<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
     xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
     xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
     xmlns:admin="http://webns.net/mvcb/"
     xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#"
     xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
     xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/">
<channel>
<title>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; : Nord&#45;Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/rss/category/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord</link>
<description>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; : Nord&#45;Mali</description>
<dc:language>fr</dc:language>
<dc:rights>Copyright 2002&#45;2026 maliweb.net &#45; All Rights Reserved.</dc:rights>

<item>
<title>Mali : Un véhicule de terroristes neutralisé près de Tessalit par les FAMa</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/tessalit-un-vehicule-de-terroristes-neutralise-pres-de-tessalit-par-les-fama-3106336.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/tessalit-un-vehicule-de-terroristes-neutralise-pres-de-tessalit-par-les-fama-3106336.html</guid>
<description><![CDATA[ Tessalit, 19 juin 2025 – Les vecteurs aériens des Forces armées maliennes (FAMa) ont frappé avec précision ce mercredi dans la région de Tessalit, à 23 kilomètres au nord-est de Kidal. L’opération a permis de neutraliser un pick-up transportant des éléments terroristes, repéré lors d’une mission de surveillance aérienne. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202408/FAMA-MALI-DRONE.jpg" length="36209" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 19 Jun 2025 22:48:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Selon l’État-Major Général des Armées, l’engin a été traité avec succès après observation. L’intervention rapide s’inscrit dans une dynamique de traque permanente des groupes armés dans cette zone stratégique du nord du pays.</strong></p>
<p>L’armée malienne indique que les opérations de reconnaissance et de sécurisation se poursuivent, avec l’objectif de débusquer d’éventuels complices ou d’autres cibles hostiles. La vigilance reste maximale dans cette région, régulièrement utilisée comme couloir par les groupes armés terroristes.</p>
<p>« Unis, nous vaincrons », conclut le communiqué officiel des FAMa, en réaffirmant leur engagement pour la paix et la stabilité sur toute l’étendue du territoire.</p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202506/image_870x_685493a4d4c64.jpg" alt=""></p>
<p><strong>La rédaction de maliweb.net</strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sidi Mohamed Ag Almoctar, président du Conseil régional de la société civile de Kidal : «Nous sommes très ravis de cette visite»</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/sidi-mohamed-ag-almoctar-president-du-conseil-regional-de-la-societe-civile-de-kidal-nous-sommes-tres-ravis-de-cette-visite-3105447.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/sidi-mohamed-ag-almoctar-president-du-conseil-regional-de-la-societe-civile-de-kidal-nous-sommes-tres-ravis-de-cette-visite-3105447.html</guid>
<description><![CDATA[ Nous sommes très ravis que le ministre soit parmi nous à Kidal pour constater de ses propres yeux, l’état de la Région de Kidal, les avancées des autorités administratives régionales mais aussi tout ce qu&#039;il faut, pour relancer le développement économique de la région. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202505/image_870x580_68343fda7502d.jpg" length="46216" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 26 May 2025 10:18:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p>Nous sommes très ravis du déplacement de cette grande délégation conduite par le ministre de la Défense et des Anciens Combattants. Nous avons compris par le message du ministre que les autorités de la Transition restent ouvertes au dialogue et appellent toutes les couches de la société civile et tous les mouvements qui se disent rebelles à déposer les armes et à revenir à la raison afin qu’entre Maliens, on discute de nos problèmes et trouver des solutions. Le ministre a bien précisé que le linge sale se lave en famille. Nous apprécions cette intervention de sa part.</p>
<p>Achérif Madougou, citoyen à Kidal : «Nous voulons la paix, le vivre ensemble et le retour définitif des services sociaux de base»</p>
<p>Nous souhaitons que d’autres ministres viennent à Kidal et la population est grandement ouverte pour les accueillir. Ce que nous voulons aujourd’hui, c’est la paix, le vivre ensemble, la cohésion sociale et le retour définitif des services sociaux de base dans la ville. Nous souhaitons aussi que certaines localités soient libérées.<br>Nous sommes très heureux de cette première visite du ministre de la Défense et des Anciens Combattants dans notre ville. La population de Kidal est de cœur avec lui et toutes les Forces de défense de la Nation.</p>
<p><br>Rassemblés par Bembablin DOUMBIA</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le ministre Sadio Camara à Kidal : Au nom de la paix !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/le-ministre-sadio-camara-a-kidal-au-nom-de-la-paix-3105445.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/le-ministre-sadio-camara-a-kidal-au-nom-de-la-paix-3105445.html</guid>
<description><![CDATA[ Le ministre de la Défense et des Anciens Combattants a effectué, vendredi dernier, une visite à Kidal moins de deux ans après la reconquête de cette ville par l&#039;Armée malienne. Le Général de corps d&#039;armée Sadio Camara était porteur d’un message de paix du Président de la Transition à l&#039;endroit des populations de la région ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202505/image_870x580_6830c233a73e2.jpg" length="97649" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 26 May 2025 10:12:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p>Le ministre chargé de la Défense était accompagné d’une forte délégation dont le chef d’état-major général des Armées, le Général de division Oumar Diarra. Ce déplacement visait à s’enquérir des préoccupations de nos hommes en uniforme, de l’administration et des populations de Kidal moins de deux ans après la reconquête de cette ville par l’Armée le 14 novembre 2023. C’est aux environs de 7 heures que le Général de corps d’armée Sadio Camara est arrivé dans la capitale de la 8è région administrative du Mali à bord d’un avion de l’Armée de l’Air.</p>
<p>À sa descente d’avion, il a été accueilli par le gouverneur de la Région de Kidal, le Général de division Elhadji Ag Gamou. Le ministre a ensuite procédé à la revue des troupes avant de se recueillir sur la tombe de nos braves militaires tombés sur les théâtres d’opérations ainsi que les civils dans le camp n°2 de Kidal.</p>
<p>Le Général de corps d’armée Sadio Camara a d’abord remercié Dieu de lui avoir donné la chance de faire partie de ceux qui ont pu évacuer la ville de Kidal, le 30 mars 2012. D´après lui, certains de ses compagnons d’armes de l’époque n’ont pas eu cette chance. «Donc, nous sommes venus pour nous recueillir sur les tombes de nos héros militaires ou civils tombés pour le Mali», a-t-il expliqué. Selon lui, Kidal résume à la fois les blessures et l’histoire indomptable de notre pays. «Nos camarades qui reposent ici ne sont pas vaincus. Leur sang a nourri notre détermination à combattre le terrorisme et à préserver la souveraineté du Mali», a déclaré Sadio Camara, qui soulignera que chaque recueillement sur ces lieux est un serment renouvelé. Pour lui, chaque pierre de cette tombe raconte une histoire de courage.</p>
<p>Le ministre Camara a assuré que la main de la République reste tendue pour toute initiative de paix. Cependant, a-t-il nuancé, «le linge sale se lavera en famille». Il ajoutera que les problèmes internes de notre pays se régleront entre Maliens suivant l’esprit du Dialogue inter-Maliens et la Charte pour la paix et la réconciliation nationale en cours de finalisation. «Le dialogue est nécessaire mais il ne doit pas compromettre nos principes», a déclaré le Général Camara qui a prié pour le repos de tous ceux qui sont morts pour le Mali.</p>
<p>Après le recueillement sur les tombes de soldats, le Général Camara et sa délégation ont mis le cap sur le gouvernorat. Sur le trajet, comme pour réaffirmer leur appartenance totale à la Nation, la population de Kidal a réservé un accueil chaleureux au visiteur de marque. Avec des drapeaux du Mali en main, les Kidalois scandaient : «Vive le Mali !».</p>
<p>DISPOSITIONS SÉCURITAIRES EFFICACES- Après le gouvernorat, Sadio Camara s’est entretenu avec les éléments des Forces de défense et de sécurité dans le camp n°2. Au cours de cette rencontre, le commandant de la zone de défense n°7, le Colonel-major Daouda Sagara a indiqué que depuis la reconquête de Kidal, le 14 novembre 2023, les Forces armées maliennes (FAMa) accomplissent sans répit leurs missions régaliennes et poursuivent la montée en puissance dans la région. D’après lui, au niveau de chaque base dans la zone, des dispositions sécuritaires efficaces ont été prises, en mettant en place une défensive robuste, une capacité de réaction énergique et un système d’acquisition de renseignements précis et opportun. Cela, a-t-il signalé, afin d’assurer la protection de leurs forces et d’effectuer les patrouilles de recherche et de neutralisation des combattants terroristes, le tout dans le but de garantir la quiétude de la population de la région.</p>
<p>Dans le souci d’étendre le contrôle de la zone vers les localités non encore occupées par l’Armée, dira Colonel-major Sagara, les unités d’intervention ont mené des opérations d’opportunité de 2024 à 2025 dans les cercles et communes, notamment Tin-Essako, Abeïbara, Bougheïssa et Tinzawatène avec l’appui des vecteurs aériens dont les drones TB2. «Ces opérations ont contraint certains membres des groupes armés terroristes ayant échappé à la destruction des FAMa, à se replier sur le long de la frontière algérienne dans les secteurs de Tinzawatène, Talhandak, In-Halid et In-Afarak pour s’y refugier et bénéficier de la protection de l’Algérie», a déclaré le commandant de la zone. Et de poursuivre : «Malgré tout, ces opérations ont permis la reprise du contrôle de la situation sécuritaire dans la région.»</p>
<p>Parlant des perspectives, l’officier supérieur a mis l’accent sur le renforcement du maillage sécuritaire par l’implantation de nouvelles unités et la multiplication des patrouilles sur le terrain dans le secteur pour contribuer efficacement à l’atteinte des objectifs du Plan Dougoukoloko. Remerciant le commandement militaire pour les efforts fournis pour améliorer les conditions de vie et de travail des militaires, il a, cependant, évoqué certaines difficultés, notamment le manque d’électricité et d’eau dans la zone. En dépit de ces difficultés, le Colonel-major Daouda Sagara a réaffirmé l´engagement et la détermination de ses hommes à poursuivre sans relâche la mission qui leur est confiée.<br>Le Colonel-major Daouda Sagara a fait savoir qu’avec le soutien de la hiérarchie militaire, ses éléments ont pu mener des actions civilo-militaires et des aides médicales au profit de la population. Témoignant que ces soutiens ont été bien appréciées par les bénéficiaires dans plusieurs villes et villages, il a souligné : «Nous apportons aussi d’autres formes d’assistance, notamment le transport des agents étatiques vers leurs postes d’affectation et le transport des tonnages de riz offerts par le Commissariat à la sécurité alimentaire vers les autres cercles de la région», a-t-il souligné.</p>
<p>VICTOIRE SUR LES ENNEMIS DE LA PAIX- En retour, le ministre de la Défense et des Anciens Combattants a expliqué que le Président de la Transition l’a instruit de venir s’enquérir des préoccupations des porteurs d’uniforme, de l’administration et de la population de la ville afin d’y apporter des réponses dans la mesure du possible. Rappelant que la situation est difficile, Sadio Camara s’est montré, néanmoins, optimiste quant à la victoire prochaine de nos militaires sur les ennemis de la paix.</p>
<p>Rendant un hommage appuyé à tous ceux qui sont morts pour le Mali, le ministre chargé de la Défense a soutenu que leur sang versé a nourri la détermination des autorités à se battre pour notre liberté, honneur et dignité. Il a assuré que sur instruction du Chef de l’État, le gouvernement est en train de tout mettre en œuvre pour faire libérer «nos otages». Rappelant que d’autres se sont battus avant nous pour que le Mali soit indépendant, il dira que «c’est une obligation pour nous de nous battre pour la stabilisation de notre pays afin de transmettre un Mali libre et prospère à la future génération».</p>
<p>Avant de souligner qu’il est porteur d’un message de paix du Chef de l’État. Et d’inviter ceux qui ont pris les armes à les déposer et à rejoindre la République pour qu’ensemble «nous puissions faire ce grand Mali». Le déplacement du ministre Sadio Camara à Kidal dans la capitale de la 8è région administrative du Mali a également été marqué par le partage d’un repas de corps avec la troupe, la visite des anciens sites aurifères des membres des mouvements séparatistes du Nord ainsi que leurs bâtiments abandonnés, suite aux opérations de récupération de la ville par les FAMa et l’enregistrement de l’émission Malikura Taasira.<br>Le Général Sadio Camara a, par ailleurs, affirmé que les autorités travaillent pour que nos militaires soient dans les meilleures conditions afin d’accomplir leur mission. En plus des équipements déjà acquis, il a signalé que d’autres matériels sont en cours de route. Au cours de sa visite, le ministre chargé de la Défense a également participé à la soirée culturelle qui a mobilisé toutes les forces vives de la capitale de l’Adrar des Ifoghas. Dans sa prise de parole, il a remercié les populations de Kidal pour l’accueil chaleureux réservé à lui et sa délégation.</p>
<p><br><strong>Envoyé spécial</strong></p>
<p><strong>Bembablin DOUMBIA</strong></p>
<p></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kidal accueille le Général Sadio Camara : Une visite historique sur les terres reconquises</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-accueille-le-general-sadio-camara-une-visite-historique-sur-les-terres-reconquises-3105365.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-accueille-le-general-sadio-camara-une-visite-historique-sur-les-terres-reconquises-3105365.html</guid>
<description><![CDATA[ Kidal, Près de deux ans après la reconquête de cette région emblématique du nord du Mali, le Général de corps d’armée Sadio Camara, Ministre de la Défense et des Anciens Combattants, a foulé ce matin le sol de Kidal, dans ce qui s’annonce comme une visite hautement symbolique et historique. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202505/image_870x580_6830c2327923f.jpg" length="93410" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 23 May 2025 18:46:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p>Accompagné d’une importante délégation, le ministre a entamé son déplacement par un moment de recueillement profond : il s’est recueilli sur les tombes des soldats tombés lors des tragiques événements des 17 et 21 mai 2014, rendant ainsi hommage à ces héros de la Nation dont le sacrifice reste gravé dans la mémoire collective.</p>
<p>Mais cette visite ne s’est pas limitée au recueillement. Dans une atmosphère chargée d’émotion et de fierté nationale, le Général Camara s’est offert un véritable bain de foule, saluant la population de Kidal, visiblement émue par cette présence ministérielle rare et porteuse d’espoir. Ce déplacement marque une nouvelle étape dans le processus de normalisation et de stabilisation de la région, longtemps marquée par l’instabilité.</p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202505/image_870x_6830c23314e51.jpg" alt=""></p>
<p>À travers cette visite, le Ministre de la Défense réaffirme l’engagement indéfectible des autorités de la transition à garantir la souveraineté pleine et entière de l’État sur l’ensemble du territoire malien. Un signal fort à l’endroit de la population locale, mais aussi à l’ensemble de la communauté nationale et internationale.</p>
<p>La rédaction de maliweb.net</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Charte pour la paix et la réconciliation : des solutions endogènes de règlement de conflit</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/charte-pour-la-paix-et-la-reconciliation-des-solutions-endogenes-de-reglement-de-conflit-3105272.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/charte-pour-la-paix-et-la-reconciliation-des-solutions-endogenes-de-reglement-de-conflit-3105272.html</guid>
<description><![CDATA[ La commission de rédaction du projet de la charte pour la paix et la réconciliation était face à la presse ce mercredi. Objectif : faire le point de l’évolution de son travail. Des experts de la commission ont assuré la communication. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202505/image_870x580_682e644fd6467.jpg" length="97541" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 21 May 2025 23:40:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p>Le projet de charte pour la paix et la réconciliation est composé de 105 articles. La question de la gestion endogène des conflits occupe une place importante. Le texte se veut un document de référence pour toute initiative ou action qui concourt à la paix et au vivre-ensemble. Elle met un accent particulier sur la culture comme moyen de gestion de conflits au Mali. L’article 9 est le plus long de ce texte. Il est basé sur les valeurs partagées et la culture endogène des différentes communautés.</p>
<p>Ce projet de charte, de l’avis des experts, s’appuie aussi sur les mécanismes endogènes de gestion des conflits, à savoir : les activités culturelles et sportives entre autres. « Ces cadres constituent des forums d’échanges, de partage et de communion avec la participation des communicateurs et légitimités traditionnels », indiquent les experts de la commission.</p>
<p>Ils précisent que deux articles de la charte portent sur les principes de l’éducation civique et morale rattachée à notre culture. Toutes choses qui, selon eux, devront pousser les Maliens à adopter des attitudes positives pour la paix, la sécurité et la cohésion sociale.</p>
<p>Dans ce projet de charte pour la paix et la réconciliation, la diplomatie coutumière, basée sur nos croyances, nos religions et nos traditions, est prise en compte.</p>
<p>À noter que ce document de référence est rédigé par près d’une cinquantaine d’experts. Cette charte est destinée à consolider la paix et à renforcer la cohésion nationale après plus d’une décennie de violences.</p>
<p><strong>Une restitution attendue</strong></p>
<p>Après l’élaboration de ce document, la Commission fera sa restitution aux forces vives de la nation et au gouvernement. Elle remettra le rapport final de la charte au Président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta.</p>
<p>Source: https://www.studiotamani.org/</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Emmanuel Macron en mission d&amp;apos;urgence à Washington ce lundi</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/emmanuel-macron-en-mission-durgence-a-washington-ce-lundi-3097029.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/emmanuel-macron-en-mission-durgence-a-washington-ce-lundi-3097029.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/12/MACRON-TRUMP-2-scaled.webp" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 24 Feb 2025 17:10:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le président français doit présenter des « propositions d’action » à Donald Trump pour conjurer la « menace russe » en Europe et garantir une « paix durable » en Ukraine qui ne vire pas au diktat pour Kiev en plein rapprochement russo-américain.</strong>

Emmanuel Macron est en mission d'urgence aux États-Unis ce lundi 24 février. Arrivé dimanche soir à Washington, le président français a rejoint lundi son homologue américain Donald Trump à la Maison-Blanche afin de participer à un appel avec les membres du G7, selon une journaliste de l'AFP.

Le chef de l'État a fait un signe de la main avant de franchir la porte qui mène au Bureau ovale pour rejoindre une réunion du Groupe des sept pays les plus développés comprenant aussi le Canada, l'Allemagne, l'Italie, le Japon et le Royaume-Uni.

Il sera reçu par son homologue à 12 heures (18 heures à Paris) pour un entretien en tête à tête, suivi d'un déjeuner et d'une conférence de presse conjointe à 15 heures (21 heures à Paris), le jour même où l'Ukraine entre dans sa quatrième année de guerre.

Le président français « va à Washington avec des propositions d'action qui reflètent les convergences qui se sont fait jour » lors de ces discussions, souligne un conseiller d'Emmanuel Macron. Cela signifie « continuer à soutenir l'Ukraine, à lui apporter le soutien militaire nécessaire, respecter sa souveraineté » et faire en sorte que « les intérêts des Européens soient pleinement pris en compte », détaille-t-il.

Pour cela, Emmanuel Macron entend convaincre Donald Trump que la Russie constitue une « menace existentielle », que Vladimir Poutine « ne respectera pas » forcément un cessez-le-feu et que celui-ci devra être vérifiable.

<strong>Le porte-parole des Européens</strong>
Donald Trump a provoqué un séisme en annonçant vouloir négocier seul la paix avec Vladimir Poutine, qu'il replace ainsi au centre de l'échiquier, en empruntant à sa rhétorique et en vilipendant son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky. Les Européens redoutent que cette paix ne signifie une capitulation pour Kiev et n'encourage la Russie à réaliser de nouveaux coups de force dans des pays voisins, y compris membres de l'UE, tout cela au moment où les États-Unis amorcent un désengagement.

« Vous avez une puissance qui s'est surarmée [...] et qui continue de se surarmer. On ne sait pas où elle s'arrêtera aujourd'hui. Donc il faut qu'on agisse tous pour la contenir », a martelé Emmanuel Macron avant son départ pour Washington.

Le président français se fera aussi le porte-parole des Européens, membres de l'UE ou de l'Otan, après avoir échangé avec la quasi-totalité de leurs dirigeants, y compris le Premier ministre hongrois prorusse Viktor Orbán, depuis une semaine.

<strong>Paris et Londres se coordonnent</strong>
Avant de s'envoler pour Washington, Emmanuel Macron s'est aussi coordonné avec le Premier ministre britannique Keir Starmer, attendu à son tour jeudi à Washington, sur le message à délivrer. Londres et Paris travaillent sur le déploiement d'une force européenne en Ukraine, une fois un accord de paix conclu, afin de dissuader la Russie d'attaquer une nouvelle fois ce pays.

« L'idée, c'est de déployer des soldats qui soient en deuxième ligne, et non sur la ligne de front. Ça pourrait être combiné avec une opération multinationale, avec des contingents extra-européens », indique une source française proche des discussions.
Les deux dirigeants devraient demander en contrepartie au président américain d'apporter de « solides garanties de sécurité » aux forces déployées.

<strong>Source: https://www.latribune.fr/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Processus de DDR&#45;I : Le ministre Wagué annonce l’intégration et la réinsertion de 3.000 ex&#45;combattants</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/processus-de-ddr-i-le-ministre-wague-annonce-lintegration-et-la-reinsertion-de-3-000-ex-combattants-3095184.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/processus-de-ddr-i-le-ministre-wague-annonce-lintegration-et-la-reinsertion-de-3-000-ex-combattants-3095184.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/02/Wague-52.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 12 Feb 2025 09:36:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Pour cette année, le gouvernement annonce l’intégration de 2.000 ex combattants issus des groupes républicains d’autodéfense dans les Forces de défense et de sécurité en tant que soldats de 2é classe et la réinsertion socioéconomique de 1.000 ex combattants au profit des inaptes du Mécanisme opérationnel de coordination (MOC)</strong>

Le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le Général de corps d’armée Ismaël Wagué, a donné cette information lors d’une conférence qu’il a animée hier dans les locaux de son département, lançant ainsi le processus de désarmement-démobilisation-réinsertion et intégration (DDR-I). C’était en présence des responsables des groupes d’autodéfense bénéficiaires de ce programme.

Ces 2.000 ex-combattants à intégrer contribueront à la sécurisation du pays ainsi qu’à la protection de nos concitoyens et les 1.000 autres à réinsérer bénéficieront d’une prise en charge pour leur réinsertion socioéconomique. Ils seront issus des rangs des anciens mouvements signataires du défunt Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, des anciens mouvements sédentaires de la Région de Gao, des milices d’autodéfense de Bandiagara, Djenné, Ségou, Macina, des donzos, des mouvements peulhs, entre autres.

Selon le Général de corps d’armée Ismaël Wagué, l’objectif est de faire du DDR-I, un modèle de réussite en matière de stabilisation et de réconciliation nationale. «C’est pourquoi, nous devons œuvrer ensemble, dans un esprit de dialogue et de confiance mutuelle, pour garantir le succès de ce processus», a-t-il justifié. Et de saluer l’engagement et la disponibilité des groupes concernés par cette phase du DDR-I ainsi que l’ensemble des partenaires institutionnels qui accompagnent cette dynamique. C’est dire que la mise en œuvre effective de ce programme ne saurait être l’affaire du seul gouvernement, surtout que c’est une initiative nationale qui exige l’adhésion et l’implication de tous.

Faut-il noter que ce programme DDR-I 2024 s’inscrit dans la continuité des engagements pris lors du Dialogue inter-Maliens (DIM), où l’intégration et la réinsertion des ex-combattants ont été identifiées comme recommandation clé. Le ministre chargé de la Réconciliation expliquera que c’est dans cette perspective que le gouvernement a défini un plan clair et structuré qui garantit à la fois la réintégration sociale et professionnelle de nos compatriotes issus des anciens groupes politico-armés.

Selon lui, le Président de la Transition accorde une attention particulière à la mise en œuvre effective de ce programme. L’initiative pilotée par le département chargé de la Réconciliation à travers la Commission nationale de DDR et la Commission nationale d’intégration (CNI), est l’aboutissement d’un dialogue constructif et d’une volonté politique affirmée en faveur de la paix et de la réconciliation nationale.

CLIMAT DE CONFIANCE- Le Général de corps d’armée Ismaël Wagué a indiqué que le DDR-I ne se limite pas seulement à l’intégration des ex-combattants dans les Forces de défense. Il est question également de créer un climat de confiance entre les différents groupes et communautés, de favoriser une réconciliation sincère et durable. «Nous devons nous rappeler que la paix ne se décrète pas, elle se construit chaque jour par des actes concrets et un engagement sincère de toutes parties prenantes», a-t-il soutenu.

Le ministre chargé de la Réconciliation demeure conscient que le chemin vers la stabilité est semé d’obstacles et de défis à relever, mais selon lui, ensemble, «nous pouvons les relever». Raison pour laquelle, le Général de corps d’armée Ismaël Wagué promet que le gouvernement mettra tout en œuvre pour que chaque ex-combattant réintégré trouve sa place dans notre société et puisse contribuer positivement à la sécurité et au développement de notre pays. «J’invite donc tous les Maliens à soutenir ce processus, à y croire et à y participer activement.

Notre responsabilité collective est d’assurer un avenir meilleur aux générations futures…», a lancé le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale. Cependant, le Général de corps d’armée Ismaël Wagué a mis en garde les responsables des groupes d’autodéfense concernés que ce programme prend en compte uniquement les ex-combattants et que toute magouille est synonyme de disqualification. Et les candidats sont obligés de justifier leur statut d’ex-combattant par la présentation d’une arme de service qui sera suivie d’autres conditionnalités à remplir. Il a insisté : «Aucun militaire radié du rang des Forces de défense et de sécurité ne sera non plus admis.»

Il a également précisé que les mouvements opposés à notre État ne sont pas concernés par ce processus. Car, soutiendra le ministre Wagué, il faut que la justice s’exprime d’abord sur ces cas, sachant bien que certains d’entre eux sont reconnus coupables de l’attaque du bateau Tombouctou.

Le Général Wagué a expliqué que ce programme n’a pas pour objectif de dissoudre dans l’immédiat les groupes d’autodéfense pro-gouvernementaux, mais de prendre en compte une partie des ex-combattants. Il s’agit, selon lui, de faire en sorte qu’à la fin du processus, il n’y ait plus de groupe d’autodéfense sur le territoire national.

<strong>Oumar DIAKITE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Réconciliation/paix : L&amp;apos;Alliance des Berabiches du Mali s&amp;apos;engage aux côtés des autorités pour un Mali uni et prospère</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/reconciliation-paix-lalliance-des-berabiches-du-mali-sengage-aux-cotes-des-autorites-pour-un-mali-uni-et-prospere-3090346.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/reconciliation-paix-lalliance-des-berabiches-du-mali-sengage-aux-cotes-des-autorites-pour-un-mali-uni-et-prospere-3090346.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2025/01/Berabiches.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 08 Jan 2025 12:00:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>C’est suite à la première réunion du bureau exécutif de L'Alliance des Berabiches du Mali ABM tenue le lundi 06 janvier 2025 au siège des Berabiches à Tombouctou que cette  information a été rendu publique à travers leur communiqué N°01/01/2025/BE-ABM et ` annonce  son retrait officiel de toute affiliation aux mouvements armés ou politiques prônant des idéaux séparatistes ou contraires aux valeurs républicaines. </em></strong>

Ce tournant marque  une volonté affirmée de contribuer à la construction d’un Mali uni, cohérent et prospère par les dix responsables de  la communauté de l'Alliance des Berabiches du Mali (ABM) ( Si Med O Med Salem, Jamal El Oumrany, Sidi Ali Ould Bagna, Sidi Ely Ould Med Soultan, Omar Ould Med Elmaouloud, Baba Ould Sidi Ely, Sidi Med Ould El Wali, Boubacr Sadegh Ould Med Lamine, Elhaj Ould Minmine et Mohamed Ould Salah Soultane.

<strong><em> </em></strong>Un désengagement fort et symbolique car dans le  communiqué signé par dix figures influentes de la communauté Berabiche, l’ABM a clairement affiché sa position. « <em>Nous démissionnons de tous les projets ou mouvements ayant pour objectif de compromettre l’unité, la cohésion et l’intégrité territoriale du Mali</em> », ils s’opposent fermement à toute velléité séparatiste ou agenda contraire à l'intérêt national. Et ils ont également averti que tout membre impliqué dans de telles initiatives serait considéré comme démissionnaire de facto de l’organisation, renforçant ainsi son engagement pour l’unité nationale.

Pour leur  soutien affiché à la Transition pour une démarche solidaire, l'ABM a exprimé son soutien au Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, et au Général de Corps d’Armée Ismaël Wagué, ministre de la Réconciliation et de la Cohésion Nationale. L’Alliance salue leurs efforts pour maintenir la stabilité et renforcer la paix dans le pays. En faisant elle invite les Berabiches et à la nation à s’aligner sur ce nouveau paradigme, basé sur la préservation des valeurs républicaines, la promotion de la paix sociale et le dialogue constructif. En s'engageant à défendre les intérêts des citoyens par des moyens pacifiques, elle souligne également l’importance de promouvoir la culture et la langue arabe dans un Mali diversifié et inclusif.

Cette déclaration pourrait être considérée comme une étape clé pour la cohésion nationale car ce repositionnement stratégique de l’Alliance des Berabiches est un message fort dans un contexte où le Mali aspire à se relever des tensions internes. En se désolidarisant des mouvements armés et en soutenant les autorités, l’ABM joue un rôle déterminant dans la consolidation de la cohésion nationale et la reconstruction d’un État fort. Et aussi démontre que l’unité et la coopération sont des leviers indispensables pour bâtir un Mali prospère et solidaire. Cette initiative pourrait inspirer d'autres groupes à emboîter le pas, renforçant ainsi la dynamique nationale vers une paix durable.

<strong>Bokoum Abdoul Momini/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tinzaouatène : L’enfer venu du ciel !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/tinzaouatene-lenfer-venu-du-ciel-3087218.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/tinzaouatene-lenfer-venu-du-ciel-3087218.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/11/drone-de-combat-Akinci.webp" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 09 Dec 2024 01:50:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Jusqu'ici, durant la trêve et le statu quo tout le monde se demandait : qu'attendent les Fama pour porter le coup de grâce à la rébellion au nord Mali après la reprise de Kidal et la stabilisation intervenue à Tinzawatène ? Depuis ce dimanche 1er décembre au petit matin, c'est fait. L'armée malienne, soutenue par ses vecteurs aériens, a neutralisé plusieurs chefs des groupes armés coalisés et autres factions rebelles de responsables touarègues. Le bilan de cette opération est lourd. Mais le nord est libéré. Les Fama ont frappé fort ! Un exploit jamais réalisé !</strong>

Dans la matinée du dimanche 1er décembre 2024, aux environs de 8h, les Forces Armées Maliennes (FAMa) ont mené une frappe de drones dans la zone de Tinzawatène, visant une position stratégique des groupes armés. Cette opération a permis de neutraliser plusieurs chefs rebelles, parmi lesquels Fahad Ag Almahmoud, figure emblématique de la région.

La veille, les groupes armés du Cadre stratégique permanent pour la paix, la sécurité et le développement (CSP-DPA) 0avaient signé un pacte d’honneur, marquant la dissolution de toutes les entités armées sous cette bannière pour former le Front de Libération de l’Azawad (Fla), mort-né. Fahad Ag Almahmoud, représentant du Groupe d’Autodéfense Touareg Imghad et Alliés (GATIA), avait participé à cet accord historique.

Cette frappe intervient dans un contexte marqué par des tentatives de restructuration des mouvements armés, posant de nouveaux défis sécuritaires pour les autorités maliennes.

Dans un communiqué officiel (N°001-CC/FLA-2024), le porte-parole du Front Populaire de Libération de l’Azawad, Mohamed Elhamoud Ramadan, a confirmé la mort de Fahad Ag Almahmoud, ainsi que d’autres hauts responsables. «Le Front de Libération de l’Azawad, né de la fusion des mouvements CSP-DPA, informe l’opinion nationale et internationale qu’au matin du dimanche 1er décembre 2024, près de la frontière algérienne, à Tinzawatene, des frappes synchronisées de drones ont fait martyrs des défenseurs de la cause azawadienne. Ce sacrifice s’ajoute à la longue liste des martyrs tombés pour notre lutte légitime», a déclaré Ramadan. Parmi les chefs tués figurent : Fahad Ag Almahmoud, responsable du Mouvement, Chogheib Ag Attaher, chef de la tribu Idnane, Albaraka Ag Alfaqî, notable de la communauté Idnane, Sidi Ag Baye, cadre politique du Mouvement,

Bachar Ag Akhmad, cadre administratif du Mouvement, Mohamed Ag Acherif, cadre politique du Mouvement, Mossa Ag Bay, notable de la communauté Idnane, Ousmane Ag Mohamedine, cadre du Mouvement.

En tout, plusieurs chefs rebelles ont péri sous le feu des FAMa (Forces Armées Maliennes) ce dimanche 1er décembre 2024. De plus, plusieurs responsables ont été blessés, et certains sont portés disparus. Pour l’heure, les autorités de la transition malienne n’ont pas publié de communiqué officiel, suivant ainsi la stratégie de silence imposée par l’armée, réputée «grande muette».

Il est à noter que cette victoire de l’armée malienne survient après la lâche agression de ces groupes terroristes et leurs alliés ukrainiens le 25 juillet dernier. C’est une revanche significative pour l’armée malienne, qui a choisi de nettoyer cette zone près de la frontière algérienne dans le cadre de la surveillance et de la sécurisation du territoire national.

<strong>M Sylla</strong>

&nbsp;

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Unification des Mouvements de l’Azawad : Après la perte de Kidal, l’effort de rebondir tourne au drame</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/unification-des-mouvements-de-lazawad-apres-la-perte-de-kidal-leffort-de-rebondir-tourne-au-drame-3086507.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/unification-des-mouvements-de-lazawad-apres-la-perte-de-kidal-leffort-de-rebondir-tourne-au-drame-3086507.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/11/vue-de-la-ville-de-kidal.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 03 Dec 2024 01:38:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Réunis à Tin-Zeouaten pour insuffler un nouvel élan aux velléités sécessionnistes touaregs, les leaders des mouvements armés n’ont pas fini de savourer le conclave de leur fusion que l’événement a été fortement endeuillé. Au nombre des pertes infligées par l’attaque au drone de l’armée malienne figure de grands noms comme le virevoltant secrétaire général de la dissidence GATIA, Fahad Ag Almahmoud, ainsi que plusieurs autres de ses compagnons que les rescapés du congrès constitutifs du FLA du samedi dernier présentent ont élevé au rang de «martyrs de l’Azawad»

Les traditionnelles assises annuelles du CSP - PSD s’étalent exceptionnellement déplacées cette année à Tin-Zeouanten, une localité qui échappe au contrôle de l’Etat malien où les mouvements armés se sont retranchés après la reprise de la ville de Kidal par l’armée régulière. C’est dans cette contrée frontalière de l’Algérie voisine que le HCUA, le MNLA ainsi que les dissidences du MAA et du GATIA ont convergé pour prendre date, en réalisant un projet vieux de plusieurs années : la fusion des différentes composantes du CSP - PSD dans un seul et unique mouvement. Leur conclave annuel, selon le contenu du Pacte d’Honneur qui l’a sanctionnée, a notamment consacré leur dissolution au profit de l’émergence d’une nouvelle entité baptisée «Front de Libération de l’Azawad »(FLA). Comme l’indique son appellation, l’avènement de la nouvelle entité consacre en même temps un brusque retour aux velléités sécessionnistes que les précurseurs de Azawad avaient formellement abandonnées en échange de l’Accord pour la paix. La caducité du processus d’Alger, intervenue dans le sillage de la reprise des contrées septentrionales naguère sous contrôle des mouvements armés, figure au nombre des arguments parmi tant d’autres de motifs justificatifs de cette démarche de radicalisation des mouvements. Le document final issu des assises constitutives du FLA relève, en effet, le «non respect des engagements contenus dans les différents accords» conclus avec les régimes successifs s’ajoute ainsi que le caractère cyclique du différend avec l’Etat central. Toutes choses que la nouvelle entité entend résoudre désormais au moyen d’une reprise du combat pour le droit à l’autodétermination. Pour ce faire, le Front pour la Libération de l’Azawad s’assigne une vocation politico-militaire et se prévaut par ailleurs d’une ouverture à tous ceux qui se reconnaissent dans les spécificités identitaires que reflète le nouveau drapeau du peuple Azawadiens et qui partagent ses objectifs historiques de celui-ci. Le Pacte d’Honneur pour l’unité du Peuple de l’Azawad fait figure, en définitive, de rappel des troupes auquel souscrivent, selon ses tenants, toutes les notabilités de l’entité dont les prétentions territoriales seront probablement déterminés dans une Charte constitutive annoncée pour définir les objectifs et principes d’une Autorité de l’Azawad.

En attendant, la rupture avec l’Etat malien ne s’opère pas qu’au détour des crédos de justice et de liberté dont elle se réclame. Elle s’exprime également par un penchant affiché pour l’ordre islamique, assimilable à un appel du pied aux groupes islamiques avec lesquels le cheminement est à peine voilé depuis la perte de la ville de Kidal. En dépit de la souscription aux principes de laïcité consacrés par l’Accord d’Alger en son temps, les apparentements et rapprochements étaient déjà si perceptibles dans la cohabitation avec un mouvement comme le HCUA (ancien Ansar Dine). La disparition de cet accord pourrait avoir affaibli les mouvements rebelles au point de les jeter dans les bras des forces islamistes. En toile de fond une tentative laborieuse de rebondir.

<strong>Le conclave tourne au drame : Plusieurs responsables séparatistes neutralisés</strong>

L’armée malienne, de son côté, n'a pas renoncé d’un pouce à son engagement irréversible de reconquérir la totalité du territoire national. Au lendemain du congrès constitutif du FLA, hier dimanche, les FAMa ont réagi à la remise en cause de l’intégrité territoriale du Mali en infligeant une perte inédite aux initiateurs du Front séparatiste. Son porte-parole Mohamed Elmaouloud Ramadane, dans un communiqué rendu public le même jour, reconnaît d’ailleurs que le mouvement fait le deuil de plusieurs de ses responsables et cadres ainsi que de notables acquis à sa cause, suite à «plusieurs frappes synchronisées» au drone à Tinzawatene, à la frontière algérienne. En plus du Secrétaire général de la dissidence du GATIA, Fahad AG Almahmoud, ledit communiqué égrène des noms plus ou moins familiers comme Sidi AG Baye, ⁠Bachar Ag Akhmad, Mohamed Ag Acherif, Ousmane Ag Mohamedine, tous responsables et cadres du mouvement.

Le Chef de Tribu Idnane, Chogheib Ag Attaher, Albaraka AG Alfaqi, des notables de la communauté Idnane et Mossa Ag Baye, de la communauté Idnane sont également tombés hier dimanche matin. Et si le communiqué ne donne aucune indication du bilan global, le mouvement, selon des sources concordantes, a perdu de nombreux autres combattants.

Quoiqu’il soit porté sur les fonts baptismaux dans le deuil, le FLA n’en est pas abattu au point de renoncer à ses ambitions. Ses pertes sont prises avec philosophie, à en juger par le contenu de son communiqué où il réaffirme la légitimité de cause ainsi que sa volonté de continuer le combat jusqu’à son aboutissement par tous les moyens légaux et légitimes». «Les révolutionnaires tombent et tomberont encore mais la révolution ne s’en sentirait que plus forte», peut-on lire dans le même communiqué où cet autre revers de Tin-Zeouaten est présenté comme une simple «tentative de de casser la dynamique»

&nbsp;

<strong>A KEÏTA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Commémoration de la libération de Kidal : La démission de Choguel Kokalla Maïga exigée</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/commemoration-de-la-liberation-de-kidal-la-demission-de-choguel-kokalla-maiga-exigee-3084991.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/commemoration-de-la-liberation-de-kidal-la-demission-de-choguel-kokalla-maiga-exigee-3084991.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/11/Kidal-anniversaire.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 20 Nov 2024 01:25:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Dans une ambiance fervente et surchauffée   digne d’un grand rassemblement politique, s’est déroulée ce mardi 19 novembre 2024 au CICB, la commémoration de l’an 1 de la libération de Kidal. Organisée  par des partis politiques, et la société civile dont l’Alliance pour la Refondation du Mali   (AREMA),  cette célébration a tourné à un meeting politique exigeant que ‘le premier ministre, Choguel Kokalla Maïga soit  incessamment démis de ses fonctions après avoir tenus des  propos jugés préjudiciables à la bonne marche de la Transition le 16 novembre dernier au Palais des Sports.</strong></em>

Ils avaient pris d’assaut  la salle  des 1000 places qui n’a pu les contenir et occupé une  grande partie de la cour du CICB ces militants des partis politiques et  de la société civile organisateurs de cette rencontre.

Sur les banderoles et autres écriteaux, on pouvait lire « Choguel le peuple vous demande de démissionner » ; « Carton rouge à Choguel ! » ; «  Assimi Doko kou kana Choguel Soroyé (Assimi, que Choguel n’excède pas la semaine) » ; «  Les six  généraux an ta bla Mokoyé «  Les 6 généraux, on ne laisse pour personne » etc.

Le 14 novembre 2023, les Forces armées maliennes (FAMA) ont repris des mains des groupes armés la région de Kidal. Cette victoire a permis le retour de l’Etat  dans la région. La célébration de la libération de Kidal est un événement historique pour le Mali, le premier ministre, Choguel Kokalla Maïga a donné le ton le samedi 16 novembre dernier en organisant un meeting  à l’occasion.

Pour le président de l’AREMA, Mohamed Ousmane Ag Mohamedoune,  la  commémoration de la libération de Kidal,  a été transformée en campagne électorale par le premier ministre Maïga.  Il a estimé nécessaire de  se prononcer sur le discours du 16 novembre dernier pour    répondre aux allégations du premier ministre’, selon ses dires.  A cet effet, il accuse ce dernier d’incohérent en critiquant   publiquement une gouvernance qu’il avait longtemps défendu.   Selon M Mohamedoune,  accuse en plus le premier ministre d’être  uniquement animé d’ambitions personnelles au détriment de l’intérêt national. Le président de l’AREMA, a fini par conclure en demandant la démission du premier ministre Choguel Kokalla Maïga de sa fonction.

Cette cérémonie a également été marquée par la projection d’un film sur les réalisations du gouvernement de Transition.  Les organisateurs ont réaffirmé leur soutien aux Fama et au président de la Transition.

<strong>Khadydiatou SANOGO/maliweb.net</strong>

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>#Mali : Regards croisés sur la récupération de Kidal par l’État</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-regards-croises-sur-la-recuperation-de-kidal-par-letat-3084317.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-regards-croises-sur-la-recuperation-de-kidal-par-letat-3084317.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/11/Assikaday-Ag.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 14 Nov 2024 10:18:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Un an après la reprise de Kidal par les autorités maliennes, particulièrement par l'Armée, je pense qu'aujourd'hui, la ville voit une tranquillité à l'horizon.</strong>

Assikaday Ag, directeur général de la radio Tisdas Kidal : «Je demande aux autorités de faire de Kidal, une région émancipée, de paix et de prospérité»

C'est pour dire que de nos jours, on sent réellement qu'il y a un retour des droits, un retour de l'Administration en général et tous les services sociaux de base notamment l'éducation, l'hydraulique et l'énergie. Aussi, tous les autres services qui s'occupent des affaires de la population sont en place à Kidal. Ce 14 novembre sera un jour très différent des moments passés. C'est mon aperçu personnel sur la situation parce que je le vis de 2012 à maintenant. On peut dire que Kidal d'aujourd'hui n'est pas du tout comparable à celui d'avant cette date du 14 novembre 2023.

Les perspectives se dessinent d'elles-mêmes. Une des perspectives, c'est qu'aujourd'hui à Kidal, l'essentiel des services, particulièrement celui de l'éducation, est en train de s'installer. Un certain nombre d'enseignants sont déjà à Kidal depuis un temps. C'est une perspective à laquelle on s'attendait et qui est en voie de se réaliser.

L'autre perspective concerne les dispositions à prendre pour permettre de sécuriser les citoyens et leurs biens. C'est ce que nous les Kidalois attendent. Parce que nous avions rompu avec cela depuis une décennie. Voir une année après que cela pointe à l'horizon est extrêmement important pour nous. Pourvu que la situation s'améliore et continue de s'améliorer, je souhaite aux autorités de la Transition des jours meilleurs.

Si on continue ainsi, je pense qu'on serait dans un Kidal heureux qui ressemblera à toutes les autres régions du Mali. Je souhaite aussi une bonne gouvernance et j'exige aux autorités de faire de Kidal, une région émancipée, de paix et de prospérité».

<strong>Souleymane SIDIBE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La Russie réitère son soutien au renforcement des capacités opérationnelles de l’armée burkinabè</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/la-russie-reitere-son-soutien-au-renforcement-des-capacites-operationnelles-de-larmee-burkinabe-3083267.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/la-russie-reitere-son-soutien-au-renforcement-des-capacites-operationnelles-de-larmee-burkinabe-3083267.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/11/Russie-Burkina.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 06 Nov 2024 10:18:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Ouagadougou, 5 nov. 2024 (AIB) – L’ambassadeur de la Fédération de Russie, Igor Martynov, a réitéré lundi à Ouagadougou la contribution de son pays au renforcement des capacités opérationnelles des Forces de défense et de sécurité, rapportent les services de communication du ministère de la Sécurité.</strong>

Le diplomate russe a été reçu en audience lundi par le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana.

Selon Igor Martynov, il a été question de contribuer significativement à la reconquête du territoire national par le renforcement des capacités opérationnelles des Forces de défense et de sécurité (FDS).

« Nous avons discuté des différents axes de notre coopération, notamment les perspectives de développement du secteur de l’énergie mais aussi de la sécurité », a-t-il indiqué.

Il a également salué et loué la résilience du peuple burkinabè face à la situation sécuritaire actuelle.

Agence d’information du Burkina
DNK/ata

<a href="https://www.aib.media/"><strong>Source: https://www.aib.media/</strong></a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>#Mali : #Kidal, #Ménaka et #Gao : La commission de rédaction de l&amp;apos;avant&#45;projet de la charte pour la paix rencontre la population</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-kidal-menaka-et-gao-la-commission-de-redaction-de-lavant-projet-de-la-charte-pour-la-paix-rencontre-la-population-3073246.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-kidal-menaka-et-gao-la-commission-de-redaction-de-lavant-projet-de-la-charte-pour-la-paix-rencontre-la-population-3073246.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/08/KIDAL-NORD.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 09 Aug 2024 09:24:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre de l'élaboration de l'avant-projet de la Charte nationale pour la paix, des membres de la commission chargée de la rédaction de ce projet de document ont rencontré les forces des Régions de Kidal, Ménaka et Gao.</strong>

La rencontre a eu lieu, mardi à Gao sous la présidence du gouverneur de cette région. Le général Moussa Moriba Traoré avait à ses côtés des membres de la commission ; notamment Mamadou Diamoutani et Attaher Ag Iknane. Objectif : recueillir leurs avis, propositions et recommandations. «Nous voudrons avoir la contribution, la participation des forces vives, des confessions religieuses, des autorités traditionnelles et des légitimités des trois régions afin d'améliorer l'avant-projet de charte», a expliqué Mamadou Diamoutani.

Idrissa Coulibaly, participant de Kidal, a déclaré que sa région mettra tout en œuvre pour la construction et la promotion de la paix au Mali. Afin que le pays retrouve sa cohésion, sa quiétude d'antan et son vivre ensemble légendaire, at-il ajouté. Les délégués de l'Adrar des Ifogas ont recommandé de mener une étude approfondie pour mieux cerner les causes et les conséquences des crises notamment les rébellions cycliques qui ont tous éclaté sur le sol de la Région de Kidal. Ils ont également proposé de réfléchir au rôle que la femme surtout Kel tamasheq pourrait jouer dans la construction de la paix, la vulgarisation, la promotion de la paix et la cohésion nationale.

Les autorités religieuses et les légitimités traditionnelles de Gao ont préconisé le respect et l'application des lois et textes réglementaires en vigueur dans notre pays, la sécurisation des personnes et de leurs biens, le désarmement des groupes armés républicains, la réinsertion des ex-combattants et l'opérationnalisation de toutes les circonscriptions administratives.

À l'ouverture des travaux, le gouverneur de la Région de Gao, le général Moussa Moriba Traoré a insisté sur l'importance de la rédaction de cette charte pour le pays. Il a félicité le président de la Transition, le colonel Assimi Goita, pour la mise en place de la commission nationale de rédaction de l'avant-projet de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale.

<strong>Abdrahamane TOURE / AMAP - Gao</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Général Gamou à la rencontre des kidalois :  Kidal au cœur des débats</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/general-gamou-a-la-rencontre-des-kidalois-kidal-au-coeur-des-debats-3060938.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/general-gamou-a-la-rencontre-des-kidalois-kidal-au-coeur-des-debats-3060938.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/11/GENERAL-GAMOU-KOULOUBA.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 20 Apr 2024 11:18:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le gouverneur de la région de Kidal, le  général de division Alhadji Ag Gamou, a rencontré le dimanche 14 avril 2024 à l’ex-Cres de Badalabougou, les ressortissants de la région de Kidal présents à Bamako et environs.</em></strong>

&nbsp;

Des sujets comme les informations sur la situation générale de la région de Kidal, les échanges interactifs entre les participants et les propositions de solutions aux problèmes soulevés ont été débattus.

Il ressort que l’une des recommandations au cours de la rencontre est qu’il y ait des cadres de la région de Kidal au sein du Comité de pilotage du Dialogue inter-malien, en plus du général de corps d’armée qui représente sa corporation.

Les aspects comme le retour des populations, notamment les fonctionnaires avec eux les services sociaux de base, la participation des cadres de Kidal dans le Comité de pilotage Dialogue-inter malien, la disponibilité des cadres pour accompagner le gouverneur dans sa noble mission, la mise en place d’une association des cadres ressortissants et sympathisants de la région  de Kidal, et le bon  vivre ensemble, ont été passés au peigne fin par le gouverneur.

Le général de division Alhadji Ag Gamou a suffisamment échangé avec les ressortissants de Kidal résident à Bamako. Le moins que l’on puisse dire, chacun est retourné chez lui avec des  enseignements.

Le chef de l’exécutif régional de la 8e région a dit ceci : <em>"J’ai rencontré les ressortissants de Kidal résidant à Bamako pour parler des problèmes de la région de Kidal et du Mali en général. Je les ai invités à s’impliquer pour la région de Kidal, surtout parce qu’ils sont Kidalois et la région a besoin de ses cadres. Que tout ce beau monde s’implique à relever les défis dans la région. J’ai fait la situation, depuis ma nomination à ce jour, ce que l’Etat a fait en cinq, six mois c’est énorme, c’est beaucoup pour la région de Kidal. Le retour de l’administration, les services sociaux de base en place, les écoles sont rouvertes, les centres de santé sont rouverts. J’ai récemment fait une tournée  dans  les localités d’Aguelhok, Anéfis et Tessalit et tout va bien. Les participants, je les ai invités à s’impliquer dans la paix, la réconciliation et le processus du vivre ensemble"</em>.

&nbsp;

<strong>Les femmes en avant pour le processus de la paix</strong>

Les femmes de la région en général étaient à la rencontre et se disent prêtes à soutenir les autorités de la Transition. Une des participantes a affirmé : <em>"Je n’ai jamais franchi la frontière du Mali en dehors de là où j’ai fait mes études. Je ne connais que le Mali et Kidal. Nous sommes des femmes, il y a ce qu’on peut faire et ce qu’on ne peut pas faire. Nous sommes des femmes prêtes à faire le déplacement sur Kidal pour accompagner et soutenir les autorités, notamment le gouverneur pour que la paix revienne et qu’elle soit pérenne"</em>.

A l’issue de la rencontre, il ressort neuf thématiques très importantes qui feront l’objet de débats entre les cadres ressortissants de la région de Kidal, à savoir : les problèmes de sécurité au niveau de la région de Kidal, la nécessité du retour des populations déplacées à l’intérieur et à l’extérieur de la région, le retour des fonctionnaires notamment les enseignants pour faire redémarrer les services sociaux de base, les modalités de participation des ressortissants de Kidal au Dialogue inter-malien en cours, la nécessité pour les ressortissants de Kidal de s’organiser en collectif pour défendre leurs intérêts et accompagner les autorités nationales et régionales pour le retour de la paix et du vivre-ensemble dans la région de Kidal en particulier et au Mali en général, la disponibilité des femmes et des jeunes pour accompagner les autorités au niveau régional et même national, la promotion du vivre-ensemble et de la réconciliation nationale particulièrement dans la région de Kidal, la nécessité de bien connaître les réalités locales des Kel Adagh pour bien comprendre certains phénomènes et problématiques et bien administrer les populations de la région de Kidal, importance de connaître l’histoire et la culture du milieu nomade de l’Adagh, les principaux enjeux et défis géostratégiques et géopolitiques au niveau du Nord du Mali et de la région de Kidal en particulier  et le développement, chômage des jeunes, activités des ONG au niveau de la région de Kidal.

<strong>Sarr</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Septentrion : Assimi arrache une paix précaire à Kidal</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/septentrion-assimi-arrache-une-paix-precaire-a-kidal-3056776.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/septentrion-assimi-arrache-une-paix-precaire-a-kidal-3056776.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/11/Kidal-ville.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 12 Mar 2024 10:16:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Pour la paix et la réconciliation nationale, plus de 160 chefs coutumiers ont accepté, la main tendue du Président de la Transition, colonel Assimi Goïta, en démissionnant «avec effet immédiat» du Conseil de l’Adrar des ifoghas, du HCIA et du Cadre stratégique permanent (CSP-PPC). Tous de la région de Kidal, ces leaders communautaires sont tous des adhérents au Conseil supérieur des Imghads et Alliés (CSIA) qui s’engagent à respecter l’autorité de l’État et à œuvrer pour la paix, la réconciliation nationale et la cohésion sociale. C’était à la faveur d’une rencontre présidée par le gouverneur de la région, le Général El Hadji Gamou. «Nous, chefs et conseillers de fraction du Cercle d’Aguelhok, déclarons notre démission avec effet immédiat du Conseil de l’Adrar et du Cadre stratégique permanent (CSP-PPC). Nous déclarons aussi notre soutien total aux idéaux de Son excellence, colonel Assimi Goïta, président de la Transition», a déclaré Agaly Ag Biga, porte-parole des chefs coutumiers d’Aguelhoc. Zeid Ag Noh, chef coutumier d’Imididagane Iminass, a également engagé sa communauté à accompagner le président de la Transition dans le cadre du Dialogue direct inter-Maliens».

En attendant, la question est de savoir si une paix durable est possible sans les leaders de la CMA, dont la plupart se trouvent sous le coup d’un mandat d’arrêt international lancé par la justice pour « association de malfaiteurs, actes de terrorisme, de crimes contre l’humanité, de crimes de guerre, de financement du terrorisme, de blanchiment de capitaux, d’assassinat, d’incendie volontaire, de blessures volontaires, de violences et voies de fait et de dommage à la propriété d’autrui ». Or, au nom de la paix il était peut-être préférable de tendre à nouveau la main aux ex-rebelles avant le démarrage du bateau « Dialogue direct inter-Maliens ».

<strong>Amidou Keita</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rencontre des Imghad et alliés à Kidal : le chef de la tribu des Kel Ansar, Abdoul Nasser, plaide pour l’unité et la cohésion nationale</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/rencontre-des-imghad-et-allies-a-kidal-le-chef-de-la-tribu-des-kel-ansar-abdoul-nasser-plaide-pour-lunite-et-la-cohesion-nationale-3056518.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/rencontre-des-imghad-et-allies-a-kidal-le-chef-de-la-tribu-des-kel-ansar-abdoul-nasser-plaide-pour-lunite-et-la-cohesion-nationale-3056518.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/10/Abdoul-Majid-Ag-Mohamed-Ahmed-Al-Ansary-Nasser.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 09 Mar 2024 01:35:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En prélude au dialogue inter-malien, le Conseil supérieur des Imghad et alliés a organisé, samedi, une grande rencontre dans la ville de Kidal. À laquelle a participé, le Chef général de la Tribu Kel Ansar Abdoul Magid Ag Mohamed Ahmed Al Ansari dit Nasser, donnant ainsi un éclat particulier à la cérémonie.  </em></strong>

Placée sous le thème “<em>Cohésion sociale, Dialogue inter-malien et soutien aux autorités de la transition</em>”, cette rencontre a réuni d'éminentes personnalités, comme des membres du gouvernement et ceux du CNT, des délégations régionales et sous-régionales.

Engagé pour le retour de la paix et la cohésion sociale, Abdoul Magid Ag Mohamed Ahmed Al Ansari dit Nasser ne pouvait évidemment en aucun cas rater cet important rendez-vous de Kidal, qui plus est, ancien bastion de la rébellion, un lieu idéal pour prêcher la bonne parole.

Au nom de l'ensemble de la communauté Kel Ansar, Nasser a mis l'accent sur l'unité nationale, la paix et le patriotisme. <em>« Nous formons une communauté forte et résiliente, et il est de notre devoir de travailler main dans la main pour construire un avenir de prospérité et de coexistence pacifique entre les filles et les fils du Mali. En tant que membres de la communauté de Kidal, nous sommes tous responsables de la préservation et de l’unité nationale</em> », a rappelé l’Amenokal des Kel Ansar.

Selon lui, la paix et le vivre-ensemble dans l’harmonie et la diversité constituent le fondement sur lequel est bâtie la vie de la population malienne. Cela, affirme-t-il, conformément à la vision du président de la Transition dans un Mali Koura en phase avec ses valeurs.

C’est dans ce cadre qu’il a remercié les autorités de transition en particulier, le Colonel Assimi Goïta, qui, par sa clairvoyance, a honoré l’ensemble des légitimités traditionnelles. Selon M. Nasser, au-delà de l’institutionnalisation du 11 novembre 2021, comme Journée nationale dédiée aux légitimités traditionnelles et culturelles, le Chef de l’Etat les a valorisés à travers la remise des insignes.

Présent à Kidal, le ministre de la Réconciliation de la Paix et de la Cohésion nationale, le Colonel Ismaël Wagué, a saisi l’opportunité pour inviter les déplacés à rentrer chez eux.

Il faut rappeler que cette rencontre se tient dans un contexte marqué par la reprise de la ville de Kidal par l’armée malienne aux mains de la rébellion du CSP-PSD, et la nomination du Général El Hadj Ag Gamou comme gouverneur de la région. Celui-ci, faut-il le rappeler, est membre de la communauté des Imghad et alliés.

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kidal. Le grand rocher « Houmaïssa » prend les couleurs nationales du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-le-grand-rocher-houmaissa-prend-les-couleurs-nationales-du-mali-3055785.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-le-grand-rocher-houmaissa-prend-les-couleurs-nationales-du-mali-3055785.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/03/Rocher-Kidal.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 04 Mar 2024 07:47:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le grand rocher de Kidal à la porte de la ville est le symbole de la souveraineté retrouvée. Ce rocher dénommé par le grand public « Houmaïssa », a longtemps porté en lettre capitale le mot « KIDAL » comme pour souhaiter la bienvenue dans la capitale de la 8<sup>e</sup> région administrative du Mali.</strong>

<strong> </strong>Pendant les années d’occupation de Kidal, les rebelles ont peint le rocher dans les couleurs de ce qu’ils ont appelé le « drapeau de l’Azawad ». Un affront lavé aujourd’hui par les autorités de de la transition. Plusieurs personnalités ont donné, ce dimanche 3 février, un coup de pinceau pour faire briller à nouveau le grand rocher. Cette fois dans les couleurs nationales du Mali : Vert, Jaune et Or.

Le Général Eladji Gamou, Gouverneur de Kidal ; les ministres Col-Major Ismaël Wagué et Alhamdou Ag Ilyène ; Assarid Ag Imbarkawan, 1<sup>er</sup> vice-président du CNT ; Aguibou Dembélé, Conseiller Spécial du président de la transition... tous ont tenu à immortaliser ce moment en apposant leur coup de pinceau et prenant une photo de famille devant « Houmaïssa », témoin de l’histoire de Kidal.

<strong>Mamadou TOGOLA/maliweb.net</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>#Mali : Colonel&#45;Major Ismaël Wagué : «La CMA et une partie de la plateforme se sont rendues inéligibles au processus de paix»</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-colonel-major-ismael-wague-la-cma-et-une-partie-de-la-plateforme-se-sont-rendues-ineligibles-au-processus-de-paix-3053499.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-colonel-major-ismael-wague-la-cma-et-une-partie-de-la-plateforme-se-sont-rendues-ineligibles-au-processus-de-paix-3053499.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/08/Ismael-Wague.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 14 Feb 2024 08:43:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans cette interview, le ministre chargé de la Réconciliation aborde les grandes actions réalisées par son département et les questions liées a |’Accord d’Alger. Il évoque aussi l’initiative présidentielle du Dialogue inter-Maliens, la justice transitionnelle et les perspectives a court et moyen terme</strong>

Le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l'Accord pour la paix et la réconciliation nationale, le colonel-major Ismaël Wagué, invité de l'émission Mali kura Taasira saison 2, répondait aux questions du rédacteur en chef du Quotidien national L'Essor, Madiba Keïta et du directeur de l'information de la télévision nationale, Ibrahim Traoré.

Le colonel-major Ismaël Wagué a d'entrée de jeu expliqué que le Dialogue inter-Maliens est piloté par la présidence de la République et que le ministère en de la Réconciliation en est le bras technique. En ce qui concerne le contenu du Dialogue, le ministre Wagué a souligné qu'il sera déterminé par une commission nationale de mise en œuvre.

Occasion pour lui de rappeler que les membres de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) et une partie de la Plateforme du 14 juin se sont rendus inéligibles dans le processus de paix. Du fait de la position prise par ces derniers contre les FAMa pendant le processus de réoccupation des entreprises de la Minusma. «Ceux qui se sont rendus coupables d'agressions contre l'État et le processus de paix, devront répondre de leurs actes devant la justice», a déclaré le ministre Wagué.

JUSTICE TRANSITIONNELLE- Sur le plan de la justice transitionnelle, les acquis présages, entre autres, sur la Commission vérité, justice et réconciliation (CVJR) dont le travail a permis de mettre en place une politique nationale de réparation des victimes des violations graves des droits de l'Homme au Mali de 1960 à nos jours. Il a été décidé de créer deux structures qui remplaceront la CVJR. Il s'agit de l'Agence nationale pour la réparation des victimes de violations graves des droits de l'Homme (AGRV) et du Comité d'orientation avec un président et un secrétariat exécutif. «À ce jour, si la réparation n'a pas encore commencé, il faut souligner qu'un certain nombre de victimes ont déjà été identifiées», a déclaré le ministre chargé de la Paix. Avant d'ajouter que les réparations vont se faire de plusieurs manières à savoir financièrement, la réinsertion ou à travers des travaux de mémoire... À ce sujet, le colonel-major Ismaël Wagué a révélé que son département a dépêché une équipe conduite par le secrétaire général du ministère au Rwanda aux fins de s'inspirer du modèle de ce pays qui dispose d'une expérience en matière de justice transitionnelle pour avoir connu le génocide de 1994.

En plus de Kigali, d'autres missions d'information sont prévues en Colombie, un pays qui a géré le problème des Farc, et au Canada où la gestion des autochtones indiens est un cas d'école. Le ministre Wagué a cité aussi Israël qui a géré le problème des Juifs après la 2è Guerre mondiale. Pour lui, une partie de tous ces cas se retrouve dans la situation du Mali. «Ainsi, la réparation peut se faire en s'inspirant de ces différents modèles», at-il souligné.

Sur le processus d'intégration des ex-combattants dans les rangs des Forces de défense et de sécurité (FDS), le ministre chargé de la Réconciliation a expliqué que la partie qui est conservée du côté de l'État était engagée mais l'autre côté qui s'est unilatéralement retiré du processus de paix n'est pas venu. De plus, a indiqué le ministre Wagué, les 74.000 ex-combattants que l'État a accepté dans l'Accord, étaient consignés dans une base de données. «Maintenant, il y a des difficultés à mettre un nom sur les ex-combattants à partir des registres. Toute chose qui constitue de réelles préoccupations qu'il faut gérer», a indiqué le colonel-major Wagué.

LES PERSPECTIVES- En termes de perspectives, le ministre chargé de la Cohésion nationale a souligné qu'en 2024 son département poursuivra les réformes en donnant plus de visibilité et de légitimité à la Mission d'appui à la réconciliation nationale et aux Comités communaux de réconciliation (RCC). À cela s'ajoute l'opérationnalisation de l'AGRV et la mise en place du Centre pour la paix et l'unité au Mali. Une structure qui devrait prendre en charge le principe de non-répétition dans le cadre de la justice transitionnelle.

Mais aussi la redynamisation de l'Agence pour le développement du Nord que le ministère vient de récupérer. Il s'agira de donner à cette Agence une nouvelle vision et de nouvelles orientations en la renforçant pour qu'elle puisse remplir cette mission de développement du Nord. Une question qui est d'une certaine manière à la base de crises répétitives dans notre pays.

Ensuite, à la fin du Dialogue inter-Maliens, il s'agira de remettre à jour le Programme national de Désarmement, Démobilisation et Réintégration (DDR) et la redynamiser pour prendre non seulement la question des mouvements signataires qui sont restés avec l'État. Mais également les questions des milices telles que Dana Amassagou et autres, a conclu le ministre Wagué. Avant d'inviter les Maliens de l'intérieur et de la Diaspora ainsi que toutes les communautés confondues, à participer massivement au Dialogue inter-Maliens initié par le président de la Transition.

<strong>Aboubacar TRAORE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gouvernement et CNT à Kidal : Un avant&#45;goût d’une parade d’Assimi Goïta</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/gouvernement-et-cnt-a-kidal-un-avant-gout-dune-parade-dassimi-goita-3052564.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/gouvernement-et-cnt-a-kidal-un-avant-gout-dune-parade-dassimi-goita-3052564.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/11/Kidal-ville.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 06 Feb 2024 08:56:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Jeudi dernier, les «nommés de la nation» se sont rendus dans la contrée au cœur du crise malienne, Kidal, pour s'imprégner des réalités locales. Un rendez-vous que le ministre de la Réconciliation, Colonel-Major Ismaël Wagué, a honoré de sa présence en compagnie d’une délégation gouvernementale de haut niveau, composée de collègues du Gouvernement. Dans la délégation conduite par le Ministre d'État- Porte-parole du Gouvernement, le Colonel Abdoulaye Maïga, figurait également des membres du CNT, notamment Nouhoum Sarr et Assane Sidibé. Le beau monde de Bamako s’est retrouvé autour du Général Gamou, actuel gouverneur de Kidal, dont la présence est démentie aux récentes supputations d’une retraite sur Bamako. Il fera une visite de plusieurs sites et zones du terroir avant une conférence des cadres avec ses prestigieux visiteurs. À l’occasion, le Gouverneur de Kidal, au nom des populations de la région, a exprimé ses reconnaissances et remerciements à l’endroit des plus Hautes Autorités de la Transition.

De son côté, le ministre de l'administration territoriale a réaffirmé l'engagement de l'État à une reconquête effective du territoire. Abdoulaye Maiga en a profité pour recenser les préoccupations de la région récemment contrôlée par les mouvement autonomistes et dont il s’est réjoui de la reprise par les FAMAs ainsi que du retour progressif de l’administration et des services sociaux de base. Une visite qui apparaît comme un avant-goût annonciateur d’une prochaine parade du chef Suprême des armées.

Pour la Paix, aucun sacrifice n’est de trop !

<strong>I Keita</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>#Mali : Région de Kidal : Visite de 9 ministres pour appuyer le retour de l&amp;apos;administration</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-region-de-kidal-visite-de-9-ministres-pour-appuyer-le-retour-de-ladministration-3052420.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-region-de-kidal-visite-de-9-ministres-pour-appuyer-le-retour-de-ladministration-3052420.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2024/02/GOUVERNEMENT-KIDAL8.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 05 Feb 2024 10:05:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[À la tête d'une forte délégation, le ministre d'État, ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga, a séjourné la semaine dernière à Kidal. Il était accompagné de huit autres membres du gouvernement, notamment le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le colonel-major Ismaël Wagué, le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Garde des Sceaux, Mahamadou Kassogué, la ministre de l'Énergie et de l'Eau, Mme Bintou Camara, la ministre de la Santé et du Développement social, le colonel Assa Badiallo Touré. Il y avait également plusieurs membres du Conseil national de Transition (CNT) et des responsables de l'État-major général des Armées.

Ce déplacement de haut niveau s'inscrit dans le cadre du retour de l'administration et des services sociaux de base dans la région. Après le contrôle total de la ville de Kidal par les Forces armées maliennes (FAMa), le 14 novembre 2023. Un événement qui a été célébré dans tout le pays. L'importante délégation a reçu un accueil très chaleureux de la part du gouverneur de la région, du général Elhadji Gamou et d'une population en liesse.

Après la montée des couleurs au gouvernorat, le colonel Abdoulaye Maïga et sa suite ont eu des échanges fructueux avec les dirigeants locaux. La rencontre a été l'occasion d'évoquer les défis, les enjeux et les perspectives pour la stabilité de la Région de Kidal. La démarche visait également à renforcer les liens entre les autorités centrales et les communautés locales en vue de favoriser une compréhension mutuelle des besoins spécifiques de la 8è région administrative du Mali.

«Depuis la reprise de l'entreprise de Kidal le 14 novembre dernier par nos vaillantes Forces armées, sous le leadership du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, le général Elhadji Gamou a été immédiatement nommé gouverneur et il est arrivé à Kidal, le 13 décembre 2023. Bien évidemment avant de venir, il a reçu un certain nombre d'instructions de nos autorités, à savoir de rendre effectif le retour de l'administration et des services sociaux de base dans la région.

Au nom du chef de l'État, nous sommes venus le féliciter pour le travail énorme abattu par lui et ses collaborateurs», a déclaré le ministre d'État, ajoutant que chacun des neuf ministres de la délégation était à Kidal pour un objectif bien déterminer. Le colonel Abdoulaye Maïga a indiqué qu'au cours des échanges, il a été demandé à la population de soutenir le dialogue inter-Maliens initié par le président de la Transition pour instaurer définitivement la paix dans notre pays. Il a, une fois de plus, rassuré toutes les communautés de la Région de Kidal que le gouvernement et les autres institutions de la République feront tout pour que leurs droits et préoccupations soient pris en compte.

La délégation a ensuite effectué une visite dans les locaux des services et des directions régionales afin d'évaluer leur opérationnalisation. Cette approche a permis de mieux cerner les réalités locales et de discuter des solutions adaptées aux besoins spécifiques de cette région.

La visite a pris fin par une cérémonie de dons, comprenant des kits alimentaires, des produits pharmaceutiques et du matériel médical roulant. Ces gestes concrets soulignent l'engagement du gouvernement aux côtés des populations de la Région de Kidal. Elle démontre aussi la volonté tangible de la Transition de répondre aux besoins urgents des habitants et de contribuer à leur bien-être.

<strong>Souleymane SIDIBE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fin de l’Accord d’Alger : « Regrets » et « préoccupation » de l’Algérie</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/fin-de-laccord-dalger-regrets-et-preoccupation-de-lalgerie-3051774.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/fin-de-laccord-dalger-regrets-et-preoccupation-de-lalgerie-3051774.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/10/Tebboune-8.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 30 Jan 2024 09:41:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>L’Algérie a pris connaissance, avec beaucoup de regrets et une profonde préoccupation, de la dénonciation, par les autorités maliennes, de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, a indiqué, dans un communiqué, le vendredi 26 janvier 2024, le ministère des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger.</strong>

L’Algérie « prend acte de cette décision dont elle tient à relever la gravité particulière pour le Mali lui-même, pour toute la région qui aspire à la paix et à la sécurité, et pour l’ensemble de la communauté internationale qui a mis tout son poids et beaucoup de moyens pour aider le Mali à renouer avec la stabilité par la réconciliation nationale », lit-on dans le document.

L’Algérie « a un devoir d’information envers le peuple malien frère. Ce dernier sait que l’Algérie n’a jamais failli à travailler à la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, avec sincérité, bonne foi et solidarité indéfectible envers le Mali frère ».

Le peuple malien « doit aussi savoir et doit se convaincre que la longue liste des raisons invoquées à l’appui de la dénonciation de l’Accord ne correspond absolument ni de près ni de loin à la vérité ou à la réalité », indique le communiqué.

En effet, « il n’a échappé à personne que les autorités maliennes préparaient cette décision depuis bien longtemps. Les signes avant-coureurs depuis deux ans en ont été leur retrait quasi-total de la mise en œuvre de l’Accord, leur refus quasi-systématique de toute initiative tendant à relancer la mise en œuvre de cet Accord, leur contestation de l’intégrité de la médiation internationale, leur désignation de signataires de l’Accord, dûment reconnus, comme dirigeants terroristes, leur demande de retrait de la MINUSMA, l’intensification récente de leurs programmes d’armement financés par des pays tiers et leur recours à des mercenaires internationaux. Toutes ces mesures systématiquement mises en œuvre ont soigneusement préparé le terrain à l’abandon de l’option politique au profit de l’option militaire comme moyen de règlement de la crise malienne », affirme la même source.

« Le peuple malien frère doit savoir que des décisions aussi malheureuses et aussi malvenues ont prouvé par le passé que l’option militaire est la première menace à l’unité et à l’intégrité territoriale du Mali, qu’elle porte en elle les germes d’une guerre civile au Mali, qu’elle diffère la réconciliation nationale au lieu de la rapprocher et qu’elle constitue enfin une source de menace réelle pour la paix et la stabilité régionales », précise le document.

Le Mali « a toujours besoin de paix et de réconciliation. Il n’a aucun besoin de solutions qui ne lui ont apporté par le passé que déchirements, destructions et désolations ». « Répéter ces erreurs du passé, c’est prolonger indûment la tragédie et les malheurs pour le Mali et pour le peuple malien frère », souligne le communiqué.

Madiassa Kaba Diakité

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>#Mali : Les autorités annoncent la fin de l&amp;apos;Accord d&amp;apos;Alger</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-les-autorites-annoncent-la-fin-de-laccord-dalger-3051191.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-les-autorites-annoncent-la-fin-de-laccord-dalger-3051191.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/05/Col-Abdoulaye-Maiga.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 26 Jan 2024 10:13:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le gouvernement de la Transition a annoncé ce jeudi la fin, avec effet immédiat, de l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issue du processus d'Alger, signé en 2015.</strong>

L'information a été donnée le même jour à travers un communiqué lu à la télévision nationale par le ministre d'État, ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga, qui signale des faits graves dans le cadre de la mise en œuvre de l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issue du processus d'Alger.

Il s'agit du changement de posture de certains groupes signataires de l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issue du processus d'Alger, devenus des acteurs terroristes et poursuivis par la justice malienne, après avoir commis et revendiqué des actes terroristes .

S'y ajoute l'incapacité de la médiation internationale à assurer le respect des obligations incombant aux groupes armés signataires, malgré les plaintes formulées par le gouvernement de la Transition. Cela, à travers la lettre du ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l'Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale, en date du 24 février 2023, transmise aux autorités de la République Algérienne Démocratique et Populaire, chef de file de la médiation internationale.

Sans oublier les actes d'hostilité et d'instrumentalisation de l'Accord de la part des autorités algériennes dont le pays est le chef de file de la médiation, tels que mentionnés dans le communiqué n°064 du 25 janvier 2024 du gouvernement de la Transition.

Au regard de ces faits suffisamment graves, selon le ministre d'État, le gouvernement de la Transition constate l'inapplicabilité absolue de l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d'Alger, signé en 2015. Et par conséquent, le ministre Maïga annonce la fin de l'Accord, avec effet immédiat.

Le gouvernement rassure de sa volonté à œuvrer pour le règlement pacifique de la crise malienne, en tirant les enseignements des accords précédents et en consolidant leurs acquis. En outre, il invite tous les autres groupes signataires du caduc accord de paix, non impliqués dans le terrorisme, ainsi que les partenaires du Mali à s'inscrire dans l'esprit du dialogue direct inter-Maliens ouvert à tous nos compatriotes épris de paix. , annoncé par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, le 31 décembre 2023.

Le gouvernement a saisi cette occasion pour appeler les Maliens à renforcer la cohésion sociale et à promouvoir le dialogue et la paix.

<strong>Souleymane SIDIBE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Après l’occupation de Kidal: le retour des services sociaux de base</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/apres-loccupation-de-kidal-le-retour-des-services-sociaux-de-base-3049925.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/apres-loccupation-de-kidal-le-retour-des-services-sociaux-de-base-3049925.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/06/Colonel-Souleymane-Dembele-Dirpa.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 16 Jan 2024 17:18:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div class="page-content">

<strong>La Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA) a animé son traditionnel point de presse mensuel consacré à la situation sécuritaire de notre pays. Cette dernière session a été une occasion pour le patron de la DIRPA, le colonel-major Souleymane DEMBÉLÉ, de jeter un regard rétrospectif sur l’année écoulée et d’annoncer les perspectives pour 2024.</strong>

Il ressort de son propos que l’année qui vient de s’achever a été marquée par six défis majeurs pour les Forces armées maliennes (FAMa), à savoir : la confirmation de la montée en puissance des FAMa, la sécurisation de la biennale, du référendum du 18 juin, la reprise des emprises de la MINUSMA, la libération de la ville sanctuaire de Kidal, la création de l’Alliance des États du Sahel (AES).

<strong>Au-delà des attentes</strong>
Faisant le bilan de l’année écoulée, le colonel-major Souleymane DEMBÉLÉ a affirmé que globalement, 2023 va au-delà des attentes des FAMa. Une année qui a surtout été marquée par la confirmation de la montée en puissance des Forces armées maliennes (FAMa) à plusieurs égards.
Sur ce plan, il s’est réjoui de faire constater que les forces armées maliennes ont maintenu le tempo de l’acquisition d’équipements individuels, collectifs, des engins blindés, des véhicules de combats et de transport de troupes. Mais aussi des véhicules d’allègement, des drones, des avions de combat, etc.
A cela s’ajoute l’amélioration des conditions de vie et de travail de nos hommes dans les différentes casernes.
A ce niveau, le conférencier a tenu à faciliter et encourager les FAMa pour tout ce qu’elles sont en train de faire de jour comme de nuit.
Conformément aux trois principes qui soutiennent l’action publique au Mali, les FAMa, a-t-il expliqué, se sont investies en se dispensant de toute dépendance étrangère avec une autonomie opérationnelle sur l’ensemble du territoire sans aucune autre force extérieure.

<strong>Les 3 axes de la montée en puissance</strong>
Évoquant les raisons de cette montée en puissance sans équivoque, le patron de la DIRPA a souligné les axes majeurs.
Le premier axe, dit-il, c’est la solidarité, l’unité et la cohésion des forces.
« C’est ce premier axe qui fait l’assise même de la force de notre armée », nous a-t-il confié.
Le deuxième axe, dit-il, c’est la chaîne de commandement unie et unifiée.
« Aujourd’hui, il n’y a pas de forces parallèles, la chaîne est clairement définie et les opérations sont planifiées, conduites et combinées », a rassuré le Colonel-major DEMBÉLÉ.
Et enfin, le troisième axe, et non le moins important, c’est la cohérence entre le niveau politique, le niveau stratégique et le niveau opératif.
De l’avis du chef de la DIRPA, c’est ce qui permet, de nos jours, au politique de comprendre le stratégique et de l’accompagner, d’autoriser la hiérarchie à recruter, à former, à entraîner et à faire la guerre.
De nos jours, a-t-il fait savoir, les FAMa sont actives dans la recherche, la neutralisation, la destruction des sanctuaires et des combattants terroristes.
Ce qui fait croire au Colonel-major DEMBÉLÉ que les FAMa sont toujours fidèles à leurs objectifs.

<strong>’’La tête du serpent est coupée violemment’’</strong>
Toutefois, a-t-il reconnu, les groupes armés terroristes (GAT) disposant par endroit de capacités de nuisance sur le terrain, avec des attaques contre les casernes FAMa et les populations civiles ; mais les FAMa ne se laisseront pas divertir de leur mission régalienne. Selon lui, la tête du serpent est coupée violemment, les terroristes chassés de plusieurs zones.
Sur le retrait de la Minusma, il a affirmé que conformément à la résolution 2690 de juin 2023, le Conseil de sécurité a mis fin à sa mission au Mali, à la demande des autorités maliennes.
Ainsi, la MINUSMA a rétrocédé une quinzaine de camps aux autorités maliennes et fermé son Quartier général à Bamako.
A la date du 31 décembre 2023, toutes les forces internationales se sont retirées de notre territoire, et les emprises occupées par les FAMa, malgré quelques déconvenues.

<strong>Maintenir le cap en 2024</strong>
En termes de perspectives, les FAMa comptent maintenir le cap en 2024.
« Il n’y a pas lieu de changer de stratégie car nous sommes sur la meilleure stratégie. Nous allons continuer à travailler sur les directives politiques qui ont été données ; à travailler sur la montée en puissance des FAMa, à renforcer les objectifs déjà atteints courant 2023», a fait savoir le porte-parole de l’armée malienne.
Il s’agit aussi pour 2024, d’être plus ambitieux en termes de recrutement, d’équipement, et d’impact sur la sécurité sur le terrain.
Selon lui, le processus de maillage du territoire va se poursuivre malgré les velléités des GAT. Les FAMa, selon leur porte-parole, vont également travailler sur le retour de l’État et des services sociaux de base sur tout le territoire avec comme indicateur, la réduction de la violence.
Messages
L’occasion était bonne pour le Colonel-major d’adresser un message aux FAMa, les invitant à ne pas s’écarter de l’idée que c’est une chance inouïe pour notre génération de vivre ses moments historiques.
« En tant que descendants des grands conquérants, des grands empires, nous devons être à la hauteur de cette mission », a-t-il exigé, avant d’ajouter : « La guerre n’est pas finie ».
Selon lui, le politique a donné des directives claires, le peuple malien s’est sacrifié en dotant l’armée d’équipements de dernières générations.
« Il revient à nous d’honorer ce peuple et de porter haut le flambeau Mali », a-t-il galvanisé.
Selon le colonel-major, une armée ne se construit pas en une ou deux années, elle se construit dans la durée. La guerre qui nous est imposée est asymétrique, l’armée connaît des hauts et des bas sur le terrain mais continue de se battre avec engagement et détermination.
Pour lui, il s’agira pour le peuple de continuer à soutenir son armée pour que les objectifs soient atteints.

<strong>Par Abdoulaye OUATTARA</strong>

</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord pour la paix et la réconciliation : Quand l’Algérie demande au Mali de rester fidèle à l’esprit d’Alger</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-quand-lalgerie-demande-au-mali-de-rester-fidele-a-lesprit-dalger-3047990.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-quand-lalgerie-demande-au-mali-de-rester-fidele-a-lesprit-dalger-3047990.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/03/accord-Alger.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 27 Dec 2023 15:08:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>L’Algérie a eu le privilège d’être l’émissaire spécial pour jouer le rôle de médiateur, non pas pour se substituer aux autorités maliennes dans la gestion de la crise. Elle doit savoir qu’elle est récusable à tout moment.</em>

L’Algérie a saisi l’annonce de la fin des opérations de la Minusma pour exprimer toute sa reconnaissance à la Mission onusienne d’avoir contribué à la paix et à la stabilité au Mali. Elle a appelé ‘’les parties signataires à privilégier l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, cadre idoine pour la résolution de la crise malienne.

En passant au crible de l’analyse le communiqué pondu le 13 décembre dernier par le ministère des Affaires étrangères de l’Algérie, on se demande si ce ‘’pays ami’’ ne tenterait pas ainsi de remettre en selle les terroristes du Csp-Psd, chantres de l’Etat fictif ‘’azawadien’’.

Doit-on occulter les ratés de la médiation algérienne ? Nullement. Chaque 6 avril, la Cma commémore l’accession de l’Etat fantomatique de l’Azawad à l’indépendance, au vu et au su de l’Algérie. Le drapeau de l’Azawad a toujours flotté à Kidal, avec la bénédiction du médiateur attitré.

A l’occasion de la visite controversée de l’ex-Premier ministre Moussa Mara, à Kidal, le 21 mai 2014, les rebelles ont eu le dessus. Du coup, la Minusma a procédé au désarmement de nos bidasses, en remettant les armes de combat à la Cma, en guise de butins de guerre. Suite à la libération de Kidal, l’Algérie n’a pas félicité les FAMa.

Le gouvernement malien a toujours été de bonne foi. Il  a invité les mouvements signataires à revenir à la table des négociations pour surmonter les défis actuels par la voie du dialogue. Sa main tendue a été superbement ignorée, puisque les hostilités vont s’intensifier entre l’Armée et les rebelles à divers endroits du territoire national, y compris Kidal.

Les rétrocessions des 13 emprises sous responsabilité de la Minusma ne se sont pas déroulées dans les règles de l’art partout, où le transfert devait avoir lieu, notamment à Ber, Anéfis, Tessalit, Aguelhok et Kidal. La Minusma les a abandonnées aux mains des terroristes, en se retirant plus tôt que prévu. Ces emprises ont été récupérées, après de violents combats contre les éléments du Csp-Psd, par les FAMa. Pourtant, l’Algérie est au parfum de cette situation déplorable.

<strong>Récusable à tout moment </strong>

A écouter le Dr Aboubacar Sidiki Fomba, du Cnt, non moins vice-président du Corema, la Constitution a pris en charge les préoccupations de l’Accord. «L’Accord est déjà appliqué. L’Algérie est plutôt jalouse de la montée en puissance de l’armée malienne, et de l’aura planétaire du colonel Assimi Goïta».

Les nouvelles autorités maliennes sont plutôt favorables à l’application intelligente de l’Accord d’Alger, héritage du régime défunt. Parrainé par la France pour épauler la demande d’indépendance des mouvements intégristes et irrédentistes à l’origine du conflit, l’accord porte les germes d’un Etat fédéral.

Il a été élaboré et négocié par des experts français et imposé aux autorités de l’époque affaiblies par une défaite de la visite du Premier ministre Moussa Mara à Kidal, le mercredi 21 mai 2014. Obtenu sous l’égide de l’Algérie, cet accord ne reflète ni les aspirations du peuple malien ni les initiatives à une paix définitive. Au contraire, il aura permis d’intégrer des groupes armés sans qualification ni compétence dans les institutions étatiques sans procéder à une enquête de moralité ni rendre justice. Des faux-fuyants qui ne pouvaient qu’ouvrir d’autres conflits.

Force est de préciser que les différents accords signés en Algérie, de 1991 à 2015, ont tous consacré la division du Mali.

L’Algérie a eu le privilège d’être désignée émissaire spécial pour jouer le rôle de médiateur, non pas pour se substituer aux autorités maliennes dans la gestion de la crise. Elle doit savoir qu’elle est récusable à tout moment.

<strong>Mohamed Koné</strong>

<strong>Le paradoxe algérien</strong>

L’Algérie prend fait et cause pour des Touaregs maliens, alors qu’elle considère les siens comme des citoyens de seconde zone. Ceux qui se sont battus pour la promotion de la culture berbère en Kabylie ont été violemment réprimés. Le statut de la langue amhazigue n’est pas bien défini. Toutefois, l’histoire nous enseigne que Lalla Fatma N’Soumère, née en 1830, à Tassedan, dans la région de Kabylie, est issue d’une famille berbère. Elle est une figure emblématique de la lutte contre l’occupation française. Figure centrale de la résistance, connue pour son charisme et son intelligence, elle s’est opposée avec fermeté à la colonisation. Elle a été très active pendant la révolte de 1857. Héroïne nationale, symbole de la lutte anticoloniale, elle joua un rôle de leader militaire et spirituel lors de la révolte de 1857.

L’Algérie a la mémoire courte, pendant sa guerre de libération déclenchée en 1954, jusqu’en 1962, c’est le Mali qui a servi de base - arrière aux maquisards algériens. C’est le Mali qui a assuré toit et couvert à Ahmed Ben Bella et Abdoul Aziz Bouteflika. Aujourd’hui, au lieu de nous renvoyer l’ascenseur, elle héberge Iyad Aghaly, le terroriste malien et ses fidèles. Ceux-ci combattent le pouvoir central. Comme quoi, le ridicule ne tue pas.

<strong>M.Koné</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kidal : avec qui  faire la paix</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-avec-qui-faire-la-paix-3047098.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-avec-qui-faire-la-paix-3047098.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/11/Kidal-ville.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 19 Dec 2023 01:32:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Avec la nomination de Général Gamou comme chef de l’exécutif régional de Kidal, les ennemis de la paix, éternels va-t’en guerre poursuivant des intérêts égoïstes en lieu et place de l’intérêt général, auront-ils la paix ? Pas évident. Car la paix ne peut se réaliser qu’avec des acteurs de bonne foi.

Ce qui n’est pas le cas de la CMA et alliés, lesquels ont eu toutes les chances voire les honneurs pour faire la paix. Mais leurs ambitions et leurs égos démesurés ont tout fait échouer. A présent qu’ils ne représentent plus rien et sont classés dans la catégorie des terroristes, la paix se fera sans eux. Elle se fera avec des leaders du Nord du Mali moins clivants et plus sérieux. Des leaders qui ne cherchent pas des avantages matériels en créant le chaos qui leur permet de promouvoir l’économie criminelle et de s’enrichir au détriment des populations innocentes.

<strong>H.N </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le retour de Kidal dans le giron malien : Un contexte favorable à la mise en œuvre de l’Accord d’Alger</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/le-retour-de-kidal-dans-le-giron-malien-un-contexte-favorable-a-la-mise-en-oeuvre-de-laccord-dalger-3046712.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/le-retour-de-kidal-dans-le-giron-malien-un-contexte-favorable-a-la-mise-en-oeuvre-de-laccord-dalger-3046712.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/11/Kidal-ville.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 14 Dec 2023 12:25:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>Le Consortium des organisations de la société civile a organisé, le 9 décembre dernier, une «journée d’échanges des organisations de la société civile sur l’avenir de l’Accord pour la paix issu du processus d’Alger : contexte reprise de Kidal par les FAMA». C’était au siège du Conseil national de la société civile sous la présidence du Président du Comité de veille pour le suivi de la Transition, Badra Alou Sacko.</em>

Cette journée a été mise à profit pour faire le point sur des actions réalisées dans la recherche de la paix et la réconciliation nationale, approfondir les réflexions sur l’avenir de l’Accord afin d’aboutir à la paix durable au Mali. Les organisations de la civile n’ont jamais failli à leur mission aux côtés des autorités de la transition, selon Badra Alou Sacko. Les principales thématiques développées au cours des panels organisés ont porté sur la sécurité, l’organisation des élections générales, la lutte contre la corruption, le respect des droits de l’homme et l’accès aux services sociaux de base. Des points inscrits dans l’esprit de l’Accord pour la paix issu du processus d’Alger dont « la finalité est de rétablir la paix au Mali, créer une armée reconstituée, mettre en place des mesures de développement économique sur la base des efforts de dialogue, de justice et de réconciliation nationale », a-t-il déclaré.

<strong>Discuter avec ceux qui respectent la souveraineté du Mali</strong>

Signe de l’unité du Mali, la reconquête de Kidal est un nouveau contexte qui offre l’occasion d’aller sur de nouvelles bases de discussion, trouver de nouvelles orientations pour son application intégrale. De l’avis de nombreux intervenants, qui se sont exprimés au cours de cette journée, le contexte est favorable, à la mise en œuvre de l’Accord pour aboutir à la paix au Mali.    Honorable Mohamed Ag Ousmane a dénoncé les manipulations des forces étrangères, qui ont toujours constitué des points de blocages à l’Accord, depuis sa signature. A l’en croire, elles n’ont jamais travaillé pour l’unité du Mali, donc leur départ crée un terrain favorable pour l’Etat de discuter de l’accord avec ceux qui reconnaissent et respectent sa souveraineté. Car, l’Etat est en position de force pour asseoir son autorité sur l’ensemble de son territoire et appliquer les points qui lui sont favorables.  L’Accord est un instrument pour la paix qui nécessite le désarmement de tous les groupes armés opérant sur le sol malien. La reconquête de Kidal est, pour lui, une libération des populations des mains des rebelles. Car les Kidalois se sont toujours sentis Maliens, malgré leur prise en otage par des bandits armés et leurs sponsors.

Les missions de la C.n.d.d.r, les activités qu’elle a réalisées, les outils et stratégies qu’elle a utilisés pour atteindre ses objectifs et les défis qui l’attendent ont été développés par Kader Sissoko. A ce jour, la Commission, dont il est membre, a enregistré au total 74.918 ex-combattants ; 26.108 avec armes. Les efforts ont permis l’intégration de 1.764 ex-combattants au sein des Forces armées maliennes dans le cadre de la mise en place de la Nouvelle Armée Reconstituée.

Plusieurs défis majeurs ont été évoqués par le conférencier parmi lesquels la difficulté dans l’opération d’enregistrement ; la faible quantité d’armes lourdes enregistrées par rapport à l’arsenal de guerre existant dans le septentrion malien ; la difficulté de mobilisation de ressources nécessaires à la réinsertion socio-économique des ex-combattants.

<strong>Broulaye Koné, Stagiaire</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : le gouverneur El Hadji Ag Gamou arrive enfin à Kidal</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-le-gouverneur-el-hadji-ag-gamou-arrive-enfin-a-kidal-3046609.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-le-gouverneur-el-hadji-ag-gamou-arrive-enfin-a-kidal-3046609.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/11/GENERAL-GAMOU-KOULOUBA.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 13 Dec 2023 14:24:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Nommé, le 22 novembre 2023, le gouverneur de la région  de Kidal, le Général Gamou  est finalement arrivé ce mercredi dans la ville qu’il a désormais la charge d’administrer.</em></strong>

<strong> </strong>Le cortège du nouveau gouverneur est arrivé ce mercredi dans la ville de Kidal. Ce, après plusieurs jours de périples entre Bamako et la ville de Gao.

La semaine  dernière, la délégation du gouverneur a été accompagnée par le ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation, porte –parole du gouvernement, Colonel Abdoulaye Maïga et son homologue de la réconciliation nationale en charge de l’accord d’Alger, le colonel Ismaêl Wagué, à l’aéroport de Bamako.  Pour  rejoindre la ville de Kidal,  le Général Gamou a fait  escale  dans  la ville de Gao, où il  a prêté  serment  devant le tribunal  de première instance de Kidal qui  y est installé depuis  plusieurs années à cause de l’insécurité.

<img class="aligncenter size-full wp-image-3046676" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/12/Gamou-Kidal.jpg" alt="" width="650" height="488" />Après la reprise symbolique de Kidal, le président de transition Assimi Goïta  a misé sur  l’ennemi juré des rebelles indépendantistes pour reprendre en main la région. Le  Général El Hadj Ag Gamou, réputé pour être l’un des meilleurs officiers de l’armée malienne,  est désormais le symbole  du retour effectif de  l’administration et de l’autorité dans la capitale des  Ifoghas.  Cette région échappait au  contrôle  de l’Etat malien depuis 2012, où la rébellion  séparatiste  déclenchée par le  Mouvement National pour la libération de l’Azawad est parti.  Après 11 ans d’absence,  le pouvoir militaire dirigé par le Colonel Assimi Goïta a repris  en main  le 14 novembre 2023.  Ce général  membre  du  groupe d’autodéfense –GATIA a  la lourde  large charge  d’instaurer la paix, la cohésion sociale et le retour des populations  qui ont abandonné la ville.

<img class="aligncenter size-full wp-image-3046677" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/12/Accueil-Gamou-Kidal.jpg" alt="" width="650" height="488" />De cette date à nos jours, les autorités ont multiplié les initiatives pour rassurer les populations du retour de  l’ordre et de la sécurité. Près de 200 policiers et sapeurs-pompiers ont été  mutés dans la ville pour occuper les deux commissariats. La gendarmerie et les eaux et forêts y sont tous déployés et en plus du nombre important des  militaires  qui ont pris position  dans  l’ancien camp abandonné par la Mission  multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilité au Mali et le camp1 qui abritait les éléments de la force constitués des groupes rebelles et l’armée malienne.

<strong>Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kidal est libérée par les FAMA : La région va&#45;t&#45;elle cesser d’être un no man’s land ? !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-est-liberee-par-les-fama-la-region-va-t-elle-cesser-detre-un-no-mans-land-3045356.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-est-liberee-par-les-fama-la-region-va-t-elle-cesser-detre-un-no-mans-land-3045356.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/11/Kidal-ville.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 01 Dec 2023 20:33:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Après la victoire des  FAMA, l'état est désormais bien établi à Kidal. La nomination du gouverneur   en est une  preuve éloquente. C’est  une victoire de hauts sacrifices obtenue par les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) du Mali. Qui  a été saluée par tout monde, même par ceux qui émettaient des réserves sur la capacité de l'armée nationale du Mali  à libérer  toute seule, le nord, longtemps sous l'emprise des mouvements rebelles, des narcotrafiquants et mouvements terroristes de tout bord. Désormais une question taraude l’esprit  du malien lambda : la région de façon <strong>La région va-t-elle cesser d’être un no man’s land ? </strong>

En effet, les autorités de Transition avaient vu juste, pour ce qui était de la question de libération des régions du nord, et notamment de Kidal. Une ville (ou région) qui était devenue le nid des rebelles, des narcotrafiquants  et des autres groupes armés criminels. Doit-on aisément rappeler que la rébellion qui a surpris toute la nation malienne en 2012, avait nécessité de la part de l'ONU, l'envoi des casques bleus, dans l'hypothèse de la résolution rapide de la crise. Malheureusement, cette armée onusienne, sous le sigle de la MINUSMA, n'a pas pu apporter la moindre solution, malgré une durée de plus de dix ans.

Bien au contraire, le Mali a été mis devant un fait accompli. C'est-à-dire, l'occupation du nord par les  mouvements rebelles et leurs terroristes et narcotrafiquants. Toute  chose qui mettait tristement en mal, l'autorité de l'État dans la partie septentrionale du pays. Ce qui avait  pour conséquences fâcheuses,  l'absence de l'administration et de tous les autres services.  En l’occurrence,  les services sociaux de base : école et santé. Toute cette occupation a opéré dans la durée face au regard impuissant des forces onusiennes.

<strong>Incapacité ou complicité ?</strong>

Cette interrogation a longtemps animé les débats sur la raison de la présence de force onusienne au Mali. Entre temps, les terroristes et criminels de tout genre, ont envahi le pays, en y commettant des crimes et barbaries inqualifiables. Les autorités de Transition, d'ailleurs militaires, ont compris qu'il était temps de libérer l'entièreté du territoire national. Il convient ainsi de souligner à ce niveau que les pouvoirs civils  (dits  démocratiquement élus) ont  lamentablement échoué sur la question de la libération du nord.

Les militaires au pouvoir se sont montrés des hommes très avertis des réalités du terrain et ils se sont avérés  les personnes les mieux indiquées, pour apprécier la gravité de la situation sécuritaire du pays.  Ils ont  donc compris que  leurs défis prioritaires, le point saillant est et demeure, la libération du territoire national, sans une quelconque  négociation.

Désormais, cela est  chose faite. Ils ont relevé le défi de la libération. Et le Mali  revient de loin ! La libération de Kidal  a lieu au prix d'une maudite guerre imposée. Cette victoire des FAMA  est aussi, le symbolisme de la capacité de l'armée  nationale à mettre fin à une rébellion. Qui n’avait que trop duré ! Du coup, toutes hypothèses spéculatives, ont donné raison aux autorités de Transition. Elles viennent de réussir là où, l'ONU  et la France avec tout leur  arsenal de guerre ont  lamentablement échoué.

Kidal libérée et un nouveau gouverneur y est nommé. Il a même pris fonction. Désormais la Gendarmerie, la Protection Civile, la Garde Nationale et la Police Nationale,  y sont déployées à l’instar du reste du pays.  L'on peut maintenant admettre l'idée de la fin de la crise qui a duré plus de dix ans. Désormais, en toute confiance, les autres défis pourront bientôt être attaqués.

Le nouveau Gouverneur, un natif de la région et ancien rebelle, est désormais voué à la république du Mali, son unicité et son intégrité territoriale. Il  s’est dit prêt à écouter toutes communautés de la région, afin de pouvoir relever tous les défis qui l’attendent : défi sécuritaire, défi du vivre ensemble des populations, défi du développement et de celui de la réconciliation etc.   Bonne chance à lui. Mais dans tous les cas, c'est le lieu de féliciter vivement  les FAMAS, pour leur sens très élevé, du <strong>DON DE  SOI </strong>!

<strong>Monoko Toaly, Expert en Communication et Marketing Politique</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nomination du Général Gamou comme Gouverneur de Kidal :  Le très bon guerrier fidèle à l&amp;apos;État central pourra&#45;il être un bon Administrateur?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/nomination-du-general-gamou-comme-gouverneur-de-kidal-le-tres-bon-guerrier-fidele-a-letat-central-pourra-il-etre-un-bon-administrateur-3044956.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/nomination-du-general-gamou-comme-gouverneur-de-kidal-le-tres-bon-guerrier-fidele-a-letat-central-pourra-il-etre-un-bon-administrateur-3044956.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/03/Elhadji-Ag-Gamou.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 29 Nov 2023 09:14:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Une semaine après la reprise de Kidal par les forces armées nationales et quelques jours après l'interpellation du Colonel Fodé Malick Sissoko (Gouverneur sortant), les autorités maliennes de la transition ont nommé le Général de division Aladji Gamou comme Gouverneur de la région de Kidal. C'était à l'issue du Conseil des ministres du 22 novembre 2023. </strong>

Si les réactions, à travers les réseaux sociaux, ont été favorables pour cette nomination, il y a lieu de se poser la question sur la réussite de cette nouvelle mission confiée à quelqu'un qui n'a connu que les théâtres des opérations.

Selon beaucoup d'analystes, cette décision du Président de la Transition vise à renforcer la sécurité, relancer les services sociaux, restaurer la cohésion sociale et faciliter le retour des déplacés dans cette zone récemment reprise par les forces armées maliennes. La nomination de Gamou intervient à un moment crucial, marqué par les défis sécuritaires persistants dans la région de Kidal. En prenant la tête du Conseil Supérieur des Imghads et Alliés (CSIA), il devra œuvrer à la consolidation de la paix, à la défense des intérêts de sa communauté et à la préservation de l’intégrité territoriale du Mali.

<strong>Des atouts indéniables !</strong>

Avec Gamou à la tête de Kidal, c’est l’espoir d’une région apaisée et prospère qui se profile. Sa connaissance approfondie du terrain et son engagement en font un acteur clé pour la reconstruction et le développement. Les regards sont tournés vers l’avenir, avec l’aspiration à une ère de stabilité, de progrès et de réconciliation pour cette région stratégique du Mali.

La nomination du Général Aladji Gamou comme gouverneur de Kidal représente un tournant significatif pour la région et le Mali dans son ensemble. C’est l’histoire d’un homme au service de sa nation, prêt à relever les défis et à bâtir un avenir radieux pour la région de Kidal. Le Général Gamou, avec un parcours exemplaire marqué par un dévouement sans faille envers la nation, incarne l’espoir d’une stabilité durable. Sa mission dans cette région stratégique va au-delà de la simple gestion administrative. C’est un homme dont le charisme et la popularité transcendent les frontières du Mali, portant en lui la promesse d’une fin à l’activisme du chef djihadiste Iyad Ag Ghali.

<strong>Mais aussi des obstacles !</strong>

Aladji Gamou est un homme qui n'a connu que le théâtre des opérations depuis l'âge de 16 ans. Il est issu d'une tribu rivale à celle des ifoghas dont est issu Iyad Ag Ghali, chef terroriste, un ancien compagnon de guerre à lui. Il se susurre que les ifoghas représentent les chefferies traditionnelles et fondatrices de Kidal et que les Imghads, tribu du Général Gamou, une fraction touarègue considérée comme vassale et majoritairement installée dans la zone de Ménaka. Nul n'ignore que la société touarègue est fortement stratifiée. C'est pourquoi  il est intéressant de se demander si les ifoghas vont-ils accepter d'être commandés par les Imghads.

Une autre inquiétude dans la nomination de Gamou réside dans le fait qu'il ne serait pas allé à l'école des blancs. Autrement dit, il ne disposerait pas de compétences intellectuelles pour gérer une administration. Quoiqu'il soit entouré d'administrateurs civils chevronnés, il n'est pas sûr que cela suffise pour qu’il fasse un bon représentant de l'État dans l’Adrar des ifoghas. En tout cas, il ne faut pas vendre la peau de l'Ours avant de l'abattre. A l'image de son autre collègue Général Ould Meydi qui dirige la région de Taoudéni,  Gamou pourrait bien s'en sortir car celui-là serait aussi quelqu'un qui n'aurait pas fréquenté l'école européenne.

Il faut noter que Général Gamou est né en 1964 dans une famille de bergers Imghads. Il a traversé des épreuves marquantes, de son engagement dans l’armée libyenne à sa participation à des missions délicates, notamment lors de la guerre civile sierra-léonaise. Son retour au Mali en1996, son parcours dans les forces armées maliennes et son rôle pendant la crise de 2012 témoignent de son dévouement envers la paix et la sécurité.

Si certains Maliens fondent beaucoup d’espoirs sur Gamou parce qu’il semble avoir beaucoup d’atouts pour réussir sa mission, il reste que sa tâche s’annonce, pour le moins, difficile. Le général Gamou réussira-t-il à ramener dans l’enclos, les brebis égarées ? Parviendra-t-il à convaincre son frère ennemi, le redoutable chef du GSIM, Iyad Ag Ghali, d’abandonner son funeste dessein et rejoindre la table afin de boire le thé de la paix à Kidal? L’avenir nous le dira.

En attendant, on peut, sans risque de se tromper, dire que le général Gamou a du pain sur la planche. Son premier défi, c’est de réussir là où Bamako semble avoir échoué, c’est-à-dire à convaincre les nombreux Touaregs qui ont fui les combats à regagner le bercail, en l’occurrence Kidal, pour  y vivre dans la paix et dans la dignité. L’autre défi et non des moindres, c’est de faire en sorte que tous ceux qui ont pris les armes contre la République, puissent les déposer sans courir le risque de se faire trucider ou jeter en prison. Le général Gamou devra aussi veiller à ce que les anciens collaborateurs des rebelles ne soient pas soumis à des sévices.

<strong>A. Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kidal :  Police et garde reprennent du service</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-police-et-garde-reprennent-du-service-3044925.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-police-et-garde-reprennent-du-service-3044925.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/03/Garde-nationale-Mali.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 29 Nov 2023 01:20:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[A Kidal, plusieurs éléments de la Police nationale et la Garde nationale, la Protection civile ont déjà repris du service. Les Forces armées ont franchi des obstacles immenses avant que le Mali ne recouvrât sa liberté, son honneur et son indépendance. L’aventure de la libération de Kidal s’est conclue, au prix de sacrifices et avec le concours décisif de nos alliés qui ont fourni la machine de guerre.

Elle fut aussi celle des hommes et des femmes, de tous âges, de toutes conditions et de toutes origines, de villes et de campagnes, qui s’engagèrent corps et âme dans le soutien des troupes. La victoire est obtenue  grâce à la complicité du Mali. Mais pas de tout le Mali ? Non. De celui qui a suffi.

De nombreux miliaires et citoyens ont fait partie de ce Mali qui a suffi. La Police, la Garde nationale et la Protection civile sont de retour à Kidal, pour consolider cette délivrance le matin du 14 novembre dernier après onze longues années d’occupation. Onze années durant lesquelles les habitants ont enduré la présence de groupes terroristes et les cruelles servitudes qu’une telle situation implique. Onze années qui ont vu la barbarie des individus se déchaîner à Kidal comme sur plusieurs parties du territoire national. Le 14 novembre 2023, l’oppression prenait fin.

Cette histoire continue d’inspirer pour les combats présents et les décisions à venir, pour la défense de valeurs toujours neuves et sans cesse menacées, les valeurs de la République, c’est-à-dire les principes fondateurs, d’un peuple, un but, une foi, la colonne vertébrale du Mali et sa seule identité véritablement partagée.

Et c’est précisément en raison des valeurs que la police et la garde incarnent qu’ils ont la lourde tâche de protéger les personnes et leurs biens des esprits totalitaires et des êtres malfaisants

Kidal renaît.  Le nouveau gouverneur s’est installé dans ses murs. D’autres services administratifs s’animent progressivement.

&nbsp;

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali, Dr Dialo Blondin Diop : «Ce sont les Français qui ont été défaits à Kidal et non pas les soi&#45;disant djihadistes»</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-dr-dialo-blondin-diop-ce-sont-les-francais-qui-ont-ete-defaits-a-kidal-et-non-pas-les-soi-disant-djihadistes-3044875.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-dr-dialo-blondin-diop-ce-sont-les-francais-qui-ont-ete-defaits-a-kidal-et-non-pas-les-soi-disant-djihadistes-3044875.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/11/Dr-Dialo-Blondin-Diop.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 28 Nov 2023 11:02:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a reçu hier en audience à Koulouba, une délégation sénégalaise conduite par Dr Dialo Blondin Diop, frère cadet d'Omar Blondin Diop du Sénégal, cet intellectuel, artiste et militant politique sénégalais qui est mort en prison sur l'île de Gorée (Sénégal), le 11 mai 1973, dans des conditions troubles. L'audience s'est déroulée en présence du ministre de l'Artisanat, de la Culture, de l'Industrie hôtelière et du Tourisme, Andogoly Guindo.

Dr Dialo Blondin Diop et ses camarades de la délégation sont tous membres du parti Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l'éthique et la fraternité (Pastef) dirigé par Ousmane Sonko qui est aujourd'hui en détention. Ils étaient venus remercier le chef de l'État pour l'accueil et le soutien accordés à la délégation qui est à la recherche de la vérité et de la justice pour honorer la mémoire du défunt frère aîné Omar Blondin Diop.

En effet, 50 ans après sa disparition controversée, l'ombre de cet artiste et activiste plan sur le pays de la Téranga. Sa vie et ses combats continuent d'éclairer les rouages ​​du militantisme révolutionnaire surtout en cette période de «nouvelles indépendances» pour certains pays de l'Afrique de l'Ouest notamment le Mali, le Burkina Faso et le Niger qui ont formé l'Alliance des États du Sahel (AES) pour notamment défendre leur souveraineté.

À sa sortie d'audience, le Dr Dialo Blondin Diop a confié que ce n'est pas la première fois que le Mali accorde son soutien à cette cause. «Nous avons tenu à remercier le chef de l'État et tout son gouvernement. Nous lui avons dit que nous ne sommes pas surpris parce que le Mali et le Sénégal constituent une seule et unique famille». Pour le leader politique sénégalais, c'est cela qui se reflète dans la conduite du gouvernement malien qui est un gouvernement patriotique. Il a ensuite souligné que cet esprit doit être consolidé et élargi pour l'avenir.

À ce sujet, Dr Dialo Blondin Diop a particulièrement tenu à féliciter le président de la Transition et l'ensemble des autorités de la Transition pour l'initiative stratégique que représente l'AES. Pour lui, c'est un pas dans la bonne direction, mais aussi un acte qui rappelle les conditions dans lesquelles le Sénégal et le Soudan français (ancien Mali) sont arrivés à l'indépendance. « Sauf que les Français ont réussi à saboter la Fédération du Mali. Je ne pense pas qu'ils pourront saboter l'AES puisque sa constitution est une défaite politique majeure pour la France qui vient d'être maintenant sanctionnée sur le plan militaire avec la raclée qu'elle a prise à Kidal», a déclaré le chef. de la délégation.

Selon le Dr Diop, ce sont les Français qui ont été défaits à Kidal et non pas les soi-disant djihadistes. C'est exactement comme la déstabilisation du Sahel avec ce qu'on a appelé le terrorisme qui est une conséquence directe de l'attentat contre feu le président Mouammar Kadhafi.

Selon le leader politique sénégalais, l'AES est un pas dans la bonne direction en ce sens qu'elle indique la seule voie de salut pour le continent, celle des pères fondateurs. «Tous nos martyrs et nos héros ont fait la preuve que sans la réunification politique de l'Afrique, il sera impossible de la libérer et de la reconstruire dans l'intérêt des Africains», a-t-il rappelé.

Le Dr Dialo Blondin Diop a également indiqué que les échanges avec le chef de l'État étaient très féconds. Pour lui, la réponse du président de la Transition était particulièrement significative parce qu'il a expliqué qu'en gros les temps ont changé, car les dirigeants actuels du continent ont le niveau de formation, la capacité d'action et de réaction adaptée aux défis contemporains.

Le président a réaffirmé évidemment la détermination des autorités maliennes à poursuivre cette tâche qui n'est finalement que leur devoir patriotique et démocratique, a ajouté le visiteur du jour, avant de soutenir que tous les espoirs de l'Afrique de l'Ouest sont placés dans les nouveaux régimes qui ont émergé.

*******************

Gestion intégrée des ressources humaines : La présidence de la république reçoit les kits d'identification de son personnel

La cérémonie officielle de remise des kits d'identification du personnel de la Présidence de la République s'est déroulée hier à Koulouba sous la présidence du Directeur administratif et financier (DFM) de la Présidence, le lieutenant-colonel Mamadou Cheick Chérif Tounkara. Composés de deux tablettes, de sacs, de deux imprimantes et autant de power bank, les kits ont été remis au DFM de la Présidence par la coordinatrice de l'équipe chargée des institutions et des autorités indépendantes, Diarra Fanta Samaké.

Sur place, les identifiants ont procédé à l'enrôlement d'un agent. Après les différentes procédures de vérification et de confirmation de ses données administratives dans la tablette, l'agent en question est tout de suite entré en possession du reçu d'enrôlement imprimé séance tenante.

Après la réception symbolique de quelques exemplaires, le lieutenant-colonel Tounkara a souligné que la Présidence de la République vient de recevoir les kits nécessaires pour l'enrôlement de son personnel et ceux des autres institutions ainsi que des autorités indépendantes. Il a rappelé que cette opération a été lancée en fin mai dernier par le président de la Transition afin de favoriser la maîtrise de l'effectif des fonctionnaires de l'État et des Collectivités territoriales.

Ce qui permettra de maîtriser la masse salariale et de procéder à une bonne projection notamment des plans de carrière, en mettant les hommes qu'il faut à la place qu'il faut. «Si l'on maîtrise la masse salariale, on peut faire des projections dans le sens du recrutement, de l'amélioration des conditions des travailleurs, mais aussi de la réduction du train de vie de l'État», a souligné l'officier. supérieure.

Pour le lieutenant-colonel Mamadou Cheick Chérif Tounkara, ces opérations sont très importantes pour les autorités de la Transition, c'est pourquoi elles sont pilotées par le ministère en charge de la Refondation de l'État, en vue de permettre une bonne réforme dans ce secteur important.

Il faut préciser que cette opération de remise des kits d'identification concerne l'ensemble des institutions de la République et des autorités indépendantes.

<strong>Aboubacar TRAORE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre le terrorisme : Le Tchad a perdu 82 de ses soldats dans le nord du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/lutte-contre-le-terrorisme-le-tchad-a-perdu-82-de-ses-soldats-dans-le-nord-du-mali-3044828.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/lutte-contre-le-terrorisme-le-tchad-a-perdu-82-de-ses-soldats-dans-le-nord-du-mali-3044828.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/08/soldats-tchadiens.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 28 Nov 2023 01:55:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>De tous les pays contribuant à la Minusma, le Tchad est celui qui a essuyé les pertes les plus élevées. Mais jamais, la détermination de ses soldats n’en a été ébranlée dans la traque des grands noms du terrorisme au Mali. Les forces de M. Deby ont nettoyé les « grottes de Kidal » avant l’intervention de la Misma puis de la Minisma.</em></strong>

Le retrait des forces armées tchadiennes du Mali, concluant une mission de dix ans sous l’égide de la Minusma, marque la fin d’une ère dédiée à la stabilisation et à la paix. Leur présence dans les localités stratégiques de Tessalit, Aguelhok et Kidal a été essentielle pour la protection des populations civiles et le soutien aux opérations de la Mission de paix des Nations Unies, souligne la Minusma.

Oui, le Tchad est le pays qui a subi les plus lourdes pertes parmi les contributeurs de troupes au sein de la Minusma « Il a vu 82 de ses soldats émérites perdre la vie dans l’exercice de leur devoir. Mais jamais, la détermination de ses soldats n’en a été ébranlée ; jamais l’engagement de ses autorités en faveur de la stabilité régionale n’a été entamée », se félicite la Mission.

<strong>Mort au combat de l’adjoint du bataillon des forces spéciales</strong>

Le sacrifice ultime de ces soldats est incarné par des figures héroïques telles que le capitaine Abdelrazakh Hamit Bahar, commandant adjoint du bataillon des forces spéciales, à qui, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres a décerné le 26 mai 2022 à titre posthume, la « médaille capitaine Mbaye Diagne pour acte de courage exceptionnel ». Le commandant avait été tué au cours d’une attaque terroriste à Aguelhok en avril 2021, alors qu’il défendait le camp pour protéger la vie de ses collègues et éviter toute victime civile.

Au cours des cinq dernières années, 98 mines ont été recensées dans les localités de Tessalit et Aguelhok. Un sacrifice salué par le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies au Mali El-Ghassim Wane au cours d’une cérémonie d’adieu à des Casques bleus tchadiens morts à la suite de l’explosion d’engins explosifs en octobre 2022.

Il faut rappeler que l’essentiel de troupes tchadiennes envoyées au Mali appartenaient à la DGSSIE, qui joue au sein de l’armée tchadienne le rôle habituel dévolu aux gardes présidentielles en Afrique. Ces troupes sont parmi les mieux équipées et les mieux traitées. Et ces troupes étaient commandées à l’époque par Mahamat Idriss Déby Itno, un des fils du président, aujourd’hui Président de la transition du Tchad.

<strong>1400 soldats tchadiens débarquent dans le nord avec la Misma et la Minusma</strong>

On se souvient aussi qu’avant même que les forces africaines sous régionales organisées dans le cadre de la Misma (Mission des Nations unies au Mali) et la Minusma commençaient un déploiement dans les grandes villes du sud du Mali, 1 400 soldats tchadiens entraient au Mali par l’Est, après avoir traversé le Niger au nord du lac Tchad avant garde d’un contingent promis de 2 000 hommes. En compagnie des troupes française, ils se dirigeaient vers l’Adrar des Ifoghas, où subsistaient les principales bases et concentrations des forces ennemies. Là, les troupes tchadiennes avaient mené de durs combats où ils ont perdu plusieurs hommes. Qu’à cela ne tienne, ils ont poursuivi leurs missions avec bravoure et détermination. Les cachettes des terroristes dans les grottes ont été bombardées sans pitiés par les forces tchadiennes comme pour dire que les combattants d’Idriss Deby (Paix à son âme) n’étaient pas venus au nord du Mali pour faire du tourisme. Ils ont tout simplement assuré la mission assignée.

La mort de plusieurs centaines de combattants du Mujao, d’ansardine, d’Aqmi dont des principaux leaders islamistes : Abou Zeid, Mokhtar Belmokhtar, Oumar Ould Hamaya bref des grands noms du terrorisme international sont à leur actif, selon leur état-major « Nous avons combattu les terroristes sans calcul à tel enseigne qu’on a pensé être en territoire tchadiens », se souvient un capitaine du contingent.

Mais au fil du temps, sous commandement de la Misma et de la Minusma, le contingent tchadien était obligé de se soumettre à la ligne directrice onusienne. Toute chose qui a changé de donne sur le terrain. Autrement dit, avec le mandat onusien, il n’était plus permit aux contingents Tchadiens de se battre comme cela a été le cas. Les Maliens retiennent des troupes tchadiennes, le signe de la bravoure et d’une sincère amitié.

Les derniers soldats du Tchad déployés au sein de la Minuma ont quitté la région de Kidal lors de la fermeture du camp le 31 octobre 2023 par une route plus de 350 kilomètres en direction de Gao. Et l’histoire retiendra que les troupes tchadiennes n’ont pas fait de la dentelle face aux terroristes au nord du Mali.

<strong>Amadou Sidibé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Situation humanitaire dans le nord du Mali : 70% de la population de ces quatre villes ont fui pour Algérie</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/situation-humanitaire-dans-le-nord-du-mali-70-de-la-population-de-ces-quatre-villes-ont-fui-pour-algerie-3044827.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/situation-humanitaire-dans-le-nord-du-mali-70-de-la-population-de-ces-quatre-villes-ont-fui-pour-algerie-3044827.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/03/camp-refugies-centre.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 28 Nov 2023 01:33:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Selon un rapport de OCHA, les villes de Kidal, Adjelhoc, Anefif, Tessalit se seraient vidées d’environ 70% de leurs populations. La plupart de familles aisées serait partie en Algérie à cause de l’insécurité. </em></strong>

<strong><em> </em></strong>Dans un rapport couvrant la période d’août au 7 novembre 2023 et publié le 21 novembre sur le site de reliefweb.int, OCHA Mali en collaboration avec les partenaires humanitaires donne des détails sur la situation humanitaire dans la région de Kidal.

« Il  y a eu une augmentation de 116% du nombre des déplacés dans la région de Kidal de décembre 2022 à septembre 2023, selon la Matrice de suivi des déplacements (édition de septembre 2023). Il y a eu environ 15 enfants associés aux groupes armés identifiés ; 22 enfants non accompagnés, 9 victimes de violences basées sur le genre enregistrés. Deux enfants victimes des engins explosifs improvisés à Kidal ».

Pour Ocha, les rapports établissent que les statistiques des déplacés dans la région de Kidal sont passées de 14 964 en décembre 2022 à 32 394 en septembre 2023 soit une augmentation de 116%. « Cette évolution est consécutive aux conditions sécuritaires précaires incarnées par les opérations militaires lancées dans une logique de récupération des emprises de la MINUSMA qui s’est retiré de Kidal ». En dehors de ces données, sont estimées à 6 116 le nombre de personnes qui se seraient déplacées dans les différentes communes de Kidal. Lors de leur réunion humanitaire du 30 octobre 2023, poursuit le rapport de OCHA, les acteurs humanitaires opérant dans la région de Kidal, ont mis en exergue que les « affrontements et les opérations militaires qui ont débuté en septembre 2023 ont occasionné un important déplacement de personnes vers diverses localités de la région ».

Selon les sources locales, les villes de Kidal, Adjelhoc, Anefif, Tessalit se seraient vidées d’environ 70% de leurs populations. La plupart de familles aisées serait partie en Algérie, les familles moyennes et pauvres dans les secteurs environnants, Talhandak, Tinzawatene, Abeibara, Timtaghene près de Timayawene en Algérie. Dans les cercles de Tessalit, Abeibara, et Tin-Essako, certaines populations qui vivaient dans les campements aux alentours des villages se seraient déplacées vers les chefs-lieux de ces cercles et d’autres vers l’Algérie.

« Presque tous les habitants des villages du sud et de l'est de Kidal, y compris Anéfif, Tassik, Takalot, Amassine, Agaboye, etc., se seraient déplacés à Kidal-centre où certains seraient accueillis dans les familles d'accueil et d’autres dans des sites spontanés », poursuit le rapport.

En outre, des mouvements secondaires des ménages déplacés ayant fui les violences dans les régions de Ménaka et Gao depuis 2022, rapporte des sources locales. Il y aurait ainsi une pression sur l’utilisation des ressources hydriques disponibles comme les ménages se déplacent avec leurs troupeaux.

<strong>Djibril Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le nouveau gouverneur de Kidal exhorte les populations à revenir</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/le-nouveau-gouverneur-de-kidal-exhorte-les-populations-a-revenir-3044556.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/le-nouveau-gouverneur-de-kidal-exhorte-les-populations-a-revenir-3044556.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/11/GENERAL-GAMOU-KOULOUBA.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 25 Nov 2023 13:02:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le général Alhadji Ag Gamou, nouveau gouverneur de la région malienne de Kidal (nord-est), exhorte les populations à revenir jouer leur partition dans le développement local, a indiqué vendredi la présidence malienne sur son site officiel.</strong>

Cet appel a été lancé lors d'une audience avec le président de transition, le colonel Assimi Goïta, a-t-on précisé de même source, ajoutant que le gouverneur avait profité de cette occasion pour donner à son interlocuteur l'assurance de travailler ardemment dans le sens de l'intérêt général de la population du chef-lieu éponyme de la région.

Il lui a également assuré son engagement à réhabiliter tous les services sociaux de base dans cette localité que l'armée a reprise le 14 novembre dernier aux groupes terroristes, a souligné la présidence malienne.
<p class="card-text"><strong>Source : Xinhua</strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kidal : Qui a massacré ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-qui-a-massacre-3044530.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-qui-a-massacre-3044530.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/09/KIDALarticle-jpg.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 25 Nov 2023 12:37:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Reprise par l’armée malienne, des massacres auraient été commis dans la région de Kidal avant l’arrivée des soldats maliens. A la suite de la découverte d’un charnier, le Procureur de la République a ouvert une enquête afin de tirer au clair cette affaire susceptible de constituer de crime de guerre et de crime contre l’humanité.</em></strong>

Qui a fait des tueries massives à Kidal avant le retour des FaMa ? Dans les jours à venir, la justice malienne tentera de donner une réponse claire à cette interrogation.

En effet, après une décennie d’absence, l’armée malienne a repris position à Kidal. Ce retour tonitruant a été effectué le mardi 14 novembre. Deux jours après être redevenus <em>"</em><em>maîtres</em><em>"</em> des lieux, les Forces armées maliennes (FaMa) ont fait une découverte macabre selon la direction de l’Information et des relations publiques de l’armée (Dirpa).

Dans un communiqué, celle-ci a fait savoir que <em>"</em><em>les FaMa, lors de leurs opérations de sécurisation, ont découvert un charnier et que les enquêtes seront ouvertes pour traduire devant la justice les auteurs</em><em>"</em><em> </em>de ce crime.

A la suite de cette information, le Procureur du Pôle Judiciaire Spécialisé en matière de Lutte contre le Terrorisme et la Criminalité Transnationale Organisé s’est mêlé dans la danse en produisant également un autre communiqué rassurant de l’ouverture d’une enquête. Cela, dit-il, au regard de la gravité des faits révélés et susceptibles de constituer des infractions présumées d’actes de terrorismes et de violations des droits humains notamment de crime de guerre et de crime contre l’humanité.

Par ailleurs, le Procureur de la République dit Amadou Bocar Touré en a appelé à la collaboration de la population afin d’apporter des informations utiles à ses services en lien avec les autres services compétents de l’Etat. A en croire le Procureur, <em>"</em><em>l’opinion sera informée en temps opportun des diligences accomplies</em><em>"</em><em>.</em>

<strong>A C.</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Aladji Gamou, nouveau Gouverneur de Kidal :  Un homme d’exception à la rencontre de son destin !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/aladji-gamou-nouveau-gouverneur-de-kidal-un-homme-dexception-a-la-rencontre-de-son-destin-3044230.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/aladji-gamou-nouveau-gouverneur-de-kidal-un-homme-dexception-a-la-rencontre-de-son-destin-3044230.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/02/Gamou.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 23 Nov 2023 08:30:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Président de la Transition, le Colonel Assimi Goita, ne pouvait mieux choisir en jetant son dévolu sur le Général Aladji Gamou comme nouveau Gouverneur de la région de Kidal. En effet, avec Gamou à la tête de cette région, c’est déjà le début de la fin de l’activisme du très controversé chef djihadiste malien Iyad Ag Ghali et de son GSIM et affidés. En plus, avec Gamou, c’est la somme de toutes les communautés du Nord du Mali qui se retrouvent au nouveau Chef de l’Exécutif régional, un homme dont le charisme et la popularité vont au-delà des régions du Nord, et même au-delà du Mali ! Qui est le Général Aladji Gamou ? Voici la réponse !

El Hadj Ag Gamou est né dans une famille de bergers de la tribu des Imaghads en 1964 à Tidermène dans le cercle de Ménaka. En 1984, à l’âge de 16 ans, il rejoint l’armée libyenne au sein de la légion verte. Après une année d’entrainement en Libye puis six mois en Syrie auprès d’une force spéciale, il s’est engagé dans la guerre du Liban aux côtés des Palestiniens. Après plusieurs années de guerre, il regagne la Libye, pour prendre part au conflit tchado-libyen. Gamou regagne le Mali, son pays natal avec un seul slogan « je veux désormais être utile à mon pays ».

Satisfait des accords de paix de 1996, Ag Gamou rejoint la même année les forces armées maliennes. Les autorités maliennes lui accordent aussitôt une bourse d’étude pour l’Ecole Militaire Inter Arme de Koulikoro (EMIA) où il a suivi une formation dans plusieurs domaines. Il sera ainsi affecté au camp de Ségou comme instructeur militaire. En 1999. Lors de la guerre civile sierra-léonaise, le vaillant combattant Gamou prend part, en tant que casque bleu, à la mission des nations unies dans ce pays. De retour au Mali, en 2000, il est décoré de la médaille de la valeur militaire.

El Hadj Gamou est ensuite promu au grade de Colonel jusqu’à 2005 ; année où il rejoint le camp militaire de Kidal. Une mutation stratégique à cause des nombreuses attaques qui sévissaient alors dans cette région du pays. Faut-il rappeler ses prouesses lors de la crise de 2006 contre les troupes de Ag Bahanga ? En 2012, lors du déclenchement de la guerre dans le nord de notre pays, le Colonel Gamou fut désigné à la commande d’un gros contingent de jeunes soldats déployés sur le terrain avec un dispositif moins adapté à la réalité de la zone, jugée très dangereuse par les experts de la guerre.

En cette même période, lorsque le nord du Mali fut occupé par des groupes armés composés des terroristes, des islamistes et des narcotrafiquants, Gamou parvient à s’évaporer dans le désert pour sauver des centaines de soldats maliens qui composaient son groupe et d’autres bataillons de combattants perdus dans le désert d’où son surnom de « guerrier du désert ». Un exploit qui lui a valu quelques années plus tard, le grade de Général de Brigade.

Le Général Gamou, prendra peu après la débande des troupes maliennes lors de la bataille de Kidal en mai 2014, la tête de la branche armée d’un groupe armé d’auto-défense touareg de la tribu des imghads (GATIA) pour défendre sa communauté et l’intégrité du territoire malien. Il venait de perdre son bras droit et frère d’arme, le Colonel Fayçal. De nos jours, le Général de Brigade El Hadj Gamou est à la tête du Conseil Supérieur des Imaghads et Alliés (CSIA).

<strong>Fousseyni SISSOKO</strong>

<strong>Source : NOTRE VOIE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kidal. Le Général El Hadji Gamou  nommé Gouverneur de la Région</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-le-general-el-hadji-gamou-nomme-gouverneur-de-la-region-3044131.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-le-general-el-hadji-gamou-nomme-gouverneur-de-la-region-3044131.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/09/Gamou.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 22 Nov 2023 17:28:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[A 58 ans, le général de division El Hadji Gamou a été nommé, ce mercredi 22 novembre 2023, Gouverneur de la Région de Kidal. Ancien Casque bleu de l’ONU en Sierra Leone, le Général Gamou est incontestablement, le plus gradé et le plus célèbre officier Touareg de l’armée malienne. Il est aimé des Maliens de Kayes à Kidal pour sa fidélité à la République.

Sur les réseaux sociaux, sa nomination est accueillie avec joie. Le Général El Hadji Gamou remplace au poste de gouverneur de Kidal, le colonel Fodé Malick Sissoko, qui aurait été récemment interpellé par les services compétents  après la fuite d’un vocal dans lequel  il aurait   renouvelle sa fidélité’’ au patron de la CMA, mouvement rebelle qui contrôlait Kidal depuis 2012.

Le 14 novembre dernier, l’armée malienne a pris le contrôle de la ville de Kidal et celle de toute la région longtemps abandonnée aux mains de groupes armés terroristes. Le nouveau gouverneur aura pour mission prioritaire de sécuriser les personnes et leurs biens dans la région de Kidal et relancer les activités économiques et les services sociaux de base.

<strong>Mamadou TOGOLA/maliweb.net</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Armée malienne à Kidal   :  Et maintenant ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/armee-malienne-a-kidal-et-maintenant-3044047.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/armee-malienne-a-kidal-et-maintenant-3044047.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/11/Kidal-ville.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 22 Nov 2023 10:11:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le mardi 14 novembre 2023, l'armée malienne a pris position dans la ville symbolique de Kidal après 11 ans d’absence. Aussitôt annoncé, s’en sont suivies des scènes de liesse dans tout le pays pour féliciter et encourager l'armée pour cette victoire. Maintenant que l'armée est à Kidal, on fait quoi ?</em></strong>

L'offensive militaire de l'armée malienne partie de Gao le 2 octobre dernier avec pour mission de s'installer dans la région de Kidal, dans le cadre du désengagement des troupes onusiennes afin d'occuper les camps de la Minusma, s'est soldée par une victoire écrasante des FAMa, après des semaines de combats avec la CSP.

Après dix ans d'absence, le mardi 14 novembre 2023, Kidal est revenu sous le contrôle de l'armée malienne, à en croire le communiqué de l'état-major de l'armée. Cette reprise de Kidal est une victoire significative marquant un tournant historique dans la lutte contre le terrorisme au Mali.

Cette reprise par l'armée malienne a créé des scènes de liesse dans tout le pays, y compris à Kidal. Dans une vidéo qui a fait le tour des réseaux sociaux, on voyait les Kidalois manifester leur joie d'être revenus dans le giron de l'Etat du Mali après 11 ans sous le joug de la CMA.

Cependant, avoir Kidal est une chose, mais la garder pour toujours en est une autre. Dans un communiqué, le CSP a déclaré que ses combattants ont juste fait un repli stratégique et qu'ils vont se réorganiser.

L'armée malienne à Kidal, maintenant que reste-il à faire ? La question demeure entière pour l'instant. Mais d'après nos sources, le gouvernement de Transition va demander à tous les groupes armés, y compris le CSP, sur toute l'étendue du territoire, de déposer les armes, dans un délai qui sera indiqué ultérieurement.

Maintenant, après cette reprise de Kidal, il y a plus des questions que de réponses à savoir : Quels défis pour sécuriser l'ensemble de la région de Kidal ? Comment faire revenir les populations qui ont fui les combats et garantir leur sécurité ? Comment amorcer le développement de cette région qui a toujours échappé au contrôle de tous les régimes qui se sont succédé au Mali ? Quel avenir pour le CSP qui a affirmé avoir fait un repli stratégique pour mieux s'organiser ?

Wait and see !

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali, Kidal : De la scène de joie à des équations à géométrie variable</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-kidal-de-la-scene-de-joie-a-des-equations-a-geometrie-variable-3043882.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-kidal-de-la-scene-de-joie-a-des-equations-a-geometrie-variable-3043882.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/05/Dr-Aly-Tounkara.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 21 Nov 2023 14:17:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le 14 novembre 2023, la Direction de l'information et des relations publiques (Dirpa), organe de communication des Forces armées maliennes (FAMa), dans un communiqué, confirme la rentrée de l'Armée malienne à Kidal, mettant ainsi fin à près d’une décennie d'absence effective et réelle de l’État du Mali dans l’Adrar des Ifoghas.</strong>

En effet, après des bombardements intenses qui ont duré quelques jours, les FAMa ont pu se frayer un chemin vers la ville de Kidal, fief d'une partie des mouvements armés signataires de l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issue du processus d'Alger et des groupes armés terroristes, notamment les hommes du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans- GSIM, incarné par le terroriste malien Iyad Ag Ghali.

Il convient de rappeler que, depuis mars 2023, le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM, ou JNIM selon son acronyme en arabe, affilié à Al-Qaïda) et l'État islamique au Sahel sont engagés dans des combats d'une rare violence pour asseoir leur « légitimité » et assurer, par ricochet, le contrôle territorial dans la zone des trois frontières. Ces combats font rage dans des localités comme Tinzawatène, Ménaka, Tidermène et Achibogho où les populations civiles sont massacrées et fuient vers les villes environnantes (Ménaka, Gao, Kidal, etc.)

Dans ce contexte, le retour de l'Armée dans la ville de Kidal, après la rétrocession de certains camps occupés par la Minusma dans le cadre du processus de retrait de cette dernière du Mali, a été accueilli, partout sur le territoire national, par une liesse et une euphorie populaires et a bénéficié du soutien de la classe politique et de la société civile.

Cependant, malgré l'euphorie liée à ce succès, le retour de l'Armée, du coup de la souveraineté du Mali sur la ville de Kidal, ne doit pas passer sous silence les nombreux défis qui se posent au Mali.

Des équations à plusieurs inconnues -La Région de Kidal dont la gouvernance a été ponctuée par des troubles politico-sécuritaires de plusieurs ordres depuis l'indépendance est-elle dans le sillage d'un retour paisible dans la gouvernance générale de l'État malien ?

Le Cadre stratégique permanent (CSP) ou le Cadre stratégique permanent pour la paix, la sécurité et le développement (CSP-PSD), l'organe qui, un moment, a essayé de regrouper les parties signataires de l'accord pour la paix et la réconciliation (2015), à savoir les mouvements signataires et le gouvernement, sous forme d'un cadre inter malien de création de confiance, ne compte plus, en son sein, depuis un certain temps, que la Coordination des mouvements de l'Azawad et ses démembrements.

Des mouvements s'en sont retirés avant le début des affrontements avec les FAMa, d'autres après le déclenchement des opérations. Tous les mouvements signataires ont rejeté la reprise des hostilités et ont ouvertement accusé la CMA d'être le principal instigateur de cette reprise à travers son rejet de la rétrocession des camps de la Minusma aux autorités du Mali. Le CSP-PSD, de son côté, a essayé de justifier son attitude par un accord de cessez-le-feu datant de 2014.

Comme on peut le constater, cette divergence de position des mouvements armés sur les événements atteste aussi d'une nouvelle structuration, voire « déstructuration » des mouvements pouvant s'expliquer par la multiplicité des acteurs sur le terrain, mais aussi la puissance de feu de l'Armée malienne, qui a de nouveaux vecteurs aériens qui ont été déterminants dans toutes les opérations ayant opposé l'Armée au «CSP-PSD» à Ber, Bourem ou Anéfis.

Cependant, le retour de l'Armée à Kidal annonce-t-il l'engagement d'une nouvelle dynamique de paix ou l'amorce de vastes opérations de harcèlement et d'attaques dirigées contre les FAMa pour saper le moral des troupes sur le à long terme ? Quid du comportement que devraient/pourraient adopter les groupes armés terroristes œuvrant dans les zones anciennement sous le contrôle des mouvements armés ? Il est de notoriété publique que le lien fonctionnel entre certains mouvements signataires et les groupes armés terroristes a toujours existé avant et pendant la signature et la mise en œuvre de l'Accord pour la paix et la réconciliation.

Mais, il convient de s'interroger sur la mutation potentielle de ce lien dans un contexte désormais sous le contrôle du Mali à travers son Armée. Évoluerait-on vers un retour des « Maliens » membres des groupes terroristes dans un nouveau processus de dialogue avec l'État malien ? Cela vaudrait-il aussi pour l'EI-Sahel, pris dans l'étau des pays de l'Alliance des États du Sahel qui ont fait de la lutte contre le terrorisme un point central de la création de ce cadre ? Le retour de l'Armée malienne à Kidal serait-il à la base du changement de gouvernance de l'EI-Sahel, changement constaté dans certaines zones où l'EI-Sahel aurait assoupli ses méthodes de gestion des localités afin de conquérir le « cœur» des communautés à la base, inévitablement de s'imposer uniquement par la force comme à l'accoutumée.

La reprise des hostilités entre le gouvernement du Mali et une partie du «CSP-PSD» se passe également dans un contexte où aucune partie n'a encore d'énoncé l'Accord pour la paix, ce qui permet d'imaginer un retour à la table de la mise en œuvre de cet accord.

Mais les rapports de force n'étant plus les mêmes sur le terrain, la situation actuelle différente de celle de 2014, les protagonistes pourraient-ils revenir à l'Accord, sans concession, surtout que la Minusma en charge d'accompagner le processus de mise en œuvre parachève son retrait du Mali au 31 décembre 2023 ?

Aujourd'hui, les interrogations paraissent plus nombreuses que les solutions qu'offrent le terrain. Mais il serait intéressant d'aller à des rétrouvailles entre Maliens, sans exclusivité, pour tracer ensemble la nouvelle trajectoire de paix durable car la guerre affectera, à long terme, les communautés/populations dont les besoins fondamentaux ne pourraient plus être assurés.

Autant de questions qui soulèvent l'immensité et l'urgence des défis qui se présentent aux autorités de la Transition qui ont permis, à plus d'un Malien, de nourrir l'espoir d'une possible fin irrévocable des rébellions récurrentes et l' éradication de la nébuleuse terroriste.

PERSPECTIVES D'AVENIR- Les actions militaires en cours permettent certes, par moments et par endroits, de porter des coups durs aux groupes armés terroristes et aux mouvements armés indépendantistes. Cependant, au regard du déni flagrant autour de la question identitaire dans les crises successives, il serait pertinent de réinterroger la place du rapport à l'identité. Les populations majoritairement du teint clair (Touaregs, Arabes et Maures) ont le sentiment d'être discriminées, voire lésées par l'État central. Tandis que les communautés sédentaires majoritairement noires estimeraient que les premières seraient dans un sentiment de supériorité et de mépris vis-à-vis des peaux « noires ». Ces perceptions sont réelles dans les régions en proie aux attaques terroristes et aux conflits locaux.

Or, ni les réponses institutionnelles (accords pour la paix) ni celles émanant des communautés n'interrogent avec courage cette dimension dans les processus de résolution des crises mentionnées. En effet, l'argumentaire du sous-développement évoqué çà et là pour saisir les dynamiques conflictuelles souffre de pertinence et d'efficacité quand on sait que les services sociaux de base ne sont délivrés ni en qualité, ni en quantité dans aucune partie du territoire. national. Ainsi, les causes profondes des crises sont à rechercher et à analyser sans complaisance.

La définition d'un « idéal type » de l'Homme malien demeure une urgence et une nécessité absolue afin de léguer un récit commun à tous les citoyens dès à bas âge. En outre, les chefs rebelles et les dirigeants terroristes sont enviés, adulés et vénérés dans les régions du Nord du Mali par une certaine catégorie de populations au travers des mécanismes de socialisation afin de susciter auprès des jeunes générations le sentiment du rejet d'un État. «tortionnaire» et discriminatoire. Il urge d'inventer une conscience collective et de la partager.

L'impérieuse nécessité de mettre en place une cohorte d'experts dans tous les domaines du possible pour un éventuel dialogue constructif avec les groupes terroristes et mouvements armés scissionnistes. Ces experts devraient être des femmes et des hommes dont l'expertise dans leur domaine ne devait souffrir l'ombre d'aucun doute. En effet, la composition des équipes antérieures qui ont abouti à des accords de (pour la) paix aurait obéit peu à des critères rigoureux et plausibles. D'où des diagnostics biaisés et partisans qui sous-tendraient le pourquoi de la non-effectivité des accords jusqu'ici signés. Ces experts auront la charge de conduire le potentiel dialogue avec les entrepreneurs de la violence.

<strong>Dr Aly TOUNKARA</strong>

<strong>Expert des questions de paix, de sécurité et de l'islam politique</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kidal : Ces vérités d’ATT… Le Mali ne sera pas divisé ! Aucune portion de notre territoire ne sera cédée. …</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-ces-verites-datt-le-mali-ne-sera-pas-divise-aucune-portion-de-notre-territoire-ne-sera-cedee-3043921.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-ces-verites-datt-le-mali-ne-sera-pas-divise-aucune-portion-de-notre-territoire-ne-sera-cedee-3043921.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/12/att-mopti.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 21 Nov 2023 14:06:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[«…Ceux qui nous agressent vivent de la guerre et de la violence…Cette guerre n’est pas semblable aux autres. Nos ennemis ont plus d’alliées que vous ne pouvez imaginer et croire. Ils sont soutenus. … Les ennemis de la nation ne connaissent que les armes. Ils ne réclament que par les armes. Mais ils doivent comprendre une chose. On sait où et comment une guerre débute mais on ne saura jamais où et comment elle peut finir. Mais je veux dire une chose : s’ils veulent comprendre qu’ils le comprennent. Le Mali ne sera pas divisé, aucune portion de notre territoire ne sera cédée. S’ils le veulent qu’ils viennent à la table de négociations… »

« J’aimerais aussi souligner une chose, ceux qui nous polluent l’air, c’est un groupuscule de parvenus, sans scrupule, sans foi ni loi …Ne cédez pas aux sirènes de la division et des conflits entre ethnies. sCar les ennemis jouent sur ce terrain. Ils véhiculent des contre-vérités. Ils  nous rebattent les oreilles avec des affirmations selon lesquelles le Nord a été délaissé par les régimes successifs. Mais, il n’y a rien de plus faux !!! Le nord n’a jamais été délaissé. Beaucoup de ressources y ont été destinées. Si l’on révélait les fonds qui ont été débloqués pour le Nord, certaines régions se plaindraient à juste raison d’avoir été oubliées.

Mais ce qui se passe en réalité, c’est que ces voyous qui prétendent se battre pour le bien-être des populations du nord volent tous les projets et tout l’argent qui s’y dirigent. Même les ambulances sont volées par ces ennemis de la paix. Tu conduis un projet de forage de puits ? Ils volent les équipements. Tu veux construire un hôpital ? Ils volent les ciments…. De vous à moi, ces gens-là sont-ils de bonne foi ? Aiment-ils travailler ? Souhaitent-ils que l’Etat dirige des projets chez eux ?... »

<strong>Ousmane Tangara</strong>

Les Maliens ont vu leur président en train de ‘’fondre’’. Même ses proches peinaient à comprendre la dégradation de son état physique, ses sautes d'humeur, ses excès de colère, ses prostrations....Manifestement quelque chose clochait chez le charismatique général.

Qu'est-ce que cela pouvait bien être ? Le poids des multiples défis qui assaillent son pays? Non, car conformément à sa devise "faire la politique consiste à résoudre les problèmes des citoyens". Et force est de reconnaître qu’il continuait, du mieux qu'il pouvait, de consolider les réalisations de son illustre prédécesseur.

La véritable raison du subit mal- être du premier des Maliens remonte au monstrueux baiser de Judas du successeur du "frère Jacques", Nicolas, pour ne pas le nommer. Car ATT avait compris qu’il était en train de payer pour avoir osé lui dire non, au nom des intérêts du Mali et des Maliens. Et que "la France amie" était en train de défendre ceux de ses capitaines d'industrie, descendants de trafiquants négriers et de colons qui installent et débarquent les acteurs politiques et institutionnels, juste choisis pour ça.

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bataille de Kidal : Les FAMa renouent avec la gloire</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/bataille-de-kidal-les-fama-renouent-avec-la-gloire-3043919.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/bataille-de-kidal-les-fama-renouent-avec-la-gloire-3043919.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/10/FAMA-KIDAL-8.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 21 Nov 2023 14:04:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>Plutôt que prévu, les forces onusiennes ont abandonné le Camp n°1 de Kidal le 31 octobre dernier, au lieu du 15 novembre. Ayant filé à l’anglaise, les éléments de la Minusma ont laissé sur les lieux, armes, munitions, bagages et moyens logistiques, dont deux véhicules blindés, à la portée des terroristes du CSP.</em>

Après l’abandon de l’emprise de Kidal le 31 octobre dernier, par la Minusma, c’est le jeudi 9 novembre que les FAMA sont entrées dans la danse, avec les troupes au sol pour la reprise de Kidal. Cela après avoir pilonné, pendant plusieurs jours, les positions des groupes armés terroristes, avec des drones et des hélicoptères de combat. Le samedi 11 novembre, les forces obscurantistes ont tenté de stopper leur avancée. Sans succès. L’armée régulière a  brisé leur ligne défensive.

Le dimanche 12 novembre, les combats ont repris et gagné en intensité, avec les aéronefs des FAMA. Lesquelles ont continué à lancer des raids sur les positions ennemies, alors que les troupes au sol poursuivaient leur mouvement en direction de la ville de Kidal.

Les FAMA, après avoir montré les muscles, dans le cadre de la reconquête et du contrôle de Kidal, sont depuis le 14 novembre dernier, les maîtres de cette région. Et sont auréolées de gloire.

<strong> «Le succès n’est pas final. </strong>

L’échec n’est pas fatal» Winston Churchill

Après la déculottée du 21 mai 2014, lors de la visite de la capitale de l’Adrar des Ifoghas, Kidal, par l’ex-Premier ministre malien, Moussa Mara, beaucoup d’eau a coulé sous le pont des martyrs. Mais les Maliens ont su faire profil bas, avant de reprendre du poil de la bête, suite à la coopération militaire renforcée avec la Fédération de Russie.

L’attaque contre le camp de fortune de l’armée à Indelimane, le 1er novembre 2019, ayant coûté la vie à plus de 50 militaires, des critiques fusèrent de partout, dénonçant l’absence ou la faiblesse de réaction des militaires sur le terrain. Alors que le déroulement de cette attaque a montré combien les soldats ont résisté et n’ont plié qu’au dernier moment. Cette attaque est très révélatrice du dénuement total dont souffrait l’armée malienne, pendant que les terroristes étaient en surnombre et hyper équipés.

Au fait, il appartient aux stratèges militaires et aux historiens de tirer les leçons et de restituer, pour l’histoire, ce qui s’est réellement passé à Kidal, du mercredi 21 mai 2014 à nos jours. Laissons le temps au temps ; après tout, ne dit-on pas que le temps est le second nom de Dieu ?

A titre de rappel, la France a connu le 25 décembre 1415, à Azincourt, l’une des défaites les plus humiliantes de son histoire, quand les chevaliers français furent écrasés, en une heure par les archers anglais, mettant ainsi la France à la merci du roi d’Angleterre. Et ce n’est pas demain que la grande Amérique oubliera la bataille de Wabash ou la défaite de Saint Clair, un certain 4 novembre 1791, dans le territoire du Nord-Ouest entre les forces des Etats-Unis et la confédération occidentale amérindienne. Ce fut une victoire majeure des Indiens. Plus près de nous, les deux grandes armées, française et américaine, ne se sont – elles pas cassés les dents à Diên-Biên-Phu (1953-1954) ? Et à Saïgon devenue Ho-Chi-Minh City (1968) ?

Comprenons qu’à Kidal, en 2014, nous avions juste perdu une bataille, mais pas la guerre ; et notre peuple, avec son armée, s’en relève. Il en a connu bien d’autres. L’histoire des nations est ainsi faite : de hauts faits, mais aussi, hélas, des moments sombres et terribles. Cette défaite de Kidal de 2014, doit être alors considérée comme une parenthèse dans la longue marche de la glorieuse armée du Mali.

En ces moments si difficiles, ayons en mémoire cette pensée de Winston Churchill : « Le succès n’est pas final. L’échec n’est pas fatal. C’est le courage de continuer qui compte ». L’armée malienne vivra, l’armée malienne vaincra, pour la gloire du Mali éternel.

<strong>Mohamed Koné</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Reprise triomphale de Kidal : À l’autre bout de l’extase... !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/reprise-triomphale-de-kidal-a-lautre-bout-de-lextase-3043865.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/reprise-triomphale-de-kidal-a-lautre-bout-de-lextase-3043865.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/11/Kidal-ville.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 21 Nov 2023 09:40:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Cette fois il semblerait bien que ce soit la forêt qui cache l’arbre à la plus mauvaise racine du Mali. De cette métaphore à l’augure frileux découle ce qui se passe au pays de Modibo Keita où on se délecte, depuis la reprise triomphale de la région septentrionale mythique de Kidal, de ce qui s’apparente au recouvrement d’une plénitude territoriale. En effet, aucun Malien n’oubliera cette mémorable date du 14 Novembre 2023 lorsque la ville de Kidal, au cœur des débats et intérêts à l’échelle internationale, s’est retrouvé dans la besace de l’Etat Malien au détriment de la rébellion Touareg separato-terroriste après plus de 11 ans d’absence.

En dépit de l’excitation et de l’extase que pourrait susciter cette libération tant attendue, tout porte à croire qu’on est dans un décor de communication muette d’intentions de part et d’autre. Des évènements tragiques de début 2012 à ce mi-novembre 2023, voulons-nous réellement faire de l’histoire de Kidal un écran de fumée ou une suite de mensonges sur laquelle on peut se mettre d’accord ? En tout cas, les cicatrices d’humiliations et de bassesses sont trop profondes pour ne pas s’ulcérer à nouveau, surtout avec la mort subite de l’accord pour la paix et la réconciliation conclu en 2015, qui manquerait peut-être pas de s’exhumer à son temps.

Sur un tout autre plan, si cette reprise de Kidal intervient dans un contexte où l'Etat malien en n’ayant cure d’aucun regard extérieur, y compris des partenaires bilatéraux historiques, le mutisme de la communauté internationale et de ses affidés en dit long sur le malaise qui couve dans une contrée que bon nombre de ses autochtones ont choisi de désertée.

Somme toute, aussi grande soit la fierté du Malien lambda à l’annonce de sa reprise triomphale, il n’en demeure pas moins qu’on ressent à bien d’égards de contestations muettes et des non-dits. Ils peuvent certes présentement résonner comme une tempête dans un verre d’eau, mais rugir comme un cyclone ravageur dans le futur.

&nbsp;

<strong>Seydou Diakité</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kidal : l’aviation de l’armée détruit 2 pick&#45;up  des terroristes chargés de matériels de guerre près de  Tin&#45;Essako</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-laviation-de-larmee-detruit-2-pick-up-des-terroristes-charges-de-materiels-de-guerre-pres-de-tin-essako-3043833.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-laviation-de-larmee-detruit-2-pick-up-des-terroristes-charges-de-materiels-de-guerre-pres-de-tin-essako-3043833.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/08/HELICO-AVION-FAMA-2.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 21 Nov 2023 02:03:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Les frappes  des drones de l’armée malienne a  porté  hier lundi  un nouveau coup  au Mouvement des groupes armés terroristes dans la région de Kidal. Selon l’état –major de l’armée,  les vecteurs aériens de l’armée ont repéré et procédé à la destruction  de deux pick-up  chargés de matériels de guerre appartenant aux groupes terroristes. L’armée indique que cette frappe chirurgicale a eu  à un Km  du sud-ouest Tin-Essako.  Il y a une semaine, l’armée a pris position dans la ville de Kidal, fief de la rébellion séparatiste à dominante Touarègue.  Dès lors, elle multiplie les raids  contre les  positions des groupes armés terroristes.

<strong> Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : L&amp;apos;Armée détruit deux véhicules remplis d&amp;apos;armes à Tin&#45;Essako (Kidal)</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-larmee-detruit-deux-vehicules-remplis-darmes-a-tin-essako-kidal-3043837.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-larmee-detruit-deux-vehicules-remplis-darmes-a-tin-essako-kidal-3043837.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/02/FAMa.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 20 Nov 2023 19:24:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Les Forces armées maliennes (FAMa), dans leur mission régalienne de sécurisation du territoire, ont repéré et neutralisé ce lundi deux véhicules chargés de matériels de guerre appartenant aux Groupes armés terroristes (GAT) à Tin-Essako dans la Région de Kidal.</strong>

Ces opérations s'inscrivent dans le cadre du mouvement stratégique d'envergure de l'Armée dans le septentrion du pays qui a abouti le mardi 14 novembre suite à la reprise du contrôle total de la ville de Kidal par les FAMa.

L'information a été donnée par la Direction de l'information et des relations publiques des Armées (Dirpa) à travers une note d'alerte sur ses plateformes numériques. «Cette frappe chirurgicale des FAMa a eu lieu à 1km au Sud-ouest de Tin-Essako», souligne le communiqué de la Dirpa.

La haute hiérarchie militaire rassure l'opinion publique que les Forces armées maliennes sont déterminées à sécuriser l'ensemble du territoire malien et à protéger les personnes et leurs biens.

Faut-il rappeler que les FAMa ont découvert un charnier jeudi dernier à Kidal lors de leurs opérations de ratissage après la reprise de ville. Selon le communiqué de la Dirpa qui a donné l'information «ce charnier rappelle les atrocités commises par les terroristes sans foi ni loi». Le même document ajoute que les enquêtes seront ouvertes pour traduire les auteurs devant la justice.

Rappelons que les forces régulières ont entrepris, depuis le jeudi 09 novembre, des mouvements stratégiques dans le but de sécurité et d'éradiquer toutes menaces terroristes dans la Région de Kidal.

Ces interventions de nos Forces de défense et de sécurité se déroulent dans le strict respect des droits de l'Homme. La haute hiérarchie rappelle que la mission principale des FAMa est de restaurer la paix et la stabilité au Mali afin que les concitoyens qui n'aspirent qu'à la paix puissent y vivre en toute sécurité.

<strong>Aboubacar TRAORE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Retour de Kidal dans le giron de l’état malien :  Assimi Goita écrit une page glorieuse de l’histoire du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/retour-de-kidal-dans-le-giron-de-letat-malien-assimi-goita-ecrit-une-page-glorieuse-de-lhistoire-du-mali-3043783.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/retour-de-kidal-dans-le-giron-de-letat-malien-assimi-goita-ecrit-une-page-glorieuse-de-lhistoire-du-mali-3043783.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/09/ASSIMI-22-SEPT-2023-17.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 20 Nov 2023 11:30:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le 14 novembre 2023 sera inscrit en lettres d’or dans les annales de l’histoire moderne du Mali, car il marque la date du retour de la région rebelle de Kidal dans le giron du Mali. Que de chemins parcourus, que d’obstacles et écueils surmontés pour arriver à cette étape, loin d’être une fin en soi, mais plutôt une étape importante dans le long processus de pacification et pour le recouvrement de l’intégrité territoriale. Les maliens sont fiers de leur armée, avec à sa tête le Colonel Assimi Goita, qui vient, au prix du sang, donner le sourire, la joie et l’allégresse à un peuple qui a attendu pendant plus  de 11 ans la libération de Kidal des mains des rebelles. Va-t-on céder à un triomphalisme en renonçant au dialogue pour faire venir certains égarés et éviter un enlisement du conflit ? Doit-on également prendre au sérieux la menace du CSP- PSD qui dit avoir quitté la ville de Kidal par stratégie, mais n’y renonce pas ? </em></strong>

Le mardi 14 novembre toutes les grandes villes du Mali ont vibré au son de l’hymne national et aux chansons à la gloire de l’armée malienne, en général et du Colonel Assimi Goita en particulier, après l’annonce officielle de l’entrée à Kidal par les FAMA. Cette nouvelle a été comme un rêve de plus d’une décennie  qui s’est réalisé. Kidal la rebelle, Kidal l’insurgée, Kidal l’indépendantiste, Kidal le serpent, Kidal la terroriste, la liste des qualificatifs est loin d’être exhaustive, cette ville qui est la capitale de la 8<sup>ième</sup> région administrative du Mali était devenue une énigme insondable et pourtant son histoire est étroitement liée à celle de toutes les autres régions du Mali. Comme pour dire qu’elle est loin d’être une terre étrangère au Mali, bien qu’elle est occupée par des arabo berbères, des tamasheqs qui sont de peau blanche. C’est d’ailleurs cet aspect racial qui semble convaincre certains à dire que Kidal n’est pas malienne. Pour rappel le sous-développement et la minorité raciale blanche ont été les deux    fonds de commerce pour certains rebelles Touaregs pour non seulement convaincre une partie de la communauté internationale, mais aussi et surtout certains voisins comme l’Algérie et la Mauritanie qui n’ont été du côté du Mali que du bout des lèvres. C’est pourquoi cette victoire de l’armée n‘est qu’une étape, car les « terroristes » ne s’avouent pas vaincus et ne semblent pas non plus livrer tous leurs secrets c’est pourquoi celui qui désormais considéré comme le héros du 14 novembre 2023, à savoir le colonel Assimi Goita a eu le triomphe modeste  en déclarant que la guerre n’est pas terminée.

<strong><em>Pourquoi Assimi Goita est-il le héros du 14 novembre ?  </em></strong>

Cette victoire est incontestablement celle du Colonel Assimi Goita, parce qu’il y a cru en dépit des inquiétudes soulevées par une partie de la Communauté internationale et malgré la sonnette d’alarme tirée par les organisations des Droits de l’Homme. Donc il est le héros de ce 14 novembre 2023 qui consacre le retour de Kidal dans le giron de l’Etat malien. Et par cette prouesse il vient d’écrire l’une des pages les plus glorieuses de l’histoire moderne de notre pays. Son nom sera inscrit en lettres d’or dans les annales des hauts faits du Mali. Certains thuriféraires de la transition le comparent à Soundiata Keita qui a unifié l’empire du Mali qui était des petits royaumes éparpillés et vulnérables. Autres temps autres mœurs, ce qui est sûr c’est qu’il fait désormais partie des héros qui ont marqué l’histoire du Mali.

<strong><em>Va-t-on céder à un triomphalisme en renonçant au dialogue pour faire venir certains égarés et éviter un enlisement du conflit ?</em></strong>

Sans nul doute que non, car le Colonel Assimi Goita est convaincu que la guerre est loin d’être terminée et que l’ennemi est à la fois coriace et rusé. Donc pour éviter un enlisement de ce conflit il demeure indispensable d’ouvrir la voie du dialogue. Cette option aura comme avantage non seulement d’isoler les récalcitrants, mais aussi et surtout d’éviter d’entretenir une guerre qui va engloutir et nos ressources financières et  celles humaines. En ce cédant pas au triomphalisme les autorités chercheront, à travers une diplomatie dynamique et proactive, d’impliquer les voisins immédiats surtout ceux qui partagent les plus longues frontières avec le Mali, à savoir la Mauritanie et l’Algérie, ensuite se réconcilier avec tous les autres pays de la sous-région et même de la communauté internationale. Ce choix diplomatique aura comme avantage d’isoler les rebelles qui, du reste seraient en train d’user de cette voie pour demander de l’aide afin de « se libérer du joug de l’occupant qu’est celui du Mali ». Donc pas de triomphalisme, mais l’heure doit être à la réflexion pour contre carrer tous les stratagèmes que l’ennemi pourrait être amené à employer.

<strong><em>Doit-on également prendre au sérieux la menace du CSP- PSD qui dit avoir quitté la ville de Kidal par stratégie, mais n’y renonce pas ?</em></strong>

Sans nul doute qu’il faut prendre très au sérieux la menace à peine voilée du CSP-PSD qui, à travers un communiqué, dit avoir quitté la ville de Kidal par stratégie, mais n’a pas renoncé à son objectif. Ce communiqué en dit surtout long quand on sait que les rebelles sont loin d’être seuls, ils ont des soutiens de taille qui détiennent le nerf de la guerre, à savoir les pays du Golf où le pétrodollar circule. Que dire de leurs anciens alliés qui ont certes officiellement quitté le Mali, mais qui disposent encore des voies et moyens pour soutenir, surtout que l’enjeu de Kidal  n’est pas que sécuritaire il est également géostratégique voir économique. Donc les rebelles et leurs alliés sont prêts à mener une guerre d’usure qui pourrait durer 20 à 30 ans. C’est pourquoi il est une impérieuse nécessité d’utiliser maintenant la voie diplomatique pour isoler les rebelles et leurs soutiens. Sinon le tout militaire serait difficilement la solution à un conflit du genre.

En somme, selon certains maliens l’armée n’a pas encore coupé la tête du serpent, mais c’est juste sa queue qui serait coupée, donc il demeure encore nocif et garderait probablement tous ses moyens de combat. Donc après cette étape il est plus que nécessaire de jouer sur d’autres tableaux pour pérenniser ces acquis et se tourner vers le développement de l’ensemble du pays.

<strong>Youssouf Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kidal le nœud gordien coupé :  Place maintenant à la gestion du difficile quotidien des maliens</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-le-noeud-gordien-coupe-place-maintenant-a-la-gestion-du-difficile-quotidien-des-maliens-3043780.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-le-noeud-gordien-coupe-place-maintenant-a-la-gestion-du-difficile-quotidien-des-maliens-3043780.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/05/retour-paix-militaires.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 20 Nov 2023 10:26:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Tous les regards étaient rivés sur Kidal, reléguant souvent au second plan tous les déboires que les maliens dans leur écrasante majorité subissent au quotidien. De la coupure intempestive d’électricité, à la pauvreté ambiante en passant par la paralysie de l’économie, les maliens ont été on ne peut plus résilients à tous égards. Ils se sont privés de leurs droits les plus élémentaires pourvu que Kidal revienne dans le giron de l’Etat malien, ce qui est une réalité depuis le mardi 14 novembre 2023. L’euphorie, voire l’hystérie populaire a atteint son comble de Kayes à Kidal en passant par Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou et Gao. Jamais une nouvelle n’a été accueillie dans la plus grande ferveur que la reprise de Kidal, faisant ainsi du Président de la Transition un héros. Les autorités de la transition vont-elles faire face aux énormes défis qui assaillent le Mali et son résilient peuple ? Quelle pourrait être la suite de la reprise de Kidal par les autorités de la transition ?   </strong>

Pendant plus de 72 heures les maliens dans leur écrasante majorité ont fêté avec enthousiasme et fierté la reprise que d’aucuns qualifient de libération de la ville de Kidal. Cette précieuse victoire qui a été pendant plus de 11 ans un rêve, voire une illusion, est- à l’actif du résilient peuple d’abord, qui dans un élan patriotique a consenti d’énormes sacrifices pour soutenir les autorités, ensuite aux autorités elles-mêmes qui y ont cru et enfin à la vaillance des forces de défense et de sécurité qui ont tenu en dépit d’un environnement hostile. L’affaire est désormais dans le sac, sans triomphalisme, le Mali a retrouvé une partie de son territoire, place maintenant à la gestion du difficile quotidien. Les maliens attendent qu’on leur fasse des propositions de solutions à leurs nombreuses difficultés, bref à leur train-train quotidien qui commence à être insupportable. L’euphorie de la victoire du 14 novembre est, sans nul doute, en train de s’éteindre à petit feu dans  l’angoisse du quotidien des citoyens qui ne savent plus où mettre la tête. Les autorités de la transition vont-elles rapidement comprendre que derrière cette accalmie apparente se cache une tempête ? Elles doivent prendre le taureau par ses cornes en parant au plus pressé

<strong>Les autorités de la transition vont-elles faire face aux énormes défis qui assaillent le Mali et son résilient peuple ?</strong>

En effet, le Colonel Assimi Goita, le héros du 14 novembre doit également comprendre que le soutien du peuple malien n’aura de sens que lorsque ce résilient peuple verra ses conditions sociales et économiques s’améliorer, or la situation socioéconomique va de mal en pire. Les autorités doivent  faire face au difficile combat pour l’amélioration des conditions sociales et économiques afin de consolider les acquis militaires sur le terrain. La reprise de Kidal, loin d’être une fin en soi, ne doit être que le début d’un long processus d’unification, de pacification et de cohésion donc elle ne saurait être ni un fonds de commerce politique, encore moins la victoire d’un malien sur une autre. Il urge aujourd’hui pour les autorités de trouver des solutions idoines aux énormes défis qui plombent la vie socioéconomique des citoyens. L’électricité, sources de revenus de la majeure partie des populations, est devenue une denrée rare, annihilant tous les efforts que fournissent les citoyens pour la résolution du quotidien. Tous ceux dont l’activité est liée à l’électricité ont vu leurs revenus chuter drastiquement, aggravant la pauvreté. Que dire du secteur industriel, qui vivote faute d’électricité et même ceux qui ont acquis des groupes électrogènes ont vu leurs chiffres d’affaires chuté à cause des charges liées au carburant. Il n y a malheureusement pas le secteur énergétique seul qui fait souffrir les maliens, mais c’est la situation économique de façon générale qui est chaotique. Aucune perspective, aucune alternative, car l’argent qui est le nerf de la guerre est devenu une denrée rare. Il y a comme un embargo financier qui continue de s’abattre sur le Mali. Le constat est que les partenaires financiers se méfient du Mali à cause de sa situation politico-sécuritaire, voire des choix des partenaires que les autorités ont faits. Les finances ne tiennent que par les impôts et les douanes. Ces deux vaches laitières pour renflouer les caisses de l’Etat procèdent souvent par harcèlement et pression fiscale, poussant souvent certaines entreprises à mettre la clé sous le paillasson

<strong>Quelle pourrait être la suite de la reprise de Kidal par les autorités de la transition ? </strong>

La suite après la reprise de Kidal, c’est d’abord la consolidation des acquis, ensuite l’amélioration des conditions de vie des maliens et cela de Kayes à Kidal et enfin  le rassemblement des maliens afin de convenir d’un minimum de programme qui indiquera la voix à suivre pour sortir de cet imbroglio qu’est la transition. Les autorités doivent rapidement prendre conscience de l’énormité, voire de la gravité de la crise multidimensionnelle à laquelle le Mali est confronté et parer au plus pressé pour non seulement éviter que la crise ne s’aggrave, mais aussi et surtout que le réveil du peuple ne soit pas brutal.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Processus de reconquête du territoire :  Comment maintenir le cap après la libération de Kidal ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/processus-de-reconquete-du-territoire-comment-maintenir-le-cap-apres-la-liberation-de-kidal-3043730.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/processus-de-reconquete-du-territoire-comment-maintenir-le-cap-apres-la-liberation-de-kidal-3043730.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/11/Kidal-ville.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 20 Nov 2023 10:20:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En vue du rétablissement de son entière souveraineté sur l’ensemble de son territoire, l’Etat du Mali doit engager une phase de stabilisation de sa présence effective, après la récente reconquête euphorique  de la région de Kidal.</em></strong>

La date du  14 novembre 2023  sera marquée d’une pierre blanche dans l’histoire politique du Mali moderne, car elle aura consacré le retour définitif de Kidal dans le giron national du Mali.

En effet, selon les sources officielles, c’est après des frappes aériennes et des combats au sol que les FAMA ont définitivement pris le contrôle de la ville de Kidal et ses alentours, du 11 au 14 novembre derniers.

Même s’il est rapporté que les rebelles ont résisté pendant un temps, avant de battre en retraite, il faut admettre que Kidal reconquis n’est plus la même ville. Et sa région et une partie de sa population pourraient développer des réflexes identitaires et une prédisposition à l’insurrection. Car, nul ne peut ignorer les conditions défavorables d’existence des populations de l’Adrar des Ifoghas.  Combien de structures et services sociaux de base existent et sont fonctionnels dans cette région ? Quel est le niveau de chômage dans la ville de Kidal ? Quel est le niveau d’employabilité de la jeunesse kidaloise ? Bref, quel est le niveau réel de la présence de l’Etat dans cette région ?

Selon plusieurs analystes, l’irrédentisme de cette région, où toutes les rebellions ont pris naissance, doit être anéanti par un programme étatique conséquent d’investissements. Celui-ci permettra de réoccuper le vide socio-économique laissé par les pouvoirs publics.

Il s’agit de mettre sur pied un véritable plan Marshall de soutien à la renaissance de la région de Kidal. Ce programme doit relancer des services, notamment ceux liés à l’exercice de de souveraineté comme la justice, l’administration décentralisée (mairies, gouvernorats, impôts, etc).

Il est urge, en outre, que l’Etat marque son retour musclé dans cette région par l’installation d’une présence militaire de taille, à travers par exemple un camp militaire en mesure de dissuader toute velléités de soulèvement. Le président de la Transition peut même envisager des structures originales traduisant l’oreille attentive de l’Etat à cette région. Cela peut être la mise en place d’un poste de Haut Représentant du chef de l’Etat pour la région de Kidal. Ce qui sera un point focal de pacification des cœurs et des esprits, qui sera chargé du maintien d’un climat de dialogue avec les notabilités de la ville, comme l’Amenokal.

<strong>Boubou SIDIBE/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’armée malienne à Kidal :  Aw ni tché. Baara nyana</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/larmee-malienne-a-kidal-aw-ni-tche-baara-nyana-3043724.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/larmee-malienne-a-kidal-aw-ni-tche-baara-nyana-3043724.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/FAMa-MALI-7.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 20 Nov 2023 07:38:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La reprise de Kidal, mardi 14 novembre, des mains des narcotrafiquants, des terroristes et leurs sponsors européens, a donné lieu à des manifestations de joie à travers le pays. Cette journée, célébrée dans une communion totale par un peuple, resté uni derrière ses dirigeants et son armée, dont l'occupation de la 8<sup>ème</sup> région du Mali, en 2012, était restée en travers de sa gorge. Elle sera longtemps gravée dans les mémoires, brisera le cœur des faux démocrates. Cette victoire de l'armée malienne contre l’impérialisme rampant sera inscrite en lettre d'or dans les annales de la géopolitique mondiale. Et mais dos au mur les oiseaux de mauvais augure.</strong>

Enfin, l'armée malienne est à Kidal ! La bonne nouvelle de cette fin d’année est tombée, mardi 14 novembre. Dans un communiqué lu sur les antennes de la télévision nationale, le colonel Assimi Goïta, président de la transition, informe le peuple malien de l’entrée des Forces armées maliennes (FAMa) dans la capitale de la 8<sup>ème</sup> région administrative de notre pays, contrôlée depuis mars 2012 par une coalition de narcotrafiquants de toute nature. Elle met fin aux calomnies, critiques, mensonges contre notre armée depuis le départ des forces d’occupation impérialistes dont la mission était de diviser notre pays.

Resté uni derrière son armée, malgré les complots contre notre pays et des campagnes médiatiques calomnieuses, haines et mensongères distillées à l’extérieur et reprises à l’intérieur par des traitres maliens pour saper son moral, le peuple malien n’a jamais douteux de la détermination de celle-ci à recouvrer l’intégralité du territoire national, dont une portion échappait au contrôle de l’État depuis l’intervention Serval en 2013. Intervention au cours de laquelle les militaires français ont interdit l’accès de Kidal à notre armée après qu’elle a débarrassé les régions de Gao et de Tombouctou des djihadistes. Senti comme une humiliation par les Maliens, il est resté en travers de leur gorge. Ainsi, un défi était lancé à l’État malien. Comment reprendre Kidal des mains de la France et de ses supplétifs? La tâche n’était pas facile, compte tenu du complot international contre le Mali dans lequel certains de nos compatriotes étaient de mèche avec les ennemis pour faire payer aux auteurs du coup d’État de 2020 la fin de leurs privilèges et avantages faramineux qu’ils s’étaient accordés indument quand ils étaient aux commandes du pays.

C’est chose faite depuis mardi 14 novembre. L’armée malienne a repris la capitale de l’Adrar des Iforas, transformée en sanctuaire par la France pour des criminels qui attaquaient les villages, massacraient les populations, chassaient les villageois de leur terroir, enlevaient le cheptel, imposaient des taxes et autres moyens de soutirer de l’argent. La reconquête de Kidal a donné lieu à des manifestations de joie à travers le pays. Elle a été célébrée dans une communion totale par un peuple qui était convaincu que le défi allait être relevé un jour par sa vaillante armée. Elle a réussi le pari. Celui de recouvrer l’intégralité de notre territoire national. <strong>Aw ni tché. Baara nyana </strong>(merci, mission accomplie). Le soutien du peuple malien ne fera jamais défaut tant que l’intérêt national est en jeu. Et bon vent pour le reste de la sécurisation du territoire, des personnes et de leurs biens.

<strong>Vigilance…</strong>

L’impérialisme est rancunier et n’oublie jamais. Cette défaite de ces supplétifs à Kidal est ressentie comme un coup de massue sur la tête des parrains des terroristes dans le Sahel, en particulier au Mali. Surpris par cette victoire, il se demande comment le Mali va devoir gérer Kidal. Ce message est plein de sens. Et il traduit son soutien aux terroristes de Kidal. Et sa presse est déjà dans la danse. Quelques titres évocateurs: <em>L’Humanité</em>: «<em>Les forces armées, soutenues par les alliés du groupe Wagner, ont annoncé la prise de la ville du nord, fief des mouvements touaregs de l’Azawad. Si le régime se félicite d’une victoire militaire, cela n’augure en rien d’une solution pacifiée dans le nord du pays.</em>», <strong><em>Tribune de Genève</em> «</strong><em>La prise de Kidal, fragile victoire de la junte malienne»</em>, <strong><em>Courrier International</em> «</strong><em>Prise de Kidal par l’armée malienne: «“Et après ?”».</em>

La célébration de cette victoire ne doit pas nous faire oublier l’essentiel : la vigilance. Elle doit être de mise à tous les niveaux pour que cette région se stabilise à jamais. Elle doit être accompagnée de la création des pôles économiques de développement pour mieux occuper cette partie du pays, longtemps abandonnée aux mains des bandits à col blanc qui se nourrissent de l’insécurité. Et les initiatives nationales ne manquent pas à ce niveau ainsi que du côté des partenaires qui souhaitent participer à la reconstruction de notre tissu agro- industriel détruit par les démocrates qui se sont mis au service des intérêts étrangers après avoir volé la victoire du peuple en 1991.

Le Mali vaincra ses ennemis intérieurs et extérieurs, inchallah !

<strong>Yoro SOW</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le film de la reconquête de Kidal</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/le-film-de-la-reconquete-de-kidal-3043685.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/le-film-de-la-reconquete-de-kidal-3043685.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/11/Kidal-ville.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 20 Nov 2023 02:17:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Mardi 14 novembre 2023 restera longtemps grave dans les mémoires collectives au Mali et à travers le monde : Le retour de Kidal dans le giron de l’Etat malien après des années d’occupation par une meute de terroristes soutenus par la France… Retour sur les évènements qui ont marqués  la libération  de cette ville malienne. </strong>

<strong>Le 1<sup>er</sup> octobre</strong> 2023, les FAMa ont donc mis en mouvement cette vaste opération. Première prise de guerre dans cette équipée libératrice : Anefis à 112 kilomètres de Kidal, désormais sous contrôle des FAMa. <strong>Le 2 octobre</strong>, une imposante colonne de l’armée malienne s’était mise en branle à Gao pour rallier Kidal.

<strong>Le samedi 7 octobre 2023</strong>, L'armée affirme avoir pris le <em>"contrôle total" </em>d'une ville étape vers Kidal, le fief de la rébellion séparatiste touareg. <em>« Les FAMa (forces armées maliennes) ont pris tôt ce (samedi) matin le contrôle total de la ville d'Anéfis. Les évaluations sont en cours"</em>, a précisé l'armée dans un communiqué de l’Etat-major général.

<strong>Le 31 octobre 2023</strong>, le dernier contingent de la mission des Nations Unies abandonne précipitamment le camp à Kidal sans pourtant procéder à la rétrocession à l’armée malienne conformément à la résolution 2690 du conseil de sécurité de l’ONU. Et la réaction du gouvernement malien ne s’est fait pas attendre ! En effet, les autorités maliennes ont accusé la mission des Nations Unies d’avoir violé ses propres textes en livrant son emprise aux groupes armés terroristes…

Quelques jours plus tard, <strong>le vendredi 3 novembre 2023</strong>, l’armée malienne annonce que le camp abandonné par les casques bleus dans la région de Kidal a fait l’objet de frappes aériennes nocturnes : <em>« Le vendredi 3 novembre, les missions de surveillance aérienne nocturne du territoire malien par les FAMa ont permis d’identifier plusieurs opérations en cours de préparation dans le camp abandonné de la MINUSMA à Kidal »</em>, précisant que <em>« toutes les cibles ont été neutralisées »</em>.

<strong>Le Samedi 11 novembre 2023</strong>, d’intenses combats à l’arme lourde ont été signalés samedi à proximité de la ville de Kidal entre les Forces armées Maliennes (FAMa) et les rebelles du Cadre stratégique permanent pour la paix, la sécurité et le développement (CSP-PSD), regroupant les principaux groupes armés maliens du nord du pays, qui occupaient la ville depuis 2012. « <em>Les FAMa, dans leur mouvement stratégique vers Kidal pour la sauvegarde de l'intégrité territoriale et l'éradication des groupes armés terroristes, ont brisé, ce samedi 11 novembre 2023 près de Kidal, la ligne défensive dressée par les groupes armés terroristes»</em>, a déclaré l'état-major général des armées.

Toujours dans le dynamique de leur avancée et déterminés à restaurer l’intégrité du territoire national, les FAMa ont accentué leurs opérations au front. « <em>Lancée il y a quelques jours, l’opération  stratégique des FAMA visant à restaurer l’intégration territoriale et  l’éradication des groupes armés terroristes dans la région de Kidal enregistre <strong>ce dimanche 12 novembre</strong> des avancées significatives</em> », avait annoncé  l’Etat-major de l’armée. Les autorités militaires soutiennent que la conjugaison des forces terrestres et aériennes des militaires au front a permis, le dimanche, de disperser les positions des groupes armés terroristes. <em>«  Les rescapés se sont réfugiés dans les collines environnantes. Les opérations des FAMa continuent avec la grande détermination  afin de débusquer les terroristes dans leur dernier retranchement »</em>, a ajouté l’Etat-major de l’armée malienne.

Enfin <strong>le mardi 14 novembre 2023</strong>, <strong>l’information est confirmée par l’armée dans un communiqué et un message du Président Assimi Goïta  l’a rendue  officielle. C’est fait : l’armée malienne est à Kidal, après plus de 10 ans de contrôle par une coalition de rebelles et de djihadistes.</strong>

L’opération à Kidal n’a d’autres objectifs que la « sécurisation des populations contre le terrorisme », a précisé le Chef suprême de l’armée, le Colonel Assimi Goïta.

<strong>M Sylla</strong>

<strong>CH Sylla</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>De l’occupation à la libération de Kidal :  Echec de la partition programmée du Mali !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/de-loccupation-a-la-liberation-de-kidal-echec-de-la-partition-programmee-du-mali-3043683.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/de-loccupation-a-la-liberation-de-kidal-echec-de-la-partition-programmee-du-mali-3043683.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/05/retour-paix-militaires.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 20 Nov 2023 02:14:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong> Après 11  longues années d’occupation par un groupe  de terroristes, Kidal est revenu  dans le giron  de la République  grâce à la détermination et à la bravoure  des forces armées  maliennes  qui, le 14  novembre 2023, ont fait sauter  le verrou de l’occupation .. Mettant  ainsi en échec un plan de partition du Mali. Un plan  savamment orchestré  par la France et qui concernait l’ensemble des régions du nord … </strong>

<strong> </strong> A Kidal et ailleurs, les différents  mouvements rebelles  et leurs alliés terroristes ont toujours bénéficié du soutien de Paris. En 2013, l’opération « Serval » a ouvertement soutenu le MNLA (Mouvement national pour la libération de l’Azawad) à Kidal.

Ainsi, <strong>le tropisme pro MNLA de la France a été étalé au grand jour dès le début de l’intervention française dans notre pays en 2013.</strong> On se souvient que le MNLA qui avait été chassé de la ville de Kidal   par les « djihadistes », avant l’intervention française, a  réoccupé la ville grâce à l’aide de la France qui a interdit aux forces armées maliennes l’entrée de la ville lors dès  sa reconquête.

Mais, c’est la DGSE française qui tire les ficelles en coulisses. Son tropisme pro-Touareg est de notoriété publique. C’est dans cette ambiance que débarquent à Kidal les éléments précurseurs de l’Armée française Ils prennent contact avec le chef d’état-major du MNLA, le colonel Najim

<strong>En outre la France de Sarkozy est soupçonnée d’être à la base du déclenchement de la rébellion touarègue, le 17 janvier 2012, dans notre pays. </strong>

Pour affaiblir Kadhafi, le Président français de l’époque, Nicholas Sarkozy, passes-en un pacte avec Mohamed Ag Najim (Chef d’Etat-major du MNLA). Ce dernier était soldat dans l’armée libyenne. Le marché était que s’il quittait la Lybie, la France l’aiderait au mieux dans ses revendications au Mali. C’est ainsi que  les rebelles et leurs alliés terroristes  sont entrés en action à Kidal, Gao et Tombouctou...

Et, alors que de violents combats avaient lieu au Nord du Mali, le ministre français des Affaires Etrangères, Alain Juppé, déclarait, le 7 février 2012, devant le Sénat français : <strong>« La rébellion touarègue a remporté récemment d’importants succès militaires au Nord du fleuve Niger. (…). Un cessez-le-feu immédiat est pour nous impératif »</strong>. Au lendemain de cette déclaration outrageante, un autre ministre français tenait des propos justifiant la rébellion, le Ministre français de la Coopération de l’époque, Henri De Rain court, le 21 février 2012, toujours devant le Sénat dira: <strong>« Le non-respect des accords d’Alger de 2006, venant après l’échec de ceux de 1992, a incontestablement alourdi le climat entre les Touaregs et les gouvernements maliens »</strong>.

La stratégie menée à Paris pour établir un État fictif de l'Azawad en collaboration avec les insurgés et leurs alliés terroristes  de Kidal a atteint  son  point culminant  avec l’attaque de Konna en 2013. Cette attaque ouvre la voie à une intervention de l’armée française au Mal. En réalité, Paris déroulait ainsi un plan de partition  devant conduire à l’indépendance de... l’Azawad. La complicité entre la France et ses amis  de la CMA (une organisation affiliée aux terroristes) n’avait d’autre but  que de piller les immenses ressources de cette région.  Ce plan  tombe  à l’eau  avec la reprise de Kidal par les forces armées maliennes.  La bonne nouvelle, annoncée par le chef d’état-major général des Armées à travers un communiqué, a mis du baume au cœur de nos compatriotes dont la profondeur de la meurtrissure et l’exaspération était à la dimension de leur soif de rétablissement de la justice.

La question Kidal était, en effet, devenue une question d’honneur pour le  peuple malien... Et Kidal  était le symbole  de la duplicité  de la France dans notre  pays. Heureusement  que les nouvelles  autorités maliennes  l’ont compris.

<strong>Mémé Sanogo</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : l’armée annonce la découverte d’un  ‘’charnier’’ à Kidal</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-larmee-annonce-la-decouverte-dun-charnier-a-kidal-3043703.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-larmee-annonce-la-decouverte-dun-charnier-a-kidal-3043703.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/11/ville-de-Kidal.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 20 Nov 2023 01:39:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Au Mali, l’état-major de  l’armée  a annoncé dans  un communiqué  la découverte  d’un charnier à Kidal   près d’une semaine après l’entrée des militaires dans la ville.

C’est lors d’une opération de sécurisation de la ville que les forces armées maliennes  ont découvert ce charnier,  rapporte le communiqué. Pour l’armée, une telle découverte prouve à suffisance «  les atrocités commises » par les groupes terroristes  sans foi ni loi.  La ville de Kidal était occupée par   des groupes rebelles de la coordination du mouvement de l’Azawad  pendant les 11 dernières années. L’armée a annoncé que des enquêtes seront ouvertes  pour traduire  les auteurs devant la  justice.

Après avoir pris position dans la ville de Kidal,  l’armée a entamé une série d’opérations de sécurisation des personnes et des biens  dans la ville et les environnants.  Ce faisant, le  ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale, le colonel-major Ismaël Wagué a  invité , le 17 novembre dernier, les populations de Kidal ayant déserté la ville, par crainte des conséquences d’éventuels affrontements entre les FAMa et les groupes terroristes, à y retourner.« Les FAMa qui contrôlent désormais la Région de Kidal, assurent, conformément à leur mission régalienne, la protection intégrale des personnes ainsi que leurs biens », a rassuré le colonel Ismaêl Wagué. Avant, c’est le gouverneur de la région de Kidal  qui avait annoncé l’instauration d’un couvre-feu de 30 jours reconductible.  L’armée malienne a pris position dans la ville de Kidal, le mardi 14 novembre passé, après plusieurs de jours de combats contre les groupes armés rebelles séparatistes qui  contrôlaient  la ville dans les onze dernières années.

<strong> Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : Le gouvernement invite les populations déplacées à regagner la ville de Kidal</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-le-gouvernement-invite-les-populations-deplacees-a-regagner-la-ville-de-kidal-3043676.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-le-gouvernement-invite-les-populations-deplacees-a-regagner-la-ville-de-kidal-3043676.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/03/Colonel-major-Ismael-Wague.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sun, 19 Nov 2023 05:45:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Après la reprise du contrôle total de Kidal suite à la victoire héroïque des Forces armées maliennes (FAMa) sur les groupes armés terroristes et leurs alliés norco-séparatistes mardi dernier, le gouvernement appelle les habitants qui avaient quitté la ville pour échapper aux combats entre les belligérants, à retourner chez eux.</strong>

Dans un communiqué publié le vendredi 18 novembre, le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l'Accord pour la paix et la réconciliation nationale, le colonel-major Ismaël Wagué invite « les populations de Kidal ayant déserté la ville, par crainte des conséquences d'éventuels affrontements entre les FAMa et les groupes terroristes, à y retourner».

Par la même occasion, le ministre Wagué souligne que les FAMa qui « contrôlent désormais la Région de Kidal, assurent, conformément à leur mission régalienne, la protection intégrale des personnes ainsi que leurs biens ».

Le ministre en charge de la Réconciliation rassure les populations que toutes les dispositions sont prises afin d'éviter tout amalgame et que des mesures d'accompagnement sont également mises en place pour faciliter le retour et l'installation des revenants dans leur localité.

Depuis le mercredi 15 novembre, le gouverneur de la Région de Kidal, le colonel Fodé Malick Sissoko, a instauré un couvre-feu de 20 heures à 06 heures du matin, sur toute l'étendue du territoire de la 8ème région administrative du pays.

Cette mesure restrictive des libertés est un préalable indispensable au retour de l'Administration et des services sociaux de base dont les populations civiles innocentes de l'Adrar des ifoghas étaient privées depuis plus d'une décennie par les groupes séparato-illusionnistes d'une fantomatique Coordination des mouvements de l'Azawad.

<strong>Aboubacar TRAORE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Mali déploie près de 200 policiers dans la ville conquise de Kidal en cours</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/le-mali-deploie-pres-de-200-policiers-dans-la-ville-conquise-de-kidal-en-cours-3043604.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/le-mali-deploie-pres-de-200-policiers-dans-la-ville-conquise-de-kidal-en-cours-3043604.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/10/POLICE-MALI-3.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 18 Nov 2023 07:04:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div class="article__header">
<div class="article__announce-text"><strong>À peine, les forces de défenses maliennes ont fait leur entrée triomphale dans le bastion de la rébellion Touarègue, Kidal, le gouvernement prend des dispositions pour déployer environ 200 policiers dans les deux commissariats de la ville, relate Maliweb.</strong></div>
</div>
<div class="article__body">
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Au Mali, les initiatives pour rassurer les populations de la ville de Kidal s’accentue par le retour sécurité. Après la décision du gouverneur d’instaurer un couvre-feu de 30 jours reconductible depuis le mercredi 15 novembre 2023, l’on apprend de sources concordantes que le déploiement de 198 policiers dans le premier et le deuxième arrondissement de la ville.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Un document de la hiérarchie de la police largement partagé sur les réseaux sociaux atteste cette information. Dans ledit document, il est clairement indiqué que tous les policiers mutés à Kidal ont été convoqués hier mercredi à se présenter à 6 heures à l’école nationale de la police à Bamako.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Apparemment, c’est à partir de ce point de rassemblement que les policiers seront embarqués à destination de la ville de Kidal. Les autorités militaires du Mali ont déjà anticipé ce déploiement de la police dans les zones conquise par l’armée. Il y a un juste an, la police nationale et la protection civile ont eu les mêmes attributs que l’armée grâce à l’adoption au conseil national de transition d’une loi qui remilitarise ces deux corps.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
</div>
<div class="article__quote-text">"Le but de cette remilitarisation est de permettre de déployer les unités de la police nationale et de la Protection civile dans les zones reconquises par l’armée afin d’y assurer la sécurité des populations et de leurs biens et empêcher le retour des groupes terroristes", s’était défendu le ministre de la sécurité et de la protection civile au moment de l’adoption du texte par l’organe législatif de transition.</div>
<div class="article__quote-info">
<div class="elem-info">
<div class="elem-info__share">
<div class="share m-active" data-id="1063619443" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20231118/le-mali-deploie-pres-de-200-policiers-dans-la-ville-conquise-de-kidal-en-cours-1063619443.html?share-block=1063619447" data-title="&quot;Le but de cette remilitarisation est de permettre de déployer les unités de la police nationale et de la Protection civile dans les zones reconquises par l’armée afin d’y assurer la sécurité des populations et de leurs biens et empêcher le retour des groupes terroristes&quot;, s’était défendu le ministre de la sécurité et de la protection civile au moment de l’adoption du texte par l’organe législatif de transition. "></div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">L’armée malienne a fait son retour dans la ville de Kidal le 14 novembre 2023 après 11 ans d’absence.</div>
</div>
</div>
<div class="article__footer">
<div class="article__share">
<div class="article__sharebar" data-nosnippet=""></div>
</div>
<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>

</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Reprise de Kidal des mains des forces obscurantistes :  Le Gouvernement de la Transition félicite les Forces armées et de sécurité</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/reprise-de-kidal-des-mains-des-forces-obscurantistes-le-gouvernement-de-la-transition-felicite-les-forces-armees-et-de-securite-3043549.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/reprise-de-kidal-des-mains-des-forces-obscurantistes-le-gouvernement-de-la-transition-felicite-les-forces-armees-et-de-securite-3043549.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/10/ASSIMI-OMVS-2.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 18 Nov 2023 04:11:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans un communiqué, le Gouvernement de la Transition annonce qu'en application de la résolution 2690 (2023) du Conseil de sécurité des Nations Unies, les Forces Armées et de Sécurité du Mali, les Forces armées maliennes occupent désormais les emprises de la Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA) à Kidal ainsi que le contrôle de la région de Kidal pour le bonheur des populations de la localité, qui ont souffert le martyr pendant plus d'une décennie de l'occupation de la zone par des terroristes sans foi ni loi.</em></strong>

elon le communiqué, cette prouesse opérationnelle représente une étape décisive dans le cadre des rétrocessions des emprises de la MINUSMA aux Forces Armées et de Sécurité. Et d'ajouter que malgré les anicroches, les trahisons, les complots ayant entouré ces opérations de rétrocessions et les prévisions fantaisistes, les vaillantes Forces armées et de sécurité ont atteint leurs objectifs et le Mali est et restera Un et Indivisible. <em>"En cette heureuse occasion, le Gouvernement de la Transition félicite chaleureusement Son Excellence Le Colonel Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef de l'Etat, Chef suprême des Armées, pour son leadership éclairé, son patriotisme légendaire et sa détermination sans faille à sauver notre peuple et notre pays. C'est aussi le lieu de féliciter l'ensemble des Forces Armées et de Sécurité du Mali pour leur professionnalisme, leur abnégation dans la défense de l'intégrité du territoire et la sécurisation des personnes et des biens"</em>, peut-on lire dans le communiqué.

Le Gouvernement de la Transition salue la résilience historique et héroïque du peuple malien, qui a subi courageusement des épreuves destinées à affaiblir son soutien à la Transition, entre autres : les sanctions illégales, illégitimes et inhumaines de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et de l'Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), les diffamations, les délestages et les inflations des prix de denrées de première nécessité instrumentalisés à des fins politiques etc...

Le Gouvernement de la Transition remercie également l'Alliance des Etats du Sahel, tous les amis du Mali d'Afrique et d'ailleurs, à la fois des acteurs étatiques tout comme des individus et organisations épris de paix et de justice qui ont apporté leur soutien constant et sincère à notre patrie. Le Gouvernement de la Transition a saisi l'occasion pour s'incliner pieusement devant la mémoire de toutes les victimes de l'insécurité au Mali et s'engage à faire en sorte que leur sacrifice ne reste pas vain. Avant de réaffirmer sa détermination à lutter contre le terrorisme sous toutes ses formes. Pour finir, il réitère son engagement à exercer la souveraineté du Mali sur l'ensemble du territoire national et à œuvrer pour la paix, la stabilité et la réconciliation nationale.                                                           <strong>Boubacar PAÏTAO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali, Après la reprise de Kidal : Le gouvernement et le CNT tirent leur chapeau aux FAMa</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-apres-la-reprise-de-kidal-le-gouvernement-et-le-cnt-tirent-leur-chapeau-aux-fama-3043431.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-apres-la-reprise-de-kidal-le-gouvernement-et-le-cnt-tirent-leur-chapeau-aux-fama-3043431.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/11/premier-ministre-choguel.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 16 Nov 2023 09:36:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le gouvernement rend hommage aux victimes et réaffirme sa détermination à lutter contre le terrorisme sous toutes ses formes. Tandis que le CNT exhorte l'ensemble de nos compatriotes à rester soudés derrière nos Forces de défense et de sécurité.</strong>

En application de la résolution 2690 (2023) du Conseil de sécurité des Nations unies, les Forces armées et de sécurité du Mali ont occupé les entreprises de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) à Kidal. Ce, à travers le contrôle de la Région de Kidal pour le bonheur des populations de la localité, qui ont souffert le martyre pendant plus d'une décennie d'occupation de la zone par des terroristes sans foi ni loi.

Dans un communiqué rendu public mardi, le gouvernement signale que cette démarche opérationnelle représente une étape décisive dans le cadre des rétrocessions des entreprises de la Minusma aux Forces armées et de sécurité. Malgré les anicroches, trahisons et les complots ayant entouré ces opérations de rétrocessions, les prévisions fantaisistes, ajoute la même source, nos vaillantes Forces armées et de sécurité ont atteint leurs objectifs et «le Mali est et restera Un et Indivisible».

En cette heureuse occasion, le gouvernement félicite chaleureusement le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, chef suprême des Armées pour son leadership éclairé, son patriotisme légendaire et sa détermination sans faille à sauver notre peuple et notre pays. Le gouvernement félicite également l'ensemble des Forces armées et de sécurité du Mali pour leur professionnalisme, leur abnégation dans la défense de l'intégrité du territoire et la sécurisation des personnes et des biens.

En outre, le gouvernement salue la résilience historique et héroïque du peuple malien, qui a subi stoïquement des épreuves destinées à affaiblir son soutien à la Transition, tout en dénonçant les sanctions illégales, illégitimes et inhumaines de la Communauté économique des États de l'Afrique. de l'Ouest (Cedeao) et de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), les diffamations, les délestages et les inflations des prix de denrées de première nécessité instrumentalisées à des fins politiques, etc.

Nos autorités remercient également l'Alliance des États du Sahel (AES), tous les amis du Mali d'Afrique et d'ailleurs, à la fois des acteurs étatiques tout comme des individus et organisations éprises de paix et de justice qui ont apporté leur soutien constant et sincère à notre patrie. Le gouvernement a saisi cette occasion pour s'incliner pieusement devant la mémoire de toutes les victimes de l'insécurité au Mali et s'engager à faire en sorte que leur sacrifice ne reste pas vain.

Le gouvernement de la Transition n'a pas manqué de réaffirmer sa détermination à lutter contre le terrorisme sous toutes ses formes. Enfin, il réitère son engagement à exercer la souveraineté du Mali sur l'ensemble du territoire national et à œuvrer pour la paix, la stabilité et la réconciliation nationale.

Dans un communiqué, le Conseil national de Transition (CNT) salue les Forces armées maliennes (FAMa) qui par leur persévérance et leur bravoure ont fait rentrer Kidal dans la République. Il réaffirme son soutien total et inconditionnel au chef suprême des Armées, au gouvernement ainsi qu'à nos Forces de défense et de sécurité pour cette victoire nette et sans bavure sur les groupes armés terroristes et alliés.

Le CNT, en ce moment mémorable de l'histoire du Mali, salue le courage et la résilience de notre peuple et exhorte l'ensemble de nos compatriotes à rester soudés derrière nos Forces de défense et de sécurité.

<strong>Souleymane SIDIBE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali, Kidal : La fin du désordre</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-kidal-la-fin-du-desordre-3043394.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-kidal-la-fin-du-desordre-3043394.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/11/Kidal-ville.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 16 Nov 2023 09:32:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Au lendemain de l'arrivée des FAMa dans la ville, un couvre-feu a été instauré par le gouverneur de la région. La présence de nos militaires est une opportunité pour accélérer le retour des services sociaux de base dans la localité et permettre de relancer l'économie locale à travers la libre circulation des personnes et des biens.

Suite à la reprise du contrôle total de la ville de Kidal par les Forces armées maliennes (FAMa), le mardi 14 novembre dernier, le gouverneur de la Région, le colonel Fodé Malick Sissoko, a instauré hier un couvre-feu de 30 jours allant de 20h à 06h du matin à compter de ce mercredi 15 novembre 2023.

«Il est instauré sur toute l'étendue de la Région de Kidal un couvre-feu de 30 jours reconductible, allant du mercredi 15 novembre au jeudi 14 décembre 2023 inclus de 20 heures 00 minutes à 06 heures 00 minutes du matin», précise le communiqué du chef de l'exécutif régional.

Toutefois, une dérogation est faite pour les véhicules et autres moteurs des Forces de défense et de sécurité par rapport au respect des dispositions de cette décision administrative. «Seuls les véhicules et autres moteurs des Forces de défense et de sécurité sont exemptés des dispositions de l'article 1», souligne le document.

Hormis les cas évoqués, tout contrevenant à ces dispositions s'expose aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur en la matière.

Il faut dire que rien ne sera plus comme avant à Kidal. Les Forces armées maliennes y ont mis pied ce mardi et comptent rester pour de bon. Leur présence peut ainsi faciliter le retour des services sociaux de base pour le bon fonctionnement de la région. C'est d'ailleurs le souhait exprimé par la plupart des partis politiques et mouvements associatifs dans leurs communiqués relatifs à la libération de la ville de Kidal par les Forces armées maliennes.

Dans son message télévisé à la suite de la prise de Kidal par l'Armée, le chef de l'État a indiqué que la mission n'était pas achevée, précisant que pour les jours à venir, les FAMa persévéreront dans leurs interventions pour instaurer la paix et la quiétude dans la région et certainement pour permettre le retour des services sociaux de base. L'Armée pourrait avoir aussi pour mission de relancer l'économie dans cette partie du territoire, en facilitant la libre circulation des personnes et des biens.

<strong>Aboubacar TRAORE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kidal: le gouverneur instaure un couvre&#45;feu de 30 jours reconductible</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-le-gouverneur-instaure-un-couvre-feu-de-30-jours-reconductible-3043385.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-le-gouverneur-instaure-un-couvre-feu-de-30-jours-reconductible-3043385.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/05/Kidal.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 15 Nov 2023 19:25:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Au lendemain de l’entrée triomphale de l’armée dans  le bastion de la rébellion Touareg,  le gouverneur, Colonel Fodé Malik Sissoko, a signé une décision instaurant sur toute l’étendue de la région de Kidal un couvre-feu de  30 jours reconductible. L’application de la décision du  chef de l’exécutif commence dès ce mercredi 15 novembre jusqu’au jeudi 14 décembre 2023. En application du couvre-feu,  seuls les véhicules et autres engins de défense et de sécurité sont autorisés à  patrouiller pendant les heures  du couvre-feu. D’ores et déjà,  le gouvernement en garde  tout contrevenant  à  ces dispositions au risque de  s’exposer à des sanctions  prévues par la réglementation en vigueur en la matière.

L’armée malienne a pris le contrôle de la ville de Kidal  le mardi passé.  Cette ville  échappait à la mainmise des autorités de Bamako depuis 11 ans. Elle était restée pendant tout ce temps entre les mains de la rébellion Touareg séparatiste.

<strong> Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Voici pourquoi l’armée malienne a décidé d’entrer à Kidal</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/voici-pourquoi-larmee-malienne-a-decide-dentrer-a-kidal-3043375.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/voici-pourquoi-larmee-malienne-a-decide-dentrer-a-kidal-3043375.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/11/ville-de-Kidal.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 15 Nov 2023 17:39:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div class="article__header">
<div class="article__announce-text"><strong>La ville de Kidal n’était pas un objectif stratégique pour les militaires maliens, mais plutôt un enjeu, a estimé auprès de Sputnik le colonel Dembélé, porte-parole de l’armée du pays. Par cette démarche, les forces nationales cherchent à affermir leur autorité dans la région, tout comme à la sécuriser.</strong></div>
<div></div>
</div>
<div class="article__body">
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text"><a href="https://fr.sputniknews.africa/20231114/larmee-malienne-dit-setre-emparee-de-la-ville-de-kidal-1063541453.html" target="_blank" rel="noopener">L’entrée de l’armée malienne dans Kidal</a> répondait à l’enjeu d’assurer la sécurité de la population et la consolidation du pouvoir, a déclaré à Sputnik le porte-parole des forces armées maliennes.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
</div>
<div class="article__quote-text">"Kidal ne constitue pas un objectif stratégique en tant que tel, parce que la nouvelle dynamique des autorités maliennes c’est de pouvoir accéder en autonome la sécurisation de l’ensemble du territoire national", a indiqué le colonel Souleymane Dembélé.</div>
<div class="article__quote-info">
<div class="elem-info">
<div class="elem-info__share">
<div class="share m-active" data-id="1063563076" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20231115/voici-pourquoi-larmee-malienne-a-decide-dentrer-a-kidal-1063563076.html?share-block=1063563078" data-title="&quot;Kidal ne constitue pas un objectif stratégique en tant que tel, parce que la nouvelle dynamique des autorités maliennes c’est de pouvoir accéder en autonome la sécurisation de l’ensemble du territoire national&quot;, a indiqué le colonel Souleymane Dembélé."></div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">L’armée n’était pas présente dans cette ville depuis une dizaine d’années:</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
</div>
<div class="article__quote-text">"Il fallait mettre pied à Kidal, comme une partie de l’ensemble du territoire national, pour que la sécurité et l’autorité de l’État puissent être effectives".</div>
<div class="article__quote-info">
<div class="elem-info">
<div class="elem-info__share">
<div class="share m-active" data-id="1063563076" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20231115/voici-pourquoi-larmee-malienne-a-decide-dentrer-a-kidal-1063563076.html?share-block=1063563080" data-title="&quot;Il fallait mettre pied à Kidal, comme une partie de l’ensemble du territoire national, pour que la sécurité et l’autorité de l’État puissent être effectives&quot;."></div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Selon lui, la coopération militaire avec la Russie a contribué au "renforcement des capacités des forces armées maliennes tant en termes d’équipements que dans la formation des hommes".</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="h3">
<div id="1063563076-1063563082" class="article__block-anchor"></div>
<h3 id="1063563076-1" class="article__h2">Opération terrestre</h3>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Les forces armées ont annoncé le début d’une <a href="https://fr.sputniknews.africa/20231112/larmee-malienne-lance-une-operation-terrestre-a-kidal-1063485509.html" target="_blank" rel="noopener">opération terrestre à Kidal</a>, le 9 novembre, pour sécuriser les lieux et éradiquer les derniers terroristes. Des actions qui servent à appuyer les frappes aériennes, selon la Défense du pays. Deux jours plus tard, les militaires ont fait état de la percée des lignes de défense des terroristes.</div>
</div>
</div>
<div></div>
<div>
<div class="article__body">
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Précédemment, des médias ont relayé que le groupe "le Cadre stratégique permanent" (CSP) opérant dans le nord du Mali s'était emparé de la base de Kidal. <a href="https://fr.sputniknews.africa/20231101/mali-la-minusma-quitte-definitivement-la-region-de-kidal-1063237667.html" target="_blank" rel="noopener">Les Casques bleus de l'Onu avaient quitté</a> cette dernière le 31 octobre.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Le 30 juin, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté à l'unanimité, à la demande du gouvernement malien, une résolution sur la fin de la mission de maintien de la paix dans ce pays africain. Le retrait des unités devrait être achevé d'ici le 31 décembre 2023.</div>
</div>
</div>
<div class="article__footer">
<div class="article__share">
<div class="article__sharebar" data-nosnippet=""></div>
</div>
<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>

</div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Reprise de Kidal : Le gouvernement s&amp;apos;engage à exercer sa souveraineté sur l&amp;apos;ensemble du territoire national</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/reprise-de-kidal-le-gouvernement-sengage-a-exercer-sa-souverainete-sur-lensemble-du-territoire-national-3043302.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/reprise-de-kidal-le-gouvernement-sengage-a-exercer-sa-souverainete-sur-lensemble-du-territoire-national-3043302.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/10/FAMa-Anefis.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 15 Nov 2023 13:53:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[En application de la résolution 2690 (2023) du Conseil de sécurité des Nations unies, les Forces armées et de sécurité ont occupé les entreprises de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) à Kidal. Ce, à travers le contrôle de la Région de Kidal pour le bonheur des populations de la localité, qui ont souffert le martyr pendant plus d'une décennie de l'occupation de la zone par des terroristes sans foi ni loi

Dans un communiqué rendu public mardi, le gouvernement signale que cette démarche opérationnelle représente une étape décisive dans le cadre des rétrocessions des entreprises de la Minusma aux Forces armées et de sécurité. Cela, ajoute la même source, malgré les anicroches, les trahisons et les complots ayant entouré ces opérations de rétrocessions, les prévisions fantaisistes, nos vaillantes Forces armées et de sécurité ont atteint leurs objectifs et «le Mali est et restera un et indivisible».

En cette heureuse occasion, le gouvernement félicite chaleureusement le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, pour son leadership éclairé, son patriotisme légendaire et sa détermination sans faille à sauver notre peuple et notre pays. C'est le lieu aussi pour le gouvernement de féliciter l'ensemble des Forces armées et de sécurité du Mali pour leur professionnalisme, leur abnégation dans la défense de l'intégrité du territoire et la sécurisation des personnes et des biens.

Le gouvernement salue la résilience historique et héroïque du Peuple malien, qui a subi stoïquement des épreuves destinées à affaiblir son soutien à la Transition, tout en dénonçant les sanctions illégales, illégitimes et inhumaines de la Communauté économique des États de l'Afrique de l' Ouest (Cedeao) et de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), les diffamations, les délestages et les inflations des prix des denrées de première nécessité instrumentalisées à des fins politiques etc…

Le gouvernement de la Transition remercie l'Alliance des États du Sahel, tous les amis du Mali d'Afrique et d'ailleurs, à la fois des acteurs étatiques tout comme des individus et organisations épris de paix et de justice qui ont apporté leur soutien constant et sincère à notre patrie. Le gouvernement de la Transition saisit cette occasion pour s'incliner pieusement devant la mémoire de toutes les victimes de l'insécurité au Mali et s'engager à faire en sorte que leur sacrifice ne reste pas vain.

Le gouvernement de la Transition réaffirme sa détermination à lutter contre le terrorisme sous toutes ses formes. Enfin, il réitère son engagement à exercer la souveraineté du Mali sur l'ensemble du territoire national et à œuvrer pour la paix, la stabilité et la réconciliation nationale.

<strong>Souleymane SIDIBE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Housseini Amion Guindo, Président de la CODEM :  « Les affrontements armés entre les FAMa et le CSP&#45;PSD renforcent logiquement le JNIM et l’EIGS dans leurs funestes desseins »</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/housseini-amion-guindo-president-de-la-codem-les-affrontements-armes-entre-les-fama-et-le-csp-psd-renforcent-logiquement-le-jnim-et-leigs-dans-leurs-funestes-desseins-3043288.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/housseini-amion-guindo-president-de-la-codem-les-affrontements-armes-entre-les-fama-et-le-csp-psd-renforcent-logiquement-le-jnim-et-leigs-dans-leurs-funestes-desseins-3043288.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/07/Poulo.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 15 Nov 2023 09:32:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans un contexte où le Mali fait face à une crise multidimensionnelle sans précédent, le parti Convergence pour le Développement du Mali (CODEM) vient avec une proposition audacieuse lors de sa réunion extraordinaire du 8 novembre 2023. Le président de la CODEM, M. Housseini Amion Guindo, a dirigé la session qui avait comme ordre du jour les enjeux socio-politiques, économiques et sécuritaires actuels du pays.</strong>

La CODEM a souligné une détérioration alarmante de la situation socio-économique, exacerbée par une crise énergétique, une insécurité généralisée, et des affrontements entre le Gouvernement de Transition et une faction du CSP-PSD. La violence, devenue presque banale, engendre un lourd tribut en vies humaines, réfugiés, et déplacés internes. Le parti réaffirme son soutien à l'armée malienne dans sa lutte contre le terrorisme.

Dans sa déclaration, la CODEM avance que la solution cruciale pour sortir de ces crises réside dans l'organisation rapide d'élections transparentes.

Pour le parti, cette démarche permettrait au Mali de rétablir un ordre constitutionnel normal, de renouer avec ses partenaires internationaux, de relever des défis majeurs, et d'entamer un processus de réconciliation nationale.

Contre l'idée d'un cessez-le-feu avec le CSP-PSD, la CODEM est convaincue que cela renforcerait la posture d'hommes d'État de la Transition, plutôt que de l'affaiblir. Le parti met en garde contre le focus excessif sur le CSP-PSD, soulignant que l'hydre terroriste étend son influence à travers tout le territoire.

La CODEM identifie également la crise énergétique comme un défi majeur, résultant de plusieurs années de politiques inadéquates. Cependant, le parti est réaliste quant à la capacité limitée d'un gouvernement de transition à entreprendre une réforme structurelle profonde.

En proposant les élections comme antidote aux crises actuelles, la CODEM offre une perspective claire sur la voie à suivre pour le Mali. L'organisation d'élections transparentes, selon le parti, est le moyen essentiel pour restaurer la stabilité, renouer avec la communauté internationale, et inaugurer une ère de réconciliation nationale. Reste à voir comment cette proposition sera accueillie et mise en œuvre dans le contexte politique complexe du Mali.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rêves d’Etat de l’Azawad et de Kalifa Islamique au Nord :  L’Armée malienne met fin aux illusions : la guerre de Kidal a eu lieu !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/reves-detat-de-lazawad-et-de-kalifa-islamique-au-nord-larmee-malienne-met-fin-aux-illusions-la-guerre-de-kidal-a-eu-lieu-3043281.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/reves-detat-de-lazawad-et-de-kalifa-islamique-au-nord-larmee-malienne-met-fin-aux-illusions-la-guerre-de-kidal-a-eu-lieu-3043281.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/FAMa-Tombouctou.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 15 Nov 2023 09:27:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis le samedi 11 novembre 2023, les Forces armées maliennes (FAMa) marchent sur Kidal. Un changement de la tactique militaire qui les voit désormais combiner bombardements aériens et mouvement de troupes au sol.</strong>

Elles sont donc allées directement au contact de l’ennemi, c’est-à-dire, les troupes des terroristes touaregs commandées par la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA).

Après Tessalit, Ménaka, Anefis, d’importantes villes du septentrion malien, l’armée malienne a donc lancé l’offensive pour la reconquête de Kidal, la capitale de cette région du Nord. Le Dimanche 12 octobre 2023, l’état-major des FAMA annonçait avoir ‘’brisé la ligne de défense’’ de l’ennemi, assimilé à des terroristes. A l’opposé, la CMA affirmait avoir repoussé l’offensive des FAMA, leur infligeant de lourdes pertes et un repli forcé.

Quid de la vérité dans cette guerre des communiqués où chaque camp s’attribue la victoire ? Ce qui est sûr, c’est que les affrontements se sont intensifiés dans les faubourgs de Kidal, à 20, 30 km du centre-ville. Longtemps dans la ligne de mire des FAMA, Kidal est une ville presque assiégée aujourd’hui. La guerre de Kidal a donc lieu. L’importance stratégique de contrôler cette capitale régionale fait des affrontements en cours, un enjeu dans les enjeux de la crise malienne. Les combats y font rage et il est difficile d’avoir un bilan des affrontements, car comme dans toute guerre, la première victime, c’est la vérité sur les pertes.

Il ne fait pas de doute qu’il y a des pertes de part et d’autre et que les combats pourraient s’intensifier les prochains jours. L’avenir d’une résolution de la crise malienne à court ou long terme se joue dans cette guerre de Kidal. En effet, il y a fort à parier que la CMA pourrait nouer une alliance avec les groupes armés terroristes qui ont pignon sur les dunes maliennes depuis une bonne dizaine d’années.

Dans la logique de ‘<em>’les ennemis de mes ennemis sont mes ennemis’’</em>, ni l’EIGS, ni le GSIM n’ont intérêt à ce que Kidal tombe sous le contrôle du gouvernement malien. Ce serait la fin retentissante d’un symbole. Celui du Mali qui perd sa région du Nord dans cette guerre de sécession que lui ont imposée d’abord les rebelles touaregs, ensuite les groupes djihadistes. Les premiers rêvent d’un Etat de l’Azawad, les seconds d’un Kalifa dans le Sahara et le gouvernement malien d’une reconquête totale des territoires du pays tels que reconnus à son indépendance.

Après plus de 20 ans de crise et de combats, de changement de gouvernement et de retournement d’alliance, le Mali d’Assimi Goïta est militairement équipé aujourd’hui plus qu’hier au point de demander le départ des troupes étrangères de son sol, y compris les Casques bleus. Après Tessalit, Ménaka, Anefis et pourquoi pas demain Kidal, il compte bien combler efficacement le vide laissé par ses alliés d’hier.

Ce n’est pas gagné d’avance pour Bamako, car depuis une bonne quinzaine d’années les FAMA ont connu moult infortunes dans la défense et la reconquête de Kidal qui a longtemps été sous contrôle des rebelles touaregs avant les opérations Serval, Barkhane et l’arrivée de la MINUSMA. C’est pourquoi, la grande probabilité d’une victoire des FAMA dans les combats qui se déroulent autour de Kidal ne mettrait pas pour autant fin à la guerre pour le contrôle de la capitale du nord Mali. Pour sûr, la CMA, l’EIGS et le GSIM n’abdiqueront pas facilement. Même chassés de Kidal et de ses faubourgs, Ils s’organiseront pour revenir harceler les positions de l’armée malienne. Une chose est donc de reconquérir Kidal, une autre est de pacifier le septentrion malien.

En tout cas, la campagne de reconquête au nom de la restauration de la souveraineté de l’Etat sur l’ensemble du territoire malien, s’est accélérée, avec l’intensification des frappes aéroterrestres de l’armée sur la ville de Kidal. Depuis le samedi dernier, un silence sinistre régnait dans les rues de ce qui était considéré comme la capitale du fictif Etat de l’Azawad proclamé par les groupes indépendantistes à majorité touarègue et arabe, les populations s’étant terrées chez elles alors que les barons des groupes armés se seraient fait la belle, en direction du massif montagneux du Djebel Timétrine, et de Tinzaouatène, dans l’extrême Sud algérien.

Au moment où nous tracions ces lignes, la défense ingénieuse, retorse et acharnée de la ville par les rebelles sécessionnistes, a cédé, face aux militaires maliens ultra déterminés qui n’ont pas fait dans la dentelle : frappes aériennes d’une rare intensité et pilonnage au mortier durant tout le week-end, pour ouvrir la voie aux fantassins qui auraient reçu l’ordre d’investir la citadelle et de prendre le contrôle du camp militaire abandonné par la MINUSMA, dans les plus brefs délais.

<strong>Les rebelles pourraient poursuivre la lutte armée sous d’autres formes</strong>

Les carottes semblent donc cuites pour Alghabass Ag Intalla et ses comparses du Cadre stratégique permanent. Car, la région de Kidal est probablement tombée aux mains des Forces armées maliennes (FAMa), à l’issue des combats engagés. Reste à savoir si les FAMa pourront tenir durablement cette position hautement stratégique, et si les rebelles vont benoitement déposer les armes et reprendre une vie normale comme le pensent les Maliens les plus naïfs.

Le plus gros défi reste, en effet, la pacification de cette région désertique désertée par l’Etat une décennie durant. Car, les rebelles, même défaits à Kidal,  pourraient poursuivre la lutte armée sous d’autres formes,  avec la possibilité qu’ils agissent en tandem avec les groupes terroristes du JNIM, au nom d’une alliance de circonstance pour la survie de tous. Ayant affaire à un groupe où la culture de la guerre est prégnante et où la vengeance est pratiquement une obligation sociale, les autorités maliennes doivent toujours garder à l’esprit que le réservoir de combattants y est ipso facto inépuisable, et elles doivent cesser de croire qu’une victoire militaire mettra définitivement un terme à la guerre insurrectionnelle déclenchée depuis plus d’une décennie par les Touaregs de l’Adrar des Ifoghas notamment.

La stabilisation de Kidal et de sa région est d’autant plus hypothétique qu’il ne sera pas facile pour le gouvernement de la transition, de gagner les cœurs et les esprits des populations qui pourraient voir dans cette reprise de la ville par les FAMa, une agression contre leur pseudo-Etat de l’Azawad et contre elles-mêmes. De quoi galvaniser les résidus de résistants des mouvements séparatistes pour continuer à perturber le retour à une vie normale dans ce septentrion malien meurtri par plusieurs  décennies de guerres successives, avec le soutien possible et imaginable venant de pays voisins comme l’Algérie, la Mauritanie, la Libye et même le Niger où l’ancien chef rebelle touareg, Rhissa Ag Boula, a ouvertement appelé ses frères du Niger à traverser la frontière pour soutenir les Touaregs du Mali si les FAMa venaient à attaquer ces derniers.

<strong>Il appartiendra aux forces combattantes déployées par les autorités maliennes, de faire usage de la violence avec beaucoup de discernement</strong>

Toutes les conditions d’un cocktail explosif pourraient ainsi être réunies et tout pourrait partir en vrilles, au point de contraindre une nouvelle fois les protagonistes à s’asseoir autour d’une même table de négociation, à Alger ou à Nouakchott, pour encore signer un accord « <em>perdant-perdant </em>» afin de mettre un terme aux hostilités. Mais si, par extraordinaire, les autorités maliennes arrivaient à établir une confiance réciproque entre elles et les populations locales, ce serait la fin des haricots pour les terroristes du JNIM qui enflamment actuellement les pays du Liptako-Gourma (Mali, Burkina Niger). Car, avec cette nouvelle donne, les djihadistes de la Katiba Macina qui ont fait du Centre du Mali, leur zone d’action et de prédilection, seront fatalement pris en étau, et les zones qu’ils contrôlent à la frontière du Burkina Faso, par exemple, ne constitueront plus des bases arrières pour les ‘’bandits de la brousse’’ qui opèrent au Pays des hommes intègres.

Il semble d’ailleurs que depuis l’annonce de l’offensive des FAMa contre la place forte des rebelles,  c’est la bérézina chez tous les groupes terroristes qui ont fait main basse sur des pans entiers des territoires malien, burkinabè et nigérien, parce qu’ils se savent désormais plus que jamais dans l’œil du cyclone, avec la probabilité qu’ils soient pris en tenaille par les forces armées des trois pays de plus en plus aguerries dans le combat contre la nébuleuse djihadiste.

Il appartiendra aux forces combattantes déployées par les autorités maliennes, de faire usage de la violence avec beaucoup de discernement, afin de ne pas commettre des crimes de guerre sur lesquels leurs ennemis à l’intérieur comme à l’extérieur, pourraient surfer pour exiger la reddition des comptes, en agitant le chiffon rouge de la Cour pénale internationale (CPI).

Des mises en garde fermes doivent être faites aux soldats et leurs alliés à la main leste et à la gâchette facile, afin d’éviter les bavures qui pourraient ternir l’image de toute l’institution militaire, et donner naissance à des sentiments de vengeance qui compliqueraient la réconciliation nationale et la pacification de cette région affreusement meurtrie du Mali.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali, FAMa à Kidal : Mission accomplie</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-fama-a-kidal-mission-accomplie-3043266.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-fama-a-kidal-mission-accomplie-3043266.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/09/KIDALarticle-jpg.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 15 Nov 2023 08:49:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La bonne nouvelle à mis du baume au cœur de nos compatriotes. De Kayes à Tombouctou en passant par Kati, Bamako, Sikasso, Mopti, Ségou, ils sont massivement sortis hier dans les rues pour manifester leur joie et magnifier la bravoure de nos vaillants militaires</strong>

Depuis hier, la ville de Kidal est totalement sous contrôle des Forces armées maliennes (FAMa). La bonne nouvelle, annoncée par le chef d'état-major général des Armées à travers un communiqué, a mis du baume au cœur de nos compatriotes dont la profondeur de la meurtrissure et l'exaspération était à la dimension de leur soif de rétablissement de la justice.

La question Kidal était, en effet, devenue un nœud gordien pour le nombre de Maliens. C'est avec soulagement, qu'ils ont accueilli le communiqué de l'Armée indiquant que les FAMa ont pris position dans la ville de Kidal ce mardi 14 novembre 2023. Tout en appelant la population au calme et à la sérénité, le chef d L'état-major général des Armées a rassuré nos compatriotes que toutes les dispositions sont prises pour assurer leur sécurité et les invitent à suivre les instructions des FAMa. Le même communiqué énonce que les opérations de sécurisation se poursuivront.

Longtemps attendu et souhaité par le peule malien, le processus ayant conduit à cet heureux dénouement à pourtant connu de multiples et majeures entraves. Pour les groupes armés terroristes et leurs alliés, l'enjeu réside à maintenir le statu quo qui voudrait que de larges étendues du territoire échappent longtemps au contrôle de l'État. En y parvenant, ils continueraient à faire prospérer dans ces «zones grises» des activités criminelles.

Entretemps, le changement de vision politique opéré par les autorités qui prennent la direction du pays après la rectification de la trajectoire de la Transition, intervenue en mai-juin 202,1 sera un tournant déterminant. Munis de leurs expériences de terrain, ces officiers, au parfum des enjeux géopolitiques et géostratégiques, changeront d'option sur le plan sécuritaire.

Les dividendes de la diversification des partenaires seront assez vite perceptibles. à l'évidence, l'acquisition d'importants matériels et équipements militaires essentiellement à partir de la Russie changeront nettement la donne dans les rapports de force entre le Mali et les ennemis de la paix. L'Armée engrangera en effet des résultats probants dans la lutte contre le terrorisme.

C'est dans ce contexte qu'interviendra fin juin la décision prise par le Conseil de sécurité des Nations unies de mettre fin au mandat de la Minusma dans notre pays. Conformément à la Résolution 2690, l'Armée malienne doit occuper avant le 31 décembre prochain toutes les prises utilisées autrefois par la Mission onusienne. Sentant que ce processus de rétrocession mettra fin à la situation de non-droit entretenue à dessein dans certaines localités, les forces du mal tenteront fréquemment de faire barrage au transfert des camps à nos militaires.

À travers poses d'engins explosifs improvisés, attaques lâches et perfides, actes de sabotage et de trahison, elles tenteront en vain d'annihiler les efforts entrepris par nos hommes pour récupérer les entreprises. Les revers subis par les terroristes notamment à Ber (Région de Tombouctou), Anéfis (Kidal) illustrent éloquentement la montée en puissance de notre outil de défense.

Les FAMa ont également été confrontées à la duplicité de la Minusma qui a abandonné unilatéralement les camps dans certaines localités. Briser le mythe abusivement construit autour de « l'exception Kidal » semblait être l'objectif à atteindre. Le bateau de l'espoir et de la paix est arrivé à quai cet historique mardi 14 novembre 2023.

<strong>Massa SIDIBE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : l’armée annonce « des avancées significatives » dans la guerre pour la reconquête de Kidal</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-larmee-annonce-des-avancees-significatives-dans-la-guerre-pour-la-reconquete-3042968.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-larmee-annonce-des-avancees-significatives-dans-la-guerre-pour-la-reconquete-3042968.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/FAMa-MALI-7.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sun, 12 Nov 2023 19:20:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[« <em>Lancée il y a quelques jours, l’opération  stratégique des FAMA visant à restaurer l’intégration territoriale et  l’éradication des groupes armés terroristes dans la région de Kidal enregistre ce dimanche 12 novembre des avancées significatives</em> », a annoncé  l’Etat-major de l’armée dans un communiqué. Les autorités militaires soutiennent que la conjugaison des forces terrestres et aériennes des militaires au front a permis ce dimanche de disperser les positions des groupes armés terroristes. «  Les rescapés se sont réfugiés dans les collines environnantes. Les opérations des FAMa continuent avec la grande détermination  afin de débusquer les terroristes dans leur dernier retranchement », a ajouté le communiqué de l’Etat-major de l’armée malienne.

Le samedi dernier, l’armée avait fait une déclaration similaire dans laquelle elle a clairement indiqué que «  des actions combinées aéroterrestres ont permis de mettre en débandade les  terroristes ». L’armée a également annoncé qu’elle a même brisé la ligne défensive dressée par les groupes terroristes. La guerre pour la reconquête de la région de Kidal s’annonce  intense. Plusieurs informations relayées par les réseaux sociaux font état des  combats intenses à quelques encablures de la ville de Kidal, où l’armée malienne est déterminée à prendre le contrôle. Ces informations sont confirmées par l’armée qui rassure que «  chaque étape est soigneusement planifiée pour minimiser les risques pour la population civile ».

En mi- semaine dernière, l’armée malienne a annoncé avoir entamé un mouvement terrestre pour éradiquer les groupes terroristes qui sévissent dans la région de Kidal. L’armée malienne qualifie de terroristes tous les groupes armés signataires de l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger qui ne respectent pas la Résolution  du Conseil de sécurité. Pour cause, elle estime que la résolution 2690 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui a mis fin à la mission des casques bleus le 30 juin 2023, a résolument recommandé à ce que les emprises de la MINUSMA doivent être rétrocédées à l’armée nationale. Il se trouve que certains  groupes armés comme la coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) et le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA)  ne veulent pas céder ces  camps stratégiques à l’armée malienne.

<strong> Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Communiqué : A Kidal les opérations des FAMa continuent avec la plus grande détermination afin de débusquer les terroristes</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/communique-a-kidal-les-operations-des-fama-continuent-avec-la-plus-grande-determination-afin-de-debusquer-les-terroristes-3042977.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/communique-a-kidal-les-operations-des-fama-continuent-avec-la-plus-grande-determination-afin-de-debusquer-les-terroristes-3042977.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/05/retour-paix-militaires.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sun, 12 Nov 2023 17:15:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<img class="aligncenter size-full wp-image-3042978" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/11/Dirpa-communique.jpg" alt="" width="650" height="904" />]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : l’armée a entamé  hier jeudi un mouvement terrestre pour éradiquer toutes  les  menaces terroristes  à  Kidal</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-larmee-a-entame-hier-jeudi-un-mouvement-terrestre-pour-eradiquer-toutes-les-menaces-terroristes-a-kidal-3042757.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-larmee-a-entame-hier-jeudi-un-mouvement-terrestre-pour-eradiquer-toutes-les-menaces-terroristes-a-kidal-3042757.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/05/retour-paix-militaires.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 10 Nov 2023 01:57:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Les frappes  des avions de combats et des drones de l’armée malienne ne suffisent plus.  Il faut entamer une opération terrestre  pour  sécuriser les  dernières villes de la région de Kidal qui échappent au contrôle de l’armée malienne.  Telle semble la stratégie adoptée par l’Etat-major des forces armées maliennes qui a annoncé, hier, dans un communiqué que l’armée poursuit son avancée vers la région de Kidal.

« <em>Dans la poursuite de sa mission régalienne de sauvegarde de L'intégrité territoriale du Mali, les FAMa ont entrepris, ce jeudi 09 novembre 2023, des mouvements stratégiques dans le but de sécuriser et d'éradiquer toutes menaces terroristes dans la région de Kidal. Ces interventions, nous tenons à le souligner, s'effectuent avec le strict respect des Droits de l’‘Homme</em> », a déclaré  l’armée.  Alors  que le  mouvement des colonnes de l’armée malienne fait leur progression dans les villes d’Anéfils et Tessalit, juste le temps que la MINUSMA cède ses emprises de Kidal et Aguelhok, elles ont décidé de poursuivre  à nouveau cette progression.

Pour la hiérarchie militaire, l’objectif principale de cette mission des FAMa est  ‘’de restaurer la paix et la stabilité au Mali, afin que nos concitoyens qui n'aspirent qu'à la paix puissent y vivre en toute sécurité’’.

A la veille  de l’annonce de ce nouveau départ,  l’armée a multiplié les frappes aériennes contre les positions des groupes armés séparatistes du cadre stratégique permanent  qui  ont occupé l’emprise  abandonné par la MINUSMA à Kidal.

En attendant d’atteindre les objectifs de cette mission,  l’armée a demandé   à la population de ne céder ‘’ à la panique ni à la propagande des terroristes’’ tout en invitant les habitants à suivre les instructions des Forces Armées Maliennes. Elle a indiqué qu’elle tiendra les populations régulièrement informées des développements et des progrès réalisés dans cette opération de sécurisation et de lutte contre les groupes armés terroristes.

L’armée  malienne qualifie  tous les groupes armés qui ne respectent pas la résolution 2690 du 30 juin 2023 du  conseil de sécurité de l’ONU de terroristes. Cette résolution qui a mis fin au mandat de l’ONU engage  l’armée malienne  à occuper  toutes les emprises de la MINUSMA. La branche radicale  du CSP ( la CMA et le HCUA) s’est opposée et  a décidé d’entrer en  guerre contre l’armée malienne.

<strong> Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Opérations militaires à Kidal : Acculé, l&amp;apos;ennemi fait recours à des montages grossiers</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/operations-militaires-a-kidal-accule-lennemi-fait-recours-a-des-montages-grossiers-3042684.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/operations-militaires-a-kidal-accule-lennemi-fait-recours-a-des-montages-grossiers-3042684.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/03/DRONE-BURKINA.webp" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 09 Nov 2023 10:41:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div class="article__heading pf-candidate" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible">
<p class="article__desc added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><strong><span class="text-node">Les opérations aériennes en cours constituent un vrai cauchemar pour les séparatistes et leurs complices terroristes. Ils ne sont en sécurité nulle part, constamment traqués par les vecteurs aériens. Ils en sont réduits à la propagande avec des images grossièrement manipulées pour faire croire à de prétendues victimes parmi les populations civiles.</span></strong></p>
<p class="added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node"><span><span class="">La prise de l'ex-camp de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) à Kidal est actuellement l'objectif principal des Forces armées maliennes (FAMa). </span><span class="">Ces derniers jours, celles-ci multiplient les frappes chirurgicales à travers notamment les drones sur l'emprise abandonnée, le 31 octobre dernier, par les Casques bleus des Nations unies et dans lesquelles les combattants séparatistes et leurs complices terroristes tentent de s'installer à demeure.</span></span></span></p>
<p class="added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node"><span>Ce mardi 7 novembre, la Direction de l'information et des relations publiques de l'Armée (Dirpa) a annoncé, dans un communiqué, que les FAMa, dans leur dynamique de surveillance des activités terroristes, ont mené des frappes aériennes contre des cibles. terroristes dans l'ex-camp de la Minusma à Kidal. La même source a précisé que ces raids ont permis aux vecteurs aériens de l'Armée d'identifier et de neutraliser plusieurs pick-up des terroristes.</span></span></p>
<p class="pf-br-replacement"><span class="text-node"><span>De leur côté, les séparatistes ont, dans un communiqué publié mardi, indiqué que les «frappes des FAMa ont visé un groupe d'enfants non loin du camp de la Minusma et une réunion des notables de la ville». Les groupes séparatistes tentent par des montages grossiers de ternir l'image des Forces de défense et de sécurité. L'objectif est d'accréditer l'idée saugrenue que les soldats arrivent dans la capitale de la 8è région administrative pour une opération de vendetta. Alors qu'il n'en est rien. Parmi les soldats en route pour Kidal figurent beaucoup de ressortissants de la région. Ces derniers ont fait le choix de défendre l'intégrité territoriale de leur pays. Au lieu de se lancer dans une aventure séparatiste sans enjeu. L'utilisation des images grossièrement manipulées ne saurait barrer la route à la détermination de l'Armée malienne de s'installer dans l'une des capitales régionales du Mali.</span></span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><b data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node"><span>DEUX BLINDéS DéTRUITS-</span></span></b><span class="text-node"><span> La Dirpa n'a pas manqué de battre en brèche, dans son communiqué, les allégations fallacieuses de l'ennemi. Elle invite la population à ne pas céder à la propagande des terroristes visant à ternir la réputation de l'outil de défense nationale. «L'État-major général des Armées rappelle que la sécurisation des personnes et des biens reste la priorité des FAMa partout sur le territoire malien», relève le communiqué.</span></span></p>
<p class="added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><br data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" /><span class="text-node"><span>Il faut rappeler que le retrait de la Minusma de ses entreprises du Nord du pays a déclenché des hostilités entre l'Armée nationale et les combattants séparatistes. Nos militaires ont dû infliger de lourdes pertes (humaines et matérielles) à l'ennemi pour s'installer dans les anciens camps de la Minusma à Ber (Région de Tombouctou), Anéfis et Tessalit (Région de Kidal). Les FAMa mènent actuellement les frappes ariennes qui empêchent les séparatistes et leurs complices de profiter pleinement des installations abandonnées à Kidal par la Minusma, partie précipitament sans remettre son camp aux FAMa en violation de la résolution 2690 du Conseil de sécurité des Nations unies.</span></span></p>
<p class="added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><br data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" /><span class="text-node"><span>Les frappes exercées hier par les FAMa ont permis de détruire deux véhicules blindés abandonnés par la Minusma. L'un des blindés a été frappé alors qu'il était à l'extérieur du camp de la Minusma. Ce qui accrédite la thèse selon laquelle l'engin était utilisé par les séparatistes et leurs complices terroristes.</span></span><br data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" /><span class="text-node"><span>À ce propos, il importe de rappeler que l'utilisation de ces moteurs de guerre par des combattants qui s'opposent à l'unité nationale est une violation flagrante des dispositions régissant le retrait des troupes onusiennes. Les armements et les munitions des Casques bleus doivent être détruits si la mission se trouve dans l'impossibilité de les emporter pour les soustraire à une utilisation éventuelle par les belligérants.</span></span></p>
<p class="added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node"><span>Aboubacar TRAORE</span></span></strong></p>

</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : La Confédération des Touareg Iwillimiden et Alliés (CTIA) appelle les « combattants à rejoindre sans délai le processus de paix »</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-la-confederation-des-touareg-iwillimiden-et-allies-ctia-appelle-les-combattants-a-rejoindre-sans-delai-le-processus-de-paix-3042423.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-la-confederation-des-touareg-iwillimiden-et-allies-ctia-appelle-les-combattants-a-rejoindre-sans-delai-le-processus-de-paix-3042423.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/11/honorable-Bajan-Ag-Hamatou.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 08 Nov 2023 06:54:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Dans une déclaration rendue publique, le 04 novembre 2023, la Confédération des Touareg Iwillimiden et Alliés (CTIA) sous la direction de l’honorable Bajan Ag Hamatou a appelé toutes les communautés membres et alliés de la Confédération des Iwillimiden et Alliés et les combattants à rejoindre sans délai le processus de paix. En outre, la Confédération appelle le Gouvernement et tous les mouvements signataires à rejoindre sans délai la table du Comité de Suivi de l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d'Alger en vue de son parachèvement. Elle invite tous les Maliens à une union sacrée autour du Mali. Par ailleurs, la CTIA décide de soutenir et d'adhérer aux Mouvements de l'Inclusivité.

« La Confédération des Touareg Iwillimiden et Alliés (CTIA), est préoccupée par les derniers développements sécuritaires consécutifs à la résolution N°2690 (2023) du 30 Juin 2023 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, relative au retrait de la MINUSMA et à la rétrocession de ses emprises aux FAMAS donc à l'Etat du Mali », révèle la déclaration de la CTIA sous la plume de Farock Ag Hamatou. La CTIA, après analyse du contexte socio politique et sécuritaire au Mali en lien avec l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d'Alger dit avoir constaté la reprise injustifiée des hostilités. La CTIA salue le professionnalisme et le courage des FAMAS (Forces armées maliennes) ainsi que des plus hautes autorités de la Transition dans la conduite du processus de retrait coordonné et ordonné de la MINUSMA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali).

La CTIA, acteur républicain important dans la mise en œuvre de l'Accord dans ses zones d'influence et pour le compte des populations et communautés qu'elle représente se sent interpellée quant à son rôle pour la préservation de la paix. La Confédération des Touareg Iwillimiden et Alliés, ajoute la déclaration, après avoir discuté avec certains acteurs signataires de l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d'Alger, notamment le Secrétaire Général de la CPA, Président des Mouvements de l'Inclusivité et les responsables de la plateforme des mouvements du 14 Juin 2014 d'Alger, informe l'opinion nationale et internationale de ce qui suit : la CTIA réaffirme son soutien indéfectible aux « autorités de la Transition et au Mali un et indivisible comme en atteste le sacrifice ultime des nôtres qui ont versé leur sang, le 09 Mai 1916 à Andéramboukane contre le colonisateur français, sous le leadership de l'Aménokal Fihroune AG ALINSAR » ; maintient son engagement à ne ménager aucun effort pour que les maliens en général et la Confédération des Touareg Iwillimiden et Alliés en particulier puissent bénéficier des dividendes de la paix et de l'Accord d'Alger ; décide de soutenir et d'adhérer aux Mouvements de l'Inclusivité ; appelle toutes les communautés membres et alliés de la Confédération des Iwillimiden et Alliés et les combattants à rejoindre sans délai le processus de paix sous la conduite du Gouvernement représenté par le Ministre de la Réconciliation chargé de la mise en œuvre de l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d'Alger à travers les Mouvements de l'Inclusivité ; réaffirme sa solidarité avec tous les Mouvements Républicains engagés pour la paix ; demande à tous les compatriotes ayant une quelconque responsabilité de mettre fin aux souffrances du peuple malien ; réaffirme son attachement à la souveraineté, à l'intégrité et à l'indépendance du Mali ; invite tous les maliens à une union sacrée autour du Mali, notre seul et unique héritage commun.

Enfin, la CTIA appelle le Gouvernement et tous les mouvements signataires à rejoindre sans délai la table du Comité de Suivi de l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d'Alger en vue de son parachèvement.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Camp abandonné de la MINUSMA à Kidal : Plusieurs terroristes neutralisés par l’armée malienne</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/camp-abandonne-de-la-minusma-a-kidal-plusieurs-terroristes-neutralises-par-larmee-malienne-3042286.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/camp-abandonne-de-la-minusma-a-kidal-plusieurs-terroristes-neutralises-par-larmee-malienne-3042286.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/11/minusma-scaled-1.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 06 Nov 2023 19:16:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La force onusienne de la MINUSMA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali) a abandonné sans rétrocession à l’armée malienne, le camp qu’il occupait à Kidal, le mardi 31 octobre 2023. Quelques jours plus tard, exactement le vendredi 3 novembre, les missions de surveillance aérienne nocturne du territoire malien par les FAMa ont permis d'identifier plusieurs opérations terroristes en cours de préparation dans le camp abandonné de la MINUSMA à Kidal. Cette information véhiculée par l’armée malienne précise que toutes les cibles ont été neutralisées. Face à la tournure des évènements, les FAMa exhortent la population à rester vigilante.</strong>

Pour rappel, les casques bleus de la MINUSMA qui étaient basés dans le camp de Kidal, ont plié leurs bagages, le mardi 31 octobre 2023. Ce retrait a été confirmé par l’armée malienne à travers un communiqué dont la teneur suit : « Nous avons appris, ce jour 31 octobre 2023, le retrait de la MINUSMA du camp de Kidal. Nous constatons une fois de plus et avec beaucoup de regret que ce retrait n’a point fait l’objet de rétrocession aux FAMA, comme stipulé dans le calendrier d’occupation des emprises MINUSMA par les FAMA ».

Donnant plus de détails par rapport à ce retrait qui était tant attendu, l’armée malienne a averti que « cette situation de départ précipité de la MINUSMA met en péril le processus entamé et menace la sécurité et la stabilité de la région de Kidal ».

<strong>Sidiki Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kidal, Eguedech et Bankass : Coups durs pour les groupes terroristes</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-eguedech-et-bankass-coups-durs-pour-les-groupes-terroristes-3042172.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-eguedech-et-bankass-coups-durs-pour-les-groupes-terroristes-3042172.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/11/ARME-DJIHADISTE.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 06 Nov 2023 09:13:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Entre vendredi et samedi derniers, les Forces armées maliennes (FAMa) ont mené des opérations antiterroristes à travers le pays.</strong>

Ainsi, la Direction de l'Information et des Relations publiques de l'Armée (Dirpa) a, dans un message d'alerte sur ses plateformes numériques, indiqué que les FAMa avaient neutralisé, vendredi dernier, plusieurs terroristes dans le camp abandonné de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) à Kidal, après avoir repéré et déjoué des opérations terroristes en préparation dans la zone.

« Les missions de surveillance aérienne nocturne du territoire malien par les FAMa ont permis d'identifier plusieurs opérations terroristes en cours de préparation dans le camp abandonné de la Minusma à Kidal. Toutes les cibles ont été neutralisées», a précisé la source militaire. Suite à ces résultats encourageants, le commandement de l'Armée a félicité l'ensemble des troupes avant d'inviter les populations à la vigilance.

Par ailleurs, la Dirpa a annoncé que le samedi 4 novembre dernier, une opération spéciale dans le secteur d'Eguedech, Cercle de Bourem (Région de Gao), a permis l'interpellation de plusieurs suspects de Groupes armés terroristes (GAT) et la saisie d'une quantité importante d'armes et de munitions. Nos soldats ont également découvert un dépôt et une fabrique d'Engins explosifs improvisés (EEI).

Aussi dans le cadre de l'opération conjointe dénommée «Kapidou» entre les Forces armées du Mali et du Burkina Faso, les vecteurs aériens ont observé et anéanti, le même samedi, un regroupement de terroristes dans le secteur de Baye, Cercle de Bankass dans la Région de Bandiagara.

Selon la Dirpa, ces opérations de maillage et de surveillance du territoire en cours ont pour objectif de sécuriser les personnes et leurs biens sur l'ensemble du territoire malien et dans les autres pays de l'Alliance des États du Sahel (AES) à savoir le Niger et le Burkina Faso.

<strong>Aboubacar TRAORE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bajan Ag Hamatou : «Les parents qui ont pris les armes contre le Mali ont failli à leur serment»</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/bajan-ag-hamatou-les-parents-qui-ont-pris-les-armes-contre-le-mali-ont-failli-a-leur-serment-3042158.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/bajan-ag-hamatou-les-parents-qui-ont-pris-les-armes-contre-le-mali-ont-failli-a-leur-serment-3042158.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/11/Bajan-Ag-Hamatou.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 06 Nov 2023 08:47:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Républicain dans l'âme, l'ancien député de Ménaka, Bajan Ag Hamatou, n'est pas allé de main morte en apportant la réplique à la posture qu'ont adopté certains de ses «frères égarés». Il s'exprimait ainsi à la faveur d'une rencontre du Mouvement de l'inclusivité, tenue le week-end dernier au Cress de Badalabougou.</strong>

Le membre du Conseil national de Transition (CNT) faisait sans doute allusion à la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) et autres groupes armés qui, depuis un moment, ont fait le choix d'être en dehors du processus de paix. Pour Bajan Ag Hamatou, « les parents qui ont pris les armes contre le Mali ont failli à leur serment. Ils ont eu un délit». Et de renchérir : «Nous sommes à un moment où on n'a plus le droit de mentir, de ne pas dire la vérité».

« Qu'est-ce que le Mali n'a pas fait pour nous ? Qu'est-ce qu'on n'a pas fait pour les Touaregs du Mali, ceux du Niger et de l'Algérie ?», s'interroge le notable de Ménaka. «Sur un fait de nous des ministres, des généraux. On a localisé nos localités en cercles, en régions. Nous avons reçu de l'argent, les moyens… Malheureusement, certains nous ont entraîné dans ces faux problèmes qui nous ont systématiquement détruits», s'est offusqué Bajan Ag Hamatou. Aujourd'hui, at-il asséné, les Touaregs sont pauvres et n'ont plus rien. «Ceux qui sont à l'origine de cette situation, prévient-il, vont le payer devant Dieu et devant l'histoire».

L'ancien député de Ménaka a fait savoir que depuis 1958, les Ouelleminden ont décidé d'accompagner le Mali, insistant sur le fait que les Touaregs ont participé à l'unité et à l'existence de notre pays.

«Comment se fait-il que leurs petits-enfants acceptent de vouloir détruire ce beau pays ?», s'interroge à nouveau l'ancien député de Ménaka ? Il a ainsi exhorté ses «frères» d'être avec le Mali. «Nous sommes avec la Transition, nous sommes avec tout le monde», a assuré pleinement Bajan Ag Hamatou.

<strong>Massa SIDIBE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kidal : l&amp;apos;assaut final !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-lassaut-final-3042122.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-lassaut-final-3042122.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/05/retour-paix-militaires.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 06 Nov 2023 02:00:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Mettre définitivement un terme à l'occupation de Kidal par un groupe d'individus et remettre cette localité dans le giron de la République,  voilà désormais l'objectif des autorités maliennes. Pour  y parvenir tous les moyens militaires sont mobilisés. L'assaut final se prépare minutieusement du côté des forces armées et de sécurité.  La reprise de Kidal n'est plus qu'une question d'heures. </strong>

Dans la nuit de vendredi à samedi derniers l'armée a procédé à plusieurs frappes de drones qui ont visé le camp abandonné par les casques bleus et qui a été immédiatement occupé par des éléments de la CMA (Coordination des mouvements de l'Azawad) et leurs complices.

Depuis plusieurs jours spéculations, commentaires et surtout moult questions étaient au centre des discutions dans tous les milieux (à l'intérieur et à l'extérieur) au sujet de Kidal. Que comptaient faire Bamako pour reconquérir cette localité ? Que va faire l'armée ? Comment débarrasser Kidal de la horde qui l'occupe depuis 2012 ? Ce sont quelques interrogations majeures entendues çà et là.

Mais du côté des autorités maliennes le silence était de mise.

Cependant depuis la prise de la localité d'Anifis (une soixantaine de Kilomètres de Kidal) tout avait été minutieusement mis en œuvre par la hiérarchie militaire afin de déclencher à tout moment <strong>« l'opération reconquête de Kidal »</strong>.  Car les autorités maliennes savaient que la MINUSMA, sous l'instigation de la France, préparait un coup tordu pour permettre à la CMA de s'installer confortablement dans son camp. Que dire de l'important armada militaire laissé sur le terrain et qui finalement s’est retrouvé aux mains des groupes armés affiliés aux terroristes.

En réalité, la MINUSMA poursuit le plan de déstabilisation orchestré par la France depuis le déclenchement de la crise en 2012. Ayant promis l'indépendance de l'Azawad à des groupes militaires venant de la Libye et à certaines  notabilités locales (connues de tous), la France dirigée à l'époque par Sarkozy avait entrepris la déstabilisation du Mali.  Ensuite ce plan machiavélique s'est poursuivi  avec l'invasion de Konan. Objectif inavoué ? Permettre à l'armée française de trouver un bon prétexte pour s’implanter au Nord du Mali.  Faut-il rappeler que sous ATT,  Sarkozy avait tout tenté pour obtenir l'ouverture d'une base française à Sevaré (Mopti). A l’époque le président Touré avait catégoriquement refusé toute présence militaire française au Mali.

Le plan français, après Konan, a consisté à empêcher l'armée malienne de progresser vers Kidal, suite à la libération des régions de Gao et Tombouctou en 2013.

Autre fait marquant pour garder Kidal sous la coupe des terroristes et autres bandits armés, c'est l'interdiction faite au Général Alhaji Gamou et ses troupes de reconquérir la localité en 2014. Il a fallait l'intervention énergétique d’IBK, sur injonction de l'Elysée pour  arrêter Gamou qui se trouvait à seulement une cinquantaine de kilomètres de Kidal.  Face à la détermination de cet officier, tous les responsables de la CMA avaient fui pour trouver refuge dans les locaux de la MINUSMA…

Aujourd'hui, le retrait de la MINUSMA de Kidal offre l'occasion de reconquérir cette localité et de mettre définitivement un terme au plan diabolique de la France. Un plan mis en exécution en complicité avec l'ONU et avec le concours d'un groupe d'individus qui ont fait de Kidal leur « vache laitière » et qui font de la crise leur fonds de commerce.

<strong>C H Sylla</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kidal: l’armée confirme des frappes aériennes nocturnes contre le  camp abandonné de la MINUSMA</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-larmee-confirme-des-frappes-aeriennes-nocturnes-contre-le-camp-abandonne-de-la-minusma-3042076.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-larmee-confirme-des-frappes-aeriennes-nocturnes-contre-le-camp-abandonne-de-la-minusma-3042076.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/10/Kidal-dans-le-nord-du-Mali.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 04 Nov 2023 14:05:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Au Mali, le camp abandonné de la Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la stabilité au Mali dans la région de Kidal a fait l’objet de frappes aériennes nocturnes, selon un communiqué de l’armée malienne.</strong>

« Le vendredi 3 novembre, les missions de surveillance aérienne nocturne du territoire malien par les FAMa ont permis  d’identifier plusieurs opérations en cours de préparation dans le camp abandonné de la MINUSMA à Kidal », a annoncé l’armée, précisant que "toutes les cibles ont été neutralisées".

