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<title>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; : Nations Unies</title>
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<description>Actualités au Mali en temps réel et info en direct &#45; : Nations Unies</description>
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<title>À Paris, Macky Sall défend sa vision de l’ONU</title>
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<description><![CDATA[ Reçu le 2 juin à l’Élysée par Emmanuel Macron, l’ancien président sénégalais, Macky Sall a souligné leur convergence de vues sur la nécessité d’une ONU plus efficace, représentative et adaptée aux défis contemporains. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 04 Jun 2026 07:15:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post-content-wrap has-share-float">
<div class="post-content cf entry-content content-spacious">
<p>L’ancien président sénégalais Macky Sall a annoncé mercredi avoir été reçu à l’Élysée par le président français Emmanuel Macron, avec lequel il a échangé sur l’avenir du système multilatéral et la réforme des Nations Unies.<br>«<span> </span><em>Je remercie vivement le président Emmanuel Macron pour son accueil chaleureux et nos échanges fructueux à l’Élysée le 2 juin 2026</em><span> </span>», a déclaré Macky Sall dans un message publié mercredi.</p>
<p>L’ancien chef de l’État sénégalais a indiqué que les deux hommes partagent «<span> </span><em>la vision d’une ONU ambitieuse, réformée et revitalisée pour renforcer son efficacité, sa représentativité et sa capacité à répondre aux attentes des peuples et des États »</em>.</p>
<p>Cette rencontre intervient alors que Macky Sall figure parmi les candidats au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies. En avril dernier, il avait été auditionné par l’Assemblée générale dans le cadre du processus de sélection du futur chef de l’organisation.</p>
<p>À cette occasion, il avait présenté un programme articulé autour du renforcement du multilatéralisme et de l’adaptation de l’ONU aux mutations du contexte international. Devant les États membres, il avait estimé que le monde faisait face à des défis «<span> </span><i>systémiques</i><span> </span>», citant notamment les rivalités géopolitiques, les conflits armés, les effets du changement climatique, les fragilités économiques et sociales ainsi que les transformations liées aux nouvelles technologies, en particulier l’intelligence artificielle.</p>
<p>Macky Sall avait alors défendu le rôle d’un secrétaire général capable de favoriser le dialogue entre les États et de restaurer la confiance au sein d’une organisation confrontée à de multiples crises. Il avait également plaidé pour une diplomatie de prévention plus active, fondée sur l’alerte précoce, la médiation et une coopération renforcée entre l’ONU et les organisations régionales.</p>
<p>L’ancien président sénégalais avait par ailleurs réaffirmé son attachement aux droits humains et appelé à accélérer la mise en œuvre de l’Agenda 2030 pour le développement durable. Il avait également mis en avant la nécessité de repenser les mécanismes de financement du développement afin de mieux répondre aux défis de l’endettement, des inégalités et de l’emploi.</p>
<p>Sur le plan institutionnel, Macky Sall avait proposé une réforme de l’ONU fondée sur trois principes : «<span> </span><i>rationaliser, simplifier, optimiser<span> </span></i>». Il avait notamment plaidé pour une meilleure coordination entre les agences, fonds et programmes de l’organisation, ainsi que pour une réforme consensuelle du Conseil de sécurité destinée à renforcer sa légitimité, son autorité et son efficacité.</p>
<p>La rencontre intervient alors que la course à la succession de l’actuel secrétaire général de l’ONU, António Guterres, dont le second mandat s’achève le 31 décembre 2026, se poursuit. Selon les Nations Unies, quatre candidats officiellement déclarés ont participé aux dialogues interactifs organisés par l’Assemblée générale en avril : Macky Sall, l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, l’actuel directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) Rafael Grossi, ainsi que l’ancienne vice-présidente du Costa Rica Rebeca Grynspan.</p>
<p>Une cinquième candidature, celle de l’ancienne présidente de l’Assemblée générale de l’ONU María Fernanda Espinosa, a été annoncée en mai. Le prochain secrétaire général, dont le mandat débutera le 1er janvier 2027 pour une durée de cinq ans, sera désigné à l’issue d’un processus impliquant à la fois le Conseil de sécurité et l’Assemblée générale des Nations Unies.</p>
<p><strong>AC/Sf/APA</strong></p>
<p><strong>Source: https://fr.apanews.net/</strong></p>
</div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Réunion publique du Conseil de sécurité des Nations&#45;Unies :  L’ambassadeur Issa Konfourou pourfend les terroristes et leurs sponsors étrangers</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/reunion-publique-du-conseil-de-securite-des-nations-unies-lambassadeur-issa-konfourou-pourfend-les-terroristes-et-leurs-sponsors-etrangers-3117149.html</link>
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<description><![CDATA[ Issa Konfourou, Ambassadeur Représentant permanent du Mali auprès des Nations-Unies a participé, le mercredi 20 mai, à la réunion publique du Conseil de sécurité des Nations-Unies au nom de la Confédération des Etats du Sahel (AES) ]]></description>
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<pubDate>Mon, 01 Jun 2026 09:10:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans son allocution, il a dénoncé le fait que les terroristes et leurs sponsors étrangers soient responsables principalement de la mort de milliers de populations de l’AES, y compris des femmes et des enfants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Par rapport à cette session, consacrée à la protection des civils dans les situations de conflits armés, l’Ambassadeur Konfourou a affirmé que la thématique est d’une actualité brulante dans les 3 pays membres de la Confédération AES que sont le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Lesquels luttent, déplore-t-il, depuis plus d’une décennie, contre le terrorisme, l’extrémisme violent et d’autres formes de crime transnational organisé, soutenu par des sponsors étatiques étrangers.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Les terroristes et leurs sponsors étrangers sont responsables principalement de la mort de milliers de nos populations, y compris des femmes et des enfants. Au mépris du droit et des principes d’humanité, ces groupes criminels prennent pour cibles des populations civiles, s’adonnent à des meurtres, des pillages, des déplacements forcés de populations, le saccage et la profanation de lieux de cultes, le pillage et la destruction des productions agricoles, ainsi que le vol de bétail. Ils sont également auteurs de la destruction des infrastructures civiles, notamment les écoles, les centres de santé, les équipements d’eau, d’énergie. Ils s’attaquent également aux activités économiques et aux voies d’approvisionnement dans nos pays » a-t-il dénoncé, avant d’admettre que pour mettre fin à ce crime transnational organisé et pour créer les conditions d’un développement durable au profit des populations sahéliennes, les 3 Présidents des Etats membres de l’AES ont décidé, en toute souveraineté, de mutualiser les efforts des 3 pays dans les domaines de la défense, de la diplomatie et du développement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>La Confédération AES condamne les narratifs mensongers de certains organes de presse </strong>…<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">SEM. Issa Konfourou d’affirmer que la Confédération AES condamne fermement tous les narratifs mensongers conçus par certains organes de presse de pays impérialistes, devenus des relais de la propagande terroriste et qui s’attèlent à jeter le discrédit sur l’intégrité, le professionnalisme et la rigueur des soldats du Sahel. « Ces media-mensongers se taisent, tout curieusement, sur les succès quotidiens que remportent nos Forces de Défense et de Sécurité sur ces forces du mal. Nous appelons à la fin immédiate de ce terrorisme médiatique quotidien, dont nos pays et nos populations sont victimes. Nous appelons également à tarir les sources de financement du terrorisme, y compris le paiement de rançons pour la libération des otages »a-t-il déclaré. Aussi, a-t-il salué la déclaration à la presse du 15 mai par laquelle le Conseil de sécurité a condamné clairement les attaques terroristes coordonnées contre plusieurs villes maliennes, le 25 Avril 2026, avant d’exprimer sa compassion et sa solidarité avec le Mali, son peuple et ses autorités.<span style="mso-spacerun: yes;">              </span><span style="mso-spacerun: yes;">    </span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Mariam Sissoko</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>AES à l’ONU : le Mali, le Burkina et le Niger dénoncent le « terrorisme médiatique » et réaffirment leur détermination</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/aes-a-lonu-le-mali-le-burkina-et-le-niger-denoncent-le-terrorisme-mediatique-et-reaffirment-leur-determination-3117017.html</link>
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<description><![CDATA[ À la tribune du Conseil de sécurité des Nations Unies, la Confédération des États du Sahel (AES) a livré un plaidoyer ferme contre le terrorisme, les ingérences étrangères et les campagnes de désinformation visant les pays du Sahel. Au nom du Mali, du Burkina Faso et du Niger, l’ambassadeur Issa Konfourou a réaffirmé la volonté des États membres de défendre leur souveraineté et de protéger les populations civiles. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 23 May 2026 02:51:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="qMYqUG_convSearchResultHighlightRoot">
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<p data-start="546" data-end="946">Réuni le 20 mai 2026 à New York autour de la protection des civils dans les conflits armés, le Conseil de sécurité des Nations Unies a été le théâtre d’une déclaration musclée de la Confédération des États du Sahel (AES). Prenant la parole au nom du Mali, du Burkina Faso et du Niger, l’ambassadeur Issa Konfourou a dénoncé les violences terroristes qui frappent la région depuis plus d’une décennie.</p>
<p data-start="948" data-end="1398">Dans son intervention, le diplomate malien a rappelé que les groupes armés terroristes, soutenus selon lui par des « sponsors étatiques étrangers », sont responsables de milliers de morts civiles et militaires dans l’espace sahélien. Il a évoqué les attaques contre les populations, les déplacements forcés, les destructions d’infrastructures publiques, d’écoles, de centres de santé ainsi que les perturbations des circuits économiques et agricoles.</p>
<p data-start="1400" data-end="1719">Face à cette menace, les dirigeants de l’AES ont choisi, selon lui, de mutualiser leurs efforts dans les domaines de la défense, de la diplomatie et du développement. Issa Konfourou a salué l’engagement des forces confédérales qui, « de jour comme de nuit », combattent pour assurer la sécurité des populations civiles.</p>
<p data-start="1721" data-end="2083">Le représentant permanent du Mali auprès des Nations Unies s’est également attaqué à certains médias étrangers accusés de relayer « la propagande terroriste » et de chercher à discréditer les armées sahéliennes. Il a dénoncé ce qu’il qualifie de « terrorisme médiatique quotidien », appelant à mettre fin aux campagnes de désinformation visant les pays de l’AES.</p>
<p data-start="2085" data-end="2434">La Confédération des États du Sahel a par ailleurs dénoncé « l’agenda subversif » de certains États membres de l’ONU, accusés de vouloir maintenir une forme d’hégémonie dans la région. Malgré ce contexte, l’AES affirme rester attachée au respect des droits humains et du droit international humanitaire dans la conduite de ses opérations militaires.</p>
<p data-start="2436" data-end="2652">Issa Konfourou a aussi salué la déclaration du Conseil de sécurité du 15 mai 2026 condamnant les attaques terroristes coordonnées du 25 avril au Mali, tout en exprimant la solidarité de l’ONU envers le peuple malien.</p>
<p data-start="2654" data-end="2928" data-is-last-node="" data-is-only-node="">En conclusion, le diplomate a réaffirmé la détermination des États membres de l’AES à poursuivre la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent dans l’espace sahélien, tout en rendant hommage aux victimes civiles et militaires des attaques terroristes dans la région.</p>
<p data-start="2654" data-end="2928" data-is-last-node="" data-is-only-node=""><strong>La Rédaction de Maliweb.net</strong></p>
</div>
</div>
</div>
</div>
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</div>
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</div>
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</item>

<item>
<title>L’Union africaine réclame deux sièges permanents au Conseil de sécurité de l’ONU pour les pays du continent</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/lunion-africaine-reclame-deux-sieges-permanents-au-conseil-de-securite-de-lonu-pour-les-pays-du-continent-3116703.html</link>
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<description><![CDATA[ La Commission de l’Union africaine (UA) a réclamé l’attribution de deux sièges permanents au Conseil de sécurité de l’ONU aux pays du continent. C’est ce qu’a déclaré le président de la Commission, Mahamoud Ali Youssouf. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 12 May 2026 11:07:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="vc_col-sm-9 wpb_column vc_column_container">
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<div class="w-post-elm post_content us_custom_09d3e09f without_sections" itemprop="text">
<p data-start="211" data-end="519">S’exprimant lors d’une réunion ministérielle consacrée à la réforme du Conseil de sécurité de l’ONU, organisée dans le cadre du Sommet Afrique-France à Nairobi, il a souligné que l’Afrique ne pouvait rester sans représentation permanente compte tenu de l’importance démographique, politique et économique du continent.</p>
<blockquote>
<p data-start="211" data-end="519">« L’Afrique ne demande pas une faveur ; l’Afrique exige la réparation d’une injustice historique », a déclaré M.  Youssouf.</p>
</blockquote>
<p data-start="521" data-end="750">Selon lui, l’Union africaine, guidée par le Consensus d’Ezulwini et la Déclaration de Syrte, plaide pour l’octroi au continent d’au moins deux sièges permanents au Conseil de sécurité de l’ONU avec droit de veto, ainsi que de cinq sièges non permanents.</p>
<blockquote>
<p data-start="752" data-end="896">« La crédibilité et la légitimité du Conseil de sécurité dépendent de sa capacité à refléter les réalités du monde contemporain, et non l’ordre géopolitique de 1945 », a souligné le président.</p>
</blockquote>
<p data-start="752" data-end="896">En février, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a déclaré que l’absence de sièges permanents pour les pays africains au Conseil de sécurité de l’ONU était « injustifiable ».</p>
</div>
<div class="w-post-elm post_taxonomy us_custom_55f1b967 style_simple"><a class="term term-29487 term-artem-pristupa" href="https://afrinz.ru/fr/ai-author/artem-pristupa/">Artyom Pristupa</a></div>
<div class="w-post-elm post_taxonomy us_custom_55f1b967 style_simple"></div>
<div class="w-post-elm post_taxonomy us_custom_55f1b967 style_simple">Source: https://afrinz.ru/fr</div>
</div>
</div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le chef de l’ONU appelle à la réouverture immédiate du détroit d&amp;apos;Ormuz sur fond de crise du commerce mondial</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/le-chef-de-lonu-appelle-a-la-reouverture-immediate-du-detroit-dormuz-sur-fond-de-crise-du-commerce-mondial-3116298.html</link>
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<description><![CDATA[ – « Le désarmement n’est pas la récompense de la paix, il en est le fondement », déclare le secrétaire général de l&#039;ONU, Antonio Guterres. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 17:19:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="iliskiIcerik ltr" id="icerikDiv_74080057">
<p>Le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, Antonio Guterres, a mis en garde lundi contre une « dangereuse complaisance » mondiale face aux armes nucléaires, alors que des dirigeants se réunissaient pour un examen majeur du régime international de non-prolifération.</p>
<p>S’exprimant à l’ouverture de la 11e Conférence d’examen des parties au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), au siège de l’ONU à New York, il a estimé que ce rendez-vous intervenait à un moment critique pour la sécurité mondiale.</p>
<p>« Cette conférence offre une occasion opportune de se rassembler et de protéger l’humanité de la grave menace d’une annihilation nucléaire », a-t-il déclaré.</p>
<p>« Aujourd’hui, une forme d’amnésie collective s’est installée. Le spectre nucléaire refait surface. La méfiance domine. Des normes durement acquises s’érodent. Le contrôle des armements est en train de s’éteindre. »</p>
<p>Antonio Guterres a pointé des tendances alarmantes : une hausse du nombre d’ogives nucléaires pour la première fois depuis des décennies, un regain d’intérêt pour les essais nucléaires et des signaux émanant de certains États envisageant de se doter de capacités nucléaires.</p>
<p>« Avons-nous oublié qu’une guerre nucléaire ne peut être gagnée et ne doit jamais être menée ? » a-t-il interrogé. « Avons-nous oublié que les armes nucléaires ne rendent personne plus sûr ? Avons-nous oublié que si le monde n’a pas sombré dans l’abîme, c’est parce que des dirigeants ont su s’unir pour dire : assez ? »</p>
<p>Il a appelé les États à respecter leurs engagements au titre du TNP, entré en vigueur en 1970 et pierre angulaire de la gouvernance nucléaire mondiale.</p>
<p>« Les pays doivent tenir leurs promesses. Sans réserves. Sans conditions. Sans délai. Sans excuses », a-t-il insisté.</p>
<p>- « Le désarmement est le fondement de la paix »</p>
<p>Le chef de l’ONU a exhorté les nations à réaffirmer leur engagement en faveur du désarmement et de la non-prolifération, en renforçant les garanties, en consolidant les normes contre les essais nucléaires et en donnant davantage de moyens aux mécanismes de contrôle, tels que l’Agence internationale de l'énergie atomique.</p>
<p>Il a également souligné que le traité devait évoluer pour faire face aux risques émergents, notamment liés aux avancées rapides de technologies comme l’intelligence artificielle et l’informatique quantique.</p>
<p>« Le traité n’est pas une relique d’un autre âge, figée dans le temps », a-t-il averti, estimant que ces nouvelles technologies pourraient compliquer la prise de décision nucléaire et fragiliser la stabilité stratégique si elles ne sont pas encadrées.</p>
<p>En conclusion, Antonio Guterres a rejeté l’idée selon laquelle le désarmement serait une récompense de la paix.</p>
<p>« Le désarmement n’est pas la récompense de la paix. Le désarmement est le fondement de la paix. »</p>
<p>« Avant qu’il ne soit trop tard, brisons cette amnésie collective autour des armes nucléaires. Ravivons notre foi dans ce que nous pouvons accomplir uni. Agissons avec urgence pour dissiper cette menace qui pèse sur l’humanité », a-t-il conclu.</p>
<p>Le TNP, entré en vigueur en 1970 et prolongé indéfiniment en 1995, vise à empêcher la prolifération des armes nucléaires, promouvoir le désarmement et encourager l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire. Il demeure un cadre central des efforts internationaux pour limiter les risques nucléaires.</p>
<p>La conférence réunit des diplomates du monde entier dans un contexte de préoccupations accrues liées aux risques nucléaires et à la rivalité stratégique.</p>
<p>* traduit de l'anglais par Ayse Betul Akcesme</p>
<p>Source: https://www.aa.com.tr/fr</p>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Course au poste de SG de l’ONU : Macky Sall s’engage à restaurer la confiance envers l’Organisation</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/course-au-poste-de-sg-de-lonu-macky-sall-sengage-a-restaurer-la-confiance-envers-lorganisation-3116138.html</link>
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<description><![CDATA[ L’ancien chef d’état du Sénégal faisait face aux représentants des états membres dans le cadre des dialogues informels avec les candidats au poste de secrétaire général de l’ONU ]]></description>
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<pubDate>Thu, 23 Apr 2026 07:16:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div dir="ltr" class="embed-responsive prose max-w-none text-start text-[17px] xl:pe-14 dark:text-white lora space-y-4 mt-2 overflow-x-auto">
<p>L’ancien président du Sénégal, Macky Sall (2012- 2024), fait de la restauration de la confiance envers l’organisation des nations unies (ONU) une de ses priorités en cas de succession à Antonio Guterres, dont le mandat comme secrétaire général de l’organisation prend fin le 31 décembre 2026.</p>
<p>Sall s’est exprimé mercredi soir à l’occasion du « dialogue informel » organisé par l’assemblée générale des Nations unies dans le cadre du processus de sélection du prochain secrétaire général. Un dialogue interactif avec les représentants des 193 pays membres de l’organisation donnant l’opportunité au candidat de décliner sa vision à la tête de l’organisation internationale.</p>
<p>« Si j'ai l'honneur de servir comme secrétaire général, ma première priorité sera de contribuer à restaurer la confiance, apaiser les tensions, réduire les fractures et redonner espoir dans notre action collective », a déclaré Sall lors de son allocution inaugurale. « La confiance est bâtie grâce à la cohérence, à la justice et à l'équité », a-t-il assuré.</p>
<p>Il a affirmé pouvoir compter sur son expérience de 40 ans de responsabilité publique, l’ayant conduit de fonctionnaire junior à président de la république en passant par président de l’assemblée nationale et premier ministre, pour instaurer le dialogue, l’écoute et la consultation avec tous les membres pour que l’organisation puisse à nouveau se mettre au service de tout le monde.</p>
<p>"Il faut que l’inclusion soit une réalité, que l’équité soit une réalité", a-t-il insisté, estimant que ceci doit passer par une mobilisation de tous les états membres pour y arriver.</p>
<p>« Ce que je souhaite apporter à l'organisation, c'est une tradition d'échange de plusieurs années avec la plupart des dirigeants ici représentés par vous, les dirigeants en Afrique, au G20 et dans d'autres cadres bilatéraux et multilatéraux », a-t-il brandi se voulant un secrétaire général « bâtisseur de pont entre les nations, entre les cultures et les civilisations ».</p>
<p>L’ancien président sénégalais s’est aussi engagé « avec les États membres » à une réflexion approfondie sur l'efficacité des opérations de maintien de la paix. « Je travaillerai également à maintenir les droits humains au cœur de l'agenda des Nations Unies. Nous le savons tous, les droits humains sont universels », a noté Sall, assurant que l’heure des décisions audacieuses était arrivée pour l’organisation.</p>
<p>Portée par le Burundi, la candidature de Macky Sall au poste de SG de l’ONU n’a pas bénéficié du soutien de l’Union africaine qui n’a pas validé le projet d’adoption introduit en ce sens par le Burundi. Le Sénégal ne s’est pas prononcé sur cette candidature.</p>
<p>Le président Sall est le dernier à passer devant l’assemblée générale dans le cadre des dialogues informels avec les candidats. La costaricienne Rebeca Grynspan, actuelle secrétaire générale de l’agence des Nations Unies pour le commerce et le développement (CNUCED) s’est prêtée à l’exercice un peu plus tôt dans la journée. Michelle Bachelet, ancienne présidente de Chili et l’argentin Rafael Grossi directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ont ouvert mardi les dialogues.</p>
<p>Après cette étape, le conseil de sécurité va, au mois de juillet, examiner les candidatures à huis clos avant de formuler une recommandation à l’Assemblée générale. La nomination officielle du nouveau SG devrait ainsi intervenir à l’automne pour une prise de fonction à partir du 1er janvier 2027.</p>
<p>Source: https://www.aa.com.tr/fr/</p>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Issa Konfourou, ambassadeur, représentant permanent du Mali : L’Afrique doit participer activement à la réforme de l’Onu</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/issa-konfourou-ambassadeur-representant-permanent-du-mali-lafrique-doit-participer-activement-a-la-reforme-de-lonu-3115667.html</link>
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<description><![CDATA[ Les 29 et 30 mars 2026 à New York, la retraite des ambassadeurs du groupe africain a eu lieu sous la présidence de Issa Konfourou, représentant permanent du Mali auprès des Nations-unies, en présence des plus hautes autorités du secrétariat des Nations-unies. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 08 Apr 2026 14:55:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Axée sur le thème « Consolider le rôle des acteurs africains au sein du système des Nations Unies : défis et opportunités », cette rencontre s’inscrivait dans une démarche de renforcement de la coordination africaine sur les grandes priorités multilatérales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À cette occasion, l’Ambassadeur Konfourou a appelé à une participation renforcée de l’Afrique aux réformes onusiennes, tout en insistant sur la nécessité de soutenir financièrement les priorités du continent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les échanges ont mis en exergue l’importance d’une action africaine unifiée et proactive face aux échéances à venir, notamment l’élection du prochain Secrétaire général et les négociations budgétaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette retraite a ainsi marqué une étape importante dans la consolidation du positionnement stratégique du Groupe africain, portée par une présidence malienne rassembleuse et orientée vers le dialogue constructif.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ibrahima Ndiaye</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>ONU : Dakar se désolidarise de la candidature de Macky Sall</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/onu-dakar-se-desolidarise-de-la-candidature-de-macky-sall-3115307.html</link>
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<description><![CDATA[ La Mission permanente du Sénégal auprès de l’Union africaine a signifié vendredi à la Commission de l’UA que le gouvernement sénégalais n’a à aucun stade endossé la candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations Unies, au moment même où l’organisation continentale appelait à la solidarité africaine autour de cette candidature. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 27 Mar 2026 17:52:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="post-content-wrap has-share-float">
<div class="post-content cf entry-content content-spacious">
<p>Le Sénégal a pris ses distances avec la candidature de son ancien président Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, portée par l’Union africaine, dans un contexte de rivalités diplomatiques autour de la succession de António Guterres.</p>
<p>Dans une note verbale datée du 27 mars 2026, la Mission permanente du Sénégal auprès de l’UA a indiqué que le gouvernement sénégalais «<span> </span><em>n’a, à aucun stade, endossé</em><span> </span>» cette candidature et « n’a<em><span> </span>pas été associé à l’initiative y afférente</em><span> </span>», précisant que le pays «<span> </span><em>ne saurait être considéré comme partie prenante</em><span> </span>» à cette démarche.</p>
<p>Cette clarification intervient au lendemain de l’adoption, le 26 mars, par le Bureau de l’Assemblée de l’UA, d’un projet de décision présentant Macky Sall, 64 ans, comme candidat africain au poste de chef de l’ONU. Le document met en avant son expérience, son réseau international et sa capacité à promouvoir le consensus, tout en appelant les États membres à soutenir cette candidature au nom de la solidarité africaine.</p>
<p>Plus tôt, le chef de la diplomatie sénégalaise avait déjà affirmé ne pas avoir été consulté sur cette initiative, révélant un décalage entre Dakar et l’organisation continentale sur ce dossier.</p>
<p>Ancien président du Sénégal de 2012 à 2024, Macky Sall évolue depuis son départ du pouvoir dans un contexte politique marqué par des relations tendues avec les nouvelles autorités, dirigées par le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko.</p>
<p>Sur le plan international, la course à la succession d’António Guterres reste ouverte. La candidature de Michelle Bachelet a récemment perdu le soutien de son pays, tandis que d’autres prétendants sont en lice, notamment Rafael Grossi, proposé par l’Argentine, et Rebeca Grynspan.</p>
<p>Le processus prévoit que le Conseil de sécurité recommande un candidat avant sa nomination par l’Assemblée générale, à l’issue de consultations diplomatiques et d’auditions publiques. Ces auditions doivent débuter le 20 avril, chaque candidat disposant de trois heures pour présenter sa vision devant les États membres.</p>
<p>Le mandat d’António Guterres à la tête de l’ONU doit s’achever en décembre 2026.</p>
<p><strong>AC/Sf/APA</strong></p>
<p><strong>Source: https://fr.apanews.net/</strong></p>
</div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sénégal : la candidature de Macky Sall à l’ONU divise</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/senegal-la-candidature-de-macky-sall-a-lonu-divise-3114810.html</link>
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<description><![CDATA[ Au Sénégal, la possible candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations unies suscite de vives réactions. ]]></description>
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<pubDate>Sun, 08 Mar 2026 14:38:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="article-content jsArticleFirst">
<div class="article-content__text article-content__left-column js-responsive-iframes-container">
<p>Plusieurs opposants, ainsi que des collectifs représentant des victimes des manifestations réprimées sous son mandat, dénoncent cette initiative. Ils accusent l’ancien chef de l’État d’être responsable de violences politiques survenues durant ses dernières années au pouvoir.</p>
<p>Entre 2021 et 2024, des manifestations de l’opposition avaient été sévèrement réprimées. Selon plusieurs rapports, ces troubles ont causé la mort d’au moins 65 personnes, principalement des jeunes. Les nouvelles autorités évoquent pour leur part un bilan de plus de 80 victimes.</p>
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</div>
<p>La polémique est également alimentée par des accusations liées à la gestion économique du pays. Une mission du Fonds monétaire international a confirmé que des déclarations inexactes avaient été faites concernant les déficits budgétaires et la dette publique entre 2019 et 2023.</p>
<p>La candidature de Macky Sall a été proposée par le Burundi, qui assure actuellement la présidence de l’Union africaine. Mais le gouvernement sénégalais a précisé qu’il n’était pas à l’origine de cette démarche.</p>
<p>Depuis l’arrivée au pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye en 2024, plusieurs enquêtes ont été ouvertes sur les violences survenues durant la précédente administration.</p>
<p>Dans ce contexte, la perspective d’une candidature de l’ancien président à la tête de l’ONU divise profondément la classe politique sénégalaise.</p>
<p>Source: https://fr.africanews.com/</p>
</div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Antonio Guterres dénonce les violations flagrantes des droits de l’homme dans le monde : «Les droits humains sont sacrifiés de manière délibérée et stratégique, parfois avec fierté »</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/antonio-guterres-denonce-les-violations-flagrantes-des-droits-de-lhomme-dans-le-monde-les-droits-humains-sont-sacrifies-de-maniere-deliberee-et-strategique-parfois-avec-fierte-3114587.html</link>
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<description><![CDATA[ Pour son dernier discours devant le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, le Secrétaire général de l’ONU a dressé un constat alarmant de l’état du monde. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Mar 2026 19:28:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À Genève, à l’ouverture de la 61e session, Antonio Guterres a dénoncé, le 23 février 2026, une offensive globale contre les droits de l’homme et les libertés fondamentales, «partout dans le monde».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">«Lorsque les droits humains s’effritent, tout le reste s’écroule». C’est à l’aune de cet avertissement que le secrétaire général de l’Onu a exprimé son désarroi face notamment à la guerre entre la<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Russie et l’Ukraine, où « plus de 15 000 civils ont été tués en quatre ans de violence » d’après Guterres. Dans ce boulevard mondial incertain, qui prédit le désordre certain, « l’État de droit est écrasé par la loi du plus fort» a alerté Guterres, s’irritant que « cette agression n’est menée ni en secret, ni par surprise. Elle a lieu au grand jour, souvent sous la direction des plus puissants ». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les exemples de respect et de protection des droits de l’homme se font de plus en plus rares<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>dans le monde. « Les droits humains sont sacrifiés, de manière délibérée et stratégique, et parfois avec fierté, et les conséquences sont effroyables ». Plus grave, elles sont gravées dans la vie des personnes qui souffrent deux fois. «D’abord de la violence, de l’oppression ou de l’exclusion, puis, à nouveau, de l’indifférence du monde». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Or, «quand les droits humains s’effritent, tout le reste s’écroule. La paix. Le développement. La cohésion sociale. La confiance, la stabilité» a-t-il mis en garde, marquant dans la même continuité son scepticisme. « Les conflits se multiplient et l’impunité se propage. Cela n’est pas dû à<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>l’ignorance, au manque d’outils ou à l’absence d’institutions. C’est le résultat de choix politiques». Dans cette continuité, il s’est attardé sur des foyers de crise sur le continent africain, notamment le Soudan, la République démocratique du Congo ou le Sahel. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Un constat qui l’a conduit à élargir son propos à l’état du monde où les souffrances massives sont ignorées et le droit international est considéré comme un simple inconvénient dans un monde où les êtres humains sont utilisés comme monnaie d’échange. Un enchaînement de « choix politiques » qui, selon lui, se traduit par un recul des protections et un approfondissement des vulnérabilités. Dans cette offensive coordonnée, les droits humains sont les premières victimes, avec «un resserrement de l’espace civique». <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les démocraties s’érodent aussi. Le droit de réunion pacifique est bafoué. Face à cette accumulation d’atteintes, les droits humains ne doivent pas être « un slogan pour les bons moments ». Aux dires du chef de l’ONU, il s’agit d’abord de défendre la Charte des Nations Unies, la Déclaration universelle des droits de l’homme et les instruments du droit international relatifs aux droits de l’homme, qui ne doivent pas être « un menu à la carte. Les dirigeants ne peuvent pas choisir les éléments qui leur plaisent et ignorer le reste », a-t-il insisté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">De son côté, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme a fait écho à ces préoccupations. Volker Türk a ainsi mis en garde contre une « tendance profondément inquiétante », avec « le retour de la domination et de la suprématie ». « Une concurrence féroce pour le pouvoir, le contrôle et les ressources se déroule sur la scène mondiale à un rythme et avec une intensité sans précédent depuis 80 ans », a-t-il pointé du doigt. Dans ce sombre constat, «le recours à la force pour résoudre les conflits entre les pays et au sein même des pays est en train de devenir la norme» a-t-il déploré. Türk a par ailleurs fustigé les dirigeants, sans les nommer, qui semblent croire « qu’ils sont au-dessus des lois et au-dessus de la Charte des Nations Unies ». «Ils revendiquent un statut exceptionnel, un danger exceptionnel ou un jugement moral exceptionnel pour poursuivre leur propre agenda à tout prix», a-t-il fait observer, soulignant que «certains utilisent leur influence économique comme une arme».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à la volonté de certains États d’affaiblir le multilatéralisme, Türk a appelé les peuples à s’unir pour protéger les droits et créer « un contrepoids solide aux tendances autocratiques ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le même état d’esprit, la Présidente de l’Assemblée générale des Nations Unies, Annalena Baerbock a appelé à l’action collective. La présidente prédit-elle l’avenir ? «L’histoire nous enseigne que les grands systèmes s’effondrent rarement en un seul instant dramatique ; ils s’érodent lentement, règle après règle, engagement après engagement, tandis que ceux qui devraient les défendre préfèrent garder le silence. Jusqu’au jour où ce qui semblait permanent disparaît tout simplement ». Poursuivant, Annalena Baerbock a appelé aux responsabilités plurielles. « Nous ne sommes pas des spectateurs qui ont le luxe de rester en retrait pendant que l’injustice se déroule. Le silence est un choix. L’inaction est un choix, et elle a des conséquences». Il y a toutefois une bonne nouvelle, « l’action est aussi un choix, et elle est entre nos mains», a espéré la Présidente de l’Assemblée générale des Nations Unies.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Ousmane Tangara</strong> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Candidature à l&amp;apos;ONU : Les deux gros handicaps de Macky Sall</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/candidature-a-lonu-les-deux-gros-handicaps-de-macky-sall-3114316.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/candidature-a-lonu-les-deux-gros-handicaps-de-macky-sall-3114316.html</guid>
