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<title>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; : Justice</title>
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<description>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; : Justice</description>
<dc:language>fr</dc:language>
<dc:rights>Copyright 2002&#45;2026 maliweb.net &#45; All Rights Reserved.</dc:rights>

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<title>Affaire Al Hassan : La CPI franchit une étape historique pour la réparation des victimes de Tombouctou</title>
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<description><![CDATA[ Plus de dix ans après l’occupation de Tombouctou par les groupes djihadistes, la Cour pénale internationale (CPI) franchit une étape décisive dans sa quête de justice. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 22 Jun 2026 02:27:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par une ordonnance rendue le 28 avril 2026 et officialisée en français le 11 juin 2026, les juges de la Chambre de première instance X ont fixé à 7,25 millions d'euros — soit environ 4,755 milliards de FCFA — le montant des réparations à la charge d’Al Hassan Ag Abdoul Aziz Ag Mohamed Ag Mahmoud pour les crimes commis durant sa période de domination sur la «Cité des 333 saints».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Chambre a évalué à 65.202 le nombre de victimes directes et indirectes susceptibles de bénéficier de ces mesures. Ce chiffre, qui ne constitue pas une liste définitive, servira de base au processus d’identification, mené avec le soutien du Greffe et du Fonds au profit des victimes. Les réparations, essentiellement collectives et communautaires, viseront plusieurs axes : réhabilitation, soutien psychologique, aide socio-économique, éducation, ainsi que des mesures symboliques et de satisfaction. Une part individualisée pourra toutefois être accordée aux victimes ayant subi des préjudices physiques ou psychologiques particulièrement graves.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 26 juin 2024, Al Hassan avait été reconnu coupable de trois crimes contre l’humanité et cinq crimes de guerre, commis à Tombouctou entre avril 2012 et janvier 2013. Il a ensuite été condamné, le 20 novembre 2024, à dix ans d’emprisonnement. Rappelons qu'à cette période, le Mali traversait une crise existentielle déclenchée en janvier 2012 par une rébellion du MNLA, rapidement instrumentalisée par les groupes djihadistes Ansar Dine et Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parmi les crimes retenus figurent la persécution pour motifs religieux, la torture, les traitements cruels, les mutilations, les atteintes à la dignité et les condamnations sans garanties judiciaires. Son rôle central au sein de la police islamique, instaurée sous l’égide d’Ansar Dine et d’AQMI, a été déterminant dans la qualification des faits : cette structure imposait aux populations un ordre fondé sur la contrainte, la peur et une restriction systématique des libertés fondamentales. L’ordonnance précise toutefois que les réparations ne couvrent pas l’ensemble des dommages subis durant l’occupation, mais se limitent strictement aux crimes pour lesquels Al Hassan a été déclaré coupable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Le Fonds au profit des victimes en première ligne</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le principal obstacle reste le financement. Al Hassan étant considéré comme indigent, sa contribution personnelle est jugée peu probable. Le Fonds au profit des victimes devra donc élaborer un plan de mise en œuvre, préciser les actions à mener et mobiliser les ressources nécessaires, avec une échéance fixée au 25 janvier 2027 pour la soumission aux juges. Parallèlement, une campagne d’information sera déployée sur le terrain pour éclairer les victimes potentielles sur leurs droits et éviter des attentes disproportionnées. L’identification des bénéficiaires débutera avant l’approbation finale du plan, afin de faciliter la mise en œuvre concrète.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette affaire fait écho à celle d’Ahmad Al Faqi Al Mahdi, condamné en 2016 à neuf ans de prison pour la destruction de neuf mausolées et de la porte de la mosquée Sidi Yahia. Les réparations, fixées à 2,7 millions d'euros, concernaient alors essentiellement les atteintes au patrimoine culturel et le préjudice moral.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec Al Hassan, la CPI aborde une autre facette de la même période : celle des vies humaines brisées, des corps meurtris et des libertés confisquées. Pour Tombouctou, ces deux affaires dessinent les deux pans d’une même quête de justice : la réparation du patrimoine et celle des populations. Si l’ordonnance constitue une avancée judiciaire majeure, sa portée réelle dépendra désormais de la capacité du Fonds au profit des victimes à transformer une décision rendue à La Haye en actions tangibles pour les habitants de Tombouctou.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>M. Sanogo</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Réformes de la justice au Mali : un comité de veille installé pour accélérer les changements</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/reformes-de-la-justice-au-mali-un-comite-de-veille-installe-pour-accelerer-les-changements-3117649.html</link>
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<description><![CDATA[ Le ministère de la Justice franchit une nouvelle étape dans la modernisation du système judiciaire. Un Comité de suivi et de veille a officiellement été lancé pour accompagner la mise en œuvre des réformes et mieux répondre aux attentes des citoyens. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 12:49:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="qMYqUG_convSearchResultHighlightRoot">
<div class="" data-turn-id-container="aa3f60a2-79bc-4432-a4f0-76d10ee6c8b1" data-is-intersecting="true">
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<p data-start="358" data-end="730">Le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a accueilli, le 15 juin 2026 à Bamako, la réunion inaugurale du Comité de suivi et de veille pour la mise en œuvre des réformes du secteur de la Justice. Cette nouvelle instance est appelée à jouer un rôle central dans le pilotage et l’évaluation des transformations engagées au sein de l’appareil judiciaire malien.</p>
<p data-start="732" data-end="1052">Composé de membres du Secrétariat général, du Cabinet ministériel, des responsables des institutions judiciaires ainsi que des représentants des ordres professionnels, le comité a pour mission de veiller à l’application effective des réformes tout en les adaptant aux réalités du terrain et aux besoins des justiciables.</p>
<p data-start="1054" data-end="1401">Présidant la rencontre, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Mamoudou Kassogué, a souligné l’importance d’une approche concertée pour garantir le succès des réformes en cours. Selon lui, l’expertise collective des différents acteurs permettra de mieux « coordonner, impulser et réorienter les actions » engagées dans le secteur.</p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202606/image_870x_6a3297c8164ce.jpg" alt=""></p>
<p data-start="1403" data-end="1652">Les représentants des ordres professionnels et de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) ont également pris part aux échanges, mettant en avant les défis à relever pour renforcer la confiance des citoyens dans l’institution judiciaire.</p>
<p data-start="1654" data-end="2040">À cette occasion, le Garde des Sceaux a salué les avancées législatives enregistrées ces dernières années, notamment en matière d’éthique et de déontologie. Il a toutefois réaffirmé la volonté des autorités de poursuivre les efforts afin de corriger les insuffisances constatées et de bâtir une justice plus efficace, plus accessible et davantage en phase avec les attentes des Maliens.</p>
<p data-start="2042" data-end="2251" data-is-last-node="" data-is-only-node="">À travers la mise en place de ce comité, le gouvernement entend renforcer le suivi des réformes et accélérer la modernisation d’un secteur considéré comme essentiel à l’État de droit et à la bonne gouvernance.</p>
</div>
</div>
</div>
</div>
<div class="z-0 flex min-h-[46px] justify-start"><strong>La Rédaction de Maliweb.net</strong></div>
</div>
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</section>
</div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Notariat malien : Mamoudou Kassogué échange avec le nouveau bureau de l’Ordre des Notaires</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/notariat-malien-mamoudou-kassogue-echange-avec-le-nouveau-bureau-de-lordre-des-notaires-3117534.html</link>
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<description><![CDATA[ À peine élu, le nouveau bureau de l’Ordre des Notaires du Mali a été reçu par le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Mamoudou Kassogué. Une rencontre placée sous le signe de la continuité, du dialogue institutionnel et du renforcement du rôle du notariat dans la sécurisation des actes juridiques. ]]></description>
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<pubDate>Sun, 14 Jun 2026 09:19:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="isSelectedEnd"><span>Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, a reçu en audience, le jeudi 11 juin 2026 à Bamako, le nouveau bureau de l’Ordre des Notaires du Mali, récemment élu à l’issue de son assemblée générale.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Cette rencontre protocolaire, tenue au sein du département ministériel, marque le début d’une nouvelle phase de collaboration entre l’État et les officiers publics chargés de garantir la sécurité juridique des actes et transactions.</span></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202606/image_870x_6a2e71c462c8b.jpg" alt=""></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>La délégation était conduite par Me Marie Chantal Sissoko, nouvelle présidente de l’Ordre des Notaires du Mali. Élue pour un mandat de trois ans, elle prend la tête d’un bureau marqué par une forte représentation féminine, illustrant l’évolution du leadership au sein de la profession notariale.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Les échanges ont porté sur les enjeux majeurs du secteur, les défis liés à la modernisation de la profession ainsi que les perspectives de coopération entre la tutelle et l’Ordre des Notaires. Les deux parties ont réaffirmé leur volonté commune de poursuivre les efforts visant à renforcer la confiance des citoyens dans les services notariaux et à consolider l’État de droit.</span></p>
<p class="isSelectedEnd"><span>Cette audience traduit également l’importance accordée par les autorités au rôle du notariat dans la sécurisation des relations juridiques, économiques et foncières. Elle ouvre la voie à une collaboration renforcée pour accompagner les réformes et les ambitions de modernisation du secteur de la justice au Mali.</span></p>
<p><span>Avec cette nouvelle équipe dirigeante, le notariat malien entend poursuivre sa mission au service des citoyens tout en s’adaptant aux exigences d’un environnement juridique en constante évolution.</span></p>
<p><strong>La Rédaction de Maliwebnet</strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le parquet général de la cour d&amp;apos;appel de Bamako dresse son bilan 2025 : Un appareil judiciaire sous pression, mais en progrès !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/le-parquet-general-de-la-cour-dappel-de-bamako-dresse-son-bilan-2025-un-appareil-judiciaire-sous-pression-mais-en-progres-3117487.html</link>
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<description><![CDATA[ 409 dossiers jugés, 776 arrêts rendus pour les juridictions ordinaires et  296 arrêts pour les pôles spécialisés ]]></description>
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<pubDate>Sat, 13 Jun 2026 02:03:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Parquet général près la Cour d'appel de Bamako, à travers Kokè Coulibaly, a présenté son rapport annuel, mettant en lumière un volume important d'activités en 2025, des avancées notables dans la modernisation de la justice, mais aussi plusieurs défis logistiques et humains persistants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Cour d'appel de Bamako couvre un ensemble particulièrement étendu : 11 tribunaux de grande instance, 9 tribunaux d'instance, 12 justices de paix, un tribunal pour enfants, ainsi que trois pôles spécialisés - économique et financier, cybercriminalité et terrorisme/crimes graves. Le Parquet général, composé d'un procureur général, d'un avocat général et de cinq substituts, reste le point de passage obligatoire de l'ensemble des dossiers pénaux en appel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">549 dossiers reçus, 409 dossiers jugés<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon le rapport, le Parquet général a enregistré 549 dossiers au cours de l'année. Parmi eux, 409 ont été jugés et 135 ont donné lieu à un pourvoi en cassation. Les retards constatés dans certaines citations expliquent l'écart entre les dossiers reçus et ceux jugés. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les chambres correctionnelles ont fonctionné chaque lundi, tandis que les chambres spécialisées - économique, cybercriminalité et affaires de mineurs - ont également traité un volume conséquent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Instruction et contentieux spécialisés<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En 2025, les magistrats ont transmis 283 réquisitions à la chambre de contrôle de l'instruction pour les ordonnances contestées. Les affaires en provenance des communes et juridictions diverses ont totalisé 440 dossiers, contre 124 dossiers pour les pôles spécialisés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'année a été marquée par un niveau élevé d'activité :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- 776 arrêts rendus pour les juridictions ordinaires, 296 arrêts pour les pôles spécialisés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une session d'assises marquée par l'affaire Bouaré Fily Sissoko<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une seule session d'assises s'est tenue en 2025, consacrée notamment au dossier Bouaré Fily Sissoko, Nouhoum Dabitao et autres, qui s'est soldé par une condamnation civile de 44 milliards de F CFA de remboursement et 10 milliards de dommages et intérêts.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En parallèle, quatre nouvelles chambres criminelles ont été créées en 2025 et sont devenues opérationnelles début 2026, dont :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- une chambre criminelle des mineurs, <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- une de droit commun, <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- une spécialisée en matière économique et financière, <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- une chambre dédiée au terrorisme et aux crimes graves.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une justice modernisée : le numérique au service de la preuve<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le rapport note une avancée significative : l'usage du numérique dans la conduite des procès pénaux. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des vidéoprojecteurs et systèmes de visioconférence ont été mobilisés avec succès dans plusieurs affaires emblématiques, telles que Rash Bath, Rose Poivron, Yaya Sangaré, ainsi que lors du procès de "l'avion présidentiel".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ressources humaines et logistiques : un déficit criant<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Parquet général compte actuellement :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- 1 procureur général, 1 avocat général, 5 substituts, 3 greffiers, 3 secrétaires, ainsi que divers personnels administratifs et de sécurité. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malgré cette équipe, les besoins restent importants, notamment :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- un renforcement du personnel magistrat (au moins 10 substituts généraux demandés), <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- 15 ordinateurs complets pour les greffes, <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- davantage de chaises, <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- un renouvellement du parc automobile, et des moyens pour l'amélioration des conditions de travail (repas, sécurité, service des citations). <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Plaidoyer pour un appui renforcé</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Parquet général remercie le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Mamoudou Kassogué, pour son accompagnement, notamment dans la gestion de la crise énergétique, tout en insistant sur l'importance de nouveaux investissements pour garantir une justice plus efficace, moderne et accessible.<span style="mso-spacerun: yes;">                                                                                                             </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">El Hadj A.B. HAIDARA<o:p></o:p></b></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>5e convention du SYLIMA : Issa Aguibou Diallo aux commandes pour 4 ans</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/5e-convention-du-sylima-issa-aguibou-diallo-aux-commandes-pour-4-ans-3117491.html</link>
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<description><![CDATA[ Réunis en convention ordinaire à la Cour suprême, les membres du Syndicat libre de la magistrature (Sylima) ont renouvelé leurs instances dirigeantes... ]]></description>
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<pubDate>Sat, 13 Jun 2026 01:47:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A l'issue des travaux, Issa Aguibou Diallo, juge au siège au Tribunal de commerce, a été élu président du Syndicat pour un mandat de quatre ans<b style="mso-bidi-font-weight: normal;">.<o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Syndicat libre de la magistrature (Sylima) a tenu, le samedi 6 juin 2026, à la Cour suprême, sa 5e convention, placée sous la présidence du ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué. Pour la circonstance, il avait à ses côtés le secrétaire général du ministère du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, le secrétaire général de la Cour suprême, le représentant du Syndicat autonome de la magistrature (Sam), le représentant du Syndicat autonome des greffiers (Synag), le secrétaire général de l'Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), le représentant de la Plateforme des trois centrales syndicales, le représentant du procureur général près la Cour d'appel de Bamako ainsi que plusieurs autres personnalités du monde judiciaire. A l'issue des travaux, Issa Aguibou Diallo, juge au siège au Tribunal de commerce, a été élu à la tête du syndicat.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A l'ouverture des travaux, le président sortant du Sylima, Hady Macky Sall, a indiqué que ces assises, importantes pour son organisation syndicale, constituent une occasion de retrouvailles pour ses nombreux et valeureux membres, de mise à jour des statuts et du règlement intérieur, ainsi que de renouvellement des membres de son organe dirigeant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">S'adressant au président de la Cour suprême, il a rappelé que c'est la deuxième fois que les locaux de cette institution abritent les travaux de la convention de son syndicat. Il a ajouté que cette hospitalité, désormais traditionnelle, constitue un accompagnement précieux de la part de la plus haute juridiction, puisqu'elle permet au syndicat de tenir ses travaux dans un cadre offrant confort et sécurité. Au garde des Sceaux, il a souligné que sa présence à la cérémonie d'ouverture de la 5e convention du Sylima est une marque de considération qui traduit, par ailleurs, le grand intérêt que le ministre Kassogué accorde aux questions relatives à la vie de la maison justice. Il a poursuivi en indiquant qu'au cours de la mandature qui s'achève, les rencontres et échanges autour de la vie de l'institution judiciaire se sont déroulés dans un climat de respect et de considération mutuelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tenue régulière des assises<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A ses camarades des syndicats frères, il a déclaré que c'est toujours un réel plaisir pour son organisation de les voir à ses côtés lors des différents événements qui ont jalonné son existence, à l'instar de la signature du Pacte de stabilité sociale pour la croissance et le développement, dont le Sylima est membre du comité technique de suivi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A sa suite, plusieurs représentants de syndicats invités ont tour à tour félicité le Sylima pour la tenue régulière de ses assises, tout en saluant l'excellence des rapports qui lient le syndicat aux autres organisations syndicales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour sa part, le ministre a déclaré que cette 5e convention du Sylima se tient à un moment où la justice de notre pays connaît un renouveau à la faveur de réformes historiques, emblématiques et générationnelles sur les plans institutionnel, juridique et organisationnel. Il a ajouté que la mise en œuvre effective de certaines réformes majeures concernant les nouvelles structures créées, ainsi que l'adoption d'un cadre normatif innovant avec le nouveau Code pénal et le nouveau Code de procédure pénale, incitent son département à l'optimisme quant aux choix opérés, dont les résultats sont déjà très encourageants. Selon lui, les avancées extraordinaires enregistrées dans la lutte contre la corruption, avec des recouvrements historiques jamais égalés, la suppression des cours d'assises et l'opérationnalisation des chambres criminelles au niveau des tribunaux de grande instance, ainsi que les recrutements quantitatifs et qualitatifs de personnels, d'auditeurs de justice, de greffiers en chef et de fonctionnaires de l'administration pénitentiaire et de l'éducation surveillée, constituent autant de faits concrets ayant transformé positivement le visage de la justice malienne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Hommage appuyé aux organisations syndicales<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tous ces résultats et avancées, a-t-il souligné, ont pu être obtenus grâce non seulement au soutien constant des plus hautes autorités, mais aussi à l'engagement, à la détermination et à la synergie d'action de l'ensemble des personnels de la justice. Il a ensuite rendu un hommage appuyé aux organisations syndicales qui ont apporté leur soutien et leur accompagnement, sous diverses formes, à l'atteinte de ces résultats.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a ajouté que l'adhésion du Sylima au Pacte de stabilité sociale et de croissance signé avec le gouvernement pour la restauration d'un climat social apaisé en constitue une parfaite illustration. "C'est vous dire que le succès que nous enregistrons aujourd'hui est le fruit d'un travail collectif, faisant la fierté de l'ensemble de l'institution judiciaire et de la famille judiciaire", a-t-il déclaré.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A en croire le ministre Kassogué, les avancées historiques enregistrées ont logiquement une incidence sur la qualité de la gouvernance du secteur dans ses différents compartiments. "C'est la raison pour laquelle nous avons organisé le Forum national sur la justice, précédé des concertations régionales et des états généraux des ordres professionnels", a-t-il précisé. Selon lui, il s'agit de faire en sorte que le changement qualitatif recherché dans la gouvernance du secteur touche l'ensemble des segments du fonctionnement de la justice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Concernant la chancellerie, il a assuré de l'existence d'une nouvelle dynamique dans la gestion des ressources financières, matérielles et humaines. "Nous avons la conviction que la gestion des ressources humaines doit reposer sur des critères de performance, mais aussi sur ceux relatifs aux comportements des personnels à tous les niveaux de l'administration et de la distribution de la justice", a martelé le garde des Sceaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Félicitations aux chefs de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>juridictions et de parquets<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ministre a poursuivi en affirmant qu'il est désormais clairement établi que la valorisation des ressources humaines, la motivation du personnel et l'amélioration de la qualité du service public de la justice passent par la reconnaissance du mérite et la sanction de la faute.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour lui, les abus, les déviances, les manquements et autres atteintes à l'éthique et à la déontologie ne sauraient être compatibles avec la nouvelle justice voulue : plus efficace, plus accessible, moderne, respectée et respectable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans cette optique, a-t-il assuré, son département continuera à déployer des efforts pour améliorer les conditions de travail des personnels à tous les niveaux, à travers le renforcement des équipements, des matériels et des ressources humaines.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À cet égard, il a adressé ses sincères félicitations aux chefs de juridictions et de parquets pour les efforts déployés au quotidien afin d'assurer le fonctionnement normal du service public de la justice malgré l'insuffisance des moyens, notamment en personnel. "La bonne nouvelle dans ce domaine, c'est le déploiement très prochainement des cent premiers auditeurs de justice dont la formation est totalement achevée. Cela constituera, sans nul doute, un précieux moyen non seulement pour une meilleure répartition de la charge de travail, mais aussi pour mettre en œuvre certaines dispositions du nouveau Code de procédure pénale et de la loi sur l'organisation judiciaire", s'est-il réjoui.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le même registre, il a annoncé l'acquisition de l'indemnité de départ à la retraite pour les magistrats ainsi que les dispositions en cours pour la remise des décorations aux premiers médaillés d'honneur de la justice d'ici à la fin de l'année 2026.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour conclure, il a assuré les membres du nouveau bureau de sa disponibilité totale ainsi que de celle de son département afin de cheminer ensemble pour une magistrature forte au service d'une justice forte.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">                         </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Boubacar Païtao<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Composition du bureau SYLIMA à l'issu des travaux<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de la 5eme convention ordinaire<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Président : Issa Aguibou Diallo (Juge au siège, Tribunal de Commerce de Bamako)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vice-président :<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Boubacar Moussa Diarra (Doyen des juges d'instruction au Pôle National Économique et Financier)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Secrétaire administratif : Abdourahamane Mohame Maïga (Juge d'instruction au Pôle Judiciaire Spécialisé en matière de Lutte contre le Terrorisme et la Criminalité Transnationale Organisée)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Adjoint : Sory Ibrahima Coulibaly (Auditeur de justice)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Secrétaire aux revendications : Hambarke Cissé (Juge d'instruction au TGI de la Commune IV)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Adjoint : Mohamed Ould (Juge au siège au TGI de la Commune IV du District de Bamako)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Secrétaire à la communication : Mahamadou Coulibaly (Bedos) Substitut du Procureur près le TGI de la Commune III <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1er Adjoint : Assim Koné (Juge d'instruction au TGI de Mopti)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2e Adjoint : Assane Sèye (Auditeur de justice)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Secrétaire à l'organisation : Seydou dit Papa Diarra (1er substitut du Procureur près le TGI de la Commune VI <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1er Adjoint : Mamadou Tibou Kéïta<span style="mso-tab-count: 1;">      </span>(Direction générale du Contentieux de l'État)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2e Adjoint : Alassane Kané (Auditeur de justice)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3e Adjoint : Mohamed Chafiou Maïga (Auditeur de justice)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Secrétaire aux relations extérieures : Mohamed AG Bayes (Substitut du Procureur près le TGI de la Commune VI <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Adjoint : Mohamed Ibrahim (Auditeur de justice)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Trésorière : Safiatou Daou (Juge Rapporteur au Tribunal administratif de Bamako)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Trésorier adjoint : Mahamadou Ibrahim Coulibaly (Procureur de la République près le TGI de Gao)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Secrétaire aux œuvres sociales : Kady N'Gom (Substitut du Procureur au PNEF)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Adjoint : Hamadoun Bocoum (Substitut du Procureur près le TGI de Gao)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Secrétaire à la formation : Sékou Zana Traoré (Juge au siège au PNEF)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Adjoint : Dr Salif Sacko (Auditeur de justice)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Secrétaire aux conflits : Seyba Lamine Koné (Procureur de la République près le TGI de Mopti)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Adjoint : Ayouba Touré (Auditeur de justice)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">COMMISSAIRES AUX COMPTES<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dembadian Dabo (Auditeur de justice)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Arouna Sissoko (Auditeur de justice)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nianty Daniel Coulibaly (Auditeur de justice)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali&#45;CPI : 4,7 Mrds FCFA en réparations des crimes d’Al Hassan</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-cpi-47-mrds-fcfa-en-reparations-des-crimes-dal-hassan-3117517.html</link>
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<description><![CDATA[ La Cour pénale internationale (CPI) a fixé à 7,25 millions d’euros le montant des réparations dues aux victimes des crimes imputés à Al Hassan à Tombouctou. L’ordonnance, datée du 28 avril, a été enregistrée dans sa version officielle française le 11 juin. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 12 Jun 2026 17:41:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post-content-wrap has-share-float">
<div class="post-content cf entry-content content-spacious">
<p>La Chambre de première instance X à la Cour internationale de justice (CPI) estime à 65 202 le nombre de victimes directes et indirectes potentiellement admissibles à des réparations pour les  crimes imputés à Al Hassan à Tombouctou. Le montant retenu équivaut à environ 4,755 milliards de FCFA, selon le taux de conversion utilisé par la Cour.</p>
<p>Les réparations prévues sont principalement collectives et communautaires, avec une composante individualisée limitée pour certaines victimes ayant subi des préjudices physiques ou psychologiques particuliers. Elles porteront notamment sur la réhabilitation, des mesures symboliques et des mesures de satisfaction.</p>
<p>Al Hassan Ag Abdoul Aziz Ag Mohamed Ag Mahmoud a été reconnu coupable, le 26 juin 2024, de trois crimes contre l’humanité et de cinq crimes de guerre commis à Tombouctou, dans le nord du Mali, entre avril 2012 et janvier 2013. Il a été condamné, le 20 novembre 2024, à dix ans d’emprisonnement.</p>
<p>Les crimes retenus concernent notamment la torture, les traitements cruels, les atteintes à la dignité de la personne, la mutilation, les condamnations prononcées sans garanties judiciaires régulières ainsi que la persécution pour des motifs religieux. La Cour les rattache au rôle joué par Al Hassan au sein de la police islamique mise en place durant le contrôle de Tombouctou par Ansar Dine et Al-Qaïda au Maghreb islamique.</p>
<p>L’ordonnance précise que les réparations ne couvrent pas l’ensemble des dommages subis pendant l’occupation de Tombouctou. Elles sont limitées aux crimes pour lesquels Al Hassan a été déclaré coupable. Cette précision exclut les faits non retenus dans le jugement, même s’ils ont pu affecter d’autres habitants.</p>
<p>La mise en œuvre des réparations demeure toutefois incertaine sur le plan financier. La Cour considère Al Hassan comme indigent. Le Fonds au profit des victimes devra donc élaborer un plan de mise en œuvre et mobiliser des ressources complémentaires afin de permettre l’exécution effective des réparations.</p>
<p>Cette affaire intervient après celle d’Ahmad Al Faqi Al Mahdi, premier Malien jugé par la CPI. Il avait été condamné en 2016 à neuf ans de prison pour la destruction de dix bâtiments religieux et historiques de Tombouctou, dont neuf mausolées et la porte de la mosquée Sidi Yahia.</p>
<p>Dans l’affaire Al Mahdi, les réparations avaient été fixées à 2,7 millions d’euros, soit environ 1,771 milliard de FCFA. Elles concernaient principalement la destruction du patrimoine culturel, les pertes économiques et le préjudice moral subis par la communauté de Tombouctou. La Chambre avait retenu une population d’environ 70 000 résidents pour la période concernée, tandis que la mise en œuvre a ensuite permis d’identifier 1 691 bénéficiaires individuels admissibles.</p>
<p>Le dossier Al Hassan porte, quant à lui, sur des atteintes directes aux personnes ainsi que sur les conséquences de l’ordre social imposé aux habitants pendant l’occupation de la ville. Pour Tombouctou, les deux décisions couvrent ainsi deux volets distincts : l’une concerne la destruction du patrimoine culturel, l’autre les préjudices subis par les populations.</p>
<p><b>MD/te/Sf/APA</b></p>
<p><b>Source: https://fr.apanews.net/</b></p>
</div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Justice : la Pr Rokia Sanogo recouvre sa liberté !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/justice-la-pr-rokia-sanogo-recouvre-sa-liberte-3117406.html</link>
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<description><![CDATA[ La professeure Rokia Sanogo a retrouvé la liberté ce vendredi 5 juin 2026, selon plusieurs sources concordantes relayées dans les milieux judiciaires et universitaires. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 01:43:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Enquêteur</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Figure incontournable du monde scientifique et de la médecine traditionnelle au Mali, la chercheuse avait été placée sous mandat de dépôt à la prison centrale pour femmes de Bollé. Cette incarcération faisait suite à plusieurs jours d’auditions menées par les enquêteurs de la Brigade économique et financière, saisis après une dénonciation portant sur la gestion de fonds publics attribués à une structure liée à la médecine traditionnelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une vague de soutiens décisive<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'arrestation de cette universitaire de renom avait suscité une vive émotion et une mobilisation sans précédent au sein de la communauté scientifique nationale et sous-régionale. Plusieurs syndicats d'enseignants du supérieur et associations de tradipraticiens avaient immédiatement exigé sa libération, saluant son intégrité et son engagement de Loyauté pour la valorisation de la pharmacopée africaine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce que l'on sait de sa remise en liberté :<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si les détails précis de l'ordonnance de mise en liberté n'ont pas encore été intégralement divulgués par le parquet, des proches du dossier affirment que la Pr Sanogo reste à la disposition de la justice pour la suite de l'instruction.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce dénouement provisoire apporte un soulagement certain à ses collègues et sympathisants, qui commençaient à planifier des actions de protestation d'envergure. La suite de la procédure devra déterminer le bien-fondé des soupçons de malversations financières qui pèsent sur la gestion des enveloppes dédiées à la recherche médicale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ibrahim Coulibaly <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le procureur du pôle judiciaire spécialisé dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale :  ‘’Seule une justice rapide et efficace peut contrer les actes barbares’’</title>
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<description><![CDATA[ Le mercredi 3 juin 2026, la Chambre criminelle du Pôle judiciaire spécialisé de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale a tenu son audience inaugurale ... ]]></description>
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<pubDate>Mon, 08 Jun 2026 12:53:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le mercredi 3 juin 2026, la Chambre criminelle du Pôle judiciaire spécialisé de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale a tenu son audience inaugurale sous la présidence du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme entouré des proches collaborateurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans son allocution, le procureur du pôle judiciaire spécialisé dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Touré, a exhorté les juges à faire preuve de diligence dans le traitement des dossiers. Selon lui, seule une justice rapide et efficace permettra de contrer les actes barbares et la radicalisation qui menacent la société. Il a insisté sur la nécessité d’une justice ferme mais équitable, capable de restaurer la confiance des citoyens et de protéger les victimes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le représentant du Barreau a insisté sur le respect du droit de la défense lors des audiences criminelles. Il a rappelé que la légitimité des décisions de justice repose sur la garantie des droits fondamentaux, même dans un contexte de menace sécuritaire. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le président du Pôle judiciaire a souligné que les jugements doivent permettre de comprendre les sources de financement du terrorisme. Pour lui, la mission du Pôle ne se limite pas à sanctionner les auteurs, mais aussi à démanteler les réseaux financiers et logistiques qui alimentent la violence. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Mamoudou Kassogué, qui a présidé la cérémonie, avait à ses cotés le Secrétaire général du département, Dr Boubacar Sidiki Diarrah, le Chef de Cabinet Bakary Soliba Coulibaly, ainsi que les autorités administratives et judiciaires du sixième arrondissement du district de Bamako. <o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Procureur du pôle national de lutte contre la cybercriminalité, Dr. Adama Coulibaly, signe et persiste : &amp;quot;Le Pôle fait partie des juridictions qui décernent le moins de mandats&amp;quot;</title>
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<description><![CDATA[ &quot;De janvier à ce jour, 17 mandats ont été décernés ; 94 dossiers classés sans suite, pour 48 dossiers orientés en instruction.&quot; ]]></description>
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<pubDate>Sat, 06 Jun 2026 02:20:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Et sur les 81 dossiers en instance de jugement,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>8 personnes ont été placées sous mandat de dépôt"<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A l'occasion de la tenue de sa première audience de la chambre criminelle, le 20 mai courant, le procureur du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité, Dr. Adama Coulibaly, a dressé un large panorama des enjeux liés à la criminalité numérique au Mali. Entre rappel des réformes judiciaires, présentation du cadre légal applicable, défense des libertés fondamentales et appel à une meilleure compréhension de la justice, il a réaffirmé l'engagement du Pôle à rendre une justice rigoureuse, humaine et indépendante dans un contexte marqué par l'essor des infractions commises via les technologies de l'information et de la communication. Discours intégral :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'entrée en vigueur du nouveau Code de procédure pénale a consacré des réformes majeures dans notre système judiciaire. Des réformes qui doivent être analysées comme des avancées notoires en termes de célérité des procédures, de garanties des droits de la défense et, en somme, de procès équitables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La suppression des cours d'assises au profit des chambres criminelles s'inscrit dans ce sillage. Ainsi, aux termes de l'article 477 du Code de procédure pénale, les chambres criminelles sont instituées auprès des tribunaux de grande instance pour connaître des affaires criminelles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette réforme portant sur l'instauration des chambres criminelles concerne également les pôles spécialisés, au rang desquels figure le Pôle de lutte contre la cybercriminalité à travers les dispositions de l'article 892 du Code de procédure pénale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité a été créé par la loi n°2022-058 du 22 décembre 2022 portant modification des dispositions des articles 609, 610, 611 et 612 de la loi n°01-080 du 20 août 2001, modifiée, portant Code de procédure pénale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec l'instauration de la loi n°2024-0028 du 13 décembre 2024 portant Code de procédure pénale, l'article 891 délimite le champ de compétence du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, les infractions prévues par :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- les articles 511-1 et suivants du Code pénal portant sur la cybercriminalité et les autres dispositions du Code pénal portant sur des infractions commises par le biais des technologies de l'information et de la communication ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la loi n°00-46 du 7 juillet 2000 portant régime de la presse et délit de presse ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la loi n°2013-015 du 21 mai 2013, modifiée, portant protection des données à caractère personnel ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la loi n°2016-011 du 6 mai 2016 portant sur les règles applicables aux moyens, modalités et systèmes de cryptologie au Mali ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la loi n°2016-012 du 6 mai 2016 relative aux transactions, échanges et services électroniques ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la loi domaniale et foncière, le Code minier et la loi électorale, dans la mesure où elles concernent la cybercriminalité, sont poursuivies, instruites et jugées selon les dispositions du Code de procédure pénale, sous réserve des dispositions visées aux articles 892 et suivants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les infractions contenues dans la loi de 2019 portent sur :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- des atteintes à la confidentialité des systèmes d'information ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- accès frauduleux à un système informatique ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- maintien frauduleux dans un système ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- des atteintes à l'intégrité et à la disponibilité des systèmes d'information ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- entrave au fonctionnement d'un système d'information ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- introduction frauduleuse de données dans un système d'information ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- des atteintes à l'intégrité des données d'un système d'information ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- interception frauduleuse de données informatisées ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- modification frauduleuse de données informatisées ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- falsification de données informatisées ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- usage de données falsifiées ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- obtention d'avantages frauduleux ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- disposition d'un équipement pour commettre des infractions ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- association formée ou entente en vue de la commission d'infractions informatiques ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- pornographie infantile ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- production d'images ou de représentations à caractère pornographique ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- importation ou exportation d'images ou de représentations à caractère pornographique infantile ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- possession d'images ou de représentations à caractère pornographique infantile ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- actes racistes et xénophobes, menaces et injures par le biais d'un système d'information ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- menaces par le biais d'un système d'information ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- injures commises par le biais d'un système d'information ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- négationnisme ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- infractions liées aux activités des prestataires de services de communication au public par voie électronique ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- infractions en matière de prospection directe ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- infractions en matière de publicité par voie électronique ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- infractions en matière de cryptologie ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- infractions commises au moyen des technologies de l'information et de la communication ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- atteintes aux biens au moyen des technologies de l'information et de la communication ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- infractions de presse commises au moyen des technologies de l'information et de la communication ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- infractions commises par tout moyen de diffusion publique ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- usurpation d'identité numérique ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- atteintes aux droits d'auteur et aux droits voisins ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- atteintes à la défense et à la sécurité ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- responsabilité pénale des personnes morales ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- peines complémentaires ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- procédures en matière de crimes et délits liés aux technologies de l'information et de la communication ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- preuve électronique en matière pénale ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- perquisition et saisie informatiques ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- conservation des données informatiques;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- collecte en temps réel des données relatives au trafic ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- interception des données informatiques relatives au contenu ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- utilisation de logiciels à distance ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- dispositions finales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le domaine d'application de la loi de 2000 porte sur la presse en général, constituée par les organes médiatiques dans lesquels sont employés ou collaborent des journalistes. A ce titre, sont considérés comme des organes médiatiques les organes de presse écrite, de radiodiffusion et de télévision, ainsi que les agences de presse diffusant régulièrement des informations générales ou spécialisées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est à noter qu'aux termes de l'article 4 de cette loi, le journaliste est celui qui, titulaire d'un diplôme de journalisme ou d'un diplôme d'études supérieures avec une année d'expérience professionnelle, a pour activité principale rétribuée la collecte, le traitement et la diffusion d'informations et de nouvelles dans le cadre d'un organe médiatique public ou privé, écrit ou audiovisuel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les infractions susceptibles d'être commises sont les crimes et délits pouvant être commis par voie de presse ou par tout autre moyen de publication ; les délits contre l'autorité et la chose publique ; les délits contre les personnes ; les délits contre les chefs d'État et agents diplomatiques ; enfin, les publications interdites et les immunités de la défense.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il convient de noter que si le texte réglemente la presse, les acteurs de la presse ne sont cependant pas les seuls susceptibles de commettre certaines infractions de presse. La loi n°2013-015 du 21 mai 2013, modifiée, portant protection des données à caractère personnel, s'applique à tout traitement de données à caractère personnel opéré en tout ou partie sur le territoire national. A ce titre, sont soumis à cette loi :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- tout traitement de données à caractère personnel par l'Etat, les collectivités territoriales, les organismes personnalisés, les personnes physiques et les personnes morales de droit privé ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- tout traitement mis en œuvre par un responsable, établi ou non sur le territoire national, à l'exclusion des moyens qui ne sont utilisés qu'à des fins de transit sur le territoire ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- tout traitement de données concernant la sécurité publique, la défense nationale, la recherche et la poursuite d'infractions pénales ou la sûreté de l'Etat, même liée à un intérêt économique ou financier important de l'Etat, sous réserve des dérogations prévues par la présente loi ou, le cas échéant, des dispositions spécifiques prévues par d'autres textes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sont cependant exclus de son champ d'application :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- les traitements de données mis en œuvre par une personne physique dans le cadre exclusif de ses activités personnelles ou domestiques, à condition toutefois que les données ne soient pas destinées à une communication systématique à des tiers ou à la diffusion ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- les copies temporaires effectuées dans le cadre des activités techniques de transmission et de fourniture d'accès à un réseau numérique, en vue du stockage automatique, intermédiaire et transitoire des données, et à la seule fin de permettre à d'autres destinataires du service le meilleur accès possible aux informations transmises.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La loi n°2016-011 du 6 mai 2016 portant sur les règles applicables aux moyens, modalités, prestations et systèmes de cryptologie au Mali est applicable en matière administrative, commerciale, sociale et civile dans les cas suivants :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- à tous types de messages de données auxquels est attachée une signature légale ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- à l'usage de la signature électronique entre utilisateurs et pouvoirs publics, ainsi qu'au sein de l'administration publique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les dispositions de la présente loi ne s'appliquent pas aux :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- applications spécifiques utilisées en matière de défense et de sécurité nationales ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- moyens de cryptologie utilisés par les missions diplomatiques et consulaires visées par la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- utilisations privées ou de recherche.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La loi n°2016-012 du 6 mai 2016 relative aux transactions, échanges et services électroniques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La présente loi s'applique :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- aux dispositions de la société de l'information telles que définies à l'article 5.34 de la présente loi ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- aux activités accomplies à distance et par voie électronique, portant sur des biens, des services, des droits ou des obligations, lorsqu'elles mettent en relation des personnes agissant à des fins qui n'entrent pas dans le cadre de leur activité professionnelle, artisanale ou libérale ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- aux activités dépourvues de caractère économique, accomplies à distance et par voie électronique, portant sur des biens, des services, des droits ou des obligations ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- à la dématérialisation des procédures et formalités administratives ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- à la mise en ligne des informations publiques par l'Etat, les collectivités territoriales et toute personne de droit public ou de droit privé chargée de la gestion d'un service public.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sont exclus du champ d'application de la présente loi les domaines suivants :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- les jeux d'argent qui impliquent des mises ayant une valeur monétaire dans des jeux de hasard, y compris les loteries et les transactions portant sur les paris, même légalement autorisés ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- les activités de représentation et d'assistance en justice ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- les activités exercées par les notaires ou les professions équivalentes, dans la mesure où elles comportent une participation directe et spécifique à l'exercice de l'autorité publique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il convient de noter que les dispositions de cette loi complètent les règles applicables en matière de protection des données à caractère personnel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La loi domaniale et foncière, le Code minier et la loi électorale, dans la mesure où elles concernent la cybercriminalité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut comprendre que les régimes juridiques classiques de ces matières s'appliquent et que les juridictions dédiées restent compétentes, tant que les infractions y relatives ne sont pas commises au moyen des technologies de l'information et de la communication.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour revenir à l'activité du jour, il n'est point besoin de rappeler que la procédure criminelle, conformément aux exigences légales, est structurée autour de l'information judiciaire conduite par le juge d'instruction.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A la suite de celle-ci, l'affaire est déférée devant la chambre criminelle qui siège ce matin. Elle est composée du président et de deux juges, tous magistrats. Les fonctions du ministère public sont exercées par le procureur de la République ou tout membre du parquet du ressort.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Celles du greffe sont exercées par un ou plusieurs greffiers.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le déficit de magistrats au Pôle fait que des magistrats instructeurs siègent dans la présente composition. Cependant, dans le respect des dispositions de l'article 485 du Code de procédure pénale, aucun des magistrats siégeant à cette audience n'a connu l'un des dossiers enrôlés aujourd'hui en qualité de magistrat instructeur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le cadre de cette première session de la chambre criminelle du Pôle de lutte contre la cybercriminalité, quatre (4) dossiers sont inscrits au rôle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il s'agit de faits :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- d'injures et de menaces par le biais d'un système d'information ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- d'association formée ou d'entente en vue de commettre des infractions informatiques et d'escroquerie par le biais d'un système informatique ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- d'atteinte à la sûreté de l'Etat par le biais d'un système informatique ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- de menaces par le biais d'un système informatique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je voudrais saisir cette occasion pour rassurer le Barreau ainsi que les justiciables de l'attachement du Pôle au respect strict des règles de procédure, d'une part, et, d'autre part, au caractère social et humain de l'activité de juger.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour preuve, au cours de l'année écoulée, le Pôle a traité 1388 procédures et a reçu 504 procès-verbaux. Sur les 1388 procédures, 1130 étaient des plaintes et 208 des saisines directes du parquet. Il y a eu environ 133 dossiers orientés en citation directe, 99 en information judiciaire et 206 classements sans suite.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut noter également qu'en 2025, le parquet du Pôle a décerné 67 mandats.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Du début de l'année 2026 à ce jour, il a décerné 17 mandats.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous avons actuellement 81 dossiers en instance de jugement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De janvier à aujourd'hui, 94 dossiers ont été classés sans suite, pour 48 dossiers orientés en instruction.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur les 81 dossiers en instance de jugement, huit (8) personnes sont sous mandat de dépôt.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces chiffres visent à montrer que, contrairement à une certaine perception erronée, le Pôle fait partie des juridictions qui décernent le moins de mandats et font comparaître les personnes poursuivies dans les meilleurs délais devant les chambres de jugement, aussi bien sur le fond que sur les demandes de remise en liberté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que le Pôle soit, en si peu de temps, une juridiction sous les projecteurs n'a rien d'étonnant, et ce pour plusieurs raisons, notamment : la nouveauté de la matière elle-même, la qualité des personnes poursuivies, qui sont majoritairement des personnalités publiques, la croissance de la délinquance dans le cyberespace et l'étendue du champ de compétence du Pôle, qui est transnational.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malgré tout, le Pôle reste profondément engagé dans la recherche de l'idéal de justice. Ce concept philosophique et moral universel vise l'équité, l'égalité et l'équilibre dans les relations humaines. Ce principe cherche à garantir à chacun ce qui lui est dû, servant à la fois de boussole pour une société harmonieuse et de norme pour juger.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, l'acte de juger consiste à apprécier des faits et à leur appliquer des règles de droit pour trancher des litiges. Cet acte fondamental lie la rationalité juridique, l'interprétation de la loi et l'éthique humaine afin de garantir la cohésion sociale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La difficulté de l'acte de juger réside dans la tension permanente entre l'application stricte d'une règle impersonnelle et la singularité complexe d'une situation humaine. Il s'agit de trancher des conflits en interprétant les textes, tout en étant confronté à des dilemmes éthiques et à l'impact de ses décisions sur des vies. Ainsi, les juges exercent leur métier dans un contexte où la justice est souvent scrutée, voire critiquée, par les médias et l'opinion publique. Pour autant, nous devons juger "sans désir de plaire ni crainte de déplaire", ce qui exige une grande force de caractère, une réelle indépendance et même une certaine audace.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toutefois, face au tribunal de l'opinion publique, sans complaisance ni faux-fuyants, nous entendons et prenons note des critiques adressées à la justice. Sans nous apitoyer sur notre sort ni demander une quelconque indulgence laxiste, il convient de retenir que l'action de juger est, par nature, une prérogative divine, confiée pour la circonstance à des hommes et des femmes qui ne sauraient prétendre être irréprochables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le respect des règles de procédure et les voies de recours sont, à juste titre, des mécanismes prévus par le législateur face à ces réalités humaines.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour autant, nous autres magistrats devons allier une solide technicité juridique à des qualités humaines et déontologiques fondamentales afin de gagner la confiance de nos concitoyens et de faire accepter nos décisions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la pensée du chancelier Henri-François d'Aguesseau, la plus sensible plaie faite à la magistrature est le mépris que les magistrats ont conçu pour leur propre profession, une blessure qu'elle a reçue de la main même du magistrat.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette formule marquante est issue de ses célèbres Mercuriales, des discours d'apparat prononcés lors des rentrées solennelles où il dressait un portrait moral de la justice et rappelait les devoirs essentiels des gens de robe.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le chancelier identifie plusieurs vices qui poussent le magistrat à dégrader sa propre fonction :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- l'ambition et la vanité : le magistrat méprise son état actuel, car il ne l'envisage que comme un tremplin politique ou social pour s'élever plus haut ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la recherche du plaisir : la frivolité et la légèreté détournent le juge de la rigueur et de la gravité qu'exige sa fonction ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- le manque de vocation et de maturité : une éducation souvent trop rapide, abrégée par la vanité des familles, conduit à une jeunesse impatiente d'exercer avant d'avoir acquis le mérite et la sagesse nécessaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je puis vous assurer, Monsieur le Bâtonnier, de notre engagement et de notre détermination constante à faire respecter les droits et libertés dans les actes de poursuite, d'instruction et de jugement. Vous conviendrez sans nul doute avec moi que le contrat social nous impose à tous, dans le cadre de l'Etat de droit, des limites dans l'exercice de ces droits et libertés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La liberté d'expression, d'opinion, de culte ou encore de presse, pour ne citer que celles-ci, demeure vivante et vivace dans notre pays. Toutefois, l'exercice de ces droits et libertés s'accommode mal de l'anarchie, du droit de diffamer, de porter atteinte à l'honneur et à la dignité d'autrui, de restreindre l'étendue de la laïcité ou de troubler l'ordre public de manière générale.<o:p></o:p></span></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202606/image_870x_6a22900ade2f8.jpg" alt=""></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est en cela que le juge Kéba Mbaye, dans sa leçon inaugurale du 14 décembre 2005 à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar, nous invitait au règne de l'éthique à travers une justice forte et un bon système éducatif comme condition préalable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, le déficit de compréhension de la chose judiciaire n'épargne, à vrai dire, aucun compartiment de la justice, laquelle demeure globalement méconnue du justiciable. Dès lors, le besoin de vulgarisation et de diffusion des textes de loi se fait encore plus criant. Si l'on prend l'exemple des différents textes applicables au Pôle, à la lecture de certaines réactions, on a parfois l'impression qu'il s'agit de nouvelles réglementations. Or, il n'en est rien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D'autres, en raison de la surexposition médiatique du Pôle, pensent qu'il est seul compétent pour connaître de toutes les infractions, indépendamment des règles de compétence matérielle : terrorisme, infractions économiques et financières, et j'en passe. Il n'est pas rare non plus de voir des citoyens débattre de qui est magistrat, qui est juge, qui est procureur, voire penser que le magistrat est à l'origine des lois, ou encore, en matière pénale, croire que le procureur présent au procès est celui qui rend la décision.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cela pourrait faire sourire le professionnel du droit, à juste titre, mais pour certains, le procureur peut même remoduler les jugements déjà prononcés, en réduisant ou en augmentant les peines selon son bon vouloir, au mépris de la séparation des fonctions de poursuite, d'instruction et de jugement, ainsi qu'en violation de l'autorité de la chose jugée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D'aucuns vont jusqu'à lui demander, en lieu et place de poursuites, de fixer des peines d'amende ou de prononcer des travaux d'intérêt général.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il y a lieu, compte tenu des mutations irréversibles de l'environnement mondial et des dangers qui s'y rattachent, de prendre conscience des enjeux du numérique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La sensibilisation et la vulgarisation à l'endroit des justiciables et des professionnels du droit seront, à n'en point douter, des leviers pour une prévention efficace et une lutte efficiente contre la cybercriminalité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans tous les cas, Messieurs les juges, ne pensons pas que Dieu soit inattentif à l'injustice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est enfin l'occasion de rappeler que le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité connaît des difficultés dans un contexte global de crise.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au rang desquelles :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- l'insuffisance du personnel ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- le manque de matériel et de logistique ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- le déficit de coopération et de collaboration.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous osons espérer que, dans un futur proche, les conditions seront réunies afin que ces difficultés soient levées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur cette note d'espoir, avant de conclure mon propos, permettez-moi, Monsieur le Président, de saluer et de remercier Monsieur le Ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Garde des Sceaux, pour son engagement, ses efforts et son soutien constant afin que le Pôle soit ce qu'il est aujourd'hui.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Monsieur le Président, "Ne dit-on pas qu'aux âmes bien nées la valeur n'attend point le nombre des années ?"<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le nouveau-né, non sans difficulté, a appris à se tenir debout et à marcher. Il est devenu aujourd'hui un jeune adolescent. Il continue à beaucoup faire parler de lui, non parce qu'il est turbulent ou fougueux, mais parce qu'il suit avec prudence et humilité la trace de ses devanciers dans la recherche de l'idéal commun de justice, à l'image de feu Daniel Amagoin Tessougué (puisse son âme reposer en paix), en posant des actes avec courage et détermination, ayant pour boussole la loi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En voilà la preuve : après seulement trois ans d'existence, nous voilà en train de tenir notre première audience criminelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ko demisseni têguè ko ko gnouman be mogo koroba deguè noni.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tout cela est le fruit de sacrifices et d'efforts consentis nuit et jour par des hommes et des femmes qui ont la lourde mais exaltante responsabilité de rendre la justice au sein du Pôle, avec vous-même, Monsieur le Président, à leur tête, mais aussi et surtout la preuve manifeste de l'accompagnement des plus hautes autorités à travers le ministère de la Justice et des Droits de l'Homme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je prie enfin Dieu qu'Il puisse guider les pas de cette chambre criminelle dans la pérennité et la constance à distinguer le vrai du faux et à rendre une justice juste.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Merci, Monsieur le Président, pour la parole donnée, et merci à vous tous pour votre patience".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Marche d&amp;apos;acquisition de mallettes didactiques pour les centres développement pour la petite enfance : Dénonciation mal fondée de la société ABC&#45;SARL</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/marche-dacquisition-de-mallettes-didactiques-pour-les-centres-developpement-pour-la-petite-enfance-denonciation-mal-fondee-de-la-societe-abc-sarl-3117278.html</link>
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<description><![CDATA[ La première décision de l&#039;année 2026 rendue par le Comité de règlement des différends (CRD) de l&#039;Autorité de régulation des marchés publics et de délégation de service public (ARMDS) date du 9 avril 2026. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 06 Jun 2026 02:14:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle fait suite à la dénonciation faite par la société African Business Consortium (ABC-SARL) relative à de prétendues "irrégularités graves" dans la procédure d'appel d'offres ouvert relatif à l'acquisition de mallettes didactiques pour les centres de développement de la petite enfance. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d'amélioration de la qualité et des résultats de l'éducation pour tous au Mali (MIQRA) financé par la Banque mondiale, l'Unité de gestion du projet (UGP) a lancé l'appel d'offres ouvert national n°3028/F-2025 relatif à l'acquisition de mallettes didactiques pour les centres de développement de la petite enfance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ayant soumissionné audit appel d'offres, la société ABC-SARL n'a pas été choisie car, à l'issue de la procédure de mise en concurrence et de l'évaluation des offres, l'attribution provisoire a été prononcée au profit de la société Hel Amar BTP SARL. Ce que conteste la société ABC-SARL, arguant que des irrégularités graves ont été commises dans la procédure d'attribution dudit marché. Raison pour laquelle, par lettre en date du 13 février 2026, elle a saisi le Comité de règlement des différends (CRD) pour porter à son attention la dénonciation des prétendues irrégularités.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les arguments<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>avancés pour fonder<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la dénonciation<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A l'appui de sa requête, la société ABC-SARL soutient :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D'abord, qu'elle est spécialisée dans la conception et la fourniture de matériels pédagogiques et qu'elle est signataire d'un accord de partenariat public-privé d'une durée de dix (10) ans avec le ministère de l'Education nationale dans le domaine de la conception de mallettes pédagogiques. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ensuite, l'attributaire provisoire (Hel Amar BTP SARL) est principalement une entreprise de BTP ne disposant pas, selon ABC-SARL, d'expériences similaires dans le domaine de la fourniture de matériels éducatifs. En outre, le dossier d'appel d'offres exigeait la production d'échantillons sous peine de rejet de l'offre, alors que l'attributaire provisoire n'a pas satisfait à cette exigence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enfin, selon toujours ABC-SARL, ces éléments précités traduisent une violation des principes d'égalité de traitement, de transparence et de concurrence. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En conséquence, ABC-SARL demande un examen approfondi de la procédure et la prise de toute mesure corrective appropriée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'arroseur arrosé ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Informée de cette dénonciation, l'Autorité contractante a non seulement transmis au CRD ses observations ainsi que les pièces du dossier relatif à la passation du marché, mais a aussi porté à l'attention du CRD un élement d'incohérence relevé dans les documents produits par la société requérante, notamment ABC-Sarl.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, il ressort du dossier de spoumission de la société dénonciatrice, qu'elle a produit une copie de registre de commerce mentionnant la société ABC-SARL immatriculée le 7 février 2019, alors que le même dossier contient un numéro d'identification fiscale établi au nom de ABC SA, cette société étant immatriculée, selon les services des impôts, le 15 décembre 2025.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette divergence relative à la forme juridique de l'entreprise, selon l'Autorité contractante, soulève des interrogations relatives à l'identité juridique de l'entité ayant effectivement soumissionné à la procédure, d'autant plus que la société requérante affirme, dans son recours, disposer d'une expérience de plus de douze (12) années dans la fourniture de mallettes pédagogiques au Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est sur la base de ces constats que l'Autorité contractante a demandé au CRD d'inviter la société ABC-SARL à apporter les éclaircissements accompagnés de preuves pour lever l'incohérence sur la forme juridique de l'entreprise pour savoir exactement laquelle des deux entités a soumissionné à l'Appel d'offres et présenté ses références invoquées. Le cas échéant, fournir la preuve d'une continuité juridique entre les deux entités.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des allégations qui fondent comme<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>du beurre au soleil<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De l'analyse des offres, il ressort que, contrairement à ce que prétendait ABC-SARL, la société choisie comme attributaire provisoire, notamment Hel Amar BTP SARL, a produit les preuves de l'exécution de deux marchés similaires : un en Côte d'Ivoire et un au Togo, tous deux excédant le montant de 200 millions exigé par le dossier d'appel d'offres. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En plus, il ressort du registre de commerce de la société Hel Amar BTP SARL que cette société, en plus des activités de BTP, exerce dans le domaine de la fourniture de matériels et consommables informatiques, mobiliers de bureaux et autres. Ce qui est compatible avec la nature du marché en cause. Ce qui démonte l'allégation, selon laquelle, Hel Amar BTP SARL, l'attributaire provisoire, ne dispose pas d'expériences similaires exigées, au dossier d'appel d'offres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En outre, la société ABC-SARL, dénonciatrice, soutient que l'attributaire provisoire n'a pas fourni les échantillons requis alors que son offre est déclarée conforme. Ce que dément l'Autorité contractante qui a confirmé l'existence des échantillons dans le dossier de soumission. De toute façon, la société dénonciatrice n'ayant pu produire des éléments probants sur ses allégations d'irrégularités sur la procédure de passation dudit marché, a vu sa dénonciation être déclarée mal fondée par la décision n°2026-001 du 9 avril 2026 qui a ordonné la poursuite de la procédure de passation dudit marché public.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;"><span style="mso-spacerun: yes;">     </span>El Hadj A.B. HAIDARA</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : l&amp;apos;officier français Yann Vézilier écope de 20 ans de réclusion criminelle pour atteinte à la sûreté de l&amp;apos;État</title>
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<description><![CDATA[ Arrêté en août 2025 avec plusieurs autres militaires maliens «pour tentative de déstabilisation des institutions de la République»... ]]></description>
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<pubDate>Fri, 05 Jun 2026 19:37:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Arrêté en août 2025 avec plusieurs autres militaires maliens pour «déstabiliser les institutions de la République », le lieutenant-colonel français Yann Christian Bernard Vézilier, a été condamné hier jeudi à Bamako à 20 ans de réclusion criminelle par le pôle judiciaire spécialisé dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Onze mois après son arrestation par la justice malienne, le lieutenant-colonel français Yann Christian Bernard Vézilier a été fixé sur son sort par un tribunal de Bamako.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>L’agent français écope de 20 ans de réclusion criminelle, 20 ans d’interdiction de séjour au Mali et une amende de 3, 6 millions FCFA ainsi qu’au paiement d’un franc symbolique à l’Etat Malien. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour rappel, le lieutenant-colonel Yann Christian Bernard Vezilier a été interpellé et accusé par le gouvernement de transition d’avoir contribué «à mobiliser les responsables politiques, acteurs de la société civile et des militaires dont les généraux de Brigade Abass Dembélé et Nema Sagara » pour déstabiliser les institutions de la République.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Dans la foulée de son interpellation, le Ministère des Affaires Etrangères de la France avait contesté les accusations « de tentative de déstabilisation des institutions » portées contre son deuxième secrétaire l’ambassade à Bamako.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Paris avait même rejeté son implication estimant qu’il fait l’objet « d’accusations sans fondement ».<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>En rejetant les accusations, les autorités françaises avaient déclaré qu’« Un dialogue était en cours avec les autorités maliennes afin de dissiper tout malentendu et obtenir la libération sans délai de ce membre de l’ambassade de France à Bamako ». Cette condamnation intervient dans un contexte de relations tendues entre le Mali et la France depuis plusieurs années.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Justice : le Pôle judiciaire spécialisé de Bamako ouvre sa première audience criminelle</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/justice-le-pole-judiciaire-specialise-de-bamako-ouvre-sa-premiere-audience-criminelle-3117308.html</link>
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<description><![CDATA[ Une nouvelle étape dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée a été franchie à Bamako avec la tenue de l’audience inaugurale de la Chambre criminelle du Pôle judiciaire spécialisé, en présence du ministre de la Justice, Mamoudou Kassogué. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 05 Jun 2026 15:35:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="qMYqUG_convSearchResultHighlightRoot">
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<p data-start="2107" data-end="2296">La Chambre criminelle du Pôle judiciaire spécialisé de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée a tenu son audience inaugurale le mercredi 3 juin 2026 à Bamako.</p>
<p data-start="2298" data-end="2651">La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, accompagné du secrétaire général du département, Dr Boubacar Sidiki Diarrah, du chef de cabinet Bakary Soliba Coulibaly, ainsi que des autorités administratives et judiciaires du sixième arrondissement du district de Bamako.</p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202606/image_870x_6a22ec7fd7d25.jpg" alt="" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;"></p>
<p data-start="2653" data-end="2844">Cette audience marque une étape importante dans l’opérationnalisation des mécanismes judiciaires spécialisés mis en place pour faire face aux défis sécuritaires et à la criminalité organisée.</p>
<p data-start="2846" data-end="3085">Dans son réquisitoire, le procureur a appelé les magistrats à faire preuve de célérité et de diligence dans le traitement des dossiers, soulignant la nécessité d’une réponse judiciaire efficace face à la gravité des infractions concernées.</p>
<p data-start="3087" data-end="3321">De son côté, le représentant du Barreau a insisté sur l’importance du respect des droits de la défense lors des audiences criminelles, rappelant que la quête de justice doit s’exercer dans le strict respect des garanties procédurales.</p>
<p data-start="3323" data-end="3528" data-is-last-node="" data-is-only-node="">L’ouverture de cette première audience illustre la volonté des autorités judiciaires maliennes de renforcer la lutte contre les formes les plus complexes de criminalité tout en consolidant l’État de droit.</p>
</div>
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</section>
</div>
</div>
<p><strong>La rédaction de Maliweb.net</strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pôle de lutte contre le terrorisme : Le ministre Kassogué insiste sur un procès équitable dans le respect des Droits de l&amp;apos;Homme</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/pole-de-lutte-contre-le-terrorisme-le-ministre-kassogue-insiste-sur-un-proces-equitable-dans-le-respect-des-droits-de-lhomme-3117273.html</link>
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<description><![CDATA[ A l&#039;ouverture du procès ce jeudi, le ministre de la Justice a surtout salué le message de fermeté du Tribunal dans le respect des lois ]]></description>
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<pubDate>Fri, 05 Jun 2026 07:33:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">La première audience de la chambre criminelle du Pôle judiciaire spécialisée en matière de Lutte contre le Terrorisme et la Criminalité transnationale organisée s'est ouverte ce jeudi. La cérémonie d'ouverture solennelle a été présidée par le ministre de la Justice, des Droits de l'Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué. </span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Au total,  cinq dossiers seront examinés lors du procès. Ils  comprennent trois affaires d'actes de terrorisme et de financement du terrorisme, une affaire de trafic illicite de migrants et une autre rélative à d'acte terrorisme et son financement avec des infractions connexes telles que l'espionnage, l'atteinte à la sûreté extérieure de l'Etat. </span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><img 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<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Dans sa déclaration d'ouverture du procès,  le président de la Chambre,  Ousmane Samaké,  a écarté toute idée de vengeance ou de faiblesse.  Il a, en revanche, insisté sur la fermeté de sa juridiction dans la distribution de la justice "en âme et conscience". Selon le magistrat,  le procès sera équitable et tenu dans le délai.  </span><span class="pf-br-replacement" orig-style=""> </span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Pour sa part, le ministre de la Justice a rappelé que le Pôle est en train de juger les infractions les plus graves dans l'échelle des infractions que nous connaissons dans notre pays. Pour cette raison,  Mamoudou Kassogué dira que la tenue de cette première audience est d'une importance capitale pour la Justice de notre pays. A cet effet,  le ministre a invité les differents acteurs à rendre la justice avec fermeté, équité et dans le strict respect des lois. "Nous voulons la célérité,  l'efficacité,  mais dans le respect des Droits de l’Homme.  C’est ce qui fera la grandeur de la Justice", a insisté le ministre Kassogué.  </span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><b data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Binta KEÏTA</span></b></p>]]> </content:encoded>
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<title>Me Soumountera, Bâtonnier de l’Ordre des Avocats du Mali : «L’enlèvement de personne est une infraction très grave»</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/me-soumountera-batonnier-de-lordre-des-avocats-du-mali-lenlevement-de-personne-est-une-infraction-tres-grave-3117224.html</link>
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<description><![CDATA[ Lors de son intervention à l’occasion de l’ouverture de la première session de la Chambre criminelle du Tribunal de Grande Instance de la Commune IV du District de Bamako... ]]></description>
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<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 13:04:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lors de son intervention à l’occasion de l’ouverture de la première session de la Chambre criminelle du Tribunal de Grande Instance de la Commune IV du District de Bamako, le 19 mai dernier, le Bâtonnier de l’Ordre des Avocats du Mali, Me Souleymane Soumountera s’est prononcé sur les reformes menées. Il a rappelé avec gravité certains sujets brûlants de l’actualité, notamment les enlèvements de personnes. Texte intégral.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Monsieur le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Monsieur le Président de la Chambre Criminelle,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Monsieur le Procureur de la République,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Messieurs les juges composant la Chambre Criminelle,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Autorités politiques, administratives et judiciaires,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Messieurs les représentants des Ordres professionnels,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mesdames, messieurs les greffiers et secrétaires de greffes,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Messieurs les agents assurant la sécurité des lieux,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chers accusés,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chers Confrères, <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Distingués invités, en vos rangs, qualités et titres,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mesdames, Messieurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est avec une profonde gravité, mais aussi avec un sentiment d'espoir et de responsabilité partagée, que je prends la parole devant votre auguste juridiction en ce jour mémorable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous voici réunis pour l’ouverture de la toute première session de la Chambre Criminelle de ce Tribunal de Grande Instance de la Commune IV du district de Bamako. Cet événement n'est pas une simple formalité du calendrier judiciaire. Il marque un tournant historique pour l'institution judiciaire de notre pays, le Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette audience solennelle se tient, en effet, au lendemain de réformes législatives majeures, portées par les nouveaux Code pénal et Code de procédure pénale. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces textes refondateurs traduisent une volonté ferme de moderniser notre appareil judiciaire, de lutter efficacement contre l'impunité, mais surtout de rapprocher la justice criminelle du citoyen, du justiciable malien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">I. Le sens de la réforme est d’avoir une justice de proximité et de célérité<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pendant longtemps, la justice criminelle dans notre pays a souffert de son éloignement et de sa lourdeur, symbolisée par la tenue périodique et centralisée des Cours d’Assises. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cet ancien modèle, bien qu'historique, créait de longs délais de détention préventive et une déconnexion progressive entre le moment de l'infraction et celui du châtiment ou de l'acquittement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En confiant désormais le jugement des crimes aux Chambres Criminelles des Tribunaux de Grande Instance, le législateur malien fait le choix de la proximité, de la continuité et de la célérité. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La justice n’attend plus ; elle s’établit là où les faits ont été commis, sous le regard de la communauté qui a subi le trouble social.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour l’Ordre des Avocats, cette décentralisation de la justice criminelle est une victoire pour les droits humains. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle doit permettre de désengorger nos maisons d'arrêt et de garantir que toute personne accusée soit jugée dans un délai raisonnable, conformément aux engagements internationaux de notre République.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La nécessité d’une justice plus rapide plus technique a pris le dessus sur l’impératif démocratique de la participation citoyenne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Autant dire que le regard des citoyens est encore plus rigoureux sur notre travail, faisons-en sorte que la distance ne soit pas assez grande entre le peuple et l’institution judiciaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En ce temps où le tribunal médiatique finit de juger les mises en cause avant la fin même de l’enquête préliminaire nous devons démontrer avec la rigueur de la loi que seuls les juges qui prennent les décisions de condamnation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous devons donc éteindre le bucher que d’autre allumer pour châtier les présumés innocents.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">II. Nous devons concilier fermeté sociale et rigueur légale<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au cours de cette session, votre Chambre aura à connaître, les infractions. Je survole quelques-unes :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-De vol qualifié qu'il s'agisse de vol à main armée, de vol en bande organisée ou commis avec violence. Cette infraction n'est pas un simple délit contre la propriété. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est une agression directe contre la paix publique, contre la sécurité des familles dans leurs foyers, contre l'activité de nos opérateurs économiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-S’agissant de l’association de malfaiteurs et détention d’illégale d’arme la première infraction désigne le fait de se grouper en vue de préparer un ou plusieurs crimes ou délits, la deuxième est l’acquisition ou la cession d'armes ou de munitions sans autorisation délivrée par l'autorité compétente.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Elle est susceptible de mener à de lourdes peines d'emprisonnement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous devons être vigilants par le temps qui court et éviter à tout prix la prolifération des armes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-Quant aux faux et usage de faux, il se définit comment toute altération frauduleuse de la vérité dans un document causant un préjudice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-Et enfin ce qui attrait à l’enlèvement de personne, elle consiste à appréhender une personne et à la retenir contre son gré, privant ainsi cette dernière de sa liberté d'aller et venir. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est une infraction très grave à laquelle le Barreau est sensible et à ce titre en appelle au respect des règles de toutes les règles de procédure.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le contexte de transition et de reconstruction nationale que traverse le Mali, garantir la sécurité des personnes et de leurs biens est une priorité absolue. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nos populations ont soif de sécurité et elles attendent de l'État, et donc de la Justice, des signaux clairs de fermeté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, Monsieur le Président, Monsieur le Procureur, la juste colère sociale face à la criminalité ne doit jamais balayer les digues de la légalité. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plus l'infraction est grave, plus le trouble est grand, et plus la justice doit se montrer exemplaire dans sa démarche.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Punir, oui, mais punir conformément à la loi. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le nouveau Code pénal nous offre les instruments d'une répression rigoureuse et adaptée, mais le nouveau Code de procédure pénale nous impose, avec la même force, le respect strict des règles de procédure. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Car toute interpellation, toute peine prononcée au mépris des règles n'est pas de la justice, c'est de l'arbitraire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">III. L'Avocat a un rôle essentiel à jouer dans la conduite de la procédure<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ses alertes ne doivent pas être ignorées et particulièrement pendant ces périodes que nous traversons.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La parole du Barreau a une portée, a un sens que nul ne doit ignorer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et c’est en cela que réside la mission sacrée du Barreau.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ma voix, les Avocats du Mali réaffirment leur attachement profond à notre pays le Mali et appellent respectueusement à sa construction par le droit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est pourquoi, devant cette Chambre Criminelle, les Avocats ne seront pas des spectateurs, ni des obstacles à la manifestation de la vérité. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils seront, comme ils l’ont toujours été, des acteurs indispensables à l'équilibre du procès.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il n’y a pas de justice crédible sans une défense forte. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quelle que soit la gravité des charges pesant sur les accusés qui défileront à cette barre, ils ont droit à la présomption d'innocence, au respect de leur dignité humaine, et à une défense pleine, entière et courageuse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chers confrères vous qui assisterez les accusés ou défendrez les intérêts des victimes lors de cette session, je sais pouvoir compter sur votre professionnalisme, votre déontologie et votre éloquence pour éclairer la religion de ce tribunal. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Rappelons-nous que défendre, ce n'est pas excuser l'inacceptable ; défendre, c’est s’assurer que la balance de la justice reste parfaitement droite et équilibré, que chaque preuve est débattue contradictoirement, et que le doute profite toujours à l'accusé, conformément aux principes cardinaux de notre droit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Conclusion<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Monsieur le Président, mesdames et messieurs les membres de la Chambre Criminelle, monsieur le Procureur,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette première session est un test grandeur nature pour l'application de nos nouveaux codes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le peuple malien nous regarde, il salue l’esprit de ses reformes et ceux qui en ont été les concepteurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il veut une justice qui protège, une justice qui sanctionne les coupables avec fermeté, mais aussi une justice qui sait acquitter lorsque la preuve fait défaut.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Ordre des Avocats du Mali réaffirme son entière disponibilité à collaborer avec les autorités et ici avec les magistrats du siège et du parquet pour que cette session soit un modèle de rigueur procédurale, de respect mutuel et de dignité. Sans le respect rigoureux du droit, sans la justice, tous nos efforts seront vains.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Puisse vos délibérations être guidées par la seule force de la loi, l'intime conviction et l'amour de la patrie et du droit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que la justice soit rendue, et que Dieu bénisse le Mali !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je vous remercie pour votre aimable attention.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Bâtonnier de l’Ordre des Avocats du Mali<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Souleymane Soumountera<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire d&amp;apos;incendie criminel et d&amp;apos;assassinat a Lafiabougou : Mohamed Haïdara dit &amp;quot;Nimaga&amp;quot; condamné à mort, son complice écope de 7 ans de réclusion</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaire-dincendie-criminel-et-dassassinat-a-lafiabougou-mohamed-haidara-dit-nimaga-condamne-a-mort-son-complice-ecope-de-7-ans-de-reclusion-3116997.html</link>
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<description><![CDATA[ Accusés d&#039;incendie volontaire, d&#039;assassinat, d&#039;empoisonnement et d&#039;évasion, Mohamed Haïdara dit &quot;Nimaga&quot; et Bakary Bourama Sangaré ont comparu devant la chambre criminelle de la Cour d&#039;appel de Bamako. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 23 May 2026 02:25:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au terme de plusieurs heures de débats, la juridiction a condamné l'accusé principal à la peine de mort et son complice à 7 ans de réclusion criminelle. Une affaire qui avait profondément choqué l'opinion publique malienne après la mort tragique du caporal Aïché Barry en 2022 à Lafiabougou.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les accusés Mohamed Haïdara dit "Nimaga" et Bakary Bourama Sangaré étaient à la barre de la chambre criminelle pour connaître leur sort dans l'affaire d'incendie volontaire, d'assassinat, d'empoisonnement et de délit d'évasion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le drame remonte à 2022 à Lafiabougou. La victime, le caporal Aïché Barry de la garde nationale a trouvé la mort dans des circonstances particulièrement troublantes. L'audience s'est tenue le mardi 19 mai 2026. Reconnus coupables des faits qui leur étaient reprochés, Mohamed Haïdara a écopé de la peine de mort, tandis que son complice, Bakary Bourama Sangaré, a été condamné à sept ans de réclusion criminelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mort du caporal Aïché Barry a suscité une vive émotion au sein de la société malienne. Selon les faits rappelés à l'audience, Mohamed Haïdara dit "Nimaga" entretenait une relation amoureuse avec la victime et le couple vivait en concubinage dans un appartement situé à Lafiabougou. Dans la nuit du dimanche 9 au lundi 10 mai 2022, aux environs de 4 h du matin, Mohamed Haïdara aurait frappé à la porte de Drissa Ongoïba, colocataire de la victime, pour lui demander de couper l'alimentation électrique de la concession. Selon lui, un court-circuit provoqué par une multiprise dans leur chambre était à l'origine d'un début d'incendie. Le voisin s'exécuta immédiatement. Mais en cherchant à comprendre ce qui se passait, il ouvrit la porte de la chambre d'Aïché Barry et aperçut un important brasier s'échapper de l'intérieur. Il alerta aussitôt les voisins en criant au feu, pendant que Mohamed Haïdara, muni d'un seau d'eau, faisait semblant d'essayer d'éteindre les flammes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ne pouvant maîtriser seul l'incendie, Drissa Ongoïba se rendit au commissariat du 5e arrondissement afin d'alerter les forces de sécurité et de solliciter l'intervention de la protection civile. Après avoir maîtrisé le feu, les secours découvrirent le corps sans vie et calciné du caporal Aïché Barry. Au regard des premiers éléments relevés sur la scène du crime, Mohamed Haïdara fut interpellé par les éléments du commissariat du 5e arrondissement de Lafiabougou puis placé en garde à vue. En raison de la qualité de la victime et sur instruction de la hiérarchie militaire, le dossier fut ensuite transféré à la Brigade territoriale de Bamako-Coura. Au cours de son interrogatoire, Mohamed Haïdara accusa un certain Mohamed Modibo Haïdara dit "Mamé" d'avoir remis une boisson empoisonnée à la défunte. Mais un autre rebondissement allait marquer cette affaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la nuit du dimanche 15 au lundi 16 mai 2022, entre 2 h et 6 h du matin, les éléments de garde de la Brigade territoriale de Bamako-Coura annoncèrent l'évasion de Mohamed Haïdara. Arrivé sur place, l'adjoint du commandant constata que la salle de garde à vue des hommes était vide, bien que fermée avec deux barres de fer, un crochet et un cadenas. Celui placé en bas avait été volontairement retiré avant d'être repositionné sur la porte de la cellule réservée aux femmes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Interrogés, les agents de garde évoquèrent une évasion mystérieuse, sans aucune trace d'effraction ni déformation apparente des dispositifs de sécurité. Après plusieurs jours de cavale, Mohamed Haïdara fut finalement arrêté grâce à la dénonciation d'Aminata Doumbia, puis remis aux autorités judiciaires. Selon cette dernière, l'accusé lui aurait confié avoir bénéficié de l'aide de Mohamed Mory Haïdara dit Maurice, Bakary Bourama Sangaré et Ousmane Diarra pour s'évader de la Brigade territoriale de Bamako-Coura.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A la suite de ces révélations, Mohamed Haïdara dit Nimaga, Mohamed Modibo Haïdara dit Mamé, Mohamed Mory Haïdara dit Maurice, Bakary Bourama Sangaré et Ousmane Diarra furent poursuivis pour incendie volontaire, assassinat, empoisonnement, complicité, coups et blessures volontaires, évasion et complicité d'évasion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tout au long de la procédure, les accusés ont nié les faits qui leur étaient reprochés, chacun avançant sa propre version des événements. A la barre, Mohamed Haïdara, présenté comme l'auteur principal, a soutenu que la victime était décédée après avoir consommé une boisson prétendument empoisonnée et que l'incendie résultait d'un simple court-circuit. Cependant, le rapport de la police technique et scientifique versé au dossier contredit cette thèse. Les experts ont relevé plusieurs fractures et blessures sur différentes parties du corps de la victime. Pour l'accusation, ces éléments démontrent qu'Aïché Barry était déjà morte avant le déclenchement de l'incendie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ministère public s'est également interrogé sur le comportement de l'accusé au moment des faits. Selon le parquet, Mohamed Haïdara aurait davantage cherché à mettre en scène un incendie qu'à secourir la victime. La salle d'audience Boubacar Sidibé de la Cour d'appel de Bamako était, ce jour-là, prise d'assaut par les membres de la Fédération malienne des personnes de petite taille. Ils étaient venus soutenir Mme Diarra Kadiatou Barry, tante de la victime, et dénoncer les violences faites aux femmes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A la barre, Mohamed Haïdara a catégoriquement réfuté les accusations portées contre lui. Il a d'abord tenté de se montrer souffrant, refusant de parler à haute voix malgré plusieurs interpellations des membres de la Cour. "Pourquoi n'avez-vous pas cherché à sauver votre femme avant toute autre chose ?", lui a demandé un avocat.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'accusé a répondu : "J'étais au salon et elle était à l'intérieur. Le court-circuit a commencé dans le salon. Je suis sorti directement pour aviser mon voisin Ongoïba afin qu'il débranche le compteur. Entre-temps, le feu a pris de l'ampleur".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La défense s'est alors interrogée sur la rapidité de propagation des flammes. "On ne peut pas comprendre qu'un court-circuit prenne une telle ampleur aussi rapidement", a souligné un avocat. "Qu'avez-vous fait ensuite ?", a demandé le procureur. "Je voulais rentrer, mais les gens m'en ont empêché", a répondu Mohamed Haïdara. Invité à dire si l'incendie avait causé la mort d'Aïché Barry, il est resté silencieux avant de déclarer : "C'est un fait de Dieu". Bakary Bourama Sangaré, pour sa part, a nié toute implication dans l'évasion de Mohamed Haïdara, alors même qu'il occupait le poste de chef de garde au moment des faits. "Je lui ai même remis de l'argent le jour de mon évasion et après aussi", a pourtant répliqué Mohamed Haïdara devant la Cour. Un membre de la chambre lui demanda alors : "A qui incombe la responsabilité en cas d'évasion d'un détenu ?"<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>"C'est le chef de poste", a répondu Bakary Bourama Sangaré. "Donc c'est vous le responsable ?", a insisté le président. L'accusé est resté silencieux avant d'expliquer : "Je n'en sais rien parce que je n'ai rien vu. Après le constat, j'ai fait le rapport. Ce que raconte Mohamed Haïdara est faux. Je n'ai rien à voir avec cette affaire". Drissa Ongoïba, le voisin qui avait coupé le compteur, a déclaré qu'après avoir exécuté cette demande, il avait vu Mohamed Haïdara s'asseoir calmement sans chercher à porter secours à sa compagne prisonnière des flammes. Interrogé sur d'éventuels cris de la victime, il a répondu ne rien avoir entendu. L'ex-épouse de Mohamed Haïdara a également témoigné à la barre. Elle a décrit un homme "violent" et "toujours mêlé à des affaires louches". "Il a déjà été emprisonné. Il a aussi volé mes biens. Il m'agressait constamment, c'est pourquoi j'ai demandé le divorce", a-t-elle affirmé. La défense de la partie civile a demandé une condamnation conforme à la gravité des faits.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans son réquisitoire, le procureur a rappelé que l'accusé avait d'abord tenté de faire croire à un empoisonnement avant de chercher, selon lui, à brouiller les pistes par un incendie volontaire. "Il a tenté de noyer l'affaire dans un incendie qu'il a lui-même provoqué après avoir fini avec la victime. C'est un scénario imaginé pour faire croire que la mort d'Aïché Barry était un fait de Dieu. C'est un assassin", a déclaré le représentant du ministère public. Le parquet a également révélé qu'après son évasion, Mohamed Haïdara avait séjourné en Mauritanie, en Côte d'Ivoire et au Burkina Faso avant de revenir au Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Il pensait que l'affaire était close, raison pour laquelle il est revenu au pays avec l'esprit tranquille", a soutenu le ministère public. Après plus de cinq heures de débats, la chambre criminelle a reconnu Mohamed Haïdara dit Nimaga et Bakary Bourama Sangaré coupables des faits qui leur étaient reprochés. Mohamed Haïdara a été condamné à la peine de mort, tandis que Bakary Bourama Sangaré a écopé de sept ans de réclusion criminelle.<o:p></o:p></span></p>
<p><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">A l'issue du verdict, l'émotion était visible sur les visages des proches de la victime. Selon plusieurs membres de la famille, "la justice a enfin fait son travail" et "l'âme d'Aïché Barry peut désormais reposer en paix".<span style="mso-spacerun: yes;">                                                          </span></span></p>
<p><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;"></span></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Marie Dembélé</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Chambre criminelle du tribunal de grande instance de la commune IV :  Des affaires d&amp;apos;assassinat, de coups mortels,  de pédophilie, de viol… au rôle</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/chambre-criminelle-du-tribunal-de-grande-instance-de-la-commune-iv-des-affaires-dassassinat-de-coups-mortels-de-pedophilie-de-viol-au-role-3116996.html</link>
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<description><![CDATA[ Huit dossiers criminels avec 12 accusés seront à la barre pour la 1re session ordinaire de la chambre criminelle du tribunal de grande instance de la commune IV ]]></description>
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<pubDate>Sat, 23 May 2026 02:21:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'ouverture des travaux étaient présidés par le ministre de la Justice, des Droits de l'Homme, garde des sceaux Mahamadou Kassogué.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ministère de la Justice, des Droits de l'Homme, garde des Sceaux dans sa politique de traitement des affaires judiciaires avec célérité a décentralisé les affaires criminelles des assises au niveau des tribunaux d'instance. Au Tribunal de la Commune IV, c'est le ministre de la Justice, des Droits de l'Homme, garde des Sceaux qui a présidé l'ouverture de cette session ordinaire de la chambre criminelle en présence de nombreuses personnalités dont le gouverneur du district de Bamako. Des responsables judiciaires, des autorités coutumières… étaient aussi de la partie. Cette session ordinaire porte à son rôle 8 affaires impliquant douze 12 accusés détenus dont les infractions retenues contre eux sont celles d'assassinat, de meurtre, de coups mortels, de pédophilie, de viol, de vol qualifié, d'association de malfaiteurs, de détention illégale d'arme à feu, d'enlèvement de personne et séquestration et de faux et usages de faux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Premier à prendre la parole, le procureur de la Commune IV du district de Bamako Idrissa Hamidou Touré a surtout remercié les reformes menées par le département avec la décentralisation du jugement des affaires criminelles. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"La justice, c'est corriger une irrégularité, l'injustice ne réside pas dans le jugement mais dans le délai du jugement avec des renvois successifs des dossiers, de manque de ponctualité des magistrat, c'est pourquoi cette décentralisation vient à point nommé car permettant une certaine célérité dans le traitement de ces affaires criminelles", a constaté le procureur de la Commune IV.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il s'est félicité du résultat obtenu par le Tribunal de grande instance de la Commune IV dans le traitement des dossiers<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>au niveau de leur juridiction. Il a rappelé qu'en 2025 sur 745 détenus relevant de leur tribunal, 713 ont été jugés et sur 788 en 2024, seulement 108 personnes n'ont pas pu être jugés. "Au Tribunal de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>grande instance de la Commune IV, nous ne connaissons pas de lenteurs de dossiers", a martelé le procureur Idrissa Hamidou Touré.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le président de l'Ordre des avocats du Mali, Souleymane Soumounthéra, s'est félicité de cette décentralisation du jugement des dossiers criminels devant les tribunaux d'instance. "C'est une victoire pour les droits humains car permettant accélération dans le traitement des dossiers judiciaire", a-t-il soutenu. Le bâtonnier a exprimé<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la disponibilité de l'Ordre à accompagner le ministère de la Justice dans la mise en œuvre de ces réformes. Il<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>a saisi cette occasion pour fustiger les jugements qui se font sur les réseaux sociaux avant même les procès. "Dès lors qu'une personne est citée dans une affaire avant même son jugement, on constate que certains se permettent de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>prononcer sa culpabilité dans les médias sociaux. Ce n'est pas le rôle de la presse que ce soit la presse écrite ou les réseaux sociaux à prononcer la culpabilité d'une personne. Cela ne relève pas de leur rôle, évitons donc les châtiments populaires", a déploré président de l'Ordre des avocats du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour le président du Tribunal de grande instance de la Commune IV, Niambé Michel Kéné, cette session, dont les travaux se poursuivront jusqu'au 27 mai 2026 permettra sans nul doute de rapprocher davantage la justice des justiciables. Il a remercié le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, garde des Sceaux pour son implication personnelle et son leadership exemplaire qui ont permis la réalisation et la concrétisation de nombreuses réformes parmi lesquelles celles du code pénal et du code de procédure pénale, deux textes fondamentaux répressifs dont les innovations ont révolutionné notre système de justice pénale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Ces innovations, dont la présente session constitue une parfaite illustration, apportent de solutions concrètes aux difficultés liées notamment à la lenteur et à la lourdeur dont les conséquences étaient ressenties à la fois par les justiciables et par les acteurs de la justice dans leur ensemble. C'est donc avec un grand ouf de soulagement que les chambres criminelles des tribunaux de grande instance sont accueillies pour laisser la place à une justice moderne, efficace, respectée et respectable, résolument tournée vers la satisfaction des besoins des justiciables", a-t-il déclaré.Avant d'inviter à examiner dans le strict respect des principes qui gouvernent le procès-pénal, notamment la présomption d'innocence reconnue à tout accusé aussi longtemps qu'il n'aura pas été déclaré coupable, le droit pour chaque accusé d'être assisté d'un avocat, l'indépendance qui permet au juge de ne se décider qu'en âme et conscience et en fonction des éléments du dossier; l'impartialité qui permet au juge d'instruire à charge et à décharge et enfin ; la publicité des débats, dans les conditions déterminées par la loi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Précisions que dans les affaires criminelles, les peines vont de 6 ans jusqu'à la peine de mort.<span style="mso-spacerun: yes;">    </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">           </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Kassoum Théra<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Pôle de lutte contre la Cybercriminalité : Le ministre Kassogué salue l&amp;apos;opérationnalisation de la chambre criminelle</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/pole-de-lutte-contre-la-cybercriminalite-le-ministre-kassogue-salue-loperationnalisation-de-la-chambre-criminelle-3116980.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité a ouvert ce jeudi la première audience de sa chambre criminelle. La cérémonie d’ouverture solennelle a été présidée par le ministre de la Justice, des Droits de l&#039;Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 21 May 2026 13:15:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Au total,  4 dossiers impliquant 8 accusés sont inscrits au role.  Ils seront examinés par le Pôle durant une semaine. Les accusés sont poursuivis notamment pour injures,  menaces,  atteintes à la sûreté de l’État par le biais d'un système d'information , escroquerie commise par le biais des technologies de l'information et de la communication,  association formée ou entente en vue de commettre des infractions informatiques.  </span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Dans une interview accordée à la presse,  le ministre a indiqué qu'il est particulièrement heureux de constater l'opérationnalisation de la chambre criminelle au niveau du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité. </span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Il a également estimé que cette juridiction est en train de jouer un rôle essentiel dans la pacification de l’espace numérique. "Tout ce qui se passe dans le monde virtuel a une répercussion sur le monde réel" a fait remarquer le ministre Kassogué.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Alassane CISSOUMA</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Justice : la Pr Rokia Sanogo, figure emblématique de la recherche scientifique, placée sous mandat de dépôt</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/justice-la-pr-rokia-sanogo-figure-emblematique-de-la-recherche-scientifique-placee-sous-mandat-de-depot-3116951.html</link>
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<description><![CDATA[ Le monde universitaire malien est sous le choc après le placement sous mandat de dépôt de la Pr Rokia Sanogo, éminente enseignante-chercheure à l’Université des Sciences, des Techniques et des Technologies de Bamako (USTTB). ]]></description>
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<pubDate>Wed, 20 May 2026 13:46:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’universitaire a été écrouée vendredi dernier à la Maison d’arrêt pour femmes de Bollé. Son incarcération suscite une vive émotion au sein de la communauté académique et scientifique du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plusieurs sources concordantes s’accordent à dire qu’un magistrat du Pôle national économique et financier a ordonné le placement sous mandat de dépôt de la Pr Rokia Sanogo. L’arrestation de l’enseignante-chercheure et femme politique malienne serait intervenue dans le cadre d’une enquête relative à une gestion présumée de l’Institut national de la recherche en santé publique (INSP). En attendant qu’un procès établisse son innocence, la Pr Rokia Sanogo est inculpée pour « faux et usage de faux » et placée en détention préventive.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à cette affaire, le Syndicat national de l’Enseignement supérieur (SNESUP) a rapidement réagi à travers un communiqué signé par son secrétaire général, le Dr Oumar Coulibaly. Le syndicat indique suivre avec une grande attention l’évolution du dossier afin de mieux comprendre les circonstances exactes et les motifs ayant conduit à l’arrestation de leur collègue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Nous avons appris que notre collègue, Pr Rokia Sanogo, enseignante-chercheure à l’USTTB, a été placée sous mandat de dépôt vendredi dernier à la Maison d’arrêt de Bollé », souligne le communiqué du Comité exécutif national du SNESUP. À travers son comité de la Faculté de médecine et d’odontostomatologie et de la Faculté de pharmacie (FMOS-PHAPH), le SNESUP affirme rester mobilisé pour faire toute la lumière sur cette affaire qui alimente déjà de nombreuses interrogations dans les milieux universitaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le CEN-SNESUP a également exprimé sa solidarité à l’endroit de l’enseignante-chercheure et formulé le vœu d’un dénouement rapide et favorable de cette procédure judiciaire. Cette incarcération d’une personnalité reconnue du monde scientifique malien provoque une onde de stupeur dans les universités du pays, où plusieurs voix appellent au respect des droits de la défense et à une clarification des faits reprochés à la chercheure.<o:p></o:p></span></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Enseignement supérieur : Le  SNESUP exprime sa solidarité après le placement sous mandat de dépôt de la Pr Rokia Sanogo</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/enseignement-superieur-le-snesup-exprime-sa-solidarite-apres-le-placement-sous-mandat-de-depot-de-la-pr-rokia-sanogo-3116950.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/enseignement-superieur-le-snesup-exprime-sa-solidarite-apres-le-placement-sous-mandat-de-depot-de-la-pr-rokia-sanogo-3116950.html</guid>
<description><![CDATA[ L’enseignante-chercheure Pr Rokia Sanogo a été placée sous mandat de dépôt vendredi 15 mai 2026 à la Maison d’arrêt de Bollé. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 20 May 2026 13:34:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un communiqué, le Comité FMOS-PHAPH du Syndicat national de l’enseignement supérieur, CEN-SNESUP, annonce suivre le dossier et exprime sa solidarité à sa collègue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Syndicat national de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, CEN-SNESUP, a réagi au placement sous mandat de dépôt de l’une de ses membres. Dans une note publiée et signée du Secrétaire Général du syndicat, Dr Oumar Coulibaly , le comité FMOS-PHAPH indique que la Pr Rokia Sanogo, enseignante-chercheure à l’Université des Sciences, des Techniques et des Technologies de Bamako, UUSTTB, a été écrouée vendredi 15 mai 2026 à la Maison d’arrêt de Bollé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« C’est avec un grand regret que nous avons appris que notre collègue, Pr Rokia Sanogo, enseignante-chercheure à l’UUSTTB a été placée sous mandat de dépôt », écrit le SG du comité syndicat FMOS-PHAPH.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le CEN-SNESUP précise que le comité FMOS-PHAPH « suit avec attention ce dossier afin de mieux comprendre les circonstances et les motifs de cette arrestation ».Le CEN-SNESUP dit exprimer « toute sa solidarité » à la Pr Rokia Sanogo et former<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des vœux pour un dénouement rapide et heureux de cette situation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut le dire que le placement sous mandat de dépôt de l’Enseignante-chercheure à l’UUSTTB, la Pr Rokia Sanogo est connue dans le milieu universitaire malien a suscité une réaction immédiate de son syndicat ,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>du monde universitaire et des praticiens de la pharmacopée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bokoum Abdoul Momini /maliweb.net<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Justice : la Chambre criminelle de la Commune IV ouvre sa première session avec 12 affaires au rôle</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/justice-la-chambre-criminelle-de-la-commune-iv-ouvre-sa-premiere-session-avec-12-affaires-au-role-3116931.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/justice-la-chambre-criminelle-de-la-commune-iv-ouvre-sa-premiere-session-avec-12-affaires-au-role-3116931.html</guid>
<description><![CDATA[ La première session ordinaire de la Chambre criminelle du Tribunal de Grande Instance de la Commune IV de Bamako a été officiellement lancée ce mardi en présence du ministre de la Justice, Mamoudou Kassogué. Au-delà des enjeux judiciaires, les autorités ont également mis en lumière la situation sociale préoccupante de nombreux détenus. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 20 May 2026 10:23:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="qMYqUG_convSearchResultHighlightRoot">
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<p data-start="447" data-end="760">Le Tribunal de Grande Instance de la Commune IV de Bamako a accueilli ce mardi la cérémonie solennelle de lancement de la première session ordinaire de sa Chambre criminelle. Cette ouverture s’inscrit dans la dynamique de renforcement de l’État de droit et d’amélioration du fonctionnement de la justice malienne.</p>
<p data-start="762" data-end="992">La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Mamoudou Kassogué, accompagné du secrétaire général du département, du chef de cabinet ainsi que de plusieurs acteurs du monde judiciaire.</p>
<p data-start="994" data-end="1242">Pour cette première session, douze affaires criminelles sont inscrites au rôle. Les autorités judiciaires entendent, à travers cette initiative, rapprocher davantage la justice des citoyens tout en accélérant le traitement des dossiers judiciaires.</p>
<p data-start="1244" data-end="1444">Cette démarche vise également à réduire les délais de jugement et à contribuer au désengorgement des maisons d’arrêt, dans le respect des droits des personnes poursuivies et des procédures en vigueur.</p>
<p data-start="1446" data-end="1624">Prenant la parole au cours de la cérémonie, le procureur de la République, Idrissa Hamidou Touré, a attiré l’attention sur les conditions sociales difficiles de certains détenus.</p>
<p data-start="1626" data-end="1773">« Beaucoup de familles ont tourné le dos à leurs enfants en prison. Certains en sont à n’avoir plus d’habits », a-t-il déclaré devant l’assistance.</p>
<p data-start="1775" data-end="1958">Le magistrat a expliqué qu’il apporte personnellement, tous les six mois, une aide sous forme de dons de vêtements d’une valeur de 650 000 FCFA au profit des détenus les plus démunis.</p>
<p data-start="1960" data-end="2099">« Je le dis pour susciter l’imitation. C’est ce que le juge Baya Berthé appelait le principe du questionnement valorisant », a-t-il ajouté.</p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202605/image_870x_6a0d8b11b5c8c.jpg" alt=""></p>
<p data-start="2101" data-end="2359" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Cette déclaration, prononcée en présence du ministre de la Justice, a particulièrement marqué les esprits, mettant en évidence la dimension humaine de la question carcérale et l’importance d’une plus grande solidarité envers les personnes privées de liberté.</p>
<p data-start="2101" data-end="2359" data-is-last-node="" data-is-only-node=""><strong>La Rédaction de maliweb.net</strong></p>
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<title>Surpopulation carcérale au Mali : « le mandat de dépôt n’est pas seul responsable », selon le procureur Idrissa Touré</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/surpopulation-carcerale-au-mali-le-mandat-de-depot-nest-pas-seul-responsable-selon-le-procureur-idrissa-toure-3116920.html</link>
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<description><![CDATA[ Construite en 1951 pour accueillir 400 détenus, la Maison centrale d’arrêt (MCA) de Bamako compte aujourd’hui dix fois plus de détenus. Une surpopulation carcérale qui s’est invitée, ce mardi 19 mai, à l’ouverture de la première session de la Chambre criminelle du tribunal de la Commune IV du district de Bamako. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 20 May 2026 08:49:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Qui n’a jamais entendu dire que la surpopulation carcérale est due au nombre élevé de mandats de dépôt ? », a interrogé le procureur Idrissa Touré, au début de son réquisitoire, en présence du ministre de la Justice et de son secrétaire général. « Quelle hypocrisie généralisée ! », s’est indigné le procureur Touré, dont la juridiction est l’une des plus indexées d’avoir la gâchette facile en matière de mandat de dépôt.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Dans ce pays, a défendu le magistrat, tout le monde a démissionné et a laissé la régulation sociale à la seule justice ». Pourtant, la régulation sociale, assure-t-il, est bien une responsabilité commune mais partagée ou différenciée. Ainsi, le mandat de dépôt n’est que la conséquence de plusieurs facteurs. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D’abord, dit le procureur, « l’éducation familiale ou socioculturelle n’est plus ce qu’elle était ». Aussi, le contexte économique, avec son lot de jeunes oisifs, a une incidence sur le nombre élevé de petits vols.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces cas de petits vols font plus de mal aux justiciables que le détournement des deniers publics. Car, à la touche directement. Et il ne peut accepter de voir le voleur de moto dehors alors que l’affaire est à la justice. Ces petits vols « expliquent les 75 % des mandats de dépôt au tribunal de la Commune IV », selon le procureur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec la démission des chefs de famille, la surpopulation carcérale s’explique aussi, selon le procureur, par les pouvoirs publics superstitieux. On a peur de construire des prisons parce que la superstition dit que celui qui construit une prison va y séjourner. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce contexte, tranche le magistrat, ce ne sont pas le nombre de mandats de dépôt qui sont élevés mais le manque de places qui doit interpeller les décideurs politiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Huit affaires sont au rôle des audiences de la chambre criminelle en commune IV. Les audiences se poursuivent jusqu’au 27 mai prochain. Au Mali, les chambres criminelles au sein des tribunaux de grande instance remplacent désormais les cours d’assises jugées lourdes et budgétivores. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Mamadou TOGOLA/maliweb.net</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accusé de  lien avec Kouffa : Mohamed Chérif Haïdara annonce une plainte contre Soul Kabako</title>
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<description><![CDATA[ Dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu au Mali depuis les attaques terroristes du 25 avril 2026, les discours et accusations diffusés sur les réseaux sociaux continuent de susciter de vives inquiétudes. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 11 May 2026 15:53:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à ce climat marqué par les amalgames et les dénonciations publiques, Mohamed Chérif Haïdara, le président du Collectif pour la Revendications des Droits Maliens et leur Diaspora (CRDM-D) est monté au créneau pour répondre à de graves accusations portées contre lui par l’activiste Soul Kabako sur Facebook, YouTube et TikTok le 1er mai dernier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, Mohamed Chérif Haïdara a dénoncé des propos qu’il juge diffamatoires, après avoir été accusé d’entretenir des liens avec des groupes terroristes et d’être présenté comme un représentant d’Amadou Kouffa à Bamako. Le responsable CRDM-D affirme avoir saisi ses avocats afin de déposer une plainte contre Soul Kabako, exigeant que des preuves soient présentées devant la justice. « Le plus grand mal que l’on puisse faire à un citoyen, c’est de le traiter de terroriste ou de complice de terroristes », a déclaré Mohamed Chérif Haïdara, visiblement indigné par ces accusations. Il affirme avoir reçu de nombreux appels de proches, de partenaires et de sympathisants préoccupés par la gravité des propos relayés sur les plateformes numériques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le président du CRDM-D rappelle qu’il ne s’agit pas, selon lui, d’une première tentative visant à ternir son image. Il évoque notamment un précédent remontant au 9 décembre 2022, lorsqu’une séquence vidéo datant du 1er février 2020, enregistrée au Centre international de conférences de Bamako (CICB), avait été sortie de son contexte et diffusée sur les réseaux sociaux par des activistes. À la suite de cette affaire, Mohamed Chérif Haïdara avait été convoqué au commissariat du 5e arrondissement avant que le dossier ne soit examiné par le tribunal de la Commune IV en 2023.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon lui, le ministère public avait alors conclu qu’il avait été accusé à tort et qu’aucune preuve ne permettait de le présenter comme un représentant d’Amadou Kouffa. Il affirme qu’un non-lieu avait été prononcé à l’issue de la procédure judiciaire. Dans cette nouvelle sortie médiatique, Mohamed Chérif Haïdara rejette catégoriquement toute accusation de complicité avec des groupes armés terroristes. « Je ne suis le représentant de personne, encore moins d’Amadou Kouffa que je ne connais pas et avec qui je n’ai jamais parlé », a-t-il martelé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le patron du CRDM-D souvent présenté comme l’un des soutiens influents de la transition malienne à ses débuts, continue de défendre l’idée d’un dialogue inclusif pour sortir le Mali de la crise multidimensionnelle qu’il traverse depuis plus d’une décennie. Fidèle à cette ligne, il rappelle que des recommandations en faveur de négociations nationales avaient déjà été formulées lors de plusieurs concertations organisées entre 2017 et 2024.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette polémique intervient alors que plusieurs autorités judiciaires et administratives ont récemment mis en garde contre les discours de haine et les amalgames sur les réseaux sociaux. Le procureur de la République près le Tribunal de la Commune IV, Idrissa Hamidou Touré, ainsi que le gouverneur de la région de Tombouctou, le commissaire principal de police Bakoun Kanté, ont notamment appelé les citoyens à éviter toute accusation sans preuve susceptible d’inciter à la violence ou à la stigmatisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Très remonté contre les auteurs de ces accusations, Mohamed Chérif Haïdara affirme faire confiance à la justice malienne pour établir les responsabilités. Il appelle également à plus de prudence dans l’usage des réseaux sociaux, rappelant que les accusations liées au terrorisme constituent des faits extrêmement graves passibles de poursuites judiciaires dans le cadre de la législation sur la cybercriminalité. Le président du CRDM-D garde également en mémoire l’assassinat, le 21 août 2023, de Toka Barry, président de son club de soutien, tué alors qu’il quittait le siège de l’organisation. Un drame qui, selon ses proches, renforce davantage son appel à la retenue et à la responsabilité dans les débats publics autour de la crise malienne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Attaques du 25 avril : le parquet militaire évoque des complicités internes et cite Oumar Mariko</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/attaques-du-25-avril-le-parquet-militaire-evoque-des-complicites-internes-et-cite-oumar-mariko-3116418.html</link>
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<description><![CDATA[ Six jours après la plus grave attaque terroriste de l’histoire du Mali, la justice militaire est sur les traces des présumés auteurs et complices. Dans un communiqué publié ce vendredi 1er mai 2026, le Procureur de la République près le Tribunal militaire de Bamako a annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 01 May 2026 22:54:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Des implications à plusieurs niveaux sont évoquées : des hommes politiques, des militaires en activité, des militaires radiés ainsi que des retraités de l’armée. Selon le procureur, ces personnes auraient participé « à la planification, à la coordination et à l’exécution » des opérations qui ont ciblé, le samedi 25 avril dernier, des sites militaires à Bamako, à Kati ainsi que le domicile du ministre de la Défense et des Anciens combattants.<o:p></o:p></p>
<p style="text-align: justify;">Le communiqué évoque également « l’implication notoire de certains hommes politiques » et cite nommément le Dr Oumar Mariko. L’homme politique en exil était apparu dans les médias une semaine plus tôt dans le cadre d’une médiation auprès du JNIM pour la libération d’otages civils et militaires.<o:p></o:p></p>
<p style="text-align: justify;">Le parquet militaire indique aussi que les investigations menées jusqu’à présent ont permis de mettre en évidence « un faisceau d’éléments solides » faisant état de l’implication présumée de certains militaires, de militaires radiés ou en instance de radiation dans la préparation et l’exécution des attaques.<o:p></o:p></p>
<p style="text-align: justify;">L’enquête a par ailleurs confirmé, selon le parquet, la participation d’Alassane Diallo, dit « Abedi », présenté comme un militaire radié et tué lors des combats ayant visé la ville garnison de Kati. Le parquet militaire affirme également avoir identifié plusieurs présumés coauteurs et complices. Il s’agit du sergent Diakaridia Sodio, de l’adjudant Moussa Diane, de l’adjudant-chef Mamadou Keita, tous militaires en activité, ainsi que de Soïba Diarra, militaire à la retraite.<o:p></o:p></p>
<p style="text-align: justify;">Les premières interpellations ont déjà été effectuées, précise le procureur, ajoutant que « tous les autres auteurs, coauteurs et complices sont activement recherchés ».<o:p></o:p></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mamadou TOGOLA / Maliweb.net</strong><o:p></o:p></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Justice Internationale : Affaire Al Hassan : la CPI ordonne 7,25 millions d’euros de réparations pour plus de 65 000 victimes à Tombouctou</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/justice-internationale-affaire-al-hassan-la-cpi-ordonne-725-millions-deuros-de-reparations-pour-plus-de-65-000-victimes-a-tombouctou-3116331.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 06:59:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Chambre de première instance X de la Cour pénale internationale a rendu ce 28 avril 2026 son ordonnance de réparations dans l’affaire Al Hassan. Elle accorde des mesures collectives et individuelles à 65 202 victimes estimées de Tombouctou, pour un montant de 7,25 millions d’euros. Le Fonds au profit des victimes mettra en œuvre les réparations.<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">LA Haye / Bamako,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>nouvelle étape judiciaire dans l’affaire Al Hassan. La Chambre de première instance X de la Cour Pénale Internationale la Chambre de première instance X<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>composée des juges Kimberly Prost, présidente, María del Socorro Flores Liera et Keebong Paek a prononcé ce mardi 28 avril 2026 son ordonnance de réparations aux victimes, lors d’une audience publique. La Chambre fixe la responsabilité financière d’Al Hassan Ag Abdoul Aziz Ag Mohamed Ag Mahmoud à environ 7 250 000 €, soit 4 755 688 250 FCFA. Elle estime à 65 202 le nombre de victimes éligibles aux réparations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Réparations collectives et soutien individualisé<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Compte tenu de l’indigence de M. Al Hassan, les réparations seront mises en œuvre par le Fonds au profit des victimes, FPV. La Chambre a accordé des « réparations collectives communautaires, assorties d’un volet individualisé limité axé sur la réhabilitation », ainsi que des «mesures symboliques/de satisfaction ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les mesures de réhabilitation collective comprendront un soutien socio-économique, des programmes éducatifs ou de formation et un soutien psychologique. La Chambre souligne que « les femmes et les filles ont subi des préjudices moraux et matériels particuliers du fait du crime de persécution », qui devront être pris en compte dans les projets.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les victimes de torture, mutilations, autres actes inhumains, traitements cruels et atteintes à la dignité de la personne bénéficieront d’un soutien «plus individualisé, sous la forme de programmes de réhabilitation ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Reconnaissance et réconciliation <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Chambre a également ordonné des mesures symboliques collectives « afin de reconnaître les violations des droits des victimes, de préserver leur dignité et de promouvoir la cohésion, la réconciliation, l’apaisement des tensions au sein de la communauté et le souvenir ». Elle précise que « la reconnaissance publique du préjudice subi par les victimes dans le jugement, la peine et l’ordonnance de réparation constitue également une mesure symbolique ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le FPV est chargé de concevoir les programmes « en étroite consultation avec les victimes et la communauté de Tombouctou » pour déterminer les projets les plus appropriés. Il devra soumettre un projet de plan de mise en œuvre détaillé à la Chambre au plus tard le 25 janvier 2027.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Appel aux contributions<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Chambre invite le FPV à utiliser ses « autres ressources » et à «entreprendre des efforts de collecte de fonds supplémentaires afin de couvrir l’intégralité du montant ». Elle encourage « les États, les organisations, les entreprises et les particuliers à soutenir la mission du FPV ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Défense et les Représentants légaux des victimes peuvent interjeter appel de l’ordonnance dans un délai de 30 jours.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Rappel des faits<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Haut responsable de la police islamique, M. Al Hassan a été reconnu coupable le 26 juin 2024 de trois crimes contre l’humanité et cinq crimes de guerre commis à Tombouctou entre avril 2012 et janvier 2013, alors que la ville était sous contrôle d’Ansar Dine et d’AQMI. Les crimes retenus : persécution pour motifs religieux, torture, mutilation, autres actes inhumains, traitements cruels, atteintes à la dignité de la personne et condamnations sans jugement régulier. Il a été condamné le 20 novembre 2024 à 10 ans d’emprisonnement. Le verdict et la peine sont définitifs depuis le 17 décembre 2024, après abandon des appels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bokoum Abdoul Momini /maliweb.net<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les militaires radiés autorisés à recevoir  des proches : « Cette décision marque une avancée significative »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/les-militaires-radies-autorises-a-recevoir-des-proches-cette-decision-marque-une-avancee-significative-3116064.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 21 Apr 2026 02:12:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Me Mountaga Tall a noté, vendredi dernier « une évolution importante dans le traitement du dossier judiciaire des militaires radiés, ce vendredi 17 avril 2026 ». Désormais, précise-t-il, ils pourront recevoir la visite de certains membres de leurs familles. « Dans un premier temps, sont concernés : les ascendants (pères, mères), les descendants (filles, fils), les conjoints (maris, épouses), et les collatéraux (frères et sœurs) », ajoute Me Tall. « Les modalités d’obtention des permis de communiquer ainsi que l’organisation des visites seront assurées en coordination entre les avocats, les familles et le Tribunal. Cette décision marque une avancée significative attendue depuis longtemps dans le respect des droits humains et de la dignité des détenus. Les procédures judiciaires se poursuivent », souligne l’avocat. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Source  :Le Challenger</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Justice : l’accès aux avocats accordé aux 11 militaires radiés, des zones d’ombre persistent</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/justice-lacces-aux-avocats-accorde-aux-11-militaires-radies-des-zones-dombre-persistent-3115942.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 17 Apr 2026 08:49:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les lignes commencent à bouger pour les militaires en détention pour tentative de coup d’Etat. Dans un communiqué publié mardi 15 avril, Me Mountaga Tall a salué des avancées, dans le dossier. Dans le même temps, l’avocat a aussi pointé des atteintes persistantes aux droits fondamentaux, dont la détention prolongée de l’ancien Premier ministre Moussa Mara</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Tribunal militaire de Bamako a finalement mis fin à l’impasse. Depuis quelques jours, les avocats peuvent rencontrer les militaires radiés dont les généraux Abass Dembélé et Nema Sagara. Une évolution que l’avocat juge « à saluer », tout en appelant à aller plus loin. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pendant plusieurs mois, les avocats des militaires radiés se sont heurtés à un refus d’accès à leurs clients. Saisie à répétition, la Cour suprême a d’abord reconnu sa compétence sur la question, avant de se déclarer « incompétente », a rappelé Me Tall.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà de cet accès, Me Mountaga Tall formule trois exigences qu’il estime conformes au droit : la possibilité pour les détenus de consulter un médecin de leur choix ; l’instauration de visites familiales, même sous encadrement ; le transfert des militaires radiés, désormais civils, vers des établissements pénitentiaires de droit commun. Ces mesures, selon Me Tall, ne remettent pas en cause la compétence du Tribunal militaire, mais visent à garantir des conditions de détention respectueuses des droits.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le cas Mara<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’autre point de crispation concerne Moussa Mara. L’ancien Premier ministre est détenu depuis neuf mois, à la suite d’un tweet. Une situation que son avocat conteste sur le plan juridique. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un pourvoi en cassation a été introduit devant la Cour suprême contre l’arrêt de la Cour d’appel de Bamako. Me Tall affirme disposer «d’arguments juridiques nombreux et solides » pour obtenir l’annulation de la décision. Le cas Mara, selon Me Tall, est symptomatique des fragilités persistantes de l’État de droit au Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mamadou TOGOLA/maliweb.net<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>1338 dossiers enregistrés au pôle de la cybercriminalité: Comment le procureur Coulibaly s’en sort&#45;il ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/1338-dossiers-enregistres-au-pole-de-la-cybercriminalite-comment-le-procureur-coulibaly-sen-sort-il-3115699.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/1338-dossiers-enregistres-au-pole-de-la-cybercriminalite-comment-le-procureur-coulibaly-sen-sort-il-3115699.html</guid>
<description><![CDATA[ Pas moins de 1338 dossiers ont été enregistrés au pôle de la cybercriminalité en 2025, dont 834 en cours d’instruction. De quoi se demander comment le procureur Adama Coulibaly parvient-il à faire face à une telle charge de travail? ]]></description>
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<pubDate>Thu, 09 Apr 2026 10:48:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Emanant de la présentation du Rapport annuel 2025, ces chiffres sur le bilan des activités de cette juridiction spécialisée interpellent et invitent à une réflexion approfondie. Ils témoignent non seulement de l’ampleur du phénomène de la cybercriminalité dans notre Maliba, mais aussi des défis considérables auxquels est confrontée cette jeune institution judiciaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, malgré l’importance de sa mission, la juridiction souffre d’un manque criard de ressources humaines, matérielles et technologiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Or, la lutte contre la cybercriminalité exige des outils modernes, des équipements performants et des compétences pointues. Le traitement des infractions liées aux nouvelles technologies implique la maîtrise des environnements complexes, souvent truffés de pièges techniques et juridiques. Dans ces conditions, l’accélération du traitement des dossiers demeure un véritable défi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà des contraintes institutionnelles, ce volume élevé de dossiers met également en lumière certaines dérives sociales. Au lieu d’être utilisés comme des espaces d’échanges constructifs, de partage de connaissances et d’expérience, les réseaux sociaux sont de plus en plus détournés à des fins de règlements de comptes personnels. Y prolifèrent les injures, harcèlements et manipulations. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce phénomène soulève des questions profondes sur l’évolution des comportements sociaux. Il révèle une montée des tensions, une difficulté croissante à cultiver le vivre-ensemble, ainsi qu’un déficit de tolérance et de respect mutuel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est dans ce contexte que la création de cette juridiction spécialisée apparaît comme une initiative salutaire. Elle constitue un instrument essentiel de régulation et de protection des citoyens dans l’univers numérique. Toutefois, malgré les avancées enregistrées, de nombreux aspects restent à améliorer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La lutte contre la cybercriminalité ne saurait être efficace sans une approche globale, combinant répression, prévention et éducation. Plus que jamais, il devient impératif d’encourager un usage responsable des technologies numériques, afin de faire des réseaux sociaux un espace de liberté, de détente, de respect et de cohésion sociale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Drissa Togola<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le collectif affaire Yaya Cissé demande sa libération</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/le-collectif-affaire-yaya-cisse-demande-sa-liberation-3115563.html</link>
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<description><![CDATA[ Le compatriote malien, Yaya Cissé, emprisonné en Mauritanie depuis le 30 mars 2012, a été transféré au Mali, à Bamako depuis l’année dernière. Cela grâce à une collaboration judiciaire entre le Mali et la Mauritanie. ]]></description>
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<pubDate>Sun, 05 Apr 2026 01:32:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le lundi dernier, à l’occasion du 14ème anniversaire de son incarcération, le collectif ‘’Justice pour Yaya Cissé’’, était face aux médias pour demander sa libération.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le président du collectif ‘’Justice pour Yaya Cissé’’, Kalil Sarmoye Cissé avec quelques amis, proches et familles de Yaya Cissé, ont animé une conférence de presse afin de demander la libération Yaya Cissé, qui séjourne désormais dans une prison malienne à Bamako. Déjà un grand pas pour collectif, d’avoir obtenu son transfert au Mali, grâce à l’effort des autorités politiques et judiciaires maliennes. « Mais aujourd’hui, sa libération définitive », demande le collectif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut une réouverture du procès de Yaya Cissé, estime l’ancien président de la Commission des Droits de l’Homme au Mali, Aguibou Bouaré, impliqué dans le dossier depuis 2019. A l’en croire, quand il a été en possession de tous les éléments du dossier et après analyse approfondie, il s’est rendu compte, qu'effectivement, il y a eu une erreur judiciaire manifeste.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il dira : « Après des échanges, il y a eu une convergence de vues autour du caractère problématique du dossier. Autrement, ça veut dire qu'il y avait anguille sous roche par rapport à la décision de justice. Sur plusieurs aspects, on a eu à produire tous ces éléments-là, notamment les faux témoignages, les caractères inéquitables du procès et bien d'autres éléments », a confié l’ancien président du CNDH et très proche du dossier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« En tant que juriste, nous avons estimé qu'il était possible, au vu des nouveaux éléments, de rouvrir le procès. C'est ce qu'on appelle, le pourvoi d'ordre », a-t-il expliqué tout en précisant que : « C'est une disposition du Code pénal qui permet, au vu d'éléments nouveaux après un procès pénal, de se rendre compte qu'il y a eu des erreurs et de donner une nouvelle chance à l'accusé de voir sa cause entendue ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'essentiel, c'est que, quand ce procès sera rouvert, on se rendra compte de l'évidence, a rassuré l’ancien président du CNDH avant de jurer que : « Tous les nouveaux éléments qui ont été produits après la condamnation inclinent à dire, sans risque de se tromper, que c'est une erreur judiciaire manifeste et monumentale».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par contre M. Bouaré ajoute que ce pourvoi d'ordre ne peut être exercé que par le ministre de la justice de la Mauritanie. « C'est vraiment une prérogative du ministre de la justice de la Mauritanie », dit-il.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon M. Bouaré, la coopération judiciaire entre le Mali et la Mauritanie, a permis d'avoir une avancée majeure, qu’est le transfert de Yaya Cissé au Mali. Il augure qu’à travers cette même coopération les autorités maliennes, peuvent continuer le plaidoyer jusqu’à d'obtenir cette procédure exceptionnelle et même l’autorisation de procéder au jugement. « Nous remercions les autorités, singulièrement le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, qui a vraiment pris à bras-le-corps le dossier », a-t-il conclu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Koureichy Cissé<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le ministre Mamoudou Kassogue à la remise du rapport annuel 2025 de son département : &amp;quot;Le nouveau visage positif de la justice n&amp;apos;est pas un vain mot, mais une réalité…&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/le-ministre-mamoudou-kassogue-a-la-remise-du-rapport-annuel-2025-de-son-departement-le-nouveau-visage-positif-de-la-justice-nest-pas-un-vain-mot-mais-une-realite-3115522.html</link>
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<description><![CDATA[ &quot;Ces rapports fournissent des résultats reflétant l&#039;impact positif des réformes réalisées dans différents domaines&quot; ]]></description>
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<pubDate>Sat, 04 Apr 2026 01:42:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Visiblement très satisfait, le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué a officiellement reçu, le lundi 30 mars 2026, le rapport annuel d'activités de l'exercice 2025 des services centraux de son département et des juridictions. Il se dit fier de l'immense travail accompli par les différents services avant de préciser que "cette cérémonie, loin d'être un exercice exhibitionniste ou une rencontre superfétatoire, elle fait partie des avancées notoires des quatre dernières années pour le secteur judiciaire".<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Selon le Garde des Sceaux les rapports servent de boussole pour les services concernés et les décideurs. "Je voudrais vous féliciter, non seulement pour la production, à bonne date, de vos différents rapports, mais aussi pour les résultats obtenus dont l'agrégation permet au département de disposer d'un document aussi volumineux que riche. Les activités menées ainsi que les résultats obtenus retracent les moyens utilisés et les efforts déployés pour assurer les missions d'administration et de distribution de la justice telles qu'elles ont été assignées par les textes qui créent et organisent les différents services", dira le garde des Sceaux. Avant de préciser que "ces rapports fournissent des résultats reflétant l'impact positif des réformes réalisées dans différents domaines, notamment au plan juridique avec la mise en œuvre du nouveau Code pénal et du nouveau Code de procédure pénale ayant abouti à des réalisations extraordinaires entreprises par le Pôle national économique et financier, la Cour d'appel de Bamako, la Cour suprême et l'Agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisis ou confisqués, en matière de lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière". Voici le discours prononcé par le ministre Kassogué lors de cette cérémonie de remise du rapport annuel 2025. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est avec un plaisir réitéré et un sentiment de grande fierté que je préside la cérémonie de présentation et de remise officielle du rapport annuel d'activités des services centraux et des juridictions, quatrième du genre, du ministère de la Justice et des Droits de l'Homme.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A cette heureuse occasion, je voudrais saluer, outre la présence des représentants des différentes structures relevant du ministère de la Justice et des Droits de l'Homme, le président du Comité indépendant de suivi-évaluation de la mise en œuvre des recommandations des Assises nationales de la refondation ainsi que les représentants des Partenaires techniques et financiers de mon département qui ont bien voulu répondre à notre invitation, rehaussant ainsi l'éclat de la présente cérémonie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Distingués invités ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chers collaborateurs ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mesdames et Messieurs,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette cérémonie, qui se veut modeste, en la forme, est pourtant fondamentalement expressive d'une nouvelle gouvernance qui s'est installée dans le secteur judiciaire mettant l'accent sur le respect des principes et des exigences qui doivent accompagner l'accomplissement des missions assignées aux différents services pour la disponibilité et la fourniture du service public de la justice. En effet, loin d'être un exercice exhibitionniste ou une rencontre superfétatoire, elle fait partie des avancées notoires des quatre dernières années pour le secteur judiciaire et dont la pérennisation prend corps, désormais, avec la tenue de cette troisième édition après celles ayant consacré, respectivement, la remise des rapports 2022 couplé avec 2023 et 2024.<span style="mso-spacerun: yes;">    </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les trois précédents rapports annuels consolidés ont définitivement renforcé notre conviction quant à l'utilité et les avantages incontestables qui peuvent être tirés de leur exploitation, à différents niveaux, par des acteurs opérationnels, institutionnels et politiques ainsi que par des acteurs de la société civile.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour les services judiciaires et les juridictions, les rapports annuels d'activités sont des outils pour faire une auto-évaluation dans l'objectif d'améliorer les performances à la lumière d'une analyse des résultats obtenus, des difficultés rencontrées, des défis et enjeux ainsi que des perspectives. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils constituent, en outre, une boussole, à la fois, pour les services concernés et pour les décideurs permettant de définir de nouvelles orientations à travers des projets, des programmes ou de politiques publiques nécessaires à un meilleur accomplissement des missions assignées aux différents services. Aussi, la disponibilité des rapports renforce le fonds documentaire des services permettant l'accessibilité à des données pour des besoins de planification, de statistique, de recherche, mais aussi elle offre l'opportunité aux acteurs de la société civile de disposer d'éléments d'appréciation quant à la qualité des services qui leur sont rendus et ainsi des actions et mesures nécessaires pour une amélioration de celle-ci.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enfin, nous sommes convaincus que la production et la présentation des rapports d'activité constituent une mesure d'amélioration de la qualité de la gouvernance du secteur, mettant en confiance les Partenaires techniques et financiers pour leur accompagnement dans la mobilisation des ressources nécessaires à la prise en charge des différents volets d'investissement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'appréciation qualitative unanime des avancées historiques réalisées par la justice de notre pays, au triple plan institutionnel, juridique et organisationnel, a été obtenue grâce, certes, aux efforts du Département dans son ensemble, mais aussi et surtout à l'accompagnement et au soutien au plus haut sommet de l'Etat ainsi qu'au niveau des Partenaires techniques et financiers et des citoyens, créant ainsi à la charge de l'institution judiciaire une responsabilité historique et un devoir de redevabilité et de réédition de comptes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Permettez-moi de saisir encore cette occasion pour exprimer, au nom de l'institution judiciaire, notre profonde gratitude et reconnaissance à l'endroit du président de la Transition, chef de l'Etat, président du Conseil supérieur de la magistrature, son Excellence le général d'armée Assimi Goïta, pour ses hautes et éclairés orientations, ses conseils avisés et son soutien constant qui ont permis, en quatre années d'exercice, de transformer positivement le visage de la justice de notre pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Notre reconnaissance et notre gratitude vont également à l'endroit de Monsieur le Premier ministre, chef du gouvernement, le général de division Abdoulaye Maïga, pour ses instructions éclairées, son soutien et son accompagnement dans la conduite des réformes ainsi que leur mise en œuvre amorcée pour les rendre effectives au grand bonheur de l'institution judiciaire, des justiciables et du pays tout entier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je voudrais associer à ces mots de gratitude et de reconnaissance l'ensemble des membres du Gouvernement pour leur accompagnement et leur soutien qui ont rendu possibles les avancées historiques et générationnelles réalisées dans le secteur, ces cinq dernières années.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comment ne pas étendre ce chapitre aux Partenaires techniques et financiers, notamment le Pnud, l'Ambassade du Royaume des Pays Bas, l'Union européenne, EUCAP-Sahel Mali, l'Ambassade du Japon, la Coopération canadienne, IDLO, le HCR, l'ONU-femmes, l'OIM, le CICR, l'ONUDC, l'UNICEF, Mercy Corps, l'Unitare, l'USAID, pour le soutien et l'appui apportés, chacun en sa manière, qui ont permis de réaliser des progrès à différents niveaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aussi, avons-nous le devoir de reconnaitre la contribution des acteurs de la société civile, non seulement dans la conception et l'adoption des réformes, mais aussi pour leur accompagnement à travers les conseils, les critiques, les suggestions, les propositions et recommandations ainsi que les dénonciations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'occasion est, sans nul doute, bonne, pour rappeler le rôle fondamental qu'ils ont joué lors de la tenue des concertations régionales et du Forum national sur la justice, respectivement, en septembre et en octobre 2025. C'est grâce à ces efforts conjugués de tous que la justice de notre pays a montré un nouveau visage qui a influé, positivement, sur la confiance des citoyens en leur justice, attestée par des enquêtes d'opinion indépendantes menées par des organismes neutres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette inversion positive constitue un motif de fierté pour l'ensemble de l'institution judiciaire et est, en même temps, une source d'interpellation et de responsabilité pour la poursuite des efforts au double plan de l'amélioration de la qualité du service public de la justice et du changement qualitatif de comportements des acteurs judiciaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A vous, Mesdames et Messieurs les Directeurs des services centraux et assimilés du Ministère de la Justice et des Droits de l'Homme, Mesdames et Messieurs les Chefs de juridiction et de parquet,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je voudrais vous féliciter, non seulement pour la production, à bonne date, de vos différents rapports, mais aussi pour les résultats obtenus dont l'agrégation permet au Département de disposer d'un document aussi volumineux que riche.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les activités menées ainsi que les résultats obtenus retracent les moyens utilisés et les efforts déployés pour assurer les missions d'administration et de distribution de la justice telles qu'elles ont été assignées par les textes qui créent et organisent les différents services.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aussi, avons-nous la grande fierté de constater que ces rapports fournissent des résultats reflétant l'impact positif des réformes réalisées dans différents domaines, notamment au plan juridique avec la mise en œuvre du nouveau Code pénal et du nouveau Code de procédure pénale ayant abouti à des réalisations extraordinaires entreprises par le Pôle national économique et financier, la Cour d'appel de Bamako, la Cour suprême et l'Agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisis ou confisqués, en matière de lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La tenue des audiences par les chambres criminelles instituées au niveau des Tribunaux de grande instance de Sikasso, de Kayes et de la Commune III du district de Bamako est assez illustrative du tournant décisif connu par notre système de justice pénale qui se caractérisait par sa lenteur et sa lourdeur liées aux cours d'Assises désormais supprimées. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De la même manière, les résultats nous réconfortent dans les choix opérés ayant conduit à la création et à l'opérationnalisation des structures telles que la direction nationale des droits de l'Homme, l'Ecole nationale de l'administration pénitentiaire et de l'éducation surveillée, mais aussi à l'érection de la direction nationale de l'administration pénitentiaire et de l'éducation surveillée en direction générale ainsi que la création de la direction nationale de la protection judiciaire des enfants dont le directeur a été nommé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En me limitant à ces exemples, à titre indicatif, je puis affirmer que les résultats de l'exercice 2025, obtenus par le Département, à travers les services centraux et assimilés et les juridictions, démontrent que le nouveau visage positif de la justice n'est pas un vain mot, mais une réalité qui nous incite à redoubler d'efforts, non seulement, dans la poursuite des réformes, mais aussi dans la mise en œuvre effective de celles déjà réalisées.<span style="mso-spacerun: yes;">   </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je voudrais saisir cette occasion pour vous inviter à poursuivre sur cette voie tracée pour renforcer les acquis en termes d'amélioration continue de la qualité de la gouvernance et du service public de la justice, de modernisation de l'appareil judiciaire et de changement qualitatif de comportements à tous les niveaux de l'administration et de la distribution de la justice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Monsieur le Secrétaire Général<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les résultats qui transparaissent dans les différents rapports produits par les services, dont le rapport général ne constitue que l'agrégation, sont le reflet d'un travail acharné abattu à coups de mesures innovantes et adaptées, de coordination réussie, de sacrifices et d'engagement indéfectible, mais aussi de responsabilité et d'humanisme dans les relations au quotidien.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est donc pour moi, l'occasion, une fois de plus, de reconnaitre, de façon solennelle, vos qualités exceptionnelles et vos efforts inlassables qui ont permis de tracer cette nouvelle voie pour la justice de notre pays, celle qui la mènera, à coup sûr, vers de lendemains meilleurs au grand bonheur de nos concitoyennes et de nos concitoyens. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est avec une légitime fierté et une confiance aiguë en votre personne et à vos qualités avérées que je reçois le rapport annuel 2025 agrégé des services centraux et assimilés du ministère de la Justice et des Droits de l'Homme et des juridictions. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je l'ai dit l'année dernière et je le dis cette année encore, vous êtes un des bâtisseurs infatigables auxquels l'Institution Judiciaire doit, éternellement, reconnaissance et gratitude. Permettez-moi de saisir cette heureuse occasion qui m'est offerte de vous adresser mes chaleureuses et sincères félicitations pour l'immense travail que vous avez abattu depuis votre arrivée à la tête du secrétariat général. Je n'oublie pas d'associer à ces mots de reconnaissance et de gratitude tous les membres de votre équipe, les proches collaborateurs, les directeurs des services centraux et assimilés ainsi que les chefs de juridictions et de parquets. Je sais que vous continuerez à écrire de nouvelles pages glorieuses de la justice de notre pays avec l'équipe qui vous accompagne. La justice de notre pays en a besoin, les justiciables en ont besoin et le Mali, tout entier, en a besoin". <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dr. Boubacar Sidiki Diarrah à la remise du rapport annuel d&amp;apos;activités 2025 des services centraux du ministère de la justice et des juridictions</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/dr-boubacar-sidiki-diarrah-a-la-remise-du-rapport-annuel-dactivites-2025-des-services-centraux-du-ministere-de-la-justice-et-des-juridictions-3115523.html</link>
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<description><![CDATA[ &quot;M. le ministre, sous votre leadership très remarquable et exceptionnel, notre département est cité en exemple en 2025…&quot; ]]></description>
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<pubDate>Fri, 03 Apr 2026 15:45:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Ensemble, nous ferons la justice de notre pays, une justice moderne, respectable, respectée, dynamique et crédible"<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le lundi 30 mars, la salle de réunion du ministère de la Justice et des Droits de l'Homme a servi de cadre à la cérémonie de remise symbolique du rapport annuel d'activités 2025 des services centraux et assimilés ainsi que des juridictions. La cérémonie s'est tenue en présence du ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, des membres du cabinet et du secrétariat, ainsi que de plusieurs acteurs du monde judiciaire. Selon le secrétaire général du département, Dr. Boubacar Sidiki Diarrah, la présentation du rapport annuel d'activités vise à mettre fin aux pratiques de management irresponsable et à dresser un bilan clair et transparent des travaux accomplis au cours de l'année écoulée. Il a dressé un bilan d'activité globalement très élogieux, saluant les efforts et les progrès réalisés par les différentes structures. "En imaginant l'élaboration et la remise officielle des rapports des services centraux et des juridictions, le Ministre de la Justice et des Droits l'Homme, garde des Sceaux, Monsieur Mamoudou Kassogué a voulu rompre avec la routine classique répandue, donner corps à un principe sacro-saint qui caractérise l'administration en l'occurrence la raison écrite, mettre en exergue la redevabilité et promouvoir un service public de la justice de qualité, responsable, dénué de toute opacité et de toute velléité de gestion cacophonique, asseoir un service public plus efficace et plus performant de nature à rassurer les citoyens et restaurer la confiance des justiciables en la justice" précisera-t-il.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Ainsi, ce rapport annuel, dira-t-il, est subdivisé pour tenir compte de sa densité, sa nature et de son volume en deux tomes, soit le Tome I est consacré aux services centraux et assimilés du Ministère de la Justice et des Droits de l'Homme au nombre de onze (11) Directions et services assimilés. Il comprend 381 pages. Le Tome II quant à lui est consacré aux juridictions sur l'ensemble du territoire national, de Bamako à Gourma Rharouss, il comprend 706 pages. Le nombre total de pages du rapport du département tome I et tome II se chiffre à 1087 pages contre 668 pages pour le Rapport annuel d'activités 2024. Voici le discours intégral du secrétaire général Dr. Boubacar Sidiki Diarrah. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est un immense honneur réitéré pour moi de prendre la parole en ce jour mémorable consacré à la remise du rapport annuel 2025 du Ministère de la Justice et des Droits de l'Homme, à la suite de celles les années auparavant des rapports annuels d'activités 2022, 2023 et 2024 de notre Département à Monsieur le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Garde des Sceaux. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En imaginant l'élaboration et la remise officielle des rapports des services centraux et des juridictions, le Ministre de la Justice et des Droits l'Homme, Garde des Sceaux, Monsieur Mamoudou Kassogué a voulu rompre avec la routine classique répandue, donner corps à un principe sacro-saint qui caractérise l'administration en l'occurrence la raison écrite, mettre en exergue la redevabilité et promouvoir un service public de la justice de qualité, responsable, dénué de toute opacité et de toute velléité de gestion cacophonique, asseoir un service public plus efficace et plus performant de nature à rassurer les citoyens et restaurer la confiance des justiciables en la justice. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un tel exercice de redevabilité, de transparence et de responsabilité, qui perpétue le principe constitutionnel qui proclame que la justice est rendue au nom du peuple, n'avait de mémoire d'acteurs de la justice jamais exister au sein de notre corps et pourtant indispensable pour une gouvernance vertueuse et un devoir de réédition de compte de l'Institution judiciaire. Il importe de relever que cette activité<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>donne la mesure de la plénitude des responsabilités de chaque responsable de service et de juridictions et constitue incontestablement un devoir de rendre compte comme rappelé et institue la culture du résultat tout en réfutant la médiocrité, l'immobilisme, l'anachronisme, l'anarchie et les abus.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Décidément Monsieur le Ministre, le bénéfice de la stabilité institutionnelle bien méritée, vos fertiles idées, vos ingénieuses découvertes et votre sens élevé de grand bâtisseur ont fait que depuis quelques années l'institution judiciaire vit son ère Meiji, rayonnante ponctuée de période de reformes d'envergures saluées et qui a touché tous les segments, tous les pans, tous les compartiments de la chose juridique et judiciaire. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La production des rapports annuels d'activités a pour finalité de mettre fin au management irresponsable et à l'administration de fantôme dénués de traçabilité certaine et de lisibilité cohérente des actions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est tout autant constant que le résultat qualitatif est tributaire d'une bonne organisation, du travail bien fait qui se base sur une approche intégrée de planification, de suivi, d'évaluation des missions assignées et de prospection des stratégies pour l'amélioration des résultats pour l'avenir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme ce fut le cas en 2024, votre leadership très remarquable et exceptionnel a permis à notre département d'être cité en exemple en 2025 comme un département de référence qui impulse le changement qualitatif à travers ses réformes générationnelles,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>historiques, mais également, qui atteint des résultats autrefois inespérés et considérés comme inimaginables, attestant le rôle capital que peut jouer<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la justice dans la construction nationale. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au cours de l'année 2025, les réformes ont continué de plus belles, elles se sont perpétuées et ont vu se poursuivre l'opérationnalisation de bon nombre d'entre elles. Courant l'année 2025, la maison justice qui est en chantier, en construction depuis que vous tenez avec main de maitre et main d'honneur le gouvernail, a continué à se consolider, à se solidifier, à se fortifier et à s'embellir considérablement pour être aujourd'hui enviable et enviée. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il convient de rappeler au cours de la période sous revue que les juridictions ont normalement fonctionné. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sans être exhaustif et laissant le soin à la présentation orale des rapports qui suivra, je me permet tout de même d'égrener quelques hauts faits marquants de l'année 2025 au nombre desquels je peux citer entre autres :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la tenue du deuxième Forum national sur la justice organisé exclusivement sur budget national, après celui tenu il y a de cela 26 ans, qui a regroupé les 19 Régions et le District de Bamako sanctionné par 218 recommandations ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- l'inauguration de la Maison justice ou l'hôtel de la justice à Mopti, un véritable joyau architectural ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la création de la première direction de la protection judiciaire de l'enfant ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- l'érection de la direction nationale de l'administration pénitentiaire en direction générale ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- l'institution d'une médaille d'honneur de la justice ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- l'institution du Prix de l'intégrité judiciaire<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Feu Daniel A. Tessougué ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- l'élaboration de la première stratégie genre du Département ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- l'élaboration de la première politique de l'administration pénitentiaire ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la finalisation de l'avant projets de textes sur le pôle judiciaire foncier sur les très hautes instructions du président du Conseil supérieur de la magistrature ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- le recrutement crédible et transparent de 140 auditeurs de justice ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- le recrutement de 200 agents de l'administration pénitentiaire ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la création, pour la première fois, de 75 nouvelles charges d'huissiers ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-la finalisation et la disponibilité de la plateforme de délivrance digitale inaugurale, en ligne sur le nouveau portail e-justice, du casier judiciaire et du certificat de nationalité qui met fin au sempiternel problème de l'accès au casier judiciaire et au certificat de nationalité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Monsieur le Ministre,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mesdames et Messieurs,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il serait opportun de relever également que le Rapport 2025 vient en outre enrichir le fonds documentaire désormais très riche du département, après notamment : les rapports 2022, 2023, 2024, le Recueil des procès-verbaux du conseil de cabinet du ministère de la Justice et des Droits de l'Homme des années 2022, 2023, 2024 et 2025, les Magazines de la Justice dont le cinquième numéro vient de paraitre, le Recueil<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des Circulaires 2016-2025 du Ministère de la Justice, la publication du Livre blanc sur le Forum national de la justice et la Revue statistique 2022 à 2025 attendue éminemment. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tous ces outils participent du renforcement de la lisibilité et de la visibilité des actions de l'Institution judiciaire, de la culture du résultat, de la reddition de compte et du sens de responsabilité et permettent de transcrire et d'incruster dans du marbre les actes salvateurs pour qu'ils fassent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>jurisprudence demain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Monsieur le Ministre,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mesdames et Messieurs,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il importe constamment de rappeler que le rapport d'activités annuel est un document structuré et analytique qui fait partie des écrits professionnels. C'est un document de référence qui donne une vision complète sur toutes les actions conduites au sein d'une institution, d'une juridiction durant une période donnée et présente les résultats atteints par rapport aux objectifs fixés dans le programme d'activités de l'année écoulée. C'est un outil de prise de décision murie et d'orientation. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par une volonté de dépassement de la simple information, le rapport d'activités se veut un document convaincant ayant pour principal objectif d'appuyer la qualité? de la prise de décisions. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est de ce fait destiné à : <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- donner une vision d'ensemble des activités d'une année ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- mettre en évidence les points forts de celles-ci ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- justifier ou atténuer les points faibles afin de valoriser le mieux possible l'activité ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- rendre compte et faire le point sur l'état d'avancement dans l'atteinte des résultats ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- donner des explications sur des écarts entre les prévisions et les réalisations ainsi que les actions correctives, s'il y a lieu pour la période subséquente.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Monsieur le Ministre,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le rapport annuel d'activités de l'année n°1 a été sur vos instructions exigé de chaque service et de chaque juridiction au premier trimestre de chaque année. Il fait le bilan du travail réalisé sur l'année écoulée et constitue une boussole orientant les décisions de l'autorité administrative supérieure.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces rapports sont régulièrement produits au ministère de la Justice et des Droits de l'Homme depuis 4 années consécutivement et à date au premier trimestre de chaque année. Ils constituent la manifestation la plus éclatante d'une gouvernance vertueuse et responsable. Un rappel de la nomenclature du rapport annuel d'activités 2025 agrégé de notre Département permet d'appréhender sa substance. Le rapport annuel d'activités 2025 est subdivisé pour tenir compte de sa densité, sa nature et de son volume en deux tomes, soit le Tome I est consacré aux services centraux et assimilés du ministère de la Justice et des Droits de l'Homme au nombre de onze (11) Directions et services assimilés. Il comprend 381 pages. Le Tome II quant à lui est consacré aux juridictions sur l'ensemble du territoire national, de Bamako à Gourma Rharouss, il comprend 706 pages. Le nombre total de pages du rapport du département tome I et tome II se chiffre cette année à 1087 pages contre 668 pages pour le Rapport annuel d'activités 2024. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils comportent tous un sommaire pour faciliter leur exploitation aisée, le Mot du Ministre et constitue l'agrégation des activités réalisées au cours de l'année 2025 à la fois par les services centraux et assimilés du ministère de la Justice et des Droits de l'Homme et par les juridictions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Monsieur le Ministre ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mesdames et Messieurs <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Afin de capitaliser le temps très insuffisant pour présenter oralement un rapport de 1087 pages, il a été opéré le choix de demander en quelques minutes aux directeurs des services centraux et assimilés, au Procureur général de la Cour d'appel de Bamako ainsi qu'aux procureurs des trois pôles judiciaires nationaux de procéder brièvement à la présentation de leurs rapports respectifs, à titre illustratif, exposer les activités substantielles menées par leurs structures au cours de la période sous revue et qui ont contribué à changer positivement le visage de la justice. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le rapport annuel d'activités qui vous sera remis officiellement dans un instant est le fruit d'un travail acharné et d'intenses efforts soutenus par tous les acteurs, secrétariat général, cabinet, directions et assimilés, juridictions sur l'ensemble du territoire. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il n'est nul besoin de rappeler que les rapports annuels d'activités constituent la mémoire d'une Institution et le parchemin pour la postérité. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le rapport d'activités est de nature à valoriser le travail accompli, donner une justification rationnelle aux ressources et fixer le cap. Il se propose d'être un outil de transparence, de planification et de motivation de nature à consolider la cohésion d'équipe et la vision à long terme. Il importe comme le souligne un auteur "d'envisager le court terme avec une franchise brutale, et le long terme avec optimisme et confiance".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le sage n'affirmait-il pas que "L'épine dorsale du succès renchérit un autre est le travail acharné, la détermination, une bonne planification et la persévérance".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Monsieur le Ministre,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je profite de cet instant pour adresser mes sincères félicitations à la dynamique équipe du Ministère de la justice et des Droits de l'Homme principalement les services centraux et assimilés et les juridictions ainsi que tous les acteurs de la justice qui œuvrent inlassablement au quotidien sous votre leadership remarquable pour l'essor de la justice malienne. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme nous aimons le rappeler, nous sommes disposés à relever tous les défis même ceux<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>considéré comme insurmontables, qui se dressent sur le terrain tortueux, le chemin tumultueux parsemé d'embuches et de difficultés pour la construction d'une justice moderne, dynamique et crédible. Rien ne viendra à bout de notre détermination, de notre engagement et de notre inébranlable conviction à cette fin.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous insistons et ne cesserons de proclamer qu'en<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>instituant et en pérennisant désormais l'élaboration et la remise officielle du rapport annuel des services centraux et des juridictions, agrégé sous forme d'un rapport consolidé de notre Département au premier trimestre de chaque année, vous nous exhortez au travail bien fait, à laisser une trace écrite pour un devoir de mémoire, à la reddition de compte, au devoir de responsabilité dont l'importance réside dans la transparence qui renforce le lien avec les citoyens, à l'appréciation de la performance qui permet au citoyen de constater le degré d'atteinte des résultats, à la prévention des abus et à la culture du résultat . <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chaque fois qu'il s'agit de remise de rapport, il est bienséant de se rappeler itérativement de cette formule célèbre de Horace poète latin de la fin du 1er siècle à savoir "la parole s'envole, l'écrit reste". Cette illustration historique permet de mettre en exergue l'importance et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la portée historique de la production des Rapports, comme raison écrite qui subsisteront à leurs auteurs et vraisemblablement la postérité découvrira la volonté de bâtir des femmes et des hommes d'honneurs !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Monsieur le Ministre,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au nom de l'ensemble des services du Département, de toutes les entités de la justice, je tiens à saluer votre détermination exemplaire,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>votre sens élevé du devoir bien accompli, votre implication personnelle pour l'atteinte des résultats, votre leadership très exceptionnel et très remarquable, votre appui constant et votre engagement inégalé pour la cause de la justice, qui permettent à l'Institution judiciaire aujourd'hui d'opérer une transformation qualitative enviable, enviée, remarquable, remarquée<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et dynamique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Monsieur le Ministre,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mesdames et Messieurs, <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous aimons rappeler avec aisance mais avec la plus grande responsabilité que la tache de reconstruction de la justice est une mission herculéenne et demande d'énormes efforts et plus de persévérance et nous sommes bien conscients de son ampleur titanesque, mais ne dit-on pas qu'en s'intéressant méthodiquement, patiemment, courageusement et progressivement aux mouvements des petites pierres, la rotation de la<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>montagne finie par suivre. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Notre leitmotiv et notre boussole morale peut être tirées de la citation de ce célèbre auteur qui affirmait je cite "La persévérance, c'est ce qui rend l'impossible possible, le possible probable et le probable réalisé".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plaise à Dieu et sous votre rarissime leadership, ensemble nous ferons la justice de notre pays, une justice moderne, respectable, respectée, dynamique et crédible au service du justiciable voire de notre Nation".<o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Justice malienne en 2025 : Un rapport sous le signe de la performance et de la transparence</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/justice-malienne-en-2025-un-rapport-sous-le-signe-de-la-performance-et-de-la-transparence-3115521.html</link>
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<description><![CDATA[ Des réformes structurantes et un outil stratégique pour la gouvernance ]]></description>
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<pubDate>Fri, 03 Apr 2026 15:29:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ministère de la Justice et des Droits de l'Homme sous la conduite de Mamoudou Kassogué a présenté son rapport annuel d'activités 2025, mettant en avant des réformes majeures et une volonté affirmée de renforcer la culture du résultat, de la transparence et de la reddition des comptes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, a présidé, le lundi 30 mars 2026, la cérémonie de remise du rapport annuel d'activités 2025 des services centraux et des juridictions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La rencontre s'est tenue dans la salle de conférence du département, en présence du secrétaire général, Dr. Boubacar Sidiki Diarrah, ainsi que de nombreux responsables judiciaires et partenaires techniques et financiers.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Prenant la parole en premier, Dr. Diarrah a expliqué que la production de rapports annuels vise à mettre fin à une gestion approximative et à renforcer la traçabilité des actions administratives. Il a souligné que l'année 2025 a été marquée par la poursuite et la consolidation des réformes engagées. Parmi les avancées notables, il a cité des recrutements massifs, transparents et exempts de toute influence, ainsi qu'une gouvernance judiciaire qu'il qualifie de vertueuse, appuyée par une veille déontologique soutenue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a également indiqué que le système judiciaire a continué de se renforcer avec la tenue, pour la première fois, d'audiences criminelles et d'audiences collégiales dans certaines juridictions, ainsi que la gestion de dossiers emblématiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Des réformes structurantes en 2025</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plusieurs faits marquants ont jalonné l'année 2025, notamment : l'organisation du 2e Forum national sur la justice, financé sur budget national ; l'inauguration de la Maison de la justice de Mopti ; la création de la direction de la protection judiciaire de l'enfant ; l'élévation de l'administration pénitentiaire au rang de direction générale ; l'instauration d'une médaille d'honneur et du Prix de l'intégrité judiciaire "Feu Daniel A. Tessougué" ; le recrutement de 140 auditeurs de justice et la création de 75 charges d'huissiers ; la mise en place d'une plateforme numérique permettant l'obtention en ligne du casier judiciaire et du certificat de nationalité. Selon Dr. Diarrah, ces initiatives contribuent à renforcer la lisibilité et la visibilité de l'action judiciaire, tout en ancrant durablement une culture de performance et de responsabilité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Un outil stratégique pour la gouvernance</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A la suite des présentations des différents services, le ministre Kassogué a insisté sur la portée stratégique de cet exercice. Selon lui, il ne s'agit ni d'une formalité ni d'une simple vitrine, mais d'un outil essentiel de gouvernance moderne. Il a rappelé que cette 3e édition s'inscrit dans une dynamique durable, après les rapports couvrant les années 2022, 2023 et 2024. Ces documents, a-t-il souligné, permettent une meilleure évaluation des performances, l'identification des défis et l'orientation des politiques publiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ministre a également mis en avant le rôle des rapports dans le renforcement de la confiance des partenaires techniques et financiers, indispensables à la mobilisation des ressources nécessaires au développement du secteur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enfin, il a salué l'engagement des acteurs judiciaires, les invitant à poursuivre les efforts pour consolider les acquis, moderniser davantage l'appareil judiciaire et améliorer la qualité du service public de la justice au Mali.<span style="mso-spacerun: yes;">                                                           </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">  <strong>  </strong></span><strong>Boubacar Païtao</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le ministre Mamoudou Kassogue à la 61e session du Conseil des droits de l&amp;apos;Homme : &amp;quot;La trame de fond du rapport de l&amp;apos;Expert indépendant repose toujours sur des allégations infondées, des recommandations tendancieuses…&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/le-ministre-mamoudou-kassogue-a-la-61e-session-du-conseil-des-droits-de-lhomme-la-trame-de-fond-du-rapport-de-lexpert-independant-repose-toujours-sur-des-allegations-infondees-des-recommandations-tendancieuses-3115520.html</link>
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<description><![CDATA[ &quot;Les activités des groupes terroristes et criminels restent le principal facteur de violation des droits de l&#039;Homme et du droit international humanitaire…&quot; ]]></description>
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<pubDate>Fri, 03 Apr 2026 15:23:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 25 mars 2026, le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué s'exprimait devant la tribune à Genève à l'occasion du dialogue interactif sur la situation des droits de l'Homme au Mali. A la faveur des travaux de la 61ème session du Conseil des droits de l'Homme, le ministre Kassogué a dénoncé dans sa déclaration, le rapport de l'Expert indépendant. Selon lui, "la trame de fond dudit rapport repose toujours sur des allégations infondées, des conclusions dépourvues d'objectivité et des recommandations tendancieuses, sans la moindre proposition de mesures d'assistance technique qui constitue pourtant un axe majeur de son mandat". Voici en intégralité la déclaration du chef de département de la Justice et des Droits de l'Homme.<span style="mso-spacerun: yes;">    </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali prend note du rapport de l'Expert indépendant, qui reconnait partiellement les efforts et les progrès enregistrés par mon pays dans le domaine de la promotion et de la protection des droits de l'Homme en 2025. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toutefois, la trame de fond dudit rapport repose toujours sur des allégations infondées, des conclusions dépourvues d'objectivité et des recommandations tendancieuses, sans la moindre proposition de mesures d'assistance technique qui constitue pourtant un axe majeur de son mandat. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une telle approche aboutit à nous présumer coupables de violations graves de droits de l'Homme sur la base d'allégations non recoupées, recueillies auprès de sources non crédibles, nous inclinant à nous interroger sur la pertinence du maintien d'un tel mandat, à un moment où la Commission nationale des droits de l'Homme joue pleinement son rôle de veille aux côtés de la Justice qui s'est progressivement renforcée pour lutter efficacement contre l'impunité sous toutes ses formes et faire face aux défis contemporains et futurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette dynamique est sous-tendue par une vision et une volonté politique affichée au plus haut niveau, visant à faire de la lutte contre l'impunité et du respect des droits de l'Homme, des priorités du gouvernement, conformément à nos valeurs ancestrales de dignité, de justice, de solidarité, de protection des plus vulnérables et de paix sociale, théorisées depuis le début du XIIIe Siècle à Kurukanfuga.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Monsieur le Président,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mesdames et Messieurs,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vous comprendrez donc aisément que les vagues constats de l'Expert indépendant, faisant état d'allégations d'atteintes graves aux droits de l'Homme, d'impunité de leurs auteurs et de rétrécissement de l'espace civique, sont totalement en déphasage avec la réalité de mon pays. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tout en regrettant cette approche maintes fois dénoncée, le Mali voudrait partager sa version, avec la volonté d'avoir des interactions constructives avec tous les partenaires sincères.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le plan sécuritaire<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je rappelle que les activités des groupes terroristes et criminels dans mon pays restent le principal facteur de violation des droits de l'Homme et du droit international humanitaire, avec une nouvelle dimension intégrant le terrorisme économique et le terrorisme médiatique. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malgré le contexte sécuritaire difficile, les Forces Armées maliennes continuent de remporter d'éclatants succès dans le strict respect des règles du Droit, grâce au soutien inconditionnel des populations, à l'opérationnalisation de la Force Unifiée-AES et à l'appui de certains partenaires stratégiques, entraînant une nette amélioration de la situation sécuritaire globale et de la situation des droits de l'Homme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Monsieur le Président,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mesdames et Messieurs,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">S'agissant du prétendu défi persistant de l'impunité, je voudrais, en plus des reformes judiciaires opérées, signaler l'ouverture systématique d'enquêtes sur tous les cas d'allégations de violations portés à la connaissance des autorités nationales, l'instruction en cours de nombreux dossiers et le jugement de nombreux autres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le cadre des réformes politiques et institutionnelles, la dissolution des partis politiques répond à un impératif de refondation et d'assainissement du paysage politique, largement soutenu par l'opinion nationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette dissolution a été suivie de la mise en place du Comité chargé d'élaborer l'avant-projet de la Charte des partis politiques dans un cadre participatif et inclusif qui permettra au Mali de renforcer les bases d'une démocratie solide et de réduire les risques de corruption des activités politiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>S'agissant du processus de paix et de réconciliation nationale, <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'adoption en août 2025 de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale et la mise en œuvre du processus DDR-I visant à intégrer plus de 3 000 ex-combattants, constituent des avancées notables. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quant à l'espace civique, contrairement aux allégations infondées du rapport, la liberté d'expression est consacrée et s'exerce, librement, au Mali. A la date d'aujourd'hui, il n'y a aucun journaliste ni un quelconque citoyen en prison en raison, respectivement de l'exercice de sa profession et de ses opinions, sauf lorsque ceux-ci s'accompagnent de la commission de faits infractionnels. Dans cette hypothèse, la préservation de l'ordre public, la protection de l'honneur et de la dignité des citoyens qui en sont victimes, deviennent des impératifs pour tout Etat responsable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">S'agissant de la lutte contre l'esclavage, le Mali a entrepris d'importantes réformes en vue d'éradiquer le phénomène, à travers notamment sa criminalisation et la tenue de plusieurs procès emblématiques y relatifs. Les résultats satisfaisants obtenus dans la lutte contre la traite des personnes et l'adoption en cours de projets de lois spécifiques sur la traite des personnes et le trafic illicite de migrants participent aussi de cette volonté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Concernant les Violences Basées sur le Genre, mon pays a entrepris des réformes majeures, dont la criminalisation du phénomène, l'adoption d'une politique nationale genre et sa stratégie, la création d'un Programme national pour l'abandon des violences basées sur le genre et la mise en place progressive de centres de prise en charge holistique des victimes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Monsieur le Président,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mesdames et Messieurs,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour terminer, le Mali continuera à respecter ses engagements internationaux, à coopérer avec tous les mécanismes des droits de l'Homme dans le strict respect de sa souveraineté et de ses intérêts vitaux. Il continuera cependant à s'opposer à la politisation et à l'instrumentalisation de cette question, tout en appelant la communauté internationale à l'accompagner dans ses nobles efforts".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Procès &amp;quot;Paramount&#45;Embraer&amp;quot; : 20 ans de prison pour les accusés absents</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-paramount-embraer-20-ans-de-prison-pour-les-accuses-absents-3115309.html</link>
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<description><![CDATA[ Les peines prononcées contre les 18 mis en cause vont de l’acquittement à 20 ans de réclusion criminelle. En plus, des accusés ont été condamnés à une amende de 2 milliards de Fcfa ]]></description>
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<pubDate>Fri, 27 Mar 2026 18:04:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""><span class="text-node">La chambre criminelle spécialisée en matière économique et financière du Pôle national économique et financier a rendu son jugement dans les affaires dites Paramount-Embraer. Après près de 3 mois de procès,  ce vendredi 27 mars le verdict tant attendu est tombé. </span><span class="pf-br-replacement" orig-style=""> </span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""><span class="text-node">Le tribunal a déclaré les accusés Boubou Cissé,  Thieman Hubert Coulibaly,  Mamadou dit Igor Diarra,  Babaly Bah, Mamadou Lamine Diakité, coupables des faits de faux, usage de faux, atteintes aux derniers publics. En répression,  ils ont été  condamnés à 20 ans de réclusion criminelle, chacun.  Ces accusés qui prennent les plus lourdes peines du procès ont été jugés en leur absence. De ce fait, le mandat d'arrêt décerné contre eux en octobre 2022 conserve leur force exécutoire, a ajouté le tribunal.</span><span class="pf-br-replacement" orig-style=""> </span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""><span class="text-node">Quant aux accusés Tièna Coulibaly,  Bemba Moussa Keïta,  Souleymane Bamba,  Abdoul Wahab Touré,  Moustapha Drabo,  Abou Berthé, ils  ont été condamnés à 7 ans de prison,  chacun. En ce qui concerne les autres mis en cause à savoir Mamadou Nampala Traoré,  Nouhoum Dabitao, Bougadaly Bah,  Mamourou Togo, Mahamane Touré,  Aminata Doho et Mahamadou Koné, ils ont été déclarés non coupables. Par conséquent,  ils ont été acquittés des accusations de complicité de faux,  usage de faux, d’atteintes aux deniers publics et de blanchiment de capitaux</span><span class="pf-br-replacement" orig-style=""> </span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""><span class="text-node">Par ailleurs,  les accusés Boubou Cissé,  Thieman Hubert Coulibaly,  Mamadou dit Igor Diarra, Tiena Coulibaly,  Babaly Bah,  Mamadou Lamine Diakité,  Bemba Moussa Keïta,  Souleymane Bamba,  Abdoul Wahab Touré,  Moustapha Drabo,  Abou Berthé ont été condamnés solidairement à payer la somme de 3,747 milliards Fcfa (indiqués comme le montant non justifié sur les 11 milliards) et 2 milliards Fcfa de dommages et intérêt. </span><span class="pf-br-replacement" orig-style=""> </span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""><span class="text-node">Après ce verdict,  les condamnés disposent du droit de recours. De ce fait, ils peuvent attaquer cette décision devant la Cour suprême. Il conviendra alors à cette  juridiction de maintenir ou de diminuer les peines prononcées. Faut-il le rappeler, ce procès, ouvert le 22 décembre  2025, concernait  18 personnalités militaires et civiles. Les charges retenues contre elles portaient, entre autres, sur des faits de faux, usage de faux, atteintes aux biens publics, blanchiment et infractions assimilées. </span><span class="pf-br-replacement" orig-style=""> </span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""><span class="text-node">Pour le ministère public, ces infractions avaient été commises dans l'élaboration et l'exécution de deux marchés d'équipements militaires conclus en 2015 entre l'État du Mali et une société sud-africaine (Paramount) et une autre brésilienne (Embraer).</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Alassane Cissouma</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Procès «Paramount&#45;Embraer» : Le verdict attendu aujourd&amp;apos;hui</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-paramount-embraer-le-verdict-attendu-aujourdhui-3115278.html</link>
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<description><![CDATA[ Ce vendredi en principe, les 18 accusés composés de personnalités militaires et civiles seront fixés sur leur sort après environ trois mois de procès ]]></description>
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<pubDate>Fri, 27 Mar 2026 11:03:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Le procès des affaires dites «Paramount-Embraer» concernant l’ancien Premier ministre Boubou Cissé et autres tend vers sa fin. Lors de l’audience du mercredi 25 mars, ces affaires, en cours de jugement devant la chambre criminelle spécialisée en matière économique et financière du Pôle national économique et financier, ont été mises en délibéré pour ce vendredi 27 mars où le verdict est attendu. L'audience qui y est consacrée est prévue pour 10 heures.</span><br data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""></span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Démarré depuis le 22 décembre 2025, ce sera donc l'épilogue d'un procès qui aura duré environ trois mois. Il concerne 18 personnalités militaires et civiles dont des officiers supérieurs de l’Armée et d'anciens ministres. Les charges retenues contre eux sont, entre autres, faux, usage de faux, atteintes aux biens publics, blanchiment et infractions assimilées. Selon le ministère public, ces infractions ont été commises dans l'élaboration et l'exécution de deux marchés d'équipements militaires conclus en 2015 entre l'État du Mali et une société sud-africaine (Paramount) et une autre brésilienne (Embraer).</span><span class="pf-br-replacement" orig-style=""> </span></span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Faut-il le rappeler, dans son réquisitoire, le ministère public a requis la peine de 10 ans de prison contre les 13 accusés présents au procès et la réclusion à perpétuité à l'encontre des 5 mis en cause absents. De son côté, les prétentions du Contentieux de l'État s'élèvent à plus de 18 milliards de Fcfa. Soit 11 milliards de Fcfa pour le contrat Paramount et 7,4 milliards pour le contrat Embraer.</span><span class="pf-br-replacement" orig-style=""> </span></span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">En plus, la partie civile a réclamé 15 milliards de Fcfa de dommages et intérêts pour les deux contrats. Pendant ce temps, les accusés clament leur innocence et leurs avocats demandent leur acquittement. Ces derniers soutiennent qu’à l'issue de plusieurs mois de débats suffisamment édifiants, aucune preuve tangible n'a pu être prouvée contre leurs clients.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Alassane Cissouma</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Reprise  du  procès de l’affaire Paramount et Embraer ce mercredi sans  les éléments  de réponse de la société Paramount   Va&#45;t&#45;on recommencer les débats ou délibérer  sur la culpabilité ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/reprise-du-proces-de-laffaire-paramount-et-embraer-ce-mercredi-sans-les-elements-de-reponse-de-la-societe-paramount-va-t-on-recommencer-les-debats-ou-deliberer-sur-la-culpabilite-3115235.html</link>
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<description><![CDATA[ Le procès de l’affaire Paramount et Embraer, suspendu pendant deux mois pour &quot;complément d’information&quot;, a officiellement repris le lundi 23 mars 2026 devant la Chambre criminelle du Pôle national économique et financier. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 25 Mar 2026 14:05:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, dès l’ouverture de l’audience, celle-ci a été ajournée au mercredi 25 mars 2026. Ce délai vise à permettre aux avocats de la défense d’analyser les documents récemment obtenus, notamment le procès-verbal de l’audition du contrôleur général du service public et une lettre envoyée à la direction de la société Paramount. La lettre demande un état exhaustif des paiements effectués par l’État malien à cette société dans le cadre de l’accord crédit-fournisseur et de son avenant signé le 23 novembre 2015.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour mémoire, ce procès avait débuté le 22 décembre 2025 avant de connaître un premier report au 6 février 2026, date à laquelle le tribunal allait délibérer sur la culpabilité des accusés. Ce renvoi avait été décidé pour intégrer des éléments supplémentaires, tels que l’audition du contrôleur général concernant l’exécution budgétaire en lien avec les contrats Paramount et Embraer. Il avait également été demandé au groupe Paramount de fournir un récapitulatif précis des paiements perçus.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lors de la reprise du 23 mars, le président de la Chambre criminelle, le magistrat Samba Tamboura, a précisé que si le contrôleur général du service public avait bien été entendu, en revanche, aucune réponse n’a été reçue de la société Paramount concernant la lettre envoyée par la Chambre criminelle. Des copies des documents relatifs à l’audition et à la correspondance ont été transmises aux avocats présents.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces derniers en ont profité pour soumettre une demande de mise en liberté provisoire pour quatre hauts responsables militaires : le Général Moustapha Drabo, ancien directeur du matériel et des transports des armées ; le Général M’Bemba Moussa Keita, ancien chef d’État-major général des armées ; le Général Souleymane Bamba, ancien chef d’État-major de l’Armée de l’Air ; et le Colonel Abdoul Wahab Touré, ancien DFM au ministère de la Défense. Ils ont notamment invoqué une détention provisoire dépassant la durée légale de trois ans, leurs clients étant incarcérés depuis près de quatre ans. Les avocats ont estimé que cette détention prolongée n’était pas justifiée. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ministère public a riposté en qualifiant cette requête d’inopportune, arguant que le procès était sur le point d’être conclu. Il a également rappelé que selon les dispositions du nouveau Code de procédure pénale, la durée maximale de détention provisoire est désormais étendue à cinq ans.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ailleurs, les avocats ont critiqué la procédure adoptée pour envoyer la correspondance à Paramount. Selon eux, la Chambre aurait dû passer par le ministère malien de la Défense et des anciens combattants, en collaboration avec celui des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, étant donné qu’il s’agissait d’une société étrangère. Au lieu de cela, la missive a été adressée via la Cour suprême, ce qui pourrait expliquer l’absence de réponse de Paramount.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après une heure d’échanges, la Chambre criminelle a délibéré et rejeté la demande de libération provisoire des quatre accusés. Toutefois, elle a allégé les conditions liées aux autres accusés non détenus, leur permettant de se présenter directement le jour de l’audience au lieu de la veille. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le procès reprendra donc le mercredi 25 mars 2026, laissant aux avocats le temps nécessaire pour étudier les pièces récemment mises à disposition. Il convient de noter que parmi les 18 accusés impliqués dans cette affaire sur l’acquisition d’équipements militaires, seuls 13 étaient présents à l’audience. Cinq individus cités dans la procédure, parmi lesquels Tiéman Hubert Coulibaly, Mamadou Igor Diarra, Boubou Cissé et Babali Bah, n’ont pas répondu aux convocations judiciaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Fousseyni Sissoko<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Source : Notre Voie<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Procès Paramount&#45;Embraer : Le verdict attendu ce vendredi</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-paramount-embraer-le-verdict-attendu-ce-vendredi-3115232.html</link>
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<description><![CDATA[ À cette occasion, les 18 accusés composés de personnalités militaires et civiles et d&#039;anciens ministres seront fixés sur leur sort après environ trois mois de procès ]]></description>
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<pubDate>Wed, 25 Mar 2026 13:23:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""><span class="text-node">Le procès des affaires dites Paramount-Embraer tend vers sa fin. Lors de l’audience de ce mercredi 25 mars, ces affaires en cours de jugement devant la Chambre criminelle spécialisée en matière économique et financière du Pôle national économique et financier ont été mises en délibéré pour ce vendredi 27 mars où le verdict est attendu. L'audience qui y est consacrée aura lieu à 10h. </span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""><span class="text-node">Démarré depuis le 22 décembre 2025, ça sera donc l'épilogue d'un procès qui a duré environ 3 mois. Il concerne 18 personnalités militaires et civiles dont des officiers supérieurs et d'anciens ministres. Les charges retenues contre elles sont, entre autres, faux, usage de faux, atteintes aux biens publics, blanchissement et infractions assimilées. </span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""><span class="text-node">Selon le ministère public, ces infractions ont été commises dans l'élaboration et l'exécution de deux marchés d'équipements militaires conclus en 2015 entre l'État du Mali et une société sud-africaine (Paramount) et une autre brésilienne (Embraer).</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""><span class="text-node">Faut-il le rappeler, dans son requisitoire, le ministère public a requis la peine de 10 ans de prison contre les 13 accusés présents au procès et la réclusion à perpétuité à l'encontre des 5 absents mis en cause. </span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""><span class="text-node">De son côté, les prétentions du Contentieux de l'État s'élèvent à plus de 18 milliards de Fcfa. Soit 11 milliards de Fcfa pour le contrat Paramount et 7,4 milliards  pour le contrat Embraer. </span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""><span class="text-node">En plus, la partie civile a réclamé 15 milliards de Fcfa de dommages et intérêts pour les deux contrats. Pour ce qui est des accusés,  ils clament leur innocence. </span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Alassane Cissouma</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Procès Paramount&#45;Embraer : Les débats reprennent ce lundi</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-paramount-embraer-les-debats-reprennent-ce-lundi-3115199.html</link>
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<description><![CDATA[ Plus d’un mois après le rabat du délibéré, le procès, débuté en fin décembre 2025, va se poursuivre ce lundi 23 mars avec la réouverture des débats ]]></description>
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<pubDate>Tue, 24 Mar 2026 10:35:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Ouvert le 22 décembre 2025, le procès des affaires Paramount-Embraer avait été suspendu le 6 février dernier pour «complément d’informations» alors que le verdict était attendu le même jour. Plus d’un mois après le rabat du délibéré, les débats vont reprendre ce lundi 23 mars à la Cour d’appel de Bamako devant la chambre criminelle spécialisée en matière économique et financière du Pôle national économique et financier.</span></span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Cette réouverture des débats interviendra après que la Cour ait annoncé procéder à l’audition du Contrôleur général des services publics sur l’exécution du budget alloué à la Loi d’orientation et de programmation militaire pour les contrats d'équipements militaires qui font l’objet du procès. Au moment du rabat du délibéré, il était également prévu par la Cour de demander aux sociétés Paramount et Embraer de produire un état détaillé des éléments discutés dans le cadre des deux contrats en question.</span><span class="pf-br-replacement" orig-style=""> </span></span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">C’est après toutes ces démarches entreprises par la Cour visant à obtenir d’amples informations que le procès va reprendre. Il concerne deux affaires portant sur la signature, en 2015, de deux contrats de fourniture de matériels militaires entre l’État du Mali et une société sud-africaine (Paramount) et une autre brésilienne (Embraer).</span><span class="pf-br-replacement" orig-style=""> </span></span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Le procès oppose le ministère public à Boubou Cissé (ancien Premier ministre) et ses co-accusés. Au total, ils sont 18 présumés auteurs de faux et usage de faux, d’atteinte aux biens publics, de blanchiment et infractions assimilées dans l’élaboration et l’exécution des contrats incriminés. </span><span class="pf-br-replacement" orig-style=""> </span></span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""><span class="text-node">Avant le rabat du délibéré, les mis en cause avaient, à l’unanimité, clamé leur innocence tandis que le ministère public avait requis à leur encontre, des peines allant de 10 ans de prison à la réclusion criminelle à perpétuité. De son côté, les prétentions du Contentieux de l’État s’élevaient à plus de 18 milliards de Fcfa. Soit 11 milliards de Fcfa pour le contrat Paramount et 7,400 milliards de Fcfa pour le contrat Embraer. En plus, la partie civile réclamait 15 milliards de Fcfa de dommages et intérêts pour les deux contrats</span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""></span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Alassane Cissouma</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : le parquet requiert cinq (05) ans de prison ferme contre le journaliste Youssouf Sissoko</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-le-parquet-requiert-cinq-05-ans-de-prison-ferme-contre-le-journaliste-youssouf-sissoko-3114867.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-le-parquet-requiert-cinq-05-ans-de-prison-ferme-contre-le-journaliste-youssouf-sissoko-3114867.html</guid>
<description><![CDATA[ Youssouf Sissoko, directeur de publication du journal L’Alternance, connaîtra son sort dans deux semaines. Le procès du journaliste s’est tenu ce lundi 9 mars au tribunal chargé de la lutte contre la cybercriminalité. À l’issue des débats, le président du tribunal a mis l’affaire en délibéré. Le verdict sera rendu public le 23 mars 2026. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 10 Mar 2026 08:05:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span lang="FR" style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: 14pt;">L’affaire du journaliste Youssouf Sissoko a débuté le jeudi 5 février 2026. Ce jour-là, il a été arrêté à son domicile puis placé sous mandat de dépôt par le procureur près le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité. Son interpellation faisait suite à la publication d’articles dans le numéro 200 de <i>L’Alternance</i>, paru le lundi 2 février 2026.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span lang="FR" style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: 14pt;">Les charges retenues contre le journaliste sont multiples : « diffusion de fausses informations », « atteinte au crédit de l’État » et « offense à un chef d’État étranger ». Des chefs d’accusation qui placent cette affaire au croisement sensible de la liberté de la presse et de la sécurité nationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span lang="FR" style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: 14pt;">À la barre, ce lundi, le journaliste a fait face au procureur lui-même venu soutenir l’accusation. Les positions sont apparues opposées. Le parquet a requis une peine lourde à l’encontre du journaliste : <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">cinq (05) ans d’emprisonnement ferme</span>. Le journal est également menacé, puisque l’accusation a demandé sa suspension pour une durée de <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">dix (10) ans</span>.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span lang="FR" style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: 14pt;">Face à ces réquisitions, la défense a tenté de renverser la situation en plaidant la relaxe pure et simple. Les avocats de Youssouf Sissoko ont multiplié les arguments en faveur de la libération immédiate de leur client, estimant que les charges retenues contre lui ne justifient ni une telle privation de liberté, ni encore moins la mise à mort économique de son journal.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span lang="FR" style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: 14pt;">Si l’audience s’est achevée sans décision immédiate, l’attente est désormais lancée pour les proches du journaliste et ses nombreux soutiens. Ces derniers suivent le dossier avec une attention soutenue, espérant que la balance de la justice penchera en faveur de la liberté d’information.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;"><b><span lang="FR" style="font-family: 'Times New Roman',serif; mso-fareast-language: FR;">Mamadou TOGOLA / maliweb.net</span></b></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Victoire judiciaire du Mali : le Président Assimi Goïta reçoit le pool d’avocats après l’arrêt de la Cour de justice de l’UEMOA</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/victoire-judiciaire-du-mali-le-president-assimi-goita-recoit-le-pool-davocats-apres-larret-de-la-cour-de-justice-de-luemoa-3114609.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/victoire-judiciaire-du-mali-le-president-assimi-goita-recoit-le-pool-davocats-apres-larret-de-la-cour-de-justice-de-luemoa-3114609.html</guid>
<description><![CDATA[ Après la décision historique de la Cour de justice de l’UEMOA déclarant illégales les sanctions prises contre le Mali en 2022, le Président de la Transition a reçu le collectif d’avocats ayant défendu l’État malien. Une audience marquée par les félicitations et la reconnaissance officielle. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 03 Mar 2026 10:57:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 14pt;">Le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, a accordé ce lundi 2 mars 2026 une audience au pool d’avocats ayant assuré la défense de la République du Mali devant les juridictions communautaires. Cette rencontre intervient après l’arrêt rendu le 28 janvier 2026 par la Cour de justice de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, qui a déclaré illégales les sanctions adoptées contre le Mali au début de l’année 2022 dans un contexte sous-régional particulièrement tendu.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;">Aux côtés du Chef de l’État, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mahamadou Kassogué, ainsi que plusieurs membres du collectif d’avocats, dont Maître Ousmane Mama Traoré, Maître Fatoumata Sidibé Diarra et Maître Amadou Tiéoulé Diarra, ont pris part à l’audience. Le bâtonnier Moustaphe Cissé, Maître Abdrahamane Ben Mamata Touré et Maître Cheick Oumar Konaré faisaient également partie de l’équipe de défense.</span></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202603/image_870x_69a6be60cb140.jpg" alt="" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;"></p>
<p><span style="font-size: 14pt;">Dans son intervention, le ministre de la Justice a salué l’engagement, la rigueur et le professionnalisme des avocats. Il a rappelé que la procédure engagée contre la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et l’Union économique et monétaire ouest-africaine avait d’abord abouti à un sursis à exécution, avant que l’arrêt sur le fond ne consacre définitivement l’illégalité des mesures contestées. Selon lui, cette décision constitue une consécration judiciaire venant conforter la position défendue par l’État malien sur la scène régionale et internationale.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;">Le Garde des Sceaux a également salué le courage et l’indépendance des juges communautaires, soulignant que l’application stricte du droit, même dans un environnement politique tendu, demeure un pilier essentiel de l’État de droit et du respect des principes fondateurs des organisations d’intégration régionale.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;">À la sortie de l’audience, Maître Ousmane Mama Traoré a exprimé la fierté du collectif d’avoir été reçu par le Chef de l’État, rappelant que la défense du Mali s’est fondée exclusivement sur l’arsenal juridique communautaire. Selon lui, l’analyse des textes régissant l’UEMOA faisait clairement apparaître des irrégularités substantielles dans la procédure d’adoption des sanctions.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;">Pour rappel, les mesures contestées avaient entraîné la suspension du Mali de plusieurs instances communautaires. Dans son arrêt du 28 janvier, la Cour a relevé des manquements importants au regard des compétences attribuées aux organes décisionnels par les traités communautaires, rappelant que, même en période de crise politique, les institutions régionales restent liées par le cadre normatif commun qui fonde leur action.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><strong>La Rédaction de Maliweb.net</strong></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Référé&#45;liberté en faveur des officiers radiés : la Cour suprême se déclare « incompétente »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/refere-liberte-en-faveur-des-officiers-radies-la-cour-supreme-se-declare-incompetente-3114552.html</link>
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<description><![CDATA[ Me Mountaga Tall n’est pas content de la décision rendue par la Cour suprême du Mali dans le dossier des officiers radiés de l’armée malienne. Dans un communiqué percutant, l’avocat s’interroge sur la cohérence de la décision concernant la protection des libertés fondamentales de militaires radiés et détenus dans des conditions jugées contraires au droit et à l’humanisme. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Mar 2026 07:57:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 14pt;">« Il ne s’agit pas ici de contester l’autorité de la décision rendue », fait remarquer Me Tall dans son communiqué. Il s’agit, explique-t-il, d’interroger, dans un débat juridique serein, la portée d’un tel positionnement au regard des principes qui structurent l’État de droit. Que s’est-il passé ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 14pt;">Alors que son recours pour excès de pouvoir avait été rejeté contre le décret de radiation des officiers, Me Mountaga Tall avait introduit une nouvelle requête devant la Cour suprême. À travers le référé-liberté, l’avocat espérait obtenir, entre autres, le transfèrement de ses clients vers des prisons civiles, la possibilité pour l’avocat d’accéder à ses clients détenus, ainsi que le droit pour ces derniers de consulter un médecin.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 14pt;">Ce vendredi 27 février, cet ultime recours a été examiné. Surprise : selon l’avocat, le juge, qui s’était déclaré compétent pour trancher à condition de disposer de preuves sur les conditions de détention, s’est finalement déclaré « incompétent ». Pourtant, Me Tall assure que les preuves demandées ont été fournies de manière « surabondante ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 14pt;">Me Tall s’interroge : si ces garanties ne relèvent pas des libertés fondamentales, « que reste-t-il de cette notion ? ». Il rappelle que le référé-liberté est conçu comme « l’ultime digue contre l’arbitraire », un mécanisme visant à empêcher que la puissance publique n’écrase les droits individuels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 14pt;">Pour l’avocat, cette décision, qui se déclare d’abord compétente puis incompétente sur les mêmes enjeux, envoie « un signal troublant : celui d’une protection hésitante là où la clarté était attendue ». Il souligne le contraste avec la justice du Burkina Faso qui, dans des affaires comparables, a « affirmé sans ambiguïté la primauté des droits fondamentaux ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 14pt;">L’avocat annonce son intention de porter le débat dans les universités et affirme sa détermination à poursuivre le combat juridique par les voies de recours existantes. Il conclut en dénonçant la situation des militaires radiés, devenus civils, qui se voient privés des visites de leurs proches : « Là, ce n’est plus le droit seul qui est méconnu : c’est l’humanisme soudanien qui est bafoué. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-language: FR;"><span style="font-size: 14pt;">Mamadou TOGOLA / Maliweb.net</span><o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>61eme session du conseil des droits de l&amp;apos;Homme des Nations Unies à Genève</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/61eme-session-du-conseil-des-droits-de-lhomme-des-nations-unies-a-geneve-3114465.html</link>
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<description><![CDATA[ Voici la Déclaration du ministre Kassogué au segment de haut niveau ]]></description>
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<pubDate>Sat, 28 Feb 2026 01:34:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Monsieur le Président,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Excellences Mesdames et Messieurs,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A l'entame de mon propos, permettez-moi, Monsieur le Président, de vous adresser mes chaleureuses félicitations pour votre élection à la Présidence du Conseil des Droits de l'Homme et de vous assurer du soutien de ma délégation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qu'il me soit également permis, dans un contexte mondial incertain, marqué par l'affaiblissement du multilatéralisme, de réaffirmer l'attachement profond du Mali et de son peuple au respect du droit international et des principes et valeurs de la Charte des Nations-Unies. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Monsieur le Président,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parlant de la situation des Droits de l'Homme dans mon pays, nous pouvons noter des avancées certaines dont nous nous réjouissons.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le domaine de la sécurité, les activités des groupes terroristes et criminels restent le principal facteur de violation des droits humains et du droit international humanitaire au Mali, avec un nouveau mode opératoire, le terrorisme économique, dont l'une des manifestations s'est traduite par la perturbation de l'approvisionnement des villes et des usines en produits pétroliers, visant à asphyxier le pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à la complexité de la situation au Sahel, les Chefs d'Etat de la Confédération AES, dans une dynamique confédérale, ont décidé de mutualiser leurs efforts à travers la Force Unifiée-AES, afin d'endiguer le terrorisme, améliorant ainsi la situation sécuritaire globale au Sahel avec l'appui de certains partenaires stratégiques et renforçant la dynamique de recul significatif constatée des violations des droits de l'homme au Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est le lieu pour moi de saluer la mémoire de toutes les victimes tombées sur le champ d'honneur au Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Monsieur le Président,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le domaine de la Paix et de la réconciliation nationale,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali s'est doté en août 2025 de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale, qui vise à assurer la stabilité et la cohésion sociale, mais aussi à renouveler et consolider la Culture de la Paix. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plus qu'un "contrat social", la Charte sera le guide de l'action des pouvoirs publics dans la mise en œuvre des mécanismes de réconciliation et la garantie des droits légitimes des victimes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Monsieur le Président,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le domaine des réformes politiques et institutionnelles,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Gouvernement du Mali poursuit l'adoption des textes d'application de la Constitution du 22 juillet 2023, la réforme de la gouvernance à travers notamment la digitalisation de l'Administration et le renforcement de l'autorité de l'Etat.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Gouvernement poursuit en outre sa mission de refondation conformément aux aspirations exprimées par le peuple malien dans le cadre d'une vision stratégique dénommée "Mali Vision 2063" et la stratégie nationale pour l'émergence et le développement durable 2024-2033, qui ambitionnent de faire du Mali un pays réconcilié, stable, juste et prospère. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les reformes juridiques et judiciaires se poursuivent également, permettant de lutter plus efficacement contre l'impunité sous toutes ses formes et de garantir une plus grande promotion et protection des droits de l'homme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Monsieur le Président,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un contexte mondial de plus en plus fragile, le Mali attire avec gravité l'attention de la communauté internationale sur certains faits qui constituent de sérieuses menaces pour la paix et la sécurité internationales et pour l'avenir des droits de l'homme. Il s'agit notamment de la violation flagrante du Droit international par certains Etats, de la banalisation des violations des droits fondamentaux de certains peuples et de la politisation des réactions de la communauté internationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ailleurs, le Mali dénonce avec véhémence le soutien au terrorisme et les nombreuses campagnes de désinformation et de diabolisation des Etats de la Confédération du Sahel, menées par certaines puissances et leurs relais dans les Organisations internationales sans la moindre compassion pour les nombreuses victimes des actes terroristes récurrents.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tout en condamnant vigoureusement ces actes d'ingérence hostiles, souvent criminels, nous leur rappelons que notre choix d'assumer notre souveraineté et de défendre nos intérêts vitaux est irréversible et que la volonté librement exprimée de nos peuples sera respectée, plaise à Dieu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Monsieur le Président,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enfin, le Mali réaffirme son attachement aux principes fondamentaux universellement reconnus en matière de promotion et de protection des droits humains et renouvelle son engagement à coopérer avec tous les mécanismes pertinents de promotion et de protection des droits de l'homme des Nations Unies dans le strict respect de sa souveraineté, de sa dignité et de ses intérêts vitaux. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire des 11 officiers radiés : Me Mountaga Tall introduit une nouvelle requête à la Cour suprême</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaire-des-11-officiers-radies-me-mountaga-tall-introduit-une-nouvelle-requete-a-la-cour-supreme-3114450.html</link>
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<description><![CDATA[ La Cour suprême du Mali va examiner, ce vendredi 27 février 2026, le « référé-liberté » introduit par Me Mountaga Tall. L’avocat, défenseur des 11 officiers radiés de l’armée malienne, espère ainsi obtenir le transfert des intéressés vers des établissements pénitentiaires civils. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 27 Feb 2026 08:57:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 14pt;">En sport de combat, la technique adoptée par Me Tall est appelée « encaissement tactique ». Il s’agit d’encaisser un coup de l’adversaire pour ensuite lui en administrer un coup décisif, voire victorieux. L’avocat avait d’abord introduit une requête en annulation des décrets de radiation visant certains militaires et gendarmes. Ce recours pour excès de pouvoir a été rejeté lundi dernier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 14pt;">Dans un communiqué publié ce jeudi 26 février, Me Tall affirme ne pas être surpris par la décision rendue, qu’il qualifie de « singulière et sans précédent ». Selon lui, deux issues étaient possibles : soit l’annulation des actes incriminés, « conforme aux exigences de légalité », soit le rejet de la requête.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 14pt;">Les avocats avaient sollicité la comparution personnelle des militaires radiés ou, à défaut, l’accès à leurs clients, en se fondant sur l’article 7 de la Constitution de 2023. Cette demande est restée sans suite, empêchant, selon lui, les intéressés de répondre aux faits qui leur étaient reprochés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify; mso-outline-level: 2;"><span style="font-size: 14pt;"><b><span style="mso-bidi-font-size: 18.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Rejet stratégique et référé-liberté<o:p></o:p></span></b></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 14pt;">Aux dires de Me Tall, en rejetant la requête d’annulation, la Cour a conféré une « validité juridictionnelle » aux décrets de radiation. En conséquence, les militaires concernés perdent définitivement leur statut militaire pour redevenir des civils, avec des effets juridiques jugés bénéfiques pour les intéressés, notamment : l’application du régime de détention de droit commun applicable aux civils ; l’impossibilité de leur maintien dans des lieux de détention relevant de l’autorité militaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 14pt;">Fort de cette interprétation, Me Tall a introduit un « référé-liberté » devant la même Cour suprême du Mali, afin d’obtenir le transfert des intéressés vers des établissements pénitentiaires civils. Il demande également que soit garanti un accès libre à leurs avocats, conformément à la Constitution, aux textes communautaires et aux principes généraux du droit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 14pt;">L’audience publique sur le référé-liberté est fixée à ce vendredi 27 février à la Cour suprême du Mali. Pour Me Mountaga Tall, quelle que soit l’issue de cette audience, « les responsabilités seront établies et assumées devant l’Histoire ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;"><b><span style="font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-language: FR;">Mamadou TOGOLA</span></b></span><span style="font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-language: FR;"><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Maroc : l&amp;apos;avocat des 18 Sénégalais condamnés raconte les obstacles lors du procès</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/maroc-lavocat-des-18-senegalais-condamnes-raconte-les-obstacles-lors-du-proces-3114318.html</link>
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<description><![CDATA[ Patrick Kabou, l’avocat des dix-huit supporters sénégalais condamnés après la CAN 2025, détaille un procès où les règles du droit semblent avoir plié face à des obstacles systémiques. Il évoque une défense entravée à chaque étape. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 23 Feb 2026 08:10:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le tribunal comme champ de bataille</strong><br>Sur ces réseaux sociaux, l’avocat est revenu sur le procès ayant conduit à la condamnation des supporters sénégalais. Kabou affronte l’interdit d’accès à ses clients dès le début. « J’ai défendu plus de 200 dossiers de Sénégalais de l’extérieur, c’est la première fois qu’on m’empêche, dans un pays, de voir mes clients. » L’avocat sénégalais dénonce aussi les insultes racistes échangées au tribunal, un climat qu’il qualifie d’incompatible avec tout respect des droits de la défense.</p>
<p>« Les procès-verbaux changent sans explication. Un jour, ils contiennent une version, le lendemain une autre », raconte Patrick Kabou. « Les griefs du procureur disparaissent de l’acte d’accusation, mais réapparaissent lors des audiences sous des formes différentes. Dès que je gagne du terrain juridiquement, la cour abandonne cet axe pour en invoquer un nouveau. »</p>
<p>Puis survient le coup de théâtre : après trois minutes de plaidoirie en français, le président du tribunal interrompt. « Il m’a dit qu’il avait oublié et que je devais plaider en arabe. » Ni négociation, ni avertissement préalable. Une rupture de règles en plein débat.</p>
<p><strong>Dix-huit condamnés, aucune certitude juridique</strong><br>Le 19  février 2026, un tribunal marocain à Rabat a condamné 18 supporters sénégalais à des peines de prison ferme allant de trois mois à un an pour des faits liés aux incidents survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025. Ces supporters étaient en détention provisoire depuis leur arrestation le 18 janvier, jour de la finale opposant le Sénégal au Maroc.</p>
<p>La finale de la CAN 2025, le 18 janvier à Rabat, a opposé le Sénégal au Maroc et s’est terminée sur une victoire 1‑0 du Sénégal en prolongation. Le match a été marqué par de vives tensions, notamment un penalty contesté en faveur du Maroc et des scènes d’incidents dans les tribunes. La Fédération sénégalaise de football a exprimé sa consternation : « Cette décision incompréhensiblement sévère a provoqué une indignation généralisée », a déclaré Bacary Cissé, un responsable de la Fédération. De son côté, le président de la FIFA, Gianni Infantino, a condamné « les scènes inacceptables sur le terrain et dans les tribunes », rappelant que la violence n’a pas sa place dans le football.</p>
<p>Kabou annonce immédiatement un appel. Les défaillances procédurales qu’il détaille constituent selon lui des vices insurmontables. Selon les sources, une grâce royale pourrait intervenir, mais elle relève du domaine politique plus que judiciaire. L’avocat confirme qu’il continuera de lutter pour faire sortir de prison ses clients.</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p lang="fr" dir="ltr">????? Procès des 18 supporters sénégalais : une procédure entachée d’irrégularités, selon Me Patrick Kabou ‼️<br><br>Les déclarations de Me Patrick Kabou, avocat des supporters sénégalais emprisonnés au Maroc après la finale de la CAN, sont extrêmement graves. Face à la presse, il a… <a href="https://t.co/8jmQpr2nTZ">pic.twitter.com/8jmQpr2nTZ</a></p>
— DIMÉ (@MakhtarDime) <a href="https://twitter.com/MakhtarDime/status/2025626236043559125?ref_src=twsrc%5Etfw">February 22, 2026</a></blockquote>
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<p><span class="posted-on"><time class="entry-date published" datetime="2026-02-23T00:42:53+00:00" itemprop="datePublished">23/02/2026</time></span><span> </span><span class="byline">par<span> </span><span class="author vcard" itemprop="author" itemtype="https://schema.org/Person" itemscope=""><a class="url fn n" href="https://lanouvelletribune.info/author/gamoussou/" title="Afficher tous les articles de Gildas Amoussou" rel="author" itemprop="url"><span class="author-name" itemprop="name">Gildas Amoussou</span></a></span></span></p>
<p>SOURCE: https://lanouvelletribune.info/</p>]]> </content:encoded>
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<title>Mamoudou Kassogue&#45;Boubacar Sidiki Diarrah&#45;Moussa Kissima Traore : Trois visages d&amp;apos;une gouvernance fondée sur l&amp;apos;intégrité et la rigueur !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mamoudou-kassogue-boubacar-sidiki-diarrah-moussa-kissima-traore-trois-visages-dune-gouvernance-fondee-sur-lintegrite-et-la-rigueur-3114249.html</link>
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<description><![CDATA[ 2025 : une année &quot;de réformes et de résultats&quot; avec une discipline budgétaire comme socle ]]></description>
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<pubDate>Sat, 21 Feb 2026 02:21:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors que le secteur judiciaire malien est engagé dans une vaste dynamique de modernisation, le ministère de la Justice et des Droits de l'Homme s'appuie sur un trio de responsables dont la complémentarité façonne aujourd'hui le rythme des réformes. A sa tête, le ministre Mamoudou Kassogué, entouré du secrétaire général, Dr. Boubacar Sidiki Diarrah, et du directeur des finances et du matériel, Dr. Moussa Kissima Traoré. Trois profils, trois compétences distinctes, mais une même ligne de conduite : rigueur, probité et sens du service public. Résultats : depuis 2022, des bilans annuels invariablement positifs avec des réformes majeures ; des recrutements massifs et la formation continue des cadres et du personnel d'appui ; l'équipement des structures en moyens logistiques et en matériels ; lutte acharnée contre la corruption ; renflouement des caisses de l'Etat, etc. En 2025, le taux d'exécution du budget du département dépasse 96 %, une performance que le ministre présente comme un gage de rigueur dans la gestion. Trois visages, une vision : celle d'une justice au service du citoyen et de l'intérêt général. Alors : Qui sont-ils ? Que font-ils ? Pour quel bilan ? Éléments de réponses ! <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">ntre leadership politique, ingénierie institutionnelle et discipline budgétaire, le trio Mamoudou Kassogué, Boubacar Sidiki Diarrah et Moussa Kissima Traoré forme une chaîne de complémentarité qui soutient les ambitions de réforme du secteur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un magistrat de terrain <o:p></o:p></span></strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>aux commandes</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Figure désormais centrale du paysage institutionnel, Mamoudou Kassogué incarne l'image d'un magistrat forgé par l'expérience des juridictions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Né à Bandiagara, formé à l'Ecole nationale d'administration du Mali puis à l'Institut national de formation judiciaire, il a successivement exercé comme juge, juge d'instruction, substitut, procureur et responsable du Pôle économique et financier. C'est dans cette dernière fonction qu'il s'est illustré dans des dossiers sensibles liés à la corruption, au blanchiment d'argent et aux atteintes aux biens publics, construisant sa réputation d'homme intransigeant sur la légalité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sa nomination, en juin 2021, dans le gouvernement dirigé par Choguel Kokalla Maïga, marque un tournant : pour la première fois, un magistrat issu du terrain prend les rênes du département avec l'ambition affichée de restaurer la crédibilité de la justice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Formateur à l'INFJ et expert auprès de l'ONUDC, il a également contribué à des programmes régionaux du G5 Sahel et à des initiatives de coopération internationale. Discret, polyglotte et réputé proche de ses équipes, il est perçu comme le visage d'une justice plus ferme et plus offensive face à la délinquance financière et économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'ingénieur des réformes <o:p></o:p></span></strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>dans l'ombre</strong><o:p></o:p></span></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202602/image_870x_6998335cd0a6a.jpg" alt=""></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Derrière l'impulsion politique, le pilotage technique repose sur le secrétaire général, le Dr. Boubacar Sidiki Diarrah. Magistrat de classe exceptionnelle et enseignant reconnu, il cumule des expériences au sein des juridictions nationales, de la Centif et de la prestigieuse Organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires (Ohada).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Spécialiste des réformes législatives, de la diplomatie juridique et de la négociation de projets avec les partenaires techniques et financiers, il orchestre dans les coulisses la cohérence administrative et normative du ministère. Textes, stratégies, cadres réglementaires : la plupart des chantiers structurants portent son empreinte.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ses collaborateurs saluent un homme méthodique, attentif et attaché à la transparence, dont la discrétion contraste avec l'ampleur du travail accompli.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La discipline budgétaire <o:p></o:p></span></strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>comme socle</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Troisième maillon de cette chaîne de gouvernance : la gestion financière. A la tête de la direction des finances et du matériel, Dr. Moussa Kissima Traoré, inspecteur des finances, veille à l'utilisation optimale des ressources publiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sous son autorité, la DFM a imposé une culture de redevabilité et d'efficience rarement observée dans l'administration.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En 2023, près de 265 millions de F CFA ont été reversés au Trésor public, un signal fort en matière de bonne gestion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les résultats se traduisent concrètement sur le terrain : acquisition de plus de 20 000 équipements et mobiliers, renforcement logistique des juridictions de Bamako et de l'intérieur du pays, construction et réhabilitation d'infrastructures judiciaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parmi les réalisations phares figure la Maison des avocats, inaugurée par le président de la Transition, le général d'armée Assimi Goïta, symbole d'une justice mieux dotée en moyens matériels et plus accessible aux professionnels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Une dynamique collective</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà des individualités, c'est la synergie qui frappe les observateurs. Leadership politique, ingénierie institutionnelle et rigueur budgétaire se combinent pour soutenir une même ambition : bâtir une justice moderne, crédible et efficace.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un contexte marqué par de fortes attentes citoyennes en matière de transparence et de lutte contre la corruption, cette équipe apparaît comme l'un des piliers de la refondation de l'Etat.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour beaucoup, le ministère de la Justice offre aujourd'hui l'image d'une administration qui rompt avec les pratiques du passé et pose les bases d'une gouvernance plus responsable. Un triptyque de compétences qui, pour beaucoup, symbolise le renouveau de la justice malienne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le quatrième visage de la chaîne n'est autre que Bakary Soliba Coulibaly, chef de cabinet du ministre. Magistrat de son état, et principal coordonnateur des activités du ministre, il fait partie intégrante de l'excellent bilan annuel du département au cours de ces cinq dernières années étant d'ailleurs le plus ancien du groupe en service dans le cabinet.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si Mamoudou Kassogué réussit, c'est grâce à son chef de cabinet qui veille sur l'exécution de la moindre tâche. Il travaille sur son agenda personnel, et réalise des tâches comme la logistique des activités ; la gestion du courrier ; l'assistance pour les questions politiques ; l'encadrement et la supervision. Aussi, il veille sur les projets en cours, en s'assurant que tout se passe comme prévu. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>2025 : une année "de réformes et de résultats"</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l'occasion de la 4e édition de la Semaine de la justice, organisée au Centre international de conférences de Bamako, le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, a dressé, samedi 14 février 2026, le bilan de son département pour l'année 2025. Face à la presse, le ministre a défendu "une justice en transformation", marquée par des réformes institutionnelles, un renforcement des effectifs et une intensification de la lutte contre la corruption.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Des structures renforcées et opérationnelles</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au plan organisationnel, plusieurs services clés ont été consolidés. L'Agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisis ou confisqués (Argasc) a été dotée d'équipements et de nouveaux outils de gestion. La direction nationale des droits de l'Homme (DNDH) a doublé ses effectifs, tandis que l'Ecole nationale de l'administration pénitentiaire a formé sa première promotion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ministère Kassogué a également adopté une série de textes juridiques créant ou restructurant des entités stratégiques, notamment la direction de la protection judiciaire des enfants et la direction générale de l'administration pénitentiaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des documents cadres inédits ont vu le jour : première politique nationale pénitentiaire, stratégie genre et stratégie de protection judiciaire de l'enfance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une médaille d'honneur et un prix d'intégrité judiciaire sont aussi en préparation pour promouvoir l'éthique dans le secteur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Une justice plus active et plus ferme contre la délinquance économique</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le plan judiciaire, l'année 2025 a été marquée par la disparition des Cours d'assises, remplacées par des chambres criminelles au sein des tribunaux de grande instance. Le dossier emblématique de "l'avion présidentiel et des équipements militaires" s'est soldé par sept condamnations sur neuf accusés et plus de 30 milliards de FCFA ordonnés en remboursements et dommages.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Pôle économique et financier affiche, lui, des chiffres en forte hausse : 119 jugements rendus contre 69 en 2024 et près de 264 milliards de F CFA recouvrés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Fonds spécial de lutte contre la corruption atteint environ 5 milliards de F CFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A cela s'ajoutent d'importantes saisies de biens immobiliers, véhicules et engins miniers, notamment à Kéniéba et Bamako.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Recrutements massifs et <o:p></o:p></span></strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>formation continue</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour combler le déficit en personnel, le ministère a recruté 140 auditeurs de justice et lancé le recrutement de 200 surveillants pénitentiaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis 2022, au total 456 auditeurs ont intégré le système judiciaire, portant presque à niveau les effectifs nationaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'Institut national de formation judiciaire a, de son côté, organisé 17 sessions de formation continue au profit de 437 professionnels (magistrats, greffiers, policiers judiciaires et pénitentiaires).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur un tout autre plan, le budget global du département s'élève à 46 milliards de FCFA, soit 1,43 % du budget d'Eat. Le taux d'exécution dépasse 96 %, une performance que le ministre présente comme un gage de rigueur dans la gestion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Diplomatie judiciaire et droits humains</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le plan international, le Mali a multiplié les coopérations, notamment au sein de la Confédération des Etats du Sahel, ainsi que lors de rencontres sur la lutte contre la corruption et la cybercriminalité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Côté droits humains, des transfèrements de détenus ont été effectués pour réduire la surpopulation carcérale à Bamako, et le pays a présenté son rapport à mi-parcours devant le Conseil des droits de l'Homme des Nations unies.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Cap sur 2026 : digitalisation et nouvelles juridictions</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour 2026, le ministre annonce la finalisation d'un Programme décennal de développement du secteur (2026-2035), le déploiement de la plateforme e-Justice sur l'ensemble du territoire, l'ouverture des Cours d'appel de Ségou, Sikasso et Gao, ainsi que l'expérimentation du bracelet électronique comme alternative à la détention.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D'autres projets sont en préparation : assistance juridique élargie, imprimerie sécurisée pour les sceaux officiels, renforcement de la protection judiciaire des enfants et organisation de la 5e édition de la Semaine de la justice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En résumé, le ministre revendique une année 2025 "structurante", posant les bases d'une justice modernisée, plus performante et davantage tournée vers la transparence financière.<o:p></o:p></span></p>
<p><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;"><span style="mso-spacerun: yes;">                    </span></span></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">El Hadj A.B.HAIDARA</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Dr. Boubacar Sidiki Diarrah à la clôture de la semaine de la justice : &amp;quot;Les objectifs assignés ont été largement atteints.</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/dr-boubacar-sidiki-diarrah-a-la-cloture-de-la-semaine-de-la-justice-les-objectifs-assignes-ont-ete-largement-atteints-3114251.html</link>
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<description><![CDATA[ Les activités réalisées ont dépassé toutes les attentes&quot;
&quot;La Semaine de la justice est devenue aujourd&#039;hui un rendez-vous exigeant, voire incontournable, pour la justice&quot; ]]></description>
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<pubDate>Sat, 21 Feb 2026 01:38:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Monsieur le Ministre, nous nous engageons résolument à rebâtir la justice de notre pays pierre par pierre et compartiment par compartiment…"<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le président de la Commission d'organisation de la Semaine de la justice, Dr. Boubacar Sidiki Diarrah, était visiblement très satisfait de cette 4e édition, tenue du 9 au 14 février, à travers une série d'activité. "Les activités réalisées ont dépassé toutes les attentes. La journée a permis de donner plus de visibilité et de lisibilité aux actions des institutions judiciaires, des services centraux de la Justice, des juridictions et des ordres professionnels", dira-t-il. Les objectifs assignés, précisera-t-il, ont été largement atteints. Comme pour dire que la Semaine de la justice est devenue un rendez-vous exigeant, voire incontournable, pour la justice. En sa qualité de secrétaire général du département de la Justice et des Droits de l'Homme, il a félicité le ministre Mamoudou Kassogué pour la confiance renouvelée par le président de la Transition, le général d'armée Assimi Goïta, dans le nouveau gouvernement, annoncé le 12 février dernier. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous voici aux termes de la quatrième édition de la Semaine de la Justice. La commission d'organisation que j'ai l'honneur de présider se réjouit de constater qu'après une semaine d'activités riches, intenses et fécondes, les objectifs assignés à la quatrième édition ont été largement atteints. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Monsieur le Ministre, <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sous votre direction, nous pouvons attester que le bilan est très élogieux si nous prenons comme baromètre d'évaluation les critères de participation, la qualité des activités menées, l'actualité des thématiques abordées, l'affluence, l'engouement Rêve, la satisfaction du public cible ayant pris part aux activités, l'espoir Rêve chez nos concitoyens, les relais de la presse. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comment ne pas rappeler à satiété que la Semaine de la Justice, cette ingénieuse idée adossée à la rentrée solennelle des cours et tribunaux qui se tient chaque année, est une initiative géniale. Que cette magnifique idée qui est la vôtre fait suite, entre autres, à la méconnaissance de l'Institution judiciaire, au déficit éradique d'information et à la crise de confiance entre la justice et le justiciable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La quatrième édition de la Semaine de la justice, qui marque le sceau de la pérennisation de cette importante activité pour l'institution judiciaire, s'inscrit dans la consolidation et la capitalisation des gigantesques et précieuses réformes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les différentes activités de la semaine de la justice étaient toutes expressives. Elles sont à l'antipode des chantiers battus. Nous sommes descendus sur le terrain pour voir et constater de vue yeux la concrétisation des réformes et leur impact réel sur le vécu quotidien des citoyens. Elles dénotent de la mise en œuvre effective des réformes liant les actes à la parole, de l'évolution de l'Institution judiciaire et des perspectives d'une justice malienne en mouvement. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le programme de la quatrième édition de la Semaine de la justice a été entièrement exécuté. C'est ainsi qu'il y a eu <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le lundi 9 février 2026 : <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Lancement officiel au CICB du Ministre de la Justice et des droits de l'homme en présence de : Sept Ministres, des chefs d'institution ; des ambassadeurs et représentants d'organisations internationales, d'autorités administratives indépendantes, d'autorité administrative, de légitimité traditionnelle, de représentants de la société civile et d'acteurs de la justice entre autres. Cette activité a été suivie de : <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- L'ouverture du siège de l'Ordre des experts judiciaires qui ont été dotés, pour la première fois depuis la création de ce corps, d'un siège fonctionnel; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- La remise de panneaux solaires et de mobilier de bureau à la nouvelle direction nationale des Droits de l'Homme (DNDH) pour renforcer les capacités de cette direction de moyens lui permettant de promouvoir et de protéger les droits de l'Homme ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Le Procureur général de la Cour d'appel de Bamako était l'invité du Journal télévisé du lundi 9 février 2026 sur les chambres criminelles ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le mardi 10 février 2026 :<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- L'audience de la session de la Chambre criminelle de la Cour d'appel de Bamako, en présence du secrétaire Général représentant le garde des Sceaux, démontre que les réformes ne sont pas destinées au tiroir : <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- La délivrance digitale inaugurale sur la plateforme e-justice du casier judiciaire et du certificat de nationalité coprésidée par le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, garde des Sceaux et le ministre de la Communication, de l'Économie numérique et de la Modernisation de l'administration réglant définitivement le problème lancinant du casier judiciaire qui peinait à trouver une solution adéquate depuis des décennies ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le mercredi 11 février 2026 : La première audience collégiale du Tribunal de commerce de Bamako sans juges consulaires en présence du garde des Sceaux arrimant la juridiction commerciale avec l'évolution judiciaire et imprimant la célérité au traitement des dossiers relevant de la compétence des juridictions commerciales pour l'essor du droit des affaires; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- La réception et le traitement d'un appel d'usager sur la ligne verte gratuite Binkani Kunafoni, en présence du ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Garde des Sceaux Témoignant que les abus et autres errements n'ont plus droit de cité; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le jeudi 12 février 2026 : À la Cour administrative d'appel de Bamako, le focus sur la nouvelle Direction de la Protection Judiciaire des Enfants qui vient renforcer les dispositifs de la protection judiciaire des enfants et combler un vide institutionnel; - La conférence des Ordres Professionnels sur le thème : "Les Ordres Professionnels et les Réformes de la Justice"; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- La visite du garde des Sceaux dans un Centre d'accueil et d'hébergement des personnes victimes de la traite des personnes d'Enda Mali au quartier Boulkassoumbougou-Kouloubleni Bamako pour mettre en exergue le rôle de veille et de prévention contre le fléau de la traite des personnes et la volonté ferme de lutter efficacement contre ce phénomène; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le vendredi 13 février 2026 : La grandiose cérémonie de sortie de la première Promotion de la première Ecole nationale de l'administration pénitentiaire surveillée à Souban Koulikoro avec la participation des services de l'éducation forces armées et de sécurité et les services paramilitaires et une très forte population de la ville de Koulikoro, destinée à renforcer les capacités en matière de surveillance pénitentiaire et d'éducation surveillée ; Cette promotion a été baptisée par le Ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, garde des Sceaux du nom de Feu lieutenant-colonel Tiémoko Kéita tombé en service commandé à Gao en 2022. Qu'Allah lui fasse miséricorde. Amen ! <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le jour samedi 14 février 2026 : <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Le présent déjeuner débat avec la presse : Bilan du ministère de la Justice et des Droits de l'Homme de l'année 2025 qui sera dressé par le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Garde des Sceaux; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Un match de football opposant la presse contre la justice pour favoriser la cohésion et la compréhension mutuelle entre ces deux corps. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Monsieur le président de la Maison de la presse, la presse a eu la malchance de tomber sur l'excellente et invaincue équipe de la Justice qui ne manquera pas de donner une leçon mémorable en cette semaine où tout est pour la justice ! <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Merci de votre remarquable participation à la semaine de la justice. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Semaine de la justice a été agrémentée par la remise de médailles nationales aux acteurs de la Justice avec un nombre plus croissant de médailles dans l'ordre national qu'il n'en a jamais été pour l'institution judiciaire depuis l'accession de notre pays à l'indépendance. Il s'ajoute, par quelque heureuse coïncidence, au cours de la même semaine, la reconduction, oui, de la confiance méritée renouvelée du président de la Transition, président du Conseil supérieur de la magistrature, chef de l'Etat, S. E. le général d'armée Assimi Goïta, à l'exemplaire, dynamique et grand bâtisseur ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, garde des Sceaux M. Mamoudou Kassogué, que je vous demande d'acclamer vivement ! Comme si cela ne suffisait pas, la Justice a eu également droit dans le même laps de temps à sa première Médaille d'honneur. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quel bonheur pour l'Institution judiciaire ? Quelle semaine heureuse ! En marge, il y a eu la passation de charge entre le Bâtonnier sortant Me Bouba Traoré et le Bâtonnier rentrant Me Souleymane Soumountera, premier du genre également ! <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Décidément, cette semaine était véritablement celle de la justice et sera marquée positivement, d'un sceau indélébile, en lettres d'or dans l'histoire de la Justice malienne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Monsieur le Ministre, <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La commission d'organisation par ma voix vous présente ses chaleureuses et vives félicitations pour la confiance renouvelée et vous signifie toute sa gratitude pour votre constante disponibilité. Il n'est nul besoin de préciser que durant toute une semaine entière, la Justice a été à l'honneur. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les activités réalisées ont dépassé toutes les attentes. La journée a permis de donner plus de visibilité et de lisibilité aux actions des institutions judiciaires, des services centraux de la Justice, des juridictions et des ordres professionnels. La Semaine de la justice devient désormais un rendez-vous exigeant, voire incontournable, pour la Justice.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>La commission d'organisation remercie très vivement toutes celles et ceux qui ont pris part aux activités de la semaine. Elle salue le travail remarquable et remercie toute la presse : audiovisuelle, écrite, en ligne et principalement l'ORTM. Elle exprime sa gratitude à l'entreprise Multi service et à sa Directrice générale, Mme Théra, pour le travail remarquable accompli, aux agents de sécurité, aux hôtesses et au personnel du CICB <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Monsieur le Ministre, <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Justice fait sous votre magistère sa mue dans la modernité, son essor n'est plus une chimère avec des humains de qualité techniquement, ressources, compétences et moralité irréprochables. Bravo à la dynamique et gagnante Commission d'organisation pour l'organisation réussie de la quatrième édition de la Semaine de la Justice. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Monsieur le Ministre, <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous nous engageons résolument à rebâtir à vos côtés et sous votre remarquable leadership la Justice de notre pays pierre par pierre et compartiment par compartiment jusqu'à ce que la Maison Justice soit un joyau architectural et un chef d'œuvre enviable ! <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vivement la cinquième édition de la Semaine de la Justice plaise à Dieu".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le ministre Kassogué tire le bilan de la justice en 2025 : &amp;quot;Près de 264 milliards de F CFA recouvrés par le Pôle national économique et financier en 2025&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/le-ministre-kassogue-tire-le-bilan-de-la-justice-en-2025-pres-de-264-milliards-de-f-cfa-recouvres-par-le-pole-national-economique-et-financier-en-2025-3114250.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 20 Feb 2026 11:35:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"42 classements sans suite, 148 ordonnances rendues par les juges d'instruction, 119 jugements rendus en 2025 contre 69 en 2024"<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Le taux de traitement des dossiers dans les cabinets d'instruction fixé à 116,53 % en 2025 contre70, 78 % en 2024"<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Le taux de traitement des dossiers correctionnels<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>fixé à 110,18 % en 2025 contre 115% en 2024"<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Le solde du compte «Fonds spécial de lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière» se chiffre à près de 5 milliards F CFA"<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Le taux global d'engagement du budget du département est établi à 99,73 % pour un montant liquidé se chiffrant à 38 125 164 330 de F CFA, soit un taux de 96,46 %"<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Profitant de la clôture de la 4e édition de la Semaine de la justice, le samedi 14 février au CICB, le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, a fait le bilan très élogieux des activités de son département en 2025 avant de se projeter sur l'avenir. S'agissant du Pôle économique et financier en 2025, près de 264 milliards de F CFA recouvrés de façon directe ou indirecte. Concernant l'action judiciaire menée par le Pôle national économique et financier, le ministre Kassogué s'est dit satisfait, après avoir présenté la situation comme suit : 127 réquisitoires introductifs ; 42 classements sans suite ; 42 citations directes sur procès-verbaux ; 211 procès-verbaux traités ; 127 dossiers ayant fait l'objet de saisine des juges d'instruction ; 148 ordonnances rendues par les juges d'instruction et 817 diverses autres décisions ; 41 audiences de la chambre correctionnelle spécialisée en matière économique et financière pour 108 dossiers enrôlés ; 119 jugements rendus en 2025 contre 69 en 2024 ; taux de traitement des dossiers dans les cabinets d'instruction fixé à 116,53 % en 2025 contre 70,78 % en 2024 ; taux de traitement des dossiers correctionnels fixé à 110,18 % en 2025 contre 115 % en 2024. En ce qui concerne le Fonds spécial de lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière, le solde se chiffre à près de 5 milliards de F CFA. L'occasion était bonne pour le ministre Kassogué de saluer le professionnalisme de son directeur administratif et financier, Moussa Kissima Traoré pour sa gestion rigoureuse des fonds de l'Etat. "Le taux global d'engagement du budget du département est établi à 99,73 % pour un montant liquidé se chiffrant à 38 125 164 330 de F CFA, soit un taux de 96,46 %", précisera-t-il dans son discours bilan que nous publions en intégralité.<o:p></o:p></span></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202602/image_870x_6998335ff0220.jpg" alt=""></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Procureur du pôle économique et financier, Mohamedine Ag Haoussa (G) et le Directeur de l’institut de formation judiciaire, Toubaye Koné<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Première partie : les activités majeures réalisées</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"> :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au plan institutionnel et organisationnel :<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'opérationnalisation des nouvelles structures créées s'est poursuivie, notamment, au niveau :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- de l'Agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisis ou confisqués, à travers des ateliers de renforcement de capacités du personnel, d'outils de gestion tels que des manuels, la dotation en matériels informatiques et mobiliers de bureau, la réhabilitation du siège, le renforcement du personnel à travers la mise à disposition ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- de la direction nationale des droits de l'Homme, le renforcement en personnel faisant passer les effectifs de 10 à plus de 20,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des sessions de formation pour renforcer les capacités du personnel, la dotation en équipements solaires et en mobiliers de bureau ;<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- de l'Ecole nationale de l'administration pénitentiaire et de l'éducation surveillée, à travers le renforcement des effectifs du personnel, la tenue de la première session du Comité scientifique et pédagogique, la formation théorique et militaire de la première promotion de l'Ecole dont la cérémonie de sortie a eu lieu hier, 13 février 2026 à Koulikoro.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au plan juridique et normatif :<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les différents actes adoptés concernent notamment :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- l'ordonnance n°2025-029 du 03 octobre 2025 portant modification de la Loi portant statut des fonctionnaires du cadre de la surveillance des services pénitentiaires et de l'éducation surveillée ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- l'ordonnance n°2025-026 du 13 août 2025 portant création de la direction nationale de la protection judiciaire des enfants ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la loi n°2025-043 du 29 août 2025 portant création de la direction générale de l'administration pénitentiaire ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- le décret n°2025-0582/PT-RM du 15 août 2025 fixant l'organisation et les modalités de fonctionnement de la direction nationale de la protection judiciaire des enfants ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- le décret n°2025-0592/PT-RM du 20 août 2025 fixant le cadre organique de la direction nationale de la protection judiciaire des enfants ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- le décret n°2025-0619/PT-RM du 28 août 2025 fixant l'organisation et les modalités de fonctionnement de la direction générale de l'administration pénitentiaire ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- le décret n°2025-0204/PT-RM du 20 mars 2025 portant intégration, à titre de dérogation, dans le corps des magistrats de l'ordre des comptes ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- le décret n°2025-0238/PT-RM du 10 avril 2025portant institution de charges d'huissiers commissaires de justice (75 charges) ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- le décret n°2025-0462/PT-RM du 16 juillet 2025 portant acquisition de la nationalité malienne par voie de mariage ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- le décret n° 2025-0649/PT-RM du 19 septembre 2025 portant nomination d'un notaire ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- le décret n°2025-0661/PT-RM du 30 septembre 2025 portant nomination des membres du conseil d'administration de l'Agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisis ou confisqués ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- le décret n°2025-0468/PT-RM du 23 juillet 2025 portant abrogation partielle du décret n°2024-0756 du 24 décembre 2024 portant nomination des membres de la Commission nationale des droits de l'Homme ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- l'élaboration du décret portant création de la médaille d'honneur de la justice ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- l'arrêté n°2025-5880/MJDH-SG du 24 décembre 2025 fixant l'organisation et le programme du concours de recrutement des fonctionnaires du cadre de la surveillance des services pénitentiaires et de l'éducation surveillée, en plus d'une dizaine d'autres arrêtés relatifs à des nominations, affectations et autres actes de gestion des personnels appartenant à différents corps de métiers de la justice. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- l'élaboration de la décision portant institution du prix d'intégrité judiciaire Daniel Amagoin Tessogué ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- l'élaboration du premier document de Politique nationale pénitentiaire ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- l'élaboration du premier document de Stratégie genre du département ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l'élaboration du premier document de Stratégie pour la protection judiciaire des enfants. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au plan judiciaire : <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'activité des juridictions a permis d'assurer la correcte distribution de la justice sur l'ensemble du territoire national. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, il y a lieu de faire ressortir le bilan spécifique de l'unique et dernière session de la Cour d'assises de Bamako, pour la simple raison que cette juridiction a disparu avec l'entrée en vigueur du nouveau Code pénal et du nouveau Code de procédure pénale, pour laisser la place aux chambres criminelles instituées au niveau des tribunaux de grande instance. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A cela il faut ajouter les recouvrements directs et indirects consécutifs aux procédures judiciaires diligentées par le Pôle national économique et financier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, s'agissant de cette seule affaire jugée, relative au dossier de l'avion présidentiel et des équipements militaires, la situation se présente comme suit :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- nombre d'affaire enrôlée : 1<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- nombre d'affaire jugée : 1<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- nombre d'affaire renvoyée : 0 <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- nombre total des accusés : 9<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- nombre total des accusés détenus : 3;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- nombre d'acquittements : 2 ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- condamnations à la réclusion à temps : 2<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- condamnations par contumace : 5 ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- amendes prononcées : 800 000 F CFA<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- remboursements ordonnés : 20 904 628 470 de F CFA ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- dommages et intérêts prononcés : 10 milliards de F CFA. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En ce qui concerne l'action judiciaire du Pôle national économique et financier, la situation se présente comme suit :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- 127 réquisitoires introductifs ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- 42 classements sans suite<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- 42 citations directes sur procès-verbaux ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- 211 procès-verbaux traités<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- 127 dossiers ayant fait l'objet de saisine des juges d'instruction<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- 148 ordonnances rendues par les juges d'instruction et 817 diverses autres décisions ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- 41 audiences de la chambre correctionnelle spécialisée en matière économique et financière pour 108 dossiers enrôlés ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- 119 jugements rendus en 2025 contre 69 en 2024 ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Taux de traitement des dossiers dans les cabinets d'instruction fixé à 116,53 % en 2025 contre 70,78 % en 2024 ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Taux de traitement des dossiers correctionnels fixé à 110,18 % en 2025 contre 115 % en 2024.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les recouvrements directs et indirects sont les suivants :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le solde du compte "Fonds spécial de lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière", ouvert dans les livres de la Banque nationale de développement agricole au nom du ministère de la Justice et des Droits de l'Homme, suivant acte n°0545/MEF-SG du 24 mai 2022 du ministre de l'Economie et des Finances, se chiffre à près de cinq (5) milliards de F CFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les montants recouvrés par le Pôle national économique et financier, au titre de l'année 2025, de façon directe et indirecte, se chiffrent à près de 264 milliards de F CFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En complément des affaires traitées par le Pôle national économique et financier, il y a lieu de signaler un important apport de l'Agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisis ou confisqués (Argasc), qui s'est traduit par des résultats ci-après :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Kéniéba :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Quatre (4) pelleteuses confisquées ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Cinq (5) Toyota Pick-up confisquées <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Trente Deux (32) Machines pelleteuses saisies ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Six (6) Toyota pick-up saisies.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Bamako :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Cinq (5) biens immobiliers dont un (1) hôtel 4 étoiles<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- 1900 litres d'essence saisis.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au plan des ressources humaines : <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Recrutements de personnels :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- 140 auditeurs de justice ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- 200 fonctionnaires du cadre de la surveillance des services pénitentiaires et de l'éducation surveillée, en cours, au titre de l'année 2025 ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le recrutement de ces 140 auditeurs de justice porte à 456 le nombre total des auditeurs recrutés de 2022 à 2025 sur un effectif total des magistrats en activité établi, à la date d'aujourd'hui à 498.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mobilité à travers les nominations, mutations et affectations ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La mobilité du personnel greffier a été assuré à travers notamment l'arrêté n°2025-4318/MJDH-SG du 25 septembre 2025 qui a porté sur la nomination d'une dizaine de greffiers en chef dans les juridictions de Kayes, de Bamako et de Mopti.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Renforcement des capacités à travers les sessions de formation de l'INFJ :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'Institut national de formation judiciaire "Maître Demba Diallo" a tenu, au titre de la formation continue, 17 sessions de formation pour un effectif global de 437 participants reparties somme suit :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- trois (3) sessions au profit des magistrats pour 105 participants ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- une (1) session à l'intention des greffiers pour 30 participants ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- sept (7) sessions au bénéfice des magistrats et des greffiers concernant 167 participants ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- trois (3) sessions destinées aux officiers de police judiciaire, aux fonctionnaires de l'administration pénitentiaire et de l'éducation surveillée, pour 75 participants ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- une (1) session au profit des assesseurs, interprètes judiciaires et juges consulaires, pour 25 participants ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- une (1) session au bénéfice des agents de l'Institut National de Formation Judiciaire "Maître Demba Diallo", concernant 11 participants ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- un (1) atelier technique pour les membres du Comité scientifique et pédagogique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En plus de ces sessions, ont été organisées 5 conférences dont deux (2) à l'intention des auditeurs de justice, une (1) à l'intention des greffiers en chef stagiaires, et enfin, deux (2) qui ont regroupé auditeurs de justice et greffiers en chef stagiaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En matière de formation initiale, l'INFJ a compté, au titre de l'année 2025, 114 auditeurs de justice en stage dans les juridictions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il convient de préciser, qu'à la date d'aujourd'hui, 456 auditeurs de justice et 240 greffiers en chef stagiaires sont en formation ou en attente de formation au niveau de l'Institut national de formation judiciaire "Maître Demba Diallo".<span style="mso-spacerun: yes;">   </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au plan budgétaire :<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le budget global de l'ensemble des structures du ministère de la Justice et des Droits de l'Homme, tant au niveau central qu'au niveau régional, au titre de l'année 2025 à 46 032 031 000 de FCFA, représentant 1,43 % du budget d'Etat. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur les 46 032 031 000 F CFA inscrits, un montant total de 21 457 338 000 FCFA a été géré par la direction des finances et du matériel du département dont le taux de liquidation est de 96,14 %.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut préciser suite à un collectif budgétaire, le montant rectifié a été ramené à 39 781 090 000 F CFA. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le taux global d'engagement du budget total du département est établi à 99,73 % pour un montant liquidé se chiffrant à 38 125 164 330 de F CFA, soit un taux de 96,46 %.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Certes, le montant du budget de mon département n'a pas évolué en 2025 par rapport à l'année 2024, mais il est très loin de la situation que nous avons connue dans les années 1998 où notre budget représentait 0,92 % du budget d'Etat.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au plan des activités institutionnelles et de la communication<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Tenue de la première réunion des Ministres chargés de la Justice de la Confédération des Etats du Sahel ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Tenue du forum national sur la justice, ayant fait suite aux concertations régionales sur la justice et aux états premiers états généraux des ordres professionnels (ordre des avocats, ordre des notaires, ordre des huissiers commissaires et ordre des experts judiciaires) depuis leurs créations respectives ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Organisation de la semaine nationale pour l'harmonisation et l'utilisation des symboles de l'Etat ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Organisation de la journée internationale de lutte contre la traite des personnes ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Organisation de la 4e édition de la semaine de la justice ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Organisation de la semaine nationale de lutte contre la corruption ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Organisation de la journée du détenu en marge de l'Espace d'interpellation démocratique ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Organisation de la conférence annuelle de l'administration pénitentiaire et de l'éducation surveillée ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Organisation de la 4e session ordinaire du Conseil supérieur de l'administration pénitentiaire et de l'éducation surveillée ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Tenue de la 13e et de la 14e session du conseil d'administration de l'Institut national de formation judiciaire "Maître Demba Diallo" ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Organisation de la 3e session du Comité de coordination statistique du secteur de la justice ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Participation à la rentrée solennelle, 2025-2026, des cours et tribunaux ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Réalisation du 5e numéro du magazine d'informations générales du ministère de la Justice et des Droits de l'Homme ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Déclaration télévisée à l'occasion de la Journée internationale de lutte contre la traite des personnes et les pratiques assimilées ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-<span style="mso-tab-count: 1;">        </span>déclaration télévisée à l'occasion de la Journée internationale de lutte contre la corruption ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au plan des droits de l'Homme : (DNAPES, DNDH, PNIDLC- Comité) : <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- poursuite de l'opérationnalisation de la nouvelle direction nationale des droits de l'Homme ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- poursuite des transfèrements des personnes détenues, de la Maison centrale de Bamako vers d'autres maisons d'Arrêt, telle que celle de Kéniorobo pour atténuer la surpopulation carcérale à Bamako et améliorer les conditions de détention ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- réalisation du rapport national à mi-parcours de mise en œuvre des recommandations acceptées par le Mali lors de son passage au 4e cycle de l'examen périodique universel (EPU), du 2 mai 2023, présenté conformément au paragraphe 5 de l'annexe à la résolution 16/21 du conseil des droits de l'Homme ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- participation effective aux sessions du Conseil des droits de l'Homme pour mieux défendre les intérêts de notre pays ainsi que sa réputation face aux différents rapports des instances internationales sur la situation des droits de l'Homme ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au plan des missions statutaires et non statutaires à l'extérieur du pays, effectuées par le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, garde des Sceaux :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- participation, du 19 au 21 mai 2025, au VIIIe Forum juridique international à Saint-Pétersbourg (Fédération de Russie), à l'occasion duquel notre pays a signé un Mémorandum d'entente entre le Parquet général de la Fédération de Russie et le ministère de la Justice et des Droits de l'Homme sur la coopération judiciaire ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- participation, le 19 juillet 2025 à Acra, au Ghana, à la deuxième réunion extraordinaire du Giaba ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- participation, le 15 septembre 2025, à la deuxième rencontre des ministres chargés de la Justice de la Confédération de l'AES ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- participation, le 1er octobre 2025, à la cérémonie de rentrée solennelle des cours et tribunaux du Burkina Faso, au titre de l'année 2025-2026<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- participation, les 25 et 26 octobre 2025, à la cérémonie de signature de la Convention des Nations unies contre la cybercriminalité et à la rencontre de haut niveau organisée à cette occasion ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- participation, du 15 au 19 décembre 2025, au Qatar, à la 11e session de la Conférence des Etats-parties à la Convention des Nations unies contre la corruption. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au plan de la production documentaire et statistique :<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elaboration et production :<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- du rapport d'activités 2024 du département, qui fait suite à celui de 2022 ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- rapport annuel 2024 sur la lutte contre la traite des personnes et les pratiques assimilées ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- du rapport annuel de performance 2024 et du Projet annuel de performance 2025 du département ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- du rapport de revue 2024 et plan d'activités 2024 de la Loi d'orientation et de programmation 2020-2024 pour le secteur de la justice ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- du rapport de revue sectorielle 2024 du secteur de la justice transmis au ministère de l'Economie et des Finances ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- de la revue des lettres circulaires du ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, garde des Sceaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les perspectives : <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la finalisation du nouveau Programme décennal de développement du secteur de la justice, 2026-2035 ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- le déploiement de la plateforme e-justice et son extension sur l'ensemble du territoire national ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la finalisation de plusieurs projets en cours, à travers la signature l'introduction dans le circuit d'adoption gouvernementale concernant notamment :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la décision portant institution du prix d'intégrité judiciaire Daniel Amagoin Tessogué ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- le premier document de Politique nationale pénitentiaire ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- le premier document de Stratégie genre du département ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- le premier document de Stratégie pour la protection judiciaire des enfants ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- les avants projets de textes relatifs au Pôle judiciaire foncier dont la création a été instruite par le président de la Transition, chef de l'Etat ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- l'avant-projet de loi portant assistance juridique et judiciaire ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- l'avant-projet de décret modificatif portant tarifs des frais de justice ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- l'avant-projet de loi modificatif portant organisation, fonctionnement et compétence de la Cour administrative d'appel ainsi que la procédure suivie devant elle ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- l'avant-projet de loi portant création de l'Imprimerie de la justice ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les perspectives, pour l'année 2026, portent également sur :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- l'opérationnalisation des cours d'appel de Ségou, Sikasso et Gao avec le renforcement récent des ressources humaines ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- l'effectivité du juge de l'application des peines pour mettre fin au dépassement des délais de détention et autres abus ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la mise en œuvre progressive du collège des juges des libertés et de la détention ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la tenue des formations collégiales avec les magistrats professionnels au niveau des tribunaux de commerce et la fin de l'échevinage avec la suppression de l'assistance des juges consulaires ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- l'expérimentation du bracelet électronique comme mesure alternative à l'emprisonnement ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-la création de nouvelles charges de notaires <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la publication de la Revue statistique 2022-2025 ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la publication du 5e numéro du Magazine de la Justice ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la production du Rapport d'activités annuels 2025 des services centraux de la justice et des juridictions pour donner corps à la réédition des comptes et à la culture du résultat instituée depuis 4 ans ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la publication du Livre blanc du Forum national sur la justice ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la création de l'Imprimerie de la justice pour mettre définitivement fin à la fabrication des sceaux de l'Etat au coin des rues ou la falsification des cachets des autorités publiques ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- l'opérationnalisation de la direction nationale de la protection judiciaire des enfants pour prendre à bras le corps les questions lancinantes de l'enfance en conflits avec la loi ou en contact avec la loi ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- l'organisation des évènements annuels de la justice, tels que :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1.La Semaine nationale de lutte contre la corruption, la semaine nationale pour l'harmonisation et l'utilisation des symboles de l'Etat,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. La Journée internationale de lutte contre la traite des personnes ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. La 5e édition de la Semaine de la justice ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">4.<span style="mso-tab-count: 1;">      </span>La Semaine nationale de lutte contre la corruption ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">5. La Journée du détenu en marge de l'Espace d'interpellation démocratique ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">6. La conférence annuelle de l'administration pénitentiaire et de l'éducation surveillée. Enfin les perspectives ont conduit à mettre sur la liste des activités envisagées, courant l'année 2026, la mise en œuvre du décret portant création de la médaille d'honneur de la justice, adopté par le Conseil des ministres du 6 février 2026".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre la corruption :  Et l’affaire des 80 milliards envolés ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/lutte-contre-la-corruption-et-laffaire-des-80-milliards-envoles-3114103.html</link>
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<description><![CDATA[ Chaque année, des milliards de francs CFA disparaissent. Et chaque année, la corruption et la délinquance financière continuent de prospérer au Mali. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 16 Feb 2026 13:21:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une lueur d’espoir, toutefois : la révélation du procureur général, Mamoudou Timbo en 2024, ainsi que la promesse du ministre de la Justice d’en finir avec les complaisances et autres compromis, pourraient contribuer à faire toute la lumière sur les 80 milliards de F CFA de préjudices subis par l’Etat malien entre 2021 et 2024.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Derrière les guichets de l’administration, dans les marchés publics, les régies financières ou certaines sociétés d’Etat, la prédation est devenue systémique. Les rapports du Vérificateur général ne parlent plus de simples irrégularités, mais de détournements massifs, répétitifs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, des auteurs présumés circulent librement. A quoi servent alors les audits ? A titre d’exemple, jusque-là l’affaire des 80 milliards de FCFA envolés est un scandale sans visages.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En 2024, le procureur général de la Cour suprême, Mamoudou Timbo, a révélé un chiffre glaçant : au moins 80 milliards de F CFA de préjudices subis par l’Etat malien entre 2021 et 2024. Une annonce faite publiquement lors d’une interview à la télévision nationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais depuis cette révélation, une question obsède l’opinion : où en est cette affaire ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le chiffre, selon le procureur général, n’est pas définitif. « C’est au bout du procès qu’on arrivera à des certitudes », a-t-il précisé. En attendant ce bout du procès, le silence domine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des infractions graves, des suspects bien identifiés…<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mamoudou Timbo a pourtant été précis sur la nature des infractions : « faux et usage de faux, atteintes aux biens publics, corruption, blanchiment de capitaux, favoritisme, prise illégale d’intérêts ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des crimes économiques lourds, qui expliquent en partie l’asphyxie financière de l’État.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A ses dires « Quarante personnes auraient été inculpées, dont onze anciens ministres, ainsi que leurs complices ». Un chiffre en soi retentissant. Mais une autre question surgit aussitôt : qui sont ces personnes ? Pourquoi leurs noms restent-ils confinés aux dossiers judiciaires, alors que le préjudice est public, massif et assumé comme tel par les autorités judiciaires elles-mêmes ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le procureur général reconnaît que le Mali a connu des périodes « d’inertie et d’hésitations » dans la lutte contre la corruption, tout en affirmant que ce temps serait révolu. « Il n’y a pas d’intouchables aujourd’hui au Mali », a-t-il tranché. Mais à l’épreuve des faits, cette déclaration peine à convaincre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali, les procédures s’étirent, les procès tardent, la communication judiciaire se fait parcimonieuse. Résultat : le doute s’installe, la défiance grandit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quand des arrestations surviennent, elles sont souvent spectaculaires, bruyantes, médiatisées…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pendant ce temps, les hôpitaux manquent de médicaments, les écoles s’effondrent, les routes impraticables tuent. Chaque franc détourné est une violence sociale. Chaque affaire non élucidée est une trahison supplémentaire envers un peuple déjà éprouvé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La question demeure, insistante : quand la lumière sera-t-elle faite sur l’affaire des 80 milliards ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le temps judiciaire ne peut éternellement servir d’alibi à l’opacité. Car à force de retarder la vérité, on finit par renforcer la conviction que la corruption n’est pas un dysfonctionnement du système, mais son véritable moteur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tant que les gros poissons resteront sans visage et sans procès publics, la corruption continuera de défier l’Etat malien et de gagner.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">B.S.<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gouvernance de Transition : Ces belles percées de la Justice</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/gouvernance-de-transition-ces-belles-percees-de-la-justice-3114068.html</link>
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<description><![CDATA[ Si au plan sécuritaire, les efforts s’intensifient avec des résultats plombés par le caractère asymétrique de la guerre, dans le secteur de la Justice, les progrès sont nettement visibles. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 16 Feb 2026 03:15:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’on comprend aisément pourquoi son nom avait été relayé par des rumeurs comme l’un des potentiels vice-Premier ministre du gouvernement de Transition. Le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des droits de l’Homme, Mamoudou Kassogué a le vent en poupe., en tant que l’un des plus gros bosseurs de l’équipe gouvernementale, son collègue argentier de l’Etat, Alousseini Sanou.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, ce ministre, magistrat de profession apparaît, depuis plusieurs années, comme le chef de département ministériel le plus réformateur, le plus dynamique et constamment à la tâche pour innover, en particulier sur le terrain du « rapprochement de la justice du justiciable ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est au point que plusieurs spécialistes du Droit et même des diplomates accrédités au Mali ne cessent de l’attester ces derniers temps. « Il travaille beaucoup et donne ainsi un nouveau visage à la justice malienne », commentait un ambassadeur, la semaine dernière.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces innovations concernent les axes majeurs des réformes de la gouvernance même de la justice. L’on peut citer, entre autres, la plus récente, la création d’une Chambre criminelle de Bamako. Ce qui entraîne moins d’attente, donc plus de célérité de procédure, pour les justiciables et les prisonniers du Mali. Ce qui a pour conséquence le désengorgement des maisons d’arrêt dans le pays. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En clair, les justiciables impliquées dans des affaires criminelles n’auront plus à attendre forcément les sessions d’Assises des Cours d’Appel. Si l’instruction de leurs dossiers connait la diligence souhaitable, leur sort sera vite tranché devant la Chambre criminelle du Tribunal concerné. Il s’agit d’une réforme de taille qui renforce la protection du principe de présomption d’innocence et de l’obligation de l’Etat de juger rapidement le justiciable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ailleurs, le ministre Kassogué a travaillé d’arrache-pied pour « donner corps au nouveau visage de la justice » et pour « moderniser l’appareil judiciaire ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut ajouter à cela la réforme législative portant adoption d’un nouveau Code de procédure pénale, la création et l’équipement des juridictions, dont la mise en place du Pôles spéciaux, tels que le Pôle de lutte contre la cybercriminalité, contre le terrorisme et les crimes transfrontaliers, etc.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il convient d’ajouter à ces progrès l’institutionnalisation de la « semaine nationale de la Justice », qui permet de vulgariser davantage l’environnement judiciaire, dans le but de répondre aux préoccupations des justiciables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">S’y ajoute le système du bracelet électronique, en expérimentation depuis l’année dernière, en vue d’une plus grande vigilance quant au dépassement des peines. Ce qui faisait dire, récemment à Dr Boubacar Sidiki Diarrah, le président de la Commission d’organisation de la récente semaine nationale de la Justice, qu’il y a désormais l’effectivité du juge de l’application des peines, pour mettre fin au dépassement des détentions et autres abus… ». Et ce sont ces belles avancées qui enthousiasmaient le ministre Mamoudou Kassogué, qui déclarait, la semaine dernière que nous n’avons pas droit à l’échec quand à la construction de la nouvelle justice ». Et de souligner : « La justice a réalisé des pas géants que personne ne pouvait imaginer depuis la rectification de la Transition ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut signaler, en outre, des avancées notables au sein de l’administration de la justice. Celles-ci passent par l’innovation portant sur la possibilité de faire sa demande du casier judiciaire ou du certificat de nationalité et l’obtenir par système de digitalisation, dans les juridictions de Bamako. Sans oublier la construction des infrastructures comme le nouveau siège des experts judiciaires, le renforcement et l’équipement des directions comme la direction nationale des droits de l’Homme, la création d’une Médiale d’honneur de la justice, etc.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En définitive, il faut admettre, sans ambages, que le département de la Justice et des droits de l’Homme a réalisé de grandes avancées qui inscrivent le ministre Mamoudou Kassogué sur la liste des membres du gouvernement les plus en vue durant cette Transition.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Boubou SIDIBE/maliweb.net<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le ministre Mamoudou Kassogue au lancement  de la semaine de la justice 2026 : &amp;quot;Nous n&amp;apos;avons pas droit à l&amp;apos;échec quant à  la construction de la nouvelle justice&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/le-ministre-mamoudou-kassogue-au-lancement-de-la-semaine-de-la-justice-2026-nous-navons-pas-droit-a-lechec-quant-a-la-construction-de-la-nouvelle-justice-la-justice-a-realise-des-pas-geants-que-personne-ne-pouvait-imaginer-depuis-la-rectification-de-la-transition-3114016.html</link>
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<description><![CDATA[ &quot;La justice a réalisé des pas géants que personne ne pouvait imaginer depuis la rectification de la Transition&quot;. &quot;Le-justice est une plateforme offrant des services en ligne, sur le casier judiciaire, le certificat de nationalité et les dossiers judiciaires&quot;
&quot;Le numéro vert &#039;Binkani Kunafoni&#039; au niveau de l&#039;Inspection des services judiciaires a reçu plus de 450 appels en 2025&quot; ]]></description>
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<pubDate>Sat, 14 Feb 2026 02:35:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Profitant du lancement de la 4e édition de la Semaine de la justice, le lundi 9 février 2026, le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, a exprimé toute sa gratitude infinie à l'endroit du président Assimi Goïta, président du Conseil supérieur de la magistrature, pour son accompagnement et son soutien constant et inestimable à son département dans la mise en œuvre de cette activité, qui prendra fin ce samedi par un déjeuner-débat au CICB. "La Semaine de la justice est une initiative qui a démontré que la justice n'est plus, désormais, la 'Grande muette' se complaisant dans une posture stéréotypée et incomprise ayant contribué à creuser davantage un fossé entre l'institution judiciaire et les citoyens", a précisé le ministre Kassogué. En ce qui concerne la lutte contre l'impunité, particulièrement en matière de corruption et de délinquance économique et financière, précisera-t-il, "les deux dernières années du Pôle national économique et Financier, 2024 et 2025, ont été un tournant décisif avec des procédures ayant abouti à des centaines de milliards de F CFA en termes de recouvrement direct et indirect au profit du trésor public". Le discours intégral du ministre Mamoudou Kassogué. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je voudrais au nom de l'Institution Judiciaire vous souhaiter la cordiale et très chaleureuse bienvenue à cette cérémonie de lancement de la quatrième édition de la semaine de la justice. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A cette heureuse occasion, j'exprime ma profonde gratitude et ma sincère reconnaissance pour votre présence massive et remarquable à cet important rendez-vous annuel désormais ancré dans les annales de la justice de notre pays. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Permettez-moi de saluer, avec enthousiasme et un plaisir réitéré, la présence de mes très chers collègues du gouvernement qui nous font l'honneur d'être à mes côtés pour rehausser l'éclat de cette cérémonie, mais aussi pour témoigner de l'intérêt que le gouvernement attache à cette activité qui a toujours bénéficié, depuis la première édition en 2022, de la très haute attention et du soutien capital du président de la Transition, chef de l'Etat, le général d'armée Assimi Goïta. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'occasion est opportune d'exprimer notre gratitude infinie à l'endroit du président de la Transition, chef de l'Etat, président du Conseil supérieur de la magistrature, pour son accompagnement et son soutien constant et inestimable à notre Département dans la mise en œuvre de cette activité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La semaine de justice est une initiative qui a démontré que la justice n'est plus, désormais, la «Grande muette» se complaisant dans une posture stéréotypée et incomprise ayant contribué à creuser davantage un fossé entre l'institution judiciaire et les citoyens. Une telle perception de la justice est à l'antipode du monde moderne où les citoyens cherchent à être informés en temps réel à travers les différents canaux de la communication qui leur sont facilement accessibles. Face à une telle situation, la justice n'a le choix que d'adapter ses moyens de communication, de se rapprocher davantage des citoyens et de leur proposer des réponses reflétant leurs préoccupations réelles.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>A cet égard, ni l'indépendance de la justice ni la séparation des pouvoirs ne sauraient justifier l'inadaptation ou le manque de communication de la justice dans ses relations avec les citoyens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vous aurez donc compris le sens de l'institution de cette semaine de la justice, à travers laquelle la justice cherche à se rapprocher davantage des justiciables, à renforcer la visibilité de ses actions, mais aussi à amener l'institution judiciaire à s'acquitter de son devoir de redevabilité et de reddition de comptes auprès de nos concitoyens, voire du peuple au nom duquel la justice est rendue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Distingués invités,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mesdames, Messieurs, <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le succès éclatant, qui a marqué les trois précédentes éditions, est, incontestablement et indubitablement, le résultat de la forte mobilisation de vous tous, comme nous le constatons également ce matin encore, attestant ainsi de l'intérêt que vous attachez à cette activité du Ministère de la justice et des Droits de l'Homme, mais aussi de l'engagement de chacune et de chacun de vous pour bâtir une justice répondant à nos aspirations, fondée sur les valeurs de crédibilité, d'efficacité, d'intégrité, d'accessibilité, de respectabilité et de respect dû aux usagers du service public de la justice. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mes vifs et chaleureux remerciements vont à l'endroit de vous tous, Présidents des Institutions de la République, Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et représentants des Organisations internationales accréditées auprès de la République du Mali, pour votre disponibilité et votre présence habituelle à nos côtés, malgré les devoirs de vos charges et les contraintes liées à vos fonctions.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme lors des précédentes éditions, nous sommes très honorés de constater la présence, à nos côtés, des Présidents des Autorités Administratives Indépendantes, des Partenaires Techniques et Financiers du secteur de la Justice, des Représentants de la Société civile et des organisations syndicales, des acteurs judiciaires et Hommes de médias qui démontrent, une fois de plus, l'intérêt qu'ils accordent à cette activité et leur attachement à la justice qui constitue l'un des piliers essentiels de l'Etat de droit. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A toutes et à tous, nous réitérons notre profonde gratitude et leur adressons nos sincères remerciements. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Distingués invités,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mesdames, Messieurs, <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'organisation du Forum national sur la justice, dont la phase nationale s'est tenue les 29 et 30 octobre 2025 à Bamako, à la suite des concertations régionales ayant concerné l'ensemble des dix-neuf (19) régions administratives du pays, était la concrétisation de notre volonté d'instaurer un débat franc dans le but d'améliorer la qualité du service public de la justice dans ses différents segments.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces assises, deuxièmes du genre du Mali indépendant, après le Forum national sur la justice de 1999, a été une occasion historique à travers laquelle la justice a accepté de se livrer à un dialogue constructif avec les citoyens par des critiques, des observations, des suggestions et des recommandations, sans tabous ni faux-fuyants et dont les actes et les conclusions ont abouti à l'élaboration d'un document appelé «Livre blanc du Forum national».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les deux cent dix-huit (218) recommandations formulées par les participants de cette importante rencontre nationale constituent, désormais, une boussole pour l'orientation des actions afin d'améliorer davantage la qualité de l'administration et de la distribution de la justice dans notre pays dans les prochaines années.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Permettez-moi de saisir cette occasion pour réitérer, au nom de l'institution judiciaire, nos sincères remerciements à l'endroit de toutes les personnes, toutes structures et organisations étatiques et non étatiques, toutes les autorités administratives et judiciaires qui ont qualitativement contribué pour l'atteinte des objectifs assignés à ces assises.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je voudrais réitérer notre profonde gratitude et notre reconnaissance à l'endroit du président de la Transition, chef de l'Etat, Son Excellence le général d'armée Assimi Goïta et du Premier ministre, chef du gouvernement, le général de division Abdoulaye Maïga, pour leur soutien précieux et leur accompagnement dans la mise en œuvre de cette activité de mon Département. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Distingués invités,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mesdames, Messieurs, <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La tenue de la semaine de la justice fait partie, désormais des occasions annuelles à travers lesquelles le Département de la justice peut communiquer sur les progrès réalisés et les perspectives dans une logique de renouvellement de notre engagement à poursuivre les réformes nécessaires pour la consolidation des avancées historiques accomplies ces dernières années.<span style="mso-spacerun: yes;">   </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A cet égard, l'année 2025 a été celle de la confirmation quant aux retombées positives issues des premières reformes réalisées au triple plan juridique, institutionnel et organisationnel. En effet, après l'adoption du nouveau Code pénal et du nouveau Code de procédure pénale ainsi que la création de plusieurs nouvelles structures, il s'agissait de relever un défi majeur, celui de leur pleine opérationnalisation pour donner corps au nouveau visage de la justice reposant sur quatre grands axes : <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière dans une dynamique de lutte globale contre l'impunité sous toutes ses formes ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- le renforcement qualitatif et quantitatif des ressources humaines ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la modernisation de l'appareil judiciaire ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la nouvelle approche novatrice dans la gestion des droits de l'Homme.<span style="mso-tab-count: 1;">         </span> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En ce qui concerne la lutte contre l'impunité, particulièrement en matière de corruption et de délinquance économique et financière, les deux dernières années du Pôle national économique et financier, 2024 et 2025, ont été un tournant décisif avec des procédures ayant abouti à des centaines de milliards de francs CFA en termes de recouvrement direct et indirect au profit du trésor public. Je puis vous dire que dans le traitement des affaires concernées et la mise en œuvre de la politique pénale en la matière, la justice n'a jamais été aussi indépendante. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le soutien du président de la Transition, chef de l'Etat, en cette matière, l'engagement et l'intégrité des autorités judiciaires concernées ainsi que l'efficacité de la nouvelle politique pénale issue des réformes récentes expliquent, sans doute, ces résultats exceptionnels obtenus par le Pôle national économique et financier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La bonne nouvelle dans ce domaine, c'est que l'action coordonnée du Pôle national économique et financier, des juridictions de droit commun et de l'Agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisis ou confisqués permettra de lever les derniers obstacles pratiques et d'ouvrir la voie au déploiement d'une chaine plus efficace dans la saisie des avoirs criminels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans cette même logique, le dispositif devrait se renforcer avec la mise en place d'une plateforme informatique mettant en réseaux les services judiciaires, notamment le Pôle national économique et financier, et l'ensemble des structures de contrôle, de vérification, d'inspection et de renseignements dans le but d'assurer un meilleur maillage, quels que soit le domaine, la matière, le secteur ou la zone géographique.<span style="mso-spacerun: yes;">   </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière, étendue à celle contre le blanchiment de capitaux, la cybercriminalité et le financement du terrorisme, nécessite la mise en commun des compétences spécifiques avérées dans une approche globale, coordonnée et pragmatique tournée vers l'atteinte de résultats probants. Il s'agit d'utiliser des outils et des moyens permettant à l'État de surmonter des difficultés liées notamment à la porosité des frontières, à la complexité des matières, à l'innovation technique et technologique ainsi qu'aux insuffisances de la coopération judiciaire.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Avant de clore ce chapitre, je voudrais réaffirmer mon engagement, conformément à la vision du président de la Transition, chef de l'Etat, à poursuivre, de manière ferme et implacable, la lutte contre la corruption et les pratiques assimilées, en promettant qu'elle ne connaitra ni de «protégés» ni de «bras longs» pour que force puisse rester à la loi.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Pour espérer améliorer la qualité de la gouvernance, notre pays n'a d'autre choix que de lutter efficacement contre la corruption et les pratiques assimilées afin de sauvegarder les ressources publiques qui doivent être destinées, prioritairement, à l'investissement pour le développement socioéconomique de notre pays.<span style="mso-spacerun: yes;">     </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Distingués invités,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mesdames, Messieurs, <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le deuxième axe du nouveau visage de la justice repose sur le renforcement quantitatif et qualitatif des ressources humaines. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est avec un grand 'ouf' de soulagement que la justice a accueilli dans ses rangs, 456 auditeurs de justice, en cours de formation, recrutés sur quatre (4) exercices budgétaires : 2022, 2023, 2024 et 2025. C'est presque l'équivalent des effectifs actuels de magistrats en activité établis à 498.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il n'est pas exagéré de dire que le "bateau" justice a été sauvé d'un naufrage qui était presque inévitable en raison de la diminution drastique des effectifs pour classer, en 2020, notre pays parmi les derniers au monde en matière de ratio juge/habitant établi à 1 pour 30 000 habitants, soit moins de 40% des normes et standards internationaux fixés à 1 pour 10 000 habitants. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces recrutements crédibles et qualitatifs ont fait naitre un nouvel espoir en raison des conditions exceptionnelles dans lesquelles ont été organisés les différents concours. En effet, le dispositif rigoureux mis en place pour l'organisation desdits concours n'a laissé aucune place pour des pratiques pouvant porter atteinte à la transparence et à la crédibilité des résultats. C'est la raison pour laquelle aucun incident, aucune procédure judiciaire n'a été signalé ou enregistré après la proclamation des résultats des concours organisés, de 2022 à 2025.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est donc à juste titre que la justice peut compter sur ces 456 futurs magistrats recrutés dans les conditions de transparence et de crédibilité reconnues par tous afin de renforcer, qualitativement, les ressources humaines appelées à porter l'institution judiciaire dans les prochaines années.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour parachever cette œuvre salvatrice, ils bénéficieront d'un suivi particulier et d'une formation initiale rigoureuse à l'Institut national de formation judiciaire «Maître Demba Diallo». Je ne saurais passer sous silence la nécessité de poursuivre les efforts pour lutter contre les comportements déviants et les abus qui affectent, négativement, la qualité du service public de la justice et portent atteinte aux droits des justiciables. Sur ce plan, le contrôle interne, à travers l'Inspection des services judiciaires, va se renforcer pour extraire 'les mauvaises graines', sanctionner les auteurs indélicats, et promouvoir les valeurs de travail, d'efficacité, de probité et d'intégrité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Distingués invités,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mesdames, Messieurs, <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aucun discours, aucune intervention sérieuse sur l'état de notre justice ne saurait occulter la question fondamentale liée à la modernisation de l'appareil judiciaire à travers l'usage des technologies de l'information et de la communication. Je veux dire que la dématérialisation des services judiciaires, objet de longues attentes et de recherches, s'impose, aujourd'hui, comme une nécessité absolue pour que la justice puisse être en phase avec les réalités du monde moderne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est fort de cette conviction que mon département a entrepris une œuvre gigantesque avec l'Agence des technologies de l'information et de la communication (Agetic-Mali) pour concevoir une plateforme, e-justice, offrant des services en ligne, sur le casier judiciaire, le certificat de nationalité et les dossiers judiciaires. Il s'agit d'une œuvre qui révolutionne le service public de la justice avec des avantages incomparables liés au gain de temps, d'économie et d'efficacité, à la fois, pour les usagers du service public et pour les services judiciaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est avec une légitime fierté et un bonheur immense que j'annonce la délivrance digitale inaugurale du certificat de nationalité et du casier judiciaire dont la cérémonie est inscrite au programme de cette quatrième édition de la semaine de la justice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La possibilité d'obtenir, de façon numérique, son casier judiciaire ou son certificat de nationalité, en, quelques minutes, ou celle d'obtenir un acte judiciaire dans les minutes qui suivent une audience, n'est plus un rêve avec la disponibilité de la plateforme e-justice, aujourd'hui, opérationnelle et dont le déploiement s'effectuera de façon progressive sur l'ensemble du territoire national.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il s'agit, incontestablement, d'une prouesse technique et technologique réalisée à travers les compétences nationales, notamment les techniciens de l'Agetic-Mali et du Ministère de la Justice et des Droits de l'Homme.Cette dynamique d'amélioration de la qualité du service public de la justice, à travers la dématérialisation des services judiciaires, est accompagnée des mesures de renforcement de l'accès des citoyens à la justice par des canaux d'accueil, d'information, d'orientation, de sensibilisation et de dénonciation.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>C'est à cet effet que nous avons mis en place le numéro vert, «Binkani Kunafoni», au niveau de l'Inspection des services judiciaires qui a reçu plus de 450 appels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Distingués invités,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mesdames, Messieurs, <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour aborder le dernier point sur les avancées, je dirais que la gestion des questions de droits de l'homme a connu une nette amélioration avec la création de la direction nationale des droits de l'Homme qui est devenue une interlocutrice efficace dans l'environnement des structures étatiques et non étatiques dédiées aux droits de l'homme dans notre pays.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>En effet par ses rapportages, ses analyses sur les rapports d'organisations nationales et internationales, sa coordination des actions étatiques à travers les départements ministériels, son soutien technique et son appui pour la participation de notre pays aux différentes rencontres internationales sur les droits de l'Homme, notamment à Genève, où siège le Conseil des Nations unies aux Droits de l'Homme, elle a occupé, pleinement, la place qui est la sienne dans la gestion institutionnelle des questions de droits de l'homme dans notre pays, justifiant amplement sa création en tant que service central au niveau du Ministère de la Justice et des Droits de l'Homme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par la même occasion, notre pays a renforcé ses capacités endogènes à analyser et traiter les questions de droits de l'homme sous le prisme des réalités du pays, des contingences politiques et géostratégiques, faisant ainsi le distinguo, par un discernement adéquat, entre ce qui relève de la réalité et ce qui est motivé par une volonté d'instrumentalisation de la question des droits de l'homme contre notre pays, au niveau international.Nous ne cesserons jamais de le dire, notre pays, de par son histoire et sa riche culture, n'a de leçons à recevoir de personne en cette matière.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Distingués invités,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mesdames, Messieurs, <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La justice de notre pays, depuis la rectification de la Transition, sous le leadership éclairé de Son Excellence le général Assimi Goïta, a réalisé des pas géants que personne ne pouvait imaginer, il y a moins de dix (10) années de cela. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec son soutien et son accompagnement, ressentis à tous les niveaux, nous n'avons pas droit à l'échec quant à la construction de la nouvelle justice répondant aux aspirations des maliennes et des maliens. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est la raison pour laquelle nous sommes appelés à redoubler d'efforts pour consolider les acquis et capitaliser les expériences. Dans cette dynamique, les espoirs sont tournés vers l'adoption prochaine du nouveau Programme Décennal de Développement du secteur de la Justice dont le draft, déjà disponible, sera enrichi par les pertinentes recommandations issues du Forum National sur la Justice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il s'agira, notamment :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- de poursuivre les réformes pour l'amélioration du cadre institutionnel pour le bon accomplissement des missions assignées au Département ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- de renforcer les ressources humaines, au plan quantitatif et qualitatif ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- d'améliorer les conditions de travail par des infrastructures et des équipements adaptés ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- de poursuivre les efforts de modernisation à travers le déploiement de la plateforme e-justice sur l'ensemble du territoire national et l'opérationnalité du logiciel de gestion des dossiers judiciaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ces perspectives, la création du Pôle judiciaire foncier, pour donner corps aux hautes instructions du président de la Transition, chef de l'Etat, occupe une place de choix. Aussi, il n'est point besoin d'énumérer les raisons motivant la création d'un Pôle spécialisé dédié à la gestion judiciaire des litiges fonciers qui constituent l'une des préoccupations majeures de nos concitoyens, si on en juge par le volume des affaires traitées par les juridictions, les conséquences dévastatrices des décisions rendues, la contrariété de jugement, la lourdeur et la durée des procédures, mais aussi le désarroi des citoyens face aux abus et aux déviances des acteurs judiciaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Distingués invités,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mesdames, Messieurs, <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Semaine de la justice est toujours une occasion pour appeler à ce qu'il convient d'appeler le contrat moral entre les professionnels de la justice et les citoyens, par lequel chacun doit pleinement jouer son rôle tout en se gardant de poser des actes qui sont de nature à affecter, négativement, la qualité du service public de la justice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme j'aime le rappeler constamment, les professionnels de la justice sont mal fondés à donner des leçons ou à prononcer des décisions de condamnation à l'encontre des citoyens si eux-mêmes sont les premiers à transgresser allègrement la loi. C'est d'une évidence indubitable et une sagesse ancrée, le donneur de leçon, pour être crédible, doit lui-même donner l'exemple dans son comportement. C'est cette exemplarité qui est demandée, à vous tous, professionnels de la justice, avocats, magistrats, greffiers, notaires, experts judiciaires, Huissiers Commissaires de Justice, officiers et agents de police judiciaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quant aux citoyens, l'idéal de justice, les règles morales, la citoyenneté assumée, sont autant de valeurs qui doivent triompher de la tentation et de l'usage de tout pouvoir et de toute influence susceptible de créer le déséquilibre, de dénaturer ou d'altérer la vérité. Il est vrai qu'il ne saurait y avoir de corruption sans corrupteur.<span style="mso-spacerun: yes;">    </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Permettez-moi, avant de clore mon propos, de saisir également cette heureuse occasion pour adresser, à vous toutes et tous, mes vœux les meilleurs pour l'année 2026 en souhaitant qu'elle soit, pour chacune et chacun de vous, une année de paix, de cohésion, de concorde, de prospérité, de longévité, de succès et d'épanouissement individuel, professionnel et familial. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je voudrais adresser enfin mes sincères remerciements et mes félicitations à la commission d'organisation pour la bonne organisation de la présente cérémonie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En souhaitant plein succès aux activités programmées et en invitant toutes et tous à y prendre part, activement, je déclare lancée la 4è édition de la Semaine de la justice". <o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Semaine de la justice 2026 Donner corps au nouveau visage de la justice et moderniser l&amp;apos;appareil judiciaire !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/semaine-de-la-justice-2026-donner-corps-au-nouveau-visage-de-la-justice-et-moderniser-lappareil-judiciaire-3114008.html</link>
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<description><![CDATA[ Consolider les acquis et capitaliser les expériences ]]></description>
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<pubDate>Sat, 14 Feb 2026 02:09:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ministre de la justice et des droits de l'homme, garde des sceaux,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Mamoudou Kassogué a présidé, le lundi 9 février 2026, au Centre international de conférences de Bamako, le lancement de la 4ème édition de la semaine de la justice. Pour la circonstance, il avait à ses côtés plusieurs membres du gouvernement, des chefs de parquets et de juridictions ainsi que plusieurs autres personnalités. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans son discours de bienvenue, le secrétaire général du ministère de la justice et des droits de l'homme et non moins président de la Commission nationale d'organisation, Dr Boubacar Sidiki Diarrah a rappelé que la semaine de la justice a été instituée suivant la Décision N°2022/MJDH-SG du 10 octobre 2022, de Monsieur le Ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Garde des Sceaux et elle fait suite, entre autres, à la méconnaissance de l'Institution judiciaire, au déficit criard d'information et à la crise de confiance entre la justice et le justiciable. Il ajoutera qu'en imaginant la Semaine de la Justice, le Ministre de la Justice et des Droits l'Homme, Garde des Sceaux a voulu promouvoir un service public de la justice plus efficace et plus performant de nature à restaurer la confiance des citoyens et des justiciables. "Le succès unanimement admis des dernières éditions a permis de se rassurer que l'idée de la semaine de la justice était ingénieuse, pertinente, judicieuse et de nature à permettre de mieux faire connaître l'institution judiciaire, de rapprocher davantage la justice des justiciables, de permettre au citoyen de participer à l'amélioration du service public de la justice par des critiques et des suggestions constructives", a-t-il martelé. Selon lui, la semaine de la justice est également un moment privilégié d'éclosion des réformes, d'émergence et de mise en œuvre de changements structurels pour l'essor de la justice. La quatrième édition de la semaine de la Justice, dit-il, qui marque le sceau de la pérennisation de cette importante activité pour l'institution judiciaire, s'inscrit dans la consolidation et la capitalisation des reformes et a pour objectif de rendre la justice encore plus proche des citoyens, de les informer sur leurs droits et de promouvoir la bonne distribution de la justice. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Confiance du citoyen dans le système judiciaire<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A ce titre, elle se propose de renforcer davantage la confiance du citoyen dans le système judiciaire. Elle est destinée principalement aux citoyens et aux acteurs de la justice. Et de poursuivre que la présente édition intervient à un moment où la justice malienne entre dans une nouvelle ère de fructification des reformes générationnelles entreprises. Aussi, la semaine de la justice est, en outre, une opportune occasion de mettre en exergue certaines réalisations du département au cours de l'année écoulée puisse qu'elle intervient à la suite de la rentrée judiciaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour Diarrah, l'année 2025 a été marquée par des actions et des activités substantielles notamment : les Concertations régionales sur la justice dans les ressorts des cours d'appel de Bamako, Kayes et Mopti ; le deuxième Forum national sur la Justice organisé exclusivement sur budget national, après celui tenu il y a de cela 26 ans, qui a regroupé les 19 Régions et le District de Bamako ; la tenue de la première réunion des Ministres chargés de la Justice de la Confédération des États du sahel (AES) ; la tenue de la troisième édition de la semaine de la justice ; l'inauguration de la Maison justice ou l'hôtel de la justice à Mopti ; l'érection de la Direction nationale de l'Administration Pénitentiaire et de l'Éducation Surveillée (DNAPES) en Direction générale de l'Administration Pénitentiaire ; la création de la première Direction de la Protection Judiciaire de l'Enfant ; la création, pour la première fois, de 75 nouvelles charges d'huissiers ; la Décision instituant le Prix de l'intégrité judiciaire Daniel A Tessougué ; l'adoption de la Loi portant modification du statut des fonctionnaires du Cadre de la Surveillance des Services pénitentiaires et de l'éducation surveillée ; le recrutement crédible et transparent de 140 auditeurs de justice en décembre 2025, ramenant le nombre de Magistrats recrutés, rien qu'en 4 ans, à 456 et si cette tendance se poursuit en 2026, le nombre total de Magistrat atteindra, sinon dépassera, pour la première fois depuis notre indépendance, le nombre inespéré, il y a des décennies, de 1000.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En ce qui concerne le renforcement des ressources humaines de la justice, il a indiqué que le chiffre de 945 magistrats est déjà atteint avec les derniers recrutements selon les statistiques de la DNAJ. "Ce chiffre parait extraordinaire si l'on sait qu'il y a de cela quelques années, voire des décennies, le nombre total de Magistrats oscillait environ 250 et 350", a-t-il fait savoir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Effectivité du juge de <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">l'application des peines<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En termes de perspectives, il a laissé entendre que l'année 2026 s'avère aussi riche que variée parce qu'il est prévu entre autres : I'opérationnalisation des cours d'appel de Ségou, Sikasso et Gao avec le renforcement récent des ressources humaines ; l'effectivité du juge de l'application des peines pour mettre fin au dépassement des délais de détention et autres abus ; la mise en œuvre progressive du collège des juges des libertés et de la détention ; la tenue des formations collégiales avec les magistrats professionnels au niveau des tribunaux de commerce et la fin de l'échevinage avec la suppression de l'assistance des juges consulaires ; l'expérimentation du bracelet électronique comme mesure alternative à l'emprisonnement ; la finalisation du logiciel de gestion des dossiers judiciaires (LDGDJ) ; la finalisation du projet de loi portant assistance juridique et judiciaire ; la finalisation des projets de textes relatifs au Pôle judiciaire foncier ; la finalisation du projet de décret modificatif portant tarifs des frais de justice ; la finalisation du projet de loi modificatif portant organisation, fonctionnement et compétence de la Cour Administrative d'Appel ainsi que la procédure suivie devant elle ; la finalisation du projet de loi portant création de l'Imprimerie de la justice ; la création de nouvelles charges de notaires ; la finalisation de la première politique pénitentiaire de notre pays ; la finalisation du Programme décennal de Développement du secteur de la justice, 2026-2035 ; la finalisation de la première Stratégie Genre du Département de la Justice ; la publication de la Revue statistique 2022-2025 ; la production du rapport d'activités annuels 2025 des services centraux de la justice et des juridictions pour donner corps à la réédition des comptes et à la culture du résultat instituée par le Ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Garde des Sceaux depuis 4 ans ; la publication du Livre blanc du Forum national sur la justice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour sa part, le Garde des Sceaux dira que les différentes activités de la semaine de la justice sont toutes expressives, elles dénotent de la mise en œuvre effective des reformes liant les actes à la parole, de l'évolution de l'Institution judiciaire et des perspectives d'une justice malienne en mouvement progressif et s'adaptant aux réalités sociales. Selon lui, la tenue de la semaine de la justice fait partie, désormais des occasions annuelles à travers lesquelles le département de la justice peut communiquer sur les progrès réalisés et les perspectives dans une logique de renouvellement de notre engagement à poursuivre les réformes nécessaires pour la consolidation des avancées historiques accomplies ces dernières années. A cet égard, rappelle-t-il, l'année 2025 a été celle de la confirmation quant aux retombées positives issues des premières reformes réalisées au triple plan juridique, institutionnel et organisationnel. En effet, après l'adoption du nouveau Code Pénal et du nouveau Code de Procédure Pénale ainsi que la création de plusieurs nouvelles structures, il s'agissait de relever un défi majeur, celui de leur pleine opérationnalisation pour donner corps au nouveau visage de la justice reposant sur quatre grands axes : la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière dans une dynamique de lutte globale contre l'impunité sous toutes ses formes ; le renforcement qualitatif et quantitatif des ressources humaines ; la modernisation de l'appareil judiciaire ; la nouvelle approche novatrice dans la gestion des droits de l'Homme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En ce qui concerne la lutte contre l'impunité, particulièrement en matière de corruption et de délinquance économique et financière, les deux dernières années du Pôle National Économique et Financier, 2024 et 2025, ont été un tournant décisif avec des procédures ayant abouti à des centaines de milliards de francs CFA en termes de recouvrement direct et indirect au profit du trésor public. Et d'ajouter que la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière, étendue à celle contre le blanchiment de capitaux, la cybercriminalité et le financement du terrorisme, nécessite la mise en commun des compétences spécifiques avérées dans une approche globale, coordonnée et pragmatique tournée vers l'atteinte de résultats probants. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il s'agit, pour lui, d'utiliser des outils et des moyens permettant à l'État de surmonter des difficultés liées notamment à la porosité des frontières, à la complexité des matières, à l'innovation technique et technologique ainsi qu'aux insuffisances de la coopération judiciaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A l'en croire, aucun discours, aucune intervention sérieuse sur l'état de notre justice ne saurait occulter la question fondamentale liée à la modernisation de l'appareil judiciaire à travers l'usage des technologies de l'information et de la communication notamment la dématérialisation des services judiciaires, objet de longues attentes et de recherches, qui s'impose, aujourd'hui, comme une nécessité absolue pour que la justice puisse être en phase avec les réalités du monde moderne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A ses dires, c'est fort de cette conviction que son département a entrepris une œuvre gigantesque avec l'Agence des Technologies de l'Information et de la Communication (AGETIC-Mali) pour concevoir une plateforme, e-justice, offrant des services en ligne, sur le casier judiciaire, le certificat de nationalité et les dossiers judiciaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il s'agit, dit-il, d'une œuvre qui révolutionne le service public de la justice avec des avantages incomparables liés au gain de temps, d'économie et d'efficacité, à la fois, pour les usagers du service public et pour les services judiciaires. Avant d'annoncer la délivrance digitale inaugurale du certificat de nationalité et du casier judiciaire dont la cérémonie est inscrite au programme de cette quatrième édition de la semaine de la justice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Abordant la question des droits de l'Homme, le ministre Kassogué a fait remarquer que celle-ci a connu une nette amélioration avec la création de la Direction nationale des Droits de l'Homme qui est devenue une interlocutrice efficace dans l'environnement des structures étatiques et non étatiques dédiées aux droits de l'Homme dans notre pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour le garde des Sceaux, la justice de notre pays, depuis la rectification de la Transition a réalisé des pas géants que personne ne pouvait imaginer, il y a moins de dix années de cela.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A l'entendre, avec le soutien et l'accompagnement des plus hautes autorités, ressentis à tous les niveaux, les acteurs de la justice n'ont pas droit à l'échec quant à la construction de la nouvelle justice répondant aux aspirations des Maliens. Avant de les appeler à redoubler d'efforts pour consolider les acquis et capitaliser les expériences.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans cette dynamique, dit-il, les espoirs sont tournés vers l'adoption prochaine du nouveau Programme décennal de développement du secteur de la Justice dont le draft, déjà disponible, sera enrichi par les pertinentes recommandations issues du Forum national sur la justice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"La semaine de la justice est toujours une occasion pour appeler à ce qu'il convient d'appeler le contrat moral entre les professionnels de la justice et les citoyens, par lequel chacun doit pleinement jouer son rôle tout en se gardant de poser des actes qui sont de nature à affecter, négativement, la qualité du service public de la justice", a-t-il souligné. Et de rappeler que les professionnels de la justice sont mal fondés à donner des leçons ou à prononcer des décisions de condamnation à l'encontre des citoyens si eux-mêmes sont les premiers à transgresser allègrement la loi. "C'est cette exemplarité qui est demandée, à vous tous, professionnels de la justice, avocats, magistrats, greffiers, notaires, experts judiciaires, Huissiers Commissaires de Justice, officiers et agents de police judiciaire", a-t-il dit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quant aux citoyens, il a indiqué que l'idéal de justice, les règles morales, la citoyenneté assumée, sont autant de valeurs qui doivent triompher de la tentation et de l'usage de tout pouvoir et de toute influence susceptible créer le déséquilibre, de dénaturer ou d'altérer la vérité est vrai qu'il ne saurait y avoir de corruption sans corrupteur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">             <strong>            </strong></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"><strong>   </strong></span><strong>Boubacar Païtao</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dr Boubacar Sidiki Diarrah, Président de la commission nationale d&amp;apos;organisation de la semaine de la justice :  &amp;quot;L&amp;apos;expérimentation du bracelet électronique comme  mesure alternative à l&amp;apos;emprisonnement est prévue en 2026&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/dr-boubacar-sidiki-diarrah-president-de-la-commission-nationale-dorganisation-de-la-semaine-de-la-justice-lexperimentation-du-bracelet-electronique-comme-mesure-alternative-a-lemprisonnement-est-prevue-en-2026-3114015.html</link>
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<description><![CDATA[ &quot;Aussi, l&#039;effectivité du juge de l&#039;application des peines pour mettre fin au dépassement des détentions et autres abus … &quot; ]]></description>
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<pubDate>Sat, 14 Feb 2026 02:01:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Et, la digitalisation des moyens de paiement du casier judiciaire et du certificat de nationalité déjà effective dans les juridictions de Bamako et Kati …"<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour le Président de la Commission Nationale d'Organisation, Dr Boubacar Sidiki Diarrah, non moins Secrétaire général du département de la Justice et des Droits de l'Homme, la Semaine de la Justice a été instituée suivant la Décision n°2022/MJDH-SG du 10 octobre 2022 du Mamoudou Kassogué. Ce grand rendez-vous fait suite entre autres à la méconnaissance de l'Institution judiciaire, au déficit criard d'information et à la crise de confiance entre la justice et le justiciable. C'est aussi un moment privilégié d'éclosion des reformes, d'émergence et de mise en œuvre de changements structurels pour l'essor de la justice. Et c'est également une belle occasion de mettre en exergue certaines réalisations du Département au cours de l'année écoulée puisqu'elle intervient à la suite de la rentrée judiciaire. Lancée le lundi 9 février par le ministre Mamoudou Kassogué, cette semaine sera bouclée ce samedi 14 février au CICB, par un déjeuner-débat sur le bilan des actions du département en 2025. "Cette 4è édition de la semaine de la justice intervient à un moment où la justice malienne ouvre une nouvelle ère de la fructification des reformes générationnelles entreprises" dira-t-il. En termes de perceptives, selon Dr Boubacar Sidiki Diarrah, l'année 2026 s'avère aussi riche que variée. Ainsi, il est prévu, entre autres, l'opérationnalisation des Cours d'appel de Ségou, Sikasso et Gao avec le renforcement récent des ressources humaines ; l'effectivité du juge de l'application des peines pour mettre fin au dépassement des détentions et autres abus ; la mise en œuvre progressive du collège des juges des libertés et de la détention ; la tenue des formations<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>collégiales avec les magistrats professionnels au niveau des tribunaux de commerce et la fin de l'échevinage avec la suppression de l'assistance des juges consulaires ; l'expérimentation du bracelet électronique comme mesure alternative à l'emprisonnement ;<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la finalisation du logiciel de gestion des dossiers judiciaires (LDGDJ) ; la finalisation du<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>projet de loi portant assistance juridique et judiciaire ; la finalisation du projet de loi fixant l'attribution, l'organisation, le fonctionnement et la procédure suivie devant le Pôle judiciaire foncier, instruit par le Président du Conseil Supérieur de la Magistrature ; la finalisation du projet de décret modificatif portant tarifs des frais de justice ; la finalisation du projet de loi modificatif portant organisation, fonctionnement et compétence de la Cour Administrative d'Appel ainsi que la procédure suivie devant elle ; la finalisation du projet de loi portant création de l'Imprimerie de la justice ; la création de nouvelles charges<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de notaires. Et voici en intégralité le discours du Président de la Commission Nationale d'Organisation de la Semaine de la Justice. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est un honneur réitéré pour moi de prendre la parole aujourd'hui en ma qualité de Président de la Commission d'organisation de la quatrième<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>édition de la semaine de la justice pour vous souhaiter la chaleureuse bienvenue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Permettez-moi au préalable de rappeler la genèse de la semaine de la justice qui s'institutionnalise dans le temps et de mettre en exergue les objectifs assignés à cette importante activité tout en déclinant les activités de la présente semaine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La semaine de la justice a été instituée suivant la Décision n°2022/MJDH-SG du 10 octobre 2022 de Monsieur le Ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Garde des Sceaux et elle fait suite entre autres à la méconnaissance de l'Institution judiciaire, au déficit criard d'information et à la crise de confiance entre la justice et le justiciable. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En imaginant la Semaine de la Justice, le Ministre de la Justice et des Droits l'Homme, Garde des Sceaux a voulu promouvoir un service public de la justice plus efficace et plus performant de nature à restaurer la confiance des citoyens et des justiciables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Monsieur le Ministre,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le succès unanimement admis<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des dernières éditions<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>a permis de se rassurer que l'idée de la semaine de la justice était ingénieuse, pertinente, judicieuse et de nature à permettre de mieux faire connaître l'institution judiciaire, de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>rapprocher davantage la justice des justiciables, de permettre au citoyen de participer à l'amélioration du service public de la justice par des critiques et des suggestions constructives. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La semaine de la justice est également un moment privilégié d'éclosion des reformes, d'émergence et de mise en œuvre de changements structurels pour l'essor de la justice. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bien que l'institution judiciaire ne puisse pas se reformer au moindre soubresaut observé dans la société, elle doit être capable de répondre aux besoins que celle-ci exprime si elle ne veut pas devenir obsolète ou déconnectée de la réalité. Un sage n'affirmait-il pas<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qu'il n'y a "pas de réforme sans croissance et pas de croissance sans reforme".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>La quatrième<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>édition de la semaine de la Justice qui marque le sceau de la pérennisation de cette importante activité pour l'institution judiciaire<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>s'inscrit dans la consolidation et la capitalisation des reformes et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>a pour objectif de rendre la justice encore plus proche des citoyens, de les informer sur leur droit et de promouvoir la bonne distribution de la justice. Elle se propose de renforcer davantage la confiance du citoyen<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dans le système judiciaire. Elle est destinée principalement aux citoyens et aux acteurs de la justice. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La quatrième édition de la semaine de la justice intervient à un moment où la justice malienne ouvre une nouvelle ère de la fructification des reformes générationnelles entreprises.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>La semaine de la justice est en outre une opportune occasion de mettre en exergue certaines réalisations du Département au cours de l'année écoulée puisqu'elle intervient à la suite de la rentrée judiciaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Monsieur le Ministre,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme ce fut le cas en 2024, votre leadership très remarquable et exceptionnel<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>a permis à notre Département d'être cité en exemple en 2025 comme un Département de référence qui impulse le changement qualitatif à travers ses reformes générationnelles,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>historiques mais également qui atteint des résultats d'antan inespérés, et considérés comme inimaginable attestant le rôle capital que peut jouer<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la justice dans la construction nationale. Au cours de l'année 2025 les réformes ont continué de plus belles se sont perpétuées et opérationnalisées.Ce fut le cas entre autres des recrutements massifs, exemplaires et crédibles dénués de toutes considérations de fortune, de pesanteurs sociales ou professionnelles, il s'y ajoute une gouvernance judiciaire vertueuse, une veille déontologique remarquable. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Courant l'année 2025, la maison justice qui est en chantier, en construction<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>depuis quelques années a continué à se consolider, à se solidifier, à se fortifier et à s'embellir considérablement et est en passe de devenir un chef d'œuvre. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Monsieur le Ministre,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mesdames et messieurs,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'année 2025 a été marquée par des actions et des activités substantielles dont certaines mériteraient d'être citées à savoir : <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- les Concertations régionales sur la justice dans les ressorts des cours d'appel de Bamako, Kayes et Mopti ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- le deuxième Forum national sur la Justice organisé exclusivement sur budget national, après celui tenu il y a de cela 26 ans, qui a regroupé les 19 Régions et le District de Bamako ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la tenue de la première réunion des Ministres chargés de la Justice de la Confédération des États du sahel (AES) ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la tenue de la troisième édition de la semaine de la justice ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- l'inauguration de la Maison justice ou l'hôtel de la justice à Mopti, un véritable joyau architectural ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- l'érection de la Direction national de l'Administration Pénitentiaire et de l'Éducation Surveillée (DNAPES) en Direction générale de l'Administration Pénitentiaire ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>- la création de la première Direction de la Protection Judiciaire de l'Enfant ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>- la création pour la première fois de 75 nouvelles charges d'huissiers ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>- la Décision instituant le Prix de l'intégrité judiciaire<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Daniel A Tessougué ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>- l'adoption de la Loi portant modification du statut des fonctionnaires du Cadre de la Surveillance des Services pénitentiaires et de l'éducation surveillée ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>- le recrutement crédible et transparent de 140 auditeurs de justice en décembre 2025, ramenant le nombre de Magistrats recrutés rien qu'en 4 ans à 456, et si cette tendance se poursuit en 2026, le nombre total de Magistrat atteindra, sinon dépassera pour la première fois depuis notre indépendance le nombre inespéré il y a des décennies,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de mille (1000). <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il importe de noter que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le chiffre de 945 magistrats est déjà atteint avec les derniers recrutements selon les statistiques de la DNAJ. Ce chiffre parait extraordinaire si l'on sait qu'il y a de cela quelques années, voire des décennies le nombre total de Magistrat oscillait environ entre deux cent cinquante<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>(250) et trois cent (300).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- le recrutement en cours au titre de l'année 2025 de 200 fonctionnaires du cadre de l'administration pénitentiaire et de l'éducation surveillée ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la modernisation des modules de formation des auditeurs de justice qui sont mieux formés et mieux outillée à travers une formation de qualité à l'INFJ qui est désormais une référence dans notre sous-région ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- l'intensification de la formation continue sur des matières émergentes de qualité des acteurs de la justice ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- l'effectivité de la collégialité au niveau des juridictions de jugement et d'instruction ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la tenue régulière des Conseils d'Administration de la nouvelle Agence de Recouvrement des Avoirs Saisis ou Confisqués (ARGASC) et de l'Institut National de Formation Judiciaire Me Demba Diallo (INFJ) ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la tenue de la Semaine de l'Administration Pénitentiaire ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la tenue de la Semaine de lutte contre la corruption ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la tenue de la 2ème édition de la Semaine de l'Harmonisation des Symboles de l'État ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la disponibilité de la première stratégie genre du Département ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la disponibilité du premier document de la<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>politique pénitentiaire de notre pays depuis l'indépendance ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la disponibilité de la délivrance digitale inaugurale en ligne sur le nouveau portail e-justice<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>du casier judiciaire et du certificat de nationalité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il importe de s'appesantir sur cette activité qui constitue l'une des innovantes les plus majeures des dernières décennies qui permet de réaliser un gain de temps, d'économie et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de distance pour l'obtention du casier judiciaire qui nécessitait le déplacement dans son lieu de naissance. Elle pallie les difficultés d'accès au casier judiciaire dans des zones inaccessibles ou en proie à l'insécurité<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et apporte des réponses adéquates aux contraintes d'accès à ce précieux document qui occasionnait quelques fois des conséquences préjudiciables en termes d'obtention d'emploi, de candidater à des concours ou même de concourir à des marchés publics et renforce la fiabilité du casier judiciaire empêchant désormais la justice de délivrer quelque fois in intentionnellement des casiers judiciaires vierges à des condamnés ou des délinquants notoires. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le sempiternel problème de l'accès au casier judiciaire a trouvé une solution. Il sera désormais accessible partout et à portée de main dans la plateforme e-justice sous l'onglet e-casier judiciaire ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la finalisation de la loi portant lutte contre la traite des personnes ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la finalisation de la loi portant trafic illicite des migrants ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- l'adoption récente par le Conseil des ministres du projet de loi portant conseil Supérieur de la magistrature, qui renforce le rôle et les missions du conseil supérieur de la magistrature ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la systématisation du contrôle de la chaîne pénale ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- le contrôle des Entreprises Personnelles non financières désignées (EPNFD) dans le cadre de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la dynamisation des missions d'inspection ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- l'opérationnalisation de la ligne gratuite verte "Binkani Kunafoni" ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la tenue, entre autres, des premières audiences des chambres criminelles au niveau du Tribunal de Grande Instance de Sikasso, du Pôle national économique et financier actuellement en cours, du pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée et du Tribunal de Grande Instance de Kayes et de la Cour d'appel de Bamako ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la digitalisation des moyens de paiement du casier judiciaire et du certificat de nationalité déjà effective dans les juridictions de Bamako et Kati via le système intégré de gestion des dossiers judiciaires SIG-DJ ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- l'enrichissement du fonds documentaire du Département à travers la publication de la Revue des circulaires 2016-2025.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il s'y ajoute la dotation des Magistrats et des Greffiers en chef, Responsable de Greffe, et Auditeurs de Justice, ordres professionnels, Acteurs de la chaine pénale, d'un nouveau code pénal et d'un nouveau code de procédure pénale ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la mise à disposition de la mallette dite de l'auditeur de justice constituée d'équipement informatique constitué d'ordinateurs, de matériels didactiques et d'ouvrages de référence<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- le fonctionnement normal des juridictions avec la tenue ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- des procès dans "des dossiers emblématiques" ayant défrayé la chronique et considérés comme relégués dans les tiroirs des juridictions pour des calendes grecques ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- le recouvrement record de plus de quatre cent milliards de FCFA dans le cadre de la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- le recul considérable des infractions de cybercriminalité ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- le renforcement, la respectabilité et la considération de la Magistrature qui va crescendo avec des reconnaissances nationales et internationales décernées aux acteurs de la justice et l'adoption le vendredi 6 février dernier du Décret portant institution de la médaille d'honneur de la justice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'observateur averti mais surtout<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>objectif ne pourra s'empêcher de faire le constat que la mue qualitative et les réformes fructueuses de la justice ne sont ni hypothèques ni de façades encore moins ne procèdent pas de déclarations factices, infondées mais résultent de résultats tangibles, plausibles et concrets, comme en témoignent aisément les activités et actions décrites et à décrire. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Il est indubitable que ces résultats ont commencé à impacter sérieusement le développement social et économique de notre pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mesdames et Messieurs les Ministres,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mesdames et Messieurs,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En termes de perceptives, l'année 2026 s'avère aussi riches que variées: c'est ainsi qu'il est prévu entre autres :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- l'opérationnalisation des cours d'appel de Ségou, Sikasso et Gao avec le renforcement récent des ressources humaines ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- l'effectivité du juge de l'application des peines pour mettre fin au dépassement des détentions et autres abus ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la mise en œuvre progressive du collège des juges des libertés et de la détention ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la tenue des formations<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>collégiales avec les magistrats professionnels au niveau des tribunaux de commerce et la fin de l'échevinage avec la suppression de l'assistance des juges consulaires ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- l'expérimentation du bracelet électronique comme mesure alternative à l'emprisonnement ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la finalisation du logiciel de gestion des dossiers judiciaires (LDGDJ) ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la finalisation du<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>projet de loi portant assistance juridique et judiciaire ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la finalisation du projet de loi fixant l'Attribution, l'organisation, le fonctionnement et la procédure suivie devant le Pôle judiciaire foncier, instruit par le Président du Conseil Supérieur de la Magistrature ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la finalisation du projet de décret modificatif portant tarifs des frais de justice ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la finalisation du projet de loi modificatif portant organisation, fonctionnement et compétence de la Cour Administrative d'Appel ainsi que la procédure suivie devant elle ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la finalisation du projet de loi portant création de l'Imprimerie de la justice ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la création de nouvelles charges<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de notaires ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la finalisation de la première<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>politique pénitentiaire de notre pays ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la finalisation du Programme décennal de Développement du secteur de la justice 2026-2035 ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la finalisation de la première Stratégie Genre du Département de la Justice ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la publication de la Revue statistique 2022-2025 ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la publication du 5ème numéro du Magazine de la Justice ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la production du Rapport d'activités annuels 2025 du Département de la justice ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- la publication du Livre blanc du Forum national sur la justice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Monsieur le Ministre,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La dynamique commission d'organisation que j'ai l'insigne honneur de présider et dont le leitmotiv est innové pour améliorer, me charge de vous adresser ses sincères remerciements pour votre constante disponibilité, votre leadership remarquable et votre implication personnelle qui ont permis l'organisation réussie de la quatrième<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>édition de la semaine de la justice comme de celle des trois autres éditions.<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>Bonne semaine de la justice !<span style="mso-spacerun: yes;">   </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Semaine de la justice : La chambre criminelle de Bamako désormais opérationnelle !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/semaine-de-la-justice-la-chambre-criminelle-de-bamako-desormais-operationnelle-3114013.html</link>
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<description><![CDATA[ Moins d&#039;attente désormais pour les justiciables et les prisons du Mali désormais encombrées. C&#039;est l&#039;objectif visé par la chambre criminelle de Bamako qui est désormais une réalité avec la tenue le mardi 10 février 2026 de sa première audience solennelle inaugurale. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 14 Feb 2026 01:28:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle entre dans le cadre de la Semaine nationale de la justice. Cette innovation est le fruit d'une réforme des codes pénaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les audiences de la chambre criminelle de Bamako sont ouvertes. Le premier dossier a été jugé en présence de Dr. Boubacar Sidiki Diarrah, secrétaire général du ministère de la Justice et des Droits de l'Homme. Selon lui, il y a des réformes majeures au niveau du code de procédure, parmi lesquelles, la suppression de la Cour d'assises. "Elles étaient des juridictions non permanentes. Elles ont été supprimées et remplacées par des chambres criminelles qui sont des juridictions permanentes. Ces chambres criminelles ont cette avantage, car elles permettent d'imprimer une certaine sévérité au jugement des dossiers criminelles", a-t-il expliqué.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A l'entendre, les cours d'assises causaient d'énormes problèmes, notamment il fallait de fonds suffisant ( 50 à 100 millions F CFA) pour les organiser et les dossiers étaient jugés deux sessions seulement par an. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"C'est une prouesse cette chambre criminelle parce qu'il y a eu des années dans ce pays où il n'y a pas eu d'assises. Les dossiers n'étaient pas traités avec une certaine diligence et cela causait la surpopulation carcérale, car si les dossiers n'étaient pas jugés, cela signifie que les accusés devraient toujours attendre dans les maisons centrales d'arrêt", a insisté le secrétaire général. Après avoir pris part à cette première audience de la chambre criminelle de Bamako, Dr. Aboubacar Sidiki Diarra a exprimé toute sa satisfaction. "Aujourd'hui, nous pouvons dire avec preuve à l'appui, à partir de la démonstration avec ce premier dossier de vol qualifié, association de malfaiteurs et coups et blessure volontaire, que la chambre criminelle est opérationnelle. L'accusé était détenu depuis 2022 et c'est en 2026 qu'il vient d'être jugé. Si les chambres criminelles existaient, parce que les audiences se tiennent chaque semaine, on n'aura pas des dossiers de 4 à 5 ans", a-t-il déclaré. Il a ajouté que maintenant à partir des tribunaux de grandes instances au niveau des communes respectives, les dossiers criminelles sont jugés et que si on n'est pas d'avis avec le délibéré, on peut interjeter appel et le dossier sera réexaminé au niveau de la Cour d'appel. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut rappeler que les Cours d'assises ont existé depuis la loi de 1961, donc il fallait les améliorer pour moderniser la justice et renforcer les droits de l'accusé et ainsi que ceux de sa défense. Six dossiers étaient inscrits au rôle de cette première journée. Ils portaient essentiellement sur les faits d'association de malfaiteurs, vols et pédophilie.<span style="mso-spacerun: yes;">   </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">                                                                                        </span><strong>Marie Dembélé</strong> <o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mamoudou Kassogué, ministre de la Justice, lors du lancement de la 4è édition de la Semaine de la Justice :  « Nous voulons … que force reste à la loi »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mamoudou-kassogue-ministre-de-la-justice-lors-du-lancement-de-la-4e-edition-de-la-semaine-de-la-justice-nous-voulons-que-force-reste-a-la-loi-3113976.html</link>
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<description><![CDATA[ La quatrième édition de la Semaine de la Justice a été officiellement lancée le lundi 9 février 2026. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Feb 2026 13:50:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Placée sous le signe de la continuité dans la vision de rapprochement entre l’institution judiciaire et les citoyens, cette édition s’inscrit dans la dynamique des réformes engagées par les autorités. À cette occasion, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, a réaffirmé la nouvelle orientation de la justice malienne : mettre fin à l’impunité, mieux faire connaître aux citoyens le rôle de la justice et ses acquis, et garantir que la loi demeure la référence suprême en toutes circonstances.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">«Appelée à s’institutionnaliser dans le temps », la Semaine de la Justice a été instituée par décision du 10 octobre 2022 du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, a rappelé le président de la commission d’organisation, Secrétaire général du département, Boubacar S Diarrah. L’objectif est de promouvoir un service public de la justice plus efficace et plus performant, capable de restaurer la confiance des citoyens. La justice malienne poursuit ainsi sa transformation à la fois structurelle et organisationnelle. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ministre Mamoudou Kassogué a évoqué les succès enregistrés par son département, tout en reconnaissant les défis qui demeurent. Il a insisté sur la nécessité de maintenir la dynamique enclenchée, soulignant que son département bénéficie de « la confiance et du soutien total du président de la Transition, chef de l’État », auquel il a exprimé sa reconnaissance pour son accompagnement constant. Selon le Garde des Sceaux, la Semaine de la Justice a démontré que « la justice n’est plus la grande muette », rompant avec une posture longtemps jugée distante et incomprise. Dans un contexte où les citoyens recherchent une information accessible en temps réel, l’institution judiciaire se doit de s’adapter en renforçant la communication, la visibilité de ses actions et la reddition des comptes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Évoquant les réalisations de l’année écoulée, le ministre est revenu sur l’organisation du Forum national sur la justice, dont la phase nationale s’est tenue les 29 et 30 octobre 2025 à Bamako, après des concertations régionales couvrant les 19 régions administratives et le district de Bamako. Ces assises ont permis, selon lui, d’instaurer « un débat franc » entre la justice et les citoyens, marqué par des critiques, observations et recommandations formulées sans tabou. Les conclusions ont été consignées dans un « Livre blanc » qui servira de boussole pour l’amélioration du service public de la justice dans les prochaines années.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>‘’Nous faisons en sorte qu’il n’y ait plus de bras long…’’</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans cette dynamique, le ministre a réaffirmé la volonté du gouvernement d’assurer l’égalité de tous devant la loi : « Nous faisons en sorte qu’il n’y ait plus de bras long, pour que force reste à la loi ». La justice étant rendue au nom du peuple, chaque <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>citoyens comme acteur judiciaire<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>doit s’y soumettre. Il a également indiqué que les agents les plus méritants seront récompensés, tout en mettant en garde contre les pratiques contraires à l’éthique judiciaire. Car la faute sera aussi sanctionnée<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2025, une année <o:p></o:p></span></strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>charnière</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’année 2025 a marqué une étape importante avec des réformes juridiques, institutionnelles et organisationnelles. Après l’adoption du nouveau Code pénal et du Code de procédure pénale, ainsi que la création de nouvelles structures, le défi majeur reste leur pleine opérationnalisation afin de concrétiser le nouveau visage de la justice. Cette dynamique repose sur quatre axes principaux : la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière, le renforcement qualitatif et quantitatif des ressources humaines, la modernisation de l’appareil judiciaire et l’amélioration de la gestion des droits de l’homme. S’agissant de la lutte contre l’impunité, notamment en matière de corruption et de délinquance économique et financière, les années 2024 et 2025 ont constitué un tournant décisif pour le Pôle national économique et financier, avec des procédures ayant permis le recouvrement direct et indirect de centaines de milliards de francs CFA au profit du Trésor public. Le ministre s’est également félicité de l’indépendance croissante de la justice dans le traitement des affaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a ajouté que l’action coordonnée du Pôle national économique et financier, des juridictions de droit commun et de l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis ou confisqués permettra de renforcer l’efficacité de la saisie et de la gestion des avoirs criminels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">456 auditeurs de <o:p></o:p></span></strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>justice en formation</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le renforcement des ressources humaines constitue également un axe majeur de la réforme. Au total, 456 auditeurs de justice sont actuellement en formation, recrutés sur les exercices budgétaires 2022, 2023, 2024 et 2025, soit presque l’équivalent des effectifs actuels des magistrats en activité, estimés à 498. Selon le ministre, cette politique de recrutement permettra d’éviter une pénurie critique de magistrats et de consolider durablement le système judiciaire. Ces auditeurs bénéficieront d’un suivi spécifique et d’une formation initiale rigoureuse à l’Institut national de formation judiciaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Casier judiciaire, certificats de nationalité…obtenus en ligne</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La modernisation de l’administration judiciaire se traduit également par la mise en place de services en ligne pour l’obtention du casier judiciaire, des certificats de nationalité et de certains dossiers judiciaires, offrant ainsi des gains de temps, d’efficacité et de transparence tant pour les usagers que pour les services judiciaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ousmane Tangara</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Procès Paramount–Embraer : Délibéré reporté</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-paramountembraer-delibere-reporte-3113917.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-paramountembraer-delibere-reporte-3113917.html</guid>
<description><![CDATA[ Le verdict attendu dans le procès Paramount–Embraer n’a finalement pas été rendu. Ce vendredi 6 février 2026, la Chambre criminelle spécialisée en matière économique et financière de la Cour d’appel de Bamako a décidé de renvoyer le délibéré au 23 mars prochain, afin de recueillir des éléments d’information supplémentaires. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 11 Feb 2026 01:51:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après un mois et demi d’audiences marquées par des débats intenses et parfois tendus, le président de la Chambre, le magistrat Samba Tamboura, devait initialement rendre sa décision ce vendredi matin. La salle d’audience, pleine à craquer, témoignait de l’importance judiciaire et politique de cette affaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Peu avant 10 h 30, le président a repris l’audience et fait comparaître à la barre les 13 accusés. Contre toute attente, il n’a ni prononcé de condamnations ni d’acquittements. Il a plutôt annoncé le renvoi du délibéré, précisant que la juridiction souhaitait entendre le contrôleur financier général chargé de la mise en œuvre de la Loi de programmation militaire, afin d’éclairer les mouvements financiers au cœur du dossier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Chambre prévoit également l’audition du représentant du groupe Paramount au Mali, notamment sur la question de l’effectivité des équipements militaires livrés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la même décision, la juridiction a ordonné la remise en liberté de Tiéna Coulibaly et de sept autres accusés, qui faisaient l’objet d’une ordonnance de prise de corps depuis le 21 décembre 2025. En revanche, les accusés placés sous mandat de dépôt restent en détention.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette décision de renvoi a suscité une vive réaction du côté de la défense. Plusieurs avocats dénoncent une mesure injustifiée. Pour Me Dianguine Tounkara, ce report constituerait la preuve d’un dossier « vide », les débats n’ayant, selon lui, pas permis d’établir l’existence d’infractions de détournement ou de blanchiment.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les conseils de la défense redoutent par ailleurs que ce renvoi puisse ouvrir la voie à une recomposition de la chambre criminelle, rappelant un précédent survenu lors du dossier relatif à l’achat de l’avion présidentiel et aux contrats d’équipements militaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans l’enceinte du tribunal, l’incompréhension dominait parmi le public et les parties. La question du fondement réel de ce renvoi demeure au centre des interrogations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Interrogé sous anonymat, un ancien magistrat à la retraite estime que le ministère public n’aurait pas réussi, au cours des débats, à apporter de preuves matérielles établissant un détournement de fonds ou un blanchiment. Selon lui, la juridiction aurait préféré disposer d’éléments supplémentaires avant d’envisager un éventuel acquittement général.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le procès Paramount–Embraer, considéré comme l’un des dossiers judiciaires les plus sensibles de ces dernières années au Mali, entre ainsi dans une nouvelle phase d’attente, dans un climat judiciaire et politique toujours sous tension.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ousmane Mahamane</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Côte d’Ivoire : Mahamadou Hawa Gassama libéré après une grâce présidentielle</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/cote-divoire-mahamadou-hawa-gassama-libere-apres-une-grace-presidentielle-3113929.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/cote-divoire-mahamadou-hawa-gassama-libere-apres-une-grace-presidentielle-3113929.html</guid>
<description><![CDATA[ Mahamadou Hawa Gassama a recouvré la liberté après plus de sept mois de détention à Abidjan. Sa libération est intervenue ce jour à la suite d’une mesure de grâce présidentielle accordée par le Chef de l’État ivoirien. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 10 Feb 2026 23:13:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span style="font-size: 14pt;">Détenu depuis sept mois et sept jours à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA), Mahamadou Hawa Gassama a été remis en liberté avec effet immédiat. L’information a été rendue publique à travers un communiqué de son avocat, Me Mamadou Ismaïla Konaté.</span></p>
<p class="p1"><span style="font-size: 14pt;">Condamné à trois ans d’emprisonnement, assortis d’une interdiction de séjour de même durée, d’une amende de cinq millions de francs CFA et de la publication de la décision judiciaire, M. Gassama avait toutefois décidé, en concertation avec sa défense, de ne pas relever appel du jugement.</span></p>
<p class="p1"><span style="font-size: 14pt;">La mesure de grâce présidentielle met ainsi un terme définitif à sa détention, lui permettant de retrouver « la liberté, bien suprême et condition première de la dignité humaine », selon les termes de son conseil.</span></p>
<p class="p1"><span style="font-size: 14pt;">Son avocat a salué cette décision de clémence, qu’il considère comme un signal fort en faveur des valeurs de justice, de liberté et de fraternité entre les peuples malien et ivoirien.</span></p>
<p class="p1"><span style="font-size: 14pt;">Cette libération marque pour Mahamadou Hawa Gassama l’ouverture d’une nouvelle étape, celle du retour à la liberté, après une épreuve judiciaire longue et éprouvante.</span></p>
<div dir="auto"><span style="font-size: 14pt;">Mamadou Hawa Gassama avait été interpellé à Abidjan en juillet 2025, alors qu’il se trouvait en séjour privé. Son arrestation et sa condamnation avaient suscité des vives réactions au Mali.</span></div>
<p class="p1"><strong><span style="font-size: 14pt;">La Rédaction de Maliweb.net</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Semaine de la justice : Focus sur les réformes novatrices</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/semaine-de-la-justice-focus-sur-les-reformes-novatrices-3113896.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/semaine-de-la-justice-focus-sur-les-reformes-novatrices-3113896.html</guid>
<description><![CDATA[ Prévu du 9 au 14 février, l’événement sera marqué par des conférences, l’ouverture du siège de l’Ordre des experts judiciaires, l’audience de la 1ère session de la Chambre criminelle de la Cour d’appel, la délivrance digitale inaugurale du casier judiciaire et du certificat de nationalité ]]></description>
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<pubDate>Tue, 10 Feb 2026 10:27:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, a procédé, lundi 9 février 2026, au lancement de la 4è édition de la Semaine de la justice sur : «la justice à l’ère de la concrétisation et de la capitalisation des réformes». La cérémonie de lancement de ce rendez-vous annuel de bilan et de perspectives s’est déroulée au Centre international de conférences de Bamako en présence de plusieurs autres ministres dont celui de la Communication, de l’économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène.</span><span class="pf-br-replacement"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">En sa qualité du président de la commission d’organisation, le secrétaire général du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, Dr Boubacar Sidiki Diarrah, a rappelé que la Semaine de la justice a été initiée en 2022 pour mettre en lumière les nombreux écueils rencontrés dans la distribution de la justice. Selon lui, la Semaine de la justice constitue un idéal pour promouvoir un service public de la justice plus efficace et plus performant de nature à restaurer la confiance des citoyens et des justiciables. Dr Boubacar Sidiki Diarrah dira que la semaine de la justice constitue aussi un moment privilégié d’éclosion des réformes, d’émergence et de mise en œuvre de changements structurels pour l’essor de la justice. </span><span class="pf-br-replacement"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">La présente édition de la Semaine de la justice intervient au moment où la justice malienne entre dans une nouvelle ère de fructification des réformes générationnelles entreprises. Au nombre des réalisations notables enregistrées, le ministre Mamoudou Kassogué a rappelé que l’année 2025 a été celle de la confirmation quant aux retombées positives issues des premières réformes réalisées au triple plan juridique, institutionnel et organisationnel. D’après lui, à la suite de l’adoption du nouveau Code pénal et du nouveau Code de procédure pénale ainsi que la création de plusieurs nouvelles structures, il était question de relever un défi majeur.<span> </span></span><span class="pf-br-replacement"> </span><span class="text-node">Celui de la pleine opérationnalisation des différentes réformes, afin de donner corps au nouveau visage de la justice reposant sur quatre grands axes que sont : la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière dans une dynamique de lutte globale contre l’impunité sous toutes ses formes, le renforcement qualitatif et quantitatif des ressources humaines, la modernisation de l’appareil judiciaire et la nouvelle approche novatrice dans la gestion des droits de l’Homme.</span><span class="pf-br-replacement"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">En ce qui concerne la lutte contre l’impunité, particulièrement en matière de corruption et de délinquance économique et financière, le ministre Kassogué a laissé entendre que les deux dernières années du Pôle national économique et financier (2024 et 2025), ont été un tournant décisif avec des procédures ayant abouti à des centaines de milliards de Fcfa en termes de recouvrement direct et indirect au profit du trésor public. Pour le premier responsable du département de la Justice, le soutien du Président de la Transition, l’engagement et l’intégrité des autorités judiciaires concernées ainsi que l’efficacité de la nouvelle politique pénale issue des réformes récentes expliquent ces résultats flatteurs.</span></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">456 AUDITEURS DE JUSTICE- </span><span class="text-node">En outre, Mamoudou Kassogué a soutenu que le 2è axe du nouveau visage de la justice repose sur le renforcement quantitatif et qualitatif des ressources humaines. C’est avec un grand ouf de soulagement qu’il a annoncé que la justice a accueilli dans ses rangs, 456 auditeurs de justice (recrutés sur 4 exercices budgétaires : 2022, 2023, 2024 et 2025). Soit presque l’équivalent des effectifs actuels de magistrats en activité établis à 498, a-t-il révélé.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node"> «Il n’est pas exagéré de dire que le bateau justice a été sauvé d’un naufrage qui était presque inévitable en raison de la diminution drastique des effectifs pour classer, en 2020, notre pays parmi les derniers au monde en matière de ratio juge/habitant établi à 1 pour 30.000 habitants, soit moins de 40% des normes et standards internationaux fixés à 1 juge pour 10.000 habitants », a fait savoir le Garde des Sceaux.</span><span class="pf-br-replacement"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">évoquant la modernisation de l’appareil judiciaire, le ministre a indiqué que son département a entrepris une œuvre gigantesque avec l’Agence des technologies de l’information et de la communication (Agetic) pour concevoir une plateforme, e-justice, offrant des services en ligne, sur le casier judiciaire, le certificat de nationalité et les dossiers judiciaires.</span><span class="pf-br-replacement"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node"> Enfin, le ministre chargé de la Justice a soutenu que la gestion des questions de droits de l’Homme a connu une nette amélioration avec la création de la direction nationale des droits de l’Homme, devenue une interlocutrice efficace dans l’environnement des structures étatiques et non étatiques dédiées aux droits de l’Homme dans notre pays.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Alassane Cissouma</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Justice : la Cour d’appel confirme la condamnation de Moussa Mara à deux ans de prison</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/justice-la-cour-dappel-confirme-la-condamnation-de-moussa-mara-a-deux-ans-de-prison-3113856.html</link>
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<description><![CDATA[ Le verdict de la Cour d’appel de Bamako est tombé, ce lundi 9 février 2026. Le jugement rendu en première instance contre l’ancien Premier ministre Moussa Mara a été confirmé. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 09 Feb 2026 12:56:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Fin octobre, Moussa Mara avait été condamné par le Tribunal de la cybercriminalité à deux ans de prison, dont un an ferme, assortis d’une amende de 500 000 francs CFA. L’ancien Premier ministre était poursuivi pour « atteinte au crédit de l’État » et « opposition à l’autorité légitime », suite un tweet. Détenu depuis le 1ᵉʳ août 2025, il devrait en principe recouvrer la liberté le 31 juillet 2026.</span><o:p></o:p></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;"><em><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Maliweb.net</b></em></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><o:p></o:p></i></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaires Paramount&#45;Embraer : Le dossier renvoyé pour l’audition d’autres témoins</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaires-paramount-embraer-le-dossier-renvoye-pour-laudition-dautres-temoins-3113849.html</link>
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<description><![CDATA[ Le verdict tant attendu dans le procès dit «Paramount-Embraer» n’a finalement pas été rendu, le vendredi dernier, comme annoncé. Lors de cette séance, la Chambre criminelle spécialisée en matière économique et financière du Pôle national économique et financier a décidé de rabattre le délibéré pour « complement d’informations». ]]></description>
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<pubDate>Mon, 09 Feb 2026 11:43:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="" style="font-size: 14pt;"><span class="text-node">Ainsi, les affaires en cours de jugement ont été renvoyées. Une décision qui entraîne donc la réouverture des débats. à cet égard, la date retenue pour la reprise de l’audience a été fixée au 23 mars prochain. à cette occasion, la Cour prévoit d’auditionner le Contrôleur général des services publics sur l’exécution du budget alloué à la Loi d’orientation et de programmation militaire concernant les contrats d’équipements militaires qui font l’objet de ce procès. En outre, il sera également demandé aux sociétés Paramount et Embraer de produire un état détaillé des éléments discutés dans le cadre des deux contrats en question.</span><br data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""></span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="" style="font-size: 14pt;"><span class="text-node">Par ailleurs, huit personnes ont bénéficié de la suspension de l’exécution de l’ordonnance de prise de corps décernée à leur encontre à la veille de l’ouverture du procès. Toutefois, ces huit accusés restent à la disposition de la justice jusqu’à a la reprise du procès même si la suspension de l’exécution de l’ordonnance de la prise de corps leur permet de rentrer chez elles. Il s’agit de : Tiéna Coulibaly, Mahamane Touré, Abou Berthé, Aminata Doho, Bougadary Bah, Mamadou Koné, Mamadou N. Traoré et Mamourou Togo.</span><span class="pf-br-replacement" orig-style=""> </span></span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node" style="font-size: 14pt;">à noter que dans son réquisitoire, le ministère public avait requis 10 ans de prison contre les 13 accusés présents au procès et la réclusion à perpétuité à l’encontre des 5 accusés absents. De son côté, les prétentions du Contentieux de l’État s’élèvent à plus de 18 milliards de Fcfa. Soit 11 milliards de Fcfa pour le contrat Paramount et 7 milliards 400 millions de Fcfa pour le contrat Embraer. En plus, la partie civile avait réclamé 15 milliards de Fcfa de dommages et intérêts pour les deux contrats. </span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""><span style="font-size: 14pt;"><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Alassane Cissouma</span></strong></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Justice / Affaire Paramount : La Chambre criminelle ordonne un complément d’information et suspend son verdict</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/justice-affaire-paramount-la-chambre-criminelle-ordonne-un-complement-dinformation-et-suspend-son-verdict-3113837.html</link>
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<description><![CDATA[ Le verdict, attendu le vendredi 6 février 2026 dans l’affaire dite « Paramount- Embraer », n’a finalement pas été rendu. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 09 Feb 2026 10:46:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Chambre criminelle spécialisée en matière économique et financière a décidé de rabattre le délibéré et d’ordonner un complément d’information, estimant le dossier insuffisamment éclairé pour être jugé en l’état. Une décision qui relance les débats et fragilise davantage une instruction déjà fortement contestée par la défense.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le dénouement judiciaire de l’affaire Paramount devra encore attendre. Alors que la décision de la Chambre criminelle était très attendue, la juridiction a choisi de surseoir à statuer et de renvoyer le dossier pour complément d’information, considérant que plusieurs zones d’ombre subsistent et empêchent une appréciation sereine des faits.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour ce faire, la Cour a désigné un magistrat chargé d’accomplir des actes d’instruction précis, destinés à éclairer les points restés obscurs. Cette mesure, rarement anodine à ce stade de la procédure, est perçue par de nombreux observateurs comme un sérieux revers pour l’accusation. Elle revient, en filigrane, à reconnaître les insuffisances de l’instruction initiale, pourtant validée par la Cour suprême.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Une instruction contestée, un audit décrié</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis l’ouverture du procès, les avocats de la défense dénoncent avec vigueur la faiblesse des éléments à charge, s’attaquant particulièrement au rapport d’audit sur lequel repose l’essentiel de l’accusation. Selon eux, ce document ne présenterait aucune valeur probante et ne permettrait pas d’établir des responsabilités pénales claires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La décision de la Chambre criminelle semble donner du crédit à ces critiques, en consacrant la nécessité d’investigations complémentaires avant toute décision sur le fond.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le cadre de ce complément d’information, la Cour prévoit notamment l’audition du Contrôleur général des services publics. Celui-ci devra s’expliquer sur l’exécution du budget alloué à la Loi d’orientation et de programmation militaire, ainsi que sur les contrats d’équipements militaires au cœur de la procédure.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aussi, les sociétés Paramount et Embraer seront invitées à produire un état détaillé des éléments relatifs aux deux contrats incriminés, afin de permettre à la juridiction de disposer d’une vision plus complète des engagements, des montants et des modalités d’exécution.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La reprise de l’audience est fixée au 23 mars prochain. D’ici là, l’affaire Paramount demeure dans une zone d’attente judiciaire, prolongeant l’incertitude pour les prévenus comme pour l’opinion publique, dans un dossier emblématique mêlant défense nationale, finances publiques et exigence de transparence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut rappeler que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le procès Paramount au Mali, concernant des surfacturations d'équipements militaires, a conduit en février 2026 à de lourdes réquisitions. Le parquet a demandé la perpétuité pour les accusés absents (ex-ministres, hauts gradés) et 10 ans de prison pour les présents, ciblant des figures de l'ère IBK pour corruption et atteinte aux biens publics.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Mohamed Keita</strong> <o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Semaine de la justice 2026  : La justice à l&amp;apos;heure de la concrétisation et de la capitalisation des réformes</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/semaine-de-la-justice-2026-la-justice-a-lheure-de-la-concretisation-et-de-la-capitalisation-des-reformes-3113756.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/semaine-de-la-justice-2026-la-justice-a-lheure-de-la-concretisation-et-de-la-capitalisation-des-reformes-3113756.html</guid>
<description><![CDATA[ L&#039;édition 2026 de la Semaine de la Justice se tiendra du 9 au 14 février à travers une série d&#039;activités dont la 1ère session de la Chambre criminelle de la Cour d&#039;Appel de Bamako, la sortie de la 1ère promotion de la nouvelle Ecole Nationale de l&#039;Administration Pénitentiaire et de l&#039;Education Surveillée, l&#039;audience du Tribunal de Commerce de Bamako sans assesseur. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 07 Feb 2026 07:46:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La semaine est placée sous le thème : "la justice à l'heure de la concrétisation et de la capitalisation des réformes". Cette semaine sera clôturée en beauté par un déjeuner-débat sur le bilan du département de la justice au cours de l'exercice 2025. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Semaine de la Justice est devenue aujourd'hui un rendez-vous incontournable pour le département de la Justice et des Droits de l'Homme sous le leadership de Mamoudou Kassogué. Et la 4è édition se tiendra du 9 au 14 février sous le thème : la justice à l'heure de la concrétisation et de la capitalisation des réformes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le coup d'envoi sera donné ce lundi 9 février par une cérémonie de lancement par le ministre Kassogué, au CICB. Dans la même journée, il est prévu l'inauguration du siège de l'Ordre des Experts Judiciaires à Badalabougou en face de l'ancien Commissariat du 4è Arrondissement et la remise des panneaux solaires et de mobiliers de bureau à la Direction nationale des droits de l'Homme (DNDH). Et le soir du lundi, le Procureur général de la Cour d'Appel de Bamako sera l'invité du Journal Télévisé de 20 h de l'Ortm. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La journée de mardi 10 février sera marquée par la 1ère session de la Chambre criminelle de la Cour d'Appel de Bamako en présence du ministre Kassogué puis la délivrance digitale inaugurale du Casier judiciaire et du Certificat de nationalité. Cette activité sera co-présidée dans la salle de conférence du département par les ministres de la Justice, et de la Communication, de l'Economie numérique et de la modernisation de l'administration. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Deux activités phares sont dans le programme du mercredi 11 février. Il s'agit de l'audience du tribunal de commerce de Bamako sans assesseur et la réception et le traitement d'un appel d'usager sur Binkani Kunafoni sous la présidence du ministre de la Justice. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Jeudi 12 février sera marqué par un focus sur la nouvelle direction de la protection judiciaire des enfants et la Conférence des ordres professionnels sur le thème : "les Ordres professionnels et les réformes de la justice". Il est également prévu une visite du ministre dans un Centre d'Accueil et d'hébergement des personnes victimes de la traite des personnes.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le vendredi 13 février, le ministre Kassogué présidera la sortie de la 1ère promotion de la nouvelle Ecole Nationale de l'Administration Pénitentiaire et de l'Education Surveillée puis un match de gala, qui opposera la presse à la justice, au Stade Mamadou Konaté. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour boucler en beauté, il est prévu un déjeuner-débat avec la presse au CICB pour faire le bilan du département de la Justice de l'exercice 2025.<span style="mso-spacerun: yes;">                                      </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>El Hadj A.B. HAIDARA</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Procès affaires Paramount&#45;Embraer : Le verdict attendra</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-affaires-paramount-embraer-le-verdict-attendra-3113770.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-affaires-paramount-embraer-le-verdict-attendra-3113770.html</guid>
<description><![CDATA[ A la suite du renvoi du dossier, les débats seront reouverts au cours desquels les sociétés Paramount et Embraer seront saisies pour &quot;complément d&#039;informations&quot; ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202602/image_870x580_698629043d58a.jpg" length="116254" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 06 Feb 2026 17:41:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: 150%;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 150%; font-family: 'inherit','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; color: #080809; mso-fareast-language: FR;">Le verdict tant attendu du procès des affaires dites Paramount-Embraer n’a finalement pas été rendu ce vendredi. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: 150%;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 150%; font-family: 'inherit','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; color: #080809; mso-fareast-language: FR;">Lors de la séance du jour, la chambre criminelle spécialisée en matière économique et financière du Pôle national économique et financier a décidé de rabattre le délibéré pour "complètement d'informations". <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: 150%;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 150%; font-family: 'inherit','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; color: #080809; mso-fareast-language: FR;">Ainsi, les affaires sont renvoyées. Une décision qui entraîne donc la réouverture des débats.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: 150%;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 150%; font-family: 'inherit','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; color: #080809; mso-fareast-language: FR;">A cet égard, la date retenue pour la reprise de l’audience a été fixée au 23 mars prochain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: 150%;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 150%; font-family: 'inherit','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; color: #080809; mso-fareast-language: FR;">A cette occasion, la Cour prévoit d’auditionner le Contrôleur général des services publics sur l’exécution du budget alloué à la Loi d’orientation et de programmation militaire sur les contrats d'équipements militaires qui font l’objet de ce procès. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: 150%;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 150%; font-family: 'inherit','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; color: #080809; mso-fareast-language: FR;">En outre, il sera demandé aux sociétés Paramount et Embraer de produire un état détaillé des éléments discutés dans le cadre des deux contrats en question. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: 150%;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 150%; font-family: 'inherit','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; color: #080809; mso-fareast-language: FR;">Par ailleurs, huit personnes bénéficient de la suspension de l'exécution de l’ordonnance de prise de corps décernée à leur encontre à la veille de l’ouverture du procès. Toutefois, ces huit accusés restent à la disposition de la justice jusqu'à a la reprise du procès.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: 150%;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 150%; font-family: 'inherit','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; color: #080809; mso-fareast-language: FR;"><strong>Alassane CISSOUMA</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Procès affaires Paramount&#45;Embraer : Mises en délibéré pour le vendredi prochain</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-affaires-paramount-embraer-mises-en-delibere-pour-le-vendredi-prochain-3113702.html</link>
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<description><![CDATA[ Démarré depuis le 22 décembre 2025, le procès des affaires dites Paramount et Embraer du nom de deux sociétés de fourniture d&#039;équipements militaires tend vers sa fin. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 15:18:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-top: 6.0pt; mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: 150%; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 150%; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #080809; mso-fareast-language: FR;">En effet, à l'issue de plusieurs semaines de débats, la chambre criminelle spécialisée en matière économique et financière du Pôle national économique et financier, présidée par Samba Tamboura, a mis les affaires en délibéré. C'était au cours de l’audience d'aujourd'hui. Ainsi, le jugement sera rendu le vendredi prochain. L’audience y consacrée est prévue pour 10h.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 6.0pt; mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: 150%; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 150%; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #080809; mso-fareast-language: FR;">Pour rappel, la peine de 10 ans de prison a été requise contre les 13 accusés présents au procès et la réclusion à perpétuité à l’encontre des 5 mis en cause absents. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top: 6.0pt; mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: 150%; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 150%; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #080809; mso-fareast-language: FR;"><strong>Alassane CISSOUMA</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaires Paramount&#45;Embraer : Le Ministère public et le Contentieux de l’État contre&#45;attaquent</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaires-paramount-embraer-le-ministere-public-et-le-contentieux-de-letat-contre-attaquent-3113690.html</link>
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<description><![CDATA[ Après les plaidoiries des avocats de la défense, le ministère public et le Contentieux de l’État sont revenus hier à la barre pour réaffirmer leur position. Après plusieurs jours de débats contradictoires, le verdict est attendu dans les jours à venir ]]></description>
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<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 11:39:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: 150%;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 150%; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #080809; mso-fareast-language: FR;">Les audiences sont suivies par plusieurs Bamakois<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: 150%;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 150%; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #080809; mso-fareast-language: FR;">A la suite des plaidoiries des avocats de la défense, l’audience du procès dit «affaires Paramount-Embraer» devant la Chambre criminelle spécialisée en matière économique et financière du Pôle économique national et financier, s’est poursuivie, mardi, avec la réplique du ministère public et du Contentieux de l’État (partie civile). à la barre, ce dernier a maintenu ses prétentions vis-à-vis des accusés qui s’élèvent à plus de 18 milliards de Fcfa. Soit 11 milliards pour le contrat Paramount et 7 milliards 400 millions de Fcfa pour le contrat Embraer. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: 150%;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 150%; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #080809; mso-fareast-language: FR;">En outre, le représentant du Contentieux de l’État a réclamé 15 milliards de Fcfa de dommages et intérêts pour les deux contrats. Justifiant ces montants, Aliou Issa Maïga a indiqué que les deux contrats ont causé des préjudices incommensurables à l’état du Mali du fait des «manquements et violations graves» dans toute la procédure contractuelle. «Aucune commission de réception n'a été mise en place, ni pour Paramount encore moins pour Embraer. Le changement de devise au cours de l’exécution du contrat de Dollar en Euro a entraîné une fluctuation pour 1 milliard 500 millions de préjudices au Mali», a-t-il avancé comme arguments. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: 150%;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 150%; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #080809; mso-fareast-language: FR;">Par ailleurs, Aliou Issa Maïga a déploré les «attaques personnelles» à son égard ainsi que celles visant l’appareil judiciaire. à ces attaques, il a répliqué que le Contentieux est dans son rôle de défendre les intérêts de l’État et que lui personnellement ne cherche à nuire à personne encore moins, vouloir faire de ce procès un tremplin pour une promotion de carrière. «Notre conviction reste la recherche de la vérité», s’est-il défendu. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: 150%;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 150%; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #080809; mso-fareast-language: FR;">Pour sa part, le ministère public a soutenu les accusations de faux, usage de faux, atteintes aux biens publics et blanchiment portées à l’encontre des mis en cause. à cet égard, Mohamedine Ag Houssa a maintenu la teneur de son réquisitoire intacte en demandant de nouveau la peine de 10 ans de prison ferme contre les 13 accusés présents au procès et la réclusion criminelle à perpétuité contre les 5 prévenus absents. Selon lui, les arguments de la partie civile sont pertinents et des manœuvres ont été mises en place pour tenter de justifier des actes irréguliers. «Il y a bel et bien des atteintes aux biens publics et de blanchiment», a-t-il insisté. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: 150%;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 150%; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #080809; mso-fareast-language: FR;">De leur côté, les avocats de la défense ont dénoncé ce qu’ils appellent «l’incapacité» de la partie civile et du ministère public à soutenir leurs accusations par des preuves matérielles. Pour Me Malick Coulibaly, les dépenses effectuées dans l’exécution des contrats, notamment celles impliquant son client, concordent sur toute la ligne. «Elles sont amplement justifiées», a soutenu l’ancien ministre de la Justice qui défend la cause de l’ex-ministre de la Défense et des Anciens combattants, Tièna Coulibaly.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: 150%;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 150%; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #080809; mso-fareast-language: FR;">Après plusieurs jours de débats contradictoires, le verdict est attendu dans les jours à venir. Un moment de délivrance pour les uns et de tristesse pour les autres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: 150%;"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 150%; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #080809; mso-fareast-language: FR;">Alassane CISSOUMA<o:p></o:p></span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Procès Paramount–Embraer :  La défense démonte le réquisitoire et réclame l’acquittement général</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-paramountembraer-la-defense-demonte-le-requisitoire-et-reclame-lacquittement-general-3113659.html</link>
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<description><![CDATA[ Suspendu pendant quarante-huit heures à la demande de la défense, le procès Paramount–Embraer a repris le jeudi 29 janvier 2026 devant la Chambre criminelle spécialisée en matière économique et financière. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 02:01:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une vingtaine d’avocats se sont alors succédé à la barre pour contester le réquisitoire du ministère public et demander la libération pure et simple de leurs clients.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>À 9 h 15, le président de la Chambre, le magistrat Samba Tamboura, a rouvert les débats en donnant la parole aux conseils de la défense.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le premier à intervenir fut Malick Coulibaly, conseil de Tiéna Coulibaly, poursuivi pour faux, usage de faux, atteinte aux biens publics, blanchiment et manquement à ses devoirs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’avocat a rappelé le parcours de son client, de l’époque du régime de Moussa Traoré aux gouvernements démocratiques, soulignant ses précédents acquittements dans des dossiers criminels et économiques. Selon lui, Tiéna Coulibaly n’a jamais détourné de fonds publics.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le fond, Me Coulibaly a vigoureusement rejeté le rapport à l’origine des poursuites, estimant que l’État du Mali avait failli à ses engagements contractuels, rendant nécessaire la signature d’un avenant pour sauver le contrat et permettre la livraison des premiers avions Super Tucano.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Il ne s’agissait pas d’un nouveau contrat, mais d’une extension du contrat initial », a-t-il insisté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ses confrères Mes Mamary Diarra et Mamadou Camara ont abondé dans le même sens, qualifiant le rapport d’audit de document sans valeur probante. « L’élément matériel manque royalement dans ce procès », a martelé Me Camara.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les avocats de Abdoul Wahab Berthé ont également rejeté les accusations, dénonçant des faits « sans consistance ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Dabitao et les généraux : absence d’infraction, selon la défense</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le vendredi 30 janvier, les plaidoiries se sont poursuivies avec Mes Mountaga Tall et Dianguine Tounkara, conseils du commissaire colonel-major Nouhoum Dabitao, poursuivi pour complicité de faux, atteinte aux biens publics et blanchiment.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les avocats ont soutenu que le seul acte reproché à leur client, un paiement de 18 milliards FCFA effectué le 5 octobre 2016, sous le ministre Abdoulaye Idrissa Maïga, ne saurait constituer une infraction pénale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Nul ne peut être complice de soi-même. La complicité suppose un fait principal punissable et des auteurs identifiés », a argumenté Me Tounkara.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le samedi 31 janvier, les plaidoiries ont continué pour les généraux Mahamane Touré, Mbemba Moussa Keita et Souleymane Bamba, tous poursuivis pour des faits similaires. Leurs avocats ont unanimement contesté les charges et remis en cause le rapport d’audit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le lundi 2 février 2026, la défense du général de division Moustapha Drabo a clos cette série de plaidoiries en reprenant les mêmes arguments : absence d’infraction caractérisée et fragilité juridique du rapport ayant fondé les poursuites.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis l’ouverture des plaidoiries, un même leitmotiv traverse l’ensemble des défenses : le dossier reposerait sur un rapport sans assise légale, incapable d’établir les éléments constitutifs des infractions reprochées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ousmane Mahamane</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Procès Paramount–Embraer : La dernière ligne droite</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-paramountembraer-la-derniere-ligne-droite-3113571.html</link>