Le 31 octobre dernier, le dernier contingent de la mission des Nations Unies ont abandonné précipitamment ce camp sans pourtant procéder à la rétrocession à l’armée malienne conformément à la résolution 2690 du conseil de sécurité de l’ONU.

Les autorités maliennes accusent la mission des Nations Unies d’avoir violé ses propres textes en livrant son emprise aux groupes armés terroristes. Le camp discuté est aujourd’hui occupé par les groupes armés du Cadre Stratégique Permanent (CSP) qui revendique l’indépendance de cette région du Mali.

<strong>Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ce qui se passe au Nord du Mali : Pourquoi la belligérance a repris ses droits</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/ce-qui-se-passe-au-nord-du-mali-pourquoi-la-belligerance-a-repris-ses-droits-3041701.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/ce-qui-se-passe-au-nord-du-mali-pourquoi-la-belligerance-a-repris-ses-droits-3041701.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/06/FAMAS.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 02 Nov 2023 11:33:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>Intitulé «Nous sommes en guerre !» dans ‘’La chronique du Mali’’ du quotidien ‘’Le Républicain’’ - n° 6979 du 11 octobre 2023 - sous la signature de son Directeur de publication, Boukary Daou, cet article est l’analyse objective de la situation qui prévaut dans le septentrion malien depuis quelques semaines.</em>

Après avoir fait le constat d’une absence de progrès dans l’application de l’Accord de paix signé en 2015 entre le gouvernement malien et les rebelles de Kidal, la belligérance reprend ses droits au nord du Mali. L’accord ne contient-il pas congénitalement les gènes de son inapplicabilité, ayant intégré de nombreuses dispositions controversées et rejeté des amendements de part et d’autre ? Environ une décennie après le cessez-le-feu consécutif à l’embrasement de la situation sécuritaire en 2014, où les rebelles ont rendu le séjour difficile à une mission du gouvernement malien conduite par le Premier ministre Moussa Mara, les Famas ont pris le temps d’intégrer des paramètres, jadis ignorés.

Si les rebelles ont confirmé le contrôle de Kidal lors de la visite du Premier ministre Moussa Mara en mai 2014, et s’ils ont eu le dessus lors de l’offensive des forces maliennes, pour tenter de reprendre la situation en main, quelques jours après ladite visite gouvernementale, c’est qu’ils étaient adossés à des forces inavouables. Des paramètres inconnus ou peu maîtrisés en 2014, paraissent très clairs aujourd’hui : les groupes armés de la CMA s’allient facilement aux groupes armés terroristes, tel un vase communicant.

Si le pays venu au secours du Mali en 2012 s’est opposé à l’entrée des Famas dans la ville malienne de Kidal, les raisons renvoient à la demande malienne d’une séance à l’ONU, pour exposer ses éléments de preuves, après avoir accusé la France de fournir des renseignements aux terroristes (vendus à la communauté internationale dans l’emballage du vocable «djihadistes»), de soutenir les terroristes, de leur fournir des matériels de guerre.

Ces paramètres qui échappaient en 2014, les présumés soutiens de la France aux groupes armés terroristes n’ont jamais été démentis, l’ONU n’ayant jamais concédé à faire une réalité cette séance d’explication, pour donner l’opportunité au pays ami (je t’aime moi non plus) de s’expliquer et de se défendre à la face du monde.

L’exubérante montée en puissance des Forces Armées maliennes (FAMAs), malgré les actes terroristes désespérés des extrémistes violents contre les civils, sonne comme une preuve assez suffisante de la connivence et de l’orchestration des forces du mal. A la manœuvre, certaines puissances étrangères pour rendre ingouvernable le Mali du colonel Assimi Goïta, dite de «la junte militaire». C’est parce qu’ils ont en ligne de mire le pillage à volonté des précieuses ressources du Mali, déniant le droit des Maliens au développement économique et social, et au bien-être humain.

<strong>Condition sine qua non d’un régime démocratique et républicain </strong>

Le Mali et le peuple malien revendiquent le droit de vivre dans un environnement sécurisé, pour permettre aux Maliens de jouir pleinement du droit à la vie, de la liberté d’aller et venir partout dans notre pays, d’avoir des villes, des villages, des lieux de production sécurisés, une justice en capacité de poursuivre, d’enquêter, de mettre la main sur les fauteurs, de les traduire en justice, de juger et de les sanctionner. C’est la condition sine qua non d’un régime démocratique et républicain, qui fonctionne à l’antipode de celui qui n’existe que dans les textes et la tête des présumés apôtres.

Qui veut la paix prépare la guerre, le Mali plongé dans la crise sécuritaire depuis plus d’une décennie, veut la paix. Les missions ‘’Kèlètigi’’, ‘’Jigi tuku’’ et autres sont soutenues par le peuple malien meurtri, plongé dans la psychose de la guerre depuis 2012. Les mânes de nos ancêtres dans l’omniscience du Tout Puissant accompagnent nos Famas, dans leur mission pour la paix, la défense de la patrie, l’unité nationale et la cohésion sociale.

<strong>Les surtitre, titre, chapô et intertitre sont de la rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’armée malienne à Kidal :  Une étape scrutée de près par les Maliens</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/larmee-malienne-a-kidal-une-etape-scrutee-de-pres-par-les-maliens-3041614.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/larmee-malienne-a-kidal-une-etape-scrutee-de-pres-par-les-maliens-3041614.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/10/Kidal-dans-le-nord-du-Mali.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 01 Nov 2023 14:09:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après Anéfis, Tessalit et Aguelhok, l'armée malienne s'apprête à faire son entrée dans Kidal. Cette étape de Kidal est la plus scrutée</em></strong> <strong><em>par les Maliens dans leur écrasante majorité parmi toutes les villes susmentionnées conquises par les FAMa.</em></strong>

L'offensive militaire de l'armée malienne qui est partie de Gao le 2 octobre, a pour mission principale de s'installer dans les emprises laissées par la Minusma dans l'ensemble de la région de Kidal. En dépit des difficultés, l'armée malienne continue de s'imposer en occupant progressivement les camps de la force onusienne.

<em>"La phase deux de cette opération sera beaucoup plus difficile. Mais nous allons occuper toutes les emprises de la Minusma. L'armée est prête pour cette opération"</em>, a déclaré le colonel-major Souleymane Dembélé, le chef de la Dirpa, lors d'une conférence de presse conjointe organisée par le ministère de la Défense et celui des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.

Après Anéfis, Tessalit et Aguelhok lundi dernier, l'armée malienne s'apprête à faire son entrée à Kidal, bastion des ex-rebelles touareg réunis aujourd'hui sous la bannière de CSP-PSD en guerre ouverte avec le pouvoir central de Bamako.

Une colonne de l’'armée malienne, partie de Gao le 2 octobre dernier, est déjà stationnée à peu près à 110 km de la porte d'entrée de la ville de Kidal, avant le 15 novembre prochain, date à laquelle la Minusma devrait, selon le chronogramme, rétrocéder son camp aux FAMa.

Kidal, une étape stratégique dans la reconquête du Nord que les Maliens dans leur écrasante majorité scrutent au millimètre près. Car, selon eux, depuis 2012, Kidal, qui est une partie du Mali, échappe à tout contrôle de l'Etat central. Ils affirment que depuis plus de dix ans, Kidal est devenu un Etat dans l'Etat du Mali et que l'heure de la récréation est terminée.

<em>"Dans quelques jours, Kidal sera dans le giron malien. Une fois que l'ensemble du territoire est conquis, nous pourrons aller aux élections"</em>, a laissé attendre un Malien qui a hâte de voir Kidal sous le contrôle de l'armée malienne.

Si l'entrée à Kidal est toujours scrutée, il y a depuis un moment une certaine accalmie, moins d'attaques, moins de combats entre les deux belligérants sur le terrain.

Le moins qu'on peut dire, c’est que le départ de la Minusma mettra fin, à coup sûr, à l'application de l'Accord d'Alger qui a actuellement du plomb dans l'aile.

<strong>Ousmane Mahamane </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali: la Minusma quitte définitivement la région de Kidal</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-la-minusma-quitte-definitivement-la-region-de-kidal-3041576.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-la-minusma-quitte-definitivement-la-region-de-kidal-3041576.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/10/Kidal-dans-le-nord-du-Mali.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 01 Nov 2023 10:28:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div class="article__header">
<div class="article__announce-text"><strong>Dans le cadre de son retrait progressif du Mali d'ici le 31 décembre 2023, la Mission des Nations Unies dans ce pays, la Minusma, a mis fin à sa présence dans la région de Kidal mardi, suite au départ des derniers membres de son personnel par avion et par convoi terrestre.</strong></div>
</div>
<div class="article__body">
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">"Le dernier convoi des Casques bleus a quitté Kidal par la route ce matin pour Gao et a malheureusement fait l’objet de deux attaques à l’engin explosif improvisé sur son trajet, causant des dommages matériels", a indiqué la mission de l’Onu dans un communiqué.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Les convois du contingent tchadien qui avaient quitté Aguelhok et Tessalit, respectivement les 21 et 23 octobre, sont arrivés à Gao le 29 octobre.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Dans le cadre de ce retrait, la Minusma a été contrainte de détruire et de mettre hors service des équipements sensibles appartenant aux pays contributeurs de troupes ou de police et aux Nations Unies.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
</div>
<div class="article__quote-text">

Une mesure prise "en dernier ressort conformément aux règles et procédures de l'Onu, les 200 camions en attente à Gao depuis le 24 septembre n’ayant pas été autorisés à faire mouvement vers Tessalit, Aguelhok et Kidal pour collecter lesdits équipements en vue de leur expédition hors du Mali", a souligné la mission onusienne.

</div>
<div class="article__quote-info">
<div class="elem-info">
<div class="elem-info__share">
<div class="share m-active" data-id="1063237667" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20231101/mali-la-minusma-quitte-definitivement-la-region-de-kidal-1063237667.html?share-block=1063237671" data-title="Une mesure prise &amp;quot;en dernier ressort conformément aux règles et procédures de l&#x27;Onu, les 200 camions en attente à Gao depuis le 24 septembre n’ayant pas été autorisés à faire mouvement vers Tessalit, Aguelhok et Kidal pour collecter lesdits équipements en vue de leur expédition hors du Mali&amp;quot;, a souligné la mission onusienne."></div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Le départ de Kidal marque ainsi la fermeture de la huitième base de la Minusma sur un total de 13, dans le centre et le nord du Mali, ainsi qu’à Bamako, la capitale.</div>
</div>
</div>
<div></div>
<div>
<div class="article__body">
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Depuis juillet, la mission a retiré du Mali près de 6.000 membres du personnel civil et en uniforme, dans le cadre de la résolution 2690 (2023) du Conseil de sécurité des Nations Unies.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">La mission a souligné être déterminée à parachever son retrait dans les délais prescrits par la résolution du Conseil de sécurité adoptée en juin dernier à la demande des autorités maliennes, à savoir d'ici au 31 décembre 2023.</div>
</div>
</div>
<div class="article__footer">
<div class="article__share">
<div class="article__sharebar" data-nosnippet=""></div>
</div>
<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>

</div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali: la MINUSMA quitte précipitamment  son emprise  de Kidal sans  rétrocession à l’armée</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-la-minusma-quitte-precipitamment-son-emprise-de-kidal-sans-retrocession-a-larmee-3041517.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-la-minusma-quitte-precipitamment-son-emprise-de-kidal-sans-retrocession-a-larmee-3041517.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/06/minusma-mali-casque-bleu.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 31 Oct 2023 19:50:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Alors que le départ définitif des casques bleus des Nations Unies est prévu le 15 novembre prochain de la ville de Kidal,  la mission onusienne s’est retirée précipitamment  de son emprise,  le mardi 31 octobre 2023. L’armée malienne a regretté ce  départ   précipité en dénonçant une  des violations du calendrier de rétrocession des emprises.  </em></strong>

Après Aguelhok, la mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation du Mali a quitté définitivement son emprise de Kidal. Dans un communiqué, la  MINUSMA a annoncé avoir mis fin à sa présence dans la région de Kidal aujourd'hui, suite au départ des derniers membres de son personnel par avion et par convoi terrestre. « <em>Le dernier convoi des Casques bleus a quitté Kidal par la route ce matin pour Gao et a malheureusement fait l’objet de deux attaques à l’engin explosif improvisé sur son trajet, causant des dommages matériels », </em>a indiqué le communiqué de la MINUSMA. Sur les images largement partagées sur les réseaux et vérifiées par nos soins, l’on voit camions chargés et des blindés  avec la couleur des  missions de maintien de la paix de l’ONU quittés  le camp de Kidal. Pendant ce temps, les groupes armés du cadre stratégique permanent étaient  à la porte pour faire leur entrée dans le camp.

La mission onusienne évoque des  conditions de sécurité extrêmement difficile ayant précipitée son départ avant le délai prévu dans le calendrier de rétrocessions. « <em>Les conditions de départ de toutes ces bases ont été extrêmement difficiles et éprouvantes pour de nombreuses raisons, toutes complètement indépendantes de la volonté de la Mission, y compris la détérioration de la situation sécuritaire et les menaces multiples qui en découlaient pour les Casques bleus</em> », se justifie la  MINUSMA, ajoutant  que  la décision de ce  retrait accéléré  a été prise  pour préserver la vie des casques bleus dans un environnement opérationnel particulièrement complexe. La MINUSMA  annonce avoir été contrainte de détruire et de mettre hors service des équipements sensibles appartenant aux pays contributeurs de troupes ou de police et aux Nations Unies.

Cette situation n’est pas du goût de l’armée malienne qui, dans un communiqué publié, a exprimé  son regret suite à ce départ que  ne respecte nullement les conditions de retrait adoptées par la mission onusienne. « <em>Nous avons appris, ce 31 octobre 2023, le retrait  de la MINUSMA  du camp  de Kidal. Nous  constate une fois de plus et avec beaucoup de regrets que ce retrait n'a point fait l'objet de rétrocession de cette base aux FAMa comme stipulé dans le calendrier d'occupation des emprises Minusma par les FAMa</em> », a regretté l’armée malienne dans un communiqué. Pour la partie malienne, cette situation de départ précipité met en péril le processus entamé et menace la sécurité et la stabilité de la région de Kidal.

Le départ de Kidal marque ainsi la fermeture de la huitième base de la MINUSMA sur un total de 13, dans le centre et le nord du Mali, ainsi qu’à Bamako, la capitale. Depuis juillet, la Mission a retiré du Mali près de 6 000 membres du personnel civil et en uniforme, dans le cadre de la résolution 2690 (2023) du Conseil de sécurité des Nations unies. Cette même résolution oblige  la MINUSMA a rétrocédé ces emprises à l’armée malienne.

<strong> Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Relance du Processus de paix au Mali : Gouvernement et mouvements signataires de l’accord autour de la table</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/relance-du-processus-de-paix-au-mali-gouvernement-et-mouvements-signataires-de-laccord-autour-de-la-table-3041444.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/relance-du-processus-de-paix-au-mali-gouvernement-et-mouvements-signataires-de-laccord-autour-de-la-table-3041444.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/10/Relance-du-Processus-de-paix-au-Mali.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 31 Oct 2023 10:44:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion Nationale, le Colonel Major Ismaël WAGUE, a reçu, le 25 octobre 2023, à son département sis à la Cité administrative de Bamako, les leaders et représentants des mouvements de la Plateforme et de l'Inclusivité, ainsi que les femmes du Comité de Suivi de l'Accord (CSA). Selon une note rendue publique par le département, cette rencontre avait pour principal objectif de réunir autour d’une même table les diverses tendances au sein de ces mouvements, qui manifestaient leur volonté de se joindre à l'effort concerté des autorités de la Transition en vue de promouvoir la Paix et de lutter contre le fléau du terrorisme.

L'occasion fut propice pour le Ministre de réitérer l'engagement indéfectible du gouvernement envers le processus de Paix et le rétablissement de la stabilité au Mali. De surcroît, le Ministre a tenu à souligner les efforts substantiels déployés par les Autorités dans le cadre de la mise en œuvre de l'Accord pour la Paix et la Réconciliation Nationale.

« Les leaders de ces mouvements ont saisi cette opportunité pour réaffirmer leur détermination à collaborer étroitement avec l'État, soutenant ainsi sa vision politique et sa mission de rallier l'ensemble des parties prenantes et des acteurs de la Paix. Ils n'ont pas manqué de témoigner leur gratitude au Ministre pour avoir réussi à réunir l'ensemble des parties, malgré les dissensions politiques internes qui prévalaient au sein de certains mouvements, parfois au sein du même groupe », indique la note rendue publique par le ministère de la réconciliation.

La même note indique que les femmes du Comité de Suivi de l'Accord (CSA) ont exprimé leur satisfaction quant à la tenue et au succès de cette rencontre, qui leur a permis de faire entendre leur voix et de présenter leurs doléances au Ministre afin de trouver des solutions aux multiples défis auxquels il faut faire face dans un contexte difficile, marqué par une méfiance avérée et une réticence injustifiée de certains acteurs dans un contexte si particulier.

Avant de lever la séance, indique la note, le Ministre a chaleureusement remercié l'ensemble des parties pour leur engagement et leur disponibilité à accompagner les autorités dans leurs actions visant à sécuriser le territoire, à instaurer la paix et à protéger les populations maliennes, sans aucune distinction. Il a conclu en exhortant l'ensemble des leaders des mouvements à transmettre le message de paix et de réconciliation à l'ensemble de la population, aussi bien à l'échelon national qu'à l'échelon local, afin de les rassurer quant à la volonté de l'État de ramener la Paix au Mali, dans l'intérêt du bien-être de l'ensemble des citoyens maliens, sans exception.

Aguibou Sogodogo]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : la Minusma quitte son camp de Kidal</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-la-minusma-quitte-son-camp-de-kidal-3041469.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-la-minusma-quitte-son-camp-de-kidal-3041469.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/10/blinde-minusma-8.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 31 Oct 2023 10:00:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div class="clearfix text-formatted field field--name-field-resume field--type-text-long field--label-hidden field__item">

La mission de l'ONU au Mali est en train de quitter son camp de Kidal, au nord du pays. Cette ville stratégique et enjeu majeur de la bataille entre l’État central et les groupes armés séparatistes, indiquent plusieurs sources au sein de la mission.

</div>
<div class="clearfix text-formatted field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item">

"<em>Nous avons pris le départ de Kidal ce </em>(31 octobre)<em> matin</em>", informe un responsable de la mission sur place, précisant que l'évacuation se faisait par la route. Cette vaste et délicate opération est anticipée depuis des semaines.
<h3 class="niveau3">Retour des hostilités</h3>
Kidal est sous le contrôle de la rébellion à dominante touareg. Ces groupes armés qui avaient conclu un cessez-le-feu et un accord de paix avec le gouvernement en 2014 et 2015 viennent de reprendre les hostilités sur fond de départ annoncé de la mission onusienne, la Minusma.
<div class="clearfix text-formatted field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item">

Ces groupes armés s'opposent à ce que la Minusma remette ses camps aux autorités nationales. Les colonels qui ont pris le pouvoir par la force en 2020 ont fait de la restauration de la souveraineté sur le territoire un de leurs objectifs principaux.

Les autorités de transition ont réclamé et obtenu du Conseil de sécurité en juin le départ de la Minusma déployée depuis 2013 dans ce pays en proie au jihadisme et à une profonde crise multidimensionnelle.

Source: https://information.tv5monde.com/

</div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Retrait précipité de la Minusma de certaines emprises au Nord du Mali :    Les FAMa fourbissent les armes, la guerre de Kidal aura&#45;t&#45;elle lieu ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/retrait-precipite-de-la-minusma-de-certaines-emprises-au-nord-du-mali-les-fama-fourbissent-les-armes-la-guerre-de-kidal-aura-t-elle-lieu-3040784.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/retrait-precipite-de-la-minusma-de-certaines-emprises-au-nord-du-mali-les-fama-fourbissent-les-armes-la-guerre-de-kidal-aura-t-elle-lieu-3040784.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/09/Col-Sadio-Camara.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 26 Oct 2023 02:26:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Au moment où les Forces armées maliennes (FAMa) restent fidèles à la résolution 2690 des Nations unies qui encadre le retrait de la Minusma du Mali, les rebelles de Kidal digèrent mal la situation sur le terrain. Ils se retrouvent à la périphérie de la ville, pendant que les FAMa se préparent à l’occuper, ouvrant la voie à un possible affrontement.  En revanche, la Minusma est accusée à tort ou à raison de ne pas jouer franc jeu dans cette histoire.</strong>

Que cache donc le retrait précipité de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) de ses postes avancés de Kidal ? En faisant le lien avec les déclarations du ministre français des Armées devant les sénateurs le 11 octobre 2023, on peut en déduire que la Minusma est toujours instrumentalisée par la France qui est loin d’avoir renoncé à son plan machiavélique de partition du Mali. L’Hexagone a tout fait pour que l’Opération Serval s’arrête aux portes de Kidal. Et visiblement, l’Elysée est  train de tout mettre en œuvre pour que les Forces armées maliennes (FAMa) ne puissent pas prendre possession des camps de la mission onusienne dans la région de Kidal où la France dispose encore d’une marge de manœuvre pour déstabiliser le pays.

<em>Le chef déchu ne peut souhaiter que le mal à son village</em>, dit l’adage mandingue. Il faut être naïf pour croire que la France va digérer son éviction du Sahel et foutre la paix à notre pays après l’échec de ses premiers plans de déstabilisation. Par la «<em>faute</em>» des jeunes officiers maliens, la France afrique est bousculé dans une zone où elle avait toujours «<em>bénéficié d'une valeur ajoutée politique, diplomatique et militaire</em>». La dégringolade a commencé le 31 janvier 2022, quand notre pays a expulsé l'ambassadeur de France, Joël Meyer. Une «<em>offense</em>» suivie d’autres les mois suivants et que l’Hexagone ne pardonnera jamais au Colonel Assimi Goïta et compagnie.

Du lancement de la rébellion en 2012 à la rupture (diplomatique et militaire) avec notre pays, en passant par les négociations d’Alger (Algérie), la France n’a été que dans une seule logique : la partition de la République du Mali qui semble être devenue pour elle la condition sine qua non pour mieux garantir ses intérêts au Sahel. La fin des accords militaires, ayant mis un terme à l’opération Barkhane, restera toujours au travers de la gorge de la France comme l’humiliation de trop qui a définitivement compromis sa présence militaire au Sahel.

En effet, le Burkina Faso et le Niger ont emboîté le pas au Mali. La Mauritanie n’a pas souhaité accueillir les militaires français renvoyés du Niger. Et des voix ne cessent de s’élever au Tchad pour exiger le retrait de l’armée française du pays. Même aux abois, la France n’a pas renoncé à déstabiliser le Mali. Les propos tenus le 11 octobre 2023 par son ministre des Armées devant le Sénat l’attestent éloquemment.

En effet, auditionné le 11 octobre dernier par le Sénat sur la première exécution de la loi de programmation militaire dans le budget 2024, le ministre français des Armées a déclaré que «<em>le Sahel est de nouveau face à un risque terroriste absolument majeur… Une reprise de l’activité terroriste qui est absolument bouleversante…</em>». Et d’ajouter, «<em>la vraie actualité du Sahel va être désormais la résurgence massive du risque terroriste… Il pourrait y avoir une partition du Mali dans les semaines ou les mois qui viennent…</em>». La réalité, avait déclaré Sébastien Lecornu, est que «<em>les Maliens ont fait le choix de préférer Wagner, ou plutôt la junte malienne a fait le choix de préserver son pouvoir et ses avantages en ayant recours à Wagner plutôt qu’à l’armée française</em>».

<strong>Le Mali mis devant le fait accompli</strong>

La France n’a pas non plus dit son dernier mot par rapport au retrait de la Minusma qui était son dernier refuge dans notre pays. L’Elysée et le Quai d’Orsay sont-ils derrière la tentative malencontreuse de la mission onusienne de rouler notre pays dans la farine en abandonnant avant l’heure les postes avancés de Kidal ? Sinon comment comprendre autrement «l'action unilatérale de la Minusma contraire à «<em>l'esprit de coordination et de collaboration voulu entre les deux parties dans le cadre du processus de retrait de la mission onusienne</em>» ? Le désengagement de la Minusma dudit camp devant s'effectuer au cours de la période du 15 au 30 novembre 2023, l'Etat-major général des Armées avait raisonnablement demandé à ce que le retrait des postes avancés soit ramené à la même date.

«<em>La question a fait l'objet d'échanges dans la matinée du 10 octobre 2023 entre la Minusma et le gouvernement qui avait demandé un délai de 72 heures afin de réorganiser voire réadapter le dispositif d'occupation par les FAMa desdits postes. C'est dans l'attente de la réaction promise de la Minusma que les autorités nationales ont été mises devant le fait accompli</em>», a déploré une note de protestation et de rappel à l’ordre publiée par le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale le 16 octobre 2023. En effet, cette précipitation ne cache pas que des soucis sécuritaires. Mais, aussi et surtout la volonté de mieux armer les alliés d’Iyad Ag Ghali contre la République. Comme l’a dénoncé un communiqué publié par le gouvernement malien mercredi dernier (18 octobre 2023), la France ne ménage «<em>aucun effort en vue de faire fuir la Minusma</em>». Et cela en lieu et place d’un «<em>retrait ordonné, coordonné et sécurisé</em>» en application des dispositions pertinentes de la Résolution 2690 du Conseil de sécurité des Nations unies.

<strong>Mettre tout en œuvre pour empêcher les FAMa de prendre position à Kidal</strong>

L’ambition étant de récupérer des armes et des munitions des différents contingents afin de mieux équiper les groupes terroristes. C’est la preuve que la France est toujours déterminée à aider ses protégés à rester les seuls maîtres de la Cité des Ifoghas, l’antre du terrorisme. Ce qui ne date pas d’aujourd’hui. En  effet, la France n’a jamais souhaité que le Mali puisse réaffirmer sa souveraineté à Kidal. La fin en queue de poisson de l’Opération Serval l’atteste. Ainsi, Paris s’est opposé à deux tentatives des Forces armées maliennes (FAMa) de reprendre Kidal. Et chaque fois, la France s’y est non seulement opposée, mais avait réussi à interdire le nord aux valeureux officiers que sont Didier Dacko, Ould Meydou, Elysée Dao, Ag Gamou… Profitant de la frilosité du régime en place, Paris avait réussi à éloigner du nord ces officiers qui constituaient une sérieuse menace pour ses protégés de Kidal.

Ce qui fait dire à certains observateurs avertis que l’intervention française s’est finalement transformée en une opération de partition de fait du Mali. C’est en tout cas la conviction assumée par le Premier ministre de Transition, Dr Choguel Kokalla Maïga. «<em>Après un temps d’allégresse</em>», en 2013, quand les soldats français ont libéré le nord du Mali tombé sous la coupe de groupes jihadistes, <em>«l’intervention s’est par la suite muée en une opération de partition de fait du Mali, qui a consacré la sanctuarisation d’une partie du territoire malien où les terroristes ont eu le temps de se réfugier et de se réorganiser pour revenir en force à partir de 2014</em>», avait-il estimé lors d’une rencontre avec le corps diplomatique à la Primature en février 2022.

Même si nous sommes de ceux qui pensent qu’il ne faut pas répondre à toutes provocations et offenses d’une puissance en décadence ; la posture actuelle de nos autorités est salutaire. Le rappel à l’ordre de la Minusma est intervenu au bon moment, à la veille de son retrait des camps stratégiques de Tessalit, Aguelhock et Kidal. Trois camps dont le contrôle est aujourd’hui indispensables pour reprendre possession du nord du pays. La Minusma doit comprendre qu’elle a toutes les raisons de rester dans le juron de la légalité (résolution 2690 du conseil de sécurité) pour un retrait sécurisé sous la protection des FAMa.

En se laissant instrumentaliser par la France, qui la pousse à rouler le Mali dans la farine à Kidal,  elle s’expose à une fin de mission cauchemardesque !

<strong>Moussa Bolly</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Retrait précipité de la Minusma des postes avancés de Kidal :   Une manœuvre de plus de la France dans l’exécution de son plan de partition du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/retrait-precipite-de-la-minusma-des-postes-avances-de-kidal-une-manoeuvre-de-plus-de-la-france-dans-lexecution-de-son-plan-de-partition-du-mali-3040782.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/retrait-precipite-de-la-minusma-des-postes-avances-de-kidal-une-manoeuvre-de-plus-de-la-france-dans-lexecution-de-son-plan-de-partition-du-mali-3040782.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/10/blinde-minusma-2.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 26 Oct 2023 02:20:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Que cache le retrait précipité de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) de ses postes avancés de Kidal ? C’est la question que certains observateurs non avertis se sont posés en apprenant ce retrait effectué dans le dos des autorités maliennes. Mais, en faisant le lien avec les déclarations du ministre français des Armées devant les sénateurs le 11 octobre 2023, on comprend aisément que la Minusma est toujours instrumentalisée par la France qui est loin d’avoir renoncé à son plan machiavélique de partition du Mali. L’Hexagone a tout fait pour que l’Opération Serval s’arrête aux portes de Kidal. Et visiblement, l’Elysée est  train de tout mettre en œuvre pour que les Forces armées maliennes (FAMa) ne puissent pas prendre possession des camps de la mission onusienne dans la région de Kidal où la France dispose encore d’une marge de manœuvre pour déstabiliser notre pays.</strong>

<em>Le chef déchu ne peut souhaiter que le mal à son village</em>, dit l’adage mandingue. Il faut être naïf pour croire que la France va digérer son éviction du Sahel et foutre la paix à notre pays après l’échec de ses premiers plans de déstabilisation. Par la «<em>faute</em>» des jeunes officiers maliens, la junte française est bousculée dans une zone où elle avait toujours «<em>bénéficié d'une valeur ajoutée politique, diplomatique et militaire</em>». La dégringolade a commencé le 31 janvier 2022, quand notre pays a expulsé l'ambassadeur de France, Joël Meyer. Une «<em>offense</em>» suivie d’autres les mois suivants et que l’Hexagone ne pardonnera jamais au Colonel Assimi Goïta et compagnie.

Du lancement de la rébellion en 2012 à la rupture (diplomatique et militaire) avec notre pays, en passant par les présumées négociations d’Alger (Algérie), la France n’a été que dans une seule logique : la partition de la République du Mali qui semble être devenue pour elle la condition sine qua non pour mieux garantir ses intérêts au Sahel. La fin des accords militaires, ayant mis un terme à l’opération Barkhane, restera toujours au travers de la gorge de la France comme l’humiliation de trop qui a définitivement compromis sa présence militaire au Sahel.

En effet, le Burkina Faso et le Niger nous ont emboîté le pays. La Mauritanie n’a pas souhaité accueillir les militaires français renvoyés du Niger. Et des voix ne cessent de s’élever au Tchad pour exiger le retrait de l’armée française du pays. Même aux abois, la France n’a pas renoncé à déstabiliser le Mali. Les propos tenus le 11 octobre 2023 par son ministre des Armées devant le Sénat l’attestent éloquemment.

En effet, auditionné le 11 octobre dernier par le Sénat sur la première exécution de la loi de programmation militaire dans le budget 2024, le ministre français des Armées a déclaré que «<em>le Sahel est de nouveau face à un risque terroriste absolument majeur… Une reprise de l’activité terroriste qui est absolument bouleversante…</em>». Et d’ajouter, «<em>la vraie actualité du Sahel va être désormais la résurgence massive du risque terroriste… Il pourrait y avoir une partition du Mali dans les semaines ou les mois qui viennent…</em>». La réalité, avait déclaré Sébastien Lecornu, est que «<em>les Maliens ont fait le choix de préférer Wagner, ou plutôt la junte malienne a fait le choix de préserver son pouvoir et ses avantages en ayant recours à Wagner plutôt qu’à l’armée française</em>».

<strong>Le Mali mis devant le fait accompli</strong>

Visiblement, la France n’a pas non plus dit son dernier mot par rapport au retrait de la Minusma qui était son dernier refuge dans notre pays. Il est clair aujourd’hui pour tout le monde que c’est l’Elysée et le Quai d’Orsay qui sont derrière la tentative malencontreuse de la mission onusienne de rouler notre pays dans la farine en livrant les postes avancés de Kidal et leurs équipements militaires aux terroristes de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA).

Sinon comment comprendre autrement «l'action unilatérale de la Minusma contraire à «<em>l'esprit de coordination et de collaboration voulu entre les deux parties dans le cadre du processus de retrait de la mission onusienne</em>» ? Le désengagement de la Minusma dudit camp devant s'effectuer au cours de la période du 15 au 30 novembre 2023, l'Etat-major général des Armées avait raisonnablement demandé à ce que le retrait des postes avancés soit ramené à la même date.

«<em>La question a fait l'objet d'échanges dans la matinée du 10 octobre 2023 entre la Minusma et le gouvernement qui avait demandé un délai de 72 heures afin de réorganiser voire réadapter le dispositif d'occupation par les FAMa desdits postes. C'est dans l'attente de la réaction promise de la Minusma que les autorités nationales ont été mises devant le fait accompli</em>», a déploré une note de protestation et de rappel à l’ordre publiée par le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale le 16 octobre 2023. En effet, cette précipitation ne cache pas que des soucis sécuritaires. Mais, aussi et surtout la volonté de mieux armer les alliés d’Iyad Ag Ghali contre la République. Comme l’a dénoncé un communiqué publié par le gouvernement malien mercredi dernier (18 octobre 2023), la France ne ménage «<em>aucun effort en vue de faire fuir la Minusma</em>». Et cela en lieu et place d’un «<em>retrait ordonné, coordonné et sécurisé</em>» en application des dispositions pertinentes de la Résolution 2690 du Conseil de sécurité des Nations unies.

<strong>Mettre tout en œuvre pour empêcher les FAMa de prendre position à Kidal</strong>

L’ambition étant de récupérer des armes et des munitions des différents contingents afin de mieux équiper les groupes terroristes. C’est la preuve que la France est toujours déterminée à aider ses protégés à rester les seuls maîtres de la Cité des Ifoghas, l’antre du terrorisme. Ce qui ne date pas d’aujourd’hui. En  effet, la France n’a jamais souhaité que le Mali puisse réaffirmer sa souveraineté à Kidal. La fin en queue de poisson de l’Opération Serval l’atteste. Ainsi, Paris s’est opposé à deux tentatives des Forces armées maliennes (FAMa) de reprendre Kidal. Et chaque fois, la France s’y est non seulement opposée, mais avait réussi à interdire le nord aux valeureux officiers que sont Didier Dacko, Ould Meydou, Elysée Dao, Ag Gamou… Profitant de la frilosité du régime en place, Paris avait réussi à éloigner du nord ces officiers qui constituaient une sérieuse menace pour ses protégés de Kidal.

Ce qui fait dire à certains observateurs avertis que l’intervention française s’est finalement transformée en une opération de partition de fait du Mali. C’est en tout cas la conviction assumée par le Premier ministre de Transition, Dr Choguel Kokalla Maïga. «<em>Après un temps d’allégresse</em>», en 2013, quand les soldats français ont libéré le nord du Mali tombé sous la coupe de groupes jihadistes, <em>«l’intervention s’est par la suite muée en une opération de partition de fait du Mali, qui a consacré la sanctuarisation d’une partie du territoire malien où les terroristes ont eu le temps de se réfugier et de se réorganiser pour revenir en force à partir de 2014</em>», avait-il estimé lors d’une rencontre avec le corps diplomatique à la Primature en février 2022.

Même si nous sommes de ceux qui pensent qu’il ne faut pas répondre à toutes provocations et offenses d’une puissance en décadence ; la posture actuelle de nos autorités est salutaire. Le rappel à l’ordre de la Minusma est intervenu au bon moment, à la veille de son retrait des camps stratégiques de Tessalit, Aguelhock et Kidal. Trois camps dont le contrôle est aujourd’hui indispensables pour reprendre possession du nord du pays. La Minusma doit comprendre qu’elle a toutes les raisons de rester dans le juron de la légalité (résolution 2690 du conseil de sécurité) pour un retrait sécurisé sous la protection des FAMa.

En se laissant instrumentaliser par la France, qui la pousse à rouler le Mali dans la farine à Kidal,  elle s’expose à une fin de mission cauchemardesque !

<strong>Moussa Bolly</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Abdoul Magid Ag Mohamed Ahmad dit Nasser, une chance pour le retour de la paix et l’intégrité territoriale</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/abdoul-magid-ag-mohamed-ahmad-dit-nasser-une-chance-pour-le-retour-de-la-paix-et-lintegrite-territoriale-3040707.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/abdoul-magid-ag-mohamed-ahmad-dit-nasser-une-chance-pour-le-retour-de-la-paix-et-lintegrite-territoriale-3040707.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/08/Nasser-chef-tribu.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 25 Oct 2023 13:36:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Il se fait connaître en 2012 par le grand public quand il fait descendre le drapeau des séparatistes du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) pour le faire remplacer par celui du Mali à Gargando dans le cercle de Goundam. Aménokal de la Tribu Kel Ansar depuis 2015, Abdoul Magid Ag Mohamed Ahmad dit Nasser, âgé de 54 ans, est un homme qui démontre dans ses actions de tous les jours son engagement pour le retour de la paix et le respect de l’intégrité territoriale du pays. </em></strong>

Le chef de la tribu kel Ansar Mohamed Elmehdi Ag Attaher est né vers 1923 à Goundam, décédé à Bamako le 29 décembre 2014 à l'hôpital du point G et enterré au cimetière de Faladié. Son règne a duré 69 ans de 1946 à 2015. Il a vécu 92 ans ; il est décédé à un moment où le pays était instable à cause des multiples mouvements qui ont engendré les crises sécuritaires et politiques.

Avant son décès Mohamed Elmehdi Ag Attaher a analysé la situation et au vu de ses analyses, il a jugé nécessaire de porter son choix sur la personne du fils de son frère, qui n'est autre qu’Abdoul Magid Ag Mohamed Ahmad dit Nasser, pour diriger la chefferie de la tribu kel Ansar et alliés.

Ce, au moment où les Kel Ansar étaient éparpillés à travers le monde en tant que réfugiés, immigrés et dans les pays limitrophes du Mali à cause de l'insécurité dans le pays. La vision du défunt patriarche a été respectée et a fait l'unanimité au sein de la tribu comme si lui-même était présent à l'Assemblée générale de la tribu Kel Ansar et alliés de Zarho jusqu'à Léré à Raselma en 2015.

L'ordre du jour portait sur le choix et l'intronisation du chef de tribu. Après moult consultations entre les différentes légitimités, les leaders religieux, les chefs de fractions et villages, bref toutes les notabilités, le choix et l'intronisation d’Abdoul Magid Ag Mohamed Ahmad dit Nasser en ont résulté.

La consigne du défunt patriarche Mohamed Elmehdi Ag Attaher a été respectée par toutes les composantes de la tribu sur le choix porté sur l'actuel Amenokal Abdoul Magid Ag Mohamed Ahmed dit Nasser, né le 02 février 1969 à Goundam. Il a été intronisé Amenokal à Gargando lors de la rencontre intra et intercommunautaire du 11 au 12 mars 2016 en présence de tous les leaders de la communauté et de l’administration.

Le nouveau chef de la tribu a ensuite pris son bâton de pèlerin pour sillonner le monde entier. C’est ainsi qu’il s’est rendu en Asie (Arabie Saoudite) et dans toute l’Afrique et partout où il y a les camps de réfugiés et la diaspora de la tribu Kel Ansar et alliés afin d’échanger avec les membres de la communauté.

Partout où il est passé, l’Amenokal a prôné la paix, le vivre ensemble et surtout le respect de l’intégrité territoriale du Mali. En cela, il suit la ligne tracée par les différents Amenokal qui se sont succédé à la tête de la tribu.

Car l’histoire enseigne que c’est Mohamed Elmehdi Ag Attaher, alors chef de la tribu Kel Ansar, qui avait fait échec à la création du projet colonialiste de l’OCRS (Organisation Commune des Régions du Sahara) évitant ainsi la partition de la jeune République du Mali. Le projet visait la prolongation de la colonisation française, pour garder la mainmise sur les ressources sahariennes.

<strong>Rehausser la visibilité et l'image de la tribu Kel Ansar</strong>

L’engagement et le dévouement de Nasser pour le Mali ont poussé le régime IBK à le choisir comme le porte-étendard du flambeau de la paix et de la réconciliation dans toutes les représentations diplomatiques et consulaires au nom de toutes les tribus du nord Mali.

À la chute d’IBK, son souci constant pour le devenir du Mali a amené les autorités de la transition à le nommer membre du Conseil national de Transition CNT dans lequel il continue sa mission d'apaiser, réconcilier et recoudre le tissu social pour un meilleur vivre ensemble.

« On n’a pas d'autre pays où aller », aime-t-il rappeler. C’est dans ce cadre que, tout en se démarquant des actions des membres du Cadre Stratégique Permanent (CSP)-regroupement des groupes séparatistes-, il les appelle au respect de l’intégrité territoriale du Mali.

L’engagement et la détermination de Nasser pour la paix et le respect de la souveraineté territoriale du Mali ont rehaussé la visibilité et l'image de la tribu Kel Ansar à l’intérieur comme à l’extérieur du pays.

Douanier de son Etat, Nasser n'a pas ménagé ses efforts pour la bonne conduite du processus de l’Accord d'Alger en contribuant efficacement sur tous les plans. De 2015 à nos jours, les Maliens ont validé la pertinence de la vision du défunt patriarche Med Elmehdi Ag Attaher. En 2019, Nasser reçoit le Trophée Pr. Dioncounda Traoré, ancien président de la République par intérim, pour la paix.

À titre de rappel, les Kel Ansar ou Kel Antessar sont une des grandes confédérations touarègues vivant au Mali, principalement dans la région de Tombouctou. L’espace des Kel Ansar se situe de la frontière mauritanienne au cercle de Bourem (région de Gao) en allant vers le Nord jusqu’à la frontière algérienne In Khalil. Il existe plusieurs fractions dites Kel Ansar et d’autres tribus Acherifen, Kel Arizaf, Kel Inagozmi, etc.

<strong>Anne Marie Soumouthéra</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Anéfif : Les FAMa apportent une assistance alimentaire et médicale aux populations</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/anefif-les-fama-apportent-une-assistance-alimentaire-et-medicale-aux-populations-3040505.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/anefif-les-fama-apportent-une-assistance-alimentaire-et-medicale-aux-populations-3040505.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/10/FAMA-Anefis.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 24 Oct 2023 02:12:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Enquêteur</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les FAMa apportent une assistance alimentaire et médicale aux populations Le commandement du PCIAT-EST de l'Opération « Maliko », 10 jours seulement après le contrôle total de la localité d'Anefif par les FAMa, a mobilisé les ressources nécessaires pour apporter une assistance alimentaire et médicale aux populations. Les deux GTIA « Askia » et « Adrar », commandés successivement par le Lieutenant-colonel Moussa OUATTARA et le Lieutenant-colonel Seydou GUINDO ont distribué, le 18 octobre 2023, aux populations d’Anéfif, des vivres composés de pâtes alimentaires, de farine et de l'huile. </em></strong>

Des médicaments ont été également remis au Centre CSRF pour traiter les patients et faire face aux cas urgents. La remise des vivres a concerné 37 familles en présence du maire d'Anefif, M. Souheyfi Ould BEID. Ce dernier s'est dit très reconnaissant et remercie les FAMa pour ces actions. Il a rassuré du soutien indéfectible de toutes les populations aux Forces de défense et aux autorités de la Transition. « La présence des FAMa dans le Secteur d'Anefif va beaucoup contribuer au retour de la paix, de la sécurité car les populations souffrent de l’insécurité et du banditisme », a souligné le maire. Ces actions d'aide et d'assistance médicale ne seront pas les dernières dans le Secteur d'Anéfif, a rassuré le Lieutenant-colonel Moussa OUATTARA au maire de la localité. Il s'agit pour le commandement de rassurer les populations des missions régaliennes des Fama qui sont de sécuriser les personnes et leurs biens sans distinction de race, accompagner les populations sur place et faciliter le retour de l'ensemble des communautés par la sensibilisation et également raffermir la collaboration entre les FAMa et les populations. Le commandant du PCIAT-EST de l'opération Maliko, le Colonel-major Makan Alassane DIARRA qui coordonne les opérations dans le Secteur a rappelé et rassuré que les FAMa ne ménageront aucun effort pour apporter aux populations la paix et la quiétude. Avant de soutenir que les FAMa sont résolument engagées à sécuriser les populations sur l'ensemble du territoire. L’Officier supérieur a enfin exhorté les populations à soutenir les FAMa pour le retour rapide de la paix et de la sécurité.

&nbsp;

<strong>SHC Alhassane ALDJOUMATI/DIRPA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CMA&#45;FAMA&#45;MINUSMA : L’arbre cachera&#45;t&#45;il longtemps la forêt</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/cma-fama-minusma-larbre-cachera-t-il-longtemps-la-foret-3040462.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/cma-fama-minusma-larbre-cachera-t-il-longtemps-la-foret-3040462.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/07/CMA.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 23 Oct 2023 14:18:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>Tristement célèbre du fait de ses multiples crimes contre la République et ses enfants civils et militaires, les forces obscurantistes et hybrides - tantôt rebelles, tantôt terroristes, tantôt refugiés selon la situation qui les arrange- sont acculés dans leurs derniers retranchements. Avec le départ des protecteurs de ceux que feu Moussa Traoré qualifiait de ‘’bandits armés’’ puis de ‘’frères égarés’’,  l’arbre ne saurait encore longtemps cacher la forêt !</em>

Dans un communiqué vers le 10 août 2023, ce qu’on appelle aujourd’hui la CMA a déclaré être désormais en «légitime défense» contre l’armée régulière. Un communiqué qui cache mal leur énième tentative de se faire passer pour la victime de la situation de trouble qu’elle a toujours créée et dont elle a toujours tiré profit.

Dès l’annonce puis le début de la rétrocession des camps de la Minusma au gouvernement malien, elle n’a cessé de se radicaliser et de détériorer la situation sécuritaire du pays. Ainsi par sa réticence à ce que la vaillante Armée malienne exerce sa mission régalienne d’assurer la protection du territoire national, elle impose une guerre à celle-ci.

Mais, l’arbre ne cachera plus la forêt. Les 12 camps jadis occupés par la Minusma étant en train d’être rétrocédés à l’Etat du Mali, la Cma se voit en perte de vitesse sur des localités qu’elle prétend avoir sous son contrôle. Où elle s’adonnait en réalité à toutes sortes de crimes contre l’humanité. Il y a espoir que l’occupation des camps par la nouvelle Armée malienne mettra un terme aux pires sévices contre les innocents, aux spoliations de leurs biens, aux trafics de drogues et d’armes.

En perte de vitesse sur le plan militaire, ces forces obscurantistes à l’identité trouble perdent aussi sur d’autres terrains, notamment avec la désolidarisation du Mouvement Pour le Salut de l’Azawad (MSA). «Quand on créait le Cadre stratégique permanent pour la paix, la sécurité et le développement, c’était pour apaiser les tensions, reconstruire les communautés et mettre un terme aux conflits» a rappelé dans les colonnes du quotidien national, Moussa Ag Acharatoumane, Secrétaire général du Mouvement pour le salut de l’Azawad (Msa).

A son avis, du reste largement partagé dans l’opinion nationale, la Cma n’a jamais été habitée par cette «Nous avons toujours demandé à ce que nos frères de la Cma qui sont membres du Csp nous viennent en aide pour protéger les populations. Malheureusement, ils ne sont jamais venus» a-t-il déploré. Or «pendant un an et demi, plus de 1000 civils ont été tués, massacrés et chassés de chez eux».

<strong>Lutter contre soi-même ? </strong>

Comment la Cma, qui prétend contrôler Kidal, refuse de s’impliquer dans la sécurisation de paisibles citoyens? Son combat devait plutôt cibler les ennemis de la nation, comme le fait le MSA, éliminer les malfrats qui maltraitent les populations, traquer les trafiquants de drogues et d’humains et tous les groupes terroristes. Mais peut-on mener une lutte contre soi-même ?

<strong>Ousmane Tangara</strong>

<strong> </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : Les casques bleus tchadiens se retirent de Tessalit après une semaine extrêmement tendue</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-les-casques-bleus-tchadiens-se-retirent-de-tessalit-apres-une-semaine-extremement-tendue-3040399.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-les-casques-bleus-tchadiens-se-retirent-de-tessalit-apres-une-semaine-extremement-tendue-3040399.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/10/FAMA-TESSALIT.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 23 Oct 2023 09:34:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les casques bleus Tchadiens  ont définitivement rétrocédés aux  forces armées de défenses maliennes l’emprise du camp de la MINISMA de Tessalit, le week-end passé. Ce retrait de la mission onusienne  a été marqué des fortes tensions  entre les combattants du cadre stratégique permanent et l’armée malienne pour le contrôle du camp. </em></strong>

La mission onusienne a admis lors d’une conférence de presse  tenue hier dimanche  avoir achevé son retrait accéléré de sa base de Tessalit dans la région de Kidal  en raison  d’un contexte sécuritaire extrêmement tendu et dégradé qui mettait en danger la vie de son personnel. « <em>Le retrait s'est déroulé selon le calendrier prévu mais dans des conditions de sécurité extrêmement tendues, le personnel de la MINUSMA à Tessalit ayant dû se réfugier dans des bunkers à plusieurs reprises en raison de tirs, y compris le 19 octobre lorsqu'un C130 de la MINUSMA a été touché à l'aile alors qu'il atterrissait à Tessalit, heureusement sans qu'il y ait de blessés ou de dommages majeurs à l'avion », </em>a fait savoir la MINUSMA. Une semaine extrêmement tendue entre les groupes armés rebelles  et l’armée malienne qui cherchait chacun à contrôler l’emprise de la MINUSMA. Pris en tenaille entre la puissance de feu des deux ennemis, la MINUSMA a été obligée  de prendre une décision difficile. Celle de  détruire, désactiver ou mettre hors service des équipements de valeur, tels que « des véhicules, des munitions, des générateurs et d'autres biens ».

La mission onusienne  estime  que  ces équipements ne pouvaient  pas  être retournés aux pays contributeurs de troupes ou redéployés vers d'autres missions de maintien de la paix des Nations Unies. « Cette décision est également due au fait que 200 camions, qui devaient se rendre dans la région de Kidal récupérer ce matériel, sont à Gao depuis le 24 septembre, faute d’autorisation des autorités au vu de la situation sécuritaire »,  a déclaré  la mission de onusienne.

« L’ONU n’a laissé aucun matériel de guerre dans le  camp. Tous les matériels de guerre ont été transportés ou détruits », a admis le commandant du contingent  de l’armée malienne  qui occupe désormais  l’emprise de Tessalit.  Avant  d’être  rapatriés directement à Ndjamena à bord d'avions affrétés par leur pays, les soldats du contingent tchadien  ont pris soin de remettre les clés du camp à l’armée malienne conformément à la résolution 2690 du conseil de Sécurité.

Il faut noter que l’occupation de l’emprise de Tessalit,  proche de la ville de Kidal, a été marquée par une forte résistance des groupes armés du Cadre Stratégique Permanent.  Pendant une semaine durant, ces  groupes armés, que le gouvernement Malien qualifie de terroristes  à cause des liaisons dangereuses qu’ils entretiennent avec le groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans, ont tenté d’obstruer l’avancement  des forces armées maliennes vers le camp de la MINUSMA. Dans cette tentative vaine, ils ont multiplié les tirs à l’arme lourde en direction des avions de transports des troupes de l’armée et les avions  des Nations Unies chargés d’évacuer les  militaires Tchadiens  hors du Mali. Un avion  de la MINUSMA touché  par un tir a été obligé d’écourter son chemin en atterrissant précipitamment à l’aéroport de Gao. Cette résistance des groupes terroristes, selon l’armée, n’a nullement empêché le processus de rétrocession  de l’emprise.

Toujours en représailles aux tirs, l’armée indique avoir menée  des ripostes  à la mesure des velléités terroristes. Il nous revient des sources proches de l’armée que  les forces armées ont traité dans la nuit du 19 au 20 octobre plusieurs objectifs dans les secteurs de Tessalit et Kidal grâce aux opérations aéroterrestres. Les opérations de neutralisation des positions des groupes rebelles et leurs alliés terroristes ont  contribué à faciliter la passation entre le chef du contingent Tchadien de la MINUSMA et le commandant  des forces armées maliennes déployées dans  ce site. Après Tessalit, l’armée mettra dans les prochains jours le cap sur les localités d’Aguelhok et  de Kidal, où la résistance s’annonce plus forte puis que  la ville de Kidal est  fiel des groupes armés du CSP qui  s’opposent au retour de l’armée régulière.

<strong> Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Aguelhok, Tessalit et Kidal :  Ces emprises MINUSMA bientôt FAMAS !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/aguelhok-tessalit-et-kidal-ces-emprises-minusma-bientot-famas-3040100.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/aguelhok-tessalit-et-kidal-ces-emprises-minusma-bientot-famas-3040100.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/03/Tessalit.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 19 Oct 2023 09:02:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Conformément à la résolution 2690 du Conseil de sécurité de l’ONU, les Forces armées maliennes  (FAMAS) sont  désormais engagées dans la  dynamique de recouvrement de l’intégrité territoriale nationale. <strong> </strong>Mais,  la Coordination (terroriste) des mouvements de l’Azawad (CMA) et ses complices tentent vainement de les en empêcher.  Cette information émane de  la Direction de l’Information et des Relations Publiques de l’Armée  (DIRPA).  Qui indique dans un  communiqué posté sur les réseaux sociaux  que la CMA a procédé, avant-hier  lundi,  à des tirs à l’arme lourde au moment où un avion appartenant aux FAMAS  s’apprêtait à atterrir  à l’aéroport de Tessalit (Région de Kidal), avec pour mission de prendre possession du camp de la Minusma.

En effet, depuis le début du mois d’octobre, la Région de Kidal est sous une forte tension  militaire. Mais  les FAMAS, bien qu’ils   aient rencontré une forte résistance des mouvements terroristes de la CMA, ont pu  reprendre le  contrôle d’Anéfis, une localité située à 112 km de Kidal.  Alors que  Tessalit et Aguelhok  sont  quasiment sous contrôle FAMAS.  D’autant que  la rétrocession de ces emprises  MINUSMA aux Famas  est imminente.  La reprise de l’emprise MINUSMA  de la  ville de Kidal  étant  prévue pour le mois de novembre.

Toutefois,  en raison des tensions  qui s’accumulent dans le Nord de notre pays, l’Onu n’exclut pas  la probabilité d’un départ forcé de la MINUSMA. Si cette hypothèse venait à se concrétiser, il y a toutes les chances que  les équipements appartenant aux pays contributeurs de troupes  et aux Nations unies, ne puissent   être mis à l’abri. Alors que le processus de retrait de la Minusma doit se terminer  le 31 décembre 2023. C’est à cette date précise   que doit s’achever  la rétrocession  de toutes emprises MINUSMA aux FAMAS. En l’occurrence, la base MINUSMA se trouvant  dans la zone aéroportuaire de Bamako.

Tout compte fait, le vendredi passé, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a  averti  les diplomates accrédités dans notre pays que son  gouvernement sera ferme sur  ce délai di 31 décembre. Wait and see !

<strong>Falaye Keïta</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Face aux « actions anticipatives » de la CMA : La solution ultime de la légitime défense s’impose aux Fama</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/face-aux-actions-anticipatives-de-la-cma-la-solution-ultime-de-la-legitime-defense-simpose-aux-fama-3039955.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/face-aux-actions-anticipatives-de-la-cma-la-solution-ultime-de-la-legitime-defense-simpose-aux-fama-3039955.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/FAMA-BER-8.webp" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 18 Oct 2023 11:29:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En invoquant sa théorie d’ « action anticipative » pour attaquer les populations civiles maliennes et les positions de l’armée maliennes à travers le pays, la CMA avait sûrement oublié que les Fama pouvaient se prévaloir de l’« excuse de provocation » pour rester droit dans leurs bottes et être focus sur les objectifs. Aujourd’hui, c’est ce qui se passe sur le terrain. L’Armée malienne refuse la distraction.</em></strong>

La MINUSMA doit se retirer définitivement du territoire malien à la date du 31 décembre 2023. Mais, avant cette date, l’institution onusienne, conformément à la règlementation en vigueur a commencé à quitter certaines emprises qu’elle remet à l’armée malienne.

Malheureusement, cette façon normale de faire les choses, n’est pas du goût des ennemies de la paix. Et, le monde entier a eu le privilège de le constater lorsque l’armée malienne devait s’installer dans les emprises de la MINUSMA à Ber, localité située à environ 50 km de Tombouctou.  Dans une folie meurtrière, mais suffisamment caractéristique du comportement d’ennemis de la paix, le CSP-PSD qui se résume à la CMA, s’est lancé dans des attaques tout à azimuts contre l’armée malienne et ses positions.

Crée le 6 mai 2021, le Cadre stratégique permanent pour la paix, la sécurité et le développement (CSP-PSD) se définit comme une coalition de mouvements politiques et militaires du nord du Mali. A l’origine, il regroupait la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) et la Plateforme des mouvements du 14 juin 2014. Mais, en septembre 2023, la Plateforme des mouvements du 14 juin 2014, l’a quitté, parce que convaincu que ses actions n’ont rien à avoir avec « la paix, la sécurité et le développement ».

Comment, un Cadre stratégique qui se veut un espace permanent dédié à la paix, la sécurité et au développement, peut se permettre des actions terroristes du genre attaque contre un bateau de transport de civils ? Et, comme cela ne suffisait, sous le couvert d’ « actions anticipatives », il a manipulé une horde de jeunes gens pour s’en prendre à des casernes de militaires maliens, qui n’ont eu leur salut qu’en se défendant. Il n’y a aucun doute, c’est pour toutes ces actions d’une gravité exceptionnelle que la Plateforme des mouvements du 14 juin 2014, s’est désolidarisée et a décidé de s’éloigner du machin appelé CSP-PSD, dont la création en Italie avait été dénoncée par certains acteurs.

Tout compte fait, l’occupation des emprises de la MINUSMA sur l’ensemble du territoire malien est une action qui marque la mise en œuvre de l’ Accord pour la paix, issue du processus d’Alger. Dans ce document, toutes les parties ont admis que le Mali est un Etat laïque et unique. De ce fait, il y a un seul territoire, une population fut-t-elle arc-en-ciel, et un pouvoir symbolisé par l’armée nationale. Et, c’est au nom de cet accord que personne ne devait s’opposer au redéploiement de  l’armée malienne sur toute l’étendue du territoire, fut-t-il pour aller occuper les emprises de la MINUSMA au nord.

Avec l’inefficacité de ses « actions anticipatives » qui n’arrivent pas à bloquer la progression de l’armée malienne droit dans ses bottes et focus sur son objectif, ne laissant aucune place à la distraction, le CSP-PSD, toute honte bue, ne se gêne pas de se positionner en victime. Aujourd’hui, il tente par des voix inaudibles de crier sur tous les toits, son tissu de mensonge cousu avec un fil blanc, d’accuser l’armée malienne d’exaction sur les civils.

Heureusement, que le monde entier est aujourd’hui suffisamment édifié sur le drame du Sahel. Nous espérons qu’aucun esprit averti, à la tête d’aucune puissance mondiale, ne viendrait s’acoquiner  avec des terroristes qui ont suffisamment de mains tâchées de sang d’innocents.  Et, comme si cela ne suffisait pas. Comme le sorcier qui passe aux aveux, dans une de ses déclarations le 13 septembre 2023, la CMA s’est mise nue. «  Le 13 septembre 2023, l’Armée malienne a effectué des frappes aériennes sur les positions des  forces de l’Azawad  et nos partenaires du JNIM à Almoustrat,… », indique ce communiqué qui date du 13 septembre 2023.  Et du coup, la CMA vient de mettre sur la place publique ce que nous dénoncions depuis belle lurette.

En écrivant noir sur blanc « nos partenaires du JNIM », la CMA vient d’affirmer qu’il est un mouvement terroriste. Sinon pourquoi collaborer avec un mouvement terroriste, jusqu’à revendiquer un partenariat connu de tous, sauf de ceux qui refusent de voir.

Depuis l’attaque du camp d’AguelHoc, en 2012, nous avions dit qu’il n’y avait aucune différence entre le MNLA et les mouvements terroristes. Nous avions même soutenu que les mouvements étaient sécessionnistes le jour et devenaient terroristes la nuit. Mais, à l’époque, englué des calculs géostratégiques, la France n’a jamais voulu ouvrir ses yeux sur cette réalité.

En plus de cette accointance avec le JNIM quand elle n’est pas JNIM, la CMA ne pourra pas accuser l’Etat du Mali qui est dans ses droits. A la limite face aux actions dites « anticipatives » de la CMA, l’Armée malienne, en plus de la légitime défense, bénéficie d’un préjugé favorable d’« excuse de  provocation ».

Il est temps que la CMA comprenne qu’elle ne gagera jamais cette guerre sordide. Et que la victoire sera pour les marchands d’armes et les vendeurs d’illusions qui lui font miroiter la possibilité d’une hypothétique indépendance, qu’elle n’aura jamais au bout du fusil. La seule alternative possible qui lui reste, s’est d’entrevoir la possibilité de mettre en place les bases d’une paix durable, afin que les maliens puissent faire face aux défis et enjeux qui les assaillent au quotidien, dans leur engagement pour le développement.

<strong>Assane Koné</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Offensive militaire au nord Mali :  L’armée malienne progresse vers Tessalit, Aguelhok avant Kidal</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/offensive-militaire-au-nord-mali-larmee-malienne-progresse-vers-tessalit-aguelhok-avant-kidal-3039934.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/offensive-militaire-au-nord-mali-larmee-malienne-progresse-vers-tessalit-aguelhok-avant-kidal-3039934.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/10/FAMA-Anefis.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 18 Oct 2023 11:03:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’armée malienne continue son offensive militaire à l’extrême nord du pays après l’étape d’Anéfis. La semaine dernière, elle a mis le cap sur les villes de Tessalit, Aguelhok avant l’étape décisive de Kidal.</em></strong>

Après une décennie d'absence, le samedi 7 octobre, l'armée malienne a fait son entrée dans la ville symbolique d'Anéfis en y implantant le drapeau tricolore national. Anéfis, située à 110 km de Kidal était l'un des derniers verrous sur la route qui mène à Kidal, le fief de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) qui est en guerre ouverte aujourd'hui contre l'armée malienne.

L'offensive militaire de l'armée malienne, partie de Gao le 2 octobre avec pour mission de s'installer dans la région de Kidal, dans le cadre du désengagement des troupes onusiennes afin d'occuper les camps de la Minusma qui seront rétrocédés aux autorités maliennes, continue sa progression.

Après l'étape d'Anéfis la semaine dernière, l'armée a mis le cap sur les villes de Tessalit, Aguelhok avant l'étape décisive de Kidal. Dans moins d'un mois, novembre pour être précis, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) devrait, selon le chronogramme, rétrocéder à l'armée malienne la base de Kidal.

Déjà les populations Kidaloises craignent des violences comme en 2014 avec la visite de l'ancien Premier ministre, Moussa Mara. Mais l'armée malienne rassure les populations qu'il n'en est rien du tout, qu'elle est là pour les protéger et libérer les villes sous le joug des terroristes.

Dans son communiqué hebdomadaire du 12 octobre 2023, l'armée réaffirme que tout est mis en œuvre pour assurer la sécurité des personnes et de leurs biens.

<em>"Les FAMa tiennent à rassurer les populations que toutes les dispositions sont prises pour assurer leur sécurité et réaffirment leur engagement envers la protection des droits humains", peut-on lire dans le communiqué. Notre objectif principal est de préserver l'intégrité territoriale de notre pays, le Mali. Les opérations actuelles des FAMa ciblent spécifiquement les positions ennemies qui entravent le bon déroulement de cette mission régalienne"</em>, poursuit le communiqué.

<strong>MICRO-TROTTOIR</strong>

<strong>La reprise  d’Anéfis vue par des Maliens</strong>

<strong> </strong><strong><em>Dans ce micro-trottoir, les Maliens s'expriment sur la reprise de la ville d'Anéfis par les FAMa après une décennie d'absence.</em></strong>

<strong> </strong><strong>Ibrahim Touré </strong><em>(enseignant à Gao)</em><strong> :</strong>

"Pour moi, la reprise d'Anéfis par les FAMa la semaine dernière est une étape cruciale vers l'indépendance totale du Mali après dix ans d'exactions et dominations de la CMA".

<strong>Moussa Guindo </strong><em>(médecin à Gao)</em><strong> :</strong>

"Après dix ans absence, je trouve que la reprise d'Anéfis est salutaire. C'est le lieu d'encourager nos FAMa à libérer toutes les villes entre les mains des ex-rebelles qui ont toujours l’agenda de créer un Etat Azawad au nord du Mali".

<strong>Issouf Dembélé </strong><em>(militant Appel du 20-Février)</em><strong> :</strong>

"La reprise de la ville d'Anéfis pour moi, c'est un non-événement. Parce que le gouvernement de Transition a tout mis en œuvre pour créer ce à quoi on assiste aujourd'hui au nord du Mali. C'est-à-dire faire la guerre à la CMA alors qu'il y a un Accord de paix qui lie les deux parties".

<strong> </strong><strong>Oumou Cissé </strong><em>(militante pour la paix au nord du Mali) </em><strong>:</strong>

"En 2014, le MNLA aujourd'hui le CMA a chassé l'armée malienne d'Anéfis après des violents combats. Alors cette reprise de l'armée de la même ville n'est que l'engagement et la détermination des autorités de Transition à reconquérir toutes les zones sous la domination de la CMA qui prête d'ailleurs une main forte au terrorisme. Je crois qu'il faut prier pour nos FAMa pour la reprise de Kidal et les autres localités comme Tessalit, Aguelhok…"

<strong><em>Dossier réalisé par </em></strong>

<strong>Ousmane Mahamane </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Remise de ses emprises à l’Etat malien : La Minusma dans le collimateur du CSP&#45;PSD</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/remise-de-ses-emprises-a-letat-malien-la-minusma-dans-le-collimateur-du-csp-psd-3039764.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/remise-de-ses-emprises-a-letat-malien-la-minusma-dans-le-collimateur-du-csp-psd-3039764.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/06/Mali-MINUSMA-Hero-Image.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 17 Oct 2023 07:36:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Satisfaits des efforts consentis jusqu’à l’adoption de la résolution de son retrait, les mouvements membres du CSP-PSD - ou du moins ce qu’il en reste après les défections consécutives au déclenchement des hostilités - ne sont plus sur la même longueur d’ondes que la Minusma. C’est du moins ce que laisse croire un communiqué en date du 13 octobre dans lequel les groupes séparatistes pointent du doigt certaines actes qu’ils jugent «inacceptables», ce à moins de 3 mois de l’échéance de son retrait définitif du pays. Ces actions, selon le communiqué du CSP-PSD, mettent en doute le principe d’impartialité de la mission onusienne.

La CMA et consorts dénoncent notamment le fait que la MINUSMA, responsable de l’aéroport de Tessalit, permette l’arrivée de nouvelles troupes FAMa en renforcement de la compagnie déjà présente à Amachach (Tessalit) conformément au cessez-le-feu de 2014. Selon le communiqué, la Minusma, depuis ce 12 Octobre, permet au Gouvernement d’installer à ses côtés des éléments de la milice Wagner connue pour ses atrocités contre les populations civiles et considérée comme une organisation terroriste par plusieurs pays à travers le monde. Cette cohabitation avec des mercenaires, aux yeux des mouvements armés autonomistes, intervient en violation de toutes les conventions internationales et régionales sur le mercenariat. «Toutes ces manœuvres frôlant le parti-pris, s’opèrent dans un climat de forte tensions militaires sur le terrain avec les tentatives de forcing des FAMAs à atteindre lesdites emprises suivant un chronogramme que le Gouvernement a adopté avec la MINUSMA», s’insurgent-ils en dénonçant au passage un chronogramme de retrait qu’ils soupçonnent d’être volontairement arrimé au rythme opérationnel et tactique des forces maliennes et de leur partenaire.

Le CSP-PSD plaide par conséquent pour le respect strict du chronogramme de retrait de la mission avant le 31 Décembre et ne passera visiblement d’aucunes actions pour faire obstacle à la remise de toutes les emprises de la Minusma aux FAMa.

&nbsp;

<strong>Amidou KEÏTA</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les populations de Rharous crient à la disette</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/les-populations-de-rharous-crient-a-la-disette-3039761.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/les-populations-de-rharous-crient-a-la-disette-3039761.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/02/Mali2_0.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 17 Oct 2023 07:27:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Plus que Tombouctou et Gao, c’est la localité de Rharous qui fait davantage les frais de l’impitoyable blocus des groupes armés terroristes. Le phénomène affecte la population au point d’éclipser le décès de l’ancien préfet Drissa Sanogo jadis enlevé par les djihadistes. Les mêmes qui infligent également à toute la région de Tombouctou ainsi qu’à celle de Gao un embargo que les autorités du pays feignent d’ignorer alors que les voies fluviales, moyens incontournables d’acheminement des cargaisons de denrées alimentaires, demeurent inaccessibles et bouchées depuis la tragédie du bateau «Tombouctou». Au risque d’être arraisonnée et vidée de leurs contenus, les pinasses sont également aux arrêts au grand de consommateurs frappées à la fois par les obus et sur le porte-monnaie avec la hausse vertigineuse des prix. Les consommateurs de la localité de Rharous en souffrent beaucoup et tirent la sonnette d’alarme sur l’imminence d’une disette inédite. Et pour cause, à la différence des deux chefs-lieux de région, aucune réserve de stocks ne vient soulager les consommateurs. Riches et pauvres sont logés à la même enceinte parce que pour supporter le poids l’inflation il faut que la denrée soit disponible. Or les pirates et maraudeurs djihadistes sont aux aguets de la moindre cargaison à destination d’une localité où les lanceurs d’alerte craignent que la famine n’entraîne dans son sillage d’autres phénomènes sociaux.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Crise multidimensionnelle au Mali : Une coalition citoyenne dégage des pistes de solution</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/crise-multidimensionnelle-au-mali-une-coalition-citoyenne-degage-des-pistes-de-solution-3039626.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/crise-multidimensionnelle-au-mali-une-coalition-citoyenne-degage-des-pistes-de-solution-3039626.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/10/Ahmed-ag-hamani.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 16 Oct 2023 09:31:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Diligenter l'instauration formelle du dialogue avec Iyad Ag Ghali et Hamadoun Kouffa et désigner un Médiateur obéissant à des critères précis et un mode opératoire défini de commun accord avec l'État ; procéder à la relecture indispensable de l'Accord pour la paix et la réconciliation, issue du processus d'Alger ;</strong>

Engager une vaste campagne d'information, de sensibilisation, de formation, de plaidoyer et de lobbying sur la recherche d'une connaissance et d'une compréhension communes, partagées et acceptées, sur le concept de la laïcité…

Ce sont là quelques recommandations phares du 8è rapport citoyen alternatif sur la crise multidimensionnelle au Mali de la Coalition citoyenne de la société civile pour la paix, l'unité et la réconciliation nationale (CCSC/PURN).

Le contenu de ce document, qui couvre la période allant du 1er octobre 2022 au 30 avril 2023, a été dévoilé samedi dernier dans un hôtel de la place à la faveur de l'atelier d'appropriation des recommandations formulées dans les ateliers alternatifs de la CCSC/PURN. Les travaux de la session, organisés avec le soutien de la Fondation Friedrich Ebert, étaient présidés par le premier responsable de la Coalition, Ahmed Mohamed Ag Hamani, en présence de plusieurs invités de marque.

Experts, représentants de l'administration, des partis politiques, de la société civile, membres des mouvements signataires de l'Accord ont échangé autour des thématiques comme les défis sécuritaires, politiques, institutionnels, sociaux et culturels ; les défis et blocages liés à la mise en œuvre de l'Accord. S'y ajoutent le dialogue avec Iyad Ag Ghali et Hamadoun Kouffa ; le rôle et la responsabilité de la Communauté internationale (CI) dans la stabilisation du Mali : Quelles perspectives nouvelles pour la CI dans le contexte actuel ?

Le rapport souligne que le rétablissement de la sécurité sur l'ensemble du territoire national et le retour de l'État dans les zones déshéritées, des populations déplacées et refugiées ainsi que la fourniture des services sociaux de bases constituant des préalables au processus de réformes institutionnelles , territoriales et administratives envisagées. S'y ajoute l'accélération et l'opérationnalisation d'une véritable armée nationale reconstituée en procédant immédiatement au démantèlement total de tous les groupes armés et de toutes les milices d'autodéfense.

Par ailleurs, la Coalition recommande notamment à la Communauté internationale de reconnaître que sa mission n'est pas de se substituer ou de devancer l'État, mais de l'accompagner dans un processus concerté. Mais aussi d'observer dorénavant strictement les principes fondamentaux qui régissent les relations internationales : respecter l'indépendance du Mali, la souveraineté de son peuple, ses choix économiques et stratégiques, le choix de ses partenaires et le respect des intérêts et besoins de son peuple. .

Au titre du découpage territorial et administratif, l'organisation propose de tenir compte, à chaque fois, des réalités locales et des besoins spécifiques de ces circonscriptions administratives et collectivités territoriales ; d'intégrer d'office le rôle des autorités traditionnelles, coutumières et religieuses désormais réhabilitées par la loi ; éviter ou corriger les découpages territoriaux et administratifs opérés sur des ethnies.

Selon Ahmed Mohamed Ag Hamani, l'ambition de la Coalition reste encore de partager et susciter des réactions autour des questions fondamentales à l'origine de la crise. De même, elle a régulièrement proposé des recommandations qui peuvent constituer des pistes de réflexions ou des solutions pouvant conduire le Mali dans un processus inclusif pour une paix durable, la stabilité, le vivre-ensemble et le développement.

Cet atelier, souligné par l'ancien Premier ministre, est la matérialisation de leur volonté d'impulser une nouvelle dynamique dans la saine appréciation de l'utilité des recommandations et solutions alternatives proposées par le CCSC/PURN.

<strong>Massa SIDIBE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Processus de retrait de la Minusma : Le gouvernement déplore la situation de Kidal</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/processus-de-retrait-de-la-minusma-le-gouvernement-deplore-la-situation-de-kidal-3039586.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/processus-de-retrait-de-la-minusma-le-gouvernement-deplore-la-situation-de-kidal-3039586.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/10/diplomate-mali.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 16 Oct 2023 08:44:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a abrité, vendredi dernier, la rencontre entre le gouvernement et les ambassadeurs, les représentants des organisations internationales ainsi que les membres du corps consulaire accrédités au Mali. Elle était présidée par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop. C’était en présence du ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga, du ministre de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara et son collègue de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène.

L’objectif de ces échanges est d’informer sur les défis, le processus de retrait de la Minusma conformément à la résolution 2690 et de décliner l’appréciation des autorités de la Transition de ses évolutions. Mais aussi permettre aux diplomates de disposer des informations de première main.

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a indiqué que ce retrait doit être ordonné, sécurisé et coordonné. En ce sens que tout doit être fait en étroite collaboration et coordination avec les autorités maliennes pour la réussite de ce processus, a précisé Abdoulaye Diop, affirmant que l’essentiel pour le Mali est de recouvrer sa souveraineté et l’exercer sur l’ensemble de son territoire.

Ainsi, a-t-il fait savoir, cela passe par le déploiement des Forces de défense et de sécurité maliennes sur tout le territoire. «Elles doivent réoccuper toutes les emprises, en particulier les camps libérés par la Minusma», a insisté le ministre en charge des Affaires étrangères. Il a relevé que ce retrait a suscité beaucoup d’appétit de certains groupes signataires et des groupes terroristes. Selon le chef de la diplomatie malienne, cela a engendré l’intensification des attaques terroristes contre les installations des Forces de défense et de sécurité, leurs convois voire les populations civiles. «Ces attaques ne font que renforcer la détermination des autorités à lutter contre le terrorisme et l’insécurité», a assuré Abdoulaye Diop.

MANQUE DE COMMUNICATION- S’agissant du processus de retrait, le ministre Diop a rappelé la mise en place d’un comité conjoint entre la Minusma et le gouvernement. Ce comité a deux composantes essentielles; à savoir le niveau ministériel et le niveau technique. C’est dans ce cadre que la première phase du processus a été réalisée. Le ministre a insisté sur l’importance que le gouvernement attache au respect du délai du 31 décembre 2023. À ce propos, le chef de la diplomatie malienne est on ne peut plus clair : «Le gouvernement n’envisage pas l’extension de ce délai.»

Il a soulevé des observations ayant trait à l’autorisation donnée à certains convois de contingents de Gao vers Kidal en appui au désengagement de la Mission, aux autorisations de vol en appui au retrait, la question de l’importation des produits dangereux, la destruction des munitions obsolètes et l’évacuation des milliers de conteneurs. Ce sont des questions, a noté Abdoulaye Diop, sur lesquelles l’État est en train de trouver des solutions.

Sur la situation spécifique de Kidal, l’orateur a poursuivi que la Minusma avait saisi le gouvernement à propos d’un plan de retrait qui devait s’achever dans la période du 15 au 30 novembre prochains. À l’issue de cela, nos autorités ont demandé un délai de 72 heures pour réorganiser et réadapter les dispositifs sécuritaires au plan de retrait de certains postes avancés de la Minusma à Kidal. Dans l’attente de la réponse de cette sollicitation, «le gouvernement a été mis devant le fait accompli par rapport à l’occupation du camp du Bataillon des Formées armées reconstituées (Batfar) à Kidal», a souligné le ministre tout en «déplorant l’abandon des unités maliennes» et l’encerclement du camp par la Coordination des mouvements de l’Azawad (Cma) sans aucune réaction de la Minusma.

Auparavant, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale avait exprimé, au nom du chef de l’État, le colonel Assimi Goïta, la compassion de la nation malienne aux peuples frères du Maroc, de la Lybie et de la Türkiye suite aux catastrophes survenues dans ces pays. Il a également tenu à manifester la solidarité du gouvernement à la Palestine suite au conflit qui l’oppose à Israël. «Nous souhaitons que la communauté internationale puisse sortir de sa torpeur pour comprendre la gravité de ce qui se joue en Palestine», a dit le chef de la diplomatie malienne. Selon lui, il est temps de se ressaisir pour réengager un processus politique qui puisse conduire à l’établissement de deux États : la Palestine et Israël, vivant côte à côte dans la paix et la sécurité.

Pour sa part, en sa qualité du doyen du corps diplomatique, l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Palestine au Mali a salué le gouvernement d’avoir initié une telle rencontre. Hadi Shebli a dit que le temps est arrivé de voir le changement du monde où les pays pourront exercer pleinement leur souveraineté. Le diplomate palestinien a présenté ses condoléances aux victimes civiles et militaires. Il a aussi évoqué la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger. Hadi Shebli reste convaincu que la Mission respectera les clauses de la résolution des Nations unies.

À la fin de la rencontre, l’ambassadeur de la République du Tchad au Mali a confié à la presse que le corps diplomatique a eu droit à toutes les explications. Et au retour, a expliqué Mme Kalzeube Neldikingar, les diplomates ont eu des réponses à toutes leurs préoccupations. Selon la doyenne des ambassadeurs africains, cet exercice permettra à chacun de rendre compte sur la situation réelle du Mali à son gouvernement.

<strong>Namory KOUYATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>COREN	 :  Le défi du vivre ensemble</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/coren-le-defi-du-vivre-ensemble-3039533.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/coren-le-defi-du-vivre-ensemble-3039533.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/10/COREN.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sun, 15 Oct 2023 01:20:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le samedi 7 octobre 2023, le Collectif des ressortissants du Nord du Mali (Coren) a tenu son assemblée générale au Cres de Badalabougou, sous le thème, </em></strong><strong><em>"</em></strong><strong><em>vivre en paix pour mieux vivre ensemble</em></strong><strong><em>"</em></strong><strong><em>. C’était en présence de certains hauts cadres des régions du Nord et des représentants de certaines associations des régions du Centre.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>Dans le souci de trouver des solutions à la crise multidimensionnelle au Mali, le Coren avait initié des rencontres avec des membres du CNT et des associations sympathisantes telles que Ginna Dogon et Taabital Pulaku, afin de trouver des solutions concrètes à la crise sécuritaire.

Dans son discours, le président du collectif Malick Alhousseyni Maïga, a fait cas de plusieurs attaques, exactions et violations avant et après le départ de la Munisma. Il a rappelé également toutes les actions menées par de 2012 à nos jours dans la prévention de barbarie entre Maliens. Il a fini par appeler l'ensemble des membres et sympathisants du Coren à se mobiliser aux côtés de la Transition avec des actions concrètes pour le retour de la paix.

Les intervenants se sont tous appesantis sur des recherches de solutions rapides. Le Pr. Ali Nouhoum Diallo, représentant de Taabital Pulaku et Dr. Laya Guindo de Ginna Dogon, tous désignés présidents d'honneur, se sont réjouis beaucoup de leur implication et la prise de conscience du Coren. En sa qualité de président d'honneur, l'ambassadeur Oumrani fera porter le chapeau de l'échec du développement des régions du Nord aux cadres ressortissants.

Selon M. Oumrani, ils doivent reconnaître leur échec et aller demander pardon aux populations qu'ils représentent. Il a aussi fait une proposition parmi tant d'autres. Pour lui, <em>"</em><em>il faut mettre en place une mission pour la paix qui va s'adresser à tous les belligérants. Il exhorte également tous les cadres de mettre de côté les intérêts égoïstes"</em>.

Le professeur assistant d'économie à la Faculté des sciences économiques et gestion (Fseg), Hamadoun Maïga, a affirmé que la rencontre a porté sur la situation sécuritaire, économique, sociale et le vivre ensemble au niveau du Coren. Il a rappelé que le Coren regroupe des régions telles que Tombouctou, Gao, Kidal, Mopti, Bandiagara, Douentza, Bankass, Ménaka et Taoudénit.

<strong>Hamadoun Touré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Situation sécuritaire :  Reprise des hostilités entre la CMA et les FAMa</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/situation-securitaire-reprise-des-hostilites-entre-la-cma-et-les-fama-3038924.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/situation-securitaire-reprise-des-hostilites-entre-la-cma-et-les-fama-3038924.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/10/FAMA-armee.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 11 Oct 2023 08:02:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La situation sécuritaire au nord du Mali s'est considérablement dégradée depuis le début du mois d'août, date à laquelle la Minusma a rétrocédé la base de Ber dans la région de Tombouctou avec la multiplication des attaques terroristes visant des positions des Forces armées maliennes (FAMa), mais aussi des civils. Alors que l'armée s'apprête à reprendre les camps de la Minusma dans la région de Kidal, la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) est déterminée à garder les zones sous son contrôle. Cette situation a fait accroître d'un cran la tension entre les deux parties.</em></strong>

Gourma-Rharous, Bourem, Bamba, Léré, Dioura… les combats ont redoublé d'intensité entre l'armée malienne et l'ancienne rébellion indépendantiste au nord du Mali. En moins d'un mois, cette dernière a multiplié les attaques contre des camps militaires. Les heurts sporadiques du début du mois d’août avec la prise du camp de Ber par l’armée malienne ont rapidement laissé place à une offensive de grande envergure menée par les mouvements signataires contre les positions des Forces armées maliennes.

Ces affrontements directs entre les deux principaux protagonistes signent aussi de facto la mort cérébrale de l'Accord pour la paix signé en 2015, du moins en l'état, à moins que la communauté internationale, en l'occurrence l'Algérie, chef de file de la médiation, jusqu'alors silencieuse, ne tente de faire rasseoir les parties autour de la table.

Comment expliquer cette escalade de tension entre l’armée malienne et la CMA au nord du Mali ?

Pour l’analyste politique et sécuritaire Moussa Djombana, la montée des tensions dans le Nord s’explique par une combinaison de facteurs, notamment la volonté d’occupation de l’espace laissé par le départ progressif de la Minusma et le renforcement des capacités militaires des FAMa, qui envisagent des offensives, y compris dans les zones couvertes par le cessez-le-feu de 2014.

<em>"Cette situation a provoqué la colère de la CMA, qui interprète cela comme une violation du cessez-le-feu et une agression"</em>, souligne M. Djombana.

La reprise des hostilités, qui semblait inévitable entre les deux camps, fait basculer la situation sécuritaire dans le pays dans une nouvelle phase depuis la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation en 2015. Selon notre analyste sécuritaire, ce regain de tension a déjà détérioré la situation sécuritaire.

<em>"Pour les autorités maliennes, ces opérations ne visaient que les groupes armés terroristes, pas la CMA. Cependant, pour la CMA, la violation du cessez-le-feu de 2014 et la caducité de l’Accord pour la paix sont une réalité depuis quelque temps. Les FAMa ont pris Ber grâce à une opération militaire d’envergure, un bastion de la CMA depuis 2012, ce qui a augmenté de nouveau les affrontements"</em>, analyse-t-il.

Idem pour le géo-politologue et expert des groupes extrémistes au Sahel, Dr. Alpha Alhadi Koïna qui explique qu’aujourd’hui l’armée veut reconquérir toutes les emprises du Mali.

<em>"On sait qu’aujourd’hui les groupes armés ne veulent pas du tout laisser l’armée s’installer confortablement dans certaines zones qu’ils prétendent être leurs fiefs. Ber était l’une d’elles. Aujourd’hui, l’armée est aussi déterminée à occuper Aguelhok, Tessalit et Kidal"</em>, avance-t-il.

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Recouvrement de la souveraineté territoriale du Mali :  Tout se joue le 17 octobre</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/recouvrement-de-la-souverainete-territoriale-du-mali-tout-se-joue-le-17-octobre-3038846.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/recouvrement-de-la-souverainete-territoriale-du-mali-tout-se-joue-le-17-octobre-3038846.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/11/ville-de-Kidal.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 10 Oct 2023 10:21:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[A la demande des autorités de la transition malienne, le Conseil de sécurité de l’ONU a mis un terme, le 30 juin 2023, à la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation du Mali (MINUSMA) avec effet immédiat, à savoir : le retrait de ses quelque 13 000 militaires et policiers d’ici au 31 décembre 2023. Et au terme d’un calendrier convenu de commun accord, il est prévu une rétrocession des installations et emprises de la MINUSMA au gouvernement malien. Après une première phase sans incident majeur, la seconde étape, enclenchée le 1er Septembre 2023, se déroule depuis l’épisode de Ber avec des accrochages meurtriers. Et pour cause, elle concerne des positions stratégiques ou symboliques. Après plus de 10 ans d’absence, en effet, les FAMa s’apprêtent ainsi à signer leur retour dans les villes comme Tessalit, d'Aguelhok et de Kidal, au détriment des groupes séparatistes qui règnent sans partage sur ces zones depuis l’aventure de l’ex- PM Moussa Mara en 2014. D’où la reprise des hostilités sur fond de harcèlement des FAMa par des attaques revendiquées par les rebelles réunis au sein du Cadre stratégique permanent (CSP). Au mépris donc de l’accord d’Alger désormais mis entre parenthèses, le bruit des kalachnikovs a repris de plus belle. Et jusqu’ici, les FAMAs, selon les informations qui viennent tiennent bon. Elles avancent lentement mais sûrement, selon toute vraisemblance. Dans cette aventure que les observateurs avisés qualifient de recouvrement du territoire national par les autorités de Bamako, tout se jouera le 15 octobre, date retenue pour le retrait de la Minusma de la ville mythique de Kidal, fief de la Cma et des terroristes qui ne jurent que par Iyad Ag Ghali.

<strong> </strong>

<strong>Amidou Keita</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Collectif des ressortissants du Nord du Mali (COREN) :  Promouvoir le vivre ensemble dans les régions du Nord</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/collectif-des-ressortissants-du-nord-du-mali-coren-promouvoir-le-vivre-ensemble-dans-les-regions-du-nord-3038688.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/collectif-des-ressortissants-du-nord-du-mali-coren-promouvoir-le-vivre-ensemble-dans-les-regions-du-nord-3038688.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/10/COREN.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 09 Oct 2023 11:00:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le samedi 7 octobre dans la salle de conférence du CRESS, sur la colline Badala, le Collectif des ressortissants du Nord du Mali (COREN) a tenu une assemblée générale d’information et de sensibilisation pour la consolidation du vivre ensemble et la promotion de paix. Cette assemblée a enregistré la présence du président dudit collectif, Malick Alfousseyni et de nombreuses personnalités originaires des régions du Nord, dont des anciens ministres, députés et directeurs généraux.</em></strong>

Pour planter le décor, le président Malick Alfousseyni a indiqué que cette assise se veut un forum inclusif afin de donner la parole à tous les membres sans exception sur le thème de la promotion de paix et des orientations claires. Pour lui, l’enjeu de cette assemblée générale est capital, parce que le Mali traverse une situation critique et les populations du Nord sont éprouvées. Occasion pour lui de rappeler que le Collectif des ressortissants du nord (COREN) est l’association de la société civile du Nord du Mali la plus inclusive. Qu’elle fut portée sur les fonts baptismaux en 1956 sous l’appellation « association Boucle du Niger » regroupant les ressortissants à Bamako de Mopti, Gao et Tombouctou. Avant de faire savoir qu’elle adoptera l’appellation COREN pour intégrer la situation de Kidal. Partant, dira-t-il, à ce jour le COREN regroupe les ressortissants des régions de Mopti, Tombouctou, Gao, Kidal, Douentza, Bandiagara, Taoudéni et Ménaka.

A l’en croire, depuis sa création, ce collectif a œuvré à la culture de la solidarité, de l’entente et du vivre ensemble entre les ressortissants de ces contrées ainsi qu’au développement et à l’épanouissement des régions concernées. Qu’il fut le porte étendard de l’unité, de l’intégrité, de la souveraineté du Mali, durant l’occupation des 2/3 du territoire du Mali en 2012.

Maintenant face à la recrudescence des attaques contre nos Fama, ouvertement revendiquées par les parties signataires de l’Accord, Malick Alfousseyni estime que ces faits sont autant d’indicateurs compromettants à l’Accord.

« Avant cette recrudescence de guerre que le COREN a vécu dans la chair de ses ressortissants   du nord et du centre la violence physique, il y’a eu des exactions en tous genres, les morts d’hommes et de femmes par dizaine voire par centaines, le vol de bétail, la violence exercée par les groupes armés terroristes » a-t-il déploré. Malgré cela, dit-il, les réserves soulevés par le collectif sur certaines dispositions de l’Accord, le COREN est resté dans la dynamique de la paix et a proposé un plan d’actions de mise en œuvre dudit Accord.

<strong>Par Fatoumata Coulibaly</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : le COREN s’engage dans la promotion de la paix et de la consolidation du vivre ensemble</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-le-coren-sengage-dans-la-promotion-de-la-paix-et-de-la-consolidation-du-vivre-ensemble-3038668.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-le-coren-sengage-dans-la-promotion-de-la-paix-et-de-la-consolidation-du-vivre-ensemble-3038668.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/10/COREN.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 09 Oct 2023 07:15:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Collectif des Ressortissants du Nord (COREN) a tenu, le samedi 07 octobre, au CRES de Badalabougou une assemblée générale d’information et de sensibilisation pour la promotion de la paix et de la consolidation du vivre ensemble. L’objectif est d’échanger sur ce qui pourrait être le rôle du Collectif pour une paix durable au nord du Mali. C’était sous l’égide de son président, Malick Alhousseini</em></strong>.

L’Assemblée générale du Collectif des Ressortissants du Nord (COREN) se veut un forum d’inclusivité regroupant des personnalités politiques, associatives, religieuses, coutumières, les associations de ressortissants des régions du Nord, des personnes ressources, etc. <em>« L’objet de cette assemblée est de vous donner la parole autour du thème de la promotion de la paix et la consolidation du vivre ensemble pour qu’à l’unisson des orientations claires et un plan d’actions soient données au COREN</em> », a rappelé son président Malick Alhousseini.

Cette assemblée générale se tient dans un contexte marqué par une tension grandissante entre l’Etat malien et les groupes politico-militaires de la Coordination des mouvements de l’Azawad, signataire de l’Accord d’Alger. Un document dont le processus de mise en œuvre connaît des difficultés. « <em>Depuis un certain temps, notamment depuis le début du retrait de la Minusma, la recrudescence des attaques de nos forces armées (…) ouvertement revendiquées par des parties signataires de l’Accord sont autant d’indicateurs compromettants à l’Accord</em> », a souligné l’ancien ministre de l’Energie et de l’Eau.

L’enjeu de cette assemblée générale est capital. Parce que le Mali traverse une situation critique et les populations du Nord sont éprouvées, a insisté Malick Alhousseini. Attaché à la paix et du vivre ensemble, le COREN appelle à la désescalade entre l’armée malienne et l’ex-rébellion regroupée au sein du Cadre stratégique permanent pour la paix, la sécurité et le développement (CSP-PSD). D’où l’appel du président du COREN à des débats sereins et francs pour qu’au sortir de ces assises, des orientations claires soient adoptées dans une feuille de route permettant la paix et la réconciliation tant recherchées par les autorités et les populations.

<strong>La nécessité de s’unir</strong>

C’est dans ce cadre que l’organisation d’une mission pour la paix qui va s’adresser aux parties prenantes au conflit a été proposée par des participants à l’Assemblée. Tous les participants ont insisté sur la nécessité de s’unir pour qu’ensemble une solution définitive soit trouvée à la crise que traverse le pays.  Une nouvelle rencontre sera organisée dans les prochains jours afin de peaufiner le plan d’action.

Le COREN regroupe les ressortissants des régions de Mopti, Tombouctou, Gao, Kidal, Douentza, Bandiagara, Taoudéni et Ménaka, depuis sa création en 1956, le COREN s’est œuvré à la solidarité, à l’entente, au vivre ensemble entre les ressortissants de ses contrées citées plus haut ainsi qu’au développement et à l’épanouissement de ses régions.

<strong>Abdrahamane SISSOKO/maliweb.net </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Général Mohamed Abdrahamane Ould Méidou, Gouverneur de la région de Taoudéni : «Les armes posent des problèmes mais ne règlent jamais un problème»</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/general-mohamed-abdrahamane-ould-meidou-gouverneur-de-la-region-de-taoudeni-les-armes-posent-des-problemes-mais-ne-reglent-jamais-un-probleme-3038335.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/general-mohamed-abdrahamane-ould-meidou-gouverneur-de-la-region-de-taoudeni-les-armes-posent-des-problemes-mais-ne-reglent-jamais-un-probleme-3038335.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/10/General-Mohamed-Abdrahamane-Ould-Meidou.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 05 Oct 2023 11:33:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>En appelant au dialogue avec les groupes armés signataires de l’A.p.r et les groupes armés djihadistes, le Gouverneur de la région de Taoudéni, Général Mohamed Abdrahamane Ould Méidou a jeté un pavé dans la mare, le 21 septembre 2023.</em>

Lors de la conférence-débat organisée le 21 septembre 2023 au Mémorial Modibo Kéita, en présence du ministre de la Réconciliation nationale, Colonel-major Ismaël Wagué, le Gouverneur de la région de Taoudéni, Général Mohamed Abdrahamane Ould Méidou, a lancé un appel à faire taire les armes et à privilégier le dialogue. Une prise de position de taille que l’officier général assume sans ambages au moment où la situation sécuritaire connaît un regain de tension.

Le Mali, selon lui, a besoin de la paix. «Les armes posent des problèmes, mais les armes ne règlent jamais un problème», a-t-il affirmé. Et d’ajouter : « ceux qui pensent qu’ils doivent gagner la guerre pour diminuer l’autre se trompent». Général Ould Méidou précise : « ce sont des Maliens qui vont diminuer. Ce sont des Maliens qui vont perdre partout… Ce sont des Maliens qui sont en train de mourir…».

«La meilleure arme, à mon avis, est le dialogue, la discussion », a-t-il lancé sous un tonnerre d’applaudissements de la salle. Il appelle à dialoguer avec les rebelles mais aussi les groupes armés djihadistes. Le Gouverneur de la région Taoudéni assume ses déclarations. Il avance que plusieurs pays ont expérimenté la voie du dialogue. Selon lui, l’Algérie après 20 ans de guerre a opté pour le dialogue.

Combattant de la rébellion des années 90 mais surtout véritable chef de guerre, Mohamed Abdrahamane Ould Méidou s’est taillé une solide réputation sur plusieurs théâtres d’opérations, dont il garde les stigmates. Resté fidèle aux couleurs nationales depuis son intégration, ce républicain qui a eu des responsables actuels du pays sous ses ordres aux premières heures des attaques du Mnla  contre les garnisons militaires en 2012, a hautement conscience de ce qu’il dit.

Sera-t-il entendu ?  That is the question.

<strong>Chiaka Doumbia </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Colonel Malick Diaw, Président du C.n.t : ‘’Les attaques ignobles et désespérées de ces derniers jours sont les derniers soubresauts d’un agonisant’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/colonel-malick-diaw-president-du-c-n-t-les-attaques-ignobles-et-desesperees-de-ces-derniers-jours-sont-les-derniers-soubresauts-dun-agonisant-3038336.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/colonel-malick-diaw-president-du-c-n-t-les-attaques-ignobles-et-desesperees-de-ces-derniers-jours-sont-les-derniers-soubresauts-dun-agonisant-3038336.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/10/Malick-Diaw.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 05 Oct 2023 11:30:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>A l’occasion de l’ouverture de la session d’octobre du Conseil national de Transition (C.n.t), Colonel Malick Diaw a déclaré que les attaques ignobles et désespérées de ces derniers jours sont les derniers soubresauts d’un agonisant.  </em>

Au Conseil national de transition, a avoué son Président, nous considérons que la sécurité sur l’ensemble du territoire est la priorité absolue. «Nous avons foi en l’avenir. Et, nous sommes avec nos Famas dans cette reconquête de nos terres longtemps occupées par des hordes de barbares sans foi, ni loi, ni religion dont le seul souci est de faire souffrir, tuer des populations innocentes qui n’aspirent qu’à la paix ».

Colonel Malick Diaw salue la montée en puissance des Famas qui ont obtenu et obtiennent encore de meilleurs résultats. «Les équipements de dernière génération acquis, le changement de posture et le réarmement moral de nos forces de défense et de sécurité sont le socle sur lequel est bâtie cette montée en puissance», a-t-il rappelé. Selon lui, «la démonstration la plus achevée de la nouvelle posture des Famas est leur déploiement avec professionnalisme et respect du droit international humanitaire, dans les emprises de la Minusma, dans le cadre du processus de leur rétrocession qui doit s’achever le 31 décembre 2023 ». Le Président de l’organe législatif de la transition exhorte «le gouvernement et la Minusma à mettre tout en œuvre pour non seulement le bon déroulement de ce processus, mais aussi le respect strict du chronogramme établi ». Et de préciser : « la maîtrise dont nos forces de défense et de sécurité font preuve, depuis le début de cette transition, prouve que l’Armée malienne est devenue une référence aujourd’hui en matière de capacités opérationnelles et de force de frappe au niveau de notre continent et bien ailleurs».

Le Président du C.n.t a félicité l’ensemble des «troupes avec à sa tête, le Chef suprême des armées, le Président de la Transition, Chef de l’Etat, Colonel Assimi Goïta dont le leadership, l’engagement et la détermination auront permis à nos forces armées de surmonter bien d’écueils et de relever autant de défis».

<strong>Tout … sauf la partition du pays !</strong>

A son avis, «les attaques ignobles et désespérées de ces derniers jours venant de groupes terroristes terrorisés sont à considérer comme les derniers soubresauts d’un agonisant ». A en croire Colonel Malick Diaw, les Maliens sont prêts à se sacrifier pour préserver leur souveraineté. «Le Mali demeure un et indivisible. Il est notre bien commun. Il est inadmissible qu’un groupe d’individus, de quelque lieu que ce soit, vienne saper les bases de l’unité nationale. Tout peut être négocié au Mali sauf la partition du pays ; et les Maliens sont prêts à se sacrifier pour préserver leur souveraineté».

<strong>Boubacar I Diarra</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : l’ex&#45;porte&#45;parole du MNLA, Mossa Ag Attaher, se démarque des actions  posées par le CSP</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-lex-porte-parole-du-mnla-mossa-ag-attaher-se-demarque-des-actions-posees-par-le-csp-3038179.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-lex-porte-parole-du-mnla-mossa-ag-attaher-se-demarque-des-actions-posees-par-le-csp-3038179.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Mossa-Attaher.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 03 Oct 2023 11:33:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Alors que  les hostilités ont repris entre  les groupes armés du cadre stratégique permanent (CSP) et les forces armées maliennes, l’ancien porte-parole du mouvement national  de la libération de l’Azawad, Mossa Ag Attaher, a annoncé à la télévision nationale « se démarquer des actions posées par ses anciens alliés ». </em></strong>

Entre la République  du Mali et  la rébellion, Mossa Ag Attaher, l’actuel ministre des Maliens établis à l’extérieur dans le gouvernement de transition, a choisi la République.

Dans un reportage diffusé à la chaine nationale ORTM, Mossa Ag Attaher s’est totalement démarqué des actions posées par les groupes armés rebelles contre l’armée malienne dans le Nord pays. « <em>Nous tenons à nous démarquer entièrement des actions posées par le CSP. Nous appelons à l’unité nationale. Nous reconnaissons le caractère unique, républicain  et  laïc de l’Etat et nous invitons les autres à s’inscrire dans cette dynamique</em> », a déclaré  Mossa Ag Attaher  au micro de l’ORTM. Entouré pour la circonstance  par plusieurs autres hommes enturbannés de  sa tribu,  Mossa ag Attaher a appelé ses frères d’armes à revenir à la raison en privilégiant la voie du dialogue au détriment des armes. Cette sortie médiatique de l’ex-rebelle met fin aux nombreuses critiques à son endroit.

Depuis la reprise des hostilités, beaucoup de personnes trouvaient incohérents sa présence dans le gouvernement de transition malgré que ces compagnons de lutte de la coordination du mouvement de l’Azawad aient repris les armés contre le pouvoir centrale. Il y a quelques semaines, l’ex-porte-parle du mouvement national pour la libération de l’Azawad en 2012, Mossa Ag Attaher, s’était fait parler de lui dans une malversation des derniers publics au Ministère de la jeunesse et des Sports, département  qu’il a dirigé depuis sa nomination au gouvernement de transition

L’actuel ministre des Maliens de l’extérieur a porté pendant plusieurs années la parole de la rébellion Kidaloise jusqu’ à la signature de l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. Membre du comité de suivi de l’accord de 2015 jusqu’à 2020, année où il a été nommé dans le gouvernement de transition au poste du ministre des Sports.

<strong>Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : cinq communautés, dont la tribu Kel Ansar, se démarquent des attaques contre les emprises des FAMAs et réaffirment leur attachement à l’unité et à la souveraineté du pays</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-cinq-communautes-dont-la-tribu-kel-ansar-se-demarquent-des-attaques-contre-les-emprises-des-famas-et-reaffirment-leur-attachement-a-lunite-et-a-la-souverainete-du-pays-3038134.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-cinq-communautes-dont-la-tribu-kel-ansar-se-demarquent-des-attaques-contre-les-emprises-des-famas-et-reaffirment-leur-attachement-a-lunite-et-a-la-souverainete-du-pays-3038134.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/10/Abdoul-Majid-Ag-Mohamed-Ahmed-Al-Ansary-Nasser.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 03 Oct 2023 09:21:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Face à la recrudescence des attaques contre les emprises des Forces armées maliennes (FAMAs), le Chef Général de la Tribu Kel Ansar, Abdoul Majid Ag Mohamed Ahmed Al Ansary dit Nasser, a participé, le samedi 30 septembre, à une importante rencontre qui a regroupé les leaderships des Communautés Chérifienne, Kel Ansar, Imouchagh, Idnane et Chamanamass et Alliés à Bamako. Objectif affiché : réaffirmer l’attachement des différentes communautés à la paix et à la préservation de l’unité et la souveraineté du Mali.</em></strong>

Les communautés chérifienne, Kel Ansar, Imouchagh, Idnane et Chamanamass et Alliés se dissocient des attaques contre les emprises des Forces armées maliennes (FAMAs) et réaffirment leur attachement à un Mali uni et souverain. Après un communiqué, elles se sont réunies pour réaffirmer, si besoin en était, leur engagement à maintenir un climat apaisé propice au dialogue et à la paix. Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par un regain de tension entre l’armée malienne et les ex-rebelles de la CMA et alliés réunis au sein du Cadre stratégique permanent pour la paix, la sécurité et le développement (CSP-PSD).

Au micro de l’ORTM, la télévision nationale, le Chef Général de la Tribu Kel Ansar, Abdoul Majid Ag Mohamed Ahmed Al Ansary dit Nasser, a salué les efforts du gouvernement de la transition dans le cadre de la recherche de la paix et de la cohésion sociale. C’est pourquoi, il en appelle à toutes les communautés de l’intérieur comme de l’extérieur à soutenir les actions du gouvernement de la transition. Lequel, affirme-t-il, n’a jamais cessé de tendre la main aux groupes signataires de l’Accord pour la paix.

Attaché au dialogue, à la concorde et à l’unité du pays, l’Amenokal de la tribu Kel Ansar a lancé un appel aux groupes signataires de l’Accord pour la paix et la Réconciliation nationale issu du processus d’Alger, signé en 2015, à revenir sur la table de négociation afin que les populations des régions du Nord puissent vivre en paix. Car ces attaques contre les emprises militaires de l’armée nationale sont de nature à annihiler les multiples efforts du gouvernement dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix.

<strong>Privilégier la paix et la cohésion sociale</strong>

Pour sortir de cet engrenage, Nasser a invité l’ensemble des communautés à véhiculer les messages de paix et à bannir les messages de haine. « <em>On a que ce pays et on ne sait pas où aller si ce n’est ce pays.  Il faut que les gens viennent pour véhiculer un message de paix, de vivre ensemble et de cohésion sociale</em> », a-t-il insisté.  Le même message de paix a été martelé par Radouane Ag Ousmane, commissaire à la sécurité alimentaire, selon qui le Mali est un pays multiethnique.

« <em>Nous tenons à nous démarquons entièrement des actions posées par le Cadre stratégique permanent pour la paix, la sécurité et le développement (CSP-PSD), et nous avons aussi passer le message de l’importance d’appeler à l’unité nationale, de reconnaître le caractère unitaire de la République et d’appeler l’ensemble des maliens à s’inscrire cette dynamique </em>», a déclaré Mossa Ag Attaher, ministre des Maliens établis à l’extérieur, au micro de l’ORTM. Les différentes communautés, tout en invitant le gouvernement et les groupes signataires de l’Accord à privilégier la paix et la cohésion sociale, réitèrent toutes sans exception, leur attachement à un Mali uni et prospère.

<strong>Abdrahamane SISSOKO/maliweb.net </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Crise sécuritaire au Mali :  Le  gouverneur de Taoudéni et des organisations de la société civile plaident pour le dialogue avec les groupes armés</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/crise-securitaire-au-mali-le-gouverneur-de-taoudeni-et-des-organisations-de-la-societe-civile-plaident-pour-le-dialogue-avec-les-groupes-armes-3037820.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/crise-securitaire-au-mali-le-gouverneur-de-taoudeni-et-des-organisations-de-la-societe-civile-plaident-pour-le-dialogue-avec-les-groupes-armes-3037820.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/09/Senare.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 30 Sep 2023 02:03:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le général Ould Meydou, gouverneur de la région de Taoudéni et des organisations de la société civile ont lancé ce vibrant appel au dialogue le jeudi au Mémorial Modibo Kéita lors de la conférence débat sur le "vivre ensemble dans un contexte de crises" organisée par l'Association  des  ressortissants  et  sympathisants  de  la région de Taoudénit en  partenariat  avec des  leaders jeunes de la société civile. C'était sous la présidence du ministre de la Réconciliation nationale, le colonel-major Ismaël Wagué</em></strong>

Cette conférence débat, selon les organisateurs, s'inscrit dans le cadre de la Semaine nationale de réconciliation et vise surtout à apporter leur contribution au processus de paix, de la réconciliation et du vivre ensemble dans notre pays. C'est pourquoi la rencontre a enregistré la présence de plusieurs personnalités de la société civile, des autorités politiques administratives dont le ministre de la Réconciliation nationale et de la Cohésion sociale, le colonel-major Ismaël Wagué, le gouverneur de la région de Taoudénit, le général Ould Meydou…

Pour le président de l'Association des ressortissants et sympathisants de la région de Taoudénit Sidy Ould Bagna, notre pays se trouve à un virage important de son existence et l'heure doit être à l'union sacrée de tous les Maliens autour du vivre ensemble. Parlant au nom des femmes de ladite association, Lala Safia Haïdara a abondé dans le même sens. Selon elle, au Mali nous sommes obligés de vivre ensemble. <em>"Nous n'avons pas deux Etats ou que l'on aille, nous serons des étrangers. Chacun de nous a une responsabilité dans le cadre de cette paix et du vivre ensemble que nous devons léguer à nos enfants"</em>, a conseillé Lala Safia Haïdara.

Pour le général Oud Meydou le Mali a besoin de la paix. A l'en croire le problème de rebellions d'Aqmi ne saurait être réglée sans le dialogue. <em>"Les armes posent les problèmes mais ne vont jamais les résoudre. Et celui qui pense qu'il faut qu'il doit gagner la guerre pour diminuer l'autre il se trompe. Pour moi, la meilleure formule, c'est de discuter avec nos frères, ce quelles qu'en soient les difficultés notamment avec ceux qui portent les armes mais aussi les gens d'Aqmi car ce sont des Maliens. Le Mali ne sera pas le premier exemple dans ce domaine parce qu'après 20 ans de guerre, l'Algérie a fini par discuter avec les groupes armés", </em>a analysé le gouverneur de la région de Taoudénit.

En présidant cette rencontre le ministre de la Réconciliation nationale, le colonel-major Ismaël Wagué, a tenu à rassurer toutes les communautés vivant au Mali quant à leur protection par l'Etat. <em>"Chacun est chez lui au Mali quels que soient son ethnie ou son lieu de résidence. Il bénéficie à cet effet de la protection, de la reconnaissance et du soutien de l'Etat",</em> a soutenu le ministre avant de demander aux groupes signataires de l'accord de respecter leurs engagements dans le cadre de l'accord.

Notons qu'aux termes des travaux, plusieurs recommandations ont été faites par les participants. Il s'agit notamment d'inviter l'Etat à créer les conditions de reprise du dialogue de façon à négocier un cessez-le-feu préalable à toutes actions en faveur des populations. Les participants ont aussi proposé de mettre en place une commission de bons offices composées des autorités traditionnelles, coutumières religieuses pour un rapprochement des parties belligérantes ; de créer une coordination des érudits pour entamer d'éventuelles négociations avec les groupes jihadistes en s'inspirant l'exemple vécu dans la sous-région ; de créer des conditions pour le retour des communautés dans leurs localités respectives pour la reprise de leurs activités. En outre, ils ont demandé la mise en place d'un couloir humanitaire pour assister les populations, etc.         <strong>           Kassoum Théra</strong>

<strong><em> </em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Saignée au sein des groupes rebelles : La Plateforme des mouvements du 14 juin 2014 d’Alger se retire aussi du CSP</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/saigne-au-sein-groupes-rebelles-la-plateforme-des-mouvements-du-14-juin-2014-dalger-se-retire-aussi-du-csp-3037511.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/saigne-au-sein-groupes-rebelles-la-plateforme-des-mouvements-du-14-juin-2014-dalger-se-retire-aussi-du-csp-3037511.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/09/groupe-armes.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 27 Sep 2023 13:08:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après GATIA et le Mouvement pour le Salut de l’Azawad, la Plateforme des mouvements du 14 juin 2014 d’Alger annonce également son retrait au sein du Cadre stratégique permanent regroupant les groupes armés  du nord.  </em></strong>

Nouveau revers pour le cadre stratégique  permanent  du nord du Mali qui  a déclaré d’être en temps de guerre contre le pouvoir central. Pour cause, cette plateforme  des mouvements armés signataires de l’Accord d’Alger se vide de ses membres fondateurs.  Dans l’espace d’une semaine,  trois grands groupes armés se sont démarqués de la nouvelle direction prise par le CSP. La Dernière en date est la Plateforme des mouvements du 14 juin 2014 d’Alger  qui a annoncé, hier mardi, son retrait définitif du CSP-PSD. Elle affirme qu’elle n’est nullement engagée dans la confrontation armée en cours ou à venir avec l’État du Mali, suite au retrait de la MINUSMA de certaines camps des Régions du Nord en vue d’être occupés par les forces armées maliennes.

Pour la plateforme du 14 juin 20214 d’Alger,  cette  décision  du CSP  est  marquée par de graves tensions préjudiciables à la paix sociale. « <em>La Plateforme condamne la reprise des hostilités et invite les parties en conflit à s’inscrire dans une dynamique de participation aux activités de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale, issue du processus d’Alger », </em>souligne le communiqué qui réaffirme l’idéal républicain de la plateforme en rassurant  qu’elle soutient et continue à soutenir le gouvernement de la République du Mali dans sa quête d’une « paix juste et durable à travers une mise en œuvre intelligente et diligente de l’Accord au bénéfice des populations maliennes”. La  plateforme  a également  félicité le gouvernement pour la levée des sanctions des Nations-Unies  qui frappaient certains de ses responsables politiques et militaires.

Le Cadre stratégique  permanent des groupes armés  qui a déclaré la guerre au pouvoir central est composé aujourd’hui seulement de la coordination des Mouvements de l’Azawad. Ce groupement de rébellion de Kidal est la branche radicale des groupes armés qui ont pris les armes contre le gouvernement. Aujourd’hui, il est accusé par le gouvernement de transition et plusieurs observateurs d’avoir des ramifications avec les groupes armés terroristes. Le groupe terroriste Ançar Dine devenue Haut conseil pour l’unicité de l’Azawad était dirigé par l’actuel patron du  Groupe de Soutien  à l’islam et aux musulmans, Iyad Ag Ghaly. La même organisation à l’origine de plusieurs attentats terroristes contre les positions civiles et militaires  depuis plusieurs années. Les dernières attaques revendiquées sont  celles contre le Bateau Tombouctou, le camp de Bamba et de Gao qui ont fait 64 morts, selon un bilan officiel.

<strong>Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rupture entre les Groupes armées dans la zone des trois frontières :  Le MSA quitte le Cadre stratégique permanent et  s’allie aux forces loyalistes…</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/rupture-entre-les-groupes-armees-dans-la-zone-des-trois-frontieres-le-msa-quitte-le-cadre-strategique-permanent-et-sallie-aux-forces-loyalistes-3037460.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/rupture-entre-les-groupes-armees-dans-la-zone-des-trois-frontieres-le-msa-quitte-le-cadre-strategique-permanent-et-sallie-aux-forces-loyalistes-3037460.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/09/groupe-armes.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 27 Sep 2023 10:38:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Au Mali, les combats ont repris dans le Nord entre l'armée malienne et le CSP (Cadre stratégique permanent). Mais des divisions apparaissent au sein de cette coalition de groupes armés signataires de l'accord de paix de 2015.</strong>

Cela fait deux semaines que le CSP, accusant l'armée malienne d'avoir violé l'accord de paix, a repris les armes et attaqué la base Fama de Bourem, puis celle de Léré il y a huit jours. Mais dimanche, dans un communiqué, le MSA (mouvement pour le salut de l'Azawad) s'est démarqué de cette stratégie et annoncé qu'il quittait le CSP.

Le MSA, mouvement pour le salut de l'Azawad, s'était déjà désolidarisé des précédentes attaques et des communiqués du CSP, Cadre stratégique permanent.

Désormais, la rupture est consommée : ce groupe armé de la région de Ménaka, près du Niger, dans la zone des trois frontières, claque la porte de la coalition. Le Mouvement pour le salut de l'Azawad est en première ligne depuis un an et demi face aux offensives sanglantes du groupe État islamique (EI), qui ont fait plusieurs centaines de morts.

Aujourd'hui, la priorité affichée du MSA est donc de lutter contre le groupe jihadiste. « <em>Le MSA  ne saurait être engagé dans un conflit autre que celui qu'il mène contre les auteurs des massacres de masse des populations civiles</em> », estime Moussa Ag Acharatoumane, son Secrétaire général. Il déplore au passage que les autres groupes armés membres du CSP n'aient pas répondu à son appel pour combattre l'État islamique à Ménaka.

Le MSA, rappelle son engagement pour la mise en œuvre de l'Accord de paix de 2015 et choisit donc de demeurer l'allié des Forces armées maliennes et de l'aile « <em>loyalist</em>e » du Gatia, celle du Général Gamou qui a créé ce groupe armé également présent dans les régions de Ménaka et de Gao. Une autre aile du Gatia, celle de son Secrétaire général historique, Fahad Ag Almahmoud, s'est au contraire résolument engagée du côté du CSP, dans une guerre qu'il estime « <em>voulue par la junte au pouvoir à Bamako</em> ».

En attendant, les prochains jours seront chauds et même très chauds.

<strong>A. Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Situation sécuritaire : La Plateforme et le MSA s&amp;apos;opposent à la rébellion</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/situation-securitaire-la-plateforme-et-le-msa-sopposent-a-la-rebellion-3037474.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/situation-securitaire-la-plateforme-et-le-msa-sopposent-a-la-rebellion-3037474.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/09/moussa-ag-acharatoumane.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 27 Sep 2023 10:27:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Mouvement pour le salut de l'Azawad (MSA) s'est définitivement retiré du Cadre stratégique permanent pour la paix, la sécurité et le développement (CSP-PSD). Ainsi, il reste engagé auprès du gouvernement et du chef de file de la Médiation internationale pour une mise en œuvre diligente de l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issue du processus d'Alger, gage du retour de la paix dans notre paie.

Le groupe armé signataire de l'Accord en a fait l'annonce à travers une déclaration publiée le 24 septembre dernier. Dans cette déclaration, le MSA justifie sa décision de retrait par une multitude d'actes posés par le Cadre stratégique permanent qu'il juge regrettables et inacceptables.

Au nombre de ces incompréhensions, figurent en bonne place la déclaration non consensuelle du CSP-PSD en date du 10 septembre 2023, par laquelle il engage un conflit armé contre les Forces armées maliennes (FAMa) ; l'incapacité pour le Cadre de répondre à son appel et celui du Groupe d'autodéfense Touareg Imghad et alliés (Gatia) à venir protéger les populations des Régions de Ménaka et Gao, victimes de massacres de masse perpétrés par Daesh depuis mars 2022. ces chagrins importants, s'ajoute le regret pour le MSA que les combats en cours provoquent une fois de trop l'exil forcé des populations civiles déjà meurtries par une dizaine d'années de conflit fratricide.

Toute chose qui est aux antipodes des objectifs du CSP-PSD qui est à l'origine un outil de promotion de la paix, du vivre-ensemble et de sécurisation des personnes et des biens, dénonce le document. Tout en répondant à une forte demande des militants du MSA de l'intérieur et de la diaspora ayant constaté la criarde indifférence du CSP-PSD face au désastre que vivent les populations.

Vu tout ce qui précède, «le MSA fidèle à sa posture ne saurait être associé ni engagé dans un conflit autre que celui qu'il mène contre les auteurs des massacres de masse des populations civiles». Ainsi, le Mouvement «informe l'opinion nationale et internationale qu'il quitte définitivement le CSP-PSD à compter de la signature de cette déclaration», précise le communiqué.

À travers un communiqué diffusé hier, la Plateforme des mouvements du 14 juin 2014 d'Alger a annoncé qu'elle se retirait définitivement du CSP-PSD. Une décision prise au nom de «l'intérêt supérieur des populations du Nord et de la Nation malienne», précise le communiqué. Le Mouvement affirme qu'elle n'est nullement engagée dans la confrontation armée en cours ou à venir avec l'État du Mali, suite au retrait de la Minusma de certaines entreprises des Régions du Nord.

Face à cette situation marquée par de graves tensions préjudiciables à la paix sociale, la Plateforme condamne la reprise des hostilités et invite les parties en conflit à s'inscrire dans une dynamique de participation aux activités de la mise en œuvre de l'Accord pour la paix et la réconciliation nationale, issue du processus d'Alger. Fidèle à son idéal républicain, la Plateforme assure qu'elle soutient et continue à soutenir le gouvernement de la République du Mali dans sa quête d'une « paix juste et durable à travers une mise en œuvre intelligente et diligente de l'Accord au bénéfice des populations maliennes».

Elle félicite le gouvernement pour la lave des sanctions qui frappaient certaines de ses responsables politiques et militaires.

Ce choix éclairé et courageux des responsables de la Plateforme et du MSA intervient dans un contexte sécuritaire tendu et marqué par la recrudescence des attaques terroristes perfides contre les positions FAMa et des cibles civiles dont le bateau « Tombouctou ».

Mais également par la multiplication des actions lâches sur fond de provocation de la part de la Coordination des mouvements de l'Azawad (Cma), sans aucun doute avec la bénédiction du Cadre stratégique permanent pour la paix, la sécurité et le développement.

Il serait préférable que les responsables du CSP-PSD tirent les meilleures conclusions de cette désolidarisation du MSA et choisissent la voie du dialogue. La seule issue possible pour échapper à la fureur des FAMa dont la montée en puissance n'est plus à démontrer.

Aboubacar TRAORE

Issa DEMBÉLÉ]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali: Scission au sein du CSP&#45;PSD : Le Mouvement pour le Salut de l&amp;apos;Azawad (MSA) annonce son retrait de toutes les activités des groupes armés</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-scission-au-sein-du-csp-psd-le-mouvement-pour-le-salut-de-lazawad-msa-annonce-son-retrait-de-toutes-les-activites-des-groupes-armes-3037255.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-scission-au-sein-du-csp-psd-le-mouvement-pour-le-salut-de-lazawad-msa-annonce-son-retrait-de-toutes-les-activites-des-groupes-armes-3037255.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/09/MSA-Nord-Mali.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 25 Sep 2023 10:38:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Mouvement pour le Salut de l'Azawad (MSA) a  annoncé  dans un communiqué publié, le 24 septembre 2023, son retrait de toutes les activités des groupes armés membres du  Cadre Stratégique Permanent pour la Paix, la Sécurité et le Développement (CSP-PSD) qui a déclaré en début  septembre d’être désormais en temps de guerre contre le pouvoir Mali. </em></strong>

Le Mouvement pour le Salut de l’Azawad,  signataire de l’accord d’Alger,  regrette «  la déclaration non consensuelle du CSP-PSD en date du 10 septembre 2023 » engageant  tous les groupes armés du nord en  conflit armé contre les Forces Armées Maliennes.  En conséquence,  il annonce  « son départ définitif »  du CSP-PSD  à compter de la signature de cette déclaration. Les responsables du MSA reprochent  à leurs anciens alliés d’avoir été incapables de répondre son appel pour  protéger les populations des régions de Ménaka et Gao victimes de massacres de masse perpétrés par DAESH depuis mars 2022.

Egalement, le MSA déplore la reprise des combats avec l’armée malienne  qui, selon le communiqué, provoque l'exil forcé des populations civiles déjà meurtries par une dizaine d'années de conflit fratricide. Toujours, le mouvement pour le Salut de l’Azawad  et l’ensemble de militants  constatent  avec regret « l’indifférence »  du CSP-PSD face au désastre que les populations vivent. Il y a quelques jours le bateau Tombouctou a été attaqué par les groupes armés  du JNIM  faisant  49 civils tués, selon un bilan officiel,  sans que  le CSP-PSD ne daigne condamner cette attaque ignoble.

Au regard de tout ce qui précède, le MSA  a déclaré   que  son image  « ne saurait être associé ni engagé dans un conflit autre que celui qu'il mène contre les auteurs des massacres de masse des populations civiles ».  Le mouvement estime  qu’il reste  engagé auprès du Gouvernement du Mali et du chef de file de la Médiation Internationale pour une mise en œuvre diligente de l'accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d'Alger.

A la tribune des Nations Unies, le ministre des affaires étrangères du Mali, Abdoulaye Diop a dénoncé la collision des groupes armés signataires de l’accord de paix  avec les groupes terroristes.  Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement à appliquer l’accord en exhortant les signataires de l’accord de paix à se démarquer  des groupes armés terroristes.

<strong> Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Crise sécuritaire au Nord du Mali :  Ir Ganda pour un front national</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/crise-securitaire-au-nord-du-mali-ir-ganda-pour-un-front-national-3036729.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/crise-securitaire-au-nord-du-mali-ir-ganda-pour-un-front-national-3036729.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/09/Ir-Ganda.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 20 Sep 2023 12:15:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les communautés de culture songhay en Mouvement Ir Ganda invitent toutes les composantes de la nation à un forum pour la constitution d’un front national contre le terrorisme et pour l’arrêt immédiat de toutes les formes de violence au Mali. La déclaration a été faite à la faveur d’un point de presse tenu le samedi 16 septembre dernier à la Maison de la presse.</em></strong>

La lecture de la décélération a été faite par Ibrahim Hama. L’évènement a enregistré la présence d’Ousmane Issoufi Maïga, président d’Ir Ganda et ancien Premier ministre du Mali. Il avait à ses côtés, Adama Samassékou, entre autres.

Le 7 septembre 2023, les communautés de culture songhay en Mouvement Ir Ganda affirment avoir appris, avec beaucoup de douleur et de colère retenue, le lancement à Zorhay, cercle de Gourma-Rharous, de roquettes, armes de destruction massive, sur le bateau Tombouctou, un patrimoine national, causant la mort d’un grand nombre d’enfants, de femmes et de vieillards, de plusieurs blessés et l’incendie volontaire de nombreux biens matériels.

Le bateau Tombouctou, des camps de Bamba, de Gao et de Bourem ont été attaqués respectivement les 7, 8 et 12 septembre 2023. Elles déplorent les blocus de villes et de routes, les incendies de villages et de greniers, la destruction de récoltes, les attentats et les assassinats ciblés, la fermeture d’écoles, de centres de santé et marchés, les enlèvements de personnes, de troupeaux et autres biens matériels.

Dans sa déclaration, l’association des communautés de culture songhay en Mouvement Ir Ganda condamne fermement l’incendie volontaire du bateau Tombouctou qui, selon elle, vise à promouvoir une guerre civile entre les communautés de culture songhay constituées de toutes les ethnies du Mali, dans le dessein funeste de faire oublier les terroristes racistes qui restent les seuls auteurs de cette offense à toute la communauté nationale.

Toutefois, elle dit rester sereine face aux épreuves, c’est pourquoi elle convie tous les Maliens au calme, au discernement et à ne jamais faire d’amalgame car seule une poignée d’individus, avec des étrangers criminels, constituent les terroristes racistes. Cependant, les communautés sont déterminées à protéger par tous les moyens de droit la dignité et la culture des communautés Songhay.

Elles réaffirment leur soutien aux autorités de la Transition et aux FAMa. Elles ont par ailleurs salué la décision du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, de surseoir aux festivités du 22 septembre pour destiner les fonds de l’organisation au soutien des populations éprouvées par la violence des terroristes racistes.

L’association exhorte les hautes autorités à déployer tous les efforts matériels et humains pour maintenir la déserte et l’approvisionnement des villages, fractions et des villes en denrées de première nécessité. Elle demande aux hautes autorités de faire diligence pour la mobilité des personnes sur les axes routiers Sevaré-Gao, Sevaré-Bankass-Koro, Douentza-Tombouctou et Niono-Tombouctou.

<strong>Ibrahima Ndiaye   </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La CMA rompt l’Accord de paix :  Déclaration de guerre !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/la-cma-rompt-laccord-de-paix-declaration-de-guerre-3036353.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/la-cma-rompt-laccord-de-paix-declaration-de-guerre-3036353.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/07/CMA.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 18 Sep 2023 01:30:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) a décidé unilatéralement de se retirer de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation. Elle est à la manœuvre pour déstabiliser le Nord du pays. En complicité avec des groupes terroristes dont le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), la CMA a attaqué les positions des Forces armées maliennes (FAMa) à Bamba, Gao, Bourem et surtout le bateau « Tombouctou » à Rharous dans le but de faire un maximum de victimes.</strong><strong> </strong>

Le  mardi 12 septembre 2023 aux environs de 09 h les groupes terroristes ont attaqué les camps de l’Armée à Bourem, à 90 km de la ville de Gao. Selon des sources sur place, c’est très tôt le matin que les assaillants ont commencé à attaquer les deux camps militaires de la ville. La riposte foudroyante des Forces de défense et de sécurité ne s’est pas fait attendre. Dans une bonne coordination, les forces terrestres et aériennes ont donné la réplique aux assaillants.

<em>« Le bilan cumulé provisoire des opérations de ce jour fait état de 46 terroristes tués, identifiés dont 03 responsables à Bourem et aux alentours, plus de 20 pick-up détruits et comprenant ceux équipements d’armes »</em>, indique  un communiqué de l’Etat-major des FAMa.

Au cours de ces combats violents, les FAMa ont enregistré 10 morts et 13 blessés, tous évacués sur Gao, précise le communiqué de l’état-major.

La précision des renseignements a permis de combiner les actions aéroterrestres et mis en échec cette attaque. Les terroristes rescapés en débandade dans leur fuite se sont répondus vers le Nord dans les secteurs d’Agamor et Almoustarat en abandonnant plusieurs de leurs compagnons, précise l’état-major général des armées.

Ces agissements de la CMA n’est guère surprenante. Elle trouve sa motivation  dans la détérioration des relations entre la France et le Mali. Nul n’est dupe !

Les autorités françaises, qui ont du mal à digérer la remise en cause par Bamako de plusieurs l’accord notamment l’accord de défense franco-malien et  elles n’arrivent pas à accepter  l’expulsion des troupes d’occupation françaises, cherchent par tous les voies et moyens à embraser le Mali comme ce fut le cas  en 2012 où  Nicolas Sarkozy a instrumentalisé le MNLA via Blaise Compaoré et Mohamed Ould Abdel Aziz pour déclencher la rébellion.

En effet, depuis des mois, les officines de l’Elysée sont à la manœuvre à l’intérieur et à l’extérieur  dans le dessein de remettre en cause l’accord de paix et de déclencher une nouvelle rébellion au Nord du Mali.

La France, dénoncée par les autorités maliennes pour aide et assistance aux terroristes  et aux groupes djihadistes, se comporte ainsi comme un Etat voyou  et qui n’a aucun égard pour les pays africains, singulièrement le Mali.

En outre, il y a lieu de s’interroger  sur le jeu trouble de l’Algérie. Longtemps parrain de certains chefs rebelles et djihadistes dont Iyad Ag Ghali, ce pays voisin continue son exercice favori : être pompier et pyromane.

Il faut renforcer la vigilance à tous les niveaux afin de barrer la route à ce nouveau complot orchestré par la France et dont l’exécution est confiée à la CMA.

Ce mouvement est coutumier de ces pratiques depuis  l’éclatement de la crise en  2012. De cette date à maintenant, les responsables de la CMA, connus pour être des alliés et complices des narcotrafiquants et des djihadistes, sont devenus des maîtres chanteurs professionnels.  Et  la crise sécuritaire  dans le septentrion malien n’est qu’un honteux fonds de commerce qui profite à une poignée d’individus au détriment des communautés du Nord du Mali.

Ce complot se déroule sous le regard complice d’une communauté internationale  qui ne pipe mot…

<strong> Collusion avec les terroristes </strong>

Outre cette duplicité de la France, ce regain de violence met à nu la collusion entre la CMA et les groupes terroristes liés au  Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans d’Iyad Ag Ghali.

En effet, Il est communément admis que les responsables de la CMA utilisent une stratégie indistincte pour semer le chaos et la peur. Ils revendiquent souvent des attaques contre des installations militaires, tandis que d'autres fois, ce sont les prétendus groupes terroristes qui attaquent des civils. Mais comme la frontière entre les différents groupes est quasi inexistante, c'est un et même acteur qui agit dans les deux cas. En 2012, ils ont agi de la même manière pour conquérir diverses régions du Nord.

Déjà le 28 février 2020, un rapport transmis au Conseil de sécurité de l’<strong>ONU</strong><strong> é</strong><strong>pinglait déjà  la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) d’être « en complicité avec les groupes terroristes » non seulement dans le Nord, mais aussi au Centre. Dès</strong> l’introduction, les experts regrettent <em>« le rejet par la CMA de toute initiative de synergie entre les groupes signataire de l’accord pour combattre les terroristes dans Nord du Mali »</em>. Ils accusent la CMA d’ <em>« imposer sa propre stratégie de coexistence avec les groupes armés terroristes »</em> qui l’ont <em>« aidé »</em> même à <em>« imposer »</em> sa présence à Talataye dans la région de Gao.

En plus du Nord, la CMA est « un partenaire sûr » du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans dans le Centre du Mali, charge le rapport, qui soutient également que la base de la CMA à Foïta dans la région de Tombouctou <em>« aide directement le groupe de l’Iyad Ag Ghali dans la formation et le recrutement »</em>. Les experts affirment que cette base a <em>« apporté un soutien aux terroristes »</em> pour attaquer les bases de l’armée malienne à Nampala, à Dioura et à Soumpi ainsi qu’à d’autres attaques contre les forces internationales et maliennes. En plus du soutien aux groupes terroristes, le rapport reproche aussi à la CMA d’être « impliquée » dans le trafic de drogue dans Nord.

Les récents évènements ne sont donc que la confirmation de l’existence de passerelles poreuse entre  CMA et groupes terrorise.

<strong> Mémé Sanogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pacification du territoire national : « Les bases  de Tessalit, d’Aguelhoc, de Kidal, nous allons les prendre », dixit Docteur Choguel Kokalla Premier ministre.</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/pacification-du-territoire-national-les-bases-de-tessalit-daguelhoc-de-kidal-nous-allons-les-prendre-dixit-docteur-choguel-kokalla-premier-ministre-3036148.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/pacification-du-territoire-national-les-bases-de-tessalit-daguelhoc-de-kidal-nous-allons-les-prendre-dixit-docteur-choguel-kokalla-premier-ministre-3036148.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/03/CHOGUEL-MAIGA-MALI-PM.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 15 Sep 2023 07:52:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Triomphe</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>A la faveur d’une rencontre avec des illustres personnalités du pays le mercredi 13 septembre 2023, le premier responsable de l’administration   malienne Choguel Maiga n’est pas allé de main morte pour faire savoir que le Mali prendra le contrôle de toutes les bases militaires du nord du pays. Un message clair adressé aux Gougnafiers de la CMA et leurs complices des groupes terroristes. </strong>

<strong> </strong>« Cela  fait 30 ans que   ce cancer a gagné notre pays et a gagné  les autres pays africains parce qu’il y’avait des complicités  ou on pense que c’est l’argent et la palabre qui règlent or il y’a des gens qui vivent de la crise et ils ne veulent pas que ça finisse » a souligné d’entrée de jeu le patron de l’exécutif. Cette déclaration tombe à pic  car  l’attaque du bateau Tombouctou a semé le doute dans l’esprit du malien lambda.  Le leader du MPR a sorti de sa  botte  secrète   cette phrase qui redonne courage et confiance au peuple malien. Aussi a-t-il martelé, il faut mettre fin au chantage. C’est la raison pour laquelle nous nous sommes engagés à équiper l’armée nationale  a-t-il poursuivi sous un tonnerre d’applaudissements. Rappelons que depuis  que la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies au Mali  (MINUSMA) a décidé de céder progressivement les emprises qu’elle occupait aux forces gouvernementales, les combattants de la Coordination des mouvements de l’Azawad  sont sur le qui vive. Ce que ces combattants ne savaient pas  ce que l’armée malienne n’est plus celle de 2012 qui a conduit à un désastre national avec la complicité de certains medias étrangers.  Ce qui n’est pas le cas actuellement. La preuve depuis la rectification de la transition sous le leadership du président de la transition chef de l’Etat,  Colonel Assimi Goita et  de son Premier Docteur Choguel Maiga, la défense du territoire national a été inscrite en premier à l’ordre du jour. Aussi, le Mali dans le cadre de la coopération bilatérale s’est tourné vers la grande Russie pour réorganiser et équiper son armée qui pendant longtemps a fait la fierté de toute l’Afrique. Contrairement aux rumeurs de palais ventilées un peu partout par les détracteurs de la transition, rumeurs selon lesquelles l’armée malienne est soutenue par la société de sécurité privée russe Wagner, l’armée malienne mène  sur le terrain  ses opérations militaires sans le soutien d’une quelconque milice privée. Dans ce contexte de guerre asymétrique le renseignement militaire s’est nettement amélioré ce qui a permis de redresser la situation militaire. Un facteur de ce redressement spectaculaire, l’armée est redevenue la grande muette autrement dit on entend plus dans la rue des informations sur les FAMa.   Ce faisant les militaires maliens savent désormais où et  quand les terroristes vont frapper.   Mais dans une guerre, il n’ya pas de risque zéro et l’ennemi ne manque pas de produire quelques coups d’éclats. Le hic qui fait tilt ce que ces gougnafiers  ne pouvant plus affronter les troupes gouvernementales sur la peau poilue  de la chèvre ont changé de fusil d’épaule en s’en prenant aux paisibles populations civiles. Une manière pour eux de semer la graine de la haine et de la division mal les en a pris car le gouvernement communique à temps réel  sur toutes les attaques lâches.  L’attaque contre le bateau Tombouctou dont le seul tort a été  de transporter des civils innocents composés de femmes enceintes, d’enfants, d’étudiants de retour des vacances n’ a fait qu’entamer la réputation déjà  peu flatteuse    de la CMA même si , il faut le rappeler c’est le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, le JNIM qui a revendiqué cette agression digne du moyen âge. L’expérience a démontré que pendant les grands jours de danger,  le peuple malien se dresse comme un seul homme face au danger. Notre armée nationale est entrain  de charger partout les ennemis de la paix. Les combattants de la CMA et leurs alliés des groupes terroristes ont échoué à prendre la forteresse de Ber qui est solidement tenue par les combattants de l’armée nationale. Le gourdin qui pèse déjà sur la tête des terroristes risque de l’être encore plus quand l’armée malienne va déployer l’ensemble de son arsenal militaire. Si, elle continue à faire preuve de modération sur le terrain c’est une façon de permettre aux frères égarés de rejoindre la mère  patrie. Dans une tentative de diversion lors de l’attaque du bateau Tombouctou, ils s’en sont pris au camp militaire de Bamba, le carnage a été tel que les populations ont mis des heures à ramasser les corps des terroristes. Comme si cela ne suffisait pas, ils ont attaqué par surprise le camp de Bourem, les troupes gouvernementales les ont taillés  en pièce. Selon des témoins qui ont assisté aux combats depuis leurs fenêtres plusieurs terroristes  qui tentaient de fuir ont vu leurs véhicules calcinés.   Faut-il le rappeler depuis 1963, le Mali fait face à des révoltes arabes et touaregs  dans sa partie septentrionale  avec des intermèdes. Si dans les années 1990,  deux accords ont pu être arrachés, le premier appelé accord de Tamanrasset  signé vers la fin du règne du général président Moussa Traore le 6 janvier 1991   avait pour but de calmer le nord pour pouvoir face à la contestation de plusieurs regroupements qui réclamaient le multipartisme intégral. Le second accord a été signé le 12   Avril 1992 vers la fin da la transition dirigé par l’ancien président Amadou Toumani Toure. Par cet accord les différents mouvements armés regroupés au sein des mouvements et fronts unifiés de l’Azawad se sont auto-dissous. Après une petite rupture sous le magistère du président Alpha Oumar Konare, la flamme de la paix est célébrée le 27 mars 1996 consacrant la fin officielle de la rébellion des années 1990. Il fallait préserver la paix par tous les moyens, c’est pour  cette raison que le président Amadout Toumani Toure disait toujours la meilleure guerre c’est celle qu’on peut éviter. En 2005, il parviendra à étouffer une tentative de rébellion par le dialogue. On dit souvent que l’histoire est répétition d’après Henri Irène Marou  sauf qu’en janvier 2012, elle s’est très mal répétée. Après la mort du guide de la Grande Jamahiriya  Arabe Libyenne Socialiste et Populaire Mohammar Kadhafi, la Libye devient une poudrière. Les anciens touaregs maliens qui composaient la légion islamiques décident  de retourner  à  domicile avec armes et bagages, ils seront accompagnés par des djihadistes qui ont pu quitter les prisons profitant du chaos généralisé. Avec la complicité de certains déserteurs de l’armée malienne, ils fondent le Mouvement national de libération de l’Azawad et le mouvement Ançardine qui donnera naissance au Haut conseil pour l’unité de l’Azawad.  On connait la suite l’occupation des villes du nord du Mali suite au coup d’état le plus débile de l’histoire du Mali contre le président Amadou Toumani Toure. L’auteur, officier subalterne répondant au nom du capitaine Amadou Aya Sanogo devenu un général de circonstance. Les villes du nord sont libérées après une offensive éclaire  des armées françaises de l’opération ‘’Serval’’ qui son venues renforcer les forces maliennes.  Après la visite maladroite du Premier ministre Moussa Mara le 21 Mai 2014, le président IBK élu le 4 septembre 2013 doit laisser tomber les accords d’Ouagadougou pour des pourparlers à Alger qui donneront naissance à l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. Un accord qui sera paraphé à Bamako le 15 mai et le 20 juin 2015. Un accord qui survivra après la chute du président IBK le 18 août 2020. Cet accord est actuellement en difficulté à cause des intransigeances de la CMA qui veut se  substituer aux forces gouvernementales dans le septentrion malien suite au désengagement de la MINUSMA.

<strong>Badou S. Koba  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Couvre&#45;feu à Tombouctou :  Empêcher les terroristes de nuire</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/couvre-feu-a-tombouctou-empecher-les-terroristes-de-nuire-3035883.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/couvre-feu-a-tombouctou-empecher-les-terroristes-de-nuire-3035883.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/09/Tombouctou.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 13 Sep 2023 01:42:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les accrochages se multiplient et les effets du blocus se font sentir, un couvre-feu a été décrété à Tombouctou. L'objectif est double: protéger la population et neutraliser les terroristes.</em></strong>

La ville vit un moment dangereux et difficile. L'étau se resserre sur la région. Les groupes terroristes, ont intensifié des attaques aux alentours et coupé toutes les voies d’approvisionnement –les routes reliant la Mauritanie,  l’Algérie, Douentza et Gao Dans la ville, la pression a monté d’un cran à la suite de l’attaque contre le bateau et l’aéroport. Une double attaque responsable de la mort d’au moins 64 personnes, selon un bilan établi par le gouvernement. Dans la foulée, la compagnie Sky Mali a annoncé suspendre ses vols de et vers Tombouctou et Gao, aggravant l'isolement des grandes villes du Nord.

Le sentiment général sur place est que plus personne n'est à l'abri, même dans le centre-ville ou aux alentours.  Lundi, le gouverneur <a href="https://www.bfmtv.com/international/asie/russie/ukraine-couvre-feu-de-35-heures-mardi-a-kiev-qui-vit-un-moment-dangereux_AD-202203150273.html">a décrété un couvre-feu</a> d’un mois reconductible, débutant le jour même à 20 heures, jusqu'à 6 heures. L'objectif premier du couvre-feu instauré par le gouverneur est donc de protéger la population civile, d'empêcher les terroristes de nuire. Si certains n'ont pas encore réussi à pénétrer dans la ville et restent bloquées dans la périphérie, les craintes d’une infiltration de la ville sont bien réelles.

Ainsi, avec le couvre-feu, comme aucun habitant ne peut circuler dans les rues, les potentiels terroristes peuvent être plus facilement repérés et interrogés, voire empêchés d'agir. Le couvre-feu ne protège néanmoins pas de la montée vertigineuse des prix. A titre d’illustration, le litre d’essence est cédé à 2.000 F CFA, le carton de pâtes a bondi de 4.500 à 5.500 FCA.

<strong>Catastrophe imminente </strong>?

<strong> </strong>La catastrophe humanitaire que l’on redoute d’être imminente souligne plus que jamais la nécessité de briser ce blocus illégal. Le manque de carburant pourrait avoir des effets désastreux sur les infrastructures déjà dévastées  par les années de conflit et entraîner une catastrophe en matière de santé publique. Elle va aussi mettre en péril des milliers de vies, notamment celles des patients hospitalisés pour des pathologies chroniques ou en soins intensifs. Ce siège prive illégalement la population de son droit le plus fondamental et des produits de première nécessité. Plombée par le blocus illégal et des années de conflits armés, l’économie locale pourrait s’effondrer et les conditions humanitaires se détériorer sérieusement. Le renchérissement des marchandises risque de transformer une situation déjà difficile en catastrophe humanitaire. Ce blocus prive plus des millions d’habitants de quasiment tout accès au monde extérieur et de nombreuses familles vont sombrer dans une extrême pauvreté. Aujourd’hui, une frange importante de la population survit grâce à l’aide humanitaire. Plus de coupures de courant avaient des conséquences sur tous les aspects de leur vie quotidienne. Beaucoup d’habitants faute d’eau courante seront obligés d’acheter au prix fort de l’eau en bouteille pour la cuisine, ou se contenter d’eau non potable. Ils ne pourraient pas non plus à terme accéder aux produits pharmaceutiques, ce qui est particulièrement problématique pour la prise en charge des personnes malades. Tout est sur le point de régresser. Rien de prévisible n’avance sauf le temps. La pauvreté, l’électricité, la sécurité – tout va se dégrader si les mesures idoines ne sont pas prises pour briser ce blocus  injustement imposé aux habitants des régions de Gao et de Tombouctou.

<strong>Porosité entre CMA et groupes terroristes</strong>

« Les difficultés liées à un conflit asymétrique avec un relief particulièrement hostile dû à l’immensité du désert, la présence de montagnes de pierres et de forêts, la faible couverture du territoire par l’Etat et ses services et la pauvreté affectant davantage les zones rurales facilitent l’existence de sanctuaires pour les groupes armés terroristes qui connaissent bien le terrain et y évoluent … A la présence des groupes armés terroristes, s’ajoutent … aussi les acteurs de la criminalité transnationale qui s’adonnent à toutes sortes de trafics : armes, êtres humains, organes, drogues, cigarettes, etc. Ce qui fait de cet espace géopolitique l’épicentre de toutes les violences armées de la sous-région et qui explique la dégradation continue de la situation sécuritaire » a signale un rapport de la Fondation Friedrich Ebert.

Sur le terrain,  tout concourt à prouver une connexion entre les ex-rebelles de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) et les groupes terroristes. On se rappelle de l’instance de la Plateforme faite au premier de fournir « des informations précises avec des détails supplémentaires sur les personnes accusées de travailler avec les groupes djihadistes ». Le général Christian Allavène, commandant au Mali de la force Barkhane a enfoncé le clou en soutenant que « des groupes armés du nord du Mali, pourtant signataires de l’accord pour la paix, ont un pied dans le processus de paix et un autre dans les groupes terroristes »  en précisant que les différentes opérations menées au Nord du Mali, démontrent « la collusion entre certains groupes signataires de l’accord pour la paix et des groupes armés terroristes. Nous avons aujourd’hui des preuves matérielles qui démontrent cette collusion, une certaine porosité » en faisant allusion à « des écoutes téléphoniques et le comportement de ces groupes armés sur le terrain ».

Dans ce cas est-il de bon ton de parler d’ex-rebelles de la CMA ? Le bon sens commande plutôt de les mettre dans le même panier que les groupes terroristes.

<strong>Fanfan</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Recrudescence des attaques dans le Nord : Les populations de Gao expriment leur soutien à l&amp;apos;État</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/recrudescence-des-attaques-dans-le-nord-les-populations-de-gao-expriment-leur-soutien-a-letat-3035794.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/recrudescence-des-attaques-dans-le-nord-les-populations-de-gao-expriment-leur-soutien-a-letat-3035794.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/09/Gao.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 12 Sep 2023 09:33:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Les habitants de Gao sont toujours dans l'émoi après l'attaque kamikaze qui a visé vendredi le camp Firhroun dans la zone aéroportuaire. Au lendemain de cette incursion terroriste, l'Armée a annoncé qu'un incident s'est produit au nord de la même ville impliquant un de ses aéronefs.

Selon les explications du chef d'état-major de l'Armée de l'air, le général de brigade Alou Boï Diarra, l'appareil avait effectué avec succès une mission qui s'est déroulée vers le crépuscule dans des conditions très météorologiques exécrables. . Malheureusement, il y a eu quelques problèmes techniques qui ont obligé l'équipage à s'éjecter de l'appareil qui s'est ensuite écrasé.

Ces événements dramatiques sont intervenus 24 heures après l'attaque terroriste barbare du bateau Tombouctou de la Compagnie malienne de navigation (Comanav) dans la zone de Gourma Rharous faisant plusieurs morts et blessés.

La multiplication des attaques par les terroristes en complicité avec des groupes signataires de l'Accord pour la paix et la réconciliation consiste à créer la psychose au sein des populations. À Gao, certains habitants sont toujours sous le choc après l'attaque du camp Firhroun considéré comme le plus grand et le plus sécurisé dans le Nord. Il n'y a pas longtemps, l'endroit servait de base aussi pour la Force française Barkhane et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minuma).

Pour mieux renforcer la sécurité dans sa région, le gouverneur de Gao, le général de brigade Moussa Moriba Traoré, a pris de nouvelles mesures comme l'interdiction de circulation des véhicules non immatriculés, des véhicules Land Cruiser et des véhicules teintés entre les villes, villages, hameaux et campement dans la Région de Gao. Seuls les véhicules et autres moteurs des Forces de défense et de sécurité sont autorisés. En plus, un couvre-feu a été instauré dans la Cité des Askia de 20 heures à 6 heures du matin à compter du 10 septembre 2023 jusqu'à nouvel ordre.

Ces mesures suffiront-elles à rassurer les populations de la Région de Gao ? Pour Bossou Touré, cadre d'un service administratif à Gao, les mesures sécuritaires prises par le gouverneur sont salutaires et permettront, selon lui, de démasquer les personnes mal intentionnées. Mieux, notre interlocuteur suggère qu'il faut également interdire la circulation de tous les pick-up dans la ville de Gao. Il tient pour responsable la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) qui a décidé de se retirer du processus pour la paix pour reprendre les hostilités avec ses complices terroristes.

Le retraité Mahamane Maïga a servi à la direction régionale des transports de Kidal. Pour faire face aux agressions des ennemis de la paix, il exige aux Forces de défense et de sécurité de redoubler de vigilance et surtout de rester sur le qui-vive pour parer à toute éventualité.

Si l'Armée riposte vigoureusement aux attaques terroristes comme ça a été récemment le cas avec les attaques du bateau Tombouctou, des camps de Bamba et de Gao, Mahamane Maïga pense qu'elle devrait surtout être agressive dans l'anticipation. Toute chose qui permettra de minimiser les dégâts en termes de vies humaines. «Un Malien qu'il soit civil ou militaire qui meurt sous les balles des terroristes est un mort de trop», dit-il.

L'opérateur économique Albouhari Maiga partage le même avis. À l'en croire, on pouvait éviter l'attaque du bateau Tombouctou si la menace des groupes armés avait été prise au sérieux par les autorités militaires et administratives. « Il y a aussi un point à ne pas négliger. C'est que les éléments des Forces de défense et de sécurité qui escortent les bateaux, ne doivent pas être à l'intérieur de ces bateaux, mais plutôt dans de petits bateaux militaires bien équipés et adaptés», préconise-t-il.

Aujourd'hui, les populations de Gao et du Mali tout en entier n'aspirent qu'à la paix. Elles comptent sur l'État et son armée pour mettre en déroute les forces du mal et tous ceux qui ont pris les armes pour se faire entendre dans le mais de satisfaire leurs intérêts sordides et égoïstes.

<strong>Abdrahamane TOURE (AMAP-Gao)</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Traquée de toutes parts par les FAMA :  La CMA choisit la calomnie pour se tirer d’affaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/traquee-de-toutes-parts-par-les-fama-la-cma-choisit-la-calomnie-pour-se-tirer-daffaire-3034713.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/traquee-de-toutes-parts-par-les-fama-la-cma-choisit-la-calomnie-pour-se-tirer-daffaire-3034713.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/07/CMA.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 02 Sep 2023 10:17:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>L’organisation séparatiste et indépendantiste, la CMA, et ses alliés terroristes de tous poils ne savent plus à quel saint se vouer. Le coup de la Minusma qui a précipitamment quitté Ber afin de leur permettre d’occuper en vitesse ce point hautement stratégique ayant échoué, ils en sont à constater le déploiement progressif des FAMa sur toutes les emprises qu’ils comptaient garder sous leur emprise. En désespoir de cause, la CMA et ses alliés ont choisi la calomnie pour discréditer les forces régulières de défense et de sécurité nationales. Leur communiqué n° 08 du lundi, 28 août 2023 n’a été publié que pour cela.</strong>

On lit en effet dans celui-ci que « Depuis la fameuse opération de récupération forcée de l'ex-emprise de la MINUSMA de la localité de Ber, dans la Région de Tombouctou, à priori considérée comme opération test des capacités des terroristes FAMa-WAGNER selon les  termes du Premier Ministre de la junte au pouvoir à Bamako, les exactions de toutes sortes ont jalonné son parcours. Elles sont devenues le lot quotidien des populations rencontrées et/ou restées sur place malgré les assurances d'apaisement des autorités régionales. » La fausse communication va plus loin : « Ainsi, sans aucune considération particulière, tous les habitants du secteur sont automatiquement assimilés à des terroristes et sont manu-militari fouillés, embarqués, voire sommairement exécutés sans aucune forme de procès. C'est dans cette situation délétère que plus de 17 personnes civiles ont été arrêtées à Ber dès le lendemain de son installation, torturées et certaines disparues ou exécutées. » Et la CMA feint de rappeler que Ber était une emprise importante de la CMA depuis la signature du cessez-le-feu du 23 mai 2014. Jamais dérogation aux règles de ce cessez le feu et des autres arrangements sécuritaires consensuels n'avait été constatée durant 8 ans. Il est inexplicable que la fameuse mission fasse fi non seulement de la présence des forces, des militants et sympathisants de la CMA, mais en plus, considère par défaut tout élément même non armé comme terroriste. Les arrestations, les brimades, les pillages des épiceries et d'objets usuels obsolètes, les exactions et exécutions sommaires, la désinformation sont devenus le mode opératoire de cette armée terroriste, qui se dit républicaine. Aujourd'hui encore 28 Août, deux avions des Famas ont largué des bombes sur le village d'Anéfis pour terroriser les habitants et sur une position de la CMA sans faire de victimes. »

<strong>Scission assurée du Mali</strong>

Enchaînant calomnie sur calomnie, la CMA dit connaître les méthodes expéditives des terroristes FAMa et de leur milice Wagner. Le ridicule ne tue pas. La CMA, toute honte bue, mentionne sans cesse Wagner qu’elle sait bien n’avoir jamais opéré au Mali. Dans la situation de débandade qui est la sienne depuis l’annonce de la fin de la Minusma au Mali, elle constate que ses soutiens traditionnels, la France, la Médiation internationale et l’O.N.U., ne sont plus en mesure de lui être utile et elle croit pouvoir se donner bonne conscience en faisant croire qu’elle prend à témoin l’opinion internationale de toute escalade. La CMA a tout simplement pris la mesure de la détermination des autorités maliennes de mettre fin à toutes les chienlits que constituent les groupes armés et les narcotrafiquants. La religion des autorités maliennes est en effet faite depuis longtemps, sur la base des constats et surtout en raison d’évidents faits que les soutiens majeurs de la CMA demeurent les autorités algériennes et françaises et, pour cette raison, elles ont décidé pour de bon que rien de ce qui concerne les rébellions séparatistes indépendantistes ne sera plus discuté en dehors du Mali.. Le pouvoir transitoire malien sait que, sur toute la période de présence des forces armées françaises à Kidal et Tessalit, celles-ci ont consacré du temps à l'instruction militaire et à la formation des combattants de la CMA. Là-dessus, il n’y a plus d’investigations à mener. C’est clair comme l’eau de roche que les forces armées françaises, sur ordre du pouvoir politique français, ont laissé des armes et des munitionsen quantité suffisante aux combattants de la CMA de la localité de Kidal. Dès l'opération Serval, il est apparu sans ambiguïté que la présence des forces armées françaises sur le sol malien se poursuivrait en une continuité, histoire de préparer et procéder à la partition du pays pour les besoins désormais connus de tous les citoyens du monde. Les autorités militaires actuelles du Mali, à tous les points stratégiques, le colonel Assimi Goïta à la présidence, le colonel Malick Diaw à la tête du CNT, le colonel Sadio Camara au ministère de la Défense, le général Oumar Diarra comme chef d’état- major général des Armées et les différents chefs d’état-major ont tant vécu les faits, ont tant analysé les stratégies que rien ne leur échappe. De tout cela, il faut remercier le ciel. L'Algérie, quant à elle, sert d'arrière-base et de support logistique pour les combattants de la CMA, qu’elle l’avoue ou pas, la lecture de la hiérarchie militaire est correcte sur ce point. Le dessein des autorités algériennes a d’ailleurs toujours été la consolidation d'une zone dans le Sahara, à cheval du Mali et du Niger, pour les populations nomades touareg. Pour y voir clair, il suffirait de s'intéresser à l'histoire du découpage territorial depuis les années 50 et des rébellions touareg qui suivirent dès le début des années 60 et suite. La générosité des autorités algériennes envers le Mali et le Niger a toujours été malsaine, sorte de « cadeaux empoisonnés ». Après soixante ans, les brouillards tactiques et politiques ont laissé apparaître aux Maliens, en tout cas, la réalité des choses. Et ils en tirent toutes les leçons désormais. Nous parlons des autorités algériennes et nous nous gardons de confusion entre le dessein des gouvernants et la volonté des peuples. Aucun gouvernement ami du Mali n'aurait laissé les Accords d'Alger s'établir dans sa forme écrite. Pourtant, les autorités algériennes se font pourtant toujours lesporteurs d'une voix redondante pour une application efficiente des Accords d'Alger. Ce serait la scission assurée pour la République du Mali.

<strong>Al-Hassan Bah</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord pour la paix : Les tensions, encore et encore !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-pour-la-paix-les-tensions-encore-et-encore-3034468.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-pour-la-paix-les-tensions-encore-et-encore-3034468.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/04/accord-paix.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 31 Aug 2023 12:20:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>Pendant qu’au sud on n’a pas fini de «saluer» la signature du « Pacte de stabilité » sociale et de croissance qui promet un climat social calme et propice aux affaires, la température monte au nord du pays et l’urgence sécuritaire est de nouveau pressante au centre, notamment à Bandiagara. La paix reste l’otage des balles assassines.</em>

A tension ! Regain de tension entre groupes armés et les Forces républicaines depuis que le processus du retrait de la Minusma a été enclenché. Précisément dès le début de la cession de ses bases à l’Etat du Mali, cette cession étant l’un des derniers actes de la Minusma qui obéissant aux «principes» de la mission onusienne de céder ses bases et installations à l’Etat régalien, donc à l’Armée nationale.

Selon le mouvement signataire de l’accord, la force onusienne doit «quitter» sans «céder». La nature a horreur du vide. Se retirer sans céder serait alors synonyme de laisser un camp libre, livré à la convoitise de deux positions armées (les Famas et les mouvements armés). Ce qui serait contraire à la vocation d’une mission de paix.

Le lundi 28 aout dernier, l’Onu s’est «inquiétée» de l’aggravation de la situation sécuritaire, notamment avec la reprise des hostilités au Nord du pays. Le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l'Accord pour la paix et la réconciliation, Colonel-major Ismaël Wagué, s’est montré alerte vis-à-vis des dernières prétentions. Dans un communiqué en date du lundi 28 août, il a «invité» les «frères» des mouvements signataires de l'Accord pour la Paix à «revenir» dans le processus de paix, en vue de «surmonter» les défis actuels par la voie du «dialogue».

Cette sortie du département en charge de la paix et de la réconciliation n’est pas anodine. Surtout, qu’il s’agit du communiqué N°0001, signé du ministre Colonel-major Wagué en personne.

Au moment où l’Etat reste confronté à plusieurs crises -économiques, sécuritaire - au centre, notamment à Bandiagara, il ne faut plus que les efforts de paix cèdent aux sirènes de la violence et de la reprise des hostilités. Dans son mémorandum rendu public le mardi 22 août 2023, un consortium des organisations de la société civile, composé du Conseil  national de la société civile, de la Caisse Associative des femmes opératrices (Cafo), du Conseil national des jeunes (Cnj), a émis le vœu que soit relu l’Accord pour la paix au Mali issu du processus d’Alger.

Si le retrait de la Minusma va certes rabattre les cartes de l’ «occupation», une vérité demeure : l’insoumission de Kidal, enjeu majeur de la souveraineté et de la réconciliation, continue toujours d’irriter. Encore que les mouvements armés ne cessent de glisser des cailloux dans les rangers des colonels depuis décembre 2022, avec l’annonce par la Cma de suspendre sa participation aux travaux du Comité de suivi de l’accord, ainsi que de toutes les instances chargées de la mise en œuvre de celui-ci.

<strong>Ousmane Tangara</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Concertation des cadres du nord : L&amp;apos;honorable Assarid plaide pour la République</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/concertation-des-cadres-du-nord-lhonorable-assarid-plaide-pour-la-republique-3034198.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/concertation-des-cadres-du-nord-lhonorable-assarid-plaide-pour-la-republique-3034198.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/12/assarid.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 29 Aug 2023 15:06:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Joint au téléphone par nos soins, le numéro 2 du CNT s’est prononcé sur cette rencontre qui a fait sensation : ce dialogue entre notables du Nord qui s’est tenu chez l'honorable Bajan AG HAMATOU et qui intervient après un long blocage consécutif au rejet du référendum par les mouvements armés de Kidal, à l’échec de la médiation ratée du ministre de la réconciliation ainsi que de la dernière visite du patron de la Sécurité d'État en dépit de la libération de certains détenus par Bamako.

Lors du conclave des notables, la paix était l'unique sujet abordé, a confié l'influent parlementaire, qui s’est également penché sur les conséquences du départ de la MINUSMA. Les camps onusiens libérés doivent revenir aux forces régulières et ne sauraient faire l’objet de dispute ou raviver un conflit quelconque, selon Ag Imbarcaouane, dont la longue expérience du Nord du pays et de la diplomatie parlementaire pourrait justifier son utilité au panel de leaders du septentrion.

C’est pourquoi, la rétrocession de ces emprises militaires de la MINUSMA au Gouvernement malien ainsi que leur utilisation par l'Armée malienne reconstituée sont ainsi perçu comme vecteur de restauration de la confiance entre les parties signataires, selon les recommandations ayant sanctionné la rencontre de porte-voix des communautés du septentrion. Leurs suggestions tendent en définitive à voler au secours de l’Accord pour la paix par une kyrielle de démarches sa relecture consensuelle au dialogue inclusif avec les groupes armés de nationalité malienne, en passant par la relance des réunions statutaires du CSA à l’effet d’identifier les entraves à la mise en œuvre de l'Accord de paix.

A KEÏTA]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord pour la paix et la réconciliation : Le gouvernement invite les mouvements signataires à revenir à la table des négociations</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-le-gouvernement-invite-les-mouvements-signataires-a-revenir-a-la-table-des-negociations-3034153.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-le-gouvernement-invite-les-mouvements-signataires-a-revenir-a-la-table-des-negociations-3034153.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/05/WAGUE-CONSEIL-MINISTRE.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 29 Aug 2023 08:27:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Sans nul doute, le gouvernement est résolument engagé à relancer le processus de paix dans notre pays.</strong>

Hier, le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale, le colonel-major Ismaël Wagué, a, au nom du gouvernement, invité les «frères» des mouvements signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali à revenir à la table des négociations en vue de surmonter, par la voie du dialogue, les défis actuels dans le processus de paix.

Le gouvernement, a insisté le ministre Wagué, reste attaché à l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali ainsi qu’à l’Accord de cessez-le-feu du 23 mai 2014.

<strong>Kidal : L’armée neutralise plusieurs terroristes à Anéfis</strong>

Ce lundi 28 août 2023, aux environs de 14h et sur la base de renseignements précis, l’aviation des Forces armées maliennes (FAMa) a visé un regroupement de groupes armés terroristes (GAT) dans le secteur d’Anéfis (Région de Kidal), auteurs de plusieurs exactions contre les populations civiles et d’attaques contre nos forces. Selon la Direction de l’information et des relations publiques de l’Armée (Dirpa), ces GAT étaient en préparation d’attaques contre des positions FAMa. «Plusieurs combattants terroristes et 4 pick-up ont été neutralisés», a précisé la Dirpa, ajoutant que les évaluations sont en cours.

<strong>Madiba KEÏTA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Brouille entre les autorités maliennes et la CMA : Mossa Ag Attaher l’incompris ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/brouille-entre-les-autorites-maliennes-et-la-cma-mossa-ag-attaher-lincompris-3034095.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/brouille-entre-les-autorites-maliennes-et-la-cma-mossa-ag-attaher-lincompris-3034095.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/12/Mossa_Ag_Attaher_-removebg-preview-1.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 29 Aug 2023 02:25:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Mossa Ag Attaher, membre de la </em></strong> <strong><em>Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA),</em></strong> qu’il <strong><em>représente dans le gouvernement, en qualité de ministre des Maliens de l’extérieur, ne serait-il pas dans un dilemme avec les derniers tiraillements entre les autorités maliennes et son mouvement ?</em></strong>

C’est un ministre des Maliens de l’Extérieur, Mossa Ag Attaher qui semble être sûrement très gêné par le déroulement des événements entre son mouvement : la CMA et les autorités militaires du Mali ou du moins l’Etat du Mali.

L’on se souvient qu’avant la signature de l’Accord d’Alger en 2015, c’est bien lui pour un oui ou un non, montait sur ses grands chevaux pour défendre bec et ongle les positions du MNLA (Le MNLA est membre de la CMA).

Que la vie nous réserve des surprises ! Aujourd’hui, membre du gouvernement du Mali, Mossa Ag Attaher assiste impuissamment à cette brouille entre son mouvement et les autorités maliennes. N’occupe-t-il pas une position gênante surtout quand on sait que sa communauté lui fait des reproches tout azimut sur « son silence, sa neutralité ». Si son silence n’est pas compris par ses alliés, l’on pourrait l’interprété comme le prix à payer au nom de la paix recherchée par l’Accord d’Alger. Chose qui le permet d’être membre du gouvernement.

<strong>H.B.Touré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rétrocession des camps de la Minusma aux FaMas : Ce que la CMA craint le plus !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/retrocession-des-camps-de-la-minusma-aux-famas-ce-que-la-cma-craint-le-plus-3034088.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/retrocession-des-camps-de-la-minusma-aux-famas-ce-que-la-cma-craint-le-plus-3034088.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/02/CMA-KIDAL-MALI.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 28 Aug 2023 14:10:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les responsables de la coordination des mouvements de l’Azawad craignent le redéploiement des forces armées maliennes (FaMas) dans les localités du nord du Mali.</em></strong>

Depuis quelques jours ou du moins à la veille de la rétrocession des premiers camps militaires de la Minusma à l’armée malienne, une sorte de tension a surgit entre les autorités maliennes et la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA). Et, pour cause, le second semble très en colère voir en désaccord avec la rétrocession des camps par les FaMas, à telle enseigne que des accrochages ont eu lieu entre les deux parties dans la localité de Ber (Tombouctou).

La CMA ne voit pas d’un bon œil que les FaMas réoccupent les 12 camps  de la Minusma. Si tout se passe comme prévue, avec la nouvelle donne, les combattants de la CMA pourraient avoir des difficultés de mobilité dans les zones où ils se trouvent.

Une source affirme que l’armée malienne et les partenaires russes une fois les camps occupés procéderont à une patrouille de grande envergure à la recherche d’éventuelles terroristes. Toute chose qui ne va pas sans conséquences. Autrement dit, les forces armées maliennes pourraient croiser des combattants de la CMA surtout qu’aujourd’hui faire la différence entre un terroriste et un combattant de la CMA n’est pas chose aisée ? Pour certains, la nuit, ils sont terroristes, le jour ils se présentent comme éléments de la CMA.

On se souvient qu’il y a quelques semaines, les FaMas ont mis la main sur des hommes armés considérés par Bamako comme des terroristes, mais ils étaient tous des combattants de la CMA dirigée par Algabass.

Derrière la rétrocession des camps de la Minusma à l’armée malienne, se cache le retour de l’armée malienne dans les villes et localités qui les abritent. Cette maillage de la zone va  certainement diminuer le champ de manœuvre des hommes d’Ibrahim Ould Handa, (nouveau patron de la CMA) dans les localités qu’ils contrôlent. C’est surtout ce qu’ils craignent.

Du coup, sur le terrain, c’est un nouveau schéma qui va se dessiner. Désormais, seule l’armée malienne sera habilitée à patrouiller dans et en dehors des villes. Il reviendra aux hommes de la CMA de rester tranquille et de « s’enfermer dans leurs nids » en attendant que des pourparlers sincères avec le gouvernement du Mali les ouvrent d’autres alternatives. A l’allure ou vont les choses, une relecture de l’Accord d’Alger est une nécessité si les politiques de la CMA veulent rester dans le giron de la paix.

Il faut dire que parmi les 12 camps de la Minusma que les FaMas sont en train d’occuper, le hic est que celui de Kidal  suscitera certainement des mouvements d’humeurs de la part de la population et des hommes armés de la CMA. Pour des spécialistes, après Ber (Tombouctou), si les FaMas occuperaient le camp de Kidal, leur fief, ce serait leur prendre à la. La grande inconnue est de savoir comment dans la capitale de l’Adrar des Ifogas, la cohabitation sera-t-elle possible entre la CMA et les FaMas ?

Wait and see !

<strong>Djibril Diallo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gouvernement –CMA :  Un plan de sortie de crise</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/gouvernement-cma-un-plan-de-sortie-de-crise-3033436.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/gouvernement-cma-un-plan-de-sortie-de-crise-3033436.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Notabilite-Nord.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 23 Aug 2023 01:24:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Actuels et anciens ministres, notables,  représentants des mouvements signataires de l’accord de paix, opérateurs économiques, responsables politiques et administratifs notamment  des régions du nord et du centre  ont convergé au domicile de Bajan Ag Hamatou , convaincus que le moment est venu de proposer un plan de sortie de crise en trois points.  Les contours sont précisés dans un compte-rendu signé de l’hôte de la réunion de dimanche dernier.
<ol>
 	<li>Appartenance juridique et territoriale à la République du Mali ;</li>
 	<li>Attachement à l'accord de paix et à son application à travers :</li>
</ol>
◇ Les dispositions qu'il a prévues (Article 65) pour sa relecture concernée à l'initiative des parties signataires;

◇ L’ouverture des pourparlers inclusifs avec les groupes armés jihadistes de nationalité malienne par le biais des facilitateurs désignés par les plus hautes autorités nationales ;

◇ La rétrocession des emprises militaires de la MINUSMA au gouvernement malien puis leur utilisation comme casernes à l'Armée malienne reconstituée pour consolider le processus de paix et la restauration de la confiance entre les parties signataires y compris la médiation internationale;
<ol start="3">
 	<li>La création d'une commission de bons offices avec l'aval et le soutien du gouvernement pour obtenir la tenue des réunions statutaires du CSA, lequel CSA connaîtra des blocages et identifiera les entraves à la mise en œuvre de l'Accord de paix.</li>
</ol>
Ce plan de sortie de crise est-il crédible, désirable et réalisable ? Le doute est permis.

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : des personnalités des régions du Nord et du Centre et les représentants des groupes armés signataires de l&amp;apos;Accord lancent un appel à la Paix, à l’Entente et à la Cohésion Sociale</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-des-personnalites-des-regions-du-nord-et-du-centre-et-les-representants-des-groupes-armes-signataires-de-laccord-lancent-un-appel-a-la-paix-a-lentente-et-a-la-cohesion-sociale-3033341.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-des-personnalites-des-regions-du-nord-et-du-centre-et-les-representants-des-groupes-armes-signataires-de-laccord-lancent-un-appel-a-la-paix-a-lentente-et-a-la-cohesion-sociale-3033341.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/08/Notabilite-Nord.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 22 Aug 2023 02:07:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Au Mali, à l’initiative de Bajan Ag Hamatou, membre du Conseil national de la transition (CNT), les responsables politiques et administratifs, personnalités indépendantes et leaders d'opinion communautaires (...) des régions du nord et du centre ont rencontré, le dimanche 20 août, les représentants des mouvements armés signataires de l'accord de paix et de l’inclusivité. Objectif : parvenir à une paix durable sur l’ensemble du territoire national.

Relancer les discussions autour de l’Accord pour la paix, dont la mise en œuvre piétine, c’est l’objectif de la rencontre qui a regroupé les responsables politiques et administratifs, personnalités indépendantes et leaders d'opinion communautaires des régions du Nord et les responsables politiques et administratifs, personnalités indépendantes et leaders d'opinion communautaires des régions du nord chez Bajan Ag Hamatou, membre du Conseil national de la transition (CNT). Au cours de cette rencontre, dont les relevés de conclusion ont été consultés par maliweb.net, les participants ont insisté sur le respect de l’unité nationale, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de l’Etat du Mali, ainsi que de sa forme républicaine et de son caractère laïc.

Les deux parties ont réaffirmé leur attachement   à l'Accord de paix et à sa mise en œuvre. C’est dans ce cadre qu’ils ont plaidé pour l’ouverture des pourparlers inclusifs avec les groupes armés jihadistes de nationalité malienne par le biais des facilitateurs désignés par les autorités nationales et la rétrocession des emprises militaires de la MINUSMA au Gouvernement malien puis leur utilisation comme casernes à l'Armée malienne reconstituée pour consolider le processus de paix et la restauration de la confiance entre les parties signataires y compris la Médiation internationale.

Pour obtenir la tenue des réunions statutaires du CSA, lequel CSA se penchera sur des blocages et identifiera les entraves à la mise en œuvre de l'Accord de paix, les participants ont sollicité la création d'une Commission de bons offices avec l'aval et le soutien du Gouvernement. Enfin, ils lancent un appel à la Paix, à l’Entente et à la Cohésion Sociale à l’endroit de tous les maliens sur toute l’étendue du territoire national.

Cette rencontre, à titre de rappel, se tient dans un contexte marqué par le retrait amorcé de la MINUSMA du Mali, dont la rétrocession des emprises militaires aux forces armées maliennes suscite la colère des groupes armés signataires de l’Accord d’Alger. Il faut rappeler que la rencontre s’est déroulée en présence de Abdoul Majid Ag Mohamed Ahmad dit Nasser, chef de la tribu Kel Ansar, et plusieurs autres personnalités comme Assarid Ag Imbracawane, le Général Elhadj Gamou, Mohamed Ag Erlaf, Ibrahima Diawara, président de Malien Tout Court, les représentants des familles fondatrices de Bamako et le président de Ginna Dogon.

<strong>Abdrahamane SISSOKO/maliweb.net </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali :  Abdoul Majid dit Nasser, chef de la tribu Kel Ansar, appelle la population de Tombouctou au calme et à la sérénité</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-abdoul-majid-dit-nasser-chef-de-la-tribu-kel-ansar-appelle-la-population-de-tombouctou-au-calme-et-a-la-serenite-3033068.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-abdoul-majid-dit-nasser-chef-de-la-tribu-kel-ansar-appelle-la-population-de-tombouctou-au-calme-et-a-la-serenite-3033068.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/12/Nasser-chef-tribu.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 19 Aug 2023 01:50:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le chef général de la tribu Kel Ansar réagit aux messages d’intoxication véhiculés sur les réseaux sociaux demandant à la population du nord du Mali, particulièrement celle de la région de Tombouctou, de quitter leur localité par crainte du déclenchement d’un conflit armé. Dans un entretien accordé à l’ORTM, Abdoul Majid Ag Mohamed Ahmed Al Ansar dit Nasser Ansari parle d’intoxication et invite la population au calme et à la sérénité.

« <em>De la pure intoxication</em> », réagit Abdoul Majid Ag Mohamed Ahmed Al Ansar dit Nasser Ansari, le chef de la tribu Kel Ansar. Une réaction qui fait suite aux messages véhiculés sur les réseaux sociaux demandant à la population des régions du nord particulièrement celle de Tombouctou à quitter leur localité par crainte du déclenchement d’un conflit armé. <em>« Je les informe personnellement de ne pas paniquer et de ne prêter attention à ses messages d’intoxication. Elles peuvent rester et vaquer tranquillement à leurs affaires.</em> ».  Il dit ne pas comprendre pourquoi on demande à la population de Tombouctou d’abandonner chez eux parce que l’armée va en guerre. « <em>Pourtant l’armée est à Kidal et à Tessalit</em> », s’interroge-t-il.

Au micro de nos confrères de l’ORTM, la télévision nationale, il a lancé un appel aux communautés du nord et particulièrement celle de la tribu Kel Ansar de rester tranquille. Cela conformément aux messages des gouverneurs de Taoudéni et de Tombouctou et du commandant de zone de Tombouctou. Ce dernier, insiste l’Amenokal de la tribu Kel Ansar, a indiqué que les forces de défense et de sécurité sont à Tombouctou pour défendre et protéger la population, sans exception.

Dans la même lancée, Abdoul Majid Ag Mohamed Ahmed Al Ansari dit Nasser Ansari a demandé à la population d’accompagner les autorités qui, assure-t-il, en ont fort besoin. « <em>Elles en ont besoin dans leur mission de protection des civils</em> », insiste-t-il, ajoutant que le Mali traverse aujourd’hui une crise multidimensionnelle. Selon l’Amenokal de la tribu Kel Ansar, « nous n’avons que ce beau pays qui nous a tout donné ».

<strong>Abdrahamane SISSOKO/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nord du Mali : L’application de l’accord d’Alger signé en 2015  s’effrite au profit de la reprise des hostilités</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/nord-du-mali-lapplication-de-laccord-dalger-signe-en-2015-seffrite-au-profit-de-la-reprise-des-hostilites-3032801.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/nord-du-mali-lapplication-de-laccord-dalger-signe-en-2015-seffrite-au-profit-de-la-reprise-des-hostilites-3032801.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/09/CSA-accord-Alger.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 17 Aug 2023 01:45:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’accord pour la  paix et la réconciliation issu du processus d’Alger à défaut  d’une  application est sur le point  d’être arrangé dans les armoires au profit de l’option militaire. Le départ de la mission des Nations-Unies  ouvre  à nouveau les  pages sombres des affrontements meurtriers entre  les  forces armées maliennes de défense et  les combattants de la coordination  des mouvements de l’Azawad. </em></strong>

Les récents évènements survenus  à Ber et à Ménaka entre l’armée malienne et la rébellion de Kidal  montrent à suffisance  que  l’option  militaire  est en train de prendre le pas sur l’application de l’accord d’Alger. Cet accord signé entre les groupes rebelles et le gouvernement  permettant  de faire taire  les armes vole en éclats même si chaque partie continue à réaffirmer son attachement à son application. La tentative des groupes armés rebelles de reprendre le contrôle  du camp de la MINISMA à Ber, à  l’annonce du départ des casques bleus burkinabé qui l’occupait, a mal tourné.

L’armée malienne a farouchement défendu cette position stratégique  avec sa puissance de feu en infligeant  une  défaite aux groupes armés qui tentaient de l’occuper. « Le <em>Vendredi 11 août 2023, une tentative d'incursion dans le dispositif et des tirs de harcèlement contre le convoi FAMa avec un bilan de 01 mort et 04 blessés côté ami. Les assaillants ont abandonné sur le terrain 04 corps, plusieurs motos et des matériels militaires</em> », a indiqué l'Etat-major Général des Armées  dans un communiqué  publié le dimanche soir.  Le même document  soutient que le lendemain Samedi,  le bilan des affrontements a évolué avec la mort de 6  militaires maliens et quatre blessés. Au même moment,  l’armée  informe que « <em>les Groupes Armés Terroristes  dans leur débandade ont abandonné </em>24 corps,<em> 18 AK-47 et 12 motos</em> ».

L’absence de la MINUSMA et de l’armée française  a rendu vulnérables les mouvements rebelles et ouvert  la reprise des hostilités entre les deux ennemis. Les forces armées de la CMA  se défendent et  estiment qu’elles  ont  repoussé une attaque complexe menée par les FAMA et Wagner. «  <em>Nous tenons la communauté internationale témoin de ces graves agissements et violation de tous les engagements et arrangements sécuritaires</em>", a déclaré  la CMA dans un communiqué adressé à l’AFP. Cette tentative  de la CMA d’alerter l’ex-puissance coloniale  est restée vaine tant elle n’a pas dissuadé l’armée à faire son droit de défendre ou d’être présente partout où elle voudrait l’être.

La défaite  infligée aux combattants de la CMA que l’armée a qualifié de ‘’terroristes‘’ semble être un avertissement envers  tous ceux qui tenteraient d’entraver  la progression des forces armées sur le territoire.  Surtout l’ex-rébellion de Kidal  qui s’était donnée ces dernières années de rivaliser les forces  maliennes  moins équipées et souffrant de déficit d’effectifs.  Aujourd’hui, avec la nouvelle réarticulation de l’armée malienne et l’acquisition des moyens de combats très importants, le tout accentué par le départ de la MINUSMA,  toutes les conditions de la reprise des hostilités entre les ennemis d’hier pour le contrôle du territoire semble réunies.  Et  elles mettent en mal le cessez-le feu  obtenu  par la signature de  "Accord pour la paix et la réconciliation au Mali", en mai et juin 2015 à Bamako.  Les autorités actuelles  du Mali  jalouses  de la souveraineté  du pays sont face  aux groupes armés de  l’ex-rébellion  de Kidal réunis au sein de la coordination du mouvement de l’Azawad déterminée a occupé les positions rétrocéder par la mission des Nations Unies.  «  Au moment où  la MINUSMA organise son retrait des camps qu’elle occupe à l’intérieur du Mali, nous n’accepterons pas un nouveau déploiement  des forces armées maliennes dans les zones sous notre contrôle en dehors du cadre de l’accord pour la paix et la réconciliation », prévient le secrétaire général du MNLA, Bilal Ag Achérif

Les chances de poursuivre la mise en œuvre de l’accord d’Alger qui prévoit la démobilisation, désarmement et la réintégration des combattants des groupes belligérants dans l’armée nationale s’effritent.  Le rapport de force est en train de prendre le dessus. De quoi annoncer  la reprise des affrontements  entre  les ex-rebelles de Kidal et l’armée loyale. Et  l'ex-rébellion touareg du nord  semble  comprendre le  message  puis que la direction politique  a  demandé à tous ces représentants  de quitter  la capitale  malienne le 10 août 2023 arguant que  leur présence au nom de la CMA es entièrement compromise.

<strong> Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rébellion touareg au Nord du Mali :  Le spectre d’une nouvelle guerre entre Bamako et la CMA</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/rebellion-touareg-au-nord-du-mali-le-spectre-dune-nouvelle-guerre-entre-bamako-et-la-cma-3032749.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/rebellion-touareg-au-nord-du-mali-le-spectre-dune-nouvelle-guerre-entre-bamako-et-la-cma-3032749.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/07/CMA.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 16 Aug 2023 09:52:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Qui </strong><strong>de l’armée</strong><strong> malienne ou de la CMA</strong><strong> est le maître de Ber ? En tout cas, l</strong><strong>a Minusma a annoncé le dimanche 13 août  dernier avoir « anticipé », pour des raisons de sécurité, son retrait du camp de Ber. Et les Forces armées maliennes affirment l’avoir récupéré « <em>après de nombreux incidents</em> » avec les groupes « <em>terroristes</em> » et malgré la convoitise de l’ex-rébellion touarègue</strong>.

« <em>La Minusma a anticipé son retrait de Ber en raison de la dégradation de la sécurité dans la zone et des risques élevés que cela fait peser sur ses Casques Bleus</em> », explique la Mission des Nations unies au Mali dans un message diffusé sur X (anciennement Twitter), sans précision sur la date de départ initiale prévue et les effectifs. Elle « <em>invite les différents acteurs concernés à s’abstenir de tout acte qui pourrait davantage compliquer l’opération</em> ».

L’armée malienne, dans un communiqué publié, le dimanche soir, dit contrôler le site, désormais.

Les Forces armées maliennes (Fama) ont expliqué dans ce texte que, « dans le cadre du processus de rétrocession des emprises de la Minusma, elles ont « <em>pris possession du camp de Ber ce 13 août aux environs de 8h30 [heure locale], après de nombreux incidents ayant émaillé le mouvement de [ses] unités</em> ».

Sur le chemin menant à Ber pour récupérer le camp, elle rapporte divers incidents avec « les GAT » (groupes armés terroristes), dont « <em>une tentative d’incursion dans le dispositif et des tirs de harcèlement</em> » contre ses troupes, le 11 août et d’autres « <em>affrontements</em> » ayant fait au total « six morts et quatre blessés » dans ses rangs. Des « tirs sporadiques » ont visé dimanche les soldats qui progressaient vers Ber, selon le même texte, qui ne précise pas l’identité des assaillants.

<strong>Le mouvement des FAMA’s crée la panique dans le rang de l’ennemi </strong>

Alors que la mise en œuvre de l’accord de paix est sabotée par des groupes armés et leurs alliés, la rétrocession à l’armée malienne des camps de la Minusma, en particulier à Ber, fait courir le risque d’une reprise des hostilités entre les groupes indépendantistes et Bamako. Sommes-nous proche de l’éclatement d’un nouveau conflit au Mali ? Depuis plusieurs mois, le fossé se creuse entre la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) et l'armée malienne.

Pourquoi la situation s’est-elle envenimée ? Le retrait de la mission de l'ONU (Minusma), à la demande des autorités de transition, serait à l'origine de cette dernière crise. La CMA accuse le pouvoir de la transition de chercher à y prendre le contrôle des bases abandonnées. Le 10 août dernier, l'ex-rébellion touareg du nord du Mali par la voix du porte-parole du Cadre stratégique permanent (CSP), une coalition de mouvements politiques et militaires indépendantistes du nord du Mali affirmait ne plus être en sécurité à Bamako. Elle avait alors décidé de faire quitter la capitale à tous ses représentants. "<em>Notre direction estime que nous ne sommes plus en sécurité dans la capitale et que les raisons de notre présence au nom de la CMA sont entièrement compromises</em>", affirmait Attaye Ag Mohamed, chef de la délégation de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA).

Quant aux forces armées maliennes (FAMA), elles affirment avoir "<em>riposté vigoureusement</em>" à "<em>une tentative d'incursion dans leur dispositif et à des tirs de harcèlement</em>" de la part de "<em>terroristes</em>". Cet affrontement a fait un mort et quatre blessés côté armée selon les FAMA. "<em>Les terroristes dans leur débandade ont abandonné quatre corps, plusieurs motos et des matériels militaires</em>", ont indiqué les Fama sur leur page.

En attendant, les analystes sont unanimes que ces actes marquent, <em>« le début des hostilités </em>» entre les partisans de l’État indépendantiste de l’Azawad et les autorités légitimes de Bamako.

<strong>Arouna Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Situation sécuritaire :  Grave menace sur le processus de paix</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/situation-securitaire-grave-menace-sur-le-processus-de-paix-3032310.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/situation-securitaire-grave-menace-sur-le-processus-de-paix-3032310.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/05/BAR-de-Kidal-la-CMA-n’a-rien-compris.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 12 Aug 2023 14:52:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le blocage qui prévaut depuis près d’une année sur la mise en œuvre de l’Accord issu du processus d’Alger semble produire l’effet contraire. Plutôt que d’enregistrer des progrès ou de stagner, la situation connait une détérioration dont l’aboutissement ne peut être qu’une reprise des hostilités entre les parties signataires. Avec le retrait en cours de la MINUSMA qui était le garant du cessez-le-feu, il n’y a plus d’obstacle pour entrer dans cette phase à l’issue très incertaine</strong>.

Actuellement, la question que beaucoup d’acteurs se posent c’est de savoir à quel moment la reprise des hostilités tant redoutée va avoir lieu entre les parties signataires de l’Accord. Ce, dans la mesure où il n’y a plus de mécanisme pouvant empêcher la survenue de ce scénario avec le retrait en cours de la MINUSMA qui a d’ailleurs cessé toute activité dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord. C’est d’ailleurs dans ce cadre que l’on assiste à une rétrocession de ses bases à l’armée malienne.

D’ailleurs, l’opération qui a le plus suscité de réaction c’est sans doute celle de la base de la mission onusienne à Ber, localité située à environ 60 km à l’ouest de Tombouctou. Bien que la MINUSMA ait une base au niveau de cette localité, celle-ci reste tout de même sous le contrôle des ex-rebelles à l’image de la ville de Kidal. Depuis un certain temps, l’on assiste d’ailleurs à des survols des avions de l’armée malienne au niveau de cette localité suscitant quelques réactions. La même scène  qui s’était pourtant produite, le 5 avril dernier, veille de la célébration de l’anniversaire de la « proclamation de l’indépendance de la fantomatique État de  l’Azawad » avait été dénoncée par la CMA estimant ainsi une violation du cessez-le-feu.

<strong>Vers la rupture de cessation des hostilités </strong>

Outre cette situation, les ex-rebelles ont également reproché à l’armée malienne et ses partenaires d’avoir attaqué l’une de ses bases située à Foyta, dans la région de Tombouctou, en fin de semaine dernière. Autant dire que l’on s’avance dangereusement vers la rupture de la cessation des hostilités arrachée après de nombreuses pertes en vie humaine. En plus de cette situation, l’on sait aussi que certains responsables au niveau étatique travaillent d’arrache-pied pour obtenir une division au sein des mouvements impliqués dans le processus de paix.

Le dernier épisode en date remonte à moins d’un mois avec le cas du GATIA dont le ministre en charge de la réconciliation s’est empressé de reconnaître le nouveau bureau qui prétend avoir renversé Fahad Ag Al-Mahamoud dont le mandat n’est pas encore terminé. Cela semble en réaction au fait que ce dernier ait pris fait et cause pour le CSP-PSD une plateforme regroupant de nombreux mouvements impliqués dans le processus de paix et qui est à couteaux tirés avec les autorités par rapport à la mise en œuvre de l’Accord.

<strong>Engager le dialogue avec les mouvements armés</strong>

Pourtant, un nouveau front est loin de faire l’affaire du pays déjà confronté à de nombreux défis. Outre l’incertitude sur le plan sociopolitique, le front sécuritaire connait aussi une certaine détérioration avec la survenue récente de nombreuses attaques meurtrières dans les localités du Nord et du centre ayant coûté la vie à des dizaines de civils et de militaires. Cela, sans compter l’équation nigérienne dont les autorités maliennes ont annoncé que l’option de l’intervention militaire brandie par la CEDEAO pour le rétablissement de l’ordre constitutionnel est synonyme d’une déclaration de guerre.

Pour ce faire, elles ont même indiqué prendre part pleinement « aux opérations de légitime défense en cas d’agression de la CEDEAO ». Certes, pour l’heure, même après l’expiration  du délai fixé par la CEDEAO pour le rétablissement de l’ordre constitutionnel, c’est toujours l’option politique qui est privilégiée. Même si rien n’est à écarter dans la mesure où un compromis parait très improbable puisque chaque partie reste campée sur ses positions et la démission du président renversé n’est toujours pas obtenue. Ce qui n’exclut une intervention militaire à laquelle le Mali voudrait y prendre part alors que le front intérieur n’est toujours pas apaisé. C’est dire que le risque est trop grand pour le pays déjà engagé sur plusieurs fronts. D’où la nécessité d’engager le dialogue avec les mouvements armés impliqués dans le processus de paix plutôt que de travailler à l’escalade aux issues très incertaines.

<strong>Cheick B CISSÉ </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation : Le Conseil National de la Société Civile du Mali s’engage pour la relance du processus</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mise-en-oeuvre-de-laccord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-le-conseil-national-de-la-societe-civile-du-mali-sengage-pour-la-relance-du-processus-3030225.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mise-en-oeuvre-de-laccord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-le-conseil-national-de-la-societe-civile-du-mali-sengage-pour-la-relance-du-processus-3030225.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/04/accord-paix.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 27 Jul 2023 06:43:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Un panel de haut niveau portant sur les « Enjeux et défis liés à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix issu du processus d’Alger » s’est tenu le mercredi 26 juillet 2023 au siège du Conseil National de la Société Civile du Mali (CNSC). Ce panel entre dans le cadre des sessions thématiques d’harmonisation des positions communes de la société civile afin de contribuer efficacement à la réussite de la transition. L’on notait à cette rencontre, la présence du 1er vice-président du CNSC, Yacouba Dembélé ; du représentant de l’Union Européenne, Allaye B. Dicko et d’une forte représentativité des membres du consortium de la société civile dont la CAFO, le CNJ etc.

Premier à prendre la parole au cours de ce panel, Badra Alou Sacko, en sa qualité de président du comité technique et de suivi, a fait le diagnostic de l’Accord pour la paix issu du processus d’Alger. A ses dires, cela fait pratiquement huit ans que cet accord a été signé sans que nous ne parvenions à voir le bout du tunnel. Le retrait de la MINUSMA au Mali, dit-il, doit être mis à profit par la société civile pour dégager une position commune concernant l’accord.

Ce panel, faut-il le rappeler, est organisé à la suite de celui portant sur les élections générales par les organisations de la société civile du Mali membres du consortium composé du CNCS, du Forum des organisations de la société civile (FOSC), de la Coordination des Associations et ONG Féminines (CAFO), du Conseil National de la Jeunesse du Mali (CNJ) et de la Plateforme des Femmes-leaders du Mali (PPFLM).

Dans son discours d’ouverture, le 1er vice-président du CNSC, Yacouba Dembélé, dira que l’objectif général de ce panel est d’échanger sur l’Etat de mise en œuvre de l’Accord d’Alger, les goulots d’étranglements et les risques majeurs en vue de proposer des initiatives de relance par la société civile du Mali. De façon spécifique, il s’agira de faire le point de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix issu du processus d’Alger ; de partager les difficultés et contraintes majeures constatées dans la mise en œuvre dudit accord ; de formuler des recommandations pour la relance de la mis en œuvre de l’accord.

Le 1er vice-président du CNSC s’est réjoui du fait que le panel sera animé par des Experts dotés d’une grande expérience et qui ont travaillé sur le processus de mise en œuvre et de suivi afin de rapprocher les points de vue des différentes parties prenantes avec la participation de la communauté internationale. Yacouba Dembélé a adressé ses remerciements aux partenaires techniques et financiers, notamment le PNUD et la délégation de l’Union Européenne.

Dans un exposé, le coordinateur de la défense et de sécurité au comité de suivi de l’accord, le colonel major Mamadou Kéita, a noté quelques avancées enregistrés dans la mise en œuvre de l’accord et les contraintes et défis qui se posent.

<strong>Sidiki Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Reprise de dialogue entre le gouvernement et les ex&#45;rebelles :  Modibo Koné, le nouvel interlocuteur d’Assimi Goïta auprès de la CMA ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/reprise-de-dialogue-entre-le-gouvernement-et-les-ex-rebelles-modibo-kone-le-nouvel-interlocuteur-dassimi-goita-aupres-de-la-cma-3030149.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/reprise-de-dialogue-entre-le-gouvernement-et-les-ex-rebelles-modibo-kone-le-nouvel-interlocuteur-dassimi-goita-aupres-de-la-cma-3030149.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/07/CMA.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 26 Jul 2023 13:23:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le 16 juillet dernier, le patron de l'Agence nationale de la Sécurité d'État (ANSE) a effectué une visite inopinée de quelques heures à Kidal, bastion des ex-rebelles. Ce dernier a discuté en huis-clos avec les membres de la CMA. Mais la question que tout le monde se pose est de savoir si le colonel Modibo Koné est le nouvel interlocuteur du Président Assimi Goïta auprès de la CMA ?</em></strong>

<strong><em> </em></strong>

En temps normal, c'est le colonel Ismaël Wagué, ministre de la Réconciliation qui aurait atterri à Kidal. Car officiellement, c'est lui qui est l'interlocuteur entre le Président de la Transition et la CMA pour la mise en œuvre de l'Accord de paix issu du processus d'Alger. Mais depuis un certain temps, le torchon brûle entre Wagué et les ex-rebelles. Selon nos sources au sein des parties signataires de cet Accord, Wagué a une position clivante et belliciste ce qui entrave un rapprochement entre Alghabass Ag Intalla et Assimi Goïta.

C’est dans cette situation glaciale entre les deux parties que le 16 juillet dernier le Directeur de l’Agence nationale de la Sécurité d’Etat, colonel Modibo Koné s’est rendu à Kidal où il a rencontré les anciens rebelles qui contrôlent toujours cette ville symbolique.

Au cours de cette rencontre qui s'est déroulée hors caméra et micro, le patron du service des renseignements maliens a donné plusieurs gages et fait savoir la bonne foi des autorités maliennes pour décrisper la situation. Déjà le Cadre stratégique permanent pour la paix, la sécurité et le développement (CSP-PSD) a perçu ses gages de la partie malienne comme un signe de dégel. D’après nos sources, la visite de Modibo Koné a permis la régulation des indemnités de la CMA suspendues depuis janvier et la libération des prisonniers de la CMA dont le neveu du secrétaire général de la Coordination des mouvements de l’Azawad. Cette libération était l’une des conditions de la CMA avant tout pourparlers pour mettre fin à la crise qui planait. Ce geste laisse entrevoir un début de dialogue et même d'entente entre ces groupes signataires.

La CMA doit convoquer une réunion à Kidal dans les jours avenirs pour revenir sur la table et explorer la dernière carte avant le départ de la Minusma prévu en fin d’année.

&nbsp;

<strong>Ousmane Mahamane</strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Quand la CMA conjugue la Minusma au passé</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/quand-la-cma-conjugue-la-minusma-au-passe-3029952.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/quand-la-cma-conjugue-la-minusma-au-passe-3029952.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/08/CMA-REBL-MALI.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 25 Jul 2023 01:22:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La Coordination des Mouvements de l’Azawad a désormais un nouveau chef. Il s’agit d’Ibrahim Ould Handa du MAA, qui remplace Algabass Ag Intalla dans ses fonctions de président. Le changement intervient dans la droite ligne de la charte des mouvements constitutifs de la CMA et à l’issue de la session ordinaire de son bureau exécutif, un conclave essentiellement marqué par la restitution du mandat du président du HCUA. Un bilan bien évalué par le conclave, en dépit des écueils d’ordre sécuritaire ayant émaillé la présidence d’Algabass Ag Intalla. La session en sait d’ailleurs gré aux partenaires humanitaires pour leurs efforts en direction des populations, quoique leurs actions soient en passe d’accuser un coup fatal avec le départ acté de la Minusma. Seulement voilà : mot n’a été pipé sur les conséquences de ce départ lors du conclave de la CMA dont les éléments figurent pourtant au nombre des privilégiés de la mission onusienne. En attestent les multiples commodités et facilités dont ils bénéficient en termes de déplacement et de logistique - dont la carence risque d’affecter considérablement la mobilité et les marges de manœuvres des acteurs de Kidal. Alors question : sur qui compte la CMA pour combler le vide que va laisser la MINUSMA ?

<strong>La rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Insécurité dans les régions de Gao et Tombouctou :   Songhay Chaawara Baato tire la sonnette d’alarme et interpelle Assimi Goïta</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/insecurite-dans-les-regions-de-gao-et-tombouctou-songhay-chaawara-baato-tire-la-sonnette-dalarme-et-interpelle-assimi-goita-3029346.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/insecurite-dans-les-regions-de-gao-et-tombouctou-songhay-chaawara-baato-tire-la-sonnette-dalarme-et-interpelle-assimi-goita-3029346.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/06/ansongo-ville-cercle-tombouctou-nord-mali.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 20 Jul 2023 01:43:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans une  lettre ouverte (datant du 5 juillet 2023) adressée au président de la Transition, la Coalition des Associations sédentaires «Songhay Chaawara Baato» l’interpelle par rapport aux aspirations des communautés sédentaires de Gao et Tombouctou sur les questions sécuritaires. Un véritable plaidoyer qui est aussi le «Cri de cœur» des populations éprouvées par de longues années d’insécurité affectant sérieusement les activités socioéconomiques, culturelles, touristiques…Songhay Chaawara Baato</strong>

«<em>Respectueuse de sa vocation de défendre les intérêts vitaux des populations sédentaires songhay dans les régions du nord du Mali, notre coalition assiste depuis plus d’une décennie à une déchéance de la structure sociale, économique, culturelle à cause des attaques ciblées contre les opérateurs économiques, les Oulémas, les cadres de Gao et de Tombouctou</em>», a déploré la coalition «<em>Songhay Chaawara Baato</em>» dans une lettre ouverte adressée au président de la Transition à la date du 5 juillet 2023.

A cela s’ajoutent, précise-t-elle, «<em>les braquages à mains armées avec les enlèvements de paisibles citoyens contre paiement de rançon, le vol de bétail qui constitue la quintessence de l’économie locale avec son lot de déplacés, faisant de Gao et Tombouctou des foyers de tension à cause du surpeuplement, les brimades et autres sévices subies par nos populations dans le villes et les campagnes ainsi que sur les routes</em>». Malheureusement, s’inquiète l’organisation, «<em>ce tableau macabre s'assombrit chaque jour davantage et aucune lueur d’espoir ne pointe à l’horizon malgré la montée en puissance de l’Armée que nous clamons chaque jour</em>».

La coalition s’appuie sur les récents événements survenus à Gabéro (région de Gao) qui se sont «<em>soldés par l’assassinat de plus d’une vingtaine de personnes, la soustraction de tout le bétail</em>». Sans compter qu’ils ont aussi entraîné le déplacement de tout un village situé à seulement 35 km de Gao et abritant la plus grande base militaire malienne dans le septentrion malien. On comprend alors aisément que ces événements aient «<em>heurté la conscience collective et légitimement suscité des interrogations</em>».

«<em>Malgré l’émoi et l’horreur, les populations n’ont eu droit à aucune compassion de la mère patrie comme ce fut d’ailleurs le cas à toutes les occasions</em>», a déploré la coalition. Et d’ajouter, «<em>ce complot savamment entretenu à dessein contre le peuple Songhay, fidèle à sa vocation républicaine légendaire, nous oblige à dire que nous sommes désormais les enfants vendus sur l’autel de la trahison malgré notre attachement au Mali</em>».

«<em>Que dire des populations de Bourem-Inaly, dans le cercle de Tombouctou, assiégées pendant 3 jours par des groupes armés sans avoir droit à aucun secours malgré les appels à l’aide lancés sur les réseaux sociaux à 35 km de Tombouctou</em>», a poursuivi la lettre ouverte signée du président de coalition «<em>Songhay Chaawara Baato</em>», Almahady Moustapha Cissé. «<em>Dans les deux cas, les populations n’ont même pas eu droit à un simple communiqué de condoléances et de compassion venant de l’Etat</em>», a-t-elle dénoncé.

«<em>Comme si cela ne suffisait pas, Gao se meurt sous vos yeux. Elle qui s’est battue les mains nues contre les indépendantistes, narcotrafiquants et djihadistes pour défendre l’unité nationale manque d’eau, d’électricité, de routes, de réseaux de communication. Malgré tous les engagements pris sur l’honneur, nos régions sont abandonnées par la mère patrie et laissées pour compte</em>», a-t-on rappelé.  Et la coalition de s’interroger, «<em>doit-on conclure, qu’il importe désormais de prendre ses responsabilités face à l’abandon, à la démission et le manque d’égards envers nos régions</em>» ?

En réponse à cette lettre ouverte, le commandant de la zone de défense de Gao s’est fendu d’une note, avant-hier, pour interdire formellement la détention d’armes à feu, de minutions et effets militaires par des personnes non militaires. Cela suffirait-il à calmer les initiateurs de cette dénonciation ? En tous les cas, pour «<em>Songhay Chaawara Baato</em>», il est de «<em>notoriété que nos populations ont subi toutes sortes d'exactions à cause du Mali, depuis 1960, sans aucune reconnaissance alors que d’autres sont adulées, chouchoutées sous nos yeux malgré leur rejet du fait national</em>». C’est pourquoi la coalition a tenu à attirer l’attention du président de la Transition sur «<em>cette situation préjudiciable à l’unité nationale eu égard à l’urgence que constitue la situation non exhaustive évoquée plus haut</em>».  La coalition «<em>Songhay Chaawara Baato</em>» en appelle donc au «<em>sens de responsabilité</em>» du chef de l’Etat face à «<em>ce qui frise désormais l’insupportable pour les communautés sédentaires des régions nord du Mali</em>». Elle a néanmoins assuré qu’elle restait  «<em>fidèle à ses engagements d’accompagner et de soutenir la transition jusqu’à son terme, exprime</em>» !

<strong>Kader Toé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Son sort est scellé :  Le secrétaire général du GTIA évincé</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/son-sort-est-scelle-le-secretaire-general-du-gtia-evince-3029238.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/son-sort-est-scelle-le-secretaire-general-du-gtia-evince-3029238.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/08/FAHAD-AG-ALMAHMOUD.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 19 Jul 2023 01:44:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<h4><em>Les raisons qui ont poussé à son départ ne sont pas encore connues dans le détail. Il y a un schisme, les deux ne s’entendent plus.  </em></h4>
A l’issue d’un renouvellement le GATIA  a réussi à obtenir l’éviction de son secrétaire général, Fahad Ag Almahmoud . L’épisode, inédit depuis la création de ce groupe d’autodéfense, provoque des remous en interne, et risque de laisser des traces.

Le Groupe d’Autodéfense Touareg Imghad et Alliés (GATIA) n’est pas coutumière des crises. Il  en vit pourtant une depuis plusieurs jours et son épilogue pourrait bien laisser des traces. Le 10 juillet, à l’issue d’une réunion,  il se sépare de son désormais ex- secrétaire général Fahad Ag Almahmoud avec qui le courant ne passe. Le choix de son remplaçant est aussitôt acté, en la personne de Youssouf Ag Mohamed.

Ce divorce provoque des turbulences inédites. L’ex- responsable a assuré qu’il a été débarqué en cours de mandat et cri à une catastrophe pour l’image d’unité du mouvement. Les raisons qui ont poussé à son départ ne sont pas encore connues dans le détail. Il y a un schisme, les deux ne s’entendent plus. Il y a une différence irréconciliable sur la manière de faire. L’ambiance entre eux est glaciale.

Le nouveau secrétaire a déjà des soutiens de poids, notamment le gouvernement qui pourrait entraîner dans son sillage l’Algérie, chef de file de la communauté internationale<em>. </em>Même s’il ne pèse pas lourd, pas sûr que la sortie de son prédécesseur se fasse par la suite sans éclat.

<strong>Fanfan</strong>

<strong> </strong>

<strong>Lettre circulaire</strong>

Le Secrétaire Général du Groupe d’Autodéfense Touareg Imghad et Alliés (GATIA) informe le Gouvernement du Mali, la Médiation internationale, les Mouvements signataires de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale issu du Processus d’Alger et ceux de l’Inclusivité qu’il a procédé le 10 juillet 2023 au renouvellement de son bureau. Suite à ce renouvellement, il a été mis fin aux fonctions de Monsieur Fahad Ag Almahmoud  précédemment Secrétaire Général.
En conséquence, Monsieur Fahad Ag Almahmoud ne représente plus le GATIA non seulement dans les instances de mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale issu du processus d’Alger mais aussi au niveau de la Plateforme des mouvements du 14 juin 2014 et du cadre stratégique permanent pour la sécurité et le développement (CSP-PSD).
Aussi, le Groupe d’Autodéfense Touareg Imghad et Alliés (GATIA) assure de sa volonté et de sa détermination duà collaborer avec tous les acteurs conformément aux engagements pris dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale issu du processus d’Alger.
Amplifications :
- Primature
- MRPCN
- Chef de file de la médiation internationale
- MINUSMA
- CMA
- Plateforme
- Mouvements de l’Inclusivité

Bamako, le 15 juillet 2023

Le secrétaire Général
GROUPE D’AUTO DEFENSE TOUAREG IMAGHAD ET ALLIES GATIA
Secrétaire Général Youssouf Ag Mohamed

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gatia : Putsch manqué contre Fahad Ag Almahmoud !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/gatia-putsch-manque-contre-fahad-ag-almahmoud-3029072.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/gatia-putsch-manque-contre-fahad-ag-almahmoud-3029072.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/08/FAHAD-AG-ALMAHMOUD.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 17 Jul 2023 14:46:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>Une révolution de palais selon toute vraisemblance a échoué, la semaine dernière, contre le Secrétaire général du Groupe d’Autodéfense Touareg Imghads et Alliés (Gatia), Fahad Ag Almahmoud.</em>

«Le Gatia, y compris ses instances de délibération et d’exécution, a été surpris de voir circuler une lettre adressée au ministre de la Réconciliation à laquelle est jointe une liste d’un prétendu nouveau Bureau Exécutif de son organisation. Le Gatia tout en constatant une violation flagrante de l’ensemble de ses textes en vigueur, dément et condamne fermement cette tentative d’usurpation aux allures bien orchestrées», annonce le communiqué en date du 12 juillet signé par le secrétaire général Fahad Ag Almahmoud.

Selon lui, «le Bureau Exécutif est élu par un Congrès statutaire pour un mandat de 5 ans, comme lors de sa dernière convocation en décembre 2019 à Aguelhoc». Les Instances du Gatia, poursuit le texte, ne s’étonnent pas de constater que plusieurs personnes au sein du fameux Bureau transmis au ministre de la Réconciliation (peut-être confondu à une sorte de tutelle formelle ou de Cour constitutionnelle des groupes armés); affirmant ne pas être consultées au profit de cet usage de faux,

«Le Gatia attaché à la mise en œuvre de l’Apr issu du Processus d’Alger, seul gage d’un retour de la stabilité dans notre pays, rassure également les autres Mouvements membres du Csp-Psd du respect de ses engagements pour la Paix, la Sécurité et le Développement. Le Gatia appelle le ministre de la Réconciliation nationale, le Colonel Ismaël Wagué, en mission délicate d’œuvrer pour la cohésion nationale avec équité et équidistance des affaires internes des Mouvements signataires de l’Apr, de se réserver d’agir hors de ses prérogatives régaliennes».

«Des mesures prises par délibération des organes habilités du Gatia suivant les textes en vigueur seront prises à l’encontre de quiconque s’attribuerait un rôle autour de cette mascarade organisée», avertit  Fahad Ag Almahmoud.

Dans un communiqué le Bureau régional de Kidal de la Plateforme du 14 juillet 2014, sous la plume de Ghousman Ag Mohamed, salue le courage et la détermination du secrétaire général du Gatia, «victime d'une tentative de détournement de l'idéologie qui reste la recherche de la paix» avant de lui réaffirmer son soutien total.

Le Bureau de Ménaka du Mnla s’étonne, dans un communiqué signé par Tayaba Ag Falag, de constater via les réseaux sociaux, que son président du bureau régional de Ménaka, M. Allaga Ag Sally, figure sur une liste supposée être celle du bureau Exécutif du Gatia en qualité de 2è secrétaire en charge des questions de santé. «Le Mouvement National de Libération de l'Azawad tient à porter à la connaissance de ceux qui ont mis en place ce bureau que M. Allaga Ag Sally est encore son membre actif et représentant du mouvement au niveau régional, de ce point de vue, il ne saurait être dans un autre groupe alors qu'il n'a jamais notifié son départ de son mouvement d'origine», précise le mouvement séparatiste.

<strong>Chiaka Doumbia </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Au sein du Gatia et de la plateforme : Forts soupçons sur Fahad Ag Almahmoud et complices</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/au-sein-du-gatia-et-de-la-plateforme-forts-soupcons-sur-fahad-ag-almahmoud-et-complices-3028865.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/au-sein-du-gatia-et-de-la-plateforme-forts-soupcons-sur-fahad-ag-almahmoud-et-complices-3028865.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/08/FAHAD-AG-ALMAHMOUD.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 15 Jul 2023 09:34:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Au sein du Gatia et de la Plateforme, la confiance n’est plus totalement de mise. La raison ? L’attitude nouvelle adoptée de plus en plus ouvertement, sinon difficile désormais à camoufler, par un des ténors pourtant étiqueté pro-Mali, en la personne de Fahad Ag Almahmoud, figure historique. Il aurait des complices, dont Attaye Ag Mohamed Mohamed, et tous montreraient des signes de basculement dans les camps ennemis de la paix, donc contre l’unité nationale et l’intégrité du territoire. Leurs comportements sont désormais si suspects qu’il est envisagé de les exclure du mouvement nationaliste qui s’est dévolu à la défense d’un Mali uni.  Ils se réjouiraient ouvertement des victoires du JNIM, au grand étonnement de leurs compagnons, d’autant que le JNIM est le Groupe terroriste qui a fait le plus de mal au MNLA, à la CMA  et à l'Etat du Mali. Pourquoi donc leur revirement ? Tout porte à croire que derrière leurs agissements, il y a des affaires de gros sous. Les ennemis du Mali multiplient les menées subversives pour empêcher toute possibilité de paix durable au nord du Mali.

En tout cas, Fahad ag Almahmoud, singulièrement lui, est au cœur de plusieurs questionnements dans le mouvement. Est-il toujours dans la logique du GATIA et de la Plateforme ? Beaucoup disent ne plus le reconnaître et se reconnaître en son leadership. Fahad ag Almahmoud, le grand patriote anti-sécessionniste et anti-terroriste a-t-il retourné sa veste ? Qu'est ce qui s'est passé ? Des voix s’élèvent en tout pour demander au GATIA et à la Plateforme de le recadrer, voire de l’exclure. Les soupçons si forts sur lui qu’une décision imminente le concernant ne surprendrait pas les observateurs dans les jours prochains.

<strong>Correspondance particulière</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>A la place de l’Accord d’Alger, le Mouvement Tabalé propose : L’Accord National pour la Paix et le Développement du Mali !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/a-la-place-de-laccord-dalger-le-mouvement-tabale-propose-laccord-national-pour-la-paix-et-le-developpement-du-mali-3028220.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/a-la-place-de-laccord-dalger-le-mouvement-tabale-propose-laccord-national-pour-la-paix-et-le-developpement-du-mali-3028220.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/07/mouvement-Tabale.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 10 Jul 2023 16:51:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Mouvement Tabalé propose une alternative à l’Accord d’Alger qu’il a dénommée «Accord national pour la paix et le développement du Mali (ANPDM) ». Il a fait cette proposition, le 30 juin 2023, au cours d’une conférence de presse à la Maison de la Presse.

Regroupant les divers syndicats, associations et faitières au Mali, en Afrique et dans le reste du monde, le Mouvement Tabalé se veut un observatoire de la bonne gouvernance et une plateforme de veille citoyenne. Selon son Coordinateur général, Souleymane Diarra, le Mouvement s’est fixé trois objectifs, à savoir : contribuer à la réalisation d’une véritable société civile panafricaine de veille citoyenne, créer les conditions nécessaires à l’émergence d’une nouvelle race de dirigeants pour la renaissance sociopolitique, économique et culturelle du Mali pour la promotion des valeurs du «Mali-Koura» et impacter la gouvernance mondiale par l’accompagnement et le soutien des acteurs d’autres sociétés civiles et politiques pour la restauration des valeurs de paix, de justice et de solidarité en Afrique et dans le monde.

&nbsp;

<strong>Faire d’une pierre deux coups</strong>

Pour un dénouement définitif du conflit au nord et au centre du Mali, le Mouvement Tabalé propose que soit élaboré un nouvel accord de paix purement inter-malien appelé «Accord National pour la Paix et le Développement du Mali (ANPDM)». Selon Sandy Touré, membre et porte-parole du Parlement Populaire du Mouvement Tabalé, cette initiative vise à remplacer l’Accord d’Alger en faisant d’une pierre deux coups. D’un : résoudre la crise du nord du Mali de façon pacifique et définitive. Deux : résoudre l’équation Paix- Sécurité-Réconciliation-Développement dans notre pays. « Après avoir soumis l’Accord d’Alger à une critique objective et transversale qui tienne compte de ses objectifs et exigences, des responsabilités des parties signataires, de l’état des lieux de son application, et des défis énormes auxquels sa mise en œuvre est confrontée, le Mouvement Tabalé trouve que l’Accord d’Alger ne peut plus absorber ni les défis sécuritaires ni ceux de la réconciliation, encore moins du développement du Mali, et de la stabilisation du nord du Mali. Ainsi, le Mouvement Tabalé lance un vibrant appel aux autorités de la transition, mouvements signataires de l’Accord d’Alger et à l’ensemble des groupes armés et milices sur toute l’étendue du territoire national, aux organisations de la société civile, maliens établis à l’extérieur et aux communautés internationales à accompagner cette initiative pour permettre aux maliens de redéfinir les axes principaux de leur vivre ensemble, et de leur épanouissement collectif», a-t-il déclaré.

Sandy Touré a également expliqué la démarche à suivre jusqu’à la signature du nouvel accord : l’élaboration et la validation des termes de référence de l’ANPDM, la présentation du budget du processus de signature de l’ANPDM et l’identification des bailleurs.

<strong>Boubacar Idriss Diarra</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Processus de paix dans l’impasse :  Le mouvement Tabalé propose un nouvel accord entre Maliens</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/processus-de-paix-dans-limpasse-le-mouvement-tabale-propose-un-nouvel-accord-entre-maliens-3027697.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/processus-de-paix-dans-limpasse-le-mouvement-tabale-propose-un-nouvel-accord-entre-maliens-3027697.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/07/mouvement-Tabale.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 05 Jul 2023 11:23:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Horizon</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En conférence de presse la semaine dernière, le mouvement Tabalé propose des pistes de solutions pour relancer le processus de paix et de réconciliation entre le gouvernement et les ex-mouvements signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu des négociations d’Alger.</em></strong>

Le Mouvement Tabalé, faut-il le rappeler, est un observatoire de la bonne gouvernance, et plate-forme de veille citoyenne regroupant associations, faitières, syndicats, divers mouvements, hommes politiques, personnes ressources indépendantes au Mali, en Afrique et dans le monde, vise les trois (03) objectifs ci-après. Il se propose de contribuer à la réalisation d’une véritable société civile panafricaine de veille citoyenne, de créer les conditions nécessaires à l’émergence d’une nouvelle race de dirigeants pour la renaissance sociopolitique, économique et culturelle du Mali, par son accession à la 4 ème République, et pour la promotion des valeurs du « Mali Koura ».

Le mouvement ambitionne d’impacter la gouvernance mondiale, par l’accompagnement et le soutien des acteurs d’autres sociétés civiles et politiques, qui se battent pour les valeurs de paix, de justice et de solidarité en Afrique et dans le monde,

Dans la déclaration qu’il vient de rendre publique, le mouvement que dirige Fabou Kanté annonce avoir procédé à « une analyse approfondie de la problématique de la crise du Nord du Mali, dans ses aspects historique, social, économique, politique et géostratégique ». Avant de préciser qu’après avoir soumis l’Accord d’Alger, à une critique objective et transversale, qui tienne compte de ses objectifs, de ses exigences, des responsabilités des parties signataires, de l’état des lieux de son application, et des défis énormes à laquelle sa mise en œuvre est confrontée, il sied de réfléchir aux perspectives de reprise du processus de paix.

Il met l’accent sur « l’esprit essentiel de l’Accord d’Alger », qui s’inscrivait dans une logique de mise en œuvre de certaines mesures conservatoires, pour arrêter l’hémorragie du patient Mali assez mal au point ; le temps que les Maliens eux-mêmes se ressaisissent, et se retrouvent autour d’un dialogue franc et de remise en cause profonde, pour redéfinir les axes principaux de leur vivre ensemble, et de leur épanouissement collectif sans intervention extérieure,

Les responsables de ce mouvement assurent que des profondes mutations sont intervenues dans la cartographie sécuritaire du Mali en général, et dans la dynamique des mouvements et groupes armés. C’est pourquoi ils indiquent tenir compte de la volonté exprimée par le peuple malien à travers le Dialogue National Inclusif (DNI), les Assises Nationales pour la Refondations (ANRs), d’ouvrir des négociations avec Iyad Ag AghalI et Amadou Kufa, pour une paix durable dans notre pays,

Le mouvement Tabalé assure que cette démarche n’est ni prévue, ni intégrée dans le processus de l’Accord d’Alger ; la récente décision de renvoi sans délai de la MINUSMA par le Gouvernement du Mali, l’atteste et crée une situation d’affaiblissement drastique de cette mission qui est le support de l’Accord d’Alger, soit la tombée en désuétude du même accord.

Pour Sandy Touré, le porte-parole du parlement populaire du mouvement, le raidissement des rapports entre les parties prenantes de l’APR ces derniers mois, « pourrait nous conduire vers une situation d’impasse totale avec des risques élevés d’affrontements directs entre le Gouvernement et les mouvements armés ». Et de relever que nul ne sortira gagnant de cet affrontement. Au contraire, analyse-t-il, cela mettra à mal « l’équilibre social et territorial de toute la République ». Face à un tel danger, précise l’orateur, et par rapport à l’implication difficilement impartiale des acteurs exogènes, dont les efforts manquent désormais d’innovations et de souplesse,.le Mouvement Tabalé lance un vibrant appel au Président de la Transition, chef de l’Etat, garant de la paix et de la cohésion nationale, au Gouvernement de Transition, aux mouvements signataires de l’Accord d’Alger, à l’ensemble des groupes armés et milices sur toute l’étendue du territoire national, aux organisations de la société civile (formelles et non formelles), aux jeunes et aux femmes du Mali, aux mouvements et partis politiques, aux leaders religieux et aux légitimités traditionnelles, aux Maliens établis à l’extérieur et aux amis sincères du Mali, « à sonner la mobilisation générale autour de cette initiative portée par le Mouvement Tabalé ».

Cette initiative constitue, à le croire, à la signature d’un accord inter-maliens, qui sera discuté au Mali, par les Maliens, pour les Maliens, sans aucune intervention extérieure, dans le strict respect de la souveraineté du Mali. Ce nouvel accord sera, explique-t-il, dénommé : Accord National pour la Paix et le Développement du Mali (ANPDM), dont l’application intégrale sera garantie par le peuple malien. Il remplacera l’accord d’Alger, et permettra de résoudre d’une part, la crise du nord du Mali de façon pacifique et définitive, et d’autre part, l’équation Paix- Sécurité-Réconciliation-Développement dans notre pays.

Par ailleurs, le Mouvement Tabalé invite toutes les parties, les amis sincères du Mali, à participer et à contribuer au processus de signature de l’ANPDM, selon un calendrier bien défini. Celui-ci passera par l’élaboration, la validation des termes de référence du document vers fin juillet, jusqu’aux missions de présentation de cet accord, passant par sa signature après validation, vers décembre 2023. Le processus se poursuivra par le début de l’application de cet ANPDM à compter de mars 2024.

<strong>Lamine BAGAYOGO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Problématique de l&amp;apos;industrialisation des régions du nord :  Présentation des résultats des études</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/problematique-de-lindustrialisation-des-regions-du-nord-presentation-des-resultats-des-etudes-3027633.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/problematique-de-lindustrialisation-des-regions-du-nord-presentation-des-resultats-des-etudes-3027633.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/07/industrialisation-Nord-Mali.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 05 Jul 2023 09:24:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L'Observatoire national de l'industrie a organisé le jeudi 22 juin dernier, un atelier de dissémination des résultats des études présidé par le secrétaire général du ministère de l'Industrie et du Commerce, Adama Yoro Sidibé.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>L'atelier s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre d'une recommandation de la cinquième session ordinaire du Conseil d'administration de l'Observatoire national de l'industrie, qui avait retenu l'inscription, en priorité, de la dissémination des résultats des études réalisées dans les programmes d'activités à venir.

En effet, le présent atelier, deuxième du genre après celui tenu la semaine dernière s'inscrit dans le même cadre que le précédent. Selon le secrétaire général, M. Sidibé, il offre un cadre de partage des résultats des études sur " l'impact des investissements sur le développement du tissu industriel" et sur " la problématique de l'industrialisation des régions du nord".

L'objectif visé est de présenter les résultats desdites études à travers l'approche méthodologique, l'analyse et le descriptif du rapport, les recommandations et enfin la mise en disposition de la documentation au profit des représentants des pouvoirs publics, du secteur privé, des faîtières, des chercheurs et universitaires.

&nbsp;

<strong>Ibrahima Ndiaye</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : Les groupes signataires de l’Accord rejettent la nouvelle constitution et demandent le renouvellement du mandat de la MINUSMA</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-les-groupes-signataires-de-laccord-rejettent-la-nouvelle-constitution-et-demandent-le-renouvellement-du-mandat-de-la-minusma-3026752.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-les-groupes-signataires-de-laccord-rejettent-la-nouvelle-constitution-et-demandent-le-renouvellement-du-mandat-de-la-minusma-3026752.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/02/CMA-KIDAL-MALI.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 23 Jun 2023 09:28:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans un communiqué publié le 21 juin 2023, les différents mouvements armés du Nord , regroupés au sein du Cadre stratégique permanent pour la paix, la sécurité et le développement( CSP-PSD), ont réitéré leur rejet du texte de la nouvelle constitution et demandé le renouvellement du mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée pour la stabilisation au Mali (Minusma).</strong>

Selon le CSP-PSD, qui regroupe les mouvements signataires de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger (la CMA et la plateforme des mouvements du 14 juin 2014 ) et une partie des mouvements de l’inclusivité, dans les zones qu’il contrôle, particulièrement la région de Kidal et la quasi-totalité des localités ( communes et cercles) des régions Nord du Mali, aucun vote ne s’est deroulé le 11 ni le 18 juin, à l’exception des chefs lieu des régions et des cercles des régions de la région de Gao, de Tombouctou et Ménaka « où les urnes ont été bourrées sans retenue. » « Vu les irrégularités qui ont entaché tout le processus de cette constitution qui n’est ni inclusive ni consensuelle, le CSP-PSD ne saurait reconnaître le texte », lit-on dans le communiqué du CSP-PSD qui rappelle qu’il avait fait « toutes les concessions pertinentes en demandant un compromis entre les parties signataires avant la tenue du référendum du 18 juin ».

Concernant le retrait sans délai de la Minusma demandé par les autorités maliennes, le CSP-PSD s’est dit « consterné » et « met en garde contre les conséquences directes sur les populations déjà fragilisées par le terrorisme et le sous-développement ». « Le CSP-PSD est convaincu que le retrait de la Minusma sera un coup fatal porté délibérément contre l'Accord pour la paix, dont la mise en œuvre est poussive depuis sa signature et dont le gouvernement malien porte l'entière responsabilité », selon le CSP-PSD.

« Le départ de la Minusma sans autre alternative crédible constituerait une menace pour la sécurité du Mali et toute la région. En conséquence, le CSP-PSD demande le renouvellement de son mandat », détaille, dans son document, le CSP-PSD.

<strong>M.K. Diakité</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Référendum 18 juin :  Le collectif de intégrateur des Immochagues et alliés de Tombouctou  appellent à voter « Oui »</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/referendum-18-juin-le-collectif-de-integrateur-des-immochagues-et-allies-de-tombouctou-appellent-a-voter-oui-3025799.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/referendum-18-juin-le-collectif-de-integrateur-des-immochagues-et-allies-de-tombouctou-appellent-a-voter-oui-3025799.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/06/Immochagues-allies.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 15 Jun 2023 08:43:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Les  soutiens  du projet de nouvelle constitution se multiplient.  Outre l’appel des nombreux partis politiques,  les  légitimités traditionnelles et  le collectif intégrateur des Immochagues et alliés de la région de Tombouctou  ont appelé  au terme  d’une réunion leurs communautés à voter massivement en faveur du référendum Constitutionnel du 18 juin. Cette réunion  qui a appelé les légitimités traditionnelles et alliés de la région de Tombouctou à voter oui  était présidée par le président des deux entités,  Alhady Ag Rhima. Selon le président du collectif, c’est la première fois que  leurs deux organisations  apportent leur soutien à la Coordination Nationale  en faveur  du  «Oui ».  Fait  inédit pour ce haut responsables des  communautés  de la région de Tombouctou qui estime que  c’est la toute première fois qu’au Mali , il y ait une campagne référendaire. Il a loué le rôle des autorités de transition  qui  ont initié   ce projet de nouvelle  constitution au Mali et ont également mené  campagne  de vulgarisation auprès des forces vives de la nation. S’y ajoute à la traduction du texte  dans les langues nationales du Mali afin de permettre à toutes les communautés du Mali de comprendre  le fonds  du projet de texte de la nouvelle loi fondamentale.

La campagne pour le référendum Constitutionnel a démarré depuis le 2 juin dernier.   Les  militaires  et les forces de sécurité  ont déjà  voté  par anticipation. Le  dimanche 18 juin prochain,  les autres  maliens  vont s’exprimer  dans les urnes en faveur du oui ou non.  En attendant, la campagne bat son plein.

<strong> Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Référendum et accord :  La Méditation revient bredouille de Kidal</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/referendum-et-accord-la-meditation-revient-bredouille-de-kidal-3024546.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/referendum-et-accord-la-meditation-revient-bredouille-de-kidal-3024546.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/10/CMA.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 06 Jun 2023 07:56:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[À moins de deux semaines du rendez-vous référendaire, les efforts déployés pour son organisation pourrait être annihilés et sa validité en passe d’être compromis par la difficulté d’obtenir un compromis avec les ténors de Kidal. En tout cas, toutes les tentatives continuent de se heurter au refus catégorique des mouvements armés de lâcher prise sur la mise en œuvre de l’Accord pour la paix dont ils ne voient aucune trace dans le projet de nouvelle constitution. Dernière tentative de sortie de crise : la Médiation internationale, garante et partie prenante de l’APR, s’est massivement transportée hier dimanche à Kidal où les mouvements convergent depuis quelques jours. Elle y était à travers toute une pléiade d’ambassadeurs dont les représentants de l’Algérie, du Burkina Faso, de la CEDEAO, de l’Union européenne, de la Russie, etc. On y dénombre, selon nos sources, pas moins d’une dizaine de diplomates déployés dans le but de décoincer le processus du dialogue et de rapprocher les positions des principaux signataires de l’Accord. Mais, il nous revient de sources concordantes que les émissaires de la Médiation internationale sont revenus bredouilles parce qu’en face se trouvaient des interlocuteurs déterminés à ne rien lâcher comme par le passé. Les représentants des mouvements constitutifs du CSP, de la CMA ainsi que des tendances de la Plate-forme estiment qu’il n’est plus question de multiplier les concessions au détriment d’une application de l’APR qu’ils voudraient intégrale. Et d’ironiser, selon nos sources, en soutenant que la médiation était plutôt attendue pour le requiem de l’APR au lieu de chercher à le ressusciter, tout en rappelant au passage que c’est au nom du référendum et de diverses autres consultations que la mise en œuvre de l’Accord a été constamment ajournée.  C’est dire que ni le passage de la Médiation, ni la récente visite de courtoisie du ministre en charge de l’Accord n’auront contribué à déblayer le terrain dans le sens d’un apaisement avant la consultation référendaire - dont la validité constitutionnelle dépend d’un déroulement du scrutin dans l’une des deux circonscriptions maliennes où les préparatifs référendaires achoppent toujours sur l’installation des démembrements de l’AIGE, entre autres.

Notons que sur la question, une certaine ONG autonomiste, affiliée au MNLA, a déjà donné de la voix par une menace de sabotage du scrutin avec la teneur suivante :  «L'Association Kal Akal apprend que le gouverneur du Mali à Kidal aurait reçu des urnes pour organiser le referendum et serait dans une manœuvre visant à piétiner la volonté populaire sachant bien que nous rejetons ce projet satanique de constitution. Au nom de l'Association Kal, si cette information venait à être confirmée, nous le mettons en garde de s'abstenir de toute idée de referendum dans la région de Kidal au risque d'en assumer seul les frais, tant que la CMA et le gouvernement malien n'ont pas trouvé une issue autour du projet de constitution».

Nos sources confient par ailleurs que l’épisode a interrompu sans freiner un conclave de mouvements armés que la capitale des Ifoghas abrite depuis quelques jours et qui pourrait se conclure par des décisions plus édifiantes sur leurs intentions.

&nbsp;

<strong>A KEÏTA </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nord du Mali : Tout sur la conquête de Kidal par Gamou</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/nord-du-mali-tout-sur-la-conquete-de-kidal-par-gamou-3-3024295.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/nord-du-mali-tout-sur-la-conquete-de-kidal-par-gamou-3-3024295.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/10/Gamou-nord.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 05 Jun 2023 01:45:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le 02 février dernier, une colonne d’environ cinquante véhicules fait son entrée dans la ville de Kidal. A bord, une centaine de combattants et de populations civiles du Gatia (Groupe d’autodéfense touareg Imghad et alliés). Pas de coups de feu, pas de panique au sein des populations. C’est justement l’énigme qui surprit plus d’un quand la nouvelle fut propagée par les médias. Chacun y allait de ses hypothèses. Plus surprenant encore: les deux groupes armés (CMA-Gatia) s’asseyent autour d’une « table », parlementent et conviennent d’un accord sur la gestion de la ville de Kidal. Loin de Bamako. Au grand dam de l’Etat, absent et dont le retour à Kidal ne semble pas être pour demain. L’entrée du Gatia à Kidal est-elle improvisée ou forcée ? Quelles en ont été les différentes péripéties ? Quelles en sont les implications ? Et les conséquences ? Tout sur la conquête de Kidal par Gamou, de la guerre d’Anéfis à la journée historique du 02 février !</strong>

Lorsque, tôt le matin du mardi 2 février 2016, une chaîne de radio étrangère relaye l’information qu’une colonne de plus de 50 véhicules, avec à bord des centaines de combattants du Gatia, est entrée dans la ville de Kidal, cela suscite aussitôt un grand espoir de nationalisme chez bon nombre de Maliens. Pour eux, Kidal revient, enfin, dans le giron malien depuis la malencontreuse visite de l’ancien Premier ministre Moussa Mara le 17 mai 2014.

Mais, ce sentiment de patriotisme fut de courte durée quand certaines confidences sont révélées par de la presse étrangère. A l’image de cette déclaration de Azaz Ag Loudag Dag, un porte-parole du Gatia: « <em>ce déploiement d’une centaine de véhicules</em> et d’<em>environ un millier de personnes </em>s’est fait avec <em>le consentement de nos frères de la CMA »</em>. Ou encore de celle du député Hamada Ag Bibi, un membre de la CMA: <em>« </em><em>C’est vraiment la paix qui est en marche. Nos frères de la Plateforme sont avant tout des parents. Ils sont venus à Kidal avec bien sûr notre feu vert, même si leur entrée a un peu fait peur à certains</em><em>». </em>

<em>C’est dire que l’entrée du Gatia à Kidal n’était pas aussi fortuite qu’on le pense. L’idée remonte au lendemain des heures chaudes de la guerre d’Anéfis. Qu’en est-il ?</em>

<strong>La guerre avant l’Accord</strong>

Après avoir annexé les localités de Tabankort et de Ménaka, la Plateforme, à travers son bras armé, le Gatia met le cap sur Anéfis, ville, située à une centaine de kilomètres de Kidal, carrefour stratégique pour le contrôle des routes de trafics (tabac, drogue, armes, otages, etc.). Mais, les rebelles touaregs et arabes de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) ne l’entendent pas de cette oreille et organise la défense de ce gros village. De violents combats éclatent entre les deux groupes armés du 15 au 17 août. Finalement, le Gatia réussit à chasser les rebelles. Le bilan est lourd de part et d’autre, mais fondamentalement du côté de la CMA qui enregistre 12 combattants tués; 2 chefs faits prisonniers et 4 véhicules saisis.

Sous la pression de la communauté internationale et de la CMA, qui crient tous à la violation de l’Accord de paix signé en mai-juin 2015, le président IBK demande à la Plateforme de quitter Anéfis. Le 17 septembre, les combattants de la Plateforme se retirent d’Anéfis.

Coup de théâtre ! Aussitôt après le retrait de la Plateforme, les éléments de la CMA retournent dans la localité dès le lendemain, 18 septembre, alors qu’il était convenu que chaque partie reste sur ses positions d’avant l’occupation d’Anéfis par l’une et l’autre.

Choqué, le gouvernement réagit le même jour à travers un communiqué dans lequel il s’indigne de ce comportement des éléments armés de la CMA. Le retrait de la Plateforme ayant été demandé sans conditions par le président du Mali et par la médiation internationale, le gouvernement « <em>condamner avec fermeté l'occupation à nouveau d'Anéfis par les éléments armés de la CMA, qui constitue une grave violation de l'accord et est de nature à compromettre les chances de succès de la politique d'apaisement à laquelle demeurent attachés le gouvernement et l'ensemble de la médiation internationale</em> ».

Pour sa part, la CMA estime que ce retour est normal puisque « <em>la communauté internationale avait appelé à un retour des positions qui prévalaient le 20 juin</em> ». Non, riposte le ministre en charge de la Reconstruction du Nord, Hamadoun Konaté pense que « <em>la communauté internationale ne peut pas voir d'un bon œil le retour de la CMA à Anéfis. Elle a demandé que chacun reste dans ses positions. Mais elle n'a pas demandé que celui qui est chassé d'une position revienne l'occuper </em>».
Même la Minusma avait déploré « <em>le retour non concerté de la Coordination des Mouvements de l'Azawad dans la localité d'Anéfis</em> » au moment où la Mission onusienne, le gouvernement et la médiation internationale étaient en train d'entreprendre des efforts d'apaisement de la situation afin de remettre le processus de paix sur la bonne voie.

<strong>Les consultations d’Anéfis</strong>

C’est sur ces entrefaites que, courant le même mois septembre 2015, le gouvernement malien dépêche à Anefis une mission conduite par le ministre Hamadoun Konaté. Objectif de la mission ? Initier une démarche malienne entre les communautés les plus influentes.

Le gouvernement a laissé les communautés discuter entre elles-mêmes et en combinaison complète sur tous les problèmes qui subsistent entre elles. C’est ainsi que des discutions se sont déroulés, par exemple, entre Iforas-Imghad, Arabes-Idnan, Arabes-Arabes, Ifoghas-Idnan, Arabes-Daoussak, Imghad-Arabes, Daoussak-Imghad.

Les rencontres entre le Gatia, la Plateforme et la CMA se déroulent du 4 au 14 octobre 2015. Elles aboutissent à la convention d’un « pacte d’honneur » de cessez-le-feu et de paix.

Grosso-modo, les belligérants ont convenu de la libre circulation des personnes et des biens dans les zones contrôlées par les différents groupes armés; du cessez-le-feu entre les parties; des arrangements sécuritaires  et des missions conjointes de sensibilisation sur le terrain; d’œuvrer ensemble au développement et bien-être des populations du nord; d’œuvrer à l’application des accords d’Alger et de régler à part les points non prévus dans ces accords d’Alger; et du partage des responsabilités politico-militaires en attendant l’effectivité des accords d’Alger.

Mais, un fait important à noter : le processus final devrait se conclure par une grande rencontre qui était prévue à Kidal le 11 janvier 2016. Cette rencontre devrait se tenir en présence du gouvernement, de la Minusma, de Barkhane et du chef de file de la médiation internationale. La rencontre a été reportée au 15 janvier, puis au 30 janvier… La raison de ces multiples reports ? La Cma a toujours joué au dilatoire. Depuis  5 mois, elle n’a jamais voulu que cette rencontre de Kidal ait lieu. Pour la simple raison que la Cma est toujours restée dans sa logique indépendantiste, et n’a jamais expliqué clairement  les choses à sa base à Kidal. Dans ce dossier, les rebelles de Kidal jouent avec tout le monde : l’Etat, la Minusma, les populations et les djihadistes.

<strong> </strong><strong>Pourquoi l’entrée à Kidal ?</strong>

Face à ces reports  et surtout, au jeu de la Cma, la Plateforme, plus précisément sa branche constituée des membres Gatia dont 80% des effectifs sont natifs de Kidal, a décidé d’entrer à Kidal, après le dernier report. Beaucoup de combattants de la Plateforme ont estimé qu’ils ne peuvent plus attendre, dans la mesure où leurs parents sont l’objet d’exactions et d’expropriations depuis des années.

Alors, la Plateforme envoie une délégation à la Cma, le 29 janvier 2016 pour l’informer de sa décision d’entrée pacifiquement à Kidal avec un convoi composé de civils et de combattants. Mais, la précision a été donnée à tout le monde que cette entrée se fera de manière pacifique.

L’entrée fut fixée au 1<sup>er</sup> février 2016, conformément à un accord de principe de la Cma. Mais au même moment, les gens de la Cma avaient enclenché une campagne d’intoxication en direction de la population, de l’Etat et de la Minusma

La Cma dira au gouvernement que le Gatia veut attaquer ses positions et annexer Kidal.

A ses combattants, à la Minusma et aux forces françaises, elle invoquera que l’armée et Gamou veulent les attaquer.

Pour  l’entrée à Kidal, finalement effective le 02 février, la Plateforme a pris soin de mettre des civils au-devant de son convoi. Aussi, toutes les armes avaient été soigneusement enveloppées. La colonne  n’était pas en position de combat. Mais la ville était en alerte, les combattants du Gatia étaient stationnés à Takalot, à 40 km au sud-est de Kidal.

La Minusma a passé la nuit à patrouiller dans la zone et a même parachuté des soldats  pour  constater la progression du convoi.

Après l’entrée des combattants du Gatia dans la ville de Kidal, la Cma met en place une autre stratégie, en diffusant un communiqué sur la  violation de l’accord.

Dans l’après-midi du 02 février, la  tension retombe. Les deux parties (Cma et Gatia) tiennent une réunion et publient un communiqué dans lequel elles informent de la mise en place d’un comité de gestion de la ville.

La Plateforme a eu des places au sein de ce comité de gestion de Kidal. Plus exactement, dans chaque sous-commission, le Gatia a trois représentants. « <em>On est chez nous, au Mali. Et il n’y a qu’un seul Mali </em>», disent les responsables du gatia.

Conclusion : Kidal est dorénavant gérée par les rebelles de la CMA et les membres du Gatia, revenus, en réalité, chez eux. Tout (ce complot qui ne dit pas son nom) se fait en l’absence de l’Etat ; donc sur le dos de l’Etat (et contre l’Etat ?). Le comble, c’est que le retour de l’Etat à Kidal ne semble pas être pour demain.

<strong>CH Sylla</strong>

<strong>(L'Aube 776 du lundi 23 février 2016)  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Troisième congrès du conseil suprême de la communauté Idnane et alliés  Les participants réaffirment leur attachement à l’APR</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/troisieme-congres-du-conseil-supreme-de-la-communaute-idnane-et-allies-les-participants-reaffirment-leur-attachement-a-lapr-3023763.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/troisieme-congres-du-conseil-supreme-de-la-communaute-idnane-et-allies-les-participants-reaffirment-leur-attachement-a-lapr-3023763.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="97541" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 01 Jun 2023 01:10:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Inabag (Timtaghène/région de Kidal) a abrité le 3e congrès du Conseil suprême de la communauté Idnane et alliés du 22 au 24 mai 2023. La cérémonie d’ouverture a été présidée par Mohamed Ag Najim, président du bureau exécutif dudit conseil. La rencontre a réaffirmé l’attachement de la communauté et des alliés à l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale au Mali (APR).</strong>

Le 3e congrès du Conseil suprême de la communauté Idnane et alliés a eu lieu à Inabag (Timtaghène/région de Kidal) du 22 au 24 mai 2023. La rencontre a enregistré la présence des délégations venues des différentes localités du Mali (Anefif, Intachdayt, kadawatan, Abeïbara, Intechaq, Tahtist, Ichorad…), d’Algérie (Tamanrasset, Borj, Regane, Adrar, Selet, Ilezi, Inamenas, Timeyawe), du Niger et de la Libye (Oubary). Les travaux du congrès se sont déroulés en trois ateliers réunissant respectivement les chefs de fractions et de tribus, leurs conseillers, les cadres et les personnes ressources, les coordinations des femmes et celles des jeunes.

La synthèse des ateliers a abouti aux résolutions et recommandations. Le 3e congrès du conseil suprême des Idnanes et alliés a ainsi réaffirmé l’adhésion entière de la communauté Idnane à l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali (APR) issu du processus d’Alger. Il a aussi exprimé la disponibilité de la communauté Idnane à participer à son application à travers les mécanismes définis d’accord partie entre l’Etat et les mouvements signataires sous l’égide de la médiation internationale présidée par l’Algérie…

Ce 3e congrès a également recommandé aux chefs de fractions de développer et d’entretenir des alliances avec toutes les autres fractions partageant les mêmes objectifs de paix, de solidarité et de défense des intérêts communs. Le congrès a recommandé, entre autres, la mise en place diligente d’une commission de conciliation et de bons offices dans les meilleurs délais afin qu’elle s'attèle à la résolution des incompréhensions intracommunautaires.

Les participants ont autorisé la création de nouvelles tribus et fractions au sein de la communauté. Ils ont également procédé à la création de 3 nouvelles tribus au sein de la communauté et à l’intronisation de leurs chefs. A noter que les chefs de fractions Idnane de la région de Kidal ont déclaré quitter le Conseil de l’Adagh.

Après le discours bilan du président du conseil, le Bureau exécutif a démissionné et une commission d’investiture a été mise en place sous la présidence de Magdi Ag Bohad. Le congrès a réélu M. Mohamed Ag Najim en qualité de président du Conseil suprême des Idnanes et Alliés.

<strong>Hachi Cissé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation : Huit ans après</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/signature-de-laccord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-huit-ans-apres-3021808.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/signature-de-laccord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-huit-ans-apres-3021808.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/05/WAGUE-CMA-.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 15 May 2023 10:31:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le gouvernement, partie signataire de l’Accord, est à pied d’œuvre pour sa relance. D’où la visite effectuée vendredi à Kidal par le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la paix et la Réconciliation nationale, le colonel-major Ismaël Wagué

Malgré les difficultés liées à la décision de la CMA et de la Plateforme de suspendre leur participation aux mécanismes de suivi, le gouvernement poursuit son engagement dans la mise en œuvre de l’Accord avec les mouvements de l’inclusivité, également signataires, en attendant que les autres les rejoignent dans le processus de paix.

Dans son mémorandum sur le dernier rapport trimestriel du secrétaire général des Nations unies sur la situation au Mali, couvrant la période de janvier à mars, le gouvernement a fait le point du processus en cours. Il s’agit, entre autres, de l’adoption le 29 mars dernier, de deux projets de décret pour un meilleur fonctionnement des structures essentielles au mécanisme de suivi à savoir la Commission nationale de désarmement-démobilisation-réinsertion (DDR) et la Commission nationale d’intégration. L’engagement du gouvernement s’est aussi traduit par la poursuite des travaux entre la Commission nationale DDR et la Minusma qui a notamment permis l’identification et le cantonnement de 900 femmes associées aux groupes armés dans les Régions de Gao, Kidal, Ménaka et Tombouctou.

En dépit du retard accusé dans le processus DDR et le plan d’action 2022-2024, à ce jour, 2.750 ex-combattants ont été intégrés au sein des Forces de défense et de sécurité nationales. Parallèlement, l’opérationnalisation du Fonds pour le développement durable (FDD) s’est poursuivie par l’allocation de ressources budgétaires spécifiquement dédiées au développement des régions du Nord.

Par ailleurs, les textes de création et d’organisation de la structure de gestion des réparations en faveur des victimes ont été adoptés suite au dépôt du rapport final fin 2022 de la Commission vérité, justice et réconciliation (CVJR). Ceux relatifs au Centre pour la promotion de la paix et de l’unité sont dans le circuit d’adoption. L’opérationnalisation du Mécanisme opérationnel de coordination (Moc), la mise en place de projets structurants pour l’insertion des ex-combattants, la création de la Commission vérité, justice et réconciliation, la création du Bataillon des forces armées reconstituées (Baftar) sont, entre autres, des avancées enregistrées dans la mise en œuvre de l’Accord.

<strong>VIOLATIONS RÉPÉTÉES DE L’ACCORD</strong>- À contre-courant de ces efforts, le gouvernement déplore des violations du document par certains mouvements signataires. Mieux, il a saisi la médiation internationale par lettre officielle en date du 24 février 2023, adressée à l’Algérie, en sa qualité de chef de file. Dans sa lettre adressée au chef de la diplomatie algérienne, le ministre en charge de l’Accord, le colonel-major Ismaël Wagué a rappelé l’engagement du gouvernement pour le processus de paix depuis la signature du document.
À cet égard, il a déployé de nombreux efforts pour sa mise en œuvre, convaincu qu’il demeure le cadre de référence pour une paix et une stabilité durables au Mali. Pour le ministre Wagué, cet engagement s’est aussi traduit à travers l’implication des mouvements signataires dans la désignation du président de la Transition, la nomination de leurs responsables au sein du gouvernement et au Conseil national de Transition (CNT). Mais également leur consultation et association à toutes les étapes majeures de la vie de la nation notamment les concertations nationales, les Assises nationalesde la refondation, la rédaction du projet de Constitution et sa finalisation.

Malgré ces efforts, déplore le colonel-major Ismaël Wagué, certains mouvements précisément ceux de la CMA n’ont cessé de violer l’Accord. Les cas les plus récents qu’il a cités sont l’installation d’états-majors par certains groupes armés dans le Gourma en 2020-2021, la réouverture des postes de sécurité dans les zones de Kidal, Gao, Ménaka et Tombouctou, la délivrance illégale d’autorisations de déplacement sur les sites d’orpaillage, l’installation et la mise en place de dispositifs de sécurisation sur les sites d’orpaillage illégaux de N’Tahaka (Sud de Gao) et au nord de Kidal, les actions entravant le fonctionnement optimal des bataillons des Forces armées reconstituées (Baftar).

Par ailleurs, le gouvernement reproche à ces mouvements, la conduite de patrouilles à Tartit par des entités non reconnues (CSP-PSD) sans concertation ni accord du gouvernement à Kidal, Ménaka, Gao, Tombouctou et Taoudéni, l’opérationnalisation d’un tribunal islamique à Kidal et qui a déjà délibéré sur le cas de deux éléments du Baftar de Kidal, la collusion de plus en plus manifeste avec les groupes terroristes en violation des résolutions du Conseil de sécurité de l’Onu notamment celles du 25 avril 2013 et du 29 juin 2015 qui exigent de tous les groupes armés présents au Mali, qu’ils rompent tous les liens avec des organisations terroristes.

Dans sa lettre, le ministre Wagué a dénoncé l’attitude de la médiation internationale face à ces cas flagrants de violations de l’Accord car ils n’ont donné lieu à aucune condamnation de cette dernière. Et les auteurs n’ont jamais été rappelés à l’ordre. Ce qui, pour lui, jette un discrédit sur la médiation internationale. Il soutient également que les structures chargées d’accompagner la mise en œuvre de l’Accord notamment la Minusma, l’Observatoire indépendant et le groupe d’experts indépendants pour les sanctions concernant le Mali n’ont jamais comblé les attentes.

« … L’inaction du premier, le silence du deuxième sur les violations effectuées par certains mouvements ainsi que la propension du troisième à outrepasser son mandat posent la question de la pertinence de ces structures», a fait remarquer Ismaël Wagué. D’après lui, dans le cadre de la refondation du Mali, le respect de sa souveraineté, de ses choix stratégiques et de partenaires, la prise en compte des intérêts vitaux du peuple malien sont les principes qui servent de boussole. Par conséquent, il prévient que le gouvernement mettra tout en œuvre pour atteindre ces objectifs « quels qu’en soient le prix et la forme », tout en respectant strictement les droits de l’Homme jusqu’à l’éradication du dernier terroriste ainsi que la sécurisation complète du Mali.

RELANCER LE PROCESSUS- Quelques jours plus tard, les mouvements armés ont persisté dans leurs actes de violation de l’Accord en organisant des manifestations séparatistes à Kidal. En pleins préparatifs, deux avions de chasse de l’Armée malienne auraient survolé le mercredi 5 avril à basse altitude, les localités de Ber, Amassine, Anafis et Kidal. En réaction, la CMA a dénoncé un acte de «provocation» qu’elle qualifie aussi de «violation patente du cessez-le-feu du 23 mai 2014 et une provocation grave opérée sous les yeux de la communauté internationale garante des arrangements sécuritaires et de l’Accord pour la paix».