<description><![CDATA[ L&#039;ancien président sénégalais, Macky Sall, souhaiterait briguer le poste de secrétaire général de l&#039;ONU. Si cette candidature ne fait pas l&#039;unanimité au sein du gouvernement sénégalais, qui lui reproche sa répression durant son mandat et la supposée dette cachée, Macky Sall part avec deux gros handicaps institutionnels. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 23 Feb 2026 07:50:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p>En effet, comme le rappelle Jeune Afrique, l'ONU a pour coutume de faire une rotation géographique pour le poste de secrétaire général, bien qu'aucune règle officielle ne le stipule. Pour le prochain secrétaire général, la rotation géographique favorise l'Amérique du Sud, qui n'a plus connu de secrétaire général depuis le départ du péruvien Javier Pérez de Cuéllar (1982-1991). L'Afrique, de son côté, a connu deux secrétaires généraux, dont le dernier, le Ghanéen Koffi Annan, à la tête de l'organisation de 1997 à 2006.</p>
<p>L'autre handicap pour Macky Sall, c'est que les instances onusiennes affichent explicitement une volonté d'élire une femme. Jamais, dans son histoire, l'ONU n'a connu de femme secrétaire général et souhaite y mettre un terme. D'ailleurs, une campagne officielle nommée « Madame SG » a été lancée par l’Organisation « GWL Voices » (Global women leaders) composée d’anciennes diplomates. Le Sommet de l'avenir, qui s'est tenu à New York en septembre 2024, a également milité pour une candidature féminine. « Il est grand temps de prendre en compte, lors des prochains processus de sélection et de nomination, le fait regrettable qu’il n’y a jamais eu de femme Secrétaire général », peut-on lire dans le document préparatoire.</p>
<div><strong>Mouhamed CAMARA</strong></div>
<div><strong>Source: seneweb</strong></div>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Russie &#45; Mali : Moscou et Bamako affichent une coordination renforcée à l’ONU</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/russie-mali-moscou-et-bamako-affichent-une-coordination-renforcee-a-lonu-3113958.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/russie-mali-moscou-et-bamako-affichent-une-coordination-renforcee-a-lonu-3113958.html</guid>
<description><![CDATA[ - &quot;Moscou et Bamako sont résolument déterminées à approfondir le dialogue politique et à coordonner leurs positions de principe sur les questions actuelles de l’agenda mondial et régional au sein de l’ONU et dans d’autres formats multilatéraux&quot; ]]></description>
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<pubDate>Thu, 12 Feb 2026 07:38:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="selectionShareable">La Russie et le Mali entendent intensifier leur coordination diplomatique sur les questions internationales et régionales, a déclaré l’ambassadeur de la Fédération de Russie au Mali, Igor Gromyko.</p>
<p class="selectionShareable">S’exprimant, mardi, lors d’une réception solennelle organisée à l’ambassade de Russie à Bamako à l’occasion de la Journée du diplomate, Igor Gromyko a affirmé que « Moscou et Bamako sont déterminés à coordonner leurs positions de principe sur les problèmes mondiaux et régionaux actuels à l’ONU et dans d’autres formats multilatéraux ».</p>
<p class="selectionShareable">Le diplomate russe a souligné que Bamako « est devenu l’un des principaux alliés et partenaires de Moscou sur le continent africain », mettant en avant le renforcement continu des relations bilatérales.</p>
<p class="selectionShareable">Selon Igor Gromyko, le rapprochement entre la Russie et plusieurs pays du Sud s’explique notamment par « le lancement de l’opération militaire spéciale (SVO) en Ukraine et les changements qui en ont découlé dans l’ordre mondial ».</p>
<p class="selectionShareable">Évoquant la coopération concrète entre les deux pays, l’ambassadeur a indiqué que « des échanges réguliers de délégations ont été mis en place au cours de l’année passée ». Il a également rappelé la tenue de « la première réunion de la commission intergouvernementale, coprésidée par le ministre russe de l’Énergie, Sergueï Tsivilev, et le ministre malien de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou ».</p>
<p class="selectionShareable">Igor Gromyko a par ailleurs annoncé la signature d’« un accord intergouvernemental bilatéral sur la reconnaissance mutuelle de l’éducation », présenté comme une nouvelle étape dans le développement des relations entre Moscou et Bamako.</p>
<p class="selectionShareable">Le diplomate russe a souligné que la politique étrangère de Moscou, définie par le président Vladimir Poutine, « s’appuie sur les normes universellement reconnues du droit international », citant en priorité la Charte des Nations Unies.</p>
<p class="selectionShareable">« Les principes fondamentaux tels que l’égalité souveraine des États et la non-ingérence dans les affaires intérieures demeurent au cœur de notre action », a déclaré Igor Gromyko.</p>
<p class="selectionShareable">L’ambassadeur a évoqué « des bouleversements tectoniques » dans la politique et l’économie mondiales, mettant en avant une demande croissante pour « le renforcement des fondements démocratiques des relations internationales ».</p>
<p class="selectionShareable">Il a également insisté sur l’intensification de la coopération entre la Russie et les pays du « Sud global », notamment en Afrique.</p>
<p class="selectionShareable">« Moscou et Bamako sont résolument déterminées à approfondir le dialogue politique et à coordonner leurs positions de principe sur les questions actuelles de l’agenda mondial et régional au sein de l’ONU et dans d’autres formats multilatéraux », a-t-il ajouté.</p>
<p class="selectionShareable">En marge de l’événement, les invités ont manifesté un vif intérêt pour l’exposition intitulée « 250 ans du Théâtre Bolchoï : une histoire vivante de la culture ».</p>
<p>Source: https://www.aa.com.tr/fr</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L&amp;apos;ONU cible les pratiques de la police de l&amp;apos;immigration américaine</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/lonu-cible-les-pratiques-de-la-police-de-limmigration-americaine-3113254.html</link>
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<description><![CDATA[ Le haut commissaire de l&#039;ONU aux droits de l&#039;homme Volker Türk dénonce le recours à la force par la police de l&#039;immigration américaine (ICE) et d&#039;autres unités contre les migrants. Celle-ci semble «inutile» et «disproportionnée», a-t-il affirmé vendredi à Genève. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 23 Jan 2026 11:20:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="a-paragraph" data-t-name="Paragraph">Le droit international n'autorise le recours à la force létale qu'en cas de menace imminente pour l'intégrité physique de ces fonctionnaires, affirme l'Autrichien. Il dénonce des arrestations, des détentions et des expulsions qui ne prennent pas en considération la situation notamment des enfants.</p>
<p class="a-paragraph" data-t-name="Paragraph">«Je demande à l'administration américaine de mettre un terme aux pratiques qui séparent les familles», insiste le haut commissaire. Il exige aussi des investigations indépendantes sur l'augmentation «inquiétante» du nombre de décès dans les centres de détention des douanes ou de l'immigration.</p>
<p class="a-paragraph" data-t-name="Paragraph">Plusieurs dizaines ont été observés l'année dernière et six déjà cette année. Les Etats-Unis doivent se conformer au droit international, affirme également le haut commissaire.</p>
<p class="a-paragraph" data-t-name="Paragraph">Source: https://www.bluewin.ch/fr</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Arrestation du Président Nicolàs Maduro et son épouse par le Président Trump :  L’AES interpelle l’ONU à condamner clairement l’acte</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/arrestation-du-president-nicolas-maduro-et-son-epouse-par-le-president-trump-laes-interpelle-lonu-a-condamner-clairement-lacte-3112896.html</link>
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<description><![CDATA[ La Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) a réagi suite à la capture et exfiltration du Président de la République bolivarienne de Venezuela, Nicolàs Maduro et son épouse, le 3 janvier dernier par le Président des Etats-Unis d’Amérique, Donald Trump. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 12 Jan 2026 01:25:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ainsi, le Président en exercice de l’AES, le Capitaine Ibrahim Traoré, dans un communiqué a interpellé le Conseil de sécurité de l’ONU, assurant la responsabilité principale de la paix et de la sécurité internationale à condamner clairement cette action militaire ainsi qu’en œuvrant au rétablissement de la légalité internationale. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le monde fut choqué par cette annonce faite par le Président américain Donald Trump. Il s’agit de l’arrestation, par les Forces américaines, du Président Vénézuélien Nicolàs Maduro et son épouse sur son territoire le samedi 3 janvier 2026 pour trafic de drogue. Avant de les exfiltrés vers les Etats-Unis pour le juger.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En effet, cette situation n’a laissé indifférente la Confédération AES. A travers son Président, le Capitaine Ibrahim Traoré, l’organisation a exprimé sa désapprobation à travers un communiqué, publié le jeudi 8 janvier dernier. Dans lequel communiqué, elle a fait part de sa vive préoccupation sur le sujet. « La Confédération des Etats du Sahel (AES) a suivi, avec une vive préoccupation, les informations relatives à une opération militaire menée par les Etats-Unis d’Amérique sur le territoire de la République bolivarienne du Venezuela qui a abouti à l’enlèvement illégal du Président vénézuélien Nicolàs Maduro et son épouse » a déclaré la note.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le même ordre d’idées, la Confédération a rappelé que l’emploi de la force armée par un Etat contre la souveraineté, l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique d’un autre Etat est une ingérence inacceptable dans les affaires intérieures d’un Etat souverain et constitue un acte d’agression. La Confédération AES attachée à la défense de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de l’indépendance, dit le communiqué, condamne fermement cet acte grave et contraire au droit international, notamment aux principes fondamentaux consacrés par la Charte des Nations Unies.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toujours dans ce communiqué, l’AES a dénoncé le recours unilatéral à la force, regrette profondément cette violation du droit international, de surcroit par un membre permanent du Conseil de sécurité et constate la fragilisation continue de l’ordre international avec des conséquences néfastes pour la stabilité mondiale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En conséquence, elle a interpellé le Conseil de sécurité qui assure la responsabilité principale de la paix et de la sécurité internationales, afin qu’il assume pleinement sa mission au regard de la Charte, pour condamner clairement cette action militaire américaine et en œuvrant au rétablissement de la légalité internationale. La Confédération a réaffirmé son attachement à un ordre mondial fondé sur le respect, l’égalité souveraine des Etats et le respect strict des principes de la Charte des Nations Unies, avant d’exprimer sa solidarité au peuple vénézuélien dont la souveraineté a été bafouée par cet acte d’agression. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aux dernières nouvelles, le Président Maduro et son épouse auraient été amenés à New York pour être jugés pour des accusations liées au trafic de drogue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mariam Sissoko<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Réunion publique d’information du Conseil de sécurité de l’ONU sur la consolidation de la paix en Afrique de l’Ouest : L’AES met le curseur sur l’insuffisance de l’aide humanitaire pour le sahel</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/reunion-publique-dinformation-du-conseil-de-securite-de-lonu-sur-la-consolidation-de-la-paix-en-afrique-de-louest-laes-met-le-curseur-sur-linsuffisance-de-laide-humanitaire-pour-le-sahel-3111465.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 24 Nov 2025 09:00:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sous l’égide du Président sierra-léonais et Président du Conseil de sécurité du mois de novembre, Julius Maada Bio, il fut tenue, le 18 novembre dernier, la réunion publique d’information du Conseil de sécurité des Nations-Unies « sur la consolidation de la paix en Afrique de l’Ouest : Relancer la coopération régionale dans la lutte contre le terrorisme en Afrique de l’Ouest et au Sahel ». Représentant la Confédération AES, SEM Issa Konfourou, Ambassadeur, Représentant Permanent du Mali à New-York (Etats-Unis), dans son intervention a affirmé l’inquiétude des pays de l’AES eu regard du niveau très insuffisant de mobilisation de l’aide humanitaire nécessaire pour le Sahel, tout juste 14%.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">C’est SEM Issa Konfourou, Ambassadeur, Représentant Permanent du Mali à New-York qui a représenté les Ministres des Affaires Etrangères des pays de l’AES (Mali, Burkina Faso et Niger) à l’occasion de cette Réunion publique d’information du Conseil de sécurité de l’ONU sur la consolidation de la paix en Afrique de l’Ouest. Dans son allocution, SEM Konfourou a déclaré que cette réunion est d’une grande importance pour les Etats de l’AES, puisque depuis plus d’une décennie, l’Afrique de l’Ouest en général et le Sahel en particulier, sont confrontés à un terrorisme imposé et soutenu par des sponsors étatiques étrangers. Ce faisant, que leurs populations, y compris les femmes et les enfants sont lâchement assassinées ou soumises à des violences indicibles ou contraintes à l’exil, ou tout simplement privées d’accès aux services sociaux essentiels. « Cette violence abjecte n’épargne ni les écoles, ni les centres de santé. Et comme ils ne peuvent plus faire face à nos vaillantes Forces de Défense et de Sécurité (FDS), les groupes criminels sont aujourd’hui réduits à un terrorisme économique qui consiste à s’attaquer aux infrastructures civiles et à des axes de ravitaillement » a-t-il déploré. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les bienfondés de l’avènement de l’AES<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour mettre fin à ce crime transnational organisé et pour créer les conditions d’un développement durable au profit des populations sahéliennes, soutient M. Konfourou, les Présidents du Mali, du Niger et du Burkina Faso ont décidé, en toute souveraineté, de prendre leur destin en main et de créer la Confédération AES, afin de mutualiser les efforts des 3 pays dans les domaines de la défense, de la diplomatie et du développement. Aussi, il a également tenu à souligner que la lutte contre le terrorisme est et doit rester une lutte régionale et internationale, notamment dans le contexte de l’expansion de la menace terroriste en Afrique de l’Ouest et ailleurs. « Nous sommes donc entièrement disposés à la coopération avec les pays de la région et l’ensemble des partenaires qui le souhaitent, bien évidemment dans le strict respect de la souveraineté de nos Etats, de nos choix stratégiques et de nos choix de partenaires et des intérêts de nos populations » a signifié le représentant de l’AES.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Afrique de l’ouest<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>comme un seul homme contre le terrorisme<span style="mso-spacerun: yes;">   </span><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Parlant des initiatives régionales de coordination de la lutte contre le terrorisme, il a expliqué qu’il est essentiel de reconstruire la confiance entre les parties prenantes de la région Afrique de l’Ouest et aussi primordial que les Etats de la région Afrique de l’Ouest aient une compréhension commune de la menace terroriste et des réponses partagés à y apporter. Pour ce faire, qu’il faut une approche autre que celle qu’ils ont connue jusqu’ici. Ensuite, que la nouvelle approche doit privilégier un dialogue constructif entre les acteurs régionaux concernés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon lui, s’agissant de la coopération internationale dans la lutte contre le terrorisme, il y a lieu de souligner le rôle essentiel du Conseil de sécurité, du Secrétaire général et des autres mécanismes dédiés des Nations-Unies. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« A ce niveau également, l’approche doit être revue et adaptée. Les rapports, les réunions, les résolutions et les déclarations sont certes utiles mais pas suffisants face à la menace terroriste. Il faut des réponses concrètes, rapides et adaptées aux réalités de chaque situation spécifique… » a souligné M. Konfourou. Et de poursuivre que la coopération internationale est également essentielle dans la lutte contre le financement du terrorisme, y compris le paiement de rançon contre la libération des otages. Et nécessaire à la mobilisation des ressources pour venir en aide aux populations victimes du terrorisme, notamment les réfugiés et les déplacés internes. Pour cela, il a fait part de sa préoccupation au niveau très insuffisant de mobilisation de l’aide humanitaire nécessaire pour le sahel, à peine 14% des besoins humanitaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avant de clore son propos, il a dénoncé avec force le terrorisme médiatique quotidien contre les pays de l’AES. Une situation dont les populations concernées sont victimes de la part de certaine presse qu’il dit ‘’militante’’. « Il est regrettable de constater que cette presse ait choisi de faire l’apologie du terrorisme et de servir de véhicule de la propagande terroriste dans nos pays et dans notre région »a-t-il regretté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Mariam Sissoko<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>«Un jour noir pour l’ONU» : la Russie et la Chine dénoncent le projet Trump pour Gaza</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/un-jour-noir-pour-lonu-la-russie-et-la-chine-denoncent-le-projet-trump-pour-gaza-3111324.html</link>
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<description><![CDATA[ Explication de vote du représentant permanent de la Russie, Vassily Nebenzia, après le vote du Conseil de sécurité des Nations unies le 17 novembre sur un projet de résolution concernant le règlement du conflit au Moyen-Orient, adopté par 13 voix pour et deux abstentions. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Nov 2025 18:03:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<ul class="wp-block-list">
<li>Déclaration de la Russie</li>
<li>Déclaration de la Chine</li>
<li>Réactions de la Résistance palestinienne</li>
</ul>
<p>Monsieur le président,</p>
<p>La Fédération de Russie s’est abstenue lors du vote sur une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies, rédigée par les États-Unis, en soutien au «plan global du président Trump pour mettre fin au conflit à Gaza». Il s’agit d’un projet que nous ne pouvions tout simplement pas soutenir.</p>
<p>Nous apprécions les efforts déployés par les États-Unis et d’autres médiateurs, qui ont permis de mettre fin à la phase «critique» du conflit israélo-palestinien et d’éviter une famine de grande ampleur, ainsi que d’instaurer un cessez-le-feu, d’obtenir la libération d’otages israéliens et de détenus palestiniens [la Russie reprend donc cette dichotomie honteuse entre otages et prisonniers, NdT], et de procéder à des échanges de dépouilles. Nous constatons que ces efforts sont salués tant dans la région du Moyen-Orient que dans le monde entier.</p>
<p>Dans le même temps, lorsqu’il s’agit d’une décision du Conseil de sécurité des Nations unies, l’organe principal chargé de maintenir la paix et la sécurité internationales, nous devons garder à l’esprit la responsabilité qui incombe à cette instance. C’est précisément pour cette raison que, dès le début des négociations sur ce document, nous avons constamment insisté pour que les membres du Conseil se voient conférer un rôle statutaire assorti des outils nécessaires de responsabilité et de contrôle.</p>
<p>De plus, nous sommes partis du principe que la résolution devait refléter la base juridique internationale universellement reconnue et réaffirmer les décisions et principes fondamentaux, au premier rang desquels la formule essentielle : «deux États pour deux peuples». Après tout, c’est précisément cette approche qui a été approuvée à une écrasante majorité dans la Déclaration de New York, adoptée à l’issue de deux forums en faveur de la solution à deux États.</p>
<p>Chers collègues,</p>
<p>Il ne s’agit pas d’une question théorique, mais d’une question éminemment pratique, qui demeure particulièrement pertinente à la lumière des déclarations publiques sans équivoque provenant des plus hautes sphères du pouvoir israélien, selon lesquelles la création d’un État palestinien est tout simplement inacceptable. Malheureusement, ces éléments clés n’ont pas été intégrés dans le projet américain. Celui-ci ne précise pas davantage le calendrier du transfert du contrôle de Gaza à l’Autorité palestinienne (AP), ni ne donne la moindre certitude quant au Conseil de paix et à la Force internationale de stabilisation (FIS) qui, à en juger par le texte de la résolution adoptée aujourd’hui par le Conseil, seront en mesure d’agir de manière totalement autonome, sans tenir aucun compte de la position ou de l’avis de Ramallah. Cela risque de renforcer la séparation entre la bande de Gaza et la Cisjordanie, et rappelle les pratiques coloniales ainsi que le mandat britannique sur la Palestine octroyé par la Société des Nations, à une époque où l’opinion des Palestiniens n’était absolument pas prise en considération.</p>
<p>Le mandat de la FIS soulève également des questions. Le plan global du président Trump ne précisait pas que la FIS serait chargée de démilitariser Gaza ni de désarmer les groupes armés locaux par tous les moyens disponibles. La résolution confère toutefois à la Force internationale de sécurité un mandat de maintien de la paix si large que la Mission pourrait, en réalité, devenir une partie au conflit, dépassant les limites du maintien de la paix. À notre connaissance, aucun des pays susceptibles de fournir des contingents n’a donné son accord en ce sens.</p>
<p>Par ailleurs, nous tenons à souligner que les membres du Conseil n’ont pas eu suffisamment de temps pour travailler de bonne foi ni pour parvenir à des compromis. Tordre les bras de certaines capitales ou faire pression sur les délégations ici à New York ne saurait être qualifié de travail de bonne foi.</p>
<p>En résumé, le document américain est, une fois encore, un achat à l’aveuglette. En substance, le Conseil donne son aval à l’initiative américaine en se fondant exclusivement sur l’honneur de Washington, tandis que nous laissons la bande de Gaza à la merci du Conseil de paix et de la Force internationale de sécurité, dont les méthodes de travail nous demeurent inconnues. L’enjeu essentiel est de veiller à ce que ce document ne devienne pas un écran de fumée pour des expérimentations débridées menées par les États-Unis et Israël dans le territoire palestinien occupé (TPO), ni qu’il ne se transforme en condamnation à mort de la solution à deux États.</p>
<p>La Russie a pris note de la position de Ramallah, ainsi que de celle de nombreux États arabo-musulmans qui ont soutenu le projet américain afin d’éviter une nouvelle effusion de sang dans l’enclave. À cet égard, nous avons choisi de ne pas présenter notre propre projet, qui visait à amender le concept américain afin de le mettre en conformité avec les anciennes résolutions onusiennes déjà adoptées. Mais il n’y a aucune raison de se réjouir : aujourd’hui est un jour noir pour le Conseil de sécurité. Outre les aspirations des parties concernées, il existe également une notion fondamentale : l’intégrité du Conseil de sécurité. Et aujourd’hui, avec l’adoption de cette résolution, cette intégrité et les prérogatives du Conseil ont été compromises.</p>
<p>Dans ce contexte, nous espérons nous tromper et pouvoir compter sur les États-Unis pour démontrer concrètement leur potentiel en matière de maintien de la paix. Ce potentiel sera évalué à l’aune de leur capacité à garantir une paix durable, dans laquelle Israël et la Palestine coexisteraient dans la paix et la sécurité au sein des frontières de 1967, Jérusalem devenant la capitale des deux États, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale des Nations unies, au droit international et aux accords antérieurs qui répondent à la fois aux impératifs de sécurité d’Israël et au droit des Palestiniens à disposer de leur propre État. La mise en œuvre du plan du président Trump repose désormais entièrement sur les épaules de ses auteurs et de ses partisans, principalement parmi les huit nations arabo-musulmanes qui ont approuvé le plan.</p>
<p>Malheureusement, nous avons déjà connu une expérience malheureuse où des décisions imposées par les États-Unis au sujet du conflit israélo-palestinien ont produit l’exact contraire de ce qui était prévu. Ne dites pas que nous ne vous avions pas prévenus.</p>
<p>Je vous remercie.</p>
<p>source :<span> </span><a href="https://russiaun.ru/en/news/unsc_171125">Mission permanente de la Fédération de Russie à l’ONU</a></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L&amp;apos;ONU tire la sonnette d&amp;apos;alarme sur des atrocités contre les civils au Soudan, les paramilitaires soupçonnés d&amp;apos;exactions</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/lonu-tire-la-sonnette-dalarme-sur-des-atrocites-contre-les-civils-au-soudan-les-paramilitaires-soupconnes-dexactions-3110759.html</link>
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<description><![CDATA[ Depuis la prise de la ville d&#039;El-Facher par les paramilitaires soudanais des Forces de soutien de rapide (FSR), une escalade des violences cible notamment les civils. L&#039;ONU s&#039;inquiète d&#039;&quot;exécutions de masse&quot;. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 31 Oct 2025 13:31:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="mb-4 text-lg md:leading-8 break-words">La guerre au<span> </span><a data-i13n="cpos:1;pos:1" href="https://fr.news.yahoo.com/soudan-frapp%C3%A9-pire-%C3%A9pid%C3%A9mie-chol%C3%A9ra-080915539.html" data-ylk="slk:Soudan, qui dure depuis 2023;cpos:1;pos:1;elm:context_link;itc:0;sec:content-canvas;outcm:mb_qualified_link;_E:mb_qualified_link;ct:story;" class="link  yahoo-link" data-rapid_p="8" data-v9y="1">Soudan, qui dure depuis 2023</a>, a pris un nouveau tournant le 26 octobre dernier avec la prise de la ville d'El-Facher par des paramilitaires à l'issue de 18 mois de siège.</p>
<p class="mb-4 text-lg md:leading-8 break-words">Quatre jours après la prise de cette ville du Darfour, dans l'ouest du pays, par les paramilitaires soudanais des Forces de soutien de rapide (FSR) en lutte contre l'armée du général Abdel Fattah al-Burhane, le chef des opérations humanitaires de l'ONU Tom Fletcher a affirmé que la ville avait "plongé dans un enfer encore plus noir".</p>
<p class="mb-4 text-lg md:leading-8 break-words">"L'horreur se poursuit. Des femmes et des filles sont violées, des gens mutilés et tués, en toute impunité", a-t-il dit devant le Conseil de sécurité, parlant d'"informations crédibles d'exécutions de masse" après l'entrée des paramilitaires dans la ville.</p>
<h3 class="mb-4 text-lg font-bold" data-jump-link-target="" id="les-paramilitaires-disent-avoir-arrete-plusieurs-de-leurs-combattants">Les paramilitaires disent avoir arrêté plusieurs de leurs combattants</h3>
<p class="mb-4 text-lg md:leading-8 break-words">Les paramilitaires du FSR, désormais maîtres de l'ensemble du Darfour, qui couvre le tiers du pays, ont affirmé avoir arrêté certains de leurs combattants soupçonnés d'exactions massives. "En conformité avec les ordres de la hiérarchie et dans le respect de la loi, des règles d'engagement et de la discipline en temps de guerre, nos forces ont arrêté plusieurs individus (de nos forces) accusés d'exactions commises lors de la libération d'El-Facher", ont indiqué les FSR dans un communiqué jeudi soir.</p>
<p class="mb-4 text-lg md:leading-8 break-words">Elles ont précisé notamment avoir écroué un combattant surnommé Abou Loulou vu en train d'exécuter des personnes non armées dans plusieurs vidéos dont l'authenticité a été confirmée.</p>
<p class="mb-4 text-lg md:leading-8 break-words">L'AFP a identifié Abou Loulou dans des vidéos de son compte TikTok où il se targue de meurtres lors de l'offensive des FSR. Dans l'une de ces vidéos, il parle à des personnes non armées avant d'ouvrir le feu sur elles. Dans une autre, il apparaît avec des hommes armés devant des dizaines de cadavres et des véhicules incendiés.</p>
<p class="mb-4 text-lg md:leading-8 break-words">Les FSR ont diffusé une vidéo montrant Abou Loulou derrière les barreaux dans une prison du Darfour en affirmant que des enquêtes avaient été ouvertes afin "de traduire en justice" ces combattants qui n'auraient pas respecté "les règles d'engagement".</p>
<p class="mb-4 text-lg md:leading-8 break-words">Sur le terrain, plus de 36.000 civils, ont fui depuis le 26 octobre El-Facher, alors que des organisations humanitaires craignant des massacres et des ciblages "ethniques" dans cette ville coupée des secours. Plus de 23.000 ont rejoint la ville de Tawila, qui abritait déjà environ 650.000 déplacés, selon des estimations de l'ONU et qui fait "face à une situation humanitaire critique".</p>
<h3 class="mb-4 text-lg font-bold" data-jump-link-target="" id="nettoyage-ethnique">"Nettoyage ethnique"</h3>
<p class="mb-4 text-lg md:leading-8 break-words">Les dernières violences rappellent ce qui s'est passé au début des années 2000 au Darfour, marqué par des atrocités commises par les milices arabes Janjawid, dont sont issues les FSR.</p>
<p class="mb-4 text-lg md:leading-8 break-words">Le Humanitarian Research Lab de l'Université américaine Yale (HRL), qui analyse des vidéos et des images satellite, conclut à "un processus systématique et intentionnel de nettoyage ethnique" contre les peuples non arabes du Darfour comme les Fours et les Zaghawas, "des déplacements forcés et des exécutions massives".</p>
<p class="mb-4 text-lg md:leading-8 break-words">Le chef des opérations humanitaires de l'ONU, Tom Fletcher, s'est aussi inquiété de la propagation des violences notamment dans l'État voisin du Kordofan-Nord, parlant de "combats féroces" qui provoquent de nouvelles vagues de déplacement.</p>
<p class="mb-4 text-lg md:leading-8 break-words">Des informations font aussi état "d'atrocités à large échelle commises par les FSR à Bara, au Kordofan-Nord, après la récente prise de la ville", a dénoncé Martha Ama Akyaa Pobee, sous-secrétaire générale de l'ONU chargée de l'Afrique, faisant état d'au moins 50 civils tués ces derniers jours.</p>
<p class="mb-4 text-lg md:leading-8 break-words">"Des attaques de drones de la part des deux parties touchent de nouveaux territoires et de nouvelles cibles. Cela inclut le Nil Bleu, Khartoum, Sennar, le Kordofan-Sud et le Darfour-Ouest, ce qui laisse penser que la portée territoriale du conflit s'élargit", a ajouté la responsable onusienne.</p>
<p class="mb-4 text-lg md:leading-8 break-words">Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a appelé à "mettre un terme immédiatement (...) aux hostilités". Les pourparlers en vue d'une trêve menée depuis plusieurs mois par un groupe réunissant les États-Unis, l'Egypte, les Émirats arabes unis et l'Arabie saoudite sont dans l'impasse, selon un responsable proche des négociations.</p>
<div class="text-sm font-semibold">J.Bro</div>
<div class="text-xs text-muted md:text-sm">
<div><time datetime="2025-10-31T11:14:57.000Z">ven. 31 octobre 2025</time></div>
<div>Source: https://www.bfmtv.com/</div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’ONU en crise : António Guterres alerte</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/lonu-en-crise-antonio-guterres-alerte-3110480.html</link>
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<description><![CDATA[ L’Organisation des Nations Unies traverse une tourmente financière sans précédent. Devant la 5e Commission de l’Assemblée générale, chargée des questions budgétaires ce vendredi 17 octobre 2025, le Secrétaire général António Guterres a lancé un appel urgent : &quot;si les États membres ne régularisent pas rapidement leurs contributions, l’ONU pourrait se retrouver en situation de faillite.&quot; ]]></description>
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<pubDate>Wed, 22 Oct 2025 02:11:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La proposition budgétaire pour l’exercice 2026 s’élève à 3,238 milliards de dollars, soit une réduction de plus de 15 % par rapport à l’année précédente. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce repli traduit non seulement des retards de paiement chroniques, mais aussi une érosion de la confiance dans le système multilatéral. Les missions essentielles de maintien de la paix, aide humanitaire, développement durable sont directement menacées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les agences onusiennes peinent à planifier leurs interventions. Les salaires sont différés, les bureaux de terrain ferment, et des milliers de Casques bleus pourraient être rapatriés. Guterres dénonce une situation critique où les "retours de crédits" et les arriérés budgétaires compromettent la capacité opérationnelle de l’organisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La crise actuelle est exacerbée par les décisions du président américain Donald Trump. En février 2025, il a signé un décret retirant les États-Unis de plusieurs instances onusiennes, dont le Conseil des droits de l’Homme, tout en suspendant le financement de l’UNRWA, l’agence pour les réfugiés palestiniens. Ce retrait partiel a provoqué un effet domino : d’autres pays ont ralenti leurs versements, aggravant la fragilité financière de l’organisation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">"Ce n’est pas qu’une crise de trésorerie. C’est le modèle même du financement multilatéral qui vacille. Les grandes puissances hésitent à soutenir une institution qu’elles jugent trop normative. Mais affaiblir l’Onu, c’est affaiblir le dialogue mondial, la solidarité et la prévention des conflits", explique un ancien diplomate malien, fin connaisseur du système onusien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour le Mali, contributeur modeste mais engagé, cette crise pourrait ralentir l’arrivée d’aides techniques et humanitaires. Dans un contexte de Transition politique et de défis sécuritaires, l’affaiblissement de l’ONU représente une perte stratégique.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ousmane Mahamane<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le sponsor du chaos démasqué... : L&amp;apos;Algérie mise à nu à l’ONU</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/le-sponsor-du-chaos-demasque-lalgerie-mise-a-nu-a-lonu-3109960.html</link>
