://fr.wikipedia.org/wiki/Festival_Dansa_Diawoura" </a> s'est terminé par une journée consacrée à la légende. Cela a permis à de nombreux griots de confronter leurs versions. À la suite de cette journée, Doumbi Fakoly a écrit un livre tentant d'unifier les versions. Sory Kandia Kouyaté a chanté pour Mali sadio dans les années 1944 et la sortie officielle de la chanson était 1970 Après que d'autres artistes aient  commencé à chanter aussi

<strong>Oumou SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bamako :  Ville des embarras</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/bamako-ville-des-embarras-2990214.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/bamako-ville-des-embarras-2990214.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/12/Bamako-capital.webp" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 05 Sep 2022 09:46:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Bamako, la capitale du Mali, située au bord du fleuve Djoliba, s’étend sur près de 60 km dans les deux (02) sens (Sénou à Diamoussabougou et de Moribabougou et à Lassa). La ville de Bamako et les communes qui constituent sa proche banlieue occupent un espace d’environ 267 km<sup>2</sup>. Bamako aurait un plan cadastral qui date de 1960, selon plusieurs sources concordantes interrogées par nos soins. Cependant, ce plan cadastral représente les maisons, le grand marché de Bamako, le marché Dibida, les services administratifs les rues, les routes, les ponts, «les lieux dits» ou «terroirs» des vieux quartiers qui étaient là depuis Mathusalem. Ainsi le quartier de Dars-es-Salam qu’on peut appeler quartier administratif abrite aussi le commandement des armées (ministère de la Défense).

Le relief et sa formation: Bamako est entourée de collines protectrices de la ville. Deux collines se démarquent des autres à cause de leur réputation. Koulouba qui abrite le palais présidentiel (colline du pouvoir) et celle de Badalabougou qui abritait le lycée de Badala, transformé en une université (Colline du savoir). Après une forte pluie, les eaux des collines ruissellent et inondent tout le district parce que les collecteurs ont été transformés en dépotoirs d’ordures. Du coup, cette toute la ville qui subit les inondations ce sont des inondations. Bamako est située dans un bas fond, ou l’eau des collines se déverse. Quand l’eau tombe sur des roches tendres comme le sable ou l’argile, elle les creuse facilement, ne rencontre nulle part de résistance particulière. Les pentes sont régulières, sans ressauts. Les roches dures, elles résistent mieux à l’usure, elles forment des masses qui dominent le voisinage. Les gens ont construit sur les collines. Or ce sont ces collines qui protègent la ville contre les tremblements de terre, confirment certains géologues.

<strong>Le plan d’une maison détermine le caractère de son propriétaire</strong>

Un bon plan de maison sous-entend une personne charitable.

Plus de la moitié de la population malienne vit en ville dont les deux quart vivent dans l’agglomération bamakoise. Le district est divisé en six (06) communes. Six (06) communes qui ont chacune plus d’un million d’habitants. À quoi est dû l’accroissement considérable de la population urbaine depuis cinquante (50) ans. Bamako est notre plus grande ville (près de cinq (05) millions d’habitants). Elle est le siège du gouvernement et des ministères. Les directions de tous les services publics représentés dans chaque département sont installées dans les ministères. Elle possède de grandes écoles, des grands hôpitaux, des musées, des théâtres, des journaux, des gares routières. C’est la capitale et le centre intellectuel et artistique du Mali. Notre pays compte aujourd’hui: un district, dix-neuf (19) régions, cent cinquante-six (156) cercles et quatre cent soixante-six (466) arrondissements. La plupart de nos grandes villes, à un degré moindre, sont des capitales régionales par leurs fonctions multiples administratives, intellectuelles, commerciales, industrielles.

L’organisation administrative est la commune administrée par le maire, les régions par les gouverneurs, les cercles par les préfets et les arrondissements par les sous- préfets. Il n’y a pas de canton alors que plusieurs communes forment un canton et plusieurs cantons constituent un arrondissement.

Les vieux quartiers et les beaux monuments. De l’aéroport de Sénou à Moribabougou, Bamako s’est étendue progressivement du nord au sud. De l’ouest à l’est. Au centre se trouvent les vieux quartiers historiques (Bozola, Niaréla, Bagadadji, Médina-Coura, Dar-es-Salaam, Bamako-Coura, Dravéla, Bolibana, les monuments, le Marché Rose, la grande mosquée, l’artisanat, l’Assemblée nationale du Mali, l’École nationale des Ingénieurs(ENI), l’hôpital Gabriel Touré, les lycées Askia Mohamed, Jeunes filles; l’École centrale pour l'Industrie le Commerce et l'Administration (ECICA), Place des enfants de Palestine, le marché Railda, la gare des chemins de fer (train-gare), la place des soldats, la Maison des combattants, le Musée de la mairie centrale, la Cathédrale de Bamako, le cimetière catholique à Bamako-Coura, les salles de cinéma Soudan, Rio, El Hilal, Rex, Babemba qui ne sont plus que de vieux souvenirs. Les boites de nuits célèbres à l’époque ont toutes mises clés sous les paillassons: Black and White, Colombo, le Bozo, Le Debo. Les hôtels: L’Amitié, le Grand Hôtel, les Hirondelles, le Motel, le Lido. «C’était l’époque du bon vieux temps», (Rail Band).

<strong>Bamako et ses immenses banlieues</strong>

À partir de 1975, avec les nouvelles attributions de parcelles, nouveaux lotissements, beaucoup de nouveaux quartiers ont vu le jour. C’est ainsi que des banlieues de la capitale se sont mués en quartiers. Environ soixante-douze (72) quartiers avec des constructions anarchiques parfois sans voies pour y accéder. Ceux-ci sont divisés en parcelles qui portent un numéro.

Le cadastre qui devait rendre à l’État de grands services pour l’étude du milieu: la forme des parcelles et leur dimension tardent à voir le jour. Avec la gestion des terres par les maires, Bamako est une ville anarchiquement lotie, des maisons anarchiquement construites, des quartiers sans voie d’accès.

Pire, les concessions rurales muées en titres fonciers, morcelés pour la vente freinent le rayonnement de la ville. Le morcellement des constructions rurales est un scandale dans les années à venir. On vend tout l’espace sans prévoir des tracées de rues. Ce ne sont pas des parcelles qui manquent à Bamako. Il très fréquent de voir des parcelles en jachère ou des constructions inachevées, depuis belle lurette, transformées en nids de criminels ou devenir des dépôts d’ordures. C’est Bamako criminelle.

L’autre facette, c’est Bamako du grand standing, des immeubles inhabités, propriétés des personnalités du pays. Le seul investissement du Malien, c’est acheter des parcelles et construire des immeubles, comme si toute la vie se résumait à cela. Aujourd’hui, le nombre de constructions semble plus élevé que le nombre d’habitants à Bamako. Dans le jargon des philosophes, ils disent que la cuisine est plus vieille que la mosquée.

<strong>Fatou CISSÉ</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Us et coutume :  Le Tata de Sikasso</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/us-et-coutume-le-tata-de-sikasso-2988488.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/us-et-coutume-le-tata-de-sikasso-2988488.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/08/Tata-Sikasso.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 22 Aug 2022 02:05:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Sikasso</strong><strong> est la seconde ville du Mali </strong><strong> la plus peuplée.  La cité s'urbanise à la fin du XIX<sup>ème</sup> siècle à l'apogée du royaume Sénoufo de Kénédougou dirigé par la dynastie Traoré et devient la capitale du royaume.  </strong><strong>Le Tata de Sikasso, appelé également Tarakoko localement, est une série de remparts initialement construite à Sikasso sous le règne de Tièba Traoré </strong><strong> (roi du </strong><strong>Kénédougou</strong><strong> ), entre 1877 et 1897, pour résister aux attaques de Samory Touré. </strong>

La construction du Tata de Sikasso sous la forme d’une gigantesque muraille, construite par les matériaux de construction (pierres sèches, gravier et banco) témoigne de l'ingéniosité et du génie créateur des populations locales à protéger leur culture et leur souveraineté. Au moment du siège sans succès de Samory, quinze mois durant - de mars 1887 à juin 1888, il comptait trois enceintes concentriques : le tata extérieure mesurant 9 km, épais de 6 m à la base et de 2 m au sommet, sa hauteur variant entre 4 et 6m; le tata intermédiaire moins grande et moins épais, destiné à isoler les marchands, les soldats et les nobles; l'enceinte intérieure encerclant le Dionfoutou, partie de la ville habitée par le roi et sa famille.  Selon plusieurs sources orales et écrites, la construction des murailles défensives autour des cités du Soudan occidental aurait un rapport avec la période d'insécurité liée aux guerres d'hégémonie et la recrudescence de la traite négrière qui a suivi la chute de l'Empire Songhoy, dernier grand empire médiéval du Mali actuel. La construction de ces murs d'enceinte a connu un essor au 18ème siècle, âge d'or de la traite négrière, et au milieu du 19ème siècle caractérisé par les conquêtes menées des royaumes héritiers des Grands Empires (Fouta, Ouassoulou, etc.).

Le Tata de Sikasso est un ouvrage conçu et construit pour la protection de la ville. Sa taille, son épaisseur et la qualité des matériaux de construction ont conféré au Tata un style militaire monumental. L'ouvrage qui cernait une surface estimée à 41 ha, devait ses dimensions aux ajouts successifs de murs de renforcement en terre, de barres et de lits de pierres alternées dont les intervalles étaient comblés de gravier ferrugineux, de  terre détrempée et d'autres pierres. Le Tata de Sikasso a, donc, été construit dans un contexte historique, technologique et culturel.

En avril 1898 le colonel Maxime Audéoud  prend prétexte du refus de Babemba Traoré, successeur de Tiéba, à l'établissement d'une garnison française pour attaquer la ville. Les trois enceintes du Tata ont résisté à Samory mais pas aux obus modernes et malgré les violentes contre-attaques des défenseurs, la ville est prise au terme de deux jours de siège, le 1<sup>er</sup> mai 1898 et mise à sac. Elle fut ensuite agrandie par son frère Babemba Traoré. Le Tata de Sikasso ou <em>tarakoko</em> selon une appellation locale, a été édifié sous le règne de Tièba, entre 1877 et 1897. L'ouvrage fut agrandi et renforcé par Babemba.

Le tata a été agrandi et renforcé par Babemba Traoré. Cet édifice est menacé de disparition en raison de la pression du développement de la ville. Le Conseil des ministres du 18 mars 2009 a adopté un projet de décret portant classement du Tata de Sikasso et éléments associés dans le patrimoine culturel national.

La forteresse est encore visible dans le tracé actuel de la ville de Sikasso à travers des pans bien conservés dans les quartiers Mancourani, Médine, Wayerma, Bougoula ville et Fulaso. Des monuments sous forme de portes (au nombre de 7 (sept) ont été construites en matériaux modernes sur l'emplacement des passages d'antan pour en préserver la mémoire.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fily Dabo Sissoko :  Une icône d’hier et de demain</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/fily-dabo-sissoko-une-icone-dhier-et-de-demain-2981333.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/fily-dabo-sissoko-une-icone-dhier-et-de-demain-2981333.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/06/Fily-Dabo.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 25 Jun 2022 02:15:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En collaboration avec Carleton College et l’université de Floride, l’Université des lettres et des Sciences humaines de Bamako (ULSHB) a organisé une journée d’étude littéraire sur Fily Dabo Sissoko.</em></strong>

Cette journée d’études s'articule sur «<em> Fily Dabo Sissoko et la mémoire politique » ; « l’œuvre de Fily Dabo et la condition féminine tirée des livres La passion de Djimé et de La savane rouge » ; « le français de Fily Dabo Sissoko dans la passion de Djimé » ; « Fily Dabo Sissoko, chantre de l’identité culturelle africaine face aux auteurs coloniaux » ; « l'Écriture de soi et d’autrui à travers Crayons et portraits » ; « Fily Dabo, une lumière assassinée de Oumar Hamadoun Dicko »…</em>

L’enjeu de la journée était d’examiner les œuvres et la production littéraire (l’esthétique littéraire, l’art de la chronique politique, sa littérature pensée, concepts et action). Examens et analyse des pratiques d’écriture de ses romans et poésies; des thématiques comme <em>“Quelle place accordée à des œuvres comme Coup de Sagaie, Les jeux du destin ou encore Une page est tournée ?”</em>

Cette journée était parrainée par le Premier ministre, Dr. Choguel Kokalla Maïga. Le Premier ministre juge important d’améliorer aujourd’hui l’impact sur l’évolution politique et sociale du Mali en ajoutant que Fily Dabo Sissoko célèbre contre le déni d’identité culturelle que le colonisateur impose aux populations africaines.

<em>“Fily a donné naissance à 16 enfants: 10 garçons et 6 filles. Il était généreux, il faisait le tour chez tous ses amis chaque soir pour prendre de leurs nouvelles et ne se couchait jamais avant 3 heures du matin. Il était traditionaliste. C’est le premier homme noir qui s’est présenté en cotonnade”,</em> disait Mody Fily Sissoko, fils de Fily Dabo Sissoko.

Selon le comité d’organisation, ses œuvres sont longtemps restées méconnues. Il a enrichi la littérature malienne des années 1950 et 1960. Il a plusieurs recueils de poèmes ainsi que des œuvres d'autobiographies.

Au cours de cette journée d’études, des chercheurs ont examiné et analysé les pratiques d’écriture des romans et poésies de l’homme; l’esthétique littéraire, l’art de sa chronique politique, ses concepts et actions.

Né en 1900 à Horoko, modeste hameau à Bafoulabé, Fily Dabo Sissoko est avant tout un homme de lettres, à la fois politique, essayiste, anthropologue, sociologue, historien bref une immense figure porteur d’idées. Il est principalement une figure majeure dans l’histoire politique du Mali dont sa carrière politique comprend son élection à l’Assemblée nationale française de 1945 à 1959. Il meurt en 1964.

&nbsp;

<strong>Fatoumata Kané</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sanke Mo 2022 :  La 622e édition a vécu</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/sanke-mo-2022-la-622e-edition-a-vecu-2981337.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/sanke-mo-2022-la-622e-edition-a-vecu-2981337.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/06/Association-CDPM-San-NietaSankemon.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 25 Jun 2022 01:21:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Sanké Mô est un rite de pêche collective dans le Sanké, un bras du fleuve à San. Cette année, les organisateurs ont enregistré la 622è édition du 15 au 16 juin 2022 dans la ville de San. Elle a été marquée par la présence du premier ministre, Dr. Choguel Maïga.</em></strong>

La fête traditionnelle du Sanké Mô, c’était à Terekongo et à Parana dans la nuit du 15 juin appelé Bobè : danse traditionnelle, masques, rites et rituels... comme ont transmis les anciens.

Cette édition 2022 a été très riche en événements : foire exposition du savoir-faire des talents sanois au stade municipal de la ville (habits traditionnels, transformation agroalimentaires, exposition de semences,…), conférence-débats au centre des jeunes, concert, soirée traditionnelle …

Cette fête traditionnelle a été aussi marquée par plusieurs rites et rituels dont les Bwa de Teregongo, et Parana sur le puits sacré de San, la crème au petit mil aux familles fondatrices, la visite aux autorités de la ville. L’événement a été aussi marqué par les habillements extraordinaires (comme des femmes, visages décorés par le banco de la mare du Sanké),  des courses de chevaux et des rallyes de motos aux bruits du moteur agressif.

Le rendez-vous de 13 heures pour l’ouverture officielle de la pêche traditionnelle dans le Sanké. La foule de pêcheurs incontrôlables venus de la ville de San et des villages environnants ou éloignés, tous veulent être témoins des circonstances de la pêche de l’édition 2022.

L’histoire du Sanké Mô est liée à l’histoire de la ville de San que les villages de Parana et de Terekongo savent raconter à leur descendance.

&nbsp;

<strong>Alphonse Dembélé</strong>

<em>San</em>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le rite de Sankemon :    Passer de la tradition à un tremplin d’essor économique et culturel</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/le-rite-de-sankemon-passer-de-la-tradition-a-un-tremplin-dessor-economique-et-culturel-2980932.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/le-rite-de-sankemon-passer-de-la-tradition-a-un-tremplin-dessor-economique-et-culturel-2980932.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/06/Association-CDPM-San-NietaSankemon.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 22 Jun 2022 13:04:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le jeudi 16 juin 2022, la ville de San (plus de 400 km de Bamako) a renoué avec la tradition du Sankemo (ou Sankemon), la fête de la pêche collective de la mare sacrée Sanké que les Sanois célèbrent chaque année depuis plus de 600 ans (622e édition cette année). Un événement présidé par le Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga.</strong>

La pêche collective annuelle dans la ville de San, à plus de 400 km de Bamako, se tient depuis plus de 6 siècles… Il s’agit du rite de la pêche collective dans le Sanké. Une manifestation socioculturelle qui a été inscrite en 2009 sur la liste du patrimoine immatériel de l’Unesco nécessitant une sauvegarde urgente.

Cette pêche collective a lieu à San tous les deuxièmes jeudis du septième mois lunaire pour commémorer la fondation de la ville. Le rite commence par le sacrifice de coqs et de chèvres et par des offrandes des habitants du village aux esprits de l’eau qui habitent la mare Sanké. Une pêche collective a lieu ensuite pendant quinze heures à l’aide de filets à larges et à petites mailles.

Elle est immédiatement suivie d’une danse masquée sur la place publique, dans laquelle se produisent des danseurs Bwa de San et des villages environnants qui portent le costume traditionnel et un chapeau décoré de cauris et de plumes. Ils exécutent une chorégraphie particulière au rythme de divers tambours. Le rite du Sankemon marque traditionnellement le début de la saison des pluies.

C’est aussi une expression de la culture locale à travers l’art et l’artisanat, les connaissances et le savoir-faire attachés à la pêche et aux ressources en eau. Facteur d’unité, de cohésion et d’intégration, cette manifestation renforce les valeurs collectives de fraternité, de solidarité et de paix entre les communautés locales.

«<em>Le Sankemo fait partie des plus grandes fêtes à laquelle les Sanois, sédentaires comme ceux de la diaspora, attachent une grande importance</em>», rappelle Mme Cissé Fatimata Kouyaté, présidente de  l’Association malienne des agences de voyages et de tourisme (AMAVT) et native de San. «<em>Le Sankemo aurait dû faire le bonheur du tourisme, en attirant un maximum de touristes, s’il avait été mieux conçu, préparé, promu et commercialisé à l’instar de tous les autres produits touristiques</em>», poursuit-elle.

Malheureusement, déplore la très engagée «<em>Sankaden</em>» (native de San), «<em>la mauvaise démarche et le déphasage dans la mise en œuvre de la politique touristique l'ont empêché de jouer un rôle entraînant dans l'activité</em>». Un handicap que l’Association Carrefour de développement et de la paix au Mali (CDPM San Nieta), dont elle est membre, s’active à corriger. «<em>CDPM San Nieta est une association qui se bat pour le développement de la ville de San. Elle participe de façon active à toutes les activités culturelles et économiques de la ville et de ses environs. A un certain moment, elle a mis dans son plan d'action la promotion du patrimoine culturel de notre ville</em>», explique la présidente de l’AMAVT.

Et d’ajouter qu’avec cette dynamique de CDPM San Nieta, «<em>il serait judicieux de procéder à une implication directe et active de cette association à l'organisation du Sankemo. Ses membres sont tous engagés, dynamiques et prêts à s'investir pour la promotion de toutes les activités socio-économique de la ville voire du cercle et de la région</em>».

Pour Mme Fatimata Kouyaté Cissé, «<em>la présence du Premier ministre ainsi que celle du ministre en charge de la Culture attestent à suffisance que de telles manifestations doivent désormais bénéficier de l'implication de tous… Nous devons prendre la résolution de faire du Sankemo 2023 une grande fête et la mettre à profit pour la création d'une plus value économique en plus de l'essor culturel</em>».

Un vaste chantier, certes ! Mais réalisable avec la volonté politique et l’adhésion de toutes les forces vives de San !

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sanké&#45;mo 622e édition : Un monument dédié Bakoré Traoré, fondateur de San</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/sanke-mo-622e-edition-un-monument-dedie-bakore-traore-fondateur-de-san-2980654.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/sanke-mo-622e-edition-un-monument-dedie-bakore-traore-fondateur-de-san-2980654.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/06/SANKEMON.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 20 Jun 2022 13:59:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Inscrit depuis 2009 sur la liste du patrimoine immatériel de l'Unesco et récemment érigé en festival international, le « Sanké Mô » 2022 a tenu toutes ses promesses. L’édition a été caractérisée par la pose de la première pierre du monument dédié au fondateur de la ville de San, Bakoré Traoré.</em></strong>

Du 13 au 19 juin, soit une semaine durant la 622e édition du Sanké Mo a vécu à San.

Le Sankè-mò est une fête traditionnelle de pêche collective de la mare Sanké commémoré les deuxièmes jeudis du septième mois lunaire, la fondation de la ville.

Cette année, le fondateur de la ville de San, Bakoré Traoré a été célébré à travers la pose de la première pierre d’un monument qui lui est dédié.

<em>« Pour les Sannois, participer à la fête traditionnelle, c’est donc avant tout prendre part à un rituel qui assure à l’individu à la fois protection et bonheur. Il commence par le sacrifice de coqs et de chèvres et par des offrandes des habitants du village aux esprits de l’eau qui habitent la mare Sanké.  Une fois ces sacrifices faites, les festivaliers s’adonnent à la pêche collective ». </em>

Le festival de cette année a allié musique, danse, sport, pêche et foire commerciale.

Comme l'exige la vieille tradition dans les préparatifs des festivités du Sanké Mô, le père fondateur de San, Bakorè Traoré entretenait un bon état esprit de partage et de cohabitation avec les villages bwa de Terekoungo et de Parana qui l'entourent. Ces villages participent activement à la fête. <em>Bakoré Traoré</em><em>,</em> a été un chasseur marka venu de Tion qui aurait découvert le bois sacré de San.

<strong>Yaye Astan Cissé </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sanke Mo :  Tradition respectée à San</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/sanke-mo-tradition-respectee-a-san-2980474.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/sanke-mo-tradition-respectee-a-san-2980474.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/06/SANKEMON.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 20 Jun 2022 01:45:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La traditionnelle pèche collective  du  Sanké Mo à San  s’est déroulée du jeudi 16 juin au samedi 18 juin 2022. L’évènement a tenu toutes ses promesses en présence du Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga. Le Chef du gouvernement représentait le président de la Transition, le colonel Assimi  Goïta.</strong>

Cette <sup> </sup>622<sup>ème</sup>édition avait pour thème : «  Sanké Mo : facteur de réconciliation  nationale, de cohésion sociale et de paix ». Le  Sanké Mo est une fête rituelle qui se tient depuis 622 ans, une fête que ni les conflits, les épidémies, ni l’occupation coloniale n’a su empêcher.

En effet, le Sanké mon, rite de pêche collective, a lieu à San tous les deuxièmes jeudis du septième mois lunaire pour commémorer la fondation de la ville. Le rite commence par le sacrifice de coqs et de chèvres et par des offrandes des habitants du village aux esprits de l’eau qui habitent la mare Sanké. Une pêche collective a lieu ensuite pendant quinze heures à l’aide de filets à larges et à petites mailles. Elle est immédiatement suivie d’une danse masquée sur la place publique, dans laquelle se produisent des danseurs Buwa de San et des villages environnants qui portent le costume traditionnel et un chapeau décoré de cauris et de plumes, et qui exécutent une chorégraphie particulière au rythme de divers tambours.

Aussi pour marquer  cette résilience, les autorités de la Transition  ont voulu donner un éclat particulier à l’édition de cette année avec la présence du chef du gouvernement, accompagné du ministre en charge de la culture, Andogoly Guindo. La cérémonie a été haut en couleur, elle a commencé par  la célébration rituelle  avec les offrandes aux esprits de l’eau  (mare de Sanké). Ce rituel a été suivi par la prestation des danseurs traditionnels.

Le Premier ministre, Choguel K Maïga, a expliqué que sa présence à cette cérémonie n’est pas anodine. A cet effet, il a rappelé une déclaration du chef de l’Etat selon laquelle aucune  construction durable et stable de l’Etat ne peut  se faire sans s’appuyer sur notre culture, nos traditions et valeurs de civilisations : <em>« </em><em>Je suis venu ici au nom du Président de la Transition, du gouvernement et du peuple malien pour dire que la culture occupe une place importante dans la construction du « Mali Kura ». Pour les autorités de la Transition aucun développement n'est possible s'il n'est pas fondé sur nos valeurs traditionnelles »</em>, dira le PM.

Il a précisé que cette présence traduit la volonté du Président de la Transition et du gouvernement de mettre la culture au centre de la refondation de l’Etat malien. C’est pour cela, indique le PM, que tous les évènements culturels d’envergure revêtent d’une importance particulière : «  C’est la culture qui fait un peuple. Les populations de San peuvent  être fières de ce qu’elles ont donné et donnent au peuple malien », a indiqué le Premier ministre. Il a également estimé que le Sanké Mo est un facteur d’enracinement, de souveraineté, de dignité : <em>« Nous voulons que à la fin de la Transition, tout Malien, de quelque bord et de région qu’il soit, puisse dire, en âme et conscience, que ces hommes ont écrit avec nous une des pages les plus glorieuses de notre histoire »</em>, selon Choguel K Maïga. Et il a sollicité la bénédiction des Anciens, des légitimités traditionnelles et l’ensemble de la population de San de prier pour une bonne  saison pluvieuse.

En outre, en marge  des cérémonies du Sanké Mo, le Chef du gouvernement a posé plusieurs actes symboliques forts dont son arrêt  au poste de péage de BLA. Par ce geste, Choguel K Maïga, a invité les autorités politiques et administratives, les cadres, les citoyens de toutes catégories à s'acquitter de ce devoir citoyen afin de participer à l'effort de l'entretien routier.

Le Premier ministre s'est également rendu au poste de péage de SIENSO où un agent a perdu la vie récemment au cours d'une attaque lâche des groupes terroristes. Il a présenté les condoléances de la Nation à la famille du défunt avant de saluer le sacrifice de tous ceux qui assurent ces missions publiques dans des conditions souvent difficiles.

<strong>Mémé Sanogo</strong>

&nbsp;

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kouroukanfouga :  Les parties prenantes décrites par Youba Bathily</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/kouroukanfouga-les-parties-prenantes-decrites-par-youba-bathily-2980436.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/kouroukanfouga-les-parties-prenantes-decrites-par-youba-bathily-2980436.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/06/Youba-Coulibaly.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 18 Jun 2022 19:54:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’historien et sociologue Youba Bathily vient de publier un livre intitulé : « Les parties prenantes de Kouroukanfouga ». L’ouvrage est une synthèse de 30 ans de recherches menées par l’auteur. Il a été lancé, la semaine dernière, au Musée national de Bamako.</em></strong>

Trois mois après la publication de son dernier livre sur Nioro du Sahel, l’historien et sociologue malien Youba Bathily revient avec <em>Les parties prenantes de Kouroukanfouga</em>.

Selon l’auteur, « les preneurs sont les différentes communautés (malinkés, Soninkés, peuls, Bamabaras, Dogons) qui ont été impliquées dans les batailles entre Mandé et Sosso ou encore les accords de Kouroukanfouga ».

Dans ce nouveau livre, Youba Bathily se plonge dans l’histoire du Mandé avant la conquête des rois Sosso, le déclenchement de la guerre entre Sosso et Mandé, les forces en présence ainsi que les différentes batailles qui ont marqué le conflit entre les deux grands royaumes.

Les 120 pages de la publication racontent aussi les raisons de l’élaboration d’une convention formelle de paix entre les peuples dans le lieu appelé « Kouroukanfouga à la fin des hostilités, les préparatifs et les représentants à la cérémonie ». A entendre l’auteur, « ce sont 47 groupes communautaires se qui sont engagés dans la charte de Kouroukanfouga, à la faveur de deux rencontres ».

Youba Bathily ramène les lecteurs dans les secrets du contenu de la charte, son suivi et la durabilité de ses accords. Pour le chercheur, la charte de Kouroukanfouga a été appliquée pleinement pendant 72 ans. <em>« Après cette période, certaines communautés se sont retirées jusqu’à ce qu’il est resté un petit noyau constitué purement des communautés mandingues ». </em>C’est pourquoi, remarquent-t-il<em>, « certains pensent que Kouroukanfouga c’est uniquement mandingue</em> ».

L’historien ajoute que « tous les articles n'engagent pas toutes les communautés ».

L’une des particularités de ce livre, selon son auteur, résulte des sources de ces recherches qui ne proviennent pas des griots, mais des notables d’où, souligne-t-il « des divergences avec les autres publications ».

Youba Bathily soulève dans son ouvrage <em>«  beaucoup de zones d’ombres, notamment sur les défaites des Mandingues, leurs lieux de retrait, les alliés des Kanté, le détail des batailles et du pouvoir des rois Kanté »</em>.

Ce livre veut perpétuer la tradition d’écrire, dynamiser l’industrie du livre tout en offrant aussi de la matière aux lecteurs.

Le livre<em> « Les parties prenantes de Kouroukanfouga »</em> est une contribution à la réalisation des recommandations des assises nationales. « L’histoire de kouroukanfouga est connue par beaucoup de communautés. Certes, Il y a eu des thèses, mais il n’y a pas eu de recherches approfondies pour faire sortir les zones d’ombres  ».

&nbsp;

<strong>Kadiatou Mouyi Doumbia</strong>

<em>Les parties prenantes de Kouroukanfouga</em> <em>Coédité par les éditions Traces et Mieruba. Il est disponible dans toutes les librairies de Bamako à 10 000 FCFA.</em>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Point histoire :  Les grandes dates qui ont marque l’histoire de Ségou de 1924 jusqu’en 2012</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/point-histoire-les-grandes-dates-qui-ont-marque-lhistoire-de-segou-de-1924-jusquen-2012-2977954.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/point-histoire-les-grandes-dates-qui-ont-marque-lhistoire-de-segou-de-1924-jusquen-2012-2977954.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/12/Segou.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 30 May 2022 10:49:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>- 25 janvier 1924</strong>: Ahmadou Coumba Sy meurt à Ségou. I l était l’interprète d’Archinard. Après le départ d’Archinard, il s’installe à Ségou et continue de servir l’administration coloniale. Il était peul originaire du Sénégal.

<strong>- 9 février 1926</strong>: s’éteint à Ségou, Thierno Hady Thiam, grand marabout toucouleur, né à Ségou vers 1873. Il était le fils de Mahmadou Ali Thiam lui-même marabout, arrivé à Ségou avec El Hadj Omar Tall et parti dans le Fouta Toro, à l’arrivée des français. C’est lui qui rédigea en poular la biographie d’El Hadj Omar.

<strong>- 24 avril 1930</strong>: un service du Niger est créé à Ségou, chargé de toutes les affaires concernant l’examen, la mise en valeur et la colonisation des terres irriguées. Quelques mois plus tard, c’est le service agronomique de la région tropicale qui voit le jour à Ségou, responsable des stations agricoles de Ségou, Soninkoura et Sokolo.

<strong>- 5 janvier 1932</strong>: est créé l’Office du Niger qui se substitue aux services existants. Son siège était à Ségou.

<strong>- 6 juin 1931</strong>: Koro Coulibaly, surnommé Dougoutigui Koro, Chef Traditionnel de Ségou, disparaît. Il serait né vers 1852, fils de Soungoba Coulibaly et de Bâ Souko. Son ancêtre aurait été Sofa d’Ahmadou et chef du Canton de Sissikoro. Il se rallia aux français à leur arrivée à Ségou et prit part aux guerres contre Ahmadou. La question de sa succession est posée à sa disparition. Sans successeur naturel et affirmé, l’administration coloniale pense un temps, nommé chef de Ségou, Thierno Mountaga Tall, fils du Sultan Ahmadou, qui siège déjà, depuis 1928, au Conseil des notables du Cercle de Ségou.

Devant l’opposition du clan des Ngolossis alors dirigé par Gaoussou Diarra, l’administration coloniale ne lui désigne pas de successeur. Chaque quartier de la ville se choisit alors un chef sous l’autorité du Commandant de Cercle. Thierno Mountaga Tall, sans être nommé chef traditionnel de Ségou, en devient le chef spirituel. Il le restera jusqu’à son décès et ses héritiers reprendront cette charge.

<strong>- 1932</strong>: sont lancés les travaux de construction de nouveaux locaux destinés à abriter les bureaux du cercle de Ségou.

<strong>- Et en 1933</strong>: ce bâtiment fut inauguré. Il abrite l’actuel Gouvernorat de la Région de Ségou.

<strong>- 12 novembre 1933</strong>: Mgr Molin bénit la première pierre de la nouvelle Cathédrale en présence du commandant de cercle et de plusieurs européens. La consécration est célébrée par le Père Bazin quelques mois plus tard. L’Église prend le nom de Saint Joseph. L’ancienne église est transformée en école. Les travaux ont été dirigés par le Frère Zacharie avec les briques et la chaux des fours de la Mission catholique.

<strong>- 27 décembre 1933</strong>: la statue du général Archinard est inaugurée sur les rives du fleuve Niger à Ségou, face à la résidence du Commandant.

<strong>- En 1934</strong>: débute la construction du barrage de Sansanding qui prendra par la suite le nom de barrage de Markala. Il est officiellement inauguré, le 4 juin 1948

<strong>- En 1941:</strong> est construit un nouveau camp militaire pour accueillir le 8<sup>ème</sup> régiment des chasseurs d’Afrique dont les 600 hommes arrivent à Ségou en septembre de la même année.

<strong>- En février 1942</strong>: est inauguré le «<strong>Foyer du soldat</strong>».

<strong>- Le 30 janvier 1943</strong>: les derniers chasseurs du 8<sup>ème</sup> régiment quitte Ségou.

<strong>- 29 juin 1942</strong>: notre Dame du Sahel est créée à Niono par Mgr Molin. Les pères Meiller et Bauters qui parlent bien Moré et Mossi s’y installent. C’était pour une population de cinq villages peuplés de colons chrétiens Mossis.

<strong>- 1<sup>er</sup> Janvier 1945:</strong> inauguration du stade Omnisports et de l’Amphithéâtre. Le stade prend le nom d’Antoine Bissagnet administrateur des colonies mort pour la France, le 10 août 1944 dans la Sarthe dans les rangs des forces françaises libres. Le cinéma du commerçant Jean TRICON est inauguré, le 8 janvier 1945 et prend le nom de «<strong>Ségou Vox</strong>».

<strong>- Novembre 1946</strong>: débute le lotissement du quartier qui prendra le nom du commandant de cercle de l’époque, Louis Magendie. Ce quartier créé au Sud-Est de la ville, marque le début de l’extension urbaine de la ville.

<strong>- Mars 1952</strong>: inauguration de l’éclairage public de la ville. Les travaux d’électrification avaient débuté courant 1949 avec Mr Muratti du service des travaux publics. La connexion a été faite avec la centrale de l’Office du Niger à Markala.

<strong>- 29 août 1952:</strong> fin de la circulation du petit train Ségou-Bani.

<strong>- 23 février 1952</strong>: inauguration de la ligne aérienne Bamako-Ségou par la compagnie Air-France.

<strong>- 1952</strong>: début des travaux de la jetée du port de Ségou.

<strong>- Début 1950</strong>: l’orchestre Ségou Jazz voit le jour. Les jeunes ségoviens organisent leurs premiers bals.

<strong>- 1er janvier 1953</strong>: Ségou est érigé en Commune mixte. Le commandant de cercle, François Meiffre devient l’administrateur maire de la ville de Ségou.

<strong>- 1953-1959:</strong> lotissement du quartier jouxtant le quartier Magendie. Il prend le nom de Beraud et sera rebaptisé quartier Darsalam après l’indépendance.

<strong>- 12 septembre 1954:</strong> Luc Sangaré est ordonné prêtre à Ségou. Sa ville natale, fils de Nestor et de Claudine Coulibaly. Il est nommé en 1962 Archevêque de Bamako par le Pape Pie XII.

<strong>- 22 avril 1955</strong>: mort à Ségou du grand chef religieux Mountaga Tall. Né vers 1872 à Ségou, il était le fils de Sultan Ahmadou Tall et de Bintou Coulibaly, princesse de la famille royale du Kaarta. Son fils Madani lui succède, en 1955 jusqu’à sa mort en 1991. Ba Salif succède à son frère Madani jusqu’à son décès, en juin 1994. Ba Seydou, fils de Madani, prend la succession de son oncle. Il ne s’occupe que des questions religieuses, pas du tout de politique.

<strong>- 1956</strong>: départ du Frère Zacharie et fermeture du four à briques de la Mission catholique de Ségou.

<strong>- 1956</strong>: début de l’africanisation des cadres de la fonction publique. Un bureau de l’Inspection du travail est installé à Ségou.

<strong>- 1955</strong>: par la loi du 18 novembre 1955, vingt-six (26) communes deviennent des communes de plein exercice en AOF dont 5 au Soudan français: Bamako, Kayes, Mopti, Sikasso et Ségou.

<strong>- 22 novembre 1956</strong>: le commerçant Raoult Vayssié est élu Maire de Ségou. Il est le seul Maire métropolitain de l’Afrique occidentale française (AOF).

<strong>- 1960:</strong> Dramane Coulibaly succède à Vayssié à la Mairie de Ségou sous la bannière de l’US-RDA.

<strong>- 9 mai 1961</strong>: est signée la Convention de tutelle de l’Office du Niger par le gouvernement malien.

<strong>En septembre 1961</strong>: le premier directeur Samba Lamine Traoré membre du RDA né à Ségou, prend fonction.

<strong>- 3 octobre 1960</strong>: les troupes françaises de Ségou sont remplacées par des troupes maliennes. Le camp Archinard est rebaptisé camp Ahmadou Cheickou Tall et le premier bataillon de l’armée malienne s’y installe sous le commandement de PINANA DRABO.

<strong>- 1958-1960</strong>: affaire de Sakoiba.

<strong>- Le 1er février 1959</strong>: une importante délégation du Rassemblement démocratique africain (RDA) se rend au village de Sakoiba à quelques dizaines de kms de Ségou pour une fête politique et pour donner des charrues à la population. Sur le chemin du retour, la délégation tombe dans une embuscade tendue par des militants de l’UDS (parti de Moussa Diarra, père de Cheick Modibo Diarra).

<strong>- Le 17 mai 1960</strong>: le Commissaire Yéli Doucouré se rend à Sakoï-Fulala avec trois agents de police pour y faire arrêter les rebelles. Voulant porter secours à son père qui allait être arrêté, Tietèmalo Coulibaly s’empare d’un fusil et tire sur le Commissaire Doucouré, qui mourra de ses blessures le jour même à Markala.

<strong>- 21 septembre 1961</strong>: suppression des symboles coloniaux: les boulevards Archinard, et de la Liberté, l’avenue des Fêtes, les rues Carrier, Hacquart, Desbordes, Combes, de la Marne et Gallieni, le stade et le camp militaire sont débaptisés et prennent les noms plus conformes à l’idéologie indépendantiste.

- Pendant le mandat de Dramane Coulibaly, un nouveau quartier est loti, Médine. Son extension progressive entrainera le déplacement de l’Hippodrome.

<strong>- 3 septembre 1961</strong>: le Père Prosper Kamara meurt à Ségou. Né en 1902 dans le cercle de Kayes, il fut ordonné prêtre en 1936 âpres une formation chez les Pères blancs en France.

<strong>- 1962</strong>: l’ancien marché de 1926 étant devenu trop petit, un nouveau marché est construit.

<strong>- 3 janvier 1963</strong>: l’éminent personnage religieux Sidi Mohamed Sossoh meurt. Né vers 1870 à Sinzani, fils de Cheick Ousmane Sosso, assassiné par le chef N’to Diarra.

<strong>- 1964</strong>: construction du pied-à-terre face à la résidence du Gouverneur pour le Président de la république et les hôtes de marque.

<strong>- Mai 1968</strong>: inauguration de la Compagnie malienne des Textiles (COMATEX-SA) par Modibo Kéita.

<strong>- 26 janvier 1975</strong>: mort du chef du clan des Ngolossis, Gaoussou Diarra. Il était assesseur au tribunal indigène puis Président du tribunal coutumier du cercle.

<strong>- 1979</strong>: inauguration de la route bitumée Bamako-Ségou.

<strong>- 20 juin 1984</strong>: signature de la convention de jumelage Ségou-Angoulème par les deux (02) maires Bandiougou Dianka et Jean Michel Boucheron. Mamoutou Daou devint le président du comité.

<strong>- Novembre 1999</strong>: le premier Conseil de région est installé avec à sa tête Maitre Sékou Alou Diallo jusqu’en 2009 et fut succédé par Siaka Dembél.

<strong>- Janvier 2002</strong>: inauguration du stade Amary Daou: 15 000 places avec un centre de football.

<strong>- Janvier 2002</strong>: Ségou est connecté au réseau GMS. Le téléphone portable arrive à Ségou. Malitel y installe ses premières antennes en dehors de Bamako.

<strong>- 2004</strong>: construction du CERFITEX ayant pour mission d’assurer la formation et la recherche en industrie textile.

<strong>- Novembre 2004</strong>: lancement de la construction des premiers 127 logements sociaux.

<strong>- 3 septembre 2007:</strong> inauguration par ATT de la 24<sup>ème</sup> édition de la traditionnelle biennale malienne.

<strong>- Févier 2005</strong>: 1<sup>er</sup> Festival sur le Niger.

<strong>- 8 avril 2006</strong>: pose de la première pierre de la nouvelle mosquée de Ségou par Mouammar Khadafi. Elle sera inaugurée, le 24 juillet 2009, par Amadou Toumani Touré (ATT).

- Janvier 2009: la statue réhabilitée d’Archinard est dévoilée lors du festival sur le Niger.

<strong>- 2009:</strong> lancement du projet de reconstruction des sept vestibules du roi Biton Coulibaly, dans l’ancienne capitale de Ségou-Sikoro.

<strong>- 9 décembre2009</strong>: création de l’université de Ségou.

<strong>- 20 novembre 2012</strong>: disparition à Bamako du vénérable Cheick Mohamed Maiga dit Guidjo Almamy.

Mes chers amis, vous savez maintenant ce qui s’est passé dans notre belle ville, Ségou. Faites-en bon usage.

Crédits photos: Sébastien Philippe

1- Ahmadou Coumba Sy,

2- Gaoussou Diarra,

3- Statue Archinard,

4- Père Prosper Kamara,

5- Mountaga Tall,

6- Jean Marie Koné,

7- Samba Lamine Traoré,

8- Wayssié 1<sup>er</sup> Maire élu de Ségou,

9- Colonel Pinana Drabo,

10- Abbé Luc Sangaré.

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Note de lecture : L’État de Ségou et ses chefferies aux XVIIIe et XIXe siècles</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/note-de-lecture-letat-de-segou-et-ses-chefferies-aux-xviiie-et-xixe-siecles-2953336.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/note-de-lecture-letat-de-segou-et-ses-chefferies-aux-xviiie-et-xixe-siecles-2953336.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/04/Segou-.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 20 Nov 2021 01:29:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le docteur Moussa Sow, sociolinguiste et ancien Directeur général de l’Institut des Sciences humaines de Bamako, vient de publier à titre posthume aux Ed Presses universitaires de Bordeaux, un ouvrage portant le titre de <em>« l’Etat de Ségou et ses chefferies aux XVIIIe et XIXe siècles, côté cour, côté jardin. »</em> L’auteur décéda le 19 août 2021 et l’ouvrage parut deux semaines après sa mort.

Cet ouvrage est la récolte issue de longues années de recherche sur le terrain à la fois au Fadougou, au Bélédougou et à Ségou, notamment au Bendougou Niamana et diverses localités intéressées par cette question de recherche. L’idée première de Moussa, sur laquelle nous avions longuement discuté, était que l’histoire de Ségou se comprenait mieux dans les périphéries qu’au centre beaucoup plus documenté aussi bien par des chercheurs nationaux qu’occidentaux comme J. Bazin, L. Kesteloot et même par des explorateurs européens comme Eugène Mage ou le docteur Quintin. Par conséquent, c’étaient ces zones partiellement investies qu’il fallait envahir et interroger pour avoir des réponses à caractère scientifique sur des questions de politique et de gouvernance au centre. Pour avoir fait une thèse à l’Université de Lyon II sur la littérature et les traditions orales, Moussa Sow se méfiait beaucoup des sources critiques qu’il connaissait bien et qu’il classait en 2 catégories, l’école de Kéla et celle de Kita. Il considérait que ces porteurs de la parole utile et historique étaient fortement liés à une famille, un clan ou une cour et fonctionnaient comme des hommes-lige de ces groupes. Leurs paroles, en raison des attaches et des intérêts personnels, pouvaient paraître comme biaisées.

L’Étude eut comme objet, à partir des sources écrites et orales, d’approfondir les connaissances sur les grandes chefferies des périphéries qui aident l’Etat de Ségou à se mettre en place et à fonctionner du point de vue politique et administratif. De cette manière, par cette recherche singulière sur la formation politique de Ségou, on comprend mieux pourquoi celle-ci domina dans le cours moyen du Niger aux XVIIIe et XIXe siècles et du coup de comprendre le rôle de ces structures dans le fonctionnement de l’État de Ségou. Moussa montre bien que sous Da Monzon Diarra, l’État de Ségou était passé de la phase de royaume à celle d’un empire compris au sens d’un agrandissement territorial soit par la guerre, soit par des moyens politiques. Selon Mr J.P. Colleyn, chercheur français au CNRS, les conclusions de Moussa Sow sur cette question seront difficilement remises en cause par les générations futures d’historiens.

&nbsp;

<strong>Facoh Donki Diarra</strong>

<em>écrivain, Konibabougou</em>

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Hampâté, Déjà 30 ans : Le Mali rend hommage à l’Ecrivain, au Sage et Diplomate…</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/hampate-deja-30-ans-le-mali-rend-hommage-a-lecrivain-au-sage-et-diplomate-2928960.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/hampate-deja-30-ans-le-mali-rend-hommage-a-lecrivain-au-sage-et-diplomate-2928960.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/05/Amadou-Hampaté-Ba.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 20 May 2021 01:00:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>Amadou Hampâté Ba est décédé le 15 mai 1991. Afin de célébrer cette disparition, le ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme du Mali, en compagnie des parents et proches, a organisé une conférence/débat au Palais de la Culture qui porte son nom. La cérémonie  d‘hommage était présidée par Hamane Demba Cissé, le Secrétaire Général du ministère de la Culture, de l’Artisanat  et du Tourisme. La conférence/débat,  animée par Pr. Moussa Sow, sociolinguiste et Lafia Sinaba, Journaliste-écrivain, chercheur, était modérée par Pr. Ismaël Samba Traoré, écrivain-romancier et producteur, directeur de la maison d'édition La Sahélienne. On notait la présence de l’ancien PM Soumana  Sacko  et de nombreux Hommes de Lettres et de Culture dont Pr. Baba Coulibaly, Directeur de l’Institut des Sciences Humaines.</em>

&nbsp;

Le premier intervenant, Lafia Sinaba, qui n’a pas connu physiquement Amadou Hampâté Ba, a révélé qu’il s’est intéressé à ses œuvres dès l’obtention de son Baccalauréat au lycée Moderne Amadou Hampâté Ba. En vue de  perpétuer  le Baobab et ses œuvres, M. Sinaba dira qu’il a initié un Prix littéraire en son nom. Mais il regrette que ce Prix manque de financement. Une seule fois, sous la diligence du Pr. Salikou Sanogo, alors ministre de l’Education nationale, il a pu bénéficier du financement public. Néanmoins, le jeune journaliste-écrivain, pour ses recherches, s’est davantage intéressé aux œuvres (notamment littéraires)  d’Amadou Hampâté Ba. Ainsi, à travers ses nombreuses recherches, il a été amené à écrire un livre consacré aux œuvres de  l’Homme.

Lafia Sinaba, en  dressant  une biographie succincte d’Amadou Hampâté Ba,  a indiqué que l’Homme était à la fois : un traditionaliste, un Sage, un écrivain, un Homme politique mais aussi un diplomate pour avoir été l’ambassadeur du Mali en Côte d’Ivoire et  le représentant permanent du Mali à l’UNESCO.  Il a informé qu’Amadou Hampâté rentra tard à l’école livresque des Blancs. Mais qu’il réussit  brillamment, après avoir obtenu son Certificat d’Etudes Primaires (CEP),  au concours d’entrée de la célèbre Ecole William Pointy. Une école qu’il ne fréquentera pas pour la simple raison que sa maman  lui obligea de rester à Bandiagara pour parfaire son initiation  à la culture peuhle.  M. Sinaba dira qu’Amadou Hampâté Bâ s’est battu, durant sa vie, pour la restauration de la tradition orale dans son pays et en Afrique (notamment lors de son passage à l’UNESCO).  Le jeune écrivain-journaliste dira qu’Amadou Hampâté était aussi un visionnaire.

Pr. Moussa Sow,  qui a été moins bavard, il dira qu’il faut que les textes littéraires d’Amadou Hampâté Ba, par leurs richesses, doivent  faire l’objet d’études spéciales afin qu’ils soient enseignés  dans nos écoles et universités. Pr. Baba Coulibaly, Directeur de l’Institut des Sciences Humaines, dans sa contribution, a révélé  que  c’est Hampâté qui fut l’initiateur et le premier Directeur de sa structure.

Avant de clore les débats, le  Secrétaire Général du ministère de la Culture, de l’Artisanat  et du Tourisme, Hamane Demba Cissé, a vivement remercié les conférenciers, les contributeurs aux débats, la famille Ba et toute l’audience, pour avoir pris part à cette importante célébration. Une cérémonie culturelle musicale avec les traditionnalistes devait clore toutes les activités.  Vivement 2022 !

<strong>GMT </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Que sont&#45;ils devenus… Kandia Kouyaté : Première policière du Mali malgré elle !</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/que-sont-ils-devenus-kandia-kouyate-premiere-policiere-du-mali-malgre-elle-2919285.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/que-sont-ils-devenus-kandia-kouyate-premiere-policiere-du-mali-malgre-elle-2919285.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/03/Kandia-Police.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 06 Mar 2021 01:31:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Kandia Kouyaté est l'une des premières policières du Mali. Elle a été recrutée en 1964, à la suite d'un concours. L'information est qu'elle n'était pas venue ce jour pour l'examen, mais d'accompagner sa cousine qui en était une candidate.  Ce jour, le destin va décider de son sort de façon banale. Comment ? La suite de cette histoire est passionnante. Comment elle a acquis le statut de première femme policière ? Comment elle s'est adaptée à l'uniforme au milieu des hommes ? Les difficultés rencontrées dans sa  carrière ? Quel regard porte-elle sur la police aujourd'hui ? Pourquoi elle était tout le temps punie ? Ses bons et mauvais souvenirs ? Le major à la retraite nous a reçus à son domicile,  à Kanadjiguila. Une zone située entre les quartiers populaires de Sébénikoro et d'Ouezzimbougou. Cela dans le cadre de la rubrique "Que sont-ils devenus ?"</em></strong>

Kandia Kouyaté vit dans une grande cour avec ses petits-enfants qui l'assistent dans son quotidien. Elle s'adonne à fond à la prière et se contente des programmes de la télévision pour se divertir. Pourquoi elle reste toujours dans son salon ? C'est pour vivre tranquille et éviter les animosités, répond-elle, parce qu'elle veut s'éloigner à tou prix des surprises désagréables.

En analysant les circonstances dans lesquelles Kandia a intégré la police nationale, l'on se rend compte que le destin de l'homme est plus fort que sa volonté. Et à juste titre ! Nous n'avons pas eu le temps de demander ses motivations pour l'uniforme. Est-ce un choix délibéré ou le fruit du destin ? Elle donne les réponses justes de nos questions, avant même qu'elles ne soient posées.

<em><a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/03/Kandia-police-2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2919304" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/03/Kandia-police-2.jpg" alt="" width="480" height="640" /></a>"En cette fin d'année de 1964, j'ai accompagné à vélo au centre de concours d'entrée à la police nationale ma cousine qui était candidate. Assise sur mon engin à l'ombre d'un arbre, le surveillant est venu me demander la raison qui me maintient en ces lieux pendant que les autres candidats sont en salle. Je lui ai expliqué pourquoi j'étais là, malgré tout il insista. Au bord de l'énervement, j'ai fait savoir au surveillant l'impossibilité de prendre part à un concours pour lequel on n'a pas fait acte de candidature, où on n'est pas inscrite sur la liste. Immédiatement le surveillant m'a attribué un numéro et m'offrit le nécessaire pour faire le concours. Aujourd'hui, encore il m'est impossible d'expliquer son insistance auprès de moi pour un concours, en un moment où je n'avais aucune prédisposition morale ou intellectuelle pour le faire. Dieu merci sur ce fait, je suis rentrée dans la salle et voilà comment j'ai été admise pour être cette policière dont je n'avais jamais rêvé ou muri l'idée".</em>

Elle a acquis le statut de première femme policière par le fait qu'elle a été en compagnie de trois autres, les premières dames de la corporation. Comment elle s'est adaptée à l'uniforme ? Kandia avoue que ce n'était pas sorcier. Dès le début de la formation, elle s'est adaptée.  C'était pour elle une question de caractère où le complexe n'avait pas sa place. Cela  ne saurait occulter les difficultés du centre d'instruction jusqu'à sa retraite. La raison ? Tout travail a ses difficultés. Surtout quand il s'agit d'une femme qui doit commander aux hommes.

Ce lien de subordination peut créer un complexe chez des hommes, qui pourraient ne pas hésiter à lui mettre les bâtons dans les roues, saboter le travail, polluer l'atmosphère. Mais Kandia dit avoir géré pratiquement tous les obstacles. Faut-il rappeler qu'elle a effectué sa formation militaire au Camp I de la gendarmerie.  A l'époque, l'Ecole nationale de police n'était pas créée.

A sa sortie Kandia est affectée à la Compagnie routière. Femme battante, courageuse et assidue, son commandant de compagnie lui fit l'honneur d'une place dans l'escorte présidentielle.

Après les événements du 19 novembre 1968, Kandia est détachée à l'Office malien du tourisme. Sa mission consistait à assister les touristes  pour  leur faciliter l'accès à  certains lieux touristiques, et leur déplacement dans le pays. Au risque de perdre les notions de la police, elle sollicita son retour dans l'administration de sa corporation pour servir au 3éme  arrondissement, puis au 6éme Alpha.

<strong>Témoin de l'histoire de </strong><strong>la police nationale</strong>

En 1992, elle obtient de sa hiérarchie l'autorisation d'ouvrir un foyer à l'Ecole nationale de police, dont elle deviendra la gérante attitrée jusqu'à sa retraite en 2000. Bien après la cessation de ses activités, elle continuait à s'occuper de ce joyau qu'elle a décidé de léguer à la nouvelle génération. Sa santé un peu dégradée ces derniers temps l'obligea à passer le témoin.

Dans sa retraite et en sa qualité doyenne féminine de la police, témoin de toutes les réformes de la police nationale, elle a un jugement très clair pour faire le parallèle entre la police d'hier et celle d'aujourd'hui.

Si la police aux premières heures de l'après-indépendance incarnait la discipline et toujours sanctionnée à la moindre faute, aujourd'hui les syndicats se dressent comme un seul pour demander l'amélioration des conditions de vie des policiers et défendre aussi chaque fois qu'ils estiment que les mesures prises à l'encontre de certains de leurs camarades sont injustes ou contraires au règlement de la police.

Cependant un fait marque Kandia Kouyaté. <em>"Pour la première fois dans l'histoire</em> <em>de la police nationale, un agent du corps est immortalisé de son vivant. C'est l'honneur qui m'a été faite avec la promotion 2015 qui porte mon nom. Je n'oublierai jamais cette belle initiative des autorités de la police. De façon sincère, je profite de ces lignes pour les remercier une fois de plus. Il en est de même pour les trois femmes de ma promotion avec lesquelles nous avons donné le bon exemple. Nous en sommes d'ailleurs fières".</em>

A-t-elle aujourd'hui un regret ? Non répond notre héroïne de la semaine, parce qu'elle est convaincue d'avoir rempli son devoir depuis que la police nationale était militarisée jusqu'à son changement de statut. Est-ce à dire que tout a été rose durant sa carrière ? Donc  pas de mauvais souvenirs ?

Bien sûre que Kandia les a vécus sous la forme de punitions incessantes. Car elle acceptait d'aller au charbon à la place de ses éléments. Raison pour laquelle son commissaire lui demandait tout le temps de faire son paquetage et apporter le billet d'écrou au commandant de la Compagnie para, où elle exécutait sa punition.

Malgré tout elle retient ses moments au 3e arrondissement comme les plus beaux souvenirs de sa carrière, ajoutée à cela son immortalisation à travers la promotion 2015 de la police.

Médaillée du Mérite national en 2002, selon elle grâce aux articles de presse de notre aîné Alexis Kalambry, Kandia Kouyaté est mariée et mère de quatre enfants, dont une fille qui est cadre de banque. Ces trois autres frères sont respectivement un douanier, un ébéniste et un policier.

Dans la vie, elle aime bien manger et se reposer. Elle déteste, les querelles et le dérangement.

<strong>O Roger</strong>

<strong>       Tél (00223) 63 88 24 23</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Que sont&#45;ils devenus : Nouhoum Cissé :  La comédie dans le sang</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/que-sont-ils-devenus-nouhoum-cisse-la-comedie-dans-le-sang-2901982.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/que-sont-ils-devenus-nouhoum-cisse-la-comedie-dans-le-sang-2901982.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/10/Nouhoum-Cisse-comedien.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 31 Oct 2020 01:49:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Il a été révélé par un sketch sur la télé malienne. Dans celui-ci, il incarne l'homme égoïste par excellence. Par méchanceté, l'égoïste accepte que son œil soit crevé parce que son voisin devait perdre ses deux yeux, condition sine qua non posé par un tuteur. Depuis lors, cet acte, bien que comique et banal, fait sa notoriété. Vous l'avez compris, notre héros de la semaine est Nouhoum Cissé. Nous avons rencontré ce comédien à l'état pur à l'espace Blonba, à Baco-Djicoroni. Son parcours est parsemé de coups durs, de déceptions. Mais, grâce au soutien de son patron Alioune Ifra Ndiaye, il a pu résister et parvient aujourd'hui à joindre les deux bouts. Il est aussi reconnaissant vis-à-vis du colonel Cheick Oumar Diarra qui, à un moment donné, l'a sauvé d'un licenciement abusif. Que dire de ses émotions lorsqu'il évoque le nom de sa fille, Mme Haïdara Assétou Cissé, qui lui a acheté une voiture et promis d'achever sa maison en chantier !  Pourquoi il a accepté de jouer ce rôle ingrat de Bagningo ? Comment définit-il l'homme qu'il incarne dans le sketch ? Que pense-t-il de l'éducation des enfants dans notre société ? La responsabilité des parents dans la délinquance juvénile ? Quelles solutions ? De Nouhoum Cissé,  véritable banque de données, nous en savons désormais plus. </em></strong>

<strong>Bagningo"</strong> est l'homme qui ne s'aime pas à plus forte raison autrui, proclame celui qui incarne ce personnage. <strong>"Bagningo"</strong> a la méchanceté et l'égoïsme chevillés au corps. Nouhoum Cissé enfonce le clou, ajoutant que c'est un sadique qui ne pense qu'à son seul profit. Pis, <strong>"Bagningo"</strong> ne sait pas qu'il se fait du mal. Malheureusement, selon Nouhoum Cissé, le Mali d'aujourd'hui souffre de cela. Autrement dit, l'intérêt personnel est placé au-dessus de l'intérêt général au mépris de ses conséquences pour le pays.

Pourquoi accepte-t-il alors de jouer le rôle d'un tel personnage qu'il définit comme un mal même dans la cité ? L'enfant de Kita estime qu'on le taquine dans la rue pour simplement lui rappeler son interprétation, sinon, dans la vie courante, précise-t-il, il n'y a aucune commune mesure entre lui et <strong>"Bagningo"</strong>. Son sourire dans la ville est une réponse à la marge de considération dont il bénéficie de la part de la population.

Nous ne cesserons de rappeler que la rubrique <strong>"Que sont-ils devenus ?"</strong> constitue une école, sinon qui pouvait imaginer que le comédien Nouhoum Cissé dit <strong>"Bagningo"</strong> est un intellectuel, un cadre supérieur de la fonction publique ? Bien sûr, l'homme est titulaire des deux parties du baccalauréat depuis 1979. Orienté à l'Ecole normale supérieure, dans la filière psycho-péda, il fait partie des victimes de l'année de la suspension, à la suite de la grève de l'Union nationale des élèves et étudiants du Mali (UNEEM), il ne terminera ses études supérieures qu'en 1985.

Après quelques mois de stage et de bénévolat dans divers établissements scolaires, il est recruté en 1986 par la police nationale comme agent de renseignement. Et de nous expliquer comment ce service secret de la police fonctionne et continue d'opérer. Selon lui, c'est d'ailleurs l'une des raisons fondamentales de la réussite de la corporation. Nos différentes questions pour en savoir plus sur son parcours ont fini par provoquer des sanglots chez l'homme. Ce fit l'effet d'une douche froide sur nous de voir un vieux de 64 ans pleurer à chaudes larmes.

<strong>Rancœurs</strong>

Au juste, que s'est-il passé ? <em>"J'ai travaillé à la police pendant 32 ans (1986-2019). Nos missions consistaient à infiltrer la population, dénoncer ses mauvaises pratiques. Nous avons déjoué des tentatives de coup d'Etat, les officiers de police sous l'ordre de qui j'ai travaillé m'entendent. Ce qui m'a choqué, c'est la volonté manifeste de certains cadres de la police de s'opposer à mon recrutement. En un mot, j'ai été brimé 32 ans durant. </em>

<em>En 2019, j'étais à bout de souffle avec un indice de 480. J'ai démissionné avec la ferme intention de tout dévoiler et en assumer les conséquences. Ma femme, paix à son âme, Kadiatou Konaré, m'a supplié tout en demandant de m'en tenir au devoir de réserve. Cette dame mérite mon respect, et je ne devrais pas la décevoir. Pour avoir quitté la police et en attendant de régulariser ma situation pour la pension, elle a dit que tout son bien est à ma disposition".</em>

C'est pendant sa traversée du désert que le jeune Alioune Ifra Ndiaye le récupère pour en faire son acteur-fétiche avec des tournées en Europe. Quelles sont ses qualités exceptionnelles de comédien ? <strong>"Bagningo"</strong> estime qu'il est né avec des prédispositions pour être un homme de l'art. Tout jeune au village  à  Kita, ses amis d'enfance lui demandaient fréquemment de <strong>"comiquer"</strong>, pour faire rire l'assistance.

Sa réplique pour savoir s'il était irrémédiablement le boute-en-train attitré du groupe contribuait déjà à dérider l'assistance.

Inscrit à l'école en 1965, il impressionne par ses gesticulations lors des leçons de récitation et de chant. Son véritable coup d'éclat est le rôle d'ivrogne qu'il interprète dans une pièce de théâtre de fin d'année. Il a fallu l'intervention du directeur d'école pour qu'il ne soit pas chicoté par son maître, qui était persuadé que le jeunot Nouhoum était un véritable soûlard tant il interprétait le rôle à la perfection.

Sélectionné pour la Semaine régionale à Kayes, il ravit le prix de meilleur comédien à la formation coachée par un certain… Kardjigué Laïco Traoré. Voilà qu'il devient un vrai acteur dans sa contrée, jusqu'à à son admission au DEF en 1974. Au lycée de Badalabougou son nouveau point de chute, il redonne vie à la troupe théâtrale en léthargie. Au cours des trois années passées sur la <strong>"Colline du savoir"</strong>, il crée la sensation et offre moult prix à l'établissement pendant les compétitions culturelles interscolaires.

Bref, il met en valeur son talent de comédien partout où il passe. Mais c'est surtout Alioune Ifra Ndiaye qui le fit découvrir par le grand public en 2013, dans sa mise en scène de Bagningo.

Ce qui lui donne une célébrité incontestable, avec des sollicitations pour jouer dans différents films : <strong>"Toile d'araignée"</strong>,  <strong>"Les Rois de Ségou"</strong>, "<strong>Yèrèdon-bougou"</strong>, <strong>"Le Contrat social"</strong>, <strong>"Douaouden" </strong>; des pièces de théâtre <strong>"Bagningo"</strong>, <strong>"Sud Nord"</strong>, <strong>"Inch Allah"</strong>, <strong>"Tagninibougou</strong>", <strong>"Tête d'or"</strong>, etc.

<strong>Discipline de fer</strong>

Véritable conservateur, Nouhoum Cissé définit la délinquance juvénile comme une défaillance des parents et de la société parce qu'autrefois l'éducation se faisait à trois niveaux : la maison, la rue, l'école. Et c'était le même langage, les mêmes pratiques pour encadrer les enfants. Ce qui réduisait leur marge de manœuvre pour une quelconque plainte.

Selon lui, l'éducation d'un enfant se construit 20 ans avant son naissance. <em>"Chaque enfant est une vitrine de sa famille, c'est-à-dire que son comportement dans la rue permet de se faire une idée sur la personnalité de ses parents. Il est très facile d'expliquer que l'éducation d'un enfant se construit 20 ans avant sa naissance. </em>

<em>Une femme bien éduquée depuis son adolescence, par des parents responsables ne saurait donner naissance à des enfants délinquants. Raison pour laquelle il est corollaire qu'un jeune doit penser à ses origines pour opérer dans la société".</em>

Pour trouver une solution à ce fléau, il est plus que nécessaire que les familles se ressaisissent pour donner des orientations aux enfants à l'image de leurs parents. Est-ce que Nouhoum Cissé se comporte en conservateur dans sa famille ? Cette question l'irrite parce qu'il pensait que nous doutions de son autorité sur ses enfants. Il soutient que la ville de Bamako n'aura aucune influence sur sa vie.

Il demeurera un conservateur pour inculquer à ses enfants les notions du village, la famille traditionnelle. Cela veut dire qu'il ne vivra pas au-dessus de ses moyens, pour nourrir sa famille. Mieux, il ne forcera rien. La preuve, il est en location. Cette philosophie, que la nouvelle génération qualifierait d'archaïque, n'entrave pas cette reconnaissance vis-à-vis d'Alioune Ifra Ndiaye pour son soutien sans faille. Nouhoum devra en effet sa survie à ce jeune réalisateur.

Marié et père de cinq enfants, dont trois filles, Nouhoum Cissé retient comme mauvais souvenir son passage à la police nationale comme agent de renseignements. Parce qu'il n'a pas été récompensé pour ses efforts et le risque qu'il prenait pour assurer ses fonctions.

<strong>O. Roger Tél : (00223) 63 88 24 23</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Que sont&#45;ils devenus… Bakary Diakité, Ex&#45;Commandant de bord : Le désintéressement en bout de piste</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/que-sont-ils-devenus-bakary-diakite-ex-commandant-de-bord-le-desinteressement-en-bout-de-piste-2901150.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/que-sont-ils-devenus-bakary-diakite-ex-commandant-de-bord-le-desinteressement-en-bout-de-piste-2901150.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/10/Bakary-Diakite-pilote.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 24 Oct 2020 01:44:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Bakary Diakité est un ancien commandant de bord à Air Mali. Comme tous ses anciens compagnons de cette compagnie que nous avons rencontrés dans le cadre de cette rubrique, il a vraiment aimé les avions et rêvait d'un bureau dans les airs toute son enfance durant. Quand l'opportunité s'est présentée, il a naturellement abandonné ses études au lycée pour s'engager comme pilote. Cet amour pour l'appareil volant s'explique en partie par sa présence tous les jours sur le site de l'ancien aérodrome à Hamdallaye. Il s'y rendait pour vendre les beignets de sa mère. Aussi quand il a été admis au lycée, ses professeurs blancs qui rentraient en France pendant les vacances étaient-ils une attraction pour lui. Cela a décuplé son désir de voyager loin. Le rêve est permis pour tout enfant, mais sa réalisation est une autre paire de manches, dont le Temps est le seul Maître. Autrement dit, le jeune Bakary Diakité, en plus de son amour viscéral pour le voyage en avion, était torturé par d'autres soucis quotidiens comme comment sortir ses parents de la misère, plus précisément sa mère dont le petit commerce le dérangeait ? L'enfant était convaincu que c'était le dénuement même. C'est la raison pour laquelle il avait voulu abandonner ses études au lycée pour s'engager dans un premier temps comme commis auprès de l'administration coloniale. Heureusement qu'il s'en était ouvert à un de ses instituteurs qui lui a conseillé de décrocher d'abord les deux parties du baccalauréat, pour se mettre à l'abri et s'offrir des opportunités d'emplois plus avantageux que celui d'un simple commis. Aujourd'hui, l'homme dit avoir accepté volontiers la proposition de son maître. Il laissera tomber la mauvaise idée pour se consacrer aux études jusqu'à passer la première partie du bac. L'année suivante (1961), l'occasion de réaliser son rêve et surtout d'aider ses parents s'est présentée. Le ministère des Transports a lancé un avis de recrutement pour l'opérationnalisation de la compagnie Air Mali. Au terme des visites médicales et autres test basés sur des critères bien précis, Bakary Diakité est admis et déclaré apte à exercer la profession de pilote. Du coup, l'Etat s'est engagé à assurer une bonne formation à son groupe de nouveaux  stagiaires de la compagnie Air Mali. Initialement, le groupe devait partir en Israël, mais, selon Bakary Diakité, les relations du président Modibo Kéita avec la Palestine changèrent la donne. Finalement, ils débarquèrent en Tchécoslovaquie pour une formation de dix-neuf mois.  A sa prise de fonction, en octobre 1962, Bakary Diakité fut copilote pendant quelques mois avant d'être intronisé commandant de bord pendant dix-neuf ans. Mais, contre toute attente, il démissionnera en février 1981. Pourquoi ? Ses pérégrinations entre le Mali, la Côte d'Ivoire et l'Allemagne ? Flash-back sur une carrière riche et un cas de désintéressement exemplaire.</em></strong>

L'animation de la rubrique <strong>"Que sont-ils devenus ?"</strong> enregistre des faits et des gestes qui, par la force des choses, ont des répercussions positives sur son animateur et son entourage. Il arrive que des personnes contactées soient discourtoises ou réticentes vis-à-vis de notre démarche consistant à les immortaliser.

Nous faisons ici l'économie des cas où à la limite nous avons été purement et simplement  éconduits. Mais, tout cela in fine est réconfortant pour nous pour deux raisons. D'abord la motivation et l'encouragement de la direction du journal à notre endroit, ensuite l'intérêt pour la rubrique consécutif aux nombreux coups de fil que nous recevons. Mais ce qui s'est passé en début de cette semaine nous a moralement dépassés. Comment ?

Quand la confraternité et l'insistance des cadres de la compagnie Air Mali nous dirigèrent vers le commandant de bord Bakary Diakité, celui-ci nous a surpris. Domicilié à Moribabougou, il a préféré effectuer le déplacement au siège du journal à l'ACI-2000, parce que, disait-il, notre déplacement pour l'interviewer serait un effort de trop. C'est ainsi qu'il nous a fixé rendez-vous et à l'heure pile, il était dans nos locaux. Une leçon d'humilité, de sagesse et d'abnégation qu'on retiendra pour toujours.

Après dix-neuf ans de service à la compagnie Air Mali, Bakary Diakité contre toute attente a rendu son tablier. En plus du comportement négatif de la hiérarchie, il voulait par ce fait dénoncer les mauvaises conditions de travail, les salaires dérisoires par rapport aux grades et surtout irréguliers.

Mais comment pouvait-il démissionner sans réelle perspective d'avenir si ce n'était d'aller en Côte d'Ivoire pour un saut dans l'inconnu ?

L'ancien CDB répond qu'avec les longues réflexions, il devient très difficile pour un homme de prendre une décision. M. Diakité va donc passer deux ans à Abidjan chez un ami sans pouvoir décrocher un job à sa taille. Malgré tout, il ne retournera pas au Mali, pour la simple raison que cela aurait été une fuite en avant, surtout que les choses n'évoluaient pas positivement.

Marié à une Slovaque et père de trois enfants, Bakary Diakité va rejoindre sa famille en France en mai 1982. L'Hexagone ne sera pas non plus un Eldorado, malgré des emplois temporaires par-ci, par-là. Autre alternative, la Suède où il se rendra par train avec sa famille. Arrivés au Danemark, ils seront refoulés, faute de visa de transit.

<strong>Pérégrinations, mutations</strong>

Il fallait alors retourner en Allemagne pour se procurer le précieux sésame. Le temps d'entreprendre les démarches administratives, pour rejoindre la Suède, Bakary a fini par demander l'asile politique pour s'installer définitivement en Allemagne. Là au moins il a signé un contrat de travail, dans un laboratoire de langue où il s'occupait de l'interprétation et de la traduction des documents en anglais et en français.

Après avoir pris sa retraite, en 2006, il n'est retourné au pays que deux ans plus tard, à cause de sa mère, très âgée à l'époque. Celle-ci est malheureusement décédée l'année dernière. Depuis lors, Bakary Diakité est installé au Mali avec des visites en Allemagne où réside sa famille. Il est présentement bloqué à Bamako à cause de la pandémie du coronavirus. Il dit n'avoir rien réalisé, hormis les constructions dans sa grande famille pour y loger ses frères et sœurs. Le drame est qu'il a perdu la propriété de tous les terrains à usage d'habitation qu'il avait acquis dans différents quartiers de Bamako et environs.

Comment peut-il être indifférent à cette situation ? L'enfant d'Hamdallaye dit que son départ prématuré d'Air Mali a créé une psychose, à telle enseigne qu'il n'a pas voulu faire d'investissement.  Cependant, il a une autre conception de la vie traditionnelle.

A la question de savoir si ses enfants s'occupent de lui comme il se doit dans notre société ? Sa réponse est sans équivoque : <em>"Mes trois enfants sont des majeurs. Ils n'ont pas l'obligation de m'aider. Mes pensions d'Air Mali et du laboratoire en Allemagne me suffisent largement et assurent mon indépendance. D'ailleurs, je leur ai recommandé de s'occuper plutôt de leur mère.  Sinon mon premier garçon a 58 ans, le cadet 56 ans, et le benjamin, 49 ans. Vous comprendrez alors qu'ils ont aussi leurs familles"</em>.

Le vieux Bakary Diakité donne l'impression d'une personne qui traîné les séquelles morales d'un coup dur. L'homme est très calme et le temps d'interview nous a permis de comprendre qu'il n'est pas le genre difficile. A son âge qu'est-ce qui lui a fait le plus mal dans la vie et qui continue de le hanter ? La fermeture de la compagnie Air Mali, répond-il sans ambages. Cette compagnie était un rayonnement en Afrique de l'Ouest. Elle assurait également le désenclavement à l'intérieur, la création d'emplois. Bref, Air Mali était important pour le pays. Son départ ne saurait être considéré comme de l'égoïsme vis-à-vis de la compagnie.

Comme mauvais souvenir, il retient la seule fermeture d'Air Mali, et sa satisfaction morale durant sa carrière constitue son bon souvenir.

<strong>O. Roger Tél (00223) 63 88 24 23</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Histoire contemporaine du Mali : La dynamique de construction de l’Etat nation en livre.</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/histoire-contemporaine-du-mali-la-dynamique-de-construction-de-letat-nation-en-livre-2851416.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/histoire-contemporaine-du-mali-la-dynamique-de-construction-de-letat-nation-en-livre-2851416.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="46156" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 11 Dec 2019 03:11:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le samedi 30 novembre 2019,  eu lieu la cérémonie de présentation de l’ouvrage "Histoire contemporaine du Mali", sous le parrainage du Professeur Mahamadou Famanta, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, dans un hôtel de la place.</em></strong>

Après les mots de bienvenue de M. Philip M Goldberg, représentant résident de la Friedrich Ebert Stiftung au Mali, la présentation de l’ouvrage a été faite par le Pr. Doulaye Konaté, Président de l’Association des Historiens du Mali (Ashima), coordinateur de l’ouvrage. Il a fait le point de l’ouvrage en quelques ligne, l’histoire contemporaine du Mali (celle qui partirait des luttes de résistance de ses populations contre l’intrusion et la domination coloniale, à nos jours) reste méconnue de nos compatriotes comparativement à celle des grands empires soudanais (Wagadu-Ghana, Mali Songhoi) et de certains des royaumes qui leur ont succédé jusqu’à la veille des conquêtes coloniales. Dit-il

Cet ouvrage a été réalisé par neuf auteurs qui sont, Mohamed Ag Erless, Fatoumata Coulibaly, Oumar Kamara, Amadou Keita, Doulaye Konaté, Famagan Oulé Konaté, Soumaïla Sanokon, Lansina Sidibé, et Moussa Sow. Et trois auteurs ont fait des interventions sur trois axes principaux de l’ouvrage qui sont les suivants : Permanences et rupture dans l’évolution politique et institutionnelle du pays y compris l’héritage colonial ; passage de l’économie coloniale à la reconstruction d’une économie nationale ; sport, arts et culture comme vecteurs de création d’une conscience d’appartenance nationale.

La cérémonie a été clôturée par une remise symbolique d’un exemplaire de l’ouvrage au ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique par le président de l’Association des Historiens du Mali. Cet ouvrage apportera des éclairages sur certaines interrogations et débats importants que suscite la grave crise qui secoue le pays.

<strong>Sira Diarra</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Un coin de l’histoire du Mali :  Les temps difficiles de la colonisation de Bamako par les français entre 1883 et 1893 (2ème partie)</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/un-coin-de-lhistoire-du-mali-les-temps-difficiles-de-la-colonisation-de-bamako-par-les-francais-entre-1883-et-1893-2eme-partie-2831714.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/un-coin-de-lhistoire-du-mali-les-temps-difficiles-de-la-colonisation-de-bamako-par-les-francais-entre-1883-et-1893-2eme-partie-2831714.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/11/famille-fondatrice-Bamako.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 02 Aug 2019 07:49:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Carréfour</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Birama Niaré était le chef nominal de Bamako mais il était vieux, malade et incapable. En fait, comme nous l’avons dit, c’est Titi Niaré, son frère, qui exerçait le pouvoir. Celui-ci était hostile à Ahmadou, la Sultan de Ségou, mais son hostilité n’avait d’autre but que du fait qu’il s’adonnait au dolo (la bière de mil). Titi disait volontiers en effet que s’il buvait, c’est d’abord parce que le dolo était bon, ensuite parce qu’il tenait à prouver tous les jours qu’il n’était ni musulman ni sujet d’Ahmadou car l’un et l’autre interdisait de boire du dolo.

Quant aux Maures de tempérament très actif, ils étaient plus récalcitrants. En tant que musulmans, ils éprouvaient certaine sympathie pour le Sultan de Ségou. D’autres se mirent au service de Samory. Mais leur hostilité ne dura pas et bientôt ceux qui avaient quitté Bamako demandèrent à y revenir.

‘’Le nommé Abibou, Maure de Bamako, frère aîné de Dougafaro, habitait près de Diokou depuis deux ans, il a demandé à rentrer à Bamako. D’après Titi, cet homme n’a jamais cherché à nous faire du tort et il est parti uniquement par peur à la suite de l’arrestation de ses parents : Il a été en conséquence autorisé à rentrer à Bamako où il prendra le commandement de la famille des Dougafaro, actuellement exercé par ce dernier.