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<description><![CDATA[ Le très attendu procès dit Paramount–Embraer est entré dans sa phase décisive ce lundi 26 janvier 2026, devant la chambre criminelle spécialisée en matière économique et financière. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202512/image_870x580_6953858e18b86.jpg" length="66224" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sun, 01 Feb 2026 11:48:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette audience a été marquée par les réquisitoires du représentant du contentieux de l’État et du ministère public, ouvrant ainsi la dernière ligne droite d’un dossier emblématique de la lutte contre la corruption et la délinquance financière au Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dès 9 heures, le président de la chambre, le magistrat Samba Tamboura, a donné la parole au représentant du contentieux de l’État, Aliou Maïga, conformément à la procédure. Dans un réquisitoire ferme et méthodique, ce dernier est revenu sur les faits reprochés aux 18 accusés, en s’appuyant sur l’arrêt de renvoi. Il a soutenu que les contrats Paramount et Embraer ont été conclus en violation flagrante des règles de passation des marchés publics et qu’ils ont donné lieu à des faits caractérisés de détournement de deniers publics.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au terme d’une heure d’exposé, Aliou Maïga a requis le maintien de tous les accusés dans les liens de l’accusation, y compris ceux en fuite, visés par des mandats d’arrêt internationaux. Il a exigé le remboursement de 11 milliards de FCFA au titre des sommes détournées et réclamé 18 milliards de F CFA de dommages et intérêts au profit de l’État.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Un réquisitoire « musclé » du ministère public</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ministère public, représenté par Mohamedine Ag Houssa, procureur général près le Pôle économique et financier, a ensuite pris la parole. Dans un réquisitoire solennel et offensif, il a rappelé que l’urgence d’une commande publique ne saurait, en aucun cas, justifier la violation de la loi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le parquet a mis en évidence de graves dysfonctionnements dans la conclusion des contrats Paramount–Embraer. Selon le procureur général, ni le Conseil de défense nationale, ni le Conseil des ministres n’ont été saisis, alors que les montants en jeu l’exigeaient. Il a également dénoncé des paiements effectués sans livraison effective de matériel, en violation des clauses contractuelles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mohamedine Ag Houssa a par ailleurs remis en cause la validité des procès-verbaux de réception, affirmant qu’aucune commission de réception n’a été formellement constituée. Les premières livraisons de matériel, notamment des avions Tucano destinés à l’armée de l’air, se seraient effectuées directement à l’aéroport, sans respect des procédures réglementaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le parquet a accusé les 18 prévenus d’avoir monté une opération financière frauduleuse impliquant détournement de fonds publics, atteinte aux biens, faux et usage de faux, complicité et blanchiment de capitaux. Il a évalué le préjudice subi par l’État à 11 milliards de F CFA pour le contrat Paramount et 7 milliards de F CFA pour le contrat Embraer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Une similitude troublante entre les deux contrats</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le procureur général a insisté sur la similitude frappante entre les contrats Paramount et Embraer. Selon lui, l’analyse démontre que les deux accords ont échappé à toutes les règles de passation des marchés, traduisant une gestion opaque et irrégulière. Il a souligné que les mêmes acteurs ont conclu ces contrats en recourant à un mode opératoire identique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est précisément cette convergence des faits et des responsabilités, a-t-il rappelé, qui a conduit la chambre criminelle spécialisée du Pôle économique et financier à joindre les deux dossiers afin de les juger conjointement, dans le souci d’une meilleure cohérence judiciaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Des réquisitions lourdes</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après près de trois heures d’exposé qualifié de « musclé », le ministère public a requis la réclusion criminelle à perpétuité contre les accusés en fuite : Boubou Cissé, Mamadou Igor Diarra, Tiéman Hubert Coulibaly et Babaly Bah.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a également requis dix ans de prison ferme contre les 13 accusés présents, parmi lesquels Tiénan Coulibaly, ancien ministre de la Défense, ainsi que les généraux Mahamane Touré, Bemba Moussa Keïta et Moustapha Drabo, pour faux, usage de faux, atteinte aux biens publics, blanchiment de capitaux, complicité et manquement à leurs obligations professionnelles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour le public présent dans la salle d’audience, ces réquisitions ont résonné comme un avertissement solennel. « La fuite ne saurait effacer ni les faits ni les responsabilités », a martelé le parquet, soulignant que nul n’est au-dessus de la loi, quelles que soient les fonctions occupées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Ces réquisitions, lourdes et portées avec fermeté, visent à marquer les esprits et à réaffirmer l’engagement de la justice dans la lutte contre la corruption et les détournements de fonds publics », confie un ancien magistrat à la retraite.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Place à la défense</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors que la parole devait revenir aux avocats de la défense, Me Mountaga Tall a sollicité un délai de 48 heures afin de préparer les plaidoiries et répondre aux réquisitions du parquet. Une demande acceptée par le président de la chambre, le magistrat Samba Tamboura.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les plaidoiries des vingt avocats de la défense ont débuté ce jeudi 29 janvier 2026. Elles s’annoncent offensives, la défense ayant déjà entamé la déconstruction des réquisitoires du contentieux de l’État et du ministère public, tout en plaidant pour la relaxe de l’ensemble des accusés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ousmane Mahamane</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Côte d’Ivoire : Mahamadou Hawa Gassama écope de 3 ans de prison ferme et d’une amende de 5 millions FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/cote-divoire-mahamadou-hawa-gassama-ecope-de-3-ans-de-prison-ferme-et-dune-amende-de-5-millions-fcfa-3113536.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau a condamné le parlementaire malien Mahamadou Hawa Gassama à trois ans de prison ferme, assortis d’une amende de 5 millions de FCFA. La défense de l’homme politique malien juge le verdict « sévère » et annonce qu’elle va faire appel de cette décision de justice. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 30 Jan 2026 12:16:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les « excuses de Mahamadou Hawa Gassama à la barre » n’auront pas suffi aux yeux de la justice ivoirienne, qui a prononcé un verdict sévère contre l’ex-député de Yélimané dans le procès pour « offense au chef de l’État ivoirien, Alassane Ouattara ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le verdict rendu ce vendredi 30 janvier, le Tribunal correctionnel de première instance d’Abidjan-Plateau a reconnu coupable notre compatriote des chefs d’accusation, le condamnant à trois ans de prison ferme et au versement d’une amende de 5 millions de FCFA. À la sortie du tribunal, l’avocat de l’accusé, Me Mamadou Ismaël Konaté, a qualifié le verdict de « sévère », dénonçant un procès éprouvant qui aura duré six mois.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Poursuivant, la défense a vivement déploré ce verdict qu’elle juge disproportionné. Me Mamadou Konaté est revenu sur « l’attitude coopérative » de son client qui, selon lui, a reconnu immédiatement les faits et n’a cessé de répéter « ses excuses » tout au long de la procédure. Dans les prochains jours, la défense annonce qu’elle va faire appel de cette sentence sévère de la justice ivoirienne. Il faut rappeler que lors de l’audience de jugement au fond du dossier, l’accusé, Mahamadou Hawa Gassama, avait adopté une attitude de repentance, expliquant que « les propos et déclarations incriminés s’inscrivaient dans un contexte strictement politique, sans intention d’atteinte personnelle ». Toutefois, ces explications et les regrets exprimés n’ont visiblement pas convaincu le procureur du tribunal correctionnel d’Abidjan-Plateau, qui a souligné le caractère tardif du repentir de l’accusé. Ce dernier avait requis une peine de cinq ans d’emprisonnement ferme, estimant que la gravité des faits appelait une sanction exemplaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour rappel, Mahamadou Hawa Gassama a été interpellé le 2 juillet 2025 à l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, à la suite d’une altercation verbale avec des agents de sécurité, alors que son vol à destination de Bamako accusait près de deux heures de retard. Cet incident aurait conduit les services de la Direction de la sûreté territoriale à procéder à des vérifications approfondies de ses documents d’identité. Quelques jours plus tard, il a été inculpé pour des propos jugés offensants à l’encontre du chef de l’État ivoirien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Siaka DIAMOUTENE / Maliweb.net<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Abidjan : 03 ans de prison ferme et 03 ans d’interdiction de séjour pour Mahamadou Hawa Gassama</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/abidjan-03-ans-de-prison-ferme-et-03-ans-dinterdiction-de-sejour-pour-mahamadou-hawa-gassama-3113495.html</link>
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<description><![CDATA[ Le verdict dans l’affaire Mahamadou Hawa Gassama est tombé ce vendredi 30 janvier 2026. L’ancien député malien et actuel membre du Conseil national de la Transition du Mali a été jugé par un tribunal correctionnel d’Abidjan pour « offense au chef de l’État ivoirien ». ]]></description>
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<pubDate>Fri, 30 Jan 2026 12:04:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;"><span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 14pt;">« C’est une peine lourde », reconnaît son avocat, Me Mamadou Ismaïla Konaté. En plus des trois ans de prison ferme, son client est frappé d’une interdiction de séjour de trois ans en Côte d’Ivoire. Il devra également s’acquitter d’une amende de 5 millions de FCFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;"><span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 14pt;">Me Mamadou Ismaïla Konaté n’écarte pas la possibilité de faire appel de la décision dans les vingt prochains jours. Avant cela, il prévoit de s’entretenir avec son client, qui avait reconnu les faits dès son arrestation, le 2 juillet 2025, à l’aéroport d’Abidjan.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;"><span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 14pt;">Mamadou Awa Gassama a comparu le 9 janvier 2026 devant le Tribunal correctionnel d'Abidjan pour « offense au Chef de l'État » et diffusion d'expressions outrageantes via internet. Le procureur avait requis 5 ans de prison ferme et 500 000 FCFA d'amende.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;"><span style="font-size: 14pt;"><b><span style="font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-language: FR;">Mamadou TOGOLA / MALIWEB.NET</span></b></span><span style="font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-language: FR;"><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : la Cour de justice de l’UEMOA annule les sanctions de 2022, une victoire juridique et politique pour Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-la-cour-de-justice-de-luemoa-annule-les-sanctions-de-2022-une-victoire-juridique-et-politique-pour-bamako-3113477.html</link>
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<description><![CDATA[ - En 2022, ces sanctions avaient durement affecté la population malienne, provoquant de vastes manifestations de protestation ]]></description>
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<pubDate>Fri, 30 Jan 2026 07:06:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="selectionShareable">La Cour de justice de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) a reconnu l’illégalité des sanctions imposées au Mali en 2022, donnant raison aux autorités maliennes de transition qui avaient saisi la juridiction communautaire, selon une décision rendue mercredi 28 janvier et publiée jeudi.</p>
<p class="selectionShareable">Dans son arrêt, la Cour a annulé les décisions adoptées le 9 janvier 2022 par la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’UEMOA, estimant qu’elles étaient « dépourvues de base légale ».</p>
<p class="selectionShareable">Entre janvier et juillet 2022, l’UEMOA, en coordination avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), avait imposé de lourdes sanctions économiques et financières au Mali afin de contraindre les autorités issues du coup d’État à proposer un calendrier électoral jugé acceptable. Ces mesures comprenaient notamment la fermeture des frontières, le gel des avoirs de l’État malien et la suspension des échanges commerciaux et financiers.</p>
<p class="selectionShareable">Dès février 2022, l’État du Mali avait introduit une requête en annulation devant la Cour de justice de l’UEMOA, qualifiant ces sanctions d’« illégales ».</p>
<p class="selectionShareable">Sur la forme, la Cour a relevé une irrégularité majeure liée au lieu de tenue de la Conférence ayant décidé des sanctions. Bamako soutenait que, conformément à l’article 114 du Traité de l’UEMOA modifiant l’article 5, les réunions de la Conférence des chefs d’État doivent se tenir sur le territoire d’un État membre. Or, la décision contestée avait été adoptée à Accra, au Ghana, un pays non membre de l’Union.</p>
<p class="selectionShareable">La Cour a suivi cet argumentaire, estimant que la décision portant sanctions contre le Mali, prise à Accra, était juridiquement invalide. Elle a prononcé en conséquence son annulation, précisant que cette nullité prend effet à compter de la date du présent arrêt, et a condamné la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’UEMOA aux dépens.</p>
<p class="selectionShareable">Au-delà de l’aspect juridique, cette décision est perçue à Bamako comme une victoire politique majeure pour les autorités de transition, qui n’avaient cessé de dénoncer des sanctions jugées « inhumaines et illégales ».</p>
<p class="selectionShareable">En 2022, ces mesures avaient durement affecté la population malienne, provoquant de vastes manifestations de protestation.</p>
<p class="selectionShareable">Dans son arrêt, la Cour souligne également que l’UEMOA, en raison de sa « vocation monétaire et économique », ne disposait pas de fondement juridique clair pour endosser et mettre en œuvre des sanctions décidées dans un cadre politique par la CEDEAO.</p>
<p class="selectionShareable">AA/Bamako/Amarana Maiga</p>
<p class="selectionShareable">Source: https://www.aa.com.tr/fr</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Procès Paramount–Embraer :  Les réquisitoires et plaidoiries ont débuté</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-paramountembraer-les-requisitoires-et-plaidoiries-ont-debute-3113417.html</link>
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<description><![CDATA[ Après un mois d’audiences marquées par des débats parfois vifs entre accusés, témoins et magistrats, le procès Paramount–Embraer, ouvert le 22 décembre 2025 à Bamako, reprend ce lundi 26 janvier 2026 devant la chambre criminelle spécialisée en matière économique et financière après une pause de quelques jours pour permettre au ministère public et aux avocats de préparer leur grand oral. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 28 Jan 2026 10:51:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette étape décisive verra se dérouler les réquisitions du ministère public et du contentieux de l’État, suivies des plaidoiries des avocats de la défense. Elle constituera l’ultime phase avant le prononcé du verdict par le président de la chambre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">  </span>L’affaire Paramount–Embraer trouve son origine dans des contrats conclus avec Paramount Group, société sud-africaine spécialisée dans la défense, et Embraer, constructeur aéronautique brésilien. Le marché portait sur l’acquisition de 36 véhicules blindés Marauder et divers équipements militaires, pour un montant estimé à près de 30 milliards F CFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au total, 18 personnes ont été poursuivies, parmi lesquelles figurent des hauts responsables civils et militaires. Treize d’entre elles étaient présentes lors de l’ouverture du procès, marquant le début d’une audience particulièrement attendue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis un mois, la justice malienne s’efforce de déterminer si les 30 milliards F CFA engagés dans ce marché ont réellement servi à renforcer les capacités de l’armée malienne, ou s’ils ont été détournés à d’autres fins. Ce procès, largement médiatisé, est perçu comme un test de crédibilité pour l’appareil judiciaire et pour la transition politique en cours.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce lundi 26 janvier 2026 le procès entre dans les phases cruciales. Il s’agit des réquisitoires du parquet général et du représentant du contentieux de l’État puis suivra les plaidoiries de la défense. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le réquisitoire, moment stratégique, constitue l’acte d’accusation formel du ministère public. Le procureur y revient sur les faits, en propose une lecture juridique argumentée et requiert une peine. Bien que non contraignant pour les juges, son poids est moral, symbolique et souvent déterminant dans l’orientation du jugement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les plaidoiries, elles, représentent la dernière ligne de défense pour les accusés. Les avocats disposent d’une grande liberté d’expression pour exposer leurs arguments : analyse factuelle, démonstration juridique, recours à l’émotion, à la rhétorique, voire à des références littéraires ou philosophiques. C’est dans cet exercice que l’art oratoire se mêle au droit, et que le sort judiciaire peut basculer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le procès Paramount–Embraer entre ainsi dans sa phase finale. Chaque mot prononcé, chaque argument avancé pourrait marquer l’histoire judiciaire du Mali. Au-delà des individus jugés, c’est la crédibilité des institutions et la confiance du peuple dans la justice qui se jouent dans cette affaire emblématique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ousmane Mahamane</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Procès Affaires Paramount&#45;Embarer :  Dix ans de peine  requis contre les accusés présents, la perpétuité contre les absents</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-affaires-paramount-embarer-dix-ans-de-peine-requis-contre-les-accuses-presents-la-perpetuite-contre-les-absents-3113367.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-affaires-paramount-embarer-dix-ans-de-peine-requis-contre-les-accuses-presents-la-perpetuite-contre-les-absents-3113367.html</guid>
<description><![CDATA[ Ouvert depuis le 22 décembre 2025, le procès des affaires Paramount et Embarer, du nom de deux contrats militaires, se poursuit à la Cour d’Appel de Bamako devant la chambre criminelle spécialisée en matière économique et financière. Après l&#039;audition des mis en cause ainsi que des témoins durant les précédentes semaines, le ministère public a présenté  aujourd&#039;hui lundi son réquisitoire. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 Jan 2026 15:21:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p>Dans ses réquisitions, celui-ci a demandé l’application rigoureuse de la loi dans ces affaires. C’est ainsi que Mohamedine Ag Houssa,  représentant le ministère public,  a requis une peine d’emprisonnement de 10 ans contre chacun des accusés présents contre la réclusion criminelle à perpétuité à l’encontre des accusés absents. </p>
<p>A la suite de ce requisitoire,  la défense a demandé la suspension de l’audience pour 48h. Une requête acceptée par le Tribunal. Ainsi, la reprise du procès a été fixée au jeudi 29 janvier prochain.</p>
<p>Procès Affaires Paramount-Embarer:  Dix ans de peine  requis contre les accusés présents, la perpétuité contre les absents </p>
<p>Ouvert depuis le 22 décembre 2025, le procès des affaires Paramount et Embarer, du nom de deux contrats militaires, se poursuit à la Cour d’Appel de Bamako devant la chambre criminelle spécialisée en matière économique et financière. Après l'audition des mis en cause ainsi que des témoins durant les précédentes semaines, le ministère public a présenté  aujourd'hui lundi son requisitoire. Dans ses réquisitions, celui-ci a demandé l’application rigoureuse de la loi dans ces affaires. C’est ainsi que Mohamedine Ag Houssa,  représentant le ministère public,  a requis une peine d’emprisonnement de 10 ans contre chacun des accusés présents contre la réclusion criminelle à perpétuité à l’encontre des accusés absents. </p>
<p>A la suite de ce requisitoire,  la défense a demandé la suspension de l’audience pour 48h. Une requête acceptée par le Tribunal. Ainsi, la reprise du procès a été fixée au jeudi 29 janvier prochain.</p>
<p><strong>Alassane CISSOUMA</strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali / question de droit : l’exploitation sexuelle commerciale des mineurs,  un phénomène préoccupant en forte progression.</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-question-de-droit-lexploitation-sexuelle-commerciale-des-mineurs-un-phenomene-preoccupant-en-forte-progression-3113365.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-question-de-droit-lexploitation-sexuelle-commerciale-des-mineurs-un-phenomene-preoccupant-en-forte-progression-3113365.html</guid>
<description><![CDATA[ L’exploitation sexuelle commerciale des mineurs connaît une progression préoccupante au Mali. Elle touche principalement des adolescentes âgées de 14 à 17 ans, mais concerne aussi des enfants encore plus jeunes dans certains contextes vulnérables ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202406/justice5.jpg" length="113308" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 26 Jan 2026 14:23:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette forme de criminalité est souvent orchestrée par des réseaux structurés, composés d’hommes et de femmes attirés par le profit facile. Elle recouvre plusieurs pratiques graves, notamment la prostitution des mineurs, le tourisme sexuel et la production ou la diffusion de contenus pornographiques impliquant des enfants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les victimes voient leurs droits fondamentaux systématiquement bafoués : droit à l’éducation, à la santé, à une enfance protégée et digne. En plus de la rupture scolaire et de la stigmatisation sociale, ces enfants sont exposés à de lourdes conséquences, telles que les violences physiques et psychologiques, les traumatismes durables et les infections sexuellement transmissibles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des études spécialisées confirment l’ampleur du phénomène. Selon une enquête menée par ECPAT qui est un réseau international d’organisations œuvrant à la prévention, à la dénonciation et à l’élimination de l’exploitation sexuelle commerciale des enfants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Près de 28 % des enfants interrogés dans certaines zones, notamment sur des sites d’orpaillage, auraient été victimes d’exploitation sexuelle, incluant la prostitution, la traite à des fins sexuelles et le tourisme sexuel. De son côté, l’UNICEF souligne la persistance de cas d’exploitation sexuelle et d’utilisation d’enfants à des fins commerciales, en particulier dans les zones de conflit et les grands centres urbains comme Bamako, même si les données disponibles restent partielles et variables selon les régions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le plan juridique, le Mali a renforcé son arsenal législatif. Une réforme adoptée en 2021 a introduit dans le Code pénal des dispositions plus strictes relatives aux crimes et délits sexuels commis sur des mineurs, en précisant les infractions telles que le viol et l’agression sexuelle sur mineur, tout en alourdissant les sanctions prévues.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En définitive, l’exploitation sexuelle des mineurs au Mali constitue une réalité avérée et documentée. Malgré l’existence de lois nationales et de conventions internationales, le phénomène demeure alarmant. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette situation met en évidence l’urgence de renforcer la prévention, la répression effective des réseaux criminels et, surtout, la protection et la prise en charge des enfants victimes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">                                                  </span><span style="mso-spacerun: yes;">                                                </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong><span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Mohamed Abdéramane SOGODOGO</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali /question de droit : la non &#45; assistance à personne en danger,  Quand le silence devient une faute pénale.</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-question-de-droit-la-non-assistance-a-personne-en-danger-quand-le-silence-devient-une-faute-penale-3113148.html</link>
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<description><![CDATA[ Souvent méconnue du grand public, la non-assistance à personne en danger constitue pourtant une infraction pénale grave. Elle sanctionne l’indifférence face à une situation de péril imminent, dès lors qu’une aide pouvait être apportée sans risque pour soi ou pour autrui. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 Jan 2026 13:46:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une obligation morale devenue règle de droit<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La non-assistance à personne en danger repose sur un principe fondamental : nul ne peut rester passif face à une personne exposée à un danger grave et immédiat.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette infraction est constituée lorsqu’un individu s’abstient volontairement de porter secours, alors qu’il en avait la possibilité, soit par une action directe, soit en alertant les services compétents.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Contrairement à une idée reçue, la loi n’exige pas un acte héroïque. Il suffit que l’assistance soit possible sans danger sérieux pour l’auteur. Un simple appel aux secours peut suffire à caractériser l’aide attendue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Les éléments constitutifs de l’infraction</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour que l’infraction soit retenue, trois éléments doivent être réunis :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">– l’existence d’un danger réel, grave et imminent ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">– la connaissance de ce danger par la personne mise en cause ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">– l’abstention volontaire d’agir, alors qu’une assistance était possible sans risque.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’intention coupable réside donc dans le refus délibéré d’agir, et non dans la volonté de nuire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des sanctions pénales prévues par la loi<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans de nombreux systèmes juridiques, notamment en Afrique francophone, la non-assistance à personne en danger est passible de peines d’emprisonnement et d’amendes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces sanctions traduisent la volonté du législateur de protéger la vie humaine et de renforcer la solidarité sociale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Un enjeu de responsabilité citoyenne</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà de la répression, cette infraction rappelle que la vie en société implique des devoirs. Face à l’insécurité, aux accidents ou aux urgences médicales, le silence et l’inaction peuvent devenir complices du drame.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La non-assistance à personne en danger n’est pas seulement une faute morale : c’est un délit qui engage la responsabilité pénale de celui qui détourne le regard.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">                                                                    </span><span style="mso-spacerun: yes;">                               </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mohamed Abdéramane SOGODOGO.<o:p></o:p></span></b></p>
<p></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire Paramount Embraer ou d’équipements militaires : La non&#45;comparution de Mme Bintou Camara sera un obstacle majeur pour la manifestation de la vérité ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaire-paramount-embraer-ou-dequipements-militaires-la-non-comparution-de-mme-bintou-camara-sera-un-obstacle-majeur-pour-la-manifestation-de-la-verite-3113145.html</link>
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<description><![CDATA[ Le procès dans la désormais rocambolesque et controversée  affaire d’équipements militaires suit son petit bonhomme de chemins avec des passages  quelques fois remarquables des témoins à charge ou à décharge à la barre pour éclairer la lanterne de la Cour et celle de l’opinion publique qui suit avec grand intérêt. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 Jan 2026 13:33:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, de tous les passages des témoins à la barre, celui qui a le plus attiré l’attention de l’opinion et même celle des Avocats de la défense est à coup sûr le passage de l’ancien ministre des finances Tiéna Coulibaly. Ce dernier a battu en brèche toutes les allégations contenues dans le rapport d’expertise de l’ancienne ministre de l’Energie Mme Bintou Camara, précédemment conseillère du Président de la Transition, sur la base duquel rapport le procès a été tenu. Pour Tiéna Coulibaly ce rapport est totalement léger et son contenu est loin de la réalité et qu’aucun centime n’a été détourné à ce qu’il sache. Son passage à la barre a été un véritable tremplin pour les Avocats de la Défense qui ont sollicité de la Cour la comparution de Mme Bintou Camara. Le Tribunal exigera-t-il la comparution de Mme Bintou Camara pour qu’elle vienne défendre son controversé rapport ? Quelle sera l’attitude des Avocats de la Défense devant le refus de Mme Camara de venir témoigner à la barre ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali, pays des valeurs de dignité, d’honneur, de confiance et d’honnêteté, a toujours regorgé d’hommes et de femmes dans tous les secteurs de la vie, qui ont préféré la mort plutôt que de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>violer ces valeurs séculaires. Aujourd’hui sachant bien qu’on serait en train de porter atteinte à la dignité de certains cadres qui ont servi avec loyauté le pays, en les accusant de détournement des deniers publics, dans l’achat d’équipements militaires sous le régime du Président IBK et dont<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>un procès, désormais historique,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>se tient en ce moment.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Il est du devoir de la Cour<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de ne pas<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>faire fi de certaines demandes de comparution ou de témoignages à la barre<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>formulées par les Avocats de la défense pour la manifestation de la vérité <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Tribunal exigera-t-il la comparution de Mme Bintou Camara pour qu’elle vienne défendre son controversé rapport ?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Aux dernières nouvelles la Cour semble rejeter cette demande. En effet, pour tout grand analyste et homme de droit tout verdict dans ce procès sans le témoignage de Mme Bintou Camara, l’experte Comptable qui a élaboré un rapport d’audit sur la base du quel rapport un procès a été ouvert, sera entaché. Des personnes sont citées et sont en train de<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>comparaitre pour détournements des deniers publics, faux et usage de faux.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>D’anciens ministres, aux officiers supérieurs, ce procès mérite d’être suivi car c’est une première sous la quatrième République d’où son historicité. Il est scruté au-delà de nos frontières et son<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>verdict est attendu. En tout cas en rendant le verdict sans la comparution de Mme Camara, une tache noire viendrait salir la décision, ce qui laissera l’opinion sur sa faim<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et les accusés frustrés et scandalisés. Le passage de Mme Bintou Camara serait un impératif absolu, car les questions à lui posées par les avocats de la défense permettront non seulement d’avoir beaucoup d’éléments d’appréciations et aideront les juges du tribunal à comprendre non seulement la méthodologie par laquelle elle est passée pour élaborer son rapport d’audit et ils se feront une religion sur la véracité des propos et accusations qui y sont contenus. Les Avocats de la défense doivent<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>faire de la comparution de Mme Bintou Camara un point non négociable car sans cette comparution point d’éclairage donc point de manifestation de la vérité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quelle sera l’attitude des Avocats de la Défense devant le refus de Mme Camara de venir témoigner à la barre ?<span style="mso-spacerun: yes;">    </span><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les Avocats de la défense ont désormais un bon alibi pour continuer ou de déposer la robe si Mme Bintou Camara ne comparait<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pas à la barre pour expliquer les mécanismes qui ont abouti à ce travail aujourd’hui controversé,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les sources des informations<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>contenues dans son rapport d’audit. Sachant bien que la crédibilité de tout verdict dans un<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>procès dépend du respect des droits des accusés, de leur liberté à choisir les Avocats de leur convenance, et surtout des observations qu’ils seront tentés de faire. Alors<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le probable retrait des Avocats de la défense sera un autre coup dur pour ce procès tant attendu par les accusés que par l’opinion nationale et même internationale. En effet, ce procès a, aux yeux de l’opinion nationale, une double importance, la première est qu’il est suivi de près par tous les observateurs, donc son verdict<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>est fortement attendu, car il<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>permettra soit de laver l’honneur de certains accusés ou de les enfoncer davantage si les faits reprochés sont indéniables. La seconde importance est que s’il est mené avec la rigueur de la loi, il dissuadera d’autres<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>cadres qui réfléchiront mille fois<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>avant de tenter la même aventure. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En somme la vraie<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>question n’est pas de savoir si les accusés, qu’ils soient anciens ministres ou hauts gradés de l’armée,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sont des justiciables ou pas, mais que leur procès ne donne pas lieu à beaucoup de supputations et d’interprétations. La justice est encore une fois de plus interpellée pour dire le droit rien que le droit. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Youssouf Sissoko<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Procès du dossier Paramount : Les accusés rejettent le rapport, le tribunal ordonne la comparution de Mme Bintou Camara</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-du-dossier-paramount-les-accuses-rejettent-le-rapport-le-tribunal-ordonne-la-comparution-de-mme-bintou-camara-3113043.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-du-dossier-paramount-les-accuses-rejettent-le-rapport-le-tribunal-ordonne-la-comparution-de-mme-bintou-camara-3113043.html</guid>
<description><![CDATA[ Pointant des failles graves dans le rapport d&#039;audit de la Présidence de la République ayant abouti à leur poursuite, les accusés du Procès Paramount ont tous nié les faits qui leur sont reprochés. L&#039;ancienne ministre Bintou Camara, auteur du rapport, est finalement sur le banc des accusés. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 16 Jan 2026 07:50:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ciwara Info</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lundi 22 décembre 2025, a commencé le procès de l’affaire du marché public dit « PARAMOUNT », officiellement intitulée « Ministère public contre Boubou Cissé et co-accusés ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur les dix-huit personnalités civiles et militaires poursuivies, treize ont répondu à l’appel de la Cour, tandis que cinq accusés sont absents, faisant toujours l’objet de mandats d’arrêt internationaux émis depuis plusieurs années. La Cour avait donné un delai de 72 heures à la defense pour formaliser la citation à comparaître les témoins clés : l’ex Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maïga, les Généraux Sadio Camara, actuel ministre de la Défense, Ibrahima Dahirou Dembélé, au poste de l’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Mali auprès du Royaume d’Arabie saoudite, le Général de Division Aboubacar Sidiki Samaké… <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ont comparu notamment : Thiénan Coulibaly, l’ancien ministre de la Défense et des Anciens combattants; le Général Moussa Bemba Keïta, l’ex-Chef d’État-major général des Armées et ancien ministre de la Sécurité ; le Général Mahamane Touré, également ancien chef d’État-major général ; le Général Souleymane Bamba, Chef d’état-major de l’Armée de l’air et Chef d’état-major général adjoint des Armées; le Général de brigade Moustapha Drabo, alors Directeur du Matériel, des Hydrocarbures et du Transport des Armées et le Colonel-major Nouhoum Dabitao, ex-Directeur du Commissariat des Armées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il y a aussi le Colonel Abdoul Wahab Touré, 8ancien Directeur des Finances et du Matériel du ministère de la Défense ; le Colonel-major Mamourou Togo ; Commandant Aminata Doho; Bougadaly Bah; Mamadou N Traor; Abou Traoré et Mamadou Koné.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les cinq poursuivis n’ayant pas répondu à l’appel sont l’ancien Premier Boubou Cissé, les ex-ministres des Économies et des Finances Mamadou dit Igor Diarra et Thieman Hubetr Coulibaly, Colonel Mamadou Lamaine Diakité et l’ancien Présidé Directeur Général de la Banque Malienne de Solidarité (BMS-SA), Babaly Bah.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Deuxième journée du procès s’est poursuivie mardi 23 décembre<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’ancien ministre de la Défense et des Anciens combattants, Tiénan Coulibaly, a vigoureusement rejeté l’ensemble des charges retenues contre lui, notamment celles relatives à une prétendue « atteinte aux deniers publics ». « Tout ce qui se trouve dans ce rapport venu de la 8Présidence de la République est faux. Nous n’avons pas volé 11 milliards de FCFA », a-t-il martelé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon lui, ce procès repose essentiellement sur un rapport de la Présidence qui, estime-t-il, souffre d’un grave déficit de crédibilité. Il a dénoncé un document élaboré sans consultation des principaux acteurs impliqués dans l’exécution du contrat, notamment lui-même, les services du Trésor public ainsi que le ministère de l’Économie et des Finances.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lundi 29 décembre, 5e journée : cité pour « complicité active et passive » dans l’exécution du contrat « EMBRAER », l’ancien Directeur des Finances et du Matériel (DFM) du ministère de la Défense et des Anciens Combattants, le Colonel-Major Nouhoum Dabitao, a rejeté en bloc toutes les charges portées contre lui. À la barre, il a soutenu n’avoir « pris part ni à la négociation, ni à l’élaboration, encore moins à la conclusion dudit contrat », estimant qu’« on ne saurait être complice d’un acte auquel on est étranger ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La sixième journée du procès, mardi 30 décembre, a vu la comparution du Colonel-major Abdoul Wahab Touré, ancien Directeur des Finances et du Matériel (DFM) du ministère de la Défense et des Anciens Combattants (MDAC). Il a vigoureusement nié les faits de complicité qui lui sont reprochés dans le rapport de la Présidence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En poste du 31 mars 2017 à mars 2019 et en détention depuis 2022, l’officier supérieur est poursuivi pour complicité présumée de faux, usage de faux, atteinte aux biens publics et blanchiment de capitaux, en lien avec l’exécution du contrat d’armement signé entre l’État du Mali et le groupe sud-africain PARAMOUNT LTD, ainsi que le marché conclu avec la société brésilienne EMBRAER pour l’équipement de l’armée de l’air malienne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Colonel Mamourou Togo réfute toute implication dans la négociation et la signature du contrat<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Auparavant, le Chef de la Division Approvisionnement de la Direction des Matériels et des Finances (DFM) du ministère de la Défense et des Anciens Combattants au moment des faits, le Colonel Mamourou Togo, avait été comparu dans la matinée, devant la Chambre criminelle spécialisée en matière économique et financière du Pôle national économique et financier. À la barre, l’officier supérieur a catégoriquement rejeté toutes les accusations « de complicité active ou passive » portées contre lui. D’un ton ferme, il a déclaré : « Je n’ai pas été associé à la négociation ni à la signature dudit contrat ou de son avenant. Je n’ai posé aucun acte pouvant m’impliquer, de près ou de loin, dans les faits qui me sont reprochés ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon l’arrêt de renvoi, fondé sur un rapport de la Présidence de la République, le Colonel Mamourou Togo, alors Chef de la Division Approvisionnement de la Direction des Finances et du Matériel (DFM) du ministère de la Défense et Anciens Combattants en 2015-2016, est poursuivi pour « complicité active et/ou passive », par aide, assistance ou omission de dénonciation, dans « les crimes de faux et usage de faux » ainsi que « d’atteinte aux biens publics ». Ces infractions sont reprochées aux principaux accusés, à savoir Tiéman Hubert Coulibaly, Tiéna Coulibaly, Mamadou Igor Diarra et Boubou Cissé, dans le cadre de la conclusion et de l’exécution du contrat de marchés « PARAMOUNT–EMBRAER » du 27 octobre 2015 et de son avenant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au 10e jour, le Chef d’État-Major Général des Armées du Mali (CEMGA) de novembre 2013 à juin 2016, le Général Division Mahamane Touré, est poursuivi sur la base de l’arrêt de renvoi émis par la Présidence de la République. Il est accusé « de complicité de faux et usage de faux, ainsi que d’atteinte aux biens publics », des infractions reprochées notamment à Tiéman Hubert Coulibaly, ancien ministre de la Défense et des Anciens Combattants, et à Boubou Cissé, ex-ministre de l’Économie et des Finances, pour la période 2015–2016.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Général Touré accusé de s’être « abstenu de dénoncer des faits infractionnels dont il aurait eu connaissance<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face aux questions des membres de la Chambre criminelle, du ministère public, du Contentieux de l’État et des avocats de la défense, le Général de Division Mahamane Touré a tenu à préciser que le contrat d’armement ne relève pas des attributions du Chef d’État-Major Général des Armées. Il a rappelé que le CEMGA a pour missions essentielles la conception de la stratégie militaire, la planification des opérations, le commandement des forces et le conseil au Gouvernement, sans intervenir dans les procédures contractuelles financières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a confié avoir été profondément surpris d’être poursuivi pour des faits survenus après son départ.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’ancien CEMGA a également indiqué que sa préoccupation principale n’était pas la gestion des contrats, mais la capacité opérationnelle des unités sur le terrain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis l’ouverture des débats, accusés et avocats de la défense rejettent unanimement la crédibilité du rapport ayant servi de fondement à la procédure judiciaire. Ce document, établi sous la Transition militaire, est qualifié par les prévenus de « controversé, erroné et dépourvu de toute valeur probante ». Les doutes portent tant sur la méthode que sur la qualité des auteurs de ce rapport transmis par la Présidence de la République aux autorités judiciaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Identifiée comme l’auteure dudit rapport, Mme Bintou Camara, ancienne Conseillère spéciale du président de la Transition et ex-ministre de l’Énergie et de l’Eau, est au cœur des critiques. Expert-comptable de profession, elle dirigeait avant sa nomination le cabinet MAECO (Cabinet malien de l’audit, de la comptabilité, de l’expertise comptable et de conseil en organisation). Selon plusieurs avocats de la défense, ce cabinet aurait élaboré le rapport litigieux, ensuite transmis à la justice par la Présidence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les conseils des accusés dénoncent une violation flagrante des principes élémentaires du contrôle, notamment celui du contradictoire. Ils estiment qu’un dossier d’une telle gravité, impliquant d’anciens ministres, un ex-Premier ministre, des officiers généraux et des institutions bancaires, aurait dû reposer sur des audits réalisés par des structures légalement habilitées, telles que le Bureau du Vérificateur général, l’Inspection des Finances ou le Contrôle général des services publics.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est sur la base de ce rapport qualifié d’« erroné » que 18 personnes ont été inculpées, certaines placées en détention, d’autres poursuivies sans mandat de dépôt, tandis que des mandats d’arrêt internationaux ont été émis contre celles ayant quitté le pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le fond du dossier, les débats ont permis de rappeler que le marché d’armement, d’un montant initial de 59 millions de dollars, avait donné lieu à des paiements effectifs de l’État du Mali s’élevant à environ 11 milliards de FCFA. Les livraisons et prestations réalisées par Paramount — notamment la livraison de huit engins blindés, la réparation de deux avions et la formation de pilotes — sont évaluées à 8 milliards de FCFA, factures et bordereaux à l’appui. Après compensation, un solde de 3,7 milliards de FCFA resterait dû par Paramount à l’État malien, montant proposé comme garantie pour les livraisons futures des 28 engins blindés restants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le contrat, jamais formellement résilié, demeure bloqué depuis décembre 2019. Des correspondances versées au dossier par l’ex-ministre de la Défense, Tièna Coulibaly, attestent que le marché est toujours juridiquement en cours.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face aux nombreuses contestations, la Chambre criminelle spécialisée a accédé à la demande de la défense en ordonnant la comparution de Mme Bintou Camara. Ce mardi 30 décembre, la juridiction a confirmé que la convocation lui a été régulièrement notifiée par voie d’huissier. Elle devra se présenter à la barre dans les prochains jours pour expliquer la méthodologie et les conclusions de son audit, rejetées en bloc par les accusés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>N.D</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mamadou Awa Gassama face à la justice ivoirienne : Dans un silence assourdissant</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mamadou-awa-gassama-face-a-la-justice-ivoirienne-dans-un-silence-assourdissant-3112968.html</link>
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<description><![CDATA[ Comparu ce vendredi 9 janvier 2026 devant le Tribunal correctionnel d’Abidjan, Mamadou Awa Gassama, membre du Conseil national de transition (CNT), devra patienter jusqu’au 31 janvier prochain pour être fixé sur son sort. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 13 Jan 2026 21:06:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est poursuivi pour offense au chef de l’État ivoirien et diffusion de propos outrageants sur internet, des faits jugés suffisamment graves pour mobiliser l’appareil judiciaire ivoirien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais au-delà du débat juridique, un fait a particulièrement retenu l’attention des observateurs présents à l’audience : l’isolement manifeste de l’accusé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la salle d’audience, ce vendredi, un seul proche a été aperçu aux côtés de Mamadou Awa Gassama, en occurrence, son grand frère. Aucun représentant officiel du CNT, aucun collègue de l’organe législatif de transition, aucun responsable politique ou institutionnel n’a fait le déplacement pour lui témoigner soutien ou solidarité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un silence qui tranche avec la stature de l’homme poursuivi. Membre d’une institution centrale de la Transition malienne, Mamadou Awa Gassama n’est pas un citoyen ordinaire. Sa comparution devant une juridiction étrangère, pour des faits liés à des propos politiques diffusés sur internet, revêt une dimension institutionnelle et diplomatique que beaucoup estiment ne pas pouvoir être ignorée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette absence quasi totale de soutiens soulève de nombreuses interrogations. S’agit-il d’un abandon pur et simple, laissant l’intéressé affronter seul la rigueur de la justice ivoirienne ? Ou au contraire d’une stratégie de mise à distance, dictée par la sensibilité des relations entre le Mali et la Côte d’Ivoire, dans un contexte régional déjà marqué par des tensions diplomatiques récurrentes ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour certains observateurs, le silence du CNT et des autorités pourrait traduire une volonté d’éviter toute escalade politique, en laissant le dossier suivre strictement son cours judiciaire. Pour d’autres, cette posture ressemble davantage à une défaillance de solidarité institutionnelle, surtout lorsque l’un des leurs se retrouve exposé à une procédure pénale à l’étranger.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En attendant le verdict prévu le 31 janvier 2026, Mamadou Awa Gassama demeure seul face à son sort, du moins en apparence. Cette solitude, visible et commentée, pourrait peser autant sur le plan humain que politique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Alexis Kalambry</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire TF 1637 de Samaya : Les cheminots obtiennent la grosse d’expulsion et le certificat de non&#45;recours : Pousse&#45;pousse s’arrête au mur !!!</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaire-tf-1637-de-samaya-les-cheminots-obtiennent-la-grosse-dexpulsion-et-le-certificat-de-non-recours-pousse-pousse-sarrete-au-mur-3112923.html</link>
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<description><![CDATA[ Souvent utilisée pour dénoncer des abus de pouvoir, de la mauvaise gestion ou des comportements persistants (népotisme, corruption, injustice) cette expression signifie que ‘’La vérité finit par éclater malgré les tentatives de dissimulation’’, que ‘’l&#039;impunité a une fin’’ et que celui qui ‘’pousse’’ ses actions au-delà des limites finit par se heurter au mur d’une résistance, d’une loi ou d’une conséquence fatale. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 12 Jan 2026 12:02:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La preuve : la justice vient de délivrer aux cheminots, qui se disputent la propriété du titre foncier n°1637 de Samaya avec l’Amidico, la grosse pour expulser les membres de cette amicale du site convoité. Mais pas que : elle a aussi autorisé la démolition des constructions ainsi qu’un certificat de non-recours. Des décisions qui devraient mettre un terme à plusieurs années de bataille judiciaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces décisions de justice qui consacrent définitivement les droits des cheminots sur l’espace litigieux et ouvrent la voie à leur exécution ont été officiellement notifiées au destinataire le 22 décembre dernier, les documents y afférents à l’appui. Avec la délivrance de la grosse d’expulsion et du certificat de non-recours, plus aucun obstacle juridique ne s’oppose désormais à la mise en œuvre des décisions rendues. Des opérations d’envergure de déguerpissement et de démolition sont donc attendues dans les prochains jours afin de libérer totalement le site.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il convient de rappeler que les constructions érigées sur le titre foncier litigieux l’ont été à une période où la justice avait formellement ordonné la suspension de toute opération sur un terrain encore sous contentieux jusqu’à l’issue définitive du procès. Cette décision n’a cependant pas été respectée car de nombreuses constructions ont été érigées au contraire, histoire de mettre la justice devant le fait accompli, selon des observateurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Autorité de chose jugée</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A ceux qui voient ces démolitions comme un gâchis, les cheminots rappellent qu’ils en été victimes dans le passé quand l’Amidico, munie d’une décision judiciaire, avait<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>fait mettre dehors leurs femmes et enfants avant de détruire leurs habitations sans sommation, souvent dans des conditions difficiles et sans solutions de relogement immédiates. Pour les cheminots, il s’agit désormais d’un retour de l’ascenseur et de l’application stricte des décisions de justice. «Aucune brique ne doit rester», affirment certains d’entre eux, déterminés à voir l’espace intégralement récupéré conformément aux arrêts rendus qui ont acquis autorité de chose jugée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette affaire illustre, une fois de plus, les enjeux liés au respect des décisions de justice et à la sécurité foncière au Mali. Pour les cheminots, l’issue du dossier constitue une victoire judiciaire majeure et un signal fort en faveur de l’État de droit.<o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Procès Mahamadou Hawa Gassama à Abidjan :  Le délibéré attendu le 30 janvier prochain</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-mahamadou-hawa-gassama-a-abidjan-le-delibere-attendu-le-30-janvier-prochain-3112898.html</link>
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<description><![CDATA[ Le membre du Conseil national de Transition du Mali (CNT), Mahamadou Hawa Gassama a comparu devant le Tribunal de Première instance d&#039;Abidjan-plateau le vendredi 9 janvier pour des faits d&#039;offense au Chef de l&#039;État de la République de Côte d’Ivoire. ]]></description>
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<pubDate>Sun, 11 Jan 2026 22:42:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l'issue de l'audience, le jugement est mis en délibéré et sera prononcé le 30 janvier prochain. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'ex député de l'URD et membre du CNT est en détention depuis juillet 2025 à la Maison d'arrêt et de correction d'Abidjan (MACA) en Côte d’Ivoire. Il est accusé de l’infraction d'offense au Chef de l'État ivoirien, Alassane Dramane Ouattara. A cet effet, vendredi, M. Gassama s'est présenté à la barre du Tribunal de Première instance d'Abidjan-plateau accompagné de ses Avocats dont l'ex Ministre de la Justice du Mali, Me Mamadou Ismaïla Konaté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, à travers un communiqué après cette audience ayant consacré la première apparition pour comparution de Mamadou Awa Gassama, Me Konaté a fait savoir, au cours du procès, que son client a reconnu les faits qui lui ont été reprochés. Et qu’il a présenté ses excuses devant le tribunal. Puis, d'exprimer ses regrets quant aux propos en cause, qu’il a situés dans un contexte exclusivement politique. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Le Ministère public, tout en soulignant le caractère tardif de ce repentir, a indiqué en prendre acte, tout en requérant à son encontre une peine de 5 années d’emprisonnement ferme » informe le même communiqué. Qu’en plus de cette peine, le parquet a aussi demandé le paiement d’une amende de 500.000FCFA.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à tout cela, l’avocat du présumé accusé, Me Konaté, a estimé cette réquisition particulièrement sévère au regard de l’attitude de reconnaissance et de repentir, manifestée par son client Gassama. Ce faisant, avec son collègue, Me Timothée Thiemoko Coulibaly, qu’ils ont sollicité la clémence du Tribunal. Qu’à la fin de l’audience, les juges ont décidé de mettre le jugement en délibéré pour le 30 janvier 2026. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Mariam Sissoko</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Abidjan : cinq ans de prison requis contre Gassama pour offense au président Ouattara</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/abidjan-cinq-ans-de-prison-requis-contre-gassama-pour-offense-au-president-ouattara-3112867.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/abidjan-cinq-ans-de-prison-requis-contre-gassama-pour-offense-au-president-ouattara-3112867.html</guid>
<description><![CDATA[ Le verdict est attendu le 30 janvier 2026, à l’issue de réquisitions jugées particulièrement sévères par la défense, dans un contexte diplomatique sensible entre le Mali et la Côte d’Ivoire. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 09 Jan 2026 16:40:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le parquet d’Abidjan a requis une peine de cinq ans d’emprisonnement ferme, assortie d’une amende de 500 000 francs CFA, contre le parlementaire malien Mahamadou Hawa Gassama. Ce dernier est poursuivi devant le tribunal correctionnel d’Abidjan-Plateau pour « offense au chef de l’État » et « diffusion d’expressions outrageantes par internet ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Son avocat, l’ancien ministre malien de la Justice, Me Mamadou Ismaïla Konaté, a fait part de sa stupéfaction, estimant que la peine demandée est « énorme » et sans commune mesure avec les faits reprochés. À l’issue de l’audience, le tribunal a mis l’affaire en délibéré. Le verdict est attendu pour le 30 janvier 2026.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Il a été pris en flagrant délit, quasiment. Il a immédiatement présenté ses excuses. Derrière cela, il n’y a absolument rien. J’ai été très surpris par la réquisition du procureur. C’est énorme », a déclaré Me Mamadou Ismaïla Konaté, qui dit fonder de grands espoirs sur la sagesse des juges.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Mamadou TOGOLA/maliweb.net</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Justice à Abidjan : cinq ans de prison ferme requis contre Mamadou Awa Gassama</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/justice-a-abidjan-cinq-ans-de-prison-ferme-requis-contre-mamadou-awa-gassama-3112863.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/justice-a-abidjan-cinq-ans-de-prison-ferme-requis-contre-mamadou-awa-gassama-3112863.html</guid>
<description><![CDATA[ Poursuivi par la justice ivoirienne pour des propos jugés offensants envers le président de la République de Côte d’Ivoire, Mamadou Awa Gassama a comparu devant le Tribunal correctionnel d’Abidjan. Le parquet a requis une lourde peine, tandis que la défense évoque des excuses présentées par l’accusé. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 09 Jan 2026 14:10:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 14.0pt;">Ce vendredi 9 janvier 2026, le Tribunal correctionnel d’Abidjan a tenu l’audience de Mamadou Awa Gassama, poursuivi pour des faits liés à des déclarations diffusées sur les réseaux sociaux. À l’issue des débats, le procureur de la République a requis une peine de cinq ans d’emprisonnement ferme, assortie d’une amende de 500 000 francs CFA. Le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour le 30 janvier prochain.<o:p></o:p></span></p>
<p data-start="801" data-end="1089"><span style="font-size: 14.0pt;">Au cours de l’audience, le ministère public a estimé que les propos reprochés à l’accusé constituaient une offense au Chef de l’État ivoirien, ainsi que des infractions connexes, notamment l’injure par voie de médias et la fausse déclaration, justifiant selon lui une sanction exemplaire.<o:p></o:p></span></p>
<p><span style="font-size: 14.0pt;">Du côté de la défense, l’avocat de l’accusé, Me Mamadou Ismaïla Konaté, a indiqué que son client, Mamadou Awa Gassama, a reconnu ses torts et présenté des excuses devant la juridiction. Une démarche qui, selon la défense, devrait être prise en compte par le tribunal dans son appréciation finale.<o:p></o:p></span></p>
<p data-start="1397" data-end="1863" data-is-last-node="" data-is-only-node=""><span style="font-size: 14.0pt;">Pour rappel, Mamadou Hawa Gassama, membre du Conseil national de transition (CNT) du Mali, a été interpellé à Abidjan le 2 juillet 2025, puis placé sous mandat de dépôt à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA). Il est poursuivi par la justice ivoirienne à la suite d’une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, dans laquelle des propos ont été jugés offensants à l’égard du président ivoirien, en plus d’autres infractions retenues par le parquet.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%;">La Rédaction de Maliweb.net<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Financement public des partis politiques au Mali : L’audit détaillé de la Cour Suprême sur 20ans</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/financement-public-des-partis-politiques-au-mali-laudit-detaille-de-la-cour-supreme-sur-20ans-3112827.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/financement-public-des-partis-politiques-au-mali-laudit-detaille-de-la-cour-supreme-sur-20ans-3112827.html</guid>
<description><![CDATA[ Un audit publié le 29 décembre par la Section des comptes de la Cour suprême du Mali chiffre à environ 24,6 milliards de francs CFA les subventions publiques versées aux partis politiques entre 2000 et 2019. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202512/image_870x580_6953858e18b86.jpg" length="66224" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 09 Jan 2026 02:20:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ciwara Info</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le rapport d’audit de la Cour suprême du Mali détaille les financements politiques, s’inscrivant dans un contexte de transition politique marqué par la dissolution des partis et un renforcement annoncé du contrôle des finances publiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon les magistrats financiers, ces fonds correspondent aux crédits inscrits dans les lois de finances et effectivement décaissés par l’État pour soutenir le fonctionnement des partis politiques et l’organisation de la vie démocratique. Les montants recensés couvrent près de vingt ans de financement public.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’audit, lancé en juin 2025, visait à vérifier l’utilisation des fonds publics alloués aux partis politiques de 2000 à mai 2025. Il s’agit du premier exercice de cette ampleur au Mali dans ce domaine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les travaux se sont appuyés sur les archives budgétaires de l’État et sur les documents comptables disponibles. Selon le rapport, 144 partis sur environ 295 recensés disposaient d’éléments financiers exploitables conformes aux obligations de dépôt prévues par les textes en vigueur durant la période examinée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Cour suprême souligne toutefois plusieurs limites. De nombreux partis ont cessé leurs activités, ont été dissous ou n’ont pas été en mesure de produire leurs archives comptables. La longueur de la période auditée a également compliqué la reconstitution des flux financiers.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le rapport précise que certaines règles encadrant la gestion financière des partis ont évolué au fil du temps. Ces changements ont rendu plus difficile l’appréciation rétroactive de certaines obligations comptables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La publication de l’audit intervient alors que les autorités de transition ont engagé une refonte du cadre politique et institutionnel. Cette démarche inclut un réexamen du financement public de la vie politique et des mécanismes de contrôle des fonds publics.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le document retrace les modalités de versement et de contrôle des subventions publiques accordées aux partis politiques avant la transition, dans un pays engagé dans une refonte de son cadre politique et financier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">MD/Sf/APA</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Procès affaire Paramount : La demande de renvoi des avocats rejetée</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-affaire-paramount-la-demande-de-renvoi-des-avocats-rejetee-3112815.html</link>
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<description><![CDATA[ Le procès dit affaire Paramount suit son cours dans les locaux de la Cour d’appel de Bamako. Hier, les avocats de la défense ont dénoncé leurs difficultés à accéder aux documents à charge contre leurs clients. Ceux-ci ont, à l’unanimité, plaidé pour le «respect du principe de la contradiction » en vue de la manifestation de la vérité. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 08 Jan 2026 10:27:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span class="text-node">En effet, bon nombre d’avocats ont demandé le renvoi de l’affaire afin de leur permettre de mieux examiner les dossiers avec leurs clients dans le respect du principe contradictoire. à cette requête, le ministère public et la partie civile ont opposé leur niet arguant que le tribunal a toujours été accessible, le procès équitable et que l’attitude des avocats s’apparente plutôt à une volonté de « nous dérouter de notre chemin ».</span><br data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span class="text-node">Dans une approche assimilable au partage de la poire en deux, le président de la chambre, Samba Tamboura, a demandé aux avocats de s'adresser, dorénavant, au chef du parquet du Pôle économique et financier pour d'éventuels besoins de document. En outre, il a ordonné la poursuite de l'audience et donné une suite favorable à la requête de l’avocat d’Aminata Doho, une autre coaccusée, de se retirer momentanément pour examiner le dossier de sa cliente avec celle-ci avant de revenir dans la salle. Par la suite, l’audience s’est poursuivie avec l’audition de Mahamane Touré. </span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span class="text-node">Ancien chef d’état-major général des Armées, Mahamane Touré était ainsi à la barre pour être entendu sur l’affaire Paramount. Il répondait des accusations de « complicité » dans l’affaire relative à la conclusion du contrat d’achat d’équipements militaires, signé entre l’état du Mali et la société Paramount d’Afrique du Sud en 2015.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span class="text-node">Face aux juges, le Général à la retraite a rappelé que sa fonction de chef d’état-major général des Armées s’étend du 22 novembre 2013 au 7 juillet 2016 tandis que le contrat incriminé a été signé en novembre 2015. Ainsi, si le septuagénaire admet que la période de sa fonction à la tête de l’état-major général des Armées, couvre la date de la signature du contrat, il a tenu à souligner que la conclusion de l’avenant relatif au même contrat est ultérieure à sa fonction. En outre, Mahamane Touré a déclaré « ne pas reconnaitre les faits qui lui sont reprochés».</span></p>
<p><span class="text-node">Pour étayer ses propos, le mis en cause dira que les contrats de ce genre relèvent des compétences du ministère de la Défense et que lui était plutôt concentré sur les opérations des troupes sur le terrain. «à mon arrivée à l’état-major général, on m’a fait le point des opérations, mais pas celui des contrats. Personne de mon état-major n'a été associée, ni à l’élaboration encore moins à la conclusion de ce contrat», s’est-t-il défendu.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span class="text-node">Evoquant l’avenant qui aurait impacté le contrat initial de 4,23% du montant total, selon le Tribunal, Mahamane Touré a déclaré que celui-ci a été conclu un an après son départ de son poste. Un départ, selon lui, acté par sa démission « verbale » en présence de deux témoins que sont «le ministre de la Défense de l’époque (Tièman Hubert Coulibaly) et le chef d’état-major particulier du Président de la République» d’alors. à la question de savoir s’il n’a pas été inactif au regard des responsabilités qui lui incombaient, l’ex-chef d’état-major général des Armées a rétorqué qu’il s’est toujours «assumé» et qu’il n’a jamais été « inactif ». </span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span class="text-node">Par la suite, le président de la chambre criminelle du Pôle économique et financier, Samba Tamboura, est revenu à la charge en demandant à l’accusé pourquoi il n’a pas au moins dénoncé des dysfonctionnements au sommet de la hiérarchie militaire. En réponse, l’ancien chef d’état-major général des Armées répliquera que son ministre de l’époque l'avait fait savoir « qu'il faisait de son mieux pour satisfaire les besoins».</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span class="text-node">Alassane Cissouma</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Côte d’Ivoire : le procès de Mahamadou Hawa Gassama s’ouvre ce vendredi</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/cote-divoire-le-proces-de-mahamadou-hawa-gassama-souvre-ce-vendredi-3112761.html</link>
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<description><![CDATA[ Le procès de notre compatriote Mahamadou Hawa Gassama, membre du Conseil national de transition (CNT) du Mali, s’ouvre ce vendredi 9 janvier devant le tribunal correctionnel de première instance d’Abidjan-Plateau. Il est poursuivi à la suite d’une inculpation prononcée par un juge d’instruction pour « offense au Chef de l’État ivoirien ». ]]></description>
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<pubDate>Tue, 06 Jan 2026 12:54:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’homme politique malien sera jugé par la justice ivoirienne après six mois de détention préventive à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA). Son avocat, Me Mamadou Ismaël Konaté, a annoncé dans un communiqué que son client a été officiellement informé par les autorités judiciaires ivoiriennes de la tenue du procès.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’avocat de l’ancien député de Yélémané a également indiqué qu’il se rendra dans les prochains jours à Abidjan afin d’assister son client. Ce dernier avait, dans un communiqué antérieur, reconnu les faits qui lui sont reprochés par la justice ivoirienne et présenté ses excuses publiques au Chef de l’État de Côte d’Ivoire, Son Excellence Alassane Dramane Ouattara.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour rappel, le 2 juillet 2025, Mamadou Hawa Gassama avait été présenté à la doyenne des juges d’instruction du Tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau, laquelle avait retenu contre lui les infractions d’« offense au Chef de l’État, injure par système d’information et fausse déclaration ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lors de cette première comparution, il avait reconnu les faits devant la juge d’instruction. « Mahamadou Hawa Gassama a reconnu être la personne apparaissant dans les vidéos et l’auteur des propos contenus dans les enregistrements versés au dossier et visant le Chef de l’État ivoirien », avait expliqué son avocat, qui assure sa défense.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au regard de cette posture jugée empreinte de tempérance, Me Mamadou Ismaël Konaté avait sollicité auprès du magistrat instructeur un aménagement des conditions de détention de son client. L’avocat avait notamment invoqué l’âge avancé de Mahamadou Hawa Gassama, sa qualité de membre du CNT malien ainsi que son état de santé, afin d’obtenir des mesures de clémence de la part de la justice ivoirienne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Abidjan : Mahamadou Hawa Gassama sera jugé le vendredi 9 janvier</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/abidjan-mahamadou-hawa-gassama-sera-juge-le-vendredi-9-janvier-3112758.html</link>
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<description><![CDATA[ Poursuivi pour « offense au Chef de l’État » de Côte d’Ivoire, Mahamadou Hawa Gassama sera jugé le vendredi 9 janvier 2026 devant le tribunal correctionnel d’Abidjan-Plateau ]]></description>
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<pubDate>Tue, 06 Jan 2026 12:25:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Arrêté le 2 juillet 2025 à l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, Mahamadou Hawa Gassama, membre du Conseil national de la Transition (CNT) du Mali, sera bientôt fixé sur son sort.<b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Maliweb.net<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Procès affaire Paramount : L’avenant de la discorde</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-affaire-paramount-lavenant-de-la-discorde-3112755.html</link>
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<description><![CDATA[ Accusé de complicité de faux et usage de faux, d’atteinte aux biens publics, Bougadaly Bah a comparu hier lundi devant le Pôle national économique et financier. Au cours de son audition, l’ancien responsable de la logistique de l’Armée de terre s’est défendu en affirmant qu’il a le sentiment d’avoir « correctement effectué une mission militaire ». Son rapport est perçu comme «l’élément déclencheur» de la conclusion de l’avenant du contrat incriminé ]]></description>
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<pubDate>Tue, 06 Jan 2026 11:24:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span class="text-node">A la Cour d’appel de Bamako, le procès relatif au dossier Paramount, du nom d’une société Sud-africaine d’équipements militaires, reste l’affaire qui retient toutes les attentions ces derniers jours. Lors de l’audience d’hier, pour un procès qui a donné son coup d’envoi depuis le 22 décembre 2025 devant le Pôle national économique et financier, Bougadaly Bah était à la barre. Celui qui était le responsable de la logistique de l’Armée de terre au moment des faits comparaissait pour être entendu sur la conclusion d’un avenant du contrat initial paraphé par l’état malien avec la société Paramount en 2015.</span><br data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span class="text-node">En effet, désigné chef de délégation d’une mission de vérification sur le site industriel de Paramount en Afrique du Sud, le rapport produit par Bougadaly Bah est perçu comme «l’élément déclencheur » de la conclusion de l’avenant incriminé qui aurait impacté le contrat initial à hauteur de 4,23% du montant total. Interrogé d’abord sur sa désignation en tant que chef de mission pour faire l’inventaire physique des matériels destinés au Mali, le Colonel-ingénieur en génie électrique a rétorqué qu’il présume que c’est parce qu’il était le représentant du service bénéficiaire, à savoir l’Armée de terre, et qu’il a effectué la mission en ayant les compétences nécessaires. «C’était une mission de vérification des statuts des travaux en cours.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span class="text-node">Elle n’a pas été mal préparée», s’est-il défendu à la barre. D’après Bougadaly Bah, à l’arrivée de la mission sur le site de production de Paramount, le Mali était en retard de payement. De ce fait, a-t-il ajouté en citant les fournisseurs, que la production pour notre pays était à l’arrêt car « Paramount n’avait reçu aucun sou.». </span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span class="text-node">Ainsi, dans son rapport, le chef de mission affirme avoir écrit que la «mission recommande vivement la diligence de ce dossier au regard du besoin de l’Armée », d’autant plus que la société « nous avait fait savoir qu’elle connaissait des difficultés parce que l’argent n’est pas versé par le Mali. » à la suite de ces réponses, le président de la chambre criminelle du Pôle national économique et financier a encore demandé à l’accusé si, toutefois, il n’estime pas qu’il a été «léger» voire «imprudent» dans l’exécution de sa mission. Samba Tamboura a également posé la question de savoir si la valeur proportionnelle au payement effectué par le Mali était juste. En réponse, le responsable de la logistique de l’Armée de terre de l’époque des faits a répliqué qu’il ne connait pas le contenu de cet avenant encore moins celui du contrat dans sa globalité et que de ce fait, il n’a pas de jugement de valeur.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span class="text-node">Dans sa kyrielle d’interrogations, le magistrat a aussi cherché à savoir auprès du prévenu si son rapport a été déterminant dans la conclusion de l’avenant qui fait l’objet de sa comparution. Le présumé complice de faux et usage de faux, d’atteinte aux biens publics a alors répondu que la mission recommande, mais ne conclut pas un avenant et que le rapport de celle-ci, dans le domaine militaire, n’est pas contraignant pour la hiérarchie.</span></p>
<p><span class="text-node">Pour étayer ses propos, il dira que l’Armée est une institution hautement hiérarchisée et qu’une suggestion d’en bas de l’échelle ne peut pas être une décision sur la hiérarchie. « Le rapport n’est pas un compte-rendu des faits réels sur le site de Paramount. Il n’est pas une instruction à la hiérarchie », a-t-il affirmé avant d’ajouter qu’il a le sentiment d’avoir correctement effectué une mission militaire. « Dans la production du rapport, je n’avais aucune intention malveillante », a-t-il soutenu.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span class="text-node">Alassane Cissouma</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali / Affaire Paramount – Embraer : Le cas Mamadou Igor Diarra à l’épreuve du nouveau code de procédure pénale.</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-affaire-paramount-embraer-le-cas-mamadou-igor-diarra-a-lepreuve-du-nouveau-code-de-procedure-penale-3112739.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-affaire-paramount-embraer-le-cas-mamadou-igor-diarra-a-lepreuve-du-nouveau-code-de-procedure-penale-3112739.html</guid>
<description><![CDATA[ La reprise du procès sur le dossier dit « Paramount – Embraer », relatif à l’acquisition d’équipements militaires pour les Forces armées maliennes, marque une étape majeure dans la mise en œuvre du nouveau Code de procédure pénale (CPP) du Mali. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 06 Jan 2026 08:41:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parmi les personnes poursuivies figure Mamadou Igor DIARRA, ancien ministre de l’Économie et des Finances, cité dans une procédure désormais conduite sous un cadre procédural rénové.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un dossier ancien, une procédure nouvelle<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les faits reprochés remontent à 2014–2015, période au cours de laquelle l’État malien a conclu plusieurs marchés d’armement, notamment avec la société sud-africaine Paramount Group, pour un montant global estimé à plusieurs dizaines de milliards de francs CFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toutefois, la poursuite judiciaire engagée aujourd’hui obéit exclusivement aux règles du nouveau CPP, entré en vigueur après la réforme profonde de la procédure pénale malienne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Compétence juridictionnelle clairement établie<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Conformément au nouveau Code, l’affaire est instruite et jugée par le Pôle national économique et financier, juridiction spécialisée compétente pour les infractions complexes liées aux finances publiques, à la corruption et aux atteintes aux biens de l’État.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le nouveau CPP renforce : la spécialisation des magistrats, la collégialité des décisions, et la traçabilité des actes de procédure.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Statut procédural de Mamadou Igor DIARRA</span></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce cadre, Mamadou Igor DIARRA est poursuivi en qualité d’inculpé, notamment pour : atteinte aux biens publics, faux et usage de faux, complicité, infractions prévues par le Code pénal, mais mises en mouvement selon les règles du nouveau CPP.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Code garantit à l’intéressé : la présomption d’innocence, le droit à la défense, l’assistance d’un conseil, et le principe du contradictoire, y compris en cas de poursuites engagées en son absence. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Procédure en l’absence de l’accusé</span></span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Le nouveau CPP encadre strictement les situations où un inculpé se trouve hors du territoire national. Ainsi : la juridiction peut constater l’absence, ordonner, le cas échéant, des mandats d’arrêt, y compris internationaux, et poursuivre la procédure sans jugement définitif, tant que les conditions légales de comparution ne sont pas réunies.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette approche vise à éviter l’impunité, tout en respectant les droits fondamentaux de la défense.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span></span></span><span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Rupture avec l’ancienne pratique</span></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Contrairement à l’ancien Code, le nouveau CPP : limite les procédures excessivement longues, encadre plus strictement la détention provisoire, renforce le contrôle du juge sur l’enquête, et impose une motivation plus rigoureuse des décisions judiciaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans l’affaire Paramount, cela se traduit par une instruction structurée, des audiences publiques et une meilleure lisibilité pour l’opinion nationale. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un procès à forte portée institutionnelle</span></span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà du cas personnel de Mamadou Igor DIARRA, ce dossier constitue un test grandeur nature du nouveau Code de procédure pénale, dans une affaire mêlant : finances publiques, défense nationale, anciens hauts responsables de l’État. Il s’inscrit dans une dynamique de redevabilité des gestionnaires publics, sans préjuger de l’issue judiciaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En définitive</span></i></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">, L’affaire Paramount, examinée à la lumière du nouveau CPP, illustre la volonté des autorités judiciaires maliennes de rompre avec les pratiques procédurales du passé, en garantissant à la fois l’efficacité de la poursuite pénale et le respect des droits fondamentaux. Mamadou Igor DIARRA demeure, à ce stade, un inculpé présumé innocent, jusqu’à toute décision définitive rendue par une juridiction compétente.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">             </span><span style="mso-spacerun: yes;">                                                                                  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">    </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Mohamed Abdéramane SOGODOGO.<o:p></o:p></b></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Procès affaire Paramount : L&amp;apos;ancien directeur administratif et financier du ministère chargé de la Défense à la barre</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-affaire-paramount-lancien-directeur-administratif-et-financier-du-ministere-charge-de-la-defense-a-la-barre-3112653.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans ce procès, les mis en cause sont poursuivis pour détournement de 11 milliards de Fcfa dans la gestion d&#039;un marché conclu en 2015 entre notre pays et la Société sud-africaine Paramount Group. Ce marché était destiné à fournir des équipements militaires dont des maraudeurs blindés ]]></description>
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<pubDate>Wed, 31 Dec 2025 09:48:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span dir="auto">Ouvert le 22 décembre dernier, le procès dans l'affaire Paramount s'est poursuivi, hier à la Cour d'appel de Bamako, devant la chambre criminelle spécialisée du Pôle national économique et financier. C'est l'ancien directeur administratif et financier (Daf) du ministère de la Défense et des Anciens Combattants d'alors, le Colonel-major Abdoul Wahab Touré, qui a comparé à la barre. Ce dernier est accusé d'être complice avec le ministre chargé de la Défense de l'époque dans le détournement de 11 milliards de Fcfa dans la gestion du marché conclu en 2015 entre le Mali et la Société sud-africaine « Paramount Group » concernant la fourniture des équipements militaires dont les maraudeurs blindés.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span dir="auto">Le président de la chambre criminelle du Pôle national économique et financier, Samba Tamboura, a demandé à l'accusé pourquoi il y a eu le paiement avant la livraison ? Il a également voulu savoir si un contrat doit déroger aux lois nationales, notamment les règles de la comptabilité publique qui impliquent le paiement après la livraison. D'après Samba Tamboura, pour qu'un contrat soit régulièrement valable, il devrait qu'il soit conforme aux dispositions préétablies. «Est-ce qu'il est prévu par une disposition nationale, que le paiement doit intervenir avant la livraison ?», a-t-il insisté.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span dir="auto">En réponse, le colonel-major Abdoul Wahab Touré a déclaré ne pas avoir connaissance de ce texte. Il a cependant affirmé que les clauses prévoyaient dans le contrat avec le Groupe Paramount qu'il y avait « le paiement avant la livraison ». « Le contrat, c'est la loi des parties », a-t-il souligné. L'ancien directeur administratif et financier du ministère en charge de la Défense dira que ce contrat déroge aux règles des marchés publics, ajoutant qu'il a été signé sous le sceau du secret défense. Abdoul Wahab Touré a signalé que pour tous les contrats d'armement auxquels il a assisté de 2000 à 2017, les livraisons ont été faites après le paiement par l'État malien. «Aucun vendeur d'armements n'acceptera de livrer avant le paiement», a-t-il ajouté.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span dir="auto">Le président de la chambre criminelle du Pôle et le parquet se sont également intéressés au retard pris dans l'exécution du contrat, occasionnant des conséquences pour l'État. En retour, Abdoul Wahab Touré a justifié cette situation par la non disponibilité des ressources budgétaires. « Le retard est dû à nous-mêmes », at-il reconnu, déclaré avoir attiré l'attention du ministre chargé de la Défense d'alors sur cette situation. Il a ensuite affirmé que le partenaire sud-africain a renoncé à la pénalité qui s'élevait à plus d'un milliard de FCFA. </span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">«Sur les 11 milliards de Fcfa, il a été dit que les 8 milliards ont été justifiés. S'agissant du reste de 3 milliards de Fcfa, Paramount avait écrit à l'Etat malien pour lui dire qu'il a cette somme avec lui», a déclaré la défense. «Par conséquent, on veut savoir où se trouve les 11 milliards de Fcfa qu'on leur reproche d'avoir détournés. Comment ont-ils détourné quelque chose qui est déjà justifié ? », s'est entouré Me Ladji Touré.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">À noter qu'au total, 18 personnalités de notre pays sont concernées par cette affaire dont des anciens responsables civils de haut niveau et des officiers supérieurs des Forces armées maliennes.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Bembablin DOUMBIA</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Côte d’Ivoire : Mahamadou Gassama renvoyé devant le tribunal correctionnel d’Abidjan</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/cote-divoire-mahamadou-gassama-renvoye-devant-le-tribunal-correctionnel-dabidjan-3112638.html</link>
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<description><![CDATA[ Mahamadou Gassama a été officiellement renvoyé devant le tribunal correctionnel d’Abidjan. L’information a été rendue publique par son avocat, Maître Mamadou Ismaïla Konaté, dans un communiqué daté du 30 décembre 2025. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 30 Dec 2025 15:26:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">En rendant son ordonnance, le juge d’instruction a clos la phase d’instruction, ouvrant ainsi la voie à un éventuel procès. « La défense dispose désormais des voies de recours prévues par la loi », a indiqué Me Konaté. Membre du Conseil national de la Transition (CNT) au Mali, Mahamadou Hawa Gassama a été arrêté en juillet dernier à l’aéroport international d’Abidjan alors qu’il s’apprêtait à regagner Bamako.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Mahamadou Gassama est poursuivi pour deux chefs d’accusation. Le premier concerne une offense au chef de l’État. Le second porte sur la diffusion d’expressions outrageantes par internet, conformément à l’article 387 du Code pénal ivoirien, relatif aux propos insultants diffusés sur les réseaux sociaux ou par tout système informatique.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Placé sous mandat de dépôt depuis le 2 juillet 2025 et détenu à la MACA (Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan), la date du procès de Mahamadou Hawa Gassama n’est pas encore officiellement fixée.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Mamadou TOGOLA / maliweb.net<o:p></o:p></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Justice : le dossier Moussa Mara sera jugé en appel le 19 janvier 2026</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/justice-le-dossier-moussa-mara-sera-juge-en-appel-le-19-janvier-2026-3112627.html</link>
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<description><![CDATA[ La Cour d’appel de Bamako examinera le 19 janvier 2026 le dossier en appel de l’ancien Premier ministre malien Moussa Mara. Son avocat Me Mountaga Tall l’a annoncé, ce lundi 29 décembre. Cette audience fait suite à la condamnation en première instance de l’ancien chef du gouvernement à deux ans de prison, dont un an ferme, fin octobre 2025. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 30 Dec 2025 09:02:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Le 27 octobre 2025, le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité de Bamako a reconnu Moussa Mara coupable des chefs d’« atteinte au crédit de l’État » et d’« opposition à l’autorité légitime ». La peine prononcée correspondait aux réquisitions du parquet et incluait également une amende de 500 000 francs CFA et un franc symbolique de dommages et intérêts à l’État.<o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Cette condamnation trouve son origine dans une publication sur le réseau social X (anciennement Twitter), datée du 4 juillet 2025. Moussa Mara y avait exprimé sa « solidarité indéfectible » envers des « prisonniers d’opinion » qu’il avait visités. Il avait écrit : « Tant que la nuit durera, le soleil apparaîtra évidemment ! Nous lutterons par tous les moyens pour que cela arrive au plus vite ! ». <o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">Arrêté le 1er août, il est resté en détention depuis son incarcération. Moussa doit en principe recouvrer la liberté fin janvier 2026. <o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Mamadou TOGOLA<o:p></o:p></b></p>
<p class="MsoNormal"><o:p> </o:p></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Poursuites contre deux membres du CNT : quand la justice met fin à sa propre procédure</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/poursuites-contre-deux-membres-du-cnt-quand-la-justice-met-fin-a-sa-propre-procedure-3112626.html</link>
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<description><![CDATA[ L’affaire opposant des partis politiques dissous à deux membres du Conseil national de Transition (CNT) a connu, ce lundi 29 décembre, un rebondissement aussi inattendu que troublant. La procédure a été purement et simplement abandonnée par le tribunal lui-même, sur la base de motifs qu’il avait pourtant créés. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 30 Dec 2025 09:00:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 14pt;">Une jurisprudence désormais actée au Mali ? Tout est parti d’injures et de menaces publiques proférées par voie électronique. Les faits, jugés suffisamment graves, ont conduit au dépôt d’une plainte contre les deux membres du CNT, <i style="mso-bidi-font-style: normal;">« lesquels ne bénéficient d’aucune immunité parlementaire »,</i> a rappelé Me Mountaga Tall, avocat des plaignants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 14pt;">Pourtant, « cette plainte est restée bloquée, sans justification légale ni explication officielle », a fait remarquer l’avocat dans un communiqué publié ce lundi soir. Face à cette inertie, les conseils des plaignants ont choisi la voie de la citation directe, une procédure prévue par la loi pour contourner les entraves injustifiées. L’affaire a ainsi été enrôlée et appelée à l’audience du 2 octobre 2025.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 14pt;">À cette audience, le tribunal a pris deux décisions majeures : il a fixé une consignation exceptionnellement élevée de <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">5 500 000 FCFA</span>, dûment acquittée, puis ordonné un renvoi souverain de l’affaire au <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">27 novembre 2025</span>. Cette date, consignée dans le plumitif d’audience — seul document faisant foi — engageait juridiquement le tribunal.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 14pt;">« Il est utile de rappeler que la fixation des renvois relève exclusivement de la juridiction. Ni les parties ni leurs conseils n’ont la moindre influence sur ces décisions », a souligné Me Tall dans son communiqué, qu’il a pris le soin de traduire en bambara afin d’informer et de prendre à témoin le peuple malien sur ce qui se trame.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 14pt;">Contre toute attente, s’est indigné l’avocat, le <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">29 décembre 2025</span>, le tribunal a estimé que le délai séparant les audiences était trop long pour permettre la poursuite de l’action. Sur ce fondement, il a décidé « d’annuler la procédure » contre <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">Bintou Coulibaly</span> et <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">Moulaye Keïta</span>, les deux membres du CNT mis en cause.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 14pt;">Une décision qui interroge profondément. Comment un tribunal peut-il se prévaloir de ses propres renvois pour éteindre une procédure régulièrement engagée ? En agissant ainsi, la juridiction semble se désavouer elle-même, au détriment des principes élémentaires de sécurité juridique et de bonne administration de la justice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 14pt;">« Faut-il en rire ou en pleurer ? », s’interroge Me Tall. Pour lui, il s’agit surtout d’un grave précédent, révélateur des obstacles persistants à l’accès équitable à la justice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 14pt;">Mais l’affaire n’est pas close. Les avocats ont annoncé un <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">appel immédiat</span>, déterminés à faire examiner cette décision par une juridiction supérieure. Au-delà de ce dossier précis, c’est une certaine idée de l’État de droit qui est en jeu. Car, rappelle Me Tall, <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">l’État de droit ne se négocie pas, il s’impose</span>.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 14pt;">« La justice doit être rendue, et elle le sera », a promis l’avocat, défenseur des libertés fondamentales et de la démocratie au Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;"><b><span style="font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-language: FR;">Mamadou TOGOLA / Maliweb.net</span></b></span><span style="font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-language: FR;"><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : ouverture du procès Paramount&#45;Embraer en absence des principaux accusés</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-ouverture-du-proces-paramount-embraer-en-absence-des-principaux-accuses-3112460.html</link>
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<description><![CDATA[ Le procès dit de « l’affaire Paramount » s’est ouvert hier lundi à Bamako, devant la chambre criminelle de la Cour suprême du Mali. Sur les dix-huit accusés inculpés dans ce dossier, treize étaient présents à l’ouverture de cette première journée d’audience. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 23 Dec 2025 10:50:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette procédure judiciaire vise à faire toute la lumière sur la destination de près de 30 milliards de FCFA investis dans l’acquisition de 36 véhicules blindés de type Marauder. Mais, la première journée de ce procès a été marquée par l’absence des principaux accusés, tous sous le coup des mandats d’arrêts internationaux émis par la justice malienne. Il s’agit de l’ancien Premier ministre et ministre de l’Économie et des Finances, Dr Boubou Cissé, des anciens ministres des Finances Mamadou Igor Diarra, et de la Défense Tiéman Hubert Coulibaly, ainsi que de l’ancien directeur général de la Banque malienne de solidarité (BMS), Babaly Bah. Dès l’ouverture du procès, leur absence a été officiellement constatée par la chambre criminelle, qui a immédiatement rejeté toute tentative de représentation par des avocats. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En revanche, la défense des treize accusés présents à la barre a été acceptée par la juridiction. Ce groupe comprend neuf officiers supérieurs de l’armée, dont plusieurs généraux. Certains étaient placés sous contrôle judiciaire, tandis que d’autres se trouvent en détention provisoire. Parmi eux figurent le général Moussa Bemba Keïta, ancien chef d’état-major général des armées et ex-ministre de la Sécurité, le général de brigade Moustapha Drabo, ancien directeur du Matériel, des Hydrocarbures et du Transport des armées, le colonel-major Nouhoum Dabitao, ex-directeur du Commissariat des armées, ainsi que le colonel Abdoul Wahab Touré, ancien directeur des Finances du ministère de la Défense. À ces officiers s’ajoutent plusieurs cadres financiers de l’administration malienne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tous les accusés sont poursuivis pour des faits qualifiés de « crimes de faux et usage de faux, atteinte aux biens publics et complicité de ces infractions », en lien avec le marché public dit « Paramount ». Ce marché, estimé à environ 30 milliards de FCFA, soit près de 60 millions de dollars, portait sur l’acquisition de véhicules blindés Marauder et d’autres équipements destinés aux Forces armées maliennes. Selon les éléments du dossier, une part importante du matériel n’aurait jamais été livrée malgré les décaissements effectués, ce qui alimente les soupçons de malversations. Des sources proches du dossier estiment toutefois que la procédure de passation du marché s’est déroulée conformément aux règles en vigueur, mais que la livraison des équipements demeure partiellement inachevée depuis près d’une décennie. À ce jour, les Forces armées maliennes n’auraient reçu que huit véhicules blindés Marauder sur les trente-six initialement commandés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Renouveau de la justice au Mali : Vers la création d&amp;apos;un Pôle judiciaire foncier pour rationaliser le traitement des affaires foncières</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/renouveau-de-la-justice-au-mali-vers-la-creation-dun-pole-judiciaire-foncier-pour-rationaliser-le-traitement-des-affaires-foncieres-3112334.html</link>
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<description><![CDATA[ Le mardi 16 décembre 2025, la salle de conférences du ministère de la Justice et des Droits de l&#039;Homme a abrité la cérémonie d&#039;ouverture de l&#039;atelier de consultation consacré aux avant-projets de textes relatifs à la création du futur Pôle judiciaire foncier. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 20 Dec 2025 02:10:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans notre pays, la gestion du domaine foncier devient de plus en plus une préoccupation majeure, de nature à ébranler la paix, la quiétude et la cohésion sociale", a déclaré le secrétaire général du ministère, Boubacar Sidiki Diarrah, dans son discours d'ouverture. Cet atelier vise à favoriser le dialogue et à enrichir les textes en cours d'élaboration. Il a réuni de nombreuses personnalités, notamment des représentants des départements ministériels, des directeurs de services centraux, le gouverneur de la région de Ségou, ainsi que des représentants des gouverneurs du district de Bamako et de la région de Koulikoro.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les litiges fonciers représentent aujourd'hui près de 40 % des affaires portées devant les juridictions de l'ordre judiciaire et jusqu'à 90 % devant celles de l'ordre administratif. Cette situation engendre une série de dysfonctionnements : gestion morcelée et peu coordonnée des dossiers, multiplicité des intervenants, lenteur des procédures, conflits entre les systèmes coutumiers, administratifs et judiciaires, absence de spécialisation des acteurs, ainsi que des décisions judiciaires parfois contradictoires. Le Pôle judiciaire foncier, actuellement en cours de structuration, se veut une réponse appropriée à ces défis. Doté de compétences civiles, administratives et pénales, il ambitionne de rationaliser le traitement des affaires foncières, d'unifier l'action des acteurs judiciaires concernés et de simplifier les procédures. Il s'agit d'une réforme attendue, destinée à restaurer la confiance dans la justice foncière et à renforcer durablement la cohésion sociale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : une enquête judiciaire pour &amp;quot;des faits graves&amp;quot; ouverte contre le français Yann Vezilier</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-une-enquete-judiciaire-pour-des-faits-graves-ouverte-contre-le-francais-yann-vezilier-3112250.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Procureur général près la Cour d’appel de Bamako a rendu public un communiqué, hier mardi,  informant l’opinion nationale et internationale de faits jugés graves, portés à la connaissance de la justice malienne. Ces faits impliqueraient le lieutenant-colonel Yann Christian Bernard Vezilier, de nationalité française. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 17 Dec 2025 07:55:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon les autorités judiciaires, les agissements présumés évoqués dans le communiqué sont de nature à porter atteinte à la sûreté de l’État, à la stabilité des institutions de la République ainsi qu’à la souveraineté nationale. Au regard de la gravité des soupçons, le dossier a été confié au pôle judiciaire spécialisé dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée, compétent pour traiter ce type d’affaires sensibles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Procureur général a tenu à rassurer la population sur le fait que l’enquête en cours sera menée avec rigueur et professionnalisme, dans le strict respect de l’État de droit, des droits de la défense et des libertés fondamentales consacrées par les textes en vigueur. Il a également souligné que toutes les responsabilités, quelles qu’elles soient, seront établies à l’issue des investigations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans son communiqué, le chef du parquet général a rappelé que le Mali est un État souverain, et que toute tentative de déstabilisation des institutions républicaines ou d’atteinte à la sécurité nationale est passible des sanctions prévues par la loi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un appel au calme, à la retenue et au respect des lois de la République a été lancé à l’endroit de l’ensemble des citoyens par le procureur général. Lequel a réaffirmé l'engagement de la justice à agir en toute indépendance et impartialité, au nom de la défense de l’intérêt général et de la préservation de la paix sociale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali/question de droit : comprendre le déferlement, étape cruciale entre police et parquet.</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/maliquestion-de-droit-comprendre-le-deferlement-etape-cruciale-entre-police-et-parquet-3112165.html</link>
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<description><![CDATA[ Peu connu du grand public mais essentiel au fonctionnement de la justice pénale, le déferlement constitue une étape charnière entre l’enquête policière et la procédure judiciaire, ce mécanisme encadré par le Code de procédure pénale permet de garantir à la fois l’efficacité des poursuites et la protection des droits des personnes interpellées. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Dec 2025 12:10:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une transmission formelle du dossier au procureur<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le déferlement intervient à l’issue de la garde à vue, lorsque les officiers de police judiciaire estiment disposer d’éléments suffisants pour justifier la poursuite d’un suspect.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À ce stade, la personne interpellée est conduite physiquement devant le procureur de la République, accompagnée du dossier d’enquête, des procès-verbaux d’audition, ainsi que de tout élément de preuve recueilli.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette présentation directe vise à permettre au magistrat d’apprécier librement la suite à donner : classement sans suite, libération du suspect, convocation ultérieure, ouverture d’une information judiciaire, mandat de dépôt en cas de détention provisoire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Un acte encadré pour protéger les libertés</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si le déferlement joue un rôle déterminant dans la mise en mouvement de l’action publique, il est strictement soumis au contrôle des délais de garde à vue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La loi malienne limite celle-ci, selon les cas, à 48 heures peut-être prolonge de 24h sur autorisation écrite du procureur de la République ou du juge d'instruction s'il existe des indices graves et concordants justifiant la poursuite de l'enquête sauf dérogations particulières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le procureur doit vérifier, que la garde à vue n’a pas excédé la durée légale, que les droits du suspect ont été respectés (assistance d’un avocat, information sur les faits reprochés), que les conditions d’interpellation n’ont pas violé les libertés fondamentales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un moment décisif pour les droits de la défense<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une fois déféré, le mis en cause peut être entendu par le procureur ou présenté devant un juge d’instruction.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est également à ce stade que son avocat peut contester la régularité de la procédure, notamment en cas de violation des droits durant la garde à vue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour de nombreux praticiens du droit, le déferlement est ainsi un « filtre » essentiel, permettant d’éviter des poursuites injustifiées ou basées sur des actes irréguliers.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un outil de régulation dans un système judiciaire sous pression<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’heure où la justice fait face à une augmentation des affaires pénales, le déferlement apparaît comme un instrument nécessaire pour assurer la cohérence du traitement judiciaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il constitue un point d’équilibre entre les impératifs de sécurité publique et le respect des libertés individuelles, dans un contexte où la confiance du public dans l’institution judiciaire reste un défi permanent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">                                                                                                    </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mohamed Abdéramane SOGODOGO<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali :  Des anciens ministres de finances, de la défense et des généraux bientôt devant les juges dans l’affaire Paramount</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-des-anciens-ministres-de-finances-de-la-defense-et-des-generaux-bientot-devant-juges-dans-laffaire-paramount-3111955.html</link>
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<description><![CDATA[ Le procès dit « affaire Paramount » sera bientôt jugé par la justice malienne. L’ouverture du procès prévu 22 décembre 2025 concerne :  un ancien Premier ministre, d’anciens ministres de l’Économie et des Finances, de la Défense, (tous en exil), des généraux et un banquier à la retraite. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 09 Dec 2025 07:36:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La justice cherche à élucider la destination de 30 milliards de FCFA investis dans l’acquisition de 36 véhicules blindés Marauder. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La dernière semaine de ce mois sera marquée par l’ouverture d’un procès majeur impliquant plusieurs hautes personnalités du régime du défunt Président Ibrahim Boubacar Keïta. Il s’agit du dossier portant sur l’acquisition de 36 véhicules blindés Marauder via la société d’armement sud-africaine Paramount, pour un montant de 30 milliards de FCFA. Cette affaire, enrôlée par la Chambre d’accusation de la Cour suprême le 18 septembre 2025, a été renvoyée devant la Chambre criminelle du Pôle national économique et financier du Tribunal de la Commune III de Bamako. Au terme de l’audience, dix-sept personnalités de premier plan ont été inculpées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parmi elles figurent : l’ancien Premier ministre et ministre des Finances Dr Boubou Cissé, visé par un mandat d’arrêt international, deux autres anciens ministres des Finances, Mamadou Igor Diarra, et de la Défense, Tiéman Hubert Coulibaly, tous deux également sous mandat d’arrêt international. L’ancien directeur général de la Banque malienne de solidarité, Babaly Bah, également poursuivi. Tous contestent les accusations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le deuxième groupe d’accusés est composé de neuf officiers supérieurs de l’armée, dont plusieurs généraux. Certains sont placés sous contrôle judiciaire, d’autres en détention provisoire, parmi lesquels : le général Moussa Bemba Keïta, ancien chef d’État-major général et ex-ministre de la Sécurité, le général de brigade Moustapha Drabo, ex-directeur du Matériel, des Hydrocarbures et du Transport des armées. Le colonel-major Nouhoum Dabitao, ancien directeur du Commissariat des armées. Le colonel Abdoul Wahab Touré, ex-directeur des finances du ministère de la Défense, est également mis en cause.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un communiqué publié en juillet 2022, le Procureur général près la Cour suprême avait informé l’opinion nationale et internationale de l’ouverture par la Chambre d’instruction de la Cour suprême d’une information judiciaire sur des faits qualifiés de « crime de faux et d’usage de faux, atteinte aux biens publics et complicité de ces infractions » en lien avec le marché public dit « Paramount ». Ce dossier s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Loi d’orientation et de programmation militaire ainsi que de la Loi de programmation pour la sécurité intérieure.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce marché, évalué à environ 30 milliards de FCFA (60 millions de dollars), portait sur l’acquisition de véhicules blindés Marauder et d’autres équipements destinés aux Forces armées maliennes. Selon le dossier, une partie importante du matériel n’a jamais été livrée malgré les décaissements effectués, d’où les soupçons de malversations. Des sources introduites estiment cependant que la procédure de passation du marché s’est déroulée dans les règles, mais que la livraison des engins reste partiellement en souffrance depuis une dizaine d’années. À ce jour, les Forces armées maliennes n’auraient reçu que 8 véhicules blindés Marauder sur les 36 initialement commandés. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A suivre... <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le ministre Mamoudou Kassogue tient sa promesse : 234 ordinateurs offerts aux auditeurs de justice et aux greffiers en chef stagiaires</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/le-ministre-mamoudou-kassogue-tient-sa-promesse-234-ordinateurs-offerts-aux-auditeurs-de-justice-et-aux-greffiers-en-chef-stagiaires-3111620.html</link>
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<description><![CDATA[ L&#039;Institut national de formation judiciaire &quot;Maître Demba Diallo&quot; (INFJ) a accueilli le jeudi 20 novembre 2025 une cérémonie de remise d&#039;équipements informatiques et didactiques à la promotion 2025-2027 des auditeurs de justice et des greffiers en chef stagiaires. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 29 Nov 2025 07:01:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Premier à prendre la parole, le directeur général de l'INFJ, Dr. Toubaye Koné, a rappelé l'engagement formulé le 30 janvier 2025 par le ministre lors de la rentrée de la promotion : doter chaque auditeur et chaque greffier en chef stagiaire d'un ordinateur portable. "Cette promesse se réalise aujourd'hui, sous vos yeux, grâce à la remise de 234 ordinateurs, accompagnés de codes juridiques essentiels", a déclaré le directeur, avant de détailler les dotations : un ordinateur complet pour chaque stagiaire, un Code pénal et un Code de procédure pénale remis individuellement, dix ouvrages spécialisés destinés à la bibliothèque et vingt recueils actualisés de circulaires du ministère.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le directeur Toubaye Koné a salué une action qui s'inscrit "dans la continuité d'un effort amorcé depuis plusieurs années", rappelant que la promotion précédente avait déjà bénéficié d'un appui similaire. "L'ordinateur n'est plus un accessoire : il est l'outil central de la nouvelle maquette pédagogique", a-t-il insisté, soulignant l'importance de la compétence numérique dans la formation des futurs magistrats et greffiers. Avant l'intervention du ministre Kassogué, les représentants des auditeurs de justice et des greffiers en chef stagiaires ont tour à tour exprimé leur reconnaissance au département et à l'INFJ pour ces équipements. Ils ont salué "un geste qui dépasse la simple dotation matérielle" et ont promis de faire "un usage responsable, éthique et soutenu" des outils reçus, indispensables à la recherche juridique, à la rédaction des actes judiciaires et à l'apprentissage des nouvelles exigences numériques de la justice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A l'ouverture de son intervention, le garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, s'est incliné devant la mémoire d'Idrissa Arizo Maïga, ancien avocat général à la Cour d'appel de Bamako, décédé la veille, et a fait observer une minute de silence en hommage. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a replacé la cérémonie dans un contexte plus large : celui des réformes profondes engagées depuis plusieurs années. Recrutements massifs, renforcement des capacités humaines, amélioration des infrastructures… autant d'efforts visant à doter le pays "d'une nouvelle génération d'acteurs judiciaires techniquement qualifiés et moralement intègres".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ministre Mamoudou Kassogué a rappelé qu'à son époque, "la mallette de l'auditeur de justice" se limitait à quelques documents difficiles d'accès. "Le rêve d'hier est devenu réalité aujourd'hui", a-t-il affirmé, saluant les progrès spectaculaires de l'Institut.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour le ministre, ces dotations ne sont ni un luxe, ni une faveur, mais "une nécessité absolue" dans un contexte de refondation de la justice malienne. L'ordinateur et les outils remis constituent désormais, selon lui, la base incontournable du travail judiciaire moderne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ministre Kassogué a également tenu à saluer les "progrès historiques" réalisés à l'INFJ sous la direction de Dr. Toubaye Koné, dont il a loué "l'engagement, la vision et le travail acharné". Il a rendu hommage au personnel enseignant, "souvent mobilisé dans des conditions difficiles", mais toujours porté par le sens du devoir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En clôturant la cérémonie, Mamoudou Kassogué a renouvelé son engagement personnel à soutenir l'INFJ aussi longtemps qu'il aura la responsabilité du département. "Rien ne sera épargné pour garantir une formation initiale et continue à la hauteur des ambitions de la justice émergente", a-t-il assuré. <o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire Ras Bath et Tata Rose : la défense dénonce des « accusations fantaisistes » et requiert la liberté</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaire-ras-bath-et-tata-rose-la-defense-denonce-des-accusations-fantaisistes-et-requiert-la-liberte-3111555.html</link>
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<description><![CDATA[ Le procès en appel du chroniqueur Mohamed Youssouf Bathily, alias « Ras Bath », et de la militante contre la vie chère, Rokia Doumbia, dite « Tata Rose », s’est tenu ce mardi 25 novembre 2025 devant la chambre d’accusation de la Cour d’appel de Bamako. Les avocats ont plaidé le « non-lieu ». L’affaire a été mise en délibéré pour le 16 décembre prochain. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 26 Nov 2025 07:46:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le dossier Ras Bath–Tata Rose est devenu un véritable feuilleton judiciaire depuis trois ans. Initialement poursuivis par le procureur de la commune IV, les deux accusés ont vu leur affaire transférée au tribunal de la cybercriminalité, avant d’atterrir finalement devant la Cour d’appel de Bamako.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon Me Kassim Tapo, l’un de leurs avocats, les juges avaient considéré qu’il existait des éléments constitutifs de crimes lors du premier procès et avaient décidé de renvoyer le dossier devant la chambre d’accusation pour reprise de l’instruction. « Nous avions demandé un non-lieu devant le juge parce que les faits pour lesquels ils sont poursuivis ont déjà été jugés », a-t-il déclaré à sa sortie d’audience.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ras Bath avait, en effet, été condamné à 18 mois de prison, dont 9 mois avec sursis, pour « simulation d’infraction ». Quant à Tata Rose, sa condamnation à un an de prison pour « offense au Chef de l’État » et « incitation à la révolte » avait été annulée en appel. « Les deux décisions sont définitives faute de pourvoi », rappelle Me Tapo.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour l’avocat, les faits reprochés dans cette nouvelle procédure sont exactement les mêmes, mais requalifiés, ce qui maintient ses clients en détention. Cette fois, ils sont poursuivis pour « association de malfaiteurs, atteinte au crédit de l’État, crimes à caractère religieux, régionaliste et raciste ». À ce sujet, Me Tapo dénonce : « Ça fait sourire, mais c’est très grave, parce que ce sont des gens qui sont en prison depuis trois ans pour des accusations fantaisistes qui n’existent pas. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Concernant le délibéré du 16 décembre, Me Tapo se dit confiant, d’autant que le procureur général n’a pas requis de nouvelle peine et a indiqué s’en remettre à la justice pour dire le droit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mamadou TOGOLA/maliweb.net<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Justice :  le procès pour « association de malfaiteurs… » de Ras Bath s’ouvre ce mardi à la Cour d’Appel de Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/justice-le-proces-pour-association-de-malfaiteurs-de-ras-bath-souvre-ce-mardi-a-la-cour-dappel-de-bamako-3111472.html</link>
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<description><![CDATA[ En prison depuis plus de deux ans, le Chroniqueur de l’émission « grand dossier » et porte -parle du Collectif pour la défense de la République (CDR) Mohamed Youssouf Bathily doit comparaître ce mardi à la Cour d’Appel de Bamako. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 24 Nov 2025 09:46:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il devrait répondre aux chefs d’accusations « association de malfaiteurs, atteinte au crédit de l’Etat pris dans sa gouvernance judiciaire et politique ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tous les regards seront tournés vers la Cour d’Appel de Bamako ce mardi 25 novembre pour le procès dit « d’association de malfaiteurs, atteinte au crédit de l’Etat pris dans sa gouvernance judiciaire et politique » auxquels le leader du Collectif pour la Défense de la République Ras Bath devrait répondre. Ce leader d’opinion, à peine acquitté des faits de « simulation d’infractions » en début juillet 2023, a été inculpé pour les chefs d’accusations susmentionnés par un juge d’instruction de la Cour d’appel de Bamako.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Après plus de deux ans de détention préventive dans la prison de Koulikoro, puis dans celle de Kénioroba, Ras Bath devrait faire face à la justice de son pays pour se défendre contre les accusations qu’on lui reproche. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avant son incarcération dans les premières années de la transition en cours au Mali, Ras s’était montre très critique aux ténors du double coups d’Etat d’aout 2020 et mai 2021 dans ses différentes sorties médiatiques. C’est ainsi lors d’une de ses sorties médiatiques, il avait qualifié la mort de l’ancien premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga « d’assassinat ».<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Ce fut le début ses déboires judiciaires du leader du Collectif pour la Défense de République qui fut inculpé « simulation d’infractions ». Malgré son acquittement dans ce premier procès grâce une belle plaidoirie de son avocat Me Kassoum Tapo, Ras Bath a été emprisonné depuis le 11 juillet 2023 jusqu’à ce jour sans obtenir une liberté provisoire. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Idrissa Arizo Maïga : Une figure éminente de la justice malienne tire sa révérence</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/idrissa-arizo-maiga-une-figure-eminente-de-la-justice-malienne-tire-sa-reverence-3111332.html</link>
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<description><![CDATA[ Un magistrat de renom vient de tirer sa révérence. Il s&#039;agit d&#039;Idrissa Arizo Maïga, ancien procureur général près la Cour d&#039;appel de Bamako, originaire du village de Tondibi, dans la Commune de Taboye. Son décès, survenu dans la nuit du 19 novembre, est une perte énorme pour notre justice et pour la Nation en général. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 20 Nov 2025 08:58:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Magistrat d'exception, homme de principe et serviteur loyal de l'État, il a consacré toute sa vie à la justice, à l'équité et au respect de l'état de droit. Son parcours remarquable, empreint de rigueur, de discrétion et d'un sens profond de la responsabilité, a durablement marqué notre système judiciaire.</span><br data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span dir="auto">En qualité de procureur général près de la Cour d'appel de Bamako, il a joué un rôle déterminant dans la préservation de l'équilibre institutionnel, la protection des libertés publiques et le maintien de l'ordre républicain. Sa droiture, son intégrité et son sens élevé de la justice demeureront un exemple pour les générations futures de magistrats.</span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span dir="auto">L'ancien ministre de la Justice, Maître Malick Coulibaly, a indiqué sur sa page Facebook que c'est avec une infinie tristesse qu'il a appris le rappel à Allah de l'immense magistrat Idrissa Arizo Maïga. « Techniquement et moralement irréprochable, Idrissa Arizo a d'office acquis mon estime par l'estime que lui portaient Daniel A.</span></p>
<p><span dir="auto">Tessougué et Mohamed Sidda Dicko», a témoigné Malick Coulibaly, qui dit se souvenir que Daniel Tessougué avait fait de la nomination de Arizo comme Avocat général, la condition sine qua non de sa propre nomination comme Procureur général. L'histoire retiendra les merveilles accomplies par ce duo à la tête du parquet général près de la Cour d'appel de Bamako», a souligné l'ancien ministre en charge de la Justice, avant d'exprimer sa très profonde compassion et ses condoléances les plus émues à sa famille éprouvée.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Souleymane SIDIBE</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali / question de droit : escroquerie et abus de confiance, l’autre crise qui secoue la société</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-question-de-droit-escroquerie-et-abus-de-confiance-lautre-crise-qui-secoue-la-societe-3111267.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans les commissariats comme dans les tribunaux, les dossiers liés à l’escroquerie et à l’abus de confiance se multiplient. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 17 Nov 2025 14:51:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qu’il s’agisse de ventes fictives, de détournements de fonds, de promesses d’emploi imaginaires ou de cyber-fraudes, ces pratiques touchent désormais toutes les couches de la société et fragilisent une économie déjà éprouvée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un phénomène en croissance constante<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon plusieurs sources judiciaires et officiers de police judiciaire, les affaires d’escroquerie figurent aujourd'hui parmi les plaintes les plus fréquentes. Cette hausse s’explique par une combinaison de facteurs : chômage élevé, méfiance croissante envers le système bancaire, transformation numérique rapide, et absence de culture juridique au sein de la population.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Nous recevons chaque jour des cas d’escroquerie, parfois très sophistiqués, parfois très simples. Les victimes sont souvent des personnes vulnérables ou mal informées », confie un officier de police judiciaire stagiaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des méthodes variées, mais un même objectif : tromper pour tirer profit<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au Mali, deux notions sont souvent confondues mais distinctes :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’escroquerie consiste à obtenir un bien ou un avantage par manœuvres frauduleuses (faux documents, mensonges structurés, mises en scène).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’abus de confiance, lui, intervient lorsqu’une personne détourne un bien ou de l’argent qui lui a été légitimement confié.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Exemples fréquents, faux projets immobiliers ou ventes de terrains en double, détournements dans les tontines et associations, arnaques liées aux transferts mobile money, intermédiaires fictifs promettant des visas, bourses ou recrutements, escroqueries en ligne via Facebook, WhatsApp ou TikTok.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des conséquences économiques et sociales lourdes<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces pratiques entraînent une perte de confiance généralisée au sein de la société. Beaucoup hésitent désormais à investir, prêter de l’argent ou même collaborer sur des projets communautaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Quand une tontine s’effondre parce que la promotrice est partie avec l’argent, ce n’est pas seulement l’argent perdu. C’est la cohésion du groupe qui se brise », explique un sociologue de Bamako. Le secteur privé aussi souffre, entrepreneurs, commerçants et PME sont régulièrement victimes de partenaires indélicats, ce qui ralentit considérablement leurs activités.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un cadre juridique clair, mais peu appliqué<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Code pénal malien sanctionne sévèrement l’escroquerie et l’abus de confiance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’escroquerie peut entraîner jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et de lourdes amendes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’abus de confiance est passible de peines similaires, selon la gravité du préjudice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, certains juristes estiment que l’impunité et les règlements à l’amiable informel réduisent l’effet dissuasif de la loi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La montée des cyber-arnaques, un nouveau défi<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec l’usage du smartphone et du mobile money, les escrocs innovent. Faux comptes, usurpation d’identité, loteries fictives, chantages… Les cyber-fraudeurs ciblent surtout les jeunes et les commerçants. Les forces de l’ordre reconnaissent manquer de moyens techniques pour suivre ces réseaux souvent très mobiles et parfois basés à l’étranger.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des initiatives émergent, campagnes de sensibilisation, cellules de lutte contre la cybercriminalité, programmes éducatifs sur l’usage sécurisé du numérique. Mais pour beaucoup d’observateurs, seule une coordination nationale, associant autorités, opérateurs téléphoniques, banques et société civile, permettra de freiner durablement ce phénomène.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En somme, l’escroquerie et l’abus de confiance, longtemps considérés comme des délits marginaux, sont devenus un problème de société au Mali. La lutte est complexe mais indispensable pour restaurer la confiance, protéger les citoyens et soutenir le développement économique du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">                                                                                                          </span><span style="mso-spacerun: yes;">               </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong><span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Mohamed SOGODOGO.</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rentrée des Cours et Tribunaux 2025&#45;2026 / Le contrôle juridictionnel des finances publiques au centre des débats</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/rentree-des-cours-et-tribunaux-2025-2026-le-controle-juridictionnel-des-finances-publiques-au-centre-des-debats-3111244.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 17 Nov 2025 01:38:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sous la Haute Présidence du Président du Conseil Supérieur de la Magistrature, Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, l’audience solennelle de Rentrée des Cours et Tribunaux 2025-2026 s’est tenue, le jeudi 13 Novembre, à la Cour Suprême sous le thème : « Le contrôle juridictionnel des finances publiques : Facteur de bonne gouvernance ». C’était en présence du Premier Ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, du Président du CNT, le Général de Corps d’Armée Malick Diaw, du Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué et du Président de la Cour Suprême, Dr Fatoma Théra.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette rentrée, comme à l’accoutumée, marque le lancement officiel de l’année judiciaire. Occasion de faire le bilan de l’année écoulée et soumettre la famille judiciaire à la réflexion sur les orientations de la justice du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette cérémonie fut marquée par des interventions du Président du Conseil Supérieur de la Magistrature, Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, du Président de la Cour Suprême, Dr Fatoma Théra, du Rapporteur du thème de la Rentrée, Chienkoro Doumbia, du Procureur Général de la Cour Suprême, Mamoudou Timbo et du Bâtonnier de l’Ordre des Avocats, Me Ousmane Bouba Traoré.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Contrôle juridictionnel, gage de bonne gouvernance<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Premier à prendre la parole, le Président Dr Théra a affirmé que cette audience offre une grande opportunité aux acteurs de la justice de se retrouver. Mais également de faire une mise au point du devoir de redevabilité qui leur incombe dans les domaines d’exercice respectif. Et surtout de mener la réflexion et les échanges sur les préoccupations du moment ou des questions d’intérêt national afin de rentrer en communion avec le peuple souverain au nom duquel la justice est rendue. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parlant du thème de la rentrée, il a souligné qu’il permet de dégager un certain nombre d’interrogations. A savoir : quelle juridiction intervient ? Qui sont les justiciables ou les assujettis à ce contrôle juridictionnel ? Quelle est la procédure applicable ? Quel est l’objet et l’issue du contrôle? Et enfin quel est le lien entre le contrôle juridictionnel des finances publiques et la bonne gouvernance ? Et bien d’autres termes, comment le contrôle juridictionnel des finances publiques contribue-t-il à la bonne gouvernance ? Qu’est-ce que la bonne gouvernance ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dr Théra a indiqué qu’au cours de l’année judiciaire qui s’achève, les différentes sections judiciaires, administrative et des comptes de la Cour Suprême ont tenu des audiences régulières. Ce faisant le bilan sommaire enregistré au cours de l’année 2025 est luisant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Cour Suprême à l’avant-garde du contrôle juridictionnel<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il ressort des statistiques de l’année 2025 de la Cour Suprême, les réalisations suivantes : au niveau du Parquet général sur 972 dossiers reçus, 726 dossiers civils et 205 dossiers criminels ont été traités. Au niveau des 3 chambres civiles, à savoir sociale, criminelle et commerciale de la Section judiciaire, 1056 arrêts ont été rendus. Au niveau de la Section administrative, du 1er janvier 2025 au 3 septembre 2025, sur les 299 dossiers reçus, 265 ont été traités pour un pourcentage de 88,62%. Dans la même lancée, sur 247 recours, 213 arrêts ont été rendus durant la même période. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quant à l’Assemblée consultative restreinte de la CS, indique Dr Fatoma Théra, elle a donné 11 avis sur consultations juridiques et 41 avis sur dossiers du Conseil des ministres. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enfin, au niveau de la section des comptes, souligne le Président de la Cour Suprême, l’année 2025 a été marquée par la réalisation des activités inscrites au niveau de son Programme Annuel de Vérification (PAV), qui s’articule autour du contrôle juridictionnel et non juridictionnel. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parlant des perspectives, il a souligné que les aspirations profondes de l’institution consisteront dans la continuité à œuvrer inlassablement afin que la Cour Suprême du Mali devienne un Pôle de référence et de stabilité pour l’Etat de droit. « Dans cette dynamique, des actes essentiels ont été posés tels que l’opérationnalisation du site web et la page professionnelle de l’institution ; l’amélioration et l’aménagement du Service de Documentation et d’Etude (SDE) qui nécessite le recrutement de chercheurs et l’affectation à la Cour de juges référendaires… » a-t-il expliqué. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Bâtonnier de l’Ordre des Avocats, Me Ousmane Bouba Traoré, dans sa plaidoirie, après avoir félicité pour le choix du thème de cette Rentrée, a profité de l’occasion pour exprimer le regret du Barreau devant le faible taux de participation des Avocats aux procédures de contrôle juridictionnel devant la Section des Comptes. « Or, il faudrait bien que nous nous entendions là-dessus. L’assistance d’un avocat est toujours cruciale dans un système démocratique. Autant une société a besoin de juge pour éviter la barbarie, autant elle a besoin d’avocat pour éviter la tyrannie. L’avocat prépare la défense pour une meilleure contradiction, l’objectif étant le triomphe du droit » a souligné Me Traoré.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>L’engagement de la transition pour consolider la bonne gouvernance</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans son allocution, le 1er Magistrat du pays, le Général Assimi Goïta a estimé que le choix du thème, loin d’être fortuit, revêt une importance capitale à un moment où notre Nation fait face à des nombreux défis existentiels dans un environnement national et international hostile. « La gestion des finances publiques ne saurait être laissée au seul arbitre de l’exécutif ou des ordonnances. Elle doit être placée sous le regard vigilant du Juge, garant de la légalité et de la bonne utilisation des deniers publics » a déclaré le Chef de l’Etat. Avant de poursuivre que la pose de la 1re pierre de la future Cour des Comptes le 19 décembre 2024 et le financement sur le budget national d’un bâtiment moderne destiné à l’abriter, marque la volonté et la détermination du Mali à emprunter la voie de l’assainissement des Finances publiques et de la gouvernance vertueuse et à se conformer aux normes internationales et aux bonnes pratiques admises dans ce domaine. « La bonne gouvernance repose sur trois piliers : la transparence, la responsabilité et la sanction » a émis comme message le Président du Conseil Supérieur de la Magistrature.<span style="mso-spacerun: yes;">   </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Mariam Sissoko</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accès à une justice équitable : Plus de 400 000 personnes touchées par les activités du JUPAX en 4 ans</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/acces-a-une-justice-equitable-plus-de-400-000-personnes-touchees-par-les-activites-du-jupax-en-4-ans-3111223.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Projet d&#039;Appui à la Justice et à la Paix au Mali (JUPAX), mis en œuvre par Avocats sans frontières Canada (ASF Canada), a été officiellement clôturé le jeudi 13 novembre lors d&#039;une cérémonie à Bamako, présidée par la représentante du ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Fatoumata Siré Diakité. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 15 Nov 2025 10:16:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le projet JUPAX, lancé officiellement en 2021 pour renforcer l'accès à la justice pour les Maliens et les Maliennes et lutter efficacement contre l'impunité sur une période de quatre ans, a pris fin. La cérémonie de clôture s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités telles que le Directeur pays d’Avocats sans frontières Canada, Richard Gorman, des autorités maliennes ainsi que des responsables des organisations de la société civile partenaires du projet, pour dresser le bilan des activités réalisées. Pendant quatre ans, le JUPAX, financé par Affaires mondiales Canada, a contribué à la formation et à l'équipement de plusieurs organisations locales et de jeunes pour rendre la justice plus accessible à tous. Le JUPAX a travaillé avec 10 organisations de la société civile de défense des droits humains, permettant de toucher plus de 400 000 personnes.<b><i><o:p></o:p></i></b></span></p>
<p><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Durant sa mise en œuvre, 6 579 personnes ont été soutenues juridiquement et judiciairement dans la défense de leurs droits fondamentaux, 575 actrices et acteurs de changement ont été mobilisés pour l’égalité de genre et la lutte contre les violences basées sur le genre dans leur communauté. S’y ajoutent 127 jeunes accompagnés dans le cadre du programme de relève générationnelle en matière de défense des droits humains, 25 dossiers emblématiques portés devant les juridictions permettant la reconnaissance des droits fonciers de 800 000 victimes estimées de l’esclavage par ascendance, et 17 nouvelles dispositions intégrées dans le code pénal malien concernant l’esclavage et les violences basées sur le genre.<o:p></o:p></span></p>
<p><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon l’ancienne ministre, non moins commissaire du CNDH, Bintou Founé Samaké, les femmes et les jeunes filles en situation de vulnérabilité ont désormais les moyens, grâce au JUPAX, de connaître, de défendre et d’exercer leurs droits fondamentaux. Toujours selon elle, les bénéficiaires peuvent participer activement à la lutte contre les violences basées sur le genre et promouvoir l’inclusion sociale.<o:p></o:p></span></p>
<p><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">De son côté, la représentante du ministre de la Promotion de la Femme et de l’Enfant a souligné que les activités menées dans le cadre du JUPAX contribuent directement aux stratégies nationales de promotion de l’égalité, de l’accès à la justice et de la stabilisation sociale. Elle a également indiqué que ASF Canada a accompagné ce département dans le renforcement des compétences des acteurs publics et communautaires, l’accompagnement des survivantes de VBG et la capitalisation des bonnes pratiques pour qu’elles puissent être reproduites et étendues.<o:p></o:p></span></p>
<p><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enfin, le Directeur pays de ASF, Richard Gorman, a rappelé que le JUPAX s’inscrit en droite ligne de la Politique d’aide internationale féministe du Canada. Il a, selon lui, appuyé l’autonomisation des femmes et des filles par l’utilisation du droit et la facilitation de leur participation aux processus décisionnels. En bref, le JUPAX a permis de renforcer davantage l’accès à la justice des personnes en situation de vulnérabilité et d’offrir des moyens de lutter efficacement contre l’impunité pour les crimes les plus graves, dont les violences basées sur le genre.<o:p></o:p></span></p>
<p><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-theme-font: major-fareast; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Siaka DIAMOUTENE / Maliweb.net</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rentrée des Cours et Tribunaux : Focus sur les finances publiques</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/rentree-des-cours-et-tribunaux-focus-sur-les-finances-publiques-3111172.html</link>
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<description><![CDATA[ La rentrée 2025-2026 des Cours et Tribunaux du Mali s&#039;est déroulée ce jeudi à la Cour suprême. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 14 Nov 2025 08:24:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><span dir="auto">La cérémonie solennelle a été présidée par le Président de la Transition, le Général d'armée Assimi Goïta, également Président du Conseil supérieur de la magistrature. Le thème retenu pour cette année judiciaire s'intitule « Le contrôle juridictionnel des finances publiques, facteur de bonne gouvernance ». </span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><span dir="auto">Au cours de son intervention, le Dr Fatoma Téra, Présidente de la Cour suprême, a expliqué que la cérémonie solennelle de la rentrée judiciaire offre une grande opportunité aux acteurs de la justice de se retrouver, de faire une mise au point du devoir de redevabilité qui leur incombe dans leurs domaines d'exercice respectif. Mais aussi de magnifier la réflexion et les échanges sur les préoccupations du moment ou des questions d'intérêt national afin de rentrer en communion avec le peuple souverain au nom duquel la justice est rendue.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><img data-filename="1763069250504.jpg" data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" data-pf_rect_width="784" data-pf_rect_height="522.65625" class="pf-large-image blockImage" orig-style="null" 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<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><span dir="auto">Pour la grande famille judiciaire malienne, la thématique est parfaitement au contexte actuel. C'est ainsi, dira le rapporteur du thème, Chienkoro Doumbia, que le choix du thème se justifie non seulement par son originalité et la pertinence de sa portée académique, mais également en raison de l'actualité judiciaire marquée par les réformes en cours dans le domaine de la justice et des droits de l'Homme. « Dans un contexte marqué par la rareté des ressources et la montée des exigences des citoyens en matière de redevabilité et de transparence, le contrôle efficace des finances publiques devient un impératif », at-il fait savoir. </span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><span dir="auto">Dans son discours de lancement de la rentrée, le Président de la Transition a déclaré qu'en réglementant le contrôle juridictionnel des finances publiques au cœur de la bonne gouvernance, notre justice contribue à renforcer la confiance du peuple dans ses institutions et à consolider les fondations d'un pays prospère. Pour le Chef de l'Etat, la gestion des finances publiques ne saurait être laissée au seul arbitre de l'exécutif ou des ordonnateurs, mais qu'elle doit être placée sous le regard vigilant du juge, garant de la légalité et de la bonne utilisation des deniers publics.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Alassane Cissouma</span></strong></p>]]> </content:encoded>
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<title>Justice : Issa Kaou Djim libéré après un an passé au cachot</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/justice-issa-kaou-djim-libere-apres-un-an-passe-au-cachot-3111157.html</link>
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<description><![CDATA[ L’homme politique malien, non moins membre de l’ex-comité stratégique du M5-RFP, Issa Kaou Djim, a recouvré la liberté ce jeudi après avoir purgé une peine d’emprisonnement d’un an. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 13 Nov 2025 17:54:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il avait été condamné, le lundi 30 décembre 2024, par le pôle national spécialisé dans la lutte contre la cybercriminalité, à deux ans de prison, dont un an ferme, pour « offense commise publiquement envers un chef d’État étranger » et « injure commise par le biais d’une information ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’accusé, qui vient de passer un an derrière les barreaux, avait plaidé non coupable, réfutant les chefs d’accusation selon lesquels il aurait proféré « une offense ou une injure » contre un dirigeant étranger. Lors de son jugement, le 23 décembre 2024, Issa Kaou Djim avait précisé que les propos tenus sur les antennes d’une chaîne de télévision privée n’étaient nullement destinés au président du Burkina Faso. Pour sa défense, il était allé jusqu’à présenter, au prétoire, ses excuses au peuple burkinabè si ses déclarations avaient causé du tort à une tierce personne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour rappel, les ennuis judiciaires de Issa Kaou Djim ont commencé après son passage comme invité dans l’émission « Rendez-vous des idées » sur Joliba TV News, le dimanche 10 novembre 2024. Commentant la dernière tentative de coup d’État déjouée au Burkina Faso, il avait mis en doute les raisons avancées par les autorités burkinabè dans des termes jugés « gravissimes » par le Conseil supérieur de la communication du pays des hommes intègres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
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<title>Justice malienne : Le cap de la crédibilité et de l’efficacité amorcé</title>
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<description><![CDATA[ La  justice constitue un pilier essentiel dans toute société. Sa bonne distribution constitue un gage de paix, de stabilité, d&#039;harmonie et de cohésion. C&#039;est pourquoi depuis quelques années, les autorités de la transition ont initié un processus de refondation du secteur. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 09:22:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce long processus a abouti à la tenue à Bamako, du 30 au 31 octobre 2025, du forum national de la justice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En janvier 2025, la Friedrich Ebert Schiftung (FES), une fondation indépendante allemande, a mené son enquête d'opinion annuelle sur la gouvernance du pays dénommée "Malimètre" qui est à sa 16è édition. Il ressort des résultats de cette enquête que 3/4 des Maliens ont confiance en la justice malienne (18,3% totalement confiance et 56,8% partiellement confiance). De plus, 58,2% des personnes enquêtées souhaitent une justice transparente ; 30,1% une justice équitable, 22,7%, une justice incorruptible ;<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>21,9%, une justice impartiale sans distinction sociale. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les résultats de cette sérieuse enquête démontent à suffisance que les populations attendent beaucoup de la justice. Et les autorités en sont conscientes. C'est ce qui a fait dire au Premier ministre, lors de la cérémonie d'ouverture du forum que : "La justice est la colonne vertébrale de l’État de droit. Sans elle, il ne saurait y avoir ni paix durable, ni développement, ni cohésion sociale"<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une justice plus efficace, plus humaine et plus proche des justiciables<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Telle est l'ambition du forum ouvert le 30 octobre 2025 sous la présidence du Premier ministre. Il est l’aboutissement d’un long processus de concertations régionales tenues à Bamako, Kayes et Mopti, ayant mobilisé des centaines d’acteurs issus de toutes les composantes de la société. Ces assises ont permis de dégager plus de trois cents recommandations portant sur la gouvernance judiciaire, la déontologie, la digitalisation et l’accès équitable à la justice sur l’ensemble du territoire. Les travaux se sont articulés autour de plusieurs thématiques centrales : la restauration de la confiance entre la justice et les citoyens, l’amélioration du fonctionnement des juridictions, la gestion pénitentiaire, la promotion des droits humains et la contribution de la justice à la stabilité et à la paix durables. Ces discussions visent à jeter les bases du futur Programme décennal de développement de la justice 2026–2035, qui succédera à la Loi d’orientation et de programmation 2020–2024 arrivée à échéance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">218 recommandations formulées <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A l'issue des deux jours de travaux, les participants ont adopté 218 recommandations. Des recommandations issues des échanges sur les thématiques majeures. Elles serviront aussi de base au Programme décennal de développement du secteur de la justice 2026–2035, en cours d’élaboration. Ce programme constituera le cadre stratégique de référence pour les réformes et investissements dans le secteur au cours des dix prochaines années.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut noter que le forum, qualifié d'"historique" par une légitimité traditionnelle, a enregistré la présence de nombreuses personnalités, celle des Gouverneurs du district de Bamako et des 19 régions administratives du Mali. Étaient également présents les représentants des Cours d’appel, les responsables des ordres professionnels (Avocats, Notaires, Huissiers-Commissaires de Justice, Experts judiciaires), ainsi que les représentants des forces vives de la Nation et de la société civile. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Mariam Konaré</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dr. Boubacar Sidiki Diarrah à l&amp;apos;ouverture du forum national sur la justice :</title>
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<description><![CDATA[ &quot;L&#039;élaboration du nouveau programme décennal du secteur de la justice 2026-2035 vise à réhabiliter la justice dans son ensemble&quot; ]]></description>
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<pubDate>Mon, 10 Nov 2025 11:33:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"L'adaptation au changement est une exigence préalable <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>à la réussite de toutes reformes structurantes"<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Du 30 au 31 octobre 2025 s'est tenu au CICB le Forum national sur<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la justice dont la cérémonie d'ouverture était présidée par le Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maïga en présence des membres du gouvernement à l'image du ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Mamoudou Kassogué. "Le Forum national sur la justice, deuxième du genre dans le secteur de la justice du Mali indépendant, se tient 26 ans après celui tenu du 30 mars au 3 avril 1999 avec huit régions et le District de Bamako.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Le présent forum est le premier du genre financé, exclusivement, sur budget national et en présence des délégués des dix-neuf Régions de notre pays et du district de Bamako, à l'opposé du premier forum financé substantiellement par le<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Canada", a souligné Dr. Boubacar Sidiki Diarrah, président de la Commission nationale d'organisation dudit forum et non moins secrétaire général du département de la Justice dans son discours que nous publions en intégralité.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est un immense honneur pour moi de prendre la parole aujourd'hui en ma qualité de Président de la Commission d'organisation pour vous souhaiter la très chaleureuse et respectueuse bienvenue à la cérémonie d'ouverture du Forum national sur la Justice que nous avons dénommé (Fonajus). <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je voudrais, au nom de la Commission d'organisation, adresser les sincères remerciements à vous Monsieur le Premier Ministre pour avoir accepté de présider cette cérémonie malgré les contraintes liées à votre agenda. Permettez-moi également de saluer et remercier tous les participants au présent Forum pour leur forte mobilisation et leur disponibilité constante ainsi que leur présence effective à cette importante rencontre. Je signifie en outre mes remerciements profonds aux membres des délégations régionales, des organisations de la société civile, des Autorités et Légitimités traditionnelles, des Acteurs judiciaires, des Autorités régionales, des services régionaux qui ont bien voulu prendre part à la présente cérémonie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Excellence Monsieur le Premier Ministre,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Distingués invités,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Mesdames et Messieurs,<o:p></o:p></span></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202511/image_870x_690dd95314f6b.jpg" alt=""></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Forum national sur la Justice se tient à un moment charnière marqué par le renouveau de la Justice et la refondation de l'État.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Il se tient à une époque où notre pays s'est engagé dans un vaste chantier de refondation de l'État où l'institution judiciaire cherche à restaurer et à renforcer la confiance entre elle et les citoyens. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a lieu, en outre, à une période où notre Justice fait sa mue qualitative doucement mais sûrement. Elle renait de ses cendres avec un nouveau visage qui se caractérise par des reformes législatives, structurelles, institutionnelles, de gouvernance, générationnelles, atypiques, inédites.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toutes ces avancées, inimaginables et impossibles d'antan, ont été réalisées en seulement 4 ans. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Décidément, la mue de la justice, dira l'observateur averti mais surtout objectif, n'est ni hypothétique ni de façade, mais dérive de considérations probantes et palpables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'adaptation au changement est une exigence préalable à la réussite de toutes reformes structurantes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il était donc tout à fait indiqué d'instituer un cadre d'échanges pouvant servir de vecteurs pour des actions réciproquement bénéfiques aux usagers du service public de la justice, voire aux citoyens et aux acteurs judiciaires.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est dans ce contexte que le Ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Garde des Sceaux, sur les très hautes instructions du Président du Conseil supérieur de la magistrature, a émis l'ingénieuse idée d'organiser un forum national sur la justice dont il a fait l'annonce lors de la clôture de la deuxième édition de la semaine de la Justice, le 28 janvier 2023. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A la suite de cette annonce, il a invité tous les ordres professionnels à organiser leurs états généraux sectoriels. C'est ainsi que :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- les avocats ont organisé la première édition des états généraux du Barreau, les 26 et 27 juillet 2023 à l'ex-hôtel Kempinski de Bamako avec des thématiques axées essentiellement sur "l'éthique et la déontologie du métier d'avocat" ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- les notaires ont organisé la première édition des états généraux du Notariat malien, les 18 et 19 juillet 2024 à l'hôtel Radisson Collection de Bamako avec pour thème "Le notaire : un acteur majeur de la sécurité juridique, du recouvrement d'impôts, du développement économique et de la paix sociale" ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- les huissiers-commissaires de Justice ont organisé la première édition des états généraux de leur Ordre professionnel, les 29 et 30 août 2024 à l'hôtel de l'Amitié de Bamako avec pour thème "La profession d'huissier-commissaire de justice face aux mutations politiques et socio-économiques" ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- les experts judiciaires ont organisé la première édition des états généraux de leur Ordre, le 10 octobre 2024 à l'hôtel Millenium de Bamako avec pour thème "Rôle des experts judiciaires dans la saine distribution de la Justice". <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un fait inédit mérite d'être signalé : il est à relever que toutes ces professions : Barreau, Notariat, Huissier, Expert judiciaire, organisaient, pour la première fois depuis la création de leurs corps les tout premiers états généraux de l'histoire de leurs professions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après la tenue de ces différentes assises au niveau des Ordres professionnels de la justice, un projet de nouveau programme décennal de développement du secteur de la justice, 2026-2035, a été élaboré, précédé de l'évaluation de la Loi d'orientation et de programmation du secteur de la justice 2020-2024. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'élaboration de ce nouveau programme décennal 2026-2035 vise à réhabiliter la justice dans son ensemble, elle concerne le renforcement des capacités et la formation continue, l'amélioration de la gouvernance et de la transparence, la modernisation et le numérique, le renforcement de la déontologie et de l'éthique, l'accès équitable à la justice, collaboration et le partenariat. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces actions salvatrices, couplées aux différentes réformes, justifient aisément l'organisation du Forum national sur la justice, à la suite des concertations régionales ayant concerné les 19 régions et le district de Bamako, les 29 et 30 septembre 2025. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il importe de rappeler que la logique de l'organisation des concertations régionales dans les ressorts des Cours d'appel de Bamako, Kayes et Mopti obéit au besoin du découpage judiciaire différent de celui administratif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces rencontres préparatoires au Forum national ont enregistré la participation qualitative de cinq cents (500) personnes (Représentants des Forces vives de la Nation, Autorités administratives, secteurs privés, Acteurs judicaires…) dont 200 à Bamako, 150 à Kayes, 150 à Mopti et placées, respectivement, sous la présidence des Gouverneurs du District de Bamako, et des Régions de Kayes et de Mopti.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les concertations régionales de Bamako ont regroupé les participants venant du District de Bamako et des régions de Koulikoro, Sikasso, Ségou, Bougouni, Dioïla, Nara, Koutiala et San.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les concertations régionales de Kayes ont concerné les régions de Kita, Nioro et Kayes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les concertations régionales de Mopti ont regroupé les régions de Tombouctou, Gao, Kidal, Taoudéni, Ménaka, Bandiagara, Douentza et Mopti. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les thématiques suivantes ont fait l'objet d'échanges lors de ces concertations régionales à savoir :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Thématique 1 : Conditions de distribution de la justice ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Thématique 2 : Restauration de la confiance des citoyens en la justice ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Thématique 3 : Perspectives de développement du secteur de la justice ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Thématique 4 : Défis de la justice pour la stabilité et la paix sociale ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Thématique 5 : Gestion Pénitentiaire ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Thématique 6 : Droits de l'Homme ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Thématique<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>7 : Justice et culture. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au titre des concertations régionales, il a été formulé au total 322 recommandations réparties comme suit :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bamako : 156 recommandations ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Kayes : 73 recommandations ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mopti : 95 recommandations, soit un total de 322 recommandations pour les concertations régionales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au titre des Etats généraux des Ordres professionnels, il a été formulé au total 91 recommandations réparties comme suit :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avocats : 19 recommandations ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Notaires : 38 recommandations ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Huissiers Commissaires de Justice : 9 recommandations ;<span style="mso-spacerun: yes;">                                </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Experts judiciaires : 25 recommandations, soit au total 91 pour les états généraux des ordres professionnels de la justice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le cumul du nombre total des recommandations des concertations régionales et des états généraux se chiffre à 413 recommandations qui ont été soumises à l'examen des participants au présent forum.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Forum national sur la Justice est placé sous la Très Haute Présidence de Son Excellence Monsieur le Président de la Transition, Chef de l'État, Président du Conseil Supérieur de la Magistrature et avec 200 participants représentants les Autorités administratives, le secteur privé, les Forces vives de la Nation et les acteurs judicaires désignés parmi les participants des concertations régionales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les Gouverneurs des régions, Présidents des concertations régionales des trois ressorts des Cours d'Appel, ont choisi les délégués en tenant compte de la représentation de toutes les régions. Les délégués du Forum national sur la Justice ont été choisis parmi les participants de la phase régionale. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Forum national sur la justice, deuxième du genre dans le secteur de la justice du Mali indépendant, se tient 26 ans après celui tenu du 30 mars au 3 avril 1999, ici même, dans ces mêmes locaux dénommés, à l'époque "Palais des Congrès de Bamako", avec huit régions et le District de Bamako. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le présent forum est le premier du genre financé, exclusivement, sur budget national et en présence des délégués des dix-neuf Régions de notre pays et du District de Bamako, à l'opposé du premier forum financé substantiellement par le<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Canada. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>se tient dans un contexte favorable, eu égard à l'amélioration constante, depuis quatre années, de l'indice de perception de confiance des citoyens en l'institution judiciaire et des réformes majeures qui commencent déjà à porter leur fruit. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme ce fut le cas lors des concertations régionales sur la justice, tenues les 29 et 30 septembre 2025, la Commission d'organisation implore des participants la tenue de débats courtois, objectifs, francs, constructifs, sans tabou ni faux fuyant, mais surtout empreints de respect mutuel pour, à la fois, faire l'état des lieux de la justice de notre pays et formuler des recommandations et propositions constructives pour une justice moderne, crédible, respectable et respectée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>objectifs du présent Forum<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>consistent notamment à : <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>définir et partager une vision commune du service public de la justice ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>établir une synergie d'action entre les différents acteurs de la justice ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>amener les acteurs de la justice à offrir un service de justice crédible, efficace et transparent au service du développement, de la paix et de la cohésion sociale ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>encourager la prise en compte par les acteurs de la justice des enjeux liés à la Confédération des États du Sahel ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-<span style="mso-tab-count: 1;">         </span>instituer une justice efficace et transparente au service du développement, de la paix et de la cohésion sociale ;<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>juger de la pertinence des recommandations formulées lors des concertations régionales et des états généraux sectoriels des professions juridiques et judiciaires ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- disposer d'un nouveau programme décennal de développement du secteur de la justice 2026-2035.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je souhaite plein succès aux travaux du Forum, au nom de la dynamique Commission d'organisation que j'ai l'insigne honneur de présider et qui est composée à la fois de la société civile, des forces vives de la Nation, de l'administration, du secteur privé, des acteurs de la justice entre autres, et vous remercie pour votre présence remarquable et remarquée à cette cérémonie malgré les devoirs de vos charges et les contraintes de calendrier. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La commission d'organisation est très honorée par la présence de Monsieur le Premier Ministre, Chef de Gouvernement qui rehausse l'éclat de la présente cérémonie et lui exprime sa très grande reconnaissance pour son attention soutenue à la cause de l'institution judiciaire et à tout ce qui touche la justice. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Commission d'organisation, par ma voix, voudrait remercier tout particulièrement et très spécialement Monsieur le Ministre de la justice et des Droits de l'Homme, Garde des Sceaux, Monsieur Mamoudou Kassogué, pour son leadership exemplaire, son appui constant et sa très grande disponibilité qui ont permis, malgré les difficultés et les contraintes du moment, la pleine réussite des concertations régionales et l'organisation réussie du présent Forum national sur la Justice".<o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le renouveau de justice malienne en marche : La touche du professeur !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/le-renouveau-de-justice-malienne-en-marche-la-touche-du-professeur-3110956.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/le-renouveau-de-justice-malienne-en-marche-la-touche-du-professeur-3110956.html</guid>
<description><![CDATA[ Longtemps décriée par les Maliennes et les Maliens, la justice malienne est plus que jamais entrée dans une autre phase de reconstruction, une phase de reconquête de l&#039;estime et de la confiance des populations. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 10 Nov 2025 01:44:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'architecte de cette mutation est Dr. Boubacar Sidiki Diarrah, le secrétaire général du département de la Justice. Booster par son chef le ministre Mamoudou Kassogué, qui est un visionnaire dont l'objectif est et reste l'égalité de tous les citoyens devant la loi. C'est bien dans ce sens que les deux patriotes travaillent sans se préoccuper de "ils ont dit".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Connu pour sa rigueur et son patriotisme, personne ne doute de la volonté du ministre Kassogué de faire de la justice malienne, la justice du peuple, pour le peuple et aux services exclusifs du peuple. Le ministre avait donc besoin d'un architecte pour l'aider à concrétiser son ambition. Et il s'est tourné alors vers ce fils du pays qui servait loin du pays, mais qui faisait la fierté hors de nos frontières, au Cameroun et à l'Ohada. En fin de mandat après 9 ans au pays de Paul Biya, Boubacar Sidiki Diarrah accepte donc de venir servir son pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il n'est cependant pas en terrain inconnu puisqu'il fut membre de plusieurs organismes de lutte contre la corruption dont le Pôle économique new-look. Il fut également conseiller technique plusieurs années avant de s'envoler pour Yaoundé. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Diplômé de l'Ecole nationale d'administration et titulaire de plusieurs doctorats, Diarrah a dispensé des cours dans plusieurs universités du pays dont l'ENA. Consultant judiciaire de plusieurs pays dont les USA et la Chine, ce cadre chevronné est une fierté pour le peuple malien et une référence pour la génération future. Ce n'est pas le fait du hasard s'il est désigné "Super-baromètre" cette année. Les Maliens sont unanimes sur le fait que le visage de la justice est en train de changer de façon significative et positivement. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le fils de Mamadou Diarrah, premier député-maire de Koulikoro et commissaire politique de l'US-RDA, a toujours privilégié le travail. Pour lui, rien ne s'acquiert dans la facilité. Il est décidé aujourd'hui avec l'accompagnement de son patron, à donner un autre visage à la justice malienne tant décriée par les populations, en témoigne la clôture de cet autre forum.<span style="mso-spacerun: yes;">                    </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bakara Diallo<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">FORUM NATIONAL SUR LA JUSTICE :<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">218 recommandations pour refonder le système judiciaire malien<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les rideaux sont tombés sur le 2e forum sur la justice qui s'est tenu, les 30 et 31 octobre derniers, des assises au cours desquelles 218 recommandations ont été formulées pour une refonte de la justice malienne pour les prochaines années. La cérémonie de clôture était présidée par le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué en présence de plusieurs acteurs de la justice malienne et des représentants des 19 régions administratives .<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">l'entame de la cérémonie, Ibrahim Berthé, conseiller technique au ministère de la Justice et des Droits de l'Homme, a procédé à la lecture du rapport général du Forum comportant les 218 recommandations destinées à renforcer la crédibilité et l'efficacité de la justice malienne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et d'ajouter que ce document, une véritable feuille de route pour la prochaine décennie, met en évidence des propositions concrètes pour améliorer la gouvernance judiciaire, renforcer le contrôle interne, moderniser les infrastructures, digitaliser les procédures et promouvoir la transparence dans la gestion du service public de la justice. Selon lui, ce rapport servira de base au Programme décennal de développement du secteur de la justice 2026-2035, en cours d'élaboration. Ce programme constituera le cadre stratégique de référence pour les réformes et investissements dans le secteur au cours des dix prochaines années.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A sa suite, le chef de village de Mopti, Boukari Touré, a salué, au nom de l'ensemble des délégations régionales, la tenue de ce forum qualifié d'historique et qui, selon lui, redonne espoir à tous ceux qui croient encore en la justice comme socle de la cohésion nationale. Avant d'insister sur la nécessité de traduire les recommandations en actions tangibles sur le terrain, pour rapprocher davantage la justice des citoyens et restaurer la confiance entre l'institution et le peuple.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour sa part, le ministre Kassogué a exprimé sa profonde satisfaction quant à la qualité des travaux et des conclusions issues du Forum. "Ensemble, nous venons d'écrire une des pages les plus glorieuses de l'histoire de la justice de notre pays", a-t-il ajouté. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a insisté sur la portée des 218 recommandations issues de ce forum et s'est engagé à les transmettre aux plus hautes autorités pour un examen minutieux et une mise en œuvre conformément aux orientations de celles-ci. Aux dires du garde des Sceaux, les meilleurs textes du monde ne valent que par l'application qu'on en fait. "Le succès de toute réforme dépendra de notre rigueur, de notre éthique et de notre engagement à servir la justice avec loyauté et intégrité", a-t-il déclaré. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">S'adressant à la famille judiciaire, il a invité chaque acteur à incarner les valeurs du Mali Kura, dans un esprit de responsabilité, de probité et de service public, pour bâtir "pierre par pierre" une justice moderne, accessible, intègre et au service du citoyen.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Notons que ce Forum, deuxième que genre après celui de 1999, a mobilisé l'ensemble des acteurs du monde judiciaire, les légitimités traditionnelles, la société civile, les partenaires techniques et financiers ainsi que les représentants des organisations syndicales et associatives, a marqué l'achèvement d'un vaste processus national de concertation engagé depuis 2023.<span style="mso-spacerun: yes;">                                                          </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Boubacar Païtao<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Restriction de la liberté d’expression :  Une erreur politique dans un pays qui a besoin de canaliser les opinions</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/restriction-de-la-liberte-dexpression-une-erreur-politique-dans-un-pays-qui-a-besoin-de-canaliser-les-opinions-3110934.html</link>
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<description><![CDATA[ Au Mali, le tribunal de la cybercriminalité a condamné le lundi 27 octobre 2025 l’ancien Premier ministre Moussa Mara à deux ans de prison, dont une année ferme. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 07 Nov 2025 08:10:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La défense a aussitôt fait appel de ce verdict. Vu les faits qui lui sont reprochés (un tweet), ils sont nombreux à penser que ce jugement est très « politisé ». Et dans la situation actuelle du pays, qui fait face à de nombreux défis sur plusieurs fronts, vouloir réduire au silence toutes les voix dissonantes est une grave erreur politique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Ancien Premier ministre et président d’honneur du parti Yèlèma, Moussa Mara a été arrêté le 1ᵉʳ août 2025, inculpé et placé sous mandat de dépôt pour « atteinte au crédit de l'État » et « opposition à l’autorité légitime », entre autres. Le 29 septembre 2025, il avait comparu devant les juges. À cette occasion, le parquet avait requis deux ans de prison. Quant à la défense, elle a constamment plaidé pour la « reconnaissance du droit à la liberté » et pour la relaxe à cause de « l’absence d’infraction et de toute intention de nuire ». Avec cette condamnation, les juges ont donc suivi le parquet. En effet, le 27 octobre 2025, le Tribunal du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité (PNLC) l’a condamné à deux ans de prison, dont une année ferme. Une condamnation assortie d’une amende de 500 000 FCFA et d’un franc symbolique de dommages et intérêts au profit de l’État, partie civile.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La défense de l’ancien Premier ministre a aussitôt interjeté appel de cette sentence. Elle avait plaidé la « relaxe pure et simple » de son client. « Cette décision, particulièrement lourde, interpelle autant la conscience que le droit », a dénoncé le Collectif des avocats de Mara dans un communiqué de presse publié après le verdict. « Au-delà du verdict, demeure la question fondamentale de l’intention, de la faute, de la culpabilité et du sens même de la justice, qui repose sur la mesure et l’équité. Face à cette situation, nos convictions restent intactes », a souligné la défense.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Nous continuerons d’affirmer (preuves et droit à l’appui) que nul élément matériel ni intentionnel ne justifie une telle condamnation. Le combat judiciaire ne s’achève pas aujourd’hui : il se poursuit, avec la même détermination, sur le terrain du droit et de la vérité », a indiqué le communiqué. En attendant la décision de la Cour d'appel, M. Mara va rester en détention. Mais, a annoncé sa défense, « une nouvelle demande de mise en liberté sera déposée auprès de la juridiction d’appel, afin que soit réexaminée, dans un esprit de justice et d’équité, la nécessité de sa détention ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vu les faits qui sont reprochés (un tweet) à l’ancien chef du gouvernement, ils sont nombreux à penser que ce jugement est très « politisé ». Et dans la situation actuelle du pays, qui fait face à plusieurs défis sur de nombreux fronts, vouloir réduire au silence les voix discordantes est une grave erreur politique. Autant on ne saurait tolérer ceux qui prêchent la haine, la division ou appellent à l’insurrection populaire ; autant il n’est pas judicieux de vouloir condamner toute la nation à parler le même langage sans conviction. Cela d’autant plus que, pour éviter tout retour à la case-départ, le Mali Kura doit reposer sur des valeurs immuables et des convictions fortes. Être d’avis contraire des décideurs ne signifie pas forcément qu’on est contre eux et qu’on œuvre à leur échec. Le plus souvent, c’est un appel à se remettre en cause. Ce qui est une condition sine qua non de succès en politique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En tout cas, ils sont nombreux à trouver que « c’est une grosse erreur politique que de vouloir mettre Moussa Mara forcément à la touche pour le réduire au silence parce qu’il a une voix qui a toujours porté et qui continue de porter le Mali au-delà de nos frontières, donc dans le concert des nations » ! Et cela d’autant plus que, contrairement à la plupart des « Exilés », ses critiques sont « objectives car inspirées par l’intérêt supérieur de sa patrie » !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la situation actuelle du pays, la diversité des opinions sur celle-ci n’est pas forcément une menace, mais une manifestation que chacun de nous accorde à la patrie, traduit notre volonté politique de la tirer de l’impasse ! « Brisez les chaînes, libérez les prisonniers politiques et d’opinion… Écoutez toutes les voix et tenez compte des plus objectives dans la gouvernance du pays » ! Ce sont les conseils que nos interlocuteurs ont souhaité donner aux autorités de la Transition !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Kader Toé</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tribunaux : La gratuité de la justice compromise</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/tribunaux-la-gratuite-de-la-justice-compromise-3110877.html</link>
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<description><![CDATA[ L’égalité de tous devant la loi et la gratuité de la justice sont des principes sacro-saints au Mali. Mais la réalité est tout autre de nos jours. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 06 Nov 2025 19:22:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La distribution des citations aux parties en procès est sclérosée. Le risque est d’accentuer la lenteur constatée dans la justice malienne et éroder son caractère gratuit aux justiciables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La loi veut qu’un procès criminel ou civil se tienne en présence des parties. Ces dernières doivent être légalement citées par voie d’huissier. Mais dans les tribunaux, nombre d’audiences sont renvoyées autant de fois par défaut de citation. L’Etat demeure l’accusé principal pour n’avoir pas tenu ses engagements financiers vis-à-vis des huissiers de justice dont la prestation est payante.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la pratique, pour la tenue d’un procès, le greffe du tribunal convoque les parties à travers un cabinet d’huissier. La prestation de l’auxiliaire de justice est à la suite honorée par l’Etat. Mais depuis près de deux ans, l’Etat refuse ou peine à délier les cordons de la bourse. L’ardoise ne cesse d’être salée. L’insolvabilité de l’Etat fait gripper la machine judiciaire au détriment d’une bonne distribution de la justice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le justiciable qui tient à la tenue de son procès est obligé de mettre la main à la poche. Lever lui-même les citations de la partie adverse, les remettre à un huissier tous frais pris en charge. Où est la gratuité de la justice tant chantée sous nos cieux ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il n’est pas rare de voir des détenus croupir en prison des mois et des années durant sans justice parce qu’une ou des parties au jugement n’ont pas été convoquées. Un citoyen lambda ignorant cette triste réalité ou qui n’a aucun moyen attendra ad vitam aeternam son jugement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette situation à défaut d’être rapidement corrigée aura comme conséquences la surpopulation carcérale déjà criarde dans notre pays avec des cas de décès rapportés sur les réseaux sociaux ces derniers temps. Le moins qu’on puisse dire, les droits des innocents continueront d’être piétinés et compromis.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Abdrahamane Dicko</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fin du Forum national sur la Justice : Ouverture d’une nouvelle ère pour le service judiciaire malien !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/fin-du-forum-national-sur-la-justice-ouverture-dune-nouvelle-ere-pour-le-service-judiciaire-malien-3110840.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 03 Nov 2025 13:42:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Présidée par Mamoudou Kassogué, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, la cérémonie de clôture du Deuxième Forum national sur la Justice malienne, FONAJUS, s’est déroulée le vendredi 31 octobre 2025 au Centre international de conférences de Bamako (CICB) en présence de plusieurs membres du gouvernement, des représentants du corps judiciaire, de la société civile, des autorités coutumières et religieuses. Les recommandations adoptées serviront de base à l’élaboration du Programme décennal de développement du secteur de la justice 2026-2035, la boussole des politiques publiques dans le domaine de la justice pour les dix prochaines années.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">‘’Pour une justice efficace, transparente et accessible au service du citoyen et de la nation’’, tel est le thème du Forum national sur la Justice, dont les travaux ont été bouclés vendredi dernier au CICB au cours d’une cérémonie présidée par le Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué.<o:p></o:p></span></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202511/image_870x_6908b12f0294b.jpg" alt=""></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Rapporteur général, Me Ibrahim Berthé, a lu les 218 recommandations validées sur les 413 formulées lors des concertations régionales. Ainsi, ces recommandations fortes<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>feront l’objet d’application au fil du temps. Elles portent sur la formation continue des ordres de justice, la construction des maisons d’arrêt conforme aux normes, un système d’évaluation des magistrats à travers leur résultat, la numérisation des casiers judiciaires, l’enquête de moralité périodique des acteurs de la justice, la conformité de l’accoutrement des acteurs avec nos tenues traditionnelles, le recrutement de plus de personnel de la justice etc…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Forte mobilisation, qualité des échanges, pertinence des propositions : les fruits ont tenu la promesse des fleurs !</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans son allocution de clôture, le ministre Kassogué a salué «la qualité des échanges, la pertinence des propositions et la forte mobilisation de toutes les composantes de la nation». Il a exprimé sa satisfaction de voir ce forum tenir toutes ses promesses grâce à l’engagement, la détermination et la ténacité des participants, depuis les concertations régionales de Kayes, Mopti et Bamako jusqu’à la phase nationale. Ainsi, il a adressé ses remerciements aux ordres professionnels de la justice, magistrats, avocats, huissiers, notaires et experts judiciaires pour leur participation active aux États généraux de leurs corporations. Il a également salué la contribution des gouverneurs de régions, des préfets, des forces de défense et de sécurité, ainsi que des acteurs judiciaires régionaux, dont la disponibilité et la mobilisation ont été déterminantes dans la réussite du processus. Le Secrétaire général du ministère, Dr Sidiki Diarrah, président de la commission d’organisation, a été particulièrement félicité pour sa rigueur et son sens du devoir dans la conduite du forum, depuis la phase préparatoire jusqu’à la tenue de la rencontre nationale. A en croire le ministre, ce forum a abouti à d’importantes recommandations qui serviront de base à l’élaboration du Programme décennal de développement du secteur de la justice 2026-2035. Ce document de référence guidera les politiques publiques dans le domaine de la justice pour les dix prochaines années. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une façon pour lui de rassurer que son département examinera les recommandations avec le plus grand intérêt<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>afin de les traduire en actions concrètes, en cohérence avec les orientations du Président de la Transition et du Premier ministre. Il a rappelé que la réussite des réformes dépend avant tout de la qualité des ressources humaines et de l’éthique professionnelle des acteurs judiciaires. «Les meilleurs textes et programmes du monde ne valent que par la qualité de leur mise en œuvre. La nouvelle justice malienne ne se construira que dans la rigueur, l’intégrité et le respect des valeurs républicaines », a-t-il souligné.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour une vision fondée sur la confiance et la responsabilité, Kassogué a insisté sur la nécessité d’un comportement exemplaire de la part de tous les acteurs du système judiciaire. Il a lancé un appel au sens du devoir, à la probité et à la lutte contre les influences économiques, sociales et politiques qui sapent la crédibilité de la justice. « La force de la justice réside dans sa capacité à motiver ses décisions avec équité, à respecter les droits de toutes les parties et à servir l’intérêt général », a-t-il déclaré. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qu’il faut retenir après cette intervention du chef du département de la Justice, c’est que, manifestement, les fruits ont tenu la promesse des fleurs ! En effet, faut-il rappeler que lors de la cérémonie d’ouverture, le président de la commission d’organisation, Boubacar S. Diarrah, a bel et bien précisé que le FONAJUS se veut inclusif, crédible, objectif et transparent. Il réunit des représentants du secteur judiciaire, du secteur privé et de la société civile autour des thématiques majeures, notamment la condition des acteurs de la Justice et la distribution équitable du droit. Les travaux de ce forum se sont appuyés sur 413 recommandations issues des consultations régionales tenues les 29 et 30 septembre 2025 dans les ressorts des Cours d’appel de Bamako, Kayes et Mopti. Ces concertations, en plus des États généraux des ordres professionnels de la Justice, ont permis de recueillir les préoccupations et propositions des acteurs du terrain. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les conclusions du forum serviront de base au Programme de Développement du Secteur de la Justice 2026-2035, un plan décennal qui mettra l’accent sur la formation des acteurs, la numérisation des services judiciaires et l’accès équitable à la justice pour tous. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Plaidoyer du Premier ministre pour une Justice forte et crédible</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avant de lancer l’ouverture des travaux, le Premier ministre, Abdoulaye Maïga, a rappelé le rôle central de la Justice dans la consolidation de l’État et la préservation de la cohésion sociale. « La Justice n’est pas un simple rouage de l’appareil de l’État, elle en est également l’âme», a-t-il affirmé, soulignant qu’elle doit incarner les valeurs fondamentales de probité, d’équité et d’efficacité afin de mériter la confiance des citoyens. A l’en croire, ce forum, deuxième du genre après celui de 1999, se tient dans un contexte marqué par de profondes attentes sociales. Il vise à dresser un état de lieux exhaustif de la Justice malienne, dégager des perspectives de réformes et à réfléchir sur les moyens de renforcer son rôle dans la paix, la stabilité et le développement du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Une attention particulière aux symboles et valeurs</strong><span style="mso-spacerun: yes;"><strong> </strong> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Interpellant les participants sur certains aspects symboliques du corps judiciaire, le Chef du Gouvernement a invité à une réflexion sur le port des toges actuelles et d’autres attributs perçus comme des signes d’aliénation culturelle, appelant à une Justice enracinée dans nos valeurs nationales. Il a félicité le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, pour les efforts déjà engagés et a exprimé son souhait de voir consolider les acquis et moderniser l’appareil judiciaire pour le hisser à la hauteur des défis contemporains.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Par<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Drissa Togola</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le forum national sur la justice: 413 recommandations soumises à l&amp;apos;examen pour une justice crédible, efficace et transparence !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/le-forum-national-sur-la-justice-413-recommandations-soumises-a-lexamen-pour-une-justice-credible-efficace-et-transparence-3110767.html</link>
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<description><![CDATA[ Vers un nouveau Programme décennal de développement du secteur de la justice 2026-2035 ]]></description>
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<pubDate>Sat, 01 Nov 2025 03:03:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ouverts <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>jeudi 30 octobre 2025 au CICB sous la présidence du général d'armée Assimi Goïta, les travaux du Forum national sur la justice connaitront leur épilogue ce vendredi. Et 413 recommandations issues des concertations régionales sont soumisses à l'examen des 200 participants. Au cours des travaux, il sera question des conditions de distribution de la justice, de la restauration de la confiance des citoyens en la justice ainsi que les défis de la justice pour la stabilité et la paix sociale. Sans oublier les perspectives de développement du secteur de la justice, la gestion pénitentiaire, les droits de l'homme et surtout justice et culture. Au finish, il s'agira de l'adoption d'un nouveau Programme décennal de développement du secteur de la justice 2026-2035.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">'est parti depuis hier au CICB pour les travaux du Forum national sur la justice dont la cérémonie d'ouverture était placée sous la présidence du chef de l'Etat, général d'armée Assimi Goïta en présence des membres du gouvernement ainsi que les acteurs du secteur de la justice. Avant cette cérémonie, ce fut les différents ateliers sur la problématique de la justice.<span style="mso-spacerun: yes;">     </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour le président de la commission d'organisation, secrétaire général du ministère de la Justice et des droits de l'Homme, Dr. Boubacar Sidiki Diarrah, ce forum, après celui de 1999, vise à : définir et partager une vision commune du service public de la justice ; établir une synergie d'action entre les différents acteurs de la justice ; amener les acteurs de la justice à offrir un service de justice crédible, efficace et transparent au service du développement, de la paix et de la cohésion sociale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce n'est pas tout. Il s'agira aussi d'encourager la prise en compte par les acteurs de la justice des enjeux liés à la Confédération des Etats du Sahel ; d'instituer une justice efficace et transparente au service du développement, de la paix et de la cohésion sociale ; de juger de la pertinence des recommandations formulées lors des concertations régionales et des Etats généraux sectoriels des professions juridiques et judiciaires ; de disposer d'un nouveau Programme décennal de développement du secteur de la justice 2026-2035.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Faisant la genèse du Forum national sur la justice, il dira que le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, garde des Sceaux avait annoncé la tenue d'un Forum national sur la justice lors de la clôture de la 2e édition de la Semaine de la justice, le 28 janvier 2023.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>A la suite de cette annonce, dira-t-il, le ministre a invité tous les ordres professionnels à organiser leurs Etats généraux sectoriels. A la suite desquels, il a été décidé d'organiser les concertations régionales dans les ressorts des Cours d'appel de Bamako, Kayes et Mopti obéit au besoin du découpage judiciaire différent de celui administratif.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Ces rencontres préparatoires au Forum national, ajoutera-t-il, ont enregistré la participation qualitative de 500 personnes (autorités administratives, représentants des Forces vives de la nation, des acteurs judicaires…) dont 200 à Bamako, 150 à Kayes et 150 à Mopti. Au cours des travaux, il sera question des conditions de distribution de la justice ; la restauration de la confiance des citoyens en la justice ; perspectives de développement du secteur de la justice ; les défis de la justice pour la stabilité et la paix sociale ainsi que la gestion pénitentiaire, les droits de l'Homme et enfin justice et culture.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Au titre des concertations régionales, 322 recommandations ont été formulées et réparties comme suit : 156 recommandations à Bamako ; 73 à Kayes et 95 à Mopti. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lors des Etats généraux des ordres professionnels, il a été formulé au total 91 recommandations réparties comme suit : 19 recommandations pour les avocats, 38 pour les notaires, 9 pour les huissiers commissaires de justice, 25 pour les<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>experts judiciaires. Et selon Dr. Diarrah, le cumul du nombre total des recommandations des concertations régionales et des Etats généraux se chiffre à 413 recommandations qui sont soumises à l'examen des participants au Forum national sur la justice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Définir et partager une vision commune du service public de la justice<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A l'en croire, le Forum regroupera 200 participants représentants les autorités administratives, les Forces vives de la nation et les acteurs judicaires désignés parmi les participants des concertations régionales. Aussi, les gouverneurs des régions, présidents des concertations régionales des trois ressorts des Cours d'appel, ont choisi les délégués en tenant compte de la représentation de toutes les régions. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">S'agissant du budget, il a rappelé que le budget à la fois des concertations régionales ayant concerné les 19 régions et le district de Bamako et le Forum national est estimé à 200 millions de F CFA exclusivement financé sur budget national. Ce qui est d'ailleurs une première, selon le président de la Commission nationale d'organisation.<span style="mso-spacerun: yes;">   </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En conclusion, Dr. Diarrah a estimé que la très forte mobilisation, l'engouement et le succès des concertations régionales sur la justice leur donnent de l'espoir et présument du succès attendu dudit forum. Avant d'inviter les participants à tenir des débats courtois, objectifs, francs, constructifs, sans tabou ni faux fuyant, mais surtout empreints de respect mutuel pour bâtir une justice efficace, transparente et accessible au service du citoyen et de la nation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour mener à bien ce grand rendez-vous, une commission d'organisation a été mise en place et comprend trois sous-commissions : sous-commission scientifique ; sous-commission organisation matérielle ; sous-commission finances. Et de préciser que la fonction de membres de la commission d'organisation ne donne droit à aucune indemnité ni a aucun avantage particulier. Car, les fonctions sont gratuites et les frais de fonctionnement sont à la charge du budget national. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">S'agissant de l'état de la justice au Mali, Dr. Diarrah a estimé que beaucoup a été fait en 4 ans sous le leadership du ministre Mamoudou Kassogué afin de redonner l'image de la justice. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En évoquant les reformes, il a laissé entendre que plus d'une dizaine de textes ont été adoptés (la loi portant statut de la magistrature, la loi portant statut modifié des greffiers, la loi organique fixant les règles d'organisation et de fonctionnement ainsi que la procédure suivie devant la Cour suprême, la loi organique fixant les règles d'organisation et de fonctionnement ainsi que la procédure suivie devant la Cour constitutionnelle, la loi portant saisine de la Cour constitutionnelle pour exception d'inconstitutionnalité, la loi portant loi organique fixant les règles d'organisation et de fonctionnement ainsi que la procédure suivie devant la Cour des comptes, la loi portant organisation judiciaire modifiée, le projet de loi portant statut de l'apatridie sur la table du Conseil national de transition, le nouveau Code pénal, le nouveau Code de procédure pénale) et sept structures ont été créées (le Pôle national économique et financier, le Pôle judiciaire de lutte contre la cybercriminalité, la direction nationale des droits de l'Homme, l'Agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisis ou confisqués, l'Ecole nationale de l'administration pénitentiaire et de l'éducation surveillée, le parquet spécialisé du Pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée séparée du Tribunal de grande instance de la Commune VI, la Cour administrative d'appel de Bamako). <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Concernant la mise en œuvre du nouveau code, toutes les infractions prévues sont en train d'être appliquées dans les juridictions. Quant au nouveau Code de procédure pénale, il est entré en vigueur depuis le 13 juin dernier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En termes de ressources humaines, Dr. Diarrah a indiqué qu'elles constituent un élément central de réussite des reformes et du bon fonctionnement de la justice. Au Mali, dans le secteur judiciaire, le personnel était en deçà des besoins de la justice. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Nous comptions 499 magistrats pour une population près de 23 millions avec un ratio d'un magistrat pour plus de 40 000 habitants. Alors que dans les normes internationales, c'est magistrat pour 10 000 habitants. Pareil pour les greffiers, les avocats… A tous les niveaux, il y a des déficits. Nous avons pris des dispositions pour les combler en faisant des recrutements massifs", avait précisé le ministre Kassogué lors d'une émission à l'ORTM. C'est pourquoi, dira-t-il, le département a procédé au recrutement de 316 auditeurs de justice, 240 greffiers en chef, 125 fonctionnaires de l'administration pénitentiaire et de l'éducation surveillée en quelques années. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le domaine du contrôle interne, la systématisation des missions d'inspection des services judiciaires a permis de contrôler 16 juridictions, 16 maisons d'arrêt, 4 pénitenciers agricoles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le domaine de l'administration pénitentiaire, 22 transfèrements ont concerné un nombre total de 1750 détenus, sur Kéniéroba, Koulikoro, Bla, Fana et Dioïla. Ainsi, de 4500 détenus en 2023, la Maison centrale d'arrêt de Bamako a été ramenée à 3750 diminuant drastiquement la surpopulation carcérale.En matière de formation des acteurs, 363 magistrats, 100 greffiers, 124 officiers de police judiciaire, 22 interprètes ont été formés. Aussi, dans le cadre des dotations en moyens de travail, l'on recense 20 987 matériels et mobiliers de bureaux dont 2344 pour les services centraux et les juridictions de Bamako et 643 pour les services de l'intérieur du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il convient de noter que dans le domaine de la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière, plus de 400 milliards F CFA ont été recouvrés, régularisés, payés en caution ou en dommages-intérêts, comme indiqué par le garde des Sceaux à la clôture de la 3e édition de la Semaine de la justice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Dans le cadre de la mise à disposition de fonds documentaire, il ressort que 499 recueils de circulaires, 998 codes pénaux et codes de procédure pénale ont été mis à la disposition des magistrats mettant fin à la quête difficile des documents de travail des professionnels.<span style="mso-spacerun: yes;">                                                        </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong><span style="mso-spacerun: yes;">  </span>El Hadj A.B.HAIDARA</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Forum national sur la Justice : le Premier ministre Abdoulaye Maïga appelle à une refondation profonde du système judiciaire malien</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/forum-national-sur-la-justice-le-premier-ministre-abdoulaye-maiga-appelle-a-une-refondation-profonde-du-systeme-judiciaire-malien-3110766.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a présidé ce jeudi 30 octobre 2025 la cérémonie d’ouverture du Forum national sur la Justice (FONAJUS), un rendez-vous majeur consacré à la refondation du système judiciaire malien, 26 ans après la première édition tenue en 1999. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 31 Oct 2025 14:20:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 13.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Organisé sous le thème de la transparence, de l’équité et de l’efficacité judiciaire, ce forum vise à dresser un diagnostic sans complaisance du fonctionnement de la Justice au Mali et à définir les grandes orientations de sa modernisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 13.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif';">« La Justice n’est pas un simple rouage de l’appareil de l’État, elle en est l’âme », a affirmé le Premier ministre, soulignant qu’elle doit incarner les valeurs fondamentales indispensables à la confiance des citoyens et à l’autorité de l’État.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 13.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Selon Boubacar S. Diarrah, président de la Commission d’organisation, le FONAJUS se veut inclusif, crédible et transparent. Il réunit des magistrats, avocats, greffiers, membres de la société civile, représentants du secteur privé et acteurs communautaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 13.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Les discussions porteront notamment sur l’accès équitable à la justice, la condition des acteurs judiciaires et la distribution des décisions de justice sur le territoire national.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 13.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Les 413 recommandations issues des concertations régionales et des États généraux des ordres professionnels de la Justice seront examinées au cours des travaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 13.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Les conclusions du forum viendront nourrir le Programme de Développement du Secteur de la Justice 2026-2035, qui prévoit la formation continue des acteurs, la numérisation des services judiciaires et l’amélioration de l’accès à la justice pour tous les citoyens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 13.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Pour le Premier ministre, les réformes sont essentielles pour répondre aux attentes de la population, notamment en matière de litiges fonciers, dont la multiplication menace la cohésion sociale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 13.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif';">« La famille judiciaire doit mobiliser toute son énergie pour un meilleur devenir du Mali », a-t-il lancé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 13.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Abdoulaye Maïga a également invité les participants à réfléchir sur les symboles vestimentaires de la Justice, estimant qu’il est temps de rompre avec les attributs hérités d’autres traditions pour affirmer une identité culturelle proprement malienne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 13.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif';">En conclusion, le Chef du Gouvernement a félicité Mamoudou Kassogué, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, pour son engagement dans la réforme du secteur, et a appelé à moderniser l’appareil judiciaire afin de le hisser à la hauteur des défis contemporains.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 13.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif';"><strong>La Rédaction de Maliweb.net</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Me Mountaga Tall : «Nul élément matériel ni intentionnel ne justifie une telle condamnation de Moussa Mara&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/me-mountaga-tall-nul-element-materiel-ni-intentionnel-ne-justifie-une-telle-condamnation-de-moussa-mara-3110739.html</link>
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<description><![CDATA[ Armés de la conviction que &quot;nul élément matériel ni intentionnel ne justifie une telle condamnation,&quot; les avocats de l’ancien Premier ministre réaffirment leur ferme détermination à se battre  pour faire triompher les principes et les valeurs démocratiques. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 30 Oct 2025 19:40:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce 27 octobre 2025, le Tribunal du Pôle National de Lutte contre la Cybercriminalité (PNLC) a rejeté la demande de relaxe pure et simple de Moussa Mara et prononcé à son encontre une condamnation à deux (2) ans d’emprisonnement, dont un (1) an avec sursis, assortie d’une amende de 500.000 F CFA et d’un franc symbolique de dommages et intérêts au profit de l’État, partie civile. Cette décision, particulièrement lourde, interpelle autant la conscience que le droit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Car, au-delà du verdict, demeure la question fondamentale de l’intention, de la faute, de la culpabilité et du sens même de la justice, qui repose sur la mesure et l’équité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Face à cette situation, nos convictions, elles, restent intactes</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous continuerons d’affirmer — preuves et droit à l’appui — que nul élément matériel ni intentionnel ne justifie une telle condamnation. Le combat judiciaire ne s’achève pas aujourd’hui : il se poursuit, avec la même détermination, sur le terrain du droit et de la vérité. Conformément aux règles de procédure, la Défense a interjeté appel ce jour du jugement rendu par le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité. Cet appel, ouvre une nouvelle phase de la procédure, que nous aborderons avec plus de détermination et d’engagement. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En attendant la décision de la Cour d’appel M. Moussa MARA demeurera en détention. Une nouvelle demande de mise en liberté sera déposée auprès de la juridiction d’appel, afin que soit réexaminée, dans un esprit de justice et d’équité, la nécessité de sa détention.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’opinion publique nationale et internationale sera pleinement informée des fondements de l’appel, des arguments juridiques invoqués, et des valeurs essentielles que cette affaire met en lumière: la liberté d’expression, le respect du droit et l’indépendance de la justice. Enfin, les avocats de Moussa Mara réaffirment leur ferme détermination à mener à son terme la bataille judiciaire en cours pour faire triompher les principes et les valeurs démocratiques énoncées dans la Constitution de la République du Mali. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Fait à Bamako, le 27 octobre 2025<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Pour Le Collectif des Avocats Me Mountaga C. TALL</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Médecin filmé à l’hôpital du district de Bamako :  L’auteure Mme Eugénie Ivonne Diallo condamnée à un an de prison avec sursis et au paiement d’une amende d’un million de F CFA.</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/medecin-filme-a-lhopital-du-district-de-bamako-lauteure-mme-eugenie-ivonne-diallo-condamnee-a-un-an-de-prison-avec-sursis-et-au-paiement-dune-amende-dun-million-de-f-cfa-3110692.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 29 Oct 2025 08:13:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le procès opposant Dr Amadou DIARRA, médecin à l’hôpital du district de Bamako et Mme Eugénie Ivonne Diallo a connu son épilogue, le lundi 27 octobre, devant le pôle national spécialisé dans la lutte contre la cybercriminalité.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Selon un communiqué du conseil national de l’ordre des médecins du Mali, l’auteure de la vidéo publiée sur les réseaux sociaux Mme Eugénie Ivonne Diallo a été reconnue coupable par le tribunal de lutte anti cybercriminalité. La jeune femme a été condamnée à une peine d’un an d’emprisonnement avec sursis assortie d’une amende de 1.000.000 F CFA.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>En plus de cette sentence, la justice a ordonné à la dame<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>la publication du délibéré sur son compte page TikTok, sous astreinte de 500.000 F CFA par jour de retard.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Pour rappel, le début de cette affaire remonte à quelques mois en arrière.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>La Dame Mme Eugénie Ivonne Diallo, dont la culpabilité a été prouvée par un tribunal, avait une vidéo sur son compte Tik Tok dans laquelle elle accusé le médecin Amadou Diarra en service au moment des faits à l’hôpital du district de Bamako d’avoir tenu des propos discourtois contre les patients et leurs accompagnateurs. Ladite vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, puis que partagée et vue par des milliers de personnes, a suscité un tollé au sein de l’opinion malienne, engendrant un déluge de critiques contre le personnel sanitaire.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Le Médecin accusé dans la vidéo, à travers l’ordre des médecins du Mali, a nié les accusations portées contre lui, soulignant qu’il ne s’adressait nullement à des patients. Plutôt qu’il intervenait pour rétablir de l’ordre dans files d’attente dans la réception de l’hôpital.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Pour rétablir les faits, il décida de porter l’affaire devant la justice, qui a finalement condamné celle que beaucoup croyaient avoir raison. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net<o:p></o:p></b></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali / question de droit : le contentieux foncier, l’homme de droit explique. : « Entre coutume et loi,  à qui appartient vraiment la terre ».</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-question-de-droit-le-contentieux-foncier-lhomme-de-droit-explique-entre-coutume-et-loi-a-qui-appartient-vraiment-la-terre-3110653.html</link>
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<description><![CDATA[ Invité sur le plateau de l’émission « Charia ani aw ka  hakè » de Renouveau TV, Mr Kokè COULIBALY, Magistrat, a examiné le contentieux foncier dans sa définition, ses catégories,  ses litiges, les preuves à apporter, les  juridictions compétentes, les sanctions, en passant par les solutions. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 28 Oct 2025 08:17:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le contentieux foncier désigne l’ensemble des litiges relatifs à la propriété foncière, c’est-à-dire aux terrains et immeubles. C’est un domaine complexe du droit, situé à la croisée du droit civil, du droit administratif, du droit de l’urbanisme et parfois du droit coutumier. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le contentieux foncier regroupe toutes les contestations portant sur la propriété, la possession, l’usage ou la gestion des terres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les principales catégories de litiges fonciers<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Les litiges de propriété<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Contestation du droit de propriété (ex. : revendication, bornage, usurpation de terrain).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Double attribution de titres fonciers.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Conflits de limites entre parcelles voisines.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Actions en expulsion ou déguerpissement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les litiges de possession et d’occupation,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Occupation illégale ou sans titre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Litiges entre propriétaires et occupants coutumiers.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Problèmes d’usucapion (prescription acquisitive).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les litiges relatifs à la gestion publique du foncier<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Attribution de terrains par l’État ou les collectivités locales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Expropriation pour cause d’utilité publique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Conflits liés aux plans d’urbanisme ou aux zones d’aménagement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Contestation de décisions administratives (ex. : retrait de permis, titre foncier annulé).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les litiges successoraux à caractère foncier<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Partage ou indivision d’héritages comportant des terrains.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Contestation de titres de propriété après décès.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les juridictions compétentes, la compétence dépend du type de litige, litige entre particuliers (propriété, bornage, succession…), Tribunal civil, litige concernant une décision administrative (attribution, expropriation…)Juridiction administrative, litige coutumier sur les terres non immatriculées, droit coutumier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les preuves en matière foncière, les preuves sont essentielles pour établir la propriété ou le droit d’usage : Titre foncier (preuve absolue de propriété en droit moderne)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Actes notariés ou contrats de vente<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Témoignages et enquêtes coutumières<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plans cadastraux et documents d’arpentage<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Présomptions de possession (occupation paisible, continue et publique)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Modes de règlement des litiges fonciers<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Conciliation et médiation (souvent encouragées pour éviter l’engorgement judiciaire)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Procédure judiciaire,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sécurisation de la propriété, garantir la stabilité des transactions foncières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Modernisation des cadastres et des systèmes d’enregistrement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les documents délivrés auparavant par les maires, préfets, sous-préfets ou chefs de village ne sont plus reconnus comme valables. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Afin de faciliter l’accès à la terre et réduire les litiges, les frais d’accès aux parcelles ont été diminués : à Bamako, le prix du m² est passé de 5 000 FCFA à 2 000 FCFA ; en milieu rural, de 2 000 à 600 FCFA. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En somme, l’homme de droit souligne que les multiples acteurs et titres provisoires (municipaux, coutumiers) attribuant des parcelles étaient à l’origine de nombreux conflits fonciers. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourquoi c’est utile, l’article présente une réforme précise et actuelle, qui touche directement le contentieux foncier. Il donne des données chiffrées sur les coûts et les procédures, ce qui aide à mesurer l’enjeu. Il entre dans la logique d’un cadre légal renforcé pour sécuriser les droits fonciers, ce qui est une dimension importante du contentieux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">                                                                                                                         </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Mohamed SOGODOGO.</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : l’ancien premier ministre Moussa Mara condamné à deux ans de prison dont un an ferme</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-lancien-premier-ministre-moussa-mara-condamne-a-deux-ans-de-prison-dont-un-an-ferme-3110632.html</link>
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<description><![CDATA[ L’ancien Premier ministre, Moussa Mara, en prison depuis deux mois, a été reconnu coupable ce lundi 27 octobre dans le procès pour « incitation au trouble à l’ordre public » devant le Pôle national spécialisé dans la lutte contre la cybercriminalité. Il écope de deux ans d’emprisonnement dont un an ferme ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Oct 2025 12:13:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Pôle national spécialisé dans la lutte contre la cybercriminalité a prononcé le verdict du procès pour incitation au trouble à l’ordre public à l’encontre de l’ancien Premier ministre Moussa Mara. Le verdict est sans appel, il a écopé de deux ans de prison dont un ferme, une peine assortie d’une amende de 500 000 FCFA.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Le verdict de la justice était fortement attendu par les proches et la famille politique de l’ex-chef du gouvernement. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour rappel, lors des débats de fond de ce procès scruté par les organisations des droits de l’Homme et du pluralisme démocratique, le parquet avait requis deux ans d’emprisonnement contre l’ex-chef du gouvernement. La défense de l’ancien premier ministre, assurée par Me Mountaga Tall, avait contesté à la barre la décision de l’incarcération de l’ex-chef du gouvernement et les chefs d’inculpation retenus, estimant qu’il rester déterminée à faire triompher le Droit. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les ennuis de l’ancien chef d gouvernement sous le régime de feu Ibrahim Boubacar Keïta ont commencé à la suite de la publication d’un message sur X (ex-Tweeter) dans lequel il affirmait avoir rendu visité à plusieurs détenus d’opinion.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A la suite de ce poste, il a été entendu par la Brigade d’investigations judiciaires de Bamako, puis par le Procureur du Tribunal de Grande instance de la Commune IV du District de Bamako avant d’être inculpé, le 1er aout 2025, par un juge d’instruction du Pôle national spécialisé de lutte contre la cybercriminalité. L’’ancien Premier ministre a finalement été placé sous mandat de dépôt par cette instance judiciaire sur les mêmes faits et du même dossier, sans le moindre élément nouveau, pour les délits « d’atteinte au crédit de l’Etat » « opposition à l’autorité légitime » « incitation au trouble à l’ordre public » « publication et diffusion de nouvelles fausses mensongèrement attribuées à des tiers, fait de mauvaise foi susceptible de troubler la paix publique ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net<o:p></o:p></b></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali / question de droit : les conditions de recevabilité, entre efficacité procédurale et protection des droits.</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-question-de-droit-les-conditions-de-recevabilite-entre-efficacite-procedurale-et-protection-des-droits-3110416.html</link>
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<description><![CDATA[ Toute action en justice, qu’elle soit civile, commerciale, sociale ou pénale, doit satisfaire à un ensemble de conditions légales de recevabilité avant que le juge ne statue sur le fond. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202406/justice5.jpg" length="113308" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 21 Oct 2025 01:05:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR;">Ces conditions sont essentielles pour garantir le respect des droits et éviter des procédures inutiles ou abusives. Voici un aperçu des exigences légales, des réformes récentes, et des défis de leur application.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR;">Le cadre légal, les principales sources du droit en matière de procédure sont, le Code de procédure civile, commerciale et sociale, qui fixe les règles de recevabilité pour les litiges civils, commerciaux et sociaux. Les Actes uniformes de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA), pour les situations commerciales ou les voies d’exécution transnationales applicables dans certains cas.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR;">Les récentes réformes, notamment le nouveau Code pénal et le Code de procédure pénale promulgués en décembre 2024, ont renouvelé certains aspects des droits de la défense, de l’action civile, et des délais de prescription. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR;">Conditions de recevabilité, les principes, voici les conditions que doit remplir une demande pour être déclarée recevable ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR;">Qualité à agir<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR;">Le demandeur doit avoir la capacité juridique d’agir. Pour les personnes physiques, cela suppose qu’elles ne soient pas privées de leurs droits civils ou sous tutelle sans représentation légale appropriée. Pour les personnes morales, il faut qu’elles soient légalement constituées, et qu’une personne habilitée agisse en leur nom.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR;">Intérêt à agir<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR;">Il faut un intérêt réel, direct et légitime. L’affaire doit concerner un avantage concret ou un préjudice réel pour la partie demanderesse, qui soit susceptible d’être réparé ou reconnu par la justice. Un intérêt purement hypothétique ou abstrait n’est pas suffisant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR;">Objet de la demande déterminé. La requête doit clairement indiquer ce que le demandeur réclame, les motifs de sa demande, les textes ou preuves sur lesquels il se fonde. Sans précision, la demande peut être rejetée pour absence d’objet ou pour manque de clarté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR;">Respect de la forme et des mentions obligatoires<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR;">La requête doit porter les noms, prénoms, domicile, nationalité, etc., du demandeur, et, le cas échéant, du défendeur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR;">Elle doit être datée, signée, timbrée selon les exigences légales (par exemple, un timbre fixe dans certains cas).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR;">Les pièces justificatives doivent accompagner l’acte introductif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR;">Si l’assignation est requise, elle doit respecter les modalités légales de notification. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR;">Juridiction compétente,</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR;"> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR;">la juridiction saisie doit être compétente, en matière, en territoire, et selon la nature du litige (civile, commerciale, sociale, etc.). Si la juridiction est incompétente, la demande sera rejetée. Ce principe est un pilier de la sécurité juridique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR;">Délais de prescription ou forclusion<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR;">L’action doit être intentée dans les délais prescrits par la loi. Une demande au-delà du délai applicable peut être déclarée irrecevable pour forclusion ou prescription, selon les cas.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR;">Paiement des frais et consignations nécessaires<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR;">La loi exige souvent le versement de frais de greffe, de timbres ou d’une consignation préalable. L’absence de paiement ou de consignation peut entraîner l’irrecevabilité de la démarche. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR;">Notification ou assignation valable quand requise<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR;">Si la procédure exige qu’un défendeur soit assigné ou notifié, cela doit être fait conformément aux règles (souvent via huissier, selon les délais et la forme prescrits). Le non-respect de cette obligation peut constituer un motif d’irrecevabilité. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR;">En somme, les conditions de recevabilité ne sont pas un simple formalisme : elles sont essentielles à l’équité, à la sécurité juridique, et à la bonne administration de la justice. Respectées, elles permettent à la justice de juger les demandes fondées, rapides et claires. Ignorées ou mal appliquées, elles deviennent autant de barrières pour ceux qui veulent faire valoir leurs droits.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;"><b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR;"><span style="mso-spacerun: yes;">                                  </span><span style="mso-spacerun: yes;">                                                                                                      </span><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Mohamed SOGODOGO.<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le SYNACOR Mali dépose une plainte contre  Fomba du CNT pour calomnies et diffamation</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/le-synacor-mali-depose-une-plainte-contre-fomba-du-cnt-pour-calomnies-et-diffamation-3110433.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 20 Oct 2025 19:11:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce lundi 20 octobre 2025, le Syndicat National des Chauffeurs et Conducteurs Routiers du Mali (SYNACOR MALI) ont informé l’opinion nationale à travers une conférence de presse organisée à leur siège avoir déposé une plainte auprès du Procureur du Pôle National de Lutte contre la Cyber Criminalité contre Aboubacar Sidiki Fomba, pour calomnies et diffamation envers les transporteurs et chauffeurs du Mali suite à la pénurie du carburant en accusant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>certains chauffeurs-citernes de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>complicité avec les djihadistes <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et pourtant dans la même affaire, les Conseils Maliens des Transporteurs Routiers (C.M.T.R) du Mali avaient fait un communiqué , le dimanche 19 octobre 2025 demanda à la justice malienne d’ouvrir une enquête contre M. Aboubacar Sidiki Fomba, membre du Conseil National de Transition (CNT). En appelant le procureur à engager des poursuites judiciaires afin que cette affaire soit jugée dans les plus brefs délais. Ils précisent que tant que la justice ne sera pas rendue et que M. Fomba n’aura pas apporté les preuves de ses déclarations devant la loi, ils cesseront toute activité de transport, notamment l’acheminement du carburant sur le territoire national.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la foulée suite au communiqué du CMTR, Aboubacar Sidiki Fomba ,membre du CNT et président de la Commission Santé, Aboubacar Sidiki Fomba, a présenté ses excuses publiques. Car il affirme que ses paroles ont été mal interprétées et dit vouloir apaiser la tension en soutenant les revendications légitimes des chauffeurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plusieurs maliens se posent la question, qu'est-ce qu'un Président de la Commission Santé du CNT a, à voir avec une question de citernes ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Affaires à suivre.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bokoum Abdoul Momini/maliweb.net<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Droits de l’homme :  Le Mali fait le point sur la mise en œuvre des recommandations de l’EPU</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/droits-de-lhomme-le-mali-fait-le-point-sur-la-mise-en-oeuvre-des-recommandations-de-lepu-3110387.html</link>
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<description><![CDATA[ Lors du Conseil des Ministres du 26 septembre 2025, réuni sous la présidence du Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, a pris acte d’une communication du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme relative au rapport national à mi-parcours sur la mise en œuvre des recommandations issues du 4ᵉ cycle de l’Examen Périodique Universel (EPU). ]]></description>
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<pubDate>Mon, 20 Oct 2025 01:24:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 2 mai 2023, à Genève, le Mali a participé à l’EPU, un mécanisme du Conseil des Droits de l’Homme des Nations unies visant à évaluer la situation des droits humains dans les États membres. Lors de cette session, le Groupe de travail a examiné la situation du Mali aux côtés de 13 autres pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La délégation malienne, conduite par le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme et accompagnée du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, a présenté le rapport national initial. À l’issue de cet examen, le Mali a reçu 275 recommandations, dont 219 ont été acceptées, 53 ont été notées, et 3 ont été à la fois acceptées et notées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces recommandations couvrent des domaines clés tels que la protection des droits fondamentaux, la lutte contre les violences basées sur le genre, la réforme judiciaire, la liberté d’expression, et la gouvernance inclusive.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un indicateur de progrès<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le rapport à mi-parcours présenté au Conseil des Ministres dresse un état des lieux de la mise en œuvre des recommandations acceptées. Il constitue un exercice de transparence et de redevabilité, démontrant la volonté du Mali de respecter ses engagements internationaux en matière de droits de l’Homme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce rapport a été soumis au Groupe de travail du Conseil des Droits de l’Homme lors de sa 54ᵉ session ordinaire, où il a été officiellement adopté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La communication du ministre met en lumière les efforts déployés par les institutions nationales pour traduire les recommandations en actions concrètes. Elle souligne également les défis persistants, notamment en matière de ressources, de coordination intersectorielle et de sensibilisation des populations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En faisant cap sur les droits humains, avec ce rapport à mi-parcours, le Mali maintient son l’engagement illustré à travers le renforcement de l’État de droit et la promotion des droits fondamentaux dans un contexte de transition. Il servira de base pour les prochaines évaluations et pour l’ajustement des politiques publiques en matière de justice et de droits humains, allant dans le sens d'une consolidation des réformes, les trois pays de l'AES ayant notifié leur retrait de l'accord de Rome sur la CPI.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Rédaction<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Verdict du procès Moussa Mara : scénario de polichinelle ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/verdict-du-proces-moussa-mara-scenario-de-polichinelle-3110242.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/verdict-du-proces-moussa-mara-scenario-de-polichinelle-3110242.html</guid>
<description><![CDATA[ Le tribunal a fixé le délibéré au 27 octobre 2025, après que le parquet a requis contre l’ex PM, à l’issue de l’audience publique, 24 mois d’emprisonnement ferme et le contentieux de l’Etat le franc CFA symbolique en sus de son maintien dans les liens de l’accusation ]]></description>
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<pubDate>Tue, 14 Oct 2025 12:03:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Beaucoup de fervents admirateurs de Mara ne désespèrent pas certes d’un retournement de situation au délibéré, mais les dés semblent déjà jetés dans cet autre grand épisode judiciaire du moment. Depuis quelque temps, en effet, on assiste à la mise sur la sellette judiciaire de bon nombre des leaders d’opinion et de politiques, dès qu’une prise de position leur confère le statut systématique d’opposant à la Transition. Sans anticiper par des commentaires une décision de justice encore en gestation, on ne peut que reconnaître une analogie évidente avec les précédentes affaires judiciaires de même nature, en l’occurrence les dossiers Clément Dembélé, Ras Bath, Ben le cerveau, Issa Kaou Djim, entre autres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’affaire Moussa Mara pourrait se loger dans la même enseigne et risque de confirmer un scénario qui se révèle être un secret de Polichinelle. Surtout que le vent ne paraît point favorable à un ancien PM loin de paraître en odeur de sainteté avec la justice de son pays pour des raisons qui sont de notoriété publique. Toutes choses qui justifient les spéculations sur cette affaire judiciaire en rendant plus délétère le climat de méfiance entre l’appareil judiciaire et certains grands manitous politiques avec lesquels le camp de l’ex PM est en bonne intelligence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quoique les langues visqueuses soient en droit de subodorer un sort amer pour Moussa Mara, le 27 octobre prochain, la sagesse commande d’attendre que le juge vide son délibéré avant d’envisager une quelconque action à entreprendre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Seydou Diakité<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pour cause de prématurite de son recours contre la mairie de la commune urbaine de San : L&amp;apos;Entreprise Sangaré Hady (ESH&#45;SARL) tombe devant le CRD</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/pour-cause-de-prematurite-de-son-recours-contre-la-mairie-de-la-commune-urbaine-de-san-lentreprise-sangare-hady-esh-sarl-tombe-devant-le-crd-3110121.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 11 Oct 2025 01:33:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Comité de règlement des différends (CRD) de l'Autorité de régulation des marchés publics et des délégations de service public (ARMDS), statuant en formation contentieuse sur le recours non juridictionnel de l'Entreprise Sangaré Hady (ESH-SARL) contestant les résultats de l'évaluation des offres de la Demande de renseignement et de prix à compétition ouverte n°001/CUS/2025 en deux (2) lots distincts, à savoir les travaux de construction d'un mur de clôture de 468,40 mètres linéaires à l'école Amitié de Lafiabougou ; et travaux de réhabilitation et de transformation d'un forage en un système d'adduction d'eau et équipements solaires au profit de la même école, donne tort à la requérante.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le vendredi 8 août 2025, le Comité de règlement des différends a statué sur un litige opposant l'Entreprise Sangaré Hady (ESH-SARL) et la mairie de la Commune urbaine de San. Le CRD était composé de Alassane Ba, président ; Mme Mariam Sénou, membre représentant l'administration ; Mohamed Traoré, Membre représentant la Société Civile, avec comme Rapporteur Sidy Sissoko, membre représentant le secteur privé. Il était assisté de Hassane Touré, chargé de mission au département réglementation et affaires juridiques et Issoufou Jabbour, assistant au département réglementation et affaires juridiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour l'Entreprise ESH-SARL, il y avait Hady Sangaré, gérant ; et pour la mairie de la Commune urbaine de San, Sidi Traoré, secrétaire général et Sidiki Diarrassouba, directeur du Bureau d'ingénieur en génie civil (Bigec). Le CRD a délibéré conformément à la loi et a adopté une délibération fondée sur les faits, la régularité du recours et les moyens exposés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Quels sont les faits ?</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'entreprise ESH-SARL a participé à la procédure de Demande de renseignement et de prix à compétition ouverte n°001/CUS/2025 lancée par la Commune urbaine de San, comprenant deux (2) lots distincts : lot n°1 : Travaux de construction d'un mur de clôture de 468,40 mètres linéaires à l'école Amitié de Lafiabougou ; et lot n°2 : Travaux de réhabilitation et de transformation d'un forage en un système d'adduction d'eau potable, assorti de dispositifs solaires, au profit de la même école.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par lettre n°25-525/M-CU San en date du 23 juillet 2025, reçue le 28 juillet 2025, l'entreprise a été informée qu'elle n'a pas été retenue pour l'exécution d'aucun des deux lots.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En date du 29 juillet 2025, le gérant de l'entreprise a adressé une demande écrite au maire de la Commune urbaine de San afin d'obtenir les motifs du rejet de son offre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 30 juillet 2025, la Commune, par lettre n°25-530/M-CU San, a répondu en indiquant les raisons suivantes :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Primo : les procès-verbaux de réception et les copies des pages de garde des marchés similaires produits ne sont pas certifiés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Secundo : le personnel proposé n'est pas conforme : un seul ingénieur présenté pour les deux lots, alors qu'un ingénieur distinct est exigé par lot.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Suite à cette réponse, le 31 juillet 2025, ESH-SARL a contesté ces motifs dans une nouvelle correspondance adressée à l'autorité contractante, en précisant que:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D'un : le dossier d'appel d'offres (DAO) n'exige pas expressément la certification des pièces justificatives des références similaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De deux : l'utilisation d'un même chef de mission pour plusieurs lots ne saurait constituer une cause d'élimination en l'absence d'attribution effective d'un lot à l'entreprise.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 1er août 2025, ESH-SARL a introduit un recours contentieux, enregistré sous le numéro 105, devant le Comité de règlement des différends (CRD) de l'ARMDS, contestant les motifs de rejet de son offre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le recours d'ESH-SARL <o:p></o:p></span></strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>est-il recevable ?</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Considérant que l'article 120.1 du décret n°2015-0604/P-RM du 25 septembre 2015, modifié, portant code des marchés publics et des délégations de service public, prévoit que "tout candidat ou soumissionnaire s'estimant lésé au titre d'une procédure de passation d'un marché ou d'une délégation de service public est habilité à saisir l'autorité contractante ou l'autorité délégante d'un recours gracieux à l'encontre des procédures et décisions lui causant ou susceptibles de lui causer préjudice".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que l'article 120.4 du même décret dispose à son dernier paragraphe que l'autorité contractante est tenue de répondre à ce recours gracieux dans un délai de trois (3) jours ouvrables à compter de sa saisine, au-delà duquel le défaut de réponse sera constitutif d'un rejet implicite dudit recours:<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que, selon l'article 121,1 du décret précité, les décisions rendues au titre du recours gracieux peuvent faire l'objet d'un recours devant le Comité de règlement des différends dans un délai de deux (2) jours ouvrables à compter de la date de notification de la décision faisant grief;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qu'en l'espèce, l'entreprise E.S.H SARL a bien introduit un recours gracieux auprès de la Commune urbaine de San le 31 juillet 2025, pour contester les motifs du rejet de son offre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Considérant qu'en l'espèce, E.S.H SARL a saisi le CRD le 1er août 2025, soit le lendemain de l'introduction de son recours gracieux, avant l'expiration du délai légal de réponse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qu'en conséquence, la requérante a méconnu les dispositions des articles 120 et 121 du décret précité ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qu'il résulte de ce qui précède que :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Le recours contentieux de l'entreprise E.S.H SARL a été déposé prématurément, sans respect du délai prévu à l'article 120.4 du décret susvisé;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Ce manquement entache la procédure et entraîne l'irrecevabilité formelle du recours introduit devant le Comité de règlement des différends ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Conséquences immédiates : le CRD déclare irrecevable en la forme, pour cause de prématurité, le recours n°105 du 1er août 2025 introduit par ESH-SARL; et ordonne la poursuite de la procédure de passation du marché en cours.<span style="mso-spacerun: yes;">    </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong></strong></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>El Hadj A.B.HAIDARA</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Crise du carburant : La mise en garde du Procureur Général envers les spéculateurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/crise-du-carburant-la-mise-en-garde-du-procureur-general-envers-les-speculateurs-3110078.html</link>
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<description><![CDATA[ C’est à travers un communiqué rendu public ce mercredi le 08 octobre 2025 par le Procureur général près de la Cour d’appel de Bamako relatif à la situation du carburant  met en garde  contre les spéculations illicites et la diffusion de fausses informations liées à la situation de la pénurie des produits pétroliers sur le territoire national. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 09 Oct 2025 08:26:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Suite aux constats faits par le Procureur Général près la Cour d'appel de Bamako M Hamadoun dit Balobo GUINDO aux difficultés d'approvisionnement du pays en produits pétroliers que certains individus mal intentionnés se livrent à des spéculations injustifiées, des surenchères sur le prix de vente réel des produits, des refus délibérés de vendre du carburant et même des diffusions de vidéos malveillantes, de fausses nouvelles sur les réseaux sociaux de nature à créer la panique au sein de la population. Car selon, ces agissements sont de nature à troubler l'ordre public, à perturber la quiétude des paisibles populations et à ébranler l'économie nationale. Ils constituent un terreau favorable pour les criminels, y compris les terroristes, dans le seul but d'ébranler la paix, la quiétude et la tranquillité sociale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour ce faire le Procureur général dit ordonner<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour la préservation de l'ordre public à tous les Procureurs de la République du ressort de la Cour d'appel de Bamako, de veiller scrupuleusement et de sévir avec la dernière rigueur contre, d'une part, les spéculations illicites, les refus de vente et d'autre part, la diffusion de fausses nouvelles et des informations tendancieuses, et de ne tolérer aucune violation de la loi quel qu'en soit l'auteur. En osant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pouvoir compter sur l'esprit civique et la compréhension de toutes et de tous pour observer le calme et la retenue nécessaires et de dénoncer les auteurs des agissements contraires à la Loi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bokoum Abdoul Momini /Maliweb.net<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Affaires Moussa Mara, de dissolution des partis politiques, poursuite de deux membres du CNT :  Me Mountaga Tall fait le point</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaires-moussa-mara-de-dissolution-des-partis-politiques-poursuite-de-deux-membres-du-cnt-me-mountaga-tall-fait-le-point-3110007.html</link>
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<description><![CDATA[ Communiqué de presse n°6 relatif aux «nombreux rendez-vous judiciaires » de la semaine et à l’évolution des procédures judiciaires pour l’annulation de la dissolution des partis politiques au Mali, les poursuites pénales contre deux (2) membres du Conseil national de transition (CNT). ]]></description>
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<pubDate>Tue, 07 Oct 2025 08:36:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">I- LE DOSSIER MOUSSA MARA<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La semaine a débuté le lundi 29 septembre avec le procès de l'ancien Premier ministre Moussa MARA au Pôle National de Lutte contre la Cybercriminalité (PNLC), où un important dispositif de sécurité a été déployé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les débats ont été tendus mais courtois entre le ministère public et les avocats de Moussa MARA assistés de Maîtres Lala Gakou, Mamadou Camara, Mariam Diawara, le Bâtonnier Yayé Mounkaïla du Niger et Mountaga C. Tall.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malgré le peu de consistance du dossier qui se résume en tout et pour tout à un tweet, la prohibition au Mali de la détention préventive en matière de délit de presse, les solides garanties de représentation en justice dont dispose Moussa Mara, sa demande de mise en liberté a été refusée et le dossier mis en délibéré pour le jugement qui doit être rendu le 27 octobre prochain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ministère public a requis une peine de 24 mois de prison ferme pour Moussa MARA, tandis que la défense a plaidé sa relaxe pure et simple.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'ancien Premier ministre passera ainsi près de trois mois en détention préventive, bien que ses avocats aient prouvé qu'il n'y avait aucune raison de l’incarcérer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>II- LES DOSSIERS SUR LA DISSOLUTION DES PARTIS POLITIQUES</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les récents développements de ces affaires, défendues par les avocats Maîtres Mamadou Camara, Mamadou I Konaté, Alassane Diallo et Mountaga C. Tall, sont les suivants :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La salve de procédures engagées dans le dossier de dissolution des partis politiques avait trois (3) objectifs :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1- Tester la solidité de nos institutions judiciaires et leur attachement à notre Constitution et à la protection des droits des citoyens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2- Amener tous les ordres juridictionnels de notre pays à assumer leurs responsabilités et à rendre des comptes au peuple malien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3- En fin de compte, imposer aux autorités le respect de la Constitution, des libertés et de l'État de droit dans l'intérêt de tous.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">I – Fin des procédures devant les <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tribunaux de Grande Instance de Bamako : objectif atteint.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'objectif visé, largement atteint, était de soumettre à l'examen de la Cour constitutionnelle la loi abrogeant la Charte des partis politiques sur laquelle repose le décret de dissolution des partis politiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1- Cette démarche auprès de la haute juridiction n’était possible qu’avec l’appui d’un nombre significatif de membres du Conseil National de Transition (CNT), ce qui, dans la situation actuelle, est irréalisable. Une alternative était de soulever l'exception d'inconstitutionnalité devant un Tribunal qui, conformément à la loi et à la Constitution, transmettrait le dossier à la Cour constitutionnelle par le biais de la Cour Suprême.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2- La décision rendue par le Tribunal de Grande Instance de la Commune 1 de Bamako permet d'atteindre cet objectif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3- Les décisions d'incompétence ou d'irrecevabilité prononcées par les TGI des Communes 3, 4, 5 et 6 n'y changent rien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais malgré tout nous maintenons nos appels interjetés pour deux raisons essentielles :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1- Permettre à la Cour d'Appel de participer à ce débat crucial pour l'établissement d'institutions solides et l'avenir démocratique de notre pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2- Offrir aux citoyens maliens la possibilité de juger à leur tour ceux qui ont pour mission de les juger.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La transmission du dossier à la Cour constitutionnelle n’est ni susceptible d’appel, ni de remise en cause par la Cour suprême dont le rôle se limite à recevoir le jugement du TGI et à le transmettre à la Cour constitutionnelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">II - Procédure devant la Section Administrative de la Cour Suprême<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le recours pour excès de pouvoir déposé devant la Section administrative de la Cour suprême suit son cours normal. Les parties (l'État et le pool d'avocats) ont déposé leurs mémoires et une date d'audience est désormais attendue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">III - Procédure devant le Pôle National de Lutte contre la Cybercriminalité contre deux membres du Conseil National de Transition (CNT)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lors de l'audience du 02 octobre 2025, le Tribunal correctionnel du Pôle National de Lutte contre la Cybercriminalité a renvoyé l'affaire au 27 novembre après avoir fixé la consignation à payer par les plaignants à 5 500 000 FCFA. Cette somme, exceptionnellement élevée, sera réglée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'audience s'est déroulée en présence de Moulaye Keita, tandis que Biton Mamari Coulbaly était absent. Sa présence ou son absence n'impactera pas la tenue du procès à la date prévue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>En conclusion</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Collectif des avocats engagé pour le respect de la Constitution, la défense des libertés fondamentales et la préservation de l'État de droit au Mali informe que :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1- L'étape de première instance a été satisfaisante.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2- La Cour d'appel sera sollicitée rien que pour le principe.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3- La date d'audience du recours pour excès de pouvoir devant la Cour suprême est attendue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">4- La saisine de la Cour constitutionnelle est désormais inéluctable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Justice poursuit son cours. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La détermination des avocats demeure intacte et le Peuple malien disposera d’éléments concrets pour évaluer sa Justice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Ni an bi taa, an bi se "<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Inch'Allah !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour le pool des Avocats<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Me Mountaga C. TALL<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Avocat Coordonnateur</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Me Tall, coordinateur du collectif d’avocats : « Cette bataille judiciaire vise aussi  à donner au peuple malien les moyens d’évaluer sa justice</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/me-tall-coordinateur-du-collectif-davocats-cette-bataille-judiciaire-vise-aussi-a-donner-au-peuple-malien-les-moyens-devaluer-sa-justice-3109991.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/me-tall-coordinateur-du-collectif-davocats-cette-bataille-judiciaire-vise-aussi-a-donner-au-peuple-malien-les-moyens-devaluer-sa-justice-3109991.html</guid>
<description><![CDATA[ La semaine judiciaire qui s’achève a été particulièrement intense à Bamako. Entre le procès de l’ancien Premier ministre Moussa Mara, les recours contre la dissolution des partis politiques et les poursuites visant deux membres du Conseil national de Transition (CNT), les avocats engagés pour la défense de la Constitution et des libertés fondamentales multiplient les fronts pour faire respecter l’Etat de droit au Mali. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202503/Mountaga-Tall.jpg" length="103501" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 07 Oct 2025 03:35:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Selon les avocats, cette bataille judiciaire ne vise pas seulement à obtenir justice dans ces affaires précises, mais à « donner au peuple malien les moyens d’évaluer sa justice et de juger ceux qui sont chargés de le juger ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Le lundi 29 septembre 2025, le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité (PNLC) a ouvert le procès de Moussa Mara, ancien Premier ministre, poursuivi pour un message publié sur le réseau social X ( Twitter). A cette occasion, un dispositif de sécurité important a été déployé pour l’occasion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Les débats, souvent vifs mais courtois, ont opposé le ministère public aux avocats de la défense, parmi lesquels Me Lala Gakou, Me Mamadou Camara, Me Mariam Diawara, Me Yayé Mounkaïla (Bâtonnier du Niger) et Me Mountaga C. Tall, selon le communiqué publié sur la page facebook de Me Tall. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Malgré le caractère mineur du dossier réduit à un seul tweet, la législation malienne interdisant la détention préventive pour un délit de presse, et les solides garanties de représentation de l’ancien Premier ministre, la demande de mise en liberté a été rejetée. Le parquet a requis 24 mois de prison ferme, tandis que la défense a plaidé la relaxe pure et simple.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Le jugement a été mis en délibéré pour le 27 octobre prochain. En attendant, Moussa Mara devrait passer près de trois mois en détention préventive, une décision dénoncée par ses avocats comme arbitraire et injustifiée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><strong>Dissolution des partis : les recours se multiplient</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Autre front judiciaire : celui des recours contre la dissolution des partis politiques. Les avocats Me Mamadou Camara, Me Mamadou I. Konaté, Me Alassane Diallo et Me Mountaga C. Tall pilotent plusieurs procédures parallèles visant à contester la légalité de la décision des autorités de transition.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Selon le communiqué de Me Tall, trois objectifs principaux guident leur action :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">1. Tester la solidité des institutions judiciaires et leur attachement à la Constitution ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">2. Obliger les juridictions à assumer leurs responsabilités et à rendre des comptes au peuple ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">3. Contraindre les autorités à respecter les libertés publiques et l’État de droit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">La première étape : les recours devant les Tribunaux de grande instance (TGI) « a été jugée satisfaisante. Notamment, la décision du TGI de la Commune I permet de transmettre à la Cour constitutionnelle la loi abrogeant la Charte des partis politiques, socle du décret de dissolution ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Même si d’autres tribunaux (Communes III, IV, V et VI) ont déclaré les requêtes irrecevables ou se sont déclarés incompétents, les avocats ont interjeté appel, estimant que la Cour d’appel devait participer à ce débat démocratique majeur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">En parallèle, un recours pour excès de pouvoir est en cours devant la Section administrative de la Cour suprême, qui devrait bientôt fixer une date d’audience.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><strong>Poursuites contre deux membres du CNT</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Enfin, un troisième dossier judiciaire agite l’actualité : celui de deux membres du Conseil national de Transition, Moulaye Keita et Biton Mamari Coulibaly, poursuivis devant le PNLC. L’audience du 2 octobre 2025 a été renvoyée au 27 novembre 2025 après la fixation d’une consignation de 5 500 000 F CFA, un montant jugé exceptionnellement élevé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Selon Me Tall, la présence ou l’absence des prévenus n’aura pas d’incidence sur la tenue du procès à la date prévue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Pour Me Mountaga Tall, coordinateur du collectif d’avocats, ces procédures marquent un tournant. « L’étape de première instance a été franchie avec succès. La Cour d’appel sera saisie par principe, la date d’audience devant la Cour suprême est attendue, et la saisine de la Cour constitutionnelle est désormais inéluctable », a-t-il déclaré.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Selon lui, cette bataille judiciaire ne vise pas seulement à obtenir justice dans ces affaires précises, mais à « donner au peuple malien les moyens d’évaluer sa justice et de juger ceux qui sont chargés de le juger ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><strong>Une bataille de principe</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Entre un ancien chef de gouvernement emprisonné pour un « tweet », des partis politiques dissous en violation présumée de la Constitution, et des membres du CNT poursuivis, les avocats maliens ont décidé de transformer les tribunaux en terrain de défense des libertés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Leur détermination reste intacte : « Ni an bi taa, an bi se » (« Nous irons jusqu’au bout »), martèlent-ils. Car pour eux, cette bataille dépasse les individus pour devenir celle de tout un peuple en quête de justice, de démocratie et d’État de droit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><strong>Mohamed Keita</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>2e forum national sur la justice : Vers une vision commune du service public de la justice</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/2e-forum-national-sur-la-justice-vers-une-vision-commune-du-service-public-de-la-justice-3109898.html</link>
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<description><![CDATA[ En prélude au 2e forum national sur la justice, prévu le mois prochain, le ministre de la Justice et des Droits de l&#039;Homme, garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué a procédé, le lundi 29 septembre 2025, au Centre international de conférences de Bamako, à l&#039;ouverture des concertations régionales du ressort de la Cour d&#039;appel de Bamako. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 04 Oct 2025 19:10:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Pour la circonstance, il avait à ses côtés, la ministre de la Promotion de la femme, de l'Enfant et de la Famille, le gouverneur du district de Bamako, président des concertations régionales sur la justice du ressort de la Cour d'appel de Bamako, Abdoulaye Coulibaly, les gouverneurs des régions de Koulikoro, Sikasso, Ségou, Bougouni, Dioïla, Nara, Koutiala et San ainsi que plusieurs autres personnalités.</p>
<p>Après les mots de bienvenue du maire de la commune III du district de Bamako et le discours du président des concertations régionales sur la justice du ressort de la Cour d'appel de Bamako, le ministre Kassogué a rappelé que la justice malienne a rendez-vous, encore une fois de plus,  avec l'histoire, 26 ans après la tenue du 1er Forum national sur la justice qui a été l'occasion pour les maliennes et des maliens d'examiner l'état des lieux de la justice à l'époque, de débattre des conditions dans lesquelles elle était rendue, et de définir les orientations qui ont permis l'élaboration du Programme décennal de développement de la justice (Prodej).</p>
<p>Selon lui, la mise en œuvre de ce programme a connu des fortunes diverses, avec des hauts et des bas, qui ont servi de socle pour bâtir la justice des deux décennies qui ont suivi ce premier Forum national auquel avaient pris part tous les acteurs concernés, notamment les forces vives de la nation et les acteurs judiciaires.</p>
<p>A l'en croire par les priorités gouvernementales, la justice s'est retrouvée au cœur du processus pour l'émergence du Mali nouveau pour la simple raison que ses missions en matière de régulation des rapports sociaux, de sécurité juridique et judiciaire des transactions économiques et financières, de garantie de la protection des droits et libertés des citoyens, mais aussi de paix et de stabilité sociale, sont indispensables pour toute société qui aspire au développement.  </p>
<p>"C'est dans cette logique que de gros efforts ont été déjà déployés pour la transformation positive de l'institution judiciaire et l'émergence d'une nouvelle justice, moderne, plus efficace, plus accessible et respectueuse des droits et libertés des citoyens dont elle constitue le dernier recours", a-t-il indiqué.</p>
<p><strong>Des avancées historiques</strong><br>Et de poursuivre que le secteur de la justice a enregistré, en quatre années, des avancées historiques ; à savoir : la création de deux nouveaux pôles judiciaires et la réforme d'un pôle judiciaire existant ; la création de deux services centraux et de deux établissements publics ; l'adoption de deux Codes (le Code pénal et le Code de procédure pénale) ; l'érection d'une direction nationale en direction générale ; l'adoption du statut de l'apatridie ; l'opérationnalisation d'une dizaine de juridictions ; l'organisation de sessions d'assises spéciales ayant jugé des dossiers emblématiques liés à affaires économiques et financières et au terrorisme ; la perception par l'Etat, de façon directe et indirecte, de plusieurs centaines de milliards de F CFA suite à des procédures judiciaires ; le recrutement de 316 auditeurs de justice et de 240 greffiers en chef, 125 fonctionnaires de l'administration pénitentiaire ; le lancement pour le recrutement, au titre de l'année 2025, de 140 auditeurs de justice et de 200 fonctionnaires de l'administration pénitentiaire ; l'institution de la semaine nationale de la justice ; l'institution en cours de la médaille d'honneur de la justice ; l'institution du prix de l'intégrité judiciaire feu Daniel Amagouin Tessougué ; l'informatisation du casier judiciaire et du certificat de nationalité et leur délivrance en ligne ; la création de la première ligne verte gratuite, Binkani Kunafoni, pour dénoncer les abus ; l'initiation du projet de Programme décennal de développement de la justice 2026-2036 ; l'initiation de la première politique pénitentiaire et d'éducation surveillée ; l'initiation de la première stratégie sectorielle genre du ministère de la</p>
<p><strong>Justice et des Droits de l'Homme.</strong><br>Pour le garde des Sceaux, c'est dans ce contexte de renouveau de la justice que les concertations régionales sur la justice sont organisées dont les conclusions permettront de nourrir la réflexion qui sera menée autour des thématiques lors du Forum national sur la justice, prévu au mois prochain à Bamako.</p>
<p><strong>Absence de document de référence</strong></p>
<p>Et d'ajouter qu'au regard de ces résultats historiques déjà engrangés dans le secteur judiciaire et du contexte dans lequel se trouve notre pays, il était indiqué d'initier la tenue du Forum national dont la motivation repose sur deux éléments essentiels. Le premier élément, dit-il, est tiré du fait que le cadre programmatique, dans lequel ont été mises en œuvre la plupart des réformes du secteur, à savoir la Loi d'orientation et de programmation du secteur de la Justice, est arrivé à son terme le 31 décembre 2024. </p>
<p>De ce fait, selon lui, il n'existe, aujourd'hui, aucun document de référence pour une meilleure planification du développement du secteur, servant de boussole pour l'intervention de l'Etat et le soutien des partenaires techniques et financiers. A cet égard, les conclusions et recommandations du Forum national sur la justice serviront à renforcer l'avant-projet de Programme décennal de développement du secteur de la justice 2026-2035 en cours d'élaboration.</p>
<p>Le deuxième élément, poursuit le ministre, repose sur la mise en œuvre des hautes orientations du président de la Transition à travers la lettre de cadrage adressée au gouvernement, lors du conseil des ministres du 27 novembre 2024, instruisant la poursuite des réformes, notamment dans le secteur de la justice pour renforcer la lutte contre la corruption.  Dans ce cadre, renchérira-t-il, un vaste chantier a été ouvert avec l'adoption du nouveau Code pénal et du nouveau Code de procédure pénale dont la mise en œuvre permettra le renforcement de notre système de justice pénale avec les innombrables innovations rendant plus efficaces les procédures judiciaires en matière de lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière.  "De la même manière, la poursuite des réformes juridiques, institutionnelles et organisationnelles, en droite ligne de cadrage au gouvernement est une nécessité pour parachever ces mesures déjà prises afin de moderniser l'appareil judiciaire, d'améliorer la qualité de l'administration et de la distribution de la justice, mais aussi de renforcer l'accès de la justice aux justiciables", a-t-il laissé entendre.</p>
<p><strong>Pertinence des conclusions</strong><br>Il s'y ajoute la nécessité de faire la synthèse et d'apprécier la pertinence des conclusions des états généraux sectoriels organisés en prélude à la tenue du grand forum sur la justice. Pour toutes ces raisons, il précisera qu'il était bienséant et légitimement justifié de créer un cadre de concertations avec les acteurs concernés pour engager des échanges constructifs dont les conclusions seront la sève nourricière de la politique juridique et judiciaire de l'Etat pour les dix prochaines années voire au-delà.   </p>
<p>Au gouverneur du district de Bamako, président des concertations régionales sur la justice du ressort de la Cour d'appel de Bamako, il dira que la justice attend beaucoup de ces concertations régionales et du Forum national en raison des enjeux déjà évoqués. Car, dira-t-il, l'objectif général du Forum est d'échanger sur les problèmes fondamentaux du secteur de la justice, pour l'atteinte duquel il parait nécessaire, notamment, de définir et de partager une vision commune du service public de la justice, d'établir une synergie d'actions entre les différents acteurs de la justice, de favoriser les conditions permettant de rehausser le niveau de la justice pour qu'elle soit plus efficace, plus transparente, au service du développement, de la paix et de la cohésion sociale.  </p>
<p>Aussi, il a noté la nécessité d'encourager la prise en compte, par les acteurs de la justice, des enjeux liés à la Confédération des Etats du Sahel. "L'avènement de la Confédération induirait inexorablement la communautarisation de notre droit dont il convient de s'y pencher sereinement", a-t-il martelé.</p>
<p>A ses dires, «les réflexions des concertations doivent être nourries autour des thématiques retenues, notamment : les conditions de distribution de la justice ; la restauration de la confiance des citoyens en la justice ; les perspectives de développement du secteur ; les défis de la justice pour la paix et la stabilité sociale ; la gestion pénitentiaire, les droits de l'Homme ; la dimension "justice et culture».  </p>
<p>Pour finir, il souligné que la réussite du Forum national dépend, pour une large part, des résultats auxquels les concertations parviendront puisque les recommandations seront examinées avec la grande attention et le plus grand intérêt par les lors du Forum national le mois prochain.</p>
<p>"Je ne doute point que les objectifs des concertations régionales seront atteints en raison de l'expertise avérée des acteurs qui sont conviés, mais aussi de l'expérience des hauts responsables, que vous êtes, chargés de la conduite et de l'orientation des débats".</p>
<p><strong>Boubacar Païtao</strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Procès de dissolution des partis politiques : Le Tribunal rejette la requête, les avocats font appel</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-de-dissolution-des-partis-politiques-le-tribunal-rejette-la-requete-les-avocats-font-appel-3109928-3109928.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans une décision très attendue, le Tribunal de grande instance de la Commune VI s’est prononcé ce mercredi matin sur la requête visant à contester la dissolution des partis politiques. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202406/justice5.jpg" length="113308" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 04 Oct 2025 00:04:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le juge a estimé qu’il n’y avait pas lieu de statuer, rejetant ainsi la requête comme "mal fondée". Une décision qui suscite déjà de vives réactions parmi les partisans des formations concernées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’audience, ouverte à 9h dans une salle archicomble, a réuni les représentants des partis dissous, leurs avocats, des observateurs, ainsi que de nombreux citoyens venus témoigner leur soutien. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La requête déposée par les avocats contestait la légalité de la dissolution prononcée par les autorités de la Transition, invoquant des atteintes aux droits fondamentaux et au pluralisme politique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais dès les premières minutes, le juge a tranché. Il estime que les éléments présentés et les plaidoiries des conseils de la défense ne justifiaient pas une remise en cause de la mesure. Le rejet, qualifié de "mal fondé", a été prononcé par tribunal.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À peine le verdict tombé, les avocats des partis concernés ont annoncé leur décision d’interjeter appel. Dans la salle, la consternation était palpable. "Nous ne pouvons accepter que la justice refuse de se prononcer sur une question aussi grave que la dissolution arbitraire de formations politiques", a dit un ex responsable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors certains s’attendaient à une suite favorable dans ce dossier, pour de nombreux observateurs, la décision du tribunal soulève des interrogations sur l’indépendance de la justice et la vitalité démocratique du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’appel interjeté ouvre une nouvelle phase judiciaire. La Cour d’appel de Bamako sera prochainement appelée à se prononcer sur la recevabilité et le fond de l’affaire. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les avocats espèrent que cette instance prendra le temps d’examiner les arguments constitutionnels et les implications politiques de la dissolution.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ousmane Mahamane</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Procès de dissolution des partis politiques : Le Tribunal rejette la requête, les avocats font appel</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-de-dissolution-des-partis-politiques-le-tribunal-rejette-la-requete-les-avocats-font-appel-3109927.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-de-dissolution-des-partis-politiques-le-tribunal-rejette-la-requete-les-avocats-font-appel-3109927.html</guid>
<description><![CDATA[ Dans une décision très attendue, le Tribunal de grande instance de la Commune VI s’est prononcé ce mercredi matin sur la requête visant à contester la dissolution des partis politiques. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 04 Oct 2025 00:04:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le juge a estimé qu’il n’y avait pas lieu de statuer, rejetant ainsi la requête comme "mal fondée". Une décision qui suscite déjà de vives réactions parmi les partisans des formations concernées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’audience, ouverte à 9h dans une salle archicomble, a réuni les représentants des partis dissous, leurs avocats, des observateurs, ainsi que de nombreux citoyens venus témoigner leur soutien. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La requête déposée par les avocats contestait la légalité de la dissolution prononcée par les autorités de la Transition, invoquant des atteintes aux droits fondamentaux et au pluralisme politique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais dès les premières minutes, le juge a tranché. Il estime que les éléments présentés et les plaidoiries des conseils de la défense ne justifiaient pas une remise en cause de la mesure. Le rejet, qualifié de "mal fondé", a été prononcé par tribunal.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À peine le verdict tombé, les avocats des partis concernés ont annoncé leur décision d’interjeter appel. Dans la salle, la consternation était palpable. "Nous ne pouvons accepter que la justice refuse de se prononcer sur une question aussi grave que la dissolution arbitraire de formations politiques", a dit un ex responsable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors certains s’attendaient à une suite favorable dans ce dossier, pour de nombreux observateurs, la décision du tribunal soulève des interrogations sur l’indépendance de la justice et la vitalité démocratique du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’appel interjeté ouvre une nouvelle phase judiciaire. La Cour d’appel de Bamako sera prochainement appelée à se prononcer sur la recevabilité et le fond de l’affaire. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les avocats espèrent que cette instance prendra le temps d’examiner les arguments constitutionnels et les implications politiques de la dissolution.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ousmane Mahamane</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Plainte des anciens responsables politiques contre deux membres du CNT : L&amp;apos;audience fixée au 27 novembre prochain</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/plainte-des-anciens-responsables-politiques-contre-deux-membres-du-cnt-laudience-fixee-au-27-novembre-prochain-3109876.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/plainte-des-anciens-responsables-politiques-contre-deux-membres-du-cnt-laudience-fixee-au-27-novembre-prochain-3109876.html</guid>
<description><![CDATA[ Les deux membres du Conseil national de Transition (CNT) visés par la plainte des anciens responsables politiques sont Moulaye Kéita et Biton Mamary Coulibaly. Ils sont cités pour « menace par le biais d&#039;un système d&#039;information, injures par le biais d&#039;un système d&#039;information, dénonciation calomnieuse, incitation au délit et crime ». Et les parties civiles sont constituées par l&#039;ancien ministre Amadou Koïta et dix autres ex responsables politiques dont Yaya Sangaré. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Oct 2025 14:40:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><span dir="auto">A la suite des débats contradictoires lors de l'audience de consignation, tenue ce jeudi 2 octobre au Pôle national de lutte contre la cybercriminalité, le tribunal a programmé le procès proprement dit au 27 novembre 2025.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><span dir="auto">Et la consignation a été fixée à 5.500.000 F cfa. Chacune des onze plaignants (d'anciens responsables politiques) doit ainsi payer 500.000 F cfa. Faut-il retenir que c'est Moulaye Kéita seul qui a comparé aujourd'hui lors de cette audience.   </span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Oumar DIAKITE</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Procès au Pôle national de lutte contre la cybercriminalité : Deux membres du CNT attendus ce matin</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-au-pole-national-de-lutte-contre-la-cybercriminalite-deux-membres-du-cnt-attendus-ce-matin-3109867.html</link>
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<description><![CDATA[ Deux membres du Conseil national de Transition (CNT) sont cités à comparaître ce jeudi 2 octobre devant le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité. Biton Mamari Coulibaly et Moulaye Keïta comparaîtront-ils devant le juge  ? ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Oct 2025 11:32:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Biton Mamari Coulibaly et Moulaye Keïta, membres du CNT, soutiens affichés des autorités de la transition, sont poursuivis par les avocats des ex- partis politiques sous la houlette de Me Mountaga Tall. Pour certains, il ne s’agit que d’un dossier ordinaire devant être traité dans le strict respect des règles de droit. Pour d’autres, ce procès est éminemment politique, car il implique des acteurs d’une institution clé de la Transition. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Biton Mamari Coulibaly et Moulaye Keïta comparaîtront-ils devant le juge ? Quel sera leur sort ? Des interrogations parmi tant d'autres dont les réponses ne t'aideront pas à tomber. Pour édifier une opinion qui suit de près ce dossier avec l'espoir de voir leur justice irréprochable sur les plans de l'équité et de l'indépendance.<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>Souvent critiquée sur ces registres, la justice malienne a aujourd’hui l’occasion de dementir les préjugés par<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>un procès transparent et impartial et renforcer la confiance du public dans les institutions judiciaires. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Par<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Drissa Togola</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Concertations sur la Justice à Bamako : Des régions posent les balises du Forum national</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/concertations-sur-la-justice-a-bamako-des-regions-posent-les-balises-du-forum-national-3109866.html</link>
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<description><![CDATA[ Présidents de tribunaux, Procureurs Généraux,  Gouverneurs du District et des régions, Médiateur de la république, Vérificateur général et organisations de la Société civile ont planché du 29 au 30 septembre 2025 au Ccib sur les voies et moyens pour assurer le renouveau de la justice malienne. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Oct 2025 11:28:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon le Garde des Sceaux Mamoudou Kassogue, qui a présidé l’ouverture des travaux, ces concertations régionales qui se tiennent en prélude au Forum national sur la justice, constituent une «instruction» du président de la transition, Chef de l’État, le Général d’armée Assimi Goïta.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Deux jours durant, les participants stratégiques ont planché sur les conditions de distribution de la justice, la restauration de la confiance des citoyens en la justice, les perspectives de développement du secteur, les défis de la justice pour la paix et la stabilité sociale, l’intégration des enjeux liés à la confédération AES et à la culture.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour la maire de la Commune III, Mme Djiré Mariam Diallo, «la paix sociale passe par la résolution juste et rapide de nos différends ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le présent cadre, a fait savoir le Gouverneur du district de Bamako Abdoulaye Coulibaly, regroupe Koulikoro, Sikasso, Ségou, Bougouni, Dioïla, Nara, et San et constitue «un cadre de partage et d’échange sur les maux principaux du secteur de la justice ». « Il nous est requis », a-t-il souligné, des « diagnostiques rigoureuses sur l’organisation et le fonctionnement du système, l’accès à la justice, la digitalisation…».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Encore une fois de plus, la justice de notre pays a rendez-vous avec l’histoire », a déclaré le ministre Kassogué. Il a rappelé que depuis 26 ans après la tenue du premier Forum national sur la justice, qui a été l’occasion pour les Maliennes et les Maliens d’examiner l’état des lieux de la justice, l’opportunité est encore offerte à travers le forum prochain, dont les concertations régionales posent les balises. Cela, dans le but ultime de traduire en action concrète la volonté du président de la transition, de faire de la justice le soubassement du Mali nouveau.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un chantier long et déjà productif<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon le Ministre de la Justice et des Droits de l’homme, des chantiers ont été ouverts et achevés au Mali. Le ministre Kassogué en a rappelé quelques-uns, tels que la création de deux nouveaux pôles judiciaires et la reforme d’un pôle judiciaire existant, la création de deux services centraux et de deux établissements publics, l’adoption de deux codes, l’érection d’une direction nationale en direction générale, l’adoption du statuts de l’apatridie, l’opérationnalisation d’une dizaine de juridictions, l’organisation de sessions d’assises spéciales, le recrutement de 316 auditeurs de justice, 240 greffiers en chef, 125 fonctionnaires de l’administration pénitentiaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des plénières et des travaux de groupes ont marqué cette<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>rencontre d'échanges pendant les deux jours.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ousmane Tangara<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Procès contre la dissolution des partis politiques :   La requête de la défense rejetée et déclarée comme étant « mal fondée» par un Tribunal de grande instance de Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-contre-la-dissolution-des-partis-politiques-la-requete-de-la-defense-rejetee-et-declaree-comme-etant-mal-fondee-par-un-tribunal-de-grande-instance-de-bamako-3109832.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Tribunal de grande instance du sixième arrondissement de Bamako a rendu, ce mercredi, son verdict dans le procès tant attendu dans l’affaire dite « dissolution des partis politiques ». ]]></description>
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<pubDate>Wed, 01 Oct 2025 12:52:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon plusieurs sources, la justice a estimé qu’il n’y avait pas lieu « de statuer » sur la requête de la défense qu’elle a qualifiée de « mal fondée». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Nouveau revers pour le pool des avocats des partis politiques dans le procès contre le décret présidentiel portant dissolution des partis politiques et les associations à caractère politiques au Mali devant le Tribunal de grande instance du sixième arrondissement de Bamako.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce mercredi, un juge de cette instance judiciaire a estimé qu’il n’était pas nécessaire de « statuer » sur la requête des avocats des formations politiques dissoutes. Ensuite, il a rejeté la requête comme étant « mal fondée». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce verdict de ce tribunal de grande instance de Bamako n’est pas du tout du goût de la défense des partis politiques, qui a dénoncé il y a une semaine le décret présidentiel, qualifié « de mesure arbitraire, contraire aux principes constitutionnels et aux engagements internationaux du Mali en matière de libertés politiques ». Selon d’autres sources, la défense des partis dissous a envisagé de faire appel au verdict du tribunal de grande instance. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Pour rappel, les requérants protestaient dans leur saisine de la justice contre ce qu’ils qualifient « de dissolution illégale et inconstitutionnelle des partis politiques au Mali ». Seuls les Tribunaux de Grande Instance du premier et le sixième arrondissement, sur les six tribunaux du district, ont décidé de se prononcer sur les saisines.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un « sursis à exécution » déjà prononcé <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Avant ce verdict du tribunal de la première instance du sixième arrondissement, la défense des partis politiques dissous par un décret présidentiel avait obtenu une première victoire suite à l’ordonnance du tribunal de première instance du 1er arrondissement de Bamako de <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>«sursoir à l’exécution » la décision portant dissolution des partis politiques. Ce sursis à exécution du décret présidentiel sur la dissolution des partis politiques a été pris lors d’une première audience qui s’est déroulée, le lundi 25 août 2025, par le tribunal de Grande Instance du premier arrondissement du u District de Bamako. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce faisant, le tribunal a décidé du renvoi du dossier à la Cour Suprême pour qu’il soit examiné par la Cour Constitutionnel pour vérification de la conformité de cette décision de dissolution des partis politiques à la Constitution malienne. Le renvoi de ce dossier figurait parmi les demandes des avocats de la défense.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net <o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Affaire Moussa Mara : L’ancien PM risque 24 mois de prison et une inéligibilité</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaire-moussa-mara-lancien-pm-risque-24-mois-de-prison-et-une-ineligibilite-3109829.html</link>
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<description><![CDATA[ Le bras de fer entre le parquet de lutte contre la cybercriminalité et les avocats de l’ancien Premier ministre s’est joué, hier lundi au tribunal de la Commune IV où l’affaire avait débuté par ballet d’auditions spectaculaire. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 01 Oct 2025 11:36:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Il était question pour le prétendant déclaré à la magistrature suprême de s’expliquer sur la teneur de propos qu’il avait posté sur ses plate-formes sociales, dans lesquels il évoquait sa visite en milieu carcéral à certains détenus d’opinion et les assurait de tout mettre en œuvre pour qu’ils recouvrent la liberté. « Aussi longtemps que dure la nuit, le soleil finira évidemment par apparaître ! Et nous nous battrons par tous les moyens pour que cela arrive, et le plus tôt possible ! ». Tel est le contenu du tweet ayant inspiré aux autorités judiciaires son interpellation. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quoiqu’assisté d’éminents avocats dont Me Mountaga Tall, l’ancien député, non moins ancien président du parti dissous Yelema, va écoper d’une inculpation avec mandat de dépôt pour « atteinte au crédit de l’Etat, opposition à l’autorité légitime et incitation au trouble à l’ordre public. Depuis son inculpation, le vendredi 1 er Août dernier, il séjourne à la Maison d’Arrêt de Koulikora d’où le codétenu de Choguel Maïga n’est sorti qu’hier lundi 29 septembre 2025 pour comparaître en audience publique sur le fond du dossier couplé avec une demande de liberté provisoire introduite en même temps par ses avocats. Ladite requête a été systématiquement rejetée par le tribunal, tandis que les débats sur le fond ont inspiré aux parties poursuivantes un réquisitoire de 24 mois d’emprisonnement de la part du parquet et le paiement du franc symbolique par le contentieux de l’Etat. Ainsi, après plus de huit (8) heures d’horloge de débats et de tiraillements sur la consistance des infractions retenues par le Procureur de la lutte contre la cybercriminalité, Moussa Mara retourne dans son cachot en attendant le verdict prévu pour le 27 octobre prochain, date à laquelle l’ancien PM pourrait ne pas faire exception à la règle : la condamnation de tous les justiciables précédemment jugés pour des chefs d’inculpation apparentés. Son maintien éventuel dans les liens de l’inculpation aurait pour conséquences juridiques et politiques de doucher toutes les ambitions et projets électifs de Moussa Mara pour cause d’inéligibilité induit à une condamnation. Il aura crédité en même temps les présomptions comme quoi le sérieux prétendant déclaré à la magistrature suprême paie par des ennuis judiciaires ses sorties publiques gênantes contre la conduite de la Transition ou favorables au retour à l’ordre constitutionnel ainsi qu’au respect des droits fondamentaux. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Amidou KEITA</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Procès, demain, des deux membres du CNT poursuivis devant le Pôle Cybercriminalité L’honorable Moulaye Keïta confiant en la justice</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-demain-des-deux-membres-du-cnt-poursuivis-devant-le-pole-cybercriminalite-lhonorable-moulaye-keita-confiant-en-la-justice-3109821.html</link>
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<description><![CDATA[ Selon des sources proches du dossier, l’honorable Moulaye Kéita, fait entièrement confiance à la justice et estime que ses propos (incriminés) visaient seulement la préservation de la paix sociale, sans aucune animosité. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 01 Oct 2025 10:47:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Horizon</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les porteurs de la plainte sont tous des responsables politiques, dont les partis, comme tous les partis et mouvements à caractère politique d’ailleurs, ont été ensuite dissouts. Il s’agit de : Amadou Koïta (ex-PS Yelen Kura) Badara Alioune Berthé de l’ex-ASMA CFP, Biassa Koné(ex-VNDA), Modibo Soumaré (ex-AFD), Oumar Ibrahima Touré (ex-APR), Paul Ismaël Boro (ex-RAMA), Nouhoum Togo(ex-USR), Samba Coulibaly (ex-NEMA), El Hadji Baba Haïdara dit Sandy (ex- RDA-Mali), Yaya Sangaré(x ADEMA-PASJ), Youssouf Diawara (ex-YELEMA), tous demeurant à Bamako. Ils projetaient un meeting pour le 9 mai 2025, pour protester contre des actes de gouvernance des autorités de la Transition. Et les deux conseillers du CNT étaient montés au créneau pour dénoncer la pertinence de cette manifestation, avec des termes que les plaignants considèrent comme virils ou offensants… Ce qui a généré une tension et conduit les autorités à interdire la manifestation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon nos informations, l’honorable Conseiller du CNT confie être en très bons termes avec tous les anciens leaders politiques, qui seraient les vrais initiateurs de cette plainte. Et de rassurer : « Je ne souhaite engager aucune polémique. Je fais totalement confiance à la justice ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut rappeler que cette affaire est née de la dénonciation d’un projet de meeting annoncé par plusieurs organisations politiques et de la société civile, pour protester contre la gouvernance de transition. L’honorable Moulaye Kéita, membre de la Commission Travaux publics du CNT, avait pris position, pour défendre la stabilité du pays, face à des responsables politiques, qui voulaient en découdre avec les autorités. Voici les extraits de son intervention incriminée (diffusée dans une vidéo relayée par les réseaux sociaux). «Ceux qui souhaitent organiser un meeting demain sont dans leur droit, car le Mali demeure un pays démocratique. Ces personnes affirment que nous vivons en dictature et que nul ne peut s’exprimer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Or, si nous étions réellement dans une dictature, leur meeting ne serait pas autorisé. Ils sont donc libres de se réunir samedi. Cependant, la Constitution, qu’ils évoquent, stipule, elle-même qu’elle ne peut entrer en vigueur qu’après l’élection du Président de la République. Or, cette élection n’a pas encore eu lieu. Ils cherchent à induire la population en erreur en manipulant les enfants. Il est important que les Maliens comprennent que ceux qui appellent à descendre dans la rue, ne le font pas pour l’intérêt supérieur de la Nation ; aucun d’eux ne se soucie véritablement du Mali. Il s’agit, en réalité, des mêmes acteurs qui ont été impliqués dans les événements sanglants de 1991 et 1992. Ce sont ces personnes-là qui sont aujourd’hui à l’initiative de ce meeting. Je lance donc un appel aux parents : qu’aucun d’entre eux n’envoie son enfant participer à cette manifestation. Contrairement à ce qu’ils avancent, nous ne sommes pas dans un régime de terreur : leur rassemblement est autorisé. Ils ne cessent pourtant de mentir et de manipuler l’opinion publique, pour servir leur cause. Il faut rappeler qu’il y a aujourd’hui deux camps : d’un côté ceux qui défendent la souveraineté du Mali, de l’autre, ceux qui agissent pour le compte de la France et de ses alliés. Ce meeting est organisé par ces derniers. C’est sous leur gouvernance que notre pays a connu l’introduction de pratiques contraires à nos valeurs, telles que l’homosexualité, sujet dont personne n’osait parler à l’époque. Car, ils détenaient alors le pouvoir. Aujourd’hui, Dieu les a privés de cette force, parce que leur conception de la démocratie reposait sur le mensonge. Leur démocratie a même contribué à fragiliser les liens familiaux. Il est grand temps qu’ils se ressaisissent, car ce sont désormais leurs propres fils et petits-fils qui exercent des responsabilités dans ce pays. Nous informons les Maliens que ces personnes sont prêtes à tout pour revenir au pouvoir, y compris à mettre en danger la jeunesse. Désormais, ils ne parlent plus des problèmes essentiels, comme l’électricité ou l’insécurité, mais se concentrent uniquement sur les élections et sur leur conception de la démocratie. Cela s’explique par le fait que certains parmi eux ne savent pas travailler et cherchent simplement à se maintenir aux affaires. Il faut leur dire «stop». Les Maliens ont unanimement demandé une réduction du nombre de partis politiques et une refonte de notre système démocratique, qui ne servait pas réellement les intérêts de la Nation. C’est en démocratie que nous avons vu naître des fonctionnaires milliardaires et transformés en opérateurs économiques, ce qui est anormal. Je pense qu’il serait plus constructif que ces anciens dirigeants soutiennent leurs propres fils et petits-fils, qui sont aujourd’hui au pouvoir, au lieu d’alimenter la division.».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Conseiller Moulaye Kéita a alors adressé quelques piques politiques à ces cadres<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de la classe politique d’alors, tous issus du « mouvement démocratique », sans leur manquer de respect. Comme cela se fait régulièrement dans l’arène politique. Ce qui devrait inciter le juge à le disculper. C’est pourquoi l’honorable Moulaye Kéita s’estime totalement confiant à la justice de son pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bruno D SEGBEDJI<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Procès sur la dissolution des partis politiques au Mali : Un verdict attendu ce mercredi après des débats houleux</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-sur-la-dissolution-des-partis-politiques-au-mali-un-verdict-attendu-ce-mercredi-apres-des-debats-houleux-3109793.html</link>
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<description><![CDATA[ Le procès intenté contre la décision de dissoudre les partis politiques au Mali entre dans sa phase décisive. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 01 Oct 2025 02:26:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après une audience particulièrement animée tenue le mercredi 24 septembre devant le tribunal de Grande Instance de la Commune VI du District de Bamako, le verdict est attendu pour le mercredi 1er octobre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Cette procédure judiciaire fait suite à une décision controversée des autorités de Transition, qui ont ordonné la dissolution de toutes les formations politiques, invoquant des impératifs de sécurité nationale et de cohésion sociale. Les avocats des partis dissous, notamment Me Mountaga Tall et Me Camara, ont dénoncé une mesure arbitraire, contraire aux principes constitutionnels et aux engagements internationaux du Mali en matière de libertés politiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Nous ne sommes pas ici pour contester la constitutionnalité de la loi, cela relève de la Cour Constitutionnelle", a précisé Me Tall lors de sa plaidoirie. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Mais nous avons quatre demandes claires à soumettre aux juges civils, seuls garants de l’exercice des droits politiques individuels et collectif", a-t-il ajouté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parmi ces requêtes, Me Tall a insisté sur l’impossibilité pour les acteurs politiques de mener la moindre activité sur le territoire national, appelant les juges à constater cette entrave. Il a également rappelé que la nouvelle Constitution consacre les libertés fondamentales et impose un cadre juridique renforcé pour la protection des droits humains.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De son côté, Me Camara a souligné la gravité de la décision gouvernementale, y voyant une atteinte au principe de séparation des pouvoirs. Il a demandé au tribunal de transmettre l’affaire à la Cour Constitutionnelle via la Cour Suprême, tout en sollicitant la suspension conservatoire des effets du décret de dissolution.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Vers une décision aux implications majeures</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’issue d’un débat houleux entre les avocats des ex-partis et le représentant du Contentieux de l’État, la Cour a renvoyé le délibéré au mercredi 1er octobre. Ce verdict pourrait ouvrir la voie à plusieurs scénarios : une réhabilitation partielle des partis dissous, une réforme du cadre légal régissant les formations politiques, ou encore une confirmation de la ligne dure adoptée par les autorités de Transition.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Ousmane Mahamane </span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Retrait de la CPI : Seidik Abba dénonce une justice fragilisée</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/retrait-de-la-cpi-seidik-abba-denonce-une-justice-fragilisee-3109792.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans un geste sans précédent, les trois pays membres de l’AES ont annoncé, le 22 septembre 2025, leur retrait immédiat du Statut de Rome instituant la Cour pénale internationale (CPI). ]]></description>
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<pubDate>Wed, 01 Oct 2025 01:37:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette décision, officialisée par un communiqué conjoint, marque une rupture majeure entre ces États sahéliens et l’ordre judiciaire international.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les dirigeants de l’AES ont justifié leur retrait par une perte de confiance envers la CPI, qu’ils accusent de partialité et de néocolonialisme judiciaire. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon eux, cette Cour, censée incarner la justice universelle, s’est transformée en un instrument de répression aux mains de l’impérialisme, ciblant prioritairement les pays africains tout en épargnant les grandes puissances.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour Seidik Abba, journaliste, écrivain et spécialiste du Sahel, cette décision des dirigeants de l’Alliance des États du Sahel s’inscrit dans une logique politique cohérente.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Les arguments avancés par les pays de l’AES correspondent à leur orientation politique de ces dernières années. Il existe un constat largement partagé : la Cour pénale internationale pratique une justice sélective. Des crimes commis en Afghanistan ou au Proche-Orient ne sont pas enquêtés. Les États-Unis, qui n’ont jamais ratifié le Statut de Rome, ont même sanctionné des juges ayant poursuivi Israël. Ils sont allés jusqu’à révoquer le visa de Fatou Bensouda, ancienne procureure. Il y a donc une fragilisation de la CPI par les grandes puissances", commente-t-il tout en<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>rappelle que les pays de l’AES ont longtemps collaboré avec cette juridiction internationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Le Mali a adhéré à cette Cour en 2000, le Niger en 2002 et le Burkina Faso en 2004. Tous ont coopéré avec la Cour. En 2016, un terroriste a été condamné. En 2024, un autre a été jugé pour la destruction des mausolées de Tombouctou. Un mandat d’arrêt est même en cours contre Iyad Ag Ghaly", rappelle-t-il.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, ce retrait ne prend effet qu’un an après notification officielle à l’Organisation des Nations unies, conformément à l’article 127 du Statut de Rome. Les enquêtes en cours, notamment au Mali, restent donc juridiquement valides.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">M. Abba insiste sur le fait que ce retrait ne protège pas les États de futures poursuites. "La CPI peut toujours intervenir si elle est saisie par le Conseil de sécurité de Nations unies, comme ce fut le cas pour Omar El-Béchir au Soudan", précise-t-il.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des spécialistes du droit international soulignent de leur côté que ce retrait collectif constitue avant tout un acte politique de rupture, plus qu’un désengagement juridique immédiat.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Ce départ ne fait pas disparaître les enquêtes en cours. Les procédures engagées avant le retrait restent valables", explique l’un d’eux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Peu de pays ont quitté la Cour pénale internationale depuis sa création. Ce retrait simultané et coordonné des pays de l’Alliance des Etats du Sahel pourrait inspirer d’autres États critiques envers la Cour, notamment en Afrique, surtout après le fiasco du procès de Laurent Gbagbo, acquitté après des années de détention", renchérit un autre expert.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vers une justice sahélienne ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les États de l’AES envisagent désormais la création d’une Cour pénale sahélienne (CPS), plus adaptée à leurs réalités. Pour Seidik Abba, c’est une réaffirmation de la souveraineté judiciaire. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Les dirigeants souhaitent juger leurs citoyens selon des normes qu’ils définissent eux-mêmes", conclut le journaliste.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Rappel sur les juridictions internationales<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Cour pénale internationale, basée<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>au Pays-Bas (La Haye) juge les individus auteurs de crimes de guerre ou de crimes contre l’humanité, mais uniquement en cas de défaillance des États à poursuivre ces crimes. Elle exerce une compétence dite "subsidiaire".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Cour internationale de Justice (CIJ), également située à La Haye, capitale des Pays-Bas est la plus haute juridiction des Nations unies. Elle règle les litiges entre États, à condition que ceux-ci acceptent sa compétence. Elle peut aussi rendre des avis consultatifs sur des questions de droit international.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ousmane Mahamane <o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></strong><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">MICRO-TROTTOIR<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ce que les Maliens pensent du retrait de la CPI</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le retrait du Mali, du Niger et du Burkina Faso de la Cour pénale internationale (CPI), annoncé le 22 septembre 2025, continue de faire réagir dans les rues de Bamako. Entre fierté nationale, critique de l’institution et appel à l’unité africaine, les citoyens expriment leurs convictions avec force. Voici quelques voix recueillies sur le vif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Sambou Fané :</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Le retrait du Mali ne fait que rehausser sa valeur. C’est un couronnement de notre souveraineté, une prise de conscience pour que tous les pays africains quittent la CPI. Pour moi, ce retrait renforce la confiance envers le général d’armée Assimi Goïta. C’est un combat de leaders."<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Mahamadou Barry :</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>"Ces trois pays peuvent désormais lutter ensemble contre le terrorisme pour garantir leur intégrité et leur indépendance totale."<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Fatoumata Traoré :</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Vivement ce retrait, et ce n’est pas trop tôt. La CPI est une cour injuste, partiale envers les pays africains."<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Moussa Magassouba</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Pourquoi Sarkozy, condamné à cinq ans de prison, n’a-t-il pas été jugé par la CPI ? Alors que Laurent Gbagbo y a passé des années injustement. Se retirer, c’est affirmer notre souveraineté."<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Agna Kanté :</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"La CPI semble exister uniquement pour les Africains. C’est injuste et absurde." <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Propos recueillis par <o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Salimata Ba<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>(Stagiaire)</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pôle national de lutte contre la cybercriminalité : Moussa Mara sera fixé sur son sort le 27 octobre prochain</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/pole-national-de-lutte-contre-la-cybercriminalite-moussa-mara-sera-fixe-sur-son-sort-le-27-octobre-prochain-3109768.html</link>
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<description><![CDATA[ Appelé à comparaître hier, Moussa Mara a été auditionné au Pôle national de lutte contre la cybercriminalité qui les poursuit pour plusieurs infractions à la loi pénale. À l&#039;issue de l&#039;audience, la demande de liberté provisoire formulée par l&#039;avocat de l&#039;ancien Premier ministre a été rejetée. En outre, le parquet a requis 24 mois d&#039;emprisonnement contre l&#039;accusé. Le délibéré a été fixé au 27 octobre prochain ]]></description>
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<pubDate>Tue, 30 Sep 2025 10:13:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Placé sous mandat de dépôt depuis le 1er août dernier, le procès de l'ancien Chef du gouvernement sous feu le Président Ibrahim Boubacar Keïta s'est ouvert le lundi 29 septembre à Bamako. À la suite d'une publication sur le cyberespace, Moussa Mara est jugé par le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Selon son avocat, Me Mountaga Tall, cette structure judiciaire compétente retiendrait quatre chefs d'inculpation contre son client. Il s'agit de l'atteinte au crédit de l'État, l'opposition à l'autorité légitime, l'incitation au trouble à l'ordre public, la publication et la diffusion de nouvelles fausses mensongères attribuées à des tiers faits de mauvaise foi susceptibles de troubler la paix publique. En détention depuis deux mois, le prévenu a ainsi effectué sa première comparaison hier depuis son placement sous mandat de dépôt, pour être entendu sur ces infractions.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Me Mountaga Tall avait formulé une demande de liberté provisoire pour son client. Au cours d'une audience tenue à huis clos, cette demande a été rejetée par le parquet, a confirmé Me Tall.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Par la suite, le ministère public a requis une condamnation de 24 mois d'emprisonnement contre l'accusé. Le sort de l'ancien Premier ministre dans cette affaire sera décidé le 27 octobre prochain où le délibéré sera prononcé.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Alassane Cissouma</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : le parquet requiert  24 mois  de prison contre l’ancien premier ministre Moussa Mara</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-le-parquet-requiert-un-an-de-prison-contre-lancien-premier-ministre-moussa-mara-3109763.html</link>
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<description><![CDATA[ Comparu, hier lundi, dans son procès pour « d’atteinte au crédit de l’Etat » « incitation au trouble à l’ordre public », le parquet du pôle national spécialisé dans la lutte contre la cybercriminalité a requis  24 mois d’emprisonnement contre l’ex-chef du gouvernement. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 29 Sep 2025 19:20:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le procès de l’ancien premier ministre s’est déroulé presque toute la journée d’hier.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>A l’ouverture de l’audience, la défense de l’accusé a déposé une demande de liberté provisoire qui a été rapidement rejetée par le parquet.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Ensuite, s’en suivit les débats de fonds et contradictoires entre la défense d’une part et le représentant du Ministère public.<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>Au terme des débats, dont les médias ont été tenus à l’écart, le parquet a requis 24 mois  de prison ferme contre l’ancien premier ministre Moussa Mara.<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>Le verdict des juges du pôle national spécialisé dans la lutte contre la cybercriminalité est attendu<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>dans un mois, soit le 27 octobre prochain.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Le contentieux de l’Etat a demandé son maintien dans les liens de la prison jusqu’à la prononciation du verdict. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette première comparution de l’ancien premier Moussa Mara à Bamako s’est déroulée dans un climat sans incident. Les autorités judiciaires avaient déployé des gros moyens sécuritaires pour que le procès se déroule dans un environnement serein.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Pour ce faire, les forces de l’ordre et de sécurité ont été déployés dans toutes les rues du quartier d’affaires ACI 2000, où les juges du pôle national spécialisé dans la lutte contre la cybercriminalité ont élu quartier.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Pour rappel, les ennuis de l’ancien chef d gouvernement sous le régime de feu Ibrahim Boubacar Keïta ont commencé à la suite de la publication d’un message sur X (ex-Tweeter) dans lequel il affirmait avoir rendu visité à plusieurs détenus d’opinion.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>A la suite de ce poste, il a été entendu par la Brigade d’investigations judiciaires de Bamako, puis par le Procureur du Tribunal de Grande instance de la Commune IV du District de Bamako avant d’être inculpé, le 1er aout 2025, par un juge d’instruction du Pôle national spécialisé de lutte contre la cybercriminalité. Le même jour, l’ancien Premier ministre a finalement été placé sous mandat de dépôt par cette instance judiciaire sur les mêmes faits et du même dossier, sans le moindre élément nouveau, pour les délits « d’atteinte au crédit de l’Etat » « opposition à l’autorité légitime » « incitation au trouble à l’ordre public » « publication et diffusion de nouvelles fausses mensongèrement attribuées à des tiers, fait de mauvaise foi susceptible de troubler la paix publique ». La défense de l’ancien premier ministre, assurée par Me Mountaga Tall, conteste cette décision et les chefs d’inculpation retenus. Elle se dit rester déterminée, en cette circonstance comme en toute autre, à faire triompher le Droit. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali / question de droit : la pratique des baux commerciaux dans le secteur informel, entre tolérance sociale et insécurité juridique.</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-question-de-droit-la-pratique-des-baux-commerciaux-dans-le-secteur-informel-entre-tolerance-sociale-et-insecurite-juridique-3109758.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-question-de-droit-la-pratique-des-baux-commerciaux-dans-le-secteur-informel-entre-tolerance-sociale-et-insecurite-juridique-3109758.html</guid>
<description><![CDATA[ Le bail commercial (parfois appelé « bail à usage professionnel ») est un contrat par lequel le propriétaire (bailleur) loue un local ou immeuble à une personne (preneur) pour y exercer une activité commerciale, industrielle, artisanale ou professionnelle. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/201602/justice.png" length="236240" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 29 Sep 2025 15:09:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le texte rappelle que dans un bail à usage commercial, industriel, artisanal ou professionnel, le locataire (preneur) a des droits bien définis, notamment le droit au renouvellement du bail et le droit au maintien dans les lieux tant que les conditions du contrat sont respectées. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le bail peut être à durée déterminée ou indéterminée. Si le bail est à durée déterminée, il est nécessaire de l’écrire et de fixer clairement un terme. Si ce n’est pas le cas, le bail sera réputé être à durée indéterminée. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’article uniforme OHADA sur le droit commercial général réglemente ces aspects, c’est la référence dans les États membres pour ce type de bail. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’article souligne l’importance d’avoir un contrat écrit avec des stipulations claires, notamment sur la durée. Cela protège à la fois le bailleur et le preneur, mais surtout le preneur pour ses droits au renouvellement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le fait que le droit au renouvellement soit reconnu est un acquis important, il assure une stabilité de l’entreprise locataire. Le droit au maintien dans les lieux s’impose lorsqu’il y a respect des engagements contractuels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Acte uniforme OHADA relatif au droit commercial général sert de cadre légal régulateur pour de nombreux Etats africains, cela aide à harmoniser les pratiques, éviter les interprétations divergentes d’un pays à l’autre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Même si le droit est bien formulé, son application dépend beaucoup de l’efficacité des juridictions, délais, coûts, accès à la justice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les clauses abusives ou les lacunes dans le contrat (durée non précisée, termes du bail flous) peuvent mettre le preneur dans une position de faiblesse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le contexte économique (croissance des loyers, pressions fiscales, inflation) peut aussi rendre difficile la gestion d’un bail commercial pour certaines PME.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En somme, si le preneur ne paie pas le loyer, le bailleur peut agir en justice pour obtenir résiliation du bail et expulsion, au Mali, c’est le Tribunal de commerce qui est compétent pour les baux commerciaux. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si la durée déterminée du bail arrive à terme sans renouvellement, ou si le bail est à durée indéterminée et un préavis est donné.... pour les baux à usage commercial, un préavis doit être respecté (souvent six mois) selon la loi ou le contrat. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si le bail n’est pas renouvelé ou résilié, il y a souvent une obligation d’indemnité d’éviction si le preneur remplit les conditions. Cela protège le locataire contre des ruptures injustifiées. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">    </span><span style="mso-spacerun: yes;">              <strong>                                                                                            </strong></span><strong>Mohamed SOGODOGO</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Le procès  contre la décision de dissolution des partis politiques aux tribunaux de grande instance des communes I et VI : La classe politique entre espoirs et prudence</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/le-proces-contre-la-decision-de-dissolution-des-partis-politiques-aux-tribunaux-de-grande-instance-des-communes-i-et-vi-la-classe-politique-entre-espoirs-et-prudence-3109754.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 29 Sep 2025 14:55:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La démocratie malienne acquise au prix du sang, des larmes et d’énormes sacrifices le 26 Mars 1991 a subi pendant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ces cinq dernières années des assauts répétés tendant à l’assommer pour ne pas dire à l’enterrer définitivement, mais elle est encore en vie et résiste à toutes les tentatives de sa décapitation,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>grâce à la ferme détermination des hommes et des femmes qui ont cru et qui croient toujours en elle. En effet, les partis politiques qui constituent le socle de la démocratie font l’objet de tentative de dissolution. Les acteurs politiques s’opposent et intentent un procès contre une décision de dissolution prise par l’exécutif et le législatif. Le procès est en cours et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>c’est par un communiqué rendu public par leur cellule de communication que les partis politiques ont invité l’opinion à se rendre le 24 septembre 2025 au Tribunal de grande instance de la Commune I pour assister aux débats publics dans le procès pour l’annulation de la décision de dissolution des partis politiques. Selon beaucoup de sources concordantes le pool d’avocats des partis politiques sous le leadership éclairé de Me Tall a tenu la dragée haute avec des arguments de droit et le verdict est attendu pour le 2 Octobre 2025. Les Tribunaux des Communes I et VI qui ont déjà écrit l’une des pages glorieuses de l’histoire de la justice malienne vont-ils continuer à l’honorer ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les partis politiques et tous les défenseurs des libertés et de démocratie sont désormais vent débout et espèrent sur une issue favorable dans ce désormais procès historique relatif à la dissolution des partis politiques. En tout cas le<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>délibéré a été renvoyé au 1er Octobre 2025 et cela après les débats sur le fond de l’affaire. Pour rappel sur les cinq tribunaux saisis par les Avocats des partis politiques pour se prononcer sur l’inconstitutionnalité de la décision de dissolution des partis politiques, seuls deux<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>se sont déclarés compétents à savoir les tribunaux des communes I et VI. Ces deux Tribunaux par le simple fait d’accepter de juger cette affaire, viennent d’écrire une page glorieuse de l’histoire de la justice malienne. Vont-ils aller jusqu’au bout de leur audace ? La réponse est probablement oui, car le seul fait d’accepter de se prononcer est acte de bravoure. Les Avocats des partis politiques pensent que les questions de libertés fondamentales et des libertés publiques relèvent de la compétence des juges. Ils martèlent en disant que l’affaire sera tranchée devant les plus hautes institutions judiciaires du pays et ne font aucun doute sur la saisine de la Cour Constitutionnelle<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>conformément à l’article 153 du code pénal. C’est pour avoir plus de chance que les Tribunaux de grande instance ont été saisis. Pour les Avocats aucun gouvernement n’a le droit de dissoudre les partis politiques et que même en temps normal cela relève du législateur et non du gouvernement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les Tribunaux des Communes I et VI qui ont déjà écrit l’une des pages glorieuses de l’histoire de la justice malienne vont-ils continuer à l’honorer ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les partis politiques, il n y a pas qu’eux, tous les adeptes des libertés et de la démocratie fondent de l’espoir sur le délibéré du premier Octobre 2025, qui sera non seulement le premier escalier menant à la victoire finale pour eux, mais aussi donnera des arguments qui pourront étayer la compréhension et donner une bonne grille de lecture à la Cour Constitutionnelle afin qu’elle rende une décision conforme à la loi fondamentale de la République du Mali. Encore une fois Ils ont entre leurs mains le sort de la démocratie malienne, celle qui a été conquise au prix du sang et des larmes des martyrs dont on n’a pas encore fini de faire leur deuil. Vont-ils accepter d’être complices de ceux qui ont trahi la mémoire de ces martyrs ? La réponse est probablement non. Ils sont attendus pour dire le droit rien que le droit au grand bonheur du peuple malien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Youssouf Sissoko</strong><span style="mso-spacerun: yes;"><strong>  </strong> </span><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Mali: le procès de  Moussa Mara s&amp;apos;ouvre ce lundi au Pôle anti&#45;cybercriminalité</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-le-proces-de-moussa-mara-souvre-ce-lundi-au-pole-anti-cybercriminalite-3109709.html</link>
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<description><![CDATA[ Incarcéré à la prison de Koulikoro depuis le début août 2025, l’ancien Premier ministre Moussa Mara comparaît ce lundi 29 septembre devant un juge du Pôle national spécialisé dans la lutte contre la cybercriminalité. ]]></description>
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<pubDate>Sun, 28 Sep 2025 11:14:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #222222; mso-fareast-language: FR;">Il doit répondre à plusieurs chefs d’inculpation, notamment « atteinte au crédit de l’État », « opposition à l’autorité légitime » et « incitation au trouble à l’ordre public ». Son entourage estime que « c’est un homme utile à son pays qui se présentera devant la justice ce lundi » et appelle ses soutiens « à prier pour lui ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #222222; mso-fareast-language: FR;">. « L’homme qui se présentera aujourd’hui devant le juge est quelqu’un qui assume ses responsabilités et ne fuit pas », a déclaré Hamidou Doumbia, porte-parole de la cellule de communication de l’ancien chef du gouvernement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #222222; mso-fareast-language: FR;">À la veille de son audience, l’entourage de Moussa Mara a diffusé une vidéo sur les réseaux sociaux, le présentant comme « un homme utile à son pays ». Selon ses proches, il aurait financé depuis le début de la transition des projets de jeunes pour plus de 100 millions de F CFA, afin de les aider à sortir de la pauvreté. En détention, il aurait poursuivi ses actions sociales au profit de ses compatriotes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #222222; mso-fareast-language: FR;">Pour rappel, l’affaire judiciaire remonte à fin juillet 2025, lorsque Moussa Mara a publié en ligne un message relatant sa visite à plusieurs personnalités incarcérées, parmi lesquelles Ras Bath, Rose « La Vie Chère », Clément Dembélé, Issa Kaou N’Djim et l’imam Bandiougou Traoré. Dans sa publication, il avait qualifié ces derniers de « détenus d’opinion », une formule qui a attiré l’attention de la justice. Les autorités ont alors voulu vérifier la régularité de ces visites et leur conformité aux règles d’accès aux centres de détention.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #222222; mso-fareast-language: FR;">Entendu par la Brigade d’investigations judiciaires de Bamako puis par le procureur du tribunal de grande instance de la Commune IV, l’ancien Premier ministre a finalement été convoqué, le 1er août 2025, par le Pôle national spécialisé dans la lutte contre la cybercriminalité. Il a été placé sous mandat de dépôt pour les mêmes faits, auxquels s’est ajoutée l’accusation de « publication et diffusion de nouvelles fausses attribuées à des tiers, de mauvaise foi, susceptibles de troubler la paix publique ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #222222; mso-fareast-language: FR;">La défense de Moussa Mara, assurée par Me Mountaga Tall, conteste l’ensemble des charges retenues contre lui et affirme rester déterminée à faire triompher le droit. C'est un procès très attendu  qui s’ouvre ainsi à Bamako et devrait retenir l’attention de l’opinion publique malienne ainsi que des organisations de défense des droits de l’homme pendant plusieurs jours voire semaines.   <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #222222; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #222222; mso-fareast-language: FR;">  Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le ministre Kassogue trace les contours sur la mise en œuvre du code de procédure pénale</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/le-ministre-kassogue-trace-les-contours-sur-la-mise-en-oeuvre-du-code-de-procedure-penale-3109646.html</link>
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<description><![CDATA[ Opérationnalisation des chambres criminelles, poursuite contre les personnes morales, institution du Collège des libertés et de la détention… ]]></description>
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<pubDate>Sat, 27 Sep 2025 02:14:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans une correspondance dont nous avons pu nous procurer une copie, le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme instruit à l'inspecteur en chef des services judiciaires, aux chefs de juridictions et de parquets, aux juges d'instruction, aux officiers et agents de police judiciaire de prendre des dispositions pour la mise en œuvre du Code de procédure pénale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">l'entame, le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme rappelle que son département a fait adopter le Code pénal et le Code de procédure pénale, deux textes répressifs majeurs qui, par leur richesse, leur variété, leur densité et leur adéquation avec les réalités sociales sont devenus des textes référentiels qui marqueront très certainement des générations de juristes, en général, et de professionnels du droit, en particulier. Et d'ajouter que le programme législatif qui a abouti à la refonte du dispositif pénal est parvenu à corriger les nombreuses insuffisances, lacunes, vides juridiques et anachronismes qui se sont révélés à l'épreuve du temps et de la pratique judiciaire permettant également de donner corps aux engagements internationaux auxquels notre pays a souscrit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, mentionne la correspondance, la nécessité s'imposait de réaliser un équilibre entre plusieurs impératifs a priori contradictoires, mais qui s'avéraient complémentaires les uns des autres à savoir la sécurisation des personnes et des biens, l'assainissement du milieu des affaires, la célérité de la justice et sa fiabilité, le respect des droits et libertés individuelles des citoyens et celui des droits de la défense.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après une vingtaine d'années de pratique, poursuit le document, le Code de procédure pénale soulevait des difficultés tant dans son architecture que dans son contenu. Il s'agissait de combler les vides juridiques et d'apporter des réponses adéquates face à l'évolution des enjeux et des défis sur l'efficacité de la politique pénale en prenant en compte les mutations de la criminalité, la nécessité de renforcer la protection des droits des personnes poursuivies, des témoins et des victimes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la perspective de l'appropriation progressive par les acteurs de la Justice des nouveaux Code pénal et Code de procédure pénale, il est apparu opportun de s'appesantir sur les mesures d'accompagnement, en particulier relativement au Code de procédure pénale qui a été promulgué le 13 décembre 2024 et dont l'entrée en vigueur a été différée de six mois pour être effective le 13 juin 2025.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Les principales innovations</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En vue d'une meilleure compréhension, le département de la Justice a convenu tout d'abord d'invoquer les principales innovations contenues dans le Code de procédure pénale, ensuite de préciser les mesures de mise en œuvre de ces innovations, et enfin d'évoquer les dispositions transitoires qui sont contenues dans ce Code.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En ce qui concerne les principales innovations contenues dans le Code de procédure pénale, elles portent, entre autres, sur : la garde à vue les mesures y relatives sont contenues dans les articles 109 à 149 ;<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la liste des Officiers et des Agents de police judiciaire cette liste a connu une évolution en prenant en compte d'autres catégories d'intervenants et dans des conditions qui ont été spécifiées aux articles 26 à 37 ; les techniques modernes et intrusives d'enquête ; les poursuites contre certains responsables politiques ou administratifs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A cet effet, le président de la République pour les infractions commises en dehors de ses fonctions et les membres du gouvernement pour les faits commis dans ou hors de l'exercice de leurs fonctions, sont pénalement responsables devant les juridictions de droit commun en raison de la suppression de la Haute Cour de justice. Il en est de même pour les parlementaires compte tenu de la révision des dispositions relatives aux immunités les concernant.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le même ordre d'idées, les personnalités ayant rang de ministre, les membres de la Cour suprême, de la Cour constitutionnelle, de la Cour des comptes, les gouverneurs de région ou de district, les magistrats, les officiers de police judiciaire, les préfets, les adjoints aux préfets, les sous-préfets, les présidents de Conseil régional ou les maires sont pénalement responsables devant les juridictions de droit commun.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Poursuite contre  <o:p></o:p></span></strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>les personnes morales</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour la poursuite contre les personnes morales, il est désormais possible que, toute personne morale de droit privé, soupçonnée de commission d'infraction à la loi pénale, puisse faire l'objet de poursuite, d'instruction et de jugement. Selon la correspondance, la mise en liberté peut être subordonnée à la fourniture d'un cautionnement sous forme soit de constitution de sureté soit de cautionnement personnel en matière correctionnelle. Ce cautionnement est fourni en espèces, billets de banque, chèques certifiés ou titres émis en garantie par l'Etat.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En matière d'infractions économiques et financières, le cautionnement est fixé à un montant équivalent aux deux tiers du préjudice et ne peut être inférieure en aucun cas à la moitié du montant des sommes reprochées au mis en cause.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il convient de relever l'introduction de la possibilité de médiation en matière économique et financière qui associe le contentieux du gouvernement et l'Agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisis ou confisqués.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour le département de la Justice, l'une des innovations phares du Code de procédure pénale est l'institution au sein de chaque Tribunal de grande instance d'un Collège des libertés et de la détention chargé de statuer sur la détention, les libertés, le contrôle judiciaire et sur toutes mesures portant sur le cautionnement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce Collège statue également sur la détention des condamnés, à la demande du Juge de l'application des peines. A ce sujet, il convient de rappeler la détention provisoire est ordonnée ou prolongée par le Collège des libertés et de la détention qui statue également sur les demandes de mise en liberté provisoire. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Institution du Collège des<o:p></o:p></span></strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>libertés et de la détention</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, lorsque le Collège ordonne ou prolonge une détention provisoire ou rejette une demande de mise en liberté, son ordonnance doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui motivent sa décision.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Collège des libertés et de la détention statue sur saisine du juge d'Instruction ou du Procureur de la République sur la base d'une ordonnance ou d'un réquisitoire motivé en référence aux seules dispositions de l'article 270 du Code de procédure pénale et l'ordonnance ou le réquisitoire est transmis en même temps que le dossier de la procédure.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Collège des libertés et de la détention est composé pour la durée d'une année judiciaire par le président ou le vice-président du Tribunal de grande instance ou du Tribunal d'Instance assisté de deux Juges dont un Juge d'Instruction le cas échéant tous désignés par le président de la juridiction susvisée. En cas de vacance ou d'empêchement du président, il est procédé à son remplacement par ordonnance du Premier président de la Cour d'Appel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En cas de vacance d'emploi ou d'empêchement du vice-président ou d'un juge désigné au sein du Collège, il est procédé à son remplacement par ordonnance du président du Tribunal.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De la lecture du document, il ressort que toutes les ordonnances sont prises collégialement à l'exception des ordonnances du président du Collège statuant seul en matière de flagrant délit. En cas de partage égal de voix, celle du président du Collège est prépondérante. Un membre du Collège ne peut à peine de nullité participer à l'instruction ou au jugement des affaires pénales dont il a connu. Aussi, le Collège statue en audience de cabinet assisté d'un Greffier et lorsqu'il ne peut se réunir, le président du Tribunal d'instance statue à Juge unique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Institution du Juge de <o:p></o:p></span></strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>l'application des peines</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En cas de vacance d'emploi ou d'empêchement, il est remplacé dans les conditions prévues à l'article 269-1 du présent Code. Par dérogation aux dispositions, il participe au jugement des affaires dont il a connu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il ressort de l'analyse combinée de ces dispositions que le Collège des libertés et de la détention devra être mis en place pour une année judiciaire. Et de rappeler que l'année judiciaire débute traditionnellement le 1er novembre de chaque année pour finir le 31 juillet de chaque année. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, le Collège des libertés et de la détention ne peut être immédiatement mis en place compte tenu notamment de la faiblesse des effectifs. Donc, il le sera progressivement conformément aux instructions qui seront données ultérieurement dans ce sens. Ainsi, en attendant la mise en place du Collège des libertés et de la détention, les Juges d'Instruction et les procureurs de la République continuent à exercer la plénitude de leurs attributions par rapport aux mandats de Justice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D'autres innovations contenues dans les deux codes : l'institution du juge de l'application des peines ; l'institution de la Chambre criminelle au sein du Tribunal de grande instance et au sein de la Cour d'appel, les réaménagements dans les attributions du procureur de la République, la plainte avec constitution de partie civile, la fixation<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>du délai de prescription des crimes ordinaires à 15 ans et à 20 ans pour les crimes de nature sexuelle. Par contre, les crimes de guerre, contre l'humanité, de génocide, d'infractions terroristes et d'infractions d'atteinte aux biens publics punies de peine criminelle sont désormais imprescriptibles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ministère de la Justice précise les innovations dont la mise en œuvre est immédiate et qui ne sont pas tributaires de texte particulier d'application, il s'agit de : la conduite des enquêtes par la police judiciaire et les dispositions relatives à la garde à vue et à l'information de la victime ; la plainte avec constitution de partie civile devant le président du Tribunal et non devant le juge d'instruction ; la révision des règles en matière de cautionnement concernant les infractions en matière de délinquance économique et financière ; l'harmonisation avec la Constitution des dispositions relatives aux poursuites concernant des responsables politiques et administratifs ; la mise en cohérence des règles de poursuite, d'instruction et de jugement communes aux Pôles spécialisés en matière de lutte contre la délinquance économique et financière, le terrorisme et la criminalité transnationale organisée et la cybercriminalité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Opérationnalisation des <o:p></o:p></span></strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>chambres criminelles</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les innovations dont la mise en œuvre intervient à court terme ayant besoin soit d'un texte particulier d'application soit d'un réaménagement en termes de personnel des juridictions, ce sont : l'institution de la médiation pénale en matière d'infractions économiques et financières ; l'opérationnalisation de la collégialité dans les trois Pôles judiciaires spécialisées et au Tribunal de commerce de Bamako au plus tard le 1er novembre 2025. A cet effet, il est demandé aux chefs de ces juridictions et de parquets de rendre compte de l'effectivité de la mesure dans un délai de deux mois et l'inspection des services judicaires veillera à la mise en œuvre de cette injonction.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les innovations dont la mise en œuvre devrait intervenir à court et moyen terme à savoir : l'opérationnalisation des Chambres criminelles au niveau des Tribunaux de grande instance ; l'institution du Collège des libertés et de la détention afin de mieux encadrer le placement en détention des prévenus et des inculpés: les membres du Collège étant désignés pour la durée de l'année judiciaire, les Chefs de Juridiction concernés devront prendre des dispositions afin que le Collège soit opérationnel au plus tard le 1er novembre de chaque année.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour les dispositions transitoires, il est à préciser que les dossiers en instance relevant de la Cour d'assises sont jugés par les chambres criminelles compétentes des Cours d'appel. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En conséquence, pour les dossiers en instance de jugement par la Cour d'assises, il est demandé de faire la distinction entre les dossiers déjà enrôlés ou en cours de jugement et les dossiers transmis par la Chambre d'accusation pour être programmés aux assises.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aussi, les juges d'instruction sont invités à suspendre la prise des ordonnances de transmission de pièces au procureurs généraux à partir du 1er novembre 2025, date à laquelle, ils prendront des ordonnances de renvoi devant la Chambre criminelle compétente.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">                     </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Boubacar Païtao </strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cour internationale de justice : Le gouvernement dénonce une fuite en avant du régime algérien</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/cour-internationale-de-justice-le-gouvernement-denonce-une-fuite-en-avant-du-regime-algerien-3109647.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans un communiqué publié hier, le gouvernement de la Transition informe que la Cour internationale de justice (CIJ) lui a notifié, le 19 septembre, le refus de l&#039;Algérie, suite à la requête introductive d&#039;instance du Mali, d&#039;accepter la compétence de la Cour au sujet du différend concernant la destruction, par les Forces de défense algériennes, d&#039;un drone de reconnaissance des Forces ]]></description>
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<pubDate>Fri, 26 Sep 2025 12:43:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Selon le gouvernement, conformément aux règles de la Cour internationale de justice (CIJ), ce refus « de la junte algérienne » met fin à la procédure devant cette juridiction internationale. <span> </span></span><span dir="auto">Le gouvernement déplore que, pour être crédible et sincère, «la junte algérienne» aurait dû accepter de déférer devant la Cour internationale de justice. « Ce refus atteste non seulement de la négation de la justice internationale par la junte algérienne, mais également de son mépris de la légalité internationale.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span dir="auto">C'est également un aveu qui prouve à suffisance à la face du monde sa culpabilité indubitable», soutient le gouvernement, qui estime que le refus de la «junte algérienne» de coopération avec le CIJ est en outre une preuve supplémentaire du soutien de l'Algérie aux groupes armés terroristes et crédite l'argument du gouvernement malien sur la destruction de son drone.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span dir="auto">«Le gouvernement de la Transition du Mali note qu'au lieu de répondre aux faits établis et suffisamment documentés, la junte algérienne privilégie une stratégie de fuite en avant et des invectives diffamatoires pour tenter de voiler son soutien aux groupes extrémistes, y compris les chefs terroristes ciblés par le drone malien abattu», ajoute le communiqué signé par le ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du gouvernement, le Général de division Abdoulaye Maïga. </span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Le gouvernement a également réitéré son appel au régime algérien à cesser ses ingérences intempestives et inacceptables dans les affaires intérieures du Mali et son soutien aux formations terroristes qui déstabilisent le Sahel. Avant de renouveler son appel au même régime à travailler de bonne foi à la stabilité, à la sécurité collective et au développement durable dans la région.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Dieudonné DIAMA</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CPI : Les Etats de la confédération AES :  se retirent avec effet immédiat</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/cpi-les-etats-de-la-confederation-aes-se-retirent-avec-effet-immediat-3109645.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans communique conjoint rendu public, le lundi 22 septembre 2025, les Etats de la Confédération AES ont décidé de se retirer du statut de Rome de la Cour pénale internationale. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202509/image_870x580_68d103b024491.jpg" length="112849" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 26 Sep 2025 12:20:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A l'entame, le communiqué rappelle que le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont souverainement ratifié le Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI) respectivement le 16 avril 2004, le 16 août 2000 et le 11 avril 2002.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis leur adhésion au Statut de Rome, poursuit le communiqué, les trois pays ont coopéré avec la CPI non seulement sur le fondement des dispositions pertinentes du Statut, mais également sur la base des accords et protocoles d'accord concernant les conditions d'installation et de travail de la CPI sur leurs territoires. Cependant, mentionne le document, à l'épreuve du temps, il leur a été donné de constater que cette juridiction s'est transformée en instrument de répression néocolonial aux mains de l'impérialisme, devenant ainsi l'exemple mondial d'une Justice sélective.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>En effet, précise les pays de l'AES, la CPI s'est montrée incapable de prendre en charge et de juger des crimes de guerre, des crimes contre l'humanité, des crimes de génocide et des crimes d'agression avérés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Pendant qu'elle a observé un mutisme inexplicable, déroutant et complaisant à l'égard des auteurs de tels crimes, elle s'acharne contre certains acteurs ne relevant pas du cercle fermé des bénéficiaires de l'impunité internationale institutionnalisée, y compris en violation de son Statut", peut-on lire dans le communiqué.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au regard de cette situation, les gouvernements du Burkina Faso, du Mali et du Niger, formant la Confédération des Etats du Sahel prennent la décision souveraine de se retirer du Statut de Rome de la Cour pénale internationale avec effet immédiat. Et d'ajouter que cette décision s'inscrit dans la volonté affichée des Etats membres de l'AES d'affirmer pleinement leur souveraineté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le communiqué précise que les Etats membres de l'AES décident de recourir à des mécanismes endogènes pour la consolidation de la paix et de la justice tout en réaffirmant leur volonté d'assurer la promotion et la protection des droits de l'Homme en adéquation avec leurs valeurs sociétales et de lutter contre toute forme d'impunité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Les Etats de la Confédération AES, tout en exprimant leur gratitude à l'Organisation des Nations unies et aux Etats membres, rassurent de leur engagement à continuer à coopérer dans d'autres cadres appropriés à la promotion et à la protection des droits de l'Homme et au respect de la souveraineté des Etats", conclut le communiqué. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">                                                                                          </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Boubacar Païtao</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire dissolution des partis politiques : Le délibéré d’un tribunal de première instance de Bamako prévu le 1er octobre prochain</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaire-dissolution-des-partis-politiques-le-delibere-dun-tribunal-de-premiere-instance-de-bamako-prevu-le-1er-octobre-prochain-3109611.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaire-dissolution-des-partis-politiques-le-delibere-dun-tribunal-de-premiere-instance-de-bamako-prevu-le-1er-octobre-prochain-3109611.html</guid>
<description><![CDATA[ L’audience de la procédure judiciaire sur l’annulation du décret présidentiel portant dissolution des partis politiques au Mali s’est déroulée, le mercredi 24 septembre 2025, au Tribunal de Grande Instance du sixième arrondissement du district de Bamako.  Le délibéré du jury est attendu ce 1er octobre 2025. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 25 Sep 2025 09:43:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les débats de fonds devant le tribunal de Grande Instance du sixième arrondissement lors de l’audience annulation du décret présidentiel portant dissolution des partis politiques au Mali ont été de courte durée. L’occasion indiquée pour les avocats de la défense des partis politiques de défendre l’inconstitutionnalité de ce décret présidentiel qui, selon beaucoup analystes, a porté depuis mai 2025 une atteinte grave «à la liberté d’association, à la liberté d’expression, ainsi qu’au droit de participer à la vie politique, garantis par la Constitution du Mali du 22 juillet 2023 ».<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au tribunal de la commune VI, les avocats de deux parties de la défense et le contentieux de l’Etat ont apporté des débats contradictoires devant un jury attentif, qui a décidé de délibérer sur cette affaire, qui tienne en haleine les milieux politiques, le 1er octobre 2025. Dans cette saisine de la justice, les requérants protestent contre ce qu’ils qualifient « de dissolution illégale et inconstitutionnelle des partis politiques au Mali ». Seuls les Tribunaux de Grande Instance du premier et le sixième arrondissement, sur les six tribunaux du district, ont décidé de se prononcer sur les saisines.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un « sursis à exécution » déjà prononcé <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En attendant le délibéré du tribunal de la première instance du sixième arrondissement, la défense des partis politiques dissous par un décret présidentiel a obtenu une première victoire suite à l’ordonnance du tribunal de première instance du 1er arrondissement de Bamako de «sursoir à l’exécution » la décision portant dissolution des partis politiques. Ce sursis à exécution du décret présidentiel sur la dissolution des partis politiques a été pris lors d’une première audience qui s’est déroulée, le lundi 25 août 2025, par le tribunal de Grande Instance du premier arrondissement du u District de Bamako. Ce faisant, le tribunal a décidé du renvoi du dossier à la Cour Suprême pour qu’il soit examiné<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>par la Cour Constitutionnelle pour vérification de la conformité de cette décision de dissolution des partis politiques à la Constitution malienne. Le renvoi de ce dossier figurait parmi les demandes des avocats de la défense.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Boubacar Sidiki Diarrah, Secrétaire général du MJDH : l’architecte de l’ombre</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/boubacar-sidiki-diarrah-secretaire-general-du-mjdh-larchitecte-de-lombre-3109539.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/boubacar-sidiki-diarrah-secretaire-general-du-mjdh-larchitecte-de-lombre-3109539.html</guid>
<description><![CDATA[ Le Secrétaire général du Ministère de la Justice et des Droits de l’homme, Boubacar Sidiki Diarrah, est l’architecte qui pilote les reformes sous l’ombre du Ministre Mamoudou Kassogué. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 23 Sep 2025 17:37:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Magistrat de classe exceptionnelle, enseignant émérite, Dr Diarrah est un homme d’expérience, qui a occupé de hautes fonctions aux plans national et international.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des tribunaux au siège de la prestigieuse Organisation pour l’harmonisation en Afrique du Droit des affaires (Ohada) en passant par la Cellule nationale de traitement de l’information financière, (CENTIF) sans occulter ses nombreux passages au département en qualité de Conseiller technique, Dr Boubacar Sidiki Diarrah a su cumuler, au fil des années, une somme d’expériences. Laquelle profite actuellement à la nation malienne, en cette période assez particulière. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Secrétaire général du Ministère de la Justice et des Droits de l’homme dispose des compétences avérées en reformes législatives et judiciaires, en légistique, en diplomatie juridique, en négociation de contrat, en négociation et gestion de projets financés par les Partenaires techniques et financiers, entre autres. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enseignant émérite, Dr Boubacar Sidiki Diarrah est sollicité par plusieurs universités en Afrique, en Europe et en Asie pour son expertise. Il est la personne - ressource du gouvernement et d’autres institutions sur plusieurs questions importantes comme la Convention des Nations unies contre la corruption, le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, le droit des affaires et en droit Ohada de l’arbitrage. Cette éminence grise de la magistrature malienne se distingue singulièrement par sa grande capacité d’écoute et sa disponibilité à servir les causes justes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bourreau du travail, Dr Boubacar Sidiki Diarrah est à cheval sur les principes de transparence, en cultivant l’intégrité et la rigueur dans le traitement des dossiers. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Auréolé de la distinction officielle de Statut du pèlerin de Gorée (Sénégal), le Secrétaire général du Ministère de la Justice et des Droits de l’homme est chevalier de l’Ordre national du Mali.<o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cour pénale internationale :  Le Mali, le Niger et le Burkina Faso se retirent du Statut de Rome avec effet immédiat</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/cour-penale-internationale-le-mali-le-niger-et-le-burkina-faso-se-retirent-du-statut-de-rome-avec-effet-immediat-3109506.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/cour-penale-internationale-le-mali-le-niger-et-le-burkina-faso-se-retirent-du-statut-de-rome-avec-effet-immediat-3109506.html</guid>
<description><![CDATA[ Dans un communiqué conjoint, des Etats de la confédération l’Alliance des Etats du Sahel ont annoncé, le lundi soir, leur retrait avec effet immédiat au statut de Rome de la Cour pénale internationale, l’accusant de s’être transformée en un instrument de répression néocolonial aux mains de l&#039;impérialisme. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 23 Sep 2025 09:43:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #222222; background: white;">Les pays de l’AES justifient leur décision de retrait du<b><i> </i></b>Statut de Rome de la Cour Pénale Nationale par la volonté d'affirmer pleinement leur souveraineté judiciaire. En remplacement de la CPI, </span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #222222;">les gouvernements d<span style="background: white;">es Etats membres de l'AES décident de recourir désormais à des mécanismes endogènes pour</span> l<span style="background: white;">a consolidation de la paix et de la Justice. Dans cette nouvelle dynamique, les trois pays réaffirment leur volonté d'assurer</span> <span style="background: white;">la promotion et la protection des droits de l'Homme en adéquation avec leurs valeurs</span> <span style="background: white;">sociétales et de lutter contre toute forme d'impunité.<o:p></o:p></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #222222; background: white;">Au fond, les trois pays de la confédération de l’AES affirment avoir coopéré avec la CPI en respectant le fondement des dispositions pertinentes du Statut et les accords protocolaires. Mais, disent-ils, il leur a été donné de constater que cette juridiction s'est transformée en instrument de répression néocolonial aux mains de l'impérialisme, devenant ainsi l'exemple mondial d'une Justice sélective. Ils reprochent à la Cour Pénale internationale de s’être montrée incapable de prendre en charge et de juger « des crimes de guerre, des crimes contre l'humanité, des crimes de génocide et des crimes d'agression avérés ». Alors qu’elle observe un mutisme inexplicable, déroutant et complaisant à l'égard des auteurs de tels crimes », les trois Etats accusent cette juridiction internationale de s’acharner contre certains acteurs ne relevant pas du cercle fermé des bénéficiaires de l'impunité internationale institutionnalisée.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #222222; background: white;">Toutefois, l’AES a rassuré l’Organisation</span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #222222;"> <span style="background: white;">des Nations Unies et ces Etats membres de son engagement à continuer à</span> <span style="background: white;">coopérer dans d'autres cadres appropriés à la promotion et à la protection des droits</span> <span style="background: white;">de l'Homme et au respect de la souveraineté des Etats. Le Burkina Faso, la République du Mali et Niger ont consécutivement ratifié le Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI) respectivement le 16 avril 2004, le 16 août 2000 et le 11 avril 2002.<o:p></o:p></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #222222;"><span style="background: white;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #222222; background: white;">Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Célébration des 10 ans de la relève générationnelle au Mali : Avocats sans frontières renforce le secteur de la justice</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/celebration-des-10-ans-de-la-releve-generationnelle-au-mali-avocats-sans-frontieres-renforce-le-secteur-de-la-justice-3109463.html</link>
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<description><![CDATA[ Avocats sans frontières (ASF) Canada a célébré, cette semaine, à Bamako, les 10 ans d’existence de son programme de relève générationnelle au Mali. ]]></description>
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<pubDate>Sun, 21 Sep 2025 20:16:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-style: italic;">La cérémonie s’est déroulée en présence du Directeur pays, Richard Goldman, ainsi que de plusieurs personnalités évoluant dans le domaine des droits humains et du secteur de la justice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Outre ces invités, la rencontre a réuni des représentants d’institutions publiques, du monde judiciaire, de la société civile, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des bénéficiaires du programme depuis 2015. À cette occasion, ASF Canada a réaffirmé son engagement et lancé un appel aux acteurs nationaux et internationaux pour assurer la pérennité et l’amplification de cette initiative, porteuse d’espoir pour les jeunes juristes maliens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Conçu pour placer la jeunesse au cœur de l’avenir de la justice au Mali, le programme de relève générationnelle a, en dix ans, formé et accompagné 127 jeunes juristes dont 52 % de femmes. Ces bénéficiaires ont suivi une formation théorique approfondie en droits humains, complétée par une expérience pratique au sein de cabinets et d’organisations de la société civile malienne. Plusieurs d’entre eux occupent aujourd’hui des postes clés dans la magistrature, au barreau, dans l’administration civile (greffiers, inspecteurs, collaborateurs d’avocats), mais aussi dans la défense des droits humains.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces parcours illustrent la contribution du programme au renforcement du système judiciaire et à la promotion de l’accès à la justice au Mali. Dix ans après son lancement, les résultats sont tangibles. ASF Canada ambitionne désormais de consolider les acquis et de garantir durablement une justice équitable pour toutes et tous. Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme avait d’ailleurs rappelé, lors de l’ouverture de l’atelier national de validation du Programme décennal de développement du secteur de la justice (PODEJ) 2025-2034, tenu le 12 juin 2025 à Bamako : «Pour faciliter l’accès à la justice, il faut plus de ressources humaines au sein des professions juridiques et judiciaires.»<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans cette perspective, le programme de relève générationnelle d’ASF Canada entend poursuivre son soutien aux jeunes juristes en leur offrant formation, accompagnement et opportunités professionnelles. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour Richard Goldman, directeur pays, l’objectif est clair : « Mettre en place une nouvelle génération de juristes engagés, portés par les valeurs de justice équitable et de solidarité. » Il a salué la rigueur, la passion et l’engagement des bénéficiaires, avant de conclure : « Vous êtes les visages du changement, les bâtisseurs d’un avenir plus juste. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Justice : la CIJ confirme un dossier du Mali contre l’Algérie</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/justice-la-cij-confirme-un-dossier-du-mali-contre-lalgerie-3109418.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans un communiqué publié ce vendredi 19 septembre 2025, la Cour internationale de Justice (CIJ), sise à La Haye, a officialisé l’introduction d’une instance du Mali contre l’Algérie. En début de semaine, le ministre algérien des Affaires étrangères avait pourtant nié l’existence d’une telle plainte. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 19 Sep 2025 15:37:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 14pt;">La CIJ précise avoir été saisie le mardi 16 septembre 2025, date à laquelle une requête a été déposée par Bamako. Le gouvernement malien avait déjà rendu public, le 4 septembre dernier, un communiqué annonçant avoir saisi la Cour pour la destruction d’un de ses drones militaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-ansi-language: FR;">« Cet acte hostile de l’Algérie à l’intérieur du territoire malien constitue une violation manifeste du principe de non-recours à la force et un acte d’agression..</span></i><span style="font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-ansi-language: FR;">. », pouvait-on lire dans le communiqué de la Cour International de la Justice.<o:p></o:p></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-outline-level: 3;"><span style="font-size: 14pt;"><b><span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif';">Une procédure en suspens<o:p></o:p></span></b></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 14pt;">Le Mali a bel et bien saisi la CIJ, mais la procédure demeure en attente. En effet, selon le règlement de la Cour, l’État défendeur – en l’occurrence l’Algérie – doit reconnaître sa compétence pour que l’affaire puisse être instruite. En clair, la requête a été transmise à Alger, mais aucune étape procédurale ne sera engagée tant que ce dernier n’aura pas accepté la juridiction de la CIJ.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 14pt;">Organe judiciaire principal des Nations Unies, la Cour internationale de Justice a été créée en 1945 et siège depuis 1946 au Palais de la Paix, à La Haye. Elle est composée de 15 juges élus pour un mandat de neuf ans par l’Assemblée générale et le Conseil de sécurité de l’ONU. Sa mission est double : régler, conformément au droit international, les différends juridiques entre États, et donner des avis consultatifs sur des questions juridiques soumises par les organes ou institutions autorisés des Nations Unies.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;"><span style="font-size: 14pt;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span lang="EN-US" style="font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-bidi-font-style: italic;">Mamadou TOGOLA / maliweb.net</span></b></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span lang="EN-US" style="font-family: 'Times New Roman','serif';"><o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali&#45;Algérie : Bamako saisit officiellement la Cour internationale de Justice après la destruction d’un drone</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-algerie-bamako-saisit-officiellement-la-cour-internationale-de-justice-apres-la-destruction-dun-drone-3109416.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-algerie-bamako-saisit-officiellement-la-cour-internationale-de-justice-apres-la-destruction-dun-drone-3109416.html</guid>
<description><![CDATA[ Bamako passe à l’offensive diplomatique. Le 16 septembre 2025, le Mali a officiellement déposé devant la Cour internationale de Justice (CIJ) une requête contre l’Algérie, l’accusant d’avoir détruit un drone de reconnaissance malien au cours d’une mission de surveillance sur le territoire national, dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2025. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 19 Sep 2025 13:43:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Selon le gouvernement malien, cet acte constitue <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">« une violation manifeste du principe de non-recours à la force et un acte d’agression »</span>, en contradiction avec le droit international, notamment la Charte des Nations Unies, l’Acte constitutif de l’Union africaine et le Pacte de non-agression et de Défense commune.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 3;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Une procédure soumise au consentement de l’Algérie<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Dans sa requête, Bamako fonde la compétence de la CIJ sur l’article 40 de son Statut et sur l’article 38, paragraphe 5, de son Règlement. Cela signifie qu’aucune procédure ne sera engagée tant que l’Algérie n’aura pas accepté la compétence de la Cour dans cette affaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Le document a d’ores et déjà été transmis au gouvernement algérien, qui devra se prononcer avant toute inscription de l’affaire au rôle général de la CIJ.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: normal; mso-outline-level: 3;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">La CIJ, arbitre suprême des différends entre États<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Créée en 1945, la Cour internationale de Justice est l’organe judiciaire principal de l’ONU. Composée de 15 juges élus pour neuf ans, elle siège au Palais de la Paix à La Haye et a pour mission de régler les différends entre États et de donner des avis consultatifs sur des questions juridiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Avec cette requête, le Mali entend inscrire ce contentieux dans un cadre juridique international et faire reconnaître ce qu’il considère comme une atteinte grave à sa souveraineté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif';">La Rédaction de Maliweb.net<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire Al Hassan devant la CPI : La Cour examine les observations finales sur les réparations aux victimes</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaire-al-hassan-devant-la-cpi-la-cour-examine-les-observations-finales-sur-les-reparations-aux-victimes-3109360.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaire-al-hassan-devant-la-cpi-la-cour-examine-les-observations-finales-sur-les-reparations-aux-victimes-3109360.html</guid>
<description><![CDATA[ La Cour pénale internationale (CPI), à travers la chambre de première instance X a entendu ce mercredi 17 septembre 2025, les observations finales sur les réparations aux victimes des crimes pour lesquels Al Hassan Ag Abdoul Aziz Ag Mohamed Ag Mahmoud a été condamné ]]></description>
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<pubDate>Thu, 18 Sep 2025 09:24:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><span class="text-node">.C'était à la faveur d'une audience qui a permis aux parties et aux participants d’échanger directement avec la Chambre sur les questions clés des circonstances spécifiques de cette affaire, a-t-on appris d'un communiqué de la CPI. </span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><span class="text-node">Cette étape constitue un moment essentiel pour que les victimes puissent faire entendre leur voix par l’intermédiaire de leurs représentants légaux. Ainsi, l’ensemble des observations formulées aideront la Chambre à se prononcer sur l’ordonnance de réparation, qui sera rendue en temps voulu, précise le communiqué. </span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><span class="text-node">Pour rappel, le 26 juin 2024, la Chambre de première instance X a déclaré Al Hassan coupable de «crimes de guerre et de crimes contre l'humanité» commis entre le 2 avril 2012 et le 29 janvier 2013 à Tombouctou, dans le nord du Mali, alors sous le contrôle des groupes armés d’Ansar Dine et Al Qaïda au Maghreb islamique. Le 20 novembre dernier, la juridiction internationale a condamné Al Hassan à dix ans d'emprisonnement. « Le verdict et la peine prononcés dans cette affaire sont désormais définitifs », précise le document.</span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><span class="text-node">La Chambre de première instance X, va désormais délibérer sur les observations écrites et les observations orales présentées par les représentants légaux des victimes. De même, par le Bureau du conseil public pour les victimes, la Défense et l'Accusation, ainsi que le Fonds au profit des victimes et le Greffe. </span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><span class="text-node">En outre, la Chambre examinera diverses questions pertinentes pour l'ordonnance de réparation, notamment le nombre de victimes, le type et l'étendue du préjudice subi, ainsi que les mesures de réparation les plus appropriées pour remédier à ce préjudice. Ces mesures peuvent inclure l'octroi de réparations collectives et/ou individuelles et prendre diverses formes, telles que l'indemnisation, la réhabilitation ou des mesures symboliques.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span class="text-node">Aboubacar TRAORE</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Justice Internationale/ CPI : Vers des  mesures de réparation les plus appropriées pour remédier les préjudices causés par le djihadiste Al Hassan à Tombouctou</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/justice-internationale-cpi-vers-des-mesures-de-reparation-les-plus-appropriees-pour-remedier-les-prejudices-causes-par-le-djihadiste-al-hassan-a-tombouctou-3109349.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/justice-internationale-cpi-vers-des-mesures-de-reparation-les-plus-appropriees-pour-remedier-les-prejudices-causes-par-le-djihadiste-al-hassan-a-tombouctou-3109349.html</guid>
<description><![CDATA[ Ce mercredi 17 septembre 2025 à la Haye , la Chambre de première instance X de la Cour pénale internationale ( CPI) a tenu une audience afin d&#039;entendre les observations finales sur les réparations aux victimes des crimes pour lesquels M. Al Hassan a été condamné. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 18 Sep 2025 02:38:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En rappel : Le 26 juin 2024, la Chambre de première instance X a, à la majorité, déclaré M. Al Hassan coupable de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité commis entre le 2 avril 2012 et le 29 janvier 2013 à Tombouctou, dans le nord du Mali, alors sous le contrôle des groupes armés d’Ansar Dine et Al Qaïda au Maghreb islamique. Le 20 novembre 2024, la Chambre de première instance X a condamné M. Al Hassan à dix ans d'emprisonnement. Le verdict et la peine prononcés dans cette affaire sont désormais définitifs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette audience consistait aux parties prenantes telle que le Procureur, la Défense et le représentant légal des victimes, de présenter leurs observations sur ce que devraient être les réparations aux victimes des crimes (pour lesquels M. Al Hassan a été condamné). <o:p></o:p></span></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202509/image_870x_68cb0df6cb3d9.jpg" alt=""></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’audience du jour a permis aux parties et aux participants d’échanger directement avec la Chambre sur les questions clés des circonstances spécifiques de cette affaire. La Chambre a notamment estimé qu’il s’agissait d’un moment essentiel pour que les victimes puissent faire entendre leur voix par l’intermédiaire de leurs représentants légaux. L’ensemble de ces observations l’aidera à se prononcer sur l’ordonnance de réparation, qui sera rendue en temps voulu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>audience sur les réparations dans l’Affaire Al Hassan, la Chambre de première instance X, composée des juges Kimberly Prost, juge présidente, María del Socorro Flores Liera et Keebong Paek, va désormais délibérer sur les observations écrites et les observations orales présentées par les Représentants légaux des victimes, le Bureau du conseil public pour les victimes, la Défense, l'Accusation, le Fonds au profit des victimes et le Greffe. La Chambre examinera diverses questions pertinentes pour l'ordonnance de réparation, notamment le nombre de victimes, le type et l'étendue du préjudice subi, ainsi que les mesures de réparation les plus appropriées pour remédier à ce préjudice. Ces mesures peuvent inclure l'octroi de réparations collectives et/ou individuelles et prendre diverses formes, notamment l'indemnisation, la réhabilitation ou des mesures symboliques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bokoum Abdoul Momini /maliweb.net<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali, Burkina, Niger: vers un retrait de la CPI et une justice sahélienne autonome?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-burkina-niger-vers-un-retrait-de-la-cpi-et-une-justice-sahelienne-autonome-3109345.html</link>
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<description><![CDATA[ Cette idée a été évoquée lors du sommet des ministres de la Justice du Mali, du Burkina Faso et du Niger à Niamey, relatent des médias. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 17 Sep 2025 12:19:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><strong>UNE INITIATIVE QUI RÉPOND À UNE NÉCESSITÉ</strong></p>
<p>Dans son discours d’ouverture, le Premier ministre nigérien par intérim a dénoncé la CPI qui s’est transformée en "outil de répression contre les pays africains, au service des tenants de l'ordre impérialiste pour étouffer toute velléité d'émancipation".</p>
<p>Une source malienne révèle que les textes officialisant ce retrait sont prêts, avec une annonce attendue sous peu.</p>
<p><strong>UNE ALTERNATIVE RÉGIONALE</strong></p>
<p>Les trois pays planchent, selon les médias, sur la création d’une Cour pénale sahélienne des droits de l’homme (CPS-DH) qui aura pour mission de juger:</p>
<p>▪ Les crimes internationaux (génocides, crimes de guerre).</p>
<p>▪ La criminalité organisée et le terrorisme, fléaux majeurs dans le Sahel.</p>
<p>▪ Un projet de prison de haute sécurité accompagne cette initiative.</p>
<p><strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Mali : Deux (02) membres du CNT attendus au tribunal de cybercriminalité le 2 octobre</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-deux-02-membres-du-cnt-attendus-au-tribunal-de-cybercriminalite-le-2-octobre-3109333.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Collectif des avocats pour le respect de la Constitution et des libertés fondamentales a annoncé, ce mardi 16 septembre, de nouvelles avancées dans le dossier judiciaire relatif à la dissolution des partis politiques au Mali et aux poursuites engagées contre deux membres du Conseil national de transition (CNT). ]]></description>
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<pubDate>Wed, 17 Sep 2025 07:27:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Deux membres du CNT, Biton Mamari Coulibaly et Moulaye Keita, sont directement cités à comparaître devant le Tribunal correctionnel du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité », a indiqué le collectif dans un communiqué publié ce mardi. Selon les avocats, leur procès en audience publique est prévu pour le 2 octobre 2025.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En mai dernier, lors des manifestations contre la dissolution des partis politiques, ces personnalités avaient diffusé des vidéos dans lesquelles elles proféraient des menaces et des injures à l’encontre de responsables politiques. Depuis, des poursuites ont été engagées mais, selon le collectif, elles ont été entravées « en raison du blocage politique » lié à la plainte initiale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Collectif des avocats, composé notamment de Mountaga Tall, Alassane Diallo et Mamadou Ismaël Konaté, rappelle que les membres du CNT ne bénéficient d’aucune immunité en dehors de l’exercice de leurs fonctions, ni de privilège de juridiction pour les affaires relevant des pôles spécialisés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">S’agissant des autres procédures en cours devant les Tribunaux de grande instance (TGI) de Bamako, le collectif informe que le Tribunal de la Commune VI tiendra une audience sur le fond le 24 septembre 2025. En Commune I, la décision rendue doit être transmise à la Cour constitutionnelle par l’intermédiaire de la Cour suprême. Par ailleurs, une requête parallèle suit son cours devant la Section administrative de la Cour suprême, où les avocats attendent l’enrôlement du dossier après les échanges d’observations avec l’État.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mamadou TOGOLA/maliweb.net<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Justice : l’artiste Mylmo rentre chez lui, l’affaire classée sans suite</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/justice-lartiste-mylmo-rentre-chez-lui-laffaire-classee-sans-suite-3109283.html</link>
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<description><![CDATA[ Mylmo avait été interpellé vendredi dernier à l’aéroport de Bamako-Sénou. L’artiste chanteur s’est présenté, ce lundi 15 septembre 2025, devant le procureur du pôle national de lutte contre la cybercriminalité. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Sep 2025 21:02:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après plusieurs heures d’audition, il est rentré chez lui « sans poursuite».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le rappeur fait actuellement l’objet de critiques de la part de certains activistes proches du pouvoir. Ces derniers lui reprochent son dernier clip, intitulé Samba Guelladjo, dans lequel des hommes armés en treillis abattent un « Peul ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans cette œuvre, l’artiste dénonce l’amalgame dont sont victimes certains Peuls et appelle ceux qui ont rejoint des groupes terroristes à abandonner les armes, afin d’éviter de faire de leurs propres frères des victimes. Ce clip avait motivé son interpellation à l’aéroport de Bamako et son audition ce lundi. Mais son message a été compris par le procureur, qui a décidé de classer l’affaire sans suite.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Soninké par ses origines, Mahamadou Soumbounou, alias « Mylmo », est un rappeur engagé. En mars 2024, il avait annoncé un tournant dans sa carrière musicale. Dans un message intitulé Lettre de démission, il déclarait ne plus vouloir se prononcer sur les sujets politiques : « Désolé de vous annoncer que ceci marque la fin de tout ce qui concerne Mali Ko (problèmes politiques maliens) dans ma musique », écrivait-il, se disant « fatigué des injures » et soucieux de ne plus inquiéter sa famille et ses proches.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Désormais libre, Mylmo maintient son concert à Bouaké le 20 septembre prochain. Ce concert de la Fraternité aura lieu au Centre culturel Jacques AKA de Bouaké.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Mamadou TOGOLA/maliweb.net</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’affaire du Drone TZ&#45;98D devant la CIJ : L’Algérie à la barre !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/laffaire-du-drone-tz-98d-devant-la-cij-lalgerie-a-la-barre-3108357.html</link>
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<description><![CDATA[ Le dépôt d’une plainte par le Mali contre l’Algérie devant la Cour internationale de justice (CIJ), le 4 septembre 2025, marque un tournant dans les relations bilatérales et dans la dynamique régionale sahélienne. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Sep 2025 01:46:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce litige, né de la destruction d’un drone malien par les forces algériennes, soulève des questions fondamentales de droit international, de souveraineté et de sécurité collective. Au-delà, l’État algérien, soutien des réseaux terroristes et mafieux opérant au Mali et dans le Sahel, est appelé à s’expliquer sur cette affaire qui a défrayé la chronique. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Concernant le drone malien TZ-98D abattu dans la région de Tinzaouatène, selon les informations disponibles, les Coordonnées GPS mentionnent un point de rupture de liaison à 19°51′50.526″N, 2°53′36.099″E. Sur une trajectoire située à 10,2 km au sud de la frontière Mali-Algérie. Le point de chute de l’épave est crypté 19°52′04.738″N, 2°53′38.101″E. À une distance de 9,5 km au sud de la frontière.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La distance entre les deux points est de 441 mètres. Cette distance correspond à la trajectoire finale du drone entre la perte de liaison et l’impact au sol.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On ne peut estimer le temps de chute car le rapport officiel ne précise pas le temps exact de chute. Mais plusieurs, plusieurs éléments permettent une estimation. Le drone est tombé à la verticale, ce qui suggère une perte immédiate de contrôle après impact par un projectile. En considérant une altitude moyenne de vol de 6000 à 8000 mètres pour un Bayraktar Akıncı en mission de reconnaissance, et une chute libre sans propulsion, le temps de chute serait compris entre 35 et 45 secondes, selon les conditions atmosphériques et la masse de l’appareil.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur un autre plan, la distance, depuis le point d’origine, entre le point de lancement et le point de chute, est estimée à environ 120 à 150 km, selon les trajectoires de reconnaissance typiques dans cette zone. Le drone opérait dans la région de Kidal, avec un point de départ estimé à proximité de la base opérationnelle de Abeïbara.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces données renforcent la position des autorités maliennes selon laquelle le drone n’a jamais franchi la frontière algérienne, et que sa destruction constitue une action hostile sur le territoire malien. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le différend repose sur plusieurs instruments juridiques internationaux. La Charte des Nations Unies en son Article 2(4) "interdit le recours à la force contre l’intégrité territoriale d’un État" et son Article 33 "encourage le règlement pacifique des différends". Dans la Convention de Chicago de 1944, chaque nation "reconnaît la souveraineté exclusive de chaque État sur son espace aérien". De plus, le statut de la CIJ, en son Article 36, stipule qu'il "établit la compétence de la Cour si les États concernés y consentent".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Deux axes juridiques structurent le litige. La violation présumée de l’espace aérien algérien. À ce propos, le Mali affirme que le drone opérait dans son espace aérien souverain, tandis que l’Algérie soutient qu’il a franchi sa frontière, justifiant une riposte. L'autre axe est l'usage de la force armée. Si le drone était en territoire algérien, l’acte pourrait relever de la légitime défense. S’il était en territoire malien, cela constituerait une violation du principe de non-recours à la force. La localisation exacte du drone au moment de sa destruction est une preuve déterminante. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Compétence et recevabilité devant la CIJ</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali a déposé une requête unilatérale le 4 septembre 2025. L’Algérie peut accepter ou contester la compétence de la Cour. La CIJ devra établir l’existence d’un différend juridique réel, sa compétence ratione materiae (aptitude à juger ce type de litige), et la recevabilité de la plainte au regard des preuves fournies.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce litige dépasse le cadre strictement juridique. En connaissance de cause de l'abandon de l’Accord d’Alger, le Mali conteste le rôle de médiateur de l’Algérie. De plus, les nouveaux engagements du Mali au sein de l'Alliance des États du Sahel (AES) l'obligent à respecter la souveraineté partagée des trois États dans une même dynamique d’autonomisation croissante. De ce fait, la plainte s’inscrit dans une stratégie de repositionnement régional et d’affirmation de notre souveraineté. Une kyrielle d'accusations d’ingérence est également disponible, car notre pays a accusé l’Algérie d’accueillir des opposants politiques et de soutenir des groupes séparatistes de façon véridique, constante et progressive.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Scénarios juridiques possibles</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les conséquences politiques qui en résulteront, impactées par les conséquences juridiques issues des scénarios retenus auprès de la CIJ, permettront de statuer définitivement en faveur du Mali. Le pays est une victime habituée des violations du droit international sur son territoire par l’Algérie, la France et ses complices et d'autres réseaux mafieux, tapis dans l'ombre. L'affaissement et l'affaiblissement escomptés de l'État et du régime de la Transition n'ont pas pu prospérer pour permettre à ces États voyous de reprendre la main pour espérer pouvoir continuer à jouer un rôle prééminent au niveau régional sahélien. Alger et Paris étant mis hors-jeu. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Khaly-Moustapha LEYE<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Dossier juridique à soumettre à la CIJ</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Objectif : Soutenir la requête du Mali devant la Cour internationale de justice (CIJ) pour violation de souveraineté et usage disproportionné de la force par l’Algérie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Documents juridiques essentiels</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Requête introductive d’instance : exposé des faits, fondements juridiques, demandes formulées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Traités et conventions invoqués :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">  </span>- Charte des Nations Unies<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">  </span>- Convention de Chicago (1944) sur l’aviation civile<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">  </span>- Acte constitutif de l’Union africaine<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">  </span>- Accords bilatéraux/régionaux (Accord d’Alger, Pacte de non-agression de l’UA)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Documents de ratification : preuves d’adhésion aux instruments juridiques par les deux États.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Éléments techniques et factuels</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Données de vol du drone : GPS, altitude, mission, coordonnées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Rapports militaires et de renseignement : témoignages, enregistrements radar, communications internes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Photographies/Vidéos : images du drone avant/après impact, localisation de la chute.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Documents diplomatiques et politiques<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Correspondances officielles : notes verbales, demandes de clarification, réponses algériennes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Communiqués gouvernementaux : déclarations publiques du Mali et de l’AES.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Preuves d’ingérence : accueil d’opposants, soutien présumé à des groupes armés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Annexes stratégiques</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Cartes géographiques : délimitation précise de la zone frontalière.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Chronologie diplomatique : incidents antérieurs entre les deux États.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Documents internationaux : rapports de l’ONU et de l’UA sur la sécurité au Sahel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Finalité : Ces pièces permettront à la CIJ d’évaluer la recevabilité de la plainte, d’instruire le fond du litige, et de statuer sur les responsabilités étatiques. Elles traduisent la volonté du Mali d’utiliser le droit international comme levier de souveraineté et de repositionnement régional.<o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La section des comptes de la Cour suprême sur les jugements des fautes de gestion de 2020 à 2024 : 59 dossiers sur 269 ont fait l&amp;apos;objet de saisine du parquet dont 3 classés sans suite</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/la-section-des-comptes-de-la-cour-supreme-sur-les-jugements-des-fautes-de-gestion-de-2020-a-2024-59-dossiers-sur-269-ont-fait-lobjet-de-saisine-du-parquet-dont-3-classes-sans-suite-3108291.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/la-section-des-comptes-de-la-cour-supreme-sur-les-jugements-des-fautes-de-gestion-de-2020-a-2024-59-dossiers-sur-269-ont-fait-lobjet-de-saisine-du-parquet-dont-3-classes-sans-suite-3108291.html</guid>
<description><![CDATA[ 39 dossiers instruits ou en cours d&#039;instruction, 9 jugés en CDFB et 9 arrêts rendus … ]]></description>
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<pubDate>Thu, 11 Sep 2025 02:05:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Concernant les jugements des fautes de gestion, la Section des comptes de la Cour suprême du Mali a reçu 269 dossiers de 2020 à 2024 dont 214 sont en cours de traitement dans les chambres compétentes. Et 55 dossiers ont fait l'objet de saisine du parquet parmi lesquels 3 ont été classés sans suite. Ce n'est pas tout. 39 dossiers ont été instruits ou en cours d'instruction, 9 dossiers ont été jugés par la Chambre de la discipline financière et budgétaire (CDFB) et 9 arrêts ont été rendus. La révélation en a été faite par le président par l'intérim de la Section des comptes de la Cour suprême, Abdoulaye Sow lors de sa présentation sur la discipline financière et budgétaire à l'atelier de formation sur les mécanismes de détection des fautes de gestion, tenu le 4 septembre 2025, dans la salle de conférence de la Cour suprême. Cet atelier a été rendu possible grâce au partenariat avec l'Union européenne.<span style="mso-spacerun: yes;">    </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">'atelier de formation sur les mécanismes de détection des fautes de gestion, organisé le 4 septembre dernier a été l'occasion de mieux connaitre les missions de la Section des comptes de la Cour suprême notamment la chambre de discipline financière et budgétaire. Cela à travers le brillant exposé du président par intérim de la Section des comptes, Abdoulaye Sow. Selon lui, la Cour des comptes a vu le jour à la faveur des réformes institutionnelles ayant abouti à l'adoption de la Constitution du 22 juillet 2023. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">S'agissant de la Section des comptes, suivant l'article 57 de la loi organique, elle comprend cinq chambres dont une non-permanente. Il s'agit de la Chambre de contrôle et de jugement des opérations financières des institutions de la République et des administrations de l'Etat ; la Chambre de contrôle et de jugement des collectivités territoriales ; la Chambre de contrôle et de jugement des comptes des organismes personnalisés ; la Chambre de contrôle des programmes et projets de développement financés sur ressources intérieures et extérieures. Et la Chambre de discipline financière et budgétaire est la chambre non permanente. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Section des comptes, précisera Abdoulaye Sow, a en partage avec la section judiciaire, le Parquet général près la Cour suprême et dispose d'un greffe.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'une des missions de la Section des comptes est de "veiller au bon emploi des deniers publics et d'en informer les citoyens. Elle se situe à équidistance du parlement et du gouvernement qu'elle assiste l'un et l'autre dans le contrôle de l'exécution des lois de finances et l'évaluation des politiques publiques". <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parlant des compétences juridictionnelles, il s'agit du jugement des comptes des comptables publics de deniers et de valeurs ; du jugement des comptes des comptables publics de matières ; du jugement des comptes des comptables patents et de fait ; du jugement des fautes de gestion ou infractions financières et budgétaires. Sans oublier la prestation de serment des comptables (deniers et matières), régisseurs des administrations et des établissements publics nationaux. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et en ce qui concerne les compétences non juridictionnelles, on peut parler du contrôle de la gestion des finances publiques notamment l'audit de conformité, l'audit financier, l'audit de performance ainsi que l'avis sur le système de contrôle interne et le dispositif de contrôle de gestion. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il y a aussi l'assistance au parlement et au gouvernement, là, il s'agit du contrôle de l'exécution des lois des finances, l'avis sur les rapports annuels de performance des programmes, la certification des comptes des partis politiques pour leur éligibilité au financement public ainsi que l'évaluation des politiques publiques. Cela sur initiative propre ou à la demande du président de la République, de l'Assemblée nationale et du gouvernement. "Il y a lieu de distinguer les infractions financières et budgétaires qui relèvent de la compétence de la Chambre de discipline financière et budgétaire, une juridiction administrative spécialisée chargée de sanctionner les irrégularités commises par les gestionnaires au cours de l'exécution du budget des infractions financières et économiques telles que (détournements de deniers publics, concussion, abus de biens sociaux, blanchiment d'argent, crimes économiques) qui sont des infractions prévues et punies par le Code pénal et donc connues des juridictions de l'ordre judiciaire", a rappelé le président de la Section des comptes. Avant de préciser que "la Chambre de discipline financière et budgétaire de la Section des comptes est un pan important de la Cour suprême, en sa qualité de chambre juridictionnelle qui comporte des vertus dissuasives, qui, il faut le reconnaitre, demeure méconnue à la fois du public, des acteurs de la justice et des justiciables". <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Chambre de discipline financière et budgétaire, selon Abdoulaye Sow, "ne peut être saisie quatre années révolues après le jour de la découverte des faits susceptibles de donner lieu à l'application des sanctions prévues en matière de discipline financière et budgétaire". <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">S'agissant des procédures de discipline financière et budgétaire et la publication des arrêts, il faut noter que "les arrêts de la Chambre de discipline financière et budgétaire ne sont pas susceptibles d'appel. Ils sont revêtus de la formule exécutoire et sont notifiés par le Greffier en chef de la Section des comptes aux intéressés, à l'autorité qui a saisi la chambre, au ministère chargé des finances et le cas échéant, au ministre dont dépendent les personnes condamnées. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et les arrêts de la Chambre de discipline financière et budgétaire peuvent faire l'objet d'un recours en révision devant la Section des comptes s'il survient un fait nouveau de nature à mettre la personne concernée hors de cause. Ce recours peut être demandé par les personnes condamnées ou leurs héritiers en cas de décès ou par la Section des comptes si elle a connaissance de faits nouveaux susceptibles de justifier la révision des arrêts prononcés. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les arrêts définitifs de la Section des comptes sont exécutoires. Le ministre compétent en ce qui concerne l'Etat et l'ordonnateur du budget de la collectivité territoriale ou de l'établissement public intéressé sont chargés de faire exécuter lesdits arrêts".<span style="mso-spacerun: yes;">     </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Concernant les jugements des fautes de gestion, il faut préciser que la Section des comptes a reçu 269 dossiers de 2020 à 2024 dont 214 sont en cours de traitement dans les chambres compétentes et 55 dossiers ont fait l'objet de saisine du Parquet sur lesquels 3 ont été classés sans suite. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Notons que 39 dossiers ont été instruits ou en cours d'instruction, 9 dossiers ont été jugés par la Chambre de discipline financière et budgétaire et 9 arrêts ont été rendus.<span style="mso-spacerun: yes;">                                                             </span><span style="mso-spacerun: yes;">              </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>El Hadj A.B.HAIDARA</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pour se rapprocher des citoyens : L&amp;apos;appareil judiciaire se redessine avec force et détermination !</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 11 Sep 2025 01:37:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">ur le plan institutionnel et organisationnel, la création du Pôle national économique et financier, de lutte contre la corruption a permis pour la première fois de reversement de plus 400 milliards de F CFA issus de la délinquance économique et financière. Pour répondre aux défis modernes de la justice, le ministère de la Justice a procédé à la création du Pôle national contre la cybercriminalité, du Parquet spécialisé en matière de lutte contre le terrorisme, de l'Agence de recouvrement ou de gestion des avoirs saisis ou confisque.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, la Cour administrative d'appel de Bamako incarne désormais le double degré de juridiction en matière administrative. Tandis que la direction nationale des droits de l'Homme, première du genre depuis l'indépendance, veille à la promotion et à la protection des libertés fondamentales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le plan normatif, le chantier a été ambitieux avec la promulgation du code pénal et du code de procédure pénale, des textes qui introduisent des avancées majeures notamment la suppression de l'immunité des élus, l'imprescriptibilité des crimes économiques, la création des chambres criminelles, l'introduction de nouvelles infractions telles que l'esclavage par ascendance ou la traite des personnes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Renforcer l'indépendance et l'efficacité de la justice <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aussi, les juridictions supérieures à savoir la Cour suprême, la Cour constitutionnelle et la Cour des comptes disposent désormais de lois organiques modernes renforçant leur indépendance et leur efficacité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il convient d'ajouter qu'au cœur de cette réforme, la Justice malienne s'est engagée dans la refonte de ses ressources humaines. A cet effet, entre 2021 et 2025, elle a procède au recrutement de 681 agents de justice recrutés dont 316 magistrats. S'y ajoute l'institutionnalisation des semaines thématiques pour rapprocher l'appareil judiciaire des citoyens notamment : la Semaine nationale de la justice ; la Semaine nationale d'utilisation et de l'harmonisation des symboles de l'Etat.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour structurer les nouvelles professions, des conseils supérieurs ont mis en place. Pour jeter les bases des métiers essentiels, des Etats généraux ont réuni, pour la première fois, des avocats, notaires, huissiers de justice et experts judiciaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La modernisation des services judiciaires ne se limite pas aux seules structures, car deux lignes gratuites ont été créées pour signaler les abus et informer nos concitoyens, des bureaux d'assistance juridique et des vestibules de droit ont vu le jour offrant aux justiciables un accès plus transparent et équitable à la justice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Contrôle rigoureux de la chaine pénale<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la lutte contre le blanchiment des capitaux et le terrorisme, le ministère procède au contrôle rigoureux de la chaine pénale et à la supervision des cabinets d'avocats, notaires et huissiers de justice, des mesures qui marquent une volonté d'assainissement sans compromis.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le plan international, le Mali fait entendre sa voix. En effet, le ministre Kassogué a porté la voix du pays à Genève, à La Haye, à Vienne et au Forum mondial de lutte contre le racisme à Barcelone. Autant d'occasions pour le garde des Sceaux<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de rappeler les engagements du Mali en matière de justice et de droit de l'Homme. C'est ainsi le Mali s'est doté d'instruments modernes pour le suivi et l'évaluation de ses performances.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Notons que pour la première fois un rapport d'activités du ministère de la Justice, un rapport annuel de performance et un Programme décennal de développement de la justice 2025-2035 ont été élabores.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour la dématérialisation des procédures, un logiciel de gestion des dossiers judiciaires a été lancé. Pour donner un nouveau souffle à l'institution judiciaire, le département de la Justice a initié l'informatisation du casier judiciaire, la création prochaine d'une imprimerie judiciaire pour lutter contre l'anarchie et le désordre dans la fabrication et l'usage des symboles de l'Etat ainsi que l'adoption de politiques sectorielles en matière de genre et d'éducation surveillée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En conclusion, le secteur de la justice au Mali a connu, depuis, une mutation profonde.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>En croisée des chemins entre rigueur, modernisation et souveraineté, l'appareil judiciaire malien se redessine avec force et détermination.<span style="mso-spacerun: yes;">                           </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong><span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Boubacar Païtao</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Procédures de la discipline financière et  budgétaire devant la Cour suprême : Le procureur général Mamoudou Timbo dit tout sur le rôle et la place du parquet général !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/procedures-de-la-discipline-financiere-et-budgetaire-devant-la-cour-supreme-le-procureur-general-mamoudou-timbo-dit-tout-sur-le-role-et-la-place-du-parquet-general-3108292.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 11 Sep 2025 01:31:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Rôle et place du ministère public devant la chambre de discipline budgétaire et financière". Telle était la thématique présentée par le procureur général près la Cour suprême du Mali, Mamoudou Timbo à l'atelier, organisé le 4 septembre dernier par la Section des comptes sur le jugement des infractions budgétaires et financières et les mécanismes de détection des fautes de gestion. "La discipline budgétaire est essentielle pour assurer la bonne gestion des fonds publics, éviter les gaspillages et garantir la transparence dans l'utilisation des ressources", a souligné le procureur général Mamoudou Timbo dans sa présentation que nous publions en intégralité.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La loi se contente de citer le ministère public comme composante à part entière d'une juridiction, sans pour autant en donner une définition spécifique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dès lors est-il permis de recourir à la doctrine pour donner un contenu à la notion de «ministère public». En vertu donc des éléments résultant de la doctrine on peut dire que la notion de ministère public désigne «l'ensemble des magistrats de carrière qui sont chargés, devant certaines juridictions, de requérir l'application de la loi et de veiller aux intérêts généraux de la société… Indépendants des magistrats du siège, les magistrats du ministère public sont hiérarchisés et ne bénéficient pas du principe de l'inamovibilité… En matière civile le ministère peut être partie principale ou partie jointe. En matière pénale, il est toujours partie principale». En matière des comptes, le droit positif qui lui est applicable lui fait jouer tantôt le rôle de partie jointe, tantôt le rôle de partie principale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans l'organigramme d'ensemble de la Cour suprême du Mali, dont la Section des comptes dispose de son ancrage, jusqu'à l'entrée en vigueur de la nouvelle loi organique sur la Cour des comptes, l'article 71 de la Loi organique de 2016 précise que le Procureur général près la Cour suprême assure le service du ministère public auprès de toutes les formations de la Section judiciaire et de la Section des comptes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'article 291 de la même loi organique renchérit en disposant, s'agissant de la matière de la discipline financière et budgétaire, que «Les fonctions du ministère public sont assurées par le Procureur général ou l'un de ses avocats généraux».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est dire que le ministère public est largement représenté devant la section des comptes, en général, et la Chambre de discipline financière et budgétaire, en particulier. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parler de ce thème à l'occasion de notre rencontre d'aujourd'hui a pour, entre autres, intérêts, d'être en phase avec l'actualité brulante étant donné la mutation institutionnelle subie par notre haute juridiction financière avec l'intervention coup après coup de trois faits marquants qui sont : la Constitution du 22 Juillet 2023 qui consacre la Cour des comptes institution de la République, l'intervention de la nouvelle loi organique sur la Cour des comptes qui fait de la Chambre de discipline budgétaire et financière une structure permanente, en même temps que la nouvelle haute juridiction financière se voit doter d'un ministère public propre. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette nouvelle réforme institutionnelle telle que conçue est supposée être de nature à booster le fonctionnement ainsi que l'efficacité de notre haute juridiction financière.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est, dès lors, du plus grand intérêt pour les acteurs de la justice d'entreprendre des actions d'imprégnation de la nouvelle réforme de l'univers de la haute juridiction financière ainsi que le suggère l'atelier qui nous réunit ce jour.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'exposé qui va vous être présenté par nos soins se veut modeste car notre travail se veut respectueux des termes de référence à nous communiqués.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il n'empêche que pour des considérations d'ordre pédagogique, le plan de développement du thème adopté se permet quelques extrapolations, pour mieux appréhender et comprendre les différentes interactions que peuvent avoir la place ainsi que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le rôle du ministère public devant la Chambre de discipline budgétaire et financière.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi l'exposé qui va suivre ambitionne de vous entretenir du thème à nous confier en présentant les éléments de comparaison tant du point de vue organique (1ère Partie) que du point de vue fonctionnel (2e partie). <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">I°/ Eléments de comparaison du point de vue organique <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A°) Points de ressemblance <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La conception de principe du ministère public en tant que composante à part entière de la plupart des juridictions étatiques <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Références : <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1°) La loi portant organisation judiciaire en République du Mali<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2°) Les lois spécifiques :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Code de procédure pénale<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Loi organique sur la Cour suprême<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Loi organique sur la nouvelle Cour des comptes<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">B°) Points de dissemblance<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ministère public conçu en tant qu'autorité de poursuites pénales<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ministère public conçu en tant que Commissaire de la loi<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ministère public conçu en tant qu'acteur de la discipline budgétaire et financière <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">II°/ Eléments de comparaison du point de vue fonctionnel<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A°) Faute de gestion et infraction pénale<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A°-1/ Notion de faute de gestion<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aussi bien la Constitution que la loi organique sur la Cour des comptes fait allusion à la notion de 'faute de gestion' sans en donner une définition précise. Dès lors c'est au niveau de l'analyse minutieuse des dispositions topiques de la loi organique fixant les règles de la procédure suivie devant la Section des comptes qu'il convient de cerner, sous le vocable de 'discipline financière et budgétaire', la notion de faute de gestion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi on peut constater que la compétence juridictionnelle confiée par la loi organique à la Section des comptes s'exerce aussi en matière de discipline financière et budgétaire conjointement avec le jugement des comptes des comptables de deniers publics, le jugement des comptes des comptables publics de matières et celui des comptes des comptables de fait.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La doctrine cernant cette notion de 'discipline budgétaire et financière' indique que dans le cadre de la gestion publique, elle se réfère à l'ensemble des règles de procédure visant à garantir une gestion financière responsable et efficiente des ressources publiques. Une faute de gestion, dans ce contexte, représente une violation de ces règles ou des obligations qui découlent de la gestion des finances publiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La discipline budgétaire est essentielle pour assurer la bonne gestion des fonds publics, éviter les gaspillages et garantir la transparence dans l'utilisation des ressources. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il y est indiqué que les fautes de gestion peuvent prendre diverses formes :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Fautes par commission : <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il s'agit d'actes ou d'opérations qui sont contraires aux règles budgétaires ou financières en vigueur. Par exemple, des dépenses non conformes au budget, des paiements irréguliers ou l'octroi d'avantages injustifiés à autrui.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Fautes par omission :<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce sont les négligences ou les manquements qui entrainent des conséquences néfastes pour les finances publiques. Par exemple, le non-respect d'une obligation de contrôle budgétaire ou la non-découverte d'une irrégularité financière.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Fautes de gestion assimilées :<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces fautes, bien que non directement liées à la gestion financière, peuvent être considérées comme telles lorsqu'elles portent atteinte à l'intégrité financière de l'Administration. Par exemple, l'obstruction à la conduite d'audits ou d'enquêtes, ou la non-exécution d'une décision du Conseil.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Exemples concrets de faute de gestion<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Non-respect des procédures d'exécution du budget :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un service public qui effectue des dépenses sans respecter les règles de passation des marchés publics ou sans obtenir les autorisations nécessaires commet une faute de gestion. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Fautes de gestion lors de la gestion des biens publics :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un gestionnaire qui refuse de rendre compte des biens publics ou qui les gère de manière irrégulière peut être sanctionné pour faute de gestion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Octroi d'avantages injustifiés :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un dirigeant d'entreprise publique qui octroie des avantages injustifiés à des tiers commet une faute de gestion qui peut être sanctionnée. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces exemples ci-dessus sont autant de cas de fautes de gestion trouvant place dans la panoplie des fautes de gestion prévues et spécifiées aux articles 293 (quant à la qualité des auteurs) et 294 (quant aux faits eux-mêmes) concernés par le champ d'application de la faute de gestion, telle que répertoriée dans la Loi organique de 2016 régissant la procédure suivie devant la Section des comptes de la Cour suprême. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">NB : en tant que de besoin les acteurs de la justice financière pourraient s'y référer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cas d'exonération de responsabilité<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'article 295 de la loi organique de 2016 prévoit le cas d'exonération de l'application de la peine d'amende dans toutes les hypothèses où les auteurs des incriminations mentionnées à l'article 294, à leur décharge, exciperaient 'd'un ordre écrit préalablement donné par leur supérieur hiérarchique', hypothèses auxquelles leur responsabilité se substituerait à la leur. Il en de même si cet ordre écrit venait du ministre compétent, du Premier ministre ou du Président de la République.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A°-2 / Comparaison de la faute pénale avec l'infraction pénale<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comparaison entre la notion d'infraction pénale et la notion de faute de gestion<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est à retenir que chacune des deux notions répond, à quelques nuances près, aux critères de l'infraction, dans sa définition abstraite, telle qu'indiquée par le lexique des termes juridiques. À savoir que ledit lexique définit l'infraction comme ci-après : «Action ou omission violant une norme de conduite strictement définie par un texte d'incrimination entrainant la responsabilité pénale de son auteur».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi autant l'infraction pénale est celle qui est strictement définie, d'une manière générale, par la loi portant Code pénal ou d'une manière spécifique par une loi spéciale, ainsi le Code des douanes, le Code des impôts, le Code des eaux et forêts, etc…, autant la faute de gestion, quant à elle, est aussi définie par les textes applicables soit, de manière générale, dans la loi organique fixant la procédure suivie devant la Section des comptes (Cf. Article 294), soit de façon spécifique, dans les textes applicables dans des matières sectorielles telles qu'en matière budgétaire, financière ou comptable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aussi, d'autres dénominateurs communs aux deux notions résident, d'une part, dans le fait que la faute prouvée à l'encontre de leur auteur présumé donne lieu à l'application de sanction prévue par les textes applicables, d'autre part dans celui que la nature de la peine soit l'amende dans l'un et l'autre cas de fautes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sauf l'on peut y ajouter que dans les deux hypothèses, l'action visant à faire appliquer la sanction légale prévue est mise en mouvement par les soins d'un ministère public.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Là peuvent s'arrêter les traits communs ou de ressemblance entre les deux notions. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">S'agissant de différences, il convient de relever le fait que des points de dissemblance entre les notions d'infraction pénale et de faute de gestion existent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est d'abord toutes les différences notables entre les finalités recherchées selon qu'il s'agisse d'infraction pénale d'une part et de faute de gestion, d'autre part. Tandis que le ministère public déclenche l'action publique pour faire appliquer la peine prévue par la loi aux faits constitutifs d'infraction pénale, le ministère public financier, autorité de poursuite en matière de faute de gestion constitutive d'indiscipline budgétaire ou financière, vise, par son action, à faire prononcer par la chambre de discipline budgétaire et financière, la seule sanction, prévue, invariablement, par les textes, qu'est l'amende. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La nature des deux sanctions est différente selon que l'on ait à faire soit avec une infraction criminelle, auquel cas la peine est qualifiée par la loi elle-même, mutatis mutandi, de peine de mort, de peine de la réclusion (à perpétuité ou à temps), de peine d'emprisonnement, ou de peine d'amende correctionnelle ou d'amende contraventionnelle, soit s'il s'agit d'infraction délictuelle ou d'infraction contraventionnelle. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'amende pénale (=peine d'amende) prononcée par le juge judiciaire, statuant en matière pénale, est une peine pécuniaire obligeant le condamné à verser une somme d'argent au Trésor public, est à distinguer de l'amende fiscale prononcée par la juridiction financière, laquelle est à la fois une peine et une mesure de réparation destinée à récupérer les sommes dont le fisc a pu être privé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">B°) Attributions du ministère public devant la Chambre de discipline budgétaire et financière<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La répression de la faute est prévue suivant une procédure définie aux articles 298 et suivants de la loi organique de 2016 régissant la procédure suivie devant la Section des comptes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les dispositions combinées desdits textes applicables en matière de fautes de gestion indiquent clairement une procédure simple à mettre en œuvre par les soins du Procureur général près la juridiction financière. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, s'agissant de faute de gestion non couverte par la prescription, par application des dispositions de l'article 297 de la même loi organique (lequel consacre un délai de prescription égal à quatre années révolues courant depuis le jour de la découverte des faits constitutifs de faute de gestion), les autorités habilitées à saisir le Procureur général de demande de poursuite, peuvent le faire, sans autres condition que celle de l'absence de prescription des faits. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lesdites autorités habilitées sont énumérées à l'article 298 du même texte de loi, à savoir : le président de la République, le Premier ministre, le président de l'Assemblée nationale, le président du Haut conseil des collectivités, le ministre chargé des Finances et le président de la Section des comptes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le procureur général, une fois saisi, par qui de droit, informe la personne, citée dans les faits allégués, des poursuites dirigées contre elle, par lettre recommandée avec accusé de réception.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Ensuite ledit PG transmet le dossier de la plainte au président de la Section des comptes, aux fins de saisine de la juridiction financière, en l'occurrence la Chambre de discipline financière et budgétaire. Cette transmission du dossier de la plainte peut être qualifiée en vertu du texte de loi d' «ordre de poursuites».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De là commence la phase de l'instruction avec la désignation par les soins du Président de la CDBF d'un rapporteur. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À cette phase, la loi autorise le Conseiller rapporteur à accomplir divers actes d'instruction, tels s'analysent grosso modo à des actes 'd'enquête et d'investigations utiles auprès de toute administration… de demandes de communication de tout document, même secret… d'audition de tout témoin'. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une fois l'instruction terminée, le dossier d'instruction fait l'objet de soit communiqué au PG, par le truchement du président de la CDBF. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ledit PG examine ce dossier aux fins d'apprécier s'il est résulté ou non charges suffisantes de l'instruction menée. Si le PG estime que les charges recueillies ne sont pas suffisantes, et que par conséquent il y a lieu de classer sans suite l'affaire, il communique le dossier, avec ses conclusions, à l'autorité qui l'avait saisi d'une demande de poursuites. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ladite autorité dispose alors de trois options à exercer dans le délai d'un mois : <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1) soit requérir du PG de poursuivre ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2) soit le requérir de classer l'affaire ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3) soit lui demander d'ordonner un supplément d'informations. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est à noter qu'en l'absence de réponse de la part de l'autorité demanderesse, dans le délai d'un mois, celle-ci est présumée avoir acquiescé les conclusions du PG, auquel cas celui-ci décide d'un classement sans suite de l'affaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En dehors de l'hypothèse de classement sans suite de l'affaire, le PG peut opter pour le renvoi, de ladite affaire, en chambre de jugement aux soins de la CDBF. C'est le cas, soit parce que le PG a estimé, de son propre chef, que l'affaire peut être renvoyée en jugement, soit parce qu'il a été requis à cet effet par l'autorité qui l'a saisi de demande de poursuite. En ce cas le PG communique copie de ses conclusions à ladite autorité.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le renvoi en chambre de jugement, ainsi décidé, donne lieu à l'accomplissement de la formalité de notification, par voie d'huissier, dudit renvoi, à la personne concernée, en même temps qu'il est avisé par les soins dudit greffier de son droit de prendre connaissance du contenu du dossier de l'affaire, lequel est ainsi mis à disposition, au greffe, aux fins de consultation, pendant un délai de huit jours.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette consultation, si elle a eu lieu, donne lieu à l'établissement d'un PV la constatant, PV joint au dossier de l'affaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De même que la personne poursuivie dispose du droit de déposer un mémoire en défense, et de se faire assister par le conseil de son choix. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Suite à cette mise en état du dossier de l'affaire, le Président de la CDBF prend une ordonnance pour l'ouverture de la session de jugement, dans laquelle il arrête le rôle des audiences. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est alors que la personne mise en cause est citée, par les soins du greffier de la Chambre, à comparaitre à la date d'audience mentionnée dans l'acte de citation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une fois l'instance devant la chambre de jugement ouverte, siégeant en audience publique, les observations éventuelles provenant de la partie mise en cause (ou de son Conseil) sont recueillies, après avoir eu la parole, de même que celles du Procureur général, ce, en complément des mémoires et réquisitions déjà versés au dossier. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De même que des questions d'éclaircissement ou de compréhension peuvent être posées soit par le Président soit par le PG, dans ce cas, avec l'autorisation de celui-là. Le mis en cause, dans tous les cas, aura la parole le dernier".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le président de la Cour suprême, Dr. Fatoma Thera à propos du jugement des infractions budgétaires et financières &amp;quot;La Section des comptes joue un rôle crucial dans la répression des manquements à la régularité et à la probité dans la gestion publique&amp;quot;</title>
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<description><![CDATA[ &quot;Nous attendons de cet atelier une meilleure appropriation des outils juridiques et institutionnels disponibles…&quot; ]]></description>
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<pubDate>Thu, 11 Sep 2025 01:25:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Il s'agit d'un véritable contentieux juridictionnel, encadré par des règles strictes, où les droits de la défense sont garantis, les faits rigoureusement instruits, et les responsabilités clairement établies"<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon le président de la Cour suprême, Dr. Fatoma Théra,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la Section des comptes, à travers sa Chambre de discipline financière et budgétaire, agit en complémentarité avec le Pôle national économique et financier, chargé de juger les infractions pénales dans le domaine économique et financier. Il l'a dit lors de l'atelier d'échanges et de sensibilisation sur le jugement des infractions budgétaires et financières, tenu le jeudi 4 septembre dernier dans la salle d'audience de la Cour suprême, en présence du président par intérim de la Section des comptes, Abdoulaye Sow, du procureur général près la Cour suprême,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Mamoudou Timbo, ainsi que les présidents des sections judiciaire et administrative de la Cour Suprême.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Ont pris part à cette rencontre, les représentants des structures de contrôle, d'investigation, des directeurs des administrations financières et des établissements publics ainsi que les représentants de la société civile et des organisations de lutte contre la corruption. D'où la présence effective du Vérificateur général Abdoul Aziz Aguissa. Et voici le discours prononcé par le président de la Cour suprême, Dr. Fatoma Théra à l'ouverture de l'atelier.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est avec un réel plaisir et une vive émotion que je vous souhaite la bienvenue à cet atelier d'échanges et de sensibilisation consacré au jugement des infractions financières et budgétaires ou encore fautes de gestion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Votre présence nombreuse et diversifiée témoigne de l'intérêt croissant que suscite cette matière complexe, mais essentielle, pour la bonne gouvernance et la transparence dans la gestion des ressources publiques. Elle nous réconforte dans notre volonté commune de renforcer les mécanismes de contrôle et de sanction des irrégularités financières, dans le respect des principes de justice et d'équité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cet atelier, animé par le président par intérim de la Section des comptes et le procureur général près la Cour suprême, s'inscrit dans une dynamique de renforcement des capacités et de clarification des rôles respectifs des juridictions financières et pénales dans le traitement des infractions économiques et budgétaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mesdames et Messieurs,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Honorables invités,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une matière stratégique et encore méconnue. Il est important de rappeler que le jugement des infractions financières et budgétaires ne relève pas d'une simple procédure disciplinaire. Il s'agit d'un véritable contentieux juridictionnel, encadré par des règles strictes, où les droits de la défense sont garantis, les faits rigoureusement instruits, et les responsabilités clairement établies. La Section des Comptes, à travers sa chambre de discipline financière et budgétaire, joue un rôle crucial dans la répression des manquements à la régularité et à la probité dans la gestion publique. Elle agit en complémentarité avec le Pôle national économique et financier, chargé de juger les infractions pénales dans le domaine économique et financier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mesdames et Messieurs,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Honorables invités,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des attentes fortes, des enjeux majeurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les attentes sont grandes. Il s'agit de mieux faire connaître les procédures, de renforcer les synergies entre les institutions, et surtout de rassurer l'opinion publique sur la capacité de l'État à se doter de mécanismes efficaces pour prévenir, détecter et sanctionner les abus et les détournements.La participation des ministères de la Justice, de l'Économie et des Finances, de la Refondation de l'État, ainsi que des structures de contrôle, d'investigation et des représentants de la société civile, est un signal fort. Elle traduit une volonté collective d'agir, de réformer, et de bâtir une culture de responsabilité dans la gestion des deniers publics.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mesdames et Messieurs,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Honorables invités,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un atelier pour apprendre, partager et construire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous attendons de cet atelier qu'il permette un partage d'expériences, une clarification des procédures, et une meilleure appropriation des outils juridiques et institutionnels disponibles. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il s'agit aussi de poser les bases d'une collaboration renforcée entre les juridictions financières et pénales, dans le respect des compétences de chacun.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mesdames et Messieurs,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Honorables invités,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je suis convaincu que les échanges qui auront lieu contribueront à une meilleure compréhension des enjeux liés au jugement des infractions financières et budgétaires, et à une mobilisation accrue de tous les acteurs concernés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est sur cette note d'espoir et d'engagement que je déclare ouverts les travaux de l'atelier d'échanges et de sensibilisation sur le jugement des infractions financières et budgétaires".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>« Soirées Dior » : Le ministre de la Justice appelle les magistrats à sévir</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/soirees-dior-le-ministre-de-la-justice-appelle-les-magistrats-a-sevir-3108253.html</link>