Face à cette situation, la médiation internationale est sortie de son silence en publiant le vendredi 7 avril, un communiqué où elle dit que conformément à l’engagement pris lors de sa réunion du 13 mars, elle a présenté aux parties signataires des propositions concrètes visant à relancer la mise en œuvre de l’Accord. Elle dit observer avec inquiétude le regain actuel de tension entre les parties signataires. Avant de lancer un appel pressant aux parties pour qu’elles s’abstiennent de propos et d’actions susceptibles de compromettre les efforts consentis en vue du parachèvement du processus de paix.

Une fois de plus, pour prouver son engagement pour la paix, le gouvernement vient de tendre la main aux mouvements signataires. Pour la relance du processus de paix, le ministre en charge de l’Accord s’est rendu à Kidal le vendredi dernier pour rencontrer les représentants des mouvements. «…Quelles que soient les difficultés que nous traversons, nous sommes conscients que nous sommes ensemble, que nous devons nous donner la main pour aller vers la paix, le développement, la sécurité au bénéfice de nos populations», a déclaré le colonel-major Ismaël Wagué à l’issue de la rencontre. «Aujourd’hui, plus que jamais, il est important qu’on se retrouve pour lutter efficacement contre l’ennemi à savoir le terrorisme et l’insécurité », a-t-il ajouté.

<strong>Dieudonné DIAMA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali: le ministre de la Réconciliation se déplace à Kidal, bastion de l’ex&#45;rébellion, pour relancer le processus de paix</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-le-ministre-de-la-reconciliation-se-deplace-a-kidal-bastion-de-lex-rebellion-pour-relancer-le-processus-de-paix-3021615.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-le-ministre-de-la-reconciliation-se-deplace-a-kidal-bastion-de-lex-rebellion-pour-relancer-le-processus-de-paix-3021615.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/05/ISMAEL-WAGUE-CMA.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 13 May 2023 18:54:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>- Le colonel-major Ismaël Wagué est arrivée vendredi 12 mai à Kidal, à la tête d’une délégation gouvernementale pour rencontrer les représentants des mouvements armés signataires de l’Accord de paix issu du processus d’Alger</strong>

Une délégation gouvernementale conduite par le ministre malien de la Réconciliation, le colonel-major Ismaël Wagué, est arrivée, vendredi 12 mai, à Kidal, bastion de l’ex-rébellion dans le nord du Mali, pour y rencontrer les représentants des mouvements armés signataires de l’Accord de paix issu du processus Alger, regroupés autour de la plateforme du « Cadre stratégique permanent pour la paix, la sécurité et le développement », afin de relancer le processus de paix, bloqué depuis plusieurs mois, a rapporté, samedi, l’agence de presse africaine APANEWS.

Le déplacement d’Ismaël Wagué à Kidal vise à renouer le contact avec les parties signataires de l’Accord de paix de 2015 et à baliser le terrain vers la tenue du référendum du 18 juin prochain dans toutes les régions du Mali, y compris celles tombées sous la coupe des ex-rebelles, souligne la même source.

C’est la toute première fois que les parties signataires de l’Accord se rencontrent pour discuter du processus de paix après plusieurs mois de rupture du dialogue.

« Je me retrouve ici aujourd’hui en visite de courtoisie à Kidal où je viens rendre visite à Alghabass Ag Intalla et à tous les représentants des mouvements signataires de l’Accord avec nous », a déclaré le ministre à l’Antenne régionale de l’ORTM (Office de radiodiffusion télévision nationale du Mali, ndlr).

Et Ismaël Wagué d’insister lors d'une courte visite aux militaires maliens présents à Kidal : « Votre présence est justifiée par l’Accord, le fait que l’Accord soit mis en place, c’est ça qui vous a permis d’être là (…) vous avez une mission régalienne, nous espérons que la mission puisse se faire en coordination avec les autorités de Kidal » .

« L’accord est extrêmement important. Le gouvernement du Mali est dans l’Accord et il fera tout pour, que dans le cadre de l’Accord, vous pouvez vous épanouir et qu’on puisse atteindre nos objectifs d’ensemble. C’est un symbole fort que je sois là aujourd’hui pour vous montrer que quel que soit les difficultés que nous traversons, nous sommes conscients que nous devons être ensemble, que nous devons nous donner la main pour qu’on puisse aller vers la paix, le développement, la sécurité au bénéfice de nos populations. Aujourd’hui plus que jamais, il est important qu’on puisse lutter efficacement contre l’ennemi, à savoir : le terrorisme et l’insécurité », a-t-il souligné.

La dernière réunion du Comité de suivi de l’Accord regroupant toutes les parties remonte au mois de novembre dernier lors de la 47e session du genre qui a été écourtée en l’absence du ministre Wagué représenté par le secrétaire général de son département, rappelle APANEWS.

En décembre 2022, les mouvements armés avaient décidé de suspendre leur participation à tous les mécanismes de mise en œuvre de l’Accord.

Pour lever cette suspension, les mouvements armés ont exigé la tenue d’ « une réunion d’urgence » sur un « terrain neutre » avec une médiation internationale pour évaluer la mise en œuvre de l’Accord huit ans après sa signature.

Les autorités de Bamako ont réagi en bloquant depuis le début de l’année le versement des indemnités aux représentants des mouvements armés dans tous les organes de mise en œuvre de l’Accord.

Les mouvements armés avaient également refusé de participer à la commission en charge de la rédaction du projet de nouvelle Constitution. Même après sa validation par le président de la République, ils n’ont pas reconnu ledit projet arguant que leurs demandes n’ont pas été prises en compte par ledit document. C’est dans ce contexte politique que le gouvernement a annoncé récemment la tenue d’un référendum le 18 juin prochain, initialement prévu le 19 mars dernier.

APANEWS explique que c’est dans le but d’amener les mouvements armés à participer à cette échéance notamment dans les localités sous leur contrôle que le gouvernement a repris langue avec eux. D’où la tenue de cette rencontre à Kidal.

La médiation internationale menée par l’Algérie, multiplie les initiatives dans le but de relancer le débat autour de la mise en œuvre de l’Accord d’Alger sans parvenir à une avancée tangible.

SOURCE: https://www.aa.com.tr/fr]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali: le colonel Ismaël Wagué  en visite à Kidal pour préparer le référendum constitutionnel</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-le-colonel-ismael-wague-en-visite-a-kidal-pour-preparer-le-referendum-constitutionnel-3021603.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-le-colonel-ismael-wague-en-visite-a-kidal-pour-preparer-le-referendum-constitutionnel-3021603.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/08/Ismael-Wague.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 13 May 2023 10:37:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le  ministre de la réconciliation en charge de la mise en mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation, le colonel Ismaël Wagué, était en visite, hier vendredi,  dans la ville de Kidal .  Selon plusieurs sources, l’objectif de cette visite visait  à  relancer le dialogue autour de la mise en œuvre de l’accord de paix issu du processus d’Alger en vue de la tenue prochaine du référendum Constitutionnel sur l’ensemble du territoire.</em></strong>

Une délégation du  gouvernement de transition était en visite  dans  la ville de Kidal, toujours sous  contrôle de la coordination des mouvements de l’Azawad, groupe signataire de l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. La délégation conduite par le  Colonel Ismaël Wagué a  rencontré  lors de ce déplacement  la chefferie de Kidal, la famille Intalla,  et les  responsables des mouvements armés signataires de l’Accord regroupés  au sein du Cadre Stratégique Permanent pour la Paix, la Sécurité et le Développement (CSP-PSD) afin de relancer le processus de paix. «  Le gouvernement de la transition  s’inscrit dans la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation », a rassuré le ministre de la réconciliation, qui visitait cette région pour la première fois depuis  la suspension  des pourparlers autour de l’accord de paix il y a plusieurs mois.

Cette région qui échappe au contrôle de l’Etat est très important pour la tenue du referendum constitutionnel. C’est pourquoi, nous indique une source, l’objectif de la visite de la délégation gouvernement vise à  briser la glace entre les parties signataires de l’Accord de paix de 2015 et le gouvernement  en vue de la reprise  des réunions  du Comité de Suivi de l’Accord. « J’étais venu en visite de courtoisie  chez Intalla », a également  commenté le ministre de  la réconciliation, le col Ismaël Wagué. La ville Kidal reste malgré la présence des groupes armés signataires de l’accord la chasse gardée  de la famille de Intalla.  Elle  exerce son autorité sur les hommes armés et le représentant de l’Etat. Un rapprochement  avec  les belligérants de Kidal  pourrait  favoriser la tenue du référendum du 18 juin prochain dans toutes les régions du pays.

Pour rappel, les mouvements de Kidal  ont brillé par leur absence  dans  la commission de finalisation de la rédaction du projet de nouvelle Constitution. Outre, ils  ont rejeté  la validation du projet de constitution par le président de la République,  le colonel Assimi Goïta, arguant  que  leurs préoccupations n’ont pas été prises en compte.  La non-participation des ex-rebelles de Kidal  à tout le processus d’élaboration de la nouvelle Constitution  est  une rupture du dialogue entre le gouvernement malien et les groupes armés signataires de l’accord.  Les réunions du Comité de Suivi de l’Accord regroupant  sont suspendues  depuis novembre  2022.

C’est dans ces circonstances que les mouvements armés  ont annoncé, précisément en décembre 2022,  la suspension de leur participation à tous les mécanismes de mise en œuvre de l’Accord. Ils avaient  conditionné, dans la foulée,  leur participation  à l’accord pour la paix à la tenue  d’une  « réunion  sur  un terrain neutre » avec la Médiation internationale. Ce,  avec comme objectif d’évaluer la mise en œuvre de l’Accord huit ans après sa signature. Depuis cette date, ils sont confrontés  à un niet catégorique  des autorités  qui, en représailles de cette décision, ont suspendu  les indemnités versées aux représentants des mouvements armés dans les différents organes de mise en œuvre de l’Accord.

<strong>Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Départ de la MINUSMA : Le niet de la société civile du septentrion aux manipulateurs de la foule</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/depart-de-la-minusma-le-niet-de-la-societe-civile-du-septentrion-aux-manipulateurs-de-la-foule-3020693.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/depart-de-la-minusma-le-niet-de-la-societe-civile-du-septentrion-aux-manipulateurs-de-la-foule-3020693.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/05/nord-du-Mali.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 04 May 2023 01:36:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le mouvement Yèrèwolo Débout a organisé un grand meeting vendredi dernier (28 avril 2023) au palais de la culture Amadou Hampâté Bâ pour exiger le départ de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA). Une exigence que ses responsables ont justifiée par le fait que la mission est au Mali depuis plusieurs années «<em>sans résultat positif dans le processus de la paix</em>».

«<em>La Minusma n'est plus crédible car sa présence institutionnalise et légalise la guerre</em>», a estimé Siriki Kouyaté, un porte-parole du mouvement Yèrèwolo. Quant à Jeamille Bittar, porte-parole du M5-Rfp, il a indiqué que la mission onusienne est «<em>venue pour nous aider et cette aide nous n'en voulons plus car elle n'est pas adaptée au besoin de la population</em>». Et de poursuivre, «<em>à travers le monde, les missions onusiennes ont montré leurs limites, notamment au Mali</em>».

Et pourtant, dans le septentrion, c’est un autre son de cloche. En effet, dans les régions du nord, des organisations de la société civile sont favorables au renouvellement du mandat de  la mission onusienne dans notre pays. Et elles leur ont manifesté leur soutien à Tombouctou et Gao le week-end dernier.

«<em>Ce n'est pas parce qu'un mouvement à Bamako veut le départ de la Minusma que nous allons le suivre</em>», a ainsi déclaré M. Yacouba Oumar, un responsable de la société civile de la Cité des Askia. Pour les organisateurs de la riposte à Gao, «<em>un retrait précipité de la Minusma risquerait d'entraîner des conséquences très profondes pour les communautés</em>». C’est pourquoi ils encouragent «<em>les autorités à poursuivre le dialogue avec les Nations unies pour un retour définitif de la paix</em>».

A travers un meeting, les populations de Tombouctou et Taoudénit, dans leur diversité, ont réaffirmé leur soutien au maintien de la Minusma au Mali et se sont désolidarisées de ceux qui demandent le départ de la mission onusienne à Bamako. A noter que, même si les populations continuent à faire plus que jamais preuve de résilience, la Cité des Askia ne s’est pas totalement remise (sur le plan socioéconomique) du retrait de l’Opération Barkhane !

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Reconquête de Kidal : l’Etat malien aux antipodes de la communauté internationale</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/reconquete-de-kidal-letat-malien-aux-antipodes-de-la-communaute-internationale-3020551.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/reconquete-de-kidal-letat-malien-aux-antipodes-de-la-communaute-internationale-3020551.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/05/retour-paix-militaires.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 03 May 2023 08:59:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[De virulentes menaces ou intimidations pour sonner le glas des espérances indépendantistes des mouvements armés du Nord-Mali. Voilà la première phase d’une reconquête territoriale que l’Etat Malien se retient d’opérer au moyen d’un bain de sang fratricide, tandis que dans le camp d’en face rien n’est fait pour éviter un tel scenario. La vérité c’est que l’ex-puissance coloniale et son acolyte de communauté internationale ont éreinté l’Etat Malien par leur ingérence, en ne lui laissant le choix que d’adopter sa posture actuelle, à savoir : une coopération militaire avec la Russie en lieu et place d’un partenariat léonin et perfide sans l’once de considération et de sincérité. Résultat : avec la coopération militaire Mali-Russie l’armée malienne semble à même de faire face avec les moyens du bord aux défis et insurmontables obstacles rencontrés dans le combat du terrorisme et sur le chemin de  son redéploiement sur l’ensemble du territoire y compris Kidal. En atteste le tournant du rapport de forces entre le gouvernement malien et le trio France-communauté internationale-CMA (coordination des mouvements de l’Azawad), avec notamment la réplique des FAMa à la traditionnelle célébration de l’indépendance de l’Azawad, le 6 avril dernier, par le survol à basse altitude de la ville de Kidal et de plusieurs autres localités.

En tout cas au regard du mépris affiché par la coalition des groupes indépendantistes ou autonomistes du Nord à l’endroit de l’accord pour la paix d’Alger et même du pouvoir à Bamako, avec la caution apparente de la communauté internationale, le gouvernement n’a d’autre alternative que de se mettre dans la dynamique de la déclaration plus réaliste que va-t-en-guerre du jeune secrétaire parlementaire du CNT, Amadou Albert Maiga, manifestement en phase avec les aspirations d’un peuple trop longtemps muselé et pris en otage par la problématique de Kidal.

&nbsp;

<strong> </strong>

<strong>Seydou Diakité</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : « la tribu Kel Ansar s’inscrit dans le cadre des réformes engagées par l’Etat », selon son amenokal, Abdoul Magid Ag Mohamed Ahmed dit Nasser</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-la-tribu-kel-ansar-sinscrit-dans-le-cadre-des-reformes-engagees-par-letat-selon-son-amenokal-abdoul-magid-ag-mohamed-ahmed-dit-nasser-3020526.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-la-tribu-kel-ansar-sinscrit-dans-le-cadre-des-reformes-engagees-par-letat-selon-son-amenokal-abdoul-magid-ag-mohamed-ahmed-dit-nasser-3020526.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/05/Kel-Ansar.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 03 May 2023 01:29:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le chef de la tribu kel Ansar a organisé, le samedi 15 avril, à son domicile une rupture de jeûne collective avec les hommes de médias. Occasion pour Abdoul Magid Ag Mohamed Ahmed dit Nasser de parler de la paix et de la cohésion sociale dans notre pays.</em></strong>

<em>« La tribu kel Ansar travail pour la paix.</em> », a tout de go déclaré son chef, Abdoul Magid Ag Mohamed Ahmed dit Nasser. La tribu, dit-il, a pour mission de consolider la paix pour l’intérêt de tous. A l’en croire, la tribu Kel Ansar travaille uniquement pour l’intérêt de la République pas pour ou contre quelqu’un. C’est dans ce cadre que la tribu Kel Ansar s’inscrit dans le cadre des réformes engagées par l’Etat, surtout la nouvelle Constitution. « <em>Nous sommes les premiers à soutenir cette nouvelle Constitution</em> », a l’inspecteur des Douanes et par ailleurs membre du Conseil national de la transition (CNT).

La tribu Kel Ansar qui n’a aucun agenda soutient la transition. L’amenokal dit le faire pour le Mali. Et Nasser veut que cela soit dit et entendu. « <em>Nous n’avons de relations avec d’aucun groupe dont l’agenda est de diviser le pays ou de semer la pagaille à l’intérieur du pays. Notre seul agenda est de ramener la tranquillité dans le pays</em> », a-t-il expliqué.  Ce qui est une façon pour lui de se démarquer des groupes irrédentistes, qui réclament la partition du Mali.

A la tête d’une délégation de la tribu, Nasser dit avoir sillonné tout le pays en 2015 pour faire passer le message de la paix, du vivre ensemble et de la réconciliation entre toutes les communautés du pays.  « <em>Parce que nous n’avons que le Mali. Si on le perd, on ne sait pas où aller</em>. <em>Nous n’avons que le Mali, le seul pays qui nous a tout donné</em> », soutient-il.

Concernant, l’organisation des élections, Nasser estime qu’il faut donner le temps à la transition pour bien l’organiser afin de ne pas tomber dans les erreurs du passé. « <em>Il faut réunir les conditions pour que l’élection se tienne</em> », a-t-il insisté tout en listant les réformes menées par l’Etat dans le cadre de l’organisation des scrutins.

Il faut rappeler que la tribu Kel Ansar est une grande tribu qui englobe un ensemble de fractions et de villages.

<strong>Abdrahamane SISSOKO/maliweb.net </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord d’Alger : L’impasse !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/zhang-jun-representant-de-la-chine-a-lonu-lobjectif-des-operations-antiterroristes-est-de-proteger-le-droit-des-civils-3019122.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/zhang-jun-representant-de-la-chine-a-lonu-lobjectif-des-operations-antiterroristes-est-de-proteger-le-droit-des-civils-3019122.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/01/accord-dalger-Comite-suivi.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 19 Apr 2023 01:59:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>L’accord de paix revient au-devant de l’actualité et fait toujours l’objet de multiples  interrogations à la fois sur son contenu  et  son application. Cet accord signé par IBK, sous la pression de la communauté internationale,  avait provoqué un tollé général chez les maliens. Et nombreux étaient nos compatriotes qui  avaient manifesté  dès le départ leur scepticisme sur son application.  L’histoire  leur donne raison ! L’accord  d’Alger est dans  une impasse totale.</strong>

<em>En réalité, l’état dans lequel se trouve cet accord (entre l’Etat et les mouvements armés de Kidal) n’a rien de surprenant, tant il s’est avéré, dès le début du processus avec des termes que tous les observateurs avertis savaient inapplicable.</em>

Ainsi, Sept ans après sa signature, l'accord d'Alger censé apporter la paix et la réconciliation au Mali piétine encore et se heurte à de gros désaccords. Il  est  mis en péril  par  une Coordination de mouvements armés (CMA) aux multiples facettes et un djihadisme en constante reconfiguration.

La signature de l’accord de paix avait elle-même été source de couacs et s’était faite en deux temps. D’abord, le 15 mai 2015, sous les auspices de la médiation internationale, entre le gouvernement malien et les groupes dits à l’époque « loyalistes». Puis, seulement un mois plus tard, avec la CMA qui regroupait les rebelles touaregs. Les hésitations, reports et autres bégaiements déplorés lors de la signature, laissaient déjà entrevoir des difficultés à venir. Aujourd’hui, le processus de paix, à force de lenteur, est en train de s’enliser. Ainsi l’illustrent les difficultés rencontrées pour installer des autorités intérimaires dans les régions de Gao, Kidal, Ménaka, Taoudenni et Tombouctou. Il s’agissait là, pourtant, d’un des premiers maillons de la chaîne forgée par l’accord d’Alger qui, outre l’arrêt des hostilités, redessine le cadre institutionnel au profit d’une plus grande décentralisation et dresse une longue liste de projets de développement destinés aux régions du Nord du Mali. Ces pouvoirs locaux auraient dû être mis en place dans les trois mois suivant la signature de l’accord. La réalité fut toute autre. Ils ont été installés dans la douleur et les affrontements. Au départ, certains observateurs avaient analysé que ce couac relève d’un problème de l’inadaptation de certaines dispositions de l’Accord aux textes fondamentaux de la République. Ces analystes avaient même prôné une remise à plat de l’accord en relevant les points d’imperfection et leur adaptation à la Constitution.

Aujourd’hui encore, ces autorités intérimaires n’existent que de nom. Elles ne fonctionnent guère.

Au même moment, le Mécanisme opérationnel de coordination (MOC), qui doit mettre en commun toutes les forces, piétine. Si les éléments des groupes armés ont été rassemblés à Gao, ce Mécanisme rencontre d’énormes difficultés pour son démarrage. Et les patrouilles mixtes n’ont jamais été effectives .Et pour cause des problèmes logistiques ont compromis ce volet  très important de l’accord.  En plus  bien  d’autres  désaccords entre le gouvernement et la CMA ont bloqué le démarrage des patrouilles mixtes. Autre obstacle : les groupes signataires réclameraient  un statut de soldat pour les éléments des patrouilles mixtes. Une exigence qui avait été jugée inacceptable  par les Autorités maliennes. Un point qui n’est pas encore réglé entre les parties et qui pourrait encore retarder les missions du MOC.

<strong>L’Accord de paix prévoit également le désarmement, la démobilisation et la réintégration (DDR) des combattants ex-rebelles, afin de pacifier le Mali. </strong>Si le gouvernement a approuvé les décrets permettant le cantonnement des combattants, puis le lancement du processus DDR,  la mission de l’ONU au Mali a construit des infrastructures destinées à accueillir les combattants. Cependant les conditions d’intégration des ex combattants  dans  l’armée  n’ont pas été  fixées.

<strong>Que dire de la mise en œuvre des autres dispositions ?</strong>  Pas grand-chose. Leur application impose un changement de Constitution. A cet effet, dans le chapitre 1 du document (article 3), il est souligné que l’Etat prendra les dispositions requises pour l’adoption des mesures réglementaires, législatives voire constitutionnelles nécessaires. Dans le titre II (chapitre 3 article 6) le Mali doit mettre en place une architecture  institutionnelle. Il doit même diligenter la mise en place d’un sénat. Et sur le plan politique, les responsables des régions, les présidents et parlementaires seront élus au suffrage universel. Mais, l’inquiétude est que dans la configuration actuelle, l’accélération d’un genre nouveau de décentralisation comme préconisée aboutirait à une autonomie pure et simple des régions occupées par les rebelles. À preuve, l’article 43 de l’accord donne des droits à ces régions pour promouvoir des projets de coopération transfrontalière. Ce qui veut dire que cette partie du Mali aura sa propre diplomatie synonyme ‘’d’Etat indépendant’’ surtout qu’elle sera dotée d’une police territoriale

<strong>Un autre facteur du blocage</strong> est dû à ce qui s’apparente à une impuissance du Comité de suivi. Après un début de mise en place difficile où des groupes rebelles refusaient de siéger en même temps que d’autre dans le même comité, le comité de suivi, avec plus d’une vingtaine de réunions, ne fait que constater les manquements. Il peine à imposer la direction à suivre à l’Etat et aux parties signataires. Les querelles de clochers entre groupes rebelles sont condamnées, mais pas plus.

<strong>En outre l </strong><strong>’Accord propose de remplacer l’Armée nationale. En effet, son Article 17 prévoit « <em>une représentation significative de toutes les populations du Mali au sein des forces armées et de sécurité</em>». Autrement dit, chaque communauté ou ethnie aura ses représentants dans la <em>« nouvelle armée</em>«. Or, l’expérience du Pacte national (1992) n’est pas encourageante : un millier « <em>d’intégrés</em> » ont déserté et rejoint la rébellion en 2012 !</strong>

La nouvelle armée devrait aussi « <em>inclure un nombre significatif de personnes originaires des régions du Nord, y compris dans le commandement</em> » (Art.22). Enfin, l’Annexe-2 de l’Accord stipule que  » <em>les membres des mouvements, anciennement officiers des forces armées et de sécurité, seront réintégrés au moins aux mêmes grades</em> « .a

Autre grief concernant l’accord : l’Article-16 de l’Accord, il  précise : concernant les emplois dans les Collectivités territoriales du Nord,  » l<em>es effectifs seront majoritairement réservés aux ressortissants des régions du Nord </em> » ! Explication : les emplois au Nord-Mali seront réservés aux populations du Nord ; ces mêmes « <em>populations du Nord</em> » auront droit à un plus grand pourcentage des emplois au niveau national !

Dans une publication dans nos colonnes (L’Aube, 28 mai 2015) Dr Brahima Fomba, avait indiqué que ces dispositions  sont en contradiction flagrante avec l’Article 2 de la Constitution  qui consacre que  tous les Maliens naissent et demeurent libres et égaux en droits et en devoirs, et prohibe toutes les formes de discrimination.

Le document de l’accord de paix d’Alger donne aussi  un certain pouvoir aux cadis, ces juristes traditionnels chargés d’introduire des lois islamiques. Pour des voix critiques, c’est une victoire des groupes islamistes qui ont accepté le processus de dialogue. Mais les défenseurs des droits de la femme sont inquiets d’une possible dérive vers l’application de certaines règles de la Charia. Toutefois, les cadis ne devront être consultés par les juges que pour les affaires civiles.

<strong>L’accord est contesté jusque dans les propositions économiques qu’il fait. En effet l’article 33 du document dispose</strong> : <em>«Il est créé une zone de développement des régions du Nord, dotée d’un Conseil consultatif interrégional constitué des représentants des Assemblées régionales concernées et chargé exclusivement de la coordination des efforts de la mutualisation des moyens en vue d’accélérer le développement socio-économique local et d’autres questions connexes ».</em>

Cette zone de développement est taillée sur mesure pour donner corps au projet de création d’une entité politique, analyse  Souleymane Koné, ancien diplomate. En clair, cette disposition inspire une crainte largement partagée. Les Maliens estiment de façon générale que l’accord comporte de nombreuses dispositions constituant des voies détournées pour aboutir à la création d’une entité autonome dans le septentrion malien.

<strong>Autres points de discordes  que propose le document de l’accord :</strong> l’accession des chefs traditionnels et de tribus à des responsabilités politiques. C’est la résurgence d’une pratique coloniale, celle de la désignation des chefs de canton. Sauf que pour le cas présent, ces représentants des pouvoirs traditionnels seront représentés au sein d’un nouvel organe: une deuxième chambre qui doit être créé pour la circonstance. L’accord d’Alger se résume finalement à un accord de cessez-le-feu.

<strong>Mémé Sanogo</strong>

<strong>(L’aube 1273)</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pouvoir de Transition et processus de paix : La problématique de Kidal comme épée de Damoclès sur Bamako ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/pouvoir-de-transition-et-processus-de-paix-la-problematique-de-kidal-comme-epee-de-damocles-sur-bamako-3019137.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/pouvoir-de-transition-et-processus-de-paix-la-problematique-de-kidal-comme-epee-de-damocles-sur-bamako-3019137.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Kidal-CSA.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 17 Apr 2023 08:15:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La situation de tension ou le climat de ni paix ni guerre qui prévaut à Kidal semble devenir une source d’insomnie pour le pouvoir de Bamako. Une sorte de menace contre la  gouvernance paisible du pays tout entier.</em></strong>

Même si les responsables et acteurs majeurs de la Coordination des mouvements de l’Azawad(CMA) ne sont pas clairement dans une logique  belligérante, il est établi qu’ils ne veulent pas aller à une paix définitive pour remettre Kidal dans le giron de l’Etat malien. Car, comment peuvent-ils garder leurs divers privilèges liés au caractère de no man’s land de la Cité de l’Adrar des Ifoghas, sans défier le pouvoir du colonel Assimi Goïta ?

Or, les ex-rebelles de la CMA sont conscients que l’Etat malien s’est entre temps renforcé militairement et qu’ils n’ont aucune chance de découdre avec Bamako. Il ne leur reste qu’à tenter de renforcer leurs relations avec des partenaires stratégiques en vue de peser dans la défiance contre le pouvoir du Col Assimi Goïta.

C’est ainsi que pour attirer davantage l’attention, les maîtres de Kidal ont tenté récemment une démonstration de force à travers une nouvelle célébration de la prétendue indépendance de l’Azawad. C’était le 6 avril dernier, pour montrer à l’opinion et internationale que l’Azawad existe et tient à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. Ce qui a le mérite, aux yeux de la CMA, de sensibiliser Alger et Paris notamment sur le supposé manque de volonté de Bamako à appliquer l’accord, dont ils sont les garants.

Par cette attitude, les ex-rebelles veulent déranger les autorités maliennes et troubler leur conscience sur leur existence, alors que les populations des zones concernées sont fatiguées de ce climat de guéguerre. La question se pose de savoir si l’Etat peut se résoudre à attaquer la CMA, dans le contexte actuel. Cela est peu probable, car Bamako est conscient qu’une telle guerre peut avoir de graves incidences sur la gestion du pays, confronté à plusieurs défis existentiels.

En outre, la CMA peut éventuellement compter sur des appuis provenant de pays avec lesquels le pouvoir de Bamako n’entretient que des relations plutôt difficiles ou fragiles ou tendues. Ce qui pourrait compliquer la situation de Kidal et même de certaines communes du septentrion où l’Etat à de réelles difficultés de contrôle. C’est le cas de la région de Ménaka, des communes de Bern d’une partie de la région de Gao et ses environs.

En clair, malgré la montée en puissance des FAMA, les colobels Assimi Goïta, Sadio Camara réfléchiront par trois fois avant de se résoudre à donner l’assaut à l’ilot kidalois pour conquérir la paix. Ce sera quasiment le déclic ouvrant une véritable boîte de pandore pouvant provoquer la désintégration de la Nation malienne ? Dans la mesure où les complicités et les doubles langages sont  légions dans le dossier de Kidal.

En définitive, malgré la mise en veilleuse du processus de mise en œuvre de l’Accord d’Alger, avec le blocage de la phase DDR, la situation de Kidal et les manœuvres de la CMA constituent une hantise réelle pour Bamako. Quelle solution pour apporter une paix définitive dans le septentrion  malien et pacifier le pays ? Casse-tête insoluble pour le moment. Car, une attaque sur Kidal sera assimilable à un massacre génocidaire et aggraverait la crise malienne. La situation devient finalement une épée de Damoclès sur la tête du chef suprême des armées, qui tentera de passer par le prochain référendum pour faire baisser la tension dans ce berceau des crises maliennes. Pour transmettre cette patate chaude aux futures autorités ou générations ? Pourquoi pas !

<strong>Boubou SIDIBE/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Climat de tension entre le gouvernement et les ex&#45;rebelles sur la question de Kidal : La médiation internationale s’active pour éviter le scénario de 2012</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/climat-de-tension-entre-le-gouvernement-et-les-ex-rebelles-sur-la-question-de-kidal-la-mediation-internationale-sactive-pour-eviter-le-scenario-de-2012-3018752.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/climat-de-tension-entre-le-gouvernement-et-les-ex-rebelles-sur-la-question-de-kidal-la-mediation-internationale-sactive-pour-eviter-le-scenario-de-2012-3018752.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/KIDAL-CSA-2.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 12 Apr 2023 15:03:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Un passage des avions de chasse de l’Armée malienne la semaine dernière a fait monter d’un cran la tension entre le gouvernement malien et les ex-rebelles indépendantistes de Kidal. Dans ce contexte de forte tension, la médiation internationale s’active pour que le scénario de 2012 ne se répète pas. </em></strong>

La coordination des mouvements de l’Azawad fêté le 11e anniversaire de l’indépendance de l’Azawad, proclamée unilatéralement le 6 avril 2012. A la veille de cette commémoration, des avions de chasse de type Soukhoï et L-39 Albatros de l’aviation malienne ont survolé plusieurs villes du Nord Mali sous contrôle de la CMA y compris la ville de Kidal, bastion des ex-rebelles, signataire de l’Accord d’Alger.

Cet incident a fait monter d’un cran la tension déjà très vive depuis décembre 2022 quand la CMA s’est retiré du Comité de suivi de l’accord dénonçant une "véritable lenteur" dans la mise en œuvre de l’Accord et demandant une intervention de la médiation internationale en terrain neutre pour discuter des pistes de solution.

Dans ce climat de tension, de méfiance politique et d’incertitude sécuritaire récurrente entre la partie gouvernementale et les ex-rebelles il y a plus de questions que de réponses. Se dirige-t-on tout droit vers le scenario de 2012 ? Les conditions qui ont favorisé le scénario de 2012 sont-elles présentes en 2023 ? Les nouvelles donnent géopolitiques actuelles dans le Sahel sont-elles favorables à la configuration de 2012 ?

Depuis l’incident, la méditation internationale s’active pour éviter l’escalade et préconise le dialogue entre les deux parties et non le crépitement des armes. Pas le moindre communiqué officiel sur cette séquence explosive côté gouvernement. Selon nos informations la médiation internationale a formellement demandé à la CMA en dehors du communiqué officiel de s’abstenir de toute sortie ou déclaration médiatique pour ne pas davantage mettre d’huile sur le feu et faire capoter les pourparlers entamés par la médiation avec l’Etat malien.

Une information confirmée par l’un des porte-paroles de la CMA, Mohamed Ramadane. "On va leur donner la chance de bien mener leur démarche", m’a-t-il confié. Pour Ibrahima Harane Diallo, journaliste-politologue, chercheur à l’Observatoire sur la prévention et la gestion des crises au Sahel le scénario 2012 pourrait, difficilement, être envisageable même si à la fois on assiste à l’émergence des signaux qui vont dans le sens de l’émergence du scénario de 2012.

<em>"L’apparition du chef de JNIM à Ménaka en février dernier et les différents pourparlers ayant eu lieu avec des légitimités traditionnelles et le moment choisi est un élément important à prendre en compte. Il est toutefois important de noter, également, des nouvelles réalités qui sont d’actualité notamment la montée en capacité stratégique et opérationnelle de l’Armée malienne. Sur le terrain de la belligérance deux possibilités militaires sont essentielles. La liberté d’action et la capacité de concentration face à un objet militaire"</em>, a-t-il expliqué.

Il ajoutera que le recours à la force pour résoudre les problèmes n’est pas une voie appropriée pouvant donner naissance à des résultats efficients. <em>"Bamako doit profiter de l’évolution actuelle des rapports de force pour imposer la paix par le dialogue"</em>, conclura-t-il.

<strong>Ousmane Mahamane</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tension entre le gouvernement et les ex&#45;rebelles sur Kidal :   La médiation internationale s’active</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/tension-entre-le-gouvernement-et-les-ex-rebelles-sur-kidal-la-mediation-internationale-sactive-3018741.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/tension-entre-le-gouvernement-et-les-ex-rebelles-sur-kidal-la-mediation-internationale-sactive-3018741.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/10/Kidal-dans-le-nord-du-Mali.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 12 Apr 2023 14:34:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le survol des avions de chasse de l’armée malienne la semaine dernière a fait monter d’un cran l’escalade des tensions entre le gouvernement malien et les ex-rebelles indépendantistes de Kidal. Dans ce contexte la médiation internationale s’active pour que le scénario de 2012 ne se répète pas. </em></strong>

Alors que la coordination des Mouvements de l’Azawad vient juste de fêter le 11<sup>e</sup> anniversaire de l’indépendance de l’Azawad proclamé unilatéralement le 6 avril 2012. A la veille de cette commémoration, des avions de classe de type Soukhoï et L-39 Albatros de l’armée malienne ont survolé plusieurs villes du Nord Mali sous contrôle de la CMA y compris la ville de Kidal, bastion des ex-rebelles signataires de l’Accord d’Alger.

Ce survol considéré comme un incident, a fait monter d’un cran les tensions inédites déjà très vives depuis décembre 2022 où la CMA s’est retirée du Comité de suivi de l’Accord dénonçant une’’ véritable lenteur’’ dans la mise en œuvre dudit Accord demandant une intervention de la médiation internationale en terrain neutre pour discuter des pistes de solution.

Dans ce climat de tension, de méfiance politique et d’incertitude sécuritaire récurrente entre la partie gouvernementale et les ex-rebelles, il y a plus des questions que des réponses.  Se dirige-t-on tout droit vers le scenario de 2012 ? Les conditions qui ont favorisé le scenario de 2012 sont-elles présentes en 2023 ? Les nouvelles donnes géopolitiques actuelles dans le Sahel sont-elles favorables à la configuration de 2012 ?

Avec l’incident de la semaine dernière, la méditation internationale s’active pour éviter l’escalade de la violence et préconise le dialogue entre les deux parties et non le crépitement des armes afin d’éviter le scénario de 2012. Pas le moindre communiqué officiel sur cette séquence explosive côté gouvernement. Selon nos informations la médiation internationale a formellement demandé à la CMA en dehors du communiqué officiel de s’abstenir de toute sortie ou déclaration médiatique pour ne pas davantage mettre de l’huile sur le feu pour ne pas capoter les pourparlers entamés par la médiation avec l’Etat malien. Une information confirmée par l’un des porte-paroles de la CMA, Mohamed Ramadane. <em>« On va leur donner la chance de mener bien leur démarche »</em>, m’a-t-il confié. Pour Ibrahima Harane Diallo, journaliste-Politologue, Chercheur à l’Observatoire sur la prévention et la Gestion des Crises au Sahel, le scénario de 2012 pourrait difficilement être envisageable même si à la fois on assiste à l’émergence des signaux qui vont dans le sens de l’émergence de de scénario.

<em>« L’apparition du chef de JNIM à Ménaka en février dernier et les différents pourparlers ayant eu lieu avec des légitimités traditionnelles et le moment choisi est un élément important à prendre en compte. Il est, toutefois, important de noter, également des nouvelles réalités qui sont d’actualité notamment la montée en capacité stratégique et opérationnelle de l’armée malienne. Sur le terrain de la belligérance, deux possibilités militaires sont essentielles. La liberté d’action et la capacité de concentration face à un objet militaire »</em>, a-t-il expliqué en ajoutant que le recours à la force pour résoudre les problèmes n’est pas une voie appropriée pouvant donner naissance à des résultats efficients. <em>« Bamako doit profiter de l’évolution actuelle des rapports de force pour imposer la paix par le dialogue »</em>, préconise-t-il.

<strong>Ousmane Mahamane</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord de paix et de réconciliation :  L’ex&#45;rébellion touareg déclare n’avoir «aucun avenir commun» avec Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-de-paix-et-de-reconciliation-lex-rebellion-touareg-declare-navoir-aucun-avenir-commun-avec-bamako-3018719.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-de-paix-et-de-reconciliation-lex-rebellion-touareg-declare-navoir-aucun-avenir-commun-avec-bamako-3018719.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/04/accord-paix.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 12 Apr 2023 14:11:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>L’ex-rébellion touareg du Nord du Mali a déclaré le jeudi 6 avril dernier qu’il n’y avait « <em>aucun moyen de construire un avenir commun »</em> avec Bamako.</strong>

« <em>La solution de la séparation Mali-Azawad (nom donné au Nord du Mali par les ex-rebelles) en deux Etats totalement distincts s’impose, et nous travaillerons à sa concrétisation, quoi que cela va coûter</em> », a affirmé Atéyoub Ag Batey, l’un des leaders du groupe indépendantiste du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA).

Il a déploré « <em>l’absence totale d’issue pour la mise en œuvre de l’accord »</em> et dénoncé « <em>le mépris et les coups bas </em>» de l’État malien dirigé depuis 2020 par des militaires.

Batey a aussi accusé la médiation internationale, qui s’emploie depuis des semaines à rapprocher les parties, d’ « <em>ambiguïté</em> » et de « <em>tergiversation</em> ». Il a tenu ces propos lors d’une cérémonie à Kidal fêtant la proclamation unilatérale de l’indépendance par un de ses principaux groupes armés le 6 avril 2012.

Cette proclamation faisait suite au soulèvement des indépendantistes rejoints par les salafistes et à la prise des grandes villes du nord, dont Kidal.

Les indépendantistes avaient ensuite signé un accord de paix et de réconciliation avec le gouvernement malien en 2015 tandis que les groupes jihadistes continuaient le combat contre l’État malien et que le pays s’enfonçait dans une profonde crise sécuritaire.

Cet accord de paix est aujourd’hui menacé, faisant craindre une reprise des hostilités entre les anciens rebelles et l’armée malienne. Le mercredi  5 avril dernier, l’ex-rébellion touareg a dénoncé comme une «<em>provocation</em>» le survol de la ville stratégique de Kidal, sous son contrôle, par des avions de l’armée nationale.

<strong>A Diallo</strong>

…………………………………………………………………..

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord de paix : La Médiation internationale tente à nouveau de relancer le processus</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-de-paix-la-mediation-internationale-tente-a-nouveau-de-relancer-le-processus-3018646.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-de-paix-la-mediation-internationale-tente-a-nouveau-de-relancer-le-processus-3018646.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/04/accord-paix.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 12 Apr 2023 06:12:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La Médiation internationale, dont l’Algérie est cheffe de file, a présenté aux parties maliennes signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, des propositions « concrètes » visant à relancer la mise en œuvre de l’accord, a indiqué dimanche un communiqué de la médiation.</strong>

« Conformément à l’engagement pris lors de sa réunion du 13 mars », la Médiation internationale a présenté, vendredi, aux parties signataires « des propositions concrètes visant à relancer la mise en oeuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger », lit-on dans le communiqué.

Selon le communiqué, « la Médiation internationale est convaincue que ces propositions, qui tiennent compte des préoccupations exprimées par les parties lors des différentes consultations menées au Mali et en Algérie, sont de nature à renouer la confiance et à favoriser le rétablissement d’un dialogue constructif, sous l’égide du Comité de suivi de l’accord présidé par l’Algérie ».

La Médiation internationale « observe avec inquiétude le regain actuel de tension entre les parties signataires ». Dans ce contexte, elle lance « un appel pressant aux parties pour qu’elles s’abstiennent de propos et d’actions susceptibles de compromettre les efforts consentis par la médiation en vue du parachèvement du processus de paix, traduisent en actes concrets leur attachement proclamé à l’accord, et placent l’intérêt de leur pays et de son peuple au-dessus de toutes autres considérations ».

La Médiation internationale réaffirme « son engagement total à continuer à accompagner les parties signataires et le peuple malien dans leur quête d’une paix, d’une stabilité et d’une réconciliation durables, dans le strict respect de l’unité, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de leur pays .»

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Paix et réconciliation menacées au Nord du Mali :  Idrissa Ag Intagarass démissionne  du HCUA/CMA</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/paix-et-reconciliation-menacees-au-nord-du-mali-idrissa-ag-intagarass-demissionne-du-hcua-cma-3018518.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/paix-et-reconciliation-menacees-au-nord-du-mali-idrissa-ag-intagarass-demissionne-du-hcua-cma-3018518.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/04/Idrissa-Ag-Intagarass.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 11 Apr 2023 07:22:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans un communiqué publié, le 28 mars 2023, Idrissa Ag Intagarass, chef de poste du Haut Conseil pour l’Unité de l’Azawad, dans la Coordination des Mouvements de l’Azawad (HCUA/CMA), et tous ses combattants ont démissionné du mouvement armé. Il argumente cette décision par un souci de cohérence avec les attentes de ses communautés renforcé par les efforts des plus hautes autorités de la transition pour la paix et le retour de la stabilité. Cette démission sera-t-elle sans conséquence sur la paix et la réconciliation, surtout quand on sait que l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger est mal en point ? Quelle va être la réaction de la CMA, l’organisation fédératrice de tous les mouvements politico-armés de Kidal ?</em></strong>

Tout porte à croire que  les démarches pour un retour de la paix et la réconciliation au Mali commencent non seulement à porter ses fruits, mais aussi et surtout font des émules. Aujourd’hui, il est indéniable de constater que les forces de défense et de sécurité montent en puissance et elles ont à leur actif des   écrasantes victoires dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière. Donc  l’espoir pour le retour de la paix et la stabilité au Nord est de nouveau permis. Ce qui explique cette fracassante démission d’Idrissa Ag Intagarass.

En effet, le 28 mars 2023, Idrissa Ag Intagarass, un des chefs de poste du Haut Conseil pour l’Unité de l’Azawad, et l’ensemble de ses combattants ont démissionné du mouvement rebelle. Dans un communiqué, l’ex-rebelle a tenu à faire part de cette décision à l’opinion nationale et internationale mais surtout les partenaires de l’Accord pour la paix et la réconciliation Issu du processus d’Alger. Dont voici un extrait : « Le Chef de Poste du Haut Conseil pour l’Unité de l’Azawad, dans la Coordination des Mouvements de l’Azawad (HCUA/CMA), informe l’opinion nationale et tous les partenaires de l’Accord d’Alger de sa démission ainsi que celle de tous ses combattants du HCUA et de ses instances ». Cette belle moisson pour les autorités maliennes doit être capitalisée et servir de tremplin pour la suite du combat pour le Mali. En effet, en plus de l’engagement du gouvernement de la transition pour la paix et la réconciliation nationale, cette démission du HCUA et de toutes ses instances participe surtout, selon les concernés, d’un souci de cohérence avec les attentes de leurs communautés. Donc on peut affirmer sans risque de se tromper que le  gouvernement reste « engagé dans la mise en œuvre de l’accord de façon diligente et intelligente, malgré les difficultés actuelles et les écueils qui jonchent la voie pour sa mise en œuvre.

Il est à rappeler que cette démission de l’ex rebelle intervient au moment où les rumeurs les plus persistantes circulent et faisant état  d’un grand assaut des FAMa pour libérer Kidal. Cette situation de ni paix, ni guerre continue de polluer l’atmosphère et détériore  la confiance entre les parties de l’Accord. Toute chose qui laisse présager d’un lendemain tumultueux, menaçant la paix et la réconciliation. Aujourd’hui on peut affirmer sans risque de se tromper que la paix est fortement entamée par la suspension du dialogue entre les deux parties et surtout par la demande de l’arbitrage d’un terrain neutre, formulée par l’autre partie, celle des ex rebelles. Avec le renforcement des capacités opérationnelles des FAMa et surtout l’acquisition d’aéronefs et d’équipements militaires, la peur semble changée de camps. Mais nous ne pourrons que faire l’apologie du dialogue comme seule alternative pour la construction d’une paix durable

<strong>Assitan DIAKITE

</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Célébration de la déclaration de l’indépendance de l’Azawad :  Médiation internationale complice, rébellion insolente</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/celebration-de-la-declaration-de-lindependance-de-lazawad-mediation-internationale-complice-rebellion-insolente-3018515.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/celebration-de-la-declaration-de-lindependance-de-lazawad-mediation-internationale-complice-rebellion-insolente-3018515.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/11/Azawad.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 11 Apr 2023 07:09:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Jeudi dernier, la prétendue ex rébellion a célébré, au nez et à la barbe de la communauté internationale et du Mali, pour une énième fois, la déclaration d’indépendance d’une Azawad qui n’aura obtenu la reconnaissance d’aucun État. La souveraineté retrouvée tant fêtée n’aura pas empêché cet affront inacceptable pour tout État qui se respecte. Et la médiation internationale, apathique, complaisante des groupes rebelles, n’en pipent mot. Elle est complice de par son silence et son manque de communication sur cette célébration qui est clairement une violation de l’esprit de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation.</em></strong>

Si l’aberration d’un tel Accord pouvait se symboliser en une seule date, ce serait bien le 06 avril. Pour rappel, c’est ce jour de l’an 2012 que le porte-parole du MNLA, devenu entre-temps « ex rebelle », a déclaré l’indépendance de l’Azawad. C’était sur les antennes de France 24. Les Maliens en furent choqués, attristés, abasourdis. A la faveur de l’opération Serval, et la relative libération des grandes régions du nord, les rebelles qui s’étaient jonchés au Burkina Faso, se sont refait une virginité. L’on s’attendait à la fin pure et simple d’un énième épisode de rébellion qui aura causé par son accointance avec Iyad Ag Ghaly et alliés, plus de morts et de désolation. Mais le sauveur d’alors jugea nécessaire de redorer le chèche du rebelle et de reléguer toute une nation, dans toute sa diversité et surtout dans sa forte envie de paix et d’unité, au même pied d’égalité que de groupuscules d’individus armés qui ont les mains tâchées de sang.

Après plusieurs phases de pourparlers sous l’égide d’Alger, l’Accord pour la Paix et la Réconciliation est élaboré. Le Mali consent à l’appliquer presque sans amendement, et surtout, sans œuvrer à obtenir une quelconque approbation du peuple. L’Accord qui modifie l’ordonnancement institutionnel du pays aurait pu tout de même être soumis à l’appréciation de la Représentation nationale. L’Accord ne fut pas l’objet de débats, ni à l’Assemblée, ni nulle part. Résultat, à cause d’une communauté internationale qui aura fait preuve d’une méconnaissance coupable du dossier malien, et à la passivité de nos gouvernants d’alors, le Mali se retrouve avec un Accord qui ne l’arrange point mais dont il est tenu d’appliquer.

Malgré l’existence d’un cadre qui reconnait le caractère indivisible du Mali, la pacification du pays demeure très laborieuse. Le désarmement des rebelles ne connait pas une franche adhésion, mais surtout, un climat de défiance entre les parties signataires existe. Sans parler de la présence toujours plus accrue de la nébuleuse de l’extrémisme violent.

Aujourd’hui, le constat est que chaque partie prenante de l’Accord se trompe de combat et de stratégie. La communauté internationale s’est, semble-t-il, mis derrière la France en ce qui concerne le dossier malien, et le résultat est que cela va à l’encontre des intérêts du pays. Beaucoup voient en ce choix comme une volonté manifeste de diviser le pays dans un avenir plus ou moins proche, tant l’erreur est grossière. La rébellion n’aura pas compris que plus vite elle fera amende honorable mieux elle se forgera une sorte de légitimité. Au fil du temps, elle s’enferme dans une absurdité qui est finalement une sorte d’apatridie. Quant à l’État malien, en plus de manquer de courage, de caractère et de stratagème au temps du défunt régime, aujourd’hui il est déplorable que la Transition s’enflamme en décrétant une souveraineté retrouvée. Et ce, dans un pays où l’autorité en place ne peut empêcher des groupuscules de déclarer une indépendance fantomatique, où une mission de maintien de paix est en place, et où l’Administration peine à se déployer sur l’ensemble du territoire.

Il aurait été préférable d’en instaurer une en hommage des victimes de Sobane da ou encore d’Ogossagou.

<strong>                                                                                                                                     Ahmed M. Thiam </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Situation à Kidal :  Le jeu trouble de l&amp;apos;Algérie</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/situation-a-kidal-le-jeu-trouble-de-lalgerie-3018305.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/situation-a-kidal-le-jeu-trouble-de-lalgerie-3018305.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/01/Abdelmadjid-Tebboune-algerie.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 08 Apr 2023 01:55:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Depuis 1990, l'Algérie a toujours été sollicitée par les gouvernements successifs du Mali pour conduire des négociations avec les responsables des différentes rébellions ( 1990, 2006 et 2012).

Ainsi plusieurs accords de paix ont été signés entre Bamako et les rebelles du nord. Le hic ? Aucune paix véritable n'a sanctionné cette médiation algérienne menée avec tambour et trompette.

En vérité, l'Algérie au lieu d'être à la fois ce médiateur crédible et soucieux d'éteindre " le feu" chez son voisin , a toujours joué au pompier- pyromane.

Preuve : Iyad ag Ghaly et d'autres responsables de la rébellion ont toujours bénéficié gîte et couvercle chez le voisin algérien depuis 2012.

Autre preuve : les dirigeants de la CMA qui violent constamment l'accord de paix en multipliant des actes d'hostilité contre l'Etat, n'ont jamais été rappelé à l'ordre par ce  médiateur. Curieux non ?

En réalité,  la crise au nord du Mali est devenu du pain béni pour les responsables algériens. Eux qui n'ont que le dossier malien pour s'illustrer sur la scène africaine.  Eux qui n'ont que cette crise pour exercer sur les Autorités maliennes une pression constante et permanente dans la conduite de nos rapports avec d'autres partenaires, notamment le Maroc.

À  Bamako, il est temps que nos Autorités prennent leur courage à deux mains afin de mettre fin à ce jeu trouble algérien.

<strong>MS</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kidal :   Qui a intérêt à la guerre ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-qui-a-interet-a-la-guerre-3018128.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-qui-a-interet-a-la-guerre-3018128.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/07/Kidal.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 06 Apr 2023 14:46:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Ce 6 avril 2023, la CMA a organisé un semblant de fête dans son fief à Kidal, à l'occasion d'une soi disante fête de l'indépendance de la fantomatique Azawad.</strong></em>

Pour la circonstance des femmes et des enfants ( tous innocents ) ont été mobilisés et mis au devant de la scène. Pendant ce temps, les principaux responsables de la CMA sont loin de la localité. Et pour cause, depuis des années, ils se la coule douce dans des hôtels hypés et autres villas modernes (construites sur la souffrance des populations du nord)...Oui, combien de responsables de la CMA résident-ils à Kidal ?  Aucun! Ils sont tous entre Bamako,  Alger et Paris.

En vérité, la République imaginaire Azawad, la crise du Nord, l'Accord de paix....sont devenus un juteux commerce pour une poignée d'individus adossés à l'extérieur et complices de groupes terroristes et de narcotrafiquants. L'activité criminelle de ces individus (financés par des lobby étrangers et des narcotrafiquants) est connue de tous : Minusma, médiateur Algérien... Et cette activité criminelle qui dure depuis des années  a sa racine dans une et même famille : la famille Intalla. C'est cette famille qui, depuis des décennies,  a pris Kidal et sa population en otage.

Cette famille protégée par certains pays étrangers, continuera ainsi à entretenir la tension pour en tirer le maximum de profits... Tant pis pour les  braves populations de Kidal !

<strong>QUESTION </strong>: Au moment où le Mali fait face aux  assauts répétés d'une horde de criminels venus d'ailleurs, qui a intérêt à une guerre intérieure ? Un questionnement qui s'adresse particulièrement aux responsables de la CMA. Et non aux  populations d' Anderaboukane, Gao, Tessalit, Bourem, Gossi, Ansongo, Tessalit, et de  Kidal qui souffrent le martyr.

Après les affrontements meurtriers qui ont fait de nombreuses victimes en 1963, 1990 et 2006, pour cause de rébellion,  personne n'a intérêt à déclencher une nouvelle guerre dans le septentrion.

Aujourd'hui,  l'heure doit être plutôt à la conjugaison des efforts et à l'unité d'actions afiin de déjouer le plan machiavélique ourdi à l'extérieur contre le Mali.

Ce plan diabolique, conçu  par la France en 2012,  après la destruction de la Libye se poursuit actuellement et se manifeste avec la complicité des responsables d'un mouvement armé qui s'est mis au service de l'extérieur.

<strong>M. S</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord pour la paix et la réconciliation au Mali : Le Gouvernement reste « engagé dans sa mise en œuvre diligente et intelligente, malgré les difficultés actuelles »</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-au-mali-le-gouvernement-reste-engage-dans-sa-mise-en-oeuvre-diligente-et-intelligente-malgre-les-difficultes-actuelles-3018068.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-au-mali-le-gouvernement-reste-engage-dans-sa-mise-en-oeuvre-diligente-et-intelligente-malgre-les-difficultes-actuelles-3018068.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/09/KIDALarticle-jpg.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 06 Apr 2023 06:13:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, a pris part à la 52ème session du Conseil des droits de l’Homme à Genève en Suisse (février-avril 2023). A l’occasion du dialogue interactif sur la situation des droits de l’Homme au Mali, le ministre Kassogué a mis l’accent sur l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger signé à Bamako en 2015. « S’agissant de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, je puis vous assurer que le Gouvernement reste engagé dans sa mise en œuvre diligente et intelligente, malgré les difficultés actuelles», a déclaré Mamoudou Kassogué.

Dans sa déclaration à Génève, le ministre de la justice, Mamoudou Kassogué, dit avoir pris note du rapport de l’Expert indépendant sur la situation des droits de l’Homme au Mali. Avant d’apporter quelques observations. De manière spécifique, l’Expert indépendant mentionne un « défi persistant de l’impunité ».

A cet égard, le ministre a souligné que plusieurs mesures ont été prises par les autorités maliennes pour lutter contre l’impunité, dans le cadre de la politique de tolérance zéro contre les exactions. Il regrette que le rapport insinue un manque de volonté politique ou une incapacité de l’Etat à mener des poursuites.

Selon lui, les autorités de la Transition sont résolues de mettre un terme à l’impunité comme l’atteste la tenue, courant les années 2021, 2022 et 2023, de plusieurs sessions spéciales d’assisses pour juger les cas de violations graves des droits de l’Homme. « Il faut noter, en outre, la lutte déterminée contre l’esclavage par ascendance contre lequel des mesures énergiques ont été prises, dont la disponibilité d’un avant-projet de loi spécifique de répression de l’esclavage et la tenue d’une session spéciale de la Cour d’assises à Kayes en mars 2023 qui a jugé près de 100 personnes.

L’engagement résolu du Gouvernement ne fait l’objet d’aucune faille lorsqu’il s’agit de poursuivre et punir les auteurs de cas avérés de violations des droits de l’Homme. Nos actions en faveur du respect des droits de l’Homme ne sont entravées que par des contraintes objectives dont la nature complexe du terrorisme auquel mon pays fait face depuis 2012, suite à l’intervention hasardeuse en Libye et liées par exemple à l’absence d’information portée à la connaissance des autorités judiciaires compétentes », a-t-il dit.

Malgré ces contraintes réelles, dit-il, les poursuites sont systématiquement engagées chaque fois que des allégations crédibles de violations graves des droits de l’Homme sont portées à la connaissance de la justice militaire ou des juridictions de l’ordre judiciaire. Le ministre Kassogué réfute l’accusation de « stigmatisation de certaines communautés lors des opérations militaires des Forces armées maliennes » contenue dans le rapport. Avant de préciser que l’armée malienne est républicaine, professionnelle, multiethnique et parfaitement consciente de sa responsabilité première de protection de toutes les populations maliennes.

Aux dires du ministre, l’espace démocratique au Mali ne souffre d’aucune forme de restriction. Selon lui, la liberté d’expression et d’opinion demeurent des droits constitutionnels garantis au Mali. « Comme vous le savez, le respect des droits des citoyens maliens est attentivement suivi par la Commission Nationale des Droits de l’Homme, structure indépendante qui agit sans aucune complaisance et dont, je salue au passage, l’admission au Statut « A », gage de son professionnalisme.

S’agissant de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, je puis vous assurer que le Gouvernement reste engagé dans sa mise en œuvre diligente et intelligente, malgré les difficultés actuelles. Dans le cadre de la justice transitionnelle, le Gouvernement du Mali a approuvé une politique nationale de réparation et son plan d’action 2021-2025, fixé les règles générales relatives à la réparation des préjudices causés par les violations graves des droits de l’Homme et créé une Agence dédiée à cette réparation », a conclu le ministre.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kidal. La CMA débloque et dénonce une violation du « cessez&#45;le&#45;feu » avec les FAMA</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-la-cma-debloque-et-denonce-une-violation-du-cessez-le-feu-avec-les-fama-3018026.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-la-cma-debloque-et-denonce-une-violation-du-cessez-le-feu-avec-les-fama-3018026.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/05/Kidal.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 06 Apr 2023 00:45:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Un avion de chasse de l’armée malienne survole la ville de Kidal. Il n’en fallait pas plus au groupement dit des ex-rebelles de se fendre d’un communiqué. La Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) crie à la « provocation » et dénonce « une violation patente du cessez-le-feu du 23 mai 2014 ».</strong>

Quoi de plus normal pour des avions de l’armée malienne, dans leur mission régalienne de surveillance du territoire national, de survoler une ville située à l’intérieur du territoire. Pour la CMA qui n’a visiblement rien abandonner de son projet sécessionniste, cela s’appelle de la <em>« provocation ».</em>

Dans un communiqué publié, ce mercredi 5 avril, la CMA informe que ce jour, les avions de chasse des forces armées maliennes ont survolé à des altitudes délibérément provocatrices ses positions à Ber, Amassine, Anafis et Kidal. Pour les ‘’ex-rebelles’’ (terminologie officielle), cette « provocation » se passe en pleine période des tensions liées au blocage du processus de paix.

A travers Almou Ag Mohamed, son porte-parole, la CMA dit <em>« prendre cette malheureuse aventure comme une violation patente du cessez-le-feu du 23 mai 2014 et une provocation grave ».</em>

<em> </em>Selon plusieurs sources, l’avion de l’armée malienne a essuyé des tirs au canon 12,7 venant des hommes de la CMA. Les pilotes FAMA n’ont pas répliqué à cette provocation. Aujourd’hui, force est de reconnaître que l’armée réussit sa surveillance des frontières nationales.

L’équation est la suivante : dans ce contexte d’insécurité, comment faire pour surveiller les frontières nord du pays sans survoler des villes qui sont laissées aux mains de groupes rebelles. Des villes où les populations subissent les assauts des terroristes sans pouvoir bénéficier de l’intervention de l’armée nationale.

On se rappelle encore que c’est dans cette ville de Kidal, sous contrôle de la CMA, que deux journalistes français, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, ont été enlevés et assassinés. Les auteurs de ce crime courent toujours.

<strong>Mamadou TOGOLA/maliweb.net</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le patron de la DIRPA apporte des précisions sur les opérations menées par les FAMA: Aucune action néfaste ne sera entreprise à l’égard de Kidal</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/le-patron-de-la-dirpa-apporte-des-precisions-sur-les-operations-menees-par-les-fama-aucune-action-nefaste-ne-sera-entreprise-a-legard-de-kidal-3017903.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/le-patron-de-la-dirpa-apporte-des-precisions-sur-les-operations-menees-par-les-fama-aucune-action-nefaste-ne-sera-entreprise-a-legard-de-kidal-3017903.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/04/Conference-presse-dirpa-situation-securitaire.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 05 Apr 2023 10:33:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indépendant</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La Direction de l'information et des relations publiques des Armées (DIRPA) a organisé, hier lundi 3 avril, une conférence de presse dans ses locaux pour faire le point des opérations me- nées par les Forces armées maliennes au mois de mars dernier. L'occasion pour son Directeur le Colonel Souleymane Dembélé, de démentir les rumeurs de reconquête de la région de Kidal. " Aucune action néfaste ne serait entreprise à l'égard de Kidal ", a-t-il précisé.

Ces dernières semaines, des allégations faisant état d'une vaste opération engagée par les FAMa pour la reconquête des régions du nord font le tour des réseaux sociaux et de certains médias locaux. Le Directeur de la DIRPA a tenu à apporter un démenti ferme à ces allégations précisant que les FAMA restent attachées à l'Accord pour la paix et la réconcilia- tion issu du processus d'Alger.

Des esprits malsains sont en train de véhiculer sur les réseaux sociaux que les Forces armées maliennes sont en train de se réarmer pour récupérer Kidal. Mais j'ai toujours dit qu'on n'est pas dans cette dynamique. Les Forces Armées maliennes restent attachées à l'Accord pour la paix et la réconciliation. Donc aucune action néfaste ne sera entreprise à l'égard de Kidal. L'Armée malienne est en train de s'armer pour lutter contre le terrorisme", a-t-il clarifié.

Le Colonel Mariam Sagara a, pour sa part, souligné l'intensi- fication des opérations antiterroristes au cours du mois dernier. "Les FAMA restent engagées à travers l'Opération Kèlètigui qui s'inscrit dans le cadre du plan Maliko. Les opérations évoluent et s'adaptent au contexte. C'est ainsi que nous avons planifié des opérations avec les Forces du Burkina Faso pour plus d'efficacité contre les terroristes qui sont sous pression ", a-t- elle indiqué.

La Directrice adjointe de la DIRPA a également affirmé que plusieurs éléments terroristes sont en train de déposer les armes notamment à Mopti suite à la pression des FAMA.

168 terroristes neutralisés et 91 Interpellés Au total, 168 terroristes ont été neutralisés et 91 interpellés au cours de 64 missions offensives des FAMA. Côté FAMA, on déplore 20 morts et 15 blessés. Le Colonel Mariam Sagara a ajouté que 54 armes ont été également saisies, 19 véhicules et 38 motos détruits ou récupérés au cours des opérations. En outre, 20 bases terroristes et 13 Engins explosifs improvisés (EEI) ont été détruits.

Parmi les missions effectuées, on dénombre 16 opérations aéroportées, 32 missions de reconnaissances offensives et 16 missions de frappes aériennes, selon la DIRPA. Les Forces armées maliennes ont également effectué 535 opérations aériennes le mois dernier, dont 184 vols d'appui feu, 232 vols de transport et 119 vols de reconnaissance.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Projet de constitution :  Désaccord entre le CSP&#45;PSD et le CSIA</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/projet-de-constitution-desaccord-entre-le-csp-psd-et-le-csia-3017747.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/projet-de-constitution-desaccord-entre-le-csp-psd-et-le-csia-3017747.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/02/Allidi.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 04 Apr 2023 01:51:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Validé par le chef de l’Etat il y a deux semaines, l’avant-projet de constitution divise le Nord, du moins les mouvements armés regroupés dans le CSP-PSD (Cadre stratégique permanent pour la paix - la sécurité et le développement) et le CSIA (Conseil Supérieur des Imghad et Alliés).

Si le premier dit ne pas s’y reconnaître pour l’omission de dispositions de l’Accord, le second s’est dit prêt à apporter son concours pour son adoption par les populations. En effet, dans une déclaration, en date du 28 mars, signée par Alghabass Ag Intalla, président de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) et du bureau exécutif du CSP-PSD, les différents mouvements armés du Nord-Mali regroupés au sein du Cadre stratégique permanent pour la paix accusent Bamako d’abjurer ses engagements contenus dans l’Accord de paix signé en 2015 sous l’égide d’Alger. Ainsi, tout en prenant acte de la validation du projet de la nouvelle Constitution par le président de la Transition, lesdits mouvements signataires de l’Accord, en l’occurrence la CMA et la Plateforme des Mouvements du 14 juin 2014 d’Alger ainsi qu’une partie des mouvements de l’Inclusivité, soutiennent que le projet de nouvelle constitution n'enregistre aucune évolution particulière par rapport à celle du 25 février 1992, quant aux dispositions indispensables à la concrétisation des mesures législatives et réglementaires des engagements politiques et institutionnels pris à l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger». Et de rappeler dans la foulée que le gouvernement malien s’était engagé, lors de la dernière réunion de niveau décisionnelle (RND), tenue du 1er au 5 août 2022 à Bamako, à «veiller à la prise en charge intégrale de l’Accord dans la nouvelle Constitution, conformément à l’article 3, chapitre 1, titre 1 dudit Accord». Conséquence, Alghabass Ag Intalla et compagnies, tout en constatant la validation de la dernière mouture du texte, disent ne pas se reconnaître dans le projet de constitution à l’Etat.

De son côté, le Conseil Supérieur des Imghad et Alliés (CSIA), du Général Alhaji Gamou, félicite plutôt les autorités de la Transition d’avoir pris en compte des dispositions de l’Accord d’Alger dans le projet de constitution et s’engage à apporter tout son soutien pour son adoption. Le CSIA d’inviter toutefois les autorités de transition et les mouvements signataires impliqués dans la mise en œuvre de l’Accord à reprendre le dialogue pour transcender les points de discorde par une dynamique consensuelle et à poursuivre la prise en compte des dispositions de l'accord par tous les moyens légaux.

À noter que cette cacophonie dans les rangs des mouvements armés intervient au moment où les rumeurs d’un grand assaut des FAMa sur le Nord continuent de polluer l’atmosphère et que la confiance entre les parties de l’Accord est fortement entamée par la suspension de leur dialogue à l’arbitrage d’un terrain neutre.

Avec le renforcement des capacités opérationnelles des FAMa par l'acquisition d'aéronefs et d'équipements militaires, un clash entre les mouvements armées et l’armée régulière semble de plus en plus plausible, du moins parce que la conduite du processus référendaire à son terme n’est pas possible sans souveraineté de l’Etat sur l’ensemble du territoire y compris Kidal qui échappe totalement au contrôle de Bamako depuis 2014.

&nbsp;

<strong>Amidou Keita</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : scission  au sein des groupes armés signataires de l’accord d’Alger</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-scission-au-sein-des-groupes-armes-signataires-de-laccord-dalger-3017706.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-scission-au-sein-des-groupes-armes-signataires-de-laccord-dalger-3017706.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/04/Idrissa-Ag-Intagarass.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 03 Apr 2023 13:38:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Idrissa Ag Intagarass,  ancien chef  de poste  du Haut Conseil  pour l’Unité de l’Azawad, a annoncé  sa démission avec  tous ses combattants  des instances  des groupes armés signataires de l’accord d’Alger.</em></strong>

La fusion de tous les mouvements membres de la coordination des mouvements à l’Azawad annoncée en début d’année vient  de connaître les premières démissions. L’ancien chef de poste du Haut Conseil  pour l’Unité de l’Azawad, Idrissa Ag Intagarass, et les combattants fidèles à lui ont notifié dans un communiqué adressé aux parties prenantes de  l’accord d’Alger leur démission. «Le chef de HCUA/CMA informe l’opinion nationale et tous les  partenaires de l’Accord d’Alger de sa démission que celle de tous ses combattants du HCUA et de ses instances »,  a déclaré  cet ex-rebelle.

Selon lui, cette décision  participe  du souci  des populations et les combattants qu’il représente de participer dans les efforts inlassables du gouvernement de transition et des acteurs de parachever la mise en œuvre de l’accord pour la paix. « La démission participe dans le souci de cohérence avec les attentes de nos communautés mais aussi des orientations du gouvernement et de la majorité des acteurs du processus », a  ajouté  l’auteur du communiqué.

Que s’est-il passé pour que cet acteur  important du HCUA quitte les siens  au moment où la coordination des mouvements de l’Azawad est à couteaux tirés avec les autorités de la transition ? La dernière décision des ex-rebelles de Kidal de ne pas se reconnaître dans  le projet de nouvelle Constitution  ne semble pas faire l’unanimité au sein de certains groupes armés signataires de l’accord d’Alger. Visiblement, Idrissa Ag Intagarass semble dans cette tranche puisque le communiqué annonçant sa démission avec ses combattants  explique  bien son désaccord avec les  siens et son intention  de travailler avec le gouvernement de transition.

<strong> Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord d’Alger. La Médiation internationale souhaite rencontrer le Colonel Assimi Goïta</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-dalger-la-mediation-internationale-souhaite-rencontrer-le-colonel-assimi-goita-3015538.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-dalger-la-mediation-internationale-souhaite-rencontrer-le-colonel-assimi-goita-3015538.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/09/CSA-accord-Alger.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 17 Mar 2023 02:10:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le processus d’Alger est grippé depuis un moment. Pour lui insuffler une nouvelle dynamique, la Médiation internationale a tenu, ce lundi 13 mars 2023, une réunion virtuelle sous la présidence de l’Ambassadeur Boudjema Delmi, président du Comité de Suivi de l’Accord. Au moins deux informations importantes figurent dans le communiqué.</strong>

<em>« La Médiation internationale a émis le souhait d’être reçue, en temps utile, par le Président de la Transition »,</em> rapporte le document. A Koulouba, la médiation veut rendre compte des consultations « tenues séparément avec les parties maliennes tant à Bamako, Kidal, et en Algérie. Aussi, la Médiation veut avoir l’avis du président de la transition sur la marche à suivre.

Autre information issue de la rencontre virtuelle du lundi dernier, la Médiation internationale exhorte les parties signataires à « s’abstenir de tout acte ou toute déclaration » susceptible de remettre en cause les acquis enregistrés dans la mise en œuvre de l’Accord et d’entraver les efforts en cours pour relancer la dynamique de paix. A la MINUSMA, la Médiation demande de convoquer, dans les plus brefs délais possibles, une réunion de la Commission technique de sécurité (CTS).

L’objectif de cette réunion, précise le communiqué de la médiation, est de faire le point de la situation sur le terrain et faciliter l’opérationnalisation du groupe de travail mandaté de réviser les arrangements sécuritaires, dont la mise en place avait été convenue lors de la rencontre de la 54ème session ordinaire de la CTS en date du 4 octobre 2022.

&nbsp;

<strong>Mamadou TOGOLA/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord pour  la paix et la réconciliation :  Prêt à toutes les éventualités, le Mali appelle la médiation internationale à assumer ses responsabilités</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-pret-a-toutes-les-eventualites-le-mali-appelle-la-mediation-internationale-a-assumer-ses-responsabilites-3014308.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-pret-a-toutes-les-eventualites-le-mali-appelle-la-mediation-internationale-a-assumer-ses-responsabilites-3014308.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/08/accord-pour-la-paix.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 09 Mar 2023 09:29:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong> </strong><strong>Le ministère de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la paix et la réconciliation (APR) vient d’adresser (le 24 février 2023) au ministre algérien des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger (Chef de file de la Médiation internationale) une lettre  par rapport à ses observations sur le rôle de la Médiation internationale et les cas de violations de ses engagements par la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA). Une lettre que des observateurs qualifient de «mise en garde musclée» aux partenaires internationaux d’un pays qui ne joue plus avec sa souveraineté.</strong>

A force de se faire tirer la queue, la chèvre finit par mordre, dit un adage de chez nous ! Face aux différents manquements à ses engagements de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) par rapport à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix réconciliation au Mali (APR) et au silence de la médiation internationale, le gouvernement malien a décidé de sortir de sa réserve. En effet, malgré les sacrifices consentis par l’Etat pour la mise en œuvre de l’APR (issu du processus d’Alger), force est de constater que les mouvements de la CMA n’ont jamais cessé de le violer.

Et cela en dénonçant ironiquement le manque de volonté des autorités maliennes pour mettre en œuvre cet accord afin de mettre la pression sur Bamako en vue de la satisfaction de besoins ou d’ambitions personnels. Après une période de silence sur cette attitude de certains partis à l’APR, le gouvernement malien a décidé de passer à l’offensive en interpellant notamment la Médiation internationale sur ses responsabilités à veiller au respect de l’engagement de toutes les parties.

Il trouve inconcevable qu’elle ferme les yeux sur les violations de plus en plus nombreuses des mouvements de la CMA. Comme par exemple l’installation d'États-majors dans le Gourma en 2020-2021 ; la réouverture des postes de sécurité dans les Zones de Kidal, Gao, Ménaka et Tombouctou ; la délivrance illégale d’autorisations de déplacement sur les sites d’orpaillage ; l’installation et la mise en place de dispositifs de sécurisation sur les sites d’orpaillages illégaux de N’Tahaka (sud de Gao) et au nord de Kidal.

Sans compter le refus de la coordination de recevoir les médecins en charge de la lutte contre le Covid-19 ; les actions entravant le fonctionnement optimal des bataillons des forces armées reconstituées (BATFAR) ; la conduite de patrouille Tartit par des entités non reconnues (CSP-PSD) sans concertation, ni accord du gouvernement (Kidal, Ménaka, Gao, Tombouctou, Taoudenni).

Le gouvernement déplore aussi le silence de la médiation internationale par rapport à l’occupation et à l’organisation de rencontres à Anéfis ; l’opérationnalisation à Kidal d’un tribunal islamique qui a déjà délibéré sur le cas de deux éléments du BATFAR ; et surtout «<em>la collusion de plus en plus manifeste avec les groupes terroristes</em>», en violation des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies qui exigent de «<em>tous les groupes armés présents au Mali qu’ils rompent tous liens avec des organisations terroristes</em>».

Selon la correspondance du ministère de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale (chargé de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale), «<em>ces cas flagrants de violation de l’Accord sont d’autant plus préoccupants qu’ils n’ont donné lieu à aucune condamnation de la Médiation internationale et leurs auteurs n’ont jamais été rappelés à l’ordre</em>». En tant que «<em>garante politique de l’Accord et du respect de ses dispositions par les parties</em>», son rôle est primordial la mise en œuvre effective de l’accord. Son silence sur ces violations répétées jette donc «<em>un discrédit</em>» sur elle et donne l’impression «<em>aux ennemis de la paix un sentiment d’impunité</em>».

Il est clair pour le gouvernement que les accusations de la CMA à son encontre découlent d’une mauvaise foi manifeste de minimiser les sacrifices consentis par l’Etat pour une mise en œuvre efficiente de l’APR. «<em>L’engagement du Mali à mettre en œuvre l’Accord, s’est traduit à travers l’implication des mouvements signataires de l’Accord, dans la désignation du président de la Transition, la nomination de leurs responsables au sein du gouvernement et au sein du Conseil national de Transition </em>(CNT)…», a rappelé la lettre adressée à l’Algérie, chef de file de la médiation internationale.

Les responsables des mouvements rebelles ont également été «<em>systématiquement consultés</em>» et associés à toutes les étapes majeures de la vie de la nation, notamment les Concertations nationales, les Assises nationales de la refondation ; la rédaction du projet de nouvelle constitution et sa finalisation. Sans compter que cet engagement se manifeste en outre par l’allocation de ressources budgétaires spécifiquement dédiées au développement des régions du nord du Mali, notamment à travers le financement, sur ressources propres, du Fonds de développement durable (FDD).

Malgré cet engagement, les mouvements de la CMA se sont mis en marge du processus de paix en essayant d’exercer un chantage sur les autorités maliennes. Un jeu nordique auquel Bamako est déterminé à se soustraire en exigeant plus de sincérité et de responsabilité des mouvements rebelles.

Le gouvernement a donc raison de prendre la communauté internationale à témoin et d’attirer son attention sur les menaces pesant désormais sur l’APR signé en mai et juin 2015. La balle est désormais dans le camp de la médiation internationale dont la crédibilité est plus que jamais en jeu !

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La paix et la cohésion sociale au cœur des échanges entre les hommes de média et les membres de la CKAA</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/la-paix-et-la-cohesion-sociale-au-coeur-des-echanges-entre-les-hommes-de-media-et-les-membres-de-la-ckaa-3014279.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/la-paix-et-la-cohesion-sociale-au-coeur-des-echanges-entre-les-hommes-de-media-et-les-membres-de-la-ckaa-3014279.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/03/Kel-Ansar-3.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 09 Mar 2023 02:26:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le président de Coordination Kel Ansar et Alliés (CKAA), Cissé Oumar Hamama Ansari, a rencontré chez lui, le jeudi 02 mars, des hommes de média autour d’un thé familial. Objectif : promouvoir la paix et la réconciliation nationale et également tendre la main aux médias, alliés naturels de toute organisation et de toute action humaine.

La Coordination Kel Ansar et Alliés alliés (CKAA) comme son nom l'indique est une initiative des cadres majoritairement Kel Ansar qui ont décidé de conjuguer leurs efforts pour trouver une solution aux maux qui minent le pays. La CKAA, à travers ce thé familial, entend ainsi inscrire son action dans une démarche inclusive en faveur de la paix et de la réconciliation au Mali et également tendre la main aux médias qui sont des alliés naturels de toute organisation et de toute action. C’est ce qu’a indiqué son président, Cissé Oumar Hamama Ansari.

Devant les hommes de média, le président Cissé a décliné les objectifs de la CKAA, qui ne sont autres que « la paix et la cohésion sociale partout au Mali ». Il a profité de l’occasion pour inviter les partis signataires de l’accord d’Alger à œuvrer à rapprocher les positions et de se donner la main pour le bien commun du peuple malien. « Aujourd’hui notre seul ennemi c’est le manque de cohésion contre lequel nous devons nous unir afin de l’éradiquer », a-t-il souligné.

Selon Cissé Oumar Hamama Ansari, la Coordination Kel Ansar Alliés, conformément à ses statuts et objectifs, ne ménagera aucun effort pour contribuer au renforcement d'une cohabitation pacifique inter et intracommunautaire au Mali en général. Ce d’autant que la cohésion, la paix et le vivre ensemble demeurent son crédo.

A ce titre, l’association invite les forces vives de la nation de promouvoir les actions de paix et de développement durable ; de contribuer au renforcement des liens fraternels et de coopération. La CKAA compte enfin sur l'accompagnement de la presse pour poursuivre ces genres d’initiatives   en faveur de la paix au Mali.  « Chaque fois que nous parlons de Paix, ne regardons pas la Couleur des gens mais regardons leurs actions en vue de renforcer cette paix », a expliqué le président Cissé.

La rencontre a été marquée par la remise d’une dis8..tinction à Cissé Oumar Hamama Ansari, président de la CKAA par l’Association pour le suivi des orphelins au Sahel (Assos-Sahel)  en raison de  sa forte contribution  lors du dîner de charité organisé par l'Assos-Sahel. Cette rencontre avec les hommes de média, faut-il le rappeler, intervient quelque mois après celle des hommes politiques. Elle s’est déroulée en présence de plusieurs membres de la CKAA.

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Interpellée par le Mali :   La médiation internationale saura&#45;t&#45;elle s’assumer pour sauver sa crédibilité ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/interpellee-par-le-mali-la-mediation-internationale-saura-t-elle-sassumer-pour-sauver-sa-credibilite-3014204.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/interpellee-par-le-mali-la-mediation-internationale-saura-t-elle-sassumer-pour-sauver-sa-credibilite-3014204.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/03/Ramtane-Lamamra.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 09 Mar 2023 01:33:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Tout en restant attaché à la mise en œuvre intelligente de l'accord, «<em>le gouvernement rejettera d'office toute accusation qui serait de nature à le tenir responsable des éventuelles conséquences</em>» de la violation de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali (APR) ! C’est ce que le ministère de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale (chargé de l’Accord pour la paix et la réconciliation/APR) a indiqué dans une correspondance adressée (le 24 février 2023) au ministre algérien des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Chef de file de la Médiation internationale dans le processus de paix dans notre pays. Un avertissement qui intervient à un moment de rupture de confiance entre les acteurs concernés avec la suspension par la CMA de sa participation aux instances de mise en œuvre de l'Accord d'Alger. Et le doute va grandissant sur l'avenir de cet accord sans cesse violé par les rebelles de Kidal en toute impunité.

Après avoir longtemps observé une réserve diplomatique par rapport aux agissements controversés des leaders des mouvements de Kidal, le gouvernement malien semble aujourd’hui déterminé à ne plus se laisser marcher sur les pieds. Dans sa correspondance, il se dit prêt à tout mettre en œuvre pour «<em>atteindre ses objectifs, quel qu'en soient le prix et la forme, tout en respectant strictement les droits de l'Homme jusqu'à l'éradication du dernier terroriste ainsi que la sécurisation complète du Mali afin que les populations puissent jouir des dividendes d'une paix tant attendues</em>». Autrement, Bamako juge aujourd’hui inconcevable la collusion entre certains mouvements de la CMA, le HCUA notamment, et des réseaux terroristes comme le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) d’Iyad Ag Ghali.

Ouvertement ainsi accusée par le Mali de tolérer les violations de l’accord par la CMA, la Médiation internationale saura-t-elle s’assumer ? Rien n’est moins sûr d’autant plus que son chef de fil, l’Algérie, ne joue pas le jeu dans cette région où elle partage près de 1 400 kilomètres de frontières avec le Mali, son voisin du sud. L’Algérie a toujours voulu jouer le premier rôle dans la médiation entre notre pays et les leaders des différentes rébellions. Mais, son attitude à l’égard des ex-rebelles et certaines déclarations officielles au sujet de la transition actuelle au Mali ne sont pas de nature à lui conférer la neutralité requise dans ce genre de dossiers.

D’ailleurs, la mise en garde du Mali est intervenue deux jours avant que le président Abdelmadjid Tebboune d’Algérie ne reçoive les ex-rebelles de la CMA le 26 février dernier. Il leur aurait réaffirmé l’engagement de son pays à contribuer à sortir le processus de paix malien de «<em>l’impasse</em>» actuelle. Le président Tebboune aurait réaffirmé l’engagement fort de son pays auprès des Maliens «<em>de tous bords</em>» afin d’aboutir «<em>à une entente sur la diligence d’un élan commun avec des garanties plus strictes</em>».

Et un porte-parole de la CMA a indiqué que la rencontre avait permis de souligner l’engagement ferme de l’Algérie en faveur d’une «<em>nouvelle dynamique de paix dans la région</em>». Il est clair que la médiation internationale, l’Algérie notamment, joue son avenir dans la résolution de la tension. Elle doit faire preuve de réalité et surtout de fermeté (à l’égard de la CMA) afin de prouver sa neutralité dans la médiation.

C’est ce que Bamako attend en tout cas d’elle. Elle doit s’assumer pour sauver une crédibilité remise en cause par la lettre du ministère de la réconciliation, de la paix et de la cohésion nationale (chargé de l’Accord pour la paix et la réconciliation/APR) adressée (le 24 février 2023) au ministre algérien des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger. Et comme l’a souligné le communiqué du gouvernement, en tant que «<em>garante politique de l’Accord et du respect de ses dispositions par les parties</em>», le rôle de la Médiation internationale est primordial pour la mise en œuvre effective de l’accord. Mais, son silence sur des violations répétées par l’une ou l’autre partie jette donc «<em>un discrédit</em>» sur elle et donne l’impression «<em>aux ennemis de la paix un sentiment d’impunité</em>».

La reprise des hostilités signerait l’échec de cet accord à stabiliser le Mali, donc une mort certaine. Même si pour certains observateurs l’APR peut être une composante essentielle d’un retour à la stabilité politique et militaire pour le Mali, le gouvernement est conscient qu’une partie non négligeable des Maliens y est opposée. Ils lui reprochent de porter les germes d’une future partition de leur pays qui, comme l’a récemment déclaré un célèbre avocat du pays, l’a signé le couteau sous la gorge.

<strong>Moussa Bolly</strong>

&nbsp;

<strong> *************************************************************</strong>

<strong> </strong><strong>ACCORD POUR LA PAIX ET LA RÉCONCILIATION</strong>

<strong> </strong><strong>Prêt à toutes les éventualités, le Mali appelle la médiation internationale à assumer ses responsabilités</strong>

<strong> </strong><strong>Le ministère de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la paix et la réconciliation (APR) vient d’adresser (le 24 février 2023) au ministre algérien des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger (Chef de file de la Médiation internationale) une lettre  par rapport à ses observations sur le rôle de la Médiation internationale et les cas de violations de ses engagements par la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA). Une lettre que des observateurs qualifient de «mise en garde musclée» aux partenaires internationaux d’un pays qui ne joue plus avec sa souveraineté.</strong>

A force de se faire tirer la queue, la chèvre finit par mordre, dit un adage de chez nous ! Face aux différents manquements à ses engagements de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) par rapport à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix réconciliation au Mali (APR) et au silence de la médiation internationale, le gouvernement malien a décidé de sortir de sa réserve. En effet, malgré les sacrifices consentis par l’Etat pour la mise en œuvre de l’APR (issu du processus d’Alger), force est de constater que les mouvements de la CMA n’ont jamais cessé de le violer.

Et cela en dénonçant ironiquement le manque de volonté des autorités maliennes pour mettre en œuvre cet accord afin de mettre la pression sur Bamako en vue de la satisfaction de besoins ou d’ambitions personnels. Après une période de silence sur cette attitude de certains partis à l’APR, le gouvernement malien a décidé de passer à l’offensive en interpellant notamment la Médiation internationale sur ses responsabilités à veiller au respect de l’engagement de toutes les parties.

Il trouve inconcevable qu’elle ferme les yeux sur les violations de plus en plus nombreuses des mouvements de la CMA. Comme par exemple l’installation d'États-majors dans le Gourma en 2020-2021 ; la réouverture des postes de sécurité dans les Zones de Kidal, Gao, Ménaka et Tombouctou ; la délivrance illégale d’autorisations de déplacement sur les sites d’orpaillage ; l’installation et la mise en place de dispositifs de sécurisation sur les sites d’orpaillages illégaux de N’Tahaka (sud de Gao) et au nord de Kidal.

Sans compter le refus de la coordination de recevoir les médecins en charge de la lutte contre le Covid-19 ; les actions entravant le fonctionnement optimal des bataillons des forces armées reconstituées (BATFAR) ; la conduite de patrouille Tartit par des entités non reconnues (CSP-PSD) sans concertation, ni accord du gouvernement (Kidal, Ménaka, Gao, Tombouctou, Taoudenni).

Le gouvernement déplore aussi le silence de la médiation internationale par rapport à l’occupation et à l’organisation de rencontres à Anéfis ; l’opérationnalisation à Kidal d’un tribunal islamique qui a déjà délibéré sur le cas de deux éléments du BATFAR ; et surtout «<em>la collusion de plus en plus manifeste avec les groupes terroristes</em>», en violation des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies qui exigent de «<em>tous les groupes armés présents au Mali qu’ils rompent tous liens avec des organisations terroristes</em>».

Selon la correspondance du ministère de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale (chargé de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale), «<em>ces cas flagrants de violation de l’Accord sont d’autant plus préoccupants qu’ils n’ont donné lieu à aucune condamnation de la Médiation internationale et leurs auteurs n’ont jamais été rappelés à l’ordre</em>». En tant que «<em>garante politique de l’Accord et du respect de ses dispositions par les parties</em>», son rôle est primordial la mise en œuvre effective de l’accord. Son silence sur ces violations répétées jette donc «<em>un discrédit</em>» sur elle et donne l’impression «<em>aux ennemis de la paix un sentiment d’impunité</em>».

Il est clair pour le gouvernement que les accusations de la CMA à son encontre découlent d’une mauvaise foi manifeste de minimiser les sacrifices consentis par l’Etat pour une mise en œuvre efficiente de l’APR. «<em>L’engagement du Mali à mettre en œuvre l’Accord, s’est traduit à travers l’implication des mouvements signataires de l’Accord, dans la désignation du président de la Transition, la nomination de leurs responsables au sein du gouvernement et au sein du Conseil national de Transition </em>(CNT)…», a rappelé la lettre adressée à l’Algérie, chef de file de la médiation internationale.

Les responsables des mouvements rebelles ont également été «<em>systématiquement consultés</em>» et associés à toutes les étapes majeures de la vie de la nation, notamment les Concertations nationales, les Assises nationales de la refondation ; la rédaction du projet de nouvelle constitution et sa finalisation. Sans compter que cet engagement se manifeste en outre par l’allocation de ressources budgétaires spécifiquement dédiées au développement des régions du nord du Mali, notamment à travers le financement, sur ressources propres, du Fonds de développement durable (FDD).

Malgré cet engagement, les mouvements de la CMA se sont mis en marge du processus de paix en essayant d’exercer un chantage sur les autorités maliennes. Un jeu nordique auquel Bamako est déterminé à se soustraire en exigeant plus de sincérité et de responsabilité des mouvements rebelles.

Le gouvernement a donc raison de prendre la communauté internationale à témoin et d’attirer son attention sur les menaces pesant désormais sur l’APR signé en mai et juin 2015. La balle est désormais dans le camp de la médiation internationale dont la crédibilité est plus que jamais en jeu !

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bras de fer entre la CMA et le gouvernement malien :  Jusqu’où peut&#45;elle aller la confrontation ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/bras-de-fer-entre-la-cma-et-le-gouvernement-malien-jusquou-peut-elle-aller-la-confrontation-3014081.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/bras-de-fer-entre-la-cma-et-le-gouvernement-malien-jusquou-peut-elle-aller-la-confrontation-3014081.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/03/accord-Alger.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 08 Mar 2023 09:19:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans une lettre confidentielle adressée aux autorités algériennes et qui a fuité sur les réseaux sociaux, le gouvernement malien accuse la Coordination des mouvements de l'Azawad de violations répétées de l'accord d'Alger et de "collusion manifeste avec les groupes terroristes". Dans ce contexte jusqu’où peut aller cette confrontation entre la CMA et le gouvernement malien ? Quel avenir pour l'Accord pour la paix ?</em></strong>

Chaque jour, on assiste à de nouveaux épisodes dans les relations tumultueuses entre le Mali et les ex-rebelles de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) sur la mise en œuvre de l’Accord pour la paix. La méditation internationale malgré sa passivité s’arrache pour relancer les discussions entre le gouvernement et les ex-sécessionnistes qui ont toujours des velléités indépendantistes.

Mi-janvier, une délégation malienne a été reçue par Abdelmadjid Tebboune. Et fin février sur invitation algérienne le chef de file de la Médiation internationale tous les mouvements signataires qui composent le Cadre stratégique permanent pour la paix, la sécurité et le développement (CSP-PSD) se sont rendus à Alger. Objectif de cette visite : essayer de ramener les deux parties à la table des négociations et éviter la reprise des hostilités.

De plus en plus des voix s’élèvent pour dénoncer l’attitude de la CMA de prêter main forte aux groupes terroristes d’Iyad Ag Ghaly. Et dans un courriel confidentiel qui a fait le tour des réseaux sociaux le colonel-major Ismaël Wagué, ministre de la Réconciliation nationale tape du poing sur la table, accusant la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) de violations répétées de l'Accord d'Alger. Il accuse aussi la CMA de <em>"collusion de plus en plus manifeste avec les groupes terroristes"</em>. Cette missive du gouvernement marque une fois de plus les relations tumultueuses avec la CMA qui a suspendu toutes ces activités au sein du mécanisme de mise en œuvre de l’Accord.

Jusqu’où peut aller la confrontation entre la CMA et le gouvernement ? Quel avenir pour cet Accord qui ne cesse d’être une patte chaude pour ceux-là mêmes qui y ont apposé leurs signatures ?

Déjà, pour bon nombre de personnes, la confrontation n’a pas lieu d’être, ajoutant qu’il y a un Accord qu’il faut juste le mettre en œuvre.

<strong>Ousmane Mahamane </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Processus de paix au Mali : La Coordination Kel Ansar et Alliés invite les parties signataires de l’Accord à œuvrer à rapprocher les positions</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/processus-de-paix-au-mali-la-coordination-kel-ansar-et-allies-invite-les-parties-signataires-de-laccord-a-oeuvrer-a-rapprocher-les-positions-3014107.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/processus-de-paix-au-mali-la-coordination-kel-ansar-et-allies-invite-les-parties-signataires-de-laccord-a-oeuvrer-a-rapprocher-les-positions-3014107.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/03/Kel-Ansar-1.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 08 Mar 2023 06:49:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Dans le but de préserver la paix, le Président de la Coordination Kel Ansar et Alliés (CKAA), Cissé Oumar Hamama Ansari, a invité les partis signataires de l’accord d’Alger à œuvrer à rapprocher les positions et se donner la main pour le bien commun du peuple malien. « Aujourd’hui, notre seul ennemi, c’est le manque de cohésion contre lequel nous devons nous unir afin de l’éradiquer. La cohésion, la paix et le vivre ensemble demeurent notre credo et conformément à nos statuts et objectifs, la Coordination Kel Ansar et Alliés ne ménagera aucun effort pour contribuer au renforcement d'une cohabitation pacifique inter et intracommunautaire au Mali en général ». Ces propos ont été tenus par le président de CKAA, le jeudi 2 mars 2023 à Bamako. C’était au cours d’un diner appelé « Thé familial avec la presse ».

Ils étaient plus d’une vingtaine de journalistes des différents organes de presse écrite, de l'audiovisuel, de la presse en ligne, des animateurs et des directeurs de publications à répondre présent à l’invitation du président de la Coordination Kel Ansar et Alliés (CKAA). En plus des hommes de média, l’on notait aussi la présence des membres et militants de ladite coordination avec à sa tête son président, Cissé Oumar Hamama Ansari. Ce dernier a fait savoir à ses invités que cet espace est instauré pour discuter, échanger et partager les réflexions autour de la paix. L’initiative s’inscrit dans la vision des cadres de la coordination majoritairement Kel Ansar de conjuguer leurs efforts pour trouver une solution aux maux qui minent notre société.

Aux dires du premier responsable de la CKAA, la démarche a consisté tout simplement à mettre les populations à la base comme actrices du changement pour parvenir à la paix. « C'est dans cette optique que ces cadres kel Ansar installés un peu partout à travers le monde et les alliés qui sont de toutes les ethnies ont organisé des rencontres entre les différentes communautés, notamment du Nord. Ces rencontres ont eu en son temps comme impact immédiat de dissiper le climat de méfiance entre les populations elles-mêmes. Il faut noter qu'il fut une période où des membres d'une même famille se méfiaientt les uns des autres et le climat social était constamment menacé. Ces populations ont fini par comprendre que seule dans l'Union et le dialogue nous pouvons avoir notre épingle du jeu dans le cadre de l'instauration de la paix », a expliqué le président de la CKAA.

Fidèle à sa devise, « Ensemble pour la Paix, la Bonne Gouvernance, le développement local et la Cohésion Sociale entre toutes les Communautés », la Coordination Kel Ansar et Alliés s'est donnée comme mission principale de continuer à œuvrer dans cette démarche de rassemblement des différentes communautés pour des retrouvailles familiales. D’où la mise en place de ce concept appelé « Thé familial avec la presse » pour rassembler autour d'un verre de thé en discutant en toute franchise et sans tabous des points de divergences et des convergences. La Coordination Kel Ansar et alliés, à travers ce thé familial, entend ainsi inscrire son action dans une démarche inclusive en faveur de la paix et de la réconciliation au Mali et également tendre la main aux médias. Par la voix de son président, la CKAA a exprimé sa volonté d’appuyer les autorités pour la quête de la paix et de la réconciliation. « Nous profitons de cette occasion pour inviter les partis signataires de l’accord d’Alger à œuvrer à rapprocher les positions et se donner la main pour le bien commun du peuple malien. Aujourd’hui, notre seul ennemi, c’est le manque de cohésion contre lequel nous devons nous unir afin de l’éradiquer.

La cohésion, la paix et le vivre ensemble demeurent notre credo et conformément à nos statuts et objectifs, la Coordination Kel Ansar et Alliés ne ménagera aucun effort pour contribuer au renforcement d'une cohabitation pacifique inter et intracommunautaire au Mali en général. Chaque fois que nous parlons de Paix, ne regardons pas la Couleur des gens, mais regardons leurs actions en vue de renforcer cette paix », a déclaré Cissé Oumar Hamama Ansari.

L’occasion a été saisie par la Coordination d’inviter les forces vives de la nation de promouvoir les actions de paix et de développement durable ; de contribuer au renforcement des liens fraternels et de coopération.

Au cours de ce diner, l’Association pour le Suivi des Orphelins au Sahel Tombouctou (ASSOS Sahel) a décerné une attestation de reconnaissance au président de la CKAA.

<strong>Sidiki Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bamako&#45; CMA :  Vers une reprise des combats</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/bamako-cma-vers-une-reprise-des-combats-3014041.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/bamako-cma-vers-une-reprise-des-combats-3014041.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/03/CMA.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 08 Mar 2023 01:34:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<a href="https://www.youtube.com/watch?v=kmoZX0kjdS8"><strong><em>Un sentiment palpable d’exaspération et d’impatience</em></strong></a><strong><em>  existe de part et d’autre, alors que la crainte d’un glissement de calendrier électoral se précise. </em></strong>

Il ne reste plus grand-chose des espoirs initiaux d’un règlement plus large du conflit avec les ex-rebelles indépendantistes touareg. Les craintes d’une reprise des hostilités sont ravivées par « l’installation d’états-majors par certains mouvements armés dans le Gourma », ou encore « la conduite de patrouilles […] par des entités non reconnues, sans concertation, ni accord du gouvernement »,  des « violations » répétées armés dans le Gourma », ou encore « la conduite de patrouilles […] par des entités non reconnues, sans concertation, ni accord du gouvernement. » La Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) s’est lancée dans une surenchère rhétorique et a mené des actions de nature à exacerber davantage les tensions. A un moment où il existe <a href="https://www.youtube.com/watch?v=kmoZX0kjdS8">un sentiment palpable d’exaspération et d’impatience</a>  des Maliens lorsqu’il s’agit de la question de Kidal.

Début février, Amadou Albert Maïga, un membre du Conseil national de la transition (CNT) qui tient lieu d'organe législatif, déclarait que l'armée malienne allait bientôt engager les opérations pour rétablir l'autorité de l'Etat central sur Kidal (nord), ville stratégique contrôlée par la CMA." La guerre est inévitable à Kidal", avait-il dit.

Les rebelles touaregs ont signé un accord avec Bamako en 2015, dans l’espoir d’obtenir des postes dans l’armée et une redistribution du pouvoir au niveau local. Mais aujourd’hui, ils crient à l’abandon, certains rebelles ont d’ailleurs des accointances avec les jihadistes liés à al-Qaeda  qui avaient rejoint puis doublé sur le terrain les séparatistes touareg du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA). Dans ce contexte, le président algérien a reçu le 26 février dernier d'ex-rebelles maliens qui ont dit chercher à sortir de "l’impasse" et du "statu quo" en plein accès de tension avec les autorités de Bamako.

<strong>Glissement du calendrier électoral ?</strong>

L’accalmie est fragile. Des questions essentielles n’ont pas encore été résolues, comme le désarmement des ex-rebelles. Ceux-ci n’ont pas rendu les armes. La situation actuelle entraîne une grande irritation chez les autorités maliennes. Qui pointent aussi un doigt accusateur sur la « passivité » de la médiation internationale.

Le calendrier électoral sera-t-il respecté en République du Mali ? Les doutes sont de plus en plus sérieux sur la bonne tenue des élections locales prévues dès 2015. Plusieurs signaux envoyés par le gouvernement font craindre un glissement du calendrier. Les délais. L’agence électorale travaille à son implantation sur le territoire, avant de s’occuper véritablement à la fiabilisation du fichier électoral dans un climat d’insécurité sur des pans entiers du territoire national. Toutes ces opérations risquent donc de retarder la tenue du référendum initialement prévu le 19 mars et, par ricochet, de la présidentielle de 2024.Ces doutes sont renforcées par la correspondance en date du 24 février adressée par le ministre de la Réconciliation, le colonel Ismaël Wagué, au ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra. Laquelle a alerté sur les violations de la CMA qui« empêchent la création d’un climat de sérénité nécessaire pour le retour à l’ordre constitutionnel ».

La bonne idée serait peut-être de reconnaître, qu’au regard de la situation actuelle, l’organisation d’élections générales, très coûteuses à mettre en place, n’est plus vraiment réaliste. <em>La première chose serait de fixer les priorités</em>. <em>Quelles sont les élections qui semblent être les plus importantes et qui peuvent avoir le plus gros impact sur la paix et la stabilité du pays ? Réaliser des élections locales c’est très bien mais est-ce encore possible ?</em>

<strong>Fani</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : le gouvernement suspend les indemnités des représentants des mouvements armés du comité de suivi de l’Accord</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-le-gouvernement-suspend-les-indemnites-des-representants-des-mouvements-armes-du-comite-de-suivi-de-laccord-3013987.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-le-gouvernement-suspend-les-indemnites-des-representants-des-mouvements-armes-du-comite-de-suivi-de-laccord-3013987.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/08/CMA-REBL-MALI.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 07 Mar 2023 10:08:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En représailles de la violation de l’accord d’Alger, le gouvernement de la transition a annoncé  la suspension des indemnités des mouvements armés du Comité de Suivi de l’Accord (CSA). </em></strong>

Jusqu’où iront les tensions entre les autorités maliennes et les mouvements signataires de l’accord  pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger ? Après avoir dénoncé la violation  du document  qui a mis fin aux hostilités entre les deux antagonistes en 2015,  le gouvernement a décidé de suspendre  les indemnités des représentants des mouvements au CSA. Selon studio Tamani qui a révélé l’information, la mesure concerne  les mouvements de la plateforme, de la Coordination des Mouvements de l'Azawad  et des mouvements armés de l’inclusivité<strong>. </strong>

La mesure répréhensible concerne surtout  les membres des mouvements signataires siégeant  dans  les commissions  de désarmement démobilisation et réinsertion, d’Intégration et le Comité de Suivi de l’Accord.

Les indemnités ont été octroyées aux représentants  des mouvements armés au CSA grâce à un décret présidentiel pris en 2016 par le défunt président de la République dans la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation. Certaines  indiscrétions soutiennent  que les  bénéficiaires de ce décret  toucheraient   plus d’un million de francs CFA par mois.

Les tensions entre les gouvernements de transition et  les mouvements armés de la CMA ont atteint leur paroxysme en décembre 2022 lorsque ces groupes  ont suspendu leur participation aux pourparlers sur la mise en  œuvre de l’accord de paix scellé en 2015. « C’est un non-évènement », a déclaré Attaye Ag Mohamed, membre de la CMA, la coordination des mouvements de l’Azawad<strong>. </strong>Par ailleurs, les cadres des mouvements de la plateforme et des mouvements de l'inclusivité  déplorent la décision du gouvernement  estimant que c’est la CMA qui a suspendu sa participation au sein du CSA. « Il est inconcevable qu’ils soient frappés par cette décision », dénonce l’un des cadre du mouvement de l’inclusivité selon nos confrères de Studio Tamani.

Le gouvernement de transition du Mali justifie cette décision  en  précisant que la CMA, n'a cessé de violer l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d'Alger.  Par la voix du ministre de la Réconciliation nationale, Colonel Ismaël Wagué,  il rémunère  la liste des cas les plus récents de ces violations  de l’accord.  Il s’agit entre autre, de l’'installation d'Etats-Majors par certains mouvements armés dans le Gourma en 2020-2021, la réouverture des postes de sécurité dans les Zones de Kidal, Gao, Ménaka et Tombouctou.

S’y ajoute à la délivrance illégale d'autorisations de déplacement sur les sites d'orpaillage, l'occupation et l'organisation de rencontres à Anéfis, l’opérationnalisation d'un tribunal islamique à Kidal, la sécurisation de la ville de Kidal par le « CSMAK », et ce malgré la présence du BATFAR, la collusion de plus en plus manifeste avec les groupes terroristes, en violation des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations-Unies, notamment les résolutions S/RES/2100 (2013) du 25 avril 2013, S/RES/2164 (2014) du 25 juin 2014, S/RES/2227(2015) du 29 juin 2015, qui, entre autres,« exigent de tous les groupes armés présents au Mali (...) qu'ils rompent tous les liens avec des organisations terroristes »

<strong>SiakaDIAMOUTENE/Maliweb.net


</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’accord pour la paix et la réconciliation sacrifie sur l’autel du soupçon : Probablement  la reprise des hostilités entre la CMA et les FAMA ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/laccord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-sacrifie-sur-lautel-du-soupcon-probablement-la-reprise-des-hostilites-entre-la-cma-et-les-fama-3013768.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/laccord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-sacrifie-sur-lautel-du-soupcon-probablement-la-reprise-des-hostilites-entre-la-cma-et-les-fama-3013768.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/10/CMA.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 06 Mar 2023 07:00:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Rien ne va plus entre les différentes parties signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du procès d’Alger, à savoir le gouvernement malien et la Coordination des Mouvements de l’Azawad. Chaque camp rejette la responsabilité de l’impasse à l’autre d’où une certaine radicalisation des positions. Le gouvernement malien par la voix du Ministre en charge de la réconciliation a fustigé les comportements et de la CMA et de la médiation internationale qui se rendent coupables, à ses yeux, de complicité voir de duplicité dans la violation flagrante de l’Accord par les ex rebelles. Pour la CMA, le gouvernement n’a nullement la volonté de mettre en œuvre cet accord qui reste à ses yeux le seul cordon ombilical qui lie les deux parties. Face à ce qu’il convient d’appeler la radicalisation des positions, et le blocage, ne s’achemine-t-on pas vers une escalade de la violence pouvant aboutir à une guerre totale à l’image de celle qui oppose la Russie à l’Ukraine ?  Le fil du dialogue ne doit-il pas être rétabli afin de trouver une issue sans crépitement des armes ?</em></strong>

<em>C’est par une correspondance du Ministère de la réconciliation, de la paix et de la cohésion nationale, chargé de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale datant du 24 février 2023  et adressée au Ministre des Affaires étrangères et de la communauté nationale à l’Etranger de la République Algérienne Démocratique et Populaire, Chef de file de la Médiation, que les différentes violations constatées par le gouvernement malien  ont été évoquées. Les griefs sont entre autres </em>l’installation d’États-Majors par certains mouvements armés dans le Gourmah en 2020-2021, la réouverture des postes de sécurité dans les Zones de Kidal, Gao, Ménaka et Tombouctou. La délivrance illégale d’autorisations de déplacement sur les sites d’orpaillage. L’installation et la mise en place de dispositifs de sécurisation sur les sites d’orpaillages illégaux de N’Tahaka (sud de Gao) et au Nord de Kidal, le refus de recevoir les médecins en charge de la lutte contre la Covid-19,  les actions entravant le fonctionnement optimal des Bataillons des Forces Armées Reconstituées (BATFAR). La conduite de patrouille TARTIT par des entités non reconnues (CSP-PSD) sans concertation, ni accord du Gouvernement (Kidal, Ménaka, Gao, Tombouctou, Taoudenni).L’occupation et l’organisation de rencontres à Anéfis, l’opérationnalisation d’un tribunal islamique à Kidal et qui a déjà délibéré sur le cas de deux éléments du BATFAR de Kidal. La sécurisation de la ville de Kidal par le « CSMAK », et ce malgré la présence du BATFAR,  la collusion de plus en plus manifeste avec les groupes terroristes, en violation des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations Unies,

En plus de ces écueils mentionnés dans sa correspondance, le ministre en charge de la réconciliation, le colonel Major Ismaël Wagué n’a pas hésité de tancer les parrains de cet Accord pour leur inaction face à ce qu’il a qualifié de flagrantes violations de l’Accord par la CMA. Pour le ministre Wagué,  les structures chargées d’accompagner la mise en œuvre de l’Accord, notamment la MINUSMA, l’Observatoire indépendant et le Groupe d’experts international pour les sanctions concernant le Mali, n’ont jamais comblé les attentes. En effet, l’inaction du premier, le silence du deuxième sur les violations effectuées par certains mouvements ainsi que la propension du troisième à outrepasser son mandat posent la question de la pertinence de ces structures. Pour le Colonel Wagué, l’attitude de certains mouvements, suivie de l’absence de réaction de la médiation, jettent un discrédit sur cette dernière.

Si officiellement les groupes armés signataires n’ont pas répondu à ces accusations, il nous revient de sources concordantes que des cadres de la CMA considèrent la lettre du colonel Ismaël Wagué, ministre de la Réconciliation nationale, adressée au ministre algérien des Affaires étrangères, qui conduit la médiation internationale, comme un acte hostile, voir  une déclaration de guerre.

Nos interlocuteurs  expliquent que ni le gouvernement malien, avec qui le dialogue est rompu depuis des mois, ni même le médiateur algérien, avec qui les échanges sont en revanche intenses, ne les avaient informés de cette lettre, qu'ils ont découverte sur les réseaux sociaux près d'une semaine après son envoi. En tout cas  la CMA rejette fermement ces accusations qui pour elle, ne sont pas nouvelles. Certains cadres  affirment que les actions sécuritaires de la CMA respectent le cadre de l'accord et nient toute collusion « non prouvée » avec les djihadistes.

Face à ce regain de tension entre les parties signataires et surtout à une certaine radicalisation des positions, à cela il faudrait ajouter le surarmement de part et d’autre, il est à parier que les hostilités reprendront.

<strong><em>Le fil du dialogue ne doit-il pas être rétabli afin de trouver une issue sans crépitement des armes ?</em></strong>

Aucun camp n’a intérêt à aller à l’affrontement, qui risque de voir naitre au sahel le conflit Russo-Ukrainien. Donc autant renouer le fil du dialogue et parvenir à un compromis plutôt que d’ouvrir les hostilités. L’idéal serait le dialogue afin d’éviter une guerre sans issue et sans fin au grand dam des pauvres populations.

<strong>Youssouf Sissoko<em>  </em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Processus de paix au Mali : Le gouvernement dénonce les violations de l’Accord par la CMA</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/processus-de-paix-au-mali-le-gouvernement-denonce-les-violations-de-laccord-par-la-cma-3013762.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/processus-de-paix-au-mali-le-gouvernement-denonce-les-violations-de-laccord-par-la-cma-3013762.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/CMA.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 06 Mar 2023 06:46:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le gouvernement malien a, dans une lettre confidentielle adressée, le vendredi 24 février 2024, à la médiation internationale, vivement condamné les récentes violations de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu des pourparlers par la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA).</strong>

Le gouvernement malien a fait connaître à la médiation internationale qu'il n'est plus acceptable de laisser la CMA narguer l'accord de paix, et « les cas de violation empêchent la création d'un climat de sérénité nécessaire pour le retour à l'ordre constitutionnel. » Dans son document signé par le ministre la réconciliation, de la paix et de la cohésion nationale, chargé de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale, le colonel major Ismaël Wagué, le gouvernement indique que malgré ses nombreux efforts pour la mise en œuvre de l'Accord, « force est de constater que certains mouvements, précisément ceux de la CMA, n'ont cessé de violer l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d'Alger. » Les cas les plus récents de ces violations, précise le gouvernement malien, sont : l'installation d'Etats-Majors par certains mouvements armés dans le Gourmah en 2020-2021 ; la réouverture des postes de sécurité dans les Zones de Kidal, Gao, Ménaka et Tombouctou ; la délivrance illégale d'autorisations de déplacement sur les sites d'orpaillage ; l'installation et la mise en place de dispositifs de sécurisation sur les sites d'orpaillages illégaux de N'Tahaka (sud de Gao) et au Nord de Kidal ; le refus de recevoir les médecins en charge de la lutte contre la Covid-19 ; les actions entravant le fonctionnement optimal des Bataillons des Forces Armées Reconstituées (BATFAR) ; la conduite de patrouille TARTIT par des entités non reconnues (CSP-PSD) sans concertation, ni accord du Gouvernement (Kidal, Ménaka, Gao, Tombouctou, Taoudenni) ; l'occupation et l'organisation de rencontres à Anéfis ; l'opérationnalisation d'un tribunal islamique à Kidal et qui a déjà délibéré sur le cas de deux éléments du BATFAR de Kidal ; la sécurisation de la ville de Kidal par le « CSMAK », et ce malgré la présence du BATFAR et la collusion de plus en plus manifeste avec les groupes terroristes.

Pour les autorités maliennes, ces cas flagrants de violation de l'Accord sont d'autant plus préoccupants qu'ils n'ont donné lieu à aucune condamnation de la Médiation internationale et leurs auteurs n'ont jamais été rappelés à l'ordre. « La Médiation internationale, en tant que garante politique de l'Accord et du respect de ses dispositions par les Parties, doit pleinement jouer son râle pour sa mise en œuvre effective. L'attitude de certains mouvements, suivie de l'absence de réaction de la médiation, jettent un discrédit sur cette dernière. Cette situation entrave les efforts inlassables de la Médiation internationale en vue de la paix et de la réconciliation au Mali, laissant ainsi se forger auprès des ennemis de la paix, un sentiment d'impunité », a indiqué, dans sa lettre, le gouvernement malien.

Le pouvoir malien accuse aussi les structures chargées d'accompagner la mise en œuvre de l'Accord (la MINUSMA, l'Observatoire indépendant et le Groupe d'experts international pour les sanctions concernant le Mali) de n’avoir jamais comblé les attentes. « L'inaction du premier, le silence du deuxième sur les violations effectuées par certains mouvements, ainsi que les propensions du troisième à outrepasser son mandat posent la question de la pertinence de ces structures », précisent les autorités maliennes.

Selon le gouvernement, tout en restant attaché à la mise en œuvre intelligente de l'accord, il rejettera d'office toute accusation qui serait de nature à le tenir responsable des éventuelles conséquences de sa violation.

<strong>M.K. Diakité</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord de Paix et Réconciliation : Les inquiétudes du Ministre Ismaël Wague dû aux comportements de certains membres de la CMA qui constituent une entrave à la paix, à la sécurité….</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-de-paix-et-reconciliation-les-inquietudes-du-ministre-ismael-wague-du-aux-comportements-de-certains-membres-de-la-cma-qui-constituent-une-entrave-a-la-paix-a-la-securite-3013284.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-de-paix-et-reconciliation-les-inquietudes-du-ministre-ismael-wague-du-aux-comportements-de-certains-membres-de-la-cma-qui-constituent-une-entrave-a-la-paix-a-la-securite-3013284.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/03/colonel-Wague.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 02 Mar 2023 10:00:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Une lettre du Ministère de la réconciliation, de la paix et de la cohésion nationale, chargé de l'accord pour la paix et la réconciliation nationale datant du 24 février 2023 adressée au Ministre des Affaires étrangères et de la communauté nationale à l'Etranger République Algérienne Démocratique et Populaire, Chef de file de la Médiation Internationale par rapport à des observations sur le rôle de la Médiation internationale et les cas de violations par certains mouvements, de l'Accord pour la paix et la Réconciliation au Mali issu du processus d'Alger .</em></strong>

À travers la lettre du Ministre de la réconciliation, de la paix et de la cohésion nationale, chargé de l'accord pour la paix et la réconciliation nationale Colonel Major Ismaël Wagué a envoyé à son homologue Ramtane LAMAMRA, Ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l'Étranger de la République Algérienne Démocratique et Populaire Chef de file de la Médiation internationale, n’a pas hésité de mettre en cause les responsables de la Coordination des Mouvements de l’Azawad de la mise en application de l’accord d’Alger malgré la volonté des autorités de transition qui ont déployé de nombreux efforts pour la mise en œuvre de l'Accord, qui demeure le cadre de référence pour une paix et une stabilité durable au Mali

Nous vous proposons en in extenso la lettre pour comprendre les inquiétudes du gouvernement de transition par rapport à la CMA.

‘’ Au nom du Gouvernement de la République du Mali, je tiens à adresser nos remerciements au Gouvernement de la République Algérienne Démocratique et Populaire pour le rôle crucial que votre pays, frère, ami et voisin du Mali, joue dans la stabilité du Mali et de la région du Sahel. Je vous réitère également ma gratitude pour votre implication personnelle en faveur de la paix durable dans mon pays.

Comme vous le savez, sous l'impulsion de Son Excellence Le Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l'Etat, le Gouvernement de la République du Mali est attaché au processus de paix engagé depuis la signature de l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d'Alger.

A cet égard, le Gouvernement du Mali a déployé de nombreux efforts pour la mise en œuvre de l'Accord, qui demeure le cadre de référence pour une paix et une stabilité durable au Mali. L'engagement du Mali à mettre en œuvre l'Accord, s'est traduit à travers l'implication des mouvements signataires de l'Accord, dans la désignation du Président de la Transition, la nomination de leurs responsables au sein du Gouvernement et au sein du Conseil national de Transition, organe législatif de la Transition.

Ces responsables ont également été systématiquement consultés et associés à toutes les étapes majeures de la vie de la Nation, notamment les Concertations nationales, les Assises Nationales de la Refondation ; la rédaction du projet de nouvelle Constitution et sa finalisation en cours.

Ces mesures de confiance, qui renforcent le caractère participatif et consensuel de la Transition, matérialisent la vision du Chef de l'Etat, résolument attaché à la paix. Concourent de cette vision, le dialogue permanent avec les acteurs des mouvements, considérés comme des maliens à part entière et l'inscription de la mise en œuvre de l'Accord dans le Plan d'Action du Gouvernement (PAG).

Son Excellence Monsieur Ramtane LAMAMRA, Ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l'Étranger de la République Algérienne Démocratique et Populaire Chef de file de la Médiation internationale

- ALGER-

L'engagement du Gouvernement se manifeste en outre par l'allocation de ressources budgétaires spécifiquement dédiées au développement des régions du Nord du Mali, notamment à travers le financement, sur ressources propres, du Fonds de développement durable (FDD).

Malgré cet engagement, force est de constater que certains mouvements, précisément ceux de la CMA, n'ont cessé de violer l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d'Alger. Les cas les plus récents de ces violations sont :
<ol start="2021">
 	<li>L'installation d'États-Majors par certains mouvements armés dans le Gourmah en 2020-2021.</li>
 	<li>La réouverture des postes de sécurité dans les Zones de Kidal, Gao, Ménaka et Tombouctou.</li>
 	<li>La délivrance illégale d'autorisations de déplacement sur les sites d'orpaillage.</li>
 	<li>L'installation et la mise en place de dispositifs de sécurisation sur les sites d'orpaillages illégaux de N'Tahaka (sud de Gao) et au Nord de Kidal.</li>
 	<li>Le refus de recevoir les médecins en charge de la lutte contre la Covid-19. 6. Les actions entravant le fonctionnement optimal des Bataillons des Forces Armées Reconstituées (BATFAR).</li>
 	<li>La conduite de patrouille TARTIT par des entités non reconnues (CSP-PSD) sans concertation, ni accord du Gouvernement (Kidal, Ménaka, Gao, Tombouctou, Taoudenni).</li>
 	<li>L'occupation et l'organisation de rencontres à Anéfis. 9. L'opérationnalisation d'un tribunal islamique à Kidal et qui a déjà délibéré sur le cas de deux éléments du BATFAR de Kidal.</li>
 	<li>La sécurisation de la ville de Kidal par le « CSMAK », et ce malgré la présence du BATFAR. 11. La collusion de plus en plus manifeste avec les groupes terroristes, en violation des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations Unies, notamment les résolutions S/RES/2100 (2013) du 25 avril 2013, S/RES/2164 (2014) du 25 juin 2014, S/RES/2227(2015) du 29 juin 2015, qui, entre autres, &lt;«&lt; exigent de tous les groupes armés présents au Mali (...) qu'ils rompent tous liens avec des organisations terroristes &gt;&gt;.</li>
</ol>
Ces cas flagrants de violation de l'Accord sont d'autant plus préoccupants qu'ils n'ont donné lieu à aucune condamnation de la Médiation internationale et leurs auteurs n'ont jamais été rappelés à l'ordre. Il me plaît de rappeler que la Médiation internationale, en tant que garante politique de l'Accord et du respect de ses dispositions par les Parties, doit pleinement jouer son rôle pour sa mise en œuvre effective.

L'attitude de certains mouvements, suivie de l'absence de réaction de la médiation, jettent un discrédit sur cette dernière. Cette situation entrave les efforts inlassables de la Médiation internationale en vue de la paix et de la réconciliation au Mali, laissant ainsi se forger auprès des ennemis de la paix, un sentiment d'impunité.

Aussi, les structures chargées d'accompagner la mise en œuvre de l'Accord, notamment la MINUSMA, l'Observatoire indépendant et le Groupe d'experts international pour les sanctions concernant le Mali, n'ont jamais comblé les attentes. En effet, l'inaction du premier, le silence du deuxième sur les violations effectuées par certains mouvements ainsi que la propension du troisième à outrepasser son mandat posent la question de la pertinence de ces structures.

Fidèle à son double engagement de renforcer la sécurité sur l'ensemble du Territoire national et rétablir un ordre constitutionnel apaisé et sécurisé, le Chef de l'Etat n'a cessé d'équiper les forces armées et de sécurité, dont les succès opérationnels sont éloquents. Il a également validé un chronogramme réaliste comportant des réformes politiques et l'organisation des élections.

Je voudrais souligner que le comportement de certains mouvements constitue une entrave à la paix, à la sécurité, et au développement. Ces cas de violation empêchent la création d'un climat de sérénité nécessaire pour le retour à l'ordre constitutionnel. Dans le cadre de la Refondation du Mali, le respect de la souveraineté ; le respect des choix stratégiques et des choix de partenaires; et la prise en compte des intérêts vitaux du Peuple malien, sont les principes qui servent de boussole. Par conséquent, le Gouvernement mettra tout en œuvre pour atteindre ses objectifs, quel qu'en soient le prix et la forme, tout en respectant strictement les droits de l'homme, jusqu'à l'éradication du dernier terroriste ainsi que la sécurisation complète du Mali, afin que les populations puissent jouir des dividendes d'une paix tant attendue. Aussi, je voudrais attirer votre attention sur le fait que le Gouvernement, tout en restant attaché à la mise en œuvre intelligente de l'accord, rejettera d'office toute accusation qui serait de nature à le tenir responsable des éventuelles conséquences de sa violation. Je vous prie d'agréer, Excellence Monsieur le Ministre, l'assurance de ma haute et fraternelle considération.’’

<strong>Bokoum Abdoul Momini/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Azawad :   Un écran de fumée pour dissimuler des trafics afin de financer le terrorisme</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/azawad-un-ecran-de-fumee-pour-dissimuler-des-trafics-afin-de-financer-le-terrorisme-3013217.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/azawad-un-ecran-de-fumee-pour-dissimuler-des-trafics-afin-de-financer-le-terrorisme-3013217.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/02/MNLA-HCUA-MAA-a-Kidal.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 01 Mar 2023 15:08:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Ayant décidé de prendre leur distance vis-à-vis de l’Accord pour la paix et la Réconciliation au Mali (APR) et de fusionner leurs groupes, les responsables de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) sont dans la provocation et la propagande depuis des mois. Ils ne ratent aucune occasion de jeter l’huile sur le feu. Heureusement, parce qu’elles ont d’autres chats à fouetter pour le moment et parce qu’elles sont déterminées à donner à la paix toutes ses chances, les autorités de la Transition ne cèdent pas à ce jeu.</strong>

«<em>Quand on est fort on négocie, quand on est faible on va à la provocation</em>». Des propos attribués à Dr Choguel K. Maïga, le Premier ministre de Transition, pendant sa visite à Gao du 17 au 20 février 2023. Des propos sans doute adressés aux responsables de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) qui sont dans la provocation et la propagande depuis qu’ils ont pris la décision de se mettre en marge du processus de paix.

Ainsi, depuis des semaines, ils ont envahi les réseaux sociaux en se vantant de pouvoir mobiliser près de 400 pick-up lourdement armés et 2 000 hommes pour, disent-ils, sécuriser leur zone d’influence, donc l’Azawad. C’est ainsi qu’on voyait, sur twitter, le chef d’état-major de la CMA menacé le président Assimi Goïta et le Colonel Sadio Camara de prendre toute la région de Tombouctou en un clin d’œil s’ils ne cèdent pas à leur chantage.

Il est clair qu’ils connaissent les coins et les recoins du Sahara. Mais, ce qu’ils oublient, c’est que les FAMa ont aussi aujourd’hui les moyens de leur livrer une guerre à laquelle ils ne sont pas habitués de leur part. Nous avons un pays décomplexé qui a retrouvé sa souveraineté avec une armée qui monte en puissance car dotée d’équipements de la dernière génération.

Et ayant une idée du nombre des habitants de ce pays imaginaire comme celui d’Alice (Pays des merveilles), on a toutes les raisons de croire que la grande majorité des 2000 hommes ainsi mobilisés sont des mercenaires et non des jeunes touaregs de l’Azawad. Avec des responsables qui vivent dans le luxe aux dépens du trésor public depuis la signature de l’APR, on est aussi en droit de se demander d’où la CMA tire-t-elle les moyens de payer tant de mercenaires et de 400 pick-up militarisés ?

A notre avis, c’est là une autre preuve des relations étroites entre cette coordination, à travers le Haut conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA), et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) d’Iyad Ag Ghali. D’ailleurs la fusion des composantes de la CMA serait l’une de ses directives pour mieux se positionner parce qu’il n’est pas parvenu non seulement à allier les populations de la zone des «<em>Trois</em> <em>frontières</em>» à son combat, mais aussi à réellement prendre le dessus sur son grand rival, l'EIGS. S’ils avaient mobilisé ces 400 pick-up lourdement armés et 2 000 hommes pour épauler le Gatia et le MSA-D à Ménaka, certainement qu’on ne parlerait plus de cette branche de Daesh (Etat islamique) aujourd’hui.

Et quand les responsables de la CMA parlent de sécuriser les populations, on  se demande contre qui exactement ? Contre des bandits armés ? Et cela d’autant plus que nous ne voyons pas d’autres groupes pouvant menacer la quiétude dans une zone où ils constituent la seule présence militaire. La Minusma et le bataillon de la nouvelle armée reconstituée font juste partie du décor !

Toute présence militaire autre que la sienne est perçue par la
CMA comme une menace pour ses intérêts, précisément le trafic d’armes, de drogues, de cigarettes, d’or… qui fait la fortune de ses leaders. Elle a même ses propres agents et bureaux de douane. A quoi servent les recettes de ces trafics puisque nous n’avons jamais entendu que la CMA a réalisé quoi que ce soit au bénéfice des citoyens de (son) « Azawad » (toutes les réalisations de la dernière décennie est à l’actif de la Minusma ou d’autres partenaires de l’Etat malien) ?

A naturellement financer le terrorisme, à soudoyer certaines notabilités afin de bénéficier de leur soutien et à s’assurer des jours meilleurs puisque la rébellion sans réelle conviction ne fait souvent que long feu. L’Azawad au nom duquel ils disent se battre n’est en fait qu’un écran de fumée pour dissimuler ce trafic destiné en partie à financer des activités terroristes.

Parler de sécuriser les populations de l’Adrar des Ifoghas est de la pure démagogie. Surtout quand l’on sait que la CMA n’a concrètement jamais répondu à l’appel du Mouvement pour le salut de l'Azawad (MSA-D) et du Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés (GATIA) pour défendre les populations de la région de Ménaka régulièrement massacrées par les éléments d’EIGS.

«<em>Personne n’est dupe, la CMA ne pouvait pas voler au secours de Gatia et du MSA-D parce qu’elle est l’aile politique du GSIM d’Iyad. Et je ne pense pas que ce groupe ait intérêt à ce qu’EIGS soit exterminé dans  tout le nord du Mali. Iyad et ses soutiens savent que si cela se produit, ses jours sont comptés parce que l’armée ne mettra pas du temps à lui mettre la main dessus grâce notamment au concours du Général Gamou, son éternel rival. La présence d’EIGS permet de distraire l’armée sur un autre front</em>», nous a récemment confié un  spécialiste des questions géostratégiques dans la bande sahélo-saharienne dont nous tairons le nom.

«<em>L'union fait la force : Si tous les mouvements de l'Azawad s'unissent sur le même objectif, aucune force ne se dressera devant eux, et seul le peuple du pays pourra le protéger, car ce sont eux qui connaissent ses routes cahoteuses et ses embuscades</em>», disait récemment l’un de leurs leaders sur twitter. «<em>L’Union fait la force</em>», ont rappelé les terroristes déguisés en rebelles ! Sans doute !

Et nous sommes convaincus que le peuple malien saura se mobiliser derrière ses dirigeants et son armée pour crever l’abcès d’une prétendue Azawad devenue le gagne-pain des aventuriers aux dépens des populations dont le seul désir est d’accéder au bien-être comme une grande partie de la population malienne. Nous sommes prêts à consentir tous les sacrifices pour la paix. Mais, nous savons aussi que qui veut la paix, prépare la guerre. Une réalité qui avait échappé aux dirigeants du Mali démocratique qui ont toujours négocié avec les rebelles sous la pression de leurs parrains. Des accords qui ne nous ont garanti qu’une paix épisodique !

<strong>Kader Toé</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Impasse dans la mise en œuvre de l’Accord pour la paix : La Médiation Internationale exhorte les parties à s’abstenir de «déclarations de nature à accroître les tensions…»</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/impasse-dans-la-mise-en-oeuvre-de-laccord-pour-la-paix-la-mediation-internationale-exhorte-les-parties-a-sabstenir-de-declarations-de-nature-a-accroitre-les-tensions-3012201.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/impasse-dans-la-mise-en-oeuvre-de-laccord-pour-la-paix-la-mediation-internationale-exhorte-les-parties-a-sabstenir-de-declarations-de-nature-a-accroitre-les-tensions-3012201.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/08/accord-paix-au-Mali.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 23 Feb 2023 07:00:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans un communiqué rendu public, le 20 février 2023, la Médiation internationale pilotée par l’Algérie a souhaité l’engagement de toutes les parties signataires de l’accord pour la paix et la réconciliation pour l’aboutissement du processus de paix. « Dans ce contexte, la Médiation internationale les exhorte, ainsi que tous les autres acteurs concernés, à s’abstenir de déclarations ou d’actes de nature à accroître les tensions et à compliquer les efforts en cours », révèle le communiqué de la Médiation internationale.</strong>

Profondément préoccupée par les sérieuses difficultés que rencontre le processus de paix, la Médiation internationale a, au cours des semaines écoulées, intensifié ses démarches auprès des Parties maliennes à l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du Processus d’Alger. Les 9 et 10 janvier 2023, le ministre des Affaires étrangères de l’Algérie, chef de file de la Médiation internationale, s’est rendu à Bamako, où il a eu des échanges avec les autorités maliennes, ainsi que d’autres parties prenantes. Le 1er février 2023, une délégation de la Médiation internationale a rencontré, à Kidal, la Coalition des Mouvements de l’Azawad (CMA). Le 13 février 2023, à Bamako, la Médiation a rencontré les Mouvements de la Plateforme et ceux dits de l’Inclusivité. Enfin, le 14 février 2023, la Médiation internationale a été reçue par le Ministre la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l'Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale.

Dans son communiqué, la Médiation internationale dit qu’elle poursuivra ses efforts dans les jours à venir et, dans l’exercice des responsabilités qui lui sont confiées, prendra toutes autres initiatives jugées nécessaires pour réunir les conditions de la reprise, dans les meilleurs délais, du fonctionnement des mécanismes de suivi de l’Accord de paix et celles du parachèvement de sa mise en œuvre, y compris la tenue d’une session de haut niveau du Comité de suivi de l’Accord. Rappelant que l’Accord de paix demeure la base la plus viable pour la restauration de la paix et la promotion durable de la réconciliation et de la concorde au Mali, la Médiation forme l’espoir de pouvoir compter sur la compréhension et la pleine coopération des Parties pour l’aboutissement de ses efforts.

La Médiation internationale souligne que la situation présente, marquée par l’acuité de la menace terroriste et les souffrances indicibles subies par les populations, requiert un engagement renouvelé de la part de toutes les Parties, y compris des efforts redoublés pour bâtir la confiance nécessaire à l’aboutissement du processus de paix. Dans ce contexte, la Médiation internationale les exhorte, ainsi que tous les autres acteurs concernés, à s’abstenir de déclarations ou d’actes de nature à accroître les tensions et à compliquer les efforts en cours.

<strong>A. Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Choguel Maiga sevré de visite à Bourem et Ansongo :   Les dessous d’un abandon par&#45;dessus bord</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/choguel-maiga-sevre-de-visite-a-bourem-et-ansongo-les-dessous-dun-abandon-par-dessus-bord-3011938.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/choguel-maiga-sevre-de-visite-a-bourem-et-ansongo-les-dessous-dun-abandon-par-dessus-bord-3011938.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/02/PM-CHOGUEL-GAO-12.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 21 Feb 2023 10:19:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Annoncée comme un événement historique et promise à un exploit rarement atteint par un chef de gouvernement - depuis le règne de l’insécurité dans le septentrion -, la visite de Choguel Maiga en sixième région aura été d’une saveur en demi-teinte. Les lauriers attendus au bout du périple ont été considérablement élagués avec la suppression de deux étapes sans lesquelles il était difficile d’en faire des gorges chaudes.

Le périple laïusse du coup un goût d’inachevé alors qu’il était bien parti pour se hisser à la hauteur des efforts déployés pour le rendre plus savoureux. En plus d’un tapage médiatique exceptionnel, le ban et l’arrière-ban ont été mobilisés pour l’accompagnement et l’accueil à la fois du PM et du fils du terroir dans la pure transition songoï. Tam-tams et aires de Takamba ont ainsi exceptionnellement résonné à son honneur, tandis que les attroupements de foules ont bravé l’insécurité dans une contrée toujours en proie à la psychose de surprises désagréables.

C’est une atmosphère bon enfant, somme toute, qui a rythmé l’accueil de la délégation primatoriale à Gao où Choguel Maïga a observé la prière du vendredi dans le mythique Tombeau des Askia, non loin de la maison paternelle de l’ancien PM mort en détention sous la Transition, Soumeylou Boubeye Maiga. Auparavant, l’illustre visiteur avait pris soins de bien camper le décor de son séjour en insistant, devant un auditoire très enthousiaste, sur les motivations personnelles ainsi que la portée de sa présence à Gao. Par-delà l’expression d’une gratitude envers les siens pour leur compassion à sa maladie, il s’agissait aussi de marquer le retour effectif de la sécurité depuis que ce secteur prise s’est affranchi de toute dépendance extérieure. Sous les acclamations d’une foule drainée et chauffée à blanc par  les agitateurs du M5-RFP local, Choguel Maiga s’est dit ainsi comblé de pouvoir atteindre sa destination sans le concours de forces étrangères et y voient, par ailleurs, une nette amélioration de la situation sécuritaire depuis qu’elle est souverainement revenu dans l’escarcelle des forces endogènes. Il est redevenu possible de sillonner en toute quiétude les localités naguère inaccessibles, clame le Premier ministre en langue locale, faisant des gorges chaudes des succès engrangés par l’armée malienne. Au nombre des localités figurent notamment Ansongo, son propre terroir, puis Bourem, deux contrées à équidistance de Gao que le PM s’apprêtait à fouler avec la même allure triomphaliste. Là également, les populations des différents villages environnants rivalisaient d’ardeur à défier le péril sécuritaire à coups de caravanes et de cavalcades, de manifestations festives et de décors féeriques, etc. Bref, tous les ingrédients d’une symbiose entre un homme public et le peuple, qui ne sera finalement plus au rendez-vous à cause de l’annulation des deux étapes par les hautes autorités. En cause, le lâchage du PM par la même sécurité finir il louait tantôt les merveilles au point de reléguer l’insécurité à une époque révolue à coups d’envolées lyriques. Le facteur sécuritaire est du moins le motif qui circule sur toutes les lèvres alors que la missive d’annulation des deux étapes n’en pipe mot et se limite a instruire les préfets des localités concernées de transporter leurs conférences des cadres respectives au chef-lieu de région. Quant aux cellules locale de mobilisation déployées pour la circonstance, c’est avec un regret à peine contenu qu’ils devraient se charger de ranger l’impressionnant dispositif matériel apprêté pour l’accueil d’un Premier ministre sevré de protection sécuritaire alors qu’il est persuadé «qu’aucune portion du territoire national» n’échappe désormais au contrôle des forces maliennes.

De quoi alimenter les interprétations, supputations et interrogations sur les dessous les plus plausibles du bouleversement survenu dans la grande boucle septentrionale. Ce que d’aucuns perçoivent comme un cinglant démenti - voire un pied-de-nez aux fausses assurances sécuritaires données par le chef du Gouvernement - cache pour d’autres des motivations beaucoup plus profondes. Il n’est pas exclu, en clair, que la menace sécuritaire ne soit qu’apparente et un subterfuge tout trouvé pour freiner les ardeurs politiques que sous-tend une visite de terrain qui prenait les allures d’une descente musclée du visiteur dans l’arène politique. En plus des scènes de liesse aux relents de campagne électorale, l’exploitation politique n’était pas moins perceptible dans la revendication d’une complicité acquise des colonels ainsi que d’une soudaine sympathie des populations locales à l’endroit du PM. Et si ces convoitises politiques lui étaient discrètement disputées par les mêmes employeurs dont il implore la caution, il y a de quoi lui briser les ailes au moyen d’un épouvantail sécuritaire là où les forces de l’ordre ont su récemment relever le défi de la couverture d’événements similaires.

Quoi qu’il en soit, pour un séjour aussi inédit parmi des populations longtemps délaissées, sa teneur et considérations politiciennes l’auront inopportunément emporté sur la portée politique du contact d’une si haute autorité avec la réalité du terrain. La mise en exergue de la situation sécuritaire était certes parlante, mais elle aura mis sous le boisseau la perception qu’en ont les composantes locales les plus directement concernées.

&nbsp;

<strong>A KEÏTA</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gao : l&amp;apos;annulation partielle de la visite du Premier ministre relance le débat sur la situation sécuritaire dans le nord et le centre</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/gao-lannulation-partielle-de-la-visite-du-premier-ministre-relance-le-debat-sur-la-situation-securitaire-dans-le-nord-et-le-centre-3011776.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/gao-lannulation-partielle-de-la-visite-du-premier-ministre-relance-le-debat-sur-la-situation-securitaire-dans-le-nord-et-le-centre-3011776.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/02/PM-CHOGUEL-GAO-7.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 20 Feb 2023 12:26:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>En visite dans la région de Gao, le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga était attendu par les siens à Ansongo, ce samedi 18 février. Le lendemain, la délégation gouvernementale était attendue aussi à Bourem, à près de 100 km au nord de la ville de Gao. Mais, les deux étapes seront annulées pour « raison de sécurité ». De quoi susciter le débat sur la situation sécuritaire réelle dans le nord et le centre du Mali.</strong>

<em>« Celui a fait le programme peut le défaire, où est le problème »</em>, défend l’avocat Cheick Oumar Konaré sur le plateau de Débat du Dimanche. Pour rappel, Me Konaré estime que Choguel s’était rendu à Sikasso sans se rendre à Kadiolo. <em>« Cela n’avait pas fait autant de bruits »</em>, a indiqué l’avocat. <em>« Ce n’est pas normal que cette visite soit annulée »</em>, a rétorqué Kissima Gakou, enseignant, spécialiste des sciences criminelles. Selon Gakou, l’agenda a été établi par des services compétents en fonction de la situation sécuritaire, dans une zone censée être contrôlée par l’Etat. <em>«Les gens devraient avoir des informations motivées si la visite est annulée. Il fallait faire un communiqué »,</em> a dénoncé Kissima Gakou.

Au-delà des plateaux télé, les débats se sont poursuivis sur les réseaux sociaux parfois avec un ton de raillerie. <em>« La souveraineté retrouvée a-t-elle été déjà perdue à Ansongo et Bourem ? »,</em> s’interroge un internaute. <em>« On ne peut pas prétendre être soldat de 2</em><em><sup>ème</sup></em><em> classe, porter fièrement le treillis, affirmer que chaque portion du territoire est sous contrôle et prétexter encore l'insécurité pour annuler une mission souveraine de l'Etat sur une partie de son territoire », </em>a dénoncé, non sans humour, l’internaute Mariétou N’Diaye.

L’annulation de la visite du Premier ministre à Ansongo et à Bourem n’est pas que symbolique. Elle a des répercussions économiques qui impactent sur le développement de ses zones. Ainsi, à Bourem, l’annonce de la relance des travaux du barrage de Taoussa a été annulée. Aussi, le lancement de la construction de la route Gao-Bourem-Taoussa-Sévaré a été aussi annulé au grand dam des populations.

L’annulation partielle de la visite du Premier ministre, sans communiqué du gouvernement, ne rassure pas les populations. Cela est d’autant vrai qu’à son arrivée à Gao, le chef du gouvernement avait annoncé que grâce à la transition, <em>« l'entièreté de notre territoire national a été retrouvée ».</em> Quoi qu’il en soit, la visite du Premier ministre a été écourtée dans la Cité des Askia, Choguel et sa délégation ont quitté Gao, ce dimanche à 17 heures, pour Bamako.

&nbsp;

<strong>Mamadou TOGOLA/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kidal : un membre du CNT prédit la reprise des hostilités</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-un-membre-du-cnt-predit-la-reprise-des-hostilites-3011558.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-un-membre-du-cnt-predit-la-reprise-des-hostilites-3011558.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/02/Dr-Amadou-Albert-Maiga.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 18 Feb 2023 09:46:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Tjikan</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Dans une vidéo publiée vendredi dernier sur Facebook, Dr Amadou Albert Maïga, membre du Conseil national de la transition (CNT), déclare que l’armée malienne va bientôt engager les opérations pour reprendre <a href="https://www.jeuneafrique.com/1336483/politique/mali-le-jour-ou-je-me-suis-rendu-a-kidal-par-moussa-mara/">le contrôle de Kidal</a>. « La guerre est inévitable à Kidal », dit Amadou Albert Maïga. « Très bientôt, nous rentrerons dans la guerre de libération de Kidal afin de couper la tête du serpent », ajoute-t-il dans une apparente référence à la France que la Transition a poussée vers la sortie en 2022.

Amadou Albert Maïga reprend l’accusation persistante selon laquelle la France a permis à la CMA de s’assurer le contrôle de Kidal. Il affirme que même après le départ de ses soldats, elle continue de soutenir les groupes qui composent la CMA et qui viennent d’annoncer leur fusion. « Ces groupuscules sont à la solde d’un autre pays qui les incite à s’attaquer au Mali », a-t-il dit.

La CMA prend cette déclaration « au sérieux ». En effet, Mohamed Elmaouloud Ramadane, l’un de ses porte-paroles, a dénoncé, sur les réseaux sociaux, dimanche 12 février passé, ces propos prédisant la reprise prochaine des hostilités. Il estime que le Dr Maïga a fait une « déclaration va-t-en-guerre… »

« Nous condamnons cette déclaration va-t-en-guerre d’un responsable de l’une des premières institutions » du pays, et « nous prenons la communauté internationale à témoin de tels agissements », a-t-il dit.

Les propos d’Amadou Albert Maïga surviennent dans <a href="https://www.jeuneafrique.com/1413186/politique/au-mali-la-cma-se-retire-de-la-commission-pour-une-nouvelle-constitution/">une période de tension entre la CMA et Bamako</a>, et d’inquiétude pour l’Accord pour la paix issu du processus d’Alger. La CMA a <a href="https://www.jeuneafrique.com/1403579/politique/au-mali-les-ex-rebelles-du-nord-et-la-junte-de-goita-au-bord-de-la-rupture/">suspendu en décembre sa participation aux mécanismes de mise en œuvre de l’Accord.</a>

Kidal, toujours sous le contrôle de la CMA. Cette insoumission de Kidal demeure un défi majeur pour les autorités de la transition dans la quête de la souveraineté, et reste un grand motif d’irritation à Bamako.

<strong>Solo Minta</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fusion des mouvements de la CMA :   Une belle opportunité de se défaire de la « camisole de force » imposée en 2015 ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/fusion-des-mouvements-de-la-cma-une-belle-opportunite-de-se-defaire-de-la-camisole-de-force-imposee-en-2015-3011289.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/fusion-des-mouvements-de-la-cma-une-belle-opportunite-de-se-defaire-de-la-camisole-de-force-imposee-en-2015-3011289.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/02/Allidi.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 16 Feb 2023 15:30:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA), le Haut conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA) et le Mouvement arabe de l'Azawad (MAA), les trois composantes de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), ont annoncé leur fusion le mercredi 8 février 2023. En effet ce jour, les leaders de ces trois mouvements touaregs se sont réunis au stade de Kidal pour annoncer leur fusion «en une seule entité politique et militaire». Une décision prise au moment où la CMA a pris ses distances avec la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali au nom de laquelle le gouvernement n’a cessé de faire des concessions et de concéder des sacrifices énormes. </strong>

<em>Qu'est-ce que la fusion des mouvements de la CMA en une seule entité politique et militaire va stratégiquement changer pour le Mali</em> ? Pour les responsables du HCUA, du MNLA et du MAA, elle vise à écrire «<em>une nouvelle phase de l’histoire</em>». Celle de l’imaginaire Azawad ? Sans doute. Qu’est-ce que cette décision va fondamentalement changer dans le processus de paix et de réconciliation nationale ?

Pas grand-chose puisque nous voyons mal cette nouvelle organisation s'inscrire dans une autre logique que le  traditionnel chantage sur Bamako. Et cela avec le regard complaisant  de la supposée médiation internationale. Cette fusion consacre un fait : les leaders de ces mouvements ont toujours tiré les avantages (politiques, économiques et matériels) de l'Accord pour la paix et la Réconciliation (APR), mais ils n'ont jamais œuvré pour la paix.

[caption id="attachment_3011304" align="aligncenter" width="690"]<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/02/MNLA-HCUA-MAA-a-Kidal.jpeg"><img class="size-full wp-image-3011304" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/02/MNLA-HCUA-MAA-a-Kidal.jpeg" alt="" width="690" height="408" /></a> La cérémonie de signature des groupes armés :MNLA, HCUA , MAA à Kidal[/caption]

La mise en œuvre de l’APR a toujours été une priorité pour les autorités maliennes. Ainsi, les participants à la 46e session ordinaire du Comité de suivi de l’Accord (CSA), qui s’est tenue à Bamako le 11 octobre 2022), ont reconnu «<em>la nécessité de redistribuer les dividendes de la paix à la popula</em>tion» tout en recommandant la mise en oeuvre de 16 projets de développement au profit des régions du nord. Et curieusement, la CMA a fait volte-face à la veille de la 47e session (prévue le 29 novembre 2022) en émettant des réserves sur le niveau de représentation du gouvernement. Par la suite, le Représentant spécial du Secrétaire général et le président du CSA ont rencontré le ministre de la Réconciliation qui a réaffirmé l’engagement du gouvernement à mettre en œuvre l’Accord.

N’empêche que les réunions d’octobre et de novembre du CSA n’ont pas pu se tenir à cause de la politique de chaise vide pour laquelle la CMA semble avoir désormais opté. Et pour se donner bonne conscience, elle a publié un communiqué le 10 décembre 2022 pour déplorer ce qu’elle considérait comme «<em>un manque d’engagement politique du gouvernement à l’égard du processus de paix et a demandé que les parties discutent de l’avenir de l’Accord dans un lieu neutre, en vue de procéder à un examen décisif de sa viabilité</em>». Ce qui a été naturellement refusé par le gouvernement malien.

<strong>La CMA dans une logique de rupture depuis l’élection d’Alghabass Ag Intalla à sa présidence tournante</strong>

Les 20 et 21 décembre, les mouvements signataires se sont réunis dans le contexte du Cadre stratégique permanent. A cette occasion, ils ont de nouveau appelé à la tenue d’une réunion visant à discuter de la viabilité de l’Accord et ont annoncé la suspension de leur participation aux mécanismes de suivi du CSA et de la mise en œuvre de ce dernier. Et c’est dans cette logique que leur fusion a été annoncée le 8 février 2023.

« <em>Si le gouvernement du Mali ne veut plus de l’Accord pour la paix et s’il pense qu’il y a mieux que cet accord, qu’il nous le dise très clairement. De notre côté, nous sommes prêts à s’adonner à l’exercice qu’il aurait choisi</em>…», avait menacé Alghabass Ag Intalla en marge de la 6e session de haut niveau du Comité de suivi de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali (CSA) tenue à Bamako le 2 septembre 2022. Et tout ce qui se passe aujourd’hui est la suite logique de cette menace à peine voilée.

Personne n’est ainsi dupe. Cette fusion était attendue car c’est une étape d’un plan savamment élaboré par les rebelles-terroristes. Elle est souhaitée par le HCUA qui pèse sur toutes les décisions de la CMA. Ce n'est un secret pour personne que le MNLA est l’ombre de lui-même sur les plans politique et militaire depuis qu’il a courbé l’échine devant le MUJAO. Quant au MAA, il a été fragilisé par sa scission entre deux groupes entre la CMA et la Plateforme.

Et depuis qu’il a pris la présidence tournante de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) en juillet 2022, Alghabass Ag Intalla, n’a cessé de poser des actes allant dans le sens de la rupture avec la République. Dès sa prise de fonction, il a immédiatement rappelé sa volonté de voir fusionner les groupes qui composent la CMA afin d’avoir plus de poids et d’influence face au gouvernement.

C’est ainsi que, en dépit des efforts du gouvernement et les concessions faites lors de la réunion de niveau décisionnel tenue à Bamako du 1er au 5 août 2022 par ce dernier, Alghabass Ag Intalla et compagnie ont continué d’inventer des prétextes pour bouder l’APR. La CMA est donc appelée à disparaître dans les jours à venir au profit de cette nouvelle organisation. Selon une déclaration publiée par la Coordination, cette fusion a été motivée par la dégradation de la situation sécuritaire de l’Azawad ; les « <em>attentes légitimes des peuples de vivre en paix chez elles…</em>»…

<strong>Des hommes de paille des services secrets français</strong>

Cette dégradation sécuritaire résulte des décisions de la CMA qui considère la présence d’autres Forces de défense et de sécurité (FDS) comme une menace pour ses activités illicites (terrorisme, trafic d’armes, de drogues…). La preuve est que le bataillon de la nouvelle armée reconstituée (qu’il faut impérativement extraire de ce piège) est toujours cantonné dans la ville de Kidal. Elle n’a jamais pu être déployée comme il se doit pour les besoins de défense et de sécurité de la région de l’Adrar des Ifoghas. Et même pour circuler dans la ville, ses éléments ont besoin de la bénédiction des maîtres des lieux. Dans les zones de Ménaka et Ansongo, le Gatia et le MAA (aile dissidente) n’ont jamais réellement bénéficié du soutien des troupes de la CMA contre l’EIGS qui continuent de décimer les populations civiles.

Alghabass Ag Intalla et ses compagnons sont les hommes de paille des services secrets français qui sont toujours à la manœuvre pour démontrer qu’il n’y aura pas de paix au Mali sans implication de la France. Et pour cela, ils sont aujourd'hui prêts à pactiser avec Iyad Ag Ghali qui est le véritable maître de Kidal à travers le HCUA. Mais, si les leaders avaient misé sur l’apaisement du climat diplomatique entre Paris et Alger pour accentuer la pression sur Bamako, ils doivent revoir leur copie puisque le torchon brûle à nouveau entre la France et l’Algérie.

En effet, la relation entre Paris et Alger est entrée dans une nouvelle période de crise le 8 février 2023 avec la décision du président Abdelmadjid Tebboune de rappeler « <em>pour consultations </em>» l’ambassadeur algérien en France. Un geste de mauvaise humeur répondant à l’intervention le 6 février de l’ambassade de France à Tunis (Tunisie) pour éviter à l’opposante algérienne Amira Bouraoui (détentrice d’un passeport français) d’être extradée vers l’Algérie à partir de la Tunisie où elle était entrée illégalement trois jours plus tôt afin de s’y réfugier.

Quant aux autorités maliennes, elles doivent toujours se dire que la guerre de libération de Kidal aura lieu. Telle a toujours été notre conviction. Et cela s’impose aujourd'hui comme un fait inéluctable compte tenu de l'évolution de la situation dans cette région voire dans le septentrion. Il est utopique de vouloir vaincre le terrorisme sans avoir réellement le contrôle de Kidal qui a toujours servi d'arrière base à Ançar Dine puis à GNIM. Et il est clair que cette fusion est clairement dictée par Iyad Ag Ghali qui veut se repositionner dans le septentrion en croyant ainsi échapper à l'enfer désormais imposé à ses Katiba dans le reste du pays.

Depuis 2012, Kidal est une citadelle du terrorisme qu'il faut aujourd'hui détruire pour le bien-être de la population locale et aussi de la stabilité du pays. C’est plus que jamais le temps de se défaire de cette camisole de force (Accord pour la paix et la réconciliation nationale) imposée par la communauté internationale en 2015 à l’issue de négociations biaisées à Alger.

En tout cas, Kidal ne peut pas continuer d’être éternellement un caillou dans la chaussure des dirigeants maliens. Il faut mettre définitivement mettre fin à l’imposture de ceux qui prennent toujours les armes pour leurs intérêts particuliers. Il faut les prendre à leur propre jeu tout en réalisant au profit des populations instrumentalisées de vrais projets pour leur épanouissement socio-économique, culturel et politique.

<strong>Naby</strong>

xx

<strong>D’énormes sacrifices consentis par la nation, mais toujours ignorés à Kidal</strong>

Depuis la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali (APR), les leaders des mouvements de Kidal ont toujours reproché au pouvoir en place de ne rien faire pour l’appliquer. C’est la même litanie chaque fois qu’ils veulent mettre la pression sur le régime afin d’obtenir des avantages particuliers. Déjà, accepter de signer cet accord dans sa forme actuelle est un immense sacrifice consenti par la République dans l’espoir que cela lui apportera définitivement la paix dans le septentrion.

Et le Mali n’a cessé de consentir des sacrifices pour la mise en œuvre de l’APR. La preuve est que, le 18 octobre 2022, le conseil des ministres a confié un mandat de six mois à la commission ad hoc afin de résoudre les questions en souffrance liées à la chaîne de commandement des forces de défense et de sécurité nationales et à l’intégration des hauts fonctionnaires civils des différents mouvements dans les institutions publiques, notamment les Forces de défense et de sécurité nationales. La CMA et la Plateforme des mouvements du 14 juin 2014 d’Alger y ont six représentants chacune, tandis que la Coordination des mouvements de l’inclusivité (CMI) a trois délégués.

Le 21 novembre dernier, le Colonel-major Ismaël Wagué (Ministre de la Réconciliation) s’est rendu à Kidal pour des consultations avec les parties prenantes de la CMA. Il a d’ailleurs profité de l’occasion, pour inaugurer la station régionale de l’Office de radiodiffusion télévision nationale du Mali (ORTM). Les terroristes de Kidal (déguisés en rebelles) ne cessent de reprocher à l’Etat de ne rien faire pour une mise en œuvre intégrale de l’APR.

Le gouvernement a pourtant récemment concédé l’intégration (en deux phases) au sein des structures de l’État malien, y compris les Forces de défense et de sécurité (FDS), de 26 000 ex-combattants ; la mise en place d’une Commission ad hoc pour formuler des propositions concrètes et réalistes sur la gestion au cas par cas de la situation des cadres des Mouvements signataires, y compris en relation avec la question relative à la chaîne de commandement. Et il est question de leur accorder un quota de 15 % à l’Ecole nationale d'administration (ENA), une intégration directe.

Les autorités du pays ne veulent pas de cet accord, mais elles ont aussi cautionné 16 projets de développement déjà validés et dont la Convention de financement a été signée entre le ministère de l’Économie et des Finances et les représentants des collectivités territoriales en novembre 2021. Le gouvernement est opposé à la mise en œuvre de l’APR, mais le ministre de la Réconciliation a reçu, le 18 août dernier, les représentants de la CMA, de la Plateforme et des Mouvements de l’Inclusivité avec la Commission de rédaction de la nouvelle Constitution. Leurs représentants figuraient d’ailleurs sur la liste de la commission de finalisation du projet de constitution que la CMA a finalement décidé de bouder.

La liste des concessions faites aux ex-combattants ces derniers temps n’est pas exhaustive. Mais, leurs leaders sont insatiables et profitent de chaque événement important pour procéder à l’intimidation, au chantage afin de mettre tous les atouts de leurs côtés. Cela avait déjà commencé avec la signature de l’APR. A la dernière minute, les leaders de la CMA avaient sorti des griefs fantaisistes. Ainsi, si l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali a été signé le 15 mai 2015 par le gouvernement, la Plateforme et la médiation internationale, il n'a été paraphé que plus d’un mois plus tard (20 juin 2015) par les ex-groupes armés de la CMA.

Il est temps de mettre fin à cette situation. On ne saurait souhaiter la guerre entre les fils d’un même pays. Mais, on ne doit pas non plus éternellement tolérer que ceux d’une région instrumentalisent des populations par les armes afin de mettre la pression sur la République pour satisfaire des ambitions personnelles !

<strong>Naby</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Une sortie ratée  d’Amadou Albert Maiga :  Une attitude va&#45;t’en guerre preuve de l’immaturité politique du vice&#45;secrétaire parlementaire du CNT</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/une-sortie-ratee-damadou-albert-maiga-une-attitude-va-ten-guerre-preuve-de-limmaturite-politique-du-vice-secretaire-parlementaire-du-cnt-3011295.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/une-sortie-ratee-damadou-albert-maiga-une-attitude-va-ten-guerre-preuve-de-limmaturite-politique-du-vice-secretaire-parlementaire-du-cnt-3011295.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/02/Dr-Amadou-Albert-Maiga.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 16 Feb 2023 15:07:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans une vidéo sur les réseaux sociaux, le premier vice-secretaire parlementaire du Conseil National de Transition Amadou Albert Maïga annonce l’usage très prochain des armes pour libérer la ville de Kidal. Cette déclaration qui consiste à jeter de l’huile sur le feu prouve à suffisance l’immaturité politique de ce membre du Conseil national de transition.</strong>

<strong> </strong>« <em>Nous rentrerons très bientôt dans la guerre de libération de Kidal afin de couper la tête du serpent</em>», telle est la déclaration faite par le premier vice-président parlementaire du Conseil national de transition Amadou Albert Maïga dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux. Dans cette vidéo postée aussi sur sa propre page Facebook, ce responsable du CNT raconte plusieurs autres propos qui ne sont pas de nature à concilier les positions au moment même où la tension monte entre le gouvernement et la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA).

Ces propos va-t’en guerre du premier vice-secretaire parlementaire du CNT affichent au grand jour son immaturité politique et diplomatique. Nous pensons que son statut de responsable dans la haute sphère de l’Etat l’impose une certaine retenue en vue de permettre au gouvernement de garder toutes les cartes en main pour réussir la paix sans pourtant aller à l’escalade armée.

Or, ses propos peuvent facilement contribuer à jeter de l’huile sur le feu au moment où le fossé s’agrandit entre le gouvernement et les groupes armés de Kidal autour de l’Accord pour la Paix et réconciliation. Au lieu de cette sortie va-t’en guerre, son institution qu’il est censé représenté partout où besoin sera le CNT se doit d’apaiser, de dialoguer en mettant en avant l’Accord pour la paix et la réconciliation que le Mali tout comme les autres signataires se sont engagés à mettre en œuvre. Même si certains points de cet accord nécessitent certes des révisions en vue d’un retour rapide de la paix.

Le retour de Kidal dans les rangs est une priorité pour tous les maliens et les autorités de la transition en premier. Mais cette logique guerrière d’Amadou Albert Maïga n’est probablement pas celle des autorités de transition préoccupées par la lutte contre le terrorisme ou encore les réformes constitutionnelles et institutionnelles devant aboutir aux élections. Le Mali qui mène actuellement une lutte contre le terrorisme n’a aucunement intérêt à ouvrir un autre front qui exigera des grosses ressources humaines et financières en dépit de la montée en puissance de nos forces armées. Le CNT ne doit-il pas recadrer Ahmadou Albert Maïga ? Plusieurs observateurs pensent que oui. A défaut le concerné doit faire un rétropédalage.

En tous les cas, les condamnations se sont multipliées depuis que cette «<em>bombe</em>» est lâchée. C’est le cas du mouvement «<em>Tabalé</em>» intervenant dans la protection et la promotion des droits humains, qui a appelé le gouvernement et le CNT à se désolidariser de Ahmadou Albert Maïga. Quant à la CMA, elle  dit avoir pris au sérieux la déclaration de ce membre du CNT.

<strong>Oumar Alpha</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Au Nord du Mali : Des ingrédients pour la reprise de la guerre!</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/au-nord-du-mali-des-ingredients-pour-la-reprise-de-la-guerre-3011155.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/au-nord-du-mali-des-ingredients-pour-la-reprise-de-la-guerre-3011155.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/05/retour-paix-militaires.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 16 Feb 2023 01:27:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Dans une  vidéo, rendue virale dans les réseaux sociaux,  Amadou Albert Maïga, membre du Conseil National de la Transition (CNT), pronostique  sur l’imminence d’une guerre à Kidal entre les FAMAS et les mouvements armés de la  « CMA » (HCUA, le MAA et le MNLA). Le Conseiller du CNT est convaincu que cette « guerre est inévitable ».  Mais, est-il dans le secret des Dieux pour  affirmer de tels propos ? Par principe, les militaires  ne se prononcent  jamais sur leur projet militaire.  Mais une chose est claire, M. Maïga est reconnu comme étant un proche du milieu militaire.

Ces propos, pris au sérieux, ont déjà fait réagir le porte-parole de la coordination des mouvements de l’Azawad.  Mohamed Elmaouloud  Ramadane, n’a  pas tardé de les condamner,   sur les  mêmes réseaux sociaux,  en  les  qualifiant  de «  va-t-en guerre ».  Mais,  compte-tenu de l’impasse dans l’application du fameux Accord  d’Alger  (dont  la France et toute la Communauté dite Internationale considère  les textes comme dogmatiques) mais aussi et surtout,  la fusion et la forte mobilisation  militaire  des mouvements armés du HCUA, du  MAA et du  MNLA à Kidal, peut-on vraiment traiter M. Maïga de va-t-en-guerre ?

Depuis plusieurs mois,  les mouvements armés de Kidal (maîtres des lieux depuis une décennie) et le Gouvernement  de Transition ne soufflent  pas dans la même trompette. Notamment,  dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord   pour la  Paix et la Réconciliation issu du processus d’Alger.  Ces mouvements  ont même  suspendu leur participation à la réunion du Comité de Suivi de l’Accord (CSA). Ils dénoncent sa lenteur.  Et  exigent  la tenue d’une réunion dans  « un terrain neutre ». Ce dont, Bamako  refuse.

Outre ces surenchères, il se trouve  que  les toutes  tentatives de  la médiation internationale pour  ramener  les deux  parties autour  de la table des négociations  sont un fiasco. La radicalisation de la CMA freine tout espoir  de rapprochement des positions. Tous les ingrédients pour la reprise de la guerre au Nord du Mali sont là. D’ailleurs, comment un territoire perdu par la force des armes,  peut-il être recouvré sans l’usage  de cette même  force ? Par la connivence de la Communauté dite internationale, les Autorités maliennes doivent-elles  se résigner  d’accepter le statut quo : laisser les mouvements  armés continuer de  contrôler  Kidal ?  Certainement pas !

A la fin de la seconde guerre mondiale (1939-1945), l'Allemagne vaincue,
est réduite, découpée et occupée par les Forces alliées, vainqueurs. Lors des conférences de Yalta et de Potsdam, elle est ramenée dans ses frontières de 1937. Alors que l'Italie est épargnée parce qu'elle a changé de camp en 1943. L'Allemagne
est démilitarisée et découpée en quatre zones d'occupation : soviétique,
américaine, britannique, française. Sa capitale, Berlin, située au cœur de la zone d'occupation soviétique, est, elle-même, découpée en quatre secteurs et soumise à l'administration quadripartite des Alliés.

Cette mise sous-tutelle de l’Allemagne, qui  a cessé du côté soviétique (russe), continue, de plus belle, du côté  américain. D’ailleurs quel est ce pays de l’Europe de l’Ouest qui puisse affirmer sa souveraineté  vis-à-vis des USA ?  L’ombre de l’Oncle Sam plane sur tous ces Etats. Cela démontre bien que lorsqu’un Etat est libéré par les moyens   d’une Puissance  militaire,  cette dernière va tout mettre à l’œuvre  pour maintenir le pays qu’elle a libéré  sous sa botte.

N’est-ce pas quasiment ce qui s’est  passé  au Mali pendant plus d’une décennie. La France, à travers ses opérations « Serval » et  « Barkhane », avec le soutien de la Communauté dite internationale (réellement composée d’Etats sous influence américaine), a forcé les Autorités véreuses du Mali a signé l’Accord d’Alger. Un texte qui a ignoré la Loi Fondamentale de notre pays.  Lequel a été mis sous tutelle des Puissances occidentales par  la connivence de l’ONU.

On a ainsi fait du Mali, un Etat vaincu par une rébellion de quelques milliers d’individus.  Puis, on lui a imposé la signature, en 2015, d’un accord sous la diligence des Grandes Puissances militaires.  On lui a imposé  une soi-disant mission  de stabilisation pour s’assurer de la tutelle  de la France et des autres pays membres permanents (occidentaux)  du Conseil de Sécurité de l’ONU. Lesquels l’ont mis  sous tutelle, pour pouvoir  disposer  du contour de ses frontières, tel un pays vaincu. Quasiment comme ce que  les Alliées en ont fait  de l’Allemagne   en 1945.

On a ainsi œuvré à affaiblir notre armée nationale alors que l’on a doté les soi-disant ex-rebelles en armement de dernière génération. En faisant de Kidal leur sanctuaire. Au même moment, on a créé çà et là des foyers de conflits intercommunautaires au Centre du Mali, pour justifier la présence de leurs forces d’occupation. Dans ces conditions, l’accord d’Alger ne pouvait  pas s’appliquer.  D’ailleurs dans un Etat souverain, peuvent-elles cohabiter deux entités militaires différentes? Si cela n’est  pas convenable, alors, l’une doit forcément céder sa place à l’autre. Cela  signifie que le Mali doit dénoncer ce fameux accord d’Alger pour  libérer Kidal par la force.

La CMA  n’existe  que grâce au complot de la France. Qui a empêché,  depuis plus d’une décennie,  les FAMAs de se déployer intégralement à Kidal. Cela,  avec la complicité de l’ONU.  Aujourd’hui, la République du Mali n’a  certainement  pas d’autres  choix  que de faire la guerre pour recouvrer l’intégrité du territoire national. Si elle ne la fait pas maintenant, nul doute  qu’elle perdra à jamais Kidal.

Cette partie du territoire national a été prise au Mali par la force. Il ne peut la recouvrer que par la même force. Que l’on veille ou pas, cette guerre est certaine. Car, elle s’impose à l’Etat unitaire du Mali. Par conséquent, les autorités maliennes doivent instamment  décréter  la guerre de libération de Kidal. C’est, de notre point de vue, le seul moyen pour que ce territoire revienne dans le giron  de la mère-patrie : le Mali.

<strong>Falaye Keïta</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Radicalisation des ex&#45;rebelles :  Belligérance ou intimidation en vue ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/radicalisation-des-ex-rebelles-belligerance-ou-intimidation-en-vue-3011080.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/radicalisation-des-ex-rebelles-belligerance-ou-intimidation-en-vue-3011080.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/02/CMA-ex-rebelles.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 15 Feb 2023 10:58:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Horizon</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dialogue sur le processus de paix à l’arrêt, coalition des ex-entités rebelles avec une volonté affichée de militarisation du côté de Kidal; alors que l’Etat malien glose sur la montée en puissance de l’armée. Les velléités bellicistes ne sont-elles pas désormais affichées ?</em></strong>

Depuis plusieurs mois, les ex-mouvements rebelles, abusivement qualifiés de « mouvements signataires » de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, semblent opter pour le retour à l’état de belligérance. Ce qui ne devrait point émouvoir l’Etat malien, désormais décidé à défendre sa « souveraineté retrouvée » et célébrée chaque 14 janvier.

<strong>Paralyser le processus de paix ?  </strong>

En effet, les ex-rebelles ont récemment  décidé de paralyser le processus de paix, notamment les discussions au sein du Comité de suivi de l’Accord (CSA). Comme si cela ne suffit, ces mouvements exigent des pourparlers avec le gouvernement pour réactiver le CSA, mais « hors du Mali ».  Ils estiment que les réunions et discussions du CSA n’apportent aucune avancée significative, surtout si elles ne sont pas organisées au niveau ministériel.

Dans la foulée, le <em>Haut Conseil pour l’Unité de l’Azawad (HCUA),  le Mouvement Arabe de l’Azawad (MAA) et le Mouvement National de Libération de l’Azawad, (MNLA) ont signé un acte de fusion, le mercredi 8 février dernier à Kidal, et cela au sein de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA). </em>

<em>Cet acte hautement stratégique, qui éloigne les deux parties signataires de l’Accord, de sa mise en œuvre, semble non seulement être le début de la rupture, voire de la radicalisation des positions, mais surtout  fait suite à un autre acte, qui est la mise en place d’un Etat-major commun à ces trois mouvements, assortie de la nomination d’un chef d’Etat-major et de son adjoint.</em> C’est dans ce sens que l<strong>e </strong>président de la CMA, Algabass Ag Intalla, proche du chef jihadiste Iyad Ag Ghali, a nommé un nouveau chef d'État Major et son Adjoint à la tête de la Coordination. Ces nouveaux Chefs d'Etat Major, nommés à Kidal, le jeudi 02 février 2023, sont le Colonel Hamad Rhissa Ag Mohamed Assaleh et Alhousseyni Ag AHmedou.
S’y ajoute que Iyad Ag Ghali a récemment rencontré un certain nombre de personnalités du nord, dont des responsables de la CMA….

<em>Avec cette évolution des choses, des questions se posent : s’achemine-t-on vers un conflit armé  entre les deux parties signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation ? L’escalade de la violence est-elle évitable dans une telle situation délétère empreinte de suspicion et de manque de confiance? Et si toutes ces manœuvres consistaient seulement à faire  une démonstration de force pour peser lourd sur les décisions à prendre  en cas de reprise de dialogue pour la mise en œuvre de l’Accord. N’est-ce la phase poignante d’illustration de l’adage selon lequel qui veut la paix prépare la guerre ?</em>

Dans un récent article, notre confrère « Jeune Afrique » a indiqué qu’un responsable prédit la reprise des hostilités à Kidal. Et la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) a dénoncé, le dimanche 12 février, les propos d’un responsable soutenant les autorités maliennes et prédisant la reprise prochaine des hostilités dans le Nord.

Dans une vidéo publiée vendredi 10 février sur Facebook, Amadou Albert Maïga, membre du Conseil national de la transition (CNT) l’organe législatif, déclare que l’armée malienne va bientôt engager les opérations pour reprendre <a href="https://www.jeuneafrique.com/1336483/politique/mali-le-jour-ou-je-me-suis-rendu-a-kidal-par-moussa-mara/">le contrôle de Kidal</a>, le fief de la CMA.

<strong>« Déclaration va-t-en-guerre » prise au sérieux</strong>

La CMA prend cette déclaration « au sérieux », a dit sur les réseaux sociaux l’un de ses porte-parole, Mohamed Elmaouloud Ramadane. « Nous condamnons cette déclaration va-t-en-guerre d’un responsable de l’une des premières institutions » du pays, et « nous prenons la communauté internationale à témoin contre de tels agissements », a-t-il martelé.

Mais, en attendant, la radicalisation des positions entre l’Etat et les ex-rebelles est plus qu’une réalité. Ce qui fait craindre que les voies de la paix se rétrécissent au profit de celles de la reprise des hostilités. Ce qui ne fera que compliquer la situation de crise multidimensionnelle que le Mali traverse depuis 2012. Car, tout crépitement des armes dans le septentrion est remettra en selle la Transition militaire en cours. Et le chef de la Transition, le Colonel Assimi Goïta se donnera de facto un pouvoir quasi-légitime de chef suprême des armées, pour mener la guerre. Ce sera aussi une remise en cause complète du processus électoral devant amener au retour à l’ordre constitutionnel.

En outre, la communauté internationale devrait s’inviter à ce conflit et le Mali pourrait devenir le théâtre d’expression de bien d’hégémonies. Il urge donc que le chef de l’Etat, dont nul ne doute du patriotisme, use de toute son énergie pour sauver la République en danger.

<strong>Bruno D SEGBEDJI</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>« La guerre est inévitable à Kidal », prédit  Amadou Albert Maïga, membre du CNT</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/la-guerre-est-inevitable-a-kidal-predit-amadou-albert-maiga-membre-du-cnt-3010819.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/la-guerre-est-inevitable-a-kidal-predit-amadou-albert-maiga-membre-du-cnt-3010819.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/09/Kidal.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 13 Feb 2023 11:54:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans  une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, Amadou Albert Maïga, membre du Conseil National de Transition, prédit une possible reprise des hostilités entre l’armée malienne et les  groupes armés qui  contrôlent  depuis plus  d’une décennie la région de Kidal. La CMA prend les propos au sérieux.   </em></strong>

La  vidéo dure  près de deux minutes.  L’on y voit, Amadou Albert Maïga, membre du Conseil national de la transition (CNT), se prononcer  sur  la situation qui  prévaut  dans la  région de Kidal. Il  rassure les  population  que  la fusion  des  groupes armés  de Kidal dans une seule bannière politico-militaire et  le voyage des  diplomates  des pays  membres de la médiation internationale dans la mise en œuvre de l’accord de paix  n’entament en rien  l’engagement de l’armée malienne à reprendre le contrôle de Kidal. «  Je suis  sûre  que la guerre est inévitable à  Kidal »,  déclare ce  membre de l’organe législatif de transition,  qui  poursuit que «  les populations de Kidal sont pris en otage par un groupuscule  de personnes  qui instrumentalisent quelques personnes pour faire des  déclarations contre le Mali ».

Avant de conclure «  nous rentrerons très  bientôt  dans la guerre de libération de Kidal afin de couper la tête du serpent ». Ces propos de cet habitué des réseaux sociaux  et  très proche des militaires  sont largement «  likés » par  les internautes. Ils  sont pris au sérieux par les  mouvements armés de  Kidal qui  ont fusionné récemment en une seule entité militaire et politique. Le porte-parole de la coordination des mouvements de l’Azawad, Mohamed Elmaouloud Ramadane, a  condamné  sur les réseaux sociaux   ces propos qu’il  qualifie de «  va-t-en guerre ».  « <em>Nous condamnons cette déclaration va-t-en-guerre d’un responsable de l’une des premières institutions  du pays, et nous prenons la communauté internationale à témoin de tels agissements</em> », a-t-il dit.

Cette déclaration survient au moment où les groupes armés de Kidal et le gouvernement sont à couteaux tirés dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord pour la  paix et la réconciliation issu du processus d’Alger.  Les mouvements  ont suspendu leur participation à la réunion du comité de suivi de l’accord dénonçant sa lenteur.  Ils ont exigé  la tenue d’une réunion dans  « un terrain neutre ». Le gouvernement  malien refuse.  Les tentatives de  la médiation internationale pour leur ramener autour  de la table des négociations  restent vaines.

<strong> Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le HCUA, le MAA et le MNLA s’unissent pour un seul front politique et militaire :  L’Accord pour la paix volera&#45;t&#45;il en éclats pour ne laisser place qu’à la guerre?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/le-hcua-le-maa-et-le-mnla-sunissent-pour-un-seul-front-politique-et-militaire-laccord-pour-la-paix-volera-t-il-en-eclats-pour-ne-laisser-place-qua-la-guerre-3010765.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/le-hcua-le-maa-et-le-mnla-sunissent-pour-un-seul-front-politique-et-militaire-laccord-pour-la-paix-volera-t-il-en-eclats-pour-ne-laisser-place-qua-la-guerre-3010765.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/02/CMA-KIDAL-MALI.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 13 Feb 2023 07:48:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le<em> Haut Conseil pour l'Unité de l'Azawad, HCUA,  le Mouvement Arabe de l'Azawad MAA et le Mouvement National de Libération de l'Azawad, MNLA, ont signé un acte de fusion le mercredi 8 février 2023 à Kidal, et cela au sein de la Coordination des Mouvements de l'Azawad, CMA. Cet acte qui éloigne les deux parties signataires de l’Accord, de sa mise en œuvre, semble non seulement être le début de la rupture, voire de la radicalisation des positions, mais surtout  fait suite à un autre acte qui a consisté à la mise en place d’un Etat-major commun à ces trois mouvements, assortie de la nomination d’un chef d’Etat-major et de son adjoint. S’achemine-t-on vers un conflit armé  entre les deux parties signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation ? L’escalade de la violence est-elle évitable dans une telle situation délétère empreinte de suspicion et de manque de confiance? Et si toutes ces manœuvres consistaient seulement à faire  une démonstration de force pour peser lourd sur les décisions à prendre  en cas de reprise de dialogue pour la mise en œuvre de l’Accord.</em></strong>

Comme une réponse du berger à la bergère, après l’achat par le gouvernement malien des nouveaux équipements militaires composés en majorité des aéronefs de combats et surtout leur exhibition devant l’opinion nationale et internationale, la CMA a répondu non seulement  par la fusion des forces militaires et politiques  de trois mouvements qui la composent, à savoir le HCUA, le MAA et le MNLA, mais aussi et  surtout par la nomination d’un chef d’état-major et son adjoint. Comme pour dire qu’elle prête à toutes les éventualités. Ces actes de part et d’autre, sont les signes avant-coureurs d’un affrontement entre les deux parties, qui se regardent depuis belle lurette en chiens faïence. Aujourd’hui, au regard de la montée de l’adrénaline, tout porte à croire que cette démonstration de force présage d’un lendemain tumultueux dans les relations entre le gouvernement et la CMA et alliés, pour ne pas dire que la guerre de Troie aura bel et bien lieu.  En tous cas à en juger par les actes posés et en tenant compte de l’exacerbation de la tension, l’on est en droit d’affirmer que chaque camp est sans nul doute en train de préparer la guerre. Et ce serait la déportation de la guerre Russo Ukrainienne au sahel. Car les alliés de l’Ukraine qui se trouvent être ceux de la CMA, à savoir la France et ses partenaires occidentaux, seront opposés à la Russie principale  soutien de taille du gouvernement malien.

A qui profite une escalade de la violence entre l’armée malienne et la CMA ? En tous cas pas aux populations maliennes qu’elles soient du sud ou du nord. Probablement aux commanditaires qui tireront leur épingle du jeu trouble.

<strong><em>S’achemine-t-on vers la rupture totale entre les deux parties signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation ? </em></strong>

Même si les groupes signataires demeurent encore présents au sein des organes de la transition comme le gouvernement et le CNT, les prémices d’une rupture totale sont désormais visibles. Rien qu’en à juger par  la suspension de leur participation à toutes les activités du Comité de Suivi du Processus et surtout  le refus de siéger au sein de la commission de finalisation de l’avant-projet de la nouvelle constitution, l’on peut affirmer sans risque de se tromper que les mouvements signataires de l’accord ont  la volonté de s’affranchir de la tutelle de Bamako et veulent déchirer et jeter l’accord à la poubelle. En tous les cas les derniers développements dans la désormais affaire Maliano malienne prouvent à suffisance que l’Accord pour la paix et la réconciliation est dans des beaux draps et son pronostic vital est engagé.

<strong><em> L’escalade de la violence est-elle évitable  dans une telle situation délétère empreinte de suspicion et de manque de confiance? </em></strong>

Rien qu’à travers  les actes posés  de part et d’autre, on en conclurait simplement que les deux parties finiront par s’affronter. En effet, d’une course effrénée aux armements, côté gouvernement, l’on assiste également  à une fusion des forces éparses des trois mouvements, qui constituent la CMA. Donc  la coupe semble pleine pour un affrontement armé.  Tous  les signes avant-coureurs d’une escalade de la violence sont désormais perceptibles. Cette guerre n’est-elle pas évitable ?  La réponse est oui et il suffit juste  d’analyser en profondeur et sans passion, on arriverait à la conclusion  qu’aucune de deux parties, qu’il soit l’Etat  au sud ou de la CMA au nord, ne gagnera cette guerre et le risque d’une Afghanisation, ou d’une somalisation du Mali est désormais plausible. Et pourtant tous les ressorts ne sont pas cassés pour éviter  que le pays ne  s’enlise dans un conflit armé aux conséquences désastreuses. En effet,  la solution est entre les mains des maliens, à commencer par les autorités. Il suffit d’une volonté politique et d’un large consensus pour être un rempart contre les vendeurs d’illusions, les opportunistes et les  oiseaux de mauvais augure qui empoisonnent la vie des maliens.

<strong><em>Et si c’est seulement une démonstration de force pour peser lourd sur les décisions en cas de reprise du dialogue pour la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation.</em></strong>

Qui veut la paix prépare la guerre, a dit un adage. L’on doit souhaiter simplement que ces manœuvres militaires et l’achat d’équipements n’ont d’autre but que de sécuriser notre territoire des envahisseurs, des terroristes et des ennemis du Mali et qu’ils ne doivent nullement servir à s’entretuer. Donc il ne pourrait s’agir que d’une démonstration de force de part et d’autre afin de compter au moment de la mise en œuvre de l’accord. En effet, si nous reconnaissons avoir assisté à l’exhibition de  la puissance de  feu de part et d’autre  nous osons espérer que toutes ces manœuvres sont justes un signal, mais que force restera au dialogue et à la négociation.

<strong>Youssouf Sissoko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mise en œuvre de l’Accord pour la paix : « Nous avons peur », dixit Sidiki Kouyaté, porte&#45;parole de Yèrèwolo…</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mise-en-oeuvre-de-laccord-pour-la-paix-nous-avons-peur-dixit-sidiki-kouyate-porte-parole-de-yerewolo-3010530.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mise-en-oeuvre-de-laccord-pour-la-paix-nous-avons-peur-dixit-sidiki-kouyate-porte-parole-de-yerewolo-3010530.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/03/Leaders-Yerewolo_.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 10 Feb 2023 10:38:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Tjikan</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv7728139321ydp32661695msonormal" style="background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Sidiki Kouyaté, porte-parole du mouvement « Yèrèwolo debout sur les remparts » était l’invité du troisième numéro de l’émission « Be Ka Kouma » de Malikounafoni du samedi dernier. Au cours de l’émission, il a passé en revue l’actualité du pays, notamment la mise de l’Accord pour la paix et la non-reconnaissance de la montée en puissance des FAMa par l’ONU, entre autres.</span></b></p>
<p class="yiv7728139321ydp32661695msonormal" style="background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Dans son auditoire de l’émission « Be Ka Kouma » de Malikounafoni, le bras droit d’Adama Diarra alias « Ben le cerveau » se dit choqué et surpris par l’intervention de Mme Aminata Dicko à la tribune des Nations Unies, au nom de la jeunesse et de la société civile malienne.</span></p>
<p class="yiv7728139321ydp32661695msonormal" style="background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">D’un revers de main, l’homme qu’on peut qualifier aujourd’hui de numéro 2 du Mouvement « Yèrèwolo Debout sur les Remparts » a condamné, au nom de son mouvement, les propos de « l’usurpateur ».</span></p>
<p class="yiv7728139321ydp32661695msonormal" style="background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">« Yèrèwolo Debout sur les Remparts condamne avec la dernière rigueur les propos tenus par Mme Haïdara Aminata Dicko à la tribune des Nations unies au nom de la jeunesse et de la société civile malienne et qui se réclame membre d’une organisation de la société civile. Yèrèwolo ne se reconnait pas dans ses propos », a-t-il déclaré.</span></p>
<p class="yiv7728139321ydp32661695msonormal" style="background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">De même, le porte-parole du Mouvement « Yèrèwolo Debout sur les Remparts » se dit inquiet également des propos tenus par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, M. Abdoulaye Diop, concernant l’application de l’Accord pour la paix au Mali.</span></p>
<p class="yiv7728139321ydp32661695msonormal" style="background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">« On a peur. Le peuple qui a renversé le régime de IBK si ce même peuple se mobilisait pour dire non à l’accord, je pense qu’on ne serait pas là aujourd’hui », s’inquiète-t-il.</span></p>
<p class="yiv7728139321ydp32661695msonormal" style="background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Autre question évoquée au cours de l’émission était relative à la non-reconnaissance de la montée en puissance des FAMa par l’ONU. Sur ce sujet, Sidiki Kouyaté explique : « l’ONU ignore la montée en puissance des FAMa parce qu’elle ne veut pas donner raison à la version des autorités de la transition et du peuple malien ».</span></p>
<p class="yiv7728139321ydp32661695msonormal" style="background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Parlant les relations et l’atmosphère qui prévalent actuellement entre le Mouvement « Yèrèwolo Debout sur les Remparts » et les autorités de la transition, l’invité de Malikunafoni précisera que le différend tire sa source depuis la reconduction du mandat de la Minusma.</span></p>
<p class="yiv7728139321ydp32661695msonormal" style="background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">« Notre objectif était le départ de la Minusma », regrette-t-il. C’est ce seul point qui serait aujourd’hui à l’origine du désaccord entre le Mouvement « Yèrèwolo Debout sur les Remparts et les colonels qui dirigent le pays même le divorce n’est pas totalement consommé.</span></p>
<p class="yiv7728139321ydp32661695msonormal" style="background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Actualité oblige, avec les élections présidentielles qui s’approchent et la candidature probable du président de la transition, colonel Assimi Goïta. A propos, Yèrèwolo retient son souffle quant à la tenue même de ces élections vu l’insécurité grandissante dans le pays et les atteintes à l’intégrité du territoire.</span></p>
<p class="yiv7728139321ydp32661695msonormal" style="background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">« « Yèrèwolo Debout sur les Remparts se réserve. Nous sommes en guerre. Le peuple souffre. Mais vu même certaines nominations, on se demande si les autorités sont conscientes de la gravité de la situation », a conclu le porte-parole du Mouvement.</span></p>
<p class="yiv7728139321ydp32661695msonormal" style="background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Adama DAO</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fusion des trois groupes armes au nord du Mali : Alghabass Ag Intalla annonce un autre bordel à Kidal</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/fusion-des-trois-groupes-armes-au-nord-du-mali-alghabass-ag-intalla-annonce-un-autre-bordel-a-kidal-3010487.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/fusion-des-trois-groupes-armes-au-nord-du-mali-alghabass-ag-intalla-annonce-un-autre-bordel-a-kidal-3010487.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/10/Alghabass-ag-Intallah.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 10 Feb 2023 07:07:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ciwara Info</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Après avoir nommé des chefs d’état-major issue des indépendantistes, le président de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), Algabass Ag Intalla, annonce ce mardi 7 février 2023 la fusion des mouvements de la CMA dans la ville de Kidal.</strong>

Selon le communiqué, le Président en exercice de la CMA invite toute la population de la ville de Kidal et ses environs à prendre part à cette cérémonie de signature de la déclaration politique de fusion des mouvements de la CMA qui aura lieu ce mercredi 08 février 2023 à 16h au Stade Mano Dayak de Kidal.

Cette mobilisation générale est attendue pour donner un éclat à cette nouvelle phase de l’histoire qui s’écrit, a précisé Ag Algabass. Selon une presse étrangère.

Le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA), le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA) et le Haut Conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA), trois mouvements armés qui composent la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) ont fusionné mercredi 8 février à Kidal, ville malienne du nord-est qu’ils contrôlent militairement depuis 2013. La cérémonie a eu lieu devant une foule nombreuse.

C’est dans le stade de la ville de Kidal que la cérémonie consacrant la fusion des trois groupes armés s’est déroulée. Politiquement et militairement, ils composent désormais une seule entité.

Pour Mohamed Elmaouloud Ramadane, membre du directoire de la Coordination des mouvements de l'Azawad, « <em>une étape importante vient d’être franchie</em> ».

« <em>C'est une étape très importante qu'on vient de franchir, parce que la population du Mouvement le demandait depuis longtemps. Donc, c'est une chose faite aujourd'hui. C'est une nouvelle donne. C'est un nouvel élan. Si on parle d'une seule et même voix, nous avons un seul leadership, ça va beaucoup booster tout ce que nous avons comme objectif</em> », explique-t-il.

Concrètement, la nouvelle direction des ex-rebelles du Nord devrait avoir plus de poids face au gouvernement malien. Et sur le terrain, les actions militaires devraient être mieux coordonnées. Les membres de la nouvelle alliance ont suspendu il y a quelques mois leur participation aux instances de décision de l’accord de paix d’Alger, accusant l’État malien de faire dos à l’accord.

&nbsp;

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : Les ex&#45;rebelles fusionnent</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-les-ex-rebelles-fusionnent-3010429.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-les-ex-rebelles-fusionnent-3010429.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/02/CMA-ex-rebelles.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 09 Feb 2023 13:59:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Des observateurs redoutent que ce nouveau développement ne complique davantage le processus de paix actuellement au point mort.</strong>

Les différentes composantes de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) ont décidé de fonctionner sous une seule bannière, le mercredi 8 février. C’était au cours d’une cérémonie qui s’est déroulée dans un stade plein à craquer à Kidal, une localité du nord malien qu’ils contrôlent depuis près d’une décennie.
<p class=" aBigClassNameToAvoidCollisionInText">Depuis 2019, au cours de différentes assises qu’ils ont tenues, les ex-rebelles de la CMA n’ont cessé d’exprimer la volonté de fusionner leurs mouvements armés en une seule entité politico-militaire. La Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) – l’une des trois parties signataires de l’Accord de paix en 2015 - avait trois principales composantes en son sein. Il s’agit du Mouvement National pour la Salut de l’Azawad (MNLA), du Haut Conseil pour l’Unité de l’Azawad (HCUA) et du Mouvement Arabe de l’Azawade (MAA). La déclaration de fusion a été signée par les secrétaires généraux des trois mouvements armés respectifs, Bilal Ag Acherif, Alghabass Ag Intalla et Ibrahim Ould Handa.</p>
En posant cet acte, ces responsables admettent la disparition de leurs mouvements armés au profit d’une seule entité politico-militaire. Pour le moment, aucun nom n’a été donné à celle-ci et les emblèmes de son nouveau drapeau n’ont pas encore été dévoilés. Il reste également à déterminer le nom de celui qui aura en charge de prendre la tête de l’aile politique et militaire de cette nouvelle structure ainsi que la durée de son mandat.

Avant cette fusion, les composantes de la CMA avaient leur propre autonomie de gestion et de prise de décision sur tous les plans. Elles étaient surtout organisées en un regroupement disposant d’un bureau exécutif dont le président est nommé pour un mandat de six mois non renouvelable ainsi qu’un chef d’état-major qui est censé faire un an.

Le président en exercice présidence de cette coordination était le secrétaire général du HCUA, Alghabass Ag Intalla. Ce dernier a récemment nommé un nouveau chef d’état-major en la personne du colonel Hamad Rhissa Ag Mohamed qui avait comme adjoint Alhousseini Ag Ahmedou. Ces personnes resteront en place jusqu’à la mise en place des organes de cette nouvelle entité politico-militaire prévue au cours d’un congrès dont l’organisation est annoncée pour bientôt.

Les initiateurs ont également adressé une invitation aux mouvements armés membres d’autres regroupements impliqués dans le processus tels que la Plateforme et l’Inclusivité afin qu’ils adhèrent à leur projet.

<strong>L'Accord d'Alger en sursis ?</strong>

Des observateurs redoutent que ce nouveau développement ne complique davantage le processus de paix actuellement au point mort à cause de la décision prise en décembre dernier par les ex-rebelles de suspendre leur participation aux différents mécanismes de mise en œuvre de l’Accord. Ils ont conditionné la levée de cette suspension à la tenue d’ « une réunion d’urgence » sur « un terrain neutre » avec la Médiation internationale dont le chef de file est l’Algérie pour faire une évaluation de l’Accord signé en 2015 dont l’application se fait en dent de scie.

La Médiation internationale a accepté cette initiative tout en voulant l’élargir aux autres parties signataires de l’Accord comme la Plateforme du 14 juin 2014 et les autorités maliennes. Ces dernières à travers le chef de l’Etat, le Colonel Assimi Goïta a refusé de participer à une quelconque réunion autour de l’Accord de paix en dehors du Mali. Avec cette situation, nombreux sont ceux qui craignent une reprise imminente des hostilités entre parties signataires de l’Accord de paix dans la mesure où chaque camp ne fait que renforcer ses positions militaires sur le terrain.
<p class="az-ps">MD/ac/APA</p>

<div class="bn_share text-right">
<div class="share-post-box">
<h4 class="es-text-fr">APA - Bamako (Mali)</h4>
</div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord d’Alger :  Le niet du gouvernement à la CMA d’une réunion d’urgence sur un terrain neutre</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-dalger-le-niet-du-gouvernement-a-la-cma-dune-reunion-durgence-sur-un-terrain-neutre-3010285.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-dalger-le-niet-du-gouvernement-a-la-cma-dune-reunion-durgence-sur-un-terrain-neutre-3010285.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/08/CMA-REBL-MALI.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 08 Feb 2023 12:16:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis un certain temps, les ex-rebelles, réunis sous la bannière de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), demandent l’organisation d’une réunion d’urgence sur un terrain neutre. Objectif de cette réunion d’urgence : évoquer les difficultés dans l’application de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. Sans ambigüité, le gouvernement du Mali répond non rejetant toute idée d’une réunion hors du Mali. </em></strong>

Avec l’arrivée des militaires au pouvoir au Mali, l’Accord de paix issu du processus d’Alger connait une mort cérébrale. Et selon beaucoup d’observateurs cette mort cérébrale s’explique par la mauvaise foi de ceux-là mêmes qui ont apposé leurs signatures sur le document en mai et juin 2015.

Pour tenter de relancer cet Accord, les rebelles, réunis sous la bannière de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), réclament depuis plus d’un mois la tenue d’une réunion d’urgence et dans un lieu neutre pour évoquer les difficultés dudit Accord.

Si le gouvernement malien répond par un niet à des pourparlers hors du territoire malien, l’Algérie qui préside la médiation entre le Mali et les ex-rebelles ne fait pas d’objection à ce que cette réunion d’urgence se tienne dans sa capitale. Cette demande de la CMA et l’objection du Mali prouve à suffisance que les deux parties ont leur propre agenda pour l’avenir de l’Accord de paix.

Les membres du comité de suivi de l’accord de paix et le Conseil de sécurité ont tenu une réunion avec la CMA à Kidal la semaine dernière pour l’application de l’Accord d’Alger sans la présence de la partie, nous informe une source bien introduite.

A la fin de cette réunion, l’une des conclusions sorties de cette rencontre, c’est la tenue dans un lieu neutre de la réunion demandée par la CMA, puis le CSP-PSD sur la viabilité de l’accord. Avec cette réunion de Kidal, la méditation internationale s’arrache pour relancer les discussions entre le gouvernement et les ex-sécessionnistes qui ont toujours leurs velléités indépendantistes à travers le CSA. En tout cas les diplomates sont optimistes sur un retour à la table des pourparlers entre les deux parties.

Près de 8 ans après sa signature, l’Accord de paix issu du processus d’Alger continue de faire couler beaucoup d’encre et salive. Ces derniers temps une grande partie de l’opinion malienne estime que cet accord en l’état doit être revu tel que recommandé par le Dialogue national inclusif. Beaucoup d’acteurs politiques se sont manifestement prononcés sur cet accord qui compte plus de détracteurs que de partisans.

Peut-on encore sauver l'esprit de l'accord et trouver une solution durable à la "question touarègue" et aux problèmes du Nord du Mali ? Tous ces brouhahas autour de cet accord de paix se font dans un contexte où la CMA et d’autres groupes armés vont en fusion à partir de ce 8 février. De même, selon nos sources, l’Armée malienne se prépare à reprendre Kidal.

<strong>Ousmane Mahamane</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Crise au nord :  Retour à la case de départ ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/crise-au-nord-retour-a-la-case-de-depart-3010262.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/crise-au-nord-retour-a-la-case-de-depart-3010262.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/02/CMA-KIDAL-MALI.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 08 Feb 2023 11:51:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis plus de deux mois, les choses ne se passent plus comme avant entre le Mali et les mouvements signataires de l’Accord issu du processus d’Alger, principalement la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA). Cette dernière demande une réunion entre le gouvernement les groupes signataires dans un pays neutre sur ledit Accord. Le Mali rejette une proposition sur l’Algérie. La communauté internationale en médiation, mais faut-il craindre un retour à la case de départ, la guerre ?</em></strong>

<strong><em> </em></strong>Les dernières actions entre l’Etat malien et les groupes signataires laissent tout le monde perplexe. D’aucuns vont jusqu’à imaginer le pire. La reprise des hostilités entre l’Armée malienne que d’autres estiment bien préparée aujourd’hui et la CMA. Sur les réseaux sociaux à Bamako, certains jeunes incitent à la guerre. <em>"L’armée de 2012 n’est pas celle de 2023"</em>, clament-t-ils se disant pressés de voir Kidal libéré du joug des ex-rebelles. Ils crient à la guerre.

D’un autre côté, il y en a qui privilégient le dialogue. Pour eux, c’est inopportun de laisser l’Accord et d’aller à autre chose. Même s’il faut le relire ou faire autre chose, le mieux c’est de sauver l’Accord issu du processus d’Alger afin d’éviter la guerre.

Les plus pessimistes craignent le déplacement de la guerre en Ukraine dont les protagonistes selon plusieurs analystes séparent les deux camps maliens à savoir la Russie et l’Occident. Leur inquiétude, c’est de voir la Russie du côté du Mali et l’Occident avec la CMA. De ce côté, le dialogue est priorisé.

<em>"N</em><em>on, il n’y aura de guerre tout suite entre la CMA et le Mali"</em>, réplique une source bien imprégnée du dossier à savoir la mise en œuvre de l’Accord d’Alger. Quand même pas tout de suite, assure-t-il. Comme argument, il avance que la CMA a, à son compte, 3 membres dans l’actuel gouvernement, tous les dirigeants et leurs familles sont présents ici à Bamako. A l’en croire, on peut assister à une simple crise politique mais difficile que cela aboutisse à des affrontements. <em>"Pas de suite", </em>insiste-t-il.

La situation reste un peu tendue et c’est inquiétant, avance une source sécuritaire qui suit de près la situation. Cette dernière met l’accent sur les armements dont l’Armée malienne s’est dotée. <em>"Des doutes que cela soit dans un objectif purement sécuritaire", </em>s’interroge-t-il<em>.</em> La communauté internationale continue les médiations. Après sa rencontre avec les groupes signataires, elle doit sûrement rencontrer la partie gouvernementale et voir quel compromis trouver entre les deux parties pour une réunion sur la mise en œuvre de l’Accord.

Depuis fort longtemps, certains observateurs avaient soufflé que si le gouvernement échoue dans la mise en œuvre de l’Accord d’Alger, qui est un accord-cadre aujourd’hui piloté par l’Etat malien, l’on pourrait aboutir à un accord explicite. C’est-à-dire, un accord où c’est la communauté internationale qui pilote et impose la mise en œuvre. Est-ce les pas vers un accord explicite ? Le temps nous en dira plus.

<strong>Koureichy Cissé </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kidal : La rançon et les limites d’une légitimité martiale</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-la-rancon-et-les-limites-dune-legitimite-martiale-3010047.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-la-rancon-et-les-limites-dune-legitimite-martiale-3010047.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/05/Kidal.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 07 Feb 2023 08:09:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">La tragédie qui nous pend au nez pourrait avoir amorcé la dernière ligne droite vers l’épilogue dramatique que peu d’observateurs nationaux ne feignaient d’ignorer : le risque d’abandonner aux vagues de l’incertitude, du flou régalien voire de l’impéritie tout court - un capital unitaire déjà si faiblement enraciné. En tout cas, ni l’élan patriotique, ni le sentiment d’appartenance commune ne sont partagés dans les proportions et avec la solidité qui les sauve de la volatilisation qui se dessine. Longtemps pressenti - et conforté par moult errements -, un funeste destin d’éclatement nous guette depuis longtemps, franchit chaque jour un palier de plus et vient d’atteindre une étape décisive avec le retour en force des démons de la fracture, avec l’épaississement des barrières d’incompatibilité et des intérêts inconciliables sur fond d’irrédentisme latent et d’ambitions subalternes. C’est malheureusement la tirade peu enviable qu’inspire la posture caractéristique de chaque protagoniste de l’Accord issu du processus d’Alger. Construit sur le socle de frustrations originelles, son application s’embourbait déjà sur le chemin cahoteux de la méfiance entre acteurs et, depuis l’avènement d’un pouvoir de fait et la prédominance des volitions impulsives, s’enlise dans les méandres de remises en cause aventurières. C’est ainsi que dans le prolongement des annonces mirifiques de retouche de l’APR par le gouvernement - une démarche contre-productive tant l’issue est incertaine -, la «Colombe» malienne reçoit en plein cœur les coups de poignard que lui assène la surenchère des parties signataires, dont les exigences cachent à peine l’intention opportuniste de préférer les ardeurs bellicistes au règlement pacifique des différends. En témoigne, s’il en était besoin, ce revirement spectaculaire qu’opère la CMA en surfant sur les vagues de la relecture de l’Accord par des cris à l’arbitrage de ses garants internationaux. En témoigne tout autant le recours abondant à la rhétorique martiale ainsi qu’à la militarisation tous azimuts pour légitimer et au besoin éterniser un pouvoir conquis par le glaive.</span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Tant d’antagonismes et d’attitudes défiantes rapprochent forcément l’APR du seuil de sa désuétude, perceptible du reste aux effets subversifs de sa dynamique régressive : au lieu de désarmer on s’arme et on s’équipe en silence, les recrutements le disputent à la démobilisation dans le dos du camp d’en face, les cadres d’échanges et de dialogue laissent progressivement la place au repli sur fond de frustrations originelles et de raideur velléitaire. </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">De la combinaison de facteurs aussi il impropices dérive, en définitive, une nébuleuse qui rend peu lisible la volonté de part et d’autre de parvenir à un dénouement de l’équation septentrionale sans en découdre par les arsenaux de guerre dont chaque protagoniste fait des gorges chaudes : pour le gouvernement, les récentes acquisitions spectaculaires d’équipements; pour la CMA, les armes périodiquement déterrer des caches désertiques à chaque anniversaire de la proclamation d’une certaine République de l’Azawad. </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">À défaut de porter l’entière responsabilité du regain de tension, du choc de plus en plus plausible entre l’irrédentisme affichée et le vraisemblable refoulement de vieux comptes à solder, les pouvoirs en place n’en paraissent pas moins blâmables d’avoir abordé la question du Nord-Mali avec une désinvolture qui tranche avec son importance dans la stabilisation du Mali. En effet, avec tant d’énergie et de temps dilapidés dans les laborieuses tentatives de légitimer l’illégitime, de conférer de l’autorité consentie à un pouvoir de fait, d’embellir une souveraineté populaire usurpée en fantasmant sur des menaces qui pèsent sur la souveraineté nationale, l’accessoire est en passe de submerger et même de se substituer à l’essentiel. L’essentiel - c’est la rescousse à une intégrité territoriale abandonnée à la fatalité et en proie à l’érosion de l’insouciance ; c’est de préserver les chances d’un destin unitaire hypothéquée et les équilibres nationaux contre le triomphe d’un redoutable basculement obscurantiste. Bref, l’essentiel c’est la noble hantise du devoir, de la conscience de responsabilité et d’utilité à la patrie, tandis que l’accessoire peut se résumer à tous ces efforts déployés pour s’en dérober au nom de futiles desseins sibyllins et à coups d’intoxication et de manipulation de l’opinion. </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">Ce faux-monnayage de l’essentiel utile contre l’accessoire futile pourrait bien avoir été entretenu au profit d’un passage spectaculaire de la scission de fait à l’émergence définitive d’une entité étatique des entrailles du Mali. Un péril face auquel les mythes souverainistes et les légitimités factices ne seront d’aucun remède. Une thérapie est espérée, en revanche, du côté de la même communauté internationale souvent vouée aux gémonies et dont la médiation auprès des belligérants putatifs de Kidal n’a pas inspiré aux ramifications du pouvoir les habituelles acrimonies et accusations d’ingérence dans le problème malien. C’est à l’Union européenne, à la CEDEAO, à l’UA et à l’Algérie que reviennent désormais d’affronter la gageure de dénouer un écheveau emmêlé dans l’insouciance d’Etat. Si bien que Kidal était jusque-ici relégué au profit d’une course au confort et au nom de préoccupations politiques subalternes de Bamako : assises nationales, prolongation de la transition sur fond de bras de fer avec la CEDEAO, lutte contre la corruption à géométrie variable aux fins d’étouffer toute concurrence potentielle dans l’œuf, etc.</span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'"> </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt"><strong><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">A KEÏTA </span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation :   Ces erreurs de la communauté internationale difficiles à dissimuler</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mise-en-oeuvre-de-laccord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-ces-erreurs-de-la-communaute-internationale-difficiles-a-dissimuler-3009891.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mise-en-oeuvre-de-laccord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-ces-erreurs-de-la-communaute-internationale-difficiles-a-dissimuler-3009891.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/07/cma-mali.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 06 Feb 2023 09:41:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans un État jouissant de tous ses attributs, un tel Accord n’aurait nullement existé. Cependant, l’on aura décidé pour le Mali, alors qu’il était au plus bas de son existence en tant qu’acteur sur le plan international. En 2013, dans l’euphorie des succès militaires de Serval, rares étaient ceux qui pouvaient imaginer que l’on serait quasiment au même point de départ, dix ans plus tard. Une fois encore, il semblerait que l’histoire songe à bégayer. Au nord, des alliances se formeraient entre terroristes de l’extrémisme violent et les soi-disant ex-rebelles, pour faire face à la menace commune, l’État Islamique au Grand Sahara (EIGS). </em></strong>

En milieu de semaine, des représentants de la médiation internationale ont quitté Bamako, direction Kidal, sanctuaire d’une rébellion qui ne cache plus son mécontentement dans la mise en œuvre de l’Accord. Énième acte de non-sens d’une communauté internationale qui n’aura pas réellement compris la vraie teneur de la crise du septentrion malien. Elle est en  droite ligne d’une politique mise en place depuis la normalisation amorcée en 2013. De ce qui ressort, les rebelles de la Coordination des Mouvements de l’Azawad, ont exprimé leur exaspération quant à l’application de l’Accord, et leur non-reconnaissance du gouvernement en place.

Le processus de paix est donc au point mort. Mais quel processus ? Il est évident que les rebelles ne sont pas les seuls acteurs du terrain. Fait encore plus important à prendre en compte, d’autres acteurs ayant une plus grande envergure sont présents notamment, l’EIGS et AQMI. Des acteurs qui, rappelons-le, ne sont pas signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation. Ce qui biaise considérablement l’efficacité du processus car ne prenant pas en compte tous les protagonistes. Toutefois, dans ce flou sécuritaire, il y aurait des tentatives de rapprochement entre AQMI d’Iyad Ag Ghaly, faisant partie de la mouvance de l’extrémisme violent, et des hauts cadres de la rébellion. C’était à Ménaka puis dans une localité près de Kidal.

Certains voient en ce jeu les prémices d’une nouvelle alliance pour faire face à la puissance de feu de l’EIGS. Ce qui serait fort semblable au jeu qui fut fait en 2012 lorsque rébellion touareg et mouvance salafiste s’étaient alliés pour chasser l’Armée malienne des régions du nord. Pour l’instant, il s’agirait surtout d’une prise de contact et d’une sorte de clarification des positions car tout naturellement, les cadres d’AQMI et ceux des mouvements signataires de l’Accord ont plus d’accointances entre eux qu’avec ceux de Daech.

Clarification, c’est cela que la communauté internationale devait imposer aux groupes rebelles du nord malien, à la suite du succès militaire de Serval. Car, on le constate encore aujourd’hui, souvent il est difficile de faire le distinguo entre rebelles et terroristes. Rappelons tout simplement que, par exemple, Iyad Ag Ghaly, targui ifoghas, fait partie des notables de Kidal, bien qu’il soit également chef d’une mouvance terroriste. De ce fait, il garde des liens très forts avec des parents qui se trouveraient de l’autre côté de la cartographie des groupes armés, à savoir la rébellion. Également, le HCUA est issu d’une scission d’Ansar Dine, le groupe originel d’Iyad, au plus fort de l’occupation du septentrion malien. De ce fait, aujourd’hui, l’on assiste à un retour de Boomerang. Une minorité d’individus armés tiennent en haleine tout un pays pour des revendications chimériques.

<strong>Dans des conditions aussi complexes, que doit faire l’État malien ?</strong>

L’Accord pour la paix et la réconciliation doit bel et bien être pris en compte malgré les énormes insuffisances, incohérences, et même dangerosité qu’il comporte pour le caractère unitaire de l’État malien. Il faut, tout de même reconnaitre, la grande part de responsabilité des gouvernements successifs dans le pourrissement de la situation. De très longue date, et au fil des ans, le Mali n’aura pas été à la hauteur de la particularité de son territoire et de son destin sécuritaire. Le grand nord fut négligé, tout comme d’ailleurs, d’autres régions du Mali. À l’exception près que le septentrion malien fait face à des périls dont l’addition fut des rébellions quasi cycliques, des trafics de tout genre, et plus récemment le phénomène de l’extrémisme violent armé. Il fut aussi victime des maux de la gouvernance avec son lot de corruption et de détournement de deniers publics. De ce fait, le grand nord devait faire l’objet d’une attention particulière.

Au lieu de cela, la gouvernance prit comme siège et comme application Bamako, en occultant l’immensité du territoire national. Le terrain est très peu investi, et des pans entiers furent délaissés.

Aujourd’hui, point d’autres perspectives que de placer la bonne gouvernance au cœur de toutes politiques institutionnelles. En appliquant le mieux possible l’Accord, tout en renouant avec les caractères clés d’un État sérieux et soucieux de bien-être de ses populations. Et lorsque le constat sera fait que l’État malien aura joué sa partition dans le processus de paix, il aura du crédit auprès de la communauté internationale, de la légitimité auprès des populations locales, et la coercition d’exiger que tous ceux qui seront sur son territoire respectent les lois de la République.

<strong>                                                                                                                                    Ahmed M. Thiam </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’accord pour la paix et la réconciliation :  Un autre gros caillou dans la chaussure du Colonel Assimi Goïta</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/laccord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-un-autre-gros-caillou-dans-la-chaussure-du-colonel-assimi-goita-3009884.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/laccord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-un-autre-gros-caillou-dans-la-chaussure-du-colonel-assimi-goita-3009884.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/09/CSA-accord-Alger.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 06 Feb 2023 09:29:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Fruit d’intenses et délicats  pourparlers entre le Gouvernement d’alors et la Coordination des Mouvements de l’Azawad, CMA, l’Accord pour la Paix et la Réconciliation issu du processus d’Alger, a été signé en 2015 à Bamako. Huit ans après cette signature, sa mise en œuvre rencontre d’énormes difficultés. Les deux protagonistes, à savoir l’Etat malien et les groupes signataires se jettent la responsabilité du blocage, alors que la communauté internationale, garante de cet accord, exige sa mise en œuvre diligente. Va-t-on assister à un bras de fer entre l’Etat et les groupes armés signataires ? Les deux parties finiront-elles par s’affronter militairement ? Et si le dialogue est la seule alternative crédible pour les deux belligérants afin d’éviter la tropicalisation de la guerre Russo-Ukrainienne au sahel.</em></strong>

Pour rappel depuis l’avènement de la junte militaire au pouvoir au Mali et en dépit de l’engagement que les autorités de la transition avaient pris, à savoir le respect de tous les accords signés par l’Etat, celui pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, connait d’énormes difficultés. En effet, chaque camp revendique sa bonne volonté dans l’application, et rejette la responsabilité du blocage sur l’autre. La réalité est tout autre chose, car si  la CMA reste campée sur sa position, à savoir l’application intégrale de l’Accord, les autorités maliennes de leur part sont favorables à une  relecture qui aboutirait à une  application de façon intelligente de cet accord. Désormais l’on peut affirmer sans ambages qu’il y a blocage. Cette délétère situation qui est consécutive à une différence d’approche entre les deux parties, empoisonne à coup sûr les relations entre la CMA et le gouvernement malien et chaque camp rejette la responsabilité de ce blocage sur l’autre. Aujourd’hui tout porte à croire que les deux parties sont en train de fourbir leurs armes et la guerre est en passe d’être l’ultime solution.

<strong><em>Va-t-on assister à un bras de fer entre l’Etat et les groupes armés signataires ?</em></strong>

Le bras de fer est déjà engagé, comme en atteste la proposition de la CMA pour  la tenue d’une réunion sur la mise en œuvre de l’Accord sur un terrain neutre. C’est par un niet sans équivoque que le Gouvernement malien a répondu à cette proposition de la CMA. Le deuxième fait illustrant ce bras de fer entre l’Etat et la CMA est sans nul doute le refus de la CMA de siéger au sein de la Commission de finalisation de l’avant-projet de la nouvelle constitution. Pour rappel en dépit de la guerre larvée,  la CMA a ses représentants au sein du CNT et du Gouvernement, mais pour combien de temps encore au regard de la tournure que prennent les événements. En effet, une délégation de la médiation internationale s’est rendue à Kidal fief de la CMA afin de permettre la relance du dialogue pour la mise en œuvre de l’Accord. Cette mission semble échouée à faire fléchir la CMA qui continue d’ailleurs sa provocation en renonçant à demi-mot à son appartenance à l’Etat malien et en se considérant comme Azawadien. Le prétexte tout trouvé est la non application de l’Accord, le seul document, selon eux, qui les lie au Mali. La rupture semble consommée et la guerre inévitable.

<strong><em>Les deux parties finiront-elles par s’affronter militairement ?</em></strong>

Toutes les deux parties adoptent une posture guerrière et se préparent à l’affrontement armé. Le Mali ne cesse de se doter d’armes tant aériennes que terrestres. Si officiellement c’est pour combattre les terroristes, officieusement l’Etat prépare une offensive de grande envergure pour recouvrer la totalité de son territoire. Quant au camp d’en face il ne dort plus sur ses lauriers. La CMA, puis que c’est d’elle qu’il s’agit, ne se prive plus du soutien des mouvements terroristes comme le JNIM de Iyad  Ag Ghali et d’Amadou Koufa. Selon nos informations ces deux personnalités, pourtant recherchées, étaient en conclaves avec les ex rebelles et se seraient pavanées ces derniers temps à Kidal au su et au vu de tout le monde. Le dernier acte que la CMA vient de poser est la nomination d’un colonel comme chef d’Etat-major et de son adjoint. Désormais, chaque camp fourbit ses armes et compte sur le soutien de ses alliés. Si l’Etat malien pourra compter sur la Russie et certains de ses  alliés,   la CMA espèrerait sur la France et ses alliés occidentaux. Ne sommes-nous pas en train de transporter la guerre Russo-Ukrainienne au sahel ? Le dialogue n’est-il pas préférable à la guerre aux conséquences désastreuses ?

<strong><em>Et si le dialogue est la seule alternative crédible pour les deux belligérants afin d’éviter la tropicalisation de la guerre Russo-Ukrainienne au sahel.</em></strong>

Tout porte à croire qu’en cas de conflit armé entre l’Etat malien et la CMA, le premier aura le soutien de la Russie et  la CMA aura celui de la France et ses alliés occidentaux. Ni le gouvernement malien encore moins la CMA ne gagnerait dans un tel scénario. La crainte d’une somalisation ou d’une Afghanisation de la crise malienne refait surface et les conséquences ne pourront qu’être dramatiques. Donc il serait mieux d’instaurer le fil du dialogue afin d’aboutir à un compromis qui ne blaserait aucune de deux parties. Cette solution alternative aura comme avantage d’éviter au Mali et aux maliens une guerre sans fin, comme en Afghanistan, en Somalie et au Soudan.

<strong>Youssouf Sissoko          </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Agitation de la CMA :  Que mijote la France à Kidal ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/agitation-de-la-cma-que-mijote-la-france-a-kidal-3009824.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/agitation-de-la-cma-que-mijote-la-france-a-kidal-3009824.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/08/CMA-REBL-MALI.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 06 Feb 2023 02:37:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Depuis quelques temps, la CMA (Coordination des Mouvements de l'Azawad) s'agite sur fond de chantage et de gesticulations à partir de Kidal et Bamako.

Ce mouvement est coutumier de ces pratiques depuis  l’éclatement de la crise en  2012. De cette date à maintenant, les responsables de la CMA, connus pour être des alliés et complices des narcotrafiquants et des djihadistes, sont devenus des maîtres chanteurs professionnels.  Et  la crise sécuritaire  dans le septentrion malien n’est qu’un honteux fonds de commerce qui profite à une poignée d’individus au détriment des communautés du Nord du Mali.

Cette nouvelle agitation de la CMA à Kidal n'est guère surprenante. Elle trouve sa motivation  dans la détérioration des relations entre la France et le Mali. Nul n’est dupe !

Les autorités françaises, qui ont du mal à digérer la remise en cause par Bamako de l’accord de défense franco-malien et qui n’arrivent pas à accepter  l'expulsion des troupes d'occupation françaises, cherchent par tous les voies et moyens à embraser le Mali comme ce fut le cas  en 2012 où  Nicolas Sarkozy a instrumentalisé le MNLA via Blaise Compaoré et Mohamed Ould Abdel Aziz pour déclencher la rébellion.

En effet, depuis des mois, les officines de l'Elysée sont à la manœuvre à l’intérieur et à l’extérieur  dans le dessein de remettre en cause l'accord de paix et de déclencher une nouvelle rébellion au Nord du Mali.

La France, dénoncée par les autorités maliennes pour aide et assistance aux terroristes  et aux groupes djihadistes, se comporte ainsi comme un Etat voyou  et qui n’a aucun égard pour les pays africains, singulièrement le Mali.

En outre, il y a lieu de s’interroger  sur le jeu trouble de l’Algérie. Longtemps parrain de certains chefs rebelles et djihadistes dont Iyad Ag Ghali, ce pays voisin continue son exercice favori : être pompier et pyromane.

Alors, les autorités maliennes, qui viennent de demander la tenue d'une réunion du Comité de suivi de l'accord au niveau ministériel, sont averties.

Il faut renforcer la vigilance à tous les niveaux afin de barrer la route à ce nouveau complot orchestré par la France et dont l’exécution est confiée à la CMA.

Ce complot se déroule sous le regard complice d’une communauté internationale  qui ne pipe mot…

<strong> MS </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Processus de paix au Mali : Une mission de « bons offices » rencontre les groupes armés signataires de l’Accord à Kidal</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/processus-de-paix-au-mali-une-mission-de-bons-offices-rencontre-les-groupes-armes-signataires-de-laccord-a-kidal-3009399.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/processus-de-paix-au-mali-une-mission-de-bons-offices-rencontre-les-groupes-armes-signataires-de-laccord-a-kidal-3009399.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/02/Alghabass-Ag-Intalla.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 02 Feb 2023 06:39:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Une mission des bons offices a séjourné hier, mercredi 1er février 2023, à Kidal, en vue de contribuer à la relance du processus de paix au Mali. La mission de bons offices est composée d’Ambassadeurs et de Diplomates accrédités au Mali de la Médiation Internationale au Mali, du Conseil de Sécurité de l’ONU et du Comité de Suivi de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali issu des pourparlers d’Alger. La délégation a rencontré les responsables de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) dont son président Alghabass Ag Intalla. Selon des indiscrétions, à la fin de la réunion, la CMA insiste toujours pour la tenue d’une réunion d’urgence dans un lieu neutre sur la viabilité de l’accord d’Alger.

Pour rappel, depuis décembre dernier, la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) avait sollicité l’Algérie et les autres médiateurs internationaux engagés pour l’application de l’accord d’Alger de 2015 pour la paix au Mali, à organiser une «réunion d’urgence» dans un «lieu neutre». La Coordination des Mouvements de l’Azawad justifie cette demande par « le besoin d’un examen décisif de la viabilité de l’accord signé en 2015».

La Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) dénonce « la déliquescence avérée de l’Accord de Paix que les raisons soient événementielles ou subtilement planifiées et s’inquiète à juste titre des conséquences forcément néfastes sur tout le processus. »

« Ce constat déplorable mesuré à l’aune de l’importance de cet accord pour un retour de paix définitif et durable au Mali, il est regrettable d’avouer après 7 ans de sa signature pâtit incontestablement du manque évident d’engagements efficients de deux parties capitales pour sa mise en œuvre, à savoir les gouvernements successifs du Mali, de la Médiation et la Communauté Internationale, garants de son application intégrale», explique la CMA.

« Concernant l'Accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d'Alger, je voudrais réitérer ici, l'engagement du Gouvernement à poursuivre sa mise en œuvre diligente, car nous restons convaincus que c'est la voie essentielle pour une stabilité durable du Mali. Je puis vous assurer que des progrès indéniables ont été réalisés, notamment dans le cadre du processus de DDR accéléré avec l'intégration dans les forces de défense et de sécurité nationales, de 1718 ex-combattants, provenant de la CMA, de la Plateforme et de l'Inclusivité », avait expliqué, pour sa part, le ministre des affaires étrangères du Mali, Abdoulaye Diop à la tribune de l’ONU le 27 janvier dernier.

<strong>M. K. Diakité</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : une délégation de la médiation internationale en mission de « bons offices » à Kidal</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-une-delegation-de-la-mediation-internationale-en-mission-de-bons-offices-a-kidal-3009368.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-une-delegation-de-la-mediation-internationale-en-mission-de-bons-offices-a-kidal-3009368.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/05/Kidal.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 02 Feb 2023 02:03:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Suite à l’interruption du <em>dialogue entre le gouvernement de transition et les groupes armés signataires de l’accord pour la paix et la réconciliation, une délégation de la médiation internationale  a effectué hier mercredi   une mission de « bons offices » dans la région de Kidal pour tenter de rapprocher les  deux parties. </em></strong>

Cette mission de la médiation internationale dans la mise en œuvre de  l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali a quitté hier mercredi Bamako  destination Kidal.  Selon nos informations, elle est composée essentiellement des Ambassadeurs et des Diplomates accrédités au Mali, tous membres de la Médiation Internationale  siégeant dans le  Comité de Suivi de l'Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali issu du Processus d'Alger. S’y ajoute des représentants  du Centre Jimmy Carter et  des observateurs indépendants  de l’accord pour  la paix et la réconciliation.  Selon  Attaye Ag Mohamed, membre  de la coordination des mouvements  de l’Azawad  (CMA),  la délégation devrait  rencontrer  plusieurs  décideurs de la ville de Kidal  pour mieux s'imprégner  des raisons  de l’arrêt de tous les Mécanismes d'interactions autour de I’accord d'Alger.

« Cette délégation de bons offices rencontrera les plus hautes autorités de la CMA conduite  par le Président Alghabass Ag Intalla, non moins Président du CSP-PSD »,  a écrit Attaye Ag Mohamed sur sa page réseau social.  La mission  de la délégation de médiation internationale intervient  après  l’interruption du dialogue entre certaines  parties prenantes   de l’accord d’Alger. Les  groupes armés signataires de l’accord regroupés au sein de la CMA  ont annoncé  la suspension de leur participation aux activités du Comité du suivi de l’accord (CSA). Exigeant dans la foulée  la tenue  d’une réunion du CSA en terrain neutre. Bamako a décliné cette demande malgré l’intervention de la médiation algérienne.

En représailles du refus du gouvernement malien  la CMA s’est retirée  de la commission de finalisation  du projet de la nouvelle Constitution de la République du Mali dénonçant  l’impasse dans laquelle se trouve l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. Les tensions avec Bamako autour de l’application de l’accord auraient  favorisé les rapprochements entre  les ex-rebelles de Kidal et   le chef  du Groupes de soutien aux musulmans et à l’islam, Iyad Ag Ghaly.  Plusieurs médias  nationaux et internationaux  ont confirmé la tenue  d’une réunion entre  le chef djihadiste et les responsables des groupes armés  ainsi que plusieurs dignitaires  de la région de Kidal.

<strong> Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : les ex&#45;rebelles de Kidal et le gouvernement de transition à couteaux tirés</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-les-ex-rebelles-de-kidal-et-le-gouvernement-de-transition-a-couteaux-tires-3008865.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-les-ex-rebelles-de-kidal-et-le-gouvernement-de-transition-a-couteaux-tires-3008865.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/08/CMA-REBL-MALI.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 30 Jan 2023 01:50:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au Mali, le fossé se creuse de plus en plus entre la coordination  du Mouvement de l’Azawad et le gouvernement de transition. L’ex-mouvement rebelle a annoncé  son retrait de la commission  de finalisation  de la rédaction  de la nouvelle Constitution. </em></strong>

C’est acté.  La coordination des mouvements  de l’Azawad, signataires de l’Accord de paix d’Alger, a  notifié  aux autorités maliennes qu’elle se  retirait  de la commission de finalisation  du projet de la nouvelle Constitution  de la République du Mali. La CMA justifie son retrait par  l’impasse dans laquelle se trouve  l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger.

En décembre  2022,  ces mouvements armés basés dans le nord du Mali ont annoncé la suspension de leur participation  aux mécanismes de mise en œuvre de l’accord de paix  justifiant cette décision par  une absence persistante de volonté politique  du gouvernement de transition. La  CMA semble déterminer à  faire payer  le gouvernement malien suite à son refus de tenir une réunion sur l’accord d’Alger dans un pays neutre.

La CMA a demandé  l’organisation d’une réunion du comité de suivi de l’accord sur un terrain neutre. Bamako a décliné  cette demande malgré l’intervention de la médiation algérienne. Le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, accompagné de l’ambassadeur d’Algérie au Mali, El-Haoues Riache et  de l’ambassadeur Boudjemaa Delmi, l’homme qu’Alger a chargé du dossier malien ont  rencontré  la partie malienne le 9 janvier 2023, par rapport à cette question.

Malgré  cette position adoptée par Bamako, la CMA  reste campée sur sa demande de réunion en un lieu neutre avec la médiation internationale pour discuter de la viabilité de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger.   Le désaccord  avec les autorités de la transition  a insisté la CMA c’est de se démarquer, dans son communiqué, des déclarations unilatérales du ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, à la tribune des Nations-Unies ce 27 janvier 2023.  Devant  le conseil de sécurité,  le chef de la diplomatie malienne a  évoqué  «d’élans freinés’ dans la mise en œuvre de l’Accord par les mouvements signataires».

<strong> Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net       </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nouvelle constitution :  La tribu Kel Ansar se désolidarise de la CMAS</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/nouvelle-constitution-la-tribu-kel-ansar-se-desolidarise-de-la-cmas-3006676.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/nouvelle-constitution-la-tribu-kel-ansar-se-desolidarise-de-la-cmas-3006676.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/11/Rencontre-Kel-Ansar.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 13 Jan 2023 10:48:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Observatoire</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans son communiqué du 9 janvier dernier, la coordination des mouvements, associations et sympathisants de l’imam Mahmoud Dicko (CMAS) assure avoir convenu la tribu Kel Ansar d’une entente pour demander au Président de la transition de renoncer à son projet d’élaborer une nouvelle constitution. Toute chose qui n’a pas laissé la communauté Kel Ansar indifférente.</strong>

Le Président de la transition le colonel Assimi Goita, dans sa manœuvre de refondation du Mali (Mali Kura) a engagé des actions en vue d'élaborer une nouvelle Constitution. Des actions, certes soutenues par certains citoyens et cadres politiques, mais aussi contestées par d’autres acteurs des mouvements et associations politiques du pays.

D’ailleurs, c’est ce qui a permis à la CMAS de dire publiquement dans son communiqué du 9 janvier dernier, qu’elle, ses alliées de Kel Ansar et quelques mouvements de soutien au N°1 de la Coordination ne participeront pas à la rencontre d’hier initiée par le ministre de l'Administration Territoriale dans la perspective de l’organisation d’un referendum sur le projet de nouvelle constitution.

Selon le communiqué, «La Coordination des mouvements, associations et sympathisants de l'imam Mahmoud DICKO (CMAS) et ses alliées de KEL ANSAR et alliés, de l'association "NOUS POUVONS, AN BESE", le Club de Soutien International à l'imam Mahmoud Dicko, l'association "NIUMAYA SO" et l'association APIDOM ont tenu sur la question, une journée d'échanges le 12 novembre 2022 à l'issue de laquelle ils ont convenu de demander au Président de la Transition de renoncer à son projet d'élaborer une nouvelle Constitution ».

Nous estimons qu'aucune disposition du droit positif ne donne compétence au président de la Transition pour prendre l'initiative de l'élaboration d'une nouvelle Constitution et de la faire aboutir par voie de référendum.

Pour la coordination ce n'est pas une nouvelle Constitution qui peut aider le Mali à sortir de la crise multidimensionnelle qu'il connait depuis de nombreuses années. Elle estime que : « les causes et la source de la pérennisation de mauvaises élections, de la mauvaise gouvernance, de l'impunité, du népotisme, de l'insécurité et du délitement de l'État se trouvent ailleurs que dans la Constitution du 25 février 1992 ».

Cependant, la tribu Kel Ansar se distingue de cette déclaration de la CMAS, qui, selon elle, constitue une entrave au processus de refondation et remet en cause la légitimité des autorités de la transition.

En effet, dans un communiqué rendu public le 10 janvier dernier par le conseil général de la tribu Kel Ansar au lendemain de celui de la CMAS, « le Chef de la Tribu Kel Ansar se dit stupéfait de lire dans un communiqué publié par la CMAS le 9 janvier 2023 que Kel Ansar et alliés sont associés à un mouvement de rejet du projet de la nouvelle constitution et de remise en cause de la légitimité de nos plus hautes Autorités dans la conduite du processus de refondation de notre pays »,a indiqué le communiqué.

Il tient à apporter un démenti catégorique à cette désinformation infamante et saisit l'occasion pour renouveler au Président de la Transition, Son Excellence Assimi Goita et à tous les autres dirigeants de la Transition, son soutien indéfectible ainsi que celui de toute la Tribu Kel Ansar.

Il se réserve aussi le droit de porter plainte en temps opportun auprès de qui de droit contre toute tentative de manipulation et d'instrumentalisation de nos braves populations pour des desseins inavoués.

<strong>Oumar Sawadogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Paix, sécurité et développement : Les communautés de Gao se concertent</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/paix-securite-et-developpement-les-communautes-de-gao-se-concertent-3005776.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/paix-securite-et-developpement-les-communautes-de-gao-se-concertent-3005776.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/01/COMMUNAUTE-GAO.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 06 Jan 2023 09:37:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Les participants ont fait une batterie de recommandations aux autorités pour que les populations des régions du nord puissent vivre en paix et en harmonie</strong>

Les différentes communautés de Gao se sont récemment rencontrées en vue de renforcer la paix, la sécurité, la cohésion sociale et le développement dans la région. La rencontre s’est déroulée en présence du chef de cabinet du ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale, Mahamadou Dioura, du gouverneur de la Région de Gao, le général de brigade, Moussa Traoré et du président du Cadre de concertation, Ali Bady Maiga.

Après quatre jours de travaux, le document de synthèse des discussions a été présenté par le chef de cabinet du ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale.

Dans ce document, les communautés ont exhorté les autorités à redéployer l’Armée dans toutes les régions du nord afin de lutter le terrorisme, les assassinats ciblés, les enlèvements, les braquages, les vols du bétail. Il a été aussi demandé aux autorités de prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre fin à l’impunité et pour faire en sorte que tous les auteurs, les commanditaires et les complices des crimes soient arrêtés et poursuivis en justice.

Le recrutement des fils du terroir dans les corps des Forces armées et de sécurité a été aussi recommandé par les participants. Tout comme l’accélération du désarmement, démobilisation et réinsertion(DDR), la création d’emploi, la bonne distribution de la justice et la bonne gouvernance, le renforcement des patrouilles mixtes afin de contenir les activités criminelles.

Les participants ont également demandé l’accélération de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, l’érection des cercles de Bourem et Ansongo en région dans le nouveau plan de découpage, la reconnaissance de la Nation à l’endroit des fils les plus méritants et l’accompagnement des populations et structures suite à la cessation des activités des ONG fiancées par la France.

Ils ont aussi invité les autorités à prendre les mesures nécessaires pour la prise en compte des personnes déplacées, à construire des infrastructures routières pour faciliter la libre circulation des personnes et des biens dans les régions septentrionales.

Il est à préciser que le document de synthèse des travaux a été apprécié et signé par les représentants des différentes communautés qui ont pris part à la rencontre.

Abdrahamane TOURE (AMAP-Gao)]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Brahim Boughali, président de l’Assemblée populaire nationale d’Algérie : «Cette crise doit être résolue entre Maliens sans interférence extérieure»</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/brahim-boughali-president-de-lassemblee-populaire-nationale-dalgerie-cette-crise-doit-etre-resolue-entre-maliens-sans-interference-exterieure-3005391.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/brahim-boughali-president-de-lassemblee-populaire-nationale-dalgerie-cette-crise-doit-etre-resolue-entre-maliens-sans-interference-exterieure-3005391.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/01/Brahim-Boughali-CHOGUEL.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sun, 01 Jan 2023 16:22:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, a successivement reçu samedi, en audience, à son hôtel de Brasilia, le président de l’Assemblée populaire nationale d’Algérie, Brahim Boughali et le vice-président de la République de Cuba, Salvador Valdes Mesa.</strong>

C’était en présence des délégations des trois pays venues prendre part à l’investiture du président élu du Brésil, Luiz Inácio Lula da Silva, plus souvent appelé «Lula».

«C’est des retrouvailles entre frères d’une même famille. C’est une tradition qu’il ait des consultations chaque fois que nous nous rencontrions à des occasions ou lors des réunions internationales», a déclaré le président du parlement algérien, interrogé à sa sortie d’audience.

Brahim Boughali a, parlant des sujets abordés avec le chef du gouvernement, souligné que la rencontre a été mise à profit pour «assurer les frères maliens de la disponibilité constante de l’Algérie pour arriver à une résolution définitive de la crise dans le cadre du respect de l’intégrité territoriale et de l’unité du Mali».

Il a salué les efforts de nos autorités dont les actions menées en matière de lutte contre le terrorisme et l’insécurité «gagnent de plus en plus du terrain auprès de la population et même au Niger».

Concernant le règlement de la crise à laquelle le pays fait face, «nous restons convaincus que cette crise doit être résolue entre Maliens sans interférence extérieure», a tranché l’élu du peuple. Pour ce faire, a-t-il assuré, l’Algérie reste engagée auprès du Mali pour une sortie de crise durable pour le bien du peuple malien et de ses voisins».

Avec le vice-président cubain, nos relations diplomatiques bilatérales historiques ont été passées en revue en vue de leur redynamisation. Ces collaborations se rapportaient à la santé, aux sports, à la culture... «Nos relations doivent se renforcer.

L’ancien président, le Commandant Fidèle Castro, rappelait toujours que Cuba a une dette historique envers l’Afrique», a témoigné le vice-président de la République de Cuba. Pour Salvador Valdes Mesa, nos pays ont une relation diplomatique très ancienne. «Nous avons toujours pu concilier nos intérêts dans les réunions internationales», a-t-il salué.

<strong>Envoyé spécial</strong>

<strong>Cheick Moctar TRAORE</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Autorité intérimaire de Taoudéni : le nouveau président se nomme Mohamed Taher Ould El Hadj</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/autorite-interimaire-de-taoudeni-le-nouveau-president-se-nomme-mohamed-taher-ould-el-hadj-3004602.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/autorite-interimaire-de-taoudeni-le-nouveau-president-se-nomme-mohamed-taher-ould-el-hadj-3004602.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/01/Taoudenit.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 24 Dec 2022 01:24:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ancien 2<sup>e</sup> vice-président, Mohamed Taher Ould El Hadj est depuis le 13 décembre le nouveau président de l’autorité intérimaire de la région de Taoudéni. Il dirige un bureau de 15 membres.</em></strong>

Mohamed Taher Ould El Hadj préside désormais aux destinées de l’autorité intérimaire de la région de Taoudéni. Son engagement pour la paix et le développement de la région de Taoudéni ne fait l’ombre d’aucun doute, selon plusieurs sources concordantes.

Anciennement 2<sup>e</sup> vice-président de la même autorité, Mohamed Taher Ould El Hadj est de l’avis de nombreux habitants de Taoudéni la personne idéale pour en prendre la tête. Lui qui s’est toujours engagé aux côtés du gouvernement pour œuvrer au retour de la paix dans notre pays.

C’est d’ailleurs ce qu’il nous a réaffirmé quelques jours après son élection à la présidence de l’autorité intérimaire de Taoudéni. Il dit avoir comme objectif le développement de la région à travers la construction des infrastructures scolaire et sanitaire.

Le nouveau président de l’Autorité intérimaire de Taoudéni a beaucoup insisté sur le retour de la paix et sa volonté à se mettre du côté de l’Etat pour réaffirmer la souveraineté et l’indivisibilité de l’Etat. Il faut rappeler que la région de Taoudéni a été officiellement créée en 2016 suivant un décret signé en 2011.

<strong>Anne Marie Soumouthéra</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : les Mouvements indépendantistes du nord suspendent leur participation à la mise en œuvre de l&amp;apos;accord de paix</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-les-mouvements-independantistes-du-nord-suspendent-leur-participation-a-la-mise-en-oeuvre-de-laccord-de-paix-3004595.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-les-mouvements-independantistes-du-nord-suspendent-leur-participation-a-la-mise-en-oeuvre-de-laccord-de-paix-3004595.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/08/CMA-REBL-MALI.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 23 Dec 2022 15:57:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>-Jusqu'à la tenue d'une réunion avec la médiation internationale dans un terrain neutre</strong>

Le Cadre stratégique pour la paix, la sécurité et le développement (CSP-PSD) composé de la Coordination des Mouvements de l'Azawad (CMA), de la Plateforme du 14 juin 2014 d'Alger et de la Coordination des Mouvements de l'Inclusivité (CMI) a décidé, jeudi, de suspendre sa "participation au mécanisme de suivi de l'Accord de paix intermalien, jusqu'à la tenue d'une réunion avec la médiation internationale dans un terrain neutre''.

Le CSP-PSD signataire de l'Accord de Principe de Rome du 2 février 2022, réunis du 20 au 21 décembre à Djounhan dans la région de Kidal déplore dans un communiqué "l'absence de volonté politique des autorités à appliquer l'Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali issu du Processus d'Alger signé en 2015 ".

A ce manque de volonté s'ajoute l'inertie des autorités de la transition face aux défis sécuritaires ayant occasionnés des centaines de morts et des déplacés dans les régions de Ménaka, Gao et Tombouctou, regrette la même source.

« L’ensemble des Mouvements membres du CSP-PSD ont décidé à l’unanimité de la suspension de leur participation au sein des mécanismes de suivi et de mise en œuvre de l’Accord jusqu’à la tenue d’une réunion avec la Médiation Internationale en terrain neutre, afin de statuer sur l’avenir de cet accord », précise le CSP-PSD.

La Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) avait adressé le 10 décembre courant une correspondance au chef de la diplomatie algérienne, Ramtane Lamamra, sollicitant l’Algérie et les autres médiateurs internationaux engagés pour l’application de l’accord d’Alger de 2015 pour la paix au Mali, à organiser une « réunion d’urgence » dans un « lieu neutre ». La CMA a justifié sa demande par « le besoin d’un examen décisif de la viabilité de l’accord signé en 2015».

Statuant sur cette demande, la Médiation internationale a estimé que le Comité de suivi de l’Accord constitue « un cadre idoine permettant de procéder aux évaluations requises et de convenir des actions concrètes à entreprendre pour faire avancer la mise en œuvre de l’accord que le comité de suivi de l’accord devrait être le seul cadre de discussions de l’accord ».

La CMA est composée de plusieurs mouvements indépendantistes qui revendiquent depuis 2012 une meilleure intégration politique et économique des régions du nord du Mali, et ont engagé des offensives contre le pouvoir central, allant jusqu'à occuper certaines régions et villes principales du Nord.

Grâce à la médiation engagée par certains pays et organisations internationales, avec l'Algérie comme chef de file, un Accord pour la paix et la réconciliation a été signé entre les principaux mouvements armés et le gouvernement malien le 15 mai et 20 juin 2015 à Bamako.

<strong>Source: https://www.aa.com.tr/fr/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : la médiation internationale insiste « sur la nécessité de la reprise rapide des travaux du Comité de suivi de l’Accord »</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-la-mediation-internationale-insiste-sur-la-necessite-de-la-reprise-rapide-des-travaux-du-comite-de-suivi-de-laccord-3003695.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-la-mediation-internationale-insiste-sur-la-necessite-de-la-reprise-rapide-des-travaux-du-comite-de-suivi-de-laccord-3003695.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/09/CSA-accord-Alger.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 17 Dec 2022 09:50:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>A l’invitation de l’Algérie, cheffe de file de la médiation internationale, la médiation internationale a tenu, le 14 décembre 2022, une réunion par visioconférence sur la crise malienne. Une rencontre qui entre dans le cadre du suivi de la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger. </strong>

<strong><em>-maliweb.net-</em></strong> Les membres de la médiation internationale ont déploré la suspension des travaux de la 47<sup>e</sup> session du Comité de suivi de l’Accord (CSA) débutée le 29 novembre 2022. C’est ce qui ressort de la réunion des membres de la médiation internationale tenue le jeudi 14 décembre par visioconférence.

Sans avancées les raisons de cette suspension, ils estiment que cela « <em>va à contre-sens de l’élan positif enregistré ces derniers mois notamment l’opérationnalisation de la Commission ad hoc en vue de parachever les discussions sur la chaîne de commandement et l’intégration des hauts cadres des Mouvements en vue du lancement du DDR global dans les meilleurs délais</em> ».

C’est dans ce cadre qu’ils ont insisté sur la nécessité de la reprise rapide des travaux du CSA qui constitue à leurs yeux un cadre idoine permettant de procéder aux évaluations requises et de convenir des actions concrètes à entreprendre pour faire avancer la mise en œuvre de l’accord. La Médiation internationale réaffirme par la même occasion sa détermination à poursuivre vigoureusement ses efforts.

En vue de maintenir un climat de confiance, la médiation internationale a invité les parties maliennes à s’abstenir de toute déclaration qui risque d’envenimer la situation déjà très explosive. Cet engagement est d’autant plus nécessaire que la situation sécuritaire qui prévaut dans certaines localités du pays reste extrêmement fragile et le contexte politique interne demeure marqué par la conduite de plusieurs processus décisifs comme l’élaboration d’une nouvelle constitution, etc.

Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par l’agacement de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA), une des parties signataires, qui dans un communiqué a déploré le blocage dans la mise en œuvre de l’Accord et avait sollicité la tenue d’une réunion de la médiation internationale dans un pays neutre. Une sortie médiatique qui fait suite à la suspension des travaux de la 47<sup>e</sup> session du CSA.

Pour terminer, les membres de la médiation internationale ont réitéré leur soutien au Mali et rappellent qu’ils se tiennent aux côtés des parties signataires de l’Accord pour favoriser sa mise en œuvre diligente. A cet égard, elle a encouragé l’Algérie, en sa double qualité de Présidente du CSA et de Cheffe de file de la Médiation internationale, à prendre les initiatives nécessaires pour aider à répondre aux attentes légitimes du peuple malien de voir l’Accord produire des résultats probants.

Il faut rappeler que l’Accord d’Alger a été signé en mai-juin 2015 entre le gouvernement malien et les groupes armés notamment la CMA et la plateforme. Depuis, les parties s’accusent mutuellement du blocage dans sa mise en œuvre.

<strong>Abdrahamane SISSOKO/maliweb.net </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mise en œuvre de l’Accord pour la paix : la CMA réclame une « réunion d’urgence dans un lieu neutre… »</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mise-en-oeuvre-de-laccord-pour-la-paix-la-cma-reclame-une-reunion-durgence-dans-un-lieu-neutre-3003650.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mise-en-oeuvre-de-laccord-pour-la-paix-la-cma-reclame-une-reunion-durgence-dans-un-lieu-neutre-3003650.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/08/CMA-REBL-MALI.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 17 Dec 2022 01:49:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Tjikan</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>L’ex-rébellion sollicite de l’Algérie et les autres médiateurs internationaux une « réunion d’urgence dans un lieu neutre », pour examiner l’Accord pour la paix dans le nord du Mali dont elle a dénoncé récemment la déliquescence. C’était à travers une correspondance adressée au ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtan Lamamra. </strong>

Dans ce texte signé par son président Alghabass Ag Intalla, elle sollicite une réunion d’urgence avec l’ensemble de la médiation internationale dans un lieu neutre. A l’issue d’une réunion de son bureau exécutif tenue entre le mercredi 7 et le vendredi 9 décembre 2022 à Kidal, la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) a dénoncé « la déliquescence avérée de l’Accord de Paix que les raisons soient événementielles ou subtilement planifiées et s’inquiète à juste titre des conséquences forcément néfastes sur tout le processus. »

Au lieu d’indépendance, l’accord que les rebelles ont signé en 2015 avec les groupes armés pro-gouvernementaux et l’Etat malien prévoit plus d’autonomie locale et l’intégration des combattants dans une armée dite reconstituée, sous l’autorité de l’Etat. Son application demeure de plus en plus fragmentaire.

« Ce constat déplorable mesuré à l’aune de l’importance de cet accord pour un retour de paix définitif et durable au Mali, il est regrettable d’avouer après 7 ans de sa signature pâtit incontestablement du manque évident d’engagements efficients de deux parties capitales pour sa mise en œuvre, à savoir les gouvernements successifs du Mali, de la Médiation et la communauté internationale, garants de son application intégrale », explique la CMA.

Selon la Coordination des Mouvements de l’Azawad, les parties garantes de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger sont dans l’obligation politique et morale de jouer de façon pleine et efficiente leur rôle, afin d’éviter une rupture définitive des engagements pris entre elles. La CMA a aussi invité à la tenue d’une consultation dans les plus brefs délais en un lieu neutre entre elle et les garants de l’Accord afin de déterminer définitivement de l’avenir de l’Accord.

La CMA se dit « reconnaissante des efforts déployés par la médiation internationale conduite par l’Algérie et ayant abouti à la signature de l’Accord depuis bientôt huit ans ».

« Il est regrettable d’avouer que l’accord de paix pâtit incontestablement du manque évident d’engagements efficients des parties capitales pour sa mise en œuvre, à savoir les gouvernements successifs du Mali, la médiation algérienne, et la communauté internationale garante de son application intégrale », peut-on lire dans cette correspondance.

<strong>Solo Minta</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Près de 8 ans après la signature de l’Accord d’Alger : le temps de la clarification s’impose</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/pres-de-8-ans-apres-la-signature-de-laccord-dalger-le-temps-de-la-clarification-simpose-3003633.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/pres-de-8-ans-apres-la-signature-de-laccord-dalger-le-temps-de-la-clarification-simpose-3003633.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/01/accord-dalger-Comite-suivi.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 16 Dec 2022 14:16:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’an 2023 qui se profile à l’horizon marquera également le huitième anniversaire de la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger. Le moins que l’on puisse dire c’est que sa mise en œuvre n’a jamais été aussi laborieuse à telle enseigne que certains n’hésitent pas à parler de sa caducité. Non seulement, la paix attendue n’a pas été acquise, pire, l’insécurité a atteint son paroxysme. </em></strong>

Nombreux sont ceux qui s’interrogent encore sur la nécessité de parler de la mise en œuvre de l’Accord tellement ses dispositions semblent dépassées. Le seul acquis que l’on pouvait mettre à l’actif de cet accord, c’est le fait d’avoir obtenu le cessez-le-feu entre les parties signataires. Toutefois, l’urgence est aujourd’hui ailleurs.

En effet, l’insécurité au Mali, marquée par une montée du terrorisme, a atteint un niveau jamais égalé. Actuellement, le nombre de morts parmi les civils et même les forces de défense et de sécurité est plus élevé qu’avant la signature de l’Accord.

Indéniablement, il est difficile de ne pas attribuer ce bilan macabre à l’Accord ou plutôt à sa non-application. De nos jours, personne ne connaît réellement le blocage dans la mise en œuvre de ce document. Déjà, cela faisait une année que les parties signataires ne s’adressaient plus la parole.

On se souvient qu’en octobre 2021, lors de la 45e session du Comité de suivi de l’Accord (CSA), organe censé donner des orientations sur la mise en œuvre des dispositions de ce document, les parties s’étaient querellées au sujet d’une nouvelle entité mise en place par les mouvements armés. Il s’agit du Cadre stratégique permanent (CSP) que le gouvernement à travers le ministre Ismaël Wagué voulait non seulement intégrer mais également en prendre la présidence.

<strong>Le dialogue de sourds</strong>

D’aucuns n’ont pas compris les raisons pour lesquelles le gouvernement tenait tant à cette structure mise en place par les mouvements armés pour unifier davantage leurs rangs aujourd’hui très dispersés. Pourtant, leur unité serait d’un avantage considérable pour l’Etat puisqu’au lieu de plusieurs interlocuteurs, comme en ce moment, on aurait alors qu’un seul interlocuteur.

Ce qui aurait permis d’aller vite dans la prise de certaines décisions. On aurait pensé que l’invitation faite par l’Algérie aux différentes parties signataires de l’Accord à Alger, avant la fin 2021, aurait pu permettre d’aplanir les divergences. Pourtant, ça n’a pas été le cas puisque le dialogue de sourds continue.

Il aura fallu attendre des mois pour voir les représentants des parties signataires s’adresser de nouveau la parole avec leur invitation par l’ONG italienne Ara Pacis à Rome, en février dernier. Là encore, l’entente n’était que de courte durée puisqu’après leur retour à Bamako et une rencontre à Gao, quelques mois plus tard, c’était le retour à la case-départ.

La réunion de niveau décisionnel organisée en août et la 6e  session de haut niveau du Comité de suivi de l'accord (CSA), qui s'est tenue, le 02 septembre 2022 à Bamako, ont été une perte de temps plus qu’autre chose. En effet, les discussions n’ont tourné qu’autour de l’intégration de 26 000 ex-combattants dans les corps constitués de l’Etat. Un engagement que les autorités de la transition avaient pris depuis la 45e session du CSA mais qui n’a pas été appliqué à ce jour.

Même le quota de 3000 ex-combattants, dont l’intégration à de l’armée avait commencé depuis 2018, n’a pu être mené à son terme. Et que dire des autres engagements tels que la question des grades et de la chaîne de commandement au sein de l’armée qui n’est toujours pas tranchée ?