Abibou a été invité à se présenter au commandant et jurer obéissance à Titi et fidélité aux français. <strong>(Journal du poste 23 mars 1885).</strong>

Et le même jour : ‘’Les Maures de Bamako au service de Fabou ont demandé à rentrer dans leurs foyers. Le capitaine, délégué du commandant supérieur, a décidé que suite à un ordre du commandant supérieur cette demande leur sera accordée sous conditions.
<ul>
 	<li>Ils devraient se soumettre à Titi au même titre que tous les habitants de Bamako ;</li>
 	<li>Ils devraient jurer sur le Coran fidélité aux français et devraient s’engager également sur le Coran à ne jamais chercher à faire du tort aux français ou à leurs alliés et au contraire ils devraient aider le commandant autant qu’il leur sera possible ;</li>
 	<li>Ils devraient payer une amende proportionnée à leur importance et à la richesse de leur famille. Partant de cette donnée : le fils de Karamoko Bilé considéré comme le plus important de la famille la plus riche a payé une amende de cinq bœufs fournissant une moyenne de 80 kg de viande.</li>
</ul>
Un tiers de cette amende ou sa valeur devait être donné à Titi qui n’élèvera aucune autre prétention sur leurs biens…Ces quelques lignes traduisent également très bien la façon dont était rendue la justice et le sens à elle donnée. Jugement simple, expéditif mais raisonné qui tendait à préserver l’autorité des premiers auxiliaires et des chefs coutumiers tout en mettant ceux-ci en garde contre les abus qu’ils pourraient commettre. Ce ne fut que plus tard que la justice s’organisa sur des bases nouvelles et qui tenaient mieux compte de notre souci de ne pas mêler justice et commandement.

C’est ainsi qu’un décret <strong>du 30 septembre 1887</strong> avait complété un arrêté <strong>du 12 octobre 1888</strong> et fixait les règles des pouvoirs disciplinaires dévolus aux commandants de cercle. Ces textes qui restèrent longtemps la base de l’organisation judiciaire ne se limitaient pas seulement à  la durée de la peine mais également aux infractions qui devaient être punies par les chefs de poste.

Tels furent les premiers moments de la vie du poste de Bamako. Ce n’est qu’en <strong>1895</strong>  sous le gouvernement du général de Trentinian que  fut organisée la circonscription administrative dits ‘’Cercle’’. Bamako devint des lors le chef-lieu d’un cercle indépendant comprenant 64 villages. Les temps difficiles étaient passés et avec le calme revenu, l’administration pouvait se consacrer à sa tâche de paix grâce à laquelle le développement de Bamako fut constant.

<strong>C’est ainsi que la personnalité de Bamako s’est affirmée par des réalisations physiques car à</strong> la période difficile a succédé <strong>en 1895</strong> une période de paix et de travail dont les étapes importantes ont été marquées par contre par ces principales dates:

<strong>1895</strong> : La vie administrative s’organise sous l’impulsion du général de Trentinien

<strong>1904</strong> : Le chemin de fer est achevé

<strong>1906</strong> : Une chambre de commerce est instituée à Bamako

<strong>1908</strong> : Le gouvernement du haut-Sénégal-Niger est transféré à Bamako

Pendant cette période, la situation de Bamako s’est affirmée de plus en plus. Les rapports mensuels et trimestriels adressés au ministre ont signalé d’une façon à peu près constante que ‘’la situation est en tous points excellente dans les cercles de Kayes, Bafoulabé, Kita et Bamako’’, cette situation résulte d’abord de l’organisation administrative donnée au territoire placé sous notre influence par le cercle de Bamako.

Egalement un arrêté en date <strong>du 28 septembre 1895</strong> a été pris et fixait la hiérarchie, le solde et les fonctions des agents civile du ‘’service des colonies’’. Il fixa le rôle des commandants de cercle : ‘’le rôle des commandants de cercle était non seulement d’assurer la défense des postes et des pays pouvant être efficacement protégé, mais encore d’étudier des contrées nouvelles disposant d’une multiple du point de vue géographique, topographique, agricole et commercial’’.

Toujours du point de vue de l’organisation administrative <strong>en 1899</strong>, le premier confortable essai de regroupement dont le but était d’imprimer plus d’unité à notre action politique, administrative et économique dans les premiers états indépendants, a fait l’objet d’un arrêté du 5 janvier. Il a groupé ces cercles en deux régions distinctes sous la dénomination de ‘’région du Niger’’ et ‘’région de l’ouest’’. La région du Niger dont le chef-lieu était Kati comprend les cercles de Bamako, Ségou et Djenné….’’

Un an plus tard, Bamako a reçu son premier commandant civil, l’administrateur adjoint KELLHE. Cette œuvre d’organisation administrative s’est réalisée grâce au calme qui régnait dans le pays. L’activité économique en ressentit les heureux effets.

Le rapport politique <strong>du mois d’avril de 1899</strong> signale que ‘’dans les cercles de Djenné, Ségou et Bamako, le mouvement commercial subit une progression croissante. Les dioulas qui vont commercer dans tout le Soudan ont trouvé une sécurité parfaite sur toutes les voies d’accès….’’

Le rapport <strong>d’octobre de 1902</strong> a accentué encore cette impression de progrès. ‘’Il convenait de remarquer que si ce mouvement progressait davantage la mission économique allait réussir elle-aussi.

Le rapport <strong>d‘octobre de 1902</strong> a accentué cette impression de progrès. Il convenait de remarquer que si ce mouvement était dû à ce que les récoltes avaient été moins bonnes dans certaines provinces, il provenait aussi du développement normal de Bamako centre vers lequel les indigènes toujours plus nombreux se dirigeaient de jour en jour….’’

Les rentrées d’impôts s’opèrent sans à-coups. Quand à Bamako, où au début de l’année, les perceptions éprouvaient quelques difficultés, je suis heureux de constater qu’un mieux très sensible se produisait à l’époque. Si dans chaque rapport je me permets d’insister sur les résultats de la situation financière, c’est qu’ils prouvaient l’excellence de la situation politique…

Chaque année apportait de nouvelles preuves du développement de Bamako grâce à l’énergique impulsion des administrateurs dont en particulier M. Bonnassié. La bonne entente règnait entre l’administration et les colons et cette heureuse circonstance a été utilement mise à profit pour faire de Bamako une ville importante.

<strong>En juin 1904</strong>, M. Bonnassié adressa une circulaire aux Européens dans laquelle il les engageait à lui donner tout leur concours pour assurer la salubrité et l’assainissement de la ville. Son appel a été entendu : ‘’un comble tous les trous, et les vieux puits inutiles qui sont à l’intérieur même des concessions, des fossés d’écoulement avaient été aménagés pour éviter dans les rues les mares qui peuvent devenir rapidement des champs d’éclosion des insectes, mouches et moustiques. Il y a là une heureuse initiative et beaucoup d’activités à déployer…

<strong>Mais l’année  1904</strong> a été marquée par un évènement des plus importants du fait que le chemin de fer aboutissait à Bamako. Et cet évènement provoquait des répercussions heureuses non seulement sur l’activité commerciale mais sur la situation politique. Les indigènes se rendirent alors compte que ceux qu’ils veulent vraiment ils peuvent l’obtenir toujours quel que soit le temps consacré pour l’avoir. L’importance de cet évènement a été telle que le rapport général sur la politique du cercle du 31 décembre a débuté par un long paragraphe entièrement consacré au chemin de fer.

<strong>L’année 1904</strong> s’est achevée à Bamako par un évènement de la plus haute importance dont l’heureuse issue était attendue depuis de longues années. Grâce aux efforts et à l’énergique persévérance des officiers et des hommes de troupe du Génie, le chemin de fer de Kayes au Niger qui entrait dans le cercle, en passant par le Baoulé, à la fin du mois <strong>de janvier 1904</strong>, a desservi Koulikoro dont la gare a été ouverte le 1<sup>er</sup> décembre 1904.

<strong>Source : Les archives de la colonisation</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Un coin de l’histoire du Mali :  Les temps difficiles de la colonisation de Bamako par les français entre 1883 et 1893 (1ere partie)</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/un-coin-de-lhistoire-du-mali-les-temps-difficiles-de-la-colonisation-de-bamako-par-les-francais-entre-1883-et-1893-1ere-partie-2829223.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/un-coin-de-lhistoire-du-mali-les-temps-difficiles-de-la-colonisation-de-bamako-par-les-francais-entre-1883-et-1893-1ere-partie-2829223.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/11/soldats-de-Samory.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 19 Jul 2019 01:11:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Carréfour</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le 1er février 1883</strong>, l’objectif assigné dans les instructions du Vice-Amiral Cloue était atteint : nous étions installés à Bamako malgré que notre domaine se réduisait alors à un fortin d’où les hommes ne pouvaient sortir qu’au péril de leur vie. Sur le plan politique local, la situation à l’intérieur du village indigène Bamba kô était également très confuse. L’autorité du chef Bambara était contrebalancée par l’influence des maures installés là depuis de longues années et beaucoup plus entreprenants et riches que les vrais chefs du pays.

A l’extérieur, il y avait deux de nos rivaux dangereux : Samory et Ahmadou sultan de Ségou que nos succès n’avaient pas ébranlés. A peine arriver au fleuve Niger nous avons commencé à être édifier. Aux abords de Oyowayanko, qui constitue pendant longtemps la limite administrative ouest de la commune-mixte, une troupe évaluée à près de 3 000 hommes dirigée par Fabou, le frère de Samory, s’était installée et menaçait de couper les lignes de communication du poste par ses tentatives de soulèvement de l’important groupement des Béléris.

De son côté, Amadou, le Sultan de Ségou, nous menaçait par l’intermédiaire de Mountaga, commandant les Toucouleurs de Nioro. Borgnis-Desbordes a jugé qu’il était préférable de prévenir une attaque coordonnée de nos deux ennemis.

Lançant une colonne sous ordres du Capitaine Piétri contre les éléments de l’armée de Fabou, détachés pour nous isoler de Kita,Borgnis-Desbordes attaqua lui-même de front les sofas de Samory massés sur  les rives du Oyowayanko. C’était le 2 avril 1883. La chaleur en cette saison est épuisante (40°) et la petite colonne harassée ne put abattre l’adversaire et elle a dut renoncer à la lutte.

Malgré cet échec, Fabou avait été fortement impressionné par le courage et l’ardeur des français et avait aussitôt entrepris de renforcer la défense de son camp. Dix jours plus tard, Borgnis-Desbordes était résolu à nouveau de forcer la victoire. Mais au lieu de s’engager dans une lutte de front contre un ennemi fortement palissade, il le contourna en traversant la rivière Oyowayanko au pied des collines. Fabou, surpris, n’a pu enrayer la panique qui gagna ses troupes. Cette manœuvre hardie avait dégagé Bamako dès lors.

Le succès du Lieutenant-Colonel Borgnis-Desbordes avait du même coup par cette victoire anéanti le village indigène de Bamako dirigé par Titi Niaré,ont assisté à ce succès également les commerçants Maures. La tâche de Borgnis-Desbordes s’achevait donc. Il quitta Bamako <strong>le 27 avril 1883</strong>. Auparavant il avait remis le commandement du fort au Capitaine Orisot qui a assuré l’intérim jusqu’à l’arrivée du titulaire désigné c’est-à-dire: le Capitaine Ruault de l’artillerie de Marine. La campagne militaire n’était cependant pas terminée, mais il fallait quand même organiser le poste et gagner la confiance des habitants, en un mot assurer la paix.Cette tâche fut réalisée malgré les incessants dangers menaçant de toutes parts l’influence française naissante. Rien n’illustre mieux cette période que la lecture du journal du poste de Bamako. Toutes les préoccupations du commandement y sont fidèlement reportées dans le détail de la tâche journalière. Rien n’est plus émouvant que ces feuilles jaunies par le temps où chaque ligne est le vivant témoignage de l’épopée de quelques français.

<strong>Alors que le 6 août 1884</strong> : La première canonnière a été mise à flot sur le Niger. Elle a été utilisée dans les missions de surveillance sur le fleuve. Ce fait banal avait une importance considérable puisque cette canonnière nous permettait de surveiller tous les mouvements sur la rive droite du fleuve. Ahmadou ne s’y était pas trompé puisque très au courant de la construction de cette canonnière il avait préféré ne jamais en parler.

<strong>Dès 1884</strong>, une école s’ouvrait au poste : ‘’Modestement, en dehors des heures de service, un sous-officier ou un officier passait toujours de longs moments à jouer le rôle de l’instituteur’’ et cela en vu d’avoir des serviteurs locaux immédiatement.

<strong> </strong><strong>Le ‘’5 septembre 1885</strong> : fut la date d’arrivée d’un nommé FodiéHaïdara, enyé par KamanOulé, chef de Dialabala, village situé dans les environs de Tabou. Samoty, dit-il, se raproche de nous. Son intention au dire des guerriers qui sont venus rôder aux environs de Siby, était de venir attaquer Bamako’’.

<strong>Le 14 septembre</strong> <strong>1885</strong>: Retour de Fente Nalaba. Cet émissaire des français est allé, dit-il, à Faraba et a vu Fabou, pour lui communiquer les nouvelles suivantes, ‘’les français ne désirent pas la guerre avec Samory, que celui-ci abandonne la rive gauche du Niger et ils vivront en paix avec lui. Si Samory veut la paix, il doit envoyer une députation au commandant de Bamako par contre s’il veut la guerre, les français sont prêts à cela. ‘’Fabou aurait répondu qu’il n’attendait que la fin de l’hivernage pour aller assiéger le fort de Bamako. Le commandant a mis le frère de Tiékoura en liberté, après lui avoir fait promettre que Tiékoura et lui s’emploieront à le renseigner sur les mouvements de Samory et de Fabou et engageront les villages Bambaras de la rive droite, qui veulent échapper au joug de Samory, à émigrer vers Bamako après la récolté’’.

<strong>C’est ainsi qu’en 1885,</strong> nous étions à Bamako à l’avant-garde de notre village conquis c’est-à-dire Bamako. Les pays qui entourent le poste sont certes placés dans notre zone d’influence mais la faiblesse des effectifs ne permettait pas d’entretenir par tout et d’une façon permanente notre autorité. Nous ne pouvions que vivre les mouvements de nos voisins, envoyer de temps à autre une colonne chargée de la surveillance et de la sécurité d’une région ou d’un lieu particulièrement menacé. Aussi nous nous sommes contentés de ne donner ici que les principales étapes de notre progression.

<strong>Entre 1886-1887</strong> de Nyaminaà Siguiri toutes les agglomérations ont été occupées. Ces postes constituaient des points solides. Par les traités de Kéniéba-Koura et de Bissandougou, notre autorité s’est affirmée sur la rive droite du Niger.

<strong>La menace sur la zone Bamalen 1887</strong> était réelle.Une convention a étésignée avec Aguibou par laquelle ses Etats devraient être placés sous notre protectorat.

<strong>En 1888</strong> nous avons obtenu un protectorat sur les Etats de Tiéba que Samoryavoulu vainement s’attaché à cette agglomération de Sikasso.

<strong>En 1888-1889</strong> : Une première compagnie d’Archinard a affirmé définitivement notre autorité sur les pays situés entre Kayes et Bamako entraînant du coup la rupture avec Ahmadou, le Sultan de Ségou.

<strong>Entre 1889-1890</strong> : la deuxième campagne d’Archinard a été marquée par la prise de Ségou le <strong>5 avril 1890,</strong> de Ouosébougoule <strong>25 avril 1890</strong> et Nioro le <strong>1 janvier 1891.</strong>

<strong>Entre 1891-1893</strong> : la troisième campagne s’est terminée par la fuite d’Ahmadou à Sokoto. En même temps, Samory était largement repoussé au sud : Kankan était occupée. Samory ne fut pris qu’en <strong>1898par le capitaine Gouraud.</strong> Ces trois campagnes d’Archinard, l’ancien compagnon de Borgnis-Desbordes et constructeur du fort de Bamako terminaient la conquête du Soudan.

Telles sont, rapidement esquissées, les principales phases de la pacification. Ces pré-occupations militaires n’empêchaient pas que déjà à Bamako on pensait à la paix.

L’activité économique ne s’est pas ralentie et les dioulas (commerçants) comptaient sur notre protection. Cheveux, bœufs, ânes, sel, colas, moutons, constituaient les principales marchandises du commerce. Le cheval se vendait à 1 500 francs, le bœuf dix fois moins, la barre de sel 65 francs et la noix de colas 0,10 francs en <strong>avril 1886</strong>.

<strong>Dans le rapport du 20 février 1887</strong>, le commandant du poste écrivait :’’Au point de vue commercial, on peut constater le passage à Bamako d’un assez grand nombre de dioulas venant du nord et allant dans le Ouassoulou pour échanger chevaux et sel contre captifs’’.L’impôt qui était d’abord payé en nature se percevait assez facilement.

<strong>Ce fut en 1888</strong> que des instructions ministérielles autorisèrent la perception d’une côte personnelle.Ainsi la vie s’organisait, malgré les menaces de Samory et d’Ahmadou. Combien de patience fallut-il à ces premiers français pour lutter contre l’insolence de nos administrées ? La population s’occupait peu du lendemain sachant que l’argent obtenu grâce aux corvées qui lui étaient imposées étaient satisfaits par leurs besoins quotidiens.

L’organisation territoriale n’était pas elle non plus négligée. On note ainsi dans le journal du fort à la date <strong>du 22 mars 1885</strong> un compte rendu d’une affaire qui précise la règle générale à observer dans l’installation de nouveaux villages ou l’établissement de nouveaux habitants dans un village déjà existant. Les habitants de la rive droite qui sont venus s’établir à Salla seront sous les ordres de chef de ce village. Les habitants de Baguineda qui sous les ordres de Mori-Bâ sont venus former un village entre Dougouballa et Salla dépendaient de Titi, chef des Etats de Bamako.

Cette règle était applicable en général à tous les habitants qui s’établissaient dans un village déjà formé ou qui fondait un nouveau village. Cette règle a témoigné de notre volonté de préserver notre influence en donnant aux chefs coutumiers une autorité incontestable. Ce sont ces chefs qui furent partout d’ailleurs nos premiers auxiliaires dont les archives et récit de l’époque nous donnent quelques traits saisissants

<strong>(à suivre)</strong>.

<strong>Source : Les archives de la colonisation</strong>

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Que sont&#45;ils devenus ? Capitaine Soungalo Samaké : de l&amp;apos;apogée à la chute, le règne d&amp;apos;un redoutable commando parachutiste</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/que-sont-ils-devenus-capitaine-soungalo-samake-de-lapogee-a-la-chute-le-regne-dun-redoutable-commando-parachutiste-2770981.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/que-sont-ils-devenus-capitaine-soungalo-samake-de-lapogee-a-la-chute-le-regne-dun-redoutable-commando-parachutiste-2770981.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/08/SOUNGALO-1.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 04 Aug 2018 02:01:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Soungalo Samaké a été pendant longtemps un élément influent et déterminant du Comité militaire de libération nationale (Cmln) pour sa bravoure doublée d'une promptitude à toute épreuve à exécuter les missions secrètes du régime. Formé à Dakar et devenu commando parachutiste redoutable, il rejoindra l'armée malienne après l'indépendance. Artisan du coup d'Etat militaire de novembre 1968 contre le régime de Modibo Keïta, premier président du Mali, Soungalo dirigera par la suite le Régiment des Commandos Parachutistes (RCP) de Djicoroni Para jusqu'à son arrestation en février 1978. Accusé de complot contre la sureté nationale, il sera jugé et déporté à Taoudénit où il purgera une peine de dix ans de travaux forcés. Après sa libération en 1988, il s'installa dans son village natal, Dioïla, à 160 km de Bamako et consacre désormais sa vie à l'élevage au milieu de ses enfants et petits enfants.  Le capitaine Soungalo Samaké n'a rien perdu de ses convictions et reste attaché au RCP. Ce qui l'a poussé d'ailleurs à monter à Kati, en 2012, pour dire au capitaine Amadou Haya Sanogo de sursoir à la suppression de la Compagnie para. Nous avons rencontré l'ex commandant d'unité du RCP dans son fief à Dioïla où il savoure une retraite bien méritée. Qu'est-ce qui explique sa témérité d'antan ? Regrette-t-il d'avoir contribué pleinement à l'arrestation de l'ex président feu Modibo Keïta ? Quelles sont ses relations avec le général Moussa Traoré qui a été à l'origine de sa disgrâce ? Quel regard sur l'armée malienne ?  Le commando parachutiste, héros du jour de votre rubrique préférée " Que sont-ils devenus ? ", n'use point de détours pour répondre à toutes ces questions. </em></strong>

Arrivés à Dioïla à 09h 07mn, nous fûmes accueillis puis confortablement installés dans le salon par Mariam Diarra, la première épouse du capitaine Soungalo Samaké. Oui, celle qui préparait les repas de l'ex président Modibo Keïta quand celui-ci était en détention au camp para de Djicoroni. Quelques minutes après, le capitaine vint nous souhaiter la bienvenue avec tous les honneurs. Premier constat qui tape à l'œil : ce n'est plus le commando parachutiste qui défrayait la chronique au temps du Cmln, n'hésitant pas à bondir sur n'importe qui pour le neutraliser. Les dix ans de travaux forcés au bagne de Taoudénit et l'âge ont eu raison de sa vivacité et de son dynamisme. Néanmoins, malgré ses 84 ans, Soungalo demeure solide avec une vision impeccable et une mémoire fine, pour narrer toute sa vie au détail près.

[caption id="attachment_2770940" align="alignleft" width="380"]<img class="size-full wp-image-2770940" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/08/SOUNGALO.jpg" alt="Capitaine Soungalo Samaké : de l'apogée à la chute" width="380" height="507" /> Soungala Samake[/caption]

<strong>Ami pour la vie d'ATT</strong>

A peine le capitaine eut fini de nous tendre sa main que nous lui signifiâmes notre étonnement de voir le poster géant de la photo de l'ancien président Amadou Toumani Touré. Notre interlocuteur répond sans équivoque qu'ATT est plus que son frère pour avoir été son adjoint et son remplaçant comme commandant d'unité au camp para. Cette relation de notion hiérarchique a créé une confiance mutuelle entre les deux officiers. Mieux, poursuit-il, quand sa maman est décédée pendant que lui Soungalo était en détention, ATT s'est occupé de toutes les funérailles. Des faits inoubliables. Aujourd'hui encore, ils se téléphonent régulièrement.

Nous étions jeunes au temps du Cmln, mais notre entourage parlait quotidiennement des dignitaires du régime de l'époque, mais plus précisément d'un homme, le capitaine Soungalo Samaké, qu'on surnommait <strong>"Camp para Soungalo"</strong>. Il était redoutable  et ne reculait devant rien. Lors des événements du 28 février 1978 (date de l'arrestation de la Bande des trois &amp; consorts du Cmln), pour l'arrêter il a fallu qu'on lui tende un piège indétectable et imparable. Lui-même, dans son livre <strong>"Ma vie de soldat",</strong> révèle qu'il a été pris bêtement. Comment ? Nous en parlerons plus bas.

[caption id="attachment_2770942" align="aligncenter" width="720"]<img class="size-full wp-image-2770942" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/08/SOUNGALO-2.jpg" alt="Capitaine Soungalo Samaké : de l'apogée à la chute" width="720" height="464" /> Soungalo Samaké, Tiécoro Bagayoko et Kissima Doukara de leur procès (G-D)[/caption]

L'adolescence de Soungalo a été marquée par des déboires et de mauvais traitements, de la part des maîtres d'école et de son frère. Après un échec au Certificat d'Etudes Primaires en 1949, il n'était plus prêt à retourner à l'école, pour éviter l'enfer de ses formateurs. Il s'en va chez son  grand frère à Markala, où il décrochera un petit boulot auprès de l'Administration coloniale. Confronté à une jalousie maladive de son tuteur, le jeune Soungalo rejoint Niono en 1953. Après quelques mois comme magasinier à la quatrième unité de culture de l'Office du Niger, Soungalo décide de s'engager comme volontaire dans l'armée. Cela s'est passé à un moment où les jeunes fuyaient la tenue, à cause des guerres en Indochine et en Algérie. Et c'est à sa juste valeur que l'administrateur coloniale a apprécié le courage du jeune Samaké. Mais, il n'a pas l'âge requis pour intégrer l'armée. Il a tellement insisté qu'on finira par l'admettre un jour du 12 janvier 1953.

Après la formation militaire à Ségou, Soungalo assoira son niveau entre le Sénégal, le Maroc et l'Algérie. A l'indépendance du Mali en 1960, il rentre au bercail pour former l'armée malienne.

Contre toute attente, sur le lot de militaires rapatriés, la hiérarchie ne choisit que trois et les autres sont renvoyés au champ. Après une année de vie civile, Soungalo est rappelé à l'activité pour être nommé au Congo comme attaché militaire. Il décline l'offre, puis une deuxième fois quand le même poste lui fut proposé pour la Guinée. Exacerbé par les agissements de son subalterne, le commandant Tiémoko Konaté lui demande ce qu'il veut réellement dans sa vie. Et Soungalo de répondre qu'il est un commando parachutiste, prêt à servir à la Compagnie para. C'est ainsi qu'on l'affecta dans cette unité dirigée à l'époque par le lieutenant Amara Danfaga. Mais ses relations avec son commandant d'unité se détériorent. Conséquence : l'affectation de Soungalo au champ de Samanko. Même là, ses qualités de commando rompu à la tâche finiront par convaincre Danfaga à le nommer adjoint de la compagnie. Dommage qu'au cours d'un saut de meeting sur Nioro en 1963, l'hélice de l'avion lui arracha une partie de sa tête. A présent, ses cicatrices sont visibles, et il ne s'est pas gêné de nous autoriser à toucher la partie endommagée il y a  de cela 55 ans. Après une première intervention au Mali, les autorités décident de l'évacuer sur la France, à l'hôpital de Passy de Paris où tout a été mis en œuvre afin qu'il soit sauvé et demeuré le vrai soldat tel qu'on l'a connu. Effectivement, tout s'est bien passé et Soungalo retourna au Mali pour reprendre service.

<strong>Le préposé aux missions secrètes</strong>

Puisque les soldats qui avaient servi sous le drapeau français pendant plus de huit ans ne devaient pas bénéficier de pension à leur retraite, pour éviter de les jeter dans la rue, le gouvernement crée une unité de production dans la région de Sikasso, pour caser ces malheureux militaires. Soungalo Samaké qui devait faire partie du lot a trouvé des arguments valables pour convaincre Amara Danfaga. Mais en réalité, avec les Moussa Traoré, Tiécoro Bagayoko, Kissima Dougara et autres, ils avaient mûri l'idée de fomenter un coup d'Etat contre le régime du président Modibo Keïta. Danfaga, qui avait des relations à travers sa femme avec Modibo, ne pouvait être informé du projet, surtout qu'il a condamné avec la dernière rigueur la chute de Kwame Nkrumah au Ghana.

Les jeunes officiers profitèrent de son voyage sur la France pour les festivités du 14 juillet pour se concerter et peaufiner un plan d'exécution. Ils trouveront comme  alibi la crise économique à laquelle était confronté le pays,  les mauvaises conditions de vie et de travail des militaires et les excès de la milice,  pour s'emparer du pouvoir.

Le Cmln promet plus de liberté et des élections démocratiques pour ensuite rentrer dans les casernes. Mais ses membres ne s'entendront pas sur la gestion du pouvoir et le premier clash viendra du clan du capitaine Diby Silas Diarra.

D'après Soungalo, Diby était un militaire très bien formé, valeureux, qui avait de la peine à digérer que Moussa Traoré le commande. Sous la forme d'une tentative de coup d'Etat, en complicité avec d'autres jeunes officiers, il manifesta sa désapprobation vis-à-vis du Cmln. Leur arrestation confiée au régiment des commandos parachutistes fut le véritable baptême de feu de Soungalo. Cet incident entre les novices dans la gestion administrative du pays n'était que le début d'une révolution de palais et de règlements de compte. L'adjudant Soungalo Samaké, de par sa formation, son audace et sa bravoure est utilisé pour exécuter les missions secrètes du Cmln qui faisait face à une fronde non seulement au sein de l'armée, mais aussi dans le milieu intellectuel. De nombreuses tentatives de coup d'Etat seront déjouées, des intellectuels comme Victor Sy, Héla Diallo, Sidiki Diarra, Germaine Diarra, Bakary Konimba Traoré, Cyr Mathieu, sont arrêtés et torturés au camp para de Djicoroni, sous la houlette du puissant Soungalo.

Promu au grade de capitaine en 1974 et nommé commandant de la garde présidentielle, Soungalo a le plein pouvoir pour forcer l'amour du Cmln. Homme de confiance du président Moussa Traoré et ami personnel de Tiecoro Bagayoko, même quand l'ancien président Modibo Kéïta a quitté Kidal où il était détenu, c'est Soungalo qui l'a accueilli au camp para.

<strong>La chute !</strong>

A la question de savoir si réellement il a ressenti, à un moment donné, des regrets pour avoir participé à l'arrestation de Modibo Kéïta, le capitaine Soungalo soutient qu'un vrai militaire ne regrette jamais son acte. En tant qu'humain, il peut avoir éprouvé un sentiment pour l'ex président, mais pas de regret. Malheureusement, au sommet de son art, Soungalo  chuta en février 1978. Accusé de complot contre la sureté nationale, il est arrêté avec beaucoup d'officiers dont son ami Tiécoro Bagayoko, et Kissima Doukara, Charles Samba Sissoko, Karim Dembélé et autres. Jusque-là, il clame son innocence et dit qu'il n'a jamais eu l'intention de tenter quoi que ce soit contre le président Moussa Traoré. Si c'était le cas, l'action n'aurait jamais échoué, parce que ce sont ses hommes qui assuraient la garde de Moussa.

Dans cette affaire, lui-même reconnait qu'il y avait une atmosphère de confusion au sein du Cmln, surtout entre Tiécoro, Kissima et Moussa. Vu la position de Soungalo, en sa qualité de commandant d'unité du Rcp, et ami personnel de Tiécoro, Moussa est parvenu à la conclusion que le danger rôderait même au cas où Tiécoro serait neutralisé. Il fallait donc se débarrasser du capitaine aussi. Pourtant, Soungalo a été informé de son arrestation imminente par un charlatan et son seul salut résidait dans la torture d'un crapaud. Mais très sûr de lui-même, il refuse de faire du tort à un animal innocent et pire, il ne prend aucune autre disposition. Alors, comment est-il tombé si facilement, alors qu'il avait rétorqué à <strong><em>"l'homme de Dieu " </em></strong>que  quiconque tenterait de l'arrêter, prendrait une balle dans la tête le premier?

A cette question, le capitaine Soungalo demande si le poisson peut s'échapper des petites mailles d'un filet fin ? Quarante ans après, il revient sur la technique employée par ses bourreaux pour le mettre aux arrêts.

<em>"Le jour de mon arrestation, c'est le président Moussa Traoré en personne qui m'a demandé de le rejoindre à son bureau. Entre lui et moi, il régnait une confiance mutuelle absolue. J'étais son homme de main. Donc, je ne pouvais pas du tout douter de Moussa. Arrivé au Comité, j'ai laissé toutes mes armes dans le véhicule, parce que convaincu que rien ne pouvait m'arriver là. Déduction fatale ! Une fois dans son bureau et en pleine causerie, Filifing vient me demander d'aller patienter dans le bureau de Youssouf Traoré, le temps que le président reçoive un ambassadeur. Youssouf m'accueille et me montre un fauteuil en face de lui. Je m'assieds, dos à la porte. Quelques instants après, mon hôte se lève et me dit qu'il va voir si Moussa a fini son audience avec l'ambassadeur. En sortant, il me tend un journal à lire ; certainement une façon de me distraire. Deux à cinq minutes seulement après, une corde est subitement nouée autour de moi, suivi de tirs. Du coup, je me retrouve par terre, attaché à la chaise. Le temps que je réalise ce qui m'arrive, des soldats se sont jetés sur moi pour m'attacher".</em>

Ce piège sonne la fin du règne du capitaine Soungalo Samaké, et ce jour, il se rappelle avoir dit que <strong><em>"l'homme propose, Dieu dispose"</em></strong>. La suite est connue : Soungalo et tous les autres seront jugés et envoyés au bagne de Taoudénit où ils retrouveront certains de ceux qu'ils avaient envoyé dans cette prison dix ans plus tôt, à l'image de Samba Sangaré qui bouclait ses 10 ans de travaux forcés. D'ailleurs, Soungalo écopa de dix ans de travaux forcés.

Officier dur à cuire, il supporta tous les sévices et recouvra la liberté le 12 août 1988. L'émotion nous a envahis quand il a parlé de son retour dans sa famille où sa femme Mariam Diarra, dépassée par l'émotion et la joie, n'a pu rien faire que de montrer aux enfants leur père.

Après dix ans de souffrance, c'est une autre phase de la vie qui commence pour le capitaine Soungalo. Puisque les Charles Samba Sissoko libérés avant lui, ont attaqué devant la Cour suprême le décret qui a cassé leurs grades, ont eu gain de cause, donc ils ont tous été remis dans leurs droits, c'est-à-dire leur grade, la pension et autres avantages. L'ancien commandant de compagnie du Rcp s'installa dans son village natal, Dioïla. Il mène actuellement une vie paisible avec ses enfants et petits-enfants. Ses préoccupations en dehors des heures de prières à la mosquée, demeurent l'élevage et le champ. Chaque matin, une fois qu'il termine l'alimentation de ses animaux, il s'engouffre seul dans sa Mercedes, direction le champ où il joue le rôle de coordinateur pour cadrer ses enfants et petits-enfants.

Quelles sont ses relations avec Moussa Traoré ? Rien de particulier, répond-il, et depuis qu'il a été arrêté jusqu'à ce jour, ils ne se sont pas vu, ni téléphoné. Paradoxalement, Soungalo dit qu'il pardonne à Moussa Traoré et à tous ceux qui lui ont causé du tort dans cette affaire. Il lie les choses au destin. Ce qui est sûr et indéniable, c'est que Moussa s'est trompé en l'arrêtant. Lui Soungalo demeure un vrai bambara qui ne trahit jamais.

Partage-t-il le même avis que Moussa Traoré sur l'armée malienne à l'état actuel des choses ? A titre de rappel, l'ancien président a donné une interview à nos confrères de TV5 et il s'est prononcé sur divers sujets dont la déliquescence de l'armée malienne après son départ. Il estime que l'armée malienne d'aujourd'hui n'est pas celle qu'il a laissée en 1991 et que la présence des forces étrangères sur notre territoire est une grosse honte pour le Mali. Sans pour autant avoir le même avis que l'ex président, le capitaine Soungalo dit que pour parler de deux choses, il faut avoir une certaine connaissance d'elles. Autrement dit, il connait l'armée quand le Mali était indépendant, mais pas aujourd'hui au moment où le pays est sous tutelle.

Nous n'avons pas pu quitter le capitaine sans lui poser la question sur sa témérité. Comment s'est-il forgé une notoriété au sein du Cmln et de la population ?  Pourquoi avait-il une audace face aux missions secrètes, mais souvent difficiles ?  Soungalo répond : <em>"On ne meurt qu'une seule fois dans la vie. Je ne peux pas faire la guerre en Algérie, en Indochine et avoir peur de qui que ce soit. Le 19 novembre 1968, si j'avais eu peur ou si j'étais complexé, le coup d'Etat aurait échoué parce que vous savez bien le rôle que j'ai joué"</em>.

Avec le recul et malgré ses 84 ans, l'intrépide capitaine Soungalo Samaké reste attaché au régiment des commandos parachutistes. Et quand le capitaine Amadou Haya Sanogo avait décidé de supprimer le Rcp, il s'est déplacé jusqu'à Kati pour lui dire de ne même tenter cette mauvaise aventure, au risque de décrédibiliser l'armée malienne.

<strong>O. Roger Sissoko</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Histoire :  Ségou ou Sido&#45;Diarra</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/histoire-segou-ou-sido-diarra-2754037.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/histoire-segou-ou-sido-diarra-2754037.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/04/Segou-.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 30 Apr 2018 09:35:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Population: 1 932 350 habitants avec 118 communes dont 115 rurales  et 3 urbaines. Quatrième région administrative du Mali. On entend dire: «<em>Ségou yé naani yé ani marka dougou konnonton</em>» (Ségou, c’est quatre (04) villages bamanan (Sékoro, Sébougou, Sékoura ,Sido) et neuf (09) villages soninké (Niamina, Sinzani ou Sansanding, Foni, Boussin, Togu, Founoukoni, Markadougouba ou Dougouba, Councoun et Tatrina.</strong>

Du point de vue histoire, le royaume de Ségou fut un royaume célèbre en Afrique de l’Ouest. La ville de Ségou symbolise tout ce que compte la cosmogonie bamanan. Elle est la ville des mystères, du langage symbolique, d’intrigues politiques rappelant Byzance et Florence des Médicis, Ségou est une ville crainte et admirée à la fois par toute l’Afrique de l’Ouest, sous le nom de la cité des Balazans, <strong>ville aux 4445 balazans.</strong> L’acacia albida ou balazan est un vrai symbole dans le pouvoir bamanan. Cet arbre, pendant la saison des pluies, renonce à tout ; perdant ses feuilles, il hiberne pour laisser les autres plantes jouir de l’abondance des pluies.

Aux moments de la saison sèche, il reverdit pour nourrir de ses feuilles et fruits les animaux domestiques en quête d’hypothétique pitance dans une brousse desséchée. Aussi, le balazan symbolise- t-il le chef prévoyant et généreux chez les Bamanans et entoure tous les chefs- lieux de leur royaume.

<em>Les 4445 balazans</em> ont un sens chez les Bamanans et signifient ceci<em>: les 4000</em> balazans représentent l’armée populaire. Ségou fut un royaume dont les bases proviennent de tons ou associations de jeunes répartis en clans d’âge autour de Mamari Biton Coulibaly. Ces jeunes associés ou Ton-Den avaient les mêmes droits et devoirs dans la cité et étaient enrôlés dans l’armée pendant les guerres.

<em>Les 400 balazans</em> représentent les soldats de métier ou sofas ou tondions qui encadraient l’armée populaire pendant la guerre. Les quarante (40) balazans symbolisent l’administration du royaume qui comprenait 39 provinces et un Etat allié, le royaume de Saro. Ce qui fait quarante (40) cités administrativement.

<em>Les quatre (04) balazans</em> symbolisent la cour, la famille royale, les griots du Roi et sa garde  personnelle répartie entre grands vestibules qui se suivaient.

<em>Les 4445 balazans</em> représentent le Conseil secret du roi, conseil dont la composition variait d’une réunion à une autre, selon le bon vouloir du roi, personne ne pouvant être certain d’y participer. C’est pourquoi dans notre pays ce dernier balazan est appelé balazan bossu et passe pour symboliser les trahisons qui ont échelonné l’histoire de Ségou.

En effet, c’est dans ce conseil secret que tout se nouait ou se défaisait. Et c’est pour cela que les Maliens pensent que tout Ségouvien a une tendance prononcée à la trahison. Ils ont tort et ne savent pas ou oublient comme le chantent les griots qu’un étranger ne voit et ne subit jamais les méfaits du balazan bossu qui ne s’intéresse qu’exclusivement aux autochtones de Ségou. Les Ségouviens ne trahissent pas l’étranger  mais plutôt se neutralisent pour l’étranger, suite à la malédiction du roi martyr Torokoro-Mari Diarra, en 1857.

Ce dernier, lors du passage dans le royaume, en 1855, du marabout El Hadji Omar Tall, revenant de la Mecque, se convertit secrètement à l’islam. Coiffé d’une perruque tressée portant les insignes royaux, il cachait sa foi, priant secrètement dans la nuit. Sa jeune femme le dénonça à ses frères et cousins princiers Diarra. Ceux-ci l’étranglèrent et jetèrent son corps nu dans le fleuve Niger où les Somonos Djiré le retirèrent pour l’enterrer dans un endroit  tenu secret.

Avant de mourir, Tokoro-Mari maudit ses frères de Ségou en ces termes. «<strong>Que Dieu fasse qu’à Ségou, le secret le plus lourd ne le reste plus de trois (03) jours ! Que Ségou se trahisse tout le temps pour l’étranger ! Que pour ce dernier, Ségou arrache le pouvoir des mains de ses propres enfants</strong>» ! Trois (03) années après, les troupes d’El Hadji Omar pénétrèrent à Ségou, où elles renversèrent la dynastie des Diarra N’golossi (descendant de N’golo).

<strong>Source</strong>: <strong>«<em>Les chants du Kandjo</em>»</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Classé patrimoine national, le «Bèlèdugu»  commémore le  103e  anniversaire de la bataille du Kwodialanda</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/classe-patrimoine-national-beledugu-commemore-103e-anniversaire-de-bataille-kwodialanda-2740345.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/classe-patrimoine-national-beledugu-commemore-103e-anniversaire-de-bataille-kwodialanda-2740345.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/02/beledugu.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 22 Feb 2018 09:20:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Soleil Hebdo</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le site historique de la bataille de Kwodialanda en 1915 a été classé patrimoine national par les autorités du Mali. Situé dans la commune de Nonsombougou dans le cercle de Kolokani, région de Koulikoro, cette localité a non seulement donné le ton pour la résistance du Bélédougou face à l’homme blanc, mais aussi a été le champ des combats rudes entre les Bambara et les envahisseurs. Cette décision des plus hautes autorités du pays sera célébrée avec éclat lors du 103<sup>e</sup> anniversaire de la bataille de Kwodialanda qui a duré 18 ans (1915-1933). </em></strong>

Selon Révérend Tadhé Diarra, président de la commission pour le règlement du litige foncier de Kodjalanda, c’est entre 2007 et 2009 que les autorités administratives du cercle de Kolokani (préfet et sous-préfet de Nonsombougou) ont procédé, sur le site historique du Kwodialanda, à une attribution illégale de parcelles de 102 ha et de 80 ha respectivement à Cheickné Wélé Diallo et à Boubacar Haïdara, tous domiciliés à Bamako.

C’est ainsi que le chef de village de Nonkon a convoqué une assemblée générale du «Bèlèdugu» tenue à Nonkon le 5 décembre 2009. Elle (l’assemblée générale) a mis en place une Commission dénommée Commission de règlement du litige foncier de Kwòdialanda. (CRLFK).

L’objectif visé était et est toujours de perpétuer la mémoire des vaillants fils bamanans, peuhls, kakôlôs et markas du Bèlèdougou et du Messékèlè, qui sont tombés sur le champ d’honneur au Kwodialanda. Sa mission était de chercher à restaurer le site historique du Bélédougou en ces termes : «An ka Kwòdialanda  nyini. An k’a woloya nyini, k’a hòròyan nyini.» <strong> </strong>Cette lutte a porté ses fruits car le site historique de la bataille de  «Kwòdialanda» a été, par décret n°2018 -0042/P- RM du 16 janvier 2018, classé dans le patrimoine culturel national.

Selon M. Diarra, cette décision est le résultat de l’effort et de l’engagement d’hommes et de femmes soucieux de la préservation de l’héritage culturel de notre pays et particulièrement de la région du «Bèlèdugu». Pour lui, Bèlèdugu veut l’unité et la cohésion de tous ses enfants dans la mise en valeur du site de Kwòdialanda.

&nbsp;

Il a ensuite adressé les reconnaissances de tout Bèlèdougou (Bamanans, Kakôlôs, Peuls, Markas, Malinkés, Maures, Sonrhaïs, pour ne citer que ceux-ci) aux autorités maliennes. Selon le Révérend Tadhé, la population du «Bèlèdugu» est convaincue qu’elle peut toujours compter sur elles (les autorités maliennes) pour toutes les autres étapes à venir dans le cadre de la protection et la sauvegarde du patrimoine culturel du Mali.

Par ailleurs, la Commission de règlement du litige foncier de Kòdialanda (CRLFK) organise les manifestations de commémoration du 103<sup>ième</sup> anniversaire de cette bataille historique prévues pour les 09 et 10 mars 2018 à Zambougou, dans la commune de Nonssombougou (cercle de Kolokani).

Un événement qui est placé sous le signe de la paix, de la réconciliation et de l’unité de tous les peuples de Bѐlѐdougou et du Mali. Ces manifestations se veulent être l’expression du renouveau culturel, économique et social du Bѐlѐdougou à la hauteur de son passé glorieux.

<strong>André TRAORE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Histoire : Entente et méfiance entre la France et le Bélédugu(1880&#45;1960)</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/histoire-entente-mefiance-entre-france-beledugu1880-1960-2740011.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/histoire-entente-mefiance-entre-france-beledugu1880-1960-2740011.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/02/Bélédougou-tiebileke.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 21 Feb 2018 00:44:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La population du Bélédugu a-t-elle accueilli les Français comme des libérateurs? On ne peut s'empêcher de poser, entre autres, cette question en examinant de près l'histoire coloniale de la zone, région située au Mali entre les cours supérieurs des fleuves Sénégal et Niger. A partir du 8 mars 2018, les habitants du Bélédugu entendent partager avec les Maliens la commémoration de l'anniversaire de la révolte du Bélédugu, une des premières contre les colons blancs. C'est l'occasion de proposer ce projet de recherche que nous avions proposé à l'Université Paris1 Panthéon Sorbonne.</em></strong>

<em><strong>-Maliweb.net-</strong></em> Le souvenir du passé colonial est très vivant dans la conscience collective de l'actuelle population de ladite région( le Bélédugu). En effet, environ un siècle après la signature des traités d'amitié entre leurs ascendants et la France, les habitants de la région font encore, de façon quotidienne, référence à l'administration coloniale. La preuve est l’inscription du site de la bataille du Kodialadan la liste du patrimoine national.

Contrairement à d'autres localités de la colonie du Soudan Français, l'arrivée des administrateurs coloniaux, à la fin du XIX ème siècle, semble avoir été souhaitée au Bélédugu. Mais les chefs de la région avaient-ils connaissance de tous les enjeux de leur amitié avec les Français? La collaboration entre les deux parties pouvait-elle durer?

Avant 1880, la population du Bélédugu n'eut pas de relations directes avec les Français. A cette date,avec l'arrivée de Brière de l'Isle comme gouverneur du Sénégal, un pas décisif fut franchi dans la politique coloniale française en Afrique de l'Ouest, avec l'extension des postes vers le Fleuve Niger. Une mission de reconnaissance,dirigée par le Capitaine Galliéni, partit dans la zone qui s'étend entre le haut Sénégal et le haut Niger. L'objectif de cette mission était d'étudier la population de la zone, signer des traités avec leurs chefs au nom de la France et créer un poste à Bamako. Cette mission fut attaquée dans le Bélédugu, à Daba, par 2000 Bambara qui redoutaient un rapprochement entre les Toucouleur et les Français.

L'amorce de l'entente proprement dite entre la population du Bélédugu et l'administration coloniale est intimement liée à la création du poste de Bamako en 1883. Les habitants de la région -foncièrement attachés aux cultes traditionnels- vivaient sous la menace de l'islam et voyaient les Français, dès l'arrivée de ces derniers à Bamako, comme des alliés sûrs pour contrer les éventuelles attaques des Toucouleur musulmans.

Quant aux Français, ils voulaient faire d'une pierre deux coups: conquérir pacifiquement le Bélédugu et isoler les Toucouleur. C'est ainsi qu'après la création du poste de Bamako, le sous-lieutenant d'Infanterie de Marine, M. Morin, partit en mission "pour donner aux habitants du Bélédougou l'assurance que[l'administration était prête] à les soutenir et les engager à s'unir pour résister [aux Toucouleur]. Il devait en outre se mettre en relation avec les cantons du Nord qui n'avaient pas encore conclu de traités avec [la France] et convoquer les chefs à Damfa pour se concerter avec eux sur les mesures à prendre en vue de l'attaque[éventuelle de Toucouleur].

Les traités ainsi signés avaient-ils la même portée pour les deux parties? Nous tenterons de savoir comment la population de la région voyait ces traités, et comment l'administration entendait maintenir cette entente dont le caractère équivoque était compromettant pourle devenir de la collaboration qui venait de naître.

Partant de l'hypothèse que les relations entre les Bambara du Bélédugu et l'administration coloniale ont été ambiguës, nous tenterons de répondre à certaines interrogations que notre thème suscite. Ainsi, nous travaillerons à déterminer si le contexte politique dans lequel se trouvait la zone( au moment de la constitution de la colonie du Soudan) et les difficultés des opérations militaires de la France ont favorisé le rapprochement entre la population du Bélédugu et l'administration coloniale.

Sur le plan politique, le Bélédugu était à la fin du XIX ème siècle, sans constituer un Etat, une zone autonome qui bénéficiait d'un potentiel militaire important. Pour comprendre cette situation politique, il faut remonter à la chute du royaume Bambara de Ségou(dont le Bélédugu était une province) par les Toucouleur en 1860. Peu avant la prise de la capitale dudit royaume(Ségou,les conquérants Toucouleur ont tenté d'occuper la région du Bélédugu en 1859. Ils ne réussir qu'à dominer le septentrion du pays, principalement les villages de Merkoya et Ouossébougou qui devinrent du coup leurs camps.

Les Bambara du Sud( que les administrateurs coloniaux ont appelé "le Grand Bélédugu"), tantôt en coalition avec leurs congénères du Kaarta, tantôt en cherchant des renforts auprès de Ségou, vont sporadiquement lancer des attaques contre les Toucouleur jusqu'en 1860.Mais l'entrée de ces derniers à Ségou à partir de cette date mit l'ancienne province dans une position défensive, et elle finit par servir de refuge pour certains dignitaires de la métropole. La région était donc constamment sous la menace de la poussée musulmane des Toucouleur au moment de sa conquête par les Français.

Quant aux opérations militaires de la France, elles auraient favorisé le rapprochement entre les habitants de la région et l'administration coloniale. Les troupes coloniales, qui se battaient sur plusieurs fronts, peinaient parfois à s'imposer définitivement. En effet, le Soudan était une zone de turbulence au XIX ème siècle où plusieurs forces se battaient pour la suprématie politique. Parmi les protagonistes, il y avait Samory Touré qui finit par accepter la signature d'un traité de paix proposé par la France. Par ce traité, il cédait aux colons les zones situées sur la rive gauche du Niger, dont le Bélédugu. Mais cet accord fut mis en cause et

les agissements des hommes de Samory qui jetaient la panique au sein des habitants du Bélédugu inquiétaient les administrateurs coloniaux. D'ailleurs, plusieurs villages qui avaient signé en 1883 des traités avec le Commandant Supérieur de Bamako avaient finalement rejoint Samory de peur des représailles de ce dernier. Tout en menant des opérations militaires, la France travaillait à éloigner de la population l'influence de ce conquérant.

Face aux Toucouleur, les colons avaient aussi des difficultés sur le plan militaire, et les deux avaient l'intention d'occuper le Bélédugu. C'est ainsi qu'en 1860 El-Hadj Omar, chef des Toucouleur, proposa à la France un traité reconnaissant la domination Toucouleur sur une vaste zone dont le Bélédugu. Ce traité n'a pas été signé. Pire, à la fin du XIX ème siècle les Français n'avaient pas intérêt à s'approcher des Toucouleur.

L'amitié des Français permit aux habitants du Bélédugu de contrebalancer définitivement la menace de l'islam en 1890, avec l'extension de la domination française aux parties du Soudan qui étaient sous la domination Toucouleur, particulièrement le Nord du Bélédugu qui fut envahi par les "djihadistes" malgré l'opposition du "Grand Bélédugu".

Si l'administration coloniale a pu inscrire dans la longue durée les bonnes relations qui la liaient aux habitants du Bélédugu, était-ce parce que ces derniers ne voyaient pas en elle une menace pour leur culture? Nous chercherons également à déterminer si l'un des enjeux de l'acceptation des traités d'amitié par les habitants de la région était culturel. Avec l'arrivée de l'administration, la zone semble avoir été sauvée, in extremis, du déclin des cultes traditionnels.

Nous tenterons aussi de savoir comment l'avènement de l'administration coloniale a affecté le paysage politique et la structure sociale à l'échelle régionale. L'avènement de cette administration semble avoir bouleversé l'ancien ordre en réorganisant le pays, s'opposant aux guerres locales(sources de revenu pour certains autochtones)et en instaurant des exigences comme la conscription. Cette ingérence dans les affaires publiques a été, dès le départ, mal accueillie par certains chefs. Mais la perspective du "djihad" Toucouleur avait été un argument solide pour les Français lors des négociations. Plus tard, la présence des colons a donné naissance à la grogne populaire qui culmina à partir de 1915 en une des premières révoltes contre l'administration coloniale au Soudan.

La cause immédiate de cette révolte était le recrutement des jeunes afin d'appuyer la France lors de la Grande Guerre. Les chefs locaux signataires des traités d'amitié avec l'administration s'étaient estimés lésés par les accords. Pour cette raison, ils se seraient catégoriquement opposés à la conscription et orchestré un mouvement de résistance suivi à travers tout le pays. Cet incident a constitué un tournant décisif dans les relations entre les habitants de la région et les colons. Sa conséquence a été la mise en cause du protectorat et l'instauration de l'administration directe afin de renforcer le contrôle sur les instigateurs de la révolte.

La révolte de 1915, au-delà de sa cause immédiate, résulta du regard que les habitants du Bélédugu portaient sur les Français. Ce regard était déterminé par les fondements idéologiques du pouvoir selon la culture bambara. Les Français étaient indésirables sur le plan politique,  car ils ignoraient les moeurs de la région comme la circoncision, dernier sacrement sans lequel l'individu ne pouvait accéder aux postes de responsabilités socio-politiques.

Nous tenterons de savoir aussi comment les colons percevaient la population locale. En dehors de quelques études menées par certains administrateurs sur le cercle de Bamako, peu de recherches n'ont été faites sur le Bélédugu. Quel intérêt les Français avaient-ils donc pour la région sur le plan culturel? Après la révolte de 1915, le Bélédugu ne connut plus aucune tentative de sédition. Cependant, les relations entre la population et l'administration  vont continuer de connaître des hauts et des bas. C' est ainsi que notre étude portera aussi sur la situation ambiguë ayant régné au cours des années qui ont suivi 1915.

L'ambiguïté de la situation était telle que les administrateurs avaient des opinions divergentes au sujet de la bonne  volonté des habitants du Bélédugu. Une des manifestation de cette divergence fut le rapport que le Résident de Kolokani(village du Bélédugu) adressa en i920 au Gouverneur général du Soudan français. Ce dernier notait  à propos du rapport de son subordonné: "En ce qui concerne le Bélédougou, les appréciations d'ordre général du Résident de Kolokani ne me permettent pas d'avoir une vue précise sur la situation de cette région. Il serait préférable qu'à l'avenir ce fonctionnaire résumât les faits sur lesquels ils base son opinion".

La population locale  était-elle consciente de la portée politique et économique  de la situation ambiguë qu'elle entretenait? Nous tenterons d'identifier en quoi la fluctuation de la position de la population  affectait les objectifs de l'administration. Pour les autorités administratives, la situation géographique du Bélédugu( situé non loin de la voie ferrée et du centre commercial de Bamako) devait donner à cette région un rôle important en matière de ravitaillement. Malheureusement, un rapport administratif constatait: "Nous sommes obligés de reconnaître que toutes nos tentatives d'approvisionnement ont échoué". Cet échec s'expliquerait par le refus des cultures de rente par les habitants de la région qui,parfois, se sont fait "tirer l'oreille pour les plantations de cotonniers".

Finalement, les administrateurs coloniaux étaient persuadés que la solution des problèmes du Bélédugu exigeait une tâche de longue haleine et un peu plus de diplomatie. Ainsi, les politiques d'apaisement initiées dans les années 1920 semblent n'avoir atteint leurs objectifs qu'à partir de la fin des années 1930. Au-delà de 1939- et jusqu'à la fin de l'occupation française l'administration coloniale n'a pas connu de problèmes majeurs au Bélédugu. Les crises politiques, généralement d'ordre familial,opposant les représentants de l'autorité coloniale(chefs de canton) à des groupes défendant des intérêts claniques ou individuels.

Au cours des deux dernières décennies de l'occupation coloniale, le rôle politique et administratif de la population locale s'accentue. Aussi, nous nous intéresserons à l'implication de l'administration dans les questions publiques qui étaient naguère du ressort des autochtones. Certains administrateurs ont essayé  de jouer un rôle de premier ordre  dans la succession des chefs de canton en proposant la modification du mode de nomination. Cette nomination, basée sur la primogéniture, a été modifiée dans certaines localités du Bélédugu dont le dynamisme des jeunes chefs de canton faisait l'objet d'une grande admiration de la part des administrateurs.

En fin, nous étudierons comment la population a ressenti le départ de l'administration coloniale. En effet, à l'enthousiasme des intellectuels pour l'indépendance s'oppose le sentiment déjà nostalgique(en 1960) des auxiliaires de l'administration, certains notables et d'autres citoyens  désenchantés par la mise en cause de leur prérogatives.

Nous disposons de nombreuses sources écrites pour mener à bien notre travail. Une partie importante de ces documents sera constituée par les  archives nationales du Mali. Nous comptons aussi sur le témoignage de certains explorateurs du XIX ème siècle. De nombreux articles parus dans la revue "Etudes maliennes"sur l'histoire du Bélédugu, et certains mémoires d'histoire, nous seront également utiles. En fin,les sources orales: notamment le témoignage des derniers administrateurs, au Mali  aussi bien qu'en France.

<strong>Soumaila T. Diarra/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>A la rencontre de la tradition : La perception de la mort et les pratiques funéraires en pays dogon/ Mali (3ème partie : suite et fin)</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/a-rencontre-de-tradition-perception-de-mort-pratiques-funeraires-pays-dogon-mali-3eme-partie-suite-fin-2732738.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/a-rencontre-de-tradition-perception-de-mort-pratiques-funeraires-pays-dogon-mali-3eme-partie-suite-fin-2732738.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="46156" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 18 Jan 2018 00:53:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>SOLONI</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le « JEMU » (cérémonie d’accompagnement des âmes des défunts au « paradis »</strong>

<strong> </strong>Pour le Dogon, les âmes des défunts restent d’abord au soleil pour une purification avant leur accompagnement au paradis par le prêtre traditionnel.

Pourquoi les âmes restent-elles au soleil ? Dans la pensée Dogon, l’homme vient au monde avec une âme dépourvue de péché. C’est au cours de sa vie ici-bas que l’homme pêche pour souiller son âme.

Pour le Dogon, l’âme est comme une vitre c'est-à-dire une matière précieuse qui ne s’oxyde pas. Chaque fois que le corps où elle loge pêche, l’âme se couvre de ce péché. La couche de péchés qui enveloppe l’âme varie d’un individu à un autre selon le degré de fautes commises au cours de la vie.

Quand la mort survient, l’âme souillée, ne peut retourner chez Dieu sans être purifiée par le soleil. C’est pourquoi, tout individu qui meurt, va au soleil d’abord.

Là, son âme est chauffée par le soleil pour que tombent les impuretés.

Une fois que l’âme se débarrasse des péchés, le corps où elle loge attend son accompagnement à l’ombre afin d’être conduit au « paradis ». Pour qu’il soit conduit au « paradis » il faut organiser une cérémonie funéraire grandiose appelée « Jemu ».

Les préparatifs du « jemu »

Le « Jemu » est organisé pendant l’année de bonne récolte.

Les préparatifs de la cérémonie peuvent durer 2 à 3 trois mois à partir de la fixation de la date du « Jemu ».

Entrent dans les préparatifs du Jemu, la confection des masques, la cotisation du petit et du gros mil pour la bière, la fabrication des poudre à canon par les chasseurs, etc.

&nbsp;

Le déroulement du « Jemu »

&nbsp;

Quand le jour « J » arrive, le bal est ouvert avec la danse nocturne organisée à l’intention des morts. Le lendemain matin se tient la cérémonie de conduite des défunts au « paradis ».

&nbsp;

Cette cérémonie est dirigée par un prêtre traditionnel assisté d’un interprète. Avant d’inviter les défunts à regagner l’ombre, le prêtre est tenu de faire appel à Dieu, le tout puissant (Amba) et aux fétiches pour qu’ils lui viennent en aide c'est-à-dire qu’ils fassent en sorte qu’il ne se trompe dans la démarche.

Aussi, le prêtre présente une fois de plus ses condoléances aux familles des disparus et passe le communiqué village par village ou groupe de villages sur toute l’étendue du pays Dogon en invitant le Hogon et l’aîné de chaque village à partager l’information. Après la diffusion de l’avis de décès, le prêtre invite les défunts un à un à regagner l’ombre. Une fois cette mission terminée, il les met en route vers Dieu.

Il y a trois chemins parallèles qui se positionnent devant eux mais les morts ne savent pas lequel des trois chemins mènerait vers Dieu (Ama).

Le prêtre-guide leur propose de suivre celui du milieu car selon lui, il est le mieux indiqué. Ainsi, ils empruntent ce chemin qui a une orientation Ouest-Est. Les défunts quittent l’Ouest et vont vers l’Est. C'est-à-dire du plateau ou de falaise vers le Gondo Séno. Dans la pensée Dogon, Dieu se trouverait vers l’Est du pays Dogon. Tout au long de leur parcours, les morts rencontrent beaucoup d’obstacles qui leur rendent le passage difficile.

&nbsp;

Le premier obstacle qui se dresse en eux, est un chat appelé « gama yabujaga » qui leur barre le chemin. Le prêtre-guide leur dit d’acheter du lait avec une femme peulh qu’ils donnent au chat pour qu’il les laisse passer.

Après cette première barrière, une deuxième barrière qui se présente en eux, cette fois-ci tenue par un chien. Le prêtre-guide leur ordonne de payer la viande avec un boucher et l’offrir au chien pour que celui-ci les libère le passage. Après avoir franchi cette barrière, les morts continuent leur chemin à la rencontre de Dieu. Arrivés à un certain niveau, ils rencontrent un monstre aux yeux rouges qui les questionne.

-           Où allez-vous ?

-           Nous allons chez Dieu.

-           Ne me voyez pas aussi puissant que Dieu ?

-           Vous êtes puissant, mais Dieu est le plus puissant.

Alors, si c’est ainsi, vous pouvez passer.

Ainsi, les morts continuent leur route en direction de Dieu.

Arrivés au terminus du plateau, les morts sont obligés de descendre pour atteindre la plaine du Séno-Gondo.

Là, il y a trois échelles qui sont positionnées : une, en cuivre, une, en aluminium et une, en fer.

Le prêtre-guide leur dit :

-           L’échelle en cuivre est trop glissante n’allez pas là-bas !

-           L’échelle en aluminium est trop fragile ne l’empruntez pas !

-           L’échelle en fer est rigide, elle est la mieux indiquée. Empruntez-la et descendez !

Ainsi, les morts descendent par l’échelle en fer et atteignent la plaine. En plaine, les épines les empêchent de marcher.

Le prêtre-guide les invite à payer de sandales en cuir avec Bamba angudo pour se protéger des épines.

Après l’achat des chaussures, les morts continuent leur chemin jusqu’à un endroit qui leur semblerait bon pour se reposer.

Le guide leur dit que l’endroit-là, est un lieu de caïmans, alors que le lieu de caïmans est un endroit rugueux, il les invite à continuer. Ils continuent leur chemin et arrivent à un à second endroit où ils se proposent de se reposer.

Le guide leur dit que l’espace là, est un lieu du génie d’eau (Nomon), alors que le lieu de génie d’eau, est un lieu de chaleur et leur dit de poursuivre leur chemin. Les morts continuent encore leur route et arrivent à un troisième lieu et se proposent de se sédentariser. Pour cette fois-ci, leur guide donne son accord et leur dit que l’endroit-là, est un domaine de « Idu Nèminè » (poisson qui hiberne), alors, le domaine de Idu Nèminè est un lieu de fraîcheur éternel, reposez là, éternellement dans le bonheur. Ainsi prend fin la cérémonie d’accompagnement des défunts au « paradis ».

Après cette cérémonie, le soir aux environs de seize heures, se déroulent successivement le défilé des chasseurs, des masques et la danse des bergers.

Tous ceux-ci rendent hommage aux défunts à l’occasion du « Jemu ».

Dans la nuit, les chasseurs organisent leur danse et s’amusent avec le feu.

C’est la nuit indiquée pour les chasseurs, pour faire le cousinage avec les sorciers.

Il faut reconnaître qu’entre le chasseur et le sorcier il y a un pacte. C’est ce pacte qui leur autorise à faire la plaisanterie avec les sorciers.

Le troisième jour, la fête prend fin et le rendez-vous est donné dans dix ans ou même plus.

A travers l’étude   sur la perception de la mort et les funérailles chez les Dogon, nous avons pu découvrir quelques points de similitudes avec les religions révélées. Les religions révélées parlent de survie de l’âme après la mort, l’enfer, le paradis. Ces mêmes termes apparaissent dans la religion traditionnelle Dogon : à la place de l’enfer on parle de soleil, à la place de paradis, l’ombre.

Nous pensons qu’en sachant toutes ces valeurs culturelles, nous nous connaitrons mieux.

<strong><em>D’autres découvertes  dans la prochaine parution</em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Colloque : Comment valoriser les manuscrits arabe et Ajami</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/colloque-valoriser-manuscrits-arabe-ajami-2626232.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/colloque-valoriser-manuscrits-arabe-ajami-2626232.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/02/manuscrits-tombouctou.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 30 Oct 2017 00:52:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>L’équipe de recherche sur les manuscrits du DER arabe, en collaboration avec l’université de Hambourg a organisé, le samedi dernier, à la faculté des lettres, des langues et des sciences du langage (Flsl), un colloque sur le thème : « manuscrits du Mali et développement ». Objectif ? Valoriser les travaux de recherche du département d’enseignement et de recherche sur les manuscrits arabes et ajami du Mali, montrer l’importance de manuscrits arabes et ajami dans le développement et contribuer à la promotion du patrimoine écrit du Mali...</strong></em>

La cérémonie d’ouverture du colloque a enregistré la présence du doyen de la Flsl, Brehima Camara ; le recteur de l’Université des lettres et des sciences humaines de Bamako (Ulsb), Pr Macky Samaké ; le représentant du ministre l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Abdou K I Maïga ; le président du comité d’organisation, Ismaila Zangou Barazi, ainsi que de nombreux participants et étudiants.

En effet, le Mali regorge d’un patrimoine écrit important dont une grande partie est consignée sous forme manuscrite en langue arabe ou écrit en langues nationales avec l’alphabet arabe (ajami). Ces manuscrits anciens constituent une mine d’information et un trésor historique. Ils renferment de nombreux enseignements dont l’exploitation permettra de contribuer au développement de notre pays ; car, ils interviennent dans différents domaines, tels que : la bonne gouvernance, la réconciliation, la cohésion sociale…    <strong> </strong>

Ainsi, depuis quelques temps les chercheurs du département d’Etude et de Recherche Arabe de la faculté des lettres, des langues et des sciences de langage se sont intéressés à ce riche patrimoine afin de le rendre exploitable par l’édition critique, la traduction et l’exploitation des contenus. Ce colloque a été un canal pour communiquer avec la communauté scientifique et les acteurs autour des manuscrits pour une meilleure valorisation de résultats de ces travaux…

Le doyen de la Flsl, Brehima Camara dira estima cette activité s’inscrive, d’une part, dans le cadre du programme de la faculté et d’autre part du programme d’activité du département d’arabe du Flsl. <em>« Choisir le manuscrit comme thème du colloque, je dirai quoi de plus normal. Parce que quel département mieux que le département arabe peut nous aider à traiter ce sujet… Le manuscrit est un thème très ancien, mais jusque-là, on se focalisait sur un seul aspect, à savoir, la conservation… »</em>, souligne-t-il.

Pour le président du comité d’organisation, Ismaila Zangou Barazi, ce présent colloque pour l’exploitation judicieuse de notre patrimoine commun, nous permet de comprendre notre passé et de situer nos évolutions contemporains, de mieux appréhender nos grands problèmes, est un début de développement. <em>« Le département arabe de la faculté des lettres, des langues et des sciences de langage constitue un noyau incontournable dans la recherche autour des manuscrits. Ce colloque sera l’occasion de partager avec la communauté scientifique et les acteurs autour des manuscrits de suivre les résultats de ses travaux… »</em>, indique M. Barazi.

Pour sa part, le représentant du ministre l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Abdou K I Maïga a déclaré que les manuscrits anciens produisent une partie considérable de notre patrimoine culturel et au-delà de l’Afrique. « Le Mali compte environ plus de 400 000 manuscrits. Les manuscrits anciens sont une mine d’information et renseignement dans plusieurs disciplines scientifiques et sur plusieurs siècles de notre histoire… Votre colloque doit lancer le débat pour améliorer l’exploitation linguistique et d’en tirer les meilleurs pour vous, pour la science…», a-t-il déclaré.

L’équipe de la recherche sur les manuscrits ajami s’évertue à identifier les manuscrits ajami du Mali pour leur mise en valeur et leur contribution à la croissance et au développement. Elle s’est ainsi constituée des chercheurs ayant comme champ de recherche nos diverses langues locales, notamment Dr Ismaila Zangou Barazi de DER arabe s’intéresse aux manuscrits songhoy, Dr Samby Khalil Magassassouba de DER arabe voue ses recherches aux manuscrits soninké, Dr Bazoumana Traoré de Savama consacre ses recherches aux manuscrits bambara…

<strong>Mohamed Sylla           </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La Lutte contre l’esclavage au Mali (2ème Partie)</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/lutte-contre-lesclavage-mali-2eme-partie-2537242.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/lutte-contre-lesclavage-mali-2eme-partie-2537242.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/04/Temedt1.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 18 Sep 2017 00:45:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’organisation anti-esclavage Temedt travaillait sur deux autre cas d’esclavage, dont une concerne une femme nommée Agaichatou à Ménaka. Selon Temedt, Agaichatou a fui avec ses deux enfants après avoir été donnée comme cadeau de mariage. Ils étaient sous la protection des membres de Temedt à Ménaka.</em></strong>

Un autre cas impliquait l'enlèvement d'un garçon de trois ans appelé Moumou ag Tamou qui a été arraché des mains de sa mère à Kidal, le 4 septembre 2007. La famille de Moumou et Temedt affirmèrent que le garçon a été enlevé par Hamed Lamine ag Alwafi, un Touareg vivant dans la région de Ménaka. L'oncle de Moumou informa les autorités de Kidal de l'enlèvement le 6 septembre 2007, mais il aurait été chargé par la police et les gendarmes de Kidal de mener sa propre enquête et de revenir uniquement lorsque de plus amples informations étaient disponibles. Ag Akeratane déclara que Temedt était convaincu que Moumou était une autre victime de l'esclavage dans le nord du Mali.

Bien que l'importance des noms soit moins importante aujourd'hui qu'il y a plusieurs décennies, le nom de Moumou signifie « esclave » en Daoussahak, un mélange de Tamachek et Songhrai parlé par les membres de la communauté Daoussahak. Le nom de la mère "Talkit" signifie "esclave" en Tamachek. Selon Ag Akeratane, Temedt hésitait à porter plainte dans le cas de Moumou en raison des conflits entre les rebelles Touaregs et le gouvernement malien. "Avec la rébellion, le gouvernement ne veut pas que nous parlions d’esclavage à Kidal", déclara Ag Akeratane.

Les autorités judiciaires de Gao et de Ménaka ont montré peu d'intérêt pour les cas d'esclavage. Les accusations d’homicide portées contre ag Bakka à Ménaka, par exemple, ne pouvait être légalement géré que par une cour distincte à Mopti. Les fonctionnaires de Ménaka, cependant, n'avaient pas transmis les documents judiciaires pertinents à leurs collègues de Mopti. Ni Temedt ni l'ambassade américaine n'ont pu acquérir des détails sur le statut des cas à Ménaka et à Gao. Ag Akeratane se plaignit que les fonctionnaires de Ménaka prétendent toujours que le juge compétent était soit occupé, soit en dehors de la ville, soit en vacances. Temedt a également rencontré des problèmes pour convaincre les groupes locaux de défense des droits de l'homme d'apporter leur soutien aux victimes de l'esclavage. Ag Akeratane a déclaré que Temedt avait fait appel en vain à plusieurs ONG locales, dont l'Association malienne des droits de l'homme, pour obtenir une assistance juridique.

Le 29 juillet 2008, le 2<sup>ème</sup>  vice-président de l'Assemblée nationale, Assarid ag Imbarcaouane, déclara aux autorités américaines que les revendications de Temedt étaient "fausses" et que l'esclavage n'était pas un problème au Mali. Ag Imbarcaouane est un proéminent leader touareg de la région de Gao. Il admit que l'un des accusés d’esclavage, Erzaghi ag Bayes, était un relatif. Après que l'affaire ag Ogazide fut médiatisée, Ag Imbarcaouane téléphona à Bayes pour lui dire de libérer le fils d'Ogazide parce que, selon lui, le garçon ne valait plus la peine. Ag Imbarcaouane affirma que les Tamacheks noirs comme ag Ogazide n'étaient pas des esclaves parce qu'ils étaient libres de quitter leurs « maîtres » à tout moment. Il ajouta que les Tamacheks noirs avaient choisi de ne pas partir parce qu'ils ne pouvaient pas prendre soin d’eux-mêmes. Comme beaucoup de fonctionnaires maliens, Touaregs et non-Touaregs, ag Imbarcaouane maintint que l'esclavage était déjà illégal au Mali et qu'il n'y avait donc aucune raison de criminaliser la pratique. Il dit que Temedt essayait simplement de susciter des passions dans le nord pour des raisons politiques. Lorsque l'ambassade souligna que le meurtre bien qu’illégal, porte aussi des sanctions pénales en vertu de la loi, Ag Imbarcaouane déclara qu'il pensait que le Mali avait, en fait, adopté une loi en 1960 ou 1961 criminalisant l’esclavage.

Personne n'est plus conscient des sensibilités du problème de l'esclavage au Mali que l’ancien président de Temedt, Mohamed Ag Akeratane. Malgré l'hostilité évidente de certains Touaregs maliens vis-à-vis de Temedt, leurs points de vue sur la question de l'esclavage au Mali ne sont en réalité pas si éloignés. Les Touaregs comme ag Imbarcaouane et les dirigeants de Temedt comme ag Akeratane soulignent tous deux que l'esclavage au Mali n'a rien à voir avec la couleur de la peau ou l'origine ethnique. Malgré les étiquettes Tamachek "noirs" et "blancs" qui sont parfois utilisés pour différencier les membres de la communauté des Bellah des autres Touaregs, la lignée semble être le facteur principal qui sépare ceux appartenant aux castes d'esclaves de ceux considérés comme nobles.

Les dirigeants Touareg et ceux de Temedt dénoncent les perceptions selon lesquelles les Touaregs sont les principaux pratiquants de l’esclavage au Mali. Des pratiques similaires peuvent être trouvées au sein des groupes Peuhl, Songhrai, Arabe, Bambara et d'autres groupes dans le pays. Ag Imbarcaouane et Ag Akeratane conviennent également que de nombreuses victimes d'esclavage sont incapables de se débrouiller seules en raison d’un manque d’éducation, de la pauvreté et d'une peur profonde de l'inconnu.

Ag Akeratane nota, par exemple, que l'adoption d'une loi qui « libère » immédiatement les personnes victimes de l'esclavage pourrait entraîner de graves interruptions sociales, car ni Temedt, ni les communautés locales ni le gouvernement malien ne peuvent s'occuper de ceux qui dépendent actuellement des familles dont ils sont attachés, pour survivre.

Le malaise touareg à propos de la question de l'esclavage ne doit pas empêcher une discussion de la question. Convaincre le Mali de criminaliser l'esclavage, cependant, pourrait s'avérer difficile. Ceci est dû en partie à la sensibilité de tout problème impliquant les Touaregs. Cela s'explique également par le respect du consensus au Mali. Ce qui peut parfois ralentir l'adoption des lois sociales importantes (telles que les lois interdisant l’excision ou la criminalisation de l'esclavage) déjà promulguée par les pays voisins mais qui ne bénéficient pas de soutien national.

<strong>Amadou O. Wane</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Histoire : Soumaoro Kanté présenté par ses descendants</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/histoire-soumaoro-kante-presente-descendants-2487902.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/histoire-soumaoro-kante-presente-descendants-2487902.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="46156" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 22 Aug 2017 06:45:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indicateur du Renouveau</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Pour immortaliser Soumaoro Kanté et expliquer en profondeur  l’histoire réelle de ce roi du Sosso, l’Association Soumaoro Kanté (ASK) a organisé le samedi dernier  à la Maison des Aînés la 1<sup>ere</sup> édition de la Journée culturelle  Soumaoro Kanté. </strong>

Pour le président de l’association, Idrissa Kanté<strong>, </strong>l’organisation de cette journée est une façon pour l’ASK d’immortaliser et d’éclairer la lanterne des uns et des autres sur la vie de  Soumaoro Kanté, roi du Sosso. Un homme que  les orateurs désignent comme un tyran, « ce qui est tout à fait faux », Idrissa Kanté dixit.

Me Alphousseini Kanté, membre fondateur  de l’Association Soumaoro Kanté, dira que l’histoire de Soumaoro Kanté fut étriquée au profit de Soundjata Keita.  « Soumaoro Kanté n’a pas eu d’historien, ce sont les vainqueurs qui ont écrit l’histoire. L’histoire sait retenir certains faits et rejeter d’autres. La tradition orale qui est pratiquement la seule source qui parle de Soumaoro, pour mieux valoriser, les Mandeka  et Soundjata,  ternit l’image du premier. Comme les sources écrites, elle passe souvent à côté de l’objectivité. L’histoire est presque toujours au service d’une cause surtout en Afrique.  Il est temps que les falsifications soient détectées et corrigées. On sait maintenant comment les historiens écrivent l’histoire », a déploré Me. Kanté.

<strong>Qui est Soumaoro Kanté, d’où vient-il ? </strong>

Selon Me. Kanté, il est difficile de  donner les origines de Soumaoro  Kanté. Dans la globalité, le roi du Sosso est descendant  de  Diarisso  ou  de  Dabi  Kemeko, ce qui fait de lui un Soninké. « Certains généalogistes le rattachent même à  Dinga, ancêtre présumé des Soninkés.  Il possédait de grands pouvoirs magico-religieux qui le transcendaient au-dessus des autres. Il fut également un grand forgeron, qui manipulait le feu ainsi que le fer, deux forces  qui faisaient de lui un homme craint dans la cité. Il a été sans doute l’un des braves guerriers de l’armée de Wagadu et ses 200 000 guerriers au XI ème. Elle était composée  de fantassins, d’archers et d’une importante cavalerie »,  a indiqué Me. Kanté. Selon lui, une autre source enseigne que Soumaoro Kanté est né  à Dampa Diarisso dans la Commune Rurale de Boron Cissé, cercle de Banamba.  « Cette version est corroborée par la proximité du village de Sosso,   village dans lequel repose la Maman  du roi  Soumaoro  Kanté.  Ce village est également contigu à deux  autres villages et les noms de famille dominants sont les Touré.  Soumaoro Kanté de son vrai nom Bandiougou Diarisso, est fils de Tiémoko et petit-fils de Dani Diarisso», conclura-t-il.

Pour Me Alphousseini Kanté, la tradition orale mandingue, retenue presque  par tout le monde, fait de Soumaoro Kanté un tyran sanguinaire, de celui qui était vêtu d’un boubou en peau humaine, coiffé d’un chapeau en peau humaine et chaussé de sandales  en peau humaine, qui envahit le Mali et sema la terreur. Une version que conteste Me Kanté, des faits retenus pendant longtemps dans la littérature historique du Sudan Occidental.