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<description><![CDATA[ C’est une mauvaise nouvelle pour les adeptes des « soirées Dior ». Ces séances d’exhibitions, où des femmes s’affichent en tenues légères dans des scènes jugées obscènes, sont désormais interdites au Mali. Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, l’a annoncé dans un communiqué publié le lundi 8 septembre. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 09 Sep 2025 17:03:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">« Des soirées (…) d'exhibitions malsaines et de pratiques libertines et obscènes ». C’est en ces termes que le ministre Mamoudou Kassogué a qualifié les « soirées Dior ». Ce phénomène, qui aurait émergé en Côte d’Ivoire, avait déjà été interdit par le préfet de Siguiri, en Guinée, à la frontière malienne. Désormais, les autorités maliennes prennent elles aussi des mesures fermes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Selon le ministre Kassogué, ces soirées véhiculent « l’immoralité, l'indécence et la vulgarité, sur fond d'outrage public à la pudeur ». À ce titre, elles tombent sous le coup de la loi pénale. Le Garde des Sceaux a ainsi instruit les procureurs de sévir non seulement contre les organisateurs et participantes, mais également contre celles et ceux qui diffusent, commentent ou partagent ces vidéos sur les réseaux sociaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify; mso-outline-level: 3;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><b>Une victoire pour le jeune prêcheur DGP<o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Cette interdiction constitue une victoire pour Iba Haïdara, surnommé DGP (« Directeur Général du Paradis ») par ses adeptes, fils du président du Haut Conseil Islamique du Mali. Le jeune guide religieux avait été l’une des premières voix à réclamer l’interdiction urgente de ces soirées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">« Un fidèle m’a alerté avec une vidéo, je n’ai pas pu regarder plus de 10 secondes », avait-il déclaré dans une intervention sur les réseaux sociaux. Pour lui, les « soirées Dior » représentent « la dépravation, la débauche et la fin des valeurs sociétales au Mali, si rien n’est fait ». Sa sortie avait suscité un débat animé entre partisans et opposants à ces événements. Moins d’une semaine plus tard, les autorités maliennes tranchent : les soirées Dior sont désormais illégales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Mamadou TOGOLA / Maliweb.net</b></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-language: FR;"><o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rebondissement dans le dossier Clément Dembélé : L’horizon s’illumine&#45;t&#45;il pour le professeur ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/rebondissement-dans-le-dossier-clement-dembele-lhorizon-sillumine-t-il-pour-le-professeur-3108231.html</link>
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<description><![CDATA[ Emprisonné depuis 21 mois pour menaces de mort présumés contre l’actuel chef d’Etat et sa famille, le professeur Clément Dembélé s’est englué dans une nébuleuse affaire judiciaire qui vient de connaître un nouveau rebondissement. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 09 Sep 2025 10:38:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Fin août 2025, en effet, un communiqué des experts de l’ONU, exigeant la libération immédiate et inconditionnelle du professeur Dembélé, est venu raviver l’intérêt pour un dossier judiciaire on ne peut plus controversé. Il n’est pas superflu, en clair, de rappeler qu’à l’issue de son instruction le magistrat avait estimé que les charges assez insuffisantes pour conclure sur un non-lieu mettant hors de cause le professeur sur la sellette. Grande fut l’incompréhension des observateurs avisés de voir son ordonnance faire l'objet d’appel par le ministère public. Toutes choses qui corroborent les raisonnements selon lesquels ses ennuis judiciaires ne sont motivés que par un dessein inavoué d’imposer l’omerta aux voix discordantes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il nous revient par ailleurs, selon des sources concordantes, que si le cas Clément Dembélé fait jaser au point d’inspirer une réaction aux experts de l’ONU, c’est aussi parce qu’aux ennuis judiciaires de l’intéressé se greffent des soucis de santé de plus en plus inquiétants en détention. Le rebondissent du dossier à l’échelle internationale donne ainsi comme un début de dénouement définitif, après que l’horizon a manqué de s’illuminer pour le professeur d’université, à l’issue de deux expertises sur l’authenticité des allégations qu’on lui prête, toutes favorables à son élargissement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Seydou Diakité</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Justice internationale : La CIJ examinera la requête du Mali contre l’Algérie sur l’angle de la délimitation de frontière et enfin trouver un consensus entre les deux États</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/justice-internationale-la-cij-examinera-la-requete-du-mali-contre-lalgerie-sur-langle-de-la-delimitation-de-frontiere-et-enfin-trouver-un-consensus-entre-les-deux-etats-3108161.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 08 Sep 2025 01:37:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est la deuxième fois que le Mali saisit officiellement la Cour internationale de Justice (CIJ) basée à la Haye (Pays Bas), la première requête était celle de la guerre de la Bande d'Agacher (ou Guerre de Noël) qui s'est déroulée du 14 au 30 décembre 1985 entre le Mali et le Burkina Faso et voilà la deuxième saisine annoncée le jeudi 4 septembre 2025 par le Gouvernement de la Transition<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>qu’il a déposé auprès de la CIJ, une requête introductive d'instance contre la République sœur<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Algérienne Démocratique et Populaire. <o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette saisine est consécutive à la destruction préméditée par le régime algérien d'un aéronef de type drone de reconnaissance, immatriculé TZ-98D, des Forces Armées et de Sécurité maliennes, dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2025, à Tinzawatène dans la Région de Kidal.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour cette requête , le Gouvernement de la Transition rappelle que cette destruction du drone à l'intérieur du territoire malien, constitue non seulement une agression, un acte hostile, inamical et condescendant de l'Algérie, mais aussi et surtout une violation manifeste du principe de non-recours à la force et un acte d'agression, au regard de la Résolution A/RES/29/3314 du 14 décembre 1974 de l'Assemblée Générale des Nations Unies, des dispositions pertinentes de la Charte des Nations Unies, de l'Acte constitutif de l'Union Africaine et de son Pacte de non-agression et de Défense commune.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En rappel : la Cour internationale de Justice (CIJ) qui est basée à la Haye (Pays Bas) a été créée en 1945, en même temps que l’organisation des Nations Unies dont elle est l’organe judiciaire principal. La mission de la Cour est double : d’une part elle règle, conformément au droit international, les conflits que lui soumettent des États membres de l’ONU et d’autre part, elle donne des avis consultatifs sur les questions juridiques que lui posent certains organes ou institutions de l’ONU. Tous les pays membres des Nations Unies ont automatiquement accès à la CIJ. Les pays non membres des Nations Unies peuvent y accéder en devenant parties au Statut de la Cour ou en déposant au Greffe de la Cour une déclaration spécifique à cet effet. La Cour Internationale de Justice compte quinze juges qui proviennent de tous les continents et représentent les différents systèmes juridiques du monde. Les audiences de la Cour sont publiques et ont lieu dans la Grande salle de justice, la plus grande salle du Palais. L’histoire de la Cour internationale de Justice remonte au début des années 1920. Jusqu’à la fin du XIXe siècle, les États étaient assez réticents à l’idée de soumettre volontairement leurs conflits à une instance judiciaire. Les esprits n’étaient pas encore prêts pour ce qui était perçu à l’époque comme un très grand pas en direction du règlement pacifique des conflits L'idée de résoudre un conflit entre États en le soumettant à un collège permanent de juges n'a évolué qu'après les atrocités de la Première Guerre mondiale. En 1920, la création de la Cour Permanente de Justice Internationale était prévue dans le Pacte de la Société des Nations. En 1945, lors de la fondation de l'Organisation des Nations Unies, elle a été remplacée par la Cour Internationale de Justice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comment la CIJ procèdera à la requête du Mali</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis le jeudi 4 septembre 2025, le Mali à travers son Ambassade à la Haye a officiellement saisi la Cour internationale de Justice pour appliquer le droit international suite à la destruction de son drone par l’Algérie. Comment la Cour va-t-elle gérer cette requête entre ses deux états. La réponse est très simple par la Cour qui a déjà l’expertise mais cela prendra du temps car la Cour mènera des missions d’enquêtes à tout au long de la frontière à Tinzawatène (Mali/ Algerie)<o:p></o:p></span></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202509/image_870x_68bd7a086409a.jpg" alt=""></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lors de notre passage au Palais de la Paix de la Haye qui abrite plusieurs institutions juridiques internationales (la Cour internationale de Justice (CIJ), la Cour permanente d'arbitrage (CPA), la célèbre Bibliothèque du Palais de la Paix et l'Académie de droit international de la Haye, nous avons eu un entretien de plus d’une heure à l’époque avec l’ancien Président et membre actuel de la Cour Internationale de Justice, le Somalien M Abdulqawi A. Yusuf (Juge à dater du 6 février 2009 ; réélu à compter du 6 février 2018 ; vice-président de la Cour du 6 février 2015 au 5 février 2018 ; président de la Cour du 6 février 2018 au 8 février 2021,) qui nous expliquait comment la Cour applique le droit international sur<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la gestion des conflits entre États. Pour lui, pour y arriver à la Cour, il faut un consensus entre États a amené les affaires devant la Cour en général se sont les affaires de délimitation de frontière, environnement, exploitation des ressources naturelles.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour cela avec la requête du Mali contre l’Algérie, la Cour pourra juger cette affaire sur l’angle de la délimitation de frontière à Tinzawatène Mali/Algérie. Et elle pourra aussi jouer le rôle de la réconciliation, d’arbitrage pour amener une paix et réconciliation durable entre ses deux états sœur liés par l’histoire qui doivent vivre en parfaite harmonie et de bon voisinage suite à l’arrêt de la fin de procès qui sera prononcé par l’un des 15 juges. Comme tel a été le cas de la Guerre de la Bande d'Agacher (ou Guerre de Noël) entre le Mali et le Burkina Faso, et avait pour origine un conflit territorial dans une bande de terrain de 275 km de long et 50 km de large, le long de la frontière nord-ouest du Burkina Faso. Le conflit, caractérisé par des combats terrestres et aériens, a été résolu pacifiquement avec l'intervention de la Cour Internationale de Justice, qui a rétabli le statu quo administratif d'avant le conflit en janvier 1986. Et aujourd’hui, la CIJ a pu consolider une paix durable entre le Mali et le Burkina-Faso…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour l’ancien Président de la CIJ M Abdulqawi A. Yusuf lors de notre entretien de l’époque, nous expliquait que la Cour s’efforce au quotidien d’éliminer la guerre dans les esprits des Hommes c’est ce qui a été le cas du Mali et le Burkina Faso quand la Cour a été saisit pour gérer le problème frontalier. Plus loin, <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>M Abdulqawi dira que tout conflit peut être majeur même si c’est une personne qui est tuée. Comme le cas de la Syrie au début était un petit conflit aujourd’hui c’est devenu une guerre mondiale car beaucoup d’États sont impliqués.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Car selon lui, la CIJ ne peut pas prévenir les conflits mais c’est les États d’y veiller.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bokoum Abdoul Momini/maliweb.net<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali &#45; Algérie : Bamako saisit la Cour internationale de Justice pour la destruction d’un drone militaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-algerie-bamako-saisit-la-cour-internationale-de-justice-pour-la-destruction-dun-drone-militaire-3108135.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-algerie-bamako-saisit-la-cour-internationale-de-justice-pour-la-destruction-dun-drone-militaire-3108135.html</guid>
<description><![CDATA[ Le Gouvernement malien a officiellement saisi la Cour internationale de Justice (CIJ) contre l’Algérie. Le Mali accuse son voisin du Nord d’avoir délibérément détruit l’un de ses drones de reconnaissance dans la région de Tinzawatène (Kidal), dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2025. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 04 Sep 2025 17:11:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 14pt;">La requête, déposée ce jeudi 4 septembre 2025, vise à dénoncer ce que les autorités maliennes qualifient d’<span style="mso-bidi-font-weight: bold;">« acte d’agression »</span> et de <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">« violation grave du droit international »</span>, notamment du principe de non-recours à la force, inscrit dans la Charte des Nations Unies.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 14pt;">Le drone, immatriculé <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">TZ-98D</span> et appartenant aux Forces armées maliennes, opérait, selon le gouvernement, <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">à l’intérieur du territoire national</span>. Le Mali affirme que sa destruction a été menée <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">de manière préméditée</span> par l’Algérie, <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">sans justification claire ni éléments probants</span> démontrant une quelconque incursion dans l’espace aérien algérien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 14pt;">Au-delà de l’incident militaire, le communiqué du Gouvernement malien va plus loin, <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">accusant l’Algérie de collusion avec les groupes armés terroristes</span> opérant dans le nord du Mali. Bamako estime que cette attaque s’inscrit dans <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">une stratégie délibérée visant à entraver les efforts de lutte contre le terrorisme</span> menés par ses forces de sécurité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 14pt;">« Le but a été d’entraver la neutralisation des groupes armés terroristes par les Forces maliennes », peut-on lire dans le document, qui dénonce également <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">une protection implicite</span> accordée par Alger aux groupes armés actifs dans la bande sahélienne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 14pt;">Malgré les <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">multiples requêtes</span> adressées à Alger concernant la destruction du drone, Bamako affirme n’avoir reçu <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">aucune réponse satisfaisante</span>, ce qui a motivé la décision de <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">porter l’affaire devant la CIJ</span>.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><span style="font-size: 14pt;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-style: italic;">Mamadou TOGOLA / maliweb.net</span></b></span></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202509/image_870x_68b9c83b176e2.jpg" alt="" style="float: left;"></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Requête en annulation de la dissolution des partis politiques : En audience au tribunal de la Commune I</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/requete-en-annulation-de-la-dissolution-des-partis-politiques-en-audience-au-tribunal-de-la-commune-i-3108032.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/requete-en-annulation-de-la-dissolution-des-partis-politiques-en-audience-au-tribunal-de-la-commune-i-3108032.html</guid>
<description><![CDATA[ Le 13 Mai 2025, les autorités de la Transition, par décret présidentiel pris en conseil des ministres, procédaient à dissolution de tous les partis politiques. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 05 Aug 2025 01:53:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Une démarche qui tire argument des recommandations parmi tant d’autres du Dialogue inter-malien et justifiée en même temps par l’« intérêt supérieur de la nation et le contexte sécuritaire du pays». Pas assez solide pour épargner aux autorités une bataille juridique menée par un puissant pool d’avocats. Sous l’égide de Me Mountaga Tall, ils ont décidé de recourir aux instances judiciaires appropriées pour obtenir l’annulation d’une mesure qu’ils jugent «illégale et inconstitutionnelle». En effet, aux yeux des avocats, ladite mesure jure avec la Constitution de 2023 et ses dispositions qui garantissent les droits fondamentaux parmi lesquelles les libertés de réunion, d’association, et de participation politique. La loi fondamentale stipule, en clair, à son article 153 que « les partis politiques concourent à l’expression du suffrage et à l’encadrement démocratique de la vie politique».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est ainsi que les six (6) tribunaux de Grande Instance de Bamako ont été concomitamment saisis à l’effet de faire constater par le juge civil, compétent pour garantir ces libertés fondamentales, «une atteinte grave à la liberté d’association, à la liberté d’expression, ainsi qu’au droit de participer à la vie politique, garantis par la Constitution du Mali du 22 juillet 2023». Alors que les juridictions des Communes 2, 3, 4 et 5 se sont déclarées incompétentes au profit de la Section administrative de la Cour suprême, ceux des Communes 1 et 6 ont fixé, respectivement aux 7 et 8 juillet 2025, les dates des audiences au cours desquelles les parties feront valoir leurs arguments.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et si depuis la procédure n’a pas trop bougé au Tribunal de Grande Instance de la Commune VI de Bamako, où l'audience a été renvoyée sine die à la demande des plaignants devant la Chambre de jugement de la même juridiction, le Tribunal de la Commune I serait bel et bien décidé à écouter les argumentaires des parties. C’est du moins ce qu’on peut retenir des conclusions de l’audience du 29 juillet, renvoyée pour le  lundi 4 août.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Amidou Keita<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre confusion et séquestration juridictionnelle de Moussa Mara</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/entre-confusion-et-sequestration-juridictionnelle-de-moussa-mara-3108026.html</link>
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<description><![CDATA[ En détention préventive depuis vendredi dernier et son inculpation par le cyber-procureur, l’ancien PM Moussa Mara sera passé par toutes les émotions avant l’épilogue de ses multiples convocations aux relents d’épreuve d’usure. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 05 Aug 2025 01:42:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’affaire a débuté, comme on se rappelle, au niveau du Tribunal de Grande Instance de la Commune IV, ressort judiciaire d’où l’intéressé est ressorti sans la moindre égratignure. Sans contrôle judiciaire, ni quelconque signification de mise à la disposition de la justice, l’ancien maire de la Commune IV était en droit de juger ses droits et libertés intacts. Mais c’était sans compter avec les possibles confusions juridictionnelles ainsi que les permutations et transferts spectaculaires de rôles par lesquels ses libertés de mouvement peuvent être entravées au nom d’une autre audition latente au Pôle de la lutte contre cybercriminalité. Comment un dossier enclenché en Commune IV s’est retrouvé au niveau de ce tribunal spécialisé ? La question taraude les esprits et donne lieu à nombre de supputations et interprétations restées sans clarifications. Il se susurre par exemple qu’un acteur a accepté de se prêter à une besogne qu’un autre avait rejetée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Rédaction</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pour un tweet : Moussa Mara séjourne à la MCA</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/pour-un-tweet-moussa-mara-sejourne-a-la-mca-3108031.html</link>
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<description><![CDATA[ L’un des rares qui osaient encore hausser le ton, l’ancien Premier ministre Moussa Mara a été placé sous mandat de dépôt par le procureur du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité, le 1er Août 2025. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 05 Aug 2025 01:19:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Son inculpation est intervenue au bout de plusieurs heures et jours d’audition sur le contenu de son tweet en date du 4 juillet 2025 que lui a inspiré sa visite aux détenues Mohamed Youssouf Bathily dit Ras Bath, Rose « La Vie Chère », Clément Dembélé, Issa Kaou N’Djim et l’imam Bandiougou Traoré. Ledit est textuellement énoncé comme suit : « Aussi longtemps que dure la nuit, le soleil finira évidemment par apparaître ! Et nous nous battrons par tous les moyens pour que cela arrive, et le plus tôt possible ! ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Déjà entendu par la Brigade d’investigations judiciaires de Bamako ainsi que par le Procureur du Tribunal de Grande instance de la Commune IV du District de Bamako, sur le même sujet, il sera empêché de se rendre au Sénégal où il était attendu pour sa participation à une rencontre de haut niveau sur la sécurité au Sahel. C’était visiblement le signe avant-coureur de la tournure que va prendre un dossier où il n’avait jusqu’alors fait l’objet d’aucune action judiciaire pouvant justifier une entrave à la liberté de mouvement. En effet, quelques jours plus tard, il est revenu au procureur de la lutte contre la cybercriminalité de prendre le relais avec une autre série d’audition qu’ayant débouché sur toute une batterie de chefs d’inculpation. En plus de la traditionnelle «atteinte au crédit de l’Etat », il lui est reproché «l’opposition à l’autorité légitime», «l’incitation au trouble à l’ordre public» et «publication et diffusion de nouvelles fausses mensongèrement attribuées à des tiers fait de mauvaise foi susceptible de troubler la paix publique».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’ancien PM d’IBK - dont le jugement est prévu le 29 septembre - est en détention préventive à la MCA où l’a précédé un certain Etienne Fakaba Sissoko pour certains des chefs d’inculpation retenus contre lui. Autant dire qu’il risque une peine d’au moins deux ans avec une année avec sursis, une condamnation qui pourrait l’exclure d’une éventuelle course à la présidentielle. Le charismatique maire de la Commune IV était pourtant bien parti pour compter parmi les protagonistes les plus sérieux d’une compétition électorale et déjouait si habilement les obstacles par une vicieuse présence sur la scène publique aseptisée au détour d’un maintien de l’ordre public.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Amidou Keita<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Incarcéré à la MCA pour un tweet : Moussa Mara entre dans la légende</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/incarcere-a-la-mca-pour-un-tweet-moussa-mara-entre-dans-la-legende-3108001.html</link>
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<description><![CDATA[ La légende Moussa Mara est née avec son placement sous mandat de dépôt par le Procureur du Pôle National de lutte contre la cybercriminalité. Maire, ministre, Premier ministre puis député, il est un homme au parcours hors du commun. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 04 Aug 2025 12:23:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">«Le jour où j’ai décidé de faire la politique, j’ai préparé mon linceul. Donc, je dois m’attendre à tout cela ». Une formule choc extraite du tout premier message venant de l’ancien Premier ministre, Moussa Mara après son placement sous mandat de dépôt, le vendredi 1er aout 2025 « en raison de son tweet du 4 juillet 2025 ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En décidant de rester sur place où beaucoup ont préféré prendre la fuite pour se mettre à l’abri, l’ancien Premier ministre était conscient du risque qu’il prenait. En s’exprimant régulièrement sur la marche du pays là où certains ont opté pour le silence, Moussa Mara savait qu’il allait déranger les princes du jour. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De ses débuts en politique en Commune IV du District de Bamako, où il a mis en ballottage le président de l’Assemblée nationale Ibrahim Boubacar Kéita à la surprise générale lors des élections législatives de 2007, Moussa Mara n’a jamais fait mystère de son ambition, à savoir : exercer le pouvoir d’Etat. Au premier plan. Pour cela, il est prêt à tout, y compris le sacrifice ultime. Le président-fondateur du Yelema Le changement sait que la prison se confond avec le destin des grands hommes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nelson Mandela a fait 27 ans de prison avant de diriger l’Afrique du Sud. Au Sénégal, Abdoulaye Wade a fait plus d’une fois la prison sous Abdou Diouf, avant d’accéder à la magistrature suprême. En Guinée, Alpha Condé a été condamné à la prison, mais il a dirigé son pays. L’Ivoirien Laurent Gbagbo a été persécuté sous le Président Félix H. Boigny. L’actuel Président du Benin, Patrice Talon, qui s’apprête à quitter le pouvoir après deux mandats, a été condamné par contumace sous Yaye Boni, mais il a été élu Président. Il y a les exemples du capitaine John Rawling du Ghana et de Fidel Castro à Cuba.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La légende Moussa Mara est née avec cet emprisonnement. Et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à regarder de près son parcours : Maire, ministre, Premier ministre puis député, il est un homme au parcours hors du commun.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>« Homme de paix et de dialogue, il est résolument engagé pour l’unité nationale », pour reprendre l’expression de l’ancienne Première ministre du Sénégal, Aminata Touré, Moussa Mara va engranger les bénéfices politiques de son incarcération au moment opportun, si Dieu lui prête la chance de traverser cette épreuve « sain et sauf ».</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Chiaka Doumbia</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Transition au Mali :  Sale temps des Premiers ministres ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/transition-au-mali-sale-temps-des-premiers-ministres-3107973.html</link>
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<description><![CDATA[ Qui a dit que les révolutions  finissent par anéantir ses fils ou de hauts responsables de l’Etat ? La Transition malienne va-t-elle respecter cette règle non- écrite ]]></description>
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<pubDate>Mon, 04 Aug 2025 09:25:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Transition malienne se poursuit tranquillement, même si elle connaît des difficultés inhérentes à tout processus de refondation. Ces difficultés ont pour noms les anicroches liées à la lutte contre l’impunité et surtout contre la corruption et la délinquance financière, la lutte contre l’insécurité et la mauvaise gouvernance  Et c’est au titre de la lutte contre l’impunité et de la réaffirmation de l’autorité de l’Etat que l’on a droit à des épisodes judiciaires qui intriguent plus d’un. Tel est le cas des ennuis judiciaires que connait depuis quelques jours l’ancien Premier ministre Moussa Mara et, sûrement dans les prochains jours l’ancien Premier ministre de la Transition, Dr Choguel Kokalla Maga ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, si le premier séjourne depuis le<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>vendredi 1<sup>er</sup> aout dernier à la Maison centrale d’arrêt de Bamako, le second devrait répondre d’accusation de détournements de deniers publics à la Cour suprême.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ces deux dossiers judiciaires, il semble que la Transition malienne est dans la logique de respecter une certaine tradition, celle de voir les hauts dignitaires de l’Etat répondre de leurs actes après chaque changement politique. Il s’agit de voir par exemple l’ancien chef der gouvernement sous IBK venir s’expliquer sur ses régulières prises de paroles, dont certaines dérangent visiblement la gouvernance actuelle. C’est ainsi que Moussa Mara sera face au juge du Pole spécial de lutte contre la cybercriminalité, le 29 septembre prochain. Il doit répondre des charges d’atteinte au crédit de l’Etat, d’opposition a l’autorité légitime,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’incitation au trouble à l’ordre public, de publication et diffusion de fausses nouvelles mensongèrement attribué es à des tiers de mauvaise foi susceptible de troubler la paix publique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces motifs d’accusations sont issus des dernières prises de parole de cet ancien chef de gouvernement, non moins ancien ministre et ancien maire, qui ne cesse de faire des sorties publiques, par écrit à travers des tweet et déclarations, mais aussi à travers des conférences et rencontres se prononçant sur les sujets brûlants de la Nation<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Même si Moussa Mqra fait preuve de sérénité et appelle ses partisans au calme et à faire confiance<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à la justice, il est certain que l’ancien leader du parti (dissout) YELEMA va devoir passer un bon temps dans les méandres de la justice. Car, s’il est établi que le Parquet ayant décerné le mandat de dépôt ne jouit d’aucune indépendance visa à vis du pouvoir exécutif, l’on peut parier qu’avec les autorités actuelles aux affaires, M. Mara pourrait avoir quelques soucis à se faire, surtout sur son avenir politique immédiat.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De l’autre côté, l’ancien Premier ministre de Transition, Dr Choguel Maïga doit répondre bientôt de chefs d’accusation de détournement de plusieurs centaines de millions de nos francs devant la Cour suprême. Et il n’est pas exclu que l’ancien locataire de la primature finisse par se faire placer sous mandat de dépôt pour ces faits présumés relatés dans un rapport du Bureau du Vérificateur général. Cela, surtout que Choguel ne se prive de faire de sorties régulières, pour tenter de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>se défendre ou pour démontrer son innocence. Or, nul n’ignore que l’homme est tombé en disgrâce avec les autorités militaires, dont il ne cesse de critiquer la « dérive ou la trahison ». Dr Choguel échappera-t-il à son feuilleton judiciaire ? L’on peut en douter, tant l’ancien locataire de la primature est devenu une épine dans le pied des autorités de la Transition.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme on le voit, les anciens hauts responsables de l’Etat qui s’évertuent à faire entorse à leur devoir de réserve, peuvent finir par se fourrer le doigt dans l’œil. Faut-il rappeler qu’avant cette phase de la transition, le Premier ministre Moctar Ouane avait eu des ennuis en étant assigné en résidence surveillée pendant plusieurs mois, tout comme le président Bah N’Daw ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avant cette Transition, celle de 2012-2013 avait fait connaître des déboires agités au Premier ministre Dr Cheick Modibo Diarra. Celui avait eu de gros ennuis avec le chef de l’Etat d’alors, le « Général » Amadou Haya Sanogo !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme on le voit, à chaque révolution ses ennuis « destructeurs » et il urge que les autorités ménagent une politique du bâton mais aussi de la carotte, pour arriver à sortir le pays de l’ornière. Sans grand dégât, car, c’est désormais cap sur le sale temps des Premiers ministres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Boubou SIDIBE/maliweb.net<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Entre les murs du pôle : Choguel Maïga face à la Justice</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/entre-les-murs-du-pole-choguel-maiga-face-a-la-justice-3107956.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/entre-les-murs-du-pole-choguel-maiga-face-a-la-justice-3107956.html</guid>
<description><![CDATA[ L&#039;ancien Premier ministre malien, Dr Choguel Kokalla Maïga, a été entendu le vendredi 1er août 2025 par le Pôle national économique et financier de Bamako. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 04 Aug 2025 01:49:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette audition, qui a duré près de neuf heures, s'inscrit dans un contexte de renforcement de la lutte contre la corruption et de la restauration de l’autorité. L’audition de Choguel s'est déroulée aux mêmes heures où se décidait le mandat de dépôt pour un autre ex-PM, en l'occurrence Moussa Mara.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Accompagné de son avocat, Maître Konaré, Choguel Maïga a été questionné sur des dossiers sensibles liés à la gestion des finances publiques pendant la période de transition. Les sources judiciaires indiquent que l'audition concerne plusieurs affaires à caractère économique et financier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce développement intervient peu après l'incarcération de Moussa Mara, ce qui montre la volonté des autorités actuelles de poursuivre la politique de "redressement" et de "reddition des comptes". Pour dire que désormais, au Mali, nul n'est au-dessus des lois.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour le moment, aucune charge officielle n'a été rendue publique. Cependant, la suite de la procédure pourrait inclure une présentation de Choguel Maïga devant le Procureur Général de la Cour suprême. Cette affaire pourrait marquer un tournant dans les relations entre les anciens acteurs de la transition et les institutions judiciaires du Mali. Elle pose la question de savoir si cette audition débouchera sur des poursuites formelles ou si elle s'inscrit dans une logique de clarification administrative. Les prochaines étapes judiciaires seront décisives pour comprendre l'ampleur de cette affaire liée à des malversations financières prouvées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>La Rédaction</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pôle national de lutte contre la cybercriminalité : La Prison ajoutée au CV politique de Moussa Mara</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/pole-national-de-lutte-contre-la-cybercriminalite-la-prison-ajoutee-au-cv-politique-de-moussa-mara-3107980.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/pole-national-de-lutte-contre-la-cybercriminalite-la-prison-ajoutee-au-cv-politique-de-moussa-mara-3107980.html</guid>
<description><![CDATA[ Vendredi en fin d’après-midi, l’ancien Premier ministre et député de la Commune 4 du District de Bamako, Moussa Mara a été placé sous Mandat de dépôt par le Procureur du Pôle national de lutte contre la Cybercriminalité pour plusieurs motifs, notamment « l’atteinte au crédit de l’État ». Son jugement est prévu pour le 29 septembre prochain. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 04 Aug 2025 01:21:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Atteinte au crédit de l’État, opposition à l’autorité légitime, incitation au trouble à l’ordre public et publication et diffusion de fausses informations susceptibles de troubler la paix publique… telles sont les charges retenues contre l’ancien Maire et député de la Commune 4 du District de Bamako, Moussa Mara. Cette arrestation intervient après deux séances d’audition de l’intéressé, les 15 et 16 juillet devant la Brigade d’investigation judiciaire, à cause d’un message publié le 4 juillet 2025, dans lequel il exprimait sa solidarité envers des « détenus d’opinion » auxquels il avait rendu visite. Et le 29 juillet, un nouveau post de lui sur Twitter critiquant une opération de levée de fonds d’État, évoquant un « endettement intérieur masqué » a déclenché une nouvelle interpellation du Pôle national de de la Cybercriminalité. Et après avoir été entendu par ledit pôle au premier jour, il était rentré chez lui et le lendemain interpellé et placé sous mandat de dépôt.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Pour rappel, on lui avait été interdit de quitter le territoire malien le 21 juillet dernier alors qu’il devait se rendre dans la capitale sénégalaise pour animer une conférence. Il faut noter que son jugement est prévu le 29 septembre prochain, soit dans deux mois.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Son avocat, l’ancien ministre, Me Mountaga Tall, a dans un communiqué, contesté cette décision du Procureur du Pôle national de la Cybercriminalité ainsi que les chefs d’inculpation retenus à l’encontre de son client. D’ailleurs, il se dit rester déterminé à faire triompher le droit. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En attendant son jugement, le nombre de motions de soutien à l’endroit de l’ancien PM Mara s’accroit sur les réseaux sociaux. Ils sont nombreux à exprimer leur soutien à l’endroit de Moussa Mara avec des mots d’encouragement et de vœu de rayonnement de la justice pour lui. Et certains, sans retenue ont même eu à dénoncer cette arrestation qu’ils jugent ‘’arbitraire’’, qui n’a pour but, selon eux, que de le réduire au silence. <o:p></o:p></span></p>
<p><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">En conclusion, ce qu’on peut dire, en période de régime d’exception, trois options s’offrent aux hommes politiques : participer à la gestion des affaires et se taire, s’exiler hors du pays ou dénoncer. Moussa Mara, en sa qualité d’homme d’État aurait opté pour la troisième posture en acceptant de payer le prix fort. En retour, la prison a été inscrite sur son CV politique. La seule chose qui manquait d’ailleurs à ce CV luisant d’un parcours politique atypique auréolé d’une probité morale sans pareille. En attendant son jugement prévu le 29 septembre prochain, l’ancien PM séjourne désormais à la Maison Centrale d’arrêt de Bamako avec un capital de sympathie qui a fait grimper sa cote de popularité.<span style="mso-spacerun: yes;">                             </span></span></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Adama Tounkara</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Justice : quatre (04) chefs d’inculpation contre Moussa Mara, son avocat conteste</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/justice-quatre-04-chefs-dinculpation-contre-moussa-mara-son-avocat-conteste-3107943.html</link>
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<description><![CDATA[ L’ancien Premier ministre, Moussa Mara, a été placé, ce jeudi 1er août, sous mandat de dépôt à la suite d&#039;une nouvelle convocation du procureur du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité. En cause : un tweet publié le 4 juillet dernier, considéré par les autorités judiciaires comme attentatoire à l’ordre public. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 01 Aug 2025 22:31:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Moussa Mara a pourtant déjà été entendu à deux reprises pour les mêmes faits »</span></i><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">, a souligné, Me Mountaga Tall, son avocat. <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>D’abord par la Brigade d’investigations judiciaires de Bamako, puis par le Procureur du Tribunal de Grande instance de la Commune IV. Malgré l’absence de nouvel élément dans le dossier, a indiqué Me Tall, le Procureur du Pôle cybercriminalité a ordonné son incarcération. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les charges retenues contre Moussa Mara sont lourdes : Atteinte au crédit de l’État ; Opposition à l’autorité légitime ; Incitation au trouble à l’ordre public : Publication et diffusion de fausses nouvelles attribuées à des tiers, en toute mauvaise foi, susceptibles de troubler la paix publique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans une déclaration, Me Mountaga Tall a dénoncé une décision « contestable » et a affirmé que la Défense entend « faire triompher le Droit », réaffirmant la détermination de son équipe à défendre l’ancien chef du gouvernement. L’ouverture du procès aura lieu le 29 septembre 2025.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mamadou TOGOLA/maliweb.net<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Mali : L’ex&#45;Premier ministre Moussa Mara placé sous mandat de dépôt pour &amp;quot;atteinte au crédit de l’État&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-lex-premier-ministre-moussa-mara-place-sous-mandat-de-depot-pour-atteinte-au-credit-de-letat-3107927.html</link>
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<description><![CDATA[ L’ancien Premier ministre malien, Moussa Mara, a été placé sous mandat de dépôt ce jeudi 1er août 2025 par le procureur près le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité. Il est poursuivi pour “atteinte au crédit de l’État” dans une affaire liée à des publications sur les réseaux sociaux. Son procès est fixé au 29 septembre prochain. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 01 Aug 2025 17:19:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">L’affaire remonte à un message publié sur le réseau social X (anciennement Twitter), dans lequel Moussa Mara commentait une opération de levée de fonds lancée par les autorités maliennes, via un appel public à l’épargne. Dans cette publication, l’ancien chef du gouvernement évoquait un « endettement intérieur masqué », des propos qui ont rapidement attiré l’attention des autorités judiciaires.</span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Suite à cette publication, le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité a été saisi pour vérifier le contenu et la portée du message. L’audition de ce vendredi s’inscrit dans le prolongement d’une procédure en plusieurs étapes.</span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Avant cette affaire, Moussa Mara avait déjà été entendu à deux reprises. Il avait été convoqué par la Brigade d’investigations judiciaires (BIJ), puis par le parquet de la Commune IV. Cette procédure portait sur un autre message publié en ligne, dans lequel il affirmait avoir rendu visite à plusieurs personnalités détenues, dont Ras Bath, Rose « La Vie Chère », Clément Dembélé, Issa Kaou N’Djim et l’imam Bandiougou.</span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">Dans sa publication, ces derniers étaient désignés comme des « détenus d’opinion », une formule qui a suscité l’intérêt de la justice, notamment pour vérifier la régularité de ces visites et leur conformité aux règles d’accès aux centres de détention.</span></p>
<p><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">À l’issue de cette nouvelle audition, Moussa Mara a été formellement inculpé et placé en détention préventive. Son procès est prévu pour le 29 septembre 2025.</span></p>
<p><strong><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;">La Rédaction de Maliweb.net</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pôle anti&#45;cybercriminalité : Moussa Mara rentre chez lui sans «charge »après des heures d&amp;apos;audition</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/pole-anti-cybercriminalite-moussa-mara-rentre-chez-lui-sans-charge-apres-des-heures-daudition-3107905.html</link>
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<description><![CDATA[ L&#039;ancien Premier ministre Moussa Mara a été convoqué ce jeudi 31 juillet 2025 par le procureur du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité dans le cadre du dossier lié à son tweet du 4 juillet dernier dans lequel il apporte son soutien à certains acteurs politiques et de la société civile en conflits avec la loi, qu&#039;il qualifie de « prisonniers d&#039;opinion », à-on connaissance de source judiciaire. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 01 Aug 2025 08:42:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""><span class="text-node">Après plusieurs heures  d'audition par les enquêteurs de la brigade spécialisée du pôle national de lutte contre la cybercriminalité, l'ancien Premier ministre Moussa Mara est à nouveau rentré à son domicile «libre de toute charge », en fin d’après-midi, selon son avocat, l'ancien ministre Me Mountaga Tall.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""><span class="text-node">Si pour l'instant, les motifs réels de cette nouvelle interpellation  de l'ancien chef du gouvernement n'ont pas été annoncés par les autorités judiciaires, il s'agissait selon avocat du même dossier en lien avec les récentes sorties du leader politique sur les réseaux sociaux.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""><span class="text-node">En effet, dans une déclaration sur son compte X ex Twitter, Me Mountaga Tall a expliqué que son client a répondu ce jeudi 31 juillet à une convocation de la Brigade d’investigations judiciaires spécialisées du pôle national de lutte contre la cybercriminalité,</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""><span class="text-node">«L’ ancien Premier ministre Moussa Mara, que j’ai accompagné en qualité d’avocat, a été, à nouveau, très longuement interrogé sur son tweet du 04 juillet 2025 qui lui avait valu une première comparution devant la Brigade d’Investigations Judicaires et le procureur du Tribunal de grande instance de la Commune C lV du District de Bamako », a écrit l'avocat.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""><span class="text-node">Avant de poursuivre que son client, sans jamais varier dans ses déclarations antérieures, a répondu «avec précision et en toute sérénité aux multiples questions posées par des enquêteurs qui, une fois de plus, ont fait preuve de courtoisie et de professionnalisme».</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""><span class="text-node">D'après Me Mountaga Tall, l’ancien Premier ministre qui a rejoint son domicile en fin d’après-midi «sans annonce de charge», se tient toujours à la disposition de la justice de son pays.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Aboubacar TRAORE</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>DFM du ministère de l&amp;apos;agriculture contre  Bittar Impression devant le CRD : La requérante à genou  pour motifs non fondés</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/dfm-du-ministere-de-lagriculture-contre-bittar-impression-devant-le-crd-la-requerante-a-genou-pour-motifs-non-fondes-3107893.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 01 Aug 2025 01:32:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Comité de règlement des différends de l'Autorité de régulation des marchés publics et des délégations de service public (ARMDS), statuant en formation contentieuse sur le recours non juridictionnel de la société Bittar Impression contestant les résultats de l'évaluation des offres de la demande de renseignement et de prix à compétition ouverte n°899/S-2025 relative à l'impression des carnets de gestion des intrants agricoles en lot unique, a jugé ce recours recevable, mais que les motifs avancés ne sont pas fondés. Et le CRD applique les textes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les faits remontent au mois d'avril dernier, mais c'est le 30 mai que le Comité de règlement des différends (CR D) s'est réuni autour du dossier avec les représentants des parties au litige. C'était sous la direction de Sidy Sissoko, président par intérim.<o:p></o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Le fond du litige</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Suivant le quotidien "L'Essor" n°20371 du 18 avril 2025, la direction des finances et du matériel du ministère de l'Agriculture a lancé la procédure de Demande de renseignements et de prix à compétition ouverte (DRPCO) n°899/S-2025 relative à l'impression des carnets de gestion des intrants agricoles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 2 mai 2025, date limite de dépôt des plis, deux (2) plis ont été enregistrés et ouverts, à savoir le pli n° l : Bittar Impression et pli n°2 : Bama Impression.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par lettre n°254/MEF-CPMP-MDR du 9 mai 2025, reçue le 14 mai 2025, le chef de la Cellule de passation des marchés publics du ministère du Développement rural a accordé son avis de non objection sur le rapport d'évaluation des offres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par lettre n°0753/MA-DFM du 15 mai 2025, le directeur des finances et du matériel (DFM) du ministère de l'Agriculture a notifié à la société Bittar Impression le rejet de son offre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 19 mai 2025, le PDG de la société Bittar Impression a demandé au DFM de bien vouloir retenir son offre aux motifs que ce dernier n'a aucun motif de rejet à l'encontre de son offre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En réponse par lettre n°0771/MA-DFM du 21 mai 2025, le DFM a informé la société Bittar Impression que son offre n'a pas été retenue dans la mesure où elle n'est pas la moins-disante et lui a aussi indiqué que l'entreprise Bama Impression était l'attributaire provisoire du marché.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par lettre du 23 mai 2025, la société Bittar Impression a introduit un recours enregistré sous le numéro 083 devant le Comité de règlement des différends de l'Autorité de régulation des marchés publics et des délégations de service public (ARMDS) aux fins de contestation du rejet de son offre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Recours recevable</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Considérant que l'article 120.1 du décret n°2015-0604/P-RM du 25 septembre 2015, modifié, portant code des marchés publics et des délégations de service public, prévoit que "tout candidat ou soumissionnaire s'estimant lésé au titre d'une procédure de passation d'un marché ou d'une délégation de service public est habilité à saisir l'autorité contractante ou l'autorité délégante d'un recours gracieux à l'encontre des procédures et décisions lui causant ou susceptibles de lui causer préjudice".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que l'article 120.4 du même décret dispose à son dernier paragraphe que l'autorité contractante est tenue de répondre à ce recours gracieux dans un délai de trois (3) jours ouvrables à compter de sa saisine, au-delà duquel le défaut de réponse sera constitutif d'un rejet implicite dudit recours.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que selon l'article 121.1 du décret précité, les décisions rendues au titre du recours gracieux peuvent faire l'objet d'un recours devant le Comité de règlement des différends dans un délai de deux (02) jours ouvrables à compter de la date de notification de la décision faisant grief.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Considérant que par lettre n°0019-05/25-PDG-BI-01 du 19 mai 2025, le PDG de la société Bittar Impression a exercé son recours gracieux préalable auprès de la direction des finances et du matériel du ministère de 1'Agriculture pour contester l'attribution provisoire du marché.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur la base des faits décrits plus haut, il est absolument clair que la société Bittar Impression a respecté à la lettre la procédure.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qu'il y a donc lieu de déclarer le recours de la société Bittar Impression recevable devant le Comité de règlement des différends.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qu'il y a donc lieu de déclarer le recours de la société Bittar Impression recevable devant le Comité de règlement des différends.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quid des arguments ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au soutien de sa requête, la société Bittar Impression déclare ce qui suit :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le procès-verbal d'attribution provisoire ne retrace point la procédure d'ouverture des plis qui n'avait pas enregistré la présence de certaines personnes notamment le directeur des finances et du matériel et le représentant de la Cellule de passation des marchés publics.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aucune autre structure extérieure au ministère de l'Agriculture n'était présente dans la salle d'ouverture des plis et la non-transparence de la procédure. Elle est au regret de constater que le prix de l'offre de Bama Impression a changé de 28 320 FCFA TTC à 26 196 F CFA TTC.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la salle d'ouverture des plis, l'offre de Bama Impression était à 13 216 000 F CFA TTC. Comment comprendre que sur le cadre du bordereau des prix unitaires en chiffre est 8000 F CFA HT peut être sept mille quatre cent en lettre ; sachant que la même erreur est répétée trois (3) fois de suite dans le même devis pouvant être considérée comme trop léger pour une entreprise sérieuse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, elle demande au Comité de règlement des différends l'annulation de l'attribution provisoire du marché et la réintégration de son offre à l'évaluation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En réponse à la communication de ce recours, la direction des finances et du matériel déclare ce qui suit :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La commission d'évaluation des offres, ayant constaté une erreur sur le devis du pli n°2 (Bama Impression) a procédé à la correction de ladite erreur conformément à l'article 13.1 alinéa 2 des instructions aux candidats (1C) de la DRPCO élaborée à cet effet.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par conséquent, le montant corrigé de l'offre du pli n°2 est de 26 196 F CFA TTC au lieu de 28 320 F CFA lu publiquement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce pli après l'évaluation a été proposé comme attributaire provisoire du contrat. Par ailleurs et contrairement aux dispositions de l'article 79.2 du code des marchés publics, la requérante a demandé de la retenir comme attributaire du contrat au lieu de demander les motifs de rejet de son offre. A cet égard, sa requête ne peut pas être considérée comme un recours gracieux dans la mesure où elle devrait d'abord chercher à savoir les motifs du rejet avant d'exercer tout recours.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le recours gracieux, n'ayant pas été vidé, le recours non juridictionnel devrait être considéré comme irrecevable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Compte tenu de ce qui précède, le recours non juridictionnel de la requérante Bittar Impression n'est pas recevable sur le fond et la direction des finances et du matériel sollicite la poursuite de la procédure d'attribution en considérant Bama Impression comme attributaire du contrat.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Faisant économie des autres moyens développés par les parties, et après analyse approfondie, le CRD décide :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Déclare le recours de la société Bittar Impression recevable en la forme ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Déclare que les motifs de contestation de l'attribution du marché avancés par la requérante ne sont pas fondés ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- Ordonne la poursuite de la procédure de passation du marché en cause<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Dit que le secrétaire exécutif est chargé de notifier à la société Bittar Impression, à la direction des finances et du matériel du ministère de l'Agriculture, la présente décision qui sera publiée.<o:p></o:p></span></p>
<p><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;"><span style="mso-spacerun: yes;">             <strong>     </strong></span><strong>El Hadj A.B.HAIDARA</strong></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : Moussa Mara de nouveau auditionné par la justice pour un tweet controversé</title>
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<description><![CDATA[ L’ancien Premier ministre, Moussa Mara, a été auditionné, ce jeudi 31 juillet, par le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité. Il s’agissait de la seconde convocation relative à un tweet publié le 4 juillet 2025, qui lui avait déjà valu une première comparution devant les autorités judiciaires. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 31 Jul 2025 20:32:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une audition marathon sans inculpation. Convoqué à 10 heures, Moussa Mara a subi un interrogatoire « très long » mené par la Brigade d’Investigations Judiciaires Spécialisées. Selon Me Mountaga Tall, avocat de Moussa Mara, les enquêteurs ont fait preuve de « courtoisie et de professionnalisme », mais aucun chef d’accusation n’a été annoncé à l’issue de l’audition.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Sans jamais varier dans ses déclarations, Moussa Mara a répondu avec précision et en toute sérénité aux multiples questions qui lui ont été posées », a précisé Me Tall, dans un communiqué publié ce jeudi soir. L’ancien chef du gouvernement a pu regagner son domicile dans l’après-midi, tout en restant « à la disposition de la justice ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Me Tall a également affirmé que son client restait pleinement disponible pour collaborer avec la justice, dans le strict respect des lois de la République.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette convocation fait directement suite à un message publié sur X (ex-Twitter) le 4 juillet, où Mara a exprimé sa solidarité avec des détenus qualifiés de « prisonniers d’opinion », dont l’activiste Ras Bath, Rose « La Vie Chère » et le professeur Clément Dembélé. Il y écrivait : « Aussi longtemps que dure la nuit, le soleil finira par apparaître ! Et nous nous battrons par tous les moyens pour que cela arrive le plus tôt possible ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Mamadou TOGOLA /maliweb.net</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Côte d’Ivoire : le statut diplomatique de Gassama contesté, son avocat appelle à la retenue</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/cote-divoire-le-statut-diplomatique-de-gassama-conteste-son-avocat-appelle-a-la-retenue-3107872.html</link>
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<description><![CDATA[ Un nouveau rebondissement dans l’affaire Mamadou Hawa Gassama, membre du Conseil national de transition (CNT) du Mali arrêté en Côte d’Ivoire. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 31 Jul 2025 09:18:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon les autorités ivoiriennes, l’intéressé a été arreté en possession d’un passeport indiquant la profession « ouvrier », et non d’un document diplomatique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ministre ivoirien de la Communication, porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a émis mercredi des doutes sur le statut de parlementaire de M. Gassama. « Comment peut-on se présenter comme membre d’une institution législative de transition tout en circulant avec un passeport ordinaire portant la mention « ouvrier » ? », s’est interrogé le ministre lors d’un point presse à Abidjan.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette déclaration a poussé Me Mamadou Ismaël Konaté à réagir. L’avocat de Mamadou Hawa Gassama a tenu à rappeler que son client, plusieurs fois député au Mali et actuellement membre actif du CNT, n’a jamais tenté d’échapper à la justice et attend sereinement d’être entendu par les autorités compétentes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Il se tient prêt à s’expliquer sur le fond, dans le strict respect des procédures. En tant que représentant législatif d’une transition reconnue, il bénéficie d’une immunité parlementaire au Mali. Cela n’exclut pas l’examen de sa situation, mais impose un traitement digne de sa fonction », a déclaré l’avocat dans un communiqué publié ses réseaux sociaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Insistant sur la nécessité d’un traitement respectueux et empreint de diplomatie, il a appelé à « la courtoisie entre États frères, liés par l’histoire, la géographie et les liens du sang ». Citant une parole de l’ancien président ivoirien Félix Houphouët-Boigny, il a souligné : « Le Mali et la Côte d’Ivoire sont comme la cola et le sel. Une fois la cola mâchée, c’est avec le sel que l’on se racle la gorge. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ce rappel, Me Mamadou Ismaël Konaté appelle à la sagesse, évoquant « la mémoire commune, les rites partagés et la nécessité de la modération ». « Dans cette épreuve malencontreuse, sachons demeurer maliens et ivoiriens à la fois », a-t-il conclu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong></strong></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Mamadou TOGOLA/maliweb.net</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Côte d’ivoire : Le passeport de Mamadou Hawa Gassama indiquait qu’il est « ouvrier », selon gouvernement</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/cote-divoire-le-passeport-de-mamadou-hawa-gassama-indiquait-quil-est-ouvrier-selon-gouvernement-3107865.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Ministre de la Communication, porte-parole du Gouvernement ivoirien, Amadou Coulibaly a émis, hier mercredi, des doutes sur le statut de parlementaire Mamadou Hawa Gassama, membre du Conseil national de transition du Mali. Il aurait été appréhendé avec un passeport « d’ouvrier » et non avec un document diplomatique. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 31 Jul 2025 01:40:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le gouvernement ivoirien s’est prononcé pour la première fois sur « l’affaire Mamadou Hawa Gassama », près d’un mois après son interpellation par les autorités aéroportuaires. Interrogé sur les conséquences de l’arrestation d’un membre du Conseil National de la transition malienne par les autorités judiciaires ivoiriennes, le ministre porte-parole du gouvernement a d’emblée<b><i> </i></b>émis des doutes sur le statut d’immunité parlementaire dont doit jouir l’ex-député de Yélimanie. « Est-ce que Mamadou Hawa Gassama est un parlementaire ? Son passeport n'était pas diplomatique. Il indiquait ouvrier », a déclaré le Ministre ivoirien de la communication, qui a refusé tout autre commentaire estimant que l’affaire est déjà dans les mains de la justice ivoirienne. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette nouvelle révélation sur les documents de Mamadou Hawa Gassama ne va-t-il pas compliquer davantage la situation du parlementaire malien inculpé par le<b> </b></span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #222222; mso-font-kerning: 0pt; mso-ligatures: none; mso-fareast-language: FR;">Tribunal de Première Instance d’Abidjan-Plateau En voyageant en dehors du territoire Malien sans son passeport diplomatique que son statut de parlementaire lui confère, Mamadou Hawa Gassama n’aurait il pas violé ensemble de dispositions légales qui offrent aux parlementaires une protection particulière face à la justice, visant à garantir l'indépendance et l'intégrité du pouvoir législatif. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #222222; mso-font-kerning: 0pt; mso-ligatures: none; mso-fareast-language: FR;">Ce document empêche que les parlementaires soient arrêtés ou soumis à des mesures privatives de liberté sans autorisation de leur assemblée, sauf en cas de flagrant délit ou de condamnation définitive. Cette protection vise à éviter que des poursuites judiciaires, potentiellement motivées par des considérations politiques, ne viennent entraver l'exercice de leur mandat.  Pendant son mandat, tous les parlementaires sont sensés se déplacer avec ses documents. Après plus de 25 ans de carrière parlementaire, Mamadou Hawa Gassama n’est pas censé ignorer qu’il doit voyager avec un passeport diplomatique que la loi lui confère en lieu et place d’un passeport où il est indiqué qu’il est « ouvrier ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #222222; mso-font-kerning: 0pt; mso-ligatures: none; mso-fareast-language: FR;"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Ce nouvel élément ne plaide pas en faveur du parlementaire malien qui a déjà reconnu les chefs « d’offense au Chef de l’Etat, injure par système d’information et Fausse déclaration ».<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Il <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>y a une semaine, c’est le procureur de la République de la Côte d’Ivoire que mettait en garde les auteurs des dérives langagières. « Les auteurs des dérives langagières, qu’ils soient en Côte d’Ivoire ou à l’étranger, répondront de leurs actes devant la justice », a déclaré le Procureur de la République. Poursuivant que « se repentir et les excuses tardives n’effacent pas les infractions commises, ni leurs conséquences judiciaires ». Même si le procureur ivoirien ne cite pas explicitement Mamadou Hawa Gassama, qui a récemment adressé une lettre d’excuses au président ivoirien Alassane Ouattara, l’on en déduit qu’il pourrait être concerné par ses deux déclarations<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #222222; mso-font-kerning: 0pt; mso-ligatures: none; mso-fareast-language: FR;"></span></p>
<p><b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #222222; mso-font-kerning: 0pt; mso-ligatures: none; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;">Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net </span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Incarcération des artistes Biguini, Mariam Bah et Babani Koné : La prison de Bollé assiégée par les fans, parents…</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/incarceration-des-artistes-biguini-mariam-bah-et-babani-kone-la-prison-de-bolle-assiegee-par-les-fans-parents-3107752.html</link>
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<description><![CDATA[ Depuis leur placement sous mandat de dépôt mardi dernier, la prison de Bolé ne désemplit pas. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 28 Jul 2025 14:16:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormalCxSpFirst" style="margin-left: 0cm; mso-add-space: auto; line-height: normal; tab-stops: 42.55pt;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-fareast-language: FR;">Fans, proches et « djatigui » affluent jour et nuit pour témoigner leur soutien aux trois stars incarcérées. Une effervescence inédite s’est installée devant le centre de détention. Jamais la prison de Bolé de sa création à aujourd’hui, n’a connu un tel mouvement. <o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-left: 0cm; mso-add-space: auto; line-height: normal; tab-stops: 42.55pt;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-fareast-language: FR;">Depuis plusieurs jours, la devanture de la prison de Bolé, à Bamako, est en ébullition. Depuis l’incarcération, le mardi dernier, des artistes Biguini Bagaga, Mariam Bah et Babani Koné pour « atteinte aux bonnes mœurs » et « outrages »…, une foule continue de se masser devant l’établissement pénitentiaire. Le lieu est devenu un théâtre de va-et-vient incessants, entre proches, curieux et admirateurs des trois figures de la scène musicale malienne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-left: 0cm; mso-add-space: auto; line-height: normal; tab-stops: 42.55pt;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-fareast-language: FR;">Des véhicules de luxe, aux vitres teintées, viennent s’y stationner à longueur de journée. A bord : des membres des familles, des amis, mais aussi des « djatigui » (protecteurs influents) venus exprimer leur solidarité. Certains, chapelets en main, prient en silence. D’autres vont plus loin, suppliant à voix haute le procureur en charge du dossier, Adama Diarra, et les autorités judiciaires de faire preuve de clémence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-left: 0cm; mso-add-space: auto; line-height: normal; tab-stops: 42.55pt;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-fareast-language: FR;">Pour maintenir l’ordre et éviter tout débordement, des policiers ont été déployés devant l’établissement carcéral. Malgré leur présence, la ferveur ne retombe pas. Des fans, parfois venus de loin, campent sur place. C’est tard dans la nuit que l’endroit peut respirer. Les mêmes personnes reviennent le matin de bonheur. Chaque jour, ils racontent, commentent, échangent des rumeurs ou des espoirs quant à une éventuelle libération prochaine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-left: 0cm; mso-add-space: auto; line-height: normal; tab-stops: 42.55pt;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-fareast-language: FR;">Les chauffeurs de motos-taxis se frottent les mains</span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-fareast-language: FR;">, <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">le pardon du Recotrade <o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-left: 0cm; mso-add-space: auto; line-height: normal; tab-stops: 42.55pt;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-fareast-language: FR;">Dans ce tintamarre, certains tirent leur épingle du jeu. Les chauffeurs de motos-taxis, qui se sont installés en nombre aux abords du goudron menant à la prison, réalisent des recettes exceptionnelles. « Depuis que les artistes sont enfermés ici, mes courses ont doublé », confie l’un d’eux, le sourire aux lèvres. Histoire de dire que le malheur des uns fait le bonheur d’autres. La vie est ainsi faite. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-left: 0cm; mso-add-space: auto; line-height: normal; tab-stops: 42.55pt;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-fareast-language: FR;">Ce qu’il faut noter, c’est que ce spectacle insolite devant Bolé illustre l’aura populaire de Biguini Bagaga, Mariam Bah et Babani Koné. Les deux premières artistes au-delà de tout ce qui leur est reprochées dominent plus ou moins la scène musicale malienne ces temps-ci-. Quant à Babani Koné, elle n’est plus à présenter tant elle a fait la pluie et le beau temps et reste l’artiste chouchou de certains djatiguis. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-left: 0cm; mso-add-space: auto; line-height: normal; tab-stops: 42.55pt;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-fareast-language: FR;">Dans l’attente d’un éventuel dénouement, Bolé devient, malgré elle, la scène d’un drame moderne où se mêlent justice, passion populaire et prières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-left: 0cm; mso-add-space: auto; line-height: normal; tab-stops: 42.55pt;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-fareast-language: FR;">Loin des brouhahas qui prévalaient devant Bolé, depuis son bureau, Ben Chérif Diabaté, vice-président du RECOTRADE (Réseau des communicateurs traditionnels du Mali), est lui aussi monté au créneau. Dans une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux, il a pris la parole au nom de l’ensemble des griots du pays pour implorer la clémence des autorités de la transition et du pouvoir judiciaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-left: 0cm; mso-add-space: auto; line-height: normal; tab-stops: 42.55pt;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-fareast-language: FR;">Avec émotion, le vice-président a plaidé en faveur des trois artistes incarcérés, estimant que les faits qui leur sont reprochés relèvent davantage de maladresses. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-left: 0cm; mso-add-space: auto; line-height: normal; tab-stops: 42.55pt;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-fareast-language: FR;">Ben Chérif a également exprimé le regret de l’ensemble du RECOTRADE face à cette situation, promettant que l’organisation prendra désormais des dispositions pour sensibiliser ses membres afin que de tels débordements ne se reproduisent plus. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-left: 0cm; mso-add-space: auto; line-height: normal; tab-stops: 42.55pt;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-fareast-language: FR;">Il a conclu par un appel à la miséricorde, a lancé un message solennel à l’endroit du procureur en charge du dossier et aux autorités maliennes. Nous demandons pardon, avec humilité. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormalCxSpMiddle" style="margin-left: 0cm; mso-add-space: auto; line-height: normal; tab-stops: 42.55pt;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-fareast-language: FR;">El Hadj Amadou Sidibé<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Comité ministériel du Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/comite-ministeriel-du-groupe-intergouvernemental-daction-contre-le-blanchiment-dargent-en-afrique-de-louest-3107722.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/comite-ministeriel-du-groupe-intergouvernemental-daction-contre-le-blanchiment-dargent-en-afrique-de-louest-3107722.html</guid>
<description><![CDATA[ Le Ministre Kassogué a réussi l’adhésion des 3 pays de l’AES ]]></description>
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<pubDate>Mon, 28 Jul 2025 01:35:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali a participé, le 19 juillet dernier à Accra (Ghana), à la 2e réunion extraordinaire du Comité ministériel du Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest. Ainsi, lors de cette session, le Conseil ministériel a approuvé le Mémorandum d’adhésion des 3 pays de la Confédération des Etats du Sahel (AES). <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette information a été donnée lors du Conseil des Ministres du 23 juillet dernier dans son chapitre des communications. Ce, par l’entremise du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, qui a informé le Conseil de la participation du Mali à la 2e Réunion extraordinaire du Comité ministériel du Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest, tenue le 19 juillet 2025, à Accra au Ghana.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A noter que cette 2e Réunion a connu la participation de 15 pays dont le Mali et avait à l’ordre du jour, l’examen du Mémorandum sur l’adoption du calendrier du 3e cycle des évaluations mutuelles et du Mémorandum sur la requête d’adhésion du Burkina-Faso, du Mali et du Niger.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, après échanges, énonce le Communiqué, le Conseil ministériel a approuvé le Mémorandum d’adhésion des 3 pays de la Confédération des Etats du Sahel (AES) et recommandé leur admission au Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest, comme pays africains non-membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, à l’instar de l’Union des Comores et Sao Tomé et Principe.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A titre de rappel, le Mali qui figurait depuis des années sur la liste grise appelée également ‘’Liste des juridictions sous surveillance renforcée’’ identifiant les pays dont le régime de lutte contre le blanchiment des capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des Armées de destruction massive (LBC/FT/FP) présente des déficiences stratégiques, en est officiellement retiré le 13 juin dernier. Chose qui fut sûrement un facteur majeur pour l’approbation du Mémorandum d’adhésion des 3 pays de l’AES et leur admission au Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En somme, c’est le leadership du Ministre Kassogué qui a payé au profit des trois pays de l’AES, le Burkina Faso, le Mali et le Niger.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Mariam Sissoko</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Justice Internationale : Réduction de la peine d’emprisonnement du djihadiste malien Al Hassan par la CPI et serait libre de prison à partir du  28 mars 2027</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/justice-internationale-reduction-de-la-peine-demprisonnement-du-djihadiste-malien-al-hassan-par-la-cpi-et-serait-libre-de-prison-a-partir-du-28-mars-2027-3107594.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 24 Jul 2025 10:09:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon le communiqué de presse reçu des Affaires publiques de la Cour Pénale Internationale<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>(CPI) , nous informe qu’ un panel de trois juges (Luz del Carmen Ibáñez Carranza, juge présidente, du juge Gocha Lordkipanidze et du juge Erdenebalsuren Damdin)<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de leur Chambre d'appel réunis ce mardi 23 juillet 2025, ont achevé l’examen concernant la réduction de la peine contre le djihadiste malien M. Al Hassan Ag Abdoul Aziz Ag Mohamed Ag Mahmoud (« Al Hassan ») détenu et condamné par la Cour. Il ressort de ce panel que sa peine a été réduite de 12 mois<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de la peine initiale de 10 ans d'emprisonnement. En conséquence, la date d'achèvement de la peine de M. Al Hassan est désormais fixée au 28 mars 2027.<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 26 juin 2024, la Chambre de première instance X  de la Cour Pénal Internationale (CPI) , à la majorité, déclaré M. Al Hassan coupable de crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis entre le 2 avril 2012 et le 29 janvier 2013 à Tombouctou, dans le nord du Mali, alors sous le contrôle des groupes armés d’Ansar Dine et Al Qaïda au Maghreb islamique (« AQMI »). Le 20 novembre 2024, la Chambre de première instance X a condamné M. Al Hassan à 10 ans d'emprisonnement. Le temps passé en détention par M. Al Hassan, du 28 mars 2018 au 20 novembre 2024, devait être déduit de sa peine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour les juges de la Cour , la procédure de révision de la peine, après l'exécution des deux tiers de la peine, vise à servir les intérêts de la justice en garantissant une perspective réaliste de resocialisation à la personne condamnée, tout en tenant compte des préoccupations des victimes et de l'État de réinstallation, dans l'espoir de contribuer à terme à la guérison des communautés affectées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>En croire la Cour, le panel a examiné minutieusement un certain nombre de facteurs. Il a accordé une importance considérable à la contribution de M. Al Hassan à l'efficacité de l'administration de la justice, notamment à sa décision de se désister de son appel contre sa condamnation et de ne pas faire appel de sa peine, ce qui, entre autres, facilite l'avancement dans les meilleurs délais de la phase de réparation de l’affaire, un facteur particulièrement important dans le contexte de la CPI. Le panel a également pris en compte la situation personnelle de M. Al Hassan et l'impact potentiel de ses excuses et de ses regrets sur les victimes. De plus, le panel a pris en compte les points de vue des victimes concernées, l'impact psychologique et symbolique de la révision de la peine sur elles, ainsi que les opinions exprimées par la République du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour l’instant , M. Al Hassan restera au quartier pénitentiaire de la CPI jusqu’à ce que la CPI désigne un pays où purger le reste de sa peine avant la date d'achèvement de la peine qui est désormais fixée au 28 mars 2027 suite à la réduction<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de 12 mois<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de la peine initiale de 10 ans d'emprisonnement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bokoum Abdoul Momini/maliweb.net<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Avion présidentiel et équipements militaires : Promesses et catharsis</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/avion-presidentiel-et-equipements-militaires-promesses-et-catharsis-3107429.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 19 Jul 2025 01:29:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le procès lié à l’acquisition de l’avion présidentiel et des équipements militaires s’est imposé comme l’un des plus marquants de l’histoire judiciaire du Mali depuis les affaires de crimes de sang de janvier 1993, souvent qualifiées de "procès de Nuremberg malien" en raison de leur portée symbolique, et les procès pour crimes économiques de 1999. Pour de nombreux observateurs, le procès Fily Sissoko et autres a répondu à toutes les attentes, tant par son envergure inédite que par l’onde de choc qu’il a provoquée dans l’opinion nationale, ravivant les débats sur la redevabilité, la transparence et la refondation morale de la gouvernance publique.<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dès la reprise du procès, le président de la Cour d’assises spéciale, Bamassa Sissoko, a posé les fondations d’un débat serein et exhaustif. Il a affirmé avec clarté que ce procès prendrait le temps nécessaire, sans précipitation ni contrainte de calendrier, afin que tous les acteurs concernés puissent s’exprimer librement, dans le respect des droits de la défense et de la quête de vérité. Cette promesse solennelle s’est traduite dans les faits :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pendant six semaines, les débats ont été menés avec rigueur par une Cour composée de magistrats d’une intégrité exemplaire, sous la conduite du président Bamassa Sissoko, salué pour sa sagesse et sa capacité à instaurer un climat équilibré et respectueux. Le Parquet général s’est montré dynamique et structuré, insistant sur la nécessité d’établir les responsabilités dans la gestion des finances publiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les avocats de la défense, combattifs et expérimentés, ont joué un rôle majeur en assurant le respect du contradictoire dans des conditions transparentes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des témoins de premier plan et des révélations<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le procès a été marqué également par les interventions de plusieurs anciens Premiers ministres, dont Moussa Mara et Oumar Tatam Ly (depuis le Canada), ainsi que Madani Touré (depuis Moroni, Comores), entendus par visioconférence. Leurs témoignages ont offert un éclairage technique et politique sur les circuits administratifs liés à l’achat de l’avion et des équipements. Des interrogations majeures ont ressurgi, notamment : qui a donné l’ordre de décaisser les 15 milliards de F CFA destinés à l’achat de l’appareil présidentiel ? Ces éléments ont accentué la complexité du dossier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les accusés, parmi lesquels figuraient d’anciens membres du gouvernement et des officiers de haut rang, se sont exprimés librement et avec précision. Certains ont reconnu leurs responsabilités, d’autres ont plaidé l’ignorance ou souligné les dysfonctionnements institutionnels. Fait remarquable : malgré la clôture de la phase d’instruction, le président de la Cour a autorisé les accusés à produire de nouvelles pièces à décharge, en leur offrant l’occasion de renforcer leur défense dans un souci d’équité et de transparence. Ce geste, salué par les avocats présents, témoigne de la volonté du président de la Cour le magistrat Bamassa Sissoko de conduire les débats avec sagesse, souplesse et impartialité, dans un procès où la quête de vérité l’emporte sur la rigidité procédurale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais ce que les Maliens retiendront sans nul doute le plus de ce procès, c’est l’arrivée de Mme Bouaré Fily Sissoko en civière dans la salle d’audience le 22 mai. Ce geste fort, chargé d’émotion, a marqué les esprits et symbolisé, aux yeux de beaucoup, le poids et les implications profondes de cette affaire pour les protagonistes comme pour le pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà des faits et des plaidoiries, ce procès incarne : une volonté d’assainissement de la gestion publique, un test de crédibilité pour les institutions judiciaires et un appel national à la transparence et à la redevabilité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un Mali en quête de refondation, cette audience n’a pas seulement interrogé les responsabilités passées, elle a aussi redonné aux citoyens le sentiment que la justice peut encore jouer son rôle de gardienne de l’éthique républicaine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ousmane Mahamane <o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pour un litige entre deux &amp;quot;belligérants&amp;quot; sur la TVA : Le CRD tranche !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/pour-un-litige-entre-deux-belligerants-sur-la-tva-le-crd-tranche-3107399.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 19 Jul 2025 01:24:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le mercredi 14 mai 2025, le Comité de règlement des différends de l'Autorité de régulation des marchés publics et des délégations de service public (ARMDS), statuant en formation contentieuse sur le recours non juridictionnel de la société Bittar Impression contestant le rejet de son offre de l'évaluation des offres de la Demande de renseignement et de prix à compétition ouverte (DRPCO) n°002/MSDS-HM-2025 relative à l'achat de supports imprimés pour le Centre de radiothérapie et l'Hôpital du Mali, ordonne la réintégration de l'offre de la société Bittar Impression dans la procédure d'évaluation des offres</span></i></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Boubacar Kéïta, comptable de la société Bittar Impression, et Dr. Bakary Dembélé, directeur général adjoint de l'Hôpital du Mali, Issa Sanogo, directeur administratif et financier et Bouillagui Coulibaly, chef service administratif et financier dudit hôpital étaient face à Alassane Ba, président du CRD et ses collaborateurs le 14 mai dernier. Motif : trancher un litige opposant la requérante et l'Autorité contractante. Ce qui faut fait sur la base des faits, de la régularité du recours et des moyens exposés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Le fonds du litige</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Suivant le journal "L'Essor" n°20357 du vendredi 28 mars 2025, l'Hôpital du Mali a lancé la Demande de renseignement et de prix à compétition ouverte (DRPCO) n°002/MSDS-HM-2025 relative à l'achat de supports imprimés pour le Centre de radiothérapie et l'Hôpital du Mali, quatre (4) plis ont été reçus dont celui de la société Bittar Impression.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par lettre n°0427/MSDS-HM du 25 avril 2025, reçue le 2 mai 2025, la directrice générale de l'Hôpital du Mali a informé la société Bittar Impression du rejet de son offre au motif que l'attestation de déclaration mensuelle de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) fournie n'est pas à jour et est incorrecte (voir du 2 avril au 15 avril au lieu du 2 avril au 2 mai).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 2 mai 2025, le président directeur général de la société Bittar Impression, par un recours gracieux en réponse à la lettre ci-dessus indiquée, a réfuté le motif de rejet de son offre ; tout en demandant à la directrice générale de l'Hôpital du Mali de procéder aux vérifications nécessaires auprès de la direction des impôts. Il a affirmé que son attestation de TVA est à jour et couvre la période indiquée. Sans réponse à son recours gracieux, la société Bittar Impression a introduit le 8 mai 2025 un recours enregistré sous le numéro 079 devant le Comité de règlement des différends de l'Autorité de régulation des marchés publics et des délégations de service public (ARMDS) aux fins de contestation du rejet de son offre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>En bonne et due forme</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'article 120.1 du décret n°2015-0604/P-RM du 25 septembre 2015, modifié, portant code des marchés publics et des délégations de service public, prévoit que "tout candidat ou soumissionnaire s'estimant lésé au titre d'une procédure de passation d'un marché ou d'une délégation de service public est habilité à saisir l'autorité contractante ou l'autorité délégante d'un recours gracieux à l'encontre des procédures et décisions lui causant ou susceptibles de lui causer préjudice".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'article 120.4 du même décret dispose à son dernier paragraphe que l'autorité contractante est tenue de répondre à ce recours gracieux dans un délai de trois (3) jours ouvrables à compter de sa saisine, au-delà duquel le défaut de réponse sera constitutif d'un rejet implicite dudit recours.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon l'article 121.2 du décret précité, en l'absence de décision rendue par l'autorité contractante, la requérante peut saisir le Comité de règlement des différends dans les deux (02) jours ouvrables à compter de 1'expiration du délai de trois (3) jours à l'article 120.4 ci-dessus. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par lettre n°002-05/25-PDG-BI-01 du 2 mai 2025, le PDG de la société Bittar Impression a exercé son recours gracieux préalable auprès de la Directrice générale de l'Hôpital du Mali pour contester le rejet de son offre ; ce recours n'a pas été répondu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De ce fait, le 8 mai 2025, il a saisi le Comité de règlement des différends de l'ARMDS pour contester le motif de rejet de son offre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En conséquence, la requérante a exercé sa contestation, auprès du Comité de règlement des différends, dans les deux (2) jours ouvrables suivant l'expiration du délai imparti de trois (3) jours ouvrables accordés à l'autorité contractante pour répondre au recours gracieux de cette dernière, et ce, conformément à l'article 121.2 précité. Dès lors, qu'il y a donc lieu de déclarer le recours de la société Bittar Impression recevable devant le Comité de Règlement des Différends.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Arguments croisés sur le "ring"</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au soutien de sa requête, la société Bittar Impression informe que son offre a été rejetée pour la fourniture d'une attestation de TVA qui n'est pas à jour et est aussi incorrecte. Elle affirme que son attestation de TVA est à jour et couvre la période indiquée. D'ailleurs, elle propose à l'autorité de contractante de procéder aux vérifications nécessaires auprès de la direction des impôts.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est pourquoi, elle sollicite l'arbitrage du Comité de règlement des différends en vue de la reprise de l'évaluation. En réponse à la communication de ce recours, l'Hôpital du Mali avance deux arguments.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Primo, que l'offre de la société Bittar Impression a été éliminée conformément au point 6 de la DRPCO ; il s'agit de la fourniture d'une attestation de déclaration de TVA qui a deux (2) dates contradictoires (du mois de février et valable du 2 avril au 15 avril 2025).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Secundo, que cette attestation mensuelle de TVA est incorrecte et n'est pas à jour (voir du 2 avril au 15 avril 2025 au lieu du 2 avril au 2 mai). Sur cette base, la directrice générale de l'Hôpital du Mali réitère le maintien de sa décision de rejet de l'offre de ladite société.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>L'arbitre juge sans appel</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Considérant qu'il ressort des faits et des constats issus de l'instruction de cette affaire que le litige opposant les parties porte sur le rejet de l'offre de la société Bittar Impression au motif que l'attestation de TVA contenue dans son offre n'est pas n'est pas à jour et est incorrecte en raison de l'inscription y figurant du 2 avril au 15 avril au lieu du 2 avril au 2 mai.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Considérant que le point 6 de l'avis d'appel à concurrence de la DRPCO dispose que les candidats devront joindre à leurs offres, entre autres pièces administratives, la copie certifiée conforme de l'attestation de la TVA en cours de validité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Considérant l'article 110 de la loi n°06-068 du 29 décembre 2006, modifiée, portant livre de procédures fiscales qui dispose que l'impôt doit être déclaré obligatoirement par les redevables assujettis à l'impôt suivant le modèle réel normal de taxation, dans les quinze premiers jours de chaque mois pour les opérations effectuées le mois précédent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Considérant que la société Bittar Impression a fourni une attestation mensuelle de TVA sur laquelle est inscrite la déclaration du mois de février avec une validité du 2 avril au 15 avril 2025.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qu'or, en référence à la disposition de l'article 110 de la loi n°06-068 ci-dessus, la société Bittar Impression, à la date du 4 avril 2025, ne pouvait fournir qu'une attestation de TVA concernant le mois de février compte tenu du fait qu'elle avait jusqu'au 15 avril 2025 pour l'émission et le paiement de la TVA du mois de mars.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Considérant qu'à l'audition des parties de ce recours, le représentant de la société Bittar Impression a fourni les preuves de paiement de leur TVA aux services des impôts.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qu'il en résulte donc que l'attestation mensuelle de TVA de la société Bittar Impression a été remise en cause par la commission d'évaluation des offres sans justificatifs et sans fondements.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que l'attestation étant un document élaboré et émis par les services des impôts, l'Autorité contractante aurait dû demander l'authenticité dudit document avant de conclure à une non-mise à jour ou à une incorrection de ce document.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qu'il en résulte que l'offre de la société Bittar Impression a été écartée à tort.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qu'en conséquence, il y a lieu d'ordonner la réintégration de l'offre de la société Bittar Impression dans la procédure d'évaluation des offres. De tout ce qui précède, le CRD tranche en quatre points.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Premièrement, déclare que le recours de la société Bittar Impression est recevable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Deuxièmement, dit que les motifs du recours sont bien fondés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Troisièmement, ordonne la réintégration de l'offre de la société Bittar Impression dans la procédure d'évaluation des offres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quatrièmement, dit que le secrétaire exécutif est chargé de notifier à la société Bittar Impression, à la direction générale de l'Hôpital du Mali et à la Cellule de passation des marchés publics et des délégations de service public du ministère de la Santé et du Développement social, la présente décision qui sera publiée.<span style="mso-spacerun: yes;">    </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>El Hadj A.B.HAIDARA</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Justice malienne : Un forum national des magistrats sur  les nouveaux textes fondamentaux</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/justice-malienne-un-forum-national-des-magistrats-sur-les-nouveaux-textes-fondamentaux-3107402.html</link>
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<description><![CDATA[ Le ministre de la Justice et des Droits de l&#039;Homme, Garde des Sceaux, Monsieur Mamoudou Kassogué, a procédé, le mardi 15 juillet 2025, à l&#039;ouverture officielle du Forum national des Magistrats consacré à l&#039;appropriation des nouveaux textes législatifs fondamentaux de la justice malienne : le Code pénal, le Code de procédure pénale et la Loi sur l&#039;Organisation judiciaire. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 19 Jul 2025 01:11:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette session est organisée par l'Organisation Internationale du Travail (OIT) en partenariat avec le Ministère de la Justice et des Droits de l'Homme. Elle réunit des magistrats venus de Bamako et de l'intérieur du pays, ainsi que des experts et facilitateurs, dans le cadre d'un programme de renforcement des capacités destiné à assurer une meilleure application de ces nouveaux textes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans son discours, le ministre Kassogué a rappelé que l'entrée en vigueur de ces textes, promulgués le 13 décembre 2024, marque une avancée historique dans l'arsenal juridique malien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le nouveau Code pénal compte désormais 702 articles, contre 328 dans l'ancien, tandis que le nouveau Code de procédure pénale en comporte 1373 contre 634 auparavant. Ces chiffres illustrent l'ampleur de la réforme engagée, qui vise à adapter le droit malien aux réalités contemporaines, à la complexité croissante des phénomènes criminels, ainsi quaux engagements internationaux du pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce forum vise principalement à permettre aux magistrats de sapproprier les innovations introduites par ces textes, en particulier celles qui touchent à la lutte contre l'esclavage, la traite des personnes, le trafic illicite des migrants, ainsi que d'autres formes de criminalité transnationale. L'accent est mis sur la compréhension et l'harmonisation de l'interprétation des nouvelles dispositions, dans un contexte où la justice malienne est appelée à jouer un rôle central dans la stabilité, la paix sociale et le développement durable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La cérémonie a enregistré la participation de hautes personnalités, dont Son Excellence Madame l'Ambassadeur des États-Unis au Mali, le Coordinateur Résident des Nations-Unies, les membres du Cabinet du Ministère de la Justice, les Directeurs des services centraux, ainsi que les chefs de juridiction et de parquet. Cette forte mobilisation traduit l'importance stratégique accordée à ce forum, qui constitue une étape cruciale dans le processus de modernisation de la justice pénale au Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Menaces d&amp;apos;expulsion de leur site  à Djelibougou Doumanzana Près de 600 artisans interpellent Assimi Goïta</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/menaces-dexpulsion-de-leur-site-a-djelibougou-doumanzana-pres-de-600-artisans-interpellent-assimi-goita-3107405.html</link>
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<description><![CDATA[ C&#039;est ce  vendredi 18 juillet que le bras de fer opposant un particulier à un collectif d&#039;artisans de Djélibougou Doumanzana constitué majoritairement de mécaniciens installés tout au long de l&#039;emprise des rails connaitra son épilogue au niveau de la Cour d&#039;appel de Bamako. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 18 Jul 2025 10:58:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A quelques heures de cet arrêt très attendu, les membres dudit collectif, tout en affirmant leur espoir en la justice malienne, ont adressé une lettre ouverte au président de la Transition le général d'Armée Assimi Goïta l'invitant à suivre de près ce dossier avec près de 600 emplois en jeu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">ans leur correspondance, les membres du collectif ont loué les qualités humaines et professionnelles du président de la transition le Général d'Armée Assimi Goïta. "Excellence Monsieur le président, père de la nation malienne, votre dévouement, votre patriotisme, votre amour pour ce pays, le bien-être de ces populations ne font l'objet d'aucun doute. Votre détermination à redorer l'image du Mali et à mettre les Maliens dans leurs droits sur le plan sécuritaire, économique, social et culturel sont cités à travers le monde comme un exemple de courage politique", introduit la lettre. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ils sont constitués majoritairement de mécaniciens installés à Djélibougou Doumanzana en Commune I sur l'emprise des rails et sont confrontés depuis des années à un harcèlement à n'en pas finir. "Excellence Monsieur le président, nos membres traversent des moments difficiles depuis plusieurs années. Pour rappel, selon le dernier recensement opéré sur le site par les services compétents, ce sont près de 600 personnes (majoritairement des mécaniciens) qui travaillent dans la journée tout au long de l'emprise des rails avec une autorisation annuelle délivrée par la mairie car l'endroit comme son nom l'indique fait partie de l'emprise des rails par ricochet la propriété de lEtat. Dailleurs, à chaque fois que la mairie renouvelle notre autorisation d'installation, elle nous interdit de construire sur le site", explique les membres du Collectif dans leur lettre. Cependant, ils ne dorment plus que d'un seul oeil car craignant une expulsion sur ordre d'un particulier qui soutient avoir une promesse de vente de l'emprise des rails. "Toute chose qui est incompréhensible pour nous, car comment un particulier peut avoir une promesse de vente sur un<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>bien immobilier de l'Etat surtout l'emprise des rails", s'interrogent-ils. Avant d'inviter le chef de l'Etat père de la Nation, président du Conseil supérieur de la Magistrature, Chef suprême des armées à user de tout son poids pour régler cette situation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Nous, membres du Collectif des travailleurs installés composés de milliers de personnes, sommes tous des chefs de famille, des soutiens avérés à l'économie malienne car payant des impôts et taxes à l'Etat. Nous<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>fondons beaucoup d'espoir sur vous. Car la question de l'emploi est une question de vie. Perdre un emploi, c'est presque perdre espoir et celui qui perd espoir dans la vie est capable de tout. L'exemple du jeune Koué Diakité, entrepreneur et religieux très connu sur les réseaux sociaux qui à force de perdre espoir et sous le poids des charges familiales a tout laissé pour traverser la Méditerranée et se retrouver en Espagne pour un meilleur être. Nous ne voulons pas nous jeter à la Méditerranée à l'image de Koué Diakité. Nous voulons apporter notre pierre à l'édifice en vous aidant à construire le Mali nouveau, autrement le Mali Kura", peut-on lire dans la lettre en date du 16 juillet 2025.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il nous revient, selon des sources proches,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que des membres du collectif se sont mêmes entretenus avec l'ancien ministre de la Culture, de l'Artisanat et du Tourisme Andogoly Guindo mais sans suite.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">                                                                                         </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Kassoum Théra</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Café de Gouvernance sur l’Examen Périodique Universel (EPU) : Le RENEDEP pour une mise en œuvre inclusive des engagements du Mali en matière de droits humains</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/cafe-de-gouvernance-sur-lexamen-periodique-universel-epu-le-renedep-pour-une-mise-en-oeuvre-inclusive-des-engagements-du-mali-en-matiere-de-droits-humains-3107382.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Réseau National pour l’éveil démocratique et patriotique (RENEDEP) a tenu, le 15 juillet 2025, à la Direction Nationale des Droits de l’Homme, son café de gouvernance sur l’Examen Périodique Universel (EPU). ]]></description>
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<pubDate>Thu, 17 Jul 2025 13:54:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’était en présence de Dr Kontiu Marie Thérèse Dansoko, Conseiller technique au ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, Abdoul Karim Diarra, Directeur général de la Direction Nationale des Droits de l’Homme, Ploeger Pinve, Conseiller politique à l’Ambassade des Pays-Bas, et Ibrahima Amadou Maïga, Secrétaire général du RENEDEP.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Initié par le Réseau National pour l’éveil démocratique et patriotique (RENEDEP), dans le cadre du projet Just Future, le Café de Gouvernance vise à promouvoir une meilleure appropriation du mécanisme, faire le point sur le niveau de mise en œuvre des recommandations acceptées, et renforcer le dialogue entre les parties prenantes autour des perspectives d’actions. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon Ibrahima Amadou Maïga, Secrétaire général de (RENADEP), le choix du thème : « L’EPU comme levier de dialogue et de redevabilité sur les droits humains » n’est pas un simple slogan. « Il est un appel à faire de l’EPU bien plus qu’un exercice diplomatique cyclique, un moment de vérité, de concertation, et surtout d’engagement durable pour un Etat de droit réellement démocratique, où chaque voix compte et où chaque droit est respecté», a-t-il expliqué. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A ses dires, le RENEDEP est engagé au Mali en faveur d’une justice accessible et équitable, qui se traduit par des actions concrètes sur le terrain à savoir : la mise en place et l’opérationnalisation juridique des Comités Locaux d’Orientation juridique (CLOJ) ; les actions de plaidoyer pour des réformes structurelles du secteur de la justice ; le combat contre l’impunité ; des plaidoyers vigoureux en faveur de la vérité, des réparations pour des victimes, et du suivi des recommandations issues des mécanismes de justice traditionnelle. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Secrétaire général a lancé un appel pour une participation inclusive pour la « fondation d’un Etat de droit véritablement inclusif et résilient au service de tous les Maliens ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La représentante du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Dr Kantiu Marie Thérèse Dansoko, a exprimé sa joie de présider ce premier Café de Gouvernance qui s’inscrit dans le cadre du respect des engagements du Mali dans le concert des nations en matière de la promotion et la protection des droits de l’Homme. « L’Examen Périodique Universel au Mali (EPU) est un espace d’appropriation du processus de l’EPU) et de la préparation à l’élaboration du rapport de mise en œuvre à mi-parcours des recommandations issues de la soumission volontaire de notre pays à l’examen de ses pairs, le 02 mai 2023, au conseil des Droits de l’Homme des Nations-Unies, à Genève, en Suisse », a-t-elle déclaré. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle a félicité les membres du RENEDEP pour leur combat dans le cadre de la promotion et la protection des droits de l’homme, de l’accès à la justice équitable. Dr Kantiu Marie Thérèse Dansoko a remercié les partenaires techniques et financiers, à savoir : le projet Just Future grâce à l’accompagnement du ministère des Affaires Etrangères des Pays-Bas, à travers CORDAID avant d’appeler « les participants à une plus grande assiduité ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’animation de deux panels sur « La mise en œuvre des recommandations : Progrès, défis et perspectives » et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>« Le Rôle de la société civile et coordination multi-acteurs »<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>a été très édifiante pour les participants.<span style="mso-spacerun: yes;">     </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Broulaye Koné<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cour d’assises spéciale : Le tact du Président Bamassa Sissoko</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/cour-dassises-speciale-le-tact-du-president-bamassa-sissoko-3107366.html</link>
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<description><![CDATA[ Sous la présidence de Bamassa Sissoko, la Cour d’assises spéciale a rendu un verdict historique le 8 juillet 2025, avec des condamnations pécuniaires et à des peines privatives de liberté. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 17 Jul 2025 12:20:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si l’arrêt a fait l’objet de pourvoi comme on pouvait s’y attendre, l’un des points les plus marquants de ce procès a été le tact et la rigueur professionnelle du Président Sissoko dans la conduite des débats.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">«Chacun a eu le temps nécessaire pour s’exprimer, s’expliquer en détail, de long en large. Parfois même on était impatients, mais vous avez tenu la police des débats avec rigueur et professionnalisme, monsieur le président, nous vous en remercions», a salué le représentant du ministère public, Kokè Coulibaly, à l’entame de son réquisitoire. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, le président Bamassa Sissoko a dirigé les débats avec sang-froid, gardant rigueur professionnelle et sérénité dans une audience marquée par de vives tensions. Pour la comparution de témoins ou encore pour l’organisation de la vidéoconférence, une première au Mali, il s’est investi avec le souci de la manifestation de la vérité. Il a fait montre de la même disposition d’esprit lorsqu’il s’est agi de statuer sur des questions de compétences juridictionnelles soulevées par la défense, en plein cœur du processus, en lien notamment avec l’entrée en vigueur du nouveau Code pénal. Plusieurs points qui auraient pu empêcher la poursuite de l’audience ont pu être levés, voire évités grâce à son sens élevé de responsabilité.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a veillé à ce que les débats se déroulent dans l’ordre et le<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>respect, en garantissant un traitement équitable des arguments de la défense et des réquisitoires du ministère public. Sous sa présidence, aucun argument, pièces n’était rejeté sous l’effet de la lassitude du procès ou de l’humeur. La mesure a été la boussole, cherchant toujours à situer la cour au juste milieu du débat, pour préserver à toutes les parties ses droits.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En respectant les droits des accusés et les exigences du droit pénal, Bamassa Sissoko a incarné une Cour cherchant à garantir une justice équitable, appuyé en cela par des conseillers expérimentés à l’image de Bandiougou Fofana, Amadou Touré, Assana Dolo et Zakariah Kanté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ousmane Tangara<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Justice : Moussa Mara libre après une série d’auditions, mais toujours sous le coup d’une procédure</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/justice-moussa-mara-libre-apres-une-serie-dauditions-mais-toujours-sous-le-coup-dune-procedure-3107359.html</link>
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<description><![CDATA[ L’ancien Premier ministre malien, Moussa Mara, a été auditionné à trois reprises entre le mardi 15 et le mercredi 16 juillet par la Brigade d’Investigations Judiciaires (BIJ) et le Tribunal de la Commune IV de Bamako. Ces auditions, ordonnées par le Procureur dudit tribunal, portent sur l’un de ses récents tweets. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 17 Jul 2025 07:25:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La première convocation a eu lieu le mardi 15 juillet à 15h30. Moussa Mara a été interrogé pendant près de trois heures avant d’être autorisé à regagner son domicile aux alentours de 18h20. Il a aussitôt réagi sur ses réseaux sociaux : « Après plusieurs heures d'interrogatoire à la brigade judiciaire, je suis rentré chez moi. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le lendemain, mercredi 16 juillet, l’ancien chef du gouvernement (2014-2015) s’est de nouveau présenté devant la BIJ, cette fois assisté de son avocat, Me Mountaga Tall. Plus tard dans la journée, il a été entendu au Tribunal de Grande Instance de la Commune IV. À l’issue de cette nouvelle séance, il a regagné librement ses bureaux, comme l’a confirmé Me Tall.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un message publié sur ses canaux de communication, Moussa Mara a réaffirmé sa confiance dans les institutions judiciaires maliennes : « J’ai confiance en la justice de mon pays. Restons sereins et surtout restons derrière le Seigneur ! »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Jusqu’à présent, aucune information officielle n’a été communiquée sur le contenu précis du tweet à l’origine de la procédure. Toutefois, cette affaire relance le débat sur la liberté d’expression au Mali. Contrairement à d’autres figures politiques, Moussa Mara s’est toujours exprimé publiquement, parfois de manière critique, ce qui lui a valu de nombreuses attaques sur les réseaux sociaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La procédure judiciaire reste en cours, et l’opinion publique malienne demeure attentive aux suites qui seront données à cette affaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mamadou TOGOLA/maliweb.net<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Justice : Moussa Mara entendu par la BIJ à propos d’un tweet</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/justice-moussa-mara-entendu-par-la-bij-a-propos-dun-tweet-3107338.html</link>
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<description><![CDATA[ L’ancien Premier ministre malien, Moussa Mara, a été convoqué ce mardi 15 juillet à 15h30 à la Brigade d’Investigations Judiciaires (BIJ) de Bamako. Il y a été entendu pendant près de trois heures dans le cadre d’une enquête portant sur l’un de ses tweets récents. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 16 Jul 2025 07:23:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon nos sources, la convocation fait suite à une instruction du Procureur de la Commune IV, qui a demandé à la BIJ d’interroger Moussa Mara. À l’issue de son audition, qui s’est achevée à 18h20, le Procureur a autorisé son retour à domicile. Toutefois, la procédure judiciaire est toujours en cours.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans une déclaration publiée sur ses réseaux sociaux, Moussa Mara a indiqué : « Après plusieurs heures d'interrogatoire à la brigade judiciaire, je suis rentré chez moi. La procédure continue. Je suis convoqué au même endroit demain mercredi 16 juillet à 10h ! Restons serein et surtout restons derrière le seigneur ! »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tout au long de la transition en cours depuis 2020, Moussa Mara, ancien chef du gouvernement d’Ibrahim Boubacar Keita de 2014 à 2015, ne s’est jamais imposé le silence à l’instar de plusieurs personnalités et hommes politiques. Il a toujours critiqué et proposé au point d’être pris pour cible par des activistes sur les réseaux sociaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour l’heure, aucun détail n’a été officiellement communiqué sur le contenu exact du tweet à l’origine de la convocation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mamadou TOGOLA/maliweb.net<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Procès avion présidentiel et des équipements militaires :  Le parquet général salue le professionnalisme de la presse</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-avion-presidentiel-et-des-equipements-militaires-le-parquet-general-salue-le-professionnalisme-de-la-presse-3107321.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 16 Jul 2025 01:41:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce mardi 8 juillet 2025, peu avant la clôture des débats dans le procès emblématique sur l’acquisition controversée de l’avion présidentiel et des équipements militaires, le parquet général, représenté par le magistrat Koké Coulibaly, a tenu à saluer publiquement le professionnalisme des journalistes ayant couvert l’ensemble des audiences.<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Durant les six semaines de procédure, les journalistes principalement issus de la presse écrite ont offert à l’opinion publique une couverture rigoureuse et constante, malgré les échanges parfois tendus entre le parquet et les avocats de la défense.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis la session initiale dite "avortée" de septembre 2024, jusqu’à la reprise officielle des débats le 2 juin 2025, les professionnels de l’information se sont fortement mobilisés, souvent jusqu’à des heures tardives, pour rendre compte de chaque étape du procès. Cette présence assidue et continue a contribué à faire de ce dossier l’un des plus médiatisés de l’année.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malgré quelques frictions ponctuelles sur le traitement de certains faits, les journalistes ont su préserver leur éthique professionnelle, rapportant les événements sans distorsion, avec un sens aigu de la responsabilité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avant que le président de la Cour d’assises, Bamassa Sissoko, ne prononce les condamnations de Mme Bouaré Fily Sissoko (10 ans de réclusion criminelle) et Nouhoum Dabitao (7 ans de réclusion criminelle), le parquet général, par la voix du substitut du procureur Koké Coulibaly, a rendu un hommage appuyé aux journalistes qui ont fait un compte rendu fidèle de ce procès.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"M. le président, permettez-moi de saluer la presse. Même sans annonce formelle, leurs comptes rendus dans les colonnes des journaux comme sur les réseaux sociaux reflètent fidèlement tout ce qui se passe ici. Leur présence constante témoigne d’un vrai sérieux", a-t-il dit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans les couloirs de la Cour d’appel de Bamako, des avocats de la défense également ont reconnu la justesse et la rigueur du travail médiatique, notamment sur les confrontations parfois musclées entre leur camp et le parquet, rendues sans parti pris. Ces confrontations ont reflété à la fois la complexité du dossier et l’engagement des parties à défendre leurs positions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La gestion des débats par le président Bamassa Sissoko et ses quatre conseillers a aussi été saluée par les observateurs, notamment les journalistes, pour sa modération, son sens du contradictoire et sa courtoisie institutionnelle. Il a toujours su canaliser les passes d’armes entre le parquet et la défense, ce qui a fait que chaque partie à ce procès (ministère public, défense et témoins) a pu s’exprimer librement dans un cadre équilibré.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce geste du parquet général illustre l’évolution des relations entre institutions judiciaires et presse : transparence, respect mutuel et responsabilité partagée émergent désormais comme les socles d’une communication judiciaire moderne et crédible.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors que des pourvois en cassation sont attendus, la presse continuera de jouer un rôle crucial dans le suivi citoyen post-judiciaire, consolidant le lien entre justice, gouvernance et vigilance démocratique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Outre les hommages rendus à la presse pour sa couverture professionnelle, le parquet général a tenu à saluer chaleureusement l’assistance présente durant les audiences du procès sur l’avion présidentiel et les équipements militaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis l’ouverture officielle des débats, chaque matin dès 7 h, une foule disciplinée et attentive prenait place dans la salle d’audience, témoignant d’un intérêt citoyen croissant pour les affaires judiciaires liées à la gouvernance et à la gestion des ressources publiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans son intervention finale, le substitut du procureur général, Koké Coulibaly, a exprimé sa profonde admiration pour cette mobilisation populaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"M. le président, ce qui m’a le plus impressionné, c’est la courtoisie et la discipline de l’assistance. Certes, certains ont des liens personnels avec les accusés parents, proches ou soutiens mais tous ont choisi la sérénité. Ils sont restés calmes, respectueux et attentifs tout au long des débats", a-t-il salué.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette présence assidue et exemplaire a renforcé le caractère public et démocratique de ce procès, soulignant le rôle du citoyen comme acteur vigilant de la justice et participant engagé du débat judiciaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ousmane Mahamane</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dossier de Mamadou Hawa Gassama : Les lignes pourrait bouger d’ici au mois d’Aout</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/dossier-de-mamadou-hawa-gassama-les-lignes-pourrait-bouger-dici-au-mois-daout-3107290.html</link>
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<description><![CDATA[ Au cœur de l&#039;actualité depuis son interpellation à l&#039;aéroport d’Abidjan, Mamadou Hawa Gassama est privé de liberté et détenu aux abords de la lagune Ebrié où le bouillant membre du CNT est en contact régulier avec ses proches et son avocat. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 15 Jul 2025 09:51:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un séjour carcéral pour lequel l’avocat et ancien ministre de la justice malien, Me Konaté Ismael, a rallié la capitale ivoirienne toutes affaires cédantes en vue d'échanger avec son client et non moins compatriote, sur les contours de sa défense dans un dossier qui polarise les intérêts tant du côté malien qu’ivoirien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Suite au lynchage médiatique et l'euphorie des réseaux sociaux qui ont fortement ébranlé le traditionnel député de Yelimané, le buzz semble s'estomper. Mieux, des sources proches du dossier indiquent que Mamadou Hawa Gassama serait dans de bonnes conditions de détention.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La figure de proue de l'URD a pu recevoir la visite de proches et semble accéder à une chaleur parentale qui pourra le soulager d’ici à sa comparution tant attendue. L'avocat étant déjà constitué pour gérer les aspects juridiques, il est clair que l'espoir est permis pour une issue heureuse. En effet, à moins d'un mois du 65eme anniversaire de la nation ivoirienne, l'indulgence du président Alassane Ouattara n’est pas inenvisageable. Il est de coutume, en clair, que chaque journée du 7 août le président ivoirien fasse usage de son recours de grâce. Celle-ci pourrait ouvrir les portes de l’élargissement à l'influent membre du CNT de la région de Kayes, s’il était condamné auparavant. Sauf que les magistrats ivoiriens s'apprêtent à aller en vacances judiciaires. On en saura sans doute davantage au fil des semaines !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">I. KEÏTA<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La notaire Me Salif Tall formellement inculpé en Commune VI</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/la-notaire-me-salif-tall-formellement-inculpe-en-commune-vi-3107286.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/la-notaire-me-salif-tall-formellement-inculpe-en-commune-vi-3107286.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 15 Jul 2025 09:25:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La rocambolesque affaire N’GUETTA Louis Serge Maxime, l’Ivoirien récemment condamné pour escroquerie aux dépens de l’entreprise malienne BATICO, ne fait pas des vagues du seul côté d’Abidjan. À plus d’un millier de kilomètres de là, elle retentit par des échos spectaculaires dans les tribunaux de Bamako. En plus du mandat international délivré contre le PDG de l’entreprise ivoirienne AGRIIS, le Tribunal de Grande Instance de la Commune V de Bamako est entré de plain-pied dans le dossier à l’effet de tirer au clair le rôle joué par les notaires dans l’extorsion des titres fonciers engloutis par le prêt contracté auprès de la BOA. Il s’agit des parcelles de l’entreprise Batico, qui ont servi de garantie hypothécaire au prêt contracté par l’agro-businessman ivoirien auprès de cette banque. Lesquelles parcelles devraient être compensées par des propriétés foncières de AGRIIS sis à Abidjan, en cas d’insolvabilité du débiteur entraînant leur confiscation par ladite banque. Ainsi ficelé, le deal a été encadré par toutes les précautions et assurances notariales d’usage, mais il s’est trouvé que les compensations promises à Abidjan comportaient toutes des charges hypothécaires antérieures à la promesse faite au partenaire de Bamako. De quoi remettre en question la responsabilité des notaires qui en ont donné les assurances. Ils sont deux notaires, soit un pour le compte de chaque partie, à se retrouver du coup dans le viseur de la justice malienne. L’ivoirien Me Mamadou Ouattara ainsi que le Malien Me Salif K. Tall ont tous deux reçus en un premier temps des suggestions de réparation à l’amiable de la part des avocats de leur présumée victime délestée de ses titres fonciers, une requête à laquelle ils doivent satisfaire dans un délai à l’expiration duquel des actions judiciaires leur seront formellement infligées faute d’entente.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Certaines susurrent par ailleurs que le notaire malien a même été formellement inculpé pour manœuvres dolosives au détriment de son client, pour l’avoir rassuré de toutes les garanties quant à l’exploitabilité des patrimoines ivoiriens devant compenser son client malien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Rédaction</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Justice : Le Journaliste Seydou Oumar Traoré condamné  à 6 mois de prison ferme</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/justice-le-journaliste-seydou-oumar-traore-condamne-a-6-mois-de-prison-ferme-3107276.html</link>
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<description><![CDATA[ Placé sous mandat de dépôt le lundi 26 mai dernier par le Pôle de lutte contre la cybercriminalité, le journaliste malien Seydou Oumar Traoré a été poursuivi pour offense envers un chef d’État étranger, en l’occurrence le Président de la transition guinéenne, le général Mamady Doumbouya. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 14 Jul 2025 19:51:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Procureur du Pôle de lutte contre la cybercriminalité , lui reprochait les faits suite à une de ses vidéos publiée sur les réseaux sociaux au cours<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de laquelle il aurait accusé la Guinée de servir de base arrière à des groupes armés hostiles au Mali, mettant en cause certains responsables militaires guinéens, notamment le général Mamady Doumbouya, Président de la transition.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Son procès s’est tenu<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le 10 juillet dernier dont le délibéré a eu lieu ce lundi 14 juillet<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>où Seydou Oumar Traoré, Directeur de la radio Baoulé<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>a été condamné à 6 mois de prison ferme et au payement d’une amende d’un million de Franc CFA malgré qu’il ait fait une vidéo pour demander pardon. Nous rapporte Mme Awa Doumbia, Directrice des Affaires Financières de radio Baoulé. Avant d’ajouter que la radio Baoulé soutient la justice malienne, les droits de l'Homme et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>reste déterminée pour poursuivre sa mission d'information, de sensibilisation et de divertissements sur sa fréquence 103.0Fm et ses plateformes digitales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Bokoum Abdoul Momini /maliweb.net<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali / question de : soit  transmis, le code de procédure pénal explique.</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-question-de-soit-transmis-le-code-de-procedure-penal-explique-3107271.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-question-de-soit-transmis-le-code-de-procedure-penal-explique-3107271.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202406/justice5.jpg" length="113308" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 14 Jul 2025 13:52:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Soit transmis, procureur" est une formule utilisée dans le contexte juridique, spécifiquement dans le cadre de la procédure pénale. Elle indique qu'un document, une information, ou une instruction doit être transmis au procureur de la République, qui est le chef du parquet et représente l'accusation publique. <o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette formule est souvent utilisée par les services de police, de gendarmerie, ou d'autres administrations pour signaler des faits susceptibles de constituer une infraction pénale ou pour lui rendre compte d'une enquête en cours. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En d'autres termes, lorsqu'un "soit-transmis" est utilisé, cela signifie que le document ou l'information qui l'accompagne est officiellement porté à la connaissance du procureur afin qu'il puisse prendre les mesures appropriées. Le "soit-transmis" est un outil de la procédure pénale qui permet au procureur d'être informé des faits et d'exercer son pouvoir de direction des enquêtes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Actes interruptifs de prescription, dans certains cas, un "soit-transmis" peut être considéré comme un acte interruptif de prescription, c'est-à-dire qu'il peut interrompre le délai au-delà duquel une infraction ne peut plus être poursuivie. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Instructions et enquêtes,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">le procureur peut utiliser le "soit-transmis" pour donner des instructions aux services d'enquête ou pour être tenu informé de l'avancement des enquêtes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Décisions du procureur,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">à la suite de la réception d'un "soit-transmis", le procureur peut décider d'engager des poursuites pénales, de classer l'affaire sans suite, ou de demander des investigations complémentaires. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">                                                               </span><span style="mso-spacerun: yes;">                                                                   </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong><span style="mso-spacerun: yes;">   </span>Mohamed SOGODOGO.</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Création de la cour pénale du Sahel : Nouvelle ère judiciaire dans l’espace AES</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 14 Jul 2025 01:46:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans une dynamique d'harmonisation de leurs juridictions au sein de l'espace, les pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) ont annoncé la création officielle de la Cour pénale et des droits humains du Sahel (CPS-DH). Basée à Bamako, cette instance régionale ambitionne de juger les infractions les plus graves, allant des crimes de guerre aux violations systématiques des droits humains, en passant par les actes de terrorisme et crimes contre l’humanité.<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette initiative illustre la volonté politique affirmée de l’AES de lutter contre l’impunité et de répondre aux défis judiciaires liés aux conflits et aux violences transfrontalières qui affectent durablement la région sahélienne. Face à l’insuffisance des mécanismes nationaux et internationaux pour répondre aux drames vécus localement, les trois États choisissent la voie de la souveraineté judiciaire collective.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La CPS-DH est pensée comme un levier d’harmonisation des systèmes juridiques dans l’espace AES et comme un outil de réparation et de prévention face aux crises sécuritaires. Elle s’inspire en partie du modèle des juridictions pénales internationales, tout en étant adaptée aux réalités sociopolitiques du Sahel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Cour sera appuyée par un centre pénitentiaire de haute sécurité adapté au traitement des détenus à profil sensible ; une base de données judiciaire partagée, permettant une traçabilité procédures et des décisions ; une plateforme numérique d’échange d’informations, garantissant une coopération fluide entre les institutions judiciaires des trois pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce dispositif vise à assurer transparence, efficacité et indépendance dans les enquêtes et les jugements.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un contexte où l’AES affirme de plus en plus sa vision souveraine de la gouvernance et de la justice, la création de la CPS-DH sonne comme un signal fort envoyé aux partenaires régionaux et mondiaux : celui d’un Sahel qui prend en main son destin judiciaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle pourrait également devenir un modèle pour d’autres regroupements régionaux africains, dans la perspective de renforcer la sécurité juridique, lutter contre les violences endémiques et restaurer la confiance des populations dans leurs institutions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>La Rédaction</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bras de fer judiciaire sur la dissolution des partis : Première manche reportée, l&amp;apos;État absent</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/bras-de-fer-judiciaire-sur-la-dissolution-des-partis-premiere-manche-reportee-letat-absent-3107198.html</link>
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<description><![CDATA[ Le paysage politique malien est actuellement le théâtre d&#039;une bataille judiciaire d&#039;envergure. Les premières audiences concernant la légalité du décret du 13 mai 2025 suspendant les activités des partis et associations à caractère politique se sont tenues la  semaine dernière à Bamako, mais ont été marquées par des reports et l&#039;absence remarquée du service des contentieux de l&#039;État. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 14 Jul 2025 01:41:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La première confrontation judiciaire a eu lieu le lundi 7 juillet 2025 au Tribunal de grande instance (TGI) de la Commune I de Bamako. Cette audience était très attendue, car elle devait ouvrir les débats sur les recours en annulation déposés par d'anciens dirigeants de partis politiques. Cependant, le procès a été renvoyé au 28 juillet 2025 en raison de l'absence des représentants de l'État malien, notamment de la Direction générale du contentieux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les avocats des requérants ont exprimé leur surprise et leur frustration face à cette non-comparution. «Nous voulons entendre les arguments de l'État et leurs fondements juridiques», ont-ils déclaré, cités par plusieurs médias. L'un d'eux a même ajouté : «L'absence des représentants de l'État témoigne de leur peu d'empressement à voir cette affaire jugée», suggérant un manque de volonté de défendre la légalité du décret devant la justice. Face à cette situation, le tribunal a accédé à la demande des requérants de reporter l'audience pour permettre à la partie adverse de se présenter.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Un autre procès en parallèle et des recours multiples</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors que l'affaire de la Commune I était reportée, un autre procès similaire s'est ouvert le mardi 8 juillet au TGI de la Commune VI de Bamako, démontrant la réalité de la bataille judiciaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parallèlement à ces actions en première instance, des recours contre le décret présidentiel ont été déposés devant plusieurs juridictions par divers mandataires. Si certaines de ces requêtes ont été rejetées en première instance – les tribunaux invoquant l'impossibilité légale pour des partis "dissous" d'agir en justice – les requérants affirment leur détermination à poursuivre leur combat. Ils ont d'ores et déjà annoncé leur intention d'interjeter appel devant la Cour d'appel de Bamako, signe que le bras de fer judiciaire est loin d'être terminé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces développements judiciaires mettent en lumière les tensions persistantes autour de l'espace politique au Mali et la volonté des acteurs de la société civile et des anciens partis de faire valoir leurs droits par les voies légales. L'issue de ces procès sera déterminante pour l'avenir du paysage politique malien et la reconnaissance des libertés publiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>M. SANOGO</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire Mamadou Hawa Gassama : Me Konaté joue la carte du dénouement heureux</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaire-mamadou-hawa-gassama-me-konate-joue-la-carte-du-denouement-heureux-3107229.html</link>
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<description><![CDATA[ Il est détenu à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA) depuis le 2 juillet dernier pour Offense au chef de l’Etat et Injure par système d’Information, fausse déclaration. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 14 Jul 2025 01:24:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le week-end passé, une lettre d’excuse de Gassama à l’endroit du président ivoirien a fait le retour de la toile avant d’être ensuite démentie par certains médias. Une situation qui obligea Me Mamadou Ismaila Konaté, l’avocat de la Défense, à réagir à travers un communiqué pour éclairer la lanterne. Il confirme que son client a pris l’initiative d’adresser une correspondance personnelle et confidentielle au Président ADO, avant d’appeler à faire preuve de prudence par rapport à tout ce qui peut circuler sur les réseaux. Un jeu d’équilibrisme, apanage des grands avocats.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A noter que l’ex Député de Yelimané (Région de Kayes) a reconnu les faits qui lui sont reprochés notamment les propos contenus dans les enregistrements vidéos qui sont d’ailleurs versés au dossier et visant le Chef de l’Etat ivoirien. En effet, son arrestation fait suite à un voyage privé en terre ivoirienne. Pour se tirer d’affaire, notre compatriote a jeté son dévolu sur l’ancien ministre de la Justice, l’éminent avocat Me Mamadou Ismaila Konaté. Lequel, tout travail cessant, arbora sa toge d’avocat pour la cause de son compatriote. Dans une telle affaire médiatisée à outrance par des acteurs des réseaux sociaux, Me Konaté s’est trouvé dans l’obligation d’ajouter à son arc une autre corde : la communication au bip. En l’espace d’une semaine il est à son troisième communiqués sur ses réseaux sociaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Le troisième est apparu après la diffusion en boucle d’une lettre de présentation d’excuse signée par Gassama sur les réseaux sociaux. Une lettre qui fut démentie par certains médias locaux. Dans son communiqué, Me Konaté a marché sur la corde raide des sensibilités en ces termes : « M. Mamadou Hawa Gassama, dans un esprit d’apaisement et de respect des institutions, a pris l’initiative d’adresser une correspondance strictement personnelle et confidentielle au Chef de l’Etat de Côte d’Ivoire. Transmis directement à son destinataire, par les voies idoines, ce courrier n’a fait l’objet d’aucune diffusion ni consultation extérieure. Dès lors, toute prétendue copie circulant dans l’espace public doit être considérée avec la plus grande prudence quant à son authenticité. Dans le même temps, sa Défense poursuit des démarches avec la sérénité et la rigueur requises, consciente de la sensibilité du contexte et résolue à explorer toutes les voies de nature à favoriser une issue respectueuse des principes de droit et des intérêts en présence ».<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui est à comprendre dans cette communication de Me Konaté est que son client a émis une correspondance au Président ADO. Sans autre détail sur la nature de celle-ci. Cependant, il n’a pas proprement démenti cette lettre qui fait le tour des réseaux sociaux, mais plutôt invité à la prudence sur son authenticité. Un jeu d’équilibrisme. Le moins qu’on puisse dire en est que Mamadou Hawa Gassama a fait le bon choix de confier sa défense à un avocat expérimenté de la trempe de Me Mamadou Ismaila Konaté. Qui communique utilement avant même d’être à la barre. Ce qui est gage d’un heureux dénouement de cette affaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Mariam Sissoko</strong><span style="mso-spacerun: yes;"><strong> </strong> </span><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Procès de l’Achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires : ‘’Tout est bien qui finit bien’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-de-lachat-de-lavion-presidentiel-et-des-equipements-militaires-tout-est-bien-qui-finit-bien-3107228.html</link>
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<description><![CDATA[ Les rideaux sur le procès historique de l’affaire dite ‘’Achat de l’avion présidentiel et matériels militaires’’ sont tombés depuis le mardi 8 juillet dernier. Ainsi, la Cour d’Assises spéciale de Bamako a tranché ce dossier sur des peines distinctes et inattendues. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 14 Jul 2025 01:22:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’ancienne Ministre de l’Economie et des Finances, Bouaré Fily Sissoko est condamnée à 10 ans de réclusion criminelle et d’une amende de 500.000 F, le Colonel-major Nouhoum Dabitao en a pris pour 7 ans de réclusion criminelle et au paiement d’une amende de 300.000FCFA. Tandis que Mahamadou Camara, ancien Directeur de Cabinet du Président IBK et le Général Moustapha Drabo, ancien Directeur du Matériel des Hydrocarbures et du Transport des armées ont été acquittés.<span style="mso-spacerun: yes;">    </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Débuté le 24 septembre 2024 et renvoyé pour complément d’information le mercredi 9 octobre de la même année avec l’appel à la barre des anciens Premiers Ministres Oumar Tatam Ly et Moussa Mara ainsi que l’ex Ministre délégué du Budget, Madani Touré, il y a plus d’un mois, le procès du dossier dit ‘’Achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires’’ a repris le 2 juin dernier au compte de la session spéciale de la Cour d’Assises de Bamako pour se clôturer le 8 juillet dernier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, les faits se sont déroulés sous le régime de l’ancien Président Feu Ibrahim Boubacar Keïta et les accusés sont l’ex Ministre de l’Economie et des Finances, Mme Bouaré Fily Sissoko ; ancien Directeur de Cabinet du Président , Mahamadou Camara ; le Général Moustapha Drabo, ancien Directeur du Matériel des Hydrocarbures et du Transport des armées ; le Colonel-major Nouhoum Dabitao, ancien Directeur du Commissariat des Armées ; Moustapha Ben Barka, ancien Ministre en charge des Investissements ; Sidy Mohamed Kagnassy, Amadou et Nouhoum Kouma ainsi que Soumaïla Diaby, tous des opérateurs économiques. Les charges retenues contre eux sont les suivantes : Faux en écritures, usage de faux, atteinte aux biens publics, corruption, trafic d’influence et favoritisme.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, ce procès qui a tenu en haleine les Maliens des semaines durant a été marqué par des témoignages et des débats contradictoires. Le mardi 8 juillet dernier, la Cour a rendu son verdict sur l’affaire avec des peines diverses et même inattendues. Ce faisant, l’ex Ministre de l’Economie et des Finances, Bouaré Fily Sissoko et le Colonel-major, Nouhoum Dabitao ont été reconnus coupables. Mme Bouaré est condamnée à 10 ans de réclusion criminelle et d’une amende de 500.000F, et le Colonel-major Dabltao à 7 années de réclusion criminelle et 300.000FCFA d’amende. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">N’ayant pas été présents du début jusqu’à la fin du procès, Moustapha Ben Barka, les Frères Amadou et Nouhoum Kouma en plus de Soumaïla Diaby ont été condamnés par contumace à la réclusion à perpétuité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, Mahamadou Camara et le Général Moustapha Drabo sont sortis blanchis car acquittés de toutes les charges retenues contre eux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En prison depuis 2021, avec cette peine, l’ancienne Ministre Bouaré Fily Sissoko en a encore pour 6 ans. Néanmoins, il ne faudrait pas écarter la possibilité d’être graciée par le Président de la Transition dont le nouveau mandat de 5ans renouvelable vient d’entamer le 8 juillet dernier.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En attendant tout cela, aux dernières nouvelles, on apprend que les accusés ont formulé un pourvoi devant la chambre criminelle de la Cour Suprême.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Mariam Sissoko</strong> <o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bouaré Fily Sissoko : Entre justice, santé et espoir de grâce présidentielle</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/bouare-fily-sissoko-entre-justice-sante-et-espoir-de-grace-presidentielle-3107185.html</link>
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<description><![CDATA[ Depuis août 2021, Bouaré Fily Sissoko, ex-ministre de l’Économie et des Finances, est détenue au Centre pénitentiaire pour Femmes de Bollé. ]]></description>
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<pubDate>Sun, 13 Jul 2025 01:46:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle a été reconnue coupable dans le cadre du dossier controversé de l'avion présidentiel et des équipements militaires. Elle a été condamnée, ce 8 juillet 2025, à 10 ans de réclusion criminelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais selon les dispositions du Code de procédure pénale malien, les 4 ans passés en détention provisoire seront déduits de sa peine, ramenant la durée restante à 6 ans. Cette application mécanique du droit laisse toutefois place à un débat plus vaste autour de sa situation personnelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui âgée et affaiblie par plusieurs pathologies, Mme Bouaré Fily Sissoko suscite une vague de compassion dans une partie de l’opinion publique. Son avocat, appuyé par des organisations de défense des droits humains, plaide pour une mesure d’humanité en invoquant son état de santé jugé précaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Certains espèrent une intervention du chef de l’État, le général d'armée Assimi Goïta pour une grâce présidentielle. Une telle décision marquerait un geste politique fort, entre clémence et responsabilité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>O. M.</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Avion présidentiel et des équipements militaires : Des condamnés interjettent appel</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/avion-presidentiel-et-des-equipements-militaires-des-condamnes-interjettent-appel-3107184.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 13 Jul 2025 01:43:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>La Cour d’assises spéciale pour les crimes économiques et financiers, présidée par le magistrat Bamassa Sissoko assisté de ses quatre conseillers : Bandiougou Fofana, Amadou Touré, Zakaria Kanté et Hassana Dolo, a rendu son verdict ce mardi 8 juillet 2025 dans le procès très médiatisé relatif à l’acquisition de l’avion présidentiel et des équipements militaires. Après six semaines de débats intenses, la Cour a condamné Mme Bouaré Fily Sissoko à 10 ans de réclusion criminelle et une amende de 500 000 F CFA, et Nouhoum Dabitao à 7 ans de réclusion criminelle assorti d’une amende de 300 000 F CFA. <o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En revanche, Mahamadou Camara et Moustapha Drabo ont été purement et simplement acquittés.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lors de l’audience du lundi 7 juillet, dédiée aux plaidoiries de la défense, les avocats ont pris la parole après les réquisitoires du parquet général et du contentieux de l’État. Tous ont salué la tenue des débats, parfois houleux, et la rigueur de la Cour dans sa gestion de la police des débats.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans une plaidoirie de 90 minutes, Me Dianguina Tounkara, conseil de Mme Bouaré, a rejeté en bloc les accusations de « faux, usage de faux et atteinte aux biens publics ». Il a dénoncé l’absence de preuve matérielle, malgré six semaines d’auditions, et plaidé en faveur d’un acquittement pur et simple.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bien que le ministère public ait lui-même requis l’acquittement de Mahamadou Camara, ses trois avocats ont démonté point par point le réquisitoire du procureur Koké Coulibaly.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Me Robert Takoré a qualifié ce réquisitoire de "campagne électorale", suggérant qu’il visait des objectifs extra-judiciaires. Il a réfuté fermement l'idée que l’expression des besoins militaires ne provenait pas de l’armée, affirmant :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Lors de la campagne présidentielle, IBK avait fait de l’armée son cheval de bataille. C’est dans ce contexte qu’il a chargé Mahamadou Camara de délivrer un mandat à Sidi Mohamed Kagnassy pour négocier avec ses partenaires".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Me Mamadou Bobo Diallo a, quant à lui, dénoncé un procès politique ciblant le régime IBK, qualifiant les charges du parquet de "vides et sans fondement".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Me Harouna Keita est allé plus loin, évoquant une forfaiture dans la réouverture de ce dossier initialement classé sans suite à deux reprises. Il a pointé du doigt un abus de pouvoir de l’ancien garde des Sceaux et exhorté la Cour à "entrer du bon côté de l’histoire" en prononçant un acquittement général.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le procès de l’avion présidentiel et des équipements militaires a entamé, ce mardi 8 juillet 2025, sa dernière ligne droite devant la Cour d’assises spéciale pour les crimes économiques et financiers.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Conformément à la procédure pénale, la parole a été donnée aux accusés pour qu’ils expriment leur ultime déclaration. Mme Bouaré Fily Sissoko fut la première à s’exprimer. Elle a salué la conduite des débats par le président Bamassa Sissoko et ses conseillers, malgré quelques tensions avec le parquet. Elle a insisté sur son respect pour la justice et a justifié son refus de verser une caution.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Ma dignité, mon honneur et mon éducation ne me permettent pas de payer une caution après avoir été placée sous mandat de dépôt. Je n’ai d’ailleurs pas cette somme, et j’ai demandé qu’aucune personne ne la paie pour moi. Je préfère être jugée", a-t-elle déclaré avec émotion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ses coaccusés, Nouhoum Dabitao, Moustapha Drabo et Mahamadou Camara, ont eux aussi exprimé leur reconnaissance à la Cour pour sa patience et son sens de l’écoute.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Verdict et réquisitions finales<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après lecture des questions issues de l’arrêt de renvoi et des débats, seuls Mme Bouaré Fily Sissoko et Nouhoum Dabitao ont été retenus dans le lien de l’accusation. Le parquet général a ensuite proposé des sanctions fermes : 20 ans de réclusion criminelle, une amende de 500 000 F CFA et l’inéligibilité à vie pour Mme Bouaré et 10 ans de réclusion criminelle, une amende de 500 000 F CFA, confiscation de biens et interdiction d’exercer une fonction publique pendant 10 ans pour Nouhoum Dabitao.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En réponse, la défense a plaidé pour des peines clémentes. Me Tounkara a exprimé son regret de n’avoir pu obtenir l’acquittement de sa cliente, âgée de 70 ans, et a demandé sa libération en tenant compte de ses années de détention. La défense de Dabitao a souligné son parcours militaire et sollicité un sursis.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Leur mise en liberté immédiate a été ordonnée, et les dépens mis à la charge du Trésor public.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par contumace, la Cour a également condamné à perpétuité les prestataires et Moustapha Ben Barka, régulièrement cités dans l’arrêt de renvoi et les débats.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Intérêts civils : une facture salée<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Concernant les intérêts civils, le représentant du contentieux de l’État, Issa Aliou Maïga, a présenté une série de demandes de remboursement et dommages atteignant près de 50 milliards F CFA. La Cour, dans son arrêt civil, a statué comme suit :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mme Bouaré Fily Sissoko et Moustapha Ben Barka 3 320 189 000 F CFA frais liés à l’achat de l’avion présidentiel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Guo Star : 15 000 000 000 F CFA prix d’achat d’armes létales non livrées, 3 071 952 400 F CFA pour redevances et impôts indus.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nouhoum Dabitao 2 657 170 F CFA<span style="mso-tab-count: 1;">        </span>matériels non représentés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nouhoum Kouma et Moustapha Diaby 500 000 000 F CFA chacun frais de transit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Accusés susnommés (solidairement)<span style="mso-tab-count: 1;">     </span>10 000 000 000 F CFA dommages et intérêts à l’État du Mali. La Cour a rejeté la demande du parquet concernant la restitution des biens auprès des ayants droit de feu Soumeylou Boubèye Maïga.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’annonce du verdict, ce mardi 8 juillet 2025, a plongé la salle d’audience dans une atmosphère aussi grave que poignante. Les condamnations de Mme Bouaré Fily Sissoko et de Nouhoum Dabitao, ainsi que les peines prononcées par contumace contre plusieurs figures majeures, ont provoqué une véritable onde de choc.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les bancs du public, garnis de journalistes, proches des accusés, et curieux anonymes, ont cessé de murmurer chacun mesurant l'ampleur d’une justice qui vient de frapper fort. Certains proches des condamnés ont détourné le regard, d'autres ont discrètement versé des larmes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Du côté des avocats, les visages sont restés dignes mais tendus. Me Dianguina Tounkara, défenseur de Mme Bouaré, semblait abattu : le verdict qu’il redoutait s’était matérialisé malgré une plaidoirie passionnée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Hier, jeudi, 10 juillet 2025, deux jours après le verdict retentissant rendu par la Cour d’assises spéciale pour les crimes économiques et financiers, Me Dianguina Tounkara, avocat de Mme Bouaré Fily Sissoko, a officiellement déposé un pourvoi en cassation devant la Cour suprême du Mali. Cette démarche marque l’ouverture d’une nouvelle séquence judiciaire, dans l’espoir de faire annuler ou réviser les condamnations prononcées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ousmane Mahamane<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Procès de l&amp;apos;avion présidentiel et des équipements militaires : Lourdes condamnations et acquittements spectaculaires</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 12 Jul 2025 01:46:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Cour d'assises spéciale de Bamako a rendu le mardi 8 juillet 2025, sa décision dans l'affaire de l'acquisition de l'avion présidentiel et des équipements militaires. Mme Bouaré Fily Sissoko et Nouhoum Dabitao ont été reconnus coupables des faits d'atteinte aux biens publics, de faux et usage de faux et de faux en écriture. Ils ont écopé respectivement de 10 ans de réclusion criminelle et une amende de 500 000 F CFA, 7 ans de réclusion et 300 000 F CFA d'amende. En revanche, Mahamadou Camara et Moustapha Drabo ont été acquittés.<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toutes les audiences dans ce procès ont été présidées par le magistrat Bamassa Sissoko. Il avait à ses côtés les conseillers Bandiougou Fofana, Amadou Touré, Zakaria Kanté et Hassana Dolo. C'était avec l'aide des substituts généraux Koké Coulibaly et Boubacar Camara pour le compte du ministère public et l'assistance de Me Coumba Diakité, greffière.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après plus d'un mois de session, la journée du mardi 8 juillet a été consacrée au prononcé de la décision. Après la lecture des réponses aux questions résultant de l'arrêt de renvoi et des débats, la Cour a reconnu Mme Bouaré Fily Sissoko et Nouhoum Dabitao coupables des faits d'atteinte aux biens publics, de faux et usage de faux en leur accordant des circonstances atténuantes. Quant à Mahamadou Camara et Moustapha Drabo, ils ont été déclarés non coupables et acquittés des charges. <span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Revendiquant la peine, le représentant du parquet, Kokè Coulibaly, a souligné que ce procès est la victoire de la transparence de la justice malienne et des oppressés. "Nous nous reconnaissons dans cette décision courageuse qui donne le ton de la justice qu'attend le peuple malien. On a tenté de nous opposer à l'armée que c'est le procès de l'armée, mais je suis certain que les militaires sur les théâtres des opérations se reconnaissent dans cette décision. Circonstances atténuantes ne signifient pas l'impunité. Ce sont des milliards qui ont été détournés. Il faut être regardant en leur infligeant la peine proportionnelle. Voler l'Etat, c'est trahir la loi et le peuple", s'est-il défendu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Son collègue Boubacar Camara a requis 20 ans d'emprisonnement ferme pour Mme Bouaré Fily Sissoko, 500 000 F CFA d'amende et l'interdiction d'exercer toute fonctionne publique. Il a sollicité 10 ans pour Nouhoum Dabitao, 500 000 F CFA d'amende et l'interdiction d'exercer toute fonction publique également. Réagissant à ce réquisitoire, le conseil de Mme Bouaré, Me Dianguiné Tounkara, a remercié la Cour pour les circonstances atténuantes accordées à sa cliente.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"En sa qualité de délinquante primaire, ma cliente a 70 ans, mère et grand-mère. Il faut assortir une peine avec sursis après 4 ans sous mandat de dépôt et compte tenu de son état de santé. Elle a droit à une chance, car elle a tout donné à ce pays", a-t-il plaidé le visage perlé de larmes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'avocat de Nouhoum Dabitao, Me Alassane Diallo, a souligné que son client peut encore servir l'armée. La Cour dans son verdict a condamné Mme Bouaré Fily Sissoko, accusée de faux et usage de faux, atteinte aux biens publics à 10 ans de réclusion criminelle, 500 000 F CFA d'amende et l'interdiction d'exercer toute fonction publique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nouhoum Dabitao a écopé de 7 ans de réclusion criminelle, 300 000 F CFA d'amende et l'interdiction d'exercer toute fonction publique. Amadou et Nouhoum tous deux Kouma, Sidi Mohamed Kagnassy, Soumaïla Diaby et Moustapha Ben Barka ont écopé de la réclusion à perpétuité par contumace.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur les intérêts civils, le contentieux de l'Etat, Issa Aliou Maïga, a exigé plus de 60 milliards de F CFA à titre de remboursements et de dommages et intérêts. Sur le volet de l'avion présidentiel, il a demandé 3 320 000 000 F CFA à Mme Bouaré Fily Sissoko et Moustapha Ben Barka pour remboursement des frais payés aux intermédiaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour les équipements militaires, le contentieux a sollicité le payement de plus de 8 450 millions F CFA contre Amadou et Nouhoum Kouma, Sidi Mohamed Kagnassy comme remboursement du montant viré dans les comptes des sociétés Golden et Barte en Côte d'Ivoire ; 15 milliards F CFA contre Fily Sissoko, Amadou Kouma et Sidi Mohamed Kagnassy comme prix d'achat des armes non livrées ; plus de 3 milliards F CFA contre Mme Bouaré, Amadou Kouma, Sidi Mohamed Kagnassy représentant les impôts et redevances dus à l'Etat sur le montant du protocole d'accord.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a exigé de Nouhoum Dabitao et Amadou Kouma le payement de 2 000 657 000 F CFA pour la valeur des matériels non représentés. 500 millions F CFA ont été demandés à Soumaïla Diaby et Nouhoum Kouma chacun comme frais de transit perçu.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mme Bouaré Fily Sissoko, Amadou Kouma et Sidi Mohamed Kagnassy devaient payer 26 milliards F CFA pour la condamnation de l'Etat par la Section administrative de la Cour suprême à la société Guo-Star. Issa Aliou Maïga a sollicité la condamnation solidaire de 10 milliards F CFA de tous les accusés. Le parquet avait requis à la saisie des biens de feu Soumeylou Boubèye Maïga auprès des ayants droits. Considérant que les faits ont causé des préjudices à la partie civile, la Cour a accordé la plupart des demandes du contentieux en déboutant les 26 milliards F CFA, les 8 milliards F CFA et la demande de restitution des biens de feu Soumeylou Boubèye Maïga auprès de ses ayants droits. Cette décision historique a ainsi mis fin aux audiences de la Cour d'assises.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">                         <strong>  </strong></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"><strong>   </strong></span><strong>Marie Dembélé</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Procès de l&amp;apos;avion présidentiel et des équipements militaires : Des avocats de la défense compétents, des accusés percutants</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-de-lavion-presidentiel-et-des-equipements-militaires-des-avocats-de-la-defense-competents-des-accuses-percutants-3107146.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans l&#039;affaire dite achat de l&#039;avion présidentiel et des équipements militaires, les avocats de la défense ont donné tout de leur soul pour sauver leurs clients. Morceaux choisis de la plaidoirie du lundi 7 juillet 2025. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 12 Jul 2025 01:45:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De Dianguiné Tounkara, l'unique conseil de l'accusée principale, Mme Bouaré Fily Sissoko, était le premier à s'exprimer. Après avoir rappelé que le procès pénal ne juge pas que des faits, mais des hommes aussi, il a indiqué que sa cliente a toujours déclaré ses biens durant toute sa carrière. "Elle n'a pas commis les faits à elle reprochés. S'agissant de l'aéronef, que des supputations ! Ma cliente n'était pas présente lors des négociations, on lui a exigé d'appliquer. Pendant cinq semaines, on n'a pas pu déceler de faute pénale. Il n'y a aucune anomalie. Le rapport dit que tout a été fait dans les règles de l'art. Ce dossier a été classé légal selon le juge aux comptes", a-t-il soutenu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A l'en croire, en termes d'imputabilité, la lettre de garantie n'a pas servi au décaissement. "On ne peut rien reprocher à Mme Bouaré. Il n'y a ni délit ni crime sans l'intention coupable. Et ici, ni l'élément matériel ni moral ne peut être retenu contre elle. Pour l'atteinte aux biens publics, aucune de ces infractions n'est caractérisée. Mme Bouaré Fily Sissoko est innocente parce qu'il y a une absence de preuve. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut l'acquitter purement et simplement, car en l'absence de preuve, on ne peut pas entrer en voie de condamnation", a objecté Me Tounkara.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Me Robert Takoré, l'un des avocats de Mahamadou Camara, a rappelé que la première expression des besoins a été faite par les femmes et enfants des soldats tués au nord du Mali pour équiper les militaires. "L'expression des besoins est partie de là avec le président ATT et qui a été mise en œuvre par IBK. Il y a une absence totale de preuve que le mandat fourni par Mahamadou Camara soit susceptible de faux. Tout ce qu'il a fait rentrait dans ses prérogatives. Outre la signature de ce document, il n'a rien fait d'autre. L'infraction n'est pas constituée. L'atteinte aux biens publics n'est pas possible tant que les faits de faux et usage de faux ne sont pas établis. Toute cette affaire est une construction. Vous n'allez pas condamner sur des supputations, sur des allégations dont la preuve n'a été apporté en aucun moment", a-t-il terminé. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Me Harouna Kéita, un autre défenseur de Mahamadou Camara, a signalé que cette affaire est partie de la forfaiture et qu'il n'y aucun faux commis. "Le rôle de mon client s'est arrêté à exécuter l'instruction donnée par le président IBK", a-t-il rassuré avant de plaider non coupable pour tous les accusés. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Me Alassane Diallo, avocat de Nouhoum Dabitao a abondé dans le même sens en affirmant que son client n'a commis aucune d'irrégularité dans la production des pièces justificatives. "Comment justifier 36 milliards F CFA pour un marché de 34 milliards F CFA ? Il n'a pris part ni à la négociation du contrat, ni à la conclusion et ni à l'exécution. Je vous demande de réfléchir aux valeurs qu'incarne mon client. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je vous exhorte de penser aux accusations contre cet homme et à travers lui sur le moral des troupes", a-t-il martelé. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De son côté, Me Mamadou Bobo Diallo, conseil de Moustapha Drabo a indiqué que ce procès est celui du régime IBK et les gens qui l'ont servi. "Pourquoi tant de haine et de règlement de comptes ? Ils sont des fonctionnaires civils et militaires qui ont servi l'Etat à des niveaux remarquables. Ce procès n'est pas une affaire du siècle. C'est un procès banal. Un centime n'a été identifié comme logé dans le compte de l'un des accusés. Le moindre détournement d'argent public n'a été décelé. C'est pourquoi il y a eu deux classements de l'affaire sans suite. On veut se servir de la justice, ne vous prêtez pas à cela. Tout le problème c'est la chambre d'instruction de la Cour suprême. 69 milliards F CFA, c'est beaucoup d'argent si c'est sorti illégalement dans les caisses de l'Etat, mais là il n'en est rien", a-t-il tancé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La défense du général Moustapha Drabo a mentionné que la force principale de la justice réside dans l'indépendance des juges. "Votre indépendance, c'est votre sacerdoce. Personne ne vous demandera des comptes. Quand l'accusation est incapable d'asseoir la culpabilité des accusés, il faut requérir l'acquittement", a souligné Me Diallo.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En dernier lieu avant le verdict, les accusés ont eu la parole afin d'éclaircir des zones d'ombre. L'accusée principale Mme Bouaré Fily Sissoko a précisé qu'ils ont accepté de se soumettre à la justice de leur pays pour leur honneur et leur éducation. "C'était un devoir de s'expliquer pour donner sa part de vérité. Notre éducation ne nous permet pas de toucher à un centime du denier public, à cause de notre dignité. Il faut que l'ensemble de la population malienne comprenne que j'ai refusé de payer la caution parce que je voulais être jugée d'abord. La seconde raison est que je n'ai pas les moyens et j'ai refusé que les gens payent à ma place parce que je voulais connaître mon sort d'abord", a-t-elle clarifié.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Mahamadou Camara a été informé du dossier alors qu'il n'était pas au Mali.</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"C'est parce que j'ai foi en la justice de mon pays que j'ai décidé de venir, sinon on m'avait dit que j'allais être enfermé si je revenais. J'ai dit que je ne n'aime pas la prison, mais que je veux laver mon honneur", a-t-il laissé entendre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le général Moustapha Drabo a fait remarquer qu'en tant que petit fils et fils de militaire il a fait le serment de servir son pays avec honneur et dignité. "Toutes les commandes ont été livrées et les PV de réception attestent cela. A travers votre verdict, je vous demande de me rendre mon honneur d'officier supérieur après 32 ans de service", a-t-il demandé à la Cour. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le colonel-major Nouhoum Dabitao a souligné qu'il a une réputation à conserver parce qu'il vient d'une famille respectueuse. "Je ne vais jamais me servir, j'ai plutôt servi mon pays, car je viens de la crème des écoles militaires", a-t-il signalé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">                   <strong>        </strong></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"><strong>   </strong></span><strong>Marie Dembélé</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Me Mamadou Ismaïla Konaté : Les infractions retenues contre Gassama</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/me-mamadou-ismaila-konate-les-infractions-retenues-contre-gassama-3107117.html</link>
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<description><![CDATA[ Communiqué 2
En qualité de conseil de M. Mamadou Hawa GASSAMA, membre du CNT malien, je porte à la connaissance du public les éléments suivants : ]]></description>
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<pubDate>Thu, 10 Jul 2025 11:35:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Situation procédurale :<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">M. GASSAMA est placé sous mandat de dépôt depuis le 02/07/2025 et détenu à la MACA. Le dossier d’instruction ouvert au cabinet de Mme la Doyenne des Juges d’Instruction du TPI d’Abidjan-Plateau retient les infractions suivantes :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-Art. 264 CP : Offense au Chef de l’État<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">-Art. 367 CP : Injure par système d’information, fausse déclaration<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Eléments de procédure :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">M. GASSAMA a reconnu être celui qui apparaît en image sur les vidéos et l’auteur des propos contenus dans les enregistrements vidéos versés au dossier et visant le Chef de l’État ivoirien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Stratégie de défense :</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans l’attente de la communication de l’agenda procédural, nous solliciterons du magistrat instructeur un probable aménagement de la détention, eu égard à :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•L’âge avancé de M. GASSAMA ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•Sa qualité de membre du CNT malien ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•Son état de santé ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">•Sa nationalité étrangère<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">M. GASSAMA fait preuve de courage et de dignité face à cette épreuve.<o:p></o:p></span></p>
<p><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">La défense reste mobilisée pour faire valoir ses droits dans le strict respect de la procédure pénale ivoirienne</span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Verdict de l’affaire avion présidentiel et équipements militaires : &#45;Mme Fily Sissoko condamnée à 10 ans de réclusion criminelle et 500 mille FCFA d’amende, &#45;Nouhoum Dabitao à 7 ans de réclusion criminelle et 300 mille FCFA d’amende</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/verdict-de-laffaire-avion-presidentiel-et-equipements-militaires-mme-fily-sissoko-condamnee-a-10-ans-de-reclusion-criminelle-et-500-mille-fcfa-damende-nouhoum-dabitao-a-7-ans-de-reclusion-criminelle-et-300-mille-fcfa-damende-3107115.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 10 Jul 2025 11:31:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Cour d’assise spéciale de Bamako, présidée par Bamassa Sissoko, entouré de ses conseillers Bandiougou Fofana, Amadou Touré, Zakaria Touré et Assana Dolo et du représentant du ministère public, Kokè Coulibaly, a rendu avant-hier mardi 8 juillet 2025 son verdict dans le procès de l’Avion présidentiel et des équipements militaires. Outre la condamnation de Mme Fily Sissoko à 10 ans de réclusion criminelle et 500 mille FCFA d’amende et de Nouhoum Dabitao à 7 ans de réclusion criminelle et 300 mille FCFA d’amende, Mme Bouaré Fily Sissoko,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Amadou Kouma, Sidy Kagnassy sont condamnés au paiement de 26 milliards FCFA, à titre de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>remboursement de la « condamnation de l’Etat ». Et tous les accusés au paiement solidaire de la somme de « 10 milliards à titre de dommage et intérêts ». Compte-rendu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bien qu’ayant reconnu des circonstances atténuantes en leur faveur, la Cour a condamné à 10 ans de réclusion criminelle et 500 mille FCFA d’amende Mme Bouaré Fily Sissoko, et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à 7 ans de réclusion criminelle et 300 mille FCFA d’amende Nouhoum Dabitao. Elle a par ailleurs, acquitté Mahamadou Camara, ancien directeur de cabinet d’IBK, accusé de faux en écriture, usage de faux, corruption, trafic d’influence et favoritisme. La Cour a<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ordonné sa mise en liberté, mettant ainsi les dépens à la charge du trésor public. Tout comme lui, le général de brigade, Moustapha Drabo, accusé de faux en écriture, usage de faux, atteinte aux biens publics, corruption, trafic d’influence et favoritisme, a été reconnu<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>« non coupable » de ces accusations. Il a immédiatement recouvré sa liberté. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ne comparaissant pas devant la Cour, des preuves suffisantes ont été retenues contre certains accusés. Ils ont été condamnés par contumace à la réclusion à perpétuité. Il s’agit de Sidy Mohamed Kagnassy, Amadou Kouma, Nouhoum Kouma, Moustapha Ben Barka, Soumaïla Diaby.<o:p></o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Plus de 26 milliards FCFA à rembourser !</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Contentieux de l’Etat dans ses prétentions civiles, a sollicité et obtenu de la Cour des condamnations au remboursement et au paiement de dommages et intérêts. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi sur le volet de l’acquisition de l’avion présidentiel, une première « condamnation solidaire » a été prononcée à l’encontre de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’ancienne ministre de l’Economie et des Finances<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et de Moustapha Ben Barka pour « des sommes frauduleusement versées aux intermédiaires », s’élevant à 3 milliards 320 millions 189 mille FCFA.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En outre, le représentant de la Direction générale du Contentieux de l’Etat a sollicité et obtenu la condamnation au paiement de la somme de 8 milliards 450 millions 120 mille 750 F CFA contre Amadou Kouma, Nouhoum Kouma, Sidy Mohamed Kagnassy, pour « le montant des sommes virées dans les comptes de sociétés à Abidjan ». De même, il a plaidé pour le paiement de la somme de 15 milliards Fcfa contre Mme Bouaré Fily Sissoko, Amadou Kouma et Sidy Mohamed Kagnassy « à titre de remboursement du prix d’achat des armes létales non livrées ». Ce n’est pas tout. la Cour<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>prononcé<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la condamnation au paiement de trois milliards soixante onze millions neuf cent cinquante-deux mille quatre cent FCFA contre Mme Bouaré Fily Sissoko,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Amadou Kouma, Sidy Mohamed Kagnassy « représentant le montant des impôts et redevance dûs ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>A l’encontre de Nouhoum Dabitao et la société Guo star représentée par Amadou Kouma, la Cour a suivi le Contentieux de l’Etat dans sa requête de les condamner au paiement de plus de 2 milliards 657 mille 170 FCFA<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>millions, pour « la différence entre les matériels commandés et livrés au niveau de la direction de matière ». Pour leur part, Nouhoum Kouma et Soumaïla Diaby, ont été condamnés au paiement de la somme de 500 millions FCFA représentant le montant du contrat indûment perçu.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En somme, Mme Bouaré Fily Sissoko, Amadou Kouma, Sidy Kagnassy<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ont été condamnés au paiement solidaire de 26 milliards FCFA à titre de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>remboursement de la condamnation de l’Etat. Une autre «<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>condamnation solidaire » de tous les accusés relative à la somme de « 10 milliards à titre de dommages et intérêts » a également été prononcée. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À la fin de la prononciation des condamnations, en toute sagesse, le président Bamassa Sissoko a fait savoir aux condamnés un droit fondamental. « Nous sommes convaincus que notre vérité n’est pas absolue ». Leur a-t-il fait savoir leur droit de faire appel du jugement s’ils ne sont pas satisfaits. Et qu’ils ont trois jours pour ce faire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, ce procès marque la fin d’une procédure, mais aussi la fin d’une fin. Car elle ferme définitivement le chapitre de l’histoire des cours d’assises au Mali, avec la<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>nouvelle organisation judiciaire entrée en vigueur le 13 juin 2025.<span style="mso-spacerun: yes;">               </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ousmane Tangara</strong> <o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Verdict du procès «avion présidentiel et équipements militaires» : Des amendes fortes contre les condamnés</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/verdict-du-proces-avion-presidentiel-et-equipements-militaires-des-amendes-fortes-contre-les-condamnes-3107106.html</link>
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<description><![CDATA[ La Cour d’assises spéciale de Bamako, statuant en matière de crimes économiques et financières dans l’affaire relative à l’acquisition de l’avion présidentiel et des équipements militaires entre la société Guo-Star et le ministère de la Défense et des Anciens combattants, a rendu son verdict le mardi 8 juillet dernier. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 10 Jul 2025 09:56:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span class="text-node">Sur la demande des intérêts financiers formulée par la partie civile, la Cour a prononcé des amendes fortes à la hauteur des préjudices subis par l’État du fait des infractions criminelles commises par les condamnés s’élevant à plusieurs milliards de Fcfa. Sur le volet acquisition de l’avion présidentiel, Mme Bouaré Fily Sissoko et Moustapha Ben Barka sont condamnés au paiement solidaire de la somme de 3,32 milliards de Fcfa pour les frais payés à l’intermédiaire.</span></span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span class="text-node">Pour le volet équipements militaires, Mme Bouaré Fily Sissoko, Sidy Mohamed Kagnassi et Amadou Kouma sont condamnés au paiement de la somme de 15 milliards de Fcfa à titre de remboursement du prix d’achat des armes létales non livrées. Les mêmes personnes sont condamnées au règlement solidaire de 3,71 milliards de Fcfa à titre des frais d’enregistrement et de redevances dus à l’État du Mali.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span class="text-node">De même, le Colonel-major Nouhoum Dabitao et la société Guo-Star représentée par Amadou Kouma sont condamnés au paiement solidaire de la somme de 2,6 milliards de Fcfa à titre de remboursement des matériels non dépotés. Pour sa part, le transitaire Soumaïla Diaby écope du paiement de 500 millions de Fcfa pour le remboursement de montant indûment perçu pour des frais de transit. Sur le plan individuel, il revient de façon cumulative, la somme de 8 milliards de Fcfa à la charge de Mme Bouaré Fily Sissoko.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span class="text-node">Enfin, la Cour a condamné solidairement les accusés au paiement de la somme de 10 milliards de Fcfa pour dommages et intérêts à l’État du Mali. En revanche, la Cour a débouté le ministère public en sa demande de réparation de préjudices cumulativement aux héritiers de feu Soumeylou Boubèye Maïga, jugeant cette requête non fondée.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span class="text-node">Auparavant, la Cour avait condamné Mme Bouaré Fily Sissoko à 10 ans de réclusion criminelle assortie d’une amende de 500.000 de Fcfa pour des faits de faux en écriture, usage de faux et atteinte aux biens publics. Quant à l’ex-directeur du Commissariat des Armées, le Colonel-major Nouhoum Dabitao, il a écopé de 7 ans de prison ferme avec une amende de 300.000 de Fcfa.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span class="text-node">Par contre, le Général Moustapha Drabo et l’ancien ministre Mahamadou Camara ont été acquittés des faits pour lesquels ils étaient poursuivis. Ainsi, conformément aux dispositions de l’article 347 du Code pénal, la Cour a ordonné leur mise en liberté immédiate et mis les dépens à la charge du Trésor public.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span class="text-node">La Cour a également prononcé des peines de réclusion à perpétuité par contumace à l’encontre de Sidi Mohamed Kagnassy, Nouhoum Kouma, Amadou Kouma, Soumaïla Diaby et Moustaph Ben Barka, pour des faits de corruption, de prise illégale d’intérêts, de favoritisme et d’usage de faux, conformément aux dispositions de l’article 369 du Code pénal. </span><span class="text-node">Dans sa dernière prise de parole, le parquet général a salué la décision de la Cour, qui sonne comme un signal dans la lutte contre la corruption conformément à la vision du Malikura.</span></p>
<p class="pf-br-replacement" orig-style="null"><span class="text-node">«À travers ces condamnations exemplaires, la Cour a honoré la justice et l’Armée nationale ainsi que tout le peuple malien», a déclaré Kokè Coulibaly. Pour lui, cette session qui constitue la dernière Cour d’assises servira désormais de rempart à l’impunité; notamment dans la gestion des affaires publiques.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span class="text-node">Ouvert le 22 mai 2025, le procès a duré près de huit semaines, avec des débats souvent très intenses et des témoignages importants dont ceux des anciens Premiers ministres Oumar Tatam Ly et Moussa Mara. La Cour spéciale était composée de son président, le magistrat Bamassa Sissoko, des conseillers Bandiougou Fofana, Amadou Touré, Zakaria Kanté et Hassana Dolo, des substituts généraux Kokè Coulibaly et Boubacar Galadio Camara représentant le ministère public, avec l’assistance de Me Coumba Diakité, greffière.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span class="text-node">Aboubacar TRAORE</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Côte d’Ivoire : Mamadou Awa Gassama reconnaît les faits que la justice lui reproche</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/cote-divoire-mamadou-awa-gassama-reconnait-les-faits-que-la-justice-lui-reproche-3107102.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/cote-divoire-mamadou-awa-gassama-reconnait-les-faits-que-la-justice-lui-reproche-3107102.html</guid>
<description><![CDATA[ Incarcéré à la Maison de correction d’Abidjan (MAC) depuis le 2 juillet dernier, Mamadou Hawa Gassama a été présenté, hier mercredi, à la Doyenne des Juges d’Instruction du Tribunal de Première Instance d’Abidjan-Plateau qui a retenu des infractions «d’offense au Chef de l’Etat, injure par système d’information et Fausse déclaration ». ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202507/image_870x580_686d07b22b710.jpg" length="88875" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 10 Jul 2025 09:24:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon son avocat Me Mamadou Ismaël Konaté, son client a avoué devant la juge d’instruction qu’il reconnait les faits reprochés à lui. «Mamadou Hawa Gassama a reconnu être celui qui apparaît en image sur les vidéos et l’auteur des propos contenus dans les enregistrements vidéo versés au dossier et visant le Chef de l’État ivoirien », a expliqué l’avocat Malien qui assure la défense de ce membre du conseil national de transition du Mali. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans l’attente de la communication de l’agenda procédural, Me Mamadou Konaté annonce qu’il sollicitera dans les prochains jours du magistrat instructeur un probable aménagement de la détention de son client.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Dans cette stratégique de défense, l’avocat malien aimerait mettre en avant la thèse de « l’âge avancé de Mamadou Hawa Gassama, sa qualité de membre du CNT malien et son état de santé ».<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>La défense espère que ces arguments vont convaincre la justice ivoirienne à aménager les conditions de détention de son client qui semble emprunter la voie de la tempérance qu’un bras de fer. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire de l’avion présidentiel et des équipements militaires : Dix ans de prison ferme pour Bouaré Fily Sissoko et 7 ans ferme pour le colonel&#45;major Nouhoum Dabitao</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaire-de-lavion-presidentiel-et-des-equipements-militaires-dix-ans-de-prison-ferme-pour-bouare-fily-sissoko-et-7-ans-ferme-pour-le-colonel-major-nouhoum-dabitao-3107082.html</link>
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<description><![CDATA[ Alors que l’on s’attendait à une peine plus clémente, la Cour d’assises spéciale a rendu son verdict. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 10 Jul 2025 01:45:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si les magistrats n’ont pas totalement suivi les réquisitions du parquet, qui avait requis 20 ans de prison contre l’ancienne ministre, Bouaré Fily Sissoko a tout de même été condamnée à 10 ans de réclusion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après près de quatre années de procédures, la Cour d’assises spéciale a rendu son verdict dans le retentissant dossier de l’acquisition de l’avion présidentiel et des équipements militaires. À l’issue de ce procès marathon, l’ancien directeur de cabinet du président Ibrahim Boubacar Keïta, Mahamadou Camara, ainsi que le général de brigade Moustapha Drabo (à l’époque des faits Directeur du matériel, des hydrocarbures, du transport des Armées, Ndlr), ont été déclarés non coupables des faits d’atteinte aux biens publics.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le tribunal a estimé que les éléments à charge contre les deux prévenus ne suffisaient pas à établir leur responsabilité pénale. Leur libération marque une étape décisive dans cette affaire emblématique des dérives de la gestion publique sous l’ancien régime. En revanche, la Cour a reconnu coupables l’ancienne ministre de l’Économie et des Finances, Bouaré Fily Sissoko condamnée à 10 ans de prison ferme tandis que le colonel-major Nouhoum Dabitao (Directeur du Commissariat des Armées, au moment des faits, Ndlr) écope de 7 ans d’emprisonnement ferme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De «lourdes condamnations» dans les deux volets du dossier selon leurs supporters qui dénoncent un procès politique. Rappelons que les irrégularités financières reprochées aux condamnés sont accablantes : pour un contrat initialement évalué à 15 milliards de FCFA concernant l’achat de l’avion, ce sont finalement 21 milliards qui ont été décaissés, sans justification claire, pendant que des techniciens qualifiés ont été marginalisés dans le processus décisionnel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quant au volet des équipements militaires, le flou reste entier. Aucun document officiel exprimant les besoins des forces armées n’a précédé la signature des contrats. «On a fait des contrats sur le dos des bénéficiaires eux-mêmes», a dénoncé un haut gradé entendu au cours du procès. Même l’état-major général, à l’époque, n’aurait pas été consulté. Les équipements livrés ne correspondaient ni aux attentes ni aux besoins exprimés par les militaires, certains documents étant qualifiés de «faux» et «corrompus».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce procès met en lumière une série de dysfonctionnements graves dans la passation des marchés publics et dans la gouvernance sécuritaire d’un pays confronté à de multiples défis. Une affaire qui, au-delà des prétoires, interroge sur les responsabilités politiques et institutionnelles dans la gestion des ressources publiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Hachi Cissé</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Procès de l’avion présidentiel et des équipements militaires : Le parquet charge Mme Bouaré et autres</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-de-lavion-presidentiel-et-des-equipements-militaires-le-parquet-charge-mme-bouare-et-autres-3107095.html</link>
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<description><![CDATA[ Ce jeudi 3 juillet 2025, la Cour d’assises spéciale pour les crimes économiques et financiers a entamé une phase cruciale du procès : les réquisitoires. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 10 Jul 2025 01:44:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ministère public et le représentant du contentieux de l’État ont, tour à tour, présenté leurs lectures juridiques des faits, formalisant leurs accusations contre plusieurs anciens hauts responsables. Devant le président de la Cour, Bamassa Sissoko et ses quatre conseillers, le procureur général et le représentant du contentieux de l’État ont accusé Mme Bouaré Fily Sissoko, Nouhoum Dabitao et Moustapha Drabo de faux, usage de faux, escroquerie et atteinte aux biens publics. En revanche, ils ont déclaré ne pas disposer de preuves suffisantes pour établir la culpabilité de Mahamadou Camara.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À 10h, l’audience a repris avec la prise de parole d’Issa Aliou Maïga, représentant du contentieux de l’État. Il a d’abord salué la conduite des débats par la Cour, malgré les tensions parfois vives entre les parties.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans son propos liminaire, M. Maïga a affirmé que les deux contrats l’un portant sur l’acquisition de l’avion présidentiel, l’autre sur les équipements militaires ont été conclus en violation des règles de finances publiques. Il a dénoncé l’usage abusif du sceau "secret défense" comme un écran pour détourner des fonds publics. Selon lui, les responsables de ces contrats ont commis de graves irrégularités.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"M. le président, des irrégularités ont été commises. Il y a eu des surfacturations. Le contrat Guo Star, officiellement évalué à 69 milliards F CFA, n’a en réalité coûté que 39 milliards F CFA. Ce chiffre a été confirmé par le contrôleur financier lors de son audition. Pour masquer ces écarts, des faux procès-verbaux ont été produits, accompagnés d’un tableau synoptique prétendant que tout le matériel avait été livré", déclare M. Maïga. Le contentieux de l’État réclame ainsi la restitution de 29 milliards de francs CFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mme Bouaré Fily Sissoko, alors ministre de l’Économie et des Finances, est désignée par le représentant du contentieux de l’Etat comme la principale responsable de cette "gabegie financière". M. Maïga l’accuse de n’avoir pris aucune mesure pour protéger les finances publiques, et lui impute un détournement de 2,5 milliards de francs CFA, correspondant aux frais annexes liés à l’avion présidentiel (parking, assurance, immatriculation). Il estime que l’aéronef a coûté 18 milliards F CFA au total.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Concernant les équipements militaires, le représentant du contentieux de l’État a exprimé des doutes sur la livraison effective de certains matériels : habillement, couchage, équipements de campement, alimentation, véhicules et pièces de rechange. Il accuse Nouhoum Dabitao et Moustapha Drabo de faux, usage de faux et atteinte aux biens publics, et exige la restitution de 34 milliards de francs CFA, montant signalé par le bureau du Vérificateur général.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">S’agissant de Mahamadou Camara, le contentieux de l’État reconnaît l’absence de preuves directes de sa participation à la fraude. Il souligne toutefois que si M. Camara avait réellement signé un faux mandat, l’ancien président IBK ne l’aurait pas promu ministre de la Communication peu après.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quant à Sidi Mohamed Kagnassy, il est présenté comme le véritable instigateur du marché. M. Maïga le tient pour coupable d’atteinte aux biens publics.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Moustapha Ben Barka n’a pas été épargné. Il est accusé, au même titre que Mme Bouaré, d’atteinte aux biens publics dans le cadre de l’acquisition de l’avion présidentiel. Le contentieux de l’État exige également de lui la restitution des 2,5 milliards de francs CFA liés aux frais annexes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Réquisitoire musclé<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À la suite du réquisitoire du contentieux de l’État, qui a duré près de cinquante minutes, le ministère public, représenté par le magistrat Koké Coulibaly, a pris la parole ce jeudi 3 juillet 2025 pour livrer son propre réquisitoire dans le procès de l’avion présidentiel et des équipements militaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le procureur a ouvert son propos en citant les articles 1 et 2 de l’ancien Code de procédure pénale qui posent les principes fondamentaux de la procédure pénale malienne, notamment l’équité, la présomption d’innocence, le droit à un procès équitable et le contrôle judiciaire des mesures de contrainte. Ensuite, le procureur Coulibaly a fait une rétrospective de l’histoire du Mali depuis 1960, marquée par des rébellions successives. Il a ensuite dressé un tableau sombre de la corruption et de la délinquance financière, gangrénant selon lui toutes les sphères de l’État, y compris la justice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette digression, destinée à camper le décor de son réquisitoire, a servi de prélude à une accusation frontale : l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires constitue, selon le parquet, "l’escroquerie du siècle".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A ce propos, il va relever trois similitudes majeures entre les deux contrats. Pour la première, il affirme qu’aucun financement n’était prévu dans le budget 2013 pour ces marchés, qui ont donc été conclus hors budget.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La dixième est que les deux contrats ont été passés sous le sceau du secret défense, échappant ainsi au Code des marchés publics. Et la troisième similitude, c’est que les montants engagés dépassaient le seuil d’autorisation du ministre de la Défense, ce qui constitue une violation des procédures. Le parquet a ensuite scindé son réquisitoire en deux volets, à l’image du déroulement des débats.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le volet matériel militaire, le procureur a décrit un montage qu’il qualifie de frauduleux. Selon lui, le président de la République aurait mandaté Sidi Mohamed Kagnassy, via Mahamadou Camara, pour négocier le contrat. Ce dernier, muni d’un mandat, se serait rendu au ministère de la Défense, où il aurait obtenu l’expression des besoins militaires de la part de Moustapha Drabo et Nouhoum Dabitao, sur instruction du ministre de la Défense, feu Soumeylou.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par la suite un protocole d’accord d’un montant de 69,1 milliards FCFA aurait alors été établi, mettant à la charge de Kagnassy la mobilisation du financement. Mais la Banque Atlantique, sollicitée pour la convention de financement, aurait découvert que Kagnassy n’était pas le dirigeant légal de la société Guo Star. Le contrat aurait alors été réimprimé au nom d’Amadou Kouma. La banque aurait finalement accepté, à condition d’obtenir une garantie autonome, que Mme Bouaré Fily Sissoko aurait accordée, permettant ainsi l’ouverture d’une ligne de crédit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Guo Star s’est retrouvé avec un bénéfice de 29 milliards F CFA. Où sont la logique, la morale et l’éthique ? Qu’ont fait Kagnassy et Kouma pour mériter ce montant ?", a lancé le procureur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le parquet général a requis le maintien de Mme Bouaré Fily Sissoko dans le lien de l’accusation pour faux, usage de faux, escroquerie et atteinte aux biens publics, estimant qu’elle a participé à l’exécution d’un contrat établi dans l’opacité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Concernant Moustapha Drabo et Nouhoum Dabitao, le parquet les accuse d’avoir produit une expression des besoins qui n’émanait pas de l’armée, mais d’eux-mêmes. Ils sont également poursuivis pour faux, usage de faux, escroquerie et atteinte aux biens publics.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En revanche, Mahamadou Camara bénéficie d’un doute favorable. Le parquet a estimé ne pas disposer d’éléments suffisants pour établir sa culpabilité et a demandé à la Cour d’abandonner les charges contre lui.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la suite de son réquisitoire, le procureur général s’est longuement attardé sur le volet relatif à l’acquisition de l’avion présidentiel. Il a affirmé que Moustapha Ben Barka n’avait aucun lien avec cette affaire, écartant ainsi toute responsabilité de sa part. Selon le parquet, les véritables commanditaires de l’opération sont l’ancien président feu Ibrahim Boubacar Keïta, l’ex-ministre de la Défense feu Soumeylou Boubèye Maïga, et Mme Bouaré Fily Sissoko, alors ministre de l’Économie et des Finances.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Le Mali sortait d’une crise existentielle. Les Maliens ont placé leur confiance en IBK pour redresser le pays. Mais au lieu de restaurer l’honneur de la nation, il s’est engagé dans cette affaire d’acquisition d’un aéronef présidentiel. Un président pauvre, issu d’un pays pauvre, qui veut s’acheter un avion… Derrière cette acquisition, il y a eu fraude, M. le président", a déclaré le procureur. Il a poursuivi en décrivant un mécanisme de détournement savamment mis en place.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"IBK avait un homme de main, Soumeylou, pour établir les documents. Et une femme de main, prête à tout pour dilapider les ressources de l’État. C’est ainsi que Mme Bouaré a contracté un emprunt bancaire de 17 milliards F CFA. Le mécanisme par lequel ils ont fait passer cette commande pour décaisser les fonds publics, c’est ce que nous dénonçons", poursuit-il.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour le ministère public, les faits vont au-delà des qualifications classiques de faux, usage de faux, escroquerie et atteinte aux biens publics. Il évoque une véritable association de malfaiteurs, organisée pour saigner les finances publiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"C’est un projet criminel savamment orchestré et exécuté contre les ressources du pays. L’argent est allé dans leurs poches. C’est une coalition de fonctionnaires contre les lois de la République", ajoute-t-il.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sans circonstances atténuantes<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aux termes de ce réquisitoire musclé, le parquet a demandé à la Cour de condamner Mme Bouaré Fily Sissoko, Nouhoum Dabitao et Moustapha Drabo. Il a expressément requis qu’aucune circonstance atténuante ne leurs soit accordée, exhortant la Cour à juger les faits, et non les états d’âme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Ce procès doit être un catalyseur pour la dynamique enclenchée par la justice malienne dans le renouveau de la gouvernance publique", a conclu le procureur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’issue de l’intervention percutante du procureur général, un silence pesant s’est abattu sur la salle d’audience. Les mots forts, les accusations frontales et la mise en cause directe de figures emblématiques de l’ancien régime ont provoqué un véritable choc parmi les présents. Certains visages se sont figés, d’autres ont laissé transparaître la stupeur, voire l’indignation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans les rangs du public, composé de journalistes, d’observateurs de la société civile et de proches des accusés, les murmures ont commencé à fuser, traduisant l’onde de choc provoquée par les propos du parquet.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’évocation d’un "projet criminel savamment orchestré" et d’une "coalition de fonctionnaires contre les lois de la République" a marqué les esprits par leur gravité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Du côté des avocats de la défense, les regards se sont échangés, lourds de sens. Certains prenaient frénétiquement des notes, d’autres semblaient déjà préparer leur contre-offensive pour les plaidoiries de ce lundi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ousmane Mahamane<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Procès « avion présidentiel » : Les biens de feu Soumeylou Boubèye Maïga échappent à la saisie</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-avion-presidentiel-les-biens-de-feu-soumeylou-boubeye-maiga-echappent-a-la-saisie-3107074.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-avion-presidentiel-les-biens-de-feu-soumeylou-boubeye-maiga-echappent-a-la-saisie-3107074.html</guid>
<description><![CDATA[ Dans le cadre du procès très médiatisé de l’affaire dite de l’avion présidentiel et des équations militaires, la Cour a rendu son verdict sur plusieurs volets du dossier, notamment sur la question de la saisie des biens de l’ancien Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga, décédé en mars 2022. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 09 Jul 2025 13:04:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ministère public avait requis la saisie des biens de l’ancien chef de gouvernement, arguant que sa famille bénéficierait de biens acquis de manière frauduleuse au détriment de l’État. Le Procureur général avait déclaré : « la famille de Boubèye jouit des biens volés à l’État ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Cour a cependant rejeté cette requête, s’appuyant sur le principe juridique selon lequel l’action publique s’éteint avec le décès de l’auteur présumé des faits. De ce fait, l’action civile, qui y est liée, s’éteint également, empêchant toute restitution ou saisie de biens auprès des héritiers de feu Boubèye Maïga.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De son côté, le représentant du contentieux de l’État avait réclamé plus de 50 milliards de FCFA au titre de remboursements et de dommages-intérêts, répartis comme suit : 3,32 milliards FCFA pour l’achat de l’avion présidentiel ; 8,45 milliards FCFA pour des équipements militaires ; 15 milliards FCFA de frais d’approche ; 3,07 milliards FCFA d’impôts et redevances ; 26 milliards FCFA correspondant à une condamnation de l’État sur la base de documents jugés frauduleux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur ces demandes, la Cour a partiellement suivi la partie civile, mais a rejeté la demande de restitution de 26 milliards FCFA ainsi que la saisie des biens de la famille Maïga, jugeant ces requêtes non fondées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce verdict marque un tournant dans cette affaire aux multiples ramifications, où la question de la responsabilité posthume et du recouvrement des biens publics continue de susciter le débat sur les réseaux sociaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mamadou TOGOLA/maliweb.net<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fin du procès avion présidentiel et équipement militaires :   Fily Bouaré et Co&#45;condamnés payeront 42 milliards FCFA à l’Etat comme dommages et intérêts</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/fin-du-proces-avion-presidentiel-et-equipement-militaires-fily-bouare-et-co-condamnes-payeront-42-milliards-fcfa-a-letat-comme-dommages-et-interets-3107071.html</link>
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<description><![CDATA[ Les rideaux sont tombés, hier mardi, à la Cour d’Appel de Bamako sur le procès marathon dit de l’achat du Boeing présidentiel et équipements militaires en 2014. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 09 Jul 2025 12:54:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-style: italic;">Les cinq condamnés dont l’ancienne ministre de l’économie et des finances, Mme Bouaré Fily Sissoko, </span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #080809; mso-font-kerning: 0pt; mso-ligatures: none; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-style: italic;">payeront 42 milliards FCFA comme dommages et intérêts</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-style: italic;"> à l’Etat Malien.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span></span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #080809; mso-font-kerning: 0pt; mso-ligatures: none; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-style: italic;"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Cour d’assises spéciale a condamné certains inculpés pour faux, usage de faux et atteinte aux biens publics dans l’affaire dite « de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires » au paiement de dommages et intérêts en plus de leurs peines de prison. Le montant a payé à l’Etat s’élève à 42 milliards FCFA. Ce montant reparti entre les cinq accusés reconnus coupables dans cette affaire est le suivant : 3 milliards FCFA, 8 milliards FCFA, 26 milliards FCFA, 3 et 2 milliards FCFA. L’ancienne ministre de l’économie et des finances, Mme Bouaré Fily Sissoko, qui a écopé l’une des peines la plus lourde de 10 ans de prison ferme, est citée presque dans le paiement de tous les montants dont la répartition est susmentionnée. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il faut noter que dans ce procès l’ancien directeur du commissariat des armées, le colonel major Nouhoum Dabitao a également écopé<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>7 ans de prison ferme et une amende de 300 000 FCFA. La Cour a par ailleurs prononcé la condamnation à la perpétuité contre l’ancien ministre des investissements Moustpha Ben Barka, les frères Kouma chargés à l’exécution du marché des équipements militaires et le richissime commerçant Mamadou Kagnassi.</span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #080809; mso-font-kerning: 0pt; mso-ligatures: none; mso-fareast-language: FR;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bonne nouvelle à la famille et les enfants de feu l’ancien ministre premier Soumeylou Boubèye dans ce </span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #080809; mso-font-kerning: 0pt; mso-ligatures: none; mso-fareast-language: FR;">procès très médiatisé sur l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires. <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Le Procureur Général avait requis la saisie des biens de l’ancien Premier ministre, feu Soumeylou Boubèye Maïga, estimant que sa famille « jouit des biens volés à l’État », a vu sa requête rejetée par la Cour. Laquelle, se fondant sur un principe juridique fondamental, soutient que « l’action publique s’éteint avec le décès » de la personne poursuivie. En conséquence, l’action civile, qui est juridiquement rattachée à l’action publique dans ce dossier, s’éteint également.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Se fondant sur les dispositions de cette loi, elle a mis donc fin à toute poursuite judiciaire à l’encontre de l’ancien chef du gouvernement décédé, et ses héritiers ne pourront être contraints de rembourser d’éventuelles sommes en lien avec cette affaire. La seconde bonne nouvelle revient à </span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">l’ancien ministre et ancien directeur de cabinet de feu Président IBK, Mahamadou Camara et le général de brigade Moustapha Drabo, qui ont tous les deux été acquittés, dans ce dossier dit « achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="background: white;"><i><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span></span></i><b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</span></b><b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #080809; mso-font-kerning: 0pt; mso-ligatures: none; mso-fareast-language: FR;"><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #080809; mso-font-kerning: 0pt; mso-ligatures: none; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Verdict du procès «avion présidentiel et équipements militaires» : Le Général Moustapha Drabo et Mahamadou Camara acquittés</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/verdict-du-proces-avion-presidentiel-et-equipements-militaires-le-general-moustapha-drabo-et-mahamadou-camara-acquittes-3107055.html</link>
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<description><![CDATA[ Par contre, Mme Bouaré Fily Sissoko, ancienne ministre de l&#039;Économie et des Finances et le colonel-major Nouhoum Dabitao, ancien directeur du Commissariat des Armées, ont été condamnés respectivement à 10 et 7 ans de réclusion. Les autres accusés, Sidy Mohamed Kagnassi, Amadou Kouma, Nouhoum Kouma, Soumaila Diaby et Moustapha Ben Barka ont été condamnés par contumace à la réclusion à perpétuité. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 09 Jul 2025 11:08:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span>Longtemps attendu, le processus </span><span>dans l'affaire dite de « l'achat de l'avi sur le </span><span>président </span><span>et des équipements militaires » devant la session spéciale de la Cour d'assises de Bamako a connu son épilogue hier. </span><span><span>À la lumière du réquisitoire du parquet général et des plaidoiries de la défense, la Cour a vidé le dossier. Dans sa délibé </span>ration, la Cour a retenu Mme Bouar</span><span orig-style="null"> </span><span></span><span></span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span><span>é Fily Sissoko, ancien ministre de l'Économie et des Finances et le colonel-major Nouhoum Dabitao, ancien directeur du Commissariat des Armées dans les liens de l'accusation.</span></p>
<p><span>Ils ont été déclarés coupables de crimes de « faux », « usage de faux », « atteinte aux biens publics » et complicité de cette infraction. Ainsi, Mme Bouaré Fily Sissoko est condamnée à 10 ans de réclusion criminelle assortie d'une amende de 500.000 Fcfa. Le Colonel-major Nouhoum Dabitao est condamné à 7 </span><span>ans de prison ferme assortie de 500.000 Fcfa d</span><span>'amender. Ces infractions sont prévues et punies par les articles 102, 103, 106 et 107 du Code pénal et des dispositions pertinentes du Code de procédure pénale.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span>Les accusés </span><span>sont Sidy Mohamed Kagnassi, Amadou Kouma, Nouh </span><span>oum Kouma, Soumaila Diaby et Moustapha Ben Barka ont </span><span>été condamnés par contumace à la réclusion à perpétuité pour des faits de prise illégale d'intérêt, de corruption, de faux, d'usage de faux et d'atteinte aux biens publics.</span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span>En revanche, l' </span><span>ancien directeur </span><span>de cabinet du Pr</span><span>ésident de la République (feu Ibrahim Boubacar Keïta), Mahamadou Camara et le général de brigade Moustapha Drabo ont été déclarés non coupables des infractions pour lesquelles ils étaient poursuivis.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span>Dans leurs </span><span>réactions, les représentants </span><span>du parquet général </span><span>, Kokè Coulibaly et Boubacar Galadio Camara se sont félicités des décisions de la Cour. «Nous nous reconnaissons entièrement dans vos décisions qui parviennent parfaitement aux débats contradictoires qui ont animé la salle pendant ces que </span><span>lques semaines d</span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span><span>'audiences', s'est réjoui le substitut général Kokè Coulibaly.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span>Dans ses </span><span>prétentions financières, la partie civile représentée par le représentant de la direction générale du Contentieux de l'État, Issa Maïga réclame la condamnation de Mme </span><span>Bouar </span><span>é Fily Sissoko au paiement de la somme de 25 milliards de Fcfa représentant des frais d'approche relatifs à l'achat d'armes létales non réceptionnées. Il réclame la condamnation solidaire de l'ensemble des accusés comme d'hommage et intérêts au profit </span><span>de l</span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span><span>'État.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span>En </span><span>réaction, l'avocat de Mme Bouaré Fily Sissoko a déclaré un acharnement contre sa cliente qui est la principale victime de cette affaire dans laquelle, des personnalités importantes impliquées ne sont plus en vie.  </span><span>Le parquet </span><span>général a félicité </span><span>les </span><span>membres de la Cour pour leur courage et leur détermination à rendre justice de façon indépendante dans cette affaire qui a tenu en haleine l'opinion nationale et internationale pendant des mois.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span>Aboubacar TRAORÉ</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Procès de l’avion présidentiel : Fily Sissoko condamnée à 10 ans ; quatre peines à perpétuité</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-de-lavion-presidentiel-fily-sissoko-condamnee-a-10-ans-quatre-peines-a-perpetuite-3107046.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-de-lavion-presidentiel-fily-sissoko-condamnee-a-10-ans-quatre-peines-a-perpetuite-3107046.html</guid>
<description><![CDATA[ Le procès relatif à l’«achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires » a connu son épilogue ce mardi 8 juillet 2025. La Cour d’assises spéciale de Bamako a prononcé deux acquittements et six condamnations, dont quatre à la réclusion criminelle à perpétuité. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 08 Jul 2025 19:50:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les choses se sont accélérées au cours des dernières 48 heures dans cette affaire dite de « l’avion présidentiel », dont certains prévenus étaient en détention depuis plus de trois ans. Après les plaidoiries des avocats de la défense ce lundi, l’audience a repris mardi matin. Le verdict tant attendu est finalement tombé peu avant 18 heures.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’ancien directeur de cabinet de la présidence de la République, Mahamadou Camara, et le général Moustapha Drabo ont été acquittés par la cour. Ces deux prévenus avaient déjà bénéficié d’une liberté provisoire durant la phase d’instruction.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La décision a été plus sévère pour Mme Bouaré Fily Sissoko et le colonel Nouhoum Dibitao. L’ancienne ministre de l’Économie et des Finances a été condamnée à 10 ans de réclusion criminelle. Quant au colonel Dibitao, il écope de 7 ans de prison ferme, assortis d’une amende de 300 000 FCFA. Quant à Fily, elle écope d'une amende de 500 000 FCFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les prévenus Sidi Mohamed Kagnassy (homme d’affaires), Moustapha Ben Barka (ancien secrétaire général de la présidence malienne), ainsi que les frères Kouma (Nouhou et Amadou), qui ont quitté le pays, ont été condamnés par contumace à la réclusion criminelle à perpétuité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les charges retenues contre les accusés étaient nombreuses : « corruption », « trafic d'influence », « favoritisme », « atteinte aux biens publics », ou encore « faux et usage de faux ». L’affaire fait suite à un rapport du Bureau du Vérificateur général publié en 2014, qui avait révélé un détournement présumé de plusieurs milliards de francs CFA dans le cadre de l’achat de l’avion présidentiel et d’équipements militaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Neuf personnalités décideurs politiques, militaires de haut rang et hommes d’affaires étaient sur le banc des accusés. Huit connaissent désormais leur sort. Le neuvième, Soumeylou Boubèye Maïga, ancien ministre de la Défense, est décédé durant la phase d’instruction du dossier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mamadou TOGOLA/maliweb.net<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Me Mamadou Ismaïla Konaté sur l’affaire Gassama : « J&amp;apos;ai décidé de le DÉFENDRE, et ce sera jusqu&amp;apos;au bout ! »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/me-mamadou-ismaila-konate-sur-laffaire-gassama-jai-decide-de-le-defendre-et-ce-sera-jusquau-bout-3107040.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/me-mamadou-ismaila-konate-sur-laffaire-gassama-jai-decide-de-le-defendre-et-ce-sera-jusquau-bout-3107040.html</guid>
<description><![CDATA[ L’avocat malien Me Mamadou Ismaïla Konaté a annoncé, samedi dernier, son arrivée à Abidjan pour assurer la défense de Mamadou Hawa Gassama, ancien député de Yélimané et actuel membre du Conseil National de Transition (CNT) du Mali. Ce dernier est incarcéré en Côte d’Ivoire depuis une semaine. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 08 Jul 2025 11:59:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 14pt;">Me Konaté a rendu visite à son client ce lundi 7 juillet, à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA), en compagnie de l’avocat ivoirien Me Cheickné Couriba et du frère aîné du détenu, Amedy Diaby Gassama. Il a partagé les détails de cette visite dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 14pt;">Gassama est poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation, notamment « outrage », « incitation à la haine » et « incitation à la déstabilisation des institutions ». Placé sous mandat de dépôt, il serait selon Me Konaté « en bonne santé » et « tient le coup » malgré les circonstances, fort de son rang, de sa dignité, et des liens historiques entre le Mali et la Côte d’Ivoire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 14pt;">Dans sa déclaration, l’ancien ministre malien de la Justice a tenu à justifier son engagement en s’appuyant sur les valeurs fondamentales de sa profession. « J’ai prêté serment il y a trente ans de porter secours aux gens en détresse et de m’élever contre la violation du droit et l’injustice », a-t-il rappelé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 14pt;">Me Konaté affirme que sa décision de défendre M. Gassama est motivée par des raisons professionnelles, personnelles et patriotiques. « Ce seul rattachement à notre nation unique me déterminerait à le défendre », insiste-t-il, tout en rejetant toute lecture politique ou idéologique du dossier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif'; font-size: 14pt;">Enfin, l’avocat lance un appel à la solidarité : « Aidez-nous par vos encouragements, vos vœux et vos prières à le tirer de là où il est, plutôt que d’émettre des intentions sordides pour qu’il y reste. » Et de conclure avec fermeté : « J'ai décidé de le DÉFENDRE, et ce sera jusqu'au bout ! »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-language: FR;"><span style="font-size: 14pt;">Mamadou TOGOLA / maliweb.net</span></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : Le procès contre la dissolution des partis politiques renvoyé au 28 juillet</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-le-proces-contre-la-dissolution-des-partis-politiques-renvoye-au-28-juillet-3107038.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-le-proces-contre-la-dissolution-des-partis-politiques-renvoye-au-28-juillet-3107038.html</guid>
<description><![CDATA[ Au Mali, la première audience contre la dissolution des partis politiques a eu lieu, lundi 7 juillet, au tribunal de première instance de la Commune I de Bamako. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202406/justice5.jpg" length="113308" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 08 Jul 2025 11:24:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le procès, à peine ouvert, a été renvoyé au 28 juillet prochain. Il nous revient que les avocats de l’Etat ont brillé par leur absence lors de l’audience.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Seule la défense constituée par les partis politiques était au tribunal. Au tribunal, les juges n’ont pas voulu commenter cette absence des représentants de l’Etat. Pour<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>certains représentants de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la partie adverse, c’est un manque de volonté politique de ne pas traiter cette affaire au fond et de tirer des conclusions hâtives.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les requêtes introduites devant les juridictions de la commune I et VI par les partis politiques ont pour objet de faire constater par le juge civil «une atteinte grave à la liberté d’association, à la liberté d’expression, ainsi qu’au droit de participer à la vie politique, garantis par la Constitution du Mali du 22 juillet 2023 ».</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Procès «avion présidentiel et équipements militaires» :Les avocats de la défense demandent l’acquittement de leurs clients pour faute de preuves</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-avion-presidentiel-et-equipements-militaires-les-avocats-de-la-defense-demandent-lacquittement-de-leurs-clients-pour-faute-de-preuves-3107037.html</link>
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<description><![CDATA[ Le procès dans l&#039;affaire «achat de l&#039;avion présidentiel et des équipements militaires» tend vers sa fin. Après le réquisitoire 
du parquet général jeudi dernier, c&#039;était hier le tour des avocats de la défense de faire leurs plaidoiries. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 08 Jul 2025 10:49:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><strong><span class="text-node">Durant plusieurs heures, les conseils de la d</span><span class="text-node">éfense composés de Me Dianguiné Tounkara, Me Mamadou Bobo Diallo, Me Arouna Keïta, Me Bernard Takoré, Me Mamadou Tounkara, ont plaidé la non culpabilité de leurs clients, à savoir Mme Bouaré Fily Sissoko, Ma</span><span class="text-node">hamadou Camara, le G</span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">énéral Moustapha Drabo et le Colonel-major Nouhoum Dabitao.</span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Selon Me Dianguin</span><span class="text-node">é Tounkara, l’avocat de Mme Bouaré Fily Sissoko, sur toute la procédure utilisée, sa cliente n’a commis aucune irrégularité. «Mme Bouaré Fily Sissoko n’a comm</span><span class="text-node">is aucune faute p</span><span class="text-node">énale», a-t-il dit. Cela, dans la mesure où le fait d’avoir ordonné les paiements des factures avant ordonnancement «est un principe connu et reconnu comme régulière en matière de finances publiques». Mieux, selon l’avocat, les dépenses on</span><span class="text-node">t<span> </span></span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">été régularisées à travers un correctif budgétaire dans la Loi de finances rectificative.</span><span class="pf-br-replacement"> </span><span class="text-node"> En résumé, Me Dianguiné Tounkara demande à la Cour d’acquitter sa cliente pour absence de preuves suffisantes. «Pendant plusieurs semaines, nous n’avons entendu que</span></span><span class="text-node"><span> </span>des doutes et des approximations de la part de l</span><span class="text-node">’accusation sans apporter de véritables preuves matérielles», a-t-il affirmé, ajoutant que la garantie autonome n’a jamais été donnée à Guo-Star car elle avait un caractère holistique en ce sens qu’elle pouv</span><span class="text-node">ait couvrir d</span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">’autres contrats du ministère de la Défense qui bénéficiait d’un budget de 100 milliards de Fcfa par an, selon les prescriptions de la Loi d’orientation et de programmation militaire (LOPM). </span><span class="pf-br-replacement"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node"> Dans sa plaidoirie, Me Bernard Takor</span><span class="text-node">é a, lui auss</span><span class="text-node">i, demand</span><span class="text-node">é l’acquittement de son client Mahamadou Camara, pour l’absence d’infractions commises par ce dernier. «En tant que directeur de cabinet du Président de la République, Mahamadou Camara a agi dans ses prérogatives», a-t-il soutenu. Il a évoqué l’ar</span><span class="text-node">ticle 28 du Code p</span><span class="text-node">énal qui indique que la culpabilité d’un agent n’est pas constituée lorsqu’il obéit aux ordres d’une hiérarchie légitime. Ce qui, d’après l’avocat, était bien le cas des instructions qu’il reçues du Président de la République dont il étai</span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">t le directeur de cabinet.</span><span class="pf-br-replacement"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Dans sa prise de parole, Me Mamadou Bobo Diallo qui d</span><span class="text-node">éfend le Général Moustapha Drabo, a invité le président de la Cour et ses conseillers à ne pas suivre la logique du parquet qui consiste à «décharger Mahamadou Camara et à main</span><span class="text-node">tenir les charges contre les autres accus</span><span class="text-node">és». Pour lui, tous les deux contrats controversés sont partis du mandat donné par Mahamadou Camara à Sidy Mohamed Kagnassi, ancien conseiller spécial du Président Ibrahim Boubacar Keïta chargé des questions d’équip</span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">ements militaires.</span><span class="pf-br-replacement"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">La d</span><span class="text-node">éfense du Colonel-major Nouhoum Dabitao, Me Alassane Diallo a indiqué que son client n’a commis aucune irrégularité dans ses agissements. Pour cela, il s’appuie sur la mise à la disposition de la Cour du bon de commande des équipemen</span><span class="text-node">ts militaires livr</span><span class="text-node">és. Selon l’avocat, l’ancien directeur du Commissariat des Armées n’a été impliqué, à aucun moment, dans les questions de finances dans l’exécution du contrat des équipements militaires. Après avoir vanté les qualités morales et professio</span><span class="text-node">nnelles de son client, il a invit</span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">é la Cour à renoncer aux poursuites contre le Colonel-major Nouhoum Dabitao.</span><span class="pf-br-replacement"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">En d</span><span class="text-node">éfinitive, la défense demande la libération pure et simple des quatre accusés pour manque de preuves à la lumière des «suppositions et alléga</span><span class="text-node">tions infond</span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">ées» avancées par l’accusation qui a été induite en erreur par le «rapport biaisé du Vérificateur général» et l’arrêt de renvoi de la chambre d’accusation de la Cour suprême.</span><span class="pf-br-replacement"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Dans son r</span><span class="text-node">équisitoire du jeudi dernier, le substitut général Kokè Cou</span><span class="text-node">libaly avait requis le maintien de Mme Bouar</span><span class="text-node">é Fily Sissoko, du Général Moustapha Drabo et du Colonel-major Nouhoum Dabitao dans les liens de l’accusation. Par conséquent, il avait demandé à la Cour de les condamner à la «peine maximale». Par contre, Kokè C</span><span class="text-node">oulibaly avait sollicit</span><span class="text-node">é l’abandon des poursuites contre Mahamadou Camara dont il estime la responsabilité minime dans le dossier.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Aboubacar TRAORE</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire Mamadou Hawa Gassama aux arrêts à Abidjan : Le compatriote risque 10 ans de réclusion</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaire-mamadou-hawa-gassama-aux-arrets-a-abidjan-le-compatriote-risque-10-ans-de-reclusion-3107024.html</link>
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<description><![CDATA[ Le célébrissime parlementaire, très critique envers le pouvoir ivoirien, est aux arrêts à Abidjan le mercredi 02 juillet 2025. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 08 Jul 2025 07:52:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À la différence de l’affaire des 49 soldats arrêtés à Bamako, ni Abidjan, ni Bamako n'ont communiqué sur son cas.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De sources concordantes, Mamadou Hawa Gassama était en visite en Côte d’Ivoire pour des raisons sociales. Il ne s’attendait probablement pas à un qu scénario d’une interpellation sur le chemin du retour, quoique Bamako et Abidjan soient à couteaux tirés et alors qu’il s’illustrait dans un passé relativement récent par des allégations aux relents diffamatoires contre les autorités Ivoiriennes. Pour répondre de ses affirmations et charges contre le président Alassane D. Ouattara, il est placé sous mandat par la justice l’ivoirienne en attendant son jugement, en décembre prochain, au sortir duquel il pourrait écoper d’une condamnation jusqu’à 10 ans de réclusions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ressortissant le plus populaire de Yelimané est législateur depuis plus de 20 ans et continue de détenir ce statut en tant que membre du Conseil National de la Transition du Mali, qui fait office de parlement. C’est en étant vêtu de ce manteau qu’il a effectué la sortie fracassante sur les réseaux sociaux contre la plus haute autorité ivoirienne, qui lui a coûté sa privation de liberté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La détention du membre influent de l'URD et fidèle compagnon du défunt chef de l’opposition, Soumaila Cissé, a donné lieu à des critiques très acerbes de la part de figures maliennes comme Kadidia Fofana ou Evelyne Jacques, lesquelles se sont étonnées de présence sur un terrain qui est hostile à cause des affirmations et propos graves contre le leader d'une nation souveraine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des sources proches du dossier indiquent qu’il était allé en Côte d’Ivoire pour assister à des funérailles dans la région de Séguéla. Une présence qui n’est pas passée inaperçue pour celui qui ignorait sans doute qu’il était suivi par les autorités policières. C’est ainsi qu’il a été « cueilli, dans l’après-midi de ce mercredi. Alors que son jugement est imminent, l'éternel député de Yelimané fut mis sous mandat de dépôt dans la soirée de son arrestation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De quoi attiser les tensions entre Bamako et Abidjan. Bamako a décidé de répondre par le silence, du CNT au département des affaires étrangères en passant par la présidence. La Côte d’Ivoire quant à elle que le silence qu'elle observe n’est qu’un retour du bâton contre ceux qui, dans l’euphorie des réseaux sociaux, traitent les autorités ivoiriennes de tous les noms d’oiseaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ironie du sort, l'honorable Gassama sera épinglé alors qu'au même moment, le CNT procédait à la clôture de la session d'avril.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">I. KEÏTA<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Arrestation en Côte d’Ivoire de Mahamadou Hawa Gassama : Le summum de la discordance et de la rancœur entre deux Etats frères !<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Je t’aime, moi non plus ». Voilà à quoi se résume désormais la relation entre le Mali et la Côte d’Ivoire, deux pays que tout unit. En effet, depuis le putsch de Mai 2021 contre Bah N’Daou, une barrière d’inimitié s’est érigée entre les autorités de la transition et l’Etat Ivoirien, occasionnant périodiquement des bisbilles jusqu’au désamour entre les deux peuples. L’épisode de l’arrestation de Mahamadou Hawa Gassama par la justice Ivoirienne vient amplifier les crispations qui avait déjà de la peine à se décanter. Sous réserve de situer les responsabilités et culpabilités, il semble que l’issue de ce nouveau feuilleton n’augure rien de bon.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur un tout autre plan, on est éberlué par la curieuse évidence que l’Etat Ivoirien a mal perçu les deux derniers coups d’Etats au Mali, en occurrence ceux de mars 2012 et d’aout 2020. Si avec la Transition du capitaine Amadou Haya Sanogo les relations furent tendues entre les deux Etats, celle du général Assimi Goïta paraît avoir atteint le summum de la discorde et des rancœurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toutefois, l’orientation géopolitique contradictoire des deux pays frères ne doit aucunement les pousser à franchir le Rubicon sur le terrain des relations diplomatiques au point d’effleurer une guerre fratricide. Pour rappel, dès les premières heures de l’indépendance des deux nations, les optons idéologiques et géostratégiques ont toujours été aux antipodes sans que les coopérations bilatérales en souffrent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À des années lumières de cet ancien voisinage bienheureux, tout semble indiquer que l’affaire Mahamadou Hawa Gassama connaitra le même scénario tumultueux que celle des 49 soldats Ivoiriens arrêtés à Bamako.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Seydou Diakité<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sous mandat de dépôt pour « outrage, incitation à la haine et déstabilisation des institutions » Mamadou Hawa Gassama sera jugé en décembre 2025 à Abidjan</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/sous-mandat-de-depot-pour-outrage-incitation-a-la-haine-et-destabilisation-des-institutions-mamadou-hawa-gassama-sera-juge-en-decembre-2025-a-abidjan-3107023.html</link>
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<description><![CDATA[ En Côte d’Ivoire pour présenter ses condoléances à la famille d’un proche parent décédé, Mamadou Hawa Gassama, membre du Conseil national de transition, a été interpellé par la police ivoirienne à l&#039;aéroport Félix Houphouët Boigny, le 2 juillet 2025. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 08 Jul 2025 07:46:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Présenté le lendemain à un juge, il a été mis sous mandat de dépôt pour «outrage, incitation à la haine et déstabilisation des institutions». Cet acte d’inculpation, selon toute vraisemblance, a trait à des faits qui remontent à l’année dernière, lors de son passage sur le plateau d’un célèbre Web TV de la place. Dans l’élément qui circule abondamment sur les différentes plate-formes, depuis son arrestation, l’intéressé s’illustre par des propos très désobligeants à l’endroit du Président ivoirien, Alassane Dramane Ouattara. «Alassane est un ennemi du Mali», laisse-t-il entendre en jurant la main sur le cœur tout en mettant en doute ses origines et sa nationalité ivoiriennes en ces termes : «On dit qu’il n’est pas ivoirien mais Burkinabé». En attendant son jugement prévu pour le mois de décembre 2025, il séjourne dans la prison centrale de la capitale ivoirienne. Et depuis, aucun officiel malien, y compris les autorités consulaires ainsi que l'ambassade du Mali en Côte d'Ivoire, n’a commenté cette arrestation qui offre l’occasion au riche voisin de prendre sa revanche après l’épisode des 49 militaires arrêtés par Bamako en 2022. Au demeurant, les autorités maliennes, en décidant d'écrire leur propre histoire, ont très peu de manœuvres diplomatiques pour obtenir la libération d’un de leur défenseur de circonstance. Et si elles venaient à appliquer la réciprocité tant chantée, les 3 millions de compatriotes vivant en Côte d’Ivoire pourraient faire les frais.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Conscient de ces réalités, des rumeurs persistent sur la volonté du célèbre prisonnier de s’offrir les services d’un avocat et ancien ministre malien pour tenter sauver sa peau. Et tout porte à croire qu’il s’agit de Me Kassoum Tapo, qui s’est installé, selon nos sources, dans la capitale ivoirienne après sa rupture d’avec le pouvoir en treillis. D’autres sources parlent également de Me Mamadou Ismaël Konaté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En Attendant, de bonnes sources, par ailleurs, Mamadou Hawa Gassama, au moment de son arrestation, n’était pas possession du passeport diplomatique, contrairement aux spéculations. Son statut de conseiller du CNT est sans doute passé par-là. En effet, malgré les gymnastiques intellectuelles, les membres de l’organe législatif n’ont pas pu bénéficier du statut de député.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Amidou Keita<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali / question de droit : les biens publics et le code pénal, l’homme de droit explique.</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-question-de-droit-les-biens-publics-et-le-code-penal-lhomme-de-droit-explique-3107018.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-question-de-droit-les-biens-publics-et-le-code-penal-lhomme-de-droit-explique-3107018.html</guid>
<description><![CDATA[ Invité sur le plateau de l’émission « Charia ani aw ka  hakè » de Renouveau TV, Mr Kokè COULIBALY, Magistrat, a examiné les biens publics et le code Pénal ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202406/justice5.jpg" length="113308" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 08 Jul 2025 01:20:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En droit pénal, les atteintes aux biens publics sont sévèrement réprimées. Le Code pénal malien incrimine diverses actions portant atteinte aux biens de l'État ou des collectivités publiques, telles que le vol, la destruction, la corruption, et le détournement de fonds publics. Ces infractions sont passibles de peines d'emprisonnement et de lourdes amendes, ainsi que de peines complémentaires comme l'interdiction de certains droits. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Détournement de biens publics, il s'agit du fait de détruire, détourner ou soustraire des fonds publics, des actes, des titres, ou tout autre bien confié à une personne en raison de ses fonctions. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Destruction de biens, publics, cette infraction concerne toute forme de détérioration ou de destruction de biens appartenant à l'État ou aux collectivités territoriales. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Corruption et enrichissement illicite, ces infractions, qui peuvent être liées à la gestion des biens publics, sont également sanctionnées. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sanctions pénales, les sanctions encourues pour les atteintes aux biens publics varient en fonction de la gravité de l'infraction et des circonstances de l'affaire. Elles peuvent inclure, peines d'emprisonnement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Responsabilité pénale, le code pénal malien prévoit que toute personne qui se rend coupable d'une infraction contre les biens publics est passible de sanctions pénales, que cette personne soit un agent public ou un simple citoyen. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Interdictions : des interdictions de droits civils, civiques et de famille peuvent également être prononcées. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les peines de prison peuvent aller de quelques mois à plusieurs années, voire à la réclusion à perpétuité dans certains cas. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Amendes, des amendes financières peuvent être prononcées en complément des peines de prison. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En résumé, le code pénal malien prévoit un cadre juridique strict pour la protection des biens publics, incriminant diverses formes d'atteintes et prévoyant des sanctions pénales pour les auteurs de ces infractions. Le droit pénal joue un rôle essentiel dans la protection des biens publics en permettant de sanctionner les atteintes à ces biens et en dissuadant les individus de commettre de telles infractions. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il contribue également à la réparation des préjudices causés par ces atteintes, notamment par des dommages et intérêts. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">                                                                                                                         </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">  </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Mohamed SOGODOGO<o:p></o:p></b></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Procès Aéronef présidentiel et équipements militaires : Les réquisitoires ont tenu leurs promesses jeudi dernier, place aux plaidoiries !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-aeronef-presidentiel-et-equipements-militaires-les-requisitoires-ont-tenu-leurs-promesses-jeudi-dernier-place-aux-plaidoiries-3106999.html</link>
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<description><![CDATA[ Le procès des équipements militaires et de l’aéronef présidentiel évolue vers son épilogue. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 07 Jul 2025 12:40:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après les réquisitoires, jeudi dernier, 3 juillet 2025 du ministère public et du Contentieux de l’Etat, les avocats de la défense entrent en scène ce lundi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ministère public, représenté par Koké Coulibaly. De concert avec le représentant du Contentieux de l’Etat, il requiert à la Cour la fermeté avec des peines maximales contre les principaux accusés, à l’exception de Mahamadou Camara estimant que les preuves ne sont pas suffisantes pour confirmer que ce dernier avait une volonté manifeste d’attenter aux deniers publics en livrant une lettre à Sidy Mohamed Kagnassy. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour les défenseurs des intérêts de l’Etat, ce dossier a réuni toutes les conditions de « faux, d’usage de faux, de corruption, voire de collusion des fonctionnaires » et ce sont les maigres deniers publics qui en ont pâti, au grand dam des populations souffrant le martyre. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Deux scandales du siècle</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« En 2013, le Mali renaissait de ses cendres avec une crise existentielle qu’il a connue. Toute la communauté mondiale était venue au chevet de notre pays. Tous les Maliens espéraient enfin un espoir retrouvé avec l’élection du président IBK, qui avait décrété 2014, année de lutte contre la corruption. C’est dans cet élan, que fut installé le premier gouvernement, dans lequel a été nommée Mme Bouaré Fily Sissoko, et c’est dans ce contexte que sont intervenus ces deux scandales du siècle de l’achat de l’aéronef et d’équipements militaires », a rappelé le Procureur Koké Coulibaly. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A propos de l’achat de l’aéronef, il pointe du doigt le laxisme et l’avidité des princes du jour. « Ces dossiers ont été ouverts, alors qu’il n’y avait aucune exigence de doter le pays d’un aéronef ...Sur un contrat de 15 milliards FCFA, c’est 21 milliards FCFA qui ont été décaissés pour l’acquisition de l’aéronef. Un simple coxeur s’est tiré de cette affaire avec 1 milliard 28 millions FCFA, pendant que les techniciens ont été mis au banc de touche …. Pratiquement, tous les actes ont été posés, et c’est après on est revenu mettre la forme, arrondir les angles … Aucune règle n’a été respectée. Des cabinets d’avocats payés sans aucun lien ou contrat avec l’État du Mali… après tout cela, on a essayé d’étouffer le dossier, à deux reprises, c’est Dieu même qui veut que la lumière soit faite », admoneste le ministère public manifestement remonté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">S’agissant des équipements militaires, «on n’a jamais eu l’expression de besoins sur la base de laquelle le contrat a été signé. On a fait des contrats sur le dos même des bénéficiaires. Même le chef d’Etat-major général des armées (en son temps) n’a pas été consulté…. Les expressions de besoins des équipements sont fausses, et corrompues, ceux qui doivent le faire ne l’ont pas fait. On nous a amenés des équipements qu’on n’a jamais demandés».<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour le représentant du Contentieux de l’État, Mme Bouaré Fily Sissoko, a joué un rôle déterminant. Elle « s’est hâtée à décaisser un montant de 10 milliards FCFA, sur le budget de 2014, au profit de Guo star, comme frais d’approche … Nous ne savons pas où est parti cet argent, qui devait servir à acheter des armes létales, qui n’ont jamais été livrées ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Par Ousmane Tangara</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Procès de l&amp;apos;avion présidentiel et des équipements militaires : Après le réquisitoire du ministère public hier, les plaidoiries des avocats ce lundi</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-de-lavion-presidentiel-et-des-equipements-militaires-apres-le-requisitoire-du-ministere-public-hier-les-plaidoiries-des-avocats-ce-lundi-3106916.html</link>
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<description><![CDATA[ Les témoignages dans le procès de l&#039;affaire dite &quot;achat de l&#039;avion présidentiel et équipements&quot; continuent. Le lundi 30 juin 2025, le général Sidiki Samaké, secrétaire du ministère de la Défense et des Anciens combattants, y était pour donner sa version des faits. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 05 Jul 2025 01:51:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La salle d'audience était pleine comme un œuf le lundi 30 juin 2025.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>A la barre, le général Sidiki Samaké, secrétaire général du ministère de la Défense et des Anciens combattants, a témoigné que les directeurs de service disposent dans les archives les besoins répertoriés et peuvent aussi recevoir des instructions venant du ministre. Et d'ajouter qu'il n'y a aucun document attestant l'acquisition de l'avion présidentiel dans les archives du ministère de le Défense.Après ce témoignage, la Cour a annoncé la phase décisive de ce procès. Il s'agit des réquisitoires du ministère public prévus ce jeudi et les plaidoiries des avocats lundi prochain. C'est à la suite de tout cela que tombera le verdict de ce procès inédit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une ancienne de l'aéroport du Mali reste confiante quant à la décision de la Cour sur cette affaire. "Je viens ici tous les jours depuis le début de ce procès et j'avoue que les débats et les confrontations étaient vraiment nécessaires pour établir les faits et pouvoir situer les responsabilités des uns et des autres. J'espère que la Cour saura apprécier les différentes déclarations et d'éventuelles preuves s'il y en a, pour rendre justice". <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un fonctionnaire international à la retraite d'ajouter : "C'est l'image et l'avenir de la justice malienne qui se jouent à travers le verdict de ce procès après avoir participé à des scènes sensibles telles que la comparution de l'accusée principale sur une civière et la comparution des témoins par visioconférence. Vu la constance avec laquelle la Cour a tenu ce procès, j'ose croire que son verdict permettra de restaurer la confiance des Maliens en leur justice et que tout le monde fera attention dorénavant aux biens de l'Etat", a-t-il déclaré.Malgré les pressions politiques et médiatiques autour de ce procès, la Cour saura faire la part des choses pour trancher.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"><strong> </strong></span><strong>Marie Dembélé</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"> <o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">PROCES DE L'AVION PRESIDENTIEL ET DES EQUIPEMENTS MILITAIRES<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>La valse des témoins</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les journées du lundi 23 et jeudi 26 juin 2025 ont été consacrées au défilé des témoins dans le procès de l'affaire dite "achat de l'avion présidentiel et des équipements militaires". Pour la journée lundi, ce sont le directeur financier du ministère de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Bréhima Sow, le directeur du Commissariat des armées, le général Yoro Sidibé, et le directeur général de l'administration des biens de l'Etat, Ousmane Christian Diarra qui ont entretenu la Cour.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">renant la parole le premier, l'actuel directeur du Commissariat des armées, le général Yoro Sidibé, a expliqué que l'expression des besoins des armées se fait selon les textes. "En le faisant, on est obligé de passer par le chef d'Etat-major général des armées. Si le ministre de la Défense demande à quelqu'un de le faire sans passer par le chef d'Etat-major général des armées, cela est contraire à la procédure", a-t-il déclaré. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">S'agissant de la direction générale de l'administration des biens de l'Etat (DGABE), son directeur Ousmane Christian Diarra n'avait pas de documents attestant la livraison des équipements militaires. Il a fait savoir qu'un incendie s'est produit dans les locaux de son service en août 2016 consumant tous les archives. Ousmane Christian Diarra a signalé que la DGABE participe à la réception de tous les biens achetés par l'Etat. Il a signalé qu'il n'y avait pas du numérique pour la sauvegarde des données. A l'en croire, les procès-verbaux de réception des matériels militaires ont été faits de façon partielle. "Les PV livrés sont tous partiels, il n'y a pas de PV définitifs. Mais sur le plan comptable, ces PV sont valables, car il n'y a pas de PV spécifique au Mali. Chaque service a sa façon de faire son PV", a-t-il affirmé. Ousmane Christian Diarra a ajouté que l'ensemble des matériels doit être spécifié dans le PV définitif, signé par l'ensemble des membres de la commission de réception.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A sa suite, l'actuel directeur des finances et des matériels (DFM) du ministère de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Bréhima Sow a précisé que sur la procédure de signature du contrat militaire, selon les textes de 2014, le ministre de la Défense ne pouvait pas agir seul.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Il devait d'abord obtenir l'autorisation du président de la République via une lettre, suivie d'un décret ministériel créant une mission pour établir les prix. Ce n'est qu'ensuite que le contrat est signé. Le secret défense n'est pas opposable au DFM. Dans les contrats, les textes exigent la signature du ministre de la Défense, du ministre de l'Economie et des Finances, du DFM et du contrôle financier. Cette procédure n'a pas été respectée", a relevé le colonel Sow.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le DFM-MDAC a révélé qu'il n'existe aucune trace du contrat, relatif à l'acquisition de l'avion présidentiel, même sous forme de copie. "Il n'y a pas de contrat militaire dans les archives du département. Il n'y a pas de document officiel de l'avion présidentiel au niveau du ministère de la Défense et des Anciens combattants. Ça n'existe pas", a-t-il soutenu, ajoutant que c'est le ministre de la Défense et des Anciens combattants à l'époque, Soumeylou Boubèye Maïga, qui a signé seul le contrat de l'acquisition de l'avion.<span style="mso-spacerun: yes;">                                          </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Marie Dembélé</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Phase des réquisitoires et des plaidoiries : Le procès entre dans sa séquence décisive</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/phase-des-requisitoires-et-des-plaidoiries-le-proces-entre-dans-sa-sequence-decisive-3106951.html</link>
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<description><![CDATA[ Ce lundi 30 juin 2025, la Cour d’assises spéciale pour les crimes économiques et financiers, présidée par le magistrat Bamassa Sissoko, a clôturé les débats ouverts le 2 juin avec l’audition du général Sidiki Samaké, secrétaire général du ministère de la Défense et des Anciens combattants. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 05 Jul 2025 01:47:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la foulée, la Cour a annoncé l’entrée dans la seconde phase du procès, avec la présentation du calendrier des réquisitoires du ministère public, de l’intervention du représentant du contentieux de l’État, et des plaidoiries des avocats de la défense.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En cette cinquième semaine du procès portant sur l’acquisition de l’avion présidentiel et des équipements militaires, le président Bamassa Sissoko et ses quatre conseillers poursuivent leur quête de vérité avec ténacité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce lundi matin, le général Sidiki Samaké, dernier témoin cité, a été entendu. D’entrée de jeu, il a précisé qu’il n’avait été associé ni à l’élaboration ni à l’exécution des contrats relatifs à l’achat de l’avion présidentiel et du matériel militaire. Il a toutefois confirmé que son unité avait effectivement été dotée de matériels neufs au cours de ladite année.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">S’agissant du tableau synoptique transmis à la Cour suprême récapitulatif des livraisons d’équipements, le général a expliqué qu’il avait été retrouvé dans les archives du DFM du ministère à la suite d’une demande adressée en novembre 2021 par le Procureur général de la Cour suprême. Il a ajouté que ce document, non signé, n’avait pas de valeur probante selon les propos mêmes du Procureur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le général Samaké a précisé que cette gestion relevait de l’administration précédente, notamment de feu Mary Diarra, ex-directeur du DFM.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Après échanges avec le Procureur général, j’ai instruit l’actuel DFM de signer le tableau, en mentionnant en note de bas de page qu’il s’agissait d’une gestion antérieure", a-t-il déclaré devant la Cour.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Interrogé sur la fiabilité du tableau, il a répondu que ce document émanait du ministère de la Défense, là même où le contrat Guo Star a été signé. En revanche, concernant le contrat d’achat du Boeing présidentiel, il a été catégorique : aucune trace ni copie n’existe dans les archives du ministère.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette déclaration a suscité des remous dans la salle, d’autant plus que lors de la session de septembre 2024, Mme Bouaré Fily Sissoko avait affirmé avec assurance l’existence de ce contrat.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"M. le président, ce contrat existe bel et bien. Il a été établi à Philadelphie, aux États-Unis. L’absence d’une copie au ministère de la Défense ne signifie pas son inexistence. Les archives nationales en conservent peut-être une trace, même si ce document date de plus de dix ans", avait-elle répondu à la Cour.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le parquet général a ensuite interrogé le général Samaké sur les procédures d’expression des besoins. Il a précisé que seul le chef d’état-major général des Armées est habilité à transmettre officiellement ces besoins au ministre. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En réponse à une question de la défense sur le rôle direct des directeurs de la DMHTA et de la DCA dans cette procédure, il a déclaré que cela ne constitue pas un crime, tout en soulignant qu’ils devaient obligatoirement informer leur hiérarchie, à savoir le chef d’état-major général.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au terme de son audition, le président de la Cour l’a remercié pour sa contribution et l’a invité à rester disponible pour d’éventuelles précisions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À la fin de l’audience, le conseiller M. Touré a posé une question générale aux accusés : "Pensez-vous que tous les actes que vous avez posés ont été conformes à la légalité ?"<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mme Bouaré Fily Sissoko fut la première à répondre. Elle a déclaré qu’elle<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ne peut pas répondre pour les autres, mais pour sa part, qu’elle a agi dans la stricte légalité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle a aussi rappelé ses quarante années de service au niveau national et international, soulignant avoir toujours assumé ses responsabilités avec rigueur et souci du bien public.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour leur part, Mahamadou Camara, Nouhoum Dabitao et Moustapha Drabo ont, tour à tour, affirmé leur loyauté, leur attachement à la légalité et leur engagement patriotique dans la gestion des affaires publiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Séquence décisive</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la continuité des audiences, le président de la Cour d’assises spéciale, Bamassa Sissoko, a dévoilé le calendrier des prises de parole majeures devant conclure les débats : les réquisitoires du parquet général et du représentant du contentieux de l’État ont eu lieu ce jeudi 3 juillet 2025. Les plaidoiries de la défense sont, quant à elles, prévues pour le lundi 7 juillet.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Moment stratégique du procès, le réquisitoire constitue l’acte d’accusation formel du ministère public. Il permet au procureur de revenir sur les faits, d’en proposer une lecture juridique argumentée, et de requérir une peine. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette intervention, bien que non contraignante pour les magistrats, s’appuie sur le dossier, les témoignages entendus et la jurisprudence. Son poids est moral, symbolique et souvent décisif dans l’orientation du jugement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En réponse, les plaidoiries de la défense incarneront la dernière ligne de bataille pour les accusés. Ce sera l’occasion pour les avocats d’exposer leurs arguments en faveur de l’innocence, ou de plaider des circonstances atténuantes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si les plaidoiries obéissent à un cadre formel, elles laissent une grande liberté d’expression aux avocats : analyse factuelle, démonstration juridique, recours à l’émotion, à la rhétorique, voire à des références littéraires ou philosophiques. C’est dans cet exercice que l’art oratoire côtoie le droit, et que le sort judiciaire peut parfois basculer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le procès entre ainsi dans sa phase finale, où chaque mot pesé pourrait marquer l’histoire judiciaire de cette affaire emblématique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ousmane Mahamane</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Procédures pour annuler la dissolution des partis politiques : Me Mountaga Tall précise qu&amp;apos;aucune requête n&amp;apos;est ni validée ni rejetée</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/procedures-pour-annuler-la-dissolution-des-partis-politiques-me-mountaga-tall-precise-quaucune-requete-nest-ni-validee-ni-rejetee-3106919.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/procedures-pour-annuler-la-dissolution-des-partis-politiques-me-mountaga-tall-precise-quaucune-requete-nest-ni-validee-ni-rejetee-3106919.html</guid>
<description><![CDATA[ Dans un communiqué de presse, le coordinateur du pool des avocats des partis politiques dissouts au Mali, Me Mountaga Tall, informe l&#039;opinion de l&#039;évolution des procédures judiciaires engagées pour l&#039;annulation des textes relatifs à cette dissolution et des poursuites contre deux membres du Conseil national de transition (CNT). ]]></description>
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<pubDate>Sat, 05 Jul 2025 01:13:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En réaction à la dissolution "illégale" et "inconstitutionnelle" des partis politiques au Mali, sept procédures judiciaires distinctes ont été engagées devant les juridictions maliennes : cinq devant les tribunaux de grande instance des communes I, III, IV, V et VI du district de Bamako, une devant la Section administrative de la Cour suprême du Mali, une devant le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A en croire Me Mountaga Tall, en ce concerne les procédures devant les 5 tribunaux de grande instance de Bamako, les requêtes introduites ont pour objet de faire constater par le juge civil "une atteinte grave à la liberté d'association, à la liberté d'expression, ainsi qu'au droit de participer à la vie politique, garantis par la Constitution du Mali du 22 juillet 2023". C'est ainsi que le juge civil, compétent pour garantir ces libertés fondamentales, a été saisi en conséquence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il ajoutera que les tribunaux de grande instance des communes I et VI ont fixé, respectivement aux 7 et 8 juillet 2025, les dates des audiences au cours desquelles les parties feront valoir leurs arguments et les jugements seront rendus après ces débats contradictoires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Affaires pendantes devant les juridictions saisies</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En revanche, selon l'avocat, les tribunaux des communes III, IV et V se sont déclarés incompétents, estimant que ces affaires relèveraient de la compétence de la Section administrative de la Cour suprême. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A ce stade, il dira que trois observations peuvent être formulées : aucune requête n'a encore été validée ni rejetée, car les affaires demeurent pendantes devant les juridictions saisies ; contrairement à certaines interprétations, les requérants n'ont pas sollicité l'examen d'un acte administratif, mais il était demandé aux juridictions saisies de constater une atteinte manifeste aux libertés fondamentales, champ de compétence du juge civil ; les décisions d'incompétence des tribunaux de trois communes permettent désormais la saisine de la Cour d'appel, maillon essentiel pour la construction de la jurisprudence et la clarification de la question posée. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a précisé que des appels ont été immédiatement formés contre ces décisions, et les procédures d'appel sont en cours.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Concernant la procédure devant la Section administrative de la Cour suprême, il a précisé que la requête déposée a été transmise au Contentieux de l'Etat, conformément aux règles de procédure pour permettre une réponse du gouvernement et les délais de réponse sont en cours.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au terme du processus juridictionnel, renchérira-t-il, l'ensemble des recours sera soumis à la Cour constitutionnelle, seule compétente pour apprécier la constitutionnalité des lois, et appelée à prendre une décision d'importance historique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Crédibilité du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour la procédure devant le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité, Me Tall a laissé entendre qu'elle concerne deux membres du Conseil national de transition (CNT), mis en cause pour des comportements violents, outrageants et injurieux lors des manifestations des 3 et 9 mai 2025, faits ayant provoqué une forte indignation publique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a rappelé que, conformément à la Constitution du 22 juillet 2023, les intéressés ne bénéficient d'aucune immunité et relèvent de la justice de droit commun. Ainsi, le dossier a été transmis au parquet général, interface institutionnelle entre la justice et les pouvoirs publics.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour le coordinateur du pool des avocats, la décision de poursuivre ou non Biton Mamari Coulibaly et Moulaye Kéita relèvera d'une décision politique, qui influencera durablement la crédibilité du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En conclusion, il fera remarquer que le déroulement des différentes procédures suit son cours, conformément aux prévisions initiales. Ainsi, les arguments juridiques présentés demeurent solides et incontestables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ce contexte, conclura-t-il, l'ensemble des décisions rendues par les juridictions maliennes, à tous les niveaux, sera examiné avec attention par l'Histoire, dont le jugement est, par essence, implacable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">                     <strong>     </strong></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"><strong>  </strong></span><strong>Boubacar Païtao</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Procès «avion présidentiel et équipements militaires» : Le parquet requiert des peines exemplaires contre les accusés à l&amp;apos;exception de Mahamadou Camara</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-avion-presidentiel-et-equipements-militaires-le-parquet-requiert-des-peines-exemplaires-contre-les-accuses-a-lexception-de-mahamadou-camara-3106899.html</link>
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<description><![CDATA[ Le procès dans l&#039;affaire dite « achat de l&#039;avion présidentiel et des équipements militaires », devant la Cour d&#039;assises spéciale de Bamako, est de plus en plus proche de son épilogue. L&#039;audience du jeudi 03 juillet a été marquée par le réquisitoire du ministère public. Un instant crucial de la procédure, empreint d&#039;émotion pour Mme Bouaré Fily Sissoko et ses co-accusés. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 04 Jul 2025 08:15:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span>Dans son </span><span>réquisitoire, le représentant du ministère public, le substitut général Kokè Coulibaly, a invité la Cour </span><span>à </span><span>sévir avec la dernière rigueur contre les faits de corruption, de délinquance économique et financière d'atteinte aux biens publics commis par les accusés dans l'exécution des deux contrats relatifs à l'achat de l'avion présidentiel et des équipements </span><span>militaires entre la soci</span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span><span>été Guo-Star et l'état malien, à travers le ministère en charge de la Défense sous feu Soumeylou Boubèye Maïga.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span>Au terme d'un </span><span>réquisitoire de plus de quatre heures, le substitut général Kokè Coulibaly a requis le maintien de Mme Bouaré </span><span>Fily </span><span>Sissoko, du Général de brigade Moustapha Drabo et du Colonel-major Nouhoum Dabitao dans les liens de l'accusation. Il demande de retenir les infractions de « corruption, faux, usage de faux, atteinte aux biens publics » pour lesquelles ils sont po </span><span>ursuivis devant la Cour d'assises sp</span><span>éciales sur les crimes économiques et financiers. En outre, le parquet demande à la Cour d'étendre ces faits aux infractions « d'escroquerie » et « d'association de malfaiteurs » contre les deniers publics.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span>Dans ses </span><span>événements </span><span>, le procureur Coulibaly a qualifié </span><span>les deux contrats controversés «d'escroquerie du siècle». Car pour lui, « en lieu et place de la promesse de lutte contre la corruption, l'ex-Président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, qui avait officieusement </span><span>d</span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span><span>édié l'année 2014 à ce combat, en complicité avec certains membres de son régime, ont procédé à un pillage organisé des finances publiques. Cela, à un moment où le Mali traversait une crise sécuritaire et économique aiguë».</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span>Selon l'accusation, contre la confiance du peuple, on a fait sortir de l' </span><span>argent public au nom de l'armée pour s'enrichir. «Même s'il faut aller devant Dieu, le parquet général ira chercher les 29 milliards de Fcfa détournés pour servir des intérêts privés», a lancé le procure </span><span>ur Kok </span><span>è Coulibaly. D'après lui, ce procès doit servir de catalyseur à la dynamique enclenchée par la justice malienne dans le renouveau de la gouvernance publique. C'est pourquoi, « nous exigeons à la Cour de sévir avec la dernière rigueur pour servir d'e</span><span>xemple </span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span><span>à tous les délinquants financiers», a ajouté Kokè Coulibaly.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span>Toutefois, le parquet a requis l'arrêt </span><span>des poursuites contre Mahamadou Camara dont il estime la responsabilité minime dans le dossier et surtout que « l'élément intentionnel » de contribue </span><span>à l' </span><span>étournement de deniers publics n'a pas été établi. « Telle est notre profonde conviction sur les implications de Mahamadou Camara. Toutefois, si la conclusion retient sa responsabilité dans cette affaire que les circonstances atténuantes lui soient a </span><span>accord</span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span><span>ées», a déclaré Kokè Coulibaly.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span>Plus </span><span>tôt dans la présentation de ses intentions, le représentant du Contentieux de l'État (partie civile) est allé dans le même sens que le parquet. Dans son avis, Issa Maïga demande que Mme Bouaré Fily Sissoko soit </span><span>condamnée </span><span>au remboursement des 10 milliards de Fcfa décaissés au profit de Guo-Star pour des frais d'approches relatifs à l'achat d'armes létales. Cette somme a été payée dans le cadre d'une convention de financement supplémentaire annexée au protocole d'ent </span><span>ente sur le contrat des </span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span><span>équipements militaires. Alors qu'en réalité, il n'y a jamais eu de livraison d'armes dans les 20 procès-verbaux de réception partielle des matériels, selon lui.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span>Sur le contrat d'acquisition de l'avion </span><span>présidentiel, le Contentieux de </span><span>l' </span><span>état réclame à l'ancienne ministre de l'économie et des Finances, le remboursement des écarts de plus 2 milliards Fcfa équivalant à la différence entre le prix de l'avion selon le contrat d'achat et la somme définitive de 21,5 milliards de Fcfa décaissés </span><span>au niveau du Trésor </span><span>public.  </span><span>La plaidoirie des avocats de la </span><span>défense est prévue le lundi prochain.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span>Aboubacar TRAORÉ</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Côte d’Ivoire : le député malien Mamadou Hawa Gassama placé sous mandat de dépôt</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/cote-divoire-le-depute-malien-mamadou-hawa-gassama-place-sous-mandat-de-depot-3106865.html</link>
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<description><![CDATA[ Député de Yélimané (région de Kayes) pendant plus de 20 ans et aujourd’hui membre du Conseil national de transition, Mamadou Hawa Gassama a été interpellé à Abidjan, puis présenté à un juge ce mercredi 2 juillet 2025. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 03 Jul 2025 09:16:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Outrage, incitation à la haine, incitation à la déstabilisation des institutions » : les charges retenues contre lui sont nombreuses et particulièrement graves. Elles ont motivé son placement sous mandat de dépôt.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon nos informations, Gassama s’était rendu à Séguéla, dans le nord de la Côte d’Ivoire, pour assister aux funérailles d’une tante. En transit à Abidjan, en route vers Bamako, il a été arrêté à l’aéroport Félix Houphouët-Boigny.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis le début de la transition malienne, plusieurs responsables ont ouvertement qualifié le régime d’Alassane Ouattara d’« ennemi du Mali ». La fuite présumée d’une conversation entre l’ancien Premier ministre Boubou Cissé et le président ivoirien, suivie de l’arrestation de militaires ivoiriens au Mali, a contribué à tendre davantage les relations entre les deux pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mamadou Hawa Gassama fait partie de ceux qui ont publiquement désigné Alassane Ouattara comme « l’ennemi numéro un du Mali ». Un activiste malien, très critique à l’égard du pouvoir ivoirien, avait même renoncé à son pèlerinage au dernier Hadj, son vol devant faire escale en Côte d’Ivoire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’affaire Gassama semble aujourd’hui donner raison au reggaeman ivoirien Tiken Jah Fakoly. Dans son album Cours d’histoire, notamment dans la chanson Les Martyrs, il rappelle que :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Le sorcier oublie toujours, mais les parents de la victime n’oublient jamais.»<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mamadou TOGOLA/maliweb.net<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Côte d’Ivoire : Un milliardaire malien écroué pour escroquerie</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/cote-divoire-un-milliardaire-malien-ecroue-pour-escroquerie-3106816.html</link>
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<description><![CDATA[ L’homme d’affaire malien, Boubacar Sidiki Sangaré (BSS), est en prison pour escroquerie et blanchiment de capitaux présumés. Vivant à Abidjan depuis des décennies, il a été inculpé le mardi dernier et encoure 20 ans de prison ferme et 15 milliards F CFA d’amende. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 02 Jul 2025 10:25:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les nouvelles de l’inculpation de notre compatriote Boubacar Sidiki Sangaré (BSS) a inondé les réseaux sociaux en fin de semaine dernière. Mais confirmation en a été faite auprès de nos compatriotes vivant comme lui en Côte d’Ivoire que nous avons joints. M. Sangaré a été inculpé et placé en détention à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca), par le procureur du Pôle pénal économique et financier d’Abidjan (PPEF), le pendant du Pôle national économique et financier du Mali. Cela fait suite à la plainte du 24 juin 2025 du richissime homme d’affaire burkinabé Apollinaire Compaoré, promoteur de banque et de société de téléphonie mobile (Télecel), entre autres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Apollinaire, le plaignant accuse BSS d’une escroquerie portant sur 3,1 milliards F CFA. Cet argent devant servir à un montage de projet d’investissement, aurait été versé sur le compte Socaf, une société appartenant à BSS. Le même projet a été jugé fictif ce qui a entrainé la saisine du PPEF.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un confère ivoirien qui a suivi l’audience, relate que le parquet a reconnu que l’accusé est bien connu du fichier judiciaire ivoirien bien avant la création du PPEF. Il a été décrit comme quelqu’un qui « aime s’afficher avec les autorités, organiser des voyages clinquants à l’étranger pour gagner la confiance de ses cibles, puis disparaître une fois les fonds détournés ». Il bénéficiait jusque-là d’une immunité du ministère des Affaires étrangères de la Côte d’Ivoire dont la levée a permis son arrestation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Suite à son réquisitoire, le procureur du PPEF a requis contre lui, 20 ans de prison ferme et 15 milliards F CFA d’amende et son complice présumé, un certain Apollinaire Bathily, sans préjudice d’éventuelles peines. Le verdict est attendu le 16 juillet 2025.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette plainte en cache d’autres dans les tribunaux de Côte d’Ivoire et du Mali dans les mêmes genres d’affaires. BSS est un riche homme d’affaires, grand investisseur, connu dans les milieux de la haute finance à l’international. Il est aussi engagé dans des actions sociales et humanitaires au Mali à travers le Mouvement Boubacar Sidiki Sangaré (Mouvement BSS), lancé en 2021 ici même dans le district de Bamako, précisément en Commune IV.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au lancement de son Mouvement BSS, il avait battu le rappel des personnalités présentes : Premier ministre et ministres en fonction, responsables administratifs, politiques, dignitaires religieux et chefs coutumiers de la Commune IV, de grands artistes nationaux, entre autres. Ce jour, il avait listé beaucoup d’actions de développement pour la Commune IV. Notamment, la réhabilitation d’infrastructures scolaires et sanitaires, le recyclage et la formation d’enseignants et agents de santé, l’eau, l’assainissement et l’hygiène, etc.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour couronner le tout, BSS avait promis de prélever mensuellement 3 millions F CFA sur son salaire pour alimenter le fonds social des députés (une initiative de Moussa Mara) en faveur de la jeunesse de la Commune IV.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Abdrahamane Dicko<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Procès de l’avion présidentiel et des équipements militaires :  L’accalmie et concessions entre le parquet et la défense</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-de-lavion-presidentiel-et-des-equipements-militaires-laccalmie-et-concessions-entre-le-parquet-et-la-defense-3106808.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-de-lavion-presidentiel-et-des-equipements-militaires-laccalmie-et-concessions-entre-le-parquet-et-la-defense-3106808.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 01 Jul 2025 17:52:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les journées du mardi, mercredi et jeudi derniers ont été marquées par de vifs échanges entre le ministère public et la défense, en particulier autour de certains témoignages contestés et de la fiabilité de procès-verbaux produits à la barre. Vendredi 27 juin 2025, les deux parties ont opté pour l’apaisement en adoptant une posture de compromis, permettant ainsi la poursuite sereine des débats</span></i></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 24 juin, le parquet général s’est appuyé sur l’article 298 du nouveau code pénal pour réclamer des poursuites contre le colonel Mamourou Togo, l’accusant de faux, usage de faux et faux témoignage. La défense a immédiatement rejeté cette initiative, la qualifiant de "malentendu infernal" et accusant le parquet de désorganisation après quatre semaines d’audience sans éléments probants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le lendemain, le représentant du contentieux de l’État a présenté un procès-verbal transmis par les services de l’actuel ministre de la Défense, à la suite d’une requête du bureau du contentieux. Les avocats de la défense ont remis en cause l’authenticité du document et ont demandé la comparution du général de corps d’armée Sadio Camara, afin qu’il éclaire la Cour sur l’origine et la véracité de la pièce présentée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Autre élément soulevé : après le départ du ministre Boubèye, son successeur, Bah N’Daou, a adressé une lettre de mandatement à Mme Bouaré Fily Sissoko pour le règlement de factures impayées de Guo Star. Dans sa réponse, Mme Bouaré a précisé qu’aucun paiement ne pouvait être effectué sans procès-verbal de réception dûment visé par le contrôleur financier. Elle affirme que les 22 milliards F CFA ont été débloqués uniquement après la régularisation des livraisons.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le jeudi, Me Mamadou Bobo Diallo, au nom de la défense, a souhaité que Bah N’Daou comparaisse pour éclaircir s’il s’agissait véritablement d’une demande de paiement ou d’un simple mandat administratif. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Le colonel Bah N’Daou, je pense qu’il se porte très bien, et nous sollicitons qu’il comparaisse pour nous dire ce qu’il en est de cette correspondance adressée à Mme la ministre Bouaré Fily Sissoko, afin de lever définitivement les équivoques", a déclaré Me Diallo.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En clôture de cette quatrième semaine d’audience, les magistrats de la Cour d’assises spéciale pour les crimes économiques et financiers ont salué la volonté d’apaisement manifestée par les deux camps.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dès la reprise de l’audience ce vendredi matin, le magistrat Koké Coulibaly, représentant du parquet, a informé la Cour de l’abandon des poursuites contre le colonel Mamourou Togo, invoquant l’épuisement collectif après un mois de débats intensifs, et la nécessité de passer à la phase du réquisitoire et des plaidoiries.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette décision a été accueillie avec soulagement par les jurés et saluée par la défense. Dans le même esprit, les avocats de la défense ont renoncé à leur demande de comparution de Bah N’Daou, estimant que l’essentiel avait déjà été clarifié.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le président de la Cour, Bamassa Sissoko, a remercié les deux parties pour ces gestes empreints de sagesse, soulignant l’importance de maintenir une atmosphère de respect et de sérénité pour la suite des travaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Place aux réquisitoires</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors que s'achève la phase des comparutions, la Cour d’assises spéciale pour les crimes économiques et financiers a poursuivi, ce vendredi 27 juin 2025, l’audition de deux membres clés de la commission de réception des matériels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le lieutenant à la retraite Wally Keita, ancien chef comptable matière de la Direction du Commissariat des Armées, a été le premier entendu. Il a affirmé n’avoir aucun lien avec l’élaboration du contrat Guo Star, mais avoir assisté au déchargement des équipements livrés à Kati, Bamako et à la base 101 de Sénou, tout en prenant part à toutes les commissions de réception.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Interrogé sur un procès-verbal émanant de la Direction du Matériel, des Hydrocarbures et du Transport des Armées (DMHTA), et portant sa signature, alors qu’il dépendait d'une autre direction, M. Keita a reconnu la signature mais contesté la véracité du document dans son ensemble, assurant n’avoir jamais participé à une réception relevant de la DMHTA. Il a également remis à la Cour des ordres de mouvement des matériels, ce qui a suscité la surprise du ministère public et du contentieux de l’État, qui ont remis en cause l’origine de documents introuvables jusque-là dans les dossiers d’instruction.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ensuite, le lieutenant-colonel Coumba Diarra a affirmé ne pas avoir été impliquée dans la phase contractuelle, tout en confirmant sa participation à six commissions de réception. Elle a attesté de la conformité des matériels livrés au protocole Guo Star, mais la Cour et le parquet ont exprimé des réserves quant à l’authenticité des pièces qu’elle a produites.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors que la Cour s’apprêtait à clore les débats en vue d’ouvrir la phase des réquisitoires et des plaidoiries, la défense a sollicité la comparution du général Sidiki Samaké, actuel secrétaire général du ministère de la Défense. Il est présenté comme l’auteur du tableau synoptique remis à la Cour suprême, document récapitulatif des livraisons d’équipements militaires. Pour les avocats de la défense, son témoignage est capital pour confirmer les déclarations de leurs clients sur l’effectivité des livraisons.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ministère public s’est opposé à cette demande, estimant que la Cour dispose déjà de suffisamment d’éléments grâce aux nombreux témoins entendus et qu’un nouveau témoignage n’apporterait rien de déterminant. Il a donc requis le rejet pur et simple de la demande.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après en avoir délibéré avec ses conseillers, le président de la Cour, Bamassa Sissoko, a fait droit à la requête de la défense et a chargé le magistrat Koké Coulibaly de prendre les dispositions nécessaires pour assurer la comparution du général Samaké ce lundi 30 juin 2025. Son audition marquera la clôture d’un mois de débats houleux, souvent marqués par des tensions entre le ministère public et la défense. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’issue de cette dernière comparution, la Cour fixera le calendrier des réquisitoires du ministère public, du représentant du contentieux de l’Etat et des plaidoiries de la défense.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans les couloirs de la Cour d’appel, à l’heure des pauses, certains avocats n’ont pas hésité à déclarer que, malgré quatre semaines de débats intensifs, le parquet général n’aurait pas présenté de preuves matérielles solides justifiant la condamnation de leurs clients.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De son côté, le ministère public soutient disposer d’éléments probants pour appuyer ses accusations de faux, usage de faux et atteinte aux biens publics.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ousmane Mahamane</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Procès « avion présidentiel et équipements militaires » : Après les débats le réquisitoire du ministère public attendu jeudi prochain</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-avion-presidentiel-et-equipements-militaires-apres-les-debats-le-requisitoire-du-ministere-public-attendu-jeudi-prochain-3106772.html</link>
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<description><![CDATA[ Après 18 jours d&#039;audiences, ayant parmi la comparaison de quatre co-accusés sur les 11 du dossier et de nombreux témoins importants, le procès dans l&#039;affaire dite «achat de l&#039;avion présidentiel et équipements militaires», devant la Cour d&#039;assises spéciales à la Cour d&#039;appel de Bamako, tire vers sa fin ]]></description>
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<pubDate>Mon, 30 Jun 2025 19:54:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><span>En effet, l'audience de ce lundi 30 juin 2025 a été suspendue à la mi-journée âpres la comparaison du dernier témoin en la personne du secrétaire général du ministère de la Défense et des Anciens Combattants (MDAC), Général de Division Sidiki Samaké. Il était à la barre conformément à la requête des avocats de la défense. </span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><span>Le président de la Cour Bamassa Sissoko a déclaré les débats âpres quelques éléments de réponses fournis par le secrétaire général du MDAC. En clair le témoin a déclaré n'avoir été associé ni à l'élaboration, ni à l'exécution encore moins aux conclusions des deux contrats controversés entre le Département de la Défense sous feu Soumeylou Boubeye Maïga et la société Guo-Star d'Amadou Kouma. Si le secrétaire général a avoir reconnu connaissance de l'existence d'un tableau représentant l'ensemble des équipements militaires livrés dans les archives du ministère, il a clairement affirmé qu'il «n'existe à ce jour aucun document relatif au contrat d'achat de l'avion présidentiel au ministère de la Défense».</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><span>C'est sur ces mots que le président de la Cour a mis fin aux débats en donnant la parole à Mme Bouaré Fily Sissoko et ses co-accusés de livrer leurs conclusions à la lumière des différents témoignages. A l'unanimité, les 4 accusés comparaissant devant la Cour ont à tour de rôle plaidé non coupable. </span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><span>Ainsi, Bouaré Fily Sissoko, Mahamadou Camara, le Général de Brigade Moustapha Drabo et le Colonel-major Nouhoum Dabitao ont maintenu leur thèse d'avoir agi dans la légalité et la plus grande loyauté envers leurs supérieurs du moment et dans l'intérêt général. Toute chose qui est loin d'être l'avis du parquet représenté par les substituts généraux Kokè Coulibaly et Amadou Galadio Camara et la partie civile représentée par le contentieux de l'État. </span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><span>C'est dans cette dynamique que le ministère public présentera son réquisitoire le jeudi 3 juillet prochain. En réponse, les avocats de la défense feront leur plaidoirie le mardi 8 juillet 2025. Ces annonces ont été faites par le président Bamassa Sissoko.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><span>A la suite de ces exercices, la Cour forgera sa conviction pour rendre un arrêt sur l'affaire dont le dénouement tient en haleine l'opinion nationale et internationale depuis quelques années.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span>Aboubacar TRAORÉ</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire BOA &#45; Mali/ AGRIIS/BATICO : L’Ivoirien Maxime N’Guetta prend 5 ans de prison</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaire-boa-mali-agriisbatico-livoirien-maxime-nguetta-prend-5-ans-de-prison-3106754.html</link>
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<description><![CDATA[ Poursuivi par-devant le Pôle Pénal et Financier d’Abidjan pour escroquerie et faux et usage de faux, l’ancien PDG et promoteur de l’entreprise ivoirienne « AGRIIS » ne pouvait indéfiniment échapper aux mailles de la justice. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 30 Jun 2025 12:08:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après son forfait malien, aux dépens de la Banque Of Africa et de la société immobilière BATICO, l’étau s’est finalement resserré autour de lui avec une précieuse victoire obtenue par sa principale victime. Le braqueur sans frontières vient d’écoper, en effet, d’une peine de 5 ans d’emprisonnement prononcée par la justice de son pays. Assorti d’un mandat délivré à son encontre, ledit verdict lui inflige en même temps le paiement de 3 millions d’amende ainsi que le remboursement de 3 milliards à titre de réparation des dommages causés au partenaire malien qu’il a délesté de plusieurs dizaines de titres fonciers situés à Bamako. La condamnation de Maxime N’Guetta n’est certes pas définitive et son exécution sera vraisemblablement suspendue, au regard des aptitudes naturelles de l’intéressé aux pirouettes et acrobaties. Il tient toutefois de précieux levier pour les avocats de sa victime, qui ne manqueront pas de s’en servir comme élément à charge dans une autre procédure commerciale qui l’oppose à leur client.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tout indique, en définitive, que Monsieur<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>N’Guetta est en passe d’épuiser ses munitions du dilatoire au moyen duquel il se la coule douce depuis une décennie environ, après son passage sulfureux au Mali sur fond d’investissement factice dans le secteur agricole. C’est au détour de la fourniture d’engrais aux producteurs maliens, en effet, que l’intéressé réussit à se rendre éligible à un prêt BOA de plusieurs milliards, en se servant des titres fonciers de son plus grand bienfaiteur malien comme hypothèques. Il s’agit du promoteur de l’entreprise immobilière BATICO, auprès de qui Maxime Louis Serge va promettre deux immeubles ivoiriens de son entreprise comme gage en cas d’insolvabilité préjudiciable aux titres hypothéqués. Advenue l’éventualité, mais les promesses du promoteur de AGRIS ne seront jamais honorées alors que la banque créditrice a pris possession des titres d’autrui engagés, au moyen d’une vente forcée. Quant au propriétaire légitime desdits<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>titres, il n’a eu que le désagrément d’apprendre que tous les deux immeubles promis, pourtant consignés par acte notarié comme libres de toutes charges hypothécaires, servaient en même temps de garanties auprès des banques ivoiriennes. Ça n’est pas tout. Face aux déboires judiciaires consécutifs à son expédition prédatrice au Mali, Maxime Louis Serge N’GUETTA va aussi s’y prendre par une liquidation pure et simple de l’entreprise au nom de laquelle ses signatures sont engagées. Tous les ingrédients constitutifs d’escroquerie et du faux et usage de faux sont en définitive réunis, mais le prédateur des lagunes est constamment passé entre les mailles du filet, en dépit d’un mandat d’arrêt international décerné à son encontre par les juridictions maliennes. Avec sa condamnation par les juridictions du pays où il pense avoir un refuge infranchissable, la fin de sa cavale n’a jamais été aussi proche. Son notaire et principal paravent contre les bourrasques judiciaires, un célèbre notaire ivoirien ayant également trempé dans l’affaire, n’est plus en mesure non plus de lui venir au secours tant il est éclaboussé par son rôle de bouclier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>A.KEÏTA</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les tribunaux des communes 1 et 6 examineront la plainte des ex&#45;partis politiques :  A quoi devrait&#45;on s’attendre de ces deux juges ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/les-tribunaux-des-communes-1-et-6-examineront-la-plainte-des-ex-partis-politiques-a-quoi-devrait-on-sattendre-de-ces-deux-juges-3106735.html</link>
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<description><![CDATA[ Les anciens partis politiques ne décolèrent toujours pas et ils entendent poursuivre jusqu’au bout  le difficile et complexe combat juridique  aux fins d’annuler la décision de dissolution des partis politiques,  qu’ils jugent illégale et anticonstitutionnelle. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 30 Jun 2025 07:59:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>procédure judiciaire engagée comprend 3 phases<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et 7 procédures. La première phase consiste à la saisine des tribunaux de grande instance des Communes 1, 3, 4, 5, 6, dans le but de faire constater par le juge civil « une atteinte grave à la liberté d’association, à la liberté d’expression, ainsi qu’au droit de participer à la vie politique, garantis par la Constitution du Mali du 22 juillet 2023 »<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>La deuxième Phase consiste à porter plainte devant la section administrative de la<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Cour Suprême du Mali et la troisième phase est une plainte devant le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité. Si toutes ces phases seront couronnées par une plainte devant la Cour Constitutionnelle, la première a connu un rebondissement spectaculaire<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>après que les Tribunaux des communes 3, 4, 5 se soient déclarés incompétents, tandis que ceux des communes 1 et 6 ont fait preuve de bravoure en acceptant volontiers d’examiner la plainte des ex- partis politiques. Une seule question est sur toutes les lèvres : A quoi doit-on s’attendre de la part de ces deux juges des tribunaux<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des Communes 1 et 6 ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette première étape de la longue bataille judiciaire enclenchée par les leaders des ex-partis politiques prouve à suffisance qu’il ne faut pas totalement désespérer de la justice malienne. En effet, malgré que les tribunaux de grande instance des Communes 3, 4 et 5 se sont déclarés incompétents à examiner la plainte des partis politiques prétextant que cette compétence relève de la section administrative de la Cour Suprême ; deux autres Tribunaux du même ressort à savoir ceux des communes 1 et 6 ont accepté de l’examiner. Ils ont fixé au 7 et 8 juillet 2025 les audiences afin de tirer une conclusion de droit. Si les plaignants disent ne pas comprendre la décision prise par les trois tribunaux de grande instance, celle de se juger incompétents,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ils se réjouissent de celle prise par les Tribunaux des Communes 1 et 6 et crient déjà à une victoire d’étape qui augure d’une victoire finale éclatante et juste<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>si le droit rien que le droit est dit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A quoi doit-on s’attendre de la part de ces deux juges des tribunaux des communes 1 et 6 ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qu’ils écrivent l’une des pages les plus glorieuses de l’histoire de la justice malienne, à l’image du Juge Kéba M’Baye du Sénégal. Qu’ils sachent que la justice doit être le dernier rempart d’une société en quête de paix, de sécurité, d’équité et de bien-être. Le fait déjà d’accepter d’examiner la plainte des ex-partis politiques<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>est un acte de bravoure et de dévouement surtout dans un pays où le peuple a une véritable soif de justice, dans un pays où les justiciables doutent de leur justice. La plainte des leaders politiques, suite à la dissolution des partis politiques, a pour objectif<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de faire constater par le juge civil « une atteinte grave à la liberté d’association, à la liberté d’expression, ainsi qu’au droit de participer à la vie politique, garantis par la Constitution du Mali du 22 juillet 2023 ». L’acceptation de cette plainte<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>est la preuve qu’il y a encore des juges courageux. La<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>décision de ces deux<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>juges d’examiner cette plainte et s’ils vont jusqu’au bout en rendant une décision équitable qui remet le citoyen dans ses droits fondamentaux prouvera<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à suffisance qu’il y a encore de l’espoir et qu’on pourrait compter sur certains juges pour redresser la barre d’une justice décriée et vouée aux gémonies par les justiciables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Youssouf Sissoko<span style="mso-spacerun: yes;">     </span><o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Plaintes contre la dissolution des partis politiques : Les carottes sont ‘’presque’’ cuites</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/plaintes-contre-la-dissolution-des-partis-politiques-les-carottes-sont-presque-cuites-3106728.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/plaintes-contre-la-dissolution-des-partis-politiques-les-carottes-sont-presque-cuites-3106728.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 30 Jun 2025 01:45:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après avoir engagé des procédures pour l’annulation des textes portant dissolution des partis politiques, les anciens responsables des Partis politiques à travers son Pool des Avocats dirigé par l’ex Président du Parti ‘’CNID Faso-Yiriwa Ton’’, Me Mountaga C. Tall a communiqué le 24 juin dernier sur l’évolution de leurs procédures judiciaires. Un communiqué qui informe que les tribunaux des Communes III, IV et V se sont déclarés incompétents. Et estimant que ces affaires relèveraient de la compétence de la Section administrative de la Cour suprême.<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les Partis politiques ont contesté la décision de leur dissolution. Qui a été actée par une décision prise par la Transition le 13 mai dernier. Pour ce faire, les ex responsables des formations politiques ont intenté des actions pour attaquer cette résolution. Ce, par un Pool des Avocats conduit par l’un des leurs, à savoir Me Mountaga Tall. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 24 juin dernier, Me Tall a fait part d’un communiqué faisant part de l’évolution de ces procédures judiciaires qui concernent 5 tribunaux de Grande Instance de Bamako (I, III, IV, V et VI ), la Section administrative de la Cour Suprême et le Pôle national de Lutte contre la Cybercriminalité. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De sa communication, il est dit que les requêtes introduites devant les 5 juridictions ont pour objet de faire constater par le juge civil ‘’une atteinte grave à la liberté d’association, à la liberté d’expression, ainsi qu’au droit de participer à la vie politique, garantis par la Constitution du Mali du 22 juillet 2023’’. Puis, que le juge civil, compétent pour garantir ces libertés fondamentales, a été saisi en conséquence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Les Tribunaux de Grande Instance des Communes 1 et 6 ont fixé, respectivement aux 7 et 8 juillet 2025, les dates des audiences au cours desquelles les parties feront valoir leurs arguments. Les jugements seront rendus après ces débats contradictoires » a-t-il édifié. Cependant, que les tribunaux des Communes III, IV et V se sont déclarés incompétents. Pour affirmer que ces affaires relèveraient de la compétence de la Section administrative de la Cour suprême. A ce niveau, Me Tall a éclairé la lanterne sur 3 observations. Pour la première observation, il a indiqué qu’aucune requête n’a encore été validée ni rejetée. En outre, que les affaires demeurent pendantes devant les juridictions saisies. Pour la 2e, contrairement à certaines interprétations, déclare-t-il, les requérants n’ont pas sollicité l’examen d’un acte administratif. Qu’il était demandé aux juridictions saisies de constater une atteinte manifeste aux libertés fondamentales, champ de compétence du juge civil.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Concernant la 3e observation, il a mentionné que les décisions d’incompétence des tribunaux de trois communes permettent désormais la saisine de la Cour d’appel, maillon essentiel pour la construction de la jurisprudence et la clarification de la question posée. A cet effet, que des appels ont été immédiatement formés contre ces décisions, et les procédures d’appel sont en cours.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour la procédure devant la section administrative de la Cour suprême, il a expliqué que la requête déposée à cette juridiction a été transmise au Contentieux de l’État, conformément aux règles de procédure. Ce, pour permettre une réponse du Gouvernement. Avec les délais de réponse qui sont en cours.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Au terme du processus juridictionnel, l’ensemble des recours sera soumis à la Cour constitutionnelle, seule compétente pour apprécier la constitutionnalité des lois, et appelée à prendre une décision d’importance historique » a souligné l’ancien Président de CNID-Faso Yiriwa Ton.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La transmission du dossier de poursuite contre les deux membres du Conseil National de Transition (CNT) au Parquet général <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour la procédure devant le pôle national de Lutte contre la Cybercriminalité contre 2 membres du CNT à savoir Biton Mamari Coulibaly et Moulaye Keïta, avance Me Tall, le dossier a été transmis au Parquet général, interface institutionnelle entre la justice et les pouvoirs publics.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En conclusion, il a estimé que le déroulement des différentes procédures suit son cours, conformément aux prévisions initiales. En plus, que les arguments juridiques présentés demeurent solides et incontestables. Dans ce contexte, insiste Me Tall, l’ensemble des décisions rendues par les juridictions maliennes, à tous les niveaux, sera examiné avec attention par l’Histoire, dont le jugement est, par essence, implacable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Mariam Sissoko</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Dissolution des partis politiques : La bataille judiciaire se poursuit</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/dissolution-des-partis-politiques-la-bataille-judiciaire-se-poursuit-3106696.html</link>
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<description><![CDATA[ Depuis leur dissolution par les autorités de la Transition, plusieurs partis politiques ont entamé une vaste contre-offensive judiciaire. Privés de perspective institutionnelle, ils entendent désormais contester leur disparition sur le terrain du droit. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 30 Jun 2025 01:39:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d2228; mso-fareast-language: FR;">Sous la conduite du collectif d’avocats mené par Me Mountaga Tall, les partis dissous dénoncent une <i style="mso-bidi-font-style: normal;">«atteinte grave à la liberté d’association, à la liberté d’expression, et au droit de participer à la vie politique».</i> Des libertés que la Transition, selon eux, aurait foulées aux pieds au nom d’un État d’exception prolongé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d2228; mso-fareast-language: FR;">Des jugements divergents<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d2228; mso-fareast-language: FR;"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Devant cette situation inédite, cinq tribunaux de grande instance (TGI) du district de Bamako ont été saisis. Trois d'entre eux <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>ceux des communes III, IV et V <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>se sont récusés, estimant que seul la section administrative de la Cour suprême était compétente. En revanche, les TGI des communes I et VI ont accepté d’instruire les dossiers, fixant les audiences au 7 et 8 juillet 2025.<b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d2228; mso-fareast-language: FR;">Cette divergence dans l’interprétation des compétences judiciaires traduit la complexité de ce dossier lié à la dissolution de partis.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d2228; mso-fareast-language: FR;">Face à ces décisions contradictoires, des appels ont été immédiatement formés. La Cour d’appel est ainsi appelée à trancher, dans l’espoir d’unifier l’interprétation du droit malien sur cette question sensible. En parallèle, une requête a été introduite devant la section administrative de la Cour suprême, tandis que les avocats préparent également un recours auprès de la Cour constitutionnelle <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>ultime instance capable de juger de la conformité des décisions à la Constitution.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d2228; mso-fareast-language: FR;">Au-delà du bras de fer judiciaire, les avocats soulignent l’enjeu historique de cette procédure: <i style="mso-bidi-font-style: normal;">«Toutes les décisions rendues seront jugées par l’histoire, et son jugement est implacable»,</i> ont-ils déclaré. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d2228; mso-fareast-language: FR;">Le dernier mot reviendra aux neuf sages de la Cour constitutionnelle. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d2228; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal; background: white;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d2228; mso-fareast-language: FR;">M. SANOGO<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
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<title>Nouvelle Maison de Justice de Mopti : L’importance de l’investissement reste historique</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/nouvelle-maison-de-justice-de-mopti-limportance-de-linvestissement-reste-historique-3106726.html</link>
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<description><![CDATA[ La ville de Mopti a accueilli le jeudi 19 juin l’inauguration officielle de sa Maison de Justice. Un événement historique pour la région et pour l’ensemble du système judiciaire malien. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 30 Jun 2025 01:34:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce projet, porté conjointement par le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme du Mali et la Mission EUCAP Sahel Mali, constitue une avancée significative dans la quête d’une justice de proximité, accessible et adaptée aux réalités locales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La cérémonie s’est déroulée en présence du Ministre de la Justice, Mamoudou Kassogué, entouré des autorités administratives et judiciaires de la région, de représentants diplomatiques ainsi que des chefs de juridictions. Dès l’ouverture, le Maire de la Commune Urbaine de Mopti, Issa Kansaye, a exprimé la fierté et l’espoir des populations locales. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les caractéristiques techniques de la Maison de Justice ont été présentées par Issa Dabo, expert de la Mission EUCAP. L’édifice comprend des salles de formation modulables, des bureaux entièrement équipés, des espaces de repos sécurisés pour les magistrats en mission, ainsi que des dispositifs de sécurité modernes. Une connexion directe avec l’Institut National de Formation Judiciaire « Maître Demba Diallo » est également intégrée, grâce à l’installation d’une antenne désormais opérationnelle à Mopti. Cette infrastructure est pensée pour durer, conçue en tenant compte des défis sécuritaires du centre du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Peter Grabow Kolding, Chef de Mission d’EUCAP Sahel Mali, est revenu sur l’origine du projet, lancé en 2019. Il a souligné que cette maison n’est pas seulement un édifice administratif, mais un symbole fort du retour de l’État de droit et de la confiance restaurée entre institutions et citoyens. Il a également annoncé la poursuite de cette dynamique avec un projet similaire en préparation à Kayes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans son discours, le ministre Mamoudou KASSOGUE a salué un moment historique pour la justice malienne. Il a exprimé la gratitude du Gouvernement à la Mission EUCAP et à son chef pour leur accompagnement constant, de la conception à l’achèvement du projet. Il a mis en lumière la portée stratégique de cette infrastructure, qui servira non seulement de centre de formation et de travail pour les professionnels de la justice, mais aussi de point de convergence entre les régions du Nord et du Sud, consolidant ainsi la présence de l’État dans une zone longtemps marginalisée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Ministre a également souligné le caractère inédit de cet investissement estimé à près d’un milliard de francs CFA, il s’agit du premier du genre à ce niveau territorial depuis l’indépendance. Il a rappelé que cette initiative s’inscrit dans la vision du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, en faveur d’une justice moderne, déconcentrée et proche des citoyens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>MJDH</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Procès des matériels et équipements militaires : Toute la commande avait été livrée ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-des-materiels-et-equipements-militaires-toute-la-commande-avait-ete-livree-3106678.html</link>
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<description><![CDATA[ En cette quatrième semaine du procès portant sur l’acquisition de l’avion présidentiel et des équipements militaires, les jurés de la Cour d’assises spéciale pour les crimes économiques et financiers poursuivent leur quête de vérité. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 28 Jun 2025 01:50:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis deux semaines, se succèdent à la barre des témoins. Tous, sans exception, confirment l’effectivité et l’intégralité des livraisons, conformément aux dispositions du protocole d’accord signé avec la société Guo Star.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, une note discordante persiste : le Bureau du Vérificateur général, dans sa mission de contrôle, a mis en évidence des irrégularités dans la fourniture de matériels aux Forces armées maliennes, notamment en ce qui concerne l’habillement, le couchage, les équipements de campement et d’alimentation, ainsi que les véhicules et pièces de rechange. Selon lui, les livraisons n’auraient pas respecté les engagements contractuels du protocole d’accord.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le lundi 23 juin 2025, la Cour a entamé l’audition des acteurs clés impliqués dans le processus de réception des matériels et équipements militaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À 10h, le général de brigade Yoro Sidibé, directeur du Commissariat des Armées, a été appelé à la barre. À l’appui d’un tableau de suivi, il a confirmé que les matériels d’habillement, de couchage, de campement et d’alimentation ont bel et bien été livrés, conformément au protocole conclu avec Guo Star. Il a basé ses déclarations sur des notes de service datant de 2013, 2014 et 2015.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, en confrontant ces éléments avec ses propres tableaux, la Cour a identifié des écarts concernant certains articles (bérets, imperméables, sacs de riz, sacs de couchage, tenues treillis, etc.). Le général Sidibé a expliqué que les documents disponibles à la Cour n’étaient que des tableaux provisoires, établis à une période où les livraisons n’étaient pas encore finalisées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a toutefois soulevé des entorses au protocole hiérarchique dans l’expression des besoins. Selon lui, le général Moustapha Drabo et le colonel-major Nouhoum Dabitao ont directement transmis leurs demandes au ministre de la Défense, alors que seule l’autorité du chef d’état-major général des Armées est compétente pour le faire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Il n’existe aucun lien de subordination entre le ministre de la Défense et les directeurs de la DMHTA et de la DCA. Toute communication doit passer par la chaîne hiérarchique légale", a-t-il rappelé en réponse à une question du parquet général.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Absence d’archives à la DGABE : la piste du sinistre</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Cour a ensuite entendu Ousmane Diarra, représentant de la Direction générale de l’administration des biens de l’État (DGABE). Son service étant impliqué dans l’ensemble des opérations de réception de matériel, il a confirmé que la DGABE avait participé à toutes les réceptions partielles, tant pour les équipements de la DCA que pour ceux de la DMHTA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toutefois, aucune trace documentaire (papier ou numérique) ne peut être produite, car, selon M. Diarra, un incendie survenu le 25 août 2016 dans les locaux de la DGABE a détruit tous les fichiers et archives.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malgré l’absence de documents, son témoignage a permis d’éclairer certains aspects de la procédure, notamment à travers son expérience administrative. Il n’a pas manqué de dénoncer certaines pratiques peu orthodoxes au sein de l’administration publique malienne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Interpellé par le ministère public et la défense sur la valeur des procès-verbaux partiels, M. Diarra a estimé que, s’ils sont rédigés dans les règles, ces PV peuvent servir de base comptable équivalente aux PV finaux. Il a néanmoins prudemment laissé à la Cour le soin d’apprécier la portée juridique exacte de ces documents.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Révélations, polémiques et remises en cause</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après une pause d'une heure, l’audience du lundi 23 juin 2025 a repris à 16h avec l’audition de Bréma Sow, actuel directeur des finances et du matériel (DFM) du ministère de la Défense. Bien qu’il n’occupait pas ce poste au moment des faits, il a présenté à la Cour des procès-verbaux et tableaux synoptiques censés démontrer que le contrat militaire avec la société Guo Star avait été exécuté à 100 %.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, des anomalies ont été relevées dans les documents qu’il a fournis, notamment un tableau synoptique antidaté. M. Sow a reconnu cette irrégularité, qu’il a attribuée à une erreur de manipulation. Malgré ses explications, la Cour et le parquet ont remis en question la sincérité et l’authenticité de ces pièces.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">S’exprimant sur la procédure de signature du contrat militaire, Bréma Sow a expliqué que, selon les textes de 2014, le ministre de la Défense ne peut agir seul : il doit d’abord obtenir l’autorisation du président de la République via une lettre, suivie d’un décret ministériel créant une mission pour établir les prix. Ce n’est qu’ensuite que le contrat est signé conjointement par les ministres concernés et le fournisseur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur insistance de Me Tounkara, il a précisé qu’en 2013, les contrats étaient uniquement signés par le ministre de la Défense, une procédure alors courante.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À propos de l’achat de l’avion présidentiel, Bréma Sow a indiqué qu’aucune trace du contrat, même sous forme de copie, n’existe dans les archives du ministère de la Défense. Une déclaration qui a surpris le parquet, étant donné que ce contrat aurait été conclu au sein même du département ministériel en question.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Abou Berthé, ancien contrôleur financier au ministère de la Défense, a affirmé que deux ordres de paiement de 22 milliards FCFA chacun avaient été exécutés, courant 2014 et 2015, sur instruction du ministre de la Défense. Il a précisé que toutes les pièces justificatives avaient été dûment vérifiées, mais a admis n’avoir jamais eu connaissance du protocole de partenariat avec Guo Star avant sa divulgation par le Vérificateur général.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 24 juin, l’audience a repris avec Mamadou Kida, ingénieur en aéronautique, entendu à titre de renseignement. Il a tenté de décrire les modalités d’exploitation d’un avion présidentiel impliquant à la fois l’aviation civile et l’armée de l’air. Toutefois, ses réponses, jugées imprécises et divagantes, ont poussé le président de la Cour à interrompre l’échange.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le témoignage suivant, celui du colonel Mamourou Togo, chef de la division comptabilité matière au ministère de la Défense, a apporté une autre tension. Il a déclaré n’avoir joué aucun rôle dans l’élaboration du contrat, se limitant à la réception des commandes. Il affirme avec assurance que tous les matériels du protocole ont été livrés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mais l’examen des procès-verbaux de réception a révélé des inexactitudes : écarts entre les montants, signatures douteuses du représentant de la DGABE, et contradictions dans ses propres déclarations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à ces éléments, le parquet général, se référant à l’article 298 du nouveau code pénal, a déposé un réquisitoire demandant des poursuites contre le colonel Togo pour faux, usage de faux et faux témoignage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les avocats de la défense ont vivement contesté cette démarche, qualifiant le réquisitoire de malentendu infernal et accusant le parquet de désorganisation après quatre semaines d’audience sans preuves probantes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Cour, après délibération, a exigé la comparution de N’Tio Konaté, agent de la DGABE ayant participé aux commissions de réception.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le lendemain, mercredi 25 juin 2025, N’Tio Konaté s’est présenté à la barre. Il a confirmé, sans hésitation, avoir pris part à une vingtaine de commissions de réception, validant l’authenticité de toutes ses signatures, y compris celle figurant sur le controversé procès-verbal n°2.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malgré ces précisions, le parquet est resté sceptique quant à la fiabilité des procès-verbaux et a introduit un nouveau réquisitoire demandant leur rejet en bloc pour absence de valeur probante.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les témoignages se poursuivent ce jeudi et vendredi, avec l’audition attendue d’autres membres de la commission de réception. De nouveaux éclairages sont espérés pour lever le voile sur les zones d’ombre qui persistent dans ce dossier complexe.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ousmane Mahamane</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire avion présidentiel : Le dilatoire rattrapé par la vérité et le droit</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 28 Jun 2025 01:28:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le procès des équipements militaires et de l'achat de l'avion présidentiel a connu son épilogue avec les écoutes des témoins de marque : Deux ex Premiers Ministres, Un ex-ministre de l'Economie et des finances, un<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ex-ministre délégué au budget et ex-Directeur National du Trésor Public. Après le procès crime économique de la 2NDE République rarement un procès aura autant mobilisé de responsables gouvernementaux et de services centraux</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La décision d'acheter un avion présidentiel est politique. Une décision à tout point de vue controversée à un moment où le pays était dans une situation peu reluisante au plan économique et sécuritaire avec une armée complètement dépourvue de moyens humains et matériels. A titre de rappel, les deux Premiers Ministres cités comme témoins avaient des avis différents sur cette décision politique d'achat en son temps. L'un en faveur de la location d'avion moins couteuse et le 2nd soutenait et justifiait publiquement l'acquisition devant les élus en alléguant que l'ancien avion présidentiel n'avait aucun document. Oubliant que même une moto ne peut circuler à Bamako sans pièce a plus forte raison un avion qui vole à l'international. C'était connu de tous que l'ancien avion avait bel et bien tous les documents en règle pour son exploitation. L'achat de l'avion était une faute politique eu égard contexte économique, social et sécuritaire qui prévalait. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">  </span>La procédure d'achat de l'avion a été délibérément viciée et constitue manifestement une faute de gestion. Un ministère en charge des Finances n'est pas une caisse de résonnance. Le ministre en charge des finances est le principal responsable de l'exécution du budget, il est le garant du respect des procédures et donc de la qualité de la gouvernance financière publique dans un pays. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les procédures utilisées pour l'acquisition de l'avion présidentiel sont aux antipodes de tous les principes et même des exceptions légales dans la gestion des deniers publics : (i) exécution d'une dépense non autorisée par la loi de finances (ii) le recours à un financement bancaire non autorisé par la loi de finance (iii) l'ordre donné à un paiement<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>en trésorerie (avance)<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>non adossé à des crédits budgétaires<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d'une facture sans<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>contrat ou marché formel<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>(iv) absence de vérification de la moralité de l'offre du prestataire<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>(v) non implication formelle du conseil des ministres dans les différents actes<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>du ressort normal de l'instance gouvernementale (vi) l'utilisation du secret défense pour des acquisitions (biens et équipements) non létales etc.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'inobservance des normes légales et règlementaires d'exécution des opérations budgétaires et de financement est évidente. Pour quelle raison ? Quelle que soit la réponse, la faute de gestion est énorme au vu des attributions et des responsabilités d'un Ministre de l'Economie et des finances selon la loi relative aux lois de finances et le règlement général de la comptabilité publique qui stipulent : "Le ministre des Finances est responsable de l'exécution de la loi de finances et du respect des équilibres budgétaires et financiers définis par celle-ci …. Il peut subordonner l'utilisation des crédits par les ordonnateurs aux disponibilités de trésorerie de l'Etat."<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">   </span>De l'analyse des témoignages, la gestion personnelle, les considérations subjectives et les états d'âmes ont prévalu au niveau du chef du département en charges des finances<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>au détriment de la concertation dans le sens du respect du cadre normatif. Manifestement le droit financier public ; conforté par les témoignages éloquents de l'ancien Premier ministre Oumar Tatam Ly de l'ex-ministre Tièna Coulibaly, de l'ex-Ministre délégué Madani Touré et surtout les pièces à conviction et les explications de l'ex-Directeur National du Trésor et de la Comptabilité Publique ; a eu raison de la stratégie du dilatoire<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et de la fuite en avant.<span style="mso-spacerun: yes;">                </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>La Rédaction</strong> <o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Peter Grabow Kolding, chef de mission d&amp;apos;EUCAP Sahel,  à l&amp;apos;inauguration de la &amp;quot;maison justice&amp;quot; de Mopti &amp;quot;Cette Maison est un symbole de résilience,  de réengagement institutionnel, de retour progressif de l&amp;apos;Etat de droit&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/peter-grabow-kolding-chef-de-mission-deucap-sahel-a-linauguration-de-la-maison-justice-de-mopti-cette-maison-est-un-symbole-de-resilience-de-reengagement-institutionnel-de-retour-progressif-de-letat-de-droit-3106656.html</link>
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<description><![CDATA[ «Elle offrira aux citoyens un lieu tangible où faire valoir leurs droits, dans le respect des procédures&quot; ]]></description>
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<pubDate>Sat, 28 Jun 2025 01:26:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Visiblement très heureux, le chef de mission d'Eucap Sahel-Mali, Peter Grabow Kolding était, jeudi 19 juin 2025, à l'inauguration de la Maison Justice de Mopti, avec le ministère de la Justice, Droits de l'Homme, Mamoudou Kassogué. Selon lui, la Maison Justice incarne aussi une vision partagée entre l'Union européenne et le Mali : celle d'une justice accessible, présente, humaine. Voici en intégralité le discours prononcé par Peter Grabow Kolding. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est avec une grande fierté, au nom de la Mission Eucap Sahel Mali, que je prends la parole aujourd'hui à Mopti, à l'occasion de l'inauguration officielle de la Maison Justice. Permettez-moi tout d'abord de remercier M. Le gouverneur pour son accueil chaleureux dans la Région de Mopti et lui féliciter sur sa nomination.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lorsque nous avons entamé les premières discussions sur ce projet en 2019, nous avions conscience de l'ambition qu'il représentait. A l'époque, les défis sécuritaires avaient mis à mal la présence de l'Etat dans de nombreuses zones du pays. Les magistrats, contraints de quitter leurs localités d'affectation, se sont pour la plupart repliés à Mopti et à Bamako. Cette situation a laissé un vide, renforçant le sentiment d'impunité et, dans certaines zones, favorisant l'émergence d'une justice parallèle imposée par des groupes armés, loin de tout respect des droits fondamentaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est dans ce contexte que l'idée d'une Maison Justice à Mopti a émergé : une infrastructure fonctionnelle et sécurisée, capable d'offrir un point d'ancrage à l'appareil judiciaire dans cette région stratégique, carrefour entre le Centre, le Nord et le reste du pays. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après un engagement constant du ministre de la Justice et de son équipe, les travaux ont débuté en juillet 2024 avec la pose de la première pierre. Six mois plus tard, en janvier cette année, le bâtiment a été provisoirement réceptionné en présence du Civilian Operations Commander, M. Stefano Tomat. Aujourd'hui, l'infrastructure est officiellement remise au Ministère de la Justice, partenaire clé du projet.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Maison Justice que nous inaugurons aujourd'hui n'est pas qu'un bâtiment. Elle est un symbole. Un symbole de résilience, de réengagement institutionnel, de retour progressif de l'Etat de droit. Elle incarne aussi une vision partagée entre l'Union européenne et le Mali : celle d'une justice accessible, présente, humaine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette maison offrira aux magistrats un cadre de travail sécurisé, où ils pourront exercer en toute sérénité même lorsqu'ils sont éloignés de leurs juridictions habituelles. Elle permettra également d'héberger des sessions de formation à destination des officiers de police judiciaire, gendarmes, policiers, enquêteurs et autres acteurs de la chaîne pénale. Et, surtout, elle offrira aux citoyens un lieu tangible où faire valoir leurs droits, dans le respect des procédures et des garanties fondamentales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette initiative s'inscrit pleinement dans le mandat d'Eucap Sahel Mali, qui œuvre pour le renforcement des capacités des forces de sécurité intérieure et pour la consolidation de l'État de droit. Aujourd'hui, il est plus que jamais essentiel de soutenir les institutions nationales dans leur mission. Car la justice, lorsqu'elle est présente, accessible et respectée, elle constitue un rempart contre l'arbitraire, la violence, l'instabilité et l'impunité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des projets similaires ont été menés avec succès par d'autres missions de l'Union européenne. Plus précisément, au Kosovo, la Mission Eulex a contribué de manière décisive à la reconstruction du système judiciaire, en accompagnant les magistrats et en soutenant des infrastructures. Tandis qu'en Somalie, Eucap a également travaillé à la mise en place de structures judiciaires et au renforcement de la chaîne pénale, notamment en matière de justice maritime. Ces exemples montrent l'importance de placer la justice au cœur du redressement institutionnel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">J'aimerais aussi souligner que l'engagement d'Eucap Sahel Mali ne s'arrête pas ici. Dans le cadre de notre mandat, nous sommes engagés aux côtés du ministère de la Justice pour répliquer ce modèle dans la région de Kayes qui connait aussi des défis non moins importants. L'objectif reste de garantir un accès équitable à la justice sur l'ensemble du territoire, au-delà des grandes capitales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En remettant la Maison Justice aux autorités maliennes, nous réaffirmons notre confiance dans les institutions du Mali, et notre volonté de continuer à marcher à leurs côtés. Cette maison est une promesse : celle d'un avenir où la justice sera plus proche, plus forte, plus digne. C'est une pierre de plus, posée dans l'édification d'un Mali plus juste, plus stable, plus uni.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je finirai mes propos par adresser mes sincères remerciements au ministre de la Justice, à ses équipes, aux Etats membres de l'Union européenne, aux autorités locales de Mopti, à l'entreprise Egeneb pour la qualité des travaux, ainsi qu'à l'ensemble des collaborateurs d'Eucap Sahel Mali qui ont contribué à la réalisation de ce projet.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vive la justice, et vive le partenariat entre le Mali et l'Union européenne".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le ministre Kassogue a l&amp;apos;inauguration  de la &amp;quot;maison justice&amp;quot; de Mopti : &amp;quot;Eucap&#45;Sahel et le ministère viennent d&amp;apos;écrire, une page glorieuse de l&amp;apos;histoire de la justice malienne&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/le-ministre-kassogue-a-linauguration-de-la-maison-justice-de-mopti-eucap-sahel-et-le-ministere-viennent-decrire-une-page-glorieuse-de-lhistoire-de-la-justice-malienne-3106655.html</link>
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<description><![CDATA[ &quot;Cet important investissement vient appuyer les efforts de réformes et de modernisation de la justice&quot; ]]></description>
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<pubDate>Sat, 28 Jun 2025 01:12:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 19 juin 2025, le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué a procédé à l'inauguration de la "Maison Justice" de Mopti dont les travaux avaient été lancés, le 9 juillet 2024. L'événement s'est déroulé en présence de nombreuses personnalités dont le chef de la Mission Eucap-Sahel-Mali, Peter Grabow Kolding, accompagné pour la circonstance par l'ambassadeur du Royaume d'Espagne au Mali, Antonio Guillen Hidalgo. "Par la réalisation de ce joyau architectural, Eucap-Sahel et le ministère de la Justice et des Droits de l'Homme viennent d'écrire, ensemble, une page glorieuse de l'histoire de la justice malienne qui se voit doter, pour la première fois depuis l'accession de notre pays à l'indépendance, d'une infrastructure aussi importante au niveau régional et local, notamment en termes de niveau d'investissement, avec près d'un milliard de F CFA. Cet important investissement vient appuyer les efforts de réformes et de modernisation de la justice", a souligné le ministre Mamoudou Kassogué dans son discours que nous publions en intégralité. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est avec un immense plaisir et un grand honneur que je préside, la cérémonie d'inauguration de la Maison Justice de Mopti, au nom de Monsieur le Premier ministre, chef du gouvernement, le général de division Abdoulaye Maïga, qui aurait bien voulu être avec nous pour partager cet instant de portée historique pour le secteur judiciaire de notre pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Il m'a chargé de vous transmettre ses meilleures salutations et ses encouragements à vous tous, qui avez fait le déplacement, ainsi qu'à l'ensemble de la population de la Venise malienne, la ville de Mopti. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La cérémonie qui nous réunit, est bien celle d'un partenaire infatigable qui s'est distingué par son leadership éclairé, pour le secteur de la justice, mais aussi par sa très grande disponibilité, son approche originale et son sens élevé de l'anticipation pour garantir l'efficace des projets et autres initiatives au centre du partenariat entre mon département et la Mission Eucap Sahel Mali. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je veux nommer Monsieur Peter Grabow Kolding, ici présent, chef de Mission d'Eucap Sahel, dont l'engagement et la disponibilité ont été déterminants pour la conception, le financement et la réalisation de cette belle infrastructure, à savoir la Maison Justice de Mopti.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je voudrais également exprimer ma profonde gratitude et celle de l'ensemble de mon Département à l'endroit de la forte délégation qui accompagne Monsieur le chef de Mission d'Eucap Sahel, constituée de leurs Excellences les ambassadeurs d'Espagne et de la Belgique au Mali ainsi que les représentants des autres ambassades des Etats membres de l'Union européenne pour l'honneur qu'ils nous font d'être présents à cette cérémonie, malgré les lourdes charges liées à leurs fonctions et les contraintes d'agenda.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Votre présence effective à nos côtés, à l'occasion de cet important évènement, atteste, à suffisance, l'engagement de chacun de vous à accompagner le secteur judiciaire dans sa quête pour l'amélioration qualitative du service public de la justice, mais aussi elle constitue la confirmation, si besoin en était, du partenariat dynamique, fructueux et constructif qui a toujours existé entre l'Union européenne et le ministère de la Justice et des Droits de l'Homme,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>illustré notamment par le Programme d'appui à la justice au Mali, PAJM I et II. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ministère de la Justice et des Droits de l'Homme, par ma voix, vous en remercie infiniment et vous exprime sa profonde gratitude.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Permettez-moi d'adresser mes remerciements à Monsieur le gouverneur de la Région de Mopti et à Monsieur le Maire de la ville de Mopti pour l'accueil chaleureux qui nous a été réservé ainsi qu'à la forte délégation qui nous accompagne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Distingués invités,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mesdames et Messieurs,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il y a de cela, 11 mois et 10 jours, exactement le 9 juillet 2024, que les travaux de réalisation de cette importante infrastructure avaient été lancés avec la pose de la première pierre dont la cérémonie nous avait réuni sur ce même site.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comment ne pas rendre grâce à Dieu pour nous avoir permis de nous réunir, ce jour 19 juin 2025, pour procéder à son inauguration, après la visite de constat de fin chantier que j'ai effectuée conjointement avec Monsieur le chef de Mission d'Eucap Sahel, le 17 janvier dernier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par la réalisation de ce joyau architectural, Eucap Sahel et le ministère de la Justice et des Droits de l'Homme viennent d'écrire, ensemble, une page glorieuse de l'histoire de la justice malienne qui se voit doter, pour la première fois depuis l'accession de notre pays à l'indépendance, d'une infrastructure aussi importante au niveau régional et local, notamment en termes de niveau d'investissement, avec près d'un milliard de F CFA. Cet important investissement vient appuyer les efforts de réformes et de modernisation de la justice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Outre l'importance de l'investissement, il y a lieu de mettre un accent particulier sur les objectifs stratégiques attachés à la réalisation de ce projet qui découle d'une démarche originale et réfléchie porteuse de mesures innovantes et alternatives pour rapprocher, davantage, la justice des justiciables, en jouant sur des facteurs négatifs liés, notamment, à l'insécurité, à la distance géographique et à l'insuffisance des personnels.<span style="mso-spacerun: yes;">     </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, la Maison Justice, première du genre, est unique et historique en ce qu'elle sort de l'ordinaire et répond à des besoins qui ont été forgés par le temps, la nécessité, l'évolution et le contexte. Sa vocation est multiple dans la mesure où elle est appelée à être, entre autres :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- un centre pour les ateliers de formation et autres rencontres concernant aussi bien le secteur de la justice que d'autres secteurs ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- un hôtel de la justice pour l'hébergement des acteurs de la justice en transit ou en séjour dans la ville de Mopti ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- un point de jonction et de rencontre entre le sud et le nord de notre pays en ce qu'elle facilitera les mouvements des acteurs de la justice dans les deux sens et dans le cadre de l'accomplissement des missions de l'Etat ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- un cadre de travail sécurisé ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- une structure de déconcentration de l'Institut national de formation judiciaire "Maître Demba Diallo", auquel elle est rattachée, qui pourrait abriter des sessions de formation et autres grandes rencontres ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- un facteur de stabilisation des personnels de la justice exerçant au nord et au centre en ce qu'elle limitera les nombreux déplacements de Bamako pour la tenue des ateliers ou des rencontres ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">- un moyen de renforcement de la sécurité des acteurs judiciaires dans le cadre de l'accomplissement de leurs missions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après le défi lié au recrutement de personnels pour combler les insuffisances cumulées sur plusieurs années, il s'agira de faire face, pour les prochaines années, à celui des infrastructures afin de créer les conditions de travail nécessaires au bon fonctionnement du service public de la justice. Ainsi, après la Maison des avocats à Bamako, la Maison d'arrêt de Kéniéroba, et bientôt la Maison Justice de Kayes, cet appui d'Eucap Sahel est un signal fort quant à la nécessité de mobiliser les ressources budgétaires pour offrir aux acteurs judiciaires, notamment ceux qui sont loin de Bamako, le cadre de travail adéquat pour l'accomplissement de leurs missions au bénéfice des populations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aussi, la réalisation d'une telle infrastructure est, aujourd'hui, plus que jamais, une nécessité pour accompagner les efforts des forces de défense et de sécurité dans le domaine de la lutte contre le terrorisme et toutes les autres formes de criminalité auxquels notre pays fait face, favorisant ainsi le retour des services de l'État dans les localités touchées par l'insécurité. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, la protection de l'Etat et l'accès aux services sociaux de base constituent des droits de nos concitoyens, quel que soit le lieu où ils se trouvent sur le territoire national.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Distingués invités,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mesdames et Messieurs,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Loin d'être un évènement épisodique ou d'exhibition, la réalisation de ce projet vient rallonger encore la longue liste des actions majeures réalisées au compte de la justice, ces quatre (4) dernières années, attestant suffisamment des avancées et des progrès. Elle participe de la vision et des orientations du président de la Transition, chef de l'Etat, son Excellence le général d'armée Assimi Goïta, de bâtir une justice accessible, moderne, dynamique et orientée vers la satisfaction des besoins de nos concitoyens.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La "Maison Justice" vient renforcer les capacités de notre département à mieux s'organiser pour face aux réalités nouvelles qui induisent la nécessité de prendre les dispositions nécessaires, innovantes et adaptées, pour assurer le bon fonctionnement du service public de la justice sur l'ensemble du territoire national.<span style="mso-spacerun: yes;">    </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle vient également lancer, la politique de déconcentration de l'Institut national de formation judiciaire "Maître Demba Diallo" auquel elle est affiliée, en devenant la première structure déconcentrée de cet Etablissement public dédié à la formation des personnels de la justice, depuis sa création, en 1980, comme centre de formation des magistrats.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Distingués invités,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mesdames et Messieurs,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous voici donc en face de la Maison Justice qui paraissait comme une vue de l'esprit, mais qui est devenue une réalité grâce au soutien, à l'engagement et à la détermination de tous ceux qui ont contribué à sa réalisation, auxquels je voudrais rendre un hommage appuyé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au premier rang de ceux-ci, je voudrais citer le chef de Mission d'Eucap Sahel, Monsieur Peter Grabow Kolding, qui a été de tous les déplacements sur Mopti, depuis la visite de terrain jusqu'à la fin des travaux. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je voudrais associer à ces mots de gratitude et de reconnaissance tous les membres de son équipe pour leur engagement, leur accompagnement et leur grande disponibilité qui ont permis le suivi régulier du projet, à toutes les étapes.<span style="mso-spacerun: yes;">    </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Du côté de mon département, je ne saurais occulter le rôle majeur joué par le directeur national des affaires et du sceau Monsieur Mohamed Maouloud Najim et le procureur général près la Cour d'appel de Mopti Monsieur Mahamadou Bandiougou Diawara pour leur contribution qualitative dans la conception et le suivi des travaux de l'infrastructure. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enfin, une mention spéciale mérite d'être adressée au gouverneur sortant de la région de Mopti, le général de brigade Abass Kokè Dembélé, au maire de la Commune urbaine de Mopti et aux chefs des services régionaux des domaines, du cadastre et de l'urbanisme, pour leur accompagnement et leur soutien constant pour l'aboutissement de ce projet. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je ne saurais occulter, également, l'appui du nouveau gouverneur que je félicite pour sa nomination et le remercie vivement pour sa disponibilité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Monsieur le gouverneur de la région de Mopti,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Monsieur le maire de la ville de Mopti,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'infrastructure, dont nous procédons à l'inauguration, est avant tout celle de la Région de Mopti qui, comme toutes les autres régions du Centre, a besoin d'un renforcement de la présence des services publics de l'Etat pour répondre aux besoins des populations.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Il importe, pour cela, de conjuguer nos efforts pour la sécurité nécessaire au bon fonctionnement de ce centre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je voudrais terminer mon propos en disant à Monsieur le chef de Mission d'Eucap Sahel que ce projet vivifie davantage l'excellence de notre partenariat et constitue, indéniablement, un bel exemple de coopération qui se caractérise par sa simplicité, son originalité et son efficacité. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aussi, nous offre-t-il l'occasion de poursuivre cette dynamique fructueuse, notamment par la réalisation de projets similaires structurants dans d'autres régions du pays, pourquoi pas dans la région de Kayes prochainement, pour le bonheur de la justice, de l'institution judiciaire des justiciables voire des citoyens".<o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dissolution des partis politiques : Un long combat juridique en perspective</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/dissolution-des-partis-politiques-un-long-combat-juridique-en-perspective-3106680.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans un communiqué, le pôle des avocats des partis politiques dans la procédure d’annulation de la dissolution des partis, avec à leur tête, Me Mountaga, fait l’état de lieu des différentes procédures. C’est parti pour un très long procès. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 27 Jun 2025 20:16:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À la suite de la dissolution des partis politiques au Mali, un pôle d’avocats piloté par Me Mountaga Tall, a engagé des procédures judiciaires distinctes devant les juridictions maliennes. Ils ont saisi cinq tribunaux de grande instance du district de Bamako. Parmi les cinq, les communes III, IV et V, se sont déclarés incompétents pour juger l’affaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les trois tribunaux ont tous estimé, selon le communiqué, que ces affaires relèveraient de la compétence de la Cour suprême en sa section administrative. Par contre, les tribunaux des communes I et VI, ont fixé, respectivement, leur audience au 7 et 8 juillet 2025.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour le pôle des avocats, les requêtes introduites devant ces juridictions de premier degré, ont pour objet de faire constater par le juge civil « une atteinte grave à la liberté d’association, à la liberté d’expression, ainsi qu’au droit de participer à la vie politique, garantis par la Constitution du Mali du 22 juillet 2023 ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plus loin, le pôle des avocats précise que : « les décisions d’incompétence des tribunaux de trois communes permettent désormais la saisine de la cour d’appel ». Cette cour, à leur dire, est le maillon essentiel pour la construction de la jurisprudence et la clarification de la question posée. Et des appels auraient été immédiatement formulés contre ces décisions. « Les procédures d’appel sont en cours », disent-ils.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nonobstant cette procédure de « toile d’araignée »’, la procédure devant la Cour suprême continue. Selon le communiqué à ce niveau, la requête déposée devant la section administrative de la cour suprême a été transmise au contentieux de l’État, conformément aux règles de procédure, afin de permettre une réponse du gouvernement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après le processus juridictionnel, le pôle des avocats compte saisir aussi la cour constitutionnelle, seule compétente pour statuer sur la conformité d’une loi à la constitution. L’ensemble des décisions rendues, à tous les niveaux, sera examiné par l’Histoire et prévient que le jugement de l’histoire est implacable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Koureichy Cissé<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Devant la Cour constitutionnelle du Mali : Général Goïta visé par une requête de destitution…</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/devant-la-cour-constitutionnelle-du-mali-general-goita-vise-par-une-requete-de-destitution-3106606.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 26 Jun 2025 15:08:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Arrêt n°2025-02/CC du 18 juin 2025 de la Cour constitutionnelle relatif à la requête de Saïdou dit Cheickna Diallo, aux fins de « destitution du pouvoir exécutif du Mali dirigé par le général d'armée Assimi Goïta » est publié dans le Journal Officiel Spécial n°06 du 23 juin 2025, consultable sur le site internet du Secrétariat général du Gouvernement. La Cour se déclare incompétente à examiner ladite requête !<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par requête en date du 16 mai 2025 enregistrée au greffe le 19 mai 2025 sous le n°022, Monsieur Saïdou dit Cheickna Diallo a saisi la Cour constitutionnelle d’une requête aux fins de «destitution du pouvoir exécutif du Mali dirigé par le Général Assimi Goïta ». Sous la présidence de Beyla Ba, la Cour a rendu son Arrêt n°2025-02/CC du 18 juin 2025, publié dans le Journal Officiel Spécial n°06 du 23 juin 2025, consultable sur le site internet du Secrétariat général du Gouvernement. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon l’Arrêt de la Cour, la procédure de destitution du Président de la République est prévue par l’article 73 de la Constitution. Les alinéas 1er, 2 et 3 de cet article disposent : « La responsabilité du Président de la République peut être engagée pour des faits qualifiés de haute trahison. Il peut être destitué par le Parlement pour haute trahison. Il y a haute trahison lorsque le Président de la République viole son serment ». Et l’Arrêt de préciser : « Qu’il ressort des autres dispositions de l’article 73 que la destitution est prononcée à la majorité des trois quarts (3/4) des membres des deux Chambres du Parlement réunies en Congrès ad hoc dont les sessions sont présidées par le Président de la Cour suprême ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour les 9 sages, « la Cour constitutionnelle n’a pas compétence à connaître de la destitution du pouvoir exécutif ». Ainsi, la Cour se déclare incompétente et ordonne la Notification de cet Arrêt au Requérant et sa Publication au Journal Officiel. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Par Chiaka Doumbia</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaires dites de l’avion présidentiel et des équipements militaires : Témoignages à distance par visioconférence : une première dans l’histoire judiciaire malienne</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaires-dites-de-lavion-presidentiel-et-des-equipements-militaires-temoignages-a-distance-par-visioconference-une-premiere-dans-lhistoire-judiciaire-malienne-3106604.html</link>
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<description><![CDATA[ La Cour d’assises spéciale qui statue sur les affaires dites de l’avion présidentiel et des équipements militaires a écrit une nouvelle page de l’histoire de la justice malienne par les témoignages à distance, par visioconférence, de l’ancien Premier ministre Oumar Tatam Ly et de l’ancien ministre délégué chargé du Budget, Madani Touré. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 26 Jun 2025 14:04:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis le Canada, le premier chef du gouvernement du Président Ibrahim Boubacar Kéïta a apporté son éclairage par visioconférence. Tout comme Madani Touré, ancien ministre délégué chargé du Budget depuis les Îles Comores. Cette innovation vise à renforcer la transparence et la crédibilité du procès. Elle est à mettre à l’actif du Président de la Cour et ses membres (un ancien président du Tribunal de commerce et un autre ancien Président de Tribunal de grande instance de l’une des Communes de Bamako) mais aussi du parquet général. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Président Bamassa Sissoko, qui a conduit les débats de façon sereine et professionnelle, s’emploie depuis la reprise du procès à respecter les droits de la défense. Toutes les questions soulevées par celle-ci sont analysées avec la grande rigueur. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Une Cour respectueuse des droits de la défense</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme ce fut le cas lors de l’audience du mardi 17 juin 2025, marquée par une requête des avocats de la défense contestant la compétence de la Cour d’assises. Ceux-ci ont invoqué l’entrée en vigueur du nouveau Code de procédure pénale, en particulier l’article 1372, qui prévoit désormais que : «Les dossiers en instance relevant de la Cour d’Assises sont jugés par les chambres criminelles de la Cour d’Appel compétente.»<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur la base de cette disposition, les avocats estimaient que la Cour d’assises n’était plus habilitée à poursuivre le procès et demandaient l’annulation de la procédure en cours.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à cette requête, l’audience avait été suspendue pour permettre à la Cour de statuer. À la reprise des travaux le mercredi 18 juin, le président Bamassa Sissoko a tranché : la requête est rejetée. Il s’est appuyé sur l’article 56 de la Loi n°2024-030 du 13 décembre 2024 portant organisation judiciaire, qui prévoit une clause transitoire. Selon cette disposition : «Les juridictions continuent à connaître des matières qui leur sont dévolues dans leur organisation actuelle, en attendant la mise en œuvre progressive des dispositions de la présente loi. Elles continuent également, dans les mêmes conditions, à recevoir compétence dans leurs ressorts actuels».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette lecture juridique a convaincu la défense, qui, après une brève suspension pour concertation, a renoncé à toute contestation sur ce point. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Le ministère public requiert l’inculpation de Mahamadou Togo</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour «faux témoignage», «faux et usage de faux» le ministère public requiert l’inculpation du témoin, Colonel à la retraite, Mahamadou Togo, Chef de la Division comptabilité - matière à la Direction des finances et du matériel du ministère de la Défense au moment des faits. Les qualifiant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d'appréciations sans fondement, les avocats ont<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>rejeté<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et exigé l’expertise d’un graphologue pour «comparer» les signatures mises en doute par le ministère public.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le mardi 24 juin 2025, Mahamadou Togo, Chef de la Division comptabilité - matière à la DFM au ministère de la Défense, au moment des faits, membre de la commission de réception a comparu devant la cour. En sa qualité de témoin, il devait apporter à la Cour des éclairages sur 19 procès-verbaux correspondant à différentes réceptions effectuées. Selon lui, «tous les matériels prévus dans le contrat ont été livrés et correspondent aux 69 milliards FCFA »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après plusieurs questions,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le ministère public représenté par le Procureur<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Kokè Coulibaly lui fait remarquer que «le Bureau du vérificateur général a révélé que le marché correspondait à 39 milliards FCFA et non 69 milliards FCFA». Et le représentant du contentieux de l’Etat d’abonder dans le même sens que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le ministère public. «Dans votre tableau synoptique vous avez présenté effectivement 69 milliards FCFA correspondant au marché. N’avez-vous pas fait correspondre ce tableau aux matériels pour justifier ? », a-t-il demandé au témoin.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et le témoin de répliquer que ce tableau synoptique a été fait «pour un besoin de suivi et non pour une quelconque justification ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>« Signatures non identiques… »</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Le ministère public est revenu à la charge en qualifiant les propos du sieur Togo de « faux témoignage» orchestré. Car selon lui, «rien n’est clair dans ses témoignages...Je requiers qu’il soit retenu dans les liens de l’accusation. Il essaie de témoigner sur la base d’un faux document pour faire corroborer son témoignage », a requis le Procureur Kôkè Coulibaly. Il a tout de suite demandé à la Cour de «poursuivre le témoin pour faux témoignage, faux et usage de faux ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour les avocats de la Défense, ce sont là des «appréciations infondées». Le ministère public, dénonce-t-il, se base «seulement sur des interprétations».<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Ils ont ensuite demandé «la comparution de Thiô Konaté pour confirmer ou infirmer devant la Cour si les signatures sont les siennes. Ils<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ont également demandé «à ce que des graphologues fassent une expertise sur les signatures auxquelles le ministère public fait référence».<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Cour a ordonné la comparution de Thiô Konaté, «avant de donner suite à la requête du ministère public» visant à inculper le témoin Mahamadou Togo. Ainsi, son sort est entre les mains de Thiô Konaté, également militaire à la retraite et membre de la commission de réception. <o:p></o:p></span></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Ousmane Tangara</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Procès «avion présidentiel et équipements militaires» : La Cour met en garde contre les faux témoignages</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-avion-presidentiel-et-equipements-militaires-la-cour-met-en-garde-contre-les-faux-temoignages-3106603.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-avion-presidentiel-et-equipements-militaires-la-cour-met-en-garde-contre-les-faux-temoignages-3106603.html</guid>
<description><![CDATA[ À la suite des anciens Premiers ministres Moussa Mara et Oumar Tatam Ly, plusieurs autres témoins défilent devant les juges de la Cour d&#039;assises spéciales pour leurs témoignages. Avec les témoins à la barre lors de l&#039;audience d&#039;hier, les questions ont essentiellement tournées autour de la réception des équipements militaires livrés par la société Guo-Star. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 26 Jun 2025 13:51:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>De ce fait, l'audience a commencé par l'audition de N'Tio Konaté du Génie militaire qui dit avoir été affecté à la Direction générale de l'Administration des biens de l'État (DGAB). Alors membre de la Commission de réception au moment des faits, ce Lieutenant de l'Armée nationale a affirmé avoir participé à 20 réceptions d'équipements.</p>
<p>Selon lui, hormis la réserve émise sur 650 bérets pour non-conformité de couleur, tous les autres matériels reçus étaient conformes aux spécificités techniques et de qualité. Néanmoins, s'il a admis avoir signé 20 Procès-verbaux (PV) de réception, il n'a pas pu fournir d'explications claires quant à l'absence de son propre nom sur la liste de présence de certains PV.</p>
<p>«Peut-être qu'ils ont sauté mon nom», at-il tenté de convaincre la Cour, qui lui a ensuite posé la question de savoir «pourquoi il a validé certaines réceptions dont les PV ne comportaient pas son nom ?»   Face à son mutisme sur cette question, le représentant du parquet Kokè Coulibaly a laissé entendre que comme il n'arrive pas à répondre, « la Cour en tirera toutes les conséquences ».</p>
<p>Également à la barre, le comptable matières au ministère de la Défense et des Anciens combattants au moment des faits, Mamourou Togo, a été évoqué sur l'absence du nom de N'Tio Konaté sur certains PV. C'est ainsi qu'il répondra que «les agents de saisie ont dû l'omettre». Outre cette incompréhension, le parquet dit avoir relevé d'autres ambiguïtés liées notamment à la date, à la signature et même aux cachets sur certains documents en raison de la procédure appliquée pour l'établissement des procès-verbaux. Par la suite, le président de la Cour a mis en garde contre tout faux témoignage punissable, selon lui, d'une peine de 20 ans de réclusion et d'une amende de pas moins d'un million de Fcfa.</p>
<p>Au regard de ce qu'elle a décélé comme incohérences sur les documents et au cours des débats, la Cour a alors posé la question au comptable matières de savoir si réellement les PV peuvent faire foi. En réponse, Mamourou Togo dira qu'ils peuvent bien sûr faire bonne foi «quand on constate l'effectivité des matériels reçus». Selon lui, les erreurs d'écriture ne doivent pas être réparées en cause cette bonne foi.</p>
<p><strong>Alassane Cissouma</strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : Les premières audiences en annulation de la dissolution des partis politiques fixées les 7 et 8 juillet prochain</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-les-premieres-audiences-en-annulation-de-la-dissolution-des-partis-politiques-fixees-les-7-et-8-juillet-prochain-3106561.html</link>
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<description><![CDATA[ Les Tribunaux de Grande Instance des Communes I et VI ont décidé de tenir les premières audiences le 7 et 8 juillet prochain sur les recours des ex-partis politiques sur l’annulation des textes portant dissolution des partis politiques au Mali. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 25 Jun 2025 14:29:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><i><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-weight: bold;">L’occasion sera indiquée pour les deux parties d’engager des débats contradictoires.<o:p></o:p></span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ces saisines de la justice, les requérants protestent contre ce qu’ils qualifient « de<b> </b>dissolution illégale et inconstitutionnelle des partis politiques au Mali ». Les Tribunaux de Grande Instance des Communes 1 et 6 ont décidé de se prononcer sur les saisines.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>C’est ainsi qu’ils ont annoncé, selon le communiqué du pool des avocats, que les premières audiences auront liées les 7 et 8 juillet 2025 à Bamako.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Les plaignants sont convaincus que ces audiences seront l’occasion pour eux de faire valoir leurs arguments.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>L’occasion serait propice pour les deux parties d’engager des débats contradictoires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Pour rappel, ce sont au total cinq procédures <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>qui ont été engagées devant les Tribunaux de Grande Instance des Communes 1, 3, 4, 5 et 6 du District de Bamako, à la Section administrative de la Cour suprême du Mali et <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>au <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Pôle national de lutte contre la cybercriminalité pour comportement outrageant de deux membres de l’organe législatif de transition.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"> Les tribunaux des communes 3, 4 et 5 se sont déclarés déjà incompétents à juger ces plaintes formulées. Ils estiment que ces affaires relèveraient de la compétence de la Section administrative de la Cour suprême. La défense ne se décourage pas et annonce que les décisions d’incompétence des tribunaux de trois communes permettent désormais la saisine de la Cour d’appel, considérée comme le maillon essentiel pour la construction de la jurisprudence et la clarification de la question posée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Des recours devant la Cour constitutionnelle<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En clair, les requérants informent que les requêtes introduites devant ces juridictions ont pour objet de faire constater par le juge civil « une atteinte grave à la liberté d’association, à la liberté d’expression, ainsi qu’au droit de participer à la vie politique, garantis par la Constitution du Mali du 22 juillet 2023 ».<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Et s’agissant de procédure devant la section administrative de la Cour suprême, la partie plaignante estime que conformément aux règles de procédure, la réponse du gouvernement à travers le Contentieux de l’État est toujours dans les délais qui sont en cours.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon le communiqué du pool des avocats, c’est un marathon judiciaire qui est en cours.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Puis qu’il annonce qu’au terme du processus juridictionnel, l’ensemble des recours sera soumis à la Cour constitutionnelle, seule compétente pour apprécier la constitutionnalité des lois, et appelée à prendre une décision d’importance historique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Deux membres du CNT mis en cause pour des « comportements violents »<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Et en évoquant la procédure devant le pôle national de lutte contre la cybercriminalité contre deux membres du Conseil National de Transition (CNT), les plaignants rappellent que conformément à la Constitution du 22 juillet 2023, les mis en cause ne bénéficient d’aucune immunité et relèvent de la justice de droit commun. La procédure concerne Biton Mamari Coulibaly et Moulaye Keïta, tous les deux mis en cause pour des comportements violents, outrageants et injurieux lors des manifestations des 3 et 9 mai 2025. Des faits, selon la partie plaignante, ont provoqué une forte indignation publique. <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Le pool des avocats souligne que le dossier a été transmis au Parquet général, interface institutionnelle entre la justice et les pouvoirs publics. <span style="mso-spacerun: yes;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Audit financier des partis politiques :  Enfin, la mise en œuvre d&amp;apos;une forte recommandation populaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/audit-financier-des-partis-politiques-enfin-la-mise-en-oeuvre-dune-forte-recommandation-populaire-3106547.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 25 Jun 2025 10:25:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est par la lettre n°076/ P-SC en date du 13 juin 2025, que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le président de la section des comptes de la Cour Suprême du Mali a informé les chefs des partis politiques du démarrage d'un audit spécial sur le financement de leurs activités et sur les fonds qu’ils ont reçu de la part de l'état de 2000 à 2025 (juillet 2000 à mai 2025). <o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour mieux informer les chefs de partis politiques, le plateau du journal télévisé de 20 h de l'ORTM du mardi 17 juin 2025 a été choisi par la Cour Suprême. Au cours de ce plateau, il a été clairement expliqué que les chefs des partis politiques devraient déposer au plus tard le 30 juin 2025 à la section des comptes de la Cour Suprême les documents comptables couvrant la période de juillet 2000 à mai 2025. Il s'agit des états financiers, pièces justificatives, journaux de banque et de caisse, relevés et rapprochements bancaires. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dès lors, c'est la panique dans les directions des partis politiques. Pourtant, cette initiative de la plus haute institution judiciaire est fondée non seulement sur un cadre légal, mais surtout elle est la réponse à une forte demande populaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Une forte recommandation populaire exprimée à maintes reprises</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le financement public des partis politiques a été institué sous l'ère du président Alpha Oumar Konaré (1992-1997). Une loi avait été prise pour allouer annuellement une partie du budget de l'Etat aux partis politiques à titre d'aide publique et des critères avaient été établis pour bénéficier de cette aide. En retour, les partis politiques devraient, annuellement, rendre compte à<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la cour suprême de l'utilisation de cette manne financière. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malheureusement, tel n'a pas été le cas pour la très grande majorité des formations politiques et celles, qui l'on fait, n'ont pas pu, dans leur grande majorité, fournir tous les documents nécessaires tels que demandés par la loi.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon le rapport annuel de vérification des comptes des partis politiques exercice 2023 publié en décembre 2024 par la section des comptes de la Cour Suprême, seulement cinquante-neuf (59) partis politiques ont déposé à la section des comptes de la Cour Suprême leurs comptes annuels de l’exercice 2023, au plus tard le 31 mars 2024 contre 62 partis politiques au titre de l’exercice 2022. Alors que d'après les données du Ministère Délégué en charge des Réformes politiques et du soutien au processus électoral, le Mali comptait jusqu'à leur récente dissolution<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>297 partis politiques. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le rapport souligne que sur ces 59 partis politiques, sept (7) n’ont pas produit leurs situation financières et que plusieurs autres partis politiques n’ont pas produit les documents comptables que sont le compte de gestion, les registres, le grand livre, le procès-verbal d’arrêté de caisse, le tableau des ressources, les états de rapprochement bancaire, l’inventaire des biens meubles et immeubles. Ainsi, dans la cadre de la refondation de l'état, les populations ont formulé des recommandations à travers plusieurs foras. En ce qui concerne les partis politiques, elles ont, à la faveur des Assises nationales de la refondation (ANR) tenues en décembre 2021, demandé la suspension de l'aide publique aux partis politiques et l'audit des fonds déjà alloués. Récemment, avec les consultations des forces vives de la nation et de la diaspora tenues en avril 2025, elles ont renouvelé cette demande d'audit. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Une aide publique, une vache laitière pour les chefs de partis politiques</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au fil du temps, les populations ont compris que l'aide publique accordée par l'Etat aux partis politiques était plutôt une vache laitière pour les chefs de partis. Ils se le partageaient, souvent, au mépris des textes en la matière. Ainsi, sous l'ère de feu le président ATT (Amadou Toumani Touré 2002-2012), les partis politiques ont profité du souci de ce dernier de gérer ses deux mandats sans une véritable opposition politique, pour se partager à deux reprises, au mépris de l'avis de la Cour Suprême, l'aide publique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour la première fois, en 2005, ils étaient 103 partis politiques à se partager l'aide publique. Pourtant, la Cour Suprême avait fait ressortir, dans un avis, qu’aucun parti politique ne remplissait les critères d’accessibilité à cette aide. Malgré cela, le régime de feu<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ATT,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>par décret n° 06-003/ P-RM du 6 janvier 2006, a autorisé la mise à disposition d'un montant de 906 185 248 francs CFA, qui a été réparti entre 103 partis politiques. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La deuxième fois s'est produite en 2007. La Cour Suprême n’avait retenu que cinq (05) partis politiques éligibles pour un montant de 395 817 409 FCFA (URD, MPR, UFD, RDR et le MPLUS-RAMATA). La Cour demandera le reversement du montant non affecté de 710<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>798 767 FCFA. contre toute attente et au mépris de l'avis de la plus haute juridiction, feu ATT, à travers le décret n°08-041/P-RM du 25 janvier 2008, a ordonné que ce montant non affecté de 710<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>798 682 F CFA soit reparti à titre exceptionnel entre cinquante-sept (57) autres partis politiques. En somme, en 2005, 906 185 248 FCFA, et en 2007,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>710 798 767 FCFA, ce qui fait un total de 1 616 984 015 FCFA distribué, illégalement, entre les partis politiques. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon certaines sources, l'état a alloué aux partis politiques plus de 27 milliards FCFA sur une période de 20 ans. D'autres sources indiquent aussi que de 2013 à 2018 (sous l'ère de feu le président Ibrahim Boubacar Keïta), 09 formations politiques ont bénéficié de 9 126 135 184<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>FCFA. Ainsi, le RPM a obtenu 3 388 707 219 FCFA. Il était suivi de l’ADEMA et de l’URD qui ont empoché, respectivement, 2 125 405 984 FCFA et 1 396 603 925 FCFA. Les autres gros bénéficiaires étaient la CODEM avec 548 437 921 FCFA contre 492 185 772 FCFA pour le CNID-FYT. Quant aux partis FARE-AN KA WULI et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ASMA-CFP, elles ont encaissé, respectivement, 296 010 860 FCFA et 227 664 952 FCFA. Le MPR a obtenu 377 484 169 FCFA contre 273 634 382 FCFA pour le PARENA. Quel gâchis pour le contribuable malien, si l'on sait que ces faramineuses sommes n'ont pas du tout bénéficié aux militants. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Donc, en demandant des comptes sur l'utilisation de ces fonds, l'Etat ne fait que rendre justice aux populations au nom desquelles ces sommes ont été allouées aux partis politiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Arouna Traoré</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mme Bouare, Madani Toure et Tatam Ly : Confrontations tendues</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mme-bouare-madani-toure-et-tatam-ly-confrontations-tendues-3106525.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/mme-bouare-madani-toure-et-tatam-ly-confrontations-tendues-3106525.html</guid>
<description><![CDATA[ Les anciens membres du gouvernement, Madani Touré, ex-ministre délégué au Budget, et Oumar Tatam Ly, ancien Premier ministre, ont comparu respectivement le jeudi et vendredi derniers par vidéoconférence devant la Cour en qualité de témoins. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 25 Jun 2025 02:02:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le témoignage de Madani Touré a rapidement viré à une véritable joute verbale avec Mme Bouaré Fily Sissoko, ancienne ministre de l'Économie et des Finances.<o:p></o:p></span></i></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lors de son audition, M. Touré a nié toute connaissance de l’achat de l’avion présidentiel, une affirmation vigoureusement contestée par Mme Bouaré. Pour appuyer ses propos, celle-ci a présenté des échanges de courriels montrant que les discussions autour de l’acquisition de l’aéronef avaient impliqué Madani Touré, elle-même et Marc Gaffajoli, conseiller du gouvernement malien sur ce dossier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Madani Touré a reconnu avoir reçu un courriel de M. Gaffajoli contenant la lettre d’intention et le prix d’achat de l’avion, mais a insisté sur le fait que cette lettre ne lui était pas destinée, mais à Moustapha Ben Barka, ministre délégué aux Investissements. Selon lui, Mme Bouaré avait désigné Ben Barka pour mener les négociations lors d’une réunion de cabinet.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce point est formellement contesté par Mme Bouaré, qui affirme que Madani Touré a suivi l’intégralité du processus de négociation. Elle a produit à cet effet des échanges de courriels et des dates de réunions auxquelles M. Touré aurait pris part.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce dernier réfute ces allégations, soutenant qu’il n’a assisté qu’à une seule réunion, le 7 janvier 2014, au cours de laquelle Mme Bouaré aurait désigné Ben Barka pour porter le dossier. Mme Bouaré corrige, expliquant que la réunion en question s’est tenue dans le salon de son bureau, et qu’il s’agissait d’un échange sur les options entre location-vente et acquisition directe. Elle rappelle par ailleurs qu’entre-temps, la lettre d’intention avait été signée par le ministre de la Défense, engageant ainsi l’État malien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Concernant le coût de l’avion, Madani Touré confirme un montant de 18,5 milliards FCFA pour l’acquisition, 2,5 milliards pour les frais annexes (parking, assurance, immatriculation, etc.), soit un total de 21 milliards FCFA. Il précise également que le sceau "secret défense" a été apposé en raison du caractère sensible de l’appareil, destiné au commandement présidentiel un point sur lequel les deux parties s’accordent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Interrogé sur l’origine du décaissement de 15 milliards FCFA par le Trésor, Madani Touré dégage de toute sa responsabilité, expliquant que la direction nationale du Trésor ne relevait pas directement de son autorité. Il nie avoir donné un quelconque ordre à Boubacar Ben Bouillé Haïdara, alors directeur national du Trésor.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De son côté, Mme Bouaré affirme également ne jamais avoir ordonné ce décaissement, précisant que la lettre en question visait à accompagner le paiement et non à le régulariser. Elle évoque un courrier émis a posteriori.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">M. Touré insiste et jure même sur le fait qu’il n’a jamais été informé du prêt octroyé par la BDM, encore moins autorisé son décaissement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un flou persiste quant à l'identité de la personne ayant effectivement ordonné le décaissement des 15 milliards, désormais au cœur de l’un des mystères de ce procès.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Dénis</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En ce qui concerne le contrat militaire, Madani Touré assure n’avoir jamais eu connaissance d’aucune pièce liée à ce contrat et affirme n’en avoir entendu parler qu’après son départ du gouvernement, par voie de presse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après cinq heures de confrontation, le président de la Cour a remercié M. Touré pour sa comparution, l’invitant à rester disponible pour toute suite éventuelle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après une pause d’une heure, à 16h, le directeur général de la Banque Atlantique, Mahamane Ismaël Maïga, est appelé à la barre pour apporter un éclairage sur la garantie de 100 milliards FCFA accordée par l’État au profit de la société Guo Star.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">M. Maïga explique que cette garantie visait à sécuriser la Banque en cas de défaut de paiement de Guo Star. Grâce à cette couverture, une lettre de crédit de 33 milliards FCFA a été débloquée au bénéfice de Guo Star, accompagnée d’un financement de 15 milliards FCFA mobilisé par la Banque malienne de solidarité, destiné aux frais d'approche.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un avenant de 5,9 milliards FCFA est ensuite intervenu pour augmenter le nombre de véhicules blindés prévus dans le contrat. Toutefois, seuls 10 milliards ont effectivement été décaissés, les 5 milliards restants faisant l’objet d’une syndication.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le directeur note également que le coût total de l’opération s’est élevé à 39 milliards FCFA, tandis que le Trésor a débloqué 44 milliards FCFA, répartis sur deux mandatements.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Interrogé sur la rémunération de la Banque Atlantique, M. Maïga indique que la structure bancaire a perçu 8 897 912 404 FCFA, TVA comprise, au titre des intérêts sur cette opération.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce vendredi 20 juin 2025, à 10h à Bamako (6h au Canada), Oumar Tatam Ly, ancien Premier ministre, est apparu à l’écran pour témoigner par vidéoconférence. Après avoir prêté serment, il a été invité à livrer sa version des faits concernant l’achat de l’avion présidentiel et le contrat militaire controversé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">M. Ly explique que, peu avant le départ du président feu Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) pour Assemblée général des Nations-unies à New York, ce dernier lui aurait personnellement demandé de prendre les dispositions nécessaires pour acquérir un nouvel avion pour ses déplacements.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il déclare avoir été mis en contact avec Marc Gaffajoli, mandaté par IBK pour proposer un schéma d’acquisition. Il précise alors avoir instruit la ministre de l’Économie et des Finances de produire une note technique sur les différentes options permettant de préserver les finances publiques. Cette note a recommandé l’option de la location-vente, une formule que le président aurait rejetée. En Conseil des ministres, IBK aurait alors annoncé sa volonté d’acheter directement un avion présidentiel. Tatam Ly affirme avoir "pris acte" de cette décision politique et s’être ensuite totalement désengagé du dossier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Concernant le contrat des équipements militaires, l’ancien Premier ministre déclare ne pas avoir été associé à son élaboration, affirmant en avoir pris connaissance à travers la presse après son départ du gouvernement. Il reconnaît néanmoins avoir reçu un e-mail au sujet de commandes de matériels roulants pour l’armée de terre, sur lesquels il aurait conseillé à la ministre concernée d’user de la "bonne règle de l’art" dans la gestion de ce marché.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il ajoute que la manière dont ces deux dossiers ont été gérés est la principale raison de sa démission du poste de Premier ministre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Des tensions avec IBK et certains ministres</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Oumar Tatam Ly a également évoqué des relations difficiles avec le président de la République et certains membres du gouvernement. Il affirme que ses suggestions en matière de gouvernance ou de sécurité nationale ont systématiquement été écartées par IBK. Il regrette notamment qu'aucune réunion du Conseil supérieur de la défense n'ait été convoquée malgré ses nombreuses demandes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il dénonce également le fait que certains ministres voyageaient sans son autorisation, une pratique qu’il jugeait "anormale". Il cite Bouaré Fily Sissoko et Soumeylou Boubèye Maïga comme les deux membres du gouvernement avec qui il avait le plus de désaccords. Il affirme avoir tenté à deux reprises de les écarter lors de remaniements, sans succès.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mme Bouaré a vivement réagi à ces propos, l’accusant d’avoir mandaté Madani Touré pour produire un rapport à charge sur sa gestion dans le but de la discréditer et de l’écarter du gouvernement. Oumar Tatam Ly a rejeté cette accusation : "Je n’ai jamais demandé un rapport sur elle. Ce n’est pas ma nature. Je n’ai aucune rancune envers qui que ce soit".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Interrogé sur sa connaissance de Mahamadou Camara, accusé d’avoir délivré un mandat exclusif à Sidi Mohamed Kagnassy au nom de la Présidence, il affirme l’avoir rencontré pour la première fois lorsqu’il a été nommé directeur de Cabinet du président.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des propos démentis par Mahamadou Camara, qui affirme avoir connu Tatam Ly avant son entrée en fonction, lors d’une réunion au domicile d’IBK dans le cadre de la campagne présidentielle. Il assure que Tatam Ly faisait partie de la troïka chargée de gérer la transition post-électorale, ce qui aurait justifié sa nomination à la Primature.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Cour prévoit, pour la semaine qui commence, l’audition des membres de la commission de réception des matériels et des contrôleurs financiers impliqués dans le dossier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ousmane Mahamane</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Nouveau code de procédure pénale :  Les failles, selon le procureur Touré</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/nouveau-code-de-procedure-penale-les-failles-selon-le-procureur-toure-3106521.html</link>
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<description><![CDATA[ Notre pays s’est doté d’un nouveau code de procédure pénale en application depuis le 14 juin 2025. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 25 Jun 2025 01:49:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans une interview exclusive accordée à Mali Tribune dans sa parution n°594 du mardi 17 juin 2025, le procureur de la République près le tribunal grande instance de la Commune IV du district de Bamako fait l’exégèse de ce nouveau code. Morceaux choisis.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Idrissa Hamidou Touré connu pour ses sorties remarquables dans la presse sur des sujets d’actualité majeure n’a pas pris de temps pour rebondir sur la mise en œuvre du nouveau code de procédure pénale dans l’arsenal judiciaire malien. Des remarques tant dans la forme que dans le fond de la part de ce juge dont l’engagement dans la lutte contre la cybercriminalité a permis d’assainir les réseaux sociaux en proie à toutes les dérives dans notre pays. Un combat enclenché en amont de la création du Pôle contre la cybercriminalité, lui-même rattaché au tribunal de grande instance la Commune IV.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la forme, Idrissa Hamidou Touré apprécie à sa juste valeur l’adoption du nouveau code de procédure pénale. Il affirme n’en avoir aucun sentiment particulier. « C’est une bonne chose car il comporte des innovations majeures qu’il faudra cependant adapter à nos réalités, c’est tout ». Cependant, en termes d’innovations, le procureur Touré voit celles qui sont adaptées à nos réalités. A ce sujet, il se montre réfracteur à toute forme de « copié collé » ou du moins de mimétisme juridique. « Vous savez de façon générale en Afrique francophone, on est dans le mimétisme des textes français. C’est bien dommage, mais c’est la triste réalité. Ceux auxquels l’on confie la révision ou la relecture des textes ne s’embrassent pas trop de réflexions adaptées à nos réalités socio-culturelles. Bien souvent, ils prennent les textes français et nous les transposent à quelques ajouts ou modifications près. Alors que ces textes sont réfléchis et conçus à un moment donné par le courant politique au pouvoir en France, pour le peuple français en tenant compte de ses aspirations, sa vision de la justice, etc. », remarque-t-il.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Idrissa H. Touré s’insurge contre l’inapplication de ce nouveau code en déphase avec certaines de nos réalités sociales surtout pour un peuple qui se veut souverain. « […] La souveraineté c’est d’abord dans les textes juridiques pensés sur la base de nos réalités socio-culturelles. Il y a des choses dans ce texte que l’on ne pourra jamais appliquer au Mali. Par exemple, la reconnaissance du viol entre époux », tranche-t-il. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon lui, « des choses ont été retirées des textes lors de l’atelier national de validation ayant regroupé toutes les forces vives de la nation. Mais après on a vu que quelques personnes se sont toutes les forces vives de la nation. Mais après, on a vu que quelques personnes se sont retrouvées et ont remis les mêmes choses », plaide le procureur Touré. Ce dernier de se plaindre du fait que des acteurs judiciaires comme les syndicats de magistrats ont averti sur l’inopportunité et l’inapplicabilité de certaines dispositions en déphasage avec nos réalités, mais n’ont pas été suivis. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Les gens ont été écoutés au CNT, pour la forme, sans prendre en compte leurs observations pratiques et pertinentes. Aussi, j’ai l’impression que le chancelier en chef (ministre de la Justice) a dû être pris à la gorge sur certaines dispositions par des membres du CNT qui après coup s’en sont vantés dans leur « grin » et c’est bien dommage. En plus du CNT, je ne pense pas que tous ceux qui ont levé la main pour voter ces textes savent la provenance, le contenu et le contenant. Certains ont dû lever la main parce que la majorité l’a faite sans mesurer les conséquences d’un tel acte ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà de son sentiment personnel sur le nouveau code de procédure pénale, le procureur Touré reste néanmoins dans la légalité. « Cela dit, moi je suis technicien, je peux avoir des appréhensions légitimes en tant que praticien et citoyen sur les textes, mais mon devoir reste de les appliquer. Ça s’appelle être légaliste. Je peux ne pas être d’accord avec un texte de loi, mais il ne me revient pas de faire la loi, je n’en suis que la bouche pour paraphraser l’autre », ajoute-t-il.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ailleurs, ceux qui pensent que la mise en application de ce code (après sa promulgation par le président de la transition) va retirer aux procureurs leurs pouvoirs de décerner mandats, doivent vite déchanter. Le procureur Touré se fait clair et précis sur le sujet. D’abord, il se dit être pour des mandats "opportuns, pondérés, décernés en tenant compte de la personnalité de l’auteur des faits, leur gravité, leur impact sur l’ordre public, la crédibilité et la confiance du public dans l’institution judiciaire. « Je suis pour des sanctions toutes les fois où un mandat parait inopportun et excessif, etc. Mais je ne suis pas pour que l’on retire aux procureurs et juges d’instruction un tel pouvoir dans un pays en proie à toutes les déstabilisations, à tous les complots, à la délinquance économique et financière, etc. », indique-il<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au procureur Touré de mettre en garder contre les dangers de certaines innovations contenues dans le nouveau code de procédure pénale. « Savez-vous, qu’en application de ce nouveau code, un seul magistrat peut s’asseoir dans son bureau, en référé liberté et ordonner la mise en liberté de quelqu’un qui a détourné 1000 milliards F CFA, par exemple, sans être obligé de motiver sa décision et sans possibilité pour le parquet d’empêcher que la personne sorte de prison ? C’est prévu à l’article 362 al2 du nouveau code. Dans un pays où les autorités ont inscrit en priorité la lutte contre la corruption, la délinquance économique et financière, on a une telle hérésie dans le nouveau code. C’est pourquoi j’ai dit qu’il y a des choses qu’on ne pourra pas appliquer ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Abdrahamane Dicko<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Destitution du Général Assimi GOÏTA : La Cour constitutionnelle se déclare « incompétente »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/destitution-du-general-assimi-goita-la-cour-constitutionnelle-se-declare-incompetente-3106508.html</link>
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<description><![CDATA[ La Cour constitutionnelle a été saisie, le 16 mai 2025, par M. Saïdou dit Cheickna DIALLO. Le requérant avait introduit une « demande de destitution du pouvoir exécutif du Mali dirigé par le Général d’Armée Assimi GOÏTA ». La Cour a rendu un arrêt, publié au Journal officiel ce lundi 23 juin 2025. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 24 Jun 2025 13:51:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">« La Cour se déclare incompétente », peut-on lire à l’article 1er de l’arrêt. Selon la Cour constitutionnelle, la procédure de destitution du Président de la République est prévue par l’article 73 de la Constitution, dont les alinéas 1er, 2 et 3 disposent : « La responsabilité du Président de la République peut être engagée pour des faits qualifiés de haute trahison. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">La Cour a rappelé que « le Président de la République peut être destitué par le Parlement pour haute trahison ». Elle précise également qu’« il y a haute trahison lorsque le Président de la République viole son serment ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Il convient de souligner que cet arrêt intervient alors que le délai légalement imparti à la transition est dépassé depuis février 2024. Il intervient également au moment où le Conseil des ministres a initié un projet de loi visant à accorder au président de la transition un mandat de cinq ans, renouvelable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-style: italic;">Mamadou TOGOLA / Maliweb.net</span></b><span style="mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Procès «avion présidentiel et équipements militaires» : Les témoignages continuent</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-avion-presidentiel-et-equipements-militaires-les-temoignages-continuent-3106497.html</link>
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<description><![CDATA[ Le procès dans l&#039;affaire dite «achat de l&#039;avion présidentiel et équipements militaires», suit son cours devant la Cour d&#039;assises spéciales à la Cour d&#039;appel de Bamako. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 24 Jun 2025 10:54:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Au cours de la journée d’hier, l’audience a été marquée par la comparution de plusieurs témoins dont l’ancien directeur du Commissariat des Armées, le Général de brigade Oumar Yoro Sidibé et du directeur général de l’Administration des biens de l’État (DGAB), Ousmane Christian Diarra.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Le 1er témoin du jour a également fourni des détails sur les attributions réelles et les compétences légales du directeur du Commissariat des Armées face à la hiérarchie militaire. Mais aussi, sur les conditions de subordination et les limites entre les officiers supérieurs et le ministre en charge de la Défense. </span></p>
<p class="pf-br-replacement"><span class="text-node">Premier intervenant à la barre, le Général Oumar Yoro Sidibé a répondu aux interrogations des membres de la Cour sur les procédures appropriées applicables en matière d’expression des besoins entre les différents états-majors, l’état-major général des Armées et le ministère de la Défense et des Anciens combattants.</span></p>
<p><span class="text-node">Dans les débats, le ministère public et les conseillers de la Cour reprochent aux accusés Général de Brigade Moustapha Drabo et Colonel-major Nouhoum Dabitao respectivement directeur du Matériel, du Transport et des Hydrocarbures des Armées et directeur du Commissariat des Armées au moment des faits, l’absence de procès-verbal (PV) de réception définitive des équipements militaires reçus dans l’exécution du contrat de fourniture entre le ministre de la Défense et la société Guo-Star.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Le parquet dénonce également le manque de spécifications dans la composition des matériels reçus sur les 11 procès-verbaux de réception durant l’exécution du contrat. </span></span><span class="text-node">Dans son intervention, le Général Oumar Yoro Sidibé a expliqué que le rôle du directeur est de centraliser les besoins exprimés par les différents états-majors et en informer le chef d’état-major général des Armées. Et en retour, satisfaire les demandes en fonction des disponibilités. À la question de la Cour de savoir si le directeur du Commissariat des Armées peut recevoir directement des instructions du ministre en charge de la Défense sans passer par l’état-major général des Armées, l’ancien directeur Oumar Yoro Sidibé a répondu par l’affirmative.</span></p>
<p class="pf-br-replacement"><span class="text-node">Pour sa défense, le Colonel-major Nouhoum Dabitao a expliqué à la Cour qu’au moment des faits, le décret sur les attributions du ministre de la Défense et des Anciens combattants conférait bien à celui-ci le pouvoir de donner des instructions aux responsables des services centraux sans passer par leurs supérieurs hiérarchiques directs. Sur l’absence du PV définitif de réception, le Colonel-major Nouhoum Dabitao s’est justifié par la durée de la livraison. «Les 11 PV de réception se sont étalés sur la période de trois ans soit 2014, 2015 et 2016. C’est pourquoi, il n’y pas eu un PV de réception définitive car la réception n’était pas unique pour tous les équipements», a-t-il argumenté.</span></p>
<p class="pf-br-replacement"><span class="text-node">À la décharge des accusés, le DGAB a fait comprendre à la Cour qu’il est très difficile de respecter strictement les procédures légales de réception des matériels au Mali. Selon Ousmane Christian Diarra, du moment où la somme des équipements livrés à travers les 11 procès-verbaux de réception est conforme aux besoins exprimés, l’absence de PV de réception définitive «ne pose pas de problème sur le plan comptable».</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Par rapport à la fourniture de certains documents demandés par la Cour, il a fait savoir qu’en août 2016, une partie des services de la DGAB a été ravagée par un incendie qui a détruit toute la documentation. Pour corroborer ses propos, Ousmane Christain Diarra a remis à la Cour, le procès-verbal du constat d’huissier. Il a assuré que les démarches sont en cours pour la reconstitution des documents. Pour sa part, l’avocat de la défense, Me Mamadou Bobo Diallo, a réitéré la demande de comparution de l'agent NTiô Konaté qui, au moment des faits, a signé les 11 PV de réception des équipements militaires au nom de la DGAB. D’après l’avocat, ce dernier, militaire de son état, aurait clairement dit à l’huissier qu’il ne témoignera pas devant la Cour.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Aboubacar TRAORE</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Justice :  L’heure de la rupture !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/justice-lheure-de-la-rupture-3106431.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/justice-lheure-de-la-rupture-3106431.html</guid>
<description><![CDATA[ L&#039;engagement du Mali en faveur d&#039;une justice renouvelée a été mis en lumière lors de la participation du ministre Mamoudou Kassogué à l&#039;émission télévisée Mali Kura Taasira 3 le 16 juin 2025. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202506/image_870x580_684ff0c510957.jpg" length="101307" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 23 Jun 2025 10:02:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À cette occasion, il a dressé un bilan sans concession mais optimiste des efforts de refondation judiciaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ministre a affirmé une rupture claire avec l'ère de l'impunité, déclarant qu'«il n’y a plus d’intouchables au Mali». Cette position s'appuie sur des résultats tangibles : plus de 166 milliards de FCFA de biens saisis et des procédures engagées dans les domaines minier, économique et financier, avec 3,5 milliards de FCFA recouvrés en 2024 dans la lutte contre la corruption.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette volonté de transparence et d'efficacité se traduit par l'activation de pôles spécialisés (contre la corruption, la cybercriminalité, le terrorisme) et la création de nouvelles juridictions, à l'instar de la Cour administrative d’appel. Le ministre a souligné que sept nouvelles structures judiciaires sont désormais opérationnelles, renforçant ainsi la capacité du système à traiter des affaires complexes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà des aspects techniques, Mamoudou Kassogué a insisté sur l'alignement de cette démarche avec les aspirations du peuple malien, exprimées lors des Assises nationales de la refondation, notamment la quête d'une justice plus proche des citoyens. Pour améliorer l'accès à la justice et la confiance citoyenne, une ligne verte "Bingani-Kunafoni" a été mise en place, recevant plus de 450 appels en six mois, démontrant l'engagement du ministère à réduire le fossé entre la justice "réelle" et la justice "perçue".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>L'AES vers une souveraineté judiciaire collective</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La vision d'une justice forte et indépendante dépasse les frontières du Mali pour s'inscrire désormais dans une dynamique régionale. C'est ce que donne à lire la première réunion des ministres de la Justice de l'AES, tenue à Bamako du 29 au 30 mai 2025. Cette renxonrre a marqué une étape décisive dans l'intégration judiciaire des trois États membres (Mali, Burkina Faso, Niger).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'objectif de cette confédération est de bâtir un espace judiciaire commun capable de relever les défis transfrontaliers tels que le terrorisme, la criminalité organisée et la corruption. Un plan d'action est en cours d'élaboration, prévoyant l'harmonisation des législations en matière pénale, économique et sécuritaire ; la mise en place de mécanismes communs d'entraide judiciaire et d'exécution des décisions ; la création d'un cadre institutionnel permanent de concertation judiciaire au sein de l'AES.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme l'a résumé Mamoudou Kassogué à l'issue de cette rencontre : «Aucun criminel ne doit trouver refuge dans l’espace AES», ajoutant que la justice «doit être le socle de notre projet de souveraineté collective». Cette initiative reflète un changement de paradigme pour les pays sahéliens, qui souhaitent reprendre le contrôle de leur droit, de leurs procédures et de leur sécurité juridique, s'affranchissant des dépendances passées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Défis et perspectives</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si ces réformes sont saluées pour leur audace, des défis subsistent, notamment la capacité du système judiciaire à incarner pleinement la justice sociale dans les territoires reculés, où la présence de l'État reste parfois limitée. La formation des magistrats, la digitalisation des procédures et la déconcentration des tribunaux sont des chantiers essentiels pour consolider ces acquis.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette dynamique judiciaire dans l'AES soulève des questions universelles sur la reconstruction de l'État après des périodes de fragilité, le rétablissement de la confiance citoyenne dans les institutions et l'utilisation de la justice comme un instrument de stabilité. Le Mali et ses partenaires expérimentent une voie qui pourrait inspirer d'autres régions confrontées à des défis similaires, démontrant que la souveraineté peut rimer avec responsabilité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>La Rédaction</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Audit des financements politiques par la Cour suprême : Logique de transparence ou règlement de comptes ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/audit-des-financements-politiques-par-la-cour-supreme-logique-de-transparence-ou-reglement-de-comptes-3106428.html</link>
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<description><![CDATA[ L&#039;audit du financement public des partis politiques, lancé par la Section des Comptes de la Cour Suprême pour la période 2000-2025, n&#039;est pas un simple contrôle comptable ; il s&#039;agit d&#039;une initiative historique et audacieuse, qui intervient dans un contexte de transformation radicale du paysage politique malien. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 23 Jun 2025 02:11:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La dissolution récente des partis politiques, couplée à l'abrogation de la Charte des Partis et du Statut de l'Opposition, confère à cet audit une portée exceptionnelle, le plaçant au cœur de la "refondation" nationale prônée par les autorités de la Transition.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cet audit, qui couvre vingt-cinq ans de vie politique malienne, n'est pas un événement isolé. Il s'inscrit dans la logique de "transparence" et de "moralisation de la vie publique" affichée par le gouvernement de Transition. Faisant suite aux "Consultations Nationales" d'avril 2025 qui ont plébiscité la dissolution des partis existants et la refonte du système partisan, cette démarche répond à une exigence légitime des citoyens : savoir comment près de 2,675 milliards de FCFA (dernier versement en 2018), représentant 0,25% des recettes fiscales, ont été distribués et utilisés par les 64 partis ayant bénéficié de ces fonds. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Transparence et reddition des comptes</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Cour Suprême a sommé les anciens présidents des formations politiques désormais dissoutes de produire l'intégralité de leurs documents comptables – journaux de caisse, relevés bancaires et pièces justificatives – avant le 30 juin 2025. Un calendrier serré qui, loin d'être une entrave, démontre une ferme volonté politique. Après des décennies d'opacité, l'urgence est à l'action et la manifestation des états financiers.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les objectifs de cet audit sont clairs et multiples : établir une traçabilité complète des fonds publics ; identifier d'éventuels détournements ou gestions frauduleuses ; restaurer la confiance entre l'État et les citoyens, souvent lésés par des pratiques douteuses ; renforcer les institutions et lutter contre les pratiques de mauvaise gestion, dans la droite ligne de la sortie du Mali de la liste grise du GAFI.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Des conséquences multiples : judiciaires, politiques et sociales</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les résultats de cet audit promettent des répercussions significatives sur plusieurs plans, redéfinissant profondément l'avenir politique du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le plan judiciaire et légal, il est attendu des rapports d’audit et leurs conclusions. À cet effet, la Cour suprême analysera méticuleusement les documents. Les rapports détailleront l'utilisation des fonds, mettant en lumière d'éventuelles irrégularités, détournements ou non-conformités aux anciennes règles de financement des partis.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les poursuites judiciaires ne sont pas en reste si des preuves de mauvaise gestion, d'enrichissement illicite ou de détournement de fonds publics sont avérées. Les anciens dirigeants des partis concernés pourraient faire face à la justice pour ces griefs attestés. Cela pourrait entraîner des condamnations pénales (amendes, peines de prison) et des sanctions civiles (remboursements des fonds), marquant un possible prélude à des actions en justice contre des figures de l'ancien régime.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>L’État va aussi lancer le recouvrement des fonds cédés et dissipés. Ses services concernés seront activés pour aller récupérer les fonds publics indûment utilisés ou détournés.</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au plan politique, cela va renforcer le discours de la Transition sur la prorogation des 5 ans. Dans ce sens, les révélations de l'audit serviront à justifier a posteriori la dissolution des partis politiques et l'abrogation de l'ancienne Charte. Le discours officiel s'appuiera sur ces conclusions pour argumenter que le système partisan était discrédité, légitimant les réformes radicales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce discrédit jeté sur l'ancienne classe politique expose en même temps les pratiques décriées de mauvaise gestion.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Par ce l'audit, l'Etat vise à affaiblir davantage la capacité de l'ancienne élite politique à s'opposer ou à se réorganiser dans le futur paysage politique. La phrase "on demande aux morts d'assister à leurs funérailles" illustre bien le caractère symbolique et accusateur de cette démarche.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans cette voie, la préparation du nouveau cadre législatif devant régir les partis politiques aura à beaucoup apprendre des résultats de l'audit qui devront servir de base pour la réflexion. Les "nouvelles conditions" pour l'organisation des entités politiques au Mali seront élaborées avec des règles de financement et de gestion plus strictes et un contrôle accru des autorités. L'alignement sur les exigences de la Confédération des États du Sahel renforce cette volonté de rupture avec les anciens modèles de gouvernance. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au plan social, la perception publique sur les événements en cours révèle une confiance renforcée d'une partie de la population dans les actions de la Transition, perçues comme une lutte concrète contre la corruption. Pour d'autres, ces événements pourraient être vus comme une "chasse aux sorcières" politiquement motivée. Mais, officiellement il s’agirait plus de satisfaire des exigences de transparence. Paradoxalement, cela correspond aux attentes du public par rapport à cet audit qui pourrait révéler in fine<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les fautes de gestion et les manquements à l’éthique de transparence de ces<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>entités politiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Réactions des anciens leaders : vers une nouvelle éthique Républicaine ?</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cet audit dépasse le simple cadre technique ; il fonde une nouvelle éthique républicaine. En exigeant un compte-rendu scrupuleux de la gestion des anciens partis, le Mali pose les bases d'un système où l'argent public sera sacralisé, la transparence deviendra la norme et la confiance entre l'État et les citoyens pourra être restaurée. Ce n'est pas un "détail", mais une mesure qui concerne l'argent des contribuables, notamment les plus modestes. Il sanctionnera les abus pour en éviter la répétition et enverra un signal fort aux futures formations politiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Plaider contre cette démarche reviendrait à défendre un statu quo qui a appauvri le pays et discrédité la classe politique.</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les anciens leaders, bien que leurs partis soient dissous, pourraient contester les résultats, dénonçant un règlement de comptes, tandis que d'autres pourraient coopérer. Dans un Mali qui affronte des défis sécuritaires et économiques majeurs, chaque franc CFA compte. L'heure est à la rigueur contre la complaisance, à l'avenir contre les rentes du passé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Cour Suprême, garante de cette démarche, mérite le soutien populaire pour son indépendance affichée. La lumière des comptes publics est le premier rempart contre l'ombre de la corruption. Cet audit est un pas décisif vers un système politique plus juste et transparent, et un élément clé de l'édification d'un système politique juste et transparent, et un élément clé de l'édification d'une souveraineté retrouvée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong></strong></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>M. SANOGO</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Procès des équipements militaires : Début des témoignages</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-des-equipements-militaires-debut-des-temoignages-3106396.html</link>
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<description><![CDATA[ Le procès relatif à l&#039;achat de l&#039;avion présidentiel et des équipements militaires est entré dans sa troisième semaine ce lundi 16 juin 2025. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 21 Jun 2025 13:56:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après les auditions de Mahamadou Camara ex-directeur de cabinet du président IBK, du général de brigade Moustapha Drabo et du colonel-major Nouhoum Dabitao, cette nouvelle semaine est consacrée aux témoignages.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le vendredi 13 juin 2025, le nouveau code pénal est officiellement entré en vigueur, supprimant entièrement les Cours d'assises au profit des chambres criminelles au sein des tribunaux de grande instance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce lundi matin, lors de la reprise du procès, les avocats de la défense ont déposé une requête pour désormais contester la compétence et l’existence même de la Cour d’Assises spéciale dans sa forme actuelle pour juger ce dossier. Ils ont demandé que l'affaire soit renvoyée devant une chambre criminelle de la Cour d’appel compétente, conformément aux dispositions du nouveau code pénal.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette démarche a provoqué de vives tensions entre le parquet général, dirigé par Koké Coulibaly, et les avocats de la défense, Me Dianguine Tounkara et Mamadou Balobo Diallo. Selon le parquet, ce procès constitue la suite logique de celui entamé le 22 mai 2025, lequel avait été renvoyé au 2 juin en raison des problèmes de santé de Mme Bouaré Fily Sissoko.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le parquet s’appuie sur l’article 1371-1 du nouveau code pénal, qui précise que "en attendant la mise en place du collège des libertés et de la détention, les juges d'instruction et les procureurs de la République continuent à exercer la plénitude de leurs attributions en matière de justice".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Interprétant cette disposition, le parquet estime que, malgré la suppression des Cours d’assises, la Cour d’Assises spéciale conserve toute sa légitimité pour juger cette affaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Me Dianguine Tounkara a balayé ces arguments d’un revers de main, rappelant qu'une décision judiciaire s'applique immédiatement. De son côté, Me Mamadou Balobo Diallo a affirmé que l’ancien code de procédure pénale est "mort de sa belle mort".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le parquet reste catégorique et considère ce débat comme une diversion. Il a demandé à la Cour de tirer toutes les conséquences juridiques nécessaires. Face à cet imbroglio judiciaire, la Cour s’est brièvement retirée pendant dix minutes avant de revenir en salle pour suspendre l’audience jusqu’au mardi 17 juin 2025.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le mardi matin, lors de la reprise, la Cour a rejeté la requête des avocats concernant la suppression des Cours d’assises. Elle s’est appuyée sur l’article 56 de la Loi n° 2024-030 du 13 décembre 2024 portant organisation judiciaire en République du Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce texte stipule que "les juridictions continuent à connaître des affaires qui leur sont dévolues dans leur organisation actuelle, en attendant la mise en œuvre progressive des dispositions de la présente loi. Elles conservent également leurs compétences dans leurs ressorts actuels".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur cette base, le président de la Cour, Bamassa Sissoko, a jugé la demande des avocats irrecevable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ousmane Bouaré à la barre : un témoignage chaotique</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À 10 heures, ce mardi 17 juin 2025, Ousmane Bouaré, assistant de la société Guo Star, est appelé à témoigner. Il affirme devant la Cour avoir été chargé de la réception et de la livraison des matériels aux magasins de la DMHTA et de la DCA à Kati.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Interrogé sur la conformité des livraisons, il soutient que l’ensemble des équipements a été livré intégralement, conformément au protocole d’accord signé avec Guo Star. Il précise également que le Trésor public a payé 69 milliards de F CFA comme convenu.<o:p></o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, au bout de trente minutes d’audition, la Cour relève des incohérences, notamment concernant l’avenant de 5,9 milliards de F CFA qu’il a lui-même signé au nom d’Amadou Kouma. Mis en difficulté, M. Bouaré admet avoir signé le document, tout en affirmant qu’il ignorait totalement son contenu.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Acculé par les questions, il les esquive systématiquement, se contentant de répondre : "Je ne sais pas" ou "Je n’en sais rien".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après cinq heures d’audition, M. Bouaré n’a pas éclairé la Cour sur plusieurs points cruciaux : la lettre de garantie émise par Bouaré Fily Sissoko, la traçabilité des fonds versés à la Banque Atlantique au compte de Guo Star, ou encore les détails des transactions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Mamadou Makan Sidibé et son rôle dans l’affaire</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’ancien Directeur des Finances et du Matériel (DFM) du ministère de la Défense, Mamadou Makan Sidibé, est ensuite appelé. Il affirme avoir reçu une copie du contrat militaire des mains de la secrétaire particulière du ministre Boubèye, précisant toutefois qu’il n’a pas été impliqué dans sa rédaction, mais seulement dans une partie de son exécution.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Interrogé sur le rôle d’un DFM, il explique : "Un DFM assure la coordination. Lorsque le ministre exprime un besoin, il le transmet au DFM. Si une ligne de crédit est disponible, elle est exécutée ; sinon, le besoin est mis de côté".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Concernant le contrat militaire, il atteste qu’il a été élaboré directement par le ministre de la Défense dans le cadre du protocole d’accord avec Guo Star. Il ajoute que Guo Star n’était pas un fournisseur habituel du ministère de la Défense et qu’il n’en avait jamais entendu parler avant que l’affaire éclate dans la presse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, le ministère public a produit des documents prouvant son implication, notamment des bons de commande comportant sa signature. Bien qu’il confirme l’authenticité de sa signature, il nie toute participation à l’élaboration du protocole.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Défilé des témoins : des confirmations et des pressions</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le mercredi 18 juin 2025, le général Aliou Badara Diop, ex-sous-directeur du transport de la DMHTA en 2013, confirme que l’intégralité des 281 matériels inscrits dans le protocole d’accord Guo Star a bien été livrée. Il produit des documents pour appuyer ses affirmations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Seydou Dicko, délégué du contrôleur financier du ministère de la Défense et observateur de la commission de réception, déclare que les livraisons ont débuté le 11 août 2013 et se sont achevées le 9 juillet 2014. Il insiste sur le fait que la quantité et la qualité des matériels ont été respectées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lorsqu’un conseiller de la Cour l’interroge sur la traçabilité des livraisons, il explique : "À chaque réception, nous avons rédigé un rapport. En tout, nous avons produit 18 rapports pour les 281 matériels livrés".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sous la pression des questions incisives d’un conseiller, Seydou Dicko s’effondre à la barre, victime du stress.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Vidéoconférence contestée : Mme Bouaré s’oppose fermement</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le mardi 17 juin 2025, le président de la Cour informe Mme Bouaré Fily Sissoko et son avocat Me Tounkara que malgré tous les efforts déployés, Oumar Tatam Ly et Madani Touré n’ont pas pu se présenter en personne.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Cour annonce que leur témoignage se fera par vidéoconférence, une décision que Mme Bouaré rejette catégoriquement. Elle argue que le Canada n’est qu’à 24 ou 48 heures de vol, tandis que Madani Touré se trouve à Moroni, une destination proche de Bamako.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Affaiblie par l’âge et la maladie, elle souligne les sacrifices qu’elle endure pour assister quotidiennement aux audiences. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Chaque matin, je viens à la Cour sur une civière. Mes pieds sont gonflés après des heures d’audience. Pourtant, je ne dis rien. Cela fait plus de trois ans que je souffre. Oumar Tatam Ly et Madani sont jeunes, ils doivent faire un effort pour comparaître en présentiel", plaide-t-elle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malgré son opposition, la Cour maintient sa décision. La vidéoconférence a eu lieu hier jeudi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ousmane Mahamane</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Procès avion présidentiel : Tatam Ly se dédouane</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-avion-presidentiel-tatam-ly-se-dedouane-3106389.html</link>
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<description><![CDATA[ A la barre, l&#039;ancien Chef du gouvernement a décrit une situation où il semblait n&#039;être qu&#039;un spectateur au lieu d&#039;un chef d&#039;équipe. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 21 Jun 2025 09:08:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Ouvert depuis quelque temps, le procès de l'affaire dite "avion présidentiel et équipements militaires" s'est poursuivi ce vendredi 20 juin avec le passage d'un nouveau témoin après Moussa Mara et Madani Touré. Devant les juges, Oumar Tatam Ly s'est présenté pour donner sa version sur cette affaire qui est pendante depuis des années. </p>
<p>Actuellement à l'étranger, l'ancien Premier ministre a fait sa comparaison par visioconférence. Après avoir juré de ne dire "rien que la vérité", l'ex-chef du gouvernement a décliné toute responsabilité dans l'achat direct de l'aéronef. S'il a admis avoir été abordé sur le sujet par feu l'ancien Chef de l'Etat, Ibrahim Boubacar Kéïta, Oumar Tatam Ly a toutefois précisé n'avoir donné aucune instruction et que l'achat direct, au lieu du système localisation-vente, est le pur choix de l'ancien Président de la République. </p>
<p>Concernant la seconde affaire relative à l'acquisition d'équipements militaires, le témoin du jour a été catégorique en affirmant n'y avoir pas été associé. "J'ai appris cette affaire à travers la presse", at-il fait savoir supplémentaire qu'il avait une fois compris que quelque chose de cette nature se tramait lors des échanges anodins avec le ministre de la Défense et son collègue de l'Économie et des Finances qui aurait vite mis fin aux discussions lorsqu'ils se sont rendus compte qu'il n'était pas au parfum de l'affaire. </p>
<p>Dans sa défense, l'ancienne patronne de l'hôtel des Finances, Mme Bouaré Fily Sissoko a déclaré qu'il existe bien des courriers qui montrent qu'Oumar Tatam Ly était en contact sur le sujet avec le ministre délégué chargé du Budget. "Ces documents, je les verse dans le dossier et la Cour appréciera", conclut l'ex-ministre. </p>
<p>En somme, Oumar Tatam Ly a décrit une équipe gouvernementale désunie composée de ministres défiant son autorité. Ce qui serait pour beaucoup dans sa démission de son poste de Premier ministre. </p>
<p><strong>Alassane Cissouma</strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le ministre Kassogue lors de l&amp;apos;émission Mali Kura Taasira 3 : &amp;quot;Nous n&amp;apos;avons pris aucune loi pour restreindre les libertés&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/le-ministre-kassogue-lors-de-lemission-mali-kura-taasira-3-nous-navons-pris-aucune-loi-pour-restreindre-les-libertes-3106359.html</link>
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<description><![CDATA[ &quot;Le nouveau Code de procédure pénale est entré en vigueur le 13 juin&quot; ]]></description>