<strong>Un avenir pour le moment très incertain</strong>

La suite a bien fini par donner raison aux plus sceptiques puisque les 46e et 47e sessions du CSA tenues en octobre et novembre de cette année n’ont rien donné. Pire, les travaux ont été à chaque fois suspendus en raison des absences du ministre de la Réconciliation nationale et chargé de la mise en œuvre de l’Accord par le gouvernement, le colonel-major Ismaël Wagué. Lequel s’était fait par deux fois représenter par le secrétaire général de son département.

Une attitude considérée comme un désintérêt vis-à-vis de l’Accord manifesté par les autorités. Le plus étrange c’est que durant chacune de ces deux sessions, la Communauté internationale, garante de la mise en œuvre de l’Accord, et la Médiation internationale présidée par l’Algérie, étaient présentes au grand complet.

C’est à cause de cette situation que la CMA a demandé une réunion d’urgence sur un terrain neutre avec la Médiation internationale pour évoquer l’avenir de l’Accord. Un avenir pour le moment très incertain parce que les autorités n’ont toujours pas clarifié leurs réelles intentions.

L’on sait qu’une frange assez importante de l’opinion a toujours exprimé son hostilité quant à la mise en œuvre de cet Accord. C’est pour cela qu’on parle tantôt de sa révision, tantôt de sa relecture, sinon son abandon pure et simple. C’est donc au centre de tous ces tiraillements qu’on retrouve les autorités qui semblent privilégier la stratégie du clair-obscur. Pourtant, le temps presse et on ne peut continuer dans cette incertitude.

De fait, selon plusieurs observateurs, l’année 2022 a été la plus meurtrière pour les civils depuis le début de la crise il y a une décennie. Et si d’ici à 2023, un cap clair n’est pas donné quant au sort réservé à cet Accord, il faudra s’attendre à pire que ce que nous avons vécu au cours de cette année qui tire vers sa fin. Si l’Etat ne veut plus s’engager dans la mise en œuvre de cet Accord, il est temps de le dire clairement.

Sûrement que beaucoup de Maliens y compris les autres parties signataires comprendront cette démarche. À quoi bon alors s’accrocher à une chimère. Assurément, le temps de la clarification est arrivé et toute autre attitude serait périlleuse pour ce qui reste du Mali.

<strong>Cheick B. CISSE    </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord d’Alger : la médiation internationale tient une réunion d’évaluation</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-dalger-la-mediation-internationale-tient-une-reunion-devaluation-3003532.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-dalger-la-mediation-internationale-tient-une-reunion-devaluation-3003532.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/03/comite-suivi-Kayes-CSA.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 16 Dec 2022 10:16:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>ALGER - Les membres de la médiation internationale au Mali ont tenu, mercredi, une réunion par visioconférence, afin de procéder à une évaluation "lucide" de l’état actuel du processus de mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d'Alger, indique jeudi un communiqué de la médiation.</strong>

Cette réunion, tenue à l’invitation de l’Algérie, en sa qualité de cheffe de file de la médiation internationale, "a été l’occasion de procéder à une évaluation lucide de l’état actuel du processus de mise en œuvre de l’Accord, qui a connu une dynamique encourageante à la faveur de la tenue, à Bamako du 1er au 5 août, de la réunion de niveau décisionnel sur certains aspects de l’accord, ainsi que de la session de haut niveau du Comité de suivi de l’accord (CSA), le 2 septembre", sous la présidence du ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Ramtane Lamamra, lit-on dans le communiqué.

Les participants ont particulièrement souligné "l’importance et la nécessité de l’engagement de toutes les parties maliennes à aller de l’avant dans la poursuite de ce processus", ajoute la même source.

Par ailleurs, la réunion a permis de mettre en exergue, encore une fois, "la place axiale de l’accord dans le processus de stabilisation du Mali, tel que reflétée à travers ses quatre piliers".

"Les membres de la médiation internationale ont, également, eu un échange sur les raisons ayant conduit à la suspension des travaux de la 47e session du CSA, qui ont débuté le 29 novembre" dernier, souligne le communiqué.

"Ils ont déploré ce développement qui va à contre-sens de l’élan positif enregistré ces derniers mois, y compris les efforts en cours pour l’opérationnalisation de la Commission ad hoc en vue de parachever les discussions sur la chaîne de commandement et l’intégration des hauts cadres des mouvements en vue du lancement du DDR (désarmement, démobilisation, réinsertion) global dans les meilleurs délais", a-t-on précisé.

Par ailleurs, "les membres de la médiation internationale ont également échangé sur le dernier communiqué de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA)".

Soulignant la responsabilité première qui incombe aux parties maliennes signataires (gouvernement et mouvements), dans l’avancement de la mise en oeuvre de l’accord, "les membres de la médiation internationale ont lancé un appel solennel à ces parties à ne ménager aucun effort pour favoriser un climat de confiance et de respect mutuels et à faire preuve, de manière urgente et sincère, d’un engagement résolu sur la voie de la réalisation des objectifs assignés à l’accord, notamment la paix, la sécurité, le développement et la réconciliation au Mali".

Ainsi, la médiation internationale a appelé les parties maliennes "à s’abstenir de toute déclaration qui risque de porter atteinte aux efforts inlassables d’instaurer un climat de confiance".

"Cet engagement est d’autant plus nécessaire que la situation sécuritaire qui prévaut dans certaines localités du pays reste extrêmement fragile et le contexte politique interne demeure marquée par la conduite de plusieurs processus décisifs, y compris l’élaboration d’une nouvelle Constitution, le DDR et la mise en oeuvre des projets de développement, avec l’aide de la communauté internationale", a-t-on insisté.

Dans ce sillage, "les membres de la médiation internationale ont réitéré leur soutien au Mali et rappelé qu’ils se tiennent aux côtés des parties signataires de l’accord pour favoriser une mise en oeuvre diligente et de bonne foi des dispositions pertinentes de cet instrument".

Ils ont, ainsi, insisté sur "la nécessité de la reprise rapide des travaux du CSA qui constitue un cadre idoine permettant de procéder aux évaluations requises et de convenir des actions concrètes à entreprendre pour faire avancer la mise en oeuvre de l’accord".

Enfin, la médiation internationale a réaffirmé "sa détermination à poursuivre vigoureusement ses efforts".

A cet égard, elle a "encouragé l’Algérie, en sa double qualité de présidente du CSA et de cheffe de file de la médiation internationale, à prendre les initiatives nécessaires pour aider à répondre aux attentes légitimes du peuple malien de voir l’accord produire des résultats probants, notamment en termes de sécurité, de stabilité et de développement durables".
<div id="module_10">
<div class="FontArticleSource"><strong>Publié le vendredi 16 decembre 2022  |  APS</strong></div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord pour la paix et la réconciliation au Mali : La CMA demande une réunion d’urgence avec la médiation internationale dans un endroit neutre</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-au-mali-la-cma-demande-une-reunion-durgence-avec-la-mediation-internationale-dans-un-endroit-neutre-3003216.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-au-mali-la-cma-demande-une-reunion-durgence-avec-la-mediation-internationale-dans-un-endroit-neutre-3003216.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/12/Ramtane-Lamamra-1.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 14 Dec 2022 06:01:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans une correspondance adressée au chef de la diplomatie algérienne, le samedi 10 décembre 2022, Ramtane Lamamra, la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) sollicite l’Algérie et les autres médiateurs internationaux engagés pour l’application de l’accord d’Alger de 2015 pour la paix au Mali, à organiser une «réunion d’urgence» dans un «lieu neutre». Dans son document, la Coordination des mouvements de l'Azawad justifie sa demande par « le besoin d'un examen décisif de la viabilité de l'accord signé en 2015».</strong>

A l’issue d’une réunion de son bureau exécutif tenue entre le mercredi 7 et le vendredi 9 décembre 2022 à Kidal, la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) a dénoncé « la déliquescence avérée de l’Accord de Paix que les raisons soient événementielles ou subtilement planifiées et s’inquiète à juste titre des conséquences forcément néfastes sur tout le processus. »

« Ce constat déplorable mesuré à l’aune de l’importance de cet accord pour un retour de paix définitif et durable au Mali, il est regrettable d’avouer après 7 ans de sa signature pâtit incontestablement du manque évident d’engagements efficients de deux parties capitales pour sa mise en œuvre, à savoir les gouvernements successifs du Mali, de la Médiation et la Communauté Internationale, garants de son application intégrale», explique la CMA.

Selon la Coordination des Mouvements de l’Azawad, les parties garantes de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger sont dans l’obligation politique et morale de jouer de façon pleine et efficiente leur rôle afin d’éviter une rupture définitive des engagements pris entre elles. La CMA a aussi invité à la tenue d’une consultation dans les plus brefs délais en un lieu neutre entre elle et les garants de l’Accord afin de déterminer définitivement de l’avenir de l’Accord.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nord du Mali: Les ex&#45;rebelles se réorganisent :  “Réunion d’urgence” dans un “lieu neutre” réclamée par la CMA</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/nord-du-mali-les-ex-rebelles-se-reorganisent-reunion-durgence-dans-un-lieu-neutre-reclamee-par-la-cma-3003134.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/nord-du-mali-les-ex-rebelles-se-reorganisent-reunion-durgence-dans-un-lieu-neutre-reclamee-par-la-cma-3003134.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/10/CMA.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 14 Dec 2022 01:38:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>L’ex-rébellion touareg malienne sollicite de l’Algérie et des autres médiateurs internationaux une “réunion d’urgence” dans un “lieu neutre”, pour examiner l’accord pour la paix dans le nord du Mali dont elle a dénoncé récemment “la déliquescence”.</strong>

La Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) est une alliance de groupes à dominante touareg avec aussi une composante arabe qui a combattu l’Etat malien avant de signer avec lui l’accord de paix dit d’Alger en 2015.

La CMA se dit “reconnaissante des efforts déployés par la médiation internationale conduite par l’Algérie et ayant abouti à la signature” de l’Accord “depuis bientôt huit ans”, dans une correspondance au ministre algérien des Affaires étrangères Ramtan Lamamra, datée de samedi et parvenue dimanche à l’AFP. Elle sollicite “une réunion d’urgence avec l’ensemble de la médiation internationale dans un lieu neutre”, dans ce texte signé par son président Alghabass Ag Intalla. Cette demande “se justifie par le besoin d’un examen décisif de (la) viabilité” de l’accord signé en 2015, ajoute ce texte.

La CMA avait “dénoncé” la “déliquescence” de cet accord et appelé ses garants internationaux à “éviter une rupture définitive” entre ses parties, dans un communiqué publié vendredi à l’issue d’une réunion de son bureau exécutif tenu entre mercredi et vendredi à Kidal, son fief dans le nord du pays. “Il est regrettable d’avouer” que “l’accord de paix “pâtit incontestablement du manque évident d’engagements efficients (des) parties capitales pour sa mise en oeuvre, à savoir les gouvernements successifs du Mali, la médiation (algérienne) et la communauté internationale garante de son application intégrale”, avait-elle dit dans ce texte.

Au lieu d’indépendance, l’accord que les rebelles ont signé en 2015 avec les groupes armés pro-gouvernementaux et l’Etat malien prévoit plus d’autonomie locale et l’intégration des combattants dans une armée dite “reconstituée”, sous l’autorité de l’Etat. Son application reste fragmentaire. Le Mali, pays pauvre et enclavé au coeur du Sahel, a été le théâtre de deux coups d’Etat militaires en août 2020 et en mai 2021.

Le gouvernement a adopté un calendrier de transition devant permettre un retour des civils au pouvoir en mars 2024. Mais la crise politique va de pair avec une grave crise sécuritaire en cours depuis le déclenchement, en 2012, d’insurrections indépendantiste et djihadiste dans le nord. Ces violences, qui ont gagné le centre du Mali, puis le Burkina Faso et le Niger voisins, ont fait des milliers de morts civils et militaires ainsi que des centaines de milliers de déplacés au Mali.

Les ex-rebelles se réorganisent pour tordre la main à Bamako depuis le divorce entre Paris et Bamako.

<strong>Wait and see</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tribune de Fabou Kanté sur le Nord du Mali après la lettre de la CMA :   Ça bouge et ça bouillonne au Nord du Mali et ça doit inquiéter</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/tribune-de-fabou-kante-sur-le-nord-du-mali-apres-la-lettre-de-la-cma-ca-bouge-et-ca-bouillonne-au-nord-du-mali-et-ca-doit-inquieter-3003140.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/tribune-de-fabou-kante-sur-le-nord-du-mali-apres-la-lettre-de-la-cma-ca-bouge-et-ca-bouillonne-au-nord-du-mali-et-ca-doit-inquieter-3003140.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/10/CMA-1.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 14 Dec 2022 01:28:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[S'il devrait exister aujourd'hui  dans notre pays une préoccupation nationale majeure, ça serait sans aucun doute  celle de la  conservation du Nord du Mali en général et de Kidal en particulier dans le giron de l'État indivisible qui déploierait son administration, son armée et l'ensemble de ses services techniques et sociaux de base sur toute l'étendue du territoire national au bénéfice de l'épanouissement des populations, de leur protection et du développement local. Nous sommes unanimes,  être très loin de ce tableau qui pourrait s'apparenter d'ailleurs à une vue d'esprit ou à un vœu pieux lorsqu'on prend langue avec certaines réalités du terrain.

Soyons attentifs et faisons attention sinon le Nord du Mali risquerait de  nous échapper comme le silure s'échappe du pêcheur inexpérimenté qui l'attrape dans l'eau. Nous n'aurions alors que nos yeux pour pleurer en nous réfugiant dans la logique victimaire tout en portant la responsabilité de nos négligences, de nos fautes et de nos irresponsabilités aux autres.

Ça bouge et ça bouillonne au Nord du Mali et ça doit inquiéter. La lettre datée du 10 Décembre du Président de la CMA adressée au Ministre des Affaires étrangères de l'Algérie qui continue à faire le tour des réseaux, doit sonner comme une alerte forte dans les oreilles des analystes et du pouvoir et leur permettre d'éviter les conséquences néfastes de notre géostratégie endogène.

En effet, les choix stratégiques internationaux de nos autorités et les fronts qu'elles ont cru devoir bon d'ouvrir avec certains pays, commençant par la France, ont contribué  soit à exclure, soit à mettre entre parenthèses ou à fustiger la quasi-totalité des garants auprès des Nations-Unies, hors mis la Russie, de l'accord de paix issu du processus d'Alger. La configuration  de la médiation internationale dont les efforts ont contribué à la signature du document se trouve donc être modifiée à telle enseigne que la CMA, qui compte en son sein le principal mouvement armé séparatiste signataire dudit accord; prend de plus en plus conscience que l'unique instrument juridique au monde qui la lie à l'Etat du Mali et qui a permis jusque-là à calmer les ardeurs des indépendantistes Azawadiens en son sein, se vide de tout contenu.

Cette situation s'imbrique à un contexte d'insécurité générale dans pratiquement tout le septentrion de notre pays;  et auquel les mouvements armés, toutes composantes réunies, font face en n'y payant un lourd tribut à l'absence de notre armée dans biens de situations. Ces combattants de la CMA et de la Plate-forme sacrifient ainsi leurs vies face à des terroristes, pas pour le Mali en premier lieu mais surtout pour la défense de leurs terroirs, de leurs populations et de leurs ressources.

Si vous ajoutez à ces phénomènes les dernières fautes politiques commises par nos autorités, relatives à ces affaires de CNT, de déficit budgétaire de plus 600 milliards,  d'augmentation des privilèges des responsables,  de suspension des financements Français transitant par certaines ONG avec ces lourdes conséquences incontestables sur les populations les plus vénérables  sans alternatives efficaces ;  tout cela sous fond de luttes politiciennes à Bamako pour des intérêts généralement individuels et partisans ; il y a matière à réfléchir.

La CMA opte ainsi pour l'anticipation car elle sent que l'accord dont elle été contrainte de signer ( contrairement à ce que beaucoup pensent) est en train de perdre ses principaux ressorts internationaux. Pour avoir le cœur net sur ses présomptions et faire encore place à la paix, elle a  saisi le chef de fil de la médiation internationale pour se faire une idée claire de ce que pourrait représenter l'accord aux yeux du Mali  et du Monde. Voilà tout le sens de la lettre d'Algabass.

Dans cette démarche, la CMA continuera à renforcer ses mesures de précautions. Dans les jours qui suivront, la tentative de rassemblement de l'ensemble des mouvements armés, qui est née il y a un plus d'un an maintenant en Italie avec le CSP (Cadre Stratégique Permanent) mais qui avait été confrontée à quelques bisbilles, se verra renforcée avec cette fois un objectif de fusion totale entre tous les mouvements signataires de l'accord. Ce projet qui échouera difficilement pourrait poser dans un futur proche au moins 2 exigences :

1-La relance immédiate de la médiation internationale avec l'ensemble des pays qui la composent dont la France en tête ;

2-La tenue imminente du bilan et de l'audit de l'accord.

Deux (02) hypothèses peuvent être alors émises:

1-Les revendications des mouvements unifiés sont acceptées et les cartes sont rabattues,

2-L'Etat malien s'y oppose à cause de l'extrême froideur des relations qui le lie à la France  et ça sera le statuquo. Face à ce cas de figure , la CMA pourraient décider de remettre totalement l'accord en cause et d'en sortir avec une forte possibilité de drainer avec elle , même les mouvements qualifiés de pro-gouvernementaux car tous exigent aujourd'hui l'application de l'accord.

A l'analyse des dynamiques politique et sécuritaire de notre pays, sauf erreur de ma part, la seconde hypothèse est celle qui se dessine de plus en plus avec la question suivante :

Que ferions-nous si elle se confirmait ?

Il faut certes s'attendre à des réactions superficielles, émotives, réactionnaires et alambiquées qui nous conditionnerons à voir encore la main éternellement manipulatrice de la France, qui serait un allié inconditionnel de la CMA. Je profite pour vous informer  que la France est plus détestée à Kidal qu'à Bamako....

Bref,  je repose ma question.

Que ferions-nous si la CMA  actait dans les prochaines semaines sa sortie de l'accord au profit de l'indépendance de l'Azawad?

Tout compte fait, soyez en sûr que les prochains jours ouvriront un tournant décisif soit pour la stabilité ou le contraire dans notre pays, tant sur le plan sociopolitique que sécuritaire.

La bonne  nouvelle, c'est qu'il y a des solutions et de vraies solutions définitives. Je suis de ceux qui pensent que le problème du nord du Mali est l'un des problèmes les plus faciles à régler si et seulement si nous décidons de nous assumer au lieu de continuer  dans le faux fuyant.

Bienvenue à l'avance à ceux qui me traiteront d'apatride, d'oiseau de mauvaise augure, d'alarmiste d'anti-Transition ou de pro-français.

Bon début de semaine.

Bien à vous.

&nbsp;

<strong>Fabou Kanté</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nord du Mali: l’ex&#45;rébellion touareg réclame une &amp;quot;réunion d’urgence&amp;quot; dans un &amp;quot;lieu neutre&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/nord-du-mali-lex-rebellion-touareg-reclame-une-reunion-durgence-dans-un-lieu-neutre-3002817.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/nord-du-mali-lex-rebellion-touareg-reclame-une-reunion-durgence-dans-un-lieu-neutre-3002817.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/08/CMA-REBL-MALI.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 12 Dec 2022 00:12:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>AFP</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>L'ex-rébellion touareg malienne sollicite de l'Algérie et des autres médiateurs internationaux une "réunion d'urgence" dans un "lieu neutre", pour examiner l'accord pour la paix dans le nord du Mali dont elle a dénoncé récemment "la déliquescence".</strong>

La Coordination des Mouvements de l'Azawad (CMA) est une alliance de groupes à dominante touareg avec aussi une composante arabe qui a combattu l'Etat malien avant de signer avec lui l'accord de paix dit d'Alger en 2015.

La CMA se dit "reconnaissante des efforts déployés par la médiation internationale conduite par l'Algérie et ayant abouti à la signature" de l'Accord "depuis bientôt huit ans", dans une correspondance au ministre algérien des Affaires étrangères Ramtan Lamamra, datée de samedi et parvenue dimanche à l'AFP. Elle sollicite "une réunion d'urgence avec l'ensemble de la médiation internationale dans un lieu neutre", dans ce texte signé par son président Alghabass Ag Intalla. Cette demande "se justifie par le besoin d'un examen décisif de (la) viabilité" de l'accord signé en 2015, ajoute ce texte.

La CMA avait "dénoncé" la "déliquescence" de cet accord et appelé ses garants internationaux à "éviter une rupture définitive" entre ses parties, dans un communiqué publié vendredi à l'issue d'une réunion de son bureau exécutif tenu entre mercredi et vendredi à Kidal, son fief dans le nord du pays. "Il est regrettable d'avouer" que "l'accord de paix "pâtit incontestablement du manque évident d'engagements efficients (des) parties capitales pour sa mise en oeuvre, à savoir les gouvernements successifs du Mali, la médiation (algérienne) et la communauté internationale garante de son application intégrale", avait-elle dit dans ce texte.

Au lieu d'indépendance, l'accord que les rebelles ont signé en 2015 avec les groupes armés pro-gouvernementaux et l'Etat malien prévoit plus d'autonomie locale et l'intégration des combattants dans une armée dite "reconstituée", sous l'autorité de l'Etat. Son application reste fragmentaire. Le Mali, pays pauvre et enclavé au coeur du Sahel, a été le théâtre de deux coups d'Etat militaires en août 2020 et en mai 2021.

Le gouvernement a adopté un calendrier de transition devant permettre un retour des civils au pouvoir en mars 2024. Mais la crise politique va de pair avec une grave crise sécuritaire en cours depuis le déclenchement, en 2012, d'insurrections indépendantiste et jihadiste dans le nord. Ces violences, qui ont gagné le centre du Mali, puis le Burkina Faso et le Niger voisins, ont fait des milliers de morts civils et militaires ainsi que des centaines de milliers de déplacés au Mali.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Paix,  Sécurité et Refondation : Le Conseil Supérieur des Chefs BERABICH et Alliés engagés pour la stabilité sociale</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/paix-securite-et-refondation-le-conseil-superieur-des-chefs-berabich-et-allies-engages-pour-la-stabilite-sociale-2999937.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/paix-securite-et-refondation-le-conseil-superieur-des-chefs-berabich-et-allies-engages-pour-la-stabilite-sociale-2999937.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/11/Berabich.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 21 Nov 2022 15:04:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Poser le bon diagnostic et trouver des solutions porteuses à  la trilogie la paix, sécurité et développement, tel était l’objectif visé par cette première  rencontre  générale de concertation pour la Paix, la Sécurité et le Développement qui a réuni l’ensemble des sensibilités des Tribu BERABICH et Alliés le 17 novembre 2022 à Tombouctou. Une rencontre soldée par une déclaration commune des participants  au nom des régions de Tombouctou et Taoudénit  dénommée «  Déclaration de Tombouctou »</strong>

Ils étaient près de 600 participants à cette importante rencontre pour  convenir à  une vision commune sur la refondation en cogitant sur la trilogie  paix, sécurité et développement gage de la stabilité sociale de l’espace ainsi que de l’ensemble du pays. Les parties prenantes à savoir  le  Collège Transitoire, Maire, représentants des camps des réfugiés en plus des Chefs des tribu BERABICH ont donc profité  de ce cadre pour faire  ensemble le diagnostic de la situation, émis des propositions  allant dans le sens d’établir une vision commune de la Refondation  une préoccupation commune  de l’ensemble des fils du Mali.

Au terme de la session, dans une déclaration commune intitulée « Déclaration de Tombouctou »,  les participants se sont réjouis  de l’esprit d’unité et de cohésion porté par la rencontre qui s’est terminée avec la mise en place des organes dirigeants du Conseil des Chefs Supérieur des Chefs BERABICH et Alliés.  Et de condamner l’actuelle situation conflictuelle qui règne dans la région de Taoudenit. « <em>Nous sommes particulièrement préoccupés</em><strong> </strong>par la situation conflictuelle qui reste volatile. Nous condamnons énergiquement la situation actuelle dans la région de Taoudenit crée volontairement par le Gouverneur de la région de Taoudenit et son clan. », Indique la déclaration. Et de poursuivre : « <em>Nous sommes au regret</em> de constater qu’après 6 ans comme Gouverneur, le General Mohamed Abdrahmane Ould Meidou a réussi à transformer l’espoir de toute une communauté en conflit de clan, par un manque notoire de vision  et d’équité. »

Allant plus loin, le Conseil Supérieur des Chefs BERABICH réclame à ce que le Général Mohamed Abdrahmane Ould Meidou soit démis  de ses fonctions. «  <em>Nous demandon<strong>s</strong></em> solennellement son départ sans condition et sans préavis pour le bien-être des populations et éviter un éventuel conflit communautaire qui risque d’être suicidaire pour toute la zone », peut-on lire dans la déclaration de Tombouctou.  S’inquiétant d’une montée de crise intra et inter communauté dans l’espace, la déclaration rappelle le rôle des détenteurs de l’histoire pour une gestion pacifique et endogène de moult problèmes de la localité, et elle fait référence à l’histoire de l’Emirat BERABICH.  Et pour finir, elle s’engage à  promouvoir la paix, la stabilité et la refondation et la Transition. «  <em>Nous saluons</em> l'engagement sans équivoque du chef de l'État et de son gouvernement pour la refondation en cours et particulièrement la valorisation de la place et du rôle des légitimités traditionnelles et coutumières en les consacrants une journée dédiée à la chefferie traditionnelle. … <em>Nous soulignons</em> la nécessité de changement de paradigme dans la recherche des solutions endogènes aux défis des BERABICH. », souligne la déclaration issue de la rencontre  du Conseil Supérieur des Chefs BEREBICH et Alliés à Tombouctou le 17 novembre dernier.
<strong>Khadydiatou SANOGO /maliweb.net</strong>

&nbsp;

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>46e session ordinaire du comité de suivi de L&amp;apos;ACCORD (CSA) : 16 projets convenus dans le cadre du Fonds de développement durable bientôt lancés</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/46e-session-ordinaire-du-comite-de-suivi-de-laccord-csa-16-projets-convenus-dans-le-cadre-du-fonds-de-developpement-durable-bientot-lances-2995954.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/46e-session-ordinaire-du-comite-de-suivi-de-laccord-csa-16-projets-convenus-dans-le-cadre-du-fonds-de-developpement-durable-bientot-lances-2995954.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/10/CSA.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 22 Oct 2022 01:31:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En application des dispositions pertinentes de l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du Processus d'Alger et de son règlement intérieur, le Comité de suivi de l'accord (CSA) a tenu sa 46e session ordinaire, à Bamako, sous la présidence de l'ambassadeur Boudjemâa Delmi, président du CSA. </em></strong>

La délégation gouvernementale composée des présidents de la Commission nationale de désarmement, démobilisation et réinsertion (CNDDR) et de celle en charge de l'Intégration était conduite par le secrétaire général du ministère de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de la mise en œuvre de l'Accord, Sidy Camara.

Notons que les responsables des Mouvements signataires, les membres de la Médiation internationale, ainsi que le Haut représentant du président de la République pour la mise en œuvre de l'Accord ont également pris part aux travaux.

Au cours des travaux, le CSA a suivi la présentation du secrétaire général, complétée par celles de Mouvements signataires, sur les développements intervenus dans la mise en œuvre de l'Accord depuis la 6e session de haut niveau tenue à Bamako le 2 septembre 2022. Les présidents des sous-comités du CSA chargés des questions politiques et institutionnelles, défense et sécurité et développement économique et socio-culturelles ont aussi fait des communications sur les questions relevant de leur compétence, suivies d'interventions de membres de la Médiation internationale.

<strong>Poursuite du dialogue </strong>

Ainsi, le CSA a relevé que sa session est intervenue dans un contexte marqué par la dynamique nouvelle insufflée au processus de paix. A cet égard, les membres de la Médiation internationale ont salué l'engagement affirmé des parties maliennes à parachever la mise en œuvre de l'Accord et les ont encouragées à poursuivre le dialogue, de façon régulière et constructive, au sein du cadre inter-malien de concertation, dans l'intersession du CSA. Ils se sont félicités de la reprise des sessions ordinaires des mécanismes de suivi de la mise en œuvre de l'Accord, notamment le CSA et ses sous-comités thématiques, ainsi que la Commission technique de sécurité (CTS).

Aussi, le CSA a pris note des efforts faits pour assurer le suivi des conclusions de la réunion de niveau décisionnel tenue du 1er au 5 août et la 6e session de haut niveau du CSA. Il s'est, en particulier, félicité de la validation des termes de référence de la Commission ad hoc chargée de la gestion au cas par cas des cadres de haut niveau des Mouvements signataires, y compris en lien avec la chaîne de commandement et des résultats de la mission effectuée, du 3 au 7 octobre 2022, par une délégation conjointe de la CNDDR, de la Commission d'intégration et de la Minusma à Tombouctou, Gao, Kidal et Ménaka, en vue d'évaluer la situation sur le terrain, et ce dans la perspective du lancement du DDR global.

<strong>Améliorer l'environnement </strong><strong>sécuritaire</strong>

Afin de préserver et de renforcer cette dynamique, particulièrement au regard de la grave situation sécuritaire qui règne dans certaines parties des régions nord du Mali, le CSA s'est accordé sur la nécessité de la mise en place opérationnelle de la Commission ad hoc susmentionnée dans les délais les plus brefs qui soient et en tout état de cause, avant la prochaine session du CSA, en novembre, étant entendu qu'un rapport d'étape sur ses travaux sera soumis à cette occasion. Et le CSA s'est félicité des dispositions en train d'être prises à cet effet par le gouvernement et de l'engagement de la Minusma à apporter le soutien nécessaire pour le fonctionnement de la Commission ; du suivi diligent des conclusions de la mission d'évaluation des conditions du lancement du DDR global, ayant en vue que le parachèvement de ce processus permettra au Mali de faire face plus efficacement à la menace terroriste et d'assurer la sécurité à laquelle aspirent les populations ; de la finalisation, dans les meilleurs délais, de toutes les mesures préparatoires requises, y compris les listes des femmes ex-combattantes bénéficiaires, en vue de la mise en œuvre des Projets de réinsertion socio-économique des ex-combattants (Prec), financés par la Banque mondiale et qui se clôture le 31 décembre 2022.

Le CSA a, encore une fois, souligné l'importance cruciale que revêt la matérialisation des dividendes de la paix, pour tout à la fois atténuer les souffrances des populations les plus affectées et assurer leur pleine adhésion au processus de paix. A cet égard, il a pris note de l'annonce, par le gouvernement, du lancement, dans les prochains jours, des 16 projets convenus dans le cadre du Fonds de développement durable (FDD). Il a aussi rappelé la responsabilité qui incombe à tous les acteurs concernés de contribuer à l'amélioration de l'environnement sécuritaire, en vue de faciliter le retour des services sociaux de base dans les régions.

<strong>Diligenter les réformes législatives</strong>

Le CSA a encouragé le gouvernement à poursuivre les consultations avec l'ensemble des acteurs concernés en vue de diligenter les réformes législatives en cours liées à la mise en œuvre de l'Accord de paix et à lever toute incompréhension.

A cet égard, une attention particulière doit être donnée aux projets loi sur la police territoriale et la revalorisation du rôle des cadis. Le CSA a été informé du processus en cours de rédaction d'une nouvelle Constitution, dont il est attendu qu'elle facilite la réalisation de certaines des réformes institutionnelles qu'appelle la mise en œuvre de l'Accord.

Le CSA a rappelé l'importance du rôle des structures de suivi de l'Accord, qui offrent aux parties un cadre structuré de dialogue et de promotion de la confiance en même temps qu'elles permettent une interaction régulière entre ces dernières et leurs partenaires et la mobilisation du soutien international requis.

Dans cet esprit, le CSA a, entre autres, demandé au sous-comité justice, réconciliation et questions humanitaires, qui n'a pas encore repris ses travaux, de se réunir sans délai ; demandé à l'ensemble de ses sous-comités de se réunir de façon régulière pour aider tant à la préparation de ses propres sessions qu'au suivi de leurs conclusions et exhorté tous leurs membres à y participer activement et au niveau approprié ; convenu d'un calendrier prévisionnel de ses sessions ordinaires jusqu'à avril 2023.

Pour finir, le CSA s'est réjoui de l'initiative Mali Jakura lancée par le ministère malien de la Culture et la Maison africaine de la photographie, avec l'appui de l'Unesco, de la Coopération suédoise et de la Minusma, qui a permis la production de 52 œuvres d'art dédiées à la promotion de la paix et de la concorde. Ainsi, il a invité le sous-comité développement économique et socio-culturel à inclure la culture parmi ses priorités, ayant en vue que celle-ci constitue un levier puissant pour le renforcement des efforts de paix et de réconciliation. Enfin, le CSA a remercié la Minusma pour son appui constant à la bonne tenue des réunions des mécanismes de suivi de la mise en œuvre de l'Accord.

<strong>                            Boubacar Païtao</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Projet de budget primitif de la mairie de la commune V : Environ 2 milliards de FCFA à mobiliser au titre de l&amp;apos;année 2023</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/projet-de-budget-primitif-de-la-mairie-de-la-commune-v-environ-2-milliards-de-fcfa-a-mobiliser-au-titre-de-lannee-2023-2995968.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/projet-de-budget-primitif-de-la-mairie-de-la-commune-v-environ-2-milliards-de-fcfa-a-mobiliser-au-titre-de-lannee-2023-2995968.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/10/Maire-Amadou-Ouattara-1.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 22 Oct 2022 01:15:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L'habitude est une seconde nature. La mairie de la Commune V du district de Bamako a respecté une fois de plus son traditionnel débat public. Depuis 7 ans maintenant, le maire Amadou Ouattara procède à un débat public sur le budget primitif. Celui de 2023 a eu lieu le jeudi 13 octobre 2022 dans la cour de ladite mairie. </em></strong>

La cérémonie de débat public sur le projet de budget primitif de l'exercice 2023 était présidée par Amadou Ouattara, maire de la Commune V, qui avait à ses côtés les conseillers communaux, les chefs de quartier et légitimités traditionnelles de la Commune V, les représentants des différentes confréries religieuses, les représentants des services techniques et les représentants des organisations de la société civile. Selon Amadou Ouattara, le débat public est une étape cruciale dans le processus d'élaboration du budget, car il est consacré par l'article 245 du code des collectivités territoriales. <em>"Le débat public permet à l'ensemble des acteurs du développement local de prendre connaissance du contenu du projet de budget et d'y faire des propositions d'amélioration, dont la pertinence sera appréciée par le conseil communal au moment de l'adoption du document final. A l'instar de la restitution publique, ce cadre vous permet de participer à la gestion des affaires publiques et en constitue un gage de transparence"</em>, a-t-il souligné. Le présent budget, en recettes et en dépenses est estimé à plus de 7 milliards de F CFA et plus de 5 milliards pour la section investissement. Pour terminer, le maire a sollicité l'implication de tous les acteurs pour la mobilisation des ressources internes propres qui sont estimées à environ 2 milliards de F CFA en vue d'atteindre les objectifs de développement.<strong>                         </strong>

<strong> Marie Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord pour la paix et la réconciliation : Maintenir la nouvelle dynamique</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-maintenir-la-nouvelle-dynamique-2994807.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-maintenir-la-nouvelle-dynamique-2994807.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/10/ACCORD-PAIX-MALI.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 12 Oct 2022 10:42:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Les travaux étaient dirigés par le président du CSA, Delmi Boudjemaa, en présence du secrétaire général du ministère de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale, Sidy Camara, du Haut représentant du président de la Transition pour la mise en œuvre de l’Accord, Inhaye Ag Mohamed. L’on notait également la présence des membres de la médiation internationale et des représentants des Mouvement signataires de l’Accord et de l’Inclusivité.

Cette rencontre est intervenue après la 6è session de haut niveau du CSA et la réunion décisionnelle de haut niveau sur l’Accord tenues, respectivement, en septembre et août derniers. «Ces deux réunions de haut niveau ont réitéré l’importance cruciale pour le Mali, mais aussi pour toute la région, d’une mise en œuvre diligente et sincère de l’Accord de Bamako », a noté, dans son discours d’ouverture, le président du CSA.

La session arrive également dans un contexte marqué par la mise en œuvre de l’Accord et la conduite du processus de transition destiné «à promouvoir une refondation de l’état au bénéfice du peuple malien». D’après Delmi Boudjemaa, si ces deux processus «inter-reliés» sont menés de manière concomitante, ils ne manqueront pas de créer les synergies favorables à la promotion des facteurs qui offriraient d’heureuses perspectives pour le peuple malien.

Il convient de souligner que dans le cheminement des efforts déployés par les signataires de l’Accord, des «belles choses» ont été réalisées dont la plus intéressante est probablement l’adhésion de toutes les parties aux objectifs de réconciliation, de paix et d’unité. Cependant, quelques difficultés attendent d’être prises en charge, a indiqué le diplomate algérien. C’est pourquoi, il a lancé un appel fraternel à l’ensemble des parties signataires pour écarter toute suspicion et toute méfiance en vue de travailler de manière solidaire et en totale confiance pour consolider les convergences et promouvoir les compromis nécessaires au parachèvement de la mise en œuvre du document.

Pour sa part, dira Delmi Boudjemaa, l’Algérie est, comme il a toujours été, aux côtés du peuple frère malien dans toutes ses composantes. Cette solidarité de l’Algérie avec notre pays a été tout récemment réitérée par le président algérien Abdelmadjid Tebboune. Les travaux de cette session se sont bien déroulés malgré une suspension. À ce propos, le chef de la délégation de la Coordination des mouvements de l’Azawad (Cma) a indiqué que cette situation n’était rien qui puisse compromettre les climats de confiance.

«Ce sont des choses qui ont été faites dans l’intérêt supérieur de bien tenir la session», a déclaré Attaye Ag Mohamed. Il a par ailleurs souligné que cette session a été l’occasion de rappeler aux parties qu’il faut bouger sur les lignes. Le représentant de la Cma faisait allusion aux engagements qui ont été pris par rapport au processus de Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) global ainsi qu’aux réformes politiques et institutionnelles.

LANCEMENT DE 16 PROJETS-De son côté, le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies, El-Ghassim Wane notera que cette session est intervenue dans un contexte marqué par une dynamique réelle dans la mise en œuvre de l’Accord. Pour le chef de la Minusma, au-delà qu’elle soit « symbolique », cette rencontre a été l’occasion pour les parties de se mettre d’accord sur certains points, notamment rendre opérationnelle rapidement la commission ad hoc qui avait été convenue lors de la réunion de niveau décisionnel pour traiter au cas par cas la situation des cadres au niveau des mouvements.

Il y a eu également un accord sur la redynamisation de toutes les structures chargées du suivi de la mise en œuvre de l’Accord, notamment le CSA et la nécessité de lancer très rapidement les 16 projets de développement qui avaient été convenus depuis quelques temps. Et pour lesquels des conventions de financement ont déjà été signées, a ajouté El-Ghassim Wane. Le coût de réalisation de ces projets s’élève à environ 38 milliards de Fcfa.

Pour sa part, le secrétaire général du ministère en charge de la Réconciliation a affirmé qu’au cours de la rencontre, la communication du gouvernement a porté sur les quatre volets : défense-sécurité, politique-institutionnel, développement-socioéconomique et culturel, justice-questions humanitaires.

À ce propos, Sidy Camara dira qu’il y a eu des avancées. étayant ses propos, il a signalé que toutes les questions liées à la nouvelle Constitution sont en cours de traitement. En effet, l’avant-projet du texte a été remis, hier, au président de la Transition par la Commission de rédaction de la nouvelle Constitution. Le secrétaire général du département en charge de la réconciliation a indiqué que dans sa démarche, cette Commission a rencontré les mouvements pour la prise en compte des aspects liés à l’Accord.

Par rapport au volet défense-sécurité, Sidy Camara a souligné qu’aujourd’hui, en matière de DDR, tous les sites qui doivent abriter les éléments de ce processus ont été identifiés. Il ajoutera que dans les jours à venir, on fera une évaluation du niveau de l’aménagement de ces sites afin que ces éléments commencent. Sidy Camara a par ailleurs souligné que le projet de loi portant réparation des préjudices causés aux victimes depuis 1960 est sur la table du Conseil national de Transition (CNT). Indiquant, à ce sujet, que le ministre Ismaël Wagué est convié au CNT, très prochainement.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mise en œuvre de l’accord pour la paix au Mali : Une réunion du comité de suivi de l’accord s’ouvre aujourd’hui à Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mise-en-oeuvre-de-laccord-pour-la-paix-au-mali-une-reunion-du-comite-de-suivi-de-laccord-souvre-aujourdhui-a-bamako-2994772.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mise-en-oeuvre-de-laccord-pour-la-paix-au-mali-une-reunion-du-comite-de-suivi-de-laccord-souvre-aujourdhui-a-bamako-2994772.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/09/CSA-accord-Alger.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 12 Oct 2022 06:02:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[C’est ce mardi 11 octobre 2022 que s’ouvre une réunion du Comité de suivi de l’accord (CSA) au quartier général de la MINUSMA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation du Mali) à Bamako. L’un des objectifs de cette rencontre du CSA est de trouver les voies et moyens pour accélérer le processus de mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger signé en 2015 à Bamako. Mais avant cette réunion du CSA, le Chef de file de la médiation a rencontré, hier, lundi 10 octobre 2022, à la primature, le Chef du Gouvernement par intérim, Abdoulaye Maïga. « Nous avons évoqué des questions qui concernent le Mali, notamment la mise en œuvre de l’accord de Bamako pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. J’ai reçu un certain nombre d’informations et d’orientations du Premier ministre par intérim, en présence des ministres Wagué et Diop pour voir dans quelle mesure la réunion de demain (mardi 11 octobre 2022) du CSA puisse être une nouvelle occasion pour que l’accord puisse être mis en œuvre de manière sincère... », a souligné le diplomate algérien, Boudjemâa Delmi.

Le Premier ministre par intérim, le Colonel Abdoulaye Maïga, a reçu, le lundi 10 octobre 2022, l’Ambassadeur, Envoyé spécial de l’Algérie pour le Sahel, Boudjemâa Delmi. Au menu des échanges, la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, à la veille de la réunion du comité de suivi de l’Accord (CSA).

L’Ambassadeur Boudjemâa Delmi a fait part au Chef du Gouvernement par intérim de la ferme volonté du Président de la République algérienne démocratique et populaire, Abdelmadjid Tebboune, d’œuvrer à la préservation de la souveraineté du Mali, de son unité et de son intégrité. <em>« J’ai eu le plaisir d’être reçu par le Premier ministre par intérim. Ce fut une occasion d’évoquer les relations bilatérales qui sont excellentes. </em>

<em>Le Mali et l’Algérie sont des pays voisins, des pays frères. Evidemment, nous avons évoqué des questions qui concernent le Mali, notamment la mise en œuvre de l’accord de Bamako pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. J’ai reçu un certain nombre d’informations et d’orientations du Premier ministre par intérim, en présence du ministre Wagué qui est chargé de la mise en œuvre de l’accord, en présence du ministre des affaires étrangères, Diop pour voir dans quelle mesure la réunion de demain (mardi 11 octobre 2022) du CSA puisse être une nouvelle occasion pour que l’accord puisse être mis en œuvre de manière sincère, franche </em>», a-t-il dit.

Et d’ajouter ceci : <em>« En tant que médiateur et président du CSA, nous ne faisons qu’avaliser les décisions qui seront prises souverainement par nos frères maliens. Nous les accompagnons, nous essayons de trouver où se trouvent les points de blocage et nous essayons de faire en sorte que nos frères maliens puissent trouver des solutions. Nous sommes optimistes quant aux résultats de la réunion qui aura lieu demain (ce mardi 11 octobre 2022) »</em>.

Par ailleurs, il a mis l’accent sur la réunion décisionnelle tenue en août 2022 à Bamako, qui a pris des décisions importantes. <em>« Nous insistons auprès de tous les partenaires, mais également auprès des signataires de l’accord, trois principes : l’unité du Mali ; l’intégrité territoriale de ce pays et la souveraineté dans la prise de décisions politiques </em>», a précisé le diplomate algérien, Boudjemâa Delmi.

A ses dires, ce sont les trois critères qui guident l’action du CSA. Selon la Primature, le Premier ministre par intérim a, au nom du Président de la Transition, Colonel Assimi Goïta et au nom du Gouvernement, souhaité la bienvenue à son hôte au Mali.

<em>« Nous apprécions les récentes déclarations du Président algérien, Abdelmadjid Tebboune quant au respect de la souveraineté de l'Unité et de l'Intégrité du Mali</em> », a déclaré le chef de l’administration publique par intérim, qui a rappelé à cette occasion l’engagement et la détermination du Gouvernement à respecter l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord pour la paix et la réconciliation : Le comité de suivi tient sa session ordinaire aujourd’hui</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-le-comite-de-suivi-tient-sa-session-ordinaire-aujourdhui-2994654.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-le-comite-de-suivi-tient-sa-session-ordinaire-aujourdhui-2994654.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/08/accord-paix-au-Mali.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 11 Oct 2022 10:46:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Après plusieurs mois de suspension, la session ordinaire du Comité de suivi de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger (CSA) reprend, aujourd’hui, de plus belle.</strong>

L’annonce a été faite, hier, par le président du CSA, Delmi Boudjemaa à sa sortie d’audience avec le Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga, au ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation.

La rencontre a enregistré la présence du ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale, le colonel-major Ismaël Wagué et de son collègue en charge des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop.

À sa sortie d’audience, le président du CSA a confié avoir échangé avec le chef du gouvernement par intérim sur les «excellentes» relations bilatérales. «L’Algérie et le Mali ont, historiquement, toujours développé des relations de fraternité et de bon voisinage», a témoigné Delmi Boudjemaa. Il a indiqué que sa rencontre avec le Premier ministre intérimaire a également porté sur des questions qui relèvent de la souveraineté de notre pays, notamment la mise en œuvre de l’Accord.   Le diplomate algérien a affirmé avoir reçu un certain nombre d’informations et d’orientations du Premier ministre par intérim pour voir dans quelle mesure cette session du CSA peut être une nouvelle occasion pour faire en sorte que l’Accord puisse être mis en œuvre de manière sincère et franche par l’ensemble des signataires. Et d’ajouter : «En tant que médiateur et président du CSA, nous ne faisons qu’avaliser les décisions qui sont prises souverainement par nos frères Maliens».   Selon Delmi Boudjemaa, il s’agit également d’accompagner les signataires de l’Accord et essayer de voir où se trouvent les points de blocage en vue de trouver des solutions.

Cette audience intervient suite à la réunion décisionnelle de haut niveau sur l’Accord, tenue début août dernier. Cette rencontre, qui s’est déroulée entre les parties maliennes (gouvernement, mouvements signataires et de l’Inclusivité), avait pris des décisions importantes. Il s’agit, notamment de l’intégration de 26.000 ex-combattants en deux tranches de 13.000 dont la première est repartie selon le quota ayant fait l’objet d’un consensus entre les parties et la seconde sur une période de deux ans (2023-2024).

Ainsi, le président du CSA s’est dit «optimiste» quant aux résultats de la rencontre de ce mardi. Delmi Boudjemaa a ajouté que le travail qui se fait dans le cadre de la réunion décisionnelle montre que «nous sommes en train d’avancer, malgré l’importance des problèmes qui sont posés».

Toutefois, le diplomate algérien a insisté sur le respect de trois principes dans la mise en œuvre de l’Accord : l’unité du Mali, son intégrité territoriale, la souveraineté dans la prise de décisions politiques.

Delmi Boudjemaa a assuré qu’aucune décision ne sera prise contre l’unité et l’intégrité territoriale de notre pays. Comme cela a été réaffirmé, il y a quelques jours, par le président algérien, Abdelmadjid Tebboune.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Alger tape du poing sur la table</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/alger-tape-du-poing-sur-la-table-2994597.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/alger-tape-du-poing-sur-la-table-2994597.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/12/Abdelmadjid-Tebboune-1.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 11 Oct 2022 09:08:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Les autorités du pays éponyme de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali s’agacent de plus en plus de la lenteur avec laquelle leurs homologues maliennes s’y prennent avec son application. Le président Tebboune en personne est monté au créneau pour frapper du poing sur la table, lors d’une conférence avec la presse algérienne de langue arabe. Le chef de l’Etat algérien s’est certes exprimé dans cette langue, mais les traducteurs - auxquels nous avons eu recours - conviennent tous qu’il s’agit de l’expression d’un ras-le-bol. En clair, le garant de l’Accord issue du processus d’Alger persiste et signe : son pays adhère à la même position que toute la communauté internationale, en l’occurrence l’UA et l’ONU, à savoir une mise en œuvre sans fioriture et intégrale des engagements contenus dans le document. Il n’y a aucune alternative à l’Accord, a prévenu les autorités algériennes en assurant au passage que son application n’aura aucune incidence sur l’unité du Mali à laquelle son pays tient du reste comme à celle de l’ensemble des pays de la région sahélienne. Alger rehausse ainsi d’un cran le ton alors que Bamako n’a reculé d’un pouce par rapport à son intention de revoir les termes de l’Accord, en se basant sur les résolutions des dernières assises nationales de la refondation.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord pour la paix et la réconciliation :    Alghabass Ag Intalla menace de reprendre les armes si la République ne se soumet pas à ses désirs</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-alghabass-ag-intalla-menace-de-reprendre-les-armes-si-la-republique-ne-se-soumet-pas-a-ses-desirs-2991622.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-alghabass-ag-intalla-menace-de-reprendre-les-armes-si-la-republique-ne-se-soumet-pas-a-ses-desirs-2991622.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/10/Alghabass-ag-Intallah.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 16 Sep 2022 12:30:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Fidèle à une tradition de chantage utilisée en stratégie de défense d’intérêts particuliers, les leaders de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), ont encore  fait parler d’eux en marge des travaux de la 6e session du Comité de suivi de l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali (CSA). Élu à la tête de cette coordination controversée depuis le 17 juillet 2022, Alghabass Ag Intalla a indirectement menacé de reprendre les armes si le gouvernement n’agit pas dans le sens de leurs intérêts. Et curieusement, personne n’a réagi à cette menace non voilée au moment où les autorités ont pris des décisions importantes en faveur des ex-combattants.</strong>

«<em>Si le gouvernement du Mali ne veut plus de l’Accord pour la paix et s’il pense qu’il y a mieux que cet accord, qu’il nous le dise très clairement. De notre côté, nous sommes prêts à s’adonner à l’exercice qu’il aurait choisi…</em>» ! Une déclaration attribuée à Alghabass Ag Intalla, président en exercice de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) en marge de la 6e session de haut niveau du Comité de suivi de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali (CSA) tenue à Bamako le 2 septembre 2022.

Autrement, ils sont prêts à la paix comme à la guerre en fonction de la satisfaction de leurs exigences aux dépens de la nation. Ainsi, Alghabass Ag Intalla n’exclut pas implicitement de reprendre les armes pour assouvir ses désirs funestes. Une crainte qui ne fait plus peur aux Maliens. Et cela d’abord pour deux raisons essentielles. Primo, parce que le Malien lambda n’est plus dupe du double jeu des responsables des ex-combattants qui n’ont jamais véritablement déposé les armes. Secundo, la rébellion est devenue un fonds de commerce pour cette poignée de Kidalois qui se prélassent dans le luxe de la capitale alors que les populations au nom desquelles ils prétendent se battre broient souvent du noir.

&nbsp;

<strong>Des sacrifices toujours minimisés par les leaders de l’ex-rébellion</strong>

En depit des efforts du gouvernement et les concessions faites lors de la réunion de niveau décisionnel tenue à Bamako du 1er au 5 août 2022 par ce dernier, Alghabass Ag Intalla et compagnie continuent de douter encore de sa bonne foi.

Le gouvernement ne veut pas de l’APR, il a pourtant concédé l’intégration (en deux phases) au sein des structures de l’État malien, y compris les Forces de défense et de sécurité (FDS), de 26 000 ex-combattants ; la mise en place d’une Commission ad hoc pour formuler des propositions concrètes et réalistes sur la gestion au cas par cas de la situation des cadres des Mouvements signataires, y compris en relation avec la question relative à la chaîne de commandement. Et il est question de leur accorder un quota de 15 % à l’Ecole nationale d'administration (ENA), une intégration directe.

Les autorités du pays ne veulent pas de cet accord, mais elles cautionnent 16 projets de développement déjà validés et dont la Convention de financement a été signée entre le ministère de l’Économie et des Finances et les représentants des collectivités territoriales en novembre 2021. Le gouvernement est opposé à la mise en œuvre de l’APR, mais le ministre de la Réconciliation a reçu, le 18 août dernier, les représentants de la CMA, de la Plateforme et des Mouvements de l’Inclusivité avec la Commission de rédaction de la nouvelle Constitution.

La liste des concessions faites aux ex-combattants ces derniers temps n’est pas exhaustive. Mais, leurs leaders sont insatiables et profitent de chaque événement important pour procéder à l’intimidation, au chantage afin de mettre tous les atouts de leurs côtés. Cela avait déjà commencé avec la signature de l’APR. A la dernière minute, les leaders de la CMA avaient sorti des griefs fantaisistes. Ainsi, si l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali a été signé le 15 mai 2015 par le gouvernement, la Plateforme et la médiation internationale, il n'a été paraphé que plus d’un mois plus tard (20 juin 2015) par les ex-groupes armés de la CMA.

Ainsi, pour Alghabass Ag Intalla et compagnie, la présence du ministre algérien des Affaires étrangères (Chef de fil de la Médiation internationale au Mali), M. Ramtane Lamamra, était l’occasion rêvée pour faire monter les enchères. D’ailleurs, ce dernier a échangé avec les ex-groupes armés en prélude de cette 6e session de haut niveau du CSA. Cette stratégie d’intimidation et de chantage est donc une seconde nature chez les dirigeants de la CMA.

Mais, il est surprenant que cette attitude n’ait pas été dénoncée et condamnée par les participants à la 6e session de haut niveau du Comité de Suivi de l’Accord (CSA). En tout cas, cela ne ressort nulle part dans le communiqué final que nous avons reçu. Tout comme nous n’avons vu ni entendu une condamnation du gouvernement qui ne cesse de faire des concessions au risque d’avoir l’opinion nationale sur le dos. La classe politique n’a pas non plus relevé cet affront à la République.

<strong>Naby</strong>

&nbsp;

<strong>Ex-combattant ou cerveau du terrorisme actif ?</strong>

Le chantage est intolérable de la part de Alghabass Ag Intalla qui aura encore du mal à nous convaincre qu’il est résolument engagé en faveur de la paix, de la réconciliation, de l’unité et de la cohésion sociale. Député à l'Assemblée nationale du Mali avant la rébellion de janvier 2012, il a abandonné le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) au profit d’Ançar Dine d’Iyad Ag Ghali afin de prêcher la Charia et l’extrémisme violent.

Considéré comme «<em>le visage politique d'Ançar Dine</em>», il a représenté ce mouvement terroriste lors des négociations de Ouagadougou (Burkina Faso) à la fin de l'année 2012. En janvier 2013, quelques jours après le début de l’Opération Serval, constatent des observateurs,  il quitte Ançar Dine pour fonder le Mouvement islamique de l’Azawad (MIA). Quelques mois après, le 19 mai 2013, il dissout le MIA pour se rallier au Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA), fondé par son frère, Mohamed Ag Intalla.

En juillet 2014, Alghabass Ag Intalla devient le secrétaire-général du HCUA et prend la tête d'une délégation de 30 personnes (MNLA, MAA et HCUA) lors des négociations d’Alger ayant abouti à la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali le 15 mai et le 20 juin 2015 à Bamako.

Considérée comme une figure centrale et controversée de la rébellion touareg de 2012, Alghabass (toujours secrétaire général du HCUA) a repris la présidence tournante de la CMA, le 17 juillet 2022, succédant ainsi à Bilal Ag Acherif. On avait assisté au même passage de témoin le 16 décembre 2016. Visiblement, ce sont les deux qui ont réellement la main mise sur la CMA.

En tout cas, ils sont nombreux les observateurs qui pensent qu’ils manipulent cette coordination en fonction de leurs propres intérêts et font peu d’efforts en faveur de la paix et de la cohésion sociale. Les liens étroits entre le HCUA d’Alghabass Ag Intalla et  Iyad Ag Ghani, aujourd’hui leader du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), ne sont qu’un secret de polichinelle.

Autrement, l’actuel président de la CMA adore pêcher en eaux troubles en naviguant sans gênes entre ceux qui font la paix et ceux qui la torpillent par des actes terroristes. Certains pensent d’ailleurs que ce sont ses accointances avec les extrémistes violents qui ont amené son défunt père, Intalla Ag Attaher (décédé le 18 décembre 2014), à ne pas le choisir pour lui succéder comme Amenokal des Ifoghas.

<strong>Kader Toé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>6ème session de haut niveau du Comite de suivi de l’accord : « Des dispositions sont en cours pour la prise en charge des réformes politiques et institutionnelles liées à l’Accord ».</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/6eme-session-de-haut-niveau-du-comite-de-suivi-de-laccord-des-dispositions-sont-en-cours-pour-la-prise-en-charge-des-reformes-politiques-et-institutionnelles-liees-a-laccord-2990505.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/6eme-session-de-haut-niveau-du-comite-de-suivi-de-laccord-des-dispositions-sont-en-cours-pour-la-prise-en-charge-des-reformes-politiques-et-institutionnelles-liees-a-laccord-2990505.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/09/accordd1.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 07 Sep 2022 06:47:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="article_abstract">La 6ème session de haut niveau du Comité de suivi de l’accord (CSA) s’est tenue, le 02 septembre 2022 à Bamako en présence des membres du gouvernement, des représentants des Mouvements signataires de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger, des membres de la Médiation internationale. Cette rencontre de haut niveau a été une aubaine pour les participants «d’ouvrir un débat sincère, transparent pour dégager une vision commune en vue de surmonter les entraves qui retardent la mise en œuvre de certaines dispositions fondamentales de l’accord ». Il en a été question aussi du processus de DDR (Désarmement-Démobilisation-Réinsertion) des groupes armés. En outre, il ressort de cette session que des « dispositions sont en cours pour la prise en charge des réformes politiques et institutionnelles liées à l’Accord ».</p>
La cérémonie d’ouverture de ladite session était présidée par le Ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion Nationale, chargé de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation Nationale, le Colonel-Major Ismaël WAGUE, en présence de Ramtane LAMAMRA, Ministre des Affaires Etrangères et de la Communauté Nationale à l’Etranger de la République Algérienne Démocratique et Populaire et d’autres personnalités. Le Ministre WAGUE a saisi cette occasion  pour faire le point de la mise en œuvre de l’Accord sur les Questions Politiques et Institutionnelles, de Défenses et Sécurité, de Développement Sociaux Economiques et Culturelles, de Justice, Réconciliation et Questions humanitaires.

Au titre des questions politiques et institutionnelles, il ressort que des « <em>dispositions sont en cours pour la prise en charge des réformes politiques et institutionnelles liées à l’Accord à travers le Comité indépendant de Suivi-Evaluation de la Mise en œuvre des recommandations des Assises Nationales de la Refondation crée par Décret n°2022-0242/PT-RM du 20 avril 2022 et la Commission technique, neutre et hétéroclite chargée d’élaborer un avant-projet de Loi portant Constitution de la République du Mali dans le cadre de la refondation de l’Etat par Décret n°2022-0342/PT-RM  du 10 juin 2022</em> ». En outre, il ressort de cette session que le projet de Loi portant création de la Police territoriale a été renvoyé par le CNT (Conseil national de transition) à la Session d’octobre pour poursuivre les consultations afin d’élargir le champ du consensus des acteurs autour dudit projet de Loi.

Au chapitre des questions de défense et de sécurité, le Gouvernement et les Mouvements signataires ont convenu du quota dans le cadre du DDR global. «<em>L’intégration de 26.000 ex-combattants en deux tranches de 13.000 chacune dont la première est repartie selon les quotas proposés par la Partie Gouvernementale avec 7.256 pour les seules FAMa, 4.000 pour les autres corps constitués de l’Etat et la seconde sur une période de deux ans, courant 2023-2024</em> », révèle une note du ministère de la réconciliation sur la session. Cette note évoque la création et l’opérationnalisation, dans les meilleurs délais, d’une Commission ad-hoc par le Ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale chargé de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale, chargée de conduire les discussions et de formuler des propositions pour la gestion, au cas par cas, des hauts cadres civils et militaires des Mouvements et les modalités de leur prise en charge dans la chaine de commandement militaire.

Les TDR (Termes de références) de cette Commission ont déjà été élaborés par la Partie Gouvernementale et devront être partagés courant semaine prochaine avec les Mouvements signataires et de l’Inclusivité. La Note précise que la bonne exécution de ces opérations d’intégration passe nécessairement par la prise en charge financière optimale des activités prévues dont l’Etat prendra toute sa part ; la mise à niveau des acteurs chargés des opérations d’intégration ; l’harmonisation de la procédure de la visite médicale ; et l’évaluation conjointe des sites avant le lancement des opérations d’intégration.

Pour sa part, Ramtane LAMAMRA, Ministre des Affaires Etrangères et de la Communauté Nationale à l’Etranger de la République Algérienne Démocratique et Populaire a fait savoir que cette rencontre se tient à un moment où le Mali a engagé d’importantes réformes politiques et institutionnelles pour la prise en charge des attentes légitimes de la population. Il a souhaité la réconciliation, la paix et l’unité nationale au Mali. <em>« La présente réunion devra nous permettre d’ouvrir un débat sincère, ouvert, transparent avec les acteurs maliens pour dégager une vision commune en vue de surmonter les entraves qui retardent la mise en œuvre de certaines dispositions fondamentales de l’accord</em> », a déclaré le chef de la diplomatie Algérienne au cours de cette session.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gouvernorat de Taoudénit : Un bâtiment flambant neuf abandonné en plein désert</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/gouvernorat-de-taoudenit-un-batiment-flambant-neuf-abandonne-en-plein-desert-2990273.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/gouvernorat-de-taoudenit-un-batiment-flambant-neuf-abandonne-en-plein-desert-2990273.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/11/Taoudeni.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 05 Sep 2022 12:28:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Érigée en région administrative du Mali en 2012, la ville de Taoudénit avait  besoin nouveau local pour accueillir  le Gouverneur et servir de  bureaux pour l’administration face au manque de bâtiment répondant  aux besoins exprimés, il fallait de trouver des moyens pour en à construire.

C'est ce qui a motivé les plus hautes autorités d'alors à débloquer une enveloppe financière importante pour la cause.  Après les études de faisabilité et d'expertise, ce montant a été approuvé pour servir à la réalisation du nouveau local du gouvernorat de Taoudénit.

C'est à partir de là, qu’un Appel d'offres a été lancé par le ministère de tutelle, à l’époque, pour les entreprises évoluant dans les BTP de soumissionner, conformément aux règles de passation de marché.

C’est le bureau d’architecture, SPAD qui a été retenu pour réaliser les travaux de construction du siège du gouvernorat de Taoudénit. Celui-ci, sous le leadership de son directeur général, Abdorahamane Ag Hantafaye s'est vite attelé à la réalisation desdits travaux, conformément aux clauses du contrat du département, par le biais du gouvernement d'alors.

Alors, le cabinet  d’architecture SPAD, par respect aux engagements pris avec la partie contractante, a réalisé un bâtiment flambant neuf avec toutes les commodités. Le délai d’exécution des travaux a été respecté. En effet l’infrastructure en question a été livrée au mois de novembre 2021 et qa réception faite par les autorités.

Mais, le constat amer qui se dégage aujourd’hui, c’est que le nouveau bâtiment devant abriter le gouvernorat de Taoudénit, reste toujours inhabité. Puisqu’il est abandonné en plein désert, servant de dortoir pour les insectes et autres détritus.

Ce qui est alarmant et difficile à admettre, c’est que ce bâtiment est construit au frais du contribuable  malien. Cependant ni les autorités compétentes  actuelles, ni les populations locales ne semblent se soucier du sort réservé à ce bâtiment flambant neuf.  Leur passivité sur la question ne laisse t-elle pas croire qu’elles sont toutes complices actives ou passives d'un gaspillage des deniers publics. Affaire suivre.

<strong>Diakalia M Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rencontre délégation de la plateforme des mouvements du 14 juin&#45;Représentante spéciale de l&amp;apos;UE pour le Sahel: Le processus de paix au Mali et la réunion du CSA au cœur des échanges</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/rencontre-delegation-de-la-plateforme-des-mouvements-du-14-juin-representante-speciale-de-lue-pour-le-sahel-le-processus-de-paix-au-mali-et-la-reunion-du-csa-au-coeur-des-echanges-2990270.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/rencontre-delegation-de-la-plateforme-des-mouvements-du-14-juin-representante-speciale-de-lue-pour-le-sahel-le-processus-de-paix-au-mali-et-la-reunion-du-csa-au-coeur-des-echanges-2990270.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/08/FAHAD-AG-ALMAHMOUD.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 05 Sep 2022 12:22:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le jeudi 1er Septembre 2022, une délégation de la Plateforme des Mouvements du 14 juin 2014 d'Alger composée de Fahad Ag Almahmoud, Président de la Plateforme et Moussa Ag Acharatoumane Secrétaire général du MSA, a été reçue par Madame Emanuela Del Re, Représentante spéciale de l'Union Européenne pour le Sahel et l'ambassadeur de l'Union Européenne au Mali, SEM Bart Ouvry.

Les échanges entre la Représentante Spéciale et les responsables de la Plateforme ont porté sur le processus de paix au Mali et la réunion du CSA qui devait se tenir le 2 septembre 2022.

Lors de leur entretien, les responsables de la Plateforme ont sollicité l'accompagnement des partenaires du Mali pour que les décisions prises pendant la réunion du CSA soient traduites en actes concrets sur le terrain.

Ils ont mis l'accent sur la crise dans les régions de Gao et Ménaka ayant occasionnée la mort de plusieurs centaines de civils innocents.

Toutefois, les représentants de la Plateforme ont déploré le mutisme autour de ces massacres. Ils ont demandé à la représentante d'aider à accompagner le pays à travers des actions dans divers domaines et spécialement le côté humanitaire au vu de la crise actuelle.

Enfin, les responsables ont réaffirmé leur disponibilité à accompagner le processus de paix et les chantiers politiques et sécuritaires en cours.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Application intelligente de l&amp;apos;accord d’Alger :  C’est  Juste un plan de partition du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/application-intelligente-de-laccord-dalger-cest-juste-un-plan-de-partition-du-mali-2990203.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/application-intelligente-de-laccord-dalger-cest-juste-un-plan-de-partition-du-mali-2990203.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/12/Misahel-accord-alger.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 05 Sep 2022 09:15:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA["Parler de  la paix  ayant  des mains entachées de sang,   serait  de  pactiser avec le diable", dit la vieille maxime.   Si  un vent de contestation pouvait  déstabiliser   cette transition militaire en  cours,  ce  serait  sans doute,  l'application  de  l'accord d'Alger,  un  accord  contesté dans  le fond par le   fait de son caractère  discriminatoire  en faveur   des ex rebelles de la CMA,  l'un  des  auteurs des conflits  actuels   que le Mali fait face.

La  recherche de la paix   est une affaire de tous.   Son travail ne devrait pas  être  exclusif  dans un pays où regorgent  plusieurs communautés lesquelles partagent des mêmes soucis sécuritaires et économiques.     En effet,   les engagements pris  par Bamako  lors de la  réunion de haut niveau décisionnel   dans le cadre de  l'application dite  "intelligente"  de  l'accord  d'Alger  grincent  des dents  dont  certains  citoyens  fustigeraient   le  caractère    sécessionniste  dudit  accord.   Plus particulièrement,  il s'agit des   doléances dites    "légitimes" consistant à   intégrer   26 000 ex rebelles de la   CMA  dans  les  institutions  étatiques  et  l'octroi   d'une  augmentation  de  10%  des   officiers  dans   ses  rangs.     Pour rappel,   l'accord d'Alger a été   signé   en  2015 entre  le gouvernement malien  et   les mouvements   armés du MNLA  qui,   en  un moment donné,   avaient  fusionné  avec   des groupes  djihadistes de Iyad Aghali pour  combattre  contre   des forces de défense  et de sécurité  nationale.    De même,  les attitudes  des   autorités actuelles du pays  vis-à-vis de ce processus   de  paix  semblent  avoir  donné raison  à ceux qui   penseraient   que pour être  entendu,  il faudrait   avoir recours aux armes   à moins   que d'autres  suivraient  l'exemple,  cela  risquerait  de  compliquer   davantage  la  situation.    Autant,    déverser  des groupes armés   dans  les institutions étatiques    sans  qualification  ni   compétence  voulue, encore moins  sans  procéder  à  une  éventuelle   enquête de moralité,   d'établir  la  justice  serait sans  doute,  un   faux-fuyant qui ouvrirait   d'autres  conflits dans le futur.

En définitive, il est difficile  que la  paix  se conçoit   dans l'injustice   et  le gouvernement   devrait plutôt mettre l'accent sur l'aspect économique   de  cet accord d'Alger, qui est d'ailleurs une expression populaire partagée.  Et par contre, appliquer son aspect politique  pour les  beaux yeux des parrains lointains de ces mouvements indépendantistes  du  nord  ne  serait   pas forcément   un changement   en soi.

<strong>Yacouba  COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Crise sécuritaire au Mali : Des Organisations de la société civile indiquent que l’axe routier Sévaré&#45;Boni&#45;Gao est toujours coupé par les bandits armés</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/crise-securitaire-au-mali-des-organisations-de-la-societe-civile-indiquent-que-laxe-routier-sevare-boni-gao-est-toujours-coupe-par-les-bandits-armes-2989564.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/crise-securitaire-au-mali-des-organisations-de-la-societe-civile-indiquent-que-laxe-routier-sevare-boni-gao-est-toujours-coupe-par-les-bandits-armes-2989564.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/07/gao-maliweb-attac-barkhane.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 31 Aug 2022 07:03:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[«Il est à noter que le cercle de Gourma Rharous est isolé du reste du territoire en raison de la destruction des installations de communication par des groupes armés terroristes. L’axe routier Sévaré/Boni /Gao est toujours coupé par les bandits armés. Cette situation a créé une rupture de l’approvisionnement en denrées de première nécessité dans la région de Gao », c’est ce qu’a souligné, hier, lundi 29 août 2022, dans son rapport hebdomadaire, la MODELE Mali, un dispositif d'observation électorale mis en place par la Synergie 22, comprenant 43 organisations de la société civile malienne, composée de l’Observatoire pour les élections et la bonne gouvernance au Mali - OBSERVATOIRE, l’Association des Jeunes pour la Citoyenneté Active et la Démocratie (AJCAD), DONIBLOG (la communauté des Blogueurs du Mali), Droits de l’Homme au Quotidien (DHQ) et Tuwindi.

Au regard de ce qui précède, le regroupement d’organisation de la société civile recommande aux autorités de la transition la poursuite des efforts de sécurisation des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire national.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>En congrès à Kidal :  Le MNLA dénonce une caducité de l’Accord</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/en-congres-a-kidal-le-mnla-denonce-une-caducite-de-laccord-2989511.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/en-congres-a-kidal-le-mnla-denonce-une-caducite-de-laccord-2989511.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/10/MNLA-.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 30 Aug 2022 14:05:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Les assisses du Mouvement National pour la Libération de l’Azawad (MNLA) se sont achevées, hier lundi, à Kidal, sur un ton de dénonciation de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. Intervenu dans un contexte plutôt encourageant, avec le déclenchement du processus de l’intégration 26 000 combattants dans les rangs des forces maliennes, le congrès a néanmoins jugé insuffisantes les avancées dans la mise en œuvre de l’Accord issu du processus d’Alger. Ça n’est pas tout. Les troupes de Bilal Ag Asharif, le secrétaire général reconduit à ce poste dans la foulée, laissent entendre par ailleurs que l’Accord pour la paix est frappé de caducité après sept (7) années d’immobilisme au point  d’en perdre en crédibilité auprès des populations. «L’évolution des défis et la volatilité du contexte laissent penser que l’Accord en l’état ne puisse répondre aux exigences du moment», peut-on lire dans la résolution finale des assises, qui invitent en même temps la CMA à prendre acte de ce besoin tacitement exprimé d’une mise à jour de l’Accord. S’agirait-il aussi d’une menace de ne plus reconnaître le contenu du document ?

En tout cas, en plus du spectre pesant de relecture tant annoncée, sa mise en œuvre risque d’être davantage paralysée par une surenchère du mouvement autonomiste historique, dont les congressistes ont été muets sur l’évolution de la situation politique à Bamako ainsi que sur les préoccupations à l’échelle nationale. Ils se sont montrés en revanche très regardants sur le cours des événements dans l’entité territoriale qui englobe l’Azawad dans l’entendement du MNLA. Leurs préoccupations et leur intérêt ont notamment porté sur les conséquences humanitaires alarmantes d’une situation sécuritaire marquée à Gao et à Menaka par les déplacements forcés des populations, la terreur,  les exécutions sommaires, les extorsions de biens, etc. Pour y faire face, le MNLA dit compter sur une mutualisation des efforts de tous les acteurs intervenants dans le secteur de la sécurité, mais avec plus de clin d’œil aux autres mouvements armés qu’aux forces étatiques. Les assises se sont par ailleurs déroulées sans les parades bellicistes et provocatrices habituelles à Kidal, mais sans renoncement non plus aux ardeurs et velléités séparatistes visibles à l’abondance des slogans favorables à l’indépendance de l’Azwad.

<strong>A KEÏTA</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bilal Ag Acherif  reconduit à la tête du Mouvement National de Libération de l&amp;apos;AZAWAD</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/bilal-ag-acherif-reconduit-a-la-tete-du-mouvement-national-de-liberation-de-lazawad-2989447.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/bilal-ag-acherif-reconduit-a-la-tete-du-mouvement-national-de-liberation-de-lazawad-2989447.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/06/Bilal-Ag-Acherif.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 30 Aug 2022 01:15:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>C’est l’information la plus importante que l’on peut retenir du congrès extraordinaire du Mouvement National de Libération de l'AZAWAD (MNLA), tenu du 27, 28 et 29 Aout 2022 à Kidal ayant mobilisé plus de 1000 participants dont des responsables des différentes instances politiques, militaires, consultatives et révolutionnaires du Mouvement selon le communiqué final . </em></strong>

Convoqué sous un contexte particulier marqué par une forte crise sécuritaire et humanitaire dans le septentrion du Mali , le congrès extraordinaire du MNLA  a pu se tenir à Kidal pour dégager des nouvelles pistes du mouvement.

Selon le communiqué, au cours du congrès, le MNLA a pu faire une réorganisation interne par rapport à la révision des textes fondateurs pour les adapter à la nouvelle donne ; la désignation des membres du Conseil Révolutionnaire et du Conseil national ; un réaménagement au sein de l'ensemble des structures du mouvement pour les rendre plus souples et plus opérationnelles en vue de répondre aux défis du moment…

Le Congrès réaffirme le principe de fusion des Mouvements de la CMA en une seule entité politico-militaire conformément aux résolutions de son Congrès Ordinaire du 28 Novembre au 1er Décembre 2019 et de la Déclaration Finale de la Session Ordinaire du Bureau Exécutif de la CMA tenue les 16 et 17 Juillet 2022 à Kidal. Il engage le Bureau Exécutif du MNIA à entamer ce processus de fusion sur la base d'une feuille de route consensuelle, respectant l'intérêt supérieur du Peuple de l'Azawad et incluant toutes les forces vives partageant cet objectif.

Par rapport à la mise en œuvre de l’Accord, le congrès a fulminé que (sept) 7 ans après sa signature, la mise en œuvre de l'Accord traine au point d'entacher sa crédibilité auprès des populations. L'évolution des défis et la volatilité du contexte laissent penser que l'Accord , ne puisse répondre aux exigences du moment. A cet effet le Congres appelle la CMA en prendre acte.

Sur le plan  sécuritaire et humanitaire, le congrès a engagé la CMA à diligenter des actions sécuritaires et socio-politiques pour répondre aux menaces grandissantes et leurs conséquences humanitaires. Le congrès a exprimé toute sa solidarité et compassion à l'endroit de toutes les populations de Ménaka et Gao qui subissent la terreur et présente ses condoléances à l'ensemble des familles endeuillées: Le congrès appelle l'ensemble des acteurs intervenant dans le cadre de la sécurité à mutualiser leurs efforts avec la CMA dans cette dynamique.

La fin des travaux du congrès extraordinaire, Bilal Ag Acherif a été reconduit à la tête du Mouvement National de Libérations de l'AZAWAD au titre du secrétaire général .

<strong>Bokoum Abdoul Momini/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Déstabilisation du Nord du Mali :    Sarkozy parrain du MNLA</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/destabilisation-du-nord-du-mali-sarkozy-parrain-du-mnla-2989238.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/destabilisation-du-nord-du-mali-sarkozy-parrain-du-mnla-2989238.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/11/Nicolas-Sarkozy-EX-PRESIDENT.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 29 Aug 2022 10:52:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La France, sous Sarkozy, a toujours été indexée d’être à la base du déclenchement de la rébellion touarègue, le 17 janvier 2012, au Mali<strong>. </strong>

Pour affaiblir Kadhafi, le président français de l’époque cherche des alliés à l’extérieur (OTAN) et des complices autour du Guide libyen. Celui-ci avait au sein de son armée un gros contingent de touaregs dont la plupart est originaire du Mali. Selon certaines révélations, Sarkozy passa alors un accord avec Mohamed Ag Najim, chef d’Etat-major du MNLA. Il était à l’époque dans les rangs de l’armée libyenne. L’accord promettait aux touaregs un soutien de la France en vue de leur permettre d’avoir une soi-disante République de l’Azawad, dont la capitale serait Kidal. Ainsi, des centaines de colonnes, composés de déserteurs, d’engins militaires et d’armes volées dans les magasins de l’armée libyenne, ont convergé vers le Mali en passant par l’Algérie et le Niger. Sakozy n’était au bout de son complot contre le Mali. Il met à contribution un pays comme le Qatar qui apporta une aide financière à la rébellion. Alors que Mohamed Abdel Aziz, ancien président de la Mauritanie et Blaise Compaoré, ancien président du Burkina étaient sollicités pour qu’ils apportent aide et assistance aux responsables de la rébellion.

Pendant ce temps à Paris, des responsables français multipliaient des déclarations qui dévoilaient leurs intentions et le soutien de la France à la rébellion. Ainsi, Alain Juppé, le ministre français des Affaires Etrangères de l’époque déclare, le 7 février 2012, devant le Sénat français : <strong><em>« </em></strong><em>La rébellion touarègue a remporté récemment d’importants succès militaires au Nord du fleuve Niger. (…). Un cessez-le-feu immédiat est pour nous impératif »</em>. A sa suite, le ministre français de la Coopération de l’époque, Henri De Rain Court, le 21 février 2012, toujours devant le Sénat enchaine : <strong><em>« </em></strong><em>Le non-respect des accords d’Alger de 2006, venant après l’échec de ceux de 1992, a incontestablement alourdi le climat entre les Touaregs et les gouvernements maliens »</em>.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali : L’intégration de 26 000 ex&#45;combattants prévue entre 2023 et 2024</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-au-mali-lintegration-de-26-000-ex-combattants-prevue-entre-2023-et-2024-2987040.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-au-mali-lintegration-de-26-000-ex-combattants-prevue-entre-2023-et-2024-2987040.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/08/CMA-REBL-MALI.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 10 Aug 2022 06:48:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="article_abstract">L’hôtel Radisson Collection (Ex- Shératon) a abrité, le vendredi 05 août 2022, la cérémonie de clôture de la réunion décisionnelle des Parties de l'Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du processus d'Alger, sur certains aspects de la mise en œuvre de l'Accord. Cette réunion de haut niveau ayant pris 5 jours a été organisée par le Ministère de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l'Accord, en partenariat avec la Coopération Allemande, la GIZ. La présente Réunion de Niveau Décisionnel a permis de prendre les décisions dont l’intégration de 26.000 ex-combattants en deux tranches de 13.000 dont la première tranche est repartie selon le quota ayant fait l’objet d’un consensus entre les parties et la seconde tranche sur une période de deux ans, notamment 2023-2024.</p>
La cérémonie de clôture de la réunion était présidée par le Premier ministre, Dr. Choguel Kokalla MAÏGA, en présence des autres membres du gouvernement dont le Ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la paix et la Réconciliation nationale, Colonel-major Ismaël WAGUE ; le chef file de la Médiation internationale, El Haoues RIACHE, non moins l’ambassadeur de l’Algérie au Mali ; le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies au Mali et chef de la MINUSMA, El Gassim WANE ; des représentants des mouvements signataires de l’accord et d’autres personnalités. Il ressort du communiqué final de la réunion que des décisions ont été prises dont l’intégration de 26.000 ex-combattants en deux tranches de 13.000 dont la première tranche est repartie selon le quota ayant fait l’objet d’un consensus entre les parties et la seconde tranche sur une période de deux ans, notamment 2023-2024 ; la création et l’opérationnalisation d’une commission ad hoc en charge de conduire les travaux et de formuler des propositions pour la gestion au cas par cas des hauts cadres civils et militaires des Mouvements signataires. « Cette commission qui sera mise en place de façon concertée dans le meilleur délai proposera des modalités de prise en charge des hauts cadres militaires des mouvements signataires à intégrer dans la chaîne de commandement.

Le Gouvernement prendra toutes les dispositions nécessaires pour diligenter les réformes politiques et institutionnelles non liées à la révision constitutionnelle. Aussi, en ce qui concerne les réformes prévues par l’accord qui sont liées à la révision constitutionnelle, le soin est laissé au gouvernement de veiller à les soumettre pour être prises en charge dans la rédaction de la nouvelle constitution en étroite collaboration avec les mouvements signataires », révèle le communiqué final lu au cours de la cérémonie de clôture.

Selon le Colonel-major Ismaël WAGUE, Ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, cette rencontre aura eu pour mérite de réunir les fils et filles de la patrie malienne dans un dialogue franc, convivial et fructueux tenu dans un esprit de paix et de confiance mutuelle même dans les contradictions, en vue de générer des consensus permettant de tenir les promesses faites aux populations éprouvées du Mali. « Malgré les accords obtenus à l’occasion de cette RND, des questions importantes restent à vider, mais tant que nous demeurons dans cette dynamique de dialogue fraternel, aucune contradiction ne survivra la volonté commune que nous avons de construire ensemble la paix dans notre pays. Nous rappelons que les décisions que la présente RND a permis de prendre et qui ont été lues dans le communiqué conjoint ici présenté, feront l’objet de notre part, d’une exécution diligente afin de rassurer d’avantage toutes les parties et de faciliter l’amorce des phases suivantes », a conclu le ministre.

Pour sa part, le Premier ministre, Dr. Choguel K. Maïga, a indiqué que le Gouvernement ne ménagera aucun effort pour mettre en œuvre sa part d’engagement pour réaliser ce qui a été convenu d’accord partie.

De même, dit-il, le Gouvernement s’engage à œuvrer pour créer les conditions de consensus sur les autres points en suspens. Dans cette perspective, il a invité le ministre chargé de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale à mettre en place, le plus tôt possible, la Commission ad hoc inclusive pour traiter des points inscrits à sa charge. «J’exhorte tous les membres du Gouvernement concernés à œuvrer pour une mise en œuvre rapide des points d’accord auxquels nous sommes parvenus, Nous, Partie malienne, à l’issue de ces cinq jours de travaux. Je tiens à remercier l’ensemble des participants (Partie gouvernementale,  Mouvements signataires, Mouvements de l'Inclusivité) pour l’accomplissement de cette œuvre historique d’intérêt national en s’accordant sur certains aspects de la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation issu du Processus d’Alger », a conclu le chef du gouvernement.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Paix et Réconciliation :  Le Gouvernement de Transition s&amp;apos;engage à procéder à l&amp;apos;intégration de 13 000 ex&#45;combattants dans les rangs des FAMAs</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/paix-et-reconciliation-le-gouvernement-de-transition-sengage-a-proceder-a-lintegration-de-13-000-ex-combattants-dans-les-rangs-des-famas-2986522.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/paix-et-reconciliation-le-gouvernement-de-transition-sengage-a-proceder-a-lintegration-de-13-000-ex-combattants-dans-les-rangs-des-famas-2986522.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/08/accord-paix-au-Mali.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 05 Aug 2022 09:57:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>C’est ce qui ressort des conclusions de la Réunion de Niveau Décisionnel (RND) des Parties à l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d'Alger, sur certains aspects de la mise en œuvre de l’Accord).</em></strong>

Cette rencontre bilatérale, tenue ce 02 Août 2022 à Bamako entre la Partie Gouvernementale et la Coordination des Mouvements de l'Azawad (CMA) a été présidée par le Colonel-major Ismaël WAGUÉ, Ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l'Accord pour la paix et la réconciliation nationale, issu du processus d'Alger. La modération de la réunion était assurée par le Général de Division Ibrahim FANE, Président la Commission d'Intégration et représentant de la partie gouvernementale.

La réunion bilatérale a examiné trois (3) points inscrits à l'ordre du jour, à savoir : la répartition des quotas d'intégration des ex-combattants dans les Corps constitués, y compris au sein des Forces de Défense et de Sécurité ; la gestion du cas des Hauts Cadres civils et militaires des Mouvements et enfin les questions des réformes politiques et institutionnelles non-liées à la révision constitutionnelle.

A la fin de la réunion, la Coordination des Mouvements de l'Azawad (CMA), représentée par Attaye AG MOHAMED, également Chef de délégation au CSA, accepte la proposition de la Partie Gouvernementale, concernant l'intégration de 10.000 ex-combattants, en y ajoutant le reliquat des 3 000 du DDR accéléré, soit 1.256 ex-combattants restants. Et de son côté, la partie gouvernementale s'engage à procéder à l'intégration des prochains 13 000 ex-combattants sur deux (02) ans, 2023 et 2024.

Toujours selon les conclusions de la réunion, la Coordination des Mouvements de l'Azawad (CMA) a demandé l'augmentation de 10% le nombre d'officier dans le TED bataillon. Elle demande des précisions sur le type de corps dans la fonction publique de l'Etat et une augmentation des catégories A et B. La Partie Gouvernementale a pris note des demandes faites par la Coordination des Mouvements de l'Azawad (CMA), pour ce qui concerne la proposition de répartition détaillée des quotas et du nombre d'officiers dans les bataillons. Elle a précisé que celle-ci sera examinée par la Commission technique.

En ce concerne la gestion du cas des Hauts Cadres civils et militaires des Mouvements, la CMA adhère à la proposition de la Partie Gouvernementale relative à la mise en place d'une Commission ad hoc dans les meilleurs délais. Ladite commission, constituée des représentants du Gouvernement et des Mouvements, sera chargée de conduire les discussions et formuler des propositions sur les modalités de gestion des hauts cadres civils et militaires des Mouvements, y compris l'architecture de la chaine de commandement. Pour la Coordination des Mouvements de l'Azawad (CMA), le début du grand DDR-intégration est subordonné à une entente sur la chaine de commandement. La partie Gouvernementale en prend note, mais exprime son avis contraire. Les deux parties conviennent de poursuivre la discussion sur la question au sein de la commission Ad hoc.

Les questions des réformes politiques et institutionnelles, non-liées à la révision constitutionnelle ont été également abordées. La CMA considère que les questions de réforme politique et institutionnelle, liées à la révision constitutionnelle, devront être prises en charge par le Gouvernement. Toutefois dans cet exercice, elle reste à la disposition du Gouvernement en cas de besoin. Elle s'est engagée à élaborer, incessamment, un Mémorandum spécifiant les questions non-liées à la révision constitutionnelle.

<strong>Bokoum Abdoul Momini/maliweb.net</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nord du Mali : Tout sur la conquête de Kidal par Gamou</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/nord-du-mali-tout-sur-la-conquete-de-kidal-par-gamou-2-2980481.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/nord-du-mali-tout-sur-la-conquete-de-kidal-par-gamou-2-2980481.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/09/El-Hadj-Ag-Gamou.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 20 Jun 2022 02:11:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le 02 février dernier, une colonne d’environ cinquante véhicules fait son entrée dans la ville de Kidal. A bord, une centaine de combattants et de populations civiles du Gatia (Groupe d’autodéfense touareg Imghad et alliés). Pas de coups de feu, pas de panique au sein des populations. C’est justement l’énigme qui surprit plus d’un quand la nouvelle fut propagée par les médias. Chacun y allait de ses hypothèses. Plus surprenant encore: les deux groupes armés (CMA-Gatia) s’asseyent autour d’une « table », parlementent et conviennent d’un accord sur la gestion de la ville de Kidal. Loin de Bamako. Au grand dam de l’Etat, absent et dont le retour à Kidal ne semble pas être pour demain. L’entrée du Gatia à Kidal est-elle improvisée ou forcée ? Quelles en ont été les différentes péripéties ? Quelles en sont les implications ? Et les conséquences ? Tout sur la conquête de Kidal par Gamou, de la guerre d’Anéfis à la journée historique du 02 février !</strong>

Lorsque, tôt le matin du mardi 2 février 2016, une chaîne de radio étrangère relaye l’information qu’une colonne de plus de 50 véhicules, avec à bord des centaines de combattants du Gatia, est entrée dans la ville de Kidal, cela suscite aussitôt un grand espoir de nationalisme chez bon nombre de Maliens. Pour eux, Kidal revient, enfin, dans le giron malien depuis la malencontreuse visite de l’ancien Premier ministre Moussa Mara le 17 mai 2014.

Mais, ce sentiment de patriotisme fut de courte durée quand certaines confidences sont révélées par de la presse étrangère. A l’image de cette déclaration de Azaz Ag Loudag Dag, un porte-parole du Gatia: « ce déploiement d’une centaine de véhicules et d’environ un millier de personnes s’est fait avec le consentement de nos frères de la CMA ». Ou encore de celle du député Hamada Ag Bibi, un membre de la CMA: « C’est vraiment la paix qui est en marche. Nos frères de la Plateforme sont avant tout des parents. Ils sont venus à Kidal avec bien sûr notre feu vert, même si leur entrée a un peu fait peur à certains».
C’est dire que l’entrée du Gatia à Kidal n’était pas aussi fortuite qu’on le pense. L’idée remonte au lendemain des heures chaudes de la guerre d’Anéfis. Qu’en est-il ?

<strong>La guerre avant l’Accord</strong>

Après avoir annexé les localités de Tabankort et de Ménaka, la Plateforme, à travers son bras armé, le Gatia met le cap sur Anéfis, ville, située à une centaine de kilomètres de Kidal, carrefour stratégique pour le contrôle des routes de trafics (tabac, drogue, armes, otages, etc.). Mais, les rebelles touaregs et arabes de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) ne l’entendent pas de cette oreille et organise la défense de ce gros village. De violents combats éclatent entre les deux groupes armés du 15 au 17 août. Finalement, le Gatia réussit à chasser les rebelles. Le bilan est lourd de part et d’autre, mais fondamentalement du côté de la CMA qui enregistre 12 combattants tués; 2 chefs faits prisonniers et 4 véhicules saisis.

Sous la pression de la communauté internationale et de la CMA, qui crient tous à la violation de l’Accord de paix signé en mai-juin 2015, le président IBK demande à la Plateforme de quitter Anéfis. Le 17 septembre, les combattants de la Plateforme se retirent d’Anéfis.
Coup de théâtre ! Aussitôt après le retrait de la Plateforme, les éléments de la CMA retournent dans la localité dès le lendemain, 18 septembre, alors qu’il était convenu que chaque partie reste sur ses positions d’avant l’occupation d’Anéfis par l’une et l’autre.

Choqué, le gouvernement réagit le même jour à travers un communiqué dans lequel il s’indigne de ce comportement des éléments armés de la CMA. Le retrait de la Plateforme ayant été demandé sans conditions par le président du Mali et par la médiation internationale, le gouvernement « condamner avec fermeté l'occupation à nouveau d'Anéfis par les éléments armés de la CMA, qui constitue une grave violation de l'accord et est de nature à compromettre les chances de succès de la politique d'apaisement à laquelle demeurent attachés le gouvernement et l'ensemble de la médiation internationale ».

Pour sa part, la CMA estime que ce retour est normal puisque « la communauté internationale avait appelé à un retour des positions qui prévalaient le 20 juin ». Non, riposte le ministre en charge de la Reconstruction du Nord, Hamadoun Konaté pense que « la communauté internationale ne peut pas voir d'un bon œil le retour de la CMA à Anéfis. Elle a demandé que chacun reste dans ses positions. Mais elle n'a pas demandé que celui qui est chassé d'une position revienne l'occuper ».

Même la Minusma avait déploré « le retour non concerté de la Coordination des Mouvements de l'Azawad dans la localité d'Anéfis » au moment où la Mission onusienne, le gouvernement et la médiation internationale étaient en train d'entreprendre des efforts d'apaisement de la situation afin de remettre le processus de paix sur la bonne voie.

<strong>Les consultations d’Anéfis</strong>

C’est sur ces entrefaites que, courant le même mois septembre 2015, le gouvernement malien dépêche à Anefis une mission conduite par le ministre Hamadoun Konaté. Objectif de la mission ? Initier une démarche malienne entre les communautés les plus influentes.
Le gouvernement a laissé les communautés discuter entre elles-mêmes et en combinaison complète sur tous les problèmes qui subsistent entre elles. C’est ainsi que des discutions se sont déroulés, par exemple, entre Iforas-Imghad, Arabes-Idnan, Arabes-Arabes, Ifoghas-Idnan, Arabes-Daoussak, Imghad-Arabes, Daoussak-Imghad.

Les rencontres entre le Gatia, la Plateforme et la CMA se déroulent du 4 au 14 octobre 2015. Elles aboutissent à la convention d’un « pacte d’honneur » de cessez-le-feu et de paix.
Grosso-modo, les belligérants ont convenu de la libre circulation des personnes et des biens dans les zones contrôlées par les différents groupes armés; du cessez-le-feu entre les parties; des arrangements sécuritaires et des missions conjointes de sensibilisation sur le terrain; d’œuvrer ensemble au développement et bien-être des populations du nord; d’œuvrer à l’application des accords d’Alger et de régler à part les points non prévus dans ces accords d’Alger; et du partage des responsabilités politico-militaires en attendant l’effectivité des accords d’Alger.

Mais, un fait important à noter : le processus final devrait se conclure par une grande rencontre qui était prévue à Kidal le 11 janvier 2016. Cette rencontre devrait se tenir en présence du gouvernement, de la Minusma, de Barkhane et du chef de file de la médiation internationale. La rencontre a été reportée au 15 janvier, puis au 30 janvier…

La raison de ces multiples reports ? La Cma a toujours joué au dilatoire. Depuis 5 mois, elle n’a jamais voulu que cette rencontre de Kidal ait lieu. Pour la simple raison que la Cma est toujours restée dans sa logique indépendantiste, et n’a jamais expliqué clairement les choses à sa base à Kidal. Dans ce dossier, les rebelles de Kidal jouent avec tout le monde : l’Etat, la Minusma, les populations et les djihadistes.

<strong>Pourquoi l’entrée à Kidal ?</strong>

Face à ces reports et surtout, au jeu de la Cma, la Plateforme, plus précisément sa branche constituée des membres Gatia dont 80% des effectifs sont natifs de Kidal, a décidé d’entrer à Kidal, après le dernier report. Beaucoup de combattants de la Plateforme ont estimé qu’ils ne peuvent plus attendre, dans la mesure où leurs parents sont l’objet d’exactions et d’expropriations depuis des années.

Alors, la Plateforme envoie une délégation à la Cma, le 29 janvier 2016 pour l’informer de sa décision d’entrée pacifiquement à Kidal avec un convoi composé de civils et de combattants. Mais, la précision a été donnée à tout le monde que cette entrée se fera de manière pacifique.
L’entrée fut fixée au 1er février 2016, conformément à un accord de principe de la Cma. Mais au même moment, les gens de la Cma avaient enclenché une campagne d’intoxication en direction de la population, de l’Etat et de la Minusma

La Cma dira au gouvernement que le Gatia veut attaquer ses positions et annexer Kidal.
A ses combattants, à la Minusma et aux forces françaises, elle invoquera que l’armée et Gamou veulent les attaquer.

Pour l’entrée à Kidal, finalement effective le 02 février, la Plateforme a pris soin de mettre des civils au-devant de son convoi. Aussi, toutes les armes avaient été soigneusement enveloppées. La colonne n’était pas en position de combat. Mais la ville était en alerte, les combattants du Gatia étaient stationnés à Takalot, à 40 km au sud-est de Kidal.

La Minusma a passé la nuit à patrouiller dans la zone et a même parachuté des soldats pour constater la progression du convoi.

Après l’entrée des combattants du Gatia dans la ville de Kidal, la Cma met en place une autre stratégie, en diffusant un communiqué sur la violation de l’accord.

Dans l’après-midi du 02 février, la tension retombe. Les deux parties (Cma et Gatia) tiennent une réunion et publient un communiqué dans lequel elles informent de la mise en place d’un comité de gestion de la ville.

La Plateforme a eu des places au sein de ce comité de gestion de Kidal. Plus exactement, dans chaque sous-commission, le Gatia a trois représentants. « On est chez nous, au Mali. Et il n’y a qu’un seul Mali », disent les responsables du gatia.

Conclusion : Kidal est dorénavant gérée par les rebelles de la CMA et les membres du Gatia, revenus, en réalité, chez eux. Tout (ce complot qui ne dit pas son nom) se fait en l’absence de l’Etat ; donc sur le dos de l’Etat (et contre l’Etat ?). Le comble, c’est que le retour de l’Etat à Kidal ne semble pas être pour demain.

<strong>CH Sylla</strong>

<strong>| L’aube lundi 22 février 2016  </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali: Daniela Kroslak réitère l&amp;apos;engagement de la communauté internationale pour la mise en œuvre de l&amp;apos;accord de paix</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-daniela-kroslak-reitere-lengagement-de-la-communaute-internationale-pour-la-mise-en-oeuvre-de-laccord-de-paix-2980412.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-daniela-kroslak-reitere-lengagement-de-la-communaute-internationale-pour-la-mise-en-oeuvre-de-laccord-de-paix-2980412.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/09/KIDALarticle-jpg.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 18 Jun 2022 10:37:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La communauté internationale a réitéré vendredi son engagement en faveur de la mise en œuvre de l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger.</strong>

C’est ce qui ressort des déclarations de la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies au Mali, Daniela Kroslak, qui effectuait sa toute première visite à Kidal dans nord du Mali du 15 au 17 juin courant.

« L’objectif était de s’enquérir des défis de la région, recueillir les sentiments des signataires de l’Accord de paix sur sa mise en œuvre ainsi que celles des communautés (...) Il s’agissait aussi de réaffirmer la détermination de la communauté internationale à accompagner son application », a indiqué la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) dans une note publiée sur sa page officielle.

« Je suis venue à Kidal pour avoir un premier aperçu de la situation, pour mieux comprendre les défis auxquels vous faites face. Du côté de la Minusma, voir comment mieux mettre en œuvre l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger qui, est véritablement, la raison d’être de la Mission », a affirmé la responsable onusienne.

Fodé Malick Sissoko, gouverneur de la région de Kidal, a de son côté, expliqué que « l’appui au retour de l’autorité de l’État, le soutien au Bataillon du 72ème Régiment d’infanterie motorisée (72ème RIM), les projets de développement et d’activités génératrices de revenus sont, entre autres, autant d’efforts effectués par la Minusma dans notre région ».

Selon la note de la Minusma « ce déplacement dans la ville de Kidal a permis la participation de Daniela Kroslak à la réunion mensuelle EDEWANI » (causerie en Tamasheq).

« Ce cadre d’échanges regroupe le bureau régional de la Minusma et les organisations régionales de la société civile pour évaluer les actions conjointes, dresser un état des lieux des défis dans la région et faire des recommandations », souligne la mission onusienne.

En outre, « Les discussions ont essentiellement porté sur le déficit pluviométrique ou encore l’impact des questions sécuritaires, y compris dans la région de Ménaka et ses déplacés internes, réinstallés depuis des semaines dans la région de Kidal », conclut la Minusma.

En janvier 2012, le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) a déclaré la guerre à l'État malien et proclamant l'indépendance de l'Azawad le 6 avril 2012.

Grâce à la médiation engagée par certains pays et organisations internationales, avec l'Algérie comme chef de file, un Accord pour la paix et la réconciliation a été signé, le 15 mai et le 20 juin 2015 à Bamako, entre les principaux mouvements armés et le gouvernement malien.

SOURCE: https://www.aa.com.tr/fr/]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Goundam: Le ministre Mossa Ag Attaher promet de doter la jeunesse en matériels de sonorisation</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/goundam-le-ministre-mossa-ag-attaher-promet-de-doter-la-jeunesse-en-materiels-de-sonorisation-2977491.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/goundam-le-ministre-mossa-ag-attaher-promet-de-doter-la-jeunesse-en-materiels-de-sonorisation-2977491.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Mossa-Attaher-s.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 26 May 2022 01:55:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Après le lancement officiel des activités de la Semaine régionale, dans la soirée du vendredi 20 mai 2022, le ministre de la Jeunesse et des Sports… et sa délégation ont assistés à la riche soirée culturelle en compagnie de toutes les autorités politiques et administratives de la Région de Tombouctou, avec à sa tête le dynamique gouverneur, Commissaire divisionnaire Bakoun Kanté.

Cette soirée de concours de poésie en faveur de la paix et de la cohésion sociale a enregistré la participation des différents cercles de la région, Niafunké, Diré, Gourma Rharous, Goundam et Tombouctou.

A la suite de toutes cette beauté culturelle exprimée à travers la musique, ces espoirs suscités à travers la poésie, en tant que premier jeune du Mali, le ministre de la Jeunesse a exprimé toute sa fierté à la vaillante jeunesse de Goundam et à tous les jeunes des différents cercles de Tombouctou.

Il a exprimé a remercié le gouverneur de région et l’ensemble de ses collaborateurs pour avoir rendu possible ces moments que beaucoup pensaient irréalisables.

Le ministre a rappelé à la jeunesse sa place dans le concert de la nation à travers les propos du Chef de l’Etat, le Président de la transition, le colonel Assimi Goïta qui a dédié la transition à la jeunesse.

Aussi, il a saisi l’occasion pour transmettre aux jeunes de Goundam, le message du président, Assimi Goita, qui l’a chargé de leur dire de rester mobilisés, de rester engagés et de garder l’espoir plus que jamais car ce sont eux le Mali d’aujourd’hui et de demain.

Ainsi, pour palier le problème de matériels de sonorisation et d’orchestre, le ministre a pris l’engagement de doter la jeunesse de Goundam des matériels de sonorisation d’une valeur de dix millions de nos fracs (10.000.000 F CFA).

Enfin, émerveillé par le talent des jeunes, le ministre M. Mossa Ag Attaher a déclaré que la prochaine édition (3è édition) se tiendra au mois de septembre2022 à Niafunké et séance tenante, il a engagé le Directeur national de la jeunesse à prendre des dispositions pour l’organisation.

Il a également promis d’aider les meilleurs qui ont participé au concours de poésie lors de cette deuxième édition à Goundam.

La soirée culturelle à tenu toutes ses promesses.

<strong>C.comMJS</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bilan et fin de mission du ministre Zahabi Ould Sidi Mohamed à la CNDDR :  &amp;quot;1840 ex&#45;combattants sur 3000 intégrés au sein des FAMA  en 6 ans &amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/bilan-et-fin-de-mission-du-ministre-zahabi-ould-sidi-mohamed-a-la-cnddr-1840-ex-combattants-sur-3000-integres-au-sein-des-fama-en-6-ans-2977513.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/bilan-et-fin-de-mission-du-ministre-zahabi-ould-sidi-mohamed-a-la-cnddr-1840-ex-combattants-sur-3000-integres-au-sein-des-fama-en-6-ans-2977513.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/05/Zahabi-Ould-Sidi-Mohamed-.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 26 May 2022 01:32:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Appelé pour un poste au sein des Nations Unies, l'ancien ministre de la Réconciliation Nationale, Zahabi Ould Sidi Mohamed quitte la présidence de la Commission Nationale de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (CNDDR). Pour la circonstance, le président sortant a présenté  la semaine  dernière, son rapport de fin de mission à la tête de la   commission. Il ressort de  son exposé   qu’en 06 ans d’activités, 1840 ex combattants   sur 3000 ont rejoint l’armée nationale.

Il faut d'abord rappeler que le processus de DDR se présente aujourd’hui comme un facteur déterminant  pour  mettre fin  aux multiples massacres.  Autrement dit, ce programme proposé par le Gouvernement a pour finalité de réduire les violences intercommunautaires   qui ont fait plusieurs centaines de morts, la destruction de plusieurs villages, la destruction des récoltes, le vol de milliers de bétails  et autant de déplacés internes. Exécutant le volet Défense et Sécurité de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation Nationale issu du processus d’Alger, le bilan de la Commission Nationale, Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (CNDDR) est une partie de l’exécution de la mise en œuvre de l’accord de paix. C’est du moins, ce qu’a affirmé, Zahabi Ould Sidi Mohamed, lors de la présentation lundi de son rapport de fin de mission. A noter qu’en plus du volet défense et sécurité, l’accord pour la paix avait également un volet politique et institutionnel, un volet humanitaire et un volet développement. En ce qui concerne le volet défense et sécurité, notamment à travers la CNDDR, l’ancien président Zahabi ould Sidi Mohamed s’est réjoui des avancées notoires. Il a cité entre autres, le rétablissement de la confiance entre tous les Maliens pour mener des discutions franches autour des problèmes qui les divisent, la mise en place de certaines initiatives comme l’armée reconstituée déployée actuellement dans certaines régions du nord, la question de quota au DDR qui est restée, selon lui, longtemps un point de blocage du processus ainsi que l’autre point non négligeable qui concerne l’enregistrement de tous les ex-combattants de la crise du nord. Un enregistrement qui se chiffre à près de 74 000 ex-combattants dont 26 000 ont été enregistrés avec des armes et d’autres avec des munitions. Une action majeure qui a permis de savoir le nombre de combattants réellement éligibles au sens des normes et des standards internationaux sur le DDR, (26 000 ex-combattants). Selon lui, grâce à l’engagement et la détermination du gouvernement de transition, le consensus a été fait sur un premier quota d’intégration de près de 13 000 ex-combattants au sein des différents corps de l’Etat. Pour l’heure, 1700 ex-combattants ont également rejoint la nouvelle armée reconstituée. Mais Zahabi Ould Sidi Mohamed a signalé que le DDR est un processus sur la durée qui demande souvent trop de temps. A ses dires, le processus de finalisation de l’intégration de 13 000 ex-combattants est en cours, mais a-t-il ajouté, des dispositions ne manqueront pas pour gérer l’autre moitié des 26 000 ex-combattants.

Par ailleurs, Zahabi Ould Sidi Mohamed a tenu à rappeler que ce bilan qu’il vient de présenter n’est pas à lui seul, mais du gouvernement et de toute la commission. Pour finir, il a rassuré du choix de son successeur qui pourra bien continuer l’énorme chantier de la paix et de la réconciliation, balisé par les plus hautes autorités du Mali.

<strong>Alassane  Cissé </strong>

<strong>Notre Voie</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Processus de paix :  26 000 ex&#45;combattants doivent être intégrés en deux vagues</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/processus-de-paix-26-000-ex-combattants-doivent-etre-integres-en-deux-vagues-2976928.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/processus-de-paix-26-000-ex-combattants-doivent-etre-integres-en-deux-vagues-2976928.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/05/DDR-Moc.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 21 May 2022 01:27:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L'ambassadeur de l'Algérie et non moins chef de file de la Médiation internationale, Boudjemaa Delmi, a présidé, le 10 mai 2022, une nouvelle réunion de la Médiation internationale pour examiner l'état de mise en œuvre de l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d'Alger et s'accorder sur des mesures de nature à favoriser la relance effective et urgente du processus de paix. </em></strong>

es membres de la Médiation internationale ont été informés des consultations conduites par le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies au Mali et chef de la Minusma, avec les parties signataires, et ce conformément aux conclusions de la rencontre tenue le 20 avril dernier. Aussi, ils ont constaté la poursuite des échanges entre les parties sur les termes de référence de la réunion décisionnelle de haut niveau, agréée lors de la 45ème session du Comité de suivi de l'Accord de paix (CSA) tenue le 5 octobre 2021. Ainsi, ils ont fortement encouragé les parties maliennes à finaliser au plus vite ces échanges, en faisant preuve de l'esprit d'ouverture requis. La Médiation internationale a rappelé l'importance cruciale que revêt la réunion décisionnelle de haut niveau qui devrait permettre, entre autres, de régler la question du DDR global sur la base de l'offre faite par le Gouvernement d'intégrer, en deux vagues et sur une période de deux à trois ans, 26 000 ex-combattants ; d'aborder les réformes institutionnelles qu'appelle l'application pleine et entière de l'Accord de paix.

Notons que les membres de la Médiation internationale se sont félicités de la disponibilité de la Minusma à apporter un soutien logistique, technique, financier et politique pour la réussite de la réunion décisionnelle de haut niveau. L'Accord de paix entre dans sa 7ème année et le retard considérable accusé dans sa mise en œuvre, les membres de la Médiation internationale ont, encore une fois, souligné la nécessité, pour les parties maliennes, d'honorer pleinement et avec l'urgence qu'appelle la situation, leurs engagements. Il est, en effet, impératif que les populations puissent enfin jouir des dividendes tant attendus de la paix, y compris la fin de la violence multiforme qui affecte de nombreux civils en différents endroits du Mali, en particulier, et du Sahel, plus généralement, le respect des droits de l'homme et la lutte contre l'impunité.  Au cours des échanges, les membres de la Médiation internationale ont réaffirmé que la mise en œuvre diligente et effective de l'Accord de paix demeure une des conditions essentielles pour le retour de la paix et la stabilisation, dans la durée, du Mali. Aussi, ils ont réaffirmé leur intention, dans la période à venir, de renforcer leurs interactions avec les parties maliennes, à travers une série d'actions spécifiques. Il s'agira, ce faisant, de réitérer la nécessité d'avancées rapides, ainsi que leur engagement à jouer pleinement leur rôle de garant de l'Accord de paix et à accompagner, dans ce cadre, toute volonté sincère œuvrant à faire avancer le processus de paix.

<strong>                                                                                        </strong>

<strong>Boubacar PAÏTAO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mise en œuvre de l’Accord d’Alger : La médiation internationale s’engage</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mise-en-oeuvre-de-laccord-dalger-la-mediation-internationale-sengage-2976683.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mise-en-oeuvre-de-laccord-dalger-la-mediation-internationale-sengage-2976683.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/07/Accord-pour-la-paix-et-la-reconciliation.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 19 May 2022 01:35:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le 10 mai 2022, la médiation internationale a tenu une nouvelle réunion, pour examiner l’état de mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du Processus d’Alger et s’accorder sur des mesures de nature à favoriser la relance effective et urgente du processus de paix. La rencontre était présidée par l’Ambassadeur Boudjemaa Delmi, représentant de l’Algérie, chef de file de la médiation internationale.</strong>

Les membres de la médiation internationale ont : été informés des consultations, conduites par le représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies au Mali et chef de la MINUSMA, avec les parties signataires, et ce conformément aux conclusions de la rencontre tenue le 20 avril dernier ; constaté la poursuite des échanges entre les parties sur les termes de référence de la réunion décisionnelle de haut niveau, agréée lors de la 45ème session du Comité de suivi de l’Accord de paix (CSA) tenue le 5 octobre 2021 ; fortement encouragées les parties maliennes à finaliser au plus vite ces échanges, en faisant preuve de l’esprit d’ouverture requis ; rappelé l’importance cruciale que revêt la réunion décisionnelle de haut niveau qui devrait permettre de : régler la question du DDR global sur la base de l’offre faite par le Gouvernement d’intégrer, en deux vagues et sur une période de deux à trois ans, 26 000 ex-combattants ; ainsi que d’aborder les réformes institutionnelles qu’appelle l’application pleine et entière de l’Accord de paix.

Les membres de la médiation internationale se sont félicités de la disponibilité de la MINUSMA à apporter un soutien logistique, technique, financier et politique pour la réussite de la réunion décisionnelle de haut niveau.

Rappelant que l’Accord de paix entre dans sa 7ème année et le retard considérable accusé dans sa mise en œuvre, les membres de la médiation internationale ont, encore une fois, souligné la nécessité, pour les parties maliennes, d’honorer pleinement et avec l’urgence, qu’appelle la situation, leurs engagements. Il est, en effet, impératif que les populations puissent enfin jouir des dividendes tant attendus de la paix, y compris la fin de la violence multiforme qui affecte de nombreux civils en différents endroits du Mali, en particulier, et du Sahel, plus généralement, le respect des droits de l’homme et la lutte contre l’impunité.

Les membres de la médiation internationale ont réaffirmé que la mise en œuvre diligente et effective de l’Accord de paix demeure une des conditions essentielles pour le retour de la paix et la stabilisation, dans la durée, du Mali.

Ils ont réaffirmé leur intention, dans la période à venir, de renforcer leurs interactions avec les parties maliennes, à travers une série d’actions spécifiques. Il s’agira, ce faisant, de réitérer la nécessité d’avancées rapides, ainsi que leur engagement à jouer pleinement leur rôle de garant de l’Accord de paix et à accompagner, dans ce cadre, toute volonté sincère œuvrant à faire avancer le processus de paix. Ils ont, dans le même élan, souligné le rôle essentiel, confié à l’Observateur indépendant au terme des dispositions pertinentes de l’Accord de paix.

À cet égard, ils ont marqué leur appréciation de la récente visite à Bamako du Président du Conseil d’administration du Centre Carter, Jason Carter, et salué « l’engagement inconditionnel et ferme », qu’il a déclaré avoir ressenti à travers ses entretiens avec le Président de la Transition, S.E le Colonel Assimi Goïta « du Gouvernement malien à mettre en œuvre l’Accord pour la paix qu’il estime important pour la réussite de la Transition ».

Les membres de la médiation ont convenu de se réunir à nouveau dans les deux à trois prochaines semaines, pour faire le point de la situation.

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord d’Alger : Quel résultat 7 ans après ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-dalger-quel-resultat-7-ans-apres-2976548.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-dalger-quel-resultat-7-ans-apres-2976548.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/05/signature-officielle-de-laccord-de-paix-.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 18 May 2022 02:05:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>LeSoft</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Signé en deux temps en mai et juin 2015, l’Accord de paix issu du processus d’Alger a célébré son 7ème anniversaire, le dimanche 15 mai dernier. Retour sur le processus qui peine à voir le bout du tunnel.</strong>

La mise en œuvre de l’Accord de paix issu du processus d’Alger reste une préoccupation majeure des parties prenantes. Les résultats obtenus sont loin des attentes manifestées par les acteurs signataires du document de paix.
Sept ans après, que retenir de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger signé à Bamako en 2015 ?

En effet, l’espoir né au début de sa mise en œuvre est un triste souvenir. Le Comité de suivi de l’Accord (CSA) a tenu sa quarante-cinquième session ordinaire à Bamako le 5 octobre 2021. A cette réunion, les parties prenantes ont fait des présentations sur les développements intervenus dans la mise en œuvre de l’Accord.

Le constat montre que les espoirs placés dans une relance et une accélération de la mise en œuvre pendant la Transition restent à concrétiser. Plusieurs évènements, dont le coup d’Etat du 14 mai qui a abouti au renversement du premier Gouvernement de Transition, ont introduit des incertitudes et des recompositions qui ont contribué à freiner la mise en œuvre. De plus, l’assassinat de Ould Sidatt, un des chefs de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) et une voix importante au sein du CSA, a créé un choc pour l’ensemble des parties prenantes. En juin 2021, quelques jours après sa nomination, le Premier ministre Choguel K. Maiga, dans les priorités redéfinies de la Transition, a évoqué la relecture « intelligente » dudit Accord et le parachèvement de sa mise en œuvre.
Selon le rapport des observations du Centre Carter, Observateur indépendant de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, pour la période de janvier à juillet 2021, les résultats attendus ne sont pas au rendez-vous.
« La situation quotidienne des Maliens continue de se dégrader, en particulier dans les zones éloignées de Bamako où les services de base sont largement absents, alors que plus de 1.300 écoles demeurent fermées et que le pays compte 350 000 personnes déplacées », souligne le rapport réalisé en 2021, qui ajoute. « Malgré plusieurs accords de cessez-le-feu locaux, les attaques contre les civils dans le centre continuent et celles contre les forces de défense et de sécurité (FDS) sont en hausse. Entre janvier et mai, des attaques attribuées aux Katiba Macina et Katiba Khalid ibn Al Walid dans les cercles de Yorosso, de Kati et de Bougouni ont rappelé que le sud du pays est aussi la cible de la violence ».

Présentement présidé par S.E Boudjemâa Delmi, le Comité de Suivi de l’Accord (CSA) est confronté à la dure réalité du terrain. Sa dernière session remonte en octobre 2021. Face au constat auquel nous sommes aboutis dans la mise en œuvre de l’Accord, des observateurs de la scène nationale estiment que les ambitions nourries lors de sa signature n’ont pas porté les fruits escomptés.
<strong>O. Morba</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : 7 ans après la signature de l&amp;apos;Accord d&amp;apos;Alger, les lignes peinent à bouger</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-7-ans-apres-la-signature-de-laccord-dalger-les-lignes-peinent-a-bouger-2976325.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-7-ans-apres-la-signature-de-laccord-dalger-les-lignes-peinent-a-bouger-2976325.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/10/Sidi-Brahim-Ould-Sidati.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 16 May 2022 10:30:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>- Le sort de cet accord suscite de plus en plus de discussions... et de tensions, les groupes armés reprochant aux autorités militaires de transition de ne rien faire en faveur de sa mise en œuvre.</strong>

15 mai 2015 – 15 mai 2022, cela fait 7 ans que l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali a été signé entre Bamako et certains groupes armés avant d'être parachevé le 20 juin de la même année par la Coordination des Mouvements de l'Azawad (CMA). La CMA est composée de plusieurs mouvements armés séparatistes, qui revendiquent, depuis 2012, une meilleure intégration politique et économique des régions du nord du Mali, et ont engagé des offensives contre le pouvoir central, allant jusqu'à occuper certaines régions et villes principales du Nord. Grâce à une médiation, élargie aux Etats Unis d’Amérique et à la France, une série de réunions et de consultations avaient eu lieu à Alger et l`Accord vit le jour. Mais le sort de cet accord suscite de plus en plus de discussions... et de tensions, les groupes armés reprochant aux autorités militaires de transition de ne rien faire en faveur de sa mise en œuvre.

Si pour certains politologues maliens il faut ''mettre en veilleuse toutes les revendications sociales et politiques'', d'autres parlent de la nécessité de ''réadapter'' cet accord avec les réalités actuelles.

<strong>- Déficit de confiance</strong>

Boubacar Boucoum, analyste politique, explique que « tout va bien pour l'Accord pour la paix et la réconciliation » affirmant que « ce sont les acteurs qui ont besoin de plus de place parce que, dit-il, l’État n'est pas totalement dans la stabilité aujourd'hui ». Avant d'ajouter que « la seule chose qui n'avance pas dans l'Accord, c'est le désarmement et la démobilisation. Et cela s'explique par un déficit de confiance entre les différents partenaires ».
« Aujourd'hui les moyens de chantage que les groupes rebelles ont, c'est d'abord les armes pour imposer leur diktat à un État qui a signé un accord en situation de faiblesse donc il faut qu'ils maintiennent les armes pour pouvoir obtenir ce qu'ils attendent du gouvernement », a-t-il fait savoir.
Ballan Diakité, politologue, chercheur au Centre de Recherche d'Analyses Politiques, Economiques et Sociales (CRAPES), indique, pour sa part, que plusieurs raisons peuvent expliquer cette lenteur dans la mise en œuvre de l'Accord.
Selon lui, « l'un des premiers facteurs, c'est d'abord la situation sécuritaire du pays, le contexte politique et sécuritaire qui n'est pas assez favorable pour aller tout de suite vers l'application de l'Accord » ajoutant que « le deuxième facteur est lié au contexte politique avec la chute du régime d'Ibrahim Boubacar Keïta en 2020, et la mise en place, par la suite, d`un gouvernement de transition n'arrivant pas à entamer les grandes réformes politiques et institutionnelles telles que la révision de la constitution, le fait de revoir un certain nombre des lois organiques qui encadrent les questions budgétaires et celles liées aux recettes fiscales ».
Il évoque, également, le manque de volonté souvent affiché de la part de certains acteurs de l'Accord.

Pour Abdoul Aziz Diallo, analyste politique, « c'est d'abord le contenu de l'Accord qui pose énormément problème. Dans cet Accord, on parle de la régionalisation, de l'armée reconstituée, des autorités intérimaires. A ce niveau, il y a eu beaucoup de problèmes y compris le Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) ».

<strong>- Une relecture de l'Accord s'impose</strong>

« Lors du Dialogue national inclusif en 2019, les Maliens ont demandé la relecture l'Accord et lors des Assises nationales de décembre 2021, la relecture dudit accord est revenue à la table », note Abdoul Aziz Diallo.
« Il n'y a pas d'unanimité autour de cet Accord. La population ne se reconnaît pas dans l`Accord, et tant que c`est le cas, il serait difficile de l'appliquer », indique la même source.
Diallo estime qu'il « faut réviser l'Accord et l'adapter à nos réalités. C'est un accord signé sous pression et en état de faiblesse de l'Etat malien. Il s'agit également de tenir compte des mouvements armés du centre du pays qui n'étaient pas présents lors de la signature de cet accord ».

<strong>- Manque de moyens</strong>

Pour Boubacar Bocoum, « l'Accord traine au niveau des investissements dans le développement au nord et de la décentralisation effective ». « Comment un pays qui n'a pas de stabilité peut-il parler de décentralisation ou régionalisation pendant cette période ? Techniquement,

ce n'est pas possible », note-t-il.
Et d'ajouter : « Ce n'est pas la faute au gouvernement. C'est une zone aujourd'hui qui n'a aucune stabilité. Tout ce que les mouvements armés demandent, c`est l'insertion au niveau du tissu économique et social. Ceci demande des moyens et l'Etat dans l'état actuel des choses n'a pas ces moyens. Les partenaires techniques et financiers qui avaient promis de l'argent au Mali au moment où on signait ces différents accords n'ont pas mis, non plus, la main à la poche. Donc je pense que la responsabilité ne peut pas incomber totalement à l'Etat ».
Quant à Ballan Diakité, il affirme que « tant que la constitution de 1992 n'est pas révisée, il y a beaucoup d'aspects prévus dans cet Accord qui ne pourront pas être matérialisés. Il faut aller vers l'élaboration d'une nouvelle constitution et que les parties affichent leur bonne volonté pour aller vers la paix ».

<strong>SOURCE: https://www.aa.com.tr/fr</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Régions nord du Mali :  Quand des directeurs de services se muent en fournisseurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/regions-nord-du-mali-quand-des-directeurs-de-services-se-muent-en-fournisseurs-2975865.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/regions-nord-du-mali-quand-des-directeurs-de-services-se-muent-en-fournisseurs-2975865.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/02/kidal-Mali-Nord.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 12 May 2022 11:28:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Depuis l'occupation djihadiste de 2012, les services régionaux  d'assiette de l'Etat (Trésor, Impôts, Douanes, Contrôle financier) ont déserté les lieux, au grand dam des services qui ont décidé de rester. Plusieurs fois, leur ministre de tutelle leur a enjoint de rejoindre leurs postes. En vain.

L'ex-Premier ministre, feu Soumeylou Boubèye Maiga, en avait fait son cheval de bataille. Il avait pris toutes les dispositions, afin qu'ils rejoignent leurs lieux de travail. Ils ont même commencé à partir. Malheureusement, avec son départ de la Primature, le mouvement s'est arrêté. Ils sont tous là à Bamako.

Les directeurs financiers régionaux et leurs agents utilisent abusivement le budget de fonctionnement des services régionaux. Les différents marchés sont octroyés aux directeurs de services, bien implantés à Bamako, via leurs épouses, enfants et autres parents.

Les opérateurs économiques de Tombouctou, Gao, Menaka, Kidal, Taoudenit sont laissés pour compte.

Pour la petite histoire, même pour enregistrer un marché aux impôts, les citoyens des villes concernées sont obligés de venir à Bamako. Hélas !

Le pire, c'est que les opérateurs qui, naguère faisaient sortir le budget de fonctionnement de certains services, en avance, se voient floués d'année en année.

C'est la grogne dans ces régions. Même les recrutements à la police et  dans les autres corps en uniforme se font à leurs détriments. Le quota qui leur est destiné est capté par des gens de Bamako et environs.

Le Mali Koura dont on parle est vivement interpellé pour mettre fin à cette injustice, à cette mal gouvernance des régions du nord du Mali. Elles sont à l'origine de beaucoup de soulèvements et de rébellions dans notre pays. Tant que l'injustice n'est pas combattue, il serait difficile, voire impossible de réussir la paix dans le Septentrion du Mali.

A suivre

Wa- Salam !

<strong>Elhadj Chahana Takiou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : Barkhane cède la base militaire de Gossi à l’armée malienne</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-barkhane-cede-la-base-militaire-de-gossi-a-larmee-malienne-2973596.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-barkhane-cede-la-base-militaire-de-gossi-a-larmee-malienne-2973596.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/04/barkhane-mali-ml-.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 20 Apr 2022 05:20:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans un communiqué de presse rendu public, hier, mardi 19 avril 2022, la Force française Barkhane dit avoir transféré la base opérationnelle avancée de Gossi (Gao) aux Forces armées maliennes (FAMAS). Depuis septembre 2018, indique le communiqué, cette base opérationnelle avancée, a permis à la Force Barkhane de soutenir avec détermination l'effort des forces armées maliennes dans la région et de maintenir une pression forte et dissuasive sur les actions et la présence de groupes armés terroristes.</strong>

<em>«Le 19 avril 2022, la base opérationnelle avancée de Gossi a été transférée selon le calendrier prévu dans un état opérationnel favorable permettant ainsi l'installation sans délai des forces armées maliennes. Ce transfert s'inscrit dans le cadre fixé par le Président de la République française le 17 février 2022 afin de réarticuler la force Barkhane hors du Mali</em> », souligne le communiqué de presse de l’Opération Barkhane. Le communiqué de presse indique que le transfert a fait l'objet d'une préparation minutieuse et d'une coordination avec les FAMAs. Selon la France, toutes les mesures ont été prises pour que l'emprise soit restituée dans les meilleures conditions possibles, avec en particulier le transfert de très bonnes infrastructures de protection. La force française précise qu’un état des lieux croisé a évidemment été réalisé en bonne et due forme, après reconnaissance approfondie du site par l'armée malienne. <em>«Depuis septembre 2018, cette base, opérationnelle avancée, a permis à la Force Barkhane, de soutenir avec détermination l'effort des forces armées maliennes dans la région et de maintenir une pression forte et dissuasive sur les actions et la présence de groupes armés terroristes. En renforçant la sécurité dans la région, la base de Gossi a également créé des conditions favorables au déploiement de projets de développement au profit des populations de la région dans les domaines des Infrastructures vitales, de l'éducation, de la jeunesse et de la santé. C'est pourquoi la coordination du retrait a également été effectuée par ailleurs avec de grands acteurs Internationaux du développement, afin que ces projets puissent se poursuivre au profit des populations le long de la RN16 après le départ de la Force </em>», révèle le communiqué de presse de l’Opération Barkhane. Il ressort également de ce communiqué que la cohabitation entre la Force Barkhane et la population de Gossi a toujours été marquée par une excellente entente et un profond respect mutuel permettant de tisser de profonds liens d'amitiés. <em>« A l'heure du départ de Barkhane, il appartient désormais aux seules forces maliennes d'assurer la protection des populations de Gossi, le soutien à leur développement et la poursuite du combat contre les groupes qui les terrorisent. Nous souhaitons le meilleur à nos frères d'armes des forces armées maliennes dans l'accomplissement de leur mission</em>» conclut le communiqué de presse de l’Opération Barkhane.

A rappeler que le 17 février 2022, le Président français Emmanuel Macron a annoncé la décision de la France et de ses alliés européens de se retirer militairement du territoire malien : «<em>Nous ne pouvons pas rester engagé militairement auprès d’autorités dont nous ne partageons ni la stratégie ni les objectifs cachés. C’est la situation à laquelle nous sommes confrontés aujourd’hui au Mali. La lutte contre le terrorisme ne peut pas tout justifier. Elle ne doit pas sous prétexte d’être une priorité absolue, se transformer en exercice de conservation indéfinie du pouvoir. Elle ne peut pas non plus justifier l’escalade de la violence par le recours à des mercenaires dont les exactions sont documentées en République centrafricaine, et dont l’exercice de la force n’est encadré par aucune règle ni par aucune convention. Dans ces conditions, la France et ses partenaires engagés dans la lutte contre le terrorisme, à savoir les Etats participants à la Task Fols Takuba ont pris la décision de retirer leur présence militaire au Mali. Ce retrait se traduirait par la fermeture des emprises de Gossi, de Ménaka et de Gao</em> », qui sont les trois bases militaires françaises restantes, après le retrait, il y a quelques mois, de Kidal, Tessalit et Tombouctou. Il n’en fallait pas pour faire réagir le gouvernement malien. Ainsi, dans son communiqué en date du 18 février 2022, le Gouvernement de la République du Mali dit avoir pris acte de la décision unilatérale du 17 février 2022 des Autorités françaises de procéder au retrait des forces militaires de Barkhane et Takuba, en violation des accords liant la France et le Mali et impliquant d'autres partenaires. «<em>Cette décision fait suite aux annonces également unilatérales de la France, le 03 juin 2021, de la suspension des opérations conjointes avec les FAMAS et le 10 juin 2021 de la fin de l'opération Barkhane, sans préavis et sans consultation préalable de la partie malienne. Ces décisions unilatérales constituent des violations flagrantes du cadre juridique liant la France et le Mali. Au regard de ces manquements répétés des accords de défense. Le Gouvernement invite les Autorités françaises à retirer, sans délai, les forces Barkhane et Takuba du territoire national, sous la supervision des Autorités maliennes</em>», précise le communiqué du gouvernement malien.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Après les événements d&amp;apos;inchinanane, de Tamalet : Une délégation ministérielle à Ménaka pour exprimer la compassion et la solidarité de la nation</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/apres-les-evenements-dinchinanane-de-tamalet-une-delegation-ministerielle-a-menaka-pour-exprimer-la-compassion-et-la-solidarite-de-la-nation-2972296.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/apres-les-evenements-dinchinanane-de-tamalet-une-delegation-ministerielle-a-menaka-pour-exprimer-la-compassion-et-la-solidarite-de-la-nation-2972296.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/04/Wague.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 09 Apr 2022 01:24:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après les événements douloureux d'Inchinanae et de Tamalet, localités situées dans la région de Ménaka, le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le colonel-major Ismaël Wagué, accompagné de ses homologues de l'Action humanitaire, de la Solidarité, des Réfugiés et des Déplacés Oumarou Diarra et du Commissaire à la sécurité alimentaire Redouane Ag Mohamed Ali, s'est rendu mardi 5 avril à Ménaka au chevet des victimes pour exprimer la compassion, la solidarité et le soutien des plus hautes autorités de la transition.</em></strong>

A travers cette visite, la délégation de haut niveau est allée présenter au nom du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta,  les condoléances des plus hautes aux populations de la région de Ménaka suite aux évènements malheureux survenus le 8 mars dernier à Inchinanane et Tamalet (localités de la dite région) soldés par des victimes et des déplacés dans les localités d'Inekar, d'Anderamboukane. Cette mission gouvernementale visait aussi à rassurer les populations de la région, du soutien et de l'accompagnement indéfectible du gouvernement de transition. Elle a mis cette visite à profit pour rencontrer les FAMa et leur rendre un hommage appuyé des plus hautes autorités du pays et rappeler les engagements de celles-ci à réunir toutes les conditions nécessaires à la réussite de leur mission.

La délégation ministérielle a également rencontré les groupes armés signataires de l'accord d'Alger et ceux de l'inclusivité avec qui, elle a échangé sur les problèmes sécuritaires de la région et l'évolution de l'accord d'Alger. Après ces échanges, la délégation s'est rendue chez l'Amenokal Bajan Ag Hamatou, membre du CNT, pour une visite de courtoisie à l'ensemble des notabilités de la région regroupées pour la circonstance.

<em>"Le Mali joue son existence en tant qu'Etat, le rôle de tout un chacun est connu, soutenu et magnifié. La refondation a pour axe prioritaire de mettre en exergue tout ce qu'il y a comme chefferie traditionnelle. Aujourd'hui, le Mali fait face à beaucoup de difficultés avec des partenaires régionaux comme la Cedeao, des partenaires stratégique et certains alliés militaires. Il est plus que jamais nécessaire que les Maliens se donnent la main, pour se resserrer autour de l'essentiel pour la survie de l'Etat malien. C'est pourquoi le président de la Transition nous a envoyés pour montrer la présence de l'Etat et que l'Etat va s'investir davantage pour la sécurité dans cette région</em>", a assuré le colonel-major Wagué.

Lors de cette visite, le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le colonel-major Ismael Wagué, a, au nom des plus hautes autorités de la Transition et de la nation  remis, une quarantaine de tonnes de vivres aux populations déplacées d'Anderamboukane et Inekar, estimées environ 2 500 ménages.

En retour, l'Amenokal Bajan Ag Hamatou tout en saluant la visite de cette délégation, a condamné les événements intervenus à Inchinanane et Tamalet. Il a invité le gouvernement à s'impliquer davantage dans la protection des populations. L'Amenokal a également condamné les sanctions de la Cédéao contre le Mali et réaffirmer son soutien à la Transition.

La mission a pris fin par des prières et des bénédictions pour la paix et la réconciliation au Mali.  <strong>                                                                                  </strong>

<strong>   Kassoum Théra</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Exécution sommaire de 15 civils le 26 Mars 2022 à  Ansongo</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/execution-sommaire-de-15-civils-le-26-mars-2022-a-ansongo-2971103.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/execution-sommaire-de-15-civils-le-26-mars-2022-a-ansongo-2971103.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/10/Sahel.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 31 Mar 2022 01:09:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La communauté Idaksahak appelle aux organisations des droits de l’homme et à la MINUSMA à faire toute la lumière sur ces atteintes aux droits humains</strong>

C'est avec une grande tristesse et une profonde émotion que la communauté IDAKSAHAK a appris l’exécution sommaire de 15 de ses membres arrêtés par les éléments de l'unité ULRI3 des forces armées maliennes le 26 Mars 2022 à  Ansongo.

La communauté après maintes démarches entreprises auprès des autorités administratives n'a reçu aucune information quant au lieu de détention de ces civils qui ont fui les exactions de l'EIGS. Les autorités communales saisies pour la circonstance n'ont pas eu de réponse de la part des responsables militaires de l'ULRI3 ayant procédé à l'arrestation de ces civils.

Il s'agit de: 1.Hamma Ag Intamahamadout. 2. Eglass Ag Adoum. 3. Anara Ag Adoum. 4. Ammat Ag Adoum. 5. Idrissa Ag Dalla. 6. Ahmadou AG Abdoulahi. 7. Ahmadou AG Diyaya. 8. Mounatane Ag Mohama. 9. Hadam Ag Koteye. 10. Almahmoud Ag Zilkifli. 11. Onguent Ag Almahmoud. 12. Mohama Ag Adewad. 13. Ammay Ag Houdou. 14. Ahmad Ag Adingad  et 15. Mahamad Ag Intama.

Ces exécutions viennent s'ajouter à celles de plusieurs centaines de civils issus d'autres communautés des régions de Menaka et Gao. La communauté Idaksahak déplore la mort de près de 250 civils tués  par l'EIGS depuis le 8 Mars 2022.

La communauté Idaksahak est horrifiée par ces actes d’une barbarie innommable.

En cette douloureuse circonstance, elle exprime ses condoléances attristées et toute sa compassion aux familles endeuillées.

Elle rappelle que toutes ces personnes civiles exécutées à Ansongo avaient été enregistrées comme personnes déplacées par les agents du développement social à leur arrivée à Ansongo.

La communauté Idaksahak condamne fermement ce crime  et demande aux plus hautes autorités de la transition de prendre des mesures nécessaires pour mettre en place une commission chargée de faire la lumière sur  cette affaire afin que les auteurs de ces crimes répondent devant la justice.

La communauté fait appel aux organisations des droits de l’homme et à la MINUSMA pour tout mettre en œuvre afin d'aider à faire toute la lumière sur ces atteintes aux droits humains.

Enfin, la Communauté Idaksahak regrette le silence du Gouvernement Malien et de la communauté internationale sur ces massacres de masse et les appelle à venir urgemment en aide aux populations meurtries par ces actes barbares.

<strong>CCOM pour la communauté</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mise en place du cadre stratégique permanent pour la réconciliation :  Deux grilles de lecture entre le Gouvernement et les Mouvements armés</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mise-en-place-du-cadre-strategique-permanent-pour-la-reconciliation-deux-grilles-de-lecture-entre-le-gouvernement-et-les-mouvements-armes-2970717.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mise-en-place-du-cadre-strategique-permanent-pour-la-reconciliation-deux-grilles-de-lecture-entre-le-gouvernement-et-les-mouvements-armes-2970717.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/02/Col-Wague.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 28 Mar 2022 10:45:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le ministre de la Réconciliation nationale, de la Paix et de la Cohésion sociale, le colonel-major Ismaël Wagué était à Gao pour relancer le dialogue avec les groupes armés du nord du Mali, le vendredi, 18 mars 2022. L’objectif de ce déplacement était  d’expliquer les points de blocage dans la finalisation du nouveau Cadre stratégique permanent pour la réconciliation (CSPR). Cette réunion censée relancer le dialogue interrompu depuis le coup d’Etat a fini par être un moment de désaccord, car deux grilles de lecture semblent se dégager. L’une est pour une application intelligente de l’accord en y extrant tous les points à polémique et l’autre est favorable à une application intégrale sans changement. Cette situation provoque une levée des boucliers chez les ex-rebelles indépendantistes de l’Azawad qui font désormais planer l’ombre d’une reprise des armes.</em></strong>

<strong><em>Au regard de la tension qui est perceptible, faut-il désormais craindre la reprise des hostilités des mouvements séparatistes au Nord ?</em></strong>

Tous les ingrédients semblent désormais réunis pour une reprise des hostilités entre l’Etat malien et les rebelles séparatistes du nord. La lenteur constatée dans la mise en œuvre de l’accord en est pour beaucoup dans l’irritation des ex rebelles. Pour rappel les anciens rebelles indépendantistes ont tiré la sonnette d’alarme et ont regretté le retard pris dans la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation. Ils disent craindre  les soubresauts que cela pourra engendrer, si rien n’est fait dans les plus brefs délais. Quant à l’Etat malien il dit être attentif au cri de cœur des nombreux concitoyens qui trouvent que l’accord est un plan machiavélique de partition du Mali donc qui mérite d’être relu. A cela s’ajoute la nouvelle coopération entre le Mali et la Russie qui est, à n’en pas douter le rejet de celle avec l’Occident taxé par les nouvelles autorités de complaisance avec les ennemis de l’unité et de la cohésion du Mali.  Les ex-rebelles semblent être mécontents de cette nouvelle donne qui est l’arrivée  des russes et le départ de leurs alliés traditionnels que sont la France et ses amis. Tout porte à croire que cette nouvelle donne va susciter une nouvelle réaction de la part des ex-rebelles.

Pour rappel  les 26 et 27 février 2022, les mouvements signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger se sont réunis dans la région de Tombouctou pour des concertations régionales  au même moment le drapeau de l’Azawad flottait et  des officiers du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) avec des acclamations d’une centaine d’hommes derrière des pick-up, pointaient leurs armes automatiques vers le ciel. Est-ce une provocation ou une démonstration de force ? Les jours ou semaines à venir nous le diront. Mais d’ores et déjà la tension semble montée d’un cran et des bruits de bottes sont perceptibles. Les autorités de la transition vont-elles éviter la reprise des hostilités en ayant un compromis avec les ex rebelles ?

En attendant la finalisation de la nouvelle structure et ses corollaires  le Gouvernement n’est lié en rien à l’actuel CSP, ni ne  le reconnaît pas encore moins le soutenir.

<strong>Assitan DIAKITE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord d’Alger : « Nous invitons les Maliens à rejeter l’accord d’Alger dont l’application divisera le Mali», dixit Yamoudou Kéita</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-dalger-nous-invitons-les-maliens-a-rejeter-laccord-dalger-dont-lapplication-divisera-le-mali-dixit-yamoudou-keita-2970617.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-dalger-nous-invitons-les-maliens-a-rejeter-laccord-dalger-dont-lapplication-divisera-le-mali-dixit-yamoudou-keita-2970617.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/04/Alger1.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 28 Mar 2022 06:36:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Stade municipal Souleymane M. Coulibaly de la Commune V de Bamako a servi de cadre, le 19 mars 2022, à la conférence débat publique de l’Unité de Réflexion et d’Action pour le Mali (URDAC-Mali) sur deux thèmes majeurs :«Sensibilisation sur la situation sociopolitique du pays et soutien à la transition » et «information et sensibilisation sur l’accord d’Alger ». Notabilités et populations de la Commune V et autres personnalités ont pris part à cette conférence animée par le président du bureau international de l’URDAC-Mali, Yamoudou Kéita. « Nous invitons les Maliens à rejeter l’accord d’Alger dont l’application divisera le Mali», a fait savoir sans détour Yamoudou Kéita.

Au terme de cette conférence débat, dit Yamoudou Kéita, l’URDAC-Mali constate que le message de soutenir le Mali pour l’aider à sortir de la transition a été bien perçu. Mais aussi, ajoute Yamoussa, c’est dire que nos compatriotes qui sont venus ce soir ont une idée claire et une conscience claire de leur existence, de leur situation et de la situation du pays. Les échanges d'aujourd'hui, dit-il, ne peuvent que servir de tremplin pour les aider à mobiliser l’essentiel des ressources intellectuelles, matérielles, et humaines pour pouvoir porter ce projet à hauteur de souhait qui n’est autre qu’aider le Mali à sortir de la transition. Nous avons invité à l’occasion les uns et les autres à réaliser un sursaut national, car le salut ne viendra que du Mali. «Sans le peuple malien, nous pouvons dire au revoir au Mali. Ce peuple est debout. Nous voulons que cette initiative puisse servir de tremplin à matérialiser l’acte qui peut aider en ces moments nos autorités à pouvoir remettre en question un certains nombre d’accords qui portent atteinte à notre intégrité, à notre souveraineté. Je parlerai de l’accord d’Alger. Je parlerai de l’accord de défense. Il y en a d’autres. Mais les deux sont essentiels aujourd’hui. Un pour la question de la paix, l’autre pour la question de défense et de sécurité. De mon point de vue, le sursaut du peuple à ce jour est plus que nécessaire, afin que les autorités puissent se saisir de ces questions et les envisager autrement», a souhaité le conférencier Yamoudou Kéita.

A la fin de cette conférence débat, indique le tribun Kéita, on ne peut être confiant qu’un processus est en cours. «Nous avons commencé quelque chose, nous allons le poursuivre. Nous allons faire ces causeries débats dans les régions, dans toutes les communes au sein de la diaspora afin que les Maliens s'imprègnent des véritables problèmes du Mali qui ne sont autre que la mise sous tutelle de notre Etat à travers des accords de trahison. Si le peuple malien ne se mobilise pas, les autorités de la transition ne peuvent faire autrement. Car de leur propre chef, elles ne peuvent décider de remettre en question ces accords. Sinon, tout le monde sait les conséquences que cela peut avoir. Mais si le peuple souverain se mobilise, cela est bel et bien possible. Et nous voulons que ces initiatives se multiplient afin que le peuple se manifeste», a insisté le président international de l’URDAC-Mali. En somme, dit-il, l’Urdac-Mali veut, à travers ce processus et ce principe démocratique, expliquer à nos compatriotes, les véritables enjeux des problèmes qui assaillent le Mali aujourd’hui, amener le peuple à aider les autorités de la transition à sortir notre pays sous tutelle, afin que le Mali puisse jouir de sa souveraineté, de son indépendance en toute légalité.

Ce soutien de la transition n’est pas fait au hasard par l’URDAC-Mali selon son président international. Yamoudou estime que les prémices sont là. «Nous voyons des prémices de la part des autorités de la transition. C’est ça même qui nous amène à soutenir la transition. Le président de la transition, dans beaucoup de discours, a fait allusion non seulement à la jeunesse, mais aussi au peuple malien. Assimi Goïta ne jure que par le peuple malien. Choguel Maïga ne jure que par le peuple malien. Les actions qui sont mises en avant ne sont envisagées que pour l’avenir du peuple malien. Ça c’est autant de prémices. Je cite nommément Assimi qui dit qu’il veut porter haut les aspirations profondes du peuple malien. Donc, il faut s’atteler. Mais pour que cela soit fait, il faut que le peuple se mobilise. Pour que ça puisse être suivi d’effet, il est capital que nous-mêmes, nous assumons en premier. C’est pour cela qu’il faut se mobiliser. La transition mérite tout le soutien du peuple malien. Ce n’est pas le moment de se diviser, car le pays est trahi. Les ennemis nous envahissent de l’extérieur. Certains sont de l’intérieur. Ce n'est pas le moment entre nous-mêmes, de nous combattre. Il faut s’unir autour du Mali. Il faut le sursaut national pour aider le Mali à sortir de la trahison contre tout document qui compromet notre souveraineté, notre intégrité, notre indépendance. Les prémices qui sont là sont assez suffisantes, la balle est dans le camp du peuple malien», a conclu Yamoudou Kéita.

<strong>Hadama B. FOFANA</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Femmes et élections au Mali :  Le noble combat de Vvff</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/femmes-et-elections-au-mali-le-noble-combat-de-vvff-2970290.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/femmes-et-elections-au-mali-le-noble-combat-de-vvff-2970290.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/02/Taoudenit.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 25 Mar 2022 11:44:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Tjikan</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Promouvoir la participation des femmes et des filles aux différents processus politiques et électoraux dans les régions de Bamako, Gao, Tombouctou, Ménaka, Kidal, Taoudéni et Mopti. Tel est le combat d’un important dénommé « Vestibule de Veille des Femmes pour une Transition et des Elections Inclusives au Mali » (Vvff). Un projet exécuté par l’Association malienne pour la promotion de la jeune fille et de la femme (Ampjf), en collaboration avec ACE-Conseil Mali. Les responsables du programme ont déjà procédé à la mise en place d’un premier vestibule à Taoudéni le 17 mars 2022.  </em></strong>

Ce programme  (Vvff) a pour objectif spécifique de mettre en place de vestibules de veille des Femmes dans le district de Bamako et dans  (6) régions du Mali : Ménaka, Taoudéni, Kidal, Gao, Tombouctou et Mopti en vue de veiller à l’application de la loi 052  lors des différents processus politiques et électoraux prévus pendant la Transition ; le renforcement des capacités des femmes sur les thématiques clés de la Transition, des élections et de la citoyenneté ; l’appui ciblé aux femmes candidates et potentielles candidates aux différentes élections et la mise en œuvre d’un programme inclusif d’éducation civique et de sensibilisation en vue de  favoriser l’accès équitable et la participation des femmes aux différents processus politiques et électoraux prévus dans le cadre de la refondation. Veff prévoit la formation d’environ 1500 femmes et jeunes filles, leaders politiques, responsables électoraux, candidates et potentielles candidates dans les 6 régions et le district de Bamako.

Ce programme repose sur 4 axes. Un premier axe porte sur l’opérationnalisation des vestibules dans les six Régions cibles du programme. Cet axe vient de connaitre un début d’exécution avec l’installation le 17 mars 2022 du vestibule de Taoudéni. Le 2<sup>ème</sup> axe  repose sur le développement des capacités des femmes, des jeunes filles, des organisations féminines dans le cadre de l’engagement citoyen au Mali à travers des Ateliers et des séances de Formations, outiller les femmes à participer efficacement aux différentes étapes de la Transition et « compétir » efficacement aux différentes échéances électorales prévues par la Transition. Cet axe connait également un début d’exécution avec cette formation sur la « Citoyenneté" et "Engagement des femmes en politique" de l'équipe régionale, des relais et des influenceurs, sur la conception et la réalisation d'un projet local basé sur les grands axes définis dans le programme le mardi 15 mars 2022  à Tombouctou. La thématique citoyenneté a porté sur le Développement des capacités des femmes et filles leaders, femmes candidates potentielles et des défenseurs des droits des femmes (Institutions de la République, Transition, Notion d’engagement, Gestion de Conflit et de Projet). La 2<sup>ème</sup> thématique : « Engament des Femmes en Politique » était sur la Constitution, la Charte de la Transition, les échéances électorales, le code électorale, la loi 052, les Grandes Organisations faitières des femmes et la bonne stratégie pour s’engager en Politique. Cette formation a pris fin par la conception d’un plan d’action régional sur la stratégie de communication sur les vestibules.

Cette formation a été suivie du lancement officiel du vestibule de Taoudénit. L’événement était placé sous la présidence du Gouverneur de la région en présence de la directrice de ACE-Conseil sur le projet Vvff, <em>Coumba Traoré, </em>Représentant de la Direction Régionale de la Promotion de la Femme de l’Enfance et de la Famille, Président du Conseil Régional, de la Minusma, etc.

« A cet effet, il convient de contribuer à l’accroissement de la participation des femmes aux différents processus de la Transition à travers un accompagnement technique et financier afin qu’elles disposent des ressources matérielles et immatérielles, nécessaires, pour s’engager plus efficacement dans la vie politique, dans le processus de paix et de la réconciliation nationale à des niveaux décisionnels. Car, nonobstant l’existence de plusieurs plateformes et réseaux de femmes leaders actifs au Mali, beaucoup reste à faire, et quelques statistiques le montrent clairement », a déclaré le représentant de la Minusma.

Pour sa part, la Directrice de ACE-Conseil sur le projet Vvff, Coumba Traoré<em>, </em>fera savoir que ce lancement s’inscrit dans la dynamique portée autour de la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars. Selon elle, le « Vestibule » est une pratique ancestrale de rencontre, de création, de médiation, de transmission, d’éducation et de maintien du lien social au profit de l’intérêt supérieur de la communauté et de sa cohésion.

«Ce vestibule sera un espace public où les femmes feront entendre leurs préoccupations, leurs aspirations et leurs espérances pour un avenir fondé sur le progrès social dans un Mali sûr et apaisé dans lequel tous ses fils et filles pourront vivre en harmonie et en paix »  a laissé entendre Coumba Traoré.

Quant au Gouverneur de Taoudénit, Général Ould Meidou, il fera savoir que ce programme va former les femmes sur leurs droits, leurs devoirs et les accompagner pour leur épanouissement. Ce qui va selon lui augmenter le potentiel de développement de sa région. C’est pourquoi, poursuit-il, les autorités ont souhaité que toutes les femmes des cercles soient activement impliquées dans la mise en œuvre des activités. Il s’est ainsi beaucoup réjoui de la forte présence des femmes à la cérémonie.

« L’union de toutes les femmes de Taoudénit pour développer ensemble notre Région est un nécessité. Ce programme de vestibule concoure aussi à cet objectif », a déclaré le chef de l’Exécutif régional de Taoudéni.

&nbsp;

<strong>M.Dolo </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Processus de paix : La rencontre de Gao n’a pas permis de faire bouger les lignes</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/processus-de-paix-la-rencontre-de-gao-na-pas-permis-de-faire-bouger-les-lignes-2970239.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/processus-de-paix-la-rencontre-de-gao-na-pas-permis-de-faire-bouger-les-lignes-2970239.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/02/Col-Wague.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 25 Mar 2022 01:25:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La ville de Gao a récemment servi de cadre à une importante réunion regroupant les parties signataires de l’Accord issu du processus d’Alger. Elle était destinée à harmoniser les points de vue et parvenir à une entente autour du Cadre Stratégique Permanent (CSP). Hélas, aucune entente n’a été trouvé faisant hanter le spectre d’une reprise des hostilités entre les parties signataires de l’Accord.</strong>

Preuve de l’échec des discussions, c'est le fait que le ministre de la Réconciliation, le Col-Major Ismael Wagué ait décidé d’écourter son séjour à Gao. Cette réunion était censée permettre aux parties de matérialiser les engagements pris à Rome, au mois de février dernier autour du Cadre stratégique permanent (CSP).

Ce qui a causé la colère des autorités c’est surtout le fait que la tête de cette structure ait été confiée au président de la Plateforme, Fahad Ag Almahamoud, non moins Secrétaire général du GATIA. Lequel a succédé pour un mandat de six mois à Bilal Ag Acherif. Alors que le ministre Wagué voulait coûte que coûte prendre la tête de cette structure. D’ailleurs, pour lui c’est une condition non négociable pour reconnaître le CSP. Pourtant, la première condition qui était d’introduire le mot « Réconciliation » au CSP a été satisfaite. Désormais, le nom de cette structure c’est le Cadre Stratégique Permanent pour la Réconciliation. Les autorités tenaient à ce changement d’appellation afin de marquer l’entrée du département dans cette structure.

C’est donc un sentiment d’échec qui anime le ministre Wagué au regard du déroulement de cette réunion. Toutefois, il a promis que les échanges vont se poursuivre pour parvenir à un accord. Cette situation pourrait ralentir la levée du point mort sur l’Accord issu du processus d’Alger bloqué depuis le mois d’octobre dernier. Même si le ministre s’est voulu rassurant en promettant que les préparatifs vont bon train concernant la rencontre de niveau décisionnelle sur la sécurité. Laquelle est destinée à entériner l’intégration de 26 000 ex-combattants dans les rangs des Forces armées et de sécurité du Mali afin de boucler le processus DDR.

En tout état de cause, beaucoup craignent que cet immobilisme dans la mise en œuvre de l’Accord soit un motif pour la reprise des hostilités entre les parties signataires. D’autant que chaque camp semble renforcer sa position et qu’il n’y a presque plus d’opérations militaires conjointes entre les FAMa et les mouvements signataires de l’Accord comme c’était le cas lors de l’Opération « Ménaka sans arme ».

<strong>Cheick B CISSE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vers une reprise des combats ? La CMA bombe le torse</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/vers-une-reprise-des-combats-la-cma-bombe-le-torse-2969917.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/vers-une-reprise-des-combats-la-cma-bombe-le-torse-2969917.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/03/CMA.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 23 Mar 2022 01:34:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>L’accord d’Alger tarde à être appliqué et de vastes étendues du Nord du Mali demeurent sous le contrôle des ex-rebelles indépendantistes</strong></em>
Les tensions sont récurrentes entre Bamako et les groupes armés indépendantistes ont plusieurs explications. Des événements similaires survenus ces dernières années n’ont pas dégénéré en guerre ouverte. Faut-il s’attendre à une simple répétition de cet épisode, quand la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA)? Ou bien le risque est-il, cette fois, plus élevé ? Celle- ci a rouspété contre « le retard pris dans la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation et les soubresauts que cela pourra engendrer, si rien n’est fait dans les plus brefs délais ». A ses yeux, toute révision de cet accord suspecté renfermer les germes d’une partition du pays est inacceptable. La CMA est particulièrement sensible à la question, d’autant qu’elle redoute que ses acquis importants ne filent entre ses doigts.
L’actuelle montée des tensions s’inscrit dans un contexte particulièrement délicat pour le Mali dont les soldats sont engagés dans la lutte contre les terroristes qui contrôlaient récemment encore 2/3 du territoire national et fragilisé par des sanctions économiques et financières. Elle rappelle une précédente qui a vu en août le gouvernement malien faire remonter les bretelles à la CMA accusée « d’actes attentatoires à la souveraineté nationale », et lui reproche de violer l’accord de paix d’Alger.

<strong>Les freins</strong>

Le gouvernement dit dans un communiqué constater « avec indignation que, depuis un moment, la Coordination des mouvements de l’Azawad s’arroge des actes régaliens de l’État en violation flagrante des termes de l’Accord » de paix d’Alger. «La CMA, alliance à dominante touareg d’anciens groupes armés rebelles, est signataire de cet accord de 2015 avec une alliance de groupes armés pro-gouvernementaux.
La mise en œuvre de cet accord ainsi que le redressement de l’autorité de l’État sont considérés comme des composantes politiques indispensables à une sortie de crise, en plus de l’action purement militaire menée par les forces maliennes, françaises, africaines et onusiennes.
L’accord d’Alger tarde à être appliqué et de vastes étendues du Nord du Mali demeurent sous le contrôle des ex-rebelles indépendantistes. Les « actes antirépublicains » de la CMA « vont d’une prétendue grâce accordée à des détenus, à la délivrance d’autorisations de déplacement sur des sites d’orpaillage, en passant par le refus de recevoir les médecins en charge de la lutte contre la maladie à coronavirus », détaille le gouvernement.
La CMA menace de reprendre les hostilités. Mais la moindre attaque perpétrée contre les Forces armées maliennes provoquerait de lourdes conséquences. L’accord d'Alger négocié en 2015 dans la capitale algérienne avait pour but de mettre fin aux violences qui ont ensanglanté le Mali depuis 2012. Il avait été signé par le gouvernement de l'époque et la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA). Cette alliance est composée essentiellement d'anciens groupes armés indépendantistes touaregs et nationalistes arabes qui avaient combattu les forces maliennes dans le Nord. L'accord de paix et de réconciliation a permis de cesser les hostilités et de désamorcer la tension. Les jihadistes, qui avaient d'abord combattu avec les rebelles touaregs et arabes avant de se retourner contre eux, ne sont pas concernés. Ils ont depuis étendu leurs actions au centre du Mali ainsi qu’aux pays voisins (Niger, Burkina Faso) rendant la situation encore plus complexe.
Quelles suites ?
Le problème de l’accord d’Alger est que son application est "extrêmement laborieuse", comme l'expliquait il y a un an déjà International crisis group.
Les principales dispositions politiques, comme la démobilisation et la réintégration des groupes armés, n’ont pas eu lieu comme prévu. La CMA et le gouvernement malien se rejettent la responsabilité de ces "résultats non satisfaisants".
L’équipe aujourd’hui au pouvoir promet de respecter les "principes fondamentaux" et insiste sur une "relecture intelligente" de l’accord de paix sans donner plus de précisions. Avant et après sa nomination, le Premier ministre Choguel Maïga se montre un farouche opposant à l'accord d'Alger. Il est désormais à la tête d'une équipe de 28 membres, dont deux appartenant à la CMA.
<strong>Ibrahim Yattara</strong>

&nbsp;

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mise en place du CSPR : Bras de fer entre le Gouvernement et les Mouvements armés</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mise-en-place-du-cspr-bras-de-fer-entre-le-gouvernement-et-les-mouvements-armes-2969603.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mise-en-place-du-cspr-bras-de-fer-entre-le-gouvernement-et-les-mouvements-armes-2969603.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/03/Colonel-major-Ismael-Wague.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 21 Mar 2022 01:24:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le  ministre de la Réconciliation nationale, de la Paix et de la Cohésion sociale, le colonel-major Ismaël Wagué a animé un point de presse ce vendredi, 18 mars 2022 à Gao, afin d’expliquer les points de blocage dans la finalisation du nouveau Cadre stratégique permanent pour la réconciliation (CSPR). </strong>

‘’Les divergences réelles  se sont  avérés sur le cadre, notamment  sur le  rôle de l’Etat, la position de l’Etat et les objectifs régaliens de l’Etat. Bien sûr que nous nous sommes retrouvés en Italie où nous avons fait un accord de principe qui a pris en compte nos préoccupations par rapport à cette structure’’, indique le ministre Wagué.

Pour le ministre, ‘’nous sommes partis sur un constat d’échec de la mise en place du nouveau cadre, parce qu’une question qui était déjà traitée à Rome et à travers un accord de principe ou c’était dis clairement que le nouveau cadre, une fois en place et ayant intégré toutes les parties, va être dirigé par le gouvernement. Donc il est surprenant qu’au niveau à Gao aujourd’hui on trouve qu’une partie des mouvements remette cet engagement en cause. Il demande plus de réflexions. Dans le cadre de la poursuite du processus de paix nous avons décidé de leur donner le temps de réflexion, tout en restant fermes sur cette question qui pour nous est essentielle et détermine la suite du processus avec eux dans le cadre de cet accord’’.

A ses dires, l’Etat malien est réellement engagé pour la paix, la sécurité et la réconciliation et malgré que ‘’nous quittions sur un constat de non accord par rapport à la nouvelle structure, l’état d’esprit est ouvert et nous avons promis de nous rencontrer rapidement autour du même sujet’’, a-t-il ajouté.

En attendant la finalisation de la nouvelle structure, le Gouvernement n’est lié en rien à l’actuel CSP, ne le reconnaît pas et ne le soutien pas.

<strong>Bréhima DIALLO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Création de postes de contrôle et de sécurité dans les régions du nord: A quoi joue les mouvements armés du CSP?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/creation-de-postes-de-controle-et-de-securite-dans-les-regions-du-nord-a-quoi-joue-les-mouvements-armes-du-csp-2969111.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/creation-de-postes-de-controle-et-de-securite-dans-les-regions-du-nord-a-quoi-joue-les-mouvements-armes-du-csp-2969111.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/07/cma-plateforme.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 17 Mar 2022 01:11:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Les Mouvements armés au nord, réunis au sein du Cadre</strong> <strong>Stratégique Permanent (CSP) décident d’ouvrir les postes de contrôle et de sécurité dans les régions du nord de notre pays.</strong>

Dans leur décision 002/2022/CDS-CSP portant réouverture des postes de sécurité dans les zones qui sont sous leur contrôle, le chargé des questions de défense et sécurité au sein du CSP en comité d’orientation politique décide : vu la rencontre de Kidal du 3 au 5 juillet 2021 portant création du CSP ; vu la déclaration de la rencontre du CSP en janvier 2022 à Kidal portant suspension des postes de contrôle sur les axes des zones sous contrôle CSP jusqu’à nouvel ordre ; vu la réunion de concertation du CSP/CSPR tenue à Talatayte le 9 mars 2022 portant sur la nécessité de réouverture des postes pour la sécurisation  des personnes et de leur biens ; vu la nécessité du service, la réouvertures des postes de contrôles et de sécurité dans les régions de Kidal, de Ménaka, de Gao et de Tombouctou.

Pour la région de Kidal, il y aura 15 postes à savoir : les postes de Kidal, d’Issouk, de Tinzawatene, de Talahandak, de Tin Tiska, d’Ikadawatene, d’Infarak (Frontière), d’Inabag, de Tihandjirene (Achif Noghsi), d’Infarak (Erabedji), de Tidoumane, d’Anafif, de Djounhane, de Tabalot, de Koniba. Sept (7) pour la région de Ménaka ; sept (7) également pour la région de Gao et enfin quatre (4) postes pour la région de Tombouctou avec possibilité de création d’autres postes de contrôle et de sécurité.

Selon la décision, chacun des postes doit répondre aux critères entre autres : avoir une décision de sa mise en place auprès d’un mouvement CSP/CSPR ; assurer le contrôle et la sécurité des personnes et des biens sur la zone à sécuriser et enfin le respect à la hiérarchie et du commandement au sein du CSP/CSPR.

Question: pourquoi créer des postes de sécurité dans ces zones, quand on sait que les Forces armées maliennes sont là pour les mêmes raisons ?

<strong>Bréhima DIALLO</strong>

&nbsp;

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Violents combats au nord du Mali : Plusieurs dizaines d&amp;apos;ex&#45;combattants et de civils tués</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/violents-combats-au-nord-du-mali-plusieurs-dizaines-dex-combattants-et-de-civils-tues-2968625.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/violents-combats-au-nord-du-mali-plusieurs-dizaines-dex-combattants-et-de-civils-tues-2968625.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/02/motos-djihadistes.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 14 Mar 2022 10:07:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Malien</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv4313186228s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv4313186228bumpedfont15"><b><i><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Plusieurs dizaines de civils et ex-combattants maliens d'un groupe armé signataire de l'accord pour la paix dans le nord du Mali ont été tués cette semaine par de présumés jihadistes près de Ménaka (nord-est), a-t-on appris de sources militaire et sécuritaire.</span></i></b></span></p>
<p class="yiv4313186228s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv4313186228bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">La tension est très vive dans la région de Ménaka. En effet, de nouveaux affrontements se sont déroulés, les 9 et 10 mars, à Tamalat et Inchinanane entre les éléments du Mouvement pour le Salut de l'Azawad(MSA) appuyés par le GATIA et ceux de l'EI (Etat Islamique) ont fait de nombreuses victimes. Plusieurs dizaines de civils et de combattants du MSA (Mouvement pour le salut de l'Azawad, issu de l'ex-rébellion principalement touareg) ont été tués en début de semaine par les terroristes dans la région de Ménaka.</span></span></p>
<p class="yiv4313186228s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">​<span class="yiv4313186228bumpedfont15">Selon le MSA, les assaillants sont des membres de l'Etat Islamique au Grand Sahara (EIGS), affilié au groupe Etat islamique.</span></span></p>
<p class="yiv4313186228s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">​<span class="yiv4313186228bumpedfont15">Selon plusieurs sources, les combats ont fait plusieurs dizaines de morts parmi les civils. Le MSA aussi aurait perdu environ une quinzaine d'hommes. Les éléments de l'EIGS, eux, auraient perdu plusieurs combattants.</span></span></p>
<p class="yiv4313186228s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">​<span class="yiv4313186228bumpedfont15">"Une vingtaine de combattants (du MSA) et une quarantaine de civils" ont été tués dans ces incidents, nous rapporte de sources locales et confirmé par un responsable du MSA, Moussa Acharatoumane.</span></span></p>
<p class="yiv4313186228s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">​<span class="yiv4313186228bumpedfont15">Vendredi, des élus de la localité de Ménaka ont affirmé que des combattants du MSA et ceux du Groupe d'auto défense des Imrades et alliés (GATIA, groupe armé pro gouvernement), ont décidé de combattre les assaillants de l'EIGS, qui opèrent essentiellement entre le Mali, le Niger, et le Burkina Faso, dans la zone dite "des trois frontières".</span></span></p>
<p class="yiv4313186228s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">​<span class="yiv4313186228bumpedfont15">Par ailleurs, un autre élu de la région de Ménaka, a parlé de son côté de "plus d'une centaine de civils et d'ex-combattants tués mardi, mercredi et jeudi", à Tamalat et Insinane, deux localités maliennes situées dans la région de Ménaka, qui partage la frontière avec le Niger.</span></span></p>
<p class="yiv4313186228s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">​<span class="yiv4313186228bumpedfont15">Un communiqué publié jeudi par un responsable du MSA a précisé que des "groupes terroristes s'acharnent sans distinction sur tout ce qui bouge et n'épargnent, dans leur horreur, ni femmes, ni enfants, ni vieillards provoquant une véritable hécatombe". </span></span></p>
<p class="yiv4313186228s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">​<span class="yiv4313186228bumpedfont15">Il faut noter que malgré la résistance du MSA et du GATIA, la pression des djihadistes reste forte sur la zone. Certains témoignages ont même fait part d'une intervention de l'avion de l'armée malienne dans la zone ce jeudi 10 mars.</span></span></p>
<p class="yiv4313186228s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">​<span class="yiv4313186228bumpedfont15">Le MSA, basé à Ménaka, est signataire de l'accord de paix dit d'Alger, signé en 2015 sous l'égide du voisin algérien pour mettre fin à l'instabilité dans le nord du pays pris dans la tourmente jihadiste depuis 2012.</span></span></p>
<p class="yiv4313186228s6" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv4313186228s3" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv4313186228bumpedfont15"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228;text-transform: uppercase">Y. SANGARÉ</span></b></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Relecture de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali : La transition offre plus que jamais l’opportunité de prendre le taureau par les cornes</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/relecture-de-laccord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-au-mali-la-transition-offre-plus-que-jamais-lopportunite-de-prendre-le-taureau-par-les-cornes-2967938.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/relecture-de-laccord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-au-mali-la-transition-offre-plus-que-jamais-lopportunite-de-prendre-le-taureau-par-les-cornes-2967938.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/03/Les-leaders-du-HCUA.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 09 Mar 2022 12:50:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Notre manchette de la semaine dernière, «ACCORD POUR LA PAIX ET LA RÉCONCILIATION AU MALI : Comment se défaire d’une camisole de force sans créer un front de déstabilisation du pays ?» (Le Matin N°527 du mercredi 2 mars 2022), a suscité beaucoup de réactions très enrichissantes.  Et l’actualité nous amène à en tirer profit. </strong>

«<em>Les gens qui s’assoient sur les habitudes et leur confort deviennent artificiels, vaniteux et prétentieux. Ils ne sont, en réalité, que les fantômes de leur propre existence</em>», rappelle Rhéal Éloi Fortin, avocat et homme politique canadien membre de la Chambre des communes du Canada. Cette citation nous renvoie à l’attitude de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) qui, comme chaque fois que l’une de ses composantes controversées se retrouve dos au mur, ne trouve meilleure stratégie que de menacer le gouvernement de reprendre les armes.

Et cela à l’image du communiqué publié le 28 février dernier par le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) cousu de menace à peine voilée comme réitérer son attachement à «<em>l’unité et au droit à l’autodétermination du peuple de l’Azawad</em>» ou l’exigence de «<em>l'application diligente et intégrale</em>» de l’Accord pour la paix et la réconciliation (APR)… Dans ce communiqué, le HCUA demande au gouvernement de «<em>clarifier sa position par rapport à cet Accord</em>»...qui est l'unique chose qui lie les mouvements de la CMA à l'Etat malien. Autrement, seul l’espoir d’une application intégrale de l’APR les empêche de reprendre les armes pour une supposée indépendance de l’Azawad. De quoi les  responsables  de ce mouvement ont-ils peur ? Craignent-ils une offensive maintenant qu’ils ne sont plus couverts par leur bouclier, c’est-à-dire la France jusque-là allergique à toute présence d’une autorité malienne dans la Citadelle interdite de Kidal ?

Comme le dit si pertinemment dans une déclaration publique Mohamed Mohammedoun, secrétaire général de la Coalition du peuple pour l'Azawad (CPA, mouvement politique et militaire touareg formé en 2014), «<em>c'est plutôt à la CMA de clarifier sa position… On ne s'emballe pas dans ce jeu de duplicité</em>». C’est pourquoi aussi, nous confiait récemment un cadre malien, «<em>il faut impérativement, et sans délai, réviser l’Accord issu du processus d’Alger qui est complètement désavantageux pour le Mali</em>». Comme beaucoup d’autres Maliens, il est convaincu que, à terme, «<em>cette camisole de force aboutira, si nous ne prenons garde dès à présent, à la partition de notre patrie… Et la fenêtre de tir actuelle est propice pour que le Mali se débarrasse de cet accord léonin</em>».

<strong>Faire comprendre à la communauté touareg que la supposée indépendance de l’Azawad est un leurre pour abuser de leur confiance</strong>

Aujourd’hui le vent semble tourner en notre faveur. Et cela pour deux raisons. La première est liée au retrait de la France qui ne pourra plus servir de bouclier aux pseudo rebelles de Kidal. Secundo, il faut profiter de l’éveil de conscience qui amène de plus en plus de cadres touaregs à comprendre que la lutte pour l’indépendance de l’Azawad est juste une fourberie d’un groupuscule qui en fait un fond de commerce politique et économique aux dépens de la majorité des populations de l’Adrar des Ifoghas.

«<em>La diabolisation des Touaregs doit prendre fin car elle ne sert que ses vilains promoteurs qui en font un CV pour avoir un poste minimum qu'il soit</em>», disait récemment l’un de ses cadres. Et de souhaiter qu’on arrête «<em>de pousser les Touaregs à la rébellion ; arrêtons de penser qu'un Touareg n'est pas un Malien, arrêtons l'amalgame ce n'est bénéfique à aucune nation… Le HCUA a parlé au nom des ses sympathisants et non des Touaregs. C'est valable pour Dana Amassagou il parle à son nom et non celui des tous les dogons et le Mouvement de libération de Macina qui parle à son nom et non au nom des tous les peulhs</em>».

Ils sont nombreux ceux qui comprennent aujourd’hui qu’ils sont manipulés pour une cause qui n’est pas forcément la leur. Ce qui fait que c’est plus que jamais le moment de crever l’abcès par le dialogue avec les mouvements armés (peu évident) ou par les armes. Donc, la balle est dans le camp du pouvoir qui peut compter sur l’adhésion totale du peuple pour la restauration de la souveraineté de l’État malien sur l’ensemble du territoire national.

Que les autorités de transition réfléchissent à cette sagesse de feu Bernard Tapi qui rappelait qu’il est «<em>facile de vaincre une personne si vous connaissez ses habitudes</em>» ! Cela vaut aussi bien pour les terroristes de Kidal.

<strong>Naby</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Déstabilisation du Nord Mali : Vers le scenario de 2012 !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/destabilisation-du-nord-mali-vers-le-scenario-de-2012-2967459.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/destabilisation-du-nord-mali-vers-le-scenario-de-2012-2967459.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/10/Sahel.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 07 Mar 2022 01:15:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis quelques jours, on assiste à des déclarations incendiaires de la part de certains mouvements armés du Nord, précisément de la CMA, du HCUA et du même moribond MNLA. Ces mouvements, prétextant de la lenteur de l’exécution de l’Accord de paix, multiplient les chantages et des pressions à l’adresse de l’Etat. Mais nul n’est dupe, cette agitation cache mal les intentions belliqueuses de certains Responsables de ces mouvements qui, en réalité, ont pour seul objectif de déstabiliser le Mali. Aussi, leur complicité avec la France n’est un secret pour personne. L’évidence est là.</strong>

En effet, dans un communiqué, publié jeudi 3 mars dernier, la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) dénonce la "mauvaise foi" des Autorités et la posture publique "belliqueuse" de certains membres du Gouvernement. Les Auteurs de ce texte soulignent que l'Accord de paix dit d'Alger signé en 2015 est le "seul lien entre le Gouvernement et les Mouvements de l'Azawad". Ils disent que la CMA reste "attentive" à l'aspiration à "faire valoir (le) Droit à l'autodétermination. Le refrain de 2012 est de retour !

Ensuite, au cours de ces derniers jours, les différentes composantes de la CMA ont publié des communiqués belliqueux frisant une espèce de menaces à l'adresse des Autorités de la transition.

Ainsi, dans une déclaration datée du lundi 28 février 2022, le HCUA tient des propos menaçants envers les Autorités de la Transition. A savoir : « -Invite les différentes structures du Mouvement à mobiliser les militants à tous les niveaux autour du plan d’action adopté lors de cette réunion extraordinaire; -Invite le Président de la Transition du Mali à clarifier la position de son Gouvernement par rapport à l’application de l’Accord d’Alger suite aux propos tenus par son Premier Ministre et son Ministre chargé des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale ; - Exhorte le Président de la transition à veiller à plus de retenu dans les sorties médiatiques de son Gouvernement pour ne pas rendre vains les efforts déjà consentis pour la paix ; -Rappelle au Gouvernement malien, à l’opinion nationale et internationale que le seul instrument qui lie le mouvement à l’Etat malien reste l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger ; -…».

Même posture hostile de la part du MNLA qui, à l’issue d’une rencontre, déroulée les 26 et le 27 février dernier, dans la Région de Tombouctou, la CMA affirme qu’elle constate : « la persistance d’une posture médiatique de plus en plus belliqueuse de la part d’une des Autorités les plus importantes de la transition ». « La rencontre appelle le MNLA et la CMA à exiger la clarification sur la volonté de la partie gouvernementale à mettre à œuvre l’Accord de paix, … », lit-on aussi dans le communiqué.

Toujours, dans la surenchère et la provocation, s’est tenue, le 24 février 2022, à Kidal, d’une cérémonie de remise des Diplômes de la première Promotion de l'Armée nationale de l'Azawad. Cette cérémonie s’est déroulée en présence des trois Secrétaires de la Coordination des Mouvements de l'Azawad, (CMA), en l’occurrence Bilal Ag Sharif (pour le Mouvement National pour la Libération de l'Azawad-MNLA), Al-Abbas Ag Intallah (pour le Conseil Suprême de l'Unité de l’Azawad-HCUA) et Ibrahim Ould Handa (pour le Mouvement arabe de l'Azawad-MAA).

&nbsp;

<em> </em><strong>Aux ordres du parrain français ! </strong>

Ces différents actes de provocations interviennent au moment où la Force Barkhane et la Task Force Takuba ont été obligé de quitter notre pays. Ce retrait forcé suscite certainement la panique au sein de ces mouvements armés du Nord qui voient ainsi «leur parrain  voire protecteur »  partir.

<strong> </strong>En effet, ces mouvements ont toujours bénéficié du soutien de Paris.  En 2013, l’opération « Serval » a soutenu le mouvement touareg séparatiste du MNLA (Mouvement national pour la libération de l’Azawad) à Kidal. Cette mauvaise prise en compte du contexte politique local a hérissé l’opinion publique au nom de la violation de la souveraineté nationale

Ainsi, <strong>le tropisme pro MNLA de la France a été étalé au grand jour dès le début de l’intervention française dan notre pays en 2013.</strong> On se souvient que le MNLA qui avait été chassé de la ville de Kidal   par les « djihadistes », avant l’intervention française, a réoccupé la ville grâce l’aide de la France qui a interdit aux forces armées maliennes l’entrée de la ville lors de sa reconquête. Les Français justifient ce soutien par la lutte contre le terrorisme.

En fait, c’est lorsque les troupes françaises reprennent Kidal, les deux mouvements, MNLA et MIA, ont proclamé séparément leur volonté de lutter contre le « terrorisme ».

Ainsi, dans la foulée, le MNLA annonce la capture de deux grands « terroristes » en fuite, Mohamed Ag Mohamed et Oumaini Ould Baba.  Mais, c’est la DGSE française qui tire les ficelles en coulisses. Son tropisme pro-Touareg est de notoriété publique. C’est dans cette ambiance que débarquent à Kidal les éléments précurseurs de l’Armée française pour la future bataille de Tigharghar : les commandos de l’armée de l’air, une unité des forces spéciales, les commandos de l’infanterie marine du premier RPIM (Régiment des Parachutistes de l’Infanterie Marine). Ils prennent contact avec le chef d’état-major du MNLA, le colonel Najim. Les Français ne voulaient pas traiter publiquement avec le MIA qui était trop sulfureux. D’ailleurs, ce mouvement mort-né se sabordera pour devenir HCUA (Haut – Conseil pour l’Unité de l’Azawad), signataire plus tard au sein de la CMA (Coordination des mouvements de l’Azawad) de l’accord de paix et de réconciliation avec Bamako en 2015.

<strong>En outre la France de Sarkozy est soupçonnée d’être à la base du déclenchement de la rébellion touarègue, le 17 janvier 2012, dans notre pays. </strong>

Pour affaiblir Kadhafi, le Président français de l’époque, Nicholas Sarkozy, passes-en un pacte avec Mohamed Ag Najim (Chef d’Etat-major du MNLA). Ce dernier était soldat dans l’armée libyenne. Le marché était que s’il quittait la Lybie, la France l’aiderait au mieux dans ses revendications au Mali. En plus, Paris a fait en sorte que Niamey ferme les yeux sur le passage du convoi d’Ag Najim en direction du Nord du Mali.

Autre grief à l’encontre de la France, la rébellion du Mouvement National de l’Azawad (MNLA), lors de son déclenchement en janvier 2012, a été aussitôt condamnée par la CEDEAO, l’Union Africaine (UA) et les États-Unis. Mais pas explicitement par la France ni par l’Union Européenne (UE).

Et, alors que de violents combats avaient lieu au Nord-Mali, le Ministre français des Affaires Etrangères, Alain Juppé, déclarait, le 7 février 2012, devant le Sénat français : <strong>« La rébellion touarègue a remporté récemment d’importants succès militaires au Nord du fleuve Niger. (…). Un cessez-le-feu immédiat est pour nous impératif »</strong>. Au lendemain de cette déclaration outrageante, un autre Ministre français tenait des propos justifiant la rébellion, le Ministre français de la Coopération de l’époque, Henri De Rain court, le 21 février 2012, toujours devant le Sénat déclarait : <strong>« Le non-respect des accords d’Alger de 2006, venant après l’échec de ceux de 1992, a incontestablement alourdi le climat entre les Touaregs et les gouvernements maliens »</strong>.

Toutes ces déclarations et actes lèvent le voile sur le rôle, les intentions et la position réelle de la France par rapport à la crise du Nord.

Aussi, les agissements des mouvements armés du Nord ne devaient guerre surprendre tant ils ont été et sont toujours au service du parrain français. Alors faut-il s’attendre à une nouvelle déstabilisation du septentrion malien ?

<strong> Mémé Sanogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kidal : Le jeu trouble de la France</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-le-jeu-trouble-de-la-france-2967463.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-le-jeu-trouble-de-la-france-2967463.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/09/Kidal.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 07 Mar 2022 01:13:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le désaccord entre Paris et Bamako commence en janvier 2013, à l’aube de l’opération Serval (l’ancêtre de Barkhane) menée par les forces françaises. La France a lancé une guerre éclair contre les groupes jihadistes. La descente vers Mopti de Iyad Ag Ghaly, alors chef d’al-Qaïda au Maghreb islamique (devenu le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans) et ses hommes est très vite stoppée. Les régions de Gao et de Tombouctou sont regagnées. Mais malgré les succès, une opposition entre Paris et Bamako va très vite se dessiner. Au centre des dissensions : le rôle que doit jouer le MNLA (ancêtre de la CMA). Dès les premières victoires françaises, les rebelles du MNLA offrent leur aide à Paris. Cette alliance déplaît tant au pouvoir qu’à l’opinion malienne, mais Paris la scelle.</strong>

En effet, en 2013, la majorité des Maliens n’avait pas compris pourquoi les soldats français avaient empêché l’armée malienne d’entrer à Kidal, fief de la rébellion. Conséquence : Kidal demeure toujours sous l’emprise des groupes armés notamment ceux de la coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), échappant ainsi au contrôle de l’Etat. Cette situation provoque la colère des populations qui ont aussi eu le sentiment que la France « collaborait » avec des « ennemis » du Mali.

Beaucoup de Maliens reprochent notamment aux forces françaises de privilégier les intérêts de la CMA et sont, de ce point de vue, au centre des alliances entre groupes armés qui se font et se défont au rythme des saisons.

Au sein de l’opinion malienne, l’on est convaincu que la rébellion touarègue a fait un compromis avec l’Otan et la France en abandonnant Kadhafi en pleine crise libyenne. Le marché était que si elle quittait le sud de la Libye, la France l’aiderait au mieux dans ses revendications au Mali. Vrai ou Faux ? Au vu de certains évènements troublants, l’on est tenté de croire à la thèse du complot contre le Mali.

Aussi, combattu par leurs alliés djihadistes, Serval dans son intervention pour libérer le Mali a permis la régénération du MNLA. Et certains médias français se sont investis pour séparer théoriquement ce mouvement des djihadistes. Alors que lors de l’occupation du Nord, les populations se sentaient plus en sécurité avec AQMI et MUJAO qu’avec le MNLA qui violait, pillait, volait et tuait sans état d’âme.

Autant d’actes qui ont longtemps cristallisé la colère des maliens contre la France. Et le fossé s’élargisse, au rythme des actions de Barkhane en faveur de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA), chaque fois que celle-ci est menacée. En novembre 2019, de violents affrontements avaient opposé les combattants du GATIA (Groupe d’auto-défense touareg Imghad et alliés) aux éléments de la CMA. Il a fallu l’intervention des français pour sauver le mouvement qui était en mauvaise posture à Kidal… Le Gatia a fini par abandonner la partie. En réalité, le Gatia avait subi la pression (l’intervention ?) des forces françaises et de la Minusma. Ce n’était pas une première.

Des responsables du Gatia et de la Plateforme avaient dénoncé l’ingérence française en ces termes : « les français ont sauvé leurs protégés ». On se souvient aussi que la plateforme avait pris la localité de Ménaka, le 27 avril 2015. Elle sera contrainte, à la faveur d’un « arrangement sécuritaire » de quitter cette localité. Il s’est avéré que la pression de la médiation visait surtout à satisfaire les désidératas de la CMA, qui avait fait de ce retrait un préalable à la signature de l’accord de paix entériné le 15 mai 2015 par le gouvernement malien et ses alliés. Également, toujours sur fond de chantages et de fourberies, la CMA avait aussi réussi à retrouver ses positions à Anéfis, d’où elle avait été chassée par la Plateforme, en septembre 2015. Pour y revenir, la CMA a dû faire appel à ses soutiens occultes. Conséquence : l’autorité de l’État n’a pas été retrouvée (à Kidal) et ne peut pas l’être, puisque la France l’interdit.

<strong>Mémé Sanogo </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Situation sécuritaire et politique  au nord  du Mali : Le HCUA réitère son attachement, à l’unité et au droit à l’autodétermination du peuple de l’Azawad</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/situation-securitaire-et-politique-au-nord-du-mali-le-hcua-reitere-son-attachement-a-lunite-et-au-droit-a-lautodetermination-du-peuple-de-lazawad-2967131.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/situation-securitaire-et-politique-au-nord-du-mali-le-hcua-reitere-son-attachement-a-lunite-et-au-droit-a-lautodetermination-du-peuple-de-lazawad-2967131.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/11/algabass-ag-intalla-president-du-hcua_4528050.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 03 Mar 2022 01:03:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Bureau exécutif du HCUA s’est réuni en session extraordinaire le 27 Février 2022 à Kidal pour faire le point de la situation actuelle du Mouvement et du Pays et proposer les actions idoines à court et à moyen termes.

Après analyses des points inscrits à l’ordre du jour et après des longues discussions franches et fructueuses;

Le Bureau Exécutif du HCUA:

- Invite les différentes structures du Mouvement à mobiliser les militants à tous les niveaux autour du plan d’action adopté lors de cette réunion extraordinaire ;

- Exhorte la CMA à prendre toutes les dispositions afin de renforcer la cohésion et l'équité en son sein ;

- Invite le Président de la Transition du Mali à clarifier la position de son gouvernement par rapport à l’application de l’Accord d’Alger suite aux propos tenus par son Premier Ministre et son Ministre chargé des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale  ;

- Exhorte le Président de la transition à veiller à plus de retenu dans les sorties médiatiques de son Gouvernement pour ne pas rendre vains les efforts déjà consentis pour la paix ;

- Rappelle au Gouvernement malien, à l’opinion nationale et internationale que le seul instrument qui lie le mouvement à l’Etat malien reste l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger ;

- Réitère l'attachement du HCUA à l’unité et au droit à l’autodétermination du peuple de l’Azawad ;

- Invite les populations de l’Azawad à plus de vigilance et à rester mobiliser afin de barrer la route à toute tentative de division et d’oppression ;

Enfin le Bureau Exécutif du HCUA reste attaché à l'Accord pour paix et la réconciliation issu du processus d'Alger dont il exige l'application diligente et intégrale.

&nbsp;

<strong>       Kidal le 28 Février 2022</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L&amp;apos;Association Gao Lama Borey invite le HCUA à s&amp;apos;inscrire dans la logique du gouvernement sur les questions de défense et de sécurité en général</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/lassociation-gao-lama-borey-invite-le-hcua-a-sinscrire-dans-la-logique-du-gouvernement-sur-les-questions-de-defense-et-de-securite-en-generale-2966961.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/lassociation-gao-lama-borey-invite-le-hcua-a-sinscrire-dans-la-logique-du-gouvernement-sur-les-questions-de-defense-et-de-securite-en-generale-2966961.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/03/Gao-lama.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 02 Mar 2022 09:53:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Le Président de l’Association Gao-Lama Borey, M.Abdel Kader MAIGA, a tenu à faire part de sa stupéfaction, suite à la déclaration du bureau exécutif du HCUA, postée sur les réseaux sociaux, qui incite à la violence, crée un climat de méfiance des populations entre elles d'une part et, d'autre part, entre une partie de la population et le gouvernement malien. Une déclaration jugée irresponsable et puérile qui perturbe la quiétude des maliens.</strong></em>

L’Association Gao-Lama Borey tient à rappeler au HCUA, souligne M. Abdel Kader MAIGA, que la position du gouvernement, au sujet de l'accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d'Alger, n'a nullement changé et l'association défend entièrement les propos tenus par le Premier Ministre et son ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale. L'Association Gao Lama Borey constate avec regret que le HCUA est dans la provocation et attise la flamme d'une cause perdue d'avance.

Abdel Kader MAIGA estime qu’aucune pression, ni menace ne saurait ébranler le gouvernement actuel du Mali, encore moins le Président de la transition. Les velléités irrédentistes sont contraires à la vision et la volonté du Peuple malien qui souhaite ardemment conserver un Mali un et indivisible.

Pour cela, l'Association Gao Lama Borey invite le HCUA à s'inscrire dans la logique du gouvernement sur les questions de défense et de sécurité en général, et sur l'accord en particulier. Tout autre comportement serait suicidaire pour le HCUA. L'Association Gao Lama Borey demande au gouvernement de rester serein et vigilant par rapport à la mise en œuvre de l'accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d'Alger, dont plusieurs forums, y compris les Assises Nationales de la Refondation, ont exigé la relecture. L’Association demande au gouvernement de prendre toutes ses responsabilités afin de circonscrire ces agitations et de mettre à la disposition de la justice, les instigateurs et complices de ces troubles à l'ordre public.

<strong>Bokoum Abdoul Momini/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : le HCUA, signataire de l’accord, somme le gouvernement de clarifier sa position</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-le-hcua-signataire-de-laccord-somme-le-gouvernement-de-clarifier-sa-position-2966962.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-le-hcua-signataire-de-laccord-somme-le-gouvernement-de-clarifier-sa-position-2966962.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/10/HCUA-Alghabass-Ag-Intalla.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 02 Mar 2022 09:50:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Face à la lenteur  de l’application  de l’accord pour la paix et la réconciliation, issue du processus d’Alger, le Haut Conseil pour l’Unité de l’Azawad, HCUA, somme les autorités de la transition malienne de clarifier leur position. </strong></em>

<span style="color: #808080;"><em><strong>maliweb.net -</strong></em></span> Le bureau de ce groupe armé signataire de l’accord s’est réuni, le 27 février passé en session extraordinaire à Kidal, pour faire le point de la situation actuelle du pays. Il ressort de cette rencontre plusieurs décisions, notamment un ultimatum adressé au gouvernement pour la mise en œuvre de l’accord d’Alger signé en 2015. Les responsables du HCUA invitent le gouvernement  à clarifier sa position  par rapport à l’accord, suite aux propos tenus par le Premier ministre et le Ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale.

Le mouvement armé a déploré un écart de langage, de la part de ces deux personnalités du gouvernement, tout en les invitant à plus de retenue dans leurs sorties médiatiques, afin de ne pas compromettre les efforts déjà réalisés pour le retour de la paix. Ce mouvement armé, très proche du chef terroriste Iyad Ag Ghaly, rappelle au gouvernement central de Bamako que « le seul instrument qui le lie  à l’Etat Malien reste l’Accord pour la paix et la Réconciliation, issu du processus d’Alger ». Le HCUA dit rester attaché à l’unité du Mali et au droit à l’autodétermination des peuples de l’Azawad, en exigeant l’application diligente de l’accord pour la paix.

<strong>Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mise en œuvre de l’accord d’Alger : L’Algérie met&#45;t&#45;elle la pression sur Bamako ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mise-en-oeuvre-de-laccord-dalger-lalgerie-met-t-elle-la-pression-sur-bamako-2964908.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mise-en-oeuvre-de-laccord-dalger-lalgerie-met-t-elle-la-pression-sur-bamako-2964908.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/09/Mali-Algerie.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 15 Feb 2022 11:06:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’Algérie ne profite-t-elle pas de sa position de médiateur et de pays de soutien aux autorités maliennes pour mettre la pression sur Bamako quant à la mise en œuvre de l’Accord d’Alger ? </em></strong>

<strong> </strong>L’accord pour la paix et la réconciliation au Mali signé à Alger en 2015 semble être paralysé et ses signataires paraissent de plus en plus s’écarter de son esprit, constate un ancien ambassadeur de France au Mali. Cette situation du reste aujourd’hui semble être une réalité en ce sens que les deux principales parties concernées que sont l’Etat malien et les groupes armés sont depuis quelques semaines à « couteau tiré » par rapport à la mise en place du CSP.  Lequel CSP est à l’origine du froid entre les anciens groupes armés et le ministre de la Réconciliation.

Ayant joué un rôle de premier plan dans la signature de l’Accord, l’Algérie faut-il le rappeler tient à l’application dudit Accord. A la faveur de l’Embargo de la Cédéao contre le Mali, l’Algérie qui a occupé une position stratégique dans les négociations entre la Cédéao et le Mali ne profite-t-elle pas de sa position pour mettre la pression sur les autorités maliennes d’aller à une mise en œuvre de l’accord. Autrement dit, Alger a l’apparence de conditionner son soutien à Bamako en contre partie de la relance de la mise en œuvre de l’Accord.

Pour être en phase avec le partenaire Algérien, le président de la Transition a convoqué le CNT autour du projet de loi axée sur la création de la police territoriale. Beaucoup s’accordent à dire que c’est effectivement la pression algérienne qui a mené Bamako a relancé la mise en œuvre de l’Accord. La question est de savoir est ce que le Mali va-t-il se laisser traîner dans le sens voulu par Alger quant on sait que la grande partie des Maliens est opposée à la mise en œuvre de l’accord à l’état actuel. Justement, c’est bien cette pression qui a poussé le CNT a retiré le mardi 8 février de son ordre du jour le projet relatif à la police territoriale. A cette étape, les autorités maliennes semblent se méfier de tout ce qui pourrait retourner contre elles. Au même moment, les regards de l’Etat Algérien sont braqués sur elles. Que faire face à ce dilemme ?   La réponse dans les jours à venir.

<strong>D.D.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nord du Mali : Interrogations autour  d’une rencontre en Italie</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/nord-du-mali-interrogations-autour-dune-rencontre-en-italie-2963216.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/nord-du-mali-interrogations-autour-dune-rencontre-en-italie-2963216.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/01/EX-REBELS-4.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 03 Feb 2022 02:33:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis quelques jours, des responsables  de la CMA (Coordination des mouvements de l’Azawad) et d’autres mouvements armés du Nord séjournent  en Italie sur invitation d’une ONG de ce pays. Officiellement, il s’agirait  d’une rencontre dont l’objectif  serait  d’évaluer le processus de paix au Mali. Cependant beaucoup d’interrogations et de supputations entourent  ce déplacement des membres de la Rébellion de Kidal.  Au-delà des soupçons pèsent sur cette initiative Italienne d’autant que la partie gouvernementale avait  décliné l’invitation avant de prendre part à cette rencontre par l’intermédiaire du ministre de la Réconciliation Nationale.</strong>

En effet, une délégation du Cadre stratégique permanent (CSP) composée de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) et des mouvements armés du Nord  séjournent depuis  dimanche dernier  sur invitation de  l’ONG italienne ARA PACIS  à Rome en Italie.

Selon Mohamed Elmaouloud Ramadane porte–parole de la Coordination des Mouvements de l'Azawad (CMA)''L'objectif de ce déplacement vise à réconcilier les mouvements signataires de l'Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d'Alger''

« Sur demande des autorités de Transition du Mali, l’ONG italienne ARA PACIS a initié une réunion de médiation à Rome pour un rapprochement entre le CSP et le gouvernement, ainsi que l’autre tendance de la plate-forme qui n’est pas membre du CSP », a précisé Mohamed Elmaouloud Ramadane porte–parole de la Coordination des Mouvements de l'Azawad (CMA).

Les principales composantes du CSP que sont la CMA et une  frange de la Plateforme  doivent selon plusieurs sources  rendent  compte de l’utilisation des moyens précédemment reçus dans le cadre des attentes de leurs partenaires européens, à savoir : leur contribution à la stabilisation du Nord  en tant que paravent sécuritaire contre les flux migratoires et d’autres trafics illicites en direction de l’Europe.

Quant au Ministère de la réconciliation, de la paix et de la cohésion Sociale  l’objectif  du déplacement du ministre Wagué est la définition des bases de la collaboration entre l’Etat Malien et le CSP (Cadre stratégique permanent). Ainsi, tous les mouvements seront impliqués dans cette structure sous le leadership du gouvernement qui en assume la direction pour la Réconciliation des mouvements et des communautés permettant de faciliter le développement tout en améliorant la sécurité.

<strong> </strong>

<strong>Une CMA instrumentalisée</strong>

Cependant, beaucoup d’interrogations sont posées au sujet de cette initiative italienne et avec une CMA, dont l’instrumentalisation par la France ne guère un secret. Parmi les questions entendues çà et là à Bamako, l’on retient : Pourquoi l’organisation de cette rencontre ailleurs et non dans le pays ? Quelles les véritables intentions de l’ONG italienne ? L’Etat italien est-il impliqué dans ce projet ? Quid d’un financement de certaines activités de la CSP par la même organisation italienne ? Et l’accord d’Alger dans tout ça ? Au-delà de ces questions, de forts soupçons entourent ce déplacement de la rébellion en terre italienne, en un moment où la tension ne de monter entre Bamako et Paris. Et à ce sujet l’on a encore en mémoire les revelations du Premier ministre Choguel Kokala Maiga qui dans une interview accordée à la radio publique algérienne en Octobre 2021, avait révélé qu’«’il existe certaines zones dans le nord du pays qui sont interdites d'accès à l'armée malienne par la France, ce qui nous a créé un Etat à l'intérieur de l'Etat ».

Et Choguel K Maïga avait ajouté : « C’est l'ancien Président français, Nicolas Sarkozy, (2007- 2012) qui avait promis à des rebelles dans le nord malien de leur accorder un Etat indépendant ».

Aussi, il avait accusé la France d’avoir violé l'Accord conclu entre les deux pays, en 2013, qui prévoit d’offrir à l’armée malienne un soutien aérien et en matière de renseignement, alors que la France a déployé 4000 militaires sans concertation préalable avec Bamako.
Pour confirmer l'échec de l'intervention militaire française, le Premier ministre  avait, par ailleurs, expliqué que « le but de cette intervention était d'éradiquer le terrorisme, alors que ce fléau s'est propagé dans 80% de notre territoire, après qu'il était cantonné uniquement dans le nord ».

« Le rétablissement de l'unité du Mali n'a pas été possible car des groupes rebelles armés touaregs paradent avec leurs armes lourdes devant les forces internationales et françaises », a-t-il martelé. Jusqu’ici aucune réaction n’a été enregistrée du côté français pour contredire ces propos du Premier ministre malien.

<strong>Mémé Sanogo</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sahel: Révélations sur ce que recherche la France dans le nord du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/sahel-revelations-sur-ce-que-recherche-la-france-dans-le-nord-du-mali-2963134.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/sahel-revelations-sur-ce-que-recherche-la-france-dans-le-nord-du-mali-2963134.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/04/Barkhane.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 02 Feb 2022 17:55:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La tension entre la France et le Mali, survenue depuis la demande de Bamako au Royaume de Danemark, de retirer ses militaires de la force européenne Takuba au Mali, a atteint son paroxysme, lundi 31 janvier 2022, avec la sommation faite à l’ambassadeur français Joel Meyer, de quitter le Mali dans un délai de 72 heures. Alors qu’elle menaçait de retirer ses troupes de la force Barkhane du territoire malien si la junte au pouvoir au Mali, faisait venir des mercenaires russes du groupe Wagner, la France n’a pas mis à exécution ses menaces et reste dans le Sahel. Analyste politique, diplômé en Intelligence économique et Veille stratégique, Gilles Christ Djédjé, croit savoir les raisons qui motivent la France à vouloir coûte que coûte rester dans le Sahel, plus particulièrement dans le nord du Mali. Eléments de réponse ci-dessous.</strong>

<strong>Gilles Christ Djédjé (Analyste politique): « La France est dans le nord du Mali avec ses 4000 soldats pour la recherche du potentiel énergétique »</strong>

"Depuis 2006, une société QUATARI de consultation et d'exploration de ressources minières et gazières, a détecté une immense richesse dans les cinq blocs miniers détenus par la société Baraka Petroleum (Société Malienne). Toutes les estimations faites en cette période tournent autour de 645 millions de barils d'huile gtcf de gaz naturel. Du coup le Mali devient l'une des régions les plus prolifiques en gaz naturel du continent africain. Ces gisements sont pour la plupart situés au nord du Mali (Bassin de Taoudeni, Bassin de Tamesna...).

La raison première donc de la présence permanente des Djihadistes et autres attaques meurtrières contre les populations innocentes maliennes malgré la présence d'un fort contingent de soldats français (4000 soldats), se retrouve dans ce potentiel minier et gazier de ce pays. En effet, la France a un véritable déficit chronique en matière énergétique. Elle dépend pour 17% de sa consommation en gaz de la Russie, 23 % de la Norvège, 8% de l'Algérie, 8% des Pays-Bas, 7% du Nigeria...etc. Le Mali pourrait alors bien pallier ce déséquilibre.

<strong>"La France est à la recherche du gaz pour pallier son déficit"</strong>
Cette France qui a refusé de livrer des navires de guerre construits à Saint-Nazaire (France ) à la Russie, dépendrait de celle-ci pour sa consommation en gaz ? La même France qui est à la tête des pays européens ayant imposé un embargo sur les produits agricoles Russes, chercherait-elle les moyens d'une cohérence dans sa politique vis-à-vis de la Russie? C'est bien le député français et président du groupe parlementaire de LaRem à l'assemblée nationale française, Christophe CASTANER, suite à la flambée des prix de l'électricité et de gaz en France qui a lancé l'alerte sur France inter en septembre 2020 en ces termes :

" Il faut se résoudre à produire notre propre énergie. Parce qu'en réalité, nous achetons la quasi-totalité du gaz que nous consommons en France. " Peut-on faire la production d'une énergie sans la matière première ? Non ! La solution, c'est donc de prendre la matière première de gré ou de force ailleurs comme au Niger, au Mali et de la ramener en France. La France est à la recherche du gaz pour pallier son déficit. Elle est donc dans le nord du Mali avec ses 4000 soldats pour la recherche du potentiel énergétique. Pourtant, dans cette partie vaste du territoire malien, on comprend mal pourquoi l'Etat malien n'arrive pas à étendre son autorité. On se souvient que François Hollande avait accueilli le Président malien d'alors, IBK à GAO. Quelle injure!"

<strong>GILLES CHRIST DJEDJE, ANALYSTE POLITIQUE, Diplômé en Intelligence Economique et Veille Stratégique.</strong>

<strong>Source: https://www.afrique-sur7.ci/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les mouvements armés de retour à Rome 6 mois après :  La Transition va&#45;t&#45;elle conforter la partition du Mali ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/les-mouvements-armes-de-retour-a-rome-6-mois-apres-la-transition-va-t-elle-conforter-la-partition-du-mali-2962826.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/les-mouvements-armes-de-retour-a-rome-6-mois-apres-la-transition-va-t-elle-conforter-la-partition-du-mali-2962826.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/10/CMA-ML.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 01 Feb 2022 01:18:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Après un premier séjour fortement décrié dans la capitale italienne où il avait été préféré à l’Etat malien comme interlocuteur, le Cadre Stratégique Permanent a remis ça au bout d’un semestre pratiquement jour pour jour. Une forte délégation constituée de ses différentes composantes a quitté la capitale malienne, hier dimanche, pour se rendre à Rome où il sera question, à en croire nos sources, d’une restitution des missions qui les engage auprès d’organisations à vocation sécuritaire de l’Union sécuritaire. On se rappelle en effet que c’est dans ce haut-lieu historique du vieux continent que le CSP a pris date en s’assignant les taches suivantes : prendre en compte les aspirations des populations du septentrion, entretenir une dynamique de cohésion sociale et de vivre-ensemble entre les communautés, conforter les efforts de mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation et assurer l’opérationnalisation des mécanismes conjoints de lutte contre l’insécurité et la libre circulation des personnes et des biens. Toutes choses qui entrent en droite ligne des actions de stabilisation du Sahel et du Mali dans le cadre desquelles l’ONG italienne ARAPACIS pactise avec les principales composantes du CSP que sont la CMA et la frange de la Plateforme acquise à la même cause. C’est au demeurant en présence des leaders de ce mouvement, initialement loyaliste dans sa totalité, que se déroulent les retrouvailles du CSP à Rome où les visiteurs rendront compte de l’utilisation des moyens précédemment reçus dans le cadre des attentes de leurs partenaires européens, à savoir : leur contribution à la stabilisation du septentrion en tant que paravent sécuritaire contre les flux migratoires et d’autres trafics illicites en direction de l’Europe. Des conclusions de cette évaluation, assurent nos sources, vont dépendre les proportions de la nouvelle manne financière à mettre à la disposition des mouvements armés pour l’accomplissement de leurs missions.

Comme il est loisible de le comprendre, c’est bel et bien ces mouvements armés, en vertu de leur mainmise sur la situation sécuritaire, que des partenaires européens préfèrent à l’Etat malien auquel le contrôle des régions du Nord échappe depuis le déclenchement de la crise septentrionale en 2012. C’est pourquoi l’avènement du CSP a été le détonateur d’un malaise qui affectera pour longtemps la régularité des réunions du Comité de Suivi de l’Accord (CSA), sur fond de brouille entre ses précurseurs et le ministre en charge de la Réconciliation nationale. Il nous revient de bonne source, toutefois, que le deuxième épisode de la vicieuse présence des mouvements autonomistes en Italie intervient dans un contexte beaucoup moins tendu que jadis, avec en toile de fond une présence annoncée du ministre Ismaël Wagué à la rencontre de Rome. Il se susurre, en clair, que sa réticence initiale a laissé la place à une perception beaucoup plus positive du recours au CSP comme partenaire principal de stabilisation des zones qui échappent au contrôle de l’administration malienne. Un modus vivendi qui cache mal le spectre d’un contournement vicieux des autorités maliennes au profit d’entités communautaires de substitution et qui conforte les incertitudes qui entourent le retour effectif de l’Etat dans le septentrion. À défaut d’être tournant, il s’agit d’un épisode manifestement gênant pour les autorités actuelles pour qui la reconquête de l’intégrité territoriale est devenu le principal cheval de bataille pour le renouvellement du bail de la Transition. Remise en cause au nom de cette souveraineté, la présence européenne au Mali semble recourir au créneau non-étatique comme alternative au confort dont il est sevré par les officiels.

<strong>A KEÏTA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : un convoi militaire français bloqué pendant quelques heures à l’entrée d&amp;apos;Ansongo</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-un-convoi-militaire-francais-bloque-pendant-quelques-heures-a-lentree-dansongo-2961295.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-un-convoi-militaire-francais-bloque-pendant-quelques-heures-a-lentree-dansongo-2961295.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/06/ansongo-ville-cercle-tombouctou-nord-mali.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 20 Jan 2022 22:24:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>-Dans le nord du pays</strong>

Un convoi militaire de la Force Barkhane en provenance de Gao au nord du Mali, a été bloqué jeudi, pendant quelques heures par des centaines de jeunes manifestants à l'entrée de la ville d'Ansongo, a appris Agence Anadolu, auprès de Abdoulbaki Diallo ancien député de la localité.

'' Le convoi venant de Gao se dirigeait vers Ménaka lorsqu'il a coïncidé avec des jeunes manifestants qui scandaient à bas la France, à bas Barkhane, vive la coopération Mali-Russie'' a déclaré l'ancien élu local joint au téléphone par l'Agence Anadolu.

Ibrahim Sadou porte-parole du Conseil communal de la jeunesse d'Ansongo a affirmé : « Nous savons maintenant que l'opération Berkhane n'est pas là pour nous sécuriser mais pour déstabiliser notre sous-région. C'est pour cette raison que nous avons décidé de lui barrer la route ».

Il a, en outre, ajouté que l'armée française n'a plus aucun droit de traverser la ville d'Ansongo pour quelques destinations.

Selon Abdoulbaki Diallo, après plusieurs heures de blocus et des négociations, le convoi a finalement remboursé chemin pour emprunter les bifurcations du village de Bazi-Haoussa, afin de continuer son chemin vers Ménaka.

Pour rappel, un convoi de l’armée française avait été bloqué plus d’une semaine sur le territoire burkinabè en novembre dernier, puis au Niger.

Le convoi de l'armée française, ayant été bloqué au Burkina Faso et au Niger, a pu finalement arriver à Gao, dans le nord du Mali.

<strong>SOURCE: https://www.aa.com.tr/</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>A l’occasion de son congrès : La CMFPR2 tend la main aux MPGK</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/a-loccasion-de-son-congres-la-cmfpr2-tend-la-main-aux-mpgk-2960684.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/a-loccasion-de-son-congres-la-cmfpr2-tend-la-main-aux-mpgk-2960684.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/01/CMFPR.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 17 Jan 2022 10:50:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>La coordination des mouvements et forces patriotiques de résistance (CMFPR2) a tenu son 1er congrès au Crès de Badalabougou, les 08 et 09 janvier 2022. Ces assises qui visaient à doter la coordination d'un manifeste et d’un règlement intérieur pour son bon fonctionnement, ont été marquées par l’absence des mouvements Ganda Koy.</em>

Pour assurer le bon fonctionnement de son regroupement, la Coordination des mouvements et forces patriotiques de résistance (CMFPR2) avait réuni ses militants pour leur présenter de nouveaux manifeste et règlement intérieur.

Selon Ibrahima Abba Kantao, président de la CMFPR2, le congrès avait deux axes. Le premier axe portait sur un manifeste qui va édicter les règles, les valeurs et les principes de la CMFPR2. « En notre qualité de collectif de mouvements armés engagés dans le processus de paix au nom du Mali et pour la défense de nos communautés d'origine, nous avons initié une démarche participative afin de doter notre organisation d'un manifeste réfléchi fondé sur nos aspirations et les préoccupations de nos communautés à la base », a-t-il souligné. Ce manifeste est le fruit d'un travail collectif mené progressivement au fil de deux années autour de trois étapes. « Il s'agit d’une étape de diagnostic, une étape de réflexion collective et une étape de rédaction. En plus, il fait savoir que le présent manifeste consacre les valeurs suivantes qui engagent ses organes et les comportements des personnalités appelées à le mettre en œuvre. Ce sont : un Mali un et indivisible, laïc et démocratique, la paix et la réconciliation nationale, la tolérance et le dialogue, la solidarité et le vivre-ensemble, la dignité et l'esprit de discipline et de civisme ».

De l’avis du président de la CMFPR2, le deuxième axe porte sur le règlement intérieur qui fixe, de manière détaillée, les modalités de fonctionnement de la coordination.

Pour pallier la crise au sein de la coordination faisant suite au non-respect par le président de Ganda Koy Association des décisions prises ensemble comme solution, le président de la CMFPR2 appelle à l'union. « Un appel a été lancé à nos camarades qui n'ont pas voulu participer, notamment les mouvements Ganda Koy et, leur dire que la division ne grandira personne. De toutes les façons, on peut être important et avoir de la valeur, mais quand on est divisé, on s’affaiblit. Uni, on est fort pour défendre les raisons pour lesquelles on s'est mis ensemble », a-t-il lancé.

Dans sa déclaration, au nom du président de IRGANDA, le secrétaire à la cohésion sociale et à la réconciliation du bureau exécutif, monsieur Maïga Mahamane Alassane, a mis un accent particulier sur le comportement de certains membres de la CMFPR2. « Aujourd'hui, le constat est d'une amertume indicible : les mouvements armés, particulièrement la CMFPR2, ne constituent que des monstres, des fantômes dont le seul dénominateur commun est la division, la mésintelligence, les injures, les divorces et les séparations. Car, aujourd'hui l'opportunité nous est donnée pour dénoncer que ce sont les éléments même des groupes armés sécuritaires qui créent le désordre et l'insécurité dans nos terroirs d'origine tant et si bien qu’eux-mêmes se retrouvent à se tirer dans les pattes, les uns des autres, le dernier cas à Wabaria le 5 janvier 2022 en est une illustration éloquente avec mort d'hommes », a-t-il dénoncé.

Il a invité l'ensemble des parties prenantes du mouvement à se ressaisir pour la préservation de la paix au Mali. « Au-delà de ce cri de cœur, somme toute légitime, le bureau exécutif de IRGANDA par ma voix, félicite les congressistes et leur souhaite de prendre de bonnes décisions autant pour la restructuration de leurs mouvements que pour le rassemblement, l'unité et la cohésion entre eux tous, seul rempart contre l'insécurité et la dégradation continue des conditions de vie de nos terroirs », a-t-il souhaité.

<strong>Boubacar Idriss Diarra</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>1er congrès extraordinaire du HCUA :  Sous le signe de fusion des mouvements</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/1er-congres-extraordinaire-du-hcua-sous-le-signe-de-fusion-des-mouvements-2960330.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/1er-congres-extraordinaire-du-hcua-sous-le-signe-de-fusion-des-mouvements-2960330.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/12/HCUA-mali.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 15 Jan 2022 01:04:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le mercredi 12 janvier 2022, s’est ouvert à Kidal, le 1er Congrès extraordinaire du Haut conseil pour l’Unité de l’Azawad (HCUA). La cérémonie d’ouverture était présidée par l’Amenokal de l’Adagh, en  présence du gouverneur de la région de Kidal, du secrétaire général du HCUA, du chef de cabinet du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, du président du CSP, président en exercice de la CMA, du ministre des Maliens Etablis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine,  ainsi que des délégations du Niger, du Burkina Faso, de la Mauritanie, d’Arabie-Saoudite, d’Algérie, et de la Libye, de la Diaspora et des Mouvements signataires, de la Minusma sans oublier les représentants des chefs coutumiers traditionnels de Bamako.

Le président de l’Autorité Intérimaire de Kidal, colonel Hassan Fagagah, a également salué  cette belle initiative du HCUA et remercié Mohamed Ag Intallah.

Dans leurs déclarations de fusion des mouvements, le secrétaire général de l’Ex-MSA-C, le secrétaire général de l’Ex-FPA, ceux de l’Ex-MPSA et de l’Ex- CJA-E, après avoir remis les drapeaux, ont réitéré leur volonté d’aider au renforcement de la paix.

Le chef de la délégation nigérienne, au nom de l’Aïr et sa population, a salué la présence des délégations tout en reconnaissant les efforts des mouvements sous le leadership du président du HCUA, pendant la crise.

Tour à tour Hamoune Ould Ali, Haballa Ag Hamzata, Fahad Ag Almahmoud, Mossa Ag Acharatman, Mohamed Ould Matali, et le représentant de la CMI, ont rappelé l’importance de ce Congrès et la mise en œuvre de l’accord de paix issu du processus d’Alger, au-delà des discours et autres  déclarations, précise Mossa Acharatman.

Les représentants des mouvements se sont succédé au pupitre et ont procédé à leur déclaration. Ils ont ensuite remis des drapeaux de l’Ex-MSA-C, de l’Ex-FPA,  de l’Ex-MPSA et  de l’Ex- CJA-E, au président du HCUA. <em>« Ce Congrès est celui de l’espoir. Un travail de longue haleine et ils dissent être satisfaits de son aboutissement. Nos encouragements aux mouvements et l’ensemble du comité de l’Azawad pour la paix et le vivre ensemble »</em>, indiquent-ils.

Au cours  des assises de Kidal, les participants ont entériné de nouvelles adhésions et renouvelé  les structures de leur organisation pour la redynamiser et pour mieux l’adapter aux réalités du terrain, tout en réaffirmant leur attachement à la paix et en condamnant toutes formes de violences.

Le Gouverneur de Kidal, le colonel Fodé Malick Sissoko au nom des plus hautes autorités du Mali, a remercié le secrétaire général du HCUA, pour les efforts au retour de la paix à Kidal et sur l’ensemble du territoire national. <em>« Le Mali traverse une crise les plus problématiques avec les sanctions de la Cédéao, compte sur le soutien des uns et des autres afin de donner une chance au développement »</em>, dira le gouverneur.

<em>« Autant la tenue des élections au Mali est une priorité pour les Etats de la Cédéao et la communauté internationale, autant la mise en œuvre de l’accord pour la paix est une priorité pour les mouvements signataires »</em>, a déclaré le président du CSP, président en exercice de la CMA, Bilal Ag Achérif.

<em>« Les Congrès ordinaires, tenus en 2014 et 2019 ont révélé, avec succès, la vitalité de notre organisation dans toute sa profondeur et dans toute sa diversité. En ce moment historique de la vie de notre organisation, il nous est apparu normal, sinon fondamental, de prendre conscience aussi bien de nouvelles réalités que des enjeux à venir, à la dimension de la maturité démontrée par nos vaillants militants, le professionnalisme exemplaire de nos forces armées de défense et de sécurité et le dynamisme avéré de notre société civile dans tous les secteurs. </em>

<em>Fidèle à son ambition d’unification des forces vives de l’Azawad et guidé par le souci de fédérer les efforts des différents acteurs ayant les mêmes idéaux et les mêmes objectifs, le Haut Conseil pour l’Unité de l’Azawad a mis en commun ses actions avec le MNLA et le MAA pour créer la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) signataire de l’Accord de Paix et de Réconciliation issu du processus d’Alger. </em>

<em>Comme nous l’avons toujours affirmé, nous réitérons encore, ici, notre adhésion à la paix, à la stabilité et à la concorde. Au cours de l’intermède de temps qui s’est écoulé depuis le dernier congrès ordinaire, tenu en 2019, des événements tristes pour certains, prometteurs pour d’autres se sont déroulés et notre organisation a su être résiliente et garder intacte la stabilité souhaitée. </em>

<em>La marque de confiance dont jouit le HCUA »</em>, a affirmé dans son discours programme, le secrétaire général du HCUA, Alghabas Ag Intalla.

Le chef de Cabinet du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Homini Belco Maïga,  a porté le  message des autorités de la Transition.  <em>« J’ai été invité au nom du ministre de la Décentralisation et de l’Administration territoriale, porte-parole du gouvernement, pour porter un message à l’occasion du 1er Congrès extraordinaire du Haut Conseil pour l’Unité de l’Azawad (HCUA). Au  message de bienvenu du président du CSP, président en exercice de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA),  je  porte ici le message du président de la Transition, chef de l’Etat, le message du Premier ministre et de l’ensemble du gouvernement du Mali. Un message dans le sens du dialogue, et de l’apaisement. Le Gouvernement accepte, la main tendue du Cadre stratégique permanent (CSP) et rassure qu’une suite sera donnée à ce Congrès »</em>, a-t-il dit.

Pour rappel, Le Haut Conseil pour l’Unité de l’Azawad est une organisation politico-militaire né de la volonté populaire de créer un cadre qui consacre le concept de l’unité dans l’action et la modernité. Il se veut le défenseur des revendications légitimes des populations de l’Azawad.

<strong><em>Correspondance particulière </em></strong>

<strong><em>(De Boubacar Diakité Sarr, depuis Kidal)</em></strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali&#45;Des soldats russes à Tombouctou après le retrait français</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-des-soldats-russes-a-tombouctou-apres-le-retrait-francais-2959345.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-des-soldats-russes-a-tombouctou-apres-le-retrait-francais-2959345.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/10/Russie-Mali-helicoptere.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 07 Jan 2022 09:41:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>REUTERS</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Des soldats russes se sont déployés à Tombouctou, dans le nord du Mali, afin d’assurer l’entraînement des forces maliennes dans une base que les troupes françaises ont quittée en décembre, a annoncé jeudi un porte-parole de l’armée malienne.</strong>

Le gouvernement de transition avait annoncé le mois dernier que des "formateurs russes" étaient arrivés au Mali, sans rien dire de leur affectation, ni de leur nombre.

Cette situation a provoqué une vive réaction de la France et de ses alliés européens, qui ont mis en garde les autorités maliennes contre tout déploiement de mercenaires de la société de sécurité privée russe Wagner.

Bamako assure que les soldats russes arrivés au Mali sont des troupes régulières déployées dans le cadre d’un accord de défense bilatéral, en vertu duquel Moscou a également fourni du matériel à l’armée malienne.

"Nous avons acheté (à la Russie) de nouveaux avions et de l’équipement. Cela coûte beaucoup moins cher de s’entraîner sur place que d’aller là-bas. Où est le mal?", a demandé le porte-parole de l’armée malienne interrogé par Reuters.

Le porte-parole n’a pas précisé combien de soldats russes avaient été envoyés à Tombouctou et des habitants interrogés par Reuters ont dit que bien qu’ils soient visibles dans les rues de la ville, ils ne savaient pas combien ils étaient.

Le ministère russe de la Défense n’a pas immédiatement répondu aux sollicitations de Reuters.

Les forces françaises ont quitté Tombouctou et plusieurs autres de leurs bases dans le nord du Mali le mois dernier dans le cadre de la réorganisation de l’opération Barkhane annoncée l’été dernier par le président Emmanuel Macron, qui doit se traduire par une réduction d’effectifs substantielle. (Reportage de Tiemoko Diallo, avec Polina Devitt à Moscou, écrit par Aaron Ross, version française Myriam Rivet et Tangi Salaün Editing by Gareth Jones)]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali: la jeune force européenne Takuba en pleine croissance</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-la-jeune-force-europeenne-takuba-en-pleine-croissance-2956924.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-la-jeune-force-europeenne-takuba-en-pleine-croissance-2956924.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/12/Takuba-blinde.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 15 Dec 2021 15:46:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>AFP</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Tentes flambant neuves couleur sable, tranchées fraichement creusées, ballet d'hélicoptères: en pleine réduction des effectifs militaires français au Mali, le camp de Ménaka, dans le nord-est du pays, fait exception: ancienne petite base rustique de l'opération antijihadiste Barkhane, l'emprise bourdonne comme une ruche avec la montée en puissance de la force européenne Takuba.</strong>

A Menaka, "on est passés de 8 à 30 hectares" de terrain aménagé en un an et demi, fait valoir le capitaine Josselin en se frayant un chemin parmi les engins de chantier qui s'activent.

Composé de forces spéciales françaises et européennes, le nouveau groupement Takuba, initié par la France et aujourd'hui fort de près de 900 militaires, doit aider les forces maliennes à gagner en autonomie. Une tâche qui nécessite de mettre des moyens à disposition des Européens pour les inciter à s'engager au Sahel malgré une situation sécuritaire hautement inflammable.

Dans cette région dite des trois frontières, aux confins du Mali, du Niger et du Burkina Faso, les jihadistes continuent d'exercer leur pouvoir de nuisance et de harcèlement malgré des années de présence étrangère. Il y a une semaine, une roquette a atterri sur le camp sans exploser. La veille, l'emprise multinationale de Gao subissait des tirs de mortiers.

Longtemps les pieds dans l'eau à la saison des pluies, la base de Ménaka a été assainie. Des murs d'enceinte quadrillent de longues allées bien tenues, où l'on entend plus seulement parler français mais aussi tchèque, danois, italien et anglais.

Sur la nouvelle zone aéronautique cohabitent hélicoptères lourds Chinook italiens et Blackhawks suédois. A quelques kilomètres, une piste d’atterrissage à l'abandon a été rénovée pour accueillir les liaisons aériennes militaires.

Salles de sport équipées d'agrès dernier cri, vaste espace de restauration sous tente avec télévisions branchées sur la chaîne italienne Rai et foyer "Takubar" ont poussé de terre pour adoucir le quotidien des soldats européens déployés dans cette région semi-désertique.

Soucieux de réduire l'empreinte militaire française au Mali au terme de près de neuf ans de présence, le président Emmanuel Macron a ordonné le départ des bases les plus au nord - Tombouctou, Kidal et Tessalit - au profit d'une action recentrée sur le partenariat de combat.

<strong>- Fer de lance -</strong>

Implantée à Ménaka, à Gao et peut-être demain à Gossi, dans le nord-ouest, la task force Takuba - "sabre" en langue touareg tamasheq - est le fer de lance de cette nouvelle approche, qui permet à la France de partager le fardeau avec les Européens.

"La mission de Takuba c'est de concourir à la sécurité du Liptako (région des trois frontières, ndlr) en accompagnant les FAMa selon la logique du triple A: +Advise, assist, accompany+ (conseiller, assister, accompagner). Toutes les nations membres ont bien compris l'esprit de la mission, même si elles viennent d'horizons différents", explique à l'AFP le chef opérations de Takuba, le lieutenant-colonel Grégory. Un "mentoring" qui vise à permettre aux forces maliennes de reprendre pied dans ces territoires délaissés par l'Etat.

Sur le camp FAMa voisin, sous les yeux de jeunes recrues qui s'exercent gauchement au garde à vous, une poignée de forces spéciales françaises forment une équipe de soldats maliens plus aguerris au contrôle de véhicule. "Avancez! Avancez bras en l'air! Tournez-vous, t-shirts en l'air!", lance un soldat à un camarade dans le rôle du suspect, sous les yeux d'un instructeur cagoulé qui lui prodigue des conseils: distances de sécurité, procédure de fouille...

"On a déjà fait deux opérations conjointes avec cette ULRI (unité légère de reconnaissance et d'intervention, ndlr) malienne, explique le chef du task group franco-tchèque, le lieutenant de vaisseau Rozen. On les suit pendant six mois. On les entraîne puis on passe à de l'accompagnement opérationnel sur des missions de plus en plus complexes": lutte anti-IED, reconnaissance de villages sans bousculer les habitants, infiltration de jour et de nuit, fouille de caches...

Et "du fait de la transformation de Barkhane, on cherche à diversifier nos domaines d'action" auprès des FAMa, explique le chef opérations de Takuba: escorte de convois, contrôle de zones, entraînement de troupes d'infanterie dans les casernes maliennes...

Les tensions avec la junte au pouvoir à Bamako, qui envisage de recourir aux services du sulfureux groupe paramilitaire russe Wagner, n'ont jusqu'ici pas douché l'enthousiasme des partenaires, mais le déploiement de mercenaires serait une ligne rouge pour l'engagement européen. De l'entretien lundi entre Emmanuel Macron et le président de transition malienne, le colonel Assimi Goïta, dépendra l'avenir de Takuba, dans laquelle la France a tant investi.

dab/fz/jhd]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Processus de refondation et de pacification du Mali : La tribu Kel Antessar entend jouer pleinement sa partition</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/processus-de-refondation-et-de-pacification-du-mali-la-tribu-kel-antessar-entend-jouer-pleinement-sa-partition-2955213.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/processus-de-refondation-et-de-pacification-du-mali-la-tribu-kel-antessar-entend-jouer-pleinement-sa-partition-2955213.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/01/Kel-Antessar-.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 03 Dec 2021 14:09:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Du 27 au 29 novembre dernier, la Cité des 333 Saints, Tombouctou la Mystérieuse, a abrité une grande rencontre sur la paix, la sécurité, la cohésion sociale, le vivre ensemble et la réconciliation nationale. Une initiative de la tribu Kel Antessar qui a mobilisé des milliers de participants de toutes les communautés de la région de Tombouctou et même au-delà. C’est ainsi qu’une série de recommandations a été prise visant à impliquer davantage la tribu Kel Antassar dans le processus de refondation et de pacification que le pays a amorcé.

Cette rencontre vient à point nommé dans la mesure où quelques jours plus tôt une grande tension intercommunautaire prévalait à Tombouctou où des manifestations contre l’insécurité ont entrainé des morts d’homme et des blessés. C’était donc une accalmie très précaire qui régnait dans la ville où les communautés se regardaient en chiens de faïence. Il aura fallu une intervention énergique des forces de défense et de sécurité pour mettre fin aux violences malgré la tension perceptible. C’est donc dans cette atmosphère très tendue que la grande rencontre de la Tribu Kel Antessar s’est tenue. Elle vise à mieux impliquer les membres de cette composante sociale importante dans le processus de refondation et de pacification en cours dans le pays.

Les travaux se sont déroulés en présence des autorités administratives représentées par le Gouverneur Bakoun Kanté, municipales, religieuses, coutumières et traditionnelles. Dans un mot prononcé pour la circonstance, le chef de la Tribu Kel Antessar et Alliés, Abdoul Majid Ag Mohamed Ahmed dit Nasser a tenu à remercier l’assistance qui a bien voulu rehausser l’éclat de la rencontre. Il n’a pas manqué d’exprimer les mêmes gratitudes envers ceux et celles qui de loin ou de près ont soutenu l’organisation de cette rencontre moralement, matériellement, financièrement et humainement. Bref tous les ingrédients étaient réunis pour faire de cette rencontre une réussite. Il s’est également félicité de la contribution des Chefs de fractions, des cadres et notabilités de la Tribu qui « des mois durant, n'ont ménagé aucun effort pour réussir admirablement le pari de la mobilisation de toutes les composantes de la grande famille Kel Antessar ». Laquelle est une entité tribale multiséculaire regroupant des fractions disséminées sur un vaste espace qui s'étend de Bemba à l'Est à la frontière mauritanienne à l'ouest et d'Araouane au Nord à Gossi au sud. Elle compte aussi une diaspora nombreuse et dynamique établie essentiellement en Arabie Saoudite, en Libye et en Mauritanie. Son rôle sur le plan économique, politique, culturel, sécuritaire est inestimable. Mais là où la tribu s’est le plus distingué s’est surtout « dans la défense de ses terroirs lorsqu'ils subissent des agressions extérieures et surtout dans la perpétuation du bon vivre-ensemble avec tous ses voisins ».

Raison pour laquelle a toujours été du côté des plus hautes autorités du pays lorsqu’il s’agit d’éteindre les foyers de tension ainsi que de la mise en œuvre du processus de refondation et de pacification de notre pays. Pour ce faire, ses leaders privilégient avant tout une entente et une cohésion en leur sein.

A noter que cette rencontre avaient pour objectifs de permettre à la tribu de faire sa propre introspection, d'identifier et d'éliminer les facteurs compromettant son unité ou ses bons rapports avec les autres communautés sœurs, de s'enquérir de ses besoins et difficultés afin d'y apporter les solutions appropriées, de corriger les éventuels dysfonctionnements de son organisation interne et de convenir de l'approche la mieux indiquée pour sa participation de qualité à l'œuvre de reconstruction nationale. C’est ainsi que des thématiques spécifiques ont été développées et une série de recommandations adoptée en vue d’une contribution plus efficace et plus efficiente de la tribu sur les différents sujets de préoccupation de l’heure. Le chef de la tribu s’est dit confiant que la mise en œuvre des recommandations formulées à l’issue de la rencontre pourrait mettre fin aux « regrettables querelles intestines qui ne cessent de nous tirer vers le bas seront aplanies et que les KA de Tombouctou se tourneront désormais résolument rien que vers ce qui peut concourir à leur développement socio-économique, à leur active participation dans la gestion de leurs affaires locales, à leur forte implication dans la consolidation des acquis de la paix et de la réconciliation et à leur indéfectible engagement citoyen au service de l'Etat et de la République ».

Il a aussi mis en garde contre tout vice de construction du Mali susceptible de le fragiliser à nouveau ou de l'exposer à d'autres risques d'effondrement. A travers cette rencontre, il s’agissait aussi pour la tribu Kel Antessar d’apporter son soutien indéfectible à la réussite de la transition notamment sur les aspects visant à renforcer et solidifier la réalisation de l'édifice national. Signalons que cette rencontre est la seconde du genre organisée par la tribu dans la région de Tombouctou après celle tenue à Goundam en avril dernier où il s’agissait pour les participants de se pencher sur des questions en lien avec la réorganisation territoriale et administrative qui fait encore couler beaucoup d’encre et de salive.

<strong>Cheick Bougounta CISSE  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali: les forces françaises de Barkhane ont quitté Tessalit</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-les-forces-francaises-de-barkhane-ont-quitte-tessalit-2952753.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-les-forces-francaises-de-barkhane-ont-quitte-tessalit-2952753.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/10/depart-barkhane-.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 16 Nov 2021 16:07:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<section class="articlebody   " data-id="110" data-m="{&quot;i&quot;:110,&quot;p&quot;:109,&quot;n&quot;:&quot;articlebody&quot;,&quot;y&quot;:6,&quot;o&quot;:1}"><strong>Les FAMa, les Forces armées maliennes, sont désormais seules aux commandes de la base avancée de Tessalit. Depuis plusieurs années, elles y travaillaient conjointement avec l’armée française, mais depuis juillet dernier les forces françaises ont entamé leur retrait de cette zone.</strong>

Ce fut un départ millimétré qui fut une véritable prouesse logistique. Nom de code : opération Arcole. Ces trois derniers jours, deux gros porteurs A400M de l’armée de l’air ont effectué six rotations quotidiennes pour évacuer de <a href="http://www.rfi.fr/fr/afrique/20210313-mali-%C3%A0-tessalit-les-forces-alli%C3%A9es-coordonnent-leurs-efforts-dans-la-lutte-contre-le-terrorisme" target="_blank" rel="noopener" data-id="113" data-m="{&quot;i&quot;:113,&quot;p&quot;:110,&quot;n&quot;:&quot;partnerLink&quot;,&quot;y&quot;:24,&quot;o&quot;:3}"><strong>la base de Tessalit </strong></a>vers celle de Gao le matériel, les véhicules et les 90 derniers soldats français.

L'ambiance était étonnante dans ce poste avancé de Tessalit, vide de ses militaires français alors que cet été, ils étaient encore 400. Ces derniers jours, la vie s’est donc concentrée autour d’un poste de commandement réduit à sa plus simple expression. De leur côté, <a href="http://www.rfi.fr/fr/afrique/20191230-sahel-operation-fama-barkhane-gourma-reportage" target="_blank" rel="noopener" data-id="114" data-m="{&quot;i&quot;:114,&quot;p&quot;:110,&quot;n&quot;:&quot;partnerLink&quot;,&quot;y&quot;:24,&quot;o&quot;:4}"><strong>les FAMa </strong></a>prenaient possession des baraquements. Tessalit, c'est un grand déménagement.

Les FAMa sont désormais 200 dans ce poste le plus septentrional du <a href="http://www.rfi.fr/fr/tag/mali/" target="_blank" rel="noopener" data-id="115" data-m="{&quot;i&quot;:115,&quot;p&quot;:110,&quot;n&quot;:&quot;partnerLink&quot;,&quot;y&quot;:24,&quot;o&quot;:5}"><strong>Mali </strong></a>et même si les militaires maliens  ont suivi un entraînement intensif, leurs homologues français leur ont remis une radio en partant et des soldats maliens ont été formés au guidage des avions, notamment ceux de la chasse française basée à Niamey.

À Tessalit, l’armée française a également laissé son matériel de vie en campagne : tables, chaises, lits, frigos. Les FAMa, épaulées aussi par un gros contingent de la Minusma, sont donc aujourd’hui solidement retranchés dans un camp bien équipé.

Deux cents soldats des forces armées maliennes occupent donc désormais l’ex-poste avancé français de Tessalit. La force Barkhane se dit néanmoins prête à leur apporter un soutien aérien si nécessaire.

</section><section class="stb-flexvertical" data-id="117" data-m="{&quot;i&quot;:117,&quot;p&quot;:109,&quot;n&quot;:&quot;sharingtoolbar&quot;,&quot;y&quot;:6,&quot;o&quot;:2}">
<div class="stb-flex  novig" data-stickyviews="4" data-stickytopmargin="20">
<div class="sharingtb">
<div class="stb-bsb novig" data-aop="sharingtoolbar_social" data-id="118" data-m="{&quot;i&quot;:118,&quot;p&quot;:117,&quot;n&quot;:&quot;socialtoolbar&quot;,&quot;y&quot;:8,&quot;o&quot;:1}"><strong>Par rfi.fr</strong></div>
<div data-aop="sharingtoolbar_social" data-id="118" data-m="{&quot;i&quot;:118,&quot;p&quot;:117,&quot;n&quot;:&quot;socialtoolbar&quot;,&quot;y&quot;:8,&quot;o&quot;:1}"></div>
</div>
</div>
</section>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kidal en ébullition : Le départ du gouverneur réclamé</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-en-ebullition-le-depart-du-gouverneur-reclame-2949649.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-en-ebullition-le-depart-du-gouverneur-reclame-2949649.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/02/kidal-Mali-Nord.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 27 Oct 2021 01:25:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Des milliers de personnes ont manifesté mercredi pour appeler à la démission du gouverneur de la région de Kidal. "Il doit partir et que quelqu’un de plus capable le remplace" a scandé une foule en colère. Les protestataires ont envahi les principales artères de la capitale régionale  pour dénoncer la « mauvaise gestion » et « l'absence de transparence ».Ils ont été rejoints par plusieurs responsables locaux dont les autorités intérimaires régionales et celles des cercles de Tinessako, Achibogho, Abeïbara, Tessalit, les élus communaux, les chefs de quartiers et la société civile.

« Les gens veulent sa démission, qu'il parte pacifiquement, et qu'un nouveau gouverneur dirige la région, pacifiquement »

Les manifestants appellent, enfin, les autorités de la Transition à veiller à la satisfaction de leurs revendications sans quoi aucune forme de collaboration ni de cohabitation avec l’Etat central ne sera possible.

Tout est parti de la gestion rigoureuse des fonds alloués à une rencontre de sensibilisation et de formation des acteurs régionaux. Le reversement au Trésor de l’enveloppe restante a mis le feu aux poudres. Ceux qui avaient aiguisé leurs dents ont dû se mordre les doigts. Mais les gorges chaudes ont du mal à ruminer ce geste.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kidal: cabale contre le gouverneur pour sa rigueur</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-cabale-contre-le-gouverneur-pour-sa-rigueur-2949009.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-cabale-contre-le-gouverneur-pour-sa-rigueur-2949009.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/11/Kidal.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 21 Oct 2021 01:30:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Une rencontre de sensibilisation et de formation des acteurs régionaux et locaux sur la zone de développement des régions du nord et le fonds de développement durable au Mali s’est tenu, le 15 octobre 2021, à Kidal. Dans le cadre de l’organisation de cette assise, le gouverneur de Kidal a donné des instructions fermes quant à une utilisation judicieuse des fonds alloués à l'atelier. Parmi ces directives, les listes de présence doivent être conformes aux listes d’invitation. Mais aussi, l’argent qui reste doit revenir au Trésor public. Le gouverneur Sissoko a attaché un grand prix à l’exécution de ces instructions. Ainsi, après la rencontre, il a veillé à ce que le fonds restant retourne au Trésor public. Voilà la décision qui a mis en colère une partie de son équipe, laquelle voulait visiblement se partager ces sous.

Cette situation est venue s’ajouter à d’autres oppositions du chef de l’exécutif régional qui plaide pour une plus grande transparence dans l’attribution des marchés publics conformément aux textes en vigueur en république du Mali. Cette volonté farouche du gouverneur se heurte aux prétentions et aux intérêts d’un membre de son équipe qui ne cache plus sa volonté à s’attribuer des marchés avec des complicités à certains échelons de l’administration territoriale.

Les agitations en cours à Kidal sont par une poignée de « fonctionnaires entrepreneurs » et visent à créer une fausse tension afin de susciter une médiation ministérielle.  C’est donc une cabale contre le gouverneur de Kidal, lequel est victime de son opposition à la dilapidation des fonds publics.

<strong>Ali</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La ville de Kidal, cœur de la fracture entre France et Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/la-ville-de-kidal-coeur-de-la-fracture-entre-france-et-mali-2948856.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/la-ville-de-kidal-coeur-de-la-fracture-entre-france-et-mali-2948856.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/10/kidal.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 19 Oct 2021 22:19:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Aux yeux de beaucoup de Maliens, si la grande puissance militaire qu’est la France ne vient pas à bout d’une rébellion, c’est seulement qu’elle ne le veut pas.</strong>

Il serait tentant de penser que les tensions qui déchirent depuis l’été les alliés français et maliens tiendraient seulement à l’éventualité d’une ingérence russe. L’arrivée possible de mercenaires du Groupe Wagner crispe certes les parties, Paris la qualifiant d’«incompatible» avec la présence des troupes françaises de Barkhane tandis que Bamako joue sur sa «souveraineté».

Mais derrière ces mots éclatent en fait au grand jour une mésentente bien plus ancienne, un hiatus qui date des premiers mois de l’intervention Serval au Mali: le statut de Kidal, une ville de l’extrême nord du pays, «capitale» des Touaregs avec lesquels les relations, où se mêlent commerces et trafics, dialogues et guerres, sont furieusement complexes depuis des siècles.

Le sentiment de frustration des Maliens est lié à la conviction que la France a un agenda caché

<strong>Choguel Maïga, premier ministre du Mali</strong>
Dans un entretien avec Jeune Afrique, le premier ministre Choguel Maïga le dit clairement: «La France a créé une enclave gérée par la rébellion (la Coordination des mouvements de l’Azawad, CMA), à Kidal. Quand l’opération Serval est intervenue en 2013..<strong><a href="https://www.lefigaro.fr/vox/monde/la-ville-de-kidal-coeur-de-la-fracture-entre-france-et-mali-20211019" target="_blank" rel="noopener noreferrer">....LIRE LA SUITE SUR</a> <a href="https://www.lefigaro.fr/vox/monde/la-ville-de-kidal-coeur-de-la-fracture-entre-france-et-mali-20211019" target="_blank" rel="noopener noreferrer">https://www.lefigaro.fr/</a></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cadre stratégique permanent : Une grande escroquerie contre le Mali !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/cadre-strategique-permanent-une-grande-escroquerie-contre-le-mali-2948442.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/cadre-strategique-permanent-une-grande-escroquerie-contre-le-mali-2948442.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/10/CMA-ML.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 15 Oct 2021 13:02:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Démocrate</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Des véritables paresseux devant l’Eternel, les membres de la Coordination des mouvements armés de l’Azawad (CMA), pour avoir de l’argent facile, sont prêts à toute sorte de manigance, d’escroquerie et de montage grotesque. Dans leur dessein machiavélique, ils ont créé le Cadre stratégique permanent (CSP). Ce machin n’est plus au moins qu’une grande escroquerie sur le dos du Mali.</strong>

Venant des membres de la CMA, plus rien n’étonne. Dans leur ambition périlleuse, ils ont porté sur les fonts baptismaux un cadre parallèle au Comité de suivi de l’Accord(CSA) dénommé ‘’le CSP’’. Le Cadre stratégique permanent qui a pour objectif, selon eux, de concrétiser la mise en synergie des efforts en faveur de la mise en  œuvre  diligente de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale. Il a été créé le 6 mai dernier à Rome, en Italie, par la CMA et un dissident de la Plateforme, en occurrence Fad Ag Mahamadoun, à l'issue d'une rencontre de deux jours tenue sous l'égide de l'Organisation non gouvernementale italienne "Arapacis", qui intervient dans l’immigration. Si ce n’est pas de l’escroquerie, comment un groupe armé se permet de se substituer à l’Etat malien et signer un contrat pour la mise d’un Accord de paix (sans l’aval des parties signataires)  avec une ONG italienne qui intervient dans le cadre de l’immigration.

Pour mettre fin à cette escroquerie de grande échelle sur le dos du Mali, le ministre de la Réconciliation, colonel-major Ismaël Wagué, a invité la communauté internationale à ne plus recevoir les membres dudit cadre. Très mécontents, et comme le ridicule a cessé de tuer au Mali, les membres du CSP ont pondu un communiqué laconique, annonçant leur retrait du cadre de concertation inter-Maliens. Chantage et manipulation! Sinon comment peut-on suspendre sa participation dans une organisation dont on ne fait même pas partie.

<strong>Tromperie et manipulation comme mode opération !</strong>

Le sport favori des membres du CSP est la manipulation. Le CSP n'est pas une partie prenante à l'Accord pour dire qu'elle suspend sa participation au Cadre inter-malien. Le cadre inter-malien est réglementé par une décision du Ministère de la réconciliation, dans l'esprit du Comité de suivi de l’Accord (CSA). Pour également couper court à la manipulation des membres du CSP, la Plateforme des mouvements du 14 juin 2014 d'Alger (Gatia, CMFPR, MAA) a, à travers un communiqué, réitéré à l’opinion nationale et internationale qu'elle n'a pas à ce jour adhéré au CSP. Elle n'est pas membre et ne saurait être engagée par le CSP, dire que le CSP rassemble les mouvements signataires à l'Accord pour la paix et la réconciliation ; cela est une volonté claire d'induire l'opinion en erreur. Et le secrétaire permanent du Mouvement arabe de l’Azawad et non moins chargé de communication de la Plateforme d’indiquer : « <em>Pour toutes initiatives dans le domaine de la mise en œuvre de l'Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d'Alger, le ministère en charge de la mise en œuvre de l'Accord doit être l'interlocuteur principal avec les mouvements signataires, afin de consolider la confiance si chèrement acquise »</em>.  Moulaye Abdallah Haïdara d’inviter « <em>les membres du CSP à la de retenue, au respect vis-à-vis des autorités et à privilégier le dialogue au sein du Cadre inter-malien comme moyen de règlement de toute forme de désaccord si toutefois il y a à peu près deux membres du CSA qui font partie de ce cadre</em> ».

En tout cas, le ministre de la Réconciliation nationale qui demeure le seul et principal régulateur du Comité de suivi de l’Accord entend mettre fin à cette escroquerie nommée ‘’CSP’’ qui n’est qu’une structure créée tout simplement pour faire une gestion autonome de la mise en œuvre de l’Accord d’Alger sur le terrain. Les textes sont clairs : « En dehors du CSA, il n’existe aucune autre structure de mise en œuvre de l’Accord d’Alger ».

<strong>Tientigui</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Retour de la paix au Mali : Fahd Ag Almahmoud, un obstacle au processus !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/retour-de-la-paix-au-mali-fahd-ag-almahmoud-un-obstacle-au-processus-2948435.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/retour-de-la-paix-au-mali-fahd-ag-almahmoud-un-obstacle-au-processus-2948435.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/12/paix-au-mali.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 15 Oct 2021 08:30:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Démocrate</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Certains, pour leur tube digestif et pour avoir de l’argent facile, sont prêts à toute sorte de manigance, d’escroquerie et de montage grotesque. Fahd Ag Almahmoud est de ceux-là, lui qui est capable de vendre son âme au diable pour son confort personnel. Au détriment de la paix au Mali, il a instauré, en collaboration avec des réseaux de narcotrafiquants, une situation d’instabilité d’où il tire profit.</strong>

Véritable obstacle pour le processus de paix au Mali, Fahd Ag Almahmoud (membre du Gatia) n’est plus de la Plateforme des mouvements du 14 juin 2014 d'Alger, lesquels mouvements ont paraphé l'Accord en Algérie, le 1er mars 2015, puis signataires à Bamako le 15 mai de la même année. A la tête d’une dissidence du Gatia, il est l’un des artisans d’une escroquerie dénommée ‘’Cadre stratégique permanent’’.  Ce machin qui n’est pas prévu par l'Accord est un cadre pour les ennemis de la nation malienne et de la paix, vu le dernier rapport des experts des Nations unies. Selon ledit document, certains membres du CSP, dont Fahd, ont des liens avec des réseaux de trafic de drogue dans le Sahel.

<strong>Fahad, un usurpateur ?</strong>

Dans son ambition périlleuse, Fahd a multiplié récemment des sorties médiatiques mensongères. A la tête d’une dissidence du Gatia, il se réclame toujours de la Plateforme. Ce qui est faux et archifaux. Devenu très hostile à la paix et pour avoir tissé des relations avec des narcotrafiquants, le sieur Fahd Ag Almahmoud a été chassé de la Plateforme constituée par des mouvements armés républicains, très attachés à l’unicité du Mali et à la paix. La Plateforme est composée par le MAA, la CMFPR et le GATIA dont le nouveau Secrétaire général est Haballa Ag Hamzatta, qui est d’ailleurs le porte-parole actuel de la Plateforme. Le narcotrafiquant Fahd parle alors au nom de quelle plateforme ?

<strong>Un calomniateur de la pire espèce !</strong>

Grand spécialiste en manipulation, il est prêt à toute sorte de manigance et de combines pour entraver la mise en œuvre de l’Accord afin de tirer le maximum de profit de la situation d’insécurité actuelle. Dans son dessein machiavélique, il se dit président de la Plateforme alors que cela n’est pas vrai. Comment peut-on être président ou parler au nom d’une Plateforme dont on a été chassé comme un malpropre ?

Pire, il véhicule dans les medias des mensonges grotesques contre l’actuel ministre de la Réconciliation, parce que tout simplement ce dernier est un grand patriote, très attaché à la paix. Le ministre colonel-major Ismaël Wagué, qui ne badine pas avec la mise en œuvre de l’Accord d’Alger sur le terrain, est décidé à mettre fin au Cadre stratégique permanent, une véritable escroquerie contre le Mali dont Fahd est en le vice-président. Dans cette mission patriotique, l’heure n’est plus pour Wagué d’accepter les caprices de certains. C’est pourquoi il a demandé à la communauté nationale de ne plus recevoir l’escroc Fahd qui veut une gestion autonome de la sécurité du nord du Mali en dehors de l'Etat central, pour la floraison de son business, le trafic de drogue.

Très excédé contre le ministre Wagué, un républicain, le manipulateur Fahd, détenteur de plusieurs faux profils sur Facebook, a, dans une interview, traité ce dernier de tous les péchés d’Israël. « <em>Le ministre Wagué qui n’a jamais exercé de fonctions politiques n’a pas les qualités requises pour occuper cette fonction et en plus, il est à la solde de certaines personnes de moralité douteuse qui l’instrumentalisent contre la mise en œuvre de l’Accord. Il y a parmi eux des narcotrafiquants et toute sorte de personnes</em>». Ces propos mensongers sont tenus dans une volonté claire d'induire l'opinion nationale et internationale en erreur, mais aussi, dans l’intention de brouiller les pistes de sa collaboration avec deux(2) grands réseaux de trafic de drogue. Nous tairons leur nom pour le moment.

En tout cas, très dévoué pour la paix, la sécurité et la stabilité, le ministre Wagué est très engagé pour la mise en œuvre de l’Accord d’Alger. Pour mener à bien ce travail, il collabore avec toutes les parties prenantes sincères, patriotes et républicaines. Et ce ne sont pas des campagnes de dénigrement de Fahd qui changeront cela. Un proverbe allemand nous enseigne ceci: « <em>Le calomniateur a le diable sur la langue et celui qui l’écoute a le diable dans l’oreille</em> ». Et l’écrivain Pierre Claude Victor disait : « Les médisances et les calomnies sont la ressource  des têtes vides… ».

<strong>Agoumour</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nord Mali : L’agenda caché de l’Algérie ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/nord-mali-lagenda-cache-de-lalgerie-2948255.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/nord-mali-lagenda-cache-de-lalgerie-2948255.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/07/Ramtane-Lamamra.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 15 Oct 2021 01:18:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Observatoire</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>En catastrophe, le ministre des affaires étrangères et de la communauté nationale d’Algerie, Ramtane Lamamra, arrive à Bamako, le 5 octobre 2021 comme éjecté par un ressort, quelques jours après la brouille entre Alger et Paris. Cerise sur le gâteau, effet Wagner, le bras armé de Kremlin dans le monde.</strong>

La vitesse par laquelle le ministre algérien des affaires étrangères est arrivé à Bamako va au-delà de la solidarité, de l’amitié, et de la fraternité, entretenue entre le Mali et l’Algérie depuis des lustres.  « Le destin de l’Algérie et celui du Mali sont étroitement liés », déclare Ramtane Lamamra après sa rencontre avec les autorités maliennes.

Pour les plus avertis, l’arrivée de Lamamra en cette période dans la capitale malienne n’est pas un fait du hasard. Elle est intervenue au moment où l’Algérie est en bouille avec les autorités françaises, autant que le Mali. Et aussi, à un moment où Bamako est en passe de concrétiser son lien avec la société privée russe wagner, des mercenaires,  pour l’aider à lutter contre le terrorisme sur son territoire.

L’arrivée des russes au Mali en contrepartie des gisements miniers et même pétroliers semble secouer l’Algérie, pays frontalier du Mali et pétrolier, considéré par ses voisins comme une puissance sous régionale.

<strong>Révélé par Mondafrique qui cite le site Algérie Part, l’Algérie financerait l’effort de guerre des mercenaires russes au Mali.</strong><strong> </strong>« Les autorités algériennes ont secrètement lancé un processus de négociations pour nouer une alliance approfondie avec les militaires maliens. Et pour ce faire, l’Algérie a fait savoir à la junte malienne qu’elle est même disposée à financer une partie de l’accord de sécurité que les militaires maliens veulent conclure avec les militaires russes de la société privée Wagner, le bras armé du Kremlin dans le monde », confirme Algérie Part, cité par Mondafrique.