<strong>Fervent défenseur du droit de l’Homme</strong>

Le conférencier a également précisé que durant le règne de Soumaoro de 1200 à 1230, il fut l’un des grands chefs  en Afrique de l’Ouest  à vouloir combattre l’esclavage. Eu égard à tous ces actes posés, l’ancien roi du Sosso ne mérite pas des traitements indignes. Pour lui blanchir, plusieurs autres actions sont prévues par l’ASK.

<strong>O.D.</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>vie et enseignement de Tierno Bokar : Rapprocher l’islam et l’Occident !</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/vie-enseignement-de-tierno-bokar-rapprocher-lislam-loccident-2192732.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/vie-enseignement-de-tierno-bokar-rapprocher-lislam-loccident-2192732.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2012/05/Amadou-Hampaté-Ba.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 21 Apr 2017 01:04:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Reflet</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>«Vie et enseignement de Tierno Bokar» est l’ouvrage d’Amadou Hampâté Bâ qui a inspiré "Le sage de Bandiagara" ! Un film documentaire inédit de Louis Decque projeté pour le public à l’Institut français (IFM) de Bamako le 4 avril 2017. C’était en présence du réalisateur Louis Decque. </em></strong>

<strong><em> </em></strong>"<em>Ton devoir est de chercher quelle est ton existence réelle. Qui es-tu ? D'où viens-tu ? Pourquoi as-tu été créé ? En quoi consiste ton bonheur ? En quoi consiste ton malheur ?</em>" ! Telle est l’essence de l’enseignement du Sage de Bandiagara selon l’œuvre d’Amadou Hampâté Bâ : Vie et enseignement de Tierno Bokar !

Des questions dont les réponses permettront à l’individu de donner un vrai sens à sa vie. Un défi que peu de gens réussissent à relever comme Tierno Bokar. Cheikh de la confrérie soufie Tidjaniya, il fut une pure et haute figure non seulement de l'islam en Afrique noire, mais de la spiritualité universelle.

La force de l’engagement spirituel de ce saint homme lui valut une grande autorité auprès de la communauté de sa ville, Bandiagara.

Dans l’ouvrage que lui a consacré l’un de ses meilleurs disciples, Amadou Hampâté Bâ (1900-1991), sa vie est retracée dans ses lieux et dans son contexte politique et religieux pour situer la parole et l'enseignement du maître, qui font l'objet des deux autres parties de l'ouvrage.
<em>Vie et enseignement de Tierno Bokar</em> est un court ouvrage parmi les plus remarquables d'Amadou Hampâté Bâ (L’Etrange destin de Wangrin, Amkoullel, l’Enfant peul, Oui mon Commandant…). <em>"Non-seulement le style élégant et clair de l'écrivain rend très agréable la lecture de tout ce qu'il avait écrit, mais c'est surtout le récit de la vie, la pensée et de l'enseignement de Tierno Bokar"</em>, témoigne l’éditeur.

Pour ce dernier, le sage de Bandiagara est <em>"un être parmi les plus purs, les plus modestes, les plus éclairés, les plus tolérants que l'on puisse trouver sur terre"</em> !

On comprend alors aisément pourquoi il est la référence morale et spirituelle de Hampâté Bâ dans presque toutes ses œuvres. Ce brillant intellectuel le décrit, à juste titre, comme <em>"un saint dont la vie, le comportement et les paroles touchent la vie et les relations humaines au niveau universel"</em> !

L'ouvrage est principalement composé de deux parties. La première est l'histoire de la vie et de la mort du saint homme, ses approches, comportements, ses objectifs et ses soucis, surtout vis-à-vis de ses nombreux élèves et disciples, avec la triste, sévère et douloureuse fin de ses jours, dans des circonstances d'injustice et d'intolérance fâcheuses.

La seconde partie est consacrée à ses paroles et son enseignement. Qui mieux qu’Amadou Hampâté Bâ pouvait mieux rendre un récit fidèle et précis sur Tierno Bokar que celui qui a été l'un de ses élèves pendant un an et dont la vie a été intimement liée à celle du saint homme jusqu'à sa mort ?

Réhabiliter le savant, son enseignement et sa sagesse universelle a été le combat de l’écrivain toute sa vie. A le relire maintenant, je suis absolument frappé par son actualité aujourd'hui, presque cent ans après les événements.

<em>"Je conseille cet ouvrage à tous ceux qui voudraient découvrir un rare Africain qui, par son esprit d'amour et de tolérance envers toute l'humanité, dépasse les barrières de haine, de petitesse d'esprit, d'intransigeance et d'intolérance"</em>, disait récemment un lecteur sur les réseaux sociaux.

Il a d’autant raison que la vie de Tierno Bokar fut celle d'une <em>"grande âme dédiée au divin, au meilleur de soi"</em>. Et <em>"la bonté et l'intelligence du cœur transpirent"</em> de ce vibrant témoignage et hommage d’Amadou Hampâté Bâ. Disciple de Tierno Bokar, écrivain, historien, ethnologue, il fut l'un des plus grands spécialistes de la culture et des traditions africaines.

Une œuvre qu’il faut lire ou relire à tout prix en cette période troublée où certains cherchent à stigmatiser l'islam. L’enseignement de Tierno Bokar est une <em>"évidence"</em> et une <em>"référence lumineuse"</em> pour non seulement éviter la diabolisation de cette religion, mais aussi un antidote aux discours de haine des apôtres de cet islam extrémiste et radicalisé.

Et bien maîtrisé, l’enseignement de Tierno Bokar peut être <em>"un facteur de rapprochement"</em> entre l’Occident et l’islam dans un futur très proche.

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Droit de réponse : Le Mali sous Moussa Traoré : Les auteurs du livre écrivent à L’Aube</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/droit-de-reponse-mali-moussa-traore-auteurs-livre-ecrivent-a-laube-1602942.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/droit-de-reponse-mali-moussa-traore-auteurs-livre-ecrivent-a-laube-1602942.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/03/Moussa-Traore.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 26 May 2016 00:18:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[A monsieur le Directeur de Publication de L'Aube

<strong>J'ai le plaisir de vous faire parvenir la réaction des auteurs de Le Mali sous Moussa Traoré à l'article signé Association Repères et I.G. Maïga sous le titre: Grande contribution à la non falsification de l'histoire, paru dans votre livraison du 9 mai 2016.</strong>

<strong> Avec l'assurance de mes sentiments les meilleurs.</strong>

<strong> Pr Oumar Kanouté</strong>

Les auteurs du livre <strong>Le Mali sous Moussa Traoré </strong>ont pris connaissance d’une tribune intitulée : « <strong><em>Grande contribution à la non falsification de l’histoire du Mali »</em></strong>, sous la signature de l’Association Repères et I.G. Maïga.

. Ils pensent mettre les pendules à l’heure en nous apportant la contradiction. Ils nous donnent plutôt raison.

En effet, en nous reprochant de nous cramponner « <em>seulement sur deux réalisations opérées en 23 ans  de pouvoir »</em>, I.G. Maïga apporte en fait un démenti à ceux qui soutiennent que rien n’a été réalisé sous Moussa Traoré. Nous l’encourageons toutefois à faire un petit effort de lecture plus attentive. Il découvrirait alors que douze des quatorze chapitres de l’ouvrage sont consacrés aux réalisations effectuées dans les domaines suivants : les infrastructures, la santé, l’éducation nationale, la défense et la sécurité, la diplomatie, la liberté d’expression.

Il affirme que le barrage de Sélingué et la route Sévaré-Gao sont des projets de la I<sup>ère </sup>République. Ce qu’il ne dit pas c’est que ces projets auraient pu être abandonnés après la chute du régime. Or, tel n’a pas été le cas. Ce faisant, nolens volens, il va  dans le sens des auteurs du livre qui s’inscrivent en faux contre la logique d’opposition stricte entre ce qui s’est produit avant novembre 1968 et ce qui s’est produit après. Ils mettent au contraire en relief ce que tout observateur faisant preuve d’objectivité décèle entre les deux périodes, à savoir : ruptures et continuité.

Ainsi donc, en reconnaissant que Sélingué et Sévaré-Gao sont à l’actif du régime du CMLN et qu’ils ont vu le jour dans la logique de la continuité de l’Etat, I.G Maïga et l’Association Repères apportent assurément « <strong><em>une grande contribution » </em></strong>à la non falsification de l’histoire.

I.G. Maïga rappelle ensuite qu’en huit ans (1960-1968) près de quarante Sociétés et Entreprises d’Etat ont été créées par le régime de l’US-RDA. :

Créer une société est une chose, maintenir une société viable en est une autre..

I.G. Maïga fait cas de « <em>la création d’un département chargé de les gérer</em> » et il poursuit en précisant « <em>c’est ainsi que le Ministère de Tutelle des Sociétés et entreprises d’Etat a vu le jour en 1962</em>…»

De 1959 à 1968, le Président Modibo Keïta a constitué six gouvernements : 16 avril 1959 ; 22 septembre 1960 ; 25 janvier 1965 ; 16 septembre 1964 ; 15 septembre 1966 ; 7 février 1968. Le poste dont il est question a été créé le 15 septembre 1966 sous la dénomination « ministère du contrôle des sociétés et entreprises d’État », avec pour mission d’étudier les possibilités de leur restructuration, voire de leur liquidation. En effet, lors de la deuxième séance de la session ordinaire de l’Assemblée nationale tenue le 2 mars 1966, le Président Modibo Kéita, dans un discours reproduit par le quotidien <strong>L’Essor,</strong> <strong><em>organe de l’US-RDA</em></strong>, numéro 4828 du jeudi 3 mars 1966, déclare : <strong>« <em>Dans ce secteur, un grand effort d’assainissement reste à faire, tant certaines de nos sociétés et entreprises sont devenues sources de déficit pour l’Etat. Les études en cours en vue de diagnostiquer l’état de nos entreprises seront poursuivies. </em>Les sociétés et entreprises qui n’ont aucune perspective de rentabilité devront être supprimées.<em> Celles qui seront jugées viables feront l’objet d’une restructuration et seront convenablement dotées en moyens de toutes sortes ».</em></strong> C’était dans la perspective de l’exécution d’un plan d’assainissement et de redressement. Le département deviendra, le 7 février 1968, « ministère des Sociétés et Entreprises d’État », au lendemain de la signature des fameux accords monétaires franco-maliens.

Dans le même ordre d’idées, le Président Modibo Kéita, s’agissant du domaine de l’administration générale, déclare : <strong><em>« notre effort devra tendre vers la rationalisation des services, vers </em>la réduction des effectifs<em>, la réorientation de certains agents vers les secteurs productifs. Dans ce cadre, l’Etat aidera, par une politique appropriée de crédit, </em>les agents désirant sortir de la fonction publique <em>pour pratiquer une activité productive. »</em></strong> N’était-ce pas déjà une invitation au départ volontaire ?

Sans transition, I.G. Maïga rappelle un passage du <strong>Rapport sur le procès de Moussa Traoré ex chef de l’Etat du Mali </strong>du juge Sénégalais Laïty KAMA. C’est un excellent rappel et les auteurs du livre <strong>Le Mali sous Moussa Traoré</strong> se proposent de revenir sur ce procès pour mieux édifier sur ses points d’ombre. Mais, pour l’instant, ceci : si I.G. Maïga avait continué la lecture du rapport, il aurait découvert que le déroulement de ce procès fut loin d’ « être à l’honneur de la jeune démocratie malienne ».

En effet, à propos de ce procès, Laïty Kama se prononce, page 9, sur ce qu’il nomme <em>« le caractère bâclé du dossier ».</em> A propos de l’arrêt de renvoi, il écrit : <em>« L’on ne s’étonnera pas que l’arrêt de renvoi des inculpés devant la Cour d’assises de Bamako ait été d’une qualité plus que médiocre parce qu’à l’image d’une instruction insuffisante. »</em>

A propos des « débats de la cour d’assises et de leur conduite », M. Kama écrit, page 12 du rapport : <em>« L’attitude personnelle du Président Mallé DIAKITE d’empêcher un accusé ou un témoin d’aller au fond de sa déposition pour mettre fin au suspens, laisse perdurer le doute. » A </em>l’issue du procès, le président Moussa Traoré a été condamné sans que sa culpabilité fût établie. En effet, toujours selon M. Kama, page 15 du rapport :<em> « Lors de sa déposition, il (le lieutenant-colonel Bakary Coulibaly) a reconnu n’avoir reçu d’instructions ni de Moussa Traoré, ni du Ministre de la Défense ni du chef d’État Major des Armées.</em> »

Enfin, I.G. Maïga termine sa « grande contribution » par ce qu’ « il faut retenir » « sur le plan éducation »

Sur ce point également, il s’échine à faire preuve de grand connaisseur, en rappelant  certaines dates sans que l’on sache au juste où il veut en venir, ce à quoi rime son énumération.

S’il avait vraiment lu le chapitre X, page 123à 138 de notre ouvrage, il aurait fait l’économie d’une gymnastique intellectuelle superfétatoire. A la page 133, on peut lire ceci : <em>« …en une décennie, d’énormes succès furent remportés dans la mise en œuvre d’un système éducatif authentiquement national. Et cela fut possible parce que le CMLN, plutôt que de se comporter en iconoclaste, a compris que l’Etat est une continuité. Capitalisant ce qu’il a hérité du régime précédent, il l’a expurgé de ses insuffisances pour en faire un efficace outil de développement économique, social et culturel. »    </em>

En d’autres termes, c’est dire qu’en continuant ce qui a été ébauché de 1960 à 1968, le «dictateur » a permis à plus d’un jeune Malien d’effectuer la totalité de ses études, de la 1<sup>ère</sup> année de l’école fondamentale au doctorat d’État, sans sortir des limites du territoire national.

La « <strong><em>Grande contribution à la non falsification de l’histoire du Mali</em></strong> » s’achève par ces mots : <em>« toutes les écoles de formation des maîtres ont été fermées et l’éducation civique supprimée du programme d’enseignement au Mali et dans toutes les écoles. »</em> C’est encore là une des contre-vérités flagrantes proférées à propos du président Moussa Traoré. Jamais, il n’a fermé  d’écoles de formation de maîtres. Au contraire, il les a restructurées et leur a attribué de nouvelles localisations.

A ce propos, un rappel. Avant l’institution du concours direct pour accéder à la Fonction publique, l’accès aux établissements dont il est question, se faisait par voie d’orientation. Avec l’institution du concours, le mode d’accès fut changé. Cela a conduit à une désaffection des écoles de formation de maîtres. Le « dictateur » en tire les conséquences, regroupe les Instituts Pédagogiques d’Enseignement Général (IPEG) sur deux nouveaux sites : Kangaba et Niono ; scinde l’École Normale Secondaire de Badalabougou (EN. SEC) en deux entités : à San, une EN. SEC pour les formations à dominantes littéraires et, à Koutiala, une EN. SEC pour les formations à dominantes scientifiques. Les locaux de Badalabougou, évacués par l’EN. SEC, furent occupés par l’EHEP.

Telle était la situation des écoles de formation de maîtres avant la chute de la II<sup>è </sup>République. Par la suite, une décision ministérielle a porté suppression des IPEG de Diré, Kayes, Sikasso et Bamako. Le président Moussa Traoré n’était plus au pouvoir. Alors, question : qui a fermé les écoles de formation de maîtres ?

Concernant l’ECM, l’Éducation Civique et Morale, à la suite de la chute de la I<sup>è </sup>République, l’enseignement de la politique comme discipline à l’école fut supprimée, mais l’éducation morale est restée enseignée. En effet, la partie supprimée était consacrée à la connaissance de l’US-RDA. Or, le parti était suspendu. L’éducation civique sera rétablie en 1985, pour être, de nouveau, supprimée en 1991, sous la Transition, pour les mêmes raisons.

En définitive, les auteurs du livre <strong>Le Mali sous Moussa Traoré</strong> n’auront cesse de faire comprendre à leurs détracteurs que pour eux , il ne s’agit pas de soutenir qu’un régime a fait mieux qu’un autre ; mais que, au nom du développement du pays, « dans le cadre de la continuité de l’État », un régime a consolidé des assises posées par le régime précédent.

A cet effet, nous disons à l’attention d’I.G. Maïga que combattre l’autre  à coups d’invectives est la manifestation d’une réflexion en panne d’arguments. Ce que veulent nos lecteurs c’est qu’on leur serve non des clichés mais des propos susceptibles de les édifier. En voulant faire étalage de «sa vaste érudition » de façon irrévérencieuse, c’est autre chose  qu’I.G. Maïga met à nu.

Quant à l’association si bien nommée Repères, nous l’invitons à méditer cette déclaration pleine de clairvoyance et de réalisme du Père de l’Indépendance : « <strong><em>Au lendemain de notre accession à l’indépendance, la République du Mali s’est résolument engagée dans la voie de la satisfaction des aspirations profondes du peuple. Malgré sa volonté de réaliser cette œuvre de grande envergure, les difficultés quotidiennes de l’édification économique allaient très rapidement nous apprendre qu’il y avait obligatoirement des choix à faire ; qu’un certain développement social ne pouvait être que la conséquence, la résultante d’un certain développement économique. »</em></strong>

Ces propos tenus il y a cinquante ans, restent d’une brûlante actualité.

<strong>                                                                       Les auteurs de</strong> <strong>Le Mali sous Moussa Traoré</strong>

<strong> </strong>

<strong>Le Mali sous Moussa TRAORE</strong>

<strong>« Une insulte à la mémoire des Maliens »</strong>

<strong>« Le Mali sous Moussa TRAORE », un ouvrage écrit par un collectif de cadres supérieurs maliens, continue de faire des vagues. Les réactions de désapprobation de son esprit et de contestation de son contenu sont légion de la part de personnalités politiques et hauts cadres, ainsi que d’associations démocratiques de tous bords. A l’image d’IG Maïga de l’association REPERES qui, dans cette contribution, qualifie le livre d’insulte à la mémoire des Maliens. « <em>Si en 23 ans de pouvoir, on ne cite avec fierté que deux réalisations (ndlr : le barrage de Sélingué et la route Sévaré-Gao), c’est tout simplement lamentable </em>», déplore-t-il. Et pour cause :</strong>

Le Mali sous Moussa TRAORE est le titre d’un ouvrage écrit par un collectif de cadres supérieurs dans le seul but de travestir, falsifier et réécrire l’histoire du Mali, selon leur bon vouloir.

En effet, ces professeurs d’enseignement supérieur et cadres « émérites » de haut niveau se proposent d’éclairer les générations actuelles et futures et de fournir  aux historiens, chercheurs des éléments utiles d’investigations en se cramponnant seulement sur deux réalisations opérées en 23 ans de pouvoir du régime militaro-fasciste de CMLN/UDPM. Ceci est une insulte à la mémoire des maliens, et la jeune génération n’aura rien à apprendre, si en 23 ans de pouvoir on ne cite avec fierté que deux réalisations c’est tout simplement lamentable.

La très grande satisfaction affichée autour de la réalisation du barrage de Sélingué et d’une route de

1200km en 23 ans atteste allègrement que les responsables du régime militaro fasciste CMLN/UDPM n’avaient aucune vision, aucune ambition pour le Mali.

&nbsp;

<strong>LE BARRAGE DE SELINGUE</strong>

Le Gouvernement malien avait étudié plusieurs projets : le barrage réservoir de Sélingué, sur le Sankarani affluent du Niger, d’une puissance installée de 45 600 KWe ; le barrage régulateur de Manantali sur le Bafing (144 000 KWe) qui sera réalisé plus tard dans les années 1990 ; le barrage de  Tossaye sur le Niger qui est toujours en projet en 2014

Concernant le barrage de Sélingué avec ses 70%de l’énergie que vous attribuez aux installations réalisées par l’UDPM, chers Professeurs historiens et autres cadres supérieurs « émérites » ayez l’honnêteté intellectuelle de reconnaitre  et de faire comprendre à la jeune génération que <strong>le </strong><strong> projet de la construction du barrage de Sélingué remontait à 1964 date à laquelle le gouvernement Malien avait financé sur fonds propres une étude préliminaire confiée à Italconsult. Celle-ci avait été suivie d’une étude de  rentabilité économique  réalisée en 1966 par le même bureau d’études, financée par le Fond Européen de Développement (FED).</strong>

Puis d’une étude de faisabilité financée par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et réalisée par le bureau d’étude italien Carlo Lotti. Elle comprenait un schéma directeur d’aménagement de toute la zone influencée   par le barrage avec, en particulier,  un projet de création,  à l’aval du barrage, d’un casier agricole irrigué de 1 500 ha et <strong>que dans le cadre de la continuité de l’Etat</strong> en 1975, les études d’avant projet détaillé du barrage sont confiées au Groupement des bureaux d’étude Carlo Lotti-Sofrelec (EDF international et Société grenobloise d’aménagement hydraulique -Sogreah). Elles comportent, outre  l’avant projet détaillé du barrage et de la centrale hydro-électrique,  l’étude du placement de l’énergie produite par le barrage, les études socio-économiques et d’environnement, l’étude de la gestion ultérieure du barrage, l’aspect financier et économique, les dossiers d’appel d’offre pour la construction du barrage et la fourniture de l’ensemble du matériel électromécanique : groupes turbo-alternateurs-équipement électrique, poste de transformation,  ligne de transport d’énergie reliant le barrage à la capitale Bamako située  à 150 km et poste d’arrivée à Bamako.

Voilà en bref l’historique de la centrale hydro-électrique qui fournit les 70 % d’électricité et qui fait tant votre fierté.

Pourquoi ne pas parler de la Centrale hydroélectrique Sotuba (5 940 kW) construite en 1966  sur le Niger à proximité de Bamako ?

&nbsp;

<strong>ROUTE SEVARE-GAO</strong>

Que vaut une route de 1200 km construite pendant 23 ans de pouvoir face à :

AIR MALI : Transports aériens :(Avec une flotte  de plus de 20 Avions, un personnel Navigant et Techniciens d’entretien au sol composés de Maliens) assurant le désenclavement intérieur et extérieur du Mali: personnel réduit progressivement jusqu’à 600 au moment de sa liquidation

Une Compagnie qui faisait la fierté de tous les  Maliens de l’intérieur comme de l’extérieur.

Une Compagnie qui faisait la fierté de l’Afrique.

Le Mali est le premier Pays de la sous-région à organiser le pèlerinage de la filière gouvernementale avec sa Compagnie Nationale et tous les pays voisins passaient par là pour accomplir ce pilier de l’Islam.

Pendant que la liquidation de AIR MALI était programmée se créait une compagnie parallèle STA avec SABAGUE, et comme flotte l’avion de commandent de Moussa Traoré  un BEA 146.

Il faut noter que SABAGUE  ne payait ni Kérosène qui était au compte de l’Armée Malienne, ni le personnel, ni aucune autre charge, le tout était au compte du budget national. Les 20%du prix de vente des billets revenaient à SABAGUE.

L’avion ainsi exploité l’était avec des documents au nom du gouvernement malien.

SOMIEX : Distribution alimentaire : personnel 2103 liquidée après fermeture progressive des succursales

C’est  avec la création de la SOMIEX que la gamme de KOROBORO BOUTIGUI a vu le jour parce que servant de relai entre la Somiex et la population quant à la distribution des produits alimentaires à la base.

Les produits de la Somiex sont vendus au même prix sur toute l’étendue du territoire Malien.

SONATAM : Fabrique de tabacs cigarettes et allumettes : personnel   899 restructurée, licenciement d’une partie du personnel.

COMATEX : Filature et tissage : personnel 3090, licenciement de près 3000 personnes

EMAB : Scierie fabrique de meubles : personnel 140 liquidée

LIBRAIRIE POPULAIRE DU MALI : Importation et distribution de livres, matériel de bureau et fournitures scolaires : personnel  155 liquidée

PHAMACIE POPULAIRE DU MALI : Importation et distribution de produits pharmaceutiques : personnel   710 restructurée, licenciement d’une partie du personnel

SOCORAM : Montage et négoce d’appareils électriques ménagers, radios et climatiseurs personnel 88 liquidée

SOCIETE DES HOTELLERIES DU MALI : Gestion d’hôtels : personnel 383 liquidée

SONETRA : Travaux publics et bâtiments (qui a à son actif les travaux de construction du Stade Omnisports Modibo Keita) personnel 165 liquidée

SEMA : Gestion immobilière et bureau d’études. En plus des logements dont le loyer variait entre 16.000FM soit 8.000FCFA et 8.000FM soit 4.000FCFA, en Location-Vente sur 15 à 20 ans. La Sema octroyait aussi des Prêts à l’Habitat aux taux réduits. Personnel 81 restructurée puis liquidée.

SEPOM : Fabrication de corps oléagineux et dérivés : personnel 760  liquidée

CMTR : Transports marchandises voyageurs et transit : personnel 350 liquidée

OPAM  Restructuré licenciement d’une parte du personnel

SOCIMA : Cimenterie : personnel 434 bazardée avec toutes les installations et terrains

UCEMA : Fabrique de vaisselle, sanitaire, carrelage, chaux et base pour peinture : personnel 200 puis liquidée.

SOCOMA /SOCAM : Fabrique de concentré de tomate et jus de fruits : personnel 49 liquidée. Première fabrique de jus de fruits dans la sous-région.

BDM restructurée avec licenciement d’une bonne partie du personnel

TAMALI : Tannage, fabrique objets en cuir : personnel 70 liquidée

EDIM : Imprimerie, édition et reliure : personnel 806 liquidée

OCINAM : Gestion des salles de cinéma : personnel 255 liquidé

OPAM : Restructuré avec licenciement d’une partie du personnel

Les prix de tous les produits des Sociétés étaient homologués et vendus au même prix sur toute l’étendue du Territoire National

<strong>La liste n’est exhaustive</strong> car en 8 ans (1960-1968) près de 40 Sociétés et Entreprises d’état ont été créées par le régime de l’US RDA avec le Président Modibo KEITA.

Signalons que le personnel ici indiqué ne représente pas l’effectif initial, car toutes les Sociétés et entreprises d’Etat ont subi un élagage c'est-à-dire un licenciement progressif du personnel et ces chiffres relèvent d’une étude effectuée en 1981 par un Bureau  Français sur la base de laquelle toutes les Sociétés et Entreprises d’Etat ont été  liquidées.

Ce qui fera dire au Colonel Youssouf Traoré Membre du CMLN ceci : les conséquences désastreuses de l’entrée de notre pays dans l’UMOA en juin 1974, <strong>de la fermeture de certaines sociétés et entreprises d’état, le licenciement abusif de milliers de travailleurs</strong> et de l’intervention du FMI et de la Banque mondiale résultent essentiellement de la gabegie organisée et du pillage des caisses de l’état de 1973 à 1980 sous la responsabilité personnelle du <strong>général Moussa Traoré </strong>».

En totalisant approximativement le nombre de personnes licenciées suite à la liquidation et à la restructuration  de ces différentes sociétés et entreprises d’état on peut imaginer le préjudice moral et matériel causé dans les familles respectives.

Des pères de famille ainsi jetés dans la rue sans ressources, bonjour le dégât moral et l’effritement de la cellule familiale.

Consultez un peu l’ASSOCIATION DES COMPRESSES DU MALI. Vous comprendrez l’ampleur de dégâts causés par les liquidations et restructurations.

L’existence de toutes ces Sociétés et entreprises d’état a nécessité la création d’un département chargé de les gérer c’est ainsi que le Ministère de Tutelle des Sociétés et entreprises d’état a vu le jour en 1962 avec Lamine SOW comme Ministre (1962-1968).

Après le coup d’Etat de 1968, se sont succédé à la tête de ce Département les personnalités suivantes:

Sékou Sangaré    1972—1977

Mohamed Ag Hamani         1977--- 1978

Abdoulaye Amadou Sy        1978—1980

Tiécoro   Diakité                     1980—1982

Bandiougou Bidia Doucouré     1982--1984

<strong> </strong>

<strong>Rapport sur le procès de Moussa Traoré ex chef de l’état du Mali, Dakar, le 22 Février 1993, le juge Sénégalais  Laïty KAMA  écrit page 25 :</strong>

<strong>Commentaire 1 :</strong> C’est à l’honneur de la jeune démocratie malienne d’avoir organisé malgré les imperfections relevées dans le rapport, le procès de Moussa Traoré et de ses compagnons, témoignant ainsi de sa volonté de s’engager dans le règne de l’Etat de droit .Et c’est d’autant plus remarquable que l’ancien chef de l’Etat du Mali ne s’embarrassait pas de ce genre de scrupules dans le traitement de ses adversaires réels ou supposés.

<strong> </strong>

<strong>SUR LE PLAN EDUCATION</strong>

Il faut retenir que :

<strong>ENSUP : </strong>Créée en 1961 par Décret N°121/PG-RM, elle a été ouverte en 1963

<strong>ENI</strong> :   L'<strong>École nationale d'ingénieurs Abderhamane Baba Touré</strong> (ENI/ABT)

Fondée en 1963 à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Bamako">Bamako</a> (<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mali">Mali</a>). Créée le 14 avril 1939, l'Ecole Technique Supérieure de Bamako a été transformée le 06 septembre 1950 en Ecole des Travaux Publics (E.T.P.) de l'AOF, destinée à la formation des Adjoints Techniques en Travaux Publics, en Topographie et des Dessinateurs des TP.D'autres sections furent créées par la suite, telles que les sections Géologie et Electromécanique. Après l'accession du Mali à l'indépendance, en vue de satisfaire les besoins en cadres techniques nécessaires au développement du pays, l'E.T.P. fut érigée en « Ecole Nationale d'Ingénieurs » (E.N.I) qui fut chargée à partir de 1963.

<strong>IPR</strong> :   En 1955, l’Ecole de Médecine Vétérinaire devient l’Ecole des Assistants d’Elevage de Bamako. Ainsi en 1965, le Gouvernement de la République du Mali décida de créer l’Institut Polytechnique Rural (IPR) de Katibougou qui occupa l’ensemble des infrastructures du CTA.

<strong>ENA :</strong> Ecole<strong> Nationale d’Administration : </strong>En 1598 est créée l’École d'administration du Soudan qui en 1963,  prend le nom d'École nationale d'administration. L'école à la charge de la formation des fonctionnaires des catégories A, ainsi que ceux de la catégorie B jusqu'à la création de l'École centrale pour l'industrie, le commerce et l'administration (Écica) en 1969.

<strong> </strong>

<strong>ECOLE DE MEDECINE</strong>

La pose de la première pierre de l’Ecole de médecine a eu lieu le 11 novembre 1968 sous la présidence du ministre de la Santé et des Affaires sociales Sominé Dolo en présence du ministre français de la Santé publique et de nombreuses personnalités politiques.

Il était prévu de construire une véritable cité universitaire comprenant un bloc d’enseignement comportant un bâtiment administratif, une bibliothèque, des salles de cours, de travaux pratiques, des professeurs, un amphithéâtre de 80 places. Le bloc d’internat était composé de 29 chambres à deux lits, une salle de jeux et de réunion, un restaurant. Il était prévu des logements pour le personnel administratif ;

Enfin que c’est bien sous le régime CMLN/UDPM que toutes les écoles de formation des maîtres ont été fermées et l’éducation civique supprimée du programme d’enseignement au Mali et dans toutes les écoles.

<strong>I.G. MAIGA</strong>

<strong>Association  REPERES</strong>

<strong>L’Aube 797 du 9 mai 2016</strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong><strong>Note de la rédaction : </strong>Nous prenons acte de ce droit de réponse qui est en fait une contribution au large débat d’idées et d’écoles autour du livre, sans doute, le plus controversé de l’histoire du Mali.

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Spécial 26 Mars : Mouvement démocratique : L’union a fait le changement</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/special-26-mars-mouvement-democratique-lunion-a-changement-1497712.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/special-26-mars-mouvement-democratique-lunion-a-changement-1497712.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/03/DEMBA-.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 26 Mar 2016 12:15:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Après plusieurs mois de manifestations et de violentes répressions, les organisations socio-politiques en lutte pour la démocratie ont décidé d’unir leurs forces. La jonction entre ce regroupement et un groupe d’officiers finira par avoir raison du régime du général Moussa Traoré</strong>

Le grand chamboulement politique de 1991 dans notre pays est redevable au combat mené par le Mouvement démocratique pour l’avènement du multipartisme. Cet épisode de notre histoire est remarquable parce qu’il a mobilisé une frange importante de la population, particulièrement les jeunes scolarisés en butte eux aussi aux conséquences des programmes d’ajustement structurel. Ces mesures, censées redonner du souffle à l’économie nationale, ont notamment entraîné une diminution du nombre des boursiers, l’institution d’un concours d’entrée à la Fonction publique, des départs volontaires à la retraite et des licenciements dans les sociétés et entreprises d’Etat. La mauvaise gouvernance caractérisée par l’enrichissement illicite des dirigeants, les retards des salaires et des bourses et surtout l’absence de perspectives avaient alimenté un mécontentement qui atteignit son paroxysme en 1991. Le bouillonnement qui éclata en Mars 1991 avait suscité la naissance d’associations politiques et de défense des droits de l’homme. Ces mouvements politiques et de la société civile, autorisés par les pouvoirs publics de l’époque pour faire baisser la pression, ont tôt fait de mobiliser le peuple pour exiger la démocratie et le multipartisme. Leurs messages étaient relayés efficacement par une presse privée mordante dont les organes les plus emblématiques étaient Les Échos et Aurore. La vie politique était alors dominée par le parti unique constitutionnel, l’Union démocratique du peuple malien (UDPM), dirigé par le chef de l’Etat en personne, le général Moussa Traoré. Parmi les mouvements socio-politiques les plus en vue, figurait l’Association malienne des droits de l’homme (AMDH), portée sur les fonts baptismaux le 11 décembre 1988 par Me Demba Diallo. Lors de son conseil central extraordinaire tenu les 28 et 29 mai 1990 à Bamako, l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), l’unique centrale syndicale de l’époque, s’est débarrassée de relations parfois encombrantes avec le pouvoir pour rejoindre les associations qui ferraillaient pour l’avènement de la démocratie et le multipartisme. Cette centrale a radicalement rompu les amarres en ces termes : « Considérant que le parti unique constitutionnel et institutionnel ne répond plus aux aspirations démocratiques du peuple malien, le conseil central extraordinaire rejette en bloc le dirigisme politique qui entrave le développement de la démocratie au Mali, opte pour l’instauration du multipartisme et du pluralisme démocratique ». Le Comité national d’initiative démocratique (CNID) a vu le jour le 18 octobre 1990 et tenu sa première assemblée générale le 3 novembre suivant à l’Institut islamique de Hamdallaye. Le CNID a été créé par Me Mountaga Tall et ses compagnons parmi lesquels Tiébilé Dramé, Me Hamidou Diabaté, Cheick Oumar Sissoko, Yoro Diakité, Konimba Sidibé, etc. Ceux-ci ont préconisé « un saut qualitatif » en inscrivant leur combat dans la quête du multipartisme « à visage découvert ». Ils ont fondé l’association CNID en exhumant une ordonnance coloniale régissant la création d’association. Ce texte législatif servira de base juridique à la création de nombreuses associations socio-politiques qui joueront un rôle important dans la lutte pour la démocratie dans notre pays. Après le CNID, c’est l’association Alliance pour la démocratie au Mali (Adema) qui voit le jour. C’était le 24 octobre 1990. Le Pr Abderhamane Baba Touré était le premier président de cette association qui regroupait, entre autres, Alpha Oumar Konaré, Mamadou Lamine Traoré, Aly Nouhoum Diallo, Mohammedoun Dicko, Mme Sy Kadiatou Sow, Moustaph Dicko, Abdoulaye Barry, Cheick Mouctary Diarra, Salif Berthé, Ousmane Sy, Tiémoko Sangaré, Soumeylou Boubèye Maïga. Trois jours après la création de l’Adema association, le 27 octobre 1990, des étudiants sous la conduite de Oumar Mariko ont créé l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM). Cette association a tôt fait de défier dans les établissements scolaires et universitaires les comités de l’Union nationale des jeunes du Mali (UNJM), filiale de l’UDPM. D’autres mouvements socio-politiques comme l’Association des jeunes pour la démocratie et le progrès (AJDP) ou encore la Jeunesse libre et démocratique (JLD) feront leur apparition dans la foulée et viendront grossir les rangs des activistes opposés au parti unique. Les associations démocratiques vont passer rapidement à l’organisation de manifestations de rue pour réclamer la démocratie et le multipartisme. C’est ainsi que le CNID organisera une manifestation pacifique qui a réuni 10 000 personnes dans la capitale le 10 décembre 1990. Le 30 décembre, le CNID se joindra à l’Adema pour une grande marche unitaire et pacifique, allant de la Place de la Liberté au terrain du Camp Digue. L’activisme des démocrates n’a pas manqué d’exaspérer les militants de l’UDPM qui ont organisé une contre-marche ce jour-là. Quand les deux cortèges se sont croisés au niveau de la Place de la Liberté, les militants du CNID et de l’Adema ont cédé le passage. CLIMAT INSURRECTIONNEL. Le gouvernement décidera par la suite de mettre fin à la « récréation » en interdisant les manifestations. Les activités du CNID seront interdites à partir de 18 janvier 1991. Mais d’autres manifestations vont se dérouler, malgré l’interdiction prononcée par les autorités, le 18 janvier 1991 à Bamako et le lendemain à Ségou. Le 3 mars 1991, une nouvelle marche est organisée par les deux associations politiques (CNID et Adema), rejointes par l’Association des jeunes pour la démocratie et le progrès (AJDP) et la Jeunesse libre et démocratique (JLD), ainsi que l’Association des diplômés, initiateurs et demandeurs d’emploi (ADIDE). Le 17 mars 1991, l’ADEMA, le CNID et l’AEEM ont organisé une marche silencieuse en souvenir de Cabral, leader étudiant assassiné le 17 mars 1980. Les forces de sécurité tentèrent de faire respecter la mesure d’interdiction des manifestations. Ce qui entraina des affrontements avec les manifestants. A partir du 22 mars, un climat insurrectionnel s’est installé dans la capitale. Ce jour-là, des militants de l’AEEM ont bloqué les artères de la ville pour protester contre la répression des manifestations et réclamer l’ouverture démocratique. Plusieurs personnes trouveront la mort lors des affrontements de ce « Vendredi noir ». Devant le durcissement du pouvoir qui réprimait les manifestations tout en soumettant l’ouverture politique à la tenue du congrès de l’UDPM, les associations socio-politiques se sont organisées en créant un comité de coordination qui prendra l’appellation de Mouvement démocratique, composé du CNID, de l’Adema, de l’AJDP, de la JLD, de l’UNTM, de l’AMDH, de l’AEEM et du Barreau. Le président Moussa Traoré campera sur sa position malgré les nombreuses victimes et les destructions d’édifices publics. Le chef de l’Etat finira cependant par recevoir une délégation du Mouvement démocratique pour lui confirmer sa décision de ne procéder à une éventuelle ouverture politique qu’à l’issue du congrès de l’UDPM. Les manifestations reprirent de plus belle et l’UNTM décréta le 25 mars 1991 une grève illimitée pour appuyer les manifestants. Un groupe d’officiers de l’armée, conduit par le lieutenant-colonel Amadou Toumani Touré, renversa alors le régime de Moussa Traoré dans la nuit du 25 au 26 mars 1991. Les militaires putschistes étaient regroupés au sein du Comité de réconciliation nationale (CRN) qui fait sans tarder la jonction avec le Mouvement démocratique lors d’un meeting unitaire à la Bourse du travail. Les scènes de fraternisation ont scellé la réconciliation entre les soldats et les manifestants. Leaders civils et militaires putschistes vont se regrouper, les 27 et 28 mars, au sein Comité de transition pour le salut du peuple (CTSP) qui dirigera le pays pendant une Transition d’un peu plus d’un an, marquée notamment par une Conférence nationale qui a élaboré une nouvelle Constitution et une Charte des partis politiques en consacrant le multipartisme intégral.

B. M. SISSOKO

—

<strong>LE LONG CHEMINEMENT DU MOUVEMENT DEMOCRATIQUE</strong>

La création de l’Alliance pour la démocratie au Mali (Adema) est l’aboutissement d’une longue lutte qui a débuté le 20 novembre 1968, rappelle l’actuelle présidente de l’association, Mme Sy Kadiatou Sow. Dès le lendemain du coup d’Etat militaire qui a renversé le régime de Modibo Keita, le père de l’indépendance, le 19 novembre 1968, des compatriotes ont entrepris d’organiser la résistance contre le Comité militaire de libération nationale (CMLN), la junte dirigée par le lieutenant Moussa Traoré. C’est ainsi que le Parti malien du travail (PMT) a, dans un tract, lancé un appel au peuple pour organiser cette résistance à la « dictature ». C’est par la suite que plusieurs mouvements ont vu le jour. Il s’agit de l’Université populaire du Ciné club Askia Nuh, du CLET (Comité de liaison étudiants – travailleurs), de la STMF (Solidarité des travailleurs maliens en France), du CDLDM (Comité de défense des libertés démocratiques au Mali), de l’ACTAF (Association culturelle des travailleurs africains en France). Il y avait également l’UGSM (Union générale des scolaires maliens). Ces organisations se battaient contre la confiscation des libertés fondamentales par les militaires qui avaient pourtant pris le pouvoir au cri de « A bas la dictature ! Vive la liberté ! ». Les grèves scolaires d’avril 1969, suivies de l’arrestation des dirigeants du Parti malien du travail, la dénonciation de la première conférence des cadres de juillet 1969, la grande mobilisation des travailleurs, particulièrement au sein du SNEC et du SYNACOM, culminant par la grande fête ouvrière qu’a été le deuxième congrès de l’UNTM en 1970, furent les moments forts de cette lutte pour la liberté et la démocratie. La junte n’a pas lésiné sur les moyens pour désamorcer cette mobilisation du peuple qui réclamait la restauration d’une vie constitutionnelle normale et le retour des militaires dans les casernes. En plus de la répression féroce contre les leaders politiques, elle a organisé en juin 1974 un référendum constitutionnel qualifié « de farce électorale » par le Regroupement de patriotes maliens (RPM). La jonction PMT/US-RDA n’a pas été aisée en dépit de la solidarité militante dont ont fait preuve les cadres du PMT agissant au nom du CDLDM (Comité de défense des libertés démocratiques au Mali). C’est la naissance du PMRD (Parti malien pour la révolution et la démocratie) et du FDPM (Front démocratique des patriotes maliens basés en France) qui facilitera ce regroupement. Le combat s’est amplifié avec la création de la Coopérative culturelle Jamana, de la MUTEC (Mutuelle des travailleurs de l’éducation et de la culture) initiées par l’ancien président Alpha Oumar Konaré. On retiendra également le CAP (Comité d’action populaire), la Ligue des droits de l’homme. Mais le CAP n’a pas vécu longtemps et la Ligue des droits de l’homme s’est fondue dans l’AMDH (Association malienne de défense des droits de l’homme). L’Action de lutte « Tiémoko Garan Kouyaté » a également participé au combat. Le Parti communiste malien se signalant, lui, par des tracts distribués à Bamako et à l’intérieur du pays. Pour donner une direction politique à leur mouvement, les responsables du mouvement démocratique ont créé à Thiaroye, au Sénégal, le Front national démocratique et populaire (FNDP) en décembre 1986. Le professeur Abderhamane Baba Touré et d’autres acteurs ont pu convaincre les membres de l’US-RDA, parti du président renversé Modibo Kéïta, d’adhérer à cette nouvelle direction en 1989. Le FNDP a réussi un coup d’éclat contre l’UDPM lors d’une conférence tenue le 31 mars 1990 au stade Omnisports de Bamako. Dirigée par Djibril Diallo, le secrétaire politique de l’UDPM, cette conférence avait comme thème : « La Démocratie au sein du parti ». Le FNDP a été également à la base de la rédaction de la Lettre ouverte du 7 août 1990 adressée au président de la République à la veille de la 7è session extraordinaire du Conseil national de l’UDPM. Cette initiative a suscité au sein du peuple malien un immense espoir, comme en attestent les centaines de signatures publiées dans le journal « Les Échos » de la Coopérative culturelle Jamana. B. M. S.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Propos mémorables: Feu Tiéoulé Mamadou Konaté Président du BDIA novembre 1994</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/propos-memorables-feu-tieoule-mamadou-konate-president-du-bdia-novembre-1994-1443002.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/propos-memorables-feu-tieoule-mamadou-konate-president-du-bdia-novembre-1994-1443002.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/02/Tiéoulé-Mamadou-Konaté.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 01 Mar 2016 01:13:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[« <em>Je dis qu’il faut rapatrier le dossier des régions du nord-Mali, entreprendre des démarches pour ouvrir le débat au Mali, entre Maliens concernés. </em>

<em>C’est ça l’approche du BDIA. </em>

<em>Mais avant cela, il ne faudrait rien négliger sur le plan de la sécurité, pour que les populations puissent être à l’abri d’attaques, d’assassinats. </em>

<em>Notre gouvernement doit redoubler l’effort pour convaincre les rebelles que la paix est possible dans l’honneur et la négociation. </em>

<em>Mais, il doit être clair que cela n’est compatible, ni avec la surenchère, ni avec les pressions internationales, encore moins, avec les attentats terroristes ».</em>
<h2>Zeïdane Ag Sidalamin Conseiller technique Commissariat au Nord 1993</h2>
« <em>Le pacte National, conclu le 11 avril 1992 à Bamako, est un acte de réconciliation nationale au service de la sécurité, du développement et de la démocratie. Il constitue un symbole et une expérience. Expérience, car ce pacte constitue un bel héritage à léguer aux générations futures</em> ».

&nbsp;

<strong>Alpha Oumar Konaré, Président de la République</strong> <strong>1994</strong>

‘’ Il est de la responsabilité de l’Etat, de donner la preuve qu’il entend et qu’il est en mesure d’assurer la sécurité de toutes les personnes, à quelque groupe socio-ethnique qu’elles appartiennent, ainsi que la sécurité de leurs biens.

<em>Il appartient aux Mouvements  de confirmer leurs engagements en faveur de la paix et de la sécurité. </em>

<em>Il leur appartient sans plus aucun retard, de contribuer à la lutte contre les actes de banditisme.’’  </em>

&nbsp;

&nbsp;

<strong>Me Wahab Berthé, secrétaire général du RDP, novembre 1994</strong>

<em>« Le constat que l’on peut faire, c’est que, ces attaques, sont des actes de terrorisme et il faut les combattre en tant que tels. </em>

<em>Ce sont des actes de terrorisme qu’on ne peut pas tolérer dans un Etat de droit, parce qu’il s’agit de prendre la Nation en otage…</em>

<em>Il est évident que la politique, c’est faire la guerre et faire la guerre, c’est faire la politique. Les deux vont ensemble ».</em>

&nbsp;
<h3>Younouss Hameye Dicko secrétaire général de l’UDD novembre 1994</h3>
« <em>Nous ne pouvons pas comprendre que, parce que, on est rebelle, parce que, on est gouvernement, dans le dossier du nord, seuls ces deux parlent au nom des populations, gèrent la situation dans le nord, alors que les véritables populations dans le nord n’ont jamais participé à la gestion du dossier ».</em>

<strong><em> </em></strong>

<strong><em>Alpha Oumar Konaré 1996</em></strong>

<em>‘’Il faut anticiper à cause de toutes ces solutions de dernière heure qui n’ont pas marché ; de cet attentisme coupable qui a ancré, depuis plus de trente ans, ce sentiment si fort de la fatalité, de cette propension de l’Etat africain à n’utiliser les ressources intellectuelles du continent que pour les politiques de courte vue. Si l’émergence de regroupements, d’associations prenant en charge les préoccupations des populations est normale dans une démocratie, leur expression sous des formes armées, de violence ou de haine, ne saurait être que condamnable.  Prenons-y garde ! »</em>

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;

<strong>Rassemblées par</strong>

<strong>boubacar Sankaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Commémoration des dix ans  de la disparition d’Ali Farka Touré : Dix nuits d’hommage dédiées au monument de la musique africaine</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/commemoration-des-dix-ans-de-la-disparition-dali-farka-toure-dix-nuits-dhommage-dediees-au-monument-de-la-musique-africaine-1411642.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/commemoration-des-dix-ans-de-la-disparition-dali-farka-toure-dix-nuits-dhommage-dediees-au-monument-de-la-musique-africaine-1411642.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/02/Ali-Farka-Touré.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 16 Feb 2016 00:53:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>L’information a été donnée lors d’une conférence de presse tenue le jeudi 11 février 2016  à la Maison de la Presse. Elle était animée par Aly Guindo, membre fondateur et coordinateur de la Fondation Ali Farka Touré, en présence des membres de la Fondation et de plusieurs autres personnalités.</em>

Pour les membres de la Fondation, Ali Farka Touré reste une icône  qui avait fait la promotion de la culture  malienne à travers ses tournées internationales. « Si la vie était à refaire, Ali serait là pour témoigner et en même temps corroborer ces paroles, pas élogieuses mais plutôt poignantes pour son œuvre hautement accomplie avec tant de magnanimité et à la grande satisfaction de tout le peuple malien et du monde entier. Comme en témoigne l’organisation des obsèques nationales », clament les conférenciers.

Cette dixième édition de la commémoration de la disparition du musicien de Niafunké se donne comme idée force « Ali Farka Touré, Dix ans après sa disparition, Dix nuits d’hommage, Dix capitales africaines : Abidjan, Ouagadougou, Niamey, Dakar etc. et le reste du Monde », sont marqués par des innovations de portée internationale. Les activités prévues sont, au niveau national, une nuit de lancement couplée à la caravane de la paix prévue pour le samedi 13 février, une nuit d’hommage le samedi 5 mars, la finale de la coupe Ali Farka Touré le dimanche 6 mars, la réception officielle de la place Ali Farka Touré au rond-point de l’ex-Djembé à Lafiabougou, la pose de la première pierre de la Rue Ali Farka Touré, la remise d’instruments de musique et tricycle à un artiste handicapé et enfin le vernissage de l’exposition photo au Musée National du Mali.

Aly Farka Touré est né le 31 octobre 1939 à Kanau dans le Cercle de Niafunké et est mort le 07 mars 2006 à Bamako. Il est l’une des figures musicales les plus importantes d’Afrique et du monde. Il a à son actif, un palmarès très riche avec le Grammy Award qui est la plus grande distinction musicale du monde.

<strong>Modibo Ouologuem, Stagiaire</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>35ème anniversaire de l’assassinat d’Abdoul Karim Camara dit Cabral : Le PM Modibo Kéita dépose une gerbe au Monument Cabral</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/35eme-anniversaire-de-lassassinat-dabdoul-karim-camara-dit-cabral-le-pm-modibo-keita-depose-une-gerbe-au-monument-cabral-868922.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/35eme-anniversaire-de-lassassinat-dabdoul-karim-camara-dit-cabral-le-pm-modibo-keita-depose-une-gerbe-au-monument-cabral-868922.html</guid>
<description><![CDATA[ 2 juillet 1955, 17 mars 1980, Abdoul Karim Camara dit Cabral a vécu 25 ans. Le 35ème anniversaire de sa mort a été célébré le mardi 17 mars 2015 par le Bureau de Coordination de l’Amicale des Anciens Militants et Sympathisants de l’Union Nationale des Elèves et Etudiants du Mali (AMS-UNEEM), dirigé par son Secrétaire Général Oumar Arboncana Maiga.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="46156" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 19 Mar 2015 02:23:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_202709" align="alignright" width="310"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/03/Cabral.jpg"><img class="size-full wp-image-202709" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/03/Cabral.jpg" alt="Abdoul Karim Camara dit Cabtral" width="310" height="379" /></a> Abdoul Karim Camara dit Cabtral[/caption]

En prélude à cet anniversaire, l’AMS-UNEEM avait organisé une conférence débat dans l’amphithéâtre de l’ENSUP, sur le thème: «La qualité des apprentissages: entre volonté politique et moyens humains et financiers», animée par le Dr Oumar Yacouba Maiga, Directeur National de l’Enseignement Technique et Professionnel (DNETP).

La journée du mardi 17 mars a également été marquée par une visite à l’Ecole Cabral à Badalabougou, sur la rue Leipzig, face au Palais de la Culture et une marche funèbre, de la station Shell face au Journal les Echos, au Monument Cabral, suivie d’un dépôt de gerbe de fleurs par le Premier ministre, Modibo Kéita.

Le Secrétaire Général de l’AMS-UNEEM, dans son discours, a affirmé «nous sommes encore une fois réunis pour célébrer la mémoire d’un digne fils de la Nation, profondément patriote et pétri des valeurs civilisatrices de notre peuple, je veux citer le courage, l’abnégation, le respect de l’aîné et de la parole donnée. Oui, le fils du Mali que nous célébrons aujourd’hui était aussi un étudiant modèle, respectueux envers ses maîtres.

Cela fait 35 ans que tu nous as quittés, certainement tourmenté, comme tous tes compagnons, tes amis, ta famille, de n’avoir pas obtenu tous les rites funéraires qui apaisent. Cabral, nous, ta génération, attendons toujours, depuis 35 ans, que les plus hautes autorités nous disent enfin où ton corps a été enseveli, peut-être sans sépulture.

Nous en appelons aujourd’hui au Président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, celui-là qui incarne la Nation, d’apaiser nos cœurs et nos esprits, car tes compagnons Cabral, sont en train de te rejoindre sans pouvoir apporter de réponses aux interrogations qui te tourmentent outre-tombe».

Oumar Arboncana Maiga a aussi saisi l’occasion pour évoquer les maux qui gangrènent l’école malienne d’aujourd’hui, la santé, la sécurité, la gouvernance, etc. Prenant le relais, le Premier ministre, dira: «nous venons de déposer une gerbe de fleurs, nous avons écouté votre message (du Secrétaire Général de l’AMS-UNEEM) très émouvant, un message qui puise ses racines dans le sol, mais qui a un feuillage dans le ciel, un message de grande responsabilité, qui nous interpelle tous».

«Depuis quelques décennies, le gouvernement honore le leader estiduantin Abdoul Karim Camara dit Cabral. Le gouvernement le fait en s’inclinant devant sa mémoire et en déposant une gerbe de fleurs au monument dédié à ce vaillant étudiant », a expliqué Modibo Kéita.

Il dira en outre qu’Abdoul Karim Camara ne savait pas se battre avec des armes, mais qu’il savait débattre, il savait s’opposer. «Que les générations actuelles, les générations spirituelles d’Abdoul Karim puissent se souvenir que ce qui est important aujourd’hui, c’est d’avoir confiance en soi…»

Le Premier ministre ajoutera que les préoccupations de M. Maiga seront analysées et prises en compte avec beaucoup d’attention.

<strong>Adama Bamba</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>17 mars 1980 &#45; 17 mars 2015 : 35 ans après, les camarades de Cabral, commémorent sa disparition</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/17-mars-1980-17-mars-2015-35-ans-apres-les-camarades-de-cabral-commemorent-sa-disparition-866682.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/17-mars-1980-17-mars-2015-35-ans-apres-les-camarades-de-cabral-commemorent-sa-disparition-866682.html</guid>
<description><![CDATA[ Dans le cadre de la commémoration du 35ème anniversaire de l’assassinat d’Abdoul Karim Camara dit Cabral, l’AMS-UNEEM a rendu visite le 17 mars 2015, aux élèves de l’Ecole Cabral de Badalabougou. Cette visite s’est soldée par une cérémonie de remise de matériels didactiques à l’école. C’était en présence des camarades de lutte du héros national, les membres de la commission nationale des martyrs et des pionniers.
 ]]></description>
<enclosure url="" length="46156" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 18 Mar 2015 00:44:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_202709" align="alignright" width="310"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/03/Cabral.jpg"><img class="size-full wp-image-202709" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/03/Cabral.jpg" alt="Abdoul Karim Camara dit Cabtral" width="310" height="379" /></a> Abdoul Karim Camara dit Cabral[/caption]

Après avoir remercié les membres de l’AMS-UNEEM pour leur présence, le directeur de l’école Abdoul Karim Camara dit Cabral (AKC), Seydou Koné a déclaré que cette commémoration  est et restera un devoir citoyen pour eux. Il dira que le lundi 17 mars 1980 a été pour les élèves et étudiants du Mali un moment douloureux. Tout en ajoutant que l’image qu’il garde du camarade Cabral est son engagement pour la cause commune. Selon lui, le combat de son camarade était celui de tous les jours et son souhait était que tous les enfants du Mali aient une formation de qualité afin de donner au Mali un développement meilleur. Il a, aussi, fait savoir que le héros national et ses idéaux sont dans les esprits, dans les cœurs. Il vit éternellement dans nos corps de révolutionnaire », a-t-il dit. Ainsi, il a pris l’engagement que son école continuera à promouvoir les valeurs d’excellence que défendait son camarade. S’adressant aux enfants et aux responsables de l’école, le représentant de l’AMS-UNEEM Mady Diabaté les a remerciés pour l’accueil et leur détermination pour la commémoration de cette journée chaque année. Il a demandé aux enfants d’aimer et d’avoir le souci de leur nation. Le Président de la Fondation Cabral, Adama N Diarra a souligné que le camarade a perdu la vie suite à une violence. Selon lui, aujourd’hui le pays connait également cette même violence ainsi que l’Afrique en général. En ce sens, il a demandé au personnel d’encadrement d’instaurer la culture de la non-violence. Par ailleurs, ces interventions ont été suivies par la prestation des élèves de l’école en poésie dont les titres portaient sur Cabral pour son idéologie, son engagement et un sketch de sensibilisation sur la maladie à virus Ebola. Ensuite, les membres de l’AMS-UNEEM ont remis des matériels didactiques aux élèves de l’école AKC. Cette journée de commémoration a pris fin avec l’organisation d’une marche funèbre en la mémoire du héros national, de la station Shell à Hamdallaye, au monument Abdoul Karim Camara à Lafiabougou. Nous y reviendrons.

<strong>Ousmane Baba Dramé</strong>

<strong> </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La « révolte de Bélédougou » a 100 ans : L’assemblée des notables Bélédougou célèbre la bravoure des anciens</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/la-revolte-de-beledougou-a-100-ans-lassemblee-des-notables-beledougou-celebre-la-bravoure-des-anciens-848112.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/la-revolte-de-beledougou-a-100-ans-lassemblee-des-notables-beledougou-celebre-la-bravoure-des-anciens-848112.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="46156" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 09 Mar 2015 00:16:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[7 mars 1915- 7 mars 2015, il y a, jour pour jour, 100  ans que débutait la révolte de Bélédougou qui donnera le ton à une vague de contestations populaires  contre l’occupation coloniale française telle que la révolte Bobo en 1916, la révolte Dogon en 1917 et la révolte tamashek en 1918. En ce jour de recueillement national, les notables et les ressortissants de Bélédougou regroupés dans une assemblée ont organisé, le samedi 7 mars 2015, une conférence de presse au centre Djoliba. Objectif : inviter la nouvelle génération à s’inspirer de la bravoure des anciens.

Pour la circonstance la conférence de presse était animée par les professeurs Jean Bosco Konaré et N’Dio Diarra en présence du pasteur Révérend Thadée Diarra. Selon le pasteur Reverend Thadée Diarra, il ne s’agit pas de pleurer les Bambara tombés lors de cette révolte mais plutôt de rétablir leur bravoure afin qu’elle serve de leçon à la nouvelle génération.  « <em>Nous devons retenir la bravoure  de nos grands parents. Leur héroïsme et leur attachement pour la liberté, la dignité doivent être un exemple et une source d’inspiration pour tous les Maliens », a-t-il dit. </em>

<strong>Youssouf Z</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Maraboutage et Soufisme : Sur les traces du petit fils d’El Hadj Demba Wagué</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/maraboutage-et-soufisme-sur-les-traces-du-petit-fils-del-hadj-demba-wague-796132.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/maraboutage-et-soufisme-sur-les-traces-du-petit-fils-del-hadj-demba-wague-796132.html</guid>
<description><![CDATA[ «Le Prophète Mohamed (Paix et Salut sur Lui), est la lumière qui guide mes pas et libère mes pensées», aime t-il répéter sans cesse. Oumar Wagué est fier de ses ancêtres, en l’occurrence, El Hadj Demba Wagué ]]></description>
<enclosure url="" length="46156" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 11 Feb 2015 02:30:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Progrès</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Oumar Wagué, marabout international domicilié à Niamakoro 30 mètres est un homme qui invoque régulièrement Dieu en pensées et en paroles. Que de nuits blanches, il passe en invoquant Dieu afin non seulement d'avoir une récompense ultime sur terre et à l'au-delà, mais aussi et surtout en vue de satisfaire et de résoudre les problèmes de sa clientèle en appelant au pouvoir mystique du Tout Miséricordieux, "Ya Samadou"

Nous le disions dans l’une de nos livraisons, il apprit à lire et à réciter par cœur les versets du Saint Coran depuis l'âge de 14 ans.  Pétri dans l'invocation régulière et constante de Dieu, il tire ses origines de la grande famille maraboutique de Baraouli (les Wagué" qui ne jurent que par Dieu et son Prophète Mohamed (Paix et Salut sur Lui).

Issu d'une grande famille Maraboutique, la plus grande et la plus reconnue de Baraouli, le petit fils de El Hadji Demba Wagué, illustre marabout a d'abord fréquenté l'école familiale. Comme pour dire qu'il a ''le maraboutage'' dans le sang, la connaissance des versets coraniques étant innée chez Oumar Wagué .

Après son père Mohamed Wagué qui lui a apprit à lire et à écrire les noms les plus exaltés d'Allah, Oumar Wagué a été encadré par d'autres fils de la Grande famille Wagué de Baraouli à savoir Lassana Wagué, Mamadi dit Tata Haba Wagué, Bahamada et Demba Wagué entre autres. Ce n'est pas tout. Le très respecté Oumar Wagué a décidé de sortir du cercle familiale pour en rajouter à l'expérience qu'il a acquise.

C'est ainsi que successivement, il fréquentera plusieurs maîtres coraniques et marabouts dont les plus connus sont Bougouwèrè Soumaïla TRAORE, Almy Guidjo de Ségou qui n'est plus à présenter, Balla Doumbia dit N'Goloballa entre autres qui lui ont chacun transmis les secrets les plus enviés dans le domaine de maraboutage.

Pour ainsi dire, celui qui est considéré comme grand Marabout International a eu l'amabilité de côtoyer les grands, malgré qu'il soit issu d'une grande famille de connaisseurs et d'une très grande renommée internationale. Le Petit fils de El hadji Demba Wagué est adulé par sa clientèle tant au Mali qu'à l'Extérieur.

Pour le joindre, une seule adresse : Niamakoro 30 mètres à côté du marché Tél. : 75 15 08 00/65 15 08 00
<ol>
	<li><strong> KONE</strong></li>
</ol>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Récupérations politique des litiges fonciers : Moussa Mara sur les traces de Mohamed Aly Bathily</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/recuperations-politique-litiges-fonciers-moussa-mara-les-traces-mohamed-aly-bathily-625132.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/recuperations-politique-litiges-fonciers-moussa-mara-les-traces-mohamed-aly-bathily-625132.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="46156" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 07 Nov 2014 00:52:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Waati</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[[caption id="attachment_452512" align="alignleft" width="377"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/08/Mara_internaute.jpg"><img class="size-full wp-image-452512" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/08/Mara_internaute.jpg" alt="Pourparlers d’Alger : Gouvernants et Gouvernés au même diapason d’Informations !" width="377" height="218" /></a> Moussa Mara[/caption]

<em><strong>Dans une démocratie où le parti majoritaire est logé dans la même enceinte qu’un petit parti, on assiste le plus souvent à la concurrence déloyale en vue de ratisser large avant la fin de l’usurpation. C’est à ce schéma auquel on assiste dans le Mali d’aujourd’hui. Au lieu d’être la solution, la nomination de Moussa Mara à la primature est aujourd’hui un facteur de blocage. Pour parer au plus pressé face à l’éternel épée de Damoclès qui plane sur sa tête, le président du parti Yelema a décidé de politiser toutes ses actions afin d’avoir la côte chez bon nombre de nos compatriotes qu’il a déçus après les événements de Kidal.</strong></em>

Après la presse, les sportifs, la jeunesse et autres, le premier Ministre Moussa Mara a décidé dé se tourner vers le foncier qui semble réussir au Ministre de la Justice Mohamed Aly Bathily. Contrairement à ce dernier qui aime le flagrant délit, le premier ministre pour ne pas rester à la traine, a jeté son dévolu sur les vieux rapports du vérificateur général. Toute fois, il prend le soin de s’éloigner de Bamako, au risque de croiser le RPM et l’ADEMA sur son chemin, surtout en commune IV où un certain Issa Guindo est cité dans beaucoup d’affaires.  Qu’à cela ne tienne, pour une première tentative, Moussa Mara a lamentablement échoué. Aujourd’hui par sa faute une innocente dort en prison. Le décalage entre la sortie du rapport du Vegal qui incrimine la gestion foncière de la direction régionale des domaines et du cadastre de Koulikoro et la correspondance de Mara qui exige des poursuites contre la directrice régionale
des domaines est énorme.

Pendant les quatre ans, il n’y a eu un changement à la tête de la direction régionale des domaines de Koulikoro. Occultant ce changement, sur instruction de Mara, le Ministre Tièman Hubert Coulibaly et sa directrice nationale des domaines et du cadastre qui n’en demandaient pas autant pour liquider celle qu’ils considèrent comme une béquille pour le syndicat qui leur donne du fil à retordre, ont décidé de mettre un plan diabolique en marche. Mme Coulibaly Ilam Niang, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, est aujourd’hui en prison à la place de quelqu’un d’autre. C’est comme si on accusait Moussa Mara pour la gestion de l’ex maire Issa Guindo de la commune IV. Loin de vouloir blanchir la direction régionale des domaines de Koulikoro à la place du juge, il est aussi anormal qu’un acharnement judiciaire et politique sur fond de règlement de compte puisse envoyer des innocents en prison. Ironie
du sort, le Ministre Tieman Hubert Coulibaly qui a été chargé par Mara de régler ses comptes avec Ilam, est aujourd’hui épinglé par le dernier rapport du vérificateur général pour son implication dans le fameux dossier de l’achat  de l’avion présidentiel et des armements. Le premier Ministre aura-t-il le courage politique nécessaire pour le virer du gouvernement à plus forte raison l’envoyer chez le juge comme il l’a fait avec la directrice régionale des domaines de Koulikoro ? Pour les observateurs, la réponse est non.
<strong>Les faits</strong>
Mme Sy Hawa Diallo, directrice nationale des domaines, qui voulait coûte que coûte se débarrasser de la directrice régionale de Koulikoro qui, visiblement dérangeait adresse la note de service N°0068/MDEAFP – DNDC en date du 25 Août 2014 à la directrice régionale des domaines de Koulikoro pour exiger la mise en œuvre des recommandations issues du rapport du BVG 2011. Il s’agit de se conformer aux dispositions du code domanial et foncier et du code général des Impôts lors du calcul des droits, prix de cession et de redevance ; de recouvrir et verser au trésor public le montant de 356 Millions 830 108 FCFA au titre des recettes perçues.
Comme si cela ne suffisait pas, c’est le premier ministre Moussa Mara qui rentre par effraction dans le dossier. Pour mettre à exécution leur plan dont la médiatisation était préparée à l’avance par l’ORTM, Moussa Mara envoie une correspondance confidentielle à son tour au ministre des Domaines Tieman Hubert Coulibaly avec comme objet officiel, la vérification de l’attribution de parcelles de terrain dans le cercle de Kati par le préfet, le sous préfet de Kalanbacoro, le Maire de Kati ; et le recouvrement des recettes domaniales par la Direction Régionale des Domaines et du Cadastre de Koulikoro. Au lieu de s’en tenir à cet objet, le premier Ministre se réfère sur le rapport 2011 du Bureau du Vérificateur Général pour inviter le Ministre des Domaines à veiller à la mise en œuvre des recommandations. Il s’agit de prendre attache avec le ministre de la justice pour les poursuites notamment contre la directrice régionale de
Koulikoro et à lui rendre fidèlement compte. Comme si les rapports successifs du BVG n’incriminent que la direction régionale des domaines de Koulikoro, Mara a décidé d’en faire une affaire personnelle. S’il est un épris de justice comme il veut le faire croire, ce ne sont pas les dossiers qui manquent aujourd’hui dans ce pays.
Pour montrer sa bonne foi malgré sa persécution, la directrice régionale de Koulikoro a fait le point dans sa correspondance N°140001/DRDC – KKORO en date du 20/10/2014 de l’exécution des recommandations. Dans sa correspondance, Mme Coulibaly Ilam Niang prend le soin d’expliquer à la directrice, le montant recouvré (2 986 260 FCFA) et les difficultés qu’elle a rencontrées, notamment des plaintes contre la Direction régionale des Domaines et du Cadastre de Koulikoro. Dans sa conclusion, la directrice régionale de Koulikoro prend bien le soin d’attirer l’attention de la directrice nationale sur le fait qu’elle n’a pris fonction qu’en Novembre 2010, alors que la gestion incriminée par le BVG va de 2008 à juin 2010. En dépit de cette clarification, elle n’échappera pas à son destin tracé par Mara et complices.
Pour emprisonner Ilam afin de la remplacer sur le champ, le plus dur était de trouver un plaignant. Comme par miracle, les héritiers de Feu Thierno Diarra qui ont été mis dans leur droit après un constat de superposition sur leur titre foncier, ont décidé de porter plaine contre la direction régionale de Koulikoro. En la matière, les spécialistes du foncier sont formels : la superposition n’a rien de pénal. Bien au contraire, elle est considérée par le code domanial comme étant une erreur à rectifier. Malgré cela, la directrice régionale de Koulikoro a été arrêtée sans avoir la chance d’être entendu. Après plus d’une semaine en prison, elle n’a toujours pas été entendue. Le plus révoltant est qu’après le retrait de la plainte des héritiers de Feu Thierno Diarra, qu’elle ne soit toujours pas libérée. En plus des travailleurs des domaines, l’UNTM qui a déjà commis un avocat pour sa défense doit s’impliquer
davantage dans ce dossier, surtout qu’un membre de la section syndicale des domaines a été aussi arrêté dans la foulée des événements. Comment un premier ministre qui a suscité tant d’espoirs peut-il autant décevoir ? Telle est la question que l’immense majorité des maliens se pose désormais. Que voulez-vous, la politique à ses raisons que la raison elle-même ignore !
A suivre !
<strong>Lamine Diallo  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les imans de la Mosquée d’El Hadj Omar</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/les-imans-de-la-mosquee-del-hadj-omar-115786.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/les-imans-de-la-mosquee-del-hadj-omar-115786.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="46156" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 07 Jan 2013 01:05:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>La seconde partie de l’article paru dans le N°189 du 24 décembre 2012 ; P9, est consacrée aux imams de la mosquée d’El Hadj Omar à Nioro du Sahel.</strong> </em>
Elle vise à mettre en évidence la contribution combien importante de ces ulémas (oulémas) dans la connaissance et la diffusion de l’islam. Ils nous ont en plus laissé des travaux manuscrits en arabe sur la poésie, l’histoire, la jurisprudence, l’enseignement et la théologie. En outre, on notera que beaucoup de monographies et de chroniques historiques sur le pays de Nioro ont été réalisées sur la base des travaux de l’imam Madiassa Diakité, grand-père de l’actuel imam. Leurs écrits ont été lus en Arabie et il serait donc légitime que les Maliens découvrent ces imams qui furent des érudits. Ils ont servi la religion musulmane avec piété. Laborieux et enseignants, ils furent parmi les plus grands savants de leur temps. Les imams dont il est ici question se sont succédé à l’imamat de la mosquée de 1865 à nos jours. Il s’agit respectivement de :
Demba Kaba, 2ème fils de Dioum Kaba était un érudit. Il secondait son père qui était très vieux. A la mort de ce dernier il dirigea la mosquée de 1865 à 1891.
Badjiri Dado Diakité : Cet homme pieux et humble officia la mosquée avec ferveur jusqu’à sa mort survenue en 1906.  A l’arrivée du colonisateur  en  1891  il a dignement  représenté  la  cité  de  Nioro.
Madi Assa Diakité : Né en 1865 à Nioro, il fut imam de la mosquée d’El Hadj Oumar pendant 42 ans. Eminent arabisant, savant et jurisconsulte, il fut reconnu en son temps comme l’un des hommes les plus instruits sinon le plus instruit et le plus érudit du sahel. Auteur de plusieurs légendes historiques et de nombreuses traditions manuscrites, il mourut en 1950 à l’âge de 85 ans.
Bakari Cissé Diakité : (Bakari Demba Kaba) 1950 – 1951.  Il fut imam pendant 2 ans. Il était un grand poète, un savant et un puits d’érudition.
Bakari  Alama : Il fut imam pendant dix (10) ans.  Humble  et  très croyant, il détestait l’hypocrisie  de  ce  bas  monde. C’était  un  érudit.
Fodié Moulé Diakité : (père de Kalilou Diakité) Cinq (5) ans durant, 1962-1967, il fut imam de la mosquée construite en 1854 par El Hadj Oumar Tall à Nioro. Il était connu pour son érudition et sa sagesse. Sa modestie et sa bonté  de  cœur suffisaient  pour comprendre qu’il était  un fidèle  musulman.
Imams  intérimaires
Après le décès  de  l’imam Moulé, deux intérimaires ont dirigé les prières jusqu’à la nomination de Mohamed Sadikou :
Ladji  Diakité : Il était un enseignant, un homme de rigueur et de vérité qui tenait beaucoup à l’éducation des enfants selon les principes de l’Islam. Très croyant il dirigea les prières  pendant une courte  période.
Habibou  Diakité : Il était  enseignant  et  commerçant. Il a également dirigé  les  prières pendant la période transitoire. Sa crainte de Dieu et son honnêteté  ont  fait  de  lui  un  homme  de  confiance.
- El Hadj Mohamed Sadikou Diakité: Cet homme de Dieu était un érudit. Il fut imam de la mosquée d’El Hadj Oumar pendant 35 ans de 1967 au 26 Avril 2003. Il explique que Nioro, sa ville, est une lumière à trois composantes : soleil, connaissance, islam. En outre précise ce savant, la connaissance pour laquelle Nioro la perle du sahel est tant convoitée comprend deux parties dont la première est la connaissance qu’on a déjà acquise (dans la famille, auprès de nos maitres et nos relations humaines). La seconde partie, la plus vaste et la plus importante est la connaissance que nous n’avons pas et que nous devons chercher à obtenir pour nous  protéger des surprises et de l’obscurantisme. L’imam Sadikou mourut le 26 Avril 2003.
- Mamadi  Assa Diakité dit Madiassa (fils de Sadikou) : Actuel imam, il fut nommé à la tête de la mosquée en 2004.
En conclusion, il est important de noter que la mosquée d’El Hadj Omar Tall et ses imams ont permis d’une part de diffuser l’islam et d’autre part de contribuer au développement sociaux culturels de la région du sahel. Nous devons protéger la mosquée de Nioro et reconnaitre la foi et le mérite de ses illustres imams.
<strong>Cheick O Mara</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cahier d’Histoire : Au  pays de Ségou</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/cahier-dhistoire-au-pays-de-segou-2-53936.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/cahier-dhistoire-au-pays-de-segou-2-53936.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="46156" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 12 Mar 2012 00:01:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Saniya Infos</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Désormais votre bimensuel vous propose   une rubrique d’histoire. En effet, de nombreux lecteurs de Ségou et d’ailleurs ont sollicité cette rubrique qui certainement  va contribuer à une meilleure  connaissance  du passé de notre région et par extension de notre pays.  Nous vous proposons dans cette parution l’évolution du royaume de la fin règne de Biton à la prise du pouvoir par N’Golo Diarra

Pour donner une meilleure assise à son autorité, Biton avait divisé   le royaume en provinces (une soixantaine) qu’il confia à ses camarades devenus chefs  « tondjons ». Ainsi ses compagnons prenaient part à l’exercice du pouvoir. Biton  avait placé son fils Denkoro à la tête de 6.000 hommes. Il fonda Nerekoro pour son fils Bakary  et Djonkolo  son troisième fils résidait à Weeta
Le pouvoir  de Ségou reposait aussi sur des atouts moraux et spirituels. Les miracles qui selon la tradition ont marqué  la jeunesse de Biton, la prédestination dans la croyance populaire à un destin extraordinaire, la puissance magique en faisait de lui un être hors du commun. Tout cela lui permettait d’imposer son autorité à ses ennemis et adversaires, légitimant ainsi son pouvoir.
A la mort de Biton deux de ses fils lui succédèrent. Denkoro où Djekoro régna de (1755-1757). Il laissa le souvenir d’un prince cruel. Atteint semble-t-il de lèpre, Il fut victime d’une conspiration des  tondjons.     A la mort de Denkoro son frère Bakary de son vrai nom Taana  lui succéda. Fervent musulman il fut assassiné par Ton massa Dembélé, un chef tondjon résidant à N’Goin. Djonkolo  le troisième fils de Biton qui résidait à Weeta refusa le trône  et il fut assassiné par les Tondjon  dirigés par Ton massa Dembélé. L’extermination des descendants de Biton n’est que le  résultat d’une vaste conspiration des tondjon mécontents  et  frustrés  de ce qu’ils considéraient comme leur droit ;  celui d’accéder au  pouvoir  après la disparition de  Biton. Ils instaurèrent donc régime de l’oligarchie militaire. Ce fut dans le pays de Ségou l’émergence d’une nouvelle couche sociale qui remit en cause l’ordre social ancien.  Dans l’intervalle d’une décennie trois chefs tondjon se succédèrent au trône. Il s’agit de Ton massa Dembélé  (1757-1760), Kanouba  Niouman de son vrai nom Yoro Bari (1760-1763) et Kafajougu   Traoré  (1763 -1766). Successivement ces chefs tondjon qui avaient paru un moment contrôler la situation disparaissaient mystérieusement ou étaient assassinés par leurs pairs.
Parmi les prétendants au trône on peut citer : Dayematien, Kolonjougoudjiri, Manioumaninfin, Manioumanindjé. La lutte se précisa entre N’golo  Diarra  et Nankoroba Zanké  dit Zanketegeba ou Dafara Zanké.Le conseil des chefs tondjon se prononça en majorité pour N’Golo  Diarra. Ce dernier dut combattre Nankoroba Zanké et le vainquit à N’Goin avec l’aide de son fils aîné N’Tji  Diarra  le futur Bambougou  NTji  pour  s’imploser.
N’golo  Diarra dit Niola  N’golo prit le pouvoir et devint  roi de Ségou. Il fonda la dynastie des  Diarra.
Originaire de Niola  N’Golo a connu plusieurs aventures. Ces aventures selon les  traditions, seraient dues aux prédictions annonçant pour lui le commandement suprême sur tout pays où il s’établirait.  C’est  son oncle paterne qui  par     adversité, l’éloigna de son village en le plaçant en gage auprès de Biton comme complément de disongo (l’impôt). Biton Coulibaly  après avoir tenté à plusieurs reprises de se débarrasser de lui a fini par se  résoudre à le  garder. Il le nomma « djenfa » (grand prêtre des fétiches). Il le nomma également à la tête de sa garde personnelle qui comprenait 3.000 guerriers. Enfin il avait épousé la fille de Biton ; Makouroun  Coulibaly  qui fut la mère de son fis ainé N’Tji Diarra. Pour accéder au pouvoir N’golo organisa sur l’île «  djisoumalenba », une cérémonie rituelle à laquelle prirent part tous les chefs tondjon  pour  célébrer  le début de son règne.
En effet, cette cérémonie consistait pour les chefs tondjon à prêter serment sur les « bolis »  c’est-à-dire les fétiches  pour l’avenir. La prestation de serment pour les chefs tondjon  était réciproque. Mais, N’Golo Diarra l’aide de son fils aîné N’Tji Diarra à la tête d’un détachement de l’armée obligea les chefs tondjon à lui prêter serment de fidélité ainsi qu’à sa descendance. Par ce geste les descendants de N’Golo  devaient être, désormais, les  seuls à monter sur le trône de Ségou. Voilà comment la dynastie des Diarra s’est imposée. N’Golo  quitta Segoukoro où la méfiance, la suspicion et les complots étaient de règle. Il transféra sa capitale à Ségou Sikoro.Après avoir éliminé ses compagnons qu’il déposséda de leur « fiefs » comme ce fut le cas avec Tiécoura  de Nango nouveau « faama »  entreprit de restaurer la puissance du «  fanga » c’est-à-dire du  pouvoir.
Il organisa le royaume qu’il divisa en provinces à la tête desquelles il installa ses fils. Ces provinces étaient appelées : les « dendougou ». N’Golo  plaça N’Tji à Bambougu, Mozon  à  N’Peba ,Niankoro à Segoukoro ,Djokélé  à Kirango , Seri à Zogofina ,Nazon à Bla, Ba à Bia .Quant au benjamin Mamourou , il resta auprès de lui  à Segousikoro. Sous le pouvoir de N’Golo on enregistra la soumission du Macina, du  Miniankala, du Kourouma, de Djenné  .Il étendit  l’hégémonie  de Ségou du Bélédougou au Nord jusqu’en coté d’Ivoire Orientale (Tengrela et Tiongoni) au sud .Il s’allia aux Keïta Kaaba pour contrôler les mines d’or du Bourré.
Le  pouvoir de Ségou atteignit des dimensions colossale sous N’golo qui l’’etendit  jusqu’aux portes du pays mossi .Il engagea trois campagnes  contre les mossi du Yatenga. C’est au cours de la troisième campagne qu’il trouva  la mort en 1787. Il laissait non seulement un royaume aux dimensions  appréciables, mais aussi un Etat avec des institutions auxquelles  il avait donné une forme définitive.
<strong>Bandiougou   DANTE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cahier d’Histoire :  Au  pays de Ségou</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/cahier-dhistoire-au-pays-de-segou-50773.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/cahier-dhistoire-au-pays-de-segou-50773.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="46156" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 27 Feb 2012 08:09:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Saniya Infos</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Désormais votre bimensuel vous propose   une rubrique d’histoire. En effet, de nombreux lecteurs de Ségou et d’ailleurs ont sollicité cette rubrique qui certainement  va contribuer à une meilleure  connaissance  du passé de notre région et par extension de notre pays.  Nous vous proposons l’Histoire de Ségou depuis l’implantation des premières communautés au 13ème siècle jusqu’à  la naissance du royaume bambara de Ségou. Un regard sera jeté sur son histoire contemporaine également.</em></strong>

Le peuplement de la région de Ségou est très ancien. Beaucoup de villages de la région  reconnaissent s’y être installés depuis plusieurs siècles.  Les premiers habitants du pays de Ségou semblent avoir été les « maraka » et les « boso ». Venus par vagues successives surtout depuis la dispersion soninké consécutive au déclin de l’empire du Ghana, soninkés  fondèrent dans la région des cités dont les neufs célèbres « marakadougoukonoton » qui sont : Tien- markala, Kirango –markala, Sama- markala, Boussin, Dougouba, Koukoun, Togou, Soké-markala, Tatrima. Certaines de ces cités allaient devenir des centres commerciaux ayant un grand rayonnement.