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<pubDate>Sat, 21 Jun 2025 02:08:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Mamoudou Kassogué était l'invité, le dimanche 15 juin 2025,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de l'Office de radio-télévision du Mali (ORTM), dans le cadre de la 3e édition de l'émission Mali Kura Taasira où il a retracé les activités menées par son département depuis notamment les différentes réformes engagées dans les différents domaines (institutionnel, renforcement de capacité des ressources humaines, lutte contre la corruption et la délinquance financière) ainsi que les perspectives et d'autres questions relevant du domaine de la justice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur la question de la restriction des libertés ainsi que la violation des principes démocratiques, il dira que la justice constitue le dernier rempart des citoyens contre les abus multiformes dont ils peuvent être victimes. Il est normal que cette justice fasse parler d'elle parce qu'elle s'occupe d'autant de choses chères à l'être humain, notamment : la vie, l'honneur, la dignité, les biens des personnes ainsi que l'ordre public. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A ses dires, chaque fois que la justice intervient, elle est amenée à trancher une situation entre deux adversaires. Et de poursuivre qu'il y a un problème de compréhension de la justice et de son fonctionnement par les citoyens. Aussi, il y a un certain fossé entre le fonctionnement de la justice, ce qu'elle est, ce qu'elle doit être et la façon dont elle est perçue par nos concitoyens.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Très souvent, les gens voient la justice à l'aune de leurs intérêts. Dans un tel contexte, il est très difficile que la justice fasse l'unanimité. Il faut reconnaitre que la justice malienne est en train de faire sa mue et, progressivement, elle est en train d'avoir l'adhésion de la grande majorité des Maliens", a martelé le ministre Kassogué.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Avant 2021, poursuivra-t-il, le Mali était à 26,30 % d'opinion favorable à la justice, aujourd'hui nous sommes à 75 %. Maintenant, les 25 % qui font que les gens n'arrivent pas à comprendre la justice et à lui faire confiance est dû au fait que la justice traite les choses sensibles".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces chiffres ont été établis de manière scientifique à travers un sondage réalisé dans les règles de l'art par un institut très crédible, "Mali-Mètre". Et de renchérir : "Comme tout sondage, il peut y avoir une certaine relativité, nous sommes d'accord, mais, je pense que les bases sont déjà scientifiques. Ce n'est pas parce que 5 % des procès ont été mal rendus ou que certains ont perdu leur procès qu'il faut jeter l'opprobre sur toute la justice".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aucune restriction des libertés au Mali<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A propos des restrictions, il dira que jusqu'à une période très récente, il n'y avait aucune restriction des libertés au Mali. Car, elles étaient proclamées par la Constitution, par les lois d'application de la Constitution. Mais, progressivement, dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations des Assises nationales de la refondation et des concertations nationales, il a été demandé de revoir le nombre des partis politiques, des associations et autres acteurs intervenant sur la scène politique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la mise en œuvre de cette recommandation, il est apparu nécessaire de procéder à la dissolution des partis politiques et des associations à caractère politique. "On fait un faux procès parce que nous n'avons pris aucune loi pour restreindre les libertés. Les seuls cas où nous avons été obligés d'intervenir c'est lorsqu'en exerçant les libertés, elles finissent par enfreindre la loi", fera-t-il remarquer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En évoquant les reformes, il a laissé entendre que plus d'une dizaine de textes ont été adoptés (la loi portant statut de la magistrature, la loi portant statut modifié des greffiers, la loi organique fixant les règles d'organisation et de fonctionnement ainsi que la procédure suivie devant la Cour suprême, la loi organique fixant les règles d'organisation et de fonctionnement ainsi que la procédure suivie devant la Cour constitutionnelle, la loi portant saisine de la Cour constitutionnelle pour exception d'inconstitutionnalité, la loi portant loi organique fixant les règles d'organisation et de fonctionnement ainsi que la procédure suivie devant la Cour des comptes, la loi portant organisation judiciaire modifiée, le projet de loi portant statut de l'apatridie sur la table du Conseil national de transition, le nouveau Code pénal, le nouveau Code de procédure pénale) et sept structures ont été créées (le Pôle national économique et financier, le Pôle judiciaire de lutte contre la cybercriminalité, la direction nationale des droits de l'Homme, l'Agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisis ou confisqués, l'Ecole nationale de l'administration pénitentiaire et de I 'éducation surveillée, le parquet spécialisé du Pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée séparée du Tribunal de grande instance de la Commune VI, la Cour administrative d'appel de Bamako). <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Changer les outils de travail, la gouvernance de la justice<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon le garde des Sceaux, celles-ci ont amené à changer les outils de travail, la gouvernance de la justice afin de permettre aux acteurs d'être beaucoup plus performants. Et d'ajouter que celles-ci visent à rapprocher davantage la justice des justiciables.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Concernant la mise en œuvre du nouveau code, il a déclaré que toutes les infractions prévues sont en train d'être appliquées dans les juridictions. Quant au nouveau Code de procédure pénale, il est entré en vigueur depuis le 13 juin dernier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En termes de ressources humaines, le chef du département en charge de la Justice a indiqué qu'elles constituent un élément central de réussite des reformes et du bon fonctionnement de la justice. Au Mali, dans le secteur judiciaire, le personnel était en deçà des besoins de la justice. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Nous comptions 499 magistrats pour une population près de 23 millions avec un ratio d'un magistrat pour plus de 40 000 habitants. Alors que dans les normes internationales, c'est magistrat pour 10 000 habitants. Pareil pour les greffiers, les avocats… A tous les niveaux, il y a des déficits. Nous avons pris des dispositions pour les combler en faisant des recrutements massifs", a-t-il précisé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est pourquoi, dira-t-il, en 3 ans, le département a procédé au recrutement de 316 auditeurs de justice, 240 greffiers en chef, 125 fonctionnaires de l'administration pénitentiaire et de l'éducation surveillée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En réponse à la question relative au recrutement des auditeurs de justice, le ministre a déclaré qu'il fut certain moment où des ministres ont refusé d'organiser des concours par peur qu'on ne leur impose des quotas. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avant de saluer l'engagement du président de la Transition qui leur a instruit d'organiser des concours transparents, précisant qu'il n'a pas de quotas et ne recommande personne. "Si certaines personnes vous approchent pour essayer d'influencer quoi que ce soit, signaler nous les noms de celles-ci et je prendrai des mesures qui s'imposent. Donc là nous étions à l'aise et nous avons pu organiser les concours de manière transparente avec une équipe dynamique partageant ces valeurs en travaillant de manière remarquable", a-t-il laissé entendre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Manque du personnel<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">S'agissant de la lenteur de la Justice, le garde des Sceaux a précisé qu'elle est due à plusieurs facteurs notamment le manque du personnel par rapport aux volumes des affaires. A titre d'exemple, la juridiction de la Commune I du district de Bamako qui compte une dizaine de magistrats traite plus de 5000 dossiers par an et c'est le même constant dans la plupart de nos juridictions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a ajouté à ce manque de personnel, la complexité des affaires qui détermine le temps de traitement des dossiers. Dans certains cas, il faut aller des commissions rogatoires à l'extérieur, demander l'extradition de certaines personnes, aller chercher des preuves à l'extérieur. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il convient de noter que dans le domaine de la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière, plus de 400 milliards F CFA ont été recouvrés, régularisés, payés en caution ou en dommages-intérêts, comme indiqué par le garde des Sceaux à la clôture de la 3e édition de la Semaine de la justice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le cadre de la mise à disposition de fonds documentaire, il ressort que 499 recueils de circulaires, 998 codes pénaux et codes de procédure pénale ont été mis à la disposition des magistrats mettant fin à la quête difficile des documents de travail des professionnels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Systématisation des missions d'inspection<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le domaine du contrôle interne, la systématisation des missions d'inspection des services judiciaires a permis de contrôler 16 juridictions, 16 maisons d'arrêt, 4 pénitenciers agricoles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le domaine de l'administration pénitentiaire, 22 transfèrements ont concerné un nombre total de 1750 détenus, sur Kéniéroba, Koulikoro, Bla, Fana et Dioïla. Ainsi, de 4500 détenus en 2023, la Maison centrale d'arrêt de Bamako a été ramenée à 3750 diminuant drastiquement la surpopulation carcérale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En matière de formation des acteurs, 363 magistrats, 100 greffiers, 124 officiers de police judiciaire, 22 interprètes ont été formés. Aussi, dans le cadre des dotations en moyens de travail, l'on recense 20 987 matériels et mobiliers de bureaux dont 2344 pour les services centraux et les juridictions de Bamako et 643 pour les services de l'intérieur du pays.<span style="mso-spacerun: yes;">             </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">   </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Boubacar Païtao</b><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Polémiqué sur le départ a la retraite anticipée d&amp;apos;un ex&#45;cadre : La Somapep&#45;SA condamnée à payer 325 980 275 F CFA à Tidiane Kéïta Les comptes bancaires de la société saisis !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/polemique-sur-le-depart-a-la-retraite-anticipee-dun-ex-cadre-la-somapep-sa-condamnee-a-payer-325-980-275-f-cfa-a-tidiane-keita-les-comptes-bancaires-de-la-societe-saisis-3106355.html</link>
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<description><![CDATA[ La Société malienne du patrimoine de l&#039;eau potable (Somapep-SA) vient d&#039;être condamnée à payer 305 980 275 F CFA à titre d&#039;indemnité de départ à la retraite et de prime spéciale à Tidiane Kéita. Et 20 millions de F CFA à titre de dommages et intérêts. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 21 Jun 2025 01:44:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C'est le verdict du Tribunal du travail de Bamako dans l'affaire opposant Tidiane Kéita à la Somapep-SA pour réclamations de droits et dommages intérêts. Suite à ce jugement, les comptes bancaires de la société sont saisis depuis quelques semaines par l'ex-cadre de l'EDM-SA et de la Somapep. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette affaire de réclamations de droits et dommages et intérêts vient de connaitre un nouveau rebondissement avec le verdict prononcé par le Tribunal du travail de Bamako condamnant la Société malienne du patrimoine de l'eau potable (Somapep-SA) à payer 325 980 275 F CFA à Tidiane Kéita. Il s'agit de 305 980 000 F CFA à titre d'indemnité de départ à la retraite et de prime spéciale et 20 millions de F CFA à titre de dommages et intérêts. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De quoi s'agit-il ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le plaignant a été recruté le 7 janvier 1988 par la société Energie du Mali (EDM-SA) en qualité de cadre financier dans la catégorie A. C'est à la faveur de la restructuration qu'il s'est retrouvé à la Société malienne du patrimoine de l'eau potable (Somapep-SA). Entre les deux structures, Tidiane Kéita a occupé plusieurs postes de responsabilités durant 33 ans de service. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Etant en poste à la Somapep-SA, il a eu la chance d'être nommé président du conseil d'administration de ladite société. Afin d'éviter tous conflits d'intérêts et le cumul de fonction, Tidiane était dans l'obligation de faire valoir par anticipation ses droits à la retraite. Une manière aussi pour lui de pouvoir garder "toute impartialité" dans les prises de décision. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Du coup, Tidiane a été admis à la retraite à 59 ans courant 2020 pour un départ normal fixé à 65 ans. Ce qui fait qu'il lui restait six bonnes années, soit un total de 72 mois.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le hic est que lors de la liquidation de ses droits de partant volontaire à la retraite, l'ex-cadre d'EDM-SA et de la Somapep-SA a été surpris de voir que la base de calcul desdits droits appliquée était tout simplement "erronée". Surtout en ce qui concerne les indemnités de départ à la retraite et la prime spéciale y afférente.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En tout et pour tout, un montant de 129 746 000 F CFA avait été proposé par la Somapep-SA à son ex-cadre Tidiane au lieu de 305 980 000 F CFA. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et pour être remis dans ses droits, Tidiane Kéita, très frustré, a décidé d'adresser une correspondance au directeur général de la Somapep-SA dans le but de corriger cette erreur de calcul commise. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malheureusement, d'après nos informations, ce dernier est resté de marbre. Cela sous prétexte qu'il aurait sollicité l'avis de la direction régionale du travail de Bamako suivant une correspondance en date du 22 février 2022.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Suivant courrier en date du 17 juin 2022, cette direction avait donné son avis motivé sur la question en indiquant clairement dans l'avant-dernier paragraphe que Tidiane Kéita est fondé dans sa réclamation de l'indemnité spéciale cause du litige. Puisqu'en application de la loi n°2019-074 du 24 décembre 2019, "l'âge de départ à la retraite du travailleur concerné est de 65 ans". Alors que Tidiane a été admis à la retraite avant cet âge requis. Il s'agissait d'une retraite anticipée. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malgré l'avis aussi d'un expert, la direction générale de la Somapep-SA a toujours campé sur sa position avec ses premiers calculs, privant M. Kéita de ses indemnité et prime. Voilà pourquoi, l'intéressé a sollicité le Tribunal du travail de Bamako afin de réparer le double préjudice moral et financier à lui causé suite au comportement de la Somapep-SA.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et pourtant, la Somapep-SA estime que Tidiane Kéita a bénéficié de son droit de mise à la retraite le 1er janvier 2021 à l'âge de 59 ans. Et d'après la loi applicable qui est l'article 144 du code de prévoyance sociale, "il ne répond pas aux conditions légales d'une retraite anticipée". Une façon de dire que la Somapep-SA n'a pas violé ses droits à la retraite ainsi qu'à l'indemnité spéciale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Nous sommes en matière de sécurité sociale et la loi applicable est bien le CPS. C'est fort des dispositions du CPS que la Somapep a liquidé les droits et indemnités dus à Tidiane Kéita admis à la retraite à 59 ans alors que l'âge prévu par le CPS est de 58 ans", précise une source de la Somapep. Et de conclure que "c'est donc à tort que Tidiane se fonde sur la loi n°2019-074 du 24 décembre 2019 pour faire des calculs et non la loi n°2006-008 du 23 janvier 2006 portant modification du CPS qui fixe les bases de calcul de l'allocation de retraite avec ses différentes variantes". </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>El Hadj A.B.HAIDARA</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Japan Motors Mali/Centif devant le CRD : La requérante, trop pressée, sanctionnée !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/japan-motors-malicentif-devant-le-crd-la-requerante-trop-pressee-sanctionnee-3106358.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 21 Jun 2025 01:42:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Comité de règlement des différends de l'Autorité de régulation des marchés publics et des délégations de service public (ARMDS), statuant en Commission litiges sur le recours non juridictionnel de la société Japan Motors Mali SAS contestant les résultats de l'appel d'offres ouvert n°0001-Centif-ML/2025 relatif à l'acquisition d'un véhicule berline moyen standing pour le compte de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), déboute la requérante et ordonne la poursuite de la procédure de passation.<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le mardi 27 mai 2025, le Comité de règlement des différends de la direction générale des marchés publics et des délégations de service public a délibéré conformément à la loi et a adopté une délibération fondée sur les faits, la régularité du recours et les moyens exposés dans une affaire complexe opposant Japan Motors Mali SAS à la Centif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De quoi s'agit-il ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour l'acquisition d'un véhicule station wagon 4x4 tout terrain et d'un véhicule berline moyen standing, le président de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) a lancé l'avis d'appel d'offres ouvert n°0001-Centif-ML/2025 du 3 avril 2025 publié dans le quotidien national "L'Essor" auquel la société Japan Motors Mali SAS a soumissionné.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par lettre n°00119/Centif-ML en date du 9 mai 2025, reçue le même jour, le président de la Centif a informé le directeur général de Japan Motors Mali SAS que son offre a été rejetée au stade de l'examen préliminaire pour non-conformité des caractéristiques techniques du véhicule Nissan Almera fourni.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon la sous-commission technique d'évaluation des offres, les caractéristiques techniques figurant sur le catalogue joint à l'offre concernent la Nissan Almera 1.5 Acenta BVA, alors que le modèle attendu était la Nissan Almera 1.8 Acenta TA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En réponse, la société Japan Motors Mali SAS a, par lettre n°0092/HN-DG/JMM-0525 du 14 mai 2025, reçue le même jour par la Centif, introduit un recours gracieux contestant les motifs de rejet. Elle a notamment fait valoir que : <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D'abord, la confusion relevée par la sous-commission technique résulte d'une méconnaissance des différences entre le modèle proposé (Nissan Almera N18, version 2024) et celui de la version N17 (année 2019), qui n'ont ni le même code commercial, ni les mêmes caractéristiques techniques, ni le même design, ni la même année de fabrication ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ensuite, les caractéristiques techniques des véhicules varient selon les continents, les modèles, les versions et les années de production, et a précisé que les documents justificatifs requis (certificat d'origine, certificat de tropicalisation, autorisation du fabricant) ont été fournis dans son offre conformément aux exigences du dossier d'appel d'offres (DAO) ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enfin, le rejet de son offre pour non-conformité est sans objet.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">N'ayant reçu aucune réponse à son recours gracieux, le 19 mai 2025, la société Japan Motors Mali SAS a introduit un recours devant le Comité de règlement des différends pour contester les résultats de l'appel d'offres en cause.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Recours irrecevable</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Considérant qu'aux termes de l'article 120.1 du décret n°2015-0604/P-RM du 25 septembre 2015 portant Code des marchés publics et des délégations de service public, tel que modifié, "tout candidat ou soumissionnaire qui s'estime lésé au cours d'une procédure de passation d'un marché public ou d'une délégation de service public est habilité à adresser un recours gracieux à l'autorité contractante ou délégante contre toute procédure ou décision susceptible de lui causer un préjudice". Qu'un tel recours peut porter, entre autres, sur la décision d'attribution ou de non-attribution du marché ou de la délégation, les modalités de publication des avis, les conditions de participation des soumissionnaires, les critères de capacité et de garantie exigés, le choix du mode de passation, la procédure de sélection, la conformité du dossier d'appel d'offres à la réglementation en vigueur, les spécifications techniques ainsi que les critères d'évaluation retenus. Le recours doit en tout état de cause se fonder sur une violation caractérisée des règles régissant les marchés publics et les délégations de service public.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Considérant qu'en vertu des dispositions de l'article 120.4 dudit décret, tout soumissionnaire ayant participé à une procédure de passation de marché est tenu, avant de saisir le Comité de règlement des différends, d'introduire un recours gracieux auprès de l'autorité contractante dans un délai de cinq (5) jours ouvrables à compter de la publication de la décision d'attribution, de l'avis d'appel d'offres ou de la mise à disposition du dossier d'appel d'offres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Considérant que l'autorité contractante est légalement tenue de répondre au recours gracieux dans un délai de trois (3) jours ouvrables, au-delà duquel l'absence de réponse est assimilée à un rejet implicite.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Considérant qu'aux termes de l'article 121 du même décret, le soumissionnaire dispose d'un délai de deux (2) jours ouvrables, à compter soit de la réception de la réponse explicite de l'autorité contractante, soit de l'expiration du délai de réponse prévu, pour saisir le Comité de règlement des différends.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que la société Japan Motors Mali SAS, ayant eu connaissance des résultats de l'appel d'offres le 9 mai 2025, a introduit un recours gracieux le 14 mai 2025, dûment reçu par l'autorité contractante le même jour.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Considérant que dans son recours non juridictionnel soumis au Comité de règlement des différends, la société requérante fait état de l'absence de réponse de la part de l'autorité contractante à son recours gracieux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>On casse, on poursuit</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qu'ainsi, conformément à l'article 120, l'autorité contractante disposait d'un délai de trois (3) jours ouvrables expirant le 19 mai 2025 pour apporter une réponse. Or, la saisine du Comité de règlement des différends par la société Japan Motors Mali SAS est intervenue le 19 mai 2025, soit avant l'échéance du délai imparti à l'autorité contractante.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Qu'en conséquence, le recours introduit par la société Japan Motors Mali SAS est entaché de prématurité et doit, pour ce motif, être déclaré irrecevable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Alors, le CRD prend la décision logique suivante :</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Primo : déclare le recours de la société Japan Motors Mali SAS irrecevable en la forme pour prématurité ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Secundo : ordonne la poursuite de la procédure de passation en cause<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tertio : dit que le secrétaire exécutif est chargé de notifier à la société Japan Motors Mali SAS et à la Cellule nationale de traitement des informations financières la présente décision qui sera publiée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A titre d'information, la séance était présidée par Sidy Sissoko du CRD de l'ARMDS, président par intérim.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">                  </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>El Hadj A.B. HAIDARA</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Programme decennal de développement du secteur de la justice 2025&#45;2034 : Les jalons de la justice (2025&#45;2034) désormais posés</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/programme-decennal-de-developpement-du-secteur-de-la-justice-2025-2034-les-jalons-de-la-justice-2025-2034-desormais-poses-3106360.html</link>
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<description><![CDATA[ Le nouveau programme est doté d&#039;un 1er plan d&#039;action quinquennal (2025-2029) estimé à 271,87 milliards F CFA ]]></description>
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<pubDate>Sat, 21 Jun 2025 01:33:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le cadre de la modernisation du système judiciaire malien, le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué a présidé, le jeudi 12 juin 2025, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), la cérémonie d'ouverture de l'atelier national de validation du Programme décennal de développement du secteur de la justice 2025-2034. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cet atelier a réuni les principaux acteurs institutionnels, les représentants de la société civile, les syndicats, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les universitaires pour examiner, enrichir et valider le document qui fixera les orientations stratégiques du secteur pour la prochaine décennie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans son intervention, le ministre Kassogué a salué l'aboutissement d'un processus participatif et rigoureux, initié dans le sillage de la Loi d'orientation et de programmation pour le secteur de la justice 2020-2024.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon lui, ce nouveau programme s'inscrit dans la dynamique de refondation de l'Etat malien impulsée par les plus hautes autorités de notre pays et s'articule autour de cinq axes stratégiques notamment : l'accès à la justice, l'indépendance du pouvoir judiciaire, la protection des droits de l'Homme, la transparence et la modernisation du système judiciaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A ses dires, il s'agira de poser les jalons de la justice pour les dix prochaines années. Avant d'insister sur la nécessité d'une justice accessible, efficace et crédible, véritable pilier de l'Etat de droit et du développement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le garde des Sceaux a saisi l'occasion pour revenir sur les différentes réalisations de la précédente programmation quinquennale ; à savoir : le recrutement massif de personnels judiciaires et pénitentiaires ; l'amélioration des infrastructures (notamment la nouvelle Maison d'arrêt de Kéniéroba) ; la relecture des textes législatifs ; l'adoption d'un nouveau Code pénal et d'un nouveau Code de procédure pénale. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aussi, il n'a pas oublié de saluer une évolution notable de l'indice de confiance des citoyens envers la justice, passé à plus de 72 % en 2025 contre moins de 30 % cinq ans plus tôt.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A l'en croire, le nouveau programme, doté d'un premier plan d'actions quinquennal (2025-2029) estimé à 271,87 milliards F CFA, prévoit une hausse substantielle des ressources budgétaires allouées à la justice, passant de 56,03 milliards F CFA en 2025 à plus de 110 milliards en 2029.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, dira-t-il, le processus d'élaboration s'est voulu ouvert et participatif, associant les juridictions, les administrations concernées, les ordres professionnels, la société civile, les syndicats, les chercheurs et les partenaires techniques. "Une démarche cohérente avec la vision du Mali de concevoir et financer ses politiques publiques par lui-même et pour lui-même", a-t-il ajouté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour finir, le ministre a invité les participants à jouer pleinement leur rôle dans l'amélioration du document proposé en rappelant que ce programme est le deuxième du genre après le Prodej adopté en 1998, et que sa mise en œuvre sera déterminante pour l'avenir du service public de la justice au Mali.<span style="mso-spacerun: yes;">                                               </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Boubacar Païtao</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Procès des équipements militaires : Dabitao se défend, la Cour dubitative</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-des-equipements-militaires-dabitao-se-defend-la-cour-dubitative-3106361.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 21 Jun 2025 01:33:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le procès dit "avion présidentiel et équipements militaires" à la Cour d'assises de Bamako, la journée du jeudi 12 juin 2025, a été marquée par la comparaison de Nouhoum Dabitao, directeur du Commissariat des armées (DCA) au moment des faits. Il est accusé de faux et usage de faux et d'atteinte aux biens publics.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A l'entame de ses propos, le colonel-major Nouhoum Dabitao a réfuté les faits de faux et usage de faux et d'atteinte aux biens publics qui lui sont reprochés et demandé que justice soit faite. Concernant les disparités épinglées dans l'arrêt de renvoi, l'ex-directeur du Commissariat des armées a indiqué que sa structure n'avait pas compétence à ordonner des décaissements. "Dans un marché de 34 milliards de F CFA, comment peut-on détourner 36 milliards de F CFA", s'est-il interrogé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'ex-directeur de la DCA a rappelé que c'est le ministre de la Défense et des Anciens combattants, au moment des faits, feu Soumeylou Boubèye Maïga, qui lui avait présenté le mandataire de la présidence de la République, le nommé Sidi Mohamed Kagnassy.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Ce dernier était chargé de piloter toutes les opérations dans le cadre de l'acquisition des équipements militaires. C'est dans ce sens que j'ai transmis les besoins exprimés par les Forces de défense et de sécurité maliennes afin de lutter contre les terroristes et reconquérir le territoire national", a-t-il précisé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur la disparité évoquée par la Cour entre le montant du protocole d'accord et la valeur réelle des matériels réceptionnés, le colonel-major a souligné qu'il n'était pas l'ordonnateur des dépenses et qu'elles relevaient de la direction des finances et du matériel (DFM) du ministère de la Défense et des Anciens combattants. "Je n'avais pas fixé les prix des matériels ni déterminé les montants réels du protocole d'accord. Pour détourner un bien public, il faut que vous soyez ordonnateur, or dans ce cas précis, je n'étais pas au niveau des finances. Et comment vais-je détourner des fonds", s'est-il interrogé tout en ajoutant que tous les matériels ont été réceptionnés par une commission dont il n'était pas membre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En réaction à ses propos, la Cour lui a remis différents documents qui font ressortir lesdites disparités. Il lui a été instruit d'analyser minutieusement ces tableaux afin de pouvoir expliquer lesdites disparités.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">                                                                                           </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Marie Dembélé </strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Procès dans l&amp;apos;affaire «avion présidentiel et équipements militaires» : Le ballet des témoins</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-dans-laffaire-avion-presidentiel-et-equipements-militaires-le-ballet-des-temoins-3106304.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-dans-laffaire-avion-presidentiel-et-equipements-militaires-le-ballet-des-temoins-3106304.html</guid>
<description><![CDATA[ Le Colonel-major Amadou Makan Sidibé, directeur des finances et du matériel du ministère de la Défense et des Anciens combattants, le Colonel Badara Aliou Diop, directeur des transports à la Direction du matériel, des hydrocarbures et du transport des Armées (DMHTA) et Seydou Dicko, observateur délégué du contrôle financier auprès de la commission de réception du contrat Guo-Star, au moment des faits, se sont prêts hier aux questions de la Cour ]]></description>
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<pubDate>Thu, 19 Jun 2025 09:44:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p> Le procès dans l’affaire dite «achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires» devant la Cour d’assises spéciale de Bamako a connu hier la comparution de trois témoins. Il s’agit du Colonel-major Amadou Makan Sidibé, directeur des finances et du matériel du ministère de la Défense et des Anciens combattants, du Colonel Badara Aliou Diop, directeur des transports à la Direction du matériel, des hydrocarbures et du transport des Armées (DMHTA) et de Seydou Dicko, délégué observateur du contrôle financier auprès de la commission de réception du contrat Guo-Star au moment des faits.</p>
<p>La cour reproche au Colonel-major Amadou Makan Sidibé d’avoir signé les bons de commande ne comportant pas de date, ni les prix unitaires et les montants globaux dans l’acquisition des équipements militaires. «Vous dites que vous n’avez pas été impliqué dans l’élaboration du protocole d’accord entre le ministère de la Défense et la Société Guo-Star, alors comment se fait-il qu’il y a des écritures annexées audit protocole et qui ont été signées par vous ?», a demandé le procureur Kokè Coulibaly. La Cour a également voulu savoir pourquoi les bons de commande sont antérieurs à la signature du protocole. «Est-ce que cela est normal ?», a insisté le parquetier. En retour, le Colonel-major Amadou Makan Sidibé a répondu par l’affirmative. «Pourquoi vous avez signé les bons de commande alors ?», a rétorqué Kokè Coulibaly.</p>
<p>L’ancien directeur des finances et du matériel a répondu qu’il s’agissait de régulariser un état de paiement. Il a signalé que c’est le secrétariat du ministère de la Défense et des Anciens combattants de l’époque qui devait porter la signature sur les bons de commande, ajoutant qu’il lui arrivait souvent de signer des documents non datés. Amadou Makan Sidibé a aussi fait savoir que les bons de commande n’ont pas été établis au niveau de la Direction des finances et du matériel (DFM) mais plutôt par le ministre de la Défense et des Anciens combattants, feu Soumeylou Boubèye Maïga.</p>
<p>Le président de la Cour et ses conseillers ont posé plusieurs questions À la question de savoir si c’étaient des bons de commande parallèles, il a répondu par la négative, signalant que ces documents comportaient les mêmes éléments que le protocole d’accord. Le témoin a dit ne pas comprendre pourquoi il faut mettre les prix unitaires dans les bons de commande alors qu’ils sont déjà mentionnés dans le protocole d’accord.</p>
<p> L’ancien directeur des finances et du matériel a reconnu que l’exécution d’un contrat d’une valeur de 69 milliards de Fcfa aurait dû passer par le conseil des ministres. Il a ensuite souligné que le protocole d’accord ne stipulait pas que le contrat était militaire. «Cependant, il comportait certains matériels qui sont sous le coup du secret défense», a-t-il nuancé.</p>
<p>Quant au Colonel Badara Aliou Diop, directeur des transports à la DMHTA au moments des faits, non moins directeur général de la même structure actuellement, il a précisé que son service a reçu dans le contrat Guo-Star 281 moyens roulants dont 14 blindés. Il a assuré qu’à la date d’aujourd’hui, tous les véhicules ont été réceptionnés par le service.</p>
<p>Pour sa part, le délégué observateur du contrôle financier auprès de la commission de réception du contrat au moment des faits a expliqué que les réceptions qui ont commencé le 11 août 2014, ont pris fin le 9 juillet 2015. D’après lui, tous les matériels cités dans ce contrat ont été livrés.</p>
<p>Au cours de l’audience, les interrogations des conseillers de la Cour ont porté sur les écarts de 29 milliards de Fcfa entre la facture proforma et le montant engagé par l’État.</p>
<p>Ils ont également voulu savoir comment un marché de 69 milliards de Fcfa dont l’acquisition des blindés ne représente qu’environ 5 milliards de Fcfa, pouvait être «un contrat militaire», d’autant plus que le reste de la somme (environ 64 milliards Fcfa) a été utilisé pour les habillements, les couchages, les véhicules de transport, etc.…</p>
<p>Bembablin DOUMBIA</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali :  La Cour suprême ouvre un audit sur le financement public des partis politiques</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-la-cour-supreme-ouvre-un-audit-sur-le-financement-public-des-partis-politiques-3106267.html</link>
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<description><![CDATA[ Après l’officialisation de la dissolution des partis politiques et des associations à caractère politiques, la Section des comptes de la Cour Suprême décide d’auditer les fonds octroyés à ces partis.  L’audit devrait s’étendre sur la période de 2000 à 2025. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 18 Jun 2025 10:55:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p> Bien que dissous par décret présidentiel, les dirigeants des partis politiques au Mali devront justifier devant la justice chaque centime de l’Etat utilisé pendant les 25 dernières années. Hier soir, à la télévision nationale, la Section des Comptes de la Cour Suprême a annoncé l’ouverture d’un  audit sur le financement public des partis politiques. Les dirigeants des partis dissous sont appelés à déposer, au plus tard le 30 juin 2025, l’ensemble des documents comptables couvrant la période de juillet 2000 à mai 2025 : états financiers, pièces justificatives des dépenses, journaux de banque et de caisse, relevés et rapprochements bancaires ainsi que le document relatif à la situation des ressources. Cette initiative s’inscrive-t-elle dans une cadre d’assainissement de la gestion des fonds publics attribués aux partis durant près de 25 ans, dans un contexte de refondation institutionnelle ?</p>
<p>Les dernières concertations des forces vives avaient vivement recommandé la dissolution des partis politiques et l’audit de tous les fonds publics octroyés à ces formations politiques depuis l’entrée en vigueur de la loi autorisant l’aide publique aux partis. Avant la dissolution de l’activité politique au Mali, une loi prévoyait une aide financière de l'État, représentant 0,25% des recettes fiscales, allouée aux partis politiques. Cette aide publique aux partis politiques était encadrée par la Charte des partis politiques consacrée dans la loi n°05-047 du 18 août 2005 et des décrets spécifiques. Elle était destinée à soutenir le fonctionnement des partis et leur participation à la vie politique, notamment lors des élections. La Charte des partis politiques du 18 août 2005, devenu caduc, définissait les règles relatives à la création, au fonctionnement et au financement des partis politiques. En termes de modalités d'attribution, l'aide était attribuée sur la base de critères spécifiques, tels que le nombre de conseillers communaux, le nombre de femmes élues, et la participation aux élections. </p>
<p><strong>2,6 milliards FCFA d’aide publique en 2018</strong></p>
<p>Pour y accéder, chaque parti devait justifier la régularité de leur fonctionnement et de la moralité de leurs comptes.  Mais, depuis 2018, cette aide n’est plus versée aux partis politiques éligibles aux yeux de la loi qui consacrait son attribution.  Deux milliards 675 millions de francs CFA, c’est le dernier montant qu’a été partagé en 2018 au titre de l’aide publique aux formations politiques. Sur les 200 partis politiques que compte le Mali cette année-là, 75 avaient postulé pour cette aide mais 64 ont été déclarés éligibles. Depuis l’octroi du montant colossal, la grogne a commencé au sein de l’opinion publique malienne, qui s’interroge sur la pertinence de cette aide. Dès lors, un ton exigeant le durcissement des conditions d’attribution de cette aide et de création a pris de l’ampleur.</p>
<p><strong> Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Équipements militaires :  Drabo et Dabitao rejettent les accusations</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/equipements-militaires-drabo-et-dabitao-rejettent-les-accusations-3106256.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 18 Jun 2025 09:49:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le mercredi et jeudi derniers, la Cour a poursuivi les auditions sur le dossier des matériels et équipements militaires, cette fois avec deux hauts gradés de l’armée : Le général de brigade Moustapha Drabo, ex-directeur de la Direction du matériel, des hydrocarbures et du transport des Armées (DMHTA) et le colonel-major Nouhoum Dabitao, ancien directeur du commissariat des Armées. Face aux accusations de faux, usage de faux et atteinte aux biens publics, les deux officiers ont nié en bloc toute implication dans des pratiques frauduleuses liées à l’achat de l’avion présidentiel et à la surfacturation des équipements militaires.<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après deux jours d’audition intense de l’ex-directeur de cabinet d’IBK, Mahamadou Camara, la Cour a convoqué, ce mercredi matin, le général Drabo pour qu’il explique son rôle dans les contrats militaires. Son intervention s’est articulée autour de trois axes : la réception des 281 véhicules militaires, la formation et la maintenance des équipements et les divergences entre les rapports des différents services concernés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D’emblée, le général Drabo a rappelé avec fermeté la mission principale de la DMHTA, qui dépend de l’État-major général des Armées. Il a souligné que cette direction est responsable du soutien logistique des unités militaires, notamment la maintenance et l'approvisionnement en matériels, munitions et carburants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Concernant son implication dans l’acquisition des équipements militaires, le général Drabo a expliqué à la Cour le fonctionnement habituel. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Chaque année, les états-majors des différentes armées expriment leurs besoins en matériels et équipements. La DMHTA compile ces besoins et les transmet au ministère de la Défense, avec ampliation au chef d’État-major général", explique-t-il. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, il précise qu'en 2013, le processus habituel n’a pas été respecté en raison de l’urgence de la situation militaire. Selon lui, feu Soumeylou Boubèye Maïga, alors ministre de la Défense et des Anciens combattants, a choisi de contourner l’État-major général et de s’adresser directement à lui.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Le ministre m’a appelé personnellement pour exprimer les besoins de l’armée de terre. J’ai donc rédigé ces besoins et les lui ai remis dans le cadre du protocole d’accord avec une société privée », ajoute-t-il.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le rapport du Vérificateur général met en lumière plusieurs irrégularités notamment un double paiement de 939 millions de F CFA pour le transport des équipements depuis la France. Une disparité de facturation sur le volet formation, initialement prévu à 14 millions de F<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>CFA, mais finalement porté à 23 millions de FCFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le général Drabo rejette ces chiffres, affirmant que les 281 véhicules prévus dans le protocole Guo Star ont bien été livrés et enregistrés. Il a présenté à la Cour la liste du personnel formé à l’utilisation des équipements, le registre d’immatriculation des 281 véhicules militaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Interrogatoire</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Convaincu de l’existence de faux, usage de faux et atteinte aux biens publics, le parquet général, dirigé par Koké Coulibaly, a soumis Drabo à une série de questions. Avez-vous été impliqué dès le départ dans une falsification des documents ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Non, M. le procureur."<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Votre travail n’a-t-il pas été entaché de fraude ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Non, M. le procureur. La DMHTA ne signe pas les contrats, elle ne participe pas à l’élaboration des procès-verbaux de réception. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Notre mission est de recevoir les matériels, les immatriculer et les distribuer aux différentes unités."<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pouvez-vous fournir une traçabilité et les caractéristiques des véhicules livrés ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Tous ces véhicules sont sur le terrain."<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avant que le général Drabo ne puisse détailler les caractéristiques des véhicules, la Cour a interrompu son intervention, estimant qu’une telle révélation pourrait compromettre la sécurité des soldats en opération.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le jeudi, la Cour a poursuivi les auditions avec le colonel-major Nouhoum Dabitao, ancien directeur du Commissariat des Armées, afin qu’il expose sa version des faits.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tout comme le général Moustapha Drabo, il affirme avoir été contacté directement par le ministre de la Défense pour exprimer les besoins de l’armée. Ces besoins portaient principalement sur l’habillement, le couchage, le campement et l’alimentation des Forces armées maliennes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À la barre, après une explication détaillée de la nomenclature budgétaire et du rôle du Commissariat des Armées, le colonel Dabitao a contesté les faits et le montant du détournement mentionné dans l’arrêt de renvoi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"M. le président, je ne comprends pas. Le marché portant sur l’habillement, le couchage, le campement et l’alimentation des Forces armées maliennes s’élève à 34 milliards F CFA, alors qu’on me reproche un détournement de 36 milliards F CFA. D’où vient cette disparité ?"<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lors des échanges avec la Cour, M. Dabitao a confirmé avoir attesté la livraison de tous les équipements, mais il ne dispose pas des bordereaux de livraison nécessaires. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette absence de documents a suscité des doutes parmi les magistrats, le parquet général et le contentieux de l’État quant à la conformité des livraisons effectuées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toutefois, il a pu présenter une dizaine de procès-verbaux et des bordereaux d’ordres d’entrée et d’affectation des matériels militaires, considérés comme essentiels pour la traçabilité des équipements.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Entre août 2014 et juillet 2015, tous les matériels commandés ont été livrés par le fournisseur. Il y a eu neuf livraisons. En 2014, les militaires ont été bien dotés : chaque soldat a reçu trois tenues et divers accessoires. C’était une première depuis l’époque de Kissima Doukara", précise-t-il. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Pour information, c’est moi qui ai créé le logo des FAMa. Je ne reconnais donc aucune des accusations portées contre moi", martèle-t-il. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Secret Défense</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le "Secret Défense" est une classification qui restreint l’accès aux informations sensibles liées à la sécurité nationale et aux marchés militaires, notamment l’achat d’hélicoptères et d’autres équipements.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lors des auditions, il a été révélé que le protocole Guo Star, qui concernait les équipements militaires, a été conclu sous le sceau du "Secret Défense".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ministère public a alors soumis Nouhoum Dabitao à une série de questions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">M. Dabitao, avez-vous vu le mandat avant d’exprimer les besoins ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>"Oui, je l’ai vu avant l’expression des besoins."<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce mandat comporte-t-il un faux ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>"Non. J’ai seulement transmis l’expression des besoins."<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pouvez-vous identifier dans le protocole la partie où les équipements militaires ont été conclus sous le sceau Secret Défense conformément à l’article 8 du Code des marchés ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En feuilletant le document, M. Dabitao n’a pas pu identifier la section en question.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette incapacité à répondre a conforté le parquet général, qui affirme que le contrat des équipements militaires n’a pas été conclu sous le sceau de l’article 8 du Code des marchés. A la demande du parquet, la Cour a ordonné à la greffe de consigner cet élément dans le registre du procès.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le parquet général atteste que l’expression des besoins a joué un rôle central dans cette affaire, ayant engendré un préjudice grave aux finances publiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face aux accusations du ministère public, la défense s’est insurgée contre ces arguments, les qualifiant de contradictoires et peu convaincants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon Me Mamadou Bobo Diallo, avocat de Moustapha Drabo le parquet n’a rien comme preuve. "Le parquet est à court d’arguments pour prouver la culpabilité des accusés, c’est pourquoi il divague. Tantôt il affirme que tout est parti du mandat de Mahamadou Camara, tantôt c’est la garantie autonome de Mme Bouaré, puis maintenant c’est l’expression des besoins qui serait à l’origine du problème. En réalité, le parquet n’a rien", estime Me Diallo.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La semaine qui débute marque un tournant clé dans le procès, avec l’ouverture de la phase des témoignages. Une vingtaine de témoins, principalement d’anciens directeurs des Finances et du Matériel (DFM) et contrôleurs financiers, seront entendus par la Cour à charge ou à décharge.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parmi les auditions les plus attendues, celles du Secrétaire général du ministère de la Défense et des Anciens combattants, le général Sidiki Samaké, du lieutenant-colonel Coumba Diarra, qui a pris part à six procès-verbaux de réception, ainsi que du directeur général de la Banque Atlantique, Mahamane Ismaël Maïga. Ces auditions seront scrutées avec attention.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Une confrontation sous haute tension</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le jeudi 19 juin 2025 est une date clé fixée par la Cour pour la comparution de deux figures majeures : l’ancien Premier ministre Oumar Tatam Ly et l’ex-ministre du Budget Madani Touré. Bien que déjà auditionnés devant la Chambre d’instruction de la Cour suprême, ils devront témoigner publiquement lors de cette phase décisive du procès.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lors de son audition, Madani Touré a affirmé ne pas avoir eu connaissance de l’achat de l’avion présidentiel, une déclaration contestée fermement par Mme Bouaré Fily Sissoko. Pour appuyer ses propos, cette dernière a soumis à la Cour des échanges d’e-mails prouvant que l’acquisition de l’appareil avait été discutée entre Madani Touré, elle-même et Marc Gaffajoli.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Marc Gaffajoli, acteur clé du secteur aérien africain, est également impliqué dans cette affaire en tant qu’administrateur général d’Afrijet, une société de location d’avions basée au Gabon et conseiller du gouvernement malien pour cette transaction.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face aux contradictions entre les déclarations des protagonistes, le président de la Cour, Bamassa Sissoko, a annoncé qu’une confrontation serait organisée entre Mme Bouaré Fily Sissoko et Madani Touré, en présence de Ben Bouillé, l’ex-directeur du Trésor sur la question qui a ordonné le décaissement des 15 milliards F CFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Reste à savoir si Madani Touré se présentera devant la Cour à la date fixée pour cette audience cruciale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Affaire à suivre en détail dans notre prochaine parution<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ousmane Mahamane</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Hommage à un magistrat d’exception :   «  Le prix de l’intégrité judiciaire Daniel Amagoin Tessougué, un hommage à la hauteur de l’homme »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/hommage-a-un-magistrat-dexception-le-prix-de-lintegrite-judiciaire-daniel-amagoin-tessougue-un-hommage-a-la-hauteur-de-lhomme-3106252.html</link>
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<description><![CDATA[ À la faveur de la Semaine nationale de la justice, édition 2025, l’État malien a institué un prix en l’honneur du magistrat Daniel A. Tessougué décédé le 11 juin 2023. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 18 Jun 2025 09:35:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On ne pouvait être mieux inspiré pour rendre un hommage exceptionnel et mérité à cet homme de Droit. À travers cette distinction, l’État malien reconnaît le professionnalisme, le courage et la rigueur intellectuelle du magistrat.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ses amis, ses camarades et sa famille y voient une juste reconnaissance des sacrifices qu’il a consentis tout au long de sa carrière. Daniel A. Tessougué n’a cessé de magnifier l’humilité et la sincérité du peuple malien. Il répétait souvent que, sur le plan moral, le peuple profond devait demeurer le bréviaire de tout citoyen.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous attendons avec impatience de connaître le nom du premier magistrat qui se verra décerner ce prix prestigieux. Par ses nombreux ouvrages et désormais ce prix qui porte son nom, notre ami a rejoint le cercle des grandes consciences nationales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dors en paix, cher ami.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Mahmoud<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Sidibé</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Idrissa Hamidou Toure, procureur de la République, prés le Tribunal de la commune IV :  « Nous conservons la plénitude des pouvoirs pour maintenir l’ordre dans la cité »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/idrissa-hamidou-toure-procureur-de-la-republique-pres-le-tribunal-de-la-commune-iv-nous-conservons-la-plenitude-des-pouvoirs-pour-maintenir-lordre-dans-la-cite-3106246.html</link>
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<description><![CDATA[ La justice malienne connait depuis le 14 juin 2025 deux innovations majeures. Il s’agit notamment de la mise en œuvre du nouveau code de procédure pénale et la fin des pouvoirs des procureurs de la République et des juges d’instruction à décerner des mandats de dépôt. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 18 Jun 2025 09:16:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un entretien exclusif, accordé à Mali Tribune, Idrissa Hamidou Touré, Procureur de la République près le Tribunal de grande instance de la Commune IV du District de Bamako décortique ce changement capital dans le paysage judiciaire malien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mali Tribune : Le nouveau code de procédure pénale est entré en vigueur le 14 juin 2025, conformément à son dernier article qui donnait 6 mois à compter de la promulgation pour son application. Quel en est votre sentiment ?<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Idrissa Hamidou Touré</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"> : Je n’ai pas de sentiment particulier là-dessus. C’est une bonne chose car il comporte des innovations majeures qu’il faudra cependant adapter à nos réalités, c’est tout.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mali Tribune : <i style="mso-bidi-font-style: normal;">Des innovations à adapter à nos réalités, est-ce à dire qu’il n’a pas été pensé en tenant compte de ces réalités ?</i><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">I. H. T.</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"> : Vous savez de façon générale en Afrique francophone on est dans le mimétisme des textes français. C’est bien dommage mais c’est la triste réalité. Ceux auxquels l’on confie la révision ou la relecture des textes ne s’embarrassent pas trop de réflexions adaptées à nos réalités socio-culturelles. Bien souvent, ils prennent les textes français et nous les transposent à quelques ajouts ou modifications près. Alors que ces textes sont réfléchis et conçus à un moment donné par le courant politique au pouvoir en France, pour le peuple français en tenant compte de ses aspirations, sa vision de la justice etc.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mali Tribune : <i style="mso-bidi-font-style: normal;">On dirait que vous n’êtes pas fier de ce texte ? Pourtant dans le processus de relecture, d’adoption etc., des magistrats ont été entendus et peut être même vous ?</i><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">I. H. T.</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"> : C’est un texte inclusif. Sauf que beaucoup ne se sont même pas donnés la peine de se demander sur l’origine du texte qu’ils avaient en face pour un peuple qui se veut souverain. La souveraineté c’est d’abord dans les textes juridiques pensés sur la base de nos réalités socio-culturelles. Il y a des choses dans ces textes que l’on ne pourra jamais appliquer au Mali. Par exemple, la reconnaissance du viol entre époux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des choses ont été retirées des textes lors de l’atelier national de validation ayant regroupé toutes les forces vives de la nation. Mais après on a vu que quelques personnes se sont retrouvées et ont remis les mêmes choses.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des acteurs judiciaires dont les syndicats de magistrats ont averti sur l’inopportunité voire l’inapplicabilité de certaines dispositions en déphasage avec nos réalités, mais n’ont pas été suivis. Les gens ont été écoutés au CNT, pour la forme, sans prendre en compte leurs observations pratiques et pertinentes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aussi, j’ai l’impression que le chancelier en chef a dû être pris à la gorge sur certaines dispositions par des membres du CNT qui après coup s’en sont vantés dans leur « grin » et c’est bien dommage.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En plus au CNT je ne pense pas que tous ceux qui ont levé la main pour voter ces textes savent la provenance, le contenu et le contenant. Certains ont dû lever la main parce que la majorité l’a faite sans mesurer les conséquences d’un tel acte.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cela dit, moi je suis un technicien, je peux avoir des appréhensions légitimes en tant que praticien et citoyen sur les textes mais mon devoir reste de les appliquer. Ça s’appelle être légaliste. Je peux ne pas être d’accord avec un texte de loi, mais il ne me revient pas de faire la loi, je n’en suis que la bouche pour paraphraser l’autre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mali Tribune : <i style="mso-bidi-font-style: normal;">Avec l’entrée en vigueur du nouveau code, vous les procureurs, vous perdez votre redoutable pouvoir de mettre les gens en prison au profit du collège de la détention et de la liberté. Quel sentiment en avez-vous ?</i><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">I. H. T.</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"> : Le nouveau code de procédure pénale a été promulgué par le Chef de l’Etat le 13 décembre 2024. Effectivement, des dispositions de son article 1373-1, il entre en vigueur six (06) mois après soit le 13 juin 2025.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sauf que contrairement à ce que pensent beaucoup, cela ne marque pas la fin des pouvoirs des procureurs et juges d’instruction à décerner mandat de dépôt. C’est le sens de l’article 1371-1 qui dispose qu’« en attendant la mise en place du collègue des libertés et de la détention, les juges d’instruction et les procureurs de la République continuent à exercer la plénitude de leurs attributions par rapport aux mandats de justice ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette disposition transitoire n’entre en vigueur que pour compter du 14 juin 2025. Donc c’est maintenant qu’elle est d’application. Pour ainsi vous dire que les procureurs et les juges d’instruction conservent encore, dans les dispositions anciennes, toute la plénitude de leurs pouvoirs pour maintenir l’ordre dans la cité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mali Tribune<i style="mso-bidi-font-style: normal;"> : Est-ce à dire que le collège des libertés et de la détention n’est pas encore mis en place dans nos tribunaux ? Pourquoi ?</i><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">I. H. T.</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"> : La collégialité est prévue dans les tribunaux de grande instance depuis la loi de 2011 portant organisation judicaire soit 14 ans aujourd’hui. Elle n’a pu être effective, faute de ressources humaines suffisantes. Tous ordres confondus, nous sommes 499 magistrats si je ne m’abuse sur lesquels il n’y a que 300 ou un peu plus dans les fonctions actives en juridictions. Raisonnablement, on ne pouvait mettre en application la collégialité et c’est toujours le cas. Cependant les autorités judiciaires s’activent à augmenter les effectifs d’où les recrutements massifs de ces dernières années avec plus de 300 auditeurs de justice qui seront en principe opérationnels progressivement d’ici 2030.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ensuite il faut mettre toutes ces innovations en musique avec l’efficacité recherchée et attendue des actions judiciaires. Il s’agit de systèmes expérimentés ailleurs, où ils ont montré leurs limites. Par exemple les Rwandais, avant nous, avaient expérimenté la collégialité. Ils ont dû l’abandonner, faute d’efficacité et de célérité dans le traitement des affaires judiciaires, pour retourner au système du juge unique. Allez-y voir dans les grandes démocraties judicaires comme les USA, c’est un seul juge qui décide en âme et conscience de la mise en liberté avec ou sans cautionnement et c’est aussi lui, aidé par un juré populaire, qui se prononce dans les affaires criminelles etc.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La France, que l’on copie, a tous les problèmes d’efficacité judiciaire à cause, entre autres, de ce système. Si vous suivez leur actualité judiciaire, ils sont actuellement à réfléchir à comment supprimer même le sursis dans les condamnations tellement qu’ils souffrent de laxisme et de lourdeur judiciaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mali Tribune : <i style="mso-bidi-font-style: normal;">Ils sont pourtant nombreux à réclamer de plus en plus la fin des mandats entre les mains des procureurs de la République et des juges d’instruction… ?</i><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">I. H. T. :</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"> C’est dans l’air du temps tout cela. Certains de notre époque ont ceci de singulier qu’ils sont vindicatifs sur des sujets dont ils ne maitrisent pas la profondeur. Chaque société doit évoluer en fonction de ses réalités. Nous, nous sommes une société fondamentalement punitive. Chez nous le pardon vient après la sanction. Or chez les occidentaux, la liberté est un culte. Ce qui est valable en occident ne l’est pas chez nous.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mali Tribune : <i style="mso-bidi-font-style: normal;">Donc vous pensez qu’il ne faut pas retirer aux procureurs de la République et aux juges d’instruction leurs pouvoirs de mandats ?</i><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">I. H. T.</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"> : Vous savez, je ne prêche pas pour ma chapelle. Je ne suis pas procureur de la République ad vitam aeternam. Je parle en tenant compte des réalités actuelles de notre pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il est évident que dans un pays où l’excès dans la parole, la tolérance, le respect des valeurs sociales, le devoir civique, le respect de la chose publique, la cohésion sociale, l’unité nationale, l’intégrité du pays etc., sont soumis à de rudes épreuves, sans le pouvoir des mandats du procureur de la République ces dernières années, on serait peut-être déjà en guerre civile. Ce pouvoir de mandat a maintenu la stabilité relative du pays en bien des moments et aujourd’hui encore n’eut été ce pouvoir-là, d’aucuns seraient déjà dans la rue à semer des troubles aux conséquences imprévisible.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mali Tribune : <i style="mso-bidi-font-style: normal;">Quelle alternative proposez-vous alors ?</i><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">I. H. T. :</span></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"> Je suis pour des mandats opportuns, réfléchis, pondérés, décernés en tenant compte de la personnalité de l’auteur des faits, leur gravité, leur impact sur l’ordre public, la crédibilité et la confiance du public dans l’institution judiciaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je suis pour des sanctions toutes les fois où un mandat parait manifestement inopportun et excessif etc. Mais je ne suis pas pour que l’on retire aux procureurs et juges d’instructions un tel pouvoir dans un pays en proie à toutes les déstabilisations, à tous les complots, à la délinquance économique et financière etc.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Savez-vous qu’en application de ce nouveau code, un seul magistrat peut s’assoir dans son bureau, en référé liberté et ordonner la mise en liberté de quelqu’un qui a détourné 1.000 milliards F CFA, par exemple, sans être obligé de motiver sa décision et sans possibilité pour le parquet d’empêcher que la personne sorte de prison ? C’est prévu à l’article 362 al2 du nouveau code. Dans un pays où les autorités ont inscrit en priorité la lutte contre la corruption, la délinquance économique et financière, on a une telle hérésie dans le nouveau code. C’est pourquoi j’ai dit qu’il y a des choses qu’on ne pourra pas appliquer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je pense qu’il faut imprimer de la diligence, de la célérité à juger les placés sous mandats. Et dans cette optique, mettre en avant ce que le juge Baya Berthé appelait le principe du questionnement valorisant. C’est-à-dire valoriser les bonnes pratiques par la récompense du mérite afin d’inciter les autres à en faire exemple.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par exemple ici au Tribunal de grande instance de la Commune IV, sur l’exercice judiciaire 2024, on était à 788 placés sous mandat à la MCA, sur lesquels 758 ont été jugés définitivement, 506 ont fini de purger leurs peines et sont sortis de prison grâce à la clémence des juges dans le quantum des peines, 252 purgent actuellement leurs peines, 05 sont malheureusement décédés en détention provisoire et seulement 25 n’ont pu être jugés encore à raison des différents renvois parfois à leurs demandes ou celles de leurs avocats.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au niveau de Bollé-femmes, sur 46 placées sous mandats de dépôt sur toute l’année, 45 ont été jugées définitivement, 36 ont fini de purger leurs peines et sont sorties de prison, 09 purgent actuellement leurs peines et 01 seule reste à juger.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui parait être pour nous un bilan satisfaisant et l’essentiel à mon avis se trouve à ce niveau-là. Pour le reste, la justice ici et là porte ses croix ; çà et là elle est pointée du doigt, critiquée etc. Ce qui est normal parce qu’elle est et restera humaine donc faillible à l’image de ses acteurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nous avons nos défauts nous procureurs de la République, juges d’instruction, acteurs de la justice dans l’ensemble, mais nous sommes loin d’être les plus mauvais enfants de la République, c’est-à-dire en bambara « fasso den djougou ». Toutes nos actions s’inscrivent dans la sauvegarde de l’essentiel : le Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Propos recueillis par<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Abdrahamane Dicko<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Procès de l’affaire « Avion présidentiel et équipements militaires » : La Cour se déclare compétente et relance les débats</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-de-laffaire-avion-presidentiel-et-equipements-militaires-la-cour-se-declare-competente-et-relance-les-debats-3106231.html</link>
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<description><![CDATA[ Bamako, 17 juin 2025 – Le procès très attendu sur l’achat controversé de l’avion présidentiel et des équipements militaires a repris ce mardi devant la Cour d’assises spéciales de la Cour d’appel de Bamako, après une suspension liée à une contestation de compétence. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 17 Jun 2025 18:11:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div></div>
<div>Lors de l’audience de ce mardi, la Cour a statué sur la requête d’incompétence formulée la veille par les avocats de la défense. Ces derniers s’étaient appuyés sur l’article 56 de la loi n°2024-030 du 13 décembre 2024 relative à l’organisation judiciaire du Mali, pour tenter d’obtenir l’arrêt du procès.</div>
<div></div>
<div>Mais la Cour a tranché : elle se déclare compétente pour poursuivre l’instruction du dossier. Elle s’appuie sur la disposition même de l’article 56 qui stipule que « les juridictions continuent à connaître les matières qui leur sont évoluées dans leur organisation actuelle en attendant la mise en œuvre progressive des dispositions de la présente loi. Elles continuent, également, dans les mêmes conditions à recevoir compétence dans leurs ressorts actuels ».</div>
<div></div>
<div><strong>Témoignages sous tension</strong></div>
<div></div>
<div>Une fois la question de compétence évacuée, les débats ont repris avec l’audition de M. Ousmane Bouaré, représentant de la société Guo-Star, ex-assistant du directeur général Amadou Kouma.</div>
<div></div>
<div>Durant son témoignage, les magistrats se sont attardés sur plusieurs zones d’ombre dans l’exécution du contrat de fourniture militaire entre Guo-Star et le ministère de la Défense.</div>
<div></div>
<div><strong>Transferts suspects et garantie douteuse</strong></div>
<div></div>
<div>Parmi les points soulevés par la Cour :</div>
<div><span> • Des transferts de fonds à des sociétés étrangères non signataires du contrat, dont certaines n’auraient aucun lien avec des fournitures d’armement ;</span></div>
<div><span> • La mobilisation par l’État malien d’une garantie autonome de 100 milliards de FCFA auprès de la Banque Atlantique à la place de Guo-Star, alors que cela relevait des obligations de cette dernière.</span></div>
<div></div>
<div>La Cour a également mis en lumière le manque de traçabilité de plusieurs flux financiers impliquant directement M. Bouaré, au bénéfice supposé d’Amadou Kouma.</div>
<div></div>
<div><strong>Une affaire explosive</strong></div>
<div></div>
<div>Cette reprise marque un tournant dans ce dossier emblématique, qui cristallise l’attention de l’opinion publique depuis plusieurs années. Le procès devrait se poursuivre ce mercredi 18 juin, avec d’autres auditions attendues.</div>
<div></div>
<div>La rédaction de maliweb.net</div>
<div></div>
<div></div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Procès de l’avion présidentiel et d&amp;apos;équipements militaires :  Après la suppression de la cour d&amp;apos;assises, les avocats de la défense soulèvent son incompétence</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-de-lavion-presidentiel-et-dequipements-militaires-apres-la-suppression-de-la-cour-dassises-les-avocats-de-la-defense-soulevent-son-incompetence-3106221.html</link>
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<description><![CDATA[ La reprise, ce matin, de l&#039;affaire dite de l&#039;avion présidentiel et des équipements militaires, a connu un nouveau rebondissement. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 17 Jun 2025 13:51:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matinal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Après la comparution de Madame Bouaré Fily Sissoko, les avocats de la défense ont soulevé, devant la cour d'Assises spéciale, son incompétence à juger cette affaire et demandé à ce qu'elle se déclare incompétente. L'audience a été renvoyée à aujourd'hui mardi 17 juin.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette incompétence évoquée par les avocats est consécutive à la suppression des cours d'assises par notre pays. En effet, le nouveau code de procédure pénale du Mali ne prévoit plus de Cour d’assises depuis le 13 juin dernier. Cette juridiction a été supprimée et remplacée par des chambres criminelles au niveau des tribunaux de grande instance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, après un bref retrait, la Cour est revenue dans la salle pour suspendre l'audience qui reprendra ce matin.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La cour informera si, en raison de cette suppression, elle est compétente ou pas à juger Mme Bouaré Fily Sissoko et ses co-accusés. Faut-il conclure que les poursuites seront abandonnées pour mettre fin à ce procès dont l'épilogue devient étouffant ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette suspension d'un jour intervient aussi après l'intervention de Boubacar Ben Bouillé ancien directeur du trésor et de la comptabilité publique, devenu un témoin très gênant. On se rappelle, lors du procès du 5 juin dernier, qu'il a affirmé avoir reçu l'ordre de payer 15 milliards de FCFA. Un tel témoignage a refroidi les uns et les autres et relancé les débats. Il arrive aussi à un moment où l'ancienne ministre a témoigné n'avoir émis aucun document en dehors de ceux fournis officiellement. L'avocat de Madame Fily a contesté cette déposition contre sa cliente laquelle n'aurait aucun document en dehors des voies officielles. Pour Ben Bouillé, aucun "contrat n'a précédé le paiement initial". Et d'ajouter que "le paiement a été fait, la régularisation après..." L'audition de Boubacar Ben Bouillé a dévoilé un décaissement préalable devenu un mode opératoire dans notre pays où de simples instructions suffisent pour avoir le pactole ou la cagnotte. Dès lors, il est impératif que d'autres personnalités soient entendues.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Issiaka Sidibé</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cour suprême : Le Gal. Yaya Sangaré obtient la cassation de sa condamnation</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/cour-supreme-le-gal-yaya-sangare-obtient-la-cassation-de-sa-condamnation-3106195.html</link>
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<description><![CDATA[ En ultime ressort dans l’affaire qui l’oppose aux magistrats Sidi Maiga, Mme Diallo Mariame Macinankè et Idrissa Touré, le Général Yaya Sangaré a finalement remporté une manche très précieuse contre la partie adverse. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 17 Jun 2025 08:23:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sa condamnation à un (1) an d’emprisonnement a été en effet cassée et le dossier renvoyé devant la Cour d’appel autrement composée. C’est la substance du délibéré rendu, hier, par la Cour suprême où l’intéressé s’était pourvu en novembre dernier, aussitôt après la confirmation de la sentence précédemment prononcée à son encontre par le tribunal de la Commune V.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette victoire de l’Inspecteur - Général de Police intervient certes un peu trop tard, à quelques encablures du terme de sa détention, mais elle sonne néanmoins comme un cinglant désaveu pour les juges des instances inférieures qui l’avaient reconnu coupable d’outrage à magistrat. Et pour cause, le futur collège autrement constitué de la Cour d’appel ne peut se prononcer que dans le sens de la cassation, quoiqu’il ne paraisse pas évident qu’il délibère avant que le détenu n’épuise la totalité de sa peine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Son bras- de-fer avec les trois magistrats remonte à quatre années environ et résulte d’une nébuleuse médiation au Tribunal de la Commune IV, sur fond de présomption d’extorsion d’une somme de 110 millions et de 3 parcelles de l’ACI, dans le traitement d’un litige. Le contentieux en question a trait à deux dossiers dont les magistrats en cause seront dessaisis avant d’être l’objet d’une plainte en bonne et due forme avec constitution de partie civile. C’est dans les entrefaites de ladite plainte qu’a surgi la poursuite du Général<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour outrage<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Rédaction du Temoin<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire du général Abdoulaye I Maïga : le phénix renaitra de ses cendres</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaire-du-general-abdoulaye-i-maiga-le-phenix-renaitra-de-ses-cendres-3106192.html</link>
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<description><![CDATA[ Incontestable figure de proue de l’administration pénitentiaire malienne, le Général Abdoulaye Idrissa Maïga s’est trouvé présentement dans un tourbillon piégeur auquel il continue de résister avec retenue et opiniâtreté. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 17 Jun 2025 07:57:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 16.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">Ayant gravi toutes les marches - notamment avec les postes de régisseur de la maison centrale d’arrêt de Bamako (MCA), directeur adjoint de la DNAPES (Direction nationale de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée) avant d’accéder au sommet, l’actuel Directeur National aura longtemps fait le dos rond face à l’arbitraire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 16.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">Mis aux arrêts pour une ténébreuse affaire d’introduction de drogue à la MCA -<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>en étant lui-même partie plaignante et déclencheur des enquêtes -, le Général Maïga affronte manifestement une cabale sans nom. Selon plusieurs sources concordantes, l’érection récente de la DNAPES en Direction générale est passée par-là. Le fauteuil qu’il occupe est lorgné de toutes parts et suscite des convoitises nouvelles à cause des attraits de son nouveau confort. Toutes choses que traduisent, au demeurant, les calomnies et vilénies véhiculées par les mauvaises langues sur son compte, à l’effet de jeter l’opprobre sur salir une procédure judiciaire lui ayant sagement accordé la liberté provisoire le 3 juin dernier, soit deux semaines après sa détention.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 16.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">Par ailleurs, malgré les insanités et injures d’animateurs mal intentionnés de réseaux sociaux, beaucoup ignorent que le Général Maïga a su déjouer par le passé d’autres grandes machinations dont l’affaire des 11 inspecteurs des services pénitentiaires. Tel le phénix qui renaît toujours de ses cendres, tout porte à croire que le général sortira blanchi et réhabilité de cette nébuleuse affaire. Un dénouement bienheureux qui serait tout à l’honneur du ministre de la justice Mamadou Kassogué, lequel s’y pris par une grande finesse d’esprit en optant pour une enquête administrative en vue de clarifier l’affaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 16.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';">Amidou Keita<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire &amp;quot;avion présidentiel et équipements militaires&amp;quot; : La défense soulève l&amp;apos;incompétence de la Cour d&amp;apos;Assises spéciales</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaire-avion-presidentiel-et-equipements-militaires-la-defense-souleve-lincompetence-de-la-cour-dassises-speciales-3106179.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaire-avion-presidentiel-et-equipements-militaires-la-defense-souleve-lincompetence-de-la-cour-dassises-speciales-3106179.html</guid>
<description><![CDATA[ Peu après la reprise de l&#039;audience ce lundi 16 juin après sa suspension du jeudi dernier, les avocats de la défense ont 
d&#039;entrée jeu soulevé l&#039;incapacité de la cour d&#039;Assises spéciales à juger désormais cette affaire dite &quot;achat de l&#039;avion présidentiel et équipements militaires&quot;, tout en la demandant de se déclarer incompétente ]]></description>
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<pubDate>Mon, 16 Jun 2025 15:54:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""><span class="text-node">Ce nouveau rebondissement fait suite à l'entrée en vigueur du nouveau Code de procédure pénale du Mali depuis ce 13 juin 2025, après son adoption en décembre 2024. Ce qui marque ainsi l'expiration des six mois de délai transitoire indiqué par les dispositions de la loi n°2024-028 du 13 décembre 2024, portant Code de procédure pénale. Cela,  contrairement à la loi 2024- 927 du 13 décembre 2024, portant Code pénal qui est entrée en vigueur dès sa promulgation. Selon le nouveau Code de procédure pénale,  cette juridiction a été supprimée et remplacée par des chambres criminelles au niveau des tribunaux de Grande instance.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""><span class="text-node">Dans sa plaidoirie, Me Mamadou Bobo Diallo a indiqué que la défense a introduit une requête auprès du 1er président de la Cour suprême au fin de constater l'incompétence  de la Cour d'assises spéciales. Pour sa part, le parquet général a plaidé pour la mise en place d'un collège transitoire avec  la même composition  afin de poursuivre le jugement, au grand bonheur du Peuple malien qui attend impatiemment l'éclatement de la vérité dans cette affaire portant sur de présumées atteintes graves aux biens publics.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""><span class="text-node">Après un bref retrait, le président de la Cour Bamassa Sissoko a  suspendu l'audience jusqu'à demain mardi 17 juin. À la lumière de tout ce qui précède, la Cour se prononcera sur son incompétence ou pas à juger Mme Bouaré Fily Sissoko et ses co-accusés. </span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Aboubacar TRAORE</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Procès de l’avion présidentiel : Cette doléance de Bouaré Fily Sissoko acceptée par la Cour suprême</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-de-lavion-presidentiel-cette-doleance-de-bouare-fily-sissoko-acceptee-par-la-cour-supreme-3106162.html</link>
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<description><![CDATA[ La Cour suprême a tranché : deux ex-membres du gouvernement devront comparaître le 19 juin prochain dans le cadre du procès sur l’achat controversé de l’avion présidentiel et d’équipements militaires. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 16 Jun 2025 11:42:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A la barre, ils devront éclairer des zones d’ombre que l’accusée, Bouaré Fily Sissoko, refuse d’assumer seule. Une étape cruciale qui pourrait redistribuer les responsabilités.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’affaire continue de faire couler beaucoup d’encre. Devant la Cour suprême, Bouaré Fily Sissoko, mise en cause dans le dossier sensible de l’acquisition de l’avion présidentiel et de matériels militaires sous la présidence d’Ibrahim Boubacar Keïta, a fait une demande.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>L’ancienne ministre a demandé, une fois encore, l’audition de deux anciens membres du gouvernement qu’elle juge indispensables à la manifestation de la vérité. Il s’agit d’Oumar Tatam Ly, Premier ministre au moment des faits, et de Madani Touré, alors ministre délégué chargé du Budget. Ces deux anciens hauts responsables, aujourd’hui résidant respectivement au Canada et aux Îles Comores, avaient été convoqués et écoutés en mars dernier par la Chambre d’instruction de la cour suprême. En plus d’eux, l’ancien PM, Moussa Mara a également été entendu en qualité de témoin. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Une comparution cruciale</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’audience a permis à la défense de Mme Sissoko de réinsister sur la nécessité de faire la lumière sur les responsabilités partagées au sein du gouvernement. Selon elle, ces deux anciens responsables pourraient apporter des éléments décisifs, notamment sur la chaîne de décision ayant conduit à ces achats qui ont aujourd’hui des relents de scandale financier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis l’ouverture du procès, Bouaré Fily Sissoko, ministre de l’Économie et des Finances au moment des faits, soutient qu’elle n’a agi qu’en coordination avec les autres membres du gouvernement de l’époque. Sa défense repose sur un argument central : les décisions contestées, notamment celles portant sur l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires, n’étaient ni personnelles ni isolées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est dans ce cadre qu’elle a sollicité, à plusieurs reprises, la comparution de deux anciens ministres, dont les noms n’ont pas encore été rendus publics. L’objectif est clair : faire apparaître, devant la Cour, la chaîne des responsabilités et démontrer que les actes en cause relevaient d’une démarche collégiale, validée à plusieurs niveaux hiérarchiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après délibération, la Cour suprême a accédé à cette demande. Elle a fixé la comparution des deux anciens ministres au jeudi 19 juin 2025. Une décision saluée par les avocats de la défense, qui y voient une opportunité de rééquilibrer le procès, en élargissant les angles de responsabilité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Une décision rare de la Cour suprême</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En acceptant cette demande, la chambre judiciaire de la Cour suprême envoie un signal fort : elle prend en compte l’argument de la défense et semble ouverte à l’idée d’élargir le champ des investigations. Il est rare, dans des affaires impliquant des hauts responsables de l’etat, que des membres d’un même exécutif soient appelés à témoigner l’un contre l’autre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les deux anciens ministres, dont la comparution est fixée au 19 juin, seront entendus en qualité de témoins. Mais selon les éléments qu’ils révéleront ou omettront la ligne de fracture entre témoins et co-responsables pourrait se redessiner.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un avocat de Bouaré Fily Sissoko, s’est félicité de la décision de la Cour : « Nous saluons cette avancée. Ma cliente n’a jamais cherché à fuir ses responsabilités, mais elle refuse d’être le bouc émissaire d’un processus dont elle n’était qu’un maillon. Il est essentiel que la vérité judiciaire repose sur des faits complets, pas sur des raccourcis politiques ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon lui, la comparution des anciens ministres permettra d’établir que les décisions financières contestées ont été prises dans le respect des procédures et avec l’aval des autorités compétentes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Le droit doit prévaloir sur l’émotion », a-t-il ajouté, rappelant que sa cliente demeure présumée innocente.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Un procès aux multiples enjeux</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà de la question de culpabilité individuelle, ce procès soulève des enjeux institutionnels majeurs : jusqu’où s’étend la responsabilité ministérielle dans un régime présidentiel ? Quelles limites à la solidarité gouvernementale lorsque des soupçons de mauvaise gestion ou de favoritisme émergent ? Autant de questions auxquelles les magistrats devront répondre dans un contexte où l’opinion publique, toujours marquée par les scandales de gouvernance, reste particulièrement attentive.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au cœur du dossier : un avion acheté à plus de 20 milliards de F CFA et des équipements militaires acquis à grands frais, sans que les procédures budgétaires aient été, selon l’accusation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors que le procès suit son cours, la prochaine audience s’annonce donc déterminante. Le témoignage des deux anciens ministres pourrait rebattre les cartes dans ce dossier à fort retentissement, où justice, politique et mémoire collective s’entremêlent.<o:p></o:p></span></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Djibril Diallo </span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le ministre Mamoudou Kassogué dans Mali Kura Taassira 3 : «Il n’y a plus d’intouchable au Mali»</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/le-ministre-mamoudou-kassogue-dans-mali-kura-taassira-3-il-ny-a-plus-dintouchable-au-mali-3106154.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/le-ministre-mamoudou-kassogue-dans-mali-kura-taassira-3-il-ny-a-plus-dintouchable-au-mali-3106154.html</guid>
<description><![CDATA[ Le ministre de la Justice et des Droits de l&#039;Homme, Garde des Sceaux, a donné cette assurance lors de son passage dans l&#039;émission Mali Kura Taassira 3 hier soir sur l&#039;ORTM. Il répondait aux questions de nos confrères Yaya Konaté de la télévision nationale et Issaka Tamboura du journal le Soft. Au cours de cet entretien, ]]></description>
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<pubDate>Mon, 16 Jun 2025 10:27:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><b data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span class="text-node">Mamoudou Kassogué a fait le point des actions majeures réalisées au niveau de son département durant l’année écoulée. Il a abordé les réformes structurelles dans le cadre du renouveau de l’appareil judiciaire et évoqué les perspectives dans la lutte contre la corruption, la délinquance financière, la criminalité transnationale, la cybercriminalité</span></b></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span class="text-node">À l’entame de ses propos, le ministre chargé de la Ju</span><span class="text-node">stice a r</span><span class="text-node">éfuté les accusations de restriction des libertés publiques, des principes démocratiques, des fondements de l'état de droit, exprimées par certains compatriotes aujourd’hui dans un contexte de refondation de l’État dont la Justice constitue l’un d</span><span class="text-node">es piliers essentiels. Pour le ministre Kassogu</span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span><span class="text-node">é, la justice constitue le dernier rempart des citoyens contre les abus multiformes dont ils peuvent être victimes.</span></p>
<p><span class="text-node">Il a expliqué qu’il y a un problème de compréhension de la justice et de son fonctionnement p</span><span class="text-node">ar les citoyens, ajoutant qu</span><span class="text-node">’il y a un certain fossé entre le fonctionnement de la justice, ce qu'elle est, ce qu'elle doit être et la façon dont elle est perçue par nos concitoyens. Très souvent, dira Mamoudou Kassogué, les gens voient la justice à l'aune</span><span class="text-node"><span> </span>de leurs int</span><span class="text-node">érêts. Dans un tel contexte, il est difficile qu’elle fasse l'unanimité. Toutefois, il a insisté sur le fait qu'aujourd'hui, la justice malienne est en train de faire sa mue. Ce qui justifie selon le ministre, l'adhésion progressive de la gran</span><span class="text-node">de majorit</span><span class="text-node">é des Maliens et des gens au-delà du Mali.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span class="text-node">Sur les questions de restriction des libert</span><span class="text-node">és, le ministre Kassogué a dénoncé ce qu’il qualifie d’un faux procès, soulignant que les autorités n’ont pris aucune mesure en cette période pour restreindre les libertés. Cependant, il a reconnu que dans le cadr</span><span class="text-node">e de la mise en<span> </span></span><span class="text-node">œuvre des recommandations des Assises nationales de la refondation et des concertations nationales, il a été demandé de revoir le nombre de partis politiques, des associations et d'autres acteurs intervenant sur la scène politique. Et c'est</span><span class="text-node"><span> </span>dans la mise en </span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span><span class="text-node">œuvre de cette recommandation qu'il est apparu nécessaire de procéder à la dissolution des partis politiques et des associations à caractère politique.</span></p>
<p><span class="text-node">« On veut aller sur de nouvelles bases où on a des partis à nombre limité, performants<span> </span></span><span class="text-node">et qui s'inscrivent dans la r</span><span class="text-node">édévabilité », a-t-il clarifié. L’invité de l’émission Malikura Taasira dira que le seul cas où ses services sont obligés d'intervenir, c'est lorsqu’en exerçant leurs libertés, des personnes finissent par enfreindre la loi. </span><span class="text-node">Sur la question du renouveau de la justice, Mamoudou Kassogu</span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span class="text-node">é a évoqué les réformes institutionnelles et juridiques amorcées qui sont en train de changer complètement le visage de l’appareil judiciaire.</span><br data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span class="text-node">Au plan institutionnel, il s’agit de la création de sept</span><span class="text-node"><span> </span>nouvelles structures : le P</span><span class="text-node">ôle national économique et financier, le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité, la Direction nationale des Droits de l'Homme, l'École nationale d'instruction pénitentiaire et d'éducation surveillée, l'Agence de recou</span><span class="text-node">vrement et de gestion des avoirs saisis et confisqu</span><span class="text-node">és, la Cour administrative d'appel. «Elles sont toutes opérationnelles à la date aujourd’hui», a assuré le ministre Kassogué.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span class="text-node">Concernant les r</span><span class="text-node">ègles juridiques, des réformes de fonds ont été entamées et ont</span><span class="text-node"><span> </span>consist</span><span class="text-node">é en la relecture du statut de la magistrature et de celui des greffiers. S’y ajoute l’adoption du nouveau Code pénal et du Code de procédure pénale. Le ministre a souligné que ces réformes ont permis de changer les outils de travail et la gouverna</span><span class="text-node">nce de la justice en mettant les moyens n</span><span class="text-node">écessaires à la disposition des acteurs. Cela a aussi permis de rapprocher davantage la justice des justiciables, de la rendre plus performante et efficace au bénéfice des populations.  Le Garde des Sceaux a précisé</span><span class="text-node"><span> </span>que le Code p</span><span class="text-node">énal est déjà en vigueur depuis son adoption et sa promulgation le 13 décembre 2024. Quant au nouveau Code de procédure pénale, il entrera en vigueur six mois après, c'est-à-dire le 13 juin 2025.</span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"> </span><b data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span class="text-node">COMBLER LE D</span></b><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><b data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span class="text-node">ÉFICIT-</span></b><span class="text-node"><span> </span>Par rapport à l'accès à l</span></span><span class="text-node">a justice, le ministre a soulign</span><span class="text-node">é la mise en place d’une ligne verte, appelée «Bingani-Kunafoni», qui permet aux justiciables de dénoncer les différents cas d'abus et de dysfonctionnement au niveau de la justice. Cette ligne a enregistré plus de 450 appels</span><span class="text-node"><span> </span>en 2024, en six mois, a fait savoir Mamoudou Kassogu</span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span><span class="text-node">é.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span class="text-node">Le ministre dira que pour mettre toutes ces r</span><span class="text-node">éformes en œuvre, il faut du personnel adéquat. « Malheureusement, dans le secteur judiciaire, nous avons hérité d'un personnel qui était en deçà vraiment<span> </span></span><span class="text-node">des besoins de la justice<span> </span></span><span class="text-node">», a déploré Mamoudou Kassogué. D’après lui, le Mali compte 499 magistrats pour une population de près de 23 millions, ce qui fait un ratio d’un magistrat pour 40.000 habitants, alors que selon les normes internationales, c’est un</span><span class="text-node"><span> </span>magistrat pour 10.000 habitants. Il soutient que c</span><span class="text-node">’est pareil pour les greffiers et les avocats. Pour combler ce déficit, l’État a pris des dispositions pour faire des recrutements massifs sur trois ans afin de pouvoir remonter la pente. C'est pourquoi, e</span><span class="text-node">n trois ans, il a </span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span><span class="text-node">été procédé au recrutement 316 auditeurs de justice.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span class="text-node">«Nous avons aussi recruté 240 greffiers en chef stagiaires et 125 agents du cadre de la surveillance des services pénitentiaires dans les mêmes conditions », a expliqué le ministre Kass</span><span class="text-node">ogu</span><span class="text-node">é, qui soutient qu’aujourd'hui, il est facile de constater que les sessions d'assises se tiennent régulièrement contrairement à un passé récent. « Aujourd'hui, on tient au moins deux sessions d'assises par an. Et on arrive même à tenir des sessions spéc</span><span class="text-node">iales consacr</span><span class="text-node">ées à certaines thématiques particulières, notamment la lutte contre la corruption et contre les violations graves des droits de l'Homme», souligne-t-il.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span class="text-node">Sur les conditions de vie des prisonniers, le ministre a fait comprendre que la lenteur de la justice est due<span> </span></span><span class="text-node">à plusieurs facteurs dont la faiblesse du personnel par rapport au volume des affaires. À côté de cela, il y a la complexité des affaires tels que les dossiers de blanchiment de capitaux ou de financement de terrorisme. À ce niveau, il</span><span class="text-node"><span> </span>a salu</span><span class="text-node">é les efforts de l’État. Avant d’évoquer l’exécution de plus de 22 transferts de la Maison centrale d’arrêt de Bamako (MCA) en direction d'autres Maisons d'arrêt où les effectifs sont moins importants, telles que Kéniéroba, Koulikoro, Kati et Dioïla</span><span class="text-node">, concernant  plus de 1.700 d</span><span class="text-node">étenus.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span class="text-node">Sur certaines affaires qui font l</span><span class="text-node">’actualité, le ministre en charge de la Justice a tenu à préciser qu’il n’y a plus «d’intouchables au Mali ». Quand le premier responsable de l'administration pénitentiaire se retrouve d</span><span class="text-node">erri</span><span class="text-node">ère les barreaux, comment ne pas y percevoir le signe fort de la fin de l’impunité, dira le ministre Kassogué. Par rapport à la récente comparution de l’ex-ministre de l’Économie et des Finances, Mme Bouaré Fily Sissoko, devant la Cour d’assises spécia</span><span class="text-node">les dans l</span><span class="text-node">’affaire « achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires », le Garde des Sceaux a fustigé une certaine manipulation des faits. Avant de donner des assurances que toutes les dispositions seront prises pour que le procès puisse avoir<span> </span></span><span class="text-node">lieu dans le plus grand respect de la dignit</span><span class="text-node">é humaine.</span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"> </span><b data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span class="text-node">400 MILLIARDS RECOUVR</span></b><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><b data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span class="text-node">ÉS-<span> </span></span></b><span class="text-node">Dans le cadre de la lutte contre la corruption et la délinquance financière, le ministre Kassogué a salué des résultats très encourageants. Il dira que suite à l’audit de plus</span></span><span class="text-node">ieurs structures ayant abouti<span> </span></span><span class="text-node">à la constitution de dossiers transmis à différents niveaux de jugement (Pole économique, Cour d’appel et Cour suprême), cela a permis un recouvrement record d’environ 400 milliards Fcfa rien qu’en 2024. S’y ajoutent les biens</span><span class="text-node"><span> </span>saisis et les mat</span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span><span class="text-node">ériels rendus indisponibles en attentant la fin des procédures en lien avec les avoirs criminels.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span class="text-node">Sur le m</span><span class="text-node">ême chapitre, Mamoudou Kassogué a indiqué que les réformes ont aussi permis de rendre les infractions d'atteintes aux biens publics<span> </span></span><span class="text-node">imprescriptibles et ont favoris</span><span class="text-node">é l’ouverture systématique d'enquête pour blanchiment qui permet non seulement d'allonger le délai de traitement des dossiers mais surtout de saisir les biens, même en cas de décès, des personnes mises en cause. En ce qui con</span><span class="text-node">cerne la lutte contre la cybercriminalit</span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span><span class="text-node">é, le ministre en charge de la Justice s'est félicité des résultats tangibles obtenus depuis la création du Pôle judiciaire spécialisé dédié à l'assainissement du cyber espace.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span class="text-node">En termes de perspectives<span> </span></span><span class="text-node">à court et mo</span><span class="text-node">yen terme, le Garde des Sceaux a<span> </span></span><span class="text-node">évoqué les avancées dans le cadre de l’adoption du Programme décennal de la justice qui remplacera la Loi d’orientation et de programmation du secteur de la justice pour les 10 ans à venir. En outre, il a annoncé la mise en</span><span class="text-node"><span> </span>place de la M</span><span class="text-node">édaille d’honneur de la justice pour récompenser ceux qui se sont illustrés à travers leurs actions et comportements, mais aussi le prix de l’intégrité judicaire « Daniel Amagoin Tessougué », qui viendra également récompenser les meilleurs da</span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span><span class="text-node">ns le domaine.</span></p>
<p><span class="text-node">Sans oublier d</span><span class="text-node">’autres réformes importantes; notamment la politique pénitentiaire, première depuis l’indépendance, dont le document déjà validé se trouve dans le circuit d’adoption ainsi que la stratégie genre du ministère de la Justice en co</span><span class="text-node">urs d</span><span class="text-node">’adoption. Il en est de même pour la digitalisation des moyens de paiement et celle des procédures, ce qui permettra à la justice de gagner en temps et en efficacité.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span class="text-node">Aboubacar TRAORE</span></strong></p>]]> </content:encoded>
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<title>Affaire achat avion présidentiel et équipements militaires : La Cour exige la comparution de l&amp;apos;ex&#45;PM Oumar Tatam Ly et l&amp;apos;ancien ministre délégué Madani Touré le 19 juin</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaire-achat-avion-presidentiel-et-equipements-militaires-la-cour-exige-la-comparution-de-lex-pm-oumar-tatam-ly-et-lancien-ministre-delegue-madani-toure-le-19-juin-3106052.html</link>
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<description><![CDATA[ Le mercredi 11 juin 2025, la Cour a exigé la comparution de deux témoins clés le jeudi 19 juin prochain. Il s&#039;agit de l&#039;ancien Premier ministre Oumar Tatam Ly et de l&#039;ancien ministre délégué au Budget Madani Touré. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 14 Jun 2025 01:19:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le directeur général de la Banque Atlantique, Mahamane Ismaël Maïga, lui, est invité à fouiller dans les archives pour revenir avec des réponses sur le contrat de fourniture des matériels militaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La journée de mercredi a débuté par des échanges vifs entre les avocats de l'ancien Premier ministre Oumar Tatam Ly et de l'ancien ministre délégué au Budget, Madani Touré, le parquet et les avocats de l'ancienne ministre de l'Economie et des Finances, Mme Bouaré Fily Sissoko et ses coauteurs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les avocats de MM. Ly et Touré ont informé la Cour de l'indisponibilité de leurs clients à comparaitre devant la Cour d'assises après leur audition à la Cour suprême. Le motif invoqué par ces derniers est que leurs clients sont présentement hors du pays. Le premier se trouve au Canada et le second aux îles Comores.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour les avocats de Mme Bouaré et ses coaccusés, la comparution de ces personnalités est cruciale pour la manifestation de la vérité puisque le procès avait été renvoyé en octobre 2024 pour complément d'information.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour sa part, le parquet qui avait demandé le renvoi du dossier pour le témoignage de ces deux personnes, a estimé que le procès peut continuer sans leur présence à la barre. "Nous n'avons pas les moyens d'aller cueillir ces témoins. Ils ont été appelés, mais ils ne sont pas là. Un témoin n'est pas une personne mise en cause. Il n'est pas un accusé ni une partie civile. On peut tenir le procès avec leurs dépositions. A l'impossible nul n'est tenu. A l'instant, nous n'avons pas les moyens de faire venir ces témoins", a plaidé le parquet.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En revanche, la défense a été catégorique. "Il faut que les deux témoins viennent, même s'il faut un mandat d'arrêt international. Sans l'ancien Premier ministre Oumar Tatam Ly et l'ancien ministre délégué au Budget, Madani Touré, le procès sera délégitimé. Il faut qu'ils soient là. C'est le parquet qui avait demandé le renvoi du procès pour complément d'information et aujourd'hui, ils ne sont pas là. Cela fait 4 ans que nous souffrons le martyre. Le Canada n'est pas loin. Les îles Comores non plus. Il s'agit de la dignité de Mme Bouaré Fily Sissoko et ses coaccusés", a réagi Me Dianguiné Tounkara. "Si Oumar Tatam Ly et Madani Touré ne comparaissent pas, nous demandons à la Cour de retirer leurs auditions dans le dossier", a proposé un avocat de la défense.Entre-temps, l'avocat de Tatam Ly a répliqué : "Nos clients ne se sont pas dérobés. Ils ont été entendus à la chambre d'instruction par des avocats chevronnés. Si la Cour estime que leur comparution est nécessaire, c'est à elle de décider du renvoi du procès".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Me Diallo a rappelé : "Le témoin peut changer de statut. De témoin, il peut devenir accusé et avec un mandat d'arrêt à l'audience délivré par le parquet. Donc, ce n'est pas des témoins qu'on va négliger. Ils sont importants pour nous. A l'ouverture de cette session, vous nous avez rassuré de leur présence. Aujourd'hui, on nous dit qu'ils ne sont pas au Mali. Donnez-vous les moyens de les faire venir. Le parquet a rappelé que c'est un procès important attendu par le peuple malien. Mais qui sont-ils pour s'y soustraire ? Ils ont assuré les hautes fonctions de l'Etat. Nous sollicitons la comparution de ces témoins par tous les moyens que le parquet voudra déployer". <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A la conclusion de cette passe d'armes, la Cour a statué sur la question et ordonné la comparution des deux témoins pour le jeudi 19 juin prochain. Par ailleurs, le directeur général de la Banque Atlantique,Mahamane Ismaël Maïga, a été invité à fouiller dans les archives pour revenir avec des réponses sur le contrat de fourniture des matériels militaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">              <strong>   </strong></span><strong>Marie Dembélé</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong></strong></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mahamadou Camara et Moustapha Drabo à la barre<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les journées du mardi et mercredi ont été marquées par le passage de l'ancien directeur du cabinet de la présidence, Mahamadou Camara, accusé de faux et usage de faux en écriture et du général Moustapha Drabo, accusé des faits de fausse livraison de matériels.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les deux personnalités du régime de feu le président Ibrahim Boubacar Kéita étaient à la barre pour donner leur part de vérité sur l'aspect équipements militaires. Sur instruction de l'ex-président de la République, Mahamadou Camara, directeur du cabinet a préparé et signé un mandat pour Sidi Mohamed Kagnassy en vue du préfinancement du protocole. "J'ai été mandaté verbalement par feu IBK pour établir un document administratif confiant à Sidi Mohamed Kagnassy ainsi qu'aux sociétés qu'il représente, le traitement des affaires d'équipements des Forces de défense et de sécurité du Mali. Le président m'avait précisé que M. Kagnassy rencontrerait des difficultés dans l'exécution de ses missions sans un mandat de la présidence. C'est ainsi que j'ai rédigé et signé ce mandat", a-t-il expliqué.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, la Cour a remis en cause l'authenticité de ce mandat, soulignant que Mahamadou Camara s'est attribué des prérogatives. Face à cette mise en cause, il s'est défendu : "J'ai agi exclusivement sous les ordres du président de la République et dans l'intérêt général. En aucun cas, je n'ai agi en mon nom propre, et je ne me sens coupable de rien".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la journée de mercredi, le général Moustapha Drabo, ancien directeur du matériel, des hydrocarbures et du transport des armées, a également comparu. Il est accusé des faits de faux dans la livraison de matériels, de véhicules militaires, de pièces de rechange, afin de faire correspondre des commandes faites par le ministre de la Défense et des Anciens combattants, feu Soumeylou Boubèye Maïga.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les montants mis en cause sont de 69 183 396 474 F CFA pour des livraisons réelles de 32 640 407 543 F CFA. Ce qui a occasionné un préjudice financier à l'Etat du Mali, de 36 542 998 931 F CFA.L'ancien directeur du matériel, des hydrocarbures et du transport des armées a été catégorique dans ses propos. "Tous les 281 véhicules dont 14 blindés indiqués dans le protocole d'accord ont été livrés. Ces chiffres sont endossés au PV de réception. La valeur totale des véhicules livrés est de 35 116 529 510 F CFA", a-t-il déclaré.<span style="mso-spacerun: yes;">                                      </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Marie Dembélé</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Affaire «avion présidentiel et équipements militaires : Les accusés Moustapha Drabo et Nouhoum Dabitao prennent la parole</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaire-avion-presidentiel-et-equipements-militaires-les-accuses-moustapha-drabo-et-nouhoum-dabitao-prennent-la-parole-3106037.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans le procès dit «avion présidentiel et équipements militaires» à la Cour d&#039;assises de Bamako, la journée d&#039;hier a été marquée par la comparaison de deux officiers supérieurs accusés de «faux et usage de faux en écriture», «d&#039;atteinte aux biens publics»...Il s&#039;agit du Général de brigade Moustapha Drabo, directeur du matériel et des hydrocarbures des Armées et du Colonel-major Nouhoum Dabitao, directeur du Commissariat des Armées, au moment des faits. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 13 Jun 2025 09:05:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span>Au cours de l'audience, le parquet général </span><span>a longuement reproché aux deux accusés un manque de clarté autour de la procédure appliquée pour l'expression des besoins en équipements militaires </span><span>qui a constitué é </span><span>de base par le ministre de la Défense de l'époque Soumeylou Boubèye Maïga, pour l'établissement du protocole d'entente sur l'exécution du marché de fourniture avec la société Guo-Star.  </span><span>Le </span><span>président de la Cour, Bamassa Sissoko et ses </span><span>conseillers ont insisté </span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span><span>sur les manquements à la procédure normale d'expression des besoins pour des acquisitions d'équipements de telle importance.</span></p>
<p><span>Ainsi, le procureur Kokè Coulibaly soupçonne une connivence entre le général Drabo, l'ancien ministre </span><span>de la </span><span>Défense Soumeylou Boubèye Maïga et les opérateurs économiques Sidi Mohamed Kagnassi et Amadou Kouma. Car, selon le chef parquetier, le Général Drabo s'est substitué à l'Armée de terre qui était le bénéficiaire direct des équipements militaires pour </span><span>faire l'expression des besoins. Aussi, la Cour a demandé </span><span>au Général Drabo de justifier les écarts d'environ 30 milliards de Fcfa entre les déclarations de la direction des finances et du matériel du ministère de la Défense et des Anciens combattants qui a </span><span>confirmé </span><span>la réception d'équipements pour le montant d'environ 69 milliards de Fcfa conformément au protocole d'entente et aux rapports du contrôle financier qui attestent la réception pour 39 milliards de Fcfa.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span>Pour sa </span><span>défense, Moustapha Drabo a expliqué que </span><span>les 39 milliards de Fcfa </span><span>évoqués par le contrôleur financier correspondant aux équipements livrés à mi-parcours. Selon lui, le reste du matériel a été livré après jusqu'à satisfaction du contrat. Il dit avoir reçu au total, 281 véhicules qu'il a </span><span>transmis </span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span><span>à l'Armée de terre. Sur les entorses référencés par le parquet sur la procédure d'expression des besoins, l'accusé a justifié sa démarche par l'urgence du moment et le contexte de déliquescence de l'Armée.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span>« Le ministre de la Défense m'a instruit </span><span>de centraliser les besoins de l'Armée </span><span>de terre de toute urgence. C'est ce que j'ai fait en appelant le chef d'état-major de l'Armée de terre et en mettant le chef d'état-major général en ampliation», at-il déclaré, ajoutant que cela faisait environ 25 ans qu'une </span><span>e telle opportunité </span><span>d'acquisition ne s'était présentée. «Il fallait saisir l'occasion et c'est ce que nous avons fait», s'est défendu le Général Drabo. Pour appuyer la version de son client, son avocat Me Mamadou Bobo Diallo a requis auprès de la Cour, la </span><span>comparaison du chef d'</span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span><span>état-major de l'Armée de terre de l'époque pour qu'il puisse confirmer qu'il était bien l'auteur de l'expression des besoins et qu'il était très heureux de recevoir les équipements livrés.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span>Pour sa part, le colonel-major Nouhoum Dabitao a carrément </span><span>réfuté les faits de faux et usage de faux et d'atteinte aux biens publics qui lui sont reprochés et exigent que justice lui soit rendue. Concernant les disparités épinglées dans l'arrêt de renvoi, l'ex-directeur du Commissariat des Armées pl </span><span>aide non coupable. Il estime que sa structure n'avait pas comp</span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span><span>étence à ordonner des décaissements.</span></p>
<p><span>« En 2012, tout était urgent et prioritaire pour l'Armée qui était presqu'en lambeau. Le chef de l'État, Ibrahim Boubacar Keïta voulait que le 20 janvier 2014 </span><span>, le Mali montre un nouveau visage de son Armée </span><span>qui était en guerre», a indiqué le colonel-major Nouhoum Dabitao. Il ajoutera qu'en tant que structure subordonnée, il a, sur instruction du ministre de la Défense et des Anciens combattants, précisant l'expressi </span><span>sur des besoins </span><span>à l'opérateur Sidy Mohamed Kagnassi et rendu compte à Soumeylou Boubèye Maïga. </span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span>Aboubacar TRAORÉ</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire « achat de l&amp;apos;avion présidentiel et d&amp;apos;équipements militaires » : Mahamadou Camara et les questions du procureur</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaire-achat-de-lavion-presidentiel-et-dequipements-militaires-mahamadou-camara-et-les-questions-du-procureur-3106011.html</link>
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<description><![CDATA[ Accusé de « faux et usage de faux en écriture », dans l&#039;affaire dite « achat de l&#039;avion présidentiel et d&#039;équipements militaires », le directeur de cabinet du Président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, au moment des faits, Mahamadou Camara, a comparu hier devant la Cour d&#039;assises de Bamako. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Jun 2025 10:08:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span class="text-node">Il lui est reproché d’avoir délivré un mandat à l’entrepreneur Sidi Mohamed Kagnassi, qui ne comporte aucun ordre ni visa du Président Ibrahim Boubacar Keïta, dans le c</span><span class="text-node">adre de l</span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span class="text-node">’acquisition des équipements militaires. Un mandat que la partie civile, représentée par le Contentieux de l’État, a qualifié comme élément déclencheur de l’affaire.</span></span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span class="text-node">Dans sa d</span><span class="text-node">éfense, Mahamadou Camara a déclaré avoir été instruit par le Président<span> </span></span><span class="text-node">Ibrahim Boubacar Ke</span><span class="text-node">ïta de donner un mandat à Sidi Mohamed Kagnassi afin de certifier qu’il est en mission du Chef de l’État dans le cadre de l’équipement de l’Armée malienne. L’accusé a ensuite affirmé avoir obéi à l’instruction du Président Keïta dans ce </span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span><span class="text-node">sens.</span></p>
<p><span class="text-node">Il a<span> </span></span><span class="text-node">également précisé que ce mandat ne veut pas dire l’octroi du contrat, qui a été fait par le ministère de la Défense et des Anciens combattants à l’époque. Mieux, il dira que le contrat relatif aux équipements militaires n’a pas été exécuté par S</span><span class="text-node">idi Mohamed Kagnassi, mais plut</span><span class="text-node">ôt par l’entreprise Guo Star d’Amadou Kouma. Répondant à la demande du procureur Kokè Coulibaly de prouver la décision de feu le Président Ibrahim Boubacar Keïta de mettre Sidi Mohamed Kagnassi en mission, Mahamadou Camara a<span> </span></span><span class="text-node">rappel </span><span class="text-node">les propos de l’ancien Chef de l’État où il dit avoir décidé de mettre cet entrepreneur en mission. Des propos qu’il a confirmés par la suite lors d’une interview, d’après l’accusé.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span class="text-node">«Est-ce que vous êtes formel que Sidi Mohamed Kagnassi n’a pas exécuté le marché ?», a demandé le procureur. En réponse, Mahamadou Camara a déclaré qu’il ressort du protocole d’entente entre la société Guo Star et le ministère de la Défense et des Anciens combattants, que Sidi Mohamed Kagnassi n’est pas signataire du co</span><span class="text-node">ntrat.<span> </span></span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span class="text-node">«C’est signé par Amadou Kouma», a-t-il insisté.</span><br data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span class="text-node">L’accusé a ensuite affirmé que Sidi Mohamed Kagnassi n’a joué qu’un rôle de facilitateur dans l’affaire. «Que pensez-vous de l’exécution du contrat quand on sait que Sidi Mohamed Kagnassi a signé la pr</span></span><span class="text-node">emi</span><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"></span><span class="text-node">ère version dudit contrat ?», a demandé le procureur, déclarant que l’accusé a indiqué en matière préliminaire, que l’entrepreneur a identifié les fournisseurs, négocié les prix et défini le mode de paiement.</span></p>
<p><span class="text-node">En réponse, Mahamadou Camara a maintenu que<span> </span></span><span class="text-node">Sidi Mohamed Kagnassi n</span><span class="text-node">’a pas exécuté le contrat dont l’exécution s’est faite après la signature par l’entreprise Guo Star.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span class="text-node">Auparavant, l</span><span class="text-node">’ancienne ministre de l’Économie et des Finances, Mme Bouaré Fily Sissoko, avait demandé à nouveau à la Cour, la compar</span><span class="text-node">ution de l</span><span class="text-node">’ancien Premier ministre Oumar Tatam Ly et de l’ancien ministre délégué chargé du Budget, Madani Touré, respectivement installés au Canada et sur les Iles Comores. Après les débats, la Cour a promis que ces deux personnalités vont comparaitre le<span> </span></span><span class="text-node">jeudi 19 juin prochain.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span class="text-node">Bembablin DOUMBIA</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Avion présidentiel et équipements militaires : Le défilé des témoins commence</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/avion-presidentiel-et-equipements-militaires-le-defile-des-temoins-commence-3105973.html</link>
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<description><![CDATA[ Le procès de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires a repris mardi dernier après plusieurs jours de blocage, marqués par des désaccords entre le ministère public et la défense concernant l’état de santé de Bouaré Fily Sissoko. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 11 Jun 2025 01:57:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lors de l’audience précédente, Moussa Mara, ancien Premier ministre, et Boubacar Ben Bouillé Haïdara, ex-directeur national du Trésor et de la comptabilité publique, ont été appelés à la barre. Leurs déclarations ont suscité de vives réactions parmi les avocats de la défense, qui réclament désormais la comparution de Oumar Tatam Ly et Madani Touré.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dès la reprise du procès, la Cour, présidée par Bamassa Sissoko, a ordonné la lecture de l’arrêt de renvoi par la greffière en chef. Un exercice laborieux d’une heure, illustrant la complexité et la gravité des faits reprochés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’issue de cette lecture, Bouaré Fily Sissoko a demandé des aménagements pour raisons de santé, incluant des pauses régulières et un ajustement du temps de parole. La Cour a accédé à ces demandes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lors de sa comparution, Fily Sissoko a réaffirmé qu’elle avait agi sous les instructions de l’exécutif, notamment celles de l’ancien Premier ministre Oumar Tatam Ly et du président de la République. Elle a insisté sur le respect des mécanismes de contrôle et affirmé que le protocole d’accord lui était parvenu déjà signé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle a également précisé qu’elle n’a jamais cherché à se soustraire de la justice, ayant elle-même sollicité l’ouverture du procès. Tout de même la sexagénaire affirme n’avoir pas été impliquée dans la négociation initiale des contrats, mais a suivi les règles internes de contrôle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle défend mordicus que les paiements ont été effectués sur la base de documents émis par la Présidence ou le ministère de la Défense, suivis d’une régularisation. "Le recours à un emprunt pour l’acquisition de l’aéronef avait été validé par l’Assemblée nationale, conformément aux exigences budgétaires", précise-t-elle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le lendemain, Moussa Mara, Premier ministre entre avril 2014 et janvier 2015, a été longuement interrogé sur les conditions d’acquisition de l’avion présidentiel et les contrats militaires classés "secret défense".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dès le début de son audition, il a affirmé que l’achat de l’avion présidentiel n’avait jamais été évoqué en Conseil des ministres lorsqu’il était ministre de l’Urbanisme et qu’il a découvert son existence à son arrivée à la Primature, quelques jours avant sa livraison au Mali, le 7 avril 2014.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a précisé que les informations sur l’avion lui avaient été communiquées par Bouaré Fily Sissoko (ministre de l’Economie et des Finances), Hachim Koumaré (ministre des Transports et des Infrastructures) et feu Soumeylou Boubèye Maïga (ministre de la Défense et des Anciens combattants), dans le cadre de la préparation de sa Déclaration de politique générale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Concernant le coût réel de l’aéronef, l’ancien chef du gouvernement a détaillé : 18,5 milliards de F CFA pour l’achat, 2,5 milliards de frais annexes (parking, assurance, immatriculation…) portant le coût final autour de 21 milliards de F CFA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a également contesté l’application rétroactive du décret de 2014 encadrant les marchés "secret défense", estimant que les contrats de novembre 2013 et février 2014 étaient juridiquement en porte-à-faux avec la réglementation budgétaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un mode opératoire troublant<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après Moussa Mara, Boubacar Ben Bouillé Haïdara, ancien directeur national du Trésor et de la comptabilité publique, a détaillé son rôle dans les paiements liés à l’acquisition de l’appareil.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Interrogé par la Cour, il a admis qu’aucun contrat n’avait précédé le paiement initial. "Le paiement a été fait, et ensuite, nous avons procédé à une régularisation", précise-t-il tout en précisant que la facture de 15 milliards lui avait été remise en main propre par Mme Bouaré Fily Sissoko après une réunion de cabinet.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Cour a alors présenté une facture de 800 millions de F CFA pour "frais d’exploitation et entretien de l’avion", sans explication claire sur ces coûts. Son audition a révélé des pratiques administratives troublantes, notamment, des instructions orales ayant conduit à des décaissements massifs.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’absence de contrat formel avant paiement, l’implication directe du Secrétariat général de la Présidence, qui techniquement ne disposait pourtant pas de budget propre pour ces transactions.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à ces révélations, la défense de Fily Sissoko s’est insurgée. Son avocat, Me Tounkara, a dénoncé les déclarations de Ben Bouillé Haïdara les qualifiant "d’infondées" et exigé la comparution de Madani Touré, estimant que "le peuple malien a droit à la vérité entière".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après une courte pause pour célébrer l’Aïd al-Adha, les débats ont repris <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">ce lundi avec d’autres témoins.<o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ousmane Mahamane<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Procès «achat de l&amp;apos;avion présidentiel et équipements militaires» : L’ancien Premier ministre Moussa Mara comparait en qualité de témoin</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-achat-de-lavion-presidentiel-et-equipements-militaires-lancien-premier-ministre-moussa-mara-comparait-en-qualite-de-temoin-3105884.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-achat-de-lavion-presidentiel-et-equipements-militaires-lancien-premier-ministre-moussa-mara-comparait-en-qualite-de-temoin-3105884.html</guid>
<description><![CDATA[ Le procès dans l&#039;affaire «achat de l&#039;avion présidentiel et équipements militaires» a repris hier dans le cadre de la session spéciale de la Cour d&#039;assises de Bamako. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202504/image_870x580_680a90a4f0cee.jpg" length="78319" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 05 Jun 2025 10:41:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">La journée a été marquée par le témoignage de l’ancien Premier ministre Moussa Mara.  Celui-ci a déclaré avoir pris connaissance du dossier lors d’une discussion avec l’ancienne ministre Bouaré Fily Sissoko à la suite des réserves du Fonds monétaire international (FMI) sur la question. «Pour éclairer la lanterne du FMI et arriver à faire en sorte que ces deux dossiers n’aient pas d’impact sur les relations entre notre pays et cette organisation, il avait été convenu de faire intervenir une structure de contrôle sur ces deux opérations», a-t-il souligné.</span></span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Moussa Mara dira que c’est sur la base de ces éléments qu’il a saisi le Bureau du vérificateur général pour conduire les audits. «Je pense que c’est essentiellement pour convaincre le FMI sur l’engagement de ces opérations en rapport avec l’éthique que la ministre Bouaré Fily Sissoko est venue vers moi pour que nous engagions le processus de l’audit», a-t-il reconnu. Pour le cas de l’achat de l’aéronef, il a indiqué que le rapport faisait état de beaucoup d’insuffisances, notamment l’émission du contrat en anglais au lieu du français, les mouvements de fonds non respectueux de finances publiques et le non-respect des règles de passation de marchés.</span></p>
<p class="pf-br-replacement"><span class="text-node">S’agissant des équipements militaires, Moussa Mara a révélé que le rapport mentionnait la garantie donnée par l’Etat, ce qui est contraire aux usages. Autre irrégularité évoquée dans le rapport est que sur une même journée, un contrat a été signé par plusieurs intervenants. Sans oublier des mouvements de fonds intervenus sur le compte du bénéficiaire du marché. D’après lui, «le rapport dit que ce qui a été proposé dans le contrat des équipements militaires apparait plus élevé que ce qui avait été proposé par les sous-traitants pour le même type de matériels à un moment du processus. Ce qui laissait penser qu’il y aurait pu avoir de la surfacturation».</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Selon Moussa Mara, tant qu’on ne précise pas le contenu de ce qui peut être considéré comme « secret défense et intérêts essentiels de l’Etat », on ouvre la porte aux interprétations.  </span><span class="text-node">En outre, l’ancien Chef du gouvernement a précisé que l’avion présidentiel a eu un prix d’achat auquel des charges ont été ajoutées notamment, les frais de parking, d’intermédiation. « Le prix d’achat, sur la base des informations qui m’ont été données est 18 milliards Fcfa et quelques. Ensuite, il y a des frais qui ont été payés. Et tous ces frais plus le prix d’achat qui a été versé au vendeur font que le coût total est autour de 20 milliards Fcfa ou un plus», a détaillé l’ancien Premier ministre. Pour lui, l’aéronef a couté à notre pays entre 20 milliards et 21 milliards Fcfa.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Bembablin DOUMBIA</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Réunion des ministres chargés de la justice de l&amp;apos;AES à Bamako : Harmonisation des législations pénales sur le terrorisme et la criminalité transnationale organisée</title>
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<description><![CDATA[ Vers la création d&#039;un fichier unique des personnes recherchées, poursuivies ou condamnées... ]]></description>
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<pubDate>Thu, 05 Jun 2025 02:09:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bâtir des Institutions et des pratiques communes <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vers la mise en place des instances juridictionnelles et arbitrales confédérales <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bamako a abrité, du 29 au 30 mai 2025, la première réunion des ministres chargés de la Justice des Droits de l'Homme de la Confédération des États du Sahel (AES). Cette rencontre dont la cérémonie d'ouverture a été présidée par le Premier ministre, Général de Division Abdoulaye Maïga visait à renforcer les systèmes juridiques et judiciaires de ladite Confédération. A l'issue de deux jours de travaux, la réunion a été sanctionnée par un communiqué final que nous publions en intégralité.<span style="mso-spacerun: yes;">   </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">1. Conformément à la vision commune de Leurs Excellences, le Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, Chef de l'État, le Général d'Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef de l'État de la République du Mali, et le Général d'Armée Abdourahamane Tiani, Président de la République du Niger, Chef de l'État, s'est tenue à Bamako, les 29 et 30 mai 2025, la réunion des Ministres chargés de la Justice et des Droits de l'Homme de la Confédération des États du Sahel (AES), consacrée au renforcement des systèmes juridiques et judiciaires de ladite Confédération.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">2. À l'instar des réunions des départements sectoriels en charge de la mise en œuvre de la Feuille de route de la Présidence malienne de la Confédération AES sur les Piliers Défense et sécurité, Diplomatie, Développement, cette réunion des Ministres chargés de la Justice et des Droits de l'Homme ambitionne d'harmoniser les systèmes juridiques et judiciaires<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">3. La réunion, présidée par le Ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Garde des Sceaux de la République du Mali, a réuni le Ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Chargé des Relations avec les Institutions, Garde des Sceaux du Burkina Faso et le Ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Chargé des Relations avec les Institutions, Garde des Sceaux de la République du Niger, ainsi que les experts de ces pays ayant préparé les travaux, afin d'examiner et de valider les recommandations issues de leur réunion tenue à cet effet.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">4. Les Ministres ont salué la qualité des travaux préparatoires menés par les Experts, qui ont permis d'identifier des pistes concrètes pour bâtir des institutions et des pratiques communes, harmoniser les systèmes juridiques et judiciaires et renforcer la coopération judiciaire et pénitentiaire au sein de la Confédération AES<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">5. Les Ministres ont approuvé la proposition de modification de l'article 4 du Traité instituant la Confédération pour y intégrer le domaine de la justice et du droit parmi les compétences déléguées et la création d'un cadre de concertation permanent entre les Ministres de la justice de la Confédération en vue d'échanger sur les sujets d'intérêt commun.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">6. Constatant l'emprise négative des pouvoirs impérialistes sur l'organisation et le fonctionnement de certaines instances juridictionnelles régionales et internationales, les Ministres ont approuvé la nécessité de mettre en place des instances juridictionnelles et arbitrales confédérales chargées : de connaître du contentieux de l'interprétation et de l'application du Traité, des actes dérivés, du contentieux des actes des Organes de la Confédération, du Droit des affaires, de l'Arbitrage et de la Médiation, d'une part ; de connaître les infractions de crimes contre l'humanité, de crimes de guerre, de crimes de génocide et de crimes d'agression, de terrorisme et de financement du terrorisme, de blanchiment de capitaux et de violations graves des droits de l'homme et de toutes autres infractions graves et assimilées, d'autre part<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">7. En attendant l'opérationnalisation des instances annoncées au point 6, les ministres ont approuvé la recommandation tendant à saisir tout organisme juridictionnel ou non au plan international contre les auteurs, coauteurs et complices, personnes physiques ou morales, étatiques ou non étatiques d'actes de terrorisme, de financement du terrorisme et d'apologie du terrorisme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">8. Les ministres ont approuvé les recommandations relatives à l'harmonisation des statuts et textes régissant les professions libérales du secteur de la justice, en soutenant la mise en place d'un comité d'experts chargé de rédiger des textes communs en étroite collaboration avec les acteurs concernés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">9. En matière de coopération judiciaire, les ministres ont approuvé la conclusion d'accords tripartites renforçant l'entraide judiciaire, l'extradition et le transfèrement des personnes privées de liberté, ainsi que l'harmonisation des législations pénales, notamment sur le terrorisme et la criminalité transnationale organisée<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">10. Les ministres ont encouragé l'extension du bénéfice de l'assistance juridique et judiciaire aux ressortissants des États membres de l'AES, la mise en place d'une plateforme numérique de coopération judiciaire et la création d'un fichier unique des personnes recherchées, poursuivies ou condamnées pour crimes contre l'humanité, terrorisme et financement du terrorisme, blanchiment de capitaux, prolifération des armes de destruction massive et toutes autres infractions graves et assimilées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">11. Les ministres ont décidé d'organiser des formations conjointes des acteurs judiciaires et de mutualiser les ressources techniques pour renforcer l'efficacité des systèmes juridiques et judiciaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">12. Concernant la coopération pénitentiaire, les ministres ont souligné l'importance de renforcer la coopération en matière de renseignement, de lutte contre la radicalisation et l'extrémisme violent, de sécurisation des prisons et de gestion des détenus, en particulier ceux arrêtés pour terrorisme<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">13. Les ministres ont approuvé la création d'un cadre d'échanges périodiques pour partager les bonnes pratiques et améliorer les conditions de détention, la consolidation de la formation du personnel pénitentiaire, ainsi que la promotion de la réinsertion sociale, le respect des droits humains en milieu carcéral et des mesures alternatives à l'emprisonnement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">14. Les ministres ont souligné l'importance d'harmoniser la formation initiale et continue des acteurs judiciaires et pénitentiaires, notamment par la création d'un centre régional de formation judiciaire et d'un centre de formation pénitentiaire de l'AES.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">15. Les ministres ont validé la création de cadres réguliers d'échanges entre les écoles de formation des administrations pénitentiaires des États membres, ainsi que la collaboration dans le domaine du renseignement pénitentiaire et du partage d'informations<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">16. Les Ministres ont approuvé la construction d'une prison de haute sécurité (PHS) liée à la future Cour Pénale Sahélienne et des Droits de l'Homme (CPS-DH), ainsi que l'harmonisation des statuts du personnel pénitentiaire conformément aux règles internationales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">17. Les Ministres ont approuvé la proposition de mettre en place des Comités techniques nationaux chargés de veiller à l'harmonisation des symboles des États et de la Confédération, du suivi et de la mise en œuvre des recommandations issues de la présente Réunion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">18. Les Ministres ont approuvé le rapport final des Experts et se sont engagés à assurer la mise en œuvre rapide et coordonnée des recommandations formulées pour renforcer la coopération juridique, judiciaire et pénitentiaire, suivant les instructions des plus hautes Autorités de la Confédération AES.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">19. Les Ministres ont réaffirmé leur volonté de poursuivre et d'intensifier la collaboration entre eux pour faire de la Confédération des États du Sahel (AES) un espace juridique et de justice intégré, garant de la paix, de la sécurité et du développement durable<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">20. Les Ministres ont enfin exprimé leur profonde gratitude à Son Excellence le Général d'Armée Assimi Goïta, Président de la Transition du Mali et Président de la Confédération des États du Sahel (AES), à Son Excellence le Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, Chef de l'État et à Son Excellence le Général d'Armée Abdourahamane Tiani, Président de la République du Niger, Chef de l'État, pour leur leadership éclairé et déterminé qui favorise la construction d'un espace confédéral stable, sécurisé et prospère.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Réunion des ministres charges de la justice de l'AES à Bamako : <o:p></o:p></span></b><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour apporter une réponse pénale unifiée et harmonisée ! <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La tenue de cette première réunion, le jeudi 29 mai 2025, à Bamako, sous la présidence du Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a pour objectif de renforcer la dynamique d'opérationnalisation de la Confédération des États du Sahel, à travers des mécanismes administratifs et juridiques portés par les ministères sectoriels des trois États membres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202506/image_870x_68405b1b0314a.jpg" alt=""></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Elle s'inscrit dans un contexte marqué par des défis communs : le terrorisme, son financement, le blanchiment de capitaux, la prolifération des armes et d'autres formes de criminalité transnationale organisée. Ces menaces incitent les autorités des trois pays à réfléchir à la mise en commun de leurs synergies, à travers des actions concertées et des moyens efficaces dans tous les secteurs impliqués dans la lutte contre ces fléaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Ministre de la Justice, des Droits humains et chargé des Relations avec les Institutions, Garde des Sceaux du Burkina Faso, Edasso Rodrigue Bayala, a affirmé que le droit est au service de la marche radieuse du peuple de l'AES pour sa souveraineté et sa dignité. Il a ajouté qu'il est essentiel de traduire les recommandations en actions concrètes, dont l'approbation renforcera l'arsenal juridique et judiciaire. Liés par l'histoire, les systèmes juridiques des trois pays doivent converger à l'image des objectifs de leur coopération.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour son homologue du Niger, le Ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Garde des Sceaux, Alio Daouda, cette rencontre vise à penser un mécanisme et un système communs pour inverser les situations qui nuisent à la sécurité et à la durabilité de l'espace AES. Il s'est réjoui de cette initiative qui met en avant le rôle déterminant de la justice dans la lutte contre ces fléaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Premier ministre a relevé que les réalités juridiques et judiciaires des États membres doivent être évaluées et analysées à la lumière des faits concrets, afin de les adapter au nouveau contexte et aux enjeux actuels, au service du développement social et économique auquel aspirent les populations. Cette dynamique permettra d'apporter une réponse pénale unifiée et harmonisée, qui constituera un prolongement de l'action militaire, tout en renforçant la visibilité des efforts déployés par nos États en matière de promotion et de protection des droits de l'Homme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La rencontre ministérielle de la Confédération des États du Sahel s'inscrit dans le cadre du pilier "Développement", dont les conclusions permettront de consolider considérablement les acquis de notre jeune organisation, notamment dans les domaines de la défense et de la sécurité, de l'économie et des finances, de la diplomatie, des transports et de la culture, a rappelé le Premier ministre avant d'assurer que les résultats des travaux seront transmis au Président en exercice de la Confédération, le Général d'Armée Assimi Goïta.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p>XXX</o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Koulouba : les ministres de la Justice de l'AES chez Assimi Goïta <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le vendredi 30 mai 2025, au Palais de Koulouba, le Président de la Transition, Son Excellence le Général d'Armée Assimi Goïta, Chef de l'État, a accordé une audience aux Ministres en charge des questions de justice de l'AES.<o:p></o:p></span></b></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202506/image_870x_68405b1a523d6.jpg" alt=""></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La délégation ministérielle, conduite par le ministre Mamoudou Kassogué, ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Garde des Sceaux du Mali, était venue faire le compte rendu de leur réunion que Bamako a abrité du 29 au 30 mai 2025. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202506/image_870x_68405b231a144.jpg" alt=""></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aux dires de Maître Edasso Rodrigue Bayala, ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, chargé des relations avec les institutions du Burkina Faso, la rencontre de Bamako est un cadre propice pour harmoniser les systèmes juridiques des trois pays, afin d'accompagner la dynamique confédérale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au nom de ses homologues du Mali et du Niger, Maître Edasso Rodrigue Bayala, Ministre de la Justice du Burkina Faso, s'est réjoui des orientations et conseils donnés par le Président Goïta.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Ces conseils et orientations, ajoute-t-il, permettront d'améliorer le communiqué final de leur rencontre de Bamako.</span></span><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Réunion des ministres de la justice de l&amp;apos;AES à Bamako :  Vision commune et partagée  sur des questions juridiques !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/reunion-des-ministres-de-la-justice-de-laes-a-bamako-vision-commune-et-partagee-sur-des-questions-juridiques-3105858.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans le cadre du renforcement de la dynamique d&#039;opérationnalisation de la Confédération des Etats du Sahel notamment à travers des mécanismes administratifs et juridiques portés par les ministères sectoriels des trois Etats membres. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202506/image_870x580_68405b1a4ad47.jpg" length="99330" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 05 Jun 2025 01:40:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><em><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Premier ministre Abdoulaye Maïga a présidé, le jeudi 29 mai 2025, la cérémonie d'ouverture de la première réunion des ministres chargés de la Justice des pays membres de l'organisation. Pour la circonstance, il avait à ses côtés, le ministre de la Justice, des Droits humains et chargé des Relations avec les institutions, garde des Sceaux du Burkina Faso, Edasso Rodrigue Bayala, son homologue du Niger, Alio Daouda et celui du Mali, Mamoudou Kassogué et plusieurs personnalités</span></em><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après les mots de bienvenue du président de la délégation spéciale de la Commune IV du district de Bamako, le ministre de la Justice, des Droits humains et chargé des Relations avec les institutions, garde des Sceaux du Burkina Faso, Edasso Rodrigue Bayala, a affirmé que le droit est au service de la marche radieuse du peuple de l'espace confédérale pour sa souveraineté et sa dignité. Il a ajouté qu'il est essentiel de traduire les recommandations en actions concrètes, dont l'approbation renforcera l'arsenal juridique et judiciaire. Car, dira-t-il, liés par l'histoire, les systèmes juridiques des trois pays doivent converger à l'image des objectifs de leur coopération.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quant à son homologue du Niger, le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, garde des Sceaux, Alio Daouda, cette rencontre vise à penser un mécanisme et un système communs pour inverser les situations qui nuisent à la sécurité et à la durabilité de l'espace AES. Il s'est réjoui de cette initiative qui met en avant le rôle déterminant de la justice dans la lutte contre ces fléaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La dynamique de notre Confédération est perceptible<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour sa part, le Premier ministre malien dira qu'à travers des actions concrètes et salvatrices dans tous les domaines, la dynamique de notre Confédération est perceptible, prouvant ainsi sa marche inéluctable vers l'atteinte de ses objectifs légitimes. Et d'ajouter que le traité fondateur a, certes, retenu, trois domaines de compétences déléguées à la Confédération, à savoir :<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la défense et la sécurité, la diplomatie et le développement, mais il reste indéniable que le secteur de la justice doit être la sève nourricière pour soutenir les mécanismes d'intervention qui soulèvent, très souvent, d'éminentes questions juridiques et judiciaires dont les réponses peuvent être déterminantes pour l'atteinte des objectifs recherchés.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et de poursuivre que notre Confédération est confrontée au terrorisme, au financement du terrorisme, au blanchiment de capitaux, à la prolifération des armes et d'autres formes de criminalité transnationale organisée qui nous incitent à réfléchir sur la mise en commun de synergie d'actions et de moyens efficaces dans tous les secteurs qui concourent à la lutte contre ces fléaux.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>En effet, dira-t-il, le caractère transnational de ces fléaux, le soutien dont bénéficient les organisations terroristes et criminelles et la complexité des enquêtes ne laissent guère le choix que d'engager la réflexion autour des solutions à l'échelle de la Confédération, en mettant l'accent sur un droit harmonisé voire unifié avec une institution judiciaire commune bénéficiant d'une coopération et d'une entraide judiciaire efficace.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Promotion et protection des droits de l'Homme<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon le chef du gouvernement, la réponse judicaire pénale dans un cadre harmonisé ou unifié, tout en étant un prolongement de l'action militaire, contribuera à renforcer la visibilité des efforts déployés par nos États dans le cadre de la promotion et de la protection des droits de l'Homme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il poursuivra que le pilier "Développement" du Traité de la Confédération, nécessite, pour sa mise en œuvre, outre les infrastructures et des investissements structurants, des mécanismes fiables pour la sécurité juridique et judiciaire des acteurs économiques et des investisseurs. "Les réalités juridiques et judicaires de ceux-ci, à l'échelle de notre espace commun, doivent être évaluées, analysées à la lumière de faits concrets pour les adapter au nouveau contexte et aux enjeux en faveur du<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>développement social et économique auquel aspirent nos populations", déclarera-t-il.<span style="mso-spacerun: yes;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la même optique, a-t-il précisé, les acteurs économiques et les investisseurs sont très attachés aux cadres harmonisés pour la gestion de leurs affaires, incitant ainsi à s'interroger sur la nécessité d'harmoniser ou de réadapter, outre le droit des affaires, les professions juridiques libérales dans les pays membres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"En me limitant à ces questions qui seront au centre de vos échanges, je mesure toute la portée de l'accompagnement du secteur judiciaire pour la pleine réussite de la phase opérationnelle de la Confédération des États du Sahel. Nous devons les relever pour que l'AES reste digne de la confiance de nos chefs d'Etat pour favoriser une croissance encore plus vigoureuse", a-t-il martelé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Maîtriser les outils juridiques propres<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et de renchérir que dans la poursuite de la maîtrise des outils juridiques propres à raffermir notre progrès social et économique, la Confédération peut continuer à compter sur l'appui des acteurs de la justice de notre espace confédéral.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avant d'inviter à poursuivre résolument la marche en avant, afin de servir au mieux, l'ambition des pères fondateurs de notre Confédération et de donner corps, par des délibérations pertinentes, aux hautes directives des chefs d'Etat. "C'est la raison pour laquelle le Gouvernement du Mali accordera une attention particulière aux conclusions qui seront issues de cette première réunion ministérielle en vous promettant qu'elles seront transmises au président en exercice de la Confédération", a-t-il rassuré.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Notons que cette réunion s'inscrit dans un contexte marqué par des défis communs : le terrorisme, son financement, le blanchiment de capitaux, la prolifération des armes et d'autres formes de criminalité transnationale organisée. Ainsi, ces menaces incitent les autorités des trois pays à réfléchir à la mise en commun de leurs synergies, à travers des actions concertées et des moyens efficaces dans tous les secteurs impliqués dans la lutte contre ces fléaux.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">                                                                                      </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Boubacar Païtao<o:p></o:p></b></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali :  Le Directeur national de l’Administration pénitentiaire, Abdoulaye Maïga, libéré hier mardi</title>
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<description><![CDATA[ Incarcéré depuis le mardi 20 mai 2025, pour des raisons que l’on ignore encore, le directeur national de l’Administration pénitentiaire, le général Abdoulaye Maïga a recouvré la liberté le mardi 3 juin. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 04 Jun 2025 11:34:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il aura passé près de dix jours en détention pour des faits que l’on peine jusqu’là à élucider. Ce haut responsable du système carcéral malien s’était retrouvé lui-même derrière les barreaux à cause d’une affaire jugée sensible et liée à la détention d’un condamné à mort.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à une telle situation jugée suspecte, la décision fut prise de transférer le condamné à mort à la prison de Koulikoro.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’affaire ne s’arrête pas là puisque le parquet du Tribunal de Grande Instance de la Commune III du district de Bamako se saisit du dossier en ouvrant une enquête pour comprendre mieux les pratiques internes et les éventuelles défaillances dans le fonctionnement des prisons.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>C’est ainsi que le directeur national de l’administration pénitentiaire fut mis en cause. Ce qui a mené son placement sous mandat de dépôt. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui, la libération du premier responsable de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée suscite encore les interrogations.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Beaucoup se demandent comment un tel responsable du rang du général Abdoulaye Maîga s’est retrouvé derrière les barreaux alors qu’il est censé donner l’exemple dans le milieu carcéral.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Cette affaire demeure floue aux yeux de nombreux Maliens qui nourris l’espoir de voir la vérité se manifester rapidement.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mise en œuvre des mécanismes administratifs et juridiques de l&amp;apos;AES : Les ministres de la justice des pays membres en conclave à Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mise-en-oeuvre-des-mecanismes-administratifs-et-juridiques-de-laes-les-ministres-de-la-justice-des-pays-membres-en-conclave-a-bamako-3105664.html</link>
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<description><![CDATA[ Les ministres de la justice des pays membres en conclave à Bamako
Le ministre de la justice et des droits de l&#039;homme, garde des sceaux,  Mamoudou Kassogué a présidé, le mardi 27 mai 2025, dans un hôtel de la place, le cérémonie d&#039;ouverture de la réunion des Experts préparatoire à la première réunion des ministres chargés de la justice des pays membres de la Confédération de l&#039;Alliance des Etats du Sahel. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 03 Jun 2025 13:17:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Après le discours de bienvenue du représentant de la délégation spéciale de la mairie de la commune IV du district de Bamako, le ministre Kassogué a rappelé qu'en signant, le 06 juillet 2024, le traité portant création de la Confédération des Etats du Sahel (AES), les présidents des trois pays avaient vu juste en posant un acte hautement symbolique, en adéquation avec la géographie, l'histoire, la culture, mais aussi les réalités sociales et économiques de nos trois pays.</p>
<p></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202505/image_870x_6839968cbec42.jpg" alt=""></p>
<p>Selon lui, après la signature du traité qui met l'accent sur trois domaines de compétences déléguées à la Confédération, à savoir la défense et la sécurité, la diplomatie et le développement, il s'agit d'amorcer la phase de l'opérationnalisation avec l'adoption et la mise en œuvre progressive de mécanismes administratifs et juridiques qui impliquent, au premier chef, les départements ministériels dans l'objectif de dégager des cadres d'échanges, de concertation et de coopération dans les différents domaines pour le développement de notre espace commun. A cet égard, il dira qu'il y a lieu de se féliciter des avancées notables enregistrées dans certains secteurs, notamment la défense et la sécurité, l'économie et les finances, la diplomatie, la culture et les transports, ouvrant la voie à d'autres initiatives pour la mobilisation des ressources et des énergies au service de l'espace confédéral.</p>
<p><br><strong>Bâtir des institutions communes</strong><br>C'est en cela que, dit-il, cette première réunion des ministres chargés de la Justice revêt une importance capitale pour le secteur de la justice qui se doit d'être un des leviers majeurs pour la paix et la stabilité sociale dans notre espace commun, mais aussi pour le développement social et économique auquel aspirent les populations. Aussi, selon lui, elle permettre d'échanger autour des pistes de réflexion pour bâtir des institutions communes et partager des pratiques harmonisées de droit et de justice tout en favorisant l'émergence d'une coopération judiciaire et d'une stratégie commune conformes à la vision et aux réalités de la Confédération AES. Et d'ajouter que cette rencontre de Bamako devrait aboutir à la mise en place d'un Comité d'Experts interétatique pour le suivi et la mise en œuvre des conclusions qui en seront issues.</p>
<p><br>Abordant les thématiques qui feront l'objet de nos échanges, il dira que l'uniformisation du droit et les modalités de création d'institution judiciaire commune sont au cœur des réalités que vivent nos populations et les acteurs économiques qui aspirent à la paix et à la stabilité sociale à travers des mécanismes juridiques et judicaires garantissant la lutte contre l'impunité, mais aussi la sécurité juridique et judiciaire indispensable au développement des activités économiques.</p>
<p><br>En ce qui concerne l'activité économique, il précisera qu'il est utile de s'interroger et d'engager la réflexion autour des réalités juridiques et judiciaires de nos entreprises, à la lumière d'éléments d'analyse concrets, tout en intégrant le nouveau contexte géopolitique.<br>Quant à la paix et à la stabilité sociale, qui passent inéluctablement et indubitablement, dans notre espace commun, par la lutte contre le terrorisme, le financement du terrorisme, le trafic de drogue, la traite des personnes ainsi que les autres formes de criminalité transnationale organisée, le ministre ajoutera qu'il est fort opportun d'engager la réflexion autour d'une réponse juridique et judicaire fondée sur une institution commune appliquant un droit pénal harmonisé. </p>
<p><br><strong>Coopération judiciaire et pénitentiaire</strong><br>Pour le Garde des sceaux, la profondeur et l'ampleur du terrorisme ainsi que le financement du terrorisme, le caractère transnational de cette grande criminalité, l'insuffisance des ressources et les besoins de renforcement des capacités des ressources humaines sont, entre autres, des facteurs incitant à rechercher des solutions mieux adaptées et plus efficaces à l'échelle de l'espace confédéral.     <br>Quant à la coopération judiciaire et pénitentiaire, poursuit-il, elle est, sans nul doute, le domaine dans lequel le besoin est le plus pressant, pour la simple raison que l'efficacité de la plupart des procédures judiciaires face à la criminalité transnationale organisée est fortement tributaire de la coopération judiciaire internationale, qu'elle soit bilatérale ou multilatérale.  </p>
<p> <br>A cet égard, a-t-il renchéri, il est tout à fait indiqué que la Confédération renforce et harmonise ses instruments juridiques pour une coopération judiciaire plus efficace à l'interne et à l'externe.<br>S'agissant de la thématique en rapport avec les acteurs judiciaires, il indiquera que cette rencontre de Bamako est une belle opportunité pour réfléchir sur une possible harmonisation des professions juridiques libérales qui constituerait, sans nul doute, une mesure d'accompagnement très utile pour les acteurs économiques à l'échelle de la confédération et un facteur d'encouragement pour les investisseurs puisqu'elle renforce la sécurité juridique et judiciaire et de ceux-ci. <br>Favoriser le rapprochement dans un cadre harmonisé</p>
<p><br>Dans cette optique, il déclare qu'il convient de s'interroger sur le règlement N°5 de l'Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), applicable à la profession d'avocat dans l'espace UEMOA, autant il s'avère nécessaire de mener la réflexion sur les autres professions à savoir les notaires, les Huissiers de Justice et les Experts Judiciaires.</p>
<p><br>Enfin, d'après le ministre Kassogué, la thématique portant sur l'étude des systèmes judiciaires et pénitentiaires devrait conduire la réunion à apprécier l'opportunité d'une étude à explorer sur les systèmes judiciaires et pénitentiaires de manière à favoriser leur rapprochement dans un cadre harmonisé.</p>
<p><br>A l'en croire, au regard de l'importance de ces thématiques et des questions qu'elles suscitent, cette première réunion des ministres chargés de la Justice des pays membres de la Confédération de l'Alliance des Etats du Sahel, sera une étape fondamentale destinée à tracer les sillons pour le devenir radieux du secteur judicaire de notre espace commun. Et de poursuivre qu'il s'agit, pour le secteur judiciaire, de prendre la place qui est la sienne dans l'architecture confédérale pour l'atteinte des objectifs qui ont été assignés à l'Organisation.</p>
<p><br> "Le domaine judiciaire est appelé à jouer sa partition dans cette œuvre confédérale, car il est un constat, largement admis, que toute œuvre d'intégration doit avoir pour fondement une nomenclature juridique et des institutions judiciaires solides et dynamiques", a-t-il fait remarquer.<br>Ecrire une page glorieuse  de l'histoire de notre  jeune organisation</p>
<p><br>Pour lui, les engagements des Etats confédérés, tels qu'ils sont consignés dans le Traité constitutif de la Confédération, mettent la justice à l'épicentre des mécanismes d'intervention, car la coopération en matière de défense et de sécurité, la coopération économique et financier drainant notamment des investissements structurants, la promotion de l'intégration des peuples sous-tendue par la facilitation de la libre circulation des personnes, des biens et des services ainsi que l'établissement dans l'espace confédéral, ne sauraient produire de résultats féconds  s'ils ne s'adossent point sur un soutien juridique et judiciaire dynamique.  </p>
<p><br>"C'est la raison pour laquelle, cette rencontre permettra d'écrire une page glorieuse de l'histoire de notre jeune organisation, à travers l'exploration de pistes et de voies juridiques qui, j'ose espérer, déboucheront sur des actions fortes de manière à conforter davantage la place du secteur judiciaire dans l'architecture confédérale pour lui permettre d'apporter sa part contributive dans l'édification d'une Confédération forte et accomplie", a-t-il laissé entendre.</p>
<p><br>Pour terminer, il a adressé ses sincères remerciements aux membres des délégations du Burkina Faso et du Niger, pour avoir répondu très promptement à cette sollicitation historique de Bamako, malgré les charges liées à leurs fonctions et les contraintes d'agenda et de calendrier.                  <br>                          <br><strong>  Boubacar Païtao</strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Plainte aux fins d’annulation des décrets d’abrogation de la charte et la dissolution des partis politiques :  Trois des six Tribunaux de Grande Instance de Bamako se déclarent incompétents</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/plainte-aux-fins-dannulation-des-decrets-dabrogation-de-la-charte-et-la-dissolution-des-partis-politiques-trois-des-six-tribunaux-de-grande-instance-de-bamako-se-declarent-incompetents-3105795.html</link>
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<description><![CDATA[ Introduite le 21 Mai 2025 aux fins d’annulation de la loi d’abrogation de la charte et du décret de dissolution des partis politiques, la plainte des désormais anciens responsables de parti politique a connu un premier épilogue. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 03 Jun 2025 09:52:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, trois des six tribunaux de Bamako saisies ont rendu des ordonnances de rejet en se déclarant incompétents pour donner une suite aux recours. Il s’agit des Tribunaux de Grande Instance des Communes III, IV et V de Bamako.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces recours visaient à faire constater l’atteinte grave et manifeste aux libertés fondamentales résultant des décrets de dissolution des partis politiques pris par les autorités de la transition, peut-on lire dans le communiqué des requérants, lesquels assurent ne «pas contester la validité administrative desdits décrets, mais alerter la justice sur les effets destructeurs de ces mesures sur les droits garantis par la Constitution, notamment la liberté d’association, la liberté d’expression et le droit au pluralisme politique ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et, selon Me Moundaga Tall et compagnies, « les trois juridictions civiles ont rejeté leurs requêtes sans examen sérieux des libertés en cause, sans motivation constitutionnelle et sans débat contradictoire digne d’un État de droit». À leurs yeux, « le juge civil, pourtant saisi en tant que garant résiduel des droits fondamentaux en période d’exception, a choisi de se réfugier derrière une lecture strictement procédurale, éludant ainsi son rôle fondamental de protecteur des libertés ». Ces décisions, ajoutent-ils « révèlent un renoncement préoccupant du pouvoir judiciaire face à l’arbitraire réglementaire, dans un moment critique de la vie politique nationale ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Malgré ces rejets de première instance, les requérants ne désarment pas. Leur combat se poursuit avec un appel interjeté auprès de la Cour d’appel de Bamako, à l’effet de faire admettre par la justice les atteintes graves à la Constitution et aux instruments internationaux liant le Mali, ont-ils laissé entendre en s’engageant à explorer toutes les voies judiciaires (au Mali comme à l’international) à leur disposition pour obtenir réparation et garantie du respect des principes démocratiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les requérants en ont profité pour rappeler que « la dissolution des partis politiques est un acte d’une extrême gravité, incompatible avec tout projet républicain». À propos du rejet de leur plainte, ils estiment que « la justice civile malienne a manqué un rendez-vous essentiel avec l’histoire, celui de défendre le droit face à la force. » <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Amidou Keita</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Avion présidentiel et équipements militaires : tout un tissu</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/avion-presidentiel-et-equipements-militaires-tout-un-tissu-3105792.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/avion-presidentiel-et-equipements-militaires-tout-un-tissu-3105792.html</guid>
<description><![CDATA[ Après un premier épisode gênant pour une autorité judiciaire aux ordres et guidée par les volontés politiques biaisées, le procès de l’avion présidentiel et des commandes militaires a repris avec le retour à la barre, il y une dizaine de jours, de la plus célèbre des inculpés, l’ancienne ministre Fily Sissoko. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 03 Jun 2025 09:35:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les circonstances inédites de comparution en rajoutent au discret du dossier ainsi qu’à la hideur des procédures judiciaires sous la Transition.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, l’ancienne ministre de l’Économie et des Finances - non moins ancienne commissaire du Mali à l’Uemoa - a été retirée du lit qu’elle garde depuis un mois environ pour être présentée devant des juges apparemment indifférents à son état et pour répondre de faits accablants comme le faux et l’usage de faux, entre autres chefs d’inculpation. Le rendez-vous a raté pour cause de présomptions d’incapacité physique, mais les juges de l’institution suprême devront décider aujourd’hui de son aptitude à comparaître à nouveau, sur la base d’une expertise commanditée pour ce faire.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En attendant, ses avocats ainsi que ceux d’autres coaccusés sont restés droits dans leurs bottes et continuent de prétendre, ni plus ni moins, au renvoi du procès sine die ainsi qu’à sa libération et celle du colonel Dabitao. Quoique la requête soit rejetée par les assises, on peut en déduire que les auditions de nouveaux témoins de luxe - dont l’ancien PM Moussa Mara - n’ont guère bouleversé outre mesure les tendances et positions, depuis les premières comparutions conclues sur un camouflet pour la partie poursuivante.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Annoncé comme emblématique de la lutte contre l’impunité et instruit au forceps par la<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Cour suprême au mépris des privilèges de juridiction, le dossier avait en effet tourné court lors des précédentes audiences publiques où l’accusation a éprouvé grand mal à adosser les chefs d’inculpation sur des faits et témoignages solides. En cause, une impréparation manifeste du procès qui aura plutôt conforté les présomptions d’un dossier tiré par les cheveux, depuis son exhumation aux dépens de l’ancien PM Soumeylou B. Maïga mort en détention sans avoir eu l’occasion de se défendre. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des connexions avec l’affaire Sanogo <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour les plus initiés et observateurs avertis de l’histoire, le rebondissement spectaculaire de cette affaire préalablement classée sans suite ne doit rien au hasard.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Il est intervenu notamment dans la foulée d’une autre affaire gênante que l’autorité politique de l’époque, assez frileuse en son temps, a préféré étouffer pour s’en épargner les ébruitements et évolutions incontrôlables. Il s’agit du célèbre dossier des «bérets rouges» dont l’enrôlement était apparu un torchon brûlant entre les pouvoirs judiciaire et l’exécutif, à l’expiration des délais légalement admis de la détention préventive des hauts gradés impliqués. L’autorité judiciaire entendait le conduire à son terme, tandis que l’exécutif semblait avoir des raisons inavouables de préférer un arrangement extrajudiciaire à des assises publiques porteuses d’éventuels malaises. C’est ainsi qu’au bout d’âpres négociations entre les deux parties, une certaine «Loi d’Entente nationale» sera mise à profit pour justifier l’extinction des actions<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>publique et civile d’un crime de sang par un désintéressement des ayants-droits des 21 «Bérets Rouges» assassinés. En échange de quoi, le ministère public, sous la férule d’un certain Garde des Sceaux Me Malick Coulibaly, a requis et obtenu des autorités la caution politique de réouvrir le dossier des «équipements militaires et de l’avion présidentiel» préalablement par deux fois classé sans suite. La caution d’une impunité plus criminelle aura ainsi été monnayée contre le gage d’une volonté politique de sévir contre l’impunité à col-blanc.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Procédures mitigées et tirées par les cheveux…, un tissu d’incohérentes <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’ancien Directeur de Cabinet de la présidence, Mamadou Camara, sera le premier cobaye de cette expérimentation bancale, qu’il allait payer par un séjour carcéral mitigé, au mépris de la procédure convenable à son rang de ministre. Il lui est notamment reproché une correspondance émise au nom de son employeur, IBK, à l’ordre de qui un certain conseiller de la présidence, Mamadou Kagbassy, est désigné comme représentant attitré de l’Etat dans le processus d’acquisition de matériels et équipements militaires pour 69 milliards de nos francs. Quelle est, en définitive, la partition personnelle de leur employeur, IBK qui, de son vivant, n’a jamais contesté sa responsabilité dans la démarche imputable à son ancien Directeur de cabinet ? La question aura été habilement éludée par la justice, au détour d’une libération de ce dernier et en vertu du privilège de juridiction inhérent à son rang de ministre. Les ennuis judiciaires de l’ancien ministre de la Communication n’en seront que différés. Il va renouer avec l’expérience carcérale, suite au rebondissement du dossier par des nouveaux leviers juridiques tirés par les cheveux, dans le sillage notamment de l’inculpation de Soumeylou B. Maïga par la Cour suprême sans passer par les voies légales d’une Haute Cour de Justice, instrument sine qua non de la poursuite d’anciens ministres. Quoique disparue avec le parlement dont elle est l’émanation, le procureur général près la Cour suprême ne l’entend pas de cette oreille et a beau jeu de s’y prendre par une acrobatie judiciaire qui n’aura contribué qu’à révéler la justice malienne sous ses facettes les moins enviables. Pour la première fois, depuis Modibo KEÏTA, un homme d’Etat meurt en détention préventive, pour des chefs d’inculpation dont l’inconsistance sera mise à nu par la comparution publique des survivants. En cause, une procédure pénale rattrapée par les incohérences d’une institution judiciaire où le dossier «des matériels et équipements militaires» avait été précédemment tranché par sa Section administrative au profit des accusés. Un dénouement qui devrait contrarier toutes prétentions accusatrices, d’autant qu’il repose sur la reconnaissance de l’Etat malien comme redevable a l’attributaire dudit marché du même montant (69 millards F CFA) dont la moralité est contestée par le parquet.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La procédure de l’avion présidentielle ne respire pas une posture meilleure pour l’accusation. Celle-ci s’adosse notamment sur les paiements d’avances que la ministre des Finances a autorisé en vertu de la même raison d’urgence politique ayant sous-tendu la «lettre de garantie» qu’on lui reproche dans le cadre de la commande des «matériels et équipements militaires». Sauf que pour tous les deux dossiers, on est en droit des interroger sur les raisons pour lesquels la démarche procédurale a toujours consisté à éluder le mobile déclencheur qu’est la raison politique, un élément assez déterminant pour que son exclusion déteigne sur la manifestation de la vérité. IBK s’est servi pour renvoyer l’ascenseur à ses soutiens financiers de 2013 par l’attribution des marchés de l’avion et des matériels militaires, les autorités de la Transition en profitent probablement pour utiliser les boucs émissaires du régime défunt comme gage d’une volonté politique mitigée de sévir contre les impunités du passé. Comment expliquer autrement qu’on prenne de protéger des faits poursuivables de même nature par des mesures réglementaires dérogatoires, au mépris de toute orthodoxie en matière de gouvernance ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A. KEÏTA<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La bataille politico&#45;judiciaire se poursuit pour l’annulation de la décision de dissolution des partis politiques. : Me Mountaga Tall ne désarme toujours pas</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/la-bataille-politico-judiciaire-se-poursuit-pour-lannulation-de-la-decision-de-dissolution-des-partis-politiques-me-mountaga-tall-ne-desarme-toujours-pas-3105758.html</link>
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<description><![CDATA[ C’est par un communiqué laconique que le chef de file du pôle d’avocats commis pour défendre le dossier des anciens partis politiques, en l’occurrence Me Mountaga Tall. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 03 Jun 2025 08:50:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il s’est adressé à l’opinion nationale et internationale pour leur annoncer que les Tribunaux de Grande Instance des Communes 3, 4 et 5 de Bamako ont rendu une ordonnance d’incompétence sur les recours introduits devant eux. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il poursuit le communiqué en affirmant qu’ils ont anticipé ces décisions et ont interjeté appel. En attendant celles des communes 1 et 6 et surtout la décision de la Cour Suprême, Me Tall promet de tenir informé l’opinion. En analysant ce communiqué on verra en filigrane la volonté farouchement affichée des anciens leaders des partis politiques de poursuivre cette bataille politico-judiciaire au-delà de nos frontières, en saisissant les juridictions internationales. Que pourrait faire les leaders politiques si toutes les voies de recours venaient à être épuisées ? Le Gouvernement dans la foulée pourrait-il rédiger une nouvelle charte des partis politiques pour combler le vide et faire taire les leaders des anciennes formations politiques? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On ne se lassera jamais d’affirmer que la dissolution des partis politiques est un front non seulement de trop, mais aussi<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>inopportun surtout dans un contexte marqué par une crise exacerbée et un sentiment de division des maliens.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>La simple question que l’on est en droit de se poser est celle de savoir en quoi le nombre élevé des partis politiques est-il un obstacle au développement d’un pays ? L’histoire retiendra tout de même que c’est au moment où on a doté le pays d’une nouvelle Constitution garantissant l’intangibilité de certains principes comme le multipartisme intégral, que les autorités procèdent à sa violation en dissolvant les partis politiques. Cette même histoire avec grand H a encore bégayé quand les autorités<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>opposent les Maliens les uns contre les autres à un moment très critique, alors même que cette nation a bâti son unité et sa cohésion au fil des âges. En effet, les autorités de la transition vouent certains maliens aux gémonies en les rabaissant au rang de « FASO DEN DJOUGOU » et adulent d’autres en les relevant au grade de bons citoyens « FASON DEN NIOUMA.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Comment les autorités d’un pays<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>comme le Mali, qui traverse une crise multidimensionnelle d’une telle gravité et qui est menacé jusque dans son existence comme Pays, pourraient se permettre le luxe de martyriser une partie du peuple, au lieu de créer les conditions d’une union sacrée de toutes les filles et de tous les fils ?<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Cette bataille judiciaire entre les anciens leaders des partis politiques et le gouvernement est un gâchis sur un double plan : celui d’une perte de temps inutile alors qu’on pouvait consacrer ce précieux temps à la réflexion et à l’élaboration des stratégies pour une sortie de crise. Elle est du gâchis également car opposant les citoyens d’un même pays que tout lie, la culture, les valeurs traditionnelles partagées, cette attitude fait perdre du temps et de l’énergie.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Qu’il soit également dit en passant une telle procédure fera reléguer au second plan l’essentiel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Que pourrait faire les leaders politiques si toutes les voies de recours venaient à être épuisées ?<span style="mso-spacerun: yes;">    </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A en juger par la teneur du communiqué et en faisant une analyse succincte de la situation sociopolitique, à la fois délétère et exécrable, l’on en conclurait que les leaders politiques ne désarmeront pas et n’excluront aucune possibilité y compris les manifestations de rue s’il le faut, afin d’atteindre leur objectif celui de les mettre dans leurs droits en annulant le décret de dissolution des partis politiques. En effet, au-dedans comme au dehors la mobilisation ne faiblit pas et les rangs des anciens partis politiques ne font que s’accroire tant que s’accroitra le nombre des blasés de la République.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Il suffit pour les leaders, les militants et les sympathisants des anciens partis politiques de faire leur la citation selon laquelle nul n’est obligé de se conformer à une décision injuste et illégale, pour être galvanisé. Que les autorités comprennent que le temps joue non seulement en leur défaveur, mais aussi et surtout que face à un peuple déterminé rien ne peut le résister. Donc pour éviter une situation peu enviable, il revient aux autorités d’anticiper en engageant rapidement le dialogue avec toutes les forces vives de la nation afin de trouver des solutions alternatives pour éviter que le Mali ne sombre dans la violence.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Gouvernement dans la foulée pourrait-il rédiger une nouvelle charte des partis politiques pour combler le vide et faire taire les leaders des anciennes formations politiques?<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’une des solutions alternatives aux remous politiques en cours au Mali, pourrait être bien entendu l’élaboration d’une nouvelle charte des partis politiques afin de pallier le vide laissé après l’abrogation de l’ancienne charte qui a entrainé la dissolution des partis politiques. Mais qu’il soit dit en passant, la crédibilité de cette nouvelle charte dépendra des conditions qui précéderont son élaboration. En d’autres termes sans un large consensus, sans une inclusivité la nouvelle charte générera les germes de sa propre destruction, car elle sera contestée et combattue par ses nombreux opposants. Il n’est jamais trop tard pour bien faire, si tant est que les autorités sont conscientes de la gravité de la crise qui secoue le Mali, si elles sont animées par la volonté de rassembler l’ensemble des maliens, il n y a pas de raison qu’elles ne prennent pas en compte les doléances formulées par les leaders des anciens partis politiques. Il y va de la paix et de l’accalmie sociopolitique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Youssouf Sissoko<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>AES: union judiciaire contre le terrorisme et le crime organisé</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/aes-union-judiciaire-contre-le-terrorisme-et-le-crime-organise-3105766.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/aes-union-judiciaire-contre-le-terrorisme-et-le-crime-organise-3105766.html</guid>
<description><![CDATA[ Notre capitale, Bamako, a abrité les 29 et 30 mai 2025 les travaux de la première réunion des ministres de la Justice de la Confédération des États du Sahel (AES). Pendant deux jours, les émissaires de la justice des trois nations membres (Mali, Niger et Burkina Faso) se sont rassemblés dans la capitale malienne pour poser les fondations d’une intégration judiciaire robuste, garante de stabilité et de sécurité juridique dans cette région tourmentée, mais résiliente. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Jun 2025 16:03:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div class="page-content">
<p>L’objectif étant de forger un arsenal juridique commun pour répondre aux défis qui transcendent les frontières, qu’il s’agisse de la menace terroriste ou des aspirations à une souveraineté pleine et entière.</p>
<p>La cérémonie d’ouverture des assises, intervenue après la réunion préparatoire des 27 et 28 mai 2025 des experts judiciaires de la confédération, a été présidée ce jeudi 29 mai par le général de division, Abdoulaye MAIGA, Premier ministre.<br>Cette rencontre historique vise à renforcer l’opérationnalisation de l’AES en mettant en place des mécanismes administratifs et juridiques communs.</p>
<p>Face aux défis majeurs comme le terrorisme, le blanchiment d’argent, la prolifération des armes et la criminalité transnationale, les ministres Edasso Rodrigue Bayala (Burkina Faso) et Alio Daouda (Niger) et Mamoudou KASSOGUE (Mali) ont souligné la nécessité d’une action concertée et d’un arsenal juridique et judiciaire unifié pour garantir la sécurité et la souveraineté des peuples sahéliens.</p>
<p>Cet évènement visait à proposer des solutions concrètes et à formuler des recommandations stratégiques afin de renforcer l’intégration judiciaire des pays membres.</p>
<p>Au terme des travaux, les ministres en charge de la justice de l’AES ont été reçus par le président de la confédération le général d’armée Assimi GOITA à qui ils ont présenté les conclusions de leurs travaux et les décisions prises.<br>Harmonisation des systèmes juridiques et judiciaires<br>Il s’agit notamment de l’harmonisation des systèmes juridiques et judiciaires ainsi que du cadre de collaboration avec les autres pays de la sous-région.</p>
<p>«Nos trois États forment un espace confédéral. Aujourd’hui nous devons, au niveau de nos systèmes juridiques et judiciaires, nous rapprocher davantage, essayer d’harmoniser autant que peut se faire ces différents systèmes pour accompagner la dynamique confédérale», a expliqué Me Edasso Rodrique BAYALA, ministre burkinabè chargé de la justice.<br>En outre, aujourd’hui les trois États font toujours partie d’organisations régionales et internationales.<br>«Il nous appartient d’étudier les règles qui sont issues de l’ensemble de ces organisations et de voir si ces règles sont toujours en adéquation avec la vision de la confédération et de voir comment les adapter pour atteindre les résultats », a expliqué Me Edasso Rodrique BAYALA</p>
<p>À Bamako, les trois Gardes des sceaux ont convenu de travailler dans une dynamique de rapprochement, d’échanges d’expérience entre nos différents systèmes judiciaires et juridiques nationaux.<br>«Nous avons convenu également de renforcer notre coopération dans le cadre de ces organisations régionales ou africaines afin d’avoir une démarche cohérente et une stratégie qui permet d’être dans la vision de la confédération des États », a-t-il expliqué.</p>
<p><strong>Rôle déterminant de la justice</strong><br>Dans son discours, le ministre nigérien de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Chargé des Relations avec les institutions, M. Alio DAOUDA, a rappelé que l’histoire, la géographie, les réalités socioculturelles et les défis sécuritaires sont autant de dénominateurs communs à nos trois Etats.</p>
<p>Pour le Garde des Sceaux nigérien, ’’Il est opportun et plus que jamais nécessaire pour consolider notre quête de souveraineté, dans un contexte d’hostilité à la construction de notre confédération’’.</p>
<p>Face à la menace terroriste imposée aux peuples de l’AES, Alio DAOUDA, d’insister sur le rôle déterminant de la justice quant à l’application de la loi dans toute sa rigueur contre les auteurs des infractions issues de ces agissements criminels : ’’Nous devons faire en sorte que ces criminels ne trouvent aucun répit dans notre espace’’ a martelé le ministre nigérien de la Justice.<br>La rencontre de 2 jours a permis aux gardes des sceaux des pays de l’AES de travailler sur les conclusions des experts afin de valider les textes juridiques. Il s’agit d’harmoniser les différentes politiques au bénéfice des populations de l’espace confédéral.</p>
<p>La rencontre de Bamako a été sanctionnée par un communiqué final lu par Mamoudou KASSOGUE ministre de la Justice et des droits de l’homme, garde des Sceaux et incluant 20 points.</p>
<p><strong>Intégrer la justice parmi les compétences déléguées</strong><br>De ce document, il ressort que les Ministres ont salué la qualité des travaux préparatoires menés par les Experts, qui ont permis d’identifier des pistes concrètes pour bâtir des institutions et pratiques communes, harmoniser les systèmes juridiques et judiciaires et renforcer la coopération judiciaire et pénitentiaire au sein de la Confédération AES.</p>
<p>Aussi, les Ministres ont approuvé la proposition de modification de l’article 4 du Traité instituant la Confédération pour y intégrer le domaine de la justice et du Droit parmi les compétences déléguées et la création d’un cadre de concertation permanent entre les Ministres de la Justice de la Confédération en vue d’échanger sur les sujets d’intérêt commun.<br>Constatant l’emprise négative de puissances impérialistes sur l’organisation et le fonctionnement de certaines instances juridictionnelles, régionales et internationales, les ministres ont approuvé la nécessité de mettre en place des instances juridictionnelles et arbitrales confédérales. Les ministres ont approuvé la construction d’une prison de haute sécurité (PHS) liée à la future Cour pénale sahélienne et des Droits de l’Homme (CPS-DH), ainsi que l’harmonisation des statuts du personnel pénitentiaire conformément aux règles internationales.</p>
<p>Concernant la coopération pénitentiaire, les ministres ont souligné l’importance de renforcer la coopération en matière de renseignement, de lutte contre la radicalisation et l’extrémisme violent, de sécurisation des prisons et de gestion des détenus, en particulier ceux arrêtés pour terrorisme.</p>
<p>Par Abdoulaye OUATTARA</p>
</div>
<section id="comments" class="comments-area">
<div id="respond" class="comment-respond"></div>
</section>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Non monsieur le ministre :  Bouaré Fily Sissoko a plus besoin de justice que de tempérance tout comme les autres</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/non-monsieur-le-ministre-bouare-fily-sissoko-a-plus-besoin-de-justice-que-de-temperance-tout-comme-les-autres-3105685.html</link>
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<description><![CDATA[ Décidément l’affaire dite de l’achat présidentiel n’a pas fini ses rebondissements. L’image de Mme Bouaré Fily Sissoko trimballée sur une civière comme une vulgaire criminelle au tribunal la semaine dernière a refroidi même les cœurs les plus durs (rappelons qu’elle est présumée innocente jusqu’à la preuve du contraire, preuve qui n’a pas pu être faite malgré la propagande qui a entouré le premier épisode du procès). ]]></description>
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<pubDate>Sat, 31 May 2025 14:08:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 14pt;">Visiblement, l’ancien ministre de la Justice Me Malick Coulibaly est encore plus sous le choc. Dans un post publié au lendemain de ce qui constitue le comble de l’inhumanité, il implore des juges de faire preuve de tempérance pour Mme Bouaré Fily Sissoko. Comme si sa conscience commence à le gronder fortement (dans le dossier, il y a eu mort d’homme, Soumeylou Boubèye Maïga, et si on n’y prend pas garde il y aura mort de femme, sans que les preuves de leur culpabilité ne soient jamais apportées), il fait une sorte de mea culpa, son honneur de Bambara est sauf. « Pour l’histoire, je porte la responsabilité morale et politique de cette procédure. </span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;">Pour l’histoire, il convient de rappeler que durant 7 ans la procédure avait été classée sans suite par deux fois pour inopportunité des poursuites puis pour absence d’infraction à la loi pénale. Estimant à l’époque que suite à une dénonciation du Vérificateur Général et au limogeage de 4 membres du gouvernement du fait du scandale sur injonction des institutions de Bretton Woods (selon la presse), le Procureur de la République en charge du Pôle économique et financier de Bamako, ne pouvait décider d’un classement sans suite. Puisque le ministère public peut revenir sur un classement sans suite soit parce qu’il y a des faits nouveaux ; soit parce qu’il a simplement changé d’avis tant que les faits en cause ne sont pas prescrits, j’ai donc instruit par écrit le Procureur général près la Cour d’Appel de Bamako d’ordonner au Procureur de la République en charge du pôle économique et financier la reprise de la procédure. L’explication demeure que le scandale présumé avait impacté le moral des troupes et des Maliens en général, corrodé le crédit de l’Etat et de la Justice et mis en mal l’honorabilité des personnes citées dans le dossier. Il y a donc grand intérêt à aller au bout ». Voilà ce que le ministre Malick a écrit. Visiblement on se rend compte qu’il s’agit d’aller jusqu’au bout de la vie de présumés innocents et en violation des lois.</span></p>
<p><br><span style="font-size: 14pt;">Pour rétablir certains faits, aucun ministre n’a été limogé du fait de cette affaire encore moins du fait des injonctions des institutions de Breton Woods : Soumeylou a démissionné suite à l’affaire de Kidal ; Mme Bouaré a été remplacée à la suite d’un banal remaniement par Igor Diarra pour être envoyée à Ouagadougou comme Commissaire du Mali à l’Uémoa ; Mahamadou Camara a quitté le poste de Directeur de Cabinet du Président pour être nommé ministre chargé la communication ; Moustapha Ben Barka est resté à son poste de ministre délégué chargé des investissements avant d’être promu secrétaire général adjoint à la Présidence de la République. Donc l’argument du limogeage de 4 ministres ne tient pas la route. Le FMI avait mis la pression sur le gouvernement pour la relecture de certains textes qui encadrent les marchés publics et spécifiquement le caractère « Secret défense » pour les achats militaires. Plus que le moral des troupes ou des Maliens qui aurait été atteint ou le crédit de l’Etat, le ministre Malick a préféré céder sous la pression politique quand sa conscience lui commandait de montrer le chemin du droit. </span></p>
<p></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><strong>Un dossier politisé à outrance </strong></span><br><span style="font-size: 14pt;">De son démarrage en 2014  à aujourd’hui, le dossier que d’aucuns auraient voulu sulfureux a connu de nombreux rebondissements, tous plus politiques que judiciaires; et généralement sur fond de violation de la loi. Quand le Vérificateur général s’était saisi de cette affaire, il n’avait ni qualité ni compétence au regard des textes de loi qui encadraient l’achat des équipements militaires dans le cadres de ce qu’appelle le Secret Défense. Les montants en jeu à l’époque des faits ont engendré une telle passion que la raison a déserté des esprits et des comportements. Le rapport du Vérificateur général a été soumis à l’appréciation de la Cour suprême, étant entendu que pour les juges le contenu des rapports du Vérificateurs ne constitue pas une preuve. Le rapport de la Cour suprême est rendu public le 14 septembre 2014. Le rapport est plutôt sévère concernant les insuffisances dans les règles de gestion de la compatibilité publique, dans l’inobservance de certaines procédures, de l’absence de textes complémentaires au niveau de la réglementation. Mais le rapport conclut que « les opérations d’acquisition de l’aéronef, des équipements et du matériel militaires sont sous-tendues, sur le plan de la légalité par des textes en vigueur en République du Mali ». La Cour suprême déplore, sur le plan réglementaire, la violation de certains textes comme le paiement avec ou sans ordonnancement, l’emprunt et le visa du contrôle financier. La Cour suprême constate également que certains textes régissant les finances publiques souffrent de l’existence d’un vidé juridique. Les recommandations de la Cour suprême ont poussé le gouvernement à revoir complètement l’architecture législative et réglementaire qui encadre la « chose » militaire. Le Premier ministre Moussa Mara, sous la pression des partenaires techniques et financiers invités à s’intéresser à nos dépenses militaires, a entrepris de revoir de fond en comble les textes dont ceux qui autorisent le « secret défense ».</span></p>
<p></p>
<p><span style="font-size: 14pt;">Le 25 septembre 2014, le Vérificateur général introduit un acte de dénonciation auprès du procureur du Pôle économique. Après plusieurs mois d’enquêtes, le procureur avise le contentieux du gouvernement, le 18 avril 2017, que le dossier est classé sans suite. Mais l’affaire était loin d’être close. En effet, en décembre 2019, le ministre de la Justice instruit au parquet de réouvrir les « enquêtes dans l’affaire relative à l’acquisition d’un nouvel aéronef (avion présidentiel) et à la fourniture aux Forces Armées Maliennes d’un important lot de matériels d’Habillement, de Couchage, de Campement et d’Alimentation (HCCA), ainsi que des véhicules et pièces de rechange ; laquelle affaire avait préalablement fait l’objet d’un classement sans suite ». L’actuel ministre de la Justice, Mamoudou Kassogué, était le procureur du pôle économique. Le 27 Mars 2020, il publie un communiqué pour dire qu’en « raison des graves présomptions de faits de faux en écriture, usage de faux, atteinte aux biens publics, corruption et délit de favoritisme, qui ont pu être relevées à l’encontre des nommés Soumeylou Boubèye Maïga, Mme Bouaré Fily Sissoko et Moustapha Ben Barka, qui étaient tous ministres au moment des faits, le Parquet a procédé à la transmission des éléments d’enquêtes au Procureur Général de la Cour Suprême pour saisine de l’Assemblée Nationale, conformément aux dispositions des articles 613 du code de procédure pénale et 15 de la Loi portant composition, organisation et fonctionnement de la Haute Cour de Justice. Le Procureur tient à rappeler que les personnes citées sont présumées innocentes à ce stade de la procédure et que des investigations objectives, transparentes et diligentes seront menées pour faire toute la lumière dans cette affaire ». On connaît la suite.</span></p>
<p></p>
<p><span style="font-size: 14pt;">Le procureur général n’a jamais saisi l’Assemblée nationale jusqu’à ce qu’il y a eu le coup d’état du 18 août 2020. En clair, Wafi Ougadèye qui était président de la Cour suprême (il est actuellement conseiller spécial à la Présidence après avoir vainement cherché une rallonge à la tête de la Cour suprême) et le procureur général Mamoudou Timbo ont laissé passer 4 mois et 22 jours sans saisir l’Assemblée nationale. Entre temps, le procureur Kassogué est devenu le ministre de la Justice Kassogué. Après     avoir tenté « d’honorabiliser » les membres du CNT pour les doter de la qualité de députés afin qu’ils puissent juger les anciens ministres, ils se disent qu’après tout la Cour suprême peut se substituer à la Haute Cour de Justice. Au prix d’innombrables violations des lois et procédures, de reniements de leurs propres actes, les anciens ministres que Kassogué procureur estimaient justiciables devant la Haute Cour de Justice ont été remis à la Cour suprême sous le magistère du même Kassogué devenu ministre de la Justice. On connaît la suite. L’ancien ministre Soumeylou Boubèye Maïga est mort en détention sans avoir été jamais jugé. L’ancien ministre Mahamadou Camara a payé 500 millions de F CFA en nature sous la forme de 10 titres fonciers pour recouvrer la liberté et ne pas perdre sa santé voire plus. Mme Bouaré Fily Sissoko a refusé de payer la caution de 500 millions parce qu’elle ne les a pas et surtout parce qu’elle réclame à cor et à cris le procès tant promis aux Maliens afin de montrer à la face du monde qu’elle est innocente et que le dossier se dégonflera comme ballon de baudruche. </span></p>
<p><br><span style="font-size: 14pt;">Ce sont là les faits monsieur le ministre. Mme Bouaré Fily Sissoko a plus besoin de justice que de tempérance. Ça lui fait 3 ans, 9 mois et 10 jours qu’elle est emprisonnée dans des conditions qui ne sont pas dignes d’elle et sans qu’on ne puisse montrer ne serait-ce que le début d’une preuve des accusations qui sont portées contre elle. Mahamadou Camara a besoin de justice, pas de payer 500 millions pour une liberté. Moustapha Ben Barka a besoin de justice pas de se voir coller un mandat d’arrêt international. La justice a besoin d’être juste. </span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><strong>Tiégoum Boubèye Maïga</strong></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Koulouba: Le Président de la Transition reçoit les Ministres de la Justice de l’AES à Koulouba</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/koulouba-le-president-de-la-transition-recoit-les-ministres-de-la-justice-de-laes-a-koulouba-3105683.html</link>
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<description><![CDATA[ Le vendredi 30 mai 2025, au Palais de Koulouba, le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOITA, Chef de l’États, a accordé une audience aux Ministres en charge des questions de justice de l’AES. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 30 May 2025 18:14:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p>La délégation ministérielle, conduite par le ministre Mamoudou KASSOGUÉ, Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux du Mali, était venue faire le compte rendu de leur réunion que Bamako abrite. </p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202505/image_870x_6839f57959293.jpg" alt=""></p>
<p>Aux dires de Maître Edasso Rodrigue BAYALA, Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, chargé des relations avec les institutions du Burkina Faso, la rencontre de Bamako est un cadre propice pour harmoniser les systèmes juridiques des trois pays, afin d’accompagner la dynamique confédérale.</p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202505/image_870x_6839f5778d5ba.jpg" alt=""></p>
<p>Au nom de ses homologues du Mali et du Niger, Maître Edasso Rodrigue BAYALA, Ministre de la Justice du Burkina Faso, s’est réjoui des orientations et conseils donnés par le Président GOITA.</p>
<p>Ces conseils et orientations, ajoute-t-il, permettront d’améliorer le communiqué final de leur rencontre de Bamako.</p>
<p>Source: <span class="xjp7ctv"><a attributionsrc="/privacy_sandbox/comet/register/source/?xt=AZXQPriTq3YF4BfLKjKIkqIUxYKHjMc8GWqisJ0jumN6q8AZarYUa4kMdKXxRDoxCTQlKryoqIzaA-t8XHT4IYZY2HFfwe9Dt77lRWGma5gLD3LAtBFnRgGR_JgguXCSnj0ftTcbvzG3BqadlDYX1TmdOomark3sxsw8CVJJIR7XSKrfIX3uDuVFwFygCtOyiazL1U5fgGeuTOacmyDbdJr4R9zo4Oi-817BLgVhhuEb6eM7_AgVMjXjoNtxc7AfhQWE5J7Czw_JgUVI5WkTLFPUbN9SXgNAQGjSOVZcV1nfbtjm54OUnw75KnRrC5dHK-ypu8EgRCof7EWv4urvXpRRLdQt3k3jBnxJ8nvbm0KnxOmD-0zH0pKEnyH-YW4ZjxbKUWOIZJrNpk81bSK49FnAnWnXNSYsdw95LErwlHZv3yPidvr-SLR6Gxn751aarnPT59gm5hLDLhrHTOoaIdV_217d0S8Hh4bbj7NgR3tQrJ3jXVOteBy6i0WsdyKsGz5rmLpWp5wQx-ZmYdOCW5SmT7wC7rxYdgclBJSXX_Xss2IcXvgLfDDkRfpXaYdTuHAf78pT7WQ4yVM0esnsf9qAAyJUXAlhG0liJwNlUGpiBCV8kb9sI8-ZWhxQGbRBSHpC5ogQN00huuKTx5sTFgjXVnD2_i9y5ugKjWJstAzhbQDdy8Rpm0ArYRvJtWQJ0VwW0pfda-BtZcmaZ4J3bnDuEEQxY8OZsSxJpuNBQVDqfif2opleq-_YDIPJT7LcSbJSP4Acl1fGbAt-WtHbLMt923IHwvp2VxYYwPgo3KpAZY2455epy8yDjw4UicNEQ2VRyYCsbo7kHz1Hp8qupp9pS8JbdsScfgAn6oBUV9KKZqDNkAwPkxUdXpxyeLMZvOngZrl0OHfEaO4J_z-5_55CQv9C-o8iJD6p05FgNk5Hz0o7avVX_HZsLuhKJQRxz2fVeD-GkeNZK-aSSB--4Q-KsMtHfIoK2O-ZAYgjm69ZkwyDKNuSjCv6AsCKTOX-g4ckvDyrK4aUMntK9Nkt6euTmt3h73Uz0sSbBCTuJ7eg064GKH6VXT48XLN8Z-C34BtHG-AlnxnkFui9voH0UJTLMthwLaugnVoUYgmTgOeh8DMhTGi5wEv2xHNWOU_qSXOomJuMibVs_J7h6sVWAS8KeO2y_IAuwZc3fOqYU1-sRkY1s0_uZYZuIyem2IoEqz9ym3LFuJIPCmRSyDWfS_wNYc24VchYLbfL6NCYCHdwlw" class="x1i10hfl xjbqb8w x1ejq31n xd10rxx x1sy0etr x17r0tee x972fbf xcfux6l x1qhh985 xm0m39n x9f619 x1ypdohk xt0psk2 xe8uvvx xdj266r x11i5rnm xat24cr x1mh8g0r xexx8yu x4uap5 x18d9i69 xkhd6sd x16tdsg8 x1hl2dhg xggy1nq x1a2a7pz xkrqix3 x1sur9pj xzsf02u x1s688f" href="https://www.facebook.com/Presidence.Mali?__cft__[0]=AZWZrD-qweGVmXCx8qzzCfa6JDFGU_CzfcesPPbxKEbD41q2pu-DXHj5pCEBmW4ZcuUTLpTpozVIeawCziaXAhsOTcllV1m1yflR_yphoZUtTta5-SRMJojIzKAn_2wWDGVI5oDXUOxzoQAVe1UT8zJtKcPu6eR6GAwpIABw_Mz3PBOFNnStUrqZ4KST8KcfFL1ilt4_wHXNCoSe7wYhEnwM&amp;__tn__=-UC%2CP-R" role="link" tabindex="0"><span class="html-strong xdj266r x11i5rnm xat24cr x1mh8g0r xexx8yu x4uap5 x18d9i69 xkhd6sd x1hl2dhg x16tdsg8 x1vvkbs x1s688f"><span class="html-span xdj266r x11i5rnm xat24cr x1mh8g0r xexx8yu x4uap5 x18d9i69 xkhd6sd x1hl2dhg x16tdsg8 x1vvkbs">Présidence de la</span></span><span class="html-strong xdj266r x11i5rnm xat24cr x1mh8g0r xexx8yu x4uap5 x18d9i69 xkhd6sd x1hl2dhg x16tdsg8 x1vvkbs x1s688f"><span class="html-span xdj266r x11i5rnm xat24cr x1mh8g0r xexx8yu x4uap5 x18d9i69 xkhd6sd x1hl2dhg x16tdsg8 x1vvkbs"> Républi</span><span class="html-span xdj266r x11i5rnm xat24cr x1mh8g0r xexx8yu x4uap5 x18d9i69 xkhd6sd x1hl2dhg x16tdsg8 x1vvkbs">que </span></span><span class="html-strong xdj266r x11i5rnm xat24cr x1mh8g0r xexx8yu x4uap5 x18d9i69 xkhd6sd x1hl2dhg x16tdsg8 x1vvkbs x1s688f"><span class="html-span xdj266r x11i5rnm xat24cr x1mh8g0r xexx8yu x4uap5 x18d9i69 xkhd6sd x1hl2dhg x16tdsg8 x1vvkbs">du Mali</span></span></a></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Confédération des États du Sahel : La construction d&amp;apos;une prison de haute sécurité liée à la future Cour pénale sahélienne et des Droits de l&amp;apos;Homme approuvés</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/confederation-des-etats-du-sahel-la-construction-dune-prison-de-haute-securite-liee-a-la-future-cour-penale-sahelienne-et-des-droits-de-lhomme-approuves-3105682.html</link>
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<description><![CDATA[ Les ministres chargés de la Justice et des Droits de l&#039;Homme de la Confédération des États du Sahel (AES) ont approuvé la construction d&#039;une prison de haute sécurité (PHS) liée à la future Cour pénale sahélienne et des Droits de l&#039;Homme (CPS-DH), ainsi que l&#039;harmonisation des statuts du personnel pénitentiaire conformément aux règles internationales ]]></description>
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<pubDate>Fri, 30 May 2025 17:15:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>C'est ce qu'on retient essentiellement du communiqué final issu de la rencontre des ministres chargés de la Justice de l'AES, tenue à Bamako, les 29 et 30 mai 2025. Cette session était consacrée au renforcement des systèmes juridiques et judiciaires de la Confédération des États du Sahel.</p>
<p>En matière de coopération judiciaire, les ministres ont approuvé la conclusion d'accords tripartites renforçant l'entraide judiciaire, l'extradition et le transfert des personnes privées de liberté. S'y ajoute l'harmonisation des législations pénales, notamment sur le terrorisme et la criminalité transnationale organisée.</p>
<p>Les Gardes des Sceaux ont encouragé l'extension du bénéfice de l'assistance juridique et judiciaire aux ressortissants des États membres de l'AES, la mise en place d'une plateforme numérique de coopération judiciaire. Mais aussi, la création d'un fichier unique des personnes recherchées, poursuivies ou condamnées pour crimes contre l'humanité, terrorisme et financement du terrorisme, blanchiment de capitaux, prolifération des armes de destruction massive et toutes autres infractions graves et assimilées.</p>
<p>Les ministres chargés de la Justice de l'AES ont décidé d'organiser des formations conjointes des acteurs judiciaires et de mutualiser les ressources techniques pour renforcer l'efficacité des systèmes juridiques et judiciaires. Ils ont souligné l'importance d'harmoniser la formation initiale et continue des acteurs judiciaires et pénitentiaires, notamment par la création d'un centre régional de formation judiciaire et d'un centre de formation pénitentiaire de l'AES.</p>
<p>Souleymane SIDIBE</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Coopération judiciaire au sein de l&amp;apos;AES : Les ministres de la justice assument les jalons à Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/cooperation-judiciaire-au-sein-de-laes-les-ministres-de-la-justice-assument-les-jalons-a-bamako-3105647.html</link>
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<description><![CDATA[ L&#039;uniformisation du droit de la Confédération AES, les modalités de création d&#039;une Cour commune de justice spécialisée, le renforcement de la coopération judiciaire sont les thématiques qui seront débattues au cours de cette rencontre. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 30 May 2025 10:52:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p>La 1ère rencontre des ministres de la Justice de la Confédération des États du Sahel (Confédération AES) se tient depuis hier, dans un hôtel de Bamako. Prévue pour deux jours, cette initiative constitue un cadre idéal de réflexion afin que le droit soit au service de la marche radieuse du peuple de l'AES pour la souveraineté, la dignité et la prospérité. La cérémonie d'ouverture était présidée par le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, en présence des trois ministres chargés de la Justice de la Confédération.</p>
<p>Les thématiques retenues pour cette rencontre portent sur l'uniformisation du droit de la Confédération, les modalités de création d'une Cour commune de justice spécialisée, le renforcement de la coopération judiciaire. Mais aussi, l'harmonisation des textes réglementant les professions libérales du secteur de la justice, l'harmonisation des concepts de statistiques et d'indicateurs judiciaires et pénitentiaires et le renforcement des capacités en ressources.</p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202505/image_870x_68398ddb3c42a.jpg" alt=""></p>
<p>En décidant de créer la Confédération, le 6 juillet 2024 à Niamey (Niger), après la signature le 16 septembre 2023 de la Charte créant l'AES, les Présidents des trois pays ont traduit en acte concret, les aspirations profondes de nos peuples. Le ministre de la Justice et des Droits humains du Burkina Faso a rappelé que ces peuples qui partagent les mêmes réalités historiques, socioculturelles, géographiques font face aujourd'hui au même défi de la double lutte contre le terrorisme et l'impérialisme. Pour accompagner cette dynamique salvatrice, Edasso Rodrigue Bayala a expliqué que le rapprochement, voire l'uniformisation de nos systèmes juridiques et judiciaires hérités du colon est indispensable.</p>
<p>De son côté, le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Garde des Sceaux, chargé des Relations avec les Institutions du Niger a mis l'accent sur la création d'un cadre de concertation jetant les bases d'une justice forte au service des peuples de l'AES. Alio Daouda a soutenu que cela est plus que jamais nécessaire pour consolider notre quête de souveraineté, dans un contexte d'hostilité à la construction de notre Confédération. La Garde des Sceaux du Niger s'est réjouie de cette initiative qui vient renforcer la lutte contre le terrorisme contre lequel, nos Forces de défense et de sécurité poursuivent leurs efforts de défense de l'intégrité de nos États déstabilisés par l'action des groupes terroristes qui écument notre espace commun.<br> <br>RÉPRIMER LES AUTEURS- À cet égard, le ministre Alio Daouda dira que la Justice a un rôle déterminant à jouer car c'est à elle que revient la charge de réprimer les auteurs des infractions issues de ces agissements criminels. «Nous devons faire en sorte que ces criminels ne trouvent aucun répit dans notre espace», a indiqué le ministre nigérien en charge de la Justice. Le Traité fondateur de l'AES a retenu trois domaines de compétences qui sont la défense et la sécurité, la diplomatie et le développement. Mais il est indéniable que le secteur de la justice doit être la sève nourricière pour soutenir les mécanismes d'intervention qui soulèvent, très souvent, d'éminentes questions juridiques et judiciaires dont les réponses peuvent être déterminantes pour l'atteinte des objectifs recherchés.</p>
<p>Pour le Premier ministre, le caractère transnational de ces fléaux, le soutien dont bénéficient les organisations terroristes et criminelles et la complexité des enquêtes ne laissent guère le choix que d'engager la réflexion autour des solutions à l'échelle de la Confédération. Cela, a fait savoir le Général de division Abdoulaye Maïga, en mettant l'accent sur un droit harmonisé, voire unifié avec une institution judiciaire commune bénéficiant d'une coopération et d'une entrée judiciaire efficace.  Selon le Chef du gouvernement, la réponse judiciaire pénale dans un cadre harmonisé ou unifié, tout en étant un prolongement de l'action militaire, contribuera à renforcer la visibilité des efforts déployés par nos États dans la promotion et la protection des droits de l'Homme.</p>
<p>Abdoulaye Maïga a expliqué que le pilier « développement » du Traité de la Confédération nécessite pour sa mise en œuvre, outre les infrastructures et des investissements structurants, des mécanismes fiables pour la sécurité juridique et judiciaire des acteurs économiques et des investisseurs.</p>
<p>De plus, le Chef de l'administration malienne a affirmé que les réalités juridiques et judiciaires à l'échelle de notre espace commun, doivent être testées et analysées à la lumière de faits concrets pour les adapter au nouveau contexte et aux enjeux en faveur du développement social et économique auxquels aspirent nos populations.</p>
<p>Dans la même optique, le Général de division Abdoulaye Maïga a fait savoir que les acteurs économiques et les investisseurs sont très attachés aux cadres harmonisés pour la gestion de leurs affaires. Cela, at-il dit, incite à s'interroger sur la nécessité d'harmoniser ou de réadapter, outre le droit des affaires, les professions juridiques libérales dans les pays membres.   </p>
<p><strong>Mariétou KOITE</strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bouare Fily Sissoko :  L’image qui a choqué</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/bouare-fily-sissoko-limage-qui-a-choque-3105531.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/bouare-fily-sissoko-limage-qui-a-choque-3105531.html</guid>
<description><![CDATA[ Le 22 mai 2025 à la Cour d’assises spéciale pour les crimes économiques et financiers : Bouaré Fily Sissoko, ancienne ministre de l’Économie et des Finances, est arrivée à son procès allongée sur une civière, recouverte d’un drap. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 28 May 2025 02:44:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Il n’en fallait pas plus pour faire couler des larmes aux plus durs : est-on capables de cela aussi ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avant cette nouvelle phase du procès, les avocats de Bouaré Fily Sissoko avaient alerté la Cour sur son état de santé, plaidant pour un report ou un aménagement des conditions de comparution. Malgré ces demandes, aucun changement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Transportée en ambulance médicalisée, elle est entrée dans la salle d’audience, pâle et immobile, allongée sur une civière. Sa présence dans ces conditions a suscité une vive émotion, certains membres du public allant jusqu’à quitter la salle en larmes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis cet épisode, les réactions fusent. Jamais un tel événement ne s’était produit dans un procès d’envergure au Mali. Les uns et les autres ont demandé et retenu les noms des membres de la Cour.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La scène de Bouaré Fily Sissoko a suscité des interrogations sur l’équilibre entre justice et humanité, notamment dans les procès impliquant des personnalités politiques. Cette comparaison souligne à quel point ce procès est historique et pourrait redéfinir les normes judiciaires au Mali et sociétales, en particulier sur la prise en compte de l’état de santé des accusés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’ancien ministre de la Justice et des droits de l’Homme, Me Malick Coulibaly, a exprimé son indignation dans une tribune intitulée "Tempérance pour Bouaré Fily Sissoko". Il s’est dit profondément peiné de voir une femme âgée ayant servi l’État, allongée sur une civière devant ses juges.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il suggère un système de vidéoconférence, permettant à l’accusée de suivre et participer aux débats depuis l’hôpital, à condition que son état le permette et dans le respect de sa dignité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Que Dieu confère aux sages de la Cour d’assises spéciale la lucidité de percevoir ce qui est juste, le courage de le défendre et la volonté de l’appliquer", a-t-il écrit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ousmane Mahamane<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><em>Encadré</em><o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>D’autres témoins</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des ajustements ont été opérés dans la composition des juges : deux des quatre conseillers ont été remplacés. Avec la reprise du procès, une vingtaine de témoins de premier plan seront entendus, parmi lesquels : Moussa Mara et Oumar Tatam Ly, anciens Premiers ministres et Madani Touré, ex-ministre du Budget au moment des faits.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 2 juin 2025, un tournant décisif pourrait être pris. Le pays entier observe avec attention les suites de cette affaire judiciaire hors du commun.<o:p></o:p></span></p>
<p><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">O. M.</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Procès de l’avion présidentiel et des équipements militaires : L’audience renvoyée au 2 juin, liberté provisoire refusée à Fily et Dabitao</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-de-lavion-presidentiel-et-des-equipements-militaires-laudience-renvoyee-au-2-juin-liberte-provisoire-refusee-a-fily-et-dabitao-3105505.html</link>
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<description><![CDATA[ Fortement attendue par une opinion curieuse et désireuse d’en finir, l’affaire du Boeing présidentiel et des équipements militaires peine à connaître son épilogue. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 27 May 2025 08:46:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-language: FR;">Après une suspension en Novembre 2024 pour complément d’informations, le procès a repris la semaine derrière.  Sauf que l’audience sera à nouveau reportée au 2 juin prochain, à la suite d’une requête des avocats de la défense, invoquant une incapacité physique temporaire de leur cliente, Mme Bouaré Fily Sissoko, à se tenir debout durablement à la barre et se référant à un rapport médical versé au dossier. Transportée dans son lit dans la salle d’audience, l’ancienne ministre de l’Economie et des Finances, sous mandat de dépôt depuis 2021, avait manifestement de la peine à s’exprimer.  La cour a manifesté toutefois sa détermination à l’entendre à nouveau à la prochaine audience fixée au 2 juin 2025, sous réserve d’une expertise médicale favorable à sa capacité physique de supporter l’épreuve d’une audience. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-language: FR;">Une option qui allie respect des droits de la défense et exigence de bonne administration de la justice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-language: FR;">En revanche, la Cour, revenue sous une configuration différente, a rejeté les demandes de mise en liberté provisoire introduites par les avocats de Mme Bouaré Fily Sissoko et du Colonel-Major Nouhoum Dabitao. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-language: FR;">S’exprimant à l’audience, le ministère public a rappelé son attachement indéfectible à la manifestation de la vérité, assurant par ailleurs qu’il n'est nullement dans une logique d’acharnement orienté, mais dans une démarche de transparence et de justice au nom du peuple.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-language: FR;"><strong>Amidou Keita</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L&amp;apos;Affaire d&amp;apos;achat de l&amp;apos;avion présidentiel renvoyée au 2 juin prochain  Arrivée sur une civière, Mme Fily en sortira&#45;t&#45;elle indemne ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/laffaire-dachat-de-lavion-presidentiel-renvoyee-au-2-juin-prochain-arrivee-sur-une-civiere-mme-fily-en-sortira-t-elle-indemne-3105501.html</link>
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<description><![CDATA[ La cour a procédé, jeudi dernier, à un nouveau report du procès dit de l&#039;avion présidentiel et des équipements militaires au 2 juin à venir ]]></description>
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<pubDate>Tue, 27 May 2025 08:04:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matinal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et pour cause : la demande formulée par les avocats de la défense invoquant une incapacité physique temporaire de leur cliente, Mme Bouaré Fily Sissoko, à se tenir debout ou assis pour témoigner à la barre, conformément au dernier rapport médical versé au dossier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La détermination de la Cour de faire comparaître l'ancienne ministre des Finances était sans faille. Pour preuve, l'interressée est arrivée, contre vents et marées, sur une civière devant les juges. La cour a annoncé qu'elle se donnera les moyens nécessaires pour sa comparution à l'échéance du 2 juin prochain sous réserve d’un rapport médical favorable. Il s'agit, ici, de respecter les droits du détenu. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au demeurant, la demande de mise en liberté provisoire, introduite par les avocats de Madame Bouaré Fily Sissoko a été rejetée de même que celle concernant le<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Colonel-Major Nouhoum Dabitao, également incarcéré et impliqué dans l'affaire relative aux équipements militaires. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce qui a intrigué les observateurs lors de ce procès, c'est le changement, de dernière minute, intervenu dans la composition des conseillers de la cour. Mais selon les initiés, ce léger réaménagement ne devrait pas entacher la bonne continuité ou tenue du procès. Il s'agirait plutôt d'une rigueur procédurale doublée à l’impartialité de l’instruction.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quant au ministère public, il a fait savoir de son attachement sans faille à faire jaillir la vérité arguant que nul n'est au-dessus de la loi, et qu’il ne s'agit point d’acharnement contre qui que ce soit, mais que la transparence doit être de mise.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le contentieux de l’État, qui défend les intérêts de l'Etat, s'attache à ce procès afin d'éviter que de telles pratiques ne se reproduisent à l'avenir et que la bonne gouvernance puisse prévaloir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour rappel, ce procès incrimine de hauts fonctionnaires de l'Etat malien avec un montant astronomique de plus de 88 milliards FCFA injectés dans des contrats controversés. Des anciens Premiers ministres, à l'image de Moussa Mara devraient être entendus. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd'hui, les autorités entendent protéger les ressources de l'Etat. Pour cela, il faut une rigueur dans la gestion et une probité morale irréprochable des agents de l'Etat. L'objectif est de combattre l'enrichissement illicite et les détournements de fonds.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le problème récurrent reste la disponibilité de Madame Bouaré Fily Sissoko dont l'état de santé ne lui permet ni de s'asseoir ni de se tenir debout. La prison semble l'avoir affectée et affaiblie. Reste à savoir aussi si elle bénéficiera de la clémence de la Cour dans ces conditions actuelles pour obtenir cette liberté provisoire tant recherchée. Il faut ensuite éviter le scénario Soumeylou Boubèye Maïga décédé en prison, et que nos anciens meilleurs cadres qui ont fidèlement servi la mère patrie périssent dans les geôles de l'Etat. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Salif Diallo<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’affaire ‘’Air IBK one’’ et des équipements militaires   : Une civière dans la salle…d’audience !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/laffaire-air-ibk-one-et-des-equipements-militaires-une-civiere-dans-la-salledaudience-3105491.html</link>
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<description><![CDATA[ Voilà deux ans que l&#039;instigateur et principal bénéficiaire d&#039;Air Ibk one a tiré sa révérence. Et pourtant l&#039;affaire relative à l’achat de cet aéronef ne finit pas de défrayer la chronique, souvent dans l’émotion voire les larmes. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 27 May 2025 02:19:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La preuve : jeudi dernier, l'ancienne ministre des Finances a comparu dans la salle…d’audience, allongée sur une civière. Entre son médecin et ses gardiens. Une ambulance l'a transportée de l'hôpital du Mali où elle subit depuis plusieurs semaines des soins nécessités par son état de santé qui s’est dégradé à la prison de Bollé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le 22 mai 2025, le procès de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires reprend à la Cour d’appel de Bamako. 10 h 30 minutes : surprise, vive émotion, voire flots de larmes dans la salle d’audience Boubacar Sidibé. Allongée sur une civière, couverte de son drap d’hospitalisation, l’ancienne ministre de l’Economie et des Finances, Mme Bouaré Fily Sissoko, apparaît. À ses côtés, son médecin traitant, des agents en uniforme. L’image contraste avec celle qu’elle présentait, il y a juste quelques mois : une dame débout devant les juges, forte de ses convictions !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La Cour dans un premier temps, demande de faire asseoir l’accusée. Première opposition des avocats de la défense. Ils objectent avec véhémence, dénoncent la fragilité de leur cliente. Le débat est intense, parfois houleux. Finalement, le Président de la Cour décide de renvoyer le procès au 2 juin prochain. Ouf de soulagement dans la salle!<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ousmane Tangara</span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Me Tounkara, avocat de Mme Bouaré Fily Sissoko<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Ce procès est un gâchis…»<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">«Ce procès est un gâchis» pour Me Dianguina Tounkara, l’Avocat de l’ancienne ministre de l’Economie et des Finances.<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le renvoi au 2 juin prochain de l’affaire d’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires a suscité une réaction des avocats de la défense tout comme la scène insolite qui s’est déroulée quelques minutes. Pour Me Maître Dianguina Tounkara, « la cour s’est retirée et a renvoyé le dossier au 2 juin. Nous estimons que dans deux semaines, elle ne serait pas apte pour comparaitre.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Ce délai est «insuffisant» pour permettre à leur<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>cliente, hospitalisée, de se remettre.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Il est «trop court pour espérer une amélioration significative de l’état de santé de Mme Bouaré Fily Sissoko….Ce matin, on a jugé nécessaire de demander un renvoi pour la simple raison que ma cliente est venue sur une civière. Et qu’elle n’a pas la capacité de supporter un procès. La fois dernière, ça a duré trois semaines. Cette fois-ci, on ne sait pas combien de jours le procès va durer. C’est pourquoi on va demander le renvoi jusqu’à ce qu’elle se rétablisse.», explique Me Tounkara. « …. parce que pour comparaitre, il faut être en bonne santé physique et mentale », explique-t-il. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">A l’en croire, « ce procès, c’est du gâchis. Pourquoi nous convoquer alors qu’on sait qu’elle n’est pas en état pour être jugée ?», dénonce l’avocat de la défense. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tous les regards sont maintenant tournés vers le<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>2 juin 2025 avec l’espoir de voir s’améliorer l’état de santé de Mme Bouaré Fily Sissoko.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>En attendant, cette affaire relance le débat sur la santé des détenus, les conditions de détention et la lenteur de la procédure.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">O Tangara <o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cour pénale internationale : Une Justice à l’échelle planétaire est&#45;elle possible ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/cour-penale-internationale-une-justice-a-lechelle-planetaire-est-elle-possible-3105479.html</link>
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<description><![CDATA[ Aspirer à un monde où règnent Paix, Justice et Sécurité, une aspiration légitime pour toute l’Humanité, relèverait-il d’une utopie ? ]]></description>
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<pubDate>Tue, 27 May 2025 01:50:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’être humain, animal social doté autant d’égo que d’intelligence, a-t-il dans son ADN inscrit « fatalité et animosité dans la fraternité » ? De nos jours, la planète se porte très mal, du fait de l’Homme qui peine à vivre en harmonie avec la nature et qui combat non, sans mal, ses propres incohérences, entre Justice et Vengeance. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plus de vingt ans après sa création, la Cour pénale internationale (CPI) continue d’incarner un idéal de justice universelle : juger les responsables des crimes les plus graves, quel que soit leur rang ou leur pays d’origine. Pourtant, à l’heure où des conflits de grande ampleur secouent le monde, notamment la guerre en Ukraine et celle en cours à Gaza, a CPI peine à faire entendre sa voix. Entre blocages géopolitiques, adhésions sélectives au Statut de Rome et inégalités dans le traitement des situations, les limites de la justice pénale internationale apparaissent de plus en plus criantes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>L’illusion d’une justice universelle dans un monde polarisé</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Statut de Rome, fondateur de la CPI, prévoit trois modalités de saisine : par un État partie, par le Conseil de sécurité des Nations unies, ou par le procureur de la Cour, sous réserve de l’autorisation d’une chambre préliminaire. En théorie, cela permet à la Cour d’intervenir dans des contextes variés. En pratique, ces mécanismes révèlent une dépendance étroite aux équilibres diplomatiques et une instrumentalisation politique du droit international.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’exemple de la guerre en Ukraine est particulièrement révélateur. En mars 2023, la CPI émet un mandat d’arrêt contre le président russe Vladimir Poutine pour crime de guerre, en lien avec la déportation d’enfants ukrainiens vers la Russie. Cette décision marque une première historique : un chef d’État d’un membre permanent du Conseil de sécurité est visé par la CPI en plein exercice de ses fonctions. Pourtant, cette avancée soulève immédiatement des critiques sur l’impartialité de la Cour. Car si l’intervention russe est poursuivie, aucune enquête équivalente n’est engagée sur d’éventuelles violations commises par les forces ukrainiennes, malgré les allégations sur le traitement des prisonniers ou les frappes indiscriminées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plus encore, l’absence de juridiction de la CPI sur le territoire russe, du fait que la Russie n’est pas partie au Statut de Rome, limite concrètement la portée du mandat. L’arrestation de Vladimir Poutine ne peut avoir lieu que dans un État coopérant avec la Cour. Autrement dit, la justice ne s’applique que dans les marges de la puissance politique, un constat qui rappelle les limites systémiques de la Cour.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Le cas de Gaza : une démonstration des déséquilibres de traitement</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Plus récemment, la guerre déclenchée à Gaza après l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023 a brutalement remis au centre du débat la question de l’universalité du droit international. Alors que les bombardements israéliens font des milliers de victimes civiles et soulèvent des accusations de violations graves du droit international humanitaire, la CPI est appelée à se positionner. Le bureau du procureur, sous la direction de Karim Khan (qui a décidé de démissionner de manière temporaire après l’ouverture d’une procédure pour faute présumée à son encontre), a ouvert une enquête depuis 2021 sur les crimes commis dans les Territoires palestiniens occupés. Cependant, la lenteur des procédures et l'absence de mesures concrètes à l'encontre d'Israël ou du Hamas nourrissent une suspicion d’inaction sélective.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Certains observateurs dénoncent un deux poids, deux mesures : alors que les mandats d’arrêt à l’encontre des responsables russes ont été délivrés rapidement, la situation à Gaza semble traitée avec beaucoup plus de prudence diplomatique. Le fait qu’Israël ne soit pas partie au Statut de Rome, combiné à l’influence des États-Unis, freine toute évolution rapide. Cette asymétrie de traitement jette le doute sur la capacité réelle de la CPI à garantir une justice indépendante, au service des victimes, quel que soit le camp.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une justice sans bras exécutif<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Outre ces considérations politiques, la CPI souffre d’un handicap structurel majeur : elle ne dispose d’aucune force propre d’exécution. Elle dépend entièrement de la coopération des États pour arrêter les personnes visées, collecter des preuves et faire appliquer ses décisions. Dans le cas de Poutine, par exemple, aucun pays allié de la Russie n’a manifesté sa volonté d’agir sur la base du mandat. L’Afrique du Sud, hôte du sommet des BRICS en 2023, a même évoqué un retrait de la CPI pour éviter d’être contrainte à exécuter le mandat.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À Gaza, la situation est encore plus délicate. L’enquête en cours, très médiatisée, se heurte au manque d’accès au terrain et à la complexité de distinguer les responsabilités entre des groupes armés non étatiques, des États, et des acteurs tiers. Ce contexte illustre l’incapacité de la CPI à agir sans une volonté politique forte des États impliqués ou influents.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Quel avenir pour la justice pénale internationale ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à ces limites, plusieurs pistes d’amélioration sont régulièrement évoquées : élargir l’adhésion au Statut de Rome, réduire le rôle du Conseil de sécurité dans les saisines, renforcer les moyens d’enquête sur le terrain, ou encore créer une force d’exécution indépendante. Mais toutes ces réformes se heurtent à la même réalité : l’ordre international est fondé sur la souveraineté des États, et la justice internationale demeure dépendante de leur bon vouloir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pourtant, malgré ses imperfections, la justice pénale internationale conserve une portée symbolique fondamentale. Le fait même que des chefs d’État soient visés par des enquêtes ou des mandats d’arrêt envoie un message fort : l’impunité n’est plus absolue. C’est aussi un signal pour les victimes, les militants des droits humains, et les sociétés civiles : la justice peut être lente, mais elle existe.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En définitive, la CPI n’est ni un tribunal des vainqueurs, ni un outil neutre de règlement des conflits. Elle est le reflet des contradictions du monde contemporain, mais aussi un levier fragile, contesté, mais indispensable vers un idéal de responsabilité globale. Dans un monde de plus en plus fracturé, renforcer la justice internationale, c’est défendre un minimum commun d’humanité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour que les crimes graves (crimes contre l’humanité, crimes de guerre et génocide) cessent, il faudrait que survienne un État-Justice totalement affranchi des pesanteurs politiques et diplomatiques des relations internationales et qu’il soit ultra puissant, beaucoup plus que toutes les grandes puissances réunies. Cet État sera doté du mandat ultime de mener à bien les procédures judiciaires et disposera d’une force policière à même d’arrêter les présumés auteurs. La coopération des États ne sera donc plus nécessaire. Cependant, toute raison gardée, ce scénario est plutôt digne d’un film hollywoodien car d’ores et déjà, la planète semble devenir de plus en plus étroite pour les super puissances de ce monde. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ahmed M. Thiam</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Double plainte contre le décret d’abrogation de la charte des partis et deux membres du CNT   Les Leaders politiques ne s’avouent toujours  pas vaincus</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/double-plainte-contre-le-decret-dabrogation-de-la-charte-des-partis-et-deux-membres-du-cnt-les-leaders-politiques-ne-savouent-toujours-pas-vaincus-3105475.html</link>
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<description><![CDATA[ Le feuilleton politico-militaro-judiciaire qui se joue au Mali et qui est relatif à la dissolution des partis politiques et d’associations à caractère politique, est loin de connaitre son épilogue, tant les rebondissements se multiplient et les victimes ne sont prêtes à lâcher prise. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 27 May 2025 01:44:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La controversée décision fait l’objet d’attaques tant sur le plan diplomatique avec le communiqué de l’ONU demandant l’abrogation d’un décret « draconien » interdisant les partis politiques, que sur le plan judiciaire avec la plainte des leaders politiques maliens aux fins d’annulation du décret d’abrogation de la charte des partis politiques qui engendrerait la dissolution de ces mêmes partis politiques. Ils ne se sont pas limités à ça, ils saisissent le<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>procureur du pôle de la lutte contre la cybercriminalité afin que ce dernier sévisse contre deux membres du Conseil National de Transition qui ont proféré des menaces de mort à l’encontre des manifestants. Maître Mountaga Tall, avec sa double casquette de leader politique et d’avocat, à la tête d’un panel d’avocats, entend poursuivre la procédure judiciaire jusqu’à la Cour Constitutionnelle. Pour l’heure ce sont les tribunaux des grandes instances des six communes, ensuite la section administrative de la Cour Suprême et enfin le tribunal du pôle de la lutte contre la cybercriminalité qui sont saisis. Les plaignants ont-ils une chance d’avoir gain de cause ? Quel impact cette double plainte pourrait-elle avoir ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les autorités maliennes n’en finissent plus avec les frasques et autres erreurs, au moment où le pays traverse une crise gravissime menaçant son existence. Elles sont passées maîtresses dans l’art de la création de fronts pour faire oublier un tant soit peu les immenses défis auxquels les populations sont confrontées. La dissolution des partis politiques fait malheureusement partie de cette série d’événements futiles et divertissants pour un pays en proie au péril terroriste. La dissolution des partis politiques et d’association à caractère politique n’a d’autre but que de conserver le pouvoir envers et contre tout, sinon comment comprendre que des entités comme les partis politiques, qui ne sont même plus en activité, puissent être des obstacles au développement et à la bonne marche du pays. La raison fondamentale de cet acte est de surmonter tous les obstacles qui pourraient se dresser sur leur chemin dans leur tentative de confisquer et conserver le pouvoir. C’est contre cet accaparement et cette confiscation du pouvoir que les leaders politiques veulent s’opposer afin que les valeurs démocratiques puissent survivre. Maître Mountaga Tall et ses camarades n’entendent plus se faire conter les évènements, ils veulent prendre une part active pour s’opposer à la démolition des acquis démocratiques, c’est pourquoi ils ont attaqué le décret de dissolution des partis politiques et d’associations à caractère politique auprès des juridictions compétentes. C’est par un communiqué de presse que d’anciens responsables des partis politiques s’engagent dans une bataille judiciaire pour le respect de la Constitution, de la Charte de la transition, des Lois et règlements et pour la préservation de l’ordre Démocratique et Républicain. Comme si cela ne suffisait pas ils s’érigent contre la violence dans l’espace public, car pour eux l’Etat de Droit est celui qui se soumet à sa propre légalité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Les plaignants ont-ils une chance d’avoir gain de cause ?</strong><span style="mso-spacerun: yes;"><strong> </strong> </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Nul ne saurait répondre par l’affirmative, même si<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>au sein du monde judiciaire il y a encore des hommes et des femmes qui ne seraient pas prêts à troquer leur serment, leur dignité et leur honneur contre des strapontins ou contre espèce sonnantes et trébuchantes, c’est le cas du juge qui a débouté l’Etat dans sa requête aux fins de dissoudre le parti SADI. En tout cas les faits sont suffisamment clairs et les arguments convaincants, car ils visent «<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’une part à contester les effets concrets de la dissolution des partis politiques, en invoquant une atteinte grave à la liberté d’association, de réunion et au droit de participer à la vie publique devant les juridictions judiciaires. D’autre part à contester directement la légalité du décret présidentiel portant dissolution et celui relatif à la promulgation de la loi n 2025-005 du 13 mai 2025 devant le juge administratif Suprême. Enfin à poursuivre deux membres du Conseil National de transition<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>(CNT)à savoir Biton<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Mamari Coulibaly et Moulaye Keita devant Monsieur le Procureur de la République près le Pôle National de lutte contre la Cybercriminalité pour injures publiques, diffamation et menaces de mort contre des citoyens au moyen de messages vocaux diffusés sur un système d’information à leur encontre… » Voici en substance le contenu de la<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>double plainte introduite par les leaders des anciens partis politiques. Les faits sont suffisamment clairs pour être examinés par les juridictions judiciaires et afin de prendre les décisions qui s’imposent. Les juges on entre leurs mains une arme fatale. Elle pourrait non seulement faire la promotion de l’Etat de droits et de la démocratie conformément à la nouvelle Constitution, comme elle pourrait plonger davantage notre pays dans l’incertitude et la chienlit. Donc à eux de s’assumer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Quel impact cette double plainte pourrait-elle avoir ?</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Si les juridictions compétentes saisies aux fins de se prononcer sur la légalité des décisions prises par les autorités, à savoir l’abrogation de la Charte des partis politiques et celle concernant la dissolution des partis, venaient à dire le droit, rien que le droit, en annulant le décret de dissolution des partis politiques, le Mali en sortirait renforcé et l’Etat de droit confirmé et renforcé . En effet, une telle<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>décision impacterait positivement sur la marche du pays vers une société de droit donc une bonne destination. Mais le cas échéant plongerait notre pays dans une incertitude et une chienlit généralisée, toutes choses qui compliqueraient le combat contre les ennemis et affaibliraient la cohésion sociale et l’unité nationale. Le Mali est à la croisée des chemins, il a sans nul doute besoin d’union sacrée de toutes ses filles et de tous ses fils afin de voler à son secours avant qu’il ne soit trop tard. Donc tout acte qui pourrait ébranler le vivre ensemble, l’unité nationale et la cohésion sociale, trois<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>vertus<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>incommensurables, ne mérite pas d’être posé. Il est du devoir de tout le monde, à commencer par les autorités, de jouer sa partition afin de renforcer l’unité nationale. Il n y a pas de doute les maliens aiment leur patrie et sont prêts à l’ultime sacrifice pour le sauvegarder. Ce pays millénaire ne mérite pas les traitements qu’on est en train de lui infliger, il mérite mieux que ça.<span style="mso-spacerun: yes;">    </span><o:p></o:p></span></p>
<p><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;"><strong>Youssouf Sissoko</strong><span style="mso-spacerun: yes;"><strong>   </strong>      </span></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali / question de droit : atteinte aux biens publics, le code pénal explique. : Le code pénal a examiné l&amp;apos;atteinte aux biens publics</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-question-de-droit-atteinte-aux-biens-publics-le-code-penal-explique-le-code-penal-a-examine-latteinte-aux-biens-publics-3105480.html</link>
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<description><![CDATA[ Une atteinte aux biens publics est un acte qui endommage, détruit ou altère un bien appartenant à l&#039;État, une collectivité territoriale ou une personne morale de droit public. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 27 May 2025 01:05:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cela peut inclure des actions comme le vandalisme, les dégradations, le vol ou l'utilisation frauduleuse de biens publics. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon l’article 106, 107, 108 du code pénal, une atteinte aux biens publics est un acte illégal qui porte préjudice à un bien qui appartient au public (État, collectivités territoriales, institutions publiques).<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>L’atteinte aux biens publics est un délit grave, puni par la loi. Il peut prendre plusieurs formes, allant de la corruption à la destruction de biens de l'État. Les peines peuvent être très sévères, y compris la prison.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'atteinte aux biens publics désigne la violation de biens qui appartiennent à l'État ou qui sont sous son contrôle. Cela peut inclure les bâtiments publics, les infrastructures, les terrains, les biens mobiliers et autres biens appartenant à l'État. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Corruption, solliciter ou accepter des pots-de-vin, des cadeaux, ou d'autres avantages pour influencer une décision administrative ou un acte public. Enrichissement illicite, à accumuler un patrimoine supérieur aux revenus légitimes. Vandalisme, graffitis sur les murs, détérioration de mobilier urbain (abribus, bancs, lampadaires), détérioration de véhicules publics. Dégradations, incendie, bris de vitres sur des bâtiments publics. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Vol de biens publics, vol d'outils, de matériaux, d'équipements. Abus de confiance, utilisation non autorisée de biens publics, par exemple, un employeur qui utilise des fonds publics pour des dépenses personnelles<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Destruction ou pillage de biens publics, incendier, détruire, ou piller des bâtiments, arsenaux, ou autres biens appartenant à l'État. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Responsabilité, l'État et les collectivités territoriales ont une responsabilité spécifique dans la protection et l'entretien des biens publics. La préservation de ces biens incombe également aux citoyens, aux organisations de la société civile et à d'autres groupes organisés. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Important: Il est important de noter que l'acquisition de biens doit être légale, et l'enrichissement illicite est un délit sévèrement réprimé. Pénalités, le code pénal prévoit des peines sévères pour les atteintes aux biens publics. Elles peuvent aller jusqu'à la peine de mort dans certains cas, comme pour la destruction de bâtiments publics par engin explosif. Les peines de prison peuvent être de plusieurs années, ainsi que des amendes importantes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Exemple concret, une affaire récente impliquant deux anciens ministres et autres soupçonnés d'atteinte aux biens publics est en cours devant la cour d'assise,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En résumé, l'atteinte aux biens publics est un délit grave qui peut entraîner des sanctions très dures, allant de la prison à l'amende, voire à la peine capitale dans certains cas. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">                                                                                                                            </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Mohamed SOGODOGO</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire de l’avion présidentiel :   L’ex&#45;Garde des Sceaux plaide pour une justice humaine envers Bouaré Fily Sissoko</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaire-de-lavion-presidentiel-lex-garde-des-sceaux-plaide-pour-une-justice-humaine-envers-bouare-fily-sissoko-3105459.html</link>
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<description><![CDATA[ Alors que l’ancienne ministre Bouaré Fily Sissoko comparaît affaiblie devant la justice, l’ex-Garde des Sceaux Me Malick Coulibaly, à l’origine de la relance du dossier, appelle à la tempérance. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 May 2025 12:58:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tout en assumant la responsabilité politique de la procédure, il en appelle au respect de la dignité de l’accusée et propose une participation à distance, si son état de santé le justifie. Ci-dessous ce qu’il a écrit sur sa page facebook. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Tempérance pour Madame Bouaré Fily Sissoko</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans ma culture bambara Massassi, le « je » et le « moi » sont haïssables! Mais il y a des circonstances où on ne peut ne pas en user.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Imaginer une dame du troisième âge, qui a servi dans les hautes sphères de l’Etat,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>allongée sur une civière devant ses juges m’a<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>beaucoup peiné.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour l’histoire, je porte la responsabilité morale et politique de cette procédure.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour l’histoire, il convient de rappeler que durant 7 ans la procédure avait été classée sans suite par deux fois pour inopportunité des poursuites puis pour absence d’infraction à la loi pénale. Estimant à l’époque que suite à une dénonciation du Vérificateur Général et au limogeage de 4 membres du gouvernement du fait du scandale sur injonction des institutions de Bretton Woods (selon la presse), le Procureur de la République en charge du Pôle économique et financier de Bamako, ne pouvait décider d’un classement sans suite. Puisque le ministère public peut revenir sur un classement sans suite soit parce qu’il y a des faits nouveaux; soit parce qu’il a simplement changé d’avis tant que les faits en cause ne sont pas prescrits, j’ai donc instruit par écrit le Procureur général près la Cour d’Appel de Bamako d’ordonner au Procureur de la République en charge du pôle économique et financier la reprise de la procédure. L’explication demeure que le scandale présumé avait impacté le moral des troupes et des Maliens en général, corrodé le crédit de l’Etat et de la Justice et mis en mal l’honorabilité des personnes citées dans le dossier. Il y a donc grand intérêt à aller au bout.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Je salue la détermination des acteurs judiciaires pour la manifestation de la vérité dans cette affaire. J’implore de la tempérance pour l’accusée Bouaré Fily SISSOKO dont nul n’ignore le caractère très trempé qui ne lui permettrait pas de jouer avec les sentiments pour se<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>soustraire à l’action de la<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Justice. La tempérance est inhérente à l’œuvre de Justice comme l’enseignait Socrate : « La médecine guérit de la maladie. L’économie guérit de l’indigence. La justice guérit de l’intempérance ». La tempérance pourrait conduire à installer un système de vidéoconférence<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>permettant à Madame BOUARÉ de suivre et participer au procès depuis l’hôpital et seulement dans la mesure où son état de santé le permet et dans le strict respect de sa dignité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Du reste, pour l’histoire, je témoigne que quand j’ai annoncé sur les antennes de l’ORTM ma volonté de rouvrir le dossier dit de l’avion présidentiel et des équipements militaires, Madame BOUARÉ m’a saisit depuis OUAGA d’une correspondance pour marquer sa disponibilité à concourir à la manifestation de la vérité.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dieu confère aux sages de la cour d’assises spéciale la sagesse de percevoir ce qui est bon et juste, le courage de le défendre et la volonté de le mettre en œuvre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Maitre Malick Coulibaly <o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><em><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avocat, Ancien ministre de la Justice et des Droits de l’Homme<o:p></o:p></span></strong></em></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><em><strong>NB : Le surtitre, le titre et le chapeau sont de la rédaction</strong></em> <o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire avion présidentiel : ‘’J’implore de la tempérance pour l’accusée Bouaré Fily SISSOKO dont nul n’ignore…’’ Fulmine Me Malick Coulibaly</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaire-avion-presidentiel-jimplore-de-la-temperance-pour-laccusee-bouare-fily-sissoko-dont-nul-nignore-fulmine-me-malick-coulibaly-3105417.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaire-avion-presidentiel-jimplore-de-la-temperance-pour-laccusee-bouare-fily-sissoko-dont-nul-nignore-fulmine-me-malick-coulibaly-3105417.html</guid>
<description><![CDATA[ L&#039;ancienne ministre des finances, Mme Bouaré Fily Sissoko, placée sous mandat de dépôt depuis Août 2021 bientôt 4 ans. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 May 2025 10:07:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p>Le 08 Avril dernier, elle est alitée à l’hôpital du Mali suite  une crise cardiaque Malgré sa santé très fragile, elle a été forcée de se présenter, le jeudi 22 mai 2025 à la reprise de l’« avion présidentiel et des équipements militaires » en civière provoquant un émoi total chez des milliers de maliens dont l’ancien Ministre de la justice  Me Malick Coulibaly qui s’est pas laissé indifférent de la manière dont Mme Fily SISSOKO a été traitée de la sorte  et profite dévoiler des secrets comment ils sont arrivés au procès.</p>
<p>On pourra dire que c’est la première fois que Maitre Malick Coulibaly et  Ancien ministre de la Justice et des Droits de l’Homme sort de son silence par rapport à l’affaire « avion présidentiel et des équipements militaires » en dévoilant des secrets tout en souhaitant que la justice malienne ait une tempérance pour Madame Bouaré Fily SISSOKO .</p>
<p><strong>Nous vous proposons  extenso les propos fulminés par Me Malick Coulibaly ci-dessous .</strong></p>
<p>Dans ma culture bambara Massassi, le « je » et le « moi » sont haïssables! Mais il y a des circonstances où on ne peut ne pas en user.</p>
<p>Imaginer une dame du troisième âge, qui a servi dans les hautes sphères de l’Etat,  allongée sur une civière devant ses juges m’a  beaucoup peiné.</p>
<p><strong>Pour l’histoire, je porte la responsabilité morale et politique de cette procédure.</strong></p>
<p>Pour l’histoire, il convient de rappeler que durant 7 ans la procédure avait été classée sans suite par deux fois pour inopportunité des poursuites puis pour absence d’infraction à la loi pénale. Estimant à l’époque que suite à une dénonciation du Vérificateur Général et au limogeage de 4 membres du gouvernement du fait du scandale sur injonction des institutions de Bretton Woods (selon la presse), le Procureur de la République en charge du Pôle économique et financier de Bamako, ne pouvait décider d’un classement sans suite. Puisque le ministère public peut revenir sur un classement sans suite soit parce qu’il y a des faits nouveaux; soit parce qu’il a simplement changé d’avis tant que les faits en cause ne sont pas prescrits, j’ai donc instruit par écrit le Procureur général près la Cour d’Appel de Bamako d’ordonner au Procureur de la République en charge du pôle économique et financier la reprise de la procédure. L’explication demeure que le scandale présumé avait impacté le moral des troupes et des Maliens en général, corrodé le crédit de l’Etat et de la Justice et mis en mal l’honorabilité des personnes citées dans le dossier. Il y a donc grand intérêt à aller au bout.</p>
<p>Je salue la détermination des acteurs judiciaires pour la manifestation de la vérité dans cette affaire. J’implore de la tempérance pour l’accusée Bouaré Fily SISSOKO dont nul n’ignore le caractère très trempé qui ne lui permettrait pas de jouer avec les sentiments pour se  soustraire à l’action de la  Justice. La tempérance est inhérente à l’œuvre de Justice comme l’enseignait Socrate : « La médecine guérit de la maladie. L’économie guérit de l’indigence. La justice guérit de l’intempérance ». La tempérance pourrait conduire à installer un système de vidéoconférence  permettant à Madame BOUARÉ de suivre et participer au procès depuis l’hôpital et seulement dans la mesure où son état de santé le permet et dans le strict respect de sa dignité.</p>
<p>Du reste, pour l’histoire, je témoigne que quand j’ai annoncé sur les antennes de l’ORTM ma volonté de rouvrir le dossier dit de l’avion présidentiel et des équipements militaires, Madame BOUARÉ m’a saisi depuis OUAGA d’une correspondance pour marquer sa disponibilité à concourir à la manifestation de la vérité.</p>
<p>Dieu confère aux sages de la cour d’assises spéciale la sagesse de percevoir ce qui est bon et juste, le courage de le défendre et la volonté de le mettre en œuvre.</p>
<p><strong>Bokoum Abdoul Momini /maliweb.net</strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Programme de réparations collectives de Tombouctou :  Le Comité de pilotage fait face à l&amp;apos;échéance de décembre 2025</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/programme-de-reparations-collectives-de-tombouctou-le-comite-de-pilotage-fait-face-a-lecheance-de-decembre-2025-3105406.html</link>
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<description><![CDATA[ La troisième réunion du Comité de Pilotage du programme de réparations collectives pour la communauté de Tombouctou s’est tenue jeudi 21 mai 2025 sous la présidence  de Mamadou K Diarra, Secrétaire général du ministère de la Culture de l&#039;artisanat, de l&#039;hôtellerie et du tourisme  la Culture. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 May 2025 01:36:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cet événement organisé six ans après le lancement du programme, a permis de dresser un bilan ambitieux des avancées réalisées suite à la destruction des bâtiments protégés, par les groupes armés en 2012.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mme Aude Le Goff, responsable du Fonds au Profit des Victimes de la CPI, a souligné que<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>un cap majeur a été<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>franchi : «100% des réparations symboliques et individuelles ont été exécutées, tandis que 80% des réparations collectives sont achevées». Ces réparations, ordonnées par la Cour pénale internationale (CPI) en 2017, répondent à la condamnation d’Ahmad Al Faqi Al Mahdi pour la destruction de dix mausolées et de la porte sacrée de la mosquée Sidi Yahia, classés au patrimoine mondial de l’UNESCO.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parmi les réalisations phares, on peut citer la réhabilitation patrimoniale, la reconstruction de mausolées, dont celui du Cheikh Mohamed Mahmoud Al Arawani, la clôture de cimetières et la plantation de haies vives autour des sites.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D'autres mesures symboliques concernent l'érection du monument commémoratif «LOUHA» et la création d’une salle dédiée aux mausolées dans l'enceinte du Musée municipal de Tombouctou. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">On note aussi un soutien psychosocial avec 30 cycles de thérapie communautaire ayant touché 720 personnes, majoritairement des femmes. Lors de la session précédente, 15 mesures prioritaires avaient été identifiées. Plusieurs sont désormais en phase finale ou achevés : réfection du Musée de Tombouctou (une salle d’exposition <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>supplémentaire, dédiée à l’histoire des mausolées, a été inaugurée en 2024), électrification solaire des 10 bâtiments protégés (une initiative qui vise à sécuriser les sites), opérationnalisation d’un fonds d’entretien pour assurer la pérennité des réparations, renforcement des capacités locales et formation de maçons traditionnels avec l'appui apporté à la Mission Culturelle de Tombouctou.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mme Le Goff a insisté sur l’urgence de finaliser l’ensemble du programme avant décembre 2025, échéance fixée pour clore ce chapitre. Selon elle, «les défis persistent, mais les résultats tangibles montrent que la communauté se réapproprie son patrimoine».<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Secrétaire général du Ministère de la Culture, Mamadou K Diarra a exprimé sa gratitude envers les partenaires techniques et financiers notamment la CPI, l’UNESCO, l’Allemagne et le Canada – dont le soutien a été «déterminant pour transformer les promesses en actions concrètes», d'après lui. Il a réaffirmé la volonté du gouvernement malien de «préserver le patrimoine national, pilier de la cohésion sociale et de la résilience des communautés».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà des pierres, le programme a insufflé une dynamique de guérison collective. Les réparations socio-économiques (microprojets, formations) et les commémorations annuelles ont renforcé les liens sociaux érodés par le conflit. Il reste toutefois d’autres défis à relever comme l’insécurité persistante, l’occupation illégale des abords des cimetières, et les contraintes budgétaires. Des préoccupations qui rappellent la fragilité des avancées notées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Six ans après son lancement, le programme de réparations de Tombouctou incarne une justice transitionnelle innovante, mêlant droit international et traditions locales. Alors que l’échéance de décembre 2025 approche, les acteurs mobilisés entendent laisser un héritage durable : un patrimoine restauré, une communauté apaisée, et un modèle de réconciliation inspirant pour le monde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">M. SANOGO<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Contre le décret de dissolution des partis politiques et des membres du CNT : Me Mountaga Tall arbore sa toge d’avocat</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/contre-le-decret-de-dissolution-des-partis-politiques-et-des-membres-du-cnt-me-mountaga-tall-arbore-sa-toge-davocat-3105432.html</link>
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<description><![CDATA[ Une semaine après l’adoption du décret portant dissolution des partis politiques et des organisations à caractère politique en République du Mali à l’issue du Conseil des Ministres extraordinaire du mardi 13 mai dernier, des anciens responsables des partis politiques conduits par Me Mountaga Tall du CNID Faso yiriwaton ont introduit des recours devant les 6 tribunaux de Grande Instance du District de Bamako. En plus d’un recours parallèle devant la Section administrative de la Cour Suprême du Mali. Ce, pour l’annulation dudit décret. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 May 2025 01:23:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est à travers un communiqué de presse intitulé ‘’Double saisine des juridictions judiciaires de Bamako et de la Section administrative de la Cour suprême du Mali : pour la défense du pluralisme politique et de la Constitution’’ que la nouvelle s’est répandue. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, en application des recommandations de l’assise des Forces vives de la Nation et des Maliens établis à l’intérieur dans le cadre de la relecture de la Charte des Partis politiques et le quitus du Conseil National de Transition (CNT) pour l’abrogation de la loi n°05-047 du 18 août 2005 portant Charte des partis politiques, les Autorités de la Transition ont dissous les partis et associations politiques au Mali à la suite du Conseil des Ministres extraordinaire tenu le 13 mai 2025.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à cette situation, les anciens responsables des Partis politiques ont émis un communiqué durant la semaine écoulée faisant part de l’introduction des recours en justice contre ce décret en qualité de citoyens engagés. Ce communiqué paraphé par l’Avocat coordinateur, Me Mountaga Tall déclare que ces requêtes visent d’une part à contester les effets concrets de la dissolution des partis politiques, en invoquant une atteinte grave à la liberté d’association, de réunion, et au droit de participer à la vie publique, devant les juridictions judiciaires. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des plaintes contre deux membres du Conseil National de Transition (CNT)<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">D’autre part, qu’il s’agit de contester directement la légalité du décret présidentiel portant dissolution et celui relatif à la promulgation de la loi n°2025-005 du 13 mai 2025, devant le juge administratif suprême. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enfin à poursuivre deux membres du CNT à savoir Biton Mamari Coulibaly et Moulaye Keïta devant le Procureur de la République près le Pôle National de Lutte contre la Cybercriminalité pour injures publiques, diffamation et menaces de mort au moyen de messages vocaux diffusés sur un système d’information à leur encontre. « Il est<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à préciser qu’aux termes de l’article 103 de la Constitution du 22 juillet 2023, ils ne bénéficient d’aucune immunité parlementaire » spécifient-ils.<span style="mso-spacerun: yes;">   </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans les requêtes civiles et administratives, dit l’acte informatif, les avocats ont formellement soulevé une exception d’inconstitutionnalité en application de l’article 153 de la Constitution du 22 juillet 2023, en invoquant notamment la violation des articles 17, 30, 37, 39, 115 et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>185. Que cette démarche inédite de saisine coordonnée vise à déclencher la compétence de la Cour constitutionnelle, seule habilitée à apprécier la conformité des lois et décrets à la Constitution du Mali. « En agissant ainsi, les requérants et leurs conseils entendent rappeler que nul ne peut gouverner en dehors ou contre la Constitution, même en période de transition. Le multipartisme, la liberté politique, l’Etat de droit et les garanties fondamentales ne sont pas négociables. Un comité juridique de suivi a été mis en place pour informer l’opinion publique de l’évolution des procédures engagées » informe le même communiqué.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ailleurs, depuis la diffusion de cette information, les Autorités de la Transition n’ont pas encore réagi. Ces recours vont-ils aboutir ?<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Avant d’avoir une réponse à cette question ce qui est réel en est que pour la cause, un pionnier du barreau malien, le ministre Me Mountaga Tall a déjà arboré sa toge d’avocat.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Mariam Sissoko</strong><span style="mso-spacerun: yes;"><strong>  </strong> </span><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dissolution des partis politiques : Double saisine des juridictions</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/dissolution-des-partis-politiques-double-saisine-des-juridictions-3105411.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/dissolution-des-partis-politiques-double-saisine-des-juridictions-3105411.html</guid>
<description><![CDATA[ Le jeudi 22 mai 2025, d’anciens responsables de partis politiques dissous ont engagé une action judiciaire devant les six tribunaux de grande instance (TGI I à VI) du district de Bamako, ainsi que devant la Section administrative de la Cour suprême. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 May 2025 01:19:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Agissant en qualité de citoyens engagés, ces requérants entendent défendre le pluralisme politique et le respect de la Constitution du 22 juillet 2023, face à ce qu’ils qualifient de « dérives autoritaires » du régime de transition.<span style="mso-spacerun: yes;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les recours déposés auprès des six tribunaux de Bamako et de la Section administrative de la Cour suprême visent à contester à la fois les effets des dissolutions (liberté d’association, droit à la participation politique) et la légalité des textes appliqués, dont le décret de dissolution et la loi n° 2025-005 du 13 mai 2025… Dans leur plainte, les avocats ont soulevé une exception d’inconstitutionnalité, invoquant la violation de six articles de la Constitution, notamment ceux relatifs aux libertés publiques (art. 17, 30) et à l’encadrement des partis politiques (art. 185).<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Devant les juridictions judiciaires, les requérants dénoncent une "atteinte grave aux libertés d’association, de réunion et au droit de participer à la vie publique" (articles 17, 30 et 37 de la Constitution). Ils exigent la réparation des préjudices subis par leurs membres et la levée des restrictions imposées à ces derniers. Devant la Section administrative de la Cour suprême, le décret présidentiel ordonnant la dissolution des partis et la loi n° 2025-005 du 13 mai 2025 (base juridique des dissolutions) sont directement mis en cause pour leur « incompatibilité manifeste avec l’esprit et la lettre de la Constitution ».<span style="mso-spacerun: yes;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parallèlement, Biton Mamari Coulibaly et Moulaye Keita, membres du Conseil national de transition (CNT), font l’objet d’une plainte déposée auprès du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité pour « injures publiques, diffamation et menaces de mort », via des messages vocaux diffusés sur des plateformes numériques. Les plaignants soulignent que l’ « article 103 de la Constitution » exclut toute immunité parlementaire pour les membres du CNT.<span style="mso-spacerun: yes;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"></span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans leurs requêtes, les avocats des anciens partis politiques ont formellement invoqué l’article 153 de la Constitution, exigeant un contrôle de conformité des textes incriminés. Ils pointent des violations des articles 39 (principe du multipartisme), 115 (indépendance des institutions) et 185 (limites des pouvoirs de transition), entre autres.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Mémé Sanogo</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Renvoi du procès Bouare Fyli Sissoko et autres : Les accusés à la barre le 2 juin</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/renvoi-du-proces-bouare-fyli-sissoko-et-autres-les-accuses-a-la-barre-le-2-juin-3105376.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/renvoi-du-proces-bouare-fyli-sissoko-et-autres-les-accuses-a-la-barre-le-2-juin-3105376.html</guid>
<description><![CDATA[ À la demande des avocats de la défense, les jurés de la Cour d’assises spéciale pour les crimes économiques et financiers ont décidé de reporter le procès de Bouaré Fily Sissoko et de ses co-accusés au 2 juin 2025. Les conseils de la défense ont invoqué la détérioration de l’état de santé de leur cliente. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 24 May 2025 09:20:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce jeudi 22 mai 2025, le procès portant sur l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires, impliquant l’ex-ministre de l’Économie et des Finances, Bouaré Fily Sissoko, ainsi qu’une dizaine d’autres accusés, s’est rouvert sous haute surveillance.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dès 8h, la grande salle d’audience de la Cour d’appel de Bamako était bondée avant même l’arrivée des prévenus. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À 9h, Mahamadou Camara, ancien ministre et directeur de Cabinet de la présidence, a été le premier à faire son entrée. Une trentaine de minutes plus tard, les hauts gradés de l’armée Nouhoum Dabitao et Moustapha Drabo, sous escorte d’une unité d’élite de la gendarmerie, ont également rejoint la salle.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À 10h, Bouaré Fily Sissoko est arrivée à bord d’une ambulance médicalisée et a été transportée sur une civière, accompagnée de deux médecins veillant sur son état de santé. Son entrée a suscité une vive émotion parmi l’assistance, certains allant jusqu’à verser des larmes.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Une fois la Cour installée, son président, Bamassa Sissoko, conseiller à la Cour suprême de Bamako, a invité les deux médecins à la barre afin d’évaluer la condition physique Bouaré Fily Sissoko (principale accusée dans cette affaire) avant d’ouvrir les débats. Évasifs, les médecins ont néanmoins indiqué qu’elle ne pouvait rester assise longtemps en raison de troubles neuromusculaires.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les avocats de la défense ont alors formulé deux requêtes : le report du procès et la mise en liberté provisoire de tous les accusés. Me Tounkara, avocat principal de Fily Sissoko, a dénoncé une situation qui, selon lui, conduit à un "procès des cadavres" au Mali, évoquant l’image de sa cliente allongée sur un lit médicalisé devant la Cour.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le parquet général et le contentieux de l’État ont rapidement répliqué, rejetant les arguments de la défense. Kokè Coulibaly, substitut du procureur général de la Cour d’appel de Bamako, a affirmé que la justice ne cherchait pas à déshumaniser la situation et a insisté sur le fait qu’aucun rapport médical ne confirmait une incapacité totale de l’accusée à assister au procès. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"On l’a amenée sur une civière pour nous faire croire à une situation critique", a déclaré le parquet, tout en soutenant la tenue du procès.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face aux tensions entre les deux camps, la Cour s’est retirée pour statuer sur les requêtes soulevées. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Finalement, elle a rejeté la demande de mise en liberté provisoire formulée par la défense, tout en prononçant le report de l’audience dans deux semaines, précisément au 2 juin 2025. Cela, afin de permettre à Fily Sissoko de se rétablir partiellement.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ousmane Mahamane</strong> <o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dans un litige qui l&amp;apos;oppose au cabinet  Lyn Consultance&#45;Lync&#45;Sasu : Le Cenou gagne devant le CRD</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/dans-un-litige-qui-loppose-au-cabinet-lyn-consultance-lync-sasu-le-cenou-gagne-devant-le-crd-3105340.html</link>
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<description><![CDATA[ Le mercredi 30 avril 2025, le Comité de règlement des différends (CRD) de l&#039;ARMDS n&#039;a eu aucune peine à trancher une affaire porté devant lui par le Cabinet LYN Consultance-LYNC-SASU contre le Centre national des œuvres universitaires (Cenou). ]]></description>
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<pubDate>Sat, 24 May 2025 01:53:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-style: italic;">La séance était présidée par Alassane Ba, premier responsable, assisté de ses collaborateurs, en présence des représentants des parties au litige.</span><!-- [if supportFields]><span
style='font-size:14.0pt;line-height:107%;font-family:"Arial","sans-serif";
mso-bidi-font-weight:bold;mso-bidi-font-style:italic'><span style='mso-element:
field-begin'></span></span><span style='font-size:14.0pt;line-height:107%;
font-family:"Arial","sans-serif"'>tc &quot;<span style='mso-bidi-font-weight:
bold;mso-bidi-font-style:italic'>Le mercredi 30 avril 2025, le Comité de
règlement des différends (CRD) de l'ARMDS n'a eu aucune peine à trancher une
affaire porté devant lui par le Cabinet LYN Consultance-LYNC-SASU contre le
Centre national des œuvres universitaires (Cenou). La séance était présidée par
Alassane Ba, premier responsable, assisté de ses collaborateurs, en présence
des représentants des parties au litige.&quot;</span></span><![endif]--><!-- [if supportFields]><span
style='font-size:14.0pt;line-height:107%;font-family:"Arial","sans-serif";
mso-bidi-font-weight:bold;mso-bidi-font-style:italic'><span style='mso-element:
field-end'></span></span><![endif]--><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-style: italic;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; text-indent: 0cm; mso-line-height-alt: 9.5pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">Le Comité de règlement des différends de l'Autorité de régulation des marchés publics et des délégations de service public (ARMDS),<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>statuant en Commission litiges sur le recours non juridictionnel du Cabinet LYN Consultance-LYNC-SASU contestant l'avis à manifestation d'intérêt (AMI) n°0107/P-2025 relatif recrutement d'un commissaire aux comptes pour une période de trois années (2025, 2026 et 2027) non renouvelable, au profit du Cenou,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>tranche en faveur de l'autorité contractante et ordonne la poursuite de la procédure de passation en cause.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 9.5pt;"><b><span style="font-size: 14.0pt;">Les faits</span></b><span style="font-size: 14.0pt;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 9.5pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">Dans le cadre du recrutement d'un commissaire aux comptes pour une période de trois années (2025, 2026 et 2027) non renouvelable, le Centre national des œuvres universitaires (Cenou) a lancé l'avis à manifestation d'intérêt n°0107/P-2025 auquel le Cabinet Lyn Consultance-LYNC SASU a soumissionné.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 9.5pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">Suite à l'analyse des manifestations d'intérêt, le Cenou a, par Lettre n°2025-0022/DG-Cenou 9 avril 2025, notifié au Cabinet Lyn Consultance-LYNC SASU le rejet de son offre au motif de la non-signature du CV du personnel clé par l'intéressé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 9.5pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">Par courrier en date du 14 avril 2025, reçu par le Cenou le 15 avril 2025, le Cabinet Lyn Consultance-LYNC SASU a introduit un recours gracieux pour contester le motif de rejet de son offre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 9.5pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">Par Lettre n°2025-00242/DG-Cenou du 17 avril 2025, le Cenou a répondu au recours gracieux introduit par le cabinet en maintenant les conclusions de la commission d'évaluation des offres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 9.5pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">Faisant suite au rejet de son recours gracieux, par sa lettre datée du 18 avril 2025 et reçue le 22 avril 2025, le cabinet Lyn Consultance-LYNC SASU a introduit un recours devant le Comité de règlement des différends de l'ARMDS pour contester les résultats de l'avis à manifestation d'intérêt susmentionné.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 9.5pt;"><b><span style="font-size: 14.0pt;">Recours recevable en la forme ?</span></b><span style="font-size: 14.0pt;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 9.5pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">Aux termes des dispositions de l'article 120.1 du décret n°2015-0604/P-RM du 25 septembre 2015 portant code des marchés publics et des délégations de service public, modifié : <i>"Tout candidat ou soumissionnaire s'estimant lésé au titre d'une procédure de passation d'un marché ou d'une délégation de service public est habilité à saisir l'autorité<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>contractante ou l'autorité délégante d'un recours gracieux à l'encontre des procédures et décisions lui causant ou susceptibles de lui causer préjudice".</i><o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 9.5pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">L'article 120.2<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>du même décret dispose<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>que <i>"l'exercice du recours gracieux préalable est obligatoire pour tout candidat ou soumissionnaire qui entend exercer une action en contestation devant le Comité de règlement des différends".</i><o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 9.5pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">Conformément aux dispositions de l'article 120.3 du décret n°2015-0604/P-RM ci-dessus, le recours peut porter sur la décision d'attribuer ou de ne pas attribuer le marché ou la délégation, sur les conditions de publication des avis, les règles relatives à la participation des candidats et aux capacités et garanties exigées, le mode de passation et la procédure de sélection retenue, la conformité des documents d'appel d'offres à la règlementation, les spécifications techniques retenues, les critères d'évaluation. Il doit invoquer une violation caractérisée de la règlementation des marchés publics et des délégations de service public.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 9.5pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">L'article 121.1 du décret n°2015-0604/P-RM dispose que les décisions rendues au titre du recours gracieux peuvent faire l'objet d'un recours devant le Comité de règlement des différends dans un délai de deux (2) jours ouvrables à compter de la date de notification de la décision faisant grief.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 9.5pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">Il résulte des faits exposés que le 15 avril 2025, le Cabinet Lyn Consultance-LYNC SASU a exercé un recours gracieux contre les motifs de rejet de son offre et qu'une suite défavorable a été réservée à ce recours en date du 17 avril 2025, d'une part. Et, d'autre part, que le 22 avril 2025, la requérante a saisi le CRD d'un recours en contestation conformément aux dispositions des articles 120 et 121 du Code des marchés publics.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 9.5pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">Dès lors, il y a lieu de déclarer recevable le recours du Cabinet Lyn Consultance-LYNC SASU.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 9.5pt;"><b><span style="font-size: 14.0pt;">Les arguments du plaignant</span></b><span style="font-size: 14.0pt;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 9.5pt;"><span style="font-size: 14.0pt; letter-spacing: -.75pt;">Pour soutenir</span><span style="font-size: 14.0pt; letter-spacing: -1.75pt;"> son recours, le Cabinet Lyn Consultance-LYNC SASU a exposé ce qui suit :</span><span style="font-size: 14.0pt;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 9.5pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">Que sa manifestation d'intérêt a été écartée au seul motif de l'absence de signature apposée sur les curriculums vitae des experts proposés, alors que cet élément n'était pas explicitement requis dans l'avis publié;<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 9.5pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">Que l'étape de la manifestation d'intérêt a pour objet principal d'exprimer l'intention de participer et de démontrer les capacités générales du soumissionnaire, sans exiger de documents aussi engageants que des contrats ou attestations signées ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 9.5pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">Qu<span style="letter-spacing: -.75pt;">'à ce stade, la responsabilité de l'authenticit</span>é e<span style="letter-spacing: -.75pt;">t de la véracité des documents transmis incombe au cabinet dans son ensemble, et non à chaque expert individuellement;</span><o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 9.5pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">Que l'exigence de signature des CV, si elle avait été impérative, aurait dû figurer clairement dans l'avis, conformément aux principes fondamentaux de transparence et d'égalité de traitement des candidats ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 9.5pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">Que, par conséquent, le motif d'élimination retenu est infondé et méconnaît les principes de régularité et de proportionnalité des procédures de passation des marchés publics prévus par le Code des marchés publics du Mali ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 9.5pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">Qu'en vertu des dispositions relatives aux droits de recours, il sollicite du CRD de l'ARMDS de bien vouloir examiner la régularité du rejet de son offre par le Cenou, d'ordonner, le cas échéant, la réintégration de son offre dans le processus de sélection en cours, et de réaffirmer les principes directeurs de transparence et de non-discrimination dans l'interprétation des avis à manifestation d'intérêt.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 9.5pt;"><b><span style="font-size: 14.0pt;">La contre-attaque de l'autorité contractante</span></b><span style="font-size: 14.0pt;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 9.5pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">En réponse aux prétentions du Cabinet LYN Consultance-LYNC-SASU, le Cenou a expliqué ce qui suit :<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 9.5pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">Que dans le cadre de la certification de ses comptes de gestion, il a élaboré un avis à manifestation d'intérêt en vue du recrutement de commissaires aux comptes ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 9.5pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">Que cet avis a été publié conformément à l'article 63 du Code des marchés publics, notamment dans le journal "L'Essor" n°203 19 du vendredi 31 janvier 2025 ; <span style="letter-spacing: -.75pt;">Que 15 dossiers de manifestation d'intérêt ont été enregistrés suite à cette publication;</span><o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 9.5pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">Que par décision n°2025-000147/DG-Cenou en date du 19 février 2025, une commission d'analyse et de jugement des offres a été régulièrement constituée;<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 9.5pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">Que cette commission a établi un rapport au terme de ses travaux, retenant 9 sociétés sur la liste restreinte;<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 9.5pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">Que par lettre n°000194/DG-Cenou du 19 mars 2025, le rapport de présélection et le projet de demande de proposition ont été transmis à la Cellule de passation des marchés publics du secteur de l'Education, laquelle a émis un avis de non-objection par lettre n°0179 du 3 avril 2025;<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 9.5pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">Que conformément à l'article 79 du Code des marchés publics, les soumissionnaires non retenus ont été informés des motifs de rejet de leurs offres ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 9.5pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">Que s'agissant précisément du Cabinet LYN Consultance-LYNC-SASU, la commission a constaté que celui-ci n'a fourni qu'un seul CV pour le personnel clé et que ce CV n'était pas signé par l'intéressé ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 9.5pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">Que la <span style="letter-spacing: -.75pt;">commission a jugé qu'un CV non signé n'a pas de valeur juridique, car rien ne permet d'en garantir l'origine ni l'authenticité ;</span><o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 9.5pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">Que dès lors, le rejet de la candidature du Cabinet LYN Consultance-LYNC-SASU repose sur une irrégularité fondée, au regard des normes et procédures en vigueur ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 9.5pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">Que le CENOU estime avoir strictement respecté les règles du Code des marchés publics et de ses textes d'application dans l'ensemble de la procédure.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 9.5pt;"><b><span style="font-size: 14.0pt;">Le CRD examine les moyens développés… et décide</span></b><span style="font-size: 14.0pt;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 9.5pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">Considérant qu'en vertu des dispositions de l'article 4.2.C de l<span style="letter-spacing: -.75pt;">'arrêté d'application du Code des marchés publics, l'autorité contractante est tenue d'exiger des documents </span>ou <span style="letter-spacing: -.75pt;">attestations à caractère éliminatoire, incluant notamment le curriculum vitae (CV) et une attestation de disponibilité du personnel clé ;</span><o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 9.5pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">Considérant que pour répondre à cette exigence de l'avis à manifestation d'intérêt du Cenou, le Cabinet Lyn Consultance-LYNC SASU a fourni un CV non signé ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 9.5pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">Considérant que le dépôt d'un CV non signé ne permet pas d'authentifier le profil du personnel clé proposé et ne garantit pas l'implication réelle de ce dernier dans l'exécution du marché ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 9.5pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">Considérant qu'en l'absence de signature, le CV ne constitue pas un engagement personnel et formel de l'expert pressenti, ce qui contrevient aux exigences d'intégrité et de fiabilité attendues dans les procédures de sélection ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 9.5pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">Considérant que la commission d'évaluation a constaté que le Cabinet n'a fourni qu'un seul CV;<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 9.5pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">Considérant que le défaut de signature du seul CV fourni par le Cabinet constitue une irrégularité substantielle qui affecte directement la recevabilité et la crédibilité de la manifestation d'intérêt ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 9.5pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">Considérant que les prétentions du Cabinet Lyn <span style="letter-spacing: -.75pt;">Consultance-LYNC SASU ne reposent sur aucune violation manifeste des dispositions du Code des marchés publics ;</span><o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 9.5pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">Que dès lors que le recours introduit devant le Comité de règlement des différends ne saurait prospérer.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 9.5pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">Alors, le CRD déclare le recours du Cabinet Lyn Consultance-LYNC SASU recevable en la forme; dit que le recours du Cabinet Lyn Consultance-LYNC SASU est mal fondé; et ordonne la poursuite de la procédure de passation en cause.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 9.5pt;"><b><span style="font-size: 14.0pt;"><span style="mso-spacerun: yes;">                    </span>El Hadj A.B. HAIDARA<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : Affaire achat de l&amp;apos;avion présidentiel et équipements militaires : L&amp;apos;audience renvoyée au 02 juin prochain</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-affaire-achat-de-lavion-presidentiel-et-equipements-militaires-laudience-renvoyee-au-02-juin-prochain-3105317.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-affaire-achat-de-lavion-presidentiel-et-equipements-militaires-laudience-renvoyee-au-02-juin-prochain-3105317.html</guid>
<description><![CDATA[ Suspendu puis renvoyé à une date ultérieure après quelques jours de débats en audience entre le 17 septembre et le 9 octobre derniers, le procès dans l&#039;affaire « achat de l&#039;avion présidentiel et des équipements militaires » sous le régime de l&#039;ancien Président de la République, feu Ibrahim Boubacar Keïta a brièvement repris ce jeudi 22 mai 2025 à la Cour d&#039;appel de Bamako. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 23 May 2025 06:33:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""><span class="text-node">Après deux heures d'échanges très houleux et contradictoires entre les avocats de la défense, le ministère public, la partie civile représentée par le Contentieux de l'État, la Cour, sous la direction du président de l'audience Bamassa Sissoko, a renvoyé à nouveau l'affaire au 02 juin prochain, à la demande des avocats de Mme Bouaré Fily Sissoko, ex-ministre de l'Economie et des Finances, pour raison de  santé inquiétante de cette dernière. </span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""><span class="text-node">En revanche, la Cour a rejeté la demande de liberté provisoire formulée par ces derniers au profit de l'ancienne patronne de l'hôtel des Finances et du Colonel-major Nouhoum Dabitao, tous deux en détention préventive.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""><span class="text-node">A la lumière des plaidoiries des avocats de la défense, du réquisitoire du ministère public et de la partie civile (contentieux de l'Etat, la Cour s'est retirée un temps avant de revenir pour annoncer le renvoi de l'audience au 2 juin prochain. Le temps pour elle de se donner tous les moyens pour comprendre l'état de santé réelle de l'accusée Bouaré Fily Sissoko, 70 ans, emprisonnée depuis août 2021. </span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""><span class="text-node">Démarré le 27 septembre 2024 dans le cadre de la Cour d'assises spéciales consacrée aux crimes économiques et financiers, le dossier de l'exécution du contrat de la société Guo-Star dénommé « affaire achat de l'avion présidentiel et des équipements militaires », devant la chambre civile dinstruction de la Cour suprême avait déjà été renvoyé signe sine die le 9 octobre dernier. </span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""><span class="text-node">Les raisons de ce renvoi étaient relatives à des compléments dinformations et à laudition de certains témoins majeurs au moment des faits dont les anciens Premiers ministres Oumar Tatam Ly et Moussa Mara, ainsi que lex-ministre délégué auprès du ministre de lEconomie et des Finances, chargé du Budget, Madani Touré. </span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""><span class="text-node">A noter que toutes les personnalités citées ont été auditionnées en mars dernier par la Cour suprême. Leurs témoignages devraient permettre de situer les responsabilités dans cette affaire dont les Maliens ont hâte de connaitre lépilogue deux en détention préventive.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style=""><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style=""><span class="text-node">Aboubacar TRAORE</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : A peine ouvert, le procès du Boeing présidentiel et des équipements militaires reporté au 2 juin prochain</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-a-peine-ouvert-le-proces-du-boeing-presidentiel-et-des-equipements-militaires-reporte-au-2-juin-prochain-3105310.html</link>
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<description><![CDATA[ Au Mali, le procès « fleuve » des affaires de l’avion présidentiel et des contrats d’équipements militaires surfacturés a repris ce jeudi 22 mai devant la Cour d’assises, à Bamako. Mais, l’audience à peine ouverte avec une recomposition de la Cour, elle a été renvoyée au 2 juin prochain à la demande de la défense des accusés. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 22 May 2025 20:17:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Des affaires de détournements de fonds publics qui remontent à 2014, portent sur plusieurs dizaines de milliards de francs CFA, et dans lesquelles sont citées des<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>anciens ministres, militaires et hommes d’affaires.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Ce procès suspendu en novembre 2024 a rouvert ce jeudi mais dans des conditions particulières.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>L’ex-ministre de l’Économie, Bouaré Fily Sissoko, la principale accusée dans dossier en absence de feu Soumeylou Maïga, est hospitalisée. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Devant une nouvelle composition de la Cour que les avocats de la défense ont dès l’ouverture de l’audience sollicitée son renvoi à une nouvelle date en raison de l’Etat de santé de Mme Bouaré Fily Sissoko.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Dans la demande formulée par les avocats de la défense, ils ont invoqué une incapacité physique temporaire de leur cliente, Mme Boiré Fily Sissoko, qui, selon les témoins, avait de la peine à se tenir debout durablement à la barre.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>La Cour ne s’est<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pas opposée à cette requête et a ensuite renvoyé le procès au 2 juin prochain en s’assurant de la comparution effective de l'intéressée à la prochaine audience.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par ailleurs, la Cour a rejeté la nouvelle<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>demande de mise en liberté provisoire introduite par les avocats de Mme Boiré Fily Sissoko et du Colonel-Major Nouhoum Dabitao. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>13è Forum juridique international de Saint&#45;Pétersbourg :  Le ministre Kassogué explique les réformes en cours au sein de la Justice malienne</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/13e-forum-juridique-international-de-saint-petersbourg-le-ministre-kassogue-explique-les-reformes-en-cours-au-sein-de-la-justice-malienne-3105294.html</link>
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<description><![CDATA[ Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué a mis à profit la tribune du 13è Forum juridique international de Saint-Pétersbourg, pour expliquer les réformes engagées au Mali dans le cadre de la refondation du secteur de la Justice. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 22 May 2025 13:20:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a aussi mis en lumière les avancées notables du Mali en matière de lutte contre la criminalité économique, notamment le recouvrement des avoirs issus d’activités illicites.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Ministre de la Justice et des Droits de l’homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué a participé du 19 au 21 mai 2025 à Saint-Pétersbourg en Russie dans le cadre du 13è Forum juridique international sur le thème « le droit : leçons du passé pour le monde de demain ». Il<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>a mis à profit cette tribune pour parler des réformes engagées par les autorités de la transition au Mali. Il a cité notamment la réforme du Code pénal et du Code de procédure pénale et la mise en place de nouvelles structures comme l’Agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisis ou confisqués, le Pôle national économique et financier. Ces efforts ont permis de recouvrer plusieurs centaines de milliards de FCFA, a-t-il souligné. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le ministre Kassogué a présenté les avancées notables du Mali en matière de lutte contre la criminalité économique, notamment le recouvrement des avoirs issus d’activités illicites. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon la Cellule de communication du ministère de la Justice et des Droits de l’homme, la participation du ministre Kassogué à ce forum « marque la volonté du Mali de renforcer la coopération juridique internationale et de partager son expérience en matière de gouvernance judiciaire et de transparence…En marge de cette activité, le ministre de la Justice a signé un Mémorandum d'entente avec le Procureur général de la Fédération de Russie ».<span style="mso-spacerun: yes;">                                     </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>CD</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Avion présidentiel et équipements militaires : Le second round ce jeudi</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/avion-presidentiel-et-equipements-militaires-le-second-round-ce-jeudi-3105228.html</link>
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<description><![CDATA[ Le dossier de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires au Mali refait surface avec la reprise des plaidoiries ce jeudi 22 mai 2025. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202406/justice5.jpg" length="113308" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 21 May 2025 11:16:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Après une première série d’audiences en septembre et octobre 2024, le procès avait été suspendu à la demande du parquet général et du contentieux de l’État. Cette affaire, qui a suscité de vifs débats au sein de l’opinion publique, pourrait connaître de nouveaux rebondissements.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’enquête judiciaire vise à faire la lumière sur d’éventuelles irrégularités financières entourant ces acquisitions. En 2021, la Cour suprême avait classé l’affaire sans suite, affirmant qu’aucune malversation financière n’avait été prouvée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, la réouverture du dossier en septembre 2024 devant la Cour d’assises pour les crimes économiques et financiers a ravivé les interrogations sur la gestion des fonds publics et la transparence des contrats.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lors de la première phase du procès, onze personnes étaient poursuivies, mais seulement quatre ont comparu devant la Cour d’assises spéciale : Bouaré Fily Sissoko, principale accusée, Mahamadou Camara, Moustapha Drabo et Nouhoum Dabitao. Les débats ont été marqués par des échanges tendus entre le parquet général et la défense, notamment sur la question des factures et des preuves de livraison des équipements militaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les enjeux du second round du procès<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La reprise des plaidoiries pourrait apporter de nouveaux éléments sur cette affaire qui divise l’opinion. Il y a trois mois, la Cour suprême avait entendu les témoignages de deux anciens Premiers ministres, Moussa Mara et Oumar Tatam Ly, ainsi que de l’ancien ministre délégué au budget, Madani Touré. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Leurs déclarations sont attendues avec une grande attention, car ces personnalités, en position d’influence à l’époque des faits, pourraient apporter des éclaircissements essentiels sur les décisions stratégiques et financières liées à ce dossier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant, un élément majeur vient compliquer cette reprise : l’état de santé préoccupant de Bouaré Fily Sissoko. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’ancienne ministre de l’Économie et des Finances, incarcérée depuis plus de trois ans et demi, souffre de plusieurs pathologies graves, notamment la drépanocytose, des problèmes cardiaques, une hypertension sévère et de l’arthrose. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Son état s’est fortement dégradé ces derniers mois, au point que son avocat a déposé une nouvelle demande de libération provisoire pour raisons médicales, accompagnée d’un certificat médical. Malgré ces alertes, la Cour suprême a rejeté cette requête le 4 avril dernier, suscitant une vive polémique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à cette situation, plusieurs associations de défense des droits de l’Homme ont appelé à une évacuation sanitaire urgente avant la reprise des plaidoiries. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La question de la détention prolongée de Bouaré Fily Sissoko, malgré son état de santé critique, soulève des interrogations sur l’équilibre entre justice et humanité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cependant de source proche de la justice, il est dit qu’il n’y a eu aucun refus d’accorder la liberté à Bouaré Fily Sissoko. Pour la simple raison que celle-ci avait bien bénéficié d’une liberté sous caution en 2023 dont elle a refusé de s’acquitter du montant. Elle avait du moins réclamé son jugement affirmant qu’elle n’était pas en mesure de payer le montant de cette caution qu’elle a jugée très élevée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Certains observateurs estiment que cette nouvelle phase judiciaire pourrait permettre de clarifier les responsabilités et d’éventuellement sanctionner les fautes commises. D’autres, en revanche, y voient une manœuvre politique visant à fragiliser certains acteurs influents.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Alors que la date du 22 mai approche, l’attention se porte sur la manière dont ces nouveaux éléments seront intégrés dans le dossier et sur leurs impacts éventuels sur les responsables politiques concernés. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce procès, déjà marqué par des tensions et des rebondissements, pourrait bien prendre une tournure décisive dans les jours à venir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ousmane Mahamane<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Justice : Le directeur national de l&amp;apos;administration pénitentiaire a été placé sous mandat de dépôt</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/justice-le-directeur-national-de-ladministration-penitentiaire-a-ete-place-sous-mandat-de-depot-3105205.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/justice-le-directeur-national-de-ladministration-penitentiaire-a-ete-place-sous-mandat-de-depot-3105205.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 20 May 2025 17:05:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p>C’est une nouvelle qui a surpris plus d’un ce mardi 20 mai 2025. Le directeur en charge des prisons administrativement dénommé « directeur national de l'administration pénitentiaire et de l’Education surveillée », est en prison. Il a été placé sous mandat dans une affaire jugée « sensible » par notre source. Initialement détenu à Bamako, son transfèrement serait en cours. </p>
<p>Maliweb.net</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : Plusieurs anciens PDG de la CMDT blanchis par la Cour Suprême dans l’affaire des compressés</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/Mali-%3A-Plusieurs-anciens-PDG-de-la-CMDT-blanchis-par-la-Cour-Supr%C3%AAme-dans-l%E2%80%99affaire-des-compress%C3%A9s-3105197.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/Mali-%3A-Plusieurs-anciens-PDG-de-la-CMDT-blanchis-par-la-Cour-Supr%C3%AAme-dans-l%E2%80%99affaire-des-compress%C3%A9s-3105197.html</guid>
<description><![CDATA[ Au Mali, l’affaire de « détournement de fonds des compressés » de la Compagnie malienne pour le développement du textile (CMDT) a connu son épilogue, hier lundi, à la Cour Suprême. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 20 May 2025 13:16:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'times new roman', times, serif;">Cette plus haute juridiction malienne a blanchi des anciens Présidents Directeurs généraux de la CMDT à savoir : Tiéna Coulibaly, Ousmane Amion Guindo, Kalifa Sanogo et Baba Berthé en qualifiant le dossier de « mal fondé ».<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'times new roman', times, serif;">Dans ce dossier, ces anciens dirigeants de la CMDT étaient accusés du détournement et de non-respect de l’échéance de remboursement du prêt portant sur 6, 2 milliards FCFA par un collectif des partants volontaires.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Selon nos sources, ce collectif est composé d’environ 592 agents.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'times new roman', times, serif;">Mécontent du verdict de la Cour Suprême, le mandataire du collectif, Issa Traoré, a annoncé qu’ils vont saisir le Président de la transition, le Général d’armée Assimi Goïta, pour lui expliquer les tenants et les aboutissants de cette affaire.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Il faut rappeler que leur départ volontaire a été décidé par la société suite aux réformes structurelles imposées par les institutions de Breton Wood (FMI-BM) à cause de la chute des cours mondiaux, le boycott de la culture du coton et la mauvaise gestion.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Cette conjoncture avait obligé la CMDT à procéder à des restructurations majeures soldées par le licenciement de ces agents.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif';"><span style="font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</span><o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali / Question de Droit, abus de Confiance, le Code Pénal Explique.  Le code pénal a examiné l&amp;apos;abus de confiance</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-question-de-droit-abus-de-confiance-le-code-penal-explique-le-code-penal-a-examine-labus-de-confiance-3105138.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-question-de-droit-abus-de-confiance-le-code-penal-explique-le-code-penal-a-examine-labus-de-confiance-3105138.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 May 2025 11:31:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">L'abus de confiance définit dans l'article 282 du code pénal <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>comme suit : « est qualifié d’abus de confiance le détournement frauduleux, commis au préjudice du propriétaire ou du détenteur d'une somme d'argent, d'un document ou d’un objet mobilier quelconque qui aurait été confié à quelque titre que ce soit par ledit propriétaire ou détenteur à l'auteur du détournement, à charge par celui-ci, de le rendre ou de le représenter ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">L'abus de confiance est une infraction pénale reconnue dans plusieurs juridictions. Il s'agit de détourner des valeurs patrimoniales au préjudice d'autrui alors qu'elles nous avaient été confiées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Quelles sont les conditions de l'abus de confiance</span></i></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;"> ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Dans un abus de confiance, la victime a volontairement remis le bien à l'auteur des faits ou a permis à l'auteur de disposer de ce bien. Il y a vol si le bien a été pris par l'auteur sans aucun consentement et sans remise volontaire de la victime. L'abus de confiance se distingue aussi de l'abus de faiblesse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Quelle est la différence entre l'abus de faiblesse et l'abus de confiance ? <o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">L'abus de confiance et l'abus de faiblesse sont des délits, qui sont poursuivis devant le tribunal correctionnel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Quel est l'élément matériel de l'abus de confiance ? <o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Le détournement doit avoir causé un préjudice à la victime, c'est-à-dire qu'elle ait perdu les droits qu'elle avait sur les sommes ou biens remis à l'auteur. Le fait que l'auteur n'ait pas tiré de profit du détournement n'empêche pas la constitution de l'infraction.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Quand peut-on parler d'abus de confiance</span></i></b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;"> ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Pour que l'abus de confiance soit reconnu, il faut prouver que le bien a été détourné de l'usage prévu ou n'a pas été rendu dans les délais fixés par les parties. Aucune poursuite pénale ne peut être engagée pour l'abus de confiance entre époux (non séparés) ou entre enfants et parents.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Comment prouver un abus ?<o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Pour le prouver, il faut la réunion de deux éléments matériels, un abus et un préjudice. L'abus doit avoir pour objet de conduire la victime à un acte (matériel ou juridique) ou à une abstention qui lui sont gravement préjudiciables. D’un élément moral, l'intention de commettre l'infraction.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">En somme, tout coupable<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’abus de confiance est un délit, qui est poursuivi devant le tribunal correctionnel. L'abus de confiance est sanctionné de six mois à trois ans d'emprisonnement et facultativement d’une amende de 120.000 à 1.220.000 FCFA. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;"><span style="mso-spacerun: yes;">                                                                                                                            </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Mohamed SOGODOGO<o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : l’État engage une procédure judiciaire contre Barrick</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-letat-engage-une-procedure-judiciaire-contre-barrick-3105111.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Mali poursuit Barrick Mining pour placer le complexe Loulo-Gounkoto sous administration provisoire, après des tensions sur l’application du nouveau code minier et la saisie de 3 tonnes d’or en novembre 2024. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 May 2025 06:34:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post-content-wrap has-share-float">
<div class="post-content cf entry-content content-spacious">
<p>Le jeudi 16 mai 2025, à huis clos, l’État malien et le géant canadien Barrick Mining (ex-Barrick Gold) se sont retrouvés devant le tribunal de commerce de Bamako. En jeu figure la demande du gouvernement de placer le complexe aurifère Loulo-Gounkoto, l’un des plus importants d’Afrique de l’Ouest, sous administration provisoire.</p>
<p>Cette démarche, inédite à cette échelle au Mali, intervient après des mois de tensions liées à l’application du nouveau code minier, à des soupçons de non-conformité fiscale, et à la saisie controversée de plusieurs tonnes d’or. Selon des documents rapportés par plusieurs sources, environ 3 tonnes d’or ont été confisquées par les autorités maliennes en novembre 2024 sur le site, pour une valeur estimée à 317 millions de dollars. Depuis, l’activité est à l’arrêt.</p>
<p>Le complexe Loulo-Gounkoto, situé dans la région de Kayes, dans l’ouest malien, représentait jusqu’à sa fermeture près de 15 % de la production industrielle d’or du pays, avec 723 000 onces extraites en 2024. Cette suspension a contribué à la chute de 23 % de la production aurifère nationale en 2024, selon le ministère malien des Mines.</p>
<p>Le cœur du conflit réside dans l’application du nouveau code minier adopté en août 2023. Ce texte accorde à l’État un droit de participation renforcé — jusqu’à 30 % — dans les projets miniers, tout en imposant une fiscalité accrue sur les bénéfices et les exportations. Des clauses que Barrick conteste, affirmant qu’elles ne peuvent être appliquées rétroactivement sur les contrats en cours.</p>
<p>Mais pour les autorités maliennes, il s’agit de rétablir l’équité dans le partage des ressources. Un audit gouvernemental du secteur minier, publié début 2025, chiffre à environ 315 milliards de FCFA (près de 480 millions d’euros) les créances fiscales cumulées des opérateurs, dont plusieurs filiales de Barrick.</p>
<p>Dans ce contexte tendu, le gouvernement a déposé une requête en justice pour obtenir la désignation d’un administrateur provisoire à la tête du complexe Loulo-Gounkoto. D’après une source judiciaire proche du dossier, l’objectif est de permettre la reprise des opérations «<span> </span><em>dans l’intérêt national</em><span> </span>» et d’éviter une rupture prolongée de l’exploitation. L’audience initialement prévue le 15 mai a été reportée au 22 mai, toujours devant le tribunal de commerce de Bamako.</p>
<p>Barrick, de son côté, a dénoncé une «<span> </span><em>escalade politique</em><span> </span>» et appelé au respect du droit international et des conventions d’investissement. Dans un communiqué publié le 10 mai, le PDG Mark Bristow avait insisté sur «<span> </span><em>l’engagement historique</em><span> </span>» du groupe au Mali, rappelant que Barrick est présent dans le pays depuis près de 30 ans. Il affirmait que l’entreprise a respecté ses obligations fiscales, et considère la saisie des cargaisons d’or comme «<span> </span><em>arbitraire</em><span> </span>».</p>
<p>Au-delà du bras de fer juridique, ce dossier interpelle sur la transformation des relations entre États africains et multinationales extractives. Le Mali n’est pas un cas isolé : depuis 2022, plusieurs pays africains (Tanzanie, RDC, Zimbabwe) ont modifié leurs codes miniers pour renforcer les revenus de l’État et mieux encadrer les partenariats. Mais la question de la transition entre les anciens contrats et les nouvelles règles reste juridiquement sensible.</p>
<p>Pour Bamako, l’issue de cette affaire pourrait ouvrir la voie à une nationalisation partielle, voire totale, du complexe Loulo-Gounkoto. Si la justice valide la mise sous administration provisoire, une nouvelle structure de gouvernance serait mise en place. Dans ce cas, Barrick pourrait perdre tout contrôle opérationnel sur une mine qui a généré plus de 6 millions d’onces d’or depuis son ouverture en 2005.</p>
<p><strong>MD/ac/Sf/APA</strong></p>
<p><strong>SOURCE: https://fr.apanews.net/</strong></p>
</div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Contre le ministère des transports et  des infrastructures devant le CRD : Bittar impression tombe !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/contre-le-ministere-des-transports-et-des-infrastructures-devant-le-crd-bittar-impression-tombe-3105016.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 17 May 2025 01:29:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p>Le Comité de règlement des différends (CRD) de l'Autorité de régulation des marchés publics et des délégations de service public (ARMDS),  statuant en Commission litiges sur le recours non juridictionnel de la société Bittar Impression contestant la demande de renseignement et de prix à compétition ouverte n°001/MTI-SG 2025 relative à l'achat d'imprimés des documents de transport pour le compte de la direction générale des transports en lot unique pour le compte du ministère des Transports et des Infrastructures, ne suit pas la requérante et ordonne la poursuite de la procédure de passation en cause. La raison plus bas. </p>
<p>Le lundi 14 avril 2025, le Comité de règlement des différends a délibéré conformément à la loi et a adopté une délibération fondée sur les faits, la régularité du recours et les moyens exposés dans une affaire opposant la société Bittar Impression et le ministère des Transports et des Infrastructures.</p>
<p>La séance était présidée par Mamadou Coulibaly, président par intérim, entouré d'Aliou Tall, membre représentant l'Administration ; Sidy Sissoko, membre représentant le secteur privé, rapporteur ; et Mohamed Traoré, membre représentant la société civile.</p>
<p>Ils étaient assistés d'Hamidou Hamadoun Sangana, chargé de mission au département réglementation et affaires juridiques et d'Issoufou Jabbour, assistant au département réglementation et affaires juridiques. La société Bittar Impression était représentée par Jeamille Bittar, président directeur général, et Boubacar Kéita, comptable.</p>
<p>Pour le compte de la direction des finances et du matériel du ministère des Transports et des Infrastructures, il y avait Aboubacar Maïga, directeur adjoint et Moussa Fofana, chef de la division approvisionnements et marchés publics.</p>
<p><strong>Voici les faits</strong></p>
<p>Suivant la demande de renseignement et de prix à compétition ouverte DRPCO n°001/MTI-SG 2025, la direction des finances et du matériel du ministère des Transports et des Infrastructures a lancé une procédure d'acquisition d'imprimés des documents de transport pour le compte de la direction générale des Transports en lot unique pour le compte du ministère des Transports et des Infrastructures. La société Bittar Impression a acquis le dossier de ladite DRPCO. Après avoir pris connaissance du contenu du dossier, la société Bittar Impression, par lettre n°002-04/25-PDG-BI-03 du 2 avril 2025, a introduit un recours gracieux auprès de l'autorité contractante pour contester certaines exigences, notamment les capacités techniques et expériences requises des soumissionnaires en invoquant une violation de l'article 26 du Code des marchés publics. N'ayant obtenu aucune réponse à son recours gracieux, le 7 avril 2025, la société Bittar Impression a porté son litige devant le Comité de règlement des différends pour contester les critères de la DRPCO mentionnés précédemment.</p>
<p><strong>Recours prématuré</strong></p>
<p>Considérant qu'aux termes des dispositions de l'article 120.1 du décret n°2015-0604/P-RM du 25 septembre 2015 portant code des marchés publics et des délégations de service public,  modifié : "Tout candidat ou soumissionnaire s'estimant lésé au titre d'une procédure de passation d'un marché ou d'une délégation de service public est habilité à saisir l'autorité contractante ou l'autorité délégante d'un recours gracieux à l'encontre des procédures et décisions lui causant ou susceptibles de lui causer préjudice".</p>
<p>Que ledit recours peut porter sur la décision d'attribuer ou de ne pas attribuer le marché ou la  délégation, sur les conditions de publication des avis, les règles relatives à la participation des candidats et aux capacités et garanties exigées, le mode de passation et la procédure de sélection retenue, la conformité des documents d'appel d'offres à la réglementation, les spécifications techniques retenues, les critères d'évaluation. Il doit invoquer une violation caractérisée de la réglementation des marchés publics et des délégations de service public.</p>
<p>Considérant qu'il résulte des dispositions de l'article 120.4 du décret n°2015-0604/P-RM du 25 septembre 2015, modifié, portant code des marchés publics et des délégations de service public que tout soumissionnaire à une procédure d'un marché public doit préalablement à toute action en contestation devant le Comité de règlement des différends, saisir l'autorité contractante d'un recours gracieux dans un délai de cinq (5) jours ouvrables à compter de la publication de la décision d'attribution du marché ou de la délégation de service public, de l'avis d'appel d'offres, ou de la communication du dossier d'appel d'offres.</p>
<p>Considérant que l'autorité contractante est tenue de répondre à cette réclamation dans un délai de trois (3) jours ouvrables au-delà duquel le défaut de réponse sera constitutif d'un rejet implicite du recours gracieux.</p>
<p>Considérant que conformément aux dispositions de l'article 121 du décret susmentionné, le soumissionnaire doit saisir le Comité de règlement des différends dans un délai de deux (2) jours ouvrables suivant la réception de la réponse de l'autorité contractante ou de l'expiration du délai imparti à cette dernière. Considérant qu'il ressort des pièces du dossier qu'après avoir eu connaissance du contenu de la DRPCO, la société Bittar impression a exercé son recours gracieux qui a été reçu par l'autorité contractante le 02 avril 2025.</p>
<p><strong>La sentence</strong></p>
<p>Considérant que le recours non juridictionnel de la requérante adressé au Comité de règlement des différends signale l'absence de réponse de l'autorité contractante à la suite de l'exercice du recours gracieux.</p>
<p>Qu'au regard des dispositions de l'article 120 du décret précité, l'autorité contractante disposait d'un délai de trois (3) jours ouvrables qui expire le 7 avril 2025.</p>
<p>Considérant que la requérante a saisi le Comité de règlement des différends d'un recours non juridictionnel par courrier reçu le 7 avril 2025, soit avant l'expiration du délai imparti à l'autorité contractante.</p>
<p>Que dès lors, il convient de déclarer le recours de la société Bittar Impression irrecevable pour prématurité.</p>
<p>Sur cette base, le CRD déclare le recours de la société Bittar Impression irrecevable en la forme pour prématurité, et ordonne la poursuite de la procédure de passation en cause. Le Comité dit que le secrétaire exécutif est chargé de notifier à la société Bittar Impression, la direction des finances et du matériel du ministère des Transports et des Infrastructures cette décision.</p>
<p><strong>El Hadj A.B.HAIDARA</strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Coin de droit : C&amp;apos;est quoi un décret ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/coin-de-droit-cest-quoi-un-decret-3105012.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/coin-de-droit-cest-quoi-un-decret-3105012.html</guid>
<description><![CDATA[ Un décret est une décision exécutoire signée par le Président de la République ou le Premier ministre dans l&#039;exercice de leurs fonctions respectives. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 17 May 2025 01:20:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p>En droit administratif ainsi qu'en droit constitutionnel, le décret est un acte règlementaire c'est-à-dire de portée générale ou individuelle.</p>
<p>Les décrets pris par le Président de la République ou le Premier ministre constituent des actes administratifs unilatéraux, qui leur permettent d'exercer leurs activités politiques et administratives sur le plan juridique.</p>
<p><strong>Sur la forme, le décret comporte :</strong></p>
<p>Des visas : Ils rappellent les textes constituant le fondement du décret qui est pris ;</p>
<p>Un dispositif : Il est divisé en plusieurs articles et précise le contenu du décret ainsi que ses conséquences sur le plan juridique.</p>
<p>La portée d'un décret varie selon sa catégorie : Il peut s'agir d'un décret réglementaire ou d'un décret individuel. Un décret est réglementaire lorsqu'il pose une règle générale et s'applique de ce fait, à un nombre indéterminé d'individus.</p>
<p>Un décret est individuel lorsqu'il s'adresse à une ou plusieurs personnes déterminées. Par exemple : Un décret de nomination d'un haut fonctionnaire ou d'un magistrat. Il existe une hiérarchie des décrets réglementaires :</p>
<p>Les décrets délibérés en Conseil des ministres : Ils se trouvent au sommet de la hiérarchie des décrets et sont signés par le Président de la République, ils sont donc les plus importants.</p>
<p>Les décrets simples : Ils sont également pris par le Premier ministre et constituent le mode le plus courant d'exercice du pouvoir réglementaire. Les décrets font l'objet d'une publication au Journal officiel.  Par exemple : La signature par le chef de l'État d'un décret pris en Conseil des ministres.</p>
<p>Le décret : Il a une valeur inférieure à l'ordonnance, mais supérieure à un arrêté. Par ailleurs, un décret délibéré en Conseil des ministres, signé par le Président de la République, est forcément supérieur à un décret signé par le Premier ministre.</p>
<p>L'arrêté : Il est inférieur au décret et un arrêté ministériel est supérieur à un arrêté préfectoral, qui est lui-même supérieur à un arrêté municipal ;</p>
<p>La circulaire : En principe, elle n'a pas valeur de décision.</p>
<p>En conséquence, il ne doit pas y avoir contrariété de décisions, car l'autorité supérieure l'emporte. S'il arrive qu'une même autorité prenne deux décisions qui sont contraires, le principe est que celle qui est prise en dernier l'emporte.</p>
<p>Par ailleurs, cette hiérarchisation s'inscrit dans ce que l'on appelle la hiérarchie des normes juridiques en droit français mise au point par l'Autrichien Hans Kelsen.                       </p>
<p><strong>Moussa Drissa Guindo </strong><strong>(Magistrat)</strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Délinquance économique: le Mali se dote d’outils de gestion des avoirs saisis ou confisqués</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/delinquance-economique-le-mali-se-dote-doutils-de-gestion-des-avoirs-saisis-ou-confisques-3104960.html</link>
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<description><![CDATA[ Des acteurs de la chaîne pénale étaient en conclave du 13 au 14 Mai. A l’hôtel Salam, ils ont validé des outils de recouvrement et de gestion des avoirs saisis ou confisqués. Les experts ont également réfléchi sur la mise en œuvre de la confiscation des avoirs sans condamnation pénale. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 15 May 2025 01:25:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify; margin: 12.0pt 0cm 9.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #3f3f46;">« L’atelier marque une étape importante dans la consolidation du dispositif national de lutte contre la criminalité économique et la délinquance financière », a indiqué Yahiya Ba, représentant du PNUD, partenaire financier. L’atelier, a rappelé le représentant du PNUD, a lieu dans le cadre du projet LUCCEI 2 qui vise à renforcer les capacités des institutions étatiques dans la prévention et la lutte contre la corruption.</span><span style="font-size: 14.0pt;"><o:p></o:p></span></p>
<p style="text-align: justify; margin: 12.0pt 0cm 9.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #27272a;">« Les citoyens maliens attendent une justice ferme, qui combat réellement l’impunité et l’enrichissement illicite », a déclaré </span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #3f3f46;">Daouda Sissoko, représentant le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme à l’ouverture de l’atelier. En décembre 2024, le Mali s’est doté d’un nouveau Code pénal qui consacre la confiscation des biens des mis en cause même sans condamnation formelle. <i>« Cette mesure novatrice permet d’agir contre l’impunité financière en ciblant les biens suspectés d’être issus d’activités criminelles », </i>a expliqué Daouda Sissoko.</span><span style="font-size: 14.0pt;"><o:p></o:p></span></p>
<p style="text-align: justify; margin: 12.0pt 0cm 9.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #3f3f46;">Sur la base de la nouvelle législation pénale, l’Agence de Recouvrement et de Gestion des Avoirs Saisis ou Confisqués (ARGASC) a été créée. Selon le représentant le ministre de la Justice, l’ARGASC agit sous mandat de la justice et constitue ainsi un levier efficace à la disposition de tous les acteurs de la chaîne pénale, magistrats, officiers de police judiciaire et greffiers.</span><span style="font-size: 14.0pt;"><o:p></o:p></span></p>
<p style="text-align: justify; margin: 12.0pt 0cm 9.0pt 0cm;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #3f3f46;">Mamadou TOGOLA/maliweb.net</span></b><span style="font-size: 14.0pt;"><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Procureur Adama Coulibaly : «La liberté d&amp;apos;accord, mais l&amp;apos;ordre public, l&amp;apos;honneur et la dignité doivent être pris en compte»</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/procureur-adama-coulibaly-la-liberte-daccord-mais-lordre-public-lhonneur-et-la-dignite-doivent-etre-pris-en-compte-3104884.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans nos échanges avec le procureur de la République du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité, Dr Adama Coulibaly, a dit en substance que sa juridiction est compétente pour statuer sur les affaires en lien avec la Loi n°00-046 du 7 juillet 2000 portant régime de presse et délit de presse. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 13 May 2025 09:39:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span>C'est pourquoi, il suggère de s'exprimer dans les limites de la légalité. «La liberté d'accord, mais l'ordre public, l'honneur et la dignité doivent être pris en compte», précise le magistrat. D'où sa perception que la liberté n'est pas absolue.</span></span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span>La liberté ne peut prendre le dessus sur l'intérêt général, affirme le procureur individuel. Pour plus d'efficacité dans la lutte contre la cybercriminalité, le Dr Coulibaly souligne le renforcement de la sensibilisation et de l'éducation à l'utilisation du numérique. Puisque, dit-il, tout n'est pas que répressif.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span>Rappelons que le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité a été créé par la Loi n°2019-056 du 5 décembre 2019 portant répression de la cybercriminalité. </span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span>Namory KOUYATE</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Situation socio&#45;politique au Mali : Le Barreau appelle au respect scrupuleux des libertés</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/situation-socio-politique-au-mali-le-barreau-appelle-au-respect-scrupuleux-des-libertes-3104868.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans une déclaration qu’il a rendue publique, le Barreau du Mali appelle les pouvoirs publics, les acteurs politiques et la société civile au respect de l’Etat de droit et des libertés individuelles et collectives constitutionnellement reconnues et protégées. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 13 May 2025 01:40:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Bâtonnier du Conseil de l’Ordre des Avocats du Mali rappelle le rôle historique du Barreau dans l’avènement et la consolidation de la démocratie et de l’Etat de droit au Mali. « Le Barreau s’est toujours inscrit dans la promotion, la protection et la défense des libertés fondamentales », souligne Me Ousmane Bouba Traoré. Selon lui, soucieux de son indépendance, le Barreau ne saurait rester en observateur passif de la situation actuelle que vit le peuple malien. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Barreau appelle les pouvoirs publics, les acteurs politiques et la société civile au respect de l’Etat de droit. Il<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>appelle à l’instauration d’un cadre national de dialogue, d’échanges et d’écoutes en vue d’un règlement pacifique des difficultés consécutives à la décision de suspension des activités des partis politiques. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Barreau sous la plume de Me Ousmane Bouba Traoré insiste sur le respect scrupuleux des libertés individuelles et collectives constitutionnellement reconnues et protégées. Il exhorte fortement les pouvoirs publics à prendre les mesures adéquates pour garantir les libertés individuelles et collectives, préserver la paix sociale et l’ordre public dans l’intérêt supérieur du peuple malien.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’organisation des Avocats invite les acteurs politiques, institutionnels et de la société civile à faire preuve de responsabilité, de retenue et d’un engagement ferme en faveur de l’unité nationale et de la paix. « Le Barreau du Mali réitère son engagement à défendre les principes de l’Etat de droit, promouvoir la justice et à œuvrer en toute indépendance pour le respect des droits et libertés de tous les citoyens », conclut la déclaration. <o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali / question de droit, pédophilie, le code pénal explique.  Le code pénal a examiné la pédophilie.</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-question-de-droit-pedophilie-le-code-penal-explique-le-code-penal-a-examine-la-pedophilie-3104857.html</link>
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<description><![CDATA[ La pédophilie se définit comme étant le fait pour un adulte d’avoir une attirance sexuelle pour les mineures. Cette pratique, condamnable, sévit malheureusement au Mali. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 13 May 2025 01:26:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Pourtant elle se niche parmi les tabous les plus cachés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">La pédophilie est une paraphilie caractérisée par l'attirance sexuelle ou par des sentiments amoureux persistants d'un adulte ou d'un adolescent envers les enfants, filles et, ou garçons, généralement pré pubères ou au début de leur puberté. Cette attraction doit par ailleurs être associée à une souffrance cliniquement significative ou à une altération du fonctionnement social, professionnel ou dans d'autres domaines importants pour remplir les critères diagnostiques du trouble pédophilique. Une personne ayant cette attirance est décrite comme étant « pédophile ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">La « pédophilie » n'est pas une notion juridique, le terme n'est pas utilisé dans la loi, mais il est parfois improprement utilisé dans le langage courant pour désigner la pédocriminalité, la pédopornographie et les abus sexuels sur mineur dans leur ensemble, y compris pour des victimes mineures pubères.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Il y a pire encore, ceux qui se servent du corps des enfants comme de simples objets pour assouvir leurs pulsions les plus dépravées, pratiquent le tourisme sexuel, les utilisent dans des scénarios filmés, photographiés, pratiquent la peur, la torture, voire le meurtre,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Le trouble pédophile se caractérise par des comportements, des pulsions ou des fantasmes sexuels intenses et récurrents impliquant des enfants (généralement de 13 ans ou moins).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">En somme, dans la société moderne, ce type d'attirance est reconnu comme une perversion sexuelle et, dans le cas des adultes, les activités s'y rapportant sont condamnées par la loi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;"><span style="mso-spacerun: yes;">                                 </span><span style="mso-spacerun: yes;">                                                                                        </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;"><span style="mso-spacerun: yes;">  </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Mohamed SOGODOGO.<o:p></o:p></b></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : le journaliste Alfousseini Togo recouvre la liberté après un mois de détention</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-le-journaliste-alfousseini-togo-recouvre-la-liberte-apres-un-mois-de-detention-3104880.html</link>
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<description><![CDATA[ Alfousseini Togo était incarcéré depuis le 9 avril 2025. Le journaliste et directeur de publication de l’hebdomadaire Le Canard de la Venise a été poursuivi par le procureur du Pôle de lutte contre la cybercriminalité suite un article qui critiquait la justice au Mali. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 12 May 2025 23:37:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify; margin: 12.0pt 0cm 12.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black;">« Atteinte au crédit de la justice », « trouble à l’ordre public » et « diffamation »… les charges contre le journaliste sont nombreuses. Auditionné et placé en détention, le jugement d’Alfousseini Togo est fixé au 12 juin. Ce lundi, la bonne nouvelle s’est répandue: le journaliste a bénéficié d'une mise en liberté provisoire.</span><span style="font-size: 14.0pt;"><o:p></o:p></span></p>
<p style="text-align: justify; margin: 12.0pt 0cm 12.0pt 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black;">Suite à l’incarcération du journaliste malien, Reporters sans frontières (RSF) avait dénoncé une « détention abusive » et avait demandé la libération immédiate du journaliste. Le 03 mai dernier, en marge des activités de la journée mondiale de la presse, le président de la Maison de la Presse du Mali, Bandiougou Danté avait lui aussi appelé  à la libération du journaliste Alfousseini Togo.</span><span style="font-size: 14.0pt;"><o:p></o:p></span></p>
<p style="text-align: justify; margin: 12.0pt 0cm 12.0pt 0cm;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black;">Mamadou TOGOLA/maliweb.net</span></b><span style="font-size: 14.0pt;"><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Contre la déstabilisation politique de la Transition :  Le Parquet Général a servi de rempart</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/contre-la-destabilisation-politique-de-la-transition-le-parquet-general-a-servi-de-rempart-3104816.html</link>
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<description><![CDATA[ La tension était bouillonnante depuis des semaines entre des citoyens maliens sur la gestion du pouvoir actuel. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 12 May 2025 01:22:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="line-height: 106%;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 106%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-font-kerning: 0pt; mso-ligatures: none; mso-bidi-font-style: italic;">Face à des appels à la haine et autres, le Procureur Général près la Cour d’appel de Bamako, Hamadoun dit Balobo Guindo a émis un communiqué dans lequel, il prévient que la justice sévira avec la dernière rigueur contre les auteurs de ces agissements et qu’elle ne toléra aucune violation de la Loi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 106%;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 106%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-font-kerning: 0pt; mso-ligatures: none;">Depuis l’annonce des conclusions de la concertation des Forces vives de la Nation pour la mise en œuvre des recommandations des Assises nationales pour la refondation (ANR) dans le cadre de la relecture de la Charte des Partis politiques, les formations et associations politiques et ceux se déclarant comme des défenseurs de la Transition sont à couteaux tirés. Cela, que ce soit sur les réseaux sociaux ou les lieux de regroupements pour meeting ou point de presse.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 106%;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 106%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-font-kerning: 0pt; mso-ligatures: none;">Eu égard à cette situation délétère qui va de mal en pis, le Procureur Général près la Cour d’appel de Bamako a réagi à travers un communiqué datant du 6 mai dernier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 106%;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 106%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-font-kerning: 0pt; mso-ligatures: none;">Dans ce communiqué, il dit informer l’opinion nationale et internationale que depuis quelques jours, des individus mal intentionnés se livrent à des appels à la haine, à des manifestations occasionnant de graves troubles à l’ordre public et tiennent des propos désobligeants à l’égard des autorités administratives et judiciaires. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 106%;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 106%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-font-kerning: 0pt; mso-ligatures: none;">Selon lui, ces propos et agissements sont de nature à dresser les citoyens les uns contre les autres et constituent un terreau favorable pour les criminels y compris les terroristes, dans le but d’ébranler la paix, la quiétude et la tranquillité sociale. « Le Procureur Général informe l’opinion qu’il a ordonné à tous les Procureurs de la République du ressort de la Cour d’appel de Bamako de veiller scrupuleusement à la préservation de l’ordre public et de ne tolérer aucune violation de la loi quel qu’en soit l’auteur » a-t-il prévenu. Avant de rappeler que la justice sévira avec la dernière rigueur contre de tels agissements et se fera le devoir d’identifier, localiser et interpeller les auteurs de ces faits, conformément à la Loi. En conséquence, il s’est dit compter sur l’esprit civique et la compréhension de toutes et de tous pour observer le calme et la retenue nécessaire et de dénoncer les auteurs des agissements contraires à la Loi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 106%;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 106%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-font-kerning: 0pt; mso-ligatures: none;">Ce communiqué du Parquet a valablement contribué à faire baisser la tension entre les deux protagonistes. Comme on le dit, un régime qui est en harmonie avec sa justice peut se rassurer sur son devenir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 106%;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 106%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-font-kerning: 0pt; mso-ligatures: none;">Mariam Sissoko<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali, le Barreau appelle au respect « des  libertés individuelles et  collectives » constitutionnellement reconnues  et protégées</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-le-barreau-appelle-au-respect-des-libertes-individuelles-et-collectives-constitutionnellement-reconnues-et-protegees-3104718.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-le-barreau-appelle-au-respect-des-libertes-individuelles-et-collectives-constitutionnellement-reconnues-et-protegees-3104718.html</guid>
<description><![CDATA[ Au  Mali,  le Barreau se prononce  sur la climat politique complétement tendu. Dans une  déclaration,  il a appelé les pouvoirs publics, les acteurs politiques et de la société civile au respect des libertés individuelles et collectives reconnues et protégées par la  Constitution. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 09 May 2025 09:10:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">Dans cette déclaration signée par le Bâtonnier Me Ousmane Bouba Traoré, le Barreau malien estime qu’il ne saurait rester observateur passif de la situation actuelle<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>marquée par<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>un bras de fer entre<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les acteurs politiques et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les autorités de la transition. Exprimant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>ses inquiétudes, le Barreau<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>appelle les<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>couches<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>susmentionnées au respect d’un Etat de droit<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>par l’instauration <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>d’un cadre de dialogue<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’échanges<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’écoute. Le Barreau<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>prône<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>un règlement <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>pacifique<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des difficultés consécutives<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à la décision des activités<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>des<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>partis politiques.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;">En prônant sur<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le règlement pacifique des différends,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’association des avocats du Mali appelle<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>les pouvoirs publics<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à prendre les mesures<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>adéquates<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>pour garantir les<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>libertés individuelles et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>collectives<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>afin de préserver la paix sociale et l’ordre public.  En bref,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>le<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>barreau<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>réitère son appel à l’endroit des <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>pouvoirs publics, les acteurs politiques et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de la société civile la nécessité<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de faire preuve de responsabilité de retenue et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’un engagement<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>en faveur de l’unité nationale et la paix.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Il faut noter que le Barreau Mali a joué un rôle de premier plan<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dans <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>la consolidation du processus démocratique au Mali.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>A la veille de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la publication de cette déclaration, la Commission Nationale des Droits de l’Homme avait également publié un communiqué similaire<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dans lequel<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>elle a<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>insisté<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>sur le respect des libertés individuelles et<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>collectives ainsi que les principes d’un Etat de droit. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: normal;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;"><span style="font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</span><o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Appels à la haine, aux manifestations troublant l&amp;apos;ordre public, propos désobligeants envers les autorités... : Le Procureur général lance la chasse aux auteurs !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/appels-a-la-haine-aux-manifestations-troublant-lordre-public-propos-desobligeants-envers-les-autorites-le-procureur-general-lance-la-chasse-aux-auteurs-3104696.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/appels-a-la-haine-aux-manifestations-troublant-lordre-public-propos-desobligeants-envers-les-autorites-le-procureur-general-lance-la-chasse-aux-auteurs-3104696.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 09 May 2025 01:40:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans un communiqué en date du mardi 6 mai 2025, le Procureur général près la Cour d’appel de Bamako, Hamadoun dit Balobo Guindo, avertit que la justice sévira avec la dernière rigueur contre toute personne confondue d'appels à la haine, de propos et agissements visant à dresser les citoyens les uns contre les autres.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Procureur Général près la Cour d’appel de Bamako informe l’opinion nationale et internationale que depuis quelques jours, des individus mal intentionnés se livrent à des appels à la haine, à des manifestations occasionnant de graves troubles à l’ordre public et tiennent des propos désobligeants à l’égard des autorités administratives et judiciaires, souligne le communiqué.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Et le document officiel de préciser : «Ces propos et agissements sont de nature à dresser les citoyens les uns contre les autres et constituent un terreau favorable pour les criminels y compris les terroristes, dans le but d’ébranler la paix, la quiétude et la tranquillité sociale. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Procureur général informe l’opinion qu’il a ordonné à tous les Procureurs de la République du ressort de la Cour d’appel de Bamako de veiller scrupuleusement à la préservation de l’ordre public et de ne tolérer aucune violation de la loi quel qu’en soit l’auteur ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sévir avec la dernière rigueur <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Procureur général Hamadoun dit Balobo Guindo « rappelle que la justice sévira avec la dernière rigueur contre de tels agissements et se fera le devoir d’identifier, localiser et interpeller les auteurs de ces faits, conformément à la loi ». Le chef du parquet général de la Cour d’appel de Bamako «sait pouvoir compter sur l’esprit civique et la compréhension de toutes et de tous pour observer le calme et la retenue nécessaire et de dénoncer les auteurs des agissements contraires à la loi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Et après ? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les Maliens apprécieront cette sortie du Procureur général au regard des actions menées sur le terrain par la justice en toute impartialité. Ils apprécieront aussi si les poursuites<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>cibleront les voix critiques contre les actes posés par les autorités de la transition ou pas. Wait and see !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Car ce qui est indiscutable - avant et après tout -<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>c'est qu'autant une justice impartiale et ferme est une chance pour le maintien de la paix, autant une justice sélective est une menace grave pour la cohésion sociale et peut être facteur de trouble. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Procureur général Hamadoun dit Balobo Guindo, les Procureurs de la République et les autres magistrats sont vivement interpellés par rapport à cette évidence, au moment où le Mali se trouve à un tournant si importantissime pour son existence.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Chiaka Doumbia<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Centre de formation professionnelle des Avocats du Mali : L’appel du Bâtonnier lors de la Rentrée solennelle !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/centre-de-formation-professionnelle-des-avocats-du-mali-lappel-du-batonnier-lors-de-la-rentree-solennelle-3104704.html</link>
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<description><![CDATA[ La rentrée solennelle du Centre de formation professionnelle des Avocats du Mali a eu lieu, le mardi 6 mai 2025 dans la salle de conférence de la Maison de l’Avocat sous la présidence du Bâtonnier Me Ousmane Bouba Traoré, en présence de plusieurs invités. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 09 May 2025 01:27:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le premier responsable du Conseil de l’Ordre des avocats du Mali invite les 36 admis au Centre à être « avocats d’une grande vertu ».<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La cérémonie a commencé avec la présentation des élèves-avocats. Ils sont au total, 36 admis au test de sélection, dont trois femmes. Tous ont reçu leurs kits des mains du dauphin du Bâtonnier, Me Souleymane Soumoutera. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le directeur du CFPA, Me Abdoul Karim, a souligné que la création de cet établissement procède d’une volonté communautaire de l’espace Uemoa. « C'est pour la première fois qu'il est créé au Mali un véritable centre de formation professionnelle des Avocats. Les générations passées ont certes subi des formations, mais pas dans le cadre d'un véritable CFPA avec une Direction et un encadrement adéquat tel qu'envisagé par les textes, le Bâtonnier et le conseil de l'ordre ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’objectif de ce centre, a-t-il déclaré, est d’offrir une formation de qualité à la dimension de la compétition internationale. C’est «… entre autres aspects positifs, de donner aux futurs confrères une formation de qualité dans une structure appropriée et à la dimension de la compétition internationale implacable qui prévaut aujourd'hui dans le monde », a révélé Me Koné. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le responsable du CFPA a promis aux apprenants des enseignements de qualité dispensés par des professionnels expérimentés et d'excellents professeurs de facultés, composés de nationaux et d'étrangers.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le délégué des Elèves-avocats, Aguibou Bouaré, a remercié le Bâtonnier, le Conseil de l’ordre des Avocats, l’ensemble des avocats du Mali et de l’espace Uemoa et le ministère de la Justice. Il a rendu hommage à trois amazones de la promotion. « Nous sommes conscients du chemin qui reste à faire », a reconnu Aguibou Bouaré qui a invité ses camarades à travailler avec ardeur, voire acharnement. « Si nous tenons à cette noble profession, si nous rêvons de porter la robe d'Avocat avec fierté, le choix de l'excellence s'impose à nous ». Il s’engage au nom de ses camarades : « La promotion, j'allais dire la famille est fondée sur la solidarité, l'entraide, la tolérance, la générosité. Je parie que notre promotion ne fera pas exception à ces règles vertueuses. Nous nous fréquenterons, nous constituerons des groupes d'exercice, nous nous fâcherons, nous nous réconcilierons bref ! Nous ne serons pas à l'abri des nuisances réciproques mais jamais nous ne devrions devenir des loups pour nous entredévorer ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Soyez des avocats d’une grande vertu » !<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">La leçon inaugurale a été présentée par le Bâtonnier du Conseil de l’Ordre des Avocats du Mali sous le thème «quel avocat dans l’espace Uemoa : accès et exigence ». Notre Barreau vient de se mettre au niveau que ceux d’autres pays de l’Uemoa, s’est réjoui Me Ousmane Bouba Traoré. Le Bâtonnier du Conseil de l’Ordre des Avocats du Mali a informé l’assistance que tous les admis au test ne sont pas des Maliens en application des dispositions communautaires. Me Ousmane Bouba Traoré a insisté sur la rigueur de la formation qui sera dispensée aux élèves-avocats pendant une année (six mois de cours théoriques et six mois de pratiques). <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Barreau du Mali à la différence des autres de l’espace communautaire va faire appel à des personnalités venues d’ailleurs pour dispenser des cours dans son centre de formation. Le Bâtonnier Ousmane Bouba Traoré a rappelé que la profession d’Avocat est encadrée. Aucun Avocat n’a intérêt à agir à l’encontre de son conseil de l’ordre au risque de la fragiliser, a-t-il lancé. Et d’ajouter : « le Barreau n’éduque personne mais le Conseil de l’ordre n’accepte aucun comportement déviant ». La robe d’avocat, a informé le Bâtonnier Traoré, est ornée de 33 boutons qui représentent l’âge du Christ au moment de son décès. Il a dénoncé des Avocats porteurs de l’argent sale aux magistrats. « Soyez des avocats d’une grande vertu », a-t-il souligné. Le Bâtonnier du Conseil de l’Ordre des Avocats du Mali promet de mener une lutte implacable contre les ‘’parasites’’ qui pénètrent dans la profession.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par Chiaka Doumbia<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Les brèves de Rouky : Fin de la Transition ou de la récréation ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/les-breves-de-rouky-fin-de-la-transition-ou-de-la-recreation-3104695.html</link>
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<description><![CDATA[ Vous avez exigé la fin de la Transition pour le 31 décembre 2025. 
En attendant le deadline de l&#039;ultimatum, la réponse du berger à la bergère est tombée sous la forme d&#039;un décret. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 08 May 2025 16:32:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lequel siffle la fin de la récréation en mettant en hibernation toutes les structures politiques du pays. Pas les seuls empêcheurs de gouverner tranquille. Tous, sans exception, c'est à dire même les soutiens zélés du régime.<o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Poursuites judiciaires contre les journalistes : Ce qu’en dit le procureur Touré</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/poursuites-judiciaires-contre-les-journalistes-ce-quen-dit-le-procureur-toure-3104612.html</link>
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<description><![CDATA[ La loi sur la cybercriminalité fait débat. Un débat entretenu par le placement sous mandat de dépôt, depuis avril dernier, du directeur de publication du &quot;Canard de la Venise&quot;, Alhousseyni Togo, &quot;pour atteinte au crédit de la justice&quot;. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 07 May 2025 08:57:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p><span>Idrissa Hamidou Touré, procureur de la République près le Tribunal de la Commune IV, lève toute équivoque : "En cas de poursuites pour diffamation ou injure en application de la loi sur la presse, le journaliste ne peut être placé sous mandat de dépôt". Un point de vue donné par l’artisan principal de la lutte contre la cybercriminalité dans notre pays en février 2024, lors de l’atelier organisé par la Forsat civile sur la cybercriminalité au CICB.</span><br><br><span>"Les hommes de médias, qu’ils soient journalistes-radio, télé, presse écrite ou même journalistes-blogueurs, etc. sont tous soumis à la loi sur les délits de presse et ce même lorsqu’ils commettent le délit sur Internet mais dans l’exercice de la profession. C’est cela le sens de l’article 54 de la loi sur la cybercriminalité. Soumis à ce régime, le délit de presse commis en ligne se prescrit par 3 mois révolus pour compter du jour de sa mise en ligne ou de sa mise à disposition du public. C’est un délit instantané.</span><br><br><span>Quand on a affaire à un homme de média, on s’interroge toujours sur l’origine de la vidéo qui l’incrimine car ce n’est pas le même texte selon que l’injure a été commise sur un plateau télé ou que c’était sur une page Facebook. A raison du lieu c’est soit le code pénal à travers les articles 125 et suivants sur l’atteinte à l’intimité de la personne par écoute ou enregistrement de ses propos sans son consentement ou même à son insu ou sans autorisation légale, soit la loi sur la cybercriminalité soit celle sur le régime de presse et délit de presse.</span><br><br><span>Il y a une distinction à toujours observer entre les faits commis dans le monde physique puis transposés dans le cyber espace et qui de ce fait n’admettent application de la loi sur la cybercriminalité et les faits qui sont exclusivement commis dans le monde virtuel que régit justement cette loi. Tout comme il y a les faits commis par ou dans des organes de presse et qui reçoivent de ce fait application de la loi sur la presse même si pour une raison ou une autre quelqu’un coupe une partie pour la publier sur Facebook par exemple.</span><br><br><span>En cas de poursuites pour diffamation ou injure en application de la loi sur la presse, le journaliste ne peut être placé sous mandat de dépôt. C’est dans la loi sur la presse. Dans cette loi, le journaliste n’est placé sous mandat de dépôt qu’en application des articles 33, 34, 35, 36 qui traitent des questions de défense, de sécurité, de démoralisation des militaires au front, etc. Sinon pour tout le reste, il faut passer par la procédure formaliste de la citation directe qui obéit à l’observance de délais stricts sous peine de nullité. Il n’y a aucune dérogation possible à cela.</span><br><br><span>Même quand c’est le parquet qui engage les poursuites en matière de diffamation ou d’injure commise par un journaliste, il est obligé de suivre cette voie formaliste en faisant recours au ministère d’un huissier de justice pour les formalisations nécessaires. La seule différence ici est qu’il est dispensé de consignation parce qu’il agit au nom de l’intérêt général et non en son nom personnel. La consignation sert à couvrir les frais de la procédure, lesquels sont pris sur le trésor public pour le parquet.</span><br><br><span>Il n’a pas d’intérêt personnel ou particulier au contraire d’un simple citoyen et il est pénalement irresponsable, de sorte que même s’il succombe à la procédure, le journaliste ne peut se retourner contre lui. Or si c’est un simple citoyen si jamais tu succombes en procédure de diffamation ou d’injure contre un journaliste, il peut se retourner contre toi pour dénonciation calomnieuses devant le même tribunal qui l’a relaxé.</span><br><br><span>Le parquet poursuit un intérêt général et c’est au nom de cet intérêt qu’il ne consigne pas quand il engage une action en diffamation ou en injure contre un journaliste. La jurisprudence fait légion en la matière et je peux, entre autres, vous citer le cas du journaliste Boukary Daou il y a 10 ans de cela, etc. Même si à cette époque la presse était forte et solidaire au point de lui constituer 17 avocats et pas des moindres que j’ai dû affronter à l’audience correctionnelle en tant que substitut du procureur à l’époque (rires).</span><br><br><span>Le législateur a voulu les choses ainsi pour protéger la liberté de la presse qui est existentielle dans une démocratie. Cependant, il ne faut pas protéger ceux qui te mauvaise foi veulent nuire.</span><br><br><span>Aussi le Pôle de lutte contre la cybercriminalité n’a le droit d’appliquer que 7 textes de lois en plus des articles 264 à 271 du code pénal. Il ne peut appliquer le code pénal dans toutes ses dispositions répressives mais seulement en les articles 264 à 271. C’est écrit à l’article 1er de la loi numéro 058 créant le Pôle de lutte contre la cybercriminalité et dans le même article il est dit que dans l’application de ces textes, le pôle a une compétence exclusive.</span><br><br><span>Cela veut dire que seul le pôle a le droit d’appliquer ces textes à l’exclusion de toute autre structure judiciaire mais qu’en sus le pôle aussi ne peut appliquer que ces textes, à l’exclusion de tout autre texte. C’est cela le sens de l’expression ‘compétence exclusive’. L’exclusivité c’est dans les deux sens en droit. Personne d’autre ne peut appliquer ces textes à part toi et toi aussi tu ne peux appliquer autre texte que ça.</span><br><br><span>Seulement cette loi (celle qui institue le Pôle) crée un problème lorsqu’elle dit que le Pôle a une compétence exclusive pour l’application de la loi sur la presse. Pourquoi c’est un problème ? Parce que la loi sur la presse est une loi pénale de fond. Une loi pénale de fond c’est celle qui définit les infractions, fixe les peines et dégage la procédure pour les réprimer. Lisez la loi sur la presse, vous verrez qu’elle définit l’injure, la diffamation, etc., fixe les peines encourues pour ces infractions et la procédure à suivre en matière de diffamation ou d’injure, etc.</span><br><br><span>Par contre la loi créant le pôle cybercriminalité est une loi pénale de forme. Une telle loi indique juste la procédure à suivre. Elle ne définit pas d’infractions et n’en fixe pas de peine. Mieux, elle n’abroge pas les dispositions antérieures qui lui sont contraires.</span><br><br><span>Prenez la loi créant le Pôle, vous ne verrez nulle part de définition d’infractions dedans encore moins de peines et vous ne verrez pas non plus au dernier article que cette loi abroge les lois antérieures en leurs dispositions contraires. Par exemple elle n’abroge pas la loi sur la presse qui la contredit pourtant sur la question de la compétence juridictionnelle. C’est parce qu’elle n’a pas une telle force juridique.</span><br><br><span>En droit pénal processuel, quand il y a contradictions ou conflits dans le temps entre une loi pénale de fond et une loi pénale de forme, c’est la loi pénale de fond qui prime. Ainsi puisqu’il y a contradictions à propos de la compétence entre la loi sur la presse et la loi créant le Pôle cybercriminalité, c’est la loi sur la presse qui prime. Donc le Pôle n’a pas compétence exclusive en matière de délits de presse. Encore que c’est une question de bon sens et de rapprochement de la justice du justiciable.</span><br><br><span>Je précise cependant qu’il ne faut pas confondre la loi sur la cybercriminalité qui est une loi pénale de fond et la loi modificative du code de procédure pénale créant le Pôle de lutte contre la cybercriminalité, qui est une loi pénale de forme.</span><br><br><span>La loi sur la cybercriminalité est une transposition de la directive Cédéao. Puisqu’on sort bientôt de cette organisation, peut-être qu’elle va même être révisée sur le plan national.</span><br><br><span>Ce que je dis là, s’il y a des juristes dans la salle, ils doivent le savoir et si vous voulez, vous pouvez en discuter avec d’autres juristes praticiens, ils vous le diront. Alors ne vous inquiétez pas de l’application des textes par les magistrats qui animent le Pôle.</span><br><br><span>Ce sont pas des spécialistes du cyber droit ou de la cybercriminalité mais ils seront formés au fur et à mesure sans compter que ce sont des cadres qui sauront s’adapter pour une saine distribution de la justice".</span><br><br><span>Abdrahamane Dicko</span><br><br><span>(Des propos extraits de la conférence du 15 février 2024)</span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali / question de droit : la loi, la constitution explique. La constitution a examiné la loi.</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-question-de-droit-la-loi-la-constitution-explique-la-constitution-a-examine-la-loi-3104531.html</link>
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<description><![CDATA[ En droit, la loi est une règle juridique. La notion de loi se définit par rapport au contrat et au traité mais aussi par rapport à d&#039;autres sources de droit, la tradition, la jurisprudence, le droit naturel, les lois fondamentales, et les règlements et autres actes écrits du pouvoir exécutif. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 05 May 2025 10:48:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Dans un sens plus précis, la loi désigne les normes juridiques qui émanent du pouvoir législatif par opposition aux décrets ou aux règlements qui émanent du pouvoir exécutif et des autorités administratives et qui régissent certaines matières listées à l'article 115 de la Constitution, comme la loi fondamentale...<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Que signifie le terme de loi ? La loi désigne la principale source formelle du droit objectif : au sens large, la loi désigne toute règle générale et impersonnelle, résultant d'une volonté collective et dotée de la force contraignante.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Comment appelle-t-on la personne qui fait la loi ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Le mot désigne toute personne physique ou institution qui participe à l'élaboration de la législation. Lorsque les juristes utilisent ce terme, il a généralement un sens plus large, il signifie abstraitement l'ensemble des personnes et organes qui ont le pouvoir d'établir les lois.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Quelle est la différence entre le droit et la loi ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Le droit est l'ensemble des règles juridiques en vigueur dans un État. Le droit a pour source la législation, la jurisprudence et la coutume. La loi, c'est une règle écrite générale et permanente édictée par le législateur.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Quelle est la différence entre la loi et le règlement ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">La loi est l'expression de la volonté du Parlement souverain auquel tout pouvoir législatif appartient. Le pouvoir de légiférer du Parlement est donc auto- nome. Par contre, le règlement est édicté par l'Exécutif ou un organisme administratif en vertu d'une loi qui l'autorise.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Quelle est la différence entre une loi et un code ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Lorsqu'elles concernent un même domaine, les lois sont rassemblées dans un code. Les textes ayant trait à une même thématique sont ainsi regroupés et organisés afin d'en faciliter l'accès. L'un des codes les plus anciens est le Code civil.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Quelles sont les caractéristiques d'une loi ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Elle est formulée par écrit, ce qui la distingue des coutumes et des usages. La loi se caractérise par sa généralité (elle s'applique à tous), son impersonnalité (elle ne vise pas des personnes ou des cas spécifiques), et son caractère obligatoire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Quel est le but de la loi ?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;">Les lois permettent de maintenir l'équilibre entre nos droits individuels et nos obligations à titre de membres de la société. Par exemple, lorsqu'une loi donne à une personne le droit de conduire, elle lui impose également l'obligation de savoir conduire et de respecter le Code de la route.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;"><span style="mso-spacerun: yes;">                                                                                                                       </span></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-themecolor: text1;"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Mohamed SOGODOGO<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pour recours mal fonde dans un litige qui l&amp;apos;oppose  à la mairie de la commune de Sobra : Le CRD déboute Sogeco&#45;SARL de sa requête</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/pour-recours-mal-fonde-dans-un-litige-qui-loppose-a-la-mairie-de-la-commune-de-sobra-le-crd-deboute-sogeco-sarl-de-sa-requete-3104439.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/pour-recours-mal-fonde-dans-un-litige-qui-loppose-a-la-mairie-de-la-commune-de-sobra-le-crd-deboute-sogeco-sarl-de-sa-requete-3104439.html</guid>
<description><![CDATA[ Il ordonne la poursuite de la procédure de passation en cause ]]></description>
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<pubDate>Sat, 03 May 2025 01:17:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><b><i><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le mardi 11 mars 2025, le Comité de règlement des différends de l'Autorité de régulation des marchés publics et des délégations de service public s'est réuni, sous la présidence d'Alassane Ba (président), aux fins de statuer sur un litige opposant la Société générale de construction (Sogeco-SARL) à la mairie de la Commune de Sobra. Il a délibéré conformément à la loi et a adopté une délibération fondée sur les faits, la régularité du recours et les moyens exposés par les parties. </span></i></b><!-- [if supportFields]><b><i><span
style='font-size:14.0pt;line-height:107%;font-family:"Arial","sans-serif"'><span
style='mso-element:field-begin'></span></span></i></b><span style='font-size:
14.0pt;line-height:107%;font-family:"Arial","sans-serif"'>tc &quot;<b><i>Le
mardi 11 mars 2025, le Comité de règlement des différends de l'Autorité de
régulation des marchés publics et des délégations de service public s'est
réuni, sous la présidence d'Alassane Ba (président), aux fins de statuer sur un
litige opposant la Société générale de construction (Sogeco-SARL) à la mairie
de la Commune de Sobra. Il a délibéré conformément à la loi et a adopté une
délibération fondée sur les faits, la régularité du recours et les moyens
exposés par les parties. &quot;</i></b></span><![endif]--><!-- [if supportFields]><b><i><span
style='font-size:14.0pt;line-height:107%;font-family:"Arial","sans-serif"'><span
style='mso-element:field-end'></span></span></i></b><![endif]--><b><i><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; text-indent: 0cm;"><span style="font-size: 14.0pt;">Statuant en commission litiges sur le recours non juridictionnel de la Société générale de construction (Sogeco-SARL) contestant les résultats de l'appel d'offres DRPCO n°002/CRS/2024 relatif aux travaux de construction de 3 salles de classes, une direction, un bloc de 2 latrines, ainsi que sur la fourniture d'équipements s<span style="letter-spacing: -.75pt;">colaires pour l'école de Sandama, située dans la Commune rurale de Sobra (cercle de Siby, région de Koulikoro), le CRD ordonne la poursuite de la procédure d'attribution du marché.</span><o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left;"><b><span style="font-size: 14.0pt;">Le formulaire de soumission <o:p></o:p></span></b><b><span style="font-size: 14.0pt;">de la discorde</span></b><span style="font-size: 14.0pt;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left;"><span style="font-size: 14.0pt;">Dans le cadre du Programme d'appui conditionnel des performances des collectivités territoriales de la Coopération malienne-allemande du 27 août 2024, financé par des droits de tirage spéciaux sur les ressources, la mairie de la Commune de Sobra a publié l'appel d'offres DRPCO n°002/CR S/2024. Celui-ci portait sur la réalisation, en deux lots, de travaux de construction (3 salles de classes, une direction, un bloc de 2 latrines) ainsi que sur la fourniture d'équipements scolaires pour l'école de Sandama, située dans la Commune rurale de Sobra (cercle de Siby, région de Koulikoro). La Sogeco-SARL a soumissionné pour les deux lots.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left;"><span style="font-size: 14.0pt;">Par lettre sans numéro du 20 février 2025, reçue le 21 février 2025, le maire de la Commune rurale de Sobra a informé la Sogeco-SARL du rejet de son offre pour les motifs suivants, applicables aux deux lots : Primo : modification du formulaire de soumission (la lettre de soumission ne comporte pas la date de remise des offres et le numéro du dossier d'appel d'offres en haut du document).<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left;"><b><span style="font-size: 14.0pt;">Secundo :</span></b><span style="font-size: 14.0pt;"> le formulaire de la situation financière de l'entreprise renseigné n'est pas à l'image des bilans présentés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left;"><span style="font-size: 14.0pt;">L'année 2022 est considérée comme une année sans exercice notoire chez l'entreprise et les données renseignées sont identiques pour les trois ans.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left;"><span style="font-size: 14.0pt;">Suivant la lettre AGB/21/02/2025 du 21 février 2025, reçue par la mairie le 25 février 2025, la Sogeco-SARL a introduit un recours gracieux auprès de l'autorité contractante afin de contester les résultats de l'appel à concurrence. Par lettre sans numéro du 28 février 2025, le maire de la Commune rurale de Sobra a notifié à la So<span style="letter-spacing: -.75pt;">geco-SARL, qu'après examen de son recours gracieux, il maintient les motifs de rejet initialement retenus par la commission d'analyse des offres.</span> Par Lettre n°AGBB/03/03/2025 du 3 mars 2025, la Sogeco-SARL a saisi le Comité de règlement des différends, pour contester les résultats de l'appel à concurrence susmentionné.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left;"><span style="font-size: 14.0pt;">Considérant qu'aux termes des dispositions de l'article 120.1l du décret n°2015-0604/P-RM du 25 septembre 2015 portant code des marchés publics et des délégations de service public, modifié : <i>"tout candidat ou soumissionnaire s'estimant lésé au titre d'une procédure de passation d'un marché ou d'une délégation de service public est habilité à saisir l'autorité contractante ou</i> <i><span style="letter-spacing: -.75pt;">l'autorité délégante d'un recours gracieux à l'encontre des procédures et décisions lui causant ou susceptibles de lui causer préjudice" ;</span></i><o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left;"><span style="font-size: 14.0pt;">Considérant que l'article 120.2 du même décret dispose que <i>"l'exercice du recours gracieux préalable est obligatoire pour tout candidat ou soumissionnaire qui entend exercer une action en contestation devant le Comité de règlement des différends".</i><o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left;"><span style="font-size: 14.0pt;">Considérant que conformément aux dispositions de 1article 120.3 du décret n°2015-0604/P-RM ci-dessus, le recours peut porter sur la décision d'attribuer ou de ne pas attribuer le marché ou la délégation, sur les conditions de publication des avis, les règles relatives à la participation des candidats et aux capacités et garanties exigées, le mode de passation et la procédure de sélection retenue, la conformité des documents d'appel d'offres à la règlementation, les spécifications techniques retenues, les critères d'évaluation. Il doit invoquer une violation caractérisée de la règlementation des marchés publics et des délégations de service public. <o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left;"><span style="font-size: 14.0pt;">Considérant que l'article 121.1 du décret n°2015-0604/P-RM dispose que les décisions rendues au titre du recours gracieux peuvent faire l'objet d'un recours devant le Comité de règlement des différends dans un délai de deux (2) jours ouvrables à compter de la date de notification de la décision faisant grief.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left;"><span style="font-size: 14.0pt;">Considérant qu'il résulte des faits exposés que le 25 février 2025, la Sogeco-SARL a exercé un recours gracieux contre les motifs de rejet de son offre et qu'une suite défavorable a été réservée à ce recours le 28 février 2025.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left;"><span style="font-size: 14.0pt;">Considérant que le 3 mars 2025, la requérante a saisi le CRD d'un recours en contestation conformément aux dispositions des articles 120 et 121 du Code des marchés publics.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left;"><span style="font-size: 14.0pt;">Au vu de tout ceci, il s'ensuit que le recours de la Sogeco-SARL remplit les conditions de forme pour être recevable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left;"><b><span style="font-size: 14.0pt;">Les arguments confrontés</span></b><span style="font-size: 14.0pt;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left;"><span style="font-size: 14.0pt;">A l'appui de son recours, la Sogeco-SARL a indiqué ce qui suit :<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left;"><span style="font-size: 14.0pt;">Que, pour répondre à l'appel d'offres n°002/CR S/2024 relatif aux travaux de construction et à la fourniture d'équipements scolaires pour l'école de Sandama, elle a soumis une offre strictement conforme aux conditions et prescriptions du DAO, notamment en respectant le modèle imposé pour la lettre de soumission.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left;"><span style="font-size: 14.0pt;">Que lors de l'ouverture des plis, il a été constaté que le numéro de l'appel d'offres et son intitulé figuraient en objet du document, et que la date de soumission (30/01/2025) était dûment indiquée en bas, et que le fait de mentionner cette date en bas ou en haut de la lettre de soumission n'est pas un critère d'élimination dans le DAO et n'affecte en rien la qualité de l'offre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left;"><span style="font-size: 14.0pt;">Qu'elle conteste les deux motifs avancés par la mairie de la Commune rurale de Sobra pour invalider son dossier, en précisant que, d'une part, le formulaire de la lettre de soumission n'a pas été modifié par rapport au modèle indiqué dans le DAO, la mention de la date en bas du document étant conforme aux prescriptions ; et, d'autre part, concernant les données financières, bien que les bilans soient identiques sur trois ans, les comptes de résultats attestant des chiffres d'affaires présentent les montants suivants : 2021 : 143 375 000 F CFA ; 2022: 0 FCFA ; et 2023 : 232 000 000 F CFA. Ce qui donne un chiffre d'affaires annuel moyen de 125 125 000 F CFA, largement supérieur au chiffre d'affaires de 50 000 000 F CFA demandé pour le lot 1 et de 5 000 000 F CFA pour le lot 2, conformément au DAO. Etc. Etc.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left;"><span style="font-size: 14.0pt;">En réponse aux prétentions de la Sogeco-SARL, l'autorité contractante a fourni une documentation rappelant les éléments ayant motivé le rejet de 1'offre, et que ces éléments constituent une modification du formulaire de soumission, alors qu'il est clairement mentionné dans le formulaire que le format ne doit être modifié et, aucune substitution ne sera admise.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left;"><span style="font-size: 14.0pt;">En ce qui concerne les états financiers, il est incompréhensif qu'une année à zéro exercice puisse avoir les mêmes informations de bilan qu'une année normale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left;"><span style="font-size: 14.0pt;">Il n'est mentionné nulle part que l'offre est rejetée pour insuffisance de résultat moyen de bilan, ni que l'offre est présentée en TTC. Mais bien avant la date de dépôt des offres, les soumissionnaires ont été informés de l'exonération des fonds de la KfW pour les sous projets concernés, donc obligatoirement les offres sont en hors taxes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left;"><span style="font-size: 14.0pt;">De plus, il est de son devoir de publier l'avis d'attribution du marché mais pas de communiquer ou de donner individuellement une copie du procès-verbal d'évaluation des offres ou de communiquer le nom de l'attributaire aux autres soumissionnaires et que cela n'était possible qu'après l'avis juridique de la direction régionale des marchés publics et des délégations de service public. Conclusion de la mairie : l'offre de la requérante n'est pas conforme.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left;"><b><span style="font-size: 14.0pt;">Le CRD examine et décide</span></b><span style="font-size: 14.0pt;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left;"><span style="font-size: 14.0pt;">Considérant les dispositions du Code des marchés publics qui imposent que les offres des soumissionnaires soient strictement conformes aux spécifications du dossier d'appel d'offres (DAO).<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left;"><span style="font-size: 14.0pt;">Considérant la clause 1.1 des CCAP, laquelle exige que l'autorité contractante établisse la conformité de l'offre exclusivement sur la base de son contenu, ainsi que la clause 1.3 qui prévoit la possibilité d'écarter toute offre présentant une divergence, une réserve ou une omission substantielle par rapport aux stipulations du DAO.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left;"><span style="font-size: 14.0pt;">Considérant que le respect strict du dossier d'appel à concurrence et des dispositions du code des<span style="letter-spacing: -.75pt;"> marchés publics impose à l'autorité contractante d'assurer une transparence totale dans le processus de passation.</span><o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left;"><span style="font-size: 14.0pt;">Qu'en application de l'article 79.2 du code, elle a l'obligation de<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>communiquer, par écrit, l'ensemble des informations relatives à l'attributaire provisoire ainsi que le procès-verbal de la séance plénière ayant conduit à l'attribution.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left;"><span style="font-size: 14.0pt;">Que dès lors, l'argument selon lequel cette communication serait subordonnée à l'obtention préalable d'un avis juridique est inopérant, car cet avis, établi par l'organe de contrôle à priori sur le rapport rendu par la commission d'évaluation, est déjà acquis avant la notification du rejet des offres.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left;"><span style="font-size: 14.0pt;">Que par conséquent, I' autorité contractante doit veiller à l'observation stricte de cette obligation dans le cadre des procédures de passation qu'elle initie, afin de garantir le respect du principe d'égalité de traitement entre les soumissionnaires et de la transparence indispensable à la procédure.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left;"><span style="font-size: 14.0pt;">Considé<span style="letter-spacing: -.75pt;">rant la mention figurant sur le modèle de lettre de soumission joint au DAO :</span><o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left;"><i><span style="font-size: 14.0pt; letter-spacing: -.75pt;">"[Le Candidat remplit la lettre ci-dessous conformément aux instructions entre crochets. Le format de la lettre ne doit pas être modifié. Aucune substitution ne sera admise.]"</span></i><span style="font-size: 14.0pt;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left;"><span style="font-size: 14.0pt;">Considérant qu'en l'espèce, l'Autorité contractante a relevé que la lettre de soumission de la Sogeco-SARL ne comportait pas, en haut du document, la date de remise des offres et le numéro du dossier d'appel d'offres, ces éléments étant reportés en bas du document, constituant ainsi une modification du format prescrit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left;"><span style="font-size: 14.0pt;">Considérant que cette modification, non conforme aux instructions explicites du DAO, constitue une substitution interdite et représente une divergence substantielle affectant l'intégrité de l'offre.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left;"><span style="font-size: 14.0pt;">Considérant également que l'Autorité contractante a constaté une incohérence entre le formulai<span style="letter-spacing: -.75pt;">re de situation financière et les bilans présentés, notamment pour l'année 2022, remettant en cause la concordance des informations financières essentielles.</span><o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left;"><span style="font-size: 14.0pt;">Considérant en outre que ces irrégularités, tant formelles que substantielles, compromettent le principe d'égalité de traitement entre les soumissionnaires ainsi que la transparence de la procédure de passation des marchés publics.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left;"><span style="font-size: 14.0pt;">Il s'ensuit que le rejet de l'offre de la Sogeco-SARL est justifié, et que le recours introduit par celle-ci est mal fondé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left;"><span style="font-size: 14.0pt;">En conséquence, le CRD déclare le recours de la Sogeco-SARL recevable en la forme ; dit que le recours de la Sogeco-SARL est mal fondé ; et ordonne la poursuite de la procédure de passation en cause. <o:p></o:p></span></p>
<p><b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-theme-font: minor-latin; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;"><span style="mso-spacerun: yes;">                    </span>El Hadj A.B. HAIDARA</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : question de droit, le syndicalisme, le code du travail explique</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-question-de-droit-le-syndicalisme-le-code-du-travail-explique-3104252-3104252.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-question-de-droit-le-syndicalisme-le-code-du-travail-explique-3104252-3104252.html</guid>
<description><![CDATA[ Le code du travail a épluché le syndicalisme, de sa définition, sa garantie, sa liberté, sa protection, ses principes, ses fonctions, ses objectifs, ses distinctions, ses obligations, ses problématiques, ses pouvoirs en passant par sa solution. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/201210/justice-ml.jpg" length="12842" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 28 Apr 2025 14:28:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Le droit du travail a pour essence la protection des travailleurs salariés, même s’il s’attache à assurer l’épanouissement de l’entreprise pour sauvegarder l’emploi. C’est en cela que réside l’affirmation du principe de la liberté syndicale. Quel est la définition du syndicalisme, mouvement ayant pour objectif de grouper des personnes exerçant une même profession en vue de la défense de leurs intérêts,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Quel texte garantit la liberté syndicale, Les normes de l'OIT concernant la liberté syndicale sont la Convention (n° 87) sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical de 1948 et la Convention (n° 98) sur le droit d'organisation et de négociation collective de 1949. le régime juridique des syndicats est dominé par la liberté syndicale, la liberté syndicale est une liberté publique fondamentale, elle est garantie par la Constitution de 1992 et les lois d’application et au plan international par la convention N° 87 de l’OIT de 1948 ratifiée par le Mali.<span style="mso-spacerun: yes;">       </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">la liberté syndicale se définit comme le droit de s’affilier au syndicat de son choix ou de rester en dehors de toute organisation syndicale, l’article L.256 du Code du Travail consacre cette liberté en ces termes les libertés individuelles sont des libertés que l'individu exerce seul (Liberté d'aller et venir, liberté d'opinion, le droit de disposer de son corps, le droit à la vie privée, à la sureté),sur le plan collectif, elle s’entend du droit des syndicats de se constituer et de fonctionner librement, <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>les libertés collectives sont celles que l'individu exerce en groupe (Liberté de réunion, d'association, liberté de la presse, ...« Tout travailleur ou employeur peut adhérer librement à un syndicat de son choix dans le cadre de sa profession »,le Mali a ratifié la Convention n° 87 sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical (1948) en 1960 et la Convention n° 98 sur le droit d'organisation, organisation Processus consistant à former ou à s'affilier à un syndicat ou à inciter d'autres travailleurs à former ou à s'affilier à un syndicat. Quel est le principe de la liberté syndicale, la loi affirme que les syndicats « pourront se constituer librement sans l'autorisation du Gouvernement », ce droit est soumis à un régime de déclaration préalable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Quelles sont les principales fonctions des syndicats ?<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Ils sont aussi là pour répondre aux questions du salarié, l'informer au quotidien, l'accompagner et l'assister en cas de conflit avec l'employeur. Les syndicats négocient des conventions collectives. Celles-ci garantissent des droits identiques aux salariés d'un même secteur d'activité, <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Quel est l'objectif du syndicalisme, le syndicalisme est le mouvement qui vise à unifier au sein de groupes sociaux, défendre des intérêts collectifs, désigne également l'action militante qui cherche à poursuivre les buts d'un syndicat.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Quelle est la différence entre un délégué du personnel et un représentant syndical, les activités des délégués du personnel se limitent au cadre de l’entreprise et de l’administration du travail (Inspection du Travail), le syndicat étudie et défend les intérêts de ses adhérents, à travers la négociation collective (convention collective ou des accords d’entreprise). Ils peuvent s’impliquer dans la gestion des conflits de travail. Leurs missions sont différentes dans la représentation des salariés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Quel est le rôle d'un délégué syndical, Il représente son syndicat auprès de l'employeur et assure la défense des salariés, le DS formuler des propositions, des revendications ou des réclamations auprès de l'employeur, il peut assister le salarié qui le souhaite lors d'un entretien préalable à une sanction disciplinaire ou pour un éventuel licenciement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Est-il obligatoire d'avoir un délégué syndical,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de manière générale, les syndicats au sein d'une entreprise ne sont pas une obligation, mais un droit. Tout employé peut donc décider d'adhérer à un syndicat ou d'en créer un dans son entreprise. Pour ce faire, nul besoin de consulter l'employeur qui doit laisser l'employé libre d'exercer une fonction syndicale. Qui ne peut pas être délégué du personnel, ne pas être le conjoint, partenaire d'un pacte civil de solidarité, concubin, ascendant, descendant, frère, sœur ou allié au même degré (par exemple, la sœur de l'épouse) de l'employeur, <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">Quels sont les pouvoirs du délégué du personnel,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Le délégué du personnel a également pour fonction de saisir l'inspecteur du travail, si cela lui semble nécessaire, dans le but de faire valoir les règlements ou les réclamations des salariés. Il travaille également en collaboration avec l'inspecteur du travail lorsque celui-ci se déplace au sein de l’entreprise.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Les délégués du personnel représentent uniquement les travailleurs visés à l'article. 1er du Code du travail à l'exception de toutes autres, personnes ... l'employeur doit communiquer, par écrit, aux délégués du personnel, s'il en existe, la liste des travailleurs qu'il se propose de licencier en précisan</span></p>
<p class="MsoNormal" style="mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;">t<o:p></o:p></span><b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: black; mso-themecolor: text1; mso-fareast-language: FR;">Mohamed SOGODOGO <o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire Pr Broulaye Samake/Aminata A Diallo :  Le délibéré est fixé au 15 mai prochain</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaire-pr-broulaye-samakeaminata-a-diallo-le-delibere-est-fixe-au-15-mai-prochain-3104233.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Jeudi 24 avril 2025, s’est ouvert le procès de l’Affaire Pr Broulaye Massaoulé Samaké au Tribunal de la Grande Instance de la Commune VI du District de Bamako. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 28 Apr 2025 10:44:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="line-height: 106%;"><i style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 106%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-font-kerning: 0pt; mso-ligatures: none;">Accusé de déposséder la dame Aminata Adama Diallo, une proche d’un Colonel de la Gendarmerie, de sa parcelle, le Médecin anesthésiste-réanimateur, Pr Broulaye Samaké, travaillant au CHU Gabriel Touré a été placé sous mandat de dépôt le 24 mars dernier par ce tribunal avant de bénéficier d’une liberté provisoire quelques jours suite au soulèvement des syndicats de la santé. A la suite des débats entre le parquet et les avocats, le délibéré a été fixé au 15 mai prochain.<o:p></o:p></span></i></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 106%;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 106%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-font-kerning: 0pt; mso-ligatures: none;">En liberté provisoire depuis le 3 avril dernier, le Professeur Massaoulé Samaké, Médecin anesthésiste -réanimateur, domicilié à Kalabancoura, était à la barre au Tribunal de la Commune VI du District de Bamako. Pour rappel, son incarcération le 24 mars dernier dans une affaire foncière l’opposant à la dame Aminata Adama Diallo, a provoqué un arrêt d’admission des nouveaux malades dans plusieurs hôpitaux et centres de Bamako. Il lui est reproché d’avoir dépossédé frauduleusement la parcelle de la dame Diallo. Son procès a eu lieu en présence de certains de ses collègues médecins et syndicalistes de l’Hôpital Gabriel Touré.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 106%;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 106%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-font-kerning: 0pt; mso-ligatures: none;">D’entrée de jeu, les trois avocats du prévenu ont demandé à la cour de transférer ce dossier à un autre tribunal compètent puisque selon leur argumentaire le TGI de la Commune VI n’a pas la compétence territoriale requise de juger le Sieur Broulaye Samaké. Qui est domicilié à Kalabancoura en Commune V et l’infraction a été commise à Banacoroni à Ouelessebougou. Que seuls les tribunaux dans ces deux zones ont la compétence nécessaire pour juger le prévenu selon le code pénal malien. Une demande refusée par la cour, qui a exigé de traiter le fond du dossier.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 106%;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 106%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-font-kerning: 0pt; mso-ligatures: none;">C’est un procès qui a duré plus de deux heures. Le débat était houleux et intense entre les avocats du prévenu et le parquet. Qui visiblement est certain de la culpabilité du Professeur Samaké. Déterminés coûte que coûte à défendre leur client, les avocats du Pr Broulaye Samaké n’ont pas hésité à faire montre de leur maîtrise du droit positif, parcourant de bout en bout les dispositions du code de procédure pénale malien. Selon eux, la parcelle appartient bel et bien à leur client comme l’atteste une attestation notariée qui était à leur possession. Que ladite parcelle lui a été attribué par le comité syndical de l’Hôpital Gabriel Touré depuis 2015. « Notre client n’est pas un délinquant, c’est un homme responsable qui connait tous ses droits », a laissé entendre Me Barry, l’avocat du Professeur Samaké. Pour ce dernier, le Professeur Samaké ne devait pas être accusé de la sorte jusqu’au point d’être placé sous mandat de dépôt qui a eu des conséquences sociales plus graves. « Nous exigeons qu’il y ait un non-lieu dans ce dossier puisqu’il est nul. Qu’on pouvait d’ailleurs éviter ». Il soutient que le sieur Samaké est une victime dans cette affaire, qu’il n’avait pas d’intention frauduleuse et qu’il est professeur CAMES, une grande responsabilité qui fait qu’il connait bien ses devoirs. Et d’interpeller le Président de la Cour de plaider en faveur de leur client, auquel l’Etat a grandement besoin pour le rôle qu’il joue dans son lieu de travail et la formation de plusieurs étudiants. « Sa place n’est pas en prison »,a-t-il précisé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 106%;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 106%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-font-kerning: 0pt; mso-ligatures: none;">Après plusieurs heures de débat, le Président de l’audience a fixé le délibéré au 15 Mai prochain. Ses avocats se disent sereins et croient en innocence de leur client. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 106%;"><b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 106%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-font-kerning: 0pt; mso-ligatures: none;">Adama Tounkara<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="line-height: 106%;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 106%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-font-kerning: 0pt; mso-ligatures: none;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 10.0pt; line-height: 115%;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-font-kerning: 0pt; mso-ligatures: none;"><o:p> </o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 10.0pt; line-height: 115%;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-font-kerning: 0pt; mso-ligatures: none;"><o:p> </o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Renouveau de la justice sous l’ère du ministre Kassogué : Rayonnement et action dans la transparence, l&amp;apos;équité et le respect des droits humains &#45;Et pourtant la justice d&amp;apos;aujourd&amp;apos;hui est créditée d&amp;apos;un taux satisfaisant d&amp;apos;opinion favorable !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/renouveau-de-la-justice-sous-lere-du-ministre-kassogue-rayonnement-et-action-dans-la-transparence-lequite-et-le-respect-des-droits-humains-et-pourtant-la-justice-daujourdhui-est-creditee-dun-taux-satisfaisant-dopinion-favorable-3104127.html</link>
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<description><![CDATA[ La justice malienne, tel un Phénix, renait de ses cendres. N&#039;en déplaise à  certains observateurs, nous assistons à son temps de lumière à l&#039;image du siècle du même nom, à son époque Meiji, à son ouverture en termes de justice éclairée et rayonnante, perceptible à travers des reformes inédites, gigantesques, atypiques, générationnelles, admiratives, contemporaines, bienséantes, en phase avec l&#039;évolution de la société. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 26 Apr 2025 12:02:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; text-indent: 0cm; mso-line-height-alt: 11.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">Ces affirmations peuvent être illustrées, par des enquêtes d'opinion, des données scientifiques élaborées par des organismes indépendants et étrangers à la justice, qui démontrent dans leur étude que l'indice de confiance en la justice est passé à 72 %, selon le dernier sondage de Mali mètre 2024.</span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; text-indent: 0cm; mso-line-height-alt: 11.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">Il ressort de cette même enquête d'opinion datant du 1er trimestre 2024, au point 58 du document, je cite "le niveau de confiance en la justice malienne s'est beaucoup amélioré au cours des dernières années avec un taux de 72 % en 2024, soit une augmentation de 18 points de pourcentage, par rapport à l'année dernière passant de 54 % en 2023 contre 72 % cette année", fait inédit et même paradoxal pour un service de répression, dira-t-on, mais amplement justifié par le travail qualitatif et le leadership remarquable du chef du département, le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué ainsi que l'engagement des hommes et des femmes de qualité qui animent l'institution judiciaire, sous-tendus par une volonté politique forte affichée, inébranlable et salutaire. Il convient à ce propos de répertorier, entre autres, quelques-unes des reformes d'envergure jamais réalisées auparavant pour appréhender l'évolution de notre Justice sous l'ère du ministre Kassogué.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Il s'agit de : <o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 11.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">- la suppression des immunités au profit des élus ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 11.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">- l'imprescriptibilité des crimes d'atteinte aux biens publics ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 11.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">- l'institution d'un collège de juges de la détention et des libertés ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 11.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">- l'institution du juge de l'application des peines ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 11.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">- la suppression des cours d'assises ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 11.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">- l'institution des chambres criminelles notamment dans les tribunaux de grande instance ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 11.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">- l'intro<span style="letter-spacing: -.75pt;">duction du bracelet électronique ;</span><o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 11.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">- la répression du blanchiment du produit de la corruption, du lévirat, du sororat, des infractions basées sur le genre (VBG) et de l'esclavage par ascendance ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 11.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">- l'intervention de l'Agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisis ou confisqués et du Contentieux de l'Etat dans la médiation pénale en matière d'atteinte aux biens publics ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 11.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">- l'encadrement des cadeaux dissimilés en pots de vin ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 11.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">- la répression de la traite des personnes et du trafic illicite de migrants. <o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 11.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">Ces innovations sont contenues dans le nouveau code pénal et le nouveau code de procédure pénale, troisièmes du Mali indépendant, plus riches et plus denses. Le nouveau code pénal compte 702 pages contre 328 dans l'ancien et le nouveau code de procédure pénale compte 1373 pages contre 634 dans l'ancien. Il s'y ajoute l'opérationnalisation, au cours de l'année 2024, de 7 nouvelles structures créées en seulement 3 ans. Il s'agit :<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 11.0pt;"><b><span style="font-size: 14.0pt;">1. du Pôle national économique et financier ;<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 11.0pt;"><b><span style="font-size: 14.0pt;">2. du Pôle judiciaire de lutte contre la cybercriminalité ;<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 11.0pt;"><b><span style="font-size: 14.0pt;">3. du Parquet spécialisé du Pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée, séparé du Tribunal de grande instance de la Commune VI du district de Bamako ;<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 11.0pt;"><b><span style="font-size: 14.0pt;">4.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>de la Cour administrative d'appel de Bamako ;<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 11.0pt;"><b><span style="font-size: 14.0pt;">5. de la direction nationale des droits de l'Homme ;<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 11.0pt;"><b><span style="font-size: 14.0pt;">6. <span style="letter-spacing: -1.75pt;">de l'Agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisis ou confisqués ;</span><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 11.0pt;"><b><span style="font-size: 14.0pt;">7. de l'Ecole nationale de l'administration pénitentiaire et de l'éducation surveillée.</span></b><span style="font-size: 14.0pt;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 11.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">Le recrutement sur le mérite et dépourvu de toutes autres considérations en seulement trois (3) années de 316 auditeurs de justice, 240 greffiers en chef et 125 fonctionnaires de l'administration pénitentiaire et de l'éducation surveillée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 11.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">Il faut également citer :<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 11.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">- la création de la première ligne verte gratuite, 36111, <b>"Binkani Kunafoni"</b> qui a enregistré en 2024 plus de 450 appels et a permis de mettre fin à certains abus et errements constatés ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 11.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">- l'affichage des frais de justice aux portillons des juridictions afin de mettre fin aux abus et autres dénonciations pour plus transparence ;<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 11.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">- l'institution de la production et de la remise des rapports annuels d'activités de toutes les structures et des rapports annuels de performance des juridictions pour donner corps à la reddition de comptes et la culture du résultat ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 11.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">- la distribution des recueils des circulaires à tous magistrats ; <o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 11.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">- la systématisation des inspections de services judiciaires : il y a eu, en termes de vérification de conformité et de gestion, 39 structures, 18 juridictions et 21 maisons d'arrêt et pénitenciers agricoles contrôlés, 10 missions de faits signalés, rien qu'en 2024. <o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 11.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">Dans le domaine de la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière, plus de 400 milliards de F CFA recouvrés, régularisés, payés en caution ou en dommages-intérêts, comme indiqué par le garde des Sceaux à la clôture de la 3e édition de la Semaine de la justice. Beaucoup de dossiers importants sont en cours d'enquêtes, d'instruction et de jugement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 11.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">Sur un plan général, les sessions d'assises se tiennent régulièrement avec des centaines de dossiers criminels jugés à Kayes, Bamako et Mopti. Les autres juridictions aussi fonctionnent régulièrement et des milliers de dossiers sont instruits et jugés à la satisfaction de la grande majorité des justiciables, des acteurs judiciaires et des observateurs honnêtes. S'il y a quelques ratés, comme il peut en exister dans toute œuvre humaine, cela ne doit pas noyer le magnifique travail qui se fait au quotidien et les résultats remarquables atteints. Ce n'est pas parce qu'on a perdu un procès, que cinq dossiers sur cent ont été mal jugés ou semblent seulement avoir été mal jugés par exemple, qu'on doit jeter l'opprobre sur toute l'institution judiciaire qui travaille dans des conditions difficiles pour s'acquitter de son devoir.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 11.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt;"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>A titre d'illustration, nous avons un ratio de 1 magistrat pour plus de 40 000 habitants dans un contexte où les affaires croissent avec la démographie et l'urbanisation, entre autres, alors que la norme internationale est de 1 magistrat pour 10 000 habitants. <o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 11.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">Les performances réalisées par notre Justice ces dernières années, sont inédites. Nous avons vu sans exception toutes les catégories, toutes les couches sociales aller en prison, des condamnations exemplaires prononcées, d'importants montants payés comme amendes, cautions ou remboursement, mettant un terme à l'impunité !<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 11.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">Ces différentes actions,<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>combinées à bien d'autres qu'il serait fastidieux d'énumérer ici, ont fini par convaincre les citoyens du changement positif de la Justice et permis d'atteindre aujourd'hui le taux historique de 72 %<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>jamais réalisé dans les annales de la Justice de notre pays.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 11.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">A la suite de Galilée, guillotiné après avoir annoncé que la terre tourne, Copernic renchérissait <b>"Et pourtant elle tourne !".</b> On peut également dire <b>"Et pourtant la justice malienne a aujourd'hui un taux d'opinion favorable de 72 % !"</b>. Pour dire qu'une bonne partie de l'opinion partage ce sondage responsable réalisé à partir d'un échantillon de 2055 personnes de 18 ans et plus reparties entre le district de Bamako et 9 capitales régionales du Mali. <o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 11.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">Un sondage n'a nullement besoin d'interroger 20 millions de maliens de la même manière qu'on n'a pas besoin de réunir tout Rome sur l'Agora.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; mso-line-height-alt: 11.0pt;"><span style="font-size: 14.0pt;">Tout sondage est fondé sur un échantillon représentatif qui est un impératif et une règle élémentaire en matière d'enquêtes d'opinion. Bravo à M<span style="letter-spacing: -.75pt;">alimètre pour l'objectivité et la révélation d'une opinion générale partagée par la majorité des Maliens sur le changement positif de la justice. </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;">                               </span>El Hadj A.B.H<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><b><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dr.  Boubacar Sidiki Diarrah, secrétariat général du  ministère de la justice et des droits de l’homme : Les devoirs du haut magistrat</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/dr-boubacar-sidiki-diarrah-secretariat-general-du-ministere-de-la-justice-et-des-droits-de-lhomme-les-devoirs-du-haut-magistrat-3104125.html</link>
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<description><![CDATA[ Au cours d&#039;un reportage, nous avons été littéralement subjugué par l&#039;éloquence et la maitrise de son sujet par le secrétaire général du ministère de la Justice et des Droits de l&#039;Homme, Dr. Boubacar Sidiki Diarrah. Focus sur un magistrat hors pair, d&#039;une grande densité intellectuelle. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 26 Apr 2025 01:16:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; text-indent: 0cm; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt;">Magistrat de grade exceptionnel, l'actuel Secrétaire général du ministère de la Justice et des Droits de l'Homme du Mali, Boubacar Sidiki Diarrah est titulaire d'un doctorat d'état en droit privé obtenu à l'Université Cheick Anta Diop de Dakar (Sénégal). Il est sortie major de sa promotion au cycle du DEA <b>"droit des affaires". </b>Avant le poste de secrétaire général du ministère en charge de la Justice, il a occupé des hautes fonctions sur le plan national et international. <o:p></o:p></span></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202504/image_870x_680b6e5eae00b.jpg" alt=""></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; text-indent: 14.4pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt;">Il a été pendant longtemps directeur des affaires juridiques, directeur de la documentation et directeur de la communication de la prestigieuse Organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires (Ohada) qui compte 17 pays, suite à un appel international de candidature, avec résidence à Yaoundé (Cameroun) et rang de diplomate. Il a été successivement magistrat du Pôle économique et financier de Bamako, chargé de la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière avec rang de contrôleur d'Etat, substitut du procureur de la République près le Tribunal d'instance de la Commune III du district de Bamako, conseiller technique de plusieurs ministres de la Justice, chargé du droit des affaires, du droit civil et social.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt;">Dr. Diarrah a aussi occupé la fonction du président de la Commission nationale Ohada (CNO). Par ailleurs, il a été membre et chef du service des affaires juridiques et judiciaires de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), chargée de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme au Mali. Il est expert gouvernemental de la Convention des Nations unies contre la corruption.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; line-height: normal;"><b><span style="font-size: 14.0pt;">Enseignant émérite</span></b><span style="font-size: 14.0pt;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt;">En outre, il a été membre du Conseil présidentiel pour l'investissement, président de la Commission de relecture du code de procédure civile, commerciale et sociale, membre de la Commission de rédaction du code des personnes et de la famille. Il a été secrétaire aux conflits, secrétaire adjoint à l'organisation et secrétaire général adjoint du Syndicat autonome de la magistrature (Sam).<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt;">Notre élite du jour a été tour à tour enseignant à l'Ecole régionale supérieure de la magistrature (Ersuma) de Porto Novo (Bénin), des 17 Etats de l'Ohada, enseignant à l'Ecole nationale d'administration du Mali (ENA), enseignant à l'Université de Bamako/Faculté des sciences juridiques et politiques (FSJP), maître de conférence à l'Institut national de formation judiciaire (INFJ) <b>"Me Demba Diallo"</b> du Mali, enseignant à l'Institut de sciences politiques de relations internationales et communications (Ispric), enseignant à l'Université Alfred Garçon de Bamako, enseignant à l'Ecole nationale de la police du Mali (ENP), formateur à l'Ecole de la gendarmerie du Mali, animateur au conseil d'administration de l'Ecole régionale supérieure de la magistrature et membre du comité scientifique de la revue de l'Ersuma ; parrain de la promotion droit privé général 2012 de l'Ispric qui porte son nom : <b>"Promotion Dr. Boubacar Sidiki Diarrah".</b><o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt;">Il est arbitre conciliateur au Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (Cirdi) à Washington et arbitre conciliateur à la China International Economic and Trade Arbitrator Commission (Cietac) à Pékin (Chine). <o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt;">Il a également été président des comités de conciliation du Projet d'amélioration du climat des investissements de la Banque mondiale dans les pays membres de l'Ohada (Paci), directeur du projet Investment Climate Facility for Africa (ICF-Africa) à Yaoundé (Cameroun), membre suppléant du C<span style="letter-spacing: -.75pt;">onseil des gouverneurs de la facilité africaine de soutien juridique de la Banque africaine de développement (Bad) à Abidjan (Côte d'Ivoire), personne-ressource du Projet d'appui à la croissance (Pac) de la Banque mondiale au Mali, président de la commission d'organisation du Cinquantenaire de la justice, rapporteur </span>général du Forum national sur la justice, membr<span style="letter-spacing: -.75pt;">e du jury de recrutement des juges de la Cour commune de justice et d'arbitrage (CCJA) des 17 Etats de l'Ohada, expert i</span><span style="letter-spacing: -1.75pt;">nvité du conseil d'administration de l'Ecole régionale supérieure de la magistrature à Porto Novo (Bé</span>nin).<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; line-height: normal;"><b><span style="font-size: 14.0pt;">Certificat de mérite de l'Ohada<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt;">Il a animé la leçon inaugurale de la rentrée 2025-2027 des 116 auditeurs de justice et des 120 greffiers en chef sur le thème : <b><i>"La mutation de la justice malienne dans un monde en mouvement".</i></b><o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt;">Dr. Diarrah a été expert invité de plusieurs universités en Afrique, en Europe et en Asie notamment : George Washington University, Institute of Law, Washington (Etats-Unis), Pennsylvanie University (Etats-Unis), China University of Political Science and Law, Beijing (Chine).<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt;"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Il est auteur de plusieurs articles en matière juridique notamment publiés en Afrique, en Europe et en Amérique du Nord.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt;">Le secrétaire général du ministère de la Justice et des Droits de l'Homme est auréolé de la distinction officielle de Statut du pèlerin de Gorée (Sénégal), il est chevalier de l'Ordre national du Mali. <o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt;">Il est titulaire d'un certificat de mérite de l'Ohada et d'une attestation de reconnaissance de la Banque mondiale (Doing Business), Washington (Etats-Unis). <o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt;">L'homme est réputé travailleur acharné, intègre et très rigoureux, mais surtout très humble. Bref, les devoirs du haut magistrat incarné.<o:p></o:p></span></p>
<p class="AAAE-TEXTE" align="left" style="text-align: left; line-height: normal;"><b><span style="font-size: 14.0pt;"><span style="mso-spacerun: yes;">                </span>Boubacar Païtao<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'; font-variant: small-caps; text-transform: uppercase; letter-spacing: -.75pt;"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mamadou Traoré, dit &amp;apos;Le Roi&amp;apos;, en prison avant son procès !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mamadou-traore-dit-le-roi-en-prison-avant-son-proces-3104150.html</link>
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<description><![CDATA[ Le leader politique Mamadou Traoré, surnommé &quot;Le Roi&quot; et président du parti &quot;Alternative pour le Mali&quot;, a été placé en détention provisoire ce vendredi 25 avril 2025. Cette décision fait suite à son audition par une unité spécialisée dans les affaires cybernétiques. Son procès est fixé au 12 juin 2025. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 25 Apr 2025 17:59:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="ds-markdown-paragraph">Son arrestation a eu lieu la veille, jeudi 24 avril 2025, vers midi. Des agents en civil ont fait irruption à son domicile, situé à Baco-Djicoroni ACI (Commune V, Bamako), munis d’une convocation du Pôle judiciaire de lutte contre la cybercriminalité.</p>
<p class="ds-markdown-paragraph"><span>L’homme politique a été interpellé à la suite d’une interview accordée. L’élément diffusé sur les réseaux sociaux porte sur les « rumeurs de dissolution des partis politiques ».</span></p>
<p class="ds-markdown-paragraph"></p>
<p class="ds-markdown-paragraph"><strong>À suivre…</strong></p>
<div class="post-text mt-4">
<p class="MsoNormal"><strong><span>La rédaction de Maliweb.net</span></strong></p>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : l’homme politique Mamadou Traoré dit « Le Roi » interpellé par la justice</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-lhomme-politique-mamadou-traore-dit-le-roi-interpelle-par-la-justice-3104095.html</link>
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<description><![CDATA[ Le président du Parti Alternative pour le Mali, Mamadou Traoré dit « Le Roi », a été interpellé, ce jeudi 24 avril 2025 par des agents de police. Dans un communiqué, la plateforme Nouvel Espoir « Jigiya Kura », dont son parti est membre, affirme que l’interpellation de « Le Roi » a été faite sur instruction du procureur de lutte contre la cybercriminalité. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 24 Apr 2025 20:00:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-fareast-language: FR;">La justice n’a pas encore communiqué sur le motif de l’interpellation de Mamadou Traoré. Selon plusieurs sources, l’homme politique a été interpellé à la suite d’une interview accordée 48 heures plus tôt. L’élément diffusé sur les réseaux sociaux porte sur les « rumeurs de dissolution des partis politiques ».</span><span style="font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-language: FR;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-fareast-language: FR;"> </span><span style="font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-language: FR;"><o:p></o:p></span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-fareast-language: FR;">Mamadou Traoré met en cause la crédibilité du référendum ayant abouti à l’adoption d’une nouvelle Constitution. Il invite le président de la Transition à se démarquer de l’armée pour affronter les hommes politiques sur le terrain politique.</span><span style="font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-language: FR;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-fareast-language: FR;"> </span><span style="font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-language: FR;"><o:p></o:p></span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-fareast-language: FR;">Dans son communiqué, la plateforme Nouvel Espoir Jigiya Kura offre « tout son soutien au camarade Mamadou Traoré, Le Roi ». Ce dernier faisait partie des 11 leaders politiques arrêtés et détenus pendant plusieurs mois suite à la suspension des activités politiques.</span><span style="font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-language: FR;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-fareast-language: FR;"> </span><span style="font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-language: FR;"><o:p></o:p></span><b><span style="font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; mso-fareast-language: FR;">Mamadou TOGOLA</span></b><span style="font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-language: FR;"><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Justice Internationale :  Ce qu’il faut savoir de la demande de libération anticipée d’Al Hassan à la CPI  dont l’État du Mali s’oppose et ….</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/justice-internationale-ce-quil-faut-savoir-de-la-demande-de-liberation-anticipee-dal-hassan-a-la-cpi-dont-letat-du-mali-soppose-et-3103825.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 23 Apr 2025 12:35:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le 12 mars 2025 une requête a «été faite par la défense d’Al Hassan Ag Abdoul Aziz Ag Mohamed Ag Mahmoud en vue de la réduction de sa peine dont il a été déclaré coupable de huit chefs de crimes contre l'humanité et crimes de guerre par jugement rendu le 26 juin 2024 de la Chambre de première instance  et le 20 novembre 2024, il fut condamné par le même tribunal à 10 ans d'emprisonnement avec déduction du temps de la détention estimé aux deux tiers de la peine prononcée.