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<description><![CDATA[ Depuis 2006, L’Aube n’a cessé de documenter les manœuvres d’ingérence de l’Algérie dans les affaires intérieures du Mali. Aujourd’hui, l’Histoire donne raison à votre journal. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 06 Oct 2025 04:47:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif'; color: #1d1d1d;">Ce que certains qualifiaient de médiation s’est révélé être un parrainage méthodique du désordre. À la 80ᵉ Assemblée générale des Nations Unies, ce jeu trouble a été exposé sans détour. L’Algérie, longtemps drapée dans le rôle de facilitateur, se retrouve désormais dans celui du perturbateur régional. Mise à nu par son propre "yabe", dont l’auteur n’est autre que "l’énergumène d’Alger", ce pays gêné et gênant semble n’avoir d’autre horizon que l’autodissolution, sous la pression d’une colère populaire et d’un soulèvement armé mettant en difficulté la mafia politique et diplomatique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14pt;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif'; color: #1d1d1d;">Une chronologie d’ingérences et de duplicité<o:p></o:p></span></b></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif'; color: #1d1d1d;">2006 : l’insurrection armée d’Ibrahim Ag Bahanga et Hassan Fagaga, soutenue par Alger, visait à saboter les initiatives libyennes dans le nord du Mali et à empêcher l’ouverture d’un consulat libyen à Kidal. Les blessés furent soignés en Algérie. L’accord de sortie de crise fut, sans surprise, parrainé par Alger le 1er juillet 2006.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif'; color: #1d1d1d;">2011–2012 : la rébellion du MNLA et du HCUA, également appuyée par Alger, ravive les tensions. L’Algérie impose son rôle de médiateur exclusif, écarte la CEDEAO de la médiation entamée à Ouagadougou, et impose l’Accord d’Alger de 2015, largement contesté pour son inefficacité et son parti-pris.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif'; color: #1d1d1d;">2023–2025 : le président algérien Abdelmadjid Tebboune multiplie les déclarations sur le Mali, s’arrogeant un droit de regard sur les affaires maliennes. Cette posture est dénoncée par Bamako comme une ingérence libre et gratuite, contraire aux principes de souveraineté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14pt;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif'; color: #1d1d1d;">Tinzaouatène : l’embuscade du 25 juillet 2024<o:p></o:p></span></b></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif'; color: #1d1d1d;">L’attaque du 25 juillet 2024 à Tinzaouatène, menée contre les Forces armées maliennes et leurs alliés russes, marque un tournant. L’embuscade, attribuée au CSP-DPA et au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), aurait été facilitée par des renseignements fournis par des services ukrainiens, selon plusieurs sources. Cette opération, d’une brutalité inédite, révèle l’internationalisation du conflit et les connexions opaques entre certains militaires algériens, des réseaux ukrainiens et des groupes terroristes installés en Mauritanie, selon les renseignements satellitaires russes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14pt;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif'; color: #1d1d1d;">Le FLA : cheval de Troie médiatique et militaire<o:p></o:p></span></b></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif'; color: #1d1d1d;">Le Front de libération de l’Azawad (FLA), créé sur le territoire algérien, se réclame des réseaux médiatiques occidentaux pour servir de cheval de Troie de l’OTAN et de l’Union européenne au Sahel. Cette création confirme l’implication du pouvoir algérien, avec les bénédictions tacites de généraux trafiquants, parrains du terrorisme en Algérie. Ce groupe, aux revendications séparatistes, a bénéficié d’une couverture médiatique complaisante de France 24, TV5 et RFI, notamment à travers les journalistes Wassim Nasr et Serge Daniel. Leurs analyses, souvent alignées sur les narratifs rebelles, ont été dénoncées par les autorités sahéliennes comme des relais d’influence déguisés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14pt;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif'; color: #1d1d1d;">L’affaire du drone : entêtement et déni<o:p></o:p></span></b></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif'; color: #1d1d1d;">Le 31 mars 2025, l’armée algérienne abat un drone de reconnaissance des FAMa. Alger évoque un prétexte fallacieux de violation de son espace aérien. Bamako publie des données techniques irréfutables : le drone n’a jamais quitté le ciel malien. L’Algérie refuse de coopérer, rejette la compétence de la Cour internationale de justice, et tente de réactiver l’Accord d’Alger de 2015, pourtant dénoncé par le Mali comme caduc et inadapté aux réalités actuelles.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14pt;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: 'Times New Roman', 'serif'; color: #1d1d1d;">La Charte nationale pour la paix et la réconciliation : une réponse souveraine<o:p></o:p></span></b></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif'; color: #1d1d1d;">Face à ces ingérences, le Mali a adopté en juillet 2025 une Charte nationale pour la paix et la réconciliation, fruit du Dialogue inter-Maliens. Ce texte fondateur repose sur une logique endogène: les conflits communautaires doivent être résolus entre Maliens, sans médiation extérieure biaisée. La Charte valorise les mécanismes traditionnels de règlement des conflits, la justice transitionnelle et la cohésion sociale comme piliers de la paix durable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif'; color: #1d1d1d;">En conclusion, l’Algérie, sponsor du chaos sahélien, se retrouve désormais isolée sur la scène internationale. L’AES (Mali, Burkina Faso, Niger) ferme son espace aérien, rappelle ses ambassadeurs, et coordonne sa riposte diplomatique et militaire. Le Sahel ne se justifie plus. Il accuse. Il s’organise. Il se défend.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 14pt; font-family: 'Times New Roman', 'serif'; color: #1d1d1d;">Ce n’est plus une querelle bilatérale. C’est une recomposition géopolitique active. Une rupture pleinement assumée, moteur d’une souveraineté retrouvée, avec une fierté réaffirmée. Avec brio, courage et un constant et pédagogique "je répète"... à maître "tant pis".<span style="mso-spacerun: yes;">              </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" align="right" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal; background: white; text-align: left;"><span style="font-size: 10.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="mso-spacerun: yes;">         </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">La Rédaction</b></span><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Siège des nations unies :  L’AES se fait entendre</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/siege-des-nations-unies-laes-se-fait-entendre-3109959.html</link>
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<description><![CDATA[ Les trois Premiers ministres des États du Sahel n’ont pas sollicité la parole. Ils l’ont imposée. À la tribune de la 80ᵉ Assemblée générale des Nations Unies, les chefs de gouvernement du Mali, du Burkina Faso et du Niger ont fait entendre une voix singulière, grave et résolument affranchie. Celle d’une Afrique qui ne quémande plus, mais qui affirme sa place. Celle d’un Sahel qui ne se soumet plus, mais qui se redéfinit. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 06 Oct 2025 04:41:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">Ce n’étaient pas de simples discours, mais un manifeste. Une déclaration d’indépendance diplomatique portée par l’Alliance des États du Sahel (AES), qui refuse désormais de plier sous le poids d’un ordre international jugé obsolète et inéquitable. «<i style="mso-bidi-font-style: normal;">Nous ne demandons pas la permission d’exister</i>», a lancé <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Ali Lamine Zeine</b>, Premier ministre du Niger, avant d’ajouter : «<i style="mso-bidi-font-style: normal;">Nous ne sommes pas contre le monde, mais nous sommes désormais maîtres de notre trajectoire</i>». Ces mots ont résonné comme une gifle diplomatique dans l’hémicycle feutré de l’ONU.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal; background: white;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">Jean-Emmanuel Ouédraogo</span></b><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">, Premier ministre du Burkina Faso, a affirmé que «l’Afrique ne peut plus être le théâtre des ambitions extérieures». Il a dénoncé les clichés persistants et les discours tronqués qui confinent le continent à une posture d’assisté. «<i style="mso-bidi-font-style: normal;">Nous voulons corriger les récits, détruire les stéréotypes et bâtir de nouvelles relations</i>», a-t-il déclaré, appelant à une refondation du multilatéralisme où l’Afrique serait enfin actrice de son destin.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal; background: white;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">Abdoulaye Maïga</span></b><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">, Premier ministre, chef du gouvernement, a porté une parole de fermeté : «<i style="mso-bidi-font-style: normal;">Pour chaque balle tirée contre nous, nous réagirons par réciprocité</i>». Il a dénoncé les ingérences, les violations territoriales et les sanctions déguisées, tout en rappelant que «<i style="mso-bidi-font-style: normal;">les États du Sahel n’ont pas choisi la guerre, mais se défendent contre une menace imposée</i>». Il a également accusé certains États de «<i style="mso-bidi-font-style: normal;">soutenir le terrorisme international</i>» en fournissant des armes et un soutien logistique à des groupes armés actifs dans la région.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">Au cœur de cette rupture se trouve une philosophie communautaire, enracinée dans les traditions sahéliennes de solidarité et de gouvernance endogène. Abdoulaye Diop, ministre malien des Affaires étrangères, a résumé cette dynamique en ces termes : «<i style="mso-bidi-font-style: normal;">Il y a une aspiration pour nous prendre en charge, pour plus d’indépendance, de souveraineté et de rupture avec des pratiques qui jurent avec l’intérêt de nos populations</i>».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">L’AES ne se limite pas à une posture sécuritaire. Elle propose une vision de civilisation. Le Premier ministre malien a annoncé la création d’une Banque confédérale pour l’Investissement et le Développement, destinée à financer des projets structurants dans les infrastructures, l’énergie, l’industrialisation et l’agriculture. Il a également réaffirmé le soutien des pays sahéliens à la position africaine commune issue du Consensus d’Ezulwini et de la Déclaration de Syrte, réclamant deux sièges permanents et cinq non permanents pour l’Afrique au Conseil de sécurité de l’ONU. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">Les interventions des Premiers ministres ont été coordonnées dans un rare exercice d’unité stratégique. Portés par une rhétorique de dignité et de résistance, leurs discours ont dénoncé les mécanismes de domination post-coloniaux : sanctions économiques, ingérences politiques, conditionnalités humiliantes. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger ne se replient pas. Ils redéfinissent les termes du dialogue international, en exigeant respect, réciprocité et fin des tutelles déguisées.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">L’AES ne rejette pas le monde. Elle refuse d’en être le terrain de jeu. Elle se dresse face aux logiques impérialistes et redéfinit elle-même les conditions du dialogue. Elle tend la main aux partenaires sincères, mais avec fermeté. Ce sursaut appelle un soutien massif des intellectuels, des diasporas, des mouvements sociaux et des citoyens africains. Il ne s’agit pas seulement de soutenir trois gouvernements, mais une vision : une armée qui protège sans opprimer, une diplomatie au service des peuples, une culture comme levier de transformation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">Les Premiers ministres du Mali, du Burkina Faso et du Niger n’ont pas simplement parlé. Ils ont dessiné les contours d’une souveraineté africaine assumée. Leur démarche est légitime, leur vision claire, leur rupture salutaire. Une parole qui dérange, une vision qui inspire. Ils ne demandent pas à être compris. Ils exigent d’être respectés. Et dans cette exigence, c’est toute l’Afrique qui retrouve sa voix.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">Il appartient désormais au monde - et à l’Afrique elle-même - de choisir : rester dans l’ombre des empires ou marcher vers la lumière d’une souveraineté retrouvée ???<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" align="right" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal; background: white; text-align: left;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">LA RÉDACTION<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;"><br style="mso-special-character: line-break;"><!-- [if !supportLineBreakNewLine]--><br style="mso-special-character: line-break;"><!--[endif]--></span><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif';"><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Union postale universelle :  LE Mali reconduit au conseil d’administration</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/union-postale-universelle-le-mali-reconduit-au-conseil-dadministration-3109958.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Mali a été réélu au sein du Conseil d’Administration de l’Union Postale Universelle (UPU), lors du 28ᵉ Congrès tenu du 8 au 19 septembre 2025 à Dubaï, Émirats arabes unis. 
Cette reconduction témoigne de l’engagement diplomatique soutenu du Président de la Transition et de la mobilisation des autorités compétentes. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 06 Oct 2025 04:39:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Une victoire diplomatique porteuse d’impact pourrait-on dire. Car cette réélection ouvre la voie à des opportunités stratégiques pour le pays. Notamment en termes de renforcement de l’image du Mali sur la scène internationale, de participation aux décisions mondiales sur la logistique, le commerce électronique et l’innovation numérique, et en termes de promotion de projets structurants en faveur du développement postal et la défense des intérêts de la région Afrique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Le Mali confirme ainsi sa place dans les instances internationales clés, avec une voix forte pour porter les enjeux du continent.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" align="right" style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal; text-align: left;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">La Rédaction<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Une délégation de haut niveau à New York : Le Mali affirme sa voix à l’Onu</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/une-delegation-de-haut-niveau-a-new-york-le-mali-affirme-sa-voix-a-lonu-3109956.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Mali a marqué sa présence à la 80ᵉ Session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations unies, tenue du 22 au 29 septembre 2025, par une participation diplomatique et stratégique de haut niveau. Conduite par le Premier ministre, Chef du Gouvernement, la délégation malienne a porté les ambitions de la Transition sur la scène internationale. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 06 Oct 2025 04:31:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">Représentant le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, le Premier ministre était accompagné du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale ainsi que du ministre de la Santé et du Développement social. Le moment fort de cette mission fut le discours prononcé par le Premier ministre, au nom de la Confédération des États du Sahel (AES), le 26 septembre, dans l’hémicycle des Nations unies (Voir L'Aube N°1367).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal; background: white;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">Diplomatie active et rencontres bilatérales<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">Durant son séjour, le Chef du Gouvernement a multiplié les échanges avec des personnalités influentes, notamment la Vice-Secrétaire générale de l’ONU, la Directrice générale de l’Organisation internationale pour les Migrations, et le ministre de la Défense du Nigéria. Il a également représenté le Mali à un événement de haut niveau organisé par le Président du Sénégal, axé sur la mémoire africaine, la justice et les réparations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">De son côté, le ministre des Affaires étrangères a pris part à plusieurs réunions stratégiques, parmi lesquelles celles du Fonds de Consolidation de la Paix, du Groupe des 77 et la Chine, de l’Organisation de la Coopération islamique, et du Groupe des Amis pour la Défense de la Charte des Nations unies. Des rencontres bilatérales ont également eu lieu avec le ministre russe des Affaires étrangères, le Président de la Commission de l’Union africaine, et le ministre marocain des Affaires étrangères autour de l’Initiative Royale visant à faciliter l’accès des pays du Sahel à l’Océan Atlantique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal; background: white;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">Santé et climat au cœur des échanges<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">La ministre de la Santé et du Développement social a, quant à elle, participé à l’Événement spécial du Secrétaire général de l’ONU sur le climat et à la Réunion de haut niveau sur les maladies non transmissibles. Il a eu des entretiens avec le Vice-ministre russe de la Santé, le Secrétaire général adjoint de l’ONU aux Affaires humanitaires, et le Directeur régional pour l’Afrique de l’OMS.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; text-align: justify; line-height: normal; background: white;"><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-fareast-language: FR;">Avant de quitter New York, les Premiers ministres de la Confédération AES ont échangé avec la diaspora sahélienne établie aux États-Unis, renforçant ainsi les liens entre les communautés expatriées et les autorités de la Transition.<o:p></o:p></span></p>
<p><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; color: #1d1d1d; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;">La Rédaction</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ce queje pense : Omar Hilale expose l&amp;apos;impasse algérienne au grand jour</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/ce-queje-pense-omar-hilale-expose-limpasse-algerienne-au-grand-jour-3109904.html</link>
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<description><![CDATA[ A l&#039;ONU, les mots sont des armes. Omar Hilale, représentant permanent du Royaume du Maroc auprès des Nations unies, le sait mieux que quiconque. Ce n&#039;est ni par l&#039;esclandre ni par la surenchère que le diplomate marocain s&#039;impose, mais par la rigueur du raisonnement et la puissance tranquille des faits. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 04 Oct 2025 10:22:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Lors de la 80e session de l'Assemblée générale des Nations unies, il a opposé, point par point, la réalité à la rhétorique algérienne sur le dossier du Sahara marocain. Aussi a-t-il réussi, comme à son habitude, une démonstration d'équilibre, mais surtout un désarmement discursif de son contradicteur, Ahmed Attaf, le chef de la diplomatie algérienne.<br>Quand l'histoire elle-même devient témoin</p>
<p>Dans un exercice de mémoire diplomatique, Omar Hilale a commencé par rappeler une vérité peu commode pour Alger : c'est le Maroc - et non l'Algérie - qui, dès 1963, a introduit la question du Sahara à l'agenda onusien dans le cadre de la décolonisation. Une démarche proactive, historique, que le diplomate a opposée à l'amnésie sélective du chef de la diplomatie algérienne.</p>
<p>Mais Hilale ne s'est pas contenté d'un simple rappel, il a convoqué la résolution 3458B de l'Assemblée générale des Nations unies, adoptée il y a un demi-siècle, qui prend acte des Accords de Madrid mettant fin à la colonisation espagnole. Ce document, ignoré par son interlocuteur, révèle l'indigence juridique du discours algérien. En somme, l'ONU elle-même a reconnu ce que certains feignent encore de nier.</p>
<p><strong>Du terrain, des faits, des preuves</strong><br>Le cœur du discours algérien s'appuie sur une supposée "réalité imposée" au Sahara. Omar Hilale, avec un calme chirurgical, renverse cette perspective ; la seule réalité incontestable est celle du développement.<br>En quelques phrases précises, il brosse le portrait d'un Sahara marocain vivant, actif, intégré, des infrastructures colossales (ponts, autoroutes, ports, hôpitaux universitaires), une participation citoyenne dynamique, et une présence diplomatique croissante avec 30 consulats ouverts dans les villes du Sud. Et de rappeler que même Washington a donné des instructions à ses institutions pour investir dans cette région, acte de reconnaissance implicite mais lourd de sens.<br><strong></strong></p>
<p><strong>L'initiative marocaine : un consensus international grandissant</strong><br>L'élément structurant de la réponse marocaine reste l'Initiative d'autonomie proposée en 2007. Hilale l'a rappelé avec clarté : toutes les résolutions du Conseil de sécurité depuis cette date consacrent sa prééminence, saluant son caractère sérieux et crédible. Plus de 120 pays la soutiennent, dont les principales puissances du Conseil de sécurité. Dans ce concert de soutiens, l'Algérie fait bande à part, tout en prétendant ne pas être impliquée.  Une contradiction mise à nu par le diplomate : "L'Algérie ne cesse de poser des conditions et d'émettre des exigences. Cela ne peut être fait que par une partie prenante", assène Hilale. Le piège rhétorique algérien est refermé par sa propre logique.<br><strong></strong></p>
<p><strong>L'art du contre-pied diplomatique</strong><br>La force d'Omar Hilale réside dans la dignité tranquille de sa parole. À mille lieues de l'invective, il conclut par un rappel aux valeurs du dialogue, citant le Roi Mohammed VI dans son discours du Trône : "Une solution où il n'y aura ni vainqueur ni vaincu". C'est là que réside la véritable grandeur. Dans l'appel à une paix mutuellement honorable, et non dans la perpétuation d'un conflit artificiel.</p>
<p>Face aux logorrhées figées d'Alger, Omar Hilale a opposé la précision du droit, la factualité du terrain et la hauteur de vue politique. Égal à lui-même, sans hausser le ton, il a réduit à néant les assertions adverses, non pas en les attaquant frontalement, mais en les rendant obsolètes à la lumière des faits.</p>
<p><strong>Le vernis du discours algérien fissuré par le droit onusien</strong><br>L'un des moments les plus subtils, mais décisifs, de l'intervention d'Omar Hilale est sa déconstruction calme mais précise du détournement sémantique opéré par Alger autour du terme "décolonisation". À ceux qui tentent d'enfermer la question du Sahara marocain dans un cadre idéologique daté, le représentant permanent du Maroc à l'ONU oppose une lecture actualisée et juridiquement fondée du traitement onusien.</p>
<p>En interpellant directement son homologue algérien, Hilale rappelle une évidence institutionnelle?: le Conseil de sécurité ne traite pas le dossier saharien comme un reliquat colonial, mais bien comme un différend régional à résoudre selon les mécanismes du maintien de la paix et de la sécurité internationale. C'est là un déplacement stratégique du centre de gravité du débat?: on ne parle plus de libération, mais de règlement politique.</p>
<p><strong>La Minurso : ni point de départ, ni point final</strong><br>Autre clarification capitale ? : la mission de la Minurso, souvent brandie comme un repère historique, ne saurait être érigée en fondement du narratif algérien. Hilale a remis cette mission à sa juste place ?: un jalon parmi d'autres dans un processus bien plus large, qui a évolué sous l'impulsion du Conseil de sécurité.<br>Depuis plus de deux décennies, ce dernier a modifié son approche, abandonnant les velléités référendaires au profit d'un appel constant à une solution politique mutuellement acceptable. Et surtout, depuis 2007, toutes les résolutions onusiennes convergent vers une reconnaissance de l'Initiative marocaine d'autonomie, qualifiée de "sérieuse et crédible", selon les termes mêmes du Conseil.</p>
<p><strong>Une neutralité autoproclamée mais stratégiquement contredite</strong><br>Peut-on prétendre à la neutralité tout en dictant les termes du jeu ? C'est cette incongruité flagrante qu'Omar Hilale a soulignée, avec une finesse qui ne laisse aucune échappatoire. L'Algérie, clame-t-elle, ne serait qu'un observateur extérieur, un "voisin concerné", mais non impliqué. Or, dans les faits, elle s'arroge le droit de fixer les règles, d'imposer des exigences et de refuser certaines voies de résolution.</p>
<p>Une simple observation ? Non. Une posture incompatible avec l'idée même d'impartialité. En posant cette question fondamentale - "A quel titre pose-t-elle ces conditions, sinon en tant que partie prenante ?" - le diplomate marocain fait tomber le masque, révélant une stratégie de double discours devenue intenable à l'épreuve des faits.<br>Mais fidèle à l'esprit d'ouverture qui caractérise la diplomatie marocaine, Hilale ne s'est pas arrêté à la critique. Il tend la main, une fois encore, en invitant Alger à abandonner l'ambiguïté stratégique pour s'asseoir, en toute clarté, à la table des négociations. Son appel n'est ni naïf ni isolé, il s'inscrit dans la logique du processus onusien, notamment les tables rondes politiques préconisées par le Conseil de sécurité.</p>
<p>En définitive, la reconnaissance implicite du rôle central de l'Algérie dans ce différend doit trouver une traduction concrète. Le temps des faux-fuyants semble révolu. À Alger de choisir entre la posture stérile et l'engagement responsable.</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le général de division Abdoulaye Maiga à la 80e session de l&amp;apos;ONU: &amp;quot;Nous appelons la junte algérienne à cesser  de soutenir le terrorisme international…&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/le-general-de-division-abdoulaye-maiga-a-la-80e-session-de-lonu-nous-appelons-la-junte-algerienne-a-cesser-de-soutenir-le-terrorisme-international-3109910.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/le-general-de-division-abdoulaye-maiga-a-la-80e-session-de-lonu-nous-appelons-la-junte-algerienne-a-cesser-de-soutenir-le-terrorisme-international-3109910.html</guid>
<description><![CDATA[ &quot;Pour chaque balle tirée contre nous, nous réagirons par réciprocité. Pour chaque mot employé  de travers, nous réagirons par réciprocité&quot;

&quot;Le Mali condamne fortement l&#039;agression algérienne  et a saisi la Cour internationale de justice, à cet effet&quot;

&quot;La guerre en Ukraine et le terrorisme  dans le Sahel ont des connexions&quot; ]]></description>
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<pubDate>Fri, 03 Oct 2025 22:51:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNoSpacing"><span><span style="font-size: 14.0pt;">Au passage, le Mali rend un vibrant hommage au Ministre des affaires étrangères de la junte algérienne. En effet, le mensonge corrompant tout, il vient d'ôter toute crédibilité à la version algérienne de la destruction du drone malien. Aussi, nous n'avons point été surpris par la fuite en avant de la junte algérienne qui a refusé de donner son consentement à la compétence de la Cour Internationale de Justice suite à l'affaire de la destruction du drone malien, craignant ainsi d'être démasqué publiquement comme agresseur et soutien du terrorisme international.<o:p></o:p></span></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span><span style="font-size: 14.0pt;">Au regard de ces 3 points insolites, le Mali recommande à la Junte algérienne, d'une part de faire sienne cette citation de Amadou Hampaté Bâ, dans Vie et enseignement de Tierno Bokar : le Sage de Bandiagara : «Certaines vérités ne nous paraissent invraisemblables que, tout simplement, parce que notre connaissance ne les atteint pas».<o:p></o:p></span></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span><span style="font-size: 14.0pt;">Nous les invitons à chercher à connaitre le Mali et les valeurs qu'incarnent les Mali Denw. Aussi, face aux assauts et à l'adversité, nous ne serons pas des spectateurs : Pour chaque balle tirée contre nous, nous réagirons par réciprocité. Pour chaque mot employé de travers, nous réagirons par réciprocité. <o:p></o:p></span></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span><span style="font-size: 14.0pt;">D'autre part, il est vivement recommandé à la junte algérienne d'organiser à Tin Zaouatine Algérie, un festival international annuel dédié à l'artifice de l'intelligence humaine.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Du haut de cette tribune, nous appelons la junte algérienne à cesser de soutenir le terrorisme international et à s'impliquer résolument dans la promotion de la paix et de la sécurité, dans un esprit constructif, en respectant la souveraineté des Etats. A bon entendeur, Tant pis !<o:p></o:p></span></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span><span style="font-size: 14.0pt;">Madame la Présidente,<o:p></o:p></span></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span><span style="font-size: 14.0pt;">Mesdames et Messieurs,<o:p></o:p></span></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span><span style="font-size: 14.0pt;">L'occasion est ici propice pour exposer l'avis d'un citoyen, le Poing levé à l'Aube de notre souveraineté retrouvée, partagé par le peuple de la Confédération AES. Notre Confédération est composée de nations combattantes, une terre de résistance. Ce que nous affrontons, ce n'est pas un simple conflit intérieur. C'est une guerre hybride, soutenue par des intérêts impérialistes, où les ennemis de la paix portent parfois des cravates. Si l'ONU continue à feindre l'ignorance, elle cessera d'être la somme du monde et deviendra le bras passif de l'injustice mondiale.<o:p></o:p></span></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span><span style="font-size: 14.0pt;">Nous disons ceci : la Confédération AES n'a pas peur. Elle ne cédera pas. Elle résistera encore et toujours.<o:p></o:p></span></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span><span style="font-size: 14.0pt;">Toutefois, la Confédération AES donne aux Nations Unies une opportunité historique, celle de se placer du côté de la vérité. Celle de reconnaître que le peuple de l'AES est agressé. Celle de soutenir une Confédération qui combat à la fois pour elle-même et pour l'Afrique, pour la stabilité du continent et, indirectement, pour celle du monde entier. L'histoire jugera. Elle jugera ceux qui ont armé les forces du mal. Elle jugera ceux qui ont détourné le regard. Elle jugera ceux qui ont oublié que la justice est la seule voie vers la paix durable. La Confédération AES ne demande pas l'aumône. Elle appelle à la conscience.<o:p></o:p></span></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span><span style="font-size: 14.0pt;">Pour conclure, je voudrais réaffirmer, ici l'attachement de la Confédération des Etats du Sahel aux valeurs, aux buts et aux principes de la Charte des Nations Unies. Aussi, la Confédération AES indique qu'on ne peut être «mieux ensemble» qu'à la condition d'œuvrer collectivement pour un multilatéralisme à visage humain, fait de dialogue, fondé sur le droit, la coopération et la solidarité entre les peuples, promouvant la paix et le développement, dans le respect de la souveraineté des Etats. Cependant, nous ne pouvons et nous ne devons continuer à faire la même chose durant les années à venir, pour espérer des résultats différents. Il y a un besoin urgent de réformes à opérer dans notre cadre multilatéral existant, incarné par notre Organisation commune. La célébration des 80 ans de l'ONU nous offre cette opportunité historique pour adapter l'Organisation aux réalités du moment, capable de répondre efficacement aux défis présents et futurs.<o:p></o:p></span></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span><span style="font-size: 14.0pt;">La Confédération AES reste disposée à jouer sa partition, toute sa partition, dans la quête de réponses collectives, visant à préserver les générations futures du fléau de la guerre, à assurer un développement harmonieux pour tous, et à promouvoir et protéger les droits humains.<o:p></o:p></span></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span><span style="font-size: 14.0pt;">- Que Dieu bénisse la Confédération des Etats du Sahel et préserve son peuple des forces obscurantistes et destructrices du monde !<o:p></o:p></span></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span><span style="font-size: 14.0pt;">- Que Dieu bénisse le Mali et préserve les Maliens des forces obscurantistes et destructrices du monde !<o:p></o:p></span></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span><span style="font-size: 14.0pt;">- Que Dieu bénisse l'Afrique et préserve les africains des forces obscurantistes et destructrices du monde !<o:p></o:p></span></span></p>
<p class="MsoNoSpacing"><span><span style="font-size: 14.0pt;">- Que Dieu bénisse le monde et préserve l'humanité entière des forces obscurantistes et destructrices du monde !"</span></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le premier ministre Abdoulaye Maïga à l’Onu :   Une ferme détermination d’assumer la souveraineté en s’ouvrant une nouvelle ère de prospérité</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/le-premier-ministre-abdoulaye-maiga-a-lonu-une-ferme-determination-dassumer-la-souverainete-en-souvrant-une-nouvelle-ere-de-prosperite-3109848.html</link>