Aux 12ème et 13ème  siècles les communautés boso et maninka s’implantèrent dans la région en fondant leurs propres agglomérations ou s’implantèrent dans celles existantes. Ces premiers mouvements de peuplement auraient amené dans le pays de Ségou les Traoré, les  Sinayogo, les Tangara… Entre les  12ème et 17ème  siècles sous la pression des malinkés  les bambaras partis de Toron (actuelle république de Côte d’Ivoire)  auraient entrepris un vaste mouvement migratoire qui les aurait conduits par étapes successives dans le pays de Ségou et dans le Bélédougou. Le peuplement bambara s’est surimposé aux peuplements maraka, boso et malinké. Il y’a eu formation de communautés villageoises dans les cités régies par un chef.

La tradition retient que les chefs étaient appelés les «  mansas ». C’est pourquoi on avait les « massaya »  de Sibla, de  Farakou, de Kamiyan, de  Kanigo,de  Samaba, de Kokri, de Da, de Zara,de  Sama, de Soké, de Shen, de  Gwele, de Sangula, de  Naro, de Woro, de Do . de Bengene, de  Ban…)  .La plupart des massas  étaient du clan manding des Traoré  qui sans arriver à la création d’un Etat centralisé ont exercé une influence assez grande dans la région.

En réalité, la date de la création des « massaya » est imprécise .Néanmoins on peut penser qu’elle remonte à l’implantation dans le pays de Ségou des communautés boso et malinkés entre les 12ème et 13ème  siècles.

Les « massaya » reconnurent l’hégémonie de l’empire du Mali au milieu du 12ème  siècle. Le pays de Ségou devint une province de l’empire du Mali, province dirigée par un prince dont la capitale était marakaduguba. Le dernier gouverneur malinké serait Massa Magan. Très cruel il fut victime d’un complot vers 1600. C’est ainsi que  le pouvoir central connut un certain effritement. Les différents « massaya » retrouvèrent leur indépendance ou du moins une large autonomie.

Le pays de Ségou vécut à l’écart de l’influence du songhoy des Armas. L’occupation marocaine n’a pas concerné la région. La tradition l’ignore et même  la conteste.  Il semble que cette occupation marocaine ne soit  pas allée au delà du Macina où d’ailleurs elle dut faire face à une tenace résistance. C’est ainsi qu’en 1645 les peuls infligèrent aux marocains une sévère défaite qui donna le coup d’arrêt à leur avancée .Cependant  Macina constitua un écran à l’abri duquel les bambara édifièrent leur royaume. Le pays de Ségou échappa ainsi à la fois au mansa du Mali en déclin et au pacha de Tombouctou.

Il devient cependant le théâtre de formation d’un Etat basé sur la suprématie du clan.  Silamakan Koïta, venu des environs de Djenné, fut à l’origine de la première tentative d’unir en un Etat centralisé les différentes cités .Il fonda au début du 17sièle  probablement vers 1612  le royaume de Soro qui n’a connu qu’une existence éphémère. Aussi la tradition retient le royaume des Koné  de Boussin  celui des Traoré de Bouadjé  qui  exerçaient localement l’autorité au milieu du 17ème  siècle après la chute de Soro. Le royaume de Boussin succomba sous  les coups du roi de Kong Sékou Ouattara  probablement à la fin du 17ème  siècle.

Les Bouaré de Douwa  supplantèrent les Traoré de Bouadjé et étendirent leur influence vers Boussin après la défaite des Koné  face à Kong. Originaires de Falo dans le Baninko, les donkas  descendants de Tiéssolo Bouaré  fondèrent  dans le pays de Ségou des villages comme Kirango, Danfinna, Thio, Tayi, Goma, Madiné etc. Ils essaimèrent à Macina, Sonninfla, Bwatou, Kèlèkèlè, Massala, N’Goni. Ils fondèrent leur royaume autour de Douwa vers 1672 qui en fut la capitale. Les Bouaré dominaient la région au moment où le clan Coulibaly s’installait. Le clan Coulibaly  commençait à avoir de l’influence dans la région et tira profit de la situation politique tendue qu’ils y ont trouvée. Les Soninkés et  les donkas s’affrontaient dans une lutte pour la suprématie politique et les Coulibaly  prirent parti dans cette lutte aux côtés des soninkés. C’est dans cette ce contexte difficile que Mamary dit Biton Coulibaly fonda le royaume bambara de Ségou. Il a régné de 1712 à 1755. C’est à partir d’une association de jeunesse,  le « ton » que, Mamary dit Biton développa un Etat centralisé qui domina chefferies, royaumes et territoires environnants. Les membres du « ton » pouvaient prétendre à l’égalité car les principes « d’égalité » et de « démocratie » tranchaient avec ceux des associations de jeunes des aristocraties de certains villages. Devenu populaire par  suite de l’enthousiasme que suscita son association  Mamary Coulibaly, alias Sounoun Mamary,   en profita pour étendre son influence. Des rivalités éclatèrent entre lui et les chefs d’autres associations comme ceux de N’Golokouna et de Douwa  aboutissant à des affrontements armés qui virent la victoire de Biton. Il ton étendit son hégémonie tantôt par la persuasion et la ruse, tantôt par la force et la violence et se trouve finalement à la tête d’une fédération d’associations.  Voilà l’essence de la nouvelle structure étatique qui devait contrôler et conquérir tout le pays de Segou en s’imposant par la force (« fanga ») à tous ceux qui de gré ne se soumettaient pas. C’est ainsi que l’Etat bambara de Ségou s’appela « fanga »,  puisqu’il était l’expression de la force qui engendre l’autorité. Biton fit de l’instrument de sa gloire, le « ton », une armée perfectionnée pour l’époque avec un noyau permanent constitué de «  tonjon »  qui devaient tout à l’association et lui restaient dévoués.  Vers  1712 il  prend  le titre  de  « faama »  de segou. Cette  titulature  traduit non  seulement  sa  puissance  mais  son  autorité  incontestée  surtout  après  la  soumission  des  Bouaré  Kirango  et  de  Togou Il   commença  alors  à  organiser  son  royaume. A la  tête  de  l’Etat  le  trouvait  Biton  lui même , ensuite  les  « tondenw  »  qui  étaient  les  camarades  cofondateurs  du « ton  » et  il  y  avait  les  tondjons. Ces derniers    constituèrent  la  véritable  armée  qui  sera  par  la  suite    une  oligarchie  militaire  très  dangereuse  pour  le  pouvoir. Les   ressources  du  « fanga »  étaient  constituées  du  « disongo » ( l’impôt) ,   des  butins  de  guerre  dont  une  partie  servait  à  récompenser  les  combattants.

Biton  ayant  réussi  à  imposer  son  autorité  sur  la  rive  droite  du  Djoliba, il  étendit  sa  domination  sur  la  rive  gauche   ou  il  avait  rejeté  ses  cousins  massasi   du  Kaarta. Il  avait  repoussé  par  deux  fois  les  attaques  du  roi  de  Kong  vers  1725.Il   conquit  le  pays  de  Ségou  jusqu’à Djenné  englobant  le  Bendougou,  ensuite  franchissant  le  Djoliba,  il  annexa  le  pays   jusqu’à  Kangaga,  soumit  le  Bélédougou,  le  Sana,  le  Karadougou,  le  Monipedougou. Mamary   dit  Biton  Coulibaly  mourut  en  1755  de  tétanos    laissant  un  royaume  bien  organisé.  L’armée  fut  bien  organisée,  plus  mobile  et  plus  opérationnelle  par  la  création  d’une  flottille  sur  le  Djoliba .Pour donner une meilleure assise à son autorité, Biton divisa le royaume en provinces (une soixantaine) qu’il confia à des  chefs tondjons.  Ses compagnons prenaient ainsi  part à l’exercice du pouvoir. Biton plaça son fils Denkoro ou Djekoro à la tête de 6000 hommes. Il fonda Nèrèkoro pour son fils Bakary et Djonkolo   son troisième fils résidait à Weeta. En réalité le pouvoir  de Ségou reposait aussi sur des atouts moraux et spirituels. Les miracles qui selon la tradition ont marqué la jeunesse de Biton, la prédestination dans la croyance populaire à un destin extraordinaire, la puissance magique   faisaient de lui un être hors du commun. Tout cela lui permettait d’imposer son autorité à ses ennemis et adversaires, légitimant ainsi son pouvoir.

Dans notre prochaine parution nous allons vous raconter la succession de Biton et l’évolution du royaume bambara de Ségou.

<strong>Bandiougou   DANTE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le roi de Nionkona : La trahison de son épouse le livre à Da Monzon</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/le-roi-de-nionkona-la-trahison-de-son-epouse-le-livre-a-da-monzon-50574.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/le-roi-de-nionkona-la-trahison-de-son-epouse-le-livre-a-da-monzon-50574.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="46156" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 25 Feb 2012 00:12:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bamako Hebdo</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’adage dit que « derrière chaque grand homme se trouve une grande dame » : c’est dire que la femme est le soutien, l’appui, la conseillère, souvent la « complice » et « l’ange gardien » de son mari. Mais il arrive que derrière ce grand homme se cache une traîtresse, sinon une vipère qui n’attend que l’occasion pour « mordre dans le dos » de son compagnon de tous les jours. Et ce n’est certes pas Tiassé « Koro », roi de Nionkona, qui dira le contraire.</em></strong>

La veille du déclenchement de la bataille entre Da Monzon, roi de Ségou, et Tiassé, roi de Nionkona, ce dernier sera trahi par sa propre épouse. Après que Da Monzon ait remporté la bataille, la tête de Tiassé fut écrasée. Mais les guerriers de Da Monzon ne parvinrent  pas à couper cette tête comme l’avait exigé le roi vainqueur. Le royaume bambara de Ségou  a brillé  par ses guerres intestines et ses nombreuses conquêtes pour le prestige et la renommée des différents rois qui se sont succédé au trône tout au long du dit siècle. Vers le 18è siècle appelé l’âge d’or des royaumes postmédiévaux, une guerre fratricide eut lieu entre deux rois rivaux. C’est au cours de  cette guerre que le roi de Nionkona (localité située dans le Kodougou profond, à l’extrême Ouest du Bèlèdougou) fut trahi par sa propre épouse au profit du puissant roi de Ségou de l’époque, Da Monzon. Tiassé « Koro » était un roi très réputé pour ses intrigues, sacrilèges, sacrifices et sorcelleries pratiqués tant bien que mal  sous le couvert  d’une science  occulte et mystique. Tiassé avait rigoureusement  étendu son pouvoir dans le Kodougou, aux confins du Fladougou, en passant par le Bafoulabe (le long du fleuve Sénégal),  jusque dans la savane étendue  du Kaarta et du Khaso. Da Monzon ne tarda pas à apprendre les prouesses de Tiassé, un  de ses vassaux, certes, mais aussi puissant et réputé que lui : un « crime de lèse-majesté » que Da Monzon ne pouvait  supporter, encore moins tolérer. Il se mit donc à chercher les voies et moyens de se débarrasser de cet autre roi dérangeant par son prestige et sa puissance dans toute la vallée du Niger et du Kaarta. Au cours de ses enquêtes, Da Monzon se rendit compte que Tiassé est plus puissant qu’on ne le l’imaginait. Alors, pour le vaincre, le roi rusé (Da Monzon) utilisa la propre épouse de Tiassé contre lui. Il envoya donc ses émissaires à Nionkona pour prendre contact avec l’épouse de Tiassé. Après plusieurs tentatives, les émissaires parvinrent finalement à convaincre la reine N’Pène, l’épouse bien aimée du roi Tiassé, avec la promesse d’être épousée par le roi de Ségou après coup. L’épouse du pauvre roi Tiassé accepta la proposition de Da Monzon. Alors, la reine de Tiassé et les émissaires de Da convinrent du jour où les «Tondjons » (guerriers de Ségou) déclencheront les hostilités aux portes de Nionkona avant même que Tiassé ne comprenne quoi que ce soit. N’Pène fut instruite de ce qu’elle doit faire la veille de l’attaque de Nionkona par les troupes de Da Monzon : la veille de l’attaque, il s’agira, pour la reine de Nionkona,  de transporter de l’eau pour remplir la chambre à poudre de Tiassé, empêchant ainsi ses soldats de se réagir face à l’attaque des soldats de Da Monzon.

Après avoir ourdi son coup avec l’épouse de Tiassé, Da Monzon envoya ses émissaires dire à ce dernier qu’il a l’intention de l’épouser et que le vendredi prochain (c'est-à-dire dans les deux jours suivants), ce sera les festivités du mariage. Le roi sorcier de Nionkona ne comprit rien, mais ne paniqua  pourtant pas devant une nouvelle aussi « inouïe ». N’étant pas au courant de la complicité de sa femme avec Da Monzon, Tiassé fit battre le tam-tam sacré pour annoncer à tous ses sujets que la guerre est aux portes de Nionkona. Tout le petit royaume se mit alors à se préparer rigoureusement tant sur le plan occulte que matériel (armes, munitions...).Tous les sujets (hommes, femmes, jeunes, enfants...) se mirent à piler de la poudre pour les fusils. Le roi et sa cour consultèrent les dieux des êtres et de la nature, sans oublier les esprits des mânes et les fétiches de confidence. Tous ont été consultés, et selon leurs dires, « la patrie est gravement trahi par les siens et qu’une femme en est la cause ». N’Pène, la reine très aimée de Tiassé, se mit à exécuter sa sale besogne en transportant de l’eau pour mouiller toute la poudre de fusil qui remplissait une des chambres du roi. Mais comme on dit, « on n’est jamais mieux trahi que par les siens, si ce n’est par ...la sienne ». C’est ainsi que pour n’avoir pas eu de poudre pour leurs fusils en vue de défendre le royaume, Tiassé et ses hommes furent vaincus par les « Tondjons » de Da Monzon. Tiassé fut alors arrêté par les soldats de Da Monzon qui ne parvinrent cependant pas à lui couper la tête pour l’apporter à Da Monzon. Du coup, ils furent obligés d’écraser la tête de Tiassé parce qu’il était invulnérable au fer. Certaines femmes ne sont pas dignes de confiance parce qu’en dépit de liens aussi sacrés que ceux du mariage, elles n’hésitent pas à trahir leurs maris pour des promesses et autres appâts. Ce qui du coup, justifie l’adage : « On n’est jamais mieux trahi que par les siens », ou plutôt par...la sienne (son épouse).