Dans les normes juridiques Al Hassan après avoir purgé les deux tiers de sa peine, il a déjà le devoir de faire une demande de sa libération anticipée, il reste à savoir si cette demande sera acceptée par les juges de la CPI. En effet, il a fait la demande de sa libération anticipée car dans ses calculs, il décida d’abandonner  en appel  sa condamnation à 10 ans de prison car il savait déjà qu’avec les deux tiers, il peut demander une libération anticipée. Alors s’il allait en appel et qu’il était condamné pour violence sexuelle, esclavage sexuelle et  mariage forcé, il aurait pu prendre plus que 10 ans, c’est la raison pour laquelle il a abandonné son appel et demander une libération anticipée en vertu du Statut de Rome.

À la suite de requête de réduction de la peine dans l'affaire Le Procureur de la CPI C/AL HASSA AG ABDOUL AZIZ AG MOHAMED AG MAHAMOUD 5 ICC-01/12-01/18), trois juges de la chambre d’Appel ont été nommé (Mme la Juge Luz del Carmen Ibáñez Carranza, Juge président M. le juge Gocha Lordkipanidze et M. le juge Erdenebalsuren Damdin. `

Dans le cadre de l’examen de la question d’une réduction de la peine d’Al Hassan Ag Abdoul Aziz Ag Mohamed Ag Mahmoud (« Al Hassan ») en application de l’article 110 du Statut de Rome (« le Statut »), le 20 mars 2025 les trois juges de la Chambre d’Appel de la Cour pénale internationale (« le collège de juges ») ont ordonné au Greffier qui déposera des observations sur les critères exposés aux dispositions a) à e) de la règle 223 du Règlement au plus tard le 3 avril 2025. Au besoin, il consultera au sujet de ces critères tout État disposant d’informations qui pourraient être pertinentes. La République du Mali, pour autant qu’elle dispose d’informations pertinentes, a été  invitée à présenter des observations écrites au sujet des critères exposés aux dispositions b) à d) de la règle 223 du Règlement au plus tard le 3 avril 2025, conformément à la norme 33-1-d du Règlement de la Cour. Ces observations écrites ne devront pas compter plus de 10 pages et seront conformes aux dispositions de la norme 36 du Règlement de la Cour. Les parties et les représentants légaux des victimes, eux aussi ont été invités à présenter des. Observations écrites ne comptant pas plus de 15 pages, conformes aux dispositions de la norme 36 du Règlement de la Cour, au plus tard le 11 avril 2025, conformément à la norme 33-1-d du Règlement de la Cour. Ces observations écrites pourront porter sur : a) Les critères applicables à l’examen de la question d’une réduction de peine énoncés aux paragraphes a) à c) de l’article 110-4 du Statut et aux dispositions a) à e) de la règle 223 du Règlement, b) Les observations du Greffier et de la République du Mali, le cas échéant, c) La question de savoir s’il est nécessaire ou non de tenir une audience en application de la règle 224-1 du Règlement.