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<description><![CDATA[ Intervenant à la tribune des Nations unies le vendredi 26 septembre 2025 (à l’occasion de la 80 assemblée générale), le Premier ministre Abdoulaye Maïga a rappelé aux parrains du terrorisme que rien n’empêchera la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES) d’assumer pleinement sa souveraineté ouvrant la voie de la renaissance du panafricanisme. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Oct 2025 01:15:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Très apprécié comme d’habitude au Mali, en Afrique et partout où on aspire à un autre son de cloche que celui imposé par ceux qui se prennent pour les « Maîtres du monde », son discours a sonné comme un véritable plaidoyer pour la souveraineté et une dénonciation des « parrains » du terrorisme comme l’Ukraine, la France et l’Algérie qui agissent maintenant à visages découverts.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>« La Confédération des États du Sahel n’a pas peur. Elle ne cédera pas. Elle résistera encore et toujours », a lancé le Premier ministre, Général de division Abdoulaye Maïga, vendredi dernier (26 septembre 2025) à la tribune des Nations unies. C’était à l’occasion de la 80e assemblée générale sur le thème, « Mieux ensemble : plus de 80 ans au service de la paix, du développement et des droits humains ». Ainsi, a ajouté le chef du gouvernement, à la différence de certains États qui ont ouvert « des couloirs de passage » sur leur territoire aux terroristes, en vue d’attaquer d’autres pays ou « d’offrir leur territoire comme base arrière », l’AES a « décidé de sécuriser les pays tout en évitant une propagation de la menace vers d’autres régions africaines, voire dans le monde, effectuant ainsi un véritable travail de sécurité publique régionale et mondiale ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Aujourd’hui, il ne fait l’ombre d’aucun doute que « les forces obscurantistes » sont appuyées par des États étrangers qui les arment tout en leur servant aussi de bases arrière. Le Premier ministre a ainsi évoqué des « preuves » de livraisons de drones kamikazes ukrainiens aux Groupes armés terroristes (GAT) et a accusé Paris de soutenir des mouvements hostiles au Sahel dans un contexte de rupture avec les anciennes forces internationales. L’Algérie n’en fait pas moins. A la tribune des Nations unies, le Général Abdoulaye Maïga n’a d’ailleurs pas manqué de prendre la communauté internationale à témoin sur les agissements de ce pays. Il a ainsi invité « la junte algérienne à cesser de soutenir le terrorisme international et à s'impliquer résolument dans la promotion de la paix et de la sécurité dans un esprit constructif en respectant la souveraineté des États ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Des atouts indéniables pour assumer la souveraineté et impulser l’émergence socioéconomique</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En tout cas, rien ne peut aujourd’hui contrarier la volonté des États du Sahel à devenir « une puissance régionale panafricaine ». Cela d’autant plus que, outre les efforts de sécurisation pour le retour de la paix dans la région, les gouvernements concernés s’attellent à « la mise en œuvre d’une stratégie globale et intégrée » incluant des mesures politiques, de développement économique et social, de justice et de réconciliation. « En choisissant la voie de l’audace et de la souveraineté, les instances confédérales ont lancé des initiatives de rupture fondées sur le développement endogène », a rappelé le PM Maïga. Et pour lui, « c’est là un chemin clair, celui d’apporter nous-mêmes la valeur ajoutée indispensable à nos économies et de préserver la dignité de nos peuples ». Et de préciser, « ce choix, que nous assumons pleinement, traduit notre volonté ferme et inébranlable de prendre en main notre destin ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la même optique, l’AES a inscrit au « cœur de nos priorités nationales et confédérales », des politiques d’investissements stratégiques dans différents domaines prioritaires tels que les infrastructures, l’énergie, l'industrialisation et la diversification de l’économie. Participe à cette dynamique, la création de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement visant à réaliser les projets confédéraux. Sans compter que la confédération fonde aussi ses ambitions de développement sur des atouts indéniables comme un territoire vaste de 2 800 000 km² et une population de 75 millions d’habitants, dont la majorité est composée de jeunes. À cela s’ajoute sa diaspora forte, engagée et agissante. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La région compte également sur ses terres fertiles, ses nombreux cours d’eau, ses sources d’énergie et ses réservoirs en ressources minières parmi les plus importants au monde. Selon certains observateurs, en multipliant les attaques verbales contre certaines puissances, la Confédération AES cherche à « marquer son indépendance et à rallier un soutien panafricaniste ». Et cela au risque d’exacerber les tensions régionales, particulièrement avec Alger. Les prochaines semaines diront si la tribune onusienne aura servi de tremplin diplomatique ou accentué l’isolement du bloc sahélien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En tout cas, selon le Général Abdoulaye Maïga, il est aujourd’hui clair que le peuple digne de l’AES est plus que jamais déterminé à se libérer du joug de l’impérialisme et à réaliser son autodétermination dans un esprit panafricaniste.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Moussa Bolly<o:p></o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>80e session ordinaire de l’Assemblée générale Assemblée de l’ONU : Le Mali ne renonce pas à sa requête contre la France</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/80e-session-ordinaire-de-lassemblee-generale-assemblee-de-lonu-le-mali-ne-renonce-pas-a-sa-requete-contre-la-france-3109827.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Premier ministre et chef du gouvernement, Abdoulaye Maïga, s’est acquitté de sa partition malienne sur la tribune des Nations-Unies en prenant pris la parole, le 26 septembre, lors du débat général de la 80e session ordinaire de l’ONU. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 01 Oct 2025 11:30:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’instar de son précédent passage au même endroit, il a fustigé les Etats comme la France, l’Ukraine et l’Algérie, que le Mali accuse de déstabiliser le Sahel en apportant aides et soutiens aux terroristes qui y opèrent. Le porte-voix du Gouvernement malien n’a pas épargné les instances de l’ONU. Tout en plaidant pour la réforme du Conseil de Sécurité, il a vigoureusement dénoncé sa posture dans le traitement de la requête malienne contre la France, en souffrance depuis son introduction en 2022. Le Général Abdoulaye Maïga en a ainsi profité pour remettre le couvert sur les griefs et accusations contre la France et l’Ukraine de soutenir les groupes terroristes opérant au Sahel. En clair, Bamako, par la voix de son Premier ministre malien qualifie Paris de nostalgique de l’époque coloniale ainsi que de sa perte d’influence dans le Sahel, tandis que l’Ukraine est prise à partie à nouveau pour avoir ouvertement revendiqué sa partition dans l’attaque contre une patrouille malienne, en juillet 2024, en fournissant des moyens aux groupes que Bamako qualifie de terroristes. Et le PM Maïga de porter l’engagement des pays de l’AES à lutter ensemble contre le terrorisme, tout en plaidant pour une refondation de la gouvernance mondiale comme réponse aux défis sécuritaires et économiques, en les présentant comme «une menace réelle à la paix et à la sécurité internationales» ainsi qu’une atteinte grave aux fondements des Etats.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le PM rappelle à ce sujet la saisine, en 2022, du Conseil de Sécurité des Nations Unies aux fins d’une réunion de présentation des preuves irréfragables du soutien de la France aux activités terroristes. Et, tout en déplorant une requête «demeurée sans suite», il a invité les institutions internationales à la responsabilité et au devoir de répondre aux cris de détresse des peuples opprimés qui revendiquent leur souveraineté.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au sujet de la création de l’AES, il dira que cette voie de l’audace et de la souveraineté traduit la volonté ferme et inébranlable des peuples confédérés de prendre en main leur destin, ainsi que leur ouverture à la coopération et au pare fait gagnant-gagnant avec l’ensemble des Etats, organisations régionales et internationales respectueux de leur choix politiques souverains, priorités sécuritaires et options stratégiques dans la lutte contre le terrorisme, le développement économique et social et autres aspirations de ses populations. Pour ce faire, l’AES, selon le Premier ministre malien, est riche de son territoire de 2,8 millions Km2, d’une population de 75 millions d’habitants, de ses terres fertiles et nombreux cours d’eau, ses sources d’énergie et de ses réservoirs en ressources minières.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur la question de droits humains, le Général Abdoulaye Maïga, en dépit du retrait de ces trois pays de la CPI, a rassuré de l’attachement de la Confédération de l’AES au droit humanitaire international et aux droits de l’homme, conformément à son histoire millénaire humaniste et à ses engagements nationaux et internationaux. Et d’ajouter, toutefois, que l’AES s’oppose à toute instrumentalisation de la question des droits humains à des fins politiques ou de déstabilisation de ses Institutions nationales, voire de ses Etats souverains et indépendants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À l’instar de nombreux intervenants africains, le chef du gouvernement malien n’a pas manqué d’insister sur la nécessité d’une réforme profonde de l’Organisation des Nations unies, notamment du Conseil de sécurité. Afin de réparer l’injustice historique, Abdoulaye Maïga a réclamé pour l’Afrique « deux sièges permanents et cinq non permanents, conformément au Consensus d’Ezulwini et à la Déclaration de Syrte. Et de plaider pour un multilatéralisme plus équitable, capable de traduire les résolutions en actions concrètes et de garantir le respect du droit international. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Amidou Keita<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Après le rejet de la compétence de la CIJ : Comment le Mali va régler son différend avec l’Algérie ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/apres-le-rejet-de-la-competence-de-la-cij-comment-le-mali-va-regler-son-differend-avec-lalgerie-3109826.html</link>
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<description><![CDATA[ Déjà tendues depuis la remise en cause par les autorités de la Transition malienne de l’accord d’Alger de 2015, en 2023, les relations entre Bamako et Alger vont de détériorer en mars 2025, après la destruction d’un drone malien dans la zone de Tinzaouaten. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 01 Oct 2025 11:25:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Selon les autorités maliennes, l’appareil était en mission de reconnaissance contre des groupes armés terroristes opérant dans la région Nord et a été abattu en territoire malien sans avertissement. Pour justifier un acte qu’elle désigne comme une posture défensive, l’Algérie soutient que le drone en question a franchi sa frontière. Il n’en fallait pas plus, en tout cas, pour que les deux pays se regardent en chiens de faïence au point d’impliquer la Cour Internationale de Justice, le 16 septembre 2025, après que les réclamations maliennes de clarifications des conditions exactes de l’incident sont restées sans suite - notamment sur les preuves de violation de l’espace aérien algérien par le drone abattu. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sauf que la procédure devant la CIJ n’aura pas dépassé trois jours, à cause du refus de l’Algérie de se soumettre à la procédure, faisant ainsi obstacle à l’arbitrage du litige par la justice internationale. De quoi en rajouter à l’hostilité entre le Mali et son grand voisin sue fond de passe d’armes verbale par communiqués interposés. Alors que Bamako accuse l'Alger de dissimuler les preuves de sa culpabilité et son soutien aux terroristes à coups de dérobades et de soustraction à l’arbitrage, l’Algérie assimile la démarche malienne à une « tentative d’instrumentalisation » des instances arbitrales de l’ONU.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le malaise prend ainsi des proportions d’escalade pendant qu’aucune voix officielle n’existe désormais entre les deux pays, après le rappel de leurs ambassadeurs respectifs. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les interrogations n’ont de cesse d’affluer, par conséquent, quant aux moyens par lesquels le Mali pourrait résoudre un différend qu’un État se prévalant d’une montée en puissance militaire pourrait percevoir comme un affront. Les autorités de transition franchiront-elles l’audace de se faire justice, notamment par les armes ? C’est la question nombre d’observateurs se posent, après les tirs ciblés du PM Abdoulaye Maïga sur la tribune des Nations - Unies. Parlant de la brouille que le Mali entretient avec Algérie, le Général Maïga a notamment laissé entendre que le Mali ne sera pas un spectateur face aux assauts et à l’adversité. «Pour chaque balle tirée contre nous, nous réagirons par la réciprocité. Pour chaque mot employé de travers, nous réagirons par réciprocité », a-t-il prévenu au lendemain d’une démonstration de force réalisée au détour des festivités commémoratives du 65e anniversaire de l’indépendance marquées par une parade militaire aux allures de mises en garde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ajoutés à la tonalité des communiqués et menaces de part et d’autre, il y a peut-être lieu de s’attendre au pire qui n’apportera que le chaos et la désolation dans une région déjà fragilisée par l’incursion des terroristes sans loi.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Amidou KEÏTA <o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Assemblée générale des Nations unies : Le mali réagit aux «attaques grossières» du ministre algérien des affaires étrangères</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/assemblee-generale-des-nations-unies-le-mali-reagit-aux-attaques-grossieres-du-ministre-algerien-des-affaires-etrangeres-3109770.html</link>
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<description><![CDATA[ Lors de son passage hier à la tribune de l&#039;ONU, le chef de la diplomatie algérienne a dit des contre-vérités sur le Mali. Cependant, l&#039;ambassadeur permanent de notre pays auprès des Nations Unies, Issa Konfourou, n&#039;a pas tardé à riposter ]]></description>
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<pubDate>Tue, 30 Sep 2025 10:22:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">La Mission permanente de la République du Mali auprès des Nations unies a présenté, le lundi 29 septembre 2025, un droit de réponse aux propositions du ministre algérien des Affaires étrangères.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Dans sa déclaration, le représentant permanent du Mali auprès de l'ONU, Issa Konfourou, a d'abord tenu à faire savoir que la délégation malienne n'a pas pour habitude d'exercer un droit de réponse. Cependant, les « attaques personnelles, grossières et condescendantes » du chef de la diplomatie algérienne l'obligent à intervenir pour corriger les contre-vérités que « nous avons entendues ».</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">«Par respect pour l'Assemblée générale et pour l'idéal incarné par les Nations unies, la délégation du Mali ne s'abaissera pas au niveau des invectives et attaques personnelles à la limite de la décence proférées par le ministre algérien des Affaires étrangères. Ce faisant, il a choisi de ne pas dire un seul mot des affaires à l'origine des tensions inédites actuelles entre nos deux pays», a déclaré l'ambassadeur Issa Konfourou.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Il a ainsi réitéré la teneur de la déclaration du Premier ministre Abdoulaye Maïga, le 26 septembre, à la tribune de l'ONU, qui indique que les tensions actuelles entre nos deux pays prennent essentiellement leur origine dans les ingérences intempestives et inacceptables du régime algérien dans les affaires intérieures du Mali. «Ensuite est venu se greffer le différend concernant la destruction, dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2025, d'un drone de reconnaissance des Forces armées maliennes par l'armée algérienne. Alors que l'Algérie affirmait que l'appareil avait violé son espace aérien sur 2 km, les enquêtes du Mali, rendues publiques le 6 avril, ont conclu à une «action hostile préméditée», a rappelé le diplomate malien.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Pour l'ambassadeur Issa Konfourou, le silence d'Alger, le refus de coopération et les données techniques de trajectoire manifestent, selon Bamako, que le drone n'a jamais quitté le ciel malien et que son épave a été retrouvée à 9,5 km de la frontière, sur le territoire du Mali. «Il s'agit d'un acte d'agression inédit dans l'histoire des relations entre nos deux pays», a-t-il déclaré, accusant l'Algérie de chercher à entraver les opérations contre des groupes armés terroristes actifs au Sahel.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Issa Konfourou a rappelé que le Mali avait saisi la Cour internationale de justice (CIJ), mais l'Algérie a refusé d'en reconnaître la compétence, ce qui constitue «un aveu de culpabilité et un mépris de la légalité internationale». Il a également regretté qu'au lieu de répondre aux faits établis et documentés, les autorités algériennes se livrent à une «stratégie de fuite en avant et à des invectives diffamatoires», tout en rappelant le soutien historique de Bamako au Front de Libération nationale (FLN) durant la guerre d'indépendance.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">«Le Mali réitère son appel à l'Algérie à cesser ses ingérences dans les affaires intérieures du Mali, à mettre fin à son soutien aux formations terroristes et à travailler de bonne foi à la stabilité et au développement du Sahel, dans le respect de la souveraineté des États», a insisté l'ambassadeur Issa Konfourou, en concluant que notre pays «ne ménagera aucun effort pour défendre son territoire national et protéger les personnes et les biens».</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Souleymane SIDIBE</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Crise Mali&#45;Algérie : Bamako dénonce les « contre&#45;vérités » d’Alger et réaffirme ses accusations</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/crise-mali-algerie-bamako-denonce-les-contre-verites-dalger-et-reaffirme-ses-accusations-3109764.html</link>
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<description><![CDATA[ En réponse aux propos du ministre algérien des Affaires étrangères, la délégation malienne à l’ONU a vigoureusement dénoncé des « attaques personnelles et condescendantes » et défendu sa position sur l’incident du drone détruit en avril 2025. Bamako accuse Alger d’ingérences répétées et d’une action militaire préméditée. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 29 Sep 2025 22:48:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 13.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif';">La tension ne faiblit pas entre Bamako et Alger. À l’Assemblée générale des Nations Unies, la délégation du Mali a exercé un droit de réponse exceptionnel, pointant du doigt les propos jugés « grossiers » et « irrespectueux » du ministre algérien des Affaires étrangères.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 13.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif';">« Par respect pour le décorum de cette auguste Assemblée, nous ne répondrons pas par des invectives », a déclaré le représentant malien, tout en accusant Alger de passer sous silence les véritables causes des tensions inédites entre les deux pays : des ingérences « intempestives et inacceptables » dans les affaires intérieures du Mali, alors que Bamako affirme avoir repris en main son propre processus de paix.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 13.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Au cœur du différend : la destruction d’un drone malien dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2025. Selon Bamako, l’appareil de reconnaissance a été abattu par les forces algériennes. Quelques heures après l’incident, Alger avait publié un communiqué évoquant une « violation de son espace aérien sur deux kilomètres ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 13.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Mais pour les autorités maliennes, cette version est intenable. Après enquête, Bamako affirme disposer de preuves « scientifiques et irréfutables » publiées dès le 6 avril 2025. Celles-ci démontreraient que le drone n’a jamais quitté l’espace aérien malien et que son épave a été retrouvée à 9,5 km de la frontière, bien à l’intérieur du territoire national.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 13.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif';">« Comment expliquer qu’un drone abattu en Algérie aurait dérivé de 22 km pour s’écraser au Mali ? Les lois élémentaires de la physique rendent cela impossible », a insisté le représentant malien.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 13.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Au-delà de l’incident du drone, Bamako estime que le « silence coupable » d’Alger et son refus de coopérer confirment la préméditation d’une action hostile. Le ton est donné : le Mali entend défendre sa souveraineté face à ce qu’il considère comme une agression caractérisée et un prolongement des tensions régionales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 13.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif';"><strong>La Rédaction de Maliweb.net</strong><o:p></o:p></span></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202509/image_870x_68db02e96d6d5.jpg" alt=""></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>80ème assemblée générale de l’ONU : Le PM Abdoulaye Maïga a dénudé les Etats&#45;sponsors du terrorisme au Sahel</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/80eme-assemblee-generale-de-lonu-le-pm-abdoulaye-maiga-a-denude-les-etats-sponsors-du-terrorisme-au-sahel-3109733.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/80eme-assemblee-generale-de-lonu-le-pm-abdoulaye-maiga-a-denude-les-etats-sponsors-du-terrorisme-au-sahel-3109733.html</guid>
<description><![CDATA[ À l’occasion de la 80ᵉ Assemblée générale des Nations Unies, le chef du gouvernement malien, General de Division Abdoulaye Maiga a honoré avec succès son passage au pupitre, le 26 septembre 2025 lors du Débat général. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 29 Sep 2025 10:39:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans son discours, le PM Maïga a défendu une vision ferme de l’indépendance africaine notamment de la Confédération de l’AES, tout en appelant à un multilatéralisme renouvelé et respectueux, en évoquant le terrorisme dont ces pays sont confrontés et dénoncé le sponsoring de ce mal par certaines puissances internationales et sous régionales notamment l’Algérie.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Son discours, comme chaque AG de l’ONU, était très attendu. Sans surprise, le Général de Division Abdoulaye Maïga, Premier ministre de la transition malienne, à la tribune de l’ONU ce jeudi 26 septembre, a bien assuré. Stoïque, le ton haut, la bonne articulation des mots et la profondeur dans le message, il a encore illuminé cette 80ᵉ session de l’Assemblée générale d’un lumineux exposé. A noter que le thème de ce débat général était « Mieux ensemble : plus de 80 ans au service de la paix, du développement et des droits humains ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Représentant le Président Assimi Goïta et les pays de l’AES lors de ce débat, le General Maïga a pris la parole pour défendre la souveraineté du Mali, dénoncer les ingérences étrangères, et réaffirmer les engagements de Bamako pour la paix, la sécurité, et le développement durable. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Un plaidoyer pour les Etats du Sahel</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face aux représentants des 193 États membres de l’ONU, le PM Abdoulaye Maïga a commencé par dresser un tableau clair des défis auxquels fait face le Mali : insécurité persistante, instabilité régionale, pression économique et crise humanitaire. Des défis auxquels les pays du Sahel notamment et plus précisément les pays de l’AES sont confrontés.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">A l’entame de son propos, il a fait savoir que la paix, l’entraide, le développement et la préservation des droits humains demeurent les principaux objectifs, voire la raison d’être des Nations Unies.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Que Hélas, ces objectifs essentiels n’ont jamais été autant ébranlés dans le monde et au Sahel précisément, du fait essentiellement des groupes armés obscurantistes instrumentalisés et soutenus par des sponsors étatiques étrangers. « Les Etats membres de la Confédération des Etats du Sahel sont à l’avant-garde de la lutte contre le terrorisme, qui constitue à la fois une menace réelle à la paix et à la sécurité internationales, mais aussi et surtout une atteinte grave aux fondements mêmes de nos Etats », a-t-il laissé entendre. Fort de ce constat, il dira que sous l’impulsion des Chefs l’AES, les Forces de Défense et de Sécurité des trois pays de la Confédération AES travaillent étroitement, dans un élan de collaboration et de complémentarité sans précédent. Ce, ajoutera-t-il, par ce qu’ils sont portés par un engagement commun et une mutualisation des efforts, pour endiguer le fléau du terrorisme. Et de poursuivre que cette nouvelle dynamique, articulée autour du renforcement des capacités opérationnelles de nos Forces de Défense et de Sécurité, à travers un recrutement massif, une formation adéquate et la fourniture d’équipements appropriés, produit chaque jour des résultats encourageants sur le terrain. « Confirmant ainsi, toute la pertinence de notre décision souveraine de nous mettre ensemble pour combattre nos ennemis communs » a-t-il déclaré, sans manquer d’ajouter qu’à<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la différence de certains Etats qui ont ouvert des couloirs de passage sur leur territoire aux terroristes, en vue d’attaquer d’autres pays, ou d’offrir leur territoire comme base arrière, les pères fondateurs de l’AES, par engagement panafricaniste, et dans le soucis de préserver les intérêts de leurs populations, ont décidé de sécuriser leur pays tout en évitant une propagation de la menace vers d’autres régions africaines, voire dans le monde, effectuant ainsi un véritable travail de sécurité publique régionale et mondiale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Les sponsors étatiques du terrorisme pointés du doigt</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toujours selon le Premier ministre malien, la Confédération AES réitère avec force sa ferme condamnation du soutien ouvert et parfois exprimé publiquement, de sponsors étatiques étrangers qui : « pour des motifs impérialistes, déstabilisent notre entité d’une part, en mettant à la disposition des groupes terroristes des conseillers, des moyens logistiques, et des armes et munitions, d’autre part en leur accordant un soutien politique et en leur offrant des bases arrières situées dans certains pays voisins, en violation de toutes les règles internationales ». Qu’aussi éloignée qu’il n’y paraît, la guerre en Ukraine et le terrorisme dans le Sahel, ont des connexions. A titre de rappel, il dira qu’après l’attaque terroriste contre une patrouille des Forces de Défense et de Sécurité maliennes, du 24 au 26 juillet 2024 à Tinzawatène, dans la région de Kidal, le Mali avait dénoncé cet incident dans son allocution de 2024 ici même, et condamné l’attitude d’officiels Ukrainiens qui ont publiquement revendiqué leur participation à ladite attaque terroriste. « De ce comportement atypique, nous avons déduit tout simplement que les officiels ukrainiens ont malheureusement confondu la scène internationale et la scène de théâtre », a-t-il précisé. Et que dans ce contexte, certains Etats occidentaux doivent cesser de fournir des armes à l’Ukraine, au risque de contribuer à la promotion du terrorisme international.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans le même développement, le PM Maïga a indiqué que le régime français reste nostalgique de la colonisation et préoccupé par sa perte d’influence dans le Sahel. Ce faisant, que son appui au régime ukrainien relève d’une manœuvre consistant à occuper l’attention de la communauté internationale sur la guerre en Ukraine, tout en sponsorisant les groupes terroristes évoluant au Sahel. En raison du fait qu’il reste fidèle aux principes de la Charte des Nations Unies, le Mali, a-t-il rappelé, avait, le 15 août 2022, saisi le Conseil de Sécurité des Nations Unies en vue d’une réunion du Conseil, afin que son pays puisse fournir des preuves irréfragables du soutien de la France aux activités terroristes. Que jusque-là, la requête est demeurée sans suite alors que leurs actions de sabotage continuent à divers niveaux.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>« Il est temps d’agir, pour que les responsables de ces violences soient identifiés et confondus, que les résolutions soient traduites en engagements concrets, que l’espace sahélien soit définitivement sécurisé et que les ressources du Sahel bénéficient aux populations du Sahel », a-t-il plaidé.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Les vérités de l’AES au monde</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au nom de l’AES, le Général Abdoulaye Maïga a réaffirmé l’engagement des gouvernements de la Confédération dans une stratégie globale de développement endogène, axée sur la sécurité, l’industrialisation, les infrastructures et l’énergie. Ce faisant, que la création d’une Banque Confédérale pour l’Investissement et le Développement témoigne de cette volonté d’indépendance économique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur la question des droits humains, il a réitéré son attachement au droit international tout en dénonçant son instrumentalisation à des fins politiques. Dans cette logique, il a signifié que les États membres se sont retirés du Statut de Rome de la Cour Pénale Internationale, affirmant leur volonté de mettre en place des mécanismes de justice endogènes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le discours a également été marqué par une dénonciation vigoureuse de la gouvernance mondiale actuelle, jugée inadaptée aux défis contemporains. L’AES a soutenu la réforme du Conseil de sécurité de l’ONU selon le Consensus d’Ezulwini, et appelé à une refondation des institutions économiques et financières internationales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Concernant les tensions régionales, le Mali a vivement condamné la destruction d’un drone malien par l’Algérie, qualifiant cet acte « d’agression » et accusant la junte algérienne de complicité avec le terrorisme. Trois incidents majeurs ont été cités pour illustrer la détérioration des relations entre les deux pays, entraînant une saisine de la Cour Internationale de Justice par le Mali.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enfin, la Confédération AES a tenu un discours d’identité forte et de résistance, appelant à la reconnaissance de ses combats contre ce qu'elle qualifie de "guerre hybride" orchestrée par des intérêts impérialistes. Elle a exhorté les Nations Unies à se positionner clairement du côté des peuples opprimés, sous peine de perdre leur crédibilité historique.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Adama Tounkara</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>À l&amp;apos;heure du Mali : L&amp;apos;AES à la tribune de l&amp;apos;ONU, entre flèches sifflantes et sagesses sahéliennes</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/a-lheure-du-mali-laes-a-la-tribune-de-lonu-entre-fleches-sifflantes-et-sagesses-saheliennes-3109729.html</link>
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<description><![CDATA[ Il semble bien lointain, ce temps où les chefs d&#039;État du monde entier se succédaient à la tribune de l&#039;Assemblée générale de l&#039;Organisation des Nations Unies (ONU), souvent avec un écho sourd tombant dans les oreilles des peuples qu&#039;ils étaient censés représenter. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 29 Sep 2025 10:04:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto"> Ces derniers n'en recevaient que quelques pots-de-vin, relayés par des envois spéciaux de médias écrits ou visuels, avec un retard certain, et des comptes rendus sonores érodés par la diffusion en ondes courtes. En somme, les populations de la plupart de ces pays y voyaient un rassemblement mondial de têtes couronnées, plus préoccupées par les artifices du pouvoir que par une véritable tribune pour exposer les questions importantes de leurs nations et du monde.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Alors que l'on s'inquiète du devenir de l'ONU, engluée dans une lutte d'influence entre les ténors du Conseil de sécurité, la « vieille dame » peut se réjouir d'un rafraîchissement démocratique de ses débats, désormais suivis par les populations de la planète grâce à la magie des réseaux sociaux. À l'instant T, dans chaque pays, lorsque le chef d'État, son représentant ou un souverain de grande puissance s'adresse du haut de la tribune de l'auguste assemblée, les médias nationaux, toutes sphères confondues, et même les citoyens ont la possibilité d'écouter et de voir l'intervention en direct. Nul besoin d'être présent physiquement : le message est entendu par tout acteur intéressé, et en plusieurs langues.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Sur le plan géopolitique, la Confédération des États du Sahel (AES) s'installe comme une entité tangible, avec une approche souverainiste assumée par les chefs d'État des trois pays membres fondateurs. Elle est l'un des grands bénéficiaires de cette opportunité technologique. Le Général de division Abdoulaye Maïga, au nom du Général d'armée Assimi Goïta, Président de la Transition et Président en exercice de la Confédération AES, a prononcé son discours le vendredi 26 septembre 2025, peu après 19h GMT. Un discours suivi en « mondovision » par les Maliens et les panafricanistes à travers le monde. Ses messages forts n'ont pas résonné dans le vide.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Aujourd'hui, ce ne sont plus les médias officiels algériens ou français qui relatent « à leur façon » les chagrins du Mali et du Sahel contre les gouvernements de leurs pays. Ce sont les citoyens eux-mêmes qui se connectent, écoutent et découvrent les preuves de l'implication de leurs gouvernants dans la promotion du terrorisme en Afrique et dans le monde, à travers des attaques barbares contre les populations paisibles sahéliennes. Lorsque le Général de division, depuis la tribune de l'ONU, affirme que l'Algérie est « un pays désigné comme champion de l'Union africaine de la lutte contre le terrorisme, et qui est devenu, ces dernières années, champion de la promotion du terrorisme et exportateur de terroristes ! », il faut être certain que des millions de citoyens algériens l'ont entendu - et connaissent désormais la nature de leur gouvernement face au Mali et à la région de l'AES.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">C'est dire combien l'ONU, interface suprême du multilatéralisme, peut se féliciter de la mue démocratique qu'elle subit à travers la surmédiatisation des discours lors de sa traditionnelle Assemblée générale, en dépit de nombreux hauts et bas qui ont émaillé son existence depuis 80 ans.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Même en cherchant à se réinventer avec un thème évocateur : « Mieux ensemble : plus de 80 ans au service de la paix, du développement et des droits humains », l'ONU se trouve à la croisée des chemins, dans un monde déchiré par les conflits, ridé par les inégalités et affaibli par les luttes internes et externes entre puissances du Conseil de sécurité.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">La Confédération de l'AES, à travers les chefs de gouvernement de ses trois États membres, entre flèches sifflantes et paroles pleines de sagesse, a fait retenir la voix du peuple du Sahel pour un monde plus juste, équitable et engagé en faveur du développement et des droits humains. Dans ce sens, elle se positionne à l'avant-garde de la lutte contre le terrorisme — cette gangrène mondiale sans visage, de plus en plus soutenue par des sponsors étatiques qui tombent le masque dans un cynisme assumé.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Au sein de la Confédération, une vision claire s'est dégagée dans cette lutte, a affirmé le Premier ministre Maïga : une approche souverainiste dédiée à la sécurité de nos États, suite au retrait des forces internationales. Le Mali, le Niger et le Burkina Faso ont choisi la voie de l'audace et de la souveraineté, pour penser librement leurs défis internes, mais aussi les grandes questions internationales, notamment la crise du multilatéralisme, et donc celle de l'ONU.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Encore une fois, depuis le début de la Transition, la voix du Mali a retenu du haut de la tribune de l'ONU, avec un message clair, précis, rétentant, et incisif au besoin, pour démontrer l'adéquation entre la gouvernance nationale et l'intérêt certain pour la gouvernance mondiale.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">C'est avec le cœur meurtri que votre serviteur a écrit ces lignes, en apprenant au cours de la journée, la disparition de notre collègue Aboubacar Traoré, journaliste au bureau politique. Ces lignes lui sont dédiées, tout comme ce numéro de votre journal, afin que nul n'oublie ce jeune journaliste, affable, passionné par son métier, et surtout grand travailleur à l'Amap, aujourd'hui toute endeuillée.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Alassane Souleymane</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>80è session de l&amp;apos;Assemblée générale de l&amp;apos;ONU : Le Premier ministre Abdoulaye Maïga fait résonner la voix de l&amp;apos;AES</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/80e-session-de-lassemblee-generale-de-lonu-le-premier-ministre-abdoulaye-maiga-fait-resonner-la-voix-de-laes-3109720.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/80e-session-de-lassemblee-generale-de-lonu-le-premier-ministre-abdoulaye-maiga-fait-resonner-la-voix-de-laes-3109720.html</guid>