Le même journal ajoute que ‘’l’Algérie a fait savoir aux militaires maliens qu’elle est prête à financer de 50 % jusqu’à 70 % de cet accord qui permettra aux militaires maliens de déployer sur le territoire des militaires et paramilitaires russes chevronnés et expérimentés capables de former et d’équiper la modeste armée malienne en guerre contre plusieurs groupes islamistes armés qui sévissent dans les vastes régions du nord du pays’’.

<strong>Exploitation du pétrole des bassins maliens</strong>

L’annonce est forte et ambitieuse. Certains citoyens non avertis jubilent. Pour cet observateur qui a voulu se prononcer, il y a anguille sous roche. Et que l’Algérie voyant la Russie prendre position au Mali est venue proposer ses services, peut-être, d’exploitation du pétrole des bassins maliens.

« Ce financement algérien pour l’effort de guerre des mercenaires russes au Mali n’est pas fortuit. Puissance sous régionale,  l’Algérie entend mettre la main sur le pétrole malien et écarter les puissances occidentales, notamment la France dont la présence est décriée en Afrique. Cela permettra également d’empêcher  une éventuelle influence russe dans le Sahel, puisqu’il s’agit d’une question de géostratégie», commente le journaliste Cyril Adohoun.

L’éditorialiste Makan Koné a critiqué la visite de Ramtane Lamamra à Bamako et s’interroge sur ce qu’a fait l’Algérie pendant toutes ces années de crises dans le Nord du Mali.

En août 2016, le patron de presse Chahana Takiou, dans un article<strong> de </strong>presse a également dénoncé l’attitude d’Alger dans le dossier malien, qui selon lui, ne fait rien pour aider véritablement le Mali à lutter contre le terrorisme dans le Sahel.

<strong>«</strong>Alger ne fait rien. Elle a les moyens de pression, mais, malheureusement, elle ne les utilise pas. Apparemment, elle tire son compte de cette situation de ni paix ni guerre », regrettait le dirpub de l’hebdomadaire 22 Septembre.

En somme, le temps du service gratuit est révolu. C’est impératif que les autorités maliennes comprennent cela. Pour la prochaine exploitation des gisements pétroliers maliens, il urge de chercher un bon partenaire. Pour autant, faut-il ignorer qu’Alger a un agenda caché sur le Mali ? Non !

<strong>Ousmane Morba</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Après avoir déblayé le terrain pour les séparatistes touareg : Place au retrait de force Barkhane de Kidal</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/apres-avoir-deblaye-le-terrain-pour-les-separatistes-touareg-place-au-retrait-de-force-barkhane-de-kidal-2948173.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/apres-avoir-deblaye-le-terrain-pour-les-separatistes-touareg-place-au-retrait-de-force-barkhane-de-kidal-2948173.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/10/depart-barkhane-.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 14 Oct 2021 01:22:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Eh oui ! Comme annoncé, la force française Barkhane a débuté ce mardi, 12 octobre 2021 le retrait de ses troupes à Kidal après plusieurs années de présence à Kidal sans l’armée malienne. </strong>

Dans le cadre de la soit disante adaptation du dispositif militaire français dans la bande sahélo- saharienne, décidée unilatéralement  en juillet 2021 par le Président de la République française, l'emprise française de Kidal à la MINUSMA a débuté, en étroite coordination avec les Forces armées maliennes. L'emprise se situe au sein du camp de la MINUSMA à Kidal, ville où les Forces armées maliennes disposent, dans un autre camp qui a été rénové par la MINUSMA, d'un bataillon d'infanterie motorisée (le 72e RIM) issu de l'armée reconstituée.

Pour mémoire, selon une note de Barkhane, 1300 militaires de la MINUSMA et plus de 400 soldats maliens sont aujourd'hui déployés à Kidal où ils assurent des missions de protection et de sécurisation. ‘’Un convoi logistique a quitté Kidal ce matin. Un détachement de la Force Barkhane, reste sur place. Il est notamment chargé de conduire les dernières formalités administratives et logistiques avant le transfert définitif de l'emprise dans les prochaines semaines. Il sera en mesure de faciliter des missions de réassurance et d'appui au profit des partenaires, et travaillera donc en étroite coordination avec la MINUSMA et les FAMa. Cette première étape dans l'adaptation du dispositif militaire français dans la BSS se déroule dans de très bonnes conditions de dialogue et de coordination avec nos partenaires de la MINUSMA et des FAMa’’, souligne la note. Combien de fois le drapeau malien a été brulé sous l’œil de ces forces étrangères ? Combien de fois, l’Armée malienne a été cantonnée comme des étrangers dans leur propre territoire ? En tout cas c’est la situation de Kidal 9 ans après l’intervention.

<strong>Brehima DIALLO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le statut « particulier »  de  Kidal :  Une quinine à avaler pour les Maliens !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/le-statut-particulier-de-kidal-une-quinine-a-avaler-pour-les-maliens-2948126.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/le-statut-particulier-de-kidal-une-quinine-a-avaler-pour-les-maliens-2948126.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/12/Kidal-congres-MNLA.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 14 Oct 2021 01:12:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>Pour comprendre la situation qui règne à Kidal, un rétrospectif est nécessaire. En 2013, surpris par la rapidité de la reconquête par l´opération Serval et la perte de l´initiative des djihadistes sur le terrain, le groupe Ansar-Eddine éclate. Algabass Ag Intalla, fils ainé d’Intalla Ag Attaher (Paix à son âme) le chef traditionnel de Kidal à l’époque se sauve. Il crée le 24 janvier 2013 le Mouvement islamique de l´Azawad et appelle à un cessez-le-feu et prône une « solution pacifique ». </em>

Selon ses propos Iyad Ag Ghali : « est allé trop loin » (Procès-verbal, 4 février 2013). Les dissidents rédigent un Communiqué dans lequel,  ils affirment de la manière la plus solennelle, que leur Mouvement se « démarque totalement de tout groupe terroriste et rejette toute forme d´extrémisme et de terrorisme et s´engage à les combattre ». Le frère d’Algabass Ag Intalla, Mohamed Ag Intalla fonde à son tour le 2 mai 2013, le Haut conseil de l’Azawad (HCA).

Les deux entités fusionnent le 19 mai 2013 pour donner naissance au Haut Conseil Unifié de l´Azawad  (HCUA) dont le chef n´est rien d´autre que le feu père Intalla Ag Attacher, ancien Amenokal de Kidal. Le revirement de ces groupes a été spectaculaire. Avant Serval, ils disaient des Maliens, « nos voisins » étaient djihadistes ou flirtaient avec eux, mais à présent, ils sont pour la république et opposés aux djihadistes qu’ils considèrent comme des ennemis à abattre.

L’opération Serval a donc contribué à mettre fin à la sanctuarisation des groupes Djihadistes, à modérer les positions des groupes rebelles envers la république. Mais, son rapprochement avec le MNLA a compliqué ses rapports et avec l’État, les FAMa et les populations. En effet, le souhait des Maliens, comme de leur Président était d´étendre l´intervention militaire à toutes les zones occupées et par les djihadistes et par les groupes armés jusqu´au recouvrement total et immédiat de l´intégrité territoriale. Mais à la surprise générale, les FAMa furent tenus à distance de la région Kidal, fief de la rébellion.

Aucune raison officielle n´a été avancée pour expliquer cette tenue à distance des forces armées maliennes de la région de Kidal. Pierre Buyoya a tout simplement utilisé une métaphore en soutenant que <em>« Si on ne peut pas chasser son occupant, on est obligé de s´asseoir avec lui »</em> et d´ajouter que le cas de Kidal était une <em>« autre affaire »</em> tout en indiquant que le retrait de la CMA de Kidal n´était pas à l’ordre du jour puisque les accords de Ouagadougou ne l´avaient pas exigé. Alors que s´est-il passé ? La question lancinante des otages européens détenus, notamment français ou le risque d’un génocide ?

Certes, l’Opération Serval a mis hors d´état de nuire les groupes djihadistes, mais ceux-ci détenaient toujours dans leur fuite des otages qu´elle  voulait libérer. Elle avait donc besoin de soutiens locaux comme le MNLA et le MIA, maitres du moment de Kidal et fins connaisseurs des groupes djihadistes puisque certains leaders rebelles étaient avant l´opération des membres influents de ces groupes. On se rappelle que ce sont les mêmes leaders, dont Algabass Ag Intalla, Ag Bibi, Ag Haoussa et autres qui avaient signé au nom d´Ansar-Eddine l´accord de Ouagadougou.

Le souci de libérer les otages français suffit-il pour expliquer le « blocus » de Kidal ?  Est-ce aussi pour éviter un éventuel « génocide » des Touaregs par les FAMa que certains ont évoqués ? Bien sûr, des risques bien réels existaient pour la survie de certains Touaregs, mais un massacre à large échelle était improbable à Kidal selon certains Maliens, pour la simple raison que les militaires maliens ne sont pas animés de sentiments génocidaires.

Certes, les multiples défections de leurs camarades d´armes Touarègues, les exactions dont ils sont souvent,  de part et d’autre,  les auteurs,  ont créé un sentiment de méfiance et de rejet, mais un génocide paraissait improbable dans le contexte malien avec la présence d´une médiation multilatérale et la fragmentation sociale des groupes armés Touaregs en anti et pro république. Nous apprenons quelques raisons non officielles à travers un rapport de fin de mission rédigé par des parlementaires français interpellés par les députés maliens sur le refus du déploiement des forces maliennes à Kidal.

Le rapport de fin de mission, révèle qu´au moment de leur rencontre avec les parlementaires Maliens : <em>« Plusieurs éléments plaidaient encore en faveur d´une approche prudente au plan militaire dans le traitement de la question de Kidal ». </em>L´un de ces éléments,  selon les rapporteurs,  est qu´il aurait été difficile à l’opération  Serval d´agir à Kidal où  il aurait eu à faire face à une « <em>opération de contre-insurrection en milieu urbain à la différence de Sévaré où le champ de bataille était un front au sens classique ». </em>

L´autre élément est que l´opération Serval ne pouvait pas intervenir, puisque son mandat était limité à la lutte contre le terrorisme. En effet, les Touareg étant des Maliens, les rapporteurs ont estimé que le statut de la ville <em>« mérite d’être abordé en premier lieu dans le cadre d’un dialogue national malien, d’ailleurs engagé dès le 18 juin 2013 avec les accords de Ouagadougou, plutôt que par une intervention militaire étrangère ».</em>

Enfin, de leur avis, le cantonnement des membres du MNLA devait permettre de <em>« faire le tri »</em> entre ceux qui acceptent une démarche de négociations et ceux qui la rejettent, les premiers ne devant plus dès lors être traités en terroristes. Leur conclusion que nous rapportions in extenso est le suivant : <em>« En tout état de cause, il ressort des renseignements fournis aux rapporteurs que le cas de Kidal peut difficilement être abordé de la même façon que ceux de Tombouctou ou de Gao. En effet, la stabilisation de ces deux dernières villes a été accomplie au prix de mouvements de populations dans lesquels le degré de contrainte mériterait d’être étudié de façon approfondie : ceux que les Maliens appellent les « peaux claires » (Touaregs et Arabes) ont quitté ces zones, qui sont désormais très majoritairement occupées par des Songhaï. De tels mouvements ne sont pas envisageables à Kidal, ville où les Touaregs sont nettement plus concentrés. ».</em>

Le « tri » auquel faisaient allusion les rapporteurs a eu lieu, mais seulement en partie puisqu´il n´a pas eu les résultats escomptés Il n´a pas eu raison de la proximité des rebelles de Kidal avec les djihadistes des maquis, obligeant le ministère français de la Défense de l´époque à dénoncer en juin 2016, le <em>« double jeu »</em> des ex-rebelles du Haut Conseil pour l´Unité de l´Azawad(HCUA), donnant ainsi raison aux Maliens qui n´ont de cesse dénoncer dès le départ cette proximité.

Ces raisons (de stratégie militaire) ne suffisent pas pour les Maliens pour justifier le « blocage » des FAMa. De l´avis de la plupart, la situation à Kidal reflète l´option politique prise par la France de Hollande au Mali, celle-ci consistant à tirer un trait d´égalité entre la rébellion et l´État malien. Ce positionnement est perçu par certains chercheurs comme une rupture d´avec la politique françafricaine d’antan (Bayart), par contre, d´autres pensent exactement le contraire. Thurston A. (2013) à titre d´exemple, trouve que l´équation est dangereuse puisqu´elle se fonde sur des a priori : que les Touaregs du MNLA représentent les « bons » Touaregs, qu´ils peuvent parler au nom du nord du Mali et constituer une alternative politique et militaire aux islamistes. Toujours selon Thurston, cette équation ignore également les tensions interethniques au nord du Mali.

La situation qui règne à Kidal ressemble fort pour les Maliens à une quinine à avaler. Alors, le Premier ministre, à l’époque Moussa Mara, décide d’y effectuer une visite de travail le 17 mai 2014. Sa délégation est prise en partie par les groupes rebelles. À Bamako et dans toutes les capitales régionales, des manifestations sont organisées par les populations pour exprimer leur mécontentement aux forces françaises et onusiennes.

Blessées dans leur amour propre et fierté nationale, les FAMa attaquent la ville le matin du 21 mai 2014. Ils parviennent à occuper la ville pendant quelques heures. Mais, la réplique des forces rebelles est foudroyante. Les affrontements se solderont du 17 au 21 mai 2014 par la mort d´une cinquantaine de personnes et d´autres seront pris en otage. Kidal une fois de plus s´est vidé des agents et de tout symbole de l´État, laissant les rebelles régnés en maitres absolus

Depuis cette date, malgré l’application de certaines mesures de l’accord par l’Etat malien, Kidal reste toujours hors du champ de contrôle de l’Etat malien. Mieux, ce statut est devenu une menace pour certains Etats voisins dont le Niger. Qu’attendent la CEDEAO, l’Union Africaine et les Nations Unies et la France pour se pencher une fois pour toute sur le cas de Kidal ?

<strong>Birama Diakon, Anthropologue</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Abou Tourab, destructeur des mausolées de Tombouctou, demande pardon pour sortir de prison</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/abou-tourab-destructeur-des-mausolees-de-tombouctou-demande-pardon-pour-sortir-de-prison-2948071.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/abou-tourab-destructeur-des-mausolees-de-tombouctou-demande-pardon-pour-sortir-de-prison-2948071.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/08/Ahmad-Alfaqi-.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 13 Oct 2021 13:13:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<section class="articlebody   " data-id="110" data-m="{&quot;i&quot;:110,&quot;p&quot;:109,&quot;n&quot;:&quot;articlebody&quot;,&quot;y&quot;:6,&quot;o&quot;:1}"><strong>Ahmad Al Faqi Al Mahdi, également connu sous le nom d’Abou Tourab, a été condamné en 2016 à neuf années de détention par la Cour pénale internationale. Il avait, entre autres, dirigé la destruction de neuf mausolées classés patrimoine mondial de l’humanité à Tombouctou. C’était en 2012 ; les groupes jihadistes Ansar Dine et Aqmi, notamment, occupaient alors le nord du Mali. Mardi, Ahmad Al Faqi Al Mahdi a présenté ses excuses afin d’obtenir une libération anticipée.</strong>

Pendant ses six années de détention - il doit en purger neuf-, l’ancien chef de la brigade des mœurs d’Ansar Dine à Tombouctou, est devenu un autre homme. C’est en tout cas ce qu’a plaidé Ahmad Al Faqi Al Mahdi devant la CPI, ajoutant des excuses à son argumentaire.

« <em>Je suis ici pour exprimer mes remords, ma tristesse et mes regrets pour tous les crimes que j’ai commis par le passé. Ce remord a éveillé mon cœur et ma conscience. Je suis un homme changé. Je suis devant vous pour exprimer mes plus sincères excuses. </em>»

Et d‘expliquer qu’il se trouve détenu en exil, loin des siens, dans des conditions qu’il juge difficiles.

Ahmad Al Faqi Al Mahdi avait accepté de plaider coupable et de collaborer pleinement avec la CPI, sur son cas mais aussi sur celui d’Al Hassan, autre chef d’Ansar Dine à Tombouctou, dont le procès pour « crimes de guerre et crimes contre l’humanité » est actuellement en cours. Raisons pour lesquelles le bureau du procureur soutient sa demande de libération anticipée.

Est-ce également le cas à Tombouctou ? Alpha San Chirfi, est un érudit de la Ville aux 333 Saints et  le représentant du mausolée Alpha Moya, détruit sous ses yeux en 2012 par celui que l’on surnommait alors Abou Tourab. « <em>J’ai déjà pardonné. Du moment où les mausolées ont été reconstruits, il n’y a pas d’autres griefs à formuler. Quand quelqu’un demande pardon, dans notre milieu de musulmans et de croyants, on en peut que lui pardonner</em>. »

En mars dernier, le Fonds d’indemnisation de la CPI avait débloqué <strong><a href="http://www.rfi.fr/fr/afrique/20201129-mali-le-fond-de-la-cpi-%C3%A0-bamako-pour-indemniser-les-victimes-d-ahmad-al-faqi-al-mahdi" target="_blank" rel="noopener noreferrer" data-id="114" data-m="{&quot;i&quot;:114,&quot;p&quot;:110,&quot;n&quot;:&quot;partnerLink&quot;,&quot;y&quot;:24,&quot;o&quot;:4}">2,7 millions euros pour les victimes directes</a></strong> de la destruction des mausolées et pour la ville de Tombouctou. Aucune échéance n’a été donnée pour la réponse de la CPI à la demande de libération anticipée formulée par Ahmad Al Faqi Al Mahdi.

</section><section class="stb-flexvertical" data-id="116" data-m="{&quot;i&quot;:116,&quot;p&quot;:109,&quot;n&quot;:&quot;sharingtoolbar&quot;,&quot;y&quot;:6,&quot;o&quot;:2}">
<div class="stb-flex  novig" data-stickyviews="4" data-stickytopmargin="20">
<div class="sharingtb">
<div class="stb-bsb novig" data-aop="sharingtoolbar_social" data-id="117" data-m="{&quot;i&quot;:117,&quot;p&quot;:116,&quot;n&quot;:&quot;socialtoolbar&quot;,&quot;y&quot;:8,&quot;o&quot;:1}"><strong>SOURCE: RFI.FR</strong></div>
</div>
</div>
</section>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Au Mali, la phase finale du transfert de la base française de Kidal a débuté</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/au-mali-la-phase-finale-du-transfert-de-la-base-francaise-de-kidal-a-debute-2948030.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/au-mali-la-phase-finale-du-transfert-de-la-base-francaise-de-kidal-a-debute-2948030.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/10/BARKHANE-MALI.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 13 Oct 2021 10:47:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>L'armée française a débuté, mardi matin, la phase finale du transfert de la base de Kidal, dans le nord du Mali, vers la force des Nations unies  et de l'armée malienne, a indiqué l'état-major français, alors que Paris a entrepris en juin de réorganiser son dispositif militaire au Sahel.</strong>
<div id="triplelift" data-id="112" data-m="{&quot;i&quot;:112,&quot;p&quot;:110,&quot;n&quot;:&quot;TripleliftModule&quot;,&quot;y&quot;:8,&quot;o&quot;:2}" data-nativead-tracking="{&quot;id&quot;: &quot;triplelift&quot;, &quot;sdk&quot;: &quot;widget&quot;, &quot;w&quot;: &quot;300&quot;, &quot;h&quot;: &quot;250&quot;}"></div>
<a href="http://www.france24.com/fr/tag/op%C3%A9ration-barkhane/" target="_blank" rel="noopener noreferrer" data-id="113" data-m="{&quot;i&quot;:113,&quot;p&quot;:110,&quot;n&quot;:&quot;partnerLink&quot;,&quot;y&quot;:24,&quot;o&quot;:3}">La force antijihadiste Barkhane</a> a débuté, mardi 13 octobre, la phase finale du transfert de la base de Kidal, dans le nord <a href="http://www.france24.com/fr/tag/mali/" target="_blank" rel="noopener noreferrer" data-id="114" data-m="{&quot;i&quot;:114,&quot;p&quot;:110,&quot;n&quot;:&quot;partnerLink&quot;,&quot;y&quot;:24,&quot;o&quot;:4}">du Mali</a>, vers la force des Nations unies (Minusma) et de l'armée malienne, a indiqué l'état-major français.

"Le dernier convoi logistique est parti pour Gao ce matin à 5h00. Un détachement de Barkhane restera sur place pour les dernières formalités administratives et logistiques", a indiqué le porte-parole de l'état-major, le colonel Pascal Ianni.

Paris a entrepris, en juin, de réorganiser son dispositif militaire <a href="http://www.france24.com/fr/tag/sahel/" target="_blank" rel="noopener noreferrer" data-id="115" data-m="{&quot;i&quot;:115,&quot;p&quot;:110,&quot;n&quot;:&quot;partnerLink&quot;,&quot;y&quot;:24,&quot;o&quot;:5}">au Sahel</a>, en quittant notamment les bases les plus au nord du Mali (Kidal, Tombouctou et Tessalit) et en prévoyant de réduire ses effectifs dans la région d'ici à 2023 à 2 500-3 000 hommes, contre plus de 5 000 aujourd'hui.

"Le transfert vers la Minusma et les forces armées maliennes sera définitif d'ici une dizaine de jours", a ajouté le porte-parole en insistant sur "l'étroite collaboration avec les autorités et l'armée" du Mali.

Les relations entre Paris et Bamako se sont envenimées le 25 septembre, lorsque le Premier ministre de transition malien, Choguel Kokalla Maïga, a accusé la France, engagée militairement au Mali depuis 2013, d'"abandon en plein vol". Des critiques censées justifier le possible recours au groupe de sécurité privée russe Wagner, décrit comme proche du président Vladimir Poutine, pour compenser la réduction de la voilure de Barkhane.

Le détachement de Barkhane qui demeure à Kidal, dont les effectifs n'ont pas été révélés "pour des raisons de sécurité", sera amené à faire de la "réassurance" auprès des partenaires de la France, a précisé le porte-parole en insistant sur un processus "contrôlé, maîtrisé, sécurisé".

"Il n'est pas question de laisser dire qu'on abandonne le Mali", a-t-il insisté.

La Minusma compte à Kidal 1 300 soldats, des Guinéens et des Tchadiens. Les forces maliennes en rassemblent pour leur part 400, a précisé cette même source.

&nbsp;

<strong>SOURCE: FRANCE24</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : le transfert de la base militaire française de Kidal a commencé</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-le-transfert-de-la-base-militaire-francaise-de-kidal-a-commence-2947970.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-le-transfert-de-la-base-militaire-francaise-de-kidal-a-commence-2947970.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/10/depart-barkhane-.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 13 Oct 2021 06:45:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>AFP</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La force antijihadiste Barkhane a débuté mardi matin la phase finale du transfert de la base de Kidal, dans le nord du Mali, vers la force des Nations unies (Minusma) et de l'armée malienne, a indiqué l'état-major français.</strong>

"Le dernier convoi logistique est parti pour Gao ce matin à 5H00. Un détachement de Barkhane restera sur place pour les dernières formalités administratives et logistiques", a indiqué le porte-parole de l'état-major, le colonel Pascal Ianni.

Paris a entrepris en juin de réorganiser son dispositif militaire au Sahel, en quittant notamment les bases les plus au nord du Mali (Kidal, Tombouctou et Tessalit) et en prévoyant de réduire ses effectifs dans la région d'ici à 2023 à 2.500-3.000 hommes, contre plus de 5.000 aujourd'hui.

"Le transfert vers la Minusma et les forces armées maliennes sera définitif d'ici une dizaine de jours", a ajouté le porte-parole en insistant sur "l'étroite collaboration avec les autorités et l'armée" du Mali. Les relations entre Paris et Bamako se sont envenimées le 25 septembre, lorsque le Premier ministre de transition malien, Choguel Kokalla Maïga, a accusé la France, engagée militairement au Mali depuis 2013, d'"abandon en plein vol".

Des critiques censées justifier le possible recours au groupe de sécurité privée russe Wagner, décrit comme proche du président Vladimir Poutine, pour compenser la réduction de la voilure de Barkhane.

Le détachement de Barkhane qui demeure à Kidal, dont les effectifs n'ont pas été révélés "pour des raisons de sécurité", sera amené à faire de la "réassurance" auprès des partenaires de la France, a précisé le porte-parole en insistant sur un processus "contrôlé, maîtrisé, sécurisé". "Il n'est pas question de laisser dire qu'on abandonne le Mali", a-t-il insisté.

La Minusma compte à Kidal 1.300 soldats, des Guinéens et des Tchadiens. Les forces maliennes en rassemblent pour leur part 400, a précisé cette même source.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : L’inspecteur général de l’Armée sénégalaise en visite à Gao</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-linspecteur-general-de-larmee-senegalaise-en-visite-a-gao-2947717.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-linspecteur-general-de-larmee-senegalaise-en-visite-a-gao-2947717.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/10/El-Hadji-Daouda-Niang.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 11 Oct 2021 14:01:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div class="blog-details">
<div class="single-post-rightbar">

<strong>Le chef du bureau régional de la Minusma à Gao, Mohamed El-Amine Souef a reçu, 08 octobre dernier, le général El Hadji Daouda Niang inspecteur général de l’Armée sénégalaise, venu rendre visite aux militaires sénégalais de la mission onusienne.</strong>

Dans un communiqué publié, ce lundi 11 octobre, El Hadji Daouda Niang précise que le contrôle de l’aptitude opérationnelle des troupes fait partie de sa mission. « Je suis venu à Gao, sur le terrain pour voir le travail des unités sénégalaises déployées ici », a déclaré le général Niang.

En compagnie du commandant du secteur Est de la Minusma, le colonel Jinsong Zhu et de la commandante régionale de la police des Nations unies (UNPOL) à Gao, la générale Odile Kantyono, le chef du bureau régional, a présenté au général Niang un aperçu exhaustif de la situation de la Région de Gao, indique le document.

Selon la même source, Mohamed El-Amine Souef a saisi l’occasion pour exprimer la reconnaissance de l’ensemble du bureau régional pour le travail, le professionnalisme et l’engagement des unités sénégalaises déployés à Gao pour le compte de la Minusma.

« C’est une fierté pour nous ici et je salue le rôle important du Sénégal à travers le personnel militaire et civil pour sa contribution à la paix au Mali », a-t-il souligné. Le commandant du secteur Est et la cheffe de UNPOL à Gao sont satisfaits du travail des Casques bleus sénégalais, conclut le communiqué.

<strong>S. SIDIBÉ</strong>

</div>
<div class="single-post-rightbar"></div>
</div>
<div class="blog-tag-wrap mg-top-30">
<div class="block-title"></div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mise en route de l’Accord pour la Paix issu du processus d’Alger : Place à l’intégration de 13000 ex&#45;combattants avant la fin de l’année</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mise-en-route-de-laccord-pour-la-paix-issu-du-processus-dalger-place-a-lintegration-de-13000-ex-combattants-avant-la-fin-de-lannee-2947572.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mise-en-route-de-laccord-pour-la-paix-issu-du-processus-dalger-place-a-lintegration-de-13000-ex-combattants-avant-la-fin-de-lannee-2947572.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/04/RATTRAPAGE-DU-DDR-.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 11 Oct 2021 13:10:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[En application des dispositions du chapitre 19, en ses articles 57 à 62 de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali issu du processus d’Alger et de son règlement intérieur, le Comité de Suivi de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali issu du processus d’Alger (CSA) a tenu sa quarante-cinquième session ordinaire à Bamako, le 05 octobre 2021, sous la présidence de l’Ambassadeur Boudjemâa Delmi, Président du CSA et Envoyé spécial de l’Algérie pour le Sahel et l’Afrique.

Le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion Nationale, chargé de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation Nationale, Colonel-major Ismaël Wagué, a conduit la délégation gouvernementale qui comprenait le Président de la CNDDR, le Président de la CNSSR, le Président de la Commission d’Intégration, et le Président de la CVJR.

Les responsables des mouvements signataires, les membres de la Médiation internationale, ainsi que le Haut Représentant du Président de la République pour la mise en œuvre de l’Accord ont également pris part aux travaux.

Le Comité a entendu la présentation du Ministre, complétée par celles de la CMA et de la Plateforme, sur les développements intervenus dans la mise en œuvre de l’Accord depuis sa dernière session tenue le 29 juillet 2021.

À l’issue des présentations, enrichies par les interventions des membres de la délégation gouvernementale, des représentants des mouvements signataires et des membres de la Médiation internationale, le Comité a :

Salué l’engagement réitéré des parties maliennes de l’Accord à poursuivre sa mise en œuvre en tant que cadre idoine pour promouvoir durablement la paix et la réconciliation, dans le respect scrupuleux de l’unité, de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Mali. Il encourage les parties maliennes à privilégier les voies du dialogue et du compromis en vue de surmonter les obstacles pouvant entraver sa mise en œuvre.

Pris note, avec satisfaction, de l’engagement des parties de procéder à la mise en œuvre des recommandations issues des sessions précédentes du CSA, notamment en ce qui concerne le parachèvement du DDR-accéléré pour atteindre l’objectif de 3 000 ex-combattants et, a salué la disponibilité de la MINUSMA à apporter le soutien technique nécessaire à la finalisation de ce processus. La Médiation internationale a, à cet égard, souligné l’impératif du parachèvement rapide du DDR-accéléré qui permettrait de renforcer la sécurité sur le terrain au bénéfice de la population malienne. Elle a exhorté toutes les parties à soumettre, sans délais, leurs listes de combattants à réintégrer.

Salué l’engagement du gouvernement d’intégrer 13 000 ex-combattants avant la fin de l’année et 13000 autres dans les deux à trois années à venir. Le Comité souligne que cette annonce constitue une avancée notable dans le processus de paix et témoigne de l’engagement ferme des autorités de la transition à mettre en œuvre l’Accord. Le Comité attend avec intérêt la tenue de la réunion de niveau décisionnel prévue dans les deux semaines, en vue de finaliser les détails techniques de cette première étape, y compris leur ventilation par secteur d’activité. La Médiation internationale, estimant que cette offre constitue une base viable au regard des contraintes financières de l’Etat malien, lance un appel à ce que toutes les conditions de son succès soient réunies et exhorte les parties à conclure, rapidement et dans un esprit constructif, la discussion sur la question des quotas.

Pris note de la volonté des parties maliennes de procéder à la réinsertion socioéconomique des ex-combattants volontaires déjà inscrits, ainsi que les femmes désignées par les mouvements (300 femmes par région) comme convenue. Le Comité exprime, à cet égard, son appréciation à la Banque Mondiale pour le soutien constant qu’elle apporte à ce volet.

Salué le travail technique des autorités de transition en préparation des réunions du CSA et se félicite du dialogue établi entre les parties maliennes pendant l’intersession, au sein du cadre de concertation inter-malien. Le Comité se réjouis de la disponibilité réaffirmée de la Médiation internationale de faciliter l’atteinte de compromis entre les parties maliennes durant l’intersession autant que de besoin. Le Comité encourage les parties à poursuivre les discussions dans le Cadre inter-malien pour assurer un suivi constant de la mise en œuvre de l’accord, dans un esprit de consensus et de compromis.

Accueilli avec intérêt les perspectives de prise en compte des dispositions pertinentes de l’Accord de paix dans le cadre de la « refondation » et de la possibilité offerte aux mouvements signataires d’y être associé, notamment dans la cadre de la Mission d’appui à la refondation.

Salué la signature en cours des conventions de financement des projets entre les Présidents des Collectivités bénéficiaires et le Président du Comité de gestion du Fond de Développement Durable (FDD), en vue du lancement la semaine prochaine desdits projets.

Encouragé les parties à soumettre une liste consensuelle en ce qui concerne l’inclusion de femmes supplémentaires dans les différents mécanismes de suivi de l’Accord avant la prochaine session du CSA.

Remercié l’Observateur indépendant pour la présentation de son 9éme rapport qui fera l’objet de débat lors de la prochaine session du CSA.

A accueilli avec satisfaction la volonté affichée des membres de Médiation internationale à redoubler d’efforts pendant l’intersession du CSA, en vue 3 d’appuyer les parties maliennes dans la mise en œuvre de l’Accord et à mobiliser les avantages comparatifs de chacun de ses membres contribuer à lever les blocages qui pourraient survenir durant ces périodes.

Enfin, le Comité s’est félicité de la nomination S.E. Boudjemâa Delmi, en tant que Président du CSA et lui a exprimé ses vœux de plein succès dans accomplissement de ses missions, tout en rendant un hommage appuyé à l’Ambassadeur Boualem Chebihi, Président du CSA sortant, pour sa contribution importante dans la mise en œuvre de l’Accord.

<strong>Hamdy Baba</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vive tension entre le Ministre Ismael WAGUE et les mouvements armés du CSP</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/forte-vive-tension-entrer-le-ministre-ismael-wague-et-les-mouvements-armes-du-csp-2947574.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/forte-vive-tension-entrer-le-ministre-ismael-wague-et-les-mouvements-armes-du-csp-2947574.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/03/colonel-Wague.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 11 Oct 2021 02:38:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Cadre Stratégique Permanent a appris avec stupéfaction les propos tenus par le Ministre de la Réconciliation Nationale le Colonel Ismael Wague lors de la réunion du Comité de Suivi de l’Accord (CSA) le 5 octobre 2021.

Le Cadre Stratégique Permanent regrette que le Ministre de la Réconciliation Nationale dans son intervention demande unilatéralement à la Communauté Internationale de ne plus recevoir le CSP.

Le CSP rappelle que conformément à sa déclaration de création datant du 6 Avril 2021 à Bamako,  il a pour mission première de concrétiser la mise en synergie des efforts en faveur de la mise en œuvre diligente de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali issu du processus d’Alger.

A cet effet, le CSP a informé le Ministre de la Réconciliation Nationale de toutes ses activités et démarches entreprises depuis sa création.

Pour preuves, Il a invité le Ministre à prendre part à la mission de Rome en Mai 2021 et pour des raisons qui lui sont propres il a décliné cette offre.

Le Colonel Ismael Wague a également pris part à la rencontre du CSP à Kidal aux côtés de trois (3) autres ministres, à cette occasion dans son allocution  le  Ministre de la Réconciliation Nationale a pour rappel salué l’initiative de la création du CSP et a informé que le Gouvernement ralliait ce cadre servant à faire avancer le processus de paix. Il a ensuite pris part aux concertations organisées par le CSP à Bamako le 12 Août 2021 à Bamako.

Le Cadre Stratégique Permanent déplore les propos du Ministre de la Réconciliation Nationale qui vont en l’encontre du climat actuel de confiance qui existe entre les Mouvements Signataires et le Gouvernement et décide de suspendre sa participation au cadre de concertation intermalien dirigé par le Colonel Ismael Wague.

Le Ministre veut semer les germes de la division entre les Mouvements Signataires au moment où le CSP se bat pour les rassembler.

Le CSP appelle le Gouvernement du Mali à trouver un interlocuteur impartial pour aplanir toutes les inquiétudes le concernant.

Le Cadre Stratégique Permanent décide jusqu’à ce que cet interlocuteur soit désigné  du côté du Gouvernement de continuer les discussions avec la Médiation Internationale dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali issu du Processus d’Alger.

<strong>Fait à Bamako, le 07 octobre 2021</strong>

<strong>Le Porte-Parole</strong>

<strong>Moussa Ag Acharatoumane</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mise en œuvre de l’Accord : Vers une nouvelle dynamique</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mise-en-oeuvre-de-laccord-vers-une-nouvelle-dynamique-2947051.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mise-en-oeuvre-de-laccord-vers-une-nouvelle-dynamique-2947051.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/10/CHOGUEL-MAIGA-MADE-MALI.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 06 Oct 2021 13:10:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La session du Comité de suivi, tenue hier, a salué les avancées notables enregistrées, notamment dans le cadre du DDR qui touchera plus de 26.000 ex-combattants</strong>

Le Comité de suivi de l’Accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger (CSA) a tenu, hier au siège de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma), sa 45è session ordinaire. L’ouverture des travaux a été présidée par le tout nouveau président du CSA, par ailleurs envoyé spécial de l’Algérie pour le Sahel et l’Afrique, Delmi Boudjemaa, en présence du ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale, le colonel-major Ismaël Wagué.

L’on notait également la présence du représentant spécial du secrétaire général des Nations unies au Mali et chef de la Minusma, El-Ghassim Wane, du Haut représentant du président de la Transition pour la mise en œuvre de l’Accord, Inhaye Ag Mohamed, des représentants des mouvements signataires ainsi que ceux de la communauté internationale.

Cette session intervient quelques jours après la reprise du processus de Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) à Gao, Kidal et Ménaka. Dans ses propos liminaires, le président du CSA a rappelé que l’Accord a produit des effets positifs en termes de restauration de la paix et depréservation de la sécurité. Cependant, pour Delmi Boudjemaa, il reste beaucoup à faire pour une mise en œuvre ordonnée et équilibrée de ses quatre piliers. Le diplomate algérien a ensuite précisé que, dans le cadre de la mise en œuvre du document, le Comité doit tout faire pour préserver l’unité du Mali, sa souveraineté et son intégrité territoriale. Mais aussi pour respecter «le choix de son peuple souverain».

Demandant l’aide de ses proches collaborateurs pour mener à bien sa mission, le président du CSA a félicité son prédécesseur, Boualem Chébihi, pour le travail abattu.

Au terme des travaux, tenus à huis clos, Delmi Boudjemaa s’est réjoui de l’ouverture d’esprit qui a prévalu au cours des échanges. Mais aussi des engagements qui ont été pris par des parties signataires de l’Accord. «Je crois que le sentiment qui a prévalu dans cette salle est à la fois celui de satisfaction et d’optimisme», a exprimé le diplomate algérien qui a signalé que la communication faite par le ministre Ismaël Wagué lors de la réunion a été bien accueillie par les membres du CSA. Ces derniers ont pu toucher du doigt «des avancées notables et des acquis du processus».«Je pense que nous avançons lentement, mais sûrement. Tout le monde est convaincu que l’Accord est en train d’être mis en œuvre de manière ordonnée et équilibrée », s’est félicité Delmi Boudjemaa. Qui reste optimiste que d’ici la prochaine réunion, d’autres progrès vont être enregistrés au bénéfice des populations, toutes tendances et régions confondues.

DÉBATS FRANCS ET SINCÈRES- Au cours de cette rencontre, le Comité de suivi et la médiation internationale ont promis de faire en sorte que les progrès qui ont été réalisés jusque-là, puissent être renforcés et consolidés par d’autres engagements et réalisations. S’agissant de ses priorités dans l’application du texte, le président du CSA n’est pas allé par quatre chemins : c’est sa mise en œuvre dans tout son dispositif. Pour cela, le Comité a l’ambition d’accompagner ce qui est décidé par des signataires de l’Accord. L’objectif étant de n’imposer quoi que ce soit, mais, de faire en sorte que ce qui est décidé par les signataires, puisse se réaliser.

La partie gouvernementale s’est dite également satisfaite de la tenue de cette session au cours de laquelle les débats ont été «francs» et « sincères ».

Concernant les acquis de l’Accord, le secrétaire général du ministère de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale a indiqué qu’aujourd’hui, le processus de DDR a atteint 26.000 combattants, dont 13.000 «déjà prêts».

D’après Sidi Camara, l’autre moitié sera gérée «au niveau décisionnel». Sur le plan du développement, il a annoncé le lancement imminent de 16 projets des collectivités territoriales avec un coût d’environ 38,4 milliards de Fcfa. Réaffirmant la volonté politique des autorités de la Transition de mettre en œuvre le document, le représentant du ministère en charge de la Réconciliation a assuré que les difficultés, qui existent, seront surmontées.

Pour sa part, le président sortant du CSA a demandé de préserver les acquis de l’Accord et les rendre irréversibles. Mais également de les parachever. Soulignant la complexité de l’environnement dans lequel le texte est mis en œuvre, Boualem Chébihi a estimé que la Transition offre une excellente opportunité pour avancer dans le processus de manière irréversible. Il a enfin encouragé les parties à rester «soudées» autour de la mise en œuvre de l’Accord.

<strong>Bembablin DOUMBIA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Septentrion malien : La terreur comme mode opératoire pour obtenir la partition du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/septentrion-malien-la-terreur-comme-mode-operatoire-pour-obtenir-la-partition-du-mali-2942721.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/septentrion-malien-la-terreur-comme-mode-operatoire-pour-obtenir-la-partition-du-mali-2942721.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/08/Barkhane-ml.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 07 Sep 2021 11:22:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Tjikan</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La complicité passive ou active des forces onusiennes de la Minusma, françaises et européennes (Barkhane et Takuba) dans les régions septentrionales de notre pays est à l’origine de l’épuration ethnique en cours par le canon des fusils et la faim imposée à la population.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>Epuration ethnique, génocide et crime contre l’humanité en douce contre la population sédentaire. Tous les ingrédients sont réunis pour mettre à nu la stratégie des rebelles et leur soutien européens et américains pour atteindre leur objectif de partition de notre pays. Comme c’est la fin qui justifie les moyens, l’extrême violence physique, alimentaire et sécuritaire qui s’y pratique et en violation flagrante de tous les droits humains dans cette partie de notre pays en proie à une rébellion armée depuis 2012, malgré la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation, en dit long sur ce qu’on peut qualifier de crime organisé, planifié et intelligemment mis en œuvre, comme exactement ce fut le cas en 1994, au Rwanda.

Selon le témoignage recueilli auprès d’un habitant de Bintagoungou, joint au téléphone, cela fait 7 ans que la population rurale est empêchée de cultiver pour subvenir à ses besoins alimentaires par des hommes armés. Des individus qu’ils connaissent bien, avec lesquels ils partageaient tout, il n’y a pas encore longtemps. Le constat est le même sur l’ensemble du territoire du nord du pays, depuis la zone Office du Niger jusqu’aux frontières mauritanienne, algérienne, nigérienne et burkinabé. Ce vaste territoire est soumis à une oppression physique, économique et sociale en dépit de la dissémination des camps de la Minusma à travers le territoire. Selon notre source, sur la route de Tombouctou, Goundam, Diré, Niafunké, jusqu’à la lisière des terres de l’Office du Niger, les groupes armés qui ont érigé des barrages partout obligent les voyageurs à payer une dîme. « Même pour aller à la toilette, si tu te fais prendre par ces énergumènes, tu paies une rançon ou tu te fait bastonner. Et c’est le moindre mal. Parfois c’est la mort qui s’en suit », explique notre interlocuteur.

Dans les plaines rizicoles, ceux-là qui parviennent à emblaver une portion de leur champ, les mêmes hommes se présentent à eux au moment de la récolte pour des prélèvements obligatoires sur la production. Parfois, ils enlèvent les 2/3 de la récolte. Avec le peu qui reste, les paysans se débrouillent pour payer la redevance eau et nourrissent leurs familles pendant le reste de l’année. Que cela soit suffisant ou pas, les nouveaux maîtres des lieux se moquent de ce qui peut advenir. Dans les zones où l’on n’est plus en plus mesure de produire de la subsistance, la population vit au crochet des parents établis à Bamako, ou ailleurs. Les plus nantis envoient les soutiens familiaux par jour, semaine ou par mois, au moyen des transferts d’argents par des terminaux mobiles.

Ceux ou celles qui n’ont pas cette chance peuvent passer des jours entiers sans poser la marmite sur le feu. Cette méthode de terreur est connue de tous les partenaires internationaux, notamment les ONG internationales qui font bouches cousues sur le phénomène.

A Gao, selon des témoignages recueillis par téléphone, c’est lorsque Barkhane doit faire un mouvement vers le grand nord que le déluge d’obus tombe sur la ville. A ce jour, le langage est connu de toute la population de la Cité des Askias, a expliqué notre interlocuteur. Pour s’en rendre compte, il a fallu que de rares témoins téméraires risquent leur vie pour décoder le mystère qui entourait cette coïncidence. Selon eux, pendant que tout le monde reste terré chez lui après les tirs assourdissants de ces engins explosifs, de peur de ne pas prendre quelques éclats en pleine figure, les ingénieurs fondus avec intelligence dans la force Barkhane sortent avec leurs engins de recherche et/ou d’exploitation de minerais, notamment l’or, à destination des zones préalablement pistées.

Pour savoir qu’il y aurait des ingénieurs en tout genre au sein de la force française Barkhane, nos sources rapportent que c’est l’indiscrétion ou finalement l’indignation de certains militaires de la Minusma qui leur ont permis de savoir que les hommes en treillis au sein de Barkhane ne seraient pas tous des militaires. A leur croire, sur 10 hommes, 5 à 7 éléments sont des ingénieurs. Qui ont plutôt une mission économique et géostratégique que militaire.

Au regard de tout ce qui précède, l’on est tenté de s’interroger sur la finalité de toutes ces articulations politico-militaires, sécuritaires et économiques, leur lien avec l’Accord pour la paix et la réconciliation qu’on nous impose.

Pour rappel, selon une source historique, au moment d’accéder à l’Indépendance le 22 septembre 1960, le patriarche de la communauté touarègue de Goundam, Mohamad El Mihidi, a coupé son bras avec un couteau pour recueillir le sang qui a servi d’encre pour l’écriture de deux lettres : une pour servir d’archive et l’autre adressée au président français d’alors, le général Charles De Gaule, pour lui dire que nulle part dans le monde, la peau noire ne gouverne la peau blanche, sauf au Mali. En conséquence, lui et ses descendants se battront jusqu’au renversement de la situation. D’où les prémices de la première rébellion. Ce rappel historique nous amène à nous interroger sur l’attitude de la France et des Nations Unies dans la crise actuelle de notre pays. Car, l’on tente de croire à la volonté de la France et des Nations Unies de créer les conditions de réalisation de cette prophétie.

Et pour cause…

<strong>La suite dans nos prochaines éditions</strong>

<strong>M.A. Diakité</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mise en œuvre de l’Accord de Paix dans la transition : Un rapport du Centre Carter souligne que la période est décisive pour progresser</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mise-en-oeuvre-de-laccord-de-paix-dans-la-transition-un-rapport-du-centre-carter-souligne-que-la-periode-est-decisive-pour-progresser-2942098.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mise-en-oeuvre-de-laccord-de-paix-dans-la-transition-un-rapport-du-centre-carter-souligne-que-la-periode-est-decisive-pour-progresser-2942098.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/02/accord-de-paix.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 02 Sep 2021 02:47:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Centre Carter, qui tient le rôle d'Observateur Indépendant de l'Accord de Paix de 2015 au Mali, a rendu public, le lundi 23 août 2021, un nouveau rapport qui présente les observations du Centre Carter, Observateur indépendant de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, pour la période de janvier à juillet 2021. Ce rapport indépendant précise que la période de transition est décisive pour progresser dans la mise en œuvre de l’accord de paix.  </strong>

Ce rapport constate une amélioration du dialogue entre les signataires de l'Accord au cours des derniers mois, tout en soulignant le manque d’avancées sur les questions les plus importantes et en suggérant des moyens de progresser dans la mise en œuvre de l'Accord. De même, le document en question souligne que cette période de transition est décisive pour son avancée.

En effet, Le rapport signale que, malgré de meilleures relations entre les signataires de l'Accord, ceux-ci restent divisés sur certaines questions fondamentales qui doivent être résolues au cours du mandat du Gouvernement de Transition. Mentionnant ces questions fondamentales, le rapport fait savoir que les désaccords portent sur le processus complet de Désarmement, Démobilisation et de Réinsertion des ex- combattants ; la nécessité de projets de développement concrets dans le nord ainsi que dans d'autres régions du Mali ; l'importance de traiter les questions de justice et de réconciliation  et l'achèvement de la réforme politico-institutionnelle et de la décentralisation, comme le prévoit l'Accord. La méfiance croissante de la population à l'égard de l'Accord est également préoccupante, car elle menace la réussite de sa mise en œuvre.

Pour lutter contre ce phénomène, les Parties doivent respecter leur engagement à accroître l'inclusivité et la transparence tout au long du processus. Le rapport salue deux initiatives récentes des Parties : la tenue de réunions du Comité de suivi en dehors de Bamako et l'intégration des femmes dans le travail du Comité de suivi. Ces avancées représentent un premier pas prometteur vers une approche renouvelée de la mise en œuvre. Cette approche renouvelée est nécessaire à la réussite de la mise en œuvre, afin que cette dernière produise des bénéfices concrets pour le peuple malien.

Le rapport souligne également la nécessité d'un engagement plus soutenu de la part de la communauté internationale afin de donner un nouvel élan au processus de mise en œuvre pour réaliser des progrès concrets. Enfin, ce document propose aussi des opportunités pouvant permettre l’accélération de la mise en œuvre du processus. Il précise que dans la période à venir, des opportunités existent pour accélérer la mise en œuvre de l’Accord sur l’ensemble des piliers.

<strong>OBD</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Réactions lors de la marche contre l’insécurité à Djenné</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/reactions-lors-de-la-marche-contre-linsecurite-a-djenne-2940786.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/reactions-lors-de-la-marche-contre-linsecurite-a-djenne-2940786.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/08/manifestation-djenne.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 24 Aug 2021 06:54:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="article_abstract">La population de Djenné a battu le pavé, le 22 août 2021, pour non seulement dénoncer la recrudescence de l’insécurité dans le cercle, mais aussi, pour soutenir les forces armées maliennes (FAMAS). Au cours de cette marche qui a regroupé des milliers de personnes, nous avons recueilli la réaction des uns et des autres. Lisez !</p>
<strong>Me Baber Gano, ancien député de Djenné, ancien ministre, secrétaire général du Rassemblement pour le Mali (RPM)</strong>

<strong><em>«Il faut obligatoirement que l’armée régalienne puisse jouer pleinement son rôle de défense et de sécurité »</em></strong>

A l’initiative des élites politiques, religieuses et traditionnelles, j’ai été saisi personnellement par les villages de Femaye pour leur venir au secours. J’ai été élu ici aux élections de mars-avril 2020 à la majorité absolue au premier tour. Donc je suis légitime de ce cercle. Fort de cette légitimité, les populations ont demandé qu’on organise cette marche. La marche a pour objectif d’abord de condamner fermement les tueries et les enlèvements de bétails dans le cercle de Djenné, ensuite, d’apporter le soutien des populations de Djenné aux FAMAS (Forces armées maliennes) dans leurs missions difficiles, mais régaliennes de défense des personnes et de leurs biens. Les villages de Femaye et de Derary vivent cette insécurité avec un lourd tribut. Chaque jour qui passe, chaque semaine qui passe, depuis 6 mois, nous enregistrons des pertes en vies humaines, évaluées à plus de 200 personnes,  à cause de l’insécurité grandissante. En plus, plus de 10 000 têtes enlevées dans le cercle, ce qui a anéanti considérablement notre économie locale. La capacité de résilience de cette population est au bord de la rupture, nous avons constaté, tous les jours, nous recevons des milliers d’interpellations et de sollicitations pour que nous puissions jouer notre rôle politique et donc si rien n’est fait d’ici peu, nous risquerons d’assister à un désastre humain.  Que Dieu nous en garde ! Nous avons compris que les efforts moraux, psychologiques, mentaux de cette population sont au bord de leur rupture. Notre but est d’attirer l’attention et d’interpeller très fortement les autorités de la transition. Le chef de l’Etat, Assimi Goïta, a été le commandant de la FORSAT à Sofara ici, il connaît la multiplicité et la complexité de la question sécuritaire dans la zone. Il a géré, combattu et a remporté des victoires.  Aujourd’hui, après lui, tout le travail qui a été fait est en train de reculer. La FORSAT a été installée pour endiguer ce phénomène d’insécurité et de djihadisme qui s’est transporté malheureusement derrière le fleuve de SOFARA. Ce fait que les villages de Marébougou, les villages Kounti, de Koumaga sont presque au bord de leur disparition et de leur accaparement par les djihadistes. Or, ce sont des citoyens maliens qui vivent l’espoir de la souveraineté malienne et qui attendent que leur défense et leur sécurité soient assurées pleinement par les forces de défense et de sécurité. C’est pour cela que nous avons demandé à travers cette marche, vous avez vu la grande mobilisation, 3000 à 4000 manifestants qui sont sortis, pour que, d’une voix, nous puissions porter la question de l’insécurité grandissante à Djenné et que les solutions puissent être envisagées. Nous disons que les FAMAS sont déjà là, mais nous les encourageons à accroître leur capacité de mobilité. Elles ne peuvent pas être statiques, la capacité de mobilité, c’est ce qui permet d’avoir un maillage sécuritaire dans ces zones. C’est le seul moyen pour nous d’avoir une tranquillité, une quiétude pour que les populations dorment tranquillement. Tant qu’il n’ya pas ce maillage sécuritaire, les populations ne peuvent pas dormir. C’est pour cette raison que nous allons interpeller les responsabilités qui gèrent aujourd’hui, les questions sécuritaires, les questions de défense, que la question de Djenné doit être une question prioritaire aujourd’hui. Nous nous considérons comme étant des citoyens maliens, comme étant des Maliens à part entière et notre sécurité ne peut pas être sous-traitée. Aujourd’hui, il faut que nous nous adressions à des milices pour que nous puissions vivre en paix. Je pense que cela ne peut pas être quelque chose qui va aboutir. Parce qu’au bout de souffle, les populations ne peuvent plus prendre en charge l’effort de ce soutien à ces milices. Il faut obligatoirement que l’armée régalienne puisse venir jouer pleinement son rôle de défense et de sécurité. Voila pourquoi nous sommes réunis ici en tant que fils, notables, autorités religieuses, bonnes volontés, élus locaux, élus municipaux, tous ceux qui se sont joints à nous ont le même objectif. C’est dénoncer l’insécurité grandissante à Djenné  et endiguer le phénomène à travers un maillage sécuritaire. Nous pensons que cette marche aura son écho favorable et que les résultats ne tarderont pas à venir. Notre schéma, c’est de venir soutenir l’armée malienne et la mettre devant sa mission.

<strong>--------------------------------------</strong>

<strong>Alphamoye Samassé, maire de la commune urbaine de Djenné</strong>

<strong><em>«Nous voudrons que les autorités s’assument parce qu’une sécurité ne se sous-traite pas »</em></strong>

On a répondu à un appel, c’est le collectif des autorités politiques, traditionnelles et religieuses. C’est par rapport à la crise qui sévit à Djenné depuis 6 ans. Il y a des attaques perpétuelles au niveau de la commune de Femaye et de Derary qui souffrent aujourd’hui. Durant ces deux derniers mois, il y a eu plus de 10 attaques successives. C’est la population qui est en train de se défendre alors qu’une défense ne se sous traite pas. Nous demandons aux autorités de la transition de venir en aide à Djenné qui est une ville historique classée patrimoine mondial depuis 1988. Si Djenné tombe, c’est l’opinion internationale qui va beaucoup souffrir avec nous. Nous voulons l’implantation d’un poste de sécurité au niveau de Femaye. Nous voudrons que les autorités s’assument parce qu’une sécurité ne se sous-traite pas. Plus d’un millier de personnes est en train de marcher aujourd’hui à cause de cette insécurité.

------------------------------

<strong>Baba Sarro, enseignant à Djenné</strong>

<strong><em>«La population de Djenné souffre, nous voulons la paix, la stabilité »</em></strong>

Nous marchons aujourd’hui pour montrer à l’opinion nationale et internationale que Djenné est fatigué. Nous souffrons, il y a plus de 9 ans de cela. Il est temps maintenant que les gens sachent que Djenné a besoin aussi d’être libéré, nous sommes en prison, rien ne marche. Nous demandons aux autorités de nous venir en aide. Djenné a besoin d’elles. La population de Djenné souffre, nous voulons la paix, la stabilité.

-----------------------------------

<strong>Gouro Djeïté, leader religieux à Djenné</strong>

<strong><em>«Nous voulons beaucoup plus de militaires pour sécuriser le cercle de Djenné »</em></strong>

J’ai participé à cette marche parce que Djenné souffre trop. Nous demandons aux autorités maliennes de nous venir en aide. Nous voulons beaucoup plus de militaires pour sécuriser le cercle de Djenné. Nous souhaitons également que ces militaires soient bien équipés parce que les jihadistes et terroristes qui opèrent dans la zone sont outillés. Nous en appelons au sens élevé de tout le monde pour la paix et l’épanouissement du Mali.

-----------------------------------

<strong>Awa Guittèye, femme leader à Djenné</strong>

<strong><em>«Il y a tellement de tuerie à Djenné qu’on ne peut pas l’expliquer »</em></strong>

Nous sommes sortis aujourd’hui, parce que nous avons le cœur serré. Nous sommes dérangés par les djihadistes. On ne sait pas quoi faire, on dirait que Djenné ne fait pas partie du Mali. Il y a tellement de tuerie à Djenné qu’on ne peut pas l’expliquer. La solution à cette insécurité passe par le dialogue. Seul le dialogue peut résoudre les problèmes.

<strong>Propos recueillis à Djenné par Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Grande marche de la population de Djenné contre l’insécurité : «Depuis le 4 avril 2021, le cercle de Djenné a enregistré plus d’une vingtaine d’attaques avec 51 morts, 53 blessés, 260 ménages déplacés…»</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/grande-marche-de-la-population-de-djenne-contre-linsecurite-depuis-le-4-avril-2021-le-cercle-de-djenne-a-enregistre-plus-dune-vingtaine-dattaques-avec-51-morts-53-2940775.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/grande-marche-de-la-population-de-djenne-contre-linsecurite-depuis-le-4-avril-2021-le-cercle-de-djenne-a-enregistre-plus-dune-vingtaine-dattaques-avec-51-morts-53-2940775.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/11/djennee.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 24 Aug 2021 06:42:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La population du cercle de Djenné (Région de Mopti) a organisé, le dimanche 22 août 2021, une grande marche pacifique de protestation dans la ville de Djenné pour dénoncer l’insécurité qui sévit dans la localité depuis un certain temps. Ladite marche est partie de la place publique de la ville de Djenné, en passant par le marché pour prendre fin à la préfecture où un Mémorandum a été lu à l’intention du préfet. Dans ce Mémorandum, la population interpelle les autorités de la transition à prendre toutes les dispositions nécessaires pour endiguer ce phénomène d’insécurité et garantir aux populations et au cercle de Djenné une stabilité à travers un bon maillage sécuritaire. «Depuis le 4 avril 2021, le cercle de Djenné a enregistré plus d’une vingtaine d’attaques avec 51 morts, 53 blessés, 260 ménages déplacés, des écoles fermées, plus de 10 000 bétails emportés et beaucoup de dégâts matériels », révèle le Mémorandum lu à la fin de la Marche. En outre, la population sollicite auprès des autorités, l’implantation d’un poste de sécurité permanent dans la commune de Femaye (Djenné).

Des milliers de personnes, dont des leaders politiques, religieux et traditionnels, ont pris part à cette marche gigantesque contre l’insécurité et pour la paix à Djenné. Parmi les marcheurs, on peut citer des personnalités comme Me Baber Gano, ancien député de Djenné, ancien ministre, secrétaire général du Rassemblement pour le Mali (RPM), le maire de la commune urbaine de Djénné, Alphamoye Samassé, le chef de village de Djenné, Hassèye Yaya Maïga, le représentant de l’imam de Djenné, Gouro Djeïté, la représentante des femmes leaders, Awa Guittèye, le représentant du Haut conseil islamique de Djenné et bien d’autres personnalités venues des 12 communes du cercle de Djenné. La marche a débuté aux environs de 11h 30mn par l’exécution de l’hymne national du Mali à la tribune encore appelée la place publique de la ville de Djenné en passant par le marché pour prendre fin à la préfecture aux environs de 12h 45 mn. Sur les banderoles que détenaient les manifestants on pouvait lire entre autres : « Les populations de Djenné condamnent les massacres des populations et l’enlèvement des bétails et appellent les autorités de la transition à la sécurisation des personnes et de leurs biens » ; « Arrêtez les tueries des populations et restituez les 10 000 têtes de bétails volés dans le cercle » ; « Nous voulons la paix et la sécurité » ; « Djenné : marche de soutiens aux FAMAS et aux populations victimes des communes de Femaye/Taga et Derrary/Gagna ». Sur le trajet, les marcheurs scandaient : « on veut la paix », « Paix au Mali, Paix à Djenné ». Arrivé à destination, un Mémorandum a été lu par Moussa Gouro Diall, Maire de la Commune de Femaye à l’intention du préfet de Djenné. Dans ce Mémorandum, les populations du cercle de Djenné, les leaders politiques, traditionnels, religieux et de la société civile expriment leur vive préoccupation par rapport à la dégradation de la situation sécuritaire. Selon Moussa Gouro Diall, le cercle de Djenné est en proie à l’insécurité grandissante depuis plus de 6 ans. Or, dit-il, dans un passé récent, le cercle de Djenné était cité comme exemple dans la résolution de la crise sécuritaire avec la compréhension de la population du bien-fondé du vivre ensemble. «Voilà depuis quelques temps, le cercle de Djenné devient le théâtre de toutes les inquiétudes se matérialisant par la commission de nombreux cas de violences, d’attaques ciblées des personnes et de leurs biens avec son cortège de veuves et d’orphelins, de pillage de bétails anéantissant l’économie locale et le pouvoir d’achat », a souligné Moussa Gouro Diall. Avant de dénoncer les nombreuses attaques dans le cercle de Djenné et particulièrement dans les communes de Fémaye et de Derary. « Considérant que depuis le 4 avril 2021, le cercle de Djenné a enregistré plus d’une vingtaine d’attaques avec 51 morts, 53 blessés, 260 ménages déplacés, des écoles fermées, plus de 10 000 bétails emportés et beaucoup de dégâts matériels ; Considérant que cette situation entrave les travaux champêtres, l’élevage, la pèche et la libre circulation des personnes et des biens ; Considérant que la sécurisation des populations et de leurs biens est de la responsabilité de l’Etat ; Nous populations de Djenné, condamnons les attaques djihadistes, terroristes contre les civils qui ont causé d’énormes pertes en vies humaines et en spoliation de bétails ; Apportons notre soutien indéfectible à nos forces de défense et de sécurité et les encourageons dans leur mission difficile souvent périlleuse de sécurisation des personnes et de leurs biens ; Félicitons les populations de Djenné et singulièrement celles de Femaye et de Derary pour leur force de résilience », a déclaré Moussa Gouro Diall.

<strong>Les autorités de la transition interpellées !</strong>

Aux noms des marcheurs, il a interpellé les autorités de la transition à prendre toutes les dispositions nécessaires pour endiguer ce phénomène d’insécurité et garantir aux populations et au cercle de Djenné une stabilité à travers un bon maillage sécuritaire. En outre, il sollicite auprès des autorités l’implantation d’un poste de sécurité permanent dans la commune de Femaye. Par ailleurs, il réaffirme l’attachement de la population de Djenné aux idéaux de la paix, de la justice, de la réconciliation et du vivre ensemble. « Aux victimes civiles et militaires, nous présentons nos condoléances à leurs familles et souhaitons prompt rétablissement aux blessés. Aux ménages en déplacement, nous demandons aux autorités de tout faire pour faciliter leur retour dans leurs foyers respectifs », a-t-il dit. Moussa Gouro Diall a rappelé que c’est dans la paix que se construit un développement harmonieux. «Ainsi, nous invitons l’ensemble de la population du cercle de Djenné au pardon, à l’entente, à la cohésion sociale, gage de tout développement. Pour terminer, permettez-moi de remercier aux noms de l’ensemble de mes collègues maires des communes de Djenné, Ouro-Aly, Niansanari, Pondori, Nemaya Badenya Kafo, Fakala, Dandougou Fakala, Madiama, Kewa et Togué Mourari qui se sont joints à moi en ces moments difficiles pour les populations de Femaye et de Derary, tous les manifestants sortis massivement ce matin avec à leur tête les Chefs de villages, les imams, les élites politiques et toutes les bonnes volontés, que tous retrouvent ici notre profonde gratitude et reconnaissance pour les soutiens moraux, matériels et financiers qu’ils nous ont apporté pour cette marche », a conclu Moussa Gouro Diall. En plus de la lecture du Mémorandum, des déclarations ont été faites par les uns et les autres. Et tous les intervenants, en l’occurrence Me Baber Gano, ex- député de Djenné, le chef de village de Djenné, Hasseye Yaya Maïga, le représentant de l’imam de Djenné, le représentant du Haut conseil islamique de Djenné, le maire de Djenné, le maire de Derary ont dénoncé la recrudescence de l’insécurité dans le cercle de Djenné et ont invité, par conséquent, les autorités de la transition à œuvrer pour endiguer ce fléau. « La question de Djenné doit être une question prioritaire aujourd’hui. Nous nous considérons comme étant des Maliens à part entière et notre sécurité ne peut pas être sous-traitée. Il faut obligatoirement que l’armée régalienne puisse venir jouer pleinement son rôle de défense et de sécurité. Voila pourquoi nous sommes réunis ici en tant que fils, notables, autorités religieuses, bonnes volontés, élus locaux, élus municipaux, tous ceux qui se sont joints à nous ont le même objectif : c’est dénoncer l’insécurité grandissante à Djenné et endiguer le phénomène à travers un maillage sécuritaire. Nous pensons que cette marche aura son écho favorable et que les résultats ne tarderont pas à venir », a souligné Me Baber Gano.

<strong>Aguibou Sogodogo, envoyé spécial à Djenné</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali: à Djenné, des milliers de personnes ont manifesté leur soutien aux forces de l&amp;apos;ordre</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-a-djenne-des-milliers-de-personnes-ont-manifeste-leur-soutien-aux-forces-de-lordre-2940592.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-a-djenne-des-milliers-de-personnes-ont-manifeste-leur-soutien-aux-forces-de-lordre-2940592.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/11/djennee.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 23 Aug 2021 06:39:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Cette ville du centre du pays est fatiguée des assauts du terrorisme.</strong>
<div class="t-content__body u-clearfix" data-speech-body="" data-empty-p="false">

Habituellement calmes, les rues de Djenné étaient ce dimanche en ébullition. Des banderoles affichant un « soutien aux forces de défense et de sécurité et réclamant la sécurisation des personnes et des biens » sont brandies par une foule compacte au son des vuvuzelas. Selon les organisateurs de la manifestation, plus de 3000 personnes venant de toute la circonscription ont répondu à l’appel des autorités coutumières et administratives. Selon eux, Djenné a enregistré plus d’une centaine de morts et le vol de milliers de têtes de bétail depuis le mois d’avril.

Originaire de la zone et ancien député de Djenné, Baber Gano l’un des organisateurs de la manifestation, explique : « <em>Si on ne règle pas la question d’insécurité, rien n’est possible et ne peut être fait dans Djenné. Les populations sont très inquiètes de l’exaspération de cette crise sécuritaire. Elle a connu une recrudescence exécrable ces derniers temps.</em> »

Dans le cercle de Djenné, certaines zones sont marécageuses et inondables pendant la saison des pluies. La mobilité est réduite et les villages difficilement accessibles avec du matériel lourd. Les patrouilles des forces de sécurité peinent à endiguer la pression terroriste, laissant les populations livrées à leur sort.
<div id="tms-ad-inread-3207733533125132" class="tms-ad" data-tms-ad-type="inread" data-tms-ad-provider="teads" data-tms-ad-status="idle">
<div class="teads"></div>
</div>
«<em> Il faudrait quand même faire comprendre, qu'une défense et une sécurité ne se sous-traite pas. Donc si réellement l'État est absent, sa population est obligée de réellement prendre les armes pour se défendre. Donc à chaque fois, nous constatons qu’il y a de l’autodéfense donc nous souhaiterons la création d’un nouveau poste de sécurité permanent pour pouvoir répondre à ses attaques jihadistes.</em> »

Selon les autorités locales, les combats entre jihadistes et groupes de chasseurs dozos ont, en plus d’une centaine de morts, fait fuir plus de 270 ménages de leurs champs et pâturages. Des familles privées de leurs moyens de subsistance à l’heure où la saison d’hivernage est pourtant propice à l’agriculture.

</div>
<div class="t-content__tags">

<strong>Source: <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210823-mali-%C3%A0-djenn%C3%A9-des-milliers-de-personnes-ont-manifest%C3%A9-leur-soutien-aux-forces-de-l-ordre" target="_blank" rel="noopener noreferrer">https://www.rfi.fr/fr/afrique/</a></strong>

</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Moussa Ag Acharatoumane, membre du MSA : « Relire l’Accord d’Alger, c’est ouvrir la boite à pandore »</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/moussa-ag-acharatoumane-membre-du-msa-relire-laccord-dalger-cest-ouvrir-la-boite-a-pandore-2939417.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/moussa-ag-acharatoumane-membre-du-msa-relire-laccord-dalger-cest-ouvrir-la-boite-a-pandore-2939417.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/08/Moussa-Ag-Acharatoumane.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 14 Aug 2021 01:19:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Lors des débats sur le Plan d’Action du Gouvernement, le Premier ministre de la Transition, Choguel Kokalla Maïga a affirmé une relecture consensuelle de l’Accord de ma paix pour son application. Mais Moussa Ag Acharatoumane, membre du Mouvement pour le Salut de l’Azawad (MSA) n’est pas cet avis. Il a affirmé que relire l’Accord d’Alger, c’est ouvrir la boite à pandore.</em></strong>

Depuis sa signature en 2015, l’Accord de paix issu du processus d’Algérie est confronté à de sérieux problèmes entre ceux-là qui ont apposé leur signature ce qui fait qu’aujourd’hui la mise en œuvre de ce document est devenue une patate chaude pour les acteurs qui sont censés l’appliquer. Ces derniers mois, on attend plus une lecture voire un nouvel Accord dicté par les Maliens.

L’arrivée de Choguel Kokalla Maïga à la Primature dont la position est connue sur l’Accord, a mis les ex-rebelles dans des doutes après, Choguel leur a donné des garanties tout en disant qu’une relecture intelligente est nécessaire.

La semaine dernière, lors des débats sur le Plan d’Action du Gouvernement, qui a été adopté par le Conseil national de Transition, le Premier ministre de la Transition, Choguel Kokalla Maïga a annoncé qu’il passe d’une relecture intelligente à une relecture consensuelle, mais certains groupes signataires ne veulent pas entendre de leurs oreilles une quelconque relecture que ce soit de nature intelligente ou consensuelle, mais il faut juste mettre l’Accord en œuvre.

Pour Moussa Ag Acharatoumane du MSA non moins membre du CNT, « <em>relire l’Accord d’Alger, c’est ouvrir la boite à pandore et donner l’occasion aux extrémistes des deux bords ceux du sud et du nord qui veulent remettre en cause les acquis qu’on a eu ces dernières années</em>».

Dans ses dires, malgré que l’Accord avance lentement, il y a des acquis qui font qu’aujourd’hui, les deux parties ne se tirent pas dessus et faire des choses sur le terrain. Selon lui, une relecture de l’Accord, c’est un jeu qui ne va pas servir qu’à ceux qui sont contre cet Accord et contre cette réconciliation.

<strong>Ousmane Mahamane   </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>44ème session ordinaire du comité de suivi de l&amp;apos;accord pour la paix :  Les parties signataires invitées à étendre le DDR&#45;accéléré à 3000 combattants avant la prochaine session</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/44eme-session-ordinaire-du-comite-de-suivi-de-laccord-pour-la-paix-les-parties-signataires-invitees-a-etendre-le-ddr-accelere-a-3000-combattants-avant-la-prochaine-session-2938849.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/44eme-session-ordinaire-du-comite-de-suivi-de-laccord-pour-la-paix-les-parties-signataires-invitees-a-etendre-le-ddr-accelere-a-3000-combattants-avant-la-prochaine-session-2938849.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/KIDAL-CSA-2.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 10 Aug 2021 10:23:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le siège de la Minusma a servi de cadre mardi 27 juillet 2021, à la tenue de la quarante-quatrième (44ème) session ordinaire du Comité de Suivi de l'Accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d'Alger.  Cette importante rencontre avec les parties signataires de l'accord était placée sous la présidence de l'Ambassadeur d'Algérie,  Président du CSA, en présence du ministre de la Réconciliation Nationale et de la Cohésion Sociale, Colonel-major Ismaël Wagué, du chef de la Minusma, ainsi que de nombreux participants.

Il faut d'abord rappeler que cette session se tient dans un contexte particulièrement sensible pour le Mali au regard des graves crises qu'il traverse depuis des années.

Au cours de cette session, le ministre de la Réconciliation Nationale et de la Cohésion sociale, chargé de l’Accord pour la paix et la Réconciliation nationale, Colonel-major Ismaël Wagué, a fait le point sur l’état de la mise en œuvre des actions prioritaires convenues notamment lors de la quarante-troisième session du CSA, tel qu’il ressort des travaux du Cadre de concertation inter-malien. La communication du ministre a été complétée par les commentaires des mouvements signataires et des membres de la Médiation internationale ainsi que par les rapports des quatre sous-comités thématiques. Les parties signataires ont remercié la communauté internationale pour son engagement et soutien continues au processus de paix, et l’ont encouragée à renforcer et diligenter les initiatives pour le développement.

Les participants, n’ayant pas enregistré de nouveaux développements notables, ont pris note de l’engagement des parties signataires et de leur volonté de poursuivre les consultations au sein du Cadre de concertation inter-malien dont la réunion est d’ores et déjà prévue pour le 5 août 2021, pour diligenter la mise en œuvre de l’ensemble des actions retenues.  La Médiation internationale a, de nouveau, réitéré sa disponibilité à contribuer pleinement aux efforts que déploient les parties signataires en vue de résoudre les problèmes en suspens. Elle a engagé les parties signataires, dans la perspective de la convocation d’une session extraordinaire du CSA avant la 45e session ordinaire du Comité, à prendre des mesures urgentes pour l’opérationnalisation des bataillons reconstitués  et l’extension à brève échéance, du DDR-accéléré pour atteindre l’objectif de 3000 combattants parallèlement à la reprise des consultations de niveau décisionnel sur le DDR général et les réformes institutionnelles et politiques découlant de l’Accord. Les autres actions prioritaires feront éventuellement l’objet de suivi à l’occasion de la prochaine session ordinaire à tenir dans la fourchette des dates mentionnées dans le calendrier des réunions adopté par le CSA.  Les participants, condamnent l’agression abjecte commise contre le Président de la Transition durant la prière de la fête bénie d’Eid Al Adha et ont assuré les autorités de Transition de leur soutien et solidarité.

Au moment où le Gouvernement s’apprêtait à présenter son Plan d’Action devant le Conseil National de Transition, la Médiation internationale a tenu à rappeler le contexte fragile dans lequel se trouve le pays et les dividendes de la paix toujours attendus par la population. Elle a exhorté les parties signataires à mettre à profit, la période restante de la transition pour diligenter la mise en œuvre des actions prioritaires dans les quatre volets de l’Accord afin d’améliorer la situation sécuritaire et l’accès aux services sociaux de base à la population.

Les participants ont convenu de porter par les canaux appropriés, les résultats des travaux du CSA à l’attention des instances régionales et internationales concernées.

<strong>Par  Alassane Cissé</strong>

<strong>Notre Voie</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord pour la paix et la réconciliation : Le gouvernement résolument engagé dans la mise en œuvre</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-le-gouvernement-resolument-engage-dans-la-mise-en-oeuvre-2937305.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-le-gouvernement-resolument-engage-dans-la-mise-en-oeuvre-2937305.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/07/Accord-pour-la-paix-et-la-reconciliation.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 28 Jul 2021 10:55:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>L’exécutif a invité ses partenaires à jouer pleinement leur partition afin que les populations bénéficient des dividendes de la paix. Cela passe par la réalisation des projets structurants</strong>

La 44è session du Comité de suivi de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger (CSA) s’est tenue, hier au siège de la Minusma, sous la direction de son président, par ailleurs ambassadeur de l’Algérie au Mali, Boualem Chébihi.

C’était en présence du Haut représentant du président de la Transition pour la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, Inhaye Ag Mohamed, du ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale, le colonel-major Ismaël Wagué. Le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies au Mali et chef de la Minusma, El-Ghassim Wane ainsi que ceux de la médiation internationale et des mouvements signataires de l’Accord ont également pris part à cette rencontre.

L’ordre du jour de cette session portait sur l’opérationnalisation des bataillons reconstitués, le processus Désarmement démobilisation et réinsertion (DDR) y compris l’expansion de sa formule accélérée pour atteindre l’objectif de 3.000 combattants.

La police territoriale, les réformes institutionnelles et politiques découlant de l’Accord, le Fonds de développement durable, le rôle des Cadis, la participation des femmes dans les organes de l’Accord, le cadre de concertation inter-malien y compris le rôle de la médiation étaient également au menu.

<a href="https://www.lessormali.com/accord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-le-gouvernement-resolument-engage-dans-la-mise-en-oeuvre" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><strong>........LIRE LA SUITE SUR https://www.lessormali.com/</strong></a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>44ème session ordinaire du comité de suivi de l’accord : Le Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) des groupes armés reste toujours à être parachevé</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/44eme-session-ordinaire-du-comite-de-suivi-de-laccord-le-desarmement-demobilisation-et-reinsertion-ddr-des-groupes-armes-reste-toujours-a-etre-paracheve-2937246.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/44eme-session-ordinaire-du-comite-de-suivi-de-laccord-le-desarmement-demobilisation-et-reinsertion-ddr-des-groupes-armes-reste-toujours-a-etre-paracheve-2937246.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/07/algerie-Boualem-Chebih.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 28 Jul 2021 06:29:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="article_abstract">La 44ème session ordinaire du comité de suivi de l’accord (CSA) s’est tenue, hier, mardi 27 juillet 2021 au quartier général de la MINUSMA à Bamako. Plusieurs points étaient inscrits à l’ordre du jour dont l'opérationnalisation des bataillons reconstitués de Gao, de Tombouctou et de Kidal ; l'examen de l'opportunité de la relance du DDR (Désarmement, Démobilisation-Réinsertion) accéléré pour atteindre l'objectif de 3000 combattants ; la relance des consultations dans la perspective de l'adoption du projet de loi sur la police territoriale ; l'initiation de concertations de fond sur les réformes institutionnelles et politiques découlant de l'Accord. Au cours de la cérémonie d’ouverture des travaux, le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l'Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale, Colonel-Major Ismaël Wagué, a fait savoir que le «gouvernement est disposé à faire tout ce qui est de son pouvoir pour faire avancer le processus de paix en comptant sur le précieux apport de tous, notamment les mouvements signataires et nos partenaires».</p>

<div class="row col-lg-12 col-md-12 col-sm-12 col-xs-12">
<div class="col-lg-6 col-md-6 col-sm-6 col-xs-12">
<div class="box box_white">

Les travaux de cette session étaient placés sous la présidence du président du CSA, Boualem Chebihi, Ambassadeur de l’Algérie au Mali, en présence du Représentant Spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour le Mali, El-Ghassim WANE, Chef de la MINUSMA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali); de toutes les parties à l’accord (Gouvernement-CMA-Plateforme-Médiation), des diplomates accrédités au Mali et d’autres personnalités.

Selon le président du CSA, Boualem Chebihi, cette session est l’occasion de faire le point sur les derniers développements dans la mise en œuvre de l’accord. Avant de mettre l’accent sur les points inscrits à l’ordre dont : l'opérationnalisation des bataillons reconstitués de Gao, de Tombouctou et de Kidal ; l'examen de l'opportunité de la relance, dans l'intervalle du CSA et avec l'appui de la MINUSMA, du DDR (Désarmement, Démobilisation-Réinsertion) accéléré pour atteindre l'objectif de 3000 combattants évoqué à différentes occasions ; la relance des consultations dans la perspective de l'adoption du projet de loi sur la police territoriale ; l'initiation de concertations de fond sur les réformes institutionnelles et politiques découlant de l'Accord ; la relance des consultations en vue de l'adoption du texte de loi du rôle des Cadis ; le renforcement de la participation des femmes dans les organes de l'Accord ; le renforcement et la structuration du Cadre de concertation inter-malien ; l'intensification des activités de communication autour de l'Accord. En outre, il a informé les membres du CSA de la nomination du nouveau chef de file de la Médiation en la personne de Ramtane Lamamra qui vient de reprendre la direction de la diplomatie algérienne.

Pour sa part, le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l'Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale, Colonel-Major Ismaël Wagué, a fait savoir que la mise en œuvre de l’accord requiert l’engagement de toutes les parties. Selon lui, cette session se tient au moment où le gouvernement valide le programme d’action gouvernementale 2021-2022 intégrant les volets de l’accord. <em>« Le gouvernement est disposé à faire tout ce qui est de son pouvoir pour faire avancer le processus de paix en comptant sur le précieux apport de tous, notamment les mouvements signataires et nos partenaires</em> », a déclaré le ministre Wagué. Il a sollicité l’engagement plus accru des partenaires pour la réalisation des projets structurants sans les lesquels les dividendes de l’accord ne seront pas au rendez-vous.

Selon lui, cela permettra d’amoindrir la souffrance des populations en cette période de transition. A noter qu’au cours de cette session à huis clos, le secrétaire général du ministère de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l'Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale, Attaher Iknane, a fait le point de l’état de mise en œuvre.

Après les travaux à huis clos, un point de presse a été animé par les parties. Au cours de ce point de presse, le président du CSA aussi bien que le chef de la Minusma ont souhaité l’accélération du processus de DDR, l’accélération de la mise en œuvre de l’accord. <em>« Le désarmement est une composante essentielle de l’accord. </em>

<em>En ce qui concerne en particulier le désarmement accéléré, nous avons été unanimes au niveau de la Médiation à souligner que le processus qui a été entamé doit être parachevé dans le plus bref délai possible… </em>», a conclu El Ghassim Wane.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>

</div>
</div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Une dépêche du Nord Mali :   « L’écrasante majorité des populations du nord ne jurent que par le Mali », révèle le président du Mouvement Tabalé</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/une-depeche-du-nord-mali-lecrasante-majorite-des-populations-du-nord-ne-jurent-que-par-le-mali-revele-le-president-du-mouvement-tabale-2936792.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/une-depeche-du-nord-mali-lecrasante-majorite-des-populations-du-nord-ne-jurent-que-par-le-mali-revele-le-president-du-mouvement-tabale-2936792.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/07/Fabou-Kante-.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 23 Jul 2021 01:01:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Demain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>Dans une tribune intitulé « dépêche du nord » qui vaut son pesant d’or, l’activiste, panafricaniste connu, M. Fabou Kanté décrit la vie quotidienne de nos compatriotes dans les régions du nord du pays pendant que certains gesticulent, voire vocifèrent à hue et à dia scandant des slogans demandant le départ des forces française ou l’arrivée des Russes sans comprendre la vraie réalité géostratégique qui prévaut. </em>

<em> </em>

Contexte :

Depuis pratiquement sept (07) mois, je suis au Nord-Mali pour m’occuper de mes propres affaires. En effet, cela fait au moins dix (10) ans que je me suis entièrement dévoué au Mali, corps et âme au détriment de ma propre personne, de mon travail et de ma famille et ce fut sans aucun doute la plus grosse erreur de ma vie car cela ne m’a procuré que des ennuis…. J’ai emprunté alors une nouvelle voie de redéfinition et de réorientation de ma personnalité et de mon parcours terrestre à partir du nord.

Après un premier séjour de trois (03) semaines à Gao et environs en janvier dernier, j’y suis retourné en mars, cette fois en itinérance entre Gao, Kidal, Tessalit et au-delà. A à peine 30 km de l’Algérie où j’écris ces quelques mots, je continuerai insh’Allahou dans les prochains jours à Taoudéni pour ensuite redescendre vers Tombouctou et me plonger dans le Gourma selon mes objectifs.

Ayant décidé, de ne plus faire passer les intérêts du Mali avant les miens, en tout cas jusqu’à ce que j’arrive au bout de mon processus de reconstruction morale, sociale et économique, j’avais fermement décidé de ne rien verser au débat national pour l’unique raison que je ne suis pas ici pour ça. Mais compte tenu de la dynamique endogène et exogène fulgurante que la problématique de l’épineuse question du Nord-Mali a prise depuis quelques semaines dans notre pays, je ne peux m’empêcher de soumettre quelques idées sommaires à votre appréciation en guise de contribution à notre effort commun de réflexion et d’actions pour sauver notre mère patrie. Oooh qu’il est difficile d’être indifférent quel que soit sa situation de détresse et de colère, amour de la patrie quand tu nous tiens !  Dans ce qui suivra, je donnerai quelques informations générales, dresserai quelques constats et terminerai par une conclusion.

1-Les informations générales : Vie de conditions inhumaines…

Quand vous parcourez le tronçon Gao-Kidal-Tessalit en vous donnant le temps d’observer et d’échanger avec les gens, même si vous avez une pierre à la place de votre cœur, vous ne pourrez échapper à un effondrement au nom de l’humanisme simplement tellement nos populations souffrent dans ces zones. A la limite, elles vivent dans des conditions infrahumaines. J’ai eu la chance par le passé, de parcourir toutes les régions du centre, du sud et de l’ouest malien, souvent jusqu’aux villages et hameaux mais je vous assure que les conditions existentielles ne sont nullement pareilles dans le Nord-Mali. Manger et boire, qui sont les exigences de la survie humaine constituent un luxe dans cette zone. Je vous épargnerai du déficit sanitaire, de logement, d’éducation, d’infrastructures etc. Les deux (02) maladies auxquelles tout le monde est presque exposé sont la colopathie fonctionnelle et la mal nutrition. La première est la conséquence de la constipation chronique prolongée pouvant se terminer par un cancer du côlon et la seconde est causée par la mauvaise qualité du peu à consommer disponible. L’organisme humain ne produisant aucune vitamine, les oligo- éléments nécessaires à son maintien doivent être absorbés par ce qui est bu et mangé… L’absence d’activités socioéconomiques pour les jeunes ne donne d’autres choix à ces derniers que de s’adonner à des actions de défoulement et de décharge émotive : Cigarette, drogue, kamikaze de motos et de voitures, crépitement des armes à l’air libre ou l’or des cérémonies de mariages etc. Dans cet environnement social où les individus font face à la fois aux adversités de la nature et aux austérités de la vie, il m’a été impossible de ne pas me poser au moins trois (03) questions : 1-Depuis quand l’Etat du Mali est absent de ces zones ? Ce qui est certain pas depuis 2012 tout près. 2- Où sont partis tous ces milliards dits investis au nord depuis des dizaines d’années maintenant ? 3- Pour qui et pour quels intérêts se bat réellement la quasi-totalité de ces personnes physiques et morales à Bamako et sur les réseaux au nom des populations du nord dont les vies ne ressentent aucun impact d’épanouissement constatable issu des luttes livrées en leur nom ? Pire, quand vous-vous rendez dans les villages ou villes d’origines de beaucoup de ces leaders vous serez à la fois surpris et stupéfait par le fait qu’ils n’ont absolument rien réalisé non seulement pour leurs propres familles à fortiori leurs communautés. Pendant ce temps, ils savourent les délices de la vie citadine à tel enseigne que leur langue maternelle commence même à les échapper. Je n’oublierai pas cette histoire qui m’a été narrée par un jeune opérateur économique à Gao : « Un de ses amis, travaillant aussi à Gao, a investi dans un projet de développement local sur fonds propres dans son village natal non loin de là. L’élu de sa circonscription ayant appris cette nouvelle, l’a appelé de Bamako en lui tenant les propos suivants : Jeune frère, tu as commis une grosse erreur. Tu devrais investir en mon nom et récupérer ensuite ton argent auprès de moi avec la facture qui te plairait. »

Nous voici ainsi au cœur de la véritable arnaque et escroquerie politico-sociale dont se servent certains maliens pour bénéficier des avantages et des privilèges sociopolitiques et économiques dans la capitale et ailleurs au nom d’autres maliens considérés comme leurs parents, qu’ils traitent paradoxalement le plus souvent avec dédain et mépris.

2-Les constats :

N°1 :

Il n’y a pratiquement pas de problèmes entre les populations dans leur commerce humain de tous les jours dans ces zones. N’importe quelle personne peut emprunter un transport en commun à Gao pour se rendre à Kidal ou à Tessalit. A part quelques tracasseries au niveau de certains postes de contrôles tenus par des mouvements armées où on vous exige de payer 1000 ou 2000 francs CFA, ce qui existe d’ailleurs partout au Mali, vous n’avez rien à craindre. Et tenez vous bien, au contrôle des pièces, que vous présentiez un passeport malien, une carte nationale d’identité malienne ou une carte NINA, vous n’avez point à être inquiété. Le ridicule à ces points, c’est que vous constaterez des dizaines de ressortissants Soudanais, Tchadiens, Nigérians, Nigériens etc venus pour de l’orpaillage et qui sont munis de cartes NINA, de cartes nationales d’identité malienne pendant qu’ils sont incapables de prononcer une phrase simple et courte dans une des langues parlées au Mali. C’est terrible… A votre arrivée à Kidal, vous remarquerez qu’il y a plus de Kayesiens, Ségoviens, Sikassois, Mopticiens etc. de « peau noire » là-bas que de Kidalois d’origine de peau « claire. » bref, c’est l’Etat qui est visé en premier par le conflit du Nord et non les populations même si ces dernières en subissent le plus souvent les effets collatéraux.

N°2.

Je suis les débats sur le projet de création de polices locales. Je dois vous avouer que ça me fait beaucoup rire.

L’évocation de la police renvoie à la sécurité des biens et des personnes. N’est-ce pas ? Eh bien ! J’ai l’honneur de vous informer qu’il y a plus de sécurité à Kidal et à Tessalit qu’à Bamako.

« Si vous commettez une infraction, un délit ou un crime à Kidal, même si vous élisez domicile entre des rochers, on vous trouvera et vous présentera au Cadi qui vous jugera conformément à la Charia sans prise de partie. » Mon interlocuteur se précipita pour apporter la précision qu’il ne s’agit pas de la charia version Iyad, le natif de Bokhassa dans la commune d’Abeibara…

Vous pouvez stationner votre véhicule dans n’importe rue de Tessalit, les vitres baissées clé au contact, rentrer chez l’ami ou le parent d’à côté, y passer la nuit et vous pouvez être certain que le lendemain, vous retrouverez votre engin et son contenu intacts. Que ça soit à Kidal ou à Tessalit, lorsqu’on t’appréhende à une certaine heure de la nuit, tu es conduis par la patrouille au commissariat pour interrogatoire. Dans la plupart des cas, tu y passe la nuit pour ta propre sécurité et tu es libéré au lever du jour sans aucune contrepartie même si souvent tu t’acquittes d’une amende selon les cas.

L’ordre et la justice règnent ici…

A mon séjour à Tessalit (transmettez mon bonjour au ministre de la Sécurité et dites-lui de ma part que sa sœur aînée est une dame suffisamment gentille), un homme imprudent a eu le malheur de donner une gifle à son épouse lors d’une dispute. La dame lui a trainé devant le commissariat local et je pense que l’époux regrettera cet acte toute sa vie…Je ne suis pas en train de dire qu’il n y a aucun cas de banditisme, de brigandage ou de razzia dans ces zones, mais le constat est que des mesures sont prises par les mouvements armés pour sécuriser les biens et les personnes. CMA et Plateforme à Kidal (le commissariat de Kidal est tenu par ces 02 mouvements) et CMA à Tessalit. C’est pourquoi, tout le boucan entretenu autour de cette fameuse loi de création de polices locales est simplement inutile à mon avis. Que la loi passe ou pas, la réalité du terrain est ce qu’elle est. D’ailleurs, le fait qu’elle passe ne permettrait-il pas à la République d’avoir un droit de regard sur ce fait ? Bon enfin, j’ignore aussi son contenu.

N°3 : Trop d’armes dans les concessions…

De Gao à Kidal jusqu’à Tessalit, vous verrez rarement une concession dans laquelle vous ne trouverez pas d’armes, légères ou lourdes ou les deux (02) à la fois. J’en profite pour dire à ceux qui pensent que la solution à cette crise doit passer par la guerre, de savoir raison garder et de mettre beaucoup d’eau dans leurs boissons. On ne tient de tel propos que lorsqu’on est complètement ignorant des réalités du terrain. Vous n’avez aucune idée de la façon dont les gens sont armés ici, Bilahi ! Pas armés jusqu’aux dents, mais des orteils aux cheveux. Ce n’est pour intimider personne ou pour propager de la peur dans les rangs de nos forces de défense et de sécurité, car des personnes négatives pourraient penser ainsi. Je suis en train de vous parler de ce que je constate de visu tous les jours. Pour ceux d’entre vous qui ne le savent pas, j’ai toujours eu de la passion pour les métiers des armes et j’ai tout fait dans la vie pour devenir militaire sans succès. Donc, ces phénomènes ne passent pas inaperçus pour moi, ne m’impressionnent pas et ne me font pas trembler non plus. Mon propos n’a d’autre objectif que de convier les uns et les autres à explorer à fond nos expertises intellectuelles, politiques et sociales pour trouver les voies et moyens les mieux appropriés et les plus stratégiques afin de résoudre nos problèmes qui ne sont point au-dessus de notre intelligence collective.

Secundo, la guerre ne fera qu’approfondir le fossé de la mésentente entre les 02 importants mouvements armés dans la zone à savoir la CMA et la Plateforme dont les responsables et acteurs sont en réalité des parents, frères, amis et cousins.

Au moment les plus atroces du conflit, voilà des gens qui se faisaient même la guerre, c’est-à-dire s’entretuaient, fraternellement. Un combattant de la plateforme pouvait tenir le dialogue suivant par téléphone avec un combattant de la CMA à la veille d’un assaut :

CP: Maye Djan mon frère

CC: Maye Djan dou han, Labass?

CP: Al Kair, Maa Akola?  Aywa demain nous arrive hein

CC : Hamdoullah, Aywa Khalas, vous allez voir ce qu’on va vous réserver

CP: Aywa Khalas salaam alaykoum.

Il y a quelques jours, un jeune tamasheq me racontait qu’il a été témoin de deux (02) frères, de la même famille, qui se sont tirés dessus car appartenaient à des factions différentes de groupes armés.

Comment pouvez-vous pensez qu’en dressant des individus d’une telle galaxie communautaire les uns contre les autres vous parviendrez à une paix durable ?

N°4 : Kidal, Tessalit et Gao vivent au rythme de l’Algérie

Kidal et Tessalit et même Gao dans une certaine mesure vivent au rythme de la vie Algérienne. Les denrées de premières nécessités, les matériaux de construction, le carburant, les biens et meubles corporels, les médias, l’organisation sociale, la monnaie locale, les soins intensifs pour les malades, les évacuations sanitaires brèves tout ce qu’il faut pour vivre est Algérien. A mon avis c’est l’enjeu le plus important de la crise du nord. Comment dans l’absence totale de tous les symboles de souveraineté de l’Etat malien dans ces zones, combinée à la  proximité et même à l’imbrication de ces populations à l’économie et à la culture d’un pays (l’Algérie) dont les contours sont très peu compris par leurs concitoyens avec lesquelles ils partagent à la fois les mêmes espaces territoriaux et liens sociaux , notre ingénierie sociopolitique peut nous permettre de maintenir nos compatriotes du nord  dans un lien d’appartenance solide à l’organisation socioculturelle et politique malienne avec moins de méfiance entre les uns et les autres ? Voilà l’équation à résoudre par nous tous, politiques et société civile.

Ainsi, ma conviction est que les priorités aujourd’hui pour le Nord-mali, en tout cas spécifiquement pour Kidal et Tessalit, ne sont ni la présence de l’armée malienne, ni celle de l’administration bureaucratique mais se situent ailleurs.

Il y a sept (07) actions concrètes à poser qui auront comme conséquence d’accélérer et de la façon la plus efficace, le retour effectif des services de l’Etat, des forces de défense de sécurité et autres dans le Nord-mali sur des nouvelles bases qui permettront de cimenter notre appartenance commune à la République en vue de finir définitivement avec ces cycles récurrents de rebellions dans notre pays dont tout le monde est pratiquement las. Ne comptez malheureusement pas sur moi pour les énumérer et les commentez. Depuis 2009 à travers la Coalition Patriotique pour le Mali (CPM) héritée du Professeur feu Dialla KONATE, jusqu’au Mouvement Tabalé qui nous rassemble aujourd’hui, hommes politiques et acteurs de la société civile nous ont toujours volé nos idées au profit de leur ascension sociale et politique tout en nous considérant comme la cinquième roue de la charrette. Ç’est désormais révolu à jamais surtout que j’en fais déjà assez à travers cette adresse.

N°5 : L’écrasante majorité des populations du nord ne jurent que par le Mali

Ça vous paraitra peut-être incroyable mais pour autant c’est la vérité.

L’écrasante majorité des populations du nord, des acteurs et responsables de l’ensemble des groupes et mouvements armées au plus haut niveau, sont pour un Mali réconcilié et uni. Il faut intégrer l’extrême gravité et la profondeur de la crise de 2012, prendre en compte ces séquelles psychotiques, physiques et matérielles associées à celles regrettables de la visite d’un ancien Premier Ministre, avec ces rancœurs et rancunes, toutes choses qui ont installé une grande méfiance entre toutes les parties. Ne pas aussi perdre de vue que cela fait quand bien même bientôt 10 ans que malgré l’absence des services de l’Etat les communautés sont arrivées à survivre au prix de souffrances et de sacrifices énormes, ce qui pourrait les conforter dans une certaine idée selon laquelle avec ou sans Etat ils s’en sortiront d’une façon ou d’une autre. Il faut donc de la patience et de la compréhension.

Conclusion : D’énormes sacrifices de la part des maliens…

J’ai fait économie des détails qui nous renvoient à la géopolitique de cette crise pour ne pas être assez long.

L’attitude récente de certains partenaires financiers de conditionner leur aide à notre armée à la clarification des fonds engagés dans la Loi de Programmation Militaire , le retrait des USA d’Afghanistan et leur politique de non financement de la lutte contre le terrorisme dans le sahel, les nouvelles responsabilités militaires et stratégiques de l’Allemagne chez nous, les fermetures annoncées des bases de Tessalit, Kidal et Tombouctou pour 2022, les manifestations çà et là appelant à la présence Russe dans notre pays et au soutien de la relecture de l’accord de défense entre le Mali et la France, les assises récentes de Kidal qui ont conduit à la rentrée de l’armée malienne dans cette ville et à Tessalit, constituent tous en réalité les mêmes éléments du nouveau puzzle géostratégique pour le sahel et dont la maitrise des tenants et des aboutissants exigera beaucoup de savoir de savoir-faire, de savoir être des autorités en place mais surtout d’énormes sacrifice de la part de tous les maliens. Sommes-nous prêts ? Il y a une forte interconnexion entre les phénomènes internes et externes dont le décryptage est à l’actif de la théorie sociologique fonctionnaliste.

Pour finir, nous devons savoir que nous subissons les conséquences de la faillite de notre système de gouvernance depuis fort longtemps. Ça nous a couté très cher et nous n’avons pas encore fini de payer la facture. Assumons-nous donc sur toute la ligne. Quand Iknan Ag Souleymane disait il y a quelques jours au CNT « …Est-ce que VOUS le Mali… », il n’y a pas de ton plus clair pour nous alerter sur l’extrême gravité et la persistance de la crise de l’Etat-Nation dans notre pays.  Faisons en sorte que les dégâts soient limités maitrisés en nous éloignant des aprioris, des idées reçues, des préjugés et de la suspicion au risque que notre destin politique ne nous échappe complètement et pour de bon.

&nbsp;

Unir nos forces pour des élections crédibles, justes et transparentes…

Le seul et vrai défi à relever  aujourd’hui est de nous battre afin qu’aux prochaines élections nous puissions donner la chance à notre pays d’avoir des femmes et des hommes aux affaires qui incarneront une nouvelle vision politique de rupture intégrale et radicale d’avec le système de gouvernance  des 30 dernières années afin de tourner la page de la 3ème République pour la 4ème qui doit accoucher des Assises Nationales Souveraines qui devront être organisées et réussies par la Transition actuelle qui n’a aucun droit à l’échec .

Dans ma traversée du Sahara et du désert, je formule de ton mon cœur les sincères vœux afin que le Mali retrouve sa stabilité avec des populations réconciliées pour nous permettre d’affronter les défis auxquels nous sommes confrontés.

<strong>Fabou KANTE</strong>

<strong>Président de la CPM (Coalition Patriotique pour le MALI)</strong>

<strong>Président du Mouvement Tabalé,</strong>

<strong>Ambassadeur de la Paix depuis 2001.</strong>

&nbsp;
<table>
<tbody>
<tr>
<td></td>
<td></td>
</tr>
</tbody>
</table>
&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord de paix au Mali : Comment accélérer sa mise en œuvre ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-de-paix-au-mali-comment-accelerer-sa-mise-en-oeuvre-2936198.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-de-paix-au-mali-comment-accelerer-sa-mise-en-oeuvre-2936198.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/07/assarid-ag.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 15 Jul 2021 06:37:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="article_abstract"><strong>Le Centre international de conférence de Bamako (CICB) a abrité, le mardi 13 juillet 2021, la cérémonie d’ouverture des Journées d'information à l'attention des membres du Conseil national de transition (CNT) sur la mise en œuvre de l'accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d'Alger.</strong></p>
<p class="article_abstract">Les journées d'information initiées par le CNT et la MINUSMA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali) visent à favoriser l'appropriation de l'Accord pour la paix et la réconciliation par les membres du CNT et à contribuer à lever les obstacles liés à sa mise en œuvre. A travers cette rencontre de trois jours, les acteurs entendent accélérer la mise en œuvre de l’accord pour l’épanouissement de la population malienne.</p>

<div class="row col-lg-12 col-md-12 col-sm-12 col-xs-12">
<div class="col-lg-6 col-md-6 col-sm-6 col-xs-12">
<div class="box box_white">

La cérémonie d’ouverture de la rencontre était présidée par le vice-président du CNT, Assarid Ag Imbarcaouane, en présence de la représentante de la MINUSMA, Joanne ADAMSON, des membres des mouvements armés et d’autres personnalités. Selon le président de la Commission des Lois Constitutionnelles, de la Législation, de la Justice, des Droits de l'Homme et des Institutions de la République, Souleymane Dé, le Mali est un Etat en crise depuis l'indépendance. « Quatre ruptures de la légalité instaurant un climat d'instabilité institutionnelle, trois Accords de paix pour endiguer la crise sécuritaire née des rébellions : L’accord de Tamanrasset avec le MPA en janvier 1991 ; L'accord d'Alger de 2006 ; l'accord issu du processus d'Alger de 2015 ou Accord de Bamako que beaucoup, par méconnaissance, appellent accord d'Alger. La mise en œuvre de chacun des accords a pesé sur notre architecture institutionnelle sur notre gouvernance », a-t-il dit.

Pour lui, la situation sécuritaire du pays et les débuts de contestations de plus en plus grandissants de la présence des forces armées étrangères au Mali, exige la vulgarisation de l'accord pour la paix de Bamako, la levée des obstacles à sa mise en œuvre.

A sa suite, la représentante de la MINUSMA, Joanne ADAMSON a fait savoir que le dernier rapport du Secrétaire général des Nations unies sur la situation au Mali dresse un bilan mitigé de la mise en œuvre de l'accord pour la paix et la réconciliation. A ses dires, les progrès lents observés durant cette période dans le processus de paix en sont les principales causes. « Depuis le début de la transition, nous assistons de nouveau à une dynamique qui redonne de l'espoir.

Le centre du Mali connaît également une recrudescence de la violence orchestrée à la fois par des groupes terroristes et par des bandes armées qui, défiant l'autorité de l'État, procèdent au grand banditisme, aux assassinats ciblés et aux règlements de compte. La faiblesse de la présence de l'État ou parfois son inexistence; fait de certaines parties du centre du Mali un terrain fertile à cette forme d'insécurité.

Le Plan de Sécurisation Intégrée des Régions du Centre proposé par le Gouvernement comme l'une des solutions à la situation dans le Centre, n'a pas encore porté tous ses fruits. Cependant, il nous enseigne que seule une approche multidimensionnelle peut prendre en charge la multiplicité des causes profondes de l'insécurité dans le Centre », a-t-elle dit. Joanne ADAMSON a promis que la MINUSMA continuera à renforcer son appui aux forces armées maliennes et à soutenir la mise en œuvre des réformes envisagées dans le secteur de la défense et de la sécurité, afin d'accompagner le Gouvernement dans ses efforts de rétablissement de son autorité sur l'ensemble du territoire.

Enfin, elle dira que rôle du CNT est essentiel pour la poursuite de la mise en œuvre de l'Accord pour la paix. Aux dires du vice-président du CNT, Assarid Ag Imbarcaouane, l'objectif ultime de l'Accord est de recoudre le tissu social malien. A cet effet, dit-il, chacun doit veiller à sa mise en oeuvre efficace et efficiente. « En ces moments singuliers de la vie de notre nation, marqués notamment par la persistance des actes terroristes, la quête de la cohésion sociale et d'un climat sociopolitique apaisé ainsi que notre volonté manifeste d'aller à la refondation de l'Etat.

Le CNT demeure plus que jamais déterminé à s'acquitter, avec lucidité, de toutes ses obligations visant à conforter le processus de mise en œuvre de l'Accord », a conclu Assarid Ag Imbarcaouane. Appuyés par des experts, les membres du CNT vont échanger sur plusieurs thématiques, notamment les questions de défense, de sécurité, de développement et de justice, durant 3 jours.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>

&nbsp;

</div>
</div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Six ans après la signature de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger :  Bilan, obstacles et perspectives, la CMA n&amp;apos;est pas une organisation va&#45;t’en guerre</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/six-ans-apres-la-signature-de-laccord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-au-mali-issu-du-processus-dalger-bilan-obstacles-et-perspectives-la-cma-nest-pas-une-organisation-va-t-2935130.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/six-ans-apres-la-signature-de-laccord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-au-mali-issu-du-processus-dalger-bilan-obstacles-et-perspectives-la-cma-nest-pas-une-organisation-va-t-2935130.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/06/CMA.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 07 Jul 2021 12:22:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La délégation de la Coordination des Mouvements de l'Azawad (CMA) a animé ce dimanche 20 juin 2021, à la Maison de la Presse, une conférence de presse sur l'accord d'Alger sous le thème :" l'accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d'Alger, six (6) ans après la signature : bilan, obstacles et perspectives". Cette conférence de presse intervient dans le cadre de la célébration du sixième anniversaire dudit accord.    Les conférenciers étaient entre autres : Attayer Ag Mohamed, chef de la délégation de la CMA de Bamako, membre du Comité de Suivi de l'Accord (CSA), Mohamed Maouloud Ould Ramadane, Porte-parole de la CMA, Almouzamil Ag Mohamed, membre de la CMA et Sidi Ag Baye, modérateur de la conférence.

Il ressort de leur déclaration que six  ans après la signature de l'Accord pour la Paix et la Réconciliation à Bamako sous l'égide  de la communauté internationale, les populations  attendent  encore de sentir les dividendes de sa mise en œuvre promise et réitérée à maintes reprises par l'ensemble des parties prenantes. Plusieurs feuilles de routes et de chronogrammes consensuels d'application furent adoptés par les parties à travers le Comité de Suivi de l'Accord (CSA), sans qu'aucun ne permette jusqu'ici d'entamer les questions de fond,  impatiemment attendues. Pourtant, l'adhésion et le soutien de la communauté internationale à travers les Nations Unies dont la mission au Mali a pour première priorité stratégique de son mandat de soutenir la mise en œuvre  de l'Accord, celles des pays du champ et autres États et organisations partenaires du Mali, n'ont aucunement manqué à ce processus de paix.

Parallèlement, d'autres acteurs tirant essentiellement profit du retard accusé dans la mise en œuvre des engagements, continuent d'agir contre l'ensemble des parties prenantes à l'Accord pour la Paix et la Réconciliation et occupent de plus en plus d'espaces avec des ambitions déjà transnationales. Les populations attendent et s'impatientent pendant que d'autres acteurs socio-politiques profitant de l'instabilité et de la fragilité de l'appareil autoritaire à Bamako, persistent encore dans la désinformation autour du bien-fondé de l'Accord et de sa pertinence pour la réalisation de la Paix au Mali et dans l'Azawad en particulier.

Les conférenciers ont souligné que depuis quelques semaines, le pays entre dans une seconde séquence de transition après le renversement en août 2020 du régime de l'ex-Président Ibrahim Boubacar Keïta par un Comité militaire. Des engagements avaient été immédiatement renouvelés par le CNSP sur le respect et la mise en œuvre diligente de l'Accord. La charte de la transition adoptée  et promulguée par décret du Président de la transition, comporte d'ailleurs l'Accord pour la Paix et la Réconciliation dans son Préambule.

Sur le thème proprement dit, les conférenciers sont revenus du long en large sur le processus de la mise en œuvre de cet accord.

Sur le plan historique, 8 mois de round allant parfois jusqu’à un mois de discussions à Alger. L'Accord a été paraphé pendant que toutes les parties avaient des réserves sur son contenu d'où la signature préalable d'un relevé des conclusions le 5 juin 2015 entre la CMA et le gouvernement et qui avait créé les conditions de signature le 20 juin à Bamako.

La CMA, malgré le retard longtemps constaté et répété dans la mise en œuvre de l'Accord pour la Paix et la Réconciliation, s'est voulue optimiste et a démontré par sa patience qu'elle n'est pas une organisation va-t’en guerre. Elle est restée respectueuse de ses engagements jusqu'à usure totale et extinction de toutes voies et tous moyens offerts par l'esprit et la bonne foi des engagements accompagnés par la communauté internationale. Compte tenu de la non-application correcte depuis 1992 des accords qui ont précédé l'Accord, il faut noter qu'une psychose réelle de méfiance jamais démentie, continue légitimement d'exister sur le bilan de l'Accord, très peu élogieux par rapport au temps et aux attentes. Ainsi, de 2015 à nos jours, la mise en œuvre de l'Accord pour la Paix et la Réconciliation n'a en réalité jusqu'ici touché qu'à des aspects périphériques notamment : les autorités intérimaires installées, mais non dotées des moyens et de ressources nécessaires pour réussir leur manda ; difficile opérationnalisation des Bataillons des Forces Armées Reconstituées (BAT-FAR) dédiés à assurer les missions attribuées au Mécanisme Opérationnel de Coordination (MOC) prévu par l'Accord, en respectant les règles de composition et de fonctionnement fixées par la Commission Technique de Sécurité (CTS) ; à la création par la loi de la zone de Développement des régions du Nord mais toujours en attente d'opérationnalisation ; le Fond de Développement Durable (FDD) initialement prévu dans l'Accord pour financer la stratégie spécifique de développement des régions du Nord  est mis en place et géré de manière jusqu'ici non cernée par l'ensemble des parties à l'Accord et la gestion actuelle de ce fond laisse  comprendre qu'il est détourné de ses objectifs initiaux......

Cependant des tentatives d'aborder les questions  de fond, car il faut le rappeler le problème est éminemment politique et peine à produire un résultat.

Quant aux obstacles et blocages liés à la mise en œuvre de l'Accord, il s'agit entre autres : de la mauvaise volonté du gouvernement jusqu'ici connue depuis la signature à concrètement avancer sur les questions de fond notamment, les réformes politiques et institutionnelles, l'armée reconstituée, les mesures et mécanismes spécifiques prévus dans le cadre du développement et de justice ; l'absence d'une réelle politique étatique de vulgarisation de l'Accord auprès des populations pour qu'elles se saisissent de son contenu réel à travers la promotion de son esprit, le sens de sa lettre ; le bricolage de la Conférence d'Entente Nationale de 2017 ; l'exclusion des réfugiés et déplacés dans le cadre de la construction de la paix (viabilisation des sites de retour, réalisation des services  sociaux de base, retour  dans de conditions dignes ; la crise sociopolitique en cours depuis les élections présidentielles de 2018 ; l'instabilité socio-politique et institutionnelle depuis 2018 entravant la continuité gouvernementale et des tentatives d'élans des autorités centrales ; l'insécurité entretenue par d'autres acteurs ne prenant pas partie au processus de paix ; la question sur la relecture de l'Accord avec des formules nouvellement consacrées  laissent entretenir une confusion sur les objectifs pratiques de la problématique.....

En ce qui concerne les leçons à tirer, on peut noter : la lenteur dans la mise en œuvre de l'Accord a rendu la crise plus complexe et difficile à gérer ; une non-vulgarisation du contenu réel de l'Accord a laissé une brèche libre à ses détracteurs pour le diaboliser, toute chose qui ne contribue pas au retour de la paix et de la stabilité.

En termes de perspectives, tout ne saurait être considéré comme négatif. La dynamique en cours depuis l'arrivée des autorités actuelles de transition ne laisse pas confirmer un sentiment de pessimisme. Aucune forme d'hostilité entre les forces de la CMA  et les forces armées et de sécurité n'est d'actualité. Des  canaux  directs et pragmatiques d'échanges sur des situations  sont mieux rendus possibles. Le Président de la transition aux dernières opportunités de contact direct n'a laissé sentir aucune obstruction à l'Accord et l'insertion de certains aspects pertinents de sa mise en œuvre dans la feuille de route de la transition.

<strong> Alassane Cissé</strong>

<strong>Notre Voie</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rencontre des groupes armés signataires de l’Accord d’Alger à Kidal :  Une réelle volonté d’aller à la paix</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/rencontre-des-groupes-armes-signataires-de-laccord-dalger-a-kidal-une-reelle-volonte-daller-a-la-paix-2935094.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/rencontre-des-groupes-armes-signataires-de-laccord-dalger-a-kidal-une-reelle-volonte-daller-a-la-paix-2935094.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/07/signataire-Kidal.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 07 Jul 2021 10:14:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Trois mois après sa mise en place par les groupes armés signataires de l’accord de paix d’Alger, le Cadre stratégique permanent (CPS) s’est réuni, le week-end dernier, à Kidal, ville longtemps restée inaccessible aux autorités de Bamako, avant de rentrer dans la République. </strong>

Avec cette rencontre qui a permis à cinq ministres maliens dont celui en charge de la Réconciliation nationale, le colonel major Ismaël Wagué, de fouler le sol de l’ex-bastion des rebelles, l’on peut dire que l’atmosphère lourde de méfiance et de suspicions qui régnait entre les autorités de Bamako et les indépendantistes du Nord, se décrispe peu à peu. Et c’est tant mieux pour le Mali. En tout cas, c’est un signal positif qui vient s’ajouter à d’autres. C’est nécessaire d’autant plus que les Maliens qui souffrent le martyre depuis une décennie, ont plus que jamais besoin de paix. Et tout porte à croire que les rebelles de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) et les groupes pro-gouvernementaux de la Plateforme en sont conscients, au regard de la décision prise « d’unifier et de coordonner leurs efforts », afin de mieux protéger les populations des régions du Nord.  En tout cas, si les ennemis d’hier en sont arrivés à adopter des positions communes sur toutes les questions liées à l’application de l’accord de paix afin de faciliter et d’accélérer son application, c’est que le besoin de construire la paix est réciproque. Et c’est tant mieux car la danse de tango a assez duré. Il est temps d’y mettre fin et aller à l’essentiel. En tout état de cause, les groupes signataires de l’accord de paix jouent leur crédibilité.

L<strong>a Communauté internationale se doit de peser de tout son poids afin que les parties puissent accorder enfin leurs violons</strong>

S’ils veulent continuer à bénéficier de l’attention sinon de la bienveillance de la communauté internationale, ils doivent mettre un point d’honneur à mettre rapidement en œuvre les décisions prises en présence de témoins, en l’occurrence une délégation officielle nigérienne, des représentants de la médiation internationale et de la Mission de l’ONU. C’est la seule manière de prouver qu’il ne s’agit pas d’une ruse de guerre mais plutôt d’une réelle volonté d’aller à la paix.  Cela dit, Bamako qui semble se réjouir de la tenue de cette rencontre, doit aussi jouer sa partition. Car, il est indéniable que la mise en œuvre réussie de cet accord de paix, ne saurait être l’affaire des seuls groupes armés. Il faut, et c’est peu de le dire, la participation de toutes les parties pour que les fruits puissent tenir la promesse des fleurs. Les groupes armés ont fait un pas sur le chemin de la mise en œuvre de l’accord de paix et il appartient désormais aux autorités de la Transition de prouver aussi leur bonne foi en posant des actes concrets dans ce sens. Et plus tôt elles le feront, mieux cela vaudra. Ce d’autant qu’elles en récolteraient à coup sûr des dividendes. Du reste, on ne voit pas comment le colonel Assimi Goïta et ses frères d’armes qui ont promis de ramener la paix au Mali, pourraient y parvenir sans l’application intégrale de l’Accord de paix d’Alger. Dans la mesure où les Forces armées maliennes (FAMa) ne parviennent pas à vaincre militairement les groupes armés, la mise en œuvre de l’accord de paix, pourrait grandement y contribuer.  On pourrait même dire que c’est une paix des braves qui arrangerait toutes les parties car, après une décennie de guerre sans véritablement de résultats tangibles, il vaut mieux aller résolument vers cette voie. Cela dit, la Communauté internationale qui est au chevet du Mali depuis plusieurs années, se doit de peser de tout son poids afin que les parties puissent accorder enfin leurs violons et sortir le Mali du gouffre dans lequel il se trouve actuellement.

<strong>A. Diallo  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Police territoriale :  La CMA en fera une force pour combattre l’armée</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/police-territoriale-la-cma-en-fera-une-force-pour-combattre-larmee-2934871.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/police-territoriale-la-cma-en-fera-une-force-pour-combattre-larmee-2934871.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/06/CMA.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 06 Jul 2021 09:34:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matinal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis un moment, une loi relative à la création d'une police territoriale fait le tour des réseaux sociaux. Une précision de taille, la loi n'a pas encore passé au CNT, probablement à la plénière prochaine, les conseillers du CNT vont en débattre. Cette loi entre dans le cadre de la mise en œuvre intelligente de l'accord d'Alger annoncée par le Président de la transition. Pendant que la population réclame une relecture, les autorités se précipitent dans sa mise en œuvre.</em></strong>

Cette police territoriale que les autorités de la transition envisagent de créer aura le même rôle que la police nationale, excepté l'établissement de la carte d'identité nationale. Mais, elles oublient une chose, cette loi, une fois passée, la CMA profitera pour faire de cette police territoriale une armée efficace à affronter l'armée malienne dans les jours à venir. Cette police va même établir la carte d'identité de l'Azawad pour prétexte que la police nationale est absente.

<strong>La partition du pays</strong>

Cette loi ne prévoit pas les types d'armes qui seront utilisés par ses policiers, mais c'est sûr et certain qu’un policier de Kidal ne portera pas la même arme que celui d'Ansongo. La CMA dira que l'arme varie en fonction du danger qui sévit dans le milieu. Un prétexte pour que le policier territorial de Kidal puisse avoir accès à une kalachnikov, un pistolet de 6 coups pour celui de Gao.

Les autorités de la transition sont en train d'ouvrir une brèche pour alimenter le banditisme au Mali. En autorisant des individus qui volent à utiliser une arme, cela revient à légaliser leurs actes.

Tout le monde sait qu’il y a des communes qui n'arrivent même pas à payer leurs fonctionnaires actuels, à plus forte raison payer des futurs policiers. Cela signifie que, quand des communes seront dans l’incapacité de payer leurs policiers, ces derniers utiliseront leurs armes à l’encontre des paisibles populations pour se payer eux-mêmes !

Cette loi n’est point au bénéfice de la nation. C’est uniquement pour donner une légitimité aux combattants de la CMA à intégrer les rangs. Au lieu de créer une police de trop, les autorités de la transition doivent renforcer la police nationale. Cet épisode nous laisse comprendre qu’il n’y aura plus de relecture intelligente mais plutôt une mise en œuvre intelligente de l’accord. Monsieur le Président, cette mise en œuvre intelligente nous conduit à une division du pays de façon intelligente.

<strong>ABDOUL AZIZ O DIALLO </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali: Maïga insiste sur la mise en œuvre “intelligente” de l’accord d’Alger</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-maiga-insiste-sur-la-mise-en-oeuvre-intelligente-de-laccord-dalger-2934575.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-maiga-insiste-sur-la-mise-en-oeuvre-intelligente-de-laccord-dalger-2934575.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/06/CHOGUEL-GOOD-LUCK-PRIMATURE-1.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 03 Jul 2021 07:02:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>AFP</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Lors de la 44e session du Comité de Suivi de l’Accord (CSA), à laquelle l’ambassadeur de l’Algérie au Mali, Boualem Chébihi a participé ainsi que des membres du gouvernement, malien, des représentants des mouvements signataires de l’Accord et ceux de la communauté internationale, M. Maïga a indiqué que “la mise en œuvre intelligente” de l’accord pour la paix et la réconciliation est une “nécessité”, réaffirmant la volonté des autorités de la transition de réussir la mise en œuvre intelligente de l’Accord.</strong>

Il a, à cette occasion, souligné les priorités de la transition à savoir, l’organisation des élections, la mise en œuvre “intelligente” de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, et les réformes politiques et institutionnelles ainsi que la refondation de l’Etat.
“Le plus important, a fait remarquer le Premier ministre, est le respect strict des lignes rouges à préserver notamment l’unité nationale et l’intégrité du territoire, la forme républicaine et la laïcité de l’Etat”.

Il a fait savoir que ces principes ne sont pas négociables. “Il s’agit là des dispositions qui ne sauraient nullement être occultées”, a-t-il dit, ajoutant que c’est sur cette base que les parties maliennes se sont engagées pour le règlement pacifique du conflit.

M. Maïga a, ainsi, précisé que le succès de la transition sera évalué à l’aune de la mise en œuvre de l’Accord de paix, et que les solutions doivent provenir des Maliens avant de les soumettre à la communauté internationale invitant à cette occasion, les différents acteurs à s’engager pour réussir la mission.

“Notre pays traverse des moments tumultueux qui nécessitent la cohésion, la solidarité de tous ses enfants sans exclusion pour poser les vrais jalons des réformes politiques et institutionnelles”. A ce propos, le Premier ministre a engagé le gouvernement, avec l’appui du bureau du Haut représentant du président de la Transition pour la mise en œuvre de l’Accord, à renforcer le portage politique de l’Accord à travers sa vulgarisation.

Se félicitant de la tenue de cette session qui “permet aux maliens de se parler, de tracer les voies futures du Mali en paix”, M. Maïga a assuré que des dispositions seront prises le plus tôt possible et insisté sur l’accélération du processus “Désarmement, Démobilisation et Réinsertion” et la finalisation de l’intégration des ex-combattants des mouvements.
Il a, par ailleurs, invité les mouvements signataires à faciliter la mise en œuvre diligente de leurs engagements constants auprès du gouvernement.

Tout en restant attentifs aux soucis et inquiétudes des autres composantes de la nation malienne quant à la préservation dans la durée de la cohésion et de l’unité nationale.

Tour à tour, les représentants des mouvements signataires ont apprécié l’engagement des autorités de la Transition et réaffirmé leur accompagnement dans la mise en œuvre de l’Accord. Ils ont, en outre, saisi l’occasion pour exprimer des préoccupations, qui tournent essentiellement autour de l’insécurité, de l’école et des conditions de vie des populations du Nord.

Cette 44e session du CSA intervient au moment où la 3e compagnie du bataillon de l’armée reconstituée est arrivée à Kidal. La réunion devait avoir lieu le 20 mai dernier, mais s’est vue reporter à la demande des autorités maliennes jusqu’à la formation du nouveau gouvernement.

Au terme des travaux, le président du CSA a indiqué que l’objectif principal de la rencontre était de faire le point sur ce qui a été réalisé en termes de mise en œuvre de l’Accord depuis les deux dernières réunions, tenues respectivement à Kidal et Kayes.

“Il y avait des engagements qui ont été pris au cours de ces deux sessions pour accélérer la mise en œuvre de l’Accord”, a rappelé Boualem Chébihi, signalant que l’ambiance était bonne au cours de la session. Il a aussi noté un engagement renouvelé des parties et une détermination à faire mieux et accélérer le rythme de la cadence de la mise en œuvre du document. Le diplomate algérien n’a pas manqué de réaffirmer l’accompagnement de la communauté internationale.

La 43ème session ordinaire qui s’est tenue le 30 mars dernier dans la ville de Kayes dans l’ouest du Mali a été présidée par l’Algérie, en présence des autorités administratives, et des organisations de la société civile de la première région du Mali.

Les discussions ont porté sur les développements intervenus dans la mise en œuvre de l’accord de paix depuis la session de haut niveau, tenue à Kidal le 9 février dernier, et sur le huitième rapport de l’Observateur Indépendant.

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Suivi de l’accord : Ça repart !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/suivi-de-laccord-ca-repart-2934194.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/suivi-de-laccord-ca-repart-2934194.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/06/gouvernement-choguel-maiga-2.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 01 Jul 2021 07:12:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le PM Choguel Maïga a présidé la cérémonie officielle de la 43<sup>e</sup> session ordinaire du Comité de Suivi de l’Accord (CSA). C’était en présence du Président du CSA, l’Ambassadeur de l’Algérie au Mali, Boualem Chébihi, des membres du Gouvernement, des Représentants des mouvements signataires de l’Accord d’Alger et ceux de la communauté internationale. Occasion pour le Premier Ministre de préciser qu’il était</strong> <em><strong>intraitable « sur l’unité, le caractère laïc et la forme républicaine de l’Etat du Mali ».</strong></em>

Il y a 6 ans, les parties maliennes ont signé l’Accord de paix sous l’égide des partenaires internationaux. Pour cette raison, les dispositions de ce document engagent l’État malien. Et sa mise œuvre est une nécessité.

Pour rappel, l’Accord, dans ses principes de base, affirme le respect de l’Unité nationale, de l’Intégrité du territoire national, de la Souveraineté de l’État malien sur l’ensemble du territoire national et le respect de la forme républicaine et laïque de l’État. Le Premier Ministre a fait savoir que ces principes ne sont pas négociables. « Il s’agit là des dispositions qui ne sauraient nullement être occultées et que c’est sur cette base que les parties maliennes se sont engagées pour le règlement pacifique du conflit », a déclaré M. Maïga. Avant de rappeler le rôle de la médiation internationale, des partenaires bilatéraux et multilatéraux, car selon lui, ceux-ci sont appelés à concentrer leur attention prioritairement sur les domaines pertinents à l’accompagnement pendant et après la négociation : <em>« Ils apporteront une contribution en appoint sans chercher à imposer, en aucune manière, des points de vue aux parties et procéderont à des évaluations périodiques. À cet égard, les amis du Mali comptent sur l’implication des mouvements et de toutes les composantes de la nation. C’est dans ce sens seulement que nous atteindrons nos objectifs »</em>.

Réformes politiques et institutionnelles ? À ce propos, le Premier Ministre a engagé le Gouvernement, avec l’appui du Bureau du Haut Représentant du Président de la Transition pour la mise en œuvre de l’Accord, à renforcer le portage politique de l’Accord à travers sa vulgarisation. Ce, tout en envisageant des aménagements, conformément à l’Article 65 de l’Accord dans les meilleurs délais pour une meilleure appropriation du document par les Maliens. Pour Dr Choguel Kokalla Maïga, le contenu du texte doit être expliqué aux populations afin d’avoir leur adhésion.

Au terme des travaux, le Président du CSA a souligné que l’objectif principal de la rencontre était de faire le point sur ce qui a été réalisé en termes de mise en œuvre de l’Accord depuis les deux dernières réunions, tenues respectivement à Kidal et Kayes.

« Il y avait des engagements qui ont été pris au cours de ces deux sessions pour accélérer la mise en œuvre de l’Accord », a rappelé Boualem Chébihi, signalant que l’ambiance était bonne au cours de la session. Il a aussi noté un engagement renouvelé des parties et une détermination à faire mieux et accélérer le rythme de la cadence de la mise en œuvre du document…

<strong>Mohamed Sylla</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord pour la paix : après six ans</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-pour-la-paix-apres-six-ans-2933203.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-pour-la-paix-apres-six-ans-2933203.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/06/CMA.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 23 Jun 2021 01:04:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La CMA favorable à l’élaboration d’un « véritable plan »
Depuis sa signature, la mise en œuvre de ce document est régulièrement confrontée à des « obstacles ». A suivre les responsables de la CMA, le principal blocage réside dans le manque d'un « véritable plan de fond » pour sa mise en œuvre alors que la Plateforme reconnait des avancées notoires, en dépit des défis énormes.
20 juin 2015 - 20 juin 2021, cela fait 6 ans que l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali a été signé entre le gouvernement et les groupes armés. Les autorités maliennes se sont refusées à tout commentaire. Laissant le champ libre aux partenaires d’exprimer leurs opinions.
Le bilan, de l’avis d’Attaye Ag Mohamed, membre de la Coordination des mouvements de l’Awazad, n'est pas flatteur. Les raisons principales du retard accusé dans sa mise en œuvre résident dans l’absence d'une volonté et d'un programme manifeste du gouvernement de toucher les questions de fond. « Je pense que tout ce qui se dit sur le terrain par rapport à la lenteur de l'Accord est réel » a affirmé Attaye. Qui a poursuivi « le gouvernement a évité de toucher aux questions de fonds. Pendant 6 ans, on sent que le gouvernement est focalisé sur les questions de sécurité, pendant que le conflit est purement politique. Et ce sont les questions politiques qui peuvent régler d'autres questions », a-t-il ajouté.
Son de cloche différent du côté de la Plateforme des groupes armés, un de ses responsables a estimé qu'il y a eu des avancées notoires. Cependant, Hamballa Ag Hamzata a souhaité que les autorités de la transition doivent mettre un accent particulier sur le processus du démobilisation, désarmement et réinsertion (DDR) pour faciliter le retour effectif de l'administration sur l'ensemble du territoire national. Il a indiqué ensuite que « le défi se situe au niveau des services politico-institutionnelles » avant de rappeler que « l'une des préoccupations majeures des populations maliennes est l'insécurité. Qui parle d'insécurité doit parler de la démobilisation, désarmement et réinsertion ».
Malgré ces défis à relever, les acteurs du processus de paix se sont montrés optimistes quant au retour de la paix et la réconciliation au Mali. Selon certains responsables des groupes armés, le délai restant de la transition est largement suffisant pour la mise en œuvre intégrale de l'Accord pour la paix si les autorités en font une priorité.
<strong>S.T</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord d’Alger :  La CMA d’accord pour la relecture mais…</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-dalger-la-cma-daccord-pour-la-relecture-mais-2933181.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-dalger-la-cma-daccord-pour-la-relecture-mais-2933181.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/06/CMA.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 22 Jun 2021 16:47:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>« Il ne faut pas que l’on pense que la relecture de l’Accord d’Alger va être faite pour une simple partie et laisser les autres parties. Toutes les trois parties signataire de l’Accord ont des revendications qu’elles veulent mettre dans l’Accord. Il ne faut rouvrir l’Accord à une relecture. C’est une boite à pandore qu’il faut carrément éviter », ont alerté les membres de la CMA présents à Bamako lors d’une conférence de presse à la Maison de la Presse le dimanche dernier.</em></strong>

&nbsp;

Ils étaient entre autres Attaye Ag Mohamed chef de la délégation, Med Almaouloud Ould Ramadan, porte parole, Sidi Ag Baye et Tilla Ag Zeïni tous membres de la délégation de la CMA présents à Bamako pour la mise en œuvre de l’Accord  face à la presse pour les 6 ans de la signature de l’Accord issu du processus d’Alger.

Sur la question de la relecture de l’Accord d’Alger, les membres de la CMA présents à la conférence sont unanimes que cette possibilité est une boite à pandore qu’il ne faut jamais ouvrir. Selon leur porte-parole Almaouloud Ould Ramadan, toutes les parties signataires ont des revendications qu’elles veulent mettre. <em>« La relecture de l’Accord de paix nous permettra, nous aussi de ramener tout ce que nous n’avons pas pu y mettre à Alger »,</em> a-t-il souligné. <em>« Aucune partie n’est satisfaite de l’Accord. Nous c’est la communauté internationale qui nous a forcés à signer l’Accord. Nous ne voulions pas signer </em>», a laissé entendre Tilla Ag Zeïni.

Pour les membres de la délégation, l’Accord prend déjà en compte les grands aspects qui sont la souveraineté de l’Etat, l’unité nationale, l’intégrité territoriale et la forme républicaine de l’Etat. <em>« Si une des parties estime qu’un de ces domaines est violé, la partie peut saisir le Comité de Suivi de l’Accord (CSA) pour la modification »,</em> a expliqué Attaye pour démontrer les raisons et la procédure qui pourront amener l’Accord à être modifié. Sans ces domaines, aucune autre modification.

<em>« Cette relecture risque d’ouvrir l’Accord à d’autres négociations qui n’aboutiront pas. Cela entrainera la non application de l’Accord », </em>ont avancé les conférenciers avant d’avertir que cette non-application aura pour conséquence la reprise des hostilités notamment entre le Mali et les groupes armés. <em>« Tout engagement politique, tout conflit qui génère et qui n’a pas été traité a donc pour conséquence le retour du conflit. C’est un principe universel. Cet engagement n’est pas tenu, on ne peut pas garantir qu’il n’y aura pas problème », </em>craint Attaye Ag Mohamed, le chef de la délégation.

Par contre la CMA reste optimiste à travers la transition. <em>« Le gouvernement de Transition à travers le Président de la Transition ne nous a pas montré un sentiment de refus par rapport à l’application de l’Accord. Il ne nous a pas sorti quelque chose qui porte à croire qu’il n’a une volonté de la faire », </em>a révélé M. Attaye en appuyant ses propos par l’expression du Président de la Transition, Colonel Assimi Goïta <em>« une mise en œuvre efficiente de l’Accord d’Alger ». </em>La CMA se dit prête à aller défendre l’Accord jusque devant le CNT.

La CMA arrive aujourd’hui à organiser une conférence de presse à Bamako et livrer leur opinion en toute liberté et sécurité. <em>« Cela prouve que le tabou est levé et que la confiance commence à s’installer »,</em> a reconnu le chef de la Délégation Attaye Ag Mohamed.

<strong>Koureichy Cissé</strong>

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;

<strong>ACCORD DE PAIX D’ALGER</strong>

<strong>Six ans après la signature, les problèmes de sa mise en œuvre</strong>

<strong> </strong>

<strong><em>Signé le 15 mai 2015 puis paraphé le 20 juin de la même année, l’Accord de paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger six ans après sa mise en œuvre fait l’objet de beaucoup de commentaires.</em></strong>

&nbsp;

Après le forcing raté de l’armée malienne de prendre la ville de Kidal, bastion de la rébellion et qui a tourné au fiasco. Les autorités d’alors ont initié des pourparlers en Algérie avec les ex- rebelles de la  (CMA) sous la houlette de la communauté internationale et après neuf mois de ronde qui ont permis aux deux parties d’acter le cessez-feu sur le terrain. Á la demande des autorités maliennes, la signature officielle de l’Accord a été faite à Bamako, le 15 mai 2015 et le 20 juin de la même année, pour ceux qui étaient retissants.

Six ans après  sa signature, l’Accord de paix issu du processus d’Alger continue de faire couler beaucoup d’encre et de salive par ceux-là mêmes qui ont apposé leur signature. Et si on doit faire un bilan des six ans excepté un cessez-le-feu correctement observé entre les groupes armés signataires et l'armée malienne, sa mise en œuvre demeure toujours un obstacle malgré les différents CSA et  quand on fait une analyse les raisons de ces obstacles sont dues à la mauvaise foi des acteurs (groupe armée et l’Etat) qui jouent souvent à l’amateurisme d’une part et d’autre part un manque d’appropriation de ce document par la population. Ce qui fait qu’on a plus des réfractaires autour de l’Accord.

Raison pour laquelle aujourd’hui, d’Accord se trouve paralysé, aucune réforme majeure  n'ayant pu être mise en place alors que les ex-séparatistes, non désarmés, se sont renforcés et dominent militairement aujourd'hui le nord du Mali et prêtent main forte aux groupes terroristes qui sévissent au Sahel.

D’ailleurs c’est ce qui a poussé l’ex-président nigérien, Mahamadou Issoufou à dire que le doute n'est pas permis, la mise en œuvre de l'Accord déstabilise la région et que : « <em>Kidal est une menace pour la sécurité intérieure du Niger</em>. »

L’assistanat  de Sidi Brahim Ould Sidatt, qui a signé  la version amendée de l’accord algérien au nom de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) a créé la douche froide au sein des partenaires engagés pour la recherche de la paix et la stabilité au Mali.

Avec l’arrivée d’Abdoulaye Oumar Diop, au département des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, et qui est l’artisan de cet Accord, on espère qu’il va donner un coup de fouet pour sa mise en œuvre.

<strong>Ousmane Mahamane       </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord pour la paix au Mali, 6 ans après :  «Le bilan est très peu élogieux», selon la CMA</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-pour-la-paix-au-mali-6-ans-apres-le-bilan-est-tres-peu-elogieux-selon-la-cma-2933005.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-pour-la-paix-au-mali-6-ans-apres-le-bilan-est-tres-peu-elogieux-selon-la-cma-2933005.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/06/Aguelhoc-ml.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 22 Jun 2021 01:50:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre de la célébration du 6<sup>ème</sup> anniversaire de la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, les responsables de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) ont animé une conférence de Presse, le dimanche 20 juin 2021, à la Maison de la Presse du Mali (Bamako) sous le thème : <em>« Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali issu du Processus d’Alger, six ans après la signature. Bilan, obstacles et perspectives »</em>. Au cours de cette conférence de presse, la CMA précise que le bilan de l’accord est très peu élogieux par rapport au temps et aux attentes. Elle accuse le gouvernement malien comme le responsable de la lenteur dans la mise en œuvre dudit accord. <em>« </em></strong><strong><em>La lenteur dans la mise en œuvre de l’accord a rendu la crise plus complexe et difficile à gérer. Le 1<sup>er</sup> responsable du retard dans la mise en œuvre de l’accord est le gouvernement du Mali…», </em></strong><strong>indiquent les responsables de la CMA.</strong>

Cette conférence de presse était animée par Mohamed Maouloud Ould Ramadane, Porte-Parole de la CMA, en présence de Attaye Ag Mohamed, Chef de Délégation de la CMA à Bamako, membre du CSA (Comité de suivi de l’accord), Sidi Ag Baye, Membre de la Cellule de Communication de la CMA, Tilla Ag Zeïni, membre de la CMA, Mohamed Mahmoud El Oumrany, doyen de la communauté Arabe du Mali et d’autres personnalités. Après avoir présenté la CMA, Sidi Ag Baye a fait savoir que l’objectif de cette conférence de presse est de célébrer le 6<sup>ème</sup> anniversaire de l’accord pour la paix et la réconciliation (APR). A sa suite, le conférencier, Mohamed Maouloud Ould Ramadane, Porte-Parole de la CMA, a indiqué que le bilan de l’accord est très peu élogieux par rapport au temps et aux attentes. Selon lui, de 2015 à nos jours, la mise en œuvre de l’APR n’a concerné que les aspects périphériques faiblement et/ou très mal réalisés, notamment : les autorités intérimaires installées, mais non dotées des moyens et ressources nécessaires ; la création sans opérationnalisation de la zone de développement ; la limitation du mandat de la commission d’enquête internationale (2012 à 2018) ; la marginalisation des réfugiés et déplacés dans le cadre de la mise en œuvre de l’APR. <em>« Cependant les questions de fond, car il faut le rappeler, le problème est éminemment politique, sont balayées d’un revers de main. Il s’agit entre autres d</em><em>e la révision constitutionnelle pour prendre en charge les dispositions politiques et institutionnelles de l’APR;</em> <em> la réorganisation territoriale et administrative ;</em> <em>le manque de compromis sur les questions de défense et de sécurité (Quota, critères, grades, présence dans toute la chaîne de commandement…)</em> », a-t-il dit. Parlant des obstacles et blocages sur les 6 ans (20/06/2015 à 20/06/2021), le conférencier a rappelé que la continuité dans l’action gouvernementale a fait défaut durant les multiples remaniements des différents gouvernements. <em>«Les engagements sont personnifiés, relatifs et/ou événementiels. Malheureusement ce n’est pas le seul accord qui en a fait les frais. Tout le front social en ébullition permanente depuis 2012 à nos jours végète dans la précarité, victime des mêmes conditions :l’incompréhension autour de la fameuse relecture de l’APR </em><em>; l</em><em>a mauvaise volonté du gouvernement à avancer sur les réformes politiques et institutionnelles </em><em>; l</em><em>a mauvaise foi de l’Etat à vulgariser l’accord auprès des populations pour qu’elles se l’approprient </em><em>; l</em><em>a non opérationnalisation de la zone de développement </em><em>; l</em><em>e bricolage et l’échec de la conférence d’entente nationale </em><em>; l</em><em>’exclusion des réfugiés et déplacés dans le cadre de la construction de la paix (Viabilisation des sites de retour, réalisation des services sociaux de base, retour dans de conditions dignes…) ; l’extension et l’intensité territoriales de la crise (Nord-Centre-Sud) avec des milliers morts civils ; méfiance et crise de confiance entre signataires </em><em>; l</em><em>a crise sociopolitique en cours depuis les élections présidentielles de 2018 </em>», a souligné Ramadane.

<strong>La prochaine session du CSA prévue pour le 28 juin prochain à Bamako</strong>

En termes de leçons tirées, il a noté que la lenteur dans la mise en œuvre de l’APR a rendu la crise plus complexe et difficile à gérer. Pour lui, la non appropriation de l’APR a ouvert la brèche à ses détracteurs à le diaboliser, toute chose qui ne contribue pas au retour de la paix et de la stabilité. En termes de perspectives, ajoute-il, la période de transition pourrait être une opportunité unique pour dépasser les points de blocages, si les autorités actuelles tirent les leçons des échecs du régime précédent. Toutefois, dit-il, si les autorités de transition ne saisissent pas cette occasion en retombant dans les erreurs et les tergiversations du régime précédent, l’accord court tous les risques d’être caduc. Quant au Chef de Délégation de la CMA, Attaye Ag Mohamed, il dira que cette conférence de presse se tient dans un contexte particulier marqué par la transition en cours dans le pays. Selon lui, ladite conférence s’inscrit dans le cadre de la recherche de la paix et de la réconciliation au Mali. Pour sa part, Tilla Ag Zeïni, membre de la CMA, a signalé que l’engagement de la communauté internationale au Mali a cessé. Répondant aux questions des journalistes, le conférencier, Ramadane,  a fait savoir que le seul gage d’une paix durable et de réconciliation au Mali est l’application de l’accord. Il a levé toute équivoque en disant que la CMA reconnaît l’intégrité du territoire national du Mali, la forme laïque et Républicaine de l’Etat malien. Cependant, il accuse le gouvernement, surtout le régime du président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) d’être le 1<sup>er</sup> responsable du retard accusé dans la mise en œuvre de l’accord. <em>« </em><em>Le premier responsable du retard de la mise en œuvre de l’accord est le gouvernement du Mali, parce que c’est le gouvernement qui dispose des moyens financiers pour la mise en œuvre de l’accord. C’est le gouvernement qui dispose des moyens pour revoir les instruments juridiques pour permettre l’application de certaines dispositions de l’accord. Nous, la CMA, n’avons que notre disponibilité pour la réitérer. Nous avons toujours fait des initiatives pour aller de l’avant dans cet accord, mais malheureusement le gouvernement a toujours joué sur le temps et n’avait pas une réelle volonté politique pour sa mise en œuvre. Donc, il est le premier responsable. Nous avons demandé au gouvernement de mettre l’accord au centre des priorités</em> », a déclaré Mohamed Maouloud Ould Ramadane. Par rapport à la relecture de l’accord, la CMA n’est pas contre, à condition que cela emprunte de bonnes démarches. Après avoir déploré l’assassinat du président en exercice de la CMA, Sidi Brahim Ould Sidatt, le 13 avril 2021 à Bamako, le conférencier a invité toutes les parties à respecter leurs engagements pour l’évolution dans la mise en œuvre de l’accord. Enfin, le chef de la délégation, Attaye Ag Mohamed, a signalé que la prochaine session du CSA se tiendra le 28 juin prochain à Bamako.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : la CMA fait le point sur l&amp;apos;accord d&amp;apos;Alger six ans après sa signature</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-la-cma-fait-le-point-sur-laccord-dalger-six-ans-apres-sa-signature-2932911.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-la-cma-fait-le-point-sur-laccord-dalger-six-ans-apres-sa-signature-2932911.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/10/Sidi-Brahim-Ould-Sidati.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 21 Jun 2021 06:39:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="t-content__chapo" data-speech-chapo="L’Accord pour la paix et la réconciliation (APR) issu du processus de d’Alger a été signé il y a six ans entre le gouvernement malien et les groupes armés impliqués dans le processus de paix. A l’occasion de cet anniversaire, la CMA (ex-rébellion) a organisé dimanche à Bamako une conférence de presse. Pour elle si les hostilités ont cessé sur le terrain entre les signataires de l’accord, il faut déplorer l’absence de véritables avancées dans son application."><strong>L’Accord pour la paix et la réconciliation (APR) issu du processus de d’Alger a été signé il y a six ans entre le gouvernement malien et les groupes armés impliqués dans le processus de paix. A l’occasion de cet anniversaire, la CMA (ex-rébellion) a organisé dimanche à Bamako une conférence de presse. Pour elle si les hostilités ont cessé sur le terrain entre les signataires de l’accord, il faut déplorer l’absence de véritables avancées dans son application.</strong></p>

<div class="t-content__body u-clearfix" data-speech-body="" data-empty-p="false">
<div class="m-interstitial">
<div class="m-interstitial__ad" data-readmore-target="">
<div class="m-block-ad " data-tms-ad-type="box" data-tms-ad-status="idle" data-tms-ad-pos="1">
<div class="m-block-ad__label m-block-ad__label--report-enabled">
<div class="t-content__body u-clearfix" data-speech-body="" data-empty-p="false">

Pour la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, ex-rébellion), l’application sur le terrain de l’accord de paix d’Alger est poussive. « <em>Six ans après la signature de cet accord, les résultats ne sont pas satisfaisants, </em>estime Maouloud Ould Ramadane, porte-parole de la CMA.<em> Pour nous, la faute incombe au gouvernement</em>. »

Et quand on lui rappelle que le gouvernement renvoie la balle dans le camp des ex-rébellion, il rétorque : « <em>Si le gouvernement dit que la faute revient à la CMA, on va demander des preuves.</em> »

Il insiste ensuite sur un des piliers de l’accord qui est selon lui est en panne, le processus DDR (désarmement, démobilisation et réinsertion). « <em>Pour aller au désarmement, il faut les modalités. On arrive pas à déterminer un quota d’ex-combattants qui vont intégrer ces forces armées. Il faut qu’on arrive à se comprendre sur l’aspect armée reconstituée dont l’accord parle. </em>»
<div id="tms-ad-inread-32958649819221253" class="tms-ad" data-tms-ad-type="inread" data-tms-ad-provider="teads" data-tms-ad-status="idle">
<div class="teads"></div>
</div>
Six ans, après les ex-rebelles contrôlent toujours des parties du pays, les armes à la main. Le Premier ministre Choguel MaÏga parle même de nécessité de « <em>relecture intelligente</em> » de l’accord.

« <em>Je ne sais pas ce qu’il veut dire par le mot intelligent, </em>s’étonne le porte-parole de la CMA.<em> Pour nous, il faut la mise en œuvre intégrale, à la lettre et à l’esprit, de cet accord</em>. » Et d’ajouter : « <em>attention à ne pas ouvrir la boite de Pandore </em>».

</div>
<div class="t-content__tags">

<strong>Source: <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210621-mali-la-cma-fait-le-point-sur-l-accord-d-alger-six-ans-apr%C3%A8s-sa-signature" target="_blank" rel="noopener noreferrer">https://www.rfi.fr/fr/afrique</a></strong>

</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>AGUELHOC : Difficile cohabitation entre les habitants et le contingent tchadien de la MINUSMA</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/aguelhoc-difficile-cohabitation-entre-les-habitants-et-le-contingent-tchadien-de-la-minusma-2932889.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/aguelhoc-difficile-cohabitation-entre-les-habitants-et-le-contingent-tchadien-de-la-minusma-2932889.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/01/Aguelhoc.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 21 Jun 2021 01:02:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong> Les ressortissants de la localitéexigent à la mission onusienne, la délocalisation, sans délai de son camp.</strong>

Pour informer l'opinion nationale et internationale sur la situation difficile qui prévaut à Aguelhoc par la proximité du camp du contingent tchadien de la Minusma avec les habitations située à moins de 200 mètres, avec ses corollaires à chaque attaque, le Collectif des ressortissants d'Aguelhoc a tenu le vendredi 18 juin dernier, à l'hôtel olympe, une conférence de presse. Les responsables du collectif demandent à la Minusma de délocaliser son camp sans délai loin des habitations. Car ils estiment que la vie de leurs frères et sœurs sont en danger. La conférence était animée conjointement par Dada Ag Agaly, président du Collectif, Malick Ag Elymit et Mohamed Ag Biga, tous membres dudit collectif.

A cette occasion, le Collectif,  à travers son président a rendu une pensée particulière à Attiyoub Ag Alhousseini, Aklil Ag Issouf, Baye Ag Aklil capturés par le contingent tchadien de la Minusma et exécutés au sein même de leur camps à l’attaque du camp UN le 02 Avril dernier. Ainsi qu’à Almoustapha Ag Intisniekene capturé et exécuté devant son fils et son neveu à Marat en mai 2016 par le contingent tchadien de la Minusma, alors qu’il était derrière son troupeau. Le Collectif  réclame la justice pour ces victimes, qu’il considère comme des innocents.

Le Collectif, dans sa déclaration, précisera, qu’à chaque attaque les civils sont pris entre les feux et subissent les représailles des casques bleus (exécutions, arrestations arbitraires, intimidations, tout le monde est accusé de terrorisme, démolitions des habitations jugés trop encombrant).

La dernière attaque du 02 avril a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, avec son lot de représailles.N’en pouvant plus de tout ça, la population a quitté la ville en exigeant pour la énième fois la délocalisation du camp, a expliqué le président du collectif.

Selon Dada Ag Agaly, cette cohabitation n’est plus possible. « La Minusma a été saisie par tous les canaux possibles pour trouver une solution urgente, afin que les populations regagnent leurs domiciles, jusqu’à la aucune réponse rassurante », a déploré le président du Collectif.

« Le représentant spécial du SG de l’ONU, chef de la Minusma Elghassim Ouane s’est rendu sur place le 17 mai 2021. Pendant sa visite il a rencontré les autorités locales, la société civile qui lui ont tous demandé de délocaliser le camp, loin des habitations. Mais, à la grande surprise, de retour ici à Bamako dans un 1er communiqué le chef de la Minusma a estimé que la délocalisation du camp était complexe, ce qui a choqué les populations d’Aguelhok, vu le calvaire qu’elles vivent, qui n’ont pas arrêté de manifester leur mécontentement. M. Ouane ne s’est pas soucié de ces familles déplacées en comparant leur vie à un coût financier, alors que ce camp n’est fait que de préfabriqués. Il est allé plus loin jusqu’à qualifier les déplacées de manipulateurs de et complices de terroristes : « les déplacements sont le fait de manipulations et de menaces émanant d’ennemis de la paix…. » a t-il dit.

Aucune réponse satisfaisante n’a été donnée jusqu’à la », a regretté le président du Collectif. Toutefois, « nous demandons une fois de plus à la Minusma de délocaliser son camp, car la survie de notre ville en dépend. Nous interpelons le gouvernement de la transition à prendre les mesures nécessaires pour que nos frères et sœurs soient dans leurs droits en demandant à la Minusma de délocaliser son camp. Nous ne sommes pas contre la présence de la Minusma, mais nous lui demandons de rester dans la logique de son mandat qui est le maintien de la paix et la protection des civils en zone de guerre », a exigé Dada Ag Agaly. Avant de remercier leurs frères et sœurs de kidal, TinAoukart et Tessalit qui se sont levés pour  soutenir  le Collectif dans cette légitime lutte.

<strong>AMTouré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Participation à la transition :  La CMA pose ses conditions</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/participation-a-la-transition-la-cma-pose-ses-conditions-2930401.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/participation-a-la-transition-la-cma-pose-ses-conditions-2930401.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/10/CMA-ML.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 02 Jun 2021 01:22:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Pendant 3 jours, les membres de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) ont tenu une session extraordinaire à Kidal. Hier dans un communiqué, ils ont décidé de ne pas accompagner la transition sous le Président Assimi Goïta sauf réelle garantie de ses priorités.

La CMA décide de ne pas accompagner la transition cette fois-ci sauf si cette dernière lui donnait des garanties sur certaines de ses priorités. Cette garantie ne peut être autre que l'application intégrale de l'Accord issu du processus d'Alger. Sûrement ce document se trouve très menacé par la probable arrivée de Dr. Choguel Kokala Maïga à la Primature, le président du comité stratégique du M5-RFP, pressenti pour conduire le futur gouvernement. Pour être rassurée, la CMA demande la garantie de la non relecture de l'Accord d'Alger.

La CMA va encore plus loin dans ses prétentions. Elle convoque une rencontre de haut niveau dans un bref délai sur la mise en œuvre de l'Accord. Cela pourrait peut-être aider ses membres à avoir plus de certitude. Car pour la CMA, cette rencontre permettra à chaque partie signataire de l'Accord d'éclairer sur sa position. Elle termine par accuser la transition de ne pas tenir ses promesses dans la mise en œuvre de l'Accord.

Enfin, la CMA a demandé à l'État malien et à la communauté internationale de mettre tout en œuvre pour donner des résultats de l'enquête sur l'assassinat de son président Ibrahim Ould Sidati, à Bamako le 13 avril 2021.

&nbsp;

<strong>Koureichy Cissé </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Réorganisation administrative et territoriale du Mali :  La CMA se désolidarise du gouvernement</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/reorganisation-administrative-et-territoriale-du-mali-la-cma-se-desolidarise-du-gouvernement-2927533.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/reorganisation-administrative-et-territoriale-du-mali-la-cma-se-desolidarise-du-gouvernement-2927533.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/10/CMA-ML.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 04 May 2021 07:29:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matinal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><sup>Dans un communiqué N°10/CD/CMA/2021, rendu public, la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA)</sup></strong><sup> apprend avec surprise, via les réseaux sociaux la circulation d'un document portant sur la réorganisation administrative et territoriale produit unilatéralement et en catimini par les services du ministère de l'administration territoriale.</sup>

<sup>La CMA estime, qu'au regard de l'enjeu et de l'importance de la problématique de la réorganisation administrative et territoriale pour la paix et la stabilité du pays,une telle opération ne saurait,sous aucun prétexte, s'opérer sans concertations à la base avec tous les acteurs concernés, notamment les mouvements signataires,les populations,la société civile.</sup>

<sup>En procédant ainsi, les autorités de la transition ne semblent pas mesurer l'enjeu et le danger qu'une telle démarche pourrait engendrer pour la paix déjà fragile.</sup>

<sup>Elles ne semblent pas non plus comprendre que sous aucun prétexte,la CMA et l'ensemble des populations de l'Azawad ne sauraient laisser passer cette farce. </sup>

<sup>La CMA, tout en prenant à témoin l'opinion nationale et la communauté internationale de l'unilatéralisme de l'opération, tient à affirmer que cette mascarade, faite en catimini et à la va-vite par les soins du département de l'administration territoriale ne peut aucunement prospérer. Mieux,elle ne saurait l'engager,encore moins s'imposer aux populations de l'Azawad. Elle rejette irrévocablement ce document nul et non avenu en l'état actuel.</sup>

<sup>Elle lance un appel aux autorités de la transition,en charge des questions de la réorganisation administrative et territoriale à privilégier la voie de la concertation inclusive et du consensus à la place du fait accompli, seule issue pour éviter de remettre en cause des acquis de plusieurs années, au prix d'énormes sacrifices.</sup>

<sup>Par conséquent,la CMA invite le gouvernement de la transition du Mali à revenir sur ce document porteur des germes de la déstabilisation et à ouvrir des larges consultations et concertations prenant en compte tous les critères et les démarches qui s'imposent autour de la question en vue de dégager un large consensus définitif et satisfaisant pour toutes les parties.</sup>

<sup>Enfin,la CMA interpelle la communauté internationale et la médiation à prendre toutes leurs responsabilités face à cette démarche unilatérale du gouvernement qui est improductive pour la paix et la stabilité du pays.</sup>

<sup>Kidal, le 29 avril 2021</sup>

<sup>Pour la CMA </sup>

<strong><sup>Le Porte-Parole </sup></strong>

<strong><sup>Mohamed ElmaouloudRamadane</sup></strong>

<sup> </sup>

<sup> </sup>

<strong><sup>Communiqué N°2021-003/CCJ-RHS</sup></strong>

<strong><sup>La jeunesse de Rharous dénonce</sup></strong>

<sup>Le conseil communal de la jeunesse de Rharous a découvert avec indignation sur les réseaux sociaux le fameux projet de redécoupage territorial, initié par le Ministère de l'administration territoriale qui ne prend en compte aucune aspiration des communautés et qui n'a été établi sur aucune réalité sociale et territoriale.</sup>

<sup>En effet, ce projet de réorganisation territoriale ignore une fois de plus, l'érection de la région naturelle de Gourma-Rharous en région administrative et politique dont Rharous comme chef-lieu de région. </sup>

<sup>Le conseil communal de la Jeunesse de Rharous, rejette ce projet unilatéral et informe la communauté nationale et internationale que le cercle de Gourma-Rharous regorge toutes les potentialités naturelles, géographiques et politiques pour être érigé en région.  </sup>

<sup>Ainsi, face à l'attitude sourde-muette de l'État et à son manque de considération aux communautés du cercle qui n'ont autre aspiration que l'érection de leur cercle en région, et en s'illustrant dans ce dicton : « À chaque époque son combat, à chaque combat ses armes ».</sup>

<sup>Conscient que ce combat est le nôtre, le CCJ/RHS décide donc de prendre sa responsabilité face aux hommes et à l'histoire, en organisant : </sup>

<sup>Une manifestation de grande envergure ce lundi 03 Mai 2021 à partir de 9h avec comme mot d'autre la région de GOURMA-RHAROUS et Rharous comme chef - lieu de Région. </sup>

<sup>En prélude à cette manifestation, les dispositions ci-dessous seront prises pour la réussite de la manifestation : </sup>

<sup>-Concertation avec le DCAP et le proviseur pour l'arrêt des cours courant la journée du lundi,</sup>

<sup>- fermeture des marchés et boutiques jusqu'après manifestation </sup>

<sup>- organisation d'une émission radiophonique pour expliquer aux communautés la pertinence de la manifestation et de leur accompagnement. </sup>

<sup>Jeunesse consciente de Rharous, le devoir de génération nous interpelle tous et nul ne doit le trahir. </sup>

<sup>Pour sa part, le bureau du CCJ/RHS utilisera avec vous tous les moyens légaux pour se faire attendre et valoir ce qui est de droit.</sup>

<sup>Le CCJ/RHS félicite tous les jeunes qui ont battu le pavé pour manifester leur désarroi face à cette situation.  </sup>

<sup>Cependant, nous invitons toute la jeunesse à la vigilance, à la retenue et aux respects des principes démocratiques lors de la manifestation. </sup>

<sup>Ensemble, nous réussirons ce noble combat avec l'engagement de chacun comme de chacune et nous comptons sur l'accompagnement de tous les dignes fils de Rharous de l'intérieur comme de l'extérieur ! </sup>

<sup>Rharous, le 30-04-21</sup>

<strong><sup>Le Secrétaire général du CCJ- RHS</sup></strong>

<strong><sup>Almouzar MAIGA</sup></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord issu du processus d&amp;apos;Alger : Le Haut représentant du président de la République invite les maliens à l&amp;apos;union</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-issu-du-processus-dalger-le-haut-representant-du-president-de-la-republique-invite-les-maliens-a-lunion-2927325.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-issu-du-processus-dalger-le-haut-representant-du-president-de-la-republique-invite-les-maliens-a-lunion-2927325.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/04/PM-Accord-dAlger.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 03 May 2021 11:31:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le vendredi dernier, le Haut représentant du président de la République pour la mise en œuvre de l'accord issu du processus d'Alger, Inhaye Ah Mohamed a organisé une rupture collective avec les hommes de médias au Cres de Badalabougou. L'objectif était d'échanger avec la presse sur le niveau actuel de la mise en œuvre de l'accord, d'une part et d'autre part présenter sa structure qui reste toujours méconnue au grand public malien.

Le Haut représentant du président de la République pour la mise en œuvre de l'accord issus du processus d'Alger, signé les 15 mai et 20 juin 2015 à Bamako est une structure rattachée à la présidence de la République. Elle prend toute initiative découlant de l'accord de paix en vue de la réalisation des engagements souscrits.

Le bureau du Haut représentant du président de la République pour la mise en œuvre de l'accord issu du processus d'Alger est créé par le décret N°2016- 0418P-RM du 15 Juin 2016. Il est chargé de fixer les objectifs à atteindre, de faire valider le plan d'actions, de veiller à la mise en œuvre du plan. Ensuite il évalue périodiquement les actions menées et procède aux ajustements nécessaires à la matière.

Le Haut représentant dispose d'un organe consultatif dénommé Conseil consultatif élargi qu'il consulte périodiquement à toutes fins utiles.

Le secrétariat permanent assiste le Haut représentant dans la gestion administrative, financières et techniques du service.

Le bureau du Haut représentant comprend 5 cellules dirigées chacune par un coordinateur et un rapporteur. Il s'agit de celles chargée de: questions politiques et institutionnelles ;  défense et sécurité ; développement économique, social et culturel ; réconciliation, justice et question humanitaire ; communication et relations publiques.

Le Haut représentant produit un rapport d'activité qu'il adresse au président de la République. Son principal rôle est de faciliter la mise en œuvre de l'accord. Il intervient entre les acteurs ou protagonistes sur le terrain et règle les incompréhensions qui peuvent entraver la paix.

Après une brève présentation de sa structure, le Haut représentant, Inhaye Ah Mohamed a précisé que l'accord est un moyen pour aller vers la paix. Il a invité les maliens à se faire confiance car il y'a un ennemi commun qui guette les maliens, il s'agit des terroristes.

Pour Inhaye Ag Mohamed, aucun accord n'est parfait au monde, mais c'est aux acteurs d'accepter d'avancer.

Il faut reconnaître que cette rupture collective avec la presse a enregistré beaucoup de journalistes qui ont profité de l'occasion pour poser plusieurs questions d'incompréhensions qui ont été bien répondues par le haut représentant.

Inhaye Ah Mohamed a annoncé dans la foulée que dans le cadre de l'application de l'accord issu du processus d'Alger, 412 éléments des mouvements signataires ont intégré l'armée et ont été présentés au drapeau sous la présidence du chef d'état major de l'armée.

Mais l'arbre ne doit pas cacher la forêt, le Haut représentant a noté que l'accord souffre aujourd'hui d'une incompréhension totale par la population et un manque de confiance entre les acteurs.

Cette rupture collective a été une occasion pour faire des bénédictions afin que le Mali retrouve la quiétude et la cohésion sociale entre ses fils.

<strong>Seydou Diamoutené</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord d’Alger :   Un fonds de commerce pour les ‘’voyous’’ de la République</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-dalger-un-fonds-de-commerce-pour-les-voyous-de-la-republique-2926875.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-dalger-un-fonds-de-commerce-pour-les-voyous-de-la-republique-2926875.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/05/signature-officielle-de-laccord-de-paix-.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 29 Apr 2021 13:24:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Démocrate</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans un pays de mendiants politiques et religieux, suivis par la horde de propagandistes et d'opportunistes, clôturés par des bandes de voyous criminels armés, qui ont massacré des maliens pour se légitimer dans l'illégalité, les Blancs que nous disons être responsables de nos malheurs viennent de décaisser 100 millions d'euros pour accélérer le document de l'Accord d'Alger dont l’application divise les Maliens. </strong>

Depuis IBK, la France et l'Union européenne n'ont cessé de faire tout pour imposer l'Accord d'Alger qu'ils disent dans l'intérêt des Maliens. Comme si ce sont eux qui savent réellement ce qui est bien pour les Maliens ou non.

Cet accord nourrit des voyous en nombre, de Bamako jusqu'à Kidal, pour trouver tous les moyens de le faire passer. Chaque année, il génère des milliards en CFA, qui sont distribués entre les enturbannés armés et la race de racaille de l'administration qui vivent du malheur et de la mort des Maliens.

Il faut donner de l'argent seulement à l'Africain. Il te tuera toute sa famille s'il le faut. Il ruinera l'éducation, détruira tous les secteurs productifs pour maintenir le projet d'abrutissement des populations.

L’Union européenne a donné la bagatelle de 100 millions d'euros pour les autorités de la transition (le nouveau groupe après IBK).  Ils vont réveiller tous les démons et les hauts parleurs de la République pour barrer la route à tous ceux qui vont résister. Parce qu'il n'y a rien qu'ils ne feront pas pour l'argent.

Des individus qui ont vendu l'essentiel du sous-sol malien sans savoir ce qu'il contient, ce n'est pas un document d'accord qu'ils n'imposeront pas.

Nous commençons à comprendre pourquoi nos militaires ont fait le saut quantique pour être des politiques et prendre en otage toutes les institutions politiques du pays. Le malheur ne vient jamais d'ailleurs seul.

<strong>Touré Abdoul Karim</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : l’UE durcit le ton face au retard dans l’application de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-lue-durcit-le-ton-face-au-retard-dans-lapplication-de-laccord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-2926598.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-lue-durcit-le-ton-face-au-retard-dans-lapplication-de-laccord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-2926598.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/06/Joseph-Borrell.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 27 Apr 2021 16:48:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le haut représentant de l’Union Européenne (UE) pour les affaires étrangères et politiques, Josep BORRELL, a effectué du 21 au 24 avril 2021 une visite en Mauritanie, au Tchad et au Mali. Cette visite s’inscrivait dans le contexte du sursaut civil et politique décidé au Sommet de Ndjamena en février dernier, et au lendemain de l’adoption par l’Union européenne de sa nouvelle stratégie pour le Sahel.</strong>

Cette visite a été l’occasion, pour le diplomate européen, de témoigner aux pays de la zone sahélienne, en proie au terrorisme, l’engagement de l’UE de continuer dans cette région dont la stabilité, la sécurité et le développement sont des priorités pour l’organisation européenne.

Au terme de sa visite au Mali, Josep BORRELL a rencontré les autorités de la transition auxquelles il a adressé un discours assez ferme. De ses propos, il ressort que l’Union européenne serait prête à mobiliser jusqu’à 100 millions d’euros pour soutenir les priorités de la transition à condition qu’il y ait des avancées concrètes.

«On continue à financer toute la procédure de l’Accord de paix ; toutes les réunions qui se tiennent. Mais, où est le résultat. Les réunions ne peuvent pas être de réunir sans résultat. Il faut que ça avance. C’est bien clair que la situation sécuritaire s’est dégradée d’une façon complètement insoutenable. 2/3 du territoire échappent au contrôle du Gouvernement. Seulement pendant les premiers mois de cette année, il y a 350 mille personnes déplacées de plus. Un tiers de la population a besoin d’aide humanitaire. Ça ce n’est pas soutenable. Ce n’est pas seulement au bénéfice des Maliens qu’il faut y faire face. C’est également au bénéfice de la communauté africaine sahélienne européenne », a-t-il assené.

De même, le haut représentant Josep Borrell a déclaré : « Malgré une année particulièrement marquée par la crise du COVID-19, le Sahel reste en haut de l’agenda européen. Ma visite témoigne de notre engagement continu dans cette région dont la stabilité, la sécurité et le développement sont des priorités pour l’Union européenne. L’obligation de résultats n’a jamais été aussi forte, de part et d’autre. Les demandes des populations demeurent intactes, les attentes sont nombreuses, le tout dans un contexte sécuritaire qui reste très fragile ».

Au Mali, il a rencontré le président de la Transition, Bah N’DAW ; le Premier ministre Moctar OUANE et le Président du conseil national de transition. Il a également visité la mission de formation de l’Union européenne au Mali (EUTM Mali), ainsi que la mission de renforcement des capacités de l’Union européenne au Mali (EUCAP Mali).

Le Sahel et les pays du G5 Sahel sont une priorité pour l’Union européenne. Un dialogue politique étroit et un soutien important dans les domaines de la sécurité et de la défense, du développement et de l’aide humanitaire sont les quatre domaines prioritaires de l’engagement de l’Union européenne. Depuis 2014, l’UE et ses États membres ont mobilisé plus de 8,5 milliards d’euros au Sahel.

Les conclusions du Conseil adoptées le 16 avril réaffirment l’importance pour l’UE d’un partenariat solide avec le Sahel, mettant l’accent sur la bonne gouvernance et le respect des droits de l’homme, dans le cadre d’une approche plus exigeante.

<strong>Abdoulaye OUATTARA</strong>

<strong>Source : Afrikinfos-Mali</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>les représentants des familles fondatrices</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/les-representants-des-familles-fondatrices-2924718.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/les-representants-des-familles-fondatrices-2924718.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/05/AN-5-ACCORD-UNE.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 13 Apr 2021 15:27:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>ANALYSE. L’accord pour la paix et la réconciliation au Mali signé à Alger en 2015 est paralysé et ses signataires paraissent de plus en plus s’écarter de son esprit.</strong>

Quid du respect de l'unité territoriale ? Quelle transformation des mouvements armés en partis politiques promouvant pacifiquement leurs programmes ? Quelles réformes ? Ce sont là autant de questions qui justifient qu'on se demande si on peut encore sauver l'accord d'Alger. Sujet particulièrement préoccupant : le désarmement est dans l'impasse depuis six ans. Les milices tiennent à conserver leurs armes, en ont même acquis de nouvelles et les exhibent fièrement. Elles disent qu'il en sera ainsi tant que le gouvernement n'aura pas mis en œuvre les réformes institutionnelles prévues par l'accord. Mais Bamako n'a pas non plus de garantie que les groupes signataires de l'accord se désarmeront si la régionalisation poussée, telle que prévue, est mise en place. Les milices à dominante ethnique n'auront-elles pas d'autres prétextes pour rester armées, par exemple l'insécurité intercommunautaire ou la lutte contre les djihadistes, comme le font par ailleurs les groupes dits d'autodéfense au centre du pays ? Peut-on sortir de ce dilemme ? Posons le cadre en vue d'avoir quelques éléments de réponse.
<h3><strong>Bamako répugne à mettre en œuvre des dispositions clés de l'accord</strong></h3>
Bamako a plusieurs craintes qu'il va falloir surmonter. Elles l'empêchent d'avancer de son côté. Les voici :

<strong>– La régionalisation très poussée, telle que prévue par l'accord, avec l'élection des présidents de région au suffrage universel direct et des compétences très étendues, inquiète.</strong><strong>Quelles en seraient les conséquences ?</strong>

<section class="mbl txtcenter"></section>La défiance demeure tant que les groupes armés dominent tout le septentrion malien et affichent des velléités séparatistes : retrait du drapeau malien, célébration des anniversaires de l'insurrection séparatiste, défilés militaires des groupes signataires à Kidal, extension territoriale du contrôle armé des groupes, réglementation quasi souveraine émise par la CMA (la coordination des mouvements de l'Azawad, ex-séparatistes).

Il faut rappeler que la régionalisation prévue (un fédéralisme qui ne dit pas son nom) transfère quasiment toutes les compétences étatiques au niveau local. Les régions, dont les présidents seraient élus au suffrage universel direct et dirigeraient l'exécutif, adopteraient la dénomination officielle de leurs choix. Elles seraient autonomes dans les domaines fiscaux, budgétaires, économiques et des services sociaux de base tels qu'éducation et formation professionnelle, santé, infrastructures et équipements.

En matière de justice, le droit régalien de l'État est tout de même reconnu. Mais l'accord prévoit néanmoins une « réforme profonde de la justice », visant à intégrer « les dispositifs traditionnels et coutumiers » et à « revaloriser le rôle des cadis (juges islamiques) dans l'administration de la justice ».

<section class="mbl txtcenter">
<div id="IN_CONTENT_SCROLL_2" class="txtcenter mbs slotpub" data-google-query-id="CIPnrPHC--8CFQJBHQkdtw4KsA"></div>
</section>En matière sécuritaire, l'accord demande la création d'une police territoriale, sans même mentionner l'existence ou le rôle d'une police nationale. L'article 28 de l'accord précise aussi que les « comités consultatifs locaux de sécurité » regroupant les représentants de l'État et autres responsables locaux sont placés sous l'autorité du chef de l'exécutif local.

Quelle garantie aura le gouvernement malien, quasiment absent du territoire, en dehors d'un représentant disposant seulement d'un pouvoir de contrôle a posteriori de légalité, que les groupes armés ne manipuleront pas à leur profit les élections locales prévues ? N'y a-t-il pas, par analogie avec l'ancienne <a class="Link Link--entity" href="https://www.lepoint.fr/tags/russie">URSS</a> après l'élection des présidents des républiques fédérées au suffrage universel direct, un risque de sécession, d'éclatement du pays ? La question se pose parce que le Mali est un État faible, fragile, dysfonctionnel, dont les représentants et symboles sont décriés par une partie notable de la population.

<strong>– L'impossible mais nécessaire élaboration d'une Charte nationale pour la paix, l'unité et la réconciliation nationale</strong>

<section class="mbl txtcenter"></section>L'accord demande, pour « fonder un règlement durable du conflit » et « une véritable réconciliation nationale », d'élaborer cette charte, qui devra prendre en compte, entre autres, la fameuse « problématique de l'Azawad ». Malheureusement, les propositions de texte du gouvernement ont été rejetées par les ex-rebelles. L'échec à trouver à ce stade un consensus sur ce texte important est significatif des ambiguïtés et divergences politiques qui demeurent, alors même que la mise en œuvre de l'accord est conditionnée par une vision partagée.

<strong>- L'impopularité de l'accord</strong>

L'accord n'est véritablement soutenu que par les groupes armés et la communauté internationale, son garant. Il est d'abord perçu au Mali comme imposé de l'étranger et signé à la sauvette, le couteau sous la gorge, après la défaite militaire de mai 2014, épilogue de la bataille de Kidal entre l'armée et les séparatistes. Texte essentiel, il n'a pas été entériné ni même discuté par le Parlement et n'a pas fait l'objet de campagne de communication. Il accorde de nombreuses gratifications individuelles aux anciens rebelles, dans l'oubli de leurs exactions, même si l'accord prévoit en principe la lutte contre l'impunité des crimes de guerre. Une loi malienne instaure cependant une amnistie générale. L'accord prévoit aussi une série de projets de développement économiques réservés à la « zone de développement des régions du Nord », au titre du « rattrapage » alors que d'autres régions, au centre et au sud du pays, sont tout autant démunies, voire plus.

<strong>– Le freinage de l'armée</strong>

L'armée malienne répugne à intégrer, voire réintégrer une deuxième fois, des déserteurs, comme le demande l'accord, et au moins à leur grade antérieur. Ces militaires qui ont retourné leur veste en pleine bataille au nom d'une pseudo-solidarité tribale sont considérés par les officiers restés fidèles à leur devoir comme des traîtres, voire des éléments racistes, anti-noirs. En d'autres lieux, ces individus relèveraient de la Cour martiale.

<strong>– L'obstacle bien difficile à franchir de la révision de la Constitution</strong>

Un référendum constitutionnel est nécessaire pour appliquer le volet institutionnel de l'accord, comme l'élection des présidents de région au suffrage universel direct, l'extension des compétences des régions, ou la création d'un <a class="Link Link--entity" href="https://www.lepoint.fr/tags/senat">Sénat</a>. En réalité, l'approbation par référendum n'apparaît guère possible aussi longtemps que les ex-rebelles de la Coordination des mouvements de l'Azawad ou CMA n'ont pas fait une campagne de communication vers les populations du Sud pour les convaincre de leur bonne foi démocratique et de leur attachement à l'intégrité territoriale. Or la CMA a pris une série de dispositions en sens contraire, déjà évoquées (drapeaux séparatistes à la place du drapeau malien, défilés militaires, actes réglementaires quasi souverains) qui ne peuvent que hérisser l'opinion malienne. Néanmoins, un projet de référendum constitutionnel avait bien été lancé par le président du Mali, alors I. B. Keïta. Il avait dû être reporté sous la pression de la rue, en août 2017.

<strong>– La surreprésentation des populations du Nord (10 % de la population nationale)</strong>

Elle sera difficilement acceptable pour le Mali, en plus des importants avantages spécifiques prévus par l'accord. Ce serait une forme de « discrimination positive » pour les originaires du Nord. La CMA demande une révision du code des collectivités territoriales pour prendre en considération l'étendue géographique des circonscriptions. Le changement de ratio population/député pour le Nord serait de 60 000 habitants/1 député à 30 000/1. Aucun accord n'a pu être trouvé à ce stade avec Bamako. L'accord postule une sous-représentation des populations du Nord au niveau national, mais c'est inexact. Sans attendre la crise de 2012, les populations du Nord ont des représentants correspondant à leur importance numérique, avec notamment des personnalités touarègues régulièrement associées au pouvoir.

<strong>– La multiplication des collectivités territoriales entraînerait des coûts non financés.</strong>

Comment payer les salaires de tous ces nouveaux fonctionnaires et élus locaux dans un Mali déjà exsangue ?

<strong><span class="Signature"><span class="SignatureAuthor"><span class="SigatureAuthorNames">Par Nicolas Normand*</span></span></span></strong>
<div class="DateAndShareLinks"><strong>Source: https://www.lepoint.fr/afrique</strong></div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Région de Taoudéni : La Coordination Kel Ansar et alliés appellent la population à aller dans le sens de la cohésion</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/region-de-taoudeni-la-coordination-kel-ansar-et-allies-appellent-la-population-a-aller-dans-le-sens-de-la-cohesion-2923997.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/region-de-taoudeni-la-coordination-kel-ansar-et-allies-appellent-la-population-a-aller-dans-le-sens-de-la-cohesion-2923997.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/05/Mohamed-El-Mehdi-El-Ansari-Tribu-Kel-Antessar.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 08 Apr 2021 01:15:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Dans un communiqué rendu public ce weekend, la Coordination Kel Ansar et Alliés ont appris avec grand plaisir la réunion cette semaine à Goundam, avec comme un des objets principaux, le règlement de la problématique du découpage administratif de la région de Taoudéni.

En effet, ajoute le communiqué, la région de Taoudéni, aujourd’hui est un acquis important qui mérite d’être encouragé et dont les populations méritent d’être accompagnées et renforcées. ‘’Elle doit servir plutôt d’exemple et de modèle à suivre pour les autres zones dont le découpage reste insatisfaisant en termes de conformité avec les aspirations profondes des populations. Les communautés qui la constituent majoritairement se sont battues à tous les niveaux pour faire de cette région une réalité qui transcende les appartenances et les affiliations politiques’’, déclare la Coordination. Avant d’ajouter que cet exemple de courage et de détermination qui mérite d’être dupliqué ailleurs notamment la région des grands Lacs qui est tant demandée dans tous les forums et attendue par les populations du Système Faguibine et bien d’autres.

‘’Comme le veut notre mandat, nous souscrivons à toutes les initiatives de paix et invitons les initiateurs et participants à aller dans le sens de la cohésion entre toutes communautés confondues dans la construction d’un avenir commun ne laissant personne derrière’’, a-t- conclu.

<strong>Bréhima DIALLO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Violation de l&amp;apos;accord de paix d&amp;apos;Alger : Le CIAT dit ‘’niet’’ aux actes de séparatisme</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/violation-de-laccord-de-paix-dalger-le-ciat-dit-niet-aux-actes-de-separatisme-2923999.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/violation-de-laccord-de-paix-dalger-le-ciat-dit-niet-aux-actes-de-separatisme-2923999.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/05/signature-officielle-de-laccord-de-paix-.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 08 Apr 2021 01:00:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Engagé pour la paix et de la réconciliation dans le septentrion malien, le Collectif intégrateur des Imouchagh et alliés de Tombouctou- CIAT met en garde toutes tentatives visant à nuire les efforts des plus hautes autorités du pays.</strong>

Dans déclaration faite ce lundi, 05 avril 2021, le Collectif intégrateur des Imouchagh et alliés de Tombouctou- CIAT constate avec amertume et consternation des publications sous forme des vidéos tournées à Diré et relatives au séparatisme en violation de l'Accord de paix d'Alger. Avec la dernière rigueur, il condamne ces publications consignées dans des vidéos perpétuées et disséminées à dessein par des jeunes de Diré n'ayant aucune émanation, ni mandat d'aucune composante des dites populations. Le CIAT met en garde contre toutes les invectives, tendant à la division et rassure qu'aucune exhibition de telles publications ne doit aucunement remettre en cause les valeurs républicaines issues de la diversité sociale du cercle de Diré.

Le Collectif intégrateur des Imouchagh et alliés de Tombouctou réitère son attachement aux populations de Diré, au gouvernement du Mali, aux mouvements signataires qui sont et demeurent républicains. Par ailleurs, il exhorte ainsi les parties signataires au respect des engagements issus de l'accord d'Alger. Le CIAT demeure contributif à toute action de cohésion sociale et du Vivre Ensemble à Diré et dans les autres cercles de la région. Le Collectif intégrateur des Imouchagh et alliés de Tombouctou conscient de sa structure sociale, rappelle qu'il regroupe 116 élus municipaux issus de 212 villages et fractions de 22 communes de la Région sur l'étendue de 5 cercles de la Région dont Diré. En cette qualité, il condamne fermement les actions de violence et de barbarie dans l'espace du cercle de Diré à l'instar des autres localités de la Région de Tombouctou et de Douentza dont récemment celle relative à l'enlèvement de Monsieur IssakaMaiga dit Larabo et deux jeunes à Douentza. De même, il invite le gouvernement du Mali, ainsi que les mouvements signataires de l'accord d'Alger à ne ménager aucun effort pour recoudre le tissu social et mettre en œuvre scrupuleusement les engagements réciproques pour le bien être des populations qu'il représente.

Pour terminer, il réitère sa disponibilité à œuvrer résolument avec toutes les parties prenantes au retour de la Paix et de la Cohésion sociale dans un Mali Uni et Pluriel.

<strong>Bréhima DIALLO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Application de l’accord pour la paix au Mali :  La touche qui a manqué au processus</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/application-de-laccord-pour-la-paix-au-mali-la-touche-qui-a-manque-au-processus-2923063.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/application-de-laccord-pour-la-paix-au-mali-la-touche-qui-a-manque-au-processus-2923063.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/09/alger-.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 31 Mar 2021 09:27:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>« L’Accord pour la paix, après sa signature, aurait dû être le plus médiatisé possible et devait être présenté au niveau de l'Assemblée nationale pour en parler au cours d'une session radiotélévisée ». Malheureusement, c'est ce qui  a manqué à l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus. Aujourd’hui, son application suscite beaucoup de réactions controversées et de réticences. Avant de faire ses adieux, l’ancien chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA), Mahamat Saleh Annadif,  a tenu à dire ses quatre vérités. </strong>

Signé depuis 2015 entre l’État malien et les groupes armés, l’application de l’accord pour paix et la réconciliation issu du processus d’Alger peine à se concrétiser pour plusieurs raisons.

Mahamat Saleh Annadif, l’ancien chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA), avant de quitter le Mali, a pour sa part tenu à dire ce qu’il pense des maux qui entravent l’application de cet accord. Selon le diplomate tchadien, l’accord pour la paix a souffert de deux péchés originels : l’Accord pour la paix, après sa signature aurait dû être le plus médiatisé possible et devait être présenté au niveau de l'Assemblée nationale pour en parler,  pour l’expliquer et pour que la session soit radiotélévisée. « Je le dis parce que je viens d’un pays qui s’appelle le Tchad où j’étais ministre des Affaires étrangères où je suis parti signer des accords de ce genre et j’ai fait un tel exercice. Chaque fois que j’arrive, je me présentais devant l’Assemblée nationale, j’expliquais le contenu de l’accord ». Ce qui n’a pas été fait.

En réalité beaucoup de Maliens ignorent fondamentalement ce qui été conclu entre l’État et les groupes armés.

Pour Annadif, «contrairement à ce que les gens disent, ce n’est pas pour ratifier un accord, c’est pour que chacun l’écoute,  intériorise son contenu et que toutes les populations s’engagent à sa mise en œuvre. En général, on finit par une résolution ou l’Assemblée prend acte de l’accord. Ce qui faciliterait sa mise en œuvre. Et personne ne pourra venir dire je ne connais rien de l’accord’ comme on le voit ici au Mali ». Il ajoutera qu’un accord comporte  toujours une clause transitoire qui permet d’amorcer les réformes nécessaires. « Dans les accords que j’ai eu à signer, il y a toujours une clause qu’on appelle clause transitoire, provisoire qui indique qu'on a signé l’accord, quand on va commencer les réformes politiques et institutionnelles, les réformes de défense et de sécurité, le processus de réconciliation, le processus socio-économique. Passé un tel délai, les mouvements signataires de l’accord doivent choisir, soit de fusionner avec certains partis politiques existants, soit de se transformer en partis politiques parce qu’ils abandonnent la lutte armée et ils peuvent revendiquer des valeurs, des objectifs par voie démocratique. Cette clause leur permet de se déconnecter de l’outil militaire et d’être des acteurs politiques sur le terrain ».

L’ancien chef de la Minusma a aussi déploré l’attitude de certains groupes signataires qui restent  dotés de leurs ailes militaires, tout en siégeant au gouvernement. « Ça n’a pas été le cas au Mali.  Nous avons été  contraints, en 2018, de signer le Pacte pour la paix pour les encourager  à aller vers le champ politique pacifique, civil. Ce qui fait qu’on a des acteurs qui participent aujourd’hui au gouvernement, on a des acteurs qui négocient mais qui, malheureusement, ont encore une aile militaire. Cela fait partie des choses qui auraient pu être évitées ».

<strong>Zié Coulibaly Source : </strong>

<strong>La Plume</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord pour la paix : 42ème session du comité de suivi de l’accord pour la paix (CSA)</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-pour-la-paix-42eme-session-du-comite-de-suivi-de-laccord-pour-la-paix-csa-2922990.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-pour-la-paix-42eme-session-du-comite-de-suivi-de-laccord-pour-la-paix-csa-2922990.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Kidal-CSA-1.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 31 Mar 2021 01:20:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Après l’étape de Kidal, la 42ème session du comité de suivi de l'accord de paix s’est tenue ce 29 mars 2021 à Kayes. Selon les partis signataires plusieurs points dont la révision des réformes institutionnelles découlant de l’accord pour la paix sont inscrits à l’ordre du jour.</strong>

<strong>Cette 42ème session</strong> va durer <strong>une journée</strong>. <strong>Les parties signataires de l’accord de paix</strong> entendent évoquer plusieurs <strong>points de l'accord</strong>. Ainsi, selon les organisateurs, les <strong>discussions</strong> porteront essentiellement sur <strong>le suivi de la réunion décisionnelle du mois de février dernier</strong>, le parachèvent du processus accéléré du Désarmement, Démobilisation et Réinsertion <strong>(</strong><strong>DDR accéléré</strong><strong>)</strong>, et l’amélioration de la politique de la <strong>participation des femmes</strong> dans les travaux de l’accord. Il sera aussi question du lancement de la nouvelle phase des projets de développement.

Cette rencontre a précédé une autre qui s’est tenue à <strong>Kidal</strong><strong>, le </strong><strong>12 février dernier</strong><strong>.</strong> Les différentes <strong>parties signataires de l’accord</strong> pour la paix se réjouirent et se félicitent de ces <strong>délocalisations</strong>. Elles visent ; selon elles, à impliquer et imprégner plus, les <strong>Malien</strong><strong>s</strong> de la situation de <strong>l’accord de paix.</strong>

Rappelons que cette rencontre du comité du suivi de l’accord, intervient au moment où des initiatives autour des réformes politiques se multiplient, en prévision des élections présidentielles prochaines.

<strong> </strong><strong>Les femmes de Kayes ne sont pas restées en marge et « suivent de près sa mise en œuvre », déclare la CAFO</strong>

<strong>Les travaux de la 42ème session du comité de suivi de l’accord pour la paix (CSA) ont eu lieu ce 29 mars à Kayes. Selon les parties signataires de l'accord, plusieurs points ont été débattus au cours de cette rencontre. Parmi ces points, figurent la révision des réformes institutionnelles découlant de l’accord pour la paix, les questions sécuritaires et de développement. Sur place, le bureau de la Coordination des associations et ONG féminines de Kayes a déclaré qu’il attendait impatiemment cette 42ème session du CSA dans la région. Rappelons qu’il s’agit de la deuxième délocalisation du CSA après celle de Kidal.</strong>

Des membres de la <strong>société civile</strong> de <strong>Kayes</strong> ont salué l’initiative de <strong>délocaliser</strong> cette session du <strong>CSA</strong> dans leur région. <strong>Mme Fofana Sissoko Ramata,</strong> présidente régionale de la <strong>CAFO</strong> de Kayes, souligne que cette rencontre leur a permis de mieux comprendre l'accord pour la paix. Ella a affirmé par ailleurs que " l<em>es femmes suivent de près la mise en </em>œuvre <em>de l'accord pour la pâix".</em>

Selon le ministre de la réconciliation nationale, colonel Major Ismaël Wagué, cette rencontre est un pas de plus vers la réconciliation et la paix au Mali. Le ministre a par ailleurs insisté sur les retards accusés dans la mise en œuvre de l'accord pour la paix. Il a par ailleurs souhaité " <em>la collaboration des différentes parties pour surmonter ensembles les défis pour le bonheur des populations "</em>

<strong>La CPA, veut se retirer de la mise en œuvre de l’accord pour la paix</strong>

La <strong>Coalition Pour le Peuple de l'Azawad</strong><strong> (</strong><strong>CPA</strong><strong>),</strong> signataire de l'accord pour la paix et la réconciliation menace de se retirer du processus de <strong>DDR</strong> (Désarmement Démobilisation Réinsertion/réintégration). Dans une vidéo sur les réseaux sociaux, les responsables du mouvement accusent le président de la commission <strong>DDR</strong> de vouloir diviser leur mouvement. La <strong>CPA</strong> reproche également à <strong>Zahabi Sidy Ould Mouhamed</strong> de <strong>favoritisme</strong> au sein de la <strong>CPA</strong>. Des accusations que l'ancien ministre rejette en bloc. Il reproche à son tour au secrétaire général de la CPA, de vouloir "intégrer des combattants non éligibles dans le DDR".

Rappelons que certaines organisations comme le front du refus de l’accord d’Alger s’élève ces derniers jours contre l'application de cet accord de paix et de réconciliation issu du processus d'Alger.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Comité de Suivi de l’Accord tenu à Kayes pour la première fois</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/le-comite-de-suivi-de-laccord-tenu-a-kayes-pour-la-premiere-fois-2923014.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/le-comite-de-suivi-de-laccord-tenu-a-kayes-pour-la-premiere-fois-2923014.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/03/CSA-Kayes.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 30 Mar 2021 19:57:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le 29 mars dernier, la 42ème session ordinaire du Comité du Suivi de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali issu du Processus d’Alger (CSA), s’est déroulée dans la ville de Kayes.

Cette session délocalisée s’est tenue en présence des autorités administratives, et des organisations de la société civile de la première région du Mali. Pour échanger avec les représentants de la Médiation internationale, une forte délégation de la partie malienne a pris part à cette session. Elle était entre autres composée des ministres de la Défense et des anciens Combattants ; de la Réconciliation nationale ; de l’Administration territoriale et de la Refondation de l’Etat et des Relations avec les Institutions ; des représentants des mouvements signataires et de la diversité et, du Haut Représentant du Président de la Transition pour la mise en œuvre de l’accord, qui participait là à sa première session.

Les différentes discussions ont porté sur les développements intervenus dans la mise en œuvre de l’accord de paix depuis la 5ème session de haut niveau, tenue à Kidal le 9 février dernier, et sur le huitième rapport de l’Observateur Indépendant. Les membres du CSA ont saisi l’occasion pour rendre un vibrant hommage au Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, Chef de la MINUSMA, Mahamat Saleh ANNADIF, en fin de mission, pour son engagement personnel pour le processus de paix.

<strong>Source : Minusma</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali: les mausolées de Tombouctou revivent</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-les-mausolees-de-tombouctou-revivent-2922888.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-les-mausolees-de-tombouctou-revivent-2922888.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/03/mausolees-Mali-Tombouctou-Alpha-Ibrahim-Ben-Essayouti.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 30 Mar 2021 06:46:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Près de neuf ans après le saccage des mausolées de Tombouctou, et cinq ans après leur reconstruction, les habitants se sont réapproprié ces trésors religieux, indissociables de l’identité même de la « Ville aux 333 saints ».</strong>

À quelques pas de la Grande mosquée de Djingareyber, les grilles d’un cimetière. Sur le sol sablonneux, de sobres écriteaux indiquent les emplacements des tombes. Au milieu, trois mausolées de pierre claire d’environ deux mètres s’élèvent.

Alpha Ibrahim Ben Essayouti, imam adjoint de la Grande mosquée de Djingareyber, est présent sur les lieux. « Ceux qui sont enterrés sont de grandes personnalités qui ont marqué les époques par leur érudition et leur probité morale », dit l’imam. Puis il poursuit : « La pratique rituelle autour des mausolées consiste à venir s’y recueillir. Pas pour venir faire une demande au saint-homme, mais pour demander qu’Allah répande sur lui sa miséricorde et son pardon. Nul ne se prosterne devant un mausolée. On y récite les formules sacrées du livre saint. »

<strong>Souvenir glaçant de la destruction</strong>
Une explication à laquelle tient l’imam, car c’est bien parce qu’ils reprochaient aux Tombouctiens de les idolâtrer que les jihadistes d’Ansar Dine ont détruit 24 des mausolées de la ville.

Abdoulaye Cissé, commerçant, en a été témoin. « J’ai vu de mes propres yeux. J’ai mon magasin en face de “La Porte qui ne s’ouvre pas”. Sanda (un membre dirigeant d’Ansar Dine, ndlr) est venu me voir et il m’a dit “aujourd’hui on va l’ouvrir et on va voir si le monde va finir”. Une semaine après ils sont revenus avec de l’argent, des pics, des pioches, et ils l’ont détruit. C’est un très mauvais souvenir qu'on ne veut pas voir revenir... », raconte le commerçant.

<strong>Se réapproprier les mausolées</strong>
Plus de 700 ans après la construction des plus anciens, et trois ans après leur destruction, les mausolées de Tombouctou ont été rebâtis selon les méthodes traditionnelles. Depuis, les habitants se sont réapproprié leurs mausolées, comme Sandi Ben Sidi et Mahamane Abdou, rencontrés sur le marché.

« Chaque vendredi, si je quitte la mosquée je pars là-bas, à coté du camps de garde de la tribu des Kounta. Tous les musulmans nés à Tombouctou ont fait ça », dit Sandi Ben Sidi, qui apprécie la reconstruction des mausolées : « Avant c’était ancien, maintenant c’est tout aussi bien, ils ont bien été reconstruits. Il n’y a aucune différence ». Mahamane Abdou, lui, peut rendre hommage. « Vendredi, tout récemment, j’ai prié, non pas pour le saint, mais pour l’ensemble des musulmans enterrés dans le cimetière. Je vais au mausolée de cheick Sid Mahmoud ben Amar et à d'autres. »

Les autorités de Transition et la Cour pénale internationale organisent ce mardi 30 mars une cérémonie de réparation symbolique dans l’affaire des mausolées de Tombouctou. Elle fait suite à la condamnation par la CPI, en 2016, d’Ahmad Al Faqi Al Mahdi, cadre d’Ansar Dine qui avait commandé la destruction des mausolées en 2012. Une première dans une affaire de destruction de patrimoine culturel.

<strong>Source: https://www.rfi.fr/fr</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Face aux défis de stabilisation du Nord&#45;Mali :   Le CIAT d’Ag Noah et Irganda d’Ousmane Issoufou optent pour la symphonie</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/face-aux-defis-de-stabilisation-du-nord-mali-le-ciat-dag-noah-et-irganda-dousmane-issoufou-optent-pour-la-symphonie-2922793.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/face-aux-defis-de-stabilisation-du-nord-mali-le-ciat-dag-noah-et-irganda-dousmane-issoufou-optent-pour-la-symphonie-2922793.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/12/collectif-CIAT.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 30 Mar 2021 01:36:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La rencontre bipartite du Collectif intégrateur des immochagues (CIAT) avec ses alliés d’Irganda s’est tenue la semaine dernière par le biais d’une forte délégation de part et d'autre. Conduite par leurs présidents respectifs, notamment l’ancien Premier ministre Ousmane Issoufou d’Irganda et le Dg de l’ANPE Ibrahim ag Nock, le conclave entre partenaires naturels et historiques du septentrion malien a consisté en un premier temps à passer en revue les objectifs et stratégies des deux entités, qui ont chacune mobilisé pour la circonstance une forte brochette d’élus locaux et de notables dont des maires, des conseillers municipaux, des chefs des villages et de de fraction. Les échanges et l’examen approfondi de la situation ont débouché sur un besoin partagé et la volonté commune de mutualisation des moyens et de jonction des efforts de part et d’autres. Pour ce faire, il a été convenu de constituer un noyau de 10 experts Irganda et CIAT qui auront pour tâche d’accoucher sous quinzaine du contenu d’une convention à proposer pour validation par les décideurs des deux entités regroupées au siège du CIAT. Cette étape, indique-t-on, sera suivie de l’approbation des axes stratégiques et du plan opérationnel de ladite convention par une assemblée générale conjointe élargie aux représentants des deux parties dans la diaspora malienne. Bref, il s’agit, pour le jeune partenaire d’Ousmane Issoufou, de jeter les base d’un véritable plan Marshall de la paix et de la stabilité des territoires partagés par les deux entités sociales et sur lequel s’opèrent leurs activités économiques.
La symphonie Iganda-CIAT marque un nouvel épisode de la dynamique de coopération intercommunautaire enclenchée depuis quelques mois par la communauté imouchague de la région de Tombouctou pour contribuer à juguler la crise du Nord par la réhabilitation des « valeurs de tolérance et de solidarité » ayant longtemps sous-tendu la cohabitation conviviale entre communautés. Autant d’équilibres portés à bout de bras par les anciennes générations des deux entités mais faussés, selon Ibrahim Ag Noah, par les bouleversements spectaculaires de paradigme - et dont la réhabilitation ne saurait s’accommoder de l’indifférence.

<strong>A KEÏTA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pour éviter la partition du Mali :   Songhoy Chaawara Batoo et FRAA Dugu Tji Seben exigent la relecture de l’Accord d’Alger</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/pour-eviter-la-partition-du-mali-songhoy-chaawara-batoo-et-fraa-dugu-tji-seben-exigent-la-relecture-de-laccord-dalger-2922206.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/pour-eviter-la-partition-du-mali-songhoy-chaawara-batoo-et-fraa-dugu-tji-seben-exigent-la-relecture-de-laccord-dalger-2922206.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/02/accord-de-paix.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 24 Mar 2021 15:03:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La mise en œuvre en l’état de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger impose la partition du Mali. Pour ainsi éviter cette partition, la coalition Songhoy Chaawara Batoo et le Front du refus de la mise en œuvre de l’accord d’Alger, Dugu Tji Seben (FRAA-Dugu Tji Seben) exigent la relecture de cet accord. Ces mouvements ont réaffirmé cette position, le samedi 13 mars 2021 lors d’un grand meeting au Mémorial Modibo Keïta.</strong>

La coalition Songhoy Chaawara Batoo et le front du refus de la mise en œuvre de l’accord d’Alger, Dugu Tji Seben (Fraa-Dugu Tji Seben) s’opposent à la mise en œuvre en l’état de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, car imposant, selon eux, la partition du Mali. Ces mouvements exigent la relecture de cet accord qui accorde d’énormes avantages à une minorité séparatiste au détriment de la majorité. Pour ainsi réussir cette relecture qui permettra certainement d’éviter la partition du pays, ces mouvements sont déjà engagés dans la bataille et appellent les patriotes à rejoindre les rangs.

«Si cet accord est mis en œuvre en l’état, soyez sûr que le Mali sera divisé», a défendu Abdel Kader Maïga membre de la coalition Songhoy Chaawara Batoo. Pour les contestataires, la volonté flagrante d’accorder tous les avantages à ceux qui ont pris les armes contre le Mali est une manière d’encourager la rébellion et la désobéissance contre l’Etat. Et le Mali n’est pas à l’abri d’une telle imitation qui consiste à prendre les armes pour revendiquer. Favoriser ceux qui ont les armes ne saurait être une solution pour la paix et la réconciliation dans un pays de diversité ethnique comme le Mali. En exigeant la mise en œuvre d’un accord qui accorde tous les avantages à une minorité représentant 2 % de la population malienne et 5 % de la population du Nord, la France et la communauté internationale imposent une confrontation inter-communautaire pour mieux profiter des ressources du Mali. Une autre raison d’exiger la relecture de l’accord d’Alger, pour les contestataires, est la montée en puissance depuis sa signature de l’insécurité et de la violence. « L’accord d’Alger, c’est plus de 5.000 morts, plus de 400 villages détruits, des milliers de déplacés et de réfugiés » peut-on lire dans un document distribué, à l’occasion de ce meeting.

« Aucun homme providentiel, aucune communauté internationale ne viendra sauver notre pays, le Mali périra par la faute des Maliens ou sera sauvé par l’union des Maliens » conclut la déclaration.

Plusieurs autres mouvements ont aussi aligné les rangs de la contestation de cet accord. Il s’agit entre autres du mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-Rfp) représenté par Sy Kadiatou Sow, du Forum des organisations de la société civile, de l’Union des jeunes musulmans (Ujma), de la coalition des forces patriotiques (Cofop) ou encore Chouala Bayaya Haïdara qui a aussi effectué le déplacement.

Ces deux mouvements entendent la mobilisation pour la révision de l’accord à toutes les régions du Mali. Ils se rendront ainsi dans la cité des Askia où des manifestations dans ce sens seront organisées les 26 et 27 mars prochain.

<strong>Oumar Alpha </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rencontre Irganga&#45;Ciat : Le Collectif des Immouchagues reçu par  le président d&amp;apos;Irganda !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/rencontre-irganga-ciat-le-collectif-des-immouchagues-recu-par-le-president-dirganda-2921510.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/rencontre-irganga-ciat-le-collectif-des-immouchagues-recu-par-le-president-dirganda-2921510.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/01/NOCK-IBRAHIM-ANPE.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 20 Mar 2021 01:02:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le président d'Irganda, Ousmane Issoufi Maïga, a reçu à son domicile une délégation du Collectif des Immouchagues de Tombouctou (CIAT), conduite  par son président Ibrahim Ag Nock. Occasion pour le président du CAT de louer le rôle de stabilisateur et de trait d'union entre les communautés que joue Ousmane Issoufi Maïga.</em></strong>

Selon Ibrahim Ag Nock, les liens entre Collectif des Immouchagues de Tombouctou et Irganda sont séculiers. Aussi, les Immouchagues de la région Tombouctou, à travers leur bureau national, ont consacré leur première rencontre à Irganda. Cela pour les raisons suivantes : <em>"Les membres fondateurs d'Irganda inspirent une confiance et instaurent un espoir fait d'espérance aspirant au soupir de la restauration des valeurs qui nous unissent, sur lesquelles nous fûmes et par lesquelles nous serons ce que nous souhaitons faire du CIAT : une entité de la société civile, fédératrice d'idées fécondes de ciment social. La naissance du CIAT est une sorte de renaissance de ce sacerdoce comme pour rappeler qu'il urge de créer des palliatifs nécessaires et suffisants sous formes de barrières insurmontables à toutes celles et ceux qui œuvrent à installer les germes de la haine communautaire et les vices de la division des entités sociales historiquement liées et géographiquement incrustées dans des espaces territoriaux qui demeurent le seul terroir au monde laissé par leurs aïeux et empreintes de l'encre indélébile du sangs des ma</em>rtyrs des luttes anti coloniales et autres résistances citoyennes", a déclare Ibrahim Ag Nock.

Le président du CIAT a aussi profité  de l'audience  pour réaffirmer la vision commune  que partage les deux organisations : <em>"Les membres fondateurs d'Irganda inspirent une confiance et instaurent un espoir fait d'espérance aspirant au soupir de la restauration des valeurs qui nous unissent, sur lesquelles nous fûmes et par lesquelles nous serons ce que nous souhaitons faire du CIAT : une entité de la société civile, fédératrice d'idées fécondes de ciment social</em>", a-t-il souligné.

En outre, Ibrahim Ag Nock a souhaité approfondir la coopération bilatérale ente le CIAT et Irganda <em>"pour partager avec vous les pans les plus importants du plan d'action quinquennal validé par les assises de Tombouctou aux fins de procéder par vos soins à la signature d'une convention utilitaire et d'intérêt hautement attendu par nos communautés respectives". </em>

Et de conclure : <em>"Nul besoin de rappeler que les Immouchagues, les Songhaïs et les Armas sont, entre autres, les plus fortes communautés ayant suivi et marqué les péripéties de l'histoire de la boucle du Niger issue du Septentrion du Mali au niveau de laquelle elles ont joué des rôles et fonctions éminemment importants et complémentaires comme les rappelle Tarik es Soudan et autres chroniqueurs célèbres tels Mahmoud Kati et Ibn Batouta".</em>

Pour mémoire, le Collectif des Immouchagues de la région de Tombouctou (CIAT) est présent sur 22 communes et compte plus 116 élus municipaux issus de 212 villages et fractions...

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Meeting citoyen contre l’application de l’Accord d’Alger : Un grand mouvement populaire à Gao les 25 et 26 mars 2021 !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/meeting-citoyen-contre-lapplication-de-laccord-dalger-un-grand-mouvement-populaire-a-gao-les-25-et-26-mars-2021-2921346.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/meeting-citoyen-contre-lapplication-de-laccord-dalger-un-grand-mouvement-populaire-a-gao-les-25-et-26-mars-2021-2921346.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/12/gao-ville.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 18 Mar 2021 10:54:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>A l’appel du Front du Refus de l’Accord d’Alger et du Collectif Wangarey songhoy Chaawaara Batoo, des citoyens des divers horizons ont convergé le samedi 13 mars 2021 au Mémorial Modibo Kéita pour un meeting citoyen contre la partition du Mali.</em>

Les autorités de la transition, à en croire le Coordinateur du Front du Refus de la mise en œuvre de l’Accord d’Alger, Ibrahima Kébé veulent appliquer coûte que coûte un accord de partition du pays. Or ce document issu du processus d’Alger veut mettre en avant une minorité ethnique au-dessus de la majorité. «Nous allons faire plus de meetings pour informer nos concitoyens sur cet accord dans toutes les régions du pays», a-t-il laissé entendre.

<strong>Plus de 5 000 morts, 400 villages détruits, de milliers de déplacés </strong>

Le Coordinateur du Collectif Wangarey songhoy Chaawaara Batoo, Almahadi Cissé, a lu la déclaration du mouvement dénonçant l’Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale issu du processus d’Alger. Illégal et illégitime, il aurait ouvert la voie à plus d’insécurité et de division entre les communautés avec plus de 5 000 morts, 400 villages détruits, de milliers de déplacés et des milliers d’enfants déscolarisés.

S’indignant de l’attitude des autorités de la transition annonçant vouloir appliquer intégralement l’accord en état, il appelle les Maliens à l’unisson pour dire non à la mise en œuvre de l’accord afin de sauver le pays.

Le Coordinateur du Front du Refus de la mise en œuvre de l’Accord d’Alger Ibrahima Kébé, a annoncé un grand mouvement populaire à Gao les 25 et 26 mars 2021 contre la mise en œuvre de l’accord. Il a demandé l’abrogation pure et simple de l’accord. Pour lui, la relecture annoncée par le Premier ministre de Transition n’est qu’une manouvre de diversion.

Ibrahim Kébé avertit : «la tentative de partition programmée du pays ne passera pas».

Le Front du Refus de l’Accord d’Alger et le Collectif Wangarey songhoy Chaawaara Batoo appellent à la grande mobilisation pour faire échec à l’application de l’accord par le gouvernement de Transition.

Soutenant la même thèse, Abdel Kader Maïga du EMK, a mis le curseur sur quelques points saillants de l’Accord dont l’application reviendra inéluctablement à assurer la partition du pays. Il s’agit des dispositions relatives à l’intégration dans la fonction publique des ressortissants du nord sur la base ethnique, dans l’armée et au niveau de la représentation nationale. Aussi, ajouta-t-il, l’élection au suffrage universel direct des présidents des régions qui ont les mêmes pouvoirs administratifs et politiques qu’un président de la République participe du dessein funeste de désagrégation de notre pays. «L’accord n’engage que les parties prenantes mais pas toute la nation. Depuis 2014, beaucoup d’organisations aujourd’hui membre du M5-RFP ont dénoncé cet accord.

Si les Maliens au nom duquel, l’accord est signé demandent la relecture, pourquoi les autorités ne le font pas ?  J’insiste pour dire que l’accord soit remis sur la table de négociation pour que toutes les composantes de notre pays en discute sans stigmatisation aucune de communauté ou de groupe ethnique », a déclaré avec une forte conviction Madame Sy Kadiatou Sow au nom du M5- RFP.

<strong>Alpha Sidiki Sangaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord d&amp;apos;Alger :  Le FRA mobilise les forces vives contre sa mise en oeuvre</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-dalger-le-fra-mobilise-les-forces-vives-contre-sa-mise-en-oeuvre-2920858.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-dalger-le-fra-mobilise-les-forces-vives-contre-sa-mise-en-oeuvre-2920858.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/05/Manifestation-Bamako-5.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 16 Mar 2021 01:46:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Serment</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Front du Refus de l'Accord d'Alger (FRA) dénommé en bambara </strong><strong></strong><strong>Dugu tji sèbin</strong><strong></strong><strong> a organisé, ce samedi 13 mars 2021, un meeting populaire au mémorial Modibo Keita. Objectif : sensibiliser les populations  maliennes contre la mise en </strong><strong></strong><strong>uvre de l'accord pour la paix issu du processus d'Alger. C'était en présence du Coordinateur dudit front, Ibrahim Kébé et du Président Gaolaama international, Aboubacrine Maiga.</strong>

Ce meeting populaire organisé par le  Front du Refus de l'Accord d'Alger (FRA) a mobilisé de nombreux leaders politiques, d'associations, de mouvements, et d'organisations de la société civile ainsi que religieuses. Une foule inouïe s'était drainée dans les locaux du mémorial Modibo Keita décidément galvanisée contre cet accord.

Certains militants du front avaient des pancartes en main sur lesquelles on pouvait lire des slogans interpellateurs: <em>« L'accord d'Alger, c'est  toujours plus de violence et d'insécurité » ; « plus de 5000 morts » ; « plus de 400 villages détruits » ; « des milliers de déplacés et de réfugiés »</em>.  Sur dautres  pancartes étaient visibles des critiques visant les forces étrangères (Barkhane, Minusma, et G5 Sahel), comme si celles-ci   étaient à l'origine de la situation dégringolade que  le Mali connait depuis 2012. Même dans les différentes interventions, ces forces étrangères dites partenaires du Mali ont été  pointés du doigt.

Président Gaolaama international, Aboubacrine Maïga a rappelé  que cet  pour diviser le Mali dans sa chair. <em>«C'est pour favoriser une minorité sur la majorité.  C</em><em></em><em>est la raison pour laquelle, on est là pour dire qu'il y a des Maliens qui ne sont pas d'accord»</em> a-t-il expliqué.

Pour sa part, Abdel Kader, membre du front s'est inquiété pour la mise en uvre de cet accord. Il a estimé que si cet accord est mis en uvre, le Mali sera, sans nul doute,  divisé. <em>« S'il faut donner des avantages à ceux qui ont pris les armes contre le Mali, d'autres en feront de même. Et personne ne serait à l'abri. Soyons sûr »</em> prévient-il.

Aux dires de Mme Sy Kadiatou Sow du M5-RFP, les dirigeants maliens ont signé cet accord sans le consentement du peuple. Pour qu'il soit remis sur la table, elle exhorte les autorités dappeler toutes les composantes de la société pour une franche discussion en faveur du Mali.

Par ailleurs, le représentant de l'Union des Jeunes Musulmans du Mali (UJMMA) en la personne de Sory Kassogué en passant par le guide spirituel de l'association Isbourahamane, Chouala Bayaya Haidara et  Moussa Keita de la Coalition des Forces Patriotiques (COFOP), ont tous, tour à tour, donné des arguments contre la mise en uvre de l'accord pour la paix. Pendant que certains demandent sa relecture, dautres exigent son retrait pure et simple.  Le coordinateur  du FRA dans ses conclusions, a invité  tous les patriotes à se mobiliser contre laccord  pour la paix issu du processus dAlger. A noter que le FRA est un pool dassociations regroupant toutes les sensibilités du Mali.

<strong>A.Coulibaly</strong>

<strong>Source: Le Serment du Mali</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali: à Tessalit, une ruée vers l&amp;apos;or sous la coupe des jihadistes</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-a-tessalit-une-ruee-vers-lor-sous-la-coupe-des-jihadistes-2920576.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-a-tessalit-une-ruee-vers-lor-sous-la-coupe-des-jihadistes-2920576.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/03/TESSALIT-NORD-MALI.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sun, 14 Mar 2021 07:02:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="t-content__chapo"><strong>Suite de notre série de reportages dans le nord du Mali. Dans les environs de la localité de Tessalit, des sites d'orpaillages sont pris d'assaut en dehors de toute règlementation de l'État malien. Alors les jihadistes imposent leur loi aux exploitants, aux vendeurs et acheteurs du métal jaune.</strong></p>

<div class="t-content__body u-clearfix" data-empty-p="false">
<div class="m-interstitial">
<div class="m-interstitial__ad" data-readmore-target="">
<div class="m-block-ad " data-tms-ad-type="box" data-tms-ad-status="loaded" data-tms-ad-pos="1" data-tms-ad-provider="dfp" data-tms-ad-owner="fmm">
<div class="m-block-ad__label m-block-ad__label--report-enabled">

Parmi les exploitants, il y a des locaux, mais certains viennent de loin. Du Soudan, du Burkina Faso, et d’autres pays africains. Selon les témoins, <strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210313-mali-%C3%A0-tessalit-les-forces-alli%C3%A9es-coordonnent-leurs-efforts-dans-la-lutte-contre-le-terrorisme" target="_self" rel="noopener noreferrer">dans les environs de Tessalit</a></strong>, on les retrouve sur une quinzaine de site d’extraction et de traitement du métal jaune.

De gros moyens sont mobilisés par de petits investisseurs qui convoient dans cette partie du Mali : marteaux piqueurs, compresseurs et même des générateurs. Des enfants mineurs feraient partie des orpailleurs qui travaillent  pour des personnes fortunées. Comme les adultes, ils ont des contrats, gagnent plutôt bien leur vie.

À environ 25 km de Tessalit, dans la petite localité d'Abanco, l’exploitation sauvage de mines d’or a changé le visage des lieux. Selon plusieurs sources, une ville est même sortie de terre. On y voit des restaurants, des boutiques, et même un centre de transfert d’argent.
<div id="tms-ad-inread-49434685602106776" class="tms-ad" data-tms-ad-type="inread" data-tms-ad-provider="invibes" data-tms-ad-status="loaded">
<div id="divVideoStepAdBottom" class="divVideoStep"></div>
</div>
L’an dernier malgré quelques éboulements, 25 kg d’or découvert d’un seul coup aurait fait le bonheur de plusieurs personnes. Notamment des jihadistes qui percevraient, selon des témoins une taxe, sur les opérations de vente. En tout cas, alors que rien ne se fait sans eux, tout se fait sans les services de l’État malien.

<strong>SOURCE: https://www.rfi.fr/fr/afrique</strong>

</div>
</div>
</div>
</div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali: à Tessalit, les forces alliées coordonnent leurs efforts dans la lutte contre le terrorisme</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-a-tessalit-les-forces-alliees-coordonnent-leurs-efforts-dans-la-lutte-contre-le-terrorisme-2920559.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-a-tessalit-les-forces-alliees-coordonnent-leurs-efforts-dans-la-lutte-contre-le-terrorisme-2920559.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/03/Tessalit.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 13 Mar 2021 19:49:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="t-content__chapo"><strong>La lutte contre le terrorisme dans le nord du Mali où des échanges d'informations et patrouilles communes sont mises en œuvre. Les forces alliées sur le terrain mutualisent de plus en plus leurs efforts pour combattre le terrorisme. C'est le cas à Tessalit où cohabitent forces françaises Barkhane, casques bleus de l'ONU et Forces armées maliennes.</strong></p>

<div class="t-content__body u-clearfix" data-empty-p="true">
<div class="m-interstitial">
<div class="m-interstitial__ad" data-readmore-target="">
<div class="m-block-ad " data-tms-ad-type="box" data-tms-ad-status="empty" data-tms-ad-pos="1" data-tms-ad-provider="dfp" data-tms-ad-owner="fmm">
<div class="m-block-ad__label m-block-ad__label--report-enabled">

Après avoir passé la nuit dans le camp de la mission de l’ONU au Mali (Minusma) à Tessalit, s’en est suivie une visite matinale des camps des armées malienne et française. Les deux camps sont côte à côte. Au camp des troupes maliennes, les véhicules roulent sur une latérite, une route non bitumée. L’eau et l’électricité sont fournies par les forces alliées.
<h2>Bonne collaboration</h2>
Le commandant des troupes maliennes prend la parole : « <em>À l’heure où je vous parle, nous faisons trois sections ici. Pour les missions, nous partageons la mission de sécurité avec les forces partenaires qui sont là, forces avec lesquelles nous collaborons très bien</em> <em>».</em>

Les militaires maliens que nous avons vus sur place sont plutôt jeunes. A côté de leur camp, le camp Barkhane. Un capitaine français détaille : <em>«</em> <em>Ici, vous avez deux principaux types de menaces. La première ce sont </em><em>les IED </em>[engins explosifs improvisés]<em> ; la deuxième, il y a la roquette longue distance. </em><em>À</em><em> chaque fois, on prévient les partenaires pour voir dans quelle mesure on peut se coordonner</em> <em>».</em>
<div id="tms-ad-inread-03719985509787915" class="tms-ad" data-tms-ad-type="inread" data-tms-ad-provider="invibes" data-tms-ad-status="loaded">
<div id="divVideoStepAdBottom" class="divVideoStep"></div>
</div>
En visite sur place, Mohamed Mahamat Saleh Annadif, le représentant de la Minusma au Mali, interroge: « <em>Je reçois </em><em>toujours les alertes</em><em> après que la chose s’est produite, qu’est-ce qui se passe</em> <em>?</em> <em>»</em>
<h2><em>«</em> <em>Marquer des points contre le terrorisme</em> »</h2>
L’officier français répond, donne des détails, insiste, encore une fois, sur la bonne collaboration entre les forces alliées qui « <em>a permis de marquer des points contre le terrorisme</em> », dit-il.

<strong>Source: https://www.rfi.fr/fr/afrique</strong>

</div>
</div>
</div>
</div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Général Ould Meydou : Le mouton noir de Taoudénit</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/general-ould-meydou-le-mouton-noir-de-taoudenit-2920442.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/general-ould-meydou-le-mouton-noir-de-taoudenit-2920442.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/01/Ould-Meydou-photo.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 13 Mar 2021 01:15:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après le sit-in devant le gouvernorat de Taoudénit à Tombouctou, les membres du Collectif pour la promotion de la paix et la justice de Taoudéni étaient le week-end dernier face aux journalistes à la Maison de la presse. Objectif : dénoncer avec véhémence les pratiques peu orthodoxes du gouverneur de Taoudénit le général Ould Meydou dans la gestion des affaires publiques depuis 4 ans.</em></strong>

Le collectif selon les conférenciers est composé de l'ensemble des forces vives de la région à savoir des élus, des organisations de jeunesse comme le CNJ régional, les autorités coutumières.

Dans une déclaration liminaire lue lors de cette conférence de presse, le Collectif, par la voix de son président Jamal Ould Oumrani, a dit avoir regretté la nomination du gouverneur Ould Meydou qui, au départ, bénéficiait de leur confiance.

<em>"Ce gouverneur était notre héros et l'officier arabe le plus gradé. Malgré ses défauts nous avons l'avons voulu et soutenu pendant trois ans pour les atteintes des objectifs du gouvernement et  de la population mais après quatre années la désillusion a remplacé l'espoir et le comble ne pouvait qu'arriver. Cet homme à sa décharge qui n'a jamais lu ni une loi encore moins une réglementation, étant analphabète aussi bien en français qu'en arabe, ne pouvait qu'utiliser ce qui  connait de mieux à savoir son arme pour imposer ses désirs malsains de diviser cette population pour régner en roi"</em>, a dénoncé les organisateurs de cette conférence de presse.

Pour eux, le gouverneur a divisé toutes les couches de la société en agissant de façon partiale dans les affaires courantes notamment la mise en place des autorités intérimaires et aussi dans la gestion des marchés publics où des marchés de plus 500 millions F CFA par lot ont été donnés à des vice-présidents des autorités intérimaires qu'il a imposés.

Le Collectif a aussi dénoncé avec force l'attitude d'Ould Meydou qui a retourné son arme létale contre les populations aux mains nues, dans la cour du gouvernorat de Taoudéni.

<em>"C'est pourquoi le collectif tient les autorités de la Transition pour seuls responsables du laisser-aller du gouverneur et à mieux appréhender la situation de la région à soutenir la population de Taoudénit dans sa quête de paix, de réconciliation, de démocratie véritable et de mieux-vivre. Le Collectif prends responsable le général Ould Meydou gouverneur de la région de Taoudénit pour tous les abus et demande sa démission pure et simple sans condition pour sauver la région d'une éventuelle crise. Un gouverneur partisan ne peut représenter dignement le président dans une région. Le Collectif reste plus que jamais mobilisé et déterminé dans le cadre des lois de la République a continué à informer et prévenir pour éviter à notre région les conflits intercommunautaires",</em> a fait savoir les organisateurs de la conférence de presse.

<strong>Kassoum Théra</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tombouctou : La Minusma sensibilise sur son mandat</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/tombouctou-la-minusma-sensibilise-sur-son-mandat-2920218.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/tombouctou-la-minusma-sensibilise-sur-son-mandat-2920218.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/04/minusma.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 11 Mar 2021 07:01:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Soleil Hebdo</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Des représentants du personnel civil et en uniforme de la Minusma ont échangé avec des femmes leaders du quartier Bellafarandi sur le rôle de la Mission onusienne dans le processus de paix, les activités des casques bleus en appui aux Forces de défense et de sécurité maliennes (Fdsm) dans le cadre de la protection des civils. C’était à la faveur d’une séance de sensibilisation et d’information sur le mandat de la Minusma, organisée au centre Ahmed Baba par le Bureau de la communication de la Minusma, en collaboration avec l’Association Anya Goumo.</strong>

La rencontre a réuni cinquante femmes en plus des représentants des jeunes et du chef de quartier. Elle était animée par des membres du Bureau de la communication, de la police des Nations Unies (Unpol) et de la force de la Minusma.

Au menu des échanges : le rôle du personnel en uniforme dans la protection des civils, les activités de la mission en appui à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix, de l’application de la Stratégie globale pour le centre ainsi que la participation des citoyens dans la recherche de la paix.

Les questions de l’assistance portaient essentiellement sur la situation sécuritaire dans la région, notamment les cas de braquage et d’enlèvement de biens sur certains axes routiers. « Nous sommes aussi préoccupés par ce genre d’acte isolé qui fragilise souvent la cohabitation des communautés. Nous conduisons des patrouilles et aussi des opérations de sécurisation de grande envergure dans nos zones de déploiement, en appui aux services de sécurité maliens, dans le cadre de la protection des civils. Cependant, la sécurisation des personnes et de leurs biens relève de la responsabilité première des Fdsm auxquelles nous apportons notre soutien en fonction de nos capacités et de notre mandat», a expliqué l’un des représentants de la Police des Nations Unies à Tombouctou.

Au-delà de l’aspect sécuritaire, les participants ont fait part de leur reconnaissance envers les efforts des Nations Unies en appui aux communautés locales victimes de la crise et aux plus hautes autorités du pays dans divers domaines. Une participation qui, selon eux, a contribué au retour progressif de la normalité. Cela se traduit par la relance de l’économique locale ; du retour des refugies et déplacés et de la tenue de grands évènements fédérateurs des communautés comme, entres autres : le Festival du vivre ensemble, la Semaine régionale de la jeunesse, des sports, des arts et de la culture. « Nous ne sommes pas au même niveau d’information et de compréhension. Et même si la Minusma ne poursuit pas les bandits, ne traque pas les terroristes comme le souhaite les citoyens lambda, ceux-ci approuvent au moins son importance dans la stabilisation de nos régions du Nord. Rien que pour ça, nous ne pouvons que remercier la Minusma », a déclaré Abdramane Cissé, conseiller et représentant du chef de quartier.

La résolution 2531 (2020) demande à la Minusma d’améliorer ses efforts de communication pour faire connaître son mandat et son rôle, ainsi que pour souligner le rôle et les responsabilités des autorités maliennes concernant la protection des civils et la mise en œuvre de l’Accord.

Pour rappel, au cours du mois de février, le bureau de la communication de la Minusma a tenu six séances de sensibilisation à Tombouctou et Bokyatt. Elles ont réuni 300 participantes et participants dont des leaders communautaires, des jeunes, des femmes ainsi que des journalistes et des animateurs des radios de proximité.

<strong>GAO </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Taoudenit: Le Gouverneur Ould Meydou à la croisée de protestations et défis de développement</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/taoudenit-le-gouverneur-ould-meydou-a-la-croisee-de-protestations-et-defis-de-developpement-2919721.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/taoudenit-le-gouverneur-ould-meydou-a-la-croisee-de-protestations-et-defis-de-developpement-2919721.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/01/Ould-Meydou-photo.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 09 Mar 2021 02:09:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Les populations de la région du sel vont-elles parler le même langage ? C’est la question qui taraude sans doute le gouverneur de cette région, Mohamed Abdrahmane Meydou, qui, depuis la semaine dernière affronte à la fois les contestations et le défi de fédérer les tendances au nom du seul challenge qui vaille : le développement d’une région naissante.

Deux courants opposés se sont en effet succédé sur l’arène de la démonstration de masse, la semaine dernière, en battant chacun le pavé à Tombouctou, ville qui héberge la quasi-totalité des services administratifs de Taoudeni. La première vague, celle des contestataires menés par un certain Ould Bagna, réclamait la révocation du gouverneur à coups de d’énonciations d’une gestion qu'ils jugent calamiteuses, tandis que le camp favorable affiche soutien et promesses d’accompagnement à l'exécutif régional conduite par le Général Meydou. Le fossé entre les deux tendances rivales s’est sans doute creusé avec les enjeux communautaristes de la mise en place des différentes instances de décision de la région naissante.

À l'instar d’autres régions du pays, en effet, la nouvelle région de Taoudenit est appelée à instaurer les autorités intérimaires conformément aux prescriptions de l'Accord pour la paix issue du processus d’Alger. De par sa structuration administrative, elle compte 37 collectivités réparties dont une (1) collectivité au niveau régional, six (6) au niveau cercle et une trentaine (30) de collectivités communales. Au jour d’aujourd’hui, seule les autorités intérimaires de la région et de trois autres collectivités ont été installées, explique ainsi un des conseillers spéciaux au gouvernorat de Taoudenit, ajoutant que le retard qu’accuse l’effectivité des différentes collectivités a trait au manque de consensus entre les parties signataires de l'accord, à savoir : la partie Gouvernementale, la CMA et la Plateforme.

Quant à la goutte d'eau ayant fait déborder le vase, elle est consécutive à la récusation de certains membres du collège transitoire régionale par le Collectif pour la promotion de la paix et la justice. En clair, la mesure réglementaire y afférente est taxée de partisane par ses contempteurs, qui ont pris d'assaut les locaux du gouvernorat, exigeant la suppression du décret portant nomination des membres de l’autorité intérimaire, à coups de slogans brandis hostiles au gouverneur Mohamed Abderhamane Ould Meydou.

Le collectif ne représente naturellement pas l’ensemble des composantes communautaires qui forment la Région du Sel. Et pour cause, un autre groupe est sorti de sa réserve dès lendemain de la première manifestation pour réaffirmer son adhésion aux autorités transitoires dont la nomination a présenté par beaucoup comme une démarche décisive dans l’opérationnalisation d’une région partie presque du néant. Ils défendent quant à eux l'impartialité du gouverneur et estiment que le collège transitoire obéit aux dispositions de l’Accord pour la paix en vertu duquel l’installation des différentes équipes ainsi que la désignation de leurs membres respectifs reviennent à la partie gouvernementale.

Qui plus est, l'ensemble des acteurs concernés avaient été néanmoins impliqués au processus, à la faveur d'une assemblée générale où l’opportunité leur était offerte de faire des propositions de listes de personnes susceptibles de siéger au collège régional. Il va sans dire que les choix étaient loin de l’arbitraire que dénoncent les adversaires du Général Meydou. La contre-marche, pour ses organisateurs, est donc une manifestation salutaire qui traduit la tendance largement dominante des satisfactions qu’éprouvent les communautés de la région ainsi que leurs attentes de voir le gouvernement accélérer la mise en marche du train du développement de Taoudenit. Pour ce faire, il va falloir circonscrire les considérations claniques et tribales sur fond de rivalités opposant les Ouleid Oumran et alliés aux Ouleid Idriss et Ouleid Iche, estime un autre interlocuteur du nom de Attaher Ould Arwata.

Quoi qu’il en soit, la composition et le fonctionnement du collège ne sauraient obéir à une règle de préférence ethnique là où les principes démocratiques et la démarche participative devraient être de mise. Capituler devant cette évidence c'est dévier du devoir de fédérer l’ensemble les forces de la région naissante autour de son développement harmonieux. C’est pourquoi le Général gouverneur Ould Meydou s’est choisi comme credo l’élévation et la prise de hauteur qui consistent à préférer le profil bas face aux agitations, au nom du défi historique d’ajouter la prouesse politique à ses nombreux hauts faits et faits d’armes.

&nbsp;

<strong>Albakaye B Cissé, correspondance particulière</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Application de l’accord d’Alger : La position de Zahabi Ould Sidy Mohamed</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/application-de-laccord-dalger-la-position-de-zahabi-ould-sidy-mohamed-2919658.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/application-de-laccord-dalger-la-position-de-zahabi-ould-sidy-mohamed-2919658.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/11/Zahabi.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 08 Mar 2021 12:32:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le président de la Commission du désarmement, démobilisation, réinsertion et réintégration (DDR), Zahabi Ould Sidy Mohamed, a partagé  sa vision de l’application de l’Accord d’Alger. </em></strong>

<strong><em> </em></strong>La volonté des militaires pour une application intégrale de l’Accord de paix issu du processus d’Alger suscite des remous et des grincements de dents. Plusieurs associations ou regroupements d’associations, de partis politiques, voire de la société civile sont contre son application en l’état actuel.

Zahabi Ould Sidy Mohamed, dont la structure a en charge depuis 2015, l’intégration des ex-combattants dans les forces de sécurité et de défense ou en facilitation de leur retour à la vie civile, s’est exprimé sur la question de l’application de l’Accord d’Alger, contesté par des Maliens.

Invité sur le plateau de la télévision du Groupe Walaha, l’ancien ministre des Affaires étrangères du Mali, a reconnu des avancées dans l’application dudit Accord malgré des difficultés dans sa mise en œuvre sur le terrain.

A ceux qui sont contre l’application de l’Accord, le patron de la CNDDR, s’est déclaré pour l’application du document paraphé à Bamako entre les groupes armés et le gouvernement malien en 2015, nonobstant quelques réserves.  Comme la plus part des accords signés à travers le monde, M. Zahabi a laissé entendre qu’il est difficile d’appliquer un accord à la lettre. Et qu’il est juste un outil qui permet d’aller à la paix, de faire en sorte que les maliens se parlent, qu’ils se fassent confiance au nom de la seule paix.

Aux sceptiques qui estiment que le Mali sera divisé, l’invité leur a demandé de faire preuve de patience et qu’au bout du compte, tous les maliens vont se retrouver. <em>« Nous voulons que nos compatriotes comprennent que nous sommes résolument engagés à aller à la paix et que cette paix sera difficilement acquise si nous ne nous donnons pas la main », </em>a-t-il déclaré.

En parallèle, les « <em>mesures de confiance</em> » prévues par l’Accord, comme conditions préalables au DDR, ont été négociées entre les parties avec l’appui de la Médiation et des forces internationales déployées au Mali dans le cadre du CSA (Comité de Suivi de l'Accord), de la CTS (Commission Technique de Sécurité) et sur le terrain.

La principale mesure de confiance a été la mise en place de patrouilles mixtes entre groupes armés et forces armées maliennes, sous commandement unifié du Mécanisme opérationnel de coordination (MOC), dont la responsabilité est de restaurer la confiance entre les parties, et de sécuriser les sites de cantonnement dédiés au DDR, et ce sans désarmement.

Trois ans après le début des opérations de DDR, M. Zahabi a donné le nombre de combattants comptabilisés en 2021. Sur un objectif de 3 000 combattants dans l’armée reconstituée, ce sont 1 800 ex-combattants des mouvements signataires qui ont rejoint les FaMas. Ceux-ci a-t-il affirmé, participeront au nom du Mali à la lutte contre le terrorisme.

Et de détailler ce que sera la suite des ex-combattants qui ne seront pas enrôlés dans l’armée reconstituée.

Faut-il rappeler que les retards du DDR sont liés au processus de paix et à l’absence d’avancées concrètes. Selon la Fondation pour les recherches stratégiques, à chaque étape du DDR, l’absence de confiance entre les parties a entraîné des délais. Le gouvernement a révélé la Fondation, met la pression sur le DDR mais, en revenant constamment sur ses engagements, notamment dans la prise en charge du MOC, et en retardant les réformes institutionnelles.

<strong>Amadou Sidibé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les symboles de la Nation impunément désacralisés à Kidal</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/les-symboles-de-la-nation-impunement-desacralises-a-kidal-2918609.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/les-symboles-de-la-nation-impunement-desacralises-a-kidal-2918609.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Kidal-CSA.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 02 Mar 2021 01:48:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[L’ampleur du sentiment anti-malien à Kidal est manifestement en déphasage avec les dimensions qu’on tenter de donner à la présence malienne dans cette contrée. Après la descente controversée des couleurs nationales au lendemain de la visite d’officiels, les hostilités se sont exprimées de plus belle avec le démontage du mât qui porte le drapeau national. Nos sources indiquent que ledit support a été aperçu loin du gouvernorat quelque part dans les confins de la Cité où il porte désormais les couleurs de l’Azawad. Quoi qu’il en soit, l’épisode vient lever les ultimes équivoques sur la tendance dominante quant au retour de l’Etat dans l’Adrar malien. Mais le hic est qu’aucune voix officielle contestataire ne s’est élevée contre cette désacralisation des symboles de la Nation dans une région où le gouverneur est un porteur d’uniforme.  De même les hautes autorités de la Transition n’ont-elles pas jugé opportun de dénoncer une attitude qui jure avec les gages de paix et de réconciliation. Idem pour la communauté internationale garante de l’Accord avec son mutisme aux allures d’indifférence aux provocations.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali/Taoudeni : Un collectif  dénonce la gestion du Gouverneur</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-taoudeni-un-collectif-denonce-la-gestion-du-gouverneur-2918650.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-taoudeni-un-collectif-denonce-la-gestion-du-gouverneur-2918650.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/03/Taoudeni.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 02 Mar 2021 01:29:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Devant la presse, le week-end dernier, le collectif pour la promotion de la paix et la justice a dénoncé la situation qui prévaut aujourd’hui dans la région de Taoudéni. La gestion du chef de l’exécutif de la région est pointée du doigt.

Les membres de ce collectif composés des chefs de fractions, leaders communautaires, les organisations des femmes et des jeunes déplorent la gestion du Gouverneur qu’ils qualifient de « calamiteuse ». Le crime du chef de l’exécutif est d’avoir pendant ses quatre ans de service élu domicile dans la ville de Tombouctou et de continuer à gouverner à distance souvent avec les moyens peu recommandés.

La dernière action du gouverneur, à l’origine de la levée des boucliers contre lui, est d’avoir usé personnellement de son arme pour trancher une affaire. « Le collectif dénonce avec force un Gouverneur habillé en administrateur civil qui a lâchement retourné son arme létale contre les populations aux mains nues, dans la cour du gouvernorat de Taoudéni », a déclaré le porte-parole du collectif, Jamal El Oumrani. Lequel a montré les images à la presse sur lesquelles on peut voir le gouverneur armé d’une arme, bras balançant et entouré d’une mêlée.

Pour ce collectif, les objectifs de la création de la région pour rapprocher de l’administration des administrés sont loin d’être une réalité à cause des actes posés par le gouverneur à distance. Il reproche à cet effet d’avoir procédé de façon arbitraire à la validation du Projet des Autorités Intérimaires dans les communes et d’avoir des marchés à ses proches en violation des procédures d’appels d’offres.

Ainsi, en condamnant ces actes isolés de violence auxquels le Gouverneur s’est familiarisé, le collectif dit tenir les Autorités de la transition comme seule responsable du laisser-aller du Gouverneur. C’est pourquoi, lors de cette conférence de presse, il a interpellé le gouvernement à se ressaisir et mieux appréhender la situation de la région de Taoudéni gage de la quête de paix, de réconciliation, d’une démocratie véritable et de mieux-vivre.

Pour rétablir la paix, le collectif demande sa démission sans condition pour sauver la région d’une éventuelle crise. « Un Gouverneur partisan ne peut représenter dignement le Président dans une région », ajouté le porte-parole, en prévenant que « le collectif reste plus que jamais mobilisé et déterminé dans le cadre des lois de la république à informer et à prévenir pour éviter à la région de Taoudéni les conflits intercommunautaires. »

<strong>Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali: des élus de la région de Tombouctou se rencontrent pour parler de paix et sécurité</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-des-elus-de-la-region-de-tombouctou-se-rencontrent-pour-parler-de-paix-et-securite-2918346.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-des-elus-de-la-region-de-tombouctou-se-rencontrent-pour-parler-de-paix-et-securite-2918346.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/02/Tombouctou-1.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sun, 28 Feb 2021 09:26:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="t-content__chapo">Plus d'une centaine de conseillers municipaux et maires, ainsi que des notables de 112 villages de la région de Tombouctou, ont achevé samedi soir une rencontre communautaire à Tombouctou. Une rencontre pour contribuer à la paix et à la sécurité dans cette partie du Mali où règne toujours à plusieurs endroits l'insécurité. Les populations locales de la tribu des Imouchars qui organisaient la rencontre ont proposé des mécanismes pour contribuer à l'instauration de la paix.</p>

<div class="t-content__body u-clearfix">
<div class="m-interstitial">
<div class="m-interstitial__ad" data-readmore-target="">
<div class="m-block-ad " data-tms-ad-type="box" data-tms-ad-status="resized" data-tms-ad-pos="1" data-tms-ad-provider="dfp" data-tms-ad-owner="fmm">
<div class="m-block-ad__label m-block-ad__label--report-enabled">
<div class="t-content__body u-clearfix">

La communauté des Imouchars constitue une partie de la population du nord du Mali, mais ils sont essentiellement installés dans la région de Tombouctou. Et ce sont leurs élus et leurs notables de cette zone située au nord-ouest du pays qui ont décidé de se regrouper davantage, afin de contribuer à la restauration de la paix et de la sécurité localement.

Ibrahim Ag Nock, président de la communauté des Imouchars et alliés de la région de Tombouctou :« <em>Aujourd’hui, ce regroupement va apporter sa contribution dans la restauration de la paix, en allant dans un sens de dialogue social, d’intermédiation sociale, en utilisant ici la légitimité traditionnelle des autorités coutumières sur l’ensemble de l’espace géographique de la région de Tombouctou.</em> »

Pour leurs actions futures en faveur de la paix, avec déjà une centaine d’élus (conseillers municipaux et maires), les initiateurs de la rencontre de Tombouctou veulent également tendre la main à d’autres élus et notable des autres communautés.
<div id="tms-ad-inread-16779755558888265" class="tms-ad" data-tms-ad-type="inread" data-tms-ad-provider="invibes" data-tms-ad-status="loaded">
<div id="divVideoStepAdBottom" class="divVideoStep"></div>
</div>
«<em> Il ne faut attendre tout de l’État </em>» disent-ils. Financement de micro-projets pour donner de l’espoir la jeunesse sans emploi et alphabétisation des adultes, font également partie de leurs priorités pour assurer la paix et la sécurité.

</div>
<div class="t-content__tags">

<strong>SOURCE: https://www.rfi.fr/fr/afrique/</strong>

</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Réformes politiques et institutionnelles au Mali /  L&amp;apos;Association &amp;quot; Ir Ganda&amp;quot; de plain&#45;pied dans le débat</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/reformes-politiques-et-institutionnelles-au-mali-lassociation-ir-ganda-de-plain-pied-dans-le-debat-2918194.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/reformes-politiques-et-institutionnelles-au-mali-lassociation-ir-ganda-de-plain-pied-dans-le-debat-2918194.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Ousmane-Issoufi-Ire-Ganda.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 27 Feb 2021 02:25:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L'Association des communautés de culture Songhay en mouvement "Ir Ganda" ne veut pas rester en marge des réformes politiques et institutionnelles en cours au Mali.  C'est ainsi qu'elle a organisé, le samedi 20 février 2021 au Palais de la Culture Amadou Hampâté Ba, une journée d'échanges sur plusieurs thèmes : "La problématique de la sécurité" ; "Réformes en cours : réorganisation territoriale et les circonscriptions électorales, Loi électorale, Charte des partis politiques, organisme unique des élections", "la Décentralisation : le développement régional et local, le développement des zones arides" ; "Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d'Alger" ; "Le service public dans les régions du Nord, état des lieux et propositions de solutions : cas des écoles et de la santé" ; "Dialogue, paix, cohésion sociale et la prévention et gestion des conflits".</em></strong>

Les thèmes, développés respectivement par Ibrahima Sylla, Mohamed Saliha Alhoudrou, Tibou Fayinké, Pr. Kaourou Doucouré, Mahamane Alassane Maïga et Ario Issoufa Maïga, ont été débattus avec les participants de la journée. Mais auparavant, à l'ouverture du séminaire, l'ancien Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga (Président de l'Association) a fait le tour d'horizon de la situation sécuritaire du Nord du Mali. Il a fait savoir que depuis des décennies, le Nord du Mali est sous l'emprise de violences, de tragédies ayant impacté négativement la vie socioéconomique et culturelle de cette zone.

<em>"La situation s'est particulièrement aggravée depuis 2012 marquée par une crise complexe caractérisée par une constellation de violences sous différentes formes, notamment des rébellions armées aux finalités séparatistes, des organisations armées extrémistes sur un fond d'idéologie religieuse et djihadiste. </em>

<em>Naturellement, il en est découlé des drames et des traumatismes humains, la destruction du tissu économique, la dislocation des liens sociaux, la paupérisation des populations et leur déplacement massif vers d'autres contrées, l'altération de la riche culture locale et finalement l'angoisse et la peur ont pris la place de la confiance, de l'assurance et de la fraternité. </em>

<em>L'insécurité totale, la méfiance et la défiance ont pris la place au détriment du bon vivre ensemble qui caractérisait nos terroirs, berceau d'une douce civilisation séculaire rapportée jusqu'à nous par les récits anciens. A tout cela, s'ajoute le risque de partition du pays par la volonté affichée de séparatistes qui veulent créer l'Etat de l'Azawad sans aucune consultation préalable de l'écrasante majorité des populations du Nord"</em>, a-t-il décrit la situation au Nord du Mali.

<strong>"L'Accord pour la paix et </strong>

<strong>la réconciliation au Mali issu</strong>

<strong> du processus d'Alger n'a pas apporté les assurances nécessaires à l'ensemble des Maliens"</strong>

Connu pour son franc-parler, l'ancien Premier ministre a laissé entendre que l'accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d'Alger n'a pas apporté les assurances nécessaires à l'ensemble des Maliens dont l'adhésion est cependant nécessaire. Dans ce contexte caractérisé par le fracas des armes et les échos des discours politiques et religieux aux relents souvent haineux, a-t-il dit, Ir Ganda a pu briser les cloisons psychologiques qui se dressaient entre les différentes composantes  du Nord du Mali, en optant pour la recherche de la compréhension mutuelle, source de paix et de cohésion sociale avec comme armes irréfutables, infaillibles et incontournables, de combat, le dialogue, la culture à travers leurs multiples vertus et une constante dynamique de construction de tous propos excessifs, trop partisans et haineux. Ce qui a permis à Tabital Pulaaku et Ginna Dogon de briser le mur d'incompréhension et de s'orienter ensemble vers la recherche de solution au drame du Centre du Mali.

<em>"Fort de cette posture, le fondement constant de notre discours est de convaincre tous les acteurs de la crise qui frappe si durement les régions du Nord du Mali en leur rappelant que nul d'entre nous dans la situation actuelle ne se sauvera sans les autres. Nous gagnerons ensemble ou nous perdrons tous ensemble. […] Ne pas aimer la guerre, n'est pas une attitude poltronne car personne n'a jamais tout gagné à la guerre. Depuis le début de la crise, sous l'impulsion d'Ir Ganda, toutes les communautés ont scellé un Pacte moral de fraternité, de partage et de dialogue franc et constructif […]. La présente journée d'échanges se situe dans ce cadre et répond aux préoccupations concrètes d'Ir Ganda et de ses communautés pour une cohésion sociale véritable"</em>, a-t-il signalé. Il a invité les participants à s'inspirer des travaux antérieurs d'Ir Ganda sur le découpage territorial, la loi électorale, l'organisation du territoire, le développement des terroirs, les questions sécuritaires, le dialogue, la paix, la cohésion sociale, la prévention et la gestion des conflits dont les conclusions ont été adressées au gouvernement.

Il a assuré que les conclusions de la journée d'échanges seront portées à la connaissance des membres et sympathisants d'Ir Ganda, le samedi 27 février 2021 à la Maison des aînés.

<strong>Siaka DOUMBIA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Consolidation de la paix : Plaidoyer pour le dialogue communautaire à Gao</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/consolidation-de-la-paix-plaidoyer-pour-le-dialogue-communautaire-a-gao-2917917.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/consolidation-de-la-paix-plaidoyer-pour-le-dialogue-communautaire-a-gao-2917917.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/12/gao-ville.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 25 Feb 2021 01:24:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Les 18 et 19 Févier 2021, s’est tenu dans la salle de Gouvernorat de Gao, « l’Ateliers de formation des formateurs sur les rôles, mandats des FDS et acteurs de la chaine pénale ainsi que les voies de recours, signalement et référencement et le plaidoyer pour les organisations de la société civile, les organisations des femmes et les radios communautaires ».

Cette initiative est portée par ONUFEMMES et ONUDC, et s’inscrit dans le cadre du projet conjoint intitulé : « Appui aux initiatives transfrontalières de dialogue communautaire avec les acteurs du secteur de la sécurité et de la justice pour la consolidation de la paix au Mali et au Niger » grâce au financement du Fonds de Consolidation de la paix (PBF).

Le Projet aide à créer ou à redynamiser des espaces réguliers de dialogues et de concertations entre les FDS, les ACP, les communautés locales et transfrontalières utiles pour le rétablissement des liens de partage et de coexistence pacifique entres populations Maliennes et Nigériennes.

Il intervient dans 7 communes frontalières du Mali et du Niger à savoir :
<ul>
 	<li>Au Niger : dans la région de Tillabéry (Département de Téra : Commune de Gorool, Département de Bankilaré : Commune de Bankilaré, et Département de Banibangou : Commune de Banibangou) ;</li>
 	<li>Au Mali : dans les régions de Ménaka (Cercle d’Anderaboukane : Commune d’Anderaboukane, Cercle de Ménaka : Commune de Ménaka) et Gao (Cercle d’Ansongo : Communes de Ouatagouna et Tessit).</li>
</ul>
Cette formation s’inscrit dans le cadre de la promotion d’une meilleure collaboration entre les acteurs de la chaine pénale, les FDS, et les communautés à travers les OSC, les associations de femmes, des jeunes et les radios communautaires. Elle vise à mieux outiller les différents acteurs sur les rôles et mandats des FDS et ACP ainsi que les voies de recours et signalement et le plaidoyer.

Pour les participants, cette formation est une opportunité pour rapprocher les populations des FDS et des ACP pour mieux collaborer dans l’intérêt de tous les acteurs.

L’atelier a enregistré la participation de Mme Blanche Mireille VenerandaNiouky, Coordinatrice du Projet et de M. Mohamed Touré, représentant du Gouverneur de Gao.

Avant, cet atelier, un forum a été organisé sur les mêmes thématiques (les 10 et 11 Février 2021) et une table ronde le 17 février 2021.

La table ronde a concerné les FDS, les ACP et les radios communautaires. Chacun de ces acteurs a édifié les participants sur son mandat et son rôle, les défis et perspectives de collaboration entre tous les acteurs.

&nbsp;

<strong>AMT</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Au grand dam du ministre de la Réconciliation, le drapeau malien est redescendu à Kidal.</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/au-grand-dam-du-ministre-de-la-reconciliation-le-drapeau-malien-est-redescendu-a-kidal-2917530.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/au-grand-dam-du-ministre-de-la-reconciliation-le-drapeau-malien-est-redescendu-a-kidal-2917530.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Kidal-CSA.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 23 Feb 2021 02:07:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Après avoir été hissé au firmament, dans le cadre de la tenue du Comité de Suivi de l’Accord (CSA), le drapeau malien a aussitôt arrêté de flotter dans l’air de Kidal comme on devrait s’y attendre avec la tendance dominante autonomiste de cette ville. Les vandales n’ont même pas attendu que la délégation malienne, accueillie du reste comme des invités allogènes d’un pays ami, savoure ce qui avait été admis par toutes les parties comme comme une avancée dans la mise en œuvre de l’Accord. Il n’en était rien apparemment puisqu’à peine les satisfécits décernés que les vidéos de la provocation ont suivi. Elles montrent notamment la malveillance d’individus qui s’en prenant sans ménagement et impunément aux couleurs nationales pour les reléguer à leur habituelle place d’avant l’événement pour lequel elles ont mérité d’être différemment traitées. L’élément aura choqué plus d’un et suscité toute une vague d’indignation chez les concitoyens peu habitués, mais le ministre de la Réconciliation en a singulièrement eu pour son compte. Le colonel Wagué s’est en effet empressé d’en prendre la gloriole en s’attribuant sur tous les toits l’exploit d’un retour du drapeau national à Kidal qui n’était finalement pas un, selon toute évidence

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nord du Mali :  Le découpage territorial empoisonne le vivre ensemble</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/nord-du-mali-le-decoupage-territorial-empoisonne-le-vivre-ensemble-2917580.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/nord-du-mali-le-decoupage-territorial-empoisonne-le-vivre-ensemble-2917580.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/11/ansongo-ville-cercle-tombouctou-nord-mali.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 23 Feb 2021 01:20:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Les communautés du nord du Mali sont plus que jamais déchirées à cause de l’application de certains points de l’accord d’Alger. Dans ces régions, on y rencontre des populations de cultures diverses, des Sonrhaïs, Arabes, Touaregs, Bellahs, Peulhs, Bozos, Bambaras, Soninkés, Dogons, Mossis. L'évolution historique culturelle et démographique sur la même aire géographique a créé un brassage des populations, au point de créer et d'entretenir un sentiment d'appartenance à une même nation. Mais cela n’est plus le cas depuis à cause notamment de l’arrêté n°2020-3388/Matd-SG du 31 décembre 2020, portant nomination des membres du Conseil consultatif de la Zone de développement du Nord.

Dans la situation actuelle du découpage territorial de la partie Nord du pays et dans la perspective de la régionalisation poussée, les populations sédentaires, bien que majoritaires démographiquement, se retrouvent contre toute logique face à des mesures visant à fabriquer une majorité territoriale, administrative et politique pour une minorité ethnique, comme c’est le cas actuellement avec la nomination des membres du Conseil consultatif de la Zone de développement des régions du nord (Zodern) par le gouvernement de la République du Mali. La levée de boucliers est partie de la communauté sonrhaï.