En précisant que si les parties ou les représentants légaux des victimes ont besoin de plus de temps pour préparer leurs observations, ils peuvent demander une modification du délai prévu à la norme 35 du Règlement de la Cour.

<strong>L’État du Mali </strong><strong>devrait rejeter la demande de réduction de peine, comme non fondée</strong>

C'est suite à cette décision d’Ordonnance portant calendrier relative à l’examen de la question d’une réduction de la peine d’Al Hassan Ag Abdoul Aziz Ag Mohamed Ag Mahmoud que l'État du Mali a transmis ses observations écrites le  14 avril 2025 à travers  le Ministère de la Justice et des Droits de l'Homme.

Selon l’analyse juridique du Mali, la réduction de peine est une mesure qui dispense la personne détenue d'effectuer une partie de la peine de prison à laquelle elle a été condamnée et qui lui permet de retrouver la liberté avant le terme de sa condamnation. Cette réduction est prévue par les dispositions de l'Article 110-4-a du Statut de Rome et la Règle 223 et 224 du Règlement de procédure et de preuve de la Cour Pénale Internationale. Les observations sollicitées ici par les juges désignés portent sur la recevabilité de la demande de réduction (1) et sur le bien-fondé de cette réduction de peine.

Sur la recevabilité de la question de la réduction de peine, le Mali dira que l’action est dite recevable lorsqu'elle remplit les conditions nécessaires pour qu'elle soit reçue par le juge et examinée dans ses moyens et conclusions…Ajout ‘il qu’en l'espèce, le nombre élevé de victimes commande que les juges s'assurent que toutes les victimes, mais toutes, aient été impliquées dans cette procédure d'examen de la peine. Toute chose qui parait difficile aux regards du nombre de victime et des délais trop courts accordés aux représentants des victimes pour présenter les observations. Ce délai ne permet pas aux représentants légaux de toucher les nombreuses victimes. Les observations contenues dans la demande d'extension de délais des représentants des victimes déposée le 20 Mars 2025, conduit à la conclusion suivante : L'État du Mali doit invoquer l'irrecevabilité de l'examen de la réduction de peine tant que l'ensemble des victimes et leurs représentants n'ont pas été consultés dans la mesure du possible.

Sur le bien-fondé la réduction de peine au profit de Al  Hassane, une analyse des dispositions pertinentes de l'Article 110 du Statut de Rome et la Règle 223 du Règlement de procédure et de preuve, fait ressortir que lorsqu'ils examinent la question de la réduction d'une peine en vertu des paragraphes 3 et 5 de l'article 110, les trois juges de la Chambre d'appel prennent en considération les critères énumérés aux alinéas a) et b) du paragraphe 4 de l'article 110, ainsi que les critères prévus par la règle 223 du Règlement de procédure et de preuve en ses points suivants: Le fait que le comportement de la personne condamnée en détention montre que l’intéressé désavoue son crime;  Les possibilités de resocialisation et de réinsertion réussie de la personne condamnée;  La perspective que la libération anticipée de la personne condamnée ne risque pas d'être une cause d'instabilité sociale significative; Toute action significative entreprise par la personne condamnée en faveur des Victimes et les répercussions que la libération anticipée peut avoir sur les victimes et les membres de leur famille ».

L’État du Mali dira qu’en l'espèce, il n'a été observé en aucun moment que le condamné répond aux critères prévus par la règle 223 du Règlement de procédure et de preuve ci-dessus citée en ses points a), b) et d). En outre, s'agissant du point c) de la règle 223, il apparait que la libération anticipée de AL HASSANE risque d'être une cause d'instabilité sociale significative ; En effet. Jusqu’à ce jour, le Mali connait le terrorisme et les nombreux témoins et complices des faits, pour lesquels, AL HASSANE est condamné, courent toujours. AI. HASSANE n'a en aucun moment permis de mettre fin à ces faits graves qui continuent de semer la mort au Nord, au centre comme au sud du pays, il n'a jamais désavoué les faits. En fin, de nombreuses victimes attendent d'être indemnisées et en aucun moment, il n'a entrepris des actions en faveur des victimes qui peuvent être impactées par cette libération anticipée. Des représailles sont possibles comme le pays en a connu suite à des arrangements en 2013 qui avaient vu des membres de groupes armés libérés ou pour certains les mandats d'arrêt levés et qui sont retournés pour s'attaquer à des témoins et victimes. Le contexte donne ne milite point pour une réduction de cette modique peine.

Pour le Mali, AI HASSANE a été déclaré coupable de faits graves de crimes contre l'humanité et crimes de guerre, la peine de 10 ans apparait comme dérisoire au regard des peines prévues par le Code Pénal au Mali pour les mêmes faits. En effet, les dispositions du titre I du livre III du Code Pénal au Mali relatives aux crimes internationaux prévoient à l'Articles314-1: «Tous les crimes prévus dans le présent titre sont punis de mort. Ils sont imprescriptibles et ne peuvent faire l'objet d'amnistie ou de grâce. De même, toute peine prononcée en répression de ces crimes est imprescriptible et ne peut faire l'objet d'aucune amnistie ou de grâce ». Ainsi, il est impensable qu'avec seulement 10 ans, AL HASSANE puisse encore bénéficier de réduction de peine, la loi malienne étant assez sévère en la matière.

En conclusion, l’État du Mali dira qu’il est donc évident que pour mieux lutter contre l'impunité des crimes internationaux, la peine aussi faible puisse être purgée sans réduction. Ceci est important pour les criminels encore à l'œuvre, mais aussi rassure les victimes. Pour cela le Gouvernement du Mali donne son avis à l'irrecevabilité de la demande de réduction tant que l'ensemble des victimes n'a pas été consulté conformément à la règle 224 du Règlement de procédure et de preuve ; Si les juges passaient outre, cette exception d'irrecevabilité, le Gouvernement du Mali devrait solliciter le rejet de la demande de réduction de peine, comme non fondée et enfin dans tous les cas, le Gouvernement du Mali ne doit pas donner un avis favorable à la réduction de peine soumise à l'appréciation des juges.

<strong>Que dit  l'article 110 du statut de Rome</strong>

Article 110/ Examen par la Cour de la question d'une réduction de peine
<ol>
 	<li>L'État chargé de l'exécution ne peut libérer la personne détenue avant la fin de la peine prononcée par la Cour.</li>
 	<li>La Cour a seulement le droit de décider d'une réduction de peine. Elle se prononce après avoir entendu le condamné.55</li>
 	<li>Lorsque la personne a purgé les deux tiers de sa peine ou accompli 25 années d'emprisonnement dans le cas d'une condamnation à perpétuité, la Cour réexamine la peine pour déterminer s'il y a lieu de la réduire. Elle ne procède pas à ce réexamen avant ce terme.</li>
 	<li>Lors du réexamen prévu au paragraphe 3, la Cour peut réduire la peine si elle constate qu'une ou plusieurs des conditions suivantes sont réalisées :</li>
 	<li>a) La personne a, dès le début et de façon continue, manifesté sa volonté de coopérer avec la Cour dans les enquêtes et poursuites de celle-ci ;</li>
 	<li>b) La personne a facilité spontanément l'exécution des décisions et ordonnances de la Cour dans d'autres cas, en particulier en l'aidant à localiser des avoirs faisant l'objet de décisions ordonnant leur confiscation, le versement d'une amende ou une réparation et pouvant être employés au profit des victimes ; ou</li>
 	<li>c) D'autres facteurs prévus dans le Règlement de procédure et de preuve attestent un changement de circonstances manifeste aux conséquences appréciables de nature à justifier la réduction de la peine.</li>
 	<li>Si, lors du réexamen prévu au paragraphe 3, la Cour détermine qu'il n'y a pas lieu de réduire la peine, elle réexamine par la suite la question de la réduction de peine aux intervalles prévus dans le Règlement de procédure et de preuve et en appliquant les critères qui y sont énoncés.''</li>
</ol>
&nbsp;

<strong>Bokoum Abdoul Momini/maliweb.net</strong>

<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/04/Lettre-TPI-Liber.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3103827" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/04/Lettre-TPI-Liber.jpg" alt="" width="631" height="1189" /></a>

<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/04/lettre-TPI.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3103828" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/04/lettre-TPI.jpg" alt="" width="654" height="729" /></a>

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</item>

<item>
<title>Bonne gouvernance publique :  Un modèle nommé Moussa Kissima Traoré</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/bonne-gouvernance-publique-un-modele-nomme-moussa-kissima-traore-3103818.html</link>
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<pubDate>Tue, 22 Apr 2025 17:26:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Infos Soir</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des sceaux, Mamoudou Kassogué, a eu un destin heureux en voyant nommé chez lui MONSIEUR Moussa Kissima Traoré comme Directeur des Finances et du Matériel. Ce dernier n’a pas mis du temps à prouver ses qualités de bon gestionnaire des fonds publics, comme l’assistance a pu le découvrir le 20 mai 2024 et le 20 mars 2025 à l’occasion des cérémonies de remise au premier responsable du département des Rapports annuels 2024, et 2025 portant sur les activités réalisées par l’ensemble des services du ministère en charge de la Justice. Nous portons à la connaissance de l’opinion publique que la DFM a reverser au trésor le montant d’environ 265 millions de F CFA au terme de l’exercice budgétaire 2023, gage d’une bonne gouvernance publique, à imiter, à copier, à importer, à prendre pour modèle. Moussa avait reçu les félicitations de sa hiérarchie puisque c’était la toute première fois de voir un tel acte de la part d’un DFM.</strong>

C’est de la lapalissade que de dire que le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des sceaux, Mamoudou Kassogué, est, sans conteste, le meilleur membre du gouvernement en activité au triple plan des réformes sectorielles, des activités menées, et de la bonne gouvernance. L’homme parle peu, privilégiant l’efficacité dans la discrétion. Son secret ? C’est le choix des ressources humaines. Dans tous les services et structures relevant de son département, il a placé les hommes qu’il faut, répondant aux critères élémentaires mais déterminants de la compétence et de l’amour du travail.

Parmi ces ouvriers en or massif du ministre Kassogué figure Moussa Kissima Traoré que la providence lui a envoyé un mercredi 11 janvier 2023 via le ministre de l’Economie et des Finances (Conseil des ministres) comme Directeur des Finances et du Matériel.

La mayonnaise a vite pris entre les deux hommes, le premier (Kassogué) étant connu pour sa rigueur et son goût du travail bien fait, et le second (Traoré) répondant au profil parfait du vrai Inspecteur des Finances rompu à l’excellence. La somme donne une gouvernance conforme aux normes requises.

Au bout d’un seul exercice (en 2023), le duo a fait ses preuves et fourni des résultats, fort, appréciables. Ces chiffres ont été rendus publics à l’occasion de la cérémonie de remise, au Garde des sceaux, des Rapports annuels 2022 et 2023 portant sur les activités réalisées par l’ensemble des services du département dans les locaux du ministère de la Justice et des Droits de l’homme.

Au cours de cette journée-là, le Directeur des Finances et du Matériel, Moussa Kissima Traoré a présenté le bilan de l’exercice 2023. Ce bilan indiquait que le budget de l’ensemble des structures, tant au niveau central que régional du département de la Justice et des Droits de l’Homme, au titre de l’année 2023, se chiffre à 39.933.642.000 FCFA dans lequel 19.388.635.000 FCFA sont gérés par la Direction des Finances et du Matériel.

Ensuite, le taux d’exécution du budget de la portion centrale de l’année 2023, en termes d’engagement (Crédits engagés/crédits notifiés x 100) était de 91,45% et 93,19% en termes de liquidation (Mandats de paiement effectués/crédits engagés x 100). D’où la prise en charge des salaires, principalement.

Aussi, il y avait la réalisation des activités suivantes :

Pour le programme 1.009 : Administration générale, coordination et contrôle : l’acquisition des fournitures et mobiliers de bureau, des matériels et consommables informatiques pour le fonctionnement des structures du programme ; l’achat du carburant pour les structures du programme pour les réalisations des missions obligatoires.

Sur la situation de passation des marchés, sur un total de 190 marchés programmés, la DFM a pu exécuter 144 pour un taux de 75,78%.

La non-exécution de l’ensemble des marchés programmés était consécutive à la non ouverture de l’intégralité des crédits budgétaires inscrits au titre de l’année 2023.

Aussi, la DFM a affecté 620 matériels de mobiliers de bureau, à savoir : motos, armoires, salons, climatiseurs, réfrigérateurs, ordinateurs, imprimantes, etc., dont 177 pour les services centraux et 443 pour les juridictions, soit un taux de 71,45%.

<em>En 2024, bis repetita. Tout est géré avec professionnalisme et dans les règles de l’art. Les résultats sont éloquents. </em>

<em>La Direction des Finances et du Matériel, sous le leadership de Moussa Kissima Traoré s’est mise au four et au moulin au quotidien pour le bon fonctionnement du service afin de respecter toutes les procédures de passation des marchés. </em>

<em>Le 20 mars 2025 lors de la remise du rapport annuel d’activités 2024 au ministre Mamoudou Kassogué, le secrétaire général, Dr. Boubacar Sidiki Diarrah, était fier des résultats enregistrés dans tous les domaines avec mention spéciale à la Direction des Finances et du Matériel. </em>

<em>Ainsi, dans le cadre des dotations en moyens de travail, il ressort que </em>20 987 matériels et mobiliers de bureaux ont été acquis dont 2344 pour les services centraux et les juridictions de Bamako et 643 pour les services de l'intérieur du pays. Toutes les procédures ont été respectées concernant l’achat de ces équipements.

Aujourd’hui, les travaux de construction de la Maison justice de Mopti avancent à grand pas.

Le ministre Kassogué se dit fier de la construction de la Maison des avocats, œuvre de Moussa.

D’un coût de près d’un milliard F CFA, la Maison des avocats a été officiellement inaugurée, le 26 décembre 2024 par le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta. C’était en marge de la rentrée solennelle des cours et tribunaux.

Ce bâtiment R+1, situé à Banankabougou, permet désormais au Conseil de l’ordre des avocats d’accomplir efficacement ses missions au service des justiciables et au Barreau malien d’accueillir d’ampleur au plan national et international. Il est composé de bureaux, d’une salle des banquets, d’une salle d’audience, de salles de réunions et bien d’autres espaces confortables comme des salles informatiques, des cafétérias et des parkings.

Les perspectives pour l'année 2025 se veulent également très ambitieuses et se résument notamment ainsi qu'il suit : le nouveau programme décennal de la justice 2025-2034 en cours de finalisation ; le logiciel de gestion des dossiers judiciaires donnant corps à la dématérialisation des procédures judiciaires, en cours de finalisation ; l'informatisation du Registre du commerce et du crédit mobilier et du fichier national, en cours de finalisation ; l'informatisation du casier judiciaire, en cours de finalisation ; la création de l'imprimerie de la justice pour mettre définitivement fin à la fabrication des sceaux de l'Etat au coin des rues ou la falsification des cachets des autorités publiques ; la création de la direction de la justice pour enfants, en cours de finalisation ; la création de la Médaille de mérite de la justice ; l'institution du prix de l'intégrité judiciaire « Daniel Amagoin Tessougué »<strong> </strong>; l'initiation de l'avant-projet modifié de code de procédure civile, commerciale et sociale, en cours de finalisation ; la transformation des directions nationales de la justice en directions générales (Dnapes, Dnaj, Dnajs); en cours de finalisation pour la Dnapes ; l'adoption de la politique nationale pénitentiaire et de l'éducation surveillée et son plan d'actions en cours de finalisation, l'élaboration et adoption de la stratégie sectorielle genre et son plan d'actions du secteur de la justice en cours de finalisation; l'organisation prochaine des états généraux de la justice en cours de préparation; la rencontre des Ministres de la justice de l'AES à Bamako, en cours de préparation.

Avec Moussa Kissima Traoré aux commandes de la DFM, ces perspectives sont, sans doute, à portée de main.

Alors, rendez-vous en 2026 pour le Rapport d’activités 2025.

<strong>Sékou TAMBOURA</strong>

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</item>

<item>
<title>Renouveau de la justice et contrat de confiance avec les justiciables :     Mamoudou Kassogué : le poumon d’acier de la Transition !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/renouveau-de-la-justice-et-contrat-de-confiance-avec-les-justiciables-mamoudou-kassogue-le-poumon-dacier-de-la-transition-3103815.html</link>
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<pubDate>Tue, 22 Apr 2025 17:24:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Infos Soir</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ecrire que ces quatre dernières années, la justice malienne a connu un net regain de renouveau dans son fonctionnement, avec une indépendance lisible, visible et des conditions de travail tangibles serait réducteur des nombreux acquis du ministre Mamoudou Kassogué à la tête du département en charge de la Justice. En effet, en moins de temps qu’il n’en faut, l’homme a réalisé moult actions et introduit des reformes</strong> <strong>visant à établir les fondations d’un vrai État de droit en s’appuyant sur une bonne administration et une juste répartition de la justice au Mali. Aujourd’hui, les Maliens sont fiers de leur justice, à commencer par le premier Magistrat du pays, le général d’armée Assimi Goïta, président du Conseil supérieur de la magistrature ainsi que le Premier ministre, Chef du gouvernement, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, général de division Abdoulaye Maïga.</strong> <strong>Avec le ministre Kassogué, c’est l’affirmation de l’État de droit au Mali. </strong>

Le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, garde des Sceaux, Mamadou Kassogué, est l’un des véritables maçons de la Transition en cours. C’est lui qui est, visiblement, le socle du « Mali Kura » réclamé par les Maliens et qui sera le produit d’une application rigoureuse de la loi et du respect des droits de l’homme. Kassogué croit en les projets qu’il a initiés et les choix faits.

Du 11 juin 2021, date de sa nomination dans le Gouvernement, à nos jours, le ministre Kassogué a conduit des réformes, réalisé des actions, posé des actes et pris des décisions courageuses qui ont révolutionné la Justice au Mali. Tout ceci, pour rendre la justice malienne crédible auprès des justiciables, pour un contrat de confiance entre les deux entités.

<strong>Vaste chantier de réformes</strong> <strong>pour combattre la corruption…</strong>

Au nombre des réalisations majeures du ministre Kassogué figure ce vaste chantier de réformes mis en route et qui a abouti à l’avènement de plusieurs structures qui tirent la justice vers le haut. A ce niveau, on mettra l’accent sur la création du Pôle national économique et financier par la loi n°2021-051 du 29 septembre ; la création de l’Agence nationale de Recouvrement et de Gestion des Avoirs Saisis ou Confisqués (ordonnance n°2022-019/PT-RM du 20 septembre 2022) ; la création du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité ; la création du Pôle judiciaire spécialisé en matière de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée; la création de la Direction nationale des Droits de l’Homme ; la création de l’Ecole nationale de l’Administration pénitentiaire.

Toutes ces créations ont pour but de lutter efficacement contre la corruption et la délinquance économique et financière, et contre toutes formes d’impunité. Aussi, de récupérer les biens criminels, renforcer le cadre légal de la protection des droits de l’Homme, combler les lacunes en relation avec la poursuite des déviations de cybercriminalité, renforcer l’accès à la justice et l’assistance juridique, etc.

Comme retombées, ces décisions ont permis de réduire considérablement les tentations. Parce que, désormais, ceux qui pratiquent les actes répréhensibles (corruption, détournements, concussion, népotisme, enrichissement illégal, cybercriminalité) réfléchiront avant de commettre un acte contraire à la loi.

Aujourd’hui, des dossiers comme l’avion présidentiel et les équipements militaires, Securiport, les engrais, EDM-SA, Covid-19, Transrail, Zone aéroportuaire, cybercriminalité et atteinte au crédit de l’Etat, et bien d’autres, sont entre les mains des juges avec des acteurs clés en détention.

Les jugements de certains dossiers ont été faits, avec un impact très positif pour l’économie.  N’oublions pas aussi les mandats d’arrêt internationaux contre des personnalités influentes du pays, contraintes à l’exil mais qui viendront répondre tôt ou tard devant la justice.

<strong>Plus de 550 milliards de contribution à l’économie en 2024</strong>

Le 18 janvier dernier, faisant le bilan de son département au titre de l’année 2024 à l’occasion de la clôture de la 3<sup>ème</sup> Semaine de la Justice, le ministre Kassogué a fourni des informations de taille, de nature à redonner un réel espoir au peuple.

Au plan judiciaire, à la Cour d’appel de Kayes, une session d’assises s’est tenue du 27 mai au 11 juin, avec le bilan suivant : 47 dossiers examinés, 92 accusés, 22 renvois de dossiers, trois condamnations à mort, trois accusés acquittés, 27 personnes condamnées à temps (de 3 ans d’emprisonnement à 20 ans de réclusion criminelle), 8 327 000 000 de F CFA d’amendes prononcées soit un taux d’exécution de 53,19 %.

La Cour d’appel de Bamako a pu organiser deux sessions dont une session ordinaire et une session spéciale.

La session ordinaire, tenue du 29 janvier au 17 avril 2024, a donné comme résultats : 163 affaires enrôlées toutes jugées, 275 accusés, 225 accusés détenus, 50 acquittements, 12 condamnations avec sursis, trois condamnations contradictoires à mort, 87 condamnations à réclusion à temps, 76 condamnations à la peine d’emprisonnement, 14 condamnations à mort par contumace, 14 condamnations avec suris, trois cas d’extinction de l’action publique, 111 350 000 F CFA d’amendes prononcées, 940 143 250 F CFA remboursements ordonnés, 126 623 715 F CFA de dommages et intérêts prononcés, soit un taux d’exécution de 100 %.

Pour la Session spéciale de la Cour d’Assises consacrée aux affaires économiques et financières : 52 affaires inscrites au rôle, 190 accusés dont 16 femmes, 21 accusés détenus dont deux, 11 condamnations à réclusion criminelle à temps, six emprisonnements ferme, 29 emprisonnements avec sursis, 77 acquittements prononcés, 30 condamnations par contumace, 48 d’affaires jugées, un complément d’information, 3 renvois à une prochaine session, 50 252 331 185 F CFA d’amendes prononcées, 498 500 000 F CFA de dommages et intérêts, 111 607 710 528 F CFA de remboursements ordonnés, soit un taux d’exécution de 94,11%.

A la Cour d’appel de Mopti, deux sessions ordinaires dont une consacrée aux mineurs et une session supplémentaire, ont été organisées. Les chiffres : 55 affaires jugées dont 5 pour mineurs ; 75 dont 10 mineurs accusés ; 46 accusés en détention provisoire dont trois pris de corps ; 29 accusés non détenus ou mis en liberté n’ayant pas comparu, ont été jugés par contumace ; plus de 30 millions de F CFA, au titre des condamnations pécuniaires, ont été prononcés, un taux d’exécution des affaires enrôlées de 100%.

Poursuivant ce bilan, le ministre Kassogué révélera qu’au titre de l’impact du Pôle national économique et financier sur le recouvrement, la situation se présente comme suit : dans le dossier EDM-SA, 2 789 596 728 F CFA payés ; dans le secteur des mines, 150 milliards payés sur un total de 325 milliards convenus. Les paiements ont été effectués en marge de la conduite d’une procédure suivant 7 chèques payés au Receveur général du district de Bamako et un jugement homologué et passé en autorité de la chose jugée. Ainsi, les paiements effectués au niveau des centres des impôts des communes II et III en marge des procédures dont une au Parquet (infractions susceptibles de transaction) : 286 479 063 FCFA et 157 586 317 FCFA, soit un total de 444 065 380 FCFA.

Au niveau des Cabinets d’instruction, la situation totale est de 3 599 909 000 F CFA et une inscription de propriété portant sur deux TF et une CHU d’une valeur de 439 750 000 FCFA.

Autre information majeure fournie par le ministre : de plus, certaines pratiques dans les secteurs comme le contrôle financier et les fausses déclarations en transit-douanes ont cessé. Car, les contributions de la justice, de manière directe et indirecte, dépassent les 400 milliards de F CFA, au titre la seule année 2024, sans compter les saisies opérées sur certains biens dont les valeurs estimées dépassent également plus de 150 milliards de FCFA.

<strong>Développement des ressources humaines et de la logistique au service de la performance</strong>

Tout ce travail de titan a été rendu possible grâce à la disponibilité de ressources humaines et matérielles considérables pour le ministère en charge de la Justice.

La mise en œuvre de la Loi d’Orientation et de Programmation de la Justice a ainsi augmenté le budget alloué à la Justice, qui est passé de 0,92% en 2018 à 1,82% en 2023. Cela a favorisé, entre autres, le recrutement de 200 auditeurs de justice en deux ans, 125 surveillants de prison, 120 greffiers en chef; en parallèle à l’amélioration des conditions de vie et de travail du personnel, l’équipement, la construction ou la rénovation de palais de justice et de maisons d’arrêt, la mobilité du personnel, etc.

Au titre de l’année 2024, 100 auditeurs de justice, 120 Greffiers en chef ont été recrutés, portant à 445 le nombre total des agents recrutés, sur les 3 dernières années.

Aussi, avec le recrutement en cours, les effectifs de la justice seront renforcés avec un nombre atteignant 681 agents recrutés, de 2022 à 2025, dont 316 auditeurs de justice, 240 greffiers en chef et 125 fonctionnaires de l’administration pénitentiaire.

Au cours de cette année 2025, on espère sur la consolidation des acquis et la poursuite des réformes majeures pour le plus grand plaisir des justiciables maliens. Ces réformes sont une étape importante dans le renouveau de la justice au Mali. Elles contribuent à lutter contre la corruption et l’impunité, à renforcer l’accès à la justice et à protéger les droits de l’homme.

<strong>Sékou TAMBOURA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Justice :  Issiaka Sidibé et Mamoutou Touré dit Bavieux obtiennent leurs ordonnances de liberté</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/justice-issiaka-sidibe-et-mamoutou-toure-dit-bavieux-obtiennent-leurs-ordonnances-de-liberte-3103797.html</link>
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<pubDate>Tue, 22 Apr 2025 14:11:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Incarcérés «  pour atteinte aux biens publics », l’ancien président de l’Assemblée nationale, Issiaka Sidibé et son ex-Directeur  financier  et de Matériels, Mamoutou Touré  obtiennent  leurs ordonnances de liberté ce mardi. </em></strong>

Un grand pas vers la liberté pour des anciens dignitaires  du régime d’IBK.  L’on apprend de sources concordantes que  le juge d’instruction du cabinet numéro 9 au pôle économique et financier du tribunal de Grande instance de la commune III du district de Bamako a  émis « une ordonnance de  liberté » pour l’ancien président de l’Assemblée nationale, Issiaka Sidibé et  Mamoutou Touré   ex-Directeur  financier  et de Matériels.

Les ordonnances de liberté ont été émises aujourd’hui par la justice.  Une source proche du dossier nous apprend que  l’émission de cette ordonnance ne  signifie pas la liberté  provisoire  pour les deux personnalités  inculpées. Le Parquet pourrait  faire appel à cette  ordonnance.  Il a trois jours  pour faire cet appel aux yeux de la loi.

Depuis Août  2023, les deux personnalités ont été  inculpées avec  <em>« pour atteinte aux biens publics ainsi que pour faux et usages de faux et complicité »</em>.

Ils  sont  inculpés dans le dossier avec  l’ex- secrétaire général de l’Assemblée nationale et du Conseil national de transition (CNT) Modibo Sidibé, un comptable et contrôleur financier de l’institution parlementaire, Demba Traoré, Anfa Kalfa. Un autre poids lourd de l’ex-parti présidentiel, Mamadou Diarrassouba, est  cité dans ce dossier  pour ‘’atteinte aux biens publics. Il était questeur de l’Assemblée nationale entre 2013 et 2020.

<strong> Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Mali s&amp;apos;oppose à la libération anticipée de l&amp;apos;ex&#45;jihadiste Abdoulaziz al&#45;Hassan</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/le-mali-soppose-a-la-liberation-anticipee-de-lex-jihadiste-abdoulaziz-al-hassan-3103687.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 21 Apr 2025 10:20:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La Cour pénale internationale (CPI) est saisie d'une demande de libération anticipée de l'ex-jihadiste malien Abdoulaziz al-Hassan, qui a purgé 7 ans de prison sur une peine de 10 ans pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre. Mais le ministère malien de la Justice s'oppose fermement à cette libération, considérant que les crimes commis par l'ancien membre d'Ansar Dine et d'al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) sont trop graves pour justifier une libération anticipée.</strong>

Abdoulaziz al-Hassan, un ex-jihadiste malien, a été condamné en novembre par la Cour pénale internationale (CPI) à une peine de 10 ans de prison pour des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre commis lors de l'occupation de Tombouctou par son groupe et al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) entre avril 2012 et janvier 2013. Il a déjà purgé 7 ans de sa peine et devrait passer les trois deux années derrière les barreaux.

Le ministère malien de la Justice a spécifié un courrier à la CPI, exprimant son opposition à la libération anticipée de l'ex-jihadiste. Bamako considère que les crimes commis par Abdoulaziz al-Hassan sont trop graves pour justifier une libération anticipée. Le Code pénal malien prévoit même la peine de mort pour les crimes dont il a été reconnu coupable.

Selon les autorités maliennes, le condamné n'a rien fait pour mettre fin au terrorisme qui sévit toujours dans le pays. Des témoins et des complices des faits pour lesquels il a été condamné courant toujours, et le ministère de la Justice craint que sa libération anticipée ne constitue un risque pour la sécurité du pays.

Le courrier rédigé par le ministère malien de la Justice à la CPI souligne également les risques de représailles contre les témoins et les complices des faits. Les autorités maliennes estiment que la libération anticipée de l'ex-jihadiste pourrait encourager d'autres groupes terroristes à commettre des crimes similaires.

La CPI tranchera dans les semaines à venir sur la demande de libération anticipée d'Abdoulaziz al-Hassan. Mais étant donné l'opposition ferme du Mali et l'absence de preuve de sa volonté de se réhabiliter, il est peu probable que sa demande soit acceptée.

Abdoulaziz al-Hassan a commis des crimes odieux lors de l'occupation de Tombouctou par son groupe et al-Qaïda au Maghreb islamique. Sa peine a été confirmée en mars par la CPI, qui a considéré que sa culpabilité était établie.

Alors que la CPI a confirmé sa peine de 10 ans, le gouvernement malien continue de s'opposer à sa libération anticipée, jugeant que sa peine n'est pas suffisamment lourde au regard de ses crimes.

<strong>Source: cheetah.news</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire Yaya Cissé: Fin de 13 ans d&amp;apos;incarcération en Mauritanie</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaire-yaya-cisse-fin-de-13-ans-dincarceration-en-mauritanie-3103319.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 18 Apr 2025 09:02:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Notre compatriote Yaya Cissé, detenu en Mauritanie depuis mars 2012, purgera désormais sa peine au Mali. Le quadragénaire avait été condamné a la peine de mort pour le meurtre d’un Mauritanien</strong>

Ce transfert a abouti grâce à un accord auquel notre pays et la République islamique de Mauritanie sont parvenus dans le cadre de l'application de la Convention générale de coopération en matière de justice signée entre les deux pays.

Cette information a été rendue publique ce jeudi 17 avril 2025 à travers un communiqué du ministère de la Justice et des Droits de l'Homme. «Yaya Cissé, ressortissant malien, a été, à la demande des autorités maliennes, transféré dans un établissement pénitentiaire malien», a précisé le document. Selon le ministère en charge de la Justice, l'aboutissement de ce dossier est le fruit du leadership remarquable et des efforts inlassables du Président de la Transition, le Général d'Armée Assimi Goïta déployés au quotidien en vue de renforcer la coopération entre les deux pays.

Cette affaire avait suscité une grande mobilisation des organisations des Maliens établis à l'extérieur, celles de défense des Droits de l'Homme dont la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH). Un collectif de soutien à Yaya Cissé a été créé. En mars 2024, il avait, dans une lettre ouverte, sollicité l’implication personnelle du président Assimi Goïta pour la réouverture des dossiers. Le transfert du natif de Mopti peut conduire notamment à une amélioration de sa situation en termes de conditions de détention et les liens avec ses proches.

Mohamed DIAWARA]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’obsession   au Pouvoir  absolu en Afrique francophone Pourquoi  personne n&amp;apos;y résiste ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/lobsession-au-pouvoir-absolu-en-afrique-francophone-pourquoi-personne-ny-resiste-3103187.html</link>
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<pubDate>Thu, 17 Apr 2025 01:26:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La question de l’obsession au  Pouvoir absolu en Afrique francophone est celle à laquelle nous avons beaucoup de peine à répondre. En Afrique francophone,  lorsque l'on est à la conquête du  Pouvoir politique,  l’on  se met  logiquement  à l'écoute des  populations auxquelles on promet monts et merveilles.  Mais une fois le Pouvoir acquis, l’on oublie toutes les belles promesses et l’on devient distant  et même  très  distant  du peuple.

C’est un secret de polichinelle,  lors de  la conquête du Pouvoir politique en Afrique francophone,  tous les  candidats   se donnent  la peine de se confondre avec son électorat, hélas  constitué  essentiellement par la populace.  Ils  se mettent  ainsi   à l'écoute des populations  qui lui expriment  leurs problèmes et revendications. A cette période, chaque candidat s’arrange  d’être  disponible  et promet  aux  populations  de résoudre tous problèmes  auxquels  elles font face. Notamment,  les problèmes relatifs à la pauvreté,  au manque : d'emplois,  de soins,  d’écoles  etc.  Ainsi,  le comportement  de  chaque prétendant à la magistrature suprême, crée une certaine   confiance au sein des populations.  Ce qui procure  un  sentiment  de  lendemain meilleur  dans la conscience collective.

Pour davantage convaincre les populations (leur électorat),  chaque prétendant  promet  de  respecter avec rigueur  l’ensemble  des dispositions  de  la Constitution du pays. Notamment,  le respect des délais des mandats présidentiels  définis  par la Constitution. Il  promet le respect de l'exercice  des libertés individuelles et collectives.  Mais, une fois que l’un des candidats  accède à la magistrature suprême,  il  s’attache à faire  autres choses  que celles  qu’il  a promises.

En Afrique francophone,  nous avons  encore du chemin à parcourir.  Car la parole et les promesses d’un Homme Politique, même devenu un Chef d’Etat,  n'ont aucun sens. D’ailleurs, après  les premiers  moments  de sa prise  de  fonction,  ses  premières  décision  consistent   à  restreindre les libertés fondamentales  sous toutes leurs formes.  Le Chef de l’Etat  s’érige en despote qui   interdit toute voix discordante  à la sienne et finit par imposer la pensée unique.  Même  un citoyen  qui tient un discours qui  critique,  dénonce objectivement   ses actions  gouvernementales  en proposant des solutions  est  traité comme un ennemi de son régime.  Il est persécuté  pour finir en prison ou  devient exilé politique.

Hélas, en Afrique francophone,  les Chefs d’Etat, une fois  les rênes  du Pouvoir acquis, deviennent  des tyrans, ils deviennent allergiques aux  voix discordantes, s’accrochent au Pouvoir aux côtés de leurs clans et laudateurs.  Ils décident de s’éterniser au Pouvoir   et font fi des dispositions constitutionnelles qui limitent les mandats présidentiels à deux consécutifs. On assiste ainsi à des tripatouillages constitutionnels   qui ouvrent la voie  à un troisième, quatrième  ou énième  mandat  présidentiel   dans de nombreux pays.   Alors que  le Chef de l’Etat met  aussi  tout en œuvre  afin  d’empêcher la  candidature  de challengers sérieux. C’est notamment le cas dans un pays de l’Afrique de l’Ouest  qui doit aller à la présidentielle cette année.

Des élections sont alors organisées de façon bien taillées sur mesure  où les opposants autorisés à y participer  n'obtiennent que zéro à 5% du suffrage exprimé.

En Afrique,  le goût du pouvoir  absolu  sans fin  n’a fait  que du tort aux populations. Rappelons les cas de :  Paul Biya  au Cameroun qui règne depuis plus de quarante ans et qui incarne désormais le Pouvoir absolu dans son pays ;  Blaise  Comparé  au Burkina Faso qui  avait fait  vingt-huit (28)  ans au pouvoir ; Moussa Traoré au Mali avec  vingt-trois  (23)  ans.  En Côte d’Ivoire,  Dramane Ouattara a tripatouillé  la Loi Fondamentale  afin de s’éterniser au Pouvoir. Mais l’histoire nous a toujours  enseigné qu’un jour  ou l’autre, d’une façon  ou l’autre, l’on perdra le  Pouvoir. Pourquoi ne pas désormais  retenir cette leçon  lorsque l’on accède au Pouvoir en Afrique francophone, afin que les populations connaissent enfin l’alternance au Pouvoir  par la voie des urnes ?

<strong>Monoko Toaly</strong>

<strong>(La Chronique Politique de Monoko)</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Pour incitation à la violence, troubles à l&amp;apos;ordre public, tentative de démoralisation des troupes : L’imam Sekou Sidibé condamné à 2 ans de prison</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/pour-incitation-a-la-violence-troubles-a-lordre-public-tentative-de-demoralisation-des-troupes-limam-sekou-sidibe-condamne-a-2-ans-de-prison-3102901.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 15 Apr 2025 17:39:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Incarcéré depuis le 24 janvier 2025 pour « incitation à la violence, troubles à l'ordre public, tentative de démoralisation des troupes», suite à un mandat de dépôt du Procureur du Pôle de lutte contre la cybercriminalité, l’imam Dr Sekou Sidibé a été définitivement fixé sur son sort le 3 avril dernier. Il a été reconnu coupable des chefs d’inculpation et condamné à 2 ans d’emprisonnement dont un an avec sursis. Il est également condamné au paiement de la somme de 1,5 millions FCFA à verser au compte de la direction générale du contentieux de l'Etat (DGCE), qui s’est constituée partie civile dans le dossier. Ainsi en a décidé le délibéré du tribunal en charge de la lutte contre la cybercriminalité en date du 10 avril, soit une semaine après le jugement de fond.

Pour rappel, la détention de l’imam Sidibé fait suite à la diffusion d’une vidéo filmée lors de son sermon du 17 janvier 2025, dans laquelle il tient des propos virulents à l’encontre des formateurs et de la hiérarchie militaires. Dans ledit sermon, il s’insurge notamment contre la formation des nouvelles recrues pendant le mois de Ramadan puisqu’elle empêche les jeunes musulmans d’observer leur devoir religieux. L’imam Sidibé explique sa démarche par les dénonciations et complaintes venant de militaires anonymes. «Il m’a appelé en larmes pour me dire que sa hiérarchie l’a obligé à raser sa barbe», expliquait en son temps le désormais pensionnaire de Bamako-Coura, en affichant une hostilité ouverte aux Kamites et en appelant ses coreligionnaires à choisir «entre l'imam et le Président de la République, entre l'Etat et l'islam en cas de guerre civile».

<strong>Amidou Keita</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Justice : Le ministre Kassogue accuse Amnesty international</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/justice-le-ministre-kassogue-accuse-amnesty-international-3102900.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 15 Apr 2025 15:38:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Amnesty international va-t-elle trop loin dans son travail ? Il semble que oui, à en croire le ministre de la Justice. C’est ce qui ressort, en tout cas, de l’intervention de Mahamoud Kassogue, à la faveur de sa rencontre avec le nouveau bureau de la Commission Nationale des Droits de l'Homme (CNDH), la semaine dernière. Le Garde des Sceaux en a profité, en effet, pour tancer l’organisation internationale engagée dans la défense des droits humains, en déplorant notamment un harcèlement sur sa personne afin d’obtenir la libération d’une personne jugée et condamnée par «la justice souveraine du Mali». Selon les explications du ministre de la Justice, pas moins de 8000 courriers ont assailli sa boite e-mail pour plaider en faveur de la libération «d’un seul individu» poursuivi, jugé et condamné. Et comme pour aiguiser davantage la curiosité des observateurs avisés, l'identité de cette personne, qui paraît si importante et si chère à Amnesty International, ne sera jamais dévoilée par le ministre tout le long de son intervention. Il a pris sous, en revanche, d’imprimer l’intégralité des courriers en question qu’il a regroupés dans une grosse enveloppe. Qui peut être cette personne si importante et chère à Amnesty international ? Malin qui pourrait le dire. Le ministre Kassogue retient tout simplement une violation de ses droits à lui par Amnesty International, organisation qui «prétend défendre les droits de l’Homme». Le Garde des Sceaux malien en a profité pour associer implicitement la communauté internationale à ses piques. Par des allusions à peine voilées aux organisations de défense des droits de l’Homme en général, il les accuse de passer par des méthodes harcèlement pour atteindre leurs cibles à défaut de pouvoir les contraindre par des pressions financières.

Le ministre Kassogué plaide par ailleurs pour une prise en compte de la dimension culturelle dans les approches et l’évaluation des situations. Si dans certaines sociétés on peut insulter un président de la République, les autorités, ses parents, au nom de la liberté d’expression, les valeurs de la société malienne n’admettent pas de tels comportements, a-t-il expliqué pour justifier certaines infractions prévues et punies par le code pénal. Et d’exhorter les organisations de défense des droits de l’homme à plus de rigueur, d'équilibre et d’objectivité dans leurs démarches. «Soyez objectifs et évitez les conclusions hâtives ou les accusations infondées. Vous avez le devoir de relever les manquements, mais faites-le avec objectivité, courtoisie et respect », a-t-il recommandé. «Peu de pays au monde feraient ce que le Mali est en train de faire pour promouvoir et protéger les droits de l’homme, s’ils étaient confrontés à la même situation», a-t-il plaidé.

&nbsp;

<strong>Amidou Keita</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali / question de droit : Outrage, le code pénal explique. Le code pénal a examiné l’outrage</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-question-de-droit-outrage-le-code-penal-explique-le-code-penal-a-examine-loutrage-3102765.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 14 Apr 2025 16:24:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[L’outrage est constitué par des paroles, gestes, menaces, écrits ou images de toute nature non rendus publics ou l’envoi d’objets portant atteinte à la dignité ou au respect dû à la fonction d’une personne chargée d’une mission de service public ( article 148 du code pénal)

Qui signifie pudeur ?

Sentiment de honte, de gêne qu'une personne éprouve à faire, à envisager des choses de nature sexuelle ; disposition permanente à éprouver un tel sentiment. Chasteté, décence, pudicité ; pudique; contraire impudeur.

Quand parle-t-on d'outrage ? Ce propos ou comportement doit porter atteinte à la dignité en raison de son caractère dégradant ou humiliant, ou créer une situation intimidante, hostile ou offensante, et être commis dans l'une des circonstances suivantes, outrage commis par une personne qui abuse de l'autorité que lui confèrent ses fonctions.

Comment peut-on qualifier un outrage ? Un outrage peut être caractérisé par des paroles, des gestes, des écrits, des menaces ou des images visant à porter atteinte au respect dû à ces fonctions

Quel est le sens du mot outrage ? Offense extrêmement grave, constituant une atteinte à l'honneur, à la dignité ; affront, injure, venger un outrage, action ou parole tout à fait contraire à une règle, à un principe ; atteinte, outrage à la pudeur.

C’est quoi un outrage sexiste ? L'outrage sexiste et sexuel s'exprime par des comportements et ou des propos à connotation sexuelle ou sexiste, qui portent atteinte à la dignité de la personne en raison de son caractère dégradant ou humiliant, et ou créent une situation intimidante, hostile ou offensante.

Quelle est la définition d'un attentat aux mœurs ? Un Acte ou comportement de nature sexuelle contraire à la morale sociale, aux règles communément admises. L’outrage public à la pudeur se réfère à un acte répréhensible dans l'espace public ou une violation du droit à la pudeur, démontrée par une indécence naturelle, telle qu'une exhibition sexuelle, une relation sexuelle ou même une masturbation à la vue d'un public. De telles activités sont souvent illégales. L'attentat à la pudeur, qu'il soit commis avec ou sans violence, implique un acte matériel sur la personne d'autrui (ex: attouchements sexuels). Lorsqu'il est précédé ou accompagné de tortures ou d'actes de barbarie, l'attentat à la pudeur est un crime, passible de la réclusion à perpétuité.

Qu'est-ce que l'outrage public aux mœurs ? On parle uniquement d'outrage public aux bonnes mœurs lorsqu'il s'agit de contenus à caractère extrêmement pornographique ou violent et d'exhibitionnisme.

Quelle est la différence entre outrage et injure ? Une injure est une parole offensante adressée délibérément à une personne dans le but de la blesser moralement, en cherchant à l'atteindre dans son estime de soi, son honneur ou sa dignité. Une insulte, quasi synonyme d'injure, est cependant considérée comme une injure moins grave. Une injure grave est un outrage.

&nbsp;

<strong>            Mohamed SOGODOGO                         <em>     </em>                   </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le ministre malien de la Justice dénonce l’instrumentalisation des Droits humains</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/le-ministre-malien-de-la-justice-denonce-linstrumentalisation-des-droits-humains-3102557.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 13 Apr 2025 09:31:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ouagadougou, 12 avril 2025 (AIB) – Le ministre malien de la Justice, Mahamoudou Kassogué, a dénoncé jeudi à Bamako l’instrumentalisation et la politisation des Droits de l’homme, reprochant à certaines organisations de rester silencieuses face aux massacres de civils tout en condamnant la neutralisation de terroristes armés.</strong>

« La question des Droits de l’homme n’est pas à l’abri de l’instrumentalisation et de la politisation. On tue certains, tout le monde pleure. On tue d’autres : silence radio. On neutralise des terroristes armés, on dit qu’on a tué des civils. On tue des femmes et des enfants, aucune réaction. Pas de condamnation, pas de compassion », a déploré M. Kassogué.

Selon lui, lorsque les bailleurs de fonds de certaines ONG échouent à atteindre un pays sur le plan économique ou diplomatique, ils tentent de le fragiliser par le biais des Droits humains.

S’exprimant lors d’une audience accordée au nouveau bureau de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) du Mali, le ministre a indiqué avoir reçu 8 000 courriels et plusieurs lettres physiques d’Amnesty International, exigeant la libération d’un citoyen condamné par la justice souveraine malienne.

Il a également évoqué des articles accusant l’armée malienne d’avoir massacré une dizaine de personnes, publiés à la veille de son intervention au Conseil des droits de l’homme à Genève, alors que, selon lui, aucune opération militaire n’était en cours dans la zone concernée. « Rien n’est fait de manière anodine », a-t-il commenté.

Par ailleurs, Mahamoudou Kassogué a plaidé pour la prise en compte du relativisme culturel dans l’évaluation des situations.

« Dans certaines sociétés, on peut insulter le président de la République, les autorités, ses parents, au nom de la liberté d’expression. Ce n’est pas le cas dans la société malienne où les valeurs ne permettent pas de tels comportements », a-t-il affirmé.

C’est pourquoi, a-t-il poursuivi, le législateur malien a érigé ces actes en infractions dans le Code pénal. « Mais quand nous appliquons notre propre loi, on dit que nous fermons l’espace public », a-t-il regretté.

Le ministre a appelé les organisations de défense des droits de l’homme à plus de rigueur et d’équilibre dans leurs démarches.

« Soyez objectifs et évitez les conclusions hâtives ou les accusations infondées. Vous avez le devoir de relever les manquements, mais faites-le avec objectivité, courtoisie et respect », a-t-il recommandé.

Il a rappelé qu’aucun pays n’est exempt de violations des droits de l’homme, les différences résidant dans l’ampleur et les domaines concernés.

Enfin, Mahamoudou Kassogué a salué les efforts du Mali dans le respect des droits humains, malgré un contexte sécuritaire difficile.

« Peu de pays au monde feraient ce que le Mali est en train de faire pour promouvoir et protéger les droits de l’homme, s’ils étaient confrontés à la même situation », a-t-il conclu.
Agence d’Information du Burkina
ATA/bz

Source: https://www.aib.media/]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Evacuation Sanitaire de Mme Bouaré Fily Sissoko : Une urgence médicale au cœur des débats</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/evacuation-sanitaire-de-mme-bouare-fily-sissoko-une-urgence-medicale-au-coeur-des-debats-3102490.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 12 Apr 2025 11:20:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Mme Bouaré Fily Sissoko, ancienne ministre de l’Economie et des Finances du Mali, a été évacuée d’urgence ce mardi à l’hôpital du Mali, suscitant une vague de réactions à travers le pays. En détention provisoire depuis août 2021 dans le cadre de l’affaire dite de "l’avion présidentiel et des équipements militaires", son état de santé s’est considérablement détérioré ces dernières semaines, nécessitant une prise en charge médicale immédiate.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>Selon des sources proches du dossier, Mme Bouaré souffre de complications médicales graves qui se sont aggravées en milieu carcéral. Cette situation a conduit à des appels répétés de ses avocats et d’organisations de défense des droits humains pour une évacuation sanitaire. Ces derniers ont mis en garde contre le risque de reproduire le scénario tragique de Soumeylou Boubèye Maïga, ancien Premier ministre décédé en détention après des alertes médicales ignorées.

Ce mardi matin, dans la plus grande discrétion, Mme Bouaré a été transférée de la prison pour femmes de Bollé de Banankabougou à l’Hôpital du Mali, situé à Missabougou, où elle continue de recevoir des soins intensifs.

Cette évacuation intervient dans un contexte judiciaire tendu. Malgré les demandes répétées de mise en liberté provisoire formulées par ses avocats, la Cour suprême a maintenu sa détention, arguant que celle-ci était nécessaire pour la manifestation de la vérité. Cette décision a suscité des débats sur l’équilibre entre la quête de justice et le respect des droits fondamentaux, notamment le droit à des soins médicaux adéquats.

De nombreuses associations de défense des droits humains estiment que cette évacuation est une reconnaissance tardive de la gravité de son état de santé. Pour les avocats de Mme Bouaré Fily Sissoko, ce transfert représente une lueur d’espoir dans un combat judiciaire et médical éprouvant.

Selon certaines sources, la Cour suprême pourrait envisager, dans les jours à venir, une mise en liberté provisoire pour des raisons humanitaires, offrant ainsi une issue temporaire à cette situation critique.

<strong>Ousmane Mahamane </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Point de droit : La procédure pénale doit être équitable, contradictoire et préserver l&amp;apos;équilibre des droits des parties</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/point-de-droit-la-procedure-penale-doit-etre-equitable-contradictoire-et-preserver-lequilibre-des-droits-des-parties-3102419.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/06/Moussa-Guindo.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 12 Apr 2025 01:37:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Elle doit garantir la séparation des autorités chargées de l'action publique et des autorités des jugements. Les personnes se trouvant dans les conditions semblables et poursuivies pour les mêmes infractions doivent être jugées selon les mêmes règles.

Qui sont les acteurs de ces règles ?

Les magistrats

Les auxiliaires de justice.

Les pénitenciers ou garde de prison

Les officiers de police judiciaire

Les agents de police judiciaire

Les fonctionnaires et agents auxquels sont attribuées par la loi certaines fonctions de police judiciaire.

Le magistrat est appelé président ou procureur selon ses attributions. Un auxiliaire de justice est appelés Maitre par exemple les avocats, les notaires, les huissiers commissaires-priseurs...

Le corps magistrat est composé de trois (3) éléments :

- Le juge au siège : est magistrat assis et inamovible c'est-à-dire qu'il ne peut pas recevoir d'affectation sans son consentement, toujours au milieu au moment de procès, il est chargé de dire le droit en rendant des décisions de justice,

Le juge au siège possède un statut qui lui garantit une indépendance renforcée par rapport aux membres du parquet

- Le juge d'instruction : un magistrat chargé des enquêtes détenteur de trois mandats (mandat de dépôt, mandat d'amené et de recherche), il travaille beaucoup avec des ordonnances comme instrument de communication.

- Le procureur de la République (PR) et le procureur général (PG) sont des magistrats debout du parquet ou le ministère public chargés de veiller sur l'application de la loi pénale et l'opportunité de poursuite, il est le patron de l'action publique agissent au nom de l'Etat et de la société.

xxx

<strong>La médiation pénale c'est quoi en droit ?</strong>

a médiation pénale permet de résoudre à l'amiable un litige lié à une infraction de faible gravité. Elle vise à amener l'auteur et la victime à déterminer la réparation du préjudice.

L'auteur s'engage à réparer. C'est le procureur de la République ou les officiers de police judiciaire qu'il désigne, qui peuvent proposer la médiation. La victime doit donner son accord. En cas de désaccord ou si l'accord n'est pas exécuté, le procureur peut reprendre les poursuites en engageant un procès. La médiation pénale est une mesure alternative aux poursuites dans un litige pénal. Elle nécessite que les parties soient d'accord de participer à une négociation. Elle est possible dans le cadre d'un dialogue et dans un contexte apaisé. Elle permet de réparer un dommage subi par une victime ou de résoudre un litige en responsabilisant l'auteur des faits. Elle consiste en un accord amiable entre les parties. Elle évite la tenue d'un procès. Elle simplifie les démarches de la victime et évite à l'auteur de l'infraction un effet négatif sur son entourage. C'est une mesure intermédiaire entre le procès et le classement sans suite.

Le procureur de la République saisi d'une plainte peut faire procéder à une mission de médiation pénale si cette mesure peut permettre : - la réparation du dommage de la victime,

- et de mettre fin au trouble causé par l'infraction,

- ou de contribuer la réinsertion sociale de l'auteur des faits.

Pour que la médiation ait lieu, il faut que l'auteur des faits et la victime soient identifiés et que les faits soient simples, clairement établis, peu graves et reconnus par leur auteur.

La médiation peut viser tant les majeurs que les mineurs.

Elle peut concerner des contraventions et certains délits, à l'exception des atteintes à l'intégrité physique comme par exemple les agressions sexuelles. Elle peut ne pas être possible si l'auteur des faits a déjà été condamné ou s'il y a risque de renouvellement des faits. Ainsi, une médiation pénale peut avoir lieu dans les cas suivants : - Injures, menaces, tapage nocturne, troubles de voisinage.

- Violences légères, vol simple, recel d'objets, dégradation de biens.

- Non-paiement de pension alimentaire et non-présentation d'enfant.

Si les parties sont d'accord sur le principe de la médiation mais qu'aucun accord ne peut être trouvé, ou bien en l'absence d'accord, le médiateur informe le procureur de la République.

Le procureur peut alors décider de poursuivre ou de classer l'affaire sans suite<strong>.</strong>

<strong>Moussa Drissa Guindo (magistrat)</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : Plus de 8 000 mails reçus, le ministre de la Justice « harcelé » par Amnesty International</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-plus-8-000-mails-recus-le-ministre-la-justice-harcele-par-amnesty-international-3102350.html</link>
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<pubDate>Fri, 11 Apr 2025 11:12:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le ministre malien de la Justice Mamoudou Kassogué a déclaré, ce jeudi 10 avril, être victime de « harcèlement » de la part d’Amnesty International. Excédé par les agissements de l’organisation internationale des Droits de l’homme, le ministre a étalé certaines preuves de la « violation » de ses droits humains.</strong>

Un sachet rempli de correspondances reçues de la part d’Amnesty International. Ce n’est pas tout, « j’ai reçu plus de 8 000 mails de la même organisation dite de défense des droits de l’Homme », a indiqué le ministre Kassogué, au cours de la rencontre de prise de contact avec les nouveaux membres de la Commission nationale des Droits de l’Homme au Mali (CNDH).

« Tout ça pour obtenir la libération d’une seule personne poursuivie et condamnée par la justice de son pays », a dénoncé le ministre Kassogué.  « Aujourd’hui, je suis victime de la violation de mes droits humains par la même organisation qui prétend défendre les droits de l’Homme », a-t-il ajouté.

L’ancien procureur du Pôle économique et financier de Bamako réputé «incorruptible » a dénoncé la méthode Amnesty International. Quand elles (les organisations de défense des droits de l’Homme) ne peuvent vous atteindre financièrement, ils passent par d’autres méthodes comme le harcèlement ».

Parlant des violations supposées des droits de l’Homme au Mali, le ministre de la Justice estime qu’il faut prendre en compte le relativisme culturel. Il s’agit, a-t-il dit, de prendre compte le facteur culturel dans l’application des textes. <em>« Si ailleurs, on peut insulter les dirigeants, et les figures tutélaires, ce n’est pas le cas au Mali. Aussi, dans la culture malienne, la liberté d’expression ne permet pas les insultes de pères et mères »,</em> a-t-il expliqué aux membres de la CNDH.

<strong> </strong>

<strong>Mamadou TOGOLA/maliweb.net</strong>

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<title>Mali : Le Procureur  anti &#45;Terrorisme et de  la Criminalité Transnationale ouvre une enquête  sur la destruction d’un drone</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-le-procureur-anti-terrorisme-et-de-la-criminalite-transnationale-ouvre-une-enquete-sur-la-destruction-dun-drone-3102322.html</link>
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<pubDate>Fri, 11 Apr 2025 01:37:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Au Mali, le Procureur de la République du Pôle Judiciaire Spécialisé de Lutte contre le Terrorisme et la Criminalité Transnationale Organisée s’autosaisit  de l’affaire  liée à la destruction d’un drone de l’armée de l’Air malienne  par l’armée Algérienne.  Il  a  informé l'opinion publique nationale et internationale de l'ouverture d'une information judiciaire pour faits  « d'association de malfaiteurs, d'actes de terrorisme, de financement du terrorisme, de détention illégale d'armes de guerre et de munitions et de complicité ».

Cette saisine  du Procureur Anti terrorisme et de  la criminalité transnationale  quelques jours  après  l'annonce par le Gouvernement de la Transition et le collège des chefs d'Etas de la Confédération des Etats du Sahel (AES) de la destruction d'un drone des Forces Armées et de Sécurité de la République du Mali, immatriculé TZ_ 98D dans la nuit du 31 mars au 1" avril 2025 à Tinzawatène. Le procureur est clair : l’ouverture de cette information judiciaire  vise  à  faire la  « lumière sur ces faits, d'identifier et d'interpeller les présumés auteurs, co-auteurs et complices pour qu'ils répondent de leurs actes devant la justice. Il a  donné le gage de communiquer  en temps opportun sur les éléments issus des diligences qui seront menées sur cette  affaire.

En attendant  les conclusions de l’enquête du Procureur de la République,Amadou Bocar Touré, l’exécutif malien a déjà affirmé avec certitude que  le drone  immatriculé TZ_ 98D  a été  abattu  par  un missile sol-air dans la nuit du 31 mars au 1" avril 2025 à Tinzawatène par l’armée algérienne.   Ce pays  voisin n’a pas nié les  accusations du gouvernement en se contentant de dire que le drone de surveillance a  été abattu  suite  à sa pénétration de 2 km  dans l’espace aérien  Algérien. Toute chose que le Mali dément  en fournissant des coordonnées géographiques précises  qui stipule que  l’engin a été abattu  dans le territoire malien, soit à 5 kilomètre de l’Algérie.

<strong> Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>

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<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>DFM du ministère de la justice : Une gestion exemplaire des ressources publiques</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/dfm-du-ministere-de-la-justice-une-gestion-exemplaire-des-ressources-publiques-3102297.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 11 Apr 2025 01:16:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Sous le leadership du ministre de la Justice et des droits de l’homme, Mamoudou Kassogué, la Direction des Finances et du Matériel  assure dans la transparence une gestion  respectueuse des principes budgétaires et de bonne gouvernance.</em>

Après avoir lancé un message fort en reversant, au Trésor public malien, près de 265 millions de nos francs (264 800 575 F CFA) en 2023, le Directeur des Finances et du Matériel du ministère de la Justice, Moussa  Kissima Traoré, continue de marquer les esprits par sa  gestion rigoureuse et transparente des ressources publiques. Une gestion exemplaire qui devrait faire tache d'huile dans l'administration publique malienne. En attestent les résultats probants révélés par les rapports d’activités 2024 des services centraux et assimilés et des juridictions du ministère de la Justice et des droits de l’Homme. Incontournable dans l’organisation et le fonctionnement de tout ministère, la Direction des Finances et du Matériel du département de Kassougué est un acteur majeur des reformes en cours pour le renouveau de la justice malienne.

Ainsi dans le cadre de l’amélioration des conditions de travail du personnel, des milliers de matériels et mobiliers de bureau (20 987) ont été acquis dans le strict respect des  procédures  de  passation des marchés  publics. Une discipline bien appréciée en matière de bonne gouvernance.

Encore que ce n’est pas sa première fois de monter sur le podium de l’orthodoxie ! En effet, pour la deuxième année consécutive, Moussa Kissima Traoré et son équipe voient leur rigueur professionnelle reconnue par les autorités. Après avoir reversé  264 800 575 F CFA au Trésor public en 2023, un acte inédit dans l’histoire administrative du Mali, son staff a réussi l’exploit d’assurer une exécution optimale des crédits alloués et une transparence soutenable dans la gestion financière et matérielle du département.

<strong>Réalisation d’infrastructures modernes </strong>

Le Secrétaire général, Dr Boubacar Sidiki Diarrah, a tenu à exprimer son entière satisfaction quant aux avancées enregistrées par l’administration du département dont il est le chef. Car les chiffres parlent d’eux-mêmes. Pour concrétiser la politique de doter en moyens logistiques, les services relevant du département sur l’ensemble du territoire national, 2344 équipements ont été  attribués aux services centraux et juridictions de Bamako et 643 aux structures de l’intérieur.

La gestion efficace des finances publiques permet de se donner les moyens de ses ambitions. À cet effet, a été rendue possible la réalisation d’infrastructures modernes telles que la Maison de la Justice de Mopti, dont les travaux ont atteint un taux d’exécution de 75,92 %, ou encore la Maison des Avocats, inaugurée en décembre 2024 par le Président de la Transition, Général d’Armée Assimi Goïta. Cet édifice, d’un coût d’environ un milliard F CFA, offre aujourd’hui aux avocats un cadre de travail commode et digne de la profession.

Le ministre Mamoudou Kassogué l’a souligné dans son discours. « La quête d’une justice moderne, accessible et efficace repose sur la disponibilité de ressources humaines, matérielles et financières de qualité ». Ainsi, la DFM du ministère de la Justice s’affirme comme une pièce importante du dynamique dispositif mis en place à cette fin. À  savoir,   donner   le   modèle   de   gestion publique   pragmatique   et   efficiente,   encadrer  ses actions par la cohérence et le respect des principes budgétaires et de bonne gouvernance.

<strong>OTangara</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Drone malien détruit : Bamako ouvre une enquête</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/drone-malien-detruit-bamako-ouvre-une-enquete-3102265.html</link>
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<pubDate>Thu, 10 Apr 2025 12:38:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’enquête ouverte par le Mali sur la destruction de son drone non loin de la frontière algérienne intervient sur fond de crise diplomatique marquée par des fermetures réciproques de l’espace aérien et des accusations croisées de soutien au terrorisme.</strong>

Le Mali a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire après la destruction d’un de ses drones dans la zone frontalière de Tinzaouatene, alors que les relations avec l’Algérie s’enveniment.

Dans un communiqué rendu public le 8 avril 2025, le Procureur de la République du Pôle judiciaire spécialisé de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée a annoncé l’ouverture d’une enquête sur des faits présumés d’« association de malfaiteurs, d’actes de terrorisme, de financement du terrorisme, de détention illégale d’armes de guerre et de munitions et de complicité ». L’affaire concerne un drone malien immatriculé TZ_98D, abattu dans la nuit du 31 mars au 1ᵉʳ avril à Tinzawaten, dans la région de Kidal.

Le magistrat Amadou Bocar Touré a précisé que les investigations visent à « identifier et interpeller les présumés auteurs, coauteurs et complices » de l’incident, appelant la population à contribuer à l’enquête par toute information utile.

Sur le plan diplomatique, la tension est montée d’un cran. Le 7 avril, les autorités maliennes ont fermé leur espace aérien à tous les vols civils et militaires en provenance ou à destination de l’Algérie. Cette mesure répond à une décision similaire prise quelques heures plus tôt par Alger, qui accuse Bamako de violations répétées de son espace aérien, notamment les 27 août et 29 décembre 2024.

Le gouvernement malien, de son côté, accuse l’Algérie de soutenir des groupes armés terroristes. Des accusations que les autorités algériennes rejettent vigoureusement, qualifiant la junte malienne de « clique putschiste ». Le ton est monté d’un cran, conduisant au rappel des ambassadeurs, non seulement entre Bamako et Alger, mais aussi avec Ouagadougou et Niamey, membres de l’Alliance des États du Sahel (AES).

Sur le terrain, la fermeture des espaces aériens a des conséquences directes sur le trafic commercial, notamment pour Air Algérie, dont les vols vers Bamako avaient repris le 2 décembre 2024 après une précédente suspension. La compagnie avait pourtant enregistré une croissance de 22 % sur ses lignes africaines en 2023, avec le Mali en tête de ses destinations.

Cette nouvelle crise intervient dans un contexte régional tendu, où les enjeux sécuritaires et diplomatiques s’entremêlent dans une zone sahélienne toujours marquée par une forte activité jihadiste.

AC/Sf/APA

Source: https://fr.apanews.net/]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bouare Fily Sissoko :  La détention malgré son état de santé</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/bouare-fily-sissoko-la-detention-malgre-son-etat-de-sante-3102048.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 09 Apr 2025 09:12:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le vendredi 4 avril 2025, la Cour suprême du Mali a rejeté la demande de mise en liberté provisoire de Mme Bouaré Fily Sissoko, ancienne ministre de l'Economie et des Finances, malgré les préoccupations grandissantes liées à la dégradation de son état de santé en détention. Cette décision, qui a suscité une vive polémique, relance le débat sur l’équilibre entre le respect des droits fondamentaux et l’exigence de justice dans le pays.</em></strong>

Mme Bouaré Fily Sissoko est impliquée dans une affaire de détournement de fonds publics concernant l'achat de l'avion présidentiel et d'équipements militaires sous l’administration de l’ancien président Ibrahim Boubacar Kéita.

Placée sous mandat de dépôt depuis août 2021, elle fait face à plusieurs chefs d’accusation, dont faux en écriture, usage de faux, atteinte aux biens publics, corruption, trafic d’influence et favoritisme. Bien qu’elle a constamment nié les charges retenues contre elle, son procès a été marqué par des rebondissements, des tensions et des reports successifs.

Le 24 mars 2025, après une visite effectuée par le procureur général de la Cour suprême, Mamadou Timbo, et le procureur de la Cour d’appel de Bamako, Hamadoun dit Balobo Guindo, les avocats de Mme Bouaré ont déposé une nouvelle demande de mise en liberté provisoire.

Appuyant leur requête sur l’aggravation de son état de santé en milieu carcéral, ils ont plaidé pour des soins médicaux adaptés et urgents. Cependant, la Cour suprême a de nouveau rejeté cette demande, arguant que sa détention était indispensable pour la manifestation de la vérité.

La décision de maintenir Mme Bouaré Fily Sissoko en détention provisoire a suscité une vague d’indignation au sein de l’opinion publique et parmi les défenseurs des droits humains. Beaucoup critiquent l’application jugée rigide de la détention provisoire, qui devrait pourtant être une mesure exceptionnelle. En principe, tout accusé est présumé innocent jusqu’à preuve du contraire, et la liberté reste l’état de droit fondamental.

Les avocats de Mme Bouaré ont exprimé leur frustration, rappelant que les conditions médicales de leur cliente sont incompatibles avec la détention carcérale. Ils continuent de plaider pour un examen humanitaire de la situation.

Cette affaire met en lumière les dilemmes auxquels fait face le système judiciaire malien, partagé entre la lutte contre la corruption et le respect des droits fondamentaux des détenus. Elle pose également des questions sur l’indépendance des institutions judiciaires et la gestion des affaires sensibles impliquant des personnalités publiques.

Pour Mme Bouaré Fily Sissoko, le combat judiciaire se poursuit, tandis que ses avocats et ses partisans maintiennent leur mobilisation en faveur d’une révision de la décision.

Au-delà de l’affaire individuelle, les répercussions de cette situation pourraient influencer la perception de la justice au Mali, et l’évolution de la confiance des citoyens envers les institutions judiciaires du pays.

<strong>Ousmane Mahamane </strong>

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<item>
<title>Droits de l’Homme : Le Mali, pays pionnier et non pourfendeur</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/droits-de-lhomme-le-mali-pays-pionnier-et-non-pourfendeur-3102025.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 09 Apr 2025 08:59:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Cible d’un rapport au vitriol sur les questions des droits de l'Homme rédigé par Eduardo Gonzalez, expert indépendant des Nations Unies pour les droits de l’homme, le Mali a dénoncé un document biaisé focalisé uniquement sur des allégations non recoupées.</strong>

Respectueux des questions des droits de l’Homme depuis des siècles, notre pays rafraîchit les mémoires sur son statut de pays pionnier en la matière à travers la Charte de Kurukanfuga, adoptée en 1236. Elle a existé 712 ans avant la Déclaration universelle des droits de l’Homme du 10 décembre 1948

Fin mars 2025, le Mali a pris part au «Dialogue interactif sur la situation des droits de l’Homme au Mali» organisé par le Conseil des Nations Unies sur les droits de l’homme. Cette session qui s’est tenue à Genève a été un cadre d’échanges sur le rapport de l
’expert indépendant sur la situation des droits de l’Homme au Mali. Ce rapport a concerné la période du 4 avril au 30 novembre 2024.

De retour de Suisse, le ministre de la Justice, des droits de l’Homme, Garde des Sceaux a fait le point de sa mission au gouvernement lors du Conseil des ministres du vendredi 4 avril 2025. Mamoudou Kassogué a ainsi réaffirmé le désaccord du Mali avec le contenu du rapport de l’expert indépendant mandaté par l’ONU pour notre pays. «Mon rapport fait état d’une détérioration de la situation des droits humains», a insisté sans modestie aucune Eduardo González. Pire, dans le document du Péruvien sur la situation des droits de l’Homme dans notre pays, certaines lignes chargent directement les Forces armées maliennes accusées à tort de «violations des droits humains et du droit international humanitaire». Pourtant, la montée en puissance de l’Armée et les prouesses réalisées sur le théâtre des opérations sont louées et magnifiées par les populations civiles supposées subir les «violations de droits
» dont le document onusien fait mention.

En mettant l’accent sur le soutien populaire des Maliens pour leur Armée qui engrange des faits d’armes sur les groupes terroristes armés, Mamoudou Kassogué a tenu à remettre les choses dans leur contexte tout en indiquant que la «vaillante Armée malienne», hautement professionnelle et multi-ethnique, remporte d’éclatants succès dans le strict respect des droits de l’Homme et du droit international humanitaire grâce au soutien inconditionnel des populations maliennes,
à la mutualisation des moyens avec ses consœurs de la Confédération des États du Sahel (AES) et à l’appui de certains partenaires stratégiques.

Auteur de ce rapport controversé, Eduardo Gonzalez parle également d’un contexte politique où l’espace civique se rétrécit avec des mesures, à ses yeux, limitant les libertés d’expression, d’association et de manifestation pacifique. «Relativement à l’espace civique, contrairement aux allégations infondées du rapport, la liberté d’expression est consacrée et s’exercice librement au Mali. À la date d’aujourd’hui, il n’y a aucun journaliste ni un quelconque citoyen en prison en raison respectivement de l’exercice de sa profession et de ses opinions sauf si lorsque ceci s’accompagne de la commis
sion de faits infractionnels.

Mamoudou Kassogué, ministre chargé de la Justice

Dans cette hypothèse, la préservation de l’ordre public et la protection de l’honneur et de la dignité des citoyens qui en sont victimes deviennent des impératifs pour tout État responsable», a répliqué le ministre Kassogué. Dénonçant un rapport biaisé de façon générale, le ministre chargé de la Justice a déclaré que c’est un document essentiellement à charge et basé sur des informations non recoupées. Il a ainsi saisi l’occasion pour réaffirmer une vérité historique : le Mali reste respectueux de ses engagements internationaux, disposé à veiller au respect des droits de l’Homme et à coopérer avec tous les mécanismes des droits de l’Homme dans le strict respect de sa souveraineté et de ses intérêts vitaux.

LES AVANCÉES RÉELLES- Le Garde de Sceaux a marqué cependant le désaccord de notre pays avec la politisation et l’instrumentalisation des questions de droits de l’Homme. C’est ainsi qu’il a rappelé la «riche et prestigieuse» histoire du Mali qui se pose comme un véritable précurseur en matière de respect des droits de l’Homme pour avoir posé les jalons des règles de gestion de la vie en société avec la création de la Charte de Kurukanfuga. Cette Charte, également appelée Charte du Mandé, date de 1236 et constitue l’une des premières déclarations des droits de l’Homme à travers le monde. Elle est beaucoup plus ancienne que celle élaborée par l’Organisation des Nations unies qu’est la Déclaration universelle des droits de l’Homme et du citoyen qui n’a été adoptée qu’en 1948. La Charte de Kurukanfuga a ainsi r
égi la vie en société pendant 712 ans avant celle de l’ONU.

Faisant partie des plus anciennes Constitutions du monde durant des siècles même si elle était sous la forme orale, la Charte de Kurukanfuga prône la paix sociale dans la diversité, l’inviolabilité de la personne humaine, l’éducation, l’intégrité de la patrie, la sécurité alimentaire, l’abolition de l’esclavage par la razzia, la liberté d’expression et d’entreprise. Des valeurs dont le Mali ne s’est jamais départi comme l’a rappelé Mamoudou Kassogué. «Le Mali sait ce que signifient les droits de l’Homme et la dignité de la personne humaine. Nous nous employons au quotidien à les respecter et à les faire respecter à travers les différents projets et programmes que nous conduisons dans tous les secteurs d
’activités y compris dans la sécurité et la lutte contre le terrorisme qui est imposé à notre pays et financé par qui nous savons», a-t-il insisté.

Rappelant le statut de pays pionnier qu’est le Mali en matière de respect des questions des droits de l’Homme, le ministre a indiqué que la participation du Mali à la session du Conseil des droits de l’Homme a permis de déconstruire beaucoup de contrevérités sur notre pays et d’affirmer sa vision de la question des droits de l’Homme et du rôle des différents mécanismes de promotion et de protection des droits de l’Homme. «Dans leurs interventions, les représentants des États et des différentes organisations ont pour la plupart reconnu les efforts de notre pays, tout en l’encourageant
à améliorer la prise en charge de certaines questions et en invitant la Communauté internationale à l’accompagner», a rapporté le Garde de Sceaux.

Dans ses reproches à l’auteur d’un rapport qu’il estime ne pas refléter du tout la réalité de notre pays, le ministre Kassogué a dénoncé l’attitude de ce dernier de ne faire mention ni des avancées réalisées et réelles par le Mali ni des propositions de mesures d’assistance. Face à cet état de fait, il a rappelé que la Justice malienne est résolument engagée dans la lutte contre l’impunité et mène une lutte implacable contre la corruption, l’esclavage et les pratiques assimilées, les violences basées sur le genre et les violations du droit international de l’Homme et du droit international humanitaire, entre autres.

<strong>Alassane Cissouma</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire drone abattu à Tinzawatène : La justice malienne ouvre une information judiciaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaire-drone-abattu-a-tinzawatene-la-justice-malienne-ouvre-une-information-judiciaire-3102004.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 09 Apr 2025 08:50:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Suite à l'annonce par le gouvernement de la Transition et le collège des chefs d'Etat de la Confédération des Etats du Sahel (AES) de la destruction d'un drone des Forces armées et de sécurité du Mali, dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2025 à Tinzawatène (Région de Kidal), le procureur de la République du Pôle judiciaire spécialisé de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée a, à travers un communiqué datant du mardi 08 avril, ouvert une information judiciaire.

Cela, pour des "faits d'association de malfaiteurs, d'actes de terrorisme, de financement du terrorisme, de détention illégale d'armes de guerre et de munitions et de complicité". Cette information judiciaire vise à faire la lumière sur ces faits, d'identifier et d'interpeller les présumés auteurs, coauteurs et complices pour qu'ils répondent de leurs actes devant la justice.

" Le Procureur de la République communiquera en temps opportun sur les éléments issus des diligences qui seront menées et en appelle à la collaboration de la population pour apporter toutes informations utiles à ses services en lien avec les autres services compétents" conclut le communiqué.

<strong>Bembablin DOUMBIA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali / question de droit :  Le pourvoi en cassation, contester un jugement : recours en cassation. la loi explique.</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-question-de-droit-le-pourvoi-en-cassation-contester-un-jugement-recours-en-cassation-la-loi-explique-3101909.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-question-de-droit-le-pourvoi-en-cassation-contester-un-jugement-recours-en-cassation-la-loi-explique-3101909.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 08 Apr 2025 10:53:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Souhaitez contester une décision rendue en appel ou en dernier ressort ? Vous devez former un pourvoi en cassation. Cette juridiction, ne juge pas les faits. Elle se prononce sur la conformité en droit, c'est-à-dire qu'elle vérifie que les juges ont appliqué la bonne règle de droit. Nous vous expliquons la procédure.

Qu'est-ce qu'un pourvoi en cassation ? Le pourvoi en cassation est une voie de recours exceptionnelle. Lors d'un pourvoi en cassation, les faits ne sont pas examinés à nouveau. La Cour de cassation ne rejuge pas entièrement l'affaire. Elle se prononce sur la conformité en droit, c'est-à-dire qu'elle vérifie que les juges ont appliqué la bonne règle de droit ou si la procédure a été respectée. Par exemple, elle ne cherchera pas à savoir si c'est bien le chien de votre voisin qui vous a mordu. On parle de décision sur la forme car la Cour de cassation n'est pas un troisième niveau de jugement (après la première instance et l'appel).

Qui peut faire un pourvoi en cassation ? Les parties (demandeur, défendeur) peuvent faire un pourvoi en cassation.

Le procureur général de la Cour de cassation peut aussi saisir la Cour s'il estime qu'une décision de justice est contraire à la loi. Pour quelles décisions un pourvoi en cassation est-il possible ?

Vous pouvez former un pourvoi contre les décisions suivantes ;

Arrêt rendu par une cour d'appel, si vous estimez qu'il est contraire aux règles de droit ou que la procédure n'a pas été respectée

Décision rendue en dernier ressort, c'est-à-dire une décision pour laquelle l'appel est impossible, notamment parce que le litige est en dessous de 50.000f

Décision rendue à la suite d'opposition (dans le cas d'un jugement par défaut) qui est contraire aux règles de droit. Le jugement est rendu par défaut si vous n'avez pas eu connaissance de la date d'audience et que vous n'étiez ni présent, ni représenté par une personne habilitée (avocat, conjoint...) à cette audience.

Faut-il un avocat pour faire un pourvoi en cassation ? L'avocat est obligatoire devant la Cour de cassation sauf en matière électorale politique…

Devant la Cour de cassation, seuls les avocats à la Cour de cassation et au Conseil d'État sont habilités à vous défendre. Ils ont le monopole de la représentation et de la défense des personnes devant la Cour de cassation.

Le pourvoi en cassation suspend-il l'exécution de la décision contestée ? Le pourvoi en cassation ne suspend pas la décision prononcée qui doit être exécutée telle qu'elle a été rendue. Il n'est suspensif qu'en matière de divorce et de nationalité. Dans ce cas, la décision rendue n'est pas exécutée.

Comment se déroule l'audience à la Cour de cassation ?

La Cour de cassation examine le dossier en séance publique. L'accès aux audiences est ouvert à toute personne intéressée.

Votre affaire est examinée par une des chambres traitant du contentieux de droit civil ( chambres civiles, chambre sociale ou chambre commerciale) composées de juges appelés conseillers.

Votre avocat pourra prendre la parole pour compléter votre mémoire.

Vous pouvez être présent, mais vous n'aurez pas le droit de prendre la parole.

Lorsque vous intervenez sans avocat devant la Cour de cassation, vous serez entendu sur autorisation du président.

À la fin de l'audience, le président indique la date à laquelle la décision est rendue.

Quelles sont les décisions qui peuvent être rendues ?

Les décisions de la Cour de cassation sont appelées arrêts.

La Cour de cassation peut vous donner raison. Dans ce cas, il y a cassation.

Si la Cour de cassation vous donne tort, elle rejette votre pourvoi.

Si, après réflexion, vous ne souhaitez plus poursuivre la procédure devant la Cour de cassation, vous pouvez vous désister. Le désistement est constaté par ordonnance du premier président ou du magistrat de la chambre à laquelle l'affaire a été distribuée.

Mohamed SOGODOGO]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’auto&#45;satisfecit du ministre de la justice Mamadou Kassogué démenti par les syndicats : La justice malienne rassure&#45;telle réellement ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/lauto-satisfecit-du-ministre-de-la-justice-mamadou-kassogue-dementi-par-les-syndicats-la-justice-malienne-rassure-telle-reellement-3101893.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 08 Apr 2025 02:39:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’une des tares qui freinent l’émergence des pays sous-développés ou en voie de développement, demeure la mauvaise qualité de la justice. Elle ne rend pas l’environnement des affaires propice aux investissements et les citoyens au nom desquels elle est rendue ne se reconnaissent pas en ses décisions. Or sans une justice juste et équitable il n y a ni paix sociale, ni cohésion encore moins progrès. Au Mali contrairement au ministre de la justice, garde des sceaux Mamadou Kassogué,  qui sans fausse modestie avait affirmé, au cours d’un point de presse et sans ambages que 72% des maliens sont satisfaits de la justice. Ne donnant pas la source du sondage encore moins les méthodes utilisées pour parvenir à ce pourcentage flatteur, le Ministre de la justice a fait  une affirmation gratuite  dénuée de tout fondement. Certains syndicats ont apporté un démenti cinglant à cette allégation en dénonçant une instrumentalisation de la justice et en s’opposant à des décisions qu’ils ont jugées arbitraires. C’est le cas du Syndicat des Banques, des Assurances et des Etablissements financiers, SYNABEF, qui après une première tentative fructueuse consécutive à l’arrestation de Hamadoun Bah,  récidive  pour demander la libération pure et simple des agents d’Ecobank incarcérés. Le Syndicat de la santé n’a pas lui aussi adouci le ton après l’arrestation du Pr Broulaye Samaké. Cet autre syndicat a eu gain de cause avec la libération provisoire du Pr Samaké, mis sous mandat de dépôt suite à un conflit foncier. Pourquoi la justice cède-t-elle facilement sous la pression des syndicats si les décisions prises sont réellement bonnes ? Faut-il désormais bomber  les muscles pour faire fléchir la justice malienne ?  </em></strong>

Ils sont des dizaines de maliens placés sous mandat de dépôt, souvent pour avoir seulement émis leurs opinions, d’autres le sont par la volonté des certains hauts placés du moment. Toutes les victimes crient haro sur la justice. Cette dernière,  apparemment aux ordres   ne semble pas mesurer l’impact des décisions qu’elle est amenée à prendre tant sur la paix sociale que sur la cohésion et le vivre ensemble dans un pays fragilisé comme le Mali. Chaque décision de justice mal rendue est un grand fossé qui se creuse entre elle et les justiciables, elle  érode le capital-confiance et met en mal le vivre ensemble dans un pays fortement secoué par les affres des conflits fonciers, communautaires, religieux et qui est surtout en proie au terrorisme. C’est pourquoi face une décision de justice jugée arbitraire, certaines couches socioprofessionnelles voir confessionnelles optent pour la désobéissance ou le défi. Les syndicats sont les premiers à réagir par des mouvements de grève en paralysant le pays. Cette arme semble être la plus efficace car elle a permis à deux syndicats d’obtenir gain de cause, à savoir le syndicat des banques et d’établissements financiers et celui de la santé. Tous les deux ont fait fléchir les juges qui sont revenus à deux reprises sur leurs décisions en libérant purement et simplement deux agents incarcérés. Que dire de deux religieux Mahi Ouattara et Abdoulaye Goita qui ont échappé au mandat d’arrêt grâce à la grande mobilisation de leurs fidèles à venir envahir le pôle de cybercriminalité les deux jours de leurs auditions. Faute d’un tel soutien certains croupissent dans les geôles.

<strong><em>Pourquoi la justice cède-t-elle facilement sous la pression des syndicats si les décisions prises sont bonnes ?</em></strong>

En cédant facilement  sous la pression des syndicats, il y a deux lectures possibles à faire, la première est que la décision de mise sous mandat l’a été pour plaire à quelqu’un, c’est cette justice  qui est qualifiée de justice aux  ordres , la deuxième lecture possible est que ce genre de décision prouve à suffisance que la justice n’est non seulement pas rendue au nom du peuple, mais qu’elle serait un instrument au service d’une élite, celle qui dirige pour faire taire toutes les voix discordantes. Le gros risque encouru par la justice est qu’elle se décrébilise aux yeux des justiciables et sème à coup sûr les germes de la désobéissance, voire de la révolte. Les syndicats et certains religieux puissants viennent de prouver qu’au Mali seul le rapport de force permet de faire fléchir la justice dans certaines de ses prises de décisions. En tous les cas leurs réactions face à des décisions de justice injustes et disproportionnées en dit long sur le malaise entre la justice et les justiciables au Mali.   La réaction des syndicats  et les cris de cœur de nombreux citoyens  maliens sont des démentis cinglants à l’affirmation auto satisfaisante du ministre de la justice selon laquelle 72% des maliens sont satisfaits de leur justice.

<strong><em>Faut-il désormais bomber  les muscles pour faire fléchir la justice malienne ? </em></strong>

Cette question a sa réponse dans cette célèbre phrase de Montesquieu : « Pour qu’on ne puisse pas abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir ». Les syndicats et certains religieux ont  certainement compris ce message, c’est pourquoi ils ont agi contre des décisions qu’ils ont jugées arbitraires et abusives. Les deux couches que sont les syndicats et certains religieux viennent de lancer un message clair à la justice malienne, au lieu de s’auto évaluer et de se donner une bonne note, elle doit plutôt faire sa mue afin de redorer son blason et d’embellir son image écornée. Aucun pays au monde ne peut se développer sans une justice juste qui équilibre les rapports de collaboration entre riches et pauvres et entre puissants et faibles. Seule la justice peut transformer une jungle où règne la loi du plus fort ou du plus nanti en une société où tous les hommes naissent libres et égaux en droits. C’est cela que les citoyens attendent de leur justice.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Moussa Dadis Camara, le bourreau du 28 septembre 2009 gracié : Le Président Mamady Doumbouya assassine une deuxième fois les victimes</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/moussa-dadis-camara-le-bourreau-du-28-septembre-2009-gracie-le-president-mamady-doumbouya-assassine-une-deuxieme-fois-les-victimes-3101891.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 08 Apr 2025 02:36:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Président de la transition guinéenne le général Mamady Doumbouya, contre toute attente, vient de gracier l’ancien président de la précédente transition, le capitaine Moussa Dadis Camara, pourtant  reconnu coupable des crimes contre l’humanité, après l’assassinat de plus 128 personnes au stade du 28 septembre à Conakry lors d’une manifestation pacifique de l’opposition un 28 septembre 2009. Cette grâce présidentielle, au-delà de la condamnation de toutes les organisations de défense des Droits de l’Homme, des personnes éprises de justice, des parents des victimes ; elle  est la preuve que l’homme qui préside aux destinées des guinéens n’a que faire des larmes et du sang versé par certains guinéens, ensuite elle prouve à suffisance que Mamady Doumbouya  a des ambitions démesurées, car cette grâce ne pourrait relever  que d’un calcul politicien. Le Général, probablement  candidat à la prochaine présidentielle, veut ratisser large en faisant un maillage territorial,   c’est pourquoi il veut séduire les électeurs de la Guinée forestière dont est issu le Capitaine Moussa Dadis Camara. Le Président de la transition guinéenne mesure-t-il les conséquences de sa grâce sur la paix et la cohésion sociale en guinée ? Huit mois seulement après sa condamnation, Mamady Doumbouya ne pourrait-il pas laisser les parents de victimes faire leur deuil ? </em></strong>

Condamné le 31 juillet 2024 à 2O ans de prison pour crimes contre l’humanité, après un procès marathon qui a duré près de deux ans, le Capitaine Moussa Dadis Camara vient de recouvrer la liberté après huit années passées en prison, et seulement huit après sa condamnation, officiellement pour raison de santé. Une grâce présidentielle très controversée qui suscite déjà une grande polémique. Elle a néanmoins permis à Moussa Dadis Camara de sortir de prison, pourtant il avait été reconnu responsable dans le massacre du 28 septembre 2009 en Guinée. Comment celui qui a occasionné le massacre des dizaines de civils et des centaines de viols de femmes  pourrait se retrouver en liberté comme si de rien n’était ? S’interrogent aujourd’hui certains parents des victimes, qui disent ne même pas avoir  fini de faire leur deuil. Cette décision impopulaire, inopportune,  selon les détracteurs de Mamady Doumbouya, est un pas de géant vers la candidature du Général, car il ne pourrait s’agir que d’une campagne de séduction vers les partisans de Moussa Dadis Camara. Ce dernier qui est issu d’une de quatre régions de la Guinée, à savoir la Guinée forestière est un grand électeur pour le Général Doumbouya. La priorité pour le Président de la transition semble être son élection à la magistrature suprême et tout ce qui pourrait contribuer à atteindre cet objectif semble être la bienvenue.

<strong><em> Le Président de la transition guinéenne mesure-t-il les conséquences de sa grâce sur la paix et la cohésion sociale en guinée ?</em></strong>

Jamais une décision politique n’a autant divisé la société guinéenne toutes obédiences sociopolitiques confondues, que cette grâce présidentielle en faveur de Moussa Dadis Camara. Pour certains cette grâce est une prime à l’impunité, pour d’autres il ne pourrait s’agir que d’un calcul politicien visant à séduire les populations de la guinée forestière en vue de la présidentielle à venir. En tout cas le motif officiel avancé pour sa libération ne tient pas trop la route, sinon on lui aurait accordé une liberté sous contrôle judiciaire afin qu’il aille se soigner dans le centre hospitalier de son choix à l’intérieur comme à l’extérieur, mais au lieu de cela on lui a tout simplement indiqué le chemin de sa résidence personnelle, libéré des liens de la condamnation. Par cette grâce présidentielle accordée à un grand criminel comme Moussa Dadis, le Président de la transition guinéenne vient de porter atteinte à la cohésion  et à la paix sociale. Il a également accordé une précieuse prime à l’impunité et violé les droits des victimes et de leurs parents qui se sont pourtant réjoui de la tenue de ce procès et du sérieux qui l’a entouré pendant deux ans. Par ce maladroit acte l’éléphant annoncé est arrivé avec un pied cassé et la bonne réputation de droiture  que le Général Mamady  Doumbouya avait  cultivée  et entretenue  vient de prendre un coup dur et enfin l’espoir d’une Guinée réconciliée semble aller à vau l’eau.

<strong><em>Huit mois seulement après sa condamnation, Mamady Doumbouya ne pourrait-il pas laisser les parents de victimes faire leur deuil ? </em></strong>

L’incompréhension pour des nombreux observateurs de la scène politique guinéenne  est bien entendu le timing. Il n’a fallu que huit petits mois sur 20 ans, la durée de sa détention, pour que le Président Doumbouya trouve un alibi pour libérer le Capitaine  Moussa Dadis Camara. Il n’a ni pensé aux droits des victimes, encore moins permettre à leurs parents de faire le deuil, d’où le double assassinat des martyres. Tout porte à croire que certains parents des victimes ont piqué une crise après avoir su la décision du Président de la transition Mamady Doumbouya de gracier le Capitaine Moussa Dadis Camara, bourreau des dizaines de victimes ce jour  28 septembre 2009 au stade du même nom. Autant le Capitaine Moussa Dadis Camara a écrit l’une des pages les plus sombres de l’histoire récente de la Guinée, autant le Président de la transition guinéenne Mamady  Doumbouya en a écrit, en graciant Moussa Dadis Camara. Ce seul geste de Mamady Doumbouya  en faveur de Moussa Dadis Camara le range désormais dans le camp des complices des auteurs des crimes  contre l’humanité !

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Quand la justice malienne se déshumanise</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/quand-la-justice-malienne-se-deshumanise-3101901.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 08 Apr 2025 01:26:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La magistrature malienne a encore fait parler d’elle en contrepoint des efforts d’arrimage de la politique pénale avec la tendance universelle. Pour la énième fois, en effet, les acquis du système judiciaire sont foulés aux pieds et se travestissent au gré de pratiques en déphasage avec les principes et règles modernes. L’ancienne ministre de l’économie et de finances en a fait les frais, la semaine dernière, en étant déboutée d’une énième requête de liberté provisoire. Après ses nombreuses tentatives infructueuses, sur fond de déclinaison d’une libération sous caution pécuniaire, la requérante s’estimait sans doute cette fois en droit d’en être éligible au bénéficie de son état de santé défectueux. Mais c’était sans compter avec l’inflexibilité des magistrats de la plus haute institution judiciaire. La Cour suprême a une fois de plus eu la main lourde, en optant notamment pour le maintien de la septuagénaire à Bolé où les conditions de détention infra-humaines ont probablement contribué à dégrader son état de santé. La promiscuité, l’insalubrité et la surpopulation carcérale seraient passées par-là, selon plusieurs témoins oculaires.

Pas assez pour émouvoir les adeptes d’un système répressif destructeur de toutes les avancées qui ont jadis fait la gloire de la justice malienne. En effet, l’infortune de dame Fily Sissoko n’est que la face visible d’une mouvance rétrograde et iconoclaste, qui s’installe progressivement comme à demeure dans une logique de bouleversement et de transgression des pratiques et traditions. La détention est soudainement redevenue la règle, la liberté l’exception et il n’aura pas suffi d’un drame carcéral comme celui de Soumeylou B. Maïga pour arrêter cette de dérive de déshumanisation sans vergogne

<strong>Rssemble par la Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Justice: les acteurs de la chaine pénale malienne  en conclave le 9 avril prochain à Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/justice-les-acteurs-de-la-chaine-penale-malienne-en-conclave-le-9-avril-prochain-a-bamako-3101758.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 07 Apr 2025 15:10:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Initiée par « l’Organisation internationale de droit du développement » (IDLO) en partenariat avec le Ministère de la justice et des droits de l’homme, cette journée de réflexion sur les cadres de concertation des acteurs de la chaine pénale se tiendra le 9 avril prochain à l’hôtel Azalai de Bamako.</strong>

Les travaux de la journée seront présidés par le ministre de la justice et des Droits de l’homme, le magistrat Mamadou Kassogué. Les cadres de concertations est un espace d’échanges réguliers très important au niveau régional parce qu’ils rassemblent divers acteurs de la chaine pénale telle que la police, la gendarmerie, la justice, l’administration pénitentiaire et la société civile malienne.

Selon IDLO Mali, cette importante journée de réflexion permettra des acteurs de la chaine pénale d’identifier les problèmes et les lacunes de la justice tout en recherchant dans la foulée des solutions pour renforcer l’autorité de l’Etat et de l’Etat de droit au Mali.

En procédant à l’institutionnalisation, IDLO et le Ministère de la justice et des Droits de l’homme contribueront à favoriser le partage de l’information, la connaissance réciproque et la création des synergies pour la consolidation et l’amélioration de l’Etat de droit, notamment dans le régions du nord.

Depuis plusieurs années, les cadres de concertations des acteurs de la chaine pénale ont contribué à développer des pratiques adaptées en mettant en place des solutions innovantes face aux dysfonctionnements identifiés dans chaque contexte régional. Il convient de rappeler que les activités que mènent l’IDLO au Mali depuis 2015 ont permis de formuler des solutions adéquates pour améliorer la qualité des services judiciaires dispensée aux bénéficiaires, des solutions.

En impliquant les organisations de la société civile, IDLO participe également au rapprochement des institutions judiciaires et des justiciables rétablissant ainsi la confiance de la population dans la justice de l’État.

L’Organisation internationale de droit du développement (IDLO) permet aux gouvernements et aux individus de réformer les lois et de renforcer les institutions afin de promouvoir la paix, la justice, le développement durable et les opportunités économiques.

L’OIDD travaille sur l’ensemble du spectre allant de la paix et du renforcement des institutions à la reprise économique dans les pays sortant d’un conflit et s’efforçant vers la démocratie. Il aide les économies émergentes et les pays à revenu intermédiaire à renforcer leur capacité juridique et leur cadre d’état de droit pour le développement durable et les opportunités économiques.

<strong>Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire Broulaye Samaké du CHU Gabriel Touré : Quand la blouse blanche tord la main à la robe noire</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaire-broulaye-samake-du-chu-gabriel-toure-quand-la-blouse-blanche-tord-la-main-a-la-robe-noire-3101785.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 07 Apr 2025 12:57:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[À la veille de la célébration de la fête de Ramadan, Pr Broulaye Samaké, chef du service anesthésie du Centre hospitalo-universitaire Gabriel Touré (CHU-Gabriel Touré) a été placé sous mandat de dépôt par le tribunal de la commune VI du district de Bamako, dans le cadre d’un litige foncier. En réaction à cette incarcération, les syndicats du secteur de la santé ont mené des mouvements de grande envergure. Suite à ces mouvements, il a bénéficié d’une liberté provisoire le jeudi 03 avril 2025. Qu’en est-il réellement de cette affaire qui a secoué le pays ?

Interpellé dans le cadre d’un litige foncier, Pr Samaké a passé la fête de Ramadan en prison. Cette affaire est relative à une parcelle en construction par ses soins qu’il dispute avec un haut gradé de l’armée. Ladite parcelle est située à Banancoroni, derrière Sénou dans la périphérie de Bamako. D’après les syndicats de la santé, le juge a demandé au Pr Samaké d’arrêter les travaux de construction sur la parcelle. Et le Pr Samaké de répondre qu’il ne pouvait pas arrêter les travaux sans une décision judiciaire. Et puis, il a exhibé son titre foncier qui date de 2005. Malgré tout, le magistrat lui a décerné un mandat de dépôt.

C’était le 24 mars 2025. En réaction, le comité syndical du CHU Gabriel Touré a décidé d’un arrêt de travail le 28 mars 2025 pour exiger la libération du Pr Samaké avant le 4 avril 2025. Les jours suivants, les comités syndicaux des deux autres CHU (Hôpital du Mali, Point G) et de la faculté de médecine ont déclenché un arrêt de travail. Quant au personnel des Centres de santé de référence, il s’apprêtait à observer une grève lorsqu’est intervenue la libération du Pr Samaké. Cette libération n’est pas définitive, car le jugement de l’affaire est prévu pour le 24 avril prochain. D’après des indiscrétions, un nouveau chef d’inculpation pourrait apparaître dans l’affaire, en l’occurrence, celui d’outrage à magistrat.

<strong>Qu’en est-il du titre de propriété sur la parcelle ?</strong>

Il ressort, lors d’un point de presse organisé, le 02 avril 2025, par le comité syndical du CHU Gabriel Touré, qu’en 2005, ledit comité a acquis des terrains avec des titres fonciers pour les travailleurs. Et que ces titres avaient été attribués au personnel du CHU Gabriel Touré par un système de lotissement. Un lotissement qui a débouché sur 210 parcelles.

La gestion de ces parcelles a été confiée à un notaire. Ainsi, tous les agents du CHU, qui avaient intégralement payé ce qu’ils devraient pour acquérir des parcelles, ont reçu leur titre personnel. Selon le responsable syndical du CHU Gabriel Touré, principal conférencier, Pr Losseny Bengaly, le cercle de Kati a vendu, à travers des permis d’occuper, une partie de ces parcelles à des particuliers. C’est dans ce cadre que l’officier de la gendarmerie aurait acquis en 2023, au nom de sa fille, la parcelle du Pr Samaké.

<strong>La mairie de Kati reconnaît l’existence de faux documents fonciers</strong>

Suite à cette affaire, qui a sérieusement entamé la stabilité sociale, la mairie de Kati a fait publier un communiqué (N° 2025/13/MKti) daté du 02 avril 2025 et signé par le secrétaire général, Zanga Daou. Dans le communiqué, l’ingénieur territorial qu’est le secrétaire général de la Mairie, indique qu’il y a des spéculateurs fonciers qui établissent des autorisations de paiement et des faux permis d’occuper pour certaines zones de Kati. Il affirme que la Mairie de Kati ne reconnaît ni ces autorisations ni ces faux permis d’occuper.

Une enquête sera ouverte pour traquer ces spéculateurs, dit-il dans son communiqué. Cette réaction de la Mairie de Kati pourrait être considérée comme une réponse au comité syndical du CHU Gabriel Touré qui avait affirmé que le cercle de Kati avait vendu illégalement une partie de ses parcelles.

L’affaire Pr Broulaye Samaké a mis en exergue la puissance des syndicats, surtout ceux des hommes en blouse blanche (médecins et assimilés) qui ont pu faire libérer momentanément de prison leur camarade. La réaction des hommes en robe noire (magistrats) est attendue pour le 24 avril 2025.

&nbsp;

<strong>S.M.C</strong>

<strong>Sahel Tribune</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Justice : La demande de mise en liberté provisoire de Mme Bouaré Fily Sissoko rejetée</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/justice-la-demande-de-mise-en-liberte-provisoire-de-mme-bouare-fily-sissoko-rejetee-3101651.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/justice-la-demande-de-mise-en-liberte-provisoire-de-mme-bouare-fily-sissoko-rejetee-3101651.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 05 Apr 2025 09:54:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’ancienne ministre de 'Economie et des Finances, Mme Bouare Fily Sissoko reste en prison. Sa demande de mise en liberté provisoire dans l’affaire de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires, vient d’être refusée.</strong>

L’information a été confirmée ce vendredi 04 avril 2025 par son avocat principal, Maître Dianguina Tounkara. « Malheureusement, notre demande de mise en liberté a été rejetée », regrette Maïtre Tounkara, sans nous préciser le motif de ce rejet.

Pour rappel, en août 2021, l’ex-patronne de l’hôtel des Finances avait été placée sous mandat de dépôt. Elle est accusée « de faux en écriture, usage de faux, atteinte aux biens publics, corruption, trafic d’influence et favoritisme » dans l’achat de l’avion présidentiel sous l’ancien Président de la République, feu Ibrahim Boubacar Keïta.

Fin septembre 2024, le procès de Mme Bouaré Fily Sissoko et coaccusés avait repris avec les débats de fond. Durant plus de 4 heures de débats avec les juges, l'ancienne ministre est restée sur sa position, tout en « rejetant les chefs d’accusation ».

En novembre 2024, Bouaré Fily Sissoko a tenté d'obtenir sa libération, sans succès. Le 24 mars 2025, son avocat dépose une demande de libération provisoire, suite à la dégradation de l'état de santé de Bouaré Fily Sissoko, en prison.

<strong>Souleymane SIDIBE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>URGENT. Le Pr Broulaye Samaké du CHU Gabriel Touré recouvre la liberté</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/urgent-le-pr-broulaye-samake-du-chu-gabriel-toure-recouvre-la-liberte-3101514.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/urgent-le-pr-broulaye-samake-du-chu-gabriel-toure-recouvre-la-liberte-3101514.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 03 Apr 2025 12:24:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Détenu dans une affaire foncière à multiples rebondissements, Pr Broulaye Samaké, Chef de service au CHU Gabriel Touré a obtenu la liberté provisoire, ce jeudi 3 avril 2025. L’enseignant-chercheur n’est pas pour autant tiré d’affaire. Son jugement est prévu pour le 24 avril prochain pour « outrage à magistrat ».

Ce mercredi 2 avril, les syndicats de la Santé ont lancé un ultimatum pour la libération du Pr Broulaye Samaké avant le vendredi 4 avril. Passé ce délai, il menaçait d’observer un arrêt de travail dans tous les centres publics de santé au Mali.

<strong>Mamadou TOGOLA / maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire Pr Broulaye Samaké : arrêt de travail dans tous les centres de santé après vendredi</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaire-pr-broulaye-samake-arret-de-travail-dans-tous-les-centres-de-sante-apres-vendredi-3101480.html</link>
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<pubDate>Thu, 03 Apr 2025 01:01:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La colère des médecins du Mali ne cesse de monter. Ils ont animé deux conférences de presse ce mercredi 2 avril dont l’un au CHU Gabriel Touré et l’autre au CHU de Point G. Un ultimatum a été lancé pour la libération de leur collègue le Pr. Broulaye Samaké, avant le vendredi 4 avril prochain.</strong>

<strong> </strong>Une banale affaire foncière entre deux particuliers tourne à une affaire d’Etat. Le CHU Gabriel Touré, l’Hôpital du Mali, les Facultés de Médecine et de Pharmacie et le CHU Point G, tous ces établissements sont en arrêt de travail dont certains depuis le 28 mars. Tous réclament la libération, sans condition, du Pr Broulaye Samaké. Avec les conférences de presse, on en sait désormais un peu plus sur les circonstances de l’arrestation du prévenu et les raisons de la colère de ses collègues médecins.

Médecin de renom, chef de service au CHU Gabriel Touré et enseignant-chercheur, le Pr Broulaye Samaké a été « irrégulièrement » interpellé puis placé sous mandat de dépôt par le procureur du tribunal de la Commune VI suite à la plainte d’un Colonel de la gendarmerie. Ce dernier, avec un document datant de 2023, accuse le Pr. Samaké d’avoir construit sur sa parcelle.

« Non ! », a rétorqué le Pr Samaké en brandissant son titre foncier de 2005. Mieux, la parcelle fait partie d’un lot collectivement attribué aux travailleurs du Gabriel Touré. En dépit des explications, le Pr Samaké a été invité à « démolir » son propre chantier. <em>« Comment est-ce possible sans jugement et sans aucun document de la justice dans ce sens ? »,</em> a interrogé l’enseignant chercheur. Pour ce refus, le Pr Samaké est placé sous mandat de dépôt.

<strong>Pas de défiance contre la justice</strong>

« Notre demande de libération du Pr Samaké n'est pas un acte de défiance contre la justice », a précisé le Pr. Loséni Bengaly, syndicaliste à l'hôpital Gabriel Touré. <em>« Nous ne pouvons tout simplement pas continuer à fermer les yeux alors qu’un collègue est injustement emprisonné, et que sa famille a fêté sans lui »</em>, a-t-il ajouté, à la conférence de presse de ce mercredi. Aussi, a expliqué Loséni Bengaly, la première action pour la libération du prévenu n’a pas été l’arrêt de travail. <em>« C’est parce que le dialogue a échoué que nous avons agi ainsi », a-t-il déclaré.</em>

Placé sous mandat de dépôt le 24 mars, le jugement du Pr. Broulaye Samaké est initialement prévu pour ce vendredi 4 avril. Selon Amadou Maïga, l’un des conférenciers, si à la date du vendredi le Pr. Broulaye Samaké n’est pas libéré, tous les Centres de santé communautaires (CScom) ; les Centres de santé de référence (CSREF) et les hôpitaux du Mali entameront un arrêt du travail.

De son vivant, la colère des médecins maliens peut être comprise par le lauréat du prix Nobel de littérature Romain Rolland, lui qui disait : <strong><em>« Quand l'ordre est injustice, le désordre est déjà un commencement de justice ».</em></strong>

<strong>Mamadou TOGOLA/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le ministre Kassogue lors de la remise du rapport annuel d&amp;apos;activités 2024 de son département  &amp;quot;L&amp;apos;indice de confiance en la justice a évolué de 30% à 72%&amp;quot;  &amp;quot;2024 a été l&amp;apos;année de la poursuite des réformes gigantesques et atypiques entreprises et de la consolidation de certains acquis&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/le-ministre-kassogue-lors-de-la-remise-du-rapport-annuel-dactivites-2024-de-son-departement-lindice-de-confiance-en-la-justice-a-evolue-de-30-a-72-2024-a-ete-lannee-de-la-poursuite-des-r-3101185.html</link>
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<pubDate>Sat, 29 Mar 2025 01:33:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>"La nouvelle justice n'exclut pas la reddition de</strong><strong> compte, parce qu'elle est rendue au nom du peuple"</strong>

<strong>"La tâche la plus difficile, dans un processus de </strong><strong>changement, demeure son maintien dans la durée voire l'adaptation au changement"</strong>

<strong> </strong><strong><em>Le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué vient de recevoir le rapport annuel d'activités 2024 des services centraux e assimilés et des juridictions de son département. C'est avec satisfaction qu'il a reçu ce document de 600 pages des mains du secrétaire général du département, Aboubacar A. Diarrah, le jeudi 20 mars dernier, au cours d'une cérémonie dans la salle de réunion dudit ministère.  On notait la présence des membres du Cabinet du secrétariat général, des directeurs des services centraux et assimilés, les chefs de juridictions et de parquets d'instance, le bâtonnier de l'Ordre des avocats,  ainsi que les partenaires du département dont le représentant du Pnud, co-chef de file du Groupe Justice et Etat de droit et celui de EUCAP-Sahel au Mali co-chef de file du Groupe justice et Etat de droit. "L'amélioration de la qualité de la gouvernance et du management, grâce à toutes ces mesures innovantes, a un effet positif sur l'image de la justice dans ses rapports avec les justiciables voire des citoyens. Elles ont permis d'inverser positivement l'opinion du citoyen et renforcer sa confiance en l'institution judiciaire, l'indice de confiance en la justice ayant évolué de nos jours de 30 % à 72 %".  Il a saisi cette opportunité pour mettre en exergue les résultats remarquables acquis dans deux domaines, à savoir les ressources humaines, avec l'organisation, ensemble, de deux concours ayant permis de recruter 116 auditeurs de justice et 120 greffiers en chef stagiaires, et la modernisation et l'enrichissement de l'arsenal juridique avec l'adoption et la promulgation du nouveau Code pénal et du nouveau Code de procédure pénale, troisièmes du Mali indépendant. Voici le discours intégral du ministre Kassogué. </em></strong>

La cérémonie qui nous réunit, ce jeudi 20 mars 2025, qui se veut très modeste, fait partie pour autant des progrès et avancées enregistrés par notre Département, ces trois dernières années.

En effet, après la cérémonie de remise historique des rapports annuels 2022-2023, qui nous a réuni dans cette même salle, le 20 mai 2024, c'est avec une grande fierté et un plaisir réitéré que je préside, ce matin, celle consacrée à la remise symbolique du rapport annuel d'activités 2024 des services centraux et assimilés du département ainsi que des juridictions.

Cette cérémonie vient apporter la confirmation qu'au ministère de la Justice et des Droits de l'Homme les méthodes et pratiques innovantes ne sont ni circonstancielles ni exhibitionnistes, mais procèdent d'une logique de pérennisation et de constance axée sur la recherche du résultat et de l'amélioration continue de la qualité du service public de la justice.

Elle vient attester et prouver, si besoin est, que les résultats concrets, historiques ayant changé, positivement, le visage de la justice de notre pays, sont le reflet d'efforts perpétuels et d'amélioration constante sur les différents segments du fonctionnement de la justice, à la fois, au quadruple plans administratif, institutionnel, juridique et judiciaire.

Nous demeurons convaincus que la tâche la plus difficile, dans un processus de changement, demeure son maintien dans la durée voire l'adaptation au changement. Cette remise du troisième rapport annuel d'activités de notre département renforce le sentiment quant à un autre pas géant franchi pour consolider le changement qualitatif amorcé et reposant sur des valeurs de bonne gouvernance, de management responsable, de culture du résultat, de redevabilité et de réédition de comptes dans l'accomplissement des missions assignées aux différents services.

Comment ne pas rappeler, ici, avec une légitime fierté, quelques-unes de ces mesures innovantes qui ont changé le visage de la justice de notre pays, à savoir le renforcement des mesures de contrôle interne, l'amélioration des méthodes, des outils et des procédures, l'utilisation rationnelle des ressources publiques, la célérité dans le traitement des dossiers, l'ouverture et la disponibilité pour être à l'écoute des citoyens.

Sur ce dernier aspect, il me plait de louer les efforts appréciables de l'Inspection des services judiciaires pour la gestion qualitative du numéro vert gratuit 'Binkani Kunafoni' mis à la disposition des usagers du service public de la justice et les suites appropriées réservées aux dénonciations des cas de dysfonctionnements ou de manquements liés à des abus constatés sans discrimination aucune. Il importe également de saluer et faire mention honorable des efforts déployés par les chefs de juridictions et de parquets pour la production de leurs rapports annuels respectifs, une première du genre, permettant d'avoir un document agrégé qui renforce la visibilité des actions et des résultats acquis. Ils démontrent, par-là, leur sens élevé du devoir, de redevabilité et d'esprit de responsabilité. Que tous ceux qui ont produit des rapports annuels en soient très vivement et sincèrement remerciés.

La nouvelle justice, qui se veut moderne, crédible, accessible, responsable, respectée et transparente, n'exclut pas la reddition de compte, parce qu'elle est rendue au nom du peuple.

<strong>Monsieur le Secrétaire Général ;</strong>

<strong>Mesdames et Messieurs, </strong>

L'amélioration de la qualité de la gouvernance et du management, grâce à toutes ces mesures innovantes, a un effet positif sur l'image de la justice dans ses rapports avec les justiciables voire des citoyens.

Au-delà des avantages en termes d'organisation qualitative du travail profitable aux responsables des services, ces mesures innovantes ont donné un réel espoir à nos concitoyens quant à la bonne administration et la bonne distribution de la justice dans notre pays qui constituent, indéniablement, des facteurs importants pour la paix et la stabilité sociale sans lesquelles il ne peut y avoir de développement socio-économique.

Elles ont permis d'inverser positivement l'opinion du citoyen et renforcer sa confiance en l'institution judiciaire, <strong>l'indice de confiance en la justice ayant évolué de nos jours de 30 % à 72 %.</strong>

Aussi, la quête d'une justice moderne, accessible et efficace nécessite d'énormes ressources financières, matérielles et humaines de qualité dont la disponibilité est fortement tributaire des possibilités de l'Etat. A cet égard, l'appui des partenaires techniques et financiers est de nature à compléter les efforts de l'Etat et à faciliter l'amélioration des conditions de travail pour l'atteinte des résultats recherchés.

L'amélioration de la qualité de la gouvernance du secteur est, sans nul doute, le levier le plus important pour mettre en confiance les partenaires techniques et financiers et favoriser leur accompagnement pour la mobilisation des ressources nécessaires à la prise en charge des différents volets d'investissement.  Aussi, les défis actuels et futurs de la justice, dans un monde en perpétuelle évolution, ne laissent guère le choix à notre département que d'engager des mesures appropriées permettant de mettre la justice à la hauteur des missions assignées. Cela est d'autant plus nécessaire qu'il s'agit de mobiliser toutes les énergies, toutes les intelligences et les capacités du secteur pour mériter la confiance placée en la justice par les plus Hautes Autorités du pays, convaincues du rôle primordial de l'Institution judiciaire dans la construction du nouveau Mali, Mali Kura.

<strong>Monsieur le Secrétaire Général ;</strong>

<strong>Mesdames et Messieurs, </strong>

L'année 2024 a été celle de la poursuite des réformes gigantesques et atypiques entreprises et de la consolidation de certains acquis dont il a été largement question lors de la clôture de la 3e édition de la Semaine de la justice de l'année 2024.

Cependant, je voudrais saisir cette occasion pour mettre en exergue les résultats remarquables acquis dans deux domaines, à savoir les ressources humaines, avec l'organisation, ensemble, de deux concours ayant permis de recruter 116 auditeurs de justice et 120 greffiers en chef stagiaires, et la modernisation et l'enrichissement de l'arsenal juridique avec l'adoption et la promulgation du nouveau Code pénal et du nouveau Code de procédure pénale, troisièmes du Mali indépendant. Ces deux domaines cités se distinguent par le caractère historique et exceptionnel des résultats atteints en raison de leur extrême sensibilité, leur portée, leur complexité et leur importance. En effet, pour la première fois dans l'histoire de la justice, le Département faisait face au défi de l'organisation parallèle de deux concours de recrutement avec un nombre de places en jeu aussi important.

Quant aux Codes adoptés, ils sont emblématiques de la modernité et de l'efficacité nécessaires pour hisser notre justice à la hauteur de ses missions, des enjeux multiformes ainsi que des défis actuels et futurs.

Sur ce tableau glorieux de la justice, au titre de l'année 2024, je voudrais réitérer mes vives et chaleureuses félicitations à tous ceux qui ont contribué, d'une manière ou d'une autre, à l'atteinte de ces résultats exceptionnels.

<strong>Monsieur le Secrétaire Général</strong>

Ces résultats sont le fruit d'efforts conjugués dont vous avez su assurer la bonne coordination. L'occasion m'est encore opportune de louer vos qualités exceptionnelles et vos efforts inlassables pour maintenir la dynamique que vous avez su impulser et qui a permis d'engranger tous ces résultats dont nous sommes tous fiers.

Par votre vision, votre clairvoyance, votre disponibilité dans un esprit d'équipe et votre sens élevé du devoir et de la responsabilité, vous avez changé qualitativement les habitudes, tracé de nouvelles voies pour l'amélioration constante de la qualité de la gestion et posé les jalons pour asseoir, définitivement, la culture de la redevabilité et de la réédition de comptes. Je ne suis donc pas surpris, de recevoir, de vos mains, ce 20 mars 2025, donc avant la fin du premier trimestre de l'année en cours, le rapport annuel 2024 agrégé des services centraux et assimilés du ministère de la Justice et des Droits de l'Homme et des juridictions.

La nouvelle maison <strong>"Justice" </strong>que nous avons bâtie ensemble, et que nous continuons à rebâtir, porte, de façon indélébile et pour la postérité, les traces de vos mains, car vous en êtes un des bâtisseurs infatigables auxquels l'Institution judiciaire doit, éternellement, reconnaissance et gratitude.

Permettez-moi de saisir cette occasion qui m'est offerte, encore une fois de plus, de vous adresser mes chaleureuses et sincères félicitations pour l'immense travail que vous avez abattu depuis votre arrivée à la tête du Secrétariat Général.

Je n'oublie pas d'associer à ces mots de reconnaissance et de gratitude tous les membres de votre équipe, les proches collaborateurs, les directeurs des services centraux et assimilés ainsi que les Chefs de juridictions et de Parquets.

Je sais qu'avec vos qualités et celles des membres de la dynamique équipe qui vous accompagne, vous continuerez à écrire, encore, de nouvelles pages glorieuses de l'histoire de notre Département en maintenant cette dynamique pour le bonheur de la justice, voire de notre Nation entière".

XXX

<strong><em> </em></strong>

<strong>BILAN 2024 DU PôLE NATIONAL éCONOMIQUE ET FINANCIER :</strong>

<strong>539 courriers reçus, 271 enquêtes ouvertes,  229 PV traités, 23 classements sans suite..</strong>

<strong><em>Lors de la remise du rapport des services centraux et assimilés du ministère de la Justice et des Droits de l'Homme, le procureur du Pôle national économique et financier, Ag Haoussa Mohammedine, a présenté le bilan de sa structure. Il ressort que le Pôle a reçu 539 courriers, 271 enquêtes ouvertes, 229 procès-verbaux traités, 23 classements sans suite, 17 citations directes.</em></strong>

[caption id="attachment_3101142" align="alignleft" width="480"]<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/03/Ag-Housa.jpg"><img class="wp-image-3101142 size-full" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/03/Ag-Housa.jpg" alt="" width="480" height="255" /></a> Ag Haoussa Mohammedine, Procureur du pole national economique et financier[/caption]

Selon lui, le Pôle national de lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière dénommé Pôle national économique et financier est institué au Tribunal de grande Instance de la Commune III du district de Bamako par la loi n°2021-051 du 29 septembre 2021 portant modification de la loi n°01-080 du 20 août 2001, modifiée, portant Code de procédure pénale en remplacement des anciens pôles économiques et financiers de Bamako, Kayes et Mopti. Et d'ajouter qu'il est opérationnel depuis la mutation des magistrats de 2023 notamment à travers les décrets n°2023-0341/PT-RM et n°2023-0342/PT-RM du 8 juin 20023. Et de poursuivre que le parquet du Pôle national économique et financier a été saisi au cours de l'année 2024 de 539 courriers (correspondances, procès-verbaux, rapports et autres plaintes). Il a ouvert 271 enquêtes, traité 229 procès-verbaux dont 189 réquisitoires introductifs, 23 classements sans suite, 17 citations directes.

En plus des 17 citations directes de suite d'exploitations des procès-verbaux, il dira que le parquet a fait enrôler 43 renvois en police correctionnelles, ce qui totalise 60 dossiers enrôlés. Au cours de la même période, le parquet national a émis 1687 courriers-divers. Avant de rappeler que la Chambre correctionnelle spécialisée a enrôlé 60 dossiers contre 69 jugements rendus soit 115 %<strong>.</strong>

A ses dires, le solde, à la date du 31 décembre 2024, du Fonds de lutte contre la corruption et la délinquance économique se chiffre à près de 3 milliards de F CFA. Au niveau de la Brigade du Pôle national économique et financier, plus de 330 millions F CFA ont été recouvrés. Auprès des dix cabinets d'instructions, il dira que les recouvrements sont estimés à près de 4 milliards F CFA auxquels, il faut ajouter, une inscription d'hypothèque judiciaire à la Conservation de la propriété foncière auprès du bureau des communes et du district de Bamako de titres fonciers et concessions usage d'habitation pour une valeur de totale de plus de 400 millions au niveau des cabinets d'instructions. A l'en croire, la Chambre correctionnelle spécialisée a prononcé des amendes de l'ordre de plus de 16 millions F CFA. Aussi, dira-t-il, le Pôle national économique et financier a contribué au recouvrement de 150 milliards payés suivant sept chèques transmis au Receveur général du district de Bamako, les 3 et 4 octobre 2024, et en marge d'un Accord transactionnel conclu conformément aux dispositions la loi uniforme sur le contentieux des infractions à la réglementation des relations financières extérieures des Etats membres de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa), homologué par un jugement n°689 du 19 novembre 2024 du Tribunal de grande instance de la Commune Il sur des engagements de l'ordre de 325 milliards F CFA.

<strong>  Boubacar Païtao</strong>

<strong><em> </em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le renouveau de la justice en marche sous le leadership eclaire du ministre Kassogue : Plus de 400 milliards F CFA recouvrés, régularisés, payés en caution ou en dommages&#45;intérêts en 2024</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/le-renouveau-de-la-justice-en-marche-sous-le-leadership-eclaire-du-ministre-kassogue-plus-de-400-milliards-f-cfa-recouvres-regularises-payes-en-caution-ou-en-dommages-interets-en-2024-3101187.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 29 Mar 2025 01:32:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>16 juridictions et 6 maisons d'arrêt </strong><strong>contrôlées, 450 appels sur "Binkani Kunafoni"…</strong>

<strong>La MCA ramenée à 3750 détenus contre 4 500 en 2023</strong>

<strong>316 auditeurs, </strong><strong>240 greffiers</strong><strong> en chefs et </strong><strong>125</strong><strong> fonctionnaires </strong><strong>de l'administration pénitentiaire recrutés </strong>

<strong>20 987 matériels et mobiliers de bureaux pour les services centraux et les juridictions de Bamako et de l'intérieur </strong>

<strong> </strong><strong><em>C'est avec fierté que le secrétaire général du ministère de la Justice et des Droits de l'Homme, Dr. Boubacar Sidiki Diarrah, a officiellement remis, le jeudi 20 mars 2025, le rapport annuel d'activités 2024 des services centraux au premier responsable du département, Mamoudou Kassogué. Le rapport d'activités annuel, précisera Dr. Boubacar Sidiki Diarrah, est un document structuré et analytique qui fait partie des écrits professionnels. "C'est un document de référence qui donne une vision complète sur toutes les actions conduites au sein d'une institution durant une période donnée et présente les résultats atteints par rapport aux objectifs fixés dans le programme d'activités de l'année écoulée. C'est un outil de prise de décision murie et d'orientation", soulignera-t-il. Ce rapport annuel comprend 668 pages contre seulement 289 pages pour le Rapport 2023. Il comporte, selon le secrétaire général du département, un sommaire pour faciliter son exploitation aisée, le mot du ministre et constitue l'agrégation des activités réalisées au cours de l'année sous revue, menées par les services centraux et assimilés du ministère de la Justice et des Droits de l'Homme et quelques juridictions, soit 10 services centraux. Pour conclure, il précisera en ces termes : "Ensemble sous votre leadership rarissime nous faisons le serment, plaise à Dieu, de reconstruire la justice de notre pays compartiment par compartiment. Nous sommes résolument engagés, à ne ménager aucun effort jusqu'à ce que la justice soit moderne, respectable, respectée, dynamique et crédible au service du justiciable voire de notre nation". </em></strong>

C'est un honneur réitéré pour moi de prendre la parole en cette heureuse circonstance consacrée à la remise du rapport annuel 2024 du ministère de la Justice et des Droits de l'Homme, à la suite de celle des rapports annuels d'activités 2022 et 2023 de notre Département à Monsieur le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, garde des Sceaux.

Je relevais en cette heureuse occasion que cette activité donne la mesure de la plénitude des responsabilités de chaque responsable de service et constitue incontestablement un devoir de reddition de compte et institue la culture du résultat tout en réfutant la médiocrité, l'immobilisme et l'anachronisme.

Elle vient en outre enrichir le fonds documentaire désormais très riche du Département, après notamment le Recueil des procès-verbaux du conseil de cabinet du ministère de la Justice et des Droits de l'Homme des années 2022, 2023 et 2024, les magazines de la Justice dont le quatrième numéro vient de paraitre, le Recueil des circulaires 2016-2023 du ministère de la Justice. Tous ces outils participent du renforcement de la lisibilité et de la visibilité des actions de l'Institution judiciaire et permettent de transcrire les actes salvateurs pour qu'ils fassent jurisprudence demain.

<strong>Monsieur le Ministre, </strong>

<strong>Mesdames et messieurs,</strong>

Le rapport d'activités annuel est un document structuré et analytique qui fait partie des écrits professionnels. C'est un document de référence qui donne une vision complète sur toutes les actions conduites au sein d'une institution durant une période donnée et présente les résultats atteints par rapport aux objectifs fixés dans le programme d'activités de l'année écoulée. C'est un outil de prise de décision murie et d'orientation.

Comme l'indiquait le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, dans son mot introductif du rapport 2024 je cite : <strong><em>«C'est loin d'être un simple exercice entrant dans les habitudes administratives, la production du rapport général d'activités est l'un des symboles forts de la dynamique innovante instaurée au ministère de la Justice et des Droits de l'Homme et motivée par la transparence, la responsabilité et la redevabilité».</em></strong>

Par une volonté de dépassement de la simple information, le rapport d'activités se veut un document convaincant ayant pour principal objectif d'appuyer la qualité de la prise de décisions.

Il est de ce fait destiné à : donner une vision d'ensemble des activités d'une année; mettre en évidence les points forts de celles-ci; justifier ou atténuer les points faibles afin de valoriser le mieux possible l'activité rendre compte et faire le point sur l'état d'avancement dans l'atteinte des résultats; donner des explications sur des écarts entre les prévisions et les réalisations ainsi que les actions correctives, s'il y a lieu pour la période subséquente.

<strong>Monsieur le Ministre,</strong>

Le rapport annuel d'activités de l'année N-1 a été sur vos instructions exigé de chaque service et juridictions au premier trimestre de chaque année. Il fait le bilan du travail réalisé sur une période définie et constitue une boussole orientant les décisions de l'autorité administrative supérieure.

Un rappel de la nomenclature du rapport annuel d'activités 2024 permet d'appréhender substance. Le rapport annuel d'activités 2024 comprend <strong>668 pages contre seulement 289 pages pour le Rapport annuel d'activités 2023</strong>. il comporte un sommaire pour faciliter son exploitation aisée, le Mot du Ministre et constitue l'agrégation des activités réalisés au cours de l'année sous revue, menées par les services centraux et assimilés du Ministère de la Justice et des Droits de l'Homme et quelques juridictions; soit dix <strong>(10) services centraux.</strong>

Les services centraux sont : la direction nationale de l'administration de la justice (Dnaj), la direction nationale de l'administration pénitentiaire et de l'éducation surveillée (Dnapes), la direction nationale des affaires judiciaires et du sceau (Dnajs), la direction des finances et du matériel (DFM), l'Inspection des services judiciaires (ISJ), la Cellule de planification et de statistique du secteur de la justice (CPS-SJ), l'Institut national de formation judiciaire <strong>«Maître Demba Diallo»</strong> (INFJ), le Programme national intégré de lutte contre le trafic de drogue et la criminalité organisée (PNI), l'Agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisis ou confisqués, la direction nationale des droits de l'Homme. A la suite de vos instructions très éclairées de l'année dernière demandant aux juridictions de produire désormais des rapports annuels, on dénote cette année, faits inédits en passant, les rapports des <strong>trois (3) pôles judiciaires et de seize (16) juridictions</strong> sur toute l'étendue du territoire. Il s'agit du:
<ol>
 	<li><strong> Pôle national économique et financier ;</strong></li>
 	<li><strong> Pôle judiciaire de lutte contre la cybercriminalité ;</strong></li>
 	<li><strong> Pôle judiciaire spécialisé de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée.</strong></li>
</ol>
<strong>Aussi, les juridictions ci-après répertoriées ont également produit des rapports. Il s'agit du :</strong>

<strong>Tribunal de grande instance de la Commune II du district de Bamako ;</strong>

<strong>Tribunal de grande instance de la Commune III du district de Bamako ;</strong>

<strong>Tribunal de grande instance de la Commune V du district de Bamako ;</strong>

<strong>Tribunal de grande instance de la Commune VI du district de Bamako ;</strong>

<strong>Tribunal administratif de Bamako ;</strong>

<strong>Tribunal pour enfants de Bamako ;</strong>

<strong>Tribunal d'instance de Kangaba ;</strong>

<strong>Tribunal de grande instance de Koutiala ;</strong>

<strong>Tribunal d'instance de Bla ;</strong>

<strong>Tribunal d'instance de San ;</strong>

<strong>Tribunal d'instance de Tominian ;</strong>

<strong>Tribunal administratif de Kayes ;</strong>

<strong>Tribunal d'instance de Bafoulabé ;</strong>

<strong>Tribunal d'instance de Kéniéba :</strong>

<strong>Tribunal d'instance de Yélimané ; et la Justice de paix à compétence étendue de Macina.</strong>

<strong>Monsieur le Ministre ; </strong>

<strong>Mesdames et messieurs</strong>

Les Directeurs des services centraux ainsi que les procureurs des trois pôles judiciaires vont faire la présentation des activités substantielles menées par leurs structures au cours de la période sous revue et qui ont contribué à changer positivement le visage de la justice.

Le rapport annuel d'activités qui vous sera remis officiellement dans un instant est le fruit d'un travail acharné et d'intenses efforts soutenus par tous les acteurs.

Il importe de relever que les rapports annuels d'activités constituent la mémoire d'une Institution et le parchemin pour la postérité. La production des rapports annuels d'activités a pour finalité de mettre fin à la gestion cacophonique, au management irresponsable et à l'administration de routine dénués de traçabilité certaine et de lisibilité cohérente des actions.

Il est constant que le résultat qualitatif est tributaire d'une bonne organisation, du travail bien fait qui se base sur une approche intégrée de planification, de suivi, d'évaluation des missions assignées et de prospection des stratégies pour l'amélioration des résultats pour l'avenir.

Un sage n'indiquait-t-il pas que "<strong><em>le succès est la somme de petits efforts répétés jour après jour."</em></strong> et le philosophe de conclure <strong><em>"qu'il n'y a pas de résultats sans travail et pas de travail sans effort".</em></strong>

<strong>Monsieur le Ministre,</strong>

Je profite de cet instant pour adresser mes sincères félicitations à la dynamique équipe du ministère de la justice et des droits de l'Homme et à tous les acteurs de la justice qui œuvrent inlassable au quotidien sous votre leadership remarquable pour l'essor de la justice malienne.

Il importe de toujours rappeler que le leitmotiv au ministère de la Justice, est de travailler avec courage et persévérance car la ténacité, la constance et l'abnégation permettent d'atteindre l'excellence.

Un célèbre auteur affirmait je cite <strong><em>«La persévérance, c'est ce qui rend l'impossible possible, le possible probable et le probable réalisé»</em></strong>. un autre ajoutait <strong><em>«Il faut viser la lune, parce qu'au moins, si vous échouez, vous finirez dans les étoiles».</em></strong>

Nous sommes disposés sous votre leadership remarquable à être ambitieux très ambitieux pour notre justice, à voir grand très grand et résolu à relever tous les défis qui se dressent sur le terrain tortueux, le chemin semé d'embuches et de difficultés pour la construction d'une justice moderne, dynamique et crédible. Rien ne viendra à bout de notre détermination et de notre inébranlable conviction à cette fin.

Le rapport 2024 constitue la démonstration parfaite et probante de cette assertion. Il y a eu au cours de l'année sous revue des reformes atypiques, innovantes, de portée générationnelle, à la fois structurelles, infrastructurelles, normatives, organisationnelles, fonctionnelles, de gouvernance, que l'histoire de notre Département voire de notre pays ne manquera point de retenir.

Ces résultats sont en train d'impacter positivement sur la perception de l'indice de confiance en la justice malienne qui est évalué à 72 pour cent actuellement contre 51 pour cent, ce taux va crescendo ce qui atteste du résultat appréciable accompli à tous les niveaux et des efforts fournis pour l'amélioration du service public de la justice.

En instituant et en pérennisant désormais l'élaboration et la remise du rapport annuel des services centraux et des juridictions de notre pays, première du genre, agrégé en un rapport consolidé de notre Département au premier trimestre de chaque année, vous nous exhortez au travail bien fait, à laisser une trace écrite pour un devoir de mémoire, à la reddition de compte dont l'importance réside dans la transparence qui renforce le lien avec les citoyens, à l'appréciation de la performance qui permet au citoyen de constater le degré d'atteinte des résultats, à la prévention des abus et à la culture du résultat

Chaque fois qu'il s'agit de remise de rapport, il est bienséant de se rappeler de cette formule célèbre de Horace poète latin de la fin du 1er siècle à savoir la «<strong>parole s'envole, l'écrit reste»</strong>. Cette illustration historique permet de mettre en exergue l'importance et la portée historique de la production des Rapports, comme raison écrite qui subsisteront à leurs auteurs et vraisemblablement la postérité découvrira les traces des bâtisseurs.

<strong>Monsieur le Ministre,</strong>

Au nom de l'ensemble des services du Département, je salue votre implication personnelle pour l'atteinte des résultats, votre leadership exceptionnel et remarquable, votre appui constant et votre engagement inégalé pour la cause de la justice, qui permettent à l'Institution judiciaire aujourd'hui d'opérer une transformation qualitative enviable et dynamique.

La justice sous votre gouverne est vraisemblablement à son apogée pour emprunter cette approche conceptuelle aux historiens. Cette assertion n'est ni une déclaration factice ni une assertion anodine comme l'atteste les réalisations de la justice d'aujourd'hui en chiffre dont des pans entiers ressortent du rapport annuel d'activités 2024 riche de 638 pages. Il importe de relever que l'institution judiciaire a engrangé des résultats exponentiels comme l'atteste la parole des chiffres ci-après:

Dans le domaine institutionnel

<strong>7 structures créées et ou opérationnalisées :</strong>

<strong>- Pôle national économique et financier (Pnef);</strong>

<strong>- Pôle judiciaire de lutte contre la cybercriminalité (PJLC) ;</strong>

<strong>- Direction nationale des droits de l'Homme (DNDH) ;</strong>

<strong>- </strong><strong>Agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisis ou confisqués (ARGASC);</strong>

<strong>- École nationale de l'administration pénitentiaire et de l'éducation surveillée (Enapes) ;</strong>

<strong>- Parquet spécialisé du pole judiciaire de lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée séparée du Tribunal de grande instance de la Commune VI ;</strong>

<strong>- Cour administrative d'appel de Bamako ;</strong>

<strong>Dans le domaine de la lutte contre la corruption et la délinquance économique</strong> et financière plus de 400 milliards recouvrés, régularisés, payés en caution ou en dommages-intérêts, comme indiqué par le garde des Sceaux à la clôture de la 3e édition de la Semaine de la justice ;

<strong>Dans le domaine du </strong>

<strong>renforcement de capacité </strong>

<strong>des ressources humaines</strong>

- <strong>316 auditeurs</strong> recrutés pour un nombre total de magistrat de 499 en décembre ;

-<strong>240 greffiers </strong>en chefs recrutés ;

- <strong>125 fonctionnaires</strong> de l'administration pénitentiaire et de l'éducation surveillée recrutés ;

<strong>Dans le domaine normatif</strong>

<strong>10 projets de textes</strong> initiés ou portés adoptés ou en cours d'adoption ;
<ol>
 	<li>Loi portant statut de la magistrature;</li>
 	<li>Loi portant statut modifié des greffiers:</li>
 	<li>Loi organique fixant les règles d'organisation et de fonctionnement ainsi que la procédure suivie devant la cour suprême ;</li>
 	<li>Loi organique fixant les règles d'organisation et de fonctionnement ainsi que la procédure suivie devant la cour constitutionnelle ;</li>
 	<li>Loi portant saisine de la cour constitutionnelle pour exception d'inconstitutionnalité ;</li>
 	<li>Loi portant loi organique fixant les règles d'organisation et de fonctionnement ainsi que la procédure suivie devant la cour des comptes ;</li>
 	<li>Loi portant organisation judiciaire modifiée ;</li>
 	<li>Projet de loi portant statut de l'apatridie sur la table du Conseil national de transition ;</li>
 	<li>Nouveau code pénal, comportant 702 articles contre 328 dans l'ancien ;</li>
 	<li>Nouveau code de procédure pénale, comprenant 1373 articles contre 634 dans l'ancien ;</li>
</ol>
<strong>Dans le cadre de la mise à disposition de fonds documentaire ;</strong>

<strong>998 codes pénaux et codes de procédure pénale</strong> mis à la disposition des magistrats soit 1 magistrat : 1 code pénal, 1 magistrat : 1 code de procédure pénale, 499 recueils de circulaires mis à la disposition des magistrats soit 1 magistrat : un recueil de circulaire, mettant fin à la quête difficile des documents de travail des professionnels;

<strong>- 4 numéros de magazines</strong> d'informations générales du ministère de la Justice et des Droits de l'Homme régulièrement publiés.

<strong>Dans le domaine du contrôle interne; la systématisation </strong>

<strong>des missions d'inspection </strong>

<strong>des services judiciaires</strong>

<strong>16 juridictions contrôlées ;</strong>

<strong>16 Maisons d'arrêt contrôlées ;</strong>

<strong>4 pénitenciers agricoles contrôlés ;</strong>

<strong>13 faits signalés;</strong>

<strong>450 appels sur le numéro vert Binkani Kunafoni de l'Inspection dont suite a été donnée.</strong>

<strong>Dans le domaine de </strong><strong>l'administration pénitentiaire</strong>

<strong>22 transfèrements</strong> qui a concerné un nombre total de 1750 détenus, sur Kéniéroba, Koulikoro, Bla, Fana, Dioïla;

<strong>De 4500 détenus en 2023</strong>, la Maison centrale d'arrêt de Bamako a été ramenée à <strong>3750</strong> diminuant drastiquement la surpopulation carcérale ;

<strong>Dans le domaine de la </strong>

<strong>formation des acteurs</strong>

<strong>363 magistrats formés ;</strong>

<strong>100 greffiers formés ;</strong>

<strong>124 officiers de police judiciaire formés;</strong>

<strong>22 interprètes formés ;</strong>

<strong>30 sessions et 8 conférences organisées par l'INFJ ;</strong>

<strong>Dans le cadre des dotations</strong>

<strong> en moyens de travail</strong>

20 987 matériels et mobiliers de bureaux dont 2344 pour les services centraux et les juridictions de Bamako et 643 pour les services de l'intérieur du pays, le détail figure dans le rapport.

- La construction de la Maison justice de Mopti ;

- La construction de la Maison des avocats,

<strong>Dans le cadre des distinctions décernées aux agents méritants</strong>

25 médailles dont 10 chevaliers de l'ordre national contre 5 pendant plusieurs années et 15 médailles effigies abeilles contre 5 des décennies durant, doublant ainsi le nombre de médailles attribuées au Département accroissant sa respectabilité

<strong>Mesdames et messieurs;</strong>

Les perspectives pour l'année 2025 se veulent également très ambitieuses et se résument notamment ainsi qu'il suit : le nouveau programme décennal de la justice 2025-2034 en cours de finalisation: le Logiciel de gestion des dossiers judiciaires donnant corps à la dématérialisation des procédures judiciaires, en cours de finalisation: l'informatisation du registre du commerce et du crédit mobilier et du fichier national, en cours de finalisation, l'informatisation du casier judiciaire, en cours de finalisation; la création de l'imprimerie de la justice pour mettre définitivement fin la fabrication des sceaux de l'État au coin des rues ou la falsification des cachets des autorités publiques: la création de la direction de la justice pour enfants pour prendre à bras le corps les questions lancinantes de l'enfance en contact avec la loi, en cours de finalisation : la création de la médaille de mérite de la justice; l'Institution du prix de l'intégrité judiciaire <strong>«Daniel Amagoin Tessougué»</strong> : l'initiation de l'avant-projet modifié de code de procédure civile, commerciale et sociale, en cours de finalisation; La transformation des directions nationales de la justice en direction générale (Dnapes, Dnaj, Dnajs); en cours de finalisation pour la Dnapes ; l'adoption de la politique nationale pénitentiaire et de l'éducation surveillée et son plan d'actions en cours de finalisation, l'élaboration et adoption de la stratégie sectorielle genre et son plan d'actions du secteur de la justice en cours de finalisation; l'organisation prochaine des états généraux de la justice en cours de préparation;  La rencontre des Ministres de la justice de l'AES à Bamako, en cours de préparation.

<strong>Monsieur le Ministre, Mesdames </strong><strong>et Messieurs,</strong>

La tâche est énorme, elle est même herculéenne et demande d'énormes efforts et de persévérance et nous sommes bien conscients de son ampleur titanesque, mais ne dit-on pas que pour déplacer une montagne il faut commencer par déplacer des petites pierres.

Ensemble sous votre leadership rarissime nous faisons le serment, plaise à Dieu, de reconstruire la justice de notre pays compartiment par compartiment.

Nous sommes résolument engagés, à ne ménager aucun effort jusqu'à ce que la justice soit moderne, respectable, respectée, dynamique et crédible au service du justiciable, voire de notre Nation".]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Remise du rapport annuel d&amp;apos;activistes 2024 du ministère de la justice et des droits de l’Homme : Réédition de comptes des services centraux et assimilés</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/remise-du-rapport-annuel-dactivistes-2024-du-ministere-de-la-justice-et-des-droits-de-lhomme-reedition-de-comptes-des-services-centraux-et-assimiles-3101189.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/03/Kassogue-justice-bilan.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 29 Mar 2025 01:30:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les services centraux et assimilés du ministère de la Justice et des Droits de l'Homme ont procédé, le jeudi 20 mars 2025, à la remise de leur rapport d'activités annuel 2024 au chef du département, Mamoudou Kassogué. C'était en présence de son secrétaire général, Dr. Boubacar Sidiki Diarrah, des chefs de services centraux, de juridictions et de parquets ainsi que de plusieurs partenaires.</em></strong>

Premier à prendre la parole, le secrétaire général du ministère de la Justice et des Droits de l'Homme, Dr. Boubacar Sidiki Diarrah, a rappelé que cette remise du rapport annuel 2024 intervient après celle des rapports annuels d'activités 2022 et 2023, ajoutant que cette activité donne la mesure de la plénitude des responsabilités de chaque responsable de service ; constitue un devoir de reddition de compte et institue la culture du résultat tout en réfutant la médiocrité, l'immobilisme et l'anachronisme.Car, dira-t-il, elle vient enrichir le fonds documentaire désormais très riche du département, après notamment le recueil des procès-verbaux du conseil de cabinet du ministère de la Justice et des Droits de l'Homme des années 2022, 2023 et 2024, les magazines de la Justice dont le quatrième numéro vient de paraitre, le recueil des circulaires 2016-2023 du ministère de la Justice. <em>"Tous ces outils participent du renforcement de la lisibilité et de la visibilité des actions de l'Institution judiciaire et permettent de transcrire les actes salvateurs pour qu'ils fassent jurisprudence demain"</em>, a-t-il mentionné.

<strong>Un document structuré et analytique</strong>

Selon lui, le rapport d'activités annuel est un document structuré et analytique qui fait partie des écrits professionnels. Aussi, c'est un document de référence qui donne une vision complète sur toutes les actions conduites au sein d'une institution durant une période donnée et présente les résultats atteints par rapport aux objectifs fixés dans le programme d'activités de l'année écoulée. C'est un outil de prise de décision murie et d'orientation.

Il poursuivra que par une volonté de dépassement de la simple information, le rapport d'activités se veut un document convaincant ayant pour principal objectif d'appuyer la qualité de la prise de décisions. A ce titre, il est de ce fait destiné à : donner une vision d'ensemble des activités d'une année ; mettre en évidence les points forts de celles-ci ; justifier ou atténuer les points faibles afin de valoriser le mieux possible l'activité rendre compte et faire le point sur l'état d'avancement dans l'atteinte des résultats ; donner des explications sur des écarts entre les prévisions et les réalisations ainsi que les actions correctives, s'il y a lieu pour la période subséquente.

Pour Dr. Diarra, le rapport d'activités annuel de l'année 2024 a été, sur instructions du garde des Sceaux, exigé de chaque service et juridiction au premier trimestre de chaque année. Il fait le bilan du travail réalisé sur une période définie et constitue une boussole orientant les décisions de l'autorité administrative supérieure.

<strong>668 pages contre seulement 289 pages pour le rapport annuel d'activités 2023</strong>

<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/03/justice-kassogue.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3101154" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/03/justice-kassogue.jpg" alt="" width="650" height="325" /></a>Concerne la nomenclature, le rapport d'activités annuel 2024 permet d'appréhender la substance et comprend 668 pages contre seulement 289 pages pour le rapport annuel d'activités 2023 et constitue l'agrégation des activités réalisées au cours de l'année sous revue, menées par les services centraux et assimilés du ministère de la Justice et des Droits de l'Homme et quelques juridictions soit dix services centraux.

Avant de déclarer que la production des rapports annuels d'activités a pour finalité de mettre fin à la gestion cacophonique, au management irresponsable et à l'administration de routine dénués de traçabilité certaine et de lisibilité cohérente des actions.

<em>"Il est constant que le résultat qualitatif est tributaire d'une bonne organisation, du travail bien fait qui se base sur une approche intégrée de planification, de suivi, d'évaluation des missions assignées et de prospection des stratégies pour l'amélioration</em> <em>des résultats pour l'avenir"</em>, a-t-il martelé.

En termes de perspectives, il a précisé que l'année 2025 se veut très ambitieuse et se résume notamment ainsi qu'il suit : le nouveau programme décennal de la justice 2025-2034 en cours de finalisation ; le Logiciel de gestion des dossiers judiciaires donnant corps à la dématérialisation des procédures judiciaires, en cours de finalisation ; l'Informatisation du Registre du commerce et du crédit mobilier et du fichier national, en cours de finalisation, l'Informatisation du casier judiciaire, en cours de finalisation ; la création de l'imprimerie de la justice pour mettre définitivement fin la fabrication des sceaux de l'Etat au coin des rues ou la falsification des cachets des autorités publiques ; la création de la direction de la justice pour enfants pour prendre à bras le corps les questions lancinantes de l'enfance en contact avec la loi, en cours de finalisation : la création de la médaille de mérite de la justice ; l'institution du prix de l'intégrité judiciaire <strong>"Daniel Amagoin Tessougué"</strong> ; l'initiation de l'avant-projet modifié de code de procédure civile, commerciale et sociale, en cours de finalisation.

<strong>Des méthodes et pratiques innovantes </strong>

Pour sa part, le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué a indiqué que cette cérémonie vient apporter la confirmation qu'au sein de son département les méthodes et pratiques innovantes ne sont ni circonstancielles ni exhibitionnistes, mais procèdent d'une logique de pérennisation et de constance axée sur la recherche du résultat et l'amélioration continue de la qualité du service public de la justice. <em>"Elle vient attester et prouver, si besoin est, que les résultats concrets historiques ayant changé positivement le visage de la justice de notre pays, sont le reflet d'efforts perpétuels et d'amélioration constante sur les différents segments du fonctionnement de la justice, à la fois, au quadruple plans administratif, institutionnel, juridique et judiciaire",</em> a-t-il ajouté.

Il s'est convaincu que la tâche la plus difficile, dans un processus de changement, demeure son maintien dans la durée, voire l'adaptation au changement. Et de poursuivre que cette remise du troisième rapport annuel d'activités de son département renforce le sentiment quant à un autre pas géant franchi pour consolider le changement qualitatif amorcé et reposant sur des valeurs de bonne gouvernance, de management responsable, de culture du résultat, de redevabilité et de réédition de comptes dans l'accomplissement des missions assignées aux différents services.

Et de rappeler quelques-unes des mesures innovantes qui ont changé le visage de la justice de notre pays, à savoir le renforcement des mesures de contrôle interne, l'amélioration des méthodes, des outils et des procédures, l'utilisation rationnelle des ressources publiques, la célérité dans le traitement des dossiers, l'ouverture et la disponibilité pour être à l'écoute des citoyens.

<strong>Renforcer la visibilité des actions et des résultats acquis</strong>

Sur ce dernier aspect, il a loué les efforts appréciables de l'Inspection des services judiciaires pour la gestion qualitative du numéro vert gratuit <strong>"Binkani Kunafoni"</strong> mis à la disposition des usagers du service public de la justice et les suites appropriées réservées aux dénonciations des cas de dysfonctionnements ou de manquements liés à des abus constatés sans discrimination aucune. Il a aussi salué et fait mention honorable des efforts déployés par les chefs de juridictions et de parquets pour la production de leurs rapports annuels respectifs, une première du genre, permettant d'avoir un document agrégé qui renforce la visibilité des actions et des résultats acquis. <em>"Ils démontrent, par-là, leur sens élevé du devoir, de redevabilité et d'esprit de responsabilité. Que tous ceux qui ont produit des rapports annuels en soient très vivement et sincèrement remerciés"</em>, a fait savoir le garde des Sceaux.

A l'en croire, la nouvelle justice, qui se veut moderne, crédible, accessible, responsable, respectée et transparente, n'exclut pas la reddition de compte, parce qu'elle est rendue au nom du peuple. Ainsi, l'amélioration de la qualité de la gouvernance et du management, grâce à toutes ces mesures innovantes, a un effet positif sur l'image de la justice dans ses rapports avec les justiciables voire des citoyens.

<strong>Faciliter l'amélioration des conditions de travail pour l'atteinte des résultats recherchés</strong>

Au-delà des avantages en termes d'organisation qualitative du travail profitable aux responsables des services, dira-t-il, ces mesures innovantes ont donné un réel espoir à nos concitoyens quant à la bonne administration et la bonne distribution de la justice dans notre pays qui constituent, indéniablement, des facteurs importants pour la paix et la stabilité sociale sans lesquelles il ne peut y avoir de développement socio-économique. Car, selon lui, elles ont permis d'inverser positivement l'opinion du citoyen et renforcer sa confiance en l'institution judiciaire, l'indice de confiance en la justice ayant évolué de nos jours de 30 % à 72 %.

Aussi, précisera-t-il, la quête d'une justice moderne, accessible et efficace nécessite d'énormes ressources financières, matérielles et humaines de qualité dont la disponibilité est fortement tributaire des possibilités de l'Etat. A cet égard, l'appui des partenaires techniques et financiers est de nature à compléter les efforts de l'Etat et à faciliter l'amélioration des conditions de travail pour l'atteinte des résultats recherchés.

A ses dires, l'amélioration de la qualité de la gouvernance du secteur de la justice est, sans nul doute, le levier le plus important pour mettre en confiance les partenaires techniques et financiers et favoriser leur accompagnement pour la mobilisation des ressources nécessaires à la prise en charge des différents volets d'investissement.

<strong>Mettre la justice à la hauteur </strong><strong>des missions assignées</strong>

Il ajoutera que les défis actuels et futurs de la justice, dans un monde en perpétuelle évolution, ne laissent guère le choix à son département que d'engager des mesures appropriées permettant de mettre la justice à la hauteur des missions assignées.

<em>"Cela est d'autant plus nécessaire qu'il s'agit de mobiliser toutes les énergies, toutes les intelligences et les capacités du secteur pour mériter la confiance placée en la justice par les plus Hautes Autorités du pays, convaincues du rôle primordial de l'Institution judiciaire dans la construction du nouveau Mali, Mali Kura"</em>, a-t-il laissé entendre.

Pour finir, il dira que l'année 2024 a été celle de la poursuite des réformes gigantesques et atypiques entreprises et de la consolidation de certains acquis dont il a été largement question lors de la clôture de la 3e édition de la semaine de la justice de l'année 2024.

<strong>                            Boubacar Païtao</strong>

<strong><em> </em></strong>

<strong><em> xxxxx</em></strong>

<strong>Renouveau de la justice : </strong>

<strong>La gestion master-class du DFM ! </strong>

<strong><em>Encore une fois, le ministère de la Justice et des Droits de l'Homme, sous la conduite éclairée du ministre Mamoudou Kassogué, vient de réaliser un exploit en 2024 au regard du rapport annuel d'activités des services centraux et assimilés et des juridictions. Dans le rapport de 668 pages, il ressort que 20 987 matériels et mobiliers de bureaux ont été achetés dans le cadre des dotations en moyens de travail afin d'équiper à hauteur de souhait les services centraux et les juridictions de Bamako et de l'intérieur. Cela dans les règles de l'art. Cela confirme le bon travail du directeur des finances et du matériel (DFM), Moussa Kissima Traoré, comme ce fut le cas en 2023 où il avait reversé 264 800 575 F CFA au Trésor public. Une première au Mali. Une preuve de la bonne gestion des ressources financières et surtout la bonne gouvernance avec l'exécution des crédits budgétaires. </em></strong>

[caption id="attachment_3101158" align="aligncenter" width="650"]<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/03/Moussa-Traore-DFM-Justice.jpg"><img class="wp-image-3101158 size-full" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/03/Moussa-Traore-DFM-Justice.jpg" alt="" width="650" height="971" /></a> Moussa Kissima Traore, DFM du ministère de la justice et des droits de l'Homme[/caption]

Le ministère de la Justice et des Droits de l'Homme est aujourd'hui cité en exemple dans le cadre de la bonne gouvernance. En venant à ce département très stratégique, le ministre Mamoudou Kassogué l'a bien compris en se faisant entourer d'hommes compétents et intègres. Et pour lutter contre la corruption et la délinquance financière, il faudra d'abord montrer l'exemple aux autres. Raison pour laquelle, dans ce département, tout est géré avec professionnalisme et dans les règles de l'art. Les résultats sont patents.

La direction des finances et du matériel (DFM), sous le leadership de Moussa Kissima Traoré est au four et au moulin chaque jour pour le bon fonctionnement de son service afin de respecter toutes les procédures de passation des marchés. Il avait déjà prouvé cela en reversant 264 800 575 F CFA au Trésor public lors de l'exercice budgétaire 2023. Ce qui lui a valu des félicitations puisque c'était la toute première fois de voir un tel acte de la part d'un DFM.

Le 20 mars 2025 lors de la remise du rapport annuel d'activités 2024 au ministre Mamoudou Kassogué, le secrétaire général, Dr. Boubacar Sidiki Diarrah, était fier des résultats enregistrés dans tous les domaines avec mention spéciale à la direction des finances et du matériel.

Ainsi, dans le cadre des dotations en moyens de travail, il ressort que 20 987 matériels et mobiliers de bureaux ont été acquis dont 2 344 pour les services centraux et les juridictions de Bamako et 643 pour les services de l'intérieur du pays. Et toutes les procédures ont été respectées concernant l'achat de ces équipements.

Le secrétaire général Boubacar Sidiki Diarrah, tout comme le ministre Kassogué, se disent fiers de la construction de la Maison justice de Mopti dont les travaux avancent à grand pas et la construction de la Maison des avocats.

D'un coût de près d'un milliard F CFA, la Maison des avocats a été officiellement inaugurée, le 26 décembre 2024 par le président de la Transition, le général d'armée Assimi Goïta. C'était en marge de la rentrée solennelle des cours et tribunaux.

Ce bâtiment de R+1, situé à Banankabougou, permet désormais au Conseil de l'ordre des avocats d'accomplir efficacement ses missions au service des justiciables et au Barreau malien d'accueillir d'ampleur au plan national et international. Il est composé de bureaux, d'une salle des banquets, d'une salle d'audience, de salles de réunions et bien d'autres espaces confortables comme des salles informatiques, des cafétérias et des parkings.

Concernant la Maison justice de Mopti, il faut dire que les travaux de construction avancent normalement puisque le taux était estimé à 75,92 % lors de la visite du chantier par le ministre Kassogué en début d'année. L'infrastructure est destinée à renforcer l'accès à une justice de proximité dans la région.

En tout cas, le département de la Justice et des Droits de l'Homme nourrit toujours beaucoup d'ambitions pour 2025, comme l'a si bien dit le secrétaire général Boubacar Sidiki Diarrah : <em>"Les perspectives pour l'année 2025 se veulent également très ambitieuses et se résument notamment ainsi qu'il suit : le nouveau programme décennal de la justice 2025-2034 en cours de finalisation ; le logiciel de gestion des dossiers judiciaires donnant corps à la dématérialisation des procédures judiciaires, en cours de finalisation ; l'informatisation du Registre du commerce et du crédit mobilier et du fichier national, en cours de finalisation ; l'informatisation du casier judiciaire, en cours de finalisation ; la création de l'imprimerie de la justice pour mettre définitivement fin la fabrication des sceaux de l'Etat au coin des rues ou la falsification des cachets des autorités publiques ; la création de la direction de la justice pour enfants pour prendre à bras le corps les questions lancinantes de l'enfance en contact avec la loi, en cours de finalisation ; la création de la Médaille de mérite de la justice ; l'institution du prix de l'intégrité judiciaire <strong>"Daniel Amagoin Tessougué"</strong> ; l'initiation de l'avant-projet modifié de code de procédure civile, commerciale et sociale, en cours de finalisation." </em>

Pour le ministre Kassogué, l'amélioration de la qualité de la gouvernance et du management, grâce à des mesures innovantes, a un effet positif sur l'image de la justice dans ses rapports avec les justiciables voire des citoyens.

<em>"Sur ce tableau glorieux de la justice, au titre de l'année 2024, je voudrais réitérer mes vives et chaleureuses félicitations à tous ceux qui ont contribué, d'une manière ou d'une autre, à l'atteinte de ces résultats exceptionnels.  </em>

<em>La quête d'une justice moderne, accessible et efficace nécessite d'énormes ressources financières, matérielles et humaines de qualité dont la disponibilité est fortement tributaire des possibilités de l'Etat. A cet égard, l'appui des partenaires techniques et financiers est de nature à compléter les efforts de l'Etat et à faciliter l'amélioration des conditions de travail pour l'atteinte des résultats recherchés. L'amélioration de la qualité de la gouvernance du secteur est, sans nul doute, le levier le plus important pour mettre en confiance les partenaires techniques et financiers et favoriser leur accompagnement pour la mobilisation des ressources nécessaires à la prise en charge des différents volets d'investissement",</em> a précisé le ministre Kassogué.

.<strong>El Hadj A.B. HAIDARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Justice. L’enseignant chercheur Etienne Fakaba Sissoko recouvre la liberté</title>
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<pubDate>Fri, 28 Mar 2025 07:28:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong> </strong><strong>Pour avoir purgé sa peine d’un an d’emprisonnement ferme, Etienne Fakaba Sissoko est désormais un homme libre. L’économiste a été libéré ce matin du jeudi 27 mars 2025, de la prison de Kénieroba.</strong>

Docteur en économie, Etienne Fakaba Sissoko est aussi détenteur d’un Master en Communication et Journalisme. Il avait été arrêté le 25 mars 2024, après la publication d’un ouvrage très critique sur la Communication du Gouvernement de la transition au Mali. Les extraits du livre diffusés sur les réseaux sociaux lui avait des poursuites judiciaires de la part du procureur du Pôle de Lutte contre la Cybercriminalité.

L’enseignant-chercheur avait été inculpé en mars 2024, puis reconnu coupable d’« atteinte au crédit de l’État », « injures » et « diffusion de fausses nouvelles de nature à troubler la paix publique », en mai de la même année. Etienne Fakaba Sissoko avait été condamné à deux ans de prison, dont un an avec sursis, ainsi qu’à une amende de trois millions de francs CFA.

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<strong>Mamadou TOGOLA/maliweb.net</strong>

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<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Prison pour femmes de Bollé : La santé de Bouaré Fily Sissoko en question</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/prison-pour-femmes-de-bolle-la-sante-de-bouare-fily-sissoko-en-question-3100973.html</link>
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<pubDate>Wed, 26 Mar 2025 09:10:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En détention provisoire depuis août 2021 dans le cadre de l’affaire dite de "l’avion présidentiel et des équipements militaires", l’état de santé de l’ancienne ministre de l’Economie et des Finances, Bouaré Fily Sissoko, s’est considérablement dégradé ces dernières semaines. Des associations de défense des droits de l’Homme appellent les autorités à annoncer une évacuation sanitaire avant la reprise du procès.</em></strong>

<strong> </strong>L’affaire, relancée récemment par les auditions de Moussa Mara, Oumar Tatam Ly et Madani Touré devant la Cour suprême, est devenue le centre de l’attention publique.

Cependant, la principale accusée, Mme Bouaré Fily Sissoko, lutte contre une santé fragile. Des sources fiables révèlent que le procureur général de la Cour suprême, Mamadou Timbo, accompagné du procureur de la Cour d’appel de Bamako, Hamadoun dit Balobo Guindo, s’est rendu à son chevet pour évaluer son état.

Les appels à une évacuation sanitaire se multiplient. Des associations et avocats ont interpellé directement les autorités de la Transition, en particulier le président, pour permettre des soins médicaux adéquats à Mme Bouaré. Cette demande est motivée par le risque de répéter le tragique scénario de Soumeylou Boubèye Maïga, ancien Premier ministre décédé en détention après des alertes médicales ignorées.

En septembre 2024, alors que le dossier avait été renvoyé pour complément d’information, les avocats de Mme Bouaré avaient formulé une demande de liberté provisoire pour leur cliente. Celle-ci fut rejetée par la Cour suprême, qui jugeait sa détention nécessaire à la poursuite de la procédure et à la manifestation de la vérité.

Une décision qui soulève des débats, étant donné que la détention provisoire, en droit, est censée être une mesure exceptionnelle, tandis que la présomption d’innocence reste un principe fondamental.

Après plusieurs semaines de procès houleux en septembre et octobre derniers, aucune preuve convaincante n’a été présentée contre les accusés. Pourtant, Mme Bouaré, sexagénaire et en détention depuis près de 4 ans, demeure emprisonnée sans condamnation.

Cette situation met en lumière les limites du système judiciaire et pose une question essentielle : comment concilier justice et dignité humaine ? Mme Bouaré Fily Sissoko, présumée innocente, mérite des soins appropriés, indépendamment de l’évolution de son procès.

<strong>Ousmane Mahamane </strong>

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<item>
<title>Droit de l’homme au Mali : Le Pr Alkadri DIARRA annonce les couleurs de sa présidence à la CNDH</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/droit-de-lhomme-au-mali-le-pr-alkadri-diarra-annonce-les-couleurs-de-sa-presidence-a-la-cndh-3100826.html</link>
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<pubDate>Tue, 25 Mar 2025 01:29:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Porté officiellement à la tête de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), le 14 mars 2025, le Pr Alkadri Diarra a aussitôt donné le ton en tirant la sonnette d’alarme par l’expression d’inquiétudes face aux sérieuses menaces qui pèsent sur l’exercice de certains droits et libertés fondamentaux, à savoir : les libertés d’opinion, d’expression dont l’une des manifestations la plus récente est l’allégation de disparition forcée d’acteurs de la société civile à Bamako.

En effet, dans un communiqué en date du 18 mars 2025, soit trois jours seulement après la prestation de serment de ses membres, la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), par la voix de son nouveau président, le Pr Alkadri DIARRA, a exprimé son inquiétude relative aux menaces qui pèsent sur l’exercice de certains droits et libertés fondamentaux.

Se fondant, entre autres, sur la Constitution du 22 juillet 2023, la Charte de la Transition, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, la loi relative aux défenseurs des droits de l’Homme du 12 janvier 2018 et son décret d’application, la CNDH rappelle l’obligation pour l’Etat de respecter et de faire respecter les droits et libertés fondamentaux en tout temps, en tout lieu et en toute circonstance.

Condamnant tout acte de violation et d’atteintes aux libertés d’opinion, d’expression, d’association, la CNDH martèle ainsi son attachement aux dits acquis liberté en tant que droits fondamentaux non susceptibles de restriction sauf dans les conditions prévues par la loi et dans le respect des exigences de nécessité et de proportionnalité.

Par ailleurs, elle invite les populations à plus de retenue, à la cohésion sociale afin d’éviter à notre pays d’autres troubles porteurs d’abus et de basculement dans les violations de droits humains.

<strong>Amidou Keita</strong>

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<title>Justice : Le martyre du Guide du CDR se prolonge</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/justice-le-martyre-du-guide-du-cdr-se-prolonge-3100820.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 25 Mar 2025 01:25:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[En détention préventive depuis mars 2023, le leader du Collectif pour le Développement de la République (CDR), Mohamed Youssouf Bathily alias Ras Bath, restera écroué au moins jusqu’au mois de mars 2026. Ainsi en a décidé le magistrat du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité, Moussa Diarra, au moyen d’une ordonnance en date du 18 mars 2025. Le juge du 1er Cabinet d’instruction a ordonné, en clair, le renouvellement de sa détention provisoire, au motif qu’une telle mesure s’impose en tant que moyen exclusif de le maintenir à la disposition de la justice jusqu’à sa comparution devant une chambre de jugement. La décision intervient alors que son mandat de dépôt, initialement fixé au 28 mars 2023, arrivait à expiration. Et au nombre des arguments évoqués en soutien au renouvellement de son mandat de dépôt figure par ailleurs un besoin de préserver l’ordre public et la gravité des charges retenues contre lui.

Arrêté le 13 mars 2023 après avoir déclaré publiquement que l’ancien Premier ministre Soumeylou Boubeye Maïga, décédé en détention, le 21 mars 2022, avait été « assassiné », Ras Bath a été inculpé pour « simulation d’infraction » et incarcéré le 28 mars 2023.

Dans la foulée, d’autres accusations ont grevé les chefs d’inculpation initial formulée à son encontre, notamment l’association de malfaiteurs, l’atteinte au crédit de l’État et de ses institutions via les technologies de l’information et de la communication (TIC), ainsi que des crimes à caractère racial, régionaliste ou religieux.

Acquitté en première instance des charges de simulation d’infraction, le procureur en fera appel et, en mars 2024, la Cour d’appel va le condamner à 18 mois de prison dont 9 mois avec sursis. Quant aux autres accusations, l’instruction est toujours en cours et s’engouffre dans l’incertitude d’autant que le martyre de Ras Bath se prolonge alors qu’il était dans l’attente de la date d’un éventuel procès après expiration des trois années de validité de son mandat de dépôt.

<strong>Amidou Keita</strong>

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<title>La Justice malienne en pleine rénovation : Le leadership du ministre Kassogué salué par le Secrétaire général</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/la-justice-malienne-en-pleine-renovation-le-leadership-du-ministre-kassogue-salue-par-le-secretaire-general-3100766.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 25 Mar 2025 01:19:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>«Vous nous exhortez au travail bien fait» s’est adressé, au nom du personnel du département, le Secrétaire général, Dr Boubacar S Diarrah, au ministre Mamoudou Kassogué, en présence de plusieurs cadres et partenaires de la chaîne de la justice malienne. C’était le jeudi 20 mars 2025, dans la salle de conférence du ministère où se déroulait la désormais traditionnelle cérémonie de présentation du Rapport annuel des services centraux et des juridictions.</em>

Cette année, en plus des services centraux, les trois pôles (lutte contre la cybercriminalité, pôle économique et financier, pôle judiciaire spécialisé de lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière) ont également présenté leurs rapports. La cérémonie était présidée par le ministre de la Justice, Garde des sceaux, Mamoudou Kassogué, en présence du Secrétaire général du département, Dr Boubacar S Diarrah, de plusieurs cadres et partenaires de la chaîne de la justice malienne.

Transparence comme mode de gouvernance. C’est comme au ministère de la Justice avec la désormais traditionnelle présentation du Rapport annuel d’activités au ministère de la Justice. Une des innovations constatées dans ce département depuis 2022 ! Le Secrétaire général, Dr Boubacar Sidiki Diarrah, a présenté les grandes lignes de ce rapport, qui se résument autour des défis rencontrés et les succès marquants de l’année 2024. Ainsi après 2022, 2023, voilà le rapport 2024 !

«C’est loin d’être un simple exercice entrant dans les habitudes administratives, la production du rapport général d’activités est l’un des symboles forts de la dynamique innovante instaurée au Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme et motivée par la transparence, la responsabilité et la redevabilité», a –t-il déclaré. Ce document de 668 pages est «un devoir de reddition de compte, institue la culture de résultats, rejette l’immobilisme et l’administration de routine», a-t-il détaillé.

Dr Boubacar S Diarrah, qui se satisfait des grandes innovations apportées, y voit un document de «référence», qui donne une vue «complète sur toutes les actions». Mieux, pour lui, «c’est un outil de prise de décision murie et,…au-delà de la simple information, le rapport vise à appuyer la qualité des décisions..., mettre en exergue, justifier ou atténuer les points faibles, rendre compte….de donner des explications sur les écarts entre prévisions et réalisations».

<strong>Un rapport « exigé » de chaque service</strong>

Ce rapport permet de mettre en lumière le travail, la méthode et la cohérence du ministère de la Justice et ses services. En effet, il est exigé de chaque service au premier trimestre de chaque année. A l’unisson, les services centraux ont répondu à l’exercice, la justice malienne évolue ainsi en harmonie. «À la suite de vos instructions, on note cette année les rapports des trois pôles judiciaires, pôleéconomique et financier, anti cybercriminalité, lutte contre le terrorisme », a décrit Boubacar S Diarrah, convaincu que la marche vers le renouveau de la justice est en marche. En un mot, «monsieur le ministre, vous nous exhortez au travail bien fait», s’est-il réjoui.

La justice malienne en quelques chiffres

Saluant les efforts inlassables, des résultats «exponentiels» ont été obtenus selon le chef de l’administration du département de la Justice. Dans les domaines institutionnels, argue-t-il, 7 structures ont été créées ou rendues opérationnelles, plus de 400 milliards recouvrés, régularisés, payés en caution ou dommages et intérêts, la formation de 316 auditeurs recrutés, un chiffre supérieur à la moitié du nombre total de magistrats, 240 greffiers en chef et 125 fonctionnaires de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée recrutés.

Sur le plan normatif, 10 projets de lois au moins, initiés ou portés ou en cours d’adoption, dont la Loi portant Statut de la Magistrature notamment, le nouveau Code pénal avec ses 702 articles contre 328 dans l’ancien, le nouveau Code de procédure pénale comprenant 1373 articles 634 anciennement. Ces actions concourent à honorer «un serment » : celui de rebâtir la Maison de la Justice malienne, «compartiment par compartiment», a souligné le Secrétaire général.

<strong>Maintenir le cap</strong>

Et, le premier architecte de ce chantier, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, est convaincu que le chantier se développe suivant un plan bien détaillé, avec des visions biens précises. « Au ministère de la Justice, les méthodes et pratiques innovantes ne sont ni circonstancielles, ni exhibitionnistes, mais procèdent d’une logique de pérennisation et de constance axée sur la recherche du résultat…. le changement est en cours, mais il faut maintenir le cap ».

C’est pourquoi, après avoir apprécié les efforts déployés et la qualité des rapports des services et juridictions, il a invité l’ensemble de ses services à davantage de «courage». Pour encore plus de résultats satisfaisants !

<strong>Par Ousmane Tangara</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Justice et redevabilité :  Le rapport annuel remis au ministre de la Justice</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/justice-et-redevabilite-le-rapport-annuel-remis-au-ministre-de-la-justice-3100631.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 24 Mar 2025 01:20:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des sceaux, Mahamadou Kassogué,  a reçu, le 20 mars 2025, le rapport annuel des activités des juridictions. </strong>

Ledit document qui vise à orienter les décisions des autorités et à améliorer la gouvernance judiciaire, a aussi le mérite de synthétiser les actions menées au cours de l’année écoulée. Ce rapport annuel de 668 pages reflète l'excellent travail fourni par les 3 pôles judiciaires et les 16 juridictions répartis à travers le pays. Le document se révèle être un outil stratégique pour guider les décideurs politiques dans leurs actions publiques en faveur des citoyens justiciables.

Boubacar Sidiki Diarrah, secrétaire général du ministère de la Justice, précise : <em>«Ce rapport va au-delà de la simple transmission d’informations. Il s’agit d’un document persuasif, conçu pour soutenir la qualité des décisions. Il offre une vision globale des activités de l’année, met en lumière les réussites, analyse les points faibles, et propose des mesures correctives si nécessaire. Il permet également de faire le point sur les avancées réalisées par rapport aux objectifs fixés et d’expliquer les écarts entre les prévisions et les réalisations»</em>.

À la lecture, le rapport renvoie l'image nette d'une dynamique innovante à l'œuvre au sein du ministère public. Une vision corrigée et fondée sur les principes de transparence, de responsabilité et de redevabilité dans le système judiciaire malien. Le rapport va servir également de baromètre pour évaluer l’efficacité de l’action judiciaire dans notre pays, engagé vers la réification de l'État de droit

Le ministre de la Justice, Mahamadou Kassogué, déclare : <em>«La remise de ce troisième rapport annuel marque une nouvelle étape importante dans la consolidation des réformes engagées. Ces réformes s’appuient sur des valeurs essentielles telles que la bonne gouvernance, un management responsable, une culture du résultat, la redevabilité et la reddition de comptes dans l’exécution des missions confiées aux différents services».</em>

Parmi les réalisations mises en avant dans ce rapport figurent le renforcement des ressources humaines et la digitalisation progressive de l’administration judiciaire, deux initiatives qui contribuent à moderniser et à améliorer le système judiciaire malien.

<strong>M SANOGO</strong>

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<item>
<title>Incarcéré depuis mars 2023 : Ras Bath reste en prison jusqu&amp;apos;en mars 2026</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/incarcere-depuis-mars-2023-ras-bath-reste-en-prison-jusquen-mars-2026-3100395.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 22 Mar 2025 01:19:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[En détention préventive depuis mars 2023, Mohamed Youssouf Bathily alias Ras Bath voit sa détention prolongée jusqu'au mois de mars 2026. Car, le juge du 1er cabinet d'instruction du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité vient délivrer en son encontre une ordonnance de maintien en détention provisoire. L'ordonnance précise que Mohamed Youssouf Bathily, inculpé d'association de malfaiteurs, d'atteinte au crédit de l'Etat dans ses institutions et ses gouvernants par le biais des tics, crime et délit à caractère racial, régionaliste ou religieux, est détenu suivant mandat de dépôt du 28 mars 2023: Aussi, poursuit l'ordonnance, attendu que les faits reprochés à l'inculpé sont d'une extrême gravité qu'il sied de préserver l'ordre public en le maintenant à la disposition de la justice jusqu'à sa comparution devant une chambre de jugement. A cet effet, mentionne l'ordonnance, sa détention demeure l'unique moyen de le maintenir sous-main de justice.

Compte tenu que sa détention échut avant le 28 mars 2025, date d'expiration de la durée du mandat de dépôt, par conséquent, le juge ordonne le renouvellement de la détention provisoire de Mohamed Youssouf Bathily.

<strong>                                                                                            </strong>

<strong>  Boubacar Païtao</strong>

<strong> </strong>

<strong><em> </em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le ministre Kassogué  lors du conseil d&amp;apos;administration de l&amp;apos;Institut national de formation judiciaire &amp;quot;Maitre Demba Diallo&amp;quot; : &amp;quot;L&amp;apos;INFJ est appelé à relever le défi d’un test grandeur  nature à savoir assurer la formation initiale de plus  de 300 auditeurs de justice et 240 greffiers en chef&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/le-ministre-kassogue-lors-du-conseil-dadministration-de-linstitut-national-de-formation-judiciaire-maitre-demba-diallo-linfj-est-appele-a-relever-le-defi-dun-test-grandeur-nat-3100405.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 22 Mar 2025 01:18:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Mamoudou Kassogué a présidé le 14 mars dernier les travaux de la 13e session ordinaire du conseil d'administration de l'Institut national de formation judiciaire "Maître Demba Diallo" dirigé par Toubaye Koné. Cette 13e session, dira le ministre Kassogué, était consacrée à l'examen et à l'adoption du Procès-verbal de la 12e session du conseil d'administration, du rapport annuel de performance 2024, du projet de rapport annuel de performance 2025 et du contrat annuel de performance au titre de l'année 2025 entre l'INFJ et le Programme n°2.019 "politique juridique et judiciaire, Gestion de la carrière et formation". Ainsi, l'examen des documents soumis aux administrateurs, au plan financier, a permis de constater que le projet de budget pour l'exercice 2025 a été élaboré conformément aux recommandations de la précédente session du conseil d'administration. Il est équilibré en recettes et en dépenses à la somme de 1 342 499 000 de F CFA contre 2 375 484 065 de F CFA en 2024, soit un taux de diminution global de -76 %. Et cette diminution, soulignera le ministre Kassogué, s'explique par la fin des travaux d'investissement liés à la réalisation de la Maison justice de Mopti, avec la part des PTF qui passe de 1 132 985 065 F CFA à 100 000 000 F CFA. Et voici en intégralité son discours prononcé à l'ouverture des travaux. </em></strong>

C'est un plaisir réitéré pour moi de présider les travaux de la 13e session ordinaire du conseil d'administration de l'Institut national de formation judiciaire <strong>«Maître Demba Diallo». </strong>

Le conseil d'administration faut-il le rappeler est un organe décisionnel, de veille et de suivi de gestion qui joue un rôle cardinal éminemment important dans l'orientation, l'impulsion et le fonctionnement de tout établissement public.

Il ne serait pas inopportun de rappeler que le conseil d'administration est chargé de définir la stratégie de l'établissement, de déterminer son mode d'organisation, de contrôler l'action des dirigeants en s'assurant qu'elle est en adéquation et concorde avec la stratégie définie.

A ce titre, les sessions du conseil d'administration, au-delà d'être des prescriptions légales, ou des rencontres fortuites demeurent des opportunités pour les administrateurs et les gestionnaires d'échanger dans un esprit de partage constructif, de donner des orientations, de mener des réflexions constructives et de prodiguer des conseils, à partir d'analyse pertinente autour des documents et projets normatifs ayant trait à la vie et au devenir de l'Établissement public. C'est ainsi que se situent toute la portée et l'importance de cette session qui se tient à un moment où l'INFJ renforce ses capacités opérationnelles dans un contexte de modernisation et de nouveaux défis liés notamment, à la formation initiale de trois promotions d'auditeurs de justice et de deux promotions de greffiers en chef stagiaires avec des nombres jamais égalés dans son histoire testant sa capacité d'adaptation au changement. Aussi, la bonne gouvernance des ressources allouées s'avère un impératif indubitable et doit inéluctablement induire  la rationalisation des choix budgétaires qui demeure, dans ces conditions, un levier de gestion nécessaire pour faire face aux contraintes financières et faciliter l'atteinte des objectifs. Les ressources budgétaires de 2024, mobilisées dans un contexte difficile, ont permis de poursuivre néanmoins les efforts de modernisation et d'obtenir un bilan globalement satisfaisant s'articulant autour des points suivants :

-l'organisation de huit conférences pour les auditeurs de justice au nombre de 114 ;

-la tenue de sessions de formation ayant concerné 363 magistrats ;

- la tenue de cinq sessions pour les greffiers en chef stagiaires au nombre  de 100 ;

- l'organisation d'une session pour 22 participants  assesseurs, interprètes judiciaires et juges consulaires, complétant ainsi à 609 le nombre de participants aux différentes sessions ;

- la construction de la Maison justice de Mopti ;

- la construction et l'équipement de la paillote de l'INFJ ;

- l'équipement des salles polyvalentes de Mopti et de Kayes ;

- le voyage d'études et de travail de six formateurs magistrats sur le terrorisme à Dakar ;

- les deux retraites académiques de la direction générale à Sénou, respectivement à l'intention des formateurs magistrats et des formateurs greffiers ;

- l'élaboration de quatre (4) modules de formation.

<strong><a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/03/CA-INFJ-2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3100380" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/03/CA-INFJ-2.jpg" alt="" width="650" height="231" /></a>Mesdames et messieurs </strong>

Permettez-moi de souligner avec force, l'excellent partenariat entre le département et la Mission Eucap/Sahel-Mali qui a permis la réalisation de la Maison justice de Mopti, ce joyau architectural qui renforce considérablement les capacités opérationnelles de l'INFJ dans un objectif de déconcentration de ses activités et de rapprochement des acteurs judiciaires.

Il me plait de constater également que les sessions des organes de gestion, à savoir le conseil d'administration et le comité scientifique et pédagogique, ont pu se tenir normalement et à bonne date.  Ce qui a permis à ces organes substantiels d'accomplir leur mission pour l'atteinte des objectifs assignés au titre de l'exercice 2024.

Ces acquis relevés, dont il faut se féliciter, nous amènent à encourager davantage l'INFJ afin, non seulement d'améliorer l'offre de formation, mais aussi d'élargir le champ d'intervention auprès des différents acteurs de la justice.

Aussi, avec les nouveaux outils pédagogiques et les nouvelles approches intégrant les conférences, l'INFJ a amélioré qualitativement l'offre de formation qui aura un impact certain sur la qualité des prestations des professionnels de la justice. Cela est d'autant plus rassurant que le Département fonde beaucoup d'espoir sur l'amélioration de la qualité du service public de la justice au travers le déploiement, fort attendu, de ces promotions dans les juridictions.

Parallèlement à ce défi lié aux effectifs dans le circuit de formation et aux exigences de qualité, il s'avère indispensable de poursuivre les efforts pour l'approfondissement des connaissances des acteurs de la justice sur certaines préoccupations d'actualité et majeures des justiciables, telles le foncier, l'environnement, les mines, les matières spécifiques se rapportant à l'économie, aux finances, à la fiscalité et à la comptabilité, mais aussi et surtout les questions liées à la cybercriminalité, au blanchiment de capitaux, à la lutte contre la traite des personnes et les pratiques assimilées, au trafic illicite de migrants, à la lutte contre la drogue, le terrorisme, le financement du terrorisme, le blanchiment de capitaux  ainsi que les autres formes de criminalité transnationale organisée.

La complexité des infractions liées à ces phénomènes nous y oblige.

Il s'y ajoute un besoin accru de renforcement de capacités sur le nouveau code pénal et le nouveau code de procédure pénale. Aussi, voudrais-je souligner le nécessaire maintien de la dynamique en cours pour une meilleure appropriation par les acteurs judiciaires des principes d'éthique et de déontologie, dans un souci de consolider le changement qualitatif perceptible de leurs comportements dans l'exercice des différentes professions.

<strong>Monsieur le Directeur Général,</strong>

Cette 13e session ordinaire se tient à un moment où l'INFJ est appelé à relever le défi le plus important qui constitue, j'en suis convaincu, un test grandeur nature, depuis sa création, à savoir assurer la formation initiale de plus de 300 auditeurs de justice et 240 greffiers en chef.

Au regard de toutes les initiatives heureuses que vous avez pu mettre en œuvre, au plan scientifique, pédagogique et administratif, nous sommes convaincus que vous saurez relever cet autre défi. Je puis vous assurer de mon soutien total et de ma disponibilité pour vous accompagner dans la mise en œuvre des différentes activités concourant à l'atteinte des objectifs assignés à notre Institut de formation.

Cela est d'autant plus nécessaire et justifié que la formation initiale de ces futurs magistrats et greffiers en chef est de nature à parachever l'œuvre de régénérescence des ressources humaines de notre justice. Aussi, je voudrais, en ma double qualité de président du conseil d'administration et de Ministre chargé de la Justice, vous assurer de notre accompagnement dans le cadre du développement des partenariats avec les structures nationales et internationales en vue de renforcer les capacités opérationnelles de l'INFJ, tant sur le plan de la formation initiale et continue, que sur le plan de la recherche, de la documentation et de la diffusion du droit.

A ce titre, je voudrais vous féliciter pour la signature récente de l'accord de partenariat avec l'Office Central de Lutte contre l'Enrichissement Illicite (Oclei).

<strong>Mesdames et Messieurs </strong><strong>les Administrateurs,</strong>

Cette 13e session est essentiellement consacrée à l'examen et à l'adoption du procès-verbal de la 12e session du conseil d'administration, du rapport annuel de performance 2024, du projet de rapport annuel de performance 2025 et du contrat annuel de performance au titre de l'année 2025 entre l'INFJ et le Programme n°2.019 <strong>"politique juridique et judiciaire, Gestion de la carrière et formation".</strong>

Ainsi, l'examen des documents soumis aux administrateurs, au Plan financier, permet de constater que le projet de Budget, pour l'année 2025, de l'Institut national de formation judiciaire <strong>«Maître Demba Diallo»</strong> a été élaboré conformément aux recommandations de la précédente session du conseil d'administration. Il est équilibré en recettes et en dépenses à la somme de 1 342 499 000 de F CFA contre 2 375 484 065 de F CFA en 2024, soit un taux de diminution global de -76%. Cette diminution s'explique par la fin des travaux d'investissement liés à la réalisation de la Maison Justice de Mopti, avec la part des PTF qui passe de 1 132 985 065 F CFA à 100 000 000 F CFA.

Je voudrais saisir cette occasion pour féliciter Monsieur le Directeur Général et l'ensemble de son équipe pour les résultats obtenus en 2024, malgré les difficultés liées aux contraintes budgétaires.

Aussi, je voudrais vous inviter, Monsieur le Directeur Général, à exécuter le budget de l'année 2025 pour l'atteinte d'un triple objectif à savoir : l'efficacité, l'efficience et l'économie, pour des résultats encore meilleurs à ceux de l'année 2024.

Je note, avec mes encouragements, la réalisation de la somme de 2 000 000 F CFA au titre des ressources propres sur une prévision de 5 000 000 de F CFA. Tout en vous félicitant pour cette réalisation, je voudrais exhorter à redoubler d'efforts pour l'atteinte des résultats encore meilleurs.

<strong>Mesdames et Messieurs </strong><strong>les Administrateurs, </strong>

Je voudrais vous remercier de votre présence effective, mais également de votre constante disponibilité et de votre assiduité aux travaux de notre Conseil.

Je reste persuadé que vous ferez, comme d'usage, des propositions et suggestions pertinentes permettant de donner les meilleures orientations éclairées possibles à l'Institut dans sa marche progressive vers la modernité et le progrès inéluctable.

C'est sur ces mots de gratitude et d'encouragements renouvelés que je déclare ouverts les travaux de la 13e session ordinaire du conseil d'administration de l'Institut national de formation judiciaire <strong>«Maître Demba Diallo»</strong>, tout en souhaitant plein succès à nos travaux".

<strong><em> </em></strong>]]> </content:encoded>
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<title>L’accès à la justice demeure un défi pour les survivantes des VBG</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/lacces-a-la-justice-demeure-un-defi-pour-les-survivantes-des-vbg-3100402.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 21 Mar 2025 10:48:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Différents acteurs de la société se sont réunis ce jeudi (20 mars 2025) pour discuter de la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) et conjugales. Objectif : faciliter l’accès à la justice pour les survivantes.</strong>

«L’accès à la justice des survivantes de violences conjugales au Mali», c’était le thème d’une table ronde tenue à Bamako.

La violence basée sur le genre, y compris les violences conjugales, a augmenté de manière alarmante au cours des dernières années. En 2023, le Mali a enregistré près de 16 mille cas de VBG, dont 96 % concernent les femmes et les filles, selon le système d’informations sur les violences basées sur le genre. Sow Kadiatou Togola, présidente de la fédération nationale des collectifs et organisations féminines du Mali.

« Renforcer la protection des survivants de violences conjugales à travers l’assistance juridique et l’assistance judiciaire. Nous allons mener des débats. Les éléments qui bloquent, c’est la méconnaissance des lieux de prise en charge des victimes », explique la présidente. « Même si une femme est victime de violences conjugales, par souci de ne pas déshonorer sa famille ou par honte, elle n’ose pas accéder à la justice », dit-elle.

Unir les forces pour une meilleure prise en charge

« Des efforts sont consentis par le Gouvernement dans la lutte contre ce phénomène », a rappelé la représentante du ministère de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la famille. Mme Fatoumata Siré Diakité a invité les acteurs à l’union dans la lutte.

« Aujourd’hui, les chiffres sont alarmants », à en croire la représentante de la ministre. Pour elle, « cette table ronde est une occasion précieuse pour discuter des défis liés à l’accès à la justice, à la protection juridique ». « Pour une meilleure prise en charge holistique des survivantes, il est nécessaire de renforcer la synergie entre les acteurs pour créer un environnement où les femmes se sentent en sécurité et soutenues dans leur quête de justice », préconise Mme Diakité.

À noter que, depuis décembre 2024, le Mali a renforcé le cadre législatif et juridique afin de mieux lutter contre les violences basées sur le genre.

Source: https://www.studiotamani.org/]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Mali : le Pôle anti&#45; cybercriminalité  prolonge  la détention provisoire de Mohamed Youssouf Bathily, alias Ras Bath</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-le-pole-anti-cybercriminalite-prolonge-la-detention-provisoire-de-mohamed-youssouf-bathily-alias-ras-bath-3100008.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Mar 2025 01:33:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Incarcéré  depuis 28 mars 2023,  le chroniqueur malien  Mohamed Youssouf Bathily  alias Ras Bath se voit  sa détention  provisoire  se  prolonger.  L’ordonnance de son  maintien  en prison a été décidée  par  Moussa Diarra, juge  au 1er Cabinet d’instruction du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité</strong>

Le chroniqueur Ras Bath  devrait attendre  encore  longtemps  pour  recouvrer la liberté  à laquelle il est privé depuis son incarcération  le 28 mars 2023. Pour cause,  une ordonnance rendue publique ce mardi 18 mars  par le juge Moussa Diarra, du 1er Cabinet d’instruction du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité a  décidé  son  maintien en détention provisoire. Ras Bath est  inculpé pour «  association de malfaiteurs,  d’atteinte au  crédit de l’Etat » dans ses institutions  et ses gouvernements  par le biais  les technologies de l’information et de la communication (TIC), ainsi que des crimes à caractère racial, régionaliste ou religieux. Ces charges s’appuient sur les articles 175, 147 et 57 du Code pénal malien, ainsi que sur les articles 55 et 56 de la loi n°2019-056 du 5 septembre 2019 relative à la répression de la cybercriminalité au Mali.

Selon l’ordonnance du juge,  il sied de préserver l’ordre public en maintenant  Ras Bath  à  la disposition de la justice  jusqu’à sa comparution  devant une chambre de jugement. «  Sa détention demeure  l’unique  moyen de maintenir  sous  la main de la justice », a  écrit le juge Moussa Diarra dans  son ordonnance de détention provisoire.  L’ordonnance  n’a donné aucune date  pour un éventuel procès concernant les charges retenues contre le chroniqueur  qui  s’apprête  à entamer sa troisième année en  détention.

Pour rappel, Ras Bath a été arrêté le 13 mars 2023 pour « simulation d’infraction » après avoir déclaré publiquement que l’ancien Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga, décédé en détention en mars 2022, avait été « assassiné ».

<strong> Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>

<strong> </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : question de droit, qu’est&#45;ce que le faux et l’usage de faux dans un document ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-question-de-droit-quest-ce-que-le-faux-et-lusage-de-faux-dans-un-document-3099808.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-question-de-droit-quest-ce-que-le-faux-et-lusage-de-faux-dans-un-document-3099808.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 17 Mar 2025 14:12:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Faits concernés, le code pénal démystifie</strong>.

L'auteur du faux modifie volontairement un document pour changer la vérité. Le faux est  punissable lorsque la fausse pièce peut causer un préjudice actuel ou éventuel. Le faux existe même si le but n'est pas atteint. Ce faux doit permettre d'obtenir la preuve d'un droit ou d'un fait avec des conséquences juridiques.

<strong>Le faux correspond à l'un des faits suivants</strong> :

Fabriquer un document entièrement faux (un faux bulletin de salaire, un faux diplôme, un faux curriculum vitae, un faux testament olographe...) Modifier un document en partie (augmenter son salaire sur sa fiche de paye, modifier un certificat médical....). Le document n'est pas un faux au départ, mais des mentions écrites inexactes ont été indiquées.

Faire une fausse signature ou imiter une signature. Celui qui a fait usage du document modifié est punissable même s'il n'est pas l'auteur du faux ou que celui-ci serait inconnu ou qu'il ne pourrait pas être poursuivi. Il est possible qu'une même personne fasse ces 2 infractions à la suite, on parle alors de faux et d'usage de faux. Ces infractions sont des délits : Acte interdit par la loi et puni d'une amende et/ou d'une peine d'emprisonnement inférieure à 10 ans. La tentative pour ces 2 infractions est punie également.

<strong>Les sanctions</strong>

Le délit de faux, comme l'usage de faux, est puni de 3 ans de prison et d’une amende. Ces 2 délits peuvent être punis séparément. À noter que l'auteur des faits risque également des sanctions complémentaires. Il peut aussi être condamné au paiement de dommages-intérêts (remboursement des prestations,...)

<strong>                                                                                                                            Mohamed SOGODOGO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire BOA &#45; Mali/ AGRIIS/BATICO : Le braqueur ivoirien, Maxime N’Guetta, dans le viseur d’une justice transnationale</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaire-boa-mali-agriis-batico-le-braqueur-ivoirien-maxime-nguetta-dans-le-viseur-dune-justice-transnationale-3099781.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 17 Mar 2025 14:11:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Sous le parapluie d’un protecteur affirmé et assumé, un virtuose invétéré des montages bancaires crapuleux se la coulait jusque-là à la bohémienne à Abidjan, défiant et manipulant les tribunaux ainsi que le système pénal ivoirien. Avant d’avoir carotté près de 6 milliards de francs CFA via la BOA - Mali, Maxime Serge N’Guetta avait d’abord laissé des traces peu enviables en France, en Suisse, au Niger, entre autres.

L’homme d’affaire de nationalité ivoirienne, Maxime Louis Serge N’Guetta, est finalement dans le viseur de la justice malienne. En vertu d’un mandat d’arrêt international, en effet, tout officier ou tout agent de la force publique est autorisé à le mettre aux arrêts et le livrer aux autorités judiciaires compétentes pour qu’il réponde des faits d’abus de confiance. L’intéressé est ainsi en passe d’être rattrapé par une bruyante forfaiture vieille de près d’une décennie, qu’il a perpétrée aux dépens de la BOA-Mali ainsi que d’un opérateur immobilier malien. Il y a presque de 10 ans, en effet, «l’investisseur» ivoirien faisait parler son talent d’imposteur de grand chemin par le monnayage d’une fiction à Bamako. Sa plus grande victime s’appelle Mahamane B. Maïga alias «Baba», promoteur de la société BATICO dont un patrimoine foncier a pu rendre bancable un fumeux projet agraire importé des lagunes. L’histoire remonte à 2017 précisément, lorsque les relations entre la Côte d’Ivoire d’ADO et le Mali d’IBK étaient relativement au beau-fixe ou du moins n’étaient pas encore affectées par les démêlées et amabilités diplomatiques actuelles. En tout cas, les affaires délicieuses coulaient à plein débit à l’époque, au point d’inspirer au promoteur de l’entreprise «AGRIIS» une alléchante affaire  d’intrants agricoles. Sauf qu’un projet n’a jamais été aussi factice  et les produits agricoles annoncés sur le marché malien ne verront jamais le jour, une fois le financement obtenu.

Pour accéder au prêt en question, Maxime N’Guetta aura recours aux précieux titres fonciers de son partenaire malien et arrive à décrocher la bagatelle d’environ 6 milliards à la Banque Of Africa. Il s’agit du même partenaire local avec qui l’homme d’affaires acquérait auparavant plus d’une dizaine de pick-up destinée à appuyer la campagne présidentielle de Feu Bédié contre les Ouattara.

Somme toute, la proximité entre les deux hommes étaient d’une étroitesse telle que leur cheminement allait inspirer en son temps un sulfureux article à un journal malien de la place, lequel en avait même écopé d’une condamnation en diffamation pour avoir assimilé les garanties foncières de «Baba Maïga» à de «faux titres» et qualifié leur propriétaire de fossoyeur d’une banque à laquelle il n’était lié par aucun engagement personnel.

Mais, à défaut d’être codébiteur, Baba Maiga est en revanche le propriétaire authentique du patrimoine foncier hypothéqué par l’entrepreneur ivoirien pour se rendre éligible au prêt bancaire. Laquelle hypothèque s’est malheureusement conclue par la saisie et la vente forcée au profit de BOA - Mali, pour cause d’insolvabilité de Monsieur N’Guetta. À l’échéance de remboursement de sa dette, en effet, ce dernier était toujours redevable pour plus de 2,4 milliards et n’a daigné se présenter à la vente aux enchères publiques pour tenter de sauver les gages immobiliers de son bienfaiteur malien. Ceux-ci ne seraient toutefois pas passer par pertes et profits, si l’intention licencieuse ne s’y était invitée en se mêlant à  l’habileté dolosive. Et pour cause : deux immeubles de l’entreprise AGRIIS avaient été mis dans la balance par le «prédateur des lagunes» avec la promesse de revenir à son partenaire malien, en cas d’insolvabilité préjudiciable aux propriétés foncières de ce dernier. La permutation repose notamment sur une promesse de vente encadrée par un acte notarié en bonne et due forme, avec le sceau d’un notaire emblématique d’un pouvoir. Il en fallait sans doute plus pour que Maxime Louis Serge N’Guetta, un inconditionnel du camp Henri K. Bedié avant la victoire d’ADO, ne se rende méconnaissable en déclarant indisponibles, pour cause de surcharge hypothécaire, les mêmes immeubles précédemment annoncés comme libres de tout engagement juridique lors de leur admission à ladite promesse de vente. De quoi déclencher une saga judiciaire en cours depuis 2017, à l’effet d’obtenir réparation de sa victime, faute de pouvoir exécuter la vente devant compenser la trentaine de ses titres fonciers expropriés par la banque.

C’était sans compter avec l’aptitude de Monsieur N’Guetta à déjouer ou noyauter des pans entiers de la chaîne judiciaire de la capitale ivoirienne devenue son repaire infranchissable après ses innombrables passifs à travers la planète. Avant son forfait Bamakois, le promoteur d’AGRIIS avait notamment laissé des traces peu enviables en France, en Suisse ou encore au Niger. Il n’en a résulté, en tout cas, qu’une foultitude de procédures sans issues (ou presque) au nombre desquelles une magnanime décision de justice où la responsabilité du sieur Maxime Serge N’Guetta est étrangement diluée dans celle de sa société. Le représentant et premier responsable de «AGRIIS» est en effet soigneusement épargné quoiqu’étant le seul et unique signataire de la promesse de vente qu’il avait concédée en compensation des titres fonciers dont il a personnellement disposé. Une habileté alchimiste dont le secret réside vraisemblablement dans les solides assises d’un parrain tapi dans les dédales du pouvoir d’ADO. Et dont l’influence tentaculaire aura permis d’user de manœuvres dilatoires, à la fois pour se soustraire aux procédures de justice mais aussi pour mettre les immeubles promis à la vente hors d’atteinte. En plus de les avoir déclarés indisponibles pour cause d’autres engagements bancaires  - alors qu’ils étaient initialement libres de toute charge - , l’entreprise AGRIIS disparaîtra elle-même au moyen d’une liquidation spectaculaire sans qu’une seule procédure à l’encontre de son promoteur ne puisse aboutir. Au demeurant, le dossier, selon des sources concordantes, passerait même pour intouchable aux yeux des nombreux magistrats victimes de mutations arbitraires pour avoir osé en connaître ou l’inscrire au rôle. Ça n’est pas tout. Par une certaine justice pour justiciables allogènes, le plaignant est spectaculairement passé de la position de victime à celle de bourreau, à coups de contre-offensives judiciaires destinées visiblement à l’intimider pour mieux entretenir le dilatoire et le divertissement. Mais avec la dimension transnationale qu’a pris le dossier, il n’est point évident que Maxime Serge N’Guetta continue de jouir des mêmes faveurs et protections lui ayant permis de soustraire à une procédure plus équitable.

<strong>A KEITA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le sort de Fily Bouaré éclipsé par l’ombre de Moussa Mara</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/le-sort-de-fily-bouare-eclipse-par-lombre-de-moussa-mara-3099787.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 17 Mar 2025 12:12:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Se dirige-t-on vers un épilogue définitif du supplice de l’ancienne ministre Bouaré  Fily Sissoko ? Tout porte à le croire, avec le rebondissement spectaculaire du dossier de l’avion présidentiel, ébruité par le récent passage de Moussa Mara devant les limiers de la Cour Suprême. Par-delà le buzz créé autour de la personne de l’ancien Premier ministre, l’épisode est aussi indicatif traduit d’une reprise de la procédure interrompue en pleines audiences publiques pour carences d’informations. Alors que l’opinion attendait un dénouement final avec une comparution décrochée de haute lutte, l’éprouvante détention préventive de l’ancienne ministre des finances semblait plutôt s’emmêler dans une nouvelle incertitude. Celle-ci est néanmoins sur le point d’être levée avec le ballet de témoignages supplémentaires sur la procédure d’acquisition du litigieux avion présidentiel, conformément à la requête constamment ressassée par les avocats de la défense tout au long du procès. Le tapage autour du passage de Moussa Mara à la Cour Suprême a également éclipsé un autre dossier connexe dont la procédure est jointe à celle de l’avion. Il s’agit notamment des «équipements militaires», un dossier tout aussi gênant pour l’accusation et par rapport auquel d’autres témoignages plus édifiants pourraient contribuer à clarifier une bonne fois pour le sort de l’ancienne ministre des finances ainsi que d’autres personnalités ayant préféré l’exil aux épreuves qu’elle affronte depuis près de 5 ans.

<strong>Source : Le Temoin</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dérapages et insultes autour de la nouvelle taxe sur les réseaux sociaux   : Le Procureur doit agir</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/derapages-et-insultes-autour-de-la-nouvelle-taxe-sur-les-reseaux-sociaux-le-procureur-doit-agir-3099753.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/derapages-et-insultes-autour-de-la-nouvelle-taxe-sur-les-reseaux-sociaux-le-procureur-doit-agir-3099753.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 17 Mar 2025 10:03:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis l’instauration de la taxe sur les transactions au Mali, des attaques de la part de certains individus contre ceux-là qui ne sont pas d’accord sont monnaie courante sur les réseaux sociaux.  Il appartient aux autorités, et en particulier à la justice, de veiller à ce que chacun puisse s’exprimer sans crainte d’être la cible de campagnes de harcèlement orchestrées par des partisans qui en font un peu trop.</em></strong>

Depuis l’annonce de la nouvelle taxe sur les transactions, les réseaux sociaux sont devenus le théâtre d’un déferlement de propos violents. Si les débats autour de cette mesure économique sont légitimes, les insultes proférées par certains individus se réclamant défenseurs du régime contre des citoyens exprimant leur opinion posent un véritable problème de respect et de responsabilité.

Qu’elles visent des personnalités publiques, des journalistes, ou de simples citoyens, ces attaques verbales n’ont pas leur place dans un espace censé favoriser des échanges d’idées. Pourtant, les auteurs de ces violences verbales semblent jouir d’une impunité totale, comme si leur appartenance idéologique les exonérait de toute responsabilité.

Or, les lois encadrant la cybercriminalité sont claires : la diffamation, les injures publiques et les discours haineux sont punissables. Pourquoi, alors, certains peuvent-ils se permettre de bafouer ces règles en toute impunité ?

Ce phénomène pose plusieurs questions : jusqu’où peut aller la liberté d’expression ? L’engagement politique justifie-t-il les attaques personnelles ? Le débat démocratique est-il en danger lorsque l’argumentation cède la place à l’intimidation ?

Ces agissements vont à l’encontre des lois encadrant la cybercriminalité et la diffamation en ligne. Pourtant, les autorités semblent tarder à réagir, laissant le champ libre à ces dérapages.

<strong>Le Procureur anti-cybercriminalité interpellé</strong>

Face à cette montée des dérives sur les réseaux sociaux, la justice doit jouer pleinement son rôle. Il est inadmissible que ces pratiques persistent sans la moindre réaction des autorités compétentes. L’opinion publique attend du procureur en charge de la cybercriminalité une action ferme pour rappeler que la loi s’applique à tous, sans distinction d’appartenance politique.

Car au-delà de la simple question de justice, il en va de la crédibilité des institutions. Si certaines personnes peuvent insulter et menacer, sans être inquiétées, cela envoie un message dangereux : celui d’un espace cybernétique  où la loi ne s’applique qu’à certains.

Les réseaux sociaux doivent rester un espace de discussions et non un champ de bataille où l’intimidation l’emporte sur le débat d’idées, par des activistes 2.0. Il appartient aux autorités, et en particulier à la justice, de veiller à ce que chacun puisse s’exprimer sans crainte d’être la cible de campagnes de harcèlement orchestrées par des partisans, à la limite un peu zélés.

L’inaction face à ces dérives reviendrait à cautionner un climat où la peur et la violence verbale prennent le pas sur le respect, la démocratie et surtout les libertés d’expression et d’opinion. L’heure est donc à la responsabilité, tant des utilisateurs que des instances chargées de faire respecter la loi.

La taxe sur les transactions mérite une discussion constructive et apaisée. Mais si rien n’est fait pour encadrer ces dérives, les réseaux sociaux risquent de devenir des arènes où la violence verbale prime sur les échanges fructueux d’idées. Il est donc urgent que les autorités prennent leurs responsabilités afin de garantir un espace numérique plus respectueux et démocratique.

<strong>Balla Keita</strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La crise des garanties bancaires : La hâte de la justice ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/la-crise-des-garanties-bancaires-la-hate-de-la-justice-3099574.html</link>
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<pubDate>Sat, 15 Mar 2025 01:39:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le vendredi 7 mars 2025, des cadres d’Ecobank-Mali ont été placés sous mandat de dépôt suite à une audition au Pôle économique et financier de Bamako. Ces cadres rejoignaient en prison des entrepreneurs indiens et des cadres de la société Energie du Mali. Tous sont accusés de faux et usage de faux, blanchiment de capitaux et complicité.</em></strong>

Tout serait partie, selon nos investigations, d’une correspondance de madame Ramatoulaye Kanakomo, datée du 28 octobre 2024. Experte suivi-Evaluation du projet Mini centrale hydro-électrique du Mali, elle a adressé le 28 octobre, une correspondance au directeur général d’Energie du Mali, pour “notifier” son retrait de toutes ses fonctions du projet Mini centrale hydro-électrique du Mali (PDM-Hydro), “pour ne pas être complice de situations frauduleuses initiées par les deux groupements attributaires des contrats dudit projet, le groupement MECAMIDI HPP/PRIL et le groupement AEEPL-NEPL-SUNCITY”.

Dans sa correspondance, madame Kanakomo accuse clairement le groupement d’avoir produit de fausses garanties d’avance de démarrage et de bonne exécution, toutes émises par une fausse banque du nom d’Acumen Bank LTD Londres.

Sur la base de ces faux documents, les deux groupements ont réussi à se faire payer 5 milliards F CFA sur les 13 milliards du marché.

Selon nos sources, sur la base de ce document, EDM a porté plainte et la justice s’est mise en branle.

Comment Ecobank-Mali s’est retrouvé dans le scandale? Selon le Syndicat national des banques, assurances, établissements financiers et commerces du Mali (Synabef) Ecobank a juste émis des messages Swift relatifs aux garanties bancaires.

<em>"Le MT799 est un message Swift utilisé dans les transactions bancaires internationales, principalement pour des pré-communications financières entre banques. Il ne représente pas un transfert de fonds mais sert à échanger des informations officielles avant une transaction"</em>, affirme un juriste de banque.

Selon notre interlocuteur, le message Swift informe une banque ou une partie tierce qu’une garantie ou un paiement est en préparation. <em>"Il ne constitue pas une confirmation de fonds bloqués ni un engagement financier. Il est envoyé via le réseau Swift et n'est pas accessible directement par les clients"</em>, poursuit notre interlocuteur pour qui, à ce stade, aucune faute n’est commise par Ecobank.

<strong>Swift non compris?</strong>

Le Swift pour "Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication" ou "Société de télécommunications financières interbancaires mondiales" est un réseau de messagerie sécurisé utilisé par les banques et institutions financières du monde entier pour envoyer et recevoir des instructions de paiement international de manière rapide et fiable.

Créé en 1973, Swift est une coopérative basée en Belgique. Il ne réalise pas de transactions lui-même, mais facilite la communication entre banques pour assurer la sécurité et la fluidité des transactions financières. Il est utilisé dans plus de 200 pays et par plus de 11 000 institutions financières.

Lorsqu'une banque envoie de l'argent à une autre banque dans un pays différent, elle ne le fait pas directement. Elle utilise Swift pour envoyer un message standardisé contenant les instructions de paiement.

Le client envoie un ordre de virement à sa banque locale. La banque émettrice envoie un message Swift via le réseau à la banque destinataire. La banque destinataire reçoit l’instruction et crédite le compte du bénéficiaire. Chaque banque est identifiée par un code BIC/Swift, un identifiant unique permettant d'assurer que l'argent arrive à la bonne institution.

Swift utilise un système de messages standardisés pour chaque type de transaction : MT103 pour les virements internationaux pour particuliers ; MT202 pour les virements entre banques ; MT940 pour les relevés de compte bancaire ou encore, ce qui est en cause chez nous, le MT799 qui est un message bancaire pour garantir une transaction (utilisé en finance et commerce international).

En 2022, plusieurs banques russes ont été exclues du réseau Swift en réponse à l’invasion de l’Ukraine, rendant les transactions internationales plus complexes pour ces banques. Certains pays développent leurs propres alternatives : SPFS (Russie) CIPS (Chine) FedNow (Etats-Unis pour les paiements domestiques).

Pour un spécialiste, si les agents d’Ecobank sont arrêtés, on ne peut pas nier qu’ils ont participé à un moment ou un autre à la procédure. Le tout est de savoir si on les détient le temps de comprendre ou si ils vont être accusés de complicité. Pour l’heure, le bras de fer se poursuit. Le syndicat a gelé toutes les garanties pour les structures étatiques et parapubliques. Un bras de fer dont on attend l’issue.

<strong>Alexis Kalambry</strong>

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<title>Mauritanie: plus 520 en situation irrégulière  de nationalité  malienne refoulés</title>
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<pubDate>Thu, 13 Mar 2025 14:36:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ces chiffres  ont été annoncés par  Anadolu Dr Boulaye Keita, conseiller technique chargé des questions migratoires au ministère des Maliens établis à l'extérieur et l'intégration africaine. Les personnes refoulées étaient en situation irrégulière et sans carte de séjour. </em></strong>

Le Mali a enregistré l’un des rares bilans de ses ressortissants refoulés par la Mauritanie voisine.  Selon le  conseiller technique chargé des questions migratoires au ministère des Maliens établis à l'extérieur et l'intégration africaine, Dr Boulaye Keïta,  environ 528  migrants maliens en situation irrégulière et sans carte de séjour ont été refoulés par la Mauritanie vers   la  localité de Gogui.  « Ce sont au total 528 de nos compatriotes qui sont arrivés et qui bénéficient de l'assistance des plus hautes autorités de notre pays », a ajouté  ce cadre du ministère des Maliens. La plupart de ces  personnes expulsées par les autorités mauritaniennes sont  en  partance pour l’Europe.  La Mauritanie  étant devenue un passage obligatoire pour accéder aux routes maritimes irrégulières.  Selon  le conseiller technique,  c’est le 2 mars passé que  les opérations de refoulement ont commencé.   Ces rapatriements  forcés des migrants en situation irrégulière est  une  nouvelle doctrine des autorités mauritaniennes qui  ont adopté une  certaine fermeté face à la migration irrégulière.

Le conseiller technique  du ministre,  qui  parle d’une décision souveraine de la Mauritanie face à la migration irrégulière,  explique  que  ce pays  a invité les migrants à se faire identifier à travers une opération spéciale d'enrôlement où ils disposeront de titres de séjour. « Tous ceux qui ne seraient pas en règle sont souvent expulsés vers leur pays d'origine », a regretté le ministère, qui souligne que les ressortissants maliens ne sont pas les seuls concernés par cette mesure d’expulsion forcée.

Par ailleurs, il faut souligner que les  opérations de refoulement visant des ressortissants de nombre de pays de la région d'Afrique de l'Ouest ont été  critiquées.  Les images diffusées sur les réseaux sociaux  montrent  l’ampleur du calvaire vécu par nos concitoyens. «  Nous sommes restés pendants des jours dans les  conditions de détention difficile sans manger », rapporte  un migrant malien se trouvant bloqué dans la frontière entre les deux pays.

Face aux critiques, le  ministère des Affaires étrangères de la Mauritanie s’en défend soulignant que  « la migration irrégulière a pris des proportions qui ne servent ni le pays de transit ni le pays d’accueil final, encore moins le pays source ». Toujours  dans ce communiqué, le gouvernement évoque  une question de sécurité en déclarant que «  la migration  porte, et dissimule, souvent, sous son flanc, d’autres défis sécuritaires, de trafics de toutes sortes, y compris humains. Tout comme elle affecte et complique le bon fonctionnement de la migration régulière ». Et s’agissant de conditions difficiles évoquées par de nombreux migrants pour avoir les documents de séjour, le ministère mauritanien des Affaires étrangères  rétorque. A  l’en croire, la Mauritanie a déployé un effort important pour permettre, à titre d’exemple, aux ressortissants ouest-africains de régulariser leur situation de séjour par l’obtention de cartes de résidents suivant des procédures simplifiées. Le pays  regrette   que le renouvellement annuel de cartes de séjour ne s’est pas toujours fait par une grande partie des migrants, les exposant, de facto, à une situation d’illégalité.

<strong> Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>

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<title>Avion présidentiel et équipements militaires : Vers la reprise du procès ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/avion-presidentiel-et-equipements-militaires-vers-la-reprise-du-proces-3099107.html</link>
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<pubDate>Wed, 12 Mar 2025 01:32:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La semaine dernière, les anciens Premiers ministres Oumar Tatam Ly et Moussa Mara, ainsi que Madani Touré, ex-ministre du Budget, ont été convoqués devant la Chambre d’instruction de la Cour suprême. Cette audition s’inscrit dans la quête de vérité concernant l’affaire de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires, remontant à 2014-2015.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>En septembre 2024, à la demande du ministère public et du Contentieux de l’Etat, les jurés de la Cour d’assises spéciale pour les crimes économiques et financiers ont renvoyé le dossier devant la Chambre d’accusation de la Cour suprême pour complément d’information.

Cette décision visait à entendre Oumar Tatam Ly, Moussa Mara et Madani Touré afin d’approfondir les investigations.

Ce renvoi faisait suite à un procès de trois semaines durant lequel les parties poursuivantes n’avaient pas réussi à apporter des preuves concrètes, telles que les factures originales justifiant une surfacturation ou des documents démontrant que les 281 véhicules n’avaient pas été livrés dans leur totalité par Guo Star.

Par ailleurs, les témoignages d’une quinzaine de personnes entendues lors du procès n’ont pas permis de fournir des éléments probants établissant la culpabilité des accusés.

Sept mois après ce renvoi, Oumar Tatam Ly, Moussa Mara et Madani Touré ont été entendus la semaine dernière par la Chambre d’instruction de la Cour suprême, la plus haute juridiction du pays.

Pour des raisons de confidentialité, nous ne disposons pas des détails des déclarations faites par ces personnalités. Cependant, selon nos sources, ces auditions prolongées, parfois tard dans la nuit, auraient permis d’avancer significativement dans la recherche de la vérité.

Ces avancées pourraient permettre à Bouaré Fily Sissoko, principale accusée dans ce dossier, de laver son honneur.

Indubitablement, ces nouvelles auditions des protagonistes clés de cette affaire laissent présager une reprise imminente du procès.

<strong>Ousmane Mahamane </strong>

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<title>Mali : la CPI confirme la condamnation de M. Al Hassan</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-la-cpi-confirme-la-condamnation-de-m-al-hassan-3099024.html</link>
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<pubDate>Tue, 11 Mar 2025 12:59:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Chambre d’appel de la Cour pénale internationale (CPI) a entériné, le 7 mars 2025, les désistements des appels formulés par M. Al Hassan Ag Abdoul Aziz Ag Mohamed Ag Mahmoud et le Procureur, rendant ainsi définitive la condamnation de M. Al Hassan pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.</strong>

La confirmation de la condamnation de Al Hassan Ag Abdoul Aziz marque une étape importante dans la reconnaissance judiciaire des exactions commises à Tombouctou entre avril 2012 et janvier 2013.

Entre avril 2012 et janvier 2013, le nord du Mali, notamment la ville de Tombouctou, a été le théâtre de graves violations des droits humains perpétrées par des groupes djihadistes. Profitant de l’instabilité politique du pays, des groupes armés affiliés à Ansar Dine et Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI) ont imposé une interprétation stricte de la charia. Ces actes ont conduit à des exactions systématiques à l’encontre des populations civiles.

À Tombouctou, la police islamique, dont M. Al Hassan était un haut responsable, a imposé des restrictions sévères à la population, interdisant la musique, obligeant les femmes à porter le voile intégral et infligeant des châtiments corporels pour diverses infractions présumées. Des cas de torture, de mutilations et d’exécutions sommaires ont été rapportés. En parallèle, des actes de destruction du patrimoine culturel, notamment des mausolées et des manuscrits anciens, ont été perpétrés, suscitant une indignation internationale.

<strong>Condamnation et abandon des appels</strong>

Le 26 juin 2024, la Chambre de première instance de la CPI a déclaré M. Al Hassan coupable de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre. Parmi les charges retenues figuraient la torture, la persécution, les traitements cruels, les atteintes à la dignité de la personne, la mutilation et la prononciation de condamnations sans jugement préalable par un tribunal régulièrement constitué. En revanche, il a été acquitté des accusations de viol, d’esclavage sexuel et d’attaques contre des biens protégés.

Le 20 novembre 2024, la CPI l’a condamné à 10 ans d’emprisonnement pour ces crimes, une peine jugée significative bien que certains observateurs aient estimé qu’elle aurait pu être plus sévère. Le temps passé en détention depuis le 28 mars 2018 sera déduit de sa peine.

Le 17 décembre 2024, tant la défense que le bureau du Procureur ont décidé de se désister de leurs appels contre le verdict de culpabilité et la peine prononcée. Cette décision a conduit la Chambre d’appel à clore définitivement la procédure judiciaire.

Dans son arrêt du 7 mars 2025, la Chambre d’appel a validé ces désistements, mais a souligné le mécontentement exprimé par les victimes quant à la manière dont leurs préoccupations ont été prises en compte. En conséquence, les juges ont recommandé que le Procureur engage des discussions supplémentaires avec les victimes participantes afin de répondre à leurs attentes. Cette recommandation démontre les défis persistants dans la prise en charge des victimes dans les procédures de justice internationale.

L’annonce de la clôture de l’affaire a suscité diverses réactions. Des associations de victimes ont salué la confirmation de la condamnation, y voyant une reconnaissance des souffrances endurées par les populations de Tombouctou sous le régime d’Ansar Dine. Cependant, plusieurs représentants des victimes ont déploré un manque d’implication dans la procédure et regretté que leurs préoccupations n’aient pas été mieux intégrées dans les décisions judiciaires.

Du côté du Bureau du Procureur, la décision de renoncer à l’appel a été justifiée par la nécessité de concentrer les ressources de la Cour sur d’autres affaires en cours. La défense, pour sa part, a estimé que la sentence de 10 ans était sévère compte tenu du rôle secondaire joué par M. Al Hassan au sein de la hiérarchie d’Ansar Dine.

Avec la confirmation définitive de la condamnation, la procédure entre désormais dans la phase des réparations. La Chambre de première instance doit se prononcer sur les mesures de réparation à accorder aux victimes des crimes commis. Ce processus vise à identifier les formes de réparation les plus adaptées, qu’il s’agisse d’indemnisations financières, d’un soutien psychologique, ou de mesures de réhabilitation sociale.

Le fonds au profit des victimes de la CPI pourrait être mobilisé pour financer ces mesures, comme cela a été le cas dans d’autres affaires, notamment Lubanga en République démocratique du Congo et Bemba en Centrafrique.

MD/Sf/te/APA

Source: https://fr.apanews.net/]]> </content:encoded>
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<title>Mali : question de droit : la gestion  de l&amp;apos;administration du personnel le code  du travail explique.</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-question-de-droit-la-gestion-de-ladministration-du-personnel-le-code-du-travail-explique-3098939.html</link>
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<pubDate>Mon, 10 Mar 2025 13:17:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le code du travail a examiné le rôle du directeur. En effet, l'administration du personnel est une fonction rattachée à la DRH ou à la direction financière. Les personnes du service administration du personnel ont les titres de fonctions suivantes, assistant ressources humaines, comptable paie, gestionnaire traitement et salaires, gestionnaire administratif du personnel, responsable paie et administration du personnel. L'administration du personnel est la partie de l'administration qui s'occupe des personnes au travail et de leurs relations au sein d'une organisation. Elle fait référence à l'ensemble des interactions d'une organisation avec ses ressources humaines, depuis l'activité de recrutement jusqu'au processus de retraite.

<strong>Quel est le rôle d'un directeur ?</strong>  Le directeur s'occupe de réunir et de manager les moyens techniques, financiers et humains de l’entreprise, afin d'atteindre les buts fixés, le développement de l'image de l'entreprise fait également partie de ses fonctions. gestion administrative du personnel, un ensemble d'opérations nécessaires à l'établissement de la paie , une fonction centrale, un contexte particulier , un domaine relativement vaste, Cette fonction traite diverses problématiques, chacune indispensable à la vie de l’entreprise, elle a pour fonction d'effectuer des tâches indirectement rattachées à la mission première d'une organisation, mais qui participe à son fonctionnement et contribue à en assurer le succès.

<strong><em>Quels sont les éléments de la gestion du personnel </em></strong>?

La gestion du personnel est un processus multidimensionnel touchant à plusieurs aspects de la vie des salariés au sein de l'entreprise, elle regroupe 4 missions fondamentales qui sont, la gestion des postes, l'administration du personnel, la communication et la mise en place d'un cadre de travail idéal.

<strong><em>Quel est le rôle de la gestion du personnel ?  </em></strong>La gestion du personnel consiste à administrer ce quotidien de manière efficace, payer, administrer, répondre aux obligations légales. Ce travail fait partie intégrante de la gestion des ressources humaines,

<strong><em>Qui gère le personnel ? </em></strong>

le chef du personnel appelé aussi responsable du personnel ou responsable de l'administration RH  exécute et coordonne la stratégie des ressources humaines mise en place par le directeur des ressources humaines (DRH), elle couvre notamment, le respect et le suivi de la législation (code du travail, convention collective, lois et réglementations en vigueur) la gestion des contrats de travail, le calcul et la gestion des salaires et cotisations, la gestion des absences (congés payés, arrêts, …)

les études et analyses comme le coût de l’absentéisme, le coût de la maladie, l’impact d’une modification de la législation , gérer un personnel demande une grande discipline et une attention particulière quant aux constantes évolutions de l’environnement dans lequel évolue l’entreprise (réforme d’une loi, changement de la politique interne à l’entreprise, …), en plus de ces différentes contraintes, il faut noter que la gestion administrative du personnel s’occupe de minimiser les coûts tout en trouvant le meilleur équilibre au niveau des effectifs, Il s’agit là d’un véritable travail d’expertise qui impose une très bonne connaissance de la législation, des ressources humaines et dans son ensemble, de la politique menée par l’entreprise, mais quelle distinction peut-on faire avec la gestion des ressources humaines au sens large, trop souvent dans le langage courant, on confond la gestion des ressources humaines avec l’administration du personnel, Il s’agit en fait de deux notions distinctes qui ne renvoient pas aux mêmes champs d’action, la gestion des ressources Humaines désigne un travail de mise en œuvre des méthodes pour favoriser l’écoute, la communication et la prise en compte des aspirations du personnel. Ce processus a pour objectif d’améliorer le bien-être des salariés et la productivité de l’entreprise dans son ensemble. L’administration du personnel renvoie quant à elle à l’ensemble des tâches administratives nécessaire à  la gestion des Ressources Humaines. Ainsi, on peut affirmer que la gestion administrative du personnel est un moyen, la « bonne » gestion des ressources humaines, une finalité. Pour remédier à ces différentes problématiques, il existe des logiciels RH dont l’objectif premier est d’alléger les services RH de ces tâches indispensables mais chronophages, une solution adaptée à vos enjeux et vos processus peut vous aider dans votre problématique d’administration du personnel.

C'est une fonction d'expertise qui requiert une très bonne connaissance de l'ensemble des ressources humaines, du droit du travail et des usages de l'entreprise.

<strong>          Mohamed SOGODOGO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mali : Moussa Mara rentre à la maison après 7heures d’horloge d’audition à la Cour Suprême</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-moussa-mara-rentre-a-la-maison-apres-7heures-dhorloge-daudition-a-la-cour-supreme-3098344.html</link>
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<pubDate>Wed, 05 Mar 2025 19:40:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Convoqué par la  Cour Suprême du Mali  ce  mercredi 5 mars, où  il a été auditionné par la Chambre d’instruction  pendant 7 heures d’horloge, l’ancien premier ministre , Moussa Mara, est  rentré chez lui sans  que la  justice  ne retienne aucune charge  contre lui.  L’ex-chef du gouvernement  affirme  sur sa page Meta qu’il a été entendu en sa qualité de témoin. « Je sors  après avoir fourni toutes les informations et connaissances relatives au dossier en question », a  écrit  Moussa Mara qui a formulé  des  remerciements  à l’endroit de ses proches  pour leur marque de soutien.