<description><![CDATA[ Le Chef du gouvernement a expliqué que sous l&#039;impulsion des trois Chefs d&#039;État de la Confédération AES, les Forces de défense et de sécurité des trois pays membres sont portées par un engagement commun et une mutualisation des efforts pour endiguer le terrorisme. Le Général de division, Abdoulaye Maïga, a également fustigé l&#039;attitude des États accusés de sponsoriser le fléau dans le Sahel ]]></description>
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<pubDate>Mon, 29 Sep 2025 09:03:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Les ressortissants de l'Alliance des États du Sahel (AES) établis aux États-Unis ont annoncé la couleur trois heures avant l'intervention du Premier ministre, vendredi dernier, à la 80ème session de l'Assemblée générale des Nations unies. Une centaine de personnes constituées de Maliens, Burkinabè, Nigériens, de la diaspora des trois pays et d'autres nations africaines étaient rassemblées à quelques mètres du jardin du siège de l'ONU et de The Trump World Tower, l'imposant immeuble du président américain, Donald Trump pour manifester leur soutien à la Confédération de l'AES.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Les manifestants brandissaient les drapeaux du Mali, du Burkina Faso et du Niger et celui de l'AES. De l'intérieur du jardin du siège de l'ONU, on pouvait apercevoir certains manifestants scander des chansons à la gloire des présidents, le Général d'armée Assimi Goïta du Mali, le Général d'armée Abdourahamane Tiani du Niger et le Capitaine Ibrahim Traoré du Burkina Faso. Pendant ce temps d'autres esquissaient des pas de danse sous l'œil vigilant des policiers et des passants dont certains s'arrêtaient quelques minutes pour admirer le spectacle.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Le Premier ministre Abdoulaye Maïga fera son apparition dans la salle de l'ONU vers 14h 15 locales (19h 15 GMT). Trois quarts d'heure plus tard la présidente de séance l'appela à la tribune sous les ovations de la salle où l'on notait la présence remarquée des délégations nigérienne et burkinabè.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Le Chef du gouvernement commencea son allocution par les salutations des pères fondateurs de la Confédération de l'AES, à savoir le Général d'armée Assimi Goïta, le Général d'armée Abdourahamane Tiani et le Capitaine Ibrahim Traoré et celles du peuple de l'AES «plus que jamais déterminé à se libérer du jeu de l'impérialisme et à réaliser son auto-détermination dans un esprit panafricaniste». Le décor était planté. «Le thème de cette 80è session de l'Assemblée générale, à savoir Mieux ensemble, plus de 80 ans au service de la paix, du développement et des droits humains est d'une importance toute particulière pour les états de la Confédération de l'AES. Oui, la paix, l'entraide, le développement et la préservation des droits humains demeurent les principaux objectifs, voire la raison d'être des Nations unies. Hélas, ces objectifs essentiels n'ont jamais été autant ébranlés dans le monde et au Sahel, précisément du fait essentiellement des groupes armés obscurantistes instrumentalisés et soutenus par les sponsors étatiques étrangers», martèle le Général de division Abdoulaye Maïga. La salle applaudit, AES, AES, AES, lance une femme, vêtue d'une tenue traditionnelle africaine.  </span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Sous l'impulsion de nos trois Chefs d'État, les Forces de défense et de sécurité des trois pays de la Confédération A travaillent étroitement dans un élan de collaboration et de complémentarité sans précédent et sont portées par un engagement commun et une mutualisation des efforts pour endiguer le fléau du terrorisme, a insisté le Premier ministre, avant de fustiger l'attitude des États accusés de sponsoriser le terrorisme au Sahel. « À la différence de certains États qui ont ouvert des couloirs de passage sur leurs territoires aux terroristes, en vue d'attaquer d'autres pays ou d'offrir leurs territoires comme base arrière, les pères fondateurs de l'AES par engagement panafricaniste et dans le souci de préserver les intérêts de leurs populations, ont décidé de sécuriser leurs pays, tout en impliquant une propagation de la menace vers d'autres régions africaines voire dans le monde, effectuant ainsi un véritable travail de sécurité publique régionale et mondiale. Il ne fait l'ombre d'aucun doute que le sacrifice des vaillantes Forces de défense et de sécurité de l'AES contribue à la sécurité d'autres régions, notamment les pays situés sur la côte ouest africaine».</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Et le Premier ministre de rappeler que le Mali avait saisi le Conseil de sécurité de l'ONU le 15 août 2022, en vue d'une réunion afin que le Mali puisse fournir des preuves irréfutables du soutien de la France aux activités terroristes, mais jusque-là, la requête est demeurée sans suite» alors que les actions de sabotage continuent à divers niveaux». Il est grand temps que la conscience mondiale se réveille et que les institutions internationales prennent leur part de responsabilité, en réponse véritable à la crise de détresse des peuples opprimés qui revendiquent leur souveraineté, a répété le Chef du gouvernement.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Engagements à coopérer avec l'ensemble des États et organisations partenaires-Dans le domaine de la coopération internationale, le Général de division Abdoulaye Maïga a réitéré l'engagement de la Confédération AES à coopérer avec l'ensemble des États, des organisations régionales et internationales partenaires qui respectent sa souveraineté, ses choix politiques souverains, ses responsabilités en matière sécuritaire, de lutte contre le terrorisme, de développement économique et social et ce, dans le cadre d'un partenariat gagnant-gagnant pour la réalisation des aspirations de ses populations. Outre les efforts de sécurisation pour le retour de la paix dans nos pays, les gouvernements de la Confédération AES s'attellent à la mise en œuvre d'une stratégie globale et intégrée, qui inclut des mesures politiques, de développement économique et social, de justice sociale et de réconciliation. La Confédération AES a choisi la voie de l'audace et de la souveraineté et fonde ses ambitions de développement sur des atouts indéniables, à savoir un territoire de 2,8 millions de kilomètres carrés et une population de 76 millions d'habitants, dont la majorité est composée de jeunes. S'y ajoute une diaspora forte, engagée et agissante, des terres fertiles, de nombreux cours d'eau, des sources d'énergie et des réservoirs en ressources minières parmi les plus importantes du monde.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Appropriation nationale du processus de paix-Au plan national, a indiqué le Premier ministre, le Mali dans sa quête de paix et de stabilité durable et conformément aux aspirations de ses populations, exprimées lors du Dialogue inter-Maliens pour la paix et la réconciliation, a adopté une Charte pour la paix et la Réconciliation nationale. Ce document, soulignea-t-il, est le fruit d'un processus participatif inclusif et est axé sur le dialogue et la concertation entre les Maliennes et les Maliens de toutes les couches socio-professionnelles et de la diaspora. «La Charte pour la paix et la réconciliation nationale incarne notre détermination à renforcer l'appropriation nationale du processus de paix au Mali. Elle s'appuie sur nos réalités, nos valeurs traditionnelles et nos mécanismes endogènes de règlement des différends afin de se tourner résolument vers un avenir partagé et prometteur».</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Après l'allocution du Premier ministre devant l'Assemblée générale de l'ONU, des Maliens et des ressortissants de la Confédération AES se sont retrouvés à l'hôtel de la délégation malienne pour exprimer leur fierté et rendre hommage aux trois présidents de l'AES. Malheureusement, ils n'ont pu voir le Général de division Abdoulaye Maïga qui avait rendez-vous avec la vice-secrétaire générale de l'ONU, Mme Amina Mohammed. Les entretiens entre les deux personnalités ont porté essentiellement sur les défis sécuritaires en Afrique de l'Ouest et la poursuite des programmes de développement au profit des pays du Sahel.</span></p>
<p class="MsoNormal added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><b data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Envoyé spécial</span></b></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Soulemane Bobo TOUNKARA</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Abdoulaye Maïga à l’ONU : Un discours de clarification</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/abdoulaye-maiga-a-lonu-un-discours-de-clarification-3109708.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/abdoulaye-maiga-a-lonu-un-discours-de-clarification-3109708.html</guid>
<description><![CDATA[ Le 26 septembre 2025, à la tribune de la 80ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations Unies, le Général de Division Abdoulaye Maïga, Premier ministre, a prononcé un discours qui dépasse les codes de la diplomatie classique. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 29 Sep 2025 01:59:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ce n’était pas une simple allocution, c’était un manifeste, un acte de souveraineté et une déclaration de rupture. Le discours du chef du gouvernement s'articule autour de trois piliers majeurs qui signalent l'abandon du modèle de dépendance au profit d'une souveraineté totale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">À travers une rhétorique assumée et une dénonciation frontale des logiques impérialistes, le Mali, le Burkina Faso et le Niger redéfinissent leur place dans l’ordre mondial. Le discours de clarification du Mali a constitué un moment de bascule dans la diplomatie régionale. Le Premier ministre a posé les fondations d’un projet panafricaniste assumé, fondé sur l’autonomie stratégique, la dignité politique et le développement endogène.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Algérie : une rupture diplomatique sans ambiguïté</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Général de Division Abdoulaye Maïga a exprimé une rupture diplomatique sans ambage avec la junte algérienne, accusée de posture inamicale et de soutien indirect au terrorisme. Trois faits d’actualité récents ont été mis en exergue.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le silence de Tinzaouatène : après une attaque terroriste contre les FAMa, planifiée à proximité de la frontière algérienne, Alger n’a ni réagi ni coopéré.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>L’Affaire du Drone : un drone malien abattu par l’Algérie, prétendument pour violation de l’espace aérien, alors que ses débris ont été retrouvés sur le territoire malien - une thèse qui «défie les lois de la physique». Le refus de la CIJ : Alger refuse de reconnaître la compétence de la Cour internationale de Justice, après le dépôt d’une requête malienne, une attitude interprétée comme la crainte d’être démasqué publiquement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Face à ces manœuvres, la réponse du Mali est claire et martiale : «Pour chaque balle tirée contre nous, nous réagirons par réciprocité. Pour chaque mot employé de travers, nous réagirons par réciprocité». Le Mali se positionne ainsi comme un acteur résistant, porteur d'une logique de dissuasion régionale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Rupture sécuritaire</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Sur le plan sécuritaire, l’AES revendique une rupture stratégique : celle de l’auto-défense panafricaniste. L'orateur affirme avec force que l'AES est à l'avant-garde de la lutte contre le terrorisme, qualifié de «grave atteinte aux fondements mêmes de nos États». Les États membres ont mutualisé leurs efforts militaires, renforçant leurs capacités opérationnelles. Cette approche souverainiste, coordonnée et endogène produit des «résultats encourageants», validant le choix de l'autonomie face au retrait des forces internationales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette dynamique est cependant entravée par une guerre hybride, dénoncée avec force. Le Premier ministre accuse explicitement des «sponsors étatiques étrangers» de soutenir les groupes terroristes pour des «motifs impérialistes». Deux États sont explicitement cités : la France, qualifiée de régime «nostalgique de la colonisation», et l’Ukraine, désignée comme l’un des «principaux fournisseurs de drones kamikazes» aux groupes terroristes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Critique du multilatéralisme et appel à la refondation</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le discours du chef du Gouvernement exprime une désillusion profonde envers l’ONU, jugée passive face à l'injustice. L’orateur affirme que «si l’ONU continue à feindre l’ignorance, elle cessera d’être la somme du monde et deviendra le bras passif de l’injustice mondiale». Il appelle à une réforme urgente et indispensable de l'Organisation, insistant sur une meilleure représentativité africaine au Conseil de sécurité, conformément au Consensus d’Ezulwini et à la Déclaration de Syrte ; le retrait de la CPI : les pays membres de l’AES annoncent leur retrait immédiat du Statut de Rome, justifié par le rejet de l'instrumentalisation des droits humains à des fins politiques, au profit de mécanismes de justice endogènes ; une refondation des institutions économiques mondiales, saluant les BRICS comme une «alternative constructive» et appelant à rompre le cercle vicieux de la dette et du pillage des ressources <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Une clarté stratégique et une responsabilisation durable</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le discours du Général Maïga, sur un ton martial, est foncièrement optimiste, car il repose sur une foi inébranlable dans la résilience malienne. La clarté stratégique est salutaire : souveraineté totale, rupture avec les tutelles historiques, et construction d’un modèle endogène. En affirmant que la solution est "coordonnée et endogène", le Mali s'engage dans une logique de responsabilité totale, plus durable que la dépendance.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'adoption de la Charte pour la Paix et la Réconciliation nationale, fruit du Dialogue Inter-Maliens, illustre cette volonté de bâtir une paix sur des fondations locales et des mécanismes endogènes, renforçant l'appropriation nationale du processus.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le discours du Pm Maïga reste un acte sémiologique fort. Le terme "Confédération des États du Sahel" remplace systématiquement "Mali" dans les segments clés, traduisant une volonté de consolider un bloc politique régional capable de peser sur la scène internationale.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Le projet politique et économique communautaire</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L'ambition est clairement affichée : devenir une "puissance régionale panafricaniste". Cette vision repose sur une stratégie globale et intégrée incluant sécurité, justice, et prospérité économique. La création de la Banque Confédérale pour l’Investissement et le Développement incarne cette volonté de développement endogène. L'AES insiste sur ses atouts indéniables - vaste territoire (2,8 millions de km²), population de 75 millions d'habitants, ressources minières et agricoles considérables - pour justifier le «choix de l'audace et de la souveraineté» comme la seule voie pour apporter de la valeur ajoutée aux économies sahéliennes et préserver la dignité des peuples.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Mali et l’AES ne demandent pas l’aumône. Ils appellent à la conscience. «La Confédération AES ne demande pas l’aumône. Elle appelle à la conscience». Ce message consacre l'AES comme un acteur autonome, résistant, et déterminé à bâtir un avenir fondé sur la dignité et la solidarité panafricaniste. L’actuelle dynamique, bien que risquée, est celle de l'émancipation et de la dignité panafricaine, transformant les défis en leviers d'innovation et de développement durable.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Khaly-Moustapha LEYE</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sergueï Lavrov à l’ONU : un discours ferme contre l’ingérence occidentale et pour un monde multipolaire respectueux de la Charte des Nations unies</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/serguei-lavrov-a-lonu-un-discours-ferme-contre-lingerence-occidentale-et-pour-un-monde-multipolaire-respectueux-de-la-charte-des-nations-unies-3109719.html</link>
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<description><![CDATA[ Depuis l’ONU, Sergueï Lavrov a dénoncé les ingérences occidentales, les doubles standards notamment en Ukraine ou au Moyen-Orient. Le ministre russe des Affaires étrangères a réaffirmé la position de la Russie en faveur du respect de la souveraineté, d’une réforme de l’ONU et d’un ordre mondial fondé sur l’égalité entre les États. ]]></description>
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<pubDate>Sun, 28 Sep 2025 20:05:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Lors de la 80ème session de l’Assemblée générale de l’ONU, le ministre russe des Affaires étrangères a dénoncé la politique menée par l’Occident. «<em>Les tentatives de séparer les pays entre démocraties et autocraties, entre jardins fleuris et jungles</em>» mènent à des conflits, a-t-il déclaré.</p>
<p>Sergueï Lavrov a rappelé que les principes fondateurs de l’ONU, notamment l’égalité souveraine, étaient piétinés. Il a cité les bombardements de la Yougoslavie, l’invasion de l’Irak, l’opération en Libye, ainsi que les frappes israéliennes sur Gaza comme exemples d’usage illégal de la force. Selon lui, «<em>les actions d’Israël contre les Palestiniens, les attaques contre l’Iran, le Liban ou le Yémen menacent l’ensemble du Moyen-Orient</em>».</p>
<p>Il a dénoncé le «<em>châtiment collectif</em>» infligé aux Palestiniens à Gaza, où «<em>des enfants meurent sous les bombes et de faim</em>», tout en soulignant qu’il n’y a «<em>aucune justification aux attaques terroristes, ni aux projets d’annexion de la Cisjordanie</em>». Il a accusé l’Occident de retarder volontairement la reconnaissance de la Palestine dans l’espoir «<em>qu’il ne restera bientôt plus rien à reconnaître</em>».</p>
<p>Sur l’Ukraine, Sergueï Lavrov a rappelé que le pouvoir actuel était issu d’un «<em>coup d’État soutenu par l’Occident en 2014</em>». Il a fustigé l’interdiction du russe, la répression de l’Église orthodoxe canonique, les attaques contre les infrastructures civiles et nucléaires. Il a accusé l’Europe de «<em>permettre au régime de Kiev tous les excès</em>» dans sa tentative de nuire à la Russie. «<em>L’Ukraine est le seul pays au monde à avoir interdit la langue maternelle d’une large part de sa population</em>», a-t-il souligné.</p>
<h5 class="wp-block-heading"><strong>Sécurité, dialogue stratégique et menaces de l’OTAN</strong></h5>
<p>Le chef de la diplomatie russe a salué le dialogue en cours avec les États-Unis, qu’il a qualifié de «<em>pragmatique</em>», notamment après le sommet en Alaska. Il a rappelé l’initiative du président Vladimir Poutine de prolonger pour un an, après 2026, les limites du traité sur les armes stratégiques (START), si les États-Unis font de même. Selon lui, cela permettrait d’éviter une nouvelle course aux armements.</p>
<p>Face aux tensions avec l’OTAN, le ministre a affirmé que «<em>la Russie n’a jamais eu et n’a aucun projet d’agression contre l’UE ou l’OTAN</em>». Cependant, toute attaque contre son territoire, y compris Kaliningrad, «<em>recevra une réponse ferme</em>». Il a également précisé que «<em>la Russie ne dirige jamais ses drones ni ses missiles contre les États membres de l’UE ou de l’OTAN</em>», rejetant les accusations lancées par certains pays européens. Concernant les drones signalés récemment en Pologne, le ministre a déclaré que leur portée était «<em>inférieure à la distance séparant la Russie de ce pays</em>», excluant ainsi toute implication russe.</p>
<p>Il a condamné le refus des pays occidentaux de soutenir une initiative russo-chinoise visant à prolonger l’accord nucléaire avec l’Iran, parlant de «<em>sabotage diplomatique</em>». Il a révélé que «<em>le texte même de l’accord nucléaire laissait un piège pour l’Iran</em>», alors que Téhéran «<em>n’a jamais eu l’intention de violer ses engagements</em>». Lavrov a aussi alerté sur des informations indiquant que «<em>de nouvelles frappes contre l’Iran seraient actuellement envisagées par certaines puissances</em>».</p>
<p>Il a enfin dénoncé l’expansion de l’OTAN en Asie-Pacifique, jusque dans le détroit de Taïwan. À ses yeux, cette stratégie vise à encercler militairement toute l’Eurasie. Il a plaidé pour une architecture de sécurité inclusive en Eurasie, impliquant toutes les organisations régionales, y compris la Communauté des États Indépendants, l’Organisation de coopération de Shanghai ou encore l’OTSC.</p>
<h5 class="wp-block-heading"><strong>Réforme de l’ONU et lutte contre le néocolonialisme</strong></h5>
<p>Sergueï Lavrov a insisté sur la nécessité de réformer l’ONU pour refléter les équilibres actuels. Il a plaidé pour une démocratisation du Conseil de sécurité à travers l’élargissement de la représentation de l’Asie, de l’Afrique et de l’Amérique latine. La Russie soutient notamment l’entrée permanente de l’Inde et du Brésil, et une meilleure représentation de l’Afrique.</p>
<p>Il a également appelé à réformer les institutions économiques mondiales (FMI, Banque mondiale, OMC) pour qu’elles reflètent le poids croissant du Sud global. «<em>Le monde d’aujourd’hui n’est plus celui de 1945</em>», a-t-il insisté.</p>
<p>À l’approche du 65ème anniversaire de la Déclaration sur l’indépendance des peuples coloniaux, Sergueï Lavrov a proposé de faire du 14 décembre la Journée internationale de lutte contre le colonialisme. Il a rappelé que les peuples dans le Donbass ou en Crimée ont, eux aussi, exercé leur droit à l’autodétermination, comme les peuples d’Afrique et d’Asie l’avaient fait auparavant. «<em>Le principe du consentement des gouvernés est universel</em>», a-t-il souligné.</p>
<p>En conclusion, le ministre russe a rappelé que Moscou ne cherchait pas la confrontation, mais demande simplement que les principes de la Charte de l’ONU soient respectés sans double standard. Il a mis en garde contre les discours de dirigeants occidentaux évoquant une possible Troisième Guerre mondiale, qualifiant ces propos «<em>d’inquiétants et dangereux</em>».</p>
<p>source :<span> </span><a href="https://francais.rt.com/russie/125739-serguei-lavrov-onu-discours-ferme-contre-ingerence-occidentale-et-pour-monde-multipolaire" target="_blank" rel="noopener" title="">RT France</a></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Analyse détaillée du discours du Pm Abdoulaye Maiga à la 80 e  session de l&amp;apos;Assemblée Générale des Nations Unies.</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/analyse-detaillee-du-discours-du-pm-abdoulaye-maiga-a-la-80-e-session-de-lassemblee-generale-des-nations-unies-3109710.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Premier ministre, chef du Gouvernement a livré ce vendredi 26 septembre 2025 le message du Mali à la tribune des Nations Unies qui a été un moment fort où il a exprimé sans détour les positions de la Confédération des États du Sahel (AES) sur plusieurs questions cruciales. ]]></description>
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<pubDate>Sun, 28 Sep 2025 11:27:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Affirmant<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la disponibilité<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>du Mali à travers l’AES<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>à jouer toute sa partition et a appelé à la réforme de l'ONU et <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>également il<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>a évoqué la situation actuelle entre le Mali et l'Algérie. Nous vous proposons une analyse détaillée de son discours.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Souveraineté et indépendance: <o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Premier ministre a réaffirmé la détermination de l'AES à défendre sa souveraineté et son indépendance, en particulier face aux ingérences étrangères. Il a souligné que les États du Sahel "n'ont pas choisi la guerre, mais se défendent contre une menace imposée" par des groupes terroristes soutenus par des sponsors étatiques étrangers.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lutte contre le terrorisme<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Abdoulaye Maïga a insisté sur la coopération militaire exemplaire entre les pays de l'AES pour combattre le terrorisme. Il a également dénoncé le soutien de certains États occidentaux aux groupes terroristes et appelé à une solidarité internationale pour lutter contre ce fléau.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Réforme de l'ONU<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Premier ministre a plaidé pour une refondation profonde du système multilatéral, notamment en réformant le Conseil de sécurité pour donner plus de place à l'Afrique. Il a réaffirmé le soutien de l'AES à la position commune africaine sur cette question.<o:p></o:p></span></p>
<p><img src="https://www.maliweb.net/uploads/images/202509/image_870x_68d91b6c5a44b.jpg" alt=""></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Développement économique<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Abdoulaye Maïga a souligné les potentialités économiques de l'AES, notamment grâce à ses ressources naturelles et à sa jeunesse dynamique. Il a annoncé la création d'une Banque confédérale pour l'investissement et le développement pour financer des projets structurants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Tensions diplomatiques<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec l'Algérie: Le Premier ministre a évoqué les tensions récentes avec l'Algérie, accusée d'avoir détruit un drone malien et de fermer les yeux sur des attaques terroristes près de sa frontière. Il a annoncé le dépôt d'une plainte malienne auprès de la Cour internationale de justice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Avec la France et l'Ukraine : Le Premier ministre a accusé la France de soutenir certains groupes armés et l'Ukraine d'avoir revendiqué une attaque contre une patrouille malienne et de fournir des drones aux organisations terroristes opérant dans la région.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au finish, l’on pourra dire que le discours d'Abdoulaye Maïga a été perçu comme un message fort de l'AES à la communauté internationale, affirmant sa détermination à défendre sa souveraineté et à promouvoir son développement économique. Il a également appelé à une solidarité internationale pour lutter contre le terrorisme et à une réforme du système multilatéral pour donner plus de place à l'Afrique .<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Bokoum Abdoul Momini /maliweb.net<o:p></o:p></b></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>ONU: Le Premier Ministre du Niger, Mahaman dénonce l’implication de puissances étrangères dans la déstabilisation des États du Sahel.</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/onu-le-premier-ministre-du-niger-mahaman-denonce-limplication-de-puissances-etrangeres-dans-la-destabilisation-des-etats-du-sahel-3109703.html</link>
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<description><![CDATA[ « La France doit faire devoir de mémoire et reconnaître ses crimes. » ]]></description>
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<pubDate>Sun, 28 Sep 2025 10:44:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="field__item">
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<p>M. Lamine Zeine Ali Mahaman, Premier Ministre du Gouvernement de transition et Ministre de l’économie et des finances de la République du Niger, qui a apporté tout son soutien au discours prononcé par le Premier Ministre du Mali au nom de la Confédération des États du Sahel, hier, a dénoncé l’inaction de tous ceux qui ont les moyens d’agir en faveur de la vérité et de la paix, de même que leur indifférence, leur silence complice, « les actions sournoises et subversives de déstabilisation » et la « guerre informationnelle » auxquelles le Niger et la Confédération des États du Sahel font face dans leur lutte contre « le terrorisme importé et sponsorisé ».</p>
<p>« Non seulement les vrais et principaux chefs terroristes ne sont pas originaires de notre espace sahélien », a expliqué le Premier Ministre, mais ils disposent de moyens logistiques importants et font preuve d’une violence aveugle « qui sont totalement étrangers à notre espace géographique et culturel ».</p>
<p>M. Mahaman s’est par ailleurs interrogé sur la question du financement des terroristes, capables de « soutenir dans la durée un tel effort de guerre ».  Il s’est dit convaincu de l’implication de plusieurs puissances étrangères dans la déstabilisation des États du Sahel.  Plus clairement, il a dénoncé « le soutien assumé et revendiqué de la France au terrorisme au Sahel, et au Niger en particulier » depuis le renvoi de ses troupes en 2023.</p>
<p>Parmi les facteurs expliquant la situation dans la région du Sahel, M. Mahaman s’est longuement attardé sur le « passif colonial non encore soldé » de la France, montrant du doigt « cette force hostile qui, depuis le XIXe siècle, ne désarme pas ».  Il a et « demandé solennellement à la France de faire devoir de mémoire et de reconnaître ses crimes ».  À ce sujet, le Gouvernement du Niger a mis en place une commission d’experts pour étudier cette période sombre de son histoire « afin de rétablir les faits ».</p>
<p><iframe width="754" height="424" src="https://www.youtube.com/embed/EB3us5m4Px8?si=bbXHyAyGBiIACa0P" title="YouTube video player" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>Le Niger s’est engagé dans une nouvelle dynamique de gouvernance, a fait valoir le Premier Ministre.  « Ce que nous avons réussi, c’est que pour la première fois dans l’histoire de notre pays, les décisions qui engagent le Niger et son peuple sont prises au Niger, par des Nigériens et dans l’intérêt du Niger. »  Il a précisé que la refondation en cours au Niger n’est pas une rupture avec la communauté internationale mais l’affirmation solennelle de sa souveraineté, de sa dignité et de son droit inaliénable à choisir ses partenariats.</p>
<p>Source: https://gadebate.un.org/fr</p>
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</div>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>&amp;quot;J&amp;apos;ose dire que ce ne sont pas des envahisseurs&amp;quot; : à l&amp;apos;ONU, le président du Ghana dénonce la haine anti&#45;migrants</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/jose-dire-que-ce-ne-sont-pas-des-envahisseurs-a-lonu-le-president-du-ghana-denonce-la-haine-anti-migrants-3109695.html</link>
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<description><![CDATA[ Jeudi 25 septembre, à l’ONU, le président du Ghana John Mahama a mis en garde contre la banalisation de la &quot;haine&quot; et de la xénophobie, en réponse implicite aux propos de Donald Trump sur l’immigration. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 27 Sep 2025 17:32:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="article_txt div_corps_texte text">
<p>Le président du Ghana John Mahama a dénoncé jeudi 25 septembre à la tribune l’ONU la montée de la "haine" antimigrants, en appelant la communauté internationale à ne pas banaliser la xénophobie. Ses propos visaient en filigrane Donald Trump, qui avait défendu deux jours plus tôt sa politique anti-immigration à la tribune.</p>
<h2>"Nous ne pouvons pas banaliser la haine"</h2>
<p>S’adressant à l’Assemblée générale, John Mahama a appelé à parler sans détour : "<em>Il est temps de mettre de côté les euphémismes et sous-entendus codés. Nous ne pouvons pas banaliser la cruauté. Nous ne pouvons pas banaliser la haine. Nous ne pouvons pas banaliser la xénophobie et le racisme."</em><span> </span>Le chef d’État ghanéen a rappelé que de nombreux migrants africains avaient trouvé le succès à l’étranger :<em><span> </span>"J’ose dire que ce ne sont pas des envahisseurs. J’ose dire que ce ne sont pas des criminels."</em></p>
<h2>Le climat comme facteur d’exil</h2>
<p>John Mahama a également mis en avant l’impact du réchauffement climatique sur les migrations.<em><span> </span>"Quand le désert gagne du terrain sur nos villages et nos villes, qu’ils deviennent invivables, nous sommes forcés de fuir"</em>, a-t-il souligné. Sans le nommer, il répondait aux déclarations de Donald Trump, qui avait fustigé mardi<span> </span><em>"l’expérimentation ratée des frontières ouvertes"</em><span> </span>et qualifié les migrants de "criminels". Le Ghana a récemment conclu un accord avec Washington pour accueillir des ressortissants expulsés d’Afrique de l’Ouest, alors que les États-Unis multiplient les renvois vers des pays tiers.</p>
<p>Source: https://www.africaradio.com/</p>
</div>
<form id="articleFormNL" action="https://www.africaradio.com/inscription-newsletter/" class="mt-4 mb-4"></form>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>« Faso debout » : le Burkina appelle à la refondation de l’ONU et à la souveraineté face aux menaces</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/faso-debout-le-burkina-appelle-a-la-refondation-de-lonu-et-a-la-souverainete-face-aux-menaces-3109694.html</link>