Selon les responsables de cette communauté sédentaire, cette décentralisation ne devait nullement aboutir à un arrangement institutionnel qui favoriserait une partie identifiée des communautés par rapport à une autre. « Nous assistons depuis un certain temps à une volonté d’accélération de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger à travers une feuille de route actualisée des actions prioritaires des autorités de la transition allant de décembre 2020 à août 2022 dont le point d’orgue fut la signature et la publication de l’arrêté ci-dessus cité », souligne la communauté dans une lettre ouverte au président de la transition.

Pour les Sonrhaïs, la composition de la Zodern en dit long sur les vraies intentions des autorités quant au découpage territorial des régions du Nord : sur 26 conseillers, 05 seulement sont sédentaires de culture songhaï pourtant démographiquement largement majoritaire au sein de cet espace imposé. « Nous le rappelons, si besoin est, que ces intentions longtemps cachées, dévoilées sous forme de mesures iniques et injustes n’ont qu’une finalité : fabriquer une majorité territoriale, administrative et politique pour une minorité ethnique, au détriment des populations sédentaires de culture songhay, démographiquement majoritaires », soulignent les auteurs de la lettre.

La communauté sonrhaï refuse d’accepter la mise en application de la décision tout comme celle du découpage territorial de l’entité dans laquelle l’Etat les oblige à rester. Cinq ans après sa signature, l’accord reste difficile à appliquer, car il est ressenti par la majorité de la population comme injuste et discriminatoire, ne traitant pas tous les citoyens maliens avec équité comme le voudrait la constitution du pays. Et les responsables de la communauté sonrhaï de s’interroger : « Faut-il rappeler que les travaux du Dialogue national inclusif de décembre 2019 ont recommandé sa relecture ? »

Indignés par la décision du gouvernement de la République du Mali pour passer en force sans tenir compte des conclusions du Dialogue national inclusif, sans concertation des populations concernées par la mise en application de la zone de développement des régions du nord, les Sonrhaïs ont décidé de s’opposer par les moyens appropriés à la décision jusqu’à ce que réparation soit faite pour les communautés marginalisées.

Afin de préserver la cohésion sociale et le vivre ensemble, les sédentaires demandent la création des régions suivantes.  GAO : régions de Bamba ; de Bourem ; d’Ansongo ; de Koukiya ; de Gao et de Gabéro. Tombouctou/ régions de Niafunké ; de Goundam ; de Tombouctou ; du Gourma Rharous et de Diré. Par ailleurs, ils demandent une concertation avec les populations concernées du nord afin de redéfinir les limites des zones de développement pour les adapter. Les sédentaires demandent conformément aux recommandations du dialogue national inclusif tenu du 14 au 22 décembre 2019, la relecture de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, dans le but de prendre en compte, sur le même pied d’égalité, les préoccupations de tous les Maliens et particulièrement, celles des communautés vivant au Nord.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Application accélérée de l’Accord d’Alger :   Le président Emmanuel Macron révèle les engagements secrets de Bah N’Daw  à Paris…</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/application-acceleree-de-laccord-dalger-le-president-emmanuel-macron-revele-2917055.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/application-acceleree-de-laccord-dalger-le-president-emmanuel-macron-revele-2917055.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/01/MACRON-BAH-NDAW.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 19 Feb 2021 01:42:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Demain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Dans son adresse aux chefs d’Etats du G5 Sahel réunis dans la capitale Tchadienne, le Président Macron a profité de l’occasion pour féliciter nos autorités de transition en ces termes : « <em>La relance de la mise en œuvre des accords d'Alger qui était l'engagement qu’avait pris le Président de la transition, a été scrupuleusement tenu</em> ». Enfonçant le clou et dévoilant le décalage à 90° commis par ces autorités de la transition, le Président Macron poursuit tout heureux en ces mots : « <em>En quelques mois, ces autorités de Transition ont donné plus de gages que les autorités précédentes en 3 ans </em>». C’est ce qui explique la tenue de la réunion du Comité de Suivi de l’Accord à Kidal.

<strong>Les autorités de la transition en porte à faux avec le peuple…</strong>

Ce réalignement avec les nouvelles autorités de transition malienne tellement constaté lors de la visite du Président N'Dao qui a surpris plus d’un au moment où le sentiment anti politique macroniste au Mali est palpable et sous-entend deux choses, à savoir :

Primo:- Soit la France cherche à semer une confusion, voire opposer ces autorités au peuple malien qui dans son ensemble est hostile à ce qui se déroule sur notre territoire national ; parce qu'elle ne trouve pas ce qu'elle n’arrive pas à réaliser son plan du grand Sahara à partir du Mali ;

Secundo : Par cette déclaration, l’Elysée montre toute sa satisfaction du dubilan des six (6) mois de l'exercice au Pouvoir des autorités de Transition en sa faveur. Ce qui est en porte à faux avec les désidératas du peuple malien.

« <em>Dans les cas deux cas, les autorités actuelles ont tout intérêt, voire obliger de conjuguer avec le peuple malien, en l'informanten temps réel de ce qu'elles font et d'organiser nos concitoyens pour faire face à la politique de l’Elysée qui n’a toujours pas abandonné son projet de déstabilisation pour ses intérêts les quels, elle sera prête à tout</em> », nous confie cet observateur avisé.

<strong>Le plan secret de Koulouba dévoilé…</strong>

Avec cette déclaration du Président Macron qui dévoile le plan tenu secret de nos autorités en porte à faux avec les désidératas du peuple malien déterminé de voir notre intégrité territoriale rétablie avec le retour de la paix, de la cohésion et du vivre ensemble.

Ce discours de Macron prouve la violation des recommandations du DNI qui exigent une révision de cet accord d’Alger.

Comment comprendre que nos autorités ferment les yeux et franchissent le Rubicon en s’engageant à appliquer rapidement cet Accord qui continue à diviser à fragiliser le pays quand on sait que ce problème qui a pesé dans la chute d’IBK et de son régime ?

<strong>Les rancœurs ravivés contre les autorités de la transition</strong>

En tout cas, à l’allure où évoluent la situation au Mali les révélations faites par le Président français ont été une sorte de douche froide dans l’opinion nationale et ont du coup ravivé les rancœurs contre des autorités qui semblent ne rien voir venir, ni entendre le cri de détresse, de ras-le-bol du peuple malien qui est déboussolé par une junte qui avait suscité un grand espoir le 18 août dernier en déposant le Président IBK et en renversant son régime.

<strong>La haute trahison dévoilée au grand jour</strong>

« <em>Ces autorités nous ont trahi. Sincèrement, il suffit d’écouter nos compatriotes pour comprendre qu’ils sont prêts à tout pour défendre notre patrie en danger et abandonné par des militaires qui prouvent leurs limites dans la gestion d’Etat. Une haute trahison qui ne dit pas son nom</em> », a martelé un jeune leader très remonté.

Après le manifeste de l’imam Mahmoud Dicko qui a aussi dénoncé la grave déviation de ces militaires devant travailler à se réconcilier avec le peuple, voilà que le discours du Président français vient jeter de l’huile sur le feu.

Faut-il enfin le rappeler, le ministre de la Réconciliation Nationale a signé en catimini une feuille de route pour accélérer la mise en œuvre de l’accord d’Alger pour lequel des milliers de civils et de militaires ont payé de leur vie et continue encore sans compter la Zone de Développement des Régions du Nord, signée par le ministre de l’Administration Territoriale accordant la part belle dans le bureau de gestion, une minorité (Arabes et Touaregs) au détriment des sédentaires majoritaires.

Sans compter la rue qui veut bouger à travers des forces vives et non les moindres, aussi, nos marabouts et connaisseurs rentrent dans la danse avec des fatwas à l’encontre de la politique française au Mali ainsi que tous ses alliés ou complices maliens ou étrangers.

Dans ce cas, les jours à venir seront très difficiles pour ces autorités si elles ne changent pas de politique, voire se racheter car un élan de sursaut national risque de les surprendre. Comme un coup de massue, car dit-on : « Le dernier mot appartient au peuple ».

<strong> </strong>

<strong>La rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Comité de Suivi de l’Accord (CSA) à Kidal : Enfin le bout du tunnel</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/comite-de-suivi-de-laccord-csa-a-kidal-enfin-le-bout-du-tunnel-2916985.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/comite-de-suivi-de-laccord-csa-a-kidal-enfin-le-bout-du-tunnel-2916985.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/KIDAL-CSA-2.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 18 Feb 2021 11:50:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le compromis dégagé entre les partis signataires de l’accord de paix, au sortie des travaux de la réunion du comité de suivi de l’accord de paix d’Alger, salué, comme un ouf de soulagement par les populations malienne dans leur diversité.</strong>

Les maliens, dans l’ensemble,  ont salué cette nouvelle qui s’invite comme enfin l’espoir de retrouver une bonne fois pour toute la paix entre les fils d’un même pays.  Au nom du gouvernement de transition et de l’ensemble des maliens, àcette occasion,  le gouverneur de la région de Kidal, le Colonel Fodé Malick Sissoko, n’a pas manque d’exprimer sa satisfaction,de voir enfin le drapeau malien  flotter devant le gouvernorat.

Il faut cependant souligner que plusieurs sont nos concitoyens qui ignorent le contenu de ce est écrit dans ce document signé entre les différents acteurs impliqués dans le processus de réconciliation et de sortie de crise.Il revient aux autorités de transition de tout mettre en œuvre afin d’expliquer le contenu de cet accord, et-ce, en multipliant des actions de sensibilisation autour du document paraphé en faveur de la paix.

Mahamat Saleh Annadif, le représentant Secrétaire général de l'ONU au Mali, a quant à lui, salué  la présence de la CMA, et des deux plateformes dans la salle. C’est la première fois qui dit avoir  vu autant de participants, avec les cinq membres permanents du Conseil de sécurité, qui étaient  représentés au plus haut niveau à une réunion aussi importante dans le cadre du comité de suivi de l’accord de paix.

En effet, il faut rappeler qu’en plus des acteurs locaux, les Ambassadeurs de France, des États-Unis, de Chine, de Russie, du Royaume Uni, et tous les pays africains voisins impliqués dans l’accord  pour la paix et la réconciliation, tels que le Nigeria, la Mauritanie, le Niger, le Tchad, le Burkina Faso, ont participé à cette réunion qualifiée d’historique par des observateurs de la scène politique malienne.

Le Président français Emmanuel Macron et son e ministre français des Affaires étrangères, Jean Yves Ledrian , ont quant à eux participé à des milliers de kilomètres par vidéoconférence.

.

<strong>Dramane konta </strong>

<strong>Source : Le Credo      </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Réunion de Kidal autour l’Accord d’Alger :  Une étape importante sur le chemin du retour de la paix entre les maliens</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/reunion-de-kidal-autour-laccord-dalger-une-etape-importante-sur-le-chemin-du-retour-de-la-paix-entre-les-maliens-2916897.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/reunion-de-kidal-autour-laccord-dalger-une-etape-importante-sur-le-chemin-du-retour-de-la-paix-entre-les-maliens-2916897.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/CMA.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 18 Feb 2021 01:28:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Longtemps attendue et maintes fois compromise, la première réunion du Comité de suivi des accords d’Alger (CSA) censés sortir le Mali de la crise, s’est enfin tenue à Kidal.</strong></em>

Le drapeau du Mali qui flotte de nouveau sur le gouvernorat de la région de Kidal ; la ville éponyme qui a reçu la visite de 6 ministres du gouvernement central ; le chef de la Minusma qui salue les relations décomplexées des acteurs du processus de paix ; un leader de la Coalition des mouvements de l’Azawad (CMA) qui souligne « une grande avancée » vers la normalisation pendant que le ministre français des Affaires étrangères y voit «un symbole positif». À l’évidence, la réunion du Comité de suivi des accords d’Alger (CSA), tenue le jeudi 11 février 2021, rend euphoriques presque tous les protagonistes de la crise malienne.

<em>Un accouchement certes difficile, mais porteur d’espoirs puisqu’il aura fallu attendre pratiquement 6 ans pour voir les frères ennemis maliens s’asseoir autour d’une table pour se pencher sur la feuille de route tracée et signée de commun accord dans la capitale algérienne en 2015. La délégation venue de Bamako et qui ne comptait pas moins de six ministres dans ses rangs, était conduite par le Colonel Ismael Wagué, ministre de la Réconciliation nationale du gouvernement de Transition.   Le moins que l’on puisse dire,  c’est qu’au-delà de la symbolique de la ville rebelle du Nord qui a accueilli cette réunion des protagonistes de la crise malienne,  cette réunion a été d’importance parce que non seulement la plupart des observateurs s’accordent à présenter l’Accord d’Alger, en panne d’application depuis sa signature, comme la voie de sortie de crise au Mali, mais aussi, comme le dit l’adage, « le plus long voyage commence toujours par un premier pas ».</em>

Depuis la dernière réunion avortée du CSA  de septembre 2019 pour des « raisons d’État impératives », beaucoup d’eau a coulé sous les ponts à Bamako, emportant au passage le pouvoir d’Ibrahim Boubacar Keïta (IBK). Voilà donc le gouvernement de transition soucieux de créer la rupture avec le dilettantisme des gouvernements précédents sur la suite à donner à ces accords d’Alger. Dans cette perspective, le colonel major Ismaël Wagué, le ministre malien de la Réconciliation nationale, n’est pas venu à Kidal les mains vides. Il a annoncé au CSA un nouveau plan de désarmement-démobilisation-réinsertion (DDR) qui devrait concerner plusieurs centaines d’anciens combattants des Mouvements de l’Azawad.

<em><strong>Une rencontre au lendemain de la visite d’une forte délégation gouvernementale </strong></em>

<em>On peut déjà se féliciter de la tenue effective de cette réunion à Kidal qui se présente comme une étape importante sur le chemin du retour de la paix entre les maliens en espérant que cela permettra de briser le mur de la méfiance qui a souvent fait capoter, de par le passé,  les retrouvailles entre protagonistes autour de cette feuille de route. En tout cas, avec ces premières assises, il y a lieu de se demander si l’on va enfin vers le bout du long tunnel de la guerre qui a transformé le Mali en un véritable champ de bataille depuis qu’il est entré dans l’œil du cyclone djihadiste, il y a près de dix ans. C’est tout le mal que l’on puisse souhaiter à notre pays, surtout aux populations qui souffrent le martyre, prises qu’elles sont entre plusieurs feux sans véritablement savoir… à quel protecteur se vouer.  Il est à noter que cette rencontre de Kidal se tient au lendemain de la visite d’une forte délégation gouvernementale, en fin janvier dernier, à Kidal longtemps une zone interdite pour les autorités de Bamako. Elle se tient aussi au moment où des accords sont signés par-ci par-là sur le territoire national, entre groupes communautaires antagoniques, dont l’un des plus récents et des plus emblématiques reste encore celui entre Peuls et Dogons, dans un souci d’apaisement des tensions intercommunautaires qui viennent en rajouter à la complexité d’une situation sécuritaire délétère. Enfin, cette réunion de Kidal s’est tenue à quelques jours de l’ouverture du sommet du G5 Sahel à N’Djamena, ce lundi 15 février, et où la question de la lutte contre le terrorisme a une fois de plus été au cœur des échanges entre les têtes couronnées de la bande sahélo-saharienne et leur partenaire français en plein spleen et au bord de l’essoufflement, au point, pour Paris, de chercher une nouvelle stratégie d’approche de la question. Autant de signaux qui ont convaincu, si ce n’est déjà le cas,  les «conclavistes » de Kidal de la nécessité de souffler ensemble le calumet de la paix, dans l’intérêt supérieur du Mali. </em>

<em>Les agendas personnels et partisans doivent faire place à l’application stricte et au respect de la feuille de route d’Alger </em>

Par ailleurs, en l’absence d’un ordre du jour connu de cette réunion, les observateurs avancent qu’outre ce nouveau DDR, le CSA aurait discuté du statut de la ville de Kidal et des questions du renforcement de la décentralisation et de la déconcentration de l’État.

Quoi qu’il en soit, cette première réunion du CSA est véritablement un début de dépoussiérage des accords d’Alger qui, s’il venait à consolider la cessation des hostilités entre les Mouvements de l’Azawad et le pouvoir central malien, qui permettrait à cette dernière de se concentrer sur la lutte contre les groupes terroristes.

À ce propos, les attaques simultanées du 24 janvier 2021 contre les camps militaires de Boukessi et de Mondoro indiquent bien que l’État islamique au grand Sahara (EIGS) et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) ont encore des capacités de nuisance dans le Sahel. Alors, si dépoussiérer les accords d’Alger peut éviter aux FAMA d’avoir à combattre sur 2 fronts vivement le dépoussiérage, mais gare aux revendications maximalistes des rebelles sur la partition du Mali ou la remise en cause de la laïcité de l’État ! N’est-ce pas que la mise en avant de ces questions qui font plus que fâcher à Bamako et ailleurs est la cause des déboires sans fin du Mali sur le plan sécuritaire ? Alors, les mouvements de l’Azawad vont-ils mettre de l’eau dans leur vin et se saisir de la nouvelle donne politique à Bamako pour sceller une paix durable avec le pouvoir central du Mali ? On attend de voir !

<strong>Va-t-on vers le bout du tunnel ?</strong>

<em>Après 9 ans de tiraillements au rythme du sifflement saccadé des balles des terroristes, la lassitude se lie à tous les niveaux au sein des populations. C’est pourquoi il faut espérer que cette réunion de Kidal autour de l’Accord de paix d’Alger qui se présente à bien des égards comme la thérapie au mal malien, en appellera d’autres. Car, aujourd’hui plus que jamais, seul le dialogue semble en mesure de sortir notre Mali de la profonde crise qu’il traverse depuis bientôt une décennie. Les forces en présence ayant pratiquement fini de marquer leurs territoires, avec un Sud essentiellement maîtrisé par Bamako, un Nord encore fortement sous contrôle des groupes armés, et le Centre du pays largement disputé par les terroristes. Mais ce dialogue demande de la franchise et surtout de la sincérité dans les négociations, si l’on veut mettre fin à la danse du tango qui a jusque-là rythmé et rendu difficile, la mise en œuvre de cet accord. C’est dire s’il est temps que les agendas personnels et partisans fassent enfin place à l’application stricte et au respect de la feuille de route d’Alger. Et personne, mieux que les Maliens eux-mêmes, ne semble en mesure d’administrer cette thérapie de cheval au malade « Mali » pour lui permettre de se remettre de ses déchirures. Encore faudrait-il, pour cela,  que cette rencontre de Kidal qui ne pousse visiblement pas certains observateurs à l’optimisme, ne soit pas de la poudre de perlimpinpin destinée à donner le change, plutôt qu’une volonté réelle d’aller de l’avant dans la recherche de la paix. En tout cas, après l’échec de la tentative de réunion de 2019, on peut légitimement s’interroger si cette fois-ci encore, les choses ne vont pas finir par partir en vrille au point de renvoyer une fois de plus l’application de cet accord censé sortir notre pays de l’impasse, aux calendes…maliennes. C’est une perte de temps et en somme, un luxe que le Mali ne peut pas se permettre.</em>

<em><strong>Jean Pierre James</strong></em>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>5ème réunion de haut du comité de suivi de l’accord d’Alger :  Une première délocalisée dans la cité des Ifoghas</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/5eme-reunion-de-haut-du-comite-de-suivi-de-laccord-dalger-une-premiere-delocalisee-dans-la-cite-des-ifoghas-2916688.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/5eme-reunion-de-haut-du-comite-de-suivi-de-laccord-dalger-une-premiere-delocalisee-dans-la-cite-des-ifoghas-2916688.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/KIDAL-CSA-2.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 17 Feb 2021 01:49:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La semaine passée s’est ouverte à Kidal, la 5<sup>ème</sup> réunion de haut niveau  du Comité de suivi de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation  nationale issu du processus d’Alger. Cette réunion a vu la participation de plusieurs diplomates africains et européens.</em></strong>

Après deux tentatives avortées en 2019 et 2020, cette fois fut la bonne. Le jeudi 11 février 2021, le Comité de   suivi de l'accord d'Alger a tenu sa toute première rencontre de haut niveau à Kidal après deux reports sine die et  après d’intenses négociations entre les parties signataires d’une part et d’autre part les nouvelles autorités, qui ont montré leur bonne foi pour la tenue de cette rencontre.

La réunion du CSA  délocalisée hors de Bamako a vu la  présence de nombreux diplomates africains et européens au nombre desquels les représentants de puissances occidentales comme la France et les Etats-Unis de même que le représentant de l’Onu au Mali, mais la nouveauté de cette 5<sup>ème</sup> réunion de haut du CSA était la participation du ministre des Affaires étrangères de la France qui a intervenu par visioconférence et qui a qualifié cette réunion du CSA à Kidal « <em>d’un symbole positif</em> ». Il y avait aussi le Commissaire Paix et Sécurité de l’Union africaine en virtuel.

Au cours de cette rencontre de haut niveau, toutes les questions fâcheuses étaient sur la table des discussions y compris le statut de Kidal qui reste toujours un sujet complexe, le laborieux problème du DDR (Désarmement-démobilisation-réinsertion). Le ministre de la Réconciliation, le colonel Ismaël Wagué a fait savoir qu'actuellement plus de 400 ex-combattants des régions du Nord sont en formation pour intégrer les Forces armées maliennes dites reconstituées. Il a été question aussi du retour des services sociaux de base à Kidal sur ce plan la Minusma a décidé de mettre la main dans la cagnotte pour financer ce projet à coût d’un million de dollars.

Le fait marquant de cette réunion de haut niveau du CSA à Kidal, c’est la montée des couleurs nationales sur la ville depuis quelques mois.

Rappelons que le drapeau malien a hissé sur la ville de Kidal sous le régime d’IBK lors de la visite de l’ancien Premier ministre, Dr. Boubou Cissé.

<strong>Ousmane M. Traoré </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>42e CSA à Kidal :  L’Accord d’Alger s’applique à l’envers</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/42e-csa-a-kidal-laccord-dalger-sapplique-a-lenvers-2916686.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/42e-csa-a-kidal-laccord-dalger-sapplique-a-lenvers-2916686.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/kidal.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 17 Feb 2021 01:18:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La mise en œuvre de l’Accord issu du processus d’Alger n’est plus dans la dynamique respectueuse des Maliens et leur constitution. Avec la transition, l’Accord passe à une vitesse supérieure. La mise en place d’une police territoriale qui devrait attendre la mise en place de toutes les bases solides s’annonce déjà. Jusqu’où ira la transition ? </em></strong>

<strong><em> </em></strong>

Personne ne le sait. Jusqu’où iront Assimi et Ba NDaw avec cette mise en œuvre accélérée de l’Accord ? La 42e session a validé la mise en place de la police territoriale qui sera prise en charge par le budget national malien. Il s’agirait de la transformation de la force militaire (Coordination sécuritaire mixte de l’Azawad-Cmask) en police territoriale pour certainement la sécurisation de la ville de Kidal. Chose étonnante, selon notre interlocuteur membre du CSA, le Secrétaire général de la Minusma a accepté cette proposition. Une police au nom de l’Azawad payée par l’Etat malien ?

Les négociations entre les membres de la CMA et les autorités de la transition se jouent comme un match entre le Réal Madrid et l’AS-Réal de Bamako, estime notre confident, haut dignitaire Touareg du rang de ceux qui se battent pour le Mali affiliés à la Plateforme. Cette police territoriale dont on parle devrait être la phase finale de l’application de l’Accord si jamais ce dernier ne connaissait pas de relecture. Elle ne devrait pas être une subite transformation de groupe rebelle en police territoriale. Des modalités devraient être discutées et fixées. Et au moins soumises à des critères.

Procéder à l’application de l’Accord issu du processus d’Alger sans aucune mesure de constitutionnalité est-il prudent ? A savoir qu’une révision constitutionnelle s’impose et il serait préférable d’attendre le principal avant le secondaire. Ne serait-il pas préférable d’appliquer les parties de l’Accord qui ne nécessitent pas de retouche de la constitution ? Identifier les parties qui obligent une révision constitutionnelle et soumettre à des relectures les parties de l’Accord que ne peuvent bénéficier d’aucune tolérance constitutionnelle comme le contrôle posthume des actes des autorités régionales par l’exécutif malien dans les régions du Nord. La Constitutionnalité des actes doit primer sur l’application de ceux-ci pour éviter un autre conflit dans l’avenir. La transition devrait faire attention.

<strong>Koureichy Cissé </strong>

&nbsp;

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kidal :  Les esprits de l’Ifoghas s’apaisent</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-les-esprits-de-lifoghas-sapaisent-2916643.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-les-esprits-de-lifoghas-sapaisent-2916643.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Kidal-CSA-1.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 16 Feb 2021 15:47:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La ville de Kidal, dans l’extrême est du Mali, est devenue la plaque tournante des activités officielles depuis quelques semaines. Après la visite de plusieurs ministres de la République, c’est le tour du Comité de suivi de l’Accord d’Alger de siéger dans la cité qui était interdite aux membres du gouvernement pendant près de 7 ans. On est loin de l’époque où l’ancien Premier ministre Moussa Mara faisait sa visite endeuillée dans la ville, en 2014.</strong>

&nbsp;

Depuis cette date, les choses ont lentement évolué entre les groupes armés dirigeant la ville de Kidal et l’Etat central. Au fil des ans, l’animosité des leaders indépendantistes envers le Mali s’est étiolée. Les habitants de la cité eux-mêmes sont fatigués de vivre en autarcie, et les soutiens internationaux de la cause touarègue savent que les vrais maîtres du désert sont les djihadistes qui n’ont rien à foutre de la scission d’un si vaste territoire.

Au fils des ans, le clivage ethnique qui sous-tendait le brasier entre Ifoghas et Imghad s’est réduit considérablement. Le Gatia ne compte plus conquérir la ville par la force, mieux El Hadj Gamou et les siens sont libres de vadrouiller dans la ville. Les attaques terroristes sont devenues moins fréquentes, et les manifestations de femmes et enfants téléguidés par les groupes armés ont quasiment disparu.

Néanmoins, Kidal reste comme une femme fatale, consciente de son charme et de ses atouts physiques. Plus récemment, elle a provoqué ses prétendants à travers un communiqué annonçant la création de deux zones militaires dans le Gourma par la Coordination des mouvements de l’Azawad(CMA). Loin d’être un acte belliqueux, il s’agit d’une déclaration d’amour, selon les responsables de la CMA qui disent agirent par affection pour les populations victimes d’exactions.

Mais la volonté expansionniste de la CMA ne passe pas du tout auprès des Maliens, notamment certaines communautés du nord. Pour la majorité des ressortissants des régions nordistes, il est hors de question qu’un groupe armé nourri et blanchi à Kidal aille foutre la pagaille dans le Gourma qui souffre déjà trop de l’insécurité. Oser sortir de la cité des Ifoghas pour s’implanter dans d’autres localités est une stratégie militaire qui ne plait pas aussi au gouvernement dont la réaction tardive a permis de comprendre que la CMA a agi en solo dans ce dossier.

Tout compte fait, les esprits de l’Ifoghas se sont apaisés ces derniers mois, sinon depuis 2020, où pour la première fois les irrédentistes Touaregs ont accepté le principe d’une révision partielle de l’Accord d’Alger pour la paix et la réconciliation au Mali. A la faveur du Dialogue national inclusif à Bamako en décembre 2019, les délégués de Kidal ont affirmé pleinement leur appartenance au Mali un et indivisible. L’un des tenants de ce discours, Mossa Ag Attaher, est actuellement le ministre de la Jeunesse et des Sports.

Plusieurs autres ressortissants de la ville de Kidal sont dans le gouvernement, comme Alhamoudou Ag Iliyène, ministre des Maliens établis à l’extérieur. Cet ancien gouverneur de la cité des Ifoghas sous le président ATT n’est pas un inconnu dans le milieu touareg de Kidal. Si les ministres et les délégations officielles ont repris le chemin de Kidal, c’est sans nul doute à cause de cette ouverture des portes du gouvernement aux enfants de la zone qui demeure une plaie pour la République.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Insécurité au Nord : Les mesures courageuses du Gouverneur de Gao</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/insecurite-au-nord-les-mesures-courageuses-du-gouverneur-de-gao-2916538.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/insecurite-au-nord-les-mesures-courageuses-du-gouverneur-de-gao-2916538.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/03/aerienne-de-Gao.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 15 Feb 2021 15:21:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Gouverneur de la Région de Gao a décidé de montrer de l’entregent en prenant la bête par les cornes face à l’insécurité endémique qui règne dans son ressort territorial. Après l’assassinat ciblé de l’opérateur économique Abdoulaye Koné, abattu en famille à la différence de son homonyme Abdoulaye «Oputain»assassiné lui en pleine rue, le Colonel Sidiki Samaké a sévi à travers trois mesures fortes. La première a trait à l’instauration d’un couvre-feu qui prend effet à partir d’aujourd’hui lundi et qui va durer une quinzaine de jours reconductible au cours desquels les libertés publiques et individuelles seront assujetties à un régime exceptionnel entre 21 heures et 5 heures du matin. Ce ne sont pas les seules restrictions que lui ont inspirées les dérives criminelles en septième région. Pour en atténuer l’ampleur à défaut de la juguler, l’autorité administrative régionale a en outre décidé de mettre le holà à certaines habitudes et pratiques libertaires ayant longtemps consisté à transformer les armes à feu en jouets d’enfants au cours des manifestations publiques. Pour ramener de l’ordre sur la question, une décision numéro 0057 en date du 12 février 2021 interdit formellement la célébration des cérémonies de jouissante par des coups de feu déclenchés à partir d’armes tous calibres confondus. Les contrevenants à cette réglementation d’interdiction, à défaut de sanctions pénales prévues en la matière, s’exposent à une interpellation et des mesures policières de confiscation de leur arme y compris dans les cas où l’arsenal concerné est solidaire d’un véhicule de façon indissociable. Ça n’est pas tout. Les mesures fortes du gouverneur de Gao s’étendent également aux véhicules anonymes. En dehors du matériel roulant des forces armées et de sécurité ou de leurs partenaires internationaux, interdiction est faite à tout engin non immatriculé de circuler à l’intérieur des villes ou d’emprunter les pistes rurales, tronçons interurbains, entre autres.

Il est évident que pour fortes et courageuses qu’elles paraissent les nouvelles réglementations locales ne sauraient prétendre à une totale efficacité pour un territoire partiellement contrôlé par la puissance publique régulière. Elles auront toutefois le mérite d’instaurer une différence de confort sécuritaire entre les contrées où l’Etat est présent et celles où il est absent.

&nbsp;

<strong>A KEÏTA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Mali du 19 novembre 1968 au 17 mars 1980 :  Pourquoi l’application de l’Accord de paix reste difficile ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/le-mali-du-19-novembre-1968-au-17-mars-1980-pourquoi-lapplication-de-laccord-de-paix-reste-difficile-2916454.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/le-mali-du-19-novembre-1968-au-17-mars-1980-pourquoi-lapplication-de-laccord-de-paix-reste-difficile-2916454.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/05/signature-officielle-de-laccord-de-paix-.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 15 Feb 2021 08:59:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Signé le 20 juin 2015 par le président Ibrahim Boubacar Keïta, l’Accord de paix qui devait être mis en application dans quarante (40) jours accuse un retard de cinq (05) ans. Il comprend 68 articles avec plusieurs communiqués conjoints. La difficile application de l’Accord d’Alger, appelé Accord de paix, trouve son explication dans le bras de fer qui a opposé le général Moussa Traoré à l’Union nationale des élèves et étudiants du Mali (UNEEM) dont le leader Abdoul Karim Camara fut assassiné (17 mars 1980) dans les geôles du Camp-Para par les sbires du général. L’assassinat du père de l’indépendance, en 1976 a montré tout l’attachement d’un peuple envers un bienfaiteur.</strong>

En Afrique, quelques rares présidents patriotes ont forcé l’admiration de leur peuple: Modibo Keïta, N’kwame Nkrumah, Patrice Lumumba, Barthélemy Boganda, Thomas Sankara. Ils ont été assassinés à la suite des coups d’État perpétrés par la françafrique ou nom de la colonisation, le cordon ombilical qui lie l’Afrique à l’Europe.

Ces peuples d’Afrique (Mali, Ghana, Congo Belge, Centrafrique, Burkina Faso) peuvent pardonner mais n’oublient pas. Dès lors, on comprend le sentiment de la politique anti-française qui prend de l’ampleur en Afrique à travers des mouvements de jeunesse: ‘‘<strong>Ya en a marre’’</strong> au Sénégal, ‘‘<strong>Balais Citoyen’’</strong> au Burkina Faso, ‘‘<strong>Yiri Bakoro’’</strong>, ‘‘<strong>Faso Kanu’’ </strong>au Mali.

Enfin, la difficile application de l’Accord de paix réside dans les ressources humaines de mauvaise qualité. Car, ce sont les voleurs du patrimoine national qui sont les défenseurs d’un accord qui demande la partition du pays. Comment voulez-vous que des patriotes acceptent l’inacceptable ? Chez les peuples mandingues, le vol est un crime imprescriptible.

La tenue d’une conférence nationale souveraine pourra accorder les violons entre les Maliens, car beaucoup d’eau a coulé sous le pont: liquidation des sociétés et entreprises d’État, bradage du patrimoine national, délinquance financière à outrance avec son corollaire de milliardaires, le foncier est source de vie et de mort, l’or du Mali à la merci des entreprises étrangères, l’achat de l’équipement militaire. Bref, l’audit de la nation après trente années de pratique démocratique est nécessaire.

<strong>Que reste-t-il du Mali ? Quel développement ? Pour qui ? Pourquoi ? Que faut-il faire ? Qui a fait quoi ? Sans cela, on n’ira nulle part. Les Maliens ont souffert durant ces trente ans de démocratie: champs arrachés aux paysans, pâturages déracinés, quartiers démolis, cherté de la vie, que sais-je encore ?</strong>

Gouverné par une junte qui, <strong>le 19 novembre 1968</strong>, a écarté du pouvoir par la force le président Modibo Keïta, depuis lors décédé en prison dans des circonstances restées mystérieuses, le Mali n’est plus un régime militaire au sens strict. Comme beaucoup de leurs homologues d’Afrique noire, les prétoriens maliens n’ont en effet cessé au cours des dernières années de multiplier les promesses solennelles de retour à un régime civil.

<strong>Le 2 juin 1974</strong>, une nouvelle Constitution, destinée à remplacer celle que les putschistes avaient suspendue, a même été adoptée par référendum. Et le nouveau gouvernement de quinze (15) membres constitué, <strong>le 28 juin 1979</strong>, à la suite de l’élection du général Moussa Traoré à la présidence de la République, <strong>le 19 juin</strong>, ne compte, outre ce dernier qui s’est réservé le portefeuille de la Défense, que deux (02) militaires.

État successeur de l’ancien Soudan, qui fut l’un des territoires de la Fédération d’Afrique occidentale française (AOF) pendant la période de la colonisation, le Mali est également l’héritier du prestigieux empire médiéval auquel il a emprunté son nom.

Il faut tenir étroitement compte de cette double filiation si l’on veut comprendre les réalités politiques, économiques, sociales et culturelles maliennes contemporaines<strong>. </strong>Pour des raisons identiques, il est également indispensable de se référer à la personnalité de l’ancien président Modibo Keïta, qui fut l’un des rares dirigeants d’Afrique noire francophone de stature internationale.

Pays sahélien, enclavé au cœur du continent noir, privé de tout accès direct à la mer, le Mali occupe une position géographique défavorable à son développement économique. Culturellement et politiquement, il se trouve placé à la charnière du monde arabo-berbère et du monde négro-africain, ce qui explique la complexité de certains des problèmes auxquels était confrontée la junte de Bamako et certaines des orientations que le général Moussa Traoré, devenu président du Comité militaire de Libération nationale (CMLN), président du gouvernement et chef de l’État, <strong>le 19 septembre 1969</strong>, entend donner à la politique extérieure malienne. Aux nombreux handicaps structurels qui sont les siens, le Mali en a ajouté de nouveaux après le putsch du <strong>19 novembre 1968</strong>, qui a entraîné l’établissement d’un régime militaire.

Certes, de ce dernier point de vue, l’équipe dirigeante malienne est loin de faire figure d’exception, puisque quatre (04) des sept (07) États qui possèdent une frontière commune avec le Mali sont, eux aussi, dotés soit de régimes militaires au sens strict, soit de régimes issus d’un putsch: Mauritanie, Algérie, Niger, Haute Volta (actuel Burkina Faso). Mais au Mali, comme en Ethiopie ou au Ghana, c’est une junte insurrectionnelle qui a confisqué le pouvoir, contrairement à ce qui s’est passé en d’autres temps au Zaïre ou au Nigeria par exemple. Du fait de cette situation, toutes les structures hiérarchiques ont été ruinées, contrairement à ce qui se passe lorsque celui qui est porté au pouvoir est réellement le gradé le plus ancien dans le grade le plus élevé, comme ce fut le cas en Haute-Volta.

D’autre part, un gouvernement efficace s’accommode mal du respect du principe de la collégialité sur lequel se fondent les juntes. Autant que les médiocres compétences des membres du CMLN, la nécessité dans laquelle ils se trouvent de se mettre impérativement d’accord entre eux avant de prendre toute décision importante explique l’impéritie du gouvernement CMLN.

Éprouvant de sérieuses difficultés à expédier de façon satisfaisante les affaires courantes, les putschistes du <strong>19 novembre 1968</strong> ne sont pas en mesure de donner forme aux aspirations panafricaines de l’ancien président, Modibo Keïta. Ce dernier, qui ambitionnait de hisser son pays au rang de grande puissance interafricaine, était manifestement mieux placé pour recueillir le fastueux héritage historique de l’empereur Soundiata Keïta que les officiers qui l’ont évincé. C’est ce qui explique la morosité générale d’un électorat qui est orphelin de Modibo Keïta, comme l’électorat ghanéen est orphelin de Kwame Nkrumah. Restent les perspectives de retour, désormais de plus en plus précises, à un régime civil.

Les manifestations de lycéens et d’étudiants et la dure répression qui s’est abattue à Bamako et à Ségou, contre les contestataires au cours de l’année 1979-1980, l’aggravation des difficultés financières rencontrées par le général Traoré donnent en tout cas à penser que le régime était  réellement à bout de souffle. Le Mali: Un Peuple-Un But- Une Foi. Cela veut dire unis nous vaincrons, l’armée la plus puissante au monde.

<strong>Safounè KOUMBA</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Cinquième réunion de haut niveau du comité de suivi de l’accord (CSA) : &#45;Une participation forte et de qualité tant du côté de la Partie malienne que du côté de la Médiation internationale</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/cinquieme-reunion-de-haut-niveau-du-comite-de-suivi-de-laccord-csa-une-participation-forte-et-de-qualite-tant-du-cote-de-la-partie-malienne-que-du-cote-de-la-mediation-internationale-2916388.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/cinquieme-reunion-de-haut-niveau-du-comite-de-suivi-de-laccord-csa-une-participation-forte-et-de-qualite-tant-du-cote-de-la-partie-malienne-que-du-cote-de-la-mediation-internationale-2916388.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Kidal-CSA-1.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 15 Feb 2021 02:33:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>-De fortes annonces de soutien !</strong>
En application des dispositions du chapitre 19, en ses articles 57 à 62 de l'Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali issu du processus d'Alger et de son règlement intérieur, le Comité de Suivi de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali issu du processus d’Alger (CSA) a tenu sa cinquième réunion de haut niveau à Kidal, le 11 février 2021, sous la présidence de S.E.M Sabri Boukadoum, Ministre des Affaires Étrangères de la République Algérienne Démocratique et Populaire, Chef de file de la Médiation Internationale.

La réunion a vu une participation forte et de qualité tant du côté de la Partie malienne que du côté de la Médiation internationale. S.E.M. Jean-Yves Le Drian, Ministre de l'Europe et des Affaires Etrangères de la République française, et le Commissaire à la Paix et à la Sécurité de l’Union Africaine, S.E.M. Smail Chergui, ont tenu à prendre part aux travaux par visioconférence.

À l’issue des travaux, les participants :

1. Remercient chaleureusement les autorités maliennes et la population locale pour l’accueil et l’hospitalité qu’elles leur ont réservés à Kidal. Expriment également leurs remerciements à la MINUSMA pour son important soutien logistique qui a grandement contribué au succès de cette réunion ainsi qu’aux mouvements signataires qui ont contribué au bon déroulement de cet événement.

2. Se réjouissent de la tenue, au siège du gouvernorat de Kidal, sous le drapeau malien, en présence des Ministres en charge respectivement de la Sécurité et de la Protection civile, de la Refondation de l’Etat, de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, de l’Emploi et la Formation Professionnelle, de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille sous la conduite du Ministre de la Réconciliation Nationale, Colonel majeur Ismaël Wagué, du délégué du Bureau du Haut Représentant du Président de la République pour la mise en œuvre de l’Accord de Paix, et des représentants de tous les mouvements signataires, de cette toute première réunion délocalisée du CSA et mesurent sa portée symbolique qu’ils considèrent comme un signe palpable du retour à la normale sur l’ensemble du territoire national. Conviennent également de tenir des réunions du CSA dans d’autres régions du pays.

3. Soulignent l’importance de cette rencontre pour continuer à progresser sur les quatre volets de l’Accord de façon à permettre aux populations d’engranger, de manière effective, les dividendes tant attendus de leur engagement dans le processus de paix.

4. Se félicitent de la dynamique de confiance qui règne actuellement au sein de la Partie malienne et qui lui a permis, entre autres, de finaliser une feuille de route actualisée pour diligenter la mise en œuvre de l’Accord pendant la période de transition.

5. Engagent toutes les parties prenantes à œuvrer, avec vigueur et de bonne foi, à l’opérationnalisation des actions retenues dans la feuille de route aux échéances arrêtées.

6. Conviennent de n’épargner aucun effort pour parvenir, en particulier, à une clôture, à brève échéance, de toutes les actions en cours notamment celles concernant l’opérationnalisation des unités de l’Armée reconstituée déjà déployées, notamment le bataillon de l’armée reconstituée de Kidal conformément à la décision de la Commission Technique de Sécurité (CTS) ; le lancement de nouvelles phases du DDR ; le déploiement de la police territoriale ; le retour de l’administration et des services sociaux de base ; le lancement des projets pilotes de développement éligibles au financement dans le cadre du Fonds du Développement Durable ; et l’élargissement de la participation de la femme dans les différents mécanismes de l’Accord.

7. Saluent la visite effectuée par six membres du Gouvernement le 26 janvier 2021 à Kidal et prennent note du communiqué final de la réunion de niveau décisionnel tenue le 9 février, par la partie malienne, en vue d’accélérer la mise en œuvre du volet « Défense et de Sécurité » de l’Accord et appellent la partie malienne à reprendre dans les meilleurs délais la concertation afin de surmonter les préoccupations persistant dans ce domaine.

8. Encouragent la Partie malienne à continuer à privilégier la voie du dialogue et du renforcement de la confiance, du sens de responsabilité et de l’esprit de compréhension et du compromis et de s’abstenir de toute initiative non concertée susceptible de miner le climat de confiance qui règne en son sein.

9. Réaffirment la pertinence de l’Accord en tant que cadre idoine pour restaurer durablement la paix et consolider la réconciliation au Mali dans le plein respect des fondements républicains de l’Etat malien et des valeurs ancestrales de vivre-ensemble et de solidarité qui ont toujours sous-tendu la société malienne dans toute sa diversité. Appellent, à cet égard, tous les acteurs maliens à saisir la courte période de transition actuelle pour réussir la bataille qu’il mène pour la paix, la sécurité et le développement dans leur pays.

10. Exhortent la communauté internationale à poursuivre son accompagnement crucial au Mali durant cette phase de transition pour qu’il puisse mener le processus de paix à bon port, au bénéfice du Mali et des États de la région.

11. Se réjouissent des annonces de soutien suivantes :

a- Union européenne : Amélioration de l’infrastructure du Camp 1 du Bataillon de l’Armée Reconstitué de Kidal ; financement de travaux communautaires de haute intensité en main d’œuvre ; financement de projets de dialogue intercommunautaires ; équipement du gouvernorat de Kidal et ; appui au Comité de Suivi de l’Accord.

b- Algérie : Octroi d’une nouvelle aide alimentaire et en produits pharmaceutiques ; réhabilitation d’au moins une école dans la ville de Kidal et augmentation du nombre de bourses d’études, notamment dans le domaine de la formation professionnelle, pour les demandeurs issus des régions du nord du Mali.

c- MINUSMA : Financement d’un barrage hydraulique à Kidal d’un montant d’un million de dollars et dont la réalisation technique se fera en collaboration avec le Gouvernement malien.

d- France : Contribution de 2 millions d’euros au Fonds de développement durable en vue du lancement effectif et rapide de premiers projets de développement au bénéfice des régions du Nord.

e- CSA : Octroi prochain de 3 sièges supplémentaires pour les femmes au CSA, et de 12 sièges au niveau des quatre sous-comités de l’Accord.

&nbsp;

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord d’Alger pour la paix et la réconciliation au Mali :  «Songhoy Chaawara Batoo» exige sa relecture avant toute application</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-dalger-pour-la-paix-et-la-reconciliation-au-mali-songhoy-chaawara-batoo-exige-sa-relecture-avant-toute-application-2916540.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-dalger-pour-la-paix-et-la-reconciliation-au-mali-songhoy-chaawara-batoo-exige-sa-relecture-avant-toute-application-2916540.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="97541" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 15 Feb 2021 01:52:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Annoncée par les autorités de la transition et réclamé par certains acteurs de la crise comme la CMA, l’application de l’accord d’Alger pour la paix et la réconciliation risque de ne pas voir le jour, du moins pas dans son format actuel. En effet, après le mouvement «Yerewolo Debout sur les Remparts», le collectif «Songhay Chaawara Batoo» regroupant plusieurs associations du Nord vient de monter au créneau pour brandir avec exigence une relecture du document en vue de préserver la cohésion sociale et le vivre ensemble au Mali. C’était lors d’un point de presse le 6 février 2021 à la Maison de la presse.

Co-animé par les présidents de « Songhoy Ganda », Abdoubacrine MAÏGA de «Gao Lama», Abdel Kader MAÏGA du « Collectif An Ko Mali », Aliou Badra SACKO, le point a drainé de nombreux cadres et ressortissants du nord et donne lieu à une déclaration où le collectif exige en substance de se conformer aux recommandations du Dialogue national inclusif tenu pour procéder a la relecture de l’accord pour la paix. Tout en prenant acte d’une «marginalisation des communautés songhoy par l’Etat malien» dans la mise en œuvre de l’accord, les membres du collectif disent se réserver le droit de préserver les intérêts du Mali et des communautés autochtones par tous les moyens appropriés. Sur le découpage territorial, ils réclament un traitement équitable et objectif et non discriminatoire afin de préserver la cohésion sociale et le vivre ensemble. Et ce n’est pas tout. Les associations réunies au sein de « Songhoy Chaawara Batoo» également demandé aux autorités de Transition l’ouverture d’une enquête indépendante sur les tueries perpétrées sur les jeunes manifestants à Gao, le 12 juillet 2016, l’élargissement des autorités intérimaires régionales aux jeunes et aux femmes des mouvements de résistance civile de Gao et de Tombouctou et l’intégration des personnes auxquelles promesse avait été faite au retour de l’armée nationale à Gao. Enfin, le Collectif invite les Maliens, «épris de paix et de justice» à se mobiliser pour dénoncer et s’opposer par tous les moyens légaux contre ce qu’ils ont qualifié de «une partition programmée du Mali. »

&nbsp;

<strong>Amidou Keita</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>42ème session  et 5ème réunion du CSA : Du beau monde à Kidal</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/42eme-session-et-5eme-reunion-du-csa-du-beau-monde-a-kidal-2916377.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/42eme-session-et-5eme-reunion-du-csa-du-beau-monde-a-kidal-2916377.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Kidal-CSA-1.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 15 Feb 2021 01:46:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>C’est la première fois, que la réunion du CSA se tient à Kidal après plusieurs tentatives. Elle s’est déroulée </strong><strong>sous la présidence du ministre algérien des Affaires étrangères, SE M. Sabri Boukadoum en présence du </strong><strong>ministre de la Réconciliation, Colonel Ismael Wagué et d’autres membres du Gouvernement, des représentants des groupes armés de la Plateforme et de la CMA. Le représentant de la Minusma</strong> <strong>à</strong> <strong>la réunion a salué une participation forte et de qualité tant du côté de la partie malienne que du côté de la médiation internationale.</strong>

S.E.M. Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des Affaires Etrangères de la République française et le Commissaire à la Paix et à la Sécurité de l’Union africaine, S.E.M. Smail Chergui, ont tenu à prendre part aux travaux par visioconférence

Mahamat Saleh Annadif, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies a confié après la rencontre que ‘’ ça fait cinq ans que je participe au CSA et c’est la première fois que voie un CSA avec autant de participants. Cela veut dire que toute la communauté internationale est solidaire au Mali et est prête à accompagner le Mali dans cette phase nouvelle et c’est une confiance qui se consolide, une volonté politique réelle qui se manifeste’’.

Quant au Colonel-Major Ismaél Wagué, ministre de la Réconciliation nationale il a fait  savoir que ‘’il en est sorti d’abord une idée de confiance, une compréhension globale de certaines questions. Donc il est important de signaler qu’il a été décidé que la partie malienne continue à renforcer les mesures de confiance par des actes concrets, d’avancer sur les questions sécuritaires et faire en sorte que la Feuille de route qui a été établie de façon consensuelle pour qu’on puisse réellement avancer sur ça en prenant en compte les difficultés de façon consensuelle’’.

Pour  Mohamed Lamine Ould Siddat, président en exercice de la CMA, ‘’nous avons fait un travail entre Maliens. L’organisation a été faite avec le gouverneur de la région de Kidal et c’est des Maliens qui ont organisé cette rencontre, c’est nous Maliens qui avions sécurisé’'.

‘’C’est un CSA délocalisé pour la première fois, cette session dans la région Kidal est sans doute le signe de paix, de réconciliation entre les fils du Mali. Cette session témoin de la volonté de tous les acteurs pour la paix au Mali’’, explique  Haballa AG Hamzatta, porte-parole de la plate-forme.

‘’Voir le drapeau malien flotter à nouveau sur la ville de Kidal est un sentiment  est une fierté pour nous. Tous bon Malien est fier de  cet acte vers le retour de la normalisation au Mali’’, Colonel Modibo Koné, ministre de la Sécurité et de la Protection civile.

La session du CSA délocalisée doit se pencher sur le processus de DDR, l’accélération des réformes institutionnelles, entre autres. Rappelons que, la majeure partie des forces vivre de la Nation aspirent à une relecture de l’Accord pour la paix.

<strong>Bréhima DIALLO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Echos des Régions :    Kidal: Les promesses du ministre Mohamed Salia Touré</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/echos-des-regions-kidal-les-promesses-du-ministre-mohamed-salia-toure-2916381.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/echos-des-regions-kidal-les-promesses-du-ministre-mohamed-salia-toure-2916381.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/10/MOHAMED-SALIA-2.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 15 Feb 2021 01:15:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[En marge aux travaux du Comité de suivi de l'accord- CSA ce mercredi 10 février 2021, le ministre de l'Emploi et de la Formation professionnelle, Mohamed Salia Touré, accompagné du Directeur général de l'ANPE, Ibrahim ag Nock a pris part à la conférence avec la société civile de Kidal.

Il a pris la parole pour exposer ses stratégies en termes de déclinaison de la Politique nationale de la promotion de l’emploi et de la formation professionnelle.

Mohamed Salia Touré a exprimé que Kidal est une priorité pour lui et il dit que la question du chômage est une forte exigence. Il a rappelé que les activités du PROCEJ seront renforcées par les activités des autres structures du Département.

Le ministre Touré a, aussi, exprimé une forte conviction en appelant la société civile à l'aider à mieux internaliser les activités de son département en mettant l’accent sur les agrégats démographiques suivants :

75% de la population est jeune.

50% de la population a entre 21 et 35 ans.

21 % de cette population est constituée des femmes.

Il les a annoncés en rappelant que ces agrégats sont à la fois des défis mais aussi des avantages comparatifs.

Il a fait des annonces sur l'opérationnalisation rapide des services de ses structures notamment les établissements publics et les projets.

En effet il a donné des instructions fermes, notamment à travers les points suivants :

-  L’installation rapide des antennes ANPE, APEJ et FAFPA de même que le Directeur régional de l'emploi et de la formation professionnelle.

- L’identification rapide des priorités des jeunes et des femmes en ce qui concerne la promotion de l'emploi et la formation professionnelle,

- Le lancement rapide d'un programme d'insertion des jeunes et des femmes dans les corps des métiers locaux sous la présidence du ministère de l'Emploi et de la Formation professionnelle avec toutes les structures.

A ce niveau, l’ANPE, à travers le directeur général, a annoncé au ministre que des Kits d'insertion dans les corps de métier sont déjà disponibles à Gao car son local est occupé encore par les mouvements signataires et souhaite avoir un local pour l'exercice et l'opérationnalisation de la Direction régionale ANPE de Kidal dont le Directeur régional est toujours en service à Gao.

Pour finir, il a rendu une visite de courtoisie à l'Amenokal Mohamed ag Intallah pour lui réitérer la ferme volonté de son département pour l'accompagnement des organisations sociales et professionnelles de la région, conformément aux axes stratégiques de la Feuille de route de la Transition.

Il a exhorté le Directeur général de l’ANPE à relayer les instructions et prendre attache avec le Secrétaire général du département aux fins d'inscrire ses dites instructions auprès du cabinet et le relais auprès des conseillers techniques, chargés des sous-secteurs de la formation professionnelle et de la promotion d'emploi de même que ceux chargés de la société civile, secteur privé et les projets de coopération bilatérale et multilatérale du ministère de l'Emploi et de la Formation professionnelle.

Une conférence de presse avec les femmes et les jeunes demandeurs d’emploi de Kidal a eu lieu l’après midi

<strong> </strong>

<strong>Source : Délégation ANPE </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord d’Alger pour la paix :   Un ‘’Accord’’ aversif</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-dalger-pour-la-paix-un-accord-aversif-2916274.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-dalger-pour-la-paix-un-accord-aversif-2916274.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/02/accord-de-paix.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 13 Feb 2021 01:14:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Analyste</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Ce n’est trop de dire que l’Accord d’Alger pour la paix au Mali est aversif. Car depuis sa signature en 2015 par les groupes armés du nord, il ne cesse de susciter des oppositions, de l’aversion, des diatribes de la part surtout des communautés résidents au nord et aussi de cette franche de Maliens qui ont pris connaissance du document et soucieux du Mali de l’indépendance.</strong>

<strong> </strong>La dernière sortie est celle du Collectif Songhay Chaawara Batoo dirigé par Almahamady Cissé, lors d’une conférence de presse, tenue le 6 février dernier à la Maison de la presse, pour dénoncer le contenu de l’art 3 de ce fameux Accord en particulier et l’ensemble du document en général. Assisté des associations membres du collectif, notamment Songhoy Ganda, Gao Lama, qui ont tous dénoncé le caractère discriminatoire de l’Accord de paix pour le Mali, le Collectif Songhay Chaawara Batoo demande tout simplement la relecture de cet Accord. Cette relecture est devenue le leitmotiv de tous les mouvements. Cela n’est pas rien. Kango te nôrô donkili gwan san ! dit un adage bamanan (le mauvais chanteur n’insiste pas pour rien).

On se rappelle encore que lors du Dialogue national inclusif-DNI, un enseignant syndicaliste avait révélé qu’il y a 16 articles dans ledit document défavorable à l’unité nationale, au pouvoir central. Des voix ne cessent de se lever pour demander la même chose : ‘’La relecture de l’Accord’’. Seuls, la Coordination des Mouvements de l’Azaouad-CMA et associés, la France et quelques dignitaires égarés prônent une mise en œuvre dans son état. Un Accord dont le contenu n’a pas été rendu public, même l’ancienne législature n’a pas donné son avis sur la viabilité de cet Accord. Il n’a encore pas été discuté au Conseil des ministres et pourtant c’est le peuple, le pays tout entier qui y est engagé.

Ce n’est pas pour rien que des associations de la société civile, comme ‘’Le front du refus de ‘’l’Accord pour paix’’, s’organisent pour s’opposer à sa mise en œuvre. Tous ont compris qu’il faut aller à la vitesse supérieure. L’Accord pour la paix est-elle devenue l’Accord pour la haine’’ ? Tout accord qui prend ses racines dans la discrimination entre les peuples concernés, de la partition du pays, ne mérite pas d’être exécuté dans ces conditions.

Que l’Accord pour paix soit remis à table, ensemble avec les signataires, pour apporter le correctif nécessaire qui fait preuve d’équilibre. Si toutes les parties prenantes sont pour l’unité, l’intégrité territoriale, le développement équitable pour toutes les régions, alors il n’y a pas de quoi s’opposer à cette relecture.

Sinon, moins de 10 % de la population des zones du nord ne peuvent pas demander ou vouloir quelque chose pour la zone en ignorant les 90 autres %.

Pourquoi cet empressement de notre partenaire dit principal pour la mise en œuvre de l’Accord pour la paix ? Y’a-t-il un complot qui ne dit pas son non ?

<strong>Drissa T. SANGARE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord pour la paix et la réconciliation : La réunion de Kidal ouvre une nouvelle ère</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-la-reunion-de-kidal-ouvre-une-nouvelle-ere-2916144.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-la-reunion-de-kidal-ouvre-une-nouvelle-ere-2916144.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Kidal-CSA.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 12 Feb 2021 11:20:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<span class="FullArticleTexte"><strong>L’opérationnalisation des premières unités de l’armée reconstituée, le retour des services sociaux de base, le DDR, les projets de développement ont été, entre autres, points évoqués au cours de cette rencontre inédite</strong>

Les signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger et la communauté internationale ont réussi hier, le challenge de tenir la 5è réunion de haut niveau du Comité de suivi (CSA) à Kidal. Une première depuis la signature de l’accord en 2015 entre les protagonistes. La première tentative avait avorté en septembre 2019.
Aussi bien pour le gouvernement que pour les groupes armés et la communauté internationale, le voyage à Kidal en grand nombre en valait donc la peine pour marquer ce passage à une nouvelle ère dans le processus de paix. Six membres du gouvernement ont en effet effectué le voyage : colonel-major Ismaël Wagué (Réconciliation nationale), Mamadou Mohamed Coulibaly (Refondation de l’État), Mohamed Salia Touré (Emploi et Formation professionnelle), colonel Modibo Koné (Sécurité et Protection civile), Bintou Founè Samaké (Promotion de la femme et de l’Enfant) et Mahmoud Ould Mohamed (Agriculture, Élevage et Pêche).
</span><b><a href="https://www.lessormali.com/accord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-la-reunion-de-kidal-ouvre-une-nouvelle-ere" target="_blank" rel="noopener noreferrer">... suite de l'article sur L’Essor</a></b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Comité de Suivi de l’Accord(CSA) à Kidal : « Nous sentons une certaine confiance qui s’est établie entre les parties signataires de l’accord… »</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/comite-de-suivi-de-laccordcsa-a-kidal-nous-sentons-une-certaine-confiance-qui-sest-etablie-entre-les-parties-signataires-de-laccord-2916098.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/comite-de-suivi-de-laccordcsa-a-kidal-nous-sentons-une-certaine-confiance-qui-sest-etablie-entre-les-parties-signataires-de-laccord-2916098.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Kidal-CSA.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 12 Feb 2021 06:56:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Six membres du gouvernement ont effectué le déplacement de Kidal, depuis la veille, pour prendre part à ce Comité de suivi de l’accord. Il s’agit des ministres de la sécurité et de la protection civile Modibo Koné, de la réconciliation nationale Ismaël Wagué, de la refondation de l'État et des relations avec les institutions Mohamed Coulibaly, de l'agriculture, de l'élevage et de la pêche Mahmoud Ould Mohamed, de l’emploi et de la formation professionnelle, Mohamed Salia Touré, de la promotion de la femme, de l'enfant et de la famille Bintou Founé Samaké. Le gouverneur de la région de Kidal, le Colonel Fodé Malick Sissoko, ne cachait pas sa satisfaction de voir flotter le drapeau malien devant le gouvernorat, ainsi que le mur faciale de la salle du Comité de suivi drapé des couleurs vert or rouge. Une photo qui ne peut pas cacher les nombreux pick-up contenant des combattants des mouvements, qui jalonnent le long de la route de l’héliport à l’intérieur de la ville, surmontés du drapeau de la CMA. Les combattants tiennent la ville de Kidal et y assurent la sécurité des personnes et des biens.

La présence de la CMA et des deux plateformes dans la salle a fait dire au Représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU au Mali, Mahamat Saleh Annadif, que ce jour devrait être marqué par le sceau particulier. Depuis cinq qu’il est au Mali, part aux CSA, c’est la première fois qu’il voit autant de participants, avec les cinq membres permanents du Conseil de sécurité, qui sont représentés au plus haut niveau. Ainsi ont pris part à ce premier CSA délicieux, les Ambassadeurs de France, des États-Unis, de Chine, de Russie, du Royaume Uni, et tous les pays africains voisins impliqués dans l’accord  pour la paix et la réconciliation, comme le Nigeria, la Mauritanie, le Niger, le Tchad, le Burkina Faso. L’Union africaine et la Cedeao à travers leurs représentants à Bamako ont pris part au CSA de Kidal. En outre, le ministre français des Affaires étrangères, Jean Yves Ledrian d’une part et l’Organisation islamique  étaient connectés pour communiquer par visioconférence.

Mahamat Saleh Annadif a souligné la solidarité de la communauté internationale, à travers sa présence à Kidal, car le chemin pour y parvenir a été parsemé d’embuches. « Si nous y sommes parvenu, c’est d’abord l’environnement de la présidence de la médiation internationale à travers l’Algérie, et aussi la volonté des Maliens eux-mêmes, car depuis un certain temps nous sentons une volonté politique. C’est ce qui avait manqué dans la mise en œuvre politique de l’accord. Nous sentons une certaine confiance qui s’est établie entre les parties signataires de l’accord. Une relation décomplexée est en train de se créer, d’une part entre le gouvernement et les responsables des mouvements, et d’autre part entre le gouvernement et les partenaires du Mali ». Pour le Représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU au Mali, c’est ce qui a permis d’avoir une nouvelle dynamique. Selon lui, cette dynamique doit au bout se matérialiser par les dividendes de la paix pour les populations maliennes.

« Dans moins de cinq mois, nous serons appelés à faire le bilan de six ans d’efforts consentis pour restaurer la paix et la cohésion au Mali », a déclaré le ministre algérien des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, président de la présente session du Comité de suivi de l’accord. La mise en œuvre de l’accord a certes accusé du retard, en raison d’un environnement complexe auquel s’est greffée la crise sanitaire du Covid-19, selon le ministre algérien. Il a encouragé la médiation à « continuer de manière progressive, sereine et évolutive dans la stabilité tant recherchée. »

Le ministre de la réconciliation nationale Ismael Wagué a rappelé les décision du Conseil de sécurité des Nations-Unies et du sommet de Pau en ce qui concerne le DDR (Démobilisation, désarmement et réinsertion) et d’intégration accélérée : 3000 combattants devaient passer par le processus accéléré pour être intégrés dans les forces de sécurité, selon le ministre de la réconciliation nationale. Les questions de développement et l’opérationnalisation du fonds de développement durable ont été abordées par le ministre, qui indique que le comité de gestion tenu en décembre 2020 a retenu seize projets pour un montant de plus de 38 milliards de FCFA. Le dernier mot reviendra au comité de pilotage de ce fonds qui se réunira sous la présidence du Premier ministre.

A la fin des travaux du CSA l’Ambassadeur de France au Mali, Joël Meyer, a souligné la symbolique du lieu : Kidal, même s’il ne faut pas résumer toute la problématique de l’accord de paix à celui de Kidal, dit-il. Il a souhaité que cette réunion consacre le retour de l’ensemble des services de l’État malien au nord. « Au-delà du symbole, ce qui est important, c’est de poursuivre le travail sur le fonds. Il y a une feuille de route qui a été actualisée par tous les acteurs, et qui trace des objectifs très précis, des étapes avec un chronogramme, c’est ce à quoi il faut s’atteler maintenant ». Joël Meyer a précisé qu’il pense notamment « à la question du DDR global, à l’intégration des ex combattants dans l’armée, la police ou dans la réinsertion économique. Nous félicitons la réunion qui s’est tenue le 9 février entre les parties signataires, le gouvernement et les mouvements. Je suis heureux d’entendre que cette réunion va se poursuivre dès le lendemain de ce CSA (Comité de suivi de l’accord) pour avoir un accord sur l’ensemble du DDR global », a poursuivi l’Ambassadeur de France au Mali. A cela s’ajoute les questions du quota, du commandement. « Je suis heureux d’avoir aussi entendu que le comité de pilotage du fonds de développement durable qui doit financer des projets en particulier pour le nord se tiendra bientôt également sous l’égide de Monsieur le Premier ministre. C’est important aussi que le Conseil national de transition puisse adopter le plus vite possible cette loi sur la police territoriale qui est importante », selon Joël Meyer. « Il faut capitaliser ces acquis mais ne pas s’arrêter au symbole, il faut continuer sur le fonds, il y a beaucoup de choses qui sont atteignables très vite ces prochains mois, j’ai parlé du DDR, j’ai parlé des projets pour le nord, j’ai parlé de la police territoriale, je parle du retour pour achever la troisième compagnie du bataillon reconstitué à Kidal, pour assurer ses missions régaliennes de sécurisation et de protection notamment des bâtiments administratifs ». Selon l’Ambassadeur, la confiance renouvelée entre les parties signataires est perceptible. « C’est grâce à ces confiances que ça nous encourage aussi à aller de l’avant à accompagner le Mali, toutes les parties à réaliser leurs objectifs de mise en œuvre de l’accord de paix. Je rappelle que la France a fait un don de 2 millions d’euros pour ce fameux fonds du développement durable et des projets consacrés au nord du pays », indique Meyer.

<strong>B. Daou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le drapeau malien flotte à Kidal, un pas vers la paix</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/le-drapeau-malien-flotte-a-kidal-un-pas-vers-la-paix-2916084.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/le-drapeau-malien-flotte-a-kidal-un-pas-vers-la-paix-2916084.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/Kidal-CSA.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 12 Feb 2021 06:41:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="t-content__chapo"><strong>Le drapeau national flotte au gouvernorat de Kidal, une première depuis 9 ans. Une volonté affichée de part et d’autres d’aller de l’avant dans la mise en œuvre de l’accord de paix d’Alger. La réunion du CSA de quelques heures a engrangé des résultats selon les partenaires étrangers du Mali présents. </strong></p>

<div class="t-content__body u-clearfix">
<div class="m-interstitial">
<div class="m-interstitial__ad" data-readmore-target="">
<div class="m-block-ad " data-tms-ad-type="box" data-tms-ad-status="empty" data-tms-ad-pos="1" data-tms-ad-provider="dfp" data-tms-ad-owner="fmm">
<div class="m-block-ad__label m-block-ad__label--report-enabled">

Le drapeau national du Mali flotte sur le gouvernorat de la ville de Kidal pour la première fois depuis 9 ans. Un symbole fort. La photo du <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20200925-mali-le-pr%C3%A9sident-la-transition-bah-n-daw-a-pr%C3%AAt%C3%A9-serment" target="_self" rel="noopener noreferrer"><strong>président de transition Bah N'Daw</strong></a> y trône également désormais. Incontestablement, les ex-rebelles, qui sont quand même toujours maîtres de la ville, ont fait un geste. Il y en aura d'autres si tout le monde joue sa partition, affirment-ils.

« <em>C’est un sentiment de fierté, d’humilité, de patriotisme que de voir les couleurs nationales hissées et flottées à Kidal </em>», a estimé le nouveau gouverneur de Kidal, le colonel Fodé Malick Sissoko.

Au cours de la rencontre, les partenaires n'ont pas tari d'éloges sur les autorités maliennes de transition. «<em> Il y a avec elles un esprit nouveau</em> », a déclaré le représentant de la Minusma au Mali. Pour Mahamat Saleh Annadif<strong>, </strong>si le drapeau national flotte de nouveau à Kidal, le mérite en revient surtout aux nouvelles autorités maliennes de transition qui ont donné des véritables gages de confiance aux ex-combattants.
<div id="tms-ad-inread-19965888145356137" class="tms-ad" data-tms-ad-type="inread" data-tms-ad-provider="invibes" data-tms-ad-status="loaded">
<div id="divVideoStepAdBottom" class="divVideoStep"></div>
</div>
Le représentant de la Minusma a énuméré les autres résultats obtenus lors de la réunion. « <em>Nous avons parlé de la venue du bataillon reconstitué à Kidal qui va bientôt effectuer la mission pour laquelle il est ici. Nous avons aussi parlé de la question des troupes de l’ex-rébellion qui sécurisent Kidal, qui doivent au fur et à mesure se transformer en une police territoriale, républicaine au service du Mali.</em> »

L'épineux problème du DDR (Désarmement-démobilisation-réinsertion) a été également abordé. Le ministre malien de la Réconciliation, le colonel Ismaël Wagué a révélé qu'actuellement plus de 400 ex-combattants des régions nord du Nord du Mali sont en formation pour intégrer le moment venu les forces armées maliennes reconstituées.

Il a été question aussi du retour des services sociaux de base à Kidal : la ville est plongée dans le noir, il n' y a pas d'eau potable, il n'y a pas de soins de santé. Pour changer la donne, la Minusma a décidé de mettre sur la table un million de dollars.

<strong>Source: https://www.rfi.fr/fr/afrique</strong>

</div>
</div>
</div>
</div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali: les partenaires d’un accord crucial se réunissent pour la 1e fois à Kidal</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-les-partenaires-dun-accord-crucial-se-reunissent-pour-la-1e-fois-a-kidal-2916054.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-les-partenaires-dun-accord-crucial-se-reunissent-pour-la-1e-fois-a-kidal-2916054.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/accord-CSA.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 11 Feb 2021 15:34:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>AFP</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div id="module"><span class="FullArticleTexte"><strong>Les partenaires d'un accord de paix jugé crucial pour la stabilisation du Mali en pleine tourmente se sont réunis jeudi pour la première fois dans la ville symbole de Kidal afin d'en faire avancer l'application, a constaté un correspondant de l'AFP.</strong> </span></div>
<div></div>
<div><span class="FullArticleTexte">Jamais le comité de suivi de l'accord dit d'Alger ne s'était réuni dans cette ville du Nord du Mali qui demeure sous le contrôle de l'ancienne rébellion à dominante touareg, depuis sa signature en 2015. </span></div>
<div></div>
<div><span class="FullArticleTexte">Fait notable, la réunion a commencé en présence non seulement des parties signataires (anciens groupes armés rebelles et progouvernementaux) mais aussi d'une forte représentation des partenaires, les parrains algériens, des diplomates des cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et plusieurs ministres maliens.</span></div>
<div></div>
<div><span class="FullArticleTexte">Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, intervenant par visioconférence, a vu "tout un symbole" dans cette réunion à Kidal, celui du chemin parcouru selon lui depuis 2012 et le début de la crise malienne et sahélienne, et d'une "dynamique positive" observée à ses yeux pour la paix ces derniers mois. </span></div>
<div></div>
<div><span class="FullArticleTexte">Une précédente réunion du comité de suivi prévue en septembre 2019 à Kidal avait été reportée. Le comité de suivi s'est réuni par la suite ailleurs.Le comité de suivi se réunit quelques jours avant la tenue d'un sommet des pays du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad) et de la France les 15 et 16 février à N'Djamena pour faire le point sur la situation dans la sous-région.</span></div>
<div></div>
<div><span class="FullArticleTexte">Depuis 2012 et le déclenchement de rébellions indépendantiste puis jihadiste dans le Nord, le Mali est plongé dans une tourmente multiforme qui a fait des milliers de morts, civils et combattants, malgré le soutien de la communauté internationale et l'intervention de forces de l'ONU, africaines et françaises.</span></div>
<div></div>
<div><span class="FullArticleTexte">Les indépendantistes ont signé l'accord d'Alger. Mais le Mali reste en proie aux agissements des groupes liés à Al-Qaïda et à l'organisation Etat islamique, aux violences intercommuntaires et aux trafics en tous genres. </span></div>
<div></div>
<div><span class="FullArticleTexte">Les violences se sont propagées au Burkina et au Niger voisins.Des progrès politiques, à commencer par l'application de l'accord d'Alger - qui se fait attendre et prévoit l'intégration d'ex-rebelles dans les forces de défense ainsi qu'une plus grande autonomie des régions - sont considérés comme le corollaire indispensable à la riposte militaire pour sortir de la crise.</span></div>
<div></div>
<div class="clear">
<div id="module_10">
<div class="FontArticleSource"><strong>Publié le jeudi 11 fÉvrier 2021  |  AFP</strong></div>
</div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali: Kidal accueille la première réunion du Comité de suivi de l&amp;apos;accord d&amp;apos;Alger depuis 2015</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-kidal-accueille-la-premiere-reunion-du-comite-de-suivi-de-laccord-dalger-depuis-2015-2915996.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-kidal-accueille-la-premiere-reunion-du-comite-de-suivi-de-laccord-dalger-depuis-2015-2915996.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/10/Kidal-dans-le-nord-du-Mali.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 11 Feb 2021 06:39:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<section class="articlebody   " data-id="111" data-m="{&quot;i&quot;:111,&quot;p&quot;:110,&quot;n&quot;:&quot;articlebody&quot;,&quot;y&quot;:6,&quot;o&quot;:1}"><strong>Le CSA, le Comité de suivi de l'accord d'Alger doit se réunir à Kidal ce jeudi 11 février. C'est la première fois, depuis 2015, date de la signature de ce texte qui a mis un terme à la guerre civile, que ce comité se retrouve dans cette ville du nord du Mali. Avec ce CSA, Bamako veut envoyer le signal d'une normalisation.</strong>

Le statut de Kidal est un sujet sensible. Fief de l'ex-rébellion, certains estiment qu'aujourd'hui encore la ville est aux mains de la CMA, la Coalition des mouvements de l'Azawad, signataire de l'accord d'Alger. Cette réunion intervient quelques semaines après la visite d'une délégation ministérielle à Kidal.

Et à Kidal on l'assure, <strong><a href="http://www.rfi.fr/fr/afrique/20210201-mali-prochaine-r%C3%A9union-du-comit%C3%A9-de-suivi-de-l-accord-d-alger-%C3%A0-kidal" target="_blank" rel="noopener noreferrer" data-id="114" data-m="{&quot;i&quot;:114,&quot;p&quot;:111,&quot;n&quot;:&quot;partnerLink&quot;,&quot;y&quot;:24,&quot;o&quot;:3}">tout est prêt pour le CSA</a></strong>. «<em> Cette réunion, marque une grande avancée </em>», s'enthousiasme un membre de la CMA. Pour lui, elle est entre autre l'occasion de clarifier la situation de la ville.

« <em>Les populations sont là, le gouverneur et l'embryon de<strong><a href="http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200217-kidal-bataillon-arm%C3%A9e-malienne-reconstituee" target="_blank" rel="noopener noreferrer" data-id="115" data-m="{&quot;i&quot;:115,&quot;p&quot;:111,&quot;n&quot;:&quot;partnerLink&quot;,&quot;y&quot;:24,&quot;o&quot;:4}"> l'armée reconstituée</a></strong> aussi. Il n'y a aucune mainmise de la CMA, </em>assure-t-il,<em> les autorités et les forces armées maliennes doivent seulement accepter de se conformer à l'accord d'Alger. </em>»

Une analyse que ne partage pas la Plateforme. Pour Fahad Ag Almahmoud, son président, tout cela n'est que poudre aux yeux. « <em>On fait beaucoup de tapage pour une réunion qui durera à peine une heure. Nous n'avons même pas reçu d'ordre du jour</em> », ironise-t-il.

Pour Fahad Ag Almahmoud, ce CSA s'inscrit dans la perspective du <strong><a href="http://www.rfi.fr/fr/afrique/20210210-sahel-la-france-appelle-%C3%A0-un-sursaut-diplomatique-et-politique" target="_blank" rel="noopener noreferrer" data-id="116" data-m="{&quot;i&quot;:116,&quot;p&quot;:111,&quot;n&quot;:&quot;partnerLink&quot;,&quot;y&quot;:24,&quot;o&quot;:5}">sommet du G5 Sahel à Ndjamena</a></strong>, la semaine prochaine. « <em>Bamako veut seulement faire croire à la communauté internationale que la paix progresse au Mali</em> », conclut-il.

Les représentants de la Plateforme seront pourtant bien présents à Kidal cet après-midi. La dernière tentative de tenir un CSA dans cette ville, remonte à septembre 2019 et s'était soldée par un échec.

</section><section class="stb-flexvertical" data-id="118" data-m="{&quot;i&quot;:118,&quot;p&quot;:110,&quot;n&quot;:&quot;sharingtoolbar&quot;,&quot;y&quot;:6,&quot;o&quot;:2}">
<div class="stb-flex  novig" data-stickyviews="4" data-stickytopmargin="20">
<div class="sharingtb">
<div class="stb-bsb novig" data-aop="sharingtoolbar_social" data-id="119" data-m="{&quot;i&quot;:119,&quot;p&quot;:118,&quot;n&quot;:&quot;socialtoolbar&quot;,&quot;y&quot;:8,&quot;o&quot;:1}"><strong>SOURCE: RFI.FR</strong></div>
</div>
</div>
</section>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kidal, un Etat dans un Etat !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-un-etat-dans-un-etat-2-2915999.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-un-etat-dans-un-etat-2-2915999.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/12/Kidal-congres-MNLA.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 11 Feb 2021 01:50:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pélican</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>Forte de sa toute puissance militaire en l’occurrence dans la région de Kidal, la CMA dirige, dans les faits et actes,  ce territoire comme un Etat indépendant et souverain. Son « armée », avec la complicité de   Barkhane,  y sécurise  les personnes et les biens. L’administration et la justice de la région de Kidal sont  réellement assurées par la CMA.  . Et  c’est encore  elle  qui surveille et  contrôle l’exploitation des ressources  du sous-sol : mines, hydrocarbures et nappes d’eau souterraine de Kidal. Tout cela, au grand dam de l’Etat malien.  Un  Etat dans un Etat ?</em>

C’est cela la réalité dans la région de Kidal. La CMA ne veut s’arrêter à l’Administration de la seule région de Kidal. Elle veut désormais administrer  toutes les régions du nord. Dans cette perspective, il  est  désormais créé depuis ce 29 janvier 2021, par  décision  N°11 du Président de la   « Coordination des Mouvements de l’Azawad » (CMA),  une zone  de Gourma.  Cette décision N°11/président CMA portant création de la Zone de Gourma, indique dans son article 1<sup>er</sup>, que ladite zone sera une zone de défense et de sécurité relevant  de l’Etat-major Général de la CMA.  Et qu’elle  permettra « de mieux contribuer à la Sécurité des personnes et leurs biens en partenariat avec les forces nationales et internationale (évidemment française). Ignorant  ainsi  l’appartenance  territoriale et administrative des régions du nord, notamment  celle de Kidal, à l’entité territoriale nationale, la CMA poursuit  inexorablement  ses manœuvres de provocation contre l’Etat malien.

Les « ex-rebelles »,  avec  la bienveillance de  Barkhane et MINUSMA, sont  visiblement les vrais maîtres des régions nord, en l’occurrence  celle de Kidal.  La CMA, qui regroupe en son sein  tous les mouvements de  l’« Azawad », s’est présentement dotée  d’une  Coordination de la Sécurité  Militaire de l’Azawad à Kidal  (CSMAK). C’est  une unité militaire d’obédience touarègue  qui patrouille  hélas dans la ville de Kidal avec  les soldats de Barkhane  pour sa sécurisation.

Cette complicité  militaire des « ex-rebelles »  touaregs  de la CMA avec  la France, n’est un secret de polichinelle. Elle  est  bien révélée  au grand  jour par Bilal Ag Chérif, un des hommes forts de Kidal. Faut-il  rappeler que  c’est  ce  même monsieur qui a personnellement  signé, au nom de la CMA, les accords d’Alger. Des accords censés  pourtant remettre le Mali dans son intégrité territoriale et administrative. Les maliens doivent-ils  se résigner  en  acceptant   que  l’Etat  unitaire  du Mali  n’a plus  dorénavant d’emprise sur les régions du nord, en l’occurrence celle de Kidal ? Serait-elle  définitivement fermée,  la  page de l’histoire du Mali Un et Indivisible?

Une chose est claire, depuis quatre ans et à contrario de cet idéal d’un Mali Un et Indivisible, la France par l’entreprise de Barkhane, est  officiellement associée avec la CMA, au grand dam de l’armée nationale, pour la  surveillance  et le contrôle de  l’ensemble des régions nord. Ce qui ne doit pas étonné plus d’un si l’on sait que c’est  Barkhane  qui avait  en 2014  favorisé le départ des  FAMAS de Kidal.  Actuellement,   celles-ci   y ont fait hypocritement  leur retour  à l’extérieur  de la ville sous le label  de « l’armée nationale reconstituée ».  Composée  à 80% de touaregs et  commandée par un targui, cette « armée reconstituée » du Mali est  confinée dans un campement surveillée par les troupes de la CMA  et  est interdite d’en sortir.

Faut-il encore davantage d’épreuves et  d’humiliations  de  l’Etat unitaire du Mali pour  s’en apercevoir que les régions du nord échappent vraiment à l’entité territoriale et administrative nationale ? Quelle  que soit la compréhension dégagée, l’honnêteté intellectuelle recommande  que l’on admette  que la région de Kidal constitue, depuis le déploiement de Barkhane,  un Etat dans un Etat au Mali. Et que cet Etat  est réellement  gouverné par la CMA, en dépit d’un Gouverneur nommé par la partie  malienne.

<strong>Falaye Keïta</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Prochaine réunion du CSA :  Le choix de Kidal, un symbole fort pour la paix</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/prochaine-reunion-du-csa-le-choix-de-kidal-un-symbole-fort-pour-la-paix-2915981.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/prochaine-reunion-du-csa-le-choix-de-kidal-un-symbole-fort-pour-la-paix-2915981.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/11/SESSION-CSA-UNE-.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 11 Feb 2021 01:32:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Et revoilà l’accord de paix d’Alger bientôt sur la table de discussions au Mali! En effet, Kidal, la ville rebelle du Nord du pays, accueillir très prochainement une réunion du Comité de Suivi de l’Accord d’Alger (CSA).</strong></em>

<em>Une rencontre entre les parties signataires, notamment le pouvoir de Bamako et les groupes armés du Nord, prévue pour se tenir en présence de nombreux diplomates africains et européens au nombre desquels les représentants de puissances occidentales comme la France et les États-Unis de même que le représentant de l’ONU au Mali. Pour un événement, c’en est un et cette réunion ne saurait passer sous silence d’autant que c’est la première du genre depuis la signature, en 2015, dudit accord qui se présente comme un passage obligé pour une sortie de crise sur les rives du fleuve Djoliba. C’est dire si cet accord d’Alger se présente, à bien des égards, comme le visa de la paix au Mali. À l’instar de ce qu’est le précieux sésame pour de nombreux migrants à travers le monde. C’est pourquoi il faut saluer la tenue annoncée de cette réunion qui fait renaître l’espoir, d’autant qu’il est question d’y aborder des sujets essentiels susceptibles d’en faciliter l’application, au nombre desquels celui du Mécanisme opérationnel de coordination (MOC), du nom de cette unité mixte de soldats de l’armée régulière et d’ex-rebelles, censée poser les jalons de la future armée malienne.</em>

<strong>À petits pas vers la paix </strong>

<em>Le moins que l’on puisse dire, c’est que près de six ans après sa signature, l’application de l’accord de paix d’Alger dans la résolution de la crise malienne, reste d’une impérieuse nécessité aux yeux de la communauté internationale qui ne cesse de pousser à la roue pour amener les protagonistes à s’inscrire dans le sens de cette feuille de route. Et cette réunion de Kidal est une étape d’autant plus importante qu’elle marquera le début effectif de cette volonté de fumer de part et d’autre, le calumet de la paix, pour donner des chances au processus de normalisation de la situation qui a pris du plomb dans l’aile en raison de la danse du tango à laquelle se livrent les protagonistes depuis six ans. Déjà, le choix de la ville rebelle pour abriter cette réunion de mise en route de l’accord, est en lui-même un symbole fort de la volonté des parties prenantes au conflit, d’aller de l’avant dans la recherche de la paix. D’abord, de la part des autorités de la Transition qui multiplient depuis peu, les déplacements dans cette partie du Nord considérée comme une zone rouge pour les autorités de Bamako. Ensuite, de la part des groupes armés qui contrôlent cette partie du territoire et qui semblent afficher une volonté de ne pas rester en dehors de la République. En tout cas, c’est ce que semble traduire le récent déplacement d’une forte délégation gouvernementale à Kidal, à la veille de la visite élyséenne du « transitionnaire » locataire du palais de Koulouba, reçu, le 27 janvier dernier, avec tous les honneurs dus à son rang.  Pour toutes ces raisons, est-il alors permis de se demander si l’on s’achemine à petits pas vers la paix au Mali ?</em>

<em><strong>À dialogue franc, une paix définitive</strong></em>

<em>Autrement dit, l’espoir est-il permis de voir enfin poindre une lueur d’espoir dans la résolution de cette crise que le Mali traîne comme un boulet au pied depuis tant d’années ? La question mérite d’autant plus d’être posée que les protagonistes de la crise malienne nous ont souvent habitués à des rebondissements inattendus sur la question de l’application de ce fameux accord censé sortir le pays de l’impasse, mais dont l’opérationnalisation semble poser problème en ce sens qu’elle n’a pas vu une seule rencontre réunissant l’ensemble des protagonistes, se tenir dans ce sens depuis 2015. C’est pourquoi l’on espère que rien ne viendra entraver la tenue effective de cette réunion annoncée de Kidal, encore moins gripper la machine de la mise en œuvre de cet accord vital à plus d’un titre pour le retour de la paix au Mali. C’est tout le mal que l’on souhaite à nos concitoyens qui commencent à ressentir le poids des atermoiements des protagonistes de la crise à aller à un dialogue franc et sincère pour sortir le pays de cette mauvaise passe qui fait le jeu des terroristes. Ces derniers ne se gênant pas de profiter de la situation pour semer la mort et la désolation dans le pays, quand leurs actions ne concourent pas à semer la confusion et la suspicion ou à entamer la confiance entre les parties.  En tout état de cause, la tenue annoncée de cette réunion à Kidal, est la preuve que les lignes commencent à bouger dans le bon sens au Mali. Cela est une bonne chose qui est à l’honneur des autorités de la Transition qui cherchent visiblement à instaurer un climat de confiance avec les groupes armés du pays, à l’effet de relancer le dialogue et donner un coup de fouet à des pourparlers de paix qui piétinent. Et Bamako est fortement encouragée en cela par la communauté internationale qui veille toujours au grain. Reste maintenant à réussir ce premier pas qui n’est jamais gagné d’avance dans les sables mouvants du désert malien.</em>

<em><strong>Cyrille Coulibaly</strong></em>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tenue de la 42e session du Comité de Suivi de l’Accord à Kidal : Les groupes armés divisés sur la question</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/tenue-de-la-42e-session-du-comite-de-suivi-de-laccord-a-kidal-les-groupes-armes-divises-sur-la-question-2915928.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/tenue-de-la-42e-session-du-comite-de-suivi-de-laccord-a-kidal-les-groupes-armes-divises-sur-la-question-2915928.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/11/ville-de-Kidal.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 10 Feb 2021 15:45:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le choix de la ville de Kidal pour abriter la 42<sup>e</sup> session du Comité de suivi de l’Accord (CSA) n’est pas partagé par toutes les parties prenantes à l’Accord notamment les groupes armés.  </em></strong>

Le choix de la ville de Kidal pour abriter la 42<sup>e</sup> session du Comité de suivi de l’Accord (CSA) ne fait pas l’unanimité auprès de toutes les parties prenantes de l’Accord notamment les groupes armés. Si la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) soutient que la tenue du CSA à Kidal permettra de convaincre les populations à adhérer au processus de paix, ce n’est pas le cas de la Plateforme qui estime qu’il n’est pas opportun de tenir le CSA dans une localité où l’accord est constamment violé.

Pour la  plateforme, il n’est pas opportun d’organiser le CSA dans une localité qui ne respecte pas les termes de l’Accord. C’est du moins ce qu’a soutenu Fahad Ag Mahamoud, porte-parole de la plateforme sur studio Tamani. Il n’est pas, dit-il, nécessaire d’organiser le CSA dans la ville tant que le drapeau du Mali n’y flotte, et tant qu’il n’est pas sécurisé par l’armée malienne. Aussi, affirme-t-il, le CSA ne doit pas se tenir sur un territoire du Mali sous la sécurité d’un mouvement armé.

Tout le contraire de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) qui soutient que toutes les parties prenantes pourraient contribuer à la sécurisation de la rencontre. La tenue du CSA dans la 8<sup>e</sup> administrative du Mali permettra de convaincre les populations à adhérer au processus de paix mal en point. Près de 6 ans après sa signature, l'application complète de l’Accord se fait toujours attendre.

Sur studio Tamani, Attaye Ag Mohamed, point focal de la CMA au CSA, a indiqué que son mouvement travaillera pour qu’il n’y ait aucun incident. Attaye Ag Mohamed ne voit pas également de mal à ce que l’armée malienne, si elle en a les moyens, sécurise les travaux du CSA. Une façon pour lui de rassurer les participants aux travaux.

Malgré ses réserves, la Plateforme maintient sa participation à la rencontre. L’annonce de la tenue de la 42<sup>e</sup> session de l’Accord est faite à un moment où des Maliens manifestent contre son application. Un front de refus a pour cela été mis en place.

Ses membres jurent de s’opposer à l’application de l’Accord qu’ils jugent illégal et illégitime. Elle intervient également à un moment où le gouvernement de la transition et la CMA s’accusent mutuellement à travers des communiqués de presse.

<strong>Cheick Boungouta Cissé </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>DNI et Accord d’Alger :  Le bal des contradictions</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/dni-et-accord-dalger-le-bal-des-contradictions-2915817.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/dni-et-accord-dalger-le-bal-des-contradictions-2915817.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/02/accord-de-paix.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 10 Feb 2021 01:28:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>DNI et Accord d’Alger ne riment pas ensemble. Bah N’Daw ne peut aucunement cumuler le bénéfice des deux.</em></strong>

Le chef de l’Etat a pris son bâton de pèlerin pour aller offrir à Paris toutes les assurances à sa bonne volonté de donner un coup d’accélérateur à la mise en œuvre de l’Accord d’Alger. Il est tout à fait exact de souligner qu’il y est engagé dès son entrée en fonction.

Paris a cherché à desserrer un certain nombre de blocages institutionnels, donc a poussé à la préparation des lois en vue d’atteindre cet objectif. Mais aucune stratégie, tenant compte des réticences de l’écrasante majorité des populations et évaluant d’une manière réaliste la faisabilité de cet accord signé le pistolet sur la tempe, n’a été élaborée.

Le prestige de Bah N’Daw ne semble pas sensiblement plus haut qu’il ya quelques mois. Il fallait qu’il fasse preuve d’un peu plus de compréhension, qu’il soit à l’écoute de son peuple, qu’il ne range pas dans les tiroirs les résolutions du Dialogue national inclusif (DNI) qui s’est prononcé ouvertement en faveur d’une révision de l’Accord d’Alger suspecté de renfermer les germes d’une partition du Mali.

Le chef de l’Etat a beau jeu d’afficher publiquement sa volonté d’appliquer les résolutions issues du DNI, l’opinion publique a de plus en plus de mal à le suivre. DNI et Accord d’Alger ne riment pas ensemble. Il ne peut aucunement cumuler le bénéfice des deux.

<strong>Georges François Traoré    </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nord du Mali : Tirs croisés sur la CMA</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/nord-du-mali-tirs-croises-sur-la-cma-2915740.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/nord-du-mali-tirs-croises-sur-la-cma-2915740.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/10/CMA-plateforme.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 09 Feb 2021 13:36:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>De Bamako à Gao en passant par la diaspora, la Coordination des mouvements de l’Azawad CMA) est sous le feu des critiques. Les ex-rebelles ont posé un acte préjudiciable au processus de paix en créant une zone militaire dans le Gourma, un espace loin d’être sous leur contrôle. </strong>

Tout est parti de ses dernières sorties depuis janvier passé. A Kidal, conformément aux dispositions de sa charte et sur convocation de son Président en exercice, Alghabass AG Intalla, le comité directeur de la CMA s’était réuni en session ordinaire les 25, 26, 27 et 28 janvier 2021 à Kidal.

Selon les responsables du groupe armé, l’ouverture de la rencontre a été marquée par la présence appréciée d’une délégation de la Plateforme d’Alger du 14 juin conduite par son Porte-parole M. Haballa Ag Hamzata, présent sur invitation du « président en exercice pour sceller la nouvelle synergie d’actions entre les deux mouvements signataires de l’Accord ».

Pour l’occasion, les ex-rebelles ont mis les petits plats dans les grands, puisque ladite rencontre a enregistré une très forte participation des membres des différents organes nationaux et régionaux de la CMA ainsi que  ses délégués au sein des mécanismes de mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger.

Il y a eu une présentation détaillée et fortement appréciée des activités conduites par le Président sortant durant les 7 mois de sa présidence. Un accent particulier a été mis sur les avancées notables en matière d’organisation et de sécurité des personnes et de leurs biens malgré tous les aléas et  difficultés qui ont marqué le pays.

La CMA s’est donnée une feuille de route pour orienter la politique d’actions globales à entreprendre durant le semestre à venir. Sur le plan politique, cette feuille de route prévoit la redynamisation voire la recomposition des bureaux régionaux de la CMA dans les régions de Gao, Tombouctou, Ménaka et Taoudenit.

Sur le plan militaire, elle a décidé de créer 2 zones militaires dans la région de Gao (le Haoussa et le Gourma) avec une coordination unique. C’est ce point qui a valu à la CMA toutes les critiques. Comment comprendre qu’un groupe armé se donne le pouvoir de créer une zone militaire comme si l’Etat central ne servait plus à rien ?

La CMA a agi au nom d’une prétendue la terreur exercée contre les populations civiles dans certaines zones provoquant un exode massif hors de leur site d’attache.

<strong>Nouhoum DICKO</strong>

<strong>Source : L'Alerte</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Risque de partition du Mali dans l’APR: les communautés sédentaires du nord exigent sa révision</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/risque-de-partition-du-mali-dans-lapr-les-communautes-sedentaires-du-nord-exigent-sa-revision-2915614.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/risque-de-partition-du-mali-dans-lapr-les-communautes-sedentaires-du-nord-exigent-sa-revision-2915614.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/02/APR-nord.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 08 Feb 2021 14:15:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Collectif ‘’Songhoy Chaawara Batoo’’, une coalition des organisations sédentaires de culture Songhaï, a aimé ce samedi 6 février 2021, un point de presse sur la crise sociopolitique au nord du Mali. Les échanges ont porté sur : l’Accord d’Alger ; le découpage territorial; l’arrêté fixant les membres du conseil consultatif interrégional de la zone de développement des régions du nord Mali ; ainsi que l’insécurité dans les zones sédentaires et les prises d’otages des populations sur le terroir.
<p style="font-style: inherit">Cette conférence de presse était animée par le président de Songhoy Ganda, Abdoubacrine MAÏGA ; qui avait à ses côtés, le président de Gao Lama, Abdel Kader MAÏGA ; le président du Collectif An Ko Mali, Aliou Badra SACKO ; en présence de plusieurs cadres ressortissant du Nord, etc.
A travers cette sortie médiatique, il s’agissait pour les responsables du Collectif ‘’Songhoy Chaawara Batoo’’ d’inviter toutes les communautés sédentaires du nord à s’unir contre les dérives des autorités enregistrées notamment dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger.
Samedi dernier, les responsables de la coalition des organisations sédentaires de culture Songhaï sont montés au créneau pour montrer leur détermination à faire barrage à l’application de l’Accord pour la paix et la réconciliation qui, en l’état, n’est que pour eux un moyen pour disloquer définitivement le pays au profit des séparatistes qui ont pris des armes.
Dans la déclaration lue par Almahady M. CISSE, président du Collectif ‘’Cri de cœur’’, il ressort que les hommes et les femmes unis au sein de la Coalition des organisations sédentaires de culture Songhaï, sont fortement préoccupés et interpellés par l’ampleur de la crise sécuritaire et des réponses à elle, données par l’Etat malien.
Selon eux, l’avènement du 18 août 2020 et la demande forte pour la refondation du Mali, nous laissait présager que les citoyens maliens avaient là une opportunité pour faire un toilettage consensuel de l’Accord.
Mais hélas, les Associations, Collectif, fédération, populations sédentaires réunis au sein de ‘’Songhay Chawara Batoo’’, continuent de constater avec regret la marginalisation des communautés de culture songhay par notre Etat, dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord.
Face à cette situation, disent-ils, d’injustice, de mépris, qui viole la Constitution et toutes les dispositions des conventions internationales des droits des populations autochtones, ce collectif, selon ses responsables, se réserve le droit de sauvegarder les intérêts du Mali et des communautés autochtones par les moyens appropriés.
Pour ce faire, il dénonce les termes de l’accord qui portent, à ses yeux, des germes discriminatoires.
De même, a-t-il fait savoir, pour la préservation de la cohésion sociale et du vivre ensemble, le collectif de demande un traitement équitable, objectif et non discriminatoire, du découpage territorial dans le cadre de la politique de décentralisation.
Conformément aux recommandations du dialogue national inclusif tenu du 14 au 22 décembre 2019, le collectif exige la relecture de l’Accord pour la paix, pour prendre en compte et mettre sur le même pied d’égalité, tous les Maliens, et particulièrement, toutes les communautés vivant Nord.
Cette organisation demande aussi aux autorités une enquête indépendante sur les tueries perpétrées sur les jeunes manifestants à Gao, le 12 juillet 2016 ; l’élargissement des autorités intérimaires régionales aux jeunes et aux femmes des mouvements de résistance civile de Gao et de Tombouctou ; l’intégration dans l’Armée des personnes auxquelles promesse d’intégrer l’armée nationale à Gao.
Enfin, le Collectif Songhay Chaawara Batoo, invite l’ensemble des Maliens, les hommes et les femmes épris de paix et de justice à se mobiliser pour dénoncer et s’opposer par tous les moyens légaux à cette injustice et le «risque d’une partition programmée» du Mali…</p>
<p style="font-style: inherit"><strong>Par Abdoulaye OUATTARA</strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Zone de défense: le gouvernement accuse, la CMA se défend</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/zone-de-defense-le-gouvernement-accuse-la-cma-se-defend-2915615.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/zone-de-defense-le-gouvernement-accuse-la-cma-se-defend-2915615.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/02/CMA-KIDAL.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 08 Feb 2021 14:14:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Entre le gouvernement et la CMA, le ton monte et depuis ce vendredi 5 février, c’est la réponse du berger à la bergère. Le gouvernement accuse, la CMA se défend.</strong></em>

La décision unilatérale de la CMA de créer une zone de défense dans le Gourma est une violation de l’Accord pour la paix et la réconciliation et du pacte pour la paix au Mali. Face à cette situation, le Gouvernement invite la CMA à réviser sa position et la Médiation internationale à se pencher sur la question.

Dans un communiqué qui a fait le tour des réseaux sociaux ce vendredi après-midi, le gouvernement dénonce la décision de la CMA de créer une zone de défense et de sécurité dans Gourma.

Pour le Gouvernement cette décision de la CMA est une transgression du cessez-le-feu conclu entre les parties et dont les clauses les engagent à conserver leurs positions et une flagrante violation des dispositions des articles 17, 25 et 29 de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger relatives aux questions de défense et de sécurité.

C’est pourquoi le Gouvernement demande à la CMA de revenir sur sa décision et à la Médiation internationale de se pencher sur la question.

Cette décision unilatérale de la CMA est de nature à susciter des interrogations et des suspicions au moment où les parties se sont engagées à tenir une concertation de niveau décisionnel pour finaliser la phase d’intégration du dernier groupe des ex-combattants issus des bataillons du Mécanisme Opérationnel de Coordination (MOC) dans les Centres de formation.

Aussi, condamne-t-il fermement cette décision qui fragilise le processus de paix dans un contexte de recrudescence des attaques des groupes terroristes dans la Zone concernée où se déroulent les opérations – MALIKO et ELIPSE en collaboration avec les forces partenaires notamment Barkhane et la Force conjointe du G5 Sahel. Elle est également de nature à compromettre les résultats probants obtenus sur le terrain dans la lutte contre le terrorisme au Mali et dans le Sahel.

Le Gouvernement de la République du Mali rappelle sa constante détermination à poursuivre la mise en œuvre de l’Accord et lance un appel à toutes les parties prenantes à maintenir les concertations de haut niveau entre les responsables politiques et militaires, dans le cadre de la mise en œuvre dudit Accord, en vue d’aplanir les obstacles qui retardent encore le déploiement des premières unités de l’Armée reconstituée dans toutes les régions concernées et de manière plus générale, le parachèvement des objectifs d’étape retenus en matière de défense et de sécurité

Par rapport à la création d’une nouvelle zone militaire de la CMA dans le Gourma, la CMA s’insurge contre les allégations du gouvernement qui ne sont fondées que sur des passions et sous la pression de la rue au détriment de la vérité du terrain. Dans un communiqué rendu public hier soir vendredi 5 février, la CMA dit apporter un démenti formel aux accusations du gouvernent.

La CMA rappelle que la zone dite de Gourma n’est pas une création nouvelle, depuis la signature du cessez-le-feu du 23 Mai 2014 et bien avant la signature de l’accord pour la paix et la réconciliation, cette zone militaire existait et relevait de la zone de haoussa (rive gauche du fleuve de Gao). La seule nouveauté est que la zone devient autonome vis-à-vis du Haoussa et dépend directement de l’état-major général de la CMA.

Ainsi, cette réorganisation s’inscrit dans le cadre de la redynamisation de la CMA en vue de protéger et de sécuriser les populations de cette zone laissées pour compte et pour mieux coordonner avec les forces internationales et nationales y compris les FAMa et la Plateforme.

La CMA rappelle que les FAMa ont maintes fois et de façon répétitive violé le cessez-le-feu en faisant des opérations militaires et des patrouilles unilatérales procédant aux fouilles et aux arrestations des paisibles citoyens azawadiens dans des Zones sous son contrôle, en occupant le terrain en dehors des mécanismes de L’APR/D’Alger sans que cela suscite ses réactions, la dernière en date concerne l’incursion des FAMa à Razelma sans concertation et sans préavis.

La CMA, tout en condamnant les accusations à peine voilées, distillées avec subtilité dans le communiqué du gouvernement insinuant que sa présence dans la Gourma serait un handicap à la lutte contre les terroristes alors même qu’elle gêne et empêche en premier lieu les mouvements et la fixation des terroristes, réitère son attachement au cessez-le-feu signé le 23 Mai 2014 à Kidal et aux arrangements sécuritaires qu’elle a signés. Elle invite le gouvernement malien à s’inscrire exclusivement et de façon diligente à la construction de la paix et de la confiance, gage de la réussite d’une bonne mise en œuvre de l’accord.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mise en œuvre de l’Accord d’Alger pour la Paix à travers la «feuille de route actualisée des actions prioritaires » par la transition : Le collectif Songhoy CHAAWARA BATOO proteste</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mise-en-oeuvre-de-laccord-dalger-pour-la-paix-a-travers-la-feuille-de-route-actualisee-des-actions-prioritaires-par-la-transition-le-collectif-songhoy-chaawara-batoo-p-2915494.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mise-en-oeuvre-de-laccord-dalger-pour-la-paix-a-travers-la-feuille-de-route-actualisee-des-actions-prioritaires-par-la-transition-le-collectif-songhoy-chaawara-batoo-p-2915494.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/02/accord-de-paix.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 08 Feb 2021 03:51:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La Coalisation des Organisations Sédentaires Songhoy, réunie au sein du Collectif Songhoy Chaawara Batoo, a organisé, le samedi 6 février 2021, à la Maison  de la presse de Bamako, un point de  presse qui a porté sur quatre points majeurs.  Primo, sur le contexte actuel d’accélération de la mise en œuvre de l’Accord d’Alger pour la Paix à travers la «<em>feuille de route actualisée des actions prioritaires»</em> des autorités de la transition; secundo, le découpage territorial. Le point trois a porté sur  l’arrêt fixant les membres du Conseil Consultatif Interrégional de la zone de développement des régions du Nord du Mali ZODERN-Mali le, 31 décembre 2020. Quatrièmement, les phénomènes d’insécurité et de banditisme dans les principales villes sédentaires et la prise en otage des populations sur le territoire. Il a été animé pour la circonstance par entre autre, Aboubacarine Maïga, président Songhoy  Ganda, Abdel Kader Maïga, président Gao Lama, Aliou Badra Sacko, président de la Coalition Anw Ko Mali, Chouabou Souleymane Maïga, représentant du Nord, Almahady Cissé, membre du Sonhoy Chaawara Batoo. « <em>Pour la préservation de la cohésion sociale et du vivre ensemble, un traitement équitable, objectif, et non discriminatoire, du découpage territorial dans le cadre de la politique de décentralisation ; demandons, conformément aux recommandations  du dialogue national inclusif tenu du 14 au 22 décembre 2019, la relecture  de  l’accord pour la paix, pour prendre en compte sur le même pied d’égalité, tous les Maliens et particulièrement, toutes les communautés du Nord; une enquête indépendante sur les tueries perpétrées sur les jeunes manifestants à Gao, le 12 juillet 2016 ; l’élargissement des autorités  intérimaires régionales aux jeunes et aux femmes des mouvements de résistance civile de Gao et de Tombouctou ; l’intégration des personnes auxquelles promesse avait été faite au retour  de l’armée, etc…</em> <em>Nous sommes des hommes et des femmes, issus de la Coalition des organisations sédentaires de culture Songhai (Songhoy, Peuls, Bellas, Touaregs, bambara, maures…) déterminés et engagés dans la défense du vivre ensemble de toutes les communautés du Mali, mais fortement préoccupés et interpellés par  l’ampleur </em>de la crise sécuritaire et des réponses données par l’Etat malien», a précisé d’entrée Almahady Cissé, à l’entame de la déclaration du manifeste du collectif Songhoy Chaawara Batoo.

Selon Almahady Cissé, les faits sur la situation actuelle du Mali parlent d’eux-mêmes. Nous assistons, regrette-t-il, depuis un certains temps, à une volonté  d’accélération de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger à travers une <em>« feuille de route actualisée des actions prioritaires »</em> des autorités de la transition allant de décembre 2020 à août 2022 dont le point clé fut la signature et la publication de l’arrêté fixant les membres du Conseil Consultatif Interrégional de la Zone de Développement des régions du Nord du Mali ZODERN-Mali, le 31 décembre 2020. La composition de cette structure, Zordern-Mali, dénonce Almahady Cissé,  en dit long sur les vraies intentions des autorités quant au découpage territorial des régions du Nord : sur 26 conseillers, 5 seulement étant des sédentaires de culture songhoy. C’est pour cette raison, insiste fortement Almahady Cissé, que nous rappelons, si besoin est, ces intentions longtemps cachées, dévoilées sous forme de mesures iniques et injustes  qui n’ont qu’une finalité :     fabriquer une majorité territoriale, administrative  et politique pour une minorité  ethnique, au  détriment  des populations sédentaires de culture songhoy, démographiquement majoritaires. <em>«Une énième déception pour la nation entière, amis, singulièrement pour les citoyens maliens sédentaires de culture des régions concernées»</em>,  indique Almahady Cissé. Ces intentions maladroites des autorités actuelles du pays, dit Almahady Cissé, nous poussent à se questionner si c’est cela l’objectif de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali issu du processus d’Alger ? En tout état de cause, prévient sans détour Almahady Cissé, nous jugeons insoutenable et nous nous battrons  contre l’application de l’article 3 de l’accord (ou tout autre document qui travestit l’esprit et la lettre de notre constitution ou de la déclaration universelle des droits de l’Homme) qui vise à augmenter  artificiellement le nombre d’élus du Nord dans les institutions de la République à travers l’augmentation des circonscriptions administratives en faveur d’une partie des citoyens ethniquement identifiés par l’Etat  et certaines parties prenantes à l’accord, dans le seul but de dominer politiquement la majorité constituée par les sédentaires de culture songhoy. Et le manifeste de poursuivre que les décisions prises dans le cadre de l’inter-régionalité prévue par l’Article 33 de l’accord pour la paix et la réconciliation d’Alger, seront de facto défavorables aux communautés sédentaires. Et Almahady Cissé de se demander encore pourquoi obliger des communautés autochtones qui sont ainsi opprimées à rester  coûte  que  coûte  au sein d’entité inter-régionale qu’elles  rejettent. Il  a, par ailleurs, ajouté que les populations sédentaires du Nord dans toute leur diversité ethnique ont suffisamment enduré, donné leur vie (le terrorisme, les tueries de masse des populations, les assassinats ciblés, le chômage, les pillages dans les villages et les écoles fermées sous la menace quasi permanente des djihadistes, des bandits armés). Malgré tout, déplore Almahady Cissé, l’inquiétude grandit de  jour en jour au sujet du fleuve Niger où converge tout le métal extrait des mines traditionnelles à quelque dizaine de kilomètres des rives. C’est pourquoi, déclare Almahady Cissé, les populations Songhoy demandent leur droit : être consultées, écoutées, entendues. « <em>Le devenir de notre terroir Songhoy ne peut se faire sans nous », prévient le porte parole Cissé.  Selon lui, leur appel est simple et légitime. « Agir pour le Nord, agir pour le Mali, agir pour les peuls autochtones et sédentaires de culture songhoy et majoritaires »,</em> a fait savoir Cissé. Face à cette situation d’injustice , de mépris, qui viole la constitution de toutes les règles de convention internationales des droits des populations autochtones, souligne Almahady Cissé,  nous, associations, collectif, fédération, populations sédentaires, réunis au sein de Songhay Chaawara Batoo, prenons acte de la marginalisation des communautés de culture songhay par l’Etat malien, dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord ; nous  réservons  le droit de sauvegarder les intérêts du Mali et des communautés autochtones que nous sommes par les moyens appropriés. Ils  dénoncent aussi  les termes de l’accord qui portent des germes discriminatoires, à l’opinion nationale et à la communauté internationale. «<em>Les populations sédentaires de culture songhay dans toute leur diversité ethnique ne sont jamais mêlées ou impliquées dans toutes ces séries de rébellion de 1963, 1990, 2006 et 2012 initiées par une partie minoritaire arabo-Touregs contre l’Etat malien. Nous avons toujours soutenu l’intégrité territoriale  et l’unité nationale du Mali, bien que subissant des dommages et des dégâts de ces rébellions répétitives et aussi ces dernières années, de notre Etat malien lui-même</em>», a dénoncé Almahady Cissé.  Et, poursuit Cissé, nous informons  que bien que  ignorés, nous nous sommes battus pour faire des propositions de sortie de crise à chaque fois  par notre participation active aux rencontres, réunions et conférences en tirant la sonnette d’alarme, mais en vain. L’exemple concret, dit-il, est la conférence  d’entente nationale du 27 mars  au 2 avril 2017 censée  être le point d’orgue de l’accord et dont les conclusions ont abouti à une charte pour la paix au Mali qui n’a jamais été mise en œuvre.

Pour terminer, dit  Cissé, nous demandons, pour la préservation de la cohésion sociale et du vivre ensemble, un traitement équitable, objectif, et non discriminatoire, du découpage territorial dans le cadre de la politique de décentralisation ; demandons, conformément aux recommandations du dialogue national inclusif tenu du 14 au 22 décembre 2019, la relecture  de l’accord pour la paix, pour prendre en compte sur le même pied d’égalité, tous les Maliens et particulièrement, toutes les communautés du Nord ; une enquête indépendante sur les tueries perpétrées sur les jeunes manifestants à Gao, le 12 juillet 2016 ; l’élargissement des autorités  intérimaires régionales aux jeunes et aux femmes des mouvements de résistance civile de Gao et de Tombouctou ; l’intégration des personnes auxquelles promesse avait été faite au retour  de l’armée nationale à Gao.

<strong>Hadama B. Fofanan</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Création de zone militaire dans le Gourma :   Le gouvernement dénonce une «  transgression du cessez&#45;le feu » conclu avec la CMA</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/creation-de-zone-militaire-dans-le-gourma-le-gouvernement-denonce-une-transgression-du-cessez-le-feu-conclu-avec-la-cma-2915457.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/creation-de-zone-militaire-dans-le-gourma-le-gouvernement-denonce-une-transgression-du-cessez-le-feu-conclu-avec-la-cma-2915457.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/07/cma-plateforme.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 08 Feb 2021 03:37:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Ministère des Affaires Etrangères du Mali a condamné, dans un communiqué, la  décision de la coordination des mouvements de l’Azawad de créer une zone de défense et de sécurité dans le Gourma (nord du pays). </em></strong>

<strong><em> </em></strong><strong><em>-maliweb.net-</em></strong> Les autorités maliennes y voient  de la création de cette nouvelle zone militaire des groupes armés comme une entrave à la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation.  Et rappellent  aux groupes  armés signataires de l’accord à l’origine de cette décision leurs engagements pris.  « L’acte posé constitue une transgression  du cessez-le feu conclu  entre les parties », a déclaré le gouvernement  en évoquant une violation flagrante des dispositions de l’accord.

En outre, le  gouvernement dénonce une décision unilatérale de la CMA de nature à susciter des interrogations et des suspicions au moment ou les  parties sont engagées à tenir  des concertations. Lesquelles  devront  finaliser la phase d’intégration  du dernier groupe des ex-combattants  au MOC. Face à cette transgression, les autorités maliennes ont invité la médiation internationale à se pencher sur la question conformément aux dispositions des paraphés 7 et 9 du pacte pour la paix au Mali.  Quant à la CMA, elle l’a invité à son tour à réviser sa position pour donner une chance au processus de paix qui semble, selon elles, fragiliser dans ce contexte marqué par la recrudescence des attaques  terroristes dans la zone concernée.

<strong> </strong>En  réponse, la CMA qualifie la déclaration  du gouvernement fondée sur des passions et la pression de la rue. «  Nous apporte un démenti formel à ce communiqué, quant à la nouveauté de la création de la zone militaire », s’insurge la CMA.

&nbsp;

Selon le communiqué de la CMA,   la zone dite de Gourma n’est pas une création nouvelle.    « Cette zone militaire existait et relevait de la zone de haoussa (rive gauche du fleuve de Gao). La seule nouveauté est que la zone devient autonome vis à vis du haoussa et dépend directement de l’état major général de la CMA », se défend-t-elle.  Toujours selon ce groupe armé qui règne en maître absolu dans le nord du Mali, c’est une nouvelle réorganisation qui  s’inscrit dans le cadre de la redynamisation de la CMA en vue de protéger et de sécuriser les populations.

<strong>Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Création d’une zone de défense et de sécurité dans le Gourma par la CMA : Les tensions ravivées entre les autorités maliennes et l’ex&#45; rébellion</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/creation-dune-zone-de-defense-et-de-securite-dans-le-gourma-par-la-cma-les-tensions-ravivees-entre-les-autorites-maliennes-et-lex-rebellion-2915498.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/creation-dune-zone-de-defense-et-de-securite-dans-le-gourma-par-la-cma-les-tensions-ravivees-entre-les-autorites-maliennes-et-lex-rebellion-2915498.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/12/CMA-mali.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 08 Feb 2021 01:57:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>L’annonce de la création d’une zone de défense et de sécurité dans le Gourma par la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA), un groupe armé signataire de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu des pourparlers d’Alger, a ravivé les tensions entre les autorités maliennes et l’ex- rébellion. Cette décision de la CMA, selon les autorités maliennes, est une transgression du cessez le feu entre les parties et une flagrante violation des dispositions des articles 17, 25 et 29 de l’Accord. Le gouvernement malien invite la CMA à revisiter sa position et demande un arbitrage de la médiation internationale. La CMA, quant à elle, persiste et signe que </strong><strong>cette zone militaire existait et relevait de la zone de haoussa. « La seule nouveauté est que la zone devient autonome vis à vis du haoussa et dépend directement de l’état-major général de la CMA », selon l’ex- rébellion.</strong>

<strong> </strong>

Une semaine après que la Coordination des Mouvements de l’Azawad ( CMA) a annoncé la création d’une zone de défense et de sécurité dans le Gourma, les autorités maliennes ont protesté, dans un communiqué, le 5 février dernier, contre « une transgression du cessez le feu entre les parties et dont les clauses les engagent à conserver leurs positions » et une flagrante violation des dispositions des articles 17, 25 et 29 de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali  issu du processus d’Alger relatives aux questions de défense et de sécurité. Selon les autorités maliennes, cette décision unilatérale de la CMA est de nature à susciter des interrogations et des suspicions au moment où les parties se sont engagées à tenir une concertation de niveau décisionnel pour finaliser la phase d’intégration du dernier groupe des ex-combattants issus des bataillons du Mécanisme Opérationnel de Coordination(MOC) dans les centres de formation.  Le gouvernement malien demande ainsi à l’ex- rébellion à « réviser sa position » et invite la médiation internationale à se pencher sur la question conformément aux dispositions des paragraphes 7 et 9 du Pacte pour la paix au Mali.  Le gouvernement malien a condamné fermement cette décision qui, de son avis, fragilise le processus de paix dans un contexte de recrudescence des attaques des groupes terroristes dans le Gourma où se déroulent les opérations « MALIKO et ECLIPSE » en collaboration avec les forces partenaires, notamment Barkhane et la force conjointe du G5-Sahel. Pour le gouvernement malien, la décision de la CMA est également de nature à compromettre les résultats probants obtenus sur le terrain dans la lutte contre le terrorisme au Mali et dans le Sahel .

<em>« <strong>La </strong></em><strong><em>zone militaire existait et relevait de la zone de haoussa », </em></strong><strong>selon la CMA</strong>
Ce <em>« recadrage » </em>des autorités maliennes n’a pas plu à l’ex- rébellion qui, dans un document signé le 5 février par son porte-parole, Mohamed Elmaouloud Ramadane, estime que la réaction des autorités maliennes contient « des fausses informations » par rapport à la création d'une nouvelle zone militaire de la CMA dans le Gourma. Selon la CMA, les allégations du gouvernement malien sont <em>« fondées sur des passions et sous la pression de la rue au détriment de la vérité du terrain. » « La Coordination des Mouvements de l’Azawad exprime toute son indignation, son étonnement et sa préoccupation face à des telles réactions pour les moins surprenantes et non constructives du gouvernement au moment où les parties prenantes au processus de paix se préparent avec l’aide de la communauté internationale à tenir une rencontre de niveau décisionnel et une autre rencontre du CSA pour une première fois à Kidal »</em>, lit-on dans le communiqué de la CMA. L’ex- rébellion ajoute que <em>« la zone dite de Gourma n’est pas une création nouvelle , depuis la signature du cessez-le-feu du 23 Mai 2014 et bien avant la signature de l’accord pour la paix et la réconciliation , cette zone militaire existait et relevait de la zone de haoussa(rive gauche du fleuve de Gao). »</em> La seule nouveauté, selon elle, est que la zone devient autonome vis à vis du haoussa et dépend directement de l’état-major général de la CMA . Une réorganisation qui s’inscrit, de son avis,  dans le cadre de la redynamisation de la CMA en vue de protéger et de sécuriser les populations de cette zone laissées pour compte et pour mieux coordonner avec les forces internationales et nationales y compris les FAMAs ( militaires maliens) et la plateforme. Pour la CMA, les FAMAs ont maintes fois et de façon répétitive violé le cessez-le-feu en faisant des opérations militaires et des patrouilles unilatérales procédant aux fouilles et aux arrestations des paisibles citoyens Azawadiens dans des Zones sous son contrôle, en occupant le terrain en dehors des mécanismes de L'APR/D'Alger sans que cela suscite ses réactions, la dernière en date concerne l'incursion des FAmas à Razelma sans concertation et sans préavis . L’ex- rébellion a condamné « les accusations à peine voilées, distillées avec subtilité dans le communiqué du gouvernement insinuant que sa présence dans la Gourma serait un handicap à la lutte contre les terroristes alors même qu'elle gêne et empêche en premier lieu les mouvements et la fixation des terroristes. »  Elle a réitéré « son attachement au cessez-le-feu signé le 23 Mai 2014 à Kidal et aux arrangements sécuritaires qu’elle a signés » et invité « le gouvernement malien à s'inscrire exclusivement et de façon diligente à la construction de la paix et de la confiance, gage de la réussite d'une bonne mise en œuvre de l'accord . »

Une centaine de terroristes ont été tués et une vingtaine d’autres capturés lors d’une opération militaire conjointe franco-malienne menée en janvier dans le centre du Mali. Dans son dernier rapport sur la situation au Mali, Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations Unies, a fait savoir qu’au cours du dernier trimestre, les Forces de défense et de sécurité maliennes, les forces internationales, la MINUSMA et les groupes armés signataires ont essuyé 35 attaques asymétriques. « 55 % d’entre elles se sont produites dans le nord du Mali, dont 14 % dans la région de Kidal, 33 % à Tombouctou et 8 % à Gao. »

<strong>M. K. Diakité </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sécurisation du centre et du Nord du Mali :  La coûteuse, mais indispensable surveillance aérienne</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/securisation-du-centre-et-du-nord-du-mali-la-couteuse-mais-indispensable-surveillance-aerienne-2915207.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/securisation-du-centre-et-du-nord-du-mali-la-couteuse-mais-indispensable-surveillance-aerienne-2915207.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/01/soldats-maliens.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 05 Feb 2021 10:15:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Analyste</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Au début de l’occupation du septentrion malien par les groupes armés, il était question des 2/3 du territoire. Aujourd’hui l’insécurité permanente s’étend sur les ¾ du pays. Comment relever ce défi ?</strong>

Des appels et même des cris se sont fait entendre pour la sécurisation des localités par les Forces armées maliennes-FAMa. Notamment suite aux massacres des populations civiles dans les localités comme Diouara, deux fois Ogosagou, des localités à Bankass et Badiangara… ces appels sont devenus plus pressants. Toujours, ce sont des ‘’hommes armés non identifiés’’ qui sont pointés du doigt. Autant dire, que personne ne sait d’où ils viennent, d’où ils partent après leurs crimes. Pourtant, ce ne sont pas des fantômes ! Ils viennent de quelque part et rejoignent leur fief ou leur base après les attaques. Alors, il y a un mouvement de ces groupes armés, qu’il soit diurne ou nocturne, ils ne restent pas indéfiniment dans la clandestinité. Tant que les pays du sahel, notamment ceux du groupe dit de G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et le Tchad), en général, le Mali en particulier, ne parviennent pas à contrôler ce mouvement, à briser cette chaine de coordination entre les différentes tendances (ceux de Iyad Ag Aly et de Amadou Koufa), le vaste territoire du sahel occidental ne sera pas en paix. Parce que le contrôle de ce territoire semble être un objectif fondamental pour ces terroristes qui se cachent sous le manteau de la religion pour faire de la zone un no mans land. Ils veulent non seulement avoir une liberté de mouvements et d’activités, mais aussi avec la complicité des forces obscures internationales, avoir la main mise sur les ressources naturelles, y compris l’énergie solaire, de ce vaste territoire aride mais riche.

Aucune armée au monde, fut-elle puissante, ne peut stationner des troupes dans toutes les localités du pays. Le Mali, dont l’armée est en reconstruction, ne peut nullement prétendre assurer la sécurité des personnes et des biens par la présence permanente de son armée dans les localités cibles ou vulnérables. Les Fama n’ont pas et n’auront pas cet effectif. Les patrouilles terrestres et l’érection des postes provisoires ne suffisent pas pour endiguer le fléau de l’insécurité qui sévit actuellement le long des frontières Mali-Burkina-Niger. Déjà, même la poursuite des assaillants, après les attaques ou pendant leur repli, pose problème. Nous avons vu que seul l’appui aérien a permis mainte fois de sortir nos troupes de la braise. Nous n’apprenons rien aux stratèges de l’armée en disant ‘’qui contrôle l’air, contrôle la terre’’.

Donc, pourquoi ne pas organiser la surveillance aérienne pour circonscrire tous les mouvements suspects. Comment y parvenir ? Pour nous les profanes, en multipliant la création des aérodromes ou aérodrones. Par exemple dans la région des Kidal il faut avoir deux aérodromes plus l’aéroport notamment à Aguelhock, un aérodrome à Menaka, deux, plus l’aéroport de Sévaré, à Mopti et un dans le secteur de Diabali à Ségou. Pourquoi aussi ne pas équiper nos véhicules et engins blindés de GPS afin de pouvoir les retracer après enlèvement ? C’est vraiment coûteux mais si la communauté internationale, à travers les Nations unis, est de bonne foi, la mise en place de ce dispositif est bel et bien possible. Créer et équiper ces aérodromes d’avions ou de drones de surveillance capables de survoler la zone et de détecter tout mouvement suspect, de jour comme de nuit. La seule solution pour palier aux insuffisances d’effectif des forces armées du G5 Sahel et ou du Mali.La sécurité n’a pas de prix et le Mali est au cœur de cette lutte contre le terrorisme au Sahel.

<strong>Drissa Tiémoko SANGARE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nord Mali :   L&amp;apos;insécurité règne en maître</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/nord-mali-linsecurite-regne-en-maitre-2915182.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/nord-mali-linsecurite-regne-en-maitre-2915182.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/10/Sahel.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 05 Feb 2021 09:49:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Priorité</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le mercredi 03 Février 2021, aux environs de 05 heure 40 minutes, le poste de Boni dans la région de Mopti, cercle de Douentza, une  localité située entre Douentza et Hombori a été le cible d'une attaque terroriste par des individus lourdement armés à bord des blindés type Typhon et Bastion.</strong>

Le bilan serait lourd,   plusieurs blessés selon une source proche des militaires, des  dégâts matériels important sur le camp. Plusieurs matériels, des armes et véhicules emportés par les assaillants.

Cette nouvelle attaque met en doute la stabilité du nord de notre pays.  Surtout au moment où les autorités   de la transition sont à pieds d'œuvre pour améliorer la condition de vie en général et la sécurité de tout un chacun en particulier.

<strong>Kassim Diarra</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord pour la Paix et la Réconciliation : Kidal abritera la prochaine réunion du CSA</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-kidal-abritera-la-prochaine-reunion-du-csa-2915084.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-kidal-abritera-la-prochaine-reunion-du-csa-2915084.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/11/SESSION-CSA-UNE-.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 04 Feb 2021 01:30:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La prochaine session du Comité de Suivi de l’Accord (CSA) pourrait se tenir à Kidal. Même si aucune date officielle n’a été fixée à ce stade, cette réunion serait la première à Kidal depuis la signature de l’accord pour la paix et la réconciliation, il y a près de 6 ans. Pour la CMA, au-delà de la symbolique, cette réunion doit être une occasion pour les parties prenantes d’évaluer non seulement la situation à Kidal, faire un suivi, mais aussi prendre en compte les préoccupations des populations.

Selon Attaye Ag Mohamed, chargé des affaires juridiques de la CMA, « le principe a été discuté et c’est une volonté commune avec les autorités de la transition de pouvoir tenir le prochain CSA à Kidal dans le cadre du renforcement des mesures de confiance ». Ainsi, la CMA déclare partager cette approche. En ce qui concerne la date, rien n’est encore définitivement décidé, car « il appartient au président du CSA de fixer une date qui correspond à son agenda et à celui des autres parties prenantes », explique Attaye Ag Mohamed.

La délocalisation d’une session du Comité de Suivi de l’Accord à Kidal, avec le cortège d’acteurs qui en sont membres et les hautes personnalités qui y participent, peut-être plus qu’un « symbole ». La région échappe « depuis plusieurs années au contrôle de l’État ». Toutefois, au-delà de la symbolique, la CMA dit s’attendre à un CSA qui va permettre d’évaluer la situation sur place, de voir ce qui se passe et de parler à la population.

Concernant la Plateforme, membre du CSA, elle affirme être informée, mais déclare ne pas pouvoir réagir à ce stade sur sa participation. Il faut rappeler que la tenue d’une réunion du CSA à Kidal, a été plusieurs fois annoncée. Mais elle ne s’est jamais tenue à cause des désaccords des parties signataires.

Pendant ce temps, la Coordination des mouvements de l’Azawad annonce la création d’une zone de défense et de sécurité relevant de son état-major général dans le Gourma. Une décision prise lors d’une rencontre du comité directeur de la CMA à Kidal, le 29 janvier dernier. Mais déjà, la mesure suscite des réactions de part et d’autres. Pour Fahad Ag Almahmoud, secrétaire général du GATIA, membre de la Plateforme, cette décision de la CMA est en porte-à-faux avec tous les engagements pris dans le cadre du processus de paix.

« La décision dans un premier temps, c’est en pleine contradiction avec les dispositions de l’accord pour la paix, les dispositions de la CTS (commission technique de sécurité). En même temps les engagements sécuritaires et la plateforme. Ça viole tout et c’est ce genre de document qui donne l’impression que la CMA se comporte comme si elle était un État», a-t-il déploré.

« Pas de panique », répondent les responsables de la Coordination. Selon eux, il s’agit simplement de soutenir les actions de sécurisation des populations déjà menées par les forces nationales et internationales dans la zone. « C’est pour permettre à nos positions présentes là-bas de pouvoir travailler avec les autorités nationales, de pouvoir travailler avec les forces internationales, afin de contribuer à la sécurisation des personnes et de leurs liens ». Et cela dans le strict respect de l’accord de paix, affirme Attaye Ag Mohamed, chargé des affaires juridiques de la CMA. Il faut signaler que le gouvernement n’a pas encore réagi à cette décision de la CMA.

Pour des observateurs, cette décision de la CMA de créer une zone de défense dans le Gourma est une façon pour le Mouvement de réaffirmer sa prise de position dans cette localité. Ils estiment qu’elle peut créer une certaine méfiance entre les acteurs sur le terrain.

<strong>Source: Studio Tamani </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rencontre inter&#45;communautaire du 12 au 14 février prochain à Goundam : La Coordination Kel Ansar et Alliés s&amp;apos;engage pour la paix et la réconciliation!</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/rencontre-inter-communautaire-du-12-au-14-fevrier-prochain-a-goundam-la-coordination-kel-ansar-et-allies-sengage-pour-la-paix-et-la-reconciliation-2915082.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/rencontre-inter-communautaire-du-12-au-14-fevrier-prochain-a-goundam-la-coordination-kel-ansar-et-allies-sengage-pour-la-paix-et-la-reconciliation-2915082.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/05/Mohamed-El-Mehdi-El-Ansari-Tribu-Kel-Antessar.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 04 Feb 2021 01:29:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Dans le cadre de la recherche de la paix et de la cohésion sociale, la ville de Goundam abritera du 12 au 14 février prochain une rencontre entre toutes les communautés sœurs de la région. Pour la circonstance, la Coordination Kel Ansar et Alliés invite chacun et chacune à faire de cette rencontre une opportunité pour régler ou amorcer le règlement de tous les problèmes que rencontrent nos populations avec l'appui de nos plus hautes autorités.

Il faut d'abord rappeler que cette association est née d’une longue réflexion et d’échanges entre les cadres et communautés sur les enjeux en termes d’adéquation entre structures existantes et les défis quotidiens.

L’association Coordination Kel Ansar et Alliés vient d’être créée par un groupe de ressortissants du Nord Mali, afin de compléter les structures ou institutions déjà en place en ciblant l’innovation et la modernisation des pratiques comme principe de travail et participer au développement de solidarités modernes différentes des structures organiques traditionnelles. Nous croyons dans un Sahel en paix avec des communautés voisines vivant librement et cohabitant en bonne intelligence les unes avec les autres. Notre champ d’action englobe la paix sociale et le développement humain à travers des actions positives de rapprochement entre acteurs et de mobilisation des ressources pour la paix et la sécurité. Ainsi, la Coordination de Kel Ansar et Alliés est désireuse de promouvoir la tolérance, la cohabitation et la culture de la paix au sein de ses membres ainsi que le renforcement des liens fraternels et de coopération avec les autres communautés avec lesquelles elle partage la vision, le territoire géographique de prédilection et les champs d'action.

Le but essentiel étant l’implication dans le processus de paix et de développement au Mali et plus particulièrement au Nord du pays, nous bénéficions d’un soutien et un accompagnement de cadres de haut niveaux spécialisés dans leurs domaines parmi lesquels des politologues, experts humanitaires et développement, spécialistes en paix et sécurité, experts en droit, éducation, et santé tous issus de nos communautés.

Conformément à nos statuts, nous sommes ainsi fixés comme objectifs spécifiques de : Contribuer au renforcement d’une cohabitation pacifique inter et intracommunautaire au Mali en général et au sein des communautés Kel Ansar et Alliés en particulier ;  Encourager une participation active et responsable des acteurs majeurs et des communautés à des actions concrètes de développement dans leur environnement ; Encourager et accompagner les populations dans les actions de paix de médiation et de développement durable.

Compte-tenu de la situation du pays, la Coordination reste ouverte à faire évoluer son champs d’action en lien avec le chemin à parcourir pour sortir ses populations des clivages et ainsi encourager le développement par la création d’espace de dialogue innovants facteurs de stabilité

<strong>Bréhima DIALLO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : Non, la CMA n’a pris aucune décision de « bornage » d’aucun territoire</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-non-la-cma-na-pris-aucune-decision-de-bornage-daucun-territoire-2915043.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-non-la-cma-na-pris-aucune-decision-de-bornage-daucun-territoire-2915043.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/12/CMA-mali.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 03 Feb 2021 16:31:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="article_abstract"><strong>Un faux document présenté comme une « décision » émanant de l’ex-rébellion de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) a été largement partagé sur les réseaux sociaux, ce mardi soir.</strong></p>

<div class="row col-lg-12 col-md-12 col-sm-12 col-xs-12">
<div class="col-lg-6 col-md-6 col-sm-6 col-xs-12">
<div class="box box_white">
<div class="single-post-rightbar">
<div>
<div>
<div>Ce faux document présente trois articles qui annoncent, notamment un « démarrage des travaux de bornage entre l’Etat de l’Azawad et l’Etat du Mali » et une « interdiction des opérations sans l’accord préalable de l’Etat de l’Azawad et ses partenaires ».</div>
<div></div>
<div>L’authenticité de ce document a été rapidement démentie sur les réseaux par les leaders de la CMA et d’autres acteurs du processus de paix issu de l’accord d’Alger.</div>
<div></div>
<div>« Nous regrettons d’abord qu’il (le document) attire autant d’attention de la part d’organisations et d’institutions sérieuses au cœur du processus de paix. Ce document fake à la simple vue d’œil n’a absolument rien d’authentique », a réagi, dans un post sur Facebook, Attaye Ag Mohamed, membre de la CMA et du Comité de suivi de l’Accord.</div>
<div></div>
<div>« Les ennemis du processus de paix, ne se lassent visiblement pas même lorsque l’opinion nationale commence majoritairement à se délivrer de la manipulation populiste et démagogiste », a poursuivi le leader du mouvement signataire de l’Accord.</div>
<strong>M. TOURE</strong>

</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CSA : la prochaine réunion annoncée à Kidal</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/csa-la-prochaine-reunion-annoncee-a-kidal-2914843.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/csa-la-prochaine-reunion-annoncee-a-kidal-2914843.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/11/SESSION-CSA-UNE-.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 03 Feb 2021 01:03:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La prochaine session du Comité de suivi de l’Accord (CSA) pourrait se tenir à Kidal. Même si aucune date officielle n'a été fixée à ce stade, cette réunion serait la première à Kidal depuis la signature de l'accord pour la paix et la réconciliation, il y a près de 6 ans. Pour la CMA, au-delà de la symbolique, cette réunion doit être une occasion pour les parties prenantes d'évaluer non seulement la situation à Kidal, faire un suivi, mais aussi prendre en compte les préoccupations des populations.</strong>

Selon <strong>Attaye Ag Mohamed</strong>, chargé des affaires juridiques de la <strong>CMA</strong>, « <em>le principe a été discuté et c'est une volonté commune avec les autorités de la transition de pouvoir tenir le prochain CSA à Kidal dans le cadre du renforcement des mesures de confiance</em> ». Ainsi, la <strong>CMA</strong> déclare partager cette approche. En ce qui concerne la date, rien n’est encore définitivement décidé, car « il appartient au président du CSA de fixer une date qui correspond à son agenda et à celui des autres parties prenantes », explique <strong>Attaye Ag Mohamed</strong><strong>.</strong>
La délocalisation d’une session du <strong>Comité de Suivi de l'Accord</strong><strong> à </strong><strong>Kidal</strong>, avec le cortège d’acteurs qui en sont membres et les hautes personnalités qui y participent, peut être plus qu’un « symbole ». La région échappe « <em>depuis plusieurs années au contrôle de l’État</em> ». Toutefois, au-delà de la symbolique, la CMA dit s'attendre à un <strong>CSA</strong> qui va permettre d'évaluer la situation sur place, de voir ce qui se passe et de parler à la population.
Pour la <strong>plateforme</strong>, membre du CSA, elle affirme être informée, mais déclare ne pas pouvoir réagir à ce stade sur sa participation. Il faut rappeler que la tenue d'une réunion du CSA à Kidal, a été plusieurs fois annoncée. Mais elle ne s'est jamais tenue à cause des désaccords des parties signataires.
Pendant ce temps, la coordination des mouvements de l'Azawad annonce la création d'une zone de défense et de sécurité relevant de son état-major général dans le Gourma. Une décision prise lors d'une rencontre du comité directeur de la CMA à Kidal, le 29 janvier dernier. Mais déjà, la mesure suscite des réactions de part et d'autres. Pour <strong>Fahad Ag Almahmoud</strong>, secrétaire général du <strong>GATIA</strong>, membre de la Plateforme, cette décision de la CMA est en porte-à-faux avec tous les engagements pris dans le cadre du processus de paix.

« <em>La décision dans un premier temps, c’est en pleine contradiction avec les dispositions de l’accord pour la paix, les dispositions de la CTS (commission technique de sécurité). En même temps les engagements sécuritaires et la plateforme. Ça viole tout et c’est ce genre de document qui donne l’impression que la CMA se comporte comme si elle était un État</em>», a-t-il déploré.

« <em>Pas de panique</em> », répondent les responsables de la Coordination. Selon eux, il s'agit simplement de soutenir les actions de sécurisation des populations déjà menées par les forces nationales et internationales dans la zone. «<em> C’est pour permettre à nos positions présentes là-bas de pouvoir travailler avec les autorités nationales, de pouvoir travailler avec les forces internationales afin de contribuer à la sécurisation des personnes et de leurs liens</em> ». Et cela dans le strict respect de l'accord de paix, affirme <strong>Attaye Ag Mohamed</strong>, chargé des affaires juridiques de la CMA. Il faut signaler que le gouvernement n'a pas encore réagi à cette décision de la <strong>CMA.</strong>

Pour des observateurs, cette décision de la CMA de créer une zone de défense dans le Gourma est une façon pour le mouvement de réaffirmer sa prise de position dans cette localité. Ils estiment qu'elle peut créer une certaine méfiance entre les acteurs sur le terrain.

<strong>S.T</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nord du Mali :  La CMA provoque jusque dans le Gourma</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/nord-du-mali-la-cma-provoque-jusque-dans-le-gourma-2914749.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/nord-du-mali-la-cma-provoque-jusque-dans-le-gourma-2914749.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/02/cmapresse-CMA.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 02 Feb 2021 08:59:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Tellement que la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) se sent pousser des ailes qu’elle décide de promener ses troupes dans le Gourma. Cette zone située plus au sud par rapport à Kidal, le fief des irrédentistes Touaregs, est un espace vital dans le viseur de tous les groupes armés qui se baladent dans le nord et le centre du pays. Mais la décision de la CMA semble résultée de la complaisance de la transition de Bah N’daw qui croit faire une bonne action en laissant les mains libres aux indépendantistes.</strong>

Si la décision que vient de prendre la CMA prospère, les chances d’aller vers une paix durable seront réduites à néant. Comment peut-on comprendre que dans un processus de paix sous le contrôle des Nations-Unies, un groupe armé ait la possibilité de créer une zone militaire dans l’intention de nuire aux efforts de stabilisation du pays ? La CMA vient de prouver sa propension à rendre la vie encore plus difficile aux populations maliennes, plus précisément celles du nord.

Elle prétend agir pour la sécurité de la population meurtrie de la zone du Gourma, une localité bien loin de Kidal.

Les responsables du mouvement ont fait exprès de communiquer pour provoquer les gens, en choisissant les mots qui fâchent, juste dans le but d’attirer l’attention sur eux. Comme d’habitude, la volonté des communicants de la CMA est de monnayer leurs provocations.

Une fois de plus, la CMA affiche sa mauvaise foi dans le processus de paix. Il n’y avait aucunement la nécessité de créer une zone militaire. En réalité, les forces maliennes, les soldats français et les autres groupes armés ont formellement engagé une sécurisation du Gourma ensemble. Que peut-on faire de mieux que cela pour montrer à la CMA que l’objectif est de travailler pour la stabilité du pays.

On voit que tout ce qui intéresse la CMA est de saboter les efforts de paix, même si beaucoup de ses responsables font partie du gouvernement de transition. Les autorités actuelles font tout pour appliquer certaines parties de l’accord d’Alger contre la volonté de la majorité de la population. La CMA au lieu d’être reconnaissante, met le pied dans le plat en sortant avec un communiqué qui divise davantage les ressortissants du nord qui ne veulent pas tous de l’accord de paix dans son état actuel. Le risque est de pousser le reste de la population malienne à s’opposer à toute tentative de promotion de l’accord.

<strong>ND</strong>

<strong>Source : L'Alerte</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gouvernement :  Opération de charme à Kidal</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/gouvernement-operation-de-charme-a-kidal-2914693.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/gouvernement-operation-de-charme-a-kidal-2914693.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/01/MINISTRE-KIDAL.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 01 Feb 2021 17:58:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La ville de Kidal aura rarement vu autant de ministres de la République sur son sol que ceux qui s’y sont rendus la semaine dernière. La délégation ministérielle qui s’est rendue le 25 janvier 2021 dans la capitale de l’Adrar des Ifoghas n’est pas passée inaperçue. C’est au total quatre ministres qui ont effectué le déplacement dans la cité qui est restée interdite aux officiels maliens depuis 2012. </strong>

<strong> </strong>Ce déplacement de certains membres du gouvernement est un clin d’œil de la transition aux mouvements rebelles de la cité de l’Adrar des Ifoghas. Et la composition de la délégation en dit long sur la volonté de séduire les habitants de Kidal. Il s’agit notamment de Modibo Koné, ministre de la Sécurité et de la Protection civile. Le processus de paix est l’un des chantiers de ce ministre qui a connu le théâtre des opérations.

Le rôle et la place des forces de sécurité et de défense nationales dans la région est l’une des préoccupations de Modibo Koné. Dans le cadre du processus de paix d’Alger, sa présence dans la cité des ex-rebelles est tout à fait à une nécessité. Dans la même veine, Ismaël Wagué, ministre de la Réconciliation nationale, faisait partie de la délégation.

Autre ministre présent, c’est Fanta Siby, ministre de la Santé et du Développement social. Lamine Seydou Traoré, ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, était aussi présent dans la ville. On notait également la présence de deux secrétaires généraux du gouvernement dans la délégation. Tous ces ministres sont allés au contact des habitants de la ville qui rechigne encore à intégrer la République.

L’opération de charme a cependant eu un bémol : le report de la session du Comité de suivi de l’Accord d’Alger (CSA). Au moment où on ne parle plus de la révision de certains aspects de cet accord contesté, le gouvernement déploie des moyens pour se rapprocher davantage des habitants de Kidal. Le report de la rencontre du CSA à la demande du médiateur algérien donne l’impression que le dialogue reste difficile.

Pourtant, la région de Kidal et les mouvements armés signataires de l’accord d’Alger sont hautement impliqués dans le gouvernement en place. L’un des fils de la ville de Kidal, Alhamoudou Ag Iliène, est un ministre ; un des représentants du groupe séparatiste Mnla, Mossa Ag Attaher est également ministre.

La ville de Kidal a une histoire difficile avec la République. Elle est située à 350 km au nord de Gao, au cœur de l'Adrar des Ifoghas. En plus d'être la capitale de la région, Kidal est le chef-lieu du cercle du même nom, qui regroupe les localités de Kidal, Essouk et Anéfif. Cette ville rebelle est reliée à la frontière algéro-malienne (Tin Zaouatine) par une piste qui représente un cordon vital entre le Nord du Mali et l'Algérie, appelée « piste Clauzel » (du nom de l'administrateur français Jean Clauzel qui l'inaugura dans les années 1950.

<strong>Madou COULOU</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Création d’une zone militaire par l’Etat&#45;major de la CMA :  La souveraineté de l’Azawad se confirme</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/creation-dune-zone-militaire-par-letat-major-de-la-cma-la-souverainete-de-lazawad-se-confirme-2914679.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/creation-dune-zone-militaire-par-letat-major-de-la-cma-la-souverainete-de-lazawad-se-confirme-2914679.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/02/CMA-KIDAL.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 01 Feb 2021 14:36:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Chaque minute perdue dans la mise en œuvre de l’Accord pour la paix tend à profiter à l’affirmation d’autonomie des zones dont le contrôle échappe aux forces armées maliennes. Et pendant que le pouvoir militaire y va d’une main morte - et excelle plus dans les approches diplomatiques de reconquête du territoire que dans sa vocation naturelle -, les assises du principal mouvement signataire de l’Accord ne se consolident guère moins que celles des djihadistes. En atteste tout au moins la posture spectaculaire par laquelle la CMA est en train d’étendre ses tentacules, en créant une zone d’occupation de fait au-delà des limites de Kidal. En effet, au détour d’une protection des personnes et de leurs biens, la Coalition, à peine ses commandes revenues à son nouveau président Ould Sidatty, s’est illustrée par l’instauration d’une zone de défense et de sécurité rattachée à son autorité. Ladite mesure, qui a fait l’objet d’un communiqué en date du 29 janvier et rendu public au lendemain des assises de la CMA, tire son fondement des recommandations militaires de cet événement, à savoir : la création de deux zones militaires dans la région de Gao (Haoussa et Gourma). Les taches qui lui sont assignées sont certes prétendument exécutées en partenariat avec les forces nationales et internationales ampliateurs de la décision, mais il reste que celle intervient dans le sillage d’une démarche expansionniste manifeste d’un mouvement qui affiche peu d’entrain à la restauration de la souveraineté de Bamako dans le septentrion malien. En effet, à l’issue des mêmes assises dont découle la mesure spectaculaire, la tendance autonomiste est confortée par d’autres recommandations d’ordre politique tendant à étendre les tentacules du mouvement séparatiste sur la totalité des régions du Nord-Mali. C’est le cas par exemple de la redynamisation de nombreux bureaux régionaux de la CMA, y compris dans les régions nouvellement créées.

Une telle posture, parmi tant d’autres, ne préfigure manifestement aucune perspective pour la relecture tant annoncée de l’Accord, qui pourrait même servir de brèche pour en retarder le processus.

<strong>A Keita</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Application intégrale de l’Accord pour la paix et la réconciliation : Bah N’Daw cède face à la pression de la France et de la CMA</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/application-integrale-de-laccord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-bah-ndaw-cede-face-a-la-pression-de-la-france-et-de-la-cma-2914619.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/application-integrale-de-laccord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-bah-ndaw-cede-face-a-la-pression-de-la-france-et-de-la-cma-2914619.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/01/emmanuel-macron-et-Bah-ndaw.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 01 Feb 2021 10:51:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En dépit des fortes recommandations du Dialogue national inclusif (DNI), qui préconisent la relecture de certaines dispositions de l’Accord pour la paix et la réconciliation, les autorités de la Transition sont dans le schéma d’une application intégrale dudit accord. Que se passe-t-il ? </em></strong>

<strong> </strong>

A quoi sert d’organiser des foras inter-maliens et ne pas appliquer ses conclusions ?

En décembre 2019, le Dialogue national inclusif a réuni toutes les couches de la société malienne et fait des recommandations. Il s’agit entre autres, de l’ouverture de négociations avec les djihadistes Amadou Koufa et Iyad Ag Ghali et autres pour « <em>ramener la paix au Mali »</em> ; la relecture de certaines dispositions de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale, issu du processus d’Alger.

Les participants avaient aussi souhaité le déploiement au plus vite des forces de défense et de sécurité reconstituées sur l’ensemble du territoire national. S’y ajoute la relecture de la Charte des partis politiques, pour y intégrer des critères mieux adaptés à la création de partis, et de la loi électorale.

Conscient de la pertinence des recommandations du DNI et pour avoir eu vent des mouvements de contestations, l’ancien chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Keïta, a accepté la relecture des textes de l’Accord contre l’avis des ex-mouvements rebelles.

Une année après les recommandations du DNI, qu’en est-il de  son application ? Des 4 grandes résolutions du DNI, ce sont deux qui sont en cours d’application. Il s’agit du redéploiement des forces de défense et de sécurité reconstituées, la relecture de la Charte des partis politiques. Si le premier a connu un début d’exécution, il a buté sur des problèmes dus à plusieurs incompréhensions entre les autorités maliennes de l’époque (régime d’IBK) et les ex-mouvements armés. Quant au second point, il est en cours d’exécution.

Là où les choses semblent se heurter à des obstacles de taille, c’est la relecture de « <em>certaines dispositions </em>» de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale, ainsi que l’ouverture de négociations avec les djihadistes d’Amadou Koufa et Iyad Ag Ghali.

Quelles explications données à cet état de fait ? Si pour l’heure, aucune information officielle n’a filtré du côté des autorités, toujours est-il que les discours prononcés par le président de la Transition, démontrent à suffisance que les autorités maliennes sont dans la dynamique de ne pas tenir compte de ce qu’à décider les Maliens lors du DNI en tout cas sur le point concernant la relecture des dispositions de l’Accord.

Le premier communiqué du CNSP (aujourd’hui dissout) comme pour faire plaisir aux mouvements armés et avoir l’accompagnement de la France, a fait mention de la volonté des nouvelles autorités à appliquer «<em> intégralement</em> » l’Accord pour la paix et la réconciliation.

Et du coup, Bah  N’Daw, désigné par les putschistes ne pouvait que se mettre dans le même schéma de ceux-là qui l’ont nommé au poste de président de la Transition.  Depuis, il  ne manque pas d’occasion pour dire avec vaillance que le gouvernement du Mali ne ménagera aucun effort pour l’application intégrale de l’Accord. Au meme moment, le Premier ministre Moctar Ouane parle d’application des recommandations du Dialogue national inclusif (DNI). Or, il s’avère qu’il est difficile voir impossible d’appliquer le DNI et vouloir aller à une application intégrale de l’Accord d’Alger, c’est deux choses contraire.

&nbsp;

<strong>Quid de l’ouverture des négociations avec les djihadistes</strong>

Sans être dans les secrets de Dieu, nous ignorons les raisons des autorités de la Transition à agir à contre-courant des recommandations du DNI. Quelle est la visée de Bah  N’Daw ? A-t-il eu une pression de la France  et par ricochet de la CMA qui avait commencé à rougir ses yeux ?

La dernière interrogation est la plus plausible. On se rappelle que sous le régime défunt, l’annonce de la relecture des dispositions de l’Accord a été mal accueillie par Emmanuel Macron. Le président français avait trouvé inopportune que le Mali ait décidé de revenir sur un Accord qu’il a conclu solennellement. Autre explication, les autorités de la Transition en manquent de vrais soutiens au niveau national ne veulent pas avoir sur leur dos les ex-mouvements rebelles, mais également la « <em>communauté internationale</em> ».

Sur ce point, on se souvient que depuis qu’IBK a accepté de se ranger du côté du peuple, les relations entre lui et Macron avaient commencé à prendre un coup glacial. C’est pourquoi, dès le lendemain du coup d’Etat, et tirant les leçons du passé, le président Bah N’Daw et les militaires ont opté pour l’alliance Macron-CMA contre le peuple malien.

Cette volonté ferme d’aller à l’encontre de la volonté des Maliens aura quelle résonnance du côté de la société civile, des formations politiques et autres ? Les jours à venir nous en diront plus, étant donné que certaines associations, partis politiques  et leaders de jeunes ont sonné le glas de la résistance contre ce qu’ils qualifient la « <em>trahison </em>» des Maliens par le pouvoir.

Aussi sur l’ouverture de négociations avec les djihadistes Amadou Koufa et Iyad Ag Ghali, depuis que le Premier ministre Moctar Ouane, fraichement nommé, a rappelé au ministre des Affaires étrangères de la France en visite au Mali la volonté de l’Etat malien d’ouvrir des négociations avec les djihadistes, les choses se sont arrêtées à ce niveau.  Ce jour M. Ouane avait été applaudi par ses compatriotes  pour ses propos qu’on peut résumer en substance : « <em>l’ouverture des discussions avec les djihadistes n’est ni plus ni moins qu’une des recommandations du DNI auxquelles les Maliens tiennent fermement</em> ».

Sur ce point également, la France est en train d’exercer des pressions énormes sur les autorités maliennes afin qu’elles abandonnent leur projet. Cette volonté malienne à discuter avec les mouvements terroristes a semble bien payer, puisque la force française Barkhane a changé de fusils d’épaules sur le terrain. Les opérations ne sont plus faites en singleton. Les patrouilles et autres missions sont faites de concert avec l’armée malienne qui monte en puissance. Les autorités ne se sont pas toujours décidées s’il faut engager oui ou non des discussions avec les djihadistes.

Le moins que l’on puisse dire, cette façon unilatérale des autorités à engager les Maliens dans un processus de paix, n’aura surement pas d’impacte à hauteur de souhait si tous les fils et filles du pays ne regardent pas dans la même direction.

<strong>Djibril Diallo </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Réconciliation au Mali : La ville emblématique de Kidal ne fait plus recette</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/reconciliation-au-mali-la-ville-emblematique-de-kidal-ne-fait-plus-recette-2914583.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/reconciliation-au-mali-la-ville-emblematique-de-kidal-ne-fait-plus-recette-2914583.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/01/ministre-kidal-.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 01 Feb 2021 09:08:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Un petit tour et puis s’en vont… Le voyage des ministres maliens à Kidal, fief des indépendantistes, qui a eu lieu, le lundi 25 janvier dernier, a été un flop !</strong>

Longtemps Kidal, fief des touaregs indépendantistes et symbole de la fracture malienne, est restée un abcès de fixation. Si la ville symptôme d’une Nation déchirée demeure symbolique, elle ne déclenche plus les passions, Pour preuve, le premier déplacement des ministres du gouvernement de transition dans la Commune a laissé les Maliens de marbre.

Début septembre 2020, deux (02) semaines après le coup d’État, la junte au pouvoir avait prévu un déplacement à Kidal, toute la ville s’était embellie et préparée à les recevoir. Cette annonce avait suscité beaucoup d’espoir dans un camp et autant de frustrations dans l’autre. Puis, la visite avait été annulée sine die sans qu’aucune explication crédible ne soit donnée.

Finalement le lundi 25 janvier 2021, les autorités de transition s’y sont rendues en déployant l’artillerie lourde, pas moins de six (06) ministres composaient la délégation. La société civile et les mouvements de jeunes ravis de cet honneur les attendaient dans la salle des fêtes, mais les membres du gouvernement n’ont pas eu le temps de s’y rendre. La visite a été écourtée, encore un rendez-vous manqué pour les Kidalois, mais cette fois, la faute en incombe à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), c’est elle qui, pour des raisons de sécurité et d’horaires de ses avions, a pressé le pas.

Cette visite a été beaucoup commentée par la presse étrangère, comme la première des nouvelles autorités dans ce haut lieu de la rébellion touarègue. En revanche à Bamako, le déplacement ministériel n’a fait couler que très peu d’encre.

Certes, Kidal reste symbolique, mais les Maliens ont en ce moment beaucoup d’autres urgences et raisons d’inquiétudes. L’insécurité est en train de gagner le Sud, Sikasso, la deuxième région industrielle du pays.

Cette année, les récoltes de coton ont été très mauvaises, seulement 25% de la production par rapport aux années précédentes, les usines sont à l’arrêt, les chômeurs sont légion, les finances des paysans sont à sec, le banditisme fait son apparition dans la zone.

Dans le Centre c’est pire encore! La zone de l’Office du Niger est en rouge vif, tout comme le cercle de Mopti ou sévissent djihadistes, milices, groupes d’autodéfense, bandits… Toutes les nouvelles rassurantes annonçant les victoires conjointes de l’armée malienne et de Barkhane, la réussite de l’opération «<strong>Éclipse</strong>» qui a éliminé une centaine de djihadistes dans le secteur de Douentza, ne rassurent en réalité personne. Cela ressemble plus à un exercice d’autosatisfaction à quinze (15) jours du sommet du G5 Sahel à Ndjamena.

<strong>Feu le touareg bashing!</strong>

Mais ce désintérêt pour Kidal n’est pas dû seulement à tous les malheurs qui s’abattent sur les Maliens comme la misère sur le pauvre monde. Le bouc émissaire, a changé de figure et ce ne sont plus les Touaregs qui sont à l’origine de tous les maux. Depuis de la création, en 2016, de la Katiba Macina d’Amadou Kouffa, allié au JNIM ou Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (GSIM) de Iyad Ghali, ce sont les Peuls, qui sont jugés responsables, coupables, au mieux, complices des djihadistes. La preuve, l’initiative de quelques politiciens, portée par l’Association Faso Kanu organisant un front du refus contre l’Accord d’Alger fait un bide total.

Les nouvelles autorités de la transition ont même brisé un tabou en faisant entrer au gouvernement cinq représentants des groupes armés signataires de l’Accord d’Alger au gouvernement sans que personne ne s’en émeuve. Ils sont trois pour la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), et deux pour la Plateforme, mouvement proches de l’ancien pouvoir de Bamako.

Mossa Ag Attaher, ancien chargé de communication d’un Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) autonomiste et actuel ministre de la Jeunesse et des sports, est même en passe de devenir très populaire au fur et à mesure que «<strong>les Aigles du Mali</strong>» remportent des victoires au Championnat d’Afrique des Nations.

Morale de l’histoire, mieux vaut relire les mémoires de Pierre de Coubertin que l’Art de la guerre de Machiavel.

À quinze (15) jours du sommet de Ndjamena entre le président français et les chefs d’État du G5 Sahel, cette réflexion devrait faire réfléchir les stratèges de l’Elysée…

<strong>Source: Mondafrique</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali: prochaine réunion du Comité de suivi de l&amp;apos;accord d&amp;apos;Alger à Kidal</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-prochaine-reunion-du-comite-de-suivi-de-laccord-dalger-a-kidal-2914559.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-prochaine-reunion-du-comite-de-suivi-de-laccord-dalger-a-kidal-2914559.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/10/Kidal-dans-le-nord-du-Mali.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 01 Feb 2021 06:45:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Une réunion du Comité de suivi de l’accord de paix d’Alger (CSA) est annoncée à Kidal. Une première depuis la signature de l’accord, en 2015, entre les belligérants maliens. En présence de plusieurs diplomates africains et européens, dont les pays sont membres du comité, les signataires de l’accord veulent aborder les sujets essentiels afin de faciliter son application, jusque-là poussive.</strong>

En septembre 2019, une rencontre du CSA prévue à Kidal, cette ville malienne toujours aux mains des ex-rebelles, avait été annulée au dernier moment, ce qui avait fortement déplu aux hommes forts de la ville. Cette fois-ci, les principaux membres du CSA -les groupes armés et la partie gouvernementale- ont donné leur accord.

Les autorités civiles et militaires de la transition ne le cachent pas, elles veulent désormais avoir des relations décomplexées avec les groupes armés impliqués dans le processus de paix. Et si cette paix passe par Kidal avec l’organisation d’une réunion du Comité de suivi de l’<strong>accord de paix d’Alger</strong>, il faut y aller. Dans ce Comité, outre les groupes armés signataires de l’accord de paix d’Alger, il y a la partie gouvernementale, mais également des représentants de pays voisins du Mali ainsi que ceux de pays européens comme la France et les États-Unis, ou encore le représentant de la mission de l’ONU au Mali.

De l’avis de tous, le consensus qui se dégage pour la tenue de cette prochaine réunion à Kidal est un signal positif. Sur place, parmi les sujets qui seront abordés figure celui du <strong>MOC, le Mécanisme opérationnel de coordination</strong>, l’embryon de la future armée malienne. Les unités du MOC sont composées de militaires de l’armée régulière et d’ex-rebelles proches ou non du gouvernement. Certains sont déjà à Kidal. Ils sont stationnés dans un camp militaire alors que la ville est toujours sous le contrôle de l’ex-rébellion.
<div id="tms-block-2625329782419319" class="o-self-promo o-self-promo--nl" data-selfpromo-newsletter="">
<div class="o-self-promo-wrapper">
<p class="o-self-promo__text"><strong>Source: https://www.rfi.fr/fr/afrique</strong></p>

</div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nomination des membres du conseil consultatif interrégional :   Le FAD s’oppose à l’application de l’Accord</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/nomination-des-membres-du-conseil-consultatif-interregional-le-fad-soppose-a-lapplication-de-laccord-2914338.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/nomination-des-membres-du-conseil-consultatif-interregional-le-fad-soppose-a-lapplication-de-laccord-2914338.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/02/accord-de-paix.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 30 Jan 2021 02:10:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le bureau politique national du parti Front africain pour le Développement (FAD) note, dans un communiqué, avoir constaté avec stupéfaction, la signature par le ministre de l’Administration territoriale d’un arrêté en date du 31 décembre 2020, portant nomination des membres du Conseil consultatif interrégional de la zone de développement des régions du Nord. Le parti s’insurge, à cet effet, contre cette décision qui, selon lui, marque une fuite en avant dans la mise en œuvre de l’accord <em>« antinational »</em> issu du processus d’Alger.

Il condamne sans réserve <em>« l’attitude aventurier »</em> du ministre de l’Administration territoriale et rappelle son opposition ferme à toute application de l’accord en l’état.

Le FAD reste, cependant, déterminé à empêcher l’application de l’accord et met en garde les autorités de la transition contre toute tentative de passage en force.

Le parti appelle l’ensemble du peuple malien à rester vigilant et déterminé à défendre l’intégrité du territoire, l’unité nationale, ainsi que la forme unitaire de l’Etat du Mali.

<strong>Ibrahima Ndiaye </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord d’Alger :  « Un papier de fragmentions du Mali »</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-dalger-un-papier-de-fragmentions-du-mali-2914375.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-dalger-un-papier-de-fragmentions-du-mali-2914375.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/01/Abdoul-Niang.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 30 Jan 2021 01:23:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Même près de 6 ans après sa signature, l’Accord d’Alger semble au point mort. Et au moment où les parties signataires tentent de le ranimer, il se heurte à un front social qui s’oppose à sa mise en application au motif qu’il prévoit, de façon camouflée, la partition du Mali.</em></strong>

Signé depuis 2015, la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation issu du Processus d’Alger peine à être effective. Dans son adresse à la Nation, le 19 janvier, à l’occasion de la célébration des 60 ans de l’Armée nationale, le Président de la Transition, Bah N’Daw,  a émis sa volonté de la mise en place d’une stratégie de relance dudit accord  notamment son volet Défense et sécurité.  Il n’en fallait pas plus pour déclencher la colère de certains leaders d’associations notamment Abdoul Niang de ‘’Faso Ni Dambé’’, Ibrahim Kebe Tamaguide de l’association ‘’Faso Kanu’’ ; Mamedy Dioula Dramé de ‘’Wati Sera’’  qui disent être contre ce qu’ils appellent « ce papier » ainsi que sa mise en œuvre pour la raison que l’accord remet en cause, de leur point de vue, l’intégrité territoriale ainsi que la laïcité du Mali. <em>« Ce papier contient les germes de la division, de la haine ainsi que de la fragmentation de la République du Mali sur des considérations régionalistes, ethniques qui foulent au pied tous les fondements de notre pays y compris sa laïcité »<strong>, </strong></em>croit savoir Abdoul Niang. <strong><em>  </em></strong>

Pour le président de « Faso Ni Dembé », l’appellation Paix et réconciliation de l’Accord ne sert qu’à embellir le projet de la partition du Mali et faire des opposants dudit accord les ennemis de la paix. <em>« C’est une façon de le faire consommer automatiquement par le lecteur moins averti. Parce que dès que l’on parle de paix et de réconciliation, toute voix discordante pourrait être vite jetée à la vindicte populaire puisque son auteur sera facilement accusé d’être un ennemi de la paix »<strong>, </strong></em>a-t-il dit. De sa lecture, Abdoul Niang croit comprendre que l’accord affirme vaguement des principes tels que le respect de l’intégrité territoriale, de l’unité nationale et l’exercice de la souveraineté de l’Etat malien sur toute l’étendue du pays. <em>« En réalité cela ne vise qu’à faire avaler facilement la pilule car toutes les autres dispositions de ce papier violent allégrement tous ces principes, créent de facto deux Etats. L’Etat du Mali et celui de l’Azawad »<strong>.</strong></em>

Au-delà des dénonciations, les leaders des associations contestatrices de l’Accord ont décidé de joindre leurs forces et mener une synergie d’actions à travers tout le pays. <em>« Nous avons constaté qu’une démarche solitaire n’est pas trop efficace. De ce fait, nous sommes en train de nous mobiliser à travers tout le pays y compris Tombouctou, Kidal où il y a également des Touaregs qui sont aussi contre cet accord, mais qui ne peuvent pas le dénoncer autant comme nous. Donc nous n’allons pas laisser trainer dans la boue tous ces Maliens. C’est l’ensemble des jeunes leaders du Mali, de l’intérieur comme de la diaspora, qui se sont donné la main pour cet objectif combien patriotique qui est de bloquer la mise en application de cet accord de dislocation nationale »<strong>.</strong></em>

Après avoir tiré des leçons de l’échec du « Collectif Mali Téklan » au moment de la signature de l’Accord en 2015, l’anti-accord d’Alger se montre cette fois-ci très confiant quant à la réussite de leur combat. <em>« Aujourd’hui c’est la crème de la jeunesse malienne et l’essentiel des forces vives qui ont décidé de faire front commun et rejeter en bloc ce papier étant donné que le Dialogue national inclusif préconise la révision de cet accord. Mais pourquoi tenter ce passage en force ?<strong>», </strong></em>s’interroge notre interlocuteur avant d’affirmer que <em>« nous sommes sur les remparts déterminés et debout. La victoire est certaine et très proche cette-fois »</em><strong>. <em> </em></strong>

En vue d’une synergie d’actions, « les jeunes leaders » pour la sauvegarde du Mali prévoyaient de mettre en place une plateforme<strong> </strong>pour l’exécution de leurs démarches futures.

<strong>Alassane CISSOUMA</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mise en œuvre intégrale de l’Accord d’Alger :  Une volonté des colonels qui divise !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mise-en-oeuvre-integrale-de-laccord-dalger-une-volonte-des-colonels-qui-divise-2914099.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mise-en-oeuvre-integrale-de-laccord-dalger-une-volonte-des-colonels-qui-divise-2914099.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/04/PM-Accord-dAlger.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 29 Jan 2021 02:28:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pays</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La volonté affichée des colonels au pouvoir de mettre en œuvre intégralement l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger divise les Maliens. Certaines actions allant dans le sens de cette mise en œuvre effective, dont la nomination des membres du Conseil Consultatif Interrégional de la Zone de Développement des régions du Nord, a frustré certains Maliens qui ont déjà créé un front de refus. Certains soutiens même de la Transition haussent le ton et disent « non » à la mise en œuvre intégrale de l’-accord jugé « illégal » par bon nombre de citoyens.  </strong>

L’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. Voilà le document dont la mise en œuvre intégrale divise les Maliens depuis sa signature en 2015 ! Si sa mise en œuvre intégrale est perçue, par les séparatistes et la communauté internationale, comme un moyen incontournable pour le retour de la paix et du vivre ensemble, beaucoup de Maliens pensent le contraire. Ceux-ci voient d’ailleurs au document qu’ils jugent « illégal » un instrument de partition du Mali.  C’est pourquoi ils demandent sa révision.

<strong>Les  autorités de la transition sont-elles favorables à la mise en œuvre intégrale de cet accord </strong>

Même si le régime IBK qui a signé l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger était réticent par rapport à la mise en œuvre intégrale du document, les ex-putschistes, les éléments du CNSP, semblent être dans la logique d’aller à la mise en œuvre intégrale de cet accord.

Pendant que les Maliens attendent la relecture de cet accord comme a demandé le DNI qu’ils (les ex-putschistes) ont promis de prendre en compte les recommandations, leurs actions vont dans le sens de la mise en œuvre intégrale du document. C’est en tout cas ce que leur reprochent les membres du Front de refus de la mise en œuvre de l’Accord d’Alger. <em>« Depuis le 16 décembre 2020, nous constatons avec regret que les autorités activent à la mise en œuvre intégrale de cet accord illégal et illégitime</em> », ont indiqué les membres du nouveau mouvement qui ont laissé entendre que la mise en œuvre de l’Accord issu du processus d’Alger, version 2015, aboutira « sans aucun doute à la dislocation de la République du Mali ». Pour les membres de ce nouveau front, dont Ibrahima Kébé, la mise en œuvre de l’Accord en l’état est impossible et inacceptable.

En plus des membres de ce front, un des soutiens de la transition, Nouhoum Sarr est sorti de son silence pour s’opposer à cette volonté de ses « amis » officiers. <em>« Le Bureau politique national du parti Front africain pour le Développement (FAD) a constaté avec stupéfaction, la signature par le ministre de l’Administration territoriale d’un arrêté en date du 31 décembre 2020, portant nomination des membres du Conseil Consultatif Interrégional de la Zone de Développement des régions du Nord », </em>a déploré le FAD dans un communiqué publié cette semaine.  Après s’être insurgé <em>« contre cette décision qui marque une fuite en avant dans la mise en œuvre de l’accord antinational issu du processus d’Alger »,</em> le FAD a condamné sans réserve <em>« l’attitude aventurière du ministre de l’Administration territoriale et rappelle son opposition ferme a toute application de l’accord en l’état ».</em> Ce n’est pas tout, le parti s’est dit déterminé à « empêcher l’application de l’accord antinational issu du processus d’Alger ». Il a même mis en garde les autorités de la transition contre toute tentative de passage en force.

Pour sa part, la coalition contre la partition du Mali ‘’IGDAH-Mali TE TILA’’ s’oppose à la mise en œuvre intégrale de l’Accord et invite les autorités transitoires à aller vers la relecture du document. Aussi, des hommes politiques dont Dr Choguel Kokalla Maiga, ont toujours dénoncé cet accord et réclamé sa relecture.

Si les autorités transitoires n’écoutent pas toutes ces voix qui s’opposent à la mise en œuvre intégrale de cet accord et s’entêtent dans leur décision, il faut s’attendre à des manifestations. Et beaucoup de leurs alliés risqueront de retourner contre elles.

&nbsp;

<strong>Boureima Guindo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Visite de 6 ministres de la transition à Kidal: Une avancée vers la paix et la stabilité du pays</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/visite-de-6-ministres-de-la-transition-a-kidal-une-avancee-vers-la-paix-et-la-stabilite-du-pays-2913975.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/visite-de-6-ministres-de-la-transition-a-kidal-une-avancee-vers-la-paix-et-la-stabilite-du-pays-2913975.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/01/MINISTRE-KIDAL.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 28 Jan 2021 01:10:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le lundi 25 janvier 2021, une délégation composée de huit départements ministériels avec six ministres dont celui de la Réconciliation nationale, le Colonel Major ISMAËL WAGUÉ, a effectué une visite dans la région de Kidal.

Cette visite qui rentre dans le cadre de la consolidation de l'entente et la cohésion sociale entre fils d'un Mali un et indivisible, a enregistré la présence du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le ministre de la Santé et du Développement social, le ministre de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, le ministre de la Jeunesse et du Sport, le ministre des Mines de l'Énergie et de l'Eau

Le ministre de l’Éducation nationale représenté par son Segal, le ministre de l’Administration territoriale par son Chef de cabinet, ainsi que les proches collaborateurs des Ministres présents.

A son arrivée, la délégation ministérielle a été chaleureusement accueillie par le président de la CMA Algabass Ag Intallah et le porte-parole de la plateformeHaballa Ag Hamzatta.

Les ministres des départements concernés ont entamé leur visite chez l'amenokal Mohamed Ag Intallah pour transmettre les salutations fraternelles du Chef de l’État Bah NDaw, du Vice- président le Colonel AssimiGoïta ainsi que celles du Premier ministre Moctar Ouane.

L’occasion pour l’amenokal, de souhaiter la bienvenue à ses hôtes de marque avant de faire un plaidoyer dans le cadre du développement de la région de Kidal.

Pour clore son propos, l'amenokal félicite et se réjouit des actions de l'ERAR de Kidal (Équipes régionales d'appui à la réconciliation) qui, selon lui est la seule structure visible et opérationnelle dans le domaine de la réconciliation et la cohésion sociale.

En réponse à ces différentes doléances, le chef de la délégation ministérielle, le Colonel Modibo Koné a indiqué que cette mission vise essentiellement à apporter le soutien des plus hautes autorités aux populations de Kidal.

La délégation a poursuivi sa visite au stade omnisports de Kidal dans le but d'encourager la jeunesse kidaloise à la pratique du sport qui est un bon facteur de réconciliation et de consolidation de paix.

Elle a ensuite procédé à la pose de la première pierre de la Maison des jeunes avant de se rendre au camp pour s’enquérir des conditions de vie des FAMa.

A cette occasion, le Colonel Major ISMAËL WAGUÉ, ministre de la Réconciliation nationale a exhorté les populations à travailler dans le sens de la consolidation de la paix, du retour effectif de l’État et à la mise en œuvre de l’accord pour la paix.

La première phase de cette  tournée s’est achevée au  gouvernorat de Kidal par un grand déjeuner entre les fils du Mali.

Notons que cette mission s’est déroulée dans une atmosphère de fraternité.

<strong>CCOM MRN</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Contre la dissolution de la République du Mali :  Le « front pour le refus de l’Accord d’Alger » créé !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/contre-la-dissolution-de-la-republique-du-mali-le-front-pour-le-refus-de-laccord-dalger-cree-2913831.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/contre-la-dissolution-de-la-republique-du-mali-le-front-pour-le-refus-de-laccord-dalger-cree-2913831.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/05/signature-officielle-de-laccord-de-paix-.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 27 Jan 2021 02:17:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pays</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Ibrahim Kebe Tamaguide de l’association ‘’Faso Kanu’’ ; Mamedy Dioula Drame de ‘’Wati Sera’’ ; et Abdoul Niang de ‘’Faso Ni Dambé’’ sont désormais « hostiles » à la mise en œuvre du « fameux » Accord de paix et de réconciliation issu du processus d’Alger. Dans un communiqué, les jeunes leaders appellent leurs militants et sympathisants à sortir le jeudi 28 janvier 2021 pour une réunion à la Bourse du travail de Bamako.</strong>

<em>« La mise en œuvre de l’Accord issu du processus, version 2015, n’aboutira sans doute aucun à la dissolution de la République du Mali », </em>annoncent les signataires du communiqué. Malgré cela, les autorités transitoires censées poser les jalons du « Mali nouveau » sont dans les dispositions d’aller à une mise en œuvre totale de cet accord alors que même le régime déçu était réticent sur certains points. <em>« Depuis le 16 décembre 2021, nous constatons avec regret que les autorités s’activent à la mise en œuvre intégrale de cet Accord illégal et illégitime »</em>, ont déploré les responsables de ce nouveau mouvement. Pour refuser cette situation, ils ont appelé les Maliens à l’union et à une synergie d’actions qui, dans leur entendement, pourront faire barrage à ce projet qui ne profite pas aux citoyens.

Selon Abdoul Niang, la mise en œuvre intégrale de l’Accord d’Alger telle que souhaitent les autorités transitoires, favorisera la partition du Mali. Il a d’ailleurs pris l’exemple sur le comité inter-régional.

Sur sa page Facebook, le jeune Ibrahim Kebe de « l’association Faso Kanu » a déclaré : <em>« Vous (Maliens) le savez tous. Cet Accord est un accord de partition du Mali. C’est un accord qui fait honte à notre pays, et trahit les Maliens »</em>. Il va encore loin en s’expliquant davantage sur la question : <em>« La mise en œuvre de cet Accord se soldera par quelque chose de désobligeant pour tout le monde ». </em>D’après le jeune leader, les autorités transitoires sont actuellement prêtes à mettre cet accord en œuvre au profit d’un groupuscule. « C’est un Accord illégal. Sa mise en œuvre balkanise le Mali », a-t-il indiqué.

Le 16 décembre 2020, révèle-t-il, les ministres maliens ont, à la suite d’une réunion, décidé de même voter un budget pour la réalisation de ce projet. À ses dires, une assise a également été tenue le 18 décembre 2020 entre les groupes armés et le ministre de la Réconciliation Ismaël Wagué. Cela, déplore-t-il, pour l’élaboration des documents allant dans le sens de la mise en œuvre dudit accord. Aussi, Kébé regrette qu’en date du 31 décembre 2020, un document axé sur les zones de développement ait été élaboré par les autorités du pays. Lequel document qui, dit-il, habilite les séparatistes à donner de nouveaux noms à certaines localités du pays, voire à discuter des conditions d’exploitation des ressources émanant des sous-sols desdites zones avec des pays étrangers.

<strong>Mamadou Diarra  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Délégation ministérielle à Kidal :  La paix à petits pas</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/delegation-ministerielle-a-kidal-la-paix-a-petits-pas-2913864.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/delegation-ministerielle-a-kidal-la-paix-a-petits-pas-2913864.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/01/MINISTRE-KIDAL.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 27 Jan 2021 01:33:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Kidal et Bamako renouent le fil du dialogue avec cette fois-ci des opportunités de développement de la région. </em></strong>

La résurgence du conflit armé a aggravé des situations et est à la source de l’instabilité du pays avec des conséquences sociales et économiques insurmontables. L‘avènement de la paix ne suffit pas à lui seul d’éradiquer la pauvreté, il est aussi vrai qu’il ne peut y avoir de réels progrès dans la lutte contre la pauvreté sans une paix durable. Autrement dit, il va falloir investir davantage dans les ressources humaines, le système de santé, donner de l’électrification et de l’eau potable à un maximum de ménages.

Dans les mallettes de la forte délégation ministérielle en visite dimanche les espoirs d’amélioration du vécu quotidien des populations en appuyant sur les leviers de la sécurité, la réconciliation nationale, la desserte en électricité de la ville plongée dans le noir, l’approvisionnement en eau potable entre autres et de recueillir les propositions des ex-rebelles de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA). Signe d’un réchauffement des relations fortement dégradées après que les militaires aient annulé une visite.

L’électrification peut être source de nombreux bienfaits pour  la santé des foyers, même si elle ne sert pas pour la cuisson, les habitants des régions électrifiées utilisent de moins en moins de pétrole ou de bougies et facilitent l’apprentissage de nuit des élèves, améliorent substantiellement le revenu des populations par le biais de la vente des produits frais, entre autres.

Côté CMA, on juge l’initiative bonne à prendre, mais aussi importante serait la mise en place d’une administrative publique transparente, responsable et efficace. Les capacités restrictives du Mali en matière d’investissement  font qu’il doit compter sur un partenariat international puissant et résolu.  Facile à dire qu’à dire. L’aide des pays riches pour le relèvement après le conflit est souvent inefficace et la pandémie du coronavirus a tiré vers le bas l’économie mondiale, donc la mobilisation des ressources des financières étrangères ne serait pas du tout repos.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali: la visite ministérielle chez les ex&#45;rebelles du nord écourtée</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-la-visite-ministerielle-chez-les-ex-rebelles-du-nord-ecourtee-2913802.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-la-visite-ministerielle-chez-les-ex-rebelles-du-nord-ecourtee-2913802.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/01/MINISTRE-KIDAL.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 26 Jan 2021 15:27:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>AFP</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div id="module"><span class="FullArticleTexte"><strong>La première visite ministérielle à Kidal, bastion d'ex-rebelles dans le nord du Mali, depuis le coup d'Etat militaire d'août a été écourtée, a-t-on appris mardi de sources au sein de la délégation, qui doit rentrer en milieu de journée à Bamako.</strong>

D'abord prévue lundi et mardi, la visite n'aura finalement pas duré 24 heures, mais elle reste une "visite symbolique" et aura "permis de faire avancer le processus de paix", a indiqué sous le couvert de l'anonymat un ministre faisant partie de la délégation.</span></div>
<div></div>
<div><span class="FullArticleTexte">Kidal est le fief de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA), principale coalition d'anciens rebelles indépendantistes touareg qui ont combattu les forces maliennes dans le nord à partir de 2012.</span></div>
<div></div>
<div><span class="FullArticleTexte">La CMA a signé en 2015 avec le gouvernement de Bamako et des groupes armés pro-gouvernementaux un accord de paix, dit d'Alger. Mais sa mise en oeuvre accuse de nombreux retards. "Lors de nos entretiens avec nos frères de la CMA, tout le monde a été d'accord pour accélérer la mise en oeuvre de l'accord de paix d'Alger", a dit le ministre.</span></div>
<div></div>
<div><span class="FullArticleTexte">Une réunion du Comité de suivi de l'accord de paix (CSA) qui devait se tenir à Kidal mardi a finalement été reportée à la demande de l'Algérie, acteur clé de la crise malienne. Le déplacement ministériel avait toutefois été maintenu.</span></div>
<div></div>
<div><span class="FullArticleTexte">C'était la première fois qu'une délégation ministérielle se rendait à Kidal depuis le putsch qui a renversé le 18 août le président Ibrahim Boubacar Keïta. </span></div>
<div></div>
<div><span class="FullArticleTexte">La ville de Kidal illustre les difficultés que rencontrent les signataires de l'accord à le mettre en place. Un bataillon de l'armée dite "reconstituée", comprenant des éléments de l'ex-rébellion, y est certes déployé depuis un an. Mais la décentralisation et une gouvernance partagée restent à mettre en place, tandis que flottent régulièrement dans la ville des drapeaux de l'Azawad, du nom de l'Etat réclamé par les indépendantistes avant la signature de l'accord de paix.</span></div>
<div></div>
<div><span class="FullArticleTexte">La mise en oeuvre de l'accord serait un facteur essentiel d'un retour à la stabilité au Mali, en proie depuis 2012 aux attaques jihadistes et aux violences communautaires qui ont fait des milliers de victimes. </span></div>
<div></div>
<div><span class="FullArticleTexte">Sur le chemin du retour, la délégation a rencontré mardi matin les autorités locales à Gao, autre ville stratégique où se côtoient militaires maliens et soldats de la force antijihadiste française Barkhane et de la nouvelle force européenne Takuba, chargée d'accompagner l'armée malienne au combat.</span>
<div class="clear"></div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kidal: les raisons d’une visite ministérielle</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-les-raisons-dune-visite-ministerielle-2913791.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-les-raisons-dune-visite-ministerielle-2913791.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/11/ville-de-Kidal.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 26 Jan 2021 15:17:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Une forte délégation gouvernementale comprenant 6 ministres est arrivée ce lundi 25 janvier à Kidal. Au total, ce sont 8 ministères, dont 2 sont représentés, à faire le déplacement.

Outre le ministre de la Jeunesse et des Sports, M. Mossa Ag ATTAHER, éminent membre de la CMA, la délégation gouvernementale comprend : le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, Modibo KONE; le ministre de la Réconciliation Nationale, Ismaël WAGUE; le ministre de la Santé et du Développement Social, Fanta SIBY; le Ministre des Mines, Énergie et de l’Eau, Lamine Seydou TRAORÉ; le Ministre Secrétaire Général du ministre de l’Education national, M. Khanane Ag GADEGA.

La délégation a été accueillie et logée par le gouverneur, le Colonel Fodé Malick SISSOKO au pied-à-terre de Kidal.

Après un bref entretien avec la représentation locale de la MINUSMA, le Colonel WAGUE et sa suite se sont rendus chez l’ex troisième vice-président de l’Assemblée nationale, Mohamed Ag Intalla qui a accueilli ses visiteurs en sa qualité d’Amenokal de la population touareg de sa région. Avant de retourner, la délégation gouvernementale a tenu une conférence de cadres en vue de recenser les besoins les plus pressants de la région et d’ébaucher des propositions de réponses à travers chaque ministre responsable du secteur correspondant.

Selon les échos venant de Kidal, le CMA qui comme à son habitude a peint la ville aux couleurs du MNLA, pardon de l’Azawad, n’a pas pris part à la conférence de cadres.

Toutefois, indiquent certaines sources, les hommes forts de Kidal ont accepté de rencontrer la délégation gouvernementale pour un entretien à huis clos pour aplanir certaines divergences, dit-on.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali: une délégation ministérielle à Kidal, la première depuis le coup d&amp;apos;État</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-une-delegation-ministerielle-a-kidal-la-premiere-depuis-le-coup-detat-2913659.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-une-delegation-ministerielle-a-kidal-la-premiere-depuis-le-coup-detat-2913659.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/10/Kidal-dans-le-nord-du-Mali.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 25 Jan 2021 22:40:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Six ministres maliens sont arrivés ce lundi 25 janvier à Kidal, toujours aux mains de l'ex-rébellion. La délégation va rester sur place pendant deux jours pour parler développement et retour de l'État.</strong>

C’est la première visite à Kidal d’une délégation ministérielle malienne depuis le coup d’État du 18 août dernier. La localité est le fief de l’ex-rébellion depuis plus de huit ans, malgré la signature d’un accord de paix dont l’application est poussive sur le terrain. Six ministres du gouvernement, dont dont ceux de la Sécurité, de la Santé, de la Réconciliation nationale, des Mines et de l'Énergie font partie de la délégation.

Les observateurs notent l’absence du ministre de la Défense parmi les officiels arrivés sur place, un bon signe pour l’ex-rébellion qui a toujours pensé, avec regret, que les problèmes locaux se résument à la Défense et au retour de l’État sur place.

En voyant parmi les hôtes de la localité les représentants de la Santé, de l’Énergie et de la Réconciliation, les ex-rebelles ne cachent pas qu’ils apprécient que le développement de la région de Kidal soit au cœur des préoccupations de l’État. On parlera donc de santé, de desserte de la ville en électricité (Kidal est plongée dans le noir, depuis des années) mais aussi de jeunesse.

Cependant, le retour l'État sur place sera également au centre des discussions. Certes, symboliquement, un détachement de l’armée est sur place dans un camp militaire, ainsi qu’un gouverneur de région nommé par l’État. Mais pour le moment, ce dernier a les mêmes pouvoirs que la reine d’Angleterre.

<strong>SOURCE: RFI.FR</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nord du Mali : Manœuvres pour le retour des services de base</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/nord-du-mali-manoeuvres-pour-le-retour-des-services-de-base-2913631.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/nord-du-mali-manoeuvres-pour-le-retour-des-services-de-base-2913631.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/04/menaka-mali.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 25 Jan 2021 17:11:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le retour de l’administration dans les régions nord du Mali est un travail difficile que la transition a entamé. Mais depuis l’installation des nouvelles autorités, les lignes n’ont pas beaucoup bougé dans le sens du redéploiement des services partis des régions du nord, sous la domination des groupes armés. Dans la perspective de la rentrée scolaire et des élections générales en vue, l’Etat compte implanter les services de base dans ces régions.</strong>

Pour les écoles, les choses semblent être plus compliquées que prévues par l’Etat. D’abord, le report de l’ouverture des classes a été une aubaine pour les enseignants déplacés de ne pas rejoindre leurs postes. Les autorités avaient voulu que les enseignants qui ont quitté les localités du nord face à la pression des hommes armés reviennent avant la fin de 2020. Ce plan de réouverture des classes a été chamboulé par le report de la date de la rentrée à cause de la Covid-19. C’est seulement à partir de cette semaine que les enfants reprennent le chemin des écoles.

Dans ce contexte, les autorités scolaires ne pouvaient pas exiger des enseignants d’être à leurs postes avant la rentrée officielle. Certains gouverneurs avaient voulu prendre des sanctions contre les enseignants absentéistes, mais ils ont dû se ressaisir à cause du report de la date de la rentrée scolaire. De nombreux enseignants touchent en effet leurs salaires sans être dans les régions où ils sont déployés par l’administration. La solution envisagée pour qu’ils retournent à leurs postes est un durcissement du contrôle à travers leurs salaires.

En ce qui concerne la situation sécuritaire, les autorités mettent les bouchées doubles pour redéployer sur le terrain les services liés à la sécurité. La Gendarmerie et la Garde nationale joueront ainsi un important rôle dans la sécurisation de l’administration dont les représentants sont conviés à être aux côtés des populations. Les préfets et sous-préfets sont donc invités à être à leurs postes respectifs avec l’accompagnement des forces de sécurité, dont la présence est appelée à s’élargir àdes localités plus éloignées.

Les services économiques aussi sont attendus dans les régions du nord abandonnées par les douaniers et autres agents de la répression économique. Les agents des impôts déployés dans les régions de Kidal, Gao et Tombouctou ont quitté leurs postes depuis des années, et les services économiques n’existent plus dans ces zones. Le 18 janvier, une réunion importante avait eu lieu à Bamako pour le retour des douanes dans le septentrion malien.

<strong>Oumar KONATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Une première à Kidal depuis 2002 :  Ballet de 8 ministres en conférence de cadres sans la CMA</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/une-premiere-a-kidal-depuis-2002-ballet-de-8-ministres-en-conference-de-cadres-sans-la-cma-2913574.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/une-premiere-a-kidal-depuis-2002-ballet-de-8-ministres-en-conference-de-cadres-sans-la-cma-2913574.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/02/kidal-Mali-Nord.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 25 Jan 2021 11:53:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[A défaut du Comité de suivi de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali - dont la tenue à Kidal avait été jadis récusée par la partie malienne -, la capitale de la huitième région du Mali s’apprête à accueillir, aujourd’hui, plus d’un tiers du gouvernement de Transition conduit, soit une dizaine de membres de l’équipe Moctar Ouane. Il s’agit, dit-on, d’un séjour d’à peine 24 heures au cours duquel les illustres hôtes seront logés au pied-à-terre de Kidal pour moins d’une nuitée, à en croire une source proche du Gouvernorat où le nouveau locataire des lieux, Colonel Fodé Malick Sissoko, vient juste de prendre ses quartiers.

Sous la houlette du ministre de la Réconciliation nationale, Ismael Wagué, l’imposante délégation ministérielle comprendra ses collègues en charge de la Défense, de l’Agriculture, de la Jeunesse et des Sports, de l’Administration Territoriale, de la Refondation de l’Etat, de la Femme ainsi que le Commissaire à la Sécurité alimentaire, entre autres. Après un bref entretien avec la représentation locale de la Minusma, le Colonel Wagué et sa suite se rendront chez le troisième vice-président de l’Assemblée nationale avec résidence à Kidal, Mohamed Ag Intalla, qui accueillera ses visiteurs es qualité Amenokal de la population touareg de sa région. Avant de faire cap sur Gao en fin de journée pour un exercice similaire, la délégation aura d’abord passé l’épreuve d’un vif échange avec la population de Kidal, lors d’une conférence des cadres au Gouvernorat où il sera question de recenser les besoins les plus pressants de la région et d’ébaucher des propositions de réponses à travers chaque ministre responsable du secteur correspondant.

Quoi qu’il en soit, la forte présence du gouvernement a Kidal, une première depuis une certaine commémoration des festivités du 22 septembre sous Alpha Oumar Konaré, se veut une illustration de la volonté des pouvoirs de la Transition d’atteindre des paliers jusqu’ici non non franchis dans le retour tant annoncé de l’administration d’Etat dans cette zone. Toutes choses qui passent par un dénouement des blocages qui pèsent sur l’armée reconstituée, une problématique dont il sera question pendant la visite des membres du gouvernement dans l’Adrar.

Seul bémol, l’élan de la normalisation avec Kidal est quelque peu émoussé par une posture très étrange de la CMA qui, au moment où nous mettions sous presse, n’avait pas encore rassuré de sa pleine percolation à l‘événement de Kidal. Tout indique, en clair, que les ténors de ce mouvement armé vont briller parleur absence à la conférence des cadres historique qu’animeront l’impressionnante brochette de ministres de la République mobilisée dans leur ville. Il nous revient, de source concordante, que la Coalition des Mouvements de l’Azawad estime simplement qu’une délégation à l’échelle ministérielle ne saurait se hisser à son niveau en tant qu’interlocutrice des plus hautes autorités maliennes.

Avant sa rencontre avec les forces vives de la huitième région, la délégation aura toutefois un entretien parallèle à huis-clos avec les principaux responsables de l’entité dirigée par Bilal Ag Acherif et d’Algabass Ag Intalla. Lesquels échanges, à en croire notre source, pourrait porter sur le malentendu né de la mise en place du CNT et les voies et moyens de les surmonter. Ainsi, les griefs soulevés en son temps sur la représentativité de la CMA au sein de cet organe législatif, à défaut de trouver une réponse dans une compensation par des positions administratives, pourraient n’être solutionnés que par une relecture de la Charte de Transition en vue de faire de la place aux entités qui ne s’y reconnaissent pas encore.

<strong>A KEÏTA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accueil de l’Imam Mahmoud Dicko :  Issa Kaou Djim le grand absent du jour</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accueil-de-limam-mahmoud-dicko-issa-kaou-djim-le-grand-absent-du-jour-2912895.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accueil-de-limam-mahmoud-dicko-issa-kaou-djim-le-grand-absent-du-jour-2912895.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/11/Issa-Kao-Djim.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 20 Jan 2021 01:07:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[L’arrivée triomphale de l’Imam Mahmoud Dicko, n’est pas passé inaperçu dans la capitale malienne le vendredi 15 janvier. En provenance d’Arabie Saoudite, l’Imam a été accueilli en grande pompe par ses partisans venus en nombre  à l’aéroport international du président Modibo Kéita Bamako Sénou.

La surprise de cette journée fut l’absence remarquée du plus fidèle parmi les fidèles de l’Imam Dicko en la personne d’Issa Kaou Djim, le Coordinateur de la Cmas. Cette absence  a cependant laissé planer beaucoup d’interrogations. En réponse à cette question, lors d’une interview sur Renouveau TV, Kaou Djim explique qu’il n’était pas à l’accueil de l’Imam Dicko pour des raisons de contraintes. <em>« J’avais un enterrement, j’ai une tante qui a perdu son mari », </em>dit-il. Par rapport à la question du journaliste sur certains de ses propos qui vont à l’encontre de la logique de son mentor, M. Djim dit assumer ses prises de positions politiques afin d’éviter toute confusion d’amalgame.

Il  rappelle à l’occasion que  l’Imam Dicko a dit devant Dieu et les hommes, devant tout le monde qu’il est retourné à sa mosquée. Et il précise que ce dernier au-delà de la Cmas, a ses autres partisans pour d’autres raisons qui n’ont rien à voir avec la Cmas. <em>« Je suis aussi responsable d’autres structures qui n’ont rien n’à voir avec l’Imam. Tant que l’Imam ne dira rien, moi je ne dirai rien </em>», a-t-il conclu.

<strong>Ibrahima Ndiaye </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mise en œuvre de l’accord d’Alger :  Le nouveau souffle</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mise-en-oeuvre-de-laccord-dalger-le-nouveau-souffle-2911908.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mise-en-oeuvre-de-laccord-dalger-le-nouveau-souffle-2911908.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/01/accord-dalger-Comite-suivi.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 13 Jan 2021 14:30:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Peu de progrès a été enregistré en 2020 dans la mise en œuvre de l’accord d’Alger. Les raisons : le manque d’engagement des parties signataires, la crise sociopolitique, le coup d’Etat, la Transition et la pandémie de la Covid-19. La 41<sup>ème</sup> session du comité de suivi de l’accord (CSA), tente un nouveau départ.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>A travers son rapport de fin d’année publié le 16 décembre 2020, le Centre Carter, Observateur indépendant, détaille les progrès réalisés et les retards dans la mise en œuvre de l’Accord d’Alger.

L’Observation indépendante de la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, est un rôle assuré par le Centre Carter qui est une organisation non gouvernementale. Le Centre Carter contribue à l’amélioration de la vie des personnes dans plus de 80 pays en résolvant des conflits, en promouvant la démocratie, les droits de l’homme et le développement, en prévenant les maladies et en améliorant les soins de santé mentale. Il a été fondé en 1982 par Jimmy Carter, ancien président des Etats-Unis, et Rosalynn Carter, ancienne première dame, afin de promouvoir la paix et la santé dans le monde.

Selon son bilan, le gouvernement et les deux parties signataires, à savoir la coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) et la plateforme, ont marqué des résistances à l’avancement de sa mise en œuvre. Cela a entraîné des obstacles détériorant la situation sécuritaire et entrainant des problèmes de gouvernance.

Le Centre Carter cite en 2020, la crise politique et la pandémie de la Covid-19 qui ont paralysé l’action gouvernementale et la mise en œuvre de l’accord. Trois conséquences majeures sont liées à l’absence d’un cadre cohérent de mise en œuvre : le retard, le manque de confiance entre les parties et la grande dépendance de l’avancement du processus vis-à-vis des réunions mensuelles du CSA.

Les contestations lors des prises de décisions ont beaucoup retardé la réalisation des points. Les blocages persistent autour de la réforme du secteur de la sécurité (RSS), du processus de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR).

Au cours de la 41ème session du comité de suivi de l’accord (CSA) du 24 au 27 novembre 2020, le gouvernement de la transition, a élaboré une nouvelle feuille. Cette feuille de route vise à clôturer rapidement, les actions prioritaires prévues par les 4 volets de l’accord : l’opérationnalisation des nouvelles entités administratives, le parachèvement du processus DDR et son extension à 3000 ex-combattants.

La feuille de route a également pour objectif le retour des services sociaux de base en matière d’éducation et la réalisation des auditions publiques de la Commission Vérité Justice et Réconciliation (CVJR). La reprise et l’accélération de la mise en œuvre s’effectueront pendant la période de la transition, sous l’égide du ministère de la cohésion sociale, de la paix et de la réconciliation nationale.

<em>«Depuis sa signature le 15 mai et 20 juin 2015, plusieurs actions ont été réalisées, d’autres en cours d’exécution et des actions restantes. Les structures et mécanismes indispensables à la réalisation de l’accord ont été mis en place et opérationnalisés tels que la commission technique de sécurité (CTS), le mécanisme opérationnel de coordination (Moc), la Commission nationale pour le Désarmement, la Démobilisation et la Réinsertion (CNDDR), la Commission nationale-intégration (CN-I), le Conseil national pour la Réforme du Secteur de la Sécurité (CN-RSS), la Mission d’évaluation conjointe des besoins dans le nord (Miec), les Agences de développement régional (ADR) et la Commission Vérité justice et Réconciliation (CVJR) »,</em> souligne le rapport du Centre Carter.

L’Observateur indépendant recommande dans son rapport, deux solutions essentielles ; <em>le découpage administratif indispensable à l’établissement des circonscriptions et des listes électorales dans les nouvelles régions, cercles et communes, et l’opérationnalisation complète des premières unités de l’armée reconstituée déployées au nord.</em>

Le quatrième pilier de l’accord concerne des actions à mener en matière de justice et de réconciliation d’où la création des commissions telles que la Commission d'enquête internationale, l'Office central de Lutte contre la délinquance financière (Oclei) et la CVJR. Le 5 décembre 2020, la CVJR a organisé la deuxième session d’audience publique. Treize victimes ont témoigné des violations graves de droits humains au Mali. La création du Conseil consultatif interrégional (CCI) et du Secrétariat permanent reste attendue pour opérationnaliser la stratégie spécifique de développement des régions du nord.

<strong> </strong><strong>Fatoumata Kané</strong>

<strong> xxxxx</strong>

&nbsp;

<strong>Accord issu du processus d'Alger :</strong>

<strong>Des difficultés d’adaptation aux contestations</strong>

<strong> </strong><strong><em>Le contenu de l’accord de paix et de réconciliation issu du processus d’Alger n’ayant pas été discuté à l’Assemblée ou partagé avec le peuple, beaucoup de personnes ignorent son contenu. </em></strong>

<strong><em> </em></strong>Les discussions sur l’accord ne font jamais l’unanimité. Certains approuvent, d’autres y sont farouchement contre. Pour certains, il est une imposition de l’extérieur, garantissant une autonomie aux rebelles leur donnant plus de privilèges.

Les perceptions divergent concernant la mise en œuvre de l’accord car au-delà des contestations, beaucoup voient le bon côté de l’accord. Le parti Rama voit en l’accord <em>«un début de solution»</em>.

<em>«Nous pensons que la force, la violence et les attaques ont leurs limites en matière de paix et de réconciliation. Le Rama privilégie le dialogue et la concertation car pour nous l'accord est un instrument et non une finalité. Il permet d'ouvrir le débat, de rapprocher les positions pour des négociations franches, sincères et porteuses de paix»</em>, explique Ibrahim Coulibaly, Secrétaire général du parti Rama.

Cependant, il reconnaît que beaucoup de points de l'Accord ne sont pas digestes en l'état. <em>«Tout cela fait que certains ont peur et à juste titre d'ailleurs car nombreux sont ceux qui ne maîtrisent pas les tenants et les aboutissants de l'accord. Cela s'explique par le fait que, l'avis de la majorité des Maliens, l'accord semble être imposé. Au-delà de tout, le Mali a signé cet accord dont l'application devient une obligation. Cependant, l'arbre ne doit pas cacher la forêt. L'accord a besoin de toilettage dans bien de ses dispositifs. Alors, le Rama propose une application intelligente et concertée permettant des compromis et des relectures et non une application aveugle qui ne pourra qu'attiser les tensions. Tous les signataires semblent mettre de l'eau dans leur vin face à l'épreuve du temps»</em>, indique-t-il.

L’Observateur indépendant a constaté un tiraillement constant entre les parties sur la prééminence des questions de défense et de sécurité ou des questions de réformes politiques et institutionnelles. Le gouvernement a eu tendance à privilégier la concentration des efforts sur la question de défense et de sécurité, en particulier sur le désarmement des mouvements et le rétablissement de la présence de l’armée dans le nord, en faisant toutefois souvent obstacle à la réforme globale du secteur de la sécurité.

Les Mouvements signataires ont priorisé l’obtention de résultats dans le cadre des questions politiques et institutionnelles, notamment sur la décentralisation, la répartition des pouvoirs entre l’État et les collectivités territoriales et une plus grande représentation des populations du nord au sein des institutions nationales. Les parties doivent à présent reconnaître que ces deux piliers sont interdépendants et devront avancer ensemble ou aucun ne réussira.

<strong>Fatoumata Kané</strong>

xxxxxx

<strong>Désarmement, démobilisation et réinsertion :</strong>

<strong>3000 ex-combattants à l’horizon</strong>

<strong><em> </em></strong><strong><em>De sa mise en place à nos jours, plus de 74 918 ex-combattants ont été recensés par la Commission nationale de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion socio-économique.</em></strong> <strong><em>Parmi 1840 ex-combattants, 1331 éléments ont été désarmés. Encore 450 sont en voie de désarmement et devront effectuer des formations dans les jours suivants.</em></strong>

La Commission nationale de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion socio-économique a pour objectif de recenser des ex-combattants et leurs armes en vue de les former, intégrer dans les unités reconstituées et les réinsérer dans un métier professionnel.

L’objectif principal du DDR est de récupérer ces ex-combattants pour qu’ils ne se sentent pas exclus dans leur propre pays. Mais des critères sont indispensables pour être éligible au désarmement, démobilisation et réinsertion socio-économique.

Pour réintégrer les ex-combattants, la Commission DDR leur offre des kits d’installation et des formations professionnelles tels que la couture, …

La réinsertion est notamment financée par la Banque mondiale. Ce qu’il faut reprocher à la Commission DDR, c’est le retard marqué dans la réalisation de ses missions.

Selon l’Observateur indépendant, près de 1325 ex-combattants ont été intégrés dans trois bataillons en redéploiement au nord. Il s’agit du déploiement à Kidal de la troisième compagnie attendue pour compléter le bataillon, de l’opérationnalisation de ce bataillon, et du rattrapage à effectuer pour former et intégrer 451 ex-combattants additionnels dans le cadre de la première vague de DDR-intégration accélérée.

C’est au cours du sommet de Pau que les Etats des pays du Sahel ont communiqué un chiffre de 3000 ex-combattants qui doivent être désarmés.

Les ex-combattants enregistrés avec des armes sont au nombre de 26 108. D’autres enregistrés avec des munitions sont au nombre de 46 675.

On distingue plus de 8500 ex-combattants des groupes d’auto-défenses dans le centre du DDR spécial. Parmi eux, 352 éléments ont été cantonnés dont 54 intégrés dans l'armée.

La première opération spéciale appelée DDR accéléré a concerné le Moc de Gao, Mopti et Kidal.

La structure du DDR comprend 32 membres dont 10 représentants des parties gouvernementales, 7 représentants de la CMA, 7 représentants de la plateforme et 8 mouvements de l’inclusivité.

La Commission Désarmement, Démobilisation et Réinsertion a 6 antennes régionales qui sont à Gao, Tombouctou, Kidal, Ménaka, Taoudeni et à Mopti.

Depuis six mois après la signature de l’accord, la structure du DDR devait procéder au désarmement des ex-combattants, mais cette opération fut retardée par le manque de confiance entre les parties signataires de l’accord.

L’Observateur indépendant révèle que sur les 1325 ex-combattants intégrés dans les unités reconstituées au sein des forces armées maliennes, un certain nombre ne sont pas effectivement déployés dans leurs bataillons au nord.

Ce retard de plusieurs mois est, en partie, attribuable aux divergences entre les parties concernant le lieu de formation de ces éléments. Alors que ce désaccord a été résolu, les dates de formation restent attendues. La Minusma a confirmé sa disponibilité à faciliter le transport de ces 451 ex-combattants vers les centres de formation nationaux agréés, une fois que le calendrier sera connu.

Lors de la dernière session du Sous-comité défense et sécurité, le gouvernement a proposé le démarrage du processus de DDR général au premier trimestre 2021, mais les mouvements insistent sur une définition au préalable des quotas d’intégration dans les forces de défense et de sécurité.

<strong>Fatoumata Kané</strong>

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Visite du Projet d’appui à la force conjointe du G5 Sahel au siège du RMDH : Remise de matériels et projection pour un partenariat gagnant&#45;gagnant</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/visite-du-projet-dappui-a-la-force-conjointe-du-g5-sahel-au-siege-du-rmdh-remise-de-materiels-et-projection-pour-un-partenariat-gagnant-gagnant-2911636.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/visite-du-projet-dappui-a-la-force-conjointe-du-g5-sahel-au-siege-du-rmdh-remise-de-materiels-et-projection-pour-un-partenariat-gagnant-gagnant-2911636.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/07/entree-du-G5-Sahel.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 12 Jan 2021 01:11:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le mardi 22 décembre 2020, une délégation du Projet d’appui à la force conjointe du G5 Sahel dans la mise en œuvre du cadre de conformité aux droits de l’Homme et au droit international humanitaire a effectué une visite de courtoisie au siège du RMDH (Réseau média et droit de l’Homme) sis au quartier Sogoniko de Bamako. La délégation n’est pas venue les mains vides. Elle a remis des matériels comprenant t-shirt, bloc-notes, casquettes, aux membres du Réseau. La remise symbolique des dons a été faite par Julien Attakla Ayinon, coordinateur du projet du Haut commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme, encore appelé projet d’appui à la force conjointe du G5 sahel dans la mise en œuvre du cadre de conformité aux droits de l’Homme et au droit international humanitaire, à Boukary Daou, président du RMDH.</strong>

C’est aux environs de 14 heures que la délégation du projet d’appui à la force conjointe du G5 sahel dans la mise en œuvre du cadre de conformité aux droits de l’Homme et au droit international humanitaire conduite par Julien Attakla Ayinon a été accueillie par le président du RMDH, Boukary Daou, en présence d’autres membres du Réseau comme Dado Camara, Daniel Kouriba, Aguibou Sogodogo et Sidiki Dembélé. La délégation du projet du Haut commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme, conduite par Julien Attakla Ayinon, comprenait Makan Konaté, Maurille Agbokou, Lorenzana Marcos.

Après les mots de bienvenue du président du RMDH, Boukary Daou, le coordinateur du projet d’appui à la force conjointe du G5 sahel dans la mise en œuvre du cadre de conformité aux droits de l’Homme et au droit international humanitaire, Julien Attakla Ayinon a placé le respect des droits de l’homme au rang de priorité, soutenant la nécessité de les situer au cœur des réponses sécuritaires régionales.

Au cours de cette visite, le point d’orgue a été un intense dialogue, qui s’est déroulé au milieu de la salle entre Maurille Agbokou du projet d’appui à la force du G5 Sahel et Boukary Daou du RMDH, consistant en une série de questions-réponses assez instructif sur <em>« le cadre de conformité du G5 Sahel »</em>. On a assisté à un inversement de rôle où le journaliste, qui d’habitude interroge, se voyait assaillir de plusieurs questions, témoignant un intérêt certain du cadre de conformité du G5 Sahel, pour ce Réseau de Media volontaire, qui œuvre sans dotation. De leurs échanges sous le regard des participants attentifs, on retient que le cadre de conformité permet de s’assurer que la force conjointe du G5 Sahel respecte les droits de l’Homme de façon générale et le droit international humanitaire en particulier dans leurs zones d’opérations. Cette scène sous les projecteurs a été suivie de la remise symbolique des dons au président du RMDH, Boukary Daou par le coordinateur du Projet, Julien Attakla Ayinon. On pouvait dénombrer des t-shirts, des bloc-notes et des casquettes... Le président du RMDH a remercié les visiteurs, en témoignant que ce geste lui va droit au cœur, mais tout en souhaitant <em>« un appui institutionnel dans le cadre d’un partenariat gagnant-gagnant, permettant de doter le RMDH de moyens d’actions et de son autonomisation »</em>. Il a aussi émis le vœu de renforcement de capacité des membres du RMDH. Toutes choses pour accentuer ses activités de promotion des droits de l’Homme et d’accompagnement des organisations de défense et de protection des droits de l’homme. La vice-présidente du RMDH, Dado Camara abonde dans le même sens. <em>« Nous vous remercions pour ce don et nous souhaitons un partenariat gagnant-gagnant qui va nous aider à poursuivre les actions entreprises»</em>, a-t-elle dit.

Selon le coordinateur du Projet, Julien Attakla Ayinon, il s’agit là de créer une opportunité pour jeter les bases d’un partenariat avec le RMDH. <em>« J’ai été touché par votre engagement citoyen. Le travail des droits de l’Homme est un travail ingrat, mais important »</em>, a-t-il dit. Le coordinateur du Projet, Julien Attakla Ayinon a fait savoir que le Projet d’appui à la force conjointe du G5 Sahel dans la mise en œuvre du cadre de conformité aux droits de l’Homme et au droit international humanitaire verra dans la mesure du possible comment aider le RMDH. Enfin, il a remercié la Division droit de l’homme de la MINUSMA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation du Mali) dirigée par Guillaume Ngefa Andali, le RMDH présidé par Boukary Daou pour leur collaboration et les efforts menés pour la promotion et le respect des droits de l’Homme au Mali.

<strong>Les Secrets Bancaires</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali: la CMA et la Plateforme signent un accord sur la gestion d&amp;apos;Aguelhok</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-la-cma-et-la-plateforme-signent-un-accord-sur-la-gestion-daguelhok-2911349.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-la-cma-et-la-plateforme-signent-un-accord-sur-la-gestion-daguelhok-2911349.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/05/Aguelhok.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sun, 10 Jan 2021 08:55:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="t-content__chapo"><strong>Réunis à Anéfis les 7 et 8 janvier, les leaders des groupes armées signataires des accords de paix d’Alger, à savoir les ex-rebelles de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) et de la Plateforme du 14 juin ont convenu d’un accord suite aux tensions dans la gestion de la commune d’Aguelhok.</strong></p>

<div class="t-content__body u-clearfix">
<div class="m-interstitial">
<div class="m-interstitial__ad" data-readmore-target="">
<div class="m-block-ad " data-tms-ad-type="box" data-tms-ad-status="empty" data-tms-ad-pos="1" data-tms-ad-provider="dfp" data-tms-ad-owner="fmm">
<div class="m-block-ad__label m-block-ad__label--report-enabled">

Les mains jointes et posés les unes sur les autres en signe d’entente, <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20160711-mali-veut-vraiment-general-touareg-el-hadj-ag-gamou" target="_self" rel="noopener noreferrer"><strong>El Hadj Ag Gamou </strong></a>et Hanoune Ould Ali, qui représentent les deux ailes de la Plateforme du 14 juin, groupe loyaliste à l’État, ainsi qu'Alghabass Ag Intala, le président de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), un groupe d’ex-indépendantiste, posent aux côtés de trois autres notables de la région sur une photo largement partagé sur les réseaux sociaux.

Par ce geste et suite à une rencontre de deux jours, les anciens rivaux s’engagent à mutualiser leurs forces en créant un poste mixte dans la commune d’Aguelhok et à établir une gestion commune de cette ville du nord du Mali.
<h2>Conflits communautaires</h2>
Depuis plusieurs semaines, les divisions entre les différents groupes s’articulaient autour de conflits entre les communautés touarègues mais aussi arabes de la zone. À l’heure où les <strong>accords de paix d’Alger</strong> de 2015 signé avec le gouvernement du Mali ne sont pas appliqués dans leur totalité, notamment sur ses dispositions sécuritaires, cette rencontre plébiscitée par les populations permet d’apaiser les tensions.
<div id="tms-ad-inread-7462095845469798" class="tms-ad" data-tms-ad-type="inread" data-tms-ad-provider="invibes" data-tms-ad-status="loaded">
<div id="divVideoStepAdBottom" class="divVideoStep"></div>
</div>
Pourtant, El Hadj Ag Gamou, qui affirme soutenir la réconciliation entre les communautés, n’a pas paraphé le document final. Par ailleurs, malgré le symbole, ce rapprochement reste cantonné à un niveau local.

<strong>SOURCE: https://www.rfi.fr/fr/afrique</strong>

</div>
</div>
</div>
</div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord pour la paix et la réconciliation : Les avancées et les difficultés dans la mise en oeuvre.</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-les-avancees-et-les-difficultes-dans-la-mise-en-oeuvre-2910148.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-les-avancees-et-les-difficultes-dans-la-mise-en-oeuvre-2910148.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/10/Sidi-Brahim-Ould-Sidati.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 30 Dec 2020 11:32:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>L’application du document signé en 2015 à Bamako connaît des progrès et des écueils. Le point du processus a été fait hier au président de la Transition</strong>

Le secrétaire permanent du Haut représentant du président de la République pour la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, Inhaye Ag Mohamed, à la faveur de l’audience qui lui a été accordée, hier à la Villa des hôtes, a rendu compte au président de la Transition, Bah N’Daw, les principales avancées et difficultés de la mise en œuvre dudit accord. Il y a cinq ans que l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger a été signé, précisément en mai et juin 2015 à Bamako. Le secrétaire permanent du Haut représentant du président de la République pour la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, Inhaye Ag Mohamed, a expliqué au chef de l’état, les principales difficultés rencontrées dans le cadre du processus de sa mise en œuvre.

à sa sortie d’audience, Inhaye Ag Mohamed confiera qu’il a fait le point des principales étapes franchies au niveau des quatre volets de l’Accord. Concernant le volet relatif aux questions politiques et institutionnelles, il a signalé les principales réformes faites dans le cadre du renforcement du processus de décentralisation. Notamment, à travers la libre administration des collectivités territoriales, l’opérationnalisation des Régions de Taoudenit et de Ménaka.
Au niveau du volet défense et sécurité, le secrétaire permanent a rendu compte du déroulement du processus de DDR (désarmement, démobilisation, réinsertion) et de l’intégration des ex-combattants des mouvements signataires dans les Forces armées et de sécurité. Il n’a pas manqué d’évoquer les textes pris dans le cadre du processus de la Réforme du secteur de la sécurité. Il s’agit en l’occurrence des projets de textes qui sont élaborés et adoptés par le gouvernement pour la mise en place d’une police territoriale.

S’agissant du volet développement économique, social et culturel, Inhaye Ag Mohamed a détaillé au président Bah N’Daw toutes les actions qui ont été menées dans ce sens. Au niveau du volet réconciliation, justice et questions humanitaires, dira-t-il, le point des avancées a été fait au chef de l’état : la Conférence d’entente nationale ; la Loi d’entente nationale, les opérations menées par la Commission vérité, justice et réconciliation; les efforts faits pour les personnes déplacées afin qu’elles retournent sur leurs sites d’origine.

Cependant, l’insécurité ambiante, les problèmes liés à l’inclusivité de l’ensemble des acteurs, le problème de coordination au niveau du dispositif institutionnel de mise en œuvre et de suivi de l’Accord, les contraintes pour la mobilisation des ressources, ont été énumérés au chef de l’état comme difficultés au processus. Auparavant, le président de la Transition avait reçu en audience l’ambassadeur du Ghana au Mali, le général Francis Adu-Amanfoh, en fin de mission. Le diplomate était venu faire ses adieux au chef de l’État.

Oumar DIAKITÉ]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>A Ménaka, dans le nord du Mali, les armes ont commencé à se taire</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/a-menaka-dans-le-nord-du-mali-les-armes-ont-commence-a-se-taire-2906738.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/a-menaka-dans-le-nord-du-mali-les-armes-ont-commence-a-se-taire-2906738.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/12/DJIHADISTES-MENAKA.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 01 Dec 2020 13:39:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>AFP</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<section class="articlebody   " data-id="111" data-m="{&quot;i&quot;:111,&quot;p&quot;:110,&quot;n&quot;:&quot;articlebody&quot;,&quot;y&quot;:6,&quot;o&quot;:1}"><strong>Perdue dans le désert du nord-est malien, la ville de Ménaka, au coeur d'une région minée par l'insécurité, connaît depuis quelques semaines une "paix relative" grâce à l'opération "Ménaka sans armes", fruit d'une coopération encore fragile entre militaires maliens et étrangers et divers mouvements armés longtemps rivaux.</strong>

Proche de la frontière nigérienne, à 1.500 km de Bamako, Ménaka était tombée en 2012, avec le reste du nord du Mali, sous la coupe d'une coalition formée par la rébellion à dominante touareg et des mouvements islamistes, début d'une spirale de violences dans laquelle l'immense pays sahélien est toujours plongé.

Les islamistes avaient rapidement évincé les rebelles et instauré la charia (loi islamique) dans les villes conquises, avant d'en être chassés par une opération militaire internationale initiée par la <a class="surligner" href="https://www.lepoint.fr/tags/france" target="_blank" rel="noopener noreferrer" data-id="114" data-m="{&quot;i&quot;:114,&quot;p&quot;:111,&quot;n&quot;:&quot;partnerLink&quot;,&quot;y&quot;:24,&quot;o&quot;:3}">France</a> en 2013.

Signataires d'un accord de paix en 2015 avec le gouvernement, ex-rebelles indépendantistes et groupes armés pro-Bamako se sont disputés depuis lors le contrôle de Ménaka, qui a changé de mains à plusieurs reprises.

Malgré l'accord de paix, jusqu'il y a peu, il régnait entre ces groupes une "ambiance digne de +règlement de comptes à OK Corral+" dans et autour de Ménaka, souligne un diplomate en poste à Bamako.

Trafics en tous genres, fusillades et cambriolages rythmaient la vie des quelque 20.000 habitants (recensement 2009) de la ville. La région demeure un bastion de groupes jihadistes liés à <a class="surligner" href="https://www.lepoint.fr/tags/al-qaida" target="_blank" rel="noopener noreferrer" data-id="115" data-m="{&quot;i&quot;:115,&quot;p&quot;:111,&quot;n&quot;:&quot;partnerLink&quot;,&quot;y&quot;:24,&quot;o&quot;:4}">Al-Qaïda</a> et à l'organisation Etat islamique.
<h3>"On ne dormait pas"</h3>
Depuis le lancement en septembre de l'opération "Ménaka sans armes", une "paix relative" s'est toutefois installée à Ménaka, estime un représentant de la société civile locale, Alhousseni Aghaly.

"Avant, les gens ne dormaient pas, ne savaient pas à quoi s'en tenir ni à quel saint se vouer. Maintenant, on arrive à dormir, même si la peur persiste", a-t-il confié à un correspondant de l'<a class="surligner" href="https://www.lepoint.fr/tags/afp" target="_blank" rel="noopener noreferrer" data-id="116" data-m="{&quot;i&quot;:116,&quot;p&quot;:111,&quot;n&quot;:&quot;partnerLink&quot;,&quot;y&quot;:24,&quot;o&quot;:5}">AFP</a>.

Cette opération, lancée peu après le coup d'Etat militaire qui a renversé mi-août le président Ibrahim Boubacar Keïta, fait coopérer de manière inédite l'ensemble des forces en présence, à l'exception des groupes jihadistes, pour sécuriser la ville et ses abords.

Bénéficiant du soutien de la force antijihadiste française Barkhane et de la Mission de l'<a class="surligner" href="https://www.lepoint.fr/tags/onu" target="_blank" rel="noopener noreferrer" data-id="117" data-m="{&quot;i&quot;:117,&quot;p&quot;:111,&quot;n&quot;:&quot;partnerLink&quot;,&quot;y&quot;:24,&quot;o&quot;:6}">ONU</a> (Minusma), elle représente l'application d'un pan essentiel des accords de paix de 2015, jamais réellement mis en oeuvre.

Cette fois, un équilibre semble avoir été trouvé.

L'armée malienne et les Casques bleus de l'ONU patrouillent en ville. Quant aux combattants du Mouvement pour le salut de l'Azawad (MSA), du "Gatia", autre groupe pro-gouvernemental, et d'autres éléments de groupes signataires ex-rebelles, ils tiennent une dizaine de check-points aux alentours de Ménaka.

"On a mis une ceinture tout autour de Ménaka pour que tout ce qui entre ou sort puisse être contrôlé", explique Moussa Ag Acharatoumane, le leader du MSA.
<h3>"Intérêts convergents"</h3>
Pourtant, Ménaka est encore loin d'être "sans armes".

Sur leurs pick-ups ou juchés par dizaines sur le toit d'un bâtiment en bordure de la ville, les combattants du MSA, turban sur la tête, tout comme les membres du Gatia, exhibent leurs fusils-mitrailleurs et leurs lance-roquettes.

De même, il ne faut pas trop tenir compte des motos qui contournent les check-points mis en place par l'opération, ni les tranchées annoncées par la Minusma qui n'ont pas (encore) vu le jour.

Pour le maire de Ménaka, Nanoute Koteya, dans un climat tendu, le plus important est bien ce début d'entente entre les ex-rebelles et les progouvernementaux, et leur cohabitation avec les Forces armées maliennes.

"Ce qu'il manquait commence à arriver", se réjouit-il.

"Il faudra voir ce que ça donne sur le long terme", nuance un notable local.

Cette cohésion apparente relève en grande partie d'une "convergence d'intérêts", ajoute le diplomate en poste à Bamako.

En se montrant à son avantage à Ménaka, l'armée malienne gagne en légitimité dans une région où elle a surtout connu de sévères humiliations.

Les dirigeants du MSA et du Gatia espèrent, de leur côté, faire valoir leur poids auprès des autorités de transition en place à Bamako et se renforcer sur la scène politique locale, souligne Adam Sandor, chercheur à l'organisme de recherche canadien Centre FrancoPaix.

01/12/2020 10:27:02 -          Ménaka (Mali) (AFP) -          © 2020 AFP

</section><section class="stb-flexvertical" data-id="119" data-m="{&quot;i&quot;:119,&quot;p&quot;:110,&quot;n&quot;:&quot;sharingtoolbar&quot;,&quot;y&quot;:6,&quot;o&quot;:2}">
<div class="stb-flex  novig" data-stickyviews="4" data-stickytopmargin="20">
<div class="sharingtb">
<div class="stb-bsb novig" data-aop="sharingtoolbar_social" data-id="120" data-m="{&quot;i&quot;:120,&quot;p&quot;:119,&quot;n&quot;:&quot;socialtoolbar&quot;,&quot;y&quot;:8,&quot;o&quot;:1}"></div>
</div>
</div>
</section>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Suite au dernier communiqué du CSA : La Coalition Contre la Partition du Mali écrit au Premier ministre, Moctar Ouane :  « L’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger est inapplicable en l’état en République du Mali »</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/suite-au-dernier-communique-du-csa-la-coalition-contre-la-partition-du-mali-2905678.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/suite-au-dernier-communique-du-csa-la-coalition-contre-la-partition-du-mali-2905678.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/11/SESSION-CSA-UNE-.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 25 Nov 2020 01:36:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pays</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Bamako, le 19novembre 2020

&nbsp;

<strong>Le Président de la Coalition Contre la Partition du Mali</strong>

<strong>“IGDAH – MALI TÈ TILA”</strong>

<strong>A</strong>

<strong>Son Excellence Monsieur le Premier Ministre </strong>

<strong> </strong>

<strong>N/Réf : Lettre N°001/Pdt/ 19/20</strong>

<strong><u>Objet :</u></strong>Votre attention particulière et patriotique à propos du dernier communiqué du CSA

<strong><em> </em></strong>

<strong><em>Excellence, </em></strong>

Nous avons lu avec stupéfaction le dernier communiqué du Comité de Suivi de l’Accord (CSA) lors de leur quarante unième session (41eme) ordinaire au siège de la MINUSMA à Bamako, le 16 novembre 2020, sous la présidence de l’Ambassadeur d’Algérie au Mali, Président du CSA.

<strong><em>Excellence,</em></strong>

L’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger est inapplicable en l’état en république du Mali. C’est pour cela que certains maliens ont trouvé qu’il est mauvais et d’autres à travers le Dialogue National Inclusif ont exigé la relecture de cet accord.

Nous sommes donc désagréablement surpris d’entendre parler d’une feuille de route de mise en œuvre de cet accord sans même se faire référence à cette résolution du DNI visant la relecture dudit accord.

Nous nous réjouissons du fait que vous avez rappelé parmi les axes actions prioritaires pour le gouvernement, la redynamisation du processus DDR. Cependant, le cantonnement précède le DDR. Malheureusement pour le Mali, la MINUSMA qui devrait construire les 24 sites de cantonnement n’a fourni que 8 sites après 5 longues années de la signature de l’accord. Pourquoi personne ne s’en offusque ? Personne ne réclame les autres sites de cantonnement comme si le DDR était possible sans le cantonnement. Pendant ce temps, la MINUSMA construit un aéroport à Kidal et procède à des dons de toute nature.  N’est-ce pas la démonstration de la partialité de la MINUSMA qui gère <strong>près d’1 milliard de dollar par an de budget de fonctionnement.</strong>

<strong><em>Excellence,</em></strong>

L’opérationnalisation des nouvelles entités administratives est une bombe qui conduira à la partition du Mali. Pendant que des régions créées en 2012 ne sont pas encore opérationnelles, le CSA nous torture à dessein pour celles qui ont vu le jour sous la pression de l’accord d’Alger.

Le Mali doit attendre les reformes politiques et institutionnelles et cela, en période de paix et stabilité pour trancher cette question.

Par ailleurs, en parlant de 3000 ex-combattants, quels sont les enseignements tirés des premiers convois de l’armée reconstituée à Kidal ? Une humiliation et une chimère pour notre armée nationale.

Concernant le Fondsde Développement Durable, ce fonds est alimenté par les maigres ressources maliennes. Alors où sont passés les milliers de milliards en FCFA de promesse de la communauté internationale afin d’aider le Mali ?

Ces fonds levés à l’international, sont devenus des butins de guerre de certains pays dont la France.

&nbsp;

<strong><em>Excellence,</em></strong>

Votre gouvernement compte au moins 3 ministres de la CMA. Ne serait-il pas une opportunité inouïe pour la CMA de désarmer unilatéralement par patriotisme, ou par reconnaissance ou par devoir de sincérité ? Mais hélas, ils restent profondément attachés à leur projet de partition du Mali.

Nous aurions compris si le CSA avait déploré le fait que les partis et organisations politiques ne figurent pas dans le gouvernement de transition car, cela y va de la restauration de la démocratie et de la stabilité du pays. Mais puisque la stabilité du Mali est le cadet de leurs préoccupations, ils nous distraient naïvement.

Pour terminer excellence, les visites des autorités françaises pour intimer d’appliquer l’accord ou pour ne pas discuter avec les terroristes, est la preuve flagrante que la France nous considère toujours comme une colonie. Nous vous exhortons à vous démarquer de ses hommes mentalement colonisés et soumis aux colonisateurs, tant que les deux pays ne se seraient pas respectés et observés en partenaires gagnant-gagnant.

&nbsp;

Veuillez agréer Excellence, Monsieur le Premier Ministrel’expressionde nos sentiments respectueux.

&nbsp;

&nbsp;

<strong>Le Président de la Coalition</strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>

Abdel Kader Maïga

&nbsp;

<u>Ampliations : </u>
<ul>
 	<li>Ministre l’Économie et des Finances ;</li>
 	<li>Ministre de la Sécurité et de la protection civile ;</li>
 	<li>Ministre de la Défense et des Anciens Combattants ;</li>
 	<li>Ministre de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions ;</li>
 	<li>Ministre de la Réconciliation Nationale ;</li>
 	<li>Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation ;</li>
 	<li>CEDEAO ;</li>
 	<li>UA ;</li>
</ul>
MINUSMA]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mise en œuvre de l’Accord : les activités du Comité de suivi de l’accord (CSA) ont repris</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mise-en-oeuvre-de-laccord-les-activites-du-comite-de-suivi-de-laccord-csa-ont-repris-2904383.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mise-en-oeuvre-de-laccord-les-activites-du-comite-de-suivi-de-laccord-csa-ont-repris-2904383.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/05/CSA-UNE.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 17 Nov 2020 01:02:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pays</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Après cinq mois d’interruption sous la direction de son président l’ambassadeur d’Algérie au Mali, le Comité de suivi de l’accord (CSA) a repris ses travaux, hier lundi. Cette 41è session ordinaire, à laquelle les parties signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger ainsi que la médiation internationale ont pris part, est la première du genre depuis la mise en place du gouvernement de transition. Au cours de cette session, la partie gouvernementale a présenté une communication sur l’état d’avancement de la mise en œuvre des actions notamment les questions liées aux différents volets de l’Accord (politique institutionnel, défense de sécurité, développement économique et réconciliation, justice et questions humanitaires).

Soulignons qu’en prélude de cette rencontre, les quatre sous-comités thématiques faisant partie des mécanismes de l’Accord se sont réunis le jeudi dernier. Ils ont évalué l’état de mise en œuvre des recommandations issues de leurs dernières réunions.  Les conclusions de ces réunions ont été soumises à la session du CSA pour appréciation, hier lundi.

<strong>Diré : une campagne organisée par les jeunes de la localité en vue de s’exprimer sur la transition</strong>

Samedi 14 novembre 2020, la plateforme Benbere Bekan dans le cadre de sa campagne de sensibilisation <em>« Ma transition</em> » a organisé une campagne sous le thème « <em>transition et participation des jeunes, enjeux et perspectives </em>». Selon les organisateurs, l’objectif est de faire connaitre les avis de tous les Maliens sur le sujet. A cet effet, un accent particulier a été mis sur l’importance de l’éducation à la citoyenneté de la jeunesse malienne. Car, ajoutent-ils, les jeunes sont le garant de notre démocratie. Une cinquantaine de participants ont pris part à ce débat.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Tombouctou :  Les Casques bleus participent à l’assainissement de la ville</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/tombouctou-les-casques-bleus-participent-a-lassainissement-de-la-ville-2904165.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/tombouctou-les-casques-bleus-participent-a-lassainissement-de-la-ville-2904165.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/10/casques-bleus.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 16 Nov 2020 00:20:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le 26 Mars</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le dimanche 1<sup>er</sup> novembre dernier, la Police des Nations Unies (UNPOL) a participé à la journée de salubrité sur les grandes artères de la ville de Tombouctou.  En étroite collaboration avec les Forces de sécurité maliennes et l’Association pour le développement de la région de Tombouctou, les Casques bleus ont nettoyé la grande artère menant du commissariat de Police au grand marché de la ville.  La mosquée Sidi Yehia, l’une des trois célèbres de Tombouctou et qui a abrité aussi la célébration du Maouloud (naissance du prophète de l’islam) le 29 octobre dernier a également bénéficié de ce grand nettoyage.

Pour rendre ces passages obligés de Tombouctou propres, UNPOL épaulée par le contingent ghanéen de la MINUSMA ont accompagné à l’aide d’un camion et d’autres outils de nettoyage les organisateurs et les habitants des quartiers de Djingarey et Badjindé tout au long de cette opération coup de balai.  Présente aussi, l’Unité constituée de police du Nigeria (FPU) a assuré la sécurité des participants.

Cette opération de grande envergure s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Police de proximité. Elle intervient aussi à quelques jours de la célébration du baptême du prophète Mahomet prévue le mercredi 04 novembre prochain. Comme à l’accoutumée, les festivités autour de ces importantes fêtes de l’islam drainent du monde. Tombouctou, la ville mystérieuse s’est donc transformée depuis quelques jours en un véritable point de convergence pour les fidèles musulmans attachés aux rituels sacrés de l’islam.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mise en œuvre de l’Accord : Les travaux  reprennent ce lundi !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mise-en-oeuvre-de-laccord-les-travaux-reprennent-ce-lundi-2903687.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mise-en-oeuvre-de-laccord-les-travaux-reprennent-ce-lundi-2903687.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/05/CSA-UNE.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 12 Nov 2020 01:02:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après 5 mois d’interruption, le comité de suivi de l'accord tiendra les travaux de sa 41-ieme session ordinaire à Bamako, sous la présidence de l’Ambassadeur d’Algérie au Mali, Président du CSA </em></strong>

Cette session,à laquelle prendront part les parties signataires de l’accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger ainsi que lamédiation internationale, est la première du genre depuis la mise en place du gouvernement de transition. Elle se tient dans un contexte politique particulier marqué par l’inclusion de certains membres du CSA (Mouvements signataires)au sein de l’actuel gouvernement. Il est espéré que l’inclusion de représentants des mouvements signataires dans l’exécutif va contribuer à faciliter la communication et la compréhension entre les parties maliennes.

Au cours de cette session,la partie gouvernementale présentera une communication sur l’état d’avancement de la mise en œuvre des actions ayant fait objet de recommandations lors de la session précédente, notamment, les questions liées aux différents volets de l’accord(politique institutionnel, défense et sécurité, développement économique et enfin la réconciliation, justice et questions humanitaires).

Il convient de noter également qu’en prélude de cette rencontre, les quatre sous-comités thématiques qui font partie des mécanismes de l’accord, se réuniront à partir du jeudi 12 novembre 2020 pour évaluer l’état de mise en œuvredes recommandationsendossées lors de leurs réunionsrespectives précédentes. Les conclusions de ces réunions seront ensuite soumises à la session du CSA du lundi 16 novembre pour appréciation.

Selon une source bien introduite, il est prévu que les femmes désignées par les trois parties signataires prennent part à cette réunion du CSA, ce qui constituerait une première. Rappelons que l’inclusion des femmes dans les mécanismes de l’Accord y compris le CSA figure parmi les conclusions de la 4e réunion de haut niveau du CSA en relation avec la mise en œuvre de l’Accord.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali: opération «Ménaka sans armes», un premier bilan</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-operation-menaka-sans-armes-un-premier-bilan-2902074.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-operation-menaka-sans-armes-un-premier-bilan-2902074.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/10/Menaka.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 31 Oct 2020 09:11:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Au Mali, cette initiative dans la ville et la région de Ménaka, dans le nord du pays. Une opération menée conjointement par l’armée malienne et les groupes armés signataires de l’accord de paix, baptisée « Ménaka sans armes », a été initiée il y a un peu plus d’un mois. Cette opération vise à réduire les attaques terroristes mais aussi les actes de banditisme, fréquents dans la zone.

La région de Ménaka est un terrain d’action pour les terroristes d’al-Qaïda au Maghreb islamique et surtout du groupe Etat islamique au Grand Sahara.

Quant à la route qui relie la ville de Ménaka à Ansongo d’un côté, et à la frontière nigérienne de l’autre, elle est le théâtre d’actes quasi quotidiens de banditisme. Commerces attaqués, bétail volé, les habitants de Ménaka se plaignent depuis de nombreuses années de l’insécurité.

Dans le cadre des actions initiées par le gouverneur de la région, l’opération « Ménaka sans armes » unit depuis un peu plus d’un mois l’armée malienne et les groupes armés signataires de l’accord de paix de 2015.

« L'intérieur de la ville de Ménaka est confié d'abord aux forces de sécurité maliennes, explique Moussa Ag Acharatoumane qui dirige l’un de ces groupes, le MSA, joint par David Baché du service Afrique de RFI. Ils font des patrouilles, de jour comme de nuit, en collaboration avec la force Barkhane et la Minusma. Quand à nous, les mouvements armés : d'abord nous la Plateforme, on a fini une ceinture à l'extérieur de la ville de Ménaka de telle sorte qu'il n'y a aucune route menant à Ménaka que l'on ne contrôle pas. Par la suite, nos frères de la CMA nous ont rejoint ». En résumé, « l'intérieur de la ville, ce sont les forces armées maliennes et leurs partenaires. Et l'extérieur de la ville, ce sont les mouvements armés signataires qui le contrôle. »

Depuis la fin septembre, une dizaine d’interpellations auraient été effectuées. Les initiateurs de cette opération demandent aux nouvelles autorités de transition de soutenir leur action afin de l’inscrire dans la durée.

<strong>RFI</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La CMA rejette toute idée de relecture de l’Accord</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/la-cma-rejette-toute-idee-de-relecture-de-laccord-2900525.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/la-cma-rejette-toute-idee-de-relecture-de-laccord-2900525.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/02/cmapresse-CMA.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 20 Oct 2020 03:00:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[L’entrée des mouvements armées dans l’équipe gouvernementale de Transition n’aura probablement pas atténué leur raideur dans la mise en œuvre de l’Accord issu du processus d’Alger. Alors que la relecture dudit accord surplombe les recommandations du Dialogue National ainsi que la feuille de route de Transition, le principal mouvement signataire ne veut apparemment rien n’entendre. Pour la CMA, en effet, une ouverture du gouvernement n’est nullement synonyme de renoncement aux engagements passés avec les autorités maliennes et consignés dans l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. Le trio MNLA - HCUA - MAA l’a fait savoir dans un communiqué consécutif à la la formation du gouvernement. Tout en se félicitant de la présence dans l’équipe de Transition de représentants de toutes les parties signataires de l’Accord, il a insisté sur son application intégrale qui a toujours été une équation insoluble pour le régime défunt. Autant dire que la transition militaire risque d’être confrontée au même obstacle ayant contribué quelque part au départ d’IBK.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le trafic de drogue, ce fléau qui continue d’alimenter les conflits au nord Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/le-trafic-de-drogue-ce-fleau-qui-continue-dalimenter-les-conflits-au-nord-mali-2898775.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/le-trafic-de-drogue-ce-fleau-qui-continue-dalimenter-les-conflits-au-nord-mali-2898775.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/03/DROGUE.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 08 Oct 2020 02:24:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pays</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le nord du Mali rejoint son niveau d’avant 2012 en matière de circulation de la drogue. En tout cas, c’est ce qui ressort d’une étude de l’ENACT <em>« Le trafic de drogue dans le nord du Mali : un équilibre criminel tenu</em>». Selon cette source, le nord du Mali « <em>continue d’être une zone de transit pour les réseaux régionaux et mondiaux de trafic de drogue transportant de la cocaïne et de la résine de cannabis</em> ». </strong>

Les crises politiques de ces dernières années n’auraient pas réussi à estomper le trafic de la drogue dans le nord du Mali. Dans cette région, qui se trouve au cœur d’une véritable concurrence entre divers groupes armés rivaux, le trafic de la drogue ne connait point de déclin, explique l’ENACT.

Pourtant, cette pratique est également une source d’alimentation des conflits locaux et régionaux, souligne-t-on. Car les routes ainsi que les principales plaques tournantes finissent par devenir objet de concurrence entre les divers groupes armés évoluant dans cette zone. Toute chose qui ne peut qu’alimenter les violences entre ces groupes armés qui « <em>participent à la poursuite de la paix en cours </em>», explique-t-on dans cette étude publiée en anglais au cours de ce mois de septembre 2020. Dans un rapport de Crisis group, publié en 2018, on peut lire également : <em>« La plupart des groupes armés du Nord dépendent financièrement et logistiquement du narcotrafic, qui leur permet notamment d’acquérir des armes et des véhicules. »</em>

Faut-il également rappeler que l’argent sale issu du commerce de la drogue peut servir de moyen, pour les groupes armés, de se procurer de nouveaux équipements de combat ainsi que pour le recrutement de jeunes afin d’agrandir leur rang et étendre leur projet de déstabilisation des frontières. En plus de tous ces aspects, les trafiquants de drogue ont su se trouver un véritable compromis avec les communautés locales, explique-t-on. L’argent issu du commerce de la drogue est souvent investi dans des activités économiques locales, pour la construction de mosquées ou pour l’organisation d’événements culturels et sportifs, précise-t-on.

Cette situation ne favorise pas la mise en œuvre du processus de paix et pourrait compromettre par la suite le développement d’institutions durables, explique-t-on dans le rapport.

Le drame est que les solutions que possèdent nos États pour lutter contre ce phénomène sont fortement dépassées par les réalités du terrain. C’est ce qui amène l’ENACT à expliquer que « <em>les options dont disposent la communauté internationale et le gouvernement malien pour lutter contre le trafic de drogue ont considérablement changé</em> ». Des options qui restent d’ailleurs limitées. Cette étude fait remarquer que certaines réponses pourraient devenir contre-productives.

Étant donné que la drogue n’est ni produite ni consommée en grande quantité au Mali, cette étude de l’ENACT montre la nécessité de déployer plus d’efforts dans la lutte contre le trafic de ce stupéfiant dans ce pays de transit. Cette lutte doit concerner d’autres parties de la chaîne d’approvisionnement, souligne-t-on. Selon cette étude, un plus grand contrôle des premiers points d’entrée de ces stupéfiants sur le continent africain pourrait permettre de réduire le rôle du Mali en tant que pays de transit. La lutte contre ce phénomène passe également par le partage et la coordination des renseignements entre les gouvernements régionaux, explique-t-on. Pour sa part, le Crisis group invite à <em>« soutenir des mécanismes de régulation allant du dialogue local aux sanctions, pour permettre aux parties prenantes de s’entendre sur les conditions d’une démilitarisation du narcotrafic au nord du Mali ».</em>

La circulation de la drogue est un véritable danger sécuritaire et sanitaire pour nos États.

<strong>Fousseni Togola  </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord d’Alger :  Une réunion pour relancer le suivi</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-dalger-une-reunion-pour-relancer-le-suivi-2898816.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-dalger-une-reunion-pour-relancer-le-suivi-2898816.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2014/09/alger-.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 08 Oct 2020 01:30:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>De New York à Bamako en passant par Paris et Alger, l’une des priorités des chancelleries accréditées au Mali est la mise en œuvre de l’accord de paix d’Alger signé en 2015 entre les groupes armés du nord du Mali et le gouvernement.</strong><strong>
</strong>
Celui-ci prévoit une meilleure représentativité des populations du nord du pays et de désarmer les mouvements d’ex-rebelles ou loyalistes afin de les intégrer à l’armée pour mettre fin aux tensions qui couvent dans ces régions. Mais depuis cinq ans cet accord patine. Une réunion de diplomates s'est tenue jeudi 1er octobre à Bamako.

Cela faisait des mois que la médiation internationale pour le suivi de l’accord de paix d’Alger ne s’était pas réunie. En cause, la crise socio-politique que traverse le Mali et le reversement des institutions le 18 août dernier.

Les diplomates occidentaux et africains attablés autour de Mahamat Saleh Annadif chef de la Mission des Nations unies au Mali et de Bouhalem Chebihi, ambassadeur d’Algérie, ont réaffirmé leur souhait de voir cet accord érigé en priorité: « Il reste maintenant bien sûr à attendre que le gouvernement soit formé pour qu’on puisse avoir plus de visibilité par rapport au cadre qui sera chargé de la mise en œuvre de l’accord. »

Même son de cloche à New York où Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, juge cet accord essentiel pour la stabilité du pays. «Il n'y a pas d'alternative viable. J'appelle les autorités de transition à s'approprier l'accord», a-t-il déclaré.

Au Mali, les mouvements signataires participent justement à la mise en place des organes de transition. Et à la question de savoir s’il faudra encore attendre cinq ans pour voir des avancées sur la mise en œuvre de l’accord de paix, Boualem Chebihi, diplomate algérien et président du comité de suivi de l’accord, répond: « Nous avons l'espoir à ce que les choses s’accélèrent à la satisfaction des Maliens Inch’Allah.»
<ol>
 	<li><strong> Diallo</strong></li>
</ol>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Algérie&#45;France&#45;Mali : Amitié ou jeu de dupe ? Des partitions désaccordées</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/algerie-france-mali-amitie-ou-jeu-de-dupe-des-partitions-desaccordees-2898433.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/algerie-france-mali-amitie-ou-jeu-de-dupe-des-partitions-desaccordees-2898433.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/09/Mali-Algerie.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 06 Oct 2020 02:02:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le citoyen malien vit depuis 2012 avec le sentiment, face à la crise du nord d'abord et du centre ensuite, d'être la dupe d'une stratégie d'envergure jamais égalée depuis la conquête coloniale pour le dépeçage du territoire. Prémices de volontés concertées, mais non écrites pour éviter l'erreur de la conférence de Berlin de novembre 1884 à février 1885 qui avait reparti les territoires extra européens aux grandes puissances de l'époque avec ostentation.</strong>

Depuis bien longtemps, dans les rues du Mali comme ailleurs, il est coutumier d'avancer que dans une amitié à trois, il y en a généralement un qui joue le rôle de l'idiot utile, ou plus courtoisement, de dindon de la farce. Les deux autres s'arrogeant alternativement le rôle de troisième larron.

Ce disant je me fais l'écho de la majorité des maliens s'estimant victimes de trois acteurs : les autorités maliennes qui, depuis la chute du régime de Moussa Traoré en 1991, ont superbement réussi à démanteler l'armée nationale tout en procédant à l'abandon progressif de la souveraineté du pays sur l'ensemble de son territoire. Les autorités françaises qui, depuis 1963, sont régulièrement à la manœuvre dans les tentatives de partition du Mali.

Enfin les autorités algérienne qui, depuis le départ de Ahmed Ben Bella et de celui qui le renversa par un coup d'État en 1965 Houari Boumédiène, ont abandonné tout esprit panafricaniste, panarabiste et même algérien. Ils ont pris leur pays en otage et, depuis le début des années 1990, ont savamment exporté le djihadisme naissant des GIA, GSPC entre autres vers ce Mali dont les dirigeants, pris d'une démence autodestructrice, avaient brillamment mis à terre leur armée.

Une brève analyse du comportement de ces trois acteurs ne peut que révulser toute personne disposant d'un minimum de dignité humaine.

<strong> </strong><strong>Les dirigeants maliens :</strong>

La décrépitude a commencé sous le régime de Moussa Traoré (novembre 1968-mars 1991) à partir des années 1970 quand certains membres du CMLN et proches ont commencé à faire bombance avec le denier public et le retour calamiteux du Mali dans la zone CFA.

Toutefois, son régime n'a jamais failli dans la sauvegarde de l'intégrité territoriale du pays.

Un des premiers coups portés à cette souveraineté territoriale a été l'oeuvre de Alpha Oumar

Konaré qui, parce qu'il abhorrait l'armée à cause des répressions subies, les arrestations arbitraires sous Moussa Traoré ainsi que la peur d'un coup d'État, a mis l'armée plus bas que terre durant ses deux mandats. Avec tambours et trompettes il a mis en exergue le démantèlement des équipements militaires en s'en faisant le metteur en scène. Des avions de chasse auraient été empêchés de voler jusqu'à ce qu'ils deviennent des épaves, des blindés vendus au prix de la ferraille aux indiens. La corruption et la destruction du système éducatif qui avaient commencé sous Moussa Traoré se sont ragaillardies durant ses deux mandats.

Son successeur, Amadou Toumani Touré, longtemps perçu comme un homme providentiel, a fait preuve d'une naïveté déconcertante en accordant trop de crédits aux paroles de personnes pour lesquelles la trahison, le mensonge et la duplicité sont des qualités. Ses erreurs d'appréciation ont coûté très cher à lui-même et au pays, même si on peut admettre qu'il était de bonne foi alors qu'il commettait de graves erreurs dans ses analyses politiques.

Les faux-amis et ennemis déclarés observaient les décisions inconséquentes des autorités maliennes qui eux-mêmes mettaient en place le scénario catastrophe pour le grand bonheur des sécessionnistes et leurs partisans opportunistes.

Prenant la succession de Amadou Toumani Touré, Dioncounda Traoré, exalté par son statut de Président intérimaire coopté par la CEDEAO et quelques États autoproclamés "communauté internationale", a été pris d'une violente frénésie de signatures, paraphant glorieusement tous les accords stupides et farfelus qu'on lui soumettait. Le pire étant qu'il se soit laissé dicté les termes de l'intervention de la force SERVAL au Mali. Dioncounda Traoré demandait un appui aérien à la France quand la CMA actuelle (ex MNLA) et ses alliés terroristes djihadistes d'AQMI et du MUJAO descendaient vers le centre, mais François

Hollande, Jean Yves Ledrian et Laurent Fabius lui avaient imposé et dicté un autre plan, imposant ainsi une intervention terrestre de l'armée française, entre autres engagements anticonstitutionnels. Cela permet d'évoquer le cas des autorités françaises.

<strong>Les dirigeants français :</strong>

Je voudrais dire ceci à certaines personnes qui se sont fait les porte-flingues du côté obscur de la politique française en Afrique. Dès que l'on émet une critique fondée, connue et reconnue y compris par d'autres autorités françaises, ces personnes lâchement planquées sous des pseudos se mettent à aboyer sur les réseaux ou les pages de commentaires sur les parutions en ligne. N'est pas anti-français ou anti France celui qui critique les comportements contraire aux valeurs de la République des autorités françaises, mais celui qui les dilue, les étouffe, invite à regarder ailleurs. Absoudre toutes les actions des autorités au nom du sacro-saint intérêt supérieur de son pays, c'est accepter des abjections qui pèsent de leur poids mort sur les valeurs humaines et républicaines. Sauf à accepter que les populations qui subissent ces dérives aient une valeur humaine intrinsèquement moindre.

J'invite tous les Français souhaitant connaître la réalité, la vérité, les Maliens et Africains qui veulent savoir, à effectuer des recherches sur quelques noms de personnes et/ou situations, liens internet que je vous propose ci-dessous. Vous verrez si vous voulez voir :

Les auteurs du livre "OPÉRATION SERVAL AU MALI. L'INTERVENTION FRANÇAISE

DÉCRYPTÉE", Stéphane Baudens, Olivier Chantriaux, Amaury Colcombet, Jean-Baptiste

Cousin, Thomas Flichy de la Neuville, Arnaud Griffon du Bellay, Pierre-Louis Lavie de

Rande, Gregor Mathias, Jean-Eudes Miailhes, Jérôme Pâris, Antoine-Louis de Prémonville,

Francis Simonis, Stéphane Taillat, et Anne-Sophie Traversac.

En novembre 2013, ces personnes appartenant au lobby militariste, suite à la parution du livre, ont animé une conférence au siège de l'OTAN dont le thème introductif était sans ambigüité: " La question de la stratégie de sortie de la France du Mali, idéalement liée à l’instauration d’une possible fédération malienne pour une plus grande stabilisation de la région, introduit le débat avec le public".