<strong>   A.F.C.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>N’gonitoua&#45;Bélédougou :
La case sacrée «mangeuse» d’hommes...</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/ngonitoua-bldougou-la-case-sacre-mangeuse-dhommes-28646.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/ngonitoua-bldougou-la-case-sacre-mangeuse-dhommes-28646.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="46156" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 14 Sep 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Combat</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><b style=\"mso-bidi-font-weight: normal\"><i style=\"mso-bidi-font-style: normal\"><span style=\"color: #002060; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">Il existe dans le village de<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>N&rsquo;gonitoua dans le B&eacute;l&eacute;dougou<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>profond, une case sacr&eacute;e dont le renouvellement de la<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>toiture se faisait toujours sur le d&eacute;compte d&rsquo;un mort. A l&rsquo;occasion on se retrouvait toujours face &agrave; un cadavre : soit<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>d&rsquo;un<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>&eacute;tranger de passage ou<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp;&nbsp; </span>d&rsquo;un membre de ceux qui<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>confectionnent le<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>toit ou enfin le sacrifice du chef de village lui-m&ecirc;me.</span></i></b></span><i style=\"mso-bidi-font-style: normal\"><span style=\"font-size: 10pt; color: #002060; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></i></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">En effet, le toit de la case sacr&eacute;e de N&rsquo;gonitoua<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>est &agrave; renouveler chaque 7(sept) ans depuis la cr&eacute;ation de ce petit village perdu dans le B&eacute;l&eacute;dougou c/kolokani .Lors de cette op&eacute;ration de<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>r&eacute;novation du<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>toit, il se passait toujours quelque chose sortant de l&rsquo;ordinaire. En effet, c&rsquo;est comme si<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>la case r&eacute;clamait sa proie d&rsquo; un &ecirc;tre humain. Il est rapport&eacute; qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;occasion de la mont&eacute;e de la toiture sur<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>cette case sacr&eacute;e , cela augurait<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>de bons signes de bien &ecirc;tre, de bonheur, de fertilit&eacute; retrouv&eacute;e pour les c&eacute;r&eacute;ales ,d&rsquo;autosuffisance alimentaire, de f&eacute;condit&eacute;<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>et de<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>long&eacute;tivit&eacute;<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>pour les habitants du village durant les sept prochaines ann&eacute;es. La dite case est situ&eacute;e &agrave; l&rsquo;ouest du village d&eacute;bouchant sur<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>la route principale menant<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>vers les autres villages environnants. A l&rsquo;occasion de la confection du toit de la case sacr&eacute;e, tous les jeunes du village sans exception, se regroupent pr&eacute;s de la case, et y demeurent de la confection<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>jusqu&rsquo;&agrave; la mont&eacute;e d&eacute;finitive du toit. Or, cette mont&eacute;e se fait obligatoirement<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>sur le cadavre d&rsquo;un homme comme nous le rappelle la coutume, et<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>qui peut &ecirc;tre un &eacute;tranger de passage, un travailleur parmi les jeunes confectionneurs du toit<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>et faute de tout ce monde c&rsquo;est le chef du village qui va payer de sa personne pour<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>qu&rsquo;en fin soit<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>mont&eacute; le<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>toit.</span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">Comment donc<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>l&rsquo;un de ces trois personnages<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>se retrouve<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>pris au pi&egrave;ge par la mont&eacute;e du toit sacre ? Et comment peuvent-ils se racheter ?</span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">L&rsquo;&eacute;tranger qui surprend la foule des confectionneurs<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>du toit, s&rsquo;il n&rsquo;est<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>pas dans le secret de la mont&eacute;e &laquo; fatale &raquo; du toit<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>de la case sacr&eacute;e p&eacute;rira sans doute<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>pour que les v&oelig;ux et souhaits du village soient exauc&eacute;s. Mais ,si<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>l&rsquo; &eacute;tranger en question<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>est au courant des secrets de ce toit sacr&eacute; il<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>a la possibilit&eacute; de se racheter<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>en s&rsquo;approchant du groupe des<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>jeunes confectionneurs<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>en leur disant que &laquo; le toit de votre case est pench&eacute; &raquo; ;aussit&ocirc;t<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>les jeunes se voient oblig&eacute;s de descendre le toit de la case et ainsi cet &eacute;tranger &eacute;chappe &agrave; la mort. A savoir que les jeunes sont oblig&eacute;s de rester durant le temps qu&rsquo;il faut jusqu&rsquo;&agrave; ce qu&rsquo;on trouve quelqu&rsquo;un sur qui le toit de la<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>case sacr&eacute;e sera<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>pos&eacute;. C&rsquo;est ainsi que nuits<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>et jours<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>chacun d&rsquo;eux<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>se verra<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>oblig&eacute; de rester <span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp;</span>en &eacute;veil<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>pour ne pas se faire surprendre par les autres, en cas de sommeil. Sinon, celui qui<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>se perd dans le sommeil,, ce dernier p&eacute;rira sans faute car les autres poseront le toit sur lui et s&rsquo;en iront &agrave; la maison sans laisser de possibilit&eacute; &agrave; celui l&agrave; de se racheter. En dernier recours ,si on ne<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>trouve pas &agrave; poser le toit ni sur un &eacute;tranger ni sur l&rsquo;un des jeunes travailleurs du toit, le chef de village s&rsquo;y r&eacute;signe et accepte de payer &agrave; la place des autres .Effectivement en dernier ressort, pour ne pas rester planter<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>ind&eacute;finiment<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>aupr&egrave;s de la case sacr&eacute;e , les jeunes ont la possibilit&eacute; de poser le toit de la case sur la t&ecirc;te du chef<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>de village :c&rsquo;est-&agrave;-dire monter le toit sur la case sacr&eacute;e<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>&agrave; partir du prononc&eacute; du<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>nom du chef de village qui va irr&eacute;vocablement tr&eacute;passer dans les jours &agrave; venir. Peut-on conclure que les dures lois sont cons&eacute;cutives aux avantages<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>que l&rsquo;homme se donne<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>toujours, m&ecirc;me jusqu&rsquo;au sacrifice<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp; </span>supr&ecirc;me.<span style=\"mso-tab-count: 2\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span><span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span><span style=\"mso-tab-count: 2\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span><span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp;</span></span></span><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></p>
<p class=\"MsoNormal\" style=\"margin: 0cm 0cm 10pt\"><span style=\"font-size: x-small\"><b style=\"mso-bidi-font-weight: normal\"><span style=\"line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\">A FC<span style=\"mso-spacerun: yes\">&nbsp;&nbsp; </span></span></b></span><b style=\"mso-bidi-font-weight: normal\"><span style=\"font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;\"><o:p></o:p></span></b></p>
<p>&nbsp;</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Point d&amp;apos;histoire :
L’origine du Soliyo des griots racontée par Youssouf Tata Cissé</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/point-dhistoire-lorigine-du-soliyo-des-griots-raconte-par-youssouf-tata-ciss-28567.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/point-dhistoire-lorigine-du-soliyo-des-griots-raconte-par-youssouf-tata-ciss-28567.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="46156" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 13 Sep 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"color: rgb(51, 51, 153);\"><em><strong>Selon les historiens, les Sonink&eacute; seraient les fondateurs du Wagadou. Leur vie serait intimement li&eacute;e &agrave; celle des chevaux d&rsquo;o&ugrave; cette pan&eacute;gyrique du professeur Youssouf Tata Ciss&eacute; lui-m&ecirc;me sonink&eacute;. Plusieurs noms de clans et de noms personnels d&eacute;rivent de celui du cheval ou empruntent le nom de sa robe.</strong></em></span><br />
<br />
Il s&rsquo;agit notamment des patronymes Ciss&eacute;&nbsp;&laquo;le chevalier&raquo;, Daf&eacute;&nbsp;&laquo;cheval argent&eacute;&raquo;, Kal&eacute;&nbsp;&laquo;cheval immacul&eacute; , Sissoko ou Soussoko&raquo;, qui &laquo;&eacute;peronne le cheval&raquo;, Souwar&eacute; &laquo;cheval pommel&eacute;&raquo;, Sy pour Sy-Sawan&eacute;&nbsp;&laquo;cheval imposant du ciel&raquo;, Sylla ou Syllank&eacute;&nbsp;&laquo;gens du cheval&raquo;&nbsp;; il est ainsi pour les pr&eacute;noms Sotigui&nbsp;&laquo;le cavalier&raquo;, Sok&egrave;&nbsp;&laquo;cheval male&raquo;, Djimb&eacute; ou Djim&eacute;&nbsp;&laquo;l&rsquo;alezan&raquo; ou le biais, et Sodj&egrave;&nbsp;&laquo;cheval blanc&raquo; (un pr&eacute;nom f&eacute;minin).<br />
<br />
Les descendants de Niamey<br />
Le r&egrave;gne de Ni&acirc;mey fut des plus fastes, et sa gloire ne fut &eacute;gal&eacute;e que par sa beaut&eacute;, sa g&eacute;n&eacute;rosit&eacute; et son esprit de justice. Ce qui lui valut, sans coup f&eacute;rir, d&rsquo;agrandir le royaume h&eacute;rit&eacute; de son p&egrave;re, M&acirc;my. Au terme de l&rsquo;&eacute;pouvantable s&eacute;cheresse qui avait failli d&eacute;truire son pays, ce vieux sage dit&nbsp;: &laquo;j&rsquo;enjoins mes descendants et leurs alli&eacute;s et sujets de ne vivre d&eacute;sormais qu&rsquo;aux abords des cours d&rsquo;eau et des grands &eacute;tangs.&raquo;<br />
<br />
S&eacute;r&eacute;-Koll&eacute; (alt&eacute;r&eacute; en Sarakoll&eacute;), &laquo;gens des rivi&egrave;res&raquo;, devint depuis l&rsquo;un des noms du peuple form&eacute; par les descendants de M&acirc;my et de Ni&acirc;mey. Celle-ci aurait, selon les uns, r&eacute;gn&eacute; &agrave; Bour&eacute; et selon les autres, fait exploiter au profit exclusif de la couronne les mines d&rsquo;or de Bour&eacute;, d&rsquo;o&ugrave; son titre de gloire&nbsp;: Bure sanu, Bure Nyaam&egrave;, que l&rsquo;on traduit par &laquo;(Ni&acirc;mey, ma&icirc;tresse de) l&rsquo;or de Bour&eacute;&raquo;, et par &laquo;Ni&acirc;mey belle comme l&rsquo;or de Bour&eacute;&raquo;.<br />
<br />
Mama Dinga dit Dinga Khor&egrave;, anc&ecirc;tre des Sonink&eacute; du Wagadou<br />
&laquo;Dinga, h&eacute;ros de Sonna, Dinga h&eacute;ros de Souan, Dinga h&eacute;ros de Kanan, Dinga h&eacute;ros de Guirka ou Guirga, Dinga h&eacute;ros de Faressi (Perse), Dinga, h&eacute;ros de Findi ou Hindi (Inde), Dinga, h&eacute;ros du Yamanou (Y&eacute;men), Dinga, h&eacute;ros de Kiridyo&nbsp;: on joua l&rsquo;hymne Dyandyon en l&rsquo;honneur de l&rsquo;anc&ecirc;tre Dinga, &agrave; Khayrawan&egrave;.&raquo; Tel est, d&rsquo;apr&egrave;s la tradition commune aux Sonink&eacute; de tous pays, le pan&eacute;gyrique de l&rsquo;anc&ecirc;tre fondateur du Wagadou.<br />
</span></p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\">Grand conqu&eacute;rant devant l&rsquo;Eternel, Dinga ramena de ses multiples exp&eacute;ditions un riche butin ainsi que de nombreux &laquo;esclaves&raquo; et prisonniers de guerre, de m&ecirc;me que des chevaux de races qu&rsquo;il fit croiser avec ceux de son pays plus r&eacute;sistants.<br />
<br />
Peux de temps apr&egrave;s son retour &agrave; Soana, on ne parlait plus que de la puissance de ses arm&eacute;es de sa cavalerie, et du fabuleux&nbsp; butin qu&rsquo;il rapporta de sa longue exp&eacute;dition. Il fit ombrage tant &agrave; ses p&egrave;res qu&rsquo;&agrave; ses consanguins ainsi qu&rsquo;&agrave; une multitude de notables.<br />
C&rsquo;est alors que pour l&rsquo;abattre, &agrave; d&eacute;faut de ternir sa gloire, on d&eacute;cr&eacute;ta que tout noble sonink&eacute; ayant contract&eacute; mariage en dehors des rites matrimoniaux de ses anc&ecirc;tres est- de m&ecirc;me que ses enfants, notamment les enfants m&eacute;tis- &agrave; jamais d&eacute;chu de son droit d&rsquo;accession au tr&ocirc;ne. Or, Dinga et ses hommes avaient ramen&eacute; de leurs exp&eacute;ditions d&rsquo;innombrables &eacute;pouses et concubines blanches avec leurs prog&eacute;nitures, sans compter celles des &eacute;trangers qui s&rsquo;&eacute;taient ralli&eacute;s &agrave; la gloire des conqu&eacute;rants.<br />
</span></p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\">L&rsquo;affrontement avec le pouvoir en place devint donc in&eacute;vitable. Le premier choc eut effectivement lieu &agrave; Diaba, &laquo;Diaba la Grande&raquo;, situ&eacute;e non loin de Sonna, qui se trouvait au sud du site qui deviendra Le Caire. Dinga combattit &agrave; la t&ecirc;te de sa cavalerie et vainquit &agrave; Diaba, o&ugrave; l&rsquo;on entonna et joua en son honneur l&rsquo;hymne Mawlana, dont la premi&egrave;re strophe dit&nbsp;: &laquo;O ma&icirc;tre des espaces infinis/Le jour o&ugrave; la guerre &eacute;clata &agrave; Diaba/ On joua en ton honneur l&rsquo;hymne &laquo;O Chevaux&raquo; Dinga combattit ensuite et vainquit &agrave; Kabal&egrave; (la plaine de Kaka).On chanta pour lui l&rsquo;hymne Duga&raquo; (le vautour), parce que ce jour- l&agrave; tout comme &agrave; Diaba, il nourrit les vautours avec les cadavres de ses ennemis.<br />
Il combattit enfin &agrave; Souan, o&ugrave;, apr&egrave;s la trahison d&rsquo;une partie de ses troupes, il perdit la bataille. Il se dirigea alors&nbsp; vers l&rsquo;ouest, et atteignit cette terre qui deviendra le berceau du Wagadou ou Ghana&nbsp;&laquo;pays des h&eacute;ros de guerre&raquo;. De nombreux sites et localit&eacute;s dont Souan pr&egrave;s de Djenn&eacute;, Dia, Touroungoumb&eacute; et Dalangoumb&eacute;, y &eacute;voquent l&rsquo;&eacute;pop&eacute;e de Dinga.<br />
<br />
Makan Djab&eacute; Ciss&eacute;, le fondateur de l&rsquo;empire du Wagadou<br />
Si Dinga appel&eacute; aussi Mama Dinga, &laquo;Anc&ecirc;tre Dinga&raquo;, dit Dinga Khor&egrave;, fut le d&eacute;fricheur du Wagadou ainsi que celui qui a introduit le cheval en Afrique de l&rsquo;Ouest, en revanche, c&rsquo;est son fils cadet Djab&eacute; Ciss&eacute;, &laquo;Le b&eacute;ni des dieux et le cavalier &eacute;m&eacute;rite, qui, &agrave; l&rsquo;instar du culte de Kangalika, le dieu serpent de ses anc&ecirc;tres, a instaur&eacute; au Wagadou le culte de Bida, un g&eacute;nie mi-homme surnomm&eacute; Wagadou sa ba, &laquo;grand serpent&raquo; ou serpent sacr&eacute; du Wagadou. C&rsquo;est &eacute;galement Djab&eacute; Ciss&eacute; qui y vulgarisa l&rsquo;&eacute;levage des chevaux.&raquo;<br />
<br />
A Bida, Djab&eacute; Ciss&eacute;&nbsp; offrait tous les ans une magnifique pouliche mont&eacute;e par la plus belle fille du pays. L&rsquo;animal provenait du haras royal et la fille &eacute;tait choisie en dehors des familles Wagu&eacute; et des familles de castes. La premi&egrave;re &eacute;tait richement harnach&eacute;e, et la seconde par&eacute;e de ses plus beaux atours. Cette pratique, qui devint tr&egrave;s secr&egrave;te avec l&rsquo;adoption de l&rsquo;islam, ne prit fin qu&rsquo;avec le &laquo;second&raquo; empire, en l&rsquo;occurrence celui de l&rsquo;&eacute;ph&eacute;m&egrave;re dynastie des Tour&eacute;.<br />
<br />
En &eacute;change de ces offrandes, Bida assurait pluies, prosp&eacute;rit&eacute; et richesse au Wagadou. De plus, il faisait pleuvoir des grains d&rsquo;or &agrave; l&rsquo;intention des Wagu&eacute;, dont il favorisait sans cesse les armes.<br />
Du d&eacute;but &agrave; la fin du Wagadou, le fer de lance de l&rsquo;arm&eacute;e royale fut la cavalerie, dont les combattants- des nobles Wagu&eacute; et leurs alli&eacute;s matrimoniaux- formaient des groupes constitu&eacute;s de chevaux de m&ecirc;me robe. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;occasion des grandes c&eacute;r&eacute;monies leurs bardes, les gesere, jouaient et entonnaient en leur honneur les grands hymnes de guerre, dont le Kandyo, le Nyaam&egrave; et le Soliyo.<br />
&laquo;Le cheval &eacute;tait leur propri&eacute;t&eacute; exclusive, la guerre leur principale activit&eacute;, l&rsquo;exercice du pouvoir leur &laquo;h&eacute;ritage&raquo;, leur raison d&rsquo;&ecirc;tre.&raquo;<br />
<br />
En l&rsquo;honneur des nobles cavaliers Wagu&eacute; et de leurs chevaux pr&ecirc;ts &agrave; partir pour la guerre, on d&eacute;clamait ces vers&nbsp;:<br />
<br />
&laquo;La virilit&eacute; ne s&rsquo;accomplit pas en dehors de la magie&raquo;<br />
De m&ecirc;me que la magie ne se con&ccedil;oit point en dehors de la virilit&eacute;.<br />
Ce que vous faites subir aux autres.<br />
C&rsquo;est bien cela qu&rsquo;ils vous feront subir en vous vainquant.<br />
Sachez donc, nobles cavaliers, que vous ne sauriez subir l&rsquo;affront<br />
Et encore moins survivre &agrave; l&rsquo;humiliation.<br />
Destriers qui vous complaisez dans votre superbe nudit&eacute;,<br />
Vous &ecirc;tes ces lions de guerre que nul ne saurait fouler aux pieds.<br />
J&rsquo;appelle les ardents ma&icirc;tres de la guerre que vous &ecirc;tes,<br />
Notamment le morceau &agrave; la belle robe noire.<br />
Et l&rsquo;alezan qui, hargneux comme une vieille harpie sans mari,<br />
Ne se v&ecirc;t que d&rsquo;un pagne de feu.<br />
Les voil&agrave; partis pour la guerre, mes destriers et leurs ma&icirc;tres.<br />
La&nbsp; croyance rapporte qu&rsquo;au plus fort de la bataille, tandis qu&rsquo;ils sabraient leurs ennemis ou les transper&ccedil;aient de leurs fl&egrave;ches ou de leurs lances, que leurs chevaux en&nbsp; renversaient d&rsquo;autres du poitrail avant de les fouler de leurs sabots d&rsquo;airain, il arrivait aux Wagu&eacute; d&rsquo;&ecirc;tre soudain poss&eacute;d&eacute; par la fasiya, &laquo;la nature inh&eacute;rente &agrave; leurs anc&ecirc;tres&raquo;.<br />
<br />
Nombreux &eacute;taient alors ceux dont la t&ecirc;te se transformait en t&ecirc;te de lion ou de vautour. Les plus grands de ces Wagu&eacute; se m&eacute;tamorphosaient en de gigantesques wandyalaka ou en warasa, c'est-&agrave;-dire en sphinx &agrave; t&ecirc;te humaine et &agrave; corps de lion ou de serpent. La transformation commen&ccedil;ait par les yeux, qui brillaient alors comme des braises ardentes. Dans ce nouvel &eacute;tat, un Wagu&eacute; pouvait &agrave; lui seul neutraliser cent (100), voire milles (1000) hommes.<br />
C&rsquo;est par la guerre et gr&acirc;ce au cheval, &agrave; l&rsquo;or et &agrave; l&rsquo;argent dont ils contr&ocirc;laient jalousement l&rsquo;exploitation et la circulation, que les Wagu&eacute;, avec les Ciss&eacute; &agrave; leur t&ecirc;te, assirent leur pouvoir sur une grande partie de l&rsquo;Ouest africain. D&rsquo;o&ugrave; ce pan&eacute;gyrique des descendants du fondateur de l&rsquo;empire du Wagadou, le Ghana&nbsp;:<br />
<br />
<br />
&laquo;Ciss&eacute;, de la lign&eacute;e des rois magnanimes du Wagadou<br />
Fond&eacute; par des descendants de Ni&acirc;mey (la reine m&egrave;re&nbsp;!)<br />
Dieu dans sa grandeur fit tomber pour vous des pluies d&rsquo;argent, des pluies d&rsquo;or et des pluies de diamant et finit par vous gratifier de la pluie de foi. Descendants des cavaliers en or et des cavaliers en argent, Vous &ecirc;tes forts g&eacute;n&eacute;reux et braves.<br />
<br />
L&rsquo;hymne &laquo;S&ocirc;liy&ocirc;&raquo; &eacute;tait, il comporte autant de versions que de h&eacute;ros. Bassol&eacute; Dram&eacute; doyenne des griottes de San, le d&eacute;finit comme suit l&rsquo;hymne Soliyo &eacute;tait, il n&rsquo;y a pas si longtemps encore, chant&eacute; en l&rsquo;honneur des seuls h&eacute;ros de guerre, et plus pr&eacute;cis&eacute;ment des guerriers combattant &agrave; cheval. Il c&eacute;l&eacute;brait leurs actions d&rsquo;&eacute;clat, en pr&eacute;cisant les circonstances ainsi que les lieux ou ces actions ont &eacute;t&eacute; accomplies. Par ses accents et ses paroles, il s&rsquo;apparente au pasa ou fasa, au pan&eacute;gyrique.<br />
Les traditionalistes, les hommes comme les femmes, &agrave; quelque ethnie qu&rsquo;ils appartiennent, s&rsquo;accordent pour attribuer l&rsquo;origine de cet hymne aux Marka, c&rsquo;est &agrave; dire aux Sonink&eacute;, qui furent incontestablement les premiers &agrave; poss&eacute;der les chevaux, les premiers &agrave; les avoir introduits au Wagadou, o&ugrave; ils les &eacute;levaient &agrave; la mani&egrave;re dont les Peul &eacute;levaient les vaches, les moutons et les ch&egrave;vres, et ce dans le seul but de faire la guerre et de d&eacute;fendre leur pays.&raquo;<br />
<br />
Le premier nom de Soliyo s&rsquo;intitulait Nyaam&egrave;, Dalla Nyaam&egrave;, du nom de la grande a&iuml;eule des Wagu&eacute; fondateurs de l&rsquo;empire du Wagadou, c'est-&agrave;-dire le Ghana. Il c&eacute;l&eacute;brait les faits d&rsquo;armes des braves, la vertu des hommes d&rsquo;honneur et de parole, autrement dit les actions des hommes de pouvoir et d&rsquo;autorit&eacute; qui n&rsquo;avaient en rien viol&eacute; leur serment ni rompu leurs interdits tot&eacute;miques, des meneurs d&rsquo;hommes qui ne variaient point dans leur r&eacute;solution, des guides de peuples qui, doutant parfois de leurs sujets, les conduisaient n&eacute;anmoins sur le chemin de l&rsquo;honneur.<br />
<br />
C&rsquo;est pour cette raison que des origines &agrave; la fin du Wagadou, les bardes gesere chantaient &agrave; l&rsquo;oreille des princes Wagu&eacute;, comme pour leur rappeler les exigences de leur charge au service de leur pays et de leur peuple, les hymnes fondateurs de leur lign&eacute;e, &agrave; savoir le Nyaam&egrave;.<br />
D&rsquo;ailleurs pour d&eacute;clamer de nos jours encore l&rsquo;histoire du Wagadou, les gesere jouent l&rsquo;hymne Nyaam&egrave;, auquel ils adjoignent le Kandyo et le Djandjo pour la chasse et la&nbsp; guerre, qui lui seraient ant&eacute;rieurs et qui sont eux aussi exclusivement r&eacute;serv&eacute;s aux braves, aux hommes d&rsquo;honneur et de parole.<br />
<br />
Mais, avec le temps, on en vint &agrave; chanter Nyaam&egrave; en l&rsquo;honneur des braves guerriers- cavaliers aussi bien lorsqu&rsquo;ils se mettaient en selle pour partir &agrave; la guerre qu&rsquo;&agrave; leur retour du combat, lorsque victorieux, ils descendaient de leurs montures. On le chante de nos jours pour saluer les jeunes adolescents revenant des camps de circoncision, o&ugrave; ils ont subi cette &eacute;preuve avec bravoure. Les m&egrave;res et les s&oelig;urs a&icirc;n&eacute;es des op&eacute;r&eacute;s chantent alors en dansant le traditionnel farin farin, n&rsquo;den farinnyana, farin farin&nbsp; n&rsquo;dogo farinnyana &laquo;brave, brave mon fils a &eacute;t&eacute; brave&nbsp;; brave, brave, mon cadet a &eacute;t&eacute; brave.&raquo;<br />
<br />
&laquo;Que dire pour clore cette pr&eacute;sentation des hymnes sinon qu&rsquo;ils sont graves&nbsp;? On comprend d&egrave;s lors la tristesse qu&rsquo;&eacute;prouvent les initi&eacute;s de voir les &laquo;&nbsp;griots modernes&raquo; les d&eacute;dier &agrave; n&rsquo;importe qui, n&rsquo;importe comment&nbsp;! En effet, tous les grands hymnes de guerre, k&egrave;l&egrave; masa foli, &laquo;chants et musiques c&eacute;l&eacute;brant les guerriers &eacute;m&eacute;rites&raquo;, ont &eacute;t&eacute; d&eacute;natur&eacute;s. Il en est ainsi de Nyaam&egrave; et de Kandyo, dont les gesere, ces chantres des princes Wagu&eacute; du Wagadou (empire du Ghana) ont l&rsquo;apanage&nbsp;; il en est &eacute;galement du Djandjo, dans la d&eacute;clamation duquel excellent les griots (dj&eacute;li) du Mand&eacute;.<br />
<br />
M&ecirc;me le Badjuru et le Boloba, ces cordes sacr&eacute;es qui c&eacute;l&egrave;brent les bras vainqueurs ont &eacute;t&eacute; d&eacute;natur&eacute;es. Oui, les griots et les griottes les ont tous mis sens dessus- dessous, les ont aussi corrompus par des fioritures insens&eacute;es. C&rsquo;est pourquoi les grandes initi&eacute;es qui sont des gens d&rsquo;&acirc;ge ne daignent plus les chanter. <br />
<br />
D&rsquo;autant que ces jeunes qui, de nos jours, d&eacute;clament ces hymnes &laquo;sacr&eacute;s&raquo; ignorent jusqu&rsquo;&agrave; leur valeur, et ceux &agrave; qui ils sont d&eacute;di&eacute;s ne comprennent point leurs sens v&eacute;ritable. Or, qui veut conna&icirc;tre le bien&nbsp; fond&eacute; du danb&eacute;, c'est-&agrave;-dire de la gloire et des vertus qui pr&eacute;sid&egrave;rent aux destin&eacute;es du Mali, doit d&rsquo;abord s&rsquo;impr&eacute;gner des le&ccedil;ons contenues dans les chants anciens. Le constat est s&eacute;v&egrave;re, mais juste. L&rsquo;hymne Nyaam&egrave;, Dala Nyaam&egrave;, dit Dyamu Nyakalen (chant&eacute; en sonink&eacute; par Bassol&eacute; Dram&eacute;)<br />
</span></p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\">Comme son titre l&rsquo;indique, cet hymne glorifie Ni&acirc;mey l&rsquo;Eminente, &eacute;mule de Nyakalen, surnomm&eacute;e&nbsp;&laquo;le p&egrave;re des femmes, l&rsquo;&eacute;gale des hommes&raquo; et &laquo;m&ecirc;me l&rsquo;&eacute;poux des hommes et le p&egrave;re des femmes&raquo;. (Le mythe dit qu&rsquo;apr&egrave;s qu&rsquo;elle eut d&eacute;fi&eacute; Dieu, Nyakalen domina le monde et d&eacute;fendit la libert&eacute; ainsi que le droit des femmes dans tous les domaines.) Ni&acirc;mey fut la premi&egrave;re femme au monde &agrave; avoir conduit au combat, et &agrave; cheval une multitude d&rsquo;hommes.<br />
<br />
Notons que pour inviter les griottes &agrave; entonner le pr&eacute;sent hymne, les Sonink&eacute; disent sinu kili, et les Malink&eacute;- Bambara solu weele, ce qui signifie dans ces deux langues&nbsp;: Appelez les chevaux.<br />
<strong>Youssouf Tata CISSE,<br />
Historien<br />
</strong><br />
<br />
</span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ségou vient de Sékou, du Cheick le sauveur :
Regardons la lune ne regardons pas que le doigt qui l&amp;apos;indexe</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/sgou-vient-de-skou-du-cheick-le-sauveurregardons-la-lune-ne-regardons-pas-que-le-doigt-qui-lindexe-28478.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/sgou-vient-de-skou-du-cheick-le-sauveurregardons-la-lune-ne-regardons-pas-que-le-doigt-qui-lindexe-28478.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="46156" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 10 Sep 2011 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bamako Hebdo</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><span style=\"font-size: x-small;\"><span style=\"color: rgb(51, 51, 153);\"><em><strong>Selon Jean Ping secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de l'Union Africaine, lorsque l'on dit aux gens de regarder la lune, les gens regardent plut&ocirc;t le doigt qui la montre. Peuvent-ils s'emp&ecirc;cher de voir au z&eacute;nith la lumi&egrave;re solaire qui &eacute;blouit plus qu'un p&acirc;le luminaire &agrave; moins de se bander les yeux ? Parmi nos 4 pays tous &agrave; nous (S&eacute;n&eacute;gal, Mali, Guin&eacute;e, C&ocirc;te d'Ivoire), le Mali est seul &agrave; avoir fronti&egrave;re commune avec les 3 autres. Enfin ils alignent ensemble AAAA (Abdoulaye Wade, Amadou Toumani Tour&eacute;, Alpha Kond&eacute;, Alassane Dramane Ouattara), pour hisser l'entit&eacute; A : Afrique</strong></em></span><br />
<br />
<strong>Abdoulaye : le p&egrave;re du proph&egrave;te Mohamed</strong><br />
Amadou : le fils d'Abdoulaye (Mohamed eut &eacute;t&eacute; annonc&eacute; Ahmad ou Amadou par J&eacute;sus)<br />
Alassane : le petit fils du proph&egrave;te Mohamed (Alhassane=le bon en arabe)<br />
Alpha : Alpha Om&eacute;ga, ou ma&icirc;tre, ou inconnus du Coran : Alif, L&acirc;m Mim, Alif l&acirc;m r&acirc;&hellip;<br />
&nbsp;A+A+A+A=4A<br />
AAAA=A x 1111<br />
Si A=1 on a c&ocirc;te &agrave; c&ocirc;te 4 et 1 pour 41=Afrique (41 valeur num&eacute;rique du mot Afrique en 1111)<br />
Si A=4 alors on retrouve 4444 (symbole des 4444 basans de S&eacute;gou). <br />
<br />
Si A reste variable, elle peut symboliser Afrique, Allah&hellip; La lettre A ne peut-elle pas repr&eacute;senter ces 4 inconnues du coran 'Alif l&acirc;m mim', 'Alif l&acirc;m r&acirc;', 'Alif l&acirc;m mim sad', 'Alif l&acirc;m mim r&acirc;', parmi 29 autres &agrave; ce jour ? Il n'y a rien d'omis dans le Coran, semble-t-il. N'est-ce pas que A peut symboliser aussi le bossu basan (balansa) de S&eacute;gou, accompagnateur des 4444 autres ? <br />
<br />
&nbsp;<strong>S&eacute;gou comme &eacute;ternel Secours dans les nombres, qui dit les langues les unes dans les autres <br />
</strong><br />
S&eacute;gou &eacute;tait d&eacute;j&agrave; dans les nombres bien avant nous. Ce fut avec El Hadj Omar venant tr&egrave;s loin du Fouta Toro, avant lui et apr&egrave;s lui. Oui avant lui Cheick Omar, S&eacute;gou des Cheick, dit-on, c'est les 4 S&eacute;gou, les 12 villages du D&ocirc;, les 9 villages sarakol&eacute;s. S&eacute;gou c'est les 4444 basans et 1 basan bossu (le tout myst&eacute;rieux). De charlatans cordonniers, et d'ivresse &eacute;norme, &eacute;voquent m&ecirc;me 39 pour S&eacute;gou. Savent-ils pour autant celui qui r&eacute;v&eacute;la tous ces nombres ? Le savent-ils S&eacute;kou celui-l&agrave; qui affecta son nom &agrave; S&eacute;gou ? Celui-l&agrave; qui promit de se r&eacute;v&eacute;ler avec tous ces grands secrets, le savent-ils ? Il n'y a que de questions &agrave; eux en suspens avec eux, clique derri&egrave;re les ch&eacute;rifs <br />
<br />
S&eacute;gou vient de S&eacute;kou, S&eacute;kou &eacute;tant la d&eacute;formation du mot arabe Cheick. Cheick c'est le nom que portent grands saints au sommet de la saintet&eacute; (Cheick Abdoul Kader Jilani, Cheick Ahmad Tidiani, Cheick Hamalah&hellip;). On doit rappeler que le mot Cheick fut utilis&eacute; dans le coran par deux filles parlant avec Moise (R&eacute;cit) ; l&agrave; aussi employ&eacute; pour nommer Jacob ou Isra&euml;l par ses enfants (Josef)). Cheick qui veut dire vieux, peut &ecirc;tre cens&eacute; signifier mieux le&nbsp; plus vieux des vieux, le r&eacute;gent absolu au ciel. Les 3 c&eacute;l&egrave;bres Cheick connus au Mali sont fondateurs des 3 tendances (Kadria, Tidiania, Hamalisme), ils sont attendus en secoureur par leurs disciples, comme ils sont au dessus des autres saints, ce sont alors les sauveurs Gaoussou Guiassou. Ces 3 peuvent-ils ignorer S&eacute;kou de S&eacute;gou, celui qui reste &agrave; pr&eacute;sent myst&eacute;rieux et inconnu ? Si on sait lire dans les mots &agrave; partir des nombres on peut lire toutes langues dans une seule langue. Par exemple on peut lire l'arabe dans le fran&ccedil;ais vice versa. C'est comme cela que l'on peut sortir S&eacute;kou du myst&egrave;re &agrave; la grande satisfaction du s&eacute;govien crochet&eacute;, des s&eacute;goviens hurlant comme maliens incontr&ocirc;lables.&nbsp; Dans le mot S&eacute;kou &eacute;crit avec S&eacute;cou 15369 on y lit en arabe : Abou 9 'Ligaoussou' 1536 (pour p&egrave;re sauveur ou secoureur). On lit dans le mot secours 1536391 : les proph&egrave;tes (???????) 'anabiina' 153 avec la lecture du Coran (?????? ??????) 'biquira-at alcour&acirc;ne' 691 : en somme les proph&egrave;tes venus avec la bonne lecture du Coran. On lit m&ecirc;me clairement 536 messager (????) rassoulou 391 Issa (????) : messager Issa (J&eacute;sus).<br />
&nbsp;Informatique est code g&eacute;n&eacute;tique dans le m&eacute;tal<br />
<strong><br />
Comment le code g&eacute;n&eacute;tique peut-il se retrouver dans le m&eacute;tal ? Mais &quot; nous avons mis dans le fer une force redoutable&hellip; &quot; Coran S57V25</strong><br />
</span></p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\">Il y a des gens qui interpr&egrave;tent n'importe comment ce verset, or il est tr&egrave;s int&eacute;ressant et tr&egrave;s bon de faire comprendre par tous que l'ordinateur est une machine en m&eacute;tal qui marche justement de la mani&egrave;re du code g&eacute;n&eacute;tique, si on les sait tous les deux. Chacun d'eux repose sur un syst&egrave;me de codage et une technique de d&eacute;codage, ils sont tous deux tributaires d'une source &eacute;nerg&eacute;tique interne ou externe. Vite, nous esp&eacute;rons rencontrer ensemble les informaticiens et les biologistes pour nous &eacute;clairer sur leur ressemblance structurelle et fonctionnelle. Certes, nous sommes pharmacien, biologiste en fait, mais nous savons &agrave; peine saisir un texte &agrave; l'ordinateur, alors il nous faut laisser &agrave; d'autres leur terrain de pr&eacute;dilection pour pouvoir &ecirc;tre plus efficace.<br />
<br />
Cependant, nul doute que les informaticiens vont vouloir r&eacute;v&eacute;ler ces fameuses terres rares, n&eacute;cessaires &agrave; la fabrication de l'ordinateur, que l'on ne retrouverait nulle part ailleurs qu'aux Etats-Unis d'Am&eacute;rique. Ce qui est curieux ! Aussi vont-ils parler de la structure de montage et du fonctionnement (assembleur, unit&eacute; centrale, processeur, clavier, &eacute;cran, syst&egrave;me binaire, pr&eacute;sence ou non du courant &eacute;lectrique&hellip;). Le processeur, est selon eux &quot; organe capable d'assurer le traitement complet d'une s&eacute;rie informations &quot;. Ce qui n'est ni plus ni moins que l'ADN <br />
<br />
Quant aux biologistes, dont nous nous sentons plus proches, c'est cet ADN, c'est-&agrave;-dire Acide d&eacute;soxyribonucl&eacute;ique surtout qu'ils vont vouloir d&eacute;crire. La structure de l'ADN rappelle deux minuscules serpents crapules, parfaitement identiques, marchant c&ocirc;te &agrave; c&ocirc;te et tr&egrave;s souvent qui se heurtent. On peut les symboliser comme serpent et &oelig;uf (O, S), pour rejoindre le fameux (0,1) du syst&egrave;me binaire. Mais l'ADN est un codage initial d'aliments et d'&eacute;nergie : ce sont en veille des sucres, des prot&eacute;ines, des lipides, des oligo&eacute;l&eacute;ments, des cofacteurs&hellip;, tous savamment imbriqu&eacute;s entre eux, alors pour faire deux grosses mol&eacute;cules identiques, aussi cousines que jamais, avec des liaisons phosphoriques aux fonctions &eacute;nerg&eacute;tiques. C'est dans des conditions de vie favorables &agrave; la reproduction que l'ADN se met en marche. Et l&agrave; il faut pouvoir les voir &agrave; l'&oelig;uvre, surtout avec les biochimistes, pour comprendre leur fonctionnement gr&acirc;ce aux Codons et aux Anticodons (autres cousins). N'est-ce pas que Codon et Anticodon, sont deux mots bambaras ? Nous saurons dire en ce temps r&eacute;ellement avec leur existence comme mots fran&ccedil;ais si nous les savions ou pas. Tous diront certainement : H&eacute; Codon, Anticodon, ti&egrave; ant&egrave; nidon ! Vraiment vous ne saviez pas Codons et Anticodons, ce sont des lecteurs comme ceux de l'ordinateur, par quoi l'ADN et son arsenal de duplication, de repiquage (ARN), assurent la p&eacute;rennit&eacute; de l'&ecirc;tre biologique et de son h&eacute;r&eacute;dit&eacute; effarante, ph&eacute;notypiquement parlant. L'ordinateur et le code g&eacute;n&eacute;tique ont cette similitude incontestable, c'est leur d&eacute;pendance effective d'une source &eacute;nerg&eacute;tique, le courant &eacute;lectrique pour l'ordinateur, les liaisons phosphoriques &eacute;nerg&eacute;tiques pour l'ADN. Peut-on savoir pour de bon que la source unique de toute &eacute;nergie reste la lumi&egrave;re. Alors au niveau atomique tout &ecirc;tre biologique ou non, ne peut &ecirc;tre assimil&eacute; qu'&agrave; un &ecirc;tre min&eacute;ral tout en lumi&egrave;re tout en quark (plus petite particule de nos jours, d&eacute;couverte en 1963 par l'am&eacute;ricain Murray Gell Man). Le confinement du quark r&eacute;affirme plus haut que la lumi&egrave;re est encore la grande &eacute;nigme de la science. &Agrave; la lumi&egrave;re, les scientifiques oseront lui conf&eacute;rer tous les pouvoirs possibles entre ciel et terre ; si on devait leur dire de faire all&eacute;geance &agrave; la lumi&egrave;re comme seule divinit&eacute;, il n'y a pas de doute qu'ils le feront &agrave; l'imm&eacute;diat. Peut-il s'agir le cas pour les autres, plus particuli&egrave;rement de religieux qui ignorent la lumi&egrave;re ? Non certainement ! Mais quoi d'autre peut avoir une pr&eacute;pond&eacute;rance sur la lumi&egrave;re, si ce n'est les Mot-Nombres,&nbsp; que nous venons de d&eacute;couvrir comme la parole omnisciente, omnipr&eacute;sente, omnipr&eacute;sente ? Il vous faut forcement lire&nbsp; Dans la Partie 2 titr&eacute; &quot; Dieu entre lumi&egrave;re et parole &quot; (Bible et Coran). Donc &agrave; suivre&hellip; !<br />
<strong>&nbsp;Dr Sanogo</strong></span></p>
<p><span style=\"font-size: x-small;\"><strong>66724599/77331122 (e-mail sanogomamadou47@yahoo.fr)</strong><br />
</span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Il était une fois Ségou Sikoro : Dans les méandres de la mémoire ségovienne</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/il-etait-une-fois-segou-sikoro-dans-les-meandres-de-la-memoire-segovienne-630.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/il-etait-une-fois-segou-sikoro-dans-les-meandres-de-la-memoire-segovienne-630.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="46156" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 25 Nov 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Ségovien</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><span style=font-size: x-small; >De toutes les manifestations entrant dans le cadre du cinquantenaire de notre ind&eacute;pendance, il va difficilement se trouver une activit&eacute; aussi importante que l&rsquo;initiative de ce vernissage photos organis&eacute; par la Mairie de S&eacute;gou et l&rsquo;Association &laquo;&nbsp;A chacun S&eacute;gou&nbsp;&raquo; d&rsquo;Angoul&ecirc;me. </span></p>
<p><span style=font-size: x-small; >La jeune g&eacute;n&eacute;ration a pu, gr&acirc;ce &agrave; des photos et gravures de pr&egrave;s de 100 ans, qui n&rsquo;ont rien perdu de leur splendeur, visualiser un pan de l&rsquo;histoire de S&eacute;gou car la chronologie des images commence en l&rsquo;an 1930 quand certains ont pu tout simplement revisiter des lieux et des moments de grande &eacute;motion&nbsp;: les diff&eacute;rents moyens de transport, les espaces scolaires et les &eacute;coliers indig&egrave;nes, l&rsquo;in&eacute;dit concours de beaut&eacute; avec en ligne de mire la valorisation des seins, le march&eacute; de S&eacute;gou &agrave; l&rsquo;&eacute;poque et les diff&eacute;rentes activit&eacute;s &eacute;conomiques &agrave; S&eacute;gou Sikoro&hellip;..le panel &eacute;tait vraiment riche pour porter le meilleur regard sur S&eacute;gou de l&rsquo;&eacute;poque coloniale &agrave; nos jours.</span></p>
<p><span style=font-size: x-small; > Pour un de ses initiateurs, Claudine Rouchaud de l&rsquo;Association &laquo;&nbsp;A chacun S&eacute;gou&nbsp;&raquo;, il s&rsquo;agit de permettre au public s&eacute;govien de savoir s&rsquo;approprier son pass&eacute; pour mieux comprendre et vivre son pass&eacute;. L&rsquo;exposition a dur&eacute; une semaine dans la salle de d&eacute;lib&eacute;ration de la Mairie de S&eacute;gou mais le g&acirc;chis serait total si elle ne sera pas ambulante pour que le plus grand nombre de s&eacute;goviens ou d&rsquo;ailleurs voyagent dans le temps pour d&eacute;couvrir S&eacute;gou et cultivent la fibre de la citoyennet&eacute; et l&rsquo;esprit de sauvegarde et de valorisation de notre patrimoine.</span></p>
<p><span style=font-size: x-small; ><b>Moutta</b></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Point de mire :
Connaissez&#45;vous l’origine des Tall ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/point-de-mire-connaissez-vous-l%25e2%2580%2599origine-des-tall-3462.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/point-de-mire-connaissez-vous-l%25e2%2580%2599origine-des-tall-3462.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="46156" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 12 Jul 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p>
<meta content=text/html; charset=utf-8 http-equiv=Content-Type /><br />
<meta content=Word.Document name=ProgId /><br />
<meta content=Microsoft Word 12 name=Generator /><br />
<meta content=Microsoft Word 12 name=Originator /></p>
<link href=file:///C:\DOCUME~1\ADMINI~2.MAL\LOCALS~1\Temp\msohtmlclip1\01\clip_filelist.xml rel=File-List />
<link href=file:///C:\DOCUME~1\ADMINI~2.MAL\LOCALS~1\Temp\msohtmlclip1\01\clip_themedata.thmx rel=themeData />
<link href=file:///C:\DOCUME~1\ADMINI~2.MAL\LOCALS~1\Temp\msohtmlclip1\01\clip_colorschememapping.xml rel=colorSchemeMapping /><span style=font-family: Arial;><!--[if gte mso 9]><xml><br />
<w:LatentStyles DefLockedState=false DefUnhideWhenUsed=true<br />
DefSemiHidden=true DefQFormat=false DefPriority=99<br />
LatentStyleCount=267><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=0 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false QFormat=true Name=Normal /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=9 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false QFormat=true Name=heading 1 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=9 QFormat=true Name=heading 2 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=9 QFormat=true Name=heading 3 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=9 QFormat=true Name=heading 4 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=9 QFormat=true Name=heading 5 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=9 QFormat=true Name=heading 6 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=9 QFormat=true Name=heading 7 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=9 QFormat=true Name=heading 8 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=9 QFormat=true Name=heading 9 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=39 Name=toc 1 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=39 Name=toc 2 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=39 Name=toc 3 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=39 Name=toc 4 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=39 Name=toc 5 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=39 Name=toc 6 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=39 Name=toc 7 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=39 Name=toc 8 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=39 Name=toc 9 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=35 QFormat=true Name=caption /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=10 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false QFormat=true Name=Title /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=1 Name=Default Paragraph Font /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=11 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false QFormat=true Name=Subtitle /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=22 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false QFormat=true Name=Strong /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=0 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false QFormat=true Name=Emphasis /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=0 Name=Normal (Web) /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=59 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Table Grid /><br />
<w:LsdException Locked=false UnhideWhenUsed=false Name=Placeholder Text /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=1 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false QFormat=true Name=No Spacing /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=60 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light Shading /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=61 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light List /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=62 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light Grid /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=63 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Shading 1 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=64 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Shading 2 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=65 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium List 1 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=66 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium List 2 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=67 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 1 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=68 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 2 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=69 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 3 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=70 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Dark List /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=71 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful Shading /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=72 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful List /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=73 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful Grid /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=60 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light Shading Accent 1 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=61 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light List Accent 1 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=62 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light Grid Accent 1 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=63 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Shading 1 Accent 1 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=64 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Shading 2 Accent 1 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=65 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium List 1 Accent 1 /><br />
<w:LsdException Locked=false UnhideWhenUsed=false Name=Revision /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=34 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false QFormat=true Name=List Paragraph /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=29 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false QFormat=true Name=Quote /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=30 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false QFormat=true Name=Intense Quote /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=66 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium List 2 Accent 1 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=67 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 1 Accent 1 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=68 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 2 Accent 1 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=69 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 3 Accent 1 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=70 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Dark List Accent 1 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=71 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful Shading Accent 1 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=72 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful List Accent 1 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=73 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful Grid Accent 1 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=60 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light Shading Accent 2 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=61 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light List Accent 2 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=62 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light Grid Accent 2 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=63 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Shading 1 Accent 2 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=64 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Shading 2 Accent 2 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=65 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium List 1 Accent 2 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=66 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium List 2 Accent 2 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=67 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 1 Accent 2 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=68 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 2 Accent 2 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=69 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 3 Accent 2 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=70 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Dark List Accent 2 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=71 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful Shading Accent 2 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=72 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful List Accent 2 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=73 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful Grid Accent 2 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=60 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light Shading Accent 3 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=61 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light List Accent 3 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=62 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light Grid Accent 3 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=63 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Shading 1 Accent 3 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=64 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Shading 2 Accent 3 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=65 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium List 1 Accent 3 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=66 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium List 2 Accent 3 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=67 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 1 Accent 3 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=68 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 2 Accent 3 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=69 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 3 Accent 3 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=70 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Dark List Accent 3 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=71 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful Shading Accent 3 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=72 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful List Accent 3 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=73 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful Grid Accent 3 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=60 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light Shading Accent 4 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=61 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light List Accent 4 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=62 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light Grid Accent 4 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=63 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Shading 1 Accent 4 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=64 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Shading 2 Accent 4 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=65 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium List 1 Accent 4 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=66 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium List 2 Accent 4 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=67 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 1 Accent 4 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=68 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 2 Accent 4 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=69 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 3 Accent 4 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=70 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Dark List Accent 4 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=71 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful Shading Accent 4 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=72 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful List Accent 4 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=73 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful Grid Accent 4 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=60 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light Shading Accent 5 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=61 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light List Accent 5 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=62 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light Grid Accent 5 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=63 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Shading 1 Accent 5 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=64 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Shading 2 Accent 5 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=65 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium List 1 Accent 5 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=66 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium List 2 Accent 5 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=67 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 1 Accent 5 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=68 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 2 Accent 5 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=69 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 3 Accent 5 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=70 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Dark List Accent 5 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=71 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful Shading Accent 5 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=72 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful List Accent 5 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=73 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful Grid Accent 5 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=60 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light Shading Accent 6 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=61 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light List Accent 6 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=62 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light Grid Accent 6 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=63 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Shading 1 Accent 6 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=64 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Shading 2 Accent 6 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=65 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium List 1 Accent 6 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=66 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium List 2 Accent 6 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=67 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 1 Accent 6 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=68 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 2 Accent 6 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=69 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 3 Accent 6 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=70 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Dark List Accent 6 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=71 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful Shading Accent 6 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=72 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful List Accent 6 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=73 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful Grid Accent 6 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=19 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false QFormat=true Name=Subtle Emphasis /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=21 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false QFormat=true Name=Intense Emphasis /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=31 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false QFormat=true Name=Subtle Reference /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=32 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false QFormat=true Name=Intense Reference /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=33 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false QFormat=true Name=Book Title /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=37 Name=Bibliography /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=39 QFormat=true Name=TOC Heading /><br />
</w:LatentStyles><br />
</xml><![endif]--></span><br />
<style type=text/css></style>
<p><span style=font-family: Arial;><!--[if gte mso 10]></p>
<style>
/* Style Definitions */
table.MsoNormalTable
{mso-style-name:Tableau Normal;
mso-tstyle-rowband-size:0;
mso-tstyle-colband-size:0;
mso-style-noshow:yes;
mso-style-priority:99;
mso-style-qformat:yes;
mso-style-parent:;
mso-padding-alt:0in 5.4pt 0in 5.4pt;
mso-para-margin-top:0in;
mso-para-margin-right:0in;
mso-para-margin-bottom:10.0pt;
mso-para-margin-left:0in;
line-height:115%;
mso-pagination:widow-orphan;
font-size:11.0pt;
font-family:Calibri,sans-serif;
mso-ascii-font-family:Calibri;
mso-ascii-theme-font:minor-latin;
mso-fareast-font-family:Times New Roman;
mso-fareast-theme-font:minor-fareast;
mso-hansi-font-family:Calibri;
mso-hansi-theme-font:minor-latin;}
</style>
<p><![endif]-->  </span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><b style=><i style=><span lang=FR style=font-size: 10pt; line-height: 115%; color: rgb(0, 32, 96);>Au sujet des Tall-Tall, on dit qu&rsquo;ils tirent leur origine des Maures. Cette hypoth&egrave;se vient du fait qu&rsquo;ils descendraient des Peuls Hondorb&eacute;, je crois que ce n&rsquo;est qu&rsquo;une hypoth&egrave;se, une supposition. Les Hondorb&eacute;, comme l&rsquo;a d&eacute;clar&eacute; Soulaymane Lamtafua, sont issus des Tagua&nbsp;; or les Tagua et les Lemtuna et d&rsquo;autres font partie des plus importantes tribus Maures, Berb&egrave;res qui composaient l&rsquo;arm&eacute;e d&rsquo;Abu Bakar Ibn Omar, un lemtounite, appel&eacute; Boubacar Boun Amir par les Maures. J&rsquo;ai re&ccedil;u cette autre information de Souleymane Lamtagua qui habitait &agrave; Hondorb&eacute;&nbsp;: &laquo;&nbsp; Tagua et Hondorb&eacute; constituaient deux tribus proches&nbsp; par le sang, chacune avait son chef&nbsp;; elles nomadisaient et campaient l&rsquo;une non loin de l&rsquo;autre, mais Dieu a d&eacute;cid&eacute; qu&rsquo;elles se s&eacute;pareraient &agrave; Boilokk&eacute; en Mauritanie par suite d&rsquo;une bataille qui les avait oppos&eacute;es. </span></i></b></span><b style=><i style=><span lang=FR style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: rgb(0, 32, 96);><o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><span lang=FR style=font-size: 10pt; line-height: 115%;>Malgr&eacute; des pourparlers qui avaient dur&eacute; toute une journ&eacute;e, elles n&rsquo;arriv&egrave;rent pas &agrave; trancher leur litige&nbsp;; alors elles se s&eacute;pareraient, chacune regagna ses habitations apr&egrave;s un accord qui stipulait la fin prochaine des hostilit&eacute;s par de bonnes n&eacute;gociations le lendemain et qui interdisaient &agrave; chacune d&rsquo;elles de porter les armes par peur de voir &eacute;clater une bataille plus terrible que la premi&egrave;re. Mais les Tagua par traitrise tromp&egrave;rent les Hondorb&eacute; en allant enfouir leurs armes au fond de la vall&eacute;e de Baylokk&eacute;. Le lendemain, les deux tribus, se r&eacute;unirent dans l&rsquo;emplacement de la veille, elles immol&egrave;rent un b&oelig;uf pour consommer la chair au repas de midi. C&rsquo;est alors que les &eacute;tourdis des deux tribus se disput&egrave;rent au sujet de Biwol, chacun de deux camps voulait le r&eacute;server &nbsp;&agrave; son chef. Les Hondorb&eacute; et les Tagua en vinrent aux mains, les Tagua d&eacute;terr&egrave;rent leurs armes qu&rsquo;ils avaient cach&eacute;es au fond de la vall&eacute;e, les en combattirent&nbsp;; ils en tu&egrave;rent beaucoup et le reste quitta cet endroit qui &eacute;chut ainsi aux Tagua. Les vaincus, depuis ce temps-l&agrave; jusqu&rsquo;&agrave; nos jours, se sont s&eacute;par&eacute;s de leurs vainqueurs. Il se peut aussi, dis-je qu&rsquo;apr&egrave;s cette bataille une partie des Hondorb&eacute; all&acirc;t s&rsquo;installer en Mauritanie entre Walald&eacute; et Dirol-ce dernier se trouvant entre Sintiou Ahmadou Mairam et Dawal&egrave;le. Cette partie qui a &eacute;migr&eacute; pouvait bien &ecirc;tre ces Tall-Tall. Dieu le Tr&egrave;s-Haut connait mieux que nous ce qu&rsquo;il en &eacute;tait. Il est bien &eacute;tabli que les hommes de condition libre parmi les Hondorb&eacute; portent maintenant l&rsquo;un de ces quatre noms pas plus&nbsp;: Korera, Tall, Nguette et Traor&eacute;. Ils poss&eacute;daient un tr&egrave;s grand nombre d&rsquo;esclaves. Ce qu&rsquo;il y a d&rsquo;&eacute;tonnant encore, c&rsquo;est la th&egrave;se selon laquelle l&rsquo;&eacute;claireur des Hondorb&eacute; &eacute;tait aussi celui des Diawb&eacute; se dit dans notre langue Korowo, aussi disait-on Korowo &nbsp;Arto &nbsp;Arih ce qui veut dire&nbsp;:&nbsp;&laquo;&nbsp;l&rsquo;&eacute;claireur d&rsquo;Arto est arriv&eacute;&nbsp;&raquo;. C&rsquo;est de l&agrave; qu&rsquo;est venu le mot Korera comme nom de famille. J&rsquo;ai dit que cela est possible, car on est unanime &agrave; dire que les Diawb&eacute; sont des Maures. Sans doute tirent-ils leur origine des Berb&egrave;res, puisqu&rsquo;ils remontent jusqu&rsquo;&agrave; la tribu des Fazaza, &agrave; ce qu&rsquo;on dit, or celle-ci&nbsp; est une tribu berb&egrave;re. Voil&agrave; pourquoi les Diawb&eacute; disent souvent qu&rsquo;El Fazazi, l&rsquo;auteur des odes de vingt vers chacune en l&rsquo;honneur du Proph&egrave;te est leurs, c'est-&agrave;-dire qu&rsquo;il faisait partie de leurs premiers anc&ecirc;tres. Dieu sait que nous ce qu&rsquo;il y a de vrai dans ces questions ambig&uuml;es.</span></span><span lang=FR style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><span lang=FR style=font-size: 10pt; line-height: 115%;>&nbsp;<b style=>Source&nbsp;: La vie d&rsquo;El Hadji Omar Tall par Cheikh Moussa Kamara </b></span></span><span lang=FR style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;><b style=><o:p></o:p></b></span></p></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chemin de fer Mali /Sénégal :
Des réseaux nationaux à Transrail</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/chemin-de-fer-mali-senegal-des-reseaux-nationaux-a-transrail-3439.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/chemin-de-fer-mali-senegal-des-reseaux-nationaux-a-transrail-3439.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="46156" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 09 Jul 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p>
<meta content=text/html; charset=utf-8 http-equiv=Content-Type /><br />
<meta content=Word.Document name=ProgId /><br />
<meta content=Microsoft Word 12 name=Generator /><br />
<meta content=Microsoft Word 12 name=Originator /></p>
<link href=file:///C:\DOCUME~1\ADMINI~2.MAL\LOCALS~1\Temp\msohtmlclip1\01\clip_filelist.xml rel=File-List /><o:smarttagtype name=PersonName namespaceuri=urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags></o:smarttagtype>
<link href=file:///C:\DOCUME~1\ADMINI~2.MAL\LOCALS~1\Temp\msohtmlclip1\01\clip_themedata.thmx rel=themeData />
<link href=file:///C:\DOCUME~1\ADMINI~2.MAL\LOCALS~1\Temp\msohtmlclip1\01\clip_colorschememapping.xml rel=colorSchemeMapping /><span style=font-family: Arial;><!--[if gte mso 9]><xml><br />
<w:LatentStyles DefLockedState=false DefUnhideWhenUsed=true<br />
DefSemiHidden=true DefQFormat=false DefPriority=99<br />
LatentStyleCount=267><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=0 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false QFormat=true Name=Normal /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=9 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false QFormat=true Name=heading 1 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=9 QFormat=true Name=heading 2 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=9 QFormat=true Name=heading 3 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=9 QFormat=true Name=heading 4 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=9 QFormat=true Name=heading 5 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=9 QFormat=true Name=heading 6 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=9 QFormat=true Name=heading 7 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=9 QFormat=true Name=heading 8 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=9 QFormat=true Name=heading 9 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=39 Name=toc 1 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=39 Name=toc 2 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=39 Name=toc 3 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=39 Name=toc 4 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=39 Name=toc 5 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=39 Name=toc 6 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=39 Name=toc 7 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=39 Name=toc 8 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=39 Name=toc 9 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=35 QFormat=true Name=caption /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=10 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false QFormat=true Name=Title /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=1 Name=Default Paragraph Font /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=11 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false QFormat=true Name=Subtitle /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=22 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false QFormat=true Name=Strong /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=20 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false QFormat=true Name=Emphasis /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=59 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Table Grid /><br />
<w:LsdException Locked=false UnhideWhenUsed=false Name=Placeholder Text /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=1 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false QFormat=true Name=No Spacing /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=60 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light Shading /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=61 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light List /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=62 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light Grid /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=63 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Shading 1 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=64 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Shading 2 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=65 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium List 1 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=66 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium List 2 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=67 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 1 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=68 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 2 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=69 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 3 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=70 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Dark List /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=71 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful Shading /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=72 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful List /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=73 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful Grid /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=60 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light Shading Accent 1 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=61 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light List Accent 1 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=62 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light Grid Accent 1 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=63 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Shading 1 Accent 1 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=64 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Shading 2 Accent 1 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=65 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium List 1 Accent 1 /><br />
<w:LsdException Locked=false UnhideWhenUsed=false Name=Revision /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=34 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false QFormat=true Name=List Paragraph /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=29 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false QFormat=true Name=Quote /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=30 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false QFormat=true Name=Intense Quote /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=66 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium List 2 Accent 1 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=67 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 1 Accent 1 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=68 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 2 Accent 1 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=69 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 3 Accent 1 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=70 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Dark List Accent 1 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=71 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful Shading Accent 1 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=72 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful List Accent 1 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=73 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful Grid Accent 1 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=60 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light Shading Accent 2 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=61 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light List Accent 2 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=62 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light Grid Accent 2 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=63 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Shading 1 Accent 2 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=64 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Shading 2 Accent 2 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=65 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium List 1 Accent 2 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=66 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium List 2 Accent 2 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=67 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 1 Accent 2 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=68 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 2 Accent 2 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=69 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 3 Accent 2 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=70 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Dark List Accent 2 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=71 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful Shading Accent 2 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=72 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful List Accent 2 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=73 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful Grid Accent 2 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=60 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light Shading Accent 3 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=61 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light List Accent 3 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=62 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light Grid Accent 3 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=63 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Shading 1 Accent 3 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=64 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Shading 2 Accent 3 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=65 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium List 1 Accent 3 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=66 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium List 2 Accent 3 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=67 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 1 Accent 3 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=68 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 2 Accent 3 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=69 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 3 Accent 3 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=70 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Dark List Accent 3 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=71 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful Shading Accent 3 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=72 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful List Accent 3 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=73 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful Grid Accent 3 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=60 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light Shading Accent 4 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=61 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light List Accent 4 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=62 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light Grid Accent 4 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=63 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Shading 1 Accent 4 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=64 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Shading 2 Accent 4 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=65 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium List 1 Accent 4 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=66 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium List 2 Accent 4 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=67 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 1 Accent 4 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=68 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 2 Accent 4 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=69 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 3 Accent 4 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=70 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Dark List Accent 4 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=71 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful Shading Accent 4 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=72 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful List Accent 4 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=73 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful Grid Accent 4 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=60 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light Shading Accent 5 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=61 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light List Accent 5 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=62 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light Grid Accent 5 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=63 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Shading 1 Accent 5 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=64 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Shading 2 Accent 5 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=65 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium List 1 Accent 5 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=66 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium List 2 Accent 5 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=67 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 1 Accent 5 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=68 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 2 Accent 5 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=69 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 3 Accent 5 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=70 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Dark List Accent 5 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=71 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful Shading Accent 5 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=72 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful List Accent 5 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=73 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful Grid Accent 5 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=60 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light Shading Accent 6 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=61 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light List Accent 6 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=62 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light Grid Accent 6 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=63 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Shading 1 Accent 6 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=64 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Shading 2 Accent 6 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=65 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium List 1 Accent 6 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=66 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium List 2 Accent 6 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=67 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 1 Accent 6 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=68 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 2 Accent 6 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=69 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 3 Accent 6 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=70 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Dark List Accent 6 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=71 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful Shading Accent 6 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=72 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful List Accent 6 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=73 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful Grid Accent 6 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=19 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false QFormat=true Name=Subtle Emphasis /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=21 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false QFormat=true Name=Intense Emphasis /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=31 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false QFormat=true Name=Subtle Reference /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=32 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false QFormat=true Name=Intense Reference /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=33 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false QFormat=true Name=Book Title /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=37 Name=Bibliography /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=39 QFormat=true Name=TOC Heading /><br />
</w:LatentStyles><br />
</xml><![endif]--><!--[if !mso]><object<br />
classid=clsid:38481807-CA0E-42D2-BF39-B33AF135CC4D id=ieooui></object></p>
<style>
st1\:*{behavior:url(#ieooui) }
</style>
<p><![endif]--></span><br />
<style type=text/css></style>
<p><span style=font-family: Arial;><!--[if gte mso 10]></p>
<style>
/* Style Definitions */
table.MsoNormalTable
{mso-style-name:Tableau Normal;
mso-tstyle-rowband-size:0;
mso-tstyle-colband-size:0;
mso-style-noshow:yes;
mso-style-priority:99;
mso-style-qformat:yes;
mso-style-parent:;
mso-padding-alt:0in 5.4pt 0in 5.4pt;
mso-para-margin:0in;
mso-para-margin-bottom:.0001pt;
mso-pagination:widow-orphan;
font-size:11.0pt;
font-family:Calibri,sans-serif;
mso-ascii-font-family:Calibri;
mso-ascii-theme-font:minor-latin;
mso-fareast-font-family:Times New Roman;
mso-fareast-theme-font:minor-fareast;
mso-hansi-font-family:Calibri;
mso-hansi-theme-font:minor-latin;
mso-bidi-font-family:Times New Roman;
mso-bidi-theme-font:minor-bidi;}
</style>
<p><![endif]-->  </span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><b style=><i style=><span lang=FR style=font-size: 10pt; color: rgb(0, 32, 96);>A partir de ce num&eacute;ro, nous vous proposons une s&eacute;rie d'articles sur le transport ferroviaire, &agrave; commencer par ses grandes &eacute;tapes dans notre pays. Car, de la cr&eacute;ation de </span></i></b></span><b style=><i style=><span lang=FR style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: rgb(0, 32, 96);><st1:personname w:st=on productid=la R&eacute;gie><span style=font-family: Arial;>la R&eacute;gie</span></st1:personname><span style=font-family: Arial;> du chemin de fer du Soudan fran&ccedil;ais &agrave; </span><st1:personname w:st=on productid=la Soci&eacute;t&eacute;><span style=font-family: Arial;>la Soci&eacute;t&eacute;</span></st1:personname><span style=font-family: Arial;> internationale Transrail, c'est toute une histoire qui m&eacute;rite d'&ecirc;tre cont&eacute;e.&nbsp; </span><o:p></o:p></span></i></b></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><span lang=FR style=font-size: 10pt;>L&rsquo;ann&eacute;e 1885 constitue une date charni&egrave;re dans l'histoire ferroviaire du Dakar Niger. D&eacute;marr&eacute;s en 1882, les travaux de construction de la ligne de chemin de fer Dakar- Saint-Louis appel&eacute;e (DSL), la premi&egrave;re en Afrique occidentale fran&ccedil;aise(A.o.f) s'ach&egrave;veront le 12 mai 1885. La&nbsp; pose du dernier rail a &eacute;t&eacute; suivie de la r&eacute;ception des travaux le 07 juin 1885 et de l'inauguration du 06 juillet de la m&ecirc;me ann&eacute;e sur le tron&ccedil;on Ndand&eacute; - K&eacute;b&eacute;mer.</span></span><span lang=FR style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;><o:p></o:p></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><span lang=FR style=font-size: 10pt;>&nbsp;En 1904, a &eacute;t&eacute; achev&eacute;e la construction de la ligne Kayes-Bamako-Koulikoro, appel&eacute;e Kayes - Niger&nbsp; commenc&eacute;e d&egrave;s 1881. La construction de la troisi&egrave;me ligne de chemin de fer de Thi&egrave;s &agrave; Kayes appel&eacute;e Thi&egrave;s - Kayes, commenc&eacute;e en 1905 pour assurer la continuit&eacute; par les rails&nbsp; de Dakar &agrave; Bamako, a pris fin en 1923. D&egrave;s 1924, les lignes Thi&egrave;s - Kayes et Kayes - Niger fusionnent pour donner naissance &agrave; la ligne appel&eacute;e Thi&egrave;s - Niger. A la m&ecirc;me ann&eacute;e, il y a eu l'adjonction du DSL au Thi&egrave;s Niger pour donner naissance au Dakar- Niger. Avec l'&eacute;clatement de </span></span><span lang=FR style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;><st1:personname w:st=on productid=la F&eacute;d&eacute;ration><span style=font-family: Arial;>la F&eacute;d&eacute;ration</span></st1:personname><span style=font-family: Arial;> du Mali en 1960,&nbsp; sont n&eacute;s les deux r&eacute;seaux de chemin de fer : </span><st1:personname w:st=on productid=la RCFM><span style=font-family: Arial;>la  RCFM</span></st1:personname><span style=font-family: Arial;> pour le Mali et </span><st1:personname w:st=on productid=la RCFS><span style=font-family: Arial;>la RCFS</span></st1:personname><span style=font-family: Arial;>, qui deviendra le 12 octobre 1989 </span><st1:personname w:st=on productid=la SNCS><span style=font-family: Arial;>la SNCS</span></st1:personname><span style=font-family: Arial;>, pour le S&eacute;n&eacute;gal.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span><o:p></o:p></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><span lang=FR style=font-size: 10pt;>Dans les ann&eacute;es 1960 les Etats africains, &agrave; l'instar du Mali et du S&eacute;n&eacute;gal, avaient h&eacute;rit&eacute; de ces chemins de fer &quot; extravertis &quot; servant selon eux&nbsp; &quot; pour transporter les richesses locales vers la m&eacute;tropole. Nouvellement ind&eacute;pendants, les Etats voulaient changer la vocation de ces chemins de fer pour en faire des outils de d&eacute;veloppement. C'&eacute;tait le souhait affich&eacute; par les responsables de l'&eacute;poque. Mais les jeunes Etats&nbsp; avaient b&eacute;n&eacute;fici&eacute; d'un contexte extr&ecirc;mement difficile o&ugrave; les priorit&eacute;s &eacute;taient tr&egrave;s nombreuses. Il s'agissait de la construction des routes, des &eacute;coles, des centres de sant&eacute;.</span></span><span lang=FR style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;><o:p></o:p></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><span lang=FR style=font-size: 10pt;>&nbsp;Avec ces exigences, le chemin de fer sera tout simplement le grand oubli&eacute; des projets d'investissements. C'est &agrave; partir de cette &eacute;poque que les chemins de fer africains vont conna&icirc;tre le d&eacute;but de la d&eacute;gradation de l'outil d'exploitation.</span></span><span lang=FR style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;><o:p></o:p></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><span lang=FR style=font-size: 10pt;>Privatisation des soci&eacute;t&eacute;s ferroviaires nationales !</span></span><span lang=FR style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;><o:p></o:p></span></p>
<p style=text-align: justify; class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><span lang=FR style=font-size: 10pt;>En 1990, dans le cadre des politiques d'ajustements structurels pr&ocirc;n&eacute;s par le FMI et la banque mondiale, les gouvernements du Mali et du S&eacute;n&eacute;gal ont d&eacute;cid&eacute; de privatiser les soci&eacute;t&eacute;s ferroviaires nationales. Ainsi, il a &eacute;t&eacute; confi&eacute; &agrave; un op&eacute;rateur priv&eacute; l'exploitation technique et commerciale des services de transport ferroviaire des marchandises, l'entretien, l'exploitation, le renouvellement et l'am&eacute;nagement des infrastructures et la gestion financi&egrave;re du domaine ferroviaire.&nbsp; Les Etats du Mali et du S&eacute;n&eacute;gal ont sign&eacute; le 23 septembre 2003 avec le concessionnaire (groupement CANAC -GETMA) constitu&eacute; en soci&eacute;t&eacute; anonyme d&eacute;nomm&eacute;e Transrail, une convention de concession du chemin de fer Dakar - Bamako. Par la suite, la d&eacute;cision de concession sera approuv&eacute;e par le conseil des ministres des deux pays concern&eacute;s en octobre 2003.&nbsp; Le capital social souscrit de Transrail - sa est de 9 100 000 000 FCFA. Les priv&eacute;s nationaux d&eacute;tiennent 22%. Les Etats maliens et s&eacute;n&eacute;galais d&eacute;tiennent chacun 11% tandis que Transrail est actionnaire majoritaire avec 56%.</span></span><span lang=FR style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;><o:p></o:p></span></p>
<p align=right style=text-align: right; class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><b><span lang=FR style=font-size: 10pt;>Drissa Togola</span></b></span><b><span lang=FR style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;><o:p></o:p></span></b></p>
<p align=right style=text-align: right; class=MsoNormal><b><span lang=FR style=font-size: 10pt; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;><o:p><span style=font-family: Arial;>&nbsp;</span></o:p></span></b></p></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les Diawara revisitent plus de 800 ans de leur histoire</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/les-diawara-revisitent-plus-de-800-ans-de-leur-histoire-3070.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/les-diawara-revisitent-plus-de-800-ans-de-leur-histoire-3070.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="46156" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 19 Jun 2010 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Bamako Hebdo</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p>
<meta content=text/html; charset=utf-8 http-equiv=Content-Type /><br />
<meta content=Word.Document name=ProgId /><br />
<meta content=Microsoft Word 12 name=Generator /><br />
<meta content=Microsoft Word 12 name=Originator /></p>
<link href=file:///C:\DOCUME~1\ADMINI~2.MAL\LOCALS~1\Temp\msohtmlclip1\01\clip_filelist.xml rel=File-List />
<link href=file:///C:\DOCUME~1\ADMINI~2.MAL\LOCALS~1\Temp\msohtmlclip1\01\clip_themedata.thmx rel=themeData />
<link href=file:///C:\DOCUME~1\ADMINI~2.MAL\LOCALS~1\Temp\msohtmlclip1\01\clip_colorschememapping.xml rel=colorSchemeMapping /><span style=font-family: Arial;><!--[if gte mso 9]><xml><br />
<w:LatentStyles DefLockedState=false DefUnhideWhenUsed=true<br />
DefSemiHidden=true DefQFormat=false DefPriority=99<br />
LatentStyleCount=267><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=0 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false QFormat=true Name=Normal /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=9 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false QFormat=true Name=heading 1 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=9 QFormat=true Name=heading 2 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=9 QFormat=true Name=heading 3 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=9 QFormat=true Name=heading 4 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=9 QFormat=true Name=heading 5 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=9 QFormat=true Name=heading 6 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=9 QFormat=true Name=heading 7 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=9 QFormat=true Name=heading 8 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=9 QFormat=true Name=heading 9 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=39 Name=toc 1 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=39 Name=toc 2 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=39 Name=toc 3 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=39 Name=toc 4 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=39 Name=toc 5 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=39 Name=toc 6 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=39 Name=toc 7 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=39 Name=toc 8 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=39 Name=toc 9 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=35 QFormat=true Name=caption /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=10 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false QFormat=true Name=Title /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=1 Name=Default Paragraph Font /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=11 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false QFormat=true Name=Subtitle /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=22 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false QFormat=true Name=Strong /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=20 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false QFormat=true Name=Emphasis /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=59 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Table Grid /><br />