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<description><![CDATA[ Dans un plaidoyer prononcé au nom du Président Ibrahim Traoré, le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo dresse un bilan sans concession des 80 ans de l’ONU, défend les choix souverains du Burkina et appelle à un nouvel ordre multilatéral centré sur la justice et la paix. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 27 Sep 2025 16:38:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman', 'serif';">Le Premier ministre du Burkina Faso, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a pris la parole avec solennité au nom du Capitaine Ibrahim Traoré pour livrer une intervention mêlant fermeté diplomatique, appel au renouveau institutionnel et récit d’une nation en lutte pour sa survie et son autonomie. À l’occasion de la 80ᵉ session, il a présenté le thème « Mieux ensemble : plus de 80 ans au service de la paix, du développement et des droits humains » comme une invitation à l’autocritique. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman', 'serif';">L’ONU a certes accumulé quelques acquis, mais elle porte aussi, selon Ouédraogo, un lourd fardeau d’« espoirs déçus » et de « rendez-vous manqués ». L’organisation apparaît à ses yeux parfois anachronique : l’Afrique demeure sous-représentée dans les instances décisionnelles du Conseil de sécurité, les missions de maintien de la paix paraissent inefficaces et politisées, et certaines puissances semblent complices, de façon tacite ou active, des crises qui ravagent le monde.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman', 'serif';">Le Premier ministre appelle à des réformes courageuses : sans elles, le Conseil de sécurité restera, dit-il, incapable de répondre aux défis contemporains. Il plaide aussi pour une mutation profonde des stratégies de développement. Il est urgent de rompre avec le modèle d’exportation de matières premières qui enferme les pays africains dans la dépendance, de promouvoir l’industrialisation et la transformation locale des ressources, et de bâtir une architecture commerciale et financière internationale plus juste. Les avancées scientifiques et technologiques doivent être mises au service d’une prospérité durable et partagée.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman', 'serif';">Sur le plan intérieur, Ouédraogo dresse le portrait d’un Burkina en résistance après près d’une décennie d’agressions terroristes. Sous la conduite du président Traoré, l’État a mobilisé ses forces armées et les Volontaires pour la Défense de la Patrie, lancé le Fonds de Soutien Patriotique (FSP) en 2023 qui a déjà rassemblé plus de 413 milliards FCFA <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>et engagé des réformes pour renforcer la souveraineté alimentaire. Ces choix, soutenus par une mobilisation nationale et diasporique, ont permis, selon le gouvernement, la reconquête de plus de 72 % du territoire, la réouverture d’écoles et le retour de milliers de déplacés. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman', 'serif';">Ouédraogo rend hommage aux forces et aux martyrs et récuse les narratifs qu’il juge biaisés de certaines agences onusiennes, dénonçant notamment un rapport sur les enfants et le conflit armé qu’il estime déconnecté des réalités du terrain.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman', 'serif';">Face aux ingérences extérieures et aux menaces partagées, le Burkina, le Mali et le Niger ont fondé la Confédération des États du Sahel (AES). L’AES, insiste le Premier ministre, n’est ni un repli ni une fermeture mais l’affirmation du droit de ces peuples à définir leurs priorités et à être acteurs de leur développement, dans la filiation des grands panafricanistes que sont Thomas Sankara, Patrice Lumumba ou Kwame N’Krumah. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman', 'serif';">Sur la scène internationale, Ouédraogo appelle à reconnaître à l’Afrique une représentation permanente au Conseil de sécurité, à mieux gérer les ressources de l’ONU et à s’attaquer aux causes structurelles des injustices internationales, qu’il s’agisse du terrorisme instrumentalisé, du blocus contre certains États ou de l’impasse du conflit israélo-palestinien. Il exprime par ailleurs la solidarité du Burkina envers le peuple vénézuélien face aux sanctions et à l’ingérence étrangère.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman', 'serif';">S’adressant au Secrétaire général, le Premier ministre estime qu’il est temps de « changer de paradigme » : l’ONU doit retrouver son rôle de garant de la paix et de la sécurité, et non devenir l’instrument de domination des plus puissants. Le Burkina Faso dit vouloir défendre sa souveraineté et sa dignité tout en tendant la main aux nations éprises de justice, de liberté et de solidarité. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman', 'serif';">Le discours se conclut sur un appel vibrant à la refondation du multilatéralisme et sur un cri d’espoir pour la région : « Vive l’Organisation des Nations Unies réformée et crédible ! Vive la Confédération des États du Sahel ! Vive le Burkina Faso, digne, souverain et debout ! La Patrie ou la Mort, Nous Vaincrons ! »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 12.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif';"><span style="font-size: 14pt;">La Rédaction de Maliweb.net</span><o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Abdoulaye Maïga à l’ONU : « L’AES ne cédera pas face au terrorisme et aux ingérences étrangères »</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/abdoulaye-maiga-a-lonu-laes-ne-cedera-pas-face-au-terrorisme-et-aux-ingerences-etrangeres-3109682.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/abdoulaye-maiga-a-lonu-laes-ne-cedera-pas-face-au-terrorisme-et-aux-ingerences-etrangeres-3109682.html</guid>
<description><![CDATA[ À la tribune des Nations Unies, le Premier ministre malien, Abdoulaye Maïga, a porté haut la voix de la Confédération des États du Sahel (AES). Il a dénoncé le soutien de puissances étrangères aux groupes armés, réaffirmé la souveraineté des trois pays membres et annoncé un retrait définitif du Statut de Rome de la CPI. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 26 Sep 2025 21:35:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif';">La 80e session de l’Assemblée générale des Nations Unies a été marquée par un discours offensif d’Abdoulaye Maïga, représentant la Confédération des États du Sahel (AES). Devant les dirigeants du monde, il a rappelé que le Mali, le Burkina Faso et le Niger mènent une bataille existentielle contre le terrorisme, mais aussi contre l’ingérence étrangère.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif';">« Nos armées défendent l’Afrique et le monde »<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Le Premier ministre malien a salué le travail conjoint des forces de défense des trois pays, qui selon lui « sécurisent non seulement leur territoire, mais contribuent aussi à la stabilité régionale et internationale ». Il a rendu hommage aux soldats tombés au combat et aux civils victimes de la guerre imposée au Sahel.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Des accusations directes contre l’Ukraine, la France et l’Algérie<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Abdoulaye Maïga a pointé du doigt plusieurs acteurs internationaux :<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif';">L’Ukraine, accusée de fournir des drones kamikazes aux groupes terroristes.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif';">La France, dénoncée pour son « soutien actif » aux organisations armées, une plainte déjà portée devant le Conseil de sécurité en 2022.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif';">L’Algérie, épinglée pour la destruction d’un drone malien en avril 2025, une « agression » désormais portée devant la Cour internationale de Justice.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Retrait de l’AES du Statut de Rome<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Le Premier ministre a confirmé le retrait immédiat de l’AES de la Cour pénale internationale (CPI), accusant l’institution de servir de « bras politique » pour déstabiliser certains États. L’AES privilégiera désormais des mécanismes endogènes de justice « en adéquation avec ses valeurs sociétales ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Une ONU à réformer d’urgence<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Abdoulaye Maïga a profité de cette tribune pour exiger une réforme profonde des Nations Unies. Il a réitéré le soutien de l’AES au Consensus d’Ezulwini, qui revendique deux sièges permanents et cinq sièges non permanents pour l’Afrique au Conseil de sécurité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif';">« L’Afrique ne peut plus rester spectatrice d’un système international qui l’exclut des décisions majeures », a-t-il martelé, tout en appelant à un multilatéralisme « fondé sur le droit et non sur la force ».<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Une vision panafricaniste et souverainiste<o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Enfin, le représentant du Mali a mis en avant les ambitions de développement de l’AES, fondées sur l’industrialisation, l’énergie, la diversification économique et la création de la Banque Confédérale pour l’Investissement et le Développement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif';">« Ce que nous affrontons n’est pas un simple conflit intérieur. C’est une guerre hybride, soutenue par des intérêts impérialistes, où les ennemis de la paix portent parfois des cravates. Mais l’AES ne cédera pas. »<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif';">Le discours s’est conclu par un appel solennel à la communauté internationale : reconnaître la légitimité du combat du Sahel, soutenir les peuples qui défendent leur souveraineté et œuvrer pour un système mondial plus juste et équilibré.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Times New Roman','serif';">La rédaction de Maliweb.net<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali: Discours du Premier Ministre, le Général de Division, Abdoulaye MAIGA à la Tribune des Nations Unies</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-discours-du-premier-ministre-le-general-de-division-abdoulaye-maiga-a-la-tribune-des-nations-unies-3109671.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-discours-du-premier-ministre-le-general-de-division-abdoulaye-maiga-a-la-tribune-des-nations-unies-3109671.html</guid>
<description><![CDATA[ Discours du Général de Division Abdoulaye MAIGA, Premier ministre, Chef du Gouvernement du Mali,
Débat général de la 80ème Session ordinaire de l’Assemblée générale des
Nations Unies. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 26 Sep 2025 20:43:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p>•    Madame la Présidente de l’Assemblée générale,<br>•    Mesdames, Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement,<br>•    Monsieur le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies,<br>•    Mesdames, Messieurs,</p>
<p>A l’entame de mes propos, j’ai l’honneur de vous adresser les salutations cordiales et de vous transmettre les messages des Pères fondateurs de la Confédération des Etats du Sahel (AES) Leurs Excellences Le Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat de la République du Mali, Président de la Confédération des Etats du Sahel (AES), le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Chef de l’Etat, et le Général d’Armée Abdourahamane TIANI, Président de la République du Niger, Chef de l’Etat. Je vous prie de recevoir également les salutations chaleureuses du peuple digne de l’AES, plus que jamais déterminé à se libérer du joug de l’impérialisme et à réaliser son auto-détermination dans un esprit panafricaniste.</p>
<p>En vous adressant les vœux de succès de la Confédération des Etats du Sahel pour votre élection à la présidence de cette 80ème session de l’Assemblée Générale, Madame la Présidente, je félicite, en même temps, votre prédécesseur, Son Excellence Monsieur Philémon Yang, de la République du Cameroun, pour son leadership exemplaire durant les travaux de la 79ème session.</p>
<p>Qu’il me soit enfin permis de réitérer au Secrétaire général, Monsieur António GUTERRES, notre appréciation des efforts qu’il continue de déployer pour la réalisation des nobles objectifs de notre Organisation commune.</p>
<p>•    Mesdames et Messieurs,</p>
<p>Le thème de cette 80ème session de l’Assemblée générale, à savoir « Mieux ensemble : plus de 80 ans au service de la paix, du développement et des droits humains » est d’une importance toute particulière pour les Etats membres de la Confédération AES.<br> <br>Oui, la paix, l’entraide, le développement et la préservation des droits humains demeurent les principaux objectifs, voire la raison d’être des Nations Unies. Hélas, ces objectifs essentiels n’ont jamais été autant ébranlés dans le monde et au Sahel précisément, du fait essentiellement des groupes armés obscurantistes instrumentalisés et soutenus par des sponsors étatiques étrangers.</p>
<p>Les Etats membres de la Confédération des Etats du Sahel sont à l’avant-garde de la lutte contre le terrorisme, qui constitue à la fois une menace réelle à la paix et à la sécurité internationales, mais aussi et surtout une atteinte grave aux fondements mêmes de nos Etats.</p>
<p>Sous l’impulsion de nos Chefs d’Etat, les Forces de Défense et de Sécurité des trois pays de la Confédération AES travaillent étroitement, dans un élan de collaboration et de complémentarité sans précédent, et sont portées par un engagement commun et une mutualisation des efforts, pour endiguer le fléau du terrorisme. Cette nouvelle dynamique, articulée autour du renforcement des capacités opérationnelles de nos Forces de Défense et de Sécurité, à travers un recrutement massif, une formation adéquate et la fourniture d’équipements appropriés, produit chaque jour des résultats encourageants sur le terrain confirmant ainsi, toute la pertinence de notre décision souveraine de nous mettre ensemble pour combattre nos ennemis communs.</p>
<p>A la différence de certains Etats qui ont ouvert des couloirs de passage sur leur territoire aux terroristes, en vue d’attaquer d’autres pays, ou d’offrir leur territoire comme base arrière, les pères fondateurs de l’AES, par engagement panafricaniste, et dans le soucis de préserver les intérêts de leurs populations, ont décidé de sécuriser leur pays tout en évitant une propagation de la menace vers d’autres régions africaines, voire dans le monde, effectuant ainsi un véritable travail de sécurité publique régionale et mondiale. Il ne fait l’ombre d’aucun doute que par leur sacrifice, les vaillantes Forces de Défense et de Sécurité de l’AES contribuent à la sécurité d’autres régions, notamment les pays situés sur la côte ouest-africaine. Nous saisissons cette opportunité pour nous incliner devant la mémoire des victimes civiles et militaires de l’insécurité dans le Sahel.<br> <br>L’approche souverainiste mise en œuvre s’inscrit dans le cadre de la vision portée par les Chefs d’Etat de l’AES dédiée à la sécurité de nos Etats, suite au retrait des Forces internationales. Défiant tous les pronostics et loin de se saborder, nos pays ont fait preuve d’ingéniosité en se fondant sur le substrat historique, géographique, et la capacité de résilience des peuples confédérés qui, malgré plus d’une décennie de crises sécuritaire et humanitaire, continuent de démontrer une force exceptionnelle d’engagement patriotique. En somme, nos trois pays ont su apporter une réponse coordonnée et endogène à cette guerre qui nous a été imposée.</p>
<p></p>
<p>C’est le lieu de renouveler ici la détermination pleine et entière de la Confédération AES à devenir une puissance régionale panafricaniste ; à poursuivre et à intensifier ses actions, en vue de bouter à jamais le terrorisme hors de notre espace commun ; à consolider l’autorité de l’Etat ; à protéger nos populations et leurs biens, et à assurer notre prospérité.</p>
<p></p>
<p>La Confédération AES réitère avec force sa ferme condamnation du soutien ouvert et parfois exprimé publiquement, de sponsors étatiques étrangers qui, pour des motifs impérialistes, déstabilisent notre entité d’une part, en mettant à la disposition des groupes terroristes des conseillers, des moyens logistiques, et des armes et munitions, d’autre part en leur accordant un soutien politique et en leur offrant des bases arrière situées dans certains pays voisins, en violation de toutes les règles internationales.</p>
<p>•    Mesdames et Messieurs,</p>
<p>Aussi éloignée qu’il n’y paraît, la guerre en Ukraine et le terrorisme dans le Sahel, ont des connexions.<br> <br>A titre de rappel, après l’attaque terroriste contre une patrouille des Forces de Défense et de Sécurité maliennes, du 24 au 26 juillet 2024 à Tinzawatène, dans la région de Kidal, le Mali avait dénoncé cet incident dans son allocution de 2024 ici même, et condamné l’attitude d’officiels Ukrainiens qui ont publiquement revendiqué leur participation à ladite attaque terroriste. De ce comportement atypique, nous avons déduit tout simplement que les officiels ukrainiens ont malheureusement confondu la scène internationale et la scène de théâtre.</p>
<p>Une année plus tard, la situation s’est accrue et le régime ukrainien est devenu l’un des principaux fournisseurs de drones kamikazes aux groupes terroristes dans le monde.<br>Dans ce contexte, certains Etats occidentaux doivent cesser de fournir des armes à l’Ukraine, au risque de contribuer à la promotion du terrorisme international. Pour d’autres, dont le régime français nostalgique de la colonisation et préoccupé par sa perte d’influence dans le Sahel, l’appui au régime ukrainien relève d’une manœuvre consistant à occuper l’attention de la communauté internationale sur la guerre en Ukraine, tout en sponsorisant les groupes terroristes évoluant au Sahel.</p>
<p>Fidèle aux principes de la Charte des Nations Unies, le Mali avait, le 15 août 2022, saisi le Conseil de Sécurité des Nations Unies en vue d’une réunion du Conseil, afin que mon pays puisse fournir des preuves irréfragables du soutien de la France aux activités terroristes. Jusque-là, la requête est demeurée sans suite alors que leurs actions de sabotage continuent à divers niveaux.</p>
<p>Il est temps d’agir, pour que les responsables de ces violences soient identifiés et confondus, que les résolutions soient traduites en engagements concrets, que l’espace sahélien soit définitivement sécurisé et que les ressources du Sahel bénéficient aux populations du Sahel.</p>
<p>Les institutions internationales, au premier chef l’ONU, ont été créées au lendemain de la seconde guerre mondiale pour protéger les peuples contre les excès de violence, les logiques d’anéantissement et les génocides silencieux.<br> <br>Il est grand temps que la conscience mondiale se réveille et que les institutions internationales prennent leur part de responsabilité en répondant véritablement aux cris de détresse des peuples opprimés qui revendiquent leur souveraineté.</p>
<p>La Confédération AES réitère son engagement à coopérer avec l’ensemble des Etats, des organisations régionales et internationales partenaires qui respectent sa souveraineté, ses choix politiques souverains, ses priorités en matière sécuritaire, de lutte contre le terrorisme, de développement économique et social et ce, dans le cadre d’un partenariat gagnant-gagnant pour la réalisation des aspirations de ses populations.</p>
<p>•    Mesdames et Messieurs,</p>
<p>Outre les efforts de sécurisation pour le retour de la paix dans nos pays, les Gouvernements de la Confédération AES s’attellent à la mise en œuvre d’une stratégie globale et intégrée, qui inclut des mesures politiques, de développement économique et social, de justice et de réconciliation.</p>
<p>En choisissant la voie de l’audace et de la souveraineté, les Instances Confédérales ont lancé des initiatives de rupture fondées sur le développement endogène. C’est là un chemin clair, celui d’apporter nous-mêmes la valeur ajoutée indispensable à nos économies et de préserver la dignité de nos peuples. Ce choix, que nous assumons pleinement, traduit notre volonté ferme et inébranlable de prendre en main notre destin.</p>
<p>Dans la même optique, nous avons inscrit au cœur de nos priorités nationales et confédérales, des politiques d’investissements stratégiques dans différents domaines prioritaires tels que les infrastructures, l’énergie, l'industrialisation et la diversification de l’économie. Participe de cette dynamique, la création de la Banque Confédérale pour l’Investissement et le Développement visant à réaliser les projets confédéraux.<br> <br>La Confédération des Etats du Sahel fonde ses ambitions de développement sur des atouts indéniables : un territoire vaste de 2 800 000 kilomètres carrés et une population de 75 millions d’habitants, dont la majorité est composée de jeunes. A cela s’ajoute sa diaspora forte, engagée et agissante. Elle compte également sur ses terres fertiles, ses nombreux cours d’eau, ses sources d’énergie et ses réservoirs en ressources minières parmi les plus importants au monde.</p>
<p>•    Mesdames et Messieurs,</p>
<p>La troisième dimension du thème de cette 80ème session de l’Assemblée porte sur les droits humains. La Confédération AES réaffirme son attachement à respecter et à faire respecter le droit international des droits de l’homme et le droit international humanitaire, conformément à son histoire millénaire humaniste et à ses engagements nationaux et internationaux.</p>
<p>Cependant, nous restons fortement opposés à l’instrumentalisation de la question des droits humains à des fins politiques ou de déstabilisation de nos Institutions nationales, voire de nos Etats souverains et indépendants. Las de cette situation et soucieux de préserver la souveraineté et la dignité du peuple, les Chefs d’Etat de la Confédération AES se sont retirés, avec effet immédiat, du Statut de Rome de la Cour Pénale Internationale, le 22 septembre 2025. A ce retrait, s’ajoute leur volonté de privilégier dorénavant, des mécanismes endogènes de justice, en adéquation avec leurs valeurs sociétales et dans l’intérêt du peuple de l’AES.</p>
<p>Nous dénonçons également le double standard observé par certains acteurs internationaux, dont le curseur se déplace en fonction de leurs intérêts. Ces donneurs de leçons ne sont d’ailleurs eux-mêmes pas les meilleurs exemples en matière de respect des droits de l’homme. Nous appelons nos partenaires à privilégier le dialogue et la coopération, qui demeurent les meilleurs leviers pour promouvoir les droits humains à travers le monde.<br> <br>•    Mesdames et Messieurs,</p>
<p>Au moment où nous célébrons les 80 ans des Nations Unies, force est de constater que notre cadre multilatéral, incarné par l’ONU, est mis à rude épreuve, dans un contexte international marqué par la polarisation, le retour progressif du nationalisme, du protectionnisme, du repli sur soi et des rapports de force.</p>
<p>En dépit de cette réalité conjoncturelle, le constat est que les trois objectifs majeurs consignés dans la Charte des Nations Unies, à savoir la paix, le développement et les droits humains, restent pertinents.</p>
<p>Pour la réalisation de ces objectifs, nous avons besoin :</p>
<p>-    Premièrement, d’une Organisation des Nations Unies véritablement rénovée, réformée et adaptée aux exigences de notre temps. C’est une condition essentielle pour mieux asseoir sa légitimité internationale et assurer l’application effective de ses décisions. C’est l’occasion de rappeler avec force que l’Afrique demande depuis une vingtaine d’années des réformes pour réparer l’injustice historique qui lui est faite, en ce qui concerne sa représentativité au Conseil de sécurité. Je réaffirme ici le soutien total de la Confédération AES à la position commune africaine sur cette question, énoncée dans le Consensus d’Ezulwini et la Déclaration de Syrte, afin que l’Afrique puisse disposer de deux sièges permanents et de cinq sièges non permanents.</p>
<p>-    Deuxièmement, nous avons besoin d’une Organisation des Nations Unies garante du respect du droit international pour tous. Nous sommes préoccupés de constater les violations flagrantes du droit international dans le monde, et ce en toute impunité. Ce 80ème anniversaire de l’ONU est, pour nous Etats membres, l’occasion de réaffirmer notre attachement indéfectible à un cadre multilatéral fondé sur le droit, et non la force.<br> <br>-    Troisièmement, nous avons besoin de mécanismes robustes de suivi et de mise en œuvre des conclusions des conférences internationales. Le constat dans ce domaine est clair : de la création de l’ONU en 1945 à nos jours, nous avons tenu des dizaines de conférences internationales dont les engagements ont été très faiblement sinon pas mis en œuvre au profit des populations que nous représentons ici. Cette situation doit impérativement changer. C’est pourquoi, nous plaidons pour que les réformes envisagées prennent en charge cette problématique, afin que nos Nations respectives puissent bénéficier des dividendes des engagements pris sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies.</p>
<p>Pour sa part, la Confédération des Etats du Sahel est disposée à apporter sa contribution en vue de la réforme devenue indispensable du cadre multilatéral des Nations Unies.</p>
<p>S’agissant de la gouvernance mondiale actuelle, il apparait de plus en plus évident qu’elle n’est plus adaptée aux défis actuels et à venir. Elle a plutôt besoin d’une refondation plus hardie des instances économiques et financières internationales, qui gagneraient à prendre en charge la question du financement de la sécurité et de la lutte contre les crises exogènes.</p>
<p>À cet égard, des mécanismes innovants comme les BRICS offrent une alternative constructive et plus respectueuse des intérêts des pays émergents et en développement, tout comme les initiatives africaines de financement du développement, auxquelles les pays du Sahel accordent une attention particulière pour briser le cercle vicieux de la dépendance et du surendettement.</p>
<p>Dans cette dynamique, les préoccupations de l’Afrique en matière de développement économique et social sont à prendre en compte. Une Afrique présentée comme continent de l’avenir, riche de sa jeunesse, mais hélas qui fait face au lourd fardeau de la dette extérieure, au pillage de ses ressources, au commerce inégal, au transfert négatif des ressources et aux aléas des changements climatiques, entre autres défis.<br> <br>•    Mesdames et Messieurs,</p>
<p>Au plan national, le Mali, dans sa quête de paix et de stabilité durables et conformément aux aspirations de ses populations exprimées lors du Dialogue Inter-Maliens pour la paix et la réconciliation, a adopté une Charte pour la Paix et la Réconciliation nationale. Fruit d’un processus participatif inclusif axé sur le dialogue et la concertation entre les Maliennes et les Maliens de toutes les couches socioprofessionnelles et de la diaspora, la Charte incarne notre détermination à renforcer l’appropriation nationale du processus de paix au Mali. Elle s’appuie sur nos réalités, nos valeurs traditionnelles et nos mécanismes endogènes de règlement des différends, afin de se tourner résolument vers un avenir partagé et prometteur.</p>
<p>Le 22 juillet 2025, lors de la remise officielle de la Charte, Son Excellence Le Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat de la République du Mali, dans son allocution a mis l’accent sur la portée historique de cet évènement en ces termes :<br>« la présente cérémonie est d’autant plus singulière qu’elle est porteuse d’un rêve collectif, celui de l’espoir d’une paix durable, de la cohésion sociale, en somme la réconciliation dans notre chère patrie ».</p>
<p>S’agissant des préoccupations régionales, je ne saurais passer sous silence, la destruction d’un aéronef de type drone des Forces Armées Maliennes, le 1er avril 2025 par la junte algérienne. Le Mali condamne fortement cette agression et a saisi la Cour Internationale de Justice, à cet effet.</p>
<p>Depuis, son accession à l’indépendance le 22 septembre 1960, le Mali n’a ménagé aucun effort pour la décolonisation du continent africain. A ce titre, il a activement soutenu, de manière exceptionnelle, l’Algérie dans sa guerre de libération contre le colonisateur français. Au regard de cette position politique constante en faveur du panafricanisme, ajoutée à la proximité géographique entre 2 pays qui partagent une frontière distante de 1300 km, le Mali a toujours observé à l’endroit du peuple frère algérien une attention bienveillante.<br> <br>A rebours de cette approche constructive du Mali, nous mettrons en exergue 3 situations incongrues et incompréhensibles ayant marqué les relations récentes entre nos 2 pays :</p>
<p>1.    L’attaque lâche et perfide ayant visé les Forces Armées Maliennes à Tinzawatène, s’est déroulée à quelques kilomètres de la frontière algérienne. Curieusement, la junte algérienne n’a rien vu, ni entendu, alors même que l’acte terroriste a été planifié sur son territoire. Troublant pour un pays qui a été désigné comme champion de l’Union Africaine de la lutte contre le terrorisme et qui est devenu, ces dernières années, champion de la promotion du terrorisme et exportateur de terroristes !</p>
<p>2.    Comme annoncé, la junte algérienne a abattu un drone malien acheté sur fonds propre, à la sueur du contribuable malien, au motif fallacieux de la violation de leur espace aérien. Le Mali est troublé par la thèse de la junte algérienne défiant les lois de la physique et suivant laquelle un objet abattu dans l’air, est capable de se déplacer, à partir de son point de chute, sur 22 km, puis de se retrouver sur le territoire malien. En effet, il est utile de souligner que les débris du drone malien se sont retrouvés sur le territoire malien, validant ainsi nos arguments.</p>
<p>3.    Le 04 septembre 2025, le Gouvernement malien a informé l’opinion du dépôt d’une requête introductive d’instance auprès de la Cour Internationale de Justice, contre la junte algérienne, concernant la destruction du drone. Dans un communiqué du Ministère algérien des Affaires Etrangères, en date du 19 septembre 2025, nous avons appris avec une profonde stupéfaction, une allégation suivant laquelle, le dépôt de la requête malienne a été motivé par la Conférence de Presse du Ministre algérien des affaires étrangères, intervenue le 13 septembre 2025 et lors de laquelle, il niait le dépôt de la requête malienne auprès de la Cour Internationale de Justice.<br> <br>Nous faisons observer au Ministre que le dépôt de la requête annoncé par le Mali, le 04 septembre n’a jamais signifié son enregistrement automatique par la Cour Internationale de Justice.</p>
<p>Le Mali rappelle que la Diplomatie vise à défendre les intérêts de son pays. En supposant que la plainte malienne ait été déclenchée par sa conférence de presse, l’énergumène d’Alger démontre que sa vision de la diplomatie est de pousser les autres Etats à poursuivre son pays devant des instances internationales, devenant ainsi un performant auto-buteur, populairement appelé au Mali « Yabé ». Troublant !</p>
<p>Au passage, le Mali rend un vibrant hommage au Ministre des affaires étrangères de la junte algérienne. En effet, le mensonge corrompant tout, il vient d’ôter toute crédibilité à la version algérienne de la destruction du drone malien. Aussi, nous n’avons point été surpris par la fuite en avant de la junte algérienne qui a refusé de donner son consentement à la compétence de la Cour Internationale de Justice suite à l’affaire de la destruction du drone malien, craignant ainsi d’être démasqué publiquement comme agresseur et soutien du terrorisme international.</p>
<p>Au regard de ces 3 points insolites, le Mali recommande à la Junte algérienne, d’une part de faire sienne cette citation de Amadou Hampâté Bâ, dans Vie et enseignement de Tierno Bokar : le Sage de Bandiagara « Certaines vérités ne nous paraissent invraisemblables que, tout simplement, parce que notre connaissance ne les atteint pas ». Nous les invitons à chercher à connaitre le Mali et les valeurs qu’incarnent les Mali Denw. Aussi, face aux assauts et à l’adversité, nous ne serons pas des spectateurs : Pour chaque balle tirée contre nous, nous réagirons par réciprocité. Pour chaque mot employé de travers, nous réagirons par réciprocité.</p>
<p>D’autre part, il est vivement recommandé à la junte algérienne d’organiser à Tin Zaouatine Algérie, un festival international annuel dédié à l’artifice de l’intelligence humaine.<br> <br>Du haut de cette tribune, nous appelons la junte algérienne à cesser de soutenir le terrorisme international et à s’impliquer résolument dans la promotion de la paix et de la sécurité, dans un esprit constructif, en respectant la souveraineté des Etats.</p>
<p>A bon entendeur, Tant pis !</p>
<p><br>•    Madame la Présidente,<br>•    Mesdames et Messieurs,</p>
<p>L’occasion est ici propice pour exposer l’avis d’un citoyen, le Poing levé à l’Aube de notre souveraineté retrouvée, partagé par le peuple de la Confédération AES. Notre Confédération est composée de nations combattantes, une terre de résistance. Ce que nous affrontons, ce n’est pas un simple conflit intérieur. C’est une guerre hybride, soutenue par des intérêts impérialistes, où les ennemis de la paix portent parfois des cravates. Si l’ONU continue à feindre l’ignorance, elle cessera d’être la somme du monde et deviendra le bras passif de l’injustice mondiale.</p>
<p>Nous disons ceci : la Confédération AES n’a pas peur. Elle ne cédera pas. Elle résistera<br>encore et toujours.</p>
<p><br>Toutefois, la Confédération AES donne aux Nations Unies une opportunité historique, celle de se placer du côté de la vérité. Celle de reconnaître que le peuple de l’AES est agressé. Celle de soutenir une Confédération qui combat à la fois pour elle-même et pour l’Afrique, pour la stabilité du continent et, indirectement, pour celle du monde entier.</p>
<p>L’histoire jugera. Elle jugera ceux qui ont armé les forces du mal. Elle jugera ceux qui ont détourné le regard. Elle jugera ceux qui ont oublié que la justice est la seule voie vers la paix durable.</p>
<p>La Confédération AES ne demande pas l’aumône. Elle appelle à la conscience.<br> <br>Pour conclure, je voudrais réaffirmer, ici l’attachement de la Confédération des Etats du Sahel aux valeurs, aux buts et aux principes de la Charte des Nations Unies.</p>
<p>Aussi, la Confédération AES indique qu’on ne peut être « mieux ensemble » qu’à la condition d’œuvrer collectivement pour un multilatéralisme à visage humain, fait de dialogue, fondé sur le droit, la coopération et la solidarité entre les peuples, promouvant la paix et le développement, dans le respect de la souveraineté des Etats.</p>
<p>Cependant, nous ne pouvons et nous ne devons continuer à faire la même chose durant les années à venir, pour espérer des résultats différents. Il y a un besoin urgent de réformes à opérer dans notre cadre multilatéral existant, incarné par notre Organisation commune. La célébration des 80 ans de l’ONU nous offre cette opportunité historique pour adapter l’Organisation aux réalités du moment, capable de répondre efficacement aux défis présents et futurs.</p>
<p>La Confédération AES reste disposée à jouer sa partition, toute sa partition, dans la quête de réponses collectives, visant à préserver les générations futures du fléau de la guerre, à assurer un développement harmonieux pour tous, et à promouvoir et protéger les droits humains.</p>
<p>-    Que Dieu bénisse la Confédération des Etats du Sahel et préserve son peuple des forces obscurantistes et destructrices du monde !<br>-    Que Dieu bénisse le Mali et préserve les Maliens des forces obscurantistes et destructrices du monde !<br>-    Que Dieu bénisse l’Afrique et préserve les africains des forces obscurantistes et destructrices du monde !<br>-    Que Dieu bénisse le monde et préserve l’humanité entière des forces obscurantistes et destructrices du monde !<br>Je vous remercie de votre aimable attention.</p>]]> </content:encoded>
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<title>Chef de la CEDEAO : j’espère la poursuite du dialogue avec l’AES</title>
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<description><![CDATA[ Le président de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Julius Maada Bio, président de la Sierra Leone, espère poursuivre le dialogue avec les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES). Il l’a déclaré lors de son intervention à la 80ᵉ session de l’Assemblée générale de l’ONU à New York, le 24 septembre. ]]></description>
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<pubDate>Fri, 26 Sep 2025 18:10:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>« En tant que président de la CEDEAO, j’ai récemment effectué un voyage régional, incluant ma deuxième visite au Burkina Faso en deux ans. Cette démarche visait à démontrer la solidarité et à rétablir la confiance entre les États membres de la CEDEAO et de l’AES. J’apprécie grandement la disposition de la direction du Burkina Faso à coopérer et j’attends la poursuite du dialogue avec les dirigeants du Mali et du Niger », a souligné M. Bio.</p>
<p>M. Bio a également réaffirmé l’engagement constant de la Sierra Leone en faveur de la réforme du Conseil de sécurité de l’ONU et de l’inclusion d’États africains parmi ses membres permanents.</p>