<strong>https://www.nato.int/cps/fr/natohq/news_104974.htm?selectedLocale=en</strong>

Ainsi, alors que la République française reste une et indivisible, ces idéologues de la pensée unique militariste et impérialiste ne jurent que par le passage du Mali d'un système unitaire à un système fédéral, prélude à la partition dont les accords d'Alger de 2015 constituent la première phase. La logique voudrait que l'on passe du confédéralisme au fédéralisme et de ce niveau médian au pays unitaire. Mais on voudrait imposer cet illogisme séparatiste au

Mali.

Pourquoi Laurent Fabius a brutalement démis Christian Rouyer de sa fonction d'ambassadeur de France au Mali en 2013 pour le remplacer par un spécialiste des eaux troubles Gilles Huberson(2013-2016)?. Ce monsieur est aujourd'hui accusé de violences sexiste et sexuelle par au moins cinq femmes en Côte d'Ivoire où il était ambassadeur d'après un article paru dans Médiapart du 19 septembre 2020.

Jean Yves Ledrian, Florence Parly, Emmanuel Macron, François Hollande, Laurent Fabius,

Alain Juppé sont sur la même ligne que les idéologues de l'OTAN et de l'école militaire de

Saint-Cyr Coëtquidan. Ils ont la haute main sur la gestion militaire de la MINUSMA au Mali.

Le vendredi 02 septembre 2020, bien qu'opposé à la plupart des choix politiques d'Emmanuel Macron, j'ai apprécié de nombreux passages de son discours sur les séparatismes islamistes salafistes.

Mais alors, pourquoi cette même France soutient-elle au Mali des groupuscules (CMA, HCUA, MAA) qui s'étaient alliés à des terroristes islamistes salafistes et qui le feraient encore aujourd'hui si leur calcul l'impose? Schizophrénie politique: il n'est ni bien, ni bon d'être islamiste terroriste salafiste en France, mais c'est exceptionnellement bien et bon de l'être au

Mali. En fait la schizophrénie le dispute au mépris.

<strong>Les autorités algériennes</strong>

L'amitié entre Algérie de Ahmed Ben Bella et le Mali de Modibo Keïta, commencée dès les débuts de la guerre d'indépendance de l'Algérie en 1954 ne s'est démentie qu'à l'entame des années 1990 quand les derniers caciques de la lutte d'indépendance, ALN et FLN, en Algérie ont confisqué le pouvoir à leur seul avantage. Les visions pour la libération des peuples colonisés étaient communes ainsi que les options politiques de non-alignement. Après son indépendance en 1960 le Mali s'était investi auprès des combattants algériens pour l'indépendance.

Cela avait valu cette phrase sentencieuse d'André Malraux, ministre français de la culture, à

Seydou Badian Kouyaté son homologue de l'économie au Mali : "vous savez, Monsieur le Ministre, ce que je vous reproche, c’est que vous semblez avoir préféré l’Algérie à votre amitié avec la France. Vos liens avec l’Algérie constituent pour moi une aventure. Avec la France, c’est un destin. Nous aurons peut-être l’occasion d’en reparler, gardez cela à l’esprit».

Suite à ces propos, et comme par une opération du Saint Esprit, la première rébellion séparatiste éclata en 1963 dans la région de Kidal avec des armes venues du camp de l'armée française de Reggane dans le centre-sud algérien. C'est là que Le samedi 13 février 1960 à 7 h 04 (heure locale), la France faisait exploser sa première bombe atomique, sous le nom de code Gerboise bleue. En quittant la zone, suite à l'indépendance de l'Algérie, par mesure de représailles contre le Mali on refila les armes à cette même minorité parmi les Touareg, les Ifoghas qui se sont arrogés le titre de l'aristocratie Touareg. Les mêmes éléments forment aujourd'hui la CMA.

Une hypothèse, assez plausible, met en avant l'existence d'un deal entre les autorités algériennes et françaises actuelles consistant à jeter les bases d'une séparation du Mali en se répartissant les bénéfices.

Des témoignages persistants sur l'occupation de plusieurs zones du territoire malien par des troupes algériennes sont entendus. Certaines sources évoquent des nouveaux bornages ayant annexé la localité d'Inahalile. Des colonnes de véhicules militaires ont été aperçues dans la nuit du 28 au 29 septembre 2020 à 120 km entre Gao et Kidal.

L'expression machiavélique attribuée à Charles De Gaulle sur le fait que les Etats n'auraient pas d'amis, mais que des intérêts seraient-ils entrain de se vérifier aux détriments du Mali ?

Le peuple malien doit se mobiliser encore et encore contre la corruption, l'injustice sociale et les visées des faux-amis qui ne chercheraient qu'à participer à la curée. Ils conseillent les dirigeants de la CMA et leurs alliés tout en magnifiant l'amitié avec le peuple malien.

Le peuple malien et le CNSP ont du pain sur la planche. Et le CNSP doit se méfier des conseils de ceux-là mêmes qui ont mené le Mali dans le trou où il se trouve en voltigeant entre des négociations et accords triviaux avec Blaise Compaoré et Abdelaziz Bouteflika. Deux individus qui ont trahi leurs propres peuples.

Le chantier est vaste et parsemé d'embûches, mais le peuple peut tout remettre à l'endroit.

Que se taisent ces capitulards qui abandonnent avant même de commencer à se battre et découragent les plus vaillants par des propos défaitistes.

Il faut oser et l'impensable se produira: " Ils l'ont fait parce qu'ils ne savaient pas que c'était impossible" Marc Twain.

Le peuple peut arriver à bout de toutes les manigances s'il se réapproprie son pouvoir en choisissant, non pas des scolopendres, mais des hommes intègres et courageux.

<strong>Yamadou Traoré</strong>

<strong>Analyste politique</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Application « intégrale » de l’accord d’Alger : Bah N’Daw dans le dilemme</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/application-integrale-de-laccord-dalger-bah-ndaw-dans-le-dilemme-2898353.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/application-integrale-de-laccord-dalger-bah-ndaw-dans-le-dilemme-2898353.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/09/BAH-NDAW-INVETITURE-.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 05 Oct 2020 10:47:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La France, l’Algérie, la Cma pressent les nouvelles autorités pour la mise en œuvre intégrale de l’Accord d’Alger. Pendant ce temps, les maliens exigent la révision de certaines dispositions dudit Accord. Deux positions qui mettent le Président de la Transition, Bah N’Daw dans un dilemme.  </em></strong>

<strong><em> </em></strong>Depuis quelques jours, la Communauté internationale en première ligne la France et l’Algérie s’activent afin que les nouvelles autorités du Mali fassent de l’Accord d’Alger l’une de leurs priorités. Un Accord qui peine à être mis en œuvre. Cette position inquiète les chancelleries occidentales et la médiation internationale. Celles-ci ne cessent de rappeler et pousser Bamako à tenir ses engagements dès  la mise en place du nouveau gouvernement.

On se souvient que la junte, dans son premier communiqué en date du 19 août 2020, au lendemain du coup d’Etat, avait promis d’appliquer l’Accord d’Alger. Ces propos avaient été bien accueillis par la direction de la CMA, qui dans un communiqué avait réaffirmé son attachement à l’Accord. Au même moment, Paris continuait ses pressions sur les militaires à travers plusieurs Ambassades. Le message de Macron a été bien véhiculé et Bamako semble le comprendre. C’est ce qui explique la sortie du président de la Transition, le jour de son investiture, le 25 septembre 2020.  M. Daw avait laissé entendre que le Mali respectera ses engagements internationaux. Et d’affirmer que « l’Accord d’Alger sera appliqué ».

Cette volonté affichée  de Bah N’Daw d’appliquer de façon intégrale l’Accord ne semble pas être de l’avis de la majorité des maliens. On se souvient que l’une des recommandations du Dialogue national inclusif  est la relecture de « certaines dispositions de l’Accord ». Se souvenant, quel sera l’attitude de Bah N’Daw ?  Pour le malien lambda,  il ne s’agit pas pour le colonel N’Daw de seulement faire plaisir à la France ou à la CMA et d’occulter les préoccupations de ses compatriotes, mais de satisfaire ce qu’à décider les maliens.

On se souvient que le président sortant, Ibrahim Boubacar Keita, avait pris un peu de recul quant à l’application de l’Accord après la tenue du DNI.  Au finish, cette prise de position d’IBK a fini par « détériorer » les relations avec le président Macron.

Puisque IBK n’est plus aux affaires, la France ne lâche pas. Elle fait du respect de l’Accord en sa forme actuelle, une exigence. Un dicton de chez nous dit : « On n’apprend pas à un vieux singe comment faire la grimace ». Bah N’Daw  s’aura-t-il bien déjoué le piège que la France et ses amis veulent bien lui tendre ? S’il ne parvenait pas à le faire, alors il aura affaire avec des Maliens bien déterminés à l’affronter pour que les recommandations du DNI soient respectées à la lettre. Malien qu’il est, Bah N’Daw saura trouver les arguments pour bien convaincre le pays colonisateur de réviser l’Accord.

En attendant, des citoyens restent mobilisés pour que la volonté des maliens soit respectée.  Plusieurs universitaires, hommes politiques, cinéastes, et analystes ont jugé la nécessité de réviser l’Accord afin sa mise en ouevre soit une réalité. Parmi eux, il y a Cheick Oumar Sissoko, et Dr Choguel Maiga…

Ténors du M5, Dr Choguel Kokala Maiga avait affirmé qu’appliquer l’Accord d’Alger à l’état actuel, c’est  « accepter la partition du Mali ». Et avait ajouté que le régime (IBK) ne doit pas tomber dans les pièges de la « Communauté internationale et des séparatistes qui exigeant l’application intégrale de l’accord, favoriseraient la partition du Mali. Dans la même veine, Cheick Oumar Sissoko, a, dans une longue tribune demandé à ce que les maliens eux-mêmes décident de leur avenir.

Cinq ans après sa signature, l’Accord n’a pu ramener la paix. Cela dénote qu’il contient des insuffisances. « Qu’on le veuille ou non, quels que soient les efforts faits, quels que soient les sacrifices consentis, il y a des contraintes objectives sur le terrain qui font que l’on ne peut pas toujours avancer à l’allure que l’on souhaite », affirmait Ahmed Boutache, président de la Commission de suivi de l’accord.

<strong>Djibril Diallo </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nord du Mali :  Comment éviter que l’or ne serve au financement du terrorisme?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/nord-du-mali-comment-eviter-que-lor-ne-serve-au-financement-du-terrorisme-2898300.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/nord-du-mali-comment-eviter-que-lor-ne-serve-au-financement-du-terrorisme-2898300.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/09/GAO-de-lor.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 05 Oct 2020 07:30:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Comme on peut aisément le constater, le terrorisme est un business bien lucratif pour certains qui n’hésitent pas à le financer via des sociétés de transfert d’argent ou des ONG. Pendant que des centaines de personnes en meurent,  le terrorisme constitue une échelle d’ascension sociale et économique pour une catégorie d’acteurs qui ont tout intérêt à ce que les attaques ne prennent jamais fin.  Le ver est bien dans le fruit. Il faut impérativement l’en extirper.</strong>

Les spécialistes  dénombrent quatre principaux mécanismes de financement du terrorisme. Le financement du terrorisme par le commerce et d'autres activités lucratives. Le financement du terrorisme par le biais des ONG, des organisations caritatives, et des prélèvements. Le financement du terrorisme par la contrebande d'armes, de biens et de devises par les passeurs de fonds. Et le financement du terrorisme par le trafic de drogue.

Aujourd’hui, les terroristes lèvent des fonds par des entreprises commerciales légitimes, des organisations à but non lucratif, l’exploitation de ressources naturelles, les dons, le financement participatif et le produit des activités criminelles comme l’enlèvement contre rançon, l’extorsion, le commerce illicite et le trafic des biens culturels, la traite d’êtres humains, le trafic de drogues ou encore le commerce illicite des armes légères et de petit calibre.

Ils déplacent et transfèrent des fonds grâce notamment à des sociétés écrans, à des passeurs ou encore aux nouveaux moyens de paiement tels que les cartes prépayées, les paiements mobiles ou les actifs virtuels.  Selon International Crisis Group (ICG), les terroristes roulent sur l’or au Sahel.  En effet ces groupes armés s’emparent depuis 2016, de sites d’orpaillage dans des zones où l’Etat est faible ou absent.

Leur convoitise est attisée par le boom du secteur aurifère artisanal depuis la découverte en 2012 d’un filon saharien. En plus du Mali, le Burkina Faso et le Niger sont  en proie à des attaques terroristes quotidiennes. Les groupes  terroristes cherchent à asphyxier économiquement les pays du Sahel. Et comme en guerre, tous les moyens sont bons, ils tentent de faire main basse sur les mines d’or afin de se faire une santé financière et militaire. C’est ce qui explique la multiplication des attaques dans les zones aurifères aussi bien au Mali qu’au Burkina et au Niger. En plus d’être des  sources de revenus, les sites aurifères constituent, pour les terroristes, un terrain propice au recrutement et à la formation, en l’occurrence le maniement des explosifs...

Du nitrate d’ammonium, un composant utilisé sur les exploitations aurifères dans le Nord, a ainsi été retrouvé dans des engins explosifs improvisés (IED) utilisés lors d’attaques dans la région. Les mines peuvent aussi servir de cache d’armes, de lieu de prêche et de recrutement. Les groupes terroristes savent instrumentaliser la colère et les frustrations de certains orpailleurs qui peuvent se sentir exclus par la gouvernance des sociétés industrielles.

Depuis plus d’une décennie, l’or est devenu le premier produit d’exportation du Mali. Le pays est le 3<sup>ème</sup> plus grand producteur continental après l’Afrique du Sud, et le Ghana. Au cours des deux dernières années, la production d’or du Mali s’est accrue. Le secteur a participé à plusieurs centaines de milliards de FCFA de contribution directe au budget de l’Etat entre 2008 et 2015.

Dans les zones aurifères marquées par l’insécurité, le Mali et les autres Etats du Sahel devraient soit déployer leurs forces de sécurité à proximité des sites, soit formaliser le rôle des acteurs locaux non étatiques en matière de sécurité des espaces miniers et mieux les encadrer.

Ils devraient encourager la formalisation des activités aurifères, notamment en délivrant des permis d’orpaillage et en mettant en place des comptoirs aurifères.  Ces permis permettront de savoir qui fait quoi dans ces régions  pour éviter que des filières entières ne tombent sous le contrôle des groupes terroristes. Le Mali doit en outre veiller aux arbitrages entre les mines industrielles, souvent exploitées par de grandes compagnies, et les mines artisanales,  ce, afin de ne pas créer un sentiment de dépossession parmi les populations concernées.

Une autre mesure consistera à travailler avec le secteur privé, en particulier l’industrie du numérique. Il s’agit clairement de favoriser une coopération plus étroite des principales plateformes internet et des principaux réseaux sociaux, avec les cellules de renseignement financier, les services de police et de justice, de renseignement et d’enquête, pour lutter contre le financement du terrorisme et les contenus terroristes sur internet.

Si les terroristes rivalisent d’ingéniosité, les États doivent toujours rester maitres de l’agenda et avoir constamment des longueurs d’avance.

<strong>Mahamadou YATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Application de l’accord de paix d’Alger :  Les Maliens vers un énième soulèvement</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/application-de-laccord-de-paix-dalger-les-maliens-vers-un-enieme-soulevement-2898294.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/application-de-laccord-de-paix-dalger-les-maliens-vers-un-enieme-soulevement-2898294.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/05/signature-officielle-de-laccord-de-paix-.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 05 Oct 2020 07:04:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La transition à peine commencée, un ballet diplomatique de la communauté internationale défile chez le président Bah N’Daw  pour demander la mise en application de l’Accord de paix d’Alger  transformé en Accord pour la paix. Les nouvelles autorités de Bamako doivent extrêmement faire attention à cet «<em>accord de partition de notre pays</em>».</strong>

L’Algérie n’est pas sincère avec notre pays, on comprend les va-et-vient des personnalités algériennes à Bamako. Le 23 septembre 2020, l’Algérie a dressé des bornes sur une partie du territoire malien au moment où ses diplomates entreprennent des démarches auprès des nouvelles autorités maliennes pour l’application de l’Accord d’Alger (communément appelé Accord pour la paix).

Depuis l’indépendance, le Mali a connu quatre (04) rébellions armées  dans le Nord du pays (1963-1964, 1990-1992, 2006, 2012-2013) qui ont donné lieu à une série d’accords de paix. Pour certains, la répétition de ces rébellions serait due à la mauvaise application des accords. Pour d’autres, il convient de chercher les causes ailleurs. Elles ont plusieurs origines: d’abord dans les avantages divers accordés aux groupes rebelles qui encouragent à reprendre les armes régulièrement.

Il semble qu’une motivation importante des trois (03) dernières rébellions touarègues maliennes soit une résistance des autorités traditionnelles, les Touaregs nobles (Ifoghas ), vis-à-vis des règles démocratiques de la majorité, imposées par Bamako, qui transféreraient localement le pouvoir à des Touaregs tributaires, de castes inférieures, les Imghads (les historiens indiquent d’ailleurs que la rébellion des Touaregs Oulliminden, en 1916 contre la France coloniale, avait la même cause: le bouleversement de la hiérarchie sociale). C’est pourquoi il était malvenu pour la communauté internationale de soutenir le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) formé par le groupe social minoritaire des nobles Ifoghas, oppresseur, se faisant passer pour opprimé.

Après les Accords de Tamanrasset et d’Alger des années 1990 et 2000, celui de 2015 semble être un accord de plus avec approximativement les mêmes conclusions, allant du renforcement de la décentralisation à la réforme de l’armée. Si pour le gouvernement malien l’accord signé marque sans doute la fin d’un long processus de concessions faites aux insurgés, pour la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) qui a signé un mois plus tard sous la pression de l’Algérie et de la communauté internationale, les groupes armés cherchent  le pouvoir.

Les groupes rebelles de la CMA ont préféré pendant un moment mettre en exergue des nuances, c’est- à- dire, le partage du pouvoir, selon l’argument développé par Mahamadou Djéri Maïga (paix à son âme), l’un des responsables des organisations touarègues armées. Autrement dit, la Coordination des mouvements de l’Azawad argumentait beaucoup sur le document dit d’arrangement sécuritaire qu’elle a signé, le 8 juin 2015 en Alger, exigeant l’arrêt des combats et le maintien de leurs forces à Kidal et dans les localités qu’elles occupent.

<strong>Sur le plan institutionnel et de la réorganisation territoriale</strong>, on note  au chapitre III (art. 8) revient comme dans les accords précédents sur la mise en place d’une assemblée régionale élue au suffrage universel direct. Cet élu sera le chef exécutif et administratif de la région. C’est-à-dire, qu’il aura la responsabilité de la future police territoriale, sans  oublier la mise en place, en 2018 d’un mécanisme de transfert de 30% des recettes budgétaires aux collectivités territoriales du Nord et 50% des effectifs des ressortissants du Nord pour la fonction publique. C’est la solution préconisée par les différents protagonistes et le médiateur algérien pour que les insurgés renoncent à leur projet autonomiste ou indépendantiste.

Cependant, si les principaux dirigeants de la rébellion touarègue ont su porter avec beaucoup de ténacité leurs revendications, c’est parce que sur le terrain, ils se sont imposés en boutant l’armée malienne de Kidal, qui devient du coup leur bastion.

En le faisant, ils pensent être représentatifs de l’ensemble des populations du Mali-Nord, alors qu’ils ne sont que très minoritaires. Leur revendication pour un Azawad autonome ne doit certes pas cacher les difficultés et les rivalités qui traversent la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), notamment entre les Touaregs eux-mêmes et entre les Touaregs et  Arabes.

À coté du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), existe  la Coalition pour le peuple de l’Azawad (CPA), le Haut Conseil pour l’unicité de l’Azawad (HCUA), proche d’An Sar Dine et le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA). En se regroupant au sein de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), les différents leaders de la rébellion ne font que renforcer leur opportunisme, car nous avons à faire à des individus qui sont, tantôt anciens politiques, tantôt anciens militaires et exilés libyens ou encore anciens alliés aux terroristes. Ils sont le plus souvent tentés par les intérêts particuliers et tribaux.

Si leur entrée en rébellion a été fortement médiatisée, leurs actions ne sont pas soutenues par l’ensemble des populations du Nord. C’est dans ce contexte que la création de mouvements dits d’autodéfense des forces patriotiques de résistances et du Groupe touareg Imghad et alliés (GATIA) a été perçue par les rebelles comme des milices pro-gouvernementales. Leurs véritables affrontements remontent à la fin du premier trimestre 2015 pour le contrôle de la localité de Ménaka. Après plusieurs jours de combats, les milices pro-gouvernementales se sont emparées, le 27 avril 2015 de cette ville considérée comme un des principaux bastions du MNLA.

En réalité, si le Mouvement national de libération de l’Azawad voulait à tout prix conserver cette localité, c’est parce qu’à Kidal, ses combattants ne sont jamais parvenus à y exercer totalement leur influence face à leur rival du HCUA, proche  d’Ansar Dine et de la chefferie traditionnelle. Par ailleurs, celui qui contrôle Ménaka, a le monopole des routes de trafics, allant de la vallée de Tilemsi jusqu’à la frontière nigérienne.

<strong>Safounè KOUMBA</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Annexion d’une partie de notre territoire par l’armée algérienne : L&amp;apos;Adépm dénonce la complicité de l&amp;apos;Opération Barkhane</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/annexion-dune-partie-de-notre-territoire-par-larmee-algerienne-ladepm-denonce-la-complicite-de-loperation-barkhane-2898026.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/annexion-dune-partie-de-notre-territoire-par-larmee-algerienne-ladepm-denonce-la-complicite-de-loperation-barkhane-2898026.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/10/president-algerien.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 03 Oct 2020 02:19:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans un communiqué dont nous avons pu nous procurer une copie, le président de l'Alliance démocratique du peuple malien (Adépm), Dr Aboubacar Sidick Fomba dénonce l'annexion d'une partie du territoire malien par l'armée algérienne qui constitue, selon lui, une violation du principe d'intangibilité des frontières. Il s'agit de la frontière de In-halid cercle de Tessalit (région de Kidal) précisém</em></strong><strong><em>ent la localité frontalière de inkhalil, une zone sous le contrôle des forces Barkhane, des Nations unies et des forces armées de la Coordination des mouvements de l'Azawad (Cma). </em></strong>

Selon le communiqué, cette opération est intervenue le 23 septembre 2020 donc le lendemain de la fête de l'indépendance du Mali. Et de dénoncer la complicité des forces Barkhane et des Nations Unies dans l'annexion de cette partie frontalière très riche en sous-sol. Ainsi, le parti Adépm déplore cette violation du principe d'intangibilité des frontières par l'Algérie au moment où le Mali est plongé dans une crise multidimensionnelle et devant la force Barkhane qui dispose d'une base militaire à Tessalit.

Pour ce faire, l'Adépm exhorte les nouvelles autorités de la Transition à procéder à une évaluation et une relecture de l'accord de coopération militaire entre la France et le Mali. <em>"La concertation nationale ayant rendu souverains la forme et les organes de la transition politique, les autorités dirigeantes ont la légitimité et la légalité de revisiter cet accord qui ne profite en rien au peuple malien"</em>, mentionne le communiqué.

Le parti Adépm saisit l'occasion pour réitérer sa volonté de remplacer cet accord de coopération militaire de défense par l'accord technique de coopération militaire du type de 1985 qui ne permettait pas aux forces françaises d'intervenir sur le territoire malien.

<em>"La violation du principe d'intangibilité est une mise en cause de l'indépendance du Mali et des règles établies par les Nations unies. Nous interpelons les forces Barkhane, la Cma, les Nations unies et les nouvelles autorités à apporter les éclaircissements sur cette situation"</em>, peut-on lire dans le document. Et de poursuivre que le parti Adépm, conformément à ses missions de sauvegarde et de défense de l'intégrité territoriale du Mali consignées dans la charte des partis politiques, demande aux nouvelles autorités de la transition politique de revisiter tous les accords entre le Mali et ses partenaires. <em>"Nous réitérons notre soutien à la réussite de cette transition politique dont l'objectif reste la refondation du Mali en restaurant l'autorité de l'État et l'avènement de la 4ème République"</em>, a-t-il conclu.

<strong>                                                                                        Boubacar PAÏTAO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord pour la paix et la réconciliation au Mali : Les partenaires plaident pour la reprise des activités du comité de suivi</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-au-mali-les-partenaires-plaident-pour-la-reprise-des-activites-du-comite-de-suivi-2898008.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-au-mali-les-partenaires-plaident-pour-la-reprise-des-activites-du-comite-de-suivi-2898008.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/10/ACCORD-PAIX.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 02 Oct 2020 11:09:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La rencontre des parties prenantes de la mise en œuvre du document a permis de faire le point des avancées et d’envisager les </strong><strong>perspectives après la formation d’un gouvernement de la transition</strong>

La crise sociopolitique qui secoue notre pays depuis plusieurs mois est en train de connaître certainement son épilogue avec l’ouverture d’une transition qui pourrait s’étaler sur 18 mois. Cette crise n’a pas impacté seulement l’économie malienne, elle a aussi porté un sérieux coup au processus de paix et de réconciliation enclenché au Mali depuis 2015.

Il faut rappeler que depuis plusieurs mois, le comité chargé de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger n’est pas parvenu à se réunir à cause des points de blocage de part et d’autre. Cette difficulté n’émoussera point l’ardeur et la détermination de la communauté internationale qui accompagne le processus de paix dans notre pays.

C’est ce qui justifie la tenue hier de la réunion de la Médiation internationale en vue de la reprise des activités de mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation. La rencontre s’est tenue au Quartier général de la Minusma à Sénou, sous la présidence du chef de file de la Médiation internationale, par ailleurs ambassadeur d’Algérie au Mali, Boualem Chébihi. C’était en présence du représentant spécial du secrétaire général des Nations unies au Mali et chef de la Minusma, Mahamat Saleh Annadif et des membres du corps diplomatique accrédité dans notre pays.

Cette réunion a permis aux participants de faire le point sur ce qui a été fait dans la mise en œuvre du texte et de se projeter sur les étapes à suivre dans les prochains jours après la formation du gouvernement. Pour Boualem Chébihi, depuis la tenue de la dernière rencontre du Comité de suivi de l’Accord pour la paix et la réconciliation (CSA), la communauté internationale a suivi l’évolution de la situation de crise sociopolitique au Mali, en essayant de contribuer positivement et de manière constructive à l’amorce d’une solution rapide dans le pays.

Rappelant que la mise en œuvre de l’Accord connaissait des hauts et des bas, le président du CSA soulignera que l’application du document ne peut être dissociée de son environnement. Or, celui-ci était émaillé de «crises ces derniers mois». Néanmoins, confiera le diplomate algérien, la communauté internationale est restée avec les parties signataires pour que leur engagement soit toujours vivace et d’actualité.

<a href="https://lessor.site/accord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-les-partenaires-plaident-pour-la-reprise-des-activites-du-comite-de-suivi.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><strong>............LIRE LA SUITE SUR LESSSOR.SITE</strong></a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Création d’une « coordination Kel Antessar et Alliés » :   Nasser rejette en bloc  cette « mascarade »</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/creation-dune-coordination-kel-antessar-et-allies-nasser-rejette-en-bloc-cette-mascarade-2893525.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/creation-dune-coordination-kel-antessar-et-allies-nasser-rejette-en-bloc-cette-mascarade-2893525.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/06/NASSER.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 01 Sep 2020 10:41:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Une fois de plus, des informations relatives à une supposée existence d’une </em></strong><strong><em>« </em></strong><strong><em>Coordination Kel-Ansars et Alliés » circulent sur les réseaux sociaux. Outre le chef de la tribu plébiscité à deux reprises, la nouvelle continue d’être rejetée en bloc par la tribu ainsi que tous ses alliés. </em></strong>

Mieux, une plainte est même en cours auprès des autorités compétentes afin de mettre fin aux agissements des auteurs de cette mascarade qui du reste ne bénéficie d’aucune forme de légitimité. Par ailleurs, des mises en demeure ont été adressées contre les personnes qui sont derrière cette manœuvre ne visant qu’à détourner autour de l’essentiel. Jusqu’ici, il y a une unanimité incontestable que cette prétendue « coordination Kel Ansars et Alliés » n’existe que sur les réseaux sociaux. Sur le terrain, personne n’a entendu parler d’elle sur le terrain.

Rappelons que les auteurs de ces agissements ne sont pas à leur première tentative. Ils avaient déjà initié une action similaire en prétendant que cette « coordination » a été créée suite à une Assemblée constitutive qui se serait tenue depuis le 25 avril à Tabago, dans le cercle de Goundam. Une trouvaille qui n’a pas tardé à être rejetée par des notabilités figurant sur la liste qui n’ont pas hésité à démentir leur implication dans cette manœuvre.

Il y a lieu de préciser que les auteurs de ces agissements ne sont autres que les mêmes qui avaient tenté de s’emparer de la chefferie de la tribu en usant de méthodes peu orthodoxes. Alors que l’actuel chef Abdoul Magid Ag Mohamed Ahmad dit Nasser a été désigné une première fois quelques mois après le décès de son oncle de la tribu Mohamed El Mehdi Ag Attaher El Ansari, en décembre 2014. Avant d’être une nouvelle fois plébiscitée à la faveur d’une rencontre de la tribu tenue en fin mars 2016. Ce, en guise de consécration à la hauteur du combat qu’il ne cesse de mener pour le retour de la paix et de la stabilité au Mali.

C’est donc le lieu de rappeler pour les auteurs de ces agissements que c’est peine perdu puisque toute la tribu Kel Ansar et Alliés a fait une union sacrée autour de son unique chef général, Abdoul Magid Ag Mohamed Ahmad dit Nasser, reconnu par l’opinion nationale et internationale.  Il a été désigné à cette fonction dans le respect des règles de l’art et assume cette responsabilité en toute conscience à travers des efforts visant à reconnaitre la contribution de la tribu à la recherche de la paix définitive au Mali. C’est donc au nom de cette même union sacrée qu’aucune reconnaissance n’a encore été accordée à cette « coordination » considérée comme une tentative désespérée de semer la division au sein de la tribu.

<strong> Siaka DIAMOUTENE/Maliweb .net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le témoignage inédit d’un officier français dans l&amp;apos;enquête sur la mort de G. Dupont et C. Verlon</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/le-temoignage-inedit-dun-officier-francais-dans-lenquete-sur-la-mort-de-g-dupont-et-c-verlon-2886250.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/le-temoignage-inedit-dun-officier-francais-dans-lenquete-sur-la-mort-de-g-dupont-et-c-verlon-2886250.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/07/claude-giselene.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sun, 19 Jul 2020 10:31:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em><a href="http://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/07/17/meurtre-de-deux-journalistes-de-rfi-au-mali-en-2013-le-premier-temoignage-d-un-officier-francais_6046441_3212.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le journal Le Monde</a> publie ce vendredi 17 juillet le témoignage d'un officier français qui sème le trouble. Auditionné à la suite des révélations apportées par RFI il y a un an, le lieutenant-colonel S., qui était à l’époque le chef du détachement de liaison de l’armée française à Kidal, a récemment été entendu par Jean-Marc Herbaut, le juge d’instruction en charge de l’enquête. Cet officier confirme la présence des forces spéciales ce jour-là, mais il s’efforce de minimiser leur rôle. Il assure également qu’aucun hélicoptère n’est intervenu.</em></strong>

Les forces conventionnelles sont les premières à être arrivées sur les lieux de l’assassinat. Cette thèse, que l’armée défend depuis maintenant près de sept ans, le lieutenant-colonel S. l’a reprise à son compte lors de son audition devant le juge Herbaut. L’officier affirme ainsi que son détachement, le DLA (détachement de liaison et d’appui), « e<em>st la première force arrivée sur les lieux du crime</em> ». Il est alors 14h25, soit plus d’une heure après l’enlèvement de Ghislaine Dupont et de Claude Verlon. « <em>J’ai un geste de rage</em>, confie-t-il au juge, <em>car je comprends tout de suite que les deux journalistes sont morts</em> ».

<strong>Les Forces spéciales sont bien les premières à avoir tenté d’engager la poursuite avec les ravisseurs</strong>

Mais dans son témoignage, l’officier apporte une information capitale, jusque-là passée sous silence par les autorités. Il reconnaît que <strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20190722-assassinat-ghislaine-dupont-claude-verlon-role-forces-speciales-francaises" target="_blank" rel="noopener noreferrer">les forces spéciales ont voulu jouer un rôle de premier plan</a></strong> dans la poursuite des ravisseurs. Une information révélée l’an passé par RFI. A l’époque, Radio France Internationale expliquait que les forces spéciales avaient poursuivi les ravisseurs notamment au moyen d'un hélicoptère. Face au juge, le lieutenant-colonel S. « <em>certifie</em> » qu’il n’y a pas eu de poursuite aérienne. « <em>Le lieu de pose des hélicos était situé juste en face de mon bivouac,</em> explique-t-il. <em>S’il y avait eu un hélico, je l’aurais forcément vu</em> ». Et l’officier d’ajouter : « <em>Si un hélico était arrivé sur zone, il aurait inévitablement eu un contact avec mon équipe</em> ».

Néanmoins, le chef du DLA vient confirmer une information cruciale dévoilée l’an passé par RFI : les forces spéciales sont bien les premières à avoir tenté d’engager la poursuite avec les ravisseurs. Lors de son audition, l’officier raconte avoir « <em>croisé la patrouille des "FS"</em> » comme on les surnomme, alors qu’il était sorti avec son détachement vers 13h40, et ce précise-t-il, de « <em>sa propre initiative, pour chercher du renseignement </em>». « <em>Elles étaient</em>, précise-t-il en parlant des forces spéciales, <em>à côté d’un pick-up ressemblant à celui des ravisseurs, et mes collègues m’ont dit qu’elles avaient suivi une fausse piste</em> ».

Or, cet officier ne cesse tout au long de son audition de minimiser leur importance à l’époque à Kidal. Les forces spéciales, affirme-t-il, n’étaient qu’ « <em>une dizaine</em> » et ne formaient qu’ « <em>une seule patrouille</em> ». Un « <em>détachement incapable d’assurer sa propre sécurité</em> », ajoute-t-il.

<strong>Le commandant des Forces spéciales prochainement entendu par le juge</strong> <strong>?</strong>

Ce témoignage apparaît pour le moins troublant. Pourquoi, si elles étaient en si petit nombre, les forces spéciales sont-elles intervenues en premier ? Pourquoi ont-elles tenté seules de retrouver les ravisseurs ?

Le commandant « Charles », qui dirigeait alors cette unité des forces spéciales, a-t-il prévenu sa hiérarchie de cette initiative ? Ce commandant a été le premier à être prévenu de l’enlèvement de nos deux reporters. Pourquoi « Charles » a-t-il attendu 20 minutes avant de prévenir le chef du détachement ?

Les incohérences et les contradictions sont telles dans ce dossier qu’on voit mal comment le commandant « Charles » pourrait ne pas être entendu par la justice française.

<em>"On a des éléments supplémentaires concernant l’intervention de ces forces spéciales, qu’elles seraient intervenues d’une manière totalement inefficace, inappropriée, en premier - cela confirme donc les informations de RFI de l’année dernière – qu’en revanche, cela s'est soldé par un échec. De quel ordre ? Nous ne le savons toujours pas. Donc, cela nécessite, pour nous, au minimum, l’audition des militaires qui font partie de ces forces spéciales, en particulier l’officier qui les commandait." </em>Pierre-Yves Schneider, secrétaire général et porte-parole de l’Association des amis de Ghislaine Dupont et Claude Verlon.

<span class="m-pub-dates__date"><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20200717-le-t%C3%A9moignage-in%C3%A9dit-dun-officier-fran%C3%A7ais-lenqu%C3%AAte-lassassinat-gdupont-et-cverlon" target="_blank" rel="noopener noreferrer">RFI.fr</a> - Publié le : <time datetime="2020-07-17T15:15:50+00:00">17/07/2020 - 17:15</time></span><span class="m-pub-dates__date">Modifié le : <time datetime="2020-07-18T11:59:57+00:00">18/07/2020 - 13:59</time></span>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Aljohar Ag Hamdou, membre de la Société Civile de Menaka :  Les vrais défis</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/aljohar-ag-hamdou-membre-de-la-societe-civile-de-menaka-les-vrais-defis-2885576.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/aljohar-ag-hamdou-membre-de-la-societe-civile-de-menaka-les-vrais-defis-2885576.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/07/Aljohar.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 14 Jul 2020 16:20:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Leader de la société civile de Ménaka, Aljohar Ag Hamdou, estime que constitué d’hommes d’expériences, le M5-RFP doit s’inscrire dans la paix et d’avancer sur les enjeux qui urgent aujourd’hui, c’est-à-dire de revoir le fonctionnement de nos institutions.</em></strong>

Aljohar dit ne pas perdre confiance au M5-RFP. Il invite les Maliens à faire confiance aux autorités de notre pays, notamment, le président de la République en premier lieu parce que, dit-il, c’est lui qui incarne la nation, il incarne la sauvegarde de l’unité nationale. Cependant, M. Aljohar dit non à toute tentative de déstabilisation qui nous ramène encore en arrière, aujourd’hui, il s’agit d’avancer et de construire le pays, dit-il.

Le jeune leader de la société civile de Ménaka, croit fort que notre pays a des institutions qui ne répondent pas aux aspirations du peuple dans toutes ses composantes.<em> "Aujourd’hui nous devons recomposer nos institutions, redéfinir sur nos contextes nationaux, nos contextes régionaux pour faire du Mali un grand Mali comme les autres grandes nations notamment les nations européennes et certaines nations magrébines", </em>propose-t-il. Selon lui, il ne s’agit pas d’un agenda personnel, il ne s’agit pas d’un agenda électoral, ni d’agenda de poste mais, de construire le pays, de construire la nation. Il lance un appel à la jeunesse malienne pour qu’elle comprenne qu’aujourd’hui, c’est le tour des jeunes.

A l’entendre, il ne s’agit plus de cette génération qui a été là, qui a fourni ses efforts, qui a été là dans les années 1990 à l’avènement de l’indépendance. <em>"Nous avons besoin d’une jeunesse agissante qui contribue à consolider tous les secteurs de notre nation et qui fait du Mali une nation où il y’a l’égalité du territoire et l’égalité de chance partout, du nord au sud",</em> a conclu, le jeune leader de la société civile de la région de Ménaka.

&nbsp;

<strong>Ibrahima Ndiaye </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord pour la paix et la réconciliation : Les députés s’approprient le contenu</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-les-deputes-sapproprient-le-contenu-2884506.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-les-deputes-sapproprient-le-contenu-2884506.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/07/ACCORD-paix-deputes.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 08 Jul 2020 13:07:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Permettre aux députés de la 6è législature de s’approprier le contenu de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger afin de mieux appréhender leur rôle dans la mise en œuvre des réformes envisagées, tel est l’objectif de deux journées d’échanges parlementaires au Centre international de conférences de Bamako (CICB). La cérémonie d’ouverture a été présidée hier par le président de l’institution, Moussa Timbiné.</strong>

Il y a cinq ans, les autorités du Mali et les groupes armés du Nord (CMA et Plateforme) signaient un accord pour la paix et la réconciliation. La 6è législature mise en place en avril compte près de 80% de députés nouvellement élus dont certains ont très peu de connaissances sur le contenu de cet accord. Ces journées visent donc à leur permettre de s’approprier le contenu dudit document censé ramener la paix et la quiétude dans notre pays.

Au nom de la commission d’organisation, le député Dédéou Traoré précisera que l’objectif de ces journées est de permettre aux parlementaires d’échanger sur le contenu de l’Accord et de le partager puisqu’ils sont des acteurs clés dans sa mise en œuvre. Selon lui, il y a des réformes envisagées et des textes qui vont être pris. L’élu de Niafunké a estimé que ces journées permettront aux députés d’être au même niveau d’information car on ne peut pas parler de l’accord, intervenir ou agir en son nom sans connaître son contenu. D’après lui, les parlementaires ont besoin de comprendre comment agir par rapport à ce document car dans les prochains jours, mois et années, ils seront sollicités pour prendre des actes concernant sa mise en œuvre dans l’intérêt de la paix, de la réconciliation et de la sécurité du pays.

Pour sa part, Bruno Mpondo, représentant du chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) a salué cette initiative de l’Assemblée nationale qui arrive à point nommé au moment où le Conseil de sécurité a renouvelé pour une année, le mandat de la Mission. Selon lui, ce mandat lui fixe deux priorités: soutenir les efforts du gouvernement et de l’ensemble des institutions maliennes pour la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation et la stratégie du gouvernement dans le Centre du pays. Bruno Mpondo a rappelé que ce texte a été signé avec un esprit et guidé par des principes.

<a href="https://lessor.site/accord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-les-deputes-sapproprient-le-contenu.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><strong>………lire la suite sur lessor.site</strong></a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Causes de la crise sécuritaire et politique au Mali : La CMA pointe du doigt le retard dans la mise en œuvre des réformes prévues par l’APR dans ces deux domaines</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/causes-de-la-crise-securitaire-et-politique-au-mali-la-cma-pointe-du-doigt-le-retard-dans-la-mise-en-oeuvre-des-reformes-prevues-par-lapr-dans-ces-deux-domaines-2882969.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/causes-de-la-crise-securitaire-et-politique-au-mali-la-cma-pointe-du-doigt-le-retard-dans-la-mise-en-oeuvre-des-reformes-prevues-par-lapr-dans-ces-deux-domaines-2882969.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/10/Alghabass-ag-Intallah.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 01 Jul 2020 01:02:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pays</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) s’est, lors des travaux de sa session ordinaire tenue les 27, 28 et 29 juin, prononcée sur la crise socio-politique qui prévaut à Bamako. Elle trouve comme cause à ces crises le retard dans la mise en œuvre des réformes prévues par l’APR dans les domaines sécuritaire et politique. Aussi, a-t-elle invité les acteurs à la retenue et à privilégier le dialogue comme seule voie de règlement de différends. C’était sous l’égide Alghabass AG INTALLA, président entrant de la CMA. </strong>

La CMA a profité de sa session ordinaire dernière pour se prononcer sur son regard sur la situation socio-politique qui prévaut à Bamako ;  l’analyse de la CMA sur la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation (APR) et beaucoup d’autres points.

S’agissant de la mise en œuvre pour l’Accord pour la Paix et la Réconciliation, la CMA déplore que, cinq ans après la signature de l’APR, son application demeure encore au stade des « mesures intérimaires et transitoires ». <em>« Les débats sur les questions de fond liées aux réformes politiques et institutionnelles, celles de défense et sécurité n’ont pas été approfondies de façon à permettre l’atteinte de compromis définitifs </em>», indique-t-on dans le communiqué. Aussi, le comité directeur de la CMA a appelé à la tenue d’un débat de fond sur la question des forces de défense et de sécurité reconstituées, afin d’aboutir à un compromis définitif, conforment à l’APR. Cela après la finalisation du processus de DDR accéléré et l’opérationnalisation des unités reconstituées qui en découlent. Elle insiste enfin sur l’inclusion des signataires de l’APR dans les organes de gestion du FDD (comité de pilotage et comité de gestion) de façon significative et représentative.

Parlant de la crise socio politique qui prévaut à Bamako, le Comité directeur de la CMA dit la suivre avec une attention particulière. <em>« Il appelle les acteurs de cette crise à la retenue et à privilégier le dialogue comme seule voie de règlement de différends. Il appuie les efforts en cours de la communauté internationale en vue d’une solution de sortie de crise »,</em> propose la CMA comme solution à la sortie de crise au Mali. Selon cette organisation, la dégradation de la situation sécuritaire et politique résulte, en grande partie, du retard pris dans la mise en œuvre des réformes prévues par l’APR dans les domaines sécuritaire et institutionnel.

<strong>Boureima Guindo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Insécurité à Ansongo :  Les cadres sédentaires du Nord contribuent à la partition du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/insecurite-a-ansongo-les-cadres-sedentaires-du-nord-contribuent-a-la-partition-du-mali-2882692.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/insecurite-a-ansongo-les-cadres-sedentaires-du-nord-contribuent-a-la-partition-du-mali-2882692.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/07/Ansongo.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 29 Jun 2020 09:36:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Poser la question au gouvernement du Mali, au président de l’Association Irganda, M. Ousmane Issoufi Maïga, pourquoi cette insécurité généralisée dans la zone d’Ansongo ? Les auteurs des attaques sont bien identifiés. Les attaques sont fréquentes à Djéfilani et à Herba.</strong>

Djéfilani est un quartier de Seyna à 7 km d’Ansongo et ce quartier de Seyna, le premier  en quittant Ansongo-ville juste après le poste de douane sur la route en partant vers le Niger. Les attaques de Djéfilani se font à quelques mètres du check point de l’armée malienne. Tout militaire peut voir à partir du check point, un ou des individu(s) attaqué (s) à Djéfilani par les bandits ethniquement identifiés.

<strong>Herba</strong> est à 20 km d’Ansongo en partant vers le Niger. Il y a là une forêt où ils tendent leurs embuscades. Si les autorités ont la volonté de mettre fin à cette insécurité, c’est vraiment facile. Mais la volonté n’y est pas. Il y a quelques jours, un citoyen du village de Seyna, qui se rendait à Ansongo suite à des problèmes d’accouchement de sa femme, a été dépouillé de tout ce qu’il avait à Djéfilani. Il s’était plaint chez les militaires qui étaient au check point. Ils ont fait semblant de ne rien entendre.

Avant cela, les populations de Djéfilani ont reçu la visite des bandits qui leur demandaient  de payer l’impôt. Les villageois ont pu collecter une somme de deux-cents mille francs (200 000) F CFA pour le compte des bandits. Avant de quitter les lieux, ils ont demandé aux villageois de chercher le complément de l’argent, sinon ils doivent s’attendre au pire à la prochaine visite. Les villageois de Djéfilani sont venus voir le chef d’arrondissement central d’Ansongo pour qu’il cherche à les sécuriser. Ce dernier les a dit qu’il n’a aucun moyen. Ils ont abandonné leur village pour se partager entre des constructions inachevées de Seyna Haoussa, les autres quartiers du village de Seyna. Certains sont partis s’installer jusque dans le Gourma de Seyna. Demandez à M. le président d’Irganda, qu’est- ce qu’il a entrepris pour que les populations d’Ansongo, d’où il est originaire, retrouvent la paix et la quiétude.

Aux autorités du Mali, la sécurité des populations et de leurs biens est un droit fondamental.

<strong>La CMA installe deux check points à Boni et Gossi</strong>

Comme il n’y a plus d’escorte sur l’axe Sévaré- Gao, la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) n’a rien fait que d’installer deux check points sur cet axe. Un à Boni et l’autre à Gossi. Chaque bus de transport paie la somme de cinq mille francs CFA et chaque passager deux mille francs CFA. Un bus qui refuse de se plier à ces exigences est attaqué en cours de route. On appelle cela un Etat dans un autre. Il y avait la même situation sur la voie fluviale de l’arrondissement de Danga (cercle de Diré) au dernier village de Gourma-Rharous. Nous l’avons dénoncé par le canal de «<strong>L’Inter de Bamako»</strong>. Heureusement, les check points de la voie fluviale ont été levés.

Avec ce braquage à ciel ouvert, de quelle crédibilité la CMA jouit- elle devant les populations du Nord ? Ils doivent penser qu’un jour, ils vont rendre compte.

<strong>Les cadres sédentaires de la région de Gao sont complices de la partition du pays</strong>

Pourquoi les populations du Nord ne peuvent pas voyager à bord des avions de la MINUSMA quand on n’est pas membre de la CMA et de la  Plateforme ? Il faut être un adhérent de ces deux (02) groupes armés pour avoir le droit d’accéder à l’avion de la MINUSMA pour aller à Gao. Donc, ce sont les cadres sédentaires mêmes du Nord qui contribuent à la partition du Mali.

La MINUSMA aussi est là pour la partition du Mali.

<strong>Brin COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Opération Barkhane:  Actualité des opérations &#45; 25 juin 2020</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/operation-barkhane-actualite-des-operations-25-juin-2020-2882213.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/operation-barkhane-actualite-des-operations-25-juin-2020-2882213.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/08/Point-de-situation-Barkhane-S31-3.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 26 Jun 2020 07:01:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div class="page" title="Page 1">
<div class="section">
<div class="layoutArea">
<div class="column">

<strong>La force Barkhane poursuit et poursuivra son effort dans la région du Liptako-Gourma en concentrant encore son action dans la lutte contre les groupes armés terroristes dans la région dite « des trois frontières ».</strong>

<strong>Suite du sommet de Pau</strong>

Depuis le sommet de Pau du 13 janvier dernier, l'action déterminée et continue de la force Barkhane aux côtés des armées partenaires a permis de réduire substantiellement les capacités de nuisances des GAT dans la zone des trois frontières. Ainsi, il n’y a pas eu une semaine sans une unité sur le terrain. La nomadisation de l’unité Altor pendant deux mois dans le Liptako, et la présence constante depuis plusieurs mois des GTD « Centurion » et « Dragon » en est une parfaite illustration.

Par ailleurs, le Sommet de Pau a également permis de densifier et de dynamiser la coordination avec les autres acteurs tels que la MINUSMA et l’EUTM/Mali.
La concentration et la continuité des efforts entre Barkhane et les forces partenaires ont permis de transformer les victoires tactiques en succès global, mais aussi de déstructurer l’EIGS dans la région des trois frontières.

En effet, ces six derniers mois ont été ceux d’une participation et d’une coordination inédite (avec, par exemple, près de 5000 militaires déployés pendant un mois sur le terrain, durant l’opération Monclar). Ces opérations de ratissage sans précédents permettent de traquer les GAT partout où ils tentent de se réfugier, et d’instaurer petit à petit les conditions du retour des autorités administratives, et donc de l'Etat de droit, dans cette région frontalière.

Le Sommet de Nouakchott, fin juin, permettra de faire le bilan de l’action de la France et des pays du G5 Sahel depuis l’impulsion donnée à Pau.

<strong>Les FAMa se réimplantent à Labbézanga avec l'appui de la force Barkhane</strong>

Sept mois après avoir quitté Labbézanga, les forces armées maliennes (FAMa) et les autorités administratives du pays sont en passe de se réimplanter dans cette commune à la frontière du Niger avec l'appui de la force Barkhane. Cette dernière y construit en effet un camp pour permettre l'installation d'une garnison de plusieurs centaines de militaires maliens.

Le fort a pour ambition de servir de modèle pour les futures implantations des FAMa dans les régions du Gourma et du Liptako.
Dans une logique d’approche globale, la force Barkhane a par ailleurs recruté des ouvriers locaux et a ainsi contribué à la relance de l’activité économique dans la commune. Celle-ci sera en outre pérennisée par l’installation prochaine des soldats maliens, lesquels participeront au contrôle du secteur de Labbézanga.
<div class="page" title="Page 2">
<div class="section">
<div class="layoutArea">
<div class="column">

<strong>Inauguration du maraîchage de Ménaka par les équipes CIMIC du GTD « Centurion » et des FAMa</strong>

Le 27 mai, les équipes de coopération civilo-militaire de l’unité « Centurion », en coopération avec celles des forces armées maliennes, ont inauguré le maraîchage de Ménaka. Ce projet, initié en septembre 2019, dote désormais la ville de moyens d’agricultures vivrières.

La région de Ménaka, dans le Liptako malien, est soumise à de très fortes variations hydrométriques, les terres cultivables de la ville passant de 28 hectares lors de la saison des pluies (de juin à septembre) à 1 hectare lors de la saison sèche (d’octobre à mai). Face à cette situation, en complément de la lutte directe contre l’EIGS menée par les FAMa et Barkhane dans la région, les équipes spécialisées des deux forces armées ont lancé cette action d'aide directe au profit de la population. Les travaux ont débuté en septembre 2019 avec la rénovation d’un puit. Le plus gros des travaux a consisté en l’installation de 2600m de clôtures autour du maraichage afin de les préserver des animaux sauvages ou d’élevage.

L’inauguration a pu avoir lieu après l’installation d’une motopompe, automatisant l’irrigation de toutes les parcelles. Elle a réuni autour des militaires français et maliens les futurs exploitants du maraichage, des représentants d’associations de la région de Ménaka et des autorités militaires et civiles.

Conduite par les armées françaises, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, l’opération Barkhane a été lancée le 1er août 2014. Elle repose sur une approche stratégique fondée sur une logique de partenariat avec les principaux pays de la bande sahélo-saharienne (BSS) : Burkina- Faso, Mali, Mauritanie, Niger, et Tchad. Elle regroupe environ 5100 militaires dont la mission consiste à lutter contre les groupes armés terroristes et à soutenir les forces armées des pays partenaires afin qu’elles puissent prendre en compte cette menace.

<strong>Contact presse :</strong>

<strong>barkhane.com@gmail.com</strong>

<strong>Suivez l’actualité de la Force Barkhane sur Facebook :</strong>

</div>
</div>
<div class="layoutArea">
<div class="column">

<a href="https://www.facebook.com/Barkhane/" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><strong>https://www.facebook.com/Barkhane/</strong></a>

</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Processus de DDR : 45 ex&#45;combattants rejoignent les rangs des FAMa</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/processus-de-ddr-45-ex-combattants-rejoignent-les-rangs-des-fama-2881265.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/processus-de-ddr-45-ex-combattants-rejoignent-les-rangs-des-fama-2881265.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/06/kidal-2-ex-combattants-.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 22 Jun 2020 10:01:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Le coup d’envoi de la phase de rattrapage du processus du désarmement, de démobilisation et de réinsertion (DDR) des anciens combattants au sein des Forces armées maliennes (FAMa), a été donné, jeudi dernier, au camp Général Abdoulaye Soumaré de Kidal. Les responsables de la commission nationale du DDR, les membres de la section désarmement de la Minusma et de nombreuses autres personnalités avaient pris part à cet événement.</strong></em>

En effet, dans un communiqué rendu public par le site de l’Armée, cette opération a enregistré 22 ex-combattants, qui viendront remplacer numériquement les éléments qui avaient été jugés inaptes sur le plan médical.

Le premier à être enregistré est un ancien combattant de la CMA, Moussa Ag Amassara. Il s’est dit très heureux de faire désormais partie des FAMa. « C’est un plaisir de voir l’Armée nationale et les autres mouvements signataires de l’accord de paix et de réconciliation se mettre sur la table pour que notre pays retrouve la paix et la quiétude », a-t-il expliqué.

Une situation qui rassure les acteurs dont le chef de l’antenne régionale de la commission nationale du DDR à Kidal, Abdoul Karim Matafa. Pour ce dernier, cette phase va consister d’une part à orienter les éléments aptes à intégrer les FAMa et d’autre part, à amener les éléments inaptes vers des projets socio-économiques qui permettront leur réinsertion au sein de la société et leur communauté respective.

&nbsp;

<a href="https://lessor.site/processus-de-ddr-45-ex-combattants-rejoignent-les-rangs-des-fama.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><strong>.......lire la suite sur lessor.site</strong></a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mohamed Elmaouloud Ramadan, représentant CMA au DDR : &amp;quot;Que le gouvernement respecte ses engagements&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mohamed-elmaouloud-ramadan-representant-cma-au-ddr-que-le-gouvernement-respecte-ses-engagements-2880939.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mohamed-elmaouloud-ramadan-representant-cma-au-ddr-que-le-gouvernement-respecte-ses-engagements-2880939.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/05/DDR-Moc.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 20 Jun 2020 01:15:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le processus DDR peine à trouver ses marques. Nous avons approché Mohamed Almaouloud Ramadan de la CMA et chargé au DDR au sein de ce mouvement. Il nous explique…</em></strong>

<strong><em> </em></strong><strong>Mali Tribune<em> : Quel est l’état d’évolution du DDR aujourd’hui ?</em></strong>

<strong>Mohamed Elmaouloud Ramadan :</strong> Nous sommes à notre 3<sup>ème</sup> phase pour finir et parachever le bataillon Moc. Aujourd’hui nous étions confrontés à certains nombre de problèmes. Il y’ a deux mouvances Plateformes et elles ne parviennent pas à s’entendre sur une liste unanime. C’est l’un des problèmes qui nous a beaucoup tardés et ce n’est jusque-là pas résolu. Le 2<sup>ème</sup> point c’est celui des inaptes eux-mêmes. Ceux qui ont été définitivement déclarés inaptes à intégrer l’armée. Ils refusent de partir tant qu’ils n’ont pas connu leur sort. Ils ont eu même à faire des sit-in. Mais je crois qu’il y a une compréhension avec le ministre de la Réconciliation.

Ce dernier a promis qu’ils seront prioritaires dans la réinsertion socio-économique et dans les corps paramilitaires. Cela est une garantie qui pourra atténuer leur frustration. Il y’a aussi la Covid-19. Avec cette pandémie, nous sommes obligés de restreindre le nombre d’éléments pour le screening par jour. Autrefois on allait jusqu’à 200 éléments par jour, mais avec Covid-19 on ne dépasse pas 20/jour. Parce qu’il faut les amener faire le test avant le commencement de tout processus. Celui qui est négatif on l’achemine vers le Moc et celui qui est positif est remis aux autorités sanitaires compétentes.

&nbsp;

<strong>Mali Tribune :<em> Pouvons-nous être optimistes pour la réussite de ce processus ?</em></strong>

<strong>A. R. :</strong> Nous, nous avons toujours été optimistes mais souvent il y a des mauvaises volontés de certaines parties signataires de l’Accord particulièrement, le gouvernement. Parce que ce sont eux qui sont responsables de sa mise en œuvre et disposent de moyens à cet effet. En ce qui concerne le Moc et de le DDR accéléré, nous nous étions compris sur un certain nombre de principes dont le commandement de 3 bataillons. Il y a 3 bataillons, 1 à Kidal dirigé par les FAMa, et chaque partie signataire doit avoir le commandement d’un bataillon parmi les 3. Ce principe à son tour n’a pas été respecté. Et c’est difficile que les choses avancent si les parties ne respectent pas leur engagement.

<strong>Mali Tribune : <em>Et la Commission du DDR dans tout ça ?</em></strong>

<strong>A. R. :</strong> La commission DDR elle-même, elle est là. Elle est à pieds d’œuvre mais le problème ne vient pas de la commission elle-même ? mais des parties ou d’autres blocages. Nous espérons que cette fois-ci les choses vont aller plus vite. Que la Plateforme décide de donner une liste unanime et que le gouvernement respecte ses engagements pour le commandement des bataillons. Que chaque partie trouve sa part.

&nbsp;

<strong>./.</strong>

<strong> </strong>

<strong>FAHAD AG ALMAHAMOUD ? SECRETAIRE GENERAL DU GATIA</strong>

<strong>"</strong><strong>L’Etat du Mali doit faire l’effort</strong><strong>"</strong>

<strong><em> </em></strong><strong><em>Le président de la Plateforme, secrétaire général du (Gatia) mouvement signataire de l’Accord, a accordé une interview à notre journal pour se prononcer sur le DDR.</em></strong>

&nbsp;

<strong>Mali Tribune : <em>Quel est l’état de lieu du DDR aujourd’hui ?</em></strong>

<strong>Fahad Ag Almahamoud :</strong> Vous avez suivi ce qu’on a appelé en son temps le DDR accéléré pour intégrer les éléments du mécanisme opérationnel coordination (Moc) dans les forces armées maliennes. Il y a une autre phase qui devrait commencer incessamment. Une phase qui devrait commencer par les rattrapages des éléments issus du Moc et le complément de ces éléments. Afin que le total des éléments intégrés atteigne 3 000 hommes comme prévu par la Résolution du Conseil de Sécurité. C’est à ce titre que nous avons besoin de 1140 hommes pour compléter les éléments du Moc à 3 000 hommes avant la fin de ce mois de juin.

<strong>Mali Tribune : <em>En tant que leader de mouvement armé, êtes-vous optimiste ?</em></strong>

<strong>A. A. :</strong> Oui je suis optimiste en ce qui concerne le DDR lui-même. Les parties vont donner des lites. Mais ce que j’ai vu par le passé, les éléments qui ont été intégrés par le Moc, donnent l’impression de toujours dépendre des mouvements armés plutôt que l’Etat major des Armées. Cela n’est pas une bonne chose pour moi. Les éléments, une fois intégrés, doivent couper tout lien avec leur mouvement dont ils sont issus et répondre directement du Chef d’Etat major général des Armées.

<strong>Mali Tribune : <em>Selon vous, quelle peut être la cause de cette</em><em> non-soumission à l’Etat major général des Armées ?</em></strong>

<strong>A. A. :</strong> Certains mouvements ont toujours gardé une grande influence sur leurs éléments. Cela se manifeste par le refus d’aller à certaines missions comme la lutte anti-terroriste ou certaines mutations. Certains éléments intégrés disent clairement que leur mouvement d’origine ne les avait pas autorisés. Ce n’est pas rassurant.

<strong>Mali Tribune : <em>Quelle est votre appréciation après tout ça ?</em></strong>

<strong>A. A. :</strong> Moi je pense qu’on doit arriver à un moment pour corriger les erreurs du passé. Ce lien n’a jamais été coupé entre certains groupes signataires et les terroristes. Ce que je regrette jusqu’ici, les services de renseignement malien n’ont jamais présenté un dossier à la communauté internationale pour dire que telle ou telle autre personne ou tel mouvement entretient des relations avec les terroristes. Il faut que les services de renseignements maliens corrigent ça pour qu’ils nous aident à avancer dans le processus. Il faut que le gouvernement du Mali instruise à ses services d’être regardants en ce qui concerne les liens entre les relations avec les mouvements signataires et les mouvements terroristes. L’Etat du Mali doit faire l’effort pour ressembler à un Etat.

<strong>Mali Tribune :<em> Et l’après-DDR ? Qu’en pensez-vous ?</em></strong>

<strong>A. A. :</strong> Après le DDR, c’est le travail de tous. Les gens qui vont intégrer vont être l’Armée du Mali. L’Armée du Mali aura besoin de ses partenaires de la Communauté internationale comme Barkhane pour s’adonner à la tâche. Puisqu’en ce moment il y aura seulement deux porteurs d’arme, l’Armée et les groupes terroristes. Il n’y aura plus ce qu’on appelle signataires, sous les drapeaux desquels beaucoup de choses se font contre la paix. Ils disparaitront tous.

<strong><em>Propos recueillis par</em></strong>

<strong>Koureichy Cissé</strong>

&nbsp;

<strong>./.</strong>

<strong> </strong>

<strong>MOHAMED ATTAYIB SIDIBE, PRESIDENT DU MOUVEMENT GANDA IZO</strong>

<strong>"</strong><strong>Après le DDR, tout autre groupe armé pourrait être traité comme ennemi du Mali"</strong>

<strong><em> </em></strong><strong><em>Très optimiste, le président du groupe armé, Mohamed Attayib Sidibé invite à un DDR rapide et invite les combattants à aller vers une armée unie sous la couleur des FAMa afin de faciliter le repérage et la lutte contre l’ennemi de la paix, notamment les groupes terroristes.</em></strong>

<strong><em> </em></strong><strong>Mali Tribune : <em>Parlez-nous de votre groupe "Ganda Izo". Comment êtes-vous venu à ce groupe ?</em></strong>

<strong>A. S. :</strong> Je suis venu au mouvement <em>"Ganda Izo"</em> en 2012. En 2013 j’ai été désigné porte-parole et président de la branche politique de ce mouvement. Nous étions proches des mouvements qui défendent l’unité et les valeurs républicaines des mouvements pro-Mali. Par la suite je me suis retrouvé dans la Plateforme du 14 juin 2014.

<strong>Mali Tribune : <em>Comment le mouvement Ganda-Izo est-il structuré ? Où opère-t-il au Mali ?</em></strong>

<strong>A. S.</strong>: Notre groupe armé <em>"</em>Ganda Izo<em>"</em> est un groupe politico-militaire. La branche politique que je dirige, s’occupe de la démarche idéologique et politique du mouvement. La branche armée, est la branche combattante. Elle est structurée sous un bureau national avec des coordinations régionales. Nous avons une coordination à Mopti, une à Tombouctou et une autre à Ansogo. La branche est là bien sûre au besoin de la sécurisation de la population et leurs biens. Elle est présente partout où il y’a besoin. On a un nombre important de combattants au Nord et au Centre. La branche armée est dirigée par Abdrahamane Housseïni Cissé. Le mouvement a été créé pour protéger la population et leurs biens. Elle n’a aucune velléité séparatiste ou indépendantiste.

<strong>Mali Tribune : <em>Le mouvement Ganda-Izo, a-t-il pris part au DDR ?</em></strong>

<strong>A. S. :</strong> Oui nous sommes concernés par le DDR. On a fourni des éléments pour le Moc de Gao, Tombouctou et de Gao. On est aussi concerné par les 3 000 éléments repartis entre la réinsertion et l’intégration. On est concerné parce qu’on est signataire de l’Accord. Pour qu’il n’y soit pas, il faut obligatoirement que les combattants des mouvements signataires déposent leurs armes pour bénéficier d’une réinsertion sociale. Et les éléments intégrés qui constituent ce qu’on appelle l’armée reconstituée. On souhaite dans un futur proche, qu’il n’y aura que l’Armée nationale. Tout mouvement qui continuera à garder son arme pourra être considéré comme ennemi du Mali.

<strong>Mali Tribune : <em>Quelle est votre perception sur le DDR à l’état actuel des choses ?</em></strong>

<strong>A. S. : </strong>Ma perception sur le DDR aujourd’hui, c’est une très bonne chose. Si le délai prescrit par l’Accord avait été respecté, c’aurait été un très grand pas envers la pacification du Pays. Donc je suis pour le DDR. C’est un programme qui pourra amener beaucoup de jeunes à sortir de l’oisiveté mais aussi à contribuer à la formation de notre armée nationale et faire de celle-ci une armée nationale au sens du terme. Une armée au sein de laquelle on a toutes les composantes, toutes les sensibilités qui composent la nation malienne en quelque sorte.

Le DDR est un espoir. 5 ans après la signature, on a toujours espoir que la paix revienne. On a espoir que les jeunes arrêtent de suivre des groupes qui ont fait de la guerre un métier. On a espoir également que les gouvernants respectent leur engagement et de s’atteler à la mise en œuvre de l’Accord sans discrimination. On a espoir que ceux qui se laissent manipuler et qui, au lieu de servir la paix, provoquent la désunion et alimentent les conflits intercommunautaires, se laissent gagner par la paix. Le Mali avait une très grande richesse et cette richesse c’était la paix. On a espoir que cette paix revienne.

<strong><em>Propos recueillis par</em></strong>

<strong>Koureichy Cissé</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Plus que le Dialogue national, ce sont les erreurs du Gouvernement qui rendent indispensable la relecture de l’Accord d’Alger</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/plus-que-le-dialogue-national-ce-sont-les-erreurs-du-gouvernement-qui-rendent-indispensable-la-relecture-de-laccord-dalger-2879615.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/plus-que-le-dialogue-national-ce-sont-les-erreurs-du-gouvernement-qui-rendent-indispensable-la-relecture-de-laccord-dalger-2879615.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/02/Moussa-Mara-1-1.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 15 Jun 2020 01:46:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pays</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[L’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, signé à Bamako en 2015, accuse de nombreux retards dans sa mise en œuvre. Cinq ans après sa signature, la plupart de nos compatriotes et de nos partenaires montrent une grande lassitude devant la situation qui n’évolue que peu. En outre, les Maliens rejettent dans leur majorité un document qu’ils sont pourtant très peu à connaitre. Ils ont fini par réclamer la relecture de ce document lors du Dialogue national inclusif. Mais plus que cet évènement, ce sont les erreurs des autorités maliennes qui ont conduit le pays dans cette situation pour finalement rendre la révision du document indispensable. Sans cela, aucune réforme institutionnelle n’est envisageable.

Les erreurs de nos autorités, commises ces cinq dernières années et qui sont de plusieurs ordres doivent être mises en exergue afin de les prendre en compte dans la phase qui pourrait s’ouvrir après la relecture de l’Accord.
<table>
<tbody>
<tr>
<td width="699"></td>
</tr>
<tr>
<td></td>
<td></td>
</tr>
</tbody>
</table>
Le dossier du Nord n’a jamais été véritablement porté politiquement par les autorités maliennes au premier rang desquels le Chef de l’État lui-même. D’ailleurs, la désignation de hauts représentants (Négociation puis mise en œuvre), interprétée comme un signe d’intérêt, peut plutôt être considérée comme un signe de sous-traitance du dossier. On a ainsi de la peine à percevoir la vision stratégique des autorités en ce qui concerne la question. Les changements intervenus en termes de gestion au sein de l’exécutif, les problèmes de coordination et de pluralité des centres de décision ont fini par affaiblir la partie gouvernementale dans la gestion de la crise. La haute administration, conservatrice, a ainsi pu prendre le pas sur le politique, ce qui explique sans doute les retards dans la conduite des réformes pouvant être engagées par les voies législatives ou règlementaires.

Il y a eu de la part des autorités, d’importantes insuffisances en matière de communication et de diffusion du contenu de l’Accord au sein des populations. Cinq ans après sa signature, le document n’est pas connu par la majorité des Maliens. Il n’y a pas eu d’actions systématiques et durables d’explication en des termes accessibles dans les communes et villages du Mali. Il n’y a pas eu non plus de débats au parlement et au sein des autres institutions. Dans les médias, lors des discussions contradictoires, la partie gouvernementale et la majorité présidentielle se sont souvent éclipsées, comme si eux-mêmes ne croyaient pas en l’accord !

On a ainsi laissé le terrain aux opposants à l’accord mais aussi aux éternels mécontents et aux pourfendeurs systématiques de toute initiative officielle. Ceux-ci, souvent adeptes de la théorie du complot, ont rivalisé d’ardeurs pour s’en prendre au document en utilisant abondamment la menace du démantèlement du pays, sans qu’aucun argumentaire structuré officiel ne leur soit opposé. Ils ont occupé l’espace médiatique et le peuple a fini par prendre fait et cause pour leurs argumentaires.

L’erreur suivante du Gouvernement, plus dévastatrice, a été la validation implicite du principe de la sous représentativité des ressortissants du Nord et donc la conduite d’initiatives qui minent l’ensemble national. C’est dans ce registre qu’il faut classer l’engagement de reformes territoriales uniques dans l’histoire contemporaine du Mali et la traduction électorale de ses conséquences en termes d’octroi d’un nombre de parlementaires aux régions du nord qui est sans commune mesure avec leur poids comparé à l’importance de la population. Ce processus en cours risque d’être explosif pour le pays si le Gouvernement n’y prend pas garde. Le Mali dans son ambition d’édification de la Nation n’accorde pas de quota ethnique dans les recrutements et n’élabore pas de statistiques ethniques.

Cependant, tout observateur objectif reconnaitrait facilement que les populations du Nord, notamment les kel tamasheqs, n’ont jamais souffert et ne souffrent pas de sous représentativité dans notre pays et cela à tous les niveaux.

Une autre erreur du Gouvernement a été d’accepter de se mettre au même niveau que les groupes armés dans la conduite du processus de paix. Cet état de fait est encore perceptible de nos jours dans la mise en place des organes de gouvernance de l’accord, des commissions, du processus du DDR (désarmement, démobilisation, réinsertion), de la constitution de l’armée recomposée, etc. Des faveurs majeures sont accordées aux leaders des groupes, dont la légitimité n’est pourtant due qu’à la détention d’armes. Ces avantages divers rendront difficile tout progrèscar le parachèvement de la mise en œuvre de l’accord signifierait pour ces leaders la fin de leurs privilèges !

L’une des conséquences de ces faveurs s’illustre dans l’exclusion de fait des autres composantes des sociétés civiles du Nord et l’acceptation de la caporalisation de celles-ci par les groupes armés. On encourage ainsi la détention d’armes comme seul critère de représentativité. L’exemple de la mise en œuvre hâtive et sans lendemain constructif des autorités intérimaires illustre ce constat. Elles ont été installées sans contenu et sans ressources en faisant la part belle aux groupes armés. La désignation des gouverneurs, des préfets, etc. a été diligentée avec un partage entre l’État et chaque regroupement armé (CMA et Plateforme). Nous avons progressivement mis les cinq régions du Nord sous la coupe des groupes armés. Ceux-ci parviennent ainsi à obtenir pacifiquement ce qu’ils n’ont pu conquérir par la force. Nos compatriotes témoins de ce tableau en déduisent que notre propre gouvernement est en train de diviser notre pays et d’affecter la gestion d’une partie aux groupes armés, sans pourtant que des résultats tangibles en termes de sécurité et de stabilité soient constatés. L’Accord de paix devient ainsi un bouc émissaire idéal des frustrations des Maliens.
<table>
<tbody>
<tr>
<td style="width: 535px"></td>
</tr>
<tr>
<td style="width: 535px"></td>
<td style="width: 0px"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
Au niveau des zones « sous contrôle » des groupes armés, les valeurs ne sont pas promues, les personnes crédibles ne sont pas aidées, la bonne gouvernance est oubliée et les malversations sont tolérées. Aucun compte n’est demandé aux responsables des groupes armés quant à la satisfaction des besoins des populations.

Le contexte ainsi décrit n’est pas propice à une sortie de crise. Au mieux, on ne peut espérer qu’une situation factice, faite de faux semblants et qui couvera les cendres de futures révoltes et de crises quand des pans entiers de la population se sentiront exclus et ne verront d’autres possibilités que la réaction violente pour se faire entendre. On n’obtiendra pas la paix quand les bénéficiaires ne sont qu’une petite partie des responsables des groupes armés !

En conséquence de tout cela, les Maliens sont dans leur écrasante majorité hostile à l’Accord, non pas à la décentralisation et à la possibilité pour les populations de participer à leur essor, mais à l’image qu’on lui a donnée, aux peurs qui ont été véhiculées et surtout à cause de l’absence de progrès significatif induite par toutes ces erreurs commises depuis 2015. Il faut donc relire l’Accord. Il faut ensuite mettre en place une stratégie claire de sortie de crise en observant quelques principes clairs qui s’imposeront à nous tous : (i) équité entre les Maliens et les territoires, (ii) primauté de l’État et de la République, (iii) association des diverses composantes de la Nation à la sortie de crise et (iv) transparence absolue sur l’ensemble des actes à poser dans la conduite du processus de sortie de crise.

<strong>Moussa MARA www.moussamara.com </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Comité de suivi de l’Accord : Coup d’accélérateur au désarmement</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/comite-de-suivi-de-laccord-coup-daccelerateur-au-desarmement-2879306.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/comite-de-suivi-de-laccord-coup-daccelerateur-au-desarmement-2879306.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/06/COMITE-SUIVI-ACCORD-UNE-copie.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 12 Jun 2020 10:54:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Les parties signataires du document se sont retrouvées hier, par visioconférence, et l’une des particularités de la session a été la </strong><strong>participation des femmes. Une présence saluée par le Premier ministre, Dr Boubou Cissé qui a pris part à l’ouverture de la rencontre</strong>

Le chef du gouvernement a participé à l’ouverture, hier au siège de la Minusma, par visioconférence, de la 40è session du Comité de suivi de l’Accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger (CSA).

Présidée par le premier responsable du CSA, l’ambassadeur d’Algérie au Mali, Boualèm Chébihi, la rencontre a enregistré la présence des membres du gouvernement, notamment le ministre de la Cohésion sociale, de la Paix et de la Réconciliation nationale, Lassine Bouaré, des membres de la Médiation internationale, ainsi que des représentants des mouvements signataires de l’Accord.
Le fait majeur de cette session a été la participation des femmes issues des différentes parties signataires de l’Accord. Ainsi, l’honneur est revenu à la ministre déléguée auprès du Premier ministre, ministre de l’Économie et des Finances, chargée du Budget, Mme Barry Aoua Sylla de représenter le gouvernement.

La participation des femmes à la rencontre a été saluée par le ministre de la Cohésion sociale, de la Paix et de la Réconciliation nationale qui dira que c’est une valeur ajoutée et également la solution à une problématique soulevée depuis un certain temps. D’après Lassine Bouaré, un espace dans lequel les femmes n’ont pas leurs représentantes, peut être considéré comme incomplet.

Le ministre Bouaré a, en outre, évoqué l’opérationnalisation de la dimension économique de l’Accord, annonçant que le Fonds de développement durable qui est un instrument financier prévu par l’Accord, est aujourd’hui doté à hauteur de 40 milliards de Fcfa. Il a ajouté que certains bailleurs de fonds ont déjà fait des annonces de contribution, notamment la France avec 2 millions d’euros (environ 1,3 milliard de Fcfa). Selon le ministre de la Cohésion sociale, de la Paix et de la Réconciliation nationale, ce fonds a déjà reçu des propositions de projets émanant des collectivités territoriales et également des services techniques. Ces projets sont en train d’être instruits pour être réalisés et rattachés à la mise en œuvre de l’Accord, a-t-il-indiqué. Concernant le DDR (Désarmement, Démobilisation et Réinsertion), le ministre Bouaré dira qu’il a été décidé de reprendre le désarmement des éléments armés des différents mouvements et accélérer ce processus tel que cela est prévu dans l’Accord.

<a href="https://lessor.site/comite-de-suivi-de-laccord-coup-daccelerateur-au-desarmement.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><strong>.......lire la suite sur lessor.site</strong></a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Réconciliation nationale : deux pas en avant, trois pas en arrière !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/reconciliation-nationale-deux-pas-en-avant-trois-pas-en-arriere-2879026.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/reconciliation-nationale-deux-pas-en-avant-trois-pas-en-arriere-2879026.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/01/accord-paix.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 11 Jun 2020 15:20:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Accord pour la paix, accord de paix, fora, séminaires, conférence d’entente nationale, Dialogue national inclusif, triumvirat, etc. Que n’a-t-on pas fait ou tenté de faire pour que les Maliens se parlent, qu’ils discutent, s’entendent, mettent le pays en avant et s’entendent sur le minimum ?

À chaque occasion, l’on croit que c’était la bonne. On nous le fait croire, en tout cas. Malheureusement, depuis quelques années, à chaque fois, au moment où l’on croit que nous approchons du but, il s’éloigne, sous nos yeux impuissants, un peu plus.

L’Accord pour la paix et la réconciliation a vécu (il vit encore) mais n’est toujours pas arrivé à mettre les Maliens d’accord ; on a essayé la conférence d’entende nationale et son train que personne ne peut, à présent, localiser. Ensuite, ce fut le Dialogue national inclusif aves ses recommandations dont on croyait qu’il allait arriver à bout de la mésentente chronique qui s’est installée entre les fils de ce pays.

Cette dernière assise, il faut le connaître, avait suscité beaucoup d’espoir surtout grâce à la qualité de ses participants. Malheureusement, quelques mois après sa tenue, le constat est amer. Le fossé n’a jamais été aussi grand entre les tenants du pouvoir et le reste des Maliens.

Oublier la grande mobilisation au Palais de la Culture, l’argent qui a été investi, les grands et beaux discours, les versets de Coran récités par IBK, la présence remarquée de la Guest-Star ATT, les engagements tenus sur place : au lieu de résoudre la crise, on a l’impression d’avoir reculé plusieurs années en arrière.

&nbsp;

<strong>MT</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Qui était Abdelmalek Droukdel, le chef d&amp;apos;al&#45;Qaïda au Maghreb islamique, tué vers Tessalit?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/qui-etait-abdelmalek-droukdel-le-chef-dal-qaida-au-maghreb-islamique-tue-vers-tessalit-2877932.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/qui-etait-abdelmalek-droukdel-le-chef-dal-qaida-au-maghreb-islamique-tue-vers-tessalit-2877932.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/06/chef-aqmi2.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 06 Jun 2020 10:11:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Abdelmalek Droukdel, le chef d'al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), a été tué jeudi au cours d'une opération menée par les forces françaises dans le nord du Mali, a annoncé la ministre des Armées Florence Parly vendredi soir sur Twitter. Un coup symbolique fort porté par la France, car il était un chef historique du jihad au Sahel.</strong></em>

<a href="http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200605-la-france-annonce-la-mort-chef-d-aqmi-tu%C3%A9-mali" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><strong>Abdelmalek Droukdel a donc été tué</strong></a> dans le nord du Mali, très exactement, à Talhandak, à 80 kilomètres de Tessalit, le long de la frontière algérienne. L’opération a été déclenchée jeudi. Abdelmalek Droukdel aurait été tué par le tir d’un drone, mais à cette heure, ce point n’est pas confirmé. Un tir suivi d’une opération héliportée avec le déploiement de troupes au sol.

Le bilan est de cinq morts dont l’émir d’al-Qaïda. Son décès a été confirmé, il ne fait aucun doute, assurent le colonel Frédéric Barbry, porte-parole des armées. Il y a également un prisonnier, l’un des terroristes qui s’est rendu sans combattre. On ne connaît pas encore son identité

<strong>Fédérateur des groupes terroristes du Sahel</strong>

Né au début des années 1970 près d’Alger, <a href="http://www.rfi.fr/fr/afrique/20131006-aqmi-abdelmalek-droukdel-documents-emir-terrorisme-ben-laden" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><strong>Abdelmalek Droukdel règne en maître absolu</strong></a> depuis un peu plus de 15 ans sur de nombreux groupes jihadistes d’obédience salafiste en Afrique du Nord et dans le Sahel. Il est d’abord l’émir du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), devenu en 2007 al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qui a fait allégeance à al-Qaïda.
<div id="tms-ad-inread-055762453680940904" class="tms-ad" data-tms-ad-type="inread" data-tms-ad-provider="invibes" data-tms-ad-status="started">
<div id="divVideoStepAdBottom" class="divVideoStep">Al-Qaïda, dont cet ingénieur de formation est d’ailleurs membre du comité dirigeant. L’Afghanistan, il connaît pour y avoir combattu. De retour en Algérie, il est accusé d’avoir commis plusieurs attentats sanglants.</div>
</div>
Son mentor, c’était le terroriste jordanien, Abou Moussab Al-Zarqaoui. Et à son image, Droukdel était décrit comme un dur, doté d’une forte personnalité. À partir du sud algérien, il avait su fédérer les principaux groupes terroristes au Sahel, dont le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM), qui regroupe plusieurs mouvements jihadistes du Sahel, dirigé par le Touareg malien, Iyad Ag Ghaly, qu’il avait lui-même adoubé en 2017.

<strong>Une disparition qui pourrait désorganiser la filière sahélienne d'al-Qaïda</strong>

Et l’un de ses soucis depuis plusieurs mois, selon une source sécuritaire régionale, était de réorganiser ses troupes au Mali, de régler les différends entre Aqmi et l’État islamique dans le Grand Sahara dont les combattants s’entretuent. Sa disparition pourrait donc désorganiser toute la filière sahélienne d’al-Qaïda.

L’armée française revendique également la capture au cours de cette opération d’un cadre important de l’État islamique au Grand Sahara (EIGS), un groupe terroriste rival d’Aqmi qui sévit dans la zone des trois frontières. Le 19 mai dernier, les soldats de l’opération Barkhane capturaient Mohamed el Mrabat, là aussi un vétéran du jihad, chargé du recrutement.

La France vient donc de porter des coups sévères aux deux plus importants groupes terroristes actifs au Sahel.

Par RFI.fr - Publié le : <time datetime="2020-06-06T08:35:24+00:00">06/06/2020 - 10:35</time>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali/Tessalit : La France annonce la mort du chef d&amp;apos;Aqmi, tué au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/la-france-annonce-la-mort-du-chef-daqmi-tue-au-mali-2877874.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/la-france-annonce-la-mort-du-chef-daqmi-tue-au-mali-2877874.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/06/chef-aqmi.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 05 Jun 2020 22:06:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>La ministre française des Armées Florence Parly annonce ce vendredi 5 juin la mort du chef d'Aqmi Abdelmalek Droukdel et de « plusieurs de ses proches collaborateurs », lors d'une opération militaire le 3 juin au Mali.</strong></em>

&nbsp;

Une opération menée le 3 juin dans le nord du Mali par les forces françaises avec le soutien de leurs partenaires a conduit à la mort de l'émir d'Aqmi Abdelmalek Droukdel, a annoncé ce vendredi sur Twitter la ministre française des Armées Florence Parly. « <em>Plusieurs de ses proches collaborateurs</em> » ont également été tués. L'Agence France-Presse précise que cette opération a été menée au nord-ouest de la ville de Tessalit, près de la frontière avec l'Algérie.

Figure du jihad dans la région, Abdelmalek Droukdel commandait l'ensemble des troupes jihadistes d'Afrique du Nord et de la bande sahélienne, dont le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans. On ignore encore si l'identité de l'émir d'al-Qaïda au Maghreb islamique a été confirmée, par exemple par une analyse ADN. L'état-major des armées n'a en tout cas fait aucune communication à ce sujet.

Dans sa série de tweets, Florence Parly annonce par ailleurs que des opérations se poursuivent contre l'organisation Etat islamique au Grand Sahara (EIGS), actif dans la région de Ménaka, au nord-est du Mali, à la frontière avec le Niger. La ministre française des Armées rappelle que le 19 mai dernier, la force Barkhane a capturé Mohamed el Mrabat, « <em>vétéran du jihad au Sahel et cadre important de l’EIGS</em> ».
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr">Le 3 juin, les forces armées françaises, avec le soutien de leurs partenaires, ont neutralisé l’émir Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), Abdelmalek Droukdal et plusieurs de ses proches collaborateurs, lors d’une opération dans le nord du Mali.</p>
— Florence Parly (@florence_parly) <a href="https://twitter.com/florence_parly/status/1268997756665966593?ref_src=twsrc%5Etfw">June 5, 2020</a></blockquote>
<script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>

<em>Plus d'informations à venir...</em>

Source: rfi.fr avec AFP.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Au Mali, ces femmes Casques bleues luttent pour la paix et l’égalité de genre</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/au-mali-ces-femmes-casques-bleues-luttent-pour-la-paix-et-legalite-de-genre-2877393.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/au-mali-ces-femmes-casques-bleues-luttent-pour-la-paix-et-legalite-de-genre-2877393.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/09/Nord-Mali-ONU.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 04 Jun 2020 10:25:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div class="b-article__lead">

<strong>Pour célébrer la journée internationale des Casques bleus, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali a décidé de faire honneur à un certain nombre de femmes engagées pour la paix. Portraits d’une Malienne, d’une Burkinabée, d’une Camerounaise et d’une Tunisienne.</strong>

</div>
<div class="b-article__text">

Les Nations unies ont célébré fin mai la Journée internationale des Casques bleus. Cette année marque le 20e anniversaire de la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui a été la première à reconnaître le rôle crucial des femmes dans la consolidation de la paix.

Les femmes Casques bleus assurent les mêmes fonctions que leurs homologues masculins, dans les mêmes conditions difficiles, mais pour l’instant, elles continuent d’être largement <a href="https://noref.no/Publications/Themes/Peace-processes-and-mediation/Women-and-peace-processes-negotiations-and-agreements-operational-opportunities-and-challenges." target="_blank" rel="nofollow noopener noreferrer">exclues des processus de paix et de médiation</a>.

La veille, le commandant de la force de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), le général de corps d’armée Dennis Gyllensporre, a témoigné pour Sputnik du nombre et de l’importance des femmes Casques bleus dans ce pays.

<a href="https://fr.sputniknews.com/afrique/202006031043893011-au-mali-ces-femmes-casques-bleues-luttent-pour-la-paix-et-legalite-de-genre/" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><strong>.........lire la suite sur https://fr.sputniknews.com/</strong></a>

</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord pour la paix et la réconciliation : La médiation internationale lance un appel aux parties signataires</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-la-mediation-internationale-lance-un-appel-aux-parties-signataires-2876599.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-la-mediation-internationale-lance-un-appel-aux-parties-signataires-2876599.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/02/accord-de-paix.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 01 Jun 2020 10:08:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>En prélude à la tenue de la 40è session ordinaire du Comité de suivi de l’Accord (CSA), la Médiation internationale s’est réunie le 28 mai dernier pour examiner l’évolution de la mise en œuvre du texte depuis la dernière session dudit comité, dans le contexte particulier de la pandémie de la Covid-19.</strong>

Le communiqué qui rapporte l’information souligne que, passant en revue l’état du processus de retour plein et effectif de l’État sur toutes les parties du territoire national, la Médiation internationale a salué l’attachement continu des parties signataires au processus de paix et les appelle à redoubler d’efforts en vue d’accélérer la mise en œuvre des engagements de l’Accord, non encore parachevés.

Aussi, exhorte-t-elle les parties signataires de s’abstenir de tout acte contraire à l’esprit de l’Accord ou susceptible de remettre en cause, non seulement la souveraineté et l’intégrité territoriale du Mali, mais aussi les nombreux acquis obtenus tout au long de ces cinq dernières années.

La Médiation internationale, selon le communiqué, se dit encouragée par les résultats de la reprise des consultations au niveau de la CTS (Commission technique de sécurité) visant le parachèvement du programme DDR-I (Démobilisation – désarmement – réinsertion) déjà en cours et son extension pour atteindre l’objectif retenu à différentes occasions ; appelle les parties signataires à œuvrer, en étroite concertation, et aux niveaux appropriés, en vue d’aplanir toutes les difficultés qui émaillent encore les efforts d’accélération du processus DDR et du retour des services sociaux de base dans les régions du Nord du Mali.

<a href="https://lessor.site/accord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-la-mediation-internationale-lance-un-appel-aux-parties-signataires.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><strong>……..lire la suite sur lessor.site</strong></a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gao, le nouveau no man’s land malien</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/gao-le-nouveau-no-mans-land-malien-2876132.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/gao-le-nouveau-no-mans-land-malien-2876132.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/05/patrouille-mixte.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 29 May 2020 09:46:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div class="b-article__lead">

<strong>Au Mali, la ville légendaire de Gao offre le spectacle lugubre de mystérieux attentats ciblés contre des responsables militaires et civils. Sacrifiant les efforts engrangés dans le cadre du processus de paix, le récent assassinat d’un officier comporte les germes d’un règlement de comptes dans une région en proie à toutes sortes de trafics.</strong>

</div>
<div class="b-article__text">

En route à bord de son véhicule le 21 mai dernier vers un chantier de construction dans la périphérie nord de Gao (7e région administrative du Mali située à 1.000 km de Bamako), le colonel Oumar Abba Soumaré, un haut responsable militaire du Mécanisme opérationnel de coordination (MOC), est tombé dans un guet-apens. Les assaillants enturbannés et lourdement armés se déplaçaient à bord d’un véhicule banalisé. Il est tué sur-le-champ et son garde du corps grièvement blessé.

Alerté par le bruit strident des tirs, un détachement de la police urbaine a alors engagé une course-poursuite contre les agresseurs qui s’étaient emparés du pick-up avant de s’en débarrasser aussitôt, les pneus crevés par les tirs.

Les événements se sont déroulés à 18h, au moment où les gens circulent encore. Selon des sources locales interrogées par Sputnik, Oumar Abba Soumaré a bien été tué par ces hommes armés non identifiés, ou «HANI». C’est sous cet acronyme que sont désignés dans le Sahel les auteurs d’attaques armées dont l’appartenance à un groupe en particulier n’est pas établie. L’enquête ouverte n’a encore pas permis d’en savoir avantage.

L’assassinat crapuleux du chef du MOC ravive le débat de la vulnérabilité des hauts responsables militaires, administratifs et civils de Gao.
<div class="ria-tweet"></div>
Les offensives et meurtres ciblés sont désormais monnaie courante dans la Cité des Askias (nom étymologique de Gao). La ville est, ces derniers mois, le théâtre d’attaques du même acabit avec le même mode opératoire
<div class="ria-tweet"></div>
Le MOC –une structure prévue dans les accords de paix d’Alger qui réunit non seulement des combattants des groupes armés de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) et la Plateforme, mais aussi ceux de l’armée régulière– reçoit fréquemment des coups. Cette structure se veut la première étape du programme de désarmement et de réconciliation entre belligérants du nord du Mali, prévu par ces accords datant de 2015.
<h3>Des assassinats à n’en plus finir</h3>
Le mode opératoire qui consiste à faire irruption à un moment où les forces de sécurité s’y attendent le moins et foncer vers sa cible avec résultat immédiat, a toujours cours dans la Cité des Askias.

Février 2020, deux hauts personnages de la commune rurale de Ouattagouna, dans la région de Gao près du Niger, ont été tués avec la même méthode par des assaillants sortis de nulle part. Dans cette période, quelques jours après, des hommes armés ont assassiné deux notables de la fraction «Melegzene» à Tinazir, une localité située à 17 kilomètres de Labbézanga, toujours à la frontière avec le Niger dans la commune de Ouattagouna.

Auparavant, dans la soirée du 3 février, c’est Aly Sissoko, directeur adjoint de l’une des banques les plus prestigieuses du Mali (BNDA) qui est tué par balles devant son domicile à Gao par des hommes armés à bord d’un véhicule. Les enquêtes promises par les autorités judiciaires et militaires n’ont rien donné.

Plus tôt dans l’année encore, début 2020, le général Yoro Ould Daha Al-Mehri, chef d’État-major du Mouvement arabe de l’Azawad (MAA) à Ansongo est assassiné par des hommes en turban. Il posait des actions allant dans le sens de l’unité du Mali et s’était alors fait l’ennemi de groupuscules prêchant l’irrédentisme dans les régions du nord du pays.

</div>
<div class="ria-tweet">

Octobre 2019, un haut représentant de la société civile, Hamma Hiya Touré, est froidement abattu devant son domicile à Gao.

La liste n’est pas exhaustive. C’est dire combien la sixième région administrative est devenue le théâtre d’une guerre asymétrique ciblant les responsables militaires et administratifs.

«Ces attaques portent les mêmes sceaux avec en arrière-plan des règlements de comptes autour d’enjeux de leadership que les forces de sécurité peuvent difficilement circonscrire», explique à Sputnik Seydou Coulibaly, général à la retraite, aujourd’hui expert en sécurité.Un responsable de l’Agence de développement du Nord (ADN) explique, sous couvert d’anonymat, que les tribus du nord du Mali manifestent très souvent des divergences autour de la distribution des prébendes de la corruption et du trafic. Ce climat électrique, ajoute-t-il, engendre malheureusement des représailles sanglantes et meurtrières.
<h3>Un coup porté au processus de paix d’Alger</h3>
L’assassinat du colonel Soumaré, tout comme les autres attaques, constitue un important obstacle au processus de paix signé le 15 mai 2015 sous l’égide du gouvernement algérien entre le gouvernement du Mali, les différents groupes armés et les mouvements d’autodéfense. «<em>Cet incident risque d’entraver la mise en œuvre de l’accord pour la paix, et notamment le processus de démobilisation, désarmement et réinsertion (DDR)</em>», s’inquiète Moussa Ould, notable de Gao approché par Sputnik.

</div>
<div class="ria-tweet">

Les acteurs de la mise en œuvre de l’Accord du 15 mai affichent en tout cas leur scepticisme.

La force Barkhane et les forces de la Minusma ont chacune des bases dans la Cité des Askias. Sollicitées par Sputnik pour s’exprimer au sujet des attaques ciblées répétées, elles ont décliné l’offre. Mais Maître Touré, un responsable des mouvements d’autodéfense, persiste et maintient que la solution se trouve entre les mains de l’État malien:

«L’État malien doit jouer le rôle de premier plan auquel il déroge malheureusement très souvent. C’est à lui de faire participer impérativement les forces étrangères à la sécurisation de Gao.»</div>
<div></div>
<div><strong>SOURCE: <a href="https://fr.sputniknews.com/afrique/202005281043856905-gao-le-nouveau-no-mans-land-malien/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">https://fr.sputniknews.com/afrique</a></strong></div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La CPI modifie les conditions de mise en liberté de Gbagbo et Blé Goudé</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/la-cpi-modifie-les-conditions-de-mise-en-liberte-de-gbagbo-et-ble-goude-2-2876057.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/la-cpi-modifie-les-conditions-de-mise-en-liberte-de-gbagbo-et-ble-goude-2-2876057.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/05/Gbagb-o-Ble-Coude.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 29 May 2020 08:51:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="t-content__chapo"><strong>Dans une décision rendue ce jeudi, la Chambre d'appel de la CPI a décidé de révoquer une partie des conditions de mise en liberté imposées à Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, toujours en attente de leur procès en appel pour crimes contre l’humanité. Cette nouvelle va une nouvelle fois bousculer la scène politique en Côte d’Ivoire.</strong></p>

<div class="t-content__body u-clearfix">
<div class="m-interstitial">
<div class="m-interstitial__ad" data-readmore-target="">
<div class="m-block-ad " data-tms-ad-type="box" data-tms-ad-status="resized" data-tms-ad-pos="1" data-tms-ad-provider="dfp" data-tms-ad-owner="fmm">

Les deux hommes ne seront plus empêchés de se déplacer en dehors des limites de la municipalité dans laquelle ils résident. Ils n’auront plus à remettre au Greffe toutes les pièces d’identité dont ils disposent, en particulier leur passeport. Ils ne devront plus se présenter chaque semaine auprès des autorités de l’État d’accueil ou auprès du Greffe. Ils ne devront enfin plus se conformer à toute autre condition imposée par l’État dans lequel ils seront libérés. Les autres conditions restent en vigueur.

Concrètement, cela veut donc dire que Charles Blé Goudé et Laurent Gbagbo sont beaucoup plus libres de leurs mouvements qu’ils ne l’étaient auparavant. En clair, les deux hommes peuvent donc aller vivre dans un des 134 états parties au statut de Rome et donc en Côte d’Ivoire, à condition toutefois que les autorités du pays acceptent de les accueillir. Les avocats de l’ancien président ivoirien ont salué ce jeudi soir cette décision qu’ils qualifient d’excellente pour la défense et pour Laurent Gbagbo.

<strong>Attendus en Côte d'Ivoire par leurs partisans... et par la justice</strong>

La nouvelle sonne comme une victoire de plus pour les militants du Front populaire ivoirien, un an et demi après leur acquittement en première instance. Le fondateur du parti et ex-président Laurent Gbagbo et son électrique ministre de la Jeunesse Charles Blé Goudé n’ont toujours le droit de s’exprimer sur le dossier judiciaire en cours. Le duo politique est bien sûr tenu de répondre à toutes les convocations de l’instance internationale.
<div id="tms-ad-inread-8155746911437443" class="tms-ad" data-tms-ad-type="inread" data-tms-ad-provider="invibes" data-tms-ad-status="started">
<div id="divVideoStepAdBottom" class="divVideoStep"></div>
</div>
À l’image de leur acquittement en première instance en janvier 2019, cette nouvelle va secouer le jeu politique ivoirien, à seulement cinq mois de la présidentielle. Au sein du FPI, les inconditionnels de Gbagbo ont déjà lancé leur campagne d’inscription sur les listes électorales, après des années de boycott et de luttes intestines. La décision de la Cour pourrait aussi donner plus de poids à l’alliance avec le PDCI. L’intéressé toutefois n’a pas montré pour le moment de velléités de candidature. Quant à Charles Blé Goudé, qui a transformé son organisation, le COJEP, en parti politique l’an dernier, il ne cache pas ses ambitions politiques.
<div id="tms-block-23483531494193133" class="o-self-promo o-self-promo--nl" data-selfpromo-newsletter="">
<div class="o-self-promo-wrapper">

Perçue comme une libération définitive, cette décision est bien accueillie. Dix ans après la crise politique majeure qui a meurtri le pays, un mot est sur toutes les lèvres : réconciliation.
<div class="m-em-audio m-em-audio--in-article">
<div class="a-audio-player-button" data-root-audio-player-button="" data-short-lived-vue-app="" data-audio-player-handled="true">
<div class="t-content__body u-clearfix">

Mais la justice ivoirienne attend également de pied ferme les deux hommes politiques pour deux affaires dans lesquelles ils ont chacun été condamnés par contumace à vingt ans de prison. Celle dite du « braquage de la Banque BCEAO » pour Laurent Gbagbo, et une condamnation pour actes de torture, homicides volontaires et viol pour Charles Blé Goudé.

</div>
</div>
<div class="m-em-audio__show-infos"></div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
<div class="o-self-promo-wrapper">

<strong>Source: <a href="http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200528-gbagbo-et-bl%C3%A9-goud%C3%A9-cpi-modifie-conditions-mise-libert%C3%A9" target="_blank" rel="noopener noreferrer">http://www.rfi.fr/fr/afrique</a></strong>

</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali: le retour de l’armée malienne à Kidal encore freiné</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-le-retour-de-larmee-malienne-a-kidal-encore-freine-2876108.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-le-retour-de-larmee-malienne-a-kidal-encore-freine-2876108.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/05/Kidal.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 29 May 2020 08:47:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Au Mali, le bataillon reconstitué de Kidal n’a toujours pas atteint cette ville, fief de l’ex-rébellion. Ses soldats ont pourtant pris la route il y une dizaine de jours avant de rebrousser chemin, bloqués par la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA). En janvier, le retour de l’armée malienne à Kidal avait pourtant été entériné par les deux parties sous l’égide de la communauté internationale. Ce blocage est l’un des derniers points de désaccord entre la CMA et le gouvernement du Mali.

<strong>Avec notre correspondante à Bamako, Coralie Pierret</strong>

Ces dernières semaines, un certain nombre de décisions prises à Kidal, le fief de l’ex-rébellion, ont contrarié à Bamako. Il y a d’abord la question du bataillon de l’armée reconstituée, celui qui devait renforcer les effectifs déjà sur place depuis le 13 février. Dans une lettre envoyée à la Minusma en mai, les ex-rebelles affirment que les règles de répartitions ne sont pas respectées et que la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) est sous-représentée.

<strong>Rebrousser chemin</strong>

Parti de Gao vers Kidal, ce bataillon a dû rebrousser chemin. Son déploiement n’a pas encore été programmé, apprend-t-on dans le compte rendu du dernier comité de suivi de l’accord de paix.

Il y a ensuite le renvoi de la ville par la CMA du directeur général de la Santé et de médecins, la délivrance d’autorisation de déplacement d’un site d’orpaillage. Aussi et surtout la grâce accordée par Bilal Ag Acherif, le président de la CMA à 21 prisonniers.

Or, « la grâce est une prérogative présidentielle » rappelle un diplomate à Bamako. « Nous sommes les maîtres des lieux. L’État est absent depuis 2012, nous essayons de maintenir des services en terme de sécurité, de santé, de justice pour les populations » justifie Mohamed Ould Mahmoud l’un des porte-parole de la CMA.

<strong>RFI</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nord du Mali : A quoi joue la CMA ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/nord-du-mali-a-quoi-joue-la-cma-2876082.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/nord-du-mali-a-quoi-joue-la-cma-2876082.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/10/CMA-plateforme.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 29 May 2020 06:54:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis quelques semaines, la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) pose des actes  de provocation à l’endroit du gouvernement et du peuple maliens à tel point qu’on se demande si elle est, aujourd’hui, dans la logique de l’application de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali, qu’elle a signé avec le gouvernement en 2014.</strong>

Profitant du fait que le gouvernement malien et la communauté internationale soient préoccupés par la lutte contre la maladie à Coronavirus (COVID-19), les ex rebelles de  la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), se sont lancés, depuis quelques semaines, dans une dynamique qui met à mal l’application de l’accord pour la  paix et la réconciliation au Mali qu’ils ont signé avec le gouvernement malien et les autres groupes armés impliqués dans la crise sécuritaire qui secoue le nord du Mali, depuis 2012.

Au début de ce mois de mai, la coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) a obligé le second contingent de l’armée reconstituée du Mali à rebrousser chemin alors que celle-ci était en route pour la ville de Kidal comme le prévoit l’accord pour la paix et la réconciliation.

Quelques jours après la grâce accordée par le Président de la République à 400 prisonniers, le 19 mai 2020, le président de la CMA, Bilal Ag Chérif décidait aussi de gracier des prisonniers détenus à Kidal. Comme si cela ne suffisait pas, la Coordination des mouvements de l’Azawad a célébré la fête du Ramadan, le dimanche 24 mai 2020 à Kidal alors que le gouvernement malien avait officiellement annoncé la célébration de cette fête, sur toute l’étendue du territoire national pour le samedi 23 mai 2020.

Ces actes posés par la CMA sont perçus par beaucoup de Maliens comme des provocations envers le gouvernement et le peuple maliens.

Aujourd’hui, beaucoup de questions sur les vraies intentions de la Coordination des mouvements de l’Azawad dans l’application de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali.

<strong>L. Diallo</strong>

<strong>Source : La Priorité</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord d’Alger 5 ans après : Résultat deux Etats créés !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-dalger-5-ans-apres-resultat-deux-etats-crees-2875244.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-dalger-5-ans-apres-resultat-deux-etats-crees-2875244.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/05/Manifestation-Bamako-5.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 21 May 2020 01:16:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Carréfour</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Si certains se posent encore la question de savoir si le Mali va-t-il perdre Kidal, ils se trompent. Le Mali a déjà perdu Kidal, car il est devenu un Etat à part entière. En effet, Kidal possède tous les attributs d’un état à savoir un territoire, Kidal l’a déjà lorsque le Mali a accepté de  reconnaitre  cette partie de son territoire comme une entité sociologique historique et mémorielle, une population, un drapeau qui  flotte  fièrement sur les symboles de l’Etat malien.    IBK a passé la nuit dans un des ces bâtiments  lors de son séjour à Kidal pour mener la campagne électorale de juillet 2018 pour sa réélection.  Pire  l’armée, celle de Kidal est composée de 1500 éléments bien entrainés, possédant des armes lourdes, prête à en découdre avec ce qui reste de  l’armée malienne, un hymne, une capitale et une direction politique.</strong>

<strong>IBK a cautionné la création de l’Etat d’Azawad.</strong>

Cette farce  s’est passée sous les mandats successifs d’IBK. Cela est lié à plusieurs facteurs à savoir : les menaces de la France contre un quelconque refus d’IBK à défendre leurs intérêts pour avoir les faveurs de la France pour être président ;

La signature d’un accord de défense pour garantir son régime contre tout coup d’état.

Désormais à bord du  bateau Mali, il y a deux capitaines, IBK et la CMA. IBK gouverne six régions (Kayes, Koulikoro,  Bamako, Ségou, Sikasso, Mopti) et la CMA gouverne 6 régions (Douentza, Gao, Ménaka, Tombouctou, Taoudéni, Kidal). Ces territoires représentent les 2/3 de la République du Mali. Les lois maliennes ne s’appliquent pas sur le territoire de l’Azawad.

Le cas le plus récent, les élections législatives organisées  dans ce territoire dont l’indépendance n’a pas été déclarée officiellement. Les députés élus l’ont été suivant les propres lois de la CMA et non la loi électorale malienne. Le Ministre malien de l’administration territoriale  s’est même précipité à entériner ces résultats alors que tout le monde savait qu’il n’y a pas eu d’élection selon les normes standards  dans l’Azawad. En plus tous ces députés sont du Parti présidentiel. Encore nous constatons une autre forfaiture de la part du Ministre malien de l’administration territoriale, c’est sa tentative d’organiser dans certains nouveaux cercles de l’Azawad des élections partielles afin de transformer une minorité démographique en une majorité politique dans cette zone. Il a fallu une réaction vive des quelques partis qui restent encore dans l’opposition et qui gardent leur dignité, pour stopper ce projet. Ce comportement du Ministre Bill a déçu les hommes politiques maliens, si ceux-là même qui ont fait la lutte pour l’avènement de la démocratie vendent au diable leurs âmes pour faire plaisir au prince du jour, et contre une République qu’ils n’ont pas fondée, le Mali cessera d’exister.

<strong>La chemise de la honte</strong>

Dans le cadre de l’Accord d’Alger, IBK a accepté le concept d’armée reconstituée. Cette notion englobe la formation dans l’Azawad d’un autre type d’armée dont la majorité sera les ressortissants de l’Azawad hors contrôle du commandement des officiers FAMA. A travers cette brèche imposée à IBK par la France la CMA a imposé à IBK ses  conditions pour la présence des FAMA reconstituées sur leur territoire. C’est ainsi que sur exigence des groupes armés acceptée par le pouvoir, 80% des éléments des troupes (armée malienne reconstitués) sont des combattants des groupes armés du nord. A Kidal et dans les zones contrôlées par des groupuscules armés, le commandement militaire de l’armée est exercé par des membres de ces mêmes groupes.

Aussi, les ex-combattants issus du processus de désarmement et de démobilisation choisissent leur localité pour servir. La hiérarchie militaire des FAMA ne peut pas muter ces combattants qui seront placés sous l’autorité directe des différents groupes armés. Selon la volonté des responsables de la CMA (Coordination des Mouvements de l’Azawad), en vue de marquer leur autonomie, les ex-combattants issus de la CMA faisant partie de l’armée malienne reconstituée ont gardé leur fanion Azawad sur les tenues militaires dans la ville de Kidal.

Conformément aux dispositions sécuritaire décidées par la CMA et acceptées par le pouvoir, il est interdit aux troupes de l’armée malienne reconstituée de contrôler les groupes armés non enrôlés dans l’armée reconstituée. Enfin, pour le déploiement de l’armée reconstituée dans les zones sous contrôle des groupes armés au nord, toutes les dépenses et les matériels sont supportés par l’Etat du Mali.

De multiples décisions controversées sont  appliquées  dans l’Azawad sans la moindre contestation du président IBK. Qui l’aurait cru.

Pourtant, lors de la réunion (par visio-conférence) de l’Union Européenne et des Chefs d’Etat du G5 Sahel, le 28 avril dernier, le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, avait déclaré que ‘’la démobilisation et le désarmement des forces de l’ancienne rébellion doivent être effectifs, mesurables et vérifiables…et que l’armée reconstituée doit impérativement pouvoir jouer pleinement son rôle’’. Quand est-il aujourd’hui, si la CMA refuse à certains de rentrer à Kidal ?

Le comportement d’une CMA surarmée et les multiples décisions controversées qu’elle n’hésite plus à prendre de manière unilatérale comme l’accès à la ville refusé, en début de ce mois, au troisième bataillon de l’armée reconstituée atteste de la mainmise totale depuis 2012 de ce mouvement  appelé ex-rébellion  sur cette partie du territoire national.

Ces actes hostiles constituent autant de signaux qui nous éloignent de plus en plus de la mise en œuvre effective des réformes telles que recommandées par le Dialogue National Inclusif (DNI), dont la relecture, conformément à l’article 65 dudit document, de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger. Alors que la CMA elle-même, dont des délégués furent longuement applaudis au DNI, y avait largement souscrit. En tout cas, dans cette partie du territoire national, l’on a tout l’impression que c’est la charte de la CMA qui fait office de Constitution du Mali. Cela pour combien de temps encore ?

Dans ce marché de dupes où chacune des parties semble avoir son propre agenda, chaque fois que le gouvernement fait un pas en avant, la CMA l’oblige, quelque temps après, à reculer de deux pas. Cela est, d’ailleurs, palpable et constant après chaque session du Comité de Suivi de l’Accord (CSA) où l’on accorde beaucoup plus de temps, et peut-être même plus d’importance, à des questions de représentativité de tels ou tels mouvements au détriment de tels ou tels autres, à des préoccupations essentielles et pertinentes relevant, par exemple, du processus du DDR (Désarmement-Démobilisation et Réinsertion).

D’où le sentiment général que le DDR a réellement du plomb aujourd’hui dans l’aile. On assiste à des progrès en dents de scie, voire en une sorte de  marche du caméléon.

<strong>Ils ont tous payé le ticket pour leur entrée à Kidal.</strong>

La CMA (Coordination des Mouvements de l’Azawad) ne s’est pas trompée  de combat depuis 2012. Elle sait ce qu’elle veut et elle est en passe de l’atteindre grâce à l’Accord d’Alger signé le 20 mai 2015 à Bamako avec la garantie de la communauté internationale.Cet accord, il faut le dire, a partagé le Mali en détachant Kidal du reste du territoire.

Pour se rendre à Kidal, il faut respecter les conditions de la CMA à prendre pour y être ou refuser pour ne pas y être. Cela a été valable pour tous les visiteurs y compris l’ancien Premier Ministre Soumeylou Boubeye MAÏGA, ensuite I.B.K et après bien sûr  Boubou CISSE. Ce sont les forces « Azawadiennes » qui les protègent pendant tout le séjour. Le cas particulier d’I.B.K, lors de la campagne  a été de s’habiller en  tenue  traditionnelle touareg et passer la nuit sous le contrôle de l’armée « Azawadienne ».

Même avec l’annonce de la visite de Boubou CISSE dans la capitale de l’Adrar des Ifoghas, des conditions avaient été posées, a révélé notre confrère  du journal « Notre printemps » dans sa parution  n° 291 du mardi 03 septembre 2019. Ces conditions étaient: Pas d’armes lourdes. Selon plusieurs sources les Kidalois, ont exigé que la délégation vienne à bord d’un avion de la MINUSMA, ils ne voudraient pas que la délégation soit transportée par un avion des Forces Armées Maliennes, c'est-à-dire les FAMA.

Depuis des tractations avaient été engagées par la France auprès des responsables de la CMA afin qu’ils donnent leur aval afin que l’avion des FAMA transporte le Premier Ministre et sa délégation pour le voyage de Kidal. Dans tous les cas un pactole important avait été remis à la CMA pour la prise en charge sécuritaire de la mission du Premier Ministre et sa délégation. Une autre exigence de la CMA et  non des  moindres était le stationnement des FAMA et des éléments du MOC à l’aéroport après l’arrivée de la délégation du Chef du gouvernement et de sa délégation.

À toutes les visites des autorités sur ces terres maliennes la CMA dicte sa loi et continue de la dicter. Le temps de la prise de conscience est enfin  arrivé pour nous sortir de ce bourbier.En un mot, IBK a abdiqué face aux touaregs en signant l’accord d’Alger pour la paix et la réconciliation qui est en fait un accord d’autonomisation, puis d’indépendance de l’Azawad.

IBK a reconnu au père de la nation en la personne de Feu le Président Modibo Keïta alors qu’il commémorait les 43 ans de son assassinat en ces termes : Il était persévérant, avait du courage, le sens du sacrifice et une grande dignité dans tous les combats qu’il a eu à mener.

IBK s’est-il posé la question de savoir, qu’est-ce que le peuple retiendra de lui ? Le peuple pourra retenir de lui le fait de mettre à l’eau cinquante-six ans d’indépendance. Voilà, ce que le peuple malien retiendra de sa gouvernance ou de son règne. Un proverbe mandingue dit ceci :’’ Lorsque un enfant prédestiné à construire sa famille, son village, son pays arrive à la tête des affaires, mais si celui prédestiné à détruire sa famille, son village où son pays arrivait, il le détruira également sans état d’âme’’. C’est dans ce cas que nous nous trouvons  actuellement.

<strong>Badou  S KOBA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali: le difficile déploiement de l&amp;apos;armée reconstituée à Kidal</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-le-difficile-deploiement-de-larmee-reconstituee-a-kidal-2874479.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-le-difficile-deploiement-de-larmee-reconstituee-a-kidal-2874479.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/05/DDR-Moc.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 16 May 2020 06:06:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="t-content__chapo"><strong>La semaine dernière, le second contingent du Mécanisme opérationnel de commandent (MOC) en fin de formation à Gao, avait pris la route pour Kidal, ville toujours sous le contrôle des ex-rebelles. Ces derniers ont demandé au contingent composée d’une centaine de personnes de l’armée malienne reconstituée, de rebrousser chemin. Ce qui a été fait. Un nouvel exemple de la difficulté de voir l’armée malienne reconstituée se redéployer pleinement à Kidal.</strong></p>

<div class="t-content__body u-clearfix">
<div class="m-interstitial">
<div class="m-interstitial__ad" data-readmore-target="">
<div class="m-block-ad " data-tms-ad-type="box" data-tms-ad-status="resized" data-tms-ad-pos="1" data-tms-ad-provider="dfp" data-tms-ad-owner="fmm">
<div class="t-content__body u-clearfix">

Officiellement, deux raisons sont avancées pour le retour à Gao du contingent composé d’une centaine de militaire des FAMa reconstituées. D’abord, les uns et les autres disent vouloir éviter la propagation de la pandémie du Covid- 19. Mais alors pourquoi avoir alors laissé le convoi quitter Gao ? Pas de réponse pour le moment.

Ensuite, selon un responsable de l’ex-rébellion interrogé par l’Agence malienne de presse (AMAP), les ex-rebelles de Kidal exigent l’application d’une décision acceptée par tous les signataires <strong><a href="http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200120-r%C3%A9union-relancer-comit%C3%A9-suivi-accord-alger-nord" target="_blank" rel="noopener noreferrer">de l’accord de paix</a></strong> et par de la commission technique de sécurité. Cette disposition spécifie que si c'est un officier de l’armée régulière qui commande les contingents des Forces armés reconstituées de retour à Kidal, les commandements des contingents d’autres régions, notamment Tombouctou et de Gao, doivent revenir respectivement à la CMA (ex-rébellion) et aux combattants de la Plateforme.

Il s'agit l'un d'un nouveau blocage dans le processus de retour de l’armée malienne reconstitué sur place. <strong><a href="http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200217-kidal-bataillon-arm%C3%A9e-malienne-reconstituee" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Depuis le mois de février</a></strong> sont arrivés à Kidal quelques centaines de militaires de l’armée reconstituée. Ils n’ont pas encore commencé les patrouilles en dehors du camp. Et probablement impatients ou fatigués de rester dans cette posture, trois des militaires ont déserté avec armes et bagages.
<div id="tms-ad-inread-03837376900250278" class="tms-ad" data-tms-ad-type="inread" data-tms-ad-provider="invibes" data-tms-ad-status="loaded">
<div id="divVideoStepAdBottom" class="divVideoStep"></div>
</div>
Par ailleurs, le colonel Abba Soumaré, du Mécanisme opérationnel de commandent (MOC)  de Gao, assassiné jeudi dans cette principale ville du nord du Mali par des hommes armés, a été inhumé ce vendredi 15 mai.

</div>
<div class="t-content__tags">

<strong>Source: <a href="http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200515-mali-difficile-deploiement-arm%C3%A9e-reconstitu%C3%A9e-%C3%A0-kidal" target="_blank" rel="noopener noreferrer">http://www.rfi.fr/fr/afrique</a></strong>

</div>
</div>
</div>
</div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord pour la paix et la réconciliation : Lentement mais sûrement</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-lentement-mais-surement-2874272.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-lentement-mais-surement-2874272.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/05/AN-5-ACCORD-UNE.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 15 May 2020 09:57:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le document signé, il y a cinq ans ambitionne de trouver une solution définitive aux mouvements irrédentistes cycliques dans notre pays. Sa mise en œuvre est loin d’être un long fleuve tranquille. Mais la volonté affichée par les parties signataires permet de surmonter les embûches</strong>

Ce vendredi marque, jour pour jour, le 5è anniversaire de la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger. C’est, en effet, le 15 mai 2015, au sortir de plusieurs rounds de négociations chez le grand voisin algérien, que les «frères Maliens» se sont retrouvés à Bamako pour apposer leur signature au bas dudit document. Un aéropage de personnalités nationales et internationales fut témoin de l’événement historique.
Cinq ans après, l’Accord, qui vise à éteindre définitivement les crises cycliques que le Mali connaît depuis sa création, notamment avec la première rébellion qui a eu lieu en 1963, a connu de notables avancées dans sa mise en œuvre. Mais, concédons le : le sinueux chemin menant à la paix et à la réconciliation est encore semé d’embûches.

Les acquis se rapportant au volet «Questions politiques et institutionnelles» de l’Accord portent sur la poursuite de l’opérationnalisation des nouvelles Régions de Taoudéni et Ménaka ; la relecture des principaux textes de la décentralisation pour mieux consacrer le principe de la libre administration des collectivités territoriales.

La relecture de la loi électorale conformément aux dispositions de l’Accord ; la mise en place des Autorités intérimaires/Collèges transitoires au niveau des 5 régions en 2017 et des 24 cercles de ces régions du Nord du Mali en 2018/2019 constituent également des points de satisfaction. À ces avancées s’ajoute la reprise du processus de réforme de la Constitution du 25 février 1992 avec, entre autres, innovations, la mise en place du Sénat, conformément à l’Accord pour la paix et la réconciliation. Par ailleurs, la participation des parties signataires de l’Accord aux dernières élections législatives a été perçue comme un point de satisfaction.

<a href="https://lessor.site/accord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-lentement-mais-surement.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><strong>.......lire la suite sur lessor.site</strong></a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali / Gao : le colonel  Oumar Abba Soumaré  du MOC assassiné hier jeudi</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/gao-mali-le-colonel-oumar-abba-soumare-du-moc-assassine-ce-jeudi-2874185.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/gao-mali-le-colonel-oumar-abba-soumare-du-moc-assassine-ce-jeudi-2874185.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/05/Oumar-Abba-Soumare.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 14 May 2020 21:41:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La cité des Askia se fait parler à nouveau  à travers son lot de braquages dont sont victimes les populations  dans le quotidien.  Ce jeudi 14 mai, c’est  le colonel Oumar Abba Soumaré  du Mécanisme Opérationnel de Coordination (MOC)  qui a fait les frais de cette insécurité qui sévit dans cette région du nord du Mali.

&nbsp;

Cet officier du MOC  basé à Gao  a été assassiné  par des hommes armés non identifiés suite  au braquage de son véhicule.  Il nous revient que son garde du corps a été également blessé par balle, et que son véhicule a été également emporté par ses bourreaux.   C’est un coup qui  vient d’être porté sur la mise en œuvre de l'Accord pour la paix et la réconciliation  suite à l’assassinat de cet officier  de l’armée.

<b>Siaka DIAMOUTENE / La Rédaction de Maliweb.net</b>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’état d’Azawad se confirme de plus en plus</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/letat-dazawad-se-confirme-de-plus-en-plus-2873991.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/letat-dazawad-se-confirme-de-plus-en-plus-2873991.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/02/Armee-Azawad.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 14 May 2020 01:09:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Carréfour</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Nous avions dit dans un article  récent que le Président IBK continue à tromper le peuple malien qui se laisse faire également. Il veut nous faire croire  que Kidal se trouve toujours dans le giron malien avec tout ce qui se passe sous nos yeux à savoir l’interdiction aux autorités maliennes de mettre pied à Kidal y compris le Premier ministre et le président IBK lui-même, les administrateurs, également et principalement nos forces armées qui ont été sommées de changer de nom pour regagner en toute discrétion la ville rebelle. Ce qui vient de se passer la semaine dernière confirme que l’existence de l’État de l’Azawad se confirme de plus en plus. La CMA a interdit à un contingent des forces armées reconstituées de faire son entrée à Kidal. </strong>

En effet selon le quotidien ‘’Le Soir de Bamako’’ le processus de paix connaît un coup dur avec les actes de sabotage dont se rendent coupables les ex-rebelles. C’est le moins qu’on puisse affirmer après le refus de la CMA de permettre à un contingent de l’armée reconstituée de faire son entrée à Kidal la semaine dernière. Il nous est revenu qu’un bataillon des forces armées reconstituées devait faire son entrée à Kidal, mais il a été bloqué par des ex-rebelles.

Ainsi, le groupe qui a quitté Gao était resté pendant trois jours dans le désert à Tarkint. À cause du refus de la CMA, le contingent a rebroussé chemin pour se retrouver à Gao. Dans le cadre de la mise en œuvre du processus de paix, il a été convenu de permettre à l’armée reconstituée  d’être à Kidal. C’est ainsi qu’un premier bataillon était entré dans l’Adrar il y a plus de deux mois. Le même processus a concerné la ville de Tombouctou où les forces reconstituées sont sur le terrain pour assurer la paix et la sécurité des populations. Il faut préciser que chaque contingent est composé d’éléments de la CMA, de la plateforme et des FAMA. Pour ce qui concerne le bataillon qui devait entrer à Kidal la semaine dernière, la CMA a exigé que le commandement soit assuré par un de ses officiers. Toutefois, la décision d’autoriser les forces armées reconstituées à entrer dans l’Adrar est une volonté qui émane du Comité Technique de l’Accord (CTA). Cette initiative est soutenue par les partenaires internationaux et les forces françaises qui font le double jeu.

Mais depuis quelque temps, les responsables de la CMA expriment leur mauvaise volonté aux yeux de certains observateurs. Veulent-ils torpiller le processus. À quelle fin ? En plus, à qui profite ce sabotage ? Toutes ces questions méritent d’être posées à la suite du refus opposé par la CMA.

Le régime avait crié tôt victoire avec l’entrée du premier contingent en février 2020 et la visite du Premier ministre Boubou Cissé en Mars 2020. Mais attention pendant ce temps et conformément aux dispositions sécuritaires décidées par la CMA et acceptées par le pouvoir, il est interdit aux troupes de l’armée malienne reconstituée de contrôler les groupes armés non enrôlés dans l’armée reconstituée. Enfin, pour le déploiement de l’armée reconstituée la CMA a exigé que toutes les dépenses et les matériels  des groupes armés au nord soient supportés par l’État du Mali.Les équipements dont dispose ce bataillon sont lourds et modernes contrairement à ceux de l’armée reconstituée. Pour rappel ce bataillon a trouvé sur place à Kidal, un autre bataillon de 1500 hommes formés aux métiers des armes par les Français sous le couvert de l’armée mauritanienne. Ce bataillon constitué de touaregs, de Syriens semble-t-il de Mauritaniens, de djihadistes reconvertis, a en charge de non seulement protéger Kidal, mais aussi de prouver la présence d’une force azawadienne sous commandement de la CMA. Nous avons eu l’occasion de voir lors du congrès du HCUA, plus de 150 pick-up Land Cruiser japonais surmontés de fusil 12.7. C’était une partie de ce bataillon dont le camp est situé à 40kms de Kidal du côté ouest qui a fait cette démonstration de puissance.

L’armée malienne n’est pas autant dotée dans cette zone que l’armée azawadienne. Doucement et inéluctablement Kidal se détache du Mali, avec la complicité de ceux qui nous dirigent aujourd’hui. Mais l’histoire jugera tout le monde sur ses faits et ses dits.

Les conditions imposées et acceptées par le régime d’IBK sont les suivants :c’est ainsi que sur exigence des groupes armés le pouvoir a accepté que 80% des éléments des troupes (armée malienne reconstituée) soient des combattants des groupes armés du nord. À Kidal et dans les zones contrôlées par des groupuscules armés, le commandement militaire de l’armée est exercé par des membres de ces mêmes groupes.

Aussi, les ex-combattants issus du processus de désarmement et de démobilisation choisissent leur localité pour servir. La hiérarchie militaire du Mali n’a aucun pouvoir de mutation des combattants qui sont placés sous l’autorité directe des différents groupes armés.

Selon la volonté des responsables de la CMA (coordination des mouvements de l’Azawad), en vue de marquer leur autonomie, les ex-combattants issus de la CMA faisant partie de l’armée malienne reconstituée gardent leur fanion Azawad sur les tenues militaires dans la ville de Kidal.

Aussi, il faut noter qu’il y a 10 jours de cela selon  le quotidien Indépendant dans sa parution n°4963 du vendredi 8 avril 2020 indiquait que  le gouvernement a mis en place un montant de cinquante millions de F CFA pour alimenter le fonds alloué au plan régional de riposte contre le Covid-19. En principe, ce montant est géré par le chef de l’exécutif local avec la participation du directeur régional de la santé.

En apprenant cette nouvelle, la CMA, mécontente de n’avoir pas été associée à cette initiative, a expulsé le directeur régional de la santé et l’un de ses proches collaborateurs de Kidal vers Gao. D’ailleurs, le président en exercice de la CMA, Bilal Ag Acherif a même fait circuler une ‘’note de service’’, le 7 avril dernier dans laquelle il indiquait que ‘’sa commission régionale de la santé est ‘’ le seul interlocuteur légitime de tous les partenaires intervenant dans le domaine de la santé à Kidal’’. Celui qui a été installé à la tête de cette commission pour la gestion des fonds n’est autre que l’un des frères aînés du Secrétaire général du HCUA, Attayoud Ag Intalla. Ce dernier dirige aussi la coordination régionale des organisations de la société civile de Kidal.

À noter que la colère des ex-rebelles était aussi à son comble lorsqu’ils ont constaté que des agents de santé à Kidal effectuaient des prélèvements sur des cas suspects de Covid-19 chez des fonctionnaires de l’ONU sur place. Rappelons que jusqu’ici, Kidal a enregistré cinq cas suspects de Covid-19 qui sont tous membres du personnel de la mission onusienne.

Pour arrondir les angles et apaiser la tension entre les responsables de la CMA et ceux de la direction régionale de la santé, le ministre de la santé Michel Hamala Sidibé accompagné d’une forte délégation comprenant des représentants d’organisations internationales a effectué le déplacement à Kidal. Il s’est entretenu avec les représentants de la CMA pour les convaincre d’accepter le retour des agents de santé, en l’occurrence le directeur régional et son proche collaborateur expulsés vers Gao. Apparemment, un accord a été trouvé pour que la CMA puisse être impliquée dans la gestiondu fonds destiné au plan régional de riposte contre le Covid-19. Avec cette nouvelle situation, les agents de santé espèrent juste pouvoir faire leur travail sans être inquiétés. Un pari difficile à tenir au regard de la forte implication des ex-rebelles de la CMA qui n’entendent rien laisser passer au hasard et montrent qu’ils continuent d’exercer leur contrôle sur Kidal.À ce rythme, d’ici une année, l’État d’azawad verra le jour dans sa plénitude sous le régime d’IBK.

<strong>Badou  S KOBA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Installation de l’armée reconstituée à Kidal : Le second contingent rebrousse chemin</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/installation-de-larmee-reconstituee-a-kidal-le-second-contingent-rebrousse-chemin-2873361.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/installation-de-larmee-reconstituee-a-kidal-le-second-contingent-rebrousse-chemin-2873361.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/05/DDR-Moc.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 11 May 2020 09:45:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le commandant des opérations du Poste de commandement interarmes du théâtre (PC-IAT) de l’opération-est «Maliko» à Gao, le général de brigade, Ouahoun Koné, a annoncé dimanche le retour dans la Cité des Askia du second contingent.
En effet, mardi dernier la troisième compagnie du bataillon des Forces armées reconstituées avait pris le départ pour Kidal. Ce groupe comptait 120 soldats composé des éléments de la Coordination du mouvement de l’Azawad (CMA), de la Plateforme et des forces de sécurité régulières.

La marche du contingent vers la Cité de l’Adrar des Ifoghas a été stoppée. Si aucune raison officielle n’a été avancée pour expliquer le retour du contingent à Gao, le coordinateur de la CMA sur place, Rhissa Ag Assaid, a expliqué qu’il avait été conclu entre les parties signataires lors des réunions du Comité de suivi de l’accord et de la commission technique de sécurité qu’un officier de l’armée régulière prendrait la tête du bataillon de Kidal. Et que le commandement des contingents de Gao et de Tombouctou devrait revenir respectivement à la CMA et à la Plateforme.
La CMA a visiblement interdit l’entrée du contingent à Kidal pour faire respecter ces dispositions. La hiérarchie militaire donnera certainement des éclaircissements sur la question.

<a href="https://lessor.site/installation-de-larmee-reconstituee-a-kidal-le-second-contingent-rebrousse-chemin.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><strong>......lire la suite sur l'essor.site</strong></a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Retour de la paix dans les régions du Nord : Des Signaux encourageants</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/retour-de-la-paix-dans-les-regions-du-nord-des-signaux-encourageants-2872576.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/retour-de-la-paix-dans-les-regions-du-nord-des-signaux-encourageants-2872576.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/05/retour-paix-militaires.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 07 May 2020 08:58:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[A Mardi, nous apprend le site de l’Armée «fama.ml», la troisième compagnie du bataillon des Forces armées reconstituées a pris le départ pour Kidal, devant la cour du Mécanisme opérationnel de coordination (MOC) de Gao. C’était en présence du commandant du théâtre des opérations « Maliko» de Gao, le général de brigade Ouahoun Koné. «Après le départ des deux premières compagnies pour Kidal en février dernier, la troisième compagnie à son tour a mis le cap sur la Capitale de l’Adrar des Ifoghas (Kidal). Ce retour des FAMa reconstituées à Kidal s’inscrit dans le cadre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger», rapporte un communiqué de l’armée. Avant de donner le top départ, le général de brigade Ouahoun Koné, s’est entretenu avec les troupes.
Au cours des échanges, l’accent a été mis sur le code de bonne conduite vis-à-vis du commandement militaire et les conduites à tenir pour sécuriser les populations et leurs biens.

<a href="https://lessor.site/retour-de-la-paix-dans-les-regions-du-nord-des-signaux-encourageants.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><strong>.......lire la suite sur lessor.site</strong></a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>39è session ordinaire du CSA : Réaffirmation de l’engagement des parties pour la paix</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/39e-session-ordinaire-du-csa-reaffirmation-de-lengagement-des-parties-pour-la-paix-2872343.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/39e-session-ordinaire-du-csa-reaffirmation-de-lengagement-des-parties-pour-la-paix-2872343.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/05/CSA-UNE.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 06 May 2020 09:06:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La tenue de la session d’hier dénote de l’attachement des différents signataires à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger</strong>

Le Comité de suivi de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger (CSA) a tenu, hier, par visioconférence sa 39è session ordinaire. La réunion qui s’est déroulée au siège de la Minusma a été présidée par l’ambassadeur d’Algérie au Mali et président du CSA, Boualem Chébihi. Aux termes de la rencontre, ce dernier a indiqué que cette réunion dénote de l’engagement et de l’attachement des parties maliennes à la mise en œuvre de l’Accord à travers la réalisation de la paix et la réconciliation. «Je crois que sur ce plan, la tenue en elle-même de la session a été importante notamment dans le contexte actuel de la crise sanitaire que traverse le monde», a souligné le président du CSA.
Parlant des grandes conclusions consensuelles prises lors des travaux, le diplomate algérien dira qu’elles ont concerné surtout les aspects institutionnels et ceux de défense et de sécurité de l’Accord.

Sur les questions institutionnelles, Boualem Chébihi a félicité le Mali pour la tenue des élections législatives avec la participation de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) et de la Plateforme. Le président du CSA s’est ensuite réjoui de la reprise et de l’accélération, sous l’égide du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, de l’opérationnalisation des Régions de Taoudénit et Ménaka et des Cercles d’Almoustrat et d’Achibogho. Concernant les questions de défense et de sécurité, le diplomate algérien a annoncé que l’engagement a été renouvelé pour que le processus de DDR (Démobilisation, Désarmement et Réintégration) soit accéléré. Mais aussi pour que l’autorité de l’État soit réinstallée et rétablie dans toutes les régions, le plus rapidement possible et de manière effective.

<a href="https://lessor.site/39e-session-ordinaire-du-csa-reaffirmation-de-lengagement-des-parties-pour-la-paix.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><strong>........lire la suite sur lessor.site</strong></a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Préparation de l’élection des députés dans les régions de Taoudéni, Ménaka… :  La Plateforme Anw Ko Mali Dron préoccupée des « conséquences de cette démarche sur l’unité nationale et la cohésion sociale »</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/preparation-de-lelection-des-deputes-dans-les-regions-de-taoudeni-menaka-la-plateforme-anw-ko-mali-dron-preoccupee-des-consequences-de-cette-demarche-sur-lunite-n-2868876.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/preparation-de-lelection-des-deputes-dans-les-regions-de-taoudeni-menaka-la-plateforme-anw-ko-mali-dron-preoccupee-des-consequences-de-cette-demarche-sur-lunite-n-2868876.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/04/Sy-Kadiatou-SOW.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 17 Apr 2020 09:50:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Préparation de l’élection des députés dans les régions de Taoudéni, Ménaka… : La Plateforme Anw Ko Mali Dron préoccupée des « conséquences de cette démarche sur l’unité nationale et la cohésion sociale »</strong>

La décision des autorités maliennes de préparer l’élection des députés dans les régions de Taoudéni de Taoudéni, Ménaka et dans les cercles d’Almoustrat et Achibogho, fait grincer des dents. Après la sortie au vitriol du Front pour la Sauvegarde de la Démocratie( FSD) contre le projet, c’est au tour de la Plateforme Anw Ko Mali Dron de fustiger une mesure « visant à fabriquer contre toute logique, « une majorité démocratique pour une minorité ethnique.» Selon la Plateforme, qui regroupe plusieurs partis politiques et organisations de la société civile dont l’Adema Association, les Fare-Anka Wuli, « ces élections se feraient en violation flagrante de la Constitution et de la Loi électorale.» Vous trouverez ci-dessous l'intégralité de la déclaration de la Plateforme Anw Ko Mali Dron.

Déclaration de la Plateforme Anw Ko Mali Dron relative à la  préparation de l’élection des députés dans les régions de Taoudéni, Ménaka et dans les cercles d’Almoustrat et Achibogho

La plateforme a pris connaissance avec surprise et inquiétude du contenu de la Lettre n°001100/MATD-SG en date du 9 avril 2020 invitant la CMA à une réunion prévue le 10 avril 2020 avec comme objet :

« Examen du projet de décision portant création des commissions de mise en place des autorités intérimaires et de préparation de l’élection des députés à l’Assemblée nationale au niveau des régions de Taoudénit et Ménaka et des cercles de Almoustrat et Achibogho ».

Elle rappelle ses nombreuses mises en garde contre les mesures visant à fabriquer  contre toute logique, « une majorité démocratique pour une minorité ethnique »  En effet  de nouvelles élections « complémentaires » sont en vue dans les cercles suivants :

- Région de Kidal :  Achibogho

- Région de Gao : Almoustrat

- Région de Taoudénit : Taoudénit, Foum-Elba, Achouratt, Al-Ourche, Araouane et Boû-Djébéha

<strong>- Région de Ménaka : Anderamboukane, Inékar et Tidermène</strong>

Ces élections se feraient en violation flagrante de la Constitution et de la Loi électorale : faut il rappeler au gouvernement qu’elles ne peuvent en aucun cas être assimilées à des élections législatives partielles   régies par la loi n°02-010 du 05 mars 2002 portant loi organique sur les députés et la loi n°97-010 du 11 février 1997 modifiée relative à la Cour constitutionnelle qui supposent des vacances de sièges parlementaires entre deux législatures.

Par ailleurs, dans tous les cercles de l’ensemble des régions dites du Nord et du reste du pays, tout le corps électoral avait été convoqué aux législatives en cours et est censé avoir déjà voté lors du premier tour du 29 mars 2020 et s’apprête à le refaire lors du second tour prévu pour le 19 avril prochain. Ce même corps électoral votera t’il deux fois, rompant ainsi l’égalité de suffrage au Mali ?

<strong>La plateforme Anw Ko Mali Dron dénonce :</strong>

Le manque de considération pour les autres nouvelles régions laissées pour compte : malgré les multiples demandes pressantes d’actualisation des circonscriptions administratives avant la tenue des législatives de Mars, aucun cercle n’a été créé dans ces nouvelles régions qui ne seront donc pas concernées par les élections réclamées par la CMA.  Il s’agit de Nioro, Dioïla, Bougouni et Koutiala, Douentza, Kita, San, Nara et Bandiagara. Ce qui se constituerait un traitement discriminatoire flagrant des régions du même pays censé être « Un et Indivisible »

AKMD  estime que s’abriter derrière les résolutions du DNI pour justifier  la tenue des élections législatives dans le contexte actuel relève d’une vaste supercherie.

Elle exprime sa très vive préoccupation quant aux conséquences de cette démarche sur l’unité nationale et la cohésion sociale : C’est pourquoi elle en appelle  à la Vigilance et à la mobilisation générale pour s’opposer à la partition du Pays, à travers des mesures et  décisions prises en violation de la Constitution.

Chers concitoyens, ne nous laissons pas tétaniser par le contexte sanitaire actuel et la psychose générale face à la Pandémie du COVID 19 !

Restons debout sur les remparts pour défendre notre Unité Nationale, notre intégrité territoriale et notre souveraineté.

<strong> </strong><strong>Bamako, le 15 avril 2020.</strong>

<strong> </strong><strong>P/ La Plateforme</strong>

<strong> </strong><strong>La Présidente</strong>

<strong> </strong><strong>Mme Sy Kadiatou Sow</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Préparation de l’élection des députés dans les régions de Taoudeni, Ménaka et dans les cercles d’Almoustrat et Achibogho : Le Front pour la Sauvegarde de la démocratie dénonce le Projet</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/preparation-de-lelection-des-deputes-dans-les-regions-de-taoudeni-menaka-et-dans-les-cercles-dalmoustrat-et-achibogho-le-front-pour-la-sauvegarde-de-la-democratie-denonce-le-proje-2868683.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/preparation-de-lelection-des-deputes-dans-les-regions-de-taoudeni-menaka-et-dans-les-cercles-dalmoustrat-et-achibogho-le-front-pour-la-sauvegarde-de-la-democratie-denonce-le-proje-2868683.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/04/Soumaila-Cisse-FSD.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 16 Apr 2020 13:42:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Texte intégral du communiqué de presse rendu public le 13 avril 2020</strong>

C’est avec étonnement que le Front pour la Sauvegarde de la Démocratie (FSD) apprend que par lettre n°001100/MATD-SG en date du 9 avril 2020 adressée au président de la CMA, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation invite à une réunion ayant pour objet l’examen du projet de décision de mise en place des autorités intérimaires et de préparation de l’élection des députés à l’Assemblée nationale dans les régions de Taoudéni et de Ménaka d’une part et, dans les cercles d’Almoustrat et d’Achibogho d’autre part.

Le FSD fait remarquer que la démarche ci-dessus mentionnée du gouvernement est en contradiction totale avec la Constitution, les décisions de la Cour constitutionnelle et la Loi électorale en vigueur qui fixe non seulement le nombre des députés à l’Assemblée nationale, mais aussi les modalités de renouvellement de cette institution dans son intégralité.

Aussi, en envisageant l’organisation de l’élection des députés dans les nouvelles régions de Ménaka et de Taoudéni ainsi que dans les cercles d’Almoustrat et d’Achibogho, à l’exclusion des autres régions nouvellement opérationnalisées par les nominations de gouverneurs, le gouvernement viole le principe constitutionnel d’égalité des citoyens devant la loi. Il viole également la loi électorale qui dispose que l’Assemblée nationale est intégralement renouvelée.

Le FSD signale qu’aucune élection des députés n’est possible dès lors que l’élection des députés en cours est censée se dérouler sur toute l’étendue du territoire national. De ce qui précède, le FSD dénonce la démarche en cours du gouvernement en ce qu’elle :
<ul>
 	<li>est attentatoire au principe constitutionnel d’égalité des citoyens,</li>
 	<li>viole également les dispositions de la loi électorale,</li>
 	<li>crée d'autres problèmes politiques et institutionnels, des types différents de citoyens et ainsi les conditions de la partition à terme, du Mali.</li>
</ul>
Le FSD ne peut accepter une telle démarche, véritable provocation, qui viole les lois de la République, la Constitution et le principe de l'égalité des citoyens, en appelle au sens de responsabilité du gouvernement afin qu’il abandonne sans délai cette démarche qui porte les germes de futures crises institutionnelles et politiques.

<strong>Bamako, le 13 </strong><strong>avril 2020</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La crise sécuritaire au nord et au centre du Mali : Sa solution réside dans le départ des troupes françaises</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/la-crise-securitaire-au-nord-et-au-centre-du-mali-sa-solution-reside-dans-le-depart-des-troupes-francaises-2866521.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/la-crise-securitaire-au-nord-et-au-centre-du-mali-sa-solution-reside-dans-le-depart-des-troupes-francaises-2866521.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/10/Barkhane-Mali.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 06 Apr 2020 01:02:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Comme le dirait l’autre: «<em>Le temps est galant</em>». Quelque soit la gymnastique politicienne pour justifier la présence des troupes françaises dans notre pays, l’on ne peut, à ce stade de la prise de conscience de notre peuple, convaincre le citoyen ordinaire de la nécessité ou même de l’opportunité de cette présence française sur notre sol.</strong>

Cela se comprend aisément pour qui sait que la France est trempée dans l’histoire de la rébellion au Mali et ce, depuis fort longtemps. Or ce célèbre physicien allemand Albert Einstein n’a pas manqué de dire à la face du monde ce qui suit:<strong> «Si vous avez un problème et que vous comptez sur la classe politique pour le résoudre, à votre place, vous avez deux problèmes: on ne règle pas les problèmes avec ceux qui les ont créés.</strong>»

Visiblement, la France ne peut contribuer à résoudre la crise sécuritaire qui secoue dangereusement notre pays. De rébellion à terrorisme et de là, la crise s’est transformée en conflit intercommunautaire dans le Centre de notre pays.

Aujourd’hui, ceux qui entretiennent cette insécurité procèdent à l’enlèvement  de personnalités sur leur propre sol. Parmi elles, on met en première ligne l’honorable député de l’Assemblée nationale, Soumaïla Cissé. Toute la nation exige sa libération sain et sauf. Cela est un impératif catégorique qui ne saurait se faire avec l’implication de l’armée française car, l’on comprend pourquoi le front s’est déplacé du Nord au Centre de notre pays. À présent, il importe de savoir ce que font les soldats français dans la région de Kidal à l’absence des Maliens eux-mêmes.

Il importe donc aux masses laborieuses du Mali de comprendre que la paix restera toujours au stade de rêve tant que l’ennemi et l’occupant français restera dans le septentrion de notre pays.

Pour tout dire, la solution de la crise sécuritaire dans notre pays réside dans le départ de la France de chez nous et ce n’est pas coronavirus qui doit faire oublier cette nécessité.

<strong>Fodé KEITA</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Camp I de Kidal : il n’y a pas d’or !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/camp-i-de-kidal-il-ny-a-pas-dor-2865879.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/camp-i-de-kidal-il-ny-a-pas-dor-2865879.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/09/vue_de_la_ville_de_kidal_0.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 03 Apr 2020 01:28:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv1450348913msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;text-align: justify;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif'">L’image a fait l’actualité il y a de cela quelques jours, sur les réseaux sociaux : des soldats dans le camp I de Kidal forant un puits dans lequel a été découvert de l’or. Il n’en était rien. Point d’or dans le camp I de la capitale de l’Adrar des Ifoghas. Ce qui s’est réellement passé, c’est que les militaires, parce que les premiers puisards commençaient à déborder, avaient décidé d’en réaliser, en d’autres lieux, dans la même cour. C’est dans cette tâche, en creusant donc, qu’ils sont tombés sur deux métaux de couleur jaunâtre. Tous ont cru que c’était de l’or et les métaux ont été envoyés en ville pour confirmation. Résultat : il s’agissait des débris de métaux (peut-être du zinc abandonné là par des enfants de militaires depuis plusieurs décennies).</span></p>
<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CMA: la bouffonnerie ne fait plus rire !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/cma-la-bouffonnerie-ne-fait-plus-rire%25e2%2580%2589-2864916.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/cma-la-bouffonnerie-ne-fait-plus-rire%25e2%2580%2589-2864916.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/11/CMA.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 25 Mar 2020 08:02:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Profitant de la menace de la maladie du Coronavirus, la Coordination des mouvements armés (CMA) s’invite au-devant de l’actualité nationale par un communiqué boutefeu qui n’a plus de secret pour elle.

Dans sa longue tirade, l’on peut faire ressortir deux points. Le premier est : ‘’afin de palier aux plus urgents, la CMA demande :

À toutes les populations d’observer le minimum des consignes de prévention élémentaires, notamment la limitation des déplacements hors nécessités suffisamment justifiées (…)’’. Ainsi, les mesures édictées par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), par le Gouvernement de la République du Mali ne suffiraient-elles pas à protéger ‘’les populations de l’Azawad’’ du Covid-19 ? À moins que lesdites populations n’aient d’ouïe que pour la CMA qui n’a pourtant jamais eu à établir la preuve d’une quelconque compétence en matière de médecine et qui, pis est, dans le même communiqué, dit dans ses considérants : ‘’considérant la quasi-absence des moyens de dépistage précoce et la précarité des établissements sanitaires pour une prise en charge éventuelle’’. S’il ne s’agit donc pas d’une énième hâblerie sardonique, il pourrait alors s’agir d’une boulimie spasmodique. Avec le ventre qui gargouille, sentant l’odeur alléchante qui chatouille les narines venant de l’annonce par le Président de la mise en place d’une enveloppe initiale de 6 300 000 000 FCFA pour lutter contre le Covid-19, difficile de résister à la tentation du chantage. Il est donc permis de croire à de l’arlequinade de la part d’un mouvement vindicatif et revendicatif et d’un affairisme avéré.

Au second point : ‘’la CMA décide de la mise en place : – D’une commission de veille et de centralisation de données de première urgence’’. Une nouvelle pasquinade certainement ; d’autant plus que la CMA reconnaît elle-même une ‘’absence des moyens de dépistage précoce’’. Une défiance n’est pas non plus à exclure dès lors que cette mesure intervient dans le sillage du Conseil de défense présidé par le Président de la République. Un topo du genre : vous décidez à Bamako (de la mise en place d’une Cellule de coordination nationale de lutte contre le Coronavirus ; nous décidons à Kidal, avec les moyens de Bamako et de la Communauté internationale, de la mise en place d’une Cellule de veille et de centralisation. Comme s’il y avait un besoin à marquer un territoire. Là, nous sommes entre puérilité et absurdité. À ce stade de la menace sur la santé humaine à grande échelle, il serait indiqué de prendre de la hauteur de vue.

<strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ou est passé le fameux accord d’Alger ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/ou-est-passe-le-fameux-accord-dalger-2864482.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/ou-est-passe-le-fameux-accord-dalger-2864482.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/01/accord-dalger-Comite-suivi.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 23 Mar 2020 01:22:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Chaque jour voire chaque instant qui passe équivaut à un amoindrissement des chances de réussite de la mise en œuvre de l’Accord de paix et de réconciliation nationale mis sur papier dans la capitale algérienne. Plus ça prend du temps plus il y a des complications et des velléités de renouer avec les esprits irrédentistes nordistes puis ça remet en cause les semblants acquis. Cela, malgré toutes les déclarations de bonnes intentions de part et d’autre. </strong>

Face à la multitude de facteurs de blocage du processus de sortie de crise sécuritaire, les Autorités maliennes et la Communauté internationale qui semblent même avoir épuisé leurs ressources traditionnelles en matière de règlement et de prévention des conflits sociopolitiques par les vertus du dialogue, sont condamnés àtravailler à la mise en application de la teneur de l’Accord de paix et de réconciliation nationale convenu sur papier le 20 juin 2015, à Alger<strong><em>. </em></strong>Au passage, rappelons que le transfert des pourparlers inter-maliens de Bamako à Ouagadougou et à Alger puis à Bamako présente à l’esprit que ce fameux Accord d’Algerne produit toujours pas les résultats attendus. Toute chose qui donne des signes de manque de consistance au plan interne du processus de pacification en cours tout de même. Le déploiement des troupes des Forces armées maliennes reconstituéesdans la ville de Kidal n’est-il pas en soi un aveu d’impuissance  ou de démoralisation de tous ceux qui sont censés être écoutés dans la recherche par les Maliens eux-mêmes la solution définitive à leur crise? Pourtant, la fragilité de la cessation des hostilités, par-delà des attaques terroristes et des sous-entendus inconvenants entre des parties prenantes, n’échappe à personne. Car, il y va du retour du pays à la paix définitive et à  la marche escomptée du processus démocratique tant promis au Peuple martyr malien.  Ce qui doit être au nombre des priorités, pour le Gouvernement d’IBK et ses partenaires, aura été de travailler à la restauration d’un véritable climat de confiance, d’entente et de cohésion sociale et à la préservation des acquis préliminaires.

<strong>Au plan politique, tout doit être engagé pour le retour de la stabilité, en tenant au processus de démocratisation comme à la prunelle de ses yeux.</strong>Assurer pour toutes les communautés l’Etat de Droit et de Sécurité et s’atteler sincèrement à l’amélioration des conditions d’existence des populations locales constituent  un passage obligé; donc, à tenir compte dans la mise en application de l’Accord d’Alger. Ce qui s’impose également à l’esprit du commun des mortels il y a le fait que la réconciliation nationale   reste un passage obligé.  Et, pour atteindre de tels objectifs, il faut un minimum d’Unité nationale  sur l’essentiel, de bonne volonté politique sincèrement affichée. Le fondamental est de savoir si les parties prenantes au processus d’application des recommandations issues du dialogue d’Alger sont réellement en mesure de dépassement, de renoncement et d’esprit de sacrifice au profit de la paix tant promise mais en de devenir de simples mirages.

N’évoque-t-on pas déjà des inconvenances dans le redéploiement des forces armées reconstituées justement cantonnés à Kidal ? Ce qui présage des risques de retournement à la case départ au lieu de filer à tire-d’aile pour  sortir Mali de sa douloureuse crise actuelle.

<strong>Djankourou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>CVJR :  Le rapport final bientôt prêt</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/cvjr-le-rapport-final-bientot-pret-2863897.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/cvjr-le-rapport-final-bientot-pret-2863897.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/06/CVJR-1.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 17 Mar 2020 09:52:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<ol>
 	<li><strong> Hatt Ag Bayes, 2<sup>ème</sup> Vice-président de la Commission vérité, justice et réconciliation (CVJR) a présidé la cérémonie d’ouverture de l’Atelier de Préparation de Rédaction du Rapport Final de la CVJR. C’était le mardi 11 mars 2020, à l’Hôtel Massaley, en présence de plusieurs acteurs du processus. </strong></li>
</ol>
&nbsp;

Daniel Coulibaly, coordinateur de la sous-commissions des études, des rapports et de la documentation (SCERD), non moins 2ème vice-président de la CVJR, a précisé que ce rapport, d’une très haute importance, sera le couronnement du travail de la  CVJR, et restera une référence dans les annales  de la justice transitionnelle au Mali de 1960 à nos jours. Il sera aussi un instrument  de mise en œuvre de cette justice transitionnelle par le Gouvernement.

Il a précisé que, pendant deux jours, les sous-commissions feront une revue du travail accompli jusqu’à ce jour, et au terme  de l’atelier, exploitera au mieux les contributions faites par les participants pour améliorer la qualité  à la CVJR, conformément à son mandat.

Il a aussi souligné que l’équipe est composée d’une part des membres  de la sous-commission des études, des rapports et de la documentation y compris ses experts, et d’autre part, des experts représentants les partenaires techniques et financiers de la CVJR, à savoir l’ONU femmes, l’ASFC, la GIZ, la MINUSMA et l’UNICEF.

Quand à Mme Karin Grimm, représentante de ONU-Femmes, dans le cadre des actions relatives à la réconciliation nationale, à travers la justice et le traitement des questions humanitaires, l’Accord a prôné la mise en place de mécaniques de justice transitionnelle, notamment la CVJR. Elle a rappelé que la CVJR a pour mission de contribuer à l’instauration d’une paix durable à travers la recherche de la vérité, la reconnaissance, la consolidation de l’unité nationale et des valeurs démocratiques.

A l’en croire, dans le cadre de cette mission, la CVJR est chargée entre autres d’enquêter sur les cas de  violations graves des droits de l’homme individuelles et/ou collectives commises dans le pays et, spécifiquement, celles commises à l’égard des femmes et des enfants ; de promouvoir auprès des communautés le respect de l’Etat de droit, des valeurs républicaines, démocratiques, socioculturelles et du droit à la différence.

<em>&lt;&lt; </em>Pour ONU Femmes, la CVJR est un champion de l’Egalité du Genre dans le processus de paix au Mali. Depuis 2016, nous accompagnons l’approche Genre de la CVJR ; cette  approche est concrétisée par l’existence d’une sous-commission Genre…&gt;&gt;, a-t-elle martelé.

<strong>Adama TRAORE </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La visite du PM à Kidal et à Taoudéni :   Entre doute et espoir !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/la-visite-du-pm-a-kidal-et-a-taoudeni-entre-doute-et-espoir-2863611.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/la-visite-du-pm-a-kidal-et-a-taoudeni-entre-doute-et-espoir-2863611.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/03/boubou-kidalll.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 16 Mar 2020 01:07:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Carréfour</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La capitale des Ifoghas est-elle pour autant revenue dans le giron national ? Les Maliens se sentent-ils concernés par cette visite, qui, sans le souhait de Paris et le concours de la Minusma,  n’allait jamais pouvoir se réaliser ?   </strong>

<strong> </strong>Longtemps annoncée, maintes fois reportés, la venue du PM Boubou Cissé à Kidal a fait la ‘’une de la presse nationale, internationale et des réseaux sociaux depuis le mercredi dernier. Et pourtant, la primeur en avait été donnée par le Président français, Emmanuel Macron. Cette visite sonne-t-elle le glas de l’irrédentisme à Kidal ?

En tout cas le moins que l’on puisse dire, depuis la ‘’convocation’’ à Pau des chefs d’État du Sahel et le tollé général qu’elle a provoqué ont mis en sourdine et autre maladresse préjudiciable du chef de l’État français. Mais voilà ! À la grande surprise des Maliens, la visite inespérée s’est concrétisée mercredi 4 mars 2020, grâce, entre autres, aux moyens de la Minusma et sous l’œil vigilant et bienveillant de Barkhane. Deux forces d’interposition pour éviter tout incident, les mémoires étant encore fraiches sur le désastre de cette autre visite d’un PM, en l’occurrence Moussa Mara en 2014 et celle plus ‘’négociée’’ du PM SoumeylouBoubèyeMaiga, en 2018, plus discrète certes, mais entourée de conditionnalité des jihado-rebelles et à l’ombrelle des drapeaux séparatistes.  Ces deux visites guidées pour les raisons obscures et précipitées sont restées de triste mémoire pour les Maliens.

La visite de Boubou Cissé, elle, intervient six ans après le désastre de la rentrée de Mara dans la capitale des Ifoghas, trois semaines après l’entrée des FAMA  reconstituées. Cependant, cette armée, encadrée et protégée, est loin d’avoir de la faconde à Kidal où elle assure la symbolique d’un retour de l’État négocié et voulu par toutes les parties maliennes. Certes, l’indépendance de l’azawad a été mise sous le boisseau avec les déclarations de plusieurs dignitaires de la CMA, partie prenante au DNI. Mais, l’accord dit d’Alger reste une pomme de discorde entre la CMA qui souhaite, à défaut de son application stricte, une révision consensuelle à l’aune des dispositions dudit accord et l’autorité centrale, notamment, IBK qui a insisté sur la nécessité de la révision de certaines de ses dispositions inapplicables en l’état.

Le changement de ton de paris à l’égard du statut de Kidal, consécutif lui-même aux interpellations de Paris sur la question du statut de la ville par le Président Issoufou du Niger plein de bagout à l’époque et des chefs d’État du G5 sahel, n’a-t-il pas été aussi pour beaucoup dans la nouvelle attitude conciliante de la CMA ?

Pour preuve, la meilleure illustration de cette attitude de la CMA que nous ayons à l’esprit ce sont les propos de Mossa Ag Attaher, son porte-parole, lors du Dialogue Nationale Inclusif. ‘’Nous ne voulons plus d’indépendance, nous voulons juste la paix et la stabilité’’ a-t-il proclamé.  Un discours nouveau, qui en dit long sur les souffrances des Kidalois sevrés de la patrie malienne et de son apport, en tant que mère nourricière, depuis plus de six ans.  Macron, dès lors, n’a donné que le coup de grâce salvateur qui a permis l’entrée de l’armée reconstituée et la visite du PM lequel doit avoir à l’esprit le pied de nez à notre glorieuse armée, en se laissant encadrer et protéger par des forces étrangères en plein territoire Kidalois du Mali.

Pour certains cadres maliens avec le Pr Ali Nouhoum Diallo en tête, Macron doit créditer les Maliens d’un minimum d’intelligence. Cependant, le 10 février 2020, le président de la République du Mali, chef de l’État, chef suprême des armées, a annoncé  à la face du monde, qu’il ouvrira des pourparlers avec Iyad  et Koufa, les principaux chefs djihadistes, qu’il entend ainsi désormais respecter les décisions du peuple malien, s’y soumettre, s’efforcer de les mettre en œuvre. Sans naïveté aucune, sans candeur, sans grande illusion. Avec cependant l’espoir que les fils du Mali, Iyad Ag Ghali et Koufa prendront la main tendue.

Donc pour quelle raison le président de la République, veut-il désormais et maintenant se conformer aux décisions du peuple malien qu’il doit normalement redouter plus que tout autre ? Pour  arrêter l’effusion de sang au Mali.  Pour éviter que continue à couler le sang de tous ceux qui sont venus aider les Maliens à recouvrer l’intégralité de leur territoire national, à stabiliser le pays, à sauvegarder la forme républicaine  et la laïcité de l’État, à restaurer la cohésion sociale, le bon vivre ensemble, à en finir avec la terreur au Mali, dans tout le sahel. Le président Ibrahim Boubacar KEITA n’a jamais cessé de dire que son pays constitue un rempart pour l’Europe, pour toutes les anciennes puissances coloniales.

Au fait, que veulent négocier les Maliens ? Ceux qui ne savent pas ce que l’on peut négocié avec Iyad et Koufa ne sont blâmables que lorsqu’ils se dressent contre toute volonté de régler les problèmes par le dialogue.  Ils ne savent pas quoi négocier, ils sont pardonnables.  Quel homme sensé peut en vouloir à celui qui  ne sait pas ? Mais s’ils ne savent pas, qu’ils se taisent et laissent ceux qui savent, et à qui on a confié la tâche de négocier de le faire.

Depuis l’expression publique de sa ferme volonté d’écouter désormais davantage ce que dit le peuple malien et d’user de tout ce dont Allah l’a doté d’intelligence, de savoir, de savoir-faire et de savoir-être pour mettre en œuvre,  autant que faire se peut, les décisions de ce peuple ; une certaine presse de France, ses affidés du Mali et du Sahel se sont déchainés pour tenter d’intimider, voire d’effrayer le président IBK . Cette presse tente aussi d’ébranler la détermination du peuple malien à prendre son destin en main. Pour ce faire, des vedettes de la communication, indéniablement populaires en Afrique, ont été mises en mission commandée.  Juan Gomez et Alain Foka de RFI le premier a même appelé un jour, « cerise sur le gâteau ». Tous les deux ont à cœur de réussir leur mission de marquer l’intelligentsia malienne, de la détacher du président. Ils s’échinent à donner des complexes aux cadres, étudiants et élèves du Mali lors du forum de Bamako. « Le débat africain », « appels sur l’actualité » sont consacrés à la réussite de la mission. C'est-à-dire isoler le président IBK, l’emmener à renoncer à entamer des pourparlers avec des citoyens maliens en vue de stopper l’effusion de sang des soldats de toutes les nationalités qui sacrifient tous les jours leurs vies pour sauver le Mali.  Quand un président de la République décide d’ouvrir des pourparlers avec l’accord de son peuple, que doit-on faire sinon bénir, accompagner la décision de toutes ses forces politiques, diplomatiques, morales, intellectuelles, et bien sûr militaires ? Au lieu d’une telle attitude de compréhension, de compassion, d’encouragement de la part de la France, mais des questions fusent : Que seriez-vous devenus, que serait devenu le mali, s’il n’y avait pas eu l’opération serval ? Négocier avec les jihadistes d’accord ! Mais négocier quoi avec eux ? Ne faudrait-il pas des lignes rouges qu’il ne faudrait pas franchir ? Peut-on et doit-on négocier en position de faiblesse ? Négocier avec Iyad et Koufa au moment où ils ne sont probablement plus les maitres des lieux ? Autant de questions pour tenter d’embarrasser, de complexer les Maliens !

Selon le Pr Aly Nouhoum Diallo, les propos de son Excellence monsieur l’ambassadeur ToumaniDjimé Diallo devant les sénateurs français, signent l’agacement, l’exaspération même des intellectuels maliens, jugés à leurs yeux, indignes de réfléchir par eux-mêmes, de penser par eux-mêmes et de décider eux-mêmes ce qu’ils doivent proposer au président de la République comme feuille de route pour les pourparlers. Que le président Macron et son gouvernement créditent les Maliens d’un minimum d’intelligence et de meilleure connaissance qu’eux de ce qui convient au Mali.

Le complot de la France contre le Mali date depuis le pouvoir de Sarkozy. Que les Maliens se ressaisissent et voir le danger en face qui quête notre pays. Toutefois, ne désespérons guère, car l’histoire des grandes nations finit toujours par se réécrire en permanence de la meilleure des Façons.                                                                                                                                                                   <strong>Seydou Diarra  </strong>

&nbsp;

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le premier ministre a visité la République siamoise du Mali :  Aucune retombée sauf une promenade de santé</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/le-premier-ministre-a-visite-la-republique-siamoise-du-mali-aucune-retombee-sauf-une-promenade-de-sante-2863591.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/le-premier-ministre-a-visite-la-republique-siamoise-du-mali-aucune-retombee-sauf-une-promenade-de-sante-2863591.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/03/Boubou-Cisse-Kidal.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 16 Mar 2020 00:50:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Carréfour</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Kidal, une ville lointaine et proche à la fois, vient d‘être visitée par le 6<sup>ème</sup> premier ministre depuis l’arrivée d’IBK à la tête de l’État en 2013. Kidal était dans le giron malien même avec la débâcle des FAMA de janvier à avril 2012. Malheureusement l’arrivée d’IBK à la tête des FAMA et de la République a provoqué la sortie de Kidal du giron malien.</strong>

<strong> </strong>

Pour rappel Soumeylou B. Maïga a été à Kidal à coût d’argent se chiffrant à un milliard de F CFA. Il fallait pour se faire payer le ticket d’entrée, distribuer de l’argent à tous les chefs de tribu et de fraction, aux membres de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) acceptée sous cette appellation, etc. L’une des conditions acceptées par l’État et imposées par la CMA pour cette visite est le fait qu’aucun militaire malien ne devrait être en uniforme des FAMA, et ils doivent tous être désarmés. Le temps de visite a été imposé également par la CMA, pas plus de 3 heures. Les conditions étaient humiliantes en effet pour une République.

Mais qu’est-ce que la belle Hélène ne fera pas pour le Roi ? Cette visite n’a eu aucun impact sur la position de Kidal, qui exige davantage d’indépendance, alors qu’il dispose d’une armée bien équipée par la France à travers la Mauritanie, prête à tout moment à en découdre avec le Mali.

Kidal n’est plus malien, même si le régime veut faire croire aux Maliens que tout va bien à Kidal dans le meilleur du monde. Nous n’y croyons pas avec beaucoup de preuves. En effet, il y a sur place une armée constituée de touareg au nombre de 1 500 éléments, ne dépendant pas du commandement malien. Le camp construit à 45 km de Kidal sert à protéger toute attaque des FAMA. Ils sont certainement entrainés par les Français et l’armée mauritanienne. Nous savons tous que la Mauritanie est le bras armé de la France dans le problème kidalois. Mais nos dirigeants ne veulent rien voir, entendre et dire pour ne pas  frustrer  la vieille France.

Les autres milices touaregs éparpillées sur le sol de Kidal n’ont rien à voir avec le commandement militaire malien, mais c’est l’État malien qui paye leurs salaires. En somme des milices touaregs sont payées à Kidal sur les fonds du contribuable malien. Nos autorités pour se rendre à Kidal en ce moment précis   ont appelé la France au secours  qui a fait  pression sur la CMA afin de permettre ladite visite.  C’est bien  Macron qui avait annoncé à partir de la rencontre de Pau où nos chefs d’État avaient été convoqués, la visite du Premier ministre Boubou Cissé dans la couronne d’épines du Mali.

Le quotidien national l’Essor  nous informe que partout où le Premier ministre est passé que les populations étaient contentes. Cela peut être vrai, car elles veulent que l’État s’occupe d’eux socialement, car leur fantomatique république ne peut le faire.

Le président du HCUA a dit que Kidal ne  sera plus géré comme avant. Chaque peuple doit se gouverner lui-même. Kidal, semble ne pas tergiverser sur cette question. C’est Kidal qui se gouverne, depuis l’avènement de la démocratie. Nous nous demandons d’ailleurs pourquoi, nos autorités à chaque visite à Kidal courbent l’échine et se font porter les habits et les coiffures des touaregs.

IBK l’a fait lors de sa visite en juillet 2018.  Aussitôt arrivé, il a porté  une amulette en cuir sur son grand boubou, et s’est fait porter leur turban. Voilà que Boubou Cissé fait la même chose. N’avez-vous jamais vu les leaders touaregs laissés leurs tenues à l’entrée du Palais de  Koulouba pour porter le bogolan dogon ou une veste ?

Pire, IBK s’est fait garder la nuit par des combattants rebelles touaregs, ignorant complètement nos soldats auxquels l’accès de la résidence  avait été interdit peut-être ?

Comment dans ces conditions le Premier ministre peut-il être satisfait alors que les fondements d’un État ne sont pas réunis à savoir :
<ul>
 	<li>Un territoire : Le Mali est divisé en deux territoires désormais par l’accord d’Alger que les autorités sont obligées d’accepter de Le Mali n’est pas reconnu dans ses frontières par la CMA et la France, la protectrice. Aucune autorité de l’État n’est exercée sur l’ensemble de leur Azawad. Où est donc la réalité ?</li>
 	<li>Une identité nationale : Ceux qui sont au sud de Kidal se disent maliens, mais ceux qui se trouvent à Kidal se disent azawadiens.</li>
 	<li>Une souveraineté sur l’ensemble du territoire: Tel n’est pas le cas, Mr le premier Ministre. Votre arrivée en républicain à Kidal n’a pas changé la situation. Il a fallu une recomposition au détriment de votre armée pour être accepté à Kidal, peut-on dire dans ses conditions que Kidal soit malien ?</li>
</ul>
Mr le premier Ministre répondez à cette question avant de dire que vous venez en paix.

<strong>Siramakan KEITA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Coalition du people pour l’Azawad (CPA) : Mohamed O. Ag Mohamedoun destitué</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/coalition-du-people-pour-lazawad-cpa-mohamed-o-ag-mohamedoun-destitue-2863374.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/coalition-du-people-pour-lazawad-cpa-mohamed-o-ag-mohamedoun-destitue-2863374.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/07/Mohamed-Ousmane-Ag-Mohamedoun-CPA1.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 14 Mar 2020 01:09:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Au cours de sa réunion extraordinaire tenue le samedi 29 février dernier, la Coalition du peuple pour l'Azawad (CPA) avait pris la décision de destituer son secrétaire général, Mohamed Ousmane Ag Mohamedoun, pour sa "gestion calamiteuse et catastrophique". L'information a été donnée, le samedi 7 mars dernier, à la Maison de la presse, au cours d'une conférence de presse présidée par le secrétaire général adjoint de l'organisation, Boubacar Hagadoumbo Touré, en présence des responsables de plusieurs mouvements armés.

&nbsp;

Selon le conférencier, malgré sa force sur le terrain, Mohamed Ousmane Ag Mohamedoun n'a cessé d'œuvrer de manière à ridiculiser et affaiblir la Coalition du peuple pour l'Azawad (Cpa). Et de poursuivre que cette rencontre avec les hommes de média vise à informer la presse de la destitution de leur frère d'arme, Mohamed Ousmane Ag Mohamedoun, secrétaire général du mouvement. <em>"En effet, des pourparlers d'Alger à la date d'aujourd'hui le camarade en cause n'a de cesse œuvré de manière à ridiculiser et affaiblir notre mouvement, malgré notre force sur le terrain. Les multiples conseils n'ont servi à rien. Hélas ! Encore une fois, nous disons tout simplement que c'est dommage"</em>, a-t-il dit.

Il ajoutera que, par sa faute, la confiance s'est dissipée entre les éléments du groupe car, agissant ainsi, il pense diviser les autres pour continuer à régner. Le conférencier a laissé entendre que <em>«sous le ministère du désormais ex-secrétaire général, la mauvaise gestion et les malversations financières font cas d'école à la Cpa, la corruption a gangrené tout le mouvement, la crédibilité du mouvement est entachée auprès de tous les partenaires à tous les niveaux (Communauté internationale et autorités nationales)»</em><strong><em>. </em></strong>

A le croire, cette décision a été prise dans le souci de mettre fin au discrédit que Mohamedoun a jeté sur l'organisation car sa conduite laisse à désirer. <em>"Au cours de notre réunion extraordinaire tenue le 29 février 2020, nous avons pris la décision dont la teneur suit. Considérant la gestion calamiteuse et catastrophique de notre ex-secrétaire général, les dispositions des paragraphes 1 et 3 de la résolution N°2374 (2017) inscrivant sur la liste des sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies à l'encontre de notre ex-secrétaire général, l'exacerbation des relations entre la communauté internationale, les mouvements amis et la Cpa en raison de l'attitude et du comportement personnel peu orthodoxe de l'ex-secrétaire général, ainsi que l'effritement de la cohésion sociale au sein du mouvement, nous décidons la radiation de l'ex-secrétaire général, Mohamed Ousmane Ag Mohamedoun… "</em>, a déclaré le conférencier.

En réponse aux questions des journalistes, il a laissé entendre qu'ils ont retenu plusieurs griefs contre leur camarade mis en cause. <em>"Nous sommes avec l'Etat dans la mise en œuvre de l'Accord. Il a ethnicisé nos bataillons au sein du Mécanisme opérationnel de coordination (MOC). Nous ne sommes pas des xénophobes donc nous ne travaillons pas pour une ethnie. D'ailleurs, nous travaillons afin d'éviter la guerre civile. Il s'est permis de vendre le peu que nous avons eu dans les bataillons MOC"</em>, a-t-il conclu.

<strong>                                                          Boubacar PAÏTAO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>En route pour Kidal : le deuxième bataillon prié de rebrousser chemin !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/en-route-pour-kidal-le-deuxieme-bataillon-prie-de-rebrousser-chemin-2863235.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/en-route-pour-kidal-le-deuxieme-bataillon-prie-de-rebrousser-chemin-2863235.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/04/Groupe-armee-cma.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 13 Mar 2020 02:27:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Quand on annonçait leur départ pour Kidal vers la fin du mois de janvier, il avait été dit aux soldats et autres officiers, sous-officiers et hommes du rang, qu’ils allaient être rassemblés à Gao, reconstitués en trois bataillons, avant d’être acheminés sur Kidal.

Ainsi, le 13 février 2020, après quelques tergiversations et reports, le premier bataillon (composé de 240 hommes) a pu, grâce à l’inestimable concours de la Minusma, rallié, tant bien que mal, la Capitale de l’Adrar des Ifoghas.

Depuis, les autres attendaient à Gao avant que de nouvelles instructions ne tombent : les deux bataillons sur place n’iront plus à Kidal. Seul un regagnera le Camp Général Soumaré et l’autre retournera à Bourem.

Ainsi, dimanche dernier, les éléments désignés pour Bourem sont tranquillement allés rejoindre leur nouvelle base, et l’autre groupe se préparait à prendre la route, deux jours plus tard, soit mardi, pour Kidal.

Surprise ! à peine ont-ils démarré que leur a été intimé l’ordre de rebrousser chemin et revenir à la base. Que s’est-il passé ? Un problème d’organisation ? Apparemment, un souci au niveau de la composition du groupe. Nous y reviendrons !

<strong> </strong>

<strong>MT</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kidal : au pays des «KIA»</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-au-pays-des-kia-2863234.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-au-pays-des-kia-2863234.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/06/nord-du-Mali.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 13 Mar 2020 01:46:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Arrivé à Kidal mercredi 4 mars, le Premier ministre avait un programme très chargé le jeudi. Il s’est tour à tour rendu au gouvernorat, a visité les élèves et les volontaires, le chantier du nouvel aéroport et le bataillon de l’armée nationale reconstituée au camp Général Abdoulaye Soumaré.

Sur place, il a eu droit à tous les honneurs, a écouté les discours du Comandant Mamadou Kéïta et s’est assuré des conditions de vie et de travail des soldats. C’est surtout sur ce dernier point que, pour notre part, nous allons insister.  Nos soldats, contrairement à ce qu’on peut penser à Bamako, vivent dans de bonnes conditions, sortent faire leurs courses si besoin.

Quid de leurs équipements ? Ils sont armés et dotés de véhicules KIA. Pour ce qui concerne les inquiétudes relatives à ces véhicules, 4X4 légers, tous rassurent quant à leur qualité.

«Ces véhicules sont les meilleurs dont nous disposons dans cette zone. Ils nous permettent de mener à bien nos missions et ne peuvent être utilisés par les terroristes, d’où leur désintérêt pour les enlever», nous a dit un officier sous le couvert de l’anonymat.

Selon notre interlocuteur, le fait que ces véhicules ne soient pas convoités par les GAT (Groupes armés terroristes) préserve également leur vie. Aujourd’hui, nous confient nombre d’éléments du bataillon de l’Armée nationale reconstituée à Kidal, les meilleurs engins au Nord, et sur le terrain, ce sont les KIA.

<strong> </strong>

<strong>MT </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dans les coulisses du séjour septentrional :   La sécurité assurée par la CMA…</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/dans-les-coulisses-du-sejour-septentrional-la-securite-assuree-par-la-cma-2863241.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/dans-les-coulisses-du-sejour-septentrional-la-securite-assuree-par-la-cma-2863241.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/03/Boubou-Cisse-Kidal.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 13 Mar 2020 01:37:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dès qu’il s’est agi pour le Premier de programmer sa visite à Kidal, la première question qui s’est posée au niveau de l’organisation, était celle de la sécurité. Qui devrait faire quoi en matière de sécurité ? </em></strong>

Le gouvernement, pour sa part, souhaitait qu’une partie de la sécurité soit au moins assurée par l’armée nationale reconstituée. Malheureusement, au niveau de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), pour une question de responsabilité, on ne l’entendait pas de cette oreille. Pour Bilal, Algabass, Najim et les autres, il était important de confier la totalité de cet aspect à leurs hommes car ils répondraient de tout ce qui arriverait.

Un argument qui finit, après d’âpres discussions, par convaincre le gouvernement qui a accepté, finalement, non sans certaines exigences, de confier la sécurisation de la mission aux membres de la Cma (Coordination des mouvements de l’Azawad). Aujourd’hui, à l’heure du bilan, force est de reconnaître que tout s’est remarquablement bien passé.

Aucune inquiétude, aucun souci, aucun couac. De la sortie du camp de la Minusma à sa résidence et tout le long de son séjour, le Premier ministre a été sécurisé par des jeunes ayant choisi le métier des armes, de véritables professionnels que l’Etat doit rapidement redéployer dans l’intérêt du pays.

<strong>MK</strong>

<strong> </strong>

<strong>La crise d’eau</strong>

Quelqu’un a dit qu’à Kidal, il n’y a pas d’eau ? Il n’y a vraiment pas d’eau. Prendre un bain tranquillement le matin avant de sortir le matin n’est pas donné à tout le monde. Il faut avoir de l’expérience, être un habitué du terrain, de la précaution et de la conservation, tel le confrère Serge Daniel qui, dès son arrivée, a «mis de côté» un seau d’eau qui sera, plus tard, tellement utile, au grand frère Alexis Kalambry.

Chahana Takiou, quant à lui, n’avait d’autre choix que d’utiliser, à son corps défendant donc, quelques bouteilles d’eau minérale. Kassim Traoré, quant à lui, lève-tôt qu’il est, avait raclé le fond du fût dans lequel se trouvait quelques litres d’eau de la veille.

Le premier jour passé, l’expérience aidant, dès le lendemain, les choses se sont gérées plus facilement et tout le monde a pu tranquillement prendre un bain avant de se rendre à l’aéroport. Tout est bien qui finit bien, vous avez dit ?

C’est vrai mais, seulement, ce qui reste, à Kidal, après ce témoignage, c’est la crise d’eau aiguë. Il n’y a pas d’eau à Kidal et ce que nous avons vécu deux jours, des Maliens le vivent au quotidien dans la capitale de l’Adrar des Ifoghas, la huitième région administrative du pays.

<strong> </strong><strong>Le dîner chez l’Amenokal : l’obscurité et la clé de Kidal</strong>

<strong><em>Il a failli ne pas se tenir pour des raisons de sécurité. Heureusement que les « boys » de la CMA y tenaient et voulaient convaincre de leur professionnalisme. </em></strong>

En effet, au programme de la deuxième nuit du séjour du Premier ministre à Kidal, était prévu un dîner chez le patron de la ville, l’Aménokal Mohamed Ag Intalla. Tout était calé quand est venu, subitement, se poser la question du soir, de l’obscurité et de l’insécurité.

Certains ont pensé que, compte tenu du noir dans lequel se trouvait la ville, il était un peu dangereux de faire sortir le chef du gouvernement et toute sa délégation de bout en bout de la ville. Il faut rappeler que l’Amenokal habite sur l’autre rive de l’Oued et que le Premier ministre, lui, résidait chez le gouverneur au niveau du quartier administratif.

Aller au domicile de Mohamed Ag Intallah nécessitait donc une certaine prise de risque surtout que la ville est dans le noir depuis plusieurs semaines maintenant.

Au niveau de la sécurité donc, certains ont attiré l’attention sur ce risque et ont souhaité que le dîner soit «purement et simplement annulé» car, ont-ils avancé, «nous ne maîtrisons pas les choses dans ce noir» ; d’autres, par contre, ont banalisé ces remarques et rassuré les uns et les autres.

Le dîner a eu lieu. Il s’est bien passé. Et le Premier ministre a même eu droit, des mains de l’Amenokal, à la clé de la ville de Kidal !

<strong>Dahirou, comme un poisson dans l’eau</strong>

Dans la délégation du Premier ministre, qui a séjourné au Nord la semaine passée, il était véritablement chez lui, à Kidal, le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le Général de Division Dahirou Dembélé. Le patron de l’armée malienne était, faut-il le rappeler, en terrain connu, dans une zone qu’il connaît et dont il maîtrise, par cœur, tous les coins et recoins. Il ne se privait d’ailleurs pas à le rappeler.

Ibrahim Dahirou Dembélé a séjourné plusieurs années à Kidal et dans d’autres villes de la région et y a occupé des postes de responsabilités au sein de l’armée. Il est connu et connaît cette zone. Le fort de Kidal, par exemple, il l’a connu bien longtemps et s’est occupé de sa sécurisation bien avant la crise, pendant qu’il était en poste dans la capitale de l’Adrar des Ifoghas, et c’est avec fierté qu’il en parle.

En plus d’être «quelqu’un du coin», Bri, comme l’appellent ses intimes, est bien apprécié par les populations du Nord, principalement, les hommes en armes. Il le respecte et le salue avec déférence. Sa légitimité, en tant que ministre de la Défense, ne souffre d’aucun doute.

<strong> </strong><strong>Les groupes électrogènes de la Minusma</strong>

En plus du manque d’eau, la ville de Kidal manque aussi cruellement d’électricité. Desservi à minima depuis plusieurs mois maintenant, la ville est désormais dans le noir depuis trois semaines pour cause de panne technique. On nous a rapporté que les deux groupes d’EDM-SA sont tombés en panne. Comment donc ont fait le Premier ministre et sa délégation ? La Minusma est, encore, intervenue. En effet, pour fournir de l’électricité à la délégation ministérielle, c’est la Minusma qui, selon nos informations, a fourni un groupe électrogène et 1000 litres de gas-oil. Le groupe a été installé dans la cour du gouvernorat toute la durée du séjour du Premier ministre à Kidal et les derniers raccordements ont été faits en présence des membres de la délégation arrivés en premier. Par ailleurs, il est important de signaler que c’est aussi la Minusma qui a pris en charge les frais liés au déplacement des véhicules assurant la navette dans le cadre de la sécurisation de la mission ; de même que les prises en charge des éléments sur le terrain.

<strong>Dr. Boubou Cissé à Kidal : ces hommes qui ont facilité la visite</strong>

<strong><em>Le Premier ministre, Dr. Boubou Cissé, a séjourné dans le Nord de notre pays du 04 au 07 mars 2020. Il a, au cours de cet important séjour, visité les villes de Kidal, Tessalit, Aguel-Hoc, Ménaka et transité par Gao. </em></strong>

Une première fois reportée pour des problèmes d’organisation, le voyage a pu se tenir, cette fois-ci, grâce à des hommes qui s’y sont véritablement employés. À l’origine, prévu pour le 2 mars, le chef du gouvernement, ministre de l’Economie et des Finances, a pu démarrer cette tournée le 4 mars.

Il faut dire que ce report était, surtout, dû au fait que Dr. Boubou Cissé avait été dépêché en urgence au Rwanda, porteur d’un message du président de la République, à son homologue rwandais, Paul Kagamé, le 2 mars, et qu’en même temps, plusieurs leaders de la Coordination des mouvements de l’Azawad étaient dans une rencontre communautaire à Tessit, dans le cercle d’Ansongo.

Finalement, le 4 mars, tout le monde était là à Kidal. Pour que tout ce beau monde soit présent et que le séjour soit une réussite, comme  nous le disions, il a fallu que certains, en amont, s’emploient jour et nuit des semaines durant. Loin d’être exhaustif, nous en citons, ici, quelques-uns.

<strong> </strong><strong>L’Honorable Hamada A. Bibi</strong>

Le député sortant d’Abeibara, candidat pour un nouveau mandat, Ahmada Ag Bibi, est de ceux qui, très tôt, ont toujours travaillé pour l’unité du pays. Militant engagé pour la cause de la capitale de l’Adrar des Ifoghas, il est de ceux qui ont toujours travaillé dans le sens de la réconciliation et œuvrer à toujours servir de pont entre le Nord et le Sud de notre pays surtout quand il s’agit d’institutions, de développement.

Il a partout tenu le langage de l’unité, de la paix et de la réconciliation. Il est de ceux qui travaillent ardemment pour le retour de l’Administration à Kidal. Il l’a manifesté à l’arrivée du bataillon de l’armée nationale reconstituée en offrant un bœuf à nos vaillants soldats et en leur souhaitant la bienvenue.

Lors de cette cérémonie, il a insisté sur l’unité du Mali, prononcé un discours de paix et réaffirmé l’attachement et l’appartenance de Kidal au Mali. Le député Ag Bibi est de ceux qui ont calmé les ardeurs, apaisé les esprits, rassuré les uns et les autres avant l’arrivée du Premier ministre dans le septentrion. Il a tenu à accompagner le chef du gouvernement dans tous ses déplacements.

<strong> </strong><strong>Moussa Ag Attaher</strong>

Celui-là aussi a contribué à la facilitation du séjour du chef du gouvernement à Kidal. Lui, c’est l’un des «trois Moussa», qui a défrayé la chronique au début de la dernière rébellion. Il s’agit de Moussa Ag Attaher.

Revenu au sein de la République, patriote, désormais, bon teint, militant fieffé de la cause de Kidal, il est de ceux qui pensent que c’est désormais possible et que le Mali réunifié c’est pour bientôt. Il a, d’ailleurs, surpris plus d’un lors du Dialogue national inclusif auquel il a participé et au cours duquel, il a positivement transformé l’image de la CMA, du MNLA et de tous ces groupes que le lambda diabolisait. Ses propos ont suscité chez l’ensemble des Maliens un grand espoir.

Moussa Ag Attaher est aujourd’hui entre Bamako et Kidal, et prêche, à chaque fois, la bonne parole, celle de l’unité, la paix et la réconciliation. C’est en cela  qu’il s’est encore fait remarquer dans le cadre de l’organisation de la visite du Premier ministre à Kidal. Il fait partie de ces jeunes cadres de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), sur lesquels, il va falloir compter, dans les années à venir.

<strong> Makan Koné</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Note d’information sur la tournée du Premier ministre, chef du gouvernement, ministre de l’Economie et des Finances et de sa délégation dans le nord du pays du 4 au 7 mars 2020</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/note-dinformation-sur-la-tournee-du-premier-ministre-chef-du-gouvernement-ministre-de-leconomie-et-des-finances-et-de-sa-delegation-dans-le-nord-du-pays-du-4-au-7-mars-2020-2863231.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/note-dinformation-sur-la-tournee-du-premier-ministre-chef-du-gouvernement-ministre-de-leconomie-et-des-finances-et-de-sa-delegation-dans-le-nord-du-pays-du-4-au-7-mars-2020-2863231.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/03/boubou-kidalll.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 13 Mar 2020 01:09:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, ministre de l’Economie et des Finances, Dr. Boubou Cissé, vient de boucler une tournée de quatre jours dans le nord du pays à la tête d’une forte délégation.

Cette tournée entreprise du 04 au 07 mars 2020 sur instructions du Président de la République S.E.M. Ibrahim Boubacar Keïta, a concerné les localités de Tessalit, Kidal, Aguel’Hoc, Ménaka et Gao. La délégation du Chef du Gouvernement comprenait le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, M. Boubacar Alpha Bah,  celui de la Défense et des Anciens Combattants, le Général de Division Dahirou Dembélé, le ministre  de la Cohésion Sociale, de la Paix et de la Réconciliation nationale, M. Lassine Bouaré, le ministre de la Santé et des Affaires Sociales, M. Michel  Hamala Sidibé,  le ministre de l’Industrie et du Commerce, M. Mohamed Ag Erlaf, le ministre de la Jeunesse et des Sports, M. Arouna Modibo Touré, la ministre de l’Artisanat et du Tourisme, Mme Nina Walet Intallou ainsi que le Secrétaire d’Etat à l’Enseignement bilingue, M. Moussa Ba.

Les partenaires techniques et financiers représentés par la coopération luxembourgeoise, l’Agence Française de Développement, la Banque Mondiale, la Banque Africaine de Développement, entre autres, étaient également présents auprès des membres du Gouvernement pour échanger sur place avec les communautés, les autorités intérimaires, les représentants de l’administration, les élus, les signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, les forces de défense et de sécurité maliennes, Barkhane ainsi que les forces internationales déployées sur les terrains d’opérations dans le cadre du mandat des Nations Unies. Et cela, pour une meilleure appropriation et une meilleure prise en charge de leurs préoccupations.

Le déplacement du Premier ministre a effectivement permis de faire le point de la situation sécuritaire, administrative, politique, sociale et humanitaire.

Les membres du gouvernement ont pu identifier expressément les difficultés et besoins urgents des localités visitées et apprécier les opportunités ou obstacles éventuels à la paix et à la cohésion sociale.

Ainsi, dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord de Paix et de Réconciliation issu du processus d’Alger ainsi que des résolutions du Dialogue National Inclusif, le Premier ministre et sa délégation ont pu constater le retour des FAMAs à Kidal, à travers la nouvelle armée reconstituée.

Ils ont également pu constater la rénovation, l’équipement et la disponibilité des bâtiments administratifs devant accueillir les fonctionnaires de l’Etat dans le cadre du redéploiement de l’administration malienne sur l’ensemble du territoire.

Le séjour dans la huitième région administrative du Mali, a aussi été l'occasion pour le Premier ministre, Dr. Boubou Cissé, de procéder au nom du Président de la République, à la signature avec la Banque africaine de Développement (BAD), d'une importante convention pour le financement à hauteur de 32 milliards de francs CFA de la route Bourem - Kidal dont le coût total est estimé à 87 milliards de francs CFA.

Pour ce qui est de l’organisation des prochaines élections législatives, le Chef du gouvernement du Mali s'est dit satisfait du niveau de préparation constaté sur place. Il a salué l’implication des autorités locales, des signataires de l’Accord et de tous les acteurs concernés, pour la réussite de ce scrutin essentiel pour l'instauration dans notre pays, d’institutions fortes et légitimes, capables de répondre aux impératifs de la crise multidimensionnelle que nous connaissons.

Sur l’éducation, le Chef du Gouvernement s'est dit satisfait de la reprise effective des cours constatée dans les écoles de Kidal, Tessalit et Ménaka. Il a encouragé les volontaires qui ont pris l'initiative de poursuivre la délivrance des cours aux élèves afin de sauver l’année scolaire et consolider la viabilité de l’école malienne.

Le Gouvernement du Mali a pris l’engagement de reconstruire l’Institut de formation des maîtres (IFM) d’Aguel’Hoc détruite lors de l’attaque macabre de 2012 contre le camp des FAMAs.

Attaque au cours de laquelle, on s’en souvient, de nombreux militaires maliens étaient tombés les armes à la main. Dès son arrivée à Aguel'Hoc, le Premier ministre, accompagné de toute sa délégation, s'était recueilli sur leurs sépultures pour prier pour le repos de leur âme.

À cette occasion, il a instruit aux autorités locales d’ériger sans délai un monument en reconnaissance de la bravoure, de l'engagement, du patriotisme et du sacrifice ultime du capitaine Sékou Traoré dit BAD et des 153 soldats morts à ses côtés à l’issue d’un long combat inégal. C'était le 12 janvier 2012.

En matière d’infrastructures, le Gouvernement du Mali a annoncé le financement de l’augmentation de la capacité de production énergétique de Ménaka qui passe ainsi de 550 KVA à 1.100 KVA, le rallongement de la piste d’atterrissage et la construction d’une nouvelle aérogare pour un montant global de 32 milliards de francs CFA. Il faut aussi signaler la promesse d’achever la construction sur 400 m de la digue d’Aguel’Hoc avant l’hivernage.

Plusieurs autres projets sont en cours d’études ou de réalisation, concernant notamment l’humanitaire et l’amélioration des conditions de vie dans les localités visitées. Il ressort en effet des doléances exprimées, que les priorités des populations tournent autour de la sécurité, l’accès permanent à l’eau potable, la santé, l’énergie, le désenclavement, l’éducation entre autres. Priorités dont la réalisation est essentielle au retour de la paix.

C'est pourquoi le Gouvernement du Mali tient à faire savoir à l’opinion nationale et internationale, que conformément aux instructions du Président de la République, Chef de l’Etat, les difficultés et besoins urgents identifiés, seront désormais traités comme prioritaires dans l’exécution de la politique gouvernementale.

Enfin, le Gouvernement, par la voix du Premier ministre, Chef du gouvernement, ministre de l’Economie et des Finances, remercie l’ensemble des membres de sa délégation, les autorités intérimaires, les élus, l’Amenokal de Kidal, celui de Ménaka, les signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d'Alger, les forces de défense et de sécurité maliennes et les forces internationales, notamment la MINUSMA et BARKHANE.

Le Premier ministre adresse en particulier ses félicitations et ses encouragements aux populations pour leur accueil, leur résilience devant les difficultés et pour leur implication dans la réussite de la tournée.

Il les rassure, que le gouvernement du Mali mettra tout en œuvre, et cela sans délai, pour que leurs doléances, légitimes et souveraines, soient traitées avec diligence pour le bonheur de tous les Maliens.

&nbsp;

<strong>Bamako, le 9 mars 2020</strong>

<strong>Primature du Mali</strong>

<strong>La Cellule Communication et Relations Publiques.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Assemblée générale de la coordination Ir Ganda de Bourem: des échanges fructueux autour des questions de sécurité dans l’espace</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/assemblee-generale-de-la-coordination-ir-ganda-de-bourem-des-echanges-fructueux-autour-des-questions-de-securite-dans-lespace-2863020.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/assemblee-generale-de-la-coordination-ir-ganda-de-bourem-des-echanges-fructueux-autour-des-questions-de-securite-dans-lespace-2863020.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="97541" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 11 Mar 2020 15:02:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Enquêteur</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Échanger sur les problèmes d’insécurité dans le cercle de Bourem, tel était l’objectif de l’Assemblée générale organisé samedi dernier, à la Direction Nationale de la Femme et de l’enfant, par la Coordination IR Ganda du dit cercle. Cette rencontre qui était présidée par le président de l’Association des communautés de culture songhay en mouvement (IR Ganda), l’ancien Premier ministre, Ousmane Issoufi Maïga, a enregistré la présence du président de la Coordination du cercle de Bourem Agaly Alassane Maïga, de la présidente de la commission des femmes IR Ganda, Touré Adjarata Touré et de plusieurs autres invités.</em></strong>

Dans son intervention, Agaly Alassane Maïga a indiqué que cette rencontre est l’occasion de rendre compte de l’Assemblée générale IR Ganda tenue à Tombouctou en décembre passé. Ajoutant que compte tenu de l’actualité du moment, qu’est l’insécurité dans le septentrion du Mali, c’était pour chercher des solutions à travers des propositions qui seront consignées dans des documents afin de les transmettre à qui de droit. Sur la question de l’insécurité, Agaly Alassane Maïga a souligné que la population de Bourem a été invitée à une collaboration avec les forces de défense et de sécurité, chose qui en train de se faire régulièrement. Il a ensuite invité le gouvernement à prendre des dispositions sur la question de sécurité alimentaire car, selon lui, c’est une tâche qui revient à l’Etat. Ajoutant que cela fait un moment que les populations ne parviennent pas à s’adonner à leurs occupations quotidiennes pour raison d’insécurité.

La présidente des femmes IR Ganda, Touré Adjarata Touré, pour sa part a indiqué que les femmes ont besoin de paix pour pouvoir pensé au développement. « Je demande à mes sœurs, vraiment qu’on se mette sur notre cheval de bataille pour faire comprendre à nos frères de nous faire cette paix. C’est au Mali entre nous, maintenant nous pouvons nous occuper des autres mais il faut que ceux-ci sentent que nous sommes unis dans notre combat », a déclaré Touré Adjarata Touré.

Il convient de rappeler que les 27, 28 et 29 décembre de l’année 2019, se sont tenues au Centre Ahmed Baba et sur la place Sankoré les deuxièmes assises de l’association des communautés de culture songhay en mouvement Ir Ganda, au cours desquelles les participants ont discuté sur plusieurs thématiques, telles que les manuscrits de Tombouctou et leur apport dans la résolution de la crise née des évènements de 2012, la sécurité, la paix et la cohésion sociale. Mais aussi les problématiques de la sécurité alimentaire dans les zones arides, semi arides et sahélo-sahariennes ont été aussi au cœur des échanges. Des échanges qui ont abouti à des recommandations phares comme ; la réalisation d’un ouvrage didactique sur les manuscrits et sa prise en charge dans les curricula de tous les ordres d’enseignement comme en Afrique du sud, au Maroc et en Egypte ; la pérennisation de l’héritage des ancêtres en matière de résolution de conflits ; l’effectivité de la création de l’IHERI en tant que pôle universitaire ; d’autres recommandations portant sur la valorisation des contenus des manuscrits de façon générale et en particulier sur les sciences médicales.

<strong>Alou Badra DOUMBIA </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Visite du premier ministre à Kidal :  Les promesses des Adrar</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/visite-du-premier-ministre-a-kidal-les-promesses-des-adrar-2862889.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/visite-du-premier-ministre-a-kidal-les-promesses-des-adrar-2862889.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/03/boubou-kidalll.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 10 Mar 2020 12:39:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Pendant 4 jours, le Premier ministre Dr. Boubou Cissé et une forte délégation composée de ministres, de partenaires techniques et financiers, etc., ont effectué une visite mémorable à Kidal, quelques jours après l’entrée de l’Armée reconstituée.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>

Mercredi 4 mars. Il est 5 heures du matin à l’aéroport Modibo Kéita. Exceptionnellement, il fait frais sur Bamako. A l’aéroport. Comme tous les jours, les gens se pressent en rang pour prendre un des multiples vols que la Minusma affrète au quotidien pour rallier les villes du nord. Pour le vol de ce mercredi, nous sommes un groupe de 5 journalistes à accompagner le Premier ministre à Kidal. Le premier ministre, Dr. Boubou Cissé, entame à partir de ce mercredi une visite de 4 jours à Kidal, Ménaka, Aguel-Hoc, Tessalit et Gao. Pour la circonstance, il y a au moins 7 ministres qui l’accompagnent.

Toute la délégation n’ayant pas de place dans l’avion militaire qui transporte la délégation, la Minusma a été sollicitée pour transporter les 5 journalistes.

Après les formalités à l’ancien aérogare aujourd’hui dédié aux vols domestiques, nous nous retrouvons à faire la queue pour emprunter un avion, un Antonov estampillé "UN". C’est free-sit. A l’intérieur, on se croirait dans un vol commercial, un avion de ligne, sans les hôtesses, sans services à bord, avec juste un officier qui fait office de steward.

Après que tout le monde soit installé, dans un anglais à l’accent fortement tinté de russe, il souhaite la bienvenue aux passagers et précise que le vol jusqu’à Gao va durer 2 heures. Ce sera le seul échange du reste. Il s’installe et laisse tous les passagers se débrouiller.

L’avion décolle. On aurait attendu bien sûr, car, entre-temps, le Premier ministre est arrivé, il fallu attendre le décollage de son vol pour libérer le ciel.

Le vol jusqu’à Gao sera sans encombre. Juste à l’arrivée, nous sommes pris en main par une équipe de la Minusma, avec cependant une mauvaise nouvelle. Le vol ayant pris du retard, nous ne pourrions pas aller à Tessalit. Il faudrait donc rallier directement Kidal et y attendre le Premier ministre.

C’est un hélicoptère avec une vingtaine de places qui nous embarquera. Dedans, deux banquettes au confort approximatif, qui se font face. Un de mes compagnons, Serge Daniel, tout habitué qu’il soit, n’est pas à l’aise avec ces avions. On s’installe, la moitié de l’avion occupée par les bagages. L’officier steward est encore russe. Il distribue juste une fiche sur les règles de sécurité à bord et précise que le vol va durer 1h 30 minutes.

Il distribue également des casques contre les nuisances sonores, très poussées dans un hélicoptère. Quelques selfies, puis décollage. Fatigués, tout le monde s’endort presqu’aussitôt, malgré l’inconfort de la position.

Au temps indiqué, on voit apparaître Kidal. Surprise ! Vue du ciel, la ville, en moins de 5 ans, a considérablement grandi. Elle n’a plus son aspect de bourgade perdue dans le sable. Les constructions en dur, et en hauteur, apparaissent un peu partout aux côtés des affleurements de pierres noires, des granits, caractéristiques de la ville.

Après les formalités, comme à tout aéroport, nous sommes accueillis et escortés avec chaleur par des responsables des Mouvements armés ; dont Najim, le chef d’Etat-major de la CMA en personne ! L’accueil est chaleureux, la joie n’est pas feinte.

Sur la route, un dispositif sécuritaire impressionnant. Des porteurs d’uniformes à chaque carrefour, des RPG7 montés sur des pick-up. Enturbannés et droits à leur point de jalonnement. Nous sommes conduits et hébergés dans une aile du gouvernorat, pas la résidence, mais dans la cour même de l’administration. Le bâtiment est neuf. Il n’y a pas d’eau. Pas d’électricité non plus. Des techniciens s’affairent autour d’un container. On apprend que c’est un groupe prêté pour la visite du Premier ministre par la Minusma. Un carburant frelaté acheté en Algérie a mis le groupe d’EDM hors service. Kidal est privé de courant depuis 15 jours.

Le Premier ministre, Chef du gouvernement, ministre de l’Economie et des Finances, arrive après l’étape de Tessalit dans l’après-midi. Nous avions eu assez de temps pour nous reposer, discuter avec nos hôtes, pris connaissance du programme et même faits quelques rencontres. Pour cela, j’ai les meilleurs compagnons. Serge Daniel, surnommé ici "vice-Aménolocal", Kassim Coulibaly de Klédu qui est permanemment ici, Makan Koné, fils de gendarme, ayant commencé sa scolarité à Kidal et qui redécouvre son école "presqu’inchangé", et Chahana Takiou, jamais dépaysé.

Le Premier Ministre est accompagné des ministres de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Alpha Bah, de la Défense et des Anciens Combattants, le Général de Division Ibrahima Dahirou Dembélé, de la Cohésion sociale, de la Paix et de la Réconciliation nationale, Lassine Bouaré, de la Santé et des Affaires sociales, Michel Hamala Sidibé, de l’Artisanat et du Tourisme, Mme Nina Walett Intallou, de Touré, le ministre des sports, le ministre du Commerce Ag Erlaf, ainsi que du Secrétaire d’Etat à l’Enseignement bilingue, Moussa Ba.

Des partenaires techniques et financiers représentés par l’Union européenne, l’Agence française de Développement, la Banque mondiale, la Banque Ouest- Africaine de Développement entre autres, sont également dans la délégation. On remarque la présence de l’adjointe à Anadif, le Représentant du secrétaire général des Nations-Unies. On nous explique que c’est à cause de sa présence qu’il y a un déploiement des forces internationales. <em>"</em><em>Sinon, entre nous Maliens, on se passerait d’eux</em><em>"</em>.

A son arrivée, la délégation a été accueillie par les autorités intérimaires de la région, le gouverneur et un détachement de l’armée reconstituée désormais positionnée à Kidal.

Les populations ont également tenu à faire le déplacement pour témoigner leur soutien à cette visite du Premier ministre. Parmi les banderoles, une <em>"</em><em>les amies de Nina Wallet</em><em>"</em> qui souhaitent la bienvenue au Premier ministre. La ministre du Tourisme et celui du Commerce Ag Erlaf offriront d’ailleurs chacun un bœuf au Premier ministre. Les deux bœufs iront améliorer l’ordinaire de l’Armée reconstituée déjà installée au Camp II.

Avant de prendre ses quartiers à la résidence du Gouverneur, le Premier ministre a rendu une visite de courtoisie aux notabilités réunies chez l’Amenokal. Sur place, il y avait l’ensemble des leaders communautaires et chefs de fraction de la région.

Au deuxième jour, a fait une série de visites : au siège du Conseil de l’Adagh pour des échanges autour de la situation du pays en général et de la région de Kidal en particulier.

Ce fut l'occasion pour le Premier ministre de faire avec le Chef de l'exécutif régional, le point de la situation politique, administrative, sécuritaire et socio-économique de la région. La visite s’est poursuivie à la Direction nationale de la Santé de Kidal, au lycée public Attaher Zag Illy.

Le Premier ministre, Chef du gouvernement, ministre de l’Economie et des Finances, a rendu une visite au détachement de l’Armée reconstituée des FAMas stationnée au Camp Général Abdoulaye Soumaré de Kidal. Il avait à ses côtés, les partenaires techniques et financiers représentés par l’Union européenne, l’Agence française de Développement, la Banque mondiale, la Banque Ouest- Africaine de Développement ainsi que les responsables de la CMA présents dans le cadre de la mise œuvre du Mécanisme Opérationnel de Commandement (MOC).

Le chef de bataillon de la Nouvelle armée reconstituée basée à Kidal, Mamadou Kéita, a remercié les autorités intérimaires et administratives, les signataires de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation issu du Processus d'Alger. Il a adressé une mention spéciale à la population de Kidal pour son hospitalité. Il a enfin souhaité la bienvenue à l’ensemble de la délégation.

Le Premier ministre, Dr. Boubou Cissé a en retour, rendu hommage à ce Commandant de compagnie pour sa bravoure et son engagement au nom de la République. L'officier avait en effet été grièvement blessé à Kidal en 2012, lors de l’avancée djihadiste contre les positions des Famas. Malgré tout, il a été volontaire pour revenir.

Boubou a visité le phare de Kidal, un lieu où a été détenu l’ancien président Modibo Kéita. Il s’est du reste engagé à réhabiliter son cachot, encore debout.

A n’en pas douter, cette visite a rempli ses attentes. Les mouvements signataires, les autorités administratives, les sociétés civiles, les chefferies traditionnelles, tous ont exprimé leur envie et leur volonté de voir revenir la paix. Rapidement.

&nbsp;

<strong>Alexis Kalambry</strong>

<em>(envoyé spécial)</em>

xxx

<strong>ROUTE KIDAL-BOUREM</strong>

<strong>Financement bouclé</strong>

<strong> </strong>Baptisé "Route de l’Unité nationale", le Premier ministre Boubou Cissé a profité de sa visite pour signer la convention de financement entre le gouvernement du Mali et la Banque Africaine de développement, Bad.

Estimé à plus de 87 milliards F CFA, le projet de route est un vrai projet intégré avec un programme de formation d’ouvriers qualifiés, la réhabilitation des écoles, des abattoirs, l’achat d’ambulance…

Sur les 87 milliards de F CFA, L’Union européenne apporte 48, la Bad, 32 et la différence par le budget national.

<strong>A. K.</strong>

<strong>Boubou Cissé  à l’issue de sa visite : </strong>

<strong>"</strong><strong>Je viens en paix</strong><strong>"</strong>

Boubou Cissé, tout au long de sa visite, a prôné la paix et la cohésion. Il recevra d’ailleurs des mains de l’Amenolokal les clefs de Kidal. <em>"</em><em>Je viens en frère, je viens en paix, je suis en famille. En toute chose, c’est la fin qui compte. Nous avons l’obligation d’imposer la paix si nous voulons gagner sur les forces rétrogrades</em><em>"</em>.

"Au moment où je m’apprête à rentrer à Bamako, j’entends encore résonner dans ma tête ce désir ardent de paix et de quiétude exprimé par toutes les populations rencontrées ici dans l’Adrar et dans la région de Ménaka : Kel Tamasheks, Arabes, Sonraïs, Bambaras, Peulhs, Dogons, Soninkes ..... C’est ce Mali dans sa diversité qui s’est exprimé, qui nous a parlé, qui nous a parlé de son désir ardent de paix; et qui nous invite à nous ressouder, à nous aimer comme nous l’avons fait hier et comme nous sommes capables et prêts à le refaire aujourd’hui. Que nous soyons du Nord, du Sud, de l’Est ou de l’Ouest".

<strong>A. K.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Des responsables de la Coalition du Peuple pour l’Azawad (CPA) étaient face à la presse… Radiation de Mohamed Ousmane Ag Mohamedoun prononcé… « C’est un non évènement ! », réplique l’intéressé.</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/des-responsables-de-la-coalition-du-peuple-pour-lazawad-cpa-etaient-face-a-la-presse-radiation-de-mohamed-ousmane-ag-mohamedoun-prononce-cest-un-non-evenem-2862837.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/des-responsables-de-la-coalition-du-peuple-pour-lazawad-cpa-etaient-face-a-la-presse-radiation-de-mohamed-ousmane-ag-mohamedoun-prononce-cest-un-non-evenem-2862837.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/05/Mohamed-Ousmane-Ag-Mohamedoune.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 10 Mar 2020 08:03:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Demain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>C’était samedi 07 mars 2020 dernier lors d’une conférence de presse à la Maison de la Presse, sis à Dar-Salam de Bamako, en présence d’hommes de médias venus en grand nombre ainsi que d’invités et non les moindres des mouvements armés. En réalité, cette conférence qui a été initiée par des membres du Bureau politico-militaire de la Coalition du Peuple pour l’Azawad (CPA), en guise de rappel, la première branche dissidente du MNLA (ex-mouvement séparatiste) et premier groupe armé à joindre la dynamique du retour de la paix au Mali, par la signature de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation issu du processus d’Alger, le 15 mai 2015 à Bamako, était inédite et mettait à nu une très profonde division entre les initiateurs de ce mouvement politico-militaire qui faut-il le rappeler, a joué un rôle très important lors des accords d’Alger et faisant partie des premiers signataire de l’APR. En réalité, la dynamique de réconciliation étant entamée et tout acte ou comportement pouvant l’entraver est combattu par les mouvements  signataires et à la CPA, cela demeure de mise fut-il le SG sortant Mohamed Ousmane AG Mohamédoun. Lisez notre compte-rendu !</em></strong>

Animée par son secrétaire général adjoint, M. Boubacar Hangadoumbo TOURE, la conférence a enregistré la présence de personnalités et non les moindres de la Plateforme, de la CMA, de la CMFPR 2, du MSA, de la CMFPR 3, de la CJA, et plusieurs autres mouvements et invités de marques.

La conférence portait sur la radiation disent les organisateurs de leur camarade de lutte, Mohamed Ousmane Ag Mohamédoun, Secrétaire Général dudit mouvement.

Selon les conférenciers, la radiation du sieur Mohamed Ousmane est la conséquence directe de plusieurs faits, à lui reprochés par l’ensemble dit-on, des parties à l’Accord, la CPA en tête dont il est membre fondateur. Mieux, précisent les organisateurs de cette conférence de presse : « <em>Il est le seul parmi les membres fondateurs à être jeté par-dessus bord</em> », comme pour soutenir l’affirmation d’Albert Einstein qui disait : « <em>Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent agir, et qui refusent d’intervenir.</em> » C’est pour confirmer cette citation que des responsables du Bureau politico-militaire ont joint l’acte à la parole à la maison de la Presse afin martèlent-ils d’informer l’opinion nationale et internationale.

« <strong><em>Pris dans ce sens, cette radiation se justifie</em></strong> », nous confie un des conférenciers qui a gardé l’anonymat.

<strong> Les accusations du Bureau exécutif de la CPA</strong>

Dans la déclaration faite devant les journalistes et invités de marque, les faits reprochés au membre radié des effectifs, tant politique que militaire, sont entre autres gravissimes à tout point de vue:<em>« Les malversations de tout ordre dans la gestion du mouvement; les détournements des biens au profit de sa famille;son alliance avec les groupes terroristes; sa tentative de caporalisation du mouvement à des fins politiques, assortie d’intimidation pour se faire élire aux législatives en cours; Prétention mal placée face aux Autorités de la République…</em>».

Ce sont au vu de tous griefs qui ont poussé les branches politique et militaire à prendre leur responsabilité face à l’histoire, conformément aux objectifs et but poursuivis par le mouvement à savoir, le respect des dispositions de l’Accord issus du processus d’Alger et le retour de la paix et la stabilité au Mali, de radier Mohamed Ousmane Ag Mohamédoun des rangs de la CPA.

Cependant, face à l’insistance des journalistes qui demandent des exemples concrets à propos des faits/Accusations, les conférenciers, sans détour, ont égrené un chapelet d’actes néfastes posés par leur désormais ancien camarade parmi lesquels on peut citer : « - Le détournement des logements sociaux attribués à l’ensemble des mouvements dits de l’Inclusivité au bénéfice de ses épouses et cousins. Aussi, sur plus d’une dizaine de logements, il n’en a offert et unilatéralement qu’à la CMFPR 2, en choisissant lui-même, les bénéficiaires ». N’en parlons pas de « Détournement des faveurs de solidarité, faites par le Gouvernement à l’ensemble des Forces vives de la Nation, solidarité à l’issue de laquelle les mouvements de l’Inclusivité avaient reçu des places pour le pèlerinage à la Mecque en 2019. Il en a fait ce qu’il voulait, sans informer ni son mouvement, ni la CME, une plateforme composée par les groupes signataires de l’Azawad ne faisant parti, ni de la CMA, ni de la Plateforme, encore moins d’en notifier aux principaux bénéficiaires ; le détournement et la vente de plusieurs tonnes de vivre octroyées par le Gouvernement, pour soutenir les combattants et les <em>déplacés ; le détournement et la vente de l’unique grade de capitaine, reçu dans le cadre des MOC, à un tiers.</em>

<em>Accusation gravissime: « Son implication avérée dans le terrorisme, en fournissant des combattants aux groupes djihadistes qui ne cessent d’attaquer les positions des FAMAs ; détournement des fonds DDR, c'est-à-dire, les ressources allouées par la CNDDR au profit des combattants des mouvements de l’Inclusivité, membre du bataillon MOC de Kidal, n’ayant pas pu accéder ce lieu de cantonnement, suite à un refus catégorique de la CMA et de la Plateforme, et qui furent pré-cantonnés à Tin-houker, pour finalement être cantonnés à Gao et Tombouctou».</em>

Le conférencier, avant de terminer sa déclaration a fait lecture du nouveau bureau qui a l’honneur de représenter la CPA dans les actes civils, militaires et administratifs. Mieux, une offensive est engagée pour informer de tous les acteurs, l’Etat, la communauté internationale, la MINUSMA, le Commission de Suivi de l’Accord (CSA), la MISMA et bien d’autres sur cette radiation historique de Mohamed Ousmane AG Mohamédoun.

C'est dans un ton sec, grave, que  le Secrétaire Général Adjoint, M. Boubacar Hagadoumbo Touré a lu le mémorandum rédigé par la  Coalition des Peuples de l'Azawade (CPA) à propos de la radiation de son Secrétaire Général, M. Mohamed Ousmane Ag Mohamedoun.

<strong>Les motifs de la radiation</strong>

D'après le Secrétaire Général Adjoint, M. Boubacar Hagadoumbo Touré, énumérer les fautes commises par leur frère d'arme, M. Mohamed Ousmane Ag Mohamedoun dira que : « Cela peut prendre des heures et des heures. Puisse que ce dernier a trop péché. Ils ne voulaient pas le faire, mais ils sont obligés de la faire, dans un souci de préservation de la crédibilité de la Coalition et du respect des engagements pris envers leurs communautés respectives.

Ces fautes sont entre autres: la mauvaise gestion de la coalition ; la malversation financière; la corruption qui a gangréné tout le mouvement à cause de lui ; la décrébilisation du mouvement face à la communauté nationale et internationale ; le marchandage de certains avantages et acquis du mouvement, tels que les aides alimentaires, les grades…

Pire encore, a cause de ses agissements peu orthodoxes, les éléments de la CPA, qui se trouvent dans l'armée malienne reconstituée ne sont pas entrés sur le sol de Kidal. Mais, ils ont été parqués à Gao. Pendant que ceux des autres groupes armés en occurrence la CMA le MNLA sont entrés gaillardement à Kidal ».

Enfin, le SGA M. Boubacar Hagadoumbo Touré, a  conclu en ces termes :

« Nous, leaders politiques et militaires, de la coalition des peuples de l'Azawade (CPA);  Considérant la gestion calamiteuse et catastrophique de notre ex Secrétaire Général; considérant les dispositions des paragraphes 1 et 3 de la résolution N° 2374 (2007), inscrivant sur la liste des sanctions du Conseil de Sécurité des Nations Unies, à l'encontre de notre ex Secrétaire général; Considérant l'exacerbation des relations entre la communauté Internationale, les mouvements amis et la CPA en raison de l'attitude et le comportement personnel peu orthodoxe de notre ex Secrétaire Généal.; Considérant l'effritement de la cohésion sociale au sein du mouvement;

Décidons : - la radiation de l'ex Secrétaire Général, M. Mohamed Ousmane Ag Mohamedoun et la mise en place d'un bureau exécutif dans l'attente de la tenue d'un congrès ».

<strong>Le nouveau bureau exécutif</strong>

Le nouveau bureau exécutif est composé de 18 membres. Le nouveau Secrétaire Général répond au  nom de: M. Mohamed Ould Ahmed dit HarakHarak, actuellement en soins intensifs, selon le Secrétaire Général Adjoint, M. Boubacar Hagadoumbo Touré.

<strong>La sécurisation des élections législatives du 29 mars 2020</strong>

En répondant à la question des Journalistes, le Secrétaire Général Adjoint, M. Boubacar Hagadoumbo Touré, a dit que la CPA va accompagner le gouvernent du Mali dans la réussite des élections législatives du 29 mars 2020, en sécurisant tout le processus électoral, dans leurs fiefs.comme ils avaient fait pour les élections présidentielles de 2018, ils le feront encore pour cette année.

<strong>La CPA n'est pas un mouvement religieux</strong>

A la question de savoir la coloration de la CPA, le Secrétaire Général Adjoint, M. Boubacar Hagadoumbo Touré a clamé haut et fort, à qui veut l'entendre, que la CPA n'est pas un mouvement religieux et ne se réclame pas de l'application de la "Charia". La CPA prône l'intégrité du territoire de la République du Mali, et plaide pour la présence effective de l'Etat sur toute l'étendue du territoire du Mali.

Joint par nos soins, M. Mohamed Ousmane Ag Mohamedoun a balayé d’un revers de la main toutes les accusations dont il est victime de la part de ses camarades et martèle : « <em>C’est un non évènement. Je suis sur le terrain pour mobiliser nos hommes afin qu’ils sécurisent le scrutin des législatives du 29 mars prochain</em> ».  D’ailleurs minimise-t-il »J’ai été plébiscité au congrès de la CPA à Soumpi où mon bilan a été jugé positif. Comment après cette importante rencontre que des individus se retrouvent et disent m’exclure du mouvement dont je suis membre fondateur ? », a-t-il dit. D’ailleurs, poursuit-il « <em>le gouvernement minimise cette sortie et me demande de l’aider à sécuriser les bureaux de vote. C’est ce que je suis en train de faire. C’est ce qui explique ma présence aujourd’hui à Soumpi</em> », a-t-il tenu à préciser.

<strong>DICKO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fissure a la coalition   du peuple pour l’Azawad :  Mohamed Ousmane Ag Mohamédoun chassé du mouvement</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/fissure-a-la-coalition-du-peuple-pour-lazawad-mohamed-ousmane-ag-mohamedoun-chasse-du-mouvement-2862754.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/fissure-a-la-coalition-du-peuple-pour-lazawad-mohamed-ousmane-ag-mohamedoun-chasse-du-mouvement-2862754.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/07/Mohamed-Ousmane-Ag-Mohamedoun-CPA.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 09 Mar 2020 15:44:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Prétoire</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Après plusieurs tentatives pour recadrer le désormais ancien camarade sans succès,  les pères fondateurs de la Coalition du peuple pour l'Azawad (CPA)  ont décidé, le 29 février 2020  au cours  d’une réunion extraordinaire, de la radiation du secrétaire général du mouvement. </strong>

C’est la principale information donnée par le secrétaire général adjoint de la CPA, Boubacar Hagadoumbo  Touré au cours d’une conférence, le 7 mars 2020, à la Maison de la presse.

Selon le conférencier, la radiation  de Mohamed Ousmane Ag Mohamédoun  est la conséquence logique des pratiques contraires à la vision de la CPA. «<em>Depuis les pourparlers  d’Alger à la date d’aujourd’hui, le camarade en cause n’a de cesse œuvré  de manière  à ridiculiser et affaiblir le mouvement.  Et cela, malgré notre force sur le terrain</em>», a expliqué le conférencier.

Boubacar Hagadoumbo  Touré va plus loin en accusant le secrétaire général exclu  de  mauvaise gestion et de malversations financières. «<em>La confiance  s’est dissipée entre les éléments de la CPA puisque Ag Mohamédoun  avait pour ambition de diviser pour  régner.  En plus de la mauvaise gestion, l’homme est le maître d’œuvre de la corruption. C’est pourquoi la crédibilité du mouvement   est entachée  auprès  des partenaires sur le plan national et international</em>».

L’ancien  leader de la CPA, faction politico-armée dissidente de la CMA, accusé d'avoir « <em>très activement contribué à retarder la mise en œuvre de la paix et la réconciliation »</em> dans les régions de Tombouctou et Gao.

Raison pour laquelle Mohamed Ousmane Ag Mohamédoun est inscrit  sur la liste  des sanctions  du Conseil  de sécurité des Nations-Unies conformément   aux dispositions  des paragraphes 1 et2  de la résolution  N° 2374 de l’ONU.

Pour les responsables de la Coalition du peuple de l’Azawad (CPA), le comportement  de leur ancien camarade discrédite les efforts inlassables que leur organisation effectue dans le domaine du maintien de la paix, de la sécurité et la réconciliation nationale.

La liste des griefs contre l’homme au double visage n’est pas exhaustive. C’est pourquoi les responsables de la CPA ont  décidé de le radier et de mettre en place  un bureau exécutif  provisoire  avant la tenue d’un congrès. Ce bureau provisoire de 18 membres est dirigé par  Mohamed Ould  Ahmed dit Harak.

<strong>N.D</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le premier ministre Boubou Cisse  en visite à Kidal :   Cette énième tournée d’un  chef de gouvernement  permettra&#45;t&#45;elle de  faire bouger les lignes?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/le-premier-ministre-boubou-cisse-en-visite-a-kidal-cette-enieme-tournee-dun-chef-de-gouvernement-permettra-t-elle-de-faire-bouger-les-lignes-2862650.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/le-premier-ministre-boubou-cisse-en-visite-a-kidal-cette-enieme-tournee-dun-chef-de-gouvernement-permettra-t-elle-de-faire-bouger-les-lignes-2862650.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/03/Boubou-Cisse-Kidal.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 09 Mar 2020 10:08:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[&nbsp;

<strong><em>Le Premier Ministre Boubou Cissé à la tête d’une forte délégation a séjourné dans la région rebelle  de Kidal. Cette visite a été précédée du retour d’une nouvelle armée reconstituée et de certains services sociaux de base. Mais ne nous voilons pas la face, Kidal échappe toujours au contrôle de l’Etat central et si les rebelles ont accepté cette visite, c’est parce qu’ils éprouvent eux-mêmes le besoin d’avoir certains services de base dont l’absence cause des préjudices sociaux graves. Le gouvernement profitera-t-il de la situation de précarité de la majeure partie de la population pour renforcer la présence et l’autorité de l’Etat ?  Boubou Cissé a-t-il effectué cette visite comme ses prédécesseurs juste pour des images de com’ ?</em></strong>

En attendant les retombées sociopolitiques du long séjour du Premier Ministre Boubou Cissé à Kidal chacun y va de son petit commentaire. Nombreux sont ceux qui pensent que cette visite est comme celle de tous les autres Premiers ministres, à savoir des belles images pour les téléspectateurs du monde entier, mais derrière celles-ci, un flou artistique et surtout  un rejet catégorique de l’Etat central par les irrédentistes. Moussa Mara,  Soumeylou Boubèye Maiga et  Boubou Cissé sont ceux qui se sont rendus dans cette région rebelle du Mali et pourtant Kidal continue d’échapper au contrôle effectif de l’Etat central. Ont-ils eu peur de toucher du doigt l’épineuse question de l’intégration de la région dans le giron de l’Etat central ? Tout porte à croire que cette question est celle qui fache les irrédentistes touareg qui continuent de nourrir l’illusion d’avoir leur autonomie à défaut de l’indépendance totale.

La visite de Boubou Cissé pouvait être profitable à l’Etat central si les autorités avaient fait preuve d’audace et de crédibilité aux yeux de la Communauté Internationale et surtout d’intransigeance vis-à-vis des ex-rebelles. Ces derniers affaiblis et presqu’abandonnés par la France protectrice,  pourraient accepter certaines exigences de l’Etat contre nourriture, eau, bref contre certains services sociaux de base. Parmi les exigences de l’Etat, on pourrait citer le désarmement des groupes armés de la CMA ou tout au moins leur cantonnement pour permettre à la nouvelle armée reconstituée de pouvoir accomplir sa mission régalienne. Autres exigences seraient non seulement la présence effective et sans restriction des agents de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national, mais aussi  et surtout que les citoyens du nord au sud d’est en ouest puissent circuler librement sans qu’aucun ne se sente étranger sur son propre sol. Le Premier Ministre Boubou Cissé a le bon bout contrairement à ces prédécesseurs, sauf s’il tremble devant la France, la patrie protectrice des rebelles, ou bien s’il cède aux caprices de la CMA qui, certainement avait multiplié les provocations et autres actes d’intimidation, malgré la précarité du peuple qu’elle est censée défendre.

En définitive, comme les précédentes visites des PM, celle de Boubou Cissé sera jugée à l’aune des résultats tangibles enregistrés sur le terrain. Donc, pas de jubilation encore moins de triomphalisme, surtout  pour une visite qui, d’ordinaire, passe inaperçue, car faisant partie des missions régaliennes du gouvernement.

<strong>Youssouf Sissoko      </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Coalition du peuple pour l’Azawad :  Le secrétaire général Mohamed Ousmane Ag Mohamedoun radié</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/coalition-du-peuple-pour-lazawad-le-secretaire-general-mohamed-ousmane-ag-mohamedoun-radie-2862609.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/coalition-du-peuple-pour-lazawad-le-secretaire-general-mohamed-ousmane-ag-mohamedoun-radie-2862609.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2016/05/Mohamed-Ousmane-Ag-Mohamedoune.png" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 09 Mar 2020 07:56:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Les responsables de la Coalition du peuple pour l’Azawad (CPA) étaient face à la presse, le samedi 7 mars 2020, à la Maison de la presse de Bamako pour informer l’opinion de la destitution du secrétaire général de la CPA, Mohamed Ousmane Ag Mohamedoun  au sein du Mouvement armé. <em>« Le camarade en cause n'a de cesse œuvré de manière à ridiculiser et affaiblir notre mouvement malgré notre force sur le terrain </em>», a souligné le conférencier, Boubacar Hagadoumbo TOURE, secrétaire général adjoint de la CPA. Contacté par nos soins, tout juste, après la conférence de presse, Mohamed Ousmane Ag Mohamedoun précise qu’il est toujours le secrétaire général de la CPA. <em>« J’ai été investi par le congrès</em> », a-t-il dit.</strong>

Selon le conférencier, Boubacar Hagadoumbo TOURE, l’objet de la présente conférence de presse est de parler de la destitution de leur frère d'arme, Mohamed Ousmane Ag Mohamedoun, secrétaire Général du mouvement. <em>« En effet, des pourparlers d'Alger à la date d'aujourd'hui le camarade en cause n'a de cesse œuvré de manière à ridiculiser et affaiblir notre mouvement malgré notre force sur le terrain. Les multiples conseils n'ont servi en rien. Hélas! Encore une fois nous disons tout simplement que c'est dommage »</em>, a-t-il dit. Et d’ajouter en disant que « <em>Par sa faute : la confiance s'est dissipée entre les éléments du Groupe, car agissant ainsi, il pense diviser les autres pour continuer à régner; La mauvaise gestion et les malversations financières font cas d'école à la CPA ; La corruption a gangrené tout le mouvement, La crédibilité du mouvement est entachée auprès de tous les partenaires à tous les niveaux (Communauté Internationale et autorités nationales)</em> ». Selon le conférencier, cette décision a été prise dans le souci de mettre fin au discrédit que Mohamedoun jette sur leur mouvement. A ses dires, la conduite Mohamedoun laisse à désirer. «<em> Nous membres de la CPA au cours de la réunion extraordinaire tenue le 29 février 2020 à cet effet avons pris la décision dont la teneur suit: Nous, leaders politique et militaire, de la coalition du peuple pour l'Azawad (CPA) ; Considérant la gestion calamiteuse et catastrophique de notre ex Secrétaire Général ; Considérant les dispositions des paragraphes 1 et 3 de la résolution N°2374 (2017) inscrivant sur la liste des sanctions du Conseil de Sécurité des Nations unies à l'encontre de notre ex Secrétaire Général ; Considérant l'exacerbation des relations entre la communauté internationale, les mouvements amis et la CPA en raison de l'attitude et du comportement personnel peu orthodoxe de l'ex Secrétaire général ; Considérant, l'effritement de la cohésion sociale au sein du mouvement ; Décidons : La radiation de l'ex Secrétaire Général Mohamed Ousmane Ag Mohamedoun ; La mise en place d'un bureau exécutif dans l'attente de la tenue d'un congrès</em> », a déclaré le conférencier. Répondant aux questions des journalistes, le conférencier a fait savoir qu’il reproche à Mohamedoun, des tonnes de grief. <em>« Nous sommes avec l’Etat dans la mise en œuvre de l’accord. Le peu qu’on a obtenu, si on prend les bataillons MOC (Mécanisme opérationnel de coordination), il a ethnicisé. Nous ne travaillons pas pour une ethnie, on évite la guerre civile, nous ne sommes pas xénophobe. Le peu qu’on eu dans les bataillons MOC, il en a vendu</em> », a-t-il conclu. Contacté par « Le Républicain », tout juste, après la conférence de presse, Mohamed Ousmane Ag Mohamedoun précise qu’il est toujours le secrétaire général de la CPA. « <em>J’ai été investi par le congrès</em> », a-t-il dit. Selon lui, cette conférence de presse est un non événement pour lui. <em>« Le CPA est un Mouvement important qui se bat au coté de la République du Mali. Le processus de paix est assez sérieux, on n’est pas dans la comédie »</em>, a déclaré Mohamed Ousmane Ag Mohamedoun.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>

<strong>Les responsables de la Coalition du peuple pour l’Azawad (CPA) étaient face à la presse, le samedi 7 mars 2020, à la Maison de la presse de Bamako pour informer l’opinion de la destitution du secrétaire général de la CPA, Mohamed Ousmane Ag Mohamedoun  au sein du Mouvement armé. <em>« Le camarade en cause n'a de cesse œuvré de manière à ridiculiser et affaiblir notre mouvement malgré notre force sur le terrain </em>», a souligné le conférencier, Boubacar Hagadoumbo TOURE, secrétaire général adjoint de la CPA. Contacté par nos soins, tout juste, après la conférence de presse, Mohamed Ousmane Ag Mohamedoun précise qu’il est toujours le secrétaire général de la CPA. <em>« J’ai été investi par le congrès</em> », a-t-il dit.</strong>

Selon le conférencier, Boubacar Hagadoumbo TOURE, l’objet de la présente conférence de presse est de parler de la destitution de leur frère d'arme, Mohamed Ousmane Ag Mohamedoun, secrétaire Général du mouvement. <em>« En effet, des pourparlers d'Alger à la date d'aujourd'hui le camarade en cause n'a de cesse œuvré de manière à ridiculiser et affaiblir notre mouvement malgré notre force sur le terrain. Les multiples conseils n'ont servi en rien. Hélas! Encore une fois nous disons tout simplement que c'est dommage »</em>, a-t-il dit. Et d’ajouter en disant que « <em>Par sa faute : la confiance s'est dissipée entre les éléments du Groupe, car agissant ainsi, il pense diviser les autres pour continuer à régner; La mauvaise gestion et les malversations financières font cas d'école à la CPA ; La corruption a gangrené tout le mouvement, La crédibilité du mouvement est entachée auprès de tous les partenaires à tous les niveaux (Communauté Internationale et autorités nationales)</em> ». Selon le conférencier, cette décision a été prise dans le souci de mettre fin au discrédit que Mohamedoun jette sur leur mouvement. A ses dires, la conduite Mohamedoun laisse à désirer. «<em> Nous membres de la CPA au cours de la réunion extraordinaire tenue le 29 février 2020 à cet effet avons pris la décision dont la teneur suit: Nous, leaders politique et militaire, de la coalition du peuple pour l'Azawad (CPA) ; Considérant la gestion calamiteuse et catastrophique de notre ex Secrétaire Général ; Considérant les dispositions des paragraphes 1 et 3 de la résolution N°2374 (2017) inscrivant sur la liste des sanctions du Conseil de Sécurité des Nations unies à l'encontre de notre ex Secrétaire Général ; Considérant l'exacerbation des relations entre la communauté internationale, les mouvements amis et la CPA en raison de l'attitude et du comportement personnel peu orthodoxe de l'ex Secrétaire général ; Considérant, l'effritement de la cohésion sociale au sein du mouvement ; Décidons : La radiation de l'ex Secrétaire Général Mohamed Ousmane Ag Mohamedoun ; La mise en place d'un bureau exécutif dans l'attente de la tenue d'un congrès</em> », a déclaré le conférencier. Répondant aux questions des journalistes, le conférencier a fait savoir qu’il reproche à Mohamedoun, des tonnes de grief. <em>« Nous sommes avec l’Etat dans la mise en œuvre de l’accord. Le peu qu’on a obtenu, si on prend les bataillons MOC (Mécanisme opérationnel de coordination), il a ethnicisé. Nous ne travaillons pas pour une ethnie, on évite la guerre civile, nous ne sommes pas xénophobe. Le peu qu’on eu dans les bataillons MOC, il en a vendu</em> », a-t-il conclu. Contacté par « Le Républicain », tout juste, après la conférence de presse, Mohamed Ousmane Ag Mohamedoun précise qu’il est toujours le secrétaire général de la CPA. « <em>J’ai été investi par le congrès</em> », a-t-il dit. Selon lui, cette conférence de presse est un non événement pour lui. <em>« Le CPA est un Mouvement important qui se bat au coté de la République du Mali. Le processus de paix est assez sérieux, on n’est pas dans la comédie »</em>, a déclaré Mohamed Ousmane Ag Mohamedoun.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Au nord du Mali, le Premier ministre promet le retour des services publics</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/au-nord-du-mali-le-premier-ministre-promet-le-retour-des-services-publics-2862500.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/au-nord-du-mali-le-premier-ministre-promet-le-retour-des-services-publics-2862500.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/03/boubou-kidalll.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 07 Mar 2020 09:45:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="t-content__chapo"><strong>Le Premier ministre malien Boubou Cissé termine son tour dans le nord du pays samedi 7 mars par la localité de Ménaka, après avoir achevé son étape à Kidal, Tessalit et Aguelhok. Se félicitant du retour du bataillon de l’armée malienne reconstituée sur place, il s’est fixé une priorité : le retour de l’administration et des services sociaux de base où les administrés manquent de l’essentiel.</strong></p>

<div class="t-content__body u-clearfix">
<div class="m-interstitial">
<div class="m-interstitial__ad" data-readmore-target="">
<div class="m-block-ad " data-tms-ad-type="box" data-tms-ad-status="resized" data-tms-ad-pos="1" data-tms-ad-provider="dfp" data-tms-ad-owner="fmm">

Depuis une dizaine de jours la ville de Kidal est plongée dans le noir. Les groupes électrogènes qui alimentent la cité en électricité sont en panne : pas de courant. Et véritable casse-tête pour avoir de l’eau, ainsi que pour se soigner.

<a href="http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200306-mali-%C3%A0-kidal-le-premier-ministre-rencontre-les-forces-arm%C3%A9es-reconstitu%C3%A9es" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><strong>En visite sur place, le Premier ministre malien</strong></a> ne le cache pas. Son ambition est de faciliter le retour de l’administration pour faire face aux besoins des populations. Il a visité des bâtiments de cette administration repeints, rencontré de nouveaux préfets et sous-préfets, un geste plutôt apprécié par les Kidalois. « <em>C’est important parce que ça marque quand même une vraie réaction du gouvernement malien dans la volonté d’aller vers peut-être une évolution des choses</em> », opine un jeune.

Pour un retour efficace et durable de l’administration, il faut un renforcement de la sécurité. Boubou Cissé a salué la présence sur place à Kidal <a href="http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200217-kidal-bataillon-arm%C3%A9e-malienne-reconstituee" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><strong>depuis mi-février d’un bataillon des forces armées maliennes reconstituées</strong></a>. D’autres sont attendus.
<div id="tms-ad-inread-7858338796655169" class="tms-ad" data-tms-ad-type="inread" data-tms-ad-provider="invibes" data-tms-ad-status="loaded">
<div id="divVideoStepAdBottom" class="divVideoStep"></div>
</div>
<a href="http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200304-mali-le-premier-ministre-boubou-ciss%C3%A9-en-visite-%C3%A0-kidal" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><strong>Le chef du gouvernement</strong></a> s’est entretenu avec <a href="http://www.rfi.fr/fr/afrique/20190925-mali-cma-coordination-mouvements-azawad-participation-suspension-dialogue" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><strong>les ex-rebelles qui contrôlent toujours Kidal</strong></a>. Le processus de désarmement a été évoqué, car il ne s’agit pas de désarmer les ex-combattants pour les affaiblir, mais engager un processus pour que les hommes en uniforme travaillent main dans la main au sein de la même armée.

<strong>Pendant les deux nuits passées à Kidal, ce sont les ex-rebelles de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) qui ont préparé la visite et la sécurité de la trentaine d'officiels maliens qui accompagnaient le chef de gouvernement. Pour le comité directeur de la CMA, </strong><strong>et le Haut conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA), cette visite était un véritable défi, mais s’est « <em>vraiment bien passée</em> »</strong>.
<div class="m-em-audio m-em-audio--in-article">
<p class="m-em-quote__body">La visite vient de se terminer, nous pouvons dire que c’est un "ouf" de soulagement à tenir une délégation de cette taille pendant trois jours à Kidal. Ça s’est bien passé, vraiment. Et c’est un pas important dans la mise en œuvre de l’accord. C’est un peu le retour de la confiance entre les populations et le gouvernement central de Bamako. Beaucoup de promesses ont été faites. Si ces promesses sont réalisées, ce sera vraiment une bonne chose pour la région de Kidal. C’est vraiment une visite symbolique, je ne pense pas que cela change grand-chose à Kidal. C’est un premier pas et nous espérons que d’autres pas similaires ou plus concrets vont suivre cette visite. C’est vraiment peut-être la fin de la stigmatisation de Kidal, et nous l’espérons.</p>

<div class="a-audio-player-button" data-root-audio-player-button="" data-short-lived-vue-app="" data-audio-player-handled="true"></div>
<div class="m-em-audio__show-infos">
<p class="m-em-audio__show-infos__metadata">Pour un membre du comité directeur de la CMA, la visite du Premier ministre Cissé était un véritable défi, mais s’est «vraiment bien passée».</p>

</div>
</div>
<strong>Une visite certes symbolique, mais va-t-elle changer la donne au Nord-Mali</strong> <strong>? Pour Baba Dakono, chercheur à l'Institut d'études de sécurité (ISS), tout dépendra des réponses concrètes qui seront apportées aux besoins des populations, exprimés depuis des années.</strong>
<div class="m-em-audio m-em-audio--in-article">
<p class="m-em-quote__body">C’est important cette visite épisodique des autorités maliennes, mais au-delà de ça, le renouveau de la gouvernance qui doit faire en sorte que l’action publique puisse répondre aux besoins des communautés : c’est ce qui déterminera l’avenir de la stabilité dans cette partie du pays. Avant 2012, il y avait une présence symbolique de l’État et une présence qui s’est manifesté, que ce soit à Kidal ou dans les autres régions du pays, par la présence de bâtiments symboliques, la présence d’administrateurs qui, très souvent, se plaignent des moyens réduits qui ne leur permettaient pas de faire face aux missions qui étaient attendues d’eux. Donc, si c’est ce type d’administration et de retour qui est effectué, pas sûr qu’on puisse s’attendre à un changement ou à un renversement de la perception sur l’action de l’État. Mais véritablement, on doit faire en sorte que la présence ne soit pas que symbolique et qu’elle ne se manifeste pas que par la présence des administrateurs, mais des administrateurs qui répondent aux besoins des communautés.</p>

<div class="a-audio-player-button" data-root-audio-player-button="" data-short-lived-vue-app="" data-audio-player-handled="true"><strong>SOurce: <a href="http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200307-mali-nord-kidal-visite-premier-ministre-boubou-cisse-retour-administration-services" target="_blank" rel="noopener noreferrer">rfi.fr</a></strong></div>
<div class="m-em-audio__show-infos"></div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>38ème session du comité de suivi de l’accord (CSA) : Les parties prenantes invitées à parachever le déploiement effectif des unités de l&amp;apos;Armée reconstituée</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/38eme-session-du-comite-de-suivi-de-laccord-csa-les-parties-prenantes-invitees-a-parachever-le-deploiement-effectif-des-unites-de-larmee-reconstituee-2862378.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/38eme-session-du-comite-de-suivi-de-laccord-csa-les-parties-prenantes-invitees-a-parachever-le-deploiement-effectif-des-unites-de-larmee-reconstituee-2862378.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/11/CSA.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 07 Mar 2020 01:01:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans le cadre de la mise en œuvre des dispositions du chapitre 19, en ses articles 57 à 62 de l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d'Alger et de son règlement intérieur, le Comité de Suivi de l'Accord (Csa) a tenu, le jeudi 27 février dernier, sa 38ème session ordinaire à Bamako. Les travaux étaient présidés par le président du Csa, l'Ambassadeur d'Algérie au Mali, en présence de l'Ambassadeur du Royaume de Norvège et la Représentante spéciale de la Norvège pour le Sahel.</em></strong>

Il convient de préciser que cette session a réuni les parties signataires et la Médiation internationale après la tenue des réunions des quatre sous-comités thématiques. Ainsi, les participants se sont félicités de la reprise des travaux réguliers du Csa. Au cours des travaux, les participants ont examiné les suites données aux conclusions de la 4e réunion de haut niveau du Csa en relation avec la mise en œuvre de l'Accord, notamment la mise en œuvre des recommandations du Dialogue national inclusif, précisément le déploiement des premières unités de l'armée reconstituée, le lancement du Fonds de développement durable, l'inclusion des femmes dans le processus de mise en œuvre et les mécanismes de l'Accord y compris le Csa, ainsi que le renforcement de la cohésion et de la coordination inter-maliennes de la mise en œuvre de l'Accord.

A la lumière de la présentation du Ministre de la Cohésion sociale, de la paix et de la réconciliation nationale sur l'ensemble de ces questions et le débat qui s'en est suivi, les participants ont pris note du lancement du processus électoral pour le renouvellement des membres de l'Assemblée nationale.

Aussi, ils ont noté la poursuite par les parties signataires des consultations engagées sous l'égide du Ministre de l'Administration territoriale et de la décentralisation, à la lumière des observations émises par la Cma sur le processus électoral, en vue d'assurer un bon déroulement des opérations électorales. Ils ont émis l'espoir que la réunion de concertation inter-malienne annoncée pour le 7 mars 2020 dans ce cadre aboutisse à des résultats constructifs.

Notons que les participants ont salué l'engagement du gouvernement à parachever le processus d'adoption des textes relatifs à la police territoriale. Et se félicitent du bon déroulement du déploiement des premières unités de l'Armée reconstituée à Kidal. A ce titre, ils exhortent les parties prenantes à parachever, avant la 39ème session du Csa, le déploiement effectif de ces unités dans l'ensemble des régions concernées, conformément au chronogramme adopté par la Cts, à savoir le 10 mars à Kidal et le 17 mars pour Tombouctou, Gao et Ménaka, et dans le strict respect des principes convenus en la matière.

La session encourage les parties maliennes à convenir du lancement opérationnel de la phase suivante du Ddr à la lumière du Plan stratégique 2019-2023 du Ddr examiné au cours de l'atelier tenu par la Cnddr le 6 février 2020 à Ségou. Aussi, ils se félicitent des avancées enregistrées dans l'opérationnalisation du Fonds de développement durable (Fdd), notamment la validation de son manuel de procédures administratives, juridiques et financières à l'occasion de la première réunion du Comité de pilotage tenue le 6 février sous l'égide du Premier ministre.

Ils ont également noté des mesures annoncées par le gouvernement pour assurer la participation inclusive aux structures du Fonds. Avant de rappeler la nécessité d'alimenter substantiellement le Fonds dans les meilleurs délais, de manière à contribuer effectivement à l'accompagnement du retour des services sociaux de base dans les régions concernées.

Au cours des travaux, les participants ont réitéré, avec insistance, la recommandation formulée par la 4e réunion de haut niveau pour la tenue d'une rencontre d'urgence, avec l'accompagnement de la Médiation internationale au besoin, pour renforcer le cadre de concertation inter-malien à l'effet de le rendre plus efficace, plus réactif, plus consensuel et plus décisionnel.

Il a été convenu de mettre en place un groupe de contact chargé de soumettre à la prochaine session du Csa des propositions de solutions consensuelles aux problèmes récurrents liés à la représentativité et l'inclusivité au sein des mécanismes de l'Accord.

Compte tenu de la disponibilité des moyens, il a été décidé de désigner au sein du Csa au minimum deux représentantes auprès de chacune des trois parties signataires, sur proposition de celles-ci afin de permettre aux femmes d'apporter pleinement leur contribution à l'accélération de la mise en œuvre de l'Accord pendant et entre les sessions du Csa.

La session a invité le Csa à continuer d'explorer d'autres formes pour l'inclusion des femmes et d'autres segments de la société civile dans le processus de paix, notamment à la lumière des conclusions de l'Atelier national de réflexion sur la participation des femmes à la mise en œuvre de l'Accord organisé, le 22 et 23 janvier dernier, par le Gouvernement malien, avec l'appui de l'Onu-Femme et de la Minusma ainsi que du projet de mise en place d'un Observatoire d'appui à la mise en œuvre de l'Accord. Ils saluent, dans le même contexte, l'annonce de la contribution de la Norvège à hauteur de 300 millions de Fcfa en appui à la participation de la femme dans le processus de paix.

L'Observateur Indépendant a été remercié pour la qualité des analyses et des recommandations contenues dans son sixième rapport périodique qui a couvert toute l'année 2019. Par conséquent, ils ont appelé l'attention des parties sur l'importance à accorder aux recommandations de ce rapport en particulier celle relative au volet Réconciliation, Justice et Affaires humanitaires. Et de convenir que la Médiation consacre prochainement une séance de travail à la réflexion sur la meilleure manière de traiter les recommandations de l'Observateur Indépendant afin qu'elles soient effectivement plus utiles au processus de mise en œuvre de l'Accord.                                                                            <strong>Boubacar PAÏTAO</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Premier ministre dans la Région de Kidal : Paix, réconciliation et développement</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/le-premier-ministre-dans-la-region-de-kidal-paix-reconciliation-et-developpement-2862319.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/le-premier-ministre-dans-la-region-de-kidal-paix-reconciliation-et-developpement-2862319.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/03/Boubou-PM-Accueil-a-Tessalit.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 06 Mar 2020 09:50:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div class="article-content clearfix">

<strong>À Tessalit comme dans la capitale de la 8è région, le chef du gouvernement a visité des infrastructures et rencontré la société civile et les forces armées reconstituées</strong>

Le Premier ministre, accompagné d’une forte délégation, a entamé mercredi une visite de trois jours dans la Région de Kidal. Une visite importante qui marque sans doute un tournant décisif dans le processus de paix et de réconciliation.
La première étape de ce périple du chef du gouvernement a été Tessalit, où l’hôte du jour a été accueilli à sa descente d’avion par le gouverneur de la Région, Sidi Mohamed Ichrach. Dr Boubou Cissé et sa délégation se sont aussitôt dirigés vers l’école Ahmed Ag Assalat, où ils ont visité des classes en plein cours. Cette école est emblématique à Tessalit pour avoir formé tous les cadres de la localité. Ensuite, cap sur le quartier d’Ahambubar où le Premier ministre découvrira les bâtiments administratifs de la ville en plein chantier de rénovation grâce au Programme d’urgence pour la relance du développement des régions du Nord (PURD/RN).
La visite de Tessalit a surtout été marquée par la rencontre avec les forces vives du cercle. Leaders communautaires, notabilités, associations de femmes et de jeunes ont félicité le chef du gouvernement pour cette visite mémorable et surtout réaffirmé leur attachement à la République et aux valeurs républicaines. Ils ont surtout invité Dr Boubou Cissé à s’impliquer activement pour une mise en œuvre adéquate de l’Accord pour paix et la réconciliation issus du processus d’Alger.
<div id="attachment_141809" class="wp-caption alignleft">

<img class="size-medium wp-image-141809" src="https://lessor.site/file/Les-soldats-en-service-a%CC%80-Tessalit-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" aria-describedby="caption-attachment-141809" />
<p id="caption-attachment-141809" class="wp-caption-text"><em>Les soldats en service à Tessalit</em></p>

</div>
Après avoir remercié la population au nom du président de la République, le Premier ministre a réaffirmé la ferme volonté du gouvernement de poursuivre, de façon diligente, le processus de paix, afin d’engager les chantiers de développement. Avant de quitter la ville au cœur des oasis, le chef de l’administration malienne a pris un repas de corps avec nos forces armées et leurs collègues de la Minusma. Au cours de ce moment de partage et de grande convivialité, les FAMa de Tessalit ont réaffirmé leur engagement à défendre la patrie.
<div id="attachment_141810" class="wp-caption alignright">

<img class="size-medium wp-image-141810" src="https://lessor.site/file/PMVisite-chez-l%E2%80%99Amenokal-Mohamed-Ag-Intallah-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" aria-describedby="caption-attachment-141810" />
<p id="caption-attachment-141810" class="wp-caption-text">Visite chez l’Amenokal Mohamed Ag Intallah</p>

</div>
Hier, le Premier ministre et sa délégation étaient à Kidal. Il a été accueilli à sa descente d’avion par le gouverneur de la Région en présence du président de l’Autorité intérimaire, du maire, des responsables administratifs et des notabilités, ainsi que les responsables des groupes armés. Aussitôt après l’accueil protocolaire, le chef du gouvernement a rendu une visite de courtoisie aux notabilités réunies chez l’Amenokal Mohamed Ag Intallah. Celui-ci a tenu a réaffirmé son attachement à la République et son engagement sans faille au processus de paix et de réconciliation.
Les responsables de l’Autorité intérimaire ont rappelé les préoccupations des Kidalois : l’accès à
<div id="attachment_141811" class="wp-caption alignleft">

<img class="size-medium wp-image-141811" src="https://lessor.site/file/PM-Avec-le-chef-du-MNLA-Bilal-Ag-Cheri-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" aria-describedby="caption-attachment-141811" />
<p id="caption-attachment-141811" class="wp-caption-text">Avec le chef du MNLA Bilal Ag Cheri</p>

</div>
l’eau potable, à l’électricité, aux soins de santé, à l’éducation, le retour définitif des services de l’administration.
En réponse, le Premier ministre a rappelé l’impératif de paix pour la Région de Kidal, gage de tout développement. Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement à accélérer le processus de normalisation et invité les membres de l’Autorité intérimaire à s’impliquer activement pour l’attente des objectifs.
Le Premier ministre a ensuite visité la direction régionale de la santé de Kidal, où il a remis au personnel un important lot de médicaments et une ambulance équipée. La délégation a aussi apprécié le travail des artisans locaux et visité les trois radiers de Kidal, la Maison de la société civile, la station EDM, le lycée Attaher AG Illy, le Centre de santé de référence, le site de la future piste d’atterrissage de Kidal.
Dans l’après-midi, le Premier ministre et la représentante de la BAD au Mali, Mme N’Garnim-Ganga Hélène, ont procédé à la signature d’une convention de financement portant sur 32 milliards de Fcfa.
Ce fonds est destiné à la construction de la route Bourem-Kidal dont le coût global se chiffre à 87 milliards de Fcfa. Le reste du financement 0est apporté par l’Union éuropéenne et l’état malien.
Le Premier ministre qui poursuit sa tournée en 8è région, se rend aujourd’hui à Aguel’hoc.