<w:LsdException Locked=false UnhideWhenUsed=false Name=Placeholder Text /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=1 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false QFormat=true Name=No Spacing /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=60 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light Shading /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=61 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light List /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=62 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light Grid /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=63 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Shading 1 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=64 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Shading 2 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=65 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium List 1 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=66 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium List 2 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=67 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 1 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=68 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 2 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=69 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 3 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=70 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Dark List /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=71 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful Shading /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=72 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful List /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=73 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful Grid /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=60 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light Shading Accent 1 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=61 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light List Accent 1 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=62 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light Grid Accent 1 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=63 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Shading 1 Accent 1 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=64 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Shading 2 Accent 1 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=65 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium List 1 Accent 1 /><br />
<w:LsdException Locked=false UnhideWhenUsed=false Name=Revision /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=34 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false QFormat=true Name=List Paragraph /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=29 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false QFormat=true Name=Quote /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=30 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false QFormat=true Name=Intense Quote /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=66 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium List 2 Accent 1 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=67 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 1 Accent 1 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=68 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 2 Accent 1 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=69 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 3 Accent 1 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=70 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Dark List Accent 1 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=71 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful Shading Accent 1 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=72 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful List Accent 1 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=73 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful Grid Accent 1 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=60 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light Shading Accent 2 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=61 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light List Accent 2 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=62 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light Grid Accent 2 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=63 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Shading 1 Accent 2 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=64 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Shading 2 Accent 2 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=65 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium List 1 Accent 2 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=66 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium List 2 Accent 2 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=67 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 1 Accent 2 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=68 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 2 Accent 2 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=69 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 3 Accent 2 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=70 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Dark List Accent 2 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=71 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful Shading Accent 2 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=72 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful List Accent 2 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=73 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful Grid Accent 2 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=60 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light Shading Accent 3 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=61 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light List Accent 3 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=62 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light Grid Accent 3 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=63 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Shading 1 Accent 3 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=64 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Shading 2 Accent 3 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=65 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium List 1 Accent 3 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=66 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium List 2 Accent 3 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=67 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 1 Accent 3 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=68 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 2 Accent 3 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=69 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 3 Accent 3 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=70 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Dark List Accent 3 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=71 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful Shading Accent 3 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=72 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful List Accent 3 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=73 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful Grid Accent 3 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=60 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light Shading Accent 4 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=61 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light List Accent 4 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=62 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light Grid Accent 4 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=63 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Shading 1 Accent 4 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=64 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Shading 2 Accent 4 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=65 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium List 1 Accent 4 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=66 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium List 2 Accent 4 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=67 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 1 Accent 4 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=68 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 2 Accent 4 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=69 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 3 Accent 4 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=70 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Dark List Accent 4 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=71 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful Shading Accent 4 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=72 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful List Accent 4 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=73 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful Grid Accent 4 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=60 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light Shading Accent 5 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=61 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light List Accent 5 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=62 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light Grid Accent 5 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=63 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Shading 1 Accent 5 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=64 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Shading 2 Accent 5 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=65 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium List 1 Accent 5 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=66 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium List 2 Accent 5 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=67 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 1 Accent 5 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=68 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 2 Accent 5 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=69 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 3 Accent 5 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=70 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Dark List Accent 5 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=71 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful Shading Accent 5 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=72 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful List Accent 5 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=73 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful Grid Accent 5 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=60 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light Shading Accent 6 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=61 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light List Accent 6 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=62 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Light Grid Accent 6 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=63 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Shading 1 Accent 6 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=64 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Shading 2 Accent 6 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=65 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium List 1 Accent 6 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=66 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium List 2 Accent 6 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=67 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 1 Accent 6 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=68 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 2 Accent 6 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=69 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Medium Grid 3 Accent 6 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=70 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Dark List Accent 6 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=71 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful Shading Accent 6 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=72 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful List Accent 6 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=73 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false Name=Colorful Grid Accent 6 /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=19 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false QFormat=true Name=Subtle Emphasis /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=21 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false QFormat=true Name=Intense Emphasis /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=31 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false QFormat=true Name=Subtle Reference /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=32 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false QFormat=true Name=Intense Reference /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=33 SemiHidden=false<br />
UnhideWhenUsed=false QFormat=true Name=Book Title /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=37 Name=Bibliography /><br />
<w:LsdException Locked=false Priority=39 QFormat=true Name=TOC Heading /><br />
</w:LatentStyles><br />
</xml><![endif]--></span><br />
<style type=text/css></style>
<p><span style=font-family: Arial;><!--[if gte mso 10]></p>
<style>
/* Style Definitions */
table.MsoNormalTable
{mso-style-name:Tableau Normal;
mso-tstyle-rowband-size:0;
mso-tstyle-colband-size:0;
mso-style-noshow:yes;
mso-style-priority:99;
mso-style-qformat:yes;
mso-style-parent:;
mso-padding-alt:0in 5.4pt 0in 5.4pt;
mso-para-margin-top:0in;
mso-para-margin-right:0in;
mso-para-margin-bottom:10.0pt;
mso-para-margin-left:0in;
line-height:115%;
mso-pagination:widow-orphan;
font-size:11.0pt;
font-family:Calibri,sans-serif;
mso-ascii-font-family:Calibri;
mso-ascii-theme-font:minor-latin;
mso-fareast-font-family:Times New Roman;
mso-fareast-theme-font:minor-fareast;
mso-hansi-font-family:Calibri;
mso-hansi-theme-font:minor-latin;
mso-bidi-font-family:Times New Roman;
mso-bidi-theme-font:minor-bidi;}
</style>
<p><![endif]-->  </span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><b style=><i style=><span lang=FR style=font-size: 10pt; line-height: 115%; color: rgb(0, 32, 96);>C'est dans la ferveur populaire que les descendants de la famille Diawara se sont&nbsp; retrouv&eacute;s dans le village de Bamanguil&eacute;, dans le cercle de Nioro du Sahel pour se recueillir sur la tombe de leur anc&ecirc;tre commun, Damanguil&eacute; Diawara. Une localit&eacute; o&ugrave; v&eacute;cut&nbsp; ce dernier et o&ugrave;, il d&eacute;c&eacute;da dans les ann&eacute;es 1300.&nbsp; Pour lui rendre cet hommage, les Diawara sont venus de plusieurs villes du Mali et de l'ext&eacute;rieur. C'&eacute;tait du jeudi 10 au vendredi 11 juin 2010.</span></i></b></span><b style=><i style=><span lang=FR style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; color: rgb(0, 32, 96);><o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><span lang=FR style=font-size: 10pt; line-height: 115%;>Le voyage sur Bamaguil&eacute; a &eacute;t&eacute; possible gr&acirc;ce &agrave; l'association des Diawara du Mali, plus connue sous l'appellation &quot; Diawara Kafo &quot;. Une association qui a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;e pour perp&eacute;tuer la tradition de cette famille et dont la pr&eacute;sidence est assur&eacute;e par l'op&eacute;rateur &eacute;conomique&nbsp; Wally Diawara. Il a pour premier vice - pr&eacute;sident Youssouf Diawara, socio - anthropologue, &eacute;conomiste et chercheur. Youssouf Diawara qui a longtemps s&eacute;journ&eacute;&nbsp; au Burkina Faso fut conseiller de l'ancien pr&eacute;sident du Burkina Faso le capitaine Thomas Sankara. Ancien fonctionnaire international, ce Diawara&nbsp; de bonne souche fut aussi le Directeur de l'&eacute;cole internationale de Bordeaux de la francophonie, Directeur du d&eacute;veloppement &eacute;conomique des pays francophones (ACCT) et enfin repr&eacute;sentant de la francophonie aupr&egrave;s de la commission europ&eacute;enne &agrave; Bruxelles. </span></span><span lang=FR style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><span lang=FR style=font-size: 10pt; line-height: 115%;>La forte d&eacute;l&eacute;gation qui a pris le d&eacute;part &agrave; Bamako &eacute;tait compos&eacute;e outre des personnes ci - haut cit&eacute;es, de Mamadou Fod&eacute; Diawara, fonctionnaire &agrave; la retraite et non moins chef de quartier de Ouolofobougou Bolibana dans la commune lll du district de Bamako, Cheickna D&eacute;t&eacute;ba Kamissoko, ancien ministre de la justice et le Colonel Adama Kamissoko, par ailleurs descendants de Damanguil&eacute; Diawara par leur m&egrave;re. On notait toujours dans la m&ecirc;me d&eacute;l&eacute;gation, Diadi&eacute; Diawara issu de la diaspora et Kadidia Diawara, pr&eacute;sidente de l'association des femmes Diawara. Bref, ce sont les repr&eacute;sentants des sept clans Diawara et des 66 villages du Kingui qui ont converg&eacute; vers Bamaguil&eacute;. Il s'agit des Wally ka, Damanka, Haiceka, Bandiougouka, Mokotika, Sambouka et Daboka (consid&eacute;r&eacute;s comme les ain&eacute;s).</span></span><span lang=FR style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><span lang=FR style=font-size: 10pt; line-height: 115%;>Le clou de la c&eacute;r&eacute;monie a &eacute;t&eacute; donn&eacute; dans l'apr&egrave;s - midi de ce jeudi 10 juin 2010 sur la place publique du village de Bamaguil&eacute;. C&eacute;r&eacute;monie d'accueil, t&eacute;moignages et &eacute;changes de victuailles furent les temps forts du&nbsp; programme. </span></span><span lang=FR style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><span lang=FR style=font-size: 10pt; line-height: 115%;>Le tout sous les acclamations des cantatrices, qui dans une envol&eacute;e lyrique ont puis&eacute;&nbsp; au plus profond d'elles pour tenir en haleine le public. Ensuite vint la deuxi&egrave;me partie du programme. Les participants ont dans une procession religieuse mis le cap sur les lieux abritant la tombe de Damanguil&eacute; Diawara. Sur place, l'&eacute;motion &eacute;tait grande pour nombre de ses descendants qui viennent de r&eacute;aliser pour la premi&egrave;re fois un p&egrave;lerinage sur la tombe de leur anc&ecirc;tre. C'est une tombe immense de plus d'une dizaine de m&egrave;tres qu'ils ont &eacute;t&eacute; amen&eacute;s &agrave; voir. Damanguil&eacute;, pour la petite histoire, &eacute;tait &agrave; en croire les t&eacute;moignages re&ccedil;us, un homme d'une stature impressionnante qui avait en son temps rarement sa ressemblance. Il vivait entre la ville et la for&ecirc;t et sa p&eacute;riode aurait co&iuml;ncid&eacute;e avec celle des grands empires mandingues. C'est &agrave; partir de 1854 et lors des combats contre les djihadistes d'El Hadj Omar Tall que les descendants de Damanguil&eacute; se sont unifi&eacute;s pour faire front contre cette mont&eacute;e islamiste sous la pouss&eacute;e du chef toucouleur.</span></span><span lang=FR style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><span lang=FR style=font-size: 10pt; line-height: 115%;>Plus tard, l'arriv&eacute;e de l'envahisseur colon am&egrave;nera les Diawara &agrave; se disperser &agrave; travers le monde et &agrave; devenir de grands voyageurs. De l&agrave;, est partie leur vocation pour le commerce. </span></span><span lang=FR style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><span lang=FR style=font-size: 10pt; line-height: 115%;>Aujourd'hui, les descendants de Damaguil&eacute; ont embrass&eacute; tous les secteurs d'activit&eacute;s. Ils sont autant commer&ccedil;ants qu'intellectuels. Ils disposent d'une forte communaut&eacute; dans les r&eacute;gions d'Afrique de l'Ouest. Ils sont &eacute;galement pr&eacute;sents dans beaucoup de pays europ&eacute;ens am&eacute;ricains et asiatiques. </span></span><span lang=FR style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><span lang=FR style=font-size: 10pt; line-height: 115%;>Les nombreux participants ont form&eacute; un cercle autour de la tombe. Avant que les doyens d'&acirc;ge sous la houlette des &eacute;rudits ne r&eacute;citent la Fatiha pour le repos &eacute;ternel de l'&acirc;me du disparu.</span></span><span lang=FR style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><span lang=FR style=font-size: 10pt; line-height: 115%;>La pose de la premi&egrave;re pierre pour la construction du mausol&eacute;e d&eacute;di&eacute; &agrave; Damaguil&eacute; a clos la c&eacute;r&eacute;monie.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span></span><span lang=FR style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><b style=><span lang=FR style=font-size: 10pt; line-height: 115%;>Abdoulaye DIARRA</span></b></span><b style=><span lang=FR style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><b style=><span lang=FR style=font-size: 10pt; line-height: 115%;>&nbsp;Envoy&eacute; sp&eacute;cial</span></b></span><b style=><span lang=FR style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal><b style=><span lang=FR style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;><o:p><span style=font-family: Arial;>&nbsp;</span></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><b style=><span lang=FR style=font-size: 10pt; line-height: 115%;>La longue p&eacute;r&eacute;grination des Diawara &agrave; travers le monde</span></b></span><b style=><span lang=FR style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><b style=><span lang=FR style=font-size: 10pt; line-height: 115%;>Marykandia et Youssouf Diawara l&egrave;vent un coin du voile</span></b></span><b style=><span lang=FR style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;><o:p></o:p></span></b></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><span lang=FR style=font-size: 10pt; line-height: 115%;>Les Diawara sont de grands voyageurs dispers&eacute;s&nbsp; &agrave; travers les quatre coins du globe.&nbsp; Ils&nbsp; sont partout et repr&eacute;sentent l'une des&nbsp; plus fortes colonies maliennes de la diaspora. Et celles qui passent pour &ecirc;tre les mieux introduites dans les&nbsp; sph&egrave;res de d&eacute;veloppement des pays d'accueil. Ils sont autant de grands op&eacute;rateurs &eacute;conomiques mais aussi d'&eacute;minents intellectuels et chercheurs dans les grandes universit&eacute;s europ&eacute;ennes.</span></span><span lang=FR style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><span lang=FR style=font-size: 10pt; line-height: 115%;>arykandia Diawara, chef de famille Diawara de 90 ans et Youssouf Diawara homme de culture et chercheur de son &eacute;tat sont formels sur la n&eacute;cessit&eacute; qu'il y a &agrave; vite&nbsp; rassembler tous ceux de par le monde portent ce patronyme. Cela pour f&eacute;d&eacute;rer les&nbsp; diff&eacute;rentes &eacute;nergies.</span></span><span lang=FR style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><span lang=FR style=font-size: 10pt; line-height: 115%;>Damaguil&eacute; dira Youssouf Diawara est un chasseur mythique ayant parcouru entre le 13&egrave;me et le 14&egrave;me si&egrave;cle une grande partie de la sous - r&eacute;gion. Dot&eacute; de connaissance sur les plantes et les hommes, il a pass&eacute; toute sa vie &agrave; voler au secours de ses concitoyens. Il n'a jamais fait de politique et&nbsp; s'est toujours mis en retrait des querelles de pouvoir entre les tribus et les rois de l'&eacute;poque &quot;. Youssouf Diawara d'ajouter que ce sont surtout les descendants de Damanguil&eacute; qui vont plus tard faire de la politique et plusieurs d'entre eux ne tarderont pas &agrave; s'illustrer comme de v&eacute;ritables chefs guerriers. Il a fallu attendre les ann&eacute;es 1854 pour que les diff&eacute;rents clans Diawara s'unissent v&eacute;ritablement pour combattre les troupes du chef toucouleur El Hadj Omar Tall. Ce dernier nous pr&eacute;cise t - il, s'&eacute;tait lanc&eacute; dans une campagne d'islamisation &agrave; travers la sous - r&eacute;gion. C'&eacute;tait dans cette partie du pays qu'il du essuyer une vive r&eacute;sistance. </span></span><span lang=FR style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><span lang=FR style=font-size: 10pt; line-height: 115%;>Notre interlocuteur de&nbsp; relever que la colonisation fran&ccedil;aise a sonn&eacute; l'heure du d&eacute;part des Diawara vers de nouveaux horizons. Ils ont investi plusieurs pays de la r&eacute;gion. D'autres par contre sont partis tr&egrave;s loin. Marykandia ajoute que beaucoup sont non seulement devenus de grands voyageurs, mais ils ont aussi par la suite embrass&eacute; le m&eacute;tier de commer&ccedil;ants.</span></span><span lang=FR style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><span lang=FR style=font-size: 10pt; line-height: 115%;>Tous les Diawara d'o&ugrave; qu'ils se trouvent, sont descendants de Damanguil&eacute;, affirme pour sa part Youssouf Diawara. Qui ajoute que l'objet de la rencontre sur la d&eacute;pouille de cet illustre personnage est l'&eacute;rection d'un mausol&eacute;e en son honneur. Il sera construit des b&acirc;timents, des lieux d'h&eacute;bergement et de pri&egrave;re. L'objectif affich&eacute; est de faire de la tombe de Damaguil&eacute; un lieu hautement touristique. L'association des Diawara du Mali entend tr&egrave;s prochainement&nbsp; cr&eacute;er une fondation de bienfaisance. Plusieurs autres activit&eacute;s sont pr&eacute;vues dans le cadre de cette fondation.</span></span><span lang=FR style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;><o:p></o:p></span></p>
<p class=MsoNormal><span style=font-family: Arial;><b style=><span lang=FR style=font-size: 10pt; line-height: 115%;>Abdoulaye DIARRA</span></b></span><b style=><span lang=FR style=font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;><o:p></o:p></span></b></p></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Traditions : Le Royaume de Diarra ou Kingui</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/traditions-le-royaume-de-diarra-ou-kingui-5181.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/traditions-le-royaume-de-diarra-ou-kingui-5181.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="46156" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 15 Oct 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Ségovien</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2" face="Arial"><font color="#0000ff"><strong><u>Situation&nbsp;:</u></strong></font><span>&nbsp; Au moment de sa d&eacute;cadence, deux royaumes se pr&eacute;sent&egrave;rent comme les forces h&eacute;riti&egrave;res du Ouagadougou, &eacute;tat m&eacute;di&eacute;val africaine. C&rsquo;&eacute;taient Sosso et Diara. Le royaume de Diara comprenait en plus de Diara lui-m&ecirc;me le Bakhounou, le Kaniar&eacute;m&eacute;, le Kaarta, le Guidimakan, le Diafounou et le Guidioum&eacute;. Le village de Diara existe encore et se trouve au nord-est de la ville de Nioro du Sahel. Il donna son nom au royaume de Diara qui s&rsquo;appelait encore Kingui. </span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><font color="#0000ff"><strong><u>Origine&nbsp;</u></strong><u>:</u></font><span> Diara doit son nom &agrave; deux fr&egrave;res. L&rsquo;a&icirc;n&eacute;, Mana Maga donna &agrave; Fata Maga un morceau de son mollet pour ne pas le laisser mourir de faim. La plaie de Mana Maga gu&eacute;rit en un lieu o&ugrave; s&rsquo;install&egrave;rent les deux hommes. L&rsquo;endroit fut appel&eacute; &laquo;&nbsp;DIARA&nbsp;&raquo; (en sonink&eacute; gu&eacute;rir). L&rsquo;origine du Kingui remonte au septi&egrave;me si&egrave;cle. D&egrave;s cette p&eacute;riode, des sonink&eacute; venus de Dia occup&egrave;rent ce territoire. La l&eacute;gende de&nbsp;Mama Dinga mentionne l&rsquo;occupation du pays par le patriarche sonink&eacute; et sa suite nombreuse dirig&eacute;e par Garabara Dian&eacute;.</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><font color="#0000ff"><strong><u><span>La dynastie des Niakhat&eacute;</span></u></strong></font><span><font color="#0000ff">&nbsp;: </font>Les premiers rois portaient le titre de Mana Maga. La prise de Koumbi par les Almoravides en 1076 permit au roi de Diara de s&rsquo;affranchir de la tutelle du Ouagadou. Il devint riche et puissant gr&acirc;ce au commerce qu&rsquo;il faisait. Ce Mana Maga fonda alors la dynastie des Niakhat&eacute;. Il organisa une solide arm&eacute;e, s&rsquo;empara des r&eacute;gions sud du Ouagadou et conquit le T&eacute;krour. Cependant cette domination ne dura gu&egrave;re longtemps. Le pays subira le joug de Soumaoro Kant&eacute; roi sonink&eacute; de la dynastie des Diarisso du Kaniaga ou Sosso. Nous Fofana, sommes les &laquo;&nbsp;Sanankoun&nbsp;&raquo; (cousins &agrave; plaisanteries) des Niakhat&eacute;. Aussi, pouvons- nous ici nous donner la libert&eacute; de faire ces r&eacute;v&eacute;lations. Mais le pacte d&rsquo;alliance qui nous lie nous interdit de dire des mensonges. &laquo;&nbsp; Nos cousins, les Niakhat&eacute; ne surent point conserver le pouvoir. Ils &eacute;taient m&eacute;chants et cruels. Ils se rendirent odieux &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de leurs sujets qui les chass&egrave;rent pour les remplacer par les Diawara.<br />rn<br />rnL&rsquo;illustration parfaite de la m&eacute;chancet&eacute; et de la cruaut&eacute; des &laquo;&nbsp;Mana Maga&nbsp;&raquo; est l&rsquo;histoire de ce chef puissant que fut Lambidou Soma Niakhat&eacute;. Ce roi orgueilleux fit couper par ses hommes la t&ecirc;te de son beau p&egrave;re (le p&egrave;re de sa femme Niakhal&eacute; Mouk&eacute; Taraw&eacute;l&eacute;). C&rsquo;&eacute;tait pour montrer &agrave; cette derni&egrave;re jusqu&rsquo;o&ugrave; allait &laquo;&nbsp;sa puissance&nbsp;&raquo;. La seule faute commise par Niakhat&eacute; Mouk&eacute; &eacute;tait d&rsquo;avoir toujours gagn&eacute; au &laquo;&nbsp;w&ocirc;li&nbsp;&raquo;, un jeu chaque fois qu&rsquo;elle jouait contre son mari. La vengeance de Niakhal&eacute; fut terrible, &agrave; la hauteur de l&rsquo;affront subi. Elle fit appel au roi guerrier Kakolo, Silamaghan B&acirc;, Koita. A Sorotomo, son arm&eacute;e regroupait des milliers d&rsquo;invincibles cavaliers. Lambidou Soma Niakhat&eacute;, &agrave; l&rsquo;issue d&rsquo;un combat h&eacute;ro&iuml;que qui l&rsquo;opposa &agrave; son ennemi fut terrass&eacute;, ligot&eacute; et humili&eacute;. Il se donna lui-m&ecirc;me la mort&nbsp;pour ne pas sur vivre &agrave; l&rsquo;humiliation. Soma Niakhat&eacute; r&eacute;sidait &agrave; Lambidou (cercle de Di&eacute;ma, r&eacute;gion de Kayes). </span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><font color="#0000ff"><strong><u><span>La fuite des Niakhat&eacute;</span></u></strong></font><span><font color="#0000ff">&nbsp;</font>: (ce titre est donn&eacute; par les Fofana) Nous soutenons qu&rsquo;ils ont pris la fuite. Les Niar&eacute; de Bamako (ils sont Niakhat&eacute;) ne pourront pas le d&eacute;mentir. Heureusement pour eux &laquo;&nbsp;ces renseignements donn&eacute;s par Claude Meillassoux leur sont favorables&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Le dernier souverain de la dynastie des Mana Maga fut Seriba Niakhat&eacute;. Il remit volontairement le commandement &agrave; Daman Guil&eacute; (Daman le grand) Diawara. S&eacute;riba quitta Diara &agrave; la suite d&rsquo;une affaire de condamnation de son fils Bemba tu&eacute; pour avoir commis l&rsquo;adult&egrave;re avec la femme d&rsquo;un de ses fr&egrave;res. Il &eacute;tait accompagn&eacute; de son autre fils Delbafa, de huit de ses fr&egrave;res et de quelques fid&egrave;les parmi lesquels deux marabouts&nbsp;: Mohamed Fasi et Sidi Mohamed Tabour&eacute;.&nbsp;&raquo; </span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><font color="#0000ff"><strong><u><span>La reconqu&ecirc;te du pouvoir &agrave; Bamako par les Niakhat&eacute;</span></u></strong></font><span>&nbsp;: Apr&egrave;s plusieurs p&eacute;rip&eacute;ties, ils s&eacute;journ&egrave;rent d&rsquo;abord dans les environs de Kati (Sirakoro). Les Bamanan d&eacute;form&egrave;rent leur nom qui devint Niar&eacute;. S&eacute;riba et sa suite s&rsquo;install&egrave;rent ensuite &agrave; c&ocirc;t&eacute; d&rsquo;un chef sonink&eacute; Bamba Sanogo. Cet homme, leur h&ocirc;te, fut r&eacute;ellement le fondateur de Bamako vers1650. C&rsquo;est lui qui donna &agrave; S&eacute;riba Niakhat&eacute; l&rsquo;hospitalit&eacute;. Mais, de ce personnage, on ne parle&nbsp;jamais. Pourtant, Bamako lui doit son nom. Les Sanogo, Doukara v&eacute;ritables autochtones de notre capitale sont oubli&eacute;s au profit des Niar&eacute;, Tour&eacute; Drav&eacute;&hellip;. Ces derniers apparaissent &agrave; tort comme les familles fondatrices de cette ville. <br />rn<br />rnLes Niar&eacute; (d&eacute;formation de Niakhat&eacute;) furent d&eacute;sign&eacute;s comme chefs de province apr&egrave;s l&rsquo;installation des Fran&ccedil;ais dans notre pays. D&rsquo;apr&egrave;s les informations recueillies dans les archives laiss&eacute;es par l&rsquo;administration coloniale, seize chefs se sont succ&eacute;d&eacute; au pouvoir avant et pendant l&rsquo;&eacute;poque coloniale&nbsp;: 1- S&eacute;riba dit S&eacute;ribadian 2- Namakoro Lafoun&eacute; 3- Madiougou S&eacute;riba (1796-183) 4- Dialokaladian (1838-40) 5- Bourama (1840-186) 6- Titi qui accueillit Borgnis Desbordes (1864-1888) 7- Batigui (1888-98) 8- Dionk&eacute; (1898-1903) 9- Karounga (1903) 10- Mandi&eacute; dit B&eacute;ni&eacute;kourou (1903-06) 11- Ty&eacute;ko (1906-1909) 12- B&eacute;ni&eacute; (1909-13) 13- Baba (1913) 14- Mamourou (1913-23) 15- Mandi&eacute; (1923-1956) 16- Aamdou Coumba (1956-58).</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><font color="#0000ff"><strong><u><span>Origine des Diawara</span></u></strong><u>&nbsp;</u></font><span>: Les Diawara (les fauves de Dia) n&rsquo;&eacute;taient pas &agrave; l&rsquo;origine des Sonink&eacute;.&nbsp;Youssouf Tata CISSE nous informe que &laquo;&nbsp;les Diawara de Tounoufou et Sambouya seraient parmi les premiers occupants du Mand&eacute;. Comme la plupart des clans malink&eacute;, notamment les&nbsp;Boula, (Camara, Kamissoko, Bagayoko, Doumbia), ils auraient quitt&eacute; le Ouagadou &agrave; la suite des grandes s&eacute;cheresses qui ravag&egrave;rent ce pays. De Tounoufou &agrave; Sambouya, leurs premi&egrave;res fondations, ils &eacute;migr&egrave;rent &agrave; Samaya, gros village fortifi&eacute; en ruines sis &agrave; cinq kilom&egrave;tres de S&eacute;link&eacute;gni (S&eacute;lingu&eacute;). Ils abandonn&egrave;rent ce lieu au moment des premi&egrave;res guerres que connut le Mand&eacute; pour l&rsquo;actuel Samaya situ&eacute; sur la rive droite du Djoliba, pr&egrave;s de la fronti&egrave;re guin&eacute;enne. Enfin, les Diawara kokoroko (Bougouni) et les Diawara (griots de K&egrave;la) pr&egrave;s de Kangaba seraient eux aussi originaires de Tounoufou et Sambouya&nbsp;&raquo;</span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><font color="#0000ff"><strong><u><span>La l&eacute;gende de Daman Guil&eacute; Diawara&nbsp;</span></u></strong></font><strong>: </strong><span>Cet homme fut l&rsquo;anc&ecirc;tre des Diawara du Kingui. Daman Guil&eacute; avait d&rsquo;abord s&eacute;journ&eacute; au Mand&eacute; pr&egrave;s de Soundjata. Ensuite, il vint s&rsquo;installer &agrave; Sorotomo. Le roi guerrier Kakolo Silamaghan Ba Koita lui donna en mariage sa fille Kouria Koita. Mais selon les pr&eacute;dictions d&rsquo;un grand marabout, Kouria devait donner le jour &agrave; un chef puissant. Aussi, pour ne pas inqui&eacute;ter et causer plus tard de tort &agrave; son beau-p&egrave;re et &agrave; sa descendance, Daman Guil&eacute; et son &eacute;pouse quitt&egrave;rent Sorotomo. Ils all&egrave;rent fonder le village de Touroungoumb&eacute; (en sonink&eacute;, la mare aux &eacute;l&eacute;phants&nbsp;; Tour&eacute;&nbsp;; &eacute;l&eacute;phant&nbsp;; au pluriel tourou&nbsp;; goumb&eacute; ou goumba&nbsp;: mare). Daman Guil&eacute; fut un chasseur de grande renomm&eacute;e. Sa gibeci&egrave;re &eacute;tait toujours pleine. <br />rn<br />rnBon an, mal an, il faisait une chasse fructueuse.&nbsp;Daman Diawara &eacute;tait capable, nous dit la l&eacute;gende, de parcourir les cent trente kilom&egrave;tres&nbsp;entre la mare de Diokha et Bambangu&eacute;d&eacute; (le puit de Bamba) village o&ugrave; il &eacute;lut domicile. A cet endroit il chassait l&rsquo;&eacute;l&eacute;phant. Il retournait le m&ecirc;me jour avec le fruit de sa chasse. A Bambangu&eacute;d&eacute;, au nord de Touroungoumb&eacute; se trouve encore la tombe de Daman Guil&eacute;. Elle est gard&eacute;e par un makanank&eacute; (personne dont le nom de famille est Kamissoko. Les Diawara du Kingui la v&eacute;n&egrave;re de nos jours encore. Ils y sacrifient tous les ans des coqs blancs et des taureaux. A Daman, d&rsquo;apr&egrave;s toujours la l&eacute;gende, Soundjata, grand sorcier (souba) et ma&icirc;tre chasseur (simbo) remit un sabre mystique (le w&acirc;le ou farallah) qu&rsquo;on ne peut d&eacute;terminer sans&nbsp;devenir roi. Daman Diawara le transmit &agrave; l&rsquo;un de ses enfants Mamoudou. </span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><font color="#0000ff"><strong><u><span>La dynastie des Diawara</span></u></strong></font><span>&nbsp;: Un an apr&egrave;s la fondation de Touroungoumb&eacute;, Kouria donna naissance &agrave; Mamoudou Diawara. Ce dernier et ses fr&egrave;res entr&egrave;rent en conflit avec les fils du roi Niakhat&eacute; qu&rsquo;ils d&eacute;tr&ocirc;n&egrave;rent. Daman&nbsp;fut le premier souverain de la nouvelle dynastie des Diawara, selon plusieurs sources. Le second roi &eacute;tait son premier enfant Kouria Mamadou qui prit le titre de faren (gouverneur) Il r&eacute;gna &agrave; Diara sous le nom de Faren Mamadou&nbsp;Diawara et p&eacute;rit malheureusement au cours d&rsquo;une exp&eacute;dition au Fouta Toro contre Silatigui. Son fils Silamaghan lui succ&eacute;da en 1415 et gouverna pendant quarante ans. C&rsquo;est sous son r&egrave;gne que les Diawamb&eacute; ou (Diogoram&eacute;) fond&egrave;rent Nioro du Sahel (de son vrai nom Nior&egrave; signifiant l&agrave; o&ugrave; on se rassemble pour prendre une d&eacute;cision&nbsp;; lieu de m&eacute;disance soutiennent m&eacute;chamment certains). <br />rn<br />rnSilamaghan eut trente sept enfants dont quinze gar&ccedil;ons et vingt deux filles. A sa mort, ses fils se s&eacute;par&egrave;rent et divis&egrave;rent le royaume en deux chefferies ennemies &eacute;tablies chacune autour d&rsquo;une grande ville&nbsp;: Diara, Touroungoumb&eacute;, Banir&eacute;, Djabigu&eacute;, Y&eacute;r&eacute;r&eacute;, Bouli, Diala et le Bakhounou. L&rsquo;a&icirc;n&eacute; des enfants de Silamaghan sera le chef du clan des Sagon&eacute; ou Sakon&eacute;. Il r&eacute;sidait &agrave; Diara. Un de ses fils cadets dirigera les Dabora. Celui ci occupera le Bakhounou. Ces dissensions internes fatigu&egrave;rent les Diawara et les affaiblirent. Apr&egrave;s le r&egrave;gne de Daman Guil&eacute;, Faren Mamoudou et Silamaghan, les souverains de Diara qui ont dirig&eacute; le royaume &eacute;taient au nombre de trente neuf. Leur autorit&eacute; fut toujours mise &agrave; rudes &eacute;preuves par leurs propres fr&egrave;res. <br />rn<br />rnLes rivalit&eacute;s entre&nbsp;Sakon&eacute; et Dabora furent persistantes et n&eacute;fastes. Voici les noms de quelques rois du Kingui avant l&rsquo;av&egrave;nement des Massassi jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;arriv&eacute;e d&rsquo;El Hadj Oumar TALL. Daman Guil&eacute; (1355-85) Faren Mamoudou (1385-1415) Silamaghan&nbsp;(1415-35) Ndjangoul&eacute; (1597-1677) Modi Dandi (1724-1734) Ndama Tagati (1784-1788) Mamoudou Djouma (1797-1802)&nbsp;; Ndama Diouma (1831-43) dont parle l&rsquo;Ecossais Mungo Park dans son livre &laquo;&nbsp;Voyage dans l&rsquo;int&eacute;rieur de l&rsquo;Afrique&nbsp;&raquo;. Le dernier roi Diawara fut Siliman Tiamba (1844-47). </span></font></p>
<p>rn
<p><font size="2" face="Arial"><font color="#0000ff"><strong><u><span>La fin du royaume de Kingui</span></u></strong></font><span>&nbsp;: Diara resta longtemps vassal des puissants empires du Mand&eacute; au quatorzi&egrave;me si&egrave;cle et du Songhay (Gao) au seizi&egrave;me si&egrave;cle. Sa puissance s&rsquo;&eacute;teignit au milieu du dix huiti&egrave;me si&egrave;cle sous les assauts des fanatiques guerriers du proph&egrave;te foutaka. Birant&eacute; Karounga Diawara, l&rsquo;homme aux trois tresses harcela sans rel&acirc;che les troupes du conqu&eacute;rant s&eacute;n&eacute;galais en lui faisant subir le poids impitoyable d&rsquo;une h&eacute;ro&iuml;que gu&eacute;rilla. Dans un premier temps, le fils de Birant&eacute; avait pourtant accept&eacute; de se convertir &agrave; l&rsquo;islam, comme l&rsquo;exigeait le marabout d&rsquo;Alouar. Le proph&egrave;te Oumar avait&nbsp;impos&eacute; la m&ecirc;me obligation aux tribus Kakolo (CAMARA, FOFANA, MAGASSA) et aux COULOUBALY MASSASSI. Pour ces populations et pour les Diawara, abandonner l&rsquo;animisme &eacute;tait une pilule difficile &agrave; avaler. Mais l&rsquo;autre condition exig&eacute;e par El hadj Oumar &eacute;tait pour elles inacceptable. R&eacute;duire le nombre d&rsquo;&eacute;pouses &agrave; quatre alors que ces gens pouvaient en prendre jusqu&rsquo;&agrave;&nbsp;douze. L&rsquo;islam apparaissait comme une dr&ocirc;le de religion. Il remettrait tout en question et d&eacute;rangeait tout le monde, les puissants plus que les autres. Les Diawara, Kakolo et Massassi avaient tous conclu que le fils de Sa&iuml;dou TALL se servait de l&rsquo;islam comme pr&eacute;texte pour s&rsquo;emparer de leur tr&ocirc;ne, richesses et femmes. <br />rn<br />rnUn &eacute;v&eacute;nement allait pr&eacute;cipiter les choses car la guerre &eacute;tait in&eacute;vitable. Ayant aper&ccedil;u les tresses que portait Karounga, El Hadj Oumar d&eacute;clara&nbsp;: &laquo;&nbsp;ce que ton p&egrave;re te laisse comme h&eacute;ritage n&rsquo;est pas conforme &agrave; la charia islamique. Ce ne sont l&agrave; que mensonge et idol&acirc;trie&nbsp;&raquo;. A cause de ces paroles qu&rsquo;il consid&eacute;ra comme&nbsp;injurieuses, le fils de Birant&eacute; bascula dans le refus total et la lutte arm&eacute;e. Trahi par les siens (les Diawara), il fut contraint d&rsquo;abandonner Diabigu&eacute; sa r&eacute;sidence et trouva protection dans un village des Massassi Coulibaly. Ces derniers, apr&egrave;s une opposition meurtri&egrave;re &agrave; l&rsquo;arm&eacute;e des conqu&eacute;rants prot&eacute;g&egrave;rent Karounga. Malgr&eacute; l&rsquo;intervention des canons, les Bamanan s&rsquo;oppos&egrave;rent aux Sofa d&rsquo;Oumar avec bravoure et d&eacute;termination. Ils oblig&egrave;rent leur prot&eacute;g&eacute; &agrave; s&rsquo;enfuir pour emp&ecirc;cher sa capture dans leur village. Cela aurait &eacute;t&eacute; la pire des humiliations pour eux et leur descendance. <br />rn<br />rnKarounga traqu&eacute; de toutes parts se r&eacute;fugia alors chez les Camara Kakolo du village de Bassaka. &laquo;&nbsp;Non seulement, nous n&rsquo;embrasserons jamais ta religion, mais tu n&rsquo;auras pas celui que tu cherches &agrave; prendre qu&rsquo;apr&egrave;s avoir march&eacute; sur nos cadavres&nbsp;&raquo; avaient r&eacute;pondu les habitants de Bassaka aux envoy&eacute;s du Foutaka. L&agrave;, la bataille fut plus acharn&eacute;e, plus sanglante. &laquo;&nbsp;Et, des h&eacute;ros se sont couch&eacute;s pour toujours sur ce sol qu&rsquo;ils ont aim&eacute; et d&eacute;fendu jusque dans leur dernier retranchement. A Bassaka, la veill&eacute;e d&rsquo;armes a &eacute;t&eacute; suivie par des&nbsp;actions d&rsquo;&eacute;clat jamais &eacute;gal&eacute;es. Birant&eacute; Karounga Diawara et ses alli&eacute;s kagolo ont trouv&eacute; une mort h&eacute;ro&iuml;que&nbsp;&raquo;. Apr&egrave;s avoir fait entendre &agrave; ses ennemis le langage des Diawara, la poudre et les balles (mougouni kiss&eacute;) disait-il pour les narguer, le r&eacute;sistant Diawara fut captur&eacute; le 31 Mai 1860 et mis &agrave; mort. Avec Karounga, le royaume du Kingui disparut. </span></font></p>
<p>rn
<div>rn
<p><font size="2" face="Arial"><strong>Kagoro doumb&eacute;</strong></font></p>
<p>rn</p></div>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Traditions : La diaspora des Soninké</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/traditions-la-diaspora-des-soninke-4627.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/traditions-la-diaspora-des-soninke-4627.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="46156" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 24 Sep 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Ségovien</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><strong><u><span lang="FR">Causes de la dispersion du Ouagadou</span></u></strong><span lang="FR">&nbsp;: <br /></span></font>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">La cause principale est l&rsquo;affaiblissement de cet empire provoqu&eacute; par les longues guerres entreprises par Kaya Maghan. Il y a aussi les s&eacute;cheresses l&eacute;gendaires (jabaw) qui sem&egrave;rent la catastrophe. Le pays se d&eacute;sertifia dangereusement. D&rsquo;autre part, des envahisseurs venus du nord (Maroc) impos&egrave;rent au pays des Noirs, la jihad (guerre sainte). Les Almoravides massacr&egrave;rent tous ceux qui refus&egrave;rent d&rsquo;embrasser la religion d&rsquo;Allah. Enfin ce qui pouvait arriver de pire se produisit. Soumaoro avec ses hordes sanguinaires ravagea tout sur son passage. Ces coups durs furent fatals &agrave; l&rsquo;empire qui s&rsquo;&eacute;croula. Selon l&rsquo;historien Mahmoud K&acirc;ti&nbsp;: &laquo;&nbsp;C&rsquo;est quand Dieu an&eacute;antit la puissance des Kaya Maghan et donna au plus vil des hommes du peuple, l&rsquo;autorit&eacute; sur les grands personnages que le Ouagadou cessa d&rsquo;exister&nbsp;&raquo;. Le Tombouctien attribue exclusivement &agrave; Soumaoro la chute de l&rsquo;empire du Ghana. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Pour ce musulman, le roi de Sosso &eacute;tait le plus vil des hommes. (Sosso Simbo n&rsquo;aimait pas les adeptes de Mahomet et ceux-ci le lui rendaient bien). W&acirc; Kamissoko de son c&ocirc;t&eacute; d&eacute;clare la m&ecirc;me chose&nbsp;: &laquo;&nbsp;C&rsquo;est la guerre de Soumaoro qui a cass&eacute; le Ouagadou en perturbant le commerce entre l&rsquo;est et l&rsquo;ouest, en s&eacute;parant la main du nord de celle du sud. Sosso Bali Soumaoro dispersa les Marka comme le firent les grandes s&eacute;cheresses d&rsquo;antan. Sa disparition rendit plus arrogants, pillards et plus esclavagistes que jamais les Maures qui n&rsquo;&eacute;pargnaient plus rien&nbsp;&raquo;. Un &agrave; un, les royaumes vassaux et les provinces s&rsquo;affranchirent de la domination des Sonink&eacute;&nbsp;: Diara, Sosso, M&eacute;ma, Mand&eacute;, les villes du bassin du Niger et du S&eacute;n&eacute;gal. Petit &agrave; petit, l&rsquo;empire se d&eacute;sagr&eacute;gea pour se r&eacute;duire &agrave; la province originelle autour de Goumbou. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Les chefs Doucour&eacute; de cette localit&eacute; ne v&eacute;curent plus que du souvenir de leur glorieux pass&eacute;. Ils aimaient &agrave; &eacute;voquer le souvenir des Kaya Maghan dont ils tiraient une grande fiert&eacute;. En v&eacute;rit&eacute;, le pays des chasseurs kakolo et de Maghan Diab&eacute; Cisse avait cess&eacute; d&rsquo;exister. Ses habitants, Kakolo, Foula et Sonink&eacute; se dispers&egrave;rent. Apr&egrave;s les Kakolo qui envahirent le Mand&eacute;, le Kaarta et <st1:personname w:st="on" productid="la Gambie">la Gambie</st1:personname>, les Peuls occup&egrave;rent le Khasso, le Brigo, le Fouladougou, le Ouassoulou, le Fouta- s&eacute;n&eacute;galais (Toron) et le Fouta-Djalon en Guin&eacute;e. </span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><u><span lang="FR">Les migrations orientales</span></u></strong><span lang="FR">&nbsp;: <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Les Sonink&eacute;, ma&icirc;tres du pays choisirent &agrave; leur tour l&rsquo;exode. Une premi&egrave;re vague prit la direction de l&rsquo;est, Burkina Faso et fronti&egrave;re de ce pays avec le Mali. Cette population est actuellement connue sous le nom Maraka ou Dafing parce que leur femmes avaient les l&egrave;vres tatou&eacute;es (noires). Leurs noms claniques sont ceux des Sonink&eacute; et Kakolo&nbsp;: Ciss&eacute;, Tour&eacute;, Sacko, Dram&eacute;, Sanogo, Fofana. Ils habitent au Mali, les cercles de San, Tominian, Bankass, Yorosso. </span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><u><span lang="FR">Les migrations des Wagu&eacute;&nbsp;</span></u></strong><span lang="FR">: <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Les Wagu&eacute; formaient les familles royales du Ouagadou. Ils &eacute;taient class&eacute;s par ordre d&rsquo;&acirc;ge. Tous &eacute;taient les descendants de Mama Dinga. Ils gouvern&egrave;rent l&rsquo;empire, de son d&eacute;but &agrave; sa disparition. Il y a d&rsquo;abord les Sokhona, branche a&icirc;n&eacute;e, qui n&rsquo;ont pu r&eacute;gner que par quelques empereurs comme Djamb&eacute;r&eacute; Sokhona, leur a&iuml;eul T&eacute;r&eacute;khin&eacute; Sokhona ayant abandonn&eacute; la troupe command&eacute;e par Diab&eacute; Ciss&eacute; et Garabara Dian&eacute; ou Diadian&eacute;. Apr&egrave;s, on peut citer les B&eacute;r&eacute;t&eacute; puis les Dian&eacute;&nbsp;: viennent enfin les Khouma, Tour&eacute; et Ciss&eacute; (les benjamins). Wagu&eacute; signifie g&eacute;n&eacute;reux. C&rsquo;est quelqu&rsquo;un qui aide sans demander de r&eacute;mun&eacute;ration. C&rsquo;est l&rsquo;homme, par excellence, l&rsquo;aristocrate qui sait faire preuve de retenue. Les Wagu&eacute; n&rsquo;ont pas accumul&eacute; de fortunes pour eux-m&ecirc;mes. Ces enfants d&rsquo;empereurs parvinrent au Mand&eacute;. Messagers de l&rsquo;islam, ils introduisirent dans leur nouveau pays cette nouvelle religion. Le premier centre islamis&eacute; fut Manfara o&ugrave; fut construite la premi&egrave;re mosqu&eacute;e. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Son premier imam fut Lanfiya Sanogo, un Sonink&eacute;. Ce groupe &eacute;tait accompagn&eacute; par les Sylla. A c&ocirc;t&eacute; de ses propagateurs de la religion d&rsquo;Allah, d&rsquo;autres Wagu&eacute; ont fui leur patrie pour &eacute;chapper &agrave; la conversion forc&eacute;e impos&eacute;e par les Almoravides, fanatiques musulmans. Ils se sont fix&eacute;s entre Nara et Niamina et ont continu&eacute; &agrave; pratiquer le culte de Bida, serpent sacr&eacute;. Le b&eacute;lier blanc, puis le coq blanc remplaceront la jeune fille vierge. Les Ciss&eacute; se sont install&eacute;s &agrave; Banankalon, les Khouma &agrave; Moribougou, les Tour&eacute; &agrave; Djimadi. Certains Ciss&eacute; s&rsquo;implant&egrave;rent &agrave; Kita (Moribougou) en cohabitation avec les Camara conduits par Sam&eacute; Toloba fondateur de cette ville primitivement appel&eacute;e K&eacute;gn&eacute;ninfing. Certains Tour&eacute; (ce nom veut dire &eacute;l&eacute;phant en sonink&eacute;) fuyant la religion musulmane s&rsquo;en all&egrave;rent dans trois directions diff&eacute;rentes. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">A l&rsquo;est, ils se fix&egrave;rent dans le delta central nig&eacute;rien et la r&eacute;gion de Djenn&eacute; pour se r&eacute;pandre ensuite dans la boucle du Niger. Ces Tour&eacute; deviendront des Sonra&iuml;s et des Peuls. Le deuxi&egrave;me groupe descendit vers Bamako et atteignit la zone de Djitoumou (Bougouni). L&agrave;, ils devinrent Samak&eacute; (&eacute;l&eacute;phant m&acirc;le en bamanakan). Ils furent comme Diatouroubin&eacute; et Djaba, hy&egrave;nes sacr&eacute;es de leur a&iuml;eul Mama Dinga les plus grands ma&icirc;tres de la g&eacute;omancie ouest africaine (tourabou). Nous nous r&eacute;f&eacute;rons l&agrave; &agrave; cette c&eacute;l&eacute;brit&eacute; qu&rsquo;&eacute;tait Djitoumou Balla dont le patronyme &eacute;tait Samak&eacute;. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">La troisi&egrave;me vague des Tour&eacute; prolongea son chemin jusqu&rsquo;en pays minianka o&ugrave; on les appellera Sogoba (gros gibier ou &eacute;l&eacute;phant). Dans cette zone, ils cohabitent avec, leurs fr&egrave;res Sanogo, B&eacute;r&eacute;t&eacute;.<span style="">&nbsp; </span>Ces derniers (Berth&eacute; pour les S&eacute;noufo et Minianka) sont originaires des r&eacute;gions sah&eacute;liennes (ex- Ouagadou). Enfants m&eacute;tis de Dinga, on les rencontre, dans plusieurs villages&nbsp;: Khoronga, Alasso, Gu&eacute;n&eacute;&iuml;b&eacute;, Moussaoueli , Akor, Digna, Djankount&eacute;, Kassakhar&eacute;, Djongoye. Ils ont plusieurs traits caract&eacute;ristiques des Blancs&nbsp;: peau claires, nez effil&eacute;. Pour les Sarakhol&eacute;s, ce sont les Guirga&nbsp;; les Maures eux, les nomment El Macina. Leur dialecte, c&rsquo;est l&rsquo;azer, le sonink&eacute; avec un accent particulier. </span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><u><span lang="FR">La migrations conduites par Mah Dj&eacute;n&eacute; Ciss&eacute; et ses cavaliers</span></u></strong><span lang="FR">&nbsp;: <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Partis du Diafounou, d&rsquo;autres &eacute;migrants sonink&eacute; d&eacute;barqu&egrave;rent dans la r&eacute;gion de Conakry en longeant la mer (c&ocirc;t&eacute; atlantique). Ils constituaient les clans suivants&nbsp;: Sylla, Kont&eacute;&nbsp;, Doucour&eacute;, Magassouba, Dian&eacute;, Dram&eacute;, Camara, Ciss&eacute;, Tour&eacute;, Fofana, Diarisso, &hellip; Ils &eacute;taient conduits par une femme sonink&eacute; tr&egrave;s riche r&eacute;pondant au nom de Mah Dj&eacute;n&eacute; Ciss&eacute;. Cet &eacute;v&eacute;nement eut lieu apr&egrave;s l&rsquo;installation des Maninka au Mand&eacute; et avant la fondation de l&rsquo;empire du Mali par Soundjata. A la t&ecirc;te de ses cavaliers et de ses esclaves, cette femme quitta le Ouagadou et vint s&rsquo;&eacute;tablir dans le pays soussou . Cette r&eacute;gion prit le nom de sa conqu&eacute;rante, Mah Dj&eacute;n&eacute;. Ce nom d&eacute;form&eacute; deviendra Mah Djin&eacute; puis, <st1:personname w:st="on" productid="la Guin&#65513;e">la Guin&eacute;e</st1:personname>, &agrave; l&rsquo;arriv&eacute;e des Fran&ccedil;ais. Beaucoup de Marka arriv&egrave;rent ainsi dans cette zone pour y chercher fortune. Ils suivaient l&rsquo;itin&eacute;raire de cette pionni&egrave;re. Ce chemin les conduisait dans les mines d&rsquo;or et de diamants du sud. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Avant de clore ce chapitre, il est important de mettre l&rsquo;accent sur les relations peut &ecirc;tre parentales existant entre les Sonink&eacute; et les Songha&iuml;. Est-ce un hasard si les premiers nomm&eacute;s sont appel&eacute;s Sonink&eacute; ou Sonank&eacute; et les seconds Sonanti&eacute;&nbsp;? En effet, Dinga, anc&ecirc;tre pr&eacute;sum&eacute; des Sarakhol&eacute;s aurait, du Y&eacute;men s&eacute;journ&eacute; en Egypte o&ugrave; il fut lieutenant d&rsquo;un pharaon. Au cours de son long p&eacute;riple, il v&eacute;cut en Ethiopie, au Soudan, &agrave; Kanta (Nord du Nigeria) et au Dendi (nord du B&eacute;nin). Dinga &eacute;tait le plus grand pr&ecirc;tre de l&rsquo;aigle et Sonny Ali Ber, le D&acirc;li ou tr&egrave;s haut, le plus grand ma&icirc;tre de la magie Songho&iuml;. Il est certain que les a&iuml;eux de deux communaut&eacute;s ont v&eacute;cu ensemble et partag&eacute; leur tradition ancestrale d&rsquo;animisme. Du Ouagadou au Mand&eacute;, il y eut trois grandes familles en mati&egrave;re de sorcellerie. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Ces grands ma&icirc;tres de la chasse et de la sorcellerie &eacute;taient d&rsquo;abord les Danisouba (grands ma&icirc;tres de la chasse, sorciers imp&eacute;nitents) regroupant les Demb&eacute;l&eacute;, les Traor&eacute;, les Diop &hellip;&hellip;). Il y avait ensuite les Diarrassouba (lions- sorciers) comprenant les Diarra, Kon&eacute;, Cond&eacute;, Kont&eacute;&hellip;.). Enfin, viennent les Magassouba (sorciers royaux&nbsp;; Maghan ou Maga = roi&nbsp;; souba = sorcier). Les Magassouba &eacute;taient des Sonink&eacute; de la famille imp&eacute;riale (Magassouba, Doucour&eacute; auxquels les griots mandingues ajoutent les Ma&iuml;ga). En tout cas, une partie importante du peule songho&iuml; est d&rsquo;origine sonink&eacute; (Tour&eacute;, Ciss&eacute;, Kouma). </span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><u><span lang="EN-GB" style="">Des Sonink&eacute; jusqu&rsquo;en Gold Coast (<st1:place w:st="on"><st1:country-region w:st="on">Ghana</st1:country-region></st1:place>)</span></u></strong><span lang="EN-GB" style="">. </span><span lang="FR"><br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Les traditions du Mand&eacute; rapportent que des populations du Ouagadou arriv&egrave;rent &agrave; la suite d&rsquo;une longue migration jusqu&rsquo;en Gold Coast (Ghana). En effet, disent elles, ce sont des migrants sarakhol&eacute;s qui nettoy&egrave;rent sur la c&ocirc;te un emplacement pour y b&acirc;tir la premi&egrave;re case d&rsquo;une ville&nbsp;: a kara (sa maison en sonink&eacute;). Ce lieu, c&rsquo;est bien Accra, capitale de <st1:personname w:st="on" productid="la R&#65513;publique">la R&eacute;publique</st1:personname> du Ghana. L&rsquo;exemple le plus connu est celui de Nan Koman Djan, celui que nos griots nomment Kon Koman ni Waraban Koman (Koman de Kong et Waraban). <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Cet homme, parti du Mand&eacute;, apr&egrave;s l&rsquo;exode des habitants du Ouagadou, aurait fond&eacute; Koumassi (ou plus exactement Komanchi (la lign&eacute;e de Koman, le village o&ugrave; r&eacute;side la descendance de Koman). Il &eacute;tait accompagn&eacute; de ses deux fr&egrave;res Dibi et Seyan. Pour ne pas &ecirc;tre coup&eacute;s de leurs racines, ces populations &eacute;tablirent de nombreux et r&eacute;guliers contacts avec leur terre d&rsquo;origine. Elles envoyaient des d&eacute;l&eacute;gations aux f&ecirc;tes religieuses de leur ancienne patrie. Leurs repr&eacute;sentants assistaient aux fun&eacute;railles et &agrave; l&rsquo;intronisation des rois du Mand&eacute;. L&rsquo;Achantih&eacute;n&eacute; (le roi achanti) d&eacute;l&eacute;guait des gens aux f&ecirc;tes septennales de Kaaba (kangaba). <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Le peuple akan ne se trompait pas quand il entretenait ces relations avec celui du Mand&eacute;. C&rsquo;&eacute;tait &agrave; un moment o&ugrave; l&rsquo;animisme, religion ancestrale des Marka et des Maninka n&rsquo;avait pas encore laiss&eacute; de place pour le triomphe de l&rsquo;islam. Apr&egrave;s la chute de l&rsquo;empire de Diab&eacute; Ciss&eacute;, un pays riche en or s&rsquo;&eacute;teignit. Un autre Eldorado prit sa rel&egrave;ve&nbsp;: <st1:personname w:st="on" productid="la Gold Coast.">la Gold Coast.</st1:personname> A cause de tout cela et en souvenir de leur origine commune qu&rsquo;ils situaient au Ouagadou, les dirigeants de l&rsquo;Ex- colonie britannique, avec &agrave; leur t&ecirc;te Kwam&eacute; N&rsquo;Krumah choisirent pour leur pays ce nom combien &eacute;vocateur&nbsp;: Ghana, au lendemain de son accession &agrave; la souverainet&eacute; nationale. </span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><u><span lang="FR">Les migrations occidentales et la fondation du Galam</span></u><span lang="FR">.</span></strong><span lang="FR"> <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Cette r&eacute;gion est situ&eacute;e sur les rives du fleuve S&eacute;n&eacute;gal, &agrave; l&rsquo;embouchure de <st1:personname w:st="on" productid="la Fal&#65513;m&#65513;">la Fal&eacute;m&eacute;</st1:personname> (le petit fleuve en sonink&eacute;). Chass&eacute;s par les guerres intestines du Ouagadou, plusieurs familles sarakoll&eacute;s se dispers&egrave;rent. Un homme nomm&eacute; Alikassa Sempr&eacute; vint fonder Galambou au confluent du S&eacute;n&eacute;gal et de <st1:personname w:st="on" productid="la Fal&#65513;m&#65513;. Des">la Fal&eacute;m&eacute;. Des</st1:personname> chefs qui l&rsquo;accompagnaient fond&egrave;rent &agrave; leur tour les villes de Yaressi et Sylla, sur la rive droite du S&eacute;n&eacute;gal. Un jour, dit la l&eacute;gende, &laquo;&nbsp;Alikassa se lava dans le Bathily, petit affluent de <st1:personname w:st="on" productid="la Fal&#65513;m&#65513;. Or">la  Fal&eacute;m&eacute;. <br /></st1:personname></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR"><st1:personname w:st="on" productid="la Fal&#65513;m&#65513;. Or">Or</st1:personname>, les eaux de cette rivi&egrave;re &eacute;taient consid&eacute;r&eacute;es comme sacr&eacute;es par les habitants du pays. N&rsquo;ayant subi aucun dommage de son imprudence, la population le prit pour un sorcier et il fut &eacute;lu roi. Tr&egrave;s heureux de cette aubaine, Alikassa prit en souvenir de ce bain le nom Bathily. Il conquit les clans voisins&nbsp;: Sylla et Yaressi. Alikassa fut le fondateur du Galam ou Gadiaga ou encore Kounguel. Ce royaume regroupait les provinces du Goyes, du Kam&eacute;ra, du Guidimakan, et du Djomboko. Apr&egrave;s quelque ann&eacute;es d&rsquo;ind&eacute;pendance, le Galam fut presque toujours vassal de ses puissants voisins. Il passa successivement sous la souverainet&eacute; du T&eacute;krour du Ouagadou, du Kaniaga ou Posso et du Mand&eacute;. A la mort d&rsquo;Alikassa, les quatre provinces du Goye, du Kam&eacute;ra, du Guidimakan et du Djomboko devinrent autonomes. </span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn<br />
<h2 style="font-family: Arial; text-align: left;"><font size="2"><span lang="FR">Kagoro Doumb&eacute;</span></font></h2>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Discours de Dakar du Président Français : Adame Bâ Konaré bat le rappel des historiens</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/discours-de-dakar-du-president-francais-adame-ba-konare-bat-le-rappel-des-historiens-4596.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/discours-de-dakar-du-president-francais-adame-ba-konare-bat-le-rappel-des-historiens-4596.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="46156" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 24 Sep 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Les Echos</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><strong><em><span lang="FR" style="color: rgb(51, 51, 153);">L&rsquo;historienne malienne, Adame B&acirc; Konar&eacute; a, au cours d&rsquo;un point de presse hier, expliqu&eacute; les motivations de son projet &laquo;&nbsp;Appel aux historiens&nbsp;&raquo;, en r&eacute;action au discours annihilant du pr&eacute;sident fran&ccedil;ais sur l&rsquo;histoire du continent africain, le 26 juillet dernier &agrave; Dakar. Un projet ambitieux dont la finalit&eacute; est de &laquo;&nbsp;mettre Sarkozy &agrave; niveau de connaissance de l&rsquo;histoire africaine&nbsp;&raquo; &agrave; travers la publication d&rsquo;un ouvrage sur les v&eacute;rit&eacute;s historiques du continent africain.<o:p></o:p></span></em></strong></font>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="color: black;">Dans une allocution sid&eacute;rante prononc&eacute;e &agrave; Dakar, Nicolas Sarkozy, qui ose tout, a d&eacute;voil&eacute; le fond d&rsquo;une pens&eacute;e qui, si les mots ont un sens, est </span><strong><span lang="FR" style="font-weight: normal;">la parole officielle fran&ccedil;aise la plus raciste depuis longtemps</span></strong><span lang="FR" style="color: black;">. Chimiquement pure. Ainsi donc, dira-t-il, dans la prestigieuse Universit&eacute; Cheikh Anta Diop, sans scrupules, que &laquo; <em>le drame de l&rsquo;Afrique, c&rsquo;est que l&rsquo;homme africain n&rsquo;est pas assez entr&eacute; dans l&rsquo;histoire. Le paysan africain [&hellip;] dont l&rsquo;id&eacute;al de vie est d&rsquo;&ecirc;tre en harmonie avec la nature, ne conna&icirc;t que l&rsquo;&eacute;ternel recommencement du temps rythm&eacute; par la r&eacute;p&eacute;tition sans fin des m&ecirc;mes gestes et des m&ecirc;mes paroles. Dans cet imaginaire o&ugrave; tout recommence toujours, il n&rsquo;y a de place ni pour l&rsquo;aventure humaine ni pour l&rsquo;id&eacute;e de progr&egrave;s. Dans cet univers o&ugrave; la nature commande tout, [ il ] reste immobile au milieu d&rsquo;un ordre immuable o&ugrave; tout semble &ecirc;tre &eacute;crit d&rsquo;avance. Jamais l&rsquo;homme ne s&rsquo;&eacute;lance vers l&rsquo;avenir. Jamais il ne lui vient &agrave; l&rsquo;id&eacute;e de sortir de la r&eacute;p&eacute;tition pour s&rsquo;inventer un destin &raquo;</em>.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="color: black;">Un choc, voil&agrave; ce qu&rsquo;a ressenti l&rsquo;historienne malienne Adame B&acirc; Konar&eacute; en lisant ce discours. <em>&laquo;&nbsp;Quand, j&rsquo;ai re&ccedil;u ce discours, je suis devenue perplexe. Des choses graves ont &eacute;t&eacute; dites dans ce discours et compte tenu de la gravit&eacute; de ces mots, j&rsquo;ai dit qu&rsquo;il faut r&eacute;agir. Il fallait sortir de l&rsquo;&eacute;motion&nbsp;&raquo;</em>, a expliqu&eacute; Mme Konar&eacute; au cours d&rsquo;un point de presse hier.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="color: black;">Et pour lier l&rsquo;acte &agrave; la parole, Adame B&acirc; a initi&eacute; un projet d&rsquo;Appel aux historiens qui s&rsquo;articule autour de deux axes. D&rsquo;abord, scientifique, car aux yeux de l&rsquo;ex-premi&egrave;re Dame, <em>&laquo;&nbsp;ces affirmations de Sarkozy reposent sur les th&eacute;ories h&eacute;g&eacute;liennes qui disaient que l&rsquo;Afrique n&rsquo;avait pas d&rsquo;histoire et qui faisaient &eacute;tat de l&rsquo;immobilisme du continent, des bienfaits de la colonisation&hellip;&nbsp;&raquo; </em><o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="color: black;">Ce projet vise donc &agrave; interpeller les historiens &agrave; &eacute;crire, chacun dans son domaine sp&eacute;cifique, des articles argument&eacute;s qui seront compil&eacute;s en un grand ouvrage &agrave; l&rsquo;intention de Sarkozy et du peuple fran&ccedil;ais. <em>&laquo;&nbsp;Ce combat pour l&rsquo;historicit&eacute; de l&rsquo;Afrique &eacute;tait pour nous r&eacute;volu. Mais, aujourd&rsquo;hui, il nous faut mettre Sarkozy &agrave; niveau de connaissance de l&rsquo;histoire africaine en d&eacute;voilant sa pseudo th&eacute;orie et sa d&eacute;marche statique&nbsp;&raquo;</em>.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="color: black;">Ensuite, pour y parvenir, Adame B&acirc; met l&rsquo;accent sur l&rsquo;aspect militant. Il s&rsquo;agit, &agrave; travers ce deuxi&egrave;me<span style="">&nbsp; </span>axe, de cr&eacute;er un Comit&eacute; de d&eacute;fense de la m&eacute;moire de l&rsquo;Afrique, <em>&laquo;&nbsp;un v&eacute;ritable rempart contre toute atteinte &agrave; la m&eacute;moire du continent et nous ferons feu de tout bois&nbsp;&raquo;</em>, a-t-elle soulign&eacute;. Pour elle, <em>&laquo;&nbsp;le r&ocirc;le de l&rsquo;historien n&rsquo;est pas de juger, de pol&eacute;miquer mais de rendre compte des faits. Nous ne laisserons plus personne &eacute;corcher la m&eacute;moire du continent&nbsp;&raquo;</em>, a-t-elle pr&eacute;venu. Question d&rsquo;un confr&egrave;re, ne pensez-vous pas que ce d&eacute;bat sur l&rsquo;histoire africaine vient tardivement&nbsp;? <em>&laquo;&nbsp;Il n&rsquo;est pas tard&nbsp;&raquo;</em>, a laiss&eacute; entendre Adame B&acirc; pour qui, <em>&laquo;&nbsp;la politique de rupture pr&ocirc;n&eacute;e par Sarkozy n&rsquo;a rien &agrave; voir avec les v&eacute;rit&eacute;s historiques. Sarkozy veut venir en sauveur pour lib&eacute;rer les peuples africains de tous leurs maux&nbsp;&raquo;</em>.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="color: black;">Notre dignit&eacute; d&rsquo;abord&hellip;<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="color: black;">Autre question&nbsp;: Pourquoi perdez-vous votre temps &agrave; r&eacute;pondre &agrave; Sarkozy alors que le continent fait face &agrave; d&rsquo;autres maux plus urgents&nbsp;? <em>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est important car c&rsquo;est une question de dignit&eacute;. Le sens de l&rsquo;histoire, c&rsquo;est la recherche du bien-&ecirc;tre, de la dignit&eacute;. Comment peut-on dire que l&rsquo;Afrique est un continent immobile quand on sait que l&rsquo;Afrique est le berceau de l&rsquo;humanit&eacute; et que le premier homme a march&eacute; en Afrique&nbsp;?&nbsp;&raquo;</em>, s&rsquo;est interrog&eacute;e la pr&eacute;sidente de la Fondation Partage. Et d&rsquo;ajouter&nbsp;: <em>&laquo;&nbsp;Ce sont des th&egrave;ses &agrave; pallier avec des arguments scientifiques. C&rsquo;est &agrave; cela que j&rsquo;invite mes coll&egrave;gues&nbsp;&raquo;</em>.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><em><span lang="FR" style="color: black;">&laquo;&nbsp;A quoi servent ces consid&eacute;rations d&rsquo;arri&egrave;re-zinc ? A parler de la colonisation bien &eacute;videmment. Oh, certes, cruelle ! Mais que l&rsquo;on se rassure, si terrible qu&rsquo;elle soit, la colonisation a<em> ouvert les c&oelig;urs et les mentalit&eacute;s africaines &agrave; l&rsquo;universel et &agrave; l&rsquo;Histoire &raquo;</em></span></em><em><span lang="FR" style="color: black; font-style: normal;">,</span></em><em><span lang="FR" style="color: black;"> </span></em><em><span lang="FR" style="color: black; font-style: normal;">paroles de Sarkozy. R&eacute;action d&rsquo;Adame B&acirc;&nbsp;: </span></em><em><span lang="FR" style="color: black;">&laquo;&nbsp;Il ne r&eacute;alise pas la gravit&eacute; de ce qu&rsquo;il dit. On ne fait pas le bien pour le proclamer. Et &ccedil;a, c&rsquo;est une valeur africaine qui renvoie &agrave; l&rsquo;humilit&eacute; et qu&rsquo;on pourrait enseigner &agrave; nos enfants&nbsp;&raquo;</span></em><em><span lang="FR" style="color: black; font-style: normal;">.</span></em><span lang="FR" style="color: black;"><o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="color: black;">Faisant r&eacute;f&eacute;rence &agrave; l&rsquo;&eacute;cole m&eacute;thodique ou positiviste de la IIIe R&eacute;publique en France, les &eacute;crits d&rsquo;Ibn Batuta, les concepts de Ki-Zerbo, Adame B&acirc; dira qu&rsquo;&nbsp;<em>&laquo;&nbsp;il faut normaliser la pens&eacute;e africaine&nbsp;&raquo;</em>.<em> </em>Selon elle,<em> &laquo;&nbsp;nous avons perdu notre m&eacute;moire historique, faute de l&rsquo;avoir entretenue. Tant que nous ne mettrons pas la veille, je crains que notre histoire ne s&rsquo;&eacute;mousse. Les historiens sont interpell&eacute;s pour redynamiser la conscience historique africaine&nbsp;&raquo;</em>.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="color: black;">Prenant exemple sur les attaques contre les juifs, les Arabes et la mani&egrave;re dont ils ont ripost&eacute;, historiquement parlant, Adame B&acirc; a r&eacute;it&eacute;r&eacute; son appel aux historiens et &agrave; toutes les autres disciplines. <em>&laquo;&nbsp;Tant qu&rsquo;on ne d&eacute;fend pas notre dignit&eacute;, notre m&eacute;moire historique, nous risquons d&rsquo;&ecirc;tre pulv&eacute;ris&eacute;s par cette mondialisation cruelle&nbsp;&raquo;</em>, a-t-elle averti.</span><o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="color: black;">Le projet d&rsquo;Appel aux historiens a, aux dires de son initiatrice, recueilli pr&egrave;s de 170 r&eacute;actions de par le monde entier. Tous ont manifest&eacute; leur indignation face &agrave; ces d&eacute;rapages verbaux de Sarkozy et salu&eacute; cette initiative de l&rsquo;ancienne premi&egrave;re Dame du Mali de 1992 &agrave; 2002. L&rsquo;historienne vieillissante, comme elle se d&eacute;finit elle-m&ecirc;me, dit pouvoir compter sur la presse pour porter loin cette riposte des historiens africains contre l&rsquo;ignorance historique de Sarkozy sur le continent africain.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="color: black;">Etaient pr&eacute;sents &agrave; la conf&eacute;rence de presse, l&rsquo;ethnologue Filifing Sacko, l&rsquo;historien Doulaye Konat&eacute;, le journaliste Cheick Mouctari Diarra et plusieurs autres personnalit&eacute;s.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="color: black;">Sidiki Y. Demb&eacute;l&eacute;</span></strong> <o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><o:p>&nbsp;</o:p></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="color: rgb(204, 153, 255);"></span></strong></font></p>
<p>rn<br />
<hr style="width: 100%; height: 2px;" />rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="color: rgb(204, 153, 255);"><o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span style="color: rgb(0, 0, 255);">De l&rsquo;intox, rien que de l&rsquo;intox&hellip;</span><o:p></o:p></strong></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2">A quelques mois des derni&egrave;res l&eacute;gislatives, des rumeurs faisaient &eacute;tat de la candidature de Mme Adam B&acirc; Konar&eacute; dans la circonscription de Kati sous les couleurs de l&rsquo;Adema. Des journaux en avaient, d&rsquo;ailleurs, fait leur chou gras et la nouvelle avait vite fait le tour de la capitale. De l&rsquo;intox, rien que de l&rsquo;intox. Interrog&eacute;e Adam B&acirc; a &eacute;t&eacute; on ne peut plus clair, <em>&laquo;&nbsp;pour &ecirc;tre honn&ecirc;te et franche, je d&eacute;fie qui que ce soit de dire que je l&rsquo;ai approch&eacute; pour &ecirc;tre candidate. Personne, non plus, ne m&rsquo;a approch&eacute; et &ccedil;a ne m&rsquo;est jamais venu en t&ecirc;te&nbsp;&raquo;</em>, a-t-elle fait savoir. Et d&rsquo;ajouter &agrave; l&rsquo;intention des journalistes, <em>&laquo;&nbsp;le jour o&ugrave; je d&eacute;ciderai d&rsquo;entrer dans la danse, je vous ferai savoir moi-m&ecirc;me &raquo;</em>. Pour l&rsquo;heure, l&rsquo;historienne et l&rsquo;ancienne Premi&egrave;re dame du Mali, est plut&ocirc;t pr&eacute;occup&eacute;e par la correction de la gifle de Sarkozy &agrave; l&rsquo;histoire et aux historiens africains.<o:p></o:p></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong>S. Y. D.<o:p></o:p></strong></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><o:p>&nbsp;</o:p></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><o:p>&nbsp;</o:p></strong></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="color: blue;"><span style="">&nbsp;</span></span></strong><strong><o:p></o:p></strong></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Traditions : La LEGENDE DE SOGO&#45;SOGO SIMBO</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/traditions-la-legende-de-sogo-sogo-simbo-8858.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/traditions-la-legende-de-sogo-sogo-simbo-8858.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="46156" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sun, 19 Aug 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Ségovien</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><font size="3" style="color: rgb(0, 0, 128);"><strong style="font-family: Arial;"><u><span lang="FR">L&rsquo;exil de Djata&nbsp;:</span></u></strong></font><span lang="FR"> <br /></span></font>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Soundjata &eacute;tait appel&eacute; par des noms multiples&nbsp;: Maghan Konat&eacute; (son vrai nom) Diata, Sogolon Diata devenu Soundjata, Simbo, Nar&eacute; Maghan Mand&eacute; nka, Lawali Simbo, Mari Diata, Kirikiya Maghan Konat&eacute;, l&rsquo;enfant du buffle, Sogo-Sogo Simbo (chasseur qui ne revient jamais bredouille, qui tue gibier sur gibier, sogo wo sogo). &hellip;&hellip;. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Contrairement &agrave; la plupart des mansa, Simbo n&rsquo;a pas abandonn&eacute; sa patrie pour &eacute;chapper &agrave; la domination des Sosso et &agrave; la guerre de Soumangourou qui ravageait le Mand&eacute;. C&rsquo;est son p&egrave;re Farakoro Maghan K&eacute;gnin lui-m&ecirc;me qui lui avait conseill&eacute; de quitter le pays&nbsp;: &laquo;&nbsp;Va lion d&rsquo;ici et ne revient pas avant sept ans, sinon les hommes parviendront &agrave; ployer le destin et l&rsquo;emp&ecirc;cher de s&rsquo;accomplir. Or Dieu t&rsquo;a fait venir au monde pour &ecirc;tre roi, et le plus puissant de la terre&nbsp;&raquo;. Sa m&egrave;re, de son c&ocirc;t&eacute;, l&rsquo;incitait toujours &agrave; partir&nbsp;: Sigui t&egrave; na ko min gna, tama l&eacute; no ban&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Si la cohabitation ne peut emp&ecirc;cher les tensions et m&eacute;sententes entre fr&egrave;res consanguins (fadengna dialan), seul l&rsquo;exil (nianimabori) peut les &eacute;teindre&nbsp;&raquo;. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Convaincu qu&rsquo;un grand destin attendait son fils, Maghan Kon Fata l&rsquo;avait instruit, avant sa mort, dans plusieurs domaines de la connaissance occulte. Soundjata devint vite un homme tr&egrave;s vers&eacute; dans la sorcellerie (soubaya). Il ne lui restait plus qu&rsquo;&agrave; &laquo;&nbsp;travailler&nbsp;&raquo; afin que son destin se r&eacute;alis&acirc;t. Il &eacute;tait de ce fait condamn&eacute; &agrave; s&rsquo;&eacute;loigner de sa patrie, &agrave; partir pour se soustraire aux sortil&egrave;ges. Diata devait s&rsquo;exiler pour devenir &laquo;&nbsp;ce pour quoi Dieu l&rsquo;a cr&eacute;&eacute;&nbsp;&raquo; Ainsi, c&rsquo;est en entonnant l&rsquo;hymne &agrave; l&rsquo;arc que la petite griotte Toumou (dj&eacute;li moussonin Toumou) annon&ccedil;a au Mand&eacute; entier le d&eacute;part de Soundjata pour l&rsquo;exil&nbsp;: &laquo;&nbsp;Bara kala ta, Sogo-Sogo Simbo&nbsp;! Bara kalata, Nar&eacute; Maghan Mand&eacute; nka&nbsp;! Bara kala ta, dougoulamini sadian&nbsp;! Bara kala ta, ka b&rsquo;i yala&nbsp;!&nbsp;&raquo; (Il a pris son arc, Sogo-Sogo Simbo&nbsp;! Nar&eacute; Maghan Mand&eacute; nka a pris son arc&nbsp;! Comme Toutou dankalan, le grand serpent enla&ccedil;ant l&rsquo;univers, il va faire le tour du monde&nbsp;!) <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Oui , Maghan Konat&eacute; a pris le chemin menant hors du Mand&eacute;. Les basses rivalit&eacute;s et les mal&eacute;fices avaient fini de d&eacute;truire les liens de consanguinit&eacute; entre lui et son a&icirc;n&eacute; Dankaran Toumani, quand leur p&egrave;re Maghan Kon Fata s&rsquo;&eacute;teignit. A la recherche d&rsquo;un asile, Soundjata et les siens err&egrave;rent longtemps. Dans son pays m&ecirc;me, l&rsquo;hospitalit&eacute; leur fut toujours refus&eacute;e &agrave; la cour de nombreux mansa. A ces rois, le fils de Sassouma B&eacute;r&eacute;t&eacute; avait envoy&eacute; de l&rsquo;or. Il leur &eacute;tait demand&eacute; en retour d&rsquo;assassiner son fr&egrave;re Sogolon Diata. Mais chaque fois, Lawali Simbo &eacute;chappait miraculeusement aux pi&egrave;ges qu&rsquo;on lui tendait. Car ce que les devins avaient pr&eacute;dit devait se r&eacute;aliser et rien ne pouvait l&rsquo;entraver. Et d&rsquo;ailleurs, comme signe annonciateur de cette destin&eacute;e, c&rsquo;est l&rsquo;ennemi jur&eacute; des Maninka qui intervint en faveur de Soundjata. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Aux envoy&eacute;s de Dankaran Toumani, Sosso Bali Soumaoro fit cette mise en garde&nbsp;: &laquo;&nbsp;Celui qui tue son chien parce qu&rsquo;il est m&eacute;chant s&rsquo;expose a &ecirc;tre mordu par la ch&egrave;vre d&rsquo;autrui. Gens du Mand&eacute;, la parent&eacute; est sacr&eacute;e&nbsp;&raquo;. (ni yi ka woulou diougou faga, d&ocirc; ka ba b&rsquo;i kin). Pour donner le temps aux pr&eacute;dictions de s&rsquo;accomplir Diata prit son arc et son carquois et s&rsquo;en alla, tr&egrave;s loin, l&agrave;-bas. Il longea les rives verdoyantes du Djoliba, escalada les montagnes. Simbo traversa le pays de la claire savane, marcha dans des plaines. Il parcourut de vastes r&eacute;gions couvertes par les sables et apr&egrave;s un long et p&eacute;nible voyage, atteignit Goumbou, premi&egrave;re capitale du Ouagadou. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Les chefs Doucour&eacute; de cette localit&eacute; l&rsquo;accueillirent avec amabilit&eacute;. Ses h&ocirc;tes furent cependant, peu de temps apr&egrave;s, oblig&eacute;s de l&rsquo;envoyer dans la province de M&eacute;ma, &agrave; cause, de la rigueur du climat. Mari Diata fut re&ccedil;u par leur cousin M&eacute;ma Nwana Farin Tounkara (nwana&nbsp;= brave, h&eacute;ros&nbsp;; en Sonink&eacute; farin ou harin = envoy&eacute;, gouverneur&nbsp;;<span style="">&nbsp; </span>tounkara = qui appartient &agrave; la famille du Tounka, la famille imp&eacute;riale). Ce farin r&eacute;sidait &agrave; Dogohiri (Dogofiri, dans le cercle actuel de Niono). Sogo-Sogo Simbo profita de son long s&eacute;jour chez Farin Tounkara pour acqu&eacute;rir d&rsquo;&eacute;normes connaissances aupr&egrave;s des grands ma&icirc;tres chasseurs du terroir. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Chasser &eacute;tait devenu son occupation favorite et il se montra tr&egrave;s dou&eacute; dans ce domaine. Lorsqu&rsquo;il acquit le titre de Simbo (ma&icirc;tre chasseur), il enseigna &agrave; de nombreux jeunes gens les secrets de sa confr&eacute;rie. Le fils de Sogolon s&rsquo;exer&ccedil;a ensuite au m&eacute;tier des armes et devint un grand guerrier. Il apprit et arriva &agrave; parler couramment cinq langues de la r&eacute;gion&nbsp;: bamanankan, bozo, sonink&eacute;, foulfould&eacute; et hassania, la langue des Sourakha (Maures). Nar&eacute; Maghan Mand&eacute; nka s&rsquo;attira la sympathie et l&rsquo;amiti&eacute; sinc&egrave;re de plusieurs notabilit&eacute;s du Ouagadou et des personnes de modeste condition, des gens du petit peuple. C&rsquo;est en compagnie de ses confr&egrave;res chasseurs, de ses &eacute;l&egrave;ves et de nombreux partisans qu&rsquo;ils prit le chemin de sa patrie. Il avait une seule ambition&nbsp;: la lib&eacute;rer des hordes sanguinaires du roi autochtone Soumaoro. Sa suite comprenait des personnalit&eacute;s de haut rang, Farin Diatigui et Farin Birama. Originaires de M&eacute;ma, ils s&rsquo;install&egrave;rent plus tard &agrave; Kita en cohabitation avec les Camara, enfants de Sam&eacute; Toloba. Sa troupe, nombreuse, regroupait surtout des chasseurs et guerriers sonink&eacute;, kakolo, sourahka, foula. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Le roi de Sosso s&rsquo;&eacute;tait malheureusement fait partout des ennemis jur&eacute;s. Il avait endeuill&eacute; non seulement le pays de Soundjata, mais, avait caus&eacute; d&rsquo;importants dommages aux habitants de plusieurs autres r&eacute;gions. &laquo;&nbsp;Il n&rsquo;y avait pas une seule personne, nous explique W&acirc; Kamissoko, griot initi&eacute; de Kirina, dont Soumaoro n&rsquo;ait pas cass&eacute; soit le village, soit tu&eacute; un parent, ou d&eacute;chir&eacute; le boubou ou le pantalon&nbsp;&raquo;. C&rsquo;est bien parce qu&rsquo;il d&eacute;truisit l&rsquo;&eacute;conomie des grandes m&eacute;tropoles du Ouagadou, que les riches marchands et notables de ce pays dot&egrave;rent les troupes de Soundjata en chevaux, armements et nourriture. Tout au long du chemin conduisant &agrave; la patrie des Maninka, de nombreux volontaires venus des peuples opprim&eacute;s, se joignirent aux combattants de la libert&eacute;. D&eacute;sormais, l&rsquo;affrontement avec les farouches guerriers du kaniaga &eacute;tait in&eacute;vitable.</span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><font size="3"><strong style="color: rgb(0, 0, 128);"><u><span lang="FR">Le retour de Maghan Konat&eacute;</span></u></strong></font><span lang="FR"><font size="3"><span style="color: rgb(0, 0, 128);">&nbsp;</span></font>: <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Le retour de Soundjata fut un &eacute;v&eacute;nement d&rsquo;une grande ampleur. Pendant son absence, les choses allaient tr&egrave;s mal. La vie n&rsquo;&eacute;tait pas rose pour les habitants du Mand&eacute; qui ne rigolaient pas tous les jours. Le fils de D&acirc;bi K&eacute;mokh&ocirc; faisait r&eacute;gner partout la terreur (D&acirc;bi est le village o&ugrave; &eacute;tait install&eacute; le p&egrave;re de Soumaoro, Diara Kant&eacute;&nbsp;; K&eacute;mokh&ocirc; = vieux). N&rsquo;ayant jamais pu oublier le traitement fait &agrave; son p&egrave;re, retenu longtemps en captivit&eacute; par les Ciss&eacute; de Boron, Sosso Simbo &eacute;tait devenu le plus r&eacute;solu des esclavagistes. Il n&rsquo;avait pas non plus pardonn&eacute; aux gens du Mand&eacute; leur refus de l&rsquo;aider &agrave; &eacute;teindre l&rsquo;esclavage. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Pouss&eacute; par un d&eacute;sir ardent de vengeance, Soumangourou s&rsquo;&eacute;tait jur&eacute; de &laquo;&nbsp;leur faire boire du fer en fusion&nbsp;&raquo; (n&egrave;gue sink&eacute;rin k&egrave;n&egrave;). Aussi, n&rsquo;est-il pas besoin de le souligner, les habitants du Mand&eacute; v&eacute;curent un v&eacute;ritable drame. Et, comme nous l&rsquo;enseigne le sage, &laquo;&nbsp;le poisson pris dans la nasse commence d&rsquo;abord par r&eacute;fl&eacute;chir&nbsp;&raquo;. Soumis &agrave; un r&eacute;gime de terreur et d&rsquo;oppression, ils se souvinrent soudain du fils du buffle, de l&rsquo;enfant prodige, celui contre qui les sortil&egrave;ges n&rsquo;ont rien pu. Une d&eacute;l&eacute;gation fut envoy&eacute;e &agrave; sa recherche. Et lorsque fut annonc&eacute; le retour de Maghan Konat&eacute;, sa patrie commen&ccedil;a &agrave; vibrer d&rsquo;&eacute;motion parce que l&rsquo;espoir renaissait. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Les guerriers de Simbo &eacute;taient r&eacute;partis par clans, ethnies ou r&eacute;gions. Les chasseurs eux, formaient un groupe homog&egrave;ne, celui des enfants de San&eacute; et Kontoron. Les lib&eacute;rateurs du Mand&eacute; s&rsquo;arr&ecirc;t&egrave;rent d&rsquo;abord<span style="">&nbsp; </span>&agrave; Kouloukoro. L&agrave;, ils sacrifi&egrave;rent plusieurs animaux au Nianan- Koulou, demeure des g&eacute;nies tut&eacute;laires. Les grands pr&ecirc;tres firent aussi des sacrifices &agrave; B&acirc; far&ocirc;, d&eacute;esse de l&rsquo;eau. Pendant ce temps, Soumaoro guerroyait vers l&rsquo;Est &agrave; Dioro, Char&ocirc; et Sanamandougou. Soundjata et ses hommes camp&egrave;rent ensuite sur le plateau situ&eacute; au Sud de Bank&ocirc;ni. Les nombreux g&eacute;nies et divinit&eacute;s re&ccedil;urent l&agrave; aussi des offrandes et sacrifices. Des veill&eacute;es d&rsquo;armes furent organis&eacute;es pendant trois nuits. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Au cours de ces f&ecirc;tes nocturnes, des hymnes &agrave; la bravoure des combattants. Les plus braves (nwana) faisaient des d&eacute;clarations les plus audacieuses sur les actions d&rsquo;&eacute;clat qu&rsquo;ils comptaient accomplir. En tout cas, tous &eacute;taient d&eacute;termin&eacute;s &agrave; vaincre ou p&eacute;rir. Le lendemain, une arm&eacute;e immense s&rsquo;enfon&ccedil;a dans le pays profond. Entre temps, le roi de Sosso atteignit le village de Niani, pr&egrave;s de Niamina. De l&agrave;, il regagna rapidement Niamank&ocirc; o&ugrave; il avait install&eacute; un grand camp d&rsquo;initiation de jeunes forgerons et m&eacute;tallurgistes. Sur place, Soumangourou constitua une arm&eacute;e de quarante mille novices &agrave; qui il intima l&rsquo;ordre formel de l&rsquo;y attendre. Soundjata et son arm&eacute;e s&rsquo;engag&egrave;rent enfin sur le chemin du W&ocirc;y&ocirc;wayank&ocirc;, porte d&rsquo;entr&eacute;e du Mand&eacute;. Ils entonnaient une chanson &agrave; la gloire de Sogo-Sogo Simbo. En outre, il faisait allusion au soleil nouveau qui se levait sur le monde. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Diata et ses compagnons lan&ccedil;aient en m&ecirc;me temps un d&eacute;fi &agrave; leur redoutable ennemi Sosso Simbo. Enfin, ce chant &eacute;tait un avertissement pour les chefs et notabilit&eacute;s du Mand&eacute;. Ceux-ci avaient par &laquo;&nbsp;leurs m&eacute;chantes rivalit&eacute;s&nbsp;&raquo; contraint Djata &agrave; l&rsquo;exil. &laquo;&nbsp;Ay&eacute; nfil&eacute;<span style="">&nbsp; </span>n&rsquo; senkan l&eacute; ma toubalak&ocirc;n&ocirc;&nbsp;! Diamatigui nakan t&egrave; dogo, toubalak&ocirc;n&ocirc;&nbsp;!&nbsp;&raquo;. (Au Mand&eacute; aucune soci&eacute;t&eacute; secr&egrave;te n&rsquo;&eacute;tait aussi puissante que le k&ocirc;m&ocirc;. Son masque s&rsquo;appelait toubalak&ocirc;n&ocirc;. A l&rsquo;occasion de sa sortie, il rassemblait tous les hommes du Mand&eacute;, chaque ann&eacute;e). Voici traduites les paroles de cette chanson&nbsp;: &laquo;&nbsp; Jugez-moi au bruit de mes pas. Moi, je suis toubalak&ocirc;n&ocirc;, l&rsquo;oiseau, du grand bosquet. Ne consid&eacute;rez pas ma jeunesse&nbsp;! Regardez plut&ocirc;t l&rsquo;immensit&eacute; de mon arm&eacute;e. On ne se trompe jamais sur la puissance de celui qui a tant d&rsquo;hommes avec lui&nbsp;&raquo;. Le message &eacute;tait compris par tous les hommes de la savane. Le destin du Mand&eacute; et de Soundjata allait se jouer et s&rsquo;accomplir. </span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><font size="3" style="color: rgb(0, 0, 128);"><strong><u><span lang="FR">Les premiers affrontements&nbsp;</span></u></strong></font><span lang="FR"><font size="3" style="color: rgb(0, 0, 128);">: </font><br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Les guerriers et chasseurs de toutes les r&eacute;gions pers&eacute;cut&eacute;es par la domination du Kaniaga ralli&egrave;rent en masse l&rsquo;arm&eacute;e de la coalition. Celle-ci &eacute;tait impressionnante par sa puissance et la d&eacute;termination de ses combattants. Mais, tout n&rsquo;&eacute;tait pas jou&eacute; car Sosso Simbo disposait d&rsquo;atouts incomparables&nbsp;: le nombre consid&eacute;rable de ses chasseurs et guerriers bien rompus au maniement des fl&egrave;ches lances et pan- mourou (sabres), la qualit&eacute; bien sup&eacute;rieure de l&rsquo;armement fabriqu&eacute; par des forgerons sp&eacute;cialis&eacute;s dans ce domaine et surtout son imposante cavalerie, sa force principale. Les premi&egrave;res engagements eurent lieu &agrave; Kounkamba, Bantamba , Nianiniani et Kambassiga. Nos cousins, les Maninka &eacute;vitent adroitement de faire allusion &agrave; ces affrontements au cours desquels les troupes r&eacute;unies autour de Simbo subirent des pertes incalculables. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Endeuill&eacute; et d&eacute;sorient&eacute;, Sogo Sogo Simbo se r&eacute;fugia &agrave; Kalifaya avec les d&eacute;bris de son arm&eacute;e. Dans ce village, il laissa reposer ses hommes et fit soigner ses bless&eacute;s. Ensuite, il rassembla &agrave; Dakadiala, sa ville natale, tout ce que le Mand&eacute; comptait d&rsquo;hommes valides. Il reconstitua ses forces et discuta avec ses principaux g&eacute;n&eacute;raux des le&ccedil;ons &agrave; tirer des quatre d&eacute;faites successives. Il fallait &agrave; tout prix changer de tactique et mettre sur pied une nouvelle strat&eacute;gie de guerre. Le rassemblement de tous les chasseurs et guerriers dans la plaine de Kirina annon&ccedil;ait d&eacute;j&agrave; le d&eacute;but d&rsquo;une bataille m&eacute;morable.