<p>« En tant que coordinateur du Comité des Dix de l’Union africaine sur la réforme du Conseil de sécurité, je parle au nom d’un continent encore dépourvu de représentation permanente au Conseil. L’Afrique, qui compte 1,3 milliard d’habitants et constitue le plus grand bloc régional au sein de l’ONU, n’a toujours pas de siège permanent », a-t-il indiqué.</p>
<p>Le président de la Sierra Leone a également exprimé son soutien aux efforts de stabilisation dans l’est de la RDC et a appelé à un cessez-le-feu au Soudan. Il a souligné l’engagement de la Sierra Leone envers le principe de diplomatie multilatérale et l’alignement du plan national de développement avec l’« Agenda 2063 » de l’Union africaine.</p>
<p>Plus tôt en septembre, lors d’une visite à Ouagadougou, M. Bio avait exprimé le soutien de la Sierra Leone au Burkina Faso face aux défis persistants en matière de sécurité. Le gouvernement de Sierra Leone a noté que M. Bio était le premier président de la CEDEAO à se rendre dans un pays membre de l’AES depuis la création de l’Alliance, « soulignant ainsi la volonté du président de renforcer les liens et de développer la coopération entre les deux organisations ».</p>
<p>Il y a deux ans, en septembre 2023, le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont formé l’AES pour assurer la défense collective. En janvier 2024, les trois pays ont annoncé leur retrait de la CEDEAO, effectif depuis le 29 janvier 2025. Le 6 juillet 2024, les dirigeants de ce « trio sahélien » ont annoncé la création de la Confédération AES.</p>
<p>Maria Safonova</p>
<p>Source: https://afrinz.ru/fr</p>]]> </content:encoded>
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<title>Le président Donald J. Trump à la 80e Assemblée générale des Nations unies</title>
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<description><![CDATA[ Six années se sont écoulées depuis que je me suis tenu pour la dernière fois dans cette grande salle afin de m’adresser à un monde prospère et en paix, lors de mon premier mandat. Depuis ce jour, les armes de la guerre ont brisé la paix que j’avais forgée sur deux continents. Une ère de calme et de stabilité a cédé la place à l’une des plus grandes crises de notre temps. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 24 Sep 2025 14:50:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p>À notre frontière sud, nous sommes parvenus à repousser une invasion de grande ampleur. Et au cours des quatre derniers mois, soit depuis quatre mois consécutifs, le nombre d’étrangers illégaux admis et entrés dans notre pays est nul. Cela peut sembler difficile à croire. En effet, si l’on se réfère à la situation il y a seulement un an, des millions de personnes affluaient de partout dans le monde, de prisons, d’établissements psychiatriques ou, encore, du milieu des trafiquants de drogue.</p>
<p>***</p>
<p>Sur la scène internationale, les États-Unis sont à nouveau respectés, comme jamais auparavant. Prenez la situation d’il y a deux, trois ou quatre ans, ou même d’il y a un an, nous étions la risée du monde entier.</p>
<p>Lors du sommet de l’OTAN en juin, à ma demande, la quasi-totalité des membres de l’OTAN se sont officiellement engagés à augmenter leurs dépenses de défense de 2 % à 5 % de leur PIB, ce qui rend notre alliance plus forte et plus puissante que jamais.</p>
<p>En mai, je suis allé au Moyen-Orient pour rendre visite à mes amis et reconstruire nos partenariats dans le Golfe, et ces relations d’une grande importance avec l’Arabie saoudite, le Qatar, les Émirats arabes unis et d’autres pays sont désormais plus étroites que jamais.</p>
<p>Mon administration a négocié plusieurs accords commerciaux historiques, notamment avec le Royaume-Uni, l’Union européenne, le Japon, la Corée du Sud, le Vietnam, l’Indonésie, les Philippines, la Malaisie et bien d’autres pays. De la même manière, en seulement sept mois, j’ai mis fin à sept guerres impossibles à arrêter. On disait qu’il était impossible de les arrêter, que je n’arriverais jamais à les régler. Certaines duraient depuis 31 ans. Deux d’entre elles. 31 ans. Imaginez. 31 ans. L’une d’elles durait depuis 36 ans. Une autre, depuis 28 ans. J’ai mis fin à sept guerres, et toutes faisaient rage et causaient la mort de milliers de personnes.</p>
<p>Cela comprend le Cambodge et la Thaïlande, le Kosovo et la Serbie, le Congo et le Rwanda, une guerre violente et cruelle, le Pakistan et l’Inde, Israël et l’Iran, l’Égypte et l’Éthiopie, et l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Cela comprend toutes ces guerres. Aucun président ni premier ministre ni, d’ailleurs, aucun autre pays, n’a jamais accompli quoi que ce soit de semblable. Et je l’ai fait en seulement sept mois. Cela ne s’était jamais produit auparavant. On n’avait jamais rien vu de tel. c’est un grand honneur pour moi de l’avoir fait. Il est regrettable que j’aie dû agir à la place des Nations unies. Malheureusement, dans tous ces cas, les Nations unies n’ont même pas essayé d’apporter leur aide.</p>
<p>J’ai mis fin à sept guerres, j’ai négocié avec les dirigeants de chacun de ces pays, et je n’ai jamais reçu le moindre appel des Nations unies pour me proposer leur aide afin de finaliser l’accord.</p>
<p>***</p>
<p>Je n’y ai pas pensé sur le coup, parce que j’étais trop occupé à m’efforcer de sauver des millions de vies. Il fallait mettre fin à ces guerres et sauver des vies. Mais j’ai réalisé par la suite que les Nations unies n’étaient pas là pour nous aider. Elles n’étaient pas présentes. J’y ai seulement réfléchi après coup, et non pendant ces négociations, qui n’étaient pas simples. Dans ce contexte, quel est le rôle des Nations unies ?</p>
<p>L’ONU a un potentiel énorme. Je l’ai toujours dit. Elle a un potentiel énorme, vraiment énorme. Mais elle est loin d’être à la hauteur de ce potentiel. Dans l’ensemble, du moins pour l’instant, tout ce qu’elle semble faire, c’est rédiger des lettres très fermes, et puis ne jamais donner suite à ces lettres. Ce sont des paroles vides, et les paroles vides ne résolvent pas les conflits. La seule chose qui résout les conflits, c’est l’action.</p>
<p>***</p>
<p>Je suis venu ici aujourd’hui pour offrir le leadership et l’amitié des États-Unis à tous les pays de cette assemblée qui souhaitent se joindre à nous pour forger un monde plus sûr et plus prospère. C’est un monde dans lequel nous serons beaucoup plus heureux. Un avenir nettement meilleur est à notre portée. Mais pour y parvenir, nous devons rejeter les stratégies infructueuses du passé et travailler ensemble pour faire face à certaines des plus grandes menaces de l’histoire. Il n’existe pas aujourd’hui de plus grave danger pour notre planète que les armes les plus puissantes et les plus destructrices jamais conçues par l’homme, dont les États-Unis, comme vous le savez, sont en possession en grand nombre. Tout comme lors de mon premier mandat, j’ai fait une priorité absolue de la maîtrise de ces menaces, à commencer par celle de l’Iran. Ma position est très simple : le premier commanditaire du terrorisme dans le monde ne peut en aucun cas être autorisé à posséder l’arme la plus dangereuse. C’est pourquoi, peu après mon entrée en fonction, j’ai envoyé à celui qu’on appelle « le guide suprême » une lettre contenant une offre généreuse. J’ai proposé une coopération totale en échange de la suspension du programme nucléaire iranien. La réponse du régime a été de poursuivre ses menaces constantes à l’encontre de ses voisins et des intérêts américains dans toute la région, ainsi que de certains grands pays situés à proximité.</p>
<p>***</p>
<p>Comme chacun le sait, je me suis également fortement engagé dans la recherche d’un cessez-le-feu à Gaza. Il est impératif d’y parvenir. Il faut que ce soit fait. Malheureusement, le Hamas a rejeté à plusieurs reprises des propositions de paix raisonnables. Nous ne devons pas oublier le 7-Octobre, n’est-ce pas ? Aujourd’hui, comme s’ils souhaitaient encourager la poursuite du conflit, certains membres de cette assemblée cherchent à reconnaître unilatéralement un État palestinien. Ce serait une récompense bien trop importante accordée aux terroristes du Hamas pour les atrocités qu’ils ont commises. Ce serait une récompense pour ces horribles atrocités, y compris celles du 7-Octobre, alors même qu’ils ont refusé de libérer les otages ou d’accepter le cessez-le-feu. Au lieu de céder au Hamas et de donner autant – parce qu’il a pris beaucoup, il a pris énormément, cela aurait pu être résolu depuis longtemps. Mais au lieu de céder aux demandes de rançon du Hamas, ceux qui souhaitent la paix devraient s’unir autour d’un seul message : libérez les otages immédiatement. Libérez tout simplement les otages immédiatement.</p>
<p>Merci. Nous devons nous unir, et nous nous unirons, et nous devons parvenir à une paix. Nous devons mettre fin immédiatement à la guerre à Gaza. Il faut l’arrêter. Il faut le faire. Il faut négocier. Il faut négocier la paix immédiatement. Il faut récupérer les otages. Nous voulons le retour des 20 otages.</p>
<p>***</p>
<p>Je m’emploie également sans relâche à faire cesser les tueries en Ukraine. Je pensais que ce serait la guerre la plus facile à arrêter parmi les sept que j’ai réglées, du fait de ma relation avec le président Poutine, qui a toujours été bonne. Je pensais que ce serait la plus simple. Mais avec la guerre, on ne sait jamais ce qui va se passer. Il y a toujours beaucoup de surprises, bonnes ou mauvaises. Tout le monde pensait que la Russie remporterait cette guerre en trois jours. Mais cela ne s’est pas passé ainsi. Cela devait être une petite escarmouche rapide. Cela ne donne pas une bonne image de la Russie. Cela lui donne une mauvaise image, quoi qu’il arrive à partir de maintenant. C’est un évènement qui aurait dû durer quelques jours, certainement moins d’une semaine. Mais ils se battent depuis trois ans et demi, et causent la mort de 5 000 à 7 000 jeunes soldats, principalement des soldats, des deux côtés. Chaque semaine, entre 5 000 et 7000 jeunes meurent, et certains dans des villes – en nombre beaucoup plus restreint – où des roquettes sont tirées, où des drones sont largués. Cette guerre n’aurait jamais commencé si j’avais été président. C’était une guerre qui n’aurait jamais dû avoir lieu. Cela illustre ce qu’est le leadership, ce qu’un mauvais leadership peut faire à un pays. Prenez ce qui est arrivé aux États-Unis et voyez où nous en sommes aujourd’hui, en si peu de temps. La seule question qui se pose maintenant est de savoir combien de vies supplémentaires seront inutilement perdues dans les deux camps.</p>
<p>La Chine et l’Inde constituent les principaux bailleurs de fonds de la guerre en cours parce qu’elles continuent d’acheter du pétrole russe. Mais, et c’est inexcusable, même les pays de l’OTAN n’ont pas réduit leurs achats d’énergie et de produits énergétiques russes. Comme vous le savez, je l’ai découvert il y a environ deux semaines et cela ne m’a pas réjoui. Réfléchissez-y. Ils financent la guerre contre eux-mêmes. Qui diable a déjà entendu une chose pareille ? Dans l’éventualité où la Russie ne serait pas prête à conclure un accord pour mettre fin à la guerre, les États-Unis sont tout à fait disposés à imposer une robuste série de droits de douanes très puissants, ce qui, à mon avis, mettrait très vite fin aux effusions de sang. Mais pour que ces tarifs soient efficaces, il faudrait que les pays européens – vous tous qui êtes réunis ici aujourd’hui – se joignent à nous en adoptant exactement les mêmes mesures. Vous êtes beaucoup plus proches – il y a un océan entre nous. Vous êtes tout près. Et c’est à l’Europe de s’en charger. Les Européens ne peuvent pas continuer à agir comme ils le font actuellement. Ils achètent du pétrole et du gaz à la Russie alors qu’ils luttent contre elle. C’est embarrassant pour eux, et cela a été très embarrassant pour eux quand je l’ai découvert, je peux vous le dire. Ils doivent mettre fin immédiatement à tout achat d’énergie à la Russie. Sinon, c’est une perte de temps pour nous tous. Je suis prêt à en discuter. Nous allons en discuter aujourd’hui avec les pays européens, tous réunis ici. Je suis sûr qu’ils sont ravis de m’entendre en parler, mais c’est ainsi. Je tiens à exprimer mon opinion et à dire la vérité.</p>
<p>Alors que nous cherchons à réduire la menace des armes dangereuses aujourd’hui, j’invite également tous les pays à se joindre à nous pour mettre fin une fois pour toutes au développement des armes biologiques. Les armes biologiques sont terribles, et les armes nucléaires le sont encore plus. Et nous incluons dans cette catégorie les armes nucléaires. Nous souhaitons mettre fin au développement des armes nucléaires.</p>
<p>***</p>
<p>Non seulement l’ONU ne résout pas les problèmes qu’elle devrait résoudre, mais trop souvent, elle crée en fait des problèmes supplémentaires que nous devons résoudre. Le meilleur exemple est la question politique numéro un de notre époque : la crise de l’immigration effrénée. Elle est effrénée. Les Nations unies financent une attaque contre les pays occidentaux et leurs frontières. En 2024, l’ONU a budgétisé une aide financière de 372 millions de dollars pour soutenir environ 624 000 migrants en route vers les États-Unis. Réfléchissez-y. L’ONU soutient des personnes qui entrent illégalement aux États-Unis et ensuite, c’est à nous de les expulser. L’ONU a également fourni de la nourriture, des abris, des moyens de transport et des cartes bancaires à des étrangers illégaux. Incroyable, non ? D’ailleurs, pour qu’ils s’infiltrent par notre frontière sud. Il y a tout juste un an, des millions de personnes franchissaient cette frontière sud. Des millions de personnes affluaient. Au total, 25 millions de personnes au cours des quatre années de l’incompétente administration Biden. Et aujourd’hui, nous y avons mis fin. Complètement. En fait, les gens ne viennent même plus parce qu’ils savent qu’ils ne peuvent pas traverser. Mais ce qui s’est passé est totalement inacceptable. L’ONU est censée empêcher les invasions, pas les créer, ni les financer.</p>
<p>Aux États-Unis, nous rejetons l’idée que des quantités massives de personnes issues de pays étrangers puissent être autorisées à venir de l’autre bout du monde, bafouer nos frontières, enfreindre notre souveraineté, provoquer une criminalité sans borne et épuiser complètement nos aides sociales. Nous avons réaffirmé que l’Amérique appartient aux Américains, et j’encourage tous les pays à prendre également position afin de défendre leurs citoyens. Vous devez le faire parce que je le vois bien, je ne citerai pas de noms. Mais je le constate, et je peux tous les pointer du doigt. Vous êtes en train de détruire vos pays. Ils sont en pleine destruction. L’Europe est en grande difficulté. Elle est envahie par une force d’immigrants clandestins, c’est du jamais vu. Les immigrants clandestins affluent en Europe. Et personne ne fait rien pour que cela change, pour les faire partir. Ce n’est pas viable. Et parce qu’ils choisissent d’être politiquement corrects, ils ne font absolument rien pour régler la situation.</p>
<p>***</p>
<p>Et même si nous ferons toujours preuve de générosité à l’égard des lieux et des personnes en difficulté, ainsi que de véritable compassion, des solutions viendront. Nous devons résoudre le problème, et nous devons le résoudre dans leurs pays, sans créer de nouveaux problèmes dans les nôtres. Nous aidons beaucoup de pays qui ne sont tout simplement plus en mesure d’envoyer leurs ressortissants. Auparavant, ils nous envoyaient des caravanes de 25 000, 30 000 personnes, des caravanes massives de personnes qui affluaient dans notre pays, sans aucun contrôle ni vérification. Mais ce n’est plus le cas aujourd’hui.</p>
<p>***</p>
<p>Pour protéger nos citoyens, j’ai également désigné plusieurs cartels de drogue violents – vous pouvez le voir, cela se produit sous vos yeux. Il faut le dire : les gens n’aiment plus transporter de grandes quantités de drogue par bateau. Il n’y a plus beaucoup de bateaux qui naviguent au large du Venezuela. Ils ont tendance à ne plus vouloir voyager très vite. Et nous avons pratiquement mis fin à l’entrée des drogues dans notre pays par voie aérienne. Nous les appelons les drogues de l’eau. Elles tuent des centaines de milliers de personnes. J’ai aussi désigné plusieurs cartels de drogue violents comme organisations terroristes étrangères, ainsi que deux gangs transnationaux sanguinaires, probablement les pires gangs du monde, MS-13 et Tren de Aragua. Tren de Aragua vient du Venezuela, soit dit en passant. Ces organisations torturent, mutilent et tuent des gens en toute impunité. Elles sont les ennemies de toute l’humanité.</p>
<p>C’est pourquoi nous avons commencé récemment à employer la puissance suprême de l’armée américaine pour détruire les terroristes vénézuéliens et les réseaux de trafiquants dirigés par Nicolas Maduro. À tous les terroristes qui font passer des drogues toxiques aux États-Unis d’Amérique, sachez que nous vous anéantirons. C’est ce que nous faisons. Nous n’avons pas le choix. Nous ne pouvons pas laisser cela se produire. Elles détruisent – je crois que nous avons perdu 300 000 personnes l’an dernier à cause de la drogue. 300 000. À cause du fentanyl et d’autres drogues. Chaque bateau que nous coulons transporte des drogues susceptibles de tuer plus de 25 000 Américains. Nous ne laisserons pas cela se produire.</p>
<p>L’énergie est un autre secteur dans lequel les États-Unis prospèrent comme jamais auparavant. Nous nous débarrassons des énergies appelées à tort « renouvelables ». Soit dit en passant, elles ne valent rien. Elles ne fonctionnent pas. Elles sont trop chères. Elles ne sont pas assez puissantes pour alimenter les usines qu’il faut pour construire un grand pays. Il n’y a pas assez de vent. Ces grandes éoliennes sont absolument pathétiques et inefficaces. Elles sont très chères à exploiter. Et elles doivent tout le temps être reconstruites. Elles se mettent à rouiller et à pourrir. C’est l’énergie la plus chère jamais conçue – normalement, on est censé gagner de l’argent avec l’énergie, pas en perdre. On perd de l’argent. Il faut être subventionné par le gouvernement. On ne peut pas les faire fonctionner sans subventions massives. Et la plupart d’entre elles sont construites en Chine. Je reconnais que la Chine a beaucoup de mérite. Elle les construit, mais elle possède très peu de parcs éoliens. Alors pourquoi est-ce qu’elle les construit et les expédie partout dans le monde, alors qu’elle les utilise à peine ? Vous savez ce qu’ils utilisent en Chine ? Ils utilisent du charbon. Ils utilisent du gaz. Ils utilisent presque tout, mais ils n’aiment pas l’éolien. Par contre, ils aiment sacrément bien vendre des éoliennes.</p>
<p>***</p>
<p>Le défi posé par le commerce est semblable à celui posé par le climat. Dans les pays qui ont respecté les règles, toutes les usines ont été pillées. C’est vraiment triste à voir. Elles ont été brisées. Elles ont été brisées par des pays qui ont brisé les règles. C’est pourquoi les États-Unis imposent désormais des droits de douane à d’autres pays, et tout comme ces droits de douane nous ont été imposés pendant de nombreuses années, sans retenue, nous avons utilisé les droits de douane comme mécanisme de défense sous l’administration Trump, y compris pendant mon premier mandat, lors duquel des centaines de milliards de dollars en droits de douane ont été perçus. Et d’ailleurs, notre inflation était la plus basse, et aujourd’hui notre inflation est très faible. La seule différence est que des centaines de milliards de dollars affluent dans notre pays. Mais c’est ainsi que nous ferons en sorte que le système fonctionne pour tout le monde et qu’il soit viable à l’avenir. Nous utilisons également les droits de douane pour défendre notre souveraineté et notre sécurité dans le monde entier, y compris contre les pays qui ont profité des administrations américaines précédentes pendant des dizaines d’années, notamment de l’administration la plus corrompue et la plus incompétente de l’histoire, celle de « Sleepy Joe » Biden.</p>
<p>Le Brésil est désormais soumis à des droits de douane majeurs en réaction à ses mesures sans précédent visant à s’ingérer dans les droits et les libertés de nos citoyens américains et d’autres personnes, par la censure, la répression, l’instrumentalisation de la corruption judiciaire et le ciblage de critiques politiques aux États-Unis.</p>
<p>***</p>
<p>Pour conclure, j’aimerais seulement répéter que l’immigration et le coût élevé des énergies soi-disant renouvelables et vertes sont en train de détruire une grande partie du monde libre et de notre planète. Les pays qui chérissent la liberté sont en train de décliner rapidement en raison de leur politique à l’égard de ces deux sujets. Il faut des frontières robustes et des sources d’énergie traditionnelles pour retrouver la grandeur. Que vous veniez du nord ou du sud, de l’est ou de l’ouest, de près ou de loin, chaque dirigeant présent aujourd’hui dans cette magnifique salle représente une culture riche, une histoire noble et un patrimoine fier qui rendent chaque nation majestueuse et unique, incomparable à tout ce que l’histoire humaine ou le reste du monde peut offrir.</p>
<hr>
<p>Voir le contenu d’origine :<span> </span><a href="https://www.youtube.com/watch?v=lw9foqNRpyE&amp;t=45s" target="_blank" rel="noopener">https://www.youtube.com/watch?v=lw9foqNRpyE&amp;t=45s</a></p>
<p>Source: https://www.state.gov/</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Trump détruit l’ONU: “Et si on remettait sur la table une ancienne proposition belge?”</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/trump-detruit-lonu-et-si-on-remettait-sur-la-table-une-ancienne-proposition-belge-3109573.html</link>
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<description><![CDATA[ Le 24 octobre, l’Organisation des Nations Unies fêtera ses 80 ans, mais de la part de son quasi-contemporain Donald Trump – le président américain a 79 ans – l’ONU ne doit pas s’attendre à un gâteau ni à du champagne pour son anniversaire. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 24 Sep 2025 10:39:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div data-content-type="INTRO" class="css-1je2h0a e1utxi1b0">
<p class="css-1wrdtgj es2vl7p0">Lors de l’Assemblée générale,<span> </span><a href="https://www.7sur7.be/article/~ae4ab4eb" target="_blank" rel="noopener">Trump a littéralement taillé en pièces l’ONU</a>. “Elle ne fait rien pour arrêter les guerres et ne fait que créer des problèmes”, a-t-il fulminé. L’ONU a-t-elle vraiment perdu de sa pertinence? Quelle est l’arrière-pensée de Trump? Qu’est-ce que cela signifie pour la Belgique? Éléments de réponse avec David Criekemans, professeur de politique internationale à l’université d’Anvers.</p>
<div data-content-type="PARAGRAPH" class="css-1je2h0a e1utxi1b0">
<p class="css-1eijcbz es2vl7p0">Lors de sa fondation il y a 80 ans, 51 pays ont signé la Charte des Nations Unies. Depuis 2011, cette organisation qui vise la paix et la stabilité dans le monde compte 193 États membres. Pratiquement tous les pays indépendants et reconnus au niveau international en sont membres. Évidemment, les États-Unis aussi. Mais le président américain Donald Trump s’en est violemment pris à l’ONU lors de l’Assemblée générale ce mardi. Une organisation “inutile”, selon lui. “Ils rédigent des lettres virulentes, puis ne font rien. De belles paroles ne mettent pas fin aux guerres”, a-t-il lancé devant les dirigeants du monde entier.</p>
<p><br>Les déclarations de Trump n’étonnent pas vraiment le professeur de politique internationale David Criekemans (Université d’Anvers). “Ce n’est pas la première fois qu’il critique les Nations Unies, mais c’est bien la première fois qu’il le fait de manière aussi virulente. Dans son discours, Trump évoque sept conflits qu’il aurait soi-disant résolus lui-même, et dans le même souffle, il dénigre l’ONU. Cela s’inscrit parfaitement dans sa vision des relations internationales. Selon lui, les collaborations multilatérales actuelles ne sont ni efficaces ni efficientes”, explique l’expert.</p>
<p><strong>Une autre vérité</strong><br>Trump ne remet pas seulement en cause l’efficacité de l’ONU en tant qu’organisation de paix, mais aussi sa pertinence globale. “L’Organisation des Nations Unies est plus pertinente que jamais”, assure toutefois David Criekemans. “La question de savoir si son fonctionnement peut être amélioré en est une autre. Il est clair que Donald Trump veut moins d’ONU, et probablement revenir à une politique de puissance dominée par les grands pays. A-t-il raison? Cela dépend de votre position sur l’échiquier politique. Vu de l’angle MAGA (‘Make America Great Again’), l’analyse est différente de celle que nous faisons ici en Europe. Les États-Unis croient en une autre vérité.”</p>
<p>“Si le monde évolue dans la direction souhaitée par Donald Trump, alors ce sera un monde dans lequel des pays comme la Belgique n’auront plus grand-chose à dire”</p>
<p><strong>David Criekemans</strong><br>“Mais si le monde évolue dans la direction souhaitée par Donald Trump, alors ce sera un monde dans lequel des pays comme la Belgique n’auront plus grand-chose à dire”, prévient le professeur de politique internationale. “Lorsque l’ancien Premier ministre belge Paul-Henri Spaak s’est rendu à San Francisco en 1945 avec une délégation de 14 membres, il était convaincu qu’une ‘Organisation des Nations Unies’ était cruciale, surtout parce que chaque pays, grand ou petit, jouerait selon les mêmes règles.”</p>
<p><strong>Droit de veto</strong><br>Trump n’a pas tout à fait tort lorsqu’il affirme que l’ONU manque de moyens d’action — une remarque d’autant plus ironique venant du président américain. Et pour cause, le Conseil de sécurité est le seul organe de l’ONU capable d’imposer des sanctions, mais il est actuellement paralysé sur les conflits à Gaza et en Ukraine, en raison du droit de veto détenu par les États-Unis et la Russie. Cela aurait pu être différent. “Spaak a plaidé à l’époque pour que le droit de veto des cinq membres permanents – Chine, France, Russie, Royaume-Uni et États-Unis – soit limité lorsqu’ils sont eux-mêmes impliqués dans un conflit”, rappelle David Criekemans. “Ce serait peut-être une bonne idée de ressortir cette vieille proposition belge si l’ordre mondial actuel venait à s’effondrer”, estime le spécialiste.</p>
<p>Paul-Henri Spaak fut le tout premier président de l’Assemblée générale de l’ONU, tandis que le Portugais António Guterres est secrétaire général depuis 2017. Dans une conversation en tête-à-tête, Trump s’est montré un peu plus modéré qu’il ne le fut à la tribune de l’Assemblée générale. “Notre pays soutient l’ONU à 100 %”, a-t-il assuré à Guterres. “Je ne suis pas toujours d’accord, mais je la soutiens pleinement, car je pense que ce système a un potentiel énorme pour la paix”, a déclaré le locataire de la Maison-Blanche.</p>
<p>António Guterres a répondu à Trump que l’ONU était entièrement disposée à collaborer pour une paix juste. Une réponse très diplomatique, donc. “Guterres approche de la fin de son deuxième mandat. Il pourrait dire ce qu’il veut, cela ne changerait plus grand-chose pour lui”, pense David Criekemans. “La vraie question, c’est de savoir qui lui succèdera, et surtout, si le poste de secrétaire général a encore une réelle utilité. Mais ce débat-là attendra bien l’année prochaine”, conclut-il.</p>
<p>Source: https://www.7sur7.be/</p>
</div>
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</item>

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<title>Hamas, Europe, réchauffement climatique: ce qu’il faut retenir du discours de Donald Trump à l’ONU</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/hamas-europe-rechauffement-climatique-ce-quil-faut-retenir-du-discours-de-donald-trump-a-lonu-3109533.html</link>
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<description><![CDATA[ Donald Trump a fait mardi son grand retour à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 23 Sep 2025 17:20:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p><span>Un discours au vitriol, d’un peu plus d’une heure, au cours duquel il a estimé que reconnaître l’existence d’un État palestinien revenait à accorder une “récompense” au Hamas. Le locataire de la Maison-Blanche, qui n’a pas hésité à s’attaquer à l’ONU, a également assuré que les Européens “vont droit en enfer” à cause de l’immigration illégale. Il a en outre affirmé que le changement climatique est “la plus grande arnaque jamais menée contre le monde.” Ce qu’il faut retenir de son discours.</span></p>
<div data-content-type="PARAGRAPH" class="css-1je2h0a e1utxi1b0">
<p class="css-1eijcbz es2vl7p0">L’Europe est en grande difficulté. Elle est envahie par des étrangers en situation irrégulière”, a affirmé Donald Trump dans son discours devant l’Assemblée générale des Nations Unies. “Il est temps de mettre fin à l’expérience ratée des frontières ouvertes”, selon lui.</p>
<div data-content-type="PARAGRAPH" class="css-1je2h0a e1utxi1b0">
<p class="css-1eijcbz es2vl7p0">“Vos pays vont droit en enfer à cause de l’immigration illégale”, a-t-il ajouté, sous les yeux des chefs d’État et de gouvernement. Il a parlé d’une forte proportion d’étrangers dans les prisons suisses et lancé une nouvelle attaque contre l’une de ses cibles favorites, le maire de Londres Sadiq Khan.</p>
</div>
<div data-content-type="PARAGRAPH" class="css-1je2h0a e1utxi1b0">
<p class="css-1eijcbz es2vl7p0">La politique énergétique européenne en a également pris pour son grade. La “révolution verte” mène selon lui les pays européens au bord du gouffre. À ses yeux, le changement climatique est “la plus grande escroquerie jamais imaginée contre l’humanité”.</p>
</div>
<div data-content-type="PARAGRAPH" class="css-1je2h0a e1utxi1b0">
<p class="css-1eijcbz es2vl7p0">La reconnaissance d’un État de Palestine par des partenaires traditionnels des États-Unis tels que le Royaume-Uni, le Canada et la France ne passe pas non plus. À ses yeux, cette reconnaissance serait une “récompense” pour les “atrocités horribles” commises par le Hamas.</p>
<p class="css-1eijcbz es2vl7p0">Source: https://www.7sur7.be/</p>
</div>
</div>
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</div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>80è Session de l&amp;apos;Assemblée générale de l&amp;apos;ONU : Le Mali représenté par le Premier ministre Abdoulaye Maïga</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/80e-session-de-lassemblee-generale-de-lonu-le-mali-represente-par-le-premier-ministre-abdoulaye-maiga-3109531.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/80e-session-de-lassemblee-generale-de-lonu-le-mali-represente-par-le-premier-ministre-abdoulaye-maiga-3109531.html</guid>
<description><![CDATA[ Du 23 au 29 septembre 2025, le Chef du gouvernement, le Général de division Abdoulaye Maïga, conduira une importante délégation malienne à New York. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202509/image_870x580_68d2c138f044b.jpg" length="125417" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 23 Sep 2025 15:48:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><span dir="auto"> Il représente le Président de la Transition, le Général d'armée Assimi Goïta, lors du segment de haut niveau de la 80è Session ordinaire de l'Assemblée générale des Nations unies, prévue au siège de l'Organisation.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><span dir="auto">Placé sous le thème : « Mieux ensemble : 80 ans et plus pour la paix, le développement et les droits humains », cet événement se déroule dans un contexte international et régional marqué par de multiples défis : persistance des foyers de tension, expansion du terrorisme et de l'extrémisme violent, crise migratoire, dérèglement climatique et attentes liées à l'Agenda 2030.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><span dir="auto">La participation du Mali à ce rendez-vous diplomatique de haut niveau illustre l'engagement constant de notre pays en faveur du multilatéralisme, gage de l'atteinte des trois objectifs fondamentaux des Nations unies : la paix, le développement et les droits humains.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><span dir="auto">Le 26 septembre 2025, le Général de division Abdoulaye Maïga aura la parole à la tribune des Nations unies pour présenter la vision et les priorités du Gouvernement de la Transition ainsi que celles de la Confédération des États du Sahel (AES). Il mettra particulièrement en avant les efforts du Mali en matière de gouvernance, de consolidation de la paix et de réconciliation nationale, ainsi que la volonté de bâtir un partenariat international respectueux de la souveraineté et de la dignité des États africains.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><span dir="auto">En marge de ce grand rendez-vous de la diplomatie mondiale, le Premier ministre aura des rencontres bilatérales avec plusieurs Chefs d'État et de gouvernement ainsi qu'avec des responsables d'institutions internationales pour évoquer des sujets d'intérêt commun.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><span dir="auto">Il rencontrera également la communauté malienne des États-Unis afin de l'informer des récents développements socio-économiques du pays, conformément aux orientations du Président de la Transition.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible" class="added-to-list1" orig-style="null"><strong data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" orig-style="null"><span dir="auto">Souleymane SIDIBE</span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Assemblée générale l’ONU :   Abdoulaye Maïga interviendra ce vendredi 26 septembre à New York</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/assemblee-generale-lonu-abdoulaye-maiga-interviendra-ce-vendredi-26-septembre-a-new-york-3109525.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/assemblee-generale-lonu-abdoulaye-maiga-interviendra-ce-vendredi-26-septembre-a-new-york-3109525.html</guid>
<description><![CDATA[ Le Premier Ministre Malien, le Général de Division Abdoulaye Maïga a quitté, ce lundi, Bamako en destination de New York, où il interviendra à la tribune de l’Assemblée générale des Nations Unions au nom du Président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta. ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/uploads/images/202509/image_870x580_68d2a5fe2a166.jpg" length="115910" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 23 Sep 2025 13:59:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au cœur de son discours, le renforcement de la gouvernance, la consolidation de la paix et de la réconciliation nationale<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Le Chef du Gouvernement a quitté Bamako à la tête d'une importante délégation. Il interviendra pour la troisième fois<span style="mso-spacerun: yes;">   </span>à la tribune des Nations Unies pour exposer la vision et les priorités du Gouvernement de la Transition et celle de la Confédération des Etats du Sahel (AES). Selon le communiqué de la primature, Abdoulaye Maïga mettra en lumière les efforts de l’exécutif Malien dans le renforcement de la gouvernance, la consolidation de la paix et de la réconciliation nationale et la promotion d'un partenariat international respectueux de la souveraineté et de la dignité des Etats africains. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Au-delà du discours, le premier ministre aura un agenda chargé puisqu’il aura des rencontres bilatérales avec plusieurs Hautes Personnalités, Chefs d'État et de Gouvernement, ainsi qu'avec des responsables d'institutions internationales sur des questions d'intérêt commun. Le clou du séjour du Premier ministre sera marqué par un entretien qui il accordera la Communauté malienne établie aux États-Unis d'Amérique des derniers développements de la situation qui prévaut au Mali. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Pour rappel, la 80ème Session ordinaire de I ‘Assemblée générale des Nations unies, qui donne l‘occasion aux chefs d’Etats du monde de s’exprimer, est placée sous le thème : "Mieux ensemble : 80 ans et plus pour la paix, le développement et les droits humains ». La session 2025 intervient dans un contexte régional et international marqué par de nombreux défis à savoir :<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>la multiplication et la persistance des foyers de tension, la propagation du terrorisme et de l'extrémisme violent, la crise migratoire, le dérèglement climatique, les attentes liées à la mise en œuvre effective de l'Agenda 2030.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Le Mali à l’instar de pays du monde n’échappe pas à ces défis qui menacent la paix dans le monde.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Notre pays est gangréné par une menace terroriste sans précédent. <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Des hommes armés sans foi ni loi, se déplaçant en moto ou se dissimulant dans la foule, commettent les crimes les plus odieux sur le sol Mali depuis d’une décennie.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Les civils, les militaires et récemment tout le secteur lié à l’économie du transport paient le plus fort de cette guerre asymétrique.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong><o:p></o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Désinformation et discours de haine : Les actions menées par les Nations&#45;Unies</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/desinformation-et-discours-de-haine-les-actions-menees-par-les-nations-unies-3109326.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/desinformation-et-discours-de-haine-les-actions-menees-par-les-nations-unies-3109326.html</guid>