<strong>Correspondance particulière</strong>

</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kidal : L’Etat prépare activement la visite du Premier ministre</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-letat-prepare-activement-la-visite-du-premier-ministre-2860654.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-letat-prepare-activement-la-visite-du-premier-ministre-2860654.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/02/kidal-Mali-Nord.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 24 Feb 2020 13:13:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Partira à Kidal, partira pas ? C’est l’interrogation qui taraude les esprits de nos compatriotes sur la visite de Dr Boubou Cissé dans la capitale de l’Adrar des Ifoghas en début mars prochain. Selon certaines indiscrétions, la Primature prépare activement le séjour du chef du gouvernement du Mali. </em></strong>

Moins de deux semaines après l’entrée de l’armée malienne reconstituée à Kidal, ce sera le tour du Chef du gouvernement de poser ses valises à Kidal. La Primature ou du moins l’Etat du Mali ne ménage aucun effort afin que cette visite tant annoncée soit une réalité et qu’elle se passe dans les conditions les meilleures. Pour les observateurs, fouler aujourd’hui  la terre de Kidal sans une préparation en amont est synonyme d’échec surtout quant on sait que les ennemis de la paix ne vont pas rester les bras croisés et voir le Premier ministre rentré et ressortir sans faire de mouvements.

La visite de M. Cissé  traduit le climat de réconciliation engagé par les maliens qui prévaut depuis la tenue du Dialogue national inclusif et rentre également dans le cadre de l’application de l’Accord de paix issu du processus d’Alger.

A cette occasion, les FaMas reconstituées ne vont pas chômer. Ils seront en première ligne dans la sécurisation de la ville. Des Casques bleus de l`Opération des Nations unies au Mali, des soldats français de l`Opération Barkhane seront également mobilisables aux alentours en second rideau.

Pour cette visite tant attendue, le PM aura un calendrier chargé. Le programme le conduira dans le camp de l’armée reconstituée. Ensuite, il aura un entretien avec les chefs des mouvements armés signataires de l’Accord d’Alger. L’un des temps fort de la visite sera sa rencontre avec les populations de Kidal au cours duquel il  procédera au lancement de plusieurs projets de développement en faveur de la population.

Depuis le 17 mai 2014 soit plus de 5 ans, aucun premier ministre malien n’a mis pied à Kidal. La dernière visite en date était celle de Moussa Mara qui a été émaillée par des morts des administrateurs civils.

<strong> (Correspondance particulière)</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ménaka : Pour un renouvellement des instances du mouvement</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/menaka-pour-un-renouvellement-des-instances-du-mouvement-2860083.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/menaka-pour-un-renouvellement-des-instances-du-mouvement-2860083.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/02/MSA-Menaka.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 20 Feb 2020 01:47:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les dates et le lieu retenus pour le deuxième congrès ordinaire du Mouvement pour le Salut de l’Azawad (MSA) de Moussa Ag Acharatoumane sont désormais connus. En effet, ces assises auront lieu du 14 au 15 mars prochain, à Ménaka, fief de ce mouvement. Des milliers de participants dont des personnalités ont confirmé leur présence à cet événement.</em></strong>

<em><strong> -Maliweb.net-</strong></em> Ils seront en provenance de toutes les régions du pays et de la diaspora. Selon les initiateurs, ces assises seront les plus inclusives possibles dans la mesure où tous les mouvements signataires ou adhérents à l’accord y seront invités. Il est aussi attendu à ce congrès des représentants de l’administration et même les partenaires du Mali.

Parmi les points inscrits à l’ordre du jour de ce congrès figurent entre autres, le Renouvellement des instances du mouvement ; la nouvelle orientation politique historique ainsi que les perspectives.

Créé en septembre 2016, le Mouvement pour le Salut de l’Azawad (MSA) s’est imposé comme l’un des principaux acteurs du processus de paix. S’inscrivant résolument dans un Mali uni et indivisible, ce mouvement est le tout premier à engager une lutte implacable contre l’Etat Islamique au Grand Sahara (EIGS) dans la zone frontalière entre le Mali et le Niger. Il  a perdu de nombreux hommes. Ce n’est qu’après qu’il sera rejoint par d’autres combattants essentiellement du GATIA avec qui il a formé une coalition qui a remporté plusieurs succès militaires contre les éléments de l’EIGS. L’armée française à travers l’opération Barkhane ne s’est intéressée à cette situation que lorsque la menace a développé ses tentacules ailleurs.

Aujourd’hui, grâce à cette lutte menée par le MSA et ses alliés, la région de Ménaka est l’une des plus sécurisées de la zone. En témoigne le retour de l’administration représentée par le chef de l’exécutif local Daouda Maïga et d’autres chefs de services décentralisés de l’Etat. Dans de nombreuses localités de la région, les écoles ont rouvert. Il en est de même pour les centres de santé.

De nos jours, même si insécurité existe, c’est surtout celle qui frappe toutes les grandes villes ou les centres urbains. Une situation qui relève plus des services de police et de la gendarmerie qui sont déjà établis dans la ville de Ménaka.

Quant à la menace djihadiste, elle a été circonscrite et réduite à son plus bas niveau. Craignant de s’en prendre aux combattants du MSA et ses alliés, les éléments de l’EIGS s’attaquent plutôt aux civils en tentant de provoquer des conflits intercommunautaires. Pour prévenir cette situation, le MSA dont le Secrétaire général est aussi un leader communautaire a organisé plusieurs rencontres pour permettre aux notabilités, chefs coutumiers et traditionnels, les leaders religieux à se parler et à s’entendre pour renforcer la cohésion sociale et le vivre ensemble.

Ce congrès du MSA marquera certainement un tournant décisif pour ce mouvement dont l’engagement pour la paix et la réconciliation ne souffre d’aucune ambigüité. Signalons enfin que ce congrès aura lieu en pleine campagne électorale pour les  législatives du 29 mars prochain.

<strong>Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kidal : le PM Boubou Cissé attendu ce 2 mars</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-le-pm-boubou-cisse-attendu-ce-2-mars-2860063.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-le-pm-boubou-cisse-attendu-ce-2-mars-2860063.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/07/IBK-a-kidal-4.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 20 Feb 2020 01:20:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv1427008195msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><i><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';background: white">Le Premier ministre, Dr. Boubou Cissé, nous l’écrivions dans une de nos précédentes parutions, malgré des circonstances souvent très difficiles, et pas évidentes, imprime, petit à petit, sa marque à la gestion de l’Etat. Il redéploye, ne serait-ce que de manière timide, l’administration sur le territoire et est parvenu, avec le président de la République et d’autres acteurs, à installer les FAMa à Kidal.</span></i></b></p>
<p class="yiv1427008195msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';background: white"> </span></b></p>
<p class="yiv1427008195msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';background: white">Annoncé une première fois avant d’être reporté sine die, la visite du Premier ministre à Kidal aura, finalement, lieu en début mars. Il s’y rendra dans la foulée du retour de l’armée reconstituée et pour la mise en place effective de l’administration dans la capitale de l’Adrar des Ifoghas. </span></p>
<p class="yiv1427008195msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';background: white"> </span></p>
<p class="yiv1427008195msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';background: white">Lors de ce séjour, le Premier ministre Dr. Boubou Cissé, qui sera accompagné de plusieurs ministres et autres responsables, d’élus du Nord, de responsables de la Minusma et d’autres diplomates, échangera avec les populations de Kidal, les cadres présents dans la ville et certains responsables des mouvements signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. </span></p>
<p class="yiv1427008195msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';background: white"> </span></p>
<p class="yiv1427008195msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';background: white">Il fera le point du retour de l’Administration, procédera au lancement de certains projets, visitera le bataillon de l’armée nationale reconstituée et fera le point de la mise en œuvre de l’Accord en termes de mise en place d’infrastructures et d’institutions sur place.</span></p>
<p class="yiv1427008195msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';background: white"> </span></p>
<p class="yiv1427008195msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';background: white">Ce déplacement de Dr. Boubou Cissé est, faut-il le rappeler, attendu impatiemment par les populations de la capitale de l’Adrar des Ifoghas et l’ensemble des Maliens, qui n’ont pas un excellent souvenir de certaines antérieures visites primatoriales. La plus mouvementée ayant été celle de Moussa Mara. Elle a coûté, faut-il le rappeler, la vie à plusieurs cadres, soldats et officiers maliens.</span></p>
<p class="yiv1427008195msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';background: white"> </span></b></p>
<p class="yiv1427008195msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';background: white">Moussa Touré</span></b></p>
<p class="yiv1427008195msonospacing" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';background: white"> </span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Réconciliation et sécurité intérieure : sept ans après, les FAMa à Kidal</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/reconciliation-et-securite-interieure-sept-ans-apres-les-fama-a-kidal-2859907.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/reconciliation-et-securite-interieure-sept-ans-apres-les-fama-a-kidal-2859907.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/02/Kidal.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 18 Feb 2020 12:25:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Enquêteur</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Parti de Gao lundi 10 février 2020, c’est aux environs de 15 heures qu’un bataillon de l’armée dite reconstituée  fait son entrée dans la capitale de la 8è région administrative de notre pays, Kidal. En tout 400 militaires composés des éléments de l’armée régulière, de la coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) et de la plateforme. Escortés par la MINUSMA, ils ont été accueillis à l’entrée de la ville  par le gouverneur de la région de Kidal, Sidi Mohamed Ag Ichrach et son staff, direction le camp général Abdoulaye Soumaré. Ce retour de l’armée est-il une ultime étape vers la paix définitive entre la CMA et le gouvernement central ? La question mérite bel et bien d’être posée. Dans les rues de la capitale, les populations se posent la question « est ce que notre armée est en sécurité dans une ville qui a été  longtemps sous le contrôle de la CMA ? » Sachant bien qu’en 2014, lors d’une visite gouvernementale, notre armée avait été chassée de cette localité malienne faisant beaucoup de victimes dans les rangs des FAMa dont le colonel Fayçal compagnon inséparable du général Gamou. Une visite qui avait fait trop de polémique dans notre pays. Certains l’ont qualifié de normale et d’autres d’anormale, parce que la logique et la vérité est que, à ce jour les troupes étaient présentes à Kidal. Le Premier ministre d’alors, Moussa Mara se voyait dans une légitimité parfaite de se déplacer sur toute l’entendue du territoire malien,  y compris Kidal. Il avait été accueilli en héros national à son retour à Bamako. Ce retour de l’armée est différent, c’est après plusieurs réunion et rencontre qu’il a eu lieu, c’est-à-dire en application de l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, pour ne pas dire que ce retour a été négocié. C’est une manière de préparer le redéploiement de l’administration disait le chef d’état-major des armées, le général de division Abdoulaye Coulibaly.  Au centre du pays et dans certaines localités des régions de Ségou et Koulikoro, l’administration scolaire et le corps enseignant sont absents à cause de l’insécurité grandissante. Encore le vendredi dernier, le village d’Ogossagou vient une fois encore d’être la cible d’une attaque faisant de nombreuses victimes civiles et même des troupeaux ont été brulés vifs. L’administration n’existe pas dans certaines régions du Nord depuis 2012, l’accord pour la paix et la réconciliation prend en compte seulement le Nord. La situation au centre du pays est de nos jours plus critique que celle du nord. C’est maintenant que les analyses de l’exécutif déduisent la nécessité de l’ouverture d’un dialogue avec les chefs djihadistes, Iyad Ag Ghali et Amadou Koufa. Croyant que la solution du centre se situe dans ces pourparlers. Il y a de cela quelques années, l’ancien président de l’Assemblée nationale, Mr Aly Nouhoum Diallo avait évoqué ce point ; il a été aussitôt qualifié de complice par certains mauvais analystes. Aujourd’hui l’histoire vient de lui donner raison. C’est pour cela qu’en marge du sommet de l’UA, le président de la République Ibrahim Boubacar Keïta, lors d’une interview avec les medias français, avait proposé l’ouverture d’un dialogue avec les deux chefs djihadistes. Souhaitant que cela soit la bonne voie empruntée.

<strong>Alou Badra DOUMBIA           </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>À Kidal, l&amp;apos;armée malienne reconstituée a pris ses quartiers</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/a-kidal-larmee-malienne-reconstituee-a-pris-ses-quartiers-2859670.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/a-kidal-larmee-malienne-reconstituee-a-pris-ses-quartiers-2859670.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/02/kidal-Mali-Nord.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 17 Feb 2020 09:10:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="t-content__chapo"><strong>L'armée malienne reconstituée, arrivée jeudi dernier à Kidal, a passé son premier week-end dans cette localité aux mains des ex-rebelles. Elle est dans le camp militaire qu'elle occupait traditionnellement avant la crise. Composée de militaires et d'ex-combattants, le contingent est en période de rodage.</strong></p>

<div class="t-content__body u-clearfix">
<div class="m-interstitial">
<div class="m-interstitial__ad" data-readmore-target="">
<div class="m-block-ad " data-tms-ad-type="box" data-tms-ad-status="resized" data-tms-ad-pos="1" data-tms-ad-provider="dfp" data-tms-ad-owner="fmm">
<div class="t-content__body u-clearfix">

À Kidal, <strong><a href="http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200213-mali-arriv%C3%A9e-kidal-fama-reconstitu%C3%A9es" target="_blank" rel="noopener noreferrer">le bataillon de l'armée malienne reconstituée</a></strong> s'habitue à son nouvel environnement. Le camp qu'il occupe a été refait, la sécurité a été renforcée essentiellement grâce à la mission de l’ONU. Les soldats maliens ont pris leur quartier. Le capitaine Mamadou Keïta qui dirige les troupes a désormais un petit bureau. Des visites de bienvenue, celle par exemple du député Hamada Ag Bibi.

« <em>Vous êtes chez vous ici, en territoire malien</em> » a notamment déclaré l'ex-rebelle. Quelques dizaines de personnes ont manifesté pacifiquement devant le camp de l’armée. On avait compris qu’ils étaient contre l’arrivée de l’armée. Mais très rapidement un responsable de l’ex-rébellion a déclaré que c’était une manifestation de soutien, avec des doléances.
<div id="divVideoStepAdBottom" class="divVideoStep"></div>
L’armée de retour ? Quand sera-t-elle sur le terrain dans les rues de Kidal, dans la région de Kidal pour des patrouilles ? Nos interlocuteurs sont formels : il faut attendre l’arrivée du matériel militaire adéquat. Combien de temps faut-il attendre ?  Quelques semaines répondent les mêmes sources. En attendant, dans le camp, certains sont pressés de voir flotter le drapeau malien.
<div id="tms-ad-inread-21860728452881228" class="tms-ad" data-tms-ad-type="inread" data-tms-ad-provider="vuble" data-tms-ad-status="started">
<div class="vuble"><strong>Source: <a class="m-from-author__name" title="RFI" href="http://www.rfi.fr/fr/rfi-0">RFI</a></strong></div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les FAMa à Kidal après plus de sept  ans :  Un grand pas dans le processus de paix  au Mali !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/les-fama-a-kidal-apres-plus-de-sept-ans-un-grand-pas-dans-le-processus-de-paix-au-mali-2859637.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/les-fama-a-kidal-apres-plus-de-sept-ans-un-grand-pas-dans-le-processus-de-paix-au-mali-2859637.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/09/KIDALarticle-jpg.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 17 Feb 2020 06:57:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><b>Après plus de sept ans  d’absence dans la 8</b><sup style="font-weight: bold">eme </sup><b>région administrative l’armée malienne est rentrée à Kidal. Ce retour constaté de tous depuis jeudi de l’armée reconstituée, composée d’au moins 300 soldats escortés par les Casques Bleus de l’ONU à Kidal est un  grand pas allègrement franchi dans la résolution de la crise sécuritaire que vit notre pays depuis 2012.</b></em>

Cela faisait huit ans depuis 2012 que  l’Armée malienne, même en portion congrue, n’avait pas mis pied à Kidal. Elle n’était pas la bienvenue jusqu’à ce jeudi 13 février 2020. Une date qui restera longtemps gravée dans les annales, comme historique dans le processus de paix au Mali.                                                                                                                                                                                                                                                                                 Cela se justifie largement, car la question de l’absence des symboles de l’Etat du Mali dans la ville de Kidal a fait couler beaucoup d’encre et de salive.

Récemment, cette question est revenue au centre des débats lors du dialogue national inclusif. D’ailleurs, le retour de l’armée à Kidal a été une des recommandations phares de cette assise nationale et démocratique. C’est pourquoi le gouvernement malien, sous les instructions du président de la République,  dans le souci de préserver l’intégrité de son territoire et du peuple malien, a tout mis en œuvre pour la reconquête de Kidal.  A ce jour, il y’a lieu de s’en féliciter, car les FAMA ont bel et bien signé leur retour à Kidal, la terre malienne.

En effet, le déploiement d’une force mixte dite armée reconstituée composée à la fois d’hommes de l’armée régulière (les FAMa) et d’anciens combattants des deux principaux groupes armés touaregs, la CMA et la Plateforme, des mouvements signataires d’Accord d’Alger était prévu dans les Accords d’Alger de 2015.  Faut-il, aussi signaler que ce déploiement a été possible grâce  à l’implication de toutes les parties et à l’accompagnement des  Casques Bleus de l’ONU.

La rentrée de ce bataillon reconstitué de l’armée à Kidal, a d’abord été  annoncée par la commission technique  dans le cadre de sa 46<sup>ème</sup> session.  Après le départ à Gao du convoi de l’armée reconstituée,  le lundi 10 février, son arrivée saine et sauve était considérée comme incertaine par plus d’un, à cause de la multiplication des attaques terroristes ces derniers temps. Ainsi, sous l’escorte des casques Bleues de l’ONU, les Fama  sont bien  arrivés à Kidal,  le jeudi 13 février après 72 heures de trajet. A leur arrivée, ils ont été  et accueillis par le Gouverneur de la région de Kidal .

Cet acte plus que salutaire des autorités maliennes qui ont su mettre l’intérêt suprême de la nation en avant, permettra de faire taire les mauvaises langues. De surcroit, donner  plus d’espoir aux Maliens pour une cessation définitive des hostilités.

Pour la société  civile de Kidal, elle considère le retour de l’Armée malienne comme une  première étape décisive franchie dans la résolution de la crise sécuritaire. D’après  elle, il ne s’agit pas du retour de l’armée seulement, il faut également le retour de l’administration, des services sociaux de base, la réouverture des écoles, des hôpitaux, des infrastructures, de l’électricité et de l’eau.

A signaler qu’une équipe technique composée de médecins, infirmiers, mécaniciens, et spécialistes de la transmission fait partie du bataillon. La paix est un long processus, le devoir incombe de saluer chaque étape menant au bout de ce processus.

<strong><em>Par Maïmouna Sidibé </em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Retour de l’armée à Kidal : Nouhoum Sarr n’y est pas allé de main morte</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/retour-de-larmee-a-kidal-nouhoum-sarr-ny-est-pas-alle-de-main-morte-2859617.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/retour-de-larmee-a-kidal-nouhoum-sarr-ny-est-pas-alle-de-main-morte-2859617.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/10/Kidal-dans-le-nord-du-Mali.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 17 Feb 2020 00:47:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>« Ce n’est pas l’armée malienne qui est à Kidal. C’est l’armée des séparatistes, l’armée de la CMA, l’armée de l’Azawad.» </strong>

Le contingent de 600 soldats maliens de l’armée reconstituée est arrivé ce 13 février à Kidal, bastion de la rébellion touarègue.

Parti de Gao, le 10 février, ce bataillon militaire est constitué de 200 soldats de l’armée traditionnelle, ainsi que de 200 soldats de la coordination des mouvements de l’Azawad et 200 soldats des mouvements de la Plateforme du 14 juin, issus du processus de désarmement.

Pour la première fois depuis les violents combats de 2014 qui l’ont opposée aux séparatistes de l’Azawad, l’armée va reprendre position dans cette région. En plus des soldats, une équipe technique constituée d’une quarantaine de Forces armées maliennes (FAMa) – médecins, infirmiers, mécaniciens, et spécialistes de la transmission – fait partie du groupe.

Le retour de l’armée à Kidal signifie qu’elle pourra renouer avec sa mission régalienne de défense du territoire national. Cela est d’autant plus réconfortant que ce redéploiement se fait dans une ambiance conviviale et dans un cadre accepté par chaque partie.

L'armée n'y avait plus mis les pieds depuis mai 2014. La ville était depuis cette époque contrôlée par d'anciens groupes armés rebelles, à dominante touareg. Le retour des forces régulières à Kidal est le fruit d'un accord de paix, qui prévoit un partage du pouvoir entre armée et ex-rebelles, dont l'objectif est aussi de lutter contre les djihadistes. Les séparatistes de Kidal avaient été accusés par les pays voisins, frappés eux aussi par l'Etat islamique, de laisser les terroristes utiliser Kidal comme base arrière. Ce redéploiement à Kidal est présenté par certains observateurs comme étant le départ d'une nouvelle ère, une ère de paix, de sécurité, et de confiance retrouvée entre les populations du Mali.

Chassées de Kidal, sorties par la petite porte, par la faute de politiques irresponsables, nos FAMa (Forces armées maliennes) sont obligées d’y retourner sur la pointe des pieds, rasant les murs et, humiliation suprême, sous forte escorte de forces étrangères. Et tout cela, sur un sol qui est censé nous appartenir. Quelle honte ! Avions-nous, vraiment, besoin de nous aplatir de la sorte pour revenir à Kidal ?

D’abord, tout le tapage médiatique qui a précédé et entouré cette opération de retour de l’armée à Kidal. Les autorités en ont fait la publicité et l’ont brandi comme un trophée à travers le monde. Toutes les occasions et tous les créneaux ont été mis à profit pour informer de l’arrivée des FAMa à Kidal, annoncer la nouvelle et en faire une victoire, une avancée dans le cadre de la mise en œuvre du processus.

Des annonces qui, si on n’y prend garde, pourraient contrarier et irriter les populations de Kidal encore très divisées au sujet de la présence de l’armée malienne à Kidal. Il ne faut donc pas être étonné d’assister à des mouvements de contestations exacerbés par cette volonté du gouvernement de communiquer, à tout prix, et à tout moment, sur l’arrivée de «l’armée reconstituée» à Kidal. Tout ça, à notre avis, et de celui de plusieurs observateurs, aurait pu et aurait dû se passer dans la plus grande discrétion.

Aussi, l’attitude du chef d’état-major général de l’armée le Général Abdoulaye Coulibaly n’est pas de nature à rassurer quant à la posture que vont adopter nos soldats à Kidal. Le discours qu’il a tenu à ces derniers, avant qu’ils ne prennent la route pour Kidal, les incitait à se faire tout petits, à garder profil bas.

Le Mali est confronté depuis 2012 aux insurrections indépendantistes, djihadistes et aux violences intercommunautaires qui ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés. Parties du nord du pays, les violences se sont propagées au centre et aux pays voisins, le Burkina Faso et le Niger.

Dans un contexte de grave détérioration sécuritaire au Mali et au Sahel, le retour de l'armée nationale à Kidal, aujourd'hui sous le contrôle d'ex-rebelles, est anticipé comme une affirmation forte d'un rétablissement de l'autorité de l'Etat malien, qui ne s'exerce plus sur de larges pans du territoire.

Le retour de l'armée malienne à Kidal est considéré comme déterminant pour la mise en oeuvre de l'accord de paix d'Alger de 2015.

L'application de cet accord passe pour un facteur primordial d'une sortie de crise au Mali, confronté depuis 2012 aux insurrections indépendantistes, salafistes et jihadistes et aux violences intercommunautaires qui ont fait des milliers de morts.

Malgré la présence de bases françaises et des forces onusiennes, Kidal est sous le contrôle d'ex-rebelles séparatistes touareg qui se sont soulevés contre le pouvoir central en 2012 avant de signer un accord de paix à Alger trois ans plus tard.

La mise en oeuvre de l'accord piétine et le sort de Kidal est une source de fortes crispations. Les voisins du Mali y soupçonnent ou y dénoncent des alliances entre séparatistes et jihadistes. Pour eux, Kidal a servi de base arrière aux attaques jihadistes.

La situation de Kidal suscite l'inquiétude des pays du Sahel, pour qui cette ville du nord-est du Mali en guerre sert de base arrière à des jihadistes pour semer la terreur dans la région.

Jusqu'alors prononcées sous le manteau, les accusations visant Kidal, à quelques centaines de kilomètres de l'Algérie et du Niger, ont été lancées haut et fort par le président nigérien Mahamadou Issoufou début septembre 2019.

« Le statut de Kidal est une menace » pour la stabilité du Sahel, a déclaré M. Issoufou malgré la présence à ses côtés de son homologue malien Ibrahim Boubacar Keïta.

Kidal fait partie de ces vastes zones du Mali qui échappent de facto à l'autorité de l'Etat. Prise en 2012 par les rebelles salafistes, elle est aujourd'hui, malgré la présence de bases française et des forces onusiennes, sous le contrôle d'ex-rebelles séparatistes touareg qui se sont soulevés contre le pouvoir central en 2012 avant de signer un accord de paix à Alger en 2015.

« Aujourd'hui, Kidal est devenue une évidente base arrière et rampe de lancement de plusieurs opérations terroristes », a déclaré mi-septembre auprès de la presse burkinabè Maman Sidikou, secrétaire général du G5 Sahel engagée dans la lutte contre le djihadisme.

<strong>Mahamadou YATTARA </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Arrivée à Kidal de l&amp;apos;armée malienne reconstituée</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/arrivee-a-kidal-de-larmee-malienne-reconstituee-2859350.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/arrivee-a-kidal-de-larmee-malienne-reconstituee-2859350.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/10/Kidal-dans-le-nord-du-Mali.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 14 Feb 2020 07:01:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="t-content__chapo"><strong>Le bataillon de l'armée malienne reconstituée est arrivé ce jeudi après-midi à Kidal et a intégré le camp militaire qu'il devait occuper. L'opération a été menée avec une escorte composée de casques bleus de l'ONU.</strong></p>

<div class="t-content__body u-clearfix">
<div class="m-interstitial">
<div class="m-interstitial__ad" data-readmore-target="">
<div class="m-block-ad " data-tms-ad-type="box" data-tms-ad-status="resized" data-tms-ad-pos="1" data-tms-ad-provider="dfp" data-tms-ad-owner="fmm">

Le commandant Mamadou Kéita et ses hommes sont arrivés à Kidal ce jeudi. Ils ont été accueillis symboliquement par le gouverneur de la région, le représentant de l’État, rapporte notre correspondant à Bamako, <strong>Serge Daniel</strong>.

Autre symbole : une fois arrivé sur place, le bataillon de l’armée malienne reconstituée a pris position dans le camp communément appelé « camp NO1 » de Kidal. Situé à l’entrée de la ville, sur la gauche, il s'agit du camp traditionnel de l’armée malienne. C’est notamment de là qu’elle avait été délogée, en 2014, peu après une visite mouvementée de l’ancien Premier ministre malien Mousa Mara.

Deux tiers des militaires de retour sont d’anciens combattants, et de nombreux gestes de solidarité entre adversaires d’hier ont eu lieu, selon des témoins. Des turbans ont par exemple été offerts à des militaires venant du Sud, et qui découvraient pour la première fois cette ville.
<div id="tms-ad-inread-6857313852751297" class="tms-ad" data-tms-ad-type="inread" data-tms-ad-provider="vuble" data-tms-ad-status="started">
<div class="vuble"></div>
</div>
<strong>Le rôle clé de la Minusma</strong>

Cette arrivée est un pas important dans le processus de paix. La mission de l’ONU au Mali a joué un rôle pivot pour la réussite de l’opération. Plus de 200 Casques bleus ont escorté les forces armées maliennes reconstituées et des avions de l'ONU étaient déployés dans le ciel pour la surveillance.

Le patron de la mission de l’ONU Mahamat Saleh Annadif a suivi toute l’opération à distance, accroché au téléphone. Il est resté en contact permanent avec les autorités maliennes, et il a rencontré le Premier ministre ce jeudi. La mission de l’ONU a également arrondi les angles entre les ex-rebelles et l’armée.
<div class="t-content__body u-clearfix">

<strong>Partis de Gao</strong>

Lundi, un convoi <a href="http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200210-mali-armee-d%C3%A9ploiement-kidal-colonne-militaire-depart-gao-cma-rebelles-onu-barkhane" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><strong>d'un peu moins de 300 militaires</strong></a> avait pris le départ de Gao pour cette ville du nord-est du pays, aux mains d'ex-rebelles. Dans une <a href="http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200210-ibrahim-boubacar-keita-rfi-ibk-jihadistes" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><strong>interview exclusive</strong></a> donnée à RFI et France 24, le président Ibrahim Boubacar Keïta anticipait un retour pour vendredi. Les militaires sont donc arrivés avec un jour d'avance.

Il s'agit en outre d'un retour pacifique, conforme à l'accord de paix d'Alger. En dehors de soldats maliens, on trouvait dans cette colonne des ex-rebelles de la CMA et des ex-combattants de groupes armés pro-gouvernementaux, d'où l'appellation « bataillon de l'armée malienne reconstituée ».

<strong>Un symbole fort</strong>

Dans un contexte de grave détérioration sécuritaire au Mali et au Sahel, le retour de l'armée nationale à Kidal est anticipé comme une affirmation forte d'une restauration de l'autorité de l'État malien, qui ne s'exerce plus sur de larges étendues du pays. À Bamako, l’échec de l’offensive sur Kidal, lancée par les Fama en 2014, est resté dans toutes les têtes. Car depuis, la ville a totalement échappé à l’État et est contrôlée par une coalition de groupes armés, la CMA.

Ce retour est le fruit de longues négociations. L’article 21 de l’accord de paix d’Alger signé en 2015 prévoyait déjà « <em>le redéploiement des forces de défense et de sécurité dans toutes les régions du nord.</em> » Cinq ans plus tard, 240 hommes, des éléments de la CMA, de la Plateforme, un autre groupe armé loyal au pouvoir central, et des éléments de force régulière sont désormais installés depuis jeudi dans leur camp militaire de Kidal.

« <em>Maintenant, il faut espérer que le processus se poursuive</em> », analyse le sociologue Mahamadou Diouara. Sur le plan sécuritaire, « <em>les effectifs seront isolés, car il n’y a aucun dispositif de renfort dans la zone. Il faudra également lancer le retour de l’administration qui elle aussi devra être sécurisée</em> », poursuit-il. 188 éléments devraient rejoindre les soldats déjà sur place, précise notre correspondante <strong>Coralie Pierret</strong>. Aucune date d’arrivée n’a été précisée pour le moment.

<strong>Source: <a href="http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200213-mali-arriv%C3%A9e-kidal-fama-reconstitu%C3%A9es" target="_blank" rel="noopener noreferrer">http://www.rfi.fr/fr/afrique</a></strong>

</div>
</div>
</div>
</div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Des ressortissants d’Ansongo projettent un sit&#45;in devant la Primature</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/des-ressortissants-dansongo-projettent-un-sit-in-devant-la-primature-2859295.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/des-ressortissants-dansongo-projettent-un-sit-in-devant-la-primature-2859295.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/07/Ansongo.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 13 Feb 2020 13:12:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[La population d’Ansongo est mécontente et se dit abandonnée par l’Etat central depuis qu’il a décidé de retirer le bataillon FAMa qui était en position à Labbezanga, il y a de cela quelques semaines. «On est tellement frustré, ici, à Ansongo, que nous comptons le manifester aux plus hautes autorités mais à Bamako». Ces propos sont d’un ressortissant de la ville qui informe du sit-in qu’ils entendent organiser les  14, 21 et 28 février devant la Primature, pour réclamer le retour immédiat de l'armée malienne à la frontière Mali-Niger (Labbezanga) et dans les autres localités du cercle. Il est important de rappeler que depuis que les attaques sont devenues récurrentes à la frontière Mali-Niger et que la zone dite des trois frontières est devenue une base des terroristes, le gouvernement malien (précisément après l’attaque d’Indelimane) a abandonné certains postes parmi lesquels celui de Labbezanga. Pour les habitants de cette localité, c’était un « recul pour mieux sauter». Malheureusement, depuis, aucune nouvelle des forces de défense à Labbezanga, qui ressemble désormais à une ville morte.

<strong>Source : Nouvelle Libération</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les FAMa à Kidal : l’incroyable sacrifice de la Minusma</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/les-fama-a-kidal-lincroyable-sacrifice-de-la-minusma-2859292.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/les-fama-a-kidal-lincroyable-sacrifice-de-la-minusma-2859292.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/10/Minusma-.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 13 Feb 2020 11:58:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Les 240 soldats de l’armée reconstituée sont en route pour Kidal. Finalement, sommes-nous tentés de dire. Finalement, car cette prochaine future présence de nos soldats dans la «cité rebelle» de Kidal a été fortement négociée et ce n’était vraiment pas évident. Pas forcément parce qu’on ne voulait pas d’eux à Kidal.

Mais, parce qu’ils avaient, à travers la hiérarchie, du mal à se faire à l’idée de prendre la route et s’installer chez les Ifoghas. Il a fallu que certaines structures, surtout issues des forces étrangères, s’impliquent fortement.

L’une de ces structures, nous tenons à le souligner, ici, avec force, c’est la Minusma. Elle a négocié, discuté, à travers son patron, avec tous les protagonistes, convaincu les plus sceptiques, dissuadé les quelques récalcitrants, mis les moyens et rassuré les uns et les autres de son implication et de son accompagnement jusqu’au bout.

La hiérarchie de l’armée malienne, les représentants et représentantes des ex-mouvements armés, les jeunes du Nord, tous ont eu droit à des assurances au niveau de la Mission onusienne au Mali.

Ce n’est pas tout. Annadif et sa structure ont mis la main à la poche. Ils ont mobilisé de l’argent pour escorter 30 véhicules de Gao jusqu’à Annefis et 30 autres de Kidal à Anefis pour prendre le relais et ramener le convoi jusqu’à la destination finale. Toute la logistique est prise en charge par la Minusma qui a mis à la disposition du nouveau bataillon une ration alimentaire pour une durée de 3 mois.

&nbsp;

<strong>Moussa Touré</strong>

<strong>Source : Nouvelle Libération</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali: départ d’une colonne militaire pour Kidal</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-depart-dune-colonne-militaire-pour-kidal-2859112.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-depart-dune-colonne-militaire-pour-kidal-2859112.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/10/Kidal-dans-le-nord-du-Mali.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 12 Feb 2020 08:39:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Au Mali, un convoi d'un peu moins de 300 militaires a pris, ce lundi 10 février, le départ de Gao pour la ville de Kidal, aux mains des ex-rebelles. Il s'agit d'un retour pacifique conforme à l'accord de paix d'Alger. Des ex-rebelles de la CMA et ex-combattants de la plateforme (groupes armés progouvernementaux) sont intégrés à la nouvelle armée en route. La mission de l'ONU au Mali appuie ce retour.
<div class="t-content__body u-clearfix">

Des images fortes, ce jour, à Gao, nous dit <em>notre correspondant à Bamako, </em><strong>Serge Daniel</strong>. Le chef d’état-major général des armées maliennes s’adresse aux troupes, avant le départ du convoi vers Kidal. Le général de division Abdoulaye Coulibaly appelle à la discipline, à l’amour de la patrie. A côté de lui, un haut responsable - un militaire de l’ONU - casque bleu vissé sur la tête et en rang, se trouvent les militaires de la nouvelle armée malienne. Certains portent un béret, d’autres un turban.

Le groupe est composé, d’un tiers de militaires de l’armée régulière, un tiers d’ex-rebelles et un autre tiers d’ex-combattants progouvernementaux soit, au total, d’après nos informations, 240 hommes en uniforme qui prennent le départ.

En tête du convoi, sur ruban de bitume, deux véhicules. A gauche, celui de l’armée malienne ; à droite, un blindé de la mission de l’ONU qui joue un rôle capital dans ce redéploiement de l’armée malienne à Kidal.
<div id="tms-ad-inread-21038669372306829" class="tms-ad" data-tms-ad-type="inread" data-tms-ad-provider="vuble" data-tms-ad-status="started">
<div class="vuble"></div>
</div>
<strong>Appui de la Minusma</strong>

Le convoi est en route. À bord de quelques dizaines de véhicules, les militaires vont mettre quatre jours avant d’arriver sur place.

En cours de chemin, ils passeront leur première nuit, en principe, dans la localité de Bourem et sur tout le trajet jusqu’à Kidal, la sécurité est renforcée avec le concours de la mission de l’ONU.

</div>
<div class="t-content__tags">

<strong>Source: <a href="http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200210-mali-armee-d%C3%A9ploiement-kidal-colonne-militaire-depart-gao-cma-rebelles-onu-barkhane" target="_blank" rel="noopener noreferrer">http://www.rfi.fr/fr/afrique</a></strong>

</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Négociation avec Iyad et Koufa: le pouvoir slalome et déconcerte, IBK a&#45;t&#45;il scellé le sort de Tiébilé ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/negociation-avec-iyad-et-koufa-le-pouvoir-slalome-et-deconcerte-ibk-a-t-il-scelle-le-sort-de-tiebile%25e2%2580%2589-2859101.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/negociation-avec-iyad-et-koufa-le-pouvoir-slalome-et-deconcerte-ibk-a-t-il-scelle-le-sort-de-tiebile%25e2%2580%2589-2859101.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/02/ibk-Tiebilé.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 12 Feb 2020 08:14:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[À propos du dialogue avec Iyad Ag Ghaly et Amadou Kouffa, s’il y a une constance au sein des assemblées populaires, le pouvoir lui slalome et désarçonne entre le discours servi pour la consommation nationale et celui servi à la communauté internationale qui proscrit tout dialogue avec les jihadistes. Dans cet embrouillamini, la sortie du Président IBK sur RFI et France 24 qui en rajoute à la pétaudière n’en est pas moins un camouflet pour le ministre des Affaires étrangères apparu sur ce coup plus royaliste que le roi.

La position officielle du Mali, jusque-là soutenue par le Président IBK était d’une clarté absolue : pas de dialogue avec le jihadistes.

Mais cette posture rigoriste a été infléchies par des recommandations fortes de la Conférence d’Entente Nationale (CEN) 27 mars au 2 avril 2017 : « ’négocier avec les belligérants du centre, en l’occurrence Ahmadou Kouffa tout en préservant le caractère laïc de l’État ; négocier avec les extrémistes religieux du nord, en l’occurrence Iyad Ag Ghali »’.

Dans la même dynamique, parmi les actions prioritaires au titre de la Paix, sécurité et cohésion sociale (Thématique N° 1), du Dialogue National Inclusif, du 14 au 22 décembre, il a été retenu, à court terme de : « engager le dialogue avec Amadou Kouffa et Iyad Ag Ghali pour ramener la paix au Mali ».

Lors de la clôture du Dialogue National Inclusif, le Président IBK avait assuré : « j’ai promis de faire tout ce qui me sera possible pour que les recommandations issues des travaux délégués soient appliquées ». Or, engager le dialogue avec Iyad et Kouffa fait partie des recommandations de ce DNI. Il était dès lors conditionné par sa parole donnée à laquelle il accorde beaucoup de prix.

À sa suite, le Haut Représentant du Président de la République pour les Régions du Centre (HRPRRC), le Pr Dioncounda TRAORE, ancien Président de la Transition, en termes d’actions à mener, se dit prêt à lancer les passerelles du dialogue avec tout le monde, d’autant plus que tout conflit se termine par ce dialogue. « Si le dialogue peut permettre de préserver des vies, pourquoi pas ? »

Le 30 janvier dernier, en rencontrant les membres du corps diplomatique, il a remis le couvert : « le dialogue ne sera pas écarté à priori. Il est fortement probable qu’une action militaire concertée et vigoureuse sera nécessaire (ne serait-ce que pour convaincre ces jihadistes de l’utilité de se parler avant de s’entretuer. Car même une seule vie épargnée compte ».

Entre les deux sorties du HRPRRC, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Tiebilé DRAME, lors de sa présentation des vœux de Nouvel An au monde de la presse nationale et internationale, aux attachés des missions diplomatiques, interrogé sur un dialogue possible avec Iyad Ag Ghaly et Amadou Kouffa, prend le contre-pied du HRPRRC. Il déclare sans coup férir : « ’au moment où je vous parle, l’État malien n’envisage pas une négociation quelconque avec les gens de la brousse (Iyad et Kouffa) »’ ; « ’les propos du Haut Représentant pour le Centre, Pr Dioncounda TRAORE, n’engagent que lui et non le Gouvernement du Mali »’. C’est le comble du zigzag de la position officielle du Mali sur le dialogue avec les deux chefs jihadistes.

Mais l’on n’était pas au bout de nos surprises puisque c’est le Président de la République lui-même qui en rajoute une couche dans une interview accordée à France 24 et RFI. Désormais, il ne jette plus l’anathème sur le dialogue avec Iyad et Kouffa qui est l’émanation d’une volonté populaire exprimée autant par la CEN que par le DNI. En clair, le Président IBK désavoue son chef de la diplomatie qui n’est pas censé tenir un discours différent du sien. Par la même occasion, il affermit le HRPRRC dans sa démarche. Question : le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Tiebilé DRAME, va-t-il rendre le tablier ? Serait-il l’agneau sacrifié sur l’autel du double langage diplomatique ? Ce serait la logique. Mais, au regard des péripéties qui ont prévalu à son entrée dans le Gouvernement, difficile de gager sur une telle éventualité. Par-dessus tout, il ne faut pas perdre de vue que la culture de la démission (surtout par ces temps de vache maigre) n’est pas la denrée la mieux partagée.

<strong> </strong>

<strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Déploiement de l’armée reconstituée à Kidal :   Le premier bataillon de 450 hommes en sursis Quand la CMA piège l’Etat malien !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/deploiement-de-larmee-reconstituee-a-kidal-le-premier-bataillon-de-450-hommes-en-sursis-quand-la-cma-piege-letat-malien-2858964.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/deploiement-de-larmee-reconstituee-a-kidal-le-premier-bataillon-de-450-hommes-en-sursis-quand-la-cma-piege-letat-malien-2858964.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/02/cmapresse-CMA.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 11 Feb 2020 11:21:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matinal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Comme recommandé par le dialogue national inclusif et acté par la dernière session du Comité de Suivi de l’Accord (CSA), le redéploiement de l’armée nationale reconstituée, prévu pour fin janvier, se fait toujours attendre à ce jour encore. On s’était pourtant préparé activement, tant du côté de la MINUSMA que du côté des plus hautes autorités et de la hiérarchie militaire pour que le premier bataillon de quelques 450 hommes fasse son entrée à Kidal, devenu une enclave interdite à l’Etat malien et ses symboles depuis avril 2014 suite aux événements occasionnés par la visite du Premier ministre de l’époque, Moussa Mara dans la ville. </strong>

Après l’échec dans le premier calendrier pour le déploiement, une rencontre du CTS s’est tenue le 7 février 2020, à l’issue de laquelle un communiqué fut produit. Voici son contenu : « La 46ème session ordinaire de la Commission technique de sécurité (CTS) s’est tenue le jeudi 6 février 2020 au Quartier général de la MINUSMA à Bamako sous la présidence du Général de corps d’armée Dennis Gyllensporre, Commandant la Force de la Mission des Nations - Unies au Mali et Président de cette entité. Le redéploiement des forces armées reconstituées, les arrangements sécuritaires entre la CMA et la Plateforme dans la ville de Ménaka et le point sur l’opération Farrier étaient à l’ordre du jour.

Au terme de la réunion, plusieurs décisions ont été prises, dont entre autres : Le départ de Gao vers Kidal du bataillon reconstitué au plus tard le 10 février 2020 ; l’engagement des par toutes les parties à utiliser tous les moyens à leur disposition pour sensibiliser les populations de Kidal et des autres villes sur le déploiement des bataillons reconstitués, y compris par les stations de radio ; L’invitation du Gouvernement à commencer le déploiement des autres unités le plus tôt possible ; le screening des autres unités reconstituées à leur arrivée dans leurs régions respectives (Gao, Tombouctou et Ménaka) par les Equipes mixtes d’observation et de vérification (EMOV) et les bureaux du Mécanisme opérationnel de coordination (MOC) ; la présentation d’une nouvelle proposition du Secrétariat de la CTS sur l’arrangement sécuritaire pour la ville de Ménaka en tenant compte du point de vue des acteurs concernés ; la date limite du14 février 2020 pour les mouvements signataires n’ayant pas encore envoyé leurs listes d’autorités habilitées à signer leurs ordres de mission, de même que la communication de positions de leurs bases et checkpoints.

Par ailleurs, il a été aussi décidé d’une réunion de travail technique sur l’harmonisation des listes de la prochaine phase de rattrapage du DDR avec tous les groupes et mouvements ayant des combattants dans le MOC. Le président de la CTS a aussi noté avec satisfaction la participation massive de femmes à cette réunion, un atout important dans le processus de paix. La CTS se félicite de la participation du représentant du Royaume uni, ce qui démontre l’engagement du Corps diplomatique avec la participation des représentants du Niger et des États-Unis à la 45ème session ordinaire.

&nbsp;

Des questions se posent cependant sur certains problèmes, comme comment va-t-on désormais faire la différence entre FAMA et armée nationale reconstituée ou encore pour ce qui concerne le sort de tous les arsenaux de guerre exhibés par les différentes composantes de la CMA lors de leurs différents congrès tenus dans la ville de Kidal courant décembre 2019. Un autre point dont on ne parle pas assez, c’est la composition de l’armée nationale reconstituée. En effet, si l’on s’en tient au contenu de l’accord, la nouvelle armée reconstituée à déployer au nord devra être composée à 80% de ressortissants de l'Azawad ainsi qu'au niveau des postes de commandement.

&nbsp;

Ce qui constitue une réelle source d’appréhension pour nombre de nos compatriotes, vu les expériences précédentes dans ce domaine au nord, et ce depuis la rébellion des années 1990. A-t-on tiré tous les enseignements de ces expériences qui auront été particulièrement meurtrières pour nombre de soldats maliens, occasionnant en sus la perte de plusieurs équipements militaires au détriment du Mali ? Et selon certains observateurs, au-delà de l’épineuse question de l’armée nationale reconstituée, le gouvernement malien se trouverait aussi piégé en maints d’autres points contenus dans l’accord ou dans l’Avenant qui y est joint.

&nbsp;

Sur ce registre, on peut citer, entre autres, le fait qu’il revient à la CMA de définir elle-même la liste de ses combattants et de déterminer leur grade dans le cadre de leur intégration dans l'armée reconstituée ; la création d'une Assemblée Régionale regroupant les régions de Gao, Tombouctou, Kidal, Ménaka et Taoudéni dont les prérogatives relèvent des domaines spécifiques de l'Azawad… Il y a aussi l’acceptation par le gouvernement malien de prévoir et de déterminer le quota qui sera affecté à l'Azawad pour les départements de souveraineté, les grands services de l'État, les représentations diplomatiques et les organisations internationales ; l’affectation d'un fonds spécial pour l'Azawad sur le budget de l'État à hauteur de 40% sur une période de 20 ans en vue de résorber un retard de plus de 50 ans ; l’exploitation des ressources minières et énergétique de l'Azawad soumise à l'autorisation préalable de l'Assemblée inter-régionale avec un quota de 20% de la production à affecter à l'Azawad ; ou encore le fait pour l’Etat de s’être engagé à surseoir à l'organisation de toute élection jusqu'au retour des réfugiés et jusqu'à la mise en œuvre du nouveau découpage territorial…

<strong>O.O</strong>

&nbsp;

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Défense et sécurité au Nord :  Les FAMA, tout droit sur Kidal!</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/defense-et-securite-au-nord-les-fama-tout-droit-sur-kidal-2858850.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/defense-et-securite-au-nord-les-fama-tout-droit-sur-kidal-2858850.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/12/FAMa-1.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 11 Feb 2020 01:53:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après plus de sept ans d’absence, l’armée malienne  a posé  ses valises à Kidal, hier   lundi  10 février.  Un bataillon composé de 400 éléments, a quitté le Camp Firhoune de Gao pour Kidal, vers 14heures.  Ce grand retour des FAMA à Kidal, l’épicentre de la crise malienne, rassure tout le peuple.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>

Lors de sa  46<sup>ème</sup>  session ordinaire,  tenue le jeudi 6 février au Quartier général de la MINUSMA à Bamako, la Commission technique de sécurité (CTS), avait déjà annoncé ce retour de l’armée malienne à Kidal.

&nbsp;

Par rapport à ce retour, l’espoir était presque perdu. Car, la ville de Kidal, l’épicentre de la crise sécuritaire, avait été interdite à l’outil de défense du Mali, cela depuis plus de 7ans.  Faut-il souligner que  la problématique de la présence de l’armée malienne à Kidal a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Cela, sera désormais, un triste souvenir. Comme annoncé, un bataillon de l’armée malienne composé de 400 éléments a pris le départ du camp Firhoune de Gao, pour se diriger vers Kidal.

&nbsp;

En effet, quelques jours avant, dans sa 46<sup>ème</sup> session ordinaire, la commission technique de sécurité, a statué sur le redéploiement des forces armées reconstituées, les arrangements sécuritaires entre la CMA et la plateforme dans la ville de Ménaka et le point sur l’opération ‘’Farrier’’.

&nbsp;

Au terme de cette session, la commission technique de sécurité, a pris la décision du retour du bataillon reconstitué de l’armée à Kidal. Pour cela, il a été sollicité auprès de toutes les parties prenantes l’engagement d’utiliser tous les moyens à leur disposition pour sensibiliser les populations de Kidal et des autres villes sur le déploiement des bataillons reconstitués.

&nbsp;

Selon le communiqué de la CTS, le gouvernement  est invité aussi  à commencer le déploiement des autres unités le plus tôt possible.  D’autres décisions prises à l’issue de cette rencontre sont relatives, au screening des autres unités reconstituées à leur arrivée dans leurs régions respectives (Gao, Tombouctou et Ménaka) par les équipes mixtes d’observation et de vérification (EMOV) et les bureaux du Mécanisme opérationnel de coordination (MOC) ainsi que la présentation d’une nouvelle proposition du Secrétariat de la CTS sur l’arrangement sécuritaire pour la ville de Ménaka en tenant compte du point de vue des acteurs concernés.

&nbsp;

« La date limite du14 février 2020 pour les mouvements signataires n’ayant pas encore envoyé leurs listes d’autorités habilitées à signer leurs ordres de mission, de même que la communication de positions de leurs bases et checkpoints » a été indiqué par la CTS.

Par ailleurs le communiqué indique, qu’il a été aussi décidé d’une réunion de travail technique sur l’harmonisation des listes de la prochaine phase de rattrapage du DDR avec tous les groupes et mouvements ayant des combattants dans le MOC.

A noter que le président de la CTS a aussi noté avec satisfaction la participation massive des femmes à cette réunion, un atout important dans le processus de paix.

<strong> </strong>

<strong><em>Par Moïse Keïta</em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Processus de paix : Retour annoncé de l’armée malienne à Kidal ce lundi</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/processus-de-paix-retour-annonce-de-larmee-malienne-a-kidal-ce-lundi-2858755.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/processus-de-paix-retour-annonce-de-larmee-malienne-a-kidal-ce-lundi-2858755.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/09/KIDALarticle-jpg.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 10 Feb 2020 01:08:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le redéploiement des forces armées reconstituées du Mali était l’un des sujets majeurs discutés lors de la quarante-sixième session ordinaire de la Commission Technique de Sécurité tenue jeudi, 6 février dernier, à Bamako. A l’issue de la rencontre, il a été décidé du départ de Gao vers Kidal du bataillon de la « nouvelle armée » reconstituée au plus tard le 10 février 2020. </strong>

Dans un communiqué publié le vendredi 7 février, la Minusma mentionne « l’engagement de toutes les parties à utiliser tous les moyens à leur disposition pour sensibiliser les populations de Kidal et des autres villes sur le déploiement des bataillons reconstitués, y compris par les stations de radio.» Selon l’armée malienne, déjà, le tout premier bataillon de la nouvelle Armée reconstituée est en pleine phase de préparation afin de rendre possible ce redéploiement tant attendu. « Ce redéploiement répond conformément aux directives de l’Accord de paix et de réconciliation issu du processus d’Alger. Le Chef d’état-major général des Armées, le Général de Division Abdoulaye Coulibaly qui se trouve actuellement à Gao est très ravi de l’avancement du processus », précise, dans un communiqué, l’armée malienne.

En fin janvier, Tiébilé Dramé, le ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale du Mali donnait un chiffre précis du nombre d’éléments qui vont composer ce premier bataillon qui sera déployé à Kidal. Il s’agit de 428 hommes. Ce bataillon, a expliqué Tiébilé Dramé, sera composé de façon paritaire : un tiers pour chaque partie (Gouvernement-Plateforme-CMA). A l’en croire, le déploiement de ce bataillon est un acte historique. <em>« Très bientôt, les forces de la nouvelle armée malienne seront en route pour Kidal, pour le nord du pays, pour toutes les régions du nord du pays, pour Ménaka, pour Tombouctou, pour Gao, pour Kidal</em>. <em>Faisons en sorte que d’autres bataillons suivent cela dans la confiance réciproque </em>», a indiqué le ministre des affaires étrangères du Mali.

Reporté à deux reprises (du 24 janvier au 1<sup>er</sup> février, du 1<sup>er</sup> au 10 février), le retour de l’armée malienne recomposée à Kidal fait espérer beaucoup d’observateurs. « C’est un grand pas dans la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issue des pourparlers d’Alger qui connait beaucoup de retards dans son application. Sans oublier aussi que l’une des résolutions du Dialogue National Inclusif, tenu en décembre dernier à Bamako, portait sur « la sécurité et le retour de l’administration dans les zones d’insécurité.»

<strong>M.K. Diakité </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Avenir de Kidal : Le Régime continue à poser des actes pour son autodétermination !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/avenir-de-kidal-le-regime-continue-a-poser-des-actes-pour-son-lautodetermination-2858532.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/avenir-de-kidal-le-regime-continue-a-poser-des-actes-pour-son-lautodetermination-2858532.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/11/vue-de-la-ville-de-kidal.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 08 Feb 2020 01:22:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Carréfour</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Nous avions en son temps dénoncé l’accord d’Alger de 2015 en faisant savoir qu’il donne à Kidal plus qu’une large autonomie, mais une indépendance. En effet l’accord d’Alger de 2015, donne à Kidal sur un plateau d’argent les attributs d’un état. Kidal a un territoire interdit à notre armée nationale. Il dispose de frontière dans lesquelles s’exercent des autorités non nationales. Kidal semble avoir de plus en plus une identité propre à sa zone de contrôle qui n’est pas malienne, mais azawadienne. Kidal dispose non seulement de sa propre justice,c’est-à-dire la charia, mais d’une police propre à cette région, et de plusieurs sortes d’armées.

La première est l’armée azawadienne composée de 1500 hommes, bien équipée en armement par la France avec la complicité de la Mauritanie. Cette armée est une force tampon à 45 km de Kidal contre la rentrée des FAMA appelées désormais armée reconstituée. Cette nouvelle force porte un drôle de nom, car en fait il n’y a que 30% d’éléments FAMA dans ladite armée. Il y a la présence d’une autre force qui est celle constituée par les djihadistes et les terroristes. Cette deuxième force est stationnée quelques parts dans les grottes à la frontière algérienne avec la complicité de ce pays qui semble être un pays ami et ennemi de notre pays à la fois. Cette force donc est actionnée à volonté par Iyad et empêche l’armée malienne et les autorités de mettre pied dans cette ville rebelle.

Voilà que dans le cadre de la mise en place de l’armée reconstituée comme le prévoit l’accord d’Alger sur un total de 428 éléments à déployer à Kidal, 91 éléments formés manquent à l’appel, a constaté la 13<sup>ème</sup> session extraordinaire de la Commission Technique de Sécurité (CTS) qui s’est tenue le 24 janvier dernier, dans la capitale. Où sont-ils passés ? Quelle a été la réaction de la hiérarchie militaire ?

Selon Info-Matin du jeudi 30 janvier 2020, le Coordinateur du MOC a dévoilé la clé de répartition suivante des éléments qui devraient être redéployés à Kidal ce 1<sup>er</sup> février, selon le chronogramme adopté : FAMA : 176 éléments, 0 absent, dont 28 éléments de soutien (Génie, Santé, Trans, Gata, et Prévôté); CMA : 116 éléments, 47 absents ; Plateforme : 127 éléments, 44 absents ; Inclusivité : 9 éléments, 0 absent. Soit un effectif total de 428 éléments, sur lequel 91 éléments manquent à l’appel. La situation des absents ne saurait passer pour pertes et profits, d’autant puisse qu’il s’agit d’éléments formés qui se retrouvent dans la nature ; alors qu’ils relèvent désormais du commandement militaire et astreint au règlement militaire. Leur situation est juridiquement qualifiable et passible de peine.

Ce qui est étonnant, c’est le fait que la hiérarchie militaire, le comité de suivi de l’accord n’ont fait que le constat de l’absence de ces 91 éléments perdus dans la nature.

Mais, en attendant un traitement politique de la question, le Coordinateur du MOC a précisé que pour des raisons liées aux absences, l’effectif présenté n’est pas définitif et pourrait faire l’objet de modifications dans la mesure où le principe des quotas n’a pas été respecté. En effet, certaines absences pourraient être complétées par des éléments FAMA. Mais tout ce funambulisme ne satisfait pas la curiosité sur une question qui tarabuste : où peuvent bien crécher ces absents qui ont expressément émis le souhait d’intégrer les forces de défense et de sécurité et qui ont accepté, pour ce faire, se plier à toutes les exigences ?

Du côté de la Plateforme, il y a une explication plausible à ces absences. En effet, son représentant à la 13<sup>ème</sup> session extraordinaire de la Commission Technique de Sécurité (CTS) a précisé que les absents sont principalement constitués d’éléments arrêtés au Burkina et ceux enlevés par le Groupes armés terroristes (GAT) à la suite des permissions obtenues pendant leur formation dans les camps FAMA. Effectivement, s’il y eut moins de publicité autour des éléments arrêtés au Burkina, le rapt de jeunes militaires permissionnaires issus de la Plateforme a beaucoup ému l’opinion nationale.

La CMA, elle, ne juge pas nécessaire d’en faire autant pour ses 47 éléments qui manquent à l’appel. Pourtant, elle a été la première à pointer du doigt le non-respect de la règle du 1/3. Compère de circonstance, la Plateforme lui a emboîté le pas dans sa diatribe. Mais comment peut-on respecter cette règle quand ses éléments formés se fondent dans le désert ?

Gambergeuse professionnelle, l’impasse sur le principe d’attribution du commandement comme indiqué dans le chapitre 9 de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali est également dans son viseur. In fine, il incombe à chaque partie d’honorer sa part d’engagement. Sur ce coup, les mouvements signataires sont pris à défaut.

À ce rythme, nous serons dans un recommencement perpétuel, car les cartes ne sont pas encore rebattues par toutes les parties afin que les FAMA reconstituées rentrent à Kidal.

Déjà la CMA a averti qu’aucune élection ne se tiendra sur son territoire tant que les nouveaux cercles et régions ne sont pas créés, ainsi que le retour des réfugiés sur lesquels, la CMA compte pour s’assurer qu’elle a une population critique pouvant lui donner l’indépendance à la suite d’un vote d’autodétermination de l’Azawad. Le temps semble donner raison aux sceptiques de la mise en œuvre de l’accord d’Alger.

<strong>Badou  S  KOBA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’honorable Mohamed Ould Mataly crache ses vérités au PM :   &#45;« Il ne faut pas frustrer les communautés; il faut les appeler à être ensemble…» &#45;«Personne à Gao n’est plus patriote que nous, Arabes…»</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/lhonorable-mohamed-ould-mataly-crache-ses-verites-au-pm-il-ne-faut-pas-frustrer-les-communautes-il-faut-les-appeler-a-etre-ensemble-personne-a-gao-n-2858443.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/lhonorable-mohamed-ould-mataly-crache-ses-verites-au-pm-il-ne-faut-pas-frustrer-les-communautes-il-faut-les-appeler-a-etre-ensemble-personne-a-gao-n-2858443.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/07/Mohamed-Ould-Mataly-1.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 07 Feb 2020 11:34:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Démocrate</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Premier ministre Boubou Cissé, à la tête d’une forte délégation, a bouclé une tournée de cinq jours au nord du Mali (Gao, Djiré, Bourem, Taoudéni, Tombouctou…). C’est dans la cité des Askia (Gao) que le périple du chef de l’Exécutif a débuté. Et c’est dans une salle pleine comme un œuf que l’honorable Mohamed Ould Mataly a pris la parole pour cracher ses vérités au Premier ministre.</strong>

Connu pour son franc-parler et sa propension à dire haut ce que beaucoup murmurent, l’honorable Mohamed Ould Mataly n’est pas parti par le dos de la cuillère pour cracher ses vérités au Premier ministre : «Je ne suis pas de ces personnes qui vont aller dans un bureau de 10 m2 pour vous parler seule. Je vais vous parler en face des populations de Gao. Personne à Gao n’est plus patriote que nous, Arabes. Le 06 avril 2012, j’étais le premier ici à défier le Mnla et à le combattre…. Ils sont là dans la salle, ils ne peuvent dire le contraire... ».

Et l’honorable de poursuivre : «  On a été le premier à contrecarrer les rebelles quand il y a eu le 23 et le 24 mai à Kidal, pour qu’aujourd’hui je ne vois pas une place de la communauté arabe à Gao. Je parle de Gao. Je ne peux pas l’accepter. Je suis de Gao, je dois diriger à Gao si je ne vois pas la place des notabilités des Arabes et des Touaregs à Gao, ça veut dire que quand on parle d’un Mali uni, c’est faux. A plus forte raison de Gao uni, c’est faux… Il ne faut pas frustrer les communautés, il faut plutôt les appeler à être ensemble. Nous avons du respect pour les communautés sonrai, touareg, arabe et je suis de la communauté arabe. Je ne peux pas être à l’écart des autres communautés…», a fustigé l’élu de Bourem.

Avant de regretter : « M. le Premier ministre, l’insécurité a pris une proportion très inquiétante. Même pour aller à Bamako, il faut passer par d’autres pays.  Moi je suis de Bourem. Bourem n’a jamais eu un mètre de goudron. En 1991, Bourem est devenu un nouveau cercle de la région de Gao. Monsieur le Premier ministre, c’est inacceptable que Bourem soit un ancien premier cercle du Mali aujourd’hui, et qu’il n’y ait  pas de bâtiments, de lycée ».

En tout cas, ces propos venant du député RPM de Bourem n’ont pas surpris les habitants de Gao qui ne cessent le prendre en exemple. A les en croire, l’honorable Mataly est un Arabe bon teint, dont la communauté n’a jamais tourné le dos à la mère patrie. Il a démontré à suffisance son patriotisme partout où il aura servi la patrie et  il s’est battu inlassablement pour l'unité et l’intégrité du Mali. Au moment de la crise, il est l’un des braves hommes qui se sont dressés farouchement à Gao et partout au nord du Mali contre les envahisseurs et des bandits armés indépendantistes.

<strong>A.Touré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord de paix issu des pourparlers d’Alger : Le centre Carter relève des obstacles pour sa mise en œuvre</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-de-paix-issu-des-pourparlers-dalger-le-centre-carter-releve-des-obstacles-pour-sa-mise-en-oeuvre-2858313.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-de-paix-issu-des-pourparlers-dalger-le-centre-carter-releve-des-obstacles-pour-sa-mise-en-oeuvre-2858313.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/05/Alger-paraphe-accord.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 07 Feb 2020 00:13:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans son rapport de deux ans d’observation, l’observateur indépendant du centre Carter a identifiées des obstacles immédiats à la mise en œuvre de l’accord et de proposer des réponses possibles. L’observateur estime aujourd’hui nécessaire de mettre en exergue des facteurs peu apparents, relevant parfois des non-dits qui minent plus fondamentalement la mise en œuvre. Selon l’Observateur Indépendant, sans la prise en compte de ces éléments complexes, il sera difficile de changer la trajectoire actuelle et faire avancer l’application de l’Accord. Le point de la situation.</strong>

Concernant la posture des pourparlers permanents et malgré les négociations durant des mois et l’engagement des parties, il y a des questions  majeures où les deux camps n’ont pas eu la même compréhension a relevé l’Observateur Indépendant. Il s’agit entre autres des Autorités intérimaires, le MOC, l’enregistrement des combattants pour le DDR, la gestion du FDD, le déploiement des éléments intégrés, les textes sur les collectivités  territoriales et l’organisation de la Conférence d’Entente Nationale. Aussi, l’Observateur Indépendant n’a cessé de souligner l’importance de la participation des femmes et des jeunes à sa mise en œuvre. Il a proposé l’établissement d’un dialogue entre le CSA et les représentants de la Société Civile, chose que les Nations Unies ont insisté. Mais malheureusement, selon l’Observateur Indépendant, ni les parties Maliennes, ni le CSA n’ont sérieusement pris en compte ces appels. Alors, il est rregreatbel de constater l’absence d’acteurs extérieurs aux trois parties et cela combiné à l’absence d’une stratégie de communication pour promouvoir l’Accord, ainsi que l’absence de résultats significatifs, ont contribué à accentuer  la méfiance de la population vis-à-vis du processus a indiqué le rapport de l’Observateur Independant.Aussi, le rapport a relevé l’existence d’une économie liée à l’Accord. Alors, du  fait de la durée trop longue de la mise en œuvre de l’Accord auprès des populations et de la Communauté internationale, l’Accord au lieu de hâter la marche vers la paix et la stabilité, a abouti dans les faits à mettre en place une économie liée à l’accord, c’est-à-dire , à créer des situations de profits personnels aux bénéfices des acteurs du processus. Alors, la prise en charge à Bamako des représentants des Mouvements participants aux organes de mise en œuvre de l’Accord, après plus de 4 ans, est de plus en plus ressentie comme une charge, sans fin prévisible, imposée à l’Etat et aux contributions des partenaires. A ceux-ci, s’ajoutent, l’absence d’horizon pour la transformation des Mouvements en acteurs politiques ; la perception des lignes floues entre les Mouvements signataires et les acteurs terroristes ont indiqué l’Observateur Indépendant.

<strong>Fakara Faïnké</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kidal: les dessous d’un déploiement encore manqué pour les FAMa</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-les-dessous-dun-deploiement-encore-manque-pour-les-fama-2858302.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-les-dessous-dun-deploiement-encore-manque-pour-les-fama-2858302.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/02/Moc.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 06 Feb 2020 12:38:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Sans grande surprise Kidal, le départ du Bataillon de la nouvelle armée reconstituée de Gao à Kidal fixé à ce 1er février est reporté sine die. Quels sont les dessous de ce rendez-vous manqué avec l’histoire ?

L’Armée confirme ce report sans en faire tout un pataquès. « Ils ne sont pas encore à Kidal, mais la préparation se poursuit activement. On doit faire l’économie du niveau de cette préparation, mais ils seront incessamment à Kidal », fait savoir le colonel-major Diarran KONE, Directeur de la Direction de l’Information et de Relations Publiques des Armées (DIRPA) à propos du Bataillon des Forces de Défense et de Sécurité Reconstituées (FDS-R) à Kidal.

Pourtant, certaines informations communiquées, à la faveur de la 13e session extraordinaire de la Commission Technique de Sécurité (CTS) qui s’est tenue le 24 janvier 2020, à Bamako, dont l’un des points à l’ordre du jour portait sur le Plan de redéploiement détaillé du Bataillon des Forces de Défense et de Sécurité Reconstituées (FDS-R) à Kidal, présageaient un report. Il y avait des blocages objectifs irréfragables. La situation présentée par le Coordinateur du MOC, lors de la 13e session extraordinaire de la Commission Technique de Sécurité (CTS), était prémonitoire d’un report du redéploiement des éléments de la nouvelle armée reconstituée à Kidal. En effet, sur 60 engins annoncés, seulement 23 Kia (véhicules) étaient en place à Gao. Si tous les éléments ont été dotés d’un gilet et d’un casque lourd, les besoins en habillement et couchage restaient insatisfaits. Il en était de même des matériels optiques, de transmission, d’EOD et des matériels spécifiques qui ont fait l’objet d’une demande adressée aux autorités.

Selon le MOC, le Bataillon des Forces de Défense et de Sécurité Reconstituées (FDS-R) à Kidal n’avait toujours pas reçu la dotation de carburant pour le déplacement de Kidal. Donc, les FDS-R étaient clairement au pain menu.

Bien sûr, l’état-major général des armées du Mali voit autrement le tableau. Répondant à l’interpellation du président de la CTS à la suite de la présentation de la coordination du MOC, le représentant du CEMGA soutient, en ce qui concerne les moyens roulants que tous les conducteurs ont déjà été transportés sur le site et que les véhicules KIA sont déjà dotés d’équipements de transmission.

« Concernant l’armement collectif, des armes neuves ont été ‘’réalisées’’ par le Gouvernement malien et ont déjà été attribuées au Bataillon. De plus, tous les éléments du Bataillon ont été dotés d’équipements individuels » rétorque-t-il.

L’on notera aisément que le représentant du CEMGA a eu tendance à éluder les vraies questions. Par exemple, il ne dit pas que les 60 engins annoncés sont bel et bien sur place à Gao, mais qu’ils sont dotés de matériels de transmission. Il fait totalement l’impasse sur la dotation de carburant pour le déplacement de Kidal. C’est cet imbroglio que la MINUSMA a tenté, lors de son traditionnel point de presse du 16 janvier dernier, d’emmitoufler dans un échafaudage diplomatique : ‘’l’état-major des armées et les mouvements ont beaucoup travaillé avec nous sur ce plan de redéploiement de ces premières unités. Nous soutenons l’état-major général. Une partie de ces éléments sont déjà à Gao. L’état-major doit finaliser toutes ces étapes et les redéployer’’. C’est clair que tout n’est pas que strass et paillettes. Il serait d’ailleurs une vue de l’esprit de se faire une telle représentation dans un contexte de défiance et de méfiance des parties les unes envers les autres.

Outre la question des moyens, les effectifs annoncés ne sont pas non plus complets. Ainsi, alors qu’un total de 428 éléments des Forces de Défense et de Sécurité Reconstituées sont redéployés à Kidal, dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali (APR), 91 éléments formés manquent à l’appel, constate la 13e session extraordinaire de la Commission Technique de Sécurité (CTS) qui s’est tenue le 24 janvier dernier, dans la capitale. Où sont-ils passés ? Quelle réaction de la hiérarchie militaire ?

Le Coordinateur du MOC a dévoilé la clé de répartition suivante des éléments redéployés à Kidal ce 1er février, selon le chronogramme adopté : FAMa : 176 éléments, 0 absent, dont 28 éléments de soutien (Génie, santé, Trans, GATA, et Prévôté) ; CMA : 116 éléments, 47 absents ; Plateforme : 127 éléments, 44 absents ; inclusivité : 9 éléments, 0 absent. Soit un effectif total de 428 éléments, sur lequel 91 éléments manquent à l’appel.

Réponse du Président de la CTS : ‘’pour parvenir à une bonne inclusion, les effectifs des Bataillons devraient être revus et corrigés’’. ‘’Il s’agira donc pour les absents de préciser leur situation pour permettre si nécessaire de procéder à des remplacements’’. Une solution plus facile à énoncer qu’à appliquer puisqu’autant la CMA et la Plateforme dénoncent le non-respect de la règle du 1/3 prévue par l’accord. De plus, la CMA a déclaré que le principe d’attribution du commandement n’avait pas été respecté et cela pourrait être constaté au niveau des compagnies.

In fine, il existe encore des cohérences à établir. Ceci expliquant cela, le Bataillon des Forces de Défense et de Sécurité Reconstituées (FDS-R) à Kidal (ce qui peut être considéré comme tel), peut ronger son frein à Gao. En attendant ‘’le feu vert de la hiérarchie’’ pour l’effectivité du redéploiement à Kidal.

<strong> </strong><strong>PAR BERTIN DAKOUO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre le terrorisme : La France envoie 600 soldats supplémentaires au Sahel</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/lutte-contre-le-terrorisme-la-france-envoie-600-soldats-supplementaires-au-sahel-2858010.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/lutte-contre-le-terrorisme-la-france-envoie-600-soldats-supplementaires-au-sahel-2858010.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/10/Barkhane-Mali.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 04 Feb 2020 09:40:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La France ordonné dimanche le déploiement de 600 soldats pour renforcer l'opération Barkhane, la force anti-djihadiste dans la région du Sahel en Afrique.</strong>

« La majeure partie des renforts sera envoyée dans la soi-disant zone des trois frontières entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger », a déclaré la ministre des Forces armées Florence Parly dans un communiqué. « L'autre partie sera directement impliquée avec les troupes du G5 Sahel dans les combats avec les terroristes ». Les soldats seront dans la zone de combat fin février et voyageront avec des chars et des véhicules blindés légers ainsi qu'un soutien logistique.

Les groupes djihadistes ont intensifié leurs attaques dans la région au cours des derniers mois, faisant des victimes civiles et militaires. En novembre, 13 soldats français sont morts au Mali lorsque deux hélicoptères sont entrés en collision alors qu'ils étaient en route vers une opération. Il est entendu qu'un examen du déploiement sera effectué en août. "Cette étape importante de notre engagement au Sahel est un moment clé pour la mobilisation de nos partenaires européens et le renforcement des forces du G5", a indiqué le communiqué de Parly. « Si la France va s'impliquer davantage, elle n'a pas l'intention de le faire seule. » L'annonce de Parly intervient juste après son retour d'une visite aux États-Unis où elle a rencontré son homologue, Mark Esper, dans le cadre de tentatives pour convaincre les Américains de poursuivre leur implication en Afrique où leur logistique et leurs renseignements ont été considérés comme cruciaux pour Barkhane. La décision d'Esper est attendue après avoir terminé un examen global des troupes visant à libérer plus de ressources pour relever les défis de l'armée chinoise.

Le général Stephen Townsend, le plus grand soldat américain en Afrique, a mis en garde contre une audience du Congrès le 30 janvier contre le retrait du soutien de la France au Sahel. "Cela signifierait que les efforts contre les groupes militants n'iraient pas dans le bon sens", a-t-il déclaré.  Il a également exhorté d'autres pays européens à aider la France dans ce domaine.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Divergence de vue entre IBK et son Haut représentant pour le centre :  Dioncounda Traoré va&#45;t&#45;il démissionner ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/divergence-de-vue-entre-ibk-et-son-haut-representant-pour-le-centre-dioncounda-traore-va-t-il-demissionner-2857986.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/divergence-de-vue-entre-ibk-et-son-haut-representant-pour-le-centre-dioncounda-traore-va-t-il-demissionner-2857986.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/06/assemblee-nationalE-IBK-tiebile-DIONCOUNDA-MALI.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 04 Feb 2020 09:20:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matinal</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em><strong>La question de négocier ou pas avec Iyad Ag Ghali et Amadou Koufa divise la République, avec d’un côté, le Haut représentant du Président de la République pour le centre, le Pr Dioncounda Traoré, qui n’y voit aucun inconvénient si tant est qu’on veut la paix, et le Président IBK lui-même qui, en dépit sa posture ancienne sur la question, semble dire à son Haut représentant, par le biais de son gouvernement, qu’il n’y pas question de négocier avec ces chefs djihadistes. Et comme il fallait s’y attendre, de tel antagonisme crée forcément un malaise au sommet de l’Etat.</strong></em>
Le Pr. Dioncounda Traoré, Haut représentant du président de la République pour les régions du centre, annonçait en effet, lors d’une rencontre avec la presse le 23 janvier dernier, son intention de négocier avec les chefs djihadistes Iyad Ag Ghaly et Amadou Koufa. Plus qu’une simple intention, l’homme avait fait savoir qu’il avait même envoyé des émissaires rencontrer les deux figures du djihad dans notre pays, et qu’il serait prêt lui-même à aller personnellement à leur rencontre, s’il le fallait.

Des arguments pour justifier cette option, il en a pour ce faire. «Nous sommes prêts à lancer des passerelles pour dialoguer avec tout le monde… et nous ferons en sorte qu’ils soient convaincus », avait-il déclaré, convaincu que le dialogue est obligatoire à toutes les étapes du processus de paix afin de ramener à la raison ceux qui ont choisi de prendre les armes  contre leur propre pays. Et de révéler : « Des émissaires sont déployés sur le terrain afin de mener des actions. Des bénévoles ont accepté de se rendre auprès des populations pour identifier les acteurs clé de la violence. J’ai envoyé des émissaires en direction de Koufa et d’Iyad ».

Si la nouvelle avait surpris beaucoup de gens, pour qui connait la position du Président IBK sur la question, un autre fait allait sonner le glas d’une contradiction certaine au sommet de l’Etat. En effet, le ministre TiébiléDramé, lors d’une rencontre avec la presse quelques jours après, affirmait que les propos tenus par le Haut représentant du Président de la République pour ce qui concerne la négociation avec Iyad et Koufa n’engageaient que sa seule personne ! Un ministre peut donc faire remonter la bretelle à celui qui est officiellement investi de la mission d’agir et de parler au nom du Président de la République ? S’étaient interrogés certains observateurs !

Le ministre Dramé a-t-il été mandaté par le Président IBK pour répliquer aux propos de Dioncounda Traoré ? Une seule certitude : le Président IBK a toujours opposé un niet catégorique à toute négociation avec Iyad et Koufa. On se souvient, en effet, que le dialogue avec les chefs djihadistes Iyad et Koufa avait été recommandé par les participants à la conférence d’entente nationale de 2017.

Mais à la grande surprise de tout le monde, le locataire de Koulouba avait clairement écarté cette option. Avec la sortie de TiébiléDramé contre les propos de Dioncounda Traoré, il est certain que la position du Président IBK sur la question n’a pas changé d’un iota. Même si on avait pensé que Dioncounda avait parlé sous le contrôle et avec l’autorisation du Président IBK, car sa sortie, vu son rang, officialisait la volonté de l’Etat du Mali à négocier avec les deux chefs djihadistes maliens. Koulouba a-t-il reçu des récriminations sur la question de la part de certains partenaires comme la France et ses alliés, mais aussi des Etats-Unis ?

Pourtant, ceux qui privilégient la négociation avec Iyad et Koufa pensent que ni la France ni les Etats-Unis ne devrait pouvoir nous empêcher de négocier avec Iyad et Koufa, qui sont avant tout des Maliens, et qui ne remettent pas en cause l’intégrité territoriale du Mali. Toujours sur la question, il y a d’autres par contre qui, sans être totalement opposés à la négociation avec Iyad et Koufa, veulent qu’on se garde d’irriter nos partenaires qui sont là pour nous aider. Eux, ils privilégient une position commune sur la question, partagée par les autres Etats de la région, notamment le Niger et le Burkina Faso.

Que va donc faire Dioncounda Traoré ? Va-t-il renoncer à prendre langue avec Iyad et Koufa ? Va-t-il continuer à explorer cette piste qui constitue, à ses yeux, un passage obligé malgré l’opposition du Président ? Ou va-t-il plutôt jeter l’éponge, vu qu’on veut lui dicter la façon de s’y prendre dans une mission censée être exclusivement sienne ?

<strong> O. </strong><strong>Ouattara</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Kidal :   Pourquoi l’armée n’y est pas encore</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-pourquoi-larmee-ny-est-pas-encore-2857940.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/kidal-pourquoi-larmee-ny-est-pas-encore-2857940.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/12/Kidal-congres-MNLA.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 04 Feb 2020 01:25:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Attendu avec beaucoup d’enthousiasme depuis la rencontre de haut niveau de Pau, en France, le redéploiement de l’armée tant annoncé demeure une épreuve énigmatique. Les réunions de la Commission Technique de Sécurité se succèdent sur le sujet mais le bout du tunnel reste encore invisible. Apparemment pour des non-dits.

&nbsp;

La toute dernière réunion de ladite Commission Technique de Sécurité s’est achevée vendredi et tablait sur la journée du 1er Février pour entamer le débarquement des premiers éléments des forces armées reconstituées dans la ville de Kidal. Le processus devraient s’achever le 10 février prochain, mais ce calendrier, selon toute évidence, ne sera tenu, sans doute à cause de la persistance des mêmes blocages relevés lors de la dernière rencontre. Il s’agit d’un retard dû, entre autres, à des contraintes opérationnelles pour l’acheminement des véhicules ainsi qu’ de besoins encore non comblés d’améliorations sécuritaires à apporter au camp devant accueillir le bataillon. Malgré des conditions de vie assez acceptables pour rendre possible le déploiement, des réserves demeurent par ailleurs du côté du nouveau commandement, lequel insiste sur le dispositif de sécurisation de la caserne en équipant son mirador de projecteurs. Au nombre des corrections à apporter figurent par ailleurs l’équipement du poste de commandement en matériels de bureau ainsi que l’installation de tentes appropriées en adéquation avec les besoins. Ca n’est pas tout. Le redéploiement de l’armée reconstituée pourrait aussi être tributaire de la constructions de nouveaux bunkers protecteurs contre des tirs indirects, sans compter la levée de certaines équivoques afférentes aux proportions de représentativité des parties signataires de l’Accord. Tatillons par ailleurs jusque sur la salubrité du camp, les éléments du bataillon attendu à Kidal ne montrent visiblement pas autant d’enthousiasme que l’opinion malienne quant au retour de l’armée malienne dans la ville qu’elle a été contrainte d’abandonner sous les feux d’un ennemi invisible. Il semble, selon toute vraisemblance, que par delà les blocages d’ordre matériel et opérationnel, le passage de Moussa Mara hante encore les esprits jusqu’à la psychose quoique le bataillon soit constitués à dessein de ressortissants du Nord. Prévue pour ce jeudi, les regards sont donc rivés sur l’ultime réunion de la Commission Technique de Sécurité pour trouver la solution à cet autre obstacle d’ordre psychologique. Il semble, en définitive, que le peuple soit beaucoup plus pressé que son armée de recouvrer la souveraineté du Mali sur Kidal.

Faute de quoi, difficile de compter sur le redéploiement de l’armée pour assurer la tenue des législatives dans les différentes circonscriptions de la 8e région du Mali.

<strong>A Keïta</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Armée reconstituée à Kidal :  Une équation à plusieurs inconnues</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/armee-reconstituee-a-kidal-une-equation-a-plusieurs-inconnues-2857563.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/armee-reconstituee-a-kidal-une-equation-a-plusieurs-inconnues-2857563.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/02/Kidal.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 31 Jan 2020 14:00:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Carréfour</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Faut-il le rappeler, le 11 janvier 2013, afin de bloquer l’avancée des forces salafistes sur Mopti, la dernière ville sahélienne du Mali et sécuriser le reste du Mali, Dioncounda Traoré président de la transition malienne a adressé une lettre exprès à la France en ces termes et cela après plusieurs corrections de ladite lettre : « suite aux développements récents constatés sur le terrain, et à la menace qui se précise contre nos premières lignes de défense, une intervention aérienne immédiate s’impose. Celle-ci consistera à fournir un appui renseignement et un appui feu au profit de nos troupes. »</strong><strong>
</strong>Cette lettre a été rédigée dans la plus grande discrétion, car le capitaine Sanogo et son équipe étaient contre une intervention française au moment même où les forces armées maliennes étaient en débandade.

Mais, il faut préciser qu’il s’agissait seulement d’un appui aérien et de renseignements sur les mouvements des djihadistes et des terroristes. Cette intervention française devrait se dérouler en 4 phases à savoir bloquer l’avancée des forces salafistes, sécuriser le Mali, l’aider à recouvrer son intégrité territoriale. L’objectif est effectivement atteint en quatre phases dans la mesure où les intenses bombardements aériens ont fait subir de lourdes pertes dans le camp des salafistes qui se sont dispersés et Konan a été libéré. Les troupes maliennes au sol ont libéré la boucle du Niger et devraient foncer sur les régions du nord à savoir Tombouctou, Gao et surtout Kidal.
Arrivées à Anefis, les troupes maliennes ont été stoppées par l’armée française et interdites de mettre pied à Kidal, au motif qu’il fallait négocier politiquement la présence malienne à Kidal. Cela a amené une certaine désillusion dans l’esprit des Maliens et de son armée.
La troisième phase qui consistait en cette négociation politique n’a pas été portée à la connaissance des Maliens.

Il s’est trouvé qu’entretemps les Français avaient été trompés par le MNLA ressuscité en leur promettant de retrouver leurs otages cachés quelque part dans l’Adrar des Ifghogas. En contrepartie la France devrait les laisser maitres de Kidal en empêchant les troupes maliennes d’y pénétrer.
La source du problème malien à Kidal viendrait de cette entente entre ces deux parties contre le Mali. Cette entente explique largement l’introduction dans le projet d’accord écrit par les Français et soumis à l’État malien et aux rebelles touareg, la constitution d’une armée touarègue dans les régions du nord, afin de leur donner une autonomie sécuritaire dans un premier temps et dans un second temps une indépendance, d’où la notion d’armée reconstituée.Il s’agit à travers l’accord d’Alger de recruter 70% de nouveaux combattants et d’anciens Touaregs fuyards de l’armée malienne pour une énième fois dans les FAMA. Elle est estimée à 3000 hommes pour Kidal. Cette armée reconstituée va rester sur les territoires du nord, payée et entretenue par l’État malien, sans possibilités de les muter sur une autre partie du territoire national.
Chacun de ces éléments de l’armée reconstituée au nord bénéficiera d'un grade trois fois supérieur à celui qu’il avait au moment de leur intégration. C’est-à-dire qu’un capitaine va sauter les grades de commandant, de lieutenant-colonel pour devenir colonel plein, alors que tout au plus, il ne mérite que le grade de caporal.
Ces 3000 hommes pour Kidal trouveront sur place 1500 hommes soient 4500 hommes bien armés, bien préparés, bien équipés par l’armée française et prêts à n’importe quel moment à en découdre avec l’armée malienne.

&nbsp;

Voici, la triste réalité de la notion d’armée reconstituée qui nous est imposée par la France, à travers le Président IBK qui semble n’avoir défendu aucun intérêt du Mali, depuis la débâcle des FAMA le 21 mai 2014. Nous en voulons pour preuve, la signature de l’accord d’Alger sans prendre en compte les réserves des forces vives de la nation et l’acceptation de la mise en place d’autorités intérimaires, l’implantation de l’armée française dans des conditions floues et défavorables à l’unité nationale et à l’intégrité du pays. Et cela à un moment où une grande vague de revendications d’indépendance ou des changements dans la manière de diriger ces zones fréquemment manipulées de l’extérieur, surtout de la France. En un mot, une armée reconstituée équivaut à la création de deux états dont chacun aura son armée, son drapeau, son hymne national, son territoire, sa constitution, sa population.
Au total, ce sont 428 éléments que devra compter ce bataillon de l’armée reconstituée à Kidal dont le déploiement est prévu le 1er février prochain. Sur ces 428 éléments, au moins 176 proviennent des rangs des FAMA, 116 des ex-rebelles de la CMA, 127 de la plateforme et 9 des mouvements dits de l’exclusivité. Pour le moment, ils sont 300 éléments de ce bataillon à être mobilisés dont 172 proviennent des rangs des FAMA et 128 issus des mouvements armés récemment intégrés.
Par ailleurs, il convient de préciser que la compagnie de Ménaka, dont le déploiement du bataillon de l’armée reconstituée est prévu, le 30 mars prochain, comptera 120 éléments. Quant à Gao et Tombouctou, le déploiement des premiers éléments du bataillon de l’armée reconstituée est prévu le 25 février et le 15 mars. Le nombre d’éléments qui devront y être déployés sera précisé au cours des autres réunions de la CTS dont l’une est prévue avant la fin de cette semaine. Il faut aussi signaler que dans le but de mieux préparer de déploiement du bataillon de l’armée reconstituée à Kidal, une visite sur le terrain facilitée par la MINUSMA, a été effectuée hier lundi 27 janvier par une délégation comprenant le commandement de la zone militaire de Kidal et des officiers de l’état-major général des armées. Sur place, il est aussi attendu le déploiement de 60 engins dont 23 véhicules KIA sont déjà mobilisés à Gao. Les autres sont en attente à Sévaré. Bien que certains aient salué la disponibilité des équipements comme les gilets, les casques lourds, les moyens de communication, d’autres ont déploré le fait que la dotation en carburant ne soit toujours pas arrivée.
Sachant tout cela, comment le peuple peut-il rester amorphe devant cette situation sans réagir. Avec la mise en place de l’armée reconstituée, le Mali court à sa perte !

<strong>B S koba</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Régions du Nord : La France exploite&#45;elle nos gisements  de pétrole ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/regions-du-nord-la-france-exploite-elle-nos-gisements-de-petrole-2857562.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/regions-du-nord-la-france-exploite-elle-nos-gisements-de-petrole-2857562.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/09/Barkhane.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 31 Jan 2020 00:40:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Carréfour</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Depuis la colonisation, pour rappel, l’organisation commune des régions sahariennes (l’OCRS) a été une collectivité territoriale créée par la France au Sahara de 1957 à 1963. Elle a été instaurée par la loi du 10 janvier 1957, et elle avait pour but « la mise en valeur, l’expansion économique et la promotion sociales des zones sahariennes de la République française ». Elle était délimitée dans la loi du 10 janvier 1957 de la façon suivante :
• la commune mixte et l’annexe de Colomb-Béchar, la partie de l’annexe de Gerville, située au sud des monts des Ksours, les communes indigènes et les cercles de Goudam, de Tombouctou et de Gao;
• Les parties sahariennes des communes mixtes de Laghouat et de Djelfa, les communes indigènes et annexes de Ghardaïa, El Goléa et Ouargla, les communes mixtes de Touggourt et d’El Oued;
• Les communes mixtes et annexes du Tidikelt, des Ajjers et du Hoggar ;
• la partie nord des cercles de Tahoua et d’Agadès, comprenant la totalité de la subdivision de Bilma, la région de Borkou Ennedi Tibesti.
Le ministre du Sahara, en qualité de délégué général de cette organisation a exercé par délégation les pouvoirs précédemment conférés dans leurs territoires respectifs au gouverneur général de l’Algérie, et aux hauts commissaires et gouverneurs de l’Afrique équatoriale française et de l’Afrique occidentale française.Son organisation a été modifiée par l’ordonnance du 4 février 1959 qui a redéfini son territoire en le limitant aux départements sahariens, tout en prévoyant des conventions « avec les États et territoires limitrophes qui accepteraient ses objectifs ». L’organisation commune des régions sahariennes a été liquidée par le décret du 26 mai 1963.
En mai 1958, avant l’arrivée de De Gaulle, 300 notables maures ont signé une pétition envoyée au président de la République pour fonder une région saharienne rattachée à la France parce qu’ils ne voulaient pas être gouvernés par la majorité noire du sud.
L’Union Soudanaise RDA, étant contre la création de l’OCRS, a mis le ministre de l'Intérieur à l’époque qui était Mamadou Madera KEITA en mission d’information et de sensibilisation contre toute tentative de rattachement des provinces du nord au Sahara. C’est ainsi que l’Amenokal de Kidal Attaher Ag Ili a déclaré en substance nous avons été colonisés ensemble par la France, ensemble nous irons à l’indépendance. Tous nos oueds coulent vers le sud, notre avenir est avec le soudan.
La France depuis cette période avait des visées économiques sur le nord de notre territoire, connaissant toutes les potentialités économiques de cette zone. Nous ne sommes pas surpris d'apprendre que l’agence panafricaine d’information a révélé que la compagnie pétrolière française « Total » serait actuellement en phase d’exploration pétrolière au Mali, confirmant l’inquiétude de l’opinion publique malienne sur l’enjeu des intérêts économiques de la France. Selon des sources autorisées, la France a acheminé depuis 2013 chaque jour dans la région de Kidal du matériel d’exploitation. L’article fait savoir que « Total » mène des activités exploratoires dans le bassin de Taoudéni aux confins des frontières du Mali et de l’Algérie, citant un responsable mauritanien, que l’Agence PANA a constaté en marge d’une conférence-exposition sur le secteur en Mauritanie.
L’Agence panafricaine affirme même que la facture pétrolière de la France, qui connaît un déficit de près de 48 milliards d’euros, pourrait ainsi être soulagée avec les futures activités de Total au Mali, qui n’avait pas bénéficié de licences en 2012 aussi bien sous le Président ATT que sous la transition.
Un esprit malin dirait que c’est la raison qui expliquerait pourquoi la situation au nord du Mali tarde à être clarifiée, malgré la présence de 4 500 militaires français et 15 000 hommes de la MINUSMA. Total, qui entre dans la danse, aurait donc aujourd’hui bénéficié d’autorisation pour mener ses activités d’exploration dans le bassin pétrolier de Taoudéni. Et il faut noter que, depuis quelque temps, la composition de l’attelage gouvernemental malien comprend un portefeuille dédié à cette ressource que d’aucuns appellent « la richesse du diable » en Afrique. Mais du côté du ministère des mines et du pétrole, il y a un black-out total sur le sujet. Il en est de même à Koulouba. Cela veut dire que la réalité de la situation au nord de notre pays nous est cachée par notre président qui ne pipe mot sur la question !
<strong>Badou S. Koba</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Confiance accordée aux groupes armés de Kidal : un piège sans fin contre la république</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/confiance-accordee-aux-groupes-armes-de-kidal-un-piege-sans-fin-contre-la-republique-2857447.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/confiance-accordee-aux-groupes-armes-de-kidal-un-piege-sans-fin-contre-la-republique-2857447.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/01/Soldats-maliens-Kidal.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 30 Jan 2020 14:42:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Lettre du Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv5353619338ydp7f7ec6dyiv0802600310MsoNormal"><strong>Abusant de la patience des maliens, de notre soif de paix et de notre impatience à voir finir le drame de notre pays, pour abréger la souffrance de nos compatriotes, les rebelles de Kidal comme à leur accoutumée, jouent à leur jeu favori ; celui de trimballer la République, de tenter de la ridiculiser et de gagner du temps dans leur logique de renforcement contre l’Etat de droit.</strong></p>
<p class="yiv5353619338ydp7f7ec6dyiv0802600310MsoNormal">Il est clair que nous sommes les seuls à ne pas voir qu’il n’y a aucune volonté d’avancer dans la paix chez la CMA et ses soutiens extérieurs. Le groupe criminel, associé et complice des terroristes du Sahel n’a pas d’agenda en dehors de celui des puissances du Golfe qui le financent, qui l’entretiennent et qui lui garantissent refuge et impunité. La CMA n’est qu’une façade de la monnaie de singe que notre pays, réduit à l’impuissance, prend et accepte dans la douleur, dans le sang et dans la compromission. La paix n’est pas dans le programme de la CMA. Sa stratégie, c’est de nous avoir à l’usure, de nous épuiser, de tourner en ridicule, les nombreux fora pour la paix, le DNI, en ayant comme prétexte majeur l’Accord d’Alger, qu’elle n’a pas manqué jadis de truffer de piège nous maintenant dans une impasse perpétuelle et comme dirait O. B. Quénum, dans un piège sans fin. Le Mali perd son temps à vouloir une paix insaisissable, avec des individus qui n’ont que du mépris pour ceux qui semblent les craindre et continuent de croire que toutes les concessions faites à leur égard ne sont dictées que par notre peur et notre indignité. A leurs yeux, nous n’avons pas le choix, nous avons peur, nous sommes atteints et nous ne pouvons rien y changer. Dans leurs caprices méprisants et humiliants, ils ont le soutien d’une Communauté Internationale divisée entre leurs complices qui savent ce qu’ils font et leurs dupes aveuglés et assourdis par une propagande permanente sur les médias français qui les parrainent, mais aussi par l’absence totale du sens de la communication d’une grande partie de nos responsables politiques. Cette absence totale du sens de l’Etat qui fait de pauvres énergumènes les égaux de nos autorités, malgré leurs crimes continus contre la démocratie.</p>
<p class="yiv5353619338ydp7f7ec6dyiv0802600310MsoNormal">Le processus de sabordage a commencé il y a belle lurette. Trois facteurs y ont contribué plus par nos propres maladresses que par la capacité illusoire du MNLA et alliés. Il fallait commencer par faire croire que la Démocratie malienne tant vantée n’en était pas une. Ensuite présenter notre armée sous les facettes les plus noires des armées africaines massacreuses de peuples innocents et toutes les peintures qui font jaser e Occident. Enfin discréditer l’Etat et l’administration publique en les présentant sous les tableaux de la corruption et de l’exclusion de certaines communautés. Ceux qui ont pensé naïvement que les concepteurs de tels clichés nous voulaient du bien se trompaient et continuent de se tromper. C’était la meilleure façon de retirer ses soutiens à notre pays, de l’affaiblir et de lui donner ensuite, à Dieu ne plaise, le coup fatal final.</p>
<p class="yiv5353619338ydp7f7ec6dyiv0802600310MsoNormal">Cette orchestration savamment montée nous a conduit à des contradictions internes dans tous les corps vitaux de notre pays : Société civile, Armée, Partis politiques, Organisations religieuses, aucun secteur de l’activité humaine au Mali n’a été épargnée par le virus de la division, entretenu de haute main sur les réseaux sociaux et amplifié par les médias internationaux à destination de l’étranger. La conséquence a été d’avoir un peuple traumatisé, étourdi, se cherchant dans la cohue et la confusion et s’offrant en spectacle à ses ennemis qui s’en frottent les mains.</p>
<p class="yiv5353619338ydp7f7ec6dyiv0802600310MsoNormal">Les groupes armés de Kidal et leurs commanditaires jouent cyniquement sur ce terrain et savent que la cacophonie savamment entretenue et le traumatisme général engendré constituent un terreau fertile à leurs machinations malveillantes qui maintient la République aux abois.</p>
<p class="yiv5353619338ydp7f7ec6dyiv0802600310MsoNormal">Que n’ont fait le Président de la République et les autorités pour avoir la paix ? De la signature d’un accord compromettant au traitement de faveur sur le découpage administratif et l’intégration complaisante d’anciens rebelles, en passant par les traitements et les financements à coup de milliards d’activités douteuses, l’Etat malien s’est soumis à tout. Sans rien en obtenir en terme de répit, de quiétude ou d’espoir certain. Aujourd’hui, il est temps que le Mali se ressaisisse, qu’il montre la preuve de la mauvaise foi des groupes qui tiennent Kidal en otage, car après tout, il faut bien un jour arriver à la fin de la tragédie injustement imposée au Mali. La paix n’a pas de prix, mais si son prix revient à l’indignité et à la destruction à terme, l’on doit mener le combat qui ramène à la vraie paix, pas à une semblant de paix pire que la guerre, pas une humiliation permanente qui fera vivre les maliens dans la honte. Nos partenaires doivent comprendre qu’au moment où les « Mohamed Mérah » et les « Ben Laden » des autres sont traqués ailleurs, pour les mêmes causes, ils ne doivent en aucun cas piétiner la justice en nous imposant l’inacceptable compromission contre la liberté, la démocratie et le droit pour un pays de vivre sous des lois égales pour tous.</p>
<p class="yiv5353619338ydp7f7ec6dyiv0802600310MsoNormal">Ali DIARRA</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Premier ministre à Tombouctou : La population reconnaissante</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/le-premier-ministre-a-tombouctou-la-population-reconnaissante-2857379.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/le-premier-ministre-a-tombouctou-la-population-reconnaissante-2857379.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/01/PM-TOMBOUCTOU-Boubou.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 30 Jan 2020 10:38:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le redémarrage des travaux de bitumage de la route Gomacoura-Tombouctou, </strong><strong>les efforts des FAMa pour contenir </strong><strong>l’insécurité, les chantiers de la nouvelle gare routière, de l’Institut de formation des maîtres et de l’aérogare de </strong><strong>la Cité mystérieuse sont, entre autres, </strong><strong>réalisations du gouvernement saluées </strong><strong>par les populations locales</strong>

Après Gao, le Premier ministre, Dr Boubou Cissé, à la tête d’une forte délégation, est arrivé hier à Tombouctou où il a été accueilli, à sa descente d’avion, par le gouverneur de la région et l’ensemble des autorités administratives, politiques et militaires. Le chef du gouvernement a visité le chantier de l’aérogare de la ville dont les travaux de rénovation sont en cours de démarrage.
Ensuite, la délégation s’est rendue au domicile de l’imam Abdourahmane Ben Essaouti où étaient réunis les chefs de quartier et les imams. Après les salutations d’usage, les sages de Tombouctou ont formulé des prières et des bénédictions pour que notre pays retrouve pleinement la paix et la stabilité, gage de tout développement socio-économique.
Dr Boubou Cissé et sa délégation ont ensuite visité le chantier de la nouvelle gare routière de Tombouctou pour s’enquérir de l’état d’avancement des travaux. La première pierre de l’infrastructure a été posée le 8 avril 2019 par le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme de l’époque, Mohamed Moustapha Sidibé.
La réalisation des travaux, estimée à plus d’un milliard de Fcfa, est financée conjointement par la Coopération suisse et la Banque mondiale à travers deux projets, le PACUM (Projet d’appui aux communes urbaines du Mali) et le PRRE (Projet de reconstruction et de relance économique).
Le Premier ministre a également inspecté le chantier de rénovation et d’agrandissement de l’Institut de formation des maîtres. Le complexe, constitué d’une infirmerie, de cinq logements pour personnel et 14 classes, peut accueillir plus de 700 étudiants.
Le clou de cette journée a été la conférence de cadres au cours de laquelle les intervenants ont remercié vivement les autorités pour le redémarrage des travaux de bitumage de la route Gomacoura-Tombouctou. Le 25 novembre 2019, le Premier ministre a procédé au lancement de ces travaux, en compagnie du représentant de l’Union européenne, principal partenaire pour la construction de cette route longue de 484 km.

<a href="https://lessor.site/le-premier-ministre-a-tombouctou-la-population-reconnaissante.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><strong>........lire la suite sur lessor.site</strong></a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Gao et Tombouctou accueillent Dr. Boubou Cissé</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/gao-et-tombouctou-accueillent-dr-boubou-cisse-2857371.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/gao-et-tombouctou-accueillent-dr-boubou-cisse-2857371.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/01/Boubou-Nord-Mali.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 30 Jan 2020 08:23:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Du lundi 27 au vendredi 31 janvier 2020, le Premier ministre Boubou Cissé effectue une visite dans les régions de Gao et Tombouctou. C’est par Gao qu’il a commencé cette mission qui lui permettra d’inaugurer des infrastructures, de lancer des travaux de construction de routes et rencontrer les populations sur les questions sécuritaires, la cohésion sociale et le vivre ensemble. </strong>

Dès son arrivée à Gao, Boubou Cissé, accompagné de 5 membres du gouvernement, a été accueilli par le gouverneur de la région de Gao, général Sidiki Samaké, les autorités administratives et locales, des jeunes, des députés de la région et des responsables de partis politiques.

La visite a commencé par l'aéroport de Gao0. Dr. Boubou Cissé, à sa descente d'avion, après les salutations protocolaires, a fait le tour des différents compartiments de l'aérogare de Gao, qui est actuellement en très mauvais état. Si la piste d'atterrissage est impeccable, l'aéroport a besoin d'un salon, des toilettes.

La délégation a eu droit un accueil des populations sur la place de l'indépendance. Boubou Cissé a fait un bref passage au pied-à-terre avant d'aller faire le tour de la cité des Askia pour saluer les notabilités et les chefs coutumiers de la ville.

Le programme a repris son cours normal avec l'inauguration de la route qui va de la place de l'indépendance à l'aéroport ; elle est la principale voie qui relie Gao à l'aéroport. Au programme, une série de visites de différents chantiers entrepris par l’Etat en termes d’infrastructures comme la relance de la construction de la route Sévaré-Gao à Wabaria, l’inauguration du système d’adduction d’eau dans le 8<sup>ème</sup>quartier Boulgoundie, la visite du chantier de la salle de spectacle, de divers travaux urbains et de l’aérogare de Gao dont les travaux sont en cours de démarrage.

Après le lancement des travaux de construction de la route Gao-Sévaré, le Premier ministre dira qu'il est venu pour honorer une promesse du gouvernement, car il y a quelques mois les populations de Gao avaient demandé certaines mobilités dans leur ville, mais aussi entre Gao et le reste du Mali. Une voie urbaine a été inaugurée, elle rallie la place de l'indépendance à l'aéroport.

«Cette route Gao-Sévaré était une forte recommandation de la jeunesse de Gao, et le président de la République nous avait instruit à l'époque de tout mettre en œuvre pour trouver le financement adéquat pour faire cette route. C'est pour cela que nous nous sommes attelés pour trouver le financement non seulement pour la réhabilitation mais pour la reconstruction de cette route Gao-Sévaré.

Il y a eu un financement pour le tronçon Gao-Sévaré-Boré qui a été obtenu qui est financé par la BADEA. Aujourd'hui, pour honorer l'engagement que nous avions pris ici, sur les instructions du président de la République, le budget d'Etat a mis à disposition un financement, pour que les travaux puissent commencer à Gao, pour aller vers Hombori ; ensuite les deux tronçons vont se rejoindre. Le tronçon qui va quitter Sévaré pour venir vers Hombori et le tronçon qui va quitter Gao pour aller vers Hombori. C'est ce lancement que nous sommes venus faire aujourd'hui. Je suis particulièrement heureux d'être à Gao en compagnie de toute la population et cette jeunesse », a-t-il déclaré.

Le Premier ministre a donné des assurances que des dispositions seront prises pour la sécurité des travaux, car il y a une parfaite symbiose avec les forces de sécurité. Il ajoutera que les FAMa font ce type de travail dans d'autres endroits du pays. Les populations surtout les jeunes ont salué le lancement des travaux. Car, pour eux, la route Gao-Sévaré est le véritable trait d'union entre les régions maliennes.

Dans l'après-midi, il y a eu une rencontre avec les forces vives pour échanger sur les grandes questions de la nation. Les sujets dominants étaient la sécurité, l'organisation des élections et la cohésion et le vivre ensemble.

Dans cette mission à Gao, le Premier ministre est accompagné des ministres de la Jeunesse et des Sports Arouna Modibo Touré, de l'Agriculture Baba Moulaye, de la Cohésion sociale et de la Réconciliation Lassine Bouaré, Traoré Seïnabou Diop des Infrastructures.

L'ancien Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga, Me Harouna Toureh, les députés MohamedOuldMataly, Haïdara Aïssata Cissé dite Chato, Aguissa Maïga, le directeur du FAFPA Mohamed Albachar Touré et bien d'autres personnalités de la région de Gao font partie de la délégation.

L'étape de Gao a été suivie de celle du cercle d'Ansongo. Avant l'étape de la région de Tombouctou qui s’est déroulée hier mercredi 29 janvier et la fin de la mission est prévue pour ce vendredi 31 janvier 2020.

<strong> </strong>

<strong>KT</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord d’Alger : la mise en œuvre en 2019 est à son point le plus bas, selon le Centre Carter</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-dalger-la-mise-en-oeuvre-en-2019-est-a-son-point-le-plus-bas-selon-le-centre-carter-2857296.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-dalger-la-mise-en-oeuvre-en-2019-est-a-son-point-le-plus-bas-selon-le-centre-carter-2857296.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/04/Alger-mediation.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 30 Jan 2020 03:39:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le rapport 2019 de l’Observateur indépendant pour la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, est disponible depuis quelques jours. Le document révèle un enlisement dans la mise en œuvre de l’Accord.</strong>

C’est un rapport de 42 pages qui présente les observations du Centre Carter, Observateur indépendant de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, couvrant la période entre janvier et décembre 2019.

Le constat est très alarmant. Dans son rapport, l’Observateur indépendant note que la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali est à son point le plus bas depuis qu’il a entrepris son mandat en janvier 2018. Selon le Centre Carter, les résultats concrets pour la population malienne, que ce soit aux domaines politico-institutionnel, sécuritaire, économique ou de l’Etat de droit, sont minimes. Cela malgré quelques avancées arrachées après des longues tractations.

Par rapport à 2018, le document souligne une stagnation et souvent une régression tant dans la mise en œuvre que dans le soutien populaire à l’Accord. Cette situation est due à de multiples blocages qui sont <em>« parfois mesquins ou transpirant la mauvaise foi, et les surmonter demande un effort disproportionné</em> ». Le rapport indique qu’on assiste globalement à un processus de mise en œuvre ensablé ne produisant, au mieux, que des progrès ponctuels après des mois de blocages.

Pour l’observateur indépendant, toutes les parties sont responsables du blocage y compris la Communauté internationale. Ainsi malgré la présence de la Minusma, l’Observateur indépendant constate que « <em>la communauté internationale semble de plus en plus absorbée par la situation sécuritaire actuelle, consacrant beaucoup moins d’attention aux fondements politiques, légaux et économiques de la mise en œuvre de l’Accord</em> ».

Toutefois, malgré les retards et des difficultés considérables, le Centre Carter souligne que les parties maliennes maintiennent leur adhésion aux principes de l’Accord, donnant la preuve qu’il est l’unique voie pour la réconciliation et la stabilité au Mali.

<strong>Abdrahamane SISSOKO</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Instances de décisions de la mise en œuvre de l’accord pour la paix : Participation active des femmes recommandée</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/instances-de-decisions-de-la-mise-en-oeuvre-de-laccord-pour-la-paix-participation-active-des-femmes-recommandee-2856854.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/instances-de-decisions-de-la-mise-en-oeuvre-de-laccord-pour-la-paix-participation-active-des-femmes-recommandee-2856854.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/12/Mahamat-Saleh-Annadif-Mali.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 27 Jan 2020 11:48:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Observatoire</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Plus de 200 participantes venues de l’intérieur du pays et de la capitale ont participé à Bamako pendant deux jours à l’atelier de haut niveau sur la participation des femmes à la mise en œuvre de l’accord pour la paix au Mali.</strong>

Pour une participation active des femmes à la mise en œuvre de l’accord pour la paix dans notre pays, l’atelier de haut niveau organisé, courant semaine dernière,  a réuni des femmes de tous les horizons du pays en vue d’ouvrir le débat pour la participation féminine dans les instances de décisions de l’accord de paix issu du processus d’Alger.

Organisée par le ministère de la cohésion sociale de la paix et de la réconciliation en partenariat avec la MINUSMA, la rencontre de haut niveau des femmes pour leur participation au processus de paix en cours est une des recommandations des Nations Unies auprès des autorités maliennes, selon le chef de la MINUSMA, Mohamar Annadif, pour non seulement assurer  son appropriation mais aussi son inclusivité.

«La tenue de cet important atelier soutenus par les ambassades accréditées au Mali s’inscrit dans les efforts de tous, pour la mise en œuvre de l'accord tel que demander par les Nations Unies », a rappelé le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU au Mali.

Pour lui, les débats et recommandations sont des indicateurs de l'appropriation de l’accord. C’est pourquoi, il estime que le moment est propice pour que tous s'impliquent autant pour la participation active des femmes dans les instances de décisions dudit accord.

« Les Nations Unies et son secrétaire général entendent des recommandations claires et réalistes, établies en vertu de l’accord, note-t-il, ajoutant que l’organisation qu’il représente a beaucoup d’espoir dans les résolutions de cet atelier qui se traduiront dans des actes concrets ».

Placée sous le thème : ‘’participation des femmes à la mise en œuvre de l'accord pour la paix’’, cette rencontre de haut niveau des femmes a été présidée par le ministre de la cohésion sociale de la paix et de la réconciliation, M. Lassine Bouaré.

« Participer à  la mise en œuvre de l’accord nécessite la participation de toutes les composantes de la société », indique le Ministre qui reconnait, bien évidemment, le faible niveau de participation des femmes dans le processus de paix à travers le monde et le rôle important qu’elles jouent dans la société.  « Lorsque les femmes participent au processus de paix, c'est toute la société qui en bénéficie. Les femmes ont toujours été et très actives », a affirmé le Ministre Bouaré.

Durant deux jours, des experts dont Mme Margarita, facilitatrice des travaux, ont conduit  les échanges sur la participation des femmes dans la mise en œuvre de l’accord, son mécanisme et ses organes.

<strong>Ousmane MORBA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Session de haut niveau du CSA :   Les législatives s’invitent aux débats</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/session-de-haut-niveau-du-csa-les-legislatives-sinvitent-aux-debats-2856500.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/session-de-haut-niveau-du-csa-les-legislatives-sinvitent-aux-debats-2856500.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/11/CSA.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 24 Jan 2020 09:05:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le Comité de Suivi de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali (CSA) s’est réuni le 19 janvier dernier après cinq mois d’interruption. Réunion de haut niveau, cette session à laquelle ont participé plusieurs ministres des Affaires étrangères des pays associés au processus de paix en cours au Mali, aura permis de prendre d’importantes décisions afin de  donner non seulement un nouveau souffle à la mise en œuvre de l’Accord, mais aussi d’échanger le processus électorale avec les partenaires.

Sous la présidence du Secrétaire d’Etat en charge de la communauté nationale et des compétences à l’Etranger de l’Algérie, cette session du CSA a vu la participation des Ministres Affaires Etrangères du Burkina Faso, du Niger, de la Mauritanie et du Mali. Plusieurs autres membres du gouvernement malien, les Représentant de l’Union européenne, de l’Union africaine et de la France étaient également présents.

Selon Mahamat Saleh Annadif, le Représentant du Secrétaire général des Nations Unies au Mali et Chef de la MINUSMA, cette « présence tant en quantité qu’en qualité, où tout le monde a pu s’exprimer, » aura « permis aux uns et aux autres de discuter de façon constructive ».

Pour Lassine Bouaré, ministre malien de la Cohésion sociale, de la Paix et de la Réconciliation « ce CSA de haut niveau peut être considéré comme une réunion de relance, de redynamisation du processus de mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger ».

Plusieurs thèmes étaient à l’ordre du jour de cette session dont deux très importants : le déploiement des premières unités reconstituées de l’Armée malienne et les conclusions du Dialogue national inclusif (DNI). « Nous avons arrêté une recommandation pour ce qui est des Forces de défense et de sécurité (FDSM) reconstituées pour leur déploiement au nord, notamment à Kidal. Il y a un certain nombre de détails pour lesquels le Comité technique de sécurité (CTS) doit se réunir d’ici deux jours pour les affiner et, ce sont des éléments importants », a expliqué le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU.

Le ministre de la Cohésion sociale, de la Paix et de la Réconciliation, a pour sa part souligné la prise en compte des conclusions du DNI, « notamment les points en rapport avec l’Accord pour la paix et la réconciliation et globalement tous les points en rapport avec les questions de paix de sécurité et les questions de gouvernance aussi. C’est le cas des élections législatives projetées par le DNI, c’est également le cas de l’ensemble des réformes nécessaires pour conforter le processus démocratique dans notre pays mais également améliorer sa gouvernance de façon générale ».

Toutes les parties ont exprimé leur engagement continu d’accélérer la mise en œuvre de l'Accord de paix, tout en soulignant également la nécessité d'accélérer aussi le déploiement des unités reconstituées du FDSM et de mettre en œuvre des projets de développement dans le Nord. La réunion a également permis de suivre les recommandations formulées lors de la session du CSA tenue en juin 2019, notamment celle relative à la levée des blocages et la relance du processus de paix. Enfin, les parties ont convenu de tenir une session extraordinaire du CTS le 21 janvier prochain, pour finaliser le plan de déploiement des unités reconstituées.

« Maintenant, il faut tout faire pour que l’on respecte la périodicité de la tenue du CSA que la MINUSMA a appuyé également, et j’espère que cela sera suivi, » a conclu M. Annadif.

<strong>Amed Sidibé</strong>

<strong>La Priorité</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Armée reconstituée à Kidal : son patron sera probablement Touareg</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/armee-reconstituee-a-kidal-son-patron-sera-probablement-touareg-2856275.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/armee-reconstituee-a-kidal-son-patron-sera-probablement-touareg-2856275.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/04/DDR-INTEGRATION.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 23 Jan 2020 11:14:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Nous l’écrivions, en exclusivité, dans notre précédente parution : l’armée reconstituée est en route pour Kidal. </em></strong>

Pour être plus précis, et en français simple, il y a de cela quelques semaines, un groupe de militaires (quelques dizaines) est parti de Ségou et d’autres régions du sud et du centre pour le Nord-Mali, précisément pour Bourem, où ils avaient été positionnés dans la ville de Bamba, en remplacement d’un autre bataillon rappelé, cette fois-ci, au sud. Ce qu’on appelle une relève.

Quelques semaines après, nos vaillants soldats ont eu la nouvelle, selon laquelle, finalement, leur nouvelle destination sera Kidal. Ils ont ainsi refait leurs emplettes (la vie militaire étant ainsi faite), direction Gao où ils sont présentement.

À présent, nos soldats sont positionnés à Gao et attendent le feu vert des hiérarchies (politiques et militaires). Déjà, ce qu’on peut affirmer, avec certitude, c’est que les FAMa reconstituées iront à Kidal, que certains ont été dépêchés, hier, pour venir chercher les moyens de transport à Sévaré, et qu’il y a de fortes chances que le patron de ce futur nouveau bataillon de Kidal soit un ressortissant de la zone.

Il pourrait être accompagné dans cette tâche par un certain Samaké, colonel-major de son état et commandant de la région militaire N°07, et le commandant Madou Kéïta.

Pour ce qui concerne les moyens de transport qui viendront de Sévaré, selon nos informations, il s’agirait d’une soixantaine de véhicules KIA (certains soldats dénoncent sa qualité et son efficacité sur le terrain) ; on parle aussi d’une trentaine de véhicules blindés.

<strong> </strong><strong>Mohamed Ag Aliou </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>4è session du CSA : ce qu’il faut en retenir !</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/4e-session-du-csa-ce-quil-faut-en-retenir-2856283.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/4e-session-du-csa-ce-quil-faut-en-retenir-2856283.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/01/accord-dalger-Comite-suivi.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 23 Jan 2020 01:12:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouvelle Libération</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Comité de suivi de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, a tenu sa quatrième consultation de haut niveau à Bamako, le 19 janvier 2020, sous la présidence de Rachid Bladehane, Secrétaire d’Etat algérien et chef de file de la Médiation Internationale.</em></strong>

En des parties maliennes signataires de l’Accord et les membres de la Médiation internationale, cette réunion a été l’occasion pour les participants d’échanger sur les voies et moyens à même de donner
une nouvelle impulsion au processus de mise en œuvre de l’Accord. Elle a permis de faire le point sur les derniers développements intervenus depuis la 3e consultation de haut niveau du 17 juin 2019 et de
mobiliser davantage de soutien afin d’accélérer le rythme de la mise en œuvre de l’Accord.

À l’issue de cette quatrième session du Comité de suivi de l’accord, les participants se sont réjouis de la qualité et la forte participation des parties maliennes ainsi que de la Médiation internationale, avec notamment la présence des ministres des Affaires étrangères du Burkina Faso, de la République islamique de Mauritanie et de la République du Niger, du Commissaire à la paix et à la Sécurité de l’Union africaine, du Représentant spécial de l’Union européenne pour le Sahel, de l'Envoyé Spécial de la France pour le Sahel et du Représentant de l’OCI.

De fait, cette mobilisation illustre la détermination du Mali et de ses partenaires internationaux à marquer une nouvelle étape stratégique dans leurs efforts de stabilisation au Mali. Lesquels ont noté, avec grande satisfaction, la bonne atmosphère de travail retrouvée entre les parties maliennes ; ce qui marque par ailleurs la relance effective du processus du suivi et d’accompagnement de la mise en œuvre de l’Accord.

Par ailleurs, le gouvernement malien a reçu les félicitations de ses partenaires pour la bonne tenue du Dialogue national inclusif, et ont dit avoir pris note de ses recommandations et résolutions et appellent à leur mise en œuvre dans un esprit d’inclusivité, traduisant par la même la détermination des Maliens à privilégier, à l’unisson, le dialogue et l’esprit de compromis pour surmonter les défis auxquels leur pays est confronté.

Le CSA a salué les avancées de la mise en œuvre du DDR-intégration accéléré et appelé avec insistance à finaliser et parachever le déploiement des premières unités de l’Armée nationale reconstituée à brève échéance à Gao, Tombouctou, Kidal et Ménaka, avec le soutien de la Communauté internationale. Il a félicité la décision d’opérationnaliser à titre prioritaire et d’urgence le Fonds de développement durable (FDD) en vue de favoriser le retour rapide et effectif de l’Administration dans les régions du Nord du Mali et les services sociaux de base au profit des
populations.

Le CSA a en outre lancé un appel pressant à davantage de cohésion au sein des parties signataire, après avoir pris note de la tenue des congrès des différents mouvements impliqués dans le processus de paix ainsi que des annonces concernant la volonté exprimée pour une mutation en mouvements politiques.

Faut-il aussi noter que les participants à cette session appellent à la reprise des travaux de suivi et d’accompagnement de la mise en œuvre de l’Accord, selon un calendrier assurant la régularité et l’efficacité des réunions du Comité de suivi de l’accord (CSA) et exhortent toutes les parties prenantes à y apporter leurs contributions dans un esprit d’ouverture et d’engagement à l’objectif de la paix et de la réconciliation au Mali.

Ils exhortent la Communauté internationale à poursuivre son appui politique, technique et financier à la mise en œuvre de l’Accord, en particulier aux actions prioritaires ci-dessus mentionnées. Et réitèrent, enfin, leur appel à la Communauté internationale à continuer d’apporter son soutien au gouvernement malien, à travers une approche coordonnée et multidimensionnelle, comprenant les aspects sécuritaires, sociaux et humanitaires, et basée sur une meilleure gouvernance et la promotion du développement économique, dans le strict respect des droits de l’homme.

<strong> Dioncounda Samaké</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation : Le centre carter exhorte à une action vigoureuse</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mise-en-oeuvre-de-laccord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-le-centre-carter-exhorte-a-une-action-vigoureuse-2856141.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mise-en-oeuvre-de-laccord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-le-centre-carter-exhorte-a-une-action-vigoureuse-2856141.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/01/ACCORD-.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 22 Jan 2020 09:46:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Quatre ans et demi après la signature à Bamako de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, plus des deux tiers des engagements en matière de sécurité attendent encore d’être réalisés.</strong>

Le Comité de suivi (CSA), principal organe chargé de superviser le processus de mise en œuvre, n’a pas tenu de réunion pendant tout le dernier trimestre de l’année écoulée. Ce sont là quelques observations contenues dans le 6è rapport de l’observateur indépendant, le Centre Carter, sur la mise en oeuvre dudit Accord.

Ce rapport a été rendu public hier au cours d’une conférence de presse tenue dans les locaux de l’organisation indépendante, sis à Badalabougou.

La conférence était animée par la conseillère spéciale du Centre Carter, l’ambassadrice Bisa Williams, assistée de son adjoint, Jean N’Tole Kazadi, en présence de plusieurs autres invités. Dans son rapport de fin d’année 2019, l’observateur indépendant a relevé plusieurs obstacles qui expliquent l’absence de progrès notable dans le processus de mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation.

<a href="https://lessor.site/mise-en-oeuvre-de-laccord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-le-centre-carter-exhorte-a-une-action-vigoureuse.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><strong>.........lire la suite sur lessor.site</strong></a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>4ème  Session de Haut niveau du Comité de Suivi de l’Accord (CSA) : Le redéploiement de l’armée reconstituée à Kidal au cœur des échanges</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/4eme-session-de-haut-niveau-du-comite-de-suivi-de-laccord-csa-le-redeploiement-de-larmee-reconstituee-a-kidal-au-coeur-des-echanges-2-2856086.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/4eme-session-de-haut-niveau-du-comite-de-suivi-de-laccord-csa-le-redeploiement-de-larmee-reconstituee-a-kidal-au-coeur-des-echanges-2-2856086.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/01/accord-dalger-Comite-suivi.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 22 Jan 2020 00:36:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La 4<sup>ème</sup> Session de Haut niveau du Comité de Suivi de l’Accord (CSA) s’est tenue, le dimanche 19 janvier 2020, à l’hôtel de l’Amitié de Bamako en présence des membres du gouvernement malien, des membres de la médiation et de la communauté internationale, des mouvements signataires de l’accord pour la paix au Mali (Plateforme-CMA) et de nombreuses autres personnalités. L’un des points qui étaient inscrits à l’ordre du jour de cette 4<sup>ème</sup> session est le redéploiement de l’armée malienne reconstituée dans toutes les régions du nord du Mali dont Kidal. Même s’il n’y a pas de blocage perceptible pour ce redéploiement, force est de constater qu’il ya  des choses à peaufiner. <em>«Une date n’a pas été choisie pour la simple raison qu’il y a des modalités techniques qu’il faut mettre en place… Les experts militaires vont continuer à travailler pour peaufiner le plan de retour. Il faut que ce retour soit un grand succès dans les meilleures conditions. Ce travail a déjà commencé et va s’intensifier…Il y aura une réunion entre les parties, le 24 janvier 2020 pour discuter les modalités et le calendrier de ce redéploiement de l’armée reconstituée dans les régions du nord du Mali</em> », dit-on dans les coulisses.</strong>

Prenant la parole au cours de cette session, le ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale, Tiébilé Dramé  fait savoir que ce comité de suivi de l’accord de haut niveau est décisif pour le processus de stabilisation du Mali. <em>« Il a même un caractère historique dans la mesure où il se tient après 5 mois de suspension. Il a un caractère historique parce qu’il enregistre la participation des ministres, des représentants des pays voisins du Mali et qui sont vice-présidents du comité de suivi de l’accord que l’Algérie préside avec beaucoup de bonheur. Mais il est aussi important au regard de son ordre du jour. L’ordre du jour, on peut le résumer comme étant les résolutions du dialogue national inclusif qui ont un lien direct avec la feuille de route avec le processus de paix et de stabilisation du Mali </em>», a souligné Tiébilé Dramé. Avant d’ajouter que le Dialogue National Inclusif (DNI) a été un grand succès grâce à la participation de tous les mouvements signataires de l’accord de paix. A ses dires, il y a eu une suspension de CSA pendant 5 mois mais pas une suspension des efforts pour la paix.<em> « Avant le DNI, il ya eu beaucoup d’inquiétude vis-à-vis de l’accord pour la paix, beaucoup avait craint que le dialogue national ne soit le lieu pour déconstruire l’accord, de déchirer l’accord, de le jeter dans le fleuve Niger. Mais les forces vives du pays ont surpris tout le monde. Les Maliens ont parlé l’accord de façon responsable, ont fait leur recommandation pour diligenter sa mise en œuvre. L’accord n’a pas été jeté dans le fleuve Niger. L’appropriation nationale tant recherchée depuis des années est aujourd’hui une réalité. Je crois qu’il faut se réjouir de ce que le dialogue inter-malien des forces vives du pays a été un moment important du processus de paix. Nous avons un agenda important et cet agenda est l’unité du Mali dans sa diversité, ça concerne la restauration de l’intégrité du territoire, la restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire dans le respect de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale. Je crois que de ce point de vue, nous avons un agenda qui n’est pas semblable aux autres jusqu’ici </em>», a-t-il dit. Le chef de la diplomatie malienne a remercié les uns et les autres pour leur contribution en faveur de la paix au Mali. <em>«Nous entrons dans une phase décisive, nous avons besoin de tout le monde, nous avons besoin de tous nos amis pour aborder cette étape du redéploiement des forces reconstituées de la nouvelle armée malienne reflétant la diversité nationale de notre pays»,</em> a souligné Tiébilé Dramé. Après la rencontre à huis clos, les acteurs ont donné leur impression. C’est ainsi que le ministre Tiébilé Dramé a précisé que la décision de redéploiement de l’armée constituée à Kidal n’a pas été prise aujourd’hui mais depuis le mois de novembre 2019 lors de la réunion de la Commission technique de sécurité. <em>« On a continué à travailler et les experts militaires vont continuer à travailler, les experts militaires de nos FAMAS, les experts militaires des mouvements signataires de l’accord, les experts militaires de la Minusma, ils vont continuer à travailler pour peaufiner le plan de retour. Il faut que ce retour soit un grand succès dans les meilleures conditions. Ce travail a déjà commencé et va s’intensifier et nous irons de l’avant inchalla</em> », a conclu le ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale, Tiébilé Dramé. Le ministre Lassine Bouaré abonde dans le même sens tout en souhaitant l’accélération de la mise en œuvre de l’accord.

<strong><em>«Cette session se tient à un moment crucial pour la relance du processus de paix au Mali…»</em></strong>

Pour Fahad Ag Almahmoud de la Plateforme, une date n’a pas été choisie pour le redéploiement de l’armée reconstituée à Kidal pour la simple raison qu’il y a des modalités techniques qu’il faut mettre en place. Selon lui, le bataillon est déjà constitué mais les moyens doivent être mis à sa disposition. <em>« Où et quand il rentrera à Kidal, ça c’est du ressort de l’état major général des armées…je n’ai pas entendu quelqu’un dans la salle s’opposer au retour de l’armée à Kidal</em> », a conclu Fahad. Quant à Bilal Ag Acherif de la CMA, il a fait savoir que l’une des décisions prises lors de cette rencontre est l’accélération du redéploiement des unités de l’armée reconstituée dans toutes les régions du nord du Mali. Pour lui, il y aura une réunion entre les parties, le 24 janvier 2020, pour discuter les modalités et le calendrier de ce redéploiement de l’armée reconstituée à Kidal. A l’en croire, il n’y aura pas de blocage dans la mise en œuvre de l’accord si chaque partie respecte ses engagements. Selon lui, le gouvernement prend souvent des décisions unilatérales. Il a souhaité la conjugaison des efforts pour améliorer les conditions de vie des citoyens. Tous ceux qui ont pris la parole à cette rencontre dont le président de séance de la rencontre, représentant du président du CSA, Rachid BALDEHANE, secrétaire d’Etat Algérien chargé de la communauté nationale et des compétences à l’étranger ont souhaité la paix au Mali et dans le sahel. Pour le ministre des affaires étrangères du Burkina Faso, Alpha Barry, ce qui se passe au Mali a des répercussions sur le Burkina Faso. A cet effet, il a souhaité la paix au Mali. <em>«A partir d’aujourd’hui, s’enclenche un processus irréversible de paix et de réconciliation au Mali »,</em> a-t-il conclu.  Selon le Ministre des affaires étrangères du Niger, Kalla Ankourao, la situation sécuritaire du Mali s’est dégradée. Avant d’ajouter qu’il y a  une lueur d’espoir avec l’initiative du redéploiement de l’armée reconstituée dans toutes les régions nord du Mali. Enfin, il a remercié la communauté internationale pour ses efforts en faveur de la paix au Sahel. Aux dires du chef de la Minusma, Mahamat Saleh Annadif, cette session se tient à un moment crucial pour la relance du processus de paix au Mali mais aussi pour la paix au sahel. Il a mis l’accent sur le Dialogue national inclusif tenu à Bamako en décembre 2019 et le sommet de Pau (France) en janvier 2020 qui, selon lui, sont des initiatives qui contribuent à la paix.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord d’Alger : &amp;quot;Une session historique et importante pour le peuple malien &amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-dalger-une-session-historique-et-importante-pour-le-peuple-malien-2856041.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-dalger-une-session-historique-et-importante-pour-le-peuple-malien-2856041.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/01/accord-dalger-Comite-suivi.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 21 Jan 2020 17:19:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La 4e réunion  du Comité de Suivi de l'Accord d'Alger s'est tenue à Bamako le dimanche 19 janvier, </em></strong><em>sous la présidence de l’Algérie qui dirige la médiation.<strong> En plus de plusieurs ministres du Mali dont celui de la Défense et son homologue des Affaires étrangères,  il t avait les représentants des mouvements signataires ainsi que les ministres des Affaires étrangères du Niger, du Burkina Faso et de la Mauritanie.</strong></em>

Cette 4e réunion de haut niveau du Comité de Suivi  de l'Accord avait comme président de séance l'Algérien  Rachid Bladhane. Dans son discours introductif, le secrétaire d'Etat algérien  a salué la présence des différentes parties indiquant que cette présence massive  témoigne de l'estime que porte la communauté internationale au Mali et de son engagement de continuer à aider <em>"ce pays frère" </em>à retrouver définitivement la quiétude.

Après la précédente réunion tenue en juin 2019, c'est avec un esprit d'espoir que les parties signataires  de l'Accord d'Alger se sont de nouveau retrouvées pour  donner une nouvelle impulsion à la mise en œuvre de l'Accord et d'en accélérer la cadence. <em>"Il s'agit spécifiquement de faire le point de la concrétisation des conclusions de nos précédentes évaluations et de manière générale d'examiner les récents développements intervenus en relation avec l'Accord", </em> a expliqué  Rachid Bladhane.

De son côté, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Tiébilé Dramé a fait savoir que cette session est historique et particulièrement très importante pour le peuple malien avec la présence de tous les "frères" des mouvements signataires. <em>"C'est une session décisive pour le processus de stabilisation et de paix au Mali. Elle a même un caractère historique  dans la mesure où elle se tient après 5 mois  de  suspension et enregistre la participation des ministres des pays voisins du Mali qui sont vice-présidents du Comité de Suivi de l'Accord",</em> a-t-il rappelé.

L'ordre du jour de cette session du Comité de Suivi de l'Accord (CSA) étant résumé aux résolutions du Dialogue national  (DNI)  qui ont un lien direct avec la feuille de route de l'Accord et le processus de paix, le chef de la diplomatie malienne a ainsi salué  le succès de la tenue  du Dialogue national (DNI) inclusif le 22 décembre à Bamako avec la participation également de tous les mouvements signataires de l'Accord. Aux dires de Tiébilé, la participation de toutes  les parties au DNI est le résultat du dialogue fécond inter-malien tout au long de la suspension du CSA: <em>"Les 4 résolutions ont un lien direct  avec la feuille de route de l'Accord pour avancer dans la restauration de la paix au Mali."</em>

En terminant son discours, Tiébilé Dramé a indiqué que le Mali a besoin de tout le monde pour accompagner le pays  et amorcer l'étape décisive de reploiement des forces reconstituées de la nouvelle armée malienne reflétant la diversité nationale de notre pays. <em>"C'était le message que j'avais, au nom du Président de la République, du gouvernement du Mali, à l'attention du Comité de Suivi de l'Accord à l'occasion de cette session particulière que j'espère sera décisive et historique par les conclusions", </em>a-t-il conclu.

<strong>Alassane CISSOUMA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali: le retour à Kidal de l’armée malienne reconstituée prévu pour fin janvier</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-le-retour-a-kidal-de-larmee-malienne-reconstituee-prevu-pour-fin-janvier-2855900.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-le-retour-a-kidal-de-larmee-malienne-reconstituee-prevu-pour-fin-janvier-2855900.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/01/Soldats-maliens-Kidal.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 21 Jan 2020 06:44:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[L’un des points importants de la réunion de « relance » du Comité de suivi de l’accord de paix d’Alger qui s’est tenue ce week-end à Bamako est le début du redéploiement de l’armée malienne reconstituée dans le nord du Mali, mais particulièrement à Kidal, localité du nord-est du Mali toujours sous contrôle des ex-rebelles. Cette armée malienne reconstituée est composée d’éléments des Forces armées maliennes (FAMA) et des ex-combattants. Le retour à Kidal devait être achevé le 24 janvier, mais des réglages de dernières minutes sont nécessaires.

Composé de quelques centaines d’hommes, <a href="http://www.rfi.fr/afrique/20200120-r%C3%A9union-relancer-comit%C3%A9-suivi-accord-alger-nord" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><strong>le contingent attendu à Kidal </strong></a>d’après les informations de RFI est déjà à Gao, principale ville du nord du Mali. En principe, selon le calendrier établi, c’est ce lundi qu’il devait quitter Gao, par route pour Kidal, soit un peu plus de 300 kilomètres, avec le soutien logistique de la mission de l’ONU au Mali.

Mais finalement, le contingent de l’armée malienne reconstitué attendra encore quelques jours à Gao, le temps de trouver des réponses claires à des préoccupations exprimées par les autorités maliennes. Dans quel environnement la composante Forces armées maliennes (FAMA) du contingent va évoluer sur place à Kidal par exemple. Autre question : quel sera exactement le rôle des forces internationales pour aider à sécuriser la ville en présence de l’armée malienne ?

C’est pour répondre à toutes ces questions et à d’autres que la Commission technique de sécurité (CTS) se réunit ce mardi. Représentants de l’armée malienne, des groupes armés, de la mission de l’ONU au Mali et autres partenaires étrangers, tous membres de la CTS participeront à la rencontre. Si tout marche comme prévu, c’est finalement fin janvier que l’armée malienne sera à Kidal, une première depuis 2014.

<span class="authors">Par <a class="author" href="http://www.rfi.fr/auteur/rfi">RFI</a> </span><span class="pubDate">Publié le 21-01-2020</span>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Accord d’Alger : Reprise du comité de suivi de l’accord après 6 mois d’interruption</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-dalger-reprise-comite-de-suivi-de-laccord-apres-6-mois-dinterruption-2855831.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/accord-dalger-reprise-comite-de-suivi-de-laccord-apres-6-mois-dinterruption-2855831.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/01/accord-dalger-Comite-suivi.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 21 Jan 2020 01:02:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après plusieurs mois de suspension à cause des dissensions entre le gouvernement malien et la coordination des mouvements de l’Azawad , les travaux du comité de suivi de l’accord, organe chargé de la mise en œuvre  de l’accord pour la paix et la réconciliation,  ont repris,  dimanche, à Bamako.</em></strong>

<em>-<strong> Maliweb.net-</strong></em> Cette quatrième session du comité de l’accord  a réuni pratiquement toutes les parties prenantes du processus de paix.  La partie malienne en passant par les mouvements signataires,  des partenaires concernés par le processus de paix jusqu’au Chef de file de la Médiation internationale,  le Secrétaire d’État chargé de la Communauté Nationale et des Compétences à l’Étranger de l’Algérie, Rachid BLADEHANE.

L’ordre du jour  portait sur le retour des forces armées à Kidal et la relecture de certaines dispositions de l’Accord. Ce, conformément aux recommandations du récent  dialogue national inclusif.

Le Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale, Tiébilé Dramé  s’est réjoui de la relance des travaux de la mise en œuvre de l’accord de paix.   « <em>Nous sommes à un tournant décisif  du processus de stabilisation et de Paix. Inchahallah, le retour de la nouvelle armée reconstituée pas seulement à Kidal mais dans tout le Nord du pays est en discussion </em>», a déclaré le Ministre Tiébilé  Dramé.  Lequel indique que les  détails techniques continueront à être mis au point pour que le retour  des forces armées malienne soit fécond, prometteur pour la stabilité  politique et sécuritaire du pays.

Pour rappel, au terme du sommet du G5Sahel-France  du 13 janvier, l’Elysée avait déjà annoncé le retour de l’armée reconstituée à Kidal, qui échappe à l’autorité du gouvernement malien depuis 2012.  Elle a informé également d’un déplacement du Premier ministre Boubou Cissé dans la capitale des Adrar des Ifoghas pour consolider le retour de l’administration.

La médiation internationale présidée par l’Algérie a, pour sa part, soutenu que cette reprise du CSA va impulser une nouvelle dynamique au processus de paix.  Le diplomate Rachid Bladehane a salué les acquis déjà réalisés dans l’application de l’accord en interpellant toutes les parties signataires à honorer leur engagement pour la réussite du processus de paix.

Il faut noter que cette reprise des travaux du CSA intervient aujourd’hui après six mois de suspension.

<strong>Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>4ème  Session de Haut niveau du Comité de Suivi de l’Accord (CSA) : Le redéploiement de l’armée reconstituée à Kidal au cœur des échanges</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/4eme-session-de-haut-niveau-du-comite-de-suivi-de-laccord-csa-le-redeploiement-de-larmee-reconstituee-a-kidal-au-coeur-des-echanges-2856077.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/4eme-session-de-haut-niveau-du-comite-de-suivi-de-laccord-csa-le-redeploiement-de-larmee-reconstituee-a-kidal-au-coeur-des-echanges-2856077.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="" length="97541" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 21 Jan 2020 00:00:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La 4<sup>ème</sup> Session de Haut niveau du Comité de Suivi de l’Accord (CSA) s’est tenue, le dimanche 19 janvier 2020, à l’hôtel de l’Amitié de Bamako en présence des membres du gouvernement malien, des membres de la médiation et de la communauté internationale, des mouvements signataires de l’accord pour la paix au Mali (Plateforme-CMA) et de nombreuses autres personnalités. L’un des points qui étaient inscrits à l’ordre du jour de cette 4<sup>ème</sup> session est le redéploiement de l’armée malienne reconstituée dans toutes les régions du nord du Mali dont Kidal. Même s’il n’y a pas de blocage perceptible pour ce redéploiement, force est de constater qu’il ya  des choses à peaufiner. <em>«Une date n’a pas été choisie pour la simple raison qu’il y a des modalités techniques qu’il faut mettre en place… Les experts militaires vont continuer à travailler pour peaufiner le plan de retour. Il faut que ce retour soit un grand succès dans les meilleures conditions. Ce travail a déjà commencé et va s’intensifier…Il y aura une réunion entre les parties, le 24 janvier 2020 pour discuter les modalités et le calendrier de ce redéploiement de l’armée reconstituée dans les régions du nord du Mali</em> », dit-on dans les coulisses.</strong>

Prenant la parole au cours de cette session, le ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale, Tiébilé Dramé  fait savoir que ce comité de suivi de l’accord de haut niveau est décisif pour le processus de stabilisation du Mali. <em>« Il a même un caractère historique dans la mesure où il se tient après 5 mois de suspension. Il a un caractère historique parce qu’il enregistre la participation des ministres, des représentants des pays voisins du Mali et qui sont vice-présidents du comité de suivi de l’accord que l’Algérie préside avec beaucoup de bonheur. Mais il est aussi important au regard de son ordre du jour. L’ordre du jour, on peut le résumer comme étant les résolutions du dialogue national inclusif qui ont un lien direct avec la feuille de route avec le processus de paix et de stabilisation du Mali </em>», a souligné Tiébilé Dramé. Avant d’ajouter que le Dialogue National Inclusif (DNI) a été un grand succès grâce à la participation de tous les mouvements signataires de l’accord de paix. A ses dires, il y a eu une suspension de CSA pendant 5 mois mais pas une suspension des efforts pour la paix.<em> « Avant le DNI, il ya eu beaucoup d’inquiétude vis-à-vis de l’accord pour la paix, beaucoup avait craint que le dialogue national ne soit le lieu pour déconstruire l’accord, de déchirer l’accord, de le jeter dans le fleuve Niger. Mais les forces vives du pays ont surpris tout le monde. Les Maliens ont parlé l’accord de façon responsable, ont fait leur recommandation pour diligenter sa mise en œuvre. L’accord n’a pas été jeté dans le fleuve Niger. L’appropriation nationale tant recherchée depuis des années est aujourd’hui une réalité. Je crois qu’il faut se réjouir de ce que le dialogue inter-malien des forces vives du pays a été un moment important du processus de paix. Nous avons un agenda important et cet agenda est l’unité du Mali dans sa diversité, ça concerne la restauration de l’intégrité du territoire, la restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire dans le respect de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale. Je crois que de ce point de vue, nous avons un agenda qui n’est pas semblable aux autres jusqu’ici </em>», a-t-il dit. Le chef de la diplomatie malienne a remercié les uns et les autres pour leur contribution en faveur de la paix au Mali. <em>«Nous entrons dans une phase décisive, nous avons besoin de tout le monde, nous avons besoin de tous nos amis pour aborder cette étape du redéploiement des forces reconstituées de la nouvelle armée malienne reflétant la diversité nationale de notre pays»,</em> a souligné Tiébilé Dramé. Après la rencontre à huis clos, les acteurs ont donné leur impression. C’est ainsi que le ministre Tiébilé Dramé a précisé que la décision de redéploiement de l’armée constituée à Kidal n’a pas été prise aujourd’hui mais depuis le mois de novembre 2019 lors de la réunion de la Commission technique de sécurité. <em>« On a continué à travailler et les experts militaires vont continuer à travailler, les experts militaires de nos FAMAS, les experts militaires des mouvements signataires de l’accord, les experts militaires de la Minusma, ils vont continuer à travailler pour peaufiner le plan de retour. Il faut que ce retour soit un grand succès dans les meilleures conditions. Ce travail a déjà commencé et va s’intensifier et nous irons de l’avant inchalla</em> », a conclu le ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale, Tiébilé Dramé. Le ministre Lassine Bouaré abonde dans le même sens tout en souhaitant l’accélération de la mise en œuvre de l’accord.

<strong><em>«Cette session se tient à un moment crucial pour la relance du processus de paix au Mali…»</em></strong>

Pour Fahad Ag Almahmoud de la Plateforme, une date n’a pas été choisie pour le redéploiement de l’armée reconstituée à Kidal pour la simple raison qu’il y a des modalités techniques qu’il faut mettre en place. Selon lui, le bataillon est déjà constitué mais les moyens doivent être mis à sa disposition. <em>« Où et quand il rentrera à Kidal, ça c’est du ressort de l’état major général des armées…je n’ai pas entendu quelqu’un dans la salle s’opposer au retour de l’armée à Kidal</em> », a conclu Fahad. Quant à Bilal Ag Acherif de la CMA, il a fait savoir que l’une des décisions prises lors de cette rencontre est l’accélération du redéploiement des unités de l’armée reconstituée dans toutes les régions du nord du Mali. Pour lui, il y aura une réunion entre les parties, le 24 janvier 2020, pour discuter les modalités et le calendrier de ce redéploiement de l’armée reconstituée à Kidal. A l’en croire, il n’y aura pas de blocage dans la mise en œuvre de l’accord si chaque partie respecte ses engagements. Selon lui, le gouvernement prend souvent des décisions unilatérales. Il a souhaité la conjugaison des efforts pour améliorer les conditions de vie des citoyens. Tous ceux qui ont pris la parole à cette rencontre dont le président de séance de la rencontre, représentant du président du CSA, Rachid BALDEHANE, secrétaire d’Etat Algérien chargé de la communauté nationale et des compétences à l’étranger ont souhaité la paix au Mali et dans le sahel. Pour le ministre des affaires étrangères du Burkina Faso, Alpha Barry, ce qui se passe au Mali a des répercussions sur le Burkina Faso. A cet effet, il a souhaité la paix au Mali. <em>«A partir d’aujourd’hui, s’enclenche un processus irréversible de paix et de réconciliation au Mali »,</em> a-t-il conclu.  Selon le Ministre des affaires étrangères du Niger, Kalla Ankourao, la situation sécuritaire du Mali s’est dégradée. Avant d’ajouter qu’il y a  une lueur d’espoir avec l’initiative du redéploiement de l’armée reconstituée dans toutes les régions nord du Mali. Enfin, il a remercié la communauté internationale pour ses efforts en faveur de la paix au Sahel. Aux dires du chef de la Minusma, Mahamat Saleh Annadif, cette session se tient à un moment crucial pour la relance du processus de paix au Mali mais aussi pour la paix au sahel. Il a mis l’accent sur le Dialogue national inclusif tenu à Bamako en décembre 2019 et le sommet de Pau (France) en janvier 2020 qui, selon lui, sont des initiatives qui contribuent à la paix.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali: réunion pour relancer le comité de suivi de l&amp;apos;accord d&amp;apos;Alger</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-reunion-pour-relancer-le-comite-de-suivi-de-laccord-dalger-2855825.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-reunion-pour-relancer-le-comite-de-suivi-de-laccord-dalger-2855825.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/10/Kidal-dans-le-nord-du-Mali.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 20 Jan 2020 09:19:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La réunion de relance du comité de suivi de l’accord de paix d’Alger s’est terminée dimanche à Bamako. Parmi les sujets évoqués, le retour de « l'armée malienne reconstituée » à Kidal. Il s'agit d'un contingent composé des Forces armées maliennes (FAMA) et ex-combattants des groupes armés.</strong>

La réunion de relance du comité de suivi de l’accord d’Alger (CSA) a notamment abordé la question du redéploiement de l’armée malienne dans le nord, et plus particulièrement à Kidal, localité toujours sous contrôle des ex-rebelles. «<em> Pour la première fois, une vraie discussion a eu lieu pour voir comment ce redéploiement pouvait se faire, en espérant que le plus rapidement possible ce bataillon puisse réellement se déployer à Kidal </em>», a déclaré Mahamat Saleh Annadif, représentant spécial de l’ONU au Mali dont l’institution a été sollicitée pour faciliter ce retour. Outre le secrétaire d'État algérien aux Affaires étrangères, la quasi-totalité des ministres des Affaires étrangères des pays membres du G5 Sahel étaient présents ainsi que l'envoyé spécial de la France au Sahel, Christophe Bigot.

Quelques centaines de militaires issus des Forces armées maliennes et des groupes armés impliqués dans le processus de paix sont déjà présents à Gao pour rallier Kidal. Cette semaine, des détails techniques devaient être révolus.

<strong>Développement des zones désertiques</strong>

Mais au cours de la réunion du CSA, on a également parlé de développement des zones désertiques du Nord. «<em> Une loi a créé la zone de développement du Nord,</em> a rappelé Mahamat Saleh Annadif.<em> Là, nous sommes contents d’apprendre de la part du gouvernement que ce fonds est déjà alimenté. J’ai écouté la France, elle a fait une annonce de pratiquement 2 millions d’euros pour dire qu’elle va continuer. </em>»

À la fin des travaux, le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a reçu tous les participants.

<strong><span class="authors">Par <a class="author" href="http://www.rfi.fr/auteur/rfi">RFI</a> </span><span class="pubDate">Publié le 20-01-2020</span> </strong>
<div class="em-block em-width-full em-orientation-center photo-material em-type-flash-externe" data-bo-type="em" data-bo-nid="WB1844573-RFI-FR-20200120">
<figure class="bd">
<div class="SandboxRoot env-bp-350" data-twitter-event-id="0">
<div id="twitter-widget-0" class="EmbeddedTweet EmbeddedTweet--cta js-clickToOpenTarget" lang="fr" data-click-to-open-target="https://twitter.com/AU_PSD/status/1218942945782648832" data-iframe-title="Tweet de Twitter" data-scribe="page:tweet" data-twitter-event-id="1">
<div class="EmbeddedTweet-tweetContainer">
<div class="EmbeddedTweet-tweet">
<blockquote class="Tweet h-entry js-tweetIdInfo subject expanded" cite="https://twitter.com/AU_PSD/status/1218942945782648832" data-tweet-id="1218942945782648832" data-scribe="section:subject">
<div class="Tweet-header"></div></blockquote>
</div>
</div>
</div>
</div></figure>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Partition du Mali à travers l’accord d’Alger :  Et si le peuple se réveillait un peu plus ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/partition-du-mali-a-travers-laccord-dalger-et-si-le-peuple-se-reveillait-un-peu-plus-2855778.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/partition-du-mali-a-travers-laccord-dalger-et-si-le-peuple-se-reveillait-un-peu-plus-2855778.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2015/05/signature-officielle-de-laccord-de-paix-.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 20 Jan 2020 01:02:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Carréfour</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Nous avons alerté dès le départ, sur la gestion rigoureuse et patriotique des négociations d’Alger. Malheureusement, le peuple dans sa diversité a réagi selon des intérêts divergents. La classe politique jugée proche du régime d’IBK notamment les partis politiques au nombre d’une cinquantaine ont adhéré les yeux fermés au projet d’accord présenté par la médiation internationale, sinon française, sachant bien que le projet était un vecteur pour la partition du Mali.

Une première catégorie de la classe politique opposée au régime à juste raison d’ailleurs n’a pas été tranchante dans son appréciation sur l’accord d’Alger notamment les partis politiques à l’image de l’URD, du MPR. C’est vrai qu’ils avaient demandé des concertations avant d’aller entamer les négociations à Alger, mais leur réaction contre le projet d’accord a été très limité, même  après la signature, ils ont réagi de façon laconique pour   dire tout simplement : « Nous prenons acte ». Que signifie donc cette option ? Dans tous les cas, elle est plus proche du oui que du non.

La deuxième catégorie de la classe politique opposée au régime a eu une réaction on ne peut plus claire, en le rejetant du fait de son vecteur cancérogène pour la République. Le rejet a été fait en des termes clairs. Parmi ces partis il y a le CNAS-FASO HERE, les FARE-ANKAWILI, le SADI etc… en ce qui concerne les plus visibles.

Quant à la société civile, le constat est que les religieux, constituant la plus grande force ont eu un langage mitigé, lorsqu’ils ont prétendu qu’il n’y a pas d’accord parfait, nulle part dans le monde, pour résoudre une grave crise. Cette couche  de la société civile n’a fait que visé leur intérêt personnel, parce qu’elle était en bonne entente avec le régime qui leur a offert des véhicules 4x4, flambants neufs, tout juste avant l’entame des négociations d’Alger, histoire de les corrompre.

La dernière catégorie, moins attirée par les prébendes offertes par le régime a manifesté à haute voix pour non seulement dénoncer le contenu dudit accord, mais elle a également mis en cause la neutralité de la France suite à la menace proférée par le Président Hollande à l’endroit d’IBK qu’il a intimé de signer sans tergiverser le projet d’accord. Il faut reconnaitre qu’IBK au lieu de s’appuyer sur son peuple face à cette dure crise a écarté le peuple en rejetant toutes les propositions venant de lui.

En un mot, c’est plutôt le peuple qui a trahi la République en restant dans une position ambiguë, dont la conséquence a été la partition du pays sur papier en attendant celle physique, politique et économique. Reconnaissons que la France ne lâchera pas le Mali d’un pas, sachant bien que notre sécurité dépend d’elle. Pour elle toutes les occasions sont bonnes pour faire courber l’échine de nos dirigeants. Il en sera toujours ainsi, et elle ne cessera de mettre la pression sur le régime pour l’application intégrale de l’accord d’Alger surtout en ces 15 points ci-dessous cités à savoir :
<ul>
 	<li>L’Accord du 15 mai est reconnu « fondamentalement insuffisant » au regard des « revendications du peuple de l’Azawad ». En clair, ce que le Mali a signé le 15 mai 2015 n’engage que lui: les rebelles, eux, ne reconnaissent que les nouvelles clauses approuvées par l’Avenant du 20 juin 2015.</li>
 	<li>L’Azawad est reconnu comme « entité politique, juridique et territoriale ». Cette disposition fait passer l’Azawad pour un mini-Etat fédéré ou, à tout le moins, pour un territoire autonome. Ce n’est plus, comme le gouvernement tentait de le faire croire, un simple terroir socio-culturel comparable au Banimonotié, au Ganadougou, au Kharta, au Khasso ou encore au Kénédougou.</li>
 	<li>Le Mali s’engage « à reconnaître et à réparer les crimes qu’ils a commis depuis 1963 dans l’Azawad ». Bien entendu, aucune réparation n’est due par les rebelles séparatistes et terroristes azawadiens qui ont allègrement pillé, violé et amputé les pauvres citoyens maliens du nord depuis 1963!</li>
 	<li>La CMA est appelée à « demeurer dans sa mission primordiale de défense et de lutte pour les aspirations du peuple de l’Azawad ». En clair, la CMA est reconnue comme une armée légitime au service de l’Azawad dont on sait qu’elle aspire à l’indépendance !</li>
 	<li>Il est décidé la « création d’une assemblée régionale regroupant les régions de Gao, Tombouctou, Kidal, Ménaka et Taoudéni dont les prérogatives relèvent des domaines spécifiques de l’Azawad »: cette disposition regroupe tout le nord (deux tiers du Mali) pour le soumettre à l’autorité légale des groupes armés qui, du fait de leur supériorité militaire, ne manqueront pas de contrôler l’« assemblée régionale » prévue !</li>
 	<li>Le Mali accepte de « surseoir à l’organisation de toute élection jusqu’au retour des réfugiés et jusqu’à la mise en œuvre du nouveau découpage » territorial. On comprend maintenant pourquoi les rebelles s’opposent à toute élection dans le nord, y compris aux régionales prévues pour le 17 décembre 2017!</li>
 	<li>Le Mali accepte de « prévoir et déterminer le quota qui sera affecté à l’Azawad pour les départements de souveraineté, les grands services de l’Etat, les représentations diplomatiques et les organisations internationales ». Vous l’aurez noté: les rebelles de l’Azawad ne se contentent pas de garder le nord sous leur coupe exclusive; ils auront aussi un « quota » d’ambassadeurs, de consuls et de ministres. Et pas n’importe quels ministres: des ministres de « souveraineté » comme ceux de la Défense, de la Justice, des Affaires Etrangères ou de l’Administration Territoriale. Il ne faut donc plus exclure de voir un jour Algabass Ag Intallah  nommé ministre de la Justice ou de la Défense du Mali!</li>
 	<li>« Les forces de défense et de sécurité à l’intérieur de l’Azawad seront composées à 80% de ressortissants de l’Azawad ainsi qu’au niveau des postes de commandement ». Cette disposition consacre la mainmise militaire de la CMA sur tout le nord. Avec 80% des soldats et chefs militaires, quel gouverneur élu pourrait-il leur tenir tête ? Comment parler d’« armée malienne » quand le Mali ne détient que 20% des effectifs et des commandants militaires déployés au nord?</li>
 	<li>« Pendant la période intérimaire, mettre en place des unités spéciales mixtes comprenant 80% de ressortissants de l’Azawad ». Cela signifie qu’en attendant la mise en place effective de l’armée hégémonique azawadienne, des unités militaires mixtes feront la loi au nord, composées de 80% de rebelles. Vous voyez maintenant pourquoi, malgré la propagande officielle, les patrouilles mixtes n’ont jamais pu fonctionner!</li>
 	<li>« Les zones de défense et de sécurité seront sous le commandement d’un ressortissant de l’Azawad ». C’est-à-dire que l’autorité militaire suprême du nord sera exercée par un officier issu des groupes armés rebelles!</li>
 	<li>« La CMA définit elle-même la liste des combattants et détermine leur grade » dans le cadre de leur intégration dans « l’armée nationale reconstituée ». En clair, si la CMA veut ériger un berger touareg ou arabe au rang de général ou de colonel, elle n’aura qu’à le dire!</li>
 	<li>« Considérer la création et l’utilisation de milices comme un acte criminel ». Sous ce chapitre, la CMA engage le Mali à livrer la guerre à tous les groupes d’autodéfense pro-Mali, en particulier le GATIA, le Ganda Koy et autres Ganda Izo.</li>
 	<li>« Le mécanisme opérationnel de coordination (MOC) sera présidé par la MINUSMA et coprésidé par les deux parties » (Mali et CMA). Par conséquent, la CMA et le Mali font jeu égal !</li>
 	<li>« Affectation d’un fonds spécial pour l’Azawad sur le budget de l’Etat à hauteur de 40% sur une période de 20 ans en vue de résorber un retard de plus de 50 ans ». Ainsi donc, l’Azawad (1. 293. 000 habitants, soit 9% de la population nationale) raflera 40% du budget national pendant 20 ans ! A ce train, nous autres du sud (13, 2 millions d’habitants) finirons bien par brouter de l’herbe ! La CMA gagne, en définitive, le beurre, l’argent du beurre, la vache et la laitière!</li>
 	<li>« Exploitation des ressources minières et énergétiques de l’Azawad soumise à l’autorisation préalable de l’Assemblée inter-régionale, après avis de l’Assemblée régionale. Un quota de 20% de la production sera affecté à l’Azawad avec priorité à la région concernée ». C’est entendu: sans l’autorisation des rebelles, aucune ressource du nord ne peut être exploitée. Et s’ils donnent leur autorisation, le Mali devra reverser à la « région concernée » 20% des ressources exploitées. Alors, de quoi le budget national se nourrira-t-il ?</li>
</ul>
Si le peuple reste toujours amorphe, il aura choisi, lui-même la partition du pays. Le Président IBK a déjà choisi son camp qui est celui de la France, parce qu’il est français d’origine malienne. Il ne cautionnera aucune action allant à l’encontre de la France. Comme le disait l’historien Joseph KI-SERBO, « si nous nous couchons, nous sommes morts ». En finalité, l’histoire jugera chacun selon son degré de décision.

<strong>Siramakan Keita  </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>2ème Session d’IR GANDA :  Les Communautés de Culture Songhay en Mouvement « IR GANDA » font le point</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/2eme-session-dir-ganda-les-communautes-de-culture-songhay-en-mouvement-ir-ganda-font-le-point-2855510.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/2eme-session-dir-ganda-les-communautes-de-culture-songhay-en-mouvement-ir-ganda-font-le-point-2855510.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/06/IR-Ganda.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 17 Jan 2020 00:40:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le président de l’association des Communautés de culture Songhay en Mouvement, Ousmane Issoufi Maïga, entouré des membres de son bureau, a rendu public le contenu  des activités menées par l’association lors de la deuxième assemblée générale d’IR GANDA, tenue à Tombouctou, du 27, 28 et 29 décembre 2019. C’était lors d’une conférence de presse à la Maison de la presse, en présence des membres du bureau et de nombreux ressortissants des régions du nord, le 15 janvier 2020.</strong>

En prenant à parole, le président d’IR GANDA, a rappelé, les circonstances de la naissance de cette association en mai 2017. Il a fait savoir que cette association regroupe non seulement tous les enfants du nord du Mali,  mais aussi tous les enfants du Mali sans distinction de race, d’ethnie. IR GANDA qui a pour objectif  la recherche de la paix, de la cohésion sociale, le développement du pays a fait savoir M. Issoufi Maïga.  Selon lui, cette 2<sup>ème</sup> session était un grand rendez-vous qui a regroupé plus de 3000 participants venus de toutes les régions du Mali, de la sous région mais aussi d’Europe et d’Amérique. Il a indiqué que les deux objectifs majeurs étaient la mise en place d’un comité scientifique pour discuter du développement, la sécurité, la paix, la cohésion sociale mais aussi, la mise en place d’un bureau. Il a fait savoir, que Tombouctou, en tant que ville cosmopolite a relevé le défi, par ses prières, par ces braves populations. Selon le président D’IR GANDA, Tombouctou est une ville cosmopolitique, une ville de toutes les ethnies. Pour lui, l’association a donc œuvré pour assoir les bases, d’une ville stable, une ville de cohésion. Selon lui, elle a rendu plus visible les enjeux, à travers les rencontres variées avec beaucoup de partenaires, les mouvements armés. Il dira que l’une des satisfactions est que l’association a constaté ce sentiment commun des uns et des autres de leur appartenance commune du même territoire, à vivre ensemble. Il a observé qu’aucune communauté prise à part ne peut faire face aux exigences du moment et aussi du fait de l’acception par tous de renouer avec le dialogue sans interférence étrangère. Le président d’IR GANDA a tenu a spécifié l’identité de cette association en disant qu’elle n’est ni un mouvement armé, ni un parti politique, ni un mouvement séparatiste  encore moins communautariste et d’enfermement sur soi-même  en ignorant les autres. Selon lui, IR GANDA œuvre pour les intérêts des différentes communautés et l’association est républicaine, partisan d’un pays unie et fort. C’est pourquoi, il a salué la présence d’autres associations venues des autres régions du pays, à savoir capital Pula ko, Kel tamashek, les Touaregs, la CMA, Djina Dogon,  Recotrade et les institutions de la république. Aussi, la présidence de la République, le représentant du Premier ministre, le ministre de la réconciliation, la sécurité alimentaire ont signifié leur présence va-t-il faire savoir.  Selon le président d’IR GANDA, six(6) thématiques ont fait l’objet de débat, à savoir la culture(les manuscrits de Tombouctou et leur apport dans la résolution de la crise née des évènements de 2012) ; La sécurité, la Paix et la Cohésion sociale ; les enjeux de la régionalisation ; la sécurité alimentaire dans les zones arides, semi- arides et sahélo sahariennes ; l’environnement et le développement durable ; la diaspora et le développement. Les participants ont recommandé dans le domaine de la culture la réalisation d’un ouvrage didactique sur les manuscrits et sa prise en charge dans les curricula dans tous les ordres d’enseignements comme en Afrique du Sud, au Maroc et en Egypte ; la pérennisation de l’héritage des ancêtres en matière de résolution des conflits ; l’effectivité de la création de l’IHERI en tant que pôle universitaire ; la valorisation des contenus de tous les manuscrits de façon générale et en particulier sur les sciences médicales ; la mise en place d’instance de dialogue dans chaque cercle ; la mise en œuvre d’un plan d’actions sur les questions de sécurité. Sur la régionalisation, il a été indiqué de la poursuite des échanges sur les avantages et les inconvénients de la régionalisation ; la prise en charge par IR GANDA des actions de sensibilisation dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord pour la paix et cela en rapport avec les autorités et les acteurs concernés ; l’organisation des rencontres régionales sur les enjeux de la régionalisation. Sur le plan de l’environnement, il a été recommandé, la protection du fleuve Niger et la mise en place d’une réglementation appropriée en matière de pêche, la plantation d’arbres aux fins de protéger les berges et la revitalisation du couvert végétal indispensable au développement de l’élevage ; la réalisation des ouvrages structurants notamment le barrage de Taoussa et les routes Sévaré, Gao, Douentza. Sur le plan de la sécurité, il s’agira d’encadrer les populations en vue d’une meilleure exploitation des potentialités de leur région respective ; l’identification de tous les ressortissants de l’espace IR GANDA des projets dans le secteur agricole en vue d’assurer la sécurité alimentaire de leur terroir. Sur la Diaspora, il s’agira de la création d’une banque d’investissement dans l’espace IR GANDA pour financer le développement rural et mettre fin à l’assistance alimentaire ; l’organisation d’un atelier pour identifier les projets prioritaires et dégager les solutions pour leurs réalisations.

<strong>Fakara Faïnké</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bassins pétroliers au Sahel :  Total explore les blocs de Taoudéni</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/bassins-petroliers-au-sahel-total-explore-les-blocs-de-taoudeni-2855401.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/bassins-petroliers-au-sahel-total-explore-les-blocs-de-taoudeni-2855401.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/01/Total.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 16 Jan 2020 07:48:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Les révélations  de l’Agence PANA selon lesquelles, la </strong><strong> compagnie pétrolière française<em> « Total »</em> est actuellement en phase d’exploration au Mali est une information à ne pas négliger. Elles confirment l’inquiétude des maliens qui ont toujours pensé que depuis le lancement de l’Opération Serval au Mali, la France mène des recherches pétrolières dans les bassins de Taoudéni. </strong>

À quand le retour des forces armées maliennes (Fama) à Kidal. En tout cas, il y a environ 5 ans (20 juin 2015) que l’accord d’Alger pour la paix au Mali a été signé entre les autorités de Bamako et les groupes armés du Nord. Mais toujours est-il que l’armée républicaine du Mali encore moins l’État ne peut fouler le sol de Kidal.  Mais pourquoi ?

Selon des sources autorisées, la France acheminerait chaque jour dans la région de Kidal des matériels d’exploration. En effet, la compagnie française « Total » mène des activités exploratoires sur deux blocs, notamment le Ta 29, dans le bassin de Taoudéni aux confins des frontières avec le Mali et l’Algérie. Selon les explications d’un responsable d’exploration mauritanien, Amir Kabbej que l’Agence PANA a contacté en marge de la Conférence et exposition sur les secteurs miniers et pétroliers en Mauritanie, la Société mauritanienne de Gestion du Patrimoine Minier et Pétrolier (SM GPMP) en partenariat avec  la Sonatrach, l’International Production And Exploration Corporation (SIPEC), une entreprise algérienne, mène des recherches.
Également, la compagnie « Total » est engagée dans une campagne off-shore dans le bloc 9, en partenariat avec la Société mauritanienne de gestion du patrimoine minier et pétrolier (SMGGMP).

Toutefois, dans le système français, la phase d'exploration doit suivre une procédure rigoureuse. Déjà, la compagnie Total associée à la Société pétrolière  mauritanienne (SM GPMP) et la multinationale algérienne (Sonatrach), a dû obtenir un permis exclusif de recherche pour mener la prospection. Une fois la phase exploratoire terminée, les partenaires devront conclure un contrat d’exploitation qui impliquera au moins trois ministères (Économie, Affaires étrangères, Défense).

Le régime en principe mis en œuvre est celui de la concession, au terme duquel pendant une période déterminée et moyennant une redevance basée sur les volumes extraits, la société (ou le groupement) concessionnaire est propriétaire des hydrocarbures.

La production pétrolière d’un pays n’a pas de réelle incidence sur le prix des carburants dans cet État. Le pétrole extrait est destiné au marché international, et les cours du baril établis par les marchés directeurs sont suivis par les bourses du monde entier. À  caractéristiques identiques, les prix du brut sont globalement invariants. La seule variable hors fiscalité est le coût du transport, malgré tout marginal dans le prix des produits raffinés.

Tout dépend, en réalité, de la politique fiscale du Mali et de l’importance des taxes dans la construction du prix à la pompe. En Europe par exemple, alors que la Grande-Bretagne et la Norvège sont des pays producteurs, le prix du litre de gazole y est plus cher à la pompe qu’en France. Et c’est exactement cette politique qui sera projetée au Mali. Pour la France, l’approche est bien différente. Le pétrolier paie un loyer à l’État qui lui a concédé l’exploitation. En plus, il existe un certain nombre de redevances qui vont aux communes où fonctionnent les installations (17,5%), aux communes d’extraction (20%), à un fonds national de répartition (27,5%) et aux conseils généraux des régions d’extraction (35%).  Jackpot donc pour le pays de Macron, qui vient d’ailleurs de modifier son code minier en prévision de l’exploitation au Mali! Ainsi, si l’hypothèse se concrétise, les bénéfices qui seront tirés de l’exploitation pétrolière permettront de réduire la facture pétrolière de la France, déficitaire de près de 48 milliards d’euros.

Depuis 2012, la compagnie française « Total » a obtenu de nouveaux permis d’exploration pétrolière dans un Sahel prometteur … agité par Aqmi et les touaregs.

Fleuron des entreprises françaises, le Groupe Total pèse 189 milliards d’euros. Il emploie près de 100.000 personnes dans le monde. Et opère sur tous les continents. Ou presque. En 2011, il a réalisé un bénéfice net d’environ 11 milliards d’euros. Mais depuis le décès, en 2014 de son  patron, Christophe De Marjorie dans un accident d’avion à Moscou, l’avenir du Groupe s’annonce incertain. Le Mali dispose de cinq bassins sédimentaires, qui se divisent en 29 blocs de prospection. Mais les travaux n’auraient avancé qu’à Taoudéni sur le bloc Ta 29. Sous ATT, des licences d’exploration avaient été accordées aux multinationales. Aux fins de lancer l’exploration, mais aussi, l’exploitation du pétrole malien. Les recherches étaient, tellement, avancées que le premier baril du pétrole malien était prévu en 2010. Avant d’être reporté en 2012. Mais l’occupation des régions du nord, en janvier 2012, par les groupes armés, et le coup d’État du 22mars, ont  fait capoter ce projet.

<strong>Des licences distribuées à tour de bras sous la transition de 2012 </strong>

En dépit de la crise sociopolitique, le Mali a toujours nourri l’espoir d’exploiter son pétrole. Une semaine avant l’élection présidentielle de 2013, qui s’est soldée par la victoire d’IBK, le gouvernement de transition a distribué des licences pour l’exploration du bassin pétrolier de Taoudéni. C’était à l’issue de son dernier conseil des ministres.

Les blocs 21 ET 28 sont revenus à la compagnie irlandaise Circle Oil And Gas Ltd. Et le bloc 4, à la société tchèque New Catalyst Capital Investment.

Opérant déjà au Maroc, en Égypte et en Tunisie, Circle Oil Ltd est autorisée à « <em>effectuer, pour son compte, sur les blocs 21 et 28 du bassin de Taoudéni, les activités de recherche d’hydrocarbures et, en cas de découverte de gisements commercialement exploitables, les activités d’exploitation </em>», indique le communiqué du conseil des ministres d’alors.

La société Circle s’est engagée, en contrepartie, à investir au minimum 6,5 millions de dollars dans le bloc 21 et 3,9 millions de dollars dans le bloc 28.

Quant à la compagnie tchèque, New Catalyst Capital Investment, inconnue dans le secteur des hydrocarbures, elle a obtenu carte blanche pour la recherche, l’exploitation, le transport et même le raffinage des hydrocarbures liquides ou gazeux sur le bloc 4 du bassin de Taoudéni. Elle a promis d’y investir 69 millions de dollars.

Comme on le voit, le Groupe pétrolier français, Total, ne figure nulle part sur la liste officielle des multinationales autorisées à mener des activités exploratoires dans les bassins sédimentaires de Taoudéni. Du moins, pas officiellement. Une seule question, désormais, sur toutes les lèvres : qui a autorisé Total à explorer le bloc 29 Ta du bassin pétrolier de Taoudéni ? Qui a signé l’autorisation ? Autant de questions toujours sans réponse.

Mais selon les explication du responsable d’exploration mauritanien, Amir Kabbej (généralement dans le secret des dieux) que l’Agence PANA a contacté en marge de la Conférence et exposition sur les secteurs miniers et pétroliers en Mauritanie,  le Groupe français, Total, serait en train d’explorer les bassins pétroliers de Taoudéni. Certainement, avec « l’autorisation » des autorités maliennes.

Du côté du ministère des Mines, le silence est assourdissant. Jugée gênante, la question est balayée du revers de la main. Partout, la réponse, le même refrain : «<em>Nous ne sommes pas au courant !</em> ».

Intervenue, militairement,  le 11 janvier 2012, pour stopper l’avancée des jihadistes vers le sud, la France se voit attribuer des licences d’exploration, voire d’exploitation, du bassin pétrolier de Taoudéni. Sans débourser le moindre euro. Contrairement aux multinationales, dûment, mandatées. Et, plus grave, sans en informer les Maliens, propriétaires légitimes de ces gisements.

On ne regrette d’avoir choisi la France, que lorsqu’il est trop tard !

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’histoire donne raison à Ladsous</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/lhistoire-donne-raison-a-ladsous-2855071.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/lhistoire-donne-raison-a-ladsous-2855071.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2013/06/Hervé-Ladsous.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 14 Jan 2020 02:18:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Les Maliens l’ont peut-être oublié, mais il s’agit de ce représentant du Conseil de sécurité avec qui IBK a eu maille à partir, en 2015, lors de la signature solennelle de l’Accord pour la paix et la réconciliation issue du processus d’Alger. Citoyen français, Ladsous avait essuyé à l’époque des mots très durs de la part de la plus haute autorité du pays. En cause, son audace de rabrouer l’entrain des officiels maliens très euphoriques en son temps à l’idée de décrocher un accord avec les groupes armés. Beaucoup moins euphorique, l’intéressé s’était singularisé par la clairvoyance d’objecter sur la capacité de l’Etat malien à honorer ses engagements vis-à-vis des groupes armés. Sa remarque lui a valu des remontrances et la cinglante réplique d’IBK comme quoi les Maliens ne sont pas des gueux, mais force est d’admettre que l’histoire a jusqu’ici évolué dans le sens des réserves émises par cette voix étrangère. Après une demie-décennie, en effet, l’Accord pour la paix et la réconciliation a si mal bougé que les parties signataires sont convaincues que le déblocage ne peut provenir que d’une relecture consensuelle.

<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Région de Gao : Tabankort au cœur de la paix durable au Nord&#45;Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/region-de-gao-tabankort-au-coeur-de-la-paix-durable-au-nord-mali-2855083.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/region-de-gao-tabankort-au-coeur-de-la-paix-durable-au-nord-mali-2855083.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/12/Tabankort-1.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 14 Jan 2020 01:11:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Stigmatisées par des présomptions de bellicisme et présentées parfois comme des obstacles au processus de stabilisation, les communautés arabes de Tabankort (cercle de Bourem) se sont défaites des étiquettes par une dédicace induite à la paix. Un forum de belle facture s’y est déroulé entre les 27 au 29 décembre, avec à la manette le célèbre parlementaire Mohamed Ould Mattali. Aucun petit détail n’a été négligé dans le bastion du député de Bourem pour accueillir les différentes délégations en provenance des quatre coins du Mali. Les vagues d’officiels et d’invités de marque ont déferlé sur la ville de Gao par dizaines de passagers via les vols de la Minusma, avant de rallier la ville de Tabankort que les organisateurs du forum ont transformée pour la circonstance en véritable carrefour de brassage intercommunautaire. Ainsi, avec l’essentiel des participants issus des localités environnantes, des centaines d’acteurs et décideurs locaux du processus de paix ont consacré trois longues journées d’échanges aux contours et dimensions multiples de la crise malienne ainsi que sur les voies et moyens de la résoudre par des solutions locales. Cet exercice laborieux a été entamé le Vendredi 27 décembre avec une cérémonie d’ouverture riche en couleurs sous l’égide du ministère de la Cohésion Sociale de la Paix et de la Réconciliation nationale et de la cohésion représenté. L’éclat de l’événement sera en outre rehaussé par la présence de moult notabilités locales dont le maire de Tabankort, les différents leaders communautaires, les acteurs de la Plateforme et représentants de mouvements alliés comme la CMA, entre autres. Lesquels sont d’ailleurs tour à tour montés au créneau pour saluer l’initiative en lui témoigner leur adhésion et se réjouir de l’occasion que leur offre un creuset inédit de fédération des différentes communautés du septentrion ainsi que de leurs efforts en faveur de la paix et du développement. Pour sa part, le principal chef d’orchestre et artisan du Forum, Mohamed Ould Mattali, n’a pas tari de reconnaissances à l’endroit de ses invités pour l’intérêt accordé à l’événement. On y dénombre une impressionnante brochette de figures emblématiques dont la voix compte dans le Nord-Mali et que le député a vivement remerciées pour «avoir répondu à l’invitation en plein désert, témoigné de leur soif de la paix et de l’envie de se retrouver» dans leur diversité.
Deux journées de travaux en atelier et en plénière seront ensuite consacrées à des préoccupations brûlantes comme la prévention et la gestion des conflits inter et intracommunautaires, aux contours de l’Accord pour la paix ainsi qu’aux stratégies de développement durable, d’épanouissement et de mieux-être des populations locales. Des sujets assez pertinents pour susciter des échanges fructueux et déboucher sur des conclusions à la hauteur de l’objectif recherché, à savoir : contribuer à la dynamique de stabilisation du Mali par l’entente et la convivialité à l’échelle locale. Au cours des débats, les différents intervenants n’ont guère ramé à contre-courant des objectifs. Ils ont notamment insisté sur les besoins d’organisation et de sécurisation du terroir qu’ils partagent, ainsi que sur la restauration de la confiance entre les communautés, entre autres préoccupations.

Par-delà les résolutions et recommandations, le Forum de Tabankort donnera lieu, par ailleurs, à la signature d’un pacte social en vue de réhabiliter le climat de confiance intercommunautaire fortement affectée par la crise sécuritaire.

Ce geste solennel pourrait avoir servi d’une précieuse référence pour la prévention des clivages susceptibles de découler de l’érection de Tabankort en chef-lieu de Cercle, en vertu notamment du nouveau découpage administratif qui lui affecte comme arrondissements les localités d’Almoustrat central, d’Agharous, d’Ersane et de M’Beikit Ljoul.

<strong>A KEÏTA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali: la CMA et la Plateforme signent un accord sur la sécurisation de Ménaka</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-la-cma-et-la-plateforme-signent-un-accord-sur-la-securisation-de-menaka-2854961.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-la-cma-et-la-plateforme-signent-un-accord-sur-la-securisation-de-menaka-2854961.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/07/Mali-Menaka.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 13 Jan 2020 09:57:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au Mali, un accord a été trouvé et signé pour la sécurité de la ville de Ménaka dans le Nord. Un accord entre l'ex-rébellion CMA et les groupes armés dits de la Plateforme, favorables aux autorités de Bamako.</em></strong>

L’accord a été signé, ce dimanche, par<strong><a href="http://www.rfi.fr/afrique/20200109-mali-discussions-cma-plateforme-menaka-tensions" target="_blank" rel="noopener noreferrer"> la Coordination des mouvements de l'Azawad et la Plateforme </a></strong>pour mettre fin à la circulation des armes, l'insécurité, les violences intercommunautaires. Objectif : tenter de restaurer la sécurité dans et autour de la ville de Ménaka. Ces deux organisations acceptent l'arrêt de tout acte hostile et la protection des personnes et de leurs biens dans les zones sous leur contrôle.

Si des responsables du dialogue politique, <strong><a href="http://www.rfi.fr/afrique/20190925-mali-cma-coordination-mouvements-azawad-participation-suspension-dialogue" target="_blank" rel="noopener noreferrer">de l’ex-rébellion la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) </a></strong>et de la Plateforme composée de groupes armés progouvernementaux ont fait le déplacement de Ménaka, ce sont les chefs militaires de sécurité des deux mouvements armés également présents qui ont signé l’accord. Pour les observateurs, ce détail est important. Ce sont les combattants qui sont sur le terrain. S’ils s’engagent eux-mêmes à faire cesser les hostilités, c’est un gage important.

Dans la région de Ménaka, à côté des attaques jihadistes, les conflits intercommunautaires, les rivalités entre la CMA et la Plateforme ont fait de nombreuses victimes. L’insécurité s’installe de plus en plus et les humanitaires ont été obligés temporairement de plier bagage.

<strong>Vers des patrouilles mixtes</strong>

Outre la cessation des hostilités, un point important de l’accord est l’instauration de patrouilles mixtes. Si cette mesure devient effective, les populations seront plus rassurées. Des postes de contrôle anarchiquement installés où souvent les civils sont rackettés devront alors disparaître.

Des représentants de la force française Barkhane et de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma) ont insisté à la signature de l’accord. Ils pourront aider au contrôle de la circulation des armes. Sur ce point, l’arsenal des mouvements armés est impressionnant.

<strong><span class="authors">Par <a class="author" href="http://www.rfi.fr/auteur/rfi">RFI</a> </span><span class="pubDate">Publié le 13-01-2020</span></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Forum de Tabankort :  •	Pour démontrer leur soif de paix et de cohésion sociale, les leaders de la CMA, de la Plateforme et le gouvernement signent la « tente de la paix »</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/forum-de-tabankort-%25e2%2580%25a2pour-demontrer-leur-soif-de-paix-et-de-cohesion-sociale-les-leaders-de-la-cma-de-la-plateforme-et-le-gouvernement-signent-la-tente-de-la-paix-2854470.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/forum-de-tabankort-%25e2%2580%25a2pour-demontrer-leur-soif-de-paix-et-de-cohesion-sociale-les-leaders-de-la-cma-de-la-plateforme-et-le-gouvernement-signent-la-tente-de-la-paix-2854470.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/12/Tabankort-1.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 09 Jan 2020 10:45:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Démocrate</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Les communautés arabes, songhoy, touarègue… prêchent la paix et la cohésion sociale et jettent les bases d’un développement durable. </strong>

<strong>Les populations de Tabankort (localité située à 200 km de la région de Gao), sous la houlette de l’honorable Mohamed Ould Mataly et d’Hanoune Ould Aly, viennent d’écrire une page glorieuse de l’histoire du Mali ! C’est en plein désert qu’elles ont, en effet, réussi à regrouper, les 27, 29, 29 décembre 2019, plus de trois mille personnes (venues du Mali, de l’Algérie, de la Libye, du Niger, du Maroc, de la Mauritanie et du Burkina Faso) sous une tente (plus grande que le Centre international de conférence de Bamako). Objectif de la rencontre: parler de la paix et de la cohésion sociale. Placé sous la présidence du ministre de la Cohésion sociale, de la Paix et de la Réconciliation nationale, ce grand forum, pluriel, divers et riche en couleur, a enregistré la présence du porte-parole de la Plateforme, Me Harouna Toureh ; du président en exercice de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), Bilal Ag Achérif; du Secrétaire général du Haut conseil de l’unité de l’Azawad (Hcua), Algabass Ag Intalla; du Chef d’Etat-major du Mouvement national de libération de l’Azawad (Mnla), Mohamed Ag Najim; des Secrétaires généraux du Mouvement arabe de l’Azawad (MAA-CMA); du Gatia; de l’Amenokal de l’Adrar, Mohamed Ag Intalla ; des leaders coutumiers, religieux, de la société civile; des préfets et sous-préfets… Pour démontrer leur engagement inébranlable pour la paix et la réconciliation nationale, ils ont tous apposé leur signature sur la tente de la paix (une innovation majeure des initiateurs du forum).   </strong>

Pour ce grand rendez-vous de l’Histoire, le ton de la cérémonie a été donné par la lecture du Saint Coran. S’en est suivi le mot de bienvenue du maire de Tabankort. Le président de la commission d’organisation du Forum, l’honorable Mohamed Ould Mataly, tout de blanc vêtu (grand boubou et écharpe), a ensuite remercié toutes les communautés et délégations, venues en très grand nombre de l’intérieur comme de l’extérieur du Mali, pour avoir répondu par leur présence au Forum, en plein désert. « Votre présence témoigne incontestablement votre soif à la paix et l’envie de se rapprocher les uns des autres », a  déclaré le député Mataly. Avant de poursuivre: « C’est cela la cohésion sociale ; c’est cela la paix dont notre avenir et notre survie dépendent…».

<strong>Un forum pas comme les autres</strong>

Ce grand forum, premier du genre, se distingue des autres foras par la volonté et l’engagement des initiateurs. « Le présent Forum est né de la volonté des valeureux fils arabes du Tilemsi de puiser dans leur passé de guide religieux, des savants, des grands érudits et conseillers au service des grands empires au Sahel, porteurs des valeurs culturelles et des vieilles civilisations pour contribuer à relever les défis auxquels sont confrontés les peuples du Sahara et nos Etats », indique l’initiateur du Forum, Hanoune Ould Aly.  A l’en croire, cette rencontre visait à « mobiliser, en plein désert, les communautés qui partagent un même terroir, une même religion, des valeurs culturelles historiques, un passé glorieux commun ; à se pencher sur la crise, sur cette nouvelle race d’hommes (terroristes et djihadistes) qui s’appuient sur nos différences, nos divergences, souvent sur nos colères passagères pour créer et entretenir des mésententes entre nous pour asservir nos communautés, bafouer nos modes de vie et s’ériger en donneurs de leçons dans nos terroirs, dans notre pays et dans l’espace sahélien ».

Ce forum, « pluriel, divers et riche en couleur par votre présence, ambitionne d’être, dit-il, le lieu où vos distingués chefs de la Vallée, de l’Adrar, des communautés du Tilemsi, chefs sédentaires et nomades, grands érudits, guides religieux, chercheurs, intellectuels et valeureux fils, hommes et femmes conjuguons nos efforts intellectuels, physiques et moraux, toutes nos forces pour jouer notre rôle d’acteurs, de notre destin dans un environnement agité et hostile ». Hanoune Ould Aly d’ajouter qu’à travers ce forum, il s’agira « principalement de puiser dans les mécanismes traditionnels et religieux pour réussir l’attente de nos communautés : la cohésion sociale, seule voie qui peut nous conduire à la sécurité dans notre espace de vie  et ouvrir des perspectives de développement à nos jeunes, aux femmes…».

Même son de cloche pour le porte-parole de la Plateforme, Me Harouna Toureh, qui s’est dit non seulement surpris par le courage et la volonté des organisateurs du Forum, mais aussi dépassé par la mobilisation et la bonne organisation. « Avant tout propos, je salue le promoteur et la commission d’organisation pour ce gigantesque travail abattu. C’est vraiment extraordinaire !», indique Me Toureh. Et de poursuivre: «Après le congrès du Hcua, du Mnla, du Gatia, aujourd’hui nous sommes ici à Tabankort sous une tente magnifique. Tout le monde est présent pour parler de la paix et de la cohésion sociale. C’est aussi la volonté de Dieu car, ces deux mots (paix et cohésion sociale) comptent pour Lui. Nous n’avons d’autre choix que de faire la paix. Nous avons le devoir et l’obligation morale de respecter les engagements de cette entente. Le peuple malien, la jeunesse malienne nous regardent,  nos amis étrangers nous regardent. Nous ne devons plus les décevoir. Il est venu le temps de nous unir autour de notre bien commun : le Mali… ».

Le président en exercice de la CMA et non moins Secrétaire Général du Mnla, Bilal Ag Achérif, a abondé dans le même sens. A l’en croire, ce forum vient à point nommé, « puisqu’il est plus que nécessaire d’aller à la paix ». Pour lui, l’application des résolutions et recommandations du forum devrait permettre de poser les jalons du vivre ensemble, de la paix et de la cohésion sociale.

L’Amenokal de l’Adrar, Mohamed Ag Intalla, a, lui, salué l’initiative. Il a ensuite insisté sur la nécessité d’aller très rapidement à la paix. « Beaucoup de forums ont été organisés. Il est vraiment venu le temps de sortir de cette crise. Trop c’est trop ! Donnons-nous la main enfin pour la paix et la cohésion sociale », a ajouté le leader communautaire.

A sa suite, des chefs communautaires et de délégations se sont succédé au pupitre pour saluer les organisateurs du forum, mais aussi pour véhiculer des messages de paix et de cohésion sociale. Après leurs différentes interventions, le représentant du ministre de la Cohésion sociale, de la Paix et de la Réconciliation nationale, Djibrilla Maïga, a indiqué que les thématiques et les objectifs du Forum  de Tabankort s’inscrivent en droite ligne de la politique que son département met quotidiennement en œuvre. M. Maïga a réitéré le soutien et l’accompagnent du gouvernement à toute initiative qui entre dans le cadre de la promotion de la paix et de la réconciliation nationale.

<strong>La tente de la paix, une innovation majeure !  </strong>

Les initiateurs et organisateurs du Forum ont innové avec la tente de la paix.  Après l’ouverture solennelle du Forum par le représentant du ministre en charge de la Cohésion sociale, les représentants de la CMA, ceux de la Plateforme,  les différents secrétaires généraux des mouvements armés, les chefs religieux et coutumiers, les notabilités, l’Amenokal de l’Adrar ont tous apposé leur signature sur la tente de la paix. Une manière pour eux d’immortaliser leurs engagements pour la paix et la réconciliation nationale. Pour l’Amenokal Mohamed Ag Labass Intalla, cette tente est une première et elle  a été, dit-il, bien réfléchie. « Avec cette tente de la paix qui est une première, nous disons grand merci et bravo aux initiateurs du Forum de Tabankort », a-t-il salué. Et le représentant du cadre des concertations des notabilités de Gao, Samba Ario Maïga, de lancer un cri d’espoir: « Au regard de plusieurs  signatures sur la tente, nous osons croire que le Forum de Tabankort sera le déclic pour aller à une paix durable et une cohésion sociale». Pour le chef de la tribu des Chamananas, non moins maire de la commune de Tilemsi, Agabi Ag Ibrahim, « cette tente de paix sur laquelle nous avons immortalisé notre engagement marquera l’histoire à jamais ». Au nom de la communauté des Arabes, Neyma Ould Sidi Hamar  a, quant à lui, estimé que ces nombreuses signatures sur la tente de la paix démontrent à suffisance la soif des uns et des autres à aller à la paix.

<strong>L’Accord d’Alger au cœur des échanges !</strong>

Au cours de ce grand rendez-vous inédit du donner et du recevoir, trois thèmes ont été débattus: la stratégie de développement et plan communautaire; les plans et mécanismes traditionnels de gestion et de résolution des conflits; l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale. C’est surtout l’Accord d’Alger, exposé par Me Harouna Toureh, qui a fait l’objet de beaucoup d’échanges. Selon de nombreux intervenants, la paix et la cohésion sociale passent inévitablement par l’application dudit accord.

Selon l’Amenokal, l’organisation des foras sur la paix et la cohésion sociale démontre à suffisance que les groupes armés et les populations ont un désir ardent d’aller à la paix.   Le temps presse et il faudra impérativement la révision constitutionnelle afin de  prendre en compte certains points de l’Accord pour faciliter son application sur le terrain, a-t-il souhaité.  Un avis partagé par le promoteur du Forum, Hanoune Ould Aly, qui pense que l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger ne réussira pas à être un habit qu’on fait porter à qui l’on veut et comme on le veut. A l’en croire, l’Accord pour la paix est l’outil indispensable voulu par toutes les communautés, mais pas compris de toutes. « Il faut accepter les besoins d’un leader communautaire à assumer des responsabilités dans le dialogue et décision concernant leur terroir, les communautés ne sauraient se satisfaire d’un téléguidage ou d’un ressenti d’imposition. Il faut comprendre l’absence d’accompagnement des initiatives locales, de dialogue, des rencontres intra et intercommunautaires et souvent même de développement dans ces zones éloignées de notre pays où vivent des populations vulnérables où souvent l’Etat et ses services sont absents. Il y a urgence et l’horizon est sombre », a-t-laissé entendre.

Pour l’honorable Mohamed Ould Mataly, il faut accepter que les populations, après quatre années de mise en œuvre de l’Accord qui a vu la non-satisfaction de leurs besoins sociaux de base, la dégradation de l’environnement sécuritaire, posent des questions sur des retombées bénéfiques et sa capacité de ramener la paix. « Notre dignité, notre responsabilité, la soif de sécurité et de développement de nos populations nous imposent un moment d’évaluation de l’Accord par tous. Non pas parce que notre pays est la digue à préserver, mais parce que  nous sommes un Etat malgré nos faiblesses. Nous sommes un vieux peuple souverain, une histoire légendaire qui, comme par le passé, protège ses populations et contribue à la sécurité de ses voisins », a souligné l’élu.

Quant au Secrétaire Général du Hcua, Algabass Ag Intalla, il a invité le gouvernement à prioriser la mise en œuvre des réformes politiques et institutionnelles qui va permettre de responsabiliser les leaders politiques, des groupes armés et communautaires qui disposeront d’outils nécessaires pour mobiliser les populations qui se sentiront beaucoup plus concernés et en même temps les questions de défense et de sécurité notamment le Désarment – Démobilisation et Réinsertion (DDR) accéléré : « C’est à dire une armée reconstituée qui  va créer un environnement sécuritaire favorable à la satisfaction des besoins sociaux de base (eau, école, santé ) ». A l’en croire,  elle permet l’accompagnement et la mobilisation des populations gage de la réussite de la mise en œuvre de l’Accord.

<strong>Des recommandations pertinentes qui suscitent l’espoir !</strong>

A l’issue de deux (2) jours de travaux intenses, des discussions franches et sans tabou, les participants ont formulé des recommandations pertinentes. Il s’agit, entre autres, de mettre en place une commission technique composée par les différents experts de la CMA et de la Plateforme, qui va identifier les actions concrètes à mener sur le terrain dans le cadre de la sécurité et de la cohésion sociale et toutes les recommandations de ce Forum avec diligence ; appliquer les recommandations issues du dialogue politique inclusif ; développer les mécanismes qui permettent de traduire en actes les engagements des signataires du Forum de Tabankort, résolutions des congrès du Mnla, du Hcua, du Gatia, les appuis conseils et initiatives de l’Amenokal de l’Adrar, les contributions du cadre de concertations des notables de Gao, les engagements de la CMA et de la Plateforme; appeler le Gouvernement du Mali en premier, la CMA, la Plateforme, le Comité de suivi de l’Accord (CSA), la communauté internationale à accélérer la mise en œuvre de l’Accord, notamment les questions politiques et institutionnelles (les réformes majeures) et celles de défense et de sécurité. Autres recommandations, il s’agit de rappeler au Gouvernement, à la suite des rencontres à Kidal et d’Aguelhok, la nécessité et l’urgence du démarrage de la route Bourem-Almoustrat-Kidal, comme action de développement d’envergure et pour contribuer à l’équité justice du pays entre tous ses fils ; inviter le Gouvernement à accélérer la reprise des travaux de la route Gao-Bourem et le démarrage du barrage de Taoussa pour alléger les souffrances des populations et réduire l’insécurité ; accompagner les initiatives sécuritaires des mouvements signataires (CMA et Plateforme) pour permettre la circulation des personnes et de leurs biens sur les tronçons Gao-Bourem-Bamba-Tombouctou, Gao-Bourem-Almoustrat-Kidal ; respecter les engagements de protection des personnes et de leurs biens par la mise en œuvre des initiatives sécuritaires, contribuant à la réalisation des infrastructures routières; demander la levée des sanctions à l’endroit de leurs frères et leaders communautaires dont les noms suivent : Mohamed Ould Mataly, Mohamed Ben Ahmed Agmeri, Agmeri Sidi Hamar Ben Daha, Mohamed Ag Albachar et Mohamadou Ag Rhissa.

Soulignons que le speech du groupe de théâtre ‘’ Ania’’ sur la paix, la réconciliation et la cohésion sociale (dans les langues bambara, sonrhaï, arabe et tamachèque) ; les belles sonorités de deux grands groupes (Takouba et Tinarwene international) et le défilé des chameaux ont émerveillé l’assistance. Surtout ceux qui vivent à Tabankort, une localité où la musique n’a pas retenti depuis bien longtemps. Aussi, une cinquantaine d’attestions de reconnaissance ont-elles été décernées aux responsables de la CMA et de la Plateforme, aux notabilités traditionnelles et religieuses, aux leaders communautaires et aux responsables des medias. Le Forum, hautement sécurisé par les éléments du Mouvement arabe de l’Azawad (MAA- Plateforme), s’est passé sans incident.

Vivement la prochaine !

<strong>A.Touré, envoyé spécial</strong>

&nbsp;

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>

<strong>FORUM DE TABANKORT SUR LA PAIX ET LA COHESION SOCIALE</strong>

<strong>Coup d’essai, coup de  maître !</strong>

La première édition du Forum de Tabankort sur la paix et la cohésion, tenue les 27, 28, 29 décembre 2019 à Tabankort a été une réussite totale. Déterminés et très engagés sans réserve, sous la houlette de l’Honorable Mohamed Ould Mataly et Hanoune Ould Aly, les communautés de Tabankort ont révélé le défi de la mobilisation. Elles ont pu réunir à peu près 4000 personnes sous une tente (plus grande que la salle de conférence du CICB) en plein désert. Toutes les communautés du nord, ainsi que les leaders religieux et coutumiers et les responsables des groupés armés y ont pris part à cette rencontre pour parler de la paix et de la cohésion sociale. La 1ère édition du Forum de Tabankort restera gravée dans les annales de l’histoire du Mali.

<strong>TABANKORT : Le Forum tenu sans aucun centime des autorités maliennes !</strong>

Engagés pour la paix et la cohésion sociale, la communauté Lamhar et alliés ont financé entièrement, à hauteur des centaines de millions de nos francs, le Forum Tabankort sur la paix et la cohésion sociale. Pour l’organisation, ils n’ont reçu aucun centime des autorités maliennes. Alors que c’est un secret de polichinelle que le président  IBK a donné une manne importante pour l’organisation des congrès du Mnla et du Hcua. Pourtant, il n’a dédaigné donné un centime pour l’organisation du Forum de Tabankort (une localité sous le contrôle du Mouvement arabe de l’Azawad, membre de la plateforme). L’injustice, quand tu nous tiens !

Idem pour la Minusma qui a apporté un appui en carburant aux membres de la CMA pour la tenue de leur congrès et rien pour les initiateurs du Forum de Tabankort. Les membres de la CMA sont-t-ils supérieurs aux autres groupes armés, membre de la Plateforme ?

<strong>Tabankort retrouve le sourire !</strong>

Avec la tenue du Forum de Tabankort (localité située à 200km de Gao), les habitants de Tabankort qui ont fait des années sans entendre un son de musique, ont retrouvé la joie et la gaité et l’envie de survivre. Avec le nombre important et en  qualité des personnes qui ont fait le déplacement dans leur village et les festivités (dense et chants) de la clôture du Forum, ils ont été émerveillés. La détresse et l’amertume ont laissé place à la joie et la gaieté. La tenue du Forum à Tabankort a fait renaitre les habitants de ce village et environnants qui n’étaient habitués qu’à entendre le son des coups de fusil.

<strong>Un forum tenu sous haute sécurité</strong>

Située à 200 Km de Gao, la localité de Tabankort est sous contrôle des membres du Mouvement armé de l’Azawad (MAA, membre de la Plateforme). Ce sont les éléments de ce groupe, lourdement armé, qui ont assuré avec brio la sécurité du Forum de Tabankort sur la paix et la cohésion sociale. Pendant trois jours durant, ils ont sécurisé les milliers de personnes et leurs biens, venus du Mali, de l’Algérie, du Maroc, de la Mauritanie, de l’Arabie Saoudite, du Burkina Faso… pour prendre part au Forum. Le Forum s’est passé sans aucun incident.

Soulignons que le MAA-Plateforme regorge des combattants très bien formés et très aguerris. Ils contrôlent Tabankort et pour y rester et en faire leur fief, ils ont résisté  à de nombreuses batailles de la CMA et d’une coalition jahadiste. Plusieurs raisons expliquent les nombreuses batailles pour le contrôle de Tabankort. La localité, aujourd’hui sous le contrôle du MAA (un groupe armé pro-gouvernemental), est un verrou important. D’abord pour protéger la ville de Gao, située plus au sud. Ensuite, militairement parlant, Tabankort est un axe stratégique pour un plan de conquête de Kidal. Autre intérêt pour la localité, c’est qu’elle est située en plein désert et, souvent, le désert est un lieu de trafic. Pour passer de l’est à l’ouest, Tabankort est quasiment incontournable.

<strong>A.Touré, envoyé spécial</strong>

&nbsp;

<strong>FORUM DE TABANKORT SUR LA PAIX ET LA COHESION SOCIALE</strong>

<strong>Ils ont dit….</strong>

<strong>Me  MALIKI IBRAHIM MAÏGA DU  COREN : « Il est venu le temps de faire taire l’arme, car elle  ne sécurise personne… »</strong>

« Ce qui se  aujourd’hui, c’est que le Collectif des ressortissants du Nord (Coren) a toujours souhaité. A savoir la paix, la sécurité, le vivre ensemble, le respect, la fraternité entre les communautés au niveau de notre terroir. Une partie du Mali où il n’y a pas de revendication territoriale ; pourtant il y a la guerre entre les gens ; il y a la guerre entre des communautés qui vivent sur le même terroir des siècles durant. Ce forum qui est d’une importance capitale révèle  qu’il n’y a que dans la paix que les gens peuvent se sentir bien. S’il avait été utilisé une armée pour convier les gens à ce Forum, beaucoup de personnes ne seraient pas venues vivant ou ceux qui viendraient, viendraient ligoter. Tous sont venus ici parce que tous ont soif et ont souci de la paix ; tous ont soif du vivre ensemble. Pour cela, nous devons rendre grâce à Allah et aux initiateurs de cette grande rencontre. Il y a quelques années, dans nos terroirs, à part la force publique personne n’était armé. Pourtant, il y avait la sécurité. Très récemment dans nos terroirs, il y a des armes partout, même nos animaux sont armés Pourtant, il y a l’insécurité partout et pour tout le monde. L’insécurité pour ceux qui sont armés et l’insécurité pour ceux qui ne le sont pas. Cela veut dire en vérité que l’arme ne sécurise personne. Ce qui sécurise, c’est le cœur et l’esprit. Nous sommes très heureux que les initiateurs de ce Forum aient convié toutes  les communautés, ici à Tabankort, pour demander de désarmer leurs cœurs et leurs esprits. C’est à en désarmant nos cœurs et nos esprits que nous pouvons faire face à ceux qui assaillent tous les hommes...».

<strong>BABA ALBERT, MAIRE ADJOINT D’AGUELHOK : « Ce Forum vient à point nommé… »</strong>

« Je remercie chaleureusement les organisateurs de ce Forum qui vient à point nommé. Il s’agit du président de la commission d’organisation, l’Honorable Mohamed Ould Mataly, et le promoteur du Forum Hanoune Ould Aly. Depuis 1992, nos populations souffrent. Cette souffrance s’est aggravée avec la crise de 2012. Dans nos zones, il n’y a plus d’école,  plus d’infrastructures sanitaires et routières, plus d’infrastructures dans le domaine d’eau et d’électricité. Nous souffrons énormément. Pendant que l’Etat paye des salaires pour des enseignants, nos enfants ne vont plus à l’école depuis 2012. Les enseignants se cachent dernière un argument : l’insécurité. Alors, quel sera leur avenir ? En signant la tente de la paix, nous nous sommes engagés pour la paix et la cohésion sociale. Nous voulons tous la paix, nous interpelons les autorités maliennes à plus d’engagement. Nous sommes vraiment fatigués et nos populations ont trop souffert de cette crise multidimensionnelle…. »

<strong>MME HADIDIATOU IKBALTANY, FEMME LEADER DE GAO : « Cette crise n’a que trop duré…»</strong>

« Je suis venue de Gao pour participer à ce grand Forum sur la paix et la cohésion sociale. Je remercie beaucoup les initiateurs de ce Forum, surtout le promoteur, Hanoune, qui est très engagé pour la paix et la cohésion sociale. Tout ce qui va dans le sens de la paix et de la cohésion sociale, nous les femmes sommes pour cela. Car nous sommes les premières qui  souffrons beaucoup de la crise. Nous sommes vraiment très fatiguées de cette crise qui n’a que trop duré. Nous invitons toutes les parties signataires de l’Accord de paix et de la réconciliation issu du processus d’Alger de s’engager avec le cœur pour la résolution de la crise. Nous implorons Dieu qu’il fasse en sorte que la paix revienne entre les différentes communautés … »

<strong>SAMBA ARIO MAIGA, MEMBRE DU CADRE DE CONCERTATION DES NOTABILITES  DE GAO : «Le moment est venu pour nous de mettre cette crise dernière nous »</strong>

« Bravo aux initiateurs de ce Forum pour avoir réussi avec brio à regrouper toutes les communautés du Mali à Tabankort pour parler de paix et de cohésion sociale. Il est vraiment opportun d’aller à la paix. Car, elle est la seule arme efficace pour développer notre pays commun : le Mali. C’est vrai que la crise multidimensionnelle qui a secoué notre pays nous a mis dos à dos. Maintenant, le moment est venu pour nous de mettre cette crise dernière nous. Donnons-nous la main pour sauver notre pays menacé de disparition. Le moment est venu pour nous tous de prendre conscience de la gravité de la situation actuelle de notre pays. Que chacun sache que les armes ne servent plus à rien. C’est seulement en nous unissant qu’on pourrait développer nos terroirs. Les communautés ne peuvent pas vivre les unes sans les autres. Nous sommes condamnés à vivre ensemble… »

<strong>HANNA MINT MOULAYE ELMEDY, PARTICIPANTE : « Avec la tenue de ce Forum, nous avons espoir d’arriver à la paix… »</strong>

« Le Forum de Tabankort sur la paix et la réconciliation nationale a été majestueusement bien organisée. Je dis vraiment chapeau à ses organisateurs qui ont gagné le pari de la mobilisation. Toutes les communautés du nord du Mali ont pris part à ce grand rendez-vous avec l’Histoire. Sans tabou, nous avons discuté de l’Accord d’Alger et des mécanismes de vivre ensemble et de résolution de crise. Nous les femmes sommes les premières victimes de cette crise. Avec la tenue de ce Forum, nous avons espoir que toutes les communautés veulent aller à une paix durable. Sans la paix, il n’y a pas de développement possible… »

<strong>LALLA ROKIA MOULAYE HASSANA, PARTICIPANTE : « Avec cette rencontre, j’ai beaucoup appris de l’Accord pour la paix et la réconciliation… »</strong>

« Je dis grand merci aux organisateurs de ce Forum. Avec cette rencontre, j’ai beaucoup appris de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger qui a été expliqué par des grands experts de renom. Avec les différents échanges, j’ai compris que les responsables des mouvements armés de la Plateforme et de la CMA veulent vraiment aller à la paix. Toutes les communautés arabe, songhoy, tamachèque…aspirent à la paix et au développement. Il revient maintenant à l’Etat malien de s’engager plus pour la concrétisation de cette volonté. Il n’y a plus de temps à perdre, tout le monde est fatigué de cette crise. Nous voulons tous la paix et il faut y aller… »

<strong>Propos recueillis par A.Touré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali: les tensions entre la CMA et la Plateforme au cœur de discussions à Ménaka</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-les-tensions-entre-la-cma-et-la-plateforme-au-coeur-de-discussions-a-menaka-2854420.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-les-tensions-entre-la-cma-et-la-plateforme-au-coeur-de-discussions-a-menaka-2854420.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/04/menaka-.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 09 Jan 2020 06:48:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Des discussions entre groupes armés doivent débuter ce jeudi 9 janvier à Ménaka, au nord-est du Mali, avec pour objectif d’apaiser les tensions entre la CMA et la Plateforme, deux grandes coalitions touaregs.</em></strong>

<section class="row intro">
<div class="col-md-12 col-sm-12 col-xs-12">

Les dirigeants de la Coalition des mouvements de l'Azawad (CMA) et la Plateforme des mouvements du 14 juin d'Alger, sont arrivés mardi. Mercredi, le gouverneur de la ville, Daouda Maïga les a tous reçus et les délégations ont eu une première prise de contact.

Les relations entre les deux coalitions <strong><a href="http://www.rfi.fr/afrique/20200101-mali-tension-groupes-armes-menaka" target="_blank" rel="noopener noreferrer">sont tendues depuis mi-décembre</a></strong>, après qu'un accrochage a provoqué la mort d'un officier du MSA, le Mouvement pour le salut de l'Azawad, membre de la Plateforme.

Pour ces discussions chaque coalition a mis les petits plats dans les grands. Les présidents eux-mêmes se sont déplacés : Bilal Ag Cherif pour la CMA et Fahad Ag Almahmoud, pour la Plateforme. Qui plus est, le général Alhaj Gamou, président du conseil supérieur des Imghads et alliés, est arrivé mercredi, pour jouer les facilitateurs.

<strong>Elucider le décès de l'officier du MSA</strong>

Un programme de discussions doit être déterminé ce jeudi. Mais encore faut-il que soient élucidées les circonstances de la mort de l’officier du MSA, le 21 décembre, tué par des hommes armés dans un pick-up. Le MSA parle d'assassinat, la CMA de regrettable accident. « <em>Il y a un crime, et il faut que les responsabilités soient identifiées</em> », explique un membre du MSA.

« <em>Derrière tout cela, c'est surtout l'influence de chaque groupe dans la région qui est en train de se jouer</em> », explique un observateur sur place, ajoutant que le déplacement des hauts dirigeants, n'est pas anodin.

Le gouverneur de Ménaka, Daouda Maïga estime quant à lui que chaque partie se trouve dans de bonnes dispositions. «<em> La stabilité à Ménaka est forcément une question collégiale,</em> explique-t-il. <em>Aucun groupe ne peut se targuer de la garantir, à lui tout seul</em> ».

</div>
</section><section class="row"></section>
<div data-key-figures-fragment="" data-key-figures-url="http://www.rfi.fr/afrique/injection/keyFigures/tagIdList/1_D64_639/"><section class="row key-figures-block">
<div class="col-md-12 col-sm-12 col-xs-12"><span class="authors">Par <a class="author" href="http://www.rfi.fr/auteur/rfi">RFI</a> </span><span class="pubDate">Publié le 09-01-2020</span></div>
</section></div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Forum du Mouvement Arabe de l’Azawad à Tabankort :   La Plateforme et la CMA s’engagent pour des actions concrètes</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/forum-du-mouvement-arabe-de-lazawad-a-tabankort-la-plateforme-et-la-cma-sengagent-pour-des-actions-concretes-2854232.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/forum-du-mouvement-arabe-de-lazawad-a-tabankort-la-plateforme-et-la-cma-sengagent-pour-des-actions-concretes-2854232.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/12/Tabankort-1-1.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 08 Jan 2020 01:50:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Demain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>C’était lors du forum des communautés de Tabankort les 27, 28 et 29 décembre dernier. Plusieurs délégations ont effectué le déplacement de ce lieu très stratégique venant de Bamako, Niamey, Alger, Arabie Saoudite, la Libye et de toutes les régions du nord Mali dans le but de conjuguer leurs efforts en vue de ramener la paix et la cohésion sociale. Après les congrès du HCUA, du MNLA tenus à Kidal, du GATIA tenu à AdielHoc, voilà que le MAA sous la houlette de HanouneOuld Aly, promoteur du forum et du Directeur de cette importante rencontre inédite, l’honorable Mohamed OuldMatali, qui avait pour but de faire la synthèse des congrès tenus à Kidal et Adil Hoc, a tenu toutes ses promesses puisque plus de 10 000 personnes ont répondu présent sans compter des milliers d’hommes lourdement armé qui ont sécurisé Tabankort dans un rayon de plus de 40 km. Lisez le compte-rendu de BokarIDicko, envoyé spécial.</strong>

&nbsp;

<em>Le forum a débuté par une lecture du coran et des prières pour sa réussite.</em>

<em>Ensuite, c’était au tour du maire de Tabankortd’ouvrir le bal. Prenant la parole, il a souhaité la bienvenue aux participants tout en rappelant que sa ville attendait ce moment avec impatience. Ila souhaité plein succès aux travaux.</em>

<strong>Quant au chef de cabinet du ministre de la réconciliation nationale, M. Djibril Maïga a planté le décor</strong>.

<strong>Le ministre accompagne ce forum…</strong>

Selon lui :<strong> « </strong><em>Le ministre accompagne le forum. Son esprit et son cœur sont bien là. Les thèmes choisis rentrent en droite ligne du département. Le Mali était un havre de paix, une démocratie enviée partout dans le monde. Depuis quelques temps, nous sommes rentrés dans une zone de turbulence qui a ébranlé les fondements de l’Etat, la cohésion sociale atteinte. Ce forum cadre dans l’initiative pour un retour de la paix dans le cadre de l’Accord pour la Paix et la réconciliation Nationale (APR). Il rappelle la conférence d’Entente Nationale, récemment l’organisation du DNI où les maliens se sont retrouvés pour discuter franchement. Tabankort s’inscrit dans la même veine qui est de rechercher comment revisiter  nos ressources traditionnelles de règlement des conflits, pour se pardonner afin d’envisager un mieux vivre ensemble ; aussi pour que les populations maîtrisent le processus de l’APR pour la sécurisation de notre espace. Je suis optimiste que sortiront de ce forum des résolutions d’espoir appuyées par des prières ».</em>

<strong>Le président de l’ADAGH, l’honorable Mohamed Ag Intallah</strong> a abondé dans le même sens pour la paix, la cohésion sociale. Il a martelé que : « <em>Trop de discours, l’heure doit être aux actes. Nous avons assez parlé, discuté. Il faut agir car nos populations souffrent !</em> ».

La plupart des délégués ont tous parlé de cohésion, de paix et surtout la sécurité, élément essentiel pour le démarrage des grands chantiers de développement de cette partie du Mali en retard sur le reste du pays.

Ainsi, durant trois jours, les participants se sont planchés sur des thèmes tels que la sécurité, l’application de l’Accord d’Alger pour la Réconciliation (APR), la cohésion sociale et le vivre ensemble. Sous la houlette d’imminents spécialistes, le forum de Tabankort a été un franc succès si l’on tient compte de la qualité des débats et des résolutions qui ont été adoptées.

<strong>D’importantes résolutions en conformité avec celles du DNI…</strong>

Après trois jours d’échanges, de débats, les participants en présence des ténors de la Plateforme et de la CMA dont Me HarounaTourhé, l’honorable OuldMatali, Bilal Ag Achérif, l’Aménokal, non moins député élu à l’AN, Mohamed Ag Intallah,ont décidé de la mise en place d’une Commission technique composée des différents experts de la CMA et de la Plateforme qui va identifier les actions concrètes à mener sur le  terrain dans le cadre de la sécurité et de la cohésion sociale et de toutes les recommandations du forum avec diligence; aussi, appliquer les recommandations issues du Dialogue National Inclusif (DNI) avec diligence; Développer des mécanismes qui permettent de traduire les engagements des signataires du forum  de  Tabankort  (résolutions  du  congrès  du  MNLA,  du  congrès  du  HCUA,  résolutions  du congrès  du  GATIA  ;  les  appuis-conseils  et  initiatives  de  l’amenokal  de  l’ADAGH,  les contributions du Cadre de Concertation des Notables de Gao, les engagements de la CMA et de la  Plateforme  notamment  les  ententes)  en  actions  concrètes  de  cohésion  entre  les communautés  de  toutes  obédience  en  parfaite  symbiose  avec  l’accord  pour  la  paix  et  nos valeurs  traditionnelles  et  religieuses  de  règlement  des  conflits  (intercession  des  chefs traditionnels et coutumiers et le recours au cadi).

<strong>Accélération de la mise en œuvre de l’accord…</strong>

Faut-il le rappeler, le forum a décidé d’initier  une  rencontre  dans  le  Gourma  pour  prendre  en  compte  de la  situation  dramatique  des populations du Gourma et aussi, a appelé  le  Gouvernement  du  Mali  en  premier,  la  CMA,  la  Plateforme,  le  Comité  de  Suivi  de l’Accord (CSA), la médiation et la communauté internationale à accélérer la mise en œuvre de l’accord notamment les questions politiques et institutionnelles (les réformes majeures) et les questions de défense et de sécurité en particulier l’armée reconstituée pour une paix durable.

Parlant de désenclavement, les participants rappellent au  Gouvernement  à  la  suite  des  appels  de  Kidal  et  d’Aguel  Hoc,  la  nécessite  et l’urgence du démarrage de la route Bourem-Almoustrat-Kidal comme action de développement d’envergure et pour contribuer à l’équité-justice du pays entre tous ses fils ; tout comme accélérer la  reprise de la route Gao-Bourem et le démarrage du barrage de Taoussaet de la route Gao-Douentza-Sévaré pour alléger les souffrances des populations et réduire l’insécurité.

<strong>Accompagner les initiatives locales…</strong>

Quant à la sécurité, les participants demandent aux autorités d’accompagner les initiatives sécuritaires des mouvements signataires CMA et Plateforme pour permettre  la  circulation  des  personnes  et  de  leurs  biens  sur  les  tronçons  Gao-Bourem-Bamba-Tombouctou ; Gao-Bourem-Almoustarat-Kidal ; Sévaré-Gao tout comme, respecter leurs engagements de protection des personnes et des biens ; par la mise en œuvre des initiatives sécuritaires contribuant à la réalisation des infrastructures routières notamment la route Gao-Bourem-Almoustarat-Kidal.

<strong>Prendre des dispositions pour l’opérationnalisation de  son exploitation</strong>

S’agissant des phosphates du Tilemsi, il est demandé au gouvernement de prendre des dispositions pour rendre opérationnel son exploitation. Quant aux mécanismes traditionnels ; culturels ; les religieux ; les cadis) de vivre ensemble prévus par l’accord pour la paix et recommandé par les résolutions du dialogue national inclusif, leur valorisation s‘impose en impliquant les ressortissants du nord toutes communautés confondues au Niger ; Libye, Algérie ; Arabie saoudite, Burkina Faso, le Tchad et tous les amis du Mali ; dans le dispositif de cohésion sociale.

<strong>Prise en compte des spécificités géographiques et culturelles…</strong>

Evoquant l’APR, les participants réclament la mise en place d’une stratégie dans le respect de l’accord pour la paix qui permet de prendre en compte toutes les spécificités géographiques et culturelles pour un Mali nouveau; Inviter le Gouvernement et ses partenaires internationaux, la minusma à appuyer l’implication et la responsabilisation des chefs communautaires ; et dignitaires religieux dans la facilitation d’un dialogue franc et constructif entre les fils de leurs terroirs pour la paix et la cohésion sociale.

<strong>L’accompagnement du gouvernement rappelé…</strong>

Quant aux rencontres intracommunautaires, le forum recommande au  Gouvernement  du  Mali  à  mieux  accompagner  les  rencontres  inter  et intracommunautaires locales, les initiatives et actions des mouvements signataires allant dans le sens de la sécurité des routes et de la cohésion sociale dans leur espace de vie.

S’agissant des sanctions onusiennes à l’endroit de leurs frères et leaders communautaires dont les noms suivent : Honorable Mohamed Ould MATALY, M. Mohamed Ben Ahmed MAHRI ; M. MAHRI Sidi Amar  Ben, DAHA ; M. Ahmed ag ALBACHAR et M.Mohamadou Ag RHISSA, le forum demande leurs levées.

<strong>Le gouvernement et les amis du Mali remerciés….</strong>

L’occasion était propice pour les organisateurs de ce forum l’un des meilleurs compte tenue des gros moyens déployés par  l’organisation, de remercier et d’encourager les  amis  du  Mali  et  la  communauté  internationale  pour  tous  les sacrifices consentis pour paix et la stabilité au Mali et dans le sahel. Forte de cette volonté et de cet engagement concret des chefs, des dignitaires Communautaires, de la CMA, de la plateforme par la signature de la cohésion sociale dans leurs terroirs, quelques signataires de l’accord sous la tente ont pris un engagement solennel à Tabankort. Une première car effectué devant des milliers de participants et sous une tente qui mesure 60 m sur 30m.

Il s’agit de M.HanouneOuld ALI,Promoteur du Forum de Tabankort; Me Harouna TOUREH Plateforme ; Haballa ag HAMZATA, Plateforme  Honorable Mohamed Ould MATALY, M.MahamadouArio MAIGA, Cadre de Concertation des Notables de Gao ; Amenokal de l’ADAGH Mohamed Ag INTALLA ; M.Mohamed NAJIM  Chef État-major général MNLA ; M.MOHAMED OuldAwainat,Secrétaire général du MAA.

<strong>Le groupe Tinariwen pour le show</strong>

Le forum a été animé par de jeunes talents et surtout par le groupe mythique le Tinariwen de Kidal. Bien entendu, une équipe de journalistes dont votre serviteur étaient là pour immortalisés ce grand évènement historique car, il est rare de réunir tous les ténors de la Plateforme et de la CMA. En tout cas, a demandé l’Aménokal, place aux actions, trop, c’est trop, a-t-il martelé et vivement applaudi.
Au sortir de ce  forum, il y a une synergie forte exprimée par les signataires de l’accord d’Alger du 14 juin 2014 qui est de faire de la paix et de la cohésion sociale une vraie réalité dans les régions du nord du pays.

<strong>Les absences très remarquées du Ministre de la réconciliation et du gouverneur de Gao…</strong>

Le seul bémol est l’absence criarde du Ministre de la Réconciliation Nationale même s’il s’est fait représenter par son chef de cabinet. Quant au gouverneur de Gao, il était aux abonnés absents.

Enfin, le forum de Tabankort, démontre une union sacrée contre l’insécurité, premier objectif à atteindre. Cela dans un bref délai si possible afin que les grands projets de développement des régions du nord puissent réellement démarrés.

En tout cas, les rideaux sont tombés sur le forum du MAA à Tabankort qui a été celui du donner et du recevoir. La lecture du coran a mis fin à ces retrouvailles inédites. Au sortir de Tabankort, un déclic est donné pour un vivre ensemble entre Sonrhaïs, Arabes, Touaregs, Peulhs, Dogons lorsqu’on tient compte des trois thèmes traités dont la Cohésion sociale, l’APR le règlement des conflits.

De Tabankort, on peut dire sans se tromper que les masques de l’histoire d’un nouveau Mali sont tombés. En tout cas, là-bas, l’objectif recherché est de faire bouger les lignes vers une vraie paix. Comme l’a martelé, El Mehedy, président de la jeunesse de Kidal : « Nous n’avons plus le choix, nous devons faire la paix ! ».

<strong>Bokari Dicko, envoyé spécial à Tabankort</strong>

<strong> </strong><strong>Dans les coulisses du forum</strong>

<strong>Général El Hadj Gamou aux abonnés absent…</strong>

Après Kidal, Adielhoc, voilà que le forum de Tabankort qui a réuni des milliers de participants venus de tout le pays et de l’extérieur, le général El Hadj Gamou, était le grand absent contrairement au général Takini adulé. Modeste, peu bavard, sociable et cordial. Est-ce la fin du mythe du général Gamou lui qui veut seul semble-t-il, lutter contre le fléau du terrorisme au Mali que l’Etat à lui seul n’arrive pas à le vaincre?

Son absence n’a pas remarquée pourtant, il s‘agissait de retrouvailles entre fils du pays pour parler des stratégies et voies et moyens de ramener la paix et la cohésion sociale.

<strong>Le promoteur du forum</strong>

<strong>HanouneOuld Aly, confirme son patriotisme</strong>

Opérateur économique très modeste, HanouneOuld Aly, c’est de lui qu’il s‘agit, après avoir vu les congrès du HCUA, du MNLA à Kidal, du GATIA à Adielhoc, a avec ses frères et amis en synergie avec l’amenokal, l’honorable Mohamed Ag Intallah, décidé d’organiser le forum de Tanbankort. Très discret, Hanoune, est un patriote convaincu, un malien bon teint qui n’aime pas se faire voire mais plutôt pragmatique lorsqu’il s‘agit du Mali. Selon nos informations, il ne lésine pas sur les moyens lorsqu’il s’agit de défendre la patrie. Pour preuve,  lorsqu’il y a eu la bataille de Tabankort entre les combattants de la Plateforme et ceux de la CMA, après moult tractations, l’homme s’est battu jusqu’au bout. Le résultat sorti reste encore dans tous les mémoires.  Le forum de Tabankort, illustre bien l’engagement de l’enfant de cette cité légendaire de par son histoire, son passé glorieux, surtout grand carrefour de commerce situé à quelques encablures de Borj El Moctar en Algérie. Ce Hanoune fait partie de cette race rarissime de patriote convaincu et pragmatique qui agit, plutôt que de parler. D’ailleurs, lors du forum à part ses mots de bienvenus, l’homme s’est fait très discret mais d’une efficacité extraordinaire puisqu’il aime et affectionne le travail bien fait.

Ce n’est pas fortuit qu’OuldMatali lui rende un vibrant hommage. Il sait de qui il parle. « Surtout lorsqu’il s‘agit de défendre la mère patrie, le Mali, Hanounen’hésite pas une seconde sur les moyens, nous confie un fin connaisseur. En réalité, ses fans l’appellent le bâtisseur car, l’enfant de Tabankort aime le mali tout court qu’il n’est pas prêt à monnayer pour qui que ce soit. Homme de paix, Hanoune l’a prouvé en organisant ce grand forum qui a tenu toutes ses promesses.

<strong>Les PDG des compagnies de transports « Nour et Tilemsi » très remarqués…</strong>

Jovial, au four et au moulin, ils étaient partout tant à l’accueil qu’à l’ouverture du forum pour lequel, Dahamoune et Taye ont beaucoup mouillé le maillot.Très attentifs à la réussite de l’évènement grandeur nature qu’ils viennent de réussir dans un laps de temps d‘organisation, nous dit-on.

<strong>Côté restauration </strong>

<strong>Des dizaines d’animaux sont passés dans la casserole…</strong>

Là aussi, le comité d’organisation a mis le paquet puisque plus d’une vingtaine de cuisinières ont effectué le déplacement sans compter celles de Tabankort. Toutes étaient occupées. Quant aux bouchers, très tôt le matin, des dizaines d’animaux (chameaux, moutons, chèvres sont abattus, sans compter au soir, le lait de chamelle distribué aux participants.

<strong>Logements</strong>

<strong>Des dizaines de tentes ont été montées</strong>

Selon nos informations, en l’espace de trois semaines, sur un espace de plus de 2 km2, des tentes ont été montées pour accueillir les participants parmi les quelles celles nommées VIP pouvant coutées la bagatelle de plus de 2 millions de FCFA comme valeur. Des dizaines, voire des centaines de jeunes et de femmes ont été mobilisés durant trois semaines pour sortir un village ultramoderne Arabe avec des décorations qui ressortent le mode de vivre, la richesse du culturelle du terroir. C’était tout simplement magnifique, beau et attrayant !

<strong> </strong><strong>Sécurisation du site</strong>

<strong>Mobilisation de milliers de combattants lourdement armés mobilisés de la Plateforme et de la CMA…</strong>

Mis sur plus de 2 km2, ce site selon nos informations était sécurisé dans un rayon de plus de 40 km. Mieux, le dernier PC est à peine de 10 km de Tabankort pour parer à toutes les éventualités. Les mêmes sources sans préciser le chiffre exact parlent de plus 20 000 combattants mobilisés de la Plateforme et de la CMA. C’est dire toute l’importance que révélait ce forum aux yeux du promoteur HanouneOuld Aly et des ténors des deux mouvements signataires de l’accord d’Alger.

Tous les chefs d’états-majors des mouvements (Plateforme et CMA) étaient sur le qui-vive. La sécurisation  du forum était leur priorité absolue. Défi relevé sans aucun couac.

<strong>Le drapeau national visible sur les banderoles</strong>

L’ouverture du forum par le chef de cabinet du Ministre de la réconciliation nationale ainsi que le drapeau national visible, rappelle l’appartenance au Mali et à son Etat laïc, l’indivisibilité de son territoire.

Les cris de ce griot, bien venu vive le Mali ! Vive la paix ! Vive Hanoune ! Vive Bilal Ag Achérif ! Vive HarounaTourhé !, sans compter les cris de joie des enfants répétant ces slogans, prouvent la cohésion, la paix des cœurs et des esprits pour le bonheur des populations.

<strong>Presse et communication</strong>

<strong>Le style du Dr Lala Mint Mohamed Matali</strong>

Drapée dans un voile aux couleurs suaves, cette dame très modeste, s’est remarquée dans la couverture médiatique du forum, élément essentiel pour la réussite de ce chalenge grandeur nature. Au four et au moulin, Dr Lala a forcé le respect et l’admiration pour preuve, la presse a  bien joué sa partition.

<strong>Propos express</strong>
<ol>
 	<li><strong> HanouneOuld Aly : Unis, nous gagnerons !</strong></li>
</ol>
Dans son mot de bienvenue, le promoteur du forum de Tabankort, très modeste tout en souhaitant la bienvenue aux différentes délégations venues du Mali et de l’étranger, a insisté sur l’unité, qui sera leur force pour faire face aux défis du développement. « <em>Unis, nous gagnerons ! », a-t-il dit.</em>

<strong>Bilal Ag Achérif : Après ce forum, il y aura la sécurité…</strong>

<em>« C’est un forum très important comme contribution. Après ce forum, il y aura la stabilité, la cohésion sociale. Il y aura beaucoup de résultats s’il plait à dieu ! », a –t-il dit.</em>

<strong>L’honorable Mohamed OuldMatali, directeur du forum</strong>

<strong>« Aujourd’hui, tout le monde veut la paix… ».</strong>

<strong>« </strong><em>Je félicite la CMA, la Plateforme, Hanoune, ses frères et amis pour le sacrifice consenti, ainsi que toutes les populations du fleuve, du Mali qui se sont retrouvées ici, des invités venus du Niger, de l’Algérie, de l’Arabie saoudite, de la Libye, surtout les femmes venues de Bamako, de partout, une première, tout comme la musique, il y a longtemps que cela ne se jouait plus ici. Il faut saisir cette occasion de construction de la paix voulue par l’amenokal et la construction de la tente de la paix. C’est le lieu de remercier tous pour un avenir de sécurité, de prospérité où les enfants vont à l’école, où l’eau sera proche de nous, où la communauté va se développer avec des routes construites, où il y aura la justice qui en saurait se faire dans l’insécurité, dans la désunion mais dans l’union par des actes comme l’amenokal l’a dit. Il faut chacun retourne chez lui en faisant la paix chez lui et avec les autres. On ne peut pas réussir en disant que je fais ce que je veux. Non, cela n’est pas possible car ici, il n y a aucune différence entre nous! Personne ne pourra réussir en croyant dominer l’autre ! Cela n’a jamais marché puisque nous l’avons essayé en vain, sans aucun résultat. Nous avons vécu les meilleurs moments lorsque nous étions ensemble où nous étions mieux qu’aujourd’hui où nous avons des intellectuels, des riches puisqu’auparavant, nous n’avons pas ces atouts. De nos jours, nous avons les moyens mais nous ne sommes pas en paix. Nous sommes désunis pour nous détruire. Aujourd’hui, avec les différents congrès de la CMA, le forum de Tabankort et l’initiative de l’amenokal d’organiser une autre rencontre dans le Gourma, c’est dire que ce sera la continuité. C’est ce qu’il faut renforcer, sauvegarder. Aujourd’hui, tout le monde veut la paix ».</em>
<ol>
 	<li><strong> Samba Alioumaïga, porte-parole du cadre de Concertation des Notables de Gao</strong></li>
</ol>
<strong>Seul le dialogue règlera cette situation…</strong>

<em>« D’abord, nous formulons des prières pour le retour de la paix. Nous nous réjouissons que la Plateforme et la CMA se donnent la main, serrer les rangs car se combattre, ne règlera rien, seul le dialogue paie ! Ce pays nous appartient à tous et non aux français qui le contrôlent maintenant. C’est le dialogue qui règlera cette situation que nous vivions ».</em>
<ol>
 	<li><strong> Mohamed Youssouf, chef de la tribu des Imghads</strong></li>
</ol>
<strong>La guerre ne règlera rien…</strong>

<strong><em>« </em></strong><em>Nous devons tous même ceux de la Diaspora travaillé pour la paix. Le Mali appartient à tous. La guerre ne règlera rien ! ».</em>

Enfin, tous les  intervenants des autres tributs ont insisté sur la paix, l’entente.

<strong>Me Maliki Ibrahim Maïga, représentant du COREN</strong>

<strong>« Le nord est devenu une insécurité pour tout le monde, même pour ceux qui sont armés… ».</strong>

Auparavant, le nord du pays était un havre de paix où on venait pour chasser les outardes. De nos jours, il est devenu une insécurité pour tout le monde même pour ceux qui détiennent les armes. Vous quittez Gao pour venir à Tabankort, il y a la hantise de sauter sur une mine. Et pourtant, celui qui vient attaquer, est armé, celui qui est attaqué, est aussi armé. Il ne sert à rien de détenir les armes. Donc, il faut désarmer les cœurs et les esprits… ».

<strong>Sid Ahmed OuldMounane, porte-parole de la délégation venue du Niger</strong>

<em>« Seul le dialogue paie ! J’appelle les autorités, la communauté internationale et les partenaires du Mali à accompagner ce processus pour des lendemains meilleurs ».</em>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Région de Ménaka : la CMA vomie par la population civile</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/region-de-menaka-la-cma-vomie-par-la-population-civile-2853980.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/region-de-menaka-la-cma-vomie-par-la-population-civile-2853980.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/05/CMA.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 06 Jan 2020 06:46:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Débat</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Excédée par les assassinats ciblés et vols de bétail à Ménaka, la société civile de la région vient de rompre le silence et exige le départ de la CMA de l’intérieur de la ville jusqu’à la distance édictée par la CTS. Elle souhaite que la sécurité de la ville soit assurée par les forces de défense et de sécurité maliennes. </strong>

Suite à la lettre numéro 2019-174/CTS/SEC du président de la CTS en date du 27 décembre 2019, relative au délai de sortie de la CMA (Coordination des mouvements de l’Azawad) et de la Plateforme, reçue officiellement par les parties en conflit, les élus, notables et représentants de la société civile de la région de Ménaka ont affirmé leur surprise concernant la déclaration faite au nom de certains notables de la région de Ménaka, tendant à se substituer aux forces armées et aux administrations d’Etat. Dans une déclaration, la société civile de la région s’est dit étonnée par la citation de certains notables à leur insu dans cette déclaration.

Soucieuses de préserver la cohésion sociale et le vivre ensemble, conscientes du danger que représente pour la ville de Ménaka, la présence de combattants armés en lieu et place des forces de défense et de sécurité nationales, les forces vives de la région condamnent avec la dernière rigueur cette déclaration appelant à un affrontement contre des mouvements de la Plateforme.

À cet effet, elles rappellent que cette situation de crise fait suite au meurtre d’un officier de la Plateforme par certains signataires de ladite déclaration. «Attirons l’attention des uns et des autres que la sécurité de la région a été de tout temps assurée par la Plateforme. Rassurons les uns et les autres sur l’engagement desdits mouvements de la Plateforme au respect strict des instructions de la CTS», précise le communiqué.

Après avoir appelé la Minusma et la force Barkhane à faire respecter les termes du cessez-le-feu, notamment dans ses dispositions relatives au positionnement des mouvements et groupes armés sur leurs positions initiales, les forces vives exigent le départ de la CMA de l’intérieur de la ville de Ménaka jusqu’à la distance édictée par la CTS, et demandent une fois de plus que la sécurité de la ville soit assurée par les forces de défense et de sécurité nationales aux côtés de leurs partenaires internationaux.

<strong>Wassolo</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali: tension entre groupes armés à Ménaka</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-tension-entre-groupes-armes-a-menaka-2853705.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/mali-tension-entre-groupes-armes-a-menaka-2853705.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2018/04/menaka-.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 01 Jan 2020 10:21:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<section class="row intro">
<div class="col-md-12 col-sm-12 col-xs-12">
<h2>À Ménaka, il y a une dizaine de jours, un accrochage entre une équipe de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) et des hommes du Mouvement pour le salut de l'Azawad (MSA) a tué un officier de ce dernier. Depuis lors, la tension monte.</h2>
Le 27 décembre, le conseil technique de sécurité de la Minusma a demandé à tous les groupes armésde quitter la ville. Une requête à laquelle la CMA refuse de se plier et qui divise l'opinion publique<strong><a href="http://www.rfi.fr/afrique/20190826-mali-menaka-ong-insecurite-medecins-monde-angeliki-dimou" target="_blank" rel="noopener noreferrer"> à Ménaka.</a></strong>

Et désormais, c'est le statu quo à Ménaka. Les groupes armés sont présents, mais respectent des directives : pas de véhicules, pas d'armes lourdes et pas de motos armées en centre-ville. Mohamed Ag Albachar, chargé de communication <strong><a href="http://www.rfi.fr/afrique/20190117-mali-msa-cible-nouvelle-attaque-menaka-inekar-ouest" target="_blank" rel="noopener noreferrer">du MSA</a></strong>, affirme que son groupe est prêt à quitter la ville : « <em>C’est tout à fait sage. C’est une décision que nous, nous allons respecter à condition bien sûr que les membres des groupes armés appartenant à la CMA sortent aussi de la ville.</em> »

Du côté de la CMA, on trouve la requête de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma) excessive. Il faut au contraire créer un dialogue, selon Mohamed Ould Mahmoud, un de ses porte-parole : « <em>Ça ne fait qu’exacerber encore les problèmes entre les communautés et les mouvements. Il serait mieux peut-être de discuter du problème. Nous ne fermons la porte à aucune possibilité de dialogue avec le MSA et la plateforme.</em> »

<strong>«</strong> <em><strong>S’ils partent, d’autres hommes vont venir</strong></em> <strong>»</strong>

La population de Ménaka est elle aussi divisée sur la question. Certaines associations de la société civile ont écrit un communiqué pour demander aux groupes de rester. C’est le cas de Halimatou Abdulaye, la présidente de l'association de femmes Triaton : « <em>Je ne veux pas qu’ils partent parce que tous les groupes sont mes frères. Ils sont de Ménaka, ils veulent la sécurité de Ménaka. S’ils partent, ce sont d’autres hommes qui vont venir qu’on ne connaît même pas. Donc, il vaut mieux qu’ils restent.</em> »

Un point de vue que ne partage pas Abdoul Wahab Ag Ahmed Mohamed, président du Conseil de transition de Ménaka : « <em>Moi, je souhaite que tous les mouvements armés soient hors de la ville de Ménaka. Il y a vraiment des tensions à cause de ces mouvements armés. Tant qu’il n’y a pas une réunion pour essayer de trouver carrément une solution à ces problèmes, c’est vraiment très dangereux pour la population.</em> »

Une délégation de hauts représentants de la CMA de Kidal devrait se rendre à Ménaka, dans les jours à venir, pour demander un dialogue.

</div>
</section><section class="row"></section>
<div data-key-figures-fragment="" data-key-figures-url="http://www.rfi.fr/afrique/injection/keyFigures/tagIdList/1_D64_639/"><section class="row key-figures-block">
<div class="col-md-12 col-sm-12 col-xs-12"><span class="authors">Par <a class="author" href="http://www.rfi.fr/auteur/rfi">RFI</a> </span><span class="pubDate">Publié le 01-01-2020</span></div>
</section></div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Forum pour la paix et la réconciliation de Tabankort : Pari gagné pour la communauté LAMHAR et alliés</title>
<link>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/forum-pour-la-paix-et-la-reconciliation-de-tabankort-pari-gagne-pour-la-communaute-lamhar-et-allies-2853688.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/la-situation-politique-et-securitaire-au-nord/forum-pour-la-paix-et-la-reconciliation-de-tabankort-pari-gagne-pour-la-communaute-lamhar-et-allies-2853688.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/12/Tabankort-1.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 31 Dec 2019 17:33:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Pendant trois jours plus de 3000 personnes ont convergé vers le village historique de Tabankort pour plancher sur les voies et moyens à entreprendre pour un retour définitif de la paix en République du Mali. À travers panel, conférence thématique, échanges directs et francs et rencontres culturelles, les filles et fils de l’intérieur du Mali et de la diaspora ont réaffirmé leur engagement sans faille au retour de la paix à travers l'application de l'accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. C’était en présence du représentant du Ministère de la Réconciliation, du représentant de la CMA, de la plateforme, et de toutes les communautés du Mali.

‘’La Tente de la paix’’  est un rendez-vous historique à Tabankort pour la paix et la réconciliation au Mali. Ainsi, la Plateforme, la CMA, le Gouvernement et les leaders de tous les tributs du nord se sont engagés ce jour pour la paix et la cohésion sociale dans leur territoire, avec une mobilisation sans précédent des acteurs réels du terrain. Pour agrémenter cette retrouvaille pour la cause de la paix entre frères, le groupe Tinariwen a été mis à contribution. Pour faire avancer la situation sur le terrain, des recommandations ont sanctionnées les travaux.

<strong>A l’issu des travaux les participants ont tiré les recommandations suivantes</strong>

<strong>Recommandations :</strong>

Mettre en place une commission technique composée des différents experts de la CMA et de la Plateforme qui va identifier les actions concrètes à mener sur le terrain dans le cadre de la sécurité et de la cohésion sociale et toutes les recommandations du forum avec diligence ;Ø

Appliquer les recommandations issues du dialogue national inclusif avec diligence ;Ø

Développer des mécanismes qui permettent de traduire les engagements des signataires du forum de Tabankort (résolutions du congrès du mnla, du congrès du HCUA, résolutions du congrès du GATIA ; les appuis-conseils et initiatives de l’amenokal de l’ADAGH, les contributions du cadre de concertation des notables de Gao, les engagements de la cma et de la plateforme notamment les ententes) en actions concrètes de cohésion entre les communautés de toutes obédience en parfaite symbiose avec l’accord pour la paix et nos valeurs traditionnelles et religieuses de règlement des conflits (intercession des chefs traditionnels et coutumiers et le recours au cadi);Ø

Initier une rencontre dans le Gourma pour prendre en compte la situation dramatique des populations du Gourma ;Ø

Appeler le Gouvernement du Mali en premier, la CMA, la plateforme, le comité de suivi de l’accord, la médiation et la communauté internationales à accélérer la mise en œuvre de l’accord notamment les questions politiques et institutionnelles (les réformes majeures) et les questions de défense et de sécurité en particulier l’armée reconstituée pour une paix durable ;Ø

Rappeler au Gouvernement à la suite des appels de Kidal et d’aguel hoc, la nécessite et l’urgence du démarrage de la route Bourem-Almoustarat-Kidal comme action de développement d’envergure et pour contribuer à l’équité-justice du pays entre tous ses fils ;Ø

Inviter le Gouvernement à accélérer la reprise de la route Gao-Bourem et le démarrage du barrage de Taoussa et de la route Gao-Douentza pour alléger les souffrances des populations et réduire l’insécurité ;Ø

Accompagner les initiatives sécuritaires des mouvements signataires CMA et Plateforme pour permettre la circulation des personnes et de leurs biens sur les tronçons Gao-Bourem-Bamba-Tombouctou ; Gao-Bourem-Almoustarat-Kidal ; ;Ø

Respecter leurs engagements de protection des personnes et des biens ; par la mise en œuvre des initiatives sécuritaires contribuant à la réalisation des infrastructures routières notamment la route Gao-Bourem-Almoustarat-Kidal ;Ø

Prendre des dispositions pour rendre opérationnel l’exploitation du phosphate de Tilemsi ;Ø

Valoriser les mécanismes traditionnels ; culturels ; les religieux ; les cadis) de vivre ensemble prévus par l’accord pour la paix et recommandé par les résolutions du dialogue national inclusif ;Ø

Impliquer des ressortissants du nord toutes communautés confondues au Niger ; Libye, Algérie ; Arabie saoudite, Burkina Faso, le Tchad et tous les amis du mali ; dans le dispositif de cohésion sociale ;Ø

Mettre en place une stratégie dans le respect de l’accord pour la paix qui permet de prendre en compte toutes les spécificités géographiques et culturelles pour un mali nouveau ;Ø

Inviter le Gouvernement et ses partenaires internationaux, la minusma à appuyer l’implication et la responsabilisation des chefs communautaires ; et dignitaires religieux dans la facilitation d’un dialogue franc et constructif entre les fils de leurs terroirs pour la paix et la cohésion sociale ;Ø

Appeler le Gouvernement du mali à mieux accompagner les rencontres inter et intra-communautaires locales, les initiatives et actions des mouvements signataires allant dans le sens de la sécurité des routes et de la cohésion sociale dans leur espace de vie ;Ø

Demander la levée des sanctions à l’endroit de leurs frères et leaders communautaires dont les noms suivent :Ø

Honorable Mohamed Ould MATALY, M. Mohamed Ben Ahmed MAHRI ; M. MAHRI Sidi Amar Ben DAHA ; M. Ahmed ag ALBACHAR et M.Mohamadou ag RHISSA.

Remercier et Encourager les amis du Mali et la communauté internationale pour tous les sacrifices consentis pour paix et la stabilité au Mali et dans le sahel ;

Forte volonté et engagement concret des chefs, des dignitaires communautaires, de la CMA, de la plateforme par la signature de la cohésion sociale dans leurs terroirs.

Quelques signataires de la tente de la paix : les engagements de TABANKORT

M.Hanoune Ould ALI Promoteur du Forum de Tabankort ;

Me Harouna TOUREH Plateforme ;

Haballa ag HAMZATA Plateforme

Honorable Mohamed Ould MATALY

M.Mahamadou Ario MAIGA Cadre de concertation des notables de Gao ;

Amenokal de l’ADAGH Mohamed ag INTALLA ;

Mohamed Najim

<strong>xxxxxxx</strong>

<strong>A l’issu des travaux les participants ont tiré les recommandations suivantes</strong>

<strong>Recommandations :</strong>
<ul>
 	<li>Mettre en place une commission technique composée des différents experts de la CMA et de la Plateforme qui va identifier les actions concrètes à mener sur le terrain dans le cadre de la sécurité et de la cohésion sociale et toutes les recommandations du forum avec diligence ;</li>
 	<li>Appliquer les recommandations issues du dialogue national inclusif avec diligence ;</li>
 	<li>Développer des mécanismes qui permettent de traduire les engagements des signataires du forum de Tabankort (résolutions du congrès du mnla, du congrès du HCUA, résolutions du congrès du GATIA ; les appuis-conseils et initiatives de l’amenokal de l’ADAGH, les contributions du cadre de concertation des notables de Gao, les engagements de la cma et de la plateforme notamment les ententes) en actions concrètes de cohésion entre les communautés de toutes obédience en parfaite symbiose avec l’accord pour la paix et nos valeurs traditionnelles et religieuses de règlement des conflits (intercession des chefs traditionnels et coutumiers et le recours au cadi);</li>
 	<li>Initier une rencontre dans le Gourma pour prendre en compte la situation dramatique des populations du Gourma ;</li>
 	<li>Appeler le Gouvernement du Mali en premier, la CMA, la plateforme, le comité de suivi de l’accord, la médiation et la communauté internationales à accélérer la mise en œuvre de l’accord notamment les questions politiques et institutionnelles (les réformes majeures) et les questions de défense et de sécurité en particulier l’armée reconstituée pour une paix durable ;</li>
 	<li>Rappeler au Gouvernement à la suite des appels de Kidal et d’aguel hoc, la nécessite et l’urgence du démarrage de la route Bourem-Almoustarat-Kidal comme action de développement d’envergure et pour contribuer à l’équité-justice du pays entre tous ses fils ;</li>
 	<li>Inviter le Gouvernement à accélérer la reprise de la route Gao-Bourem et le démarrage du barrage de Taoussa et de la route Gao-Douentza pour alléger les souffrances des populations et réduire l’insécurité ;</li>
 	<li>Accompagner les initiatives sécuritaires des mouvements signataires CMA et Plateforme pour permettre la circulation des personnes et de leurs biens sur les tronçons Gao-Bourem-Bamba-Tombouctou ; Gao-Bourem-Almoustarat-Kidal ; ;</li>
 	<li>Respecter leurs engagements de protection des personnes et des biens ; parla mise en œuvre des initiatives sécuritaires contribuant à la réalisation des infrastructures routières notamment la route Gao-Bourem-Almoustarat-Kidal ;</li>
 	<li>Prendre des dispositions pour rendre opérationnel l’exploitation du phosphate de Tilemsi ;</li>
 	<li>Valoriser les mécanismes traditionnels ; culturels ; les religieux ; les cadis) de vivre ensemble prévus par l’accord pour la paix et recommandé par les résolutions du dialogue national inclusif ;</li>
 	<li>Impliquer des ressortissants du nord toutes communautés confondues au Niger ; Libye, Algérie ; Arabie saoudite, Burkina Faso, le Tchad et tous les amis du mali ; dans le dispositif de cohésion sociale ;</li>
 	<li>Mettre en place une stratégie dans le respect de l’accord pour la paix qui permet de prendre en compte toutes les spécificités géographiques et culturelles pour un mali nouveau ;</li>
 	<li>Inviter le Gouvernement et ses partenaires internationaux, la minusma à appuyer l’implication et la responsabilisation des chefs communautaires ; et dignitaires religieux dans la facilitation d’un dialogue franc et constructif entre les fils de leurs terroirs pour la paix et la cohésion sociale ;</li>
 	<li>Appeler le Gouvernement du mali à mieux accompagner les rencontres inter et intra-communautaires locales, les initiatives et actions des mouvements signataires allant dans le sens de la sécurité des routes et de la cohésion sociale dans leur espace de vie ;</li>
 	<li>Demander la levée des sanctions à l’endroit de leurs frères et leaders communautaires dont les noms suivent :</li>
</ul>
Honorable Mohamed Ould MATALY, M. Mohamed Ben Ahmed MAHRI ; M. MAHRI Sidi Amar Ben DAHA ; M. Ahmed ag ALBACHAR et M.Mohamadou ag RHISSA.
<ul>
 	<li>Remercier et Encourager les amis du mali et la communauté internationale pour tous les sacrifices consentis pour paix et la stabilité au mali et dans le sahel ;</li>
</ul>
<a name="_Toc502599937"></a><a name="_Toc382766465"></a>Forte volonté et engagement concret des chefs, des dignitaires communautaires, de la CMA, de la plateforme par la signature de la cohésion sociale dans leurs terroirs.

Quelques signataires de la tente de la paix : les engagements de TABANKORT

M.Hanoune Ould ALI Promoteur du Forum de Tabankort ;

Me Harouna TOUREH Plateforme ;

Haballa ag HAMZATA Plateforme

Honorable Mohamed Ould MATALY

M.Mahamadou Ario MAIGA Cadre de concertation des notables de Gao ;

Amenokal de l’ADAGH Mohamed ag INTALLA ;

M.Bilal ag ACHERIF Secrétaire général MNLA ;

M.Algabass ag INTALLA Secrétaire général du HCUA ;

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

</channel>
</rss>