</span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><font size="3"><u style="color: rgb(0, 0, 128);"><span lang="FR">La guerre de Kirina (Kirina K&egrave;l&egrave;</span></u></font><span lang="FR"><font size="3"><span style="color: rgb(0, 0, 128);">)&nbsp;:</span></font><u><font size="3"><span style="color: rgb(0, 0, 128);"></span></font><br /></u></span></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR"></span></strong><span lang="FR">Malgr&eacute; la d&eacute;b&acirc;cle inflig&eacute;e &agrave; ses troupes, tous les devins et sorciers avaient pr&eacute;dit la victoire finale du fils de Sogolon sur les envahisseurs. De leur c&ocirc;t&eacute;, les cinq familles de marabouts (Mand&eacute; moriw) b&eacute;nirent Soundjata et son pays tout entier. Diata, bien qu&rsquo;appartenant &agrave; la confr&eacute;rie des chasseurs tol&eacute;rera les musulmans. Plus tard, il leur permettra de pratiquer librement l&rsquo;islam en les prot&eacute;geant. Quand au roi de Sosso, adepte du nianan, il pers&eacute;cutait les musulmans et tous ceux qui se convertissaient &agrave; cette nouvelle religion. Il avait des guerriers bien entra&icirc;n&eacute;s et merveilleusement &eacute;quip&eacute;s, une arm&eacute;e redoutable.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR"> Mais, entre temps, un &eacute;v&eacute;nement important allait se produire et faire basculer les chances en faveur des conqu&eacute;rants de la libert&eacute;. Le terrible Djamjan Koli (Fakoli Doumbouya) avait d&eacute;sert&eacute; l&rsquo;arm&eacute;e de Sosso Bali Soumaoro. Son oncle lui avait retir&eacute; de force sa femme K&egrave;l&egrave;ya Kanko. L&rsquo;&eacute;pouse de Fakoli &eacute;tait une cuisini&egrave;re exceptionnelle. D&rsquo;apr&egrave;s la l&eacute;gende, &laquo;&nbsp;cette femme &eacute;tait une grande sorci&egrave;re. Elle parvenait &agrave; elle seule &agrave; pr&eacute;parer pour les troupes de Soumangourou des repas que ne pouvaient r&eacute;ussir les trois cents &eacute;pouses du roi de Sosso&nbsp;&raquo;. Pilier des forces arm&eacute;es du Kaniaga, Fakoli Kourouma vint consolider les troupes de la coalition. Sous le commandement de Dan Massa Oulani, alias Touran Maghan Taraw&eacute;l&eacute;, les chasseurs du Mand&eacute; suivis de leurs chiens dress&eacute;s pour la bataille se cachaient dans les galeries foresti&egrave;res en bordure du Djoliba. Ils l&acirc;chaient sur les guerriers ennemis leurs b&ecirc;tes. Elles mordaient les chevaux et d&eacute;sar&ccedil;onnaient ainsi les cavaliers. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Les enfants de San&eacute; et Kontoron les criblaient ensuite de fl&egrave;ches empoisonn&eacute;es. Enfin, ils les achevaient &agrave; l&rsquo;aide de leurs gourdins et lances. Il y avait l&agrave; mille cinq cents archers bobo qui firent preuve d&rsquo;une adresse et d&rsquo;un courage remarquables. La cavalerie du Ouagadou, confi&eacute;e personnellement &agrave; Kirikiyan Maghan Konat&eacute; avait pour mission essentielle d&rsquo;exterminer jusqu&rsquo;au dernier les envahisseurs venus du nord&nbsp;: pas de quartier, avait ordonn&eacute; Soundjata. Blottis dans les arbres, les tireurs d&rsquo;&eacute;lite abattaient le plus grand nombre de g&eacute;n&eacute;raux Sosso, reconnaissables &agrave; leurs grandes coiffures. Les combats d&eacute;but&egrave;rent le matin, &agrave; l&rsquo;heure o&ugrave; les animaux sortent des parcs pour les p&acirc;turages. Ils s&rsquo;achev&egrave;rent au moment o&ugrave; le soleil d&eacute;cline vers l&rsquo;ouest. On profita d&rsquo;une tr&ecirc;ve pour soigner les bless&eacute;s et enterrer les morts. Harass&eacute;s<span style="">&nbsp; </span>et couverts de larges blessures, les guerriers de Sosso Simbo tentaient de s&rsquo;&eacute;chapper par la route des montagnes. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">De son c&ocirc;t&eacute;, leur roi cherchait &agrave; joindre ses alli&eacute;s forgerons du Bambougou (Bambouck) et Peuls du Fouladougou, &agrave; partir de Nar&eacute;na. Lui donner la chasse devenait alors une obligation. Il fallait donc s&rsquo;appr&ecirc;ter pour des combats de nuit (cela ne s&rsquo;&eacute;tait jamais<span style="">&nbsp; </span>produit auparavant dans les r&eacute;gions soudanaises). Entre Sibi et Gu&eacute;na, Touran Maghan (sa m&egrave;re s&rsquo;appelait Touran) et ses hommes extermin&egrave;rent jusqu&rsquo;au dernier les guerriers ennemis qu&rsquo;ils crois&egrave;rent sur leur chemin. Les forces de Soumaoro furent harcel&eacute;es et dispers&eacute;es, presque an&eacute;anties. Malgr&eacute; cela, le roi de Sosso avait la ferme intention de reb&acirc;tir son arm&eacute;e avec des renforts vers la cit&eacute; antique de Kirik&ocirc;r&ocirc;ni. Les guerriers de Diata cherchaient &agrave; l&rsquo;en emp&ecirc;cher. Cela ne fut pas facile car d&rsquo;autres &eacute;preuves &eacute;prouvantes attendaient les bellig&eacute;rants. </span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><font size="3" style="color: rgb(0, 0, 128);"><strong><u><span lang="FR">La bataille de Nar&eacute;na</span></u></strong></font><span lang="FR"><font size="3" style="color: rgb(0, 0, 128);">&nbsp;: </font><br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Au cours de cette rencontre deux hommes s&rsquo;illustr&egrave;rent par leur bravoure. Ils s&rsquo;agit de Soundjata et Nan Koman Djan. De nos jours encore, les griots chantent leurs louanges. Voici les, par r&ocirc;les, de la chanson d&eacute;di&eacute;e &agrave; ces deux personnages. La premi&egrave;re partie de l&rsquo;air de ce chant est l&rsquo;indicatif du journal parl&eacute; de Radio Mali. Elle correspond aussi au refrain de l&rsquo;hymne national de notre pays. &laquo;&nbsp;Soundjata ma yogoro, kayira&nbsp;! Soundjata ma yogoro, kayira&nbsp;!<span style="">&nbsp; </span>Tama fila ta, Djata, Djata y&eacute; k&egrave;l&egrave; k&egrave; Nar&eacute;na&nbsp;! Djata y&eacute; k&egrave;l&egrave; k&egrave;, Djata y&eacute; Nar&eacute;na k&egrave;l&egrave; k&egrave;, a ma siran&nbsp;! Nan Koman Djan, Nan Koman Djan, Nan Koman Djan, k&egrave;l&egrave; yi f&egrave;&nbsp;! kado mina l&eacute;, ka dofaga l&eacute;, Nan Koman l&eacute;, Nan Koman Djan!&nbsp;&raquo;. (Soundjata n&rsquo;a pas eu peur&nbsp;! <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Quel bonheur&nbsp;! Djata, le combattant aux deux lances guerroyait &agrave; Nar&eacute;na&nbsp;! Les chasseurs, comme des fruits m&ucirc;rs tomb&egrave;rent sur le champ de bataille. Mais, Djata le guerrier aux deux lances ne fut jamais saisi d&rsquo;&eacute;pouvante. Nan Koman Djan, tu es le h&eacute;ros de la guerre&nbsp;! Tu as captur&eacute; la moiti&eacute; de tes ennemis. Et l&rsquo;autre moiti&eacute;, tu l&rsquo;as tu&eacute;e). D&egrave;s l&rsquo;aube, Touran Maghan engagea les hostilit&eacute;s en s&rsquo;appuyant sur son puissant bras de guerre (K&eacute;l&eacute; bolo). Sa troupe comprenait aussi les Kon&eacute; &ndash; Diarra, ses cousins &agrave; plaisanterie, chasseurs du Do Sankarana, pays d&rsquo;origine de Sogolon. Ils &eacute;taient venus pr&ecirc;ter mains fortes &agrave; leur neveu Soundjata.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR"> Parmi les braves, il y avait Fakoli Doumbouya, devenu Mand&eacute; Fakoli parce que son p&egrave;re &eacute;tait Maninka et &agrave; cause de ses exploits guerriers accomplis en faveur du pays de Soundjata. Djamdjan Koli usa de toute sa strat&eacute;gie de guerre pour emp&ecirc;cher ses ex-compatriotes de se replier vers Kouloukoro. Il assurait ainsi les arri&egrave;res de l&rsquo;arm&eacute;e de Maghan Konat&eacute;. Vers le milieu du jour, Soumangourou et ses hommes &eacute;taient d&eacute;faits&nbsp;! &laquo;&nbsp;On enfila de nombreux prisonniers comme des perles et on les lia les uns aux autres comme des fagots de bois mort&nbsp;&raquo;. Le Mand&eacute; venait de recouvrer sa souverainet&eacute; perdue. Sosso Simbo fut pourchass&eacute; par Diata et Fakoli jusqu&rsquo;au village de Gouni o&ugrave; il traversa le fleuve Niger.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR"> Soumaoro, premier roi et roi autochtone du Mande disparut dans les grottes de Kouloukoro (Nianan Koulou) dans des conditions encore myst&eacute;rieuses. Son royaume fut an&eacute;anti par une r&eacute;volte des peuples opprim&eacute;s, soulev&eacute;s contre son impitoyable domination. Soundjata prit Sosso et y installa une garnison militaire. C&rsquo;&eacute;tait pour surveiller la ville et emp&ecirc;cher ainsi toute tentative de remise en cause de son autorit&eacute; naissante. Nous &eacute;tions en l&rsquo;an mille deux cent trente cinq et au treizi&egrave;me si&egrave;cle. </span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><font size="3" style="color: rgb(0, 0, 128);"><strong><u><span lang="FR">L&rsquo;&oelig;uvre de Kirikiya Maghan Konat&eacute;&nbsp;</span></u></strong></font><span lang="FR"><font size="3" style="color: rgb(0, 0, 128);">:</font> <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">En &eacute;coutant les r&eacute;cits de nos griots, on a l&rsquo;impression que le Mand&eacute; n&rsquo;a connu qu&rsquo;un seul souverain&nbsp;: Soundjata. Et sans les historiens arabes, le resplendissant empereur Moussa, fils de Kankou serait un parfait inconnu. La tradition ne parle de lui que de fa&ccedil;on superficielle. Elle met par contre Diata au centre de tout. Depuis cette &eacute;clatante victoire obtenue sur les troupes du fils de D&acirc;bi K&eacute;mokho &agrave; Kirina, les griots et les chantiers des chasseurs ont adapt&eacute; aux besoins de la circonstance, de nombreuses chansons populaires du terroir. (Ces chants appartenaient pour la plupart &agrave; la confr&eacute;rie des chasseurs, adeptes de San&eacute; et Kontoron). Ils les ont d&eacute;di&eacute;s &agrave; la gloire de Sogo-Sogo Simbo, l&rsquo;enfant du buffle. Ces chansons annon&ccedil;aient aussi au monde entier la naissance du Mand&eacute; nouveau. &laquo;&nbsp;Soundjata fut grand&nbsp;&raquo; disent les d&eacute;tenteurs de notre tradition orale &laquo;&nbsp; et le plus grand de la terre apr&egrave;s Djouloukara Na&iuml;ni&nbsp;&raquo; appel&eacute; Alexandre le Grand par ceux qui ont fr&eacute;quent&eacute; l&rsquo;&eacute;cole des Blancs.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Chef exceptionnel, son &oelig;uvre fut grandiose. Il travailla sans rel&acirc;che pour la grandeur et la prosp&eacute;rit&eacute; du Mali. Selon W&acirc; Kamissoko, &laquo;&nbsp;Maghan Konat&eacute; n&rsquo;a pas creus&eacute; de trappe devant ses pr&eacute;d&eacute;cesseurs, c&rsquo;est &agrave; dire qu&rsquo;il ne les a pas laiss&eacute;s dans une situation catastrophique en leur l&eacute;guant un h&eacute;ritage encombrant. Ce qu&rsquo;il a pu r&eacute;aliser pour son pays fut grand&nbsp;: abolir l&rsquo;esclavage&nbsp;, racheter moyennant or, ses compatriotes troqu&eacute;s contre quelques barres de sel gemme ou des chevaux, restituer &agrave; chacun sa libert&eacute; et sa dignit&eacute;, rendre cr&eacute;dible sa patrie&nbsp;&raquo;. Si nous chantons la gloire de Soundjata, huit si&egrave;cles apr&egrave;s sa mort, c&rsquo;est parce qu&rsquo;il s&rsquo;est immortalis&eacute; par son amour ardent de la patrie. </span><span lang="EN-GB" style="">&laquo;&nbsp;Saya b&egrave; kolo doun, a t&egrave; t&ocirc;g&ocirc; doun&nbsp;&raquo;. </span><span lang="FR">(Le corps tout entier se d&eacute;compose apr&egrave;s la mort. Mai le bien ou le mal que nous faisons, c&rsquo;est &agrave; dire notre &oelig;uvre, demeure &eacute;ternellement dans la m&eacute;moire de nos semblables). <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Soundjata s&rsquo;est battu pour lib&eacute;rer sa patrie des exactions de son plus redoutable ennemi Sosso Simbo ani Simbo Salaba. Il n&rsquo;&eacute;tait pas donn&eacute; &agrave; tout le monde de r&eacute;ussir contre Soumaoro une pareille entreprise. Avant la bataille de Nar&eacute;na, celle de Kirina eut lieu, la confrontation d&eacute;cisive. Et lorsque la paix mandingue fut acquise au prix d&rsquo;&eacute;normes sacrifices, tout le pays se mit debout pour saluer l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement. Le r&egrave;gne de Soundjata amena le bonheur. Le fils de Sogolon fut reconnu comme porteur de la baraka, comme le mansa de la chance (t&egrave;r&egrave;-gnouman) l&rsquo;or pur et brillant, de couleur rouge (sanougna woulen) fut d&eacute;couvert au lieu-dit k&ocirc;bada. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Plus au Sud, on tomba sur un immense filon. Ce fut l&rsquo;or du Bour&eacute;. Les Mand&eacute; nka crurent &agrave; leur &eacute;toile. Le peuple en liesse chanta&nbsp;: &laquo;&nbsp;Djon gn&eacute; sanouy&eacute; soula djou la yan&nbsp;? y&eacute;k&eacute;t&eacute;koun&nbsp;! Massa a djamana diyara&nbsp;! Bour&eacute; sanou y&eacute; soula djou la yan&nbsp;? y&eacute;k&eacute;t&eacute;koun&nbsp;! Massa djamana diyara&nbsp;!&nbsp;&raquo; (A-t-on jamais vu des perles d&rsquo;or &agrave; la taille des singes&nbsp;? quelle coquetterie&nbsp;! Le pays du mansa est devenu prosp&egrave;re&nbsp;! voir l&rsquo;or du Bour&eacute; &agrave; la taille des singes&nbsp;? Le r&egrave;gne de Soundjata est devenu agr&eacute;able&nbsp;!).<span style="">&nbsp; </span>Sogolon Djata lutta sa vie durant pour un id&eacute;al de progr&egrave;s. Il combattit l&rsquo;esclavage et l&rsquo;oppression. Simbo r&eacute;prima s&eacute;v&egrave;rement les maures et le Sarakhol&eacute;s qui pratiquaient cette activit&eacute; au Ouagadou. Fakoli s&rsquo;acquitta de cette mission &agrave; la satisfaction g&eacute;n&eacute;rale. Ses guerriers saisissaient les esclavagistes, enduisaient leurs corps de beurre de Karit&eacute; avant d&lsquo;y mettre le feu. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Sogolon &eacute;duqua son fils dans le strict respect de la dignit&eacute; humaine. Tr&egrave;s sensible aux malheurs des autres, elle lui avait de tout temps recommand&eacute; fermement &laquo;&nbsp;de ne jamais mettre le mors dans la bouche d&rsquo;un de ses semblables pour en faire un vil esclave&nbsp;&raquo;. La m&egrave;re de Djata disait toujours ceci pour condamner ce syst&egrave;me avilissant&nbsp;: &laquo;&nbsp;il n&rsquo;existe rien de plus atroce pour un &ecirc;tre humain que la perte de la libert&eacute; qui en fait un vil esclave. L&rsquo;homme priv&eacute; de libert&eacute; perd sa dignit&eacute; et partant, sa raison d&rsquo;&ecirc;tre&nbsp;&raquo;. Sogo Sogo Simbo fut v&eacute;ritablement un unificateur, un r&eacute;formateur, un en mot, un b&acirc;tisseur. A cet homme doit &ecirc;tre rendu un vibrant hommage car il se pr&eacute;occupa des choses de la terre (agriculture et &eacute;levage), tout en<span style="">&nbsp; </span>stimulant le commerce. Il mit fin aux injustices sociales en permettant &agrave; chacun d&rsquo;exercer librement la profession de son choix et de b&eacute;n&eacute;ficier du fruit de son travail. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">L&rsquo;esprit de tol&eacute;rance religieuse dont ce souverain fit preuve pendant son r&egrave;gne donna plus tard &agrave; notre pays la chance d&rsquo;avoir de fervents musulmans et m&ecirc;me des saints dont la renomm&eacute;e d&eacute;passa largement nos fronti&egrave;res. Nous citerons comme exemple le premier saint marabout de l&rsquo;Ouest africain Salim CISSE dit Souar&eacute;. Salim Souar&eacute; r&eacute;sidait &agrave; Diagaba (cercle de Bafoulab&eacute;). Soundjata &eacute;tait en avance sur son &eacute;poque. Il a devanc&eacute; tous ses contemporains par ses qualit&eacute;s humaines. Touran Maghan ne s&rsquo;&eacute;tait pas tromp&eacute; dans son jugement quand, g&eacute;n&eacute;reusement, il lui c&eacute;da le pouvoir supr&ecirc;me du Mand&eacute; (C&rsquo;est sur Dan Massa Oulani dit Touran Maghan que les chefs r&eacute;unis avaient port&eacute; leur choix). Fin politique, Soundjata suscita adroitement l&rsquo;adh&eacute;sion volontaire de tous les peuples de la savane &agrave; son projet de constitution de l&rsquo;empire. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Et c&rsquo;est pour laver un affront (Diata n&rsquo;aimait pas la guerre) que fut d&eacute;cid&eacute;e la campagne contre Bassi Couloubaly dit Fall connu sous le nom de Djolofing Mansa. Ce roi &eacute;tait r&eacute;put&eacute; pour ses talents de magicien. L&rsquo;honneur de notre pays fut sauv&eacute; quand ses amulettes furent rapport&eacute;es comme troph&eacute;es au Mand&eacute;. Doit on comparer cet id&eacute;al de Diata (recherche de la paix et du bonheur pour son peuple) aux id&eacute;aux des autres souverains, notamment le mansa p&egrave;lerin Kankou Moussa et le navigateur Aboubacar&nbsp;? Comment faut-il juger le resplendissant empereur Moussa&nbsp;? Doit-on taire son gaspillage &agrave; </span><st1:personname productid="la Mecque"><span lang="FR">la Mecque</span></st1:personname><span lang="FR"> de l&rsquo;immense tr&eacute;sor laiss&eacute; &agrave; la post&eacute;rit&eacute; par Soundjata&nbsp;? On magnifie la p&eacute;riode de Kankou Moussa &agrave; cause de son fastueux p&egrave;lerinage aux lieux saints de l&rsquo;Islam. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">On parle avec fiert&eacute; de l&rsquo;explorateur Aboubacari, ce roi qui voulait r&eacute;aliser un r&ecirc;ve&nbsp;: atteindre les limites de la mer. Tout cela est tout &agrave; fait louable. Ce p&egrave;lerinage l&eacute;gendaire aussi bien que le voyage maritime du mansa explorateur ont fait conna&icirc;tre notre pays &agrave; travers le monde en lui donnant un prestige &eacute;norme. Pour autant, peut-on taire l&rsquo;immense &oelig;uvre accomplie par Kirikiya Maghan Konat&eacute;&nbsp;? A cet empereur, nous devons la coh&eacute;sion sociale et la stabilit&eacute; de notre pays. Le Mali lui doit l&rsquo;esprit de tol&eacute;rance qui caract&eacute;rise ses habitants. Ici, il faudrait imp&eacute;rativement mettre l&rsquo;accent sur le cousinage &agrave; plaisanteries. Il existait d&eacute;j&agrave; &agrave; l&rsquo;&eacute;poque des chasseurs kakolo du Ouagadou, bien avant la fondation de l&rsquo;empire des Kaya Maghan et celui du Mali. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Ce sanankoungna &eacute;tait d&rsquo;abord &eacute;tabli entre les Konat&eacute; et les Kouat&eacute; (Kouyat&eacute;) au moment o&ugrave; les Sonink&eacute; n&rsquo;&eacute;taient pas encore arriv&eacute;s au Mali et dans leurs habitats actuels. Il va sans dire que le Mand&eacute; n&rsquo;&eacute;tait pas encore n&eacute;. A la cr&eacute;ation de son empire, Soundjata<span style="">&nbsp; </span>restructura cette alliance et l&rsquo;institutionnalisa. Des pactes furent scell&eacute;s entre ethnies, clans, tribus, villages et couches socio - professionnelles&nbsp;: (exemples&nbsp;: Sonink&eacute; et Maninka) (Konat&eacute;, Couloubali, Keita) (Keita et les famille de Marabouts&nbsp;: Ciss&eacute;, Tour&eacute;, Ber&eacute;t&eacute;), (Keita et Fofana depuis les batailles de Kounkoumba, Bantamba&nbsp;; Nianiniani et Kambassiga), (Peuls et Forgerons) (Bamanan Cultivateurs et Foula &eacute;leveurs), (Bozos et Dogons), (Kakolo, sonink&eacute; et Diawamb&eacute;). <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Selon Diango Ciss&eacute;&nbsp;; &laquo;&nbsp; le sanakoungna impliqu&eacute; une entraide totale. Ce qui appartient &agrave; l&rsquo;un appartient &agrave; l&rsquo;autre. L&rsquo;assistance est obligatoire dans de nombreux cas&nbsp;: prestation alimentaire, logement, secours en cas de guerre&nbsp;&raquo;. (Dans le cas des Kakolo et Diawamb&eacute;, des Dogons et Bozos, tout acte de courtoisie amoureux est formellement interdit). Diango Ciss&eacute; poursuit&nbsp;: &laquo;&nbsp;cette assistance joue m&ecirc;me dans les poursuites judiciaires o&ugrave; une solidarit&eacute; s&rsquo;impose. Ce cas est si bien connu que le t&eacute;moignage d&rsquo;un sanankoun, n&rsquo;a pas beaucoup de poids.&nbsp;&raquo; Sogo Sogo Simbo fut un homme bon, juste, respectueux de la diff&eacute;rence. </span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left; color: rgb(0, 0, 128);" class="MsoNormal"><font size="3"><strong><u><span lang="FR">La fin d&rsquo;un d&eacute;mocrate</span></u></strong><span lang="FR">&nbsp;:</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Aujourd&rsquo;hui, on l&rsquo;appellerai un d&eacute;mocrate. En tout cas, son nom r&eacute;sonnera dans nos hameaux, villes et villages aussi longtemps que vivra le Mali &eacute;ternel. C&rsquo;est par des notes musicales empreintes d&rsquo;amertume que les griots font revivre les derniers moments de la vie tumultueuse de Soundjata. Il mourut noy&eacute; dans le Sankarani, apprend on d&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;. Par ailleurs, certaines sources soutiennent que l&rsquo;empereur du Mali trouva accidentellement la mort au Sambourou (Nara) bless&eacute; par une fl&egrave;che d&eacute;croch&eacute;e involontairement sur lui par un peul nomm&eacute; Bira Boli. Enfin , Wa Kamissoko donne une version plus proche de la v&eacute;rit&eacute;&nbsp;: &laquo;&nbsp;il s&rsquo;&eacute;teignit sur son lit&nbsp;&raquo; apr&egrave;s avoir laiss&eacute; &agrave; la post&eacute;rit&eacute; un testament politique d&rsquo;une grande importance.</span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn<br />
<h1 style="font-family: Arial; text-align: left;"><font size="2"><span lang="FR">Moussa Fofana Conseiller Pedagogique &agrave; la retraite</span></font><span style=""></span><br /><font size="2">Formateur au College Moderne de Sincina</font></h1>
<p>rnLe Segovien du 14 Aout 2007<br />rn
<div style="text-align: left;"><font size="2" style="font-family: Arial;"><span lang="FR" style="font-size: 12pt;"><span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span></span></font></div>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mamary Biton COULIBALY : Le règne des Tondions</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/mamary-biton-coulibaly-le-regne-des-tondions-8562.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/mamary-biton-coulibaly-le-regne-des-tondions-8562.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="46156" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sun, 05 Aug 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Soir de Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2" style="font-family: Arial;">&ldquo;S&eacute;gou Sikoro, S&eacute;gou aux quatre mille quatre cent quarante quatre balazans, plus un bout de balanzan !&rdquo; Tel est l&rsquo;un des &eacute;loges, h&eacute;rit&eacute;s de l&rsquo;ancien royaume bambara de S&eacute;gou, capitale de la 4e r&eacute;gion du Mali. Si ce &ldquo;bout de balanzan&rdquo; a &eacute;t&eacute; traduit et compris sous le sens de la &ldquo;trahison&rdquo;, par de nombreux traditionalistes, d&rsquo;autres sources lui pr&ecirc;tent toute une autre signification...</p>
<p><span style="font-weight: bold;">Un &ldquo;bout de balanzan&rdquo;</span></p>
<p>                En r&eacute;alit&eacute;, cette notion de &ldquo;trahison&rdquo; doit plut&ocirc;t &ecirc;tre per&ccedil;ue dans le sens d&rsquo;un &ldquo;pacte secret&rdquo;. selon bon nombre de narrateurs, ce concept est apparu sous le r&egrave;gne de Mamari &ldquo;Biton&rdquo; Coulibaly. Ce monarque avait institu&eacute;, dans tout son royaume, une politique tr&egrave;s subtile visant &agrave; maintenir ses sujets sous son contr&ocirc;le et sa d&eacute;pendance.</p>
<p>                Chaque ann&eacute;e, il choisissait au hasard, et sans distinction d&rsquo;&acirc;ge ou de sexe, un citoyen, et lui faisait une confidence. Mais il prenait le soin de le mettre en garde : si jamais le sujet choisi divulguait ce secret que seuls lui et le roi &eacute;taient cens&eacute;s conna&icirc;tre, il perdrait la vie. Aussi, le citoyen est honor&eacute;, mais sur lui plane d&eacute;sormais la menace d&rsquo;une mort qu&rsquo;il croit certaine s&rsquo;il ne garde pas le secret. Se taire lui assurait donc la vie sauve, mais trahir le &ldquo;secret&rdquo; entra&icirc;nerait sa mort. Si bien que tous les administr&eacute;s se m&eacute;fiaient presque (du moins, sur ce plan) les uns des autres, et s&rsquo;abstenaient de ventiler des secrets entre eux. C&rsquo;est que chacun d&rsquo;entre eux se sentait en quelque sorte li&eacute; au roi par un pacte secret, un deal que les autres ignorent.</p>
<p>                Ainsi, le roi &eacute;tait aux faits et gestes de ses sujets, gr&acirc;ce &agrave; cette &ldquo;convention&rdquo; qui existait entre lui et celui &agrave; qui il a fait l&rsquo;honneur de choisir comme confident. De fait, aucun &ldquo;invit&eacute; annuel&rdquo; du roi ne pourrait savoir ce qui a &eacute;t&eacute; relev&eacute;, &agrave; l&rsquo;autre. En d&eacute;finitive, il semble que ce syst&egrave;me de &ldquo;pacte&rdquo;, r&eacute;guli&egrave;rement entretenu par le monarque, visait surtout &agrave; dissuader les citoyens de verser dans le mensonge, la calomnie ou la trahison. Mieux,  &agrave; les initier au sens de l&rsquo;honneur et du respect de la parole donn&eacute;e. C&rsquo;est dire que ce myst&eacute;rieux &ldquo;bout de balanzan&rdquo; ne signifierait pas la &ldquo;trahison&rdquo; proprement dite, mais plut&ocirc;t une initiation au code de bonne conduite et une culture de la citoynnet&eacute;. Toutes choses que bien de nos anciens rois et empereurs ont cultiv&eacute;es tout au long de leur r&egrave;gne</p>
<p><br style="font-weight: bold;" /><span style="font-weight: bold;">L&rsquo;Arbre &agrave; Karit&eacute;</span></p>
<p>                Selon l&rsquo;historien d&eacute;funt, Ibrahima Baba Kak&eacute;, les limites de l&rsquo;ancien royaume bambara de S&eacute;gou s&rsquo;&eacute;tendaient (&agrave; certains endroits) au del&agrave; des fronti&egrave;res actuelles du pays, empi&eacute;taient sur les pays voisins comme la Haute-Volta (actuel Burkina Faso), le Niger et la Mauritanie , et incluaient des villes comme Kankan (Guin&eacute;e Conakry) et Odi&eacute;n&eacute; (C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire). Mais au fur et &agrave; mesure des guerres et des reconqu&ecirc;tes, sous les r&egrave;gnes des rois successifs, ces limites s&rsquo;agrandissaient ou se r&eacute;tr&eacute;cissaient. Aussi, il n&rsquo;est gu&egrave;re surprenant que des villes ivoiriennes comme Korhogo, Man et Odi&eacute;n&eacute; soient jusqu&rsquo;&agrave; pr&eacute;sent peupl&eacute;es de Kon&eacute;, de Diarra ou de Coulibaly. Quant aux origines de la fondation de S&eacute;gou, leurs versions diff&egrave;rent, selon les narrateurs, traditionnalistes et historiens. Mais la version la plus r&eacute;pandue et retenue est qu&rsquo;il existe quatre S&eacute;gou.</p>
<p>                D&rsquo;abord, S&eacute;koro ou S&eacute;gou-Koro, le lieu de naissance de Biton, fond&eacute; par son p&egrave;re Fassin&egrave;. Puis S&eacute;bougou, &agrave; 2 km de S&eacute;koro, en allant vers l&rsquo;actuel S&eacute;gou. Ensuite, S&eacute;gou-Sikoro, l&rsquo;actuel S&eacute;gou, et tr&egrave;s exactement le quartier Somono. Enfin, &agrave; un kilom&egrave;tre de S&eacute;gou-Sikoro, l&rsquo;emplacement o&ugrave; un certain Nioualangolo Diarra construisit sa capitale. En d&eacute;pit de toutes ces fluctuations g&eacute;ographiques dues &agrave; l&rsquo;&eacute;volution du temps, S&eacute;gou a conserv&eacute; son appellation originelle, Sikoro : &ldquo;pr&egrave;s de l&rsquo;arbre &agrave; karit&eacute;&rdquo;.</p>
<p><br style="font-weight: bold;" /><span style="font-weight: bold;">Biton et les tondions</span></p>
<p>                Fassin&egrave; Coulibaly est originaire de Bendougou-Niamina, dans le cercle de San. Il r&eacute;sidait &agrave; Senkoro, aupr&egrave;s des Bouar&eacute;, et chassait  en compagnie des Sacko, fondateurs de Niamina, une localit&eacute; sonink&eacute;. Les Sacko finissent par lui donner leur soeur Sounou Sacko en mariage. De cette union naquit Mamary Coulibaly, un enfant con&ccedil;u alors que sa m&egrave;re &eacute;tait &acirc;g&eacute;e de plus de 50 ans.</p>
<p>                Ausi, Sounou, qui ne pensait plus concevoir &agrave; cet &acirc;ge, s&rsquo;&eacute;crie de joie, apr&egrave;s la naissance de l&rsquo;enfant : &ldquo;Bi don Y&eacute; na !&rdquo; Ainsi, d&rsquo;information en d&eacute;formation, l&rsquo;expression finit par se confondre au nom du fils &ldquo;inesp&eacute;r&eacute;&rdquo;, pour devenir Mamary Biton Coulibaly. Devenu adulte, Biton s&rsquo;installe &agrave; Sikoro, qui deviendra S&eacute;gou par la suite. La l&eacute;gende raconte qu&rsquo;une nuit, Biton surprit un fils du g&eacute;nie de l&rsquo;eau, qui venait voler dans un jardin potager. Lui demandant de l&rsquo;&eacute;pargner, le petit g&eacute;nie l&rsquo;entra&icirc;na ensuite au fond de l&rsquo;eau et lui pr&eacute;senta sa m&egrave;re. Celle-ci, reconnaissante, lui promit un vaste empire et lui donna le pouvoir d&rsquo;entendre les confidences les plus secr&egrave;tes, en d&eacute;posant une goutte de lait de son sein dans chaque oreille de Biton... En ce temps-l&agrave;, tous les chasseurs se r&eacute;unissaient chez  la m&egrave;re de Biton, pour boire du Dolo (bi&egrave;re de mil) et o&ugrave; ils finirent par fonder une association, dont Biton fut &eacute;lu chef.</p>
<p>                Aussi, &agrave; ce propos, les g&eacute;n&eacute;alogistes et conteurs sont partag&eacute;s, quant &agrave; l&rsquo;origine et le sens exacts du nom Biton. Si les uns affirment qu&rsquo;il est issu de l&rsquo;expression de la m&egrave;re de Biton, le jour de sa naissance &ldquo;Bi don y&eacute; na !&rdquo;, les autres soutiennent qu&rsquo;il provient du nom de ladite association, Bi-ton, &ldquo;l&rsquo;association d&rsquo;aujourd&rsquo;hui&rdquo;. Toujours est-il que cette association l&rsquo;emportait sur tous les autres, en notori&eacute;t&eacute;, si bien que beaucoup de jeunes y adh&eacute;r&egrave;rent. C&rsquo;est alors que Biton eut l&rsquo;id&eacute;e de transformer le &ldquo;ton&rdquo; en arm&eacute;e. Du coup, ses membres devinrent des sujets, gr&acirc;ce au pacte de sang, un serment de fid&eacute;lit&eacute; &ldquo;&eacute;ternelle&rdquo; , qu&rsquo;ils &eacute;taient tenus de signer avant d&rsquo;&ecirc;tre d&eacute;finitivement admis dans l&rsquo;association. Ce syst&egrave;me, selon l&rsquo;historienne Maryse Cond&eacute; (&ldquo;Le geste de S&eacute;gou&rdquo;), viserait surtout, pour Biton, &agrave;  avoir droit de vie et de mort sur les membres de l&rsquo;association. </p>
<p>Biton rach&egrave;te ainsi les criminels de guerre, en remboursant leurs amendes, seule condition de leur libert&eacute;. Il lib&egrave;re aussi les contribuables insolvables qui n&rsquo;ont pas pu s&rsquo;acquitter de leurs imp&ocirc;ts. Tous devinrent, de ce fait, ses esclaves, et ceux qui sont vieux mirent un de leurs fils &agrave; la disposition du nouveau souverain. Assujettis &agrave; leur ma&icirc;tre, priv&eacute;s de toute libert&eacute; individuelle, ces recrues form&egrave;rent la garde imp&eacute;riale, c&rsquo;est-&agrave;-dire les &ldquo;ton-dion&rdquo; esclaves de l&rsquo;association, donc du roi, mais aussi une v&eacute;ritable arm&eacute;e permanente, gr&acirc;ce au nombre de plus en plus croissant des engagements volontaires. La premi&egrave;re arme d&rsquo;assise du royaume de S&eacute;gou et du pouvoir de son souverain est n&eacute;e : les Tondions.</p>
<p><br style="font-weight: bold;" /><span style="font-weight: bold;">Des conqu&ecirc;tes de Biton</span></p>
<p>                Mamary Biton Coulibaly r&eacute;organise son arm&eacute;e , et forme une flottille de transport commercial et militaire plac&eacute;e sous les ordres des Somono du fleuve Niger, dont les navires sont construits par des esclaves fournis par lui-m&ecirc;me. Il aggrandit S&eacute;gou, devenu un port commercial, et fait venir, de Djenn&eacute;, des architectes pour &eacute;riger un palais, dont les ruines furent d&eacute;couvertes plus tard par l&rsquo;explorateur Mage, en 1864. Biton attaque tous les voisins et tous les villages, et impose son autorit&eacute; sur la rive droite du Niger, apr&egrave;s avoir chass&eacute; les Coulibaly-Massassi qui reniaient sa souverainet&eacute;. Il r&eacute;prime la r&eacute;volte des Sonink&eacute;s et &eacute;tend son rayon d&rsquo;action vers l&rsquo;Est, sur les rives du Bani (affluent du Niger) et vers le Nord-Est, jusqu&rsquo;aux faubourgs de Djenn&eacute;. </p>
<p>Franchissant le Niger, il annexe les pays compris entre le fleuve et le Kaniaga, bat les chefs Konia-Massa et Sama du B&eacute;l&egrave;dougou, et s&rsquo;empare des provinces de Sansanding et de Karadougou, sur les rives m&ecirc;me du fleuve. Il pousse plus loin, attaque les Massassi &agrave; Sountian, pr&egrave;s de Mourdia (pr&egrave;s de l&rsquo;actuel Nara), et tue leur chef, Foulikoro. Il ne tarde pas &agrave; conqu&eacute;rir tout le Bagono, imposant sa souverainet&eacute; au royaume peulh du Macina, jusqu&rsquo;&agrave; Tombouctou.</p>
<p>                En ce temps, l&rsquo;empereur du Mand&eacute;, Massa Makan K&eacute;&iuml;ta, &eacute;tait le suzerain nominal de S&eacute;gou : ce fief &eacute;tait, en effet, une de ses concessions. Aussi, s&rsquo;inqui&eacute;tant de l&rsquo;ascension de Biton, Mansa Makan assi&egrave;ge la ville de S&eacute;gou, mais non seulement il ne parvient pas &agrave; ses fins, mais est vaincu par Biton. Il est donc oblig&eacute; de reconna&icirc;tre Niamina comme limite de son empire... Les &eacute;chos de la puissance de Biton et son royaume vont d&eacute;sormais au del&agrave; des fronti&egrave;res...</p>
<p>                Lors d&rsquo;une exp&eacute;dition dans le Sousse (r&eacute;gion marocaine) vers 1670, le premier sultan de Fez, El Rachid, met le si&egrave;ge devant la &ldquo;zaouya&rdquo; (campement) du religieux Ali Ben Ha&iuml;dara, qui doit s&rsquo;enfuir du Maroc, pour se mettre sous la protection de Biton. Ce dernier refuse alors de livrer le fugitif - qu&rsquo;il consid&egrave;re d&eacute;sormais comme son h&ocirc;te - &agrave; El Rachid venu le r&eacute;clamer. Mais le sultan doit abandonner la partie, car il ne se sent pas de taille &agrave; affronter le monarque de S&eacute;gou. Il semble que l&rsquo;exode et l&rsquo;arriv&eacute;e des Ha&iuml;dara du Maroc, au Mali, datent de cette &eacute;poque, du moins selon les estimations les plus courantes.</p>
<p><span style="font-weight: bold;">La splendeur de S&eacute;gou</span></p>
<p>                Biton partage ses Etats en 60 districts et en confie le commandement &agrave; ses meilleurs Tondions. Il pers&eacute;cute tous ceux qui n&rsquo;appartiennent pas au m&ecirc;me clan que lui, notamment les Traor&eacute;, les Diarra et certains Coulibaly des branches a&icirc;n&eacute;es, dits Massassi ou Mansa-si, c&rsquo;est-&agrave;-dire ceux de la lign&eacute;e royale. En effet, les Coulibaly &ldquo;Mansa-si&rdquo; forment la branche a&icirc;n&eacute;e des Coulibaly qui ont conquis le Kaarta, second royaume bambara rival de S&eacute;gou. Biton s&rsquo;en prend ensuite aux &ldquo;Maraka-dougou-koronto&rdquo;. Un terme qui, chez les &ldquo;mandingophones&rdquo;, d&eacute;signe l&rsquo;autorit&eacute; des 9 m&eacute;tropoles Sonink&eacute;. Ces 9 m&eacute;tropoles privent alors S&eacute;gou de colas, tissu, sel et autres denr&eacute;es importantes : une sorte d&rsquo;embargo &eacute;conomique contre S&eacute;gou. Les anciens du royaume, notamment les oncles de Biton, lui ordonnent donc de cesser ses attaques contre les Marakas, sous peine de privations et de famine dans le royaume.</p>
<p>                Aux dires de Karounga Diawara, un vieux conteur de Mourdia, c&rsquo;est depuis ce temps que date la confraternit&eacute; entre les Coulibaly et les Marakas. Et depuis cete p&eacute;riode houleuse due aux intentions belliqueuses de Biton, le royaume conna&icirc;t une relative splendeur, et devient le rendez-vous de tous les marchands de la r&eacute;gion, et surtout, le phare de l&rsquo;Ouest africain.</p>
<p><span style="font-weight: bold;">L&rsquo;apr&egrave;s Biton</span></p>
<p>                Lorsque Biton mourut en1755 - de t&eacute;tanos, selon une version tr&egrave;s r&eacute;pandue -, le royaume s&rsquo;&eacute;tendait de Macina &agrave; Niamina, du Bani au B&eacute;l&eacute;dougou. Son fils a&icirc;n&eacute;, D&egrave;koro Coulibaly, proclam&eacute; &agrave; S&eacute;goubougou, la r&eacute;sidence habituelle, fonde S&eacute;gou-Koura, pr&egrave;s du S&eacute;gou actuel. Monarque cruel, D&egrave;koro ne r&egrave;gne pas longtemps : les chefs Tondions le massacrent, ainsi que la plupart de ses enfants, et &eacute;lisent Ali, un autre fils de Biton, qui doit son nom au prot&eacute;g&eacute; de son p&egrave;re, Ali Ben Ha&iuml;dara. Mais le jeune Ali, du vivant m&ecirc;me de son fr&egrave;re a&icirc;n&eacute; D&egrave;koro, s&rsquo;&eacute;tait converti &agrave; l&rsquo;Islam, lors d&rsquo;un s&eacute;jour &agrave; Tombouctou. Et l&rsquo;Islam &eacute;tait d&eacute;test&eacute; par les Tondions, du fait qu&rsquo;il interdit l&rsquo;usage des boissons ferment&eacute;es.</p>
<p>                 Mettant &agrave; profit le m&eacute;contement des Tondions et celui de la population, un esclave de Biton, Nioualangolo Diarra, fomente un coup d&rsquo;Etat et assassine Ali. Puis il fait pr&ecirc;ter, aux Tondions, un serment d&rsquo;all&eacute;geance envers lui et sa descendance, &eacute;limine ses rivaux, et fonde une nouvelle dynastie qui va &eacute;tendre son empire sur les pays voisins. Ainsi prendra fin le r&egrave;gne de Mamari Biton Coulibaly et de ses h&eacute;ritiers sur le tr&ocirc;ne.</p>
<p>Oumar DIAWARA<br />3 Ao&ucirc;t 2007</p>
<p></font>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Point d&amp;amp;#039;&amp;amp;#039;Histoire : Le Royaume de Sosso ou Kaniaga</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/point-dhistoire-le-royaume-de-sosso-ou-kaniaga-8460.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/point-dhistoire-le-royaume-de-sosso-ou-kaniaga-8460.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="46156" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 30 Jul 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Ségovien</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><span lang="FR">O&ugrave; &eacute;tait Sosso&nbsp;? Ce royaume n&rsquo;&eacute;tait pas en Guin&eacute;e, contrairement &agrave; ce que beaucoup de gens croient. Il s&rsquo;est d&eacute;velopp&eacute; plut&ocirc;t au Mali, dans la direction de Bamako, au sud de Nara, entre Banamba et Mourdiah. Le village de Sosso existe encore et se situe &agrave; douze kilom&egrave;tres de Boron CISSE.</span></font>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><u><span lang="FR">Origine et nom de ce royaume</span></u></strong><span lang="FR">. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Il fut fond&eacute; par les Diarisso Sonink&eacute; animistes intransigeants. Sosso eut son heure de c&eacute;l&eacute;brit&eacute; et fut la capitale d&rsquo;un royaume d&rsquo;abord vassal du Ouagadou. Par rapport au Mand&eacute; c&rsquo;est le nord. C&rsquo;est pourquoi les Maninka l&rsquo;appellent K&eacute;ni&eacute;ka (nord), par extension le nord du Mand&eacute;. Ce mot d&eacute;form&eacute; par les Sarakhol&eacute;s deviendra Kaniaga. Deux autres versions existent autour de l&rsquo;origine des noms donn&eacute;s &agrave; ce royaume. Selon la premi&egrave;re, les Diarisso &eacute;pousaient les filles peules du clan des Sow. Pour cela, le pays fut appel&eacute; royaume des Sossob&egrave;. Ce terme raccourci donnera Sosso, nom g&eacute;n&eacute;ralement connu. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">La deuxi&egrave;me version, plus plausible, pr&eacute;cise que Sosso signifie pays des chevaux (so so). Lorsqu&rsquo;il acc&eacute;da au tr&ocirc;ne, Soumaoro entrava toutes les activit&eacute;s commerciales entre le Mand&eacute; et le Ouagadou. Il retirait de force tous les chevaux que les marchands Sonink&eacute; conduisaient sur son territoire pour les vendre, ou qui &eacute;taient en transit pour le Mand&eacute;. Le roi de Sosso s&rsquo;attribua ainsi le monopole du commerce des chevaux (il gardera les meilleurs &eacute;talons pour son arm&eacute;e). Les autres chefs n&rsquo;avaient d&rsquo;autres choix que de venir se<span style="">&nbsp; </span>ravitailler sur les march&eacute;s de son pays. De l&agrave; vient l&rsquo;appellation Sosso (soso&nbsp;: l&agrave; o&ugrave; on se procure les chevaux).</span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><u><span lang="FR">Les souverains de Sosso</span></u></strong><span lang="FR">&nbsp;: <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Sosso &eacute;tait sous la d&eacute;pendance des Tounka du Ouagadou. Son gouverneur (farin) &eacute;tait le lieutenant d&rsquo;un empereur. Il se nommait Goumat&eacute; Fad&eacute; Diarisso, g&eacute;n&eacute;ralement connu sous le nom de Goumat&eacute; Fan&eacute;. Aussi, faut-il le pr&eacute;ciser, tous les rois de Sosso &eacute;taient des Sonink&eacute; et leur patronyme &eacute;tait Diarisso. (Diarra et son fils Soumaoro &eacute;taient Sonink&eacute; et Diarisso). Apr&egrave;s la chute de Koumbi, Kambin&eacute; Diarisso proclama l&rsquo;ind&eacute;pendance du pays et en fut le premier souverain. C&rsquo;&eacute;tait en 1105. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Mais ses fils Souleymane, Bana, Boubou, Maghan, Gann&eacute;, Moussa et Birama furent des rois fain&eacute;ants. Ils furent incapables de gouverner le royaume. Le g&eacute;n&eacute;ral Diarra Kant&eacute; (insistons l&agrave;-dessus, il &eacute;tait Diarisso) en profita pour s&rsquo;installer sur la peau royale. Il dispersa les pr&eacute;tendants au tr&ocirc;ne. Son fils Soumaoro lui succ&eacute;da. Il fut le plus illustre et le dernier roi du sosso. Voici comment lui et son p&egrave;re Diarra sont devenus Kant&eacute;. Ce nom est n&eacute; d&rsquo;une circonstance particuli&egrave;re que les diali expliquent en donnant plusieurs versions. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">La plus connue nous vient des Maninka eux m&ecirc;mes. Le roi de Sosso leur aurait d&eacute;clar&eacute;, au moment o&ugrave; il exer&ccedil;ait sur leur patrie son impitoyable autorit&eacute; &laquo;&nbsp;gens de ce pays, du Mand&eacute;, je suis le premier roi et le roi autochtone. Vous le savez tous, les lois qui r&eacute;gissent les royaumes soumis &agrave; ma douce domination sont consensuelles (benkan l&eacute;, disait-il pour ironiser. Je ne les ai pas cr&eacute;&eacute;es. Elles ne proviennent donc pas de moi (n&eacute; kant&eacute;). C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;est venu le nom Kant&eacute;. Et les Maninka l&rsquo;ont ajout&eacute; &agrave; celui de Soumaoro (Soumaoro ko k&rsquo;a le Kant&eacute;).</span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><u><span lang="FR">Le personnage l&eacute;gendaire de Soumaoro</span></u></strong><span lang="FR">&nbsp;: <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Personnage l&eacute;gendaire, c&rsquo;&eacute;tait un grand chasseur (soso sinbo ani sinbo salaba). Il &eacute;tait de grande taille avec des jambes cagneuses. Soumaoro avait parcouru le Ouagadou dans tous les sens. C&rsquo;&eacute;tait un vagabond. Mais les griots qui les louangeaient disaient de lui&nbsp;: &laquo;&nbsp;tu n&rsquo;es point un vagabond et tu n&rsquo;as point les jambes cagneuses, digne fils d&rsquo;un homme charmant&nbsp;&raquo;. Certaines sources orales indiquent que le village natal de Soumaoro se trouverait dans le Do Sankarana (S&eacute;gou).</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR"> Le nom de Sosso simbo se prononce de plusieurs mani&egrave;res&nbsp;: Soumaoro ou Soumba N&rsquo;Golo ou Souman N&rsquo;Golo ou encore Soumangourou). Les Maninka soutiennent qu&rsquo;il naquit dans les monts mandingues, pr&egrave;s de Niam&eacute;, aux campements des forgerons (Sossodaga). Son p&egrave;re avait &eacute;t&eacute; d&eacute;port&eacute; au Mand&eacute; pour avoir refus&eacute; de renoncer &agrave; l&rsquo;animisme et se convertir &agrave; la religion musulmane. Les Ciss&eacute; de Boron, ses ma&icirc;tres lui faisaient extraire l&rsquo;or &agrave; leur profit, avec ses hommes. Soumaoro n&rsquo;avait jamais pu pardonner et oublier cela, ce qui l&rsquo;am&egrave;nera plus tard &agrave; devenir le plus r&eacute;solu des esclavagistes. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Le roi de Sosso &eacute;tait un grand guerrier et un ma&icirc;tre f&eacute;tichiste. Les t&ecirc;tes des rois vaincus par lui d&eacute;coraient les murs de son immense palais, une tour gigantesque &agrave; plusieurs &eacute;tages. Soumaoro poss&eacute;dait un &eacute;pervier, gardien de sa demeure. Comme l&rsquo;aigle de Mama Dinga, ce rapace parlait aux hommes et communiquait m&ecirc;me &agrave; distance avec Sosso simbo. Il pr&eacute;voyait tous les &eacute;v&eacute;nements. Et comme le lait sur le feu, l&rsquo;oiseau surveillait le balafon magique de son ma&icirc;tre (Sosso bala), le sp&eacute;cimen, l&rsquo;anc&ecirc;tre des autres instruments de ce genre. Le c&eacute;l&egrave;bre messager de Sogolon Diata le d&eacute;couvrit et le joua malgr&eacute; les mises en garde de l&rsquo;&eacute;pervier. Il le joua si bien que le roi de Sosso le retint prisonnier. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Soumaoro disposait aussi d&rsquo;un serpent qu&rsquo;il envoyait en &eacute;claireur, avant chaque affrontement avec l&rsquo;ennemi. Vers la fin de sa vie, ce reptile sera tu&eacute; par son neveu Fakoli au moment o&ugrave; celui-ci abandonnait l&rsquo;arm&eacute;e Sosso. Sosso simbo (le chasseur de Sosso) &eacute;tait un homme redout&eacute; de tous. Il se promenait toujours avec ses influx magiques (kort&eacute;). Ses v&ecirc;tements &eacute;taient faits de peaux humaines (m&ograve;g&ograve; golo kouroussi ani m&ograve;g&ograve; golo d&ograve;r&ograve;ki). Soumaoro &eacute;tait propri&eacute;taire d&rsquo;une faucille &agrave; briser les citadelles (djin fara wolosso). Peut-&ecirc;tre cette faucille n&rsquo;existait-elle pas r&eacute;ellement&nbsp;? <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Mais en v&eacute;rit&eacute;, aucun tata (muraille) ne pouvait r&eacute;sister aux assauts du terrible worosso daba, la foudre de guerre de worossola, chef de guerre de l&rsquo;arm&eacute;e Sosso. Grand sorcier le roi de Sosso pouvait se transformer en buisson, en tourbillon. Il fut, dit-on, &agrave; l&rsquo;origine du culte du Nianan pratiqu&eacute; autrefois &agrave; Kouloukoro, au Nianan Koulou (la colline du Niana). Sosso simbo &eacute;tait invuln&eacute;rable. Seul un ergot de coq blanc fix&eacute; &agrave; une fl&egrave;che pouvait l&rsquo;attendre et le tuer. Ce secret sera d&eacute;voil&eacute; lorsqu&rsquo;il tomba sous les charmes de la s&oelig;ur de Sogo sogo simbo (Soundjata). Une l&eacute;gende rapporte que sa s&oelig;ur Kankoumba Kant&eacute;, mari&eacute;e &agrave; un djin (g&eacute;nie) lui aurait permis de disposer d&rsquo;une arm&eacute;e de g&eacute;nies.</span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><u><span lang="FR">Sosso simbo, le conqu&eacute;rant</span></u></strong><span lang="FR">. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Le seul nom de Soumaoro faisait trembler de peur tous ses contemporains, Sonink&eacute; et Maninka. Grand guerrier, il porta le Kaniaga &agrave; son apog&eacute;e. Il organisa des troupes solides, bien &eacute;quip&eacute;es de fl&egrave;ches et tamba (lances) fabriqu&eacute;es sur place par ses forgerons. Son arm&eacute;e disposait d&rsquo;une cavalerie nombreuse et efficace. Ses fantassins formaient un rempart infranchissable pour ses ennemis. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Lorsqu&rsquo;il fortifia Sosso, Soumaoro se mit en guerre contre ses adversaires, d&eacute;sorganis&eacute;s, divis&eacute;s, mais surtout apeur&eacute;s. Il conquit le Kingui (Diarra) et le royaume du Galam (Gadiaga). Les nombreux chefs du Mand&eacute;, par crainte de ses repr&eacute;sailles furent oblig&eacute;s de se soumettre &agrave; son autorit&eacute;. Par peur surtout les griots lui d&eacute;di&egrave;rent ces louanges&nbsp;: &laquo;&nbsp;quand Soumaoro foula le sol du Mand&eacute;, les pleurs fus&egrave;rent de partout. Les rires par contre arriv&egrave;rent &agrave; Sosso. Saluez Soumaoro du Mand&eacute;, le premier roi et le roi autochtone&nbsp;! Saluez Sosso Simbo, le vainqueur de Kounkoumba, de Bantamba, Nianiniani et Kambassiga&nbsp;&raquo;.</span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><u><span lang="FR">Mand&eacute; sous le joug de Soumaoro&nbsp;</span></u></strong><span lang="FR">: <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">D&egrave;s le d&eacute;but de son r&egrave;gne, le roi de Sosso s&rsquo;&eacute;tait r&eacute;solument engag&eacute; dans la lutte contre les esclavagistes. Envers eux, ils nourrissaient une haine implacable. N&rsquo;ayant jamais oubli&eacute; le traitement fait &agrave; son p&egrave;re, Soumaoro s&rsquo;&eacute;tait jur&eacute; de leur faire boire &laquo;&nbsp;du fer en fusion&nbsp;&raquo; n&egrave;gu&egrave; sink&eacute;rin k&egrave;n&egrave;). Il essaya d&rsquo;entra&icirc;ner les Maninka de son c&ocirc;t&eacute; en les invitant &agrave; s&rsquo;associer &agrave; lui pour combattre les esclavagistes Maures et Sonink&eacute;s. N&rsquo;ayant pu les convaincre du bien fond&eacute; de sa lutte, Sosso simbo prit la d&eacute;cision ferme de s&rsquo;attaquer seul &agrave; l&rsquo;empire sonink&eacute;. Il d&eacute;vasta Koumbi en 1203.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR"> Auparavant, il saccagea neuf fois le Mand&eacute; et y fit r&eacute;gner la terreur. Devant les horreurs perp&eacute;tr&eacute;es par les guerriers sosso, les roitelets Maninka, terrifi&eacute;s, s&rsquo;enfuirent vers les r&eacute;gions sud ou dans des endroits inaccessibles (&icirc;les, au milieu des fleuves, r&eacute;gions montagneuses, for&ecirc;ts difficilement p&eacute;n&eacute;trables). Le vieux Niani Massa Kara, accompagn&eacute; de sa famille et de son ami et marabout Tomono Maghan Dian B&eacute;r&eacute;t&eacute; abandonna Nianiba pour aller fonder Sob&eacute;. Nianiba, appel&eacute; encore Tomono (dans les ruines) fut ras&eacute; par les troupes de Soumaoro. Tous les fils du vieux roi Niani Massa Kara l&rsquo;imit&egrave;rent en allant se r&eacute;fugier vers les zones m&eacute;ridionales (le roi de Sibi Faran Camara, Basseri Kaman Djan, F&eacute;r&eacute;ninko Camara). <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Un autre chef du clan de Soundjata, Dankaran Toumani Konat&eacute; (son fr&egrave;re a&icirc;n&eacute;) abandonna le tr&ocirc;ne et choisit la protection de la for&ecirc;t guin&eacute;enne. Il se sauva et alla se cacher &agrave; Kissidougou (la ville du salut). &laquo;&nbsp;En bara kissi&nbsp;&raquo;, s&rsquo;&eacute;cria-t-il, en arrivant &agrave; son refuge (nous sommes sauv&eacute;s, nous avons &eacute;chapp&eacute; &agrave; Soumaoro). Barafing Bandiougou fut tellement tourment&eacute;, si effray&eacute; par la guerre des Sosso qu&rsquo;il s&rsquo;en alla tr&egrave;s loin l&agrave;-bas en Gambie et n&rsquo;y revint plus. Il s&rsquo;y exila et fonda une ville &agrave; la quelle il donna son propre nom, Bandiougou (devenu Bandjoulou, puis Banjoul). </span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><u><span lang="FR">La fin de Sosso et de Soumaoro</span></u></strong><span lang="FR">. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR">Comme la domination almoravide sur le Ouagadou, celle de Sosso sur le Mand&eacute; fut de courte dur&eacute;e. Soundjata Keita r&eacute;unit les peuples de la savane pour la lutte de lib&eacute;ration nationale. En 1235, &agrave; la bataille de Kirina, les guerriers sosso et leurs chefs, reconnaissables &agrave; leur grande coiffure, furent vaincus. La vengeance fut terrible. Sosso fut d&eacute;truit (il ne reste plus aujourd&rsquo;hui qu&rsquo;un tout petit village). Le royaume annex&eacute; au Mand&eacute; disparut apr&egrave;s cent trente ans d&rsquo;existence.</span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR">Moussa Fofana Conseiller P&eacute;dagogique &agrave; la retraite <o:p></o:p>et Formateur au Coll&egrave;ge Moderne de Sincina</span></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR"><br /></span></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR"><o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Traditions : La dispersion des FOULA</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/traditions-la-dispersion-des-foula-8459.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/traditions-la-dispersion-des-foula-8459.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="46156" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 30 Jul 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Ségovien</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><span lang="FR">Ici, un rappel s&rsquo;impose. Les migrations peules s&rsquo;effectu&egrave;rent pendant des si&egrave;cles en m&ecirc;me temps que celles des Sonink&eacute;. Les Foula s&rsquo;&eacute;tablirent par tribus dans le Sahel (on en comptait douze). On les appelait Peuls de Dinga pour marquer la diff&eacute;rence avec les premiers pasteurs de bovid&eacute;s &eacute;tablis dans le nord de l&rsquo;Afrique. Leur premier guide ou Silatigui (Ardo) se nommait Asso ou So Labati. Il s&rsquo;installa &agrave; Sokolo (Chouala). De l&agrave;, le Bakhounou (entre Nara et Nioro) fut atteint. Cet endroit fut le premier grand foyer peul. <br /></span></font>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial; text-align: left;"><font size="2"><span lang="FR">Selon des r&eacute;cits du terroir sarakhol&eacute;, &laquo;&nbsp;un anc&ecirc;tre des Foula &eacute;pousa une femme sonink&eacute;. Tout naturellement, celle-ci influen&ccedil;a ses enfants peuls sur le plan du langage. Des vocables de la langue Maraka se retrouv&egrave;rent adopt&eacute;s par le poular. Les Foula utilisent couramment des mots et expressions comme Adama r&eacute;m&eacute; ou lemm&eacute; (enfant d&rsquo;Adama) oudjin&eacute; (mille) pour les peuls ou djin&eacute;r&eacute; gambari (guitare) kangu&eacute; (or) soukhougn&egrave; (sorcier) goll&eacute; (travail), k&eacute;birewaga. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial; text-align: left;"><font size="2"><span lang="FR">Ce mot correspond &agrave; l&rsquo;expression bamanan sanb&eacute; sanb&eacute;. Il signifie &laquo;&nbsp;en ce moment de l&rsquo;ann&eacute;e ou tout simplement bonne ann&eacute;e&nbsp;&raquo; (k&eacute;ce, bir&eacute;<span style="">&nbsp; </span>= moment&nbsp;; waga<span style="">&nbsp; </span>= l&rsquo;an prochain). Les sens de ces mots et expressions sont les m&ecirc;mes dans les deux dialectes. Cependant, il est difficile pour les peuls de les expliquer &eacute;tymologiquement alors que les Sarakhol&eacute;s, eux peuvent le faire ais&eacute;ment. En effet, ces derniers sont en mesure de les d&eacute;composer pour aboutir &agrave; une traduction &eacute;tymologique juste, parce que ce sont des &eacute;l&eacute;ments de leur langue. </span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial; text-align: left;"><font size="2"><strong><u><span lang="FR">Les Peuls au Fouta-Toro (T&eacute;krour) et au Macina (Diaka)</span></u></strong><span lang="FR">. </span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial; text-align: left;"><font size="2"><span lang="FR">Malgr&eacute; leurs liens de parent&eacute;s, les sonink&eacute; proclament qu&rsquo;ils sont &laquo;&nbsp;les mamans des Peuls&nbsp;&raquo; de culture. Leur longue cohabitation et leurs relations avec Kaya Maghan CISSE ne furent pas cordiales. Plusieurs tribus peules furent refoul&eacute;es violemment vers le Fouta Toro o&ugrave; elles se m&eacute;tiss&egrave;rent avec les S&eacute;r&egrave;res. Un autre groupe, &agrave; la suite de transhumances successives parvint au marigot Diaka (Macina). Son chef Maghan Patina DIALLO profita d&rsquo;un conflit avec son fr&egrave;re Diadi&eacute; DIALLO pour rester dans cette r&eacute;gion aux p&acirc;turages luxuriants. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial; text-align: left;"><font size="2"><span lang="FR">Les enfants de ces migrants sont aujourd&rsquo;hui les Foula du Macina (les Macinank&eacute;). Du delta central nig&eacute;rien, les Peuls occuperont dans la boucle du Niger, le Guimbala, le Liptako et le Gober. Du Macina et du Fouta s&eacute;n&eacute;galais ils accoururent et vinrent cohabiter avec les autochtones (Djallonk&eacute;) dans le Fouta Djallon. </span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial; text-align: left;"><font size="2"><strong><u><span lang="FR">La migration conduite par Diadi&eacute; et ses porteurs de khassa</span></u></strong><span lang="FR">.</span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial; text-align: left;"><font size="2"><span lang="FR">Les Khassonk&eacute; Diallo, Diakit&eacute;, Sidib&eacute; sont les m&eacute;tis peuls Maninka. Leur anc&ecirc;tre &eacute;tait le fr&egrave;re de Maghan Diallo nomm&eacute; Diadi&eacute;. Surnomm&eacute; &laquo;&nbsp;Diadi&eacute; Koundabalo&nbsp;&raquo; (qui ne se tresse pas) son cas faisait exception car tous les hommes de l&rsquo;&eacute;poque (Sonink&eacute; et Peuls) se tressaient les cheveux. Aussi dr&ocirc;le que cela puisse para&icirc;tre pour nous aujourd&rsquo;hui, les femmes Sonink&eacute; sous le r&egrave;gne des Kaya Maghan se rasaient la t&ecirc;te. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial; text-align: left;"><font size="2"><span lang="FR">Par contre, elles portaient de nombreuses parures. Diadi&eacute; et sa troupe quitt&egrave;rent le Bakhounou pour venir s&rsquo;&eacute;tablir en milieu maninka au Tomora (Oussoubidiangna Bafoulab&eacute;). Ils portaient des boubous en laine (khasso)&nbsp;; au singulier Khassa), ce qui explique leur nom donn&eacute; par les autochtones Khassonk&eacute; (porteurs de khasso). <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial; text-align: left;"><font size="2"><span lang="FR">La r&eacute;gion re&ccedil;ut le nom Khasso. Diadi&eacute; fut d&rsquo;abord le berger du gouverneur Farin Kanti Boroma. Plusieurs clans vinrent se joindre &agrave; lui. Ils attaqu&egrave;rent leurs h&ocirc;tes et les vainquirent &agrave; Toumbi Fara. Les Khassonk&eacute; furent les ma&icirc;tres du pays. Ils domin&egrave;rent les maninka (DEMBELE, SISSOKO, KONATE, KANOUTE). </span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial; text-align: left;"><font size="2"><strong><u><span lang="FR">Les Peuhls au Fouladougou Brigo Ouassoulou et Ganadougou (Maninkafoulaw).</span></u></strong><u><span lang="FR"><o:p></o:p></span></u></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial; text-align: left;"><font size="2"><span lang="FR">Plus loin nous annoncions que le patriarche Asso Labati s&rsquo;&eacute;tablit &agrave; Chouala. Il v&eacute;cut heureux avec une nombreuse descendance. Au moment du transfert des populations du Ouagadou vers le Mand&eacute;, son<span style="">&nbsp; </span>premier enfant Saba (du nom du serpent sacr&eacute; Bida) vint fonder Gorotomo (Kita). A sa mort le Mand&eacute; &eacute;tait secou&eacute; par des troubles caus&eacute;s par les guerres de Bintou Mari Koroma. Cela provoqua le d&eacute;placement des populations de la r&eacute;gion. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial; text-align: left;"><font size="2"><span lang="FR">Pour combattre le mouvement esclavagiste soutenu par la g&eacute;rontocratie de l&rsquo;&eacute;poque, cet homme enr&ocirc;la dans son arm&eacute;e de nombreux jeunes gens, tous c&eacute;libataires. Bintou Mari attacha au service de ses guerriers un c&eacute;l&egrave;bre griot, Mansoumani Soumaoro. L&rsquo;arm&eacute;e &laquo;&nbsp;bintoumarienne&nbsp;&raquo; ran&ccedil;onna le pays de la plus vilaine mani&egrave;re. Parmi les esclavagistes, elle fit de nombreux captifs. Malgr&eacute; l&rsquo;ins&eacute;curit&eacute; caus&eacute;e par les hommes de Bintou Mari certains clans Peulh rest&egrave;rent sur place dans le Fouladougou. D&rsquo;autres par contre, s&rsquo;implant&egrave;rent au Brigo. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial; text-align: left;"><font size="2"><span lang="FR">Le dernier groupe poursuivit son chemin jusqu&rsquo;en plein c&oelig;ur du Mand&eacute; pour y fonder le Ouassoulou ou Ouassolon (wa solon= aller se confier en bamanankan). Les premiers villages cr&eacute;&eacute;s par ces migrants foula furent Yarobougoula et Yoro N&rsquo;Tjila. Midia DIAKITE, un chasseur venu de Kita (Fouladougou) construira une petite hutte &agrave; l&rsquo;endroit qui deviendra Bougouni. D&rsquo;autres Peuls, partis de Samaniana (vers Kangaba) le rejoindront. Beaucoup de Foula s&rsquo;exileront<span style="">&nbsp; </span>du Macina &agrave; cause des remous provoqu&eacute;s dans le royaume de S&eacute;gou par l&rsquo;anarchie Tondjon et les guerres inutiles que les Bamanan livraient &agrave; leurs voisins. Ils envahirent le Ganadougou (Sikasso). <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial; text-align: left;"><font size="2"><span lang="FR">En d&eacute;finitive, les Peuls du Fouladougou, Brigo, Ouassoulou et Ganadougou, deux mille ans apr&egrave;s leurs sorties du Ouagadougou, se sont s&eacute;dentaris&eacute;s. Devenus cultivateurs et surtout chasseurs, ils ont perdu leurs coutumes et langue. Ils ont adopt&eacute; celles du terroir qui les a accueillis, devenant ainsi des Maninka Foulaw.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial; text-align: left;"></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Moussa Fofana Conseiller P&eacute;dagogique &agrave; la retraite<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; font-family: Arial;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Formateur au Coll&egrave;ge Moderne de Sincina Koutiala<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le nom Mali donné à notre pays signifie&#45;t&#45;il hippopotame ? D’où viennent les termes, Mandé, Maninka, Maninké, Malinké ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/le-nom-mali-donne-a-notre-pays-signifie-t-il-hippopotame-d%25e2%2580%2599ou-viennent-les-termes-mande-maninka-maninke-malinke-8458.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/le-nom-mali-donne-a-notre-pays-signifie-t-il-hippopotame-d%25e2%2580%2599ou-viennent-les-termes-mande-maninka-maninke-malinke-8458.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="46156" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 30 Jul 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Ségovien</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><span lang="FR">Le Mand&eacute;, &agrave; ses d&eacute;buts, comprenait&nbsp;: premi&egrave;rement la r&eacute;gion o&ugrave; se dressent les Monts mandingues de Bamako &agrave; Kita avec prolongement vers la Guin&eacute;e. C&rsquo;&eacute;tait le Kiri o&ugrave; fut cr&eacute;&eacute; le premier<span style="">&nbsp; </span>village du Mand&eacute;&nbsp;: Kirikoroni (l&rsquo;&oelig;uf originel d&rsquo;o&ugrave; le Mand&eacute; est sorti&nbsp;: Mand&eacute; ju jon ye kirikoroni ye). Il y a ensuite la zone englobant la vall&eacute;e du Niger de Kankan &agrave; S&eacute;gou. Cet endroit s&rsquo;appelait le Do ou for&ecirc;t (Sido ni balanzan do. Do Sankarana, Dodogou plus au sud) L&rsquo;ensemble des deux r&eacute;gions formait le Do et Kiri. <br /></span></font>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial; text-align: left;"><font size="2"><span lang="FR">Auparavant le pays &eacute;tait d&eacute;nomm&eacute; Korobagadougou (domaine des pygm&eacute;es). Ces derniers se montr&egrave;rent tr&egrave;s hostiles &agrave; la pr&eacute;sence des migrants du Ouagadou. Il y eut de terribles affrontements (korobaga k&egrave;l&egrave;). Les petits hommes qui d&eacute;cochaient des fl&egrave;ches empoisonn&eacute;es sur les kakolo (Camara) furent refoul&eacute;s vers le sud, dans les zones foresti&egrave;res. Signalons que ces &eacute;v&egrave;nements se situent entre les 8&egrave; et 9&egrave; si&egrave;cles et que les Dogons, &agrave; leur sortie du Mand&eacute; au 13&egrave; si&egrave;cle, trouv&egrave;rent des<span style="">&nbsp; </span>pygm&eacute;es (les tellem) dans les falaises de Bandiagara. <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial; text-align: left;"><font size="2"><span lang="FR">Apr&egrave;s Kirikoroni d&rsquo;autres villages furent fond&eacute;s&nbsp;: Sibi, Tabo, Kirina, K&eacute;gn&eacute;ninfing (Kita). Kirikoroni se trouve en Guin&eacute;e pr&egrave;s de Niagassola, non loin de Kita. Un autre village vit le jour &agrave; la fronti&egrave;re du Mali avec la Guin&eacute;e&nbsp;: Mani. Plus tard, on l&rsquo;appela<span style="">&nbsp; </span>Niani et c&rsquo;&eacute;tait la capitale du grand empire fond&eacute; par Soundjata. Les habitants de Mani (les Maninkan)<span style="">&nbsp; </span>donneront leur nom &agrave; toutes les populations implant&eacute;es dans la r&eacute;gion. Les Sonink&eacute; eux, les appellent les Manink&eacute;). Ils constituent aujourd&rsquo;hui un groupe ethnique important de l&rsquo;Ouest africain. N&rsquo;ayant pas pu s&rsquo;entendre et faire r&eacute;gner la paix entre eux, les Maninkaw firent appel aux Wagu&eacute; (TOURE, DIANE, KHOUMA, CISSE, BERETE) descendants des souverains du Ouagadou ou Maghan (Maghan denw). <br /></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial; text-align: left;"><font size="2"><span lang="FR">La r&eacute;gion devint Maghan denw ka sigiyoro, la terre des enfants d&rsquo;empereurs. Maghan denw raccourci deviendra Man d&eacute; ou Mand&eacute;. En traduisant ce mot dans leur dialecte, les<span style="">&nbsp; </span>Maraka ont retenu une autre appellation Maghan l&eacute;m&eacute;. Cette expression contract&eacute;e donnera Ma l&eacute; (Mal&eacute;). Les habitants du pays (Mand&eacute;) furent appel&eacute;s les Mandenkaw Mal&eacute; nk&eacute; pour les Sonink&eacute;s (on &eacute;crit &agrave; tort Malink&eacute;). La mauvaise transcription arabe nous apportera le mot Mali. C&rsquo;est sous ce nom que l&rsquo;empire de Soundjata fut connu &agrave; travers le monde gr&acirc;ce aux histoires arabes.</span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial; text-align: left;"><font size="2"><span lang="FR"> Sur ce point nous nous arr&ecirc;terons pour expliquer que concernant notre pays, il ne s&rsquo;agit point d&rsquo;hippopotame. Notre r&eacute;publique devait plut&ocirc;t s&rsquo;appeler<span style="">&nbsp; </span>Mal&eacute; ou Mand&eacute; et non Mali. Insistons l&agrave; dessus, le mot Mali d&eacute;signant notre pays n&rsquo;a rien &agrave; voir avec l&rsquo;animal des rivi&egrave;res (m&ecirc;me si en bamanankan, il signifie hippopotame).</span></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial; text-align: left;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Moussa Fofana Conseiller P&eacute;dagogique &agrave; la retraite<o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial; text-align: left;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Formateur au Coll&egrave;ge Moderne de Sincina Koutiala</span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal" style="font-family: Arial; text-align: left;"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR"><o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Point d&amp;amp;#039;&amp;amp;#039;Histoire &#45; Traditions : Le Pélerinage de la Diaspora des DIARRA à Ségou</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/point-dhistoire-traditions-le-pelerinage-de-la-diaspora-des-diarra-a-segou-10700.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/point-dhistoire-traditions-le-pelerinage-de-la-diaspora-des-diarra-a-segou-10700.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="46156" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 11 May 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Ségovien</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><span lang="FR">Au Mali, les Diarra constituent une grande famille, au sens le plus large. On les retrouve dans plusieurs autres r&eacute;gions africaines. Jadis, ils ont assum&eacute; des responsabilit&eacute;s dans la haute sph&egrave;re de notre soci&eacute;t&eacute;. Cette famille a m&ecirc;me exerc&eacute; le pouvoir pendant la p&eacute;riode du bamanan fanga o&ugrave; S&eacute;gou brillait de mille feux. Leur nom est g&eacute;n&eacute;ralement li&eacute; aux exploits guerriers, &agrave; l&rsquo;acharnement au travail et au sens &eacute;lev&eacute; de l&rsquo;honneur des hommes comme Ou&eacute;ss&eacute;bougou Bandiangou, N&rsquo;Golo DIARRA, Monzon, Dah, Waz&eacute;gu&eacute;, Chien et Djoba DIARRA, fondateur de Kouloukoro et chasseur venu de S&eacute;gou. Celui dont les troubadours chantent le plus souvent les exploits guerriers, c&rsquo;est Bakari Djan KONE. Ce preux bamanan se forgea un prestige &eacute;norme en osant affronter l&rsquo;effrayant Bilissi, un Foula r&eacute;sidant &agrave; Niala, pr&egrave;s de Djenn&eacute;. </p>
<p>Les fils des Kon&eacute; &laquo;&nbsp;Kassaoura KONE&nbsp;&raquo; combattirent le tyran en faisant preuve d&rsquo;un sang froid peu commun et d&rsquo;une bravoure indiff&eacute;rente du danger. Il mit fin &agrave; l&rsquo;humiliante domination de Bilissi qui, par la terreur, troubla le sommeil des Bamanan et de leur roi. Enfin, peut on passer sous silence les noms de Bambougou N&rsquo;Tji et Ni&eacute;leni KONE, personnages qui se sont illustr&eacute;s par leur esprit d&rsquo;entreprise et leur courage au travail&nbsp;? </p>
<p>Cela m&eacute;rite d&rsquo;&ecirc;tre su par les g&eacute;n&eacute;rations actuelles afin qu&rsquo;elles s&rsquo;en inspirent et y puisent l&rsquo;&eacute;lan n&eacute;cessaire &agrave; la construction du Mali. Le parcours exemplaire de leurs a&iuml;eux doit aider nos enfants &agrave; aimer leur terroir, &agrave; &ecirc;tre fiers du nom qu&rsquo;ils portent. Ce regroupement des membres de cette grande famille appara&icirc;t comme un retour aux sources, un p&egrave;lerinage tout court. C&rsquo;est un &eacute;v&eacute;nement d&rsquo;une tr&egrave;s grande importance. Les Maliens le disent&nbsp;: &laquo;&nbsp;Qui n&rsquo;a pas de pass&eacute; ne peut pr&eacute;tendre s&rsquo;assurer un avenir radieux&nbsp;&raquo;. L&rsquo;avenir sort du pass&eacute;. </p>
<p>C&rsquo;est extr&ecirc;mement important de savoir qui nous sommes. A cette seule condition, nous pouvons assumer l&rsquo;h&eacute;ritage de nos devanciers. Il ne s&rsquo;agira pas au cours de ce rassemblement de mettre seulement l&rsquo;accent sur &laquo;&nbsp;le cheminement&nbsp;&raquo; des personnes c&eacute;l&egrave;bres du clan des Diarra. On devra &eacute;galement vanter le m&eacute;rite des hommes courageux comme Biton COULIBALY, fondateur du royaume bamanan de S&eacute;gou. Il ne sera pas question non plus d&rsquo;occulter les insuffisances, erreurs et &eacute;checs. A l&rsquo;exemple des Anglais qui, par crainte d&rsquo;oublier leurs d&eacute;faites, les comm&eacute;morent, nous devons tirer les le&ccedil;ons de nos &eacute;checs comme de nos victoires. </p>
<p>Au Mali, la priorit&eacute; doit &ecirc;tre donn&eacute;e &agrave; la pr&eacute;servation et &agrave; consolidation de nos vieilles relations parentales pour le bien de l&rsquo;ensemble de nos enfants. Ceux-ci, faisons le remarquer, sont autant fiers de Biton COULIBALY que de Dah Monzon. Tous les deux leur servent aujourd&rsquo;hui de rep&egrave;res, de r&eacute;f&eacute;rences. Parmi les visiteurs de S&eacute;gou pour l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement beaucoup n&rsquo;ont jamais foul&eacute; le sol de notre pays. Ils ne connaissent peut &ecirc;tre ni nos langues, ni notre culture et nos traditions, ni m&ecirc;mes nos relations s&eacute;culaires de cousinage &agrave; plaisanteries (sanankouya). Leur s&eacute;jour au Mali et dans la cit&eacute; des balanzans a pu &ecirc;tre l&rsquo;occasion pour eux de se ressourcer, de recouvrer leur v&eacute;ritable identit&eacute; pour redevenir eux-m&ecirc;mes. </p>
<p>Ce retour au bercail pour les uns et au pays de leur p&egrave;re pour les autres s&egrave;mera en eux le germe de ce qui deviendra ce sentiment fort de fiert&eacute; d&rsquo;appartenir &agrave; une aristocratie et &agrave; un peuple de b&acirc;tisseurs de royaumes et empires. Aujourd&rsquo;hui, la perte de rep&egrave;res s&rsquo;est accentu&eacute;e au point que nos enfants ne savent plus qui choisir comme mod&egrave;les. Ne sont ils pas devenus des chauves souris, ni fauves ni oiseaux&nbsp;? Ce forum regroupant les Diarra du B&eacute;nin, Togo, Ghana, Nigeria, Tchad est b&eacute;n&eacute;fique en ce sens qu&rsquo;il offrira l&rsquo;opportunit&eacute; de faire revivre le Mali d&rsquo;antan. </p>
<p>On pourra expliquer aux jeunes nos vieilles coutumes et leur raconter aussi de belles pages de notre passionnante histoire. Nos masques, chants et danses traditionnelles et toutes les facettes de notre brillante culture jailliront du pass&eacute;. Toutes ces merveilles contribueront &agrave; remettre notre soci&eacute;t&eacute; sur le chemin qu&rsquo;elle n&rsquo;aurait jamais d&ucirc; quitter. Nous nous permettons d&rsquo;enrichir le d&eacute;bat par notre modeste apport.<span style="">&nbsp; </span>A S&eacute;gou, les Diarra ont ravi le pouvoir aux Coulibaly. Les Massassi du Kaarta n&rsquo;en &eacute;taient pas contents. </p>
<p>Les descendants de Niangolo ont &eacute;cout&eacute; leur c&oelig;ur bien que les rapports n&rsquo;&eacute;taient pas cordiaux avec leurs cousins, les petits fils de Baraman N&rsquo;Golo. Il y eut de nombreuses et fr&eacute;quentes guerres entre le Kaarta et le pays des balanzans. Des incompr&eacute;hensions et farouches rivalit&eacute;s naquirent et persist&egrave;rent entre Djonkoloni et Mouroudjan (Mourdiah). La cause principale de tous ces remous sociaux fut l&rsquo;enl&egrave;vement d&rsquo;une fille du roi de S&eacute;gou destin&eacute;e au mariage avec un prince Diarra de Mourdiah, de la lign&eacute;e des Bouramaninchi. </p>
<p>Ce coup bas fut perp&eacute;tr&eacute; par les d&eacute;fenseurs irr&eacute;ductibles de Djonkoloni dont les plus c&eacute;l&egrave;bres &eacute;taient Mari H&eacute;ri, Mari Malodo et leur a&icirc;n&eacute; N&rsquo;Guilinti N&rsquo;golonto. Tous ces &eacute;v&eacute;nements font &agrave; pr&eacute;sent partie du pass&eacute;. Ils doivent maintenant &ecirc;tre per&ccedil;us comme des lanternes pour &eacute;clairer le chemin de l&rsquo;avenir. Cela est d&rsquo;autant plus vrai que, depuis ce temps, des mariages furent nou&eacute;s et des alliances tiss&eacute;es entre les deux clans. Aussi, on raconte de nos jours sans arri&egrave;re pens&eacute;e et avec beaucoup de ga&icirc;t&eacute;, l&rsquo;&eacute;pop&eacute;e glorieuse de Biton Coulibaly et les actions d&rsquo;&eacute;clat des redoutables guerriers Massassi. D&eacute;niba B&ocirc;, D&eacute;ss&eacute;koro et Djadjiri Coulibaly (Massassi Djadjiri). </p>
<p>De nombreuses chansons saluent la conduite sans reproche de Falik&eacute; Diarra de Mourdiah, &agrave; la bataille de Togo. Mais qui sont r&eacute;ellement les Diarra&nbsp;? D&rsquo;o&ugrave; viennent-ils&nbsp;? Sans pr&eacute;tention aucune, nous tenterons de donner les informations dont nous disposons sur le sujet. Nous esp&eacute;rons que d&rsquo;autres personnes mieux inform&eacute;es apporteront leur pr&eacute;cieuse contribution de la recherche de la v&eacute;rit&eacute;. Selon plusieurs sources orales, les habitants du Ouagadou ont abandonn&eacute; leur patrie pour &eacute;chapper &agrave; la domination des Sonink&eacute;, mais aussi &agrave; cause des effets n&eacute;fastes de quatre s&eacute;cheresses qui furent catastrophiques. </p>
<p>Les Camara, Fofana, Konat&eacute;, Kwat&eacute;, Kanout&eacute; furent les principaux clans qui ont sortis les Kagolo du Ouagadou. Les Camara arriv&egrave;rent les premiers au Mand&eacute;, anciennement d&eacute;nomm&eacute; Korobagadougou (terre des pygm&eacute;es). Ces m&ecirc;mes Camara conduisirent l&rsquo;exode des Kagolo &agrave; Fabalidoumb&eacute;, lieu mystique situ&eacute; &agrave; Niani, en Gambie. Les Fofana, sous le commandement de leur grand a&iuml;eul Kaman Madi occup&egrave;rent le Kaarta ou Khar&eacute;ta (domaine des Kh&acirc;r&eacute;, grande famille regroupant les Sissako, Tounkara, Maguiraga, Nimaga, Gadiaga, Baradji Les Fofana constituaient la branche a&icirc;n&eacute;e de la puissante tribu des Kagolo, descendants de Maghan Camara. </p>
<p>En sonink&eacute;, Fofana signifie le premier, ici le premier enfant. Certains noms n&rsquo;existaient pas au Ouagadou&nbsp;: (Ke&iuml;ta &ndash; Coulibaly), (Demb&eacute;l&eacute; &ndash; Traor&eacute;), (Kon&eacute; &ndash; Diarra). Une partie de la famille Konat&eacute; deviendra au Mand&eacute; Coulibaly (les a&icirc;n&eacute;s) Ke&iuml;ta (les cadets) et Konar&eacute; au B&eacute;l&eacute;dougou. Les Ke&iuml;ta s&rsquo;install&egrave;rent dans la zone dite Wanda Koungo et les Coulibaly dans la r&eacute;gion frontali&egrave;res avec <st1:personname w:st="on" productid="la Guin&#65513;e">la Guin&eacute;e</st1:personname> (Couloubalidougou). Le nom premier des Diarra &eacute;tait Kanout&eacute;. Au cours de la r&eacute;union de S&eacute;gou, l&rsquo;essentiel des d&eacute;bats tournera autour de cette famille quarante ans avant que les Camara ne vinrent au Mand&eacute;, les Kanout&eacute; quitt&egrave;rent le Ouagadou pour venir habiter le Do Sankarana (secteur de Tamani &ndash; Baraoueli dans la r&eacute;gion de S&eacute;gou de S&eacute;gou). </p>
<p>En v&eacute;rit&eacute;, cette zone fut<span style="">&nbsp; </span>un vivier. Des personnes c&eacute;l&eacute;br&eacute;s y virent le jour&nbsp;: Sankaran Damia KHONTE, Moriba KANOUTE, Do KAMISSA, Sogolon KONDE ou KONE, Bakari DJAN, Guerriers farouches et chasseurs &eacute;m&eacute;rites, les KANOUTE furent surnomm&eacute;s DIARRA (lion) &agrave; cause de leur courage qui frisait la t&eacute;m&eacute;rit&eacute;. A la suite des migrations, plusieurs parmi eux parvinrent en Gambie, au S&eacute;n&eacute;gal et en Casamance o&ugrave; l&rsquo;on parle le Mandingo (la langue du Mand&eacute;) L&agrave;-bas, ils r&eacute;pondent au nom DIATA ou N&rsquo;DIAYE DIATA (lion). En effet, il semblerait que plusieurs clans Ouolofs et S&eacute;r&egrave;res seraient partis du pays de S&eacute;gou (Do) vers le S&eacute;n&eacute;gal. A cette question pos&eacute;e par les joueurs du &lsquo;&rsquo; donso n&rsquo;koni&rsquo;&rsquo; &agrave; savoir&nbsp;: &lsquo;&rsquo;qui est ce lion qui exerce son autorit&eacute; sur le Do&nbsp;?&rsquo;&rsquo; </p>
<p>Moriba KANOUTE r&eacute;pondait toujours&nbsp;: Ko n&eacute; diara sankaranka. (C&rsquo;est bien moi le lion du Sankaran). Comme savent bien le dire les griots, KONE fut ajout&eacute; &agrave; son nom. Ses enfants que l&rsquo;exode conduira au Mand&eacute; seront appel&eacute;s KONDE (Ko n&rsquo;d&eacute;&nbsp;: c&rsquo;est moi). Ceux du Khasso, de <st1:personname w:st="on" productid="la Casamance">la  Casamance</st1:personname> et de <st1:personname w:st="on" productid="la Gambie">la  Gambie</st1:personname> (<st1:personname w:st="on" productid="la Guin&#65513;e">la  Guin&eacute;e</st1:personname> aussi) se glorifieront du nom KHONTE (Kho n&rsquo;t&eacute;). A travers toutes ces variantes dialectales, &laquo;&nbsp;n&eacute;, n&rsquo;t&eacute;, n&rsquo;d&eacute;&nbsp;&raquo; signifient la m&ecirc;me chose (moi). Aussi, nous pouvons constater<span style="">&nbsp; </span>ais&eacute;ment que les KANOUTE les KHONTE, KHONDE appartiennent &agrave; la m&ecirc;me lign&eacute;e, celle des oncles de Soundiata (Maghan Konat&eacute;).<span style="">&nbsp; </span>Sogo-sogo simbo, le fondateur de l&rsquo;empire du Mali naquit et mourut &agrave; Dakadiala et nom &agrave; Niani en Guin&eacute;e, m&ecirc;me s&rsquo;il s&eacute;journera longtemps dans cette capitale.<span style="">&nbsp; </span>L&rsquo;emplacement de Dakadiala se trouve de l&rsquo;autre c&ocirc;t&eacute; du fleuve Niger passant pr&egrave;s de Kangaba.<span style="">&nbsp; </span></p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est la zone appel&eacute;e Ouassoulou &ndash;S&eacute;lingu&eacute;. Enfin, nous ne pourrions aider les N&rsquo;Golossiw &agrave; retrouver leur identit&eacute; sans faire les louanges des TRAORE, nos oncles (notre m&egrave;re &eacute;tait Dansira DEMBELE) Disons le tout de suite. La victoire des DIARRA serait totale au rendez-vous de S&eacute;gou si leurs cousins ne s&rsquo;armaient pas d&rsquo;arguments convaincants. D&rsquo;ailleurs, nous ont ils donn&eacute; femme, comme l&rsquo;exige la coutume&nbsp;? Pour cela, ne m&eacute;ritent-ils pas d&rsquo;&ecirc;tre apostroph&eacute;s et ironis&eacute;s par leurs parents &agrave; plaisanteries&nbsp;?<span style="">&nbsp; </span></p>
<p>Mais, tout compte fait, n&rsquo;ayant plus besoin de femme<span style="">&nbsp; </span>&agrave; notre &acirc;ge nous avons choisi d&rsquo;accomplir notre devoir de neveu en ne les laissant pas &laquo;&nbsp;dans les mains&nbsp;&raquo; de ceux qui n&rsquo;attendent que l&rsquo;occasion pour &laquo;&nbsp; les manger&nbsp;&raquo;. Auparavant des questions m&eacute;ritent d&rsquo;&ecirc;tre pos&eacute;es &agrave; nos oncles auxquelles, ils ne sont pas tenus de r&eacute;pondre. C&rsquo;est pour leur donner tout juste des id&eacute;es afin de relever de d&eacute;fi que leur a lanc&eacute; (amicalement) Oumou DIARRA dans sa page publicitaire sur l&rsquo;O.RT.M. Pourquoi les Traor&eacute;, Demb&eacute;l&eacute;, Ouattara, San&eacute; Man&eacute;, Ou&eacute;draogo, Farota ne rappelleraient-ils pas eux m&ecirc;mes les hauts faits d&rsquo;armes de leurs anc&ecirc;tres, Touramaghan et Kank&eacute;djan&nbsp;? Pour laver l&rsquo;affront fait &agrave; Soundjata et au Mand&eacute; entier, Touramaghan n&rsquo;a t-il pas guerroy&eacute; &agrave;<span style="">&nbsp; </span>Bass&eacute;, vaincu et d&eacute;capit&eacute; Bassi COULIBALI dit FALL, connu sous le nom de Djolofing Mansa, roi du Djolof&nbsp;? O&ugrave; &eacute;taient les KONE-Kassaoura&nbsp;? </p>
<p>Nos oncles ont ils tant peur de lions dompteurs de lions, briseurs de gros os, buveurs de sang frais&nbsp;? Ont ils oubli&eacute; que les Kanout&eacute; Kon&eacute; n&rsquo;ont pu vaincre eux-m&ecirc;mes, malgr&eacute; leur bravoure, leur s&oelig;ur Do Kamissa m&eacute;tamorphos&eacute;e en buffle&nbsp;? (Do sigui). Est il besoin d&rsquo;ajouter que le buffle tua de nombreux Kon&eacute; pourtant chasseurs distingu&eacute;s&nbsp;? Ne fut-il pas abattu par Dan Massa Woulani alias Touramaghan, fr&egrave;re cadet de Kank&eacute;djan dit Danmassa Woulan Tamba. N&rsquo;est-il pas inutile de r&eacute;v&eacute;ler (secret de polichinelle) que Sogolon Koudouma fut offerte comme troph&eacute;e par les Kon&eacute; aux valeureux chasseurs venus de Barazan&nbsp;? </p>
<p>Ces derniers ne l&rsquo;ont ils pas c&eacute;d&eacute;e &agrave; Farakoro Maghan K&eacute;gni, p&egrave;re de Soundjata&nbsp;? Dans ce combat amical entre Diarra et Traor&eacute;,<span style="">&nbsp; </span>personne n&rsquo;a jamais perdu et personne ne perdra jamais. Un cousinage est n&eacute; de l&rsquo;affrontement du buffle et des chasseurs originaires du Gangaran (Kita). Ce &laquo;&nbsp;sanankouya&nbsp;&raquo; doit &ecirc;tre maintenu et sauvegard&eacute;. Il faut le communiquer &agrave; nos enfants car comme le dit le sage&nbsp;: &laquo;&nbsp;Un peuple commence &agrave; aller en d&eacute;cadence d&egrave;s qu&rsquo;il tourne le dos aux valeurs qui font sa grandeur&nbsp;&raquo; Les TRAORE ont gagn&eacute; sur les Kon&eacute; pour avoir terrass&eacute;s le buffle et lib&eacute;r&eacute;s les Kanout&eacute; de la peur et des exactions de Do Kamissa. </p>
<p>De leur c&ocirc;t&eacute;, les Diarra ont permis le rayonnement du Mali en engendrant par l&rsquo;interm&eacute;diaire de Sogolon, le plus grand roi du monde apr&egrave;s Djouloukara Na&iuml;ni ou Alexandre le grand comme le disent les griots. Tout le monde doit s&rsquo;impliquer aux c&ocirc;t&eacute;s des Diarra pour la r&eacute;ussite de ce grand rassemblement. Nous souhaitons que des regroupements de ce genre se multiplient dans notre pays pour asseoir la coh&eacute;sion et un climat apais&eacute;. Il est difficile de parler au Mali d&rsquo;un clan sans que les autres ne se sentent concern&eacute;s&nbsp;? Personne chez nous n&rsquo;a jamais r&eacute;alis&eacute; de grandes &oelig;uvres sans la participation des autres. </p>
<p>Chaque fois qu&rsquo;on relate l&rsquo;histoire d&rsquo;un clan ou d&rsquo;une tribu, tout le<span style="">&nbsp; </span>monde retrouve ses origines et apprend &agrave; se conna&icirc;tre. Les Kagolo se sont rassembl&eacute;s &agrave; Bamako, il y a peu de temps. Ils ont &eacute;chang&eacute; sur la vie et la forte personnalit&eacute; des hommes tels que Maghan CAMARA, Kaman Madi FOFANA, les Kamissoko-D&eacute;t&eacute;ba, Mountan Mamoudou Sokhona Djata Djadjiri Magassa, Komaghan Magassa, Alpha Moussa FOFANA. Leur courage leur patriotisme, leur respect pour la parole donn&eacute;e et leur sens de l&rsquo;honneur sont des richesses dans lesquelles la jeunesse, doit puiser. </p>
<p>Apr&egrave;s les Kagolo, les Peuls et les Diarra, &agrave; qui le tour maintenant&nbsp;?</span></font>rn
<div style="text-align: left;">  </div>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoBodyText2"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR">Moussa Fofana, </span></strong><span lang="FR">Conseiller P&eacute;dagogique &agrave; la retraite Formateur au Coll&egrave;ge Moderne de Sincina Koutiala.</span></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoBodyText2"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR"><br /></span></strong></font></p>
<p>rn
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoBodyText2"><font size="2"><strong style=""><span lang="FR"><o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Point d&amp;amp;#039;&amp;amp;#039;Histoire &#45; La Diaspora des KAGOLO: Le Ouagadou</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/point-dhistoire-la-diaspora-des-kagolo-le-ouagadou-10699.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/point-dhistoire-la-diaspora-des-kagolo-le-ouagadou-10699.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="46156" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 11 May 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Ségovien</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2" style="font-family: Arial;">Ghana est le nom que les Arabes lui ont donn&eacute;. Ce terme est une d&eacute;formation du mot &laquo; nwana &raquo; signifiant h&eacute;ros. Ce titre a &eacute;t&eacute; attribu&eacute; d&rsquo;abords au souverain, puis a paradoxalement d&eacute;sign&eacute; la contr&eacute;e. Par ailleurs, ces m&ecirc;mes Arabes l&rsquo;appellent pays des Noirs (Kwarizmi). Cependant, la zone &eacute;tait primitivement appel&eacute;e Kagorotan ou domaine des Kagoro (Kakolo ou Kagolo). Pour les Maninka, c&rsquo;est le pays des animaux ou bagan (Baganna). Enfin, la tradition orale a retenu l&rsquo;appellation Ouagadou, pays de la v&eacute;g&eacute;tation et des troupeaux. </p>
<p>Le Ouagadou est la province englobant la majeure partie du cercle de Nara et du sud mauritanien &agrave; proximit&eacute; du Bakhounou (Ball&eacute;), et du Sambourou (Dilly). La zone s&rsquo;&eacute;tend autour de Goumbou, la ville mill&eacute;naire fond&eacute;e en 622, ann&eacute;e de l&rsquo;H&eacute;gire par deux fr&egrave;res jumeaux Boubou et Toumani venus de Dia. Les jumeaux de Dia, avant d&rsquo;atteindre Goumbou s&rsquo;&eacute;tablirent d&rsquo;abord &agrave; Gori, puis &agrave; Tambacara, dans le cercle de Y&eacute;limane, et enfin &agrave; Tanganaga, dans le cercle de Nara, entre Dilly et Ball&eacute;. Goumbou est plus ancienne que Koumbi-Saleh. Elle fut la premi&egrave;re capitale du Ouagadou. </p>
<p>Notons aussi que Koli est aujourd&rsquo;hui la plus vieille ville du Ouagadou. Les traditions locales rapportent d&rsquo;autre part que Koumbi Saleh aurait &eacute;t&eacute; b&acirc;ti sur l&rsquo;emplacement d&rsquo;une ancienne ville Kagolo du nom de Kalaka. Cette capitale &eacute;tait &agrave; ses d&eacute;buts un lieu gard&eacute; par un saint marabout du nom de Salaha ou Saleh d&rsquo;o&ugrave; le surnom donn&eacute; &agrave; la ville Koumbi- la sainte. Elle se trouvait &agrave; cent dix kilom&egrave;tres au nord-ouest de Nara. Elle est aujourd&rsquo;hui en territoire mauritanien. Lors de la fondation de Goumbou, le premier coup hache fut donn&eacute; par Djiribl&eacute; CAMARA un habitant du village kagolo de Koli. Or les g&eacute;nies des lieux avaient pr&eacute;dit la mort de celui qui abattrait le premier arbre sur le site de la future ville. Djiribl&eacute; se sacrifia et Goumbou naquit. Les Kakolo, apr&egrave;s une r&eacute;sistance acharn&eacute;e, furent les h&ocirc;tes des Sonink&eacute;, malgr&eacute; eux.</p>
<p>Le Ouagadou &eacute;tait comme aujourd&rsquo;hui, une zone essentiellement sah&eacute;lienne. Mais, avant les s&eacute;cheresses d&rsquo;antan, les s&eacute;cheresses l&eacute;gendaires, son climat &eacute;tait beaucoup plus humide et doux que de nos jours. Il y pleuvait abondamment, et les pluies assuraient un hivernage f&eacute;cond. Les greniers n&rsquo;y &eacute;taient point vides. La production r&eacute;guli&egrave;re en mil et sorgho garantissait la s&eacute;curit&eacute; alimentaire. En ces temps l&agrave;, la nature &eacute;tait couverte d&rsquo;une v&eacute;g&eacute;tation abondante. De hautes herbes et de beaux arbres poussaient partout, encadrant de vastes parcelles de terrains bien cultiv&eacute;s. De tous c&ocirc;t&eacute;s, des troupeaux d&rsquo;animaux domestiques paissaient tranquillement l&rsquo;herbe des prairies verdoyantes.</p>
<p>&nbsp;A proximit&eacute; de ces p&acirc;turages luxuriants, coulaient de grands cours d&rsquo;eau qui sillonnaient le territoire et l&rsquo;arrosaient de toutes parts et les b&ecirc;tes s&rsquo;abreuvaient dans les grandes mares de Goumbou (Khini&egrave;) de Kabida, Koumbi Saleh dans Kani-lamb&eacute; (la mare de kani). Parmi les lieux historiques, il y a Koumbi Djouf&eacute; et Khoronga ou se trouvaient les cavaliers de l&rsquo;arm&eacute;e imp&eacute;riale. Nous parlerons aussi de la vall&eacute;e l&eacute;gendaire du serpent, un fleuve disparu sous les sables (entre Goumbou et Kaloumba), o&ugrave; les chevaux de l&rsquo;&eacute;curie royale allaient boire quotidiennement. </p>
<p>Au Ouagadou existent de vieux puits : Mossi kolonw (les puits mossis). En effet pays de tradition guerri&egrave;re, le Ouagadou a su contenir les assauts des guerriers mossis mont&eacute;s sur les meilleurs chevaux de la savane. Apr&egrave;s des batailles sanglantes, les Kagolo les ont refoul&eacute;s jusqu&rsquo;aux bords du lac D&eacute;bo qu&rsquo;ils ont travers&eacute; pour ne plus revenir. Enfin, retournons au Kagorotan ou Ouagadou primitif. Tout y chantait le bonheur, la nature, les b&ecirc;tes et les hommes. Tout y refl&eacute;tait la richesse. Tout y respirait la sant&eacute;. C&rsquo;&eacute;tait le domicile de l&rsquo;abondance et de la prosp&eacute;rit&eacute; (h&egrave;re ni baden so, disent les narrateurs).</p>
<p><span style="font-weight: bold;">Les Kagolo</span><br style="font-weight: bold;" /><br />Les sonink&eacute;s ne sont pas les autochtones du Ouagadou. A leur arriv&eacute;e dans la zone, ils trouv&egrave;rent sur place les Kagolo. Quelle signification les traditionalistes donnent ils &agrave; ce mot ? Tout son sens se trouve dans cette phrase &laquo; munun tun b&egrave; Ouagadou ka K&ocirc;r&ocirc; &raquo;) Ceux qui vivaient anciennement au Ouagadou, c&rsquo;est &agrave; dire les aborig&egrave;nes). Les Sarakhol&eacute; disent d&rsquo;eux qu&rsquo;ils sont les gens de la grande maison, les autochtones (ka khor&egrave; n&rsquo;s&eacute;run). Les Kagolo seraient arriv&eacute;s dans notre pays dans les premi&egrave;res vagues des migrations qui ont conduit les populations noires de l&rsquo;Egypte en d&eacute;clin, du Soudan (Darfour) vers l&rsquo;Ouest africain (Bafour). </p>
<p>L&rsquo;anc&ecirc;tre commun des Kagolo se nommait Maghan Camara. Ce patriarche eut plusieurs enfants. Nous citerons ceux que nous avons eu la chance de conna&icirc;tre : Fofana Kanindio (Fofana veut dire premier en sonink&eacute; c&rsquo;est l&rsquo;a&icirc;n&eacute; des enfants de Maghan) Camara Dans&ocirc;k&ocirc; (Dans&ocirc;k&ocirc; chasseur distingu&eacute;), Kamassoko ou Kamissoko D&eacute;t&eacute;ba (D&eacute;t&eacute;ba : pur sang), Mountan Mamoudou, Sokhona Diaba&hellip;.Ainsi, au Kagorotan, les noms claniques &eacute;taient les suivants : Fofana, Camara, Kamissoko, Bagayogo, Doumbia, Djit&egrave;, Sinayogo, Kamit&eacute;, Dagnon, Kant&eacute;, Kamat&eacute;, Konat&eacute;, Kanout&eacute;, Kwat&eacute; (Kouyat&eacute;)&hellip;.. </p>
<p>Ces clans kagolo lutt&egrave;rent avec acharnement pour pr&eacute;server leur sol des agressions venues de l&rsquo;ext&eacute;rieur. Ils durent subir les coups rudes de Diab&eacute; Ciss&eacute; et ses compagnons. Apr&egrave;s de durs combats, le Kagorotan connut la domination sonink&eacute;. Par la suite, l&rsquo;ass&egrave;chement progressif provoqu&eacute; par les s&eacute;cheresses l&eacute;gendaires (catastrophiques) contraignit les Kagolo &agrave; s&rsquo;exiler. Ils fuirent en masse vers le Mand&eacute; devenant du coup des Maninka (habitants, de Mani. Cette ville portera le nom Niani &agrave; l&rsquo;&eacute;poque de Soundjata). Niani se trouve en territoire guin&eacute;en &agrave; la fronti&egrave;re avec le Mali. </p>
<p>Ainsi, les Kagolo actuels sont : Fofana, Camara, Magassa, Sissoko (m&ecirc;me si certains aujourd&rsquo;hui sont assimil&eacute;s &agrave; d&rsquo;autres ethnies. A partir des patronymes venus du Ouagadou, il se produisit au Mand&eacute; d&rsquo;autres divisions claniques : (Konat&eacute; &ndash; Couloubali, Ke&iuml;ta) Kanout&eacute; (Diarra, Kon&eacute;, Kond&eacute;, Kont&eacute;, N&rsquo;Diaye) Camara Dans&ocirc;k&ocirc; (Traor&eacute; Demb&eacute;l&eacute;, Diop, Kan&eacute;, Man&eacute;. En r&eacute;sum&eacute;, le Ouagadou fut la patrie des Kagolo (ce mot n&rsquo;est pas sonink&eacute;). Autour de ce noyau, les Sarakhol&eacute;s ont constitu&eacute; un puissant empire qui s&rsquo;est d&eacute;velopp&eacute; entre l&rsquo;an 300 de notre &egrave;re et sa chute ayant co&iuml;ncid&eacute; avec le r&egrave;gne de Soundjata (1235) et, peut &ecirc;tre avant cela, au moment de son d&eacute;clin qui correspond &agrave; la p&eacute;riode de la Jihad almoravide (1076).</p>