Dans  ce post,  l’ancien premier ministre évite de  donner  des détails  sur la nature du dossier  sur lequel  il a  été auditionné encore moins  les informations qu’il a fournies à la justice.  Même si,  il ne  donne pas de détails, le  commun des mortels  sait qu’il a été  cité  à témoigner  dans le dossier dit « de l’achat du Boeing présidentiel » acquis en 2014 par la présidence malienne.

D’ailleurs,  Moussa Mara n’est pas  le seul qui a été  cité à témoigner. Avant lui, plusieurs sources  affirment que  son prédécesseur  Oumar Tatam Ly et son ministre du budget  aux affaires au moment des faits ont été auditionnés par la Chambre d’instruction de la Cour Suprême. En procédant à l’audition de  ces ex- chefs du gouvernement, la Cour Suprême  du Mali cède à une demande de la défense des personnes   poursuivies  par la justice « pour  détournements, d’escroquerie, faux et favoritisme » dans l’achat du Boeing présidentiel. Lors d’un premier procès en septembre 2024, interrompu en mi-chemin, les accusés ont catégoriquement rejeté les faits dans leur entièreté  en exigeant la citation à comparution des anciens  premiers ministres susmentionnés.

<strong> Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>

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<title>Urgent : l’ancien premier ministre, Moussa Mara , convoqué ce mercredi  à la Cour suprême</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/urgent-lancien-premier-ministre-moussa-mara-convoque-ce-mercredi-a-la-cour-supreme-3098067.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 04 Mar 2025 16:01:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’ex-premier ministre a annoncé sur les réseaux sociaux qu’il est convoqué ce mercredi 5 mars à la Cour suprême du Mali. « J’ai été convoqué à la Cour suprême ce mercredi 5 mars 2025 à 10 heures. « En tant que justiciable, je suis disposé à répondre à cette convocation avec sérénité et dans le respect des institutions », a écrit Moussa Marra, qui a invité ses militants et sympathisants à rester calmes et sereins insistant que « la vérité et la justice triompheront toujours. »</strong>

Maliweb.net - Moussa Mara n’a pas donné de détails sur le motif de sa convocation à la Cour Suprême. Mais, depuis l’annonce de cette convocation par l’intéressé lui-même, beaucoup de commentaires font lien avec le dossier dit «<strong> avion présidentiel</strong>. » Lors du procès du Boeing présidentiel, acquis sous le régime de feu Ibrahim Boubacar Keïta, la défense des accusés avait demandé à ce que six témoins dont deux anciens premiers ministres, une ministre déléguée et des hauts responsables du Ministère de la défense soient cités à comparaître.

Les deux anciens premiers ministres cités sont Oumar Tatam Ly et Moussa Mara. Le premier était à la tête du gouvernement lorsque le marché de l’achat du Boeing présidentiel a été lancé sans avis d’appel d’offre. Le second, Moussa Mara, qui a succédé Oumar Tatam Ly, avait annoncé lors de sa déclaration de politique générale le prix du Boeing présidentiel.

Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Nouvelle loi sur l’organisation judiciaire : Les éclairages de l’universitaire Boubacar Bocoum</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/nouvelle-loi-sur-lorganisation-judiciaire-les-eclairages-de-luniversitaire-boubacar-bocoum-3097112.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 25 Feb 2025 09:42:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans cet entretien qu’il nous a accordé, l’enseignant-chercheur à la Faculté de droit privé de l’Université Kurukanfuga de Bamako revient sur la loi du 13 décembre 2024 portant organisation judiciaire au Mali. Dr Boubacar Bocoum évoque les innovations contenues dans ce texte</strong>

De prime abord, l’enseignant-chercheur à la Faculté de droit privé de l’Université Kurukanfuga de Bamako indique que le processus de modernisation de la justice dans notre pays est en marche. D’après Dr Boubacar Bocoum, après l’adoption de plusieurs textes de loi, notamment la loi n° 2024-027 du 13 décembre 2024 portant Code pénal et la loi n°028 du 13 décembre 2024 portant Code de procédure pénale, le législateur a adopté, le 13 décembre dernier, une nouvelle loi portant organisation judiciaire. Ce texte abroge la loi n°2011-037 du 15 juillet 2011 portant organisation judiciaire au Mali, précise-t-il.

La nouvelle loi portant organisation judiciaire, appelée «loi Hamèye Founé Mahalmadane (puisque c’est lui qui a été son initiateur)», opère des changements significatifs au premier et second degrés, souligne l’universitaire. Il dira que le nouveau texte s’inscrit dans une volonté de simplification et d’adaptation des dispositifs juridiques aux besoins actuels et répond au souci d’endiguer une double crise qui sévissait dans la justice malienne. Il s’agit de la crise de l’autorité judiciaire et celle du service public de la justice, explique notre interlocuteur, ajoutant que le dispositif légal s’aligne également sur les attentes des citoyens, qui réclament une justice plus accessible, rapide et transparente.

Parlant des innovations contenues dans le texte, l’enseignant-chercheur indique que ses apports sont majeurs. Pour Dr Bocoum, l’évolution législative revisite le premier degré en créant des chambres criminelles au niveau des tribunaux d’instance. «La nouvelle loi consacre la création de chambres criminelles permanentes au sein des Tribunaux de grande instance (TGI) avec la suppression des Cours d’assises très lourdes, ne permettant de juger les accusés avec plus de célérité», explique-t-il. Cependant, signale l’enseignant-chercheur, avec la suppression des Cours d’assises, le danger est la garantie des droits de la défense avec la crainte des procès expéditifs.

«À travers cette nouvelle loi, le législateur redéfinit les règles de gestion et de fonctionnement des juridictions. Le rôle des greffes auprès de chaque juridiction est précisé», soutient l’enseignant-chercheur. Il dira qu’il y a une optimisation des qualifications des greffiers. Ce qui permet de fluidifier les procédures judiciaires et de réduire les délais de traitement des affaires. «La réforme vise également à permettre une gestion unique des corps de greffiers, recrutés par des concours identiques, formés dans une même école et exerçant des métiers très proches», souligne l’enseignant-chercheur.

Pour notre interlocuteur, il fallait élargir la compétence de ces tribunaux pour qu’ils deviennent des juridictions des activités économiques. «Il faillait élargir leurs compétences aux agriculteurs, à l’agrobusiness, aux professions libérales et autres statuts», pense notre interlocuteur.

Toutefois l’universitaire pense que le législateur a le mérite d’avoir introduit le double degré de juridiction, non seulement, en matière criminelle, mais aussi celle administrative. De même, l’introduction de la collégialité en matière pénale au niveau des juridictions de premier degré est à mettre à l’actif de la nouvelle loi, ajoute Dr Bocoum.

Avant de souligner également, l’apparition d’un nouveau magistrat dans le paysage judiciaire. «Au sein du tribunal judiciaire, un ou plusieurs juges exercent désormais les fonctions de juge de l’application des peines», explique-t-il. Une autre avancée majeure du texte a trait à la gratuité des procédures judiciaires qui est enfin mieux encadrée pour permettre à tous les citoyens, même les plus modestes, d’accéder à la justice, indique l’enseignant-chercheur.

JUSTICE RAPIDE ET ADAPTÉE- Dr Boubacar Bocoum ajoutera que le second degré a, lui aussi, fait l’objet de réaménagement par l’institution des cours criminelles d’appel. «Désormais, la Cour d’appel comprend au moins une chambre criminelle spécialisée compétente pour les infractions économiques et financières, de lutte contre le terrorisme et la cybercriminalité», signale-t-il, soulignant que les pôles économiques, de cybercriminalité, de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale sont des 1ers degrés de juridiction pour ces infractions.

Le spécialiste dira que les tribunaux pour mineurs, les juridictions de l’application des peines et les tribunaux militaires seront chargés de traiter des affaires alambiquées nécessitant des approches spécifiques. «Plus qu’une simple réforme, il s’agit d’une véritable réorganisation judiciaire qui intervient dans une dynamique de modernisation de la justice, laissant présager une amélioration de l’administration de la justice et partant, la situation du justiciable malien», fait savoir Dr Bocoum.

Cependant, indique-t-il, des défis subsistent. «Si les réformes engagées dont cette loi et tous les processus engagés, tiennent leur promesse, alors les praticiens du droit devront repenser de fond en comble leurs exercices», estime l’universitaire. Pour lui, les innovations introduites, bien que prometteuses, nécessiteront des investissements conséquents. Pour Dr Bocoum, il est impératif de fournir à l’institution judiciaire, les moyens de rattraper son énorme retard technologique et de repenser de nouvelles organisations adaptées aux technologies nouvelles.

<strong>Bembablin DOUMBIA</strong>

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<title>Justice : Le renouveau en cours !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/justice-le-renouveau-en-cours-3096443.html</link>
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<pubDate>Fri, 21 Feb 2025 01:17:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Depuis le début de la Transition, plusieurs orientations du Général d’armée, Assimi Goïta, sont en cours de réalisation sous la direction du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Mamoudou Kassogué. Lancée le 13 janvier 2025, la Semaine nationale de la Justice a posé les jalons des grands chantiers pour revitaliser le système judiciaire malien.</em>

Le président de la Transition, Général d’Armée Assimi Goïta, ambitionne de lutter efficacement contre la corruption au Mali par le biais d’une justice debout, crédible, au service de la vérité, de la transparence.

A cet égard, la justice malienne poursuit sa mue. Après le recrutement en 2023 de 100 auditeurs de justice, une grande première, la deuxième phase du concours pour l’accès à la magistrature a été lancée la semaine écoulée.

En plus de ces recrutements pour doter le personnel de capital humain de qualité, la Digitalisation est un autre pilier fondamental du renouveau judiciaire malien. En août 2024, une lettre circulaire du ministre de la Justice, Mamoudou Kassogué, a instruit les «dispositions à prendre pour le paiement mobile des frais de délivrance du Certificat de nationalité et du Casier judiciaire». Une mesure conforme à la volonté présidentielle de digitaliser les processus de paiements. En plus de sécuriser la délivrance des actes, cette initiative rend le processus plus transparent et fluide, tout en le mettant à la portée des usagers.

Dans le cadre des réformes législatives, en octobre 2024, le Conseil national de Transition a adopté le nouveau Code pénal et le nouveau Code de procédure pénale. Ces textes forgent notre justice en la modernisant à l’image de son époque. Le cadre juridique malien venait ainsi de connaître plusieurs avancées avec notamment la création d’un collège de la liberté et des détentions, pour  «encadrer» les mandats de dépôt. L’introduction du bracelet électronique pour réduire les détentions préventives et la suppression des sessions de la Cour d’assises au profit de juridictions permanentes, sont aussi les grandes nouveautés  qui soutiennent la volonté du ministre de la Justice, d’accélérer les procédures et en faciliter l’accès à tous les usagers.

La 3ᵉ édition de la Semaine de la Justice, tenue  du 13 au 18 janvier 2025 à Bamako, a aussi été un rendez-vous au cours duquel plusieurs activités ont été réalisées, y compris dans les régions. Dans ce cadre, une délégation ministérielle a effectué une visite de fin de chantier à la Maison de la justice de Mopti, une  infrastructure qui vise à rapprocher les justiciables de leurs droits.

Le  14 janvier 2025, la première audience en formation collégiale au Pôle Nationale Économique et Financier, venait encore poser, en marge de la Semaine Nationale de la Justice, une nouvelle brique au Mali Koura, dont l’armature est une justice moderne et efficace.

<strong>Ousmane Tangara</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Vers une accélération du dossier «Birama Touré»</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/vers-une-acceleration-du-dossier-birama-toure-3096050.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 18 Feb 2025 12:50:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La brûlante affaire de la disparition du confrère Birama Touré n’est pas reléguée aux oubliettes. Son retour sur les lèvres, à l’occasion de la présentation de vœux de la presse au chef de l’Etat, conforte apparemment une volonté déjà affichée par les autorités d’en accélérer la clarification. C’est du moins l’indiscrétion qu’on tient d’une source bien introduite selon laquelle le dossier est sur le point de reconnaître un nouveau rebondissement avec l’écoute imminente d’un ancien élément central des services de renseignement. Il va sans dire que la procédure continue de tourner autour de la Sécurité d’Etat comme principal piste et intérêt des enquêteurs. Et le témoignage attendu pourrait être déterminant dans le sort de l’ancien patron de la sécurité d’Etat, dont l’incarcération, après plus de trois ans, excède la durée de détention préventive légalement admise selon les textes en vigueur.  Il pourrait tout aussi décider du sort de Karim KEITA, cet autre justiciable sous le coup d’un mandat d’arrêt international et d’une notice rouge. Après tous les témoignages publics antérieurs sur l’affaire ont tourné court en se retournant contre un de ses auteurs par une incarcération pour dénonciation calomnieuse.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali / question de droit : parricide, infanticide, un crime pour la vie, de quoi parle&#45;t&#45;on ?  Le code pénal explique.</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-question-de-droit-parricide-infanticide-un-crime-pour-la-vie-de-quoi-parle-t-on-le-code-penal-explique-3095949.html</link>
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<pubDate>Mon, 17 Feb 2025 13:40:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le code pénal a examiné parricide et infanticide de ses définitions, de ses appellations, en passant par ses crimes.

Quel est le sens de parricide ?

Meurtre du père ou de la mère (légitime, naturel ou adoptif), ou de tout autre ascendant légitime.

Comment appelle-t-on l'acte d'un enfant qui tue son père ? « Parricide », terme issu du latin parricidia (assassin d'un proche) désigne : L'acte d'assassiner son père, sa mère (dans ce dernier cas, on parle plus spécifiquement de matricide) ou un autre de ses ascendants, voire toute relation proche.

ÉTYMOLOGIE ; du latin infanticida « meurtrier d'un enfant ».

L’infanticide se définit comme l'assassinat d'un nouveau-né vivant.

Un infanticide est par définition l'acte de tuer un enfant, plus particulièrement un nouveau-né dans l'usage du terme, comportement présent chez plusieurs espèces <strong>animales dont </strong>les hominidés. Le même terme sert à désigner la personne coupable d'un tel acte ; il est épicène dans cet emploi, selon l’article 199 du code pénal.

L’infanticide désigne à la fois le meurtre d’un enfant et le meurtrier. Si le meurtrier est l’un des parents de l’enfant, il s’agit d’un filicide, terme à vrai dire peu employé. Si l’infanticide concerne un nouveau-né de moins de 24 heures de vie, il s’agit d’un néo-naticide, terme là encore peu usité. Le néo-naticide peut survenir dans le cadre d’un déni complet de grossesse, quand naît l’enfant auquel la mère ne s’attendait pas, elle peut le tuer dans un moment de panique, ne serait-ce que pour éviter que les cris du nouveau-né n’attirent l’attention de l’entourage. Certains de ces infanticides, découverts par la présence du cadavre du nouveau-né dans un congélateur, ont été très médiatisés.

Quel est le crime de parricide ? Parricide, quiconque aura tué son père, sa mère ou son enfant, légitime ou naturel, ou l'un de ses ascendants ou descendants, ou son conjoint, sera coupable de parricide et sera puni de la peine de réclusion à perpétuité jusqu'à la mort. (Rétabli par l'article 200 du code pénal de la République).

<strong>                                                                                                                                          Mohamed SOGODOGO.</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Lutte contre le terrorisme et criminalité transnationale organisée à Mopti : L&amp;apos;antenne régionale du Pôle judiciaire spécialisé inaugurée par le ministre Kassogué</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/lutte-contre-le-terrorisme-et-criminalite-transnationale-organisee-a-mopti-lantenne-regionale-du-pole-judiciaire-specialise-inauguree-par-le-ministre-kassogue-3095574.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 15 Feb 2025 01:29:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans le cadre des activités marquant la Semaine de la justice, une délégation conduite par Mamoudou Kassogué, ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, garde des Sceaux, s'est rendue à Mopti courant janvier. A leur arrivée, la délégation ministérielle a été chaleureusement accueillie par le général Abass Dembélé, gouverneur de la région de Mopti, ainsi que les autorités administratives et judiciaires locales.

Dès leur descente d'avion, le ministre et sa délégation ont pris la direction du site dédié à l'inauguration officielle de l'antenne régionale du Pôle judiciaire spécialisé dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée. Cette nouvelle infrastructure marque une étape importante dans le renforcement des capacités du système judiciaire face aux défis sécuritaires de la région et du pays.

La cérémonie d'inauguration a été ponctuée par un discours prononcé par le procureur du Pôle national spécialisé en matière de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée, qui a exprimé la gratitude de l'institution à l'endroit du ministère de la Justice et des partenaires techniques et financiers pour leur appui indéfectible.

<em>"Cette antenne régionale incarne la volonté commune de rapprocher la justice des citoyens tout en renforçant nos moyens d'action contre les menaces qui pèsent sur la sécurité et la stabilité du pays",</em> a souligné le procureur.

L'inauguration de cette antenne régionale reflète l'engagement ferme du gouvernement à lutter efficacement contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée. Ce nouveau pôle contribuera à renforcer la présence de la justice dans la région, tout en améliorant l'accès des justiciables à des services judiciaires de qualité.

La cérémonie s'est tenue dans une ambiance empreinte de solennité et de satisfaction, témoignant de l'importance capitale de cette réalisation pour les habitants de Mopti et l'ensemble du Mali.

<strong>Source MJDH</strong>

&nbsp;

<strong>En application du code pénal et du code de procédure pénale :</strong>

<strong>Les affaires du Pôle national économique et financier désormais jugées par trois juges </strong>

Dans un communiqué, le procureur de la République du Pôle national économique et financier (Pnef) informe les ordres professionnels et les usagers du service public de la justice de l'instauration de la collégialité devant la Chambre correctionnelle spécialisée en matière économique et financière du Tribunal de grande instance de la Commune III du district de Bamako conformément aux dispositions de l'article 27 de la loi n°2024-030 du 13 décembre 2024 portant organisation judiciaire en République du Mali. A cet effet, il rappelle que, désormais, les affaires seront jugées par trois juges au lieu d'un juge unique. Avant de préciser que les audiences se tiendront tous les jeudis à 9 h, jusqu'en fin mars 2025, au siège du Pôle national économique et financier (Pnef).

A compter du 31 mars 2025, les audiences auront lieu tous les mercredis à 9 h, au lieu sus-indiqué.

<strong>                                                                                        </strong>

<strong>Boubacar Païtao</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>En la faveur de la clôture de la semaine de la justice 2025 : Les trois meilleurs établissements pénitentiaires du Mali primés !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/en-la-faveur-de-la-cloture-de-la-semaine-de-la-justice-2025-les-trois-meilleurs-etablissements-penitentiaires-du-mali-primes-3095575.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 15 Feb 2025 01:16:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Des dons en vivres remis aux victimes de la traite</strong><strong>  des personnes et des pratiques assimilées </strong>

<strong><em>L'un des moments forts de la clôture de la Semaine de la justice, le samedi 18 janvier 2025, a été la remise des prix aux trois meilleurs établissements pénitentiaires . Cette distinction, saluée par l'ensemble des participants, vise à encourager les efforts exemplaires dans la gestion des infrastructures pénitentiaires et à promouvoir les meilleures pratiques dans ce domaine. Ensuite, ce fut la remise des dons en vivres aux victimes de la traite des personnes et des pratiques assimilées</em></strong>

Le samedi 18 janvier 2025, la Semaine de la Justice s'est achevée en beauté avec un déjeuner-débat organisé à l'intention de la presse, marquant un moment de partage et de réflexion sur les succès et les perspectives du secteur judiciaire malien. La cérémonie a débuté par le discours du Dr. Boubacar S. Diarrah, secrétaire général du ministère de la Justice et des Droits de l'Homme et président de la commission d'organisation de la Semaine. Dans son allocution, il a dressé un bilan global des activités menées et a salué l'engagement des acteurs du secteur judiciaire pour leur contribution au succès de cet événement majeur.

Ensuite, Mamoudou Kassogué, ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, garde des Sceaux, a pris la parole pour présenter une analyse approfondie des avancées réalisées au cours de l'année écoulée. Il a également réitéré la volonté du gouvernement de renforcer l'accès à la justice, de promouvoir la transparence et d'améliorer les conditions de travail des acteurs judiciaires.

L'un des moments forts de la journée a été la remise des prix aux trois meilleurs établissements pénitentiaires du Mali. Cette distinction, saluée par l'ensemble des participants, vise à encourager les efforts exemplaires dans la gestion des infrastructures pénitentiaires et à promouvoir les meilleures pratiques dans ce domaine. Ensuite, ce fut la remise des dons en vivres aux Victimes de la traite des personnes et des pratiques assimilées.

Par ailleurs, deux nouvelles motos d'escorte flambant neuf ont été officiellement remises. Ces véhicules d'escorte, destinés à l'accompagnement et au transfert des détenus, illustrent l'engagement du ministère à moderniser les moyens logistiques de la justice pénale et à garantir la sécurité lors des transferts.

La Semaine de la justice 2025 s'est ainsi conclue sur une note positive, mettant en lumière les progrès accomplis et les ambitions pour un système judiciaire plus moderne, accessible et efficace au service des citoyens maliens.  <strong>                            </strong>

<strong>Source MJDH</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La justice malienne à l&amp;apos;heure du renouveau et d&amp;apos;un  contrat de confiance avec les justiciables : la touche indélébile du ministre Kassogué Plus de 550 milliards F CFA de contribution à l&amp;apos;économie en 2024</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/la-justice-malienne-a-lheure-du-renouveau-et-dun-contrat-de-confiance-avec-les-justiciables-la-touche-indelebile-du-ministre-kassogue-plus-de-550-milliards-f-cfa-de-contribution-a-leconomie-e-3095534.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/la-justice-malienne-a-lheure-du-renouveau-et-dun-contrat-de-confiance-avec-les-justiciables-la-touche-indelebile-du-ministre-kassogue-plus-de-550-milliards-f-cfa-de-contribution-a-leconomie-e-3095534.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 15 Feb 2025 01:10:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dire que ces quatre dernières années, la justice malienne a connu un net regain de renouveau dans son fonctionnement, avec des conditions de travail tangibles serait réducteur des nombreux acquis du ministre Mamadou Kassogué à la tête du département en charge de la Justice. En effet, en moins de temps qu'il n'en faut, l'homme a réalisé moult actions et introduit des reformes visant à établir les fondations d'un vrai Etat de droit en s'appuyant sur une bonne administration et une juste répartition de la justice au Mali. Aujourd'hui, les Maliens sont fiers de leur justice, à commencer par le premier magistrat du pays, le général d'armée Assimi Goïta, président du Conseil supérieur de la magistrature ainsi que le Premier ministre, chef du gouvernement, ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de division Abdoulaye Maïga. Avec le ministre Kassogué, c'est l'affirmation de l'Etat de droit au Mali. Voici les preuves !</em></strong>

Le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, garde des Sceaux, Mamadou Kassogué, est l'un des véritables maçons de la Transition en cours. C'est lui qui est, visiblement, le socle du "Mali Kura" réclamé par les Maliens et qui sera le produit d'une application rigoureuse de la loi et du respect des droits de l'Homme. Kassogué croit en les projets qu'il a initiés et les choix faits.

Du 11 juin 2021, date de sa nomination dans le gouvernement, à nos jours, le ministre Kassogué a conduit des réformes, réalisé des actions, posé des actes et pris des décisions courageuses qui ont révolutionné la Justice au Mali. Tout ceci, pour rendre la justice malienne crédible auprès des justiciables, pour un contrat de confiance entre les deux entités.

<strong>Pile de réformes pour combattre la corruption…</strong>

Au nombre des réalisations majeures du ministre Kassogué figure ce vaste chantier de réformes mis en route et qui a abouti à l'avènement de plusieurs structures qui tirent la justice vers le haut.

A ce niveau, on mettra l'accent sur la création du Pôle national économique et financier par la loi n°2021-051 du 29 septembre ; la création de l'Agence nationale de recouvrement et de gestion des avoirs saisis ou confisqués (ordonnance n°2022-019/PT-RM du 20 septembre 2022) ; la création du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité ; la création du Pôle judiciaire spécialisé en matière de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée; la création de la direction nationale des droits de l'Homme ; la création de l'Ecole nationale de l'administration pénitentiaire.

Toutes ces créations ont pour but de lutter efficacement contre la corruption et la délinquance économique et financière, et contre toutes formes d'impunité. Aussi, de récupérer les biens criminels, renforcer le cadre légal de la protection des droits de l'Homme, combler les lacunes en relation avec la poursuite des déviations de cybercriminalité, renforcer l'accès à la justice et l'assistance juridique, etc.

Comme retombées, ces décisions ont permis de réduire considérablement les tentations. Parce que, désormais, ceux qui pratiquent les actes répréhensibles (corruption, détournements, concussion, népotisme, enrichissement illégal, cybercriminalité) réfléchiront avant de commettre un acte contraire à la loi. Aujourd'hui, des dossiers comme l'avion présidentiel et les équipements militaires, , les engrais, EDM-SA, Covid-19, Transrail, Zone aéroportuaire, cybercriminalité et atteinte au crédit de l'Etat, et bien d'autres, sont entre les mains des juges avec des acteurs clés en détention.

Les jugements de certains dossiers ont été faits, avec un impact très positif pour l'économie. N'oublions pas aussi les mandats d'arrêt internationaux contre des personnalités influentes du pays contraintes à l'exil mais qui viendront répondre tôt ou tard devant la justice.

<strong>Plus de 550 milliards F CFA de contribution de la justice  au titre de 2024</strong>

Le 18 janvier dernier, faisant le bilan de son département au titre de l'année 2024 à l'occasion de la clôture de la 3e Semaine de la justice, le ministre Kassogué a fourni des informations de taille, de nature à redonner un réel espoir au peuple.

Au plan judiciaire, à la Cour d'appel de Kayes, une session d'assises s'est tenue du 27 mai au 11 juin, avec le bilan suivant : 47 dossiers examinés, 92 accusés, 22 renvois de dossiers, trois condamnations à mort, trois accusés acquittés, 27 personnes condamnées à temps (de 3 ans d'emprisonnement à 20 ans de réclusion criminelle), 8 327 000 000 de F CFA d'amendes prononcées soit un taux d'exécution de 53,19 %.

La Cour d'appel de Bamako a pu organiser deux sessions dont une session ordinaire et une session spéciale.

La session ordinaire, tenue du 29 janvier au 17 avril 2024, a donné comme résultats : 163 affaires enrôlées toutes jugées, 275 accusés, 225 accusés détenus, 50 acquittements, 12 condamnations avec sursis, trois condamnations contradictoires à mort, 87 condamnations à réclusion à temps, 76 condamnations à la peine d'emprisonnement, 14 condamnations à mort par contumace, 14 condamnations avec suris, trois cas d'extinction de l'action publique, 111 350 000 F CFA d'amendes prononcées, 940 143 250 F CFA remboursements ordonnés, 126 623 715 F CFA de dommages et intérêts prononcés, soit un taux d'exécution de 100 %.

Pour la session spéciale de la Cour d'assises consacrée aux affaires économiques et financières : 52 affaires inscrites au rôle, 190 accusés dont 16 femmes, 21 accusés détenus dont deux, 11 condamnations à réclusion criminelle à temps, six emprisonnements ferme, 29 emprisonnements avec sursis, 77 acquittements prononcés, 30 condamnations par contumace, 48 d'affaires jugées, un complément d'information, 3 renvois à une prochaine session, 50 252 331 185 F CFA d'amendes prononcées, 498 500 000 F CFA de dommages et intérêts, 111 607 710 528 F CFA de remboursements ordonnés, soit un taux d'exécution de 94,11 %.

A la Cour d'appel de Mopti, deux sessions ordinaires dont une consacrée aux mineurs et une session supplémentaire, ont été organisées. Les chiffres : 55 affaires jugées dont 5 pour mineurs ; 75 dont 10 mineurs accusés ; 46 accusés en détention provisoire dont trois pris de corps ; 29 accusés non détenus ou mis en liberté n'ayant pas comparu, ont été jugés par contumace ; plus de 30 millions de F CFA, au titre des condamnations pécuniaires, ont été prononcés, un taux d'exécution des affaires enrôlées de 100 %.

Poursuivant ce bilan, le ministre Kassogué révélera qu'au titre de l'impact du Pôle national économique et financier sur le recouvrement, la situation se présente comme suit : dans le dossier EDM-SA, 2 789 596 728 F CFA payés ; dans le secteur des mines, 150 milliards payés sur un total de 325 milliards convenus.

Les paiements ont été effectués en marge de la conduite d'une procédure suivant 7 chèques payés au Receveur général du district de Bamako et un jugement homologué et passé en autorité de la chose jugée. Ainsi, les paiements effectués au niveau des centres des impôts des communes II et III en marge des procédures dont une au Parquet (infractions susceptibles de transaction) : 286 479 063 FCFA et 157 586 317 F CFA, soit un total de 444 065 380 F CFA.

Au niveau des cabinets d'instruction, la situation totale est de 3 599 909 000 F CFA et une inscription de propriété portant sur deux TF et une CHU d'une valeur de 439 750  000 F CFA.

Autre information majeure fournie par le ministre : de plus, certaines pratiques dans les secteurs comme le contrôle financier et les fausses déclarations en transit-douanes ont cessé. Car, les contributions de la justice, de manière directe et indirecte, dépassent les 400 milliards de F CFA, au titre la seule année 2024, sans compter les saisies opérées sur certains biens dont les valeurs estimées dépassent également plus de 150 milliards de FCFA.

<strong>Compétences et logistique au service de la performance</strong>

Tout ce travail de titan a été rendu possible grâce à la disponibilité de ressources humaines et matérielles considérables pour le ministère en charge de la Justice.

La mise en œuvre de la Loi d'orientation et de programmation de la justice a ainsi augmenté le budget alloué à la Justice, qui est passé de 0,92 % en 2018 à 1,82 % en 2023. Cela a favorisé, entre autres, le recrutement de 200 auditeurs de justice en deux ans, 125 surveillants de prison, 120 greffiers en chef; en parallèle à l'amélioration des conditions de vie et de travail du personnel, l'équipement, la construction ou la rénovation de palais de justice et de maisons d'arrêt, la mobilité du personnel, etc.

Au titre de l'année 2024, 100 auditeurs de justice, 120 greffiers en chef ont été recrutés, portant à 445 le nombre total des agents recrutés, sur les 3 dernières années.

Aussi, avec le recrutement en cours, les effectifs de la justice seront renforcés avec un nombre atteignant 681 agents recrutés, de 2022 à 2025, dont 316 auditeurs de justice, 240 greffiers en chef et 125 fonctionnaires de l'administration pénitentiaire.

Au cours de cette année 2025, on espère sur la consolidation des acquis et la poursuite des réformes majeures pour le plus grand plaisir des justiciables maliens. Ces réformes sont une étape importante dans le renouveau de la justice au Mali. Elles contribuent à lutter contre la corruption et l'impunité, à renforcer l'accès à la justice et à protéger les droits de l'homme.

<strong>                    El Hadj A.B. HAIDARA</strong>

&nbsp;

<strong>Pole national économique et financier :</strong>

<strong>Un bilan annuel élogieux enregistré en 2024 dans la lutte contre la corruption ! </strong>

[caption id="attachment_3095542" align="aligncenter" width="650"]<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/02/Ag-Haoussa-Pr-economique.jpg"><img class="size-full wp-image-3095542" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/02/Ag-Haoussa-Pr-economique.jpg" alt="" width="650" height="433" /></a> Ag Haouss Mohamadine,, Pr du pole économique[/caption]

Dans le cadre des activités de la Semaine de la justice, une journée a été consacrée à la présentation du bilan annuel du Pôle national économique et financier sous la conduite de Ag Houssa  Mohamedine. Cette importante activité s'est déroulée en présence du secrétaire général du ministère de la Justice et des Droits de l'Homme, Dr. Boubacar S. Diarrah. Le rapport, présenté avec brio par cette structure stratégique, a mis en exergue les résultats obtenus au cours de l'année écoulée dans la lutte contre la corruption et la délinquance financière. À travers des données précises et des analyses approfondies, le Pôle a démontré son rôle central en tant que pilier de la transparence et de la bonne gouvernance dans notre pays.

Cette présentation a également permis de souligner les défis à relever et les perspectives d'amélioration pour une lutte encore plus efficace contre les fléaux qui entravent le développement du Mali. Dr. Boubacar S. Diarrah a salué le travail remarquable accompli par cette structure et a réaffirmé l'engagement du ministère à renforcer les moyens humains et matériels nécessaires à son bon fonctionnement. Cette activité illustre, une fois de plus, l'importance de la Semaine de la justice, qui vise à valoriser les progrès réalisés dans le secteur judiciaire tout en sensibilisant l'opinion publique aux enjeux majeurs de la justice malienne. La présentation du bilan annuel du Pôle national économique et financier marque ainsi un moment fort de cette semaine dédiée à la justice, renforçant la confiance des citoyens dans les institutions chargées de défendre l'État de droit.

<strong> Source MJDH</strong>

<strong> XXX</strong>

<strong>Agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisis ou confisques :</strong>

<strong>une nouvelle dynamique avec </strong><strong>un bilan impressionnant ! </strong>

Toujours dans le cadre des activités de la Semaine de la justice, une journée a été marquée par la visite officielle à la nouvelle Agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisis ou confisqués.

<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/02/Pr-economique.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3095550" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/02/Pr-economique.jpg" alt="" width="650" height="689" /></a>Le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, a honoré de sa présence la présentation des résultats et des perspectives de cette structure récemment opérationnelle. Dans un cadre empreint de professionnalisme et d'engagement, l'Agence a exposé un bilan impressionnant de ses premières actions, mettant en lumière son rôle central dans la lutte contre la délinquance économique et financière.

Les perspectives dévoilées ont été saluées unanimement, illustrant le potentiel de cette institution à contribuer à la transparence et à la gestion efficiente des avoirs saisis ou confisqués.

Prenant la parole, le ministre Mamoudou Kassogué a exprimé sa fierté et son espoir pour cette agence, la qualifiant de véritable atout dans les efforts de modernisation et de renforcement du système judiciaire malien. Il a également félicité l'ensemble du personnel pour son travail acharné et sa vision stratégique, qui augurent d'un avenir prometteur pour cette structure essentielle.

Cette présentation a marqué un autre moment fort de la Semaine de la justice, témoignant de la volonté des autorités de doter le Mali d'institutions robustes et crédibles, capables de répondre aux attentes des citoyens en matière de bonne gouvernance et d'Etat de droit.    <strong>                                                                                    </strong>

<strong>Source MJDH</strong>

&nbsp;

XXXX

<strong>Pole national de lutte contre la cybercriminalité</strong>

<strong>Le ministre Kassogué impressionné par l'éloquent rapport du procureur ! </strong>

[caption id="attachment_3095541" align="aligncenter" width="650"]<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/02/Adama-Coulibaly-PR.-Cyber.jpg"><img class="size-full wp-image-3095541" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/02/Adama-Coulibaly-PR.-Cyber.jpg" alt="" width="650" height="433" /></a> Adama Coulibaly PR[/caption]

La quatrième et dernière étape de la journée riche en activités dans le cadre de la Semaine de la justice a conduit la délégation ministérielle au Pôle national de lutte contre la cybercriminalité. Cette visite a permis de découvrir le bilan annuel de cette structure clé dans la lutte contre les crimes numériques et les menaces en ligne.

Le procureur en charge, Adama Coulibaly, a présenté un rapport éloquent, mettant en lumière les performances remarquables du Pôle au cours de l'année écoulée. Les résultats obtenus témoignent d'un travail rigoureux et stratégique face à des défis de plus en plus complexes dans un monde en constante évolution numérique.

Les perspectives annoncées pour renforcer davantage cette lutte ont été saluées et félicitées par le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué. Ce dernier a exprimé sa gratitude envers l'équipe du Pôle pour son engagement, tout en réitérant le soutien du ministère à l'amélioration des moyens techniques et humains nécessaires pour relever ces défis.

Cette présentation a une fois de plus démontré l'importance du rôle du Pôle dans la sécurisation de l'espace numérique malien et dans la protection des citoyens contre les cybermenaces. Elle clôture une journée marquée par des rapports inspirants et des perspectives prometteuses pour le renforcement de la justice au Mali. La Semaine de la Justice continue de refléter l'engagement des autorités et des acteurs judiciaires pour une gouvernance exemplaire et une justice accessible à tous.<strong>              </strong>

<strong>  Source MJDH</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Session de la Cour d’assises Mopti : Dix accusés écopent de la peine capitale</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/session-de-la-cour-dassises-mopti-dix-accuses-ecopent-de-la-peine-capitale-3095515.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 14 Feb 2025 08:59:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les travaux de la session de la Cour d’assises au niveau de la Cour d’appel de Mopti au titre de l’année 2024-2025 ont pris fin lundi dernier. C’était à la faveur d’une cérémonie présidée par le premier président de la Cour d’appel de Mopti, Gaoussou Sanou, en présence du gouverneur de la région, le Général de brigade Abass Dembélé et du président du conseil régional, Abdoulaye Garba Maïga.</strong>

Débutée le lundi 5 août dernier avec 43 affaires criminelles inscrites au rôle, la session a examiné et jugé 56 dossiers et un autre sur les intérêts civils impliquant 111 accusés pour un pourcentage d’exécution de 100%.
Au cours de ces assises, la Cour a prononcé des sanctions à la hauteur des infractions criminelles commises. Les jurés ont, durant la session, rendu 72 arrêts permettant aux accusés d’être fixés sur leur sort.

Ainsi, 10 accusés ont écopé de la peine capitale, 6 de la réclusion à perpétuité, 43 autres de la réclusion à temps (5 à 20 ans de prison), 20 condamnations à la peine d’emprisonnement ferme (de 2 à 5 ans) et 8 arrêts d’acquittement. La Cour a délibéré sur 8 arrêts de condamnations civiles et une extinction d’action publique pour cause de décès. Le montant total des condamnations civiles est de plus de 15 millions de Fcfa et les amendes prononcées sont de 2,2 millions de Fcfa.

Dans son réquisitoire, le procureur général près la Cour d’appel de Mopti, Mahamadou Bandiougou Diawara, a rappelé la nature des affaires examinées et toutes jugées lors de cette session, à savoir 13 cas d’assassinat, 4 cas de meurtre, 10 cas de coups mortels, 2 cas d’infanticide, 7 cas de coups et blessures volontaires. À celles-ci s’ajoutent 11 cas de viol (souvent commis en bande), un cas d’attentat à la pudeur, 13 cas de vol qualifié et 6 cas d’association de malfaiteurs.

Selon le magistrat, toutes ces affaires sont des infractions de violence physique, corporelle ou psychologique qui nous renseignent clairement que notre société s’est résolument installée dans la barbarie, aggravée à la faveur du conflit multidimensionnel et la guerre asymétrique imposés à notre pays par des forces obscures sans foi ni loi.

«Les victimes survivantes et les ayants-droit de celles qui n’ont pas survécu à cette barbarie inédite, n’ont demandé lors de leur comparution qu’une seule chose, à savoir de rendre justice en renonçant à la réparation matérielle ou pécuniaire. Ainsi, la justice sans faiblir doit jouer pleinement sa partition et l’analyse rétrospective des décisions rendues par la Cour lors de cette session donne confiance que notre justice, loin de se résigner, apporte la réponse adéquate et appropriée face aux crimes», a indiqué le procureur.

Il a salué le courage, l’abnégation, la détermination et l’engagement appréciable de tous les acteurs qui ont permis l’atteinte des résultats très satisfaisants : magistrats, avocats, huissiers-commissaire de justice, greffiers et secrétaires de greffes, assesseurs, officiers de police judiciaire et surveillants de prison.

Le procureur a adressé une mention spéciale aux Forces armées maliennes (FAMa) pour avoir sécurisé le transfèrement des détenus en toute responsabilité. «Nous devons toujours continuer à cultiver cette saine émulation qui a pour mot d’ordre la gestion axée sur le résultat a conclu le procureur général», a-t-il soutenu. Le représentant du barreau, Me Mahamadou Sidibé, a félicité la Cour pour la diligence dans l’organisation de la session et la qualité des décisions nonobstant des cas de condamnation à mort. Il a aussi plaidé pour que la période transitoire entre les sessions d’assises ne soit pas trop longue pour que les détenus soient fixés sur leur sort.

Le premier président de la Cour d’appel, Gaoussou Sanou, s’est réjoui des peines prononcées qui, selon lui, sont à la hauteur des crimes pouvant dissuader certains délinquants. Tout en saluant le barreau pour leur pleine participation aux débats, il a rappelé que l’assistance de l’avocat est une exigence légale.

<strong>Dramane COULIBALY / Amap - Mopti</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali / question de droit : le dol, le législateur explique.</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-question-de-droit-le-dol-le-legislateur-explique-3094927.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 10 Feb 2025 10:23:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Législateur a examiné le dol. Le dol désigne en droit pénal la volonté de commettre une infraction en ayant connaissance de son caractère prohibé par la loi. Le dol peut être constitué matériellement sous forme de mensonges, réticence ou manœuvres dolosives.

Qu’est-ce qu’un mensonge dolosif ? Un mensonge dolosif est une fausse parole proférée afin de pousser la victime à contracter, alors qu’en l’absence de ces éléments elle n’aurait pas conclu le contrat ou ne l’aurait pas fait à ces conditions.

Qu’est-ce qu’une manœuvre dolosive ? Une manœuvre dolosive fait référence à un stratagème ou des artifices mis en place par l’auteur pour provoquer une erreur incitant la victime à passer un contrat.

Par exemple, faire établir un faux contrôle technique et modifier le compteur kilométrique d’un véhicule afin de le vendre plus cher constitue des manœuvres destinées à tromper le cocontractant afin de le pousser à payer une voiture au-delà de sa valeur.

En revanche, la seule insistance manifestée pour pousser le cocontractant à conclure la vente d’un fonds de commerce n’est pas constitutive d’un dol en l’absence de fraude, d’artifices ou de mensonges en plus.

Qu’est-ce qu’une réticence dolosive ? La réticence dolosive fait référence au silence gardé par le cocontractant pour tromper la victime. Il existe l’obligation précontractuelle d’information, à ne pas confondre avec la réticence dolosive. La première contrairement à la seconde ne nécessite pas l’intention de tromper.

Qui est l’auteur du dol ? L’auteur du dol est le cocontractant, son représentant ou encore un tiers de connivence.

Quelles sont les conséquences des manœuvres dolosives ? En cas de dol qu’il soit constitué par mensonges, réticence ou manœuvres dolosives, les conséquences sont la nullité relative au contrat et les restitutions des prestations réciproques (sauf contrat à exécution successive.

Comment prouver le dol dans un contrat ? Afin de prouver le dol dans un contrat, la victime peut rapporter tous les moyens à sa disposition, comme des attestations, des témoignages, des échanges écrits.

Le dol principal permet d’obtenir la nullité du contrat alors que le dol incident n’est pas déterminant du consentement. Il n’aboutit pas à l’annulation du contrat.

Quelle est la différence entre les manœuvres, les mensonges et le silence dolosifs ? Les manœuvres sont des actes réalisés afin de tromper. Le mensonge peut être accompagné des manœuvres, mais également être constitutif du dol en lui-même. Quant au silence dolosif, il s’agit du silence gardé par l’auteur sur des informations déterminantes, afin de pousser la victime à contracter.

Quelle différence y a-t-il entre dol pénal et faute pénale ? Élément constitutif de l'infraction, l'élément moral fait référence à l'attitude psychologique de l'auteur vis-à-vis de la commission des faits réprimés par la loi pénale. L'auteur peut avoir agi avec intention (dol) ou par imprudence ou négligence. La faute est dite intentionnelle ou non intentionnelle.

Quelles sont les 3 conditions pour que le dol soit reconnu ? Silence intentionnel sur une information cruciale qui aurait empêché l'autre partie de contracter en connaissance de cause. Mauvaise foi démontrée par la volonté délibérée de tromper l'autre partie. L'erreur induite par le dol doit être décisive, sans laquelle la victime n'aurait pas contracté.

<strong> Mohamed SOGODOGO.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>France : 13 personnes jugées pour insultes racistes contre Aya Nakamura</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/france-13-personnes-jugees-pour-insultes-racistes-contre-aya-nakamura-3094721.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/03/Aya-Nakamura2.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 08 Feb 2025 18:40:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>– La chanteuse franco-malienne avait porté plainte après avoir été la cible d’attaques racistes lors de l’annonce de sa participation aux Jeux olympiques de Paris 2024.</strong>

Treize personnes seront jugées le 4 juin à Paris pour des injures racistes visant Aya Nakamura, a annoncé le parquet de Paris ce samedi 8 février, confirmant une information de Mediapart.

Le parquet, cité par Le Monde, précise que « les investigations ont permis de constater que les publications émanaient notamment du compte X du groupe "les Natifs" », un mouvement identitaire d’extrême droite, ainsi que de son porte-parole, Antoine G. Le responsable du groupe, identifié comme Edouard M., aurait coordonné ces attaques en donnant son aval à la diffusion des messages haineux.

À l’hiver 2024, ce groupe avait notamment diffusé sur les réseaux sociaux une banderole affirmant : « Y a pas moyen Aya, ici c’est Paris, pas le marché de Bamako. » Un slogan ouvertement raciste visant l’artiste franco-malienne.

Les treize accusés comparaîtront devant la 17ᵉ chambre correctionnelle pour « injure publique en raison de la prétendue origine, ethnie, race ou religion » et « provocation publique à la discrimination en raison de la prétendue origine, ethnie, race ou religion ».

Selon le quotidien français, le parquet de Paris rappelle avoir reçu, le 13 mars 2024, des signalements de la Licra et de SOS Racisme concernant ces publications racistes. Aya Nakamura a elle-même déposé plainte une semaine plus tard, le 20 mars. L’enquête a été confiée à l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité et les crimes de haine. Plusieurs suspects ont été placés en garde à vue ou entendus en audition libre, dont six en juillet dernier.

En réaction aux attaques dont elle a été victime, la chanteuse s’était exprimée sur ses réseaux sociaux avec un message percutant : « Vous pouvez être raciste mais pas sourd… C’est ça qui vous fait mal ! Je deviens un sujet d'État numéro 1 en débats etc mais je vous dois quoi en vrai ? Kedal. »

Sacrée artiste féminine aux Victoires de la musique 2024, Aya Nakamura est aujourd’hui l’artiste francophone la plus écoutée dans le monde. Sa performance lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris, où elle a mêlé ses tubes « Pookie » et « Djadja » à un classique de Charles Aznavour, « For me formidable », a marqué un moment fort de l’événement.

<strong>Source: https://www.aa.com.tr/fr</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rentrée solennelle des auditeurs de justice et greffiers en chef stagiaires : Des futurs acteurs de la justice pour moderniser le système judiciaire malien</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/rentree-solennelle-des-auditeurs-de-justice-et-greffiers-en-chef-stagiaires-des-futurs-acteurs-de-la-justice-pour-moderniser-le-systeme-judiciaire-malien-3094536.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 08 Feb 2025 01:12:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, a présidé, le jeudi 30 janvier 2025, à l'Institut national de formation judiciaire (INFJ), la rentrée solennelle des auditeurs de justice et des greffiers en chef stagiaires. C'était en présence du directeur national de l'administration de la justice, Djibrilla A. Maïga, du directeur de l'INFJ, Dr. Toubaye Koné, du bâtonnier de l'Ordre des avocats du Mali, Me Ousmane B. Traoré, ainsi que plusieurs hauts cadres de la famille judiciaire malienne.</em></strong>

Premier à prendre la parole, le directeur national de l'administration de la justice, Djibrilla A. Maïga, a souligné l'importance de cette formation dans l'amélioration du service public de la justice.  A sa suite, le directeur de l'Institut national de formation judiciaire, Dr. Toubaye Koné, a mis en avant les efforts de l'Institut pour offrir un cadre d'apprentissage conforme aux standards internationaux.

Après ces deux interventions, le secrétaire général du ministère de la Justice et des Droits de l'Homme, Boubacar Diarrah, a dispensé la leçon inaugurale qui portait sur <em>"La mutation de la justice malienne dans un monde en mouvement".</em> Aussi a-t-il mis en lumière les défis contemporains auxquels fait face la justice malienne, notamment l'adaptation aux nouvelles réalités sociopolitiques et technologiques. Et d'insister sur la nécessité d'une justice plus accessible, plus efficace et en phase avec les attentes des citoyens.

Quant aux représentants des auditeurs de justice et des greffiers en chef stagiaires, respectivement Seydou Diarra et Adama Galmé, ils ont pris la parole pour réaffirmer leur engagement à servir la justice avec rigueur et dévouement.

Le bâtonnier de l'Ordre des avocats du Mali, Me Ousmane B. Traoré, a insisté sur l'éthique et la responsabilité qui incombent aux futurs magistrats et greffiers en chef.

Pour sa part, le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué a conclu en rappelant la place centrale de la formation judiciaire dans le renforcement de l'Etat de droit au Mali. Il a aussi encouragé les nouveaux auditeurs et greffiers en chef stagiaires à incarner les valeurs de probité et d'impartialité indispensables au bon fonctionnement de la justice.

<strong>                                                                 </strong>

<strong>Boubacar Païtao</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali / question de droit : les infractions, le code pénal explique.</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-question-de-droit-les-infractions-le-code-penal-explique-7-3093951.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-question-de-droit-les-infractions-le-code-penal-explique-7-3093951.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/12/JUSTICE.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 03 Feb 2025 15:33:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le code pénal a épluché la question de l'infraction  de sa définition, de sa qualification de ses éléments en passant par ses peines. L'infraction par sa définition, vient du mot latin "infractio" qui désigne  le fait de briser, de heurter ou d’abattre un obstacle, dans un sens plus large, l’infraction désigne tout ce qui est crimes, délits, contraventions. Dans un sens plus étroit, le mot infraction est le fait qu’une personne transgresse une norme juridique (règle de droit).

Selon le lexique des termes juridiques lui définit l’infraction comme l’ « action ou omission violant une norme de conduite strictement définie par un texte d’incrimination entraînant la responsabilité pénale de son auteur », la reconnaissance d'une infraction peut être obtenue indirectement par les services de police et de gendarmerie par le paiement de l'amende. En effet, la procédure routière de reconnaissance d'une infraction amalgame le fait de reconnaitre une infraction et le fait de payer l'amende.

Qui peut qualifier une infraction

C'est le Procureur de la République qui va, en premier lieu, donner sa qualification pénale aux faits recueillis. Toutefois, la qualification pénale peut évoluer et c'est le juge, lors du procès, qui va qualifier ou requalifier les infractions (redonner sa juste qualification).

Quels sont les éléments qui caractérisent une infraction

Il existe 3 éléments constitutifs de l'infraction,

Un élément légal, l'infraction n'existe que si elle est prévue par un texte. ...

Un élément matériel, il s'agit du comportement réprimé par la loi. ...

Un élément moral, il s'agit de l'attitude psychologique de l'auteur du comportement réprimé par la loi.

"Quelles sont les infractions susceptibles de peines d'emprisonnement ?

Les délits, qui peuvent entraîner des peines de prison. Les délits sont moins graves que les crimes, mais plus graves que les contraventions. Ce type d'infraction est d'une gravité moyenne. Il peut s'agir de discrimination, d'abus de biens sociaux, d'attouchements sexuels, de harcèlement moral ou de vol.

Le droit pénal regroupe tout un ensemble de peines et condamnations prononcées à l'encontre de violation à certaines règles rendues indispensables à la vie en société. La loi répartie les infractions en trois groupes en fonction de la gravité du comportement qu’elles révèlent. C’est  la gravité de l'acte qui se traduit par la peine encourue.

<strong>Mohamed SOGODOGO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La société ouagadou Sarl attaque l&amp;apos;USSGB devant le CRD : La plaignante déboutée !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/la-societe-ouagadou-sarl-attaque-lussgb-devant-le-crd-la-plaignante-deboutee-3093401.html</link>
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<pubDate>Sat, 01 Feb 2025 01:22:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Comité de règlement des différends (CRD) de l'Autorité de régulation des marchés publics et des délégations de service public (ARMDS) statuant en formation contentieuse sur le recours non juridictionnel de la société Ouagadou SARL contestant les résultats de l'évaluation de l'appel d'offre ouvert (AOU) n°0709/T-2024 relatif aux travaux de réhabilitation des bâtiments de la Faculté d'histoire et géographie au profit de l'Université des sciences sociales et de gestion de Bamako (USSGB) sur le domaine universitaire de Badalabougou, en lot unique, ordonne la poursuite de la procédure de passation du marché en cause. La raison ? La société Ouagadou SARL est en dépassement du montant prévisionnel du marché.</em></strong>

'an deux mil vingt-quatre et le mardi 17 décembre, le Comité de règlement des différends se réunit sous la présidence de son président Alassane Ba et délibère conformément à la loi.

De quoi s'agit-il ?

Le 7 octobre 2024, le Recteur de l'Université des sciences sociales et de gestion de Bamako (USSGB) a lancé, dans le quotidien L'Essor, l'appel d'offres ouvert n°0709/T-2024 relatif aux travaux de réhabilitation des bâtiments de la Faculté d'histoire et géographie (FHG) au profit de ladite université.

A l'issue de la séance d'ouverture des plis, la Commission créée à cet effet a enregistré quatre (4) plis :

- Pli N°1 : Souad Construction, pour une offre lue publiquement de 519 383 900 F CFA TTC ;

- Pli N°2: Ouagadou SARL, pour une offre lue publiquement de 585 663 377 F CFA TTC ;

- Pli N°3 : Baron Construction, pour une offre lue publiquement de 527 098 900 FCFA

TTC ; et

- Pli n°4 : Holding N'Diaye et frères, pour une offre lue publiquement de 485 998 450 F CFA TTC.

Par lettre n°0328/MEF-DGMP-DSP du 13 novembre 2024, la direction générale des marchés publics et des délégations de Service public (DGMP-DSP) a donné son avis de non objection sur les résultats des travaux de la commission de dépouillement.

Ainsi, par lettre n°2024/0411/USSGB/SF du 14 novembre 2024, la société Ouagadou SARL a été informée par le Recteur du rejet de son offre. Le 18 novembre 2024, le directeur général de la société Ouagadou SARL a exercé un recours gracieux en contestation du résultat de l'évaluation des offres.

Par lettre n°2024/0415/USSGB/SF du 20 novembre 2024 en réponse au recours gracieux, le recteur lui a expliqué d'une part que les marchés similaires qu'il a proposés dans son offre sont des travaux de construction et non des réhabilitations de bâtiment ; d'autre part, que son offre chiffrée à 585 663 377 F CFA TTC est nettement supérieure à l'enveloppe prévisionnelle disponible de 552 000 000 F CFA soit un dépassement de 33 663 377 FCFA. S'interrogeant sur la source de son information, il lui explique que les reproches soulevées sur l'offre de l'entreprise Baron Construction n'ont pas été évoquées à la séance d'ouverture, ni par son représentant, ni par les représentants des autres soumissionnaires.

Le 21 novembre 2024, le directeur général de la société Ouagadou introduit un

recours enregistré sous le n°019 devant le CRD de l'ARMDS aux fins de contestation des résultats de l'appel d'offres susmentionnés.

<strong>Arguments contre arguments</strong>

Après analyse juridique de la procédure de recours, le  Comité de règlement des différends a déclaré le recours de la société Ouagadou SARL recevable devant lui.

Le CRD est ensuite passé à l'analyse des moyens développés par les parties au litige. Le directeur général de la société Ouagadou SARL déclare qu'il ressort de l'analyse des dossiers des soumissionnaires que pour l'offre de Souad Construction, il note une disparité entre la moyenne des chiffres d'affaires et le montant de l'offre, l'absence de certification des comptes par un expert agréé et la non fourniture des deux marchés spécifiques.

- Pour le pli n°2 qui est le leur, les trois (3) marchés similaires ont été fournis. En ce qui concerne le pli de Baron Construction, les pièces justificatives des matériels ne sont pas fournies (carte grise ou attestation de location, etc.) et l'absence de ces pièces devrait entrainer systématiquement le rejet de cette offre. Enfin pour le pli n°4 de la Holding N'Diaye et frères, il ressort une absence de fourniture de garantie de soumission et de ligne de crédit mais l'intéressé a fourni qu'un chèque qui est non certifié. En outre, il n'a fourni qu'un seul état financier, celui de l'exercice 2021. Il estime qu'au regard des éléments qu'il a fourni que sa société répond à tous les critères. Que compte tenu de tout ce qui précède, il souhaiterait être mis dans ses droits.

De son côté, l'USSGB indique entre ; que dans le budget spécial d'investissement (BSI) 2024, l'USSGB a obtenu une inscription budgétaire de 600 millions F CFA. Sur cette inscription, 552 millions F CFA sont destinés au financement des travaux de réhabilitation des bâtiments de la Faculté d'histoire et de géographie (FHG), étalés sur les exercices budgétaires 2024 et 2025. Que l'activité est inscrite dans le Plan d'Actions 2024 de l'USSGB et programmée dans le Plan de passation des marchés pour son exécution. Que la Commission d'évaluation après analyse a constaté les insuffisances ci-après sur le pli n°2 de la société Ouagadou SARL. Et beaucoup d'autres arguments. Il conclut qu'il est évident qu'avec ou sans concurrent, l'offre de la société Ouagadou SARL ne peut pas être retenue dans le cadre de cette procédure de passation.

<strong>Le verdict</strong>

Dans la dernière phase du "jugement", le Comité de règlement des différends faisant économie des moyens développés a  rendu son verdict qui, comme l'écrirons, a été défavorable au plaignant.

En effet, considérant que le marché querellé est prévu dans le plan prévisionnel annuel de passation des marchés publics de l'autorité contractante pour un budget estimatif de 552 000 000 F CFA ; que l'offre de la société Ouagadou SARL se chiffre à 585 663 377 F CFA donc supérieur au montant prévisionnel du marché ; qu'aucun marché, quand bien conforme aux exigences du DAO, ne peut être attribué en dépassement du montant prévisionnel ; que dès lors l'offre de la société Ouagadou SARL mérite d'être rejetée pour dépassement du montant prévisionnel du marché. Il en fut ainsi.

<strong>    El Hadj A.B. HAIDARA</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Troisième édition de la semaine de la justice : Le ministre Mamoudou Kassogué satisfait du bilan annuel de son département</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/troisieme-edition-de-la-semaine-de-la-justice-le-ministre-mamoudou-kassogue-satisfait-du-bilan-annuel-de-son-departement-3093417.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 01 Feb 2025 01:20:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans le cadre des activités de la 3e édition de la Semaine de la justice, les différentes structures nouvellement créées du ministère de la Justice et des Droits de l'Homme notamment le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité, la direction nationale des droits de l'Homme, l'Agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisis ou confisqués, le Pôle national économique et financier ont procédé à la présentation de leur bilan annuel.

Dans le cadre des activités de la Semaine de la Justice, le Pôle national économique et financier a présenté son bilan annuel en présence du secrétaire général du ministère de la Justice et des Droits de l'Homme, Dr. Boubacar S. Diarrah.

Le rapport a mis en exergue les résultats obtenus au cours de l'année écoulée dans la lutte contre la corruption et la délinquance financière. A travers des données précises et des analyses approfondies, le Pôle a démontré son rôle central en tant que pilier de la transparence et de la bonne gouvernance dans notre pays.

Cette présentation a également permis de souligner les défis à relever et les perspectives d'amélioration pour une lutte encore plus efficace contre les fléaux qui entravent le développement du Mali.

Pour sa part, Dr. Boubacar S. Diarrah a salué le travail remarquable accompli par cette structure et a réaffirmé l'engagement du ministère à renforcer les moyens humains et matériels nécessaires à son bon fonctionnement.

Notons que cette activité illustre, une fois de plus, l'importance de la Semaine de la justice, qui vise à valoriser les progrès réalisés dans le secteur judiciaire tout en sensibilisant l'opinion publique aux enjeux majeurs de la justice malienne. Aussi, la présentation du bilan annuel du Pôle national économique et financier marque ainsi un moment fort de cette semaine dédiée à la justice, renforçant la confiance des citoyens dans les institutions chargées de défendre l'État de droit.

<strong>Une vision innovante pour les droits de l'Homme </strong>

Quant au Ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué a suivi la présentation de la nouvelle direction nationale des droits de l'Homme, une structure récemment opérationnelle et déterminée à renforcer la protection et la promotion des droits humains au Mali. La délégation conduite par le Ministre Kassogué, a assisté à un rapport détaillé et inspirant, mettant en lumière les premières réalisations de la direction, ainsi que ses perspectives stratégiques pour les années à venir.Ainsi, les idées innovantes présentées ont retenu l'attention et suscité des félicitations unanimes de la part des participants. En prenant la parole, le ministre a salué le dynamisme et la pertinence des projets évoqués, tout en prenant note des préoccupations exprimées par les responsables de la direction. Il a réitéré son engagement à soutenir cette jeune structure dans la réalisation de ses objectifs ambitieux.

Cette rencontre a mis en évidence une vision prometteuse et des perspectives audacieuses pour renforcer la place des droits de l'Homme dans le système judiciaire malien, mais également dans l'ensemble des politiques publiques. Les encouragements adressés à l'équipe de la direction nationale des droits de l'Homme témoignent de la confiance placée en elle pour devenir un acteur incontournable dans la consolidation de l'État de droit.

<strong>Renforcer la lutte contre la cybercriminalité</strong>

Ensuite, la délégation ministérielle s'est rendue au Pôle national de lutte contre la cybercriminalité afin de découvrir le bilan annuel de cette structure clé dans la lutte contre les crimes numériques et les menaces en ligne. C'est le procureur en charge du Pôle qui a présenté le rapport mettant en lumière les performances remarquables obtenues au cours de l'année écoulée. Ainsi, les résultats obtenus témoignent d'un travail rigoureux et stratégique face à des défis de plus en plus complexes dans un monde en constante évolution numérique.

Quant au ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué a salué les perspectives annoncées pour renforcer davantage cette lutte. Avant d'exprimer sa gratitude envers l'équipe du Pôle pour son engagement, tout en réitérant le soutien du ministère à l'amélioration des moyens techniques et humains nécessaires pour relever ces défis.

Cette présentation a une fois de plus démontré l'importance du rôle du Pôle dans la sécurisation de l'espace numérique malien et dans la protection des citoyens contre les cybermenaces. Elle clôture une journée marquée par des rapports inspirants et des perspectives prometteuses pour le renforcement de la justice au Mali.

<strong>Gestion des avoirs saisis ou confisqués </strong>

Toujours dans le cadre des activités de la Semaine de la justice, ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué a visité la nouvelle Agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisis ou confisqués où il a assisté à la présentation des résultats et des perspectives de cette structure récemment opérationnelle.

Dans un cadre empreint de professionnalisme et d'engagement, l'Agence a exposé un bilan impressionnant de ses premières actions, mettant en lumière son rôle central dans la lutte contre la délinquance économique et financière. Les perspectives dévoilées ont été saluées unanimement, illustrant le potentiel de cette institution à contribuer à la transparence et à la gestion efficiente des avoirs saisis ou confisqués.

Prenant la parole, le ministre Mamoudou Kassogué a exprimé sa fierté et son espoir pour cette agence, la qualifiant de véritable atout dans les efforts de modernisation et de renforcement du système judiciaire malien. Il a également félicité l'ensemble du personnel pour son travail acharné et sa vision stratégique, qui augurent d'un avenir prometteur pour cette structure essentielle.Cette présentation a marqué un autre moment fort de la Semaine de la justice, témoignant de la volonté des autorités de doter le Mali d'institutions robustes et crédibles, capables de répondre aux attentes des citoyens en matière de bonne gouvernance et d'Etat de droit. Elle continue de refléter l'engagement des autorités et des acteurs judiciaires pour une gouvernance exemplaire et une justice accessible à tous.

<strong>         Boubacar Païtao</strong>

&nbsp;

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Troisième édition de la semaine de la justice : Le logiciel de gestion des dossiers judiciaires lancé</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/troisieme-edition-de-la-semaine-de-la-justice-le-logiciel-de-gestion-des-dossiers-judiciaires-lance-3093413.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 01 Feb 2025 01:13:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Dans le cadre de la Semaine de la justice, le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, garde des sceaux, Mamoudou Kassogué a procédé, le jeudi 16 janvier 2025, dans la salle de conférence de son département, au lancement du logiciel de gestion des dossiers judiciaires. C'était en présence du ministre de la Communication, de l'Economie numérique et de la Modernisation de l'administration, Alhamdou Ag Ilyène, du représentant résident de la Commission de l'Uémoa au Mali, Roberto Alexandre Vieira, ainsi que plusieurs personnalités de la famille judiciaire.

Pour le ministre de la Communication, la plateforme du système intégré de gestion des dossiers judiciaires s'inscrit dans le cadre des priorités des actions du gouvernement, qui font de la digitalisation de l'administration un moyen essentiel pour atteindre l'efficacité, la transparence et la confiance entre l'administration et le citoyen.

Et de poursuivre que cette ambition de l'Etat en matière de digitalisation de notre administration est matérialisée dans le nouveau projet de Politique nationale de développement de l'économie numérique qui est la continuité de "Mali Numérique 2020".

<em>"Le gouvernement de Transition a fait de la réforme et de la digitalisation de l'administration publique la pierre angulaire de toute réforme administrative, économique et sociale pour faire progresser le développement et fournir les meilleurs services, en rendant l'administration efficace par l'accélération du rythme de la transformation numérique</em>", a-t-il ajouté.A sa suite, le représentant résident de la Commission de l'Uémoa au Mali a précisé que le concours financier de sa structure entre dans le cadre de la mise en œuvre des projets pilotes du Programme régional de développement de l'économie numérique (PRDEN), dont l'objectif est de contribuer à l'accroissement de l'utilisation des services numériques dans les activités économiques et sociales au sein de l'espace communautaire.Prenant la parole, le ministre Kassogué a déclaré que le lancement du logiciel de gestion des dossiers judiciaires est incontestablement et indubitablement une des activités phares de cette 3e édition de la Semaine de la justice, car il marque un tournant décisif dans la modernisation de la justice de notre pays.

Il ajoutera que bien au-delà du ministère de la Justice et des Droits de l'Homme, cette activité est en droite ligne d'une volonté politique des plus hautes autorités pour la modernisation de notre administration, de façon générale, afin de faciliter l'accès de nos concitoyens à des services publics de qualité dans des conditions moins coûteuses et plus efficaces grâce à l'utilisation des nouvelles technologies de l'information et de la communication.A cet effet, dira-t-il, après les premières mesures gouvernementales ayant abouti à la digitalisation des moyens de paiement concernant certaines prestations de l'administration, il est heureux de constater le passage à une autre étape, plus importante encore qui est celle de la digitalisation de l'administration elle-même.

<em>"Le ministère de la Justice et des Droits de l'Homme est très heureux d'avoir franchi un pas important dans cette migration du service public vers des outils plus modernes, pour être en phase à les réalités et les nécessités des temps modernes à travers lesquelles les usagers de l'administration se montrent de plus en plus exigeants quant à la qualité et l'efficacité des prestations fournies par les services publics",</em> s'est-il réjoui.

Il poursuivra que la justice malienne a amorcé, ces trois dernières années, une ère véritable de renouveau à travers des actions courageuses en de réformes et d'innovantes ayant concerné les structures, le cadre législatif et normatif, mais aussi les outils et les moyens pour l'amélioration de la qualité de la gouvernance. Après les premiers résultats issus de ces réformes qui sont très encourageants, il dira qu'il est utile de mettre l'accent sur le vaste chantier de la modernisation des procédures et des services dont l'impact permettra, à coup sûr, d'offrir à nos concitoyens un service public à la hauteur de leurs attentes.En effet, précise-t-il, les évolutions actuelles des sociétés humaines et les aspirations fortes des acteurs économiques et sociaux vers une digitalisation universelle du travail et des échanges, avec la montée en puissance de l'Intelligence artificielle déjà agissante dans nos interactions sur le web, viennent conforter les efforts entrepris par son département depuis 2017 par l'élaboration et la validation d'un Schéma directeur informatique intégrant déjà le développement d'un logiciel national de gestion des procédures et dossiers judiciaires, développé au niveau de l'Agence des technologies de l'information et de la communication (Agetic).Ce projet, poursuivra-t-il, nourri depuis 2017, est devenu, aujourd'hui, une réalité grâce à la contribution de tous les acteurs de la justice dont les représentants ont participé aux ateliers de conception des cahiers de charge et de développement de la plateforme numérique.Il a saisi l'occasion pour remercier le ministère de la Communication, de l'Economie numérique et de la Modernisation de l'administration pour avoir autorisé et fortement encouragé l'Agetic à s'investir dans ce vaste chantier numérique afin de mettre à la disposition du système judiciaire ce merveilleux outil numérique devant permettre au système judiciaire de relever, à terme, les défis de la transparence, de la célérité, de l'efficacité, de l'efficience et de la durabilité dans la distribution de la justice dans notre pays.

<em>"Le logiciel que nous lançons aujourd'hui est un système intégré de gestion des procédures et des registres des dossiers judiciaires depuis la première instance, c'est-à-dire le premier degré de juridiction, jusqu'au second degré en passant par les voies de recours"</em>, a renchéri le Garde des Sceaux.A en croire le ministre Kassogué, la chaine de traitement inclura aussi bien les procédures civiles, commerciales, sociales et pénales que la police judiciaire et l'état-civil. Aussi, elle permettre de dématérialiser toute la procédure judiciaire depuis la requête et le procès-verbal jusqu'à l'établissement des pièces d'exécution et par extension, à la gestion de la détention.

<strong>      Boubacar Païtao</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Incarcéré dans l&amp;apos;affaire des fonds COVID d&amp;apos;un montant de 10 milliards Fcfa : La liberté provisoire encore refusée  à l&amp;apos;ex&#45;président de la CCIM Youssouf Bathily</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/incarcere-dans-laffaire-des-fonds-covid-dun-montant-de-10-milliards-fcfa-la-liberte-provisoire-encore-refusee-a-lex-president-de-la-ccim-youssouf-bathily-3092300.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/incarcere-dans-laffaire-des-fonds-covid-dun-montant-de-10-milliards-fcfa-la-liberte-provisoire-encore-refusee-a-lex-president-de-la-ccim-youssouf-bathily-3092300.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 25 Jan 2025 01:33:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Incarcéré depuis novembre 2023 dans le cadre du dossier fonds covid avec certains de ses proches collaborateurs, l'ancien président de la chambre de commerce et d'industrie du Mali  (CCIM)Youssouf Bathily va devoir attendre encore pour bénéficier d'une éventuelle liberté provisoire. Et pour  cause, selon des sources proches de ce dossier,  la Cour suprême aurait refusé la liberté provisoire à l'ancien patron de la CCIM et ses compagnons au motif que les investigations sont toujours en cours. C'est la troisième fois que  Yousouf Bathily et ses ex collaborateur ont vu leur demande de liberté provisoire refusée. Et  le montant des malversations relatif à ce dossier du fonds Covid porte sur plus de 10 milliards Fcfa<strong>.                                                                                                    </strong>

<strong> Kassoum Théra</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>A la demande de la DFM du ministère de l&amp;apos;éducation nationale Voici l&amp;apos;avis du Conseil de régulation de l&amp;apos;ARMDS</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/a-la-demande-de-la-dfm-du-ministere-de-leducation-nationale-voici-lavis-du-conseil-de-regulation-de-larmds-3092250.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/a-la-demande-de-la-dfm-du-ministere-de-leducation-nationale-voici-lavis-du-conseil-de-regulation-de-larmds-3092250.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 25 Jan 2025 01:15:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Conseil de régulation de l'Autorité de régulation des marchés publics et des délégations de service public statuant le lundi 09 décembre, sous la direction de son président Alassane Ba, sur la demande d'avis de la direction du matériel et des finances du ministère de l'Education nationale du 3 décembre 2024, a donné un avis en cinq point que nous lirons plus bas.</em></strong>

Outre le président, le Conseil de régulation était composé de Mariam Sénou, membre représentant l'administration, Mme Traoré Koura Diagouraga, membre représentant la société civile, Ba Moussa Ouattara, secrétaire exécutif, Mme Fatoumata Djagoun Touré, chef du département réglementation et affaires juridiques et de Hamidou Hamadoun Sangana, chargé de mission au Département

Réglementation et Affaires juridiques. L'équipe a délibéré conformément à la loi et aux principes généraux de la régulation et adopté un avis.

<strong>Le motif de la demande</strong>

La direction des finances et du matériel (DFM) du ministère de l'Education nationale a conclu le marché n°2816/DGMP-DSP relatif à l'acquisition de matériels et mobiliers de bureau avec la Société de Prestation et de Commerce (Soprescom-SARL) pour un montant total de 635 577 500 F CFA TTC, pour un délai d'exécution de 120 jours allant du 16 août au 13 décembre 2024 ;  Conformément aux clauses du CCAP, le paiement est échelonné en trois tranches : une avance de 30 %, un paiement intermédiaire à la livraison de 65 %, et un solde de 5 % à la fin de la période de garantie ;

Le 26 novembre 2024, Soprescom a proposé une réception partielle des fournitures disponibles dans ses magasins, pour une valeur totale de 386 302 500 F CFA TTC, invoquant la clôture imminente de l'exercice budgétaire 2024 ; l'arrivée prochaine des autres fournitures ; et l'absence de magasins de stockage sécurisés.  Cette proposition intervient alors que la date de clôture des mandats est fixée au 09 décembre 2024.

<strong>Requête recevable</strong>

Considérant qu'aux termes de l'article 2 de la loi n°08-023 du 23 juillet 2008, modifiée, relative l'Autorité de Régulation des Marchés publics et des Délégations de service public, celle-ci émet des avis, formule des propositions ou des recommandations concernant les politiques et les mesures législatives et réglementaires en matière de marchés publics et de délégations de service public.

Considérant qu'à cet effet, l'Autorité de régulation des marchés publics et des délégations de service public peut être saisie par toute personne ayant qualité et intérêt pour avis sur l'application, la signification ou la portée de la règlementation et des procédures relatives à la passation des marchés publics, délégations de service public, ou des décisions relatives aux procédures de passation, d'exécution et de règlement des marchés publics.

Considérant qu'en la matière, une saisine de l'Autorité n'obéit à aucune condition de délai et de forme. Par conséquent, le Conseil de régulation déclare recevable la requête de la direction des finances et du matériel du ministère de l'Education nationale.

<strong>L'analyse au fond</strong>

Les dispositions de l'article 98 du Code des marchés publics précisent que tout changement des conditions initiales d'un marché doit être formalisé par un avenant, sauf si la variation n'excède pas 5 % du volume total des prestations ;

Il se trouve que, dans le cas présent, la valeur des fournitures proposées (à hauteur de 386 302 500 F CFA TTC) représente plus de 60 % du montant total du marché, ce qui excède largement le seuil prévu et nécessite donc un avenant écrit et approuvé par l'organe de contrôle des marchés.

En outre, les articles 102 et 103 du Code des marchés publics, qui précisent qu'une réception, qu'elle soit partielle ou totale, ne peut être effectuée que si les fournitures livrées sont conformes aux spécifications techniques établies dans le marché initial, et que cette réception doit être prononcée par une commission de réception.

Et l'urgence imposée par la clôture de l'exercice budgétaire requiert des mesures rapides pour éviter les dépassements ou annulations de crédits.

Il en résulte que : la réception partielle des fournitures peut être envisagée sous réserve de la régularisation des modifications du marché par un avenant, qui doit être validé par l'organe compétent.

Et puis, une mise en demeure doit être adressée à la société Soprescom afin qu'elle livre les fournitures restantes dans les délais contractuels, faute de quoi des pénalités de retard seront appliquées, conformément aux dispositions contractuelles en vigueur.  Enfin, la conformité des fournitures livrées aux spécifications techniques doit être vérifiée scrupuleusement par la commission de réception.

<strong>Conclusion :</strong> la réception partielle est juridiquement acceptable, à condition que les fournitures soient conformes aux termes du marché et que toutes les exigences légales et contractuelles soient respectées.

<strong>L'avis en cinq points</strong>

Au vu de tout ce qui précède,  le Conseil de régulation de l'Autorité de régulation des marchés publics et des délégations de service public a émis l'avis suivant :

<strong>Primo : </strong>invite la DFM du ministère de l'Éducation nationale à procéder sans délai à la régularisation des modifications apportées au marché par un avenant, afin d'assurer sa conformité juridique et administrative.

<strong>Secundo :</strong> précise que la DFM est habilitée, en vertu de la réglementation en vigueur, à constituer une commission de réception chargée d'évaluer la conformité des fournitures livrées aux spécifications techniques prévues dans le marché.

<strong>Tertio :</strong> dit que la DFM doit adresser une mise en demeure à Soprescom pour la livraison des fournitures restantes dans les délais contractuels, tout en rappelant résiliation du marché en cas de non-respect.

<strong>Quarto :</strong> recommande à la DFM de mettre en place un mécanisme de suivi rigoureux afin de garantir le respect des délais budgétaires et de prévenir tout risque de dépassement ou d'annulation des crédits disponibles.

<strong>Quinto :</strong> dit que le secrétaire exécutif est chargé de notifier à la DFM du ministère de l'Education nationale le présent avis qui sera publié.

<strong>    El Hadj A.B. HAIDARA</strong>

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</item>

<item>
<title>Le ministre Mamoudou Kassogué au lancement  de la 3e édition de la semaine de la justice : &amp;quot;La qualité du service public de la justice est fortement tributaire des comportements des acteurs judiciaires&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/le-ministre-mamoudou-kassogue-au-lancement-de-la-3e-edition-de-la-semaine-de-la-justice-la-qualite-du-service-public-de-la-justice-est-fortement-tributaire-des-comportements-des-acteurs-judiciair-3091436.html</link>
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<pubDate>Sat, 18 Jan 2025 01:36:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Mamoudou Kassogué, a présidé, le lundi 13 janvier 2025, au Centre international de conférences de Bamako, la cérémonie de lancement de la 3e édition de la Semaine de la justice. Il avait à ses côtés, le ministre de la Refondation de l'Etat, chargé des Relations avec les institutions, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le ministre de la Ré</em></strong><strong><em>conciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le ministre de la Communication, de l'Economie numérique et de la Modernisation de l'administration, le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ainsi qui plusieurs acteurs de la justice.</em></strong>

Dans ses mots introductifs, le secrétaire général du ministère de la Justice et des Droits de l'Homme, président de la commission d'organisation, Dr. Boubacar Sidiki Diarrah, a rappelé que la Semaine de la justice a été instituée suivant la décision n°2022/MJDH-SG du 10 octobre 2022 en réponse à certaines préoccupations du secteur de la justice liées notamment à la méconnaissance de l'institution judiciaire, au déficit criard d'information et à la crise de confiance entre la justice et les justiciables.

L'institutionnalisation de la Semaine de la justice, ajoutera-t-il, est de nature à promouvoir un service public de la justice plus efficace et plus performant qui permet de restaurer la confiance des citoyens et des justiciables. Elle constitue également, a-t-il poursuivi, le moment privilégié de faire le bilan des activités et des actions majeures menées par le département au cours de l'année qui s'achève. <em>"Le succès unanimement reconnu et l'engouement suscité auprès des populations lors des deux précédentes éditions justifient la tenue de la 3e édition de la Semaine de la justice qui participe de la consolidation et de la pérennisation de cette activité majeure de l'institution judicaire, qui se tient en marge de la Rentrée judiciaire des cours et tribunaux",</em> a-t-il martelé.

Pour M. Diarrah, l'institution de la Semaine de la justice s'est révélée pertinente, innovante et bien à propos parce qu'elle a permis de mieux rapprocher la justice du peuple, de mieux faire connaitre l'institution judiciaire, de faire sa critique, son autocritique, son évaluation et d'explorer des voies de solutions correctives, qui ont fini aujourd'hui par inverser positivement l'indice de confiance de la population en l'institution judiciaire.

Il s'est réjoui du résultat des enquêtes d'opinion, des données scientifiques élaborées par des organismes indépendants et étrangers à la justice, qui démontrent que l'indice de confiance en la justice malienne est passé de moins 30 % à 72 % selon le dernier sondage de Mali-Mètre 2024.

<strong>Adoption du nouveau code pénal et du nouveau code de procédure pénale</strong>

Dans son réquisitoire, il a mis en exergue un fait marquant et très significatif de l'année 2024 ; à savoir : l'adoption du nouveau code pénal et du nouveau code de procédure pénale, troisième du Mali indépendant, plus riche et plus dense. En effet, précisera-t-il, le nouveau code pénal compte 702 pages contre 328 dans l'ancien et le nouveau code de procédure pénale compte 1373 pages contre 634 dans l'ancien. Selon lui, il s'agit, incontestablement, d'outils juridiques modernes et adaptés à l'évolution de notre société apportant des solutions aux préoccupations des populations avec des mesures innovantes et holistiques jamais explorées, des infractions et approches pénales qui font leur entrée pour la première fois dans notre ordonnancement juridique. Avant de répertorier, entre autres, quelques-unes pour comprendre l'ampleur de la réforme, il s'agit de : la suppression des immunités au profit des élus ; l'institution du juge de l'application des peines ; l'institution d'un collège de juges de la détention et des libertés ; la suppression des cours d'assises ; l'institution des chambres criminelles notamment dans les tribunaux de grande instance ; l'imprescriptibilité des crimes d'atteinte aux biens publics ; l'introduction du bracelet électronique ; la répression du blanchiment du produit de la corruption, du lévirat, du sororat, des infractions basées sur le genre (VBG) et de l'esclavage par ascendance ; l'intervention de l'Agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisis ou confisqués et du Contentieux de l'État dans la médiation pénale en matière d'atteinte aux biens publics ; l'encadrement des cadeaux dissimilés en pots-de-vin ; la répression de la traite des personnes et du trafic illicite de migrants.

Au plan des ressources humaines, il a évoqué les recrutements qu'il qualifie d'historiques, transparents et crédibles opérés dans le secteur de la justice qui ont atteint des proportions jamais égalées dans notre pays. Et de préciser que de 2021 à 2024, 316 auditeurs de justice (magistrats stagiaires), 125 fonctionnaires de l'administration pénitentiaire et 240 greffiers en chef ont été recrutés.

Selon lui, plusieurs activités sont prévues dans le cadre de cette édition de la Semaine de la justice ; à savoir : le lancement de la Semaine de la justice ; la remise symbolique des exemplaires des nouveaux code pénal et de code de procédure pénale, du Magazine de la Justice ; la visite du Tribunal de travail rénové par le ministre ; la Conférence sur le rôle des ordres professionnels dans la distribution de la justice ; la tenue de la première formation collégiale au niveau du PNEF ; la sensibilisation sur l'harmonisation de l'utilisation des symboles de l'Etat par une équipe de la DNAJS ; le lancement du logiciel de gestion des dossiers judiciaires par le garde des Sceaux ; le lancement des activités de l'antenne du Pôle judiciaire spécialisé en matière de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée.

<strong>Bâtir une justice répondant à aux aspirations </strong><strong>des Maliens</strong>

A sa suite, le ministre Kassogué a rappelé que le succès éclatant, qui a marqué les deux précédentes éditions, est, incontestablement et indubitablement, le résultat de la forte mobilisation de tous les acteurs, mais aussi de l'engagement de chacun pour bâtir une justice répondant à aux aspirations des Maliens, fondée sur les valeurs de crédibilité, d'efficacité, d'intégrité, d'accessibilité, de respectabilité et de respect dû aux usagers du service public de la justice. Selon lui, la Semaine de la justice est une approche en parfaite adéquation avec les valeurs cardinales de la gestion administrative selon lesquelles l'administration, y compris l'administration judiciaire, a l'obligation d'être à l'écoute des citoyens, d'être au plus près d'eux pour connaitre leurs appréhensions et leurs difficultés et d'œuvrer à y apporter les réponses adéquates.

En effet, poursuivra-t-il, le rapprochement de la justice des justiciables renforce la légitimité de l'action judiciaire et contribue à raffermir, de façon qualitative, les rapports entre celle-ci et les usagers du service public de la justice.

A l'en croire, à l'instar des autres services publics de l'Etat, la justice a le devoir de se rapprocher davantage des justiciables au regard de la portée des actes et des enjeux qu'elle représente pour eux, de façon individuelle, s'agissant de leur honneur, leur dignité, leurs biens ou même leur vie, et de façon collective, en ce que la justice est incontestablement un des facteurs clés de la paix et de la stabilité sociale. <em>"Au moment où notre pays s'est engagé dans un vaste chantier de refondation de l'Etat, où l'institution judiciaire cherche à restaurer la confiance entre elle et les citoyens, il était tout à fait indiqué d'instituer un cadre d'échanges réguliers pouvant servir de vecteurs pour des messages réciproquement bénéfiques aux usagers du service public de la justice et aux acteurs judiciaires"</em>, a indiqué le garde des Sceaux.

<strong>Qualité du service public de la justice, tributaire </strong><strong>des comportements </strong><strong>des acteurs judiciaires</strong>

A ses dires, les défis de notre justice, en matière de lutte contre la corruption, la délinquance économique et financière, de lutte contre l'impunité, de protection de nos mœurs et de nos valeurs sociales et culturelles, ont amené son département à engager des réformes qui ont abouti à la création et à l'opérationnalisation du Pôle national économique et financier, au Pôle national de lutte contre la cybercriminalité, de l'Agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisis ou confisqués et au Parquet spécialisé de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée. Et de poursuivre que l'une des tares de notre système de justice pénale, était liée à l'arsenal juridique caractérisé par des vides juridiques, des insuffisances et son anachronisme, expliquant en grande partie la lourdeur, l'inefficacité, la lenteur dans le traitement de dossiers et l'impunité dans certaines matières.

A en croire le garde des Sceaux, la qualité du service public de la justice est fortement tributaire des comportements des acteurs judiciaires. C'est la raison pour laquelle un accent particulier est mis sur le contrôle interne pour que, ceux qui sont chargés de rendre la justice, puissent, eux-mêmes, servir d'exemples aux justiciables devant les juridictions. <strong>Boubacar Païtao</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Semaine de la justice : L’Argasc expose les preuves de son efficacité</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/semaine-de-la-justice-largasc-expose-les-preuves-de-son-efficacite-3091536.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 17 Jan 2025 18:04:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre de la 3è édition de la semaine de la justice, célébrée cette année sous le thème «la justice à l’ère des réformes», le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué a visité successivement l’Agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisis et confisqués (Argasc), la direction nationale des Droits de l’Homme et le pôle national de lutte contre la cybercriminalité.</strong>

Occasion pour les responsables de ces structures de présenter le bilan de 2024 en termes d’activités réalisées, de résultats atteints et de perspectives. Le Garde des Sceaux était accompagné par les directeurs des services rattachés à son département et des membres de son cabinet.

Dans son exposé, le directeur de l’Argasc a fait savoir que son service s’active pour le recouvrement des avoirs. Ainsi, les arrêts définitifs rendus par la Cour d’assisse sont de l’ordre de douze.

Au titre du remboursement, 58 milliards de Fcfa ont été décelés. Les amendes sont estimées à 50 millions de Fcfa et les dommages sont plus de 2 milliards de nos francs. Oumar Traoré a spécifié que l’Agence en collaboration avec les huissiers est chargé de recouvrer les montants susmentionnés. Le chef du département de la Justice s’est réjoui de la qualité des résultats qui ont été présentées. Mamoudou Kassogué a reconnu que l’Agence est en cours d’opérationnalisation.

Avant d’ajouter que la structure n’a pas eu tout le personnel dont elle a besoin. D’ores et déjà, a-t- il ajouté, le bilan présenté est élogieux. «Vous savez où vous allez et vous êtes en train de vous donner les moyens nécessaires pour arriver à bon port », a souligné le ministre Kassogué. Selon lui, l’Argasc travaille en tandem avec le pôle national économique et financier.

Il a affirmé que ces deux structures sont appelées à marcher ensemble et de manière complémentaire. à son avis, le pôle poursuit, instruit, juge et l’Agence s’occupe de la gestion des biens saisis, de la confiscation ainsi que de l’exécution des décisions rendues. Mamoudou Kassogué a précisé que c’était le chaînon manquant. «Nous avons eu beaucoup de décisions de condamnation, malheureusement il y avait des problèmes d’exécution», a déploré le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme. Les délinquants, a-t-il dit, après avoir purgé leurs peines, retrouvaient leur patrimoine bonifié.

«Ils continuaient à nous narguer en mettant la poussière dans nos yeux et en voulant devenir président de la République», a fait remarquer le Garde des Sceaux. Pour lui, cela est révolu. Dès que les poursuites vont être engagées, les biens seront saisis, a précisé le ministre. Il a exhorté ses interlocuteurs à opérer des saisis sur tous les dossiers en liant avec la corruption.

«Sans confiscation il n’y a pas de résultats. Il faut aller à la confiscation au profit de l’État», a relevé le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme. C’est en continuant, a plaidé Mamoudou Kassogué, dans cette dynamique que nous ferons en sorte que la corruption recule progressivement. C’est en cela, a souhaité l’hôte du jour, que la bonne gouvernance s’installera dans les pratiques de tous les jours au grand bonheur du développement du pays.

Namory KOUYATE

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<item>
<title>Mali / question de droit, apprentissage des officiers de police judiciaires ( OPJ ), et procédure d’enquête, le code de procédure pénale explique .</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-question-de-droit-apprentissage-des-officiers-de-police-judiciaires-opj-et-procedure-denquete-le-code-de-procedure-penale-explique-3090824.html</link>
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<pubDate>Tue, 14 Jan 2025 01:10:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La police judiciaire est à distinguer de la police administrative, qui a une mission de prévention des infractions et de maintien de l’ordre. La police judiciaire a une mission d’investigation. Pour enquêter sur des infractions, elle peut recourir à des gardes à vue, perquisitions, saisies. Son action est contrôlée par l'autorité judiciaire, notamment le procureur de la République.

<strong><em>Qui sont les officiers de police judiciaire</em></strong> ?

La police judiciaire désigne l’autorité chargée de constater les infractions, d’en rechercher les auteurs et de rassembler les preuves. Ses membres sont des fonctionnaires dotés de la qualité d’officier.

<strong><em>Quelle est la mission de la police judiciaire ?</em></strong>

La police judiciaire a une mission d’investigation et de répression des infractions. Dans l’exercice de leur mission d’enquête, les officiers de police judiciaire peuvent recourir à certains moyens de coercition : garde à vue, perquisition, saisie. Ils exercent ces prérogatives dans un cadre juridique particulièrement précis et sous le contrôle de l’autorité judiciaire, gardienne de la liberté individuelle. La police judiciaire reçoit également les plaintes déposées par les victimes d’infractions et les transmet le cas échéant au tribunal territorialement compétent.

<strong><em>Par qui est-elle contrôlée</em></strong> ?

Dans l'exercice de ses missions, la police judiciaire est contrôlée par le procureur de la République, pendant la phase d'enquête ; le juge d'instruction, pendant l'instruction. Ces magistrats sont notamment compétents pour autoriser, contrôler ou prescrire certaines mesures attentatoires aux libertés. Le recours et au procureur est nécessaire pour autoriser certains actes d’enquête particulièrement graves (comme certaines sonorisations ou les perquisitions de nuit).

« La formation en Police Judiciaire que nous venons d’assister portait sur un certain nombre de matières judiciaires qui sont en rapport avec la diligence des enquêtes dans nos différentes unités. Nous avons vu ensemble les voies et moyens adéquats d'une bonne procédure judiciaire et surtout des analyses de cas pratiques. Nous remercions nos autorités et nos compatriotes formateurs qui ont fait un réel partage d’expérience avec nous.»

Tels sont les propos d’un des participants policiers et des gendarmes qui suivent actuellement cette formation des Officiers de Police Judiciaires (OPJ), qui a commencé vers le début décembre 2024 jusqu’à nos jours à l’Ecole nationale de la gendarmerie.

La formation est animée par des formateurs maliens avec l’intervention de certains magistrats du Mali pour échanger avec les stagiaires des OPJ sur le partage d’information et de la collaboration entre le département de la Justice et les OPJ en termes d’enquête un stagiaire affirme que : « Au cours de ces formations, les OPJ stagiaires participants ont eu l’occasion de revoir les dispositions régissant l’exercice de la police judiciaire. Dans leur travail quotidien d’investigation, les enquêteurs sont confrontés à des difficultés multiples. Et ce genre de formation permet de revoir tous les actes relatifs à une enquête comme les constatations, la perquisition, l’interrogatoire, le rapport du procès-verbal ( P.V ) etc. » a ajouté un apprenant.

En somme, tous les policiers ne sont donc pas chargés d’une mission de police judiciaire, et la police judiciaire n’est pas uniquement composée de policiers. Certains gendarmes, mais encore les maires et leurs adjoints possèdent la qualité d’officier de police judiciaire.

<strong> Mohamed SOGODOGO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Rokia Traoré incarcérée a Bruxelles, son procès repousse au 22 janvier : Vers sur un arrangement à l’amiable ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/rokia-traore-incarceree-a-bruxelles-son-proces-repousse-au-22-janvier-vers-sur-un-arrangement-a-lamiable-3090768.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 13 Jan 2025 12:20:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La chanteuse malienne Rokia Traoré, condamnée par un tribunal belge dans un conflit l’opposant à son ex-conjoint à propos de la garde de leur fille, a brièvement comparu mercredi 8 janvier 2025 à Bruxelles pour faire état de « discussions en cours » sur un possible arrangement à l’amiable.</em></strong> <strong><em>La présidente du tribunal a fixé un prochain rendez-vous au 22 janvier « pour faire le point » sur l’avancement des discussions. </em></strong>

La chanteuse et guitariste, notre compatriote Rokia Traoré actuellement incarcérée dans une prison bruxelloise et qui a été amenée menottée à l’audience le mercredi 8 janvier 2025, est censée être rejugée dans le litige qui l’oppose depuis 2019 au dramaturge belge Jan Goossens, écrit le journal le Monde.

En octobre 2023, le tribunal de Bruxelles l’avait condamné par défaut, en son absence, à une peine de deux ans de prison pour « non-représentation d’enfant ». Arrêtée en Italie en juin 2024 alors qu’elle venait y donner un concert, elle a été transférée et écrouée en Belgique fin novembre 2024. La loi belge l’autorise à être rejugée en sa présence. Mais après un premier report de l’audience décidé fin décembre 2024 par ce tribunal, les plaidoiries sur le fond du dossier ont de nouveau été différées mercredi, à la demande de sa défense, souligne le confrère français.

<strong>Discussions en cours </strong>

Les avocats de Rokia  ont fait état de « discussions en cours », comparées à « un processus de médiation », et de nature à justifier le report du débat judiciaire. « C’est une réelle avancée », même si « tout le monde reste prudent par rapport à l’historique de ce dossier », a déclaré l’un d’entre eux, l’avocat Dimitri de Béco. Me Sven Mary, défenseur de Jan Goossens, a confirmé les discussions en cours entre Rokia Traoré et Jan Goossens, sans rien révéler de leur contenu. Ce processus est appuyé par le parquet. Ce dernier a estimé qu’il était dans l’intérêt de l’enfant du couple de voir aboutir ces négociations.

La présidente du tribunal a fixé un prochain rendez-vous au 22 janvier « pour faire le point » sur l’avancement des discussions.

L’enfant née en 2015 de l’union entre Jan Goossens et Rokia Traoré vit actuellement au Mali, où elle est scolarisée.

Le père reproche à la mère de l’avoir empêché de voir l’enfant depuis cinq ans et demi et de s’être constamment soustraite aux juges belges. Leur conflit est devenu une affaire judiciaire en 2019. Cette année-là, la chanteuse avait refusé de se plier à un premier jugement du tribunal de Bruxelles, entraînant l’émission d’un premier mandat d’arrêt européen. Elle avait été arrêtée à Paris en mars 2020, mais avait pris la fuite, profitant d’une remise en liberté. La chanteuse, qui estime que l’affaire a « détruit » sa carrière, conteste depuis le début la décision de la justice belge de confier la garde exclusive de l’enfant à son père.

<strong>El Hadj Amadou Sidibé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gouvernance vertueuse :   Choguel bientôt face au juge?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/gouvernance-vertueuse-choguel-bientot-face-au-juge-3090058.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 06 Jan 2025 08:10:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Selon des indiscrétions, la Cour suprême a été saisie pour voir clair dans  de récentes indélicatesses présumées à l’AGEFAU. L‘étau pourra-t-il se resserrer autour de l’ex-Premier ministre Choguel Kokalla Maïga.</em></strong>

Dans ce qu’il est désormais convenu d’appeler « l’affaire AGEFAU », il semble que l’ancien Premier ministre de la Transition, Dr Choguel Kokalla Maïga pourrait s’expliquer devant la justice.

Selon certaines sources, l’ancien chef du gouvernement pourrait être bientôt convoqué devant la justice, pour donner sa version des faits par rapport aux indemnités et primes qu’il aurait irrégulièrement perçues. Et la source de préciser que cette certitude est liée au fait que l’ex-PM, lui-même, se prononce sur le sujet à travers des vidéo sur les réseaux sociaux. Alors qu’en la matière, il était souhaitable que Choguel évite d’aborder le sujet. Surtout que l’homme ne cesse de violer le devoir de réserve auquel il devrait s’astreindre, après son départ de la primature…

Au contraire, tout le monde constate, aujourd’hui, que l’ancien Premier ministre multiplie des sorties sur la toile, où il se montre très critique vis-à-vis des autorités. « L’on ne peut pas gouverner par la peur… Il faut gouverner par la vertu. On ne peut pas jeter tout le monde en prison… », martelait-il encore ces derniers jours. Avant de déclarer que 5 millions F CFA et du carburant ont été envoyés dans les régions, en vue de faire des marches disant que lui Choguel avait trahi la Transition, ce qui était faux…

Ces prises de positions, assez hostiles aux autorités, montrent que l’ancien chef du Gouvernement est prêt à défendre « la vertu », dont il se veut le chantre, devant ses partisans.

En outre, le fait que les malversations présumées à la charge de Choguel Maïga émanent du récent rapport du  Bureau du Vérificateur Général, il est probable que la suite judiciaire évoquée aille à son terme. Surtout que le chef de l’Etat insiste, dans chacune de ses sorties, sur la fin de l’impunité.

A cela s’ajoute le fait que Choguel assure avoir laissé, à l’issue de sa gestion de l’AMRTP, plusieurs milliards F CFA dans les caisses de l’AGEFAU. Alors que l’on se rappelle qu’il avait été soupçonné avoir détourné des fonds au préjudice de l’AMRTP. Il avait même été entendu par un juge d’instruction et aurait remboursé les sommes incriminées, pour bénéficier d’un abandon de poursuite, avant de devenir Premier ministre. Dès lors, les conditions semblent réunies pour offrir  à l’ex-PM l’occasion de prouver qu’il n’a rien à se reprocher dans ces dossiers.

Il faut rappeler que la Transition actuelle, enclenchée depuis septembre 2020, avait pour cheval de bataille « la gouvernance vertueuse ». Elle est censée être exemplaire et particulièrement respectueuse des ressources publiques. Ce qui signifie que dans cette gestion des affaires publiques, les biens publics et spécialement les deniers publics doivent être particulièrement respectés. Et le respect de la loi doit être le corollaire de cette gouvernance. Si donc, nul n’est au-dessus de la loi, Dr Choguel Maïga devait bénéficier de la présomption d’innocence pour se présenter, le cas échéant, devant le juge pour permettre que la vérité et le droit soient dits.

<strong>Boubou SIDIBE/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Haine religieuse : Bamako, deux imams auditionnés par le Procureur anti&#45;cybercriminalité</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/haine-religieuse-bamako-deux-imams-auditionnes-par-le-procureur-anti-cybercriminalite-3089794.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/haine-religieuse-bamako-deux-imams-auditionnes-par-le-procureur-anti-cybercriminalite-3089794.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/12/Imam-Ouattara-Koita.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 31 Dec 2024 16:55:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Les imams Mahi Ouattara et Abdoulaye Koïta ont été auditionnés, ce mardi 31 décembre 2024, par le Procureur de la lutte contre la Cybercriminalité. Une audition sous forte pression populaire qui s’est achevée par la libération des deux imams qui ont, par la suite, fait une déclaration pour « apaiser » la tension.</strong>

<strong> </strong><em>« Nous appelons les uns et les autres au calme et à la retenue »</em>, a indiqué le speaker à l’issue de la rencontre à la mosquée Imam Abdoulaye Koïta. Selon ce dernier, <em>« le prophète SWS a enduré pire pour la religion de Dieu ».</em> Une déclaration faite en présence des deux imams qui étaient quelques instants plus tôt devant le procureur de la cybercriminalité, gendarme des réseaux sociaux au Mali.

​En cette période de fêtes chrétiennes, les deux imams ont multiplié les prêches jugés « haineux ». Mahi Ouattara est, lui, célèbre pour ses positions contre les « musulmans égarés » qui fêtent le 31 Décembre . Quant à Abdoulaye Koïta, il s’est illustré cette année par des propos qui ont fait du bruit. Rapportant les dires d’un érudit, Abdoulaye Koïta affirme que « vendre des aliments à un chrétien pour la fête est haram (interdit) ».

Des messages de « haine » dans un pays fragilisé par une décennie de crise sur fond de conflit djihado-séparatiste. Un détail troublant, les deux imams sunnites Mahi Ouattara et Abdoulaye Koïta qui rejettent la laïcité, et prônent la charia, sont tous deux détenteurs de la médaille du Mérite national du Mali. Des médailles attribuées au cours des trois dernières années.

<strong>Mamadou TOGOLA/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Soulagement après l&amp;apos;audition des Imams Ouattara et Koita</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 31 Dec 2024 12:42:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Kojugu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après une brève audition au tribunal, les imams Mohamed Mahi Ouattara et Abdoulaye Koita ont quitté les lieux, mettant fin à une matinée sous tension. Leurs partisans, soulagés, se  sont  dispersés progressivement.

En tout état de cause, la loi s’applique à tous, sans distinction de race ou de religion.

<strong>L’Observatoire kojugu #ok#*</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Mali :  Issa Kaou Djim écope deux ans de prison , dont un an ferme</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 30 Dec 2024 19:05:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’homme politique Malien, Issa Kaou Djim, a été condamné à deux ans de prison, dont un an ferme,  le lundi 30 décembre,  par le pôle national, spécialisé dans la lutte contre la cybercriminalité.  Il était  jugé pour «offense commise publiquement envers un chef d’Etat étranger » et « injure commise  par le biais d’une information ».

Lors de sa comparution le 23 décembre dernier,  l’accusé a plaidé non coupable réfutant les chefs d’accusations selon lesquelles il a  proféré « une offense ou injure » contre  un dirigeant étranger.  Selon lui,  les propos tenus  n’étaient  nullement destinés au Président du Burkina Faso.  Dans  la foulée,  il a présenté au prétoire ses excuses  au  peuple burkinabé si ses déclarations ont causé du tort  à une tierce personne.

Pour rappel, Issa Kaou Djim  a été  inculpé et placé sous mandat de dépôt par un juge d’instruction pour « offense commise publiquement envers un chef d’Etat étranger » et «injure commise  par le biais d’une information ».  Avant  son interpellation, Issa Kaou Djim  était invité de l’émission « Rendez-vous des idées » sur Joliba TV News, le dimanche 10 novembre 2024.  Commentant la dernière tentative de  coup d’Etat déjouée au Burkina Faso, il  a mis en doute les raisons avancées  par  les autorités burkinabés dans  les termes  jugés « gravissimes » par le Conseil Supérieur de la Communication du pays des hommes intègres.

<strong>Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Organisation judiciaire : La nouvelle loi promulguée par le Président de la Transition</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/organisation-judiciaire-la-nouvelle-loi-promulguee-par-le-president-de-la-transition-3089665.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 30 Dec 2024 09:42:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Président de la Transition, le Général d'armée Assimi Goïta, a promulgué, le 13 décembre dernier, la loi n°2024-030/du 13 décembre 2024 portant organisation judiciaire en République du Mali.</strong>

Le texte a été adopté par le Conseil national de Transition (CNT) le 1er novembre dernier. Conformément à cette loi, la justice est rendue sur le territoire de notre pays par une Cour suprême, une Cour constitutionnelle, une Cour des comptes, des Cours d'appel, des Cours administratives d'appel et des Tribunaux de grande instance. S'y ajoutent des Tribunaux d'instance, des Tribunaux du travail, de commerce et administratifs, des juridictions pour mineurs et celles de l'application des peines ainsi que des Tribunaux militaires.

Les juridictions rendent leurs décisions au nom du peuple malien. Le service public de la justice concourt à l'accès au droit et assure l'égalité de tous devant la loi. Sa gratuité est assurée selon les modalités fixées par la loi et le règlement. Pour les besoins de la gestion du plan de carrière des magistrats, il est procédé à la classification des juridictions par voie réglementaire. Les avocats ont libre accès à toutes les juridictions.

Selon le texte, l'organisation, la compétence, les règles de fonctionnement et la procédure suivie devant la Cour suprême, la Cour constitutionnelle, la Cour des comptes et les tribunaux militaires font l'objet de dispositions particulières. Il en est de même des règles régissent la procédure suivie devant les autres juridictions dans leurs aspects non réglementés par la présente loi. Les audiences des juridictions sont publiques sauf si la loi en dispose autrement.

Elles sont tenues en chambre du conseil pour les matières prescrites par la loi. Néanmoins, elles peuvent se tenir à huis clos lorsque la publicité paraît dangereuse pour l'ordre public ou les mœurs. Dans ce cas, cette mesure est ordonnée par une décision préalable de la juridiction. Le Président a la police des audiences et dirige les débats.

APPLICATION DES PEINES- La loi dispose que les audiences sont tenues au siège de la juridiction saisie ou en toute autre localité de son ressort. Les décisions de justice sont prononcées publiquement en toutes matières. Elles sont rendues en toute impartialité dans un délai raisonnable et selon des règles préétablies et dans le respect de la laïcité. Elles doivent être motivées sous peine de nullité sauf dispositions contraires de la loi. Elles sont revêtues de la formule exécutoire pour recevoir exécution.

«Nul ne peut être jugé sans avoir été mis en mesure de présenter ses moyens de défense», assure le texte. Les juridictions siégeant en matière coutumière ou sociale, tant au premier degré qu'au second, sont complétées par des évaluateurs. Lesquels prêtent serment devant le Tribunal de grande instance ou le Tribunal d'instance avant d'entrer en fonction. Un arrêté du ministre chargé de la Justice fixe tous les deux et la liste desasseurs titulaires et suppléants, du ressort de la Cour d'appel, habilités à compléter les juridictions civiles statuant en matière coutumière. En matière sociale, les évaluateurs sont nommés par arrêté conjoint du ministre chargé de la Justice et de son collègue chargé du Travail.

Toujours selon le même texte, la Cour d'appel connaît, tant en matière civile, commerciale et sociale que celle criminelle, correctionnelle ou de police, de l'appel des décisions rendues en premier ressort par les. Tribunaux de grande instance, d'instance, de commerce et du travail ainsi que les juridictions pour mineurs et de l'application des peines. Sous réserve de dispositions législatives particulières, la Cour administrative d'appel connaît en appel de toutes les décisions rendues par les Tribunaux administratifs.

Quant aux Tribunaux de grande instance et d'instance, ils connaissent en premier et dernier ressort des actions civiles et coutumières dont le montant n'excède pas 500.000 Fcfa en principal et 50.000 Fcfa de revenu mensuel déterminé soit en rente, soit par prix de bail . Ils connaissent en premier ressort seulement des actions s'élevant au-dessus des sommes indiquées et des actions concernant l'état des personnes ainsi que les successions, donations et testaments dont le montant est supérieur aux mêmes sommes.

Le Tribunal du travail connaît des différends individuels pouvant s'élever à l'occasion du contrat de travail entre les travailleurs et leurs employeurs. S'agissant du Tribunal de commerce, il est compétent en matière de contestations relatives aux engagements et transactions entre commerçants au sens des dispositions du Code du commerce et de l'Acte uniforme de l'Organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires. (Ohada). Mais aussi des contestations relatives aux actes de commerce et de tout ce qui concernent les procédures collectives d'apurement du passif.

Le Tribunal administratif, quant à lui, connaît, notamment des recours en annulation pour excès de pouvoir dirigés contre les décisions des autorités administratives régionales, locales ou communales. Le juge de l'application des peines et le Tribunal de l'application des peines constituent les juridictions de l'application des peines du premier degré. Ces juridictions sont chargées, dans les conditions prévues par la loi, de fixer les principales modalités de l'exécution des peines privatives de liberté, en orientant et en contrôlant les conditions de leur application. Leurs décisions peuvent être attaquées par la voie de l'appel.

<strong>Bébé DOUMBIA</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Réseau des jeunes juristes et défenseurs des droits humains : Aliou Zakaria élu président pour un mandat d’une année</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/reseau-des-jeunes-juristes-et-defenseurs-des-droits-humains-aliou-zakaria-elu-president-pour-un-mandat-dune-annee-3089560.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 28 Dec 2024 19:13:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv9165867262ydp94318bdemsonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 13.8pt;background: white"><b><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: black">Le Réseau des jeunes juristes défenseurs des droits humains (RJJDDH) œuvre activement pour la promotion, la défense des droits humains, et la réforme des conditions d’accès aux professions juridiques et judiciaires a renouvelé son instance dirigeante le samedi 21 décembre 2024. C’était  à la Faculté des Sciences Administratives et Politiques de Bamako (FSAP), sur la colline de Badalabougou.</span></b></p>
<p class="yiv9165867262ydp94318bdemsonormal" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;line-height: 13.8pt;background: white"><b><span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: black"> </span></span></b></p>
<p class="yiv9165867262ydp94318bdemsonormal" style="text-align: justify;line-height: 13.8pt;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: black">L’objectif de ce renouvèlement de l’instance dirigeante (Comité de gestion) du RJJDDH est de dynamiser la promotion des droits humains au sein du réseau. C’est dans cette optique qu’un nouveau bureau composé d’une vingtaine de membres a été mis en place pour un mandat d’une année et dont la présidence sera désormais assuré par Aliou Zakaria qui était précédemment vice-président du bureau sortant. En effet, cette élection des nouveaux membres du Bureau exécutif du RJJDDH a été fait dans un cadre démocratique et participatif.</span></span></p>
<p class="yiv9165867262ydp94318bdemsonormal" style="text-align: justify;line-height: 13.8pt;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: black">Dans son intervention, le tout nouveau président, s’est engagé à poursuivre et à renforcer les initiatives qui ont fait leurs forces. « Nous allons travailler sans relâche pour promouvoir la justice, l’égalité et les droits humains pour tous », a-t-il souligné. Tout en précisant que leur mission est claire et qui est celle de défendre les droits humains de ceux qui ne peuvent pas se défendre eux-mêmes et être là voix des sans voix.</span></span></p>
<p class="yiv9165867262ydp94318bdemsonormal" style="text-align: justify;line-height: 13.8pt;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: black">Faisant le bilan des activités qu’ils ont pu réaliser au cours de leur mandat,  le chargé de communication du précédent bureau, Souleymane A. Maiga, a certes souligné qu’il y’a eu des retards dans la mise en œuvre du plan d’actions mais qu’après sa validation le réseau a eu à faire plusieurs activités qui sont entre autres des plaidoyers, faire passer des messages dans le cadre des campagnes de sensibilisation, permettre aux étudiants en master d’obtenir des attestations pour participer aux recrutements de la fonction publique. Ce qui a permis à beaucoup d’entre  eux de passer le concours de la magistrature. Dans le cadre de la campagne de sensibilisation, le réseau a également fait une collecte de témoignages de 300 femmes en milieu universitaire pour connaître leurs difficultés, la représentativité des femmes au sein du Barreau et de la Magistrature. Aussi, l’organisation d’une conférence débat sur l’accès des femmes aux fonctions juridique et judiciaire. De même, l’organisation des  rencontres de mobilisation dans les universités publiques et privées d’où la participation de plus de mille (1.000) étudiants. Aussi, l’organisation d’une séance de formation sur les questions liées aux violences basées sur le genre en milieu universitaire.</span></span></p>
<p class="yiv9165867262ydp94318bdemsonormal" style="text-align: justify;line-height: 13.8pt;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: black">Par ailleurs, rappelons que l’élection des nouveaux membres du réseau a été fait après  l’organisation d’un « Flash Mob » sur le thème : Lutter contre le harcèlement sexuel en milieu universitaire. Il s’agit d’une mobilisation des étudiants et membres du réseau dans un espace stratégique à la Faculté des Sciences Administratives et Politiques (FSAP) pour une performance artistique et éducative visant à interpeller l’opinion publique pour la lutte contre le harcèlement en milieu scolaire, à travers des messages sur des pancartes. Ainsi, on pouvait lire entre autres des messages comme : "Pas de place pour le harcèlement sexuel dans nos campus. Agissons maintenant." "Le harcèlement sexuel, c'est un crime, pas une erreur. Tolérance zéro." "Le pouvoir n'est pas un droit de harceler. Stop à l'abus d'autorité."</span></span></p>
<p class="yiv9165867262ydp94318bdemsonormal" style="text-align: justify;line-height: 13.8pt;background: white;margin: 0cm 0cm 8.0pt 0cm"><b><span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: black">Khadydiatou SANOGO</span>/maliweb.net</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rentrée judiciaire 2024&#45;2025 : La bonne gestion des élections Comme facteur de paix et de cohésion sociale</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/rentree-judiciaire-2024-2025-la-bonne-gestion-des-elections-comme-facteur-de-paix-et-de-cohesion-sociale-3089371.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 27 Dec 2024 08:43:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La consolidation de la paix et de la cohésion sociale passe également par la tenue d’élections libres et transparentes. La justice est un maillon pour relever ce défi. D’ou l’importance de la thématique choisie pour cette rentrée des Cours et Tribunaux</strong>

L'audience solennelle de rentrée des Cours et Tribunaux 2024-2025 a été présidée hier par le Chef de l'État, Président du Conseil supérieur de la magistrature, le Général d'armée Assimi Goïta, à la Cour suprême sise à Banankabougou-Bolé en Commune IV du District de Bamako. La rencontre avait pour thème «le rôle de la justice dans la consolidation de la paix et de la cohésion sociale : le cas des élections». Une justice indépendante pour des élections transparentes, gage d'un Mali apaisé.

La cérémonie s'est déroulée en présence du Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, des membres du gouvernement dont le ministre chargé de la Justice, Mamoudou Kassogué. Il y avait également des présidents des Institutions de la République, des membres de la famille judiciaire et des diplomates accrédités dans notre pays.

Devant le parterre d'invités, le Président de la Transition a relevé que la particularité du thème de cette année traduit sans doute l'idéal de paix et de vivre-ensemble que le peuple malien, dans sa majorité, ne cesse de prôner. C'est également un rappel évocateur de la fonction sociale de la justice dans un pays éprouvé par tant d'années de crises. Fort heureusement, le Mali se relève progressivement des épreuves grâce à la résilience, au courage et aux multiples sacrifices de son brave peuple, de ses forces armées et de sécurité plus que jamais débout sur les remparts.

«C'est ensemble et dans la cohésion, que ce grand défi national sera relevé par les Maliens avec la pleine implication de la Justice», a préconisé le Président du Conseil supérieur de la magistrature. Parce que, de par sa fonction originelle, la justice appelée à dire le droit en toute circonstance, est en mesure de contribuer à la paix sociale. Dès lors, soutiendra le Général d'armée Assimi Goïta, le rôle régulateur de la justice dans le débat politique contemporain et dans le maintien de la vertu au sein de la société reste indéniable.

Les magistrats de tous les ordres, administratif, judiciaire et constitutionnel sont donc invités à faire preuve de vigilance et de responsabilité dans la gestion du contentieux électoral, car leur mauvaise gestion serait préjudiciable à la stabilité de l'État. «La mission qui vous revient est à la fois noble et ardue», a indiqué le Président du Conseil supérieur de la magistrature. Ajoutant qu'elle l'est d'autant plus que la dimension transversale de la justice en fait, par excellence, un appareil de consolidation de la souveraineté nationale, qui est le véritable fondement de la participation du peuple à l'exercice du pouvoir.

Cette mission est une opération longue et complexe qui mobilise plusieurs acteurs dont les comportements, dans bien de cas, ne sont pas irréprochables et aboutissent aux contentieux dits électoraux. Qu'il s'agisse des contestations consécutives à l'établissement des listes électorales, à la validation des candidatures, à la régularité des opérations électorales, à la sincérité des résultats issus du vote aussi bien qu'à la répression d'infractions prévues par le code pénal ou par la loi électorale, a rappelé le chef de l'État, le juge est appelé à intervenir en fonction de son domaine de compétence.

MOBILISER LES MOYENS- Toutes les contestations post électorales ne trouvent pas nécessairement leurs justifications dans le seul dysfonctionnement du service public de la justice. Mais dans bien de cas, dans la posture de défiance de certains acteurs à l'égard du verdict des urnes et de celui des juridictions. Par ailleurs, le Chef de l'État a noté que l'avènement de la Loi fondamentale et l'adoption d'une nouvelle loi électorale ont permis la création de l'Autorité Indépendante de gestion des élections (Aige), et surtout un meilleur équilibrage des prérogatives entre elle et la Cour constitutionnelle.

Le président Goïta a également rappelé que l'élection des députés, l'élection ou la désignation des sénateurs, la validation des candidatures et le contrôle de la régularité de leur élection ainsi que la proclamation des résultats sont évolués à l'Aige. Pendant que la Cour constitutionnelle ne doit connaître que des contestations sur la régularité des opérations de vote et la sincérité des résultats qui en découlent.

Dans les jours à venir, a annoncé le Chef de l'État, les lois organiques portant sur les modalités d'organisation, de fonctionnement et la procédure suivie devant la Cour suprême, la Cour constitutionnelle et la nouvelle Cour des Comptes seront effectives. De même, le renouvellement et le renforcement de l'arsenal juridique pénal à travers le nouveau code pénal et son pendant de la procédure pénale, permettent d'outiller davantage les magistrats dans la répression des infractions susceptibles de naître au cours du processus électoral.

«C'est le lieu pour moi d'adresser à Monsieur le Président du Conseil national de Transition, à travers lui, tous ses collègues, au Gouvernement et à l'ensemble des acteurs politiques mes vives félicitations pour l'élaboration et l'adoption. de ces textes majeurs, inclusifs et consensuels, qui, j'en suis sûr, permettront à notre pays d'organiser des élections libres, paisibles, crédibles et transparentes», a félicité le Président de la Transition. Et de réitérer à tous les acteurs de la justice son soutien ainsi que celui du gouvernement dans la lutte contre le terrorisme, le financement du terrorisme, la corruption et la délinquance économique et financière qui constituent des menaces potentielles et les défis majeurs pour notre pays.

Le Président Goïta d'engager le gouvernement à tout mettre en œuvre pour mobiliser les moyens matériels, financiers et humains nécessaires pour la bonne organisation des futurs examens, seul gage d'un retour apaisé et sécurisé à l'ordre constitutionnel.

PRÉSERVER LA PAIX - Selon le président de la Cour suprême, il est question de faire une mise au point du devoir de redévabilité, des échanges sur les préoccupations du moment ou des intérêts nationaux. Dr Fatoma Théra saura que les élections transparentes sont déterminantes pour la préservation de la paix. Et son Institution entend jouer toute sa partition dans l'organisation et la réussite des élections à venir. Surtout que le choix du thème répond à ces soucis à travers une bonne gestion du contentieux électoral, gage de la paix et de la cohésion sociale. S'agissant du bilan de l'année dernière de la Cour suprême, le Dr Fatoma Théra a noté un résultat exceptionnel de son histoire.

Le rapporteur général de la Cour suprême a renchéri que le thème fait allusion à la place du juge électoral dans la consolidation de la paix et de la cohésion sociale. C'est pourquoi la justification du sujet s'est tenue à sa portée académique. Sory Diakité a, de ce fait, démontré de quoi les décisions de justice sont facteurs de paix et de cohésion. Selon lui, le juge électoral doit se préoccuper des effets et non des faits pour annuler l'élection ou les résultats d'un scrutin dans une circonscription. Car, pour le rapporteur général de la Cour suprême, le règlement des litiges permet la préservation des droits des parties implique et, sur ce point, un contentieux électoral mal géré constitue une menace pour la paix et la cohésion sociale.

Dans son réquisitoire, le Procureur général près la Cour suprême, Mamoudou Timbo, a mentionné combien le processus électoral mal géré peut être dangereux pour la quiétude de l'ordre public et des institutions. Le Bâtonnier de l'ordre des avocats a retenu du thème un appel à l'expertise du monde judiciaire de notre pays pour mieux cerner ce sujet d'intérêt national. Me Ousmane B. Traoré a alerté sur la nécessité d'anticiper les éventuelles crises à travers les mécanismes dont nous disposons.

«Notre pays revient de très loin et il ira très loin avec l'implication de tous», at-il prêché. Enfin, le Président du Conseil supérieur de la magistrature a procédé à la signature du plumitif de l'audience avant de déclarer ouverte la rentrée des Cours et Tribunaux 2024-2025.

<strong>Oumar DIAKITE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : Issa Kaou Djim plaide non coupable  dans son procès pour offense à un chef d’Etat étranger</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-issa-kaou-djim-plaide-non-coupable-dans-son-proces-pour-offense-a-un-chef-detat-etranger-3089069.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-issa-kaou-djim-plaide-non-coupable-dans-son-proces-pour-offense-a-un-chef-detat-etranger-3089069.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 24 Dec 2024 01:25:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Accusé « d’offense et d’injures » envers un chef d’Etat étranger, Issa Kaou N'Djim, figure politique malienne, a plaidé non coupable à la barre, hier lundi, des  chefs d’accusations que le procureur du pôle national spécialisé dans la lutte contre la cybercriminalité lui reproche. </em></strong>

Issa Kaou Djim  et sa défense ont  choisi la voie de la dénégation  dans  son procès  pour offense à un Chef d’Etat étranger. Devant le juge, il a rejeté les accusations en affirmant que   son intervention a été mal comprise.  Selon lui,  les propos tenus  sur le plateau de Joliba TVNews n’étaient pas  destinés à offenser le  Président du Burkina Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré. Issa Kaou Djim a insisté à la barre que  nulle part il n’a mentionné le nom  le Président Burkinabé. Poursuivant, il a présenté au prétoire ses excuses si ses déclarations ont causé du tort  à une tierce personne.

Me Boubacar Soumaré,  qui assure la défense de l’accusé,  a demandé la relaxe de son client  justifiant que les propos prononcés ne peuvent constituer à n’aucun cas  des  injures  ni des offenses  envers un dirigeant étranger.  Selon lui, les  propos tenus par son client  bien que virulent sont quotidiennement  tenus dans les médias de l’espace sahel sans  que cela ne suscite une poursuite judiciaire.  Pour sa part,  le  Procureur a maintenu  les motifs  de l’ouverture  de la poursuite  contre l’accusé.  Il a demandé  qu’il soit  condamné pour ses déclarations jugées offensantes envers les autorités burkinabè.

Pour rappel, Issa Kaou Djim  a été  inculpé et placé sous mandat de dépôt par un juge d’instruction pour « offense commise publiquement envers un chef d’Etat étranger » et « injure commise  par le biais d’une information ».

Avant  son interpellation, Issa Kaou Djim était invité de l’émission «Rendez-vous des idées » sur Joliba TV News, le dimanche 10 novembre 2024, durant laquelle il a émis des doutes sur les raisons avancées  par  les autorités burkinabés  pour déjouer le  coup d’Etat. «  Vous  pensez qu’on peut donner 5 milliards FCFA à des soldats pour faire un coup d’Etat. Je comprends hein ! Quand le pays tombe jusqu’à ce que des militaires subalternes vont prendre le pouvoir », a  commenté  Issa Kaou  Djm, qui qualifie‘’ le Burkina Faso de pays pauvre, moins développé avec un taux d’alphabétisation qui laisse à désirer’’.  Des «propos jugés gravissimes » selon le pouvoir burkinabè qui a envoyé une  plainte le 12 novembre à la Haute Autorité de la Communication (HAC) par le Conseil Supérieur de la Communication du Burkina.

<strong> Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CPI/ Affaire Le Procureur c. Al Hassan : « Je demande pardon à tous ceux que j’ai blessé et à toutes les victimes des crimes commis à Tombouctou… » déclare le djihadiste Al Hassan</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/cpi-affaire-le-procureur-c-al-hassan-je-demande-pardon-a-tous-ceux-que-jai-blesse-et-a-toutes-les-victimes-des-crimes-commis-a-tombouctou-declare-le-djihadiste-al-h-3089022.html</link>
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<pubDate>Mon, 23 Dec 2024 14:35:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Al Hassan Ag Abdoul Aziz Ag Mohamed Ag Mahmoud est le deuxième djihadiste malien actuellement détenu au quartier pénitentiaire de la CPI à la Haye avant d’être transféré  dans un autre pays  qui acceptera l’accueillir  pour qu’il  purge sa peine  de 10 ans d'emprisonnement à la suite de son jugement de première instance de la Cour Pénale Internationale  l’ayant déclaré coupable d’une partie des charges portées à son encontre concernant des crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis entre début mai 2012 et le 29 janvier 2013, à Tombouctou, dans le nord du Mali.  Le 17 décembre 2024, la Défense et l’Accusation ont abandonné leurs appels contre le verdict de culpabilité dans l’affaire. </em></strong>

<em>Les parties ne feront pas appel de la peine. Le verdict et la peine prononcés dans cette affaire sont désormais définitifs et l'affaire passera à l'étape des réparations. </em>

<em>Suite à l’abandon de l’appel contre sa condamnation, Al Hassan a demandé pardon à toutes les victimes de la crise de 2012/2013 à travers une déclaration faite aux juges.</em>

Al Hassan toujours détenu au quartier pénitentiaire de la CPI jusqu’à ce qu'elle désigne un pays où purger sa peine a fait savoir aux juges à travers une déclaration de pardon qu’il a été pleinement informé des conséquences de sa décision et autorise son conseil à retirer l’appel formé contre le jugement rendu par la Chambre de première instance. Car il a pleinement conscience des conséquences juridiques de sa décision et il reconnait en particulier que cela signifie qu’aucun appel ne pourra être formé contre sa condamnation. Il n’interjettera pas appel de la décision relative à la peine fixée pour ces crimes.

Pour Al Hassan , il a  éprouvé́, compris et vu le lourd fardeau que sa famille a dû porter du fait de son appartenance à Ansar Dine. Ajou’il que le Coran et les hadiths soulignent l’importance de demander pardon plutôt que de dire simplement  « je suis désolé́ ». Cette pratique met en évidence l’aspect spirituel du repenti en invitant à se tourner vers Dieu avec humilité́ et sincérité́.  <em>« Mon Dieu, Tu es mon seigneur, il n’y a de dieu que Toi. Tu m’as créé, je suis Ton serviteur et je demeurerai attaché à Ton pacte et à Ta promesse autant que je le pourrai. Je Te demande de me préserver des méfaits que j’ai commis. Je reconnais les bienfaits dont Tu m’as gratifié et je reconnais mes péchés. Aussi pardonne-moi car nul autre que Toi ne pardonne les péchés. » </em>Fulmine t’il .

C’est pourquoi  Al Hassan  a tenu à demander pardon officiellement «  <em>Je demande pardon à tous ceux que j’ai blessés et à toutes les victimes des crimes commis à Tombouctou pendant la période allant de mai 2012 à janvier 2013, dont les souffrances ont été décrites dans le jugement de première instance et dans la décision relative à la peine. Ce faisant, j’aimerais également insister sur le fait que je suis fermement opposé aux mariages forcés, car chaque personne, en particulier chaque femme, devrait avoir le droit de choisir. Pour moi, le consentement de la femme est non seulement essentiel mais aussi fondamental, comme le souligne l’islam qui accorde une grande importance à cette question. Je suis en outre un fervent défenseur de l’éducation des femmes et des filles, car je pense que leur autonomisation par l’apprentissage est essentielle au progrès de toute société́. Je m’engage à défendre cette cause dans mes actes et mes choix futurs.  J’encouragerai également la formation des femmes dans le domaine médical, et m’engage à y participer. Cela leur permettra de disposer des compétences nécessaires pour aider d’autres femmes, notamment pour signaler des cas de viol avec davantage d’efficacité́ et de précision. Je suis totalement contre l’usage de la force lors des interrogatoires, car cela va à l’encontre des droits fondamentaux et de la dignité́. De même, je trouve que les conditions inhumaines dans les unités de détention sont inacceptables et ne devraient jamais être tolérées. Je prie pour que toutes les personnes et les autorités nationales abandonnent ces pratiques.  </em><em>Je suis fermement opposé à toutes les formes d’extrémisme, car elles ne font qu’alimenter la haine et la division en portant atteinte aux valeurs de justice et d’humanité́ auxquelles je suis profondément attaché. J’espère que d’autres pourront prendre connaissance de mes paroles et tirer des enseignements de mon expérience. J’estime que nous devrions tous œuvrer pour une justice réparatrice et transitionnelle au Mali, une justice permettant en particulier aux femmes, aux enfants et aux minorités d’exercer pleinement leurs droits et d’être protégés. Nous éviterons ainsi de reproduire les erreurs et les péchés que nous avons commis dans le passé. »</em>

Pour cette demande de pardon et d’abandon de son appel , le Procureur de la CPI Karim A.A. Khan KC sur le désistement des appels interjetés dans l'affaire contre M. Al Hassan `a pris note du fait que M. Al Hassan a abandonné son appel contre sa condamnation, le Procureur a décidé de ne plus faire appel du jugement de condamnation et décide de mettre un terme à l’appel interjeté par l’Accusation contre le jugement de condamnation en première instance.

Selon le Statut de Rome avec le retrait des appels par les deux parties et leurs décisions de ne pas faire appel de la peine, la condamnation et la peine de M. Al Hassan peuvent désormais devenir définitives.

Maintenant, toutes les victimes des crimes de M. Al Hassan peuvent demander réparation devant la Cour. Les procédures de réparation pour les crimes commis il y a plus de dix ans peuvent désormais être accélérées.  Et cela, le Procureur estime que la clôture de l’affaire apporte une certitude aux victimes et favorise ainsi les intérêts de la justice.

<strong>Bokoum Abdoul Momini/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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<title>3e conseil supérieur de l&amp;apos;administration pénitentiaire  et de l&amp;apos;éducation surveillée : l&amp;apos;humanisation des conditions de détention, le suivi post&#45;carcéral des détenus… au menu</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/3e-conseil-superieur-de-ladministration-penitentiaire-et-de-leducation-surveillee-lhumanisation-des-conditions-de-detention-le-suivi-post-carceral-des-detenus-au-menu-3088727.html</link>
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<pubDate>Sat, 21 Dec 2024 01:15:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué a présidé, le vendredi 14 décembre 2024, la cérémonie d'ouverture de la 3e réunion du Conseil supérieur de l'administration pénitentiaire et de l'éducation surveillée.</em></strong>

Après le discours du directeur national de l'administration pénitentiaire et de l'éducation surveillée, l'inspecteur général Abdoulaye Idrissa Maïga, le ministre Kassogué a déclaré que cette 3e réunion du Conseil supérieur de l'administration pénitentiaire et de l'éducation surveillée se tient à la suite des deux premières éditions tenues en 2022 et 2023.

Et d'ajouter que l'occasion lui est opportune pour apprécier les précieuses contributions qui ont permis d'assurer la réussite de ces deux sessions à travers notamment l'examen et l'adoption de textes particulièrement importants pour l'administration pénitentiaire et l'éducation surveillée, à savoir les avant-projets de textes sur l'Ecole nationale de l'administration pénitentiaire et de l'éducation qui est aujourd'hui une réalité, le statut du personnel du cadre de la surveillance et de l'éducation surveillée et l'érection de la direction nationale de l'administration pénitentiaire et de l'éducation surveillée en direction générale dont les textes sont dans les circuits d'adoption.

<em>"Votre présence massive et de qualité à cette 3e réunion dénote de votre engagement et de votre volonté de permettre l'effectivité du fonctionnement de cette instance stratégique, afin qu'elle puisse jouer le rôle particulièrement important que la Loi lui attribue dans la conduite de la Politique nationale en matière d'administration pénitentiaire et d'éducation surveillée",</em> a-t-il ajouté.

Avant de rappeler que le Conseil supérieur de l'administration pénitentiaire et de l'éducation surveillée a été créé par décret n°2018-0846/P-RM du 5 novembre 2018 et a pour attributions de participer à la réflexion sur la mission du service public Pénitentiaire en formulant des avis et en établissant des rapports sur les questions soumis à son attention par le ministre chargé de la Justice.

<strong>Perfectionnement et de déontologie pénitentiaire</strong>

A cet effet, dira-t-il, le Conseil donne son avis sur toutes questions de principe intéressant les fonctionnaires du cadre de la surveillance de l'administration pénitentiaire et de l'éducation surveillée.

Et de préciser qu'il est saisi des projets de loi tendant à modifier le Statut des fonctionnaires du cadre de la surveillance de l'administration pénitentiaire et de l'éducation surveillée ainsi que des projets de décret relatifs à leur situation et des projets de décret comportant des dispositions de nature statutaire propres à un ou plusieurs corps du cadre de la surveillance des services pénitentiaires et de l'éducation surveillée.

Pour le garde des Sceaux, il est enfin consulté sur les politiques de recrutement, de formation professionnelle, de perfectionnement et de déontologie pénitentiaire et de l'éducation surveillée.

A ses dires, la session de 2024 est d'une importance capitale compte tenu des points inscrits à son ordre du jour, à savoir l'examen de textes dont le Mali était en quête depuis son accession à la souveraineté nationale. Il s'agit de document de la politique nationale de l'administration pénitentiaire et de l'Education surveillée assorti de la stratégie nationale de modernisation de l'administration pénitentiaire et de l'éducation surveillée, et de réinsertion sociale des personnes détenues 2025-2029.

En effet, il dira qu'il était nécessaire de disposer d'une politique prenant en compte l'ensemble des segments de la gestion pénitentiaire, notamment la sécurité et la sureté des établissements pénitentiaires et de l'éducation surveillée, les conditions de détention, la réinsertion des personnes détenues, les ressources humaines, les infrastructures, les équipements ainsi que les conditions matérielles et financières.

<strong>Emploi d'un personnel pluridisciplinaire et qualifié</strong>

Selon lui, ces deux documents de haute portée stratégique, constituent ainsi les premiers documents de politique nationale en la matière. Car, ils visent à donner une orientation générale aux actions des services de l'administration pénitentiaire et de l'éducation surveillée permettant de répondre efficacement aux principes ci-après : l'existence des établissements pénitentiaires répondant aux normes internationales ; l'élaboration et l'adoption des textes fondamentaux sur le service public pénitentiaire et de l'éducation surveillée ; l'amélioration des droits fondamentaux des détenus (bonne alimentation, bonnes conditions d'hygiène et de santé etc.) ; le recrutement massif et la formation du personnel spécialisé et de sécurité ; l'emploi d'un personnel pluridisciplinaire et qualifié ; la formation des détenus en vue de leur réinsertion sociale ; la rééducation et la réinsertion socioprofessionnelle des mineurs en conflit avec la loi ; la prévention et la lutte contre la radicalisation et l'extrémisme violent en milieu carcéral ; le suivi post carcéral des personnes détenues.

Pour le ministre, la soumission au Conseil supérieur de l'administration pénitentiaire et de l'Education surveillée constitue l'étape ultime avant la soumission de ces deux documents dans le circuit d'adoption au titre du premier trimestre 2025. Ainsi, poursuivra-t-il, reposant sur un diagnostic approfondi du système, ceux-ci s'appuient sur sept axes stratégiques pour moderniser l'Administration Pénitentiaire et l'Education Surveillée, dont : le développement institutionnel et la gouvernance ; le renforcement des capacités du personnel pénitentiaire et de l'éducation surveillée ; le renforcement de la sécurité des établissements et des personnes détenues ; l'humanisation des conditions de détention ; la réhabilitation des personnes détenues pour la réinsertion sociale ; le renforcement de la sureté au sein des établissements pénitentiaires et de l'éducation surveillé ; le développement d'un mécanisme de suivi post pénal des libérés et le suivi en milieu ouvert des personnes placées sous-main de justice. <strong>   </strong>

<strong> Boubacar Païtao</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Cour des Comptes : Le chef de l&amp;apos;État lance le chantier du siège</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/cour-des-comptes-le-chef-de-letat-lance-le-chantier-du-siege-3088635.html</link>
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<pubDate>Fri, 20 Dec 2024 08:59:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>D’un coût d’environ 8 milliards de Fcfa, financé sur le budget national, le joyau R+5 comprendra notamment, 187 bureaux et 2 salles d’audience de 350 places. Les travaux vont durer trois ans</strong>

Inspiré de l'architecture du palais du Hogon, le futur siège de la Cour des comptes contiendra 187 bureaux dont 171 bureaux avec toilettes intégrées, un atrium, 11 salles d'archives, 2 salles d'audience de 350 places et 2 salles de délibéré , un restaurant, une bibliothèque, 45 places de parking couvertes dont 27 en sous-sol et 18 au rez-de-chaussée. D'un coût d'environ 8 milliards de Fcfa, financé sur le budget national, bâtie sur une superficie de près d'un hectare à Banankabougou-Bolé en VI du District de Bamako, cette infrastructure R+5 devrait sortir de terre en 36 mois.

Le Chef de l'État, le Général d'armée Assimi Goïta, a procédé, hier à Banankabougou en Commune CVI du District de Bamako, à la pose de la première pierre du siège de la 6è Institution de la République. Cet édifice qui sera construit par le Groupement Atelier 21/BlRAD Sarl, est contigu à la Cour suprême. En plus du Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, des membres du gouvernement, des présidents des Institutions et des diplomates accrédités dans notre pays ont assisté à l'événement.

<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/12/siege-de-la-Cour-des-comptes.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3088636" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/12/siege-de-la-Cour-des-comptes.jpg" alt="" width="592" height="395" /></a>VOLONTÉ POLITIQUE- La réalisation de ce projet ambitieux, en dépit des difficultés financières et des priorités de notre État, participe du défi constant et indéfectible de doter le Mali d'institutions fortes, crédibles et fiables répondant aux attentes des citoyens. La construction du siège de la Cour des comptes est un signal fort pour garantir la reddition des comptes et discipliner les procédures de gestion budgétaire et comptable par le bon emploi des deniers publics. Surtout pour renforcer la confiance entre les gestionnaires publics et les citoyens qui sont à la fois les usagers et bénéficiaires des services publics du secteur financier.

Le siège de la Cour des comptes va ainsi offrir un cadre de travail adéquat et une opportunité pour plus d'efficacité dans l'examen rigoureux et sans complaisance des comptes publics. Aussi bien dans la détection de toutes irrégularités de manière à garantir que les ressources de notre pays soient utilisées de manière transparente, responsable, efficiente et efficiente.

Le Président de la Transition soulignea l'importance de la Cour des comptes dans la gestion des finances publiques en rappelant qu'elle est l'Institution supérieure en matière de contrôle dans ce domaine. «Son rôle est déterminant dans le cadre du contrôle de l'exécution des lois de finances et de l'évaluation de la politique publique», a précisé le général d'armée Assimi Goïta.

La Constitution du 22 juillet 2023, qui crée la Cour des comptes, s'inscrit dans la droite ligne des réformes engagées par les autorités de la Transition. Selon le Chef de l'État, cela prouve à suffisance la volonté des autorités de la Transition de promouvoir une gestion vertueuse des ressources de l'État, gage d'intégrité et de bonne gouvernance. «Je demeure convaincu que la construction de cet important édifice R+5 sur budget national permettra d'être en harmonie avec les directives de l'Uémoa», at-il espéré.

Et d'ajouter qu'elle contribuera aussi à l'amélioration des conditions de travail des membres de la Cour, de même que dans leur performance de conduite de mission de vérification ainsi que de lutte contre la corruption, la délinquance financière et économique. Le Président Goïta a demandé aux travailleurs la rigueur, l'honnêteté, la sincérité et l'engagement, car leur mission est très importante.

BIEN PLUS QU'UN BÂTIMENT- La consécration de la Cour des comptes par la Constitution et la construction de son siège, appréciera le président de la Cour suprême, constituant des mesures courageuses à l'actif de la Transition. Ces dispositions viennent renforcer le dispositif de contrôle de l'utilisation rationnelle et efficace des fonds publics et de la lutte contre la corruption. Dr Fatoma Thera a salué le projet soutenant que c'est bien plus qu'un bâtiment en construction, il incarne notre vision commune d'un Mali Koura (Mali nouveau).

Selon lui, le préambule de la loi portant code de transparence en République du Mali conforte de façon lumineuse ces initiatives en indiquant que : « l'argent public est au cœur de l'état de droit et de la démocratie. La collecte et l'utilisation des fonds publics respectent les principes de l'État de droit : la légalité, la transparence, le contrôle démocratique et la responsabilité».

Le haut magistrat a rassuré que la Cour des comptes contribuera, par ses actions permanentes de vérification, de contrôle et de consultation à la transparence et à l'amélioration de la gestion publique, à travers la réalisation des missions de sauvegarde du patrimoine public et du contrôle de la fiabilité et de la sincérité des finances publiques ; d'amélioration des techniques et méthodes de gestion ; de rationalisation de l'action administrative.

Le président de la Cour suprême a également rappelé que la Cour des comptes est une institution supérieure de contrôle, une institution nationale indépendante qui contrôle l'emploi des fonds publics, sous l'angle de la qualité des comptes, de la performance et de la régularité.

À côté de ces missions d'audit ou d'évaluation, elle exerce des attributions juridictionnelles spécialisées en matière de finances publiques (discipline financière et budgétaire, faute de gestion, sanction des infractions financières).

En plus de ces attributions classiques, la Cour des comptes devra jouer un rôle déterminant en matière d'assistance à l'Assemblée nationale et au Gouvernement dans le cadre du contrôle de l'exécution de la Loi de finances consacrée par la Constitution du 22 juillet. 2023. Dr Fatoma Thera remercie le Président de la Transition pour son soutien indéfectible à l'institution judiciaire qui s'associe aux mesures préconisées dans le cadre de la refondation, pour l'avènement d'une justice capable de relever les de nombreux défis.

<strong>Oumar DIAKITE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Justice : Des  magistrats et des avocats  outillés sur la protection de l’espace civique   par ASF&#45;Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/justice-des-magistrats-et-des-avocats-outilles-sur-la-protection-de-lespace-civique-par-asf-mali-3088594.html</link>
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<pubDate>Thu, 19 Dec 2024 13:59:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Organisée  par Avocat Sans Frontière-Mali (ASF-Mali) à l’Institut National de Formation Judiciaire (INFJ), cette deuxième session de formation des magistrats et des avocats sur la protection de l’espace civique et la promotion des droits de l’Homme   s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet intitulé « Renforcer l'espace civique et promouvoir les droits humains au Mali : vers une société démocratique et inclusive ((ECDH) » . Une  initiative  soutenue par le consortium Institut Panos Afrique de l’Ouest (IPAO), Avocats Sans Frontière-Mali (ASF-Mali) et Article 19 Afrique de l’Ouest. Prévu pour  une durée de 3 ans,   l’initiatice vise à renforcer l'État de droit et les libertés fondamentales au Mali, en adoptant une approche globale qui favorise l'espace civique, la liberté d'expression et l'accès à une justice équitable.

Selon le président des avocats sans frontière Mali, Me Seydou DOUMBIA,  la session de formation vise à  renforcer les connaissances des magistrats et des avocats afin qu’ils puissent s’engager à favoriser l’accès des professionnels des médias et des activistes a une justice équitable.  En bref,  ils sont  au  total de 20 magistrats  issus du district de Bamako  et les régions Ségou, Mopti, Gao et Tombouctou et 10 avocats  à bénéficier de cette formation. A travers ce projet, ASF-Mali exécute une série d’activités de formation et de sensibilisation au profit d’environ 710 acteurs de la justice et des médias. Ce, afin de  contribuer à un environnement favorable à la protection des droits civiques et politiques au Mali.  Le Directeur l’Institut National de Formation Judiciaire (INFJ), Dr Toumbaye Koné , qui a présidé cette session, estime qu’il n’y a pas de justice sans avocat et magistrats.

<strong> Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Mali : 80 milliards FCFA  de préjudices causés à l’Etat dans une dizaine d’affaires traitées entre 2021&#45;2024</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-80-milliards-fcfa-de-prejudices-causes-a-letat-dans-une-dizaine-daffaires-traitees-entre-2021-2024-3088186.html</link>
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<pubDate>Mon, 16 Dec 2024 16:49:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au  Mali, le Procureur général de la Cour Suprême, Mamoudou Timbo, a annoncé, dans une interview diffusée à la chaine nationale, qu’une dizaine d’actions judiciaires traitées entre 2021-2024 ont fait subir à l’Etat un préjudice de 80 milliards FCFA.  Onze anciens ministres et 29 complices  sont cités dans ces dossiers. </em></strong>

C’est au cours de la semaine nationale de lutte contre la corruption que le Procureur général de la Cour suprême a fait ces révélations à la chaine nationale ORTM. Selon  le Procureur Mamoudou Timbo,   une dizaine d’affaires ont été traitées, entre 2021 et 2024, impliquant une quarantaine de personnes, dont onze anciens ministres.  Ce haut magistrat soutient  que Ces procédures judiciaires  ont permis de mettre  en lumière un préjudice de  80 milliards de francs CFA causés à l’Etat.

Selon lui, l’épilogue des procédures permettront de certifier si les  montants de 80 milliards FCFA sont détournés. Et le Procureur de poursuivre  en donnant le profil des personnes poursuivies  dans  ces différentes affaires.  Parmi elles, il  a cité l’inculpation de 40 personnes, dont 11 anciens-ministres et leurs 29 complices.  Les  infractions  commissent par ses personnes sont nombreuses. Il s’agit entre autre « la délinquance économique et financière, incluant l’utilisation de faux, les atteintes aux biens publics, la corruption, le blanchiment de capitaux, le favoritisme et la prise illégale d’intérêts ».

Le procureur estime que  la lutte contre la corruption a enregistré  « des périodes d’inertie et d’hésitation »  dans le passé. Mais, aujourd’hui, admet-il, cette période est révolue. «  Il n’y a pas d’intouchables aujourd’hui au Mali », a affirmé le Procureur Timbo.

<strong> Siaka DIAMOUTEN/Maliweb.net</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Café des droits de l’Homme :  La leçon magistrale du Ministre Mamoudou Kassogue sur l’impact de la corruption sur les droits de l&amp;apos;homme</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/cafe-des-droits-de-lhomme-la-lecon-magistrale-du-ministre-mamoudou-kassogue-sur-limpact-de-la-corruption-sur-les-droits-de-lhomme-3087699.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/cafe-des-droits-de-lhomme-la-lecon-magistrale-du-ministre-mamoudou-kassogue-sur-limpact-de-la-corruption-sur-les-droits-de-lhomme-3087699.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Dec 2024 12:42:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Mardi 10 Décembre, le Mali a célébré l'anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme du 10 Décembre 1948 à travers la 28ème édition de l'Espace d'Interpellations Démocratiques (EID) qui a permis aux citoyens maliens d'interpeller directement leurs gouvernants pour leur demander des comptes par rapport à leur gestion des affaires publiques et de leur soumettre leurs préoccupations. Il s'agit là d'un véritable espace de promotion de la bonne gouvernance et des Droits humains. Toujours dans la célébration de la Déclaration Universelle des droits de l’Homme, la Direction nationale des Droits de l'Homme (DNDH) avec l’appui technique et financier du projet USAID Sariya Bato ont lancé le</em></strong> <strong><em>&lt;&lt;café des droits de l'Homme &gt;&gt; ce jeudi 12 décembre qui s'inscrit aussi dans cette dynamique de promotion et de protection des Droits de I‘Homme et qui avait pour thème : impact de la corruption sur les droits de l'Homme dont le Ministre de la Justice, Droits de l’homme et Garde des Sceaux, M Mamoudou Kassogue a présenté la leçon inaugurale du thème.</em></strong>

L’espace d'échanges et de dialogue, dénommé Café des droits de l'homme à travers les causeries- débats visent à améliorer la compréhension des droits humains par la population en abordant des thématiques essentielles telles que les droits des femmes, la lutte contre la traite des personnes, les droits des enfants, et bien d'autres car elle favorise l'information, la sensibilisation et la responsabilisation des citoyens. En donnant la parole à des experts et en impliquant les participants dans les discussions, le Café des droits de l'Homme encourage une meilleure appropriation des droits humains et renforce la prévention des violations. Le Café des droits de l'Homme constitue donc une plateforme clé pour engager les citoyens, renforcer les capacités des acteurs locaux, et aligner les pratiques nationales sur les normes internationales en matière de droits humains. Cette initiative est en parfaite cohérence avec les missions de la Direction nationale des Droits de l'Homme (DNDH) selon les explications de son directeur M Abdoul Karim Diarra.

<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/12/Kassogue-droit-homme.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-3087701" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/12/Kassogue-droit-homme.jpg" alt="" width="480" height="640" /></a>Pour le Directeur de la Mission de l’USAID au Mali, M Oghale ODDO, le Café des droits de l'Homme est soutenu par le projet USAID Sariya Bato, qui se traduira par une cette série de rencontres périodique organisée principalement à Bamako, avec des extensions dans d'autres régions selon les ressources disponibles, permettant ainsi une portée nationale et une accessibilité accrue pour les populations éloignées.

M Mamoudou Kassogue, Ministre de la Justice Droit de l’Homme et Garde des Sceaux dans sa leçon inaugurale du Café des droits de l'Homme <strong>: impact de la corruption sur les droits de l'Homme </strong>rappellera que l’Histoire de l'humanité est faite de hauts et de bas. Elle est partagée entre l'amélioration continue de l'organisation sociale et de la production et les avancées scientifiques, techniques et technologiques qui visent à assurer le bonheur de l'Homme, son épanouissement d'une part; et les violences et atrocités, d'autre part, qui menacent son existence, notamment à travers les guerres et leurs corollaires de malheurs, les famines, les maladies, l'exploitation et l'avilissement de l'Homme, l'accaparement et la destruction des ressources naturelles, la dégradation de l'environnement, etc.

Face à cette situation et aux nombreuses menaces qui pèsent sur I‘Humanité, le besoin s'est fait sentir de maintenir la paix et la justice dans les sociétés, mais aussi de protéger la personne humaine et d'assurer son épanouissement. C'est dans cette dynamique que se sont constitués les Droits de l'Homme à travers l'adoption de différents documents (Déclarations, Pactes, Chartes, ...) qui visent tous à promouvoir la paix et la justice et à protéger la dignité et la liberté de la personne humaine.

<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/12/droit-de-hommes.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3087702" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/12/droit-de-hommes.jpg" alt="" width="650" height="488" /></a>Ces différents documents lui reconnaissent un certain nombre de droits dits fondamentaux, car inhérents à la personne et sans lesquels il ne peut survivre et s'épanouir. Il s'agit de droits qui se caractérisent par le fait qu'ils sont universels, inaliénables, indivisibles et interdépendants.

Il s'agit des : Droits civils et politiques : Droit à la vie, à l'intégrité physique, à la libre circulation, droit à un procès équitable et à la présomption d'innocence, droit de vote, libertés de pensée, de conscience, d'opinion, d'expression, de presse, d'association, etc. ; Droits économiques, sociaux et culturels: Droit au travail, à la santé, à l'éducation, à l'alimentation, à l'eau potable, à un niveau de vie suffisant et décent, droit de participer à la vie culturelle de son pays; Droits de la solidarité: Droit à un environnement sain, droit au développement, droit à la paix, droit des peuples à disposer d'eux- mêmes, droit au respect du Patrimoine commun de l'humanité. Les individus, les groupes sociaux et les Etats sont les responsables de la réalisation de ces droits ; les États et l'ONU en sont les garants.

Pour la réalisation de tous ces droits qui sont indispensables pour le bonheur de l'Homme et la stabilité du monde, il faut des ressources qui sont à la fois financières, matérielles et humaines, mais aussi la paix et la sécurité. A l'échelle des États, chaque Etat organise son système politique, économique et social en fonction de ses réalités et de ses orientations. Dans un contexte normal, les richesses et ressources produites directement ou à travers les partenariats devraient suffire pour couvrir les besoins essentiels de l'Homme à court, moyen ou long terme en exécution des budgets votés chaque année et qui couvrent tous les secteurs d'activités et tous les domaines de la vie.

Fulmine qu’il se trouve malheureusement que dans de nombreux pays, ces ressources et richesses ne sont pas équitablement reparties et font l'objet de détournements qui se réalisent à travers l'atteinte aux biens publics par vol, abus de confiance, escroquerie, faux, usage de fausses et autres malversations, la corruption, la concussion, le favoritisme, l'abus de biens sociaux, le blanchiment de capitaux et la prise illégale d'intérêt, entre autres. Cela dit, la question fondamentale qui se pose est de savoir quel est l'impact réel de ces détournements, donc de la corruption, sur les Droits de l'Homme ? L'autre question concerne les actions à entreprendre pour promouvoir et protéger les Droits de l'Homme ?

Parlant de l'impact de la corruption sur les Droits de l'Homme, M Mamoudou Kassogue, Ministre de la Justice Droit de l’homme et Garde des Sceaux explique qu’il est de notoriété publique que la corruption détruit tout ce qu'elle touche. Les détournements de deniers publics ont des conséquences néfastes sur l'Homme, la société et l'Etat. Ainsi, à cause de la corruption, l'Etat voit sa crédibilité et sa légitimité affectées, la société voit ses repères et ses valeurs bafoués et l'individu et les groupes d'individus voient la réalisation de leurs droits hypothéquée. L'impact de la corruption sur la paix et la sécurité ; L'impact de la corruption sur la qualité de ressources humaines (recrutements) ; L'impact de la corruption sur les projets de développement (routes, agriculture) ; L'impact de la corruption sur l'accès à l'eau, à l'énergie, à l'alimentation ; L'impact de la corruption dans le secteur minier ; L'impact de la corruption sur la santé ; L'impact de la corruption sur l'éducation ; L'impact de la corruption sur l'environnement (déforestation, dégradation du sol, empoisonnement des cours d'eau, pollution de l'air, ...) ; L'impact de la corruption dans le domaine du foncier : accès à la terre, au logement, inondations ; L'impact de la corruption sur la croissance économique ; L'impact de la corruption sur l'exacerbation des inégalités ; L'impact de la corruption sur la confiance des citoyens ; L'impact de la corruption sur l'efficacité des institutions ; L'impact de la corruption sur le processus électoral.

<strong>Bokoum Abdoul Momini/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Frontière Mali &#45; Guinée : le passeport de l’ancien magistrat Dramane Diarra confisqué</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 11 Dec 2024 13:48:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>C’est un nouveau revers pour l’ancien magistrat Dramane Diarra. Une semaine après le rejet de son recours contre sa révocation de la magistrature, Dramane Diarra fait une nouvelle mésaventure. Ce lundi, à alors qu’il se rendait à des funérailles, l’ancien magistrat a été recalé à la frontière guinéenne : son passeport confisqué.</strong>

<strong>Maliweb.net - </strong>« La vie, c’est beaucoup de matins », dit un adage bambara. Et l’ancien magistrat Dramane Diarra ne dira pas le contraire. « Je partais ce matin [lundi 9 décembre] à Kankan en République de Guinée », raconte-t-il à ses abonnés sur facebook. Le motif du voyage, dit-il, était de présenter des condoléances à la famille de feu Cheick Fantamady Cherif Haïdara dit Kankan Sékouba pour le décès d’un membre de sa famille.

Arrivée à Kourémalé, ville frontalière, la délégation se rend au Commissariat de Police pour les formalités. Les voyageurs doivent « attendre le commissaire chargé de l'immigration, momentanément absent du Commissariat ». « A son arrivée, il nous a fait comprendre que sur instruction de sa hiérarchie mon passeport est saisi ». Pire, « je devrai retourner à Bamako ».

L’ancien magistrat a insisté pour savoir de qui venait une telle instruction d’entrave à la liberté de circuler un citoyen en dehors de toute procédure légale ou judiciaire. Un entretien téléphonique se tient alors entre le Commissaire divisionnaire à la Police des frontières, chef hiérarchique direct du commissaire exécutant. Le Commissaire divisionnaire qui n’était apparemment pas au courant d’un tel ordre finit par avouer que « l'instruction venait d'un niveau supérieur ».

En dépit de la présentation de ma carte biométrique, autre document de voyage qui permet de traverser la frontière guinéenne, Dramane Diarra est contraint de reprendre le chemin de Bamako. Le tout sans « aucun document de saisie de son passeport ».

Ce mardi 10 décembre, l’ancien magistrat rend visite au Directeur général de la Police des frontières pour comprendre les raisons de la saisie de son passeport. L’accueil n’était aussi narguant que celui réservé au disgracieux « Lieutenant de Kouta » dans le bureau du commandant Bertin, mais Dramane Diarra aura tout de même patienté un quart d’heure devant le bureau de ce policier (fusse-t-il directeur). Le comble : le visiteur ne pourra pas rencontrer le directeur qui doit finalement se rendre à un enterrement (celui du gouverneur de Ségou).

Cette situation donne envie de rappeler à Dramane Diarra la comparaison d’Amadou Hampâté Bâ sur le pouvoir et l’alcool. Mais, il est clair qu’en écrivant cette maxime, le sage de Bandiagara n’avait pas en face de lui un Général d’armée droit dans ses rangers. Il est alors préférable pour tous de demander à l’ancien tout-puissant Procureur du Tribunal de la Commune IV du district de Bamako de se consoler avec cette réflexion de Paul Valéry qui avait compris que « le pouvoir sans abus perd son charme ».

<strong>Mamadou TOGOLA / maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mali / question de droit : les infractions, le code pénal explique.</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-question-de-droit-les-infractions-le-code-penal-explique-6-3087514.html</link>
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<pubDate>Wed, 11 Dec 2024 01:15:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le code pénal a épluché la question de l'infraction  de sa définition, de sa qualification de ses éléments en passant par ses peines</strong>.

L'infraction par sa définition, vient du mot latin "infractio" qui désigne  le fait de briser, de heurter ou d’abattre un obstacle, dans un sens plus large, l’infraction désigne tout ce qui est crimes, délits, contraventions.

Dans un sens plus étroit, le mot infraction est le fait qu’une personne transgresse une norme juridique (règle de droit). Le lexique des termes juridiques définit l’infraction comme l’ « action ou omission violant une norme de conduite strictement définie par un texte d’incrimination entraînant la responsabilité pénale de son auteur », la reconnaissance d'une infraction peut être obtenue indirectement par les services de police et de gendarmerie par le paiement de l'amende. En effet, la procédure routière de reconnaissance d'une infraction amalgame le fait de reconnaitre une infraction et le fait de payer l'amende.

Qui peut qualifier une infraction ?

C'est le Procureur de la République qui va, en premier lieu, donner sa qualification pénale aux faits recueillis. Toutefois, la qualification pénale peut évoluer et c'est le juge, lors du procès, qui va qualifier ou requalifier les infractions (redonner sa juste qualification).

Quels sont les éléments qui caractérisent une infraction

Il existe 3 éléments constitutifs de l'infraction,

Un élément légal, l'infraction n'existe que si elle est prévue par un texte. ...

Un élément matériel, il s'agit du comportement réprimé par la loi. ...

Un élément moral, il s'agit de l'attitude psychologique de l'auteur du comportement réprimé par la loi.

"Quelles sont les infractions susceptibles de peines d'emprisonnement ?

Les délits, qui peuvent entraîner des peines de prison. Les délits sont moins graves que les crimes, mais plus graves que les contraventions. Ce type d'infraction est d'une gravité moyenne. Il peut s'agir de discrimination, d'abus de biens sociaux, d'attouchements sexuels, de harcèlement moral ou de vol. Le droit pénal regroupe tout un ensemble de peines et condamnations prononcées à l'encontre de violation à certaines règles rendues indispensables à la vie en société.

La loi répartie les infractions en trois groupes en fonction de la gravité du comportement qu’elles révèlent. C’est  la gravité de l'acte qui se traduit par la peine encourue.

<strong> Mohamed SOGODOGO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Libération de 11 détenus politiques : Quid des autres détenus et le retour des exilés</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/liberation-de-11-detenus-politiques-quid-des-autres-detenus-et-le-retour-des-exiles-3087424.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 10 Dec 2024 08:43:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Réclamé le 20 novembre par les organisations signataires de la Déclaration du 31 Mars en conférence de presse pour la circonstance, la libération des 11 détenus politiques est finalement effective, depuis 5 décembre, après 5 mois de détention. Présentés à un juge du Tribunal de la Commune V, pour prendre connaissance des détails de leur ordonnance de remise en liberté. Il en résulte qu’ils ne sont nullement sous contrôle judiciaire et peuvent librement voyager où bon leur semble. Les désormais ex-détenus ont aussitôt rencontré l’ex Premier ministre Ousmane Issoufi Maiga au CICB, sans doute pour le remercier de l’initiative ayant abouti à leur libération. Et ni leur avocat, ni leur formations politiques respectives n’ont jugé opportun de commenter leur libération que tous admettent néanmoins comme un geste de décrispation d’une scène politique en ébullition depuis que l’annonce inattendue du léger report de la Présidentielle a laissé entrevoir une brèche pour une transition à durée indéterminée.

<strong>Quid des autres détenus et le retour des exilés…</strong>

Comme la libération des 11 détenus politiques, les organisations signataires de la Déclaration du 31 Mars avaient également plaidé en faveur de la libération des « détenus politiques », notamment Issa Kaou Djim, Ras Bath, de Rose Vie Chère, Etienne Fakaba Sissoko et Adama Ben le Cerveau. Accusés de trouble à l’ordre public, d’atteinte au crédit de l’Etat, entre autres chefs d’inculpation, ils restent en prison. Et pour l’heure, aucun signe n’annonce leur éventuelle libération. Et, par-delà les détenus d’opinion, la décrispation ne sera complète qu’avec la levée des menaces qui pèsent sur d’autres acteurs politiques contraints à l’exil. On y dénombre notamment les membres du gouvernement en exil, le président de l’UDD Tieman Hubert Coulibaly, l’ancien PM d’IBK Boubou Cissé, son ancien ministre des Finances Mamadou Igor Diarra, les deux fils d’IBK Karim et Bouba, Ainéa Ibrahim Camara et El Hadj Oumar Abdou Touré de Kaoural ou encore le président de la Codem, Housseini Amion Guindo devenu clandestin à cause de ses positions tranchées..

&nbsp;

<strong>Amidou Keita</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Mines :  La justice émet un mandat d’arrêt  contre  le PDG de Barrick</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mines-la-justice-emet-un-mandat-darret-contre-le-pdg-de-barrick-3087210.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 09 Dec 2024 01:18:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Fin novembre, quatre employés de Barrick ont à nouveau été arrêtés dans le cadre d’un différend opposant Bamako à la compagnie canadienne. Cette dernière est mise en cause dans un audit qui a révélé un manque à gagner de 300 à 600 milliards FCFA pour les caisses de l’État malien.</strong>

En effet, les autorités judiciaires ont émis un mandat d’arrêt visant Mark Bristow, PDG du canadien Barrick Gold. À la tête de la compagnie pilotant la plus grande mine du pays, le dirigeant sud-africain est accusé de blanchiment d’argent et de violation de la réglementation financière, selon des informations rapportées par Reuters.

Ce mandat d’arrêt délivré le 2 décembre, et qui n’a pas fait jusqu’ici l’objet d’une communication officielle, constitue la dernière escalade dans les tensions entre Barrick et le gouvernement. Ce dernier reproche à la compagnie canadienne des infractions financières, dans le cadre d’un audit des mines d’or ayant révélé un manque à gagner de 300 à 600 milliards FCFA pour les caisses publiques.

L’Etat  réclamerait 500 millions $ à Barrick, qui a trouvé un accord initial avec les autorités fin septembre dernier, après l’arrestation de quatre de ses employés. Alors que la compagnie affirme avoir déjà versé 85 millions $ dans le cadre de cet accord, le Mali a dénoncé en octobre le non-respect des termes de l’accord et procédé le mois dernier à de nouvelles arrestations de quatre cadres de Barrick. La compagnie a <a href="https://www.agenceecofin.com/actualites/2611-123790-barrick-confirme-l-arrestation-de-quatre-employes-de-sa-mine-d-or-au-mali">indiqué</a> qu’ils sont « dé<em>tenus dans l’attente de leur procès</em> » sans préciser les chefs d’accusation.

Notons que Mark Bristow  n’est pas le premier PDG d’une compagnie produisant de l’or au Mali à être poursuivi dans le cadre des efforts du gouvernement visant à récupérer le manque à gagner constaté. Le PDG de l’australien Resolute Mining, qui contrôle la mine d’or Syama, a ainsi été brièvement détenu en novembre, avant d’être libéré quand la compagnie a accepté de verser 160 millions $ au gouvernement

<strong>MS</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Justice : Les 11 leaders politiques en liberté provisoire</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/justice-les-11-leaders-politiques-en-liberte-provisoire-3086912.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 05 Dec 2024 22:51:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Cette mesure a été rendue possible grâce à la médiation du président de la Commission de rédaction de l'avant-projet de Charte pour la paix et la réconciliation nationale, Ousmane Issoufi Maïga</strong>

Dans le cadre d'une médiation initiée par l'ancien Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga en sa qualité de président de la Commission de rédaction de l'avant-projet de Charte pour la paix et la réconciliation nationale, les 11 dirigeants politiques ont recouvré, ici, la liberté provisoire. Il s'agit de Moustapha Dicko (Adema-PASJ), Yaya Sangaré (Adema-PASJ), Mamadou Traoré (Président du parti Union), Moulaye Haïdara (Pdes), Samba Coulibaly (parti Nema), Abdramane Korera (Asma), Laya Guido (ADRP), Adama Maïga (RPM), Male Camara (CNDR), Amadou Traoré (Alternative pour le Mali) et Mohamed Aly Bathily (Kura du M5-RFP Mali).

Arrêtés le 20 juin dernier dans le domicile de l'ancien ministre Moustaph Dicko, ces dirigeants ont été mis sous mandat de dépôt, le 25 juin 2024, par un juge d'instruction du tribunal de Grande instance de la Commune V, pour « opposition à l'exercice de l'autorité légitime». La décision de la justice a été surtout motivée par la mesure de suspension des activités des partis politiques et des associations à caractère politique par le gouvernement. Cette décision avait été prise le 10 avril dernier.

Joint au téléphone, l'un des avocats qui a requis l'anonymat, a affirmé qu'il y a plus un côté politique que juridique. En clair, la médiation a pesé dans la balance pour leur libération. La même source ajoute que l'ancien Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga s'est rendu, samedi dernier à Kéniéroba, pour rencontrer les détenus. Lors de l'entretien, at-elle révélé, le médiateur avait promis de faciliter leur libération. C'est ainsi que la demande de liberté a été déposée le lundi 2 décembre. Et le juge a transmis ce document, le mardi suivant pour être sur la table du procureur près le tribunal de Grande instance de la Commune V. C'était le mercredi 4 décembre dernier. L'avocat se réjouit de la «liberté provisoire» accordée aux 11 dirigeants politiques.

La mission de bons offices entamée par le président de la Commission de rédaction de l'avant-projet de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale a connu un dénouement heureux à travers l'élargissement des politiques. Ce faisant, cette libération contribuera à décrisper le climat socio-politique. Mais aussi à donner du tonus à l'inclusivité tant prônée par les autorités de la Transition. L'on peut affirmer que les pouvoirs publics et la classe politique travailleront ensemble pour la réussite de la Transition et le retour à l'ordre constitutionnel.

On se rappelle que le 12 novembre dernier, les juges de la Cour d'appel à travers la chambre d'accusation, ont tout simplement demandé de faire retourner le dossier pour prendre en compte les observations du procureur de la République. Entre temps, la médiation a eu un impact positif, se concluant par la libération des détenus. Avant leur regroupement à Kénioraba, les 11 dirigeants politiques étaient répartis entre les maisons d'arrêt de Bamako, de Koulikoro et de Doïla.

<strong>Namory KOUYATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Justice : Deux mandats d&amp;apos;arrêt lancés contre des deux cadres de Barrick Gold dont le PDG</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/justice-deux-mandats-darret-lances-contre-des-deux-cadres-de-barrick-gold-dont-le-pdg-3086859.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 05 Dec 2024 18:16:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Pôle économique et financier de Bamako a lancé deux mandats d’arrêts contre Mark Bristow, le PDG de la société canadienne Barrick Gold, et Cheick Abass Coulibaly, Directeur général du complexe minier « Loulou – Gounkoto ». Les mandats ont été émis le 2 décembre 2024.</strong>

<em>« Blanchiment de capitaux ; violation de la réglementation des relations financières extérieures des Etats membres de l’UEMOA »</em>. Ce sont les charges contre les deux personnalités recherchées par la justice malienne. Les faits incriminés, selon les mandats, remontent entre 2019 et 2023.

L’émission de ces deux mandats constitue le troisième acte d’un feuilleton juridico-administratif qui avait débuté par la signature d’un accord entre Barrick Gold et le gouvernement malien. Un accord « violé» par Barrick, selon un communiqué conjoint du ministre malien de l’Économie et des Finances ; de son homologue des Mines. Une accusation « rejetée » par Barrick Gold qui a révélé avoir payé la somme de 50 milliards FCFA à l’Etat malien début octobre 2024.

Le second acte du feuilleton a eu lieu le mardi 26 novembre dernier. Ce jour-là, dans un communiqué, Barrick Gold a annoncé l’arrestation de quatre de ses employés. Des cadres du complexe minier de Loulo-Gounkoto « inculpés et détenus dans l'attente de leur procès ». Ni la justice ni le gouvernement n’avait communiqué sur ces arrestations.

&nbsp;

<strong>Mamadou TOGOLA/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Justice. L’ancien ministre Lamine Seydou Traoré recouvre la liberté</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/justice-lancien-ministre-lamine-seydou-traore-recouvre-la-liberte-3086672.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/justice-lancien-ministre-lamine-seydou-traore-recouvre-la-liberte-3086672.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 04 Dec 2024 07:26:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>L’ancien Ministre de l'Energie et des Mines, Lamine Seydou Traoré, a regagné son domicile ce mardi 3 décembre 2024. Le ministre ainsi que des anciens directeurs de l’EDM sont libres. Il s’agit d’Oumar Diarra, Koureissi Konaré et Boubacar Diallo. Ils recouvrent la liberté après plus de 10 mois de détention.</strong>

<strong> </strong>Lamine Seydou Traoré qui avait démissionné de son poste de ministre de l’Energie et des Mines a été interpellé le 12 janvier 2024 par le Pôle économique et financier de Bamako. Quelques heures plus tôt, plusieurs hauts responsables de la société EDM et des opérateurs économiques avaient eux aussi été inculpés dans le dossier relatif à l’acquisition de 27 groupes électrogènes et deux transformateurs. Un marché de 6,2 milliards FCFA attribué à l’entreprise Case Construction.

Ces personnalités étaient poursuivies devant la Cour Suprême pour « faux et usage de faux, atteintes aux biens publics ». Lamine Seydou Traoré a toujours clamé son innocence dans cette affaire. Il était l’une des dernières personnalités encore en détention dans ce dossier en instruction.

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<strong>Mamadou TOGOLA/maliweb.net</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Avion présidentiel et équipements militaires : Refus de la liberté provisoire à Fily Sissoko et Nouhoum Dabitao</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/avion-presidentiel-et-equipements-militaires-refus-de-la-liberte-provisoire-a-fily-sissoko-et-nouhoum-dabitao-3086628.html</link>
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<pubDate>Wed, 04 Dec 2024 02:26:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Cour suprême en son audience à huis clos, le 13 novembre, a rejeté les demandes de mise en liberté provisoire pour Mme Bouaré Fily Sissoko et le colonel-major Nouhoum Dabitao. Les juges de la Chambre d'accusation de la plus haute juridiction du Mali ont estimé que celles-ci sont "mal fondées" au regard de la procédure déjà en cours. Par ailleurs, seul l’ancien directeur de cabinet de la présidence de la République, Mahamadou Camara qui s’était, il y a quelques mois, acquitté d’une caution, a de nouveau obtenu la liberté provisoire.</em></strong>

Deux mois après le renvoi du procès dit de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires qui incrimine Fily Sissoko, Mahamadou Camara, le général de brigade Moustapha Drabo et le colonel-major Nouhoum Dabitao pour complément d’informations, on a assisté à un rebondissement spectaculaire dans ce dossier.

La Chambre d’accusation de la Cour suprême, lors de son audience à huis clos le 13 novembre dernier, a rejeté la demande de mise en liberté provisoire introduite par les avocats des inculpés Nouhoum Dabitao et Mme Bouaré Fily Sissoko.

Les magistrats de la Chambre d’accusation de ladite Cour ont justifié ce rejet par le fait qu’au stade actuel de la procédure, la détention de Mme Bouaré et de M. Dabitao s’avère encore nécessaire à la manifestation de la vérité dans cette affaire d’autant plus que leur mise en liberté pourrait porter une entorse grave à la procédure en cours.

Toutefois, les juges de la Chambre d’accusation ont accordé la liberté provisoire à Mahamadou Camara, l'ex-directeur de cabinet de la présidence de la République sous feu Ibrahim Boubacar Kéita. Celui-ci, accusé de faux et usage de faux en écriture en délivrant un mandat exclusif à Sidi Mohamed Kagnassy, s’est acquitté d’une caution qui tourne autour de 500 millions de nos francs selon des sources.

Bien que le rejet de la demande par la plus haute juridiction du pays n’a pas encore été motivé pour certains et accepté pour d’autres, des interrogations fusent.

En effet, en droit, il est dit que la détention provisoire est une mesure exceptionnelle dans l’attente d'un jugement et que la liberté reste le principe, c'est-à-dire le mis en examen est présumé innocent et il n’est pas censé, à ce titre, purger une peine à laquelle il n’a pas encore été condamné.

On l’a vu et constaté lors de ce procès fin septembre-début octobre, après trois semaines de débats houleux, la Cour n’avait pu établir moins encore fournir la moindre preuve de la culpabilité des quatre accusés qui ont comparu à la barre. A cet égard, Fily Sissoko et Nouhoum Dabitao sont présumés innocents, donc leur mise en liberté reste un principe.

Les avocats appellent déjà à la libération de leurs clients. Ils assurent qu’il n’y pas de risque de fuite étant donné que Nouhoum Dabitao a démissionné de son propre gré pour se mettre à la disposition de la justice, alors qu’il pouvait se prévaloir de son immunité en tant que membre du Conseil national de transition (CNT).

A ce jour, la question que tout le monde se pose aujourd’hui est la suivante : en quoi la mise en liberté d’une inculpée comme Mme Bouaré Fily Sissoko (3 ans de détention), sexagénaire qui bien avant son interpellation n’a fait que réclamer justice, puisse constituer un obstacle à la poursuite de l’instruction ? A vos méninges !

<strong>Ousmane Mahamane</strong>

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<item>
<title>Condamne à payer pres de 8 milliards  f cfa  au titre de remboursement du montant «détourné»  dans l’affaire des cotoncultureurs   : Les comptes de Bakary Togola saisis !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/condamne-a-payer-pres-de-8-milliards-f-cfa-au-titre-de-remboursement-du-montant-detourne-dans-laffaire-des-cotoncultureurs-les-comptes-de-bakary-togola-saisis-3086136.html</link>
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<pubDate>Sat, 30 Nov 2024 01:45:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Bakary Togola conteste la saisie de ses comptes bancaires en application de l'arrêt 097 de la Cour d'appel du Mali. Le juge des référés en Commune VI, sollicité, devrait se prononcer le 3 décembre 2024. </em></strong>

La Confédération des sociétés coopératives de producteurs de coton du Mali (C-SPCCM) semble bien pressée à passer la vitesse supérieure dans l'affaire qui l'oppose Bakary Togola, ancien président de ladite Confédération et de l'Assemblée permanente des chambres d'agriculture du Mali (Apcam).

Condamné le 27 août 2024 par la Cour d'assises de Bamako à payer la somme de 8 579 696 161 F CFA comme principal et intérêts, l'ancien président Togola a vu ses comptes bancaires saisis à la demande de la CSPC par le canal Me Aliou Traoré, huissier-commissaire de justice.

La réaction de M. Togola ne se pas faite attendre. Par l'intermédiaire de ses conseils, il a introduit un recours en contestation devant le juge des référés au niveau du Tribunal de grande instance de la Commune VI afin d'obtenir la main levée de cette saisie qu'il qualifie d'"irrégulière". L'affaire devait être jugée le mardi 26 novembre 2024. Elle a été finalement renvoyée au 3 décembre 2024 pour permettre la "réplique" des conseils de Bakary Togola.

Flash-back

Par arrêt n°97 du 27 août 2024, la Cour d'assises de Bamako, en audience publique ordinaire, a condamné Bakary Togola, Soloba Mady Kéita, Drissa Traoré, Seydou Coulibaly et Tiassé Coulibaly à 5 ans d'emprisonnement ferme et à une amende de 10 millions de F CFA chacun pour abus de biens sociaux.

L'audience est également allée dans le sens des demandes de la C-SPCCM, qui a obtenu la condamnation des accusés au paiement des sommes reprochées. Bakary Togola, le principal accusé, devra rembourser la somme 7 915 151 246 F CFA au titre de remboursement du montant détourné et 2 milliards de F CFA à titre de dommages et intérêts.

Notons que la Cour d'assises avait enfoncé le dernier clou de la mise en bière : en ordonnant la confiscation des biens des intéressés. C'est en application de cette décision que la Confédération a cru bon solliciter les services de l'huissier-commissaire de justice Me Aliou Traoré. La partie s'annonce rude car les deux parties, visiblement, sont décidées à faire en sorte que tout se fasse dans les règles de l'art.

Bakary Togola, emblématique président de l'Assemblée permanente des chambres d'agriculture du Mali (Apcam) est un homme connu au Mali qui ne laisse personne indifférent malgré le revers de fortune.

Paysan, adepte du travail acharné, il s'était fait une réputé de cotonculteur imbattable. Cependant, l'homme a tâté aussi de la politique en étant toujours aux côtés de la majorité présidentielle. Il tournait en dérision ses adversaires politiques et n'était pas avare en déclarations tonitruantes.

<strong>         El hadj A.B.HAIDARA</strong>

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<title>Avocat Sans Frontière&#45;Mali :  Des avocats et des parajuristes outillés sur la protection de l’espace civique et la promotion des droits de l’Homme</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/avocat-sans-frontiere-mali-des-avocats-et-des-parajuristes-outilles-sur-la-protection-de-lespace-civique-et-la-promotion-des-droits-de-lhomme-3086194.html</link>
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<pubDate>Fri, 29 Nov 2024 14:44:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les  rideaux  sont tombés  sur les deux  jours  de renforcement des capacités des avocats et les parajuristes  sur  la protection de l’espace civique et  la promotion des droits de l’Homme organisé par le consortium Institut Panos et Avocat sans frontière Mali à Bamako. </em></strong>

La rencontre a  réuni du 27 au 28  novembre au Mémorial Modibo Keita de Bamako   20 avocats et 10 parajuristes.  Elle entre  dans le cadre de la mise en œuvre du projet intitulé « Renforcer l'espace  civique et promouvoir les droits humains au Mali : vers une société démocratique et  inclusive ((ECDH) » par le consortium Institut Panos Afrique de l’Ouest (IPAO), Avocats Sans  Mali. D’après  Me Seydou Doumbia ,  Président d’ASF-Mali,  l’atelier  vise   à  renforcer les connaissances des avocats et des parajuristes afin  qu’ils puissent s’engager à fournir une assistance juridique et judiciaire aux journalistes et aux  activistes qui font face à des problèmes juridiques dans l’exercice de leurs fonctions...

Ce  projet mené par Frontière-Mali (ASF-Mali) et Article 19 Afrique de l’Ouest  est  soutenu par l’Union Européenne à travers sa Délégation au Mali.  A travers le projet ECDH,   AS-Mali veut contribuer  au  renforcement de  l'État de droit et les libertés fondamentales dans notre pays.  Ce,  en adoptant une approche globale  qui favorise l'espace civique, la liberté d'expression et l'accès à une justice équitable.

Selon son président, Me Seydou Doumbia,  le projet le projet ECDH a été lancé  en mai 2024 à Bamako, sous la présidence du Ministère de la justice et des droits de  l’Homme. De cette date à nos jours, il  est en train d’exécuter  une série d’activités de formation et de  sensibilisation au profit d’environ 710 acteurs de la justice et des médias avec  le seul but de  contribuer à un  environnement favorable à la protection des droits civiques et politiques au Mali.

<strong> Siaka DIAMOUTENE /Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CPI : Qui pour recevoir Al Hassan Ag Abdoul Aziz ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/cpi-qui-pour-recevoir-al-hassan-ag-abdoul-aziz-3085883.html</link>
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<pubDate>Thu, 28 Nov 2024 01:20:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le mercredi 20 novembre, la Cour pénale internationale (CPI) a indiqué avoir condamné Al Hassan Ag Abdoul Aziz Ag Mohamed Ag Mahmoud à 10 ans d'emprisonnement après avoir été déclaré coupable d’une partie des charges portées à son encontre concernant des crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis entre début mai 2012 et le 29 janvier 2013, à Tombouctou.

<em>« La peine peut faire l'objet d'un appel devant la Chambre d'appel de la CPI par l'une ou l'autre des parties à la procédure », </em>a, par ailleurs, fait savoir la CPI. Aussi, la Cour a indiqué que : <em>« Le temps passé en détention par Al Hassan conformément sera déduit de la peine. « La Chambre a rejeté une demande de la Défense visant à déduire le temps supplémentaire passé par M. Al Hassan en détention au Mali depuis le 21 avril 2017 », </em>peut-on lire dans un communiqué.

Concernant son prochain lieu de détention pour purger sa peine, il a été indiqué que si la condamnation devient finale, la Présidence de la Cour désignera un État chargé de l’exécution de la peine sur la liste des États qui ont fait savoir à la Cour qu’ils étaient disposés à la recevoir et qui ont conclu un accord à cet effet avec celle-ci ou conformément à un accord <em>ad hoc</em> avec la Cour. Mais en attendant<em>, « Al Hassan restera au quartier pénitentiaire de la CPI. »</em>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Poursuivis pour atteinte à la sûreté de l’État et tentative de trouble à l’ordre public : La Libération des 11 leaders détenus exigée par la Coalition du 31 mars</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/poursuivis-pour-atteinte-a-la-surete-de-letat-et-tentative-de-trouble-a-lordre-public-la-liberation-des-11-leaders-detenus-exigee-par-la-coalition-du-31-mars-3085706.html</link>
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<pubDate>Tue, 26 Nov 2024 01:25:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après plusieurs mois de silence, les organisations signataires de la Déclaration du 31 Mars sont sorties de leur mutisme le mercredi le 20 novembre dernier, à la faveur d’une rencontre avec la presse. Par la voix de Mme Sy Kadiatou Sow de l’Adema-Association et d’Amadou Koita de PS Yelen, la Coalition a réclamé la libération de leurs 11 camarades politiques en détention depuis bientôt six mois.

Ladite conférence a mobilisé plusieurs figures du mouvement M5-RFP comme Modibo Sidibé et Konimba Sidibé, ainsi que de l’ancienne majorité présidentielle comme Bokari Treta, Moussa Mara ou encore Amidou Diabaté du Parena. Dr Modibo Soumare et le Pr Ali Nouhoum Diallo, entre autres, se sont également associés au combat pour le retour à l’ordre constitutionnel et le rapatriement de tous les exilés, en plus du plaidoyer pour l’élargissement des onze (11) leaders politiques arrêtés alors qu’ils participaient à une réunion au domicile de Moustapha Dicko et poursuivis depuis le 20 juin 2024 pour atteinte à la sûreté de l’État et tentative de trouble à l’ordre public. Face à la presse, les leaders de l’Alliance du 31 Mars et leurs sympathisants n’ont pas manqué de dénoncer, dans leur déclaration commune, le rejet de leur demande de liberté provisoire par le parquet du tribunal de la commune V, en dépit de l’ordonnance de mise en liberté du Juge de même instance.

Par la même occasion, la Coalition prend à témoin l’opinion nationale et internationale de la détention indéfiniment prolongée de leurs camarades au moyen d’une gestion délibérément lente du dossier, à leurs yeux. Toutes choses qui s’assimilent pour eux à des manœuvres dilatoires pour prolonger le supplice de chefs de famille qui n'ont posé aucun acte contre la République. La Coalition soutient, en effet, que les 11 détenus n’ont enfreint aucun décret ni aucune loi. «Leur seul tort, c'est de s'être battus pour la démocratie chèrement acquise par le peuple malien et pour le retour à l'ordre constitutionnel», ont-ils dénoncé, en associant à leur plaidoyer la libération de Ras Bath, de Rose Vie Chère, d’Étienne Fakaba, Ben le Cerveau, Clément Dembelé, Issa Kaou N'Djim, qu’ils considèrent comme des détenus politiques. Dans la même veine, la coalition exige le retour de tous les Maliens poussés à l'exil et s’insurge contre une instrumentalisation politique de la HAC dans ses missions de régulation du secteur de l'information et de la communication. Et de déplorer une détérioration de la situation sécuritaire, notamment dans le Centre du Mali, ainsi que de la situation économique du pays sur fond de crise énergétique et d’absence de solutions durables qui plonge le pays dans une incertitude totale. Tout en rappelant que la guerre n’est pas une finalité, les signataires de la Coalition en ont profité pour inviter les autorités à se consacrer au rassemblement des Maliens et au retour de la paix pour assurer un meilleur avenir à la nation. Leurs réclamations incluent aussi le retour à l'ordre constitutionnel ainsi que le respect de tous les droits démocratiques réinscrits dans le marbre de la Constitution du 22 juillet 2023 en tant qu’héritage des acquis de la Révolution de Mars 1991 : la liberté d'expression et d'opinion, la liberté de réunion, la liberté d'aller et venir, l’inviolabilité du domicile privé constamment remise en cause pendant ces quatre dernières années dans ce pays depuis plus de 4 ans, etc.

<strong>Amidou Keita</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les organisations et partis politiques signataires de la déclaration du 31 mars en ordre de bataille pour demander la libération de tous les détenus politiques</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/les-organisations-et-partis-politiques-signataires-de-la-declaration-du-31-mars-en-ordre-de-bataille-pour-demander-la-liberation-de-tous-les-detenus-politiques-3085646.html</link>
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<pubDate>Mon, 25 Nov 2024 14:01:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Ils étaient des dizaines, membres des partis politiques et d’associations composant la plateforme des organisations signataires de la déclaration du 31 mars 2024, à prendre d’assaut la Maison de la presse pour une conférence de presse. Cette conférence de presse qui n’avait qu’un seul but la libération des 11 de leurs camarades qui croupissent dans les geôles du régime pour leur opinion. Animée par Mme Sy Kadiatou Sow, Dr Mahamadou Konaté, Issa Diarra, Amadou Koita et Me Sacko avocat des détenus, trois  temps forts ont caractérisé cette conférence à savoir la lecture de la déclaration liminaire en français et en langue bamanan, des parties signataires, les témoignages pathétiques de certaines épouses des détenus et enfin les questions des journalistes. S’agissant de la déclaration, au-delà du plaidoyer pour la libération de tous les détenus politiques et du retour des exilés, elle semble être une mise en garde voire une déclaration de guerre contre les autorités. Pour l’un des conférenciers les camarades détenus ne sont pas de prisonniers, mais d’otages, car rien ne justifie leur détention, c’est pourquoi les organisations et organisations signataires de la déclaration du 31 mars demandent purement et simplement leur libération sans condition et sans délai. Pas que les 11 détenus politiques, ils demandent également la libération de tous les autres détenus comme Mohamed Youssouf Bathily alias Ras Bath, Rose la vie chère, Ben le cerveau pour ne citer que ceux-ci. Selon les animateurs de la conférence les organisations et partis politiques signataires de la déclaration du 31 mars n’entendent plus se limiter aux communiqués, déclarations et conférences de presse, mais ils entendent mener  d’autres actions jusqu’à la libération de leurs camarades.

S’agissant des témoignages de certaines épouses ils ont surtout trait à leur détermination à poursuivre le combat et elles se disent très soulager de voir que leurs maris n’ont pas été abandonnés ; mais elles leur demandent de continuer le combat jusqu’à la libération de leurs maris qui manquent à leurs enfants.

Quant aux questions des journalistes elles étaient relatives aux démarches entreprises pour leur libération, aux stratégies futures et surtout) la mollesse des partis politiques qui sont toujours dans une posture attentiste et résignée. A toutes ces interrogations les conférenciers ont apporté des éléments de réponses complétés par une intervention de Me Sacko qui a loué la qualité des juges et se dit optimiste pour la libération des détenus

<strong>Youssouf Sissoko  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rokia Traoré :  ’’Depuis 5 ans, je n’ai jamais vécu une telle agressivité. C’est violent, incompréhensible avec la justice belge…’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/rokia-traore-depuis-5-ans-je-nai-jamais-vecu-une-telle-agressivite-cest-violent-incomprehensible-avec-la-justice-belge-3085514.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 24 Nov 2024 01:15:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Rokia Traoré purge une peine de deux ans de prison dans une affaire conjugale qui l’oppose à son ex-mari, dont leur fille est l’enjeu. Rokia sera extradée en Belgique. De sa cellule italienne, la célèbre chanteuse malienne a rédigé une longue lettre. Elle y exprime sa combativité, ses droits et ses peurs légitimes…À travers cette lettre, l’on sent l’incroyable et l’incompréhensible calvaire qu’elle vit depuis cinq ans avec la justice belge.</em></strong>

<strong><em>Nous vous livrons  l’intégralité de sa lettre que nous avons reçu ci-dessous.</em></strong>

Rome, le 19/11/2024:

J’ai peur, je ne me sens pas en sécurité. Depuis plus de 5 ans, j’ai peur en permanence. Je découvre un monde où je me sens comme si j’étais rien. Rien à respecter, rien à écouter, rien à protéger ; à l’égard de rien vous ne vous souciez pas des règles à respecter, vous pouvez ignorer les limites à ne pas franchir.

Le 1er mai 2019, je reçois par email une citation à comparaître. Envoyé par un cabinet d’huissier de Bruxelles, l’email m’adresse, en pièce jointe, une citation à comparaître du tribunal en droit de la famille de Bruxelles. L’audience à laquelle je suis censée être, ce tiendrait 5 jours plus tard. Je vis à Bamako avec mes 2 enfants depuis 2016.

Mon avocat à Bamako contacte rapidement une consœur du barreau de Bruxelles afin de faire parvenir au juge aux affaires familiales à Bruxelles les informations correctes concernant ma résidence habituelle et celle de l’enfant dont la garde est réclamée par le tribunal en droit de la famille à Bruxelles, pour son père, un citoyen belge.

<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/11/Rokia-Traore-muscienne.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3085516" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/11/Rokia-Traore-muscienne.jpg" alt="" width="650" height="650" /></a>Nous fournissons de Bamako les attestations de fréquentation scolaire des écoles à Bamako de mes 2 enfants, c’est-à-dire celles concernées par la procédure belge et son frère aîné qui avait 13 ans à l’époque. Ces attestations de fréquentation scolaires, en primaire et en début d’école secondaire pour l’aîné, justifient la résidence habituelle des enfants à Bamako.

Le droit international et la convention de La Haye prévoyant la gestion par les tribunaux du pays de résidence habituelle de l’enfant des conditions de garde et de droit de visite en cas de séparation des parents. Le tribunal de la famille de Bruxelles n’avait pas la compétence juridictionnelle pour traiter la requête du citoyen belge qui vivait et travaillait en France, à Marseille.

Avant notre séparation, le père nous rendait visite à ma résidence à Bamako en attendant qu’il puisse s’organiser professionnellement pour une vie au Mali et des projets en Afrique. À notre séparation, il a pu avoir l’enfant pour des vacances avec lui à sa guise.

Afin de correctement informer le juge à Bruxelles, plusieurs documents justificatifs sont fournis.

En plus de l’incompétence juridictionnelle de la justice belge, le dossier de requête du père, citoyen belge, auprès du tribunal de la famille de Bruxelles, est constitué de fausses affirmations sans preuves, pas de certificats, pas d’attestation.

Nous pensions que, après avoir reçu une citation à comparaître par email, tous ces efforts, par respect pour la justice belge, suffiraient pour informer correctement le juge à Bruxelles et clôturer ce dossier à son niveau.

Mais nous, nous nous trompions. Pour moi et mes enfants venait de se mettre en marche une machine judiciaire sans limite, toute-puissante. Un cauchemar, pas de droit, pas d’humanité. Comme si une femme et ses 2 enfants étaient des criminels à traquer. Six arrestations en sortie d’avion par 4 à 6 policiers européens en exécution de mandat d’arrêt sur base d’une accusation « d’enlèvement, séquestration et prises d’otages ».

Une arrestation et un interrogatoire dans un aéroport, pendant que je voyageais avec ma fille, des menottes aux poignets, bras dans le dos, des chaînes aux chevilles reliées à la taille. Un cauchemar. Pas de règles, pas de droit. Un juge d’instruction belge qui me dit : « Je m’en fiche de la décision de justice malienne ! Introduisez l’enfant en territoire belge ! »

C’est un cauchemar. Je ne reconnais rien de tout ce que j’ai connu et que j’ai cru, les valeurs, les convictions, mes repères, mon travail, mes amis, mes projets, tout a disparu. Il ne reste que moi et mes enfants à qui je cache ma peur dans les merveilleux moments de notre vie à Bamako. Organiser leur vie au mieux, leur joie à la maison, à l’école, avec les amis, ce sont les seules choses que j’ai pour oublier ma peur des fois.

Je suis fatiguée d’avoir peur. Je me sens fragile, mais je dois rester debout pour mes enfants. Je ne comprends pas pourquoi moi, une mère vivant en Afrique avec ses enfants, qu’avons-nous fait pour que nos droits ne soient pas respectés et jusqu’où tout cela ira encore ? M’empêcher de voyager et travailler en Europe pour me forcer à introduire ma fille en territoire belge, le chantage dure depuis 5 ans. Et pour l’Europe, c’est normal.

Pendant ces cinq années, le père, citoyen belge, n’est jamais venu voir son enfant au Mali. Il n’a jamais participé à ses frais de scolarité. Il n’a jamais eu aucune idée du budget pour sa nourriture, son habillement. Mais d’un mandat d’arrêt européen à l’autre, d’une prison à une autre, depuis 5 ans, je suis terrorisée.

Pendant 5 ans, ils n’ont jamais arrêté : « Enlèvement d’enfants, enlèvement d’enfant, enlève mon enfant… » Ils veulent enlever mon enfant de sa vie, la séparer de son frère, de ses amis, de sa mère, mais c’est moi qu’ils accusent d’un enlèvement qui n’a jamais eu lieu. Le père, citoyen belge, a décidé de ne plus voir son enfant en attendant qu’elle lui soit livrée, tout frais payé, sur le territoire belge.

Pendant 5 ans, il n’est jamais venu la voir, il ne s’est jamais inquiété de la manière dont elle vit, va à l’école, mange avec une mère qui ne travaille plus et c’est moi qui suis en prison, traitée comme une criminelle. Et ce sont mes enfants qui souffrent de n’avoir jamais été pris en compte par la justice belge. Pas d’enquête menée, pas de questions, que des accusations sans preuves, une volonté et une seule menée : l’enfant en territoire belge pour satisfaire le père citoyen belge.

Je n’ai jamais vécu une telle agressivité. C’est violent, incompréhensible. Comment puis-je abandonner mon enfant dans un tel contexte juridique ? L’enlever de sa vie, de sa tranquillité, sa quiétude pour l’introduire dans un environnement assez violent ? J’ai peur de tout. Mon enfant ne peut plus voyager depuis 5 ans, son frère est traumatisé.

Je suis épuisée, choquée. Mes enfants sont la seule raison pour laquelle je tiens le coup. Ils ne sont pas des riens, leurs droits comptent et mes enfants, mes droits comptent. Quelle est cette règle qui veut qu’un enfant né d’un Africain et d’un Européen vive en Europe, ou en tout cas avec le parent européen ?

Pourquoi cette règle s’applique-t-elle d’abord pour ensuite chercher et trouver sa justification dans les règles de droit, au mépris des droits du parent africain et de l’enfant ?

<strong>Bokoum Abdoul Momini /maliweb.net</strong>

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<title>Justice Internationale : La CPI condamne le djihadiste malien à 10 ans d&amp;apos;emprisonnement</title>
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<pubDate>Thu, 21 Nov 2024 01:17:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les juges de la Chambre de Première Instance X de la Cour Pénale Internationale ( la juge Kimberly Prost Juge présidente, la Juge Tomoko Akane et du juge Keebong Paek) ont condamné le djihadiste malien Al Hassan Ag Abdoul Aziz Ag Mohamed Ag Mahmoud à une peine de  10 ans, c’était au cours d’une audience tenue ce mercredi 20  novembre 2024.</em></strong>

Le 26 juin 2024, la Chambre de première instance X a, à la majorité, déclaré M. Al Hassan coupable d’une partie des charges portées à son encontre concernant des crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis entre début mai 2012 et le 29 janvier 2013, à Tombouctou, dans le nord du Mali alors sous le contrôle des groupes armés d’Ansar Dine et Al Qaïda au Maghreb islamique (« AQMI »). Le 18 septembre 2024, des avis d’appel à l’encontre du jugement ont été déposés par la Défense et le Procureur.

C’est en ce jour que la même Chambre de première instance X de la Cour pénale internationale (« CPI » ) a condamné Al Hassan Ag Abdoul Aziz Ag Mohamed Ag Mahmoud à une peine de  10 ans.

Selon la juge présidente, Mme Kimberly Prost, la peine peut faire l'objet d'un appel devant la Chambre d'appel de la CPI par l'une ou l'autre des parties à la procédure. Souligne t-elle  que la phase de détermination de la peine est une étape importante dans ce procès. Et que l’étape de la procédure souligne également l’importance de la responsabilité, de la reconnaissance du préjudice causé aux victimes et de l’engagement de la communauté internationale à condamner les crimes graves commis dans cette affaire. Pour déterminer la peine, la Chambre a évalué la gravité de chacun des crimes, y compris le degré de participation et d’intention de M. Al Hassan, ainsi que la présence de circonstances aggravantes et atténuantes, et les circonstances individuelles ou personnelles de M. Al Hassan.

En croire  les juges, la Chambre a pris en compte les circonstances atténuantes, à savoir les actions mineures de M. Al Hassan pour aider la population civile en 2012-2013 et sa coopération avec le Procureur au stade de l’enquête. L’existence de ces circonstances atténuantes ne doit pas être interprétée comme diminuant, de quelque manière que ce soit, la gravité des crimes qui ont été commis, y compris l’impact qu’ils ont eu sur les victimes. En particulier, la Chambre a estimé que cette peine commune était proportionnée à la gravité des crimes, à savoir les crimes de persécution, de torture, d’autres actes inhumains, de traitements cruels, d’atteintes à la dignité de la personne, de mutilations et de condamnations prononcées sans procédure régulière. Le temps passé en détention par M. Al Hassan conformément à une ordonnance de la Cour, du 28 mars 2018 au 20 novembre 2024, sera déduit de la peine. La Chambre a rejeté une demande de la Défense visant à déduire le temps supplémentaire passé par M. Al Hassan en détention au Mali depuis le 21 avril 2017.

Pour la prochaine étape, les personnes reconnues coupables de crimes relevant de la compétence de la CPI purgent leur peine dans des pays qui ont accepté d’exécuter les peines de la CPI. Si la condamnation de M. Al Hassan devient finale, la Présidence de la Cour, après avoir entendu la personne condamnée, désignera un État chargé de l’exécution de la peine sur la liste des États qui ont fait savoir à la Cour qu’ils étaient disposés à la recevoir et qui ont conclu un accord à cet effet avec celle-ci ou conformément à un accord ad hoc avec la Cour. En attendant, M. Al Hassan restera au quartier pénitentiaire de la CPI.

Les questions liées à la procédure de réparation aux victimes seront traitées en temps voulu.

Il faut également noter que le fait actuellement l’objet d’appels. Les parties (Défense et Procureur) ont 30 jours pour faire appel de la sentence.

<strong>Bokoum Abdoul Momini /maliweb.net</strong>

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<title>Mali : la CPI condamne le terroriste Al&#45;Hassan Ag&#45;Mahmoud à 10 ans de prison</title>
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<pubDate>Wed, 20 Nov 2024 16:59:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>- Pour crimes de guerre et de crimes contre l'humanité commis entre 2012 et 2013 à Tombouctou au nord du Mali.</strong>

La Cour pénale internationale a condamné, mercredi, le terroriste Al-Hassan Ag-Abdoul Aziz Ag-Mohamed Ag-Mahmoud, à une peine de 10 ans d'emprisonnement.

Al-Hassan, membre influent du groupe Ansar-Dine rallié à Al-Qaïda au Maghreb islamique, avait été reconnu coupable par l'instance judiciaire internationale de La Haye, le 24 juin dernier, de "crimes de guerre" et "crimes contre l’humanité".

Le juge Antoine Kesia-Mbe Mindua, qui a présidé l'audience, transmise en direct sur Internet, a rappelé qu'"Al-Hassan a été reconnu coupable, à la majorité, de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité, notamment de torture, de traitements cruels et d'atteintes à la dignité de la personne, pour la flagellation publique de 13 membres de la population de Tombouctou".

Sa condamnation est fondée sur sa contribution à la commission de crimes par d'autres membres des groupes Ansar-Dine et d'Al-Qaïda ainsi que son rôle au sein de la prétendue "police islamique" dans le système répressif entre 2012 et 2013.

Dans la détermination de la peine, la Chambre de première instance X de la Cour pénale internationale a pris en compte "les circonstances atténuantes, à savoir les actions mineures de M. Al Hassan pour aider la population civile en 2012-2013 et sa coopération avec le Procureur au stade de l’enquête", selon un communiqué émis par la CPI et dont une copies est parvenue à Anadolu.

"L’existence de ces circonstances atténuantes ne doit pas être interprétée comme diminuant, de quelque manière que ce soit, la gravité des crimes qui ont été commis, y compris l’impact qu’ils ont eu sur les victimes", a expliqué la CPI.

Âgé de 46 ans, Al-Hassan a été reconnu coupable par les juges de la CPI de torture et d'atteinte à la dignité de la personne pour des actes commis dans la ville de Tombouctou entre avril 2012 et janvier 2013 sous le joug des groupes radicaux.

Un mandat d'arrêt avait été délivré à l'encontre de Al-Hassan le 27 mars 2018 et a été remis à la CPI le 31 mars 2018.

L’audience de confirmation des charges contre lui a eu lieu du 8 au 17 juillet 2019 avant d'être confirmées le 30 septembre 2019 par la Chambre préliminaire I pour crimes de guerre et de crimes contre l'humanité.

Al-Hassan pourrait faire appel de ce verdict.

Si la condamnation d'Al Hassan devient définitive, la Présidence de la Cour désignera un État chargé de l’exécution de la peine sur la liste des États qui l'ont fait savoir à la Cour.

<strong>Source: https://www.aa.com.tr/fr</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Pour  « accusations fallacieuses  et  malveillantes » :  Modibo Sidibé  engage une  action judiciaire contre Mamari Biton Coulibaly, membre du CNT</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/pour-accusations-fallacieuses-et-malveillantes-modibo-sidibe-engage-une-action-judiciaire-contre-mamari-biton-coulibaly-membre-du-cnt-3084985.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 20 Nov 2024 01:31:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Pour l’une des rares fois, l’ancien Premier ministre,  Modibo Sidibé, réputé  discret,   convoque  un de ses compatriotes  devant la  justice pour  des « accusations fallacieuses et délibérément malveillantes ». Il s’agit  de Mamari Biton Coulibaly, membre du Conseil national de transition  et  ex-militant du Mouvement politique Espoir Mali Kura.

Le Cabinet de l’ancien premier ministre, Modibo Sidibé, qui a  porté  plainte devant la justice, estime  que  Mamari Biton Coulibaly a tenu  « des propos d’une extrême gravité et portant atteinte à l’honorabilité et à la dignité  de l’ancien Premier Ministre de la République du Mali  » dans une vidéo réalisée par la webtv MDTV  et largement diffusée sur les réseaux sociaux.

[caption id="attachment_3084989" align="alignleft" width="480"]<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/11/Mamary-Biton-Couloubaly.jpg"><img class="size-full wp-image-3084989" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/11/Mamary-Biton-Couloubaly.jpg" alt="" width="480" height="641" /></a> Mamari Biton Coulibaly, membre du CNT[/caption]

Selon le communiqué,  Mamari Biton Coulibaly s’en  est pris  dans cette vidéo  à Monsieur Modibo  Sidibé à travers de multiples<em> « accusations aussi fallacieuses que délibérément malveillantes et manifestement destinées à salir son image et à nuire à sa réputation</em> ». Le cabinet de l’ex-chef du gouvernement  dénonce ces propos et  les qualifie « d’agression verbale inacceptable » que rien ne saurait justifier. Le cabinet annonce  qu’une action en justice a été engagée contre ce nommé Mamari Biton Coulibaly.

Ces accusations, ont été  portées   contre  l’ancien locataire de la primature sous feu Président ATT par ce membre de l’organe législatif  suite  à sa sortie  lors  d’une rencontre organisée par l’ADEMA  association en début du mois en cours.  Lors de cette rencontre, Modibo Sidibé a déploré  la gouvernance de la transition et le processus de refondation. « Depuis la lutte du M5 jusqu’à aujourd’hui, il n’y a pas eu de fondations solides. La classe politique doit faire son introspection, mais en interaction avec la société civile. Les citoyens ne sont pas innocents dans les attitudes et les comportements des politiques », avait-il déclaré, ajoutant qu’il n’y a pas de politique sans morale, ni sans échéances.

Toujours, Modibo Sidibé avait émis le souhait  de voir la transition  identifiée les éléments les plus pertinents dont le peuple Malien est confronté au quotidien. « <em>À ma connaissance, ni les enjeux sécuritaires, ni les questions institutionnelles, ni les problématiques de l’économie criminelle ou rurale n’ont encore été abordés de manière globale </em>», avait constaté l’ex-PM, en prévenant que « <em>Si nous n’élaborons pas une politique adaptée à notre géographie, il sera difficile d’instaurer une stabilité sectorielle au Mali et dans la sous-région</em>. »

<strong>Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Après confirmation de sa condamnation, le Général Yaya Sangaré se pourvoit en ultime ressort</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/apres-confirmation-de-sa-condamnation-le-general-yaya-sangare-se-pourvoit-en-ultime-ressort-3084856.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 19 Nov 2024 23:57:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le richissime Général de police en retraite est maintenu en détention. Tel en a décidé la Cour d’appel, qui se prononçait, il y a une semaine jour pour jour, sur l’appel interjeté contre sa condamnation à un (1) an d’emprisonnement ferme en Commune V pour outrage à magistrats. Les regrets, supplications et remords exprimés par Yaya Sangaré, lors de sa dernière comparution, n’auront donc pas attendri le collège des juges présidé par le magistrat Badiougou Fofana, à en juger par la confirmation du verdict de première instance. L’illustre détenu n’a guère renoncé au combat de son élargissement. Il nous revient, de bonnes sources qu’il s’est aussitôt pourvu en dernier ressort devant la Cour suprême à laquelle il reviendra d’examiner la teneur de son plaidoyer coupable et son éligibilité à la clémence. Yaya Sangaré est poursuivi par deux magistrats dont le sulfureux procureur de la Commune IV, qu’il avait dénoncés auprès de leur hiérarchie administrative pour extorsion dans le cadre d’une transaction de remboursement passé par les mains du tribunal en question. Tandis que les magistrats se plaignent d’une dénonciation outrageuse, l’illustre détenu, tout en admettant sa faute, ne renonce pas à réclamer la restitution des titres de propriété pour lesquels plus de 100 millions de nos francs ont été remboursés à un acheteur via lesdits magistrats.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ordre des avocats du Mali :  Deux avocats suspendus, une radiée</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/ordre-des-avocats-du-mali-deux-avocats-suspendus-une-radiee-3084536.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 16 Nov 2024 01:45:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans une note, le Bâtonnier de l’ordre des avocats du Mali, Maitre Ousmane Bouba Traoré, rend compte des conclusions du Conseil de discipline de l’Ordre, tenu le 30 octobre et le 13 novembre 2024. A l’issue de ce conseil disciplinaire, des sanctions sont tombées.</em></strong>

Il a enregistré la participation de dix-sept membres du Conseil de l’Ordre et du Bâtonnier.

Trois affaires étaient inscrites au rôle.

- La première affaire, jugée le 30 octobre 2024, concerne Me Cheick Oumar Tounkara : il a été prononcé contre lui une sanction disciplinaire de dix-huit mois d’interdiction temporaire d’exercer et cinq ans de privation du droit d’être éligible au Conseil de l’Ordre et au Bâtonnat.

- ⁠La deuxième affaire, jugée ce jour, 13 novembre 2024, concerne Me Nadia Myriam Bioulele: il a été prononcé contre elle la sanction disciplinaire de douze mois d’interdiction temporaire d’exercer et cinq ans de privation du droit d’être éligible au Conseil de l’Ordre et au Bâtonnat.

- La troisième ⁠affaire, jugée aussi ce jour, 13 novembre 2024, concerne Me Nadia Myriam Bioulele: la sanction disciplinaire prononcée est la radiation.

L’Ordre des avocats n’a pas voulu pour l’instant en dire plus, mais, selon beaucoup d’indiscrétions, « il y a eu beaucoup de plainte contre eux ».

Nous y reviendrons.

<strong> La rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>11 détenus politiques :  Veto de la Cour d’appel</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/11-detenus-politiques-veto-de-la-cour-dappel-3084545.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 16 Nov 2024 01:32:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Mardi dernier, les 11 détenus politiques ont comparu devant la Cour d’appel de Bamako dans l’optique d’obtenir une mise en liberté provisoire. Mais le juge en charge du dossier à la Cour d’appel de Bamako a rejeté toute idée de mise en liberté provisoire. </em></strong>

<strong><em> </em></strong>Cela fait six mois que ces dirigeants politiques ont été arrêtés au cours d'une réunion dans le domicile de l'un d'eux et placés sous mandat de dépôt par le parquet général du Tribunal de la Commune V du district de Bamako pour "atteinte à l'ordre public" et "opposition à l'exercice de l'autorité légitime".

En septembre dernier, le juge d'instruction de la Commune V en charge de ce dossier avait ordonné leur libération, mais le procureur général près de la Cour d’appel de Bamako, Hamadoun dit Balobo Guindo, s'y était opposé fermement.

En marge de la clôture des assises dites spéciales pour les crimes économiques et financiers, le procureur général Guindo avait confirmé à Mali Tribune que pour l’heure, rien n’a été fixé et que le dossier de ces leaders politiques est toujours en instruction.

Le mardi 12 novembre 2024, les onze détenus politiques ont comparu devant la Cour d’appel, de Bamako dans la perspective d’une mise en liberté provisoire. Mais la Cour d'appel a rejeté en bloc toute idée de mise en liberté provisoire des onze détenus politiques de la déclaration du 31 mars engagés pour le retour à l'ordre constitutionnel. Les onze cadres politiques ont été aussitôt renvoyés chacun dans sa prison (Bamako, Koulikoro, Kéniéroba et Dioïla).

Malgré nos démarches, les responsables de la Cour d’appel de Bamako n’ont fait aucun commentaire sur les motivations de cette décision prise par le juge de la chambre d’accusation de ladite Cour.

Analystes politiques et simples commentateurs perçoivent cette décision comme une attitude pour faire durer le supplice alors que les appels à leur libération ne faiblissent pas tant au Mali qu’à l’étranger.

En pratique avec cette décision de la Cour d’appel, le dossier des onze leaders politiques doit être renvoyé à nouveau devant le Tribunal de la Commune V de Bamako. Le juge d'instruction en charge relancera la procédure pour voir s’il y a des nouveaux éléments à charge.

<strong> </strong>

<strong>Ousmane Mahamane</strong>

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</item>

<item>
<title>Les 11 responsables politiques restent en détention</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/les-11-responsables-politiques-restent-en-detention-3084284.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 14 Nov 2024 08:05:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Cour d’Appel de Bamako a rejeté mardi la demande de mise en liberté des responsables politiques, qui ont été arrêtés dans la soirée du 20 juin alors qu’ils tenaient dans un domicile privé. Ils sont accusés pour « opposition à l’exercice de l’autorité légitime » et mis sous mandat de dépôt le 24 juin par le Tribunal de grande Instance de la Commune V du district de Bamako. A titre de rappel, les 11 leaders politiques sont : Moustapha DICKO et Yaya SANGARÉ (Adema-PASJ), Amidou MAÏGA (RPM), Abderhamane KORERA (ASMA-CFP), Moulaye HAÏDARA (PDES), Samba COULIBALY (NEMA), Mamadou TRAORÉ (UNION), Laya Amadou GUINDO (ADRP), Mohamed Aly BATHILY (M5RFP-MALI KURA), Mamadou TRAORÉ dit Le Roi (ALTERNATIVE POUR LE MALI), Malley CAMARA (CNDR). Leur arrestation est intervenue dans un contexte marqué par la suspension des activités politiques par le gouvernement. Une décision dénoncée en son temps par les partis politiques et regroupements politiques signataires de la déclaration du 31 mars. Malgré la levée de la mesure de la suspension par le gouvernement, les 11 responsables politiques restent à prison.

<strong>Le procès en appel de Etienne Fakaba renvoyé au 02 décembre </strong>

[caption id="attachment_3062776" align="alignleft" width="300"]<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/05/Etienne-Fakaba-Sissoko-9.jpg"><img class="size-medium wp-image-3062776" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/05/Etienne-Fakaba-Sissoko-9-300x167.jpg" alt="" width="300" height="167" /></a> Dr Etienne Fakaba Sissoko[/caption]

Initialement prévu au 11 novembre, le jugement en appel de l’universitaire Etienne Fakaba Sissoko est renvoyé au 02 décembre prochain. Pour rappel, Etienne Fakaba Sissoko est depuis sept mois en détention, suite à la publication d’un livre dans lequel il dénonce la « propagande » dans la communication des autorités de transition. Arrêté et accusé de « atteinte au crédit de l’Etat, injures, propos et fausses nouvelles mensongèrement attribués à des tiers faites de mauvaise foi et de nature à troubler la paix publique », l’économiste avait été condamné en mai à deux ans de prison dont un prison ferme par le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité. Son avocat Maître Ibrahim Marouf Sacko parle d’un acharnement judiciaire contre son client.

<strong>Rassemblées par Anne Marie Soumouthéra </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Issa Kaou Djim placé sous mandat de dépôt  par le pôle anti&#45;cybercriminalité</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/issa-kaou-djim-place-sous-mandat-de-depot-par-le-pole-anti-cybercriminalite-3084275.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/issa-kaou-djim-place-sous-mandat-de-depot-par-le-pole-anti-cybercriminalite-3084275.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 14 Nov 2024 07:50:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Interpellé dans son domicile par les éléments  du pôle national, spécialisé  dans la lutte contre la cybercriminalité, Issa Kaou Djim  a été  inculpé et placé sous mandat de dépôt par un juge d’instruction.  Il sera jugé le  23 décembre 2024 pour « offense commise publiquement envers un chef d’Etat étranger » et « injure commise  par le biais d’une information ».  Avant  son interpellation, Issa Kaou Djim  était l'invité de  l’émission «Rendez-vous des idées » sur Joliba TV News, le dimanche 10 novembre 2024.  Commentant la  récente tentative de  coup d’Etat déjouée au Burkina Faso,  il  a mis en doute les  raisons avancées  par  les autorités burkinabés.  “ Qu’il arrête ce jeu. Vous  pensez qu’on peut donner   5 milliards FCFA à des soldats pour faire un coup d’Etat. Je comprends hein ! Quand le pays tombe jusqu’à ce que des militaires subalternes vont prendre le pouvoir », a  commenté  Issa Kaou  Djm, qui qualifie ‘’ le Burkina Faso de pays  pauvre, moins développé avec un taux d’alphabétisation qui laisse à désirer’’.

Des « propos jugés gravissimes » selon le pouvoir burkinabè qui  a  envoyé une  plainte ce 12 novembre à la Haute Autorité de la Communication (HAC) par le Conseil Supérieur de la Communication du Burkina. Dans cette plainte, la partie burkinabé a exhorté  la HAC  du Mali  à «réserver toute suite qu’elle jugera appropriée à la diffusion de cette émission » durant  laquelle Issa Kaou Djim s’est montré  très critique   contre le pouvoir  de transition du Burkina Faso.

Après l’arrestation  de l’auteur des propos jugés « gravissimes »,  le Directeur dé Joliba TV News et  le journaliste  qui anime  l’émission « « Rendez-vous des idées », Mohamed Attaher Halidou,  sont convoqués  ce jeudi  devant sa commission des médias et des TIC  de la Haute Autorité de la Communication.

<strong>Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Urgent :. Issa Kaou N&amp;apos;Djim interpellé ce matin à Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/urgent-issa-kaou-ndjim-interpelle-ce-matin-a-bamako-3084163.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 13 Nov 2024 11:28:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Quelques heures après la plainte du Conseil Supérieur de la Communication du Burkina, Issa Kaou N'Djim a été interpellé, ce matin à son domicile.</strong>

Le dimanche 10 novembre 2024, Issa Kaou Djim était l’un des invités de l’émission « Rendez-vous des idées » sur Joliba TV News. Un débat au cours duquel Issa Kao Djim a mis en doute le “ coup d’Etat des 5 milliards FCFA”.

<strong> </strong>Des « propos jugés gravissimes » selon le pouvoir burkinabè. Une plainte a été envoyée ce 12 novembre à la Haute Autorité de la Communication (HAC) par le Conseil Supérieur de la Communication du Burkina. Dans la correspondance, on peut lire : <em>« Le Conseil supérieur de la communication du Burkina Faso prie la HAC du Mali, de réserver toute suite qu'elle jugera appropriée à la diffusion de cette émission ».</em>

<em> </em>Au lendemain de cette plainte venue du Burkina, Issa Kaou N'Djim est interpellé. L’homme qui avait « tenté en vain de quitter le Mali » pour la France se retrouve une fois encore dans les filets de la justice.

<strong>Mamadou TOGOLA/maliweb.net</strong>

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<item>
<title>Mali : la  Cour d’Appel  rejette la demande de liberté provisoire des 11 acteurs  politiques</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-les-11-acteurs-politiques-restent-en-detention-malgre-une-ordonnance-de-mise-en-liberte-du-juge-dinstruction-2-3084038.html</link>
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<pubDate>Wed, 13 Nov 2024 11:00:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Au Mali, les 11 acteurs politiques arrêtés il y a un quatre mois ont comparu, ce mardi, devant la Cour d’appel de Bamako pour une  demande de remise en liberté provisoire. Les 11 leaders politiques de la plateforme des signataires de la déclaration du 31 mars restent en détention.  Il y a deux  mois,  un juge d’instruction a signé  une ordonnance de leur mise en  liberté. Quelques jours  plus tard, le parquet a fait un pourvoi  à  l’exécution de  cette ordonnance du juge d’instruction.

Inculpés pour « atteinte à l'ordre public » et «opposition à l'exercice de l'autorité légitime » par un  tribunal de première de la commune V du district de Bamako, les 11  leaders politiques sont en détention  préventive depuis près de quatre mois.

<strong> Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cybercriminalité : Imam Bandjoudou Traoré écope de 2 ans de prison ferme</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/cybercriminalite-imam-bandjoudou-traore-ecope-de-2-ans-de-prison-ferme-3083501.html</link>
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<pubDate>Fri, 08 Nov 2024 11:50:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le pôle national de  lutte contre la cybercriminalité a infligé  hier jeudi une  peine de 2  ans ferme  au prêcheur lBandiougou Traoré. C’est en début septembre 2024 que  ce  jeune imam  « au verbe  dur »  a été  interpellé par la Brigade d'Investigation Judiciaire, suite à une plainte déposée à la suite des propos tenus lors  d’une prêche  très critique  au comportement et l'habillement des femmes au sein des forces armées et  dans les milieux  sportifs. L'imam était en détention préventive  sur ordre  d’un juge d’instruction  du pôle spécialisé dans la lutte contre la cybercriminalité. C’est la deuxième  fois en  l’espace d’un an que  le prêcheur se trouve dans le filet de la justice. Déjà, en 4 janvier 2024, le même  imam avait  été interpellé puis placé sous mandat de dépôt à  cause  de ses prêches  largement partagées sur les réseaux sociaux contre la mauvaise gouvernance et surtout les coupures d’électricité.  Dans ce premier procès, le prêcheur a été écroué pour « incitation à la violence » et «trouble à l’ordre public ».  Condamné à 18 mois de prison dont 2 mois ferme et 16 mois avec sursis,  il était resté en  détention  seulement  2 mois avant de recouvrer liberté.

<strong> Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nouveau code pénal et de procédure pénale :  Les juges et procureurs délestés du mandat de dépôt, l’homosexualité criminalisée</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/nouveau-code-penal-et-de-procedure-penale-les-juges-et-procureurs-delestes-du-mandat-de-depot-lhomosexualite-criminalisee-3083096.html</link>
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<pubDate>Tue, 05 Nov 2024 08:31:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Initié par le conseiller Hameye Founé Mahalmadane et porté par le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, la proposition de loi portant Code pénal et Code de procédure pénale a été adopté par le Conseil National de Transition, le 31 octobre 2024, sur fond de rénovations.

Largement amendé, en termes d’innovation on peut retenir de ce projet de loi l’émergence de pôles spécialisés au niveau de certaines juridictions du district de Bamako, notamment, le pôle national de lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière (précédemment dénommé pôle national économique et financier) au sein du Tribunal de Grande Instance de la Commune III, le pôle judiciaire spécialisé de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée rattaché au Tribunal de Grande Instance de la Commune VI et le Pôle judiciaire spécialisé en matière de lutte contre la cybercriminalité, dénommé Pole national de Lutte contre la cybercriminalité et rattaché au Tribunal de Grande Instance de la commune IV.

La Cour d’appel de Bamako s’est vue attribuer la connaissance de certains appels avec la création en son sein d’une chambre correctionnelle spécialisée pour connaître des appels des décisions rendues par les chambres spécialisées de première instance.

Par ailleurs, la formule actuelle en vigueur des cours d’assises a été abandonnée au profit de la création de chambres criminelles au sein de chaque tribunal de Grande instance pour juger les crimes et les infractions connexes et au sein de chaque Cour d’appel pour connaître des appels exercés contre les décisions de première instance en matière criminelle. Quant à la chambre d’accusation de la Cour d’appel, elle devient la chambre de contrôle de l’instruction.

Le corps de la magistrature a été également réorganisé en trois ordres, notamment les magistrats de l’ordre judiciaire, les magistrats de l’ordre administratif et les magistrats de l’ordre des comptes.

La nouvelle loi dépouille aussi les juges d’instruction et les procureurs du pouvoir qui faisait d’eux les monstres les plus puissants et redoutables du système judiciaire malien. Ils sont notamment délestés de la prérogative de décerner les mandats de dépôt, au profit d'un collège de juges des libertés et de la détention, seul habilité à décider de l’opportunité des mandats de dépôt. Un véritable chamboulement pour qui sait que lesdits mandats de dépôts ont souvent donné lieu à des négociations affairistes de monnayages abusifs avec les justiciables et accentuent par conséquent la dépendance des magistrats vis-à-vis des autorités de nomination à cause de convoitise que suscite leurs positions.

Le nouveau code prévoit également la création d'un juge d'application des peines avec le pouvoir de modifier la durée d’une détention en fonction du comportement du détenu.

Certaines recommandations du Dialogue Inter-Maliens étant passées par là, le nouveau code pénal et de procédure pénale innové également avec la répression de l'esclavage par ascendance, de l'homosexualité, du trafic de personnes. On relève en outre l’avènement du bracelet électronique pourrait décongestionner l’espace carcéral ou encore l’incrimination et la répression du recel, le blanchissement du produit de l’infraction et la trahison.

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, le nouveau code, selon les affirmations du Grade des Sceaux, est une harmonisation des textes nationaux avec les dispositions en vigueur dans les espaces CEDEAO et UEMOA, notamment en matière de droit des affaires, ainsi qu’avec les arsenaux onusiens dans les domaines du blanchissement de capitaux, du financement du terrorisme, de la lutte contre les armes à destruction massive, etc.

À l’issue des débats, le projet de loi portant Code pénal a été adopté par 132 voix pour, 1 contre et 0 abstention. Celui portant le Code de procédure pénale a été adopté par 131 voix, 1 contre et 0 abstention.

<strong>Amidou Keita</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Objet d’une double plainte : L’étau se resserre sur Aboubacar S. Fomba, président de Commission de la santé du CNT</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/objet-dune-double-plainte-letau-se-resserre-sur-aboubacar-s-fomba-president-de-commission-de-la-sante-du-cnt-3083100.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 05 Nov 2024 01:28:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> Fraîchement distingué Chevalier de l’Ordre National du Mali, le président de commission de la santé de l’organe législatif de transition n’en finit pas de s’attirer les projecteurs. Il vient de faire l’objet d’une double plainte : l’une portée par l’ordre des médecins pour usurpation de titre et l’autre par le bureau de l'Association Culturelle Soninké pour injure à l’endroit de la communauté Soninké. </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Dans un communiqué rendu public, la semaine derrière, l'Association Culturelle Soninké ACS Mali indique avoir engagé une action judiciaire en bonne et due forme auprès de la juridiction compétente, en application des décisions de son assemblée générale du 11 octobre 2024 au Mémorial Modibo Keita. Cette démarche est une réponse à une réaction inappropriée du conseiller Aboubacar Sidiki Fomba à la consécration du 25 septembre de chaque année «Journée Internationale de la langue Soninké» par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco).</span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">L’association dirigée par l’ancien ministre des Maliens de l’extérieur, Abdrahamane Sylla, dit avoir également déposé au du Conseil National de Transition une demande d'audience avec le président de cet organe législatif. Approché par nos soins, l’ex ministre d’IBK dément toute demande d’abrogation de son décret de nomination au CNT et dit «réclamer tout simplement justice». </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Toutefois, tout comme les médecins qui suivent de très près l’évolution de la procédure engagée auprès de la justice, les soninkés ne comptent pas également s’arrêter à mi-chemin, ce malgré la rectification biaisée du conseiller Fomba.</span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">À leur plainte de l’ACS-MALI vient se greffer la lettre que la Présidente de l’Union Française des Accompagnateurs et Animateurs en Montagne (UFAM), Binta Jean Bittard, a adressée au Conseil National de Transition (CNT) à l’effet d’obtenir la déchéance du président de la commission de la Santé de son statut de membre de l’organe législatif de transition. </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">La question est de savoir si toutefois les autorités de la Transition, pour la justice et le plaisir d’une communauté, seront assez réceptives pour trancher le sort d’un soutien précieux de la transition dans le sens souhaité par ses contempteurs. </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify"><strong><span style="font-size: 14.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Amidou Keita </span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Arrestation de Rokia Traoré en Belgique : Un soutien plus affirmé demander aux autorités maliennes</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/arrestation-de-rokia-traore-en-belgique-un-soutien-plus-affirme-demander-aux-autorites-maliennes-3082993.html</link>
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<pubDate>Mon, 04 Nov 2024 10:27:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Depuis quelques années, le monde de la culture malienne et internationale est marqué par les luttes et les engagements de Rokia Traoré, une artiste de renom reconnue pour ses talents musicaux et son plaidoyer pour la culture africaine. Cependant, dans un contexte où elle se retrouve confrontée à des situations judiciaires et administratives compliquées, le silence des autorités maliennes sur son cas suscite des interrogations. Quelles peuvent être les raisons de ce mutisme ? Et quelles en sont les implications pour la culture malienne ?

Rokia Traoré, chanteuse et musicienne malienne, a su s’imposer sur la scène musicale internationale grâce à son style unique mêlant les rythmes traditionnels maliens et des sonorités contemporaines. Mais au-delà de la musique, elle est également une voix importante pour la culture malienne et les Droits des femmes. Elle milite activement pour une reconnaissance et une protection accrues des artistes africains. Cependant, ces dernières années, elle a dû faire face à des défis qui ont attiré l’attention de la communauté internationale, mais pour lesquels les autorités maliennes sont restées silencieuses.
L’affaire Rokia Traoré a pris une tournure complexe en raison de problèmes juridiques concernant la garde de son enfant et des mandats d'arrêt internationaux. Ces complications l’ont empêchée de poursuivre librement ses activités artistiques, posant des questions sur la façon dont les artistes sont soutenus par leur pays lorsqu'ils sont confrontés à des défis internationaux. Pourtant, malgré les appels au soutien de plusieurs organisations culturelles, les autorités maliennes n’ont émis aucune déclaration officielle pour défendre leur concitoyenne ou pour clarifier leur position.

<strong>Des hypothèses possibles</strong>
Le mutisme des autorités peut être interprété de diverses manières. Premièrement, il peut s'agir d'une prudence diplomatique, l'affaire impliquant des juridictions étrangères qui compliquent la prise de position officielle. Ensuite, le manque de soutien pourrait également être lié à des considérations politiques et sociales, certains responsables ne voulant pas être associés à un dossier sensible et potentiellement controversé. Enfin, il peut être le reflet d'un désintérêt ou d'une absence de politique de soutien efficace aux artistes et aux personnalités influentes du pays.
L'absence de réaction des autorités maliennes pourrait avoir des répercussions négatives sur la perception de la culture et des artistes maliens sur la scène internationale. En effet, la culture est un vecteur important de soft power, et le manque de soutien aux artistes compromet non seulement la réputation du pays, mais aussi le rayonnement de sa culture. De nombreux observateurs craignent que ce mutisme ne dissuade d'autres artistes maliens de s’engager dans des initiatives culturelles internationales, par peur d'un manque de soutien en cas de difficultés.
Le seul soutien officiel en faveur de l’artiste a été sous le régime défunt d’IBK. On se rappelle que les autorités d’alors avaient fait tout ce qui était à leur possession pour que Rokia, arrêté à l’aéroport de Paris, soit libéré. Ce qui a été le cas. Elle avait regagné son pays a bord d’un jet privé avec l’implication de l’Etat du Mali.
Le silence des autorités maliennes sur l'affaire Rokia Traoré est une affaire complexe, mais elle pose des questions cruciales sur le rôle de l'Etat dans la protection de ses artistes. Dans un monde globalisé, où les artistes sont souvent les ambassadeurs de leur culture et de leurs valeurs, un soutien plus affirmé pourrait non seulement renforcer la place de la culture malienne dans le monde, mais aussi montrer un visage plus protecteur et solidaire des autorités envers leurs concitoyens en difficulté.
<strong>Mamadou Sidibé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Demande de liberté provisoire des 11 responsables politiques : Le juge ira&#45;t&#45;il dans le sens de la décrispation ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/demande-de-liberte-provisoire-des-11-responsables-politiques-le-juge-ira-t-il-dans-le-sens-de-la-decrispation-3082935.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 04 Nov 2024 08:15:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Pour aider à la décrispation du climat sociopolitique, les autorités judiciaires devraient se prononcer en faveur de la liberté provisoire en faveur des 11 cadres politiques, détenus depuis quelques mois.</em></strong>

Inscrite au rôle de la Chambre d’accusation  (Cour d’Appel de Bamako) la semaine passée, la mise en liberté provisoire des 11 responsables politiques sera examinée le 12 novembre prochain.

En effet, ces leaders et cadres de plusieurs partis politiques avaient été mis aux arrêts depuis le mois de juin dernier, dans une affaire de tentative de déstabilisation présumée de la Transition. Parmi eux, il y avait Moustapha Dicko et Yaya Sangaré de l’ADEMA-PASJ, Moulaye Oumar Haïdara du PDES, Me Mohamed Aly Bathily, qui ont été arrêtés alors qu’ils tenaient une réunion au domicile de Mahmoud Dicko.

Pour l’accusation, ces responsables politiques étaient en train de réfléchir à mettre sur pied « un plan de déstabilisation des institutions ». Ce qui a conduit à leur détention. Mais, ces accusés plaident tous leur innocence, arguant qu’ils étaient en réunion d’échanges ordinaires sur la situation du pays. Mais, cela n’a pas empêché que la procédure se poursuit et ils sont détenus pour les besoins des investigations, afin d’établir éventuellement leur culpabilité. Et l’on entend des voix s’élever pour réclamer leur libération, afin de leur permettre de poursuivre leurs activités, dans un contexte apaisé.

Pour les sources proches du dossier, ces acteurs politiques auraient des accointances avec des milieux hostiles au pouvoir de Transition. Sauf qu’il n’est pas aisé de croire que des responsables réunis dans un domicile privé, sans lien établi ou sans aucune participation de militaires ou d’hommes armés, prépareraient un complot contre l’Etat. Mais, ce qui est sûr, selon les juges, en cas de doute sur les accusations, il est préférable d’accorder la liberté aux détenus. Car le droit promeut la formule selon laquelle « le doute profite à l’accusé ».

En outre, dans le contexte actuel où le pays a tout intérêt à faire converger les esprits, afin que les forces vives de la Nation se donnent la main, il est envisageable de faire de la liberté la règle, et la détention l’exception. C’est pourquoi, pour plusieurs analystes, dans le sillage du dialogue inter-Maliens pour la paix et la réconciliation, il sied que l’Etat soit plus clément dans ses actions. « Si le chef de l’Etat invite les uns et les autres à s’unir au chevet du pays en difficulté, il urge qu’il y ait une dose de tolérance dans les procédures judicaires de ce genre », relevait un syndicaliste, la semaine dernière. Et un magistrat ayant requis l’anonymat d’ajouter qu’en principe, rien ne s’oppose à cette demande de liberté provisoire. Il fondait son commentaire sur le fait que tous les accusés dans cette affaire sont de hauts cadres de l’Etat, parmi lesquels des anciens ministres. Il est clair qu’en cas de liberté provisoire accordée à ces personnalités,  aucune d’elles ne fuiraient le pays.

Par ailleurs, dans la dynamique  de la préparation des prochaines élections, il va sans dire que les acteurs politiques ont un agenda chargé de rencontres avec les militants à la base. Ils ne voudraient pour rien rater ce rendez-vous majeur. Il est donc souhaitable qu’une marge de manœuvre suffisante leur soit accordée. Si ce n’est pas le cas, le pouvoir sera rapidement accusé de vouloir éliminer des concurrents politiques gênants.

En définitive, pour préparer des élections inclusives avec un climat politique ouvert, il faut que les responsables politiques arrivent à bénéficier de la liberté nécessaire.

<strong>Boubou SIDIBE/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>#Mali : Code pénal et Code de procédure pénale : Des innovations majeures</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-code-penal-et-code-de-procedure-penale-des-innovations-majeures-3082951.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-code-penal-et-code-de-procedure-penale-des-innovations-majeures-3082951.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 04 Nov 2024 06:07:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Conseil national de Transition (CNT) a adopté, jeudi dernier, ces deux textes majeurs pour la réforme de la justice au Mali. Parmi les nouveautés, on retient notamment la suppression des cours d'assises, la mise en place d'un collège de juges des libertés et de détention en charge des mandats de dépôt, la répression de la haute trahison en référence à la nouvelle Constitution, l'introduction du système de bracelet électronique</strong>

Après une vingtaine d'années de pratique, les textes actuellement en vigueur dans notre pays ont soulevé des difficultés tant dans leur architecture que dans leur contenu en raison de l'évolution des enjeux et des défis. La justice malienne était aussi butée à l'efficacité de la politique pénale face aux mutations significatives de la criminalité et à la nécessité de prendre en compte les droits des personnes poursuivies, des témoins, des victimes et des vides juridiques à combler.

Les nouveaux Code pénal et Code de procédure pénale apportent de nombreuses innovations notamment le renvoi à la Constitution pour la sanction de la haute trahison, l'introduction de plusieurs dispositions du droit pénal général pour combler des vides juridiques tels que l'objet de la loi. et celui du principe de la légalité des peines, le principe de la non rétroactivité de la loi pénale et l'application dans le temps et dans l'espace. Autres nouveautés : les mesures relatives à la protection du dénonciateur, la prise en charge de nouvelles infractions telles que l'esclavage, la traite des personnes, le trafic illicite de migrants, les infractions prévues par les actes uniformes de l'Organisation pour l' harmonisation du droit des affaires en Afrique (Ohada) et de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa).

Il y a également le renforcement des principes directeurs du procès pénal, l'institution du référé liberté qui permet de demander la remise en liberté à tout moment et à toute étape de la procédure, la suppression des cours d'assises au profit des chambres criminelles au niveau des tribunaux de grande instance pour ne pas confiner les audiences dans une périodicité pour la célérité dans la distribution de la justice et le désengorgement des maisons d'arrêt, l'instauration au niveau de chaque Cour d'appel d'une chambre des appels criminels pour connaître de l'appel interjeté contre les décisions des champs criminels des tribunaux de grande instance. S'y ajoute la création de trois pôles spécialisés autonomes en matière de lutte contre la délinquance économique et financière, de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée ainsi que de lutte contre la cybercriminalité.

<strong>DES INSUFFISANCES ET LACUNES À CORRIGER</strong> - Devant les membres du CNT, le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Garde des Sceaux, qui a initié ces deux textes, a expliqué qu'en plus de ces innovations, il sera mis en place un collège des libertés et de détention qui va permettre de réduire de manière considérable le nombre de mandats de dépôt. Car l'appréciation faite par trois juges est différente de celle faite par une seule personne qui peut «avoir la gâchette très facile». Il dira que depuis 2001, «nous avons le même Code pénal et le même Code de procédure pénale que nous avons continué à appliquer alors que pendant la même période, la société, nos valeurs et meurs ont évolué de même que la criminalité qui a changé de nature».

Pour Mamoudou Kassogué, le constat est que nos différents textes présentent des insuffisances, lacunes et anachronismes qu'il fallait corriger. En plus, la Garde des Sceaux dira qu'il y avait lieu de prendre en compte de nouvelles situations et de nouveaux comportements qu'il fallait ériger en infractions. S'y ajoute la prise en compte de nos engagements sur le plan régional et international. D'autres innovations que le ministre Kassogué a soulignées présagent sur l'introduction de la responsabilité pénale des personnes morales, la prise en compte de nouvelles infractions pour permettre à la justice malienne d'être plus efficace, notamment, l'esclavage, la traite. des personnes.

<strong>AVANCÉE SIGNIFICATIVE-</strong> L'adoption de ces deux textes a été accueillie avec enthousiasme surtout chez les défenseurs des droits de l'Homme à l'image de Aguibou Bouaré, président de la Commission nationale des droits de l'Homme (CNDH) que nous avons contacté. En attendant la version définitive de ces deux instruments juridiques importants dans la vie de la société, singulièrement dans la préservation de l'ordre public et la protection de la dignité humaine, notre interlocuteur dit relever un certain nombre de réformes majeures.

Selon lui, la criminalisation de l'esclavage par ascendance qui était une forte recommandation des défenseurs des droits humains, particulièrement la CNDH, est un acquis et c'est une avancée significative à saluer. «Les ministres Malick Coulibaly et Mamoudou Kassogué se sont remarquablement impliqués pour porter la lutte contre l'esclavage par ascendance. La volonté politique des autorités a joué dans l'avancée de ce dossier et son adoption par le CNT», a souligné Aguibou Bouaré, qui soutient que c'était une grande honte dans notre pays que certains Maliens traitent d'autres d'esclaves.

« D'aucun ne tente de justifier ce fléau par des prétextes et arguments fallacieux alors même que rien ne saurait justifier cette violation grave des droits humains. Ne serait-ce que le qualificatif esclave est inadmissible et à bannir. La criminalisation de la traite des personnes entre dans le même cadre», a-t-il ajouté. Aguibou Bouaré pense aussi que la suppression des cours d'assises permettra de diligenter les procédures criminelles et aux seuls magistrats professionnels de trancher les affaires criminelles en se passant de l'émotion des jurés qui facilitait l'acquittement de certains accusés sur la seule base de l'intime conviction et du résultat des délibérations.

Aussi, le président de la CNDH dira que l'institution du juge de l'application des peines, une autre innovation, permet de renforcer la fonction de réinsertion sociale de la peine, en modulant les peines en fonction du comportement des personnes qui les purgent. . «Certains modes alternatifs à l'emprisonnement tels que le bracelet électronique, les travaux d'intérêt général contribueront à désengorger les prisons», s'est-il réjoui. Par ailleurs, Aguibou Bouaré trouve que d'autres infractions notamment la responsabilité pénale des personnes morales, la fixation des peines pour les infractions prévues par certains textes communautaires (Ohada, Uemoa) sont également à saluer.

Concernant l'institution d'un collège des libertés et des détentions, le premier responsable de la CNDH pense que cette innovation majeure participera au renforcement de la protection de la présomption d'innocence. Il s'agit, selon lui, d'une de ses recommandations phares visant à banaliser moins le décernement des mandats de dépôt. «Il est établi que le décernement quasi-systématique de mandats de dépôt, outre qu'il porte atteinte à la présomption d'innocence, est l'une des causes principales de la surpopulation carcérale», a souligné Aguibou Bouaré.

D'après lui, la prérogative exorbitante de priver une personne de sa liberté se retrouve avant l'application des nouveaux textes entre les mains d'une seule personne, d'un seul juge qui ne se prive pas souvent d'en user voire d 'en abuser au détriment du principe selon lequel, la liberté est le principe, la détention l'exception. «Cette innovation a pu passer, à notre satisfaction, malgré la résistance de certains juges qui y étaient opposés. La mise en œuvre de bonne foi de cette innovation contribuera sans doute à désengorger les maisons d'arrêt», a le président de la CNDH qui soutient que ces réformes visent à mieux protéger la dignité humaine, les droits humains et à favoriser l' accès à une justice équitable.

<strong>Dieudonné DIAMA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>BDM &#45;SA &#45; Ordre des architectes du Mali : Le requérant débouté par le CRD !</title>
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<pubDate>Sat, 02 Nov 2024 01:25:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Statuant en formation contentieuse sur le recours non juridictionnel de l'Ordre des architectes du Mali contestant les critères de qualification de l'Avis à manifestation pour la constitution d'une liste restreinte en vue du lancement d'un concours architectural pour le recrutement d'un cabinet d'architecture ou d'un groupement de cabinets d'architecture relatif aux études architecturales du nouveau siège de la Banque de développement du Mali (BDM-SA), le Comité de règlement des différends de l'Autorité de régulation des marchés publics et des délégations de service public (ARMDS) a débouté le requérant. Pourquoi ?</em></strong>

'est le mardi 8 octobre et le jeudi 10 octobre 2024 que le Comité de règlement des différends (CR D) s'est réuni autour du dossier avec les représentants des parties au litige. C'était sous la direction de son président Alassane Ba.

<strong>De quoi s'agit-il ? </strong>

Dans le cadre de la constitution d'une liste restreinte en vue du lancement d'un concours architectural pour le recrutement d'un cabinet d'architecture ou d'un groupement de cabinets d'architecture, la Banque de développement du Mali (BDM-SA) a lancé le 23 août 2024 l'Avis à manifestation relatif au projet de construction de son siège.

Le 27 août 2024, le président du Conseil de l'Ordre des architectes du Mali a adressé une lettre au Directeur de la BDM-SA pour marquer ses inquiétudes quant à certaines exigences mentionnées dans l'Avis à manifestation, notamment en ce qui concerne la hauteur des bâtiments de référence exigés (R+15) et la composition des équipes de consultants.

N'ayant pas reçu de retour sur sa correspondance, le 17 septembre 2024, le président de l'Ordre des architectes du Mali lui a envoyé une lettre de rappel.

Le 20 septembre 2024, le directeur général de la BDM-SA a répondu aux différentes lettres en expliquant que les critères de qualification contenus dans l'Avis à manifestation sont des propositions de son assistant technique recruté à cet effet (Cabinet Foyer d'architecture et d'urbanisme au Mali) et les estiment pertinents.

Par lettre du 24 septembre 2024, reçue le même jour, le président du Conseil de l'Ordre des architectes du Mali a, dans un recours gracieux, contesté les critères de qualification ci-dessus mentionnés en les estimant contraires aux dispositions de la loi n°89-17/AN-R du 1er mars 1989 régissant la profession d'architecte au Mali, ainsi qu'aux principes d'équité et de concurrence inclus dans le code des marchés publics ; pour finir, il a sollicité la révision des critères de qualification afin de permettre une ouverture plus large et inclusive pour les architectes maliens, et ce, dans le respect des textes en vigueur.  Sans réaction à ce recours gracieux, par lettre du 27 septembre 2024, reçue le 1er octobre 2024, le président du Conseil de l'Ordre des architectes du Mali a introduit un recours enregistré sous le numéro 017 devant le Comité de règlement des différends de l'Autorité de régulation des marchés publics et des délégations de service public (ARMDS) pour contester les critères de qualification de l'Avis à manifestation et a exhorté leur révision.

En la forme, le Comité de règlement des différends a déclaré recevable le recours de l'Ordre des architectes du Mali celui-ci ayant respecté toutes les règles de procédure conformément aux dispositions du décret n°2015-0604/P-RM du 25 septembre 2015, modifié, portant Code des marchés publics et des délégations de service public.

<strong>Moyens des deux parties</strong>

Au soutien de son recours, l'Ordre des architectes du Mali déroule toutes les démarches entreprises. Entre autres :

Que dès la publication de cet avis le 23 août 2024 dans le journal "L'Essor", en vertu des principes de transparence et d'équité des marchés publics, il a entamé plusieurs démarches auprès de la BDM-SA, dans le but de soulever des réserves quant aux critères de sélection définis dans ce dossier.

Que les critères de sélection tels que définis dans le dossier de manifestation d'intérêt soulèvent plusieurs questions relatives à leur compatibilité avec les exigences légales en matière de passation de marchés publics, notamment en ce qui concerne l'équité de la concurrence et l'inclusivité des soumissionnaires locaux.

D'autres remarques ont été portée sur l'exigence de référence en bâtiment R+15 ; la pertinence de la composition de l'équipe de consultants ; et l'impact sur la concurrence équitable. Le Conseil pense alors qu'il est primordial que l'ouverture de la concurrence se fasse sur des bases qui garantissent la transparence et l'égalité des chances pour tous les candidats, conformément réglementation en vigueur, et, qu'en tant qu'institution veillant à l'équité et au respect des normes dans les marchés publics, il sollicite l'intervention du Comité de règlement des différends afin que cette procédure soit réévaluée dans le cadre des principes de transparence et de libre concurrence, garantissant ainsi une sélection juste et objective des candidats.

<strong>Quant à la BDM-SA, elle déclare :</strong>

Qu'elle a jugé nécessaire, dès l'entame du projet d'engager un spécialiste, notamment le Cabinet Foyer d'architecture et d'urbanisme au Mali, pour une assistance administrative et technique.

Qu'elle lui instruit à cet effet, d'accomplir sa mission dans le strict respect des normes nationales et communautaires en la matière, conformément aux recommandations du conseil d'administration de la Banque ; c'est dans ce cadre qu'il lui a soumis des critères jugés conformes aux normes et qui sont pertinents de leur point de vue.

Que principalement, elle a retenu que le marché de construction du siège du Groupe BDM-SA, une société anonyme de droit privé, n'est pas soumis aux règles de passation des marchés publics et qu'en outre, tout le processus pour l'appel à manifestation a été accompli dans le respect des normes nationales et communautaire en la matière.

La BDM a aussi apporté des arguments à tous les autres griefs formulés par le requérant.

<strong>Analyse de fond et verdict</strong>

Le litige opposant les parties porte sur les critères de qualification du dossier de manifestation d'intérêt lancé par la BDM-SA. Le requérant remet en cause des exigences relatives à la justification de références spécifiques à des bâtiments de type R+15 avec sous-sol ainsi que le personnel (nombre de consultants) demandé dans l'avis à manifestation d'intérêt.

Considérant qu'il est établi de l'Avis public à manifestation d'intérêt n°020/08/2024/BDM-SA que le nombre d'années d'expérience dans le domaine des études d'avant-projet sommaire (APS), d'avant-projet détaillé (APD), de dossier d'appel d'offres (DAO) et de surveillance et contrôle des travaux de construction d'immeuble de R+15 avec sous-sol : au minimum dix (10) ans dans le domaine ; et dix (10) ans dans les ERP de type banque et assurance.

Considérant qu'au point 8 de l'Avis à manifestation d'intérêt qui dispose que les candidats étrangers à l'espace Uémoa doivent absolument se mettre en groupement avec au minimum un cabinet de droit malien ou originaire de l'espace Uémoa qui sera le mandataire du groupement. Qu'il y a lieu de relever également que c'est justement en raison de la complexité et de la nature de l'ouvrage à réaliser que la BDM-SA a choisi ce critère de qualification qui est au minima ;

Considérant que par le point 8 de l'Avis à manifestation, il fait une ouverture en obligeant les candidats étrangers d'aller en groupement avec les cabinets nationaux ou communautaires de l'Uémoa.

Que dès lors, ces deux (2) sous-critères mis ensemble offrent des possibilités aux candidats, qui ne répondent pas à ce critère, d'avoir une chance de participer à un projet de cette ampleur en allant en groupement avec d'autres cabinets plus expérimentés en la matière. Qu'en raison de la complexité et la nature de la mission, avoir une exigence de cette envergure à cette étape de la procédure se justifier.

Qu'à cet égard, le grief soulevé par le requérant sur ce point n'est pas fondé.

Considérant qu'il est exigé des candidats dans l'Avis à manifestation d'intérêt de justifier une liste du personnel à affecter à la mission. Ce personnel est énuméré dans l'Avis.

Chaque spécialiste doit être titulaire d'un diplôme d'au moins bac+5 ou équivalent avec au moins dix (10) années d'expérience et avoir participé aux études ou à la réalisation d'un bâtiment en R+10.

Considérant qu'en application de l'article 25.1 du décret n°2015-604/P-RM du 25 septembre 2015 portant code des marchés publics et des délégations de service public, chaque candidat à un marché, quelle que soit la procédure de passation des marchés employée, doit justifier qu'il remplit les conditions juridiques et qu'il dispose des capacités techniques et financières requises pour exécuter le marché en présentant tous documents et attestations appropriés.

Que cette exigence de la BDM-SA, visant à la rassurer quant à l'utilisation du personnel nécessaire et adéquat pour cette mission, est juste et adaptée compte tenu de la nature et de la complexité du projet à réaliser.

Qu'au regard de tout ce qui précède, les griefs soulevés par le requérant à l'encontre de l'avis à manifestation d'intérêt lancé par la BDM-SA ne sont pas fondés.

En conséquence, le CRD déclare le recours de l'Ordre des architectes du Mali recevable ; dit que les critères de qualification exigés dans l'avis à manifestation d'intérêt ne sont pas dissuasifs ou restrictifs ; et ordonne la poursuite de la procédure de passation du marché en cause.

<strong> El Hadj A.B. HAIDARA</strong>

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<title>#Mali : Le Commandant Daouda Konaté de l&amp;apos;Administration pénitentiaire visé par une enquête</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-le-commandant-daouda-konate-de-ladministration-penitentiaire-vise-par-une-enquete-3082538.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 31 Oct 2024 09:16:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le procureur du Pôle national de lutte contre la Cybercriminalité a annoncé dans un communiqué rendu public mardi 29 octobre 2024 l'ouverture d'une enquête à l'encontre du Commandant Daouda Konaté, un cadre de l'Administration pénitentiaire et de l'Éducation surveillée . Le communiqué nous apprend que le secrétaire général du Syndicat des surveillants de prison est soupçonné d'avoir tenu des propositions incitant à la déstabilisation de la Transition.

En effet, dans un message audio devenu viral sur les réseaux sociaux, le commandant Daouda Konaté appellerait à renverser les institutions de la République.

Le procureur spécialisé estime que les propositions du secrétaire général du syndicat des surveillants de prison et de l'administration pénitentiaire constituant « des menaces d'atteinte à la sûreté de l'État et contiennent des éléments diffamatoires » ainsi que « des menaces d'atteinte » à la sûreté de l'Etat sur fond d'appel à un soulèvement populaire en vue de renverser les institutions de la République. »

Dans l'élément audio attribué au commandant Daouda Konaté sont tenus des propositions portant « atteinte au crédit de l'Etat, des propositions diffamatoires et mensongèrement attribuées à des autorités publiques », poursuit le communiqué.

Face à la gravité de ces faits et en application des dispositions de l'article 53 du code de procédure pénale, le procureur spécialisé a décidé d'ouvrir une enquête pour élucider les contours de cette affaire et rechercher tous les auteurs, coauteurs et complices de ces faits afin qu'ils répondent de leurs actes conformément à la loi, concluent le document

Rappelons que suite à la disparition de l'officier supérieur en question depuis le vendredi 25 octobre 2024, la Synergie des sections du Syndicat des surveillants de prison, du syndicat de la justice et du Syndicat autonome des surveillants de prison, avait déclenché mardi 28 octobre un arrêt de travail jusqu'à la libération de leurs camarades, le commandant Daouda Konaté et l'infirmier Famoussa Fomba, avant de surseoir le même jour, au mot d'ordre d'arrêt de travail après les propositions rassurants du ministre chargé de la Justice, Mamoudou Kassogué, qui a assuré qu'il s'investira davantage pour le retour des deux responsables syndicalistes sains et saufs dans leurs familles respectives.

<strong>Aboubacar TRAORE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire Commandant Daouda Konaté : le procureur anti&#45;cybercriminalité ouvre une enquête</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaire-commandant-daouda-konate-le-procureur-anti-cybercriminalite-ouvre-une-enquete-3082533.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 31 Oct 2024 09:10:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’affaire du Commandant Daouda Konaté se judiciarise-t-il ? Alors qu’il est «porté disparu », depuis le vendredi 25 octobre, le Commandant Daouda Konaté est désormais poursuivi par la justice notamment par le Procureur du Pôle national de lutte contre la Cybercriminalité. Une action judiciaire enclenchée à la suite de la diffusion, sur les réseaux sociaux, d’un élément audio attribué au garde pénitentiaire.</strong>

<strong> </strong><em>« Des propos portant atteinte au crédit de l'Etat, des propos diffamatoires et mensongèrement attribués à des autorités publiques ».</em> C’est en ces termes que le Procureur Adama Coulibaly a qualifié les propos tenus dans l’audio attribué au Commandant Daouda Konaté, Secrétaire général de la section syndicale des surveillants de prison.

<strong> </strong>« Le Procureur informe (...) qu'une enquête est ouverte pour élucider les contours de cette affaire et rechercher tous auteurs, coauteurs ou complices », peut-on lire dans le communiqué en date du 29 octobre 2024. Aux dires du procureur, il lui a été donné de <em>« constater un élément audio devenu viral sur les réseaux sociaux dont l'auteur serait le commandant Daouda Konaté »</em>

Dans ledit élément audio, poursuit le procureur de lutte contre la cybercriminalité, il est <em>« prononcé des menaces d'atteinte à la sûreté de l'Etat sur fond d'appel à un soulèvement populaire en vue de renverser les institutions de la République ».</em><em> </em>

<strong>Un syndicaliste qui dérange ?</strong>

Décrit par ses camarades, comme un secrétaire général <em>« respecté pour son engagement en faveur des droits des surveillants de prison », </em>le Commandant Konaté avait fait de la défense des droits de ses collègues son cheval de bataille. Fréquemment présent dans les médias, il ne manquait d’occasion pour dénoncer les conditions difficiles de travail dans le milieu carcéral. Il dénonçait surtout une injustice de traitement salarial entre les surveillants de prison et les autres corps de l’armée.

Dans l’élément audio de 40 secondes attribué au syndicaliste, on entend une voix d’homme affirmer que ces « gens au pouvoir » ne pourront rien régler. Pour espérer un changement dans le pays, la voix souhaite des actions pour les faire « partir ».

La diffusion de l’élément audio a suscité diverses réactions de la part des internautes. Pour certains, le syndicaliste a dépassé les bornes et méritent son sort. D’autres y voient une manière pour le faire taire avec un « audio monté avec Deepfake ».

L’enquête du procureur Coulibaly permettra de démêler le vrai du faux dans ce dossier qui passionne la toile.

&nbsp;

<strong>Mamadou TOGOLA/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : question de droit : organisation et compétence des tribunaux militaires, le code de justice militaire explique.</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-question-de-droit-organisation-et-competence-des-tribunaux-militaires-le-code-de-justice-militaire-explique-2-3082328.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 29 Oct 2024 11:32:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le code de justice militaire a examiné les tribunaux militaires de sa définition, de sa création , de son organisation, et de sa compétence,

Les règles de procédure prévues pour le Tribunal Militaire sont observées par le tribunal aux Armées en temps de guerre. Le présent code détermine les infractions d'ordre spécifiquement militaire et les peines qui leur sont applicables. Ces infractions sont classées en crimes, délits, contraventions, les militaires doivent obéissance aux ordres de leurs supérieurs et sont responsables de l'exécution des missions qui leur sont confiées, toute fois, il ne peut leur être ordonné et ils ne peuvent accomplir des actes qui sont contraires aux lois, aux coutumes de la guerre et aux conventions internationales.

Il est créé en République du Mali une justice militaire rendue par, des tribunaux permanents des tribunaux non permanents des juges d'instruction; des chambres d'accusation la Cour Suprême, Il est institué un tribunal militaire dans chacune des localités suivantes- Bamako- Kayes - Mopti, le siège et le ressort de chaque tribunal militaire sont ceux des Cours d'Appel établies dans ces localités  cependant, en temps de paix comme en temps de guerre, il peut être établi des juridictions militaires non permanentes partout où le besoin l'exige.

Les modalités pratiques d'organisation et de fonctionnement de ces juridictions sont fixées par décret du président de la république ,

ORGANISATION ET COMPOSITION , la structure du tribunal militaire comprend, une ou plusieurs chambres de jugement une chambre d'accusation un ou plusieurs juges d'instruction un parquet militaire , le tribunal se compose de cinq membres , un président, magistrat de l'ordre judiciaire-quatre juges militaires; un représentant du ministère public ,un Greffier , un Sous-Officier Appariteur , les fonctions du ministère public sont assurées, soit par un magistrat de l'ordre judiciaire, soit par un magistrat militaire , un greffier de la Cour d'Appel ou un sous/officier greffier assiste le tribunal militaire , le sous-officier huissier assiste le Président du tribunal dans la police des audiences, si les besoins de la poursuite, de l'instruction ou du jugement l'exigent, il est fait appel au concours d'un ou de plusieurs interprètes, 'interprète désigné doit être âgé de 21 ans au moins et prêter serment de remplir fidèlement sa mission. Il ne peut, même du consentement du ministère public ou de l'individu mis en cause être pris parmi les ascendants ou les descendants de celui-ci jusqu'au degré d'oncle ou de neveu inclusivement; les juges composant le tribunal, le Greffier qui tient la plume, les parties et les témoins. cumulativement avec les fonctions qu'ils exercent habituellement, les magistrats de l'ordre judiciaire appelés à siéger au sein des tribunaux militaires, sont désignés pour la durée d'une année judiciaire par décret du président de la république sur proposition du ministre chargé de la justice, Ils ont droit aux avantages et indemnités des Présidents de Cours d'Appel.

COMPETENCE, en temps de paix comme et, temps de guerre, les juridictions militaires sont compétentes pour instruire- et juger les infractions de droit commun commises par les militaires dans le service, les casernes, quartiers, dépôts, à bot-ci d'un navire ou aéronef, tout engin ou tout autre établissement militaire ou pendant qu'ils se trouvent en stationnement, pendant les mêmes périodes, elles connaissent également des infractions spécifiquement militaires, sont justiciables des juridictions militaires: les officiers, sous-officiers, Militaires du Rang, des Armées et Services en activité au Mali ou à l'étranger, les militaires réservistes de tous grades appelés ou rappelés à l'activité , les prisonniers de guerre; les individus non militaires poursuivis pour une infraction à la législation pénale militaire

<strong> </strong>

<strong>           Mohamed SOGODOGO </strong>     <strong><em>      </em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>« Équipements militaires et Avion présidentiel » : Ces nébuleuses opérations qui disculpent Mme Fily Sissoko</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/equipements-militaires-et-avion-presidentiel-ces-nebuleuses-operations-qui-disculpent-mme-fily-sissoko-3082258.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/equipements-militaires-et-avion-presidentiel-ces-nebuleuses-operations-qui-disculpent-mme-fily-sissoko-3082258.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/07/Mme-Bouare-Fily-Sissoko.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 29 Oct 2024 01:28:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après avoir sollicité et obtenu, au seuil du terme légal de sa détention préventive, la tenue d’une comparution publique qu’elle croyait décisive, la plus célèbre des acteurs du dossier emblématique de la répression a col-blanc, Mme Bouaré Fily Sissoko, est retournée dans son cachot de Bollé sans être fixée sur son sort. En cause, l’achoppement des assises aux tares congénitales d’une procédure tirée par les cheveux, mais aussi les difficultés du ministère public à asseoir les chefs d’inculpation sur des témoignages plus solides que les présomptions contenues dans l’acte d’accusation. En effet, aucun des témoins à charge contre l’ancienne ministre des finances n’aura réussi, tout au long du ballet d’accusateurs, à apporter des preuves assez solides pour conforter les reproches qui lui sont faits et que le parquet a déclinés en <em>«</em>faux en écriture, usage de faux, trafic d’influence et favoritisme». Les avocats de la célèbre accusée n’auront par conséquent aucun mal à surfer sur l’insignifiance de l’implication qu’on prête à leur cliente dans la procédure d’acquisition de l’avion présidentiel pour une bagatelle de 18 milliards ainsi que des commandes militaires pour 69 milliards pour 69 milliards francs CFA. Pour les équipements militaires, la ministre de l’Economie et des Finances de l’époque ne fait aucun mystère de sa partition et assume fièrement la responsabilité d’une lettre de garantie autonome au nom de l’urgence à laquelle sa démarche répondait. Il n’en est pas de même pour les lettres afférentes à l’opération de dotation d’IBK en avion de commandement. Cette autre opération repose notamment sur trois correspondances émises respectivement entre janvier et mars 2014 sous les numéros 04, 33 et 113. Les deux premières références correspondent aux instructions de la ministre pour le règlement de simples frais d’approche ou d’intermédiation, tandis que la dernière a trait au décaissement de 15 milliards francs CFA représentant le principal du montant de l’avion présidentiel. Ainsi, en vertu de la correspondance y afférente en date du 21 mars 2014, il ne fait l’ombre d’aucun doute que la ministre des finances en a formellement autorisé le paiement. Il pourrait s’agir, toutefois, d’une simple régularisation d’une opération effectuée dans le dos de l’intéressé. En atteste à tout le moins des dissonances et anachronismes criants révélés, tout au long de l'instruction du dossier et des comparutions publiques. Par exemple, les responsables du trésor se prévalent d’une instruction reçue pour le paiement de la plus grosse tranche du montant de l’avion présidentiel, mais il se trouve que la correspondance y afférente est bien postérieure à l’effectivité des paiements opérés, à en juger par les références temporelles. Toutes choses parmi tant d’autres qui font de l’ancienne ministre des Finances l’instrument d’une nébuleuse dans laquelle son rôle ne saurait correspondre aux chefs d’inculpation que le parquet a retenus contre sa personne.

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<strong>A. KEÏTA </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Assigné en justice dans une affaire d&amp;apos;engrais : Ely Diarra condamné à payer plus de 215 millions F CFA à DPA&#45;Sa Ses comptes bancaires saisis</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/assigne-en-justice-dans-une-affaire-dengrais-ely-diarra-condamne-a-payer-plus-de-215-millions-f-cfa-a-dpa-sa-ses-comptes-bancaires-saisis-3081906.html</link>
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<pubDate>Sat, 26 Oct 2024 01:25:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L'opérateur économique Ely Diarra vient d'être condamné par la justice à payer 185 105 500 F CFA à la Société Doucouré Partenaire Agro-Industries (DPA-Sa) et 10 millions de nos francs à titre de dommages et intérêts. Avec les autres frais d'huissier, il doit à DPA-SA la somme de 215 164 609 F CFA. Pour non-paiement de cette somme, ses comptes bancaires ont été saisis.  </em></strong>

Rien ne va plus entre la Société Doucouré Partenaire Agro-Industrie (DPA-SA) et Ely Diarra, opérateur économique spécialisé dans la commercialisation des engrais. C'est dans ce cadre que les deux parties entretenaient un partenariat commercial, qui consistait pour DPA-SA à livrer des engrais de diverses marques à Ely Diarra. Et ce dernier était chargé de les vendre et de verser l'argent dans le compte de son partenaire ouvert dans une banque de la place.

Malheureusement, le partenariat entre DPA-SA et Ely Diarra a pris une nouvelle tournure ces derniers temps pour non-respect de certains engagements. Il s'agit de la créance d'engrais impayés d'un montant de 185 105 500 F CFA que la Société DPA-SA réclame à Ely Diarra, qui n'a reconnu que la somme de 148 585 500 F CFA. Cela au titre de la campagne agricole 2023-2024. Alors qu'il ressort qu'au titre de cette campagne, DPA-SA avait livré à Ely 561,90 tonnes de différents types d'engrais pour un montant global de 315 805 500 F CFA. Et il n'a réglé qu'un acompte de 161 600 000 F CFA suivant trois opérations de virement de 100 millions F CFA, le 23 février 2023, puis 44 millions F CFA et 17 600 000 F CFA le 13 juillet 2023. Du coup, le montant impayé est de 154 205 500 F CFA.

En plus de cette créance de la campagne 2023-2024, DPA-SA réclame d'autres créances à Ely Diarra dont 30 900 000 FCFA d'impayés au titre de la campagne 2017-2018.

Sans oublier que durant la période du 13 mars au 9 septembre 2023, Ely Diarra avait reçu de la Société DPA-SA une importante quantité de différents types d'engrais. Il s'agit de 2766,10 tonnes pour un montant de 1 025 567 500 F CFA dont la livraison a été matérialisée par des bordereaux. Sur ce montant, précise notre source, Ely Diarra n'a réglé que 994 667 500 F CFA, suivant différentes opérations bancaires matérialisées par des bordereaux de versement.  Voilà que tout est clair. En tout et pour tout, Ely doit à DPA-SA la somme de 185 105 500 F CFA au titre de sa créance principale, qu'il a toujours contestée. Après une sommation de payer en date du 17 octobre 2023 sans succès, l'affaire s'est retrouvée devant la justice, plus précisément au tribunal de Niono, qui a condamné Ely Diarra à payer à son partenaire cette somme et 10 millions de F CFA à titre de dommages et intérêts.  En exécution à cette décision de justice, les comptes bancaires d'Ely Diarra ont été purement et simplement saisis.

Joint par nos soins, Ely Diarra nous a précisé ainsi : <em>"Effectivement, je dois de l'argent à la société DPA-SA. Et je n'ai pas refusé de payer, mais j'attends le paiement de mes mandats au Trésor public. C'est tout".<strong>                   </strong></em><strong>        </strong>

<strong> El Hadj A.B. HAIDARA</strong>

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<item>
<title>La BSIC dans de sales draps dans une créance &amp;quot;incertaine&amp;quot; de 2 275 212 406 f CFA : &#45;	La CCJA remet N&amp;apos;Fa Simpara dans ses droits !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/la-bsic-dans-de-sales-draps-dans-une-creance-incertaine-de-2-275-212-406-f-cfa-la-ccja-remet-nfa-simpara-dans-ses-droits-3081909.html</link>
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<pubDate>Sat, 26 Oct 2024 01:19:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Elle annule l'adjudication de ses immeubles   </strong>

<strong><em>La Banque sahélo-saharienne pour l'investissement et le commerce (Bsic-SA) voulait traîner l'opérateur économique Mamadou dit N'Fa Simpara (il est le gérant des sociétés Volcan Négoce et Ciwara) dans la boue dans une affaire de créance de 2 275 212 406 F CFA. La Cour commune de justice et d'arbitrage de l'Ohada (CCJA) vient de remettre l'enfant de Banamba dans ses droits : en annulant l'adjudication desdits immeubles à la Bsic-SA par le tribunal de grande instance de Kati. Au motif que la créance de la Bsic-SA est "incertaine" et n'est ni liquide, ni exigible, pour avoir été arrêtée unilatéralement et de façon non contradictoire contre les sociétés en cause et Mamadou dit N'Fa Simpara.     </em></strong>

C'est un nouveau rebondissement dans cette affaire de créance qualifiée d'<strong>"incertaine"</strong> entre la Banque sahélo-saharienne pour l'investissement et le commerce au Mali (Bsic-SA) et le gérant des sociétés <strong>"Volcan Négoce SARL" et "Ciwara"</strong>, Mamadou dit N'Fa Simpara.

Pour ses affaires commerciales, l'ancien député de Banamba a sollicité et obtenu de la Bsic-SA des concours financiers évalués à des milliards de nos francs. Et suivant actes passés devant notaire en 2023, la Bsic-Sa avait conclu une convention de compte courant avec les deux sociétés (Volcan Négoce et Ciwara). Et en tant que gérant, N'Fa Simpara s'est porté <strong>"caution hypothécaire"</strong> pour respectivement un montant de 239 millions de F CFA et  905 millions de F CFA.

Le hic est que le remboursement de cette créance a connu des difficultés, malgré plusieurs rappels de paiements adressés à l'opérateur économique et natif de Banamba.

Et à la clôture juridique de leurs comptes fusionnés, la banque a arrêté le solde exigible à la somme de 2 275 212 406 F CFA. Il s'agit d'un montant de 1 896 010 838 F CFA comme principal et 879 202 067 F CFA au titre de la pénalité.

Malheureusement, cette somme a toujours été contestée par N'Fa Simpara puisqu'il estime que le montant à payer était plutôt de 181 226 680 F CFA. C'est de là que tout le problème a commencé. Comme il fallait s'y attendre, les deux parties sont entrées en litige, qui fut porté par la suite devant le Tribunal de grande instance de Kati. Cela sur saisine de la Bsic-SA.

Par jugement n°40 du 27 janvier 2020, cette juridiction a annulé la procédure d'expropriation forcée intentée par la Bsic-SA. Sur appel, la Cour d'appel de Bamako a infirmé ce jugement par arrêt n°114 du 4 mars 2020. Du coup, elle a ordonné la continuation de la vente immobilière. C'est ainsi que le Tribunal de Kati a déclaré adjudicataire, le 15 juin 2020, la Bsic-SA des immeubles hypothéqués auprès d'elle pour garantir le remboursement de ses fonds.

Pour être remis dans ses droits, N'Fa Simpara a initié une procédure d'annulation judiciaire d'adjudication auprès du tribunal de Kati, qui a déclaré <strong>"mal fondée"</strong> la demande suivant le jugement n°584 en date du 5 octobre 2020, avant que la Cour d'appel de Bamako confirme le jugement entrepris suivant arrêt N°478 en date du 27 octobre 2021.

Finalement, N'Fa Simpara était dans l'obligation de saisir la Cour commune de justice et d'arbitrage de l'Ohada (CCJA), qui a cassé l'arrêt n°478 de la Cour d'appel de Bamako et a annulé l'adjudication faite le 15 juin 2020 par le Tribunal de grande instance de Kati. Avec comme motif que la <strong><em>"créance de la Bsic-SA est incertaine et n'est ni liquide, ni exigible, pour avoir été arrêté unilatéralement et de façon non contradictoire contre les sociétés en cause et Mamadou N'Fa Simpara".</em></strong> Avant d'ajouter que <strong><em>"la somme de 2 275 212 406 F CFA qui a été unilatéralement arrêtée par la Bsic-Sa est contestée par Mamadou N'Fa Simpara". </em></strong>

Et la CCJA ne remet pas en cause le principe de la créance mais elle demande surtout à ce que le montant de la créance de N'Fa Simpara soit arrêté de façon contradictoire.

Aujourd'hui, la Bsic-SA se trouve dans de sales draps dans la mesure où avant la cassation de l'arrêt par la CCJA, elle avait procédé à la vente desdits immeubles à un notaire, qui, à son tour, les a revendus à deux particuliers, alors que la procédure judiciaire continuait son cours normal. Et les deux acquéreurs sollicitent de rentrer en possession de leurs immeubles ; ce que N'Fa Simpara refuse naturellement.

Il nous est revenu qu'après l'annulation par la CCJA, la Bsic-SA a entamé cette fois-ci une nouvelle procédure au fait de désignation d'expert-comptable devant le tribunal de commerce de Bamako. Cela afin de faire la situation précise des engagements entre les deux parties pour en fixer le solde réel.

<strong>                 El Hadj A.B. HAIDARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pour un système judiciaire performant : Le RDDH&#45;Mali propose de retirer au parquet l&amp;apos;opportunité des poursuites et la délivrance de mandat de dépôt</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/pour-un-systeme-judiciaire-performant-le-rddh-mali-propose-de-retirer-au-parquet-lopportunite-des-poursuites-et-la-delivrance-de-mandat-de-depot-3081919.html</link>
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<pubDate>Sat, 26 Oct 2024 01:16:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans une de ses réflexions, le président du Réseau des défenseurs des droits humains du Mali (RDDH-Mali), Souleymane Camara, propose la réforme des attributions du parquet dans le système judiciaire malien afin de le rendre performant.</em></strong>

Selon lui, à l'origine, la justice malienne est d'inspiration française à cause de l'héritage colonial du pays. Ainsi, depuis l'indépendance du pays, le système judiciaire malien ne s'est pas départi de la tradition judiciaire française. Car, poursuit-il, les praticiens du droit de l'Afrique dite francophone formés à l'école française, se sont toujours inspirés du droit positif français.

En fait, dit-il, c'est le mimétisme à outrance dans tous les domaines y compris dans le système judiciaire. <em>"S'inspirer de ce qui passe chez les autres, n'est pas mauvais en soit. Mais c'est l'incapacité d'adapter les sources d'inspiration à nos réalités et nos vécus quotidiens qui doit interpeller l'intelligentsia africaine", </em>martèle-t-il.

A l'en croire, dans la pratique judiciaire malienne, la fonction du parquet ou du procureur est similaire à celle de la France, mais les attributs ne sont pas adaptés aux réalités maliennes à cause des abus et des excès d'où la nécessité de faire des réformes pour l'adapter au contexte malien notamment le principe de l'opportunité des poursuites judiciaires et le pouvoir de délivrance des mandats de dépôts dévolus au parquet ou au procureur malien devraient être révisés à cause des excès et des abus décelés.

S'agissant du principe de l'opportunité des poursuites judiciaires, il propose que le législateur enlève complètement ce principe du système judiciaire malien parce que les Maliens sont gouvernés par des lois et doivent être traités sur le même pied d'égalité.Or, ajoute-t-il, le principe de l'opportunité des poursuites judiciaires donne la latitude au parquet ou au procureur de poursuivre ou non une personne. <em>"Au nom de ce principe, des personnes peuvent échapper ou subir la rigueur de la justice selon la volonté du parquet ou du procureur ou même selon les injonctions du ministre en charge de la justice qui est en fait l'autorité politique et hiérarchique ayant le pouvoir de dicter au procureur, la conduite à suivre"</em>, fait savoir M. Camara.

<strong>Une arme redoutable entre </strong><strong>les mains du pouvoir politique</strong>

Au Mali, poursuit-il, on voit mal un procureur poursuivre un de ses proches ou ses supérieurs, étant lui-même sous les ordres de ces derniers. En outre, ce principe par la sélection qu'il permet, peut être analysé comme une arme redoutable entre les mains du pouvoir politique pour brimer les opposants.

En définitive, selon lui, le principe de l'opportunité des poursuites judiciaires dans le contexte judiciaire malien fausse l'équilibre social et le principe de l'égalité des citoyens devant la loi à cause de son utilisation qui est par essence sélective et abusive.

A ses dires, dans les pays dits anglo-saxons, la police a la possibilité d'interpeller un ministre et ses proches ayant enfreint à la loi et de les présenter devant la justice. <em>"Une telle possibilité est pratiquement impossible au Mali. Il n'y aurait jamais un procureur pour interpeller le ministre de la Justice en cas de commission d'infraction. Pourtant, il n'est pas au-dessus de la loi",</em> ajoute-t-il.

Pour le président du RDDH-Mali, ces différents scénarios visent à faire prendre conscience aux Maliens que notre système judiciaire comporte des faillites qui caractérisent son manque de performance en ce sens qu'il permet l'inégalité.

A vue d'œil, déplore-t-il, il a deux poids, deux mesures, voire la possibilité d'accorder sous le couvert de la loi un traitement de faveur à une catégorie de personnes ou d'instaurer l'impunité pour certaines d'entre elles. Aussi, il note qu'il existe même des dispositions légales qui rendent très difficile la poursuite en justice de certaines catégories de personnes telles que les juges, les avocats, les huissiers-commissaires de justice, les porteurs d'uniforme… qui violeraient la loi.

Aux dires défenseurs des droits humains, à cause du principe de l'opportunité des poursuites judiciaires sélectives, le procureur général peut ne pas donner suite aux poursuites judiciaires contre certains citoyens même en cas de commission flagrante d'infraction. Donc la probabilité que certaines personnes puissent échapper à la justice est réelle.

A l'entendre, c'est un principe qui porte en son sein les germes mêmes de l'injustice, de l'inégalité et de l'impunité. Il est en contradiction flagrante avec la norme supérieure qu'est la constitution qui dispose que les Maliens naissent libres et égaux devant la loi.

<em>"Des Maliens continuent de s'interroger pourquoi ces personnes ne sont pas interpellées quand elles violent la loi. Dans un véritable Etat de droit, les citoyens ou nationaux doivent répondre de leurs actes quel que soit leurs statuts. </em>

<em>Nous devons nous poser la question : pourquoi certains citoyens ou nationaux peuvent échapper facilement à la rigueur de la loi à cause de leurs statuts",</em> s'interroge-t-il.

<strong>Le parquet, une autorité</strong><strong> de poursuite judiciaire </strong><strong>sans pouvoir de détention</strong>

En ce qui concerne la délivrance du mandat de dépôt, il propose que celle-ci soit retirée au procureur malien pour éviter les abus et les excès constatés. Car, au Mali avec l'actuelle architecture juridique, la liberté du citoyen est très fragile et peut banalement basculer parce que le procureur ou le parquet peut délivrer facilement un mandat de dépôt en son encontre.

<em>"Face à ces abus avérés, répétitifs, liberticides et très dommageables, il y a lieu de retirer au procureur ou au parquet le pouvoir d'emprisonnement intempestif. Il est préférable de confier cette tâche au juge de siège, qui par essence est indépendant et ne reçoit pas d'ordre extérieur dans l'exercice de ses fonctions",</em> propose-t-il.

Aux dires de M. Camara, le Mali a aussi la latitude d'instituer un corps de juges indépendants ou juges de la paix publique chargés des tâches de délivrance de mandat de dépôt ou de détention. <em>"Nous avons assisté à la délivrance quasi-systématique de mandat de dépôt contre des citoyens par le procureur ou le parquet. Certains d'entre eux, aussitôt libérés, font l'objet d'un autre mandat de dépôt souvent téléguidé par le pouvoir politique",</em> déplore-t-il.

Il ajoute que dans le contexte judiciaire malien, le procureur ou le parquet doit être uniquement et seulement une autorité ou un organe de poursuite judiciaire sans pouvoir de détention.

En conclusion, le président du RDDH-Mali dit que des réformes judiciaires adaptées au contexte malien doivent être rapidement entreprises pour assurer l'égalité de traitement des citoyens devant la loi : en enlevant le principe de l'opportunité des poursuites judiciaires et en retirant au procureur ou au parquet le pouvoir de détention ou de délivrance de mandat de dépôt à cause des abus et des excès avérés.

<strong>  Boubacar Païtao</strong>

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<title>Mahamadou Camara, Ancien Directeur du Cabinet d’IBK : «Un acte que je pensais anodin m’a amené loin»</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mahamadou-camara-ancien-directeur-du-cabinet-dibk-un-acte-que-je-pensais-anodin-ma-amene-loin-3081860.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 25 Oct 2024 07:49:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans l’affaire de l’achat des équipements militaires, l’ancien Directeur de cabinet de la présidence, Mahamadou Camara, a comparu le 1er Octobre 2024 devant la Cour pour expliquer le «rôle» qu’il y a joué, le «mandat» de la présidence décerné à  Sidy Mohamed Kagnassy, le point de départ du vaste imbroglio.

«Je me réjouis enfin de parler, puisque ça a trop duré, ça fait quand même 10 ans, ça a trop duré» a affirmé Mahamadou Camara, d’une voix grave et pausée. «Aujourd’hui, je suis contraint et j’ai une gêne que l’on puisse penser que je vais tenir des propos que le président n’aurait pas tenus. » a-t-il introduit.

<strong>Quel «rôle» a -t-il joué  dans l’affaire ?</strong>

«Il m’a été demandé par IBK de produire un document qui permet à Sidy Mohamed Kagnassy, de prouver à ses différents partenaires qu’il était en mission de l’Etat malien». Voilà la demande faite par l’ancien président IBK dans son bureau, qui l’a amené à décerner un «mandat» à Kagnassy.

« Le Mali était en guerre, le nord du pays occupé, pendant 10 mois, des partenaires étrangers présents… rendre la fierté et l’honneur au Mali, c’était d’abord relever l’armée qui était paralysée. On a toujours vu des images de nos soldats mal habillés avec des sandales et autres. Un jour, le véhicule de commandent dans lequel le président devait parader est tombé en panne. Nous étions à la fin du dernier trimestre de 2015 et le président souhaitait que l’armée puisse afficher un nouveau visage». Tel était le contexte dans lequel, le président lui a demandé cela début novembre 2013.

<strong>Des interrogations…</strong>

Quand l’ancien directeur de cabinet a été placé sous mandat de dépôt, le président était encore en vie, il n’a pas tenté de blanchir son subalterne s’est interrogé la Cour. L’autre  interrogation est que le tout premier acte posé par M Camara est la rédaction et la signature de ce mandat qui semblait anodin pour lui mais qui l’a amené loin.

<strong>Le contenu du mandat et la mission de kagnassy</strong>

«Le mandat composait l’identification de fournisseurs et structurer un financement qui permet au Mali de financer l’achat des équipements». C’est ainsi que le Directeur de cabinet de la présidence a «certifié» que «Sidy Kagnassy et les sociétés qu’il représente sont mandatées par la présidence de la république du Mali concernant l’achat d’équipements militaires». Le document porte sa asa  seule signature et pas celle du président. Cela justifie-t-il l’affirmation selon laquelle il a agi en solo, à son compte ?

La Cour a rappelé qu’un autre mandat avait été remis à un avocat concernant le même dossier pour défendre les intérêts de l’Etat et c’est IBK lui-même qui a signé ce mandat. Et pourquoi pas celui de Kagnassy ?

<strong>Le mandat, la forme, le fond, la valeur juridique du document…</strong>

Le mandat implique trois personnes. D’abord un mandant (celui qui instruit), dans ce cas il s’agit de (IBK), qui donne autorisation à une tiers personne (Mahamadou Camara), pour donner «mandat» à un mandataire (Kagnassy) pour que ce dernier se fasse  prévaloir du contenu du mandat. Ainsi, le mandat impliquant trois personnes, il devait y avoir deux signatures, à savoir celle de IBK, le mandant, et celle de Camara chargé de rédiger et faire parvenir le mandat au bénéficiaire. Cela aurait pu justifier l’autorisation et l’implication d’IBK, surtout son accord. Encore que,  à révélé M. Camara, le président a même demandé à apporter des modifications au contenu.

<strong>L’audience  du 4 octobre 2024 : Le processus de paiement et le paiement anticipé…</strong>

Il ressort que, au cours de l’exécution du contrat, le paiement de Guo Star pour la livraison des équipements a été anticipé. Présent à la barre en qualité de témoin, Abou Berthé, contrôleur financier au ministère de la Défense, a été entendu dans la matinée du vendredi 4 octobre 2024 quant au paiement anticipé intervenu dans le contrat. Alors qu’il devait être différé d’un an, c’est à dire effectué en 2015 et non en 2014.  Le témoin Berthé ne se «rappelle pas malheureusement tout le processus».

<strong>Les factures Guo Star et les marges</strong>

Il ressort des constats qu’un écart financier existait entre la facture pro forma présentée par le fournisseur Guo Star, comparée à celle des fournisseurs traditionnels du ministère de la Défense. Par exemple, les gilets par balle, avec les fournisseurs traditionnels, étaient cédés à 250.000 Fcfa l’unité, alors que Guo Star les offrait  à 650.000 Fcfa l’unité. Df même pour une cartouchière habituellement cédée à 4000 Fcfa, la facture présentée par Guo star affiche 22.000 Fcfa. C’est pourquoi, le Vérificateur général a demandé à moraliser les dépenses et les factures  avant le paiement.

Car si au total, l’Etat devait déboursier à Guo Star 69 milliards FCFA, sur la base de ses proforma, le Vérificateur général a estime que les équipements devaient revenir à 39 milliards FCFA, en rationalisant les dépenses. Et la société Guo Star aurait alors «réajusté» sa facture par rapport à celle du Végal. Finalement, «le paiement a été effectué sur la base de la facture du vérificateur général» a reconnu à la barre Abou Berthé contrôleur financier ministère de la Défense au moment des faits. Sauf que, chose troublante pour le ministère public, Guo Star intentera un procès contre l’Etat pour, dit-il, lui réclamer son reliquat  alors que c’est la société elle-même qui a réajusté sa facture. Le ministère public défendant les intérêts de l’Etat et étant la partie civile du procès, n’a pas compris ce jeu, sachant bien que c’est la société elle-même qui a raccordé sa facture à celle du VEGAL, après que ce dernier a décelé des marges non moindres pour le fournisseur.

Concernant la livraison effective des biens, Alhousseyni Dicko, délégué du Contrôle financier auprès du MTI, était également un témoin entendu. «En toute sincérité, tous les matériels et quantités citées dans le contrat ont été livrés» a reconnu le témoin, sur la base de sa présence physique, des appréciations des «spécialistes et techniciens présents lors de la réception » a-t-il dit.

<strong>Ousmane Tangara</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Cour d’Assises de Bamako : Les milliards de la Session Spéciale 110 milliards FCFA et 50 milliards pour rembourser et dédommager l’Etat ! Et pas que…</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/cour-dassises-de-bamako-les-milliards-de-la-session-speciale-110-milliards-fcfa-et-50-milliards-pour-rembourser-et-dedommager-letat-et-pas-que-3081784.html</link>
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<pubDate>Fri, 25 Oct 2024 01:33:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Quelle aubaine pour le Trésor public malien ! Rien que pour cette session spéciale de la Cour d’Assise, les peines pécuniaires à l’encontre des délinquants économiques et financiers dépassent les 150 milliards de nos francs. Mais si une chose est de prononcer des amendes et autres frais de justice, une autre est de les recouvrer et c’est là où le bât blesse. L’Etat a-t-il la moindre idée de l’importante manne financière qu’il perd en termes de manque à gagner faute de la recouvrer  de façon effective ?

Le Cour d’appel de Bamako était l’heure des comptes le mardi 15 octobre 2024 à l’occasion de la session spéciale sur les crimes économiques et financiers. 51 affaires étaient au total inscrites au rôle. 81 accusés, dont 15 femmes, 17 détenues, dont une dame. Pour atteintes aux biens publics, faux et usage de faux, blanchiment de capitaux, faux en écriture, abus de confiance, etc.

«Au titre des amendes, la cour a prononcé la condamnation des accusés au paiement de la somme de 50 milliards 252 millions 331 mille de FCFA au profit de l’État » a déclaré le Procureur général près la Cour d’Appel de Bamako, Hamadoun dit Balobo Guindo.  Ce n’est pas tout, les juges ont «ordonné» le remboursement de plus «110 milliards de FCFA» et accordé près de «500 millions de FCFA de dommages et intérêts aux victimes».

Ainsi, on pourrait dire que cette session a aussi manifestement pensé aux caisses de l’Etat, si le trésor public à tirer profit de l’exécution effective des arrêts rendus. Ce qui est loin d’être évident ^parce que tout simplement c’est comme ça au Mali. A moins que les autorités compétentes actuelles agissent autrement. L’huere est-elle venue pour l’Agence de recouvrement et de gestions des avoirs saisis ou confisqués (ARGASC) créée par l’Ordonnance n°2022-019 du 20 septembre 2022 et ratifiée par la Loi n°2022-048 du 23 novembre 2022, de prouver qu’elle n’existe pas que sur papier. En tout cas cette agence se veut une autre réponse concrète du ministre Kassogué à l’implacable lutte qu’il a engagée contre la corruption.  On attend donc de voir l’agence à l’œuvre

<strong>Ousmane Tangara</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Justice : Le Trésor public recouvre plus de 50 milliards grâce à la Cour d&amp;apos;assises spéciale</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/justice-le-tresor-public-recouvre-plus-de-50-milliards-grace-a-la-cour-dassises-speciale-3081695.html</link>
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<pubDate>Thu, 24 Oct 2024 01:21:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Ouverte le 1er juillet 2024 à Bamako, la session spéciale de la Cour d'assises sur les crimes économiques et financiers a pris fin le mardi 15 octobre. Sur les 51 affaires inscrites, la Cour a renvoyé 3 à la prochaine session. Cette session spéciale sur les crimes économiques et financiers a notamment prononcé 11 condamnations à des réclusions à temps, 6 cas d’emprisonnements fermes, 29 cas d’emprisonnements avec sursis, 77 cas d’acquittements et 30 cas de condamnations avec contumace. Les dossiers de cette session ont concerné notamment les aéroports, l’énergie et l’eau, l’hôpital Point G, l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires... Au finish, la Cour a ordonné le remboursement de plus 110 milliards de F CFA et près de 500 millions de F CFA aux accusés au profit des victimes. «<em>La cour a prononcé la condamnation des accusés au paiement de la somme de 50 252 331 000 FCFA au profit de l’État</em>», a souligné le Procureur général près la Cour d’Appel de Bamako à la cérémonie de clôture.]]> </content:encoded>
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<item>
<title>ACI : Arrestation de La Pdg Mme Bah Arabia Toure Les raisons évoquées par la direction de l’ACI&#45;SA</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/aci-arrestation-de-la-pdg-mme-bah-arabia-toure-les-raisons-evoquees-par-la-direction-de-laci-sa-3081505.html</link>
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<pubDate>Wed, 23 Oct 2024 01:48:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans un communiqué de presse largement relayé sur les réseaux sociaux le week-end dernier dont nous avons obtenu copie, la direction générale de l’Agence de cessions immobilières (ACI-SA) donne les motifs du placement sous mandat de dépôt de sa PDG, Mme Bah Arabia Touré. Voici en intégralité le communiqué ci-dessus annoncé.</em></strong>

L'agence de cessions immobilières (ACI-sa) apporte un démenti catégorique et formel aux informations diffusées par certains médias sur les motifs de la mise sous mandat de dépôt de sa Présidente directrice générale, Mme Bah Arabia Touré.

La PDG de l’ACI, Mme Bah Arabia Touré n'a commis aucune malversation ou détournement de fonds ou deniers publics et n’a pas été placée sous mandat de dépôt par le pôle économique et financier.

La PDG a été placée sous mandat de dépôt en octobre 2024, aux motifs de disposition de bien d’autrui et d’opposition à l’autorité légitime. Il lui est reproché de s’opposer personnellement à l’application d’une décision de justice concernant des parcelles de l'ACI situées dans le lotissement de Souleymanebougou.

En effet, un groupe de familles a saisi la justice en 2016 en réclamant un droit coutumier sur un titre foncier de l’Etat du Mali datant de 1947. Or, en 2002, un mandat de gestion de 2 titres fonciers issus de ce même titre foncier a été donné à l’ACI, qui a viabilisé et vendu les terres morcelées et aménagées au nom et pour le compte de l’Etat du Mali.

Le groupe de familles qui a ainsi saisi la justice, le fit en réclamation de droits coutumiers sur les parcelles déjà vendues par l’Etat, par le biais de l’ACI. A l’issue de plusieurs procès, l’Etat du Mali fut condamné. Condamnation confirmée en 2021 par la cour suprême, qui a confirmé les droits coutumiers au groupe de familles.

Cette même année, les riverains concernés par la zone convoitée, et détenteurs des titres fonciers, se sont constitués partie civile et ont attaqué devant la justice la décision de reconnaissance des droits coutumiers auxdites familles. En 2024, les riverains ont eu gain de cause contre le groupe de familles et ont obtenu, devant la cour d’appel, l’annulation desdits droits coutumiers et la restitution des parcelles.

&nbsp;

-<strong>CONCERNANT LE MOTIF DE DISPOSITION DU BIEN D’AUTRUI</strong>

La dernière parcelle de la zone convoitée a été vendue en 2016, bien avant l’arrivée de Mme Bah à l’ACI.

&nbsp;

-<strong>CONCERNANT LE MOTIF D’OPPOSITION À L’AUTORITÉ LEGITIME</strong>

L’ACI n’est pas le service habilité à créer ou annuler des titres fonciers, de ce fait, n’est pas concernée par ladite décision de justice. La position de la société demeure conforme au mandat de gestion à travers lequel elle opère. L’ACI aménage et commercialise les terres mises à disposition au nom et pour le compte de l’Etat du Mali, seul propriétaire foncier.

Une fois les parcelles vendues, les terres sortent définitivement du domaine privé de l’Etat et deviennent la propriété des acquéreurs. L’ACI n’a pas qualité à intervenir sur la propriété privée d’un tiers et pour la zone objet de cette affaire : les acquéreurs sont en majorité détenteurs de leurs titres fonciers ; les acquéreurs ont acquis leurs parcelles préalablement à l’arrêt de la cour suprême ; les titres fonciers n’ont pas été radiés / annulés par l’Etat du Mali ; malgré un arrêt de la cour suprême, l’ACI n’est pas la structure habilitée à radier ou créer un titre foncier ; une dernière décision de justice de janvier 2024 a annulé les droits coutumiers et la restitution de parcelles auxdites familles.

Tels sont les faits dont la justice est saisie et sur lesquels le juge poursuit son information.

D’ores et déjà l’ACI informe que sa PDG a recouvré sa liberté. En conséquence, tout autre motif avancé par une certaine presse et relayée par les réseaux sociaux, est mensonger et diffamatoire et l’ensemble des dossiers évoqués sont antérieurs à la prise de fonction de Mme Bah.

L'ACI est confiante en la justice malienne et reste au service de la population et à la disposition de son aimable clientèle.

<strong>L’ACI</strong>

<strong>TEL : 20 29 88 08  </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Équipements militaires et avions présidentiels : La Cour suprême dos au mur</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/equipements-militaires-et-avions-presidentiels-la-cour-supreme-dos-au-mur-3081432.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 22 Oct 2024 11:51:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Au lieu du dénouement attendu avec impatience par l’opinion, le procès emblématique de la lutte contre l’impunité a plutôt manqué de justesse de s’achever en queue de poisson. Avec la soudaine suspension des audiences jusqu’à nouvel ordre, la plus haute instance judiciaire du pays essuie une flétrissure dont elle se remettra avec beaucoup de peine.

Alors qu’on croyait s’acheminer vers un épilogue, la salve de comparutions dans le brûlant dossier dit des «Équipements militaires et de l’Avion présidentiel a été brusquement interrompu à mi-parcours des confrontations. C’est l’étonnant spectacle qu’a offert le Parquet général, qui a requis et obtenu auprès des assises un freinage des quatre fers au motif d’informations complémentaires. Rien de plus normal si le même ministère public ne misait, pour ce faire, sur le témoignage d’acteurs dont elle avait balayé d’un revers de main la comparution publique préalablement sollicitée par les avocats de défense. On y dénombre notamment d’anciens Premiers ministres sous IBK dont Moussa Mara, Oumar Tatam Ly, entre autres potentiels témoins. Pour ceux qui ont déjà pu défiler devant le public, leurs témoignages n’aura visiblement pas permis d’arracher des éléments assez solides pour conforter les chefs d’inculpation retenus contre les illustres accusés. Qu’il s’agisse des ministres Fily Sissoko et Mamadou Camara comme des colonels Drabo et Dabitao, les efforts pour les confondre sont apparus très laborieux et auront même tourné à leur décharge à défaut d’être battus en brèche à coups de pièces à conviction.

<strong>  Plus que jamais éligibles à une mise en liberté </strong>

C’est probablement pour se tirer de cet engrenage que leurs poursuivants ont consenti la moins embarrassante déconvenue, qui consiste à rendre le tablier aux audiences sans abandonner les poursuites. Ce faisant, le parquet en a donné aux avocats de la défense l’occasion de subodorer et de dénoncer un dilatoire d’autant plus grossier que la procédure est engagée depuis tant d’années. Sauf que la diversion, s’il en est une, pourrait avoir servi d’une judicieuse brèche pour des détenus préventifs qui n’ont jamais été aussi proches d’une mise en liberté maintes fois refusée à la plupart d’entre eux. Leur éligibilité à cet avantage a été cette fois publiquement martelée par le président des assises en personne, avant que les avocats des accusés ne se sautent sur l’occasion. Des nouvelles demandes de libération de leurs clients ont derechef afflué en braquant les projecteurs sur le parquet dont l’attitude sera indicative de l’esprit ayant prévalu aux assises. En continuant de s’y opposer contre vents et marées, le magistrat Timbo et ses collaborateurs auront donné la preuve de leur impréparation criante ainsi que d’un procès concocté juste pour la conformité aux délais légaux de la détention préventive.

<strong>   </strong><strong>   Comble de déconvenue et de compromission  </strong>

Quoi qu’il en soit, par la faute du Parquet général de la Cour suprême et de ses errements, l’épisode aura révélé la justice malienne dans tous ses états. Et pour cause, sa débandade est une flétrissure qui vient s’ajouter à un discrédit congénital que traîne le dossier des «Equipements et de l’Avion présidentiel», depuis la résurrection au forceps de l’affaire. En plus d’avoir piétiné le privilège juridictionnel de nombreux acteurs impliqués, la procédure s’est aussi entachée de flagrance dans le travestissement des responsabilités : celle qui consiste à épargner le principal initiateur des marchés irrégulièrement attribués pour faire rendre gorge à des acteurs secondaires. Il n’est point étonnant, en définitive, qu’une démarche aussi boiteuse conduise à un fiasco susceptible de déteindre sur l’ensemble du dispositif répressif de la délinquance financière. Car, en tant que dossier emblématique d’une volonté politique affichée, il tient lieu de test grandeur - nature et préfigure malheureusement un sort similaire à d’autres dossiers de même portée politique. Il s’agit des affaires Paramount, de la Sécurité aéroportuaire ou encore de l’Assemblée nationale dans le cadre desquelles d’autres hauts dignitaires du régime défunt sont incarcérés.

<strong>A KEÏTA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Clôture de la session spéciale de la Cour d’Assises de Bamako :  94% des dossiers au rôle jugés</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/cloture-de-la-session-speciale-de-la-cour-dassises-de-bamako-94-des-dossiers-au-role-juges-3081345.html</link>
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<pubDate>Mon, 21 Oct 2024 01:37:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le mardi 15 Octobre dernier, il a été tenu la cérémonie de clôture des travaux de la session spéciale de la Cour d’Assises de Bamako sur les crimes à caractère économiques et financiers. Il ressort comme bilan de ladite session, 94% des affaires jugées d’où le satisfecit exprimé par le Procureur Général près la Cour d’Appel de Bamako, Hamadoun dit Bolobo Guindo.</em></strong>

Après 3 mois d’audiences, la session spéciale de la Cour d’Assises de Bamako a pris fin dans la semaine écoulée à la faveur d’une cérémonie de clôture tenue en présence des acteurs de la justice malienne singulièrement du Président de la Cour, Faradji Baba, du Procureur Général près la Cour d’Appel de Bamako, Hamadoun dit Bolobo Guindo et du représentant du Bâtonnier de l’Ordre des Avocats, Me Alassane Diop.

Les instants forts de l’évènement ont été les interventions des 3 cadres de la justice ci-dessus mentionnés.

Dans son allocution, le Procureur Général, Hamadoun dit Bolobo Guindo de souligner que les résultats obtenus de cette session d’Assises confirment la rigueur de la lutte implacable en cours contre la criminalité de façon générale et la délinquance économique et financière de façon singulière.

En effet, il y avait au total 51 affaires inscrites au rôle, dit-il, concernant181 accusés. Puis, qu’au cours de cette session, la Cour a jugé 48 affaires  et renvoyé 3 autres à une prochaine session. En ce qui concerne l’affaire dite ‘’Achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires’’ qui fut le dossier phare venu en rôle additif, le Procureur Guindo a avancé que la Cour a ordonné un complément d’information en vue de la manifestation de la vérité.

<strong>Plus de 150 milliards recoltés</strong>

Selon lui, lors de la session, la Cour a prononcé les verdicts suivants : 11 condamnations à des réclusions à temps ; 6 cas d’emprisonnement ferme ; 29 cas d’emprisonnement avec sursis ; 77 cas d’acquittements et 30 cas de condamnation avec contumace.

Au titre des amendes au profit de l’Etat, à ses dires, la Cour a prononcé la condamnation des accusés au paiement de la somme totale de 50 milliards 252 millions 331 mille 185FCFA. Au chapitre de remboursement, elle a ordonné l’acquittement de la somme de 111 milliards 607 millions 710 mille 528 FCFA. Egalement, au titre des dommages et intérêts, la Cour a prononcé au profit des victimes, la somme  totale de 498 millions 500 mille.

« Monsieur le Président, au regard de ces statistiques, je note  avec beaucoup de satisfaction et vous fait constater que la Cour a atteint plus de 94% des objectifs » s’est-il réjoui.

<strong>Des difficultés à surmonter</strong>

Au nom du Bâtonnier de l’Ordre des Avocats du Mali, Me Alassane Diop a adressé ses félicitations à la Cour pour la qualité des décisions rendues. Qui découle, selon lui, forcement du respect des droits de la Défense qui n’a nullement fait défaut pendant tout le long de la session. Ainsi, il a sollicité le Président de la Cour pour qu’un accent particulier soit mis sur la communication et la mise à dispositions des pièces du dossier aux avocats et aux parties lors des prochaines assises. « Toutes les pièces, tous les actes, y compris les rapports d’expertises et contre-expertises, les documents comptables tels que prévus par les dispositions du code de procédure pénale. C’est une obligation de transparence et d’équité : c’est le droit à un procès équitable garanti à tous les citoyens face à la machine judiciaire qui peut les broyer » a plaidé Me Diop.

Quant au Président de la Cour, Faradji Baba, après ses remerciements pour les efforts fournis pour le bon déroulement de cette session, il a tenu a souligné que certaines difficultés ont émaillés le cours de ces Assises. Lesquelles ont eu pour conséquence le renvoi de certaines affaires, tantôt à une audience à l’intérieur de la session, tantôt à une prochaine session. A lui de déclarer que ces difficultés sont liées au non accomplissement ou à l’accomplissement irrégulier de certaines formalités que la loi de procédure pénale a qualifié d’actes obligatoires et dont l’inobservation pourrait être sanctionnée par la nullité de toute la procédure ultérieure. Il s’agit de la notification de l’arrêt de renvoi ; le transfert de l’accusé, du dossier et des pièces à conviction au lieu de la tenue des Assises ; l’interrogatoire préalable de l’accusé par le président et la signification des listes des témoins et des experts.

« Ces diligences sont à accomplir pour tous les accusés, même pour ceux renvoyés pour des simples délits connexes. Il y a lieu également d’attirer l’attention des magistrats instructeurs et du président de la Chambre d’Accusation sur la nécessité de veiller à ce que les rapports d’expertise mentale soient versés aux dossiers afin d’éviter la prise par la Cour d’Assises d’arrêts avant de dire le droit ordonnant une telle mesure… » a énoncé le Président de la Cour.

<strong>Mariam Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Affaire Ahmad Al Faqi Al Mahdi à la CPI :  La mesure des réparations collectives exécutée à 70%</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaire-ahmad-al-faqi-al-mahdi-a-la-cpi-la-mesure-des-reparations-collectives-executee-a-70-3081350.html</link>
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<pubDate>Mon, 21 Oct 2024 01:24:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>A la suite d’une mission conjointe avec des représentants du gouvernement malien à Tombouctou, les responsables du Fonds au Profit des Victimes de la CPI ont tenu une conférence de presse le mercredi 9 octobre dernier.  Devant la presse, ils ont fait le point sur l’état de la mise en œuvre du programme des réparations de l’affaire dite Ahmad Al Faqi Al Mahdi.  Selon Aude Le Goff, la représentante du Fonds, après la mesure de réparation symbolique qui a constitué à remettre un Euro à l’Etat malien, celle des réparations individuelles a été mise en œuvre à 100% et celle des réparations collectives est exécutée à 70% et sera totalement accomplie avant décembre 2025, date de la fin du processus.     </em></strong>

La rencontre a servi d’occasion pour les responsables du Fonds d’éclairer la lanterne sur l’état d’exécution des réparations et les perspectives à venir avant la fin du programme. Au présidium autour de Aude Le Goff, en plus de ses collègues, y étaient présents à cette conférence, Modibo Bagayoko, représentant de l’UNESCO et Chrifi Moulaye Haïdara, représentant de la Communauté Tombouctienne.

Dans son intervention, Mme Le Goff a été on ne peut plus clair. Selon elle, durant cette mission, le Fonds au profit des victimes de la Cour pénale internationale (CPI)  et ses partenaires ont remis aux autorités de la ville et à l’ensemble de sa communauté une part importante des mesures de réparations collectives décidées par les juges dans l’affaire Ahmad Al Faqi Al Mahdi. Puis, ils ont initié la dernière phase de ce processus de réparation qui doit prendre fin en décembre 2025. Ces mesures comportent notamment la construction d’un mémorial, la reconstruction d’un mausolée, l’extension du musée municipal et plusieurs éléments de protection du patrimoine.

<strong>Un monument à la mémoire des victimes à Tombouctou</strong>

Dans cette dynamique, le 3 Octobre dernier, le Gouverneur de Tombouctou, Bakoun Kanté, dit-elle, a inauguré un monument à la mémoire des victimes des crimes commis par Ahmad Al Faqi Al Mahdi.

« Cette œuvre mémorielle intitulée Louha, qui désigne en arabe la tablette coranique, a été érigée sur la place publique Diamane Hana. Elle symbolise la résilience de la communauté de Tombouctou face aux crimes dont elle a été victime en 2012 » a expliqué Mme Le Goff. Avant d’ajouter que l’érection de ce monument est le résultat d’importantes consultations, menées auprès de l’ensemble des huit quartiers de la ville et de la diaspora à Bamako depuis août 2021 par CFOGRAD, partenaire du Fonds au profit des victimes à Tombouctou, en réponse à la décision des juges de la CPI du 17 août 2017. Dans cette ordonnance, dira-t-elle, en considération du fait que le crime commis par M. Al Faqi Al Mahdi avait causé un préjudice moral à la communauté de Tombouctou, les juges avaient ordonné qu’une mesure de commémoration soit réalisée si tel était le souhait de la communauté.

Par la suite, la responsable du Fonds a souligné qu’en mars 2023, le comité communal de commémoration mis en place en ce sens avait décidé, outre la création de ce monument, que soit ajoutée une salle au musée municipal de Tombouctou et qu’elle soit dédiée aux mausolées. « Cette salle aussi a été officiellement livrée le 4 octobre, et accueillera prochainement son exposition qui devra contribuer à une transmission pédagogique du patrimoine culturel et religieux de la ville » a-t-elle précisé.

<strong>Les autres réparations exécutées à hauteur de souhait</strong>

Concernant les réparations collectives décidées par les juges qui sont faites à 70%, y figuraient également la restauration du patrimoine détruit en 2012. A ce sujet, elle a fait savoir qu’une part importante avait déjà été reconstruite depuis 2012. « Dans le cadre des mesures de réparation, le Fonds a donc pris en charge la reconstruction du mausolée du Cadi Cheick Mohamed Mahamoud Ben Cheick Al Arawani, qui avait été entièrement détruit et qui a été remis à ses descendants le 3 octobre. Le même jour, des mesures de protection du patrimoine ont été réalisées par l’UNESCO, partenaire du Fonds au profit des victimes, parmi lesquelles la réhabilitation et la reconstruction des murs de clôture des cimetières Sidi Mahamoud Ben Omar Mohamed Aquit et Cheick Sidi El Mokhtar Ben Sidi Mouhammad Al Kabir Al Kounti, qui abritent plusieurs mausolées, ainsi que la plantation d’arbres au cimetière des trois Saints et à celui d’Alpha Moya, ont pu être livrées aux autorités de la ville et doivent permettre de protéger les mausolées à l’avenir et à la communauté de jouir de son patrimoine » a-t-elle spécifié.

Pour la mesure des réparations individuelles, elle a indiqué que cela a été totalement exécuté et clos depuis juin 2024. Elle concernait les descendants des Saints, les maçons et les gardiens des mausolées au nombre 1680 personnes qui ont eu une compensation monétaire pour le préjudice moral et économique subis.

Pour ce qui est de répondre au préjudice économique résultant indirectement du crime de M. Al Faqi Al Mahdi, la responsable du Fons fera savoir que les juges de la Cour ont également ordonné que des mesures socio-économiques soient prises pour en atténuer l’impact sur la population de la ville. C’est dans ce cadre que la fondation CIDEAL, également partenaire du Fonds accompagne 42 projets, sélectionnés parmi près de 150 à l’issue d’un processus participatif, pour un appui d’un montant global de 273.000.000 de FCFA (env. 417.000 euros). Que 11 projets visent le renforcement de la cohésion sociale, 4 pour la protection de l’environnement, 1 pour la valorisation du patrimoine culturel, et 23 consacrés à l’appui aux secteurs productifs. Ces projets ont été lancés officiellement au cours de cette mission, et dureront jusqu’en décembre 2025.

<strong>Mariam Sissoko       </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Procès crimes économiques et financiers :  Le juge récolte 50 milliards F CFA d’amendes</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-crimes-economiques-et-financiers-le-juge-recolte-50-milliards-f-cfa-damendes-3081261.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-crimes-economiques-et-financiers-le-juge-recolte-50-milliards-f-cfa-damendes-3081261.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 19 Oct 2024 08:25:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ouverte le 1<sup>er</sup> juillet 2024, la première session de la Cour d’assises dite spéciale largement consacrée aux crimes économiques et financiers a clôturé ses travaux ce mardi 15 octobre. Au-delà des condamnations et acquittements, la Cour a prononcé des amendes, ordonné des remboursements et des dommages et intérêts.</em></strong>

Les assises de la Cour sont un exercice judiciaire, qui procède de la volonté politique de donner à la justice les moyens humains, matériels et financiers indispensables au jugement des dossiers dans un délai raisonnable, afin de désengorger les prisons et permettre au plus grand nombre de justiciables de disposer d’une décision de justice.

C’est dans ce contexte, que depuis le 1<sup>er</sup> juillet 2024, les magistrats de la Cour d’appel de Bamako étaient au four et au moulin pour rendre une justice équitable. Pour cette première session de la Cour d’assises spéciales dédiée aux crimes économiques et financiers,  51 affaires étaient inscrites au rôle avec un nombre de 181 accusés dont 15 femmes.

Par la suite, les autorités judiciaires ont décidé de faire un réaménagement de cette assise spéciale avec des additifs d’autres dossiers comme celui relatif à l’achat de l’avion présidentiel et les contrats de surfacturation des équipements militaires.

Les infractions comportaient essentiellement 18 cas d’atteinte aux biens publics, 3 cas de blanchiment des capitaux et 30 cas relatifs aux infractions de faux, usage de faux, escroquerie et abus de confiance.

Il y a eu quatre mois d’audiences empreintes parfois d’émotion, de tristesse ou encore de révolte eu égard à la nature des infractions. Des audiences parfois longues, houleuses entre partie civile et défense, aucune ne voulant pas lâcher-prise.

Mais la Cour de par son statut d’équidistance entre toutes les parties prenantes au procès à chaque fois a su trancher avec justesse et sagesse ce qui lui a valu de prononcer des sentences. En espace de 100 jours de débats pour être exact, la Cour a jugé 48 affaires et renvoyé trois autres à une prochaine session.

Elle a ordonné un complément d’information en vue de la manifestation de la vérité dans l’affaire dite de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires venue en rôle additif.

Au cours de cette session spéciale, la Cour a prononcé 11 cas de condamnations à des réclusions à temps, 6 cas d’emprisonnement ferme, 29 cas de d’emprisonnement avec sursis, 77 cas d’acquittement et 30 cas de condamnations à contumace. En plus des condamnations et acquittements, elle a prononcé 50 252 331 185 F CFA comme amendes au profit de l’Etat, elle en a ordonné également le remboursement de 111 607 710 585 F CFA.

Au titre des dommages et intérêts, la Cour a prononcé au profit des victimes la somme de 498 500 000 F CFA.

Le procureur général près la Cour d’appel de Bamako, Hamadoun dit Balobo Guindo s’est réjoui des résultats engrangés par la Cour. <em>"Les résultats obtenus lors de cette session d’assises confirment la rigueur de la lutte implacable en cours contre la criminalité de façon générale et la délinquance économique et financière de façon singulière"</em>, a-t-il rappelé.

<em>"M. le président, au regard de ces statistiques, je note avec beaucoup de satisfaction et vous fait constater que la Cour a atteint plus de 94 % des objectifs.</em> <em>Ces résultats, qui sont le fruit des efforts conjugués de l’ensemble des acteurs de la chaîne pénale, sont tout simplement satisfaisants. C’est pourquoi, je saisis cette occasion pour inviter chacun et tous à maintenir cette dynamique"</em>, a déclaré M. Guindo.

Le représentant du bâtonnier de l’Ordre des avocats du Mali, Me Alassane Diop a félicité la Cour pour la qualité des débats tout en invitant le procureur général à ne pas se fier aux statistiques, mais de voir la réalité des choses. « <em>Je voudrais féliciter la Cour pour la qualité des décisions rendues qui découlent des respects des droits de la défense qui n’a nullement fait défaut tout au long de cette assise dont l’épilogue se joue ce matin.</em> <em>M. le procureur général, attention aux statistiques et aux chiffres. La justice n’est pas que chiffres et statistiques, mais un idéal à atteindre pour les populations.</em> <em>Il faut que la population se reconnaisse dans les décisions rendues par la justice. C’est d’abord et surtout ça la justice"</em>, a fait savoir Me Diop.

Dans son mot de la fin, le 1er président de la Cour d’appel de Bamako, le magistrat Faradji Baba a félicité et remercié toutes les parties prenantes pour l’aboutissement des peines infligées aux prévenus.

<em>"M. le procureur général, ces peines infligées aux prévenus à première vue paraissent lourdes, certains diront même très lourdes. Lourdes, elles ne le sont pas du tout. Elles traduisent la réponse de la société à des comportements déviants que certains de ses membres ont fait montrer, au mépris de nos valeurs morales et sociétales"</em>, a laissé entendre M. Faradji.

<em>"Nous ne cessons de le rappeler, la délinquance économique et financière met en péril les finances de l’Etat en les privant des sources nécessaires à la réussite des politiques publiques"</em>, a rappelé le 1er président de la Cour d’appel de Bamako avant de déclarer clos les travaux de la première session dite spéciale de la Cour d’assises sur les crimes économiques et financiers.

<strong>Ousmane Mahamane</strong>

<strong>XXXX </strong>

<strong>Ils ont dit</strong>

<strong>Me Tounkara, avocat de Bouare Fily Sissoko</strong>

<strong>"Nous avons déposé une demande de mise en liberté pour nos clients"</strong>

Après le renvoi du procès Bouaré Fily Sissoko et autres pour complément d’information, la Cour a suggéré aux avocats de la défense d’introduire une demande de mise en liberté provisoire pour leurs clients.

Ce mardi 15 octobre 2024, dans les couloirs de la Cour d’appel de Bamako, Me Tounkara, l’avocat principal de Bouaré Fily Sissoko, nous a affirmé que lui et ses collègues ont introduit la demande de mise en liberté provisoire pour les quatre accusés.

Dans ses explications, il affirme que c’est tout un processus. Il faut d’abord la signature du premier président de la Cour d’appel de Bamako avant que ce dernier ne le transmette à la Cour suprême. Après cette étape, le procureur général près la Cour suprême doit faire ses réquisitions avant de se prononcer sur la mise en liberté provisoire ou non de ses clients.

Mais Me Tounkara garde espoir que cette mise en liberté provisoire sera effective au regard des garanties de représentation mises en place.

<strong>O M.</strong>

<strong>Hamadoun dit Balobo Guindo, procureur général Cour d’Appel</strong>

<strong>"Rien n’est fixé sur le sort des 11 détenus politiques"</strong>

<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/10/Hamadou-Bolobo-Guindo.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-3081264" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/10/Hamadou-Bolobo-Guindo-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /></a>Intercepté dans les couloirs menant à son bureau, le procureur général près de la Cour d’appel de Bamako, Hamadoun dit Balobo Guindo nous a briefés sur les dossiers en cours d’être jugés. Selon ses dires, plus de 700 dossiers sont prêts pour être jugés aux prochaines sessions à venir que ce soit en session ordinaire, spéciale ou extraordinaire.

Il y a quelques semaines, il s’était fermement opposé à la mise en liberté des 11 détenus politiques accusés d’atteinte à la sûreté de l’Etat. Interpellé sur la question, le procureur général près la Cour d’appel de Bamako nous a répondu que rien n’a été fixé pour l’instant et que le dossier est toujours en instruction.

<strong>O M.</strong>

&nbsp;

<strong>Koke Coulibaly, Substitut du Procureur General :</strong>

<strong>"Nous ferons tout"</strong>

A la suite de nos échanges avec le procureur général, Koké Coulibaly, le substitut du procureur général nous a reçus dans son bureau.

S’agissant de la comparution de personnalités citées pour complément d’information (notamment les anciens Premiers ministres Moussa Mara et Oumar Tatam Ly ainsi que<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/10/Koke-Coulibaly.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-3081265" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/10/Koke-Coulibaly-300x183.jpg" alt="" width="300" height="183" /></a> l’ancien ministre délégué au Budget Madani Touré), M. Coulibaly a affirmé que la Cour suprême usera de tous les moyens à sa disposition pour les faire comparaître pour la reprise du procès Bouaré Fily Sissoko et autres.

Nonobstant l’absence de preuve matérielle, le substitut du procureur général reste convaincu qu’il y a eu bel et bien une surfacturation, un détournement de fonds et une coalition de fonctionnaires dans cette affaire de l’achat de l’avion présidentiel et les contrats de surfacturation des équipements militaires.

Koké Coulibaly a par ailleurs interpellé votre bihebdomadaire d’informations générales Mali Tribune sur sa Une principale du mardi 15 octobre titré "Suspension du procès de l’avion présidentiel : des raisons inavouées ?"

Le substitut du procureur général a personnellement désigné votre humble serviteur pour lui donner des explications de ces raisons inavouées. Après un quart-heure d’échanges, je lui ai expliqué que c’est une question posée et que c’est à lui en tant que parquetier de nous donner plus d’informations pour corroborer les raisons inavouées qui ont poussé la Cour à suspendre ce procès afin d’éclairer la lanterne de nos lecteurs dans ce procès tonitruant.

Mais en réalité il est lié par le secret de la profession. Nos échanges se sont terminés sur des remerciements et encouragements. Koké Coulibaly a remercié l’ensemble des journalistes qui ont couvert cette session spéciale de la Cour d'assises malgré les heures tardives singulièrement le procès de l’achat de l’avion présidentiel et les contrats de surfacturation des équipements militaires. Il les a également encouragés à plus d’abnégation.

<strong> O </strong><strong>M.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>ACI&#45;SA : La PDG relaxée</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/aci-sa-la-pdg-relaxee-3081229.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 19 Oct 2024 01:59:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La PDG de l’Agence de cessions immobilières (ACI-SA) a recouvré la liberté. Après quelques jours de détention à Bollé, Mme Bah Arabia Touré a repris service.</em></strong>

Ecrouée le mardi 4 octobre 2024, Mme Bah Arabia Touré a recouvré la liberté le mardi dernier à l’issue de son audience au tribunal de la Commune II. Elle a aussitôt repris ses activités de première responsable de l’ACI-SA le lendemain mercredi.

Selon des sources proches du dossier, son arrestation qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive, a été ordonnée par le tribunal de la Commune II.

Elle avait fait l’objet de plainte d’une tierce personne. Cette plainte est consécutive à un différend foncier avec une famille sur le site de Dialakorobougou (sur la route de Ségou) morcelé par l’ACI-SA. La famille en question s’est sentie grugée car mécontente d’avoir reçu la portion congrue du nombre de lots prévus pour le dédommagement. Il s’agit de 14 parcelles attribuées à ladite famille sur les 27 prévues.

Est-ce la fin du litige entre les deux parties sur la base d’un compromis ou la libération de la PDG de l’ACI-SA est due au fait que sa culpabilité n’a pas été prouvée dans ce dossier ? On n’en sait pas plus pour l’instant.

D’autres parts, des « reprises » ont mentionné un payement de 500 millions F CFA, qui n’était pas de nous et qui n’était pas dans notre article à Mali-Tribune.

&nbsp;

<strong>A. Dicko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Clôture de la 1re session spéciale de la Cour d&amp;apos;Assises : 48 des 51 affaires inscrites au rôle jugées :  Près de 112 milliards F CFA de remboursement ordonnés</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/cloture-de-la-1re-session-speciale-de-la-cour-dassises-48-des-51-affaires-inscrites-au-role-jugees-pres-de-112-milliards-f-cfa-de-remboursement-ordonnes-3081171.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 19 Oct 2024 01:18:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les rideaux sont tombés sur les travaux de la 1re session spéciale de la Cour d'assises dédiée aux crimes économiques et financiers. C'était au cours d'une cérémonie organisée, le mardi 15 octobre 2024, dans la salle d'audience de la Cour d'appel de Bamako, et présidée par le 1er président de la Cour d'appel de Bamako, Faradji Baba, en présence du procureur général près la Cour d'appel de Bamako, Hamadoun dit Balobo Guindo, du représentant du bâtonnier de l'Ordre des avocats du Mali, Assane Diop ainsi que plusieurs personnalités. Il ressort du réquisitoire de clôture du procureur général près la Cour d'appel de Bamako que 48 des 51 affaires inscrites au rôle ont été jugées.</em></strong>

Dans son réquisition de clôture, le procureur général près la Cour d'appel de Bamako a rappelé que la clôture des assises constitue, pour le parquet général, une occasion particulière de rendre grâce à Allah, le Tout-Puissant, le Tout Miséricordieux, qui nous a permis de voir ce jour solennel et désormais historique au regard des différents succès judiciaires engrangés contre les délinquants économiques et financiers en remerciant les plus hautes autorités de la Transition qui ont enclenché la dynamique irréversible de la refondation de l'Etat, en mettant un accent particulier sur le volet de la lutte contre la délinquance économique et financière. Et d'assurer que la justice jouera pleinement et entièrement sa partition dans la stabilisation du pays.

Il a aussi rappelé que la justice de proximité exige l'implication de tous les acteurs. C'est pourquoi, il a invité les officiers de police judiciaire (OPJ), les avocats, les huissiers-commissaires de justice, les experts judicaires, les notaires, les greffiers en chef, les greffiers, les secrétaires de greffes et de parquet à se rappeler constamment les devoirs de leur charge et à épouser les meilleures pratiques déontologiques pour le bonheur des justiciables

Selon lui, les résultats obtenus, lors de cette session d'assises, confirment la rigueur de la lutte implacable en cours contre la criminalité en particulier la délinquance économique et financière.

En effet, poursuivra-t-il, sur un total de 51 affaires inscrites au rôle et concernait 181 accusés, 18 cas d'atteinte aux biens publics, trois cas de blanchiment de capitaux et 30 cas relatifs aux infractions de faux, usage de faux, escroquerie et abus de confiance, la Cour a jugé 48 affaires et renvoyé trois autres à une prochaine session. Elle a ordonné un complément d'information en vue de la manifestation de la vérité dans l'affaire de l'avion présidentiel et des équipements militaires venu en rôle additif.

<strong>Onze condamnations à </strong><strong>des réclusions à temps</strong>

Pour le procureur général, la Cour a prononcé 11 condamnations à des réclusions à temps ; 6 cas d'emprisonnement ferme ; 29 cas d'emprisonnement avec sursis ; 77 cas d'acquittement ; 30 cas de condamnation avec contumace.

Au titre des amendes, il dira que la Cour a prononcé au profit de l'Etat la condamnation des accusés au paiement de plus de 50 milliards de nos francs. Elle a aussi ordonné le remboursement de près de 112 milliards CFA.

Au titre des dommages et intérêts, la Cour a prononcé au profit des victimes le paiement de près 500 millions F CFA. <em>"Au regard de ces statistiques, je note avec beaucoup de satisfaction et vous fait constater que la Cour a atteint plus de 94 % des objectifs. Ce résultat qui est le fruit des efforts conjugués de l'ensemble des acteurs de la chaine pénale est tout simplement satisfaisant. C'est pourquoi, je saisis cette occasion pour inviter chacun et tous à maintenir cette dynamique",</em> s'est réjoui le PG.

Quant au représentant du bâtonnier de l'Ordre des avocats du Mali, Me Alassane Diop a rappelé qu'aujourd'hui s'achève un long voyage de trois mois et 15 jours qui s'est déroulé comme un roman qui a tenu en haleine le Mali tout entier. <em>"Trois mois où nous avions pris le temps de nous écouter - d'écouter nos attentes, nos craintes, nos objections parfois nos colères et nos regrets. Trois mois où nous avons débattu droit et fait débattre l'ensemble des accusés, des hommes et des femmes qui se sont battus de façon acharnée pour que leur honneur et leur dignité leur soient rendus. </em>

<em>Trois mois où nous nous sommes collectivement interrogés sur le vrai visage de la vérité, c'est quoi la vérité en définitive, c'est quoi la justice lorsqu'il s'agit de juger ses semblables"</em>, a-t-il laissé entendre.

Il a saisi l'occasion pour apprécier la compétence technique de tous les avocats défenseurs qui ont plaidé l'innocence, magistrats experts et témoins qui se sont succédé dans cette salle au fil des dossiers et qui par la force de leurs arguments et des démonstrations apportés à la barre, ont permis aux populations de comprendre que ce qui se dit dans la rue, ce qui se raconte dans la presse et ce qui se juge à la cour sont différents et parfois diamétralement opposés.

Il a aussi félicité la Cour pour la qualité des décisions rendues qui découle forcément du respect des droits de la défense qui n'a nullement fait défaut pendant tout le long de cette session d'assises.

<strong>Mettre l'accent sur la </strong><strong>communication et la mise à dispositions des pièces du dossier </strong>

Toutefois, il a soulevé quelques bémols en demandant de mettre un accent particulier sur la communication et la mise à dispositions lors des prochaines assises des pièces du dossier (tous les actes, les rapports d'expertises et contre-expertises, les documents comptables tels que prévus par les dispositions du code de procédure pénale) aux avocats et aux parties.

<em>"C'est une obligation de transparence et d'équité : c'est le droit à un procès équitable garanti à tous les citoyens face à la machine judiciaire qui peut les broyer",</em> martèlera-t-il. Car, dira-t-il, le droit à un procès équitable est l'un des principes directeurs du procès pénal à travers le principe de l'égalité des armes des parties au procès.

Et de poursuivre que les droits de la défense, car selon lui, parfois même les professionnels du droit oublient que la notion du droit de la défense concerne aussi bien la partie civile qui poursuit en défendant ses intérêts que la personne poursuivie aux prises avec l'appareil judiciaire.

<em>"Les droits de la défense s'appliquent donc à toutes les personnes que le Code de procédure pénale appelle les parties par opposition au ministère public qui ne doit pas être mis au-dessus des parties. Nous devrions avoir les mêmes armes, le même accès au dossier, la même copie du dossier. C'est le prix d'une justice équitable, vertueuse et respectueuse des droits de chacun. Les droits de la défense, ce n'est pas seulement, l'avocat pour l'accusé seulement, la partie civile aussi a un droit à sauvegarder. Elle a droit à un avocat parce qu'elle a aussi un intérêt et un honneur à préserver"</em>, a fait remarquer Me Diop.

Pour sa part, le premier président de la Cour d'appel de Bamako a rappelé les différents dossiers qui constituaient le rôle de cette session spéciale de la Cour d'assises consacrée aux infractions d'atteinte aux biens publics, de soustraction de bien dans le secteur privé, de corruption, de faux et usage de faux, de favoritisme, de fractionnement de marchés publics, d'abus de biens sociaux.

A l'en croire, ladite session s'est très bien tenue. Car, les peines, à première vue, paraissent lourdes, certaines diront même très lourdes, traduisent la réponse de la société à des comportements déviants dont certains de ses membres ont fait montre au mépris de nos lois et de nos valeurs morales et sociétales. <em>"Nous ne cessons de le rappeler : la délinquance économique et financière met en péril les finances de l'Etat en les privant des ressources nécessaires à la réussite des politiques publiques. </em>

<em>Les différents types de fraude et de corruption, les escroqueries financières et fiscales, les atteintes aux biens publics, et j'en passe, constituent une atteinte à la probité morale. Ce contentieux nécessite un traitement exemplaire",</em> préciser a-t-il.

<strong>Recours aux saisies conservatoires,</strong><strong> un enjeu important</strong>

Pour le 1er président de la Cour d'appel de Bamako, dans les dossiers économiques et financiers, le recours aux saisies conservatoires représente un enjeu important parce qu'elles permettent de garantir les confiscations des biens par les juridictions de jugement et la réparation des préjudices financiers. Il a ajouté que les peines de confiscation revêtent un caractère particulièrement dissuasif pour les délinquants économiques et financiers disposant d'éléments de patrimoine pouvant être saisis et confisqués. Une telle peine constitue, en effet, un moyen de s'assurer que les agissements délictueux ne conduisent pas à un enrichissement des personnes condamnées qui leur resterait, de facto, acquis à l'issue des procédures pénales.

Il a saisi l'occasion pour exhorter les organes de poursuites et d'instruction en matière économique et financière à développer vigoureusement les saisies patrimoniales en faisant procéder, dès qu'elles sont juridiquement possibles, à la saisie des biens, quelle que soit leur nature, appartenant ou à la disposition des personnes impliquées.

Aux dires du 1er président, nonobstant les efforts fournis et les résultats obtenus, certaines difficultés ont émaillé le cours de la présente session, lesquelles ont eu pour conséquence le renvoi de certaines affaires, tantôt à une audience à l'intérieur de la session, tantôt à une prochaine session. Et de poursuivre que ces difficultés sont liées au non accomplissement ou à l'accomplissement irrégulier de certaines formalités que la loi de procédure pénale a qualifiées d'actes obligatoires et dont l'inobservation pourrait être sanctionnée par la nullité de toute la procédure ultérieure notamment la notification de l'arrêt de renvoi ; le transfert de l'accusé, du dossier et des pièces à conviction au lieu de la tenue des assises ; l'interrogatoire préalable de l'accusé par le président ; la signification des listes des témoins et des experts. Avant d'ajouter que ces diligences sont à accomplir pour tous les accusés, même pour ceux renvoyés pour de simples délits connexes.

Pour finir, il a attiré l'attention des magistrats instructeurs et du président de la Chambre d'accusation sur la nécessité de veillez à ce que les rapports d'expertise mentale soient versés aux dossiers.

<strong>                            Boubacar Païtao</strong>

&nbsp;

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</item>

<item>
<title>#Mali : Session spéciale de la Cour d&amp;apos;assises de Bamako : 11 condamnations à des réclusions à temps, 29 autres avec sursis et 6 cas d&amp;apos;emprisonnement</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-session-speciale-de-la-cour-dassises-de-bamako-11-condamnations-a-des-reclusions-a-temps-29-autres-avec-sursis-et-6-cas-demprisonnement-3081027.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-session-speciale-de-la-cour-dassises-de-bamako-11-condamnations-a-des-reclusions-a-temps-29-autres-avec-sursis-et-6-cas-demprisonnement-3081027.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 17 Oct 2024 10:03:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La session spéciale de la Cour d'assises de Bamako consacrée aux affaires économiques et financières à pris fin, mardi dernier à la Cour d'appel de la capitale, sous la présidence du procureur général près la même cour, Hamadoun dit Balobo Guindo. C'était en présence du premier président de la Cour d'appel de Bamako, Faradji Baba, du représentant du Barreau, Me Alassane Diop et de plusieurs acteurs de la chaîne judiciaire.</strong>

Ainsi du 1er juillet au 15 octobre derniers, la centaine d'accusés qui comparaissaient pour des infractions d'atteinte aux biens publics, de faux et usage de faux, d'abus de confiance et de blanchiment d'argent, ont été fixés sur leur trier. L'examen de la cinqquantaine de dossiers a débouché sur 11 condamnations à des réclusions à temps, 6 cas d'emprisonnement ferme et 29 condamnations avec sursis. La Cour a également prononcé plus d'une soixantaine d'acquittements, deux renvois à la prochaine session et une trentaine de condamnations par contumace.

S'y ajoute un cas de renvoi pour complément d'information, c'est-à-dire l'affaire de l'achat de l'avion présidentiel et des équipements militaires. Les amendes prononcées s'élèvent à plus de 50 milliards de Fcfa, les remboursements ordonnés sont évalués à plus de 111 milliards de Fcfa et les dommages intérêts attribués aux victimes à plus de 498 millions de Fcfa.

Après avoir dressé le bilan de la session, le procureur général a jugé satisfaisant le travail accompli. Cette première séance spéciale, selon lui, s'est bien tenue avec plus de 94% des objectifs atteints. «Ce résultat qui est le fruit des efforts conjugués de l'ensemble des acteurs de la chaîne pénale est tout simplement satisfaisant», a souligné Hamadoun dit Balobo Guindo.

Me Alassane Diop a, lui, apprécié le travail accompli lors de cette séance. «Le bilan dressé par le procureur général en est la parfaite illustration», at-il dit, avant de recommander la communication et la mise à disposition des pièces du dossier aux avocats et aux parties lors des sessions suivantes. Et de dire : « C'est une obligation de transparence et d'équité. C'est un droit à un procès équitable».

Quant au premier président de la Cour d'appel de Bamako, il a rendu hommage au magistrat Amadou Abdoulaye Sangho, décédé lundi dernier. Faradji Baba a fait savoir que les peines prononcées traduisent la réponse de la société à des comportements déviants dont certains de ses membres ont fait montre au mépris de nos lois et de nos valeurs morales et sociétales.

<strong>Tamba CAMARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaires dites de l&amp;apos;avion présidentiel et des armements :    Saura&#45;t&#45;on toute la vérité un jour sur les acteurs et l’ampleur de la prédation des fonds publics ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaires-dites-de-lavion-presidentiel-et-des-armements-saura-t-on-toute-la-verite-un-jour-sur-les-acteurs-et-lampleur-de-la-predation-des-fonds-publics-3080959.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaires-dites-de-lavion-presidentiel-et-des-armements-saura-t-on-toute-la-verite-un-jour-sur-les-acteurs-et-lampleur-de-la-predation-des-fonds-publics-3080959.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 17 Oct 2024 01:41:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Au Mali, l’avènement de la démocratique devait imposer aux décideurs un nouveau paradigme pour le développement. La mauvaise gouvernance et ses maux devaient ainsi faire place un nouveau paradigme dans le système de gouvernance politique et sociale avec plus de transparence et de redevabilité. Mais, avec le procès des affaires dites de l’Avion présidentiel et des équipements militaires, nous nous rendons compte que ce ne fut en réalité qu’une illusion de plus. Les deniers publics étaient utilisés (s’ils ne le sont pas toujours) sans aucun respect des règles convenues. Ce procès a été renvoyé sine die. Et il est censé reprendre avec de nouveaux éléments (factures) et nouveaux témoins privilégiés. Mais, cela suffirait-il à réellement faire la lumière sur l’ampleur de la prédation des fonds publics enracinée dans notre gouvernance démocratique ?</strong>

Après dix jours de procès et de débats souvent houleux, le procès (Cour d'assises spéciale) de l'acquisition de l'avion présidentiel et des armements militaires a été renvoyé sine die pour complément d'information.  Une décision de la cour qui fait suite à une demande du Procureur général et de la partie civile. Ceux-ci souhaitent entendre les anciens Premiers ministres Oumar Tam Tam  Ly et Moussa Mara ; Madani Touré ex ministre délégué au budget au moment des faits. Il a été demandé également de rechercher les factures de paiements (les factures originales liées aux accusations de surfacturation) GUOSTAR au niveau du Trésor public.  Et naturellement que la défense a vite réagi en dénonçant une «<em>stratégie dilatoire</em>». Elle s’est surtout appesantie sur l’incapacité du procureur à présenter des preuves solides après dix jours de débats.

Au-delà des joutes oratoires entre la défense, la partie civile et le Procureur général, ce procès a mis en évidence la manière révoltante dont les derniers publics sont gérés dans notre pays depuis l’avènement de la démocratie. Et cela au mépris des textes, des procédures, de l’orthodoxie budgétaire des finances publiques. Les ordres du «<em>Chef</em>» ainsi que des «<em>directives politisées ou malveillantes</em>» des décideurs d’une époque sont systématiquement appliqués même s’ils violent les textes en vigueur. Le président instruit son Premier ministre qui ordonne au ministre des Finances qui oblige le Trésor à s’exécuter... Dans le Mali démocratique, du moins du temps de feu Ibrahim Boubacar Kéita dit IBK, tout le monde gère les deniers publics à sa guise, mais personne n’est responsable quand cela tourne au vinaigre. C’est en tout cas que l’impression que nous avons eu en écoutant les accusés et les témoins de ce procès.

[caption id="attachment_1344192" align="alignleft" width="450"]<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/01/Fily-Bouaré.png"><img class="wp-image-1344192 size-full" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/01/Fily-Bouaré.png" alt="" width="450" height="390" /></a> Mme Bouaré Fily Sissoko[/caption]

«<em>J’ai été mise devant les faits accomplis  parce que les contrats d’acquisition me sont parvenus signés du ministre de la Défense avec la lettre d’intention d’achat à l’appui</em>», s’est par exemple défendue Mme Bouaré Fily Sissoko, l’ex-ministre de l’Economie et des Finances. Etait​-elle alors obligée de s'exécuter ? A notre avis, elle avait deux choix : faire reprendre tout le processus ou, au pire des cas, démissionner. Le second choix lui aurait sans doute évité de se retrouver dans le box des accusés et d’être privée de sa liberté depuis trois ans. Mais, comme l’a souligné un confrère, ce procès, au-delà des sommes faramineuses dépensées en toute violation des procédures requises, «<em>soulève de graves questions de gouvernance au Mali</em>». Il met en évidence l’indélicatesse des cadres de l’État qui, confrontés aux injonctions de leur hiérarchie, préfèrent entrer en conflit avec la loi que  de s’opposer à des ordres illégaux ou démissionner tout simplement.

Dans un système de gouvernance vertueuse, quand le «<em>Chef</em>» instruit, il revient à l’exécutant de veiller à ce que cette instruction soit suivie dans le strict respect de la loi. Et quand, il est impossible de se plier à ses injonctions ou de lui faire plaisir sans aller à l’encontre des textes, on le lui fait savoir. Au-delà des dysfonctionnements de l’administration publique (d’ailleurs le plus souvent sciemment créés pour profiter aux uns et aux autres), ce procès met en évidence la gestion peu orthodoxe faite de nos deniers publics.

Assurés de ne pas être inquiétés (l'impunité a été confortée comme principe démocratique de gouvernance), on prend ​ses aises avec les fonds publics gérés comme un patrimoine personnel, familial ou clanique. Ce qui fait que les marchés publics offrent à tous les protagonistes (des cadres aux coursiers, les cols blancs déguisés en opérateurs économiques, les vautours d'intermédiaires...) une belle opportunité de se faire les poches si ce n'est garnir les comptes en banque.

Raison de plus  qu'un marché soit impunément ajusté à 18 voire 20 milliards alors que son estimation réelle ne dépasse pas une dizaine de milliards. L’Etat devait par exemple débourser à Guo Star 69 milliards F CFA, sur la base de ses proformats, avant que le Vérificateur général n’estime que les équipements en question ne devaient pas dépasser 39 milliards F CFA. Et quand il y a conflit, protestation ou dénonciation, c'est que le partage n'a été fait comme convenu, quelqu'un ou certains ayant poussé la cupidité à s'arroger une partie ou la totalité de la part d'autres considérés comme moins nuisibles, donc pas ne représentant pas une menace sérieuse.

Malheureusement, même épinglés, les protagonistes s'arrangent toujours sur le dos de l'Etat qui perd tous ces procès en la matière. Ce n'est pas grave, c'est l'argent de l'Etat, donc de personne. On peut en faire ce que l'on veut. L'essentiel c'est de se montrer généreux avec les protagonistes de la chaîne du financement des marchés. Alors que le pays a du mal à faire face à ces devoirs régaliens et que des «<em>goorgoorlou</em>»  (débrouillards paumés) comme votre serviteur ne cessent de se multiplier, le Trésor public est devenu l’usine de fabrique des fonctionnaires et opérateurs économiques millionnaires et milliardaires. Et ça ne choque que nous les égoïstes et les aigris du système. Que nenni !

Avec le renvoie, on se demande si les prochaines audiences, les nouveaux témoignages… pourraient bouleverser la suite de cette affaire ? Quand est-ce que le procès va-t-il d’ailleurs reprendre ?  Les accusés en détention obtiendront-ils une liberté provisoire ? Rien n’est moins sûr ! De toutes les manières, qu’est-ce que cela va changer pour le contribuable dont les impôts sont utilisés à convenance de ceux et celles qui sont supposés les gérer rigoureusement dans l’intérêt de la nation.

<strong>Hamady Tamba</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mamoudou Kassogué, ministre de la justice et des droits de l’Homme : «Le rôle et la place des experts judiciaires sont déterminants dans la bonne distribution de la justice »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mamoudou-kassogue-ministre-de-la-justice-et-des-droits-de-lhomme-le-role-et-la-place-des-experts-judiciaires-sont-determinants-dans-la-bonne-distribution-de-la-justice-2-3080879.html</link>
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<pubDate>Wed, 16 Oct 2024 10:13:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’Hôtel Millénium de Bamako a abrité, le jeudi 10 octobre 2024, les travaux des états généraux de l’Ordre des Experts Judiciaires du Mali sous le thème : «L’expertise judiciaire au service d’une saine distribution de la justice». La cérémonie d’ouverture de ce premier forum de l’Ordre était présidée par le ministre de la justice et des droits de l’Homme, garde des sceaux, Mamoudou Kassogué, en présence du président de l’Ordre des Experts Judiciaires du Mali, Mody Kantara Coulibaly et d’autres personnalités. Au cours de cette cérémonie, le ministre Kassogué a souligné que le rôle et la place des experts judiciaires sont déterminants dans la bonne distribution de la justice.

Dans ses mots de bienvenue, le Président de l’Ordre des Experts Judiciaires du Mali, Mody Kantara Coulibaly a fait savoir que les experts judiciaires constituent un maillon important dans la distribution de la justice. Avant d’ajouter que les présents Etats généraux ambitionnent de dresser un état de lieu assorti des propositions de réponses aux défis plaçant l'expertise judicaire au centre de la refondation du système judicaire malien. « Nous parlerons et discuterons : du diagnostic de l'expertise judiciaire ; des reformes et stratégies de renforcement de l'expertise judicaire ; du rôle des experts judiciaires dans la modernisation de la justice ; du développement professionnel et de formation des experts judiciaires, etc.», a-t-il conclu.

A sa suite, le ministre de la justice, Mamoudou Kassogué a indiqué que ce forum constitue un précieux espace de critiques et d’auto-critiques pour le bien de la profession d’expert judiciaire au Mali. «C’est à juste titre que le législateur a cru bon de doter notre pays d’un nouvel ordre professionnel dénommé ordre des experts judiciaires, à travers la loi n°88-05/AN-RM du 27 février 1988, avant d’adopter, le 17 décembre 2023, une nouvelle loi qui a apporté des réponses à certaines préoccupations liées notamment aux insuffisances juridiques, à la protection et aux conditions d’exercice de la profession.

Le rôle et la place des experts judiciaires sont déterminants dans la bonne distribution de la justice dans la mesure où la bonne exécution de la mission du juge, saisi d’une matière complexe, est fortement tributaire de leur avis d’ordre technique, donné en toute indépendance et impartialité », a souligné le ministre. Il a signalé que la rémunération des experts judiciaires est un facteur limitatif pour l’accès à une bonne justice. «Tout en reconnaissant le droit des experts judiciaires à être payé conformément à leur barème, il y a lieu de réfléchir à un mécanisme permettant de prendre en charge les coûts de leur intervention dans les procédures judiciaires, notamment la mise en place d’un fonds, dont il conviendra de déterminer les modalités de financement et de mobilisation.

En effet, la Loi n°2023-058 du 21 décembre 2023 portant statut des experts judiciaires a confié à l’Ordre des Experts Judicaires d’importantes attributions, parmi lesquelles on peut répertorier le contrôle et la régulation de l’exercice de la profession, mais aussi l’assurance de la discipline et de la déontologie au sein de la profession. A ce titre, il reçoit les réclamations des tiers contre un expert judiciaire dans l’exercice de ses fonctions», a déclaré le ministre. Selon lui, l’expertise judiciaire permet d’établir la preuve de faits et de procéder à des analyses techniques. Cela permet, ajoute-t-il, d’éclairer le juge si une procédure est engagée pour trancher le litige.

Pour lui, l’expert judiciaire donne son avis sur des faits ou des points techniques dans une affaire judiciaire. « Les experts judiciaires sont des professionnels de toutes les spécialités qui mettent une part de leur activité au service de la justice. Il est au service de la justice et la mission qui lui est confiée est d’apporter au juge les renseignements et avis techniques nécessaires à la solution du litige.

Avant d’accepter la mission l’Expert consulté doit s’assurer qu’il dispose de compétences techniques avérées à cette fin. Vos analyses et réflexions qui seront menées autour notamment de l’état des lieux de la profession, son introspection, les difficultés d’exercice du métier, son avenir et ses perspectives, doivent intégrer d’autres éléments contextuels tenant compte de la lutte contre la corruption, le terrorisme, le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, la lutte contre la cybercriminalité, la traite des personnes et le trafic illicite de migrants, mais aussi des réformes institutionnelles et organisationnelles pour rendre la justice plus efficace, plus accessible et plus crédible », a conclu le ministre Kassogué.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mamoudou Kassogué, ministre de la justice et des droits de l’Homme : «Le rôle et la place des experts judiciaires sont déterminants dans la bonne distribution de la justice »</title>
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<pubDate>Wed, 16 Oct 2024 07:57:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’Hôtel Millénium de Bamako a abrité, le jeudi 10 octobre 2024, les travaux des états généraux de l’Ordre des Experts Judiciaires du Mali sous le thème : «L’expertise judiciaire au service d’une saine distribution de la justice». La cérémonie d’ouverture de ce premier forum de l’Ordre était présidée par le ministre de la justice et des droits de l’Homme, garde des sceaux, Mamoudou Kassogué, en présence du président de l’Ordre des Experts Judiciaires du Mali, Mody Kantara Coulibaly et d’autres personnalités. Au cours de cette cérémonie, le ministre Kassogué a souligné que le rôle et la place des experts judiciaires sont déterminants dans la bonne distribution de la justice.</strong>

<strong> </strong>Dans ses mots de bienvenue, le Président de l’Ordre des Experts Judiciaires du Mali, Mody Kantara Coulibaly a fait savoir que les experts judiciaires constituent un maillon important dans la distribution de la justice. Avant d’ajouter que les présents Etats généraux ambitionnent de dresser un état de lieu assorti des propositions de réponses aux défis plaçant l'expertise judicaire au centre de la refondation du système judicaire malien. « Nous parlerons et discuterons : du diagnostic de l'expertise judiciaire ; des reformes et stratégies de renforcement de l'expertise judicaire ; du rôle des experts judiciaires dans la modernisation de la justice ; du développement professionnel et de formation des experts judiciaires, etc.», a-t-il conclu. A sa suite, le ministre de la justice, Mamoudou Kassogué a indiqué que ce forum constitue un précieux espace de critiques et d’auto-critiques pour le bien de la profession d’expert judiciaire au Mali. «C’est à juste titre que le législateur a cru bon de doter notre pays d’un nouvel ordre professionnel dénommé ordre des experts judiciaires, à travers la loi n°88-05/AN-RM du 27 février 1988, avant d’adopter, le 17 décembre 2023, une nouvelle loi qui a apporté des réponses à certaines préoccupations liées notamment aux insuffisances juridiques, à la protection et aux conditions d’exercice de la profession. Le rôle et la place des experts judiciaires sont déterminants dans la bonne distribution de la justice dans la mesure où la bonne exécution de la mission du juge, saisi d’une matière complexe, est fortement tributaire de leur avis d’ordre technique, donné en toute indépendance et impartialité », a souligné le ministre. Il a signalé que la rémunération des experts judiciaires est un facteur limitatif pour l’accès à une bonne justice. «Tout en reconnaissant le droit des experts judiciaires à être payé conformément à leur barème, il y a lieu de réfléchir à un mécanisme permettant de prendre en charge les coûts de leur intervention dans les procédures judiciaires, notamment la mise en place d’un fonds, dont il conviendra de déterminer les modalités de financement et de mobilisation. En effet, la Loi n°2023-058 du 21 décembre 2023 portant statut des experts judiciaires a confié à l’Ordre des Experts Judicaires d’importantes attributions, parmi lesquelles on peut répertorier le contrôle et la régulation de l’exercice de la profession, mais aussi l’assurance de la discipline et de la déontologie au sein de la profession. A ce titre, il reçoit les réclamations des tiers contre un expert judiciaire dans l’exercice de ses fonctions», a déclaré le ministre. Selon lui, l’expertise judiciaire permet d’établir la preuve de faits et de procéder à des analyses techniques. Cela permet, ajoute-t-il, d’éclairer le juge si une procédure est engagée pour trancher le litige. Pour lui, l’expert judiciaire donne son avis sur des faits ou des points techniques dans une affaire judiciaire. « Les experts judiciaires sont des professionnels de toutes les spécialités qui mettent une part de leur activité au service de la justice. Il est au service de la justice et la mission qui lui est confiée est d’apporter au juge les renseignements et avis techniques nécessaires à la solution du litige. Avant d’accepter la mission l’Expert consulté doit s’assurer qu’il dispose de compétences techniques avérées à cette fin. Vos analyses et réflexions qui seront menées autour notamment de l’état des lieux de la profession, son introspection, les difficultés d’exercice du métier, son avenir et ses perspectives, doivent intégrer d’autres éléments contextuels tenant compte de la lutte contre la corruption, le terrorisme, le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, la lutte contre la cybercriminalité, la traite des personnes et le trafic illicite de migrants, mais aussi des réformes institutionnelles et organisationnelles pour rendre la justice plus efficace, plus accessible et plus crédible », a conclu le ministre Kassogué.

<strong> </strong>

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Suspension du procès de l’avion présidentiel :  Des raisons inavouées ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/suspension-du-proces-de-lavion-presidentiel-des-raisons-inavouees-3080775.html</link>
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<pubDate>Wed, 16 Oct 2024 01:53:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les jurés de la Cour d’assises spéciale pour les crimes économiques et financiers ont décidé de renvoyer le dossier dit de l’achat de l’avion présidentiel et les contrats de surfacturation des équipements militaires devant la chambre d’accusation de la Cour suprême pour complément d’informations. Mais en réalité ce renvoi en dit long. La Cour au cours des débats s’est heurtée à des dilemmes. Ni le ministère public encore moins le contentieux de l’Etat n'a pu fournir de preuves probantes pour étayer la culpabilité des quatre accusés.</em></strong>

<strong> </strong>Si le procès du Roi du coton (Bakary Togola) est qualifié par certains Maliens de "procès de l’année", celui de Bouaré Fily Sissoko et autres est perçu comme le "procès du siècle" au regard de la personnalité des accusés. C’est aussi le procès le plus scruté au millimètre près, tant sur le plan national qu’international.

La grande salle d’audience de la Cour d’appel de Bamako refusait du monde les jours d’audience. Les retardataires se contentaient des haut-parleurs installés dans les couloirs de la Cour d’appel pour suivre les audiences à distance.

Les comptes rendus d’audience que les journalistes font dans leurs organes de presse respectifs étaient repris en boucle dans les revues de presse des journaux internationaux. Tout cela témoignait de l’importance de ce procès qui incrimine d’anciens ministres et hauts gradés de l’armée malienne.

Mais hélas ! A première vue, tout le monde pensait que ce dossier, qui a nécessité au moins trois ans d’instruction au niveau de la Cour suprême, la plus haute juridiction du pays, apparaît lourd comme du béton armé de par les charges égrenées dans l’arrêt de l’envoi.

Il a fallu aussi trois semaines de procès pour se rendre compte que cette affaire est totalement vide. Mohamed Cherif Koné, l’ancien avocat général de la Cour suprême, a affirmé que ce dossier est vide tant sur la forme que dans le fond.

Le ministère public et le contentieux de l’Etat durant tout le long des débats n’ont pas pu apporter des preuves notamment des factures originales supposées prouver la surfacturation ou encore des preuves qui prouvent que les 281 véhicules n’ont pas été livrés par Guo Star.

La quinzaine de témoins qui ont défilé devant la Cour pour témoigner n’ont pu apporter grand-chose qui prouve la culpabilité des accusés.

<strong>Le moindre indice à la Cour</strong>

Malgré l’absence d’éléments probants, les deux représentants de l’Etat sont convaincus qu’il y a eu bel et bien des surfacturations sans en avoir apporté le moindre indice à la Cour.

Pour la défense, Bouaré Fily Sissoko et autres ne sont coupables de rien et que les propos dilatoires et machiavéliques du parquetier et du contentieux de l’Etat sont des stratégies de jeu de poker pour essayer de prolonger les débats.

<em>"M. le président, en l’état, le parquetier et le contentieux de l’Etat n’ont aucune preuve qui démontre la culpabilité de nos clients. Tout ce qu’ils avancent comme argument ressort de la pure spéculation. Il faut tirer vos conclusions de cet état de fait en déclarant que nos clients ne sont pas coupables en les acquittant purement et simplement. Le peuple saura que vous avez rendu une justice juste et équitable"</em>, a plaidé, Me. Tounkara, l’un des avocats de Bouaré Fily Sissoko avant que la Cour prenne la décision de renvoyer le procès pour complément d’information.

Pour le public, il est indéniable que le parquet général ne maîtrise pas le dossier raison pour laquelle chaque fois le parquetier fait des redondances dans ses questionnaires qu’il posait aux inculpés et témoins. L’insuffisance de preuves matérielles consistantes a été un véritable obstacle majeur pour la poursuite de ce procès retentissant.

Ce facteur a sérieusement ralenti la Cour la semaine dernière à entrer dans la deuxième phase de ce procès, c’est-à-dire les réquisitions et plaidoiries. En plus de l’insuffisance de preuves matérielles, ce procès a révélé des failles considérables dans l'instruction initiale.

En plein procès, le président de la Cour Banassa Sissoko demandait à un accusé d'aller chercher d’autres preuves alors que tout cela aurait dû être fait dès l’instruction.

Au regard de tous ces facteurs sans oublier la cacophonie dans les débats, la Cour n’a eu d’autre choix que de renvoyer ce procès devant la chambre d’accusation de la Cour suprême pour complément d’information avec en toile de fond la comparution des anciens Premiers ministres Oumar Tatam Ly et Moussa Mara, ainsi que Madani Touré, ex-ministre Délégué au Budget. Leurs noms ont suscité de vives critiques, tant de la part des parties civiles que des conseils de la défense.

Vont-ils comparaître devant la chambre d’accusation de la Cour suprême pour être attendus ? C’est la grande question que tout le monde se pose.

Oumar Tatam Ly depuis sa démission de la Primature il y a 10 ans de cela, est retourné à Dakar précisément à la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bcéao) où il travaillait avant sa nomination comme chef de gouvernement. Madani Touré selon nos informations se trouve également au Sénégal au compte Bcéao.

Le moins qu’on puisse dire, les prochaines audiences seront décisives pour déterminer l’issue de cette affaire qui continue de couler beaucoup d’encres et de salives.

Si d’aventure le parquet général et le contentieux de l’Etat parviennent à apporter les documents introuvables au niveau du Trésor public et la comparution des personnalités mentionnées, ce procès pourrait atteindre toutes les atteintes c’est-à-dire la manifestation de la vérité. Au cas où le contraire se produisait, il faut s'attendre à une véritable escalade verbale entre les représentants de l’Etat et les conseils de la défense.

Affaire à suivre…

<strong>Ousmane Mahamane </strong>

<strong> </strong>

<strong>Encadré</strong>

<strong>Fin de quatre mois d’audience</strong>

Ouverte en juillet dernier, la Cour d’assises spéciale pour les crimes économiques et financiers, après avoir jugé plus d’une cinquantaine d’affaires inscrites à son rôle, s’apprête à clôturer ses travaux.

Selon nos informations, au terme de quatre mois d’audience, la cérémonie de clôture de cette session dite spéciale de la Cour d’assises largement consacrée aux crimes économiques et financiers est prévue pour ce mardi 15 octobre 2024 à la Cour d’appel de Bamako. Elle va rassembler toutes les autorités judiciaires. Cette cérémonie de clôture dénote que tous les gros dossiers de cette année ont été jugés.

Nous y reviendrons en détail dans notre prochaine parution.

<strong>O M.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire de &amp;quot;l&amp;apos;avion présidentiel&amp;quot; :  Toute la vérité sur le paiement de la facture de 15 milliards F CFA !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaire-de-lavion-presidentiel-toute-la-verite-sur-le-paiement-de-la-facture-de-15-milliards-f-cfa-3080461.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaire-de-lavion-presidentiel-toute-la-verite-sur-le-paiement-de-la-facture-de-15-milliards-f-cfa-3080461.html</guid>
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<pubDate>Sat, 12 Oct 2024 10:30:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L'audience du 26 septembre 2024 de la session spéciale de la Cour d'assises qui statue sur l'affaire dite de "l'avion présidentiel" et des "équipements militaires" a été une véritable passe d'armes entre l'ancienne ministre de l'Economie et des Finances, Bouaré Fily Sissoko (poursuivie dans le dossier) et Boubacar Ben Bouillé Haïdara, directeur national du trésor et de la comptabilité publique au moment des faits (cité comme témoin dans l'affaire). La pomme de discorde : qui a autorisé le paiement de 15 milliards de F CFA ? Si les débats endiablés de cette journée n'ont pas pu éclairer la Cour suffisamment, à cause des affirmations gratuites de l'accusée, lors de l'audience du 30 septembre, Ben Bouillé a apporté de la lumière vive sur les moindres contours de cette affaire, preuves à l'appui. Néanmoins, dans le strict cadre de notre mission de journaliste, nous avons mené une enquête sur cette partie de ce scandale révélé par le Bureau du Vérificateur général. Des investigations qui nous permettent d'écrire, sans risque d'erreur, que c'est bel et bien Mme le ministre Fily Sissoko qui a cautionné le paiement des 15 milliards. En plus, c'est elle qui a ordonné à "son" directeur du Trésor le paiement de toutes les factures afférentes à l'acquisition de l'avion présidentiel, et été régulièrement informée de l'état d'exécution des opérations qu'elle a ordonnées. Enfin, nous avons découvert que l'ancien patron du Trésor public malien a respecté les règles requises d'un bout à l'autre du processus. Alors, Ben Bouillé est blanc. Les preuves !</em></strong>

D'entrée de jeu, d'après nos informations, tous les documents demandés lors de l'audition du témoin Boubacar Ben Bouillé Haïdara, le jeudi 26 septembre 2024, ont été soigneusement mis à la disposition de la justice (le lundi 30 septembre 2024) qui saura situer les responsabilités sur la base de ces preuves écrites.

L'homme qui était à la tête du Trésor public est connu de tous les spécialistes en finances publiques comme un homme sérieux, à cheval sur la réglementation et qui a une maîtrise parfaite des dossiers. Il a été au cours de sa riche carrière deux fois directeur national du trésor et de la comptabilité publique, directeur général des marchés publics et de délégation des services publics, payeur général du Trésor et par deux fois conseiller technique auprès du ministre de l'Economie et des Finances. Le simple bon sens indique qu'un tel cadre chevronné et rompu aux arcanes en matière de finances et de comptabilité ne commettrait jamais d'erreur naïve qui le compromettrait un jour.

<strong><a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/10/Lettre-contrat-Fily.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-3080446" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/10/Lettre-contrat-Fily-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /></a>Processus de règlement et modalités de paiement des factures de l'avion présidentiel par le Trésor public</strong>

C'est pourquoi, nous avons décidé de mener cette enquête sur les procédures de règlement par le Trésor public des factures de l'avion présidentiel afin que l'opinion publique soit définitivement éclairée sur ce sujet qui domine l'actualité depuis l'ouverture, le mardi 24 septembre 2024, de la session spéciale de la Cour d'assises relative à l'avion présidentiel et aux équipements militaires.

Le financement de l'achat de l'avion présidentiel a été rendu possible grâce à un prêt contracté par le ministre de l'Economie et des Finances auprès de la BDM-SA via une convention de crédit à moyen terme.

En effet, le <strong>11 mars 2014</strong>, le ministère de l'Economie et des Finances représenté par Mme Bouaré Fily Sissoko et la BDM-SA, représentée par Abdoulaye Daffé, ont conclu une convention de crédit d'un montant en principal de <strong>dix-sept milliards (17 000 000 000) de F CFA</strong> destinée au financement d'un équipement de transport pour le compte du ministère de la Défense et des Anciens combattants.

Le 13 mars 2014, ce prêt a été mobilisé et viré dans le compte de l'Agent comptable central du Trésor ouvert dans les livres de la Bcéao pour un montant de seize milliards huit cent quatre millions cinq cent mille (16 804 500 000) destiné au règlement des factures liées à l'acquisition de l'équipement de transport.

Les paiements se font normalement au Trésor par mandat budgétaire sur la base des inscriptions de crédits budgétaires dans la loi de finances.

Dans le cadre de l'acquisition de l'avion présidentiel, en l'absence totale d'inscription budgétaire sur le budget initial 2014, il a été instruit au Trésor par Mme le ministre de régler les factures en dépenses avant ordonnancement avant leur régularisation par mandats budgétaires comme en attestent trois lettres qu'elle a signées à cet effet.<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/10/Fily-contrat-suite.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-3080442" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/10/Fily-contrat-suite-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /></a>

Il convient de noter que les dispositions de l'article 36 du décret n°97-192/P-RM du 9 juin 1997 portant principes fondamentaux de la comptabilité publique confèrent au ministre chargé des Finances, en sa qualité d'ordonnateur principal du budget, le pouvoir d'ordonner l'exécution des opérations de trésorerie, en l'occurrence le paiement des dépenses avant ordonnancement dont les régularisations se font par mandat budgétaire.

Dans le cadre de l'acquisition de <strong>"l'avion présidentiel"</strong>, les demandes de paiement par avance ont été adressées à la direction nationale du trésor et de la comptabilité suivant respectivement les lettres confidentielles n°004/MEF-SG du 15 janvier 2024, n°33/MEF-SG du 10 février 2014 et n°113/MEF-SG du 21 mars 2014 du ministre de l'Economie et des Finances.

La lettre n°004/MEF-SG du 15 janvier 2024, reçue à la DNTCP le 15 janvier 2014, sous le numéro 383, a ordonné le paiement de : 1 500 000 USD (726 755 000 F CFA) dans le compte séquestre AIC et 300 000 USD (145 355 000 F CFA) dans le compte de Sky Colour, conseiller du gouvernement dans la transaction. Le Trésor a procédé aux paiements demandés suivant respectivement les ordres de transfert n°0183318 du 15/01/2014 et n°0183316 du 15 janvier 2014.

La lettre n° 033/MEF-SG du 10 février 2024, reçue à la DNTCP le 10 février 2014, sous le numéro 411, a ordonné le paiement de : 3 000 000 USD dans le compte séquestre AIC n°4005136389, Swift, BFOKUS44 (1 453 500 000 F CFA) et 918 750 USD (444 445 313 F CFA) dans le compte de Sky Colour, conseiller du gouvernement dans la transaction. Le Trésor a procédé aux paiements demandés suivant respectivement les ordres de transfert n°0183320 du 10 février 2014 et n°0183321du 10 février 2014. Enfin la lettre n°113/MEF-SG du 21 mars 2024, reçue à la DNTCP le 21 mars 2014, sous le numéro 444, a ordonné le paiement de : 918 750 USD (438 243 750 F CFA) dans le compte de Sky Colour n°023 073448 838 HSBC Hong Kong, Swift HKHHHKH, conseiller du gouvernement et 32 256 100 USD (15 378 095 675 FCFA) pour le compte séquestre AIC n°4005136389. Le Trésor a procédé aux paiements demandés suivant respectivement les ordres de transfert n°0052680 du 12 mars 2014 et n°0183328 du 13 mars 2014.

Il convient de noter que ce dernier paiement a soulevé assez de débats pour la simple raison que le paiement de la facture de 15 378 095 675 est intervenu le 13 mars 2014 alors que la lettre d'autorisation du Ministre est signée le 21 mars 2014.

<strong>La lettre qui cautionne le paiement des 15 milliards de F CFA</strong>

<a href="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/10/Lettre-contrat-2-fily.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-3080447" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/10/Lettre-contrat-2-fily-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /></a>Dans le cadre des dépenses payées avant l'ordonnancement et liées le plus souvent à l'urgence et aux instructions données par la hiérarchie, les paiements peuvent bien intervenir avant toute autorisation écrite de la hiérarchie ; d'où le paiement des 15 378 095 675 F CFA intervenu le 13 mars 2014 sur la base des factures transmises au Trésor par le ministre de l'Economie et des Finances et la lettre d'autorisation n°113/MEF-SG signée par Mme le ministre le 21 mars 2014.

<strong>Questions banales :</strong>

Si Mme le ministre n'est pas celle qui a autorisé le paiement de la facture des 15 378 095 675, pourquoi a-t-elle accepté de signer la lettre d'autorisation de paiement avant ordonnancement parvenue à la direction nationale du trésor et de la comptabilité publique par ses propres soins <strong>le 21 mars 2014, sous le numéro 444. </strong>

Si l'avion a été livré, c'est que toutes les factures du fournisseur ont été payées.

Pourquoi n'a-t-elle pas cherché à savoir, lors de la livraison de l'avion, qui a autorisé le règlement de la facture si ce n'est pas elle qui l'a autorisé.

Pourquoi attendre le procès, soit plus de dix ans après, pour faire savoir au Trésor que ce n'est pas elle qui a autorisé le paiement des 15 378 09 675 alors même que dès le départ elle a signé une lettre autorisant ce paiement et qu'elle a mobilisé à cet effet, un prêt de 17 milliards de F CFA avec la BDM pour le paiement des factures liées à l'acquisition de l'avion présidentiel ? A l'opinion de se faire une opinion sur ces questionnements.

<strong>La preuve de la régularisation des avances consenties</strong>

Les dépenses d'acquisition et d'entretien de l'avion ont fait l'objet d'inscription dans le projet de Loi de finances rectificative 2014 par Mme le ministre sur la base des factures payées.

Pourquoi accepter la régularisation par mandat budgétaire d'une facture de 15 378 095 675 F CFA dont on est censé ignorer l'existence ?

Ce collectif budgétaire a été adopté en conseil des ministres et voté par l'Assemblée nationale sous la conduite de Mme le ministre avec l'inscription des dépenses liées à l'acquisition de l'avion présidentiel pour des mandats de régularisation de plus de 18 934 118 166 F CFA.

En somme, Mme le ministre de l'Economie et des Finances est intervenue dans tout le processus de paiement au titre de l'acquisition de l'avion présidentiel comme en attestent les lettres d'avances adressées par ses soins à la direction nationale du trésor et de la comptabilité publique.

Le paiement du troisième acompte a été effectué avec son instruction, raison pour laquelle elle a signé la lettre de demande de paiement avance n°113/MEF-SG du 21 mars 2024, reçue par la DNTCP le 21 mars 2014, sous le numéro 444.

Aussi, Mme le ministre de l'Economie et des Finances, en sa qualité d'ordonnateur principal du budget, a été régulièrement informée de l'état d'exécution des opérations qu'elle a ordonnées ainsi que de la procédure de régularisation de celles-ci, suivant différentes correspondances.

Dernier fait majeur à savoir et à retenir : le Trésor public n'est aucunement impliqué dans le processus de contractualisation en vertu du principe de séparation de fonction de l'ordonnateur et du comptable consacré par la loi relative à la Loi de finances. Comme mentionné plus haut, c'est à la justice de savoir situer les responsabilités sur la base des preuves écrites mises à sa disposition.

Boubacar Ben Bouillé a fait son devoir, celui de témoigner à la demande de la Cour.

<strong>                 El Hadj A.B. HAIDARA</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires :  Le procès dans sa phase cruciale</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/achat-de-lavion-presidentiel-et-des-equipements-militaires-le-proces-dans-sa-phase-cruciale-3080520.html</link>
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<pubDate>Sat, 12 Oct 2024 01:41:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le procès dit de l’achat de l’avion présidentiel et les contrats de surfacturation des équipements militaires tend vers sa fin. Après les auditions quelque peu tendues des quatre accusés et les témoignages de la quinzaine de témoins, nous voici basculés depuis mercredi dans la phase des réquisitoires du parquet général et des plaidoiries de la défense. </em></strong>

L’audience du lundi 7 octobre 2024 a débuté sur fond de joute entre le parquet général et la Cour. Koké Coulibaly, le représentant du ministère public a manifesté son mécontentement à l’égard de la Cour du fait que celle-ci a rejeté sa demande de suspension de la séance pour lui permettre d'obtenir des factures manquantes afin de prouver un éventuel cas de faux et usage de faux concernant les factures pro-forma et définitives après le témoignage d’Abou Berthé, ex-contrôleur financier à la direction des finances et du matériel du ministère de la Défense et des Anciens combattants.

La Cour a affirmé avoir pris acte des griefs du parquetier tout en lui notifiant que le parquet général a eu tout le temps pour étudier ce dossier avant l’ouverture de ce procès. Malgré cet incident fâcheux, la Cour a néanmoins poursuivi l’audience du jour comme prévu avec l’audition des témoins restants.

Ousmane Bouaré, l’assistant d’Amadou Kouma, représentant la société Guo Star et membre de la commission de réception des équipements militaires a été appelé à témoigner. Durant une quarantaine de minutes, il a donné sa version des faits pour éclairer la lanterne de la Cour. Il a commencé par expliquer son rôle dans le retrait du chèque d’un montant de 900 millions de F CFA à la Banque Atlantique, effectué au nom d'Amadou Kouma pour alimenter la caisse.

Comme tous les témoins qui se sont succédé, Ousmane Bouaré a témoigné que tous les équipements ont été livrés à 100 % et qu’il détient des preuves qui attestent cela. Questionné par la défense sur d'éventuels liens familiaux avec Mme Bouaré Fily Sissoko, il a démenti toute parenté avec l’ancienne patronne de l’Hôtel des finances.

<em>"Je ne l'avais jamais connue, et c'est ici qu'elle me voit pour la première fois"</em>, a-t-il répondu.

Le commissaire colonel-major Amadou Makan Sidibé, l’ex-directeur des finances et du matériel du ministère de la Défense et des Anciens combattants entre 2013 et 2014, a pris la parole pour son témoignage.

Il a indiqué n’avoir pas joué un grand rôle dans cette affaire : <em>"J’ai reçu le protocole Guo Star signé par feu Soumeylou Boubèye Maïga d’un montant global de 69 milliards F CFA. En cette période, le crédit disponible du ministère de la Défense n'était que de 33 milliards. Par la suite, j'ai été informé par le ministre de l’arrivée des premiers lots de commande des matériels. J’ai mis en place le premier comité de réception des équipements entre temps j’ai été démis de mes fonctions en tant que DFM"</em>, a-t-il déclaré.

<strong>Pugnacité</strong>

A sa suite, le colonel-major Mamadou N. Traoré, sous-directeur du matériel à la direction du matériel, des hydrocarbures et du transport des armées a été entendu par la Cour. Lui aussi a confirmé que tous les équipements ont été réceptionnés, y compris les 281 véhicules, et que les formations nécessaires ont été effectuées.

Le duo ministère public-contentieux de l’Etat a émis un sérieux  doute sur la conformité des véhicules en accentuant ses questions sur la puissance des moteurs.

En réponse, le sous-directeur du matériel à la direction du matériel, des hydrocarbures et du transport des armées a assuré le parquetier que tous les  véhicules sont conformes au protocole Guo Star et que tous les véhicules sont fonctionnels depuis leur livraison en 2014 jusqu’à nos jours.

La Cour a également attendu le lieutenant-colonel Sidi Coulibaly, chef de la section stockage et entretien des véhicules. Il a aussi apporté un témoignage semblable à tout ce qui a été dit précédemment, confirmant la réception et l'inspection des 281 véhicules.

De nouveau le représentant du ministère public a insisté sur la question de la conformité des véhicules, c’est-à-dire les caractéristiques, notamment  la puissance des moteurs. En réponse, Sidi Coulibaly a estimé qu'il serait dangereux de divulguer des détails techniques, susceptibles d'exposer les équipements aux ennemis.

Le général Moustapha Drabo directeur de la DMHT, appelé à la barre, a assuré que les comptes rendus reçus confirmaient la conformité des caractéristiques des équipements. Malgré les réponses données, le substitut du procureur général a maintenu ses suspicions, affirmant que les spécifications pourraient ne pas correspondre à celles indiquées sur les bons de commande.

Face aux insistances répétées du parquetier, le président de la Cour est intervenu, expliquant qu'il serait inapproprié de dévoiler la puissance des véhicules en public. Cette intervention du président a attisé la tension électrique depuis l’ouverture de ce procès entre la Cour et le parquet général.

Koké Coulibaly, le parquetier a annoncé son retrait des débats, accusant la Cour de partialité et se plaignant d'être empêché de mener ses questions à terme. Banassa Sissoko, le président de la Cour répliqua à son tour que la Cour a toujours été équidistante de toutes les parties prenantes à ce procès.

Plus les jours et semaines passent, plus le procès Bouaré Fily Sissoko et autres avance dans un climat très tendu. Ces deux derniers jours ont été très éprouvants. La Cour d’assises spéciale pour les crimes économiques et financiers s’est transformée en un véritable champ de bataille.

D’une part les suspicions du parquet général qui voulait à tout prix prouver la culpabilité parfois avec des écarts de langage à l’endroit des conseils de la défense et d’autre part le camp d’en face (avocats de la défense) qui défend le contraire pour essayer de disculper ses clients quelquefois accuse le parquet de mauvaise foi.

Après les phases d’auditions et des témoignages, nous voici basculés depuis mercredi 12 octobre 2024 dans la phase cruciale de ce procès à savoir les réquisitoires du contentieux de l’Etat et celui du ministère public ainsi que les plaidoiries de la défense.

Au terme cette exercice procédurale, la Cour essayera d’établir la culpabilité ou non des quatre accusés à travers une série de questions résultant à la fois de l’arrêt de renvoi et des débats au prétoire.

<strong>Ousmane Mahamane </strong>

<strong>Encadré</strong>

<strong>Pas des preuves matérielles consistantes</strong>

En aparté dans les couloirs de la Cour d’appel aux heures de pause, certains avocats n’hésitent pas à nous dire clairement qu’au terme de trois semaines de débats intenses, la Cour n’a pas des preuves matérielles consistantes pour condamner leurs clients. Le moins qu’on puisse dire, c’est une semaine décisive qui vient de commencer.

<strong>O. M.</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Suspension du procès Bouare Fily Sissoko et autres : Oumar Tatam Ly et Moussa Mara appelés à comparaître</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/suspension-du-proces-bouare-fily-sissoko-et-autres-oumar-tatam-ly-et-moussa-mara-appeles-a-comparaitre-3080522.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 12 Oct 2024 01:31:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Suite à une exception soulevée par le contentieux de l’Etat et soutenue par le parquet général, la Cour a décidé de renvoyer le procès Bouaré Fily Sissoko et autres à une date ultérieure. Le temps de faire comparaître les anciens Premiers ministres Oumar Tatam Ly, Moussa Mara et l’ancien ministre Délégué au Budget Madani Touré  pour complément d’informations. </em></strong>

<strong><em> </em></strong>Après trois semaines des débats houleux et tumultueux, ce mercredi 9 octobre 2024, le procès de l’achat de l’avion présidentiel et les contrats de surfacturation des équipements militaires devrait rentrer dans sa seconde phase cruciale avec  les réquisitions du contentieux de l’Etat, du parquet général et les plaidoiries de la défense.

Aussitôt repris ce mercredi matin après 24h de pause, le temps donné par la Cour pour que toutes les parties à ce procès s'arment en argumentation. Mais contre toute attente, cette session spéciale a été immédiatement troublée par des exceptions étonnantes qui auraient dû être réglées dès l’entame de ces assises par la Cour.

Le contentieux de l'Etat, au lieu de présenter son réquisitoire, a plutôt introduit une série d'exceptions. Parmi ces exceptions figurent notamment la comparution des anciens Premiers ministres (Oumar Tatam Ly et Moussa Mara) et Madani Touré, l’ex-ministre délégué au Budget sous régime de feu Ibrahim Boubacar Keita pour la manifestation de la vérité.

Le ministère public qui est en manque de preuves pour prouver la culpabilité des accusés s’est aussi immédiatement engouffré dans la brèche en appuyant avec tambour et trompette cette demande du représentant du contentieux de l'État.

Les conseils de la défense comme d’habitude ont rapidement réagi à cette demande qu'elle a qualifiée de « stratégie dilatoire » de la part des représentants de l'État dans ce procès. La défense a rappelé que la comparution des témoins avait déjà été réclamée dès le début du procès, mais sans succès.

Les avocats ont vigoureusement critiqué l’incompétence du parquet général représenté par Koké Coulibaly à présenter des preuves consistantes à la Cour après trois semaines de débats chaotiques, tout en dénonçant de passage le fait de soulever de nouveaux points si tardivement.

Le parquet général n’a pas tardé à répliquer comme à l'accoutumée aux accusations de la défense transformant ainsi la salle d’audience en un véritable lieu d’empoignades verbales.

Au regard des échanges très tendus, la Cour s’est retirée pour délibérer sur les exceptions soulevées.

La Cour présidée par le magistrat du siège Banassa Sissoko, conseiller à la Cour suprême de Bamako a décidé de suspendre l'audience sine die pour permettre la comparution des témoins susmentionnés et la réalisation d’une enquête complémentaire.

S’agissant de la liberté provisoire de quatre accusés, la Cour a instruit les conseils de la défense de suivre la procédure normale pour l'obtention d'une liberté provisoire.

D’ores et déjà, les avocats ont annoncé introduire une demande de mise en liberté pour leurs clients.

"On va se réunir pour la conduite à suivre pour formuler dans les meilleurs délais cette demande de mise en liberté provisoire. Parce que nous estimons qu'à ce stade, on peut laisser partir nos clients. Il n’y pas de risque de fuite. Les garanties de représentation sont là. On ne sait pas quand est-ce que cette phase d’instruction va durer. Ça peut prendre autant de temps que nécessaire. Nous estimons qu’il n’y a rien à se reprocher et les débats ont montré que ma cliente Mme Bouaré Fily Sissoko n’a rien à se reprocher. Elle est innocente et on va prouver ça à satiété", a déclaré à la presse Me Tounkara, l’avocat principal de Bouaré Fily Sissoko.

<strong>Ousmane Mahamane      </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pour non&#45;conformité de son offre dans un appel d’offres du ministère de l’environnement.. Le Groupement CMC&#45;AMS BTP SARL débouté par le CRD</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/pour-non-conformite-de-son-offre-dans-un-appel-doffres-du-ministere-de-lenvironnement-le-groupement-cmc-ams-btp-sarl-deboute-par-le-crd-3080456.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/pour-non-conformite-de-son-offre-dans-un-appel-doffres-du-ministere-de-lenvironnement-le-groupement-cmc-ams-btp-sarl-deboute-par-le-crd-3080456.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 12 Oct 2024 01:30:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Comité de règlement des différends (CRD) de l'Autorité de régulation des marchés publics et des délégations de service public (ARMDS), statuant en formation contentieuse sur le recours non juridictionnel du Groupement CMC-AMS BTP SARL contestant les résultats de l'évaluation de l'Appel d'offres ouvert N°02/T/MEADD-SG 2024 relatif aux travaux de pulvérisation de la décharge finale, contrôlée et compactée de Noumoubougou et les cinq (5) villages environnants, ordonne la poursuite de la procédure de passation du marché en cause. Les raisons !</em></strong>

Réuni le vendredi 27 septembre 2024 sous la présidence de son président Alassane Ba, le Comité de règlement des différends (CRD) a délibéré conformément à la loi et a adopté sa délibération fondée sur les faits, la régularité du recours ct les moyens exposés par les parties au litige.

De quoi s'agit-il ?

Dans le cadre des travaux de pulvérisation de la décharge finale, contrôlée et compactée de Noumoubougou et les cinq (5) villages environnants, le ministère de l'Environnement, de l'Assainissement et du Développement durable a lancé le 26 juin 2024 l'avis d'appel d'offres n°02/T/MEADD-SG 2024 auquel a soumissionné le groupement CMC-AMS BTP SARL.

Par Lettre n°282/MEADD-DFM du 1er septembre 2024, le directeur des finances et du matériel (DFM) du ministère de l'Environnement, de l'Assainissement et du Développement durable a informé le Groupement du rejet de son offre au motif que l'entreprise CMC SARL, membre dudit groupement n'a fourni qu'un seul marché similaire d'un montant supérieur à cent millions (100 000 000) de F CFA en expériences générales contrairement aux exigences des critères de qualification du dossier d'appel d'offres (DAO).

En réponse, le 12 septembre 2024, le mandataire du groupement a contesté ce motif de rejet en déclarant qu'il a fourni un marché similaire de l'entreprise CMC SARL d'un montant de cent millions quatre-vingt-treize mille cinq cent (100 093 500) F CFA et un marché similaire de l'entreprise AMS-BTP d'un montant de cent quarante un millions trois cent quarante mille quatre cent (141 340 400) de F CFA : il a demandé la reprise de l'évaluation de son offre.

Suivant la Lettre n°288/MEADD-DFM du 17 septembre 2024 adressée au groupement, le DFM a maintenu le rejet en affirmant que chacune des entreprises, membres du groupement, a fourni un (1) marché similaire au lieu de deux (2) demandés dans le DAO.

En réaction, le 18 septembre 2024, le mandataire du groupement a introduit un recours enregistré sous le numéro 013 devant le Comité de règlement des différends de l'Autorité de régulation des marchés publics et des délégations de service public (ARMDS) pour contester le motif de rejet de son offre.

<strong>Oui, le recours est </strong>

<strong>recevable !</strong>

Parti de plusieurs facteurs, le Comité de règlement des différends a déclaré le recours du groupement CMC-AMS BTP SARL recevable devant lui.

En effet, l'article 120.1 du décret n°2015-0604/P-RM du 25 septembre 2015, modifié, portant Code des marchés publics et des délégations de service public, modifié, prévoit que <strong><em>"tout candidat ou soumissionnaire s'estimant lésé au titre d'une procédure de passation d'un marché ou d'une délégation de service public est habilité à saisir l'autorité contractante ou l'autorité délégante d'un recours gracieux à l'encontre des procédures et décisions lui causant ou susceptibles de lui causer préjudice".</em></strong>

L'article 120.4 du même décret dispose à son dernier paragraphe que l'autorité contractante est tenue de répondre à ce recours gracieux dans un délai de trois (3) jours ouvrables à compter de sa saisine, au-delà duquel le défaut de réponse sera constitutif d'un rejet implicite dudit recours.

Aussi, aux termes de l'article 121.1 du décret précité <em>"les décisions rendues au titre du recours gracieux peuvent faire l'objet d'un recours devant le Comité de règlement des différends dans un délai de deux (2) jours ouvrables à compter de la date de notification de la décision faisant Grief".</em>

Considérant que par Lettre n°010/CMC ET AMS-BTP/2024 du 12 septembre 2024, le mandataire du groupement CMC-AMS BTP SARL a exercé son recours gracieux préalable auprès du DFM du ministère de l'Environnement, de l'Assainissement et du Développement durable pour contester le motif du rejet de son offre.

Considérant que ce recours gracieux a été répondu défavorablement le 17 septembre 2024 par l'autorité contractante.

Considérant que par la suite, le mandataire du groupement a saisi, le 18 septembre 2024, le Comité de règlement des différends de l'ARMDS pour contester son éviction de la procédure d'appel d'offres. Donc, le requérant a exercé sa contestation, auprès du Comité de règlement des différends, dans les deux (2) jours ouvrables suivant la réponse de l'autorité contractante à son recours gracieux.

Tout ayant été fait dans les règles, <strong><em>"il y a donc lieu de déclarer le recours du groupement CMC-AMS BTP SARL recevable devant le Comité de règlement des différends",</em></strong> mentionne la décision.

<strong>Arguments croisés  </strong>

Dans la confrontation des moyens développés par les deux parties, le Mandataire du groupement affirme avoir fourni les deux (2) marchés similaires conformément aux exigences du DAO : un marché similaire émanant de l'entreprise CMC d'un montant de cent millions quatre-vingt-treize mille cinq cent (100 093 500) de F CFA et un marché similaire provenant de l'entreprise AMS-BTP SARL d'un montant de cent quarante un millions trois cent quarante mille quatre cent (141 340 400) F CFA.

Qu'à cet effet, il demande au Comité de règlement des différends de bien vouloir faire reprendre par l'autorité contractante l'évaluation de leur offre.

En réponse, le directeur des finances et du matériel a réagi.

Selon lui, suivant les résultats des travaux de la sous-commission technique d'évaluation des offres, aucun soumissionnaire n'a présenté une offre substantiellement conforme au DAO.

Que par lettre n°1004/DMP DSP-DB du 06 septembre 2024, la direction des marchés publics et des délégations de service public a donné son avis de non objection sur lesdits résultats de l'évaluation des offres.

Que par la suite les quatre (4) soumissionnaires dont ce groupement ont été informés des résultats issus du processus d'évaluation des offres. Que par ailleurs, compte tenu de la mise en œuvre du Programme d'urgence et la restriction budgétaire, les crédits de la ligne pulvérisation ont été réduits à quatre-vingt-dix millions (90 000 000) de F CFA.

<strong>Un recours mal fondé… et la sentence</strong>

Il ressort des faits et des constats issus de l'instruction de cette affaire que le litige opposant les parties porte sur le motif de rejet du groupement CMC-AMS BTP SARL relatif au non-respect des exigences de capacité technique (expérience générale de construction) en ce qui concerne le nombre de marchés similaires à fournir.

Le requérant affirme avoir fourni, au titre de l'expérience générale de construction, les deux (2) marchés similaires conformément au DAO.

Aussi, il apparaît au point 3.1 des critères de qualification du DAO relatif à l'expérience générale de construction que chaque partie d'un groupement momentané d'entreprises doit <em>"avoir réalisé au moins deux (2) marchés d'une valeur de 100 000 000 F CFA par marché similaire ou que la moyenne des marchés similaires atteigne 100 000 000 F CFA au cours</em> <em>des cinq (5) dernières années (2019 à 2023) à titre d'entrepreneur ou sous-traitant. Ces expériences doivent être attestées soit par des attestations de bonne exécution, soit par les procès-verbaux de réception provisoire ou définitive et accompagnés des copies des pages de garde et de signature des marchés correspondants émanant d'organismes publics ou internationaux" :</em>

L'offre du groupement CMC-AMS BTP SARL présente des preuves d'exécution des marchés ci-après :

Au titre des marchés exécutés par l'entreprise CMC :

Contrat n°2921 CPMP/MMEE-MEADD du 16 août 2023 relatif aux travaux de pulvérisation et de désinfection de cinq (5) villages et dépôt de la décharge de Noumoubougou au compte de la direction nationale de l'assainissement et du contrôle des pollutions et des nuisances (DNACPN) du ministère de l'Environnement, de l'Assainissement et du Développement durable d'un montant de quatre-vingt-quatorze millions quatre cent cinquante-neuf mille (94 459 000) de F CFA TTC;

Contrat n°3369 CPMP/MMEE-MEADD du 11 novembre 2022 relatif aux travaux de pulvérisation et désinfection de l'école fondamentale de Médina Coura, dépôt de transit de Médina Coura et Noumoubougou au profit de la DNACPN d'un montant de dix-huit millions neuf cent quinze mille quatre cent (18 915 400) de F CFA TTC ;

Marché n°0291 DGMP/DSP 2021 relatif aux travaux de pulvérisation et de désinfection de la décharge de Noumoubougou en lot unique au compte de la direction nationale de l'assainissement et du contrôle de la pollution et des nuisances d'un montant de cent millions quatre-vingt-treize mille cinq cent (100 093 500) de F CFA TTC.

Au titre des marchés exécutés par l'entreprise AMS BTP SARL :

Marché n°5062 DMP 2023 relatif aux travaux de pulvérisation de la décharge et des villages de Noumoubougou en lot unique pour le compte de la direction nationale de l'assainissement et du contrôle des pollutions et des nuisances d'un montant de cent quarante un millions trois cent quarante mille quatre cent (141 340 400) de F CFA TTC.

Au regard de ces preuves d'exécution des marchés, il résulte qu'aucun des membres du groupement n'a réalisé deux (2) similaires d'une valeur de plus de cent millions (100 000 000) de F CFA. Aussi, la moyenne des marchés exécutés par les membres du groupement n'atteint pas les cent millions (100 000 000) de F CFA sur les cinq (5) dernières années de 2019 à 2023.

Donc, c'est à juste titre que l'autorité contractante a jugé non conforme l'offre du groupement en ce qui concerne ce critère de qualification. Au regard de tout ce qui précède, le Comité de règlement des différends déclare le recours du groupement CMC-AMS BTP SARL mal fondé.

En conséquence, il ordonne la poursuite de la procédure de passation du marché en cause.

<strong>        El Hadj A.B.HAIDARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>#Mali : Affaire d’achat de l’avion présidentiel et d’équipements militaires : Le procès reporté sine die</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-affaire-dachat-de-lavion-presidentiel-et-dequipements-militaires-le-proces-reporte-sine-die-3080295.html</link>
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<pubDate>Thu, 10 Oct 2024 09:55:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>À la demande du parquet, les juges ont ordonné le renvoi de l’affaire devant la chambre civile d’instruction de la Cour suprême pour complément d’informations avec l’audition d’anciens Premiers ministres</strong>

Après une suspension lundi dernier, le procès de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires a repris hier, avant d’être renvoyé sine die pour «complément d’informations» quelques heures après.À peine repris, le contentieux de l’État a soulevé des exceptions par rapport à l’audition de certaines personnes, notamment les anciens Premiers ministres Oumar Tatam Ly et Moussa Mara, le ministre délégué au Budget d’alors Madani Touré.

Mais aussi Marc Gavajolli et Moustapha Ben Barka pour la manifestation de la vérité. Il sera appuyé dans sa démarche par le ministère public qui a estimé que même l’ancien président de la République, Ibrahima Boubacar Keïta (IBK) devrait être entendu dans cette affaire s’il n’était pas décédé, avant de demander le renvoi du dossier pour une autre session pour complément d’informations. «Il y a des zones d’ombre dans la procédure, nous estimons qu’il y a encore des personnes à entendre. Il faut que celles-ci soient là pour asseoir certaines vérités. Ordonnez un complément d’informations, conformément à l’article 285 du Code pénal», a-t-il requis.

Les avocats de la défense n’étaient pas du tout de cet avis du parquetier Kokè Coulibaly. S’alignant derrière une même ligne de défense, les conseils ont invité la Cour à ne pas suivre l’avocat général dans sa démarche. «C’est un manque de courage de sa part, il n’a pu rien démontrer», affirmera l’un des conseils. Et un autre de répliquer que l’intervention du parquet et celle du Contentieux démontrent qu’ils n’ont rien contre leurs clients.

Ajoutant que le ministère public est en difficulté et devrait être courageux en renonçant à la poursuite. Pour les conseils, le dossier est vide et cela a été compris par tous après deux semaines de débats et que son renvoi est impossible à moins qu’un acquittement soit prononcé.

Comme on pouvait s’y attendre, le parquet est revenu à la charge en expliquant clairement la nécessité de l’audition de certaines personnes. «C’est déterminant pour la manifestation de la vérité», a-t-il soutenu.

Après cette joute verbale entre les parties, la Cour s’est retirée pour statuer sur la question. Elle est revenue pour suivre le ministère public dans sa logique en ordonnant le renvoi de l’affaire devant la chambre civile d’instruction de la Cour suprême pour «complément d’informations» avec l’audition des anciens Premiers ministres précedemment cités et du ministre délégué au Budget à l’époque Madani Touré, ainsi que la production des factures de contrats du protocole Guo-Star au niveau du budget.

Lorsque le président Bamassa Sissoko a annoncé le renvoi du procès, la salle s’est instantanément vidée. Et les inculpés présents n’ont pas caché leur mécontentement face à cette décision. Les mis en cause devront attendre encore pour connaître leur sort. Pour l’heure, seul Mahamadou Camara objet de prise de corps rentre chez lui, quant à ses coaccusés, ils retournent tous en détention. Leurs conseils entendent user des voies de droit pour demander la liberté provisoire avant la reprise.

Selon l’avocat de Mme Bouaré Fily Sissoko, Me Dianguina Tounkara, sa cliente avait demandé en vain auprès de la même chambre l’audition de ces personnalités. On a ignoré cette demande de l’ancienne ministre chargée des Finances, mais la même requête a été réitérée au cours des débats a déclaré l’avocat tout en précisant que la Cour n’a pas statué sur le sort de leurs clients détenus, mais sur le renvoi.

<strong>Tamba CAMARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire achat de l&amp;apos;avion présidentiel et des équipements militaires Un dossier aux contours flous.... ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaire-achat-de-lavion-presidentiel-et-des-equipements-militaires-un-dossier-aux-contours-flous-3080269.html</link>
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<pubDate>Thu, 10 Oct 2024 08:07:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le procès de l’affaire d’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires a véritablement commencé le mercredi 25 septembre 2024. Un scandale financier survenu sous le règne de l’ancien Président de la République, feu Ibrahim Boubacar Keïta et qui se présente aujourd’hui comme un dossier aux contours flous avec plusieurs implications et équations inconnues !

Tout a commencé en novembre 2013, lorsque le ministre de la Défense et des Anciens combattants d’alors, Soumeylou Boubèye Maïga, a signé deux (2) marchés. L’un relatif à l’achat d’un avion pour Président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, pour 7 milliards environ, mais surfacturé, avec les frais d’approche à 21 milliards, l’autre relatif à l’achat de divers équipements pour l’armée malienne attribué à Sidi Mohamed Kagnassi, alors Conseiller spécial du Président de République.

L’affaire a suscité beaucoup de bruits, car sentant une forte odeur de magouille, surtout quand il a été établi que c’est le Conseiller spécial du Président IBK, Sidi Mohamed Kagnassi, qui a signé le document originel du protocole d’accord pour le compte de Guo Star, alors n’en avait pas la capacité juridique de le faire. Comme dit l’adage, l’argent n’aime pas le bruit, les partenaires techniques et financiers aussi, lesquels vont exiger un audit du Vérificateur Général pour tirer tout cela au clair !

Dans son rapport, le BVG précise que le Gouvernement du Mali a effectué en 2014 des acquisitions d’un montant de total de 87,77 milliards de FCFA dont 18,9 milliards de FCFA pour l’acquisition d’un aéronef destiné au président de la République et 69,18 milliards de FCFA pour l’achat d’équipements et de matériels destinés aux Forces Armées. Le montant total des irrégularités financières s’élevait donc, selon le rapport du Vérificateur Général, à 28 49 901 190 FCFA dont 12 422 0 092 FCFA au titre de la fraude.

Les vérificateurs ont aussi découvert qu’il n’y a aucune référence à aucun texte législatif ou règlementaire donnant une base légale aux contrats de marchés établis par Soumeylou Boubèye Maïga pour l’acquisition de l’aéronef et des matériels HCCA, véhicules et pièces de rechange. Ils avaient aussi mis en exergue que le contrat de « Cession-Acquisition d’aéronef » et la fourniture aux Forces Armées Maliennes de matériels HCCA, de véhicules et de pièces de rechange à 69 183 396 494 FCFA sous l’empire de l’article 8 du CMP sans aucune référence légale ne garantissait pas la transparence dans les procédures, encore moins une assurance quant à la fiabilité et la sincérité des informations.

Par ailleurs, l’équipe de vérification avait constaté l’existence de deux protocoles d’accord tenant lieu de contrat, signés le 11 novembre 2013, soit à la même date, d’une part, par Sidi Mohamed Kagnassi et d’autre part, par Amadou Kouma pour le compte de la Société « GUO STAR », titulaire du protocole. Aussi, pour l’acquisition de l’aéronef, le règlement a été effectué exclusivement par le Ministère de l’Économie et des Finances par un emprunt bancaire complété par des crédits sur les « Charges Communes ».

De même, le MDAC a retenu des candidats n’ayant pas les capacités requises pour assurer l’acquisition de l’aéronef et la fourniture de matériels HCCA, de véhicules et de pièces de rechange. La mission de vérification constatait donc que les deux acquisitions, de montants respectifs de 17 555 495 175 FCFA (montant ne prenant pas en compte les autres frais liés à l’immatriculation, à la recherche etc., et de 69 183 396 494 FCFA, approuvées par le ministre de la Défense et des Anciens Combattants sortaient de la compétence de celui-ci en matière d’approbation.

Il en résultait qu’en approuvant ces contrats, le ministre de la Défense et des Anciens Combattants avait non seulement commis des actes d’usurpation de pouvoirs, qui sont de nature à rompre la chaîne de responsabilités publiques en fonction desquelles s’organisent et s’exercent les autorités publiques, mais avait également exposé l’État à des risques d’exécution budgétaire majeurs. Vouloir revenir en détail sur les dessous de cette affaire s’avérerait fastidieux, tant les implications sont nombreuses, aussi bien que des équations à plusieurs inconnus !

Ce qu’on peut retenir, c’est que le Vérificateur Général a dénoncé des faits au Procureur de la république relativement : -au détournement et complicité de détournement de fonds publics par l’engagement irrégulier des finances publiques ; -à l’utilisation frauduleuse et au détournement de deniers publics d’un montant de 9 01207 0 000 FCFA ; -au délit de favoritisme ; -au faux et usage de faux ; -au trafic d’influence aux fraudes fiscales portant sur le non-paiement des droits d’enregistrement et des redevances de régulation, en l’absence de toute autorisation légale d’exemption…

On note aussi que le FMI avait demandé à l’État malien de poursuivre tous les ministres qui ont trempé dans ces deux marchés, savoir Soumeylou Boubèye Maïga, celui qui a signé les deux marchés, Mme Bouaré Fily Sissoko, ministre de l’Économie et des Finances, pour avoir signé la lettre de Garantie Autonome pour Guo Star, Moustapha Ben Barka, pour avoir été le principal négociateur du côté gouvernemental de l’achat de l’avion présidentiel et Mahamadou Camara, pour avoir signé le mandat qui faisait de Sidi Mohamed Kagnassi, le seul homme habilité à faire des commandes d’équipements militaires au nom et pour le compte du Mali.

<strong>Flani SORA</strong>

<strong>Source : NOTRE VOIE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : le procès &amp;quot;avion présidentiel et équipements militaires &amp;quot; renvoyé  pour audition   de deux anciens premiers ministres.</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-le-proces-avion-presidentiel-et-equipements-militaires-renvoye-pour-audition-de-deux-anciens-premiers-ministres-3080235.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-le-proces-avion-presidentiel-et-equipements-militaires-renvoye-pour-audition-de-deux-anciens-premiers-ministres-3080235.html</guid>
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<pubDate>Wed, 09 Oct 2024 15:41:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Cour  de la session spéciale des crimes économiques en  cours à la Cour d’Appel de Bamako  a décidé ce mercredi 9 octobre , à la demande du Parquet, le  renvoi du procès de l’affaire dite</em></strong><em>  <strong>"avion présidentiel et équipements militaires "  pour audition  d’un  ex- ministre délégué du budget et deux anciens premiers ministres :  Oumar Tatam Ly et  Moussa Mara. </strong></em>

C’est à la  demande  du Parquet que  la Cour  de  la session spéciale des crimes économiques a renvoyé le procès "avion présidentiel et équipements militaires “.  La  Cour   renvoie  le dossier devant la Chambre civile d'instruction de la Cour suprême pour complément d'informations et audition d'autres témoins. Parmi ceux-ci, il  faut retenir l’ancien ministre délégué du budget, Madani Touré ,  les  deux anciens premiers ministres , Oumar Tatam Ly et  Moussa Mara.  Le Parquet et la Cour  cèdent  finalement à la demande  incessante de la défense des  accusés.

A  l’ouverture du procès,   la défense avait demandé  la citation à comparution des deux anciens premiers ministres, un ministre délégué et  des hauts responsables du Ministère de la défense.

Pour rappel,   Oumar Tatam Ly  était  à la tête  du gouvernement lorsque le  marché de l’achat du Boeing présidentiel a été lancé sans avis d’appel d’offre.  Le  second, Moussa Mara, qui a succédé à Oumar Tatam Ly, avait annoncé  lors de sa déclaration de politique générale  le prix  de l’avion.  La Cour  avait  rejeté  la citation  à comparution  en qualité de témoins des deux anciens premiers ministres et le ministre délégué avant d’approuver à la citation à comparution des  trois responsables du ministère de la défense.

<strong>Possible mise en liberté des accusés</strong>

<strong> </strong>En renvoyant le procès  pour d’autres auditions, le  président de la Cour  a informé les 4 accusés présents  de la possibilité de formuler une demande de mise en liberté provisoire, en attendant que la Chambre citée plus haut écoutent des nouveaux témoins et introduise de nouvelles pièces dans le dossier.

Au total, onze personnes  sont  accusées dans ce dossier. Mais seulement,   l’ex- ministre de l’Economie et des Finances, Mme Bouaré Fily Sissoko, l’ancien directeur de cabinet avec rang de ministre de feu IBK, Mahamadou Camara, le Général de Brigade Moustaph Drabo et  un autre officier supérieur, Nouhoum Dabitao,  sont présents.  Les  absents sont entre autres les frères Kouma cités comme étant les prestataires de ce marché et l’ex- ministre de la promotion des investissements au moment des faits, Moustapha Ben Barka.

Ces accusés sont en dehors du pays et  n’ont pas pour l’instant répondu  à la citation à comparution de la Cour.  Ils  font tous l’objet d’un mandat d’arrêt international lancé par la Cour suprême du Mali qui a  dépoussiéré  en 2021  ce vieux dossier de l’avion présidentiel et des équipements militaires. Les charges contre feu premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga et un autre accusé que l’enquête n’a pas permis d’identifier ont été abandonnées.  Avant son décès, Soumeylou Boubèye  Maïga a plaidé son innocence.  Les accusés sont poursuivis  pour  atteinte aux biens publics et soupçonnés d’escroquerie, faux  et favoritisme. Cette affaire remonte à 2014. L’achat d’un avion présidentiel à peu près de 20 milliards de FCFA et des contrats de plusieurs dizaines de milliards de FCFA pour la fourniture d’équipements militaires a fait le tollé au Mali. Les enquêtes ont révélé des détournements de fonds publics à hauteur de 28,5 milliards de FCFA pour l’avion présidentiel, et 69 milliards de FCFA pour les équipements militaires. Tous les deux marchés passés sans appels d’offres  avaient valu au Mali des sanctions financières du Fonds Monétaire international, notamment le gel  des décaissements pendant six mois.

<strong> Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires :   La Cour poursuit ses auditions… des révélations fracassantes au passage des témoins clés… et reprise du procès ce mercredi 9 octobre</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaire-de-lachat-de-lavion-presidentiel-et-des-equipements-militaires-la-cour-poursuit-ses-auditions-des-revelations-fracassantes-au-passage-des-temoins-cles-e-3080207.html</link>
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<pubDate>Wed, 09 Oct 2024 12:57:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le procès très médiatisé sur l’achat controversé de l’avion présidentiel et des équipements militaires a atteint son 11ème acte, le lundi 7 octobre 2024, avec la comparution de l'un des témoins phares, en la personne du Sieur Ousmane Bouaré, dont le nom a largement circulé sur les réseaux sociaux. Auparavant, le jeudi dernier à la barre, la Cour avait auditionné d’autres témoins, notamment, le général Sidiki Samaké, Secrétaire général du Ministère de la Défense et des Anciens combattants, ainsi que le colonel Coumba Diarra, comptable au sein du département et membre de la commission de réception des équipements militaires, lors des faits.</strong>

C’est ce lundi 7 octobre 2024 vers 10h30 que la salle d'audience s'est remplie pour reprendre les auditions des témoins, dans une ambiance tendue et scrutée par l'opinion publique.

Assistant de monsieur  Amadou Kouma, représentant de la société GUOSTAR et membre de la commission de réception des équipements militaires, le Sieur Ousmane Bouaré a affirmé avoir agi sous les directives de son supérieur. Interrogé par la défense sur d'éventuels liens familiaux avec Mme Bouaré Fily Sissoko, il a démenti toute parenté. "<em>Je ne l'ai jamais connue, et c'est ici, aujourd'hui, qu'elle me voit pour la première fois</em>", a-t-il insisté. Mousieur Bouaré a également témoigné que tous les équipements avaient été livrés à 100 % et que des preuves en attestaient. Il a expliqué son rôle dans le retrait de chèques, notamment un montant de 900 millions de FCFA de la banque Atlantique, effectués au nom d'Amadou Kouma.

Par la suite, le commissaire colonel-major Abdel Kader Sidibé, alors directeur des finances et du matériel du ministère de la Défense et des Anciens Combattants (MDAC) entre 2013 et 2014, a pris la parole à son tour. Le Sieur Sidibé a déclaré avoir reçu un protocole signé de 69 milliards FCFA, alors que le crédit disponible du ministère n'était que de 33 milliards. Selon lui, il avait mis en place le premier comité de réception des équipements, mais n'a pas pu donner plus de détails sur la suite de l'exécution du protocole après son départ.

La cour a également entendu le témoignage de Mamadou N. Traoré, militaire chargé du matériel à la direction des hydrocarbures. Il a confirmé que tous les équipements avaient été réceptionnés, notamment 281 véhicules, et que les formations nécessaires avaient été effectuées. Cependant, le ministère public a mis en doute la conformité des véhicules en posant des questions techniques sur la puissance des moteurs. Traoré a assuré que ces véhicules étaient fonctionnels depuis leur livraison en 2014, soulignant la qualité du matériel.

Le lieutenant-colonel Sidi Coulibaly, chef de la section stockage et entretien des véhicules, a apporté un témoignage similaire, confirmant la réception et l'inspection des 281 véhicules. Lorsque le procureur a insisté sur la question de la puissance des moteurs, Coulibaly a estimé qu'il serait risqué de divulguer des détails techniques, susceptibles d'exposer les équipements aux ennemis.

Le général Drabo, appelé à la barre, a assuré que les comptes rendus reçus confirmaient la conformité des caractéristiques des équipements. Néanmoins, le procureur a maintenu ses soupçons, affirmant que les spécifications pourraient ne pas correspondre à celles indiquées sur les bons de commande. Le président de la cour est intervenu, expliquant qu'il serait inapproprié de divulguer la puissance des véhicules en public. Face à cette situation, le procureur a annoncé son retrait des débats, accusant la cour de partialité et se plaignant d'être empêché de mener ses questions à terme. En conclusion, l'audience a été suspendue et reportée à mercredi pour la phase des réquisitoires et plaidoiries.

<strong>La preuve des épreuves</strong>

Décidemment, les témoignages, sollicités par les avocats de la défense, visent à éclairer la Cour sur la conformité des livraisons des équipements militaires commandés.

En effet, le général Sidiki Samaké, lors de son passage, le jeudi 3 octobre 2024 à la barre, a affirmé que « <em>la totalité des équipements a été livrée conformément aux bordereaux de livraison </em>». Une affirmation confirmée par le colonel Coumba Diarra, qui a cependant émis des réserves sur trois procès-verbaux (PV) de livraison associés à la Direction du matériel, des hydrocarbures et du transport des armées (DMHTA) ainsi qu’à la Direction du Commissariat des Armées (DCA). « <em>Je ne me reconnais pas dans ce PV, mais les matériels ont bien été livrés</em> », a-t-elle déclaré.

Le lendemain 4 octobre dernier, ce fut au tour de deux autres témoins d'être entendus par la Cour. Abou Berthé, inspecteur des finances et contrôleur financier au ministère de la Défense, à l’époque des faits, et Sidy Dicko, de la délégation du contrôle financier, ont apporté des éclairages supplémentaires.

Abou Berthé a précisé que le protocole d’achat avait été transmis au Directeur des finances et du matériel du ministère. Il a confirmé que deux mandats, d’un montant total de 44 milliards de francs CFA, avaient été visés entre décembre 2014 et août 2015. Cependant, il a souligné que les réceptions des équipements avaient débuté avant même que son service n’ait reçu le protocole, tout en précisant que 39 milliards de francs CFA avaient été effectivement engagés pour les livraisons.

Sidy Dicko, de son côté, a détaillé les étapes de réception des équipements, affirmant que les opérations avaient débuté en août 2014 à Kati pour s’achever en juillet 2015. Il a présenté à la Cour 11 procès-verbaux de réception pour la DMHTA et 6 pour la DCA, confirmant la livraison complète des matériels.

Face à tous ces éléments, l'audience a été suspendue et reportée à ce mercredi 9 Octobre 2024 pour la phase des réquisitoires et  des plaidoiries.

Certes, ce procès dit de « <em>l’achat de l’avion présidentiel et du marché des équipements militaires</em> » avance dans une atmosphère lourde, où la vérité semble encore s'effilocher entre contradictions, tensions et suspicions. La suite s'annonce capitale pour situer la responsabilité des différents acteurs impliqués dans cette affaire d'État qui continue de passionner et de diviser l'opinion publique malienne.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Maison d’arrêt de Dioïla : Le fils du guide spirituel des Ançars, Ahmed Tidiane Ousmane Madane Haïdara rend visite à Samba Coulibaly, président du NEMA</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/maison-darret-de-dioila-le-fils-du-guide-spirituel-des-ancars-ahmed-tidiane-ousmane-madane-haidara-rend-visite-a-samba-coulibaly-president-du-nema-3080182.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/maison-darret-de-dioila-le-fils-du-guide-spirituel-des-ancars-ahmed-tidiane-ousmane-madane-haidara-rend-visite-a-samba-coulibaly-president-du-nema-3080182.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 09 Oct 2024 10:33:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Selon nos informations, le fils du guide spirituel des Ançars, Ahmed Tidiane Ousmane Madane Haïdara a rendu visite, le 1er octobre 2024, à Samba Coulibaly, président du Parti nouvel espoir pour le Mali (NEMA), détenu à la Maison d’arrêt de Dioïla. Le Président du NEMA a été placé sous mandat de dépôt, le 24 juin 2024, avec 10 autres leaders politiques par le tribunal de première instance de la commune V du district de Bamako pour « atteintes à la sureté de l’Etat et trouble à l’ordre public ».

Dans le cadre de l'humanisme et de la fraternité, ajoute notre source, le fils du guide spirituel des Ançars Ahmed Tidiane Ousmane Madane Haïdara est allé rendre visite dans la prison de Dioïla à Samba Coulibaly, président du Parti nouvel espoir pour le Mali (NEMA). C'était le mardi 1er octobre dernier. Occasion pour le religieux de réconforter son moral et de lui témoigner toute sa sympathie.

Cette visite intervient après trois mois d’épreuve vécue par Samba Coulibaly et ses coaccusés. « Le déplacement tardif de Ahmed Tidiane Ousmane Madane Haïdara sur Doïla s'explique par le fait que les proches, amis, camarades et parents espéraient sur un dénouement de l'affaire. Et que les détenus politiques allaient recouvrer leur liberté. Aujourd'hui, le constat est autre d'où cette visite à Dioïla. En clair, la solidarité, la mobilisation et les négociations ne faiblissent pas pour la libération des 11 hommes politiques », révèle notre source.

Les Parties signataires de la déclaration commune du 31 mars 2024 exigent des autorités en place, l'abandon pur et simple des poursuites contre les responsables politiques arrêtés et détenus. D’autres responsables politiques non membres de cette coalition réclament aussi la libération des hommes politiques emprisonnés pour faciliter la réconciliation nationale.

A rappeler que parmi les responsables politiques arrêtés figurent Moustapha Dicko et Yaya Sangaré de l'ADEMA PASJ, Moulaye Haïdara du PDES, Mamadou Traoré du Parti UNION, Samba Coulibaly, président du Parti nouvel espoir pour le Mali (NEMA) entre autres.

<strong>A. Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Affaire d’equipements militaires et d’avion présidentiel :  Le colonel&#45;major Dabitao et le général Drabo se disculpent</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaire-dequipements-militaires-et-davion-presidentiel-le-colonel-major-dabitao-et-le-general-drabo-se-disculpent-3080106.html</link>
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<pubDate>Wed, 09 Oct 2024 01:50:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Accusés de "faux, usage de faux et atteinte aux biens publics", le colonel-major Nouhoum Dabitao et le général de brigade Moustapha Drabo ont réfuté les faits à eux reprochés dans ce procès dit de l’achat de l’avion présidentiel et les contrats de surfacturation des équipements militaires. </em></strong>

La deuxième semaine du procès dit de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires a été suffisamment consacrée aux auditions de Mahamadou Camara, Nouhoum Dabitao et de Moustapha Drabo en filigrane la comparution des témoins clés dans cette affaire.

Au cours de l’audition de l’ex-directeur de cabinet du président IBK, Mahamadou Camara mardi dernier, la Cour a jeté la lumière sur les zones d’ombre qui enferment la gestion des contrats de surfacturation des équipements militaires. Pour la Cour et le parquet général, c’est le fait que Mahamadou Camara a formalisé ce mandat avec sa signature qui a créé cette zizanie et qui par la suite a eu un impact négatif sur les finances publiques, voire un conflit d’intérêt parce que juste après Sidi Mohamed Kagnassy a été nommé conseiller spécial du président.
<ol>
 	<li>Camara de son côté a rejeté l’idée avancée par la Cour et le parquet précisant que son rôle s'était limité à la signature et à la transmission dudit document à Sidi M. Kagnassy, conformément aux ordres du président de la République.</li>
</ol>
Après l’audition musclée de l'ex-directeur de cabinet de la présidence, l’ancien directeur du Commissariat des armées, le colonel-major Nouhoum Dabitao a été appelé à la barre pour expliquer le rôle qu’il a joué dans ces contrats militaires.

Le Vérificateur général dans son rapport a décelé que des équipements d'une valeur de 9,456 milliards de F CFA n'ont pas été fournis, bien que le paiement intégral au fournisseur soit sous les instructions de Nouhoum Dabitao. C’est lui qui a émis l'expression des besoins composés d'habillement, de couchage, de campement, et d'alimentation au ministre de la Défense.

A la barre, le colonel-major Dabitao a confirmé avoir attesté la livraison de tous les équipements, mais qu'il ne dispose pas des bordereaux de livraison nécessaires. Cette affirmation de Dabitao n’a pas rassuré le président de la Cour, les conseillers encore moins le parquet général et le contentieux de l’Etat. Ce qui a suscité ainsi un doute sur la conformité de ces livraisons.

Néanmoins, il a pu fournir à la Cour une dizaine de procès-verbaux et bordereaux d’ordres d'entrée et d'affectation des matériels militaires, documents jugés essentiels pour la traçabilité des livraisons.

<em>"M. le président, d'août 2014 à juillet 2015, tous les matériels que nous avons commandés ont été livrés par le fournisseur. Si je ne me trompe pas c’était neuf livraisons. En 2014, les militaires ont été bien dotés, chaque militaire avait reçu trois tenues et d’autres accessoires. D’ailleurs c’était la première fois depuis le temps de Kissima Doukara qu’on dotait les Forces de défense et de sécurité en équipements. Pour votre information, c’est moi qui ai créé le logo des FAMa. Donc je ne reconnais pas les faits qui me sont reprochés"</em>, a fait savoir le colonel-major Dabitao.

A la suite de l’interrogation de Nouhoum Dabitao, le général de brigade Moustapha Drabo, non moins ancien directeur du matériel, des hydrocarbures et du transport des armées (DMHT) a été entendu sur trois points ; à savoir : la réception de 281 véhicules, la formation et la maintenance, ainsi que les divergences entre les rapports des différents services.

Au cours de son interrogatoire sur la réception des matériels, le général Drabo a démenti les documents indiquant un double paiement pour le transport des équipements de la France au magasin, d'une somme de 939 millions de F CFA.

S’agissant de la formation, le contrat initialement prévu était de 14 millions de F CFA, mais le rapport du Vérificateur général a relevé une facturation de 23 millions de F CFA.

L’ancien directeur du magasin de l’armée a rejeté le montant donné par le Vérificateur. Il a ensuite présenté à la  Cour la liste du personnel formé et le registre d’immatriculation de 281 véhicules reçus.

<em>"M. le président, j’ai 35 ans de service et 8 ans en tant que directeur matériel des hydrocarbures et de transport des Armées. Je n’ai jamais été épinglé dans des magouilles financières. Dans le cadre du contrat Guo Star, il y a le volet de formation des formateurs. C’est moi qui ai signé l’attestation en fournissant les éléments qui doivent être formés en tant que directeur de la structure bénéficiaire de la formation. Je n’ai jamais signé aucun contrat, je n’ai jamais joué aucun rôle en ce sens, je ne sais pas pourquoi on m’accuse"</em>, a martelé le général Drabo.

Le président de la Cour, Banassa Sissoko, avant de suspendre l’audience de la journée de mercredi dernier, a confirmé la réception d’un document du secrétaire général du ministère de la Défense et des Anciens combattants qui atteste la livraison de l’ensemble des 281 véhicules.

L’audience du jeudi 3 octobre 2024 a débuté par l’examen de certaines preuves fournies, notamment le tableau du secrétaire général du ministère de la Défense et des Anciens combattants qui certifie la livraison de l’ensemble des 281 véhicules.

Le ministère public et le contentieux de l’Etat ont émis un doute sur la véracité de ce tableau arguant que ce n’était pas une preuve suffisante pour attester la livraison effective de l'ensemble des équipements. Dans la foulée de l’examen de certaines preuves, le parquet général représenté par Koké Coulibaly a pris la parole en cascade pour faire un réquisitoire.

Le parquetier a réitéré sa demande d’insérer une nouvelle infraction à savoir "association de malfaiteurs" aux différentes charges qui pèsent à l’encontre des accusés, une proposition déjà rejetée par la Cour  le lundi 30 septembre 2024.

<em>"M. le président, il ressort clairement dans les débats que Bouaré Fily Sissoko et ses coaccusés se sont constitués en coalition de fonctionnaires en dehors de tout cadre légal pour rédiger et signer des contrats à hauteur de milliards de nos francs. Le processus tant dans la forme que dans le fond est frauduleux et corrompu. Cette aventure a fait saigner l’Etat. Nous vous demandons d’étendre votre compétence en acceptant notre requête"</em>, a requis le parquet.

Tout comme lors du premier réquisitoire, les avocats des accusés ont riposté vigoureusement en qualifiant cette manœuvre du parquetier de "désinvolture". Une tentative manifeste du parquet de jouer à la prolongation alors que ce procès relève d’une importance capitale pour l’opinion nationale et internationale.

<em>"M. le président s’il y a une coalition de fonctionnaires, c’est entre le parquet général et le représentant du contentieux de l’Etat. Ce dossier n’aurait pas dû être judiciarisé ici. Depuis la mort de Soumeylou Boubèye Maïga (ancien ministre de la Défense et des Anciens combattants et Premier ministre [Ndlr]), on devrait abandonner ce dossier. Aujourd’hui il n'est pas là, personne ne parlera en son nom"</em>, a plaidé Me Mamadou Bobo Diallo.

Pour le public, le ministère public, partie poursuivante dans ce procès, est en train de montrer que ce dossier est vide depuis le début. D’où l’instruction de nouvelle charge pour essayer de prouver la culpabilité des accusés. La Cour, dans sa délibération, a rejeté de nouveau la demande introduite par le parquet général pour vice de forme.

<strong>Témoignages</strong>

Juste après cet incident, la Cour a entamé la phase des témoignages. Tout d’abord c’est le secrétaire général du ministère de la Défense, le général Sidiki Samaké, qui a témoigné en premier. Il a corroboré tout ce que Dabitao et Drabo ont affirmé sur la réception des équipements militaires.

Le général Samaké a assuré que tous les matériels ont bel et bien été réceptionnés conformément aux protocoles. S’agissant de l’achat de l'avion présidentiel, il a fait savoir qu’aucune trace du contrat n’existe dans les archives du département de la Défense même une copie du contrat de l’aéronef.

Cette déclaration du secrétaire général du ministère de la Défense a suscité des débats dans la salle. Mais l’ex-ministre de l’Economie et des Finances Bouaré Fily Sissoko est restée formelle sur l'existence de ce contrat de l’achat de l’avion de commandement du président.

<em>"M. le président, ce contrat existe bel et bien. Pour votre information, il a été établi à Philadelphie (Etats-Unis). S’il n’y a pas une copie au ministère de la Défense, cela ne veut pas dire que le contrat n’existe pas. Ils peuvent aller fouiller dans les archives nationales quand même ce contrat date depuis 10 ans"</em>, a rétorqué l’ancienne patronne de l’Hôtel des Finances.

Le lieutenant-colonel Coumba Diarra qui a participé à six réceptions a témoigné que tous les matériels ont été réceptionnés. Au cours de sa déposition, la Cour a relevé des incohérences dans les deux tableaux de livraison qui présentaient des montants différents.

Le vendredi 4 octobre 2024 qui consacrait la dixième journée du  procès dit de l'acquisition de l'avion présidentiel et d'équipements militaires, la Cour a poursuivi avec les témoignages. Parmi ceux qui ont témoigné, il y a Abou Berthé, ancien contrôleur financier à la direction des Finances et du Matériel du ministère de la Défense et des Anciens combattants et  Seydou Dicko, du même service. Ces derniers ont apporté des précisions de taille sur leur rôle et les procédures suivies.

Abou Berthé dans son témoignage, a expliqué que deux mandats de 22 milliards de F CFA chacun avaient été exécutés au profit du trésorier payeur, sur décision du ministre de la Défense, courant 2014 et 2015.

Dans son récit, il a laissé entendre que les documents de paiement nécessaires, notamment les factures certifiées, avaient été dûment vérifiées par le contrôle financier. Néanmoins, il a révélé ne pas avoir eu connaissance des protocoles de partenariat avec la société Guo Star avant la publication du rapport du Vérificateur général.

Tout comme le secrétaire général du ministère de la Défense, M. Berthé a également indiqué qu'aucun document relatif à l'acquisition de l'avion présidentiel n'avait été signé par ses services.

Quant à Seydou Dicko, il a confirmé que tous les matériels mentionnés dans le contrat avaient été réceptionnés précisant que le contrôle de la qualité et de la quantité est du ressort de la commission de réception.

Les témoignages d’Abou Berthé et de et Seydou Dicko ont soulevé certaines incohérences sur la question de la lettre de confort et de la caution de garantie émises par le ministère de l’Economie des Finances pour le compte du ministère de la Défense.

Koké Coulibaly, le parquetier a évoqué un éventuel cas de "faux et usage de faux" concernant les factures pro-forma et définitives. Il a par ailleurs  adjuré la suspension de la séance pour permettre au ministère public d'obtenir les factures manquantes.

Le président de la Cour leur a donné tout le week-end pour examiner les documents, fixant ainsi la reprise de ce procès au lundi 7 octobre 2024.

<strong>Ousmane Mahamane</strong>

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<title>ACI&#45;SA :  La PDG placée sous mandat de dépôt</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/aci-sa-la-pdg-placee-sous-mandat-de-depot-3080063.html</link>
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<pubDate>Wed, 09 Oct 2024 01:25:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Convoquée dans la journée du jeudi 4 octobre 2024 au Pôle national économique et financier, la présidente directrice générale de l’Agence de cession immobilière (ACI-SA) a été placée sous mandat de dépôt.</em></strong>

Tout comme de nombreuses entreprises et services publics ou parapublics, le dossier de l’ACI-SA est en train d’être épluché par le procureur du Pôle national économique et financier. La convocation de Mme Bah Arabia Touré est liée à de nombreux soupçons de corruption, de malversations et de détournement de deniers publics.

Selon nos informations, la vente de plusieurs domaines appartenant à l’ACI-SA dont le site de Souleymanebougou ont fait l’objet de magouilles. Des clients ont payé cher des parcelles sur la base de commodités comme l’eau et l’électricité, qui n’existaient nulle part. Malgré leur désenchantement, ils n’ont pas été remboursés du trop perçu par l’ACI-SA. Des terrains réservés à Hamdallaye ACI-2000 comme étant des espaces verts ou espaces publics ont été morcelés et revendus.

Le Centre commercial du grand marché de Bamako, dont l’exploitation est confiée à un privé malien mais sous le contrôle de l’ACI, n’est pas un modèle de gestion non plus.

En plus de ces mauvaises gestions décrites plus haut, la situation de l’Hôtel du Mali bâti au cœur de Hamdallaye ACI-2000 défraie la chronique également. L’Hôtel du Mali (un hôtel 5 étoiles) construit au temps de l’ancien PDG Kalifa Sissoko, devrait être repris par une société Turque. Cette dernière avait proposé 7 milliards de F CFA pour son acquisition. En lieu et place des Turcs, la vente de l’hôtel en question a été soldée à un Malien pour 4 milliards de F CFA. Sur ce montant, seulement 2 milliards de F CFA ont été tracés dans les comptes  de l’ACI-SA.

De Yacouba Diallo à Kalifa Sissoko (tous deux anciens ministres de l’Urbanisme et des Domaines) et Mamadou Tiény Konaté, plusieurs PDG ont dirigé l’ACI-SA. A part M. Konaté, les deux précédents ont connu des démêlés judiciaires, M. Diallo ayant même été écroué. Quant à Kalifa, il a plus tard bénéficié d’un non-lieu en 2020.

Mme Bah Arabia Touré l’actuelle PDG de l’ACI-SA, (appelée par ses agents la « Dame de fer », à cause de ses relations empreintes de fermeté envers le personnel), médite sur son sort à la prison pour femme de Bollé en attendant son jugement.

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<strong>Abdrahamane Dicko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Procès d’Achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires : Deux témoins contrôleurs financiers confirment ‘’le secret défense’’ du contrat</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-dachat-de-lavion-presidentiel-et-des-equipements-militaires-deux-temoins-controleurs-financiers-confirment-le-secret-defense-du-contrat-3080127.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 09 Oct 2024 01:22:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ce sont Abou Berthé, contrôleur financier à la retraite, de la Direction des Finances et du Matériel (DFM) du Ministère de la Défense et des Anciens Combattants et Seydou Dicko, agent de la Délégation du Contrôleur Financier au même ministère au moment des faits. Ils étaient à la barre, le vendredi 4 octobre dernier. C’était pour livrer leur témoignage sur l’achat des équipements militaires pour le coût de 69 milliards 183.396.474F CFA.</em></strong>

Le procès de l’affaire dite ‘’Achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires’’ se poursuit depuis une dizaine de jours dans la salle d’audience de la Cour d’Appel de Bamako. Le vendredi dernier, deux contrôleurs financiers ont été entendus sur ce dossier.

Premier à comparaitre à la barre, en réponse aux interrogations, Abou Berthé a affirmé l’effectivité de la réception de tous les équipements militaires. Il a souligné de n’avoir eu connaissance du dossier que dans le rapport d’audit du Bureau du Vérificateur Général.

Ainsi, pour le paiement, d’ailleurs qui a suscité le débat, il a admis d’avoir visé deux mandats de 22 milliards chacun sur l’autorisation de son Ministère. Selon lui, le 1er  (mandat) a été  exécuté en fin 2014 et le second courant 2015. De ses explications, les documents nécessaires, à savoir les factures ont été vérifiées en bonne et due forme par le contrôle financier. Aussi, concernant les contrats militaires, il a indiqué qu’ils sont sous réserve du ‘’secret défense’’ même si les procédures de décaissement sont les mêmes que les contrats civils.

En ce qui concerne ‘’l’achat de l’avion présidentiel’’, il a assuré de n’être au courant de rien. « Je n’ai vu aucune facture sur l’achat de l’avion présidentiel. Je ne peux rien dire là-dessus’’ a témoigné l’ancien contrôleur financier au ministère de la Défense et des Anciens Combattants (MDAC).

Quant au 2ème témoin du jour, Seydou Dicko, il a signifié n’’être informé du dossier qu’au moment où il devait représenter le MDAC comme membre de la commission de réception. Selon lui, tous les équipements ont été réceptionnés en quantité comme mentionné dans les contrats.

Cependant, sur la question du parquet sur le coût des matériels et sa qualité, il a estimé de ne pas être en mesure d’y répondre étant donné que cela ne relève pas de sa compétence. Par la suite, le ministère public a demandé aux membres de la Cour une suspension du procès jusqu’au mardi 8 octobre prochain. Pour cause, il a affirmé que ce temps va lui permettre de consulter une nouvelle pièce versée dans le dossier. Après cette requête, les avocats des accusés se sont opposés à cette demande. En arguant que le dossier a fait trois ans en instruction. Aussi, qu’il a passé par la Chambre d’Accusation. Après les pics entre les deux parties (Parquet et défense) sur la demande, le Président de la Cour, a rejeté la demande. En affirmant que l’audience reprendra ce lundi 7 octobre 2024.

Ce qui reste une évidence, le Cour aura du pain sur la planche pour pouvoir condamner un vivant dans ce procès.

<strong>Mariam Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Ordre des experts judiciaires du Mali :  L’avenir de la corporation en débat ce jeudi</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/ordre-des-experts-judiciaires-du-mali-lavenir-de-la-corporation-en-debat-ce-jeudi-3080097.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 08 Oct 2024 19:49:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ce jeudi 10 octobre, l’Ordre des experts judiciaires du Mali organisera ses Etats généraux à Bamako. Au cours de cette grand-messe sur l’avenir de la corporation, cinq grandes lignes seront abordées. </em></strong>

Regroupement agréé par l’Etat, l’Ordre des experts judiciaires a pour mission d’assurer la défense des intérêts professionnels, l’honneur, l’indépendance de ses membres et la gestion du tableau de l’Ordre des Experts judiciaires. Dans le cadre de l’accomplissement de sa mission, il vient d’initier la tenue des Etats généraux pour se pencher sur l’avenir de la profession. Prévus pour ce jeudi 10 octobre dans un hôtel de Bamako, les Etats généraux aborderont cinq grands axes. Il s’agira de faire un bilan complet en examinant l’état actuel de la profession des experts judiciaires au Mali, d’identifier les défis en débattant des difficultés rencontrées par les experts dans l’exercice de leurs fonctions, de proposer des solutions en élaborant des recommandations concrètes pour améliorer les pratiques et renforcer le rôle des experts judiciaires dans le système judiciaire malien, de renforcer la formation en discutant des programmes de formation continue et des besoins en perfectionnement professionnel et afin d’améliorer les procédures en optimisant les procédures d’admission, d’évaluation et de gestion des experts judiciaires. <em>« L’organisation de ces États généraux représente une occasion unique de réfléchir ensemble à l’avenir de notre profession et de renforcer notre engagement envers l’excellence et l’éthique professionnelle »,</em> a fait savoir l’Ordre.

Encouragée par le ministère de la justice, les experts judiciaires restent également confiants que la tenue de ces Etats généraux contribuera activement à l’amélioration de notre système judiciaire pour un Mali plus juste et équitable.

<strong>Alassane Cissouma </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaires des équipements militaires et de l&amp;apos;avion présidentiel : Et si c&amp;apos;était un réseau en bande organisée ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaires-des-equipements-militaires-et-de-lavion-presidentiel-et-si-cetait-un-reseau-en-bande-organisee-3079996.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaires-des-equipements-militaires-et-de-lavion-presidentiel-et-si-cetait-un-reseau-en-bande-organisee-3079996.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 08 Oct 2024 08:32:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matinal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Cour d'assises spéciale de Bamako sur l'acquisition de l'avion présidentiel et l'achat des équipements militaires se poursuit. En l'absence de Soumeylou Boubèye Maïga décédé, l'un des grands artisans de ces dossiers, ces assises n'ont rien perdu de leur saveur. Plusieurs personnes sont impliquées dans ce scandale financier, dont entre autres, l'ex-ministre des Finances Fily Sissoko, le directeur du Trésor Ben Bouillé, l’homonyme du Chérif de Nioro, le Colonel-major Nouhoum Dabitao, le Général Moustapha Drabo, tous impliqués, à des degrés divers dans les contrats, commandes et réception des matériels pour le compte de l'État.</strong>

Dès les premiers instants du procès, Madame Bouaré Fily a poignardé Soumeylou, dont le décès a été acté, pour une seconde fois. Même mise devant le fait accompli, comme elle-même insinue, la Maman nationale, n'a pu démissionner... Pendant ce temps, Ben Bouillé, à l’époque super argentier au trésor, n'a pu justifier l'écart de 15 milliards de FCFA à la comptabilité publique.

Quant à Nouhoum Dabitao, il a présenté plusieurs procès-verbaux, bordereaux d'ordres d'entrée et d'affectation des équipements. Lui aussi n'a pas pu justifier l'absence de montant relatif aux logos des FAMA. Et dire que Dabitao a présenté des documents de 2019 alors que l'affaire remonte à 2013, il y a de quoi être dubitatif.

Concernant Drabo, il a été entendu sur les décaissements liés à la formation, maintenance et transport des matériels. Le Général a été confondu aux dures réalités des chiffres avec le témoignage de Madame Diarra, membre de la commission de réception.

Dans une récente vidéo, l'avocat émérite Maître Kassoum Tapo a confirmé que l'ardoise atteignait la barre symbolique de 69 milliards pour l'avion présidentiel. Mais c'est la clairvoyance du Vérificateur  général qui a décelé ce chiffre ronfleur finalement revu à la baisse à hauteur de 40 milliards de FCFA. Alors, où est le sérieux dans cette bataille de chiffres ? Était-ce un vol organisé ? Il semble que certains ont bel et bien léchés les babines…

C'est lors de l'intervention de Madame Koumba Diarra membre de la commission de réception que des incohérences dans la réception ont été constatées. En effet, deux tableaux faisant ressortir des dissonances ont été exposés, toute chose qui a soulevé des doutes sur la comptabilité matière du ministère de la « guerre ». Elle n'a pas pu expliquer ces écarts étant seulement membre de la commission de réception et ayant participé à cet exercice à six reprises.

Cependant, la Cour a été très prompte, intelligente et méticuleuse lorsqu'elle a redirigé les travaux sur une éventuelle double facturation et sur les frais de transport d'un montant de 9 milliards de FCFA. Chapeau à ses membres !

Pour Sow, Directeur des finances et du matériel, au ministère de la Défense, il lorgnait très peu les certificats fournis par le Général Drabo. C’était une passoire réglementée à l’aveuglette, sans contrôle. Tout était bienvenu dans la République du "Faussaire"... et de "l'obscurantisme".

Dans la gestion de la Res publica, un cadre de l'administration n'a pas le droit de dire qu'il ne savait pas. Et comme si elle avait signé par compromission ou sous la menace d'un fusil, Madame Bouaré Fily Sissoko semble rattrapée par la théorie de l’imprévision et du risque.

Si, globalement, les prévenus tentent tant bien que mal d'apporter des preuves qui les disculpent, la transparence des procédures de réception des équipements et la légitimité des documents fournis permettent d’entrevoir des irrégularités qui sèment le doute dans l'esprit des juges. Comme si l'on était dans un scénario de film hollywoodien dont les protagonistes donnent l'impression d'être dans un réseau en bande organisée. Je pense que la justice malienne a tout à gagner dans ce procès afin de soigner davantage son image qui commençait à être écornée.

<strong>Issiaka SIDIBÉ</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Assises des Équipements militaires et de «l’Avion présidentiel  Un cocktail indigeste de non&#45;dits et d’incohérences</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/assises-des-equipements-militaires-et-de-lavion-presidentiel-un-cocktail-indigeste-de-non-dits-et-dincoherences-3079979.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/assises-des-equipements-militaires-et-de-lavion-presidentiel-un-cocktail-indigeste-de-non-dits-et-dincoherences-3079979.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 08 Oct 2024 08:14:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[L’affaire la plus emblématique de la croisade contre l’impunité à col-blanc sous la Transition a finalement pris son envol et se dirige peu à peu vers son épilogue. Quant à au dénouement de l’écheveau, on est visiblement loin du compte, tant le dossier est noyé dans les tabous et procédures forceps.

Les deux dossiers - dont la jonction s’est opérée sans connexité pertinente entre les acteurs concernés -, ont néanmoins franchi le stade des audiences publiques. En dépit des nombreux protagonistes qui font défaut, les assises spéciales s’évertuent, depuis leur ouverture le 17 septembre dernier, à en clarifier les contours à coups de témoignages et avec les inculpés de prestige sous la main. On y dénombre Mme Bouaré FIly Sissoko, Mamadou Camara, les Colonels Dabitao ou encore Drabo, etc.

<strong>Fily Sissoko et Mamadou Camara, deux marionnettes à la barre</strong>

Après avoir longtemps clamé son innocence et réclamé à cor et à cri d’être fixée sur son sort par un jugement, l’ancienne ministre de l’économie et des finances a eu ainsi l’opportunité de se disculper pour ce qu’il lui revient de la panoplie d’infractions retenues par le ministère public. Pour ce faire, Bouaré FIly Sissoko devait s’expliquer sur la kyrielle d’anomalies dénoncées dans différents rapports d’audit ou de vérification et par le truchement desquelles les enquêteurs du Pôle économique ont conclu aux chefs d’inculpation suivants à son endroit : faux en écriture, usage de faux, trafic d’influence et favoritisme. Tout au long de ses comparutions publiques, intervenue au bout de trois années de détention provisoire et au seuil de l’échéance légale admise en la matière, les avocats de la célèbre accusée se sont employés à démontrer la teneur insignifiante de son implication dans la procédure d’acquisition de l’avion présidentiel pour une bagatelle de 18 milliards de francs CFA. Ce montant n’inclut pas, vraisemblablement, les charges supplémentaires imputables au prêt bancaire contracté pour une commande publique à laquelle le parquet reproche un manquement à l’orthodoxie budgétaire, aux procédures de passation, d’exécution et de règlement du marché par le trésor public, entre autres. En plus de l’avoir effectué sans inscription budgétaire, en effet, l’achat de l’avion présidentiel s’est abusivement adossé sur une dérogation au mécanisme traditionnel des marchés publics, aux yeux du ministère public.

Des griefs de même nature ont trait au règlement partiel du montant de l’avion sans ordonnancement, sans visa du contrôle financier et au moyen de factures anonymes de surcroît.

Idem pour l’autre marché incriminé pour des irrégularités à peine distinctes, en l’occurrence le protocole d’Accord signé par le Ministère de la Défense avec GUO Star d’Amadou Kouma pour la fourniture d’équipements et matériels militaires d’une valeur de 69 milliards. Sa couverture par le sceau du secret-défense, selon le parquet, cache mal la caution d’irrégularités à travers le recours abusif à la dérogation aux règles financières et comptables, au mépris des intérêts de l’Etat malien. Toutes choses que révèlent, selon l’accusation, la confusion entretenue autour du contrat ainsi que les nombreuses faveurs accordées à l’attributaire : prix et marges bénéficiaires excessifs dont un paiement de 15 milliards à titre de frais d’approche, exemption de toutes taxes, garantie autonome indûment consentie à hauteur de 100 milliards en vue de faciliter l’exécution d’un marché de 69 milliards, etc. «J’ai été mise devant le fait accompli», s’est défendue FIly Sissoko, rejetant toute responsabilité dans la conception et la passation des deux marchés ainsi que dans leurs montages financiers.

Jouissant par ailleurs d’un non-lieu partiel du parquet pour les faits de corruption, de favoritisme et de trafic d’influence, l’ancienne ministre de l’économie et des finances ne renie pas en revanche un rôle dans l’exécution et le règlement des deux contrats au nom de l’urgence qu’ils revêtaient. Elle se présente du coup dans une posture de simple marionnette d’une nébuleuse à laquelle elle paie pour son extrême obéissance.

Plusieurs fois incarcérés au gré des rebondissements du sulfureux dossier dit «des équipements militaires», son comparse Mamadou Camara comparaissait libre pour sa part, en vertu d’une liberté provisoire obtenue au prix d’une caution de centaines de millions de nos francs. L’ancien Directeur de cabinet d’IBK ne se trouvait dans les liens de l’inculpation (faux et usage de faux) que par le biais d’une correspondance au ministre de la Défense désignant une autre coïnculpée, en l’occurrence le conseiller spécial du même président de la République en son temps, Sidi Mohamed Kagnassy, comme mandataire attitré de l’Etat auprès des fournisseurs de la commande des matériels militaires. C’est en tant que porteur de ladite missive, signée au nom et pour le compte du chef de l’Etat, qu’il traîne des présomptions de responsabilité dans les préjudices infligés à l‘État malien, estimés par la Chambre d’accusation à plusieurs dizaines de milliards au titre des commandes non-exécutées par le fournisseur.

<strong>Un tissu d’incohérences de tares congénitales</strong>

Ont également comparu pour des motifs similaires deux célèbres officiers supérieurs détenus dans la même affaire es qualité Directeur du Commissariat des Armées et Directeur du matériel des hydrocarbures et de transports des Armées. Il s’agit des colonels Nouhoum Dabitao et Moustapha Drabo, tous deux accusés d’avoir usé de faux pour justifier de la réception par l’armée de matériels et équipements militaires pour plus de 36 milliards correspondant en même temps au préjudice financier supposément causé au trésor public dans l’affaire. L’accusation n’a probablement résisté que très laborieusement aux confrontations publiques, au regard de l’exhibition de pièces justificatives assez solides par chacun des inculpés, avec un cumul d’écarts largement disproportionné aux estimations de préjudices retenus par le parquet général. Ça n’est pas la seule incohérence qui contrarie cette haute institution. Un autre contraste réside, par ailleurs, dans la prise en compte d’un montant de 26 milliards comme préjudice financier imputable à un précédent arrêt de jugement émanant de la même institution judiciaire, a travers sa section administrative qui reconnaissait en même temps l’exécution du marché par le fournisseur dans la totalité des commandes y afférentes. Comme qui dirait l’aveu implicite d’une responsabilité partagée des magistrats de la Cour suprême dans le préjudice imputé aux inculpés. Un cocktail d’incongruité peu digeste, somme toute, qui vient grever les tares congénitales d’une procédure tirée par les cheveux depuis l’exhumation du dossier au forceps. Les observateurs les mieux avertis ont souvenance, en effet, que c’est en échange d’une extinction arrangée de la gênante procédure des Bérets Rouges, au détour notamment d’une certaine Loi d’entente nationale, que le dossier des équipements et de l’avion présidentiel a été ressorti des tiroirs de son classement sans suite. Sauf qu’il en fallait davantage pour qu’il aboutisse par la voie d’une saisine de la Haute cour de justice qu’exigeait le privilège de juridiction de la plupart de ses principaux protagonistes. Une tentative de contourner cette institution s’est d’ailleurs heurtée au statut ministériel d’un des nombreux détenus préventifs d’une première procédure enclenchée en son temps. Et la Haute cour de justice serait demeurée incontournable si un coup de force militaire n’avait entraîné sa disparition avec celle de l’Assemblée nationale dont elle était l’émanation. Au lieu de quoi, le dossier traîne, tel un boulet, le discrédit d’une réhabilitation au forceps, à cause de ce chamboulement politique ayant privé la justice de l’instrument le plus légal pour une procédure moins boiteuse et respectueuse de la constitution. La crédibilité du dossier n’est pas moins entachée par l’omerta que s’imposent les acteurs sur l’évidence la plus indissimulable de l’acquisition de l’avion présidentiel et des équipements militaires. Peu de gens ignorent, en effet, que ça n’est pas par une banale coïncidence que lesdits marchés ont été respectivement attribués aux deux principaux bailleurs du projet électoral du candidat IBK en 2013 : l’avion présidentiel pour Tomi Michel et les équipements militaires pour la famille Kagnassy. Les pêchés de la galaxie paraissent en définitive portés par les moins brillantes des étoiles qui la composent.

<strong>A. KEÏTA </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Affaires avion présidentiel et équipements militaires :  Comment trancher sans les ténors?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/affaires-avion-presidentiel-et-equipements-militaires-comment-trancher-sans-les-tenors-3079873.html</link>
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<pubDate>Mon, 07 Oct 2024 12:30:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Si les principaux donneurs d’ordre ne peuvent être entendus dans un procès comme celui de l’avion présidentiel et des équipements militaires, on se perd en conjectures.</em></strong>

Il semble que, dans la haute sphère de l’Etat, le président de la République peut donner des ordres verbaux à exécuter, avec diligence, tant pour les besoins de l’Etat, ou pour des questions de défense.

C’est ce qui se serait passé dans l’achat de l’avion présidentiel et même, dans une certaine mesure, dans le contrat d’acquisition des équipements militaires, présumés entachés de…  « Surfacturations » ou de malversations.

En effet, même s’il est difficile de commenter une affaire pendante devant la justice, surtout si elle touche de hauts responsables de l’Etat, il est loisible de reconnaître la délicatesse de la tâche des juges de ces deux « dossiers ».

En particulier comme il s’agit d’une affaire qui est le fait d’un régime défunt, celui de l’ancien président, feu Ibrahim Boubacar Kéita. Toutes les supputations se feront jour. Et d’aucuns n’hésiteront pas à parler, à tort ou à raison, d’un procès politique. Mais la vérité est qu’il est compliqué de trancher de telles affaires si des acteurs de premiers plans comme IBK (décédé), et ses Premiers ministres Oumar Tatam Ly, Soumeylou Boubèye Maïga (décédé) et même Moussa Mara. Car, certains accusés ne se font pas prier pour pointer un doigt accusateur sur ces personnalités de premier plan, lors de la passation de ces de ces contrats. La question se pose dès lors de savoir comment vont se dénouer ces affaires en l’absence de ces ordonnateurs présumés. Le droit pourra-t-il être équitablement dit ? Trop tôt pour l’affirmer, même si les juges sont bien déterminés dans ce sens. L’on est alors tenté de dire ici aussi la maxime selon laquelle « un mauvais arrangement vaut mieux qu’un bon procès ».

<strong>Boubou SIDIBE/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mali / question de droit / les différentes infractions de cybercriminalité au Mali, que dit la loi ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-question-de-droit-les-differentes-infractions-de-cybercriminalite-au-mali-que-dit-la-loi-4-3079917.html</link>
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<pubDate>Mon, 07 Oct 2024 11:28:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La loi de la cybercriminalité a examiné le sujet de la cybercriminalité, de sa définition, de sa légalité, de son origine, de ses objectifs, de ses causes, de ses conséquences, de ses protections en passant par ses solutions.

<strong>Qu'appelle-t-on cybercriminalité ?</strong>

Il n'existe pas de définition précise et universelle du terme « cybercriminalité ». En termes généraux, il s'agit d'un délit qui est commis en utilisant un réseau informatique ou l'Internet.

La nouvelle loi du Mali sur la cybercriminalité potentiellement problématique pour les droits numériques, il porte aussi sur les infractions de fraude en ligne, de diffusion de contenu pornographique mettant en scène les enfants. Le texte détermine les infractions relatives aux opérations de piratage, d'usurpation d'identité, de traitement illicite de données à caractère personnel.

Quelle est l'origine de la cybercriminalité ?

Le terme de cybercriminalité a été inventé à la fin des années 1990, au moment où Internet se répandait en Amérique du Nord, un sous-groupe des pays fut formé suite à une réunion à Lyon afin d'étudier les nouveaux types de criminalité encouragés par, ou migrant vers Internet.

<strong>Est-ce légal d'enregistrer quelqu'un </strong>?

Si vous êtes partie prenante à la conversation, vous pouvez, en théorie, enregistrer l'interlocuteur sans son consentement explicite, à condition que cet enregistrement ne constitue pas une violation de sa vie privée.

<strong>Quels sont les causes de la cybercriminalité ?</strong>

Le développement des réseaux de communication, la généralisation d'Internet dans les entreprises, de même que l'accès facilité et continu aux informations ou données sensibles au sein des organisations, ont conduit à l'accroissement de la cybercriminalité.

<strong>Quelles sont les conséquences de la cybercriminalité ?</strong>

Pour les particuliers comme pour les entreprises, l'impact de la cybercriminalité peut être important : principalement des dommages financiers, mais aussi une perte de confiance et une atteinte à la réputation.

<strong>Quels sont les outils utilisés pour contrer les Cyber-attaques ?</strong>

Utilisez un antivirus et un pare-feu.

Ajoutez-y un pare-feu pour surveiller et filtrer les virus essayant d'accéder à vos appareils ou à votre réseau professionnel. Le pare-feu bloque toute tentative d'accès et peut prévenir une cyberattaque.

<strong>Quelles sont les solutions préconisées pour lutter contre la cybercriminalité ?</strong>

Comment se protéger contre la cybercriminalité ?

Installer des solutions de sécurité ...

Utiliser un VPN. ...

Se servir d'un mot de passe sûr. ...Informer le personnel sur les risques liés à la cybercriminalité ...Le pôle national de lutte contre la cybercriminalité du Mali a reçu 232 plaintes en 2023, dont 28 ont été jugées et 14 sont en cours d’instruction. Les autres plaintes ont été classées sans suite, mais les personnes concernées ont été rappelées à l’ordre. Le procureur du Pôle, Dr Adama Coulibaly, a souligné que la liberté d’expression est importante, mais que la loi doit être respectée. Il a rappelé que les infractions liées à la cybercriminalité continuent, ce qui signifie qu’il n’y a pas de prescription. Le procureur a également fait savoir que l’indépendance du Pôle est garantie par la loi. Il ne peut pas recevoir l’ordre de ne pas poursuivre quelqu’un, mais il peut être chargé d’ouvrir des procédures. À l’audience, il requiert ce qu’il estime être juste en toute indépendance, indépendamment des instructions écrites qui lui sont données. Le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité ne se limite pas à la mise en œuvre de la loi de 2019 sur la cybercriminalité. Sa juridiction intervient également dans l’application de la loi sur la presse et les délits de presse, la loi sur les données à caractère personnel, ainsi que les lois relatives aux échanges et services électroniques et à la cryptologie. Elle peut également intervenir si des infractions à la loi de 2011 sur l’AMRTP, à la loi domaniale et foncière, à la loi électorale ou au code minier sont commises dans le cadre de la cybercriminalité. Les poursuites peuvent être engagées sur la base de dénonciations, de plaintes ou de rapports d’autorités administratives indépendantes. La juridiction peut également s’autosaisir si un fait contraire à la légalité lui est porté à connaissance. Le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité dispose d’une brigade spécialisée qui soutient son action. Il a ajouté que la volonté de bien faire est un bon pas vers l’excellence

<strong>                                                                                                                      </strong>

<strong>Mohamed SOGODOGO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Justice : Youssouf DIAWARA, écroué depuis juillet,  condamné à deux mois avec sursis</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/justice-youssouf-diawara-ecroue-depuis-juillet-condamne-a-deux-mois-avec-sursis-3079837.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 07 Oct 2024 01:45:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Écroué depuis juillet 2024 pour  « opposition à l’autorité légitime», le coordinateur de la Synergie d’Action pour le Mali, Youssouf Diawara, a été condamné , le vendredi dernier,  à  deux mois  avec sursis.  Il a regagné  son domicile  après  cette condamnation prononcée</em></strong><strong>. </strong>

Les proches et les avocats  de  Youssouf Diawara se réjouissent de sa libération  suite à sa condamnation  à deux  mois avec sursis pour «  opposition à l’autorité légitime ». Il  a  été jugé  en  fin  de semaine  par le tribunal  de première instance de la Commune V du district  de Bamako dans  le procès  pour opposition à l’autorité de l’Etat à cause de sa participation à une manifestation non autorisée  organisée  par la Synergie d’Action pour le Mali.  Il a  été reconnu coupable du chef d’inculpation et  condamné à deux  mois avec sursis.

Un  verdict bénéfique pour ce proche  de l'influent Imam Mahmoud Dicko,  qui était en détention préventive  depuis le 15 juillet,  a vite gagné son domicile  le samedi 4 octobre 2024. La défense de Youssouf Diawara, qui a salué sa  libération,  a dénoncé  un procès  politique et  estime que  la peine  prononcée par la justice  prouve à suffisance que les  faits  n’étaient pas une gravité  extrême. Outre, la  défense de Youssouf DIAWARA a fustigé la détention  préventive de  plus de deux  mois que  son client  a  subi. Youssouf  Diawara a été écroué le lundi 15 juillet 2024  pour avoir organisé une activité politique non autorisée  en juin.

Dans cette même période une suspension frappait depuis avril les manifestations et les activités  politiques. Il avait été  interpellé par les éléments de la Brigade d’Investigation Judiciaire. En cause, son mouvement Synergie d’Action pour le Mali avait bravé le décret présidentiel suspendant des activités des partis politiques et des associations à caractère politique en organisant  clandestinement une  manifestation contre la vie chère et  les coupures d’électricité.  Ni  l’interdiction des activités politiques de la synergie d’action pour le Mali ordonnée par le gouverneur du district de Bamako encore la suspension des activités des partis politiques n’avait dissuadé Youssouf Daba Diawara à participer à cette manifestation dans un lieu toujours inconnu à Bamako. Seules les photos de la manifestation publiées sur les réseaux sociaux avaient permis à l’opinion de connaître  sa tenue.

La libération de Youssouf DIAWARA réduit  à onze le nombre des acteurs politiques arrêtés  lors de cette période de suspension des activités des partis politiques et des associations à caractère politique. Les 11 autres restent en prison en attendant leur procès. Ils sont inculpés pour «  opposition  contre  l’exercice de l’autorité de l’Etat ». Ça fait maintenant plus de trois mois  que les 11 acteurs politiques sont en prison.  Ils ont été arrêtés le 20 juin 2024  dans le domicile de l’ancien ministre de l’éducation non moins vice-président de l’Adema, Moustapha Dicko, membre de la plateforme politique des partis  signataires de la déclaration du 31 mars 2024. Le  procureur a  fait appel  en mi-septembre  à une décision du juge d’instruction  en charge du dossier  de  les mettre en liberté provisoire et sous contrôle judiciaire.

<strong>Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Procès de l&amp;apos;acquisition d&amp;apos;un avion présidentiel et d&amp;apos;équipements militaires : L’imbroglio à l’infini !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-de-lacquisition-dun-avion-presidentiel-et-dequipements-militaires-limbroglio-a-linfini-3079825.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 07 Oct 2024 01:36:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après leur vaine tentative de faire annuler la procédure, les avocats chargés de la défense des accusés ont assisté à l'ouverture de leur procès en entrant dans le débat de fond. Les débats sur la forme ayant échoué, la procédure est allée au fond dans l'affaire sur l'achat de l'avion présidentiel et des équipements militaires. Les débats se sont poursuivis ce mercredi 24 septembre 2024 lors de la session spéciale des crimes économiques en cours à la Cour d'Appel de Bamako. Première apparue à la barre, Mme Bouaré Fily a d'emblée nié en bloc les accusations portées contre elle, en tant que chargée à l'époque de l'économie et des finances sous l'ex-Président Ibrahim Boubacar Kéïta. </strong>

Cette négation survient après la configuration donnée lors de la première journée à ce procès, lorsque les avocats de la défense ont plaidé en faveur de l'incompétence de la Cour d'Appel à juger les anciens ministres, affirmant qu'ils ne devraient être jugés que par une juridiction spéciale

Bien entendu, le rejet de la demande d'annulation de la procédure ne pouvait prospérer pour retarder le déroulement du procès.

À la reprise de la session mercredi, l'audience s'est ouverte avec l'une des responsables impliqués et principaux accusés dans cette affaire, en la personne de Mme Bouaré Fily Sissoko, ancienne ministre de l'économie et des finances de 2013 à 2014. Et les débats dans le fond pouvaient commencer. À la barre, elle a fermement nié les accusations de détournement, escroquerie, faux et favoritisme. Elle a déclaré qu'elle rejette catégoriquement les faits dans leur ensemble et a refusé de verser une caution de 500 millions de FCFA, affirmant que cela reviendrait à admettre sa culpabilité.

L'ancienne ministre de l'Économie s'est défendue contre les accusations de détournement de fonds publics en affirmant qu'elle a toujours voulu que la lumière soit faite sur l'achat de l'avion présidentiel. Elle a insisté sur le fait qu'elle était là pour que la vérité éclate et qu'elle a toujours bien servi son pays. Elle a déclaré que les contrats lui ont été présentés signés par le ministre de la Défense sans son aval, chargeant le Premier ministre de l'époque, Oumar Tatam Ly, au moment des faits. Elle a également mentionné d'autres ministres impliqués dans l'affaire.

En ce qui concerne le coût de l'avion, l'ex-ministre a déclaré qu'il s'élevait à plus de 18 milliards 587 millions de FCFA, expliquant que l'achat était motivé par le coût élevé de la location de l'avion présidentiel pour les déplacements du président. Elle a affirmé que cet achat n'était pas prévu dans le budget, mais qu'il s'agissait d'une décision de principe du Premier ministre. Le nom de l'ex-Premier ministre est revenu fréquemment dans les déclarations de l'accusée tout au long de la journée, malgré la demande de comparution rejetée par la Cour.

Le deuxième jour de l'audience devant la Cour d'assises spéciale de Bamako, le 26 septembre 2024, a été marqué par des interrogations sur une transaction mystérieuse de 15 milliards de FCFA qui a suscité de vives controverses. Le Directeur national du Trésor de l’époque, Boubacar Haïdara n'a pas été en mesure de fournir des réponses claires sur l'origine de cet ordre de paiement, malgré ses explications sur une erreur de paiement et une régularisation ultérieure.

L'ancienne ministre des Finances, Mme Bouaré Fily Sissoko, a également affirmé ne pas être au courant de ce paiement et a souligné l'incohérence entourant le dossier de l'acquisition de l’avion en question. Des accusations de malversations ont été portées contre le Directeur du Trésor pour avoir effectué ce règlement sans autorisation préalable, a-t-elle rappelé. La Cour a demandé au Directeur de fournir des documents cruciaux pour éclaircir la situation, mais leur accessibilité semble douteuse. La question de la légitimité de ces paiements et de l'autorisation de paiement demeure au centre des débats. L'audience a été suspendue en attendant les preuves promises par le Directeur du Trésor, et la comparution de témoins clés a été ordonnée pour la prochaine audience.

<strong>Révélations sur les équipements militaires et le protocole controversé avec GUO Star </strong>

Lors de cette audition du vendredi 27 septembre 2024, Mme Bouaré Fily Sissoko a mis en lumière des zones d’ombre et des défaillances dans la gestion des équipements militaires sous le gouvernement IBK. L’ancienne ministre des Finances a été interrogée sur un protocole controversé signé avec la société GUO Star pour un montant de 69 milliards de FCFA, suscitant des inquiétudes quant à la transparence des transactions. Le protocole prévoyait un financement initial par le fournisseur, avec un remboursement ultérieur par l’État. Cependant, des lacunes significatives ont été révélées, notamment un premier paiement de 22 milliards de FCFA suivi d’un second effectué par le successeur de Mme Bouaré. En raison de l’incapacité de GUO Star à obtenir une garantie bancaire, l’État a dû fournir une garantie de 100 milliards de FCFA couvrant l’ensemble des protocoles liés au ministère de la Défense.

Des suspicions de surfacturation ont également été soulevées, avec des gilets pare-balles facturés à un prix bien supérieur à leur coût réel en usine. Cette situation a mis en lumière la nécessité de procédures rigoureuses et transparentes dans l’acquisition d’équipements militaires, soulignant l’importance de la vigilance et de la bonne gouvernance des finances publiques.

<strong>Témoignages et nouvelles charges</strong>

L'audience du lundi 30 septembre 2024 a été un moment crucial dans le procès de l'acquisition controversée de l'avion présidentiel et des équipements militaires. La journée a été marquée par le témoignage de Boubacar Ben Bouillé Haïdara, ancien Directeur général du Trésor, ainsi que par l'introduction de nouvelles charges par le parquet général.

Le témoignage de l'ancien Directeur Général du Trésor a soulevé des doutes, car il n'a pas pu fournir les justificatifs nécessaires pour expliquer un décaissement de 15 milliards de francs CFA. Les conseillers de la Cour ont exprimé leur frustration face à l'absence de documents importants prouvant les échanges financiers entre les institutions impliquées.

Le parquet a demandé l’introduction de nouvelles charges, suscitant la réaction immédiate des avocats de la défense qui ont contesté cette initiative comme étant sans fondement. Malgré des tensions entre les parties, l'audience a repris avec de nouvelles questions posées à l'ancien Directeur Général du Trésor.

Cette session a mis en lumière des problèmes dans la gestion des fonds publics, questionnant les pratiques comptables de l'administration de l'époque. La décision finale de la Cour et les interrogatoires à venir seront cruciaux pour l'avenir du procès, qui est devenu emblématique des dysfonctionnements de l'administration publique.

<strong>Mahamadou Camara face à la Cour d'assises spéciale</strong>

Les révélations sur les responsabilités éclatent au grand jour lors du procès concernant l'acquisition controversée de l'avion présidentiel et des armements militaires. Mahamadou Camara, ancien ministre et directeur de cabinet à la présidence de la République du Mali au moment des faits, comparaît devant la Cour d'assises spéciale.

Il est accusé d'avoir signé un mandat permettant à M. Sidy Mohamed Kagnassy d'acquérir ces équipements pour le compte de l'État, entraînant des pertes financières pour celui-ci.

L'audience du 1er octobre 2024 a commencé par l'appel de l'accusé à la barre. Mahamadou Camara a été interrogé sur les circonstances entourant la signature du mandat, expliquant agir sur la base d'instructions verbales du président. Le rôle d'Amadou Kouma dans le protocole signé avec M. Kagnassy a également été discuté, Camara précisant n'avoir eu connaissance du document qu'après les faits.

Les débats ont été tendus, avec des accusations de préjudices financiers envers l'État. Le contentieux de l'État souligne que l'État a été lésé, tandis que la défense évoque une possible cabale contre son client. Le président de la Cour assure l'impartialité des débats.

Ce procès est emblématique des défis de la gouvernance, mettant en lumière le manque de transparence dans la gestion des deniers publics. La question du respect des procédures et de la chaîne de commandement reste au cœur du débat judiciaire.

L'affaire de la défense a également révélé des éléments troublants sur la livraison d'équipements militaires. Le Colonel Major Nouhoum Dabitao est interrogé sur son rôle dans cette affaire, mettant en lumière des manquements dans les procédures de conformité et de vérification des livraisons.

Ce procès est loin d'avoir livré tous ses secrets, mais la présence de magistrats expérimentés laisse présager une investigation approfondie des responsabilités en jeu. Mme Bouaré Fily Sissoko et le Général de Brigade Moustapha Drabo ont été appelés à la barre pour fournir des éclaircissements sur la gestion des fonds de l'armée. Lors de l'audience du 2 octobre 2024, le Ministère public a interrogé Mme Sissoko sur un paiement de 3 milliards de FCFA demandé par l'ancien Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga, pour lequel il n'y avait pas de procès-verbal de réception. Mme Sissoko a expliqué avoir refusé ce paiement en raison du manque de documentation et a présenté des preuves des procès-verbaux de réception des fonds. Le Procureur général s'est dit entièrement satisfait de ses explications. Le Général Drabo a également été interrogé sur la réception des véhicules, la formation et la maintenance, ainsi que sur des divergences entre les rapports des différents services. Il a nié toute mauvaise gestion malgré les accusations portées à son encontre. Des témoins seront convoqués lors des prochaines audiences pour apporter des clarifications supplémentaires.

Ce procès sur l'acquisition controversée de l'avion présidentiel et des équipements militaires s'est poursuivi avec intensité le 3 octobre 2024, après une interruption la veille. Devant un public nombreux, la Cour d'Assises spéciale de Bamako a examiné des preuves cruciales et entendu des témoignages sous haute pression, avec la participation du président de la Cour, du ministère public, des conseillers du contentieux et des avocats des co-accusés.

Le Colonel-major Nouhoum Dabitao et le Général Moustapha Drabo, impliqués dans les commandes et la réception des équipements militaires pour le compte de l'État, ont présenté des documents jugés essentiels pour la traçabilité des livraisons. Des interrogations sont nées quant aux montants et à la vérification des comptes, la défense contestant les conclusions du contentieux de l'État.

Les réquisitions du Parquet et les plaidoiries de la Défense ont été au cœur des débats, avec des témoignages contradictoires sur l'avion présidentiel et des questions soulevées concernant la comptabilité matérielle du ministère. L'enquête sur une possible double facturation et les frais de transport a ajouté à la complexité de l'affaire, laissant planer des doutes quant à la responsabilité des hauts fonctionnaires accusés de malversations et de détournements.

La séance a été suspendue pour permettre une reprise sereine des débats, mais les zones d'ombre persistent, préfigurant des audiences à venir tendues et déterminantes.

<strong>Témoignages importants de M. Abou Berthé et M. Seydou Dicko sur la gestion des fonds publics</strong>

Le vendredi 4 octobre, la Cour d'assises spéciale a continué son dixième jour de procès concernant l'achat controversé de l'avion présidentiel et d'armements militaires. Deux témoignages clés ont été apportés par M. Abou Berthé, ancien contrôleur financier à la Direction des Finances et du Matériel (DFM) du Ministère de la Défense et des Anciens Combattants (MDAC), et M. Seydou Dicko, de la même équipe.

Selon M. Berthé, deux mandats de 22 milliards de FCFA chacun ont été exécutés en 2014 et 2015 au profit du trésorier payeur par décision du ministre de la Défense. Il a assuré que les documents nécessaires, notamment les factures certifiées, avaient été rigoureusement contrôlés. Cependant, il a admis ne pas avoir eu connaissance des accords avec la société Guo Star avant la publication du rapport du Vérificateur Général.

Berthé a également mentionné que le mercurial des prix n'était pas joint aux bordereaux de paiement et n'était pris en compte qu'au moment de la réception des marchandises. Concernant les contrats militaires, il a souligné qu'ils étaient protégés par le secret défense, mais que les procédures de décaissement suivaient les mêmes règles que les contrats civils.

De son côté, M. Dicko a confirmé que tous les équipements mentionnés dans le contrat avaient été reçus, soulignant le rôle de la commission de réception dans le contrôle de la qualité et de la quantité. Il a aussi souligné son rôle de contrôle financier au sein de la DFM du MDAC.

Le ministère public a posé des questions sur la conformité des factures de la société Guo Star, demandant à voir les ajustements demandés par le Bureau du Vérificateur Général. La question de la lettre de confort et de la caution de garantie émises par le ministère des Finances a également été soulevée, remettant en question leur conformité avec le contrat.

La session a été suspendue pour permettre au ministère public d'obtenir les factures manquantes, fixant la reprise de la session pour aujourd'hui lundi à 10h.

<strong>Mémé SANOGO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mahamadou Camara devant la Cour d’Assises / &amp;quot;Je ne suis pas coupable&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mahamadou-camara-devant-la-cour-dassises-je-ne-suis-pas-coupable-3079705.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 05 Oct 2024 01:47:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Accusé de "faux et usage de faux en écriture" en délivrant un mandat exclusif à Sidi Mohamed Kagnassy, l’ancien directeur de cabinet de la présidence de la République, Mahamadou Camara était à la barre de la Cour d’assises spéciale lundi et mardi dans l’affaire dite des contrats de surfacturation des équipements militaires. Il a indiqué avoir agi sous les ordres du président de la République et non de son propre chef ajoutant qu’il ne se reproche rien.</em></strong>

A la lumière des débats de la semaine dernière, le parquet général a introduit le lundi 30 septembre 2024 une requête auprès de la Cour. Le parquet a demandé à la Cour d’insérer de nouvelles infractions à savoir "association de malfaiteurs" aux différentes charges qui pèsent à l’encontre des accusés.

Le ministère public a soutenu sa requête du fait que Bouaré Fily Sissoko et autres se sont constitués en coalition de fonctionnaires contre les lois et la Constitution du Mali pour faire saigner l’Etat.

Cette demande du ministère public a créé de vives tensions entre les magistrats du parquet et les avocats de la défense qui ont qualifié le parquetier, Koké Coulibaly "d’être en plein naufrage et en oxymore". Une tentative manifeste de sa part de prolonger les débats sans fondement valable.

La Cour a rejeté la demande introduite par le parquet général arguant que ce dossier avait déjà fait l’objet de trois ans de procédures devant la Cour suprême.

Nonobstant le rejet de cette requête du parquet général, la Cour a poursuivi les débats de fond avec le témoignage de l’ancien directeur général du Trésor public, Boubacar Ben Bouyé Haïdara.

Ce dernier devrait fournir ce lundi à la Cour des pièces justificatives notamment, la lettre l’autorisant à procéder au décaissement de 15 milliards de F CFA, le bordereau de réception de l’avion, ainsi que les factures de l'assureur et de l’avocat.

Malheureusement, il n’a pas pu fournir les documents susmentionnés. Il a juste présenté des lettres datant de 2014 et 2015 issues du ministère de l’Economie et des Finances et de la présidence. La Cour a exprimé sa vive indignation et consternation face à l'absence de ces documents cruciaux pour la manifestation de la vérité.

Mis en confrontation à nouveau avec Fily Sissoko, cette dernière a réitéré que Ben Bouyé a fait le décaissement des 15 milliards CFA sans son ordre expresse. Ben Bouyé a défend mordicus que c’est Fily Sissoko qui lui a donné l’ordre de faire ce décaissement sur la base des factures qu’elle lui a remises en main propre après une réunion de cabinet au ministère des Finances.

Juste après cette confrontation, Mahamadou Camara, ex-directeur de cabinet de la présidence de la République, a été appelé à la barre pour livrer sa part de vérité sur le volet des équipements militaires. Car, c’est lui qui avait préparé et signé un mandat exclusif au nom de la présidence pour Sidi Mohamed Kagnassy, conseiller spécial du président, pour le préfinancement de ce protocole.

<em>"M. le président, j’ai été mandaté verbalement par l’ancien président, feu IBK, d’élaborer un document administratif en l’occurrence un mandat à Sidi Mohamed Kagnassy ainsi qu’à toutes les sociétés qu’il représente, pour traiter avec tout fournisseur ou intermédiaire que ce soit des affaires d’équipements des Forces de défense et de sécurité du Mali. Le président m’a expliqué que M. Kagnassy avait des problèmes pour accomplir les missions qui lui ont été assignées.  Donc en tant que directeur de cabinet, je me suis mis à la tâche en élaborant puis en signant ce mandat"</em>, a dit M. Camara, répondant à une question de la Cour sur les circonstances de l’élaboration de ce mandat exclusif.

La Cour a remis en cause l’authenticité de ce mandat du fait que son signataire Mahamadou Camara s’est arrogé des prérogatives qui ne résultent de façon formelle, ni d’une délégation de pouvoirs, moins encore d’une délégation de signature de la part du président de la République alors qu’il prétend avoir agi au nom de ce dernier.

Mahamadou Camara répliqua en affirmant que : <em>"J’ai agi exclusivement sous les ordres du président de la République et de l’intérêt général. En aucun cas, je n'ai agi à mon nom et je ne me sens coupable de rien"</em>, a-t-il rétorqué.

Les auditions continueront toute cette semaine en l’occurrence ceux de l’ancien directeur du Commissariat des armées, le colonel-major Nouhoum Dabitao, et le général Moustapha Drabo.

Il y aura les témoignages du général Sidiki Samaké, secrétaire général du ministère de la Défense et des Anciens combattants et celui de Coumba Diarra, de la commission de réception des matériels dudit ministère pour éclairer la Cour dans le volet des équipements militaires.

&nbsp;

<strong>Ousmane Mahamane</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>SDI&#45;INC VERSUS PCRSS : Le CRD déboute la requérante !</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/sdi-inc-versus-pcrss-le-crd-deboute-la-requerante-3079606.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 05 Oct 2024 01:18:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Contestant la décision d'évaluation de sa proposition technique pour la mise en place de tierce partie en vue d'appuyer les efforts de supervision des activités du Projet communautaire de relèvement et de stabilisation du Sahel (PCRSS), la Société de développement international (SDI-INC) a vu le Comité de règlement des différends (CRD) invalider son recours pour saisine tardive et ordonner la poursuite de la procédure d'attribution du marché.  </em></strong>

C'est le vendredi 9 août 2024 que le Comité de règlement des différends (CRD), présidé par Alassane Ba, a statué sur ce litige. Dont les faits sont les suivants : Conformément à l'avis d'appel d'offres ouvert n°21 du 4 septembre 2023, l'Office malien de l'habitat (OMH) a initié une procédure de passation de marchés publics relative aux travaux de remise en état des 350, 130 et 140 logements sociaux dans différentes régions, répartis en cinq (5) lots.

Suivant Demande de propositions (DP) n°007/2023/UEP/PCRSS du 18 mars 2024, le Projet communautaire de relèvement et de stabilisation du Sahel (PCRSS) a lancé une procédure de sélection d'une ou d'un groupement ONG pour la mise en place de tierce partie en vue d'appuyer les efforts de supervision des activités du PCRSS. Cette demande de propositions a été adressée aux consultants figurant sur la liste restreinte, établie après la manifestation d'intérêt, parmi lesquels se trouve la Société de développement international (SDI-INC).

Le 14 avril 2024, la Société de développement international a soumis son offre technique et financière.

Le 18 juillet 2024, le coordonnateur du PCRSS a informé la Société de développement international que, suite à l'évaluation et à l'analyse des offres, sa proposition n'a pas été retenue pour les raisons suivantes :

<strong>Premièrement :</strong> Expérience spécifique du consultant : la société a déclaré avoir réalisé deux missions de tierce partie monitoring pour le compte du Pam-Mali. Toutefois, une seule attestation de service fait a été jointe en appui à ces déclarations

<strong>Deuxièmeme</strong><strong>nt :</strong> Qualification et expérience du personnel clé.

<strong>Troisièmement :</strong> Spécialiste infrastructure : toutes les expériences démontrées ont été principalement acquises en Tunisie, dans des domaines autres que la tierce partie monitoring, entre 2014 et 2023. De plus, le diplôme du consultant n'a pas été fourni.

<strong>Quatrièmement :</strong> Spécialiste suivi évaluation : le consultant ne possède aucune expérience en mission de tierce partie monitoring, mais présente d'autres expériences pertinentes au Mali.

<strong>Cinquièmement : </strong>Spécialiste environnemental et social : le consultant proposé n'a aucune expérience en sauvegarde environnementale et sociale, mais plutôt en socio- économie.

Le même jour, soit le 18 juillet, la Société de développement international a introduit un recours gracieux auprès du PCRSS pour contester les résultats de l'évaluation de sa proposition technique.

Le 29 juillet 2024, le coordonnateur du PCRSS a répondu à ce recours en maintenant les conclusions de la commission d'évaluation des propositions techniques.

Par une lettre datée du 1er août 2024 et reçue le 5 août 2024, la Société de développement international a saisi le Comité de règlement des différends pour contester les résultats de l'évaluation de sa proposition technique.

<strong>Le recours de la </strong><strong>SDI INC est-il </strong><strong>recevable ? Non !</strong>

Conformément aux dispositions de l'article 17 du décret n°08-482/P-RM du 18 août 2008, modifié, portant organisation et modalités de fonctionnement de l'ARMDS, le CRD est chargé de recevoir et de statuer sur les recours exercés par les candidats et soumissionnaires aux marchés publics et délégations de service public relatifs à la procédure de passation des marchés publics et délégations de service public, ainsi qu'à leur exécution. Il résulte des dispositions de l'article 120 du décret n°2015-0604/P-RM du 25 septembre 2015, modifié, portant code des marchés publics et des délégations de service public que tout soumissionnaire à une procédure d'un marché public doit préalablement à toute action en contestation devant le Comité de règlement des différends, saisir l'autorité contractante d'un recours gracieux dans un délai de cinq (5) jours ouvrables à compter de la publication de la décision d'attribution du marché ou de la délégation de service public, de l'avis d'appel d'offres, ou de la communication du dossier d'appel d'offres. Ce recours a pour effet de suspendre la procédure d'attribution jusqu'à la décision définitive de l'autorité contractante ou de l'organe de la régulation des marchés publics et des délégations de service public.

L'autorité contractante est tenue de répondre à cette réclamation dans un délai de trois (3) jours ouvrables à compter de sa saisine, au-delà duquel le défaut de réponse sera constitutif d'un rejet implicite du recours gracieux.

Il résulte des faits exposés que le 18 juillet 2024, la société de Développement International a exercé un recours gracieux auprès de l'autorité contractante pour contester le rejet de son offre et qu'une suite défavorable a été réservée à ce recours le 29 juillet 2024.

Conformément aux dispositions de l'article 121 du décret susmentionné, le soumissionnaire doit saisir le Comité de Règlement des Différends (CRD) dans un délai de deux (2) jours ouvrables suivant la réception de la réponse de l'autorité contractante ou de l'expiration du délai imparti à cette dernière.

Considérant que la requérante a saisi le CRD d'un recours en contestation par lettre reçue le 5 août 2024 au Secrétariat du CRD ;

Considérant que conformément aux dispositions de l'article 121 ci-dessus cité, après avoir saisi l'autorité contractante de son recours gracieux le 18 juillet 2024, la Société de développement international avait jusqu'au 25 juillet 2024 pour saisir le CRD au lieu d'attendre la réponse du Projet intervenue le 29 juillet 2024 ;

Que par conséquent, il échet de conclure que le recours en contestation devant le CRD de la société de Développement International est tardif ;

Que dès lors, il y a lieu de le déclarer irrecevable.

Par conséquent, le Comité de règlement des différends déclare le recours de la Société de Développement International irrecevable pour saisine tardive du CRD, et ordonne la poursuite de la procédure d'attribution du marché en cause.

<strong>  El Hadj A.B. HAIDARA</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>#Mali : Lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme : Le directeur général du Giaba en visite de plaidoyer</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-lutte-contre-le-blanchiment-des-capitaux-et-le-financement-du-terrorisme-le-directeur-general-du-giaba-en-visite-de-plaidoyer-3079552.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 04 Oct 2024 08:40:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Edwin W. Harris Jr a échangé avec une équipe gouvernementale dirigée par le ministre de l'Économie et des Finances, Alousséni Sanou</strong>

Le directeur général du Groupe intergouvernemental d'action contre le blanchiment d'argent en Afrique de l'Ouest (Giaba), Edwin W. Harris Jr, est dans notre pays pour une visite de plaidoyer. Il a été reçu ce jeudi par le ministre de l'Économie et des Finances, Alousséni Sanou. C'était en présence du ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Garde des Sceaux, Mahamadou Kassogué et celui de la Sécurité et de la Protection civile, le général de brigade Daoud Aly Mohammedine.

L'objectif de cette visite est de s'assurer de l'implication et de l'appui au plus haut niveau des autorités politiques du Mali dans la perspective du troisième cycle de l'évaluation mutuelle des pays membres du Giaba. Pour le ministre de l’Économie et des Finances, cette visite intervient à un moment charnière de notre histoire. Aussi, a rappelé Alousséni Sanou, depuis que notre pays a été évalué pour le 2ème cycle des évaluations mutuelles en mars 2019, et particulièrement depuis l'inscription sous le suivi accumulé du Groupe d'action financière (Gafi), le Mali a entrepris, souvent avec l'appui de Giaba, un important chantier de réformes. Lesquelles réformes visent à combler les insuffisances de conformité technique et à renforcer l'efficacité de son dispositif de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT).

Il s'agit, concrètement, de l'achèvement de l'évaluation nationale des risques, de la création et de l'opérationnalisation d'un cadre juridique pour la mise en œuvre des sanctions financières ciblées et de l'adoption récente d'une nouvelle loi LBC/FT/FP qui contribuera à corriger la majorité des insuffisances de conformité technique.

Selon le ministre Sanou, l'adoption de la nouvelle loi LBC/FT/FP permettra également la sortie du Mali du suivi renforcé du Giaba, une des conditions pour les critères de l'examen du 3ème cycle des évaluations, objet principal de la visite . « Malgré ces avancées, des défis importants restent à surmonter. Au nombre de ceux-ci, il y a les conséquences du retrait avec effet immédiat de notre pays et des autres pays de l'AES de la Cedeao. À notre sens, ce retrait n'implique aucunement notre retrait du Giaba. Il induit certes un changement de statut au sein de l'Institution», a indiqué le patron de l'hôtel des Finances.

C'est pourquoi, a dit Alousséni Sanou, lors du Comité ministériel de l'Institution, tenu le 1er juin 2024, «nos représentants» ont réaffirmé le souhait des États membres de la Confédération AES à demeurer au Giaba comme pays africains non membres de la Cedeao, tel que prévu par les dispositions des statuts. «Nous sommes disposés à échanger sur les modalités ainsi que les conditions y afférentes. En tant que membre du réseau mondial du Gafi, le Mali est déterminé à poursuivre son engagement dans la lutte commune contre toutes les menaces vis-à-vis de l'intégrité du système financier mondial», a assuré le ministre.

Pour sa part, le directeur général du Giaba, après avoir salué les efforts consentis, a indiqué que l'objet de cette visite est d'avoir l'engagement politique des autorités pour la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. Par ailleurs, Edwin W. Harris Jr a plaidé pour la mise des moyens à la disposition de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) afin de lutter efficacement contre ces fléaux.

<strong>Babba COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Débats contradictoires lors du jugement de l&amp;apos;affaire d&amp;apos;achat de l’avion présidentiel…  Mais... qui a donc autorisé le paiement des 15 milliards de FCFA</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/debats-contradictoires-lors-du-jugement-de-laffaire-dachat-de-lavion-presidentiel-mais-qui-a-donc-autorise-le-paiement-des-15-milliards-de-fcfa-3079507.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 04 Oct 2024 01:44:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Accolades, échanges de poignées de mains et de sourires, l’ancienne ministre de l’Economie et des Finances  semblait très décontractée ce 26 septembre 2024  lors de la Session spéciale de la Cour d’assises qui statue sur l’affaire dite de «l'Avion présidentiel» et des «équipements militaires» dans laquelle elle est poursuivie. Affirmations  et répliques contradictoires  entre Bouaré Fily Sissoko et Ben Bouyé Haïdara, Directeur national du Trésor et de la Comptabilité publique au moment des faits sur une question : qui a autorisé le paiement de 15 milliards de FCFA ?</em></strong>

Vêtue de tissu «vert foncé», l’ancienne  ministre de l’Economie et des Finances, Mme Bouaré Fily Sissoko affichait un air décontracté devant les juges de la Session spéciale de la Cour d’assises. L’audience de ce jeudi 26 septembre a porté sur le «paiement de la somme de 15 milliards de FCFA» payée par le Trésor national. Ce montant équivaut à 80% du prix de l’avion. Qui a autorisé ce paiement ? La réponse à cette seule question a dominé le débat de la matinée de ce 26 septembre.

Selon l’ancien Directeur national du Trésor et de la comptabilité publique, Ben Bouyé Haïdara, le dossier d’achat de l’avion présidentiel était conduit directement par le ministre des Finances, et c'est faisant foi à l’autorité de la lettre du ministre que les paiements ont été effectués. Cela, avant le contrat d'achat.

Une affirmation que rejette en bloc l’ancienne ministre Fily Sissoko. Elle soutient qu’elle n’avait pas connaissance du paiement des 15 milliards FCFA.

L’ancien directeur du Trésor reconnaît certes avoir autorisé le paiement, mais après s’être rendu compte que le paiement n’était pas soutenu par la lettre du ministre, il lui a soumis la lettre de régularisation que la ministre a lue et signée.

Réponse de la bergère au berger. «Qu’il donne la preuve du bordereau  par lequel je l'ai autorisé de payer les 15 milliard FCFA!», a repliqué Mme Bouaré qui persiste et signe: tous ses paiements étaient adossés à des factures ou à des bordereaux de paiement!

Honoraires de l’avocat, dépenses de prestation de services, inspection  de l’avion… Est-ce qu’une attestation d’exécution  de  services a été donnée aux deux responsables ?

A cette question du jury, même si l’avion a  été réceptionné avec des services connexes pour lesquels des montants ont été versés, les juges ont demandé de brandir le certificat de la réception de l’avion, car des faits, il ressort que «l’avion, après achat, a été immatriculé dans un autre pays au nom d’une société». Une affirmation mettant en doute la propriété  de l’Etat malien sur l’aéronef acheté.

Répondant aux juges chacun a livré sa part de vérité. «Le Trésor n’intervient pas dans la réception de l’avion, mais plutôt la Délégation générale des marchés publics», a répondu l’ancien responsable du Trésor. Il a rassuré que «le montant a été donné et tous les services ont  été effectués, le bien a été livré, et des attestations de service faits».

Quant à Mme Fily Sissoko, elle a déclaré: «Pour la réception, je n’y ai pas été associée. C’est le ministère des Transports et des Infrastructures qui peut répondre de cela».

Mais alors, est revenu à la charge le ministère public, comment les factures se sont - elles  donc retrouvées au Trésor?  Le Directeur national a déclaré qu'il les a bien reçues de vous?

«Je n’ai pas fait de facture ni de bordereau de 15 milliards», insiste-t-elle. Pourtant il y a eu une lettre de «régularisation» envoyée par le Trésor sous la signature de Mme la ministre, réplique le Ministère public. Et Fily Sissoko de se défendre : «Pour moi, ce n’était pas une lettre de régularisation mais une lettre de décaissement. Je m’en tiens à ça…. Si c’est le contraire, je veux qu’il le (l’ancien directeur du Trésor) me donne la preuve qu’il me l’a envoyée».

<strong>Une «autorisation» sans autorisation ?</strong>

Lors de l’audience de 30 septembre 2024, l’ancien Directeur national du Trésor, Ben Bouye Haïdara, a exposé devant la Cour qu’à la date du 13 mars 2014, le jour du paiement des 15 milliards Fcfa, il a adressé un «E-mail» au ministre de l’Economie et des Finances en la personne de Fily Sissoko, avec en copie le ministre Délégué et d’autres personnes dont Moustapha Ben Barka. Un email dont Mme Bouaré conteste l’authenticité. Ben Bouye Haïdara a précisé toutefois que cette dernière n’avait pas répondu à son email. Et d’insister que les paiements ont été effectués sur la base des factures et non du contrat. «Souvent, il y avait même des factures non signées qu’on demandait de payer», a rapporté l’ancien directeur, qui dit avoir souvent agi souvent «sur instructions verbales de la ministre».

Mme Bouaré Fily Sissoko  déclarée mordicus n’avoir pas autorisé ce paiement. Elle lit dans la salle le message contenu dans l’email brandi par son ancien subordonné. Elle fait remarquer que nulle part il ne ressort des phrases ou mots dans la lettre, pouvant lui permettre de constater effectivement qu’il s’agissait d’une lettre pour le paiement des 15 milliards FCFA.

<strong>Ousmane  Tangara</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>#Mali : Procès de l&amp;apos;achat de l&amp;apos;avion présidentiel et des équipements militaires : Le général Drabo rejette en bloc les accusations</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-proces-de-lachat-de-lavion-presidentiel-et-des-equipements-militaires-le-general-drabo-rejette-en-bloc-les-accusations-3079492.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-proces-de-lachat-de-lavion-presidentiel-et-des-equipements-militaires-le-general-drabo-rejette-en-bloc-les-accusations-3079492.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 03 Oct 2024 13:36:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Tout comme ses coaccusés, l'officier général a rejeté en bloc les faits à lui reprochés. Il a exprimé sa bonne foi et rappelé n'avoir jamais été épinglé pour une mauvaise gestion en 35 ans de service dont 8 ans à la tête du DMHTA.

Parlant des attributions de sa structure, le haut gradé a fait savoir que son service est le grand magasinier des Armées. Quant au protocole Guo-Star proprement dit, il a indiqué que c'est en novembre 2013 qu'il a été convoqué par son ministre de tutelle, Soumeylou Boubèye Maïga, dans son cabinet sur la fourniture des équipements militaires.

«Il m'a remis une note de matériels techniques d'une société française en m'expliquant que l'Armée souhaitait traiter la fourniture des équipements. C'est en même temps que j'ai reçu une copie du Guo Star», at-il indiqué, ajoutant que l'arrivée des matériels s'est déroulée sur 2 ans et qu'une commission de réception des matériels avait été mise. en place à cet effet. «Je ne sais pas pourquoi on m'accuse d'usage de faux et de malversations ? Je n'ai eu aucune implication dans l'élaboration du protocole encore moins sa signature», s'est défendu le général Drabo, tout en raison n'avoir signé que les attestations de formations liées aux matériels.

Le président de la Cour de lui demander sur la conformité des matériels dont les attestations avaient été délivrées par son ministre de tutelle. L'accusé a répondu qu'il n'en savait rien à ce propos. «J'ai effectué en France une mission en 2014 pour contrôler l'état d'avancement des travaux et non leur conformité», at-il dit.

La formation des formateurs, selon le mis en cause, a coûté plus de 57 millions de Fcfa dans le marché, car chaque réception avait un volet formation, at-il répondu au président sur le coût de la formation qui a ensuite indiqué que les frais de transport des matériels ont fait l'objet d'un double paiement. «Je ne participe pas au paiement», a répondu sèchement l'accusé.

Le haut magistrat qui n'en avait pas fini avec lui a, alors, signalé des disparités entre les chiffres dans l'exécution du protocole. Mieux, qu'en faisant le point des tableaux de réception, l'équivalent de matériel en chiffre n'a pas été livré. «Ce n'est pas possible, sur un reçu 281 véhicules et il n'y avait pas de manquant», a insisté l'ancien directeur des matériels des armées. Et le président de la Cour de répondre que ces observations sur les disparités ressortent des pièces de la direction des finances et du matériel (DFM).

«Mes chiffres sont également adossés aux procès verbaux (PV) de réception», a répondu le général Drabo, attestant que «tout a été livré» pour la totalité des matériels pour un équivalent de plus de 35 milliards de Fcfa.

Les magistrats de la Cour sont des revenus à la charge en estimant qu'il y a une disparité dans les chiffres de réception et les pièces comptables. Selon leurs dires, la totalité des matériels n'avait pas été livrée, d'où des manquants évalués à plus d'un milliard de Fcfa.

<strong>Tamba CAMARA</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Procès affaire de l&amp;apos;achat de l&amp;apos;avion présidentiel et équipements militaire :  Tous les regards tournés vers la Cour d’Assises spéciale</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-affaire-de-lachat-de-lavion-presidentiel-et-equipements-militaire-tous-les-regards-tournes-vers-la-cour-dassises-speciale-3079285.html</link>
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<pubDate>Wed, 02 Oct 2024 14:06:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Cour d'assises spéciale de Bamako a entamé, mardi dernier, l'examen d'une affaire retentissante qui a secoué le pays : celle de l'achat controversé de l'avion présidentiel. Ce procès marque un tournant décisif dans la lutte contre la corruption et la mauvaise gouvernance au Mali, un pays où de nombreux citoyens réclament plus de transparence et de responsabilité de la part de leurs dirigeants.

L'affaire remonte à 2014, lorsqu'il a été révélé que le gouvernement avait acquis un avion pour les déplacements du chef de l’Etat à un coût jugé par certains d’exorbitant. La transaction, estimée à plus de 20 milliards de F CFA, avait suscité de vives critiques, tant au niveau national qu'international, en raison des soupçons de « détournement de fonds » et de « surfacturation ». La situation avait conduit à des enquêtes menées par les organes de contrôle et les autorités judiciaires du pays.

Les principaux accusés dans cette affaire, dont d’anciens hauts responsables du gouvernement et des opérateurs économiques, sont appelés à répondre des charges de détournement de deniers publics, de corruption et de complicité de ces infractions.

Il faut dire que ce procès est un test crucial pour le système judiciaire malien, souvent critiqué pour son inefficacité et sa lenteur à traiter les affaires de corruption impliquant des personnalités influentes. La tenue de cette audience en cour d'assises spéciale témoigne-t-il de la volonté des autorités de renforcer l'intégrité et la transparence des institutions publiques ? Les citoyens, quant à eux, attendent que le droit soit dit. Autrement dit, c’est l’image de la justice malienne qu’il s’agit. Pour beaucoup d’observateurs, la Cour d'assises spéciale de Bamako a une lourde responsabilité : celle de faire la lumière sur une affaire qui a profondément soulever des questionnements. Le verdict de ce procès aura un impact considérable, non seulement sur les personnes directement impliquées, mais aussi sur l’ensemble du système de gouvernance du pays. En rendant la justice avec rigueur et impartialité, la cour pourra démontrer que nul n'est au-dessus de la loi et que le Mali est résolument engagé sur la voie de la justice et de la transparence. Gageons que le droit soit dit, pour le bien de la nation et qu’on n’assiste pas à un procès téléguidé.

<strong>Djibril Diallo</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
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<title>Achat de l’avion présidentiels et des équipements militaires : La part de vérité de Bouaré Fily Sissoko</title>
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<pubDate>Wed, 02 Oct 2024 01:25:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Durant toute la semaine écoulée, l’ancienne patronne de l’Hôtel des Finances, Mme Bouaré Fily Sissoko a été entendue à la barre par les magistrats de la Cour d’assises spéciale pour les crimes économiques et financiers. Après une semaine intense d’audition et de témoignage, l’ancienne ministre de l’Economie et des Finances a livré sa part de vérité dans ce dossier.</em></strong>

&nbsp;

Mercredi dernier, la Cour a pu rentrer dans  le fond des débats avec l’audition de Mme Bouaré Fily Sissoko considérée comme l’accusée principale dans cette affaire de "Boeingate" et de surfacturation des équipements militaires après le décès de Soumeylou Boubèye Maïga.

Avant de commencer à répondre aux questions de la Cour, Bouaré Fily Sissoko a tenu à remercier les autorités pénitentiaires de Bollé pour leur magnanimité à son égard et aussi tous ceux qui ont œuvré pour que ce procès ait lieu afin qu’elle puisse livrer sa part de vérité dans ce dossier.

Cependant, à la question si oui ou non elle reconnaît les faits qui lui sont reprochés, l’ancienne ministre de l'Economie et des Finances a tout nié.

<em>"M. le président, je ne reconnais pas les faits. Je les rejette formellement dans leur entièreté. Le contrat de l’achat de l’avion présidentiel a été conclu et signé sous le sceau de la confidentialité par Soumeylou Boubèye Maïga sans mon intervention. Un matin, j’ai reçu un courriel de Soumeylou Boubèye Maïga m’autorisant à effectuer les premiers paiements pour l’acquisition de l’aéronef sans en avoir vu le contrat. Je me suis d’abord entretenue avec l’ancien Premier ministre, M. Ly qui m’a dit que l’Etat du Mali s’est déjà engagé dans ce contrat international avec la signature du ministre de la Défense. Dans un émail, ce dernier m'a ordonné de procéder au paiement tout en respectant les mesures et principes du code de procédure des marchés publics. C’est ainsi que j’ai commencé à procéder aux premiers versements"</em>,  a expliqué Mme Bouaré à la barre.

<em>"Une fois j’étais avec le président feu IBK au palais de Koulouba. Il a fait sortir son téléphone pour me montrer la photo de l’aéronef. Et c’était la première fois de parler avec lui sur l’acquisition de cet aéronef. Sinon je n’ai été engagée ni dans la discussion moins encore dans les négociations de l’acquisition de l’avion. Aujourd’hui, on m’accuse de détournement, alors que je n’ai rien détourné. Mon père m’a élevé dans le sens du patriotisme et le respect des deniers publics. L’éducation que j’ai reçue ne me permet pas de détourner l’argent des pauvres. Parce que cet avion a été acheté avec l’argent de cette pauvre vendeuse d’orange ou d’arachide que vous voyez devant la porte de cette Cour M. le président"</em>, s’est-elle défendue.

Il ressort de l’interrogatoire de feu Soumeylou Boubèye Maïga que l’avion présidentiel a été acheté à 7 milliards de nos francs. Il est précisé également que l’avion n’est pas inscrit dans le patrimoine malien obligeant ainsi au procureur du Pôle économique et financier à tout mettre en œuvre pour que l’avion devienne la propriété du Mali.

A la barre, l’ancienne patronne de l’Hôtel des Finances a balayé d’un revers de main la déposition interrogatoire de feu Soumeylou Boubèye Maïga.

<em>"M. le président, l’avion présidentiel a coûté en tout et pour tout à l’Etat du Mali 18 587 384 738 F CFA. Cet avion présidentiel a été acheté avec l’argent du contribuable malien et dans ce contexte je pense que ce Boeing appartient bel et bien à l’Etat du Mali. Parce que depuis son acquisition il y a 10 ans de cela, le président de la République et les ministres voyagent avec à travers le monde sans problèmes. La preuve personne n’est venu le réclamer et personne n’a jamais présenté une facture pour payer des arriérés de location"</em>, répondra-t-elle.

Dans ce procès tonitruant, le plus grand mystère qui hante la Cour et l’auditoire, c’est le montant exact qu’a coûté l’avion de commandement du président de la République. Parce qu’avant même que ce procès n’ouvre, des montants fantaisistes ont circulé. Les principaux acteurs qui ont conclu ce contrat n’arrivent pas à donner un chiffre précis. Pis aucun des accusés n'arrive à fournir une attestation de service fait de cet aéronef.

Ce qui fait que la Cour se heurte depuis l’ouverture de ce procès à la manifestation de la vérité autour de cette affaire.

Malgré cet obstacle, la Cour continue de creuser.  La semaine dernière,  elle a fait comparaître Tiéna Coulibaly, ancien ministre de l’Economie et des Finances, Bréhima Amadou Haïdara, l’ex-directeur général de la BDM et l’ancien directeur général du Trésor public, Boubacar Ben Bouyé Haïdara pour témoigner.

Si Tiéna Coulibaly et Bréhima Amadou Haïdara disent ne savoir absolument rien dans cette affaire d’acquisition d'aéronef moins encore le coût, l’ancien patron du Trésor public, Boubacar Ben Bouyé Haïdara en sait quelque chose. D’ailleurs son témoignage à la barre a créé l’émoi dans la salle.

Dans son témoignage, il a fait savoir que l’avion présidentiel a coûté 21 420 858 562 F CFA y compris les frais d’entretien, d’assurance et autres.

Au-delà des 21 420 858 562 F CFA que le Trésor a débloqués pour l’achat de l’avion, le directeur du Trésor à l’époque des faits a affirmé avoir reçu en main propre de Fily Sissoko la facture de 15 milliards de F CFA pour paiement et aussitôt rentré à son bureau, il a procédé au décaissement.

Mis sur la sellette, Ben Bouyé  n'a pu apporter des réponses claires et limpides à la Cour sur l'identité de l'autorité qui aurait donné le feu vert pour cette somme.

Après 30 minutes de tergiversation, de tâtonnement, voire même de doute, il a fini par dire que c’est une erreur de paiement faite par eux et que la régularisation est arrivée une semaine après avec la signature de la lettre de crédit signée par la ministre Fily Sissoko. Précisant que ces genres de pratique étaient courants s'agissant des engagements à caractère urgent.

Des affirmations réfutées par Mme Bouaré demandant à situer les responsabilités et que le directeur général du Trésor n'a qu'à dire, de qui il a reçu l'autorisation de paiement.

Face à  cette cacophonie autour de cette mystérieuse transaction de 15 milliards de F CFA, payée sans que l'origine de l'ordre de paiement soit clairement établie, la Cour a demandé à l’ancien directeur du Trésor de fournir, d’ici lundi 30 septembre 2024, des documents cruciaux, notamment la lettre l’autorisant à procéder à ce paiement, le bordereau de réception de l’avion, ainsi que les factures de l'assureur et de l’avocat.

Le public doute fort sur l’existence même de ces pièces justificatives parce que le dossier de l'acquisition de l’avion tirait dans tous les sens.

Après le volet avion présidentiel, Bouaré Fily Sissoko a été auditionnée aussi sur les équipements militaires pendant toute la journée du vendredi 27 septembre 2024. Sur ce volet aussi elle a nié les faits tout en donnant des explications.

A la barre, elle a affirmé tout comme avec l’acquisition de l’avion présidentiel ne jamais avoir participé aux négociations sur les prix des équipements militaires, précisant que Guo Star pouvait apposer une marge bénéficiaire de 10 à 15 %, conformément aux standards internationaux pour ce type de contrat.

<em>"M. le président, en l’absence de mercuriale pour les équipements militaires, il est difficile de vérifier les prix pratiqués, surtout que les fournitures militaires restent spécifiques et soumises à des tarifs libéralisés au Mali depuis 1986. Bien que je n’ai pas été consultée pour ce protocole, j’ai pris mes responsabilités en tant que premier comptable public, en veillant à honorer l’engagement de l’État du Mali en effectuant un premier paiement de 22 milliards de F CFA suivi d’un second effectué par mon successeur, laissant un solde de 25 milliards de F CFA. J’ai effectué ce premier paiement pour ne pas retarder la fourniture d’équipements pour les forces de défense. L’État a fourni une garantie de 100 milliards de F CFA couvrant l’ensemble des protocoles liés au ministère de la Défense. Durant tout le processus, j’ai veillé à la bonne gestion des finances publiques"</em>, déclarera-t-elle.

Cette nouvelle semaine qui commence sera largement consacrée aux équipements militaires avec l’audition de Mahamadou Camara, ex-directeur de cabinet du président IBK qui avait préparé et signé un mandat exclusif au nom de la présidence pour Mohamed Kagnassy, conseiller spécial du président, pour le préfinancement de ce protocole.

Il y aura aussi les témoignages très attendus du général Sidiki Samaké, secrétaire général du ministère de la Défense et des Anciens combattants et celui de Coumba Diarra de la commission de réception des matériels dudit département.

<strong>Ousmane Mahamane</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>#Mali : Procès achat d’avion présidentiel et d’équipements militaires : Fily Sissoko rejette catégoriquement la thèse de la surfacturation</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mali-proces-achat-davion-presidentiel-et-dequipements-militaires-fily-sissoko-rejette-categoriquement-la-these-de-la-surfacturation-3079013.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 30 Sep 2024 09:34:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Au 4ème jour du procès Mme Bouaré Fily Sissoko et autres qui se poursuivaient à la Cour d'appel, les juges essayaient toujours de démontrer la culpabilité de l'ancienne ministre en charge des Finances dans l'achat des équipements militaires. Tout comme dans l'achat de l'avion présidentiel, la mise en cause est mémorable sur sa ligne de défense. L'accusée, qui affichait une sérénité à toutes épreuves, a catégoriquement réfuté les faits, n'a eu eu à jouer qu'un rôle de comptable public en exécutant les paiements d'un engagement d'achat de l'État.

Dans ce cas précis, la dame Fily Sissoko a précisé avoir eu connaissance de ce protocole d'accord entre le ministère en charge de la Défense et la société Guo-Star plus d'un mois après sa signature par le ministre de la Défense et des Anciens combattants d'alors, Soumeylou Boubeye Maïga. Celui-ci était mandataire de ce protocole pour un montant de plus de 69 milliards de Fcfa pour la fourniture d'équipements militaires.

Le total d'achat des équipements militaires, selon l'ancienne ministre chargé des Finances, est évalué à plus de 33 milliards de Fcfa. «Les matériels d'habillement, de couchage, de campement et d'alimentation (HCCA) ont coûté plus de 21,7 milliards de Fcfa. Pour les matériels roulants, véhicules et pièces de rechange, c'était un peu plus de 7,8 milliards de Fcfa. Le 2ème volet de matériels est revenu à plus de 3,4 milliards de Fcfa», a expliqué l'accusée à la barre.

Et la Cour de s'étonner quant à l'exécution du contrat par sa personne alors qu'elle avait refusé de participer à sa mise en œuvre ! L'ancienne patronne de l'hôtel des Finances de répondre : «Je n'ai pas endossé le protocole parce que n'ayant pas été associé au préalable». Ajoutant qu'elle l'a exécuté, car il s'agissait de doter les Forces armées maliennes (FAMa) en équipements parce que le pays était en proie aux attaques terroristes.

Le président de la Cour d'enchaîner en lui demandant ce qui la gênait dans ce contrat. Et Fily Sissoko d'expliquer : «Ça a été fait à mon insu et je n'ai été impliquée que pour le paiement».

Pour la Cour, de la même manière qu'elle n'a pas accepté sa mise en place, elle ne devait pas non plus accepter son paiement. Elle explique clairement n'avoir joué que son rôle de comptable public et en faveur des Forces armées qui étaient en nécessité d'équipements dans l'urgence.

Le président de la Cour de rebondir en lui demandant la raison de la mise en place de la garantie autonome de 100 milliards de Fcfa par sa personne. L'ancien ministre des Finances a répondu que c'était pour permettre la transaction du protocole d'accord sans affecter les finances publiques pour doter l'Armée. Pour la Cour, cette garantie n'avait pas lieu d'être estimant qu'il ya eu surfacturation.

«La garantie sécurisait la transaction liée au protocole d'accord, ainsi que tout protocole antérieur au besoin du ministre chargé de la Défense dont le compte est domicilié dans une banque de la place», a insisté l'ancien ministre. Tout en précisant qu'elle n'a pas connaissance de surfacturation en ce sens qu'il n'y a pas une mercuriale de prix pour ses équipements militaires d'autant plus qu'il s'agissait d'un contrat hors marché public, en dérogation de toute disposition en la matière.

Le président aussi bien que ses conseillers convaincus de la surfacturation dans l'achat des équipements militaires sont des revenus à la charge précisant que le prix des matériels était au-delà de la norme, d'où la surfacturation et le choix du fournisseur. Selon eux, il fallait traiter directement avec les fabricants au lieu d'une tierce entreprise qui vendait plus cher. En réponse, Fily Sissoko a expliqué que « Guo Star » est un fournisseur de longue date du ministère de la Défense depuis 2000 bien avant le régime du feu IBK et aussi que nous étions sous embargo et que ce n'était pas possible d'acheter directement.

Dans ses explications sur la garantie autonome, l'accusée a fait savoir que le protocole Guo-Star a ouvert la voie à sa mise en place, mais qu'elle garantissait ledit ministère et ses engagements et non le fournisseur. «J'ai garanti le ministère pour tous ces engagements et quand j'ai su qu'il y avait fraude, j'ai annulé la garantie et le seul paiement intervenu était après son annulation», at-elle déclaré, ajoutant que l' L'intérêt de cette garantie était de doter les soldats en équipements militaires.

L'annulation de la garantie, selon Mme Bouaré Fily Sissoko, a permis de revenir à la norme et de payeur ce qui avait été livré d'où le décaissement des 22 milliards de Fcfa par sa personne. «On est là aujourd'hui pour savoir si l'argent est parti ailleurs ou pas», at-elle estimé.

Et le parquet représenté par Kokè Coulibaly de demander si le protocole avait fait l'objet d'une expression de besoin. Fily Sissoko a répondu qu'il lui avait été confié par le ministre de la Défense d'alors que c'était des commandes en gestation sous la Transition de 2012.

L'accusée s'est prête aux questions de la Cour et du ministère public sur les circonstances exactes de l'achat des équipements militaires pendant plus de 6 heures. Visiblement très sereine, l'ancienne ministre faisait face à une esclave des questions de la Cour et du parquet qui tentaient de prouver qu'il y avait eu surfacturation dans l'achat des équipements.

<strong>Tamba CAMARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Procès Fily Sissoko et autres : La Cour récusée</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/proces-fily-sissoko-et-autres-la-cour-recusee-3078869.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 28 Sep 2024 14:42:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Inculpés de faux en écriture, usage de faux, atteinte aux biens publics, corruption, trafic d’influence et favoritisme, le procès dit de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires a repris mardi dernier. Aussitôt rouvert, la défense a formulé une série d’exceptions allant de la nullité de la procédure à l’incompétence de la Cour à juger cette affaire.</em></strong>

C’est dans une Cour d’appel de Bamako bien quadrillée par les forces spéciales anti-terroristes que s’est rouvert ce mardi 24 septembre 2024, le procès Fily Sissoko et autres dans le dossier dit de l’achat de l’avion présidentiel et les contrats de surfacturation des équipements militaires.

En plus du quadrillage de la Cour, des éléments des forces spéciales anti-terroristes, de la gendarmerie et de la police sont postés dans chaque coin et recoin de la salle d’audience. Même les couloirs jouxtant la salle d’audience, la salle de délibération et les toilettes n’ont pas échappé à cette mesure de sécurité impressionnante.

A situation exceptionnelle, mesure inhabituelle. Au regard du caractère sensible de ce procès fleuve, la Cour a exigé de l’auditoire venu suivre les débats d’éteindre les téléphones pour éviter la prise des photos et les filmages par inadvertance alors que lors des autres procès, la Cour demandait juste de mettre les téléphones sous mode vibreur ou silencieux.

C’est à 10 h 30 que les membres de la Cour ont fait leur entrée dans la salle d’audience puis s’en est suivie la vérification des renseignements généraux sur les accusés (date et lieu de naissance, situation matrimoniale, profession, domicile, service militaire…). Idem pour les témoins. Parmi ceux qui auront la charge de témoigner dans ce procès, on peut citer l’ex-ministre de la Défense et des Anciens combattants, Tiéna Coulibaly.

Juste après cette première étape, les avocats de la défense ont soulevé une exception qualifiée de "pertinente" par l’auditoire. Ils ont demandé la comparution de six témoins dont deux anciens Premiers ministres (Moussa Mara et Oumar Tatam Ly), Madani Touré ex-ministre délégué chargé du Budget, Sidiki Samaké (actuel secrétaire général du ministère de la Défense), Coumba Diallo (commission de réception des matériels au ministère de la Défense) et Sidi Coulibaly.

Après délibération, la Cour a rejeté la demande de comparution en qualité de témoins des anciens Premiers ministres et de l’ancien ministre délégué au motif que nulle part ceux-ci ne sont cités dans ce dossier depuis l’instruction jusqu’à la phase finale. De même elle a refusé la comparution des trois cadres du ministère de la Défense et des Anciens combattants manu militari si nécessaire.

Cependant à peine la greffière a-t-elle fini de lire les 35 pages de l’arrêt de renvoi qui épluche les faits reprochés à chacun des accusés, la défense a formulé à nouveau de nouvelles exceptions.

Cette-fois, les avocats des accusés ont tenté de démontrer que la procédure a été détournée par le parquet général, violant certaines règles de procédure, soutenant ainsi sa nullité.

Pour les conseils de Fily Sissoko et de Mahamadou Camara, ce n’est pas à une Cour d’assises spéciale comme celle-ci de juger leurs clients. Plutôt c’est à la Haute cour de justice de le faire au regard des postes qu’ils ont occupés. Ils ont également déclaré la Cour d’assises spéciale pour les crimes économiques et financiers incompétente pour juger Fily Sissoko et Mahamadou Camara.

Ces nouvelles exceptions de la défense ont créé un véritable tintamarre entre les parties au procès. D’ailleurs le ministère public, représenté par Koké Coulibaly, substitut du procureur général près la Cour d’appel, a qualifié ces exceptions soulevées par la défense "d’une mise en scène pour amuser la galerie et la mauvaise volonté de la défense à rentrer dans le fond des débats".

Au terme de 4 h de joute orale entre le parquet général et la défense, la Cour, présidée par Banassa Sissoko, conseiller à la Cour suprême de Bamako, dans sa délibération a rejeté toutes les exceptions formulées par les avocats des accusés déclarant la Cour suffisamment compétente pour juger Fily Sissoko et autres.

Ce mercredi, la Cour a pu rentrer dans le fond des débats avec l’audition de Bouaré Fily Sissoko considérée comme l’accusée principale dans cette affaire après le décès de Soumeylou Boubèye Maïga.

<strong>Ousmane Mahamane</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bouare Fily Sissoko à la barre pour l&amp;apos;affaire &amp;quot;avion présidentiel&amp;quot; :&amp;quot;J&amp;apos;ai été mise devant le fait accompli…&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/bouare-fily-sissoko-a-la-barre-pour-laffaire-avion-presidentiel-jai-ete-mise-devant-le-fait-accompli-3078765.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/bouare-fily-sissoko-a-la-barre-pour-laffaire-avion-presidentiel-jai-ete-mise-devant-le-fait-accompli-3078765.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/03/Bouare-Fily.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 28 Sep 2024 01:50:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>"Je n'ai été impliquée qu'au moment du paiement des sommes à verser""</strong>

<strong><em>Le procès du dossier dit "achat de l'avion présidentiel et d'équipements militaires" a démarré le mardi 24 septembre à la Cour d'appel. Cinq personnes sont placées sous mandat d'arrêt international faisant l'objet de recherche et 4 sous mandat de dépôt dont Mme Bouaré Fily Sissoko, ancien ministre de l'Economie et des Finances, Mahamadou Camara, ancien directeur de cabinet d'IBK et deux officiers supérieurs militaires. Ils comparaissent pour des faits de faux en écriture, usage de faux, atteinte aux biens publics, corruption, trafic d'influence et favoritisme. Une irrégularité financière de plusieurs milliards F CFA a été décelée. Ce procès s'inscrit dans le cadre des assises spéciales sur les crimes économiques et financiers. </em></strong>

peine démarré, ce procès longtemps attendu est suspendu et remis au lendemain mercredi pour les débats de fond. Des cas d'exception ont été soulevés par les avocats de la défense concernant la non-comparution de certains témoins clés, notamment Sidiki Samaké, actuel secrétaire général du ministère de la Défense, et Coumba Diarra, membre de la commission de réception des équipements au moment des faits.

Pour la manifestation de la vérité, un autre avocat a demandé la comparution de Madani Touré, ministre délégué au Budget, Oumar Tatam Ly et Moussa Mara, tous anciens Premiers ministres et témoins clés de l'affaire. Toutes ces exceptions ont été rejetés et l'audience suspendue.

A la barre de cette affaire qui a trop duré pour les proches et les avocats, comparaissent Bouaré Fily Sissoko, ancien ministre de l'Economie et des Finances, Mahamadou Camara, ancien directeur de cabinet du président de la République, Nouhoum Dabitao qui dirigeait le Commissariat des armées et Moustapha Drabo de la direction du matériel, des hydrocarbures et du transport des armées.

Les magistrats vont sceller les sorts des accusés au cours de ce procès. Il s'agit de Soumaïla Diaby, Sidi Mohamed Kagnassy et les frères Amadou et Nouhoum Kouma n'ont pas comparu. Ils seront jugés par contumace puisqu'ils sont placés sous mandat d'arrêt international. Pour cause de décès, il y a eu l'extinction de l'action publique contre l'ancien ministre de la Défense, Soumeylou Boubèye Maïga. Il est reproché aux accusés le détournement de deniers publics de plusieurs milliards F CFA dans l'achat de l'avion présidentiel et d'équipements militaires courant 2013-2014. C'est à la suite d'une enquête du Bureau du Vérificateur général que des poursuites ont été engagées par le pôle spécialisé avant que le dossier ne soit classé secret-défense.

La journée du mercredi a été marquée par un débat entre Mme Bouaré Fily Sissoko et la Cour sur l'acquisition de l'avion présidentiel. Ensuite, Tiéna Coulibaly a témoigné en sa qualité d'ancien ministre de l'Economie et des Finances.

A l'entame de ses propos, Mme Bouaré Fily Sissoko a rejeté les faits. A ses dires, les contrats d'achat de l'avion présidentiel sont arrivés chez elle déjà signés du ministre de la Défense Soumeylou Boubèye Maïga avec l'engagement d'achat et l'instruction pour décaissement. A l'entendre, les normes du marché public n'ont pas été respectées. <strong><em>"J'ai été mise devant le fait accompli. La lettre d'intention était signée par le ministre de la Défense"</em></strong>, déclarera-t-elle.

Mme le ministre a indiqué que ledit avion a été acheté à près de 19 milliards F CFA. Au président de la Cour de lui rappeler que ce sont 21 420 858 562 FCFA, qui ont été débloqués pour l'achat dudit avion et que Soumeylou Boubèye, en son temps, a déclaré que l'avion n'a coûté que 7,47milliards F CFA.

<em>"J'ai découvert les 7 milliards F CFA de Boubèye dans les rapports</em>, <em>donc je n'ai pas de commentaire à ce niveau. Je n'ai jamais eu connaissance des 21 milliards de F CFA. Je n'ai été impliquée qu'au moment du paiement des sommes à verser au vendeur. J'ai toujours bien servi mon pays et j'ai toujours voulu que ce dossier soit tiré au clair pour mon honneur et ma dignité",</em> affirmera-t-elle confiante et sereine.

Après 6 heures de débats, Fily Sissoko est restée sur sa position.

A sa suite, Tiéna Coulibaly a signalé n'être pas au courant de l'acquisition d'un avion présidentiel. Cependant, concernant les équipements militaires, il a indiqué avoir rejeté à trois reprises ces contrats pour des irrégularités en raison de la violation de la loi sur les marchés publics. <em>"Toute dépense qui n'est pas prévue par le budget est violation de la Loi des finances. Le ministre de l'Economie et des Finances a l'obligation de rejeter toute dépense non prévue lors de l'élaboration du budget",</em> a réitéré l'ancien ministre.

<strong>                 Marie Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Saisi d&amp;apos;un recours par la société D&amp;amp;amp;K Trading contre Sukala&#45;Sa : Le CRD se déclare incompétent</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/saisi-dun-recours-par-la-societe-dk-trading-contre-sukala-sa-le-crd-se-declare-incompetent-3078770.html</link>
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<pubDate>Sat, 28 Sep 2024 01:25:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Comité de règlement des d (CRD) de l'Autorité de régulation des marchés publics et des délégations de service public (ARMDS), statuant en formation contentieuse sur le recours non juridictionnel de la société D&amp;K Trading SARL contestant les résultats des consultations n°003/DG-Sukala-SA et N°000174/DG-Sukala-SA relatives à la fourniture de parc à fer à Sukala-SA pour l'inter campagne 2024, s'est dit incompétent pour connaître du recours de la requérante. Fin de match !</em></strong>

éuni le jeudi 29 août 2024 sous la présidence de son président Alassane Ba, le Comité de règlement des différends (CRD) a délibéré conformément à la loi et a adopté sa délibération fondée sur les faits, la régularité du recours ct les moyens exposés par les parties au litige.

<strong>Que s'est-il passé ?</strong>

En juin 2024, dans le cadre de la consultation n°003/DG-Sukala-SA, la direction générale du Complexe sucrier du Kala supérieur (Sukala-SA) a lancé une procédure pour la fourniture de parc à fer pour l'inter campagne 2024. La société D&amp;K Trading SARL a répondu à cette consultation avec une offre financière de cent cinquante et un millions quatre cent vingt-sept mille trois cent trente-cinq (151 427 335) FCFA TTC.

Par lettre n°000174 en date du 07 août 2024, le directeur général de Sukala-SA a informé la société D&amp;K Trading SARL qu'à la suite de l'examen de la consultation n°000156/DG-Sukala-SA du 23 juillet 2024, concernant également la fourniture de parc à fer pour l'inter campagne 2024, celle-ci a été retenue comme attributaire d'une partie du marché, selon les spécifications indiquées dans un tableau, pour un montant de quatorze millions trois cent neuf mille huit cent soixante (14 309 860) F CFA TTC, avec un délai d'exécution de dix (10) jours.

Par courrier daté du 15 août 2024 et reçu le 16 août 2024, la société D&amp;K Trading SARL a introduit un recours gracieux auprès de Sukala-SA pour contester cette attribution. Elle a notamment signalé qu'elle n'avait pas soumis d'offre pour la consultation mentionnée dans la lettre de notification de Sukala-SA du 7 août 2024, et a relevé une contradiction entre le prix de son offre initiale et le montant attribué du marché. En l'absence de réponse à son recours gracieux, la société D&amp;K Trading SARL a saisi le Comité de règlement des différends pour contester les résultats de l'attribution de ce marché.

<strong>Recours irrecevable et incompétence du CRD</strong>

Au terme des dispositions de l'article 4.1 du décret n°2015-0604/P-RM du 25 septembre 2015, modifié, portant code des marchés publics et des délégations de service public, celui-ci s'applique aux marchés publics et délégations de service public conclus par l'Etat, les collectivités locales, les établissements publics, les agences et organismes, bénéficiant du concours financier ou de la garantie de l'Etat, les sociétés d'Etat, les sociétés à participation financière publique majoritaire et les associations formées par une ou plusieurs de ces personnes morales de droit public.

A l'analyse du recours de la société D&amp;K Trading SARL et des pièces versées au dossier, il ressort que Sukala-SA est une société anonyme avec conseil d'administration dans laquelle l'Etat est actionnaire minoritaire (40 %) et dont le capital est majoritairement privé (60 %) détenu par China Light industrialo Corporation for Foreign Economic and Technical Cooperation (CLETC).

En conclusion, Sukala-SA n'est pas une autorité contractante au sens des dispositions de l'article 4.1 précité. Dès lors, le recours de la société D&amp;K Trading SARL ne remplit pas les conditions requises pour être recevable. Telle est la première sentence

du Comité de règlement des différends, qui se déclare incompétent pour connaitre du recours de la société D&amp;K Trading SARL dans le cadre de la  procédure lancée par Sukala-SA (ultime sentence).

Cette séance de délibération du 29 août 2024 était présidée par Mme Mariam Sénou, présidente par intérim ; en présence d'Aliou Tall, membre représentant l'administration, rapporteur ; Hammou Guindo, membre représentant le secteur privé ; et Mme Traoré Koura Diagouraga, membre représentant la société civile. Ils étaient assistés de Hassane Touré, chargé de mission au département règlementation et affaires juridiques et Issoufou Jabbour, assistant au département règlementation et affaires juridiques. La société D&amp;K Trading SARL était représentée par Mohamed Konaté, comptable et Lassine Kéïta, secrétaire.

Le Complexe sucrier du Kala supérieur (Sukala-SA) était représenté par son directeur commercial, Modibo Konaté.

<strong>       El Hadj A.B. HAIDARA</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Mme Bouaré Fily Sissoko lors du procès de l’avion présidentiel d’IBK : « Je rejette formellement les faits dans leur entièreté, je suis là pour que la vérité éclate »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mme-bouare-fily-sissoko-lors-du-proces-de-lavion-presidentiel-dibk-je-rejette-formellement-les-faits-dans-leur-entierete-je-suis-la-pour-que-la-verite-eclate-3078701.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 27 Sep 2024 08:31:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les débats autour du dossier de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires se poursuivent à la Cour d’Appel de Bamako. Ce mercredi, Mme Bouaré Fily Sissoko, ancienne ministre de l’Économie et des Finances, a pris la parole à la barre pour rejeter fermement les accusations portées contre elle.</strong>

Dès l’ouverture du procès, les avocats de la défense avaient tenté de faire invalider la procédure, arguant que la Cour d’Appel n’était pas compétente pour juger d’anciens ministres, qui devraient selon eux être traduits devant une juridiction spéciale. Toutefois, cette demande a été rejetée, permettant aux débats de fond de commencer. Mme Bouaré Fily Sissoko, accusée de "détournements, escroquerie, faux et favoritisme", a été la première à se défendre. "Je rejette formellement les faits dans leur entièreté", a-t-elle affirmé dès sa prise de parole, refusant également de verser une caution de 500 millions FCFA pour obtenir sa liberté, une démarche qui, selon elle, aurait été une admission de culpabilité.

<strong>« Je suis là pour que la vérité éclate »</strong>

Mme Bouaré Fily Sissoko a vigoureusement nié les accusations de détournements de fonds publics. Elle a expliqué qu’elle avait toujours souhaité que l’affaire de l’achat du Boeing présidentiel soit éclaircie : « Je suis là pour que la vérité éclate. J’ai toujours bien servi mon pays », a-t-elle déclaré. Revenant sur des propos tenus dans une lettre rédigée lors de sa détention préventive, elle a affirmé avoir été mise devant les faits accomplis dans le processus d’acquisition de l’avion. « Les contrats d’acquisition me sont parvenus signés par le ministre de la Défense, avec une lettre d’intention d’achat », a-t-elle précisé, soulignant que l’engagement avait été pris sans son aval.

Au cours de son témoignage, l’ancienne ministre a mis en cause l’ancien Premier ministre Oumar Tatam Ly, qui, selon elle, était davantage en contact avec les ministres impliqués dans le dossier. Elle a également mentionné le ministre délégué au Budget de l’époque ainsi que la présidence de la République, affirmant que ces acteurs étaient plus directement impliqués dans l’achat controversé.

<strong>Un avion à 18,5 milliards FCFA</strong>

Interrogée sur le coût de l’avion présidentiel, Mme Bouaré Fily Sissoko a indiqué qu’il s’élevait à plus de 18,5 milliards de FCFA. Elle a justifié cet achat en expliquant que la location d’un avion pour les déplacements du président coûtait 330 millions FCFA par mois, ce qui, selon elle, rendait l’acquisition d’un avion nécessaire. « Son achat n’était pas prévu dans le budget, mais le Premier ministre, Oumar Tatam Ly, m’a dit de trouver une formule. C’était une décision de principe », a-t-elle défendu.

Tout au long de son témoignage, l’ancien chef du gouvernement Oumar Tatam Ly a été régulièrement mentionné. La défense avait d’ailleurs demandé sa comparution, ainsi que celle de son successeur Moussa Mara et du ministre délégué au Budget, mais la Cour a rejeté cette requête.

<strong>Des soupçons de détournement et de favoritisme</strong>

L’absence de transparence dans les contrats d’achat de l’aéronef présidentiel et des équipements militaires, passés sans appel d’offres, a suscité des suspicions de détournement et de favoritisme. Une enquête menée par le Fonds Monétaire International (FMI) a révélé des irrégularités, entraînant une suspension temporaire des décaissements en faveur du Mali. Bien que cette affaire ait été classée sans suite sous le régime du défunt président Ibrahim Boubacar Keïta, elle a été rouverte en 2021 par la Cour Suprême, qui s’est déclarée compétente pour juger les principaux accusés. Le procès continue, et les débats de fond devraient se poursuivre dans les prochains jours, avec une attention particulière sur la gestion des fonds publics et la transparence des procédures d’acquisition.

<strong>Madiassa Kaba Diakité</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Pour l&amp;apos;amélioration du climat social : 390 détenus graciés par le Président de la Transition</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/pour-lamelioration-du-climat-social-390-detenus-gracies-par-le-president-de-la-transition-3078696.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/05/Ministre-Kassogue.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 27 Sep 2024 08:29:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans un communiqué rendu public le 25 septembre 2024, le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Garde des Sceaux, informe l'opinion publique de la signature par le Président de la Transition, Chef de l'État, le Colonel Assimi GOITA, du Décret N°2024-0536/PT-RM du 21 septembre 2024 accordant des grâces collectives.

Selon le ministre Mamoudou Kassogué, cette décision, qui est une mesure de clémence, a concerné 390 détenus. Le ministre a indiqué dans son communiqué que ladite décision est motivée par des raisons hautement humanitaires. « Elle répond également à un impératif de désengorgement des établissements pénitentiaires qui connaissent une forte densité et participe à l'amélioration du climat social en détention par la réduction de la promiscuité consécutive à la surpopulation carcérale », souligne le communiqué du ministre.

Le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Garde des Sceaux, informe l'opinion publique de la signature par le Président de la Transition, Chef de l'État, Son Excellence le Colonel Assimi GOITA, du Décret N°2024-0536/PT-RM du 21 septembre 2024 accordant des grâces collectives. Cette décision, ajoute le ministre, qui est une mesure de clémence accordée aux détenus à l'occasion de la fête nationale d'indépendance, concerne ceux ayant fait l'objet d'une condamnation définitive et ayant fait preuve de leur amendement, ainsi que montré de bonnes prédispositions à la réinsertion. Elle a concerné trois cent quatre-vingt-dix (390) détenus pensionnaires des établissements pénitentiaires suivants : Maison Centrale d'Arrêt de Bamako, Maison Centrale d'Arrêt de Kéniéroba, Centre Pénitencier Agricole de Kéniéroba, Centre Spécialisé de Détention et de Réinsertion pour Femmes de Bollé, ainsi que les maisons d'arrêt et de correction de Kayes, Bafoulabé, Kita, Toukoto, Koulikoro, Kati, Kolokani, Kangaba, Quartier à Sécurité Renforcée de Dioila, Fana, Sikasso, Kadiolo, Koutiala, Bougouni, Kolondiéba, Ouéléssébougou, Ségou, Markala, Bla, Niono, San, Kimparana, Centre Pénitencier Agricole de Tana, Mopti, Koro, Douentza, Tombouctou, Gao, Tombouctou et Niafunké. Selon le ministre, les intéressés ont bénéficié, selon leur situation pénale, de remises partielles ou totales sur le reliquat de leur peine. « Aux termes de l'article 65 de la Constitution du 22 juillet 2023 et de l'article 2 de la loi N°82-117/AN-RM du 23 décembre 1982 déterminant les conditions d'exercice du droit de grâce, cette décision est motivée par des raisons hautement humanitaires.

Elle répond également à un impératif de désengorgement des établissements pénitentiaires qui connaissent une forte densité et participe à l'amélioration du climat social en détention par la réduction de la promiscuité consécutive à la surpopulation carcérale », révèle le communiqué du ministre.

Dans son communiqué, le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Garde des Sceaux, rassure les populations que ces mesures ne sauraient aucunement porter préjudice aux droits des tiers, conformément à l'article 3 de la loi précitée, et réaffirme l'engagement du gouvernement à œuvrer inlassablement pour assurer la promotion et la protection des droits humains et la préservation de la dignité humaine en milieu pénitentiaire.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>L’Italie va remettre la chanteuse malienne Rokia Traoré à la Belgique</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/litalie-va-remettre-la-chanteuse-malienne-rokia-traore-a-la-belgique-3078658.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 26 Sep 2024 13:21:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La chanteuse malienne Rokia Traoré, arrêtée en juin en Italie à la suite d’une condamnation en Belgique dans une affaire de non-représentation d’enfant, va être remise à la Belgique “dans les 10 jours”, a annoncé son avocate à l’AFP.</strong>

Rokia Traoré “devra être transférée en Belgique dans les 10 jours à compter d’aujourd’hui”, a déclaré son avocate italienne, Maddalena Claudia Del Re, dans un message transmis à l’AFP à l’issue d’une audience devant la cour d’appel de Rome.

<strong>Condamnée à deux ans de prison</strong>
La chanteuse et guitariste, qui avait été condamnée par défaut en octobre à deux ans de prison dans cette affaire, avait été arrêtée en juin à l’aéroport Fiumicino de Rome, où elle venait d’atterrir pour donner un concert dans le pays.

Le parquet de Bruxelles avait alors indiqué que “l’arrestation de Mme Traoré en Italie (faisait) suite à une décision du tribunal correctionnel de Bruxelles du 18 octobre 2023 ayant condamné l’intéressée, par défaut, à une peine de deux ans d’emprisonnement du chef de non-représentation d’enfant” à la personne en ayant la garde.

Rokia Traoré avait déjà été arrêtée en mars 2020 à Paris en vertu d’un mandat d’arrêt européen, car un tribunal belge lui avait ordonné de rendre sa fille mineure au père belge de l’enfant, Jan Goossens. En dépit d’une interdiction de quitter la France, elle s’était envolée avec sa fille pour le Mali.

<strong>Problème de garde d’enfant</strong>
Après l’annonce de la décision de la justice italienne, l’avocat belge de Jan Goossens, Sven Mary, a indiqué à l’AFP que son client espérait “obtenir des solutions constructives pour le bien-être et dans l’intérêt de sa petite fille” .

L’enfant vit “maintenant depuis des mois sans ses parents, ce qui ne peut en aucun cas être bon pour elle”, a-t-il ajouté. “Il est souhaitable de garantir à la petite une éducation par les deux parents.”

Outre sa carrière musicale, Rokia Traoré est également connue pour son soutien aux réfugiés. Elle est devenue une ambassadrice de l’ONU pour les réfugiés en 2015.

<strong>Source: https://www.7sur7.be/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Mme Bouaré Fily Sissoko hier à la barre :  « Je rejette formellement les faits dans leur entièreté »</title>
<link>https://www.maliweb.net/societe/justice/mme-bouare-fily-sissoko-hier-a-la-barre-je-rejette-formellement-les-faits-dans-leur-entierete-3078620.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/societe/justice/mme-bouare-fily-sissoko-hier-a-la-barre-je-rejette-formellement-les-faits-dans-leur-entierete-3078620.html</guid>
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<pubDate>Thu, 26 Sep 2024 08:26:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après  l’échec  de la tentative  de la défense des accusés  de faire invalider  la procédure dès l’ouverture du procès, les débats du fond du dossier  de l’achat de l’avion présidentiel et les équipements militaires se sont poursuivis hier mercredi à la session spéciale des crimes économiques  en cours  à la Cour d’Appel Bamako.  A la barre, Mme Bouaré Fily a nié en bloc les chefs d’accusations qu’on lui reproche.   </em></strong>

Lors de la première journée les avocats  de la défense avait plaidé en faveur de l’incompétence  de la Cour d’Appel de juger des anciens ministres, affirmant que ces derniers devraient  être traduits devant une juridiction spéciale. Suite  au rejet de demande d’annulation de la procédure,  l’une des principaux accusés dans ce dossier, Mme Bouaré Fily Sissoko, ministre de l’économie et des finances entre 2013-2014, a ouvert la balle  des débats de fond.  A la barre, elle  a catégoriquement rejeté  les chefs  d’accusations de  « détournements, d’escroquerie, faux et favoritisme ». « Je rejette formellement les faits dans leur entièreté »,  a déclaré  dès la prise de parole à la barre celle qui a refusé de verser une caution de 500 million FCFA pour obtenir une  liberté justifiant que cela équivaudrait à dire  qu’elle admet sa culpabilité.

L’ex- locataire de l’hôtel des finances  s’est largement  défendu  contre les accusations  de détournements de fonds publics en  déclarant  qu’elle a toujours  voulu  que cette affaire de l’achat du Boeing présidentiel soit tiré au clair. « <em>Je suis là pour que la vérité éclate. J’ai toujours bien servi mon pays</em> », a-t-elle insisté sur un ton serein   accompagné d’un calme olympien.  L’accusée est  revenue sur les mêmes propos qu’elle a tenus  dans une lettre  écrite lorsqu’elle était en détention préventive.  Elle  expliqué qu’elle a été mise  devant les faits  accomplis  dans le processus d’acquisition  de l’avion présidentiel. « <em>J’ai été mise devant les faits accomplis  parce que  les contrats d’acquisition me sont parvenus signés du ministre de la Défense  avec la lettre d’intention d’achat à l’appui », a </em>–t-elle révélé, ajoutant que «  l’engagement du contrat été fait sans son aval ». Toujours  à la barre,  Fily Sissoko a chargé   le premier ministre de l’époque des faits Oumar Tatam Ly.  Selon elle,  ce dernier  était plus en contact  avec les ministres impliqués  dans le dossier de l’achat de l’avion qu’elle.  Ce faisant,  elle a cité  entre  autre le ministre délégué  du budget  au moment des faits  et la présidence de la  République.

Quid de la Cour sur le  montant  de l’achat de l’avion ?  L’ex-ministre de l’économie et des finances  a  déclaré qu’il a coûté  plus de 18 milliards 587 millions de FCFA.    Toujours selon elle, c’est la location d’un avion  pour les nombreux déplacements du Président  République qui était devenu  coûteux  pour le contribuable (330 millions FCFA par mois)  qu’il a été jugé nécessaire de  le doter d’un avion.  « Son achat n’était pas prévu dans le budget mais le premier ministre, Oumar Tatam Ly,  m’a dit de trouver une formule qu’il s’agissait d’une décision de principe », a encore défendu  celle qui est détention préventive depuis août 2021.  Le nom de l’ex-chef du gouvernement Oumar Tatam  Ly est largement revenu  dans  toutes les déclarations de l’accusée tout au long de la journée.  C’est  la défense qui avait demandé dès l’ouverture du procès sa citation à comparution avec son successeur Moussa Mara et le ministre délégué  au budget au moment des faits.  La Cour a déjà rejeté cette demande.

L’absence de transparence  dans les contrats de l’achat de l’aéronef présidentiel et des équipements militaires, passés sans avis d’appels d’offres,  ont soulevés des  soupçons  de détournements et  de favoritisme. Les enquêtés du  fonds Monétaire  International ont révélé des irrégularités et déclenchées une suspension temporaire des décaissements   en faveur du Mali.  Cette affaire classée sans suite sous le règne du défunt régime de feu Ibrahim Boubacar Keïta a été rouverte par la Cour Suprême en 2021 qui s’est déclarée compétente à juger les principaux accusés.

<strong> Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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