<p><span style="font-weight: bold;">La dignit&eacute; du kagolo, c&rsquo;est le carquois et l&rsquo;arc</span></p>
<p>Kagolo dank&eacute; ye ton ni kala ye (la dignit&eacute; du kagolo, c&rsquo;est le carquois et l&rsquo;arc). Les Kagolo &eacute;taient &agrave; l&rsquo;origine de grands agriculteurs (Samokow), mais aussi de grands chasseurs (donsow) et des guerriers redoutables. De nos jours encore, les musiciens du Sahel &eacute;voquent leurs hauts faits d&rsquo;armes. La griotte Kagolo de Mourdiah (Nara) Djallou Damba (Damba et Sakiliba sont les f&eacute;minins de Sissoko) dans une jolie chanson vante le m&eacute;rit&eacute; des Kakolo d&rsquo;autrefois. Elle met un accent particulier sur leur adresse &agrave; la chasse et leur bravoure &agrave; la guerre, en rappelant que la singularit&eacute; du Kagolo, ce qui le diff&eacute;renciait des autres, sa dignit&eacute;, c&rsquo;&eacute;tait le carquois et l&rsquo;arc. Le &laquo; danb&eacute; &raquo;, nous explique Wa Kamissoko de Kirina, repose sur de bons principes, la d&eacute;cence, la dignit&eacute; que l&rsquo;on tient de ses origines. </p>
<p>Les Kagolo &eacute;taient attach&eacute;s &agrave; cette dignit&eacute; qu&rsquo;ils n&rsquo;&eacute;changeaient contre rien, rench&eacute;rit Djeli Baba Sissoko. Fiers combattants, les Kagolo se battaient jusqu&rsquo;&agrave; la mort. C&rsquo;est pourquoi ils pay&egrave;rent un lourd tribut &agrave; la guerre. Dans les troupes d&rsquo;El Hadji Oumar, des Kagolo nouvellement convertis &agrave; l&rsquo;islam formaient un maillon important. Ils faisaient partie de l&rsquo;&eacute;lite. Ici nous parlerons d&rsquo;Alpha Moussa Fofana et de Djadjiri Magassa. A Wo&iuml;tala, le second nomm&eacute; se fit remarquer contre l&rsquo;arm&eacute;e de S&eacute;gou au cours de durs combats. Gouverneur de Djenn&eacute; sous le r&egrave;gne d&rsquo;Amadou, Alpha Moussa obligea les conqu&eacute;rants fran&ccedil;ais &agrave; se battre pour s&rsquo;emparer de la ville. Komaghan Magassa p&eacute;rit dans la vaillance &agrave; Hamdallaye. </p>
<p>La fiert&eacute; de ce guerrier &eacute;tait celle d&rsquo;Artaban. Son courage l&eacute;gendaire est encore chant&eacute; par les troubadours : &laquo; douze cavaliers ennemis, disent &ndash; ils &eacute;taient laiss&eacute;s pour Komaghan seul, dans les moments o&ugrave; la bataille devenait dure &laquo; A Gu&eacute;mou Kouta et Sakhora, les Kagoro Magassa livr&egrave;rent l&rsquo;impitoyables combats &agrave; Sira B&ocirc; souverain Massassi. &laquo; Quand la lutte fut chaude, ils s&rsquo;entrav&egrave;rent les pieds pour ne pas fuir. Ils furent tous extermin&eacute;s. Ils voulurent pr&eacute;server leur dignit&eacute; m&ecirc;me au prix de leur vie. Elle le fut. </p>
<p>Ce courage suicidaire leur a valut leur nom Magassa, d&eacute;formation de l&rsquo;expression peule &laquo; fagassa (jusqu&rsquo;&agrave; la mort). Bien que n&rsquo;ayant pas &eacute;t&eacute; sollicit&eacute;s par leurs voisins bamanan, pendant le soul&egrave;vement du B&eacute;l&eacute;dougou contre l&rsquo;occupation fran&ccedil;aise, les Kagolo s&rsquo;&eacute;taient pr&eacute;sent&eacute;s nombreux au rendez-vous du Kh&ocirc;dialan. L&agrave;, les attendait la d&eacute;route qu&rsquo;ils partag&egrave;rent avec Koumi Dioss&eacute; TRAORE et les siens. Tous savaient du reste, que les Blancs &eacute;taient mieux pr&eacute;par&eacute;s et b&eacute;n&eacute;ficiaient de la sup&eacute;riorit&eacute; en armements. Mais les Kagolo, tout comme les Bamanan, n&rsquo;&eacute;taient pas hommes &agrave; abandonner le terrain sans se battre. </p>
<p>Alors, pourquoi les Kagolo &eacute;taient ils venus se donner &agrave; la mort sans y &ecirc;tre invit&eacute;s ? La r&eacute;ponse n&rsquo;est pas &agrave; chercher loin. Ils ne voulaient pas qu&rsquo;on reproch&acirc;t &agrave; leur descendance un mauvais acte, par exemple, le fait d&rsquo;avoir manqu&eacute; &laquo; une rencontre d&rsquo;hommes &raquo; (ti&eacute; ben). Ils craignaient plus que tout, qu&rsquo;on ne les trait&acirc;t de fils de l&acirc;ches. Ce qu&rsquo;ils ne voulaient surtout pas entendre, ce sont ces paroles : &laquo; Y a t&rsquo;il dans ce pays une personne aussi brave que le jeune homme bamanan ? </p>
<p>O&ugrave; &eacute;taient les autres quand les intr&eacute;pides guerriers du B&eacute;l&eacute;dougou bravaient les canons fran&ccedil;ais ? &raquo;. Les griots racontent la prise du village des Camara de Bassaka par les Foutank&eacute; : &laquo; Ce jour-l&agrave;, des h&eacute;ros se sont couch&eacute;s pour toujours sur le sol qu&rsquo;ils ont aim&eacute; et d&eacute;fendu jusque dans leur dernier retranchement. A Bassaka, la veill&eacute;e d&rsquo;armes a &eacute;t&eacute; suivie par des actions d&rsquo;&eacute;clat jamais &eacute;gal&eacute;es. L&rsquo;arm&eacute;e toucouleure a fr&ocirc;l&eacute; ce jour la catastrophe. Les fils de Birant&eacute;, Karounga Diawara, l&rsquo;homme aux trois tresses et ses alli&eacute;s Kagoro ont trouv&eacute; une mort h&eacute;ro&iuml;que. Nous ne pourrions terminer sans &eacute;crire quelques lignes sur la vie de ce roi guerrier Kakolo que fut Silamaghamba Ko&iuml;ta. </p>
<p>A Sorotomo (entre S&eacute;gou et Bamako), il &eacute;tablit une solide royaut&eacute;. Ses milliers de cavaliers intr&eacute;pides neutralisaient les ambitions des souverains de l&rsquo;&eacute;poque. Silamaghan b&acirc; Ko&iuml;ta, &agrave; l&rsquo;issue d&rsquo;un combat d&rsquo;homme &agrave; homme vainquit Lambidou Soma Niakhat&eacute; et mit fin &agrave; son pouvoir despotique. Pour une raison futile ce tyran tua (en le d&eacute;capitant) le p&egrave;re de sa femme Niakhal&eacute; Mouk&eacute; Traor&eacute;. Cette reine &eacute;tait d&rsquo;une beaut&eacute; sans &eacute;gale. Elle &eacute;tait &laquo; la m&egrave;re des femmes &raquo;. Niakhal&eacute; Mouk&eacute; fit appel &agrave; Silamaghamba Ko&iuml;ta qui la vengea de l&rsquo;affront subi. Lambidou Soma Niakhat&eacute; fut terrass&eacute;, attach&eacute; et humili&eacute;.</p>
<p><span style="font-weight: bold;">Le&ccedil;ons de vie</span></p>
<p>&laquo; On doit se retenir de faire tout ce dont on est capable &raquo;, dit un vieux dicton. Ces hommes dont nous avons retrac&eacute; ici le parcours ont &oelig;uvr&eacute; pour l&rsquo;accomplissement de ce que nous consid&eacute;rons aujourd&rsquo;hui comme des id&eacute;aux : d&eacute;fense des causes justes et du sol natal, rejet strict de la duplicit&eacute;, aversion pour la trahison et tout ce qui peut porter atteinte &agrave; la dignit&eacute; humaine. Ces personnages ont tous pos&eacute; des actes bons ou mauvais. Ils ont commis des exc&egrave;s, fait des erreurs. </p>
<p>De tout cela, on tirera des le&ccedil;ons qui, comme des lanternes &eacute;claireront le chemin de la jeunesse actuelle. Nos enfants retiendront que nous n&rsquo;avons pas besoin aujourd&rsquo;hui du courage suicidaire qui caract&eacute;risait ces h&eacute;ros disparus. Ils comprendront aussi que cette bravoure qui faisait la t&eacute;m&eacute;rit&eacute; correspondait &agrave; une r&egrave;gle de conduite &eacute;tablie &agrave; l&rsquo;&eacute;poque : &laquo; plut&ocirc;t  mourir  que de rejeter sur les siens la honte &raquo;. Ceux qui &laquo; descendent &raquo; de ces guerriers Kakolo ne doivent pas, apr&egrave;s avoir lu ces pages, se gonfler la poitrine en affichant une fiert&eacute; mal plac&eacute;e. </p>
<p>Disons le pour eux nous leurs p&egrave;res ; il faudrait enfin qu&rsquo;ils sachent que d&rsquo;autres hommes qui n&rsquo;&eacute;taient pas des Kagolo ont contribu&eacute; eux aussi dans le pass&eacute; &agrave; donner &agrave; notre patrie commune cette grandeur et ce prestige dont nous sommes tant fiers. Enfants du Mali descendants de b&acirc;tisseurs de trois grands empires (Ouagadou, Mand&eacute;, Songhoi) le travail de construction nationale vous incombera, quand sonnera l&rsquo;heure de vous transmettre le t&eacute;moin du relais. Notre patrie se b&acirc;tira dans le respect de l&rsquo;autre et de la diff&eacute;rence, dans la concorde, la tol&eacute;rance et avec la farouche d&eacute;termination de nos a&iuml;eux.</p>
<p>NB : Kagoro Dunbe  (Kagoro rouge, pur et dur, authentique)<br /><br style="font-weight: bold;" /><span style="font-weight: bold;">Moussa FOFANA</span>, Formateur au Coll&egrave;ge Moderne de Sincina<br />Conseiller P&eacute;dagogique &agrave; la retraite Koutiala.</p>
<p></font>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Point d’histoire – Ségou : Les descendants des vieilles familles</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/point-d%25e2%2580%2599histoire-%25e2%2580%2593-segou-les-descendants-des-vieilles-familles-10214.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/point-d%25e2%2580%2599histoire-%25e2%2580%2593-segou-les-descendants-des-vieilles-familles-10214.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="46156" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 17 Apr 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Avant d&rsquo;aborder la p&eacute;riode contemporaine qui va voir se transformer la cit&eacute; et la soci&eacute;t&eacute; africaine, voyons quels sont en 1952 les descendants des grandes familles qui dirig&egrave;rent le pays au cours de sa longue histoire.<o:p></o:p></span></font>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"><span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>On ne conna&icirc;t pas de descendants directs du Biton Mamari. On ne retrouve pas la trace des deux filles sauv&eacute;e par N&rsquo;Golo Diarra au moment du massacre des Koulibali, qui furent probablement les seuls membres de la famille qui en r&eacute;chapp&egrave;rent.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"><span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Il y a quelques ann&eacute;es, un nomm&eacute; Idrissa Koulibali, pr&eacute;tendait &agrave; S&eacute;gou-Koro, &ecirc;tre le lien le plus proche avec le premier roi de S&eacute;gou. Mais de nombreux contradicteurs ne lui permirent pas de faire &eacute;tat de cette parent&eacute; qui est des plus douteuses.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"><span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Les NGolossi par contre, ont de nombreux descendants qui vivent &agrave; S&eacute;gou et aux environs de la ville. Le plus influent est Gaoussou Diarra, assesseur<span style="">&nbsp; </span>pr&egrave;s le tribunal de S&eacute;gou, chevalier de la L&eacute;gion d&rsquo;honneur qui est consid&eacute;r&eacute; comme le plus proche parent de N&rsquo;golo Diarra. Les Toucouleurs plus pr&egrave;s de notre &eacute;poque ont un descendant direct d&rsquo;El Hadj Oumar en la personne de Mountaga Tall, chef religieux respect&eacute;, fils du sultan Amadou, fr&egrave;re de Madani et officier de la L&eacute;gion d&rsquo;honneur. Son fils Madani, musulman instruit, est consid&eacute;r&eacute; comme l&rsquo;h&eacute;ritier religieux de cette famille.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"><span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Nous avons donn&eacute; au cours de cette &eacute;tude la descendance de Mademba Sy, fama de Sansanding.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Celle d&rsquo;El Hadj Bougouni Ba, chef peul de Nampala.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Celle du Lieutenant d&rsquo;El Hadj Oumar, Moustapha, qui commanda Nioro.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"><span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Citons encore celle d&rsquo;un chef d&rsquo;arm&eacute;e toucouleur du sultan Ahmadou, Tierno Alassane, qui se distinga dans maintes batailles et dont le descendant est le m&eacute;decin Tierno Ba.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"><span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Parmi les familles influentes et estim&eacute;es de S&eacute;gou, nous citerons les suivantes qui depuis longtemps ont acquis la consid&eacute;ration des habitants, soit par le caract&egrave;re religieux de leur comportement, soit par l&rsquo;&eacute;rudition de leurs repr&eacute;sentants.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"><span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>La famille de Tierno Hady Thiam. Ce dernier &eacute;tait un &eacute;rudit qui est mort en 1925, en laissant une nombreuse post&eacute;rit&eacute; qui habite le 2<sup>&egrave;me</sup> quartier, non loin de la mosqu&eacute;e. Son fils a&icirc;n&eacute; est Amadou Moctar Thiam. La famille des Djir&eacute;, qui habite le quartier somono et qui fournit les imans de la grande mosqu&eacute;e. L&rsquo;imam actuel, Abderramane Djir&eacute;, exerce ses fonctions depuis plus de 30 ans.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">La famille des Kan&eacute;, qui habite &eacute;galement le quartier somono et dont le chef, Abdou Kan&eacute; est tr&egrave;s instruit.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Celle des Sosso, dont le vieux chef de famille. Sidi Soso, &acirc;g&eacute; de plus de 90 ans, est consid&eacute;r&eacute; comme un Saint. Il ne sort plus de sa case depuis environ 40 ans.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"><span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Son fils et son neveu, Amidou Sosso et Baba Sosso sont estim&eacute;s du monde musulman et sont tr&egrave;s instruits en arabe.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"><span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>La famille de Karamoko Niaro qui a comme chef actuel, son fils Mamadou Larbi, qui habite le 4<sup>&egrave;me</sup> quartier.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"><span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>La famille des Tour&eacute;, dont un repr&eacute;sentant Saada Tour&eacute; a cr&eacute;&eacute; il y a 4 ans une &eacute;cole arabe qui compte 200 &eacute;l&egrave;ves et est situ&eacute; au quartier Magendie.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"><span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Le grand-p&egrave;re de Saada Tour&eacute; &eacute;tait le confident et le secr&eacute;taire du sultan Ahmadou qu&rsquo;il suivi dans sa retraite.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"><span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Citons encore la famille des Sanoko. Le p&egrave;re Dramane Sanoko &eacute;tait le bijoutier du sultan Ahmadou, et avait seul, le monopole du travail de l&rsquo;or pour la famille royale. Son fils Karamoko Sanoko a &eacute;t&eacute; laur&eacute;at de la France d&rsquo;Outre-Mer &agrave; l&rsquo;exposition coloniale et a re&ccedil;u dipl&ocirc;me et m&eacute;dailles qui r&eacute;compensent sa ma&icirc;trise de bijoutier.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"><span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Chez les somonos on trouve des familles tr&egrave;s anciennes qui ont des origines diff&eacute;rentes.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Notamment les Ti&eacute;ro, bobos venus de San il y a des si&egrave;cles. Les Demb&eacute;l&eacute; venus de Minianka, les Djir&eacute; et les Kan&eacute; qui sont d&rsquo;origine Marka.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"><span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Nous ne pouvons &eacute;num&eacute;rer toutes celles qui ont un rang de notabilit&eacute; et qui composent la soci&eacute;t&eacute; instruite qui fournit les m&eacute;decins, les instituteurs, les commis, les artisans, et dans lesquelles on retrouve les Diarra, les Koulibali, les Traor&eacute;, les Diallo, les Sy, les Ciss&eacute;, les Djir&eacute;, et tant d&rsquo;autres noms &eacute;vocateurs de l&rsquo;histoire de ce pays.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 51);">Source&nbsp;: Vielle capitale</span></strong></font></p>
<p>rn
<p class="MsoNormal"><font size="2"><strong><span lang="FR" style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 51);"></span></strong><strong><span lang="FR" style="font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 51);"><o:p></o:p></span></strong></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>19 juin 1941 Nioro se souvient encore de Cheikh HAMAHOULLAH</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/19-juin-1941-nioro-se-souvient-encore-de-cheikh-hamahoullah-9947.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/19-juin-1941-nioro-se-souvient-encore-de-cheikh-hamahoullah-9947.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="46156" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 30 Mar 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sphinx</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2" style="font-family: Arial;">L''avion attend sur la piste de l''a&eacute;roport. Pour la seconde fois. Cheikh HAMAHOULLAH va s''envoler pour l''exil.</p>
<p>Tous ses adeptes ont &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute;s et regroup&eacute;s sur la place du march&eacute; de Nioro. Cruelle journ&eacute;e pour les Hamallistes ! Quel est donc ce  fauteur de troubles que l''administration coloniale isole ainsi de son pays?</p>
<p>Ouvrons le dossier...</p>
<p>Originaire de la Mauritanie. Cheikh HAMAHOULLAH est le fils d&rsquo;un colporteur et d&rsquo;une femme peule. Il na&icirc;t &agrave; Koumba, sur le Niger. Ses parents se fixent &agrave; Nioro. L''enfant est envoy&eacute; &agrave; l''&eacute;cole coranique. Il &eacute;tudie l''arabe et s''af&not;filie au tidjanisme&quot;.</p>
<p>C''est un bel homme, un lettr&eacute;, un lettr&eacute; intelligent qui va bient&ocirc;t exercer une influence d&eacute;terminante sur son entourage. Bient&ocirc;t, on vient de partout pour le rencontrer, prendre ses b&eacute;n&eacute;dictions. La conf&eacute;rence religieuse dont il est le centre a de plus en plus d''adeptes. Les autorit&eacute;s s''inqui&egrave;tent de cette influence. .. Ce marabout doit &ecirc;tre surveill&eacute;. Il pourrait bien &ecirc;tre en relations avec les Egyptiens et les Anglais&quot;. .</p>
<p>Mais Cheikh HAMAHOULLAH est un homme pieux. Et l''on se soucie moins de politique autour de lui que de querelle du chapelet &agrave; onze ou douze grains. Tout l''ouest africain est boulevers&eacute;.</p>
<p>Les tenants du hamallisme et leurs adversaires en viennent bient&ocirc;t aux affrontements. Cheikh HAMAHOULLAH fait l''objet de mesures d''in&not;ternement et d''exil.</p>
<p>La premi&egrave;re fois, c''est la C&ocirc;te d''Ivoire qui l''a accueilli. Il en est revenu en 1936. Cette fois, le 19 juin, c''est une destination inconnue qui l''at&not;tend... Il n''en reviendra jamais.</p>
<p>Depuis ce triste 19 juin 41, le nombre des fid&egrave;les du Saint homme ne cesse de grossir. On a fait dispara&icirc;tre le saint homme mais  la vertu, la pi&eacute;t&eacute; qu&rsquo;il a laiss&eacute;es comme exemples  lors de son passage sur terre sont demeur&eacute;es des souvenirs vivaces dans le c&oelig;ur de ses fid&egrave;les et de tous les  musulmans de l&rsquo;ex-Afrique occidentale fran&ccedil;aise. Ils  se souviendront toujours de  lui</p>
<p>A.D<br /></font>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Point d&amp;amp;#039;&amp;amp;#039;Histoire &#45; DIAKA, Premier Habitat des SONINKE ou la Fondation des COLONIES</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/point-dhistoire-diaka-premier-habitat-des-soninke-ou-la-fondation-des-colonies-9873.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/point-dhistoire-diaka-premier-habitat-des-soninke-ou-la-fondation-des-colonies-9873.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="46156" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 23 Mar 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Ségovien</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2" style="font-family: Arial;">Moussa Fofana est un vieux routier de l&rsquo;enseignement. Originaire de Nara et install&eacute; &agrave; Koutiala o&ugrave; nous l&rsquo;avions connu, l&rsquo;ex Conseiller P&eacute;dagogique est &agrave; la retraite de nom puisqu&rsquo;il est  Formateur au Coll&egrave;ge Moderne de Sincina. Vous aviez d&eacute;couvert plusieurs de ses &oelig;uvres dans ces colonnes. Notre collaborateur animera d&eacute;sormais une rubrique intitul&eacute;e &laquo; POINT D&rsquo;HISTOIRE &raquo; qui servira de rep&egrave;re pour notre g&eacute;n&eacute;ration.</p>
<p><span style="font-weight: bold;">DIAKA, PREMIER HABITAT DES SONINKE OU LA FONDATION DES COLONIES</span><br style="font-weight: bold;" /><br />Enfin, quand Mama Dinga et ses compagnons  parvinrent au terme de leur long d&eacute;placement ils choisirent comme premier habitat Diaka (Macina) du nom du bras du fleuve Niger allant de Diafarab&eacute; au lac D&eacute;bo. Ils y fond&egrave;rent les localit&eacute;s de Dj&eacute;nn&eacute;-Djeno (l&rsquo;ancien site de Djenn&eacute;, situ&eacute; &agrave; deux kilom&egrave;tres au Sud Est de la ville actuelle) ensuite de Dia, (il y a plus de cinq mille ans, s&ucirc;rement l&rsquo;une des plus anciennes villes de notre pays) enfin Choua (Assouan), et Saye. Ce village est maintenant habit&eacute; par les Bamanans. Mais il faut comprendre que la r&eacute;gion de S&eacute;gou fut d&rsquo;abord un pays Marka avant d&rsquo;&ecirc;tre envahie par d&rsquo;autres groupes ethniques : Peuls et Bamanans. </p>
<p>Ces derniers, venus du Nord de la C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire, s&eacute;journ&egrave;rent dans la zone de Djenn&eacute; avant de venir occuper celle de S&eacute;gou en cohabitation avec les Sonink&eacute;s et &agrave; une &eacute;poque relativement r&eacute;cente (fin du seizi&egrave;me si&egrave;cle). Ils se fix&egrave;rent en quatre endroits (S&eacute;k&ocirc;r&ocirc;, S&eacute;bougou, S&eacute;koura et S&eacute;gou Sik&ocirc;r&ocirc;) &agrave; c&ocirc;t&eacute; de neuf c&eacute;l&egrave;bres villes Marka (1-Dougouba ou Marakadougouba, anciennement d&eacute;sign&eacute;e sous le nom de Taa. 2-Kokou. 3-Kirango Markala. 4-Boussin. 5-Togou. 6-Sok&eacute; Markala. 7-Koyila. 8-Fougannin. 9-Sama Markala. &laquo; Le peuplement dans le pays de S&eacute;gou est tr&egrave;s ancien. Bien des villages actuels reconnaissent s&rsquo;&ecirc;tre install&eacute;s, il y a plusieurs si&egrave;cles, sur d&rsquo;anciens sites plus ou moins tomb&eacute;s en ruines. Parmi les plus anciens habitants de la r&eacute;gion, on retient les Boso et les Marka &raquo; (Bazin Jean. Recherche sur les formations socio politiques anciennes en pays bamanan).</p>
<p><span style="font-weight: bold;">Dian&eacute; (la petite Dia)</span></p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, elle s&rsquo;appelle Djenn&eacute; et fut cr&eacute;&eacute;e bien plus tard par la tribu Sarakol&eacute; venue de Dia et dirig&eacute;e par Nono (les Nononk&eacute;). Les Bwa ou Bobo qui habitaient le plateau de Kanafa avant la fondation de la ville, en l&rsquo;an huit cents, se retir&egrave;rent vers la zone non inond&eacute;e c&rsquo;est &agrave; dire S&eacute;var&eacute;, Barb&eacute;, Konio, Madiama et leur pays actuel (Tominian, Boura, Mahou.) Partant des rives du Niger &agrave; l&rsquo;Est, la migration Sonink&eacute; s&rsquo;effectua jusqu&rsquo;aux confins du S&eacute;n&eacute;gal &agrave; l&rsquo;Ouest. Elle fut provoqu&eacute;e par quatre grandes s&eacute;cheresses qui survinrent vers 1700, 700 et 220 avant J&eacute;sus Christ et en l&rsquo;an 527 de notre &egrave;re. Pendant l&rsquo;avant derni&egrave;re s&eacute;cheresse les Sarakol&eacute;s abandonn&egrave;rent Diaka pour aller fonder des colonies agricoles dans le secteur o&ugrave; se trouvent aujourd&rsquo;hui Bassikounou, N&eacute;ma et Oualata en territoire mauritanien. </p>
<p>Ainsi, apr&egrave;s plusieurs p&eacute;r&eacute;grinations, Dinga parvint au lieu dit Daraga, dans le Kingui, pr&egrave;s de la mare de Diokha, entre Nioro et Kayes. Il devient l&rsquo;alli&eacute; du g&eacute;nie de cette mare : Fatoungann&eacute;. Cette alliance lui permit d&rsquo;avoir des pouvoirs immenses. Dinga &eacute;pousa les trois filles du g&eacute;nie : Katana Boro, Diagana Boro, Sananguil&eacute; Goun&eacute; Khousso. La deuxi&egrave;me fille de Fatoungann&eacute; lui donna cinq fils : Maghan Diab&eacute;, Maghan Tan&eacute;, Maghan Tan&eacute; Fankant&eacute;, Maghan Mamari, Maghan Kaya.</p>
<p><span style="font-weight: bold;">La conqu&ecirc;te du Ouagadou</span></p>
<p>Le Ouagadou est la province qui couvre la majeure partie du cercle de Nara. Il s&rsquo;&eacute;tend autour de Gounbou, la ville mill&eacute;naire, son centre vital et occupe une bonne superficie du Sud Mauritanien. Ouagadou, d&eacute;nomination retenue par la tradition orale signifie pays de la v&eacute;g&eacute;tation et des troupeaux. Le nom authentique de cette zone ancienne est Kagorotan domaine des Kagoro ou autochtones. Ces aborig&egrave;nes furent les anc&ecirc;tres de ceux qui deviendront les Maninkas apr&egrave;s l&rsquo;exode des populations du Ouagadou vers le Mand&eacute; (Maninka, habitant de Mani, village cr&eacute;&eacute; apr&egrave;s celui de Kirikoroni). Les Arabes l&rsquo;appellent &laquo; Kwarizmi &raquo; (pays des Noirs) ou encore Ghana. D&rsquo;o&ugrave; vient cette appellation ? Pendant la domination sonink&eacute;, le territoire s&rsquo;&eacute;tendait des rives du fleuve Niger (Djoliba) aux bords du S&eacute;n&eacute;gal (Bafing) jusqu&rsquo;au Nord de leurs deux boucles divergentes. </p>
<p>A cause de sa puissance, le Tounka &eacute;tait glorifi&eacute; par ses sujets du titre prestigieux &laquo; nwana &raquo; ou h&eacute;ros. C&rsquo;est ce terme que la transcription arabe a chang&eacute; en Ghana et qui a &eacute;t&eacute; attribu&eacute; au pays. De leur c&ocirc;t&eacute;, les habitants du Mand&eacute; qui ont abandonn&eacute; la r&eacute;gion l&rsquo;appellent Baganna, pays des bagan ou animaux. A la mort de Dinga, le benjamin Diab&eacute; Ciss&eacute; avait &eacute;t&eacute; choisi pour lui succ&eacute;der. C&rsquo;&eacute;tait au d&eacute;triment de son a&icirc;n&eacute; T&eacute;r&eacute;khin&eacute; Sokhona. Ce dernier abandonna la troupe et alla s&rsquo;installer ailleurs. Donc, quand le dernier fils du patriarche arrivait au Kagorotan, il &eacute;tait suivi de quarante quatre clans, des autres enfants de Dinga et de trois cent trois clans d&rsquo;esclaves. Maghan Diab&eacute; entreprit alors la conqu&ecirc;te du Ouagadou. Les Kagoro, redoutables guerriers s&rsquo;oppos&egrave;rent obstin&eacute;ment aux Sonink&eacute;s en leur livrant d&rsquo;effroyables combats. De nombreuses populations du Ouagadou choisirent l&rsquo;exode en  Gambie (Fabalidoumb&egrave;, lieu mystique situ&eacute; &agrave; Niani sur Gambie), au Mand&eacute;, au Kaarta. </p>
<p><span style="font-weight: bold;">La constitution de l&rsquo;empire</span><br style="font-weight: bold;" /><br />Apr&egrave;s la longue p&eacute;riode des Boula, Diab&eacute; fut  le premier sonink&eacute; et ce sont les Wagu&eacute;, descendants de Dinga Kh&ocirc;r&egrave; qui se succ&egrave;deront au tr&ocirc;ne de la cr&eacute;ation de l&rsquo;empire &agrave; sa disparition. Ils &eacute;taient surnomm&eacute;s Tounka, Maghan, Ouagadou Niamey. Les Wagu&eacute; savaient faire preuve de retenue et de dignit&eacute;. Ils n&rsquo;avaient pas amass&eacute; de fortunes pour eux m&ecirc;mes. Ils regroupaient les clans suivants : Sokhona, Tour&eacute;, Dian&eacute;, Khouma, Ciss&eacute;, B&eacute;r&eacute;t&eacute;. <br />La plupart portaient des noms significatifs : Tour&eacute; (&eacute;l&eacute;phant), Dian&eacute; (fouet, par extension gouma ou b&acirc;ton de commandement de Garabara Dian&eacute; au moment de la migration sonink&eacute;), B&eacute;r&eacute;t&eacute; (aujourd&rsquo;hui Berth&eacute;) signifie &laquo; tout petit dans la langue des Kagoro &raquo;. </p>
<p>Les B&eacute;r&eacute;t&eacute; &eacute;taient les enfants m&eacute;tis de Mama Dinga. Le premier Tounka de ce clan qui montait sur le tr&ocirc;ne n&rsquo;avait pas atteint la majorit&eacute;, d&rsquo;o&ugrave; ce nom B&eacute;r&eacute;t&eacute;. Les Ciss&eacute; ont &eacute;t&eacute; les plus illustres ayant port&eacute;s l&rsquo;empire &agrave; son apog&eacute;e. Ici, nous faisons allusion &agrave; Kaya Maghan (ou plus exactement Kangu&eacute; Maghan). Kangu&eacute; (or), Maghan (roi ou empereur), Ciss&eacute; (propri&eacute;taire du cheval blanc ; Si veut dire cheval en sonink&eacute;). Kaya Maghan Ciss&eacute; &eacute;tait le fils de Bentigui Doucour&eacute;. D&rsquo;apr&egrave;s les traditions locales rapport&eacute;es par Delafosse &laquo; le roi du clan Kara qui r&eacute;gnait vers la fin du huiti&egrave;me si&egrave;cle, tua pour une raison futile un Sonink&eacute; nomm&eacute; Bentigui Doucour&eacute;, serviteur pr&eacute;f&eacute;r&eacute; du Premier Ministre, chef du clan Gama. Ce dernier cacha alors la veuve de Bentigui qui &eacute;tait enceinte. </p>
<p>Puis, lors de la naissance de son fils, il alla le cacher au loin dans un campement de cultures. Cet enfant, devenu homme tua l&rsquo;assassin de son p&egrave;re et prit le pouvoir sous le nom de Kaya Maghan Ciss&eacute; &raquo;. Il est bon de citer en plus de Diab&eacute; Ciss&eacute; et Kaya Maghan, certains empereurs qui m&eacute;ritent d&rsquo;&ecirc;tre connus ; Tounka M&eacute;nin, Tounka Bessi, Tounka Kamissa. Le Tarikh El Fettach donne la description des &eacute;curies royales de cet empereur &laquo; chacun des mille chevaux ne se couchait que sur une natte. Chacun portait au cou et &agrave; la patte une corde de soie. Chaque cheval disposait d&rsquo;un pot en cuivre pour uriner et avait aupr&egrave;s de lui trois personnes attach&eacute;es &agrave; son service&hellip;.. &raquo;. </p>
<p>Il faut souligner aussi que les Sokhona, descendants de Dinga et de T&eacute;r&eacute;khin&eacute; n&rsquo;ont pu r&eacute;gner que par quelques empereurs comme Djamb&eacute;r&eacute; Sokhona. Pour terminer, notons que le cheval (si en sonink&eacute;) fut une pi&egrave;ce ma&icirc;tresse dans les guerres de conqu&ecirc;te et l&rsquo;expansion du Ouagadou. A Koumbi Djouf&eacute; ou encore Koumbi Djoufi situ&eacute;e &agrave; soixante treize kilom&egrave;tres de l&rsquo;Ouest de Nara et &agrave; Khoronga dans la direction de Nioro se trouvait la cavalerie de l&rsquo;empire. Les enfants de ces guerriers mont&eacute;s sur des chevaux sont aujourd&rsquo;hui les Sylla, Simaga (cheval royal), Sissako, Sadessi, Ciss&eacute;, Simpara, Souar&eacute;, Yaressi, Gandessi.</p>
<p><span style="font-weight: bold;">(Prochainement : Le P&egrave;lerinage de la Diaspora des Diarra &agrave; S&eacute;gou)</span><br style="font-weight: bold;" /></font>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>POINT D&amp;amp;#039;&amp;amp;#039;HISTOIRE : Histoire du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/point-dhistoire-histoire-du-mali-9273.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/point-dhistoire-histoire-du-mali-9273.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="46156" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 05 Feb 2007 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2" style="font-family: Arial;">Le Mali poss&egrave;de une histoire riche et relativement bien connue. Il a &eacute;t&eacute; le si&egrave;ge de trois grands empires : l''Empire du Ghana, l''Empire du Mali et l''Empire songha&iuml;. </p>
<p>&Agrave; partir de la deuxi&egrave;me moiti&eacute; du XIXe si&egrave;cle et jusqu''en 1959, il fut une colonie fran&ccedil;aise (Soudan fran&ccedil;ais) ; puis il forme avec le S&eacute;n&eacute;gal la F&eacute;d&eacute;ration du Mali, ind&eacute;pendante en juin 1960. En ao&ucirc;t 1960 la f&eacute;d&eacute;ration est dissoute et la r&eacute;publique du Mali proclam&eacute;e par Modibo Ke&iuml;ta. </p>
<p>Entre 1968 et 1991, le Mali subit la dictature de Moussa Traor&eacute;. Il est renvers&eacute; par Amadou Toumani Tour&eacute; qui, apr&egrave;s une p&eacute;riode de transition restaure la d&eacute;mocratie avec l''&eacute;lection d''Alpha Oumar Konar&eacute; en 1992. </p>
<p>Le Mali poss&egrave;de une histoire riche et relativement bien connue. Il a &eacute;t&eacute; le si&egrave;ge de trois grands empires : l''empire du Ghana, l''empire du Mali et l''empire Songha&iuml;. Il sera par la suite une colonie fran&ccedil;aise. Quelques ann&eacute;es apr&egrave;s l''ind&eacute;pendance, il subira la dictature de Moussa Traor&eacute; avant de conna&icirc;tre un r&eacute;gime d&eacute;mocratique depuis le d&eacute;but des ann&eacute;es 1990. </p>
<p><span style="font-weight: bold;">Pr&eacute;histoire </span><br style="font-weight: bold;" /><br />Les premi&egrave;res traces de peuplement humain remontent au Ve mill&eacute;naire av. J.-C.. Au IIIe mill&eacute;naire av. J.-C. les modifications climatiques entra&icirc;nent un fort afflux de populations en provenance du Sahara. </p>
<p><span style="font-weight: bold;">L''empire du Ghana </span><br style="font-weight: bold;" /><br />Aussi nomm&eacute; Ouagadou, il est &eacute;rig&eacute; par les Sarakol&eacute;s au IVe si&egrave;cle. Il fonde sa prosp&eacute;rit&eacute; sur le sel et l''or. L''empire se d&eacute;sagr&eacute;gera en 1076 suite aux perc&eacute;es des berb&egrave;res venus islamiser l''Afrique occidentale. <br /><br style="font-weight: bold;" /><span style="font-weight: bold;">L''Empire du Mali </span><br style="font-weight: bold;" /><br />Fond&eacute; au XIe si&egrave;cle il sera unifi&eacute; par Sundjata Ke&iuml;ta en 1222 qui proclame la Charte du Manden. &Agrave; son apog&eacute;e sous le r&egrave;gne de Mansa Moussa il s''&eacute;tendait sur une r&eacute;gion comprise entre l''oc&eacute;an Atlantique et le Niger. Ce souverain sera c&eacute;l&egrave;bre pour les fastes de son p&egrave;lerinage &agrave; la Mecque. Son arm&eacute;e &eacute;tait compos&eacute;e de 100 000 soldats. <br />La prosp&eacute;rit&eacute; de l''empire reposait sur le commerce transsaharien du cuivre, du sel, de l''or et des &eacute;toffes. Les caravanes favoriseront &eacute;galement les &eacute;changes culturels. <br />Tombouctou, Gao et Djenn&eacute; furent les centres &eacute;conomiques et culturels de cette civilisation au centre de l''islam soudano-malien. </p>
<p><span style="font-weight: bold;">L''Empire Songha&iuml; </span><br style="font-weight: bold;" /><br />Fond&eacute; par Sonni Ali Ber puis Askia Mohammed , il supplante l''empire du Mali &agrave; partir du XVe si&egrave;cle. Il s''&eacute;tend alors sur la plus grande partie du Mali actuel. En 1591 l''empire est quasiment enti&egrave;rement d&eacute;mantel&eacute; par les troupes du pacha Djouder en provenance du Maroc. <br />Succ&eacute;deront une mosa&iuml;que de petits &Eacute;tats: les royaumes bambaras de S&eacute;gou et du Kaarta, l''Empire peul du Macina, l''Empire toucouleur, le Royaume du K&eacute;n&eacute;dougou... La pratique de l''esclavage se d&eacute;veloppe pendant cette p&eacute;riode. Au XIXe si&egrave;cle les Bambaras qui comme les Dogons ont r&eacute;sist&eacute; &agrave; l''islamisation sont victimes de la guerre sainte men&eacute;e par le chef musulman El Hadj Oumar Tall. </p>
<p><span style="font-weight: bold;">La colonisation </span><br style="font-weight: bold;" /><br />En 1864, les troupes fran&ccedil;aises de Louis Faidherbe vainquent celles de El Hadj Oumar Tall &agrave; Bandiagara. <br />De 1880 &agrave; 1898, Joseph Gallieni entreprend la conqu&ecirc;te de la r&eacute;gion. La capture de Samory Tour&eacute; marque la victoire des Fran&ccedil;ais. Le Mali (sous le nom de Haut-S&eacute;n&eacute;gal-Niger) devient, en 1895, une colonie fran&ccedil;aise int&eacute;gr&eacute;e &agrave; l''Afrique Occidentale Fran&ccedil;aise avec une portion de la Mauritanie, du Burkina Faso et du Niger. Kayes devient son chef-lieu pour laisser la place, en 1907, &agrave; Bamako. En 1920, elle est appel&eacute;e Soudan fran&ccedil;ais. </p>
<p><span style="font-weight: bold;">L''ind&eacute;pendance </span><br style="font-weight: bold;" /><br />Jusqu''&agrave; la fin de la Seconde Guerre mondiale toute activit&eacute; politique est interdite dans la colonie. En 1946 le parti ind&eacute;pendantiste du rassemblement d&eacute;mocratique africain (RDA), est cr&eacute;e &agrave; Bamako. En 1956 le Soudan fran&ccedil;ais devient une r&eacute;publique autonome de la Communaut&eacute; fran&ccedil;aise. <br />Le 17 janvier 1959 il forme avec le S&eacute;n&eacute;gal la F&eacute;d&eacute;ration du Mali qui proclame son ind&eacute;pendance le 20 juin 1960. Cette f&eacute;d&eacute;ration &eacute;clate quelques mois plus tard et la r&eacute;publique du Mali est proclam&eacute;e le 22 septembre 1960. Le pays devient membre de l''Organisation des Nations unies quelques jours plus tard. Le nationaliste africain Modibo Ke&iuml;ta en est premier pr&eacute;sident. Le pays entre alors dans la sph&egrave;re d''influence sovi&eacute;tique. <br />Le coup d''&Eacute;tat </p>
<p>En novembre 1968, l''&eacute;chec de la politique &eacute;conomique de Modibo Ke&iuml;ta entra&icirc;ne un coup d''&Eacute;tat militaire qui porte au pouvoir Moussa Traor&eacute;. <br />Celui-ci instaure un r&eacute;gime autoritaire qui se r&eacute;v&egrave;le incapable de r&eacute;soudre les probl&egrave;mes &eacute;conomiques du pays. Le pays est touch&eacute; par des famines de 1968 &agrave; 1974, puis de 1983 &agrave; 1985. </p>
<p>Entre 1985 et 1986 le pays entre en guerre avec le Burkina Faso &agrave; la suite d''un contentieux territorial concernant la bande d''Agacher. Apr&egrave;s plusieurs mois d''&eacute;meutes et de r&eacute;bellion arm&eacute;e, le r&eacute;gime tombe le 26 mars 1991. </p>
<p><span style="font-weight: bold;">La d&eacute;mocratisation </span><br style="font-weight: bold;" /><br />Un gouvernement provisoire est mis en place pour organiser la transition. La nouvelle constitution est approuv&eacute;e par r&eacute;f&eacute;rendum le 14 f&eacute;vrier 1992. Alpha Oumar Konar&eacute; est le vainqueur de des premi&egrave;res &eacute;lections libres depuis l''ind&eacute;pendance. <br />En f&eacute;vrier 1993, Moussa Traor&eacute; est condamn&eacute; &agrave; mort (il sera graci&eacute; en 1997). </p>
<p>Suite &agrave; l''appel au boycott de l''opposition, Konar&eacute; est r&eacute;&eacute;lu avec 80 % des suffrages exprim&eacute;s en mai 1997. En mai 2002 le g&eacute;n&eacute;ral Amadou Toumani Tour&eacute;, candidat de l''opposition, est &eacute;lu au second tour pr&eacute;sident de la R&eacute;publique.<br /></font>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>DEVOIR DE SOUVENIR : Il y a 90 ans, la révolte des Bwa de 1916</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/devoir-de-souvenir-il-y-a-90-ans-la-revolte-des-bwa-de-1916-12370.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/devoir-de-souvenir-il-y-a-90-ans-la-revolte-des-bwa-de-1916-12370.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="46156" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 20 Dec 2006 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le patriote</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><o:p></o:p><span lang="FR">Le jeu en valait la chandelle car malgr&eacute; le silence qui entoure cette r&eacute;volte, comme l'a dit<span style="">&nbsp; </span>le Professeur Kamian, elle n'est pas anodine dans les ind&eacute;pendances futures de nos Etats intervenues en 1960.</span></font><br />
<h4 align="left" style="text-align: left; font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Bref historique de la r&eacute;volte de 1916</span></font></h4>
<p style="margin-left: 19pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">Comme la r&eacute;volte des Bamil&eacute;k&eacute; au Cameroun, la r&eacute;volte des Bwa est l'expression d'un ras-le-bol des populations Bwa contre les exactions de l'administration coloniale. En effet, le Bwatun n'avait jamais connu une occupation permanente, m&ecirc;me l'organisation en grandes entit&eacute;s comme les royaumes et les empires lui &eacute;tait inconnue. Le colonisateur a plut&ocirc;t occup&eacute; cette partie du Soudan<span style="">&nbsp; </span>Fran&ccedil;ais de fa&ccedil;on progressive et pacifique sans en r&eacute;alit&eacute; lever le r&eacute;gime de l'indig&eacute;nat et les travaux forc&eacute;s avec la complicit&eacute; des gardes &quot;indig&egrave;nes&quot;. D&eacute;j&agrave; les ann&eacute;es 1914, une s&eacute;cheresse avait amen&eacute; de mauvaises r&eacute;voltes. Avec la premi&egrave;re guerre mondiale (1914) la m&eacute;tropole exigea aux colonies un contingent militaire, des contributions volontaires<span style="">&nbsp; </span>(mil, arachides)..) le port du courrier s'intensifia, les travaux forc&eacute;s aussi. C'est ainsi qu'il fallait construire la route San-Tominian-B&eacute;n&eacute;na-Nouna, D&eacute;dougou-Koudougou.<o:p></o:p></font></p>
<p style="margin-left: 19pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">La r&eacute;volte &eacute;clata &agrave; Bouna (Boura) dans l'actuelle Burkina Faso. Sur le chantier, les gardes &eacute;taient impitoyables. Une femme en grossesse du nom de Tenin Coulibaly demanda la permission pour aller accoucher au village. Le garde Alamousson Diarra lui refusa la permission mais pire lui infligea des coups de cravache. Tenin sur le chantier donna naissance &agrave; un gar&ccedil;on devant les travailleurs. Une fois d&eacute;livr&eacute;e, elle aux travailleurs du chantier &quot;que moi T&eacute;nin<span style="">&nbsp; </span>je survive<span style="">&nbsp; </span>ou pas mon enfant s'appellera Hiamb&eacute;&quot; c'est &agrave; dire chef de guerre. Ecoeur&eacute; et frapp&eacute;s dans leur amour<span style="">&nbsp; </span>propre, les hommes du chantier se ru&egrave;rent sur le garde et le tue. Aussit&ocirc;t, l'alerte est donn&eacute;e dans toute la r&eacute;gion<span style="">&nbsp; </span>pour d&eacute;sormais refouler l'envahisseur. Les batailles suivantes ont eu lieu c&ocirc;t&eacute; malien :<o:p></o:p></font></p>
<p style="margin-left: 19pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">27 d&eacute;cembre<span style="">&nbsp; </span>1915 : B&eacute;n&eacute;na<o:p></o:p></font></p>
<p style="margin-left: 19pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">9 janvier<span style="">&nbsp; </span>1916 : Sabara vers Mandiakuy<o:p></o:p></font></p>
<p style="margin-left: 19pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">4 Mars<span style="">&nbsp; </span>1916 : Tominian<o:p></o:p></font></p>
<p style="margin-left: 19pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">1er<span style="">&nbsp; </span>Mai 1916 : Sienso<o:p></o:p></font></p>
<p style="margin-left: 19pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">14 juillet : Tenini<o:p></o:p></font></p>
<p style="margin-left: 19pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">16-19 Juillet<span style="">&nbsp; </span>1916 : Koro<o:p></o:p></font></p>
<p style="margin-left: 19pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2"><o:p>&nbsp;</o:p></font></p>
<p style="margin-left: 19pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">Programme de la comm&eacute;moration<o:p></o:p></font></p>
<p style="margin-left: 19pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">Au programme de la comm&eacute;moration figuraient : deux conf&eacute;rences anim&eacute;es par Mafing Kond&eacute; du Burkina Faso et l'Abb&eacute; Joseph Tandin Diarra du Mali, appuy&eacute;s par le<span style="">&nbsp; </span>Professeur Kamian sur l'historique et les impacts de la r&eacute;volte sur les Bwa le Mali, le Burkina Faso et sur le Soudan Fran&ccedil;ais voire l'Afrique.<o:p></o:p></font></p>
<p style="margin-left: 19pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">Pour la circonstance, d'&eacute;minentes personnalit&eacute;s de la communaut&eacute; Bwa du Burkina Faso ont fait le d&eacute;placement comme le triple d&eacute;cor&eacute;<span style="">&nbsp; </span>Professeur W&eacute;tian Bognounou, botaniste, parrain de la derni&egrave;re Semaine nationale culturelle de Faso. Le Docteur<span style="">&nbsp; </span>Mafong Kond&eacute; connu pour ses multiples conf&eacute;rences dans la sous-r&eacute;gion, Mlle Suzanne, Journaliste &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision nationale du Burkina Faso (RTB). Quant au Professeur Andr&eacute; Ouezzin Coulibaly, cardiologue et fils<span style="">&nbsp; </span>de feu Ouenzzin Coulibaly, grande figure de la lutte des ind&eacute;pendances, il a envoy&eacute; ses salutations et s'est excus&eacute; de son absence.<o:p></o:p></font></p>
<p style="margin-left: 19pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">De l'intervention du Repr&eacute;sentant de pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, parrain de l'&eacute;v&eacute;nement, on peut retenir : <o:p></o:p></font></p>
<p style="margin-left: 19pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">- il y des valeurs qu'on ne d&eacute;couvre nulle part que chez nous et qu'il nous faut pr&eacute;server contre vents et mar&eacute;es : le Diatiguiya, le Sinagounya, le Nagadoumounik&eacute;... comme il en existe entre les Peulh et les Bwa<o:p></o:p></font></p>
<p style="margin-left: 19pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">- l'honn&ecirc;tet&eacute;, l'amour du travail bien fait, la bravoure, valeurs sont fortement ancr&eacute;es dans les traditions<span style="">&nbsp; </span>Bo.<o:p></o:p></font></p>
<p style="margin-left: 19pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">-Le Mali o&ugrave; la tol&eacute;rance est la diversit&eacute; culturelle au lieu d'&ecirc;tre un handicap constitue une richesse incommensurable dans laquelle nous devons en permanence nous plonger. Pour preuve, dira t-il, ont pris part &agrave; cette r&eacute;volte des populations autres que les Bwa : Zi&eacute; Sogoba, Karamokodjo, El Hadj Adama Demb&eacute;l&eacute;... Enfin, il a d&eacute;clar&eacute; que les combattants Bwa et les figures comme Bazani doivent constituer des exemples pour les nouvelles g&eacute;n&eacute;rations tout<span style="">&nbsp; </span>comme le sont : Bambemba, Ti&eacute;ba, Samory, El Hadj Oumar Tall,<span style="">&nbsp; </span>Firhoun. Son voeu que la r&eacute;volte de<span style="">&nbsp; </span>1916 fournisse de la mati&egrave;re premi&egrave;re aux chercheurs de tous horizons : historiens, sociologues, anthropologues, ethnologues, artistes et romanciers... car si le B&ocirc; est connu pou r une chose, c'est son silence qui fait qu'il est souvent incompris.<o:p></o:p></font></p>
<p style="margin-left: 19pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">Dans son intervention, Me Kon&eacute; Hyacinthe du Bureau de NIIMI-Pr&eacute;sence Bwa association, organisatrice de l'&eacute;v&eacute;nement a souhait&eacute; que cette route sur laquelle la r&eacute;volte a &eacute;clat&eacute; soit<span style="">&nbsp; </span>goudronn&eacute;e pour plusieurs raisons : &agrave; savoir pour des raisons historiques. Il s'agit aussi d'une route d'int&eacute;gration non seulement pour la communaut&eacute; Bwa mais aussi pour nos deux Etats. Enfin, il s'agit d'une voie vitale pour l'&eacute;conomie du Bwatun. <o:p></o:p></font></p>
<p style="margin-left: 19pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">Pour terminer, il a r&eacute;v&eacute;l&eacute; que l'apport de cette route est pr&eacute;cieux pour l'&eacute;conomie du Mali et qu'on y gagne par cette voie environ 200 km de routes par rapport &agrave; celle de Bobo-Dioulasso.<o:p></o:p></font></p>
<p style="margin-left: 19pt; font-family: Arial;" class="MsoNormal"><font size="2">Quant au pr&eacute;sident de NIIMI, Rapha&euml;l Diarra, il a d&eacute;clar&eacute; qu'il s'agit<span style="">&nbsp; </span>par cette comm&eacute;moration d'entamer une marche vers le centenaire puis il a demand&eacute; &agrave; la communaut&eacute; Bo et &agrave; ses amis et sympathisants de leur donner un coup de main pour les pr&eacute;paratifs du centenaire. Enfin ce fut l'occasion de savourer la riche culture des Bwa en particulier la musique qui regorge de multiples genres allant du Jazz aux rythmes les plus dansants. <o:p></o:p></font></p>
<h4 align="left" style="text-align: left; font-family: Arial;"><font size="2"><span lang="FR">Alifa Habib KONE</span></font></h4>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>REVOLTE DES BOBOS : NIIMI&#45;présence BWA fête le 1er centenaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/revolte-des-bobos-niimi-presence-bwa-fete-le-1er-centenaire-12322.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/revolte-des-bobos-niimi-presence-bwa-fete-le-1er-centenaire-12322.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="46156" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 14 Dec 2006 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvel Horizon</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2" style="font-family: Arial;">Les historiens retiennent que la r&eacute;volte des Bobos en 1916 a &eacute;t&eacute; un mouvement pr&eacute;curseur de la lutte pour les ind&eacute;pendances en Afrique. Le peuple bobo, estim&eacute; &agrave; 600.000 &acirc;mes est r&eacute;parti entre le Mali et le Burkina Faso.</p>
<p>                En pr&eacute;lude &agrave; la comm&eacute;moration de ce 1er centenaire, la Communaut&eacute; &ldquo;BWA&rdquo; au Mali et &ldquo;BWABA&rdquo; au Burkina Faso ont communi&eacute; le samedi 09 d&eacute;cembre 2006 au Palais de la Culture, autour du douloureux souvenir du 90&egrave;me anniversaire de ce qui, nagu&egrave;re fut appel&eacute; la r&eacute;volte des populations du Haut S&eacute;n&eacute;gal-Niger. La c&eacute;r&eacute;monie comm&eacute;morative du 90&egrave;me anniversaire a enregistr&eacute; la pr&eacute;sence de plusieurs personnalit&eacute;s dont entre autres, les Pr Mamadou Lamine Traor&eacute;, ministre de l&rsquo;Education Nationale ; Bakary Kamian, Agr&eacute;g&eacute; d&rsquo;histoire ; l&rsquo;Ambassadeur du Burkina Faso au Mali, M. Mohamed Sann&eacute; Topan ; M. Hassen Camara, conseiller &agrave; la Pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique, repr&eacute;sentant le Chef de l&rsquo;Etat.</p>
<p>                La d&eacute;l&eacute;gation burkinab&eacute; venue sp&eacute;cialement pour la rencontre &eacute;tait conduite par le Pr Wetian Bognounou, botaniste au Faso. Trois temps forts ont marqu&eacute; la c&eacute;r&eacute;monie : le discours de bienvenue du pr&eacute;sident de l&rsquo;Associations &ldquo;NIIMI-pr&eacute;sence BWA&rdquo;, M. Rapha&euml;l Diarra, celui du repr&eacute;sentant du Chef de l&rsquo;Etat et les expos&eacute;s des conf&eacute;renciers &agrave; savoir les Dr Mafing Kond&eacute;, Joseph Tad&eacute; Diarra, auteur d&rsquo;une th&egrave;se en socio-anthropologie sur les BWA. Ces diff&eacute;rentes communications ont &eacute;t&eacute; suivies de questions-r&eacute;ponses et des contributions, le tout agr&eacute;ment&eacute; par la musique guerri&egrave;re du terroir interpr&eacute;t&eacute;e par la troupe de Sianso et le groupe de Julien Demb&eacute;l&eacute;.</p>
<p><span style="font-weight: bold;">NON A LA SECESSION</span><br style="font-weight: bold;" /><br />                D&rsquo;entr&eacute;e de jeu, le pr&eacute;sident de l&rsquo;association a tenu &agrave; lever l&rsquo;&eacute;quivoque. Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;un appel &agrave; la s&eacute;cession encore moins &agrave; un repli sur soi. Loin s&rsquo;en faut, car &ldquo;NIIMI-Pr&eacute;sence BWA&rdquo; signifie je fais partie, je compte. Faire partie de quoi, compter parmi qui ? La question soul&egrave;ve la probl&eacute;matique de l&rsquo;int&eacute;gration des minorit&eacute;s et de fa&ccedil;on g&eacute;n&eacute;rale, de l&rsquo;acculturation en Afrique.</p>
<p>                L&rsquo;association que dirige M. Rapha&euml;l Diarra milite pour un rassemblement des BWA autour de leur culture, pour le d&eacute;veloppement &eacute;conomique, spirituel et moral de leur r&eacute;gion. Il constate que le BWA, objet de beaucoup de pr&eacute;jug&eacute;s et de st&eacute;r&eacute;otypes conna&icirc;t mal ou peu sa culture. En cons&eacute;quence, il l&rsquo;invite &agrave; se redecouvrir car il ne saurait s&rsquo;int&eacute;grer &agrave; la soci&eacute;t&eacute; s&rsquo;il ne se conna&icirc;t pas lui-m&ecirc;me. M. Diarra a annonc&eacute; la c&eacute;l&eacute;bration du centenaire de la r&eacute;volte de 1916 qui servira de cadre d&rsquo;&eacute;change entre le Burkina Faso et le Mali &agrave; partir du pays bobo.</p>
<p><span style="font-weight: bold;">ROMPRE LE SILENCE POUR SE FAIRE ENTENDRE</span><br style="font-weight: bold;" /><br />                Le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, plus connu dans sa famille bobo sous le nom de Mountian, c&rsquo;est-&agrave;-dire &ldquo;l&rsquo;homme de v&eacute;rit&eacute;&rdquo;, sp&eacute;cialement invit&eacute;, n&rsquo;a pas pu honorer la c&eacute;r&eacute;monie de sa pr&eacute;sence pour raison de calendrier. &ldquo;Il s&rsquo;en excuse et m&rsquo;a charg&eacute; de vous rassurer de son soutien et de sa totale disponibilit&eacute;&rdquo;. C&rsquo;est ce qu&rsquo;a rapport&eacute; &agrave; la communaut&eacute; Bwa, M. Hassen Camara, Charg&eacute; de Mission au Cabinet de la Pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique, repr&eacute;sentant le Chef de l&rsquo;Etat. Il inscrit l&rsquo;anniversaire des 90 ans de la r&eacute;volte de 1916 dans le cadre g&eacute;n&eacute;ral de la lutte contre l&rsquo;occupation coloniale. C&rsquo;est pour cette raison qu&rsquo;il a rendu un hommage &agrave; toutes les figures embl&eacute;matiques de la lutte contre l&rsquo;occupation coloniale comme Banzani Th&eacute;ra, Adama Demb&eacute;l&eacute; dit Koula Laye, Karamoko Kodjo, Kora Th&eacute;ra, Pankourou Dakouo, Dabouwary Demb&eacute;l&eacute;, Zi&eacute; Sogoba, Babemba, Ti&eacute;ba, Firhoun etc.<br />                Cet anniversaire, dit-il, doit &ecirc;tre une occasion de partage comme ce fut le cas en 1016. La r&eacute;volte n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; l&rsquo;affaire des seuls BWA qui se caract&eacute;risent par leur loyaut&eacute;, leur bravoure, leur int&eacute;grit&eacute; et leur honn&ecirc;tet&eacute;. Pour se faire entendre, a conclu M. Camara, il faut rompre le silence.</p>
<p><span style="font-weight: bold;">POURQUOI LES BOBOS SE SONT REVOLTES ?</span><br style="font-weight: bold;" /><br />                Tour &agrave; tour, les Dr Mafing Kond&eacute;, Joseph Tad&eacute; Diarra, les Professeurs Bakary Kamian et Mamadou Lamine Traor&eacute; (pour sa contribution) ont planch&eacute; sur le d&eacute;nouement de ce qui &eacute;tait appel&eacute; la r&eacute;volte des populations du Haut S&eacute;n&eacute;gal-Niger de 1916 et ses cons&eacute;quences sur les peuples BWA et le reste des Africains. </p>
<p>Le BWA, peuple &agrave; cheval sur le Burkina Faso et le Mali serait descendant du Sonink&eacute;. On l&rsquo;estime &agrave; 600.000 &acirc;mes au moins dont 400.000 &agrave; peu pr&egrave;s au Burkina. Il est l&rsquo;un des premiers groupes ethniques.</p>
<p>                Sa structure centralis&eacute;e reste le village, le chef de la terre. Pour le BWA, la terre est sacr&eacute;e. De l&rsquo;expos&eacute; du Dr Mafing Kond&eacute;, il ressort que les signes avant-coureurs de la r&eacute;volte remontent &agrave; 1897-1898 &agrave; Massala et &agrave; Bassakongo. Dans ces villages qui seront par la suite extermin&eacute;s, des soul&egrave;vements avaient caus&eacute; la mort de colons. La r&eacute;volte proprement dite a effectivement d&eacute;marr&eacute; en 1915-1916 dans un village Dafing. En zone  BWA, son d&eacute;clencement fait suite &agrave; l&rsquo;envoi sur le chantier du travail forc&eacute;, d&rsquo;une femme &agrave; terme qui va accoucher et perdre son nouveau-n&eacute;.<br />                Les hommes qui tra&icirc;naient jusqu&rsquo;ici le pas seront motiv&eacute;s par leurs &eacute;pouses qui les boudaient au lit et finiront par quitter leur pagne en guise de protestation. C&rsquo;est alors que les hommes ont proclam&eacute; la fin de l&rsquo;oppression. La r&eacute;volte se g&eacute;n&eacute;ralise et embrase au-del&agrave; du village. Dafing, le village bobo, de D&eacute;dougou et ceux d&rsquo;ailleurs, le pays dogon, etc.</p>
<p><span style="font-weight: bold;">LES CONSEQUENCES DE LA REVOLTE DE BWA</span><br style="font-weight: bold;" /><br />                Le Professeur Bakary Kamian estime le nombre de bras arm&eacute;s &agrave; 80.000 hommes essentiellement munis de gourdins, de frondes, de hachettes, d&rsquo;arcs etc certains &eacute;chantillons ont &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute;s aux participants par les conf&eacute;renciers. Nombreux sont les r&eacute;sistants qui n&rsquo;avaient d&rsquo;arme que leur seule volont&eacute;. Certains pr&eacute;f&eacute;raient se faire enterrer vifs plut&ocirc;t que de se soumettre. Selon le Professeur Bakary Kamian, le chiffre de 23.000 tu&eacute;s n&rsquo;est pas exhaustif car de nombreux villages ont &eacute;t&eacute; enti&egrave;rement an&eacute;antis.</p>
<p>                Outre les cons&eacute;quences en pertes en vies humaines et mat&eacute;rielles, la r&eacute;volte des  BWA d&rsquo;apr&egrave;s le Dr Joseph Tad&eacute; Diarra qui travaille sur le sujet, a fait des cons&eacute;quences d&rsquo;un tout autre genre. Il y trouve par exemple l&rsquo;explication de l&rsquo;adh&eacute;sion de beaucoup de  BWA au christianisme, la religion du colon. Avant la r&eacute;volte, le  BWA avait sa croyance, ses dieux protecteurs auxquels il avait foi. A l&rsquo;issue de la r&eacute;volte qui n&rsquo;a laiss&eacute; que honte, panique ruine et d&eacute;solation, le BWA a cru bon d&rsquo;adh&eacute;rer au dieu des vainqueurs pour trouver meilleure protection.</p>
<p>                Entre autres cons&eacute;quences d&rsquo;apr&egrave;s le Dr Mafing Kond&eacute;, la r&eacute;volte a &eacute;t&eacute; le mouvement pr&eacute;curseur des luttes pour les ind&eacute;pendances un peu partout en Afrique et a inspir&eacute; le RDA (Rassemblement D&eacute;mocratique Africain). Parce que conclura le Professeur Kamian, les  BWA se sont sacrifi&eacute;s pour une cause et un id&eacute;al qui est la libert&eacute; et nulle part en Afrique, il n&rsquo;y a eu de r&eacute;volte d&rsquo;une telle ampleur.</p>
<p>Daba Balla KEITA<br /></font>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pyramides d&amp;amp;#039;Egypte : Des pierres synthétiques coulées comme du béton</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/pyramides-degypte-des-pierres-synthetiques-coulees-comme-du-beton-12259.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/pyramides-degypte-des-pierres-synthetiques-coulees-comme-du-beton-12259.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="46156" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 07 Dec 2006 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indépendant</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2"><span lang="FR" style="color: black;">Des pierres des pyramides d'Egypte ont pu &ecirc;tre fabriqu&eacute;es en pierre synth&eacute;tique et coul&eacute;es comme du b&eacute;ton, estiment des scientifiques dans la revue Sciences et Vie &agrave; para&icirc;tre vendredi, reprenant &agrave; partir de nouvelles &eacute;tudes une th&eacute;orie d&eacute;j&agrave; soulev&eacute;e &agrave; plusieurs reprises.<o:p></o:p></span></font>
<div style="text-align: left;">  </div>
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="color: black;">La composition des pierres des pyramides est <em>&quot;beaucoup plus complexe que celles des pierres des carri&egrave;res officielles&quot;</em> de Toura et de Maadi d'o&ugrave; auraient &eacute;t&eacute; extraits les &eacute;l&eacute;ments des tombeaux de Gizeh, il s'agirait de g&eacute;opolym&egrave;res, d&eacute;clare Sciences et Vie en rapportant les travaux des Pr Gilles Hug, de l'Office national d'&eacute;tudes et de recherches a&eacute;rospatiales (Onera), et Michel Barsoum, de l'universit&eacute; de Drexel &agrave; Philadelphie (USA). <o:p></o:p></span></font></p>
<div style="text-align: left;">  </div>
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="color: black;">Selon les examens aux rayons X et par torche plasma men&eacute;s par ces sp&eacute;cialistes, &quot;<em>certains micro constituants de ces pierres pr&eacute;sentent les traces d'une r&eacute;action chimique rapide ne leur ayant pas permis une cristallisation naturelle (...), une r&eacute;action inexplicable si les pierres ont &eacute;t&eacute; taill&eacute;es, mais particuli&egrave;rement compr&eacute;hensibles si l'on admet qu'elles ont &eacute;t&eacute; coul&eacute;es comme du b&eacute;ton&quot;</em>, ajoute la revue.<o:p></o:p></span></font></p>
<div style="text-align: left;">  </div>
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="color: black;">Diff&eacute;rentes techniques de microscope &eacute;lectronique ont montr&eacute; par ailleurs que <em>&quot;les spectres de diffraction des pierres pr&eacute;lev&eacute;es sur les pyramides diff&egrave;rent nettement de ceux des carri&egrave;res&quot;</em>, poursuit Science et Vie.<o:p></o:p></span></font></p>
<div style="text-align: left;">  </div>
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="color: black;">Pour un autre expert, Joseph Davidovits, chimiste &agrave; l'Institut g&eacute;opolym&egrave;re de Saint-Quentin (Aube) qui d&eacute;fend depuis 30 ans la th&egrave;se de b&eacute;ton g&eacute;opolym&egrave;re pour l'&eacute;dification des tombeaux des pharaons, des blocs de calcaire naturel reconstitu&eacute; auraient &eacute;t&eacute; coul&eacute;s sur place.<o:p></o:p></span></font></p>
<div style="text-align: left;">  </div>
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="color: black;">Ils auraient &eacute;t&eacute; constitu&eacute;s de <em>&quot;93 &agrave; 97% d'agr&eacute;gats de calcaire naturel et de 3 &agrave; 7% de liant&quot;</em>, de l'argile kaolinitique, un silico-aluminate qui se d&eacute;sagr&egrave;ge dans l'eau et auquel aurait &eacute;t&eacute; ajout&eacute; de la chaux &eacute;teinte, note la revue.<o:p></o:p></span></font></p>
<div style="text-align: left;">  </div>
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="color: black;">Un quatri&egrave;me scientifique, le physicien Guy Dumortier, des Facult&eacute;s universitaires Notre-Dame de la Paix de Namur (Belgique), conclut &eacute;galement dans Science et Vie &agrave; la th&eacute;orie de la pierre agglom&eacute;r&eacute;e. Il a en effet observ&eacute; une teneur beaucoup plus &eacute;lev&eacute;e qu'au naturel en fluor, silicium, magn&eacute;sium et sodium.<o:p></o:p></span></font></p>
<div style="text-align: left;">  </div>
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><em><span lang="FR" style="color: black;">&quot;N'en d&eacute;plaise aux &eacute;gyptologues, l'utilisation de g&eacute;opolym&egrave;re pour la construction des pyramides est la plus vraisemblable&quot;</span></em><span lang="FR" style="color: black;">, ass&egrave;ne-t-il.<o:p></o:p></span></font></p>
<div style="text-align: left;">  </div>
<p style="font-family: Arial; text-align: left;" class="MsoNormal"><font size="2"><span lang="FR" style="color: black;">Science et Vie avait d&eacute;j&agrave; provoqu&eacute; une pol&eacute;mique en 2001 en annon&ccedil;ant : <em>&quot;Les pyramides sont en fausses pierres !&quot;</em> Une chercheuse du Centre national pour la recherche scientifique (CNRS), Suzanne Raynaud, avait not&eacute; des anomalies, par rapport aux pierres des carri&egrave;res, dans les &eacute;chantillons pr&eacute;lev&eacute;s sur ces monuments.<o:p></o:p></span></font></p>
<p>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CENTENAIRE DE LA NAISSANCE DE LEOPOLD&#45;SEDAR SENGHOR : Renaissance d&amp;amp;#039;un homme multidimensionnel hors&#45;pair au service du dialogue universel</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/centenaire-de-la-naissance-de-leopold-sedar-senghor-renaissance-dun-homme-multidimensionnel-hors-pair-au-service-du-dialogue-universel-11736.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/centenaire-de-la-naissance-de-leopold-sedar-senghor-renaissance-dun-homme-multidimensionnel-hors-pair-au-service-du-dialogue-universel-11736.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="46156" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 11 Oct 2006 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indépendant</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><font size=2" style="font-family: Arial;"><span style="font-weight: bold;">&quot;Parler de Senghor, c'est avoir toujours un t&ecirc;te-&agrave;-t&ecirc;te impossible avec un homme multidimensionnel: il y a L&eacute;opold, il y a S&eacute;dar, il y a Senghor. Au professeur se sont ajout&eacute;s le po&egrave;te, puis l'homme d'Etat et l'acad&eacute;micien. </span>Il y a encore le philosophe et le th&eacute;oricien de la n&eacute;gritude. Il y a l'humaniste. Et ce n'est pas encore fini, car il y a le prisonnier de guerre et l'ancien combattant, le critique d'art, le critique litt&eacute;raire, le r&eacute;dacteur parmi les r&eacute;dacteurs de la Constitution fran&ccedil;aise&quot;. Ces mots si &eacute;logieux d'Amadou Lamine Sall, pr&eacute;sident de la Maison africaine de la po&eacute;sie internationale, &agrave; l'endroit du Pr&eacute;sident-po&egrave;te, le &quot;malobali&quot; Senghor, r&eacute;sument avec exactitude, la vie et l'&oelig;uvre de cet homme universel hors-pair auquel l'ann&eacute;e 2006 a &eacute;t&eacute; d&eacute;di&eacute;e. Et qui aurait eu 100 ans le 9 octobre dernier s'il n'&eacute;tait pas mort le 20 juin 2001.</p>
<p>Entre la mangrove et la for&ecirc;t de Ngazobil, &agrave; Joal (aujourd'hui Dyong), petite ville situ&eacute;e sur une presqu'&icirc;le sablonneuse dans l'actuelle commune de Joal-Fadiouth, &agrave; 35 km de Mbour et &agrave; 115 km de Dakar, un enfant poussa son premier vagissement il y a cent ans, le 9 octobre 1906, dominant de sa voix f&eacute;erique celle des dieux du bras de mer Mama Nguedj et de l'Atlantique. C'est que cet enfant prodige, qui, plus tard, marquera de son talent exceptionnel la vie litt&eacute;raire, culturelle, sociale et politique du S&eacute;n&eacute;gal, de l'Afrique et du monde entier, &eacute;tait d&eacute;j&agrave; un &quot;impudent&quot;, un &quot;s&eacute;dar&quot; comme le diraient les S&eacute;r&egrave;res, un &quot;malobali&quot; pour les Malink&eacute;s..</p>
<p>C'&eacute;tait sous la colonisation, &eacute;poque o&ugrave;, d'apr&egrave;s les termes de L&eacute;opold S&eacute;dar Senghor lui-m&ecirc;me, l'Occident jetait &quot;la bave et les abois&quot; de &quot;ses molosses&quot; sur les terres africaines. La m&egrave;re de Senghor, Gnilane Bakhoum, musulmane, &eacute;tait de l'ethnie des bergers peuhls de Djilor attach&eacute;s &agrave; la culture s&eacute;r&egrave;re. Son p&egrave;re, Diogoye Basile Senghor, catholique, avait 5 &eacute;pouses et 41 enfants.<br /><br style="font-weight: bold;" /><span style="font-weight: bold;">Itin&eacute;raire d'un homme hors-pair</span></p>
<p>C'est dans cette grande famille de propri&eacute;taires terriens que &quot;l'Insolent&quot; passera son enfance tendre et adul&eacute;e. Il entra &agrave; l'&eacute;cole en 1914 &agrave; l'internat de N'Gazobil chez les P&egrave;res du Saint-Esprit. Neuf ans apr&egrave;s, en 1923, il quitta le royaume de son enfance pour fr&eacute;quenter, &agrave; Dakar, le coll&egrave;ge Libermann (futur Van Vollenhoven) o&ugrave; il commen&ccedil;a &agrave; balbutier un sentiment de r&eacute;volte face &agrave; la th&eacute;orie - enseign&eacute;e par le Blancs! - selon laquelle les Noirs n'ont rien apport&eacute; &agrave; la Civilisation: &quot;C'est au coll&egrave;ge Libermann de Dakar que j'ai eu pour la premi&egrave;re fois le sentiment de la n&eacute;gritude&quot;.</p>
<p>&quot;L'insolent&quot; Senghor obtint, ensuite, en 1928, son baccalaur&eacute;at et b&eacute;n&eacute;ficia d'une demi-bourse fran&ccedil;aise pour poursuivre ses &eacute;tudes &agrave; Paris. Au lyc&eacute;e Louis-le-Grand o&ugrave; il atterrit en 1931, il rencontra Georges Pompidou, Paul Guth, Robert Verdier, Henri Queffelec. Il poursuivit ses &eacute;tudes &agrave; la Sorbonne et &agrave; l'&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure o&ugrave; il rencontra le Martiniquais Aim&eacute; C&eacute;saire. Il obtint la cons&eacute;cration en 1933 en devenant le premier agr&eacute;g&eacute; africain (de grammaire) de l'Universit&eacute;. La m&ecirc;me ann&eacute;e, il obtint la nationalit&eacute; fran&ccedil;aise qu'il sollicitait.</p>
<p>Avec L&eacute;on Gontran Damas et Aim&eacute; C&eacute;saire, il jeta les fondements de la n&eacute;gritude dont l'organe d'expression &eacute;tait la revue &quot;L'Etudiant noir&quot; fond&eacute;e en 1934. En 1937, il commen&ccedil;a &agrave; enseigner, &agrave; Tours, comme professeur de Lettres et grammaire au lyc&eacute;e Descartes, puis au lyc&eacute;e Marcelin Berthelot &agrave; Saint-Maur-des-Foss&eacute;s. Deux ans apr&egrave;s, en 1939, il a &eacute;t&eacute; mobilis&eacute; au 23e r&eacute;giment puis au 3e r&eacute;giment d'infanterie coloniale pour prendre part &agrave; la campagne de France.</p>
<p>Mais il est captur&eacute; &agrave; la Charit&eacute;-sur-Loire le 20 juin 1940 et, en 1941, il rentra dans la R&eacute;sistance au sein du Front national universitaire. Apr&egrave;s sa lib&eacute;ration en 1942 pour cause de maladie, il reprit son poste au lyc&eacute;e Marcelin Berthelot et fut nomm&eacute;, en 1944, professeur de langues et civilisations africaines &agrave; l'Ecole nationale de la France d'Outre-mer.</p>
<p>En 1945, il est &eacute;lu d&eacute;put&eacute; du S&eacute;n&eacute;gal &agrave; l'Assembl&eacute;e constituante fran&ccedil;aise et publia &quot;Chants d'ombre&quot;, son premier recueil de po&egrave;mes. Il fut &eacute;lu membre du comit&eacute;-directeur de la Section fran&ccedil;aise de l'Internationale ouvri&egrave;re (SFIO) en 1947, et devint partisan du Groupe des ind&eacute;pendants d'Outre-mer. En 1955, il fut secr&eacute;taire d'Etat &agrave; la pr&eacute;sidence du Conseil dans le cabinet d'Edgar Faure. Senghor fut &eacute;galement leader de la Convention africaine, membre fondateur du Parti du regroupement africain (PRA), membre du Comit&eacute; consultatif constitutionnel de la Communaut&eacute; en 1958, membre fondateur du Parti de la F&eacute;d&eacute;ration africaine (PFA) et de la F&eacute;d&eacute;ration du Mali.</p>
<p>En 1960, il devint le premier Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique du S&eacute;n&eacute;gal et le resta jusqu'en 1980. Docteur honoris causa de nombreuses universit&eacute;s, membre de l'Institut de France, il fut &eacute;lu &agrave; l'Acad&eacute;mie fran&ccedil;aise le 2 juin 1983.<br /><br style="font-weight: bold;" /><span style="font-weight: bold;">Mage et chantre de la n&eacute;gritude</span></p>
<p>La gigantesque &oelig;uvre de Leopold-S&eacute;dar Senghor, &eacute;crivain de langue fran&ccedil;aise et souvent de langue ouolof, est une v&eacute;ritable synth&egrave;se de la civilisation universelle combinant savamment les us et coutumes des anc&ecirc;tres et ceux de l'Occident. Car pour lui, le regard tourn&eacute; vers le pass&eacute; ne signifie pas qu'il faille le ressusciter, mais qu'il faille y puiser, &quot;ici et maintenant&quot;, les valeurs ancestrales en faisant recours aux images, aux rythmes et aux couleurs de l'Afrique: &quot;Il est question d'animer ce monde, hic et nunc, par les valeurs de notre pass&eacute;&quot;, dit-il.</p>
<p>Son &oelig;uvre po&eacute;tique est constitu&eacute;e de nombreux recueils dont &quot;Chants d'ombre&quot; (1945), &quot;Hosties noires&quot; (1948), &quot;Chants pour Naett&quot; (1949), &quot;&Eacute;thiopiques&quot; (1956), &quot;Nocturnes&quot; (1961), &quot;&Eacute;l&eacute;gie des aliz&eacute;s &quot; (1969), &quot;Lettres d'hivernage&quot; (1973) ou &quot;&Eacute;l&eacute;gies majeures&quot;, suivies de &quot;Dialogue sur la po&eacute;sie francophone&quot; avec Alain Bosquet, Jean-Claude Renard et Pierre Emmanuel (1979).</p>
<p>Quant aux r&eacute;cits, tout aussi tr&egrave;s nombreux, on peut en citer &quot;Anthologie de la nouvelle po&eacute;sie n&egrave;gre et malgache de langue fran&ccedil;aise&quot; pr&eacute;c&eacute;d&eacute;e de &quot;Orph&eacute;e noir&quot; de Jean-Paul Sartre (1948), &quot;La Parole chez Paul Claudel et chez les N&eacute;gro-Africains&quot; (1973), &quot;La Belle Histoire de Leuk le li&egrave;vre&quot;, conte &eacute;crit en collaboration avec Abdoulaye Sadji en 1953.</p>
<p><img vspace="2" hspace="6" align="left" src="http://franceweb.fr/poesie/senghor2.jpg" alt="" />Son &oelig;uvre linguistique, elle, comprend, entre autres, des ouvrages tels que &quot;Les classes nominales en wolof et les substantifs &agrave; initiale nasale&quot; (1944), &quot;L'harmonie vocalique en s&eacute;r&egrave;re (dialecte du Dy&eacute;gu&egrave;ne)&quot; (1945), &quot;L'article conjonctif en wolof&quot; (1945) ou &quot;La Dialectique du nom-verbe en wolof&quot; (1961)..<br />En politique, autre champ d'investigation, le Pr&eacute;sident-po&egrave;te a &eacute;crit &quot;La communaut&eacute; imp&eacute;riale fran&ccedil;aise&quot; (1945), en collaboration avec Robert Lemagnien et le prince Sisowath Youtevong, &quot;Libert&eacute; I. N&eacute;gritude et humanisme&quot; (1961), &quot;Les Fondements de l'Africanit&eacute; ou N&eacute;gritude et arabit&eacute;&quot; (conf&eacute;rence prononc&eacute;e &agrave; l'Universit&eacute; du Caire le 16 f&eacute;vrier 1967), &quot;Libert&eacute; II. Nation et voie africaine du socialisme&quot; (1971), &quot;Libert&eacute; III. N&eacute;gritude et civilisation de l'Universel&quot; (1977), &quot;Libert&eacute; IV. Socialisme et planification&quot; (1983) ou &quot;Libert&eacute; V. Le Dialogue des cultures&quot; (1993). .Cette &oelig;uvre est assez repr&eacute;sentative des traits du m&eacute;tissage culturel multidimensionnel de Senghor impr&eacute;gn&eacute; de catholicisme, d'islam et d'animisme, de traditionalisme et de modernit&eacute;, de cultures s&eacute;r&egrave;re, diawando et ouolof, de francit&eacute;, de latinit&eacute;, de germanit&eacute; et d'hell&eacute;nit&eacute;, d'africanisme et d'europ&eacute;anisme. Mais aussi du conflit d&eacute;chirant entre deux femmes noire et blanche, de compl&eacute;mentarit&eacute; entre politique et po&eacute;sie.<br /><br style="font-weight: bold;" /><span style="font-weight: bold;">Pour l'&eacute;veil des consciences</span></p>
<p>En effet, dans toute son &oelig;uvre, &quot;l'Effront&eacute;&quot; Senghor pr&ocirc;ne une confession personnelle qui d&eacute;bouche sur une revendication universelle reposant sur un dialogue des cultures qu'il n'a cess&eacute; de chanter pour la paix universelle. Ce faisant, le moyen utilis&eacute; pour faire acc&eacute;der la n&eacute;gritude &agrave; l'Universel est le fran&ccedil;ais. Et c'est gr&acirc;ce &agrave; cet acc&egrave;s que la n&eacute;gritude permet aux Africains de d&eacute;couvrir les cultures africaines par la fraternit&eacute; et le respect mutuel.<br />Une ouverture &agrave; autrui qui permet de se transformer par lui ne signifie pas pour autant qu'il faille s'ali&eacute;ner. Car pour cet adepte des &quot;solutions n&eacute;goci&eacute;es&quot;, le fran&ccedil;ais est un vecteur permettant d'&eacute;largir le dialogue et, au-del&agrave;, le dialogue francophone. Ce qui signifie qu'il faut &quot;s'enrichir de nos diff&eacute;rences pour converger vers l'Universel&quot;. Il s'agit de d&eacute;noncer la n&eacute;gritude ghetto qui enferme les Noirs dans leur couleur. C'est pourquoi Senghor a toujours lutt&eacute; pour le juste milieu.</p>
<p>Son &oelig;uvre, faite de langue savante, de rythmes populaires chantant l'amour, la r&eacute;conciliation et le dialogue, lui a toujours permis de s'&eacute;carter de la d&eacute;mesure inspir&eacute;e par la culture grecque. En cela, tout en restant ferme et homme de d&eacute;cision, il est toujours rest&eacute; humble. D'une humilit&eacute; qui a souvent fait penser &agrave; la timidit&eacute;.</p>
<p>C'est pourquoi, en pr&eacute;f&eacute;rant, au terme &quot;n&eacute;gritude&quot;, plus dynamique, &agrave; celui de &quot;n&eacute;grit&eacute;&raquo;, plus statique, il est volontairement provocateur : les cultures africaines sont beaucoup plus importantes que ne le pensaient les Occidentaux et doivent s'inscrire dans la mondialisation &eacute;conomique et culturelle. En cela aussi, le message du mage Senghor &eacute;tait ambitieux et pr&eacute;monitoire: il avait pr&eacute;dit que l'Africain s'ouvrirait &agrave; d'autres cultures sans s'oublier lui-m&ecirc;me.<br />Au contraire, l'ouverture est &eacute;veil des consciences pour Senghor: &quot;Ma N&eacute;gritude point n'est sommeil de la race mais soleil de l'&acirc;me, ma n&eacute;gritude vue et vie. Ma N&eacute;gritude est truelle &agrave; la main, est lance au poing. R&eacute;cade. Il n'est question de boire, de manger l'instant qui passe.<br />Tant pis si je m'attendris sur les roses du Cap-Vert ! Ma t&acirc;che est d'&eacute;veiller mon peuple aux futurs flamboyants. Ma joie de cr&eacute;er des images pour le nourrir, &ocirc; lumi&egrave;res rythm&eacute;es de la Parole !&quot;.</p>
<p>Autrement dit, un melting-pot savant des valeurs africaines: &quot;Objectivement, la n&eacute;gritude est un fait, une culture. C'est l'ensemble des valeurs, &eacute;conomiques et politiques, intellectuelles et morales, artistiques et sociales, non seulement des peuples d'Afrique noire, mais encore des minorit&eacute;s noires d'Am&eacute;rique, voire d'Asie et d'Oc&eacute;anie&quot;, disait Senghor. Et le message francophone senghorien, toujours d'actualit&eacute;, est caract&eacute;ris&eacute; par sa bivalence artistique et politique qui a vocation &agrave; transformer totalement la soci&eacute;t&eacute;. Celle de l'Afrique tout enti&egrave;re !</p>
<p>Cette richesse, Abdou Diouf l'a exprim&eacute;e ainsi lors de la cons&eacute;cration de l'ann&eacute;e 2006 comme ann&eacute;e Senghor: &quot;Ce respect de l'&acirc;me des peuples ne peut qu'offrir aux hommes de nouveaux terrains d'&eacute;changes et de partage et ainsi leur permettre d'entrer dans l'&egrave;re d'une mondialisation &agrave; visage humain, riche de toutes les perc&eacute;es cr&eacute;atives et citoyennes de peuples divers mais r&eacute;solus &agrave; s'enrichir de leurs diff&eacute;rences&quot;. Ce qui prouve au moins que L&eacute;opold S&eacute;dar Shnghor, mort en 2001, &agrave; Verson en Normandie, n'est pas vraiment mort. Il reste grav&eacute;, comme sa po&eacute;sie, dans la conscience du monde.</p>
<p>Zoubeirou MAIGA</font>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>LE MANDÉ MANSA:QUAND UN PRINCE SE TROMPE DE TRÔNE</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/le-mande-mansaquand-un-prince-se-trompe-de-trone-11033.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/le-mande-mansaquand-un-prince-se-trompe-de-trone-11033.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="46156" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 24 Jul 2006 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aurore</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div><strong><em><font size=2">Certaines griottes et cantatrices rappellent souvent &agrave; la jeune g&eacute;n&eacute;ration que ce sont les guerres qui ont d&eacute;truit le Mand&eacute; et, parlant de Soundjata Ke&iuml;ta, Grand conqu&eacute;rant et fondateur de l&rsquo;Empire du Mali, ils reprochent des guerres incessantes, inutiles et destructrices. Naturellement, les avis sont partag&eacute;s sur la question, mais le d&eacute;bat est plus que d&rsquo;actualit&eacute;. L&rsquo;histoire nous apprend, en tout &eacute;tat de cause, que les &eacute;poques d&rsquo;h&eacute;ro&iuml;sme sont toujours celles de la terreur. Aujourd&rsquo;hui, il vient &agrave; l&rsquo;esprit de certains de jouer les h&eacute;ros. Mais&nbsp;en ces temps modernes, il ne s&rsquo;agit plus de l&rsquo;Empire du Mand&eacute;, mais plut&ocirc;t de la R&eacute;publique du Mali. Et nul ne saurait g&eacute;rer ce patrimoine commun avec ses seuls principes maninka, bambara, s&eacute;noufo, bobo, arabes, peuhls, touaregs, etc, sans risquer de mettre en p&eacute;ril l&rsquo;&eacute;quilibre de la Nation toute enti&egrave;re. Le &laquo;Mand&eacute; Mansa&raquo; a, semble-t-il oubli&eacute; ce principe essentiel qui fonde la Nation malienne.</font></em></strong></div>
<div><font size="2">Celui qui veut r&eacute;gner sur le monde doit d&rsquo;abord apprendre &agrave; r&eacute;gner sur lui-m&ecirc;me. IBK, fort l&eacute;gitimement, veut r&eacute;gner sur le Mali. Un droit que ne lui d&eacute;nie personne. Mais les &laquo;&nbsp;sujets&nbsp;&raquo; sur lesquels il veut r&eacute;gner ont tout aussi bien le droit de le juger. Les Maliens appr&eacute;cient son sens de l&rsquo;autorit&eacute; mais d&eacute;plorent tout autant son caract&egrave;re impulsif. Certains de ses &laquo;&nbsp;amis&nbsp;&raquo; et courtisans mal inspir&eacute;s l&rsquo;ont trop longtemps galvanis&eacute; avec des formules tir&eacute;es tout droit de l&rsquo;&eacute;pop&eacute;e mandingue&nbsp;: IBK le <em>&laquo;&nbsp;Prince du Mand&eacute;&nbsp;&raquo;</em>, le <em>&laquo;&nbsp;Mand&eacute; Mansa&nbsp;&raquo;</em>, le <em>&laquo;&nbsp;Kankelentigui&nbsp;&raquo;</em>, etc. Ces aphorismes que l&rsquo;homme ne d&eacute;daigne point, ne sont pourtant pas de nature &agrave;&nbsp;arranger ses affaires politiques. Imaginons un seul instant qu&rsquo;on attribue ces substantifs flatteurs &agrave; ATT&nbsp;: <em>&laquo;&nbsp;Amadou, le prince du Royaume du Macina&nbsp;&raquo;</em>, le <em>&laquo;&nbsp;digne fils de Mopti&nbsp;</em>&raquo;, etc, qu&rsquo;en penseront alors ceux du Kaarta, du Wassolou, du B&eacute;l&eacute;dougou, de l&rsquo;Adrar, etc.&nbsp;Celui qui veut r&eacute;gner sur le Mali ne doit pas perdre de vue le concept de Nation qui le caract&eacute;rise. L&rsquo;on s&rsquo;en souviendra toujours&nbsp;: c&rsquo;est tout le peuple malien de Kayes &agrave; l&rsquo;Adrar qui a, &agrave; la fois, c&eacute;l&eacute;br&eacute; les belles victoires de l&rsquo;Equipe Nationale de football lors de la CAN 2002 et profond&eacute;ment compati &agrave; l&rsquo;unisson suite aux diff&eacute;rents &eacute;checs. Personne n&rsquo;&eacute;tait indiff&eacute;rent. Mais ceux-l&agrave; qui ont une sainte horreur pour le football. Voil&agrave; bien un indice de l&rsquo;Etat-Nation qu&rsquo;est le Mali.</font></div>
<div><font size="2">L&rsquo;homme a du mal &agrave; r&eacute;gner sur lui m&ecirc;me. Toute chose qui a pourtant fait la force des pr&eacute;sidents et hommes d&rsquo;Etat maliens qui ont marqu&eacute; leur temps. Eux, savaient que la vraie grandeur consiste d&rsquo;abord &agrave; &ecirc;tre ma&icirc;tre de soi-m&ecirc;me. Malheureusement pour IBK, sa nature impulsive et imp&eacute;tueuse ne semble pas le pr&eacute;destiner &agrave; r&eacute;gner sur ce pays. Il a plusieurs fois donn&eacute; la preuve certes, de son grand amour et du grand patriotisme, mais aussi, de son imp&eacute;tuosit&eacute; et de ses maladresses. Hier, il signait de ses propres mains une d&eacute;claration va-t-en-guerre &agrave; propos de la signature des accords d&rsquo;Alger; plus tard, nonobstant toujours son statut et sa qualit&eacute; de pr&eacute;sident de l&rsquo;Assembl&eacute;e Nationale du Mali, il voulut quitter la salle au m&ecirc;me titre que les &eacute;lus de son parti mis en minorit&eacute; lors de la s&eacute;ance de validation desdits accords. </font></div>
<div><font size="2">Monsieur veut la guerre, c&rsquo;est d&eacute;sormais connu. Mais il &eacute;vite soigneusement ce mot et &eacute;voque une simple op&eacute;ration de police qui aurait d&ucirc; venir &agrave; bout de ce qu&rsquo;il qualifie de &laquo;mutinerie&raquo;. Cette personnalit&eacute; de l&rsquo;homme contraste profond&eacute;ment avec celle qu&rsquo;il a pr&eacute;sent&eacute;e aux lendemains de la proclamation des r&eacute;sultats des &eacute;lections pr&eacute;sidentielles de 2002 au Stade du 26 mars. Il affirma ce jour et plusieurs fois de suite, avoir &eacute;vit&eacute; le chaos et les troubles sociaux dans le pays, en s&rsquo;abstenant de lancer les enfants dans la rue &agrave; la recherche de sa &laquo;&nbsp;victoire vol&eacute;e&nbsp;&raquo;.&nbsp;L&rsquo;opinion publique appr&eacute;cia sa sagesse. Mais voil&agrave; aujourd&rsquo;hui qu&rsquo;il fait fi des risques de chaos et de ces m&ecirc;mes troubles sociaux en incitant l&rsquo;arm&eacute;e &agrave; m&acirc;ter une &laquo;&nbsp;simple mutinerie&nbsp;&raquo;. Aurait-il abandonn&eacute; ses pr&eacute;ceptes de sagesse d&rsquo;antan ou parce que les &laquo;&nbsp;mutins&nbsp;&raquo; d&rsquo;aujourd&rsquo;hui ne sont pas les militants de son groupe de partis &laquo;&nbsp;Espoir 2002&nbsp;&raquo; d&rsquo;hier&nbsp;? L&rsquo;homme a visiblement deux visages. Mais, &agrave; force de montrer simultan&eacute;ment les deux aux hommes et &agrave; lui m&ecirc;me, il ne sait plus lequel est le vrai. Les autres non plus ne savent&nbsp;pas. Tant&ocirc;t c&rsquo;est l&rsquo;homme d&rsquo;Etat, tant&ocirc;t c&rsquo;est le politique qui parle. Ce conflit de personnalit&eacute;s &agrave; l&rsquo;origine de son inconstance le fragilise &eacute;normement puisqu&rsquo;il lui arrive de ne plus savoir o&ugrave; est-ce qu&rsquo;il en est. Mais le peuple n&rsquo;&eacute;tant pas dupe, sait au moins faire la diff&eacute;rence entre le politicien et l&rsquo;homme d&rsquo;Etat: le premier pense &agrave; la prochaine &eacute;lection, le second &agrave; la prochaine g&eacute;n&eacute;ration. Le cas de Ibrim s&rsquo;explique mais ne se justifie pas. Il est d&eacute;sormais de ceux-l&agrave; qui ont beaucoup &agrave; esp&eacute;rer dans l&rsquo;imm&eacute;diat et rien &agrave; perdre &agrave; court, moyen ou long terme. Grand-p&egrave;re disait qu&rsquo;il n&rsquo;&eacute;tait pas ais&eacute;, surtout de la part de celui qui a tou &agrave; gagner de combattre un homme qui n&rsquo;a plus rien &agrave; perdre. Ibrim n&rsquo;a plus rien &agrave; perdre. </font></div>
<p><strong><em><font size="2">B.S. Diarra</font></em></strong>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>EPILOGUE:La terre pour tous</title>
<link>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/epiloguela-terre-pour-tous-11011.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/histoire-traditions/epiloguela-terre-pour-tous-11011.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="46156" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 21 Jul 2006 00:00:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Les Echos</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div><font size=2"><em>&laquo;&nbsp;La terre ne ment pas&nbsp;&raquo;</em>, dit un adage commun &agrave; tous les peuples et les ex&eacute;g&egrave;tes pensent que cela est vrai quel que soit le milieu o&ugrave; on se trouve, autrement dit que l&rsquo;on soit en zone d&rsquo;agriculture ou en zone d&rsquo;&eacute;levage. La m&ecirc;me sagesse populaire &eacute;nonce que la plupart des conflits sociaux sont d&rsquo;origine fonci&egrave;re et qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de d&eacute;sordre l&agrave; o&ugrave; les terres sont plus ou moins &eacute;quitablement distribu&eacute;es ou mises &agrave; la disposition de la population.</font></div>
<div><font size="2">Partout dans le monde, la terre est &acirc;prement convoit&eacute;e &agrave; cause non seulement de ses richesses de surface, mais &eacute;galement de celles du sous-sol et, entre ces deux richesses, il est difficile de dire laquelle est la plus pr&eacute;cieuse. Dans le m&ecirc;me temps, ce sont toutes les couches sociales qui sont concern&eacute;es par la probl&eacute;matique fonci&egrave;re.</font></div>
<div><font size="2">Les paysans et tous les agriculteurs ont besoin de grandes superficies pour leurs cultures, les &eacute;leveurs d&rsquo;herbages pour leurs troupeaux et les autres de parcelles et d&rsquo;espaces pour se construire des maisons d&rsquo;habitation ou pour implanter des usines et des entreprises. On peut consid&eacute;rer que c&rsquo;est la premi&egrave;re richesse au monde parce qu&rsquo;avec elle, il est possible d&rsquo;avoir les autres&nbsp;: les biens mat&eacute;riels, l&rsquo;argent, la consid&eacute;ration sociale, le prestige, etc.</font></div>
<div><font size="2">Au d&eacute;but pourtant, les terres n&rsquo;appartinrent &agrave; personne et furent vacantes et sans ma&icirc;tre, mais les premiers occupants, dans bien des cas, s&rsquo;octroy&egrave;rent des droits de conqu&ecirc;te et se recr&eacute;&egrave;rent propri&eacute;taires fonciers. Cela fut le cas en Europe occidentale o&ugrave; &agrave; la fin de l&rsquo;Antiquit&eacute; (chute de l&rsquo;empire romain) des hordes sauvages venues d&rsquo;Europe du Nord, se rendirent ma&icirc;tres de presque toutes les terres cultivables au d&eacute;triment des populations locales. Cela fut aussi le cas en Am&eacute;rique o&ugrave; les Anglais, les Portugais et les Espagnols vol&egrave;rent aux populations&nbsp;pr&eacute;colombiennes toutes leurs terres avant de les r&eacute;duire en esclavage entre le XVIe et le XIXe si&egrave;cles. Toutes ces occupations territoriales furent violentes et aboutirent au g&eacute;nocide des populations locales comme il en fut de m&ecirc;me en Afrique au XIXe si&egrave;cle quand les m&ecirc;mes Europ&eacute;ens entreprirent la colonisation du continent.</font></div>
<div><font size="2">Dans le cas de l&rsquo;Europe envahie par les barbares, on assista &agrave; la division de la soci&eacute;t&eacute; en deux classes&nbsp;: la noblesse et l&rsquo;aristocratie d&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, les r&ocirc;tur&acirc;s (non nobles) de l&rsquo;autre. La pr&eacute;sence des Europ&eacute;ens en Am&eacute;rique conduisit &agrave; la colonisation pr&eacute;coce de ce continent par ceux-ci.</font></div>
<div><font size="2">Au Mali, o&ugrave; l&rsquo;occupation du sol se fit sans violence dans presque toutes les zones, les probl&egrave;mes fonciers n&rsquo;eurent pas la m&ecirc;me acuit&eacute; jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;arriv&eacute;e des Europ&eacute;ens au XIXe si&egrave;cle.</font></div>
<div><font size="2">Dans quelques zones, des chroniques villageoises font &eacute;tat de vente de terres entre le fama de S&eacute;gou et certains chefs de lignage ou de village &agrave; des montants &eacute;valu&eacute;s en cauris ou en nombre de chevaux, mais ces cas sont plut&ocirc;t rarissimes et la r&egrave;gle g&eacute;n&eacute;rale semble avoir &eacute;t&eacute; l&rsquo;&eacute;tablissement sur la base de la confiance r&eacute;ciproque.</font></div>
<div><font size="2">Dans beaucoup de zones, la coutume faisait du chef de village (dugutigi), le chef de terre (dugukolo tigi), mais le deuxi&egrave;me titre l&rsquo;&eacute;tait de fa&ccedil;on honorifique seulement puisqu&rsquo;il lui &eacute;tait interdit de vendre la terre. Comme pr&eacute;rogative, la coutume ne lui reconnaissait que le droit de louer les terres aux particuliers moyennant une infime partie sur les r&eacute;coltes.</font></div>
<div><font size="2">La moralit&eacute; dominante &eacute;tait que la terre appartenait &agrave; tout le monde en g&eacute;n&eacute;ral, &agrave; ceux qui la travaillaient en particulier. Cette philosophie &eacute;tait largement d&eacute;velopp&eacute;e dans les zones rurales o&ugrave; pratiquement la vente de la terre &eacute;tait prohib&eacute;e. Les conflits fonciers &eacute;taient toujours regard&eacute;s d&rsquo;un mauvais &oelig;il&nbsp;; malgr&eacute; tout lorsque cela arrivait, le petit trou de six pieds repr&eacute;sentant le tombeau &eacute;tait montr&eacute; aux protagonistes pour leur dire qu&rsquo;en fait de titre foncier ou de terre, c&rsquo;&eacute;tait cela qui leur appartenait, on profane et qu&rsquo;il &eacute;tait proprement ridicule de se chamailler &agrave; cause de la terre.</font></div>
<div><font size="2">Avec l&rsquo;aval du chef de village et des chefs de famille, qui connaissaient les limites entre les parcelles, les villageois occupaient l&rsquo;espace sans grand probl&egrave;me et naturellement sans rien d&eacute;bourser. M&ecirc;me l&rsquo;&eacute;tranger qui venait s&rsquo;&eacute;tablir dans un village &eacute;tait accueilli et pourvu en terres en ce qui concernait la construction des maisons et l&rsquo;ouverture des champs, mais cela &agrave; des conditions pr&eacute;cis&eacute;es par le chef de village d&egrave;s le d&eacute;part.</font></div>
<div><font size="2">Entre villageois, le syst&egrave;me de la jach&egrave;re et la rotation qui en d&eacute;coulait permettait &agrave; tous d&rsquo;avoir leurs superficies cultivables.</font></div>
<div><font size="2">La soci&eacute;t&eacute; traditionnelle a su bien g&eacute;rer ses terres m&ecirc;me pendant la p&eacute;riode coloniale, aussi bien en zones agricoles qu&rsquo;en zones pastorales, la diff&eacute;rence n&rsquo;&eacute;tait pas d&rsquo;ailleurs nette entre les deux dans beaucoup de r&eacute;gions au Mali.</font></div>
<div><font size="2">L&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;acheter la terre et de la mettre en valeur date de la colonisation. Les administrations civiles et les colons commenc&egrave;rent les premiers &agrave; se lancer dans des transactions immobili&egrave;res, les chefs traditionnels les imit&egrave;rent en leur embo&icirc;tant les pas.</font></div>
<div><font size="2">La terre ayant &eacute;t&eacute; progressivement reconnue comme une valeur marchande s&ucirc;re, sa vente s&rsquo;organise dans les grandes villes provoquant des conflits multiples, an&eacute;antissant parfois des fortunes et occasionnant aussi des proc&egrave;s retentissants.</font></div>
<p><strong><font size="2">Facoh Donki Diarra</font></strong>"</p>]]> </content:encoded>
</item>

</channel>
</rss>