<description><![CDATA[ En juin 2024, le Secrétaire général António Guterres a lancé les Principes mondiaux pour l’intégrité de l’information, appelant gouvernements, entreprises technologiques et médias à adopter des actions urgentes contre la désinformation et les discours haineux tout en respectant les droits humains. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 17 Sep 2025 02:02:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Cette initiative met notamment l’accent sur la liberté d’expression, la transparence des plate-formes numériques et la protection des enfants face à l’IA et aux contenus malveillants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">En 2019, l'Onu a élaboré une Stratégie et Plan d’action contre les discours de haine, adoptée par l’Assemblée générale. L’Unesco, sous cette bannière, soutient les États pour renforcer les régulations, l’éducation à l’information et les réponses législatives. Elle promeut la littératie médiatique pour aider les individus à reconnaître les contenus haineux et désinformatifs, notamment en ligne, en proposant des guides pratiques à l’attention des décisionnaires et enseignants.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">L’Onu a institué le 18 juin, Journée internationale pour la lutte contre les discours de haine, pour renforcer la sensibilisation et mobiliser localement autour des enjeux liés à la désinformation et à la haine.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les opérations de maintien de la paix, comme la Minusma au Mali, ont fait face à des campagnes de désinformation ciblées-mensonges sur le pillage des ressources naturelles, soutiens aux groupes armés, etc. Ces campagnes ont souvent été soutenues par des médias ou organisations liés à des intérêts étrangers, et s’intensifient depuis le retrait de certaines forces étrangères.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« Alors que la mésinformation fait référence à la diffusion accidentelle d'informations inexactes, la désinformation, non seulement est inexacte, mais vise principalement à tromper et est diffusée dans le but de causer un préjudice grave. Il peut s’agit de : Diffusion de contenus trompeurs sur les réseaux sociaux ou les médias concernant l’Onu ou le Pnud en général ; propagation de rumeurs qui peuvent influencer la perception des projets dans des contextes fragiles ou post-crise ; faux postes ou escroqueries. Conscients que la désinformation peut se répandre rapidement, les Nations Unies prennent cette question très au sérieux et le Pnud utilise ses canaux officiels – site web, réseaux sociaux institutionnels, communiqués de presse et contacts directs avec les médias – pour diffuser des informations fiables et corriger rapidement toute information inexacte concernant ses activités. Ces canaux constituent des sources fiables pour celles et ceux qui recherchent les informations justes », explique Adam Maïga, Chargée de communication du Programme des Nations-Unies pour le développement (Pnud).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« A titre d’exemple, dans le cadre des élections, le Pnud dispose de iVerify, une plateforme de vérification des faits pour identifier et contrer les fausses informations liées aux élections », dit-elle.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Depuis 2022, le Département des Opérations de Paix (DPO) des Nations-Unies a lancé un plan de travail pour contrer la désinformation. Les actions comprennent : des enquêtes de terrain pour évaluer l’ampleur du phénomène ; la création d’un espace d’échanges informels réunissant plus de 450 agents de terrain ; la conception de guides légers et modules de formation ; l’achat d’outils technologiques pour suivre les contenus malveillants et des discussions ponctuelles avec Meta, Microsoft et Twitter pour mieux réguler les messages nuisibles (International Peace Institute, unric.org, unric.org).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bien que la désinformation ne soit pas toujours haineuse, les mécanismes développés pour lutter contre les discours de haine (guide pratique, catégorisation, niveaux de gravité) pourraient être adaptés pour améliorer la réactivité face à la désinformation (unicri.org).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Lors d'une conférence organisée à Bruxelles en juillet 2023 à l’occasion du 75ᵉ anniversaire du maintien de la paix, des responsables de la Minusma ont abordé la désinformation dans le contexte malien, notamment les appels à expulser la mission. Il a été souligné l'importance d’une communication proactive, adaptée au public local, avec la collaboration des médias locaux et d’influenceurs (leaders religieux, radios locales, etc.) (unric.org).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">« S’il est vrai que dans toutes nos activités, nous travaillons à partager des informations justes, actuellement, nous n’avons pas de projet en cours au niveau du PNUD au Mali sur la désinformation de façon spécifique qui nous permettrait de partager des chiffres précis sur les points que vous avez soulevés », explique Adam Maïga.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Comme solution, pour le Mali, les Nations-Unies proposent des campagnes bilingues ou en langues locales, menées avec des partenaires locaux pour assurer la portée auprès des populations, le renforcement de la capacité critique à travers la formation des médias et la fact checking en langues nationales, afin de reconnaître et contrer la désinformation, ou adopter des narratifs positifs soulignant le rôle constructif de l’Onu tout en reconnaissant les griefs locaux, pour restaurer la crédibilité.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les missions peinent souvent à suivre les contenus sur les réseaux privés (WhatsApp, radios communautaires…), face à des contraintes de moyens humains et financiers. Les réponses aux désinformations prennent du temps (souvent plusieurs jours), les laissant gagner en traction avant de pouvoir être contrées efficacement.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les missions ne sont parfois pas considérées comme impartiales par les populations. Les radios UN peuvent jouer un rôle crédible, mais restent potentiellement perçues comme pro UN (International Peace Institute).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Les Nations Unies ont mis en place un cadre global solide pour lutter contre la désinformation et les discours de haine, via des principes internationaux, des stratégies pédagogiques, et une journée mondiale de sensibilisation. Sur le terrain, elles développent des outils, sensibilisent les équipes, collaborent avec les plate-formes numériques, et adaptent leurs discours aux contextes locaux - comme au Mali, où la désinformation menace leur légitimité. Toutefois, les défis restent nombreux : capacité de réponse limitée, lenteur des actions, et difficulté à être perçus comme crédibles par les populations.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><strong>Aminata Agaly Yattara</strong><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : Des experts onusiens exigent la libération sans condition du militant El Bachir Thiam</title>
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<description><![CDATA[ Enlevés le 8 mai 2025 par des hommes cagoulés, des experts indépendants du Haut-commissariat des Nations Unies pour les droits de l’Homme basés à Genève ont appelé, le 9 septembre, les autorités maliennes à révéler le sort du journaliste et militant El Bachir Thiam, et à procéder à sa libération immédiate et sans condition. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 10 Sep 2025 09:19:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Ces experts indépendants des Nations Unies s’inquiètent pour le sort des disparitions forcées au Mali.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>Parmi elles, ils ont évoqué personnellement la situation du militant et journaliste El Béchir Thiam, qui a été enlevé le 8 mai 2025, devant plusieurs témoins dans la ville de Kati, par un groupe d'au moins cinq hommes cagoulés et non identifiés. <span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Les experts onusiens ont indiqué que les autorités maliennes doivent libérer immédiatement et sans condition El Bachir Thiam et les autres victimes de disparitions forcées. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Toutefois, ils demandent à l’Etat Malien de mettre fin à la répression contre les acteurs de la société civile, les défenseurs des droits humains et les opposants politiques ou ceux qui sont perçus comme tels. Selon toujours ces experts de l’ONU, les autorités étatiques qui détiennent des personnes refusent de reconnaître qu'elles sont en détention ou de révéler leur sort ou leur lieu de détention. Pour eux, de tels actes qui violent le code pénal malien constituent une disparition forcée, quelle que soit la durée de la détention ou de la dissimulation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">S’agissant du cas de El Béchir Thiam, ils soulignent que sa disparition reflète la persistance et l'escalade des violations des droits humains à l'encontre des membres des partis politiques d'opposition, des organisations de la société civile, des journalistes et des défenseurs des droits humains au Mali. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Enlevé en mai passé, El Bachir Thiam est un web activiste malien qui militait au sein de plusieurs organisations de la société civile et mouvements politiques, notamment le parti politique dissout Yelema – Le Changement.<span style="mso-spacerun: yes;">  </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Trois mois après sa disparition, soit le 17 juillet 2025, son épouse Mariam Dagnon, a déposé une plainte « pour enlèvement et disparition » auprès du procureur de la République du tribunal de Grande instance de Kati. L’enlèvement de ce militant que les experts de l’ONU qualifient de « disparition forcée » est intervenu dans le contexte de mouvements de protestation pacifiques initiés au début mai 2025 par plusieurs responsables des mouvements et partis politiques, et des organisations de la société civile contre la restriction de l'espace civique. Outre, les auteurs de ces manifestations exigeaient un retour à l’ordre constitutionnel. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 107%; font-family: 'Arial','sans-serif';"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span><b>Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net<o:p></o:p></b></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L&amp;apos;ONU suspend l&amp;apos;aide alimentaire en Afrique de l&amp;apos;Ouest et Centrale en raison de coupes budgétaires</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/lonu-suspend-laide-alimentaire-en-afrique-de-louest-et-centrale-en-raison-de-coupes-budgetaires-3107211.html</link>
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<description><![CDATA[ Face à l&#039;épuisement de ses fonds, le PAM suspend ses opérations en cours dans sept pays dont la Mauritanie, le Mali et la République centrafricaine, où les stocks alimentaires ne devraient durer que quelques semaines. ]]></description>
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<pubDate>Sun, 13 Jul 2025 12:22:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="w-full flex flex-row justify-center gap-6 overflow-hidden">
<div class="text-grey-12 lg:grid trt-article-body-wrapper trt-article-page-wrapper" id="6872560149c0991e8083ec67">
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<div class="!selection:text-purple-900 font-notosans lg:text-xl lg:leading-8 md:text-lg md:leading-7.5 text-base">
<div class="tiptap ProseMirror min-h-full" dir="ltr">
<p textalign="left" class="">Le Programme alimentaire mondial (PAM) a annoncé vendredi qu'il suspendait son aide alimentaire et nutritionnelle dans les pays d'Afrique de l'Ouest et centrale touchés par des crises, en raison des réductions de l'aide américaine, ce qui paralyse les opérations de l'organisation.</p>
<p textalign="left" class="">Bien que les délais varient, les stocks alimentaires devraient suffire jusqu'à environ septembre pour la plupart des pays concernés, laissant potentiellement des millions de personnes vulnérables sans aucune aide d'urgence, selon le PAM.</p>
<p textalign="left" class="">« Nous faisons tout notre possible pour prioriser les activités les plus vitales, mais sans un soutien urgent de nos partenaires, notre capacité de réponse diminue chaque jour. Nous avons besoin d'un financement durable pour maintenir l'approvisionnement alimentaire et garder l'espoir vivant », a déclaré Margot van der Velden, directrice régionale du PAM, à l'Associated Press.</p>
<p textalign="left" class="">Sept pays de la région sont concernés, avec une suspension des opérations déjà en cours en Mauritanie, au Mali et en République centrafricaine, où les stocks alimentaires ne devraient durer que quelques semaines.</p>
<p textalign="left" class=""><strong>Des millions de personnes affectées</strong></p>
<p textalign="left" class="">La distribution d'aide a déjà été considérablement réduite dans les camps camerounais accueillant des réfugiés nigérians, selon le PAM.</p>
<p textalign="left" class="">Des millions de personnes devraient être immédiatement affectées, selon les données du PAM consultées par l'AP, y compris 300 000 enfants au Nigeria exposés à un risque de « malnutrition sévère, augmentant finalement le risque de décès ».</p>
<p textalign="left" class="">Le PAM indique qu'il a besoin de 494 millions de dollars pour couvrir la seconde moitié de 2025, mais les fonds sont totalement épuisés, le forçant à prioriser les groupes les plus vulnérables. Dans le nord et le centre du Mali, il privilégiera les réfugiés nouvellement déplacés et les enfants de moins de cinq ans.</p>
<section class="w-full flex justify-center">
<div class="w-full max-w-full">
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<div class="self-start"><strong><span class="text-grey-9 me-1">SOURCE: </span><span class="text-primary-4">TRT Afrika and agencies</span></strong></div>
</div>
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</section>
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</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>A l’ONU, l’Algérie est condamnée pour les expulsions de migrants vers le Niger</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/a-lonu-lalgerie-est-condamnee-pour-les-expulsions-de-migrants-vers-le-niger-3106411.html</link>
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<description><![CDATA[ Le Conseil des droits de l&#039;Homme des Nations unies (CDH) a entamé sa cinquante-neuvième session ordinaire du 16 juin au 9 juillet au Palais des Nations à Genève. Lors d&#039;un échange interactif avec le Rapporteur spécial sur les droits des migrants, Gehad Madi, plusieurs intervenants ont dénoncé les expulsions massives de migrants subsahariens orchestrées par les autorités algériennes. ]]></description>
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<pubDate>Sat, 21 Jun 2025 19:34:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>La représentante du Réseau de Formation, de Recherche et d’Action sur les Migrations Africaines a fermement condamné ces expulsions collectives inhumaines menées par l’Algérie. «Depuis 2024, de nombreux migrants, y compris des femmes et des enfants, sont abandonnés dans le désert du Sahara sans eau, ni nourriture, ni aucune assistance humanitaire. Ces pratiques sont qualifiées de systématiques et constituent de graves violations du droit international et des conventions humanitaires», a-t-elle déclaré.</p>
<p>Le Réseau a également mis en garde contre l'aggravation des disparitions massives de migrants et leur exploitation par des réseaux de traite d'êtres humains, notamment en Libye, dans un climat d'impunité.</p>
<p>Face à cette situation catastrophique, l'organisation appelle les pays concernés, dont l’Algérie, à «renforcer la coopération régionale pour mieux protéger les migrants ; mettre en place des mécanismes efficaces pour rechercher et identifier les migrants disparus ; et accorder une priorité absolue à la protection des groupes vulnérables, en particulier les femmes et les enfants».</p>
<p>«L'Algérie ne se contente pas de violer les droits des migrants, elle est également directement responsable de la mise en danger délibérée de milliers de vies», a dénoncé le Réseau de Formation, de Recherche et d’Action sur les Migrations Africaines.</p>
<p>En 2024, l’Algérie a expulsé plus de 30 000 migrants en situation irrégulière vers le Niger, contre 26 000 en 2023. Ces déportations ont été condamnées par les autorités de Niamey. Le général Mohamed Toumba, ministre nigérien de l'Intérieur, a exprimé sa colère en avril lors d'une rencontre avec le directeur de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). Ces renvois «contreviennent aux principes de bonne coopération et aux traités internationaux. Ces actes sont regrettables et inacceptables».</p>
<p>L’ONG Alarme Phone Sahara a affirmé que depuis le mois d'avril, plus de 16 000 migrants en situation irrégulière, dont des enfants et des femmes, ont été expulsés d'Algérie vers le Niger.</p>
<p>Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, s’est déclaré, le 26 avril lors d’une visite à Béchar, ouvert à une régularisation des sans-papiers subsahariens, «à condition que leur entrée sur le territoire soit organisée».</p>
<p>Source: <a target="_blank" class="show" data-t="{" n":"visitpublisher","a":"click","b":1,"c.hl":"visitpublisher"}"="" href="https://www.yabiladi.com/" rel="noopener"><span>https://www.yabiladi.com</span></a></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Macky Sall SG de l’ONU : un mauvais signal pour l’institution ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/macky-sall-sg-de-lonu-un-mauvais-signal-pour-linstitution-3105803.html</link>
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<description><![CDATA[ À peine sorti du pouvoir, Macky Sall fait déjà l’objet de graves accusations au Sénégal. Depuis la passation de relais à Bassirou Diomaye Faye en avril 2024, plusieurs enquêtes officielles et rapports indépendants ont mis en lumière des zones d’ombre dans sa gestion. ]]></description>
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<pubDate>Tue, 03 Jun 2025 11:19:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>L’ancien président est pointé du doigt pour des irrégularités budgétaires importantes, des soupçons de corruption à grande échelle et des décisions politiques controversées, notamment le report de l’élection présidentielle. Cette séquence trouble laisse une empreinte tenace sur son image, à un moment où circulent des rumeurs persistantes sur ses ambitions internationales.</p>
<p><strong>Une candidature qui divise</strong><br>L’idée que Macky Sall puisse viser le poste de Secrétaire général des Nations Unies à la fin du mandat d’António Guterres en décembre 2026 alimente déjà les débats. Si la démarche n’a pas encore été officialisée, plusieurs sources affirment qu’elle aurait été discutée en privé avec le président français Emmanuel Macron. Ce dernier, selon certains observateurs, n’aurait pas fermé la porte à une telle hypothèse, en ligne avec les discussions antérieures autour d’un poste international destiné à faciliter le retrait de Macky Sall du pouvoir sans prolongation de mandat.</p>
<p>Mais cette ambition se heurte à une série d’obstacles majeurs. À Dakar, la nouvelle administration multiplie les signaux de rupture avec l’ancien régime. Une campagne nationale contre la corruption a déjà conduit à l’incarcération de plusieurs figures clés de son gouvernement. Des personnalités comme Mansour Faye ou Aissatou Sophie Gladima font face à des accusations de détournement de fonds, en particulier autour de la gestion des budgets liés à la pandémie de COVID-19. Le président Faye et le Premier ministre Sonko affichent une volonté claire de juger les responsables présumés, sans épargner Macky Sall lui-même, considéré par beaucoup comme le principal architecte de ces dérives.</p>
<p><strong>Un passé difficile à effacer</strong><br>Au-delà des dossiers judiciaires, c’est l’héritage politique de Macky Sall qui pourrait peser lourd dans la balance. Entre 2021 et 2024, le pays a connu une série de mobilisations sociales violemment réprimées. Ces épisodes ont fait au moins une soixantaine de victimes, majoritairement des jeunes, dans un climat de défiance croissante envers les institutions. Pour une partie importante de la population, ces morts restent associées aux choix de l’ancien président. Cette mémoire collective fragilise toute tentative de réhabilitation, surtout si elle passe par un poste symbolique comme celui de chef de l’ONU.</p>
<p>À cela s’ajoutent les critiques récurrentes d’organisations internationales. Amnesty International, l’Union européenne ou encore les États-Unis ont à plusieurs reprises dénoncé les atteintes aux libertés publiques, l’usage excessif de la force contre les manifestants et les restrictions imposées aux voix dissidentes durant son mandat. Ces prises de position rendent difficile une éventuelle candidature au nom du consensus multilatéral, pierre angulaire de l’ONU. Comme l’a exprimé récemment Seydi Gassama, directeur d’Amnesty Sénégal, Macky Sall reste, aux yeux de nombreux défenseurs des droits humains, un symbole d’un recul démocratique notable.</p>
<p><strong>Une influence encore intacte à l’international ?</strong><br>Pour autant, Macky Sall n’est pas sans ressources. Depuis son retrait, il s’est installé au Maroc et a lancé Semmo Holding, un cabinet de conseil destiné à entretenir ses liens avec divers partenaires internationaux. Son passé de président de l’Union africaine, et ses plaidoyers pour une réforme du Conseil de sécurité ou pour l’intégration de l’Union africaine au G20, constituent des arguments qu’il pourrait faire valoir.</p>
<p>Son réseau reste solide. Contrairement à ses successeurs, souvent critiques envers les puissances occidentales, Macky Sall conserve de bons contacts avec Paris, Washington et Bruxelles. Cette proximité diplomatique pourrait jouer en sa faveur, surtout dans un contexte où les grands pays influencent souvent les choix à la tête des institutions multilatérales. Toutefois, la nomination d’un Secrétaire général repose également sur une acceptabilité politique par l’ensemble des membres de l’ONU, et le soutien explicite du pays d’origine du candidat est rarement facultatif. Or, pour une frange importante de la population sénégalaise, le retour de Macky Sall sur la scène mondiale ne serait pas une fierté mais une provocation.</p>
<p>Finalement, même si l’ancien président dispose de soutiens puissants et d’une solide expérience diplomatique, sa candidature, si elle se confirme, risque d’accentuer les tensions internes au Sénégal. Elle poserait également une question de fond pour l’ONU : peut-elle se permettre, dans une période marquée par la remise en cause de son autorité morale, de confier son avenir à une personnalité aussi controversée dans son propre pays ?</p>
<p>Source: https://lanouvelletribune.info/</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les institutions internationales et la débâcle des idéaux</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/les-institutions-internationales-et-la-debacle-des-ideaux-3105753.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/les-institutions-internationales-et-la-debacle-des-ideaux-3105753.html</guid>
<description><![CDATA[ L’Occident, autrefois fier phare de la civilisation, se trouve aujourd’hui à l’aube de son déclin, plongé dans un abîme de contradictions et de renoncements. ]]></description>
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<pubDate>Mon, 02 Jun 2025 12:17:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p>Ce n’est pas l’assaut d’un ennemi extérieur qui menace son existence, mais bien l’érosion insidieuse de ses fondations internes. Rongé par des idéologies déconnectées de la réalité, il se consume dans une quête désespérée de contre sens, d’une grandeur fantasmée et d’une modernité débridée, sans jamais se confronter aux exigences du monde tel qu’il est. La culture de la mort, l’effacement des repères historiques et religieux, la décadence morale due à un égoïsme exacerbé et la soumission aveugle aux diktats économiques et politiques, tout cela participe de la déconstruction d’un modèle qui n’a plus aucune légitimité. Les institutions internationales, censées incarner la stabilité et la coopération, ne sont plus que des coquilles vides, des instruments de domination masqués en agents d’une paix qu’ils ne cessent de martyriser. Et dans cette danse macabre, les dirigeants occidentaux, idéologues corrompus perdus dans leur vanité et leur impuissance, jouent un rôle d’acteurs pervers indifférents à la lente chute de leur empire.</p>
<p>Le monde occidental se trouve donc aujourd’hui à la croisée des chemins de sa destinée, mais une croisée morbide, déchiquetée par des idéologies mondialisées par les banquiers apatrides qui rongent son essence, balayant d’un souffle glacial toute tentative de reconstruction. Ils imposent leur utopie sans racines, comme une chape idéologique tombée du ciel, étrangère aux peuples et à leur histoire. Leur projet, mû par une foi aveugle dans un progrès abstrait, exige le sacrifice de tout ce qui a précédé. Détruisant jusqu’au fondement des traditions, des souverainetés et des liens communautaires, car tout doit disparaître pour qu’émerge leur Nouvel Ordre. À Gaza, les cendres fumantes d’une terre martyrisée servent de toile de fond à cette expérimentation cruelle. Et ailleurs, le vieux rêve technocratique du Club de Rome, voulant diviser le monde en 10 Royaumes (blocs dociles et contrôlé technocratiquement), alignés sur des impératifs post nationaux, refait surface.</p>
<p>Le tout, masqué par des discours humanistes mais animé par la même volonté de déracinement et d’annihilation, où l’on ne reconstruit pas pour élever, mais pour effacer. Non pas pour soigner les plaies du passé, mais pour imposer une mémoire neuve, aseptisée, conforme aux dogmes du présent. Chaque ruine devient pour eux un terreau vierge, non pas à respecter, mais à exploiter. Comme un prétexte de plus pour instaurer un monde sans attaches, sans héritages, sans voix dissidentes. Leur progressisme, loin d’être un élan vers un avenir commun, se révèle n’être qu’un mécanisme froid de table rase, un bulldozer idéologique qui, sous couvert de modernité, n’a de cesse de broyer les résistances vivantes. Ce n’est donc pas une invasion extérieure qui met l’Occident à genoux, mais bien un mal plus insidieux avec l’autodestruction programmée et orchestrée par une caste d’élites complaisantes et une classe politique corrompue qui se vautre dans l’incapacité suicidaire, l’hypocrisie volontaire et la soumission aveugle.</p>
<p>Les grandes nations, jadis fières de leur histoire et de leur civilisation, semblent avoir plongé la tête la première dans ce coma culturel, cette paralysie intellectuelle où la seule dynamique réside dans une chute inexorable basée sur l’annihilation de leurs racines. Le monde occidental décadent, au lieu de s’efforcer de rétablir des principes universels de justice, d’ordre et de dignité humaine, s’est lancé dans une course effrénée vers l’absurde, où chaque nouvelle décision politique semble plus déconnectée de la réalité que la précédente. Chaque norme cherchant à prohiber toute forme de développement en enfermant toute possibilité de liberté et d’entreprise privée destinée au bien commun.</p>
<p>Dans ce contexte, les structures internationales, censées incarner la stabilité, la paix et la coopération, se révèlent être des coquilles vides, des institutions de façade, incapables de réagir face à l’ampleur des défis actuels. L’Union Européenne, autrefois conçue comme un projet de paix, de coopération et de prospérité partagée, s’est métamorphosée en une structure technocratique rigide, déconnectée des peuples et contraire aux idéaux mêmes qui l’ont fait naître. Ce qui devait être un rempart contre les dérives autoritaires est devenu leur principal vecteur silencieux.</p>
<p>Sous couvert de rationalité bureaucratique et de normes prétendument neutres, l’UE impose aujourd’hui un carcan idéologique qui piétine la liberté d’expression, restreint l’initiative économique, et criminalise peu à peu toute forme de dissidence. Elle n’est plus qu’un simulacre démocratique entre les mains d’élites non élues, dictant depuis Bruxelles un ordre supranational inflexible où les nations ne sont plus que des subdivisions administratives, privées de souveraineté réelle. Cette Europe là n’incarne plus le progrès, mais la perpétuation des pires cauchemars politiques du XXème siècle avec une centralisation absolue du pouvoir, une surveillance rampante, une uniformisation forcée.</p>
<p>Ainsi, ce que l’on croyait révolu avec la chute du IIIème Reich renaît aujourd’hui sous un visage plus feutré, plus acceptable, mais non moins dangereux d’un autoritarisme postmoderne, dépourvu d’uniformes mais armé de règlements, d’algorithmes et de lois liberticides. Une dictature douce en apparence, mais impitoyable dans sa logique de contrôle total. Les élites européennes, en quête d’une grandeur perdue, préfèrent se soumettre aux marchés et aux puissances financières plutôt que de défendre les intérêts réels des citoyens.</p>
<p>Toutes les grandes décisions du futur des peuples européens sont prises par une poignée de malfaisants, loin de la rue, loin des voix qui se lèvent, loin de la démocratie. On se souvient du référendum français de 2005, où les citoyens avaient clairement exprimé leur volonté de rejeter la constitution européenne. Mais ce NON n’a jamais eu aucune conséquence. En lieu et place de la démocratie, un coup d’État politique a eu lieu, et le Traité de Lisbonne a été imposé dans le silence assourdissant de la classe politique, sans même un vrai débat. La souveraineté nationale a été diluée dans une structure technocratique aveugle, incapable de tenir compte des réalités locales. Ce geste, ce reniement absolu, a marqué la fin de la démocratie en France, le début d’une époque où les décisions ne se prennent plus au sein des parlements ou dans les urnes, mais dans des bureaux feutrés où les puissances financières et les élites technocratiques règnent en maîtres.</p>
<p>Le cas de la France est d’ailleurs particulièrement édifiant. Autrefois le cœur battant de la civilisation occidentale, le pays semble aujourd’hui être un vaisseau en perdition, dans lequel chaque décision prise par ses dirigeants semble précipiter un peu plus le naufrage. À sa tête, Macron, figure tragique de cette déconnexion, incarne cette dérive avec une telle démesure qu’il en devient presque une caricature de lui-même. À l’intérieur de ses frontières, son gouvernement se distingue par son incompétence criante, transformant l’État, censé protéger ses citoyens, en une machine à gaspiller ressources et argent à une échelle industrielle. L’inefficacité règne, les promesses s’effondrent les unes après les autres, et les Français, eux, s’enfoncent dans un marasme économique et social sans fin.</p>
<p>Mais là où le cynisme atteint des sommets, c’est sur la scène internationale. Macron, plus obnubilé par son désir de grandeur personnelle que par la réalité du monde qui l’entoure, se perd dans des discours vides et des postures grandiloquentes. Lors de la crise israélo-palestinienne, dans un revirement inouï, dicté sans doute par les consignes reçues en coulisses, il s’est illustré par des propositions d’une naïveté confondante. Comme si un simple vœu pieux d’une solution à deux États servie avec emphase, pouvait effacer d’un trait plus d’un siècle de conflits colonisateurs, d’occupation illégale, de dépossession violente et de complexités géopolitiques enracinées. Cette posture, creuse et convenue, sonne davantage comme un mot d’ordre récité que comme une vision politique lucide et révèle, plus que jamais, l’alignement mécanique du pouvoir français sur des intérêts qui ne sont pas les siens. Cette prétention à incarner la «solution à tout», sans comprendre une once de la réalité du terrain, est l’illustration parfaite de l’isolement intellectuel et moral dans lequel il s’enferme.</p>
<p>Car Macron ne vit pas dans le monde des Palestiniens et des Israéliens, encore moins dans celui des français ; il vit dans une bulle abstraite, où les solutions faciles sont la règle, mais où la réalité, elle, ne fait que lui échapper. En réalité, l’imposteur de l’Elysée et ses semblables ne sont que les marionnettes d’un système en putréfaction, les figures ternes d’un modèle politique déliquescent, usé jusqu’à la corde. Ils prétendent gouverner, mais n’incarnent qu’un simulacre de pouvoir, incapable de comprendre les problèmes qu’il prétend résoudre, et encore moins d’y apporter des solutions viables. Leurs décisions relèvent davantage de la communication que de la stratégie, du dogme que du réel. Ce sont des héritiers décadents, médiocres jusqu’à l’os, qui se sont accaparés le pouvoir non par mérite, mais par cooptation, pistons et trahisons, au sein d’une caste fermée qui méprise profondément le peuple qu’elle prétend représenter.</p>
<p>Mais le plus frappant, c’est leur soumission totale, froide, calculée, à des puissances extérieures qui dictent les orientations majeures du pays. Cette soumission est désormais si flagrante qu’elle transpire dans chaque mot où les discours, tout droit sortis des cabinets de conseil comme McKinsey, récités mécaniquement par des gouvernants transformés en perroquets de leur propre mise sous tutelle et ânonnant docilement leur feuille de route dès qu’elle leur est transmise. Exactement comme on l’a vu de façon obscène lors de l’épisode COVID, où la gestion de crise relevait davantage de la stratégie d’entreprise sous influence étrangère que de la souveraineté d’un État digne de ce nom.</p>
<p>La France ne décide plus, elle exécute. Elle suit l’Amérique, elle suit Bruxelles, elle suit Tel-Aviv. Toute tentative d’indépendance ou de pensée dissidente est aussitôt qualifiée d’extrémisme, d’antisémitisme ou de populisme, pour être disqualifiée avant même d’être entendue. La parole publique est cadenassée, les décisions majeures sont prises ailleurs, dans des cénacles opaques où l’intérêt général n’a plus droit de cité. Ce pays, jadis moteur de l’indépendance et de la souveraineté, n’est plus qu’un territoire sous tutelle. Une nation vidée de sa substance, gouvernée par procuration, dans l’intérêt d’autres agendas cachés ou pas.</p>
<p>Et au cœur de cette influence étrangère, l’empreinte sioniste n’est pas simplement présente, elle est insidieusement dominante, s’infiltrant jusque dans les plus hautes sphères de la décision politique, diplomatique, médiatique et sécuritaire. Tel un fil invisible, elle oriente systématiquement les positions internationales, verrouille le débat public, étouffe toute voix dissidente, et façonne une ligne diplomatique qui place les intérêts israéliens au-dessus de toute considération nationale, quel qu’en soit le coût pour la souveraineté française. Cette influence, loin d’être un secret, est désormais un fait établi, un cancer silencieux qui dévore les derniers vestiges de notre indépendance.</p>
<p>La situation devient d’autant plus catastrophique lorsqu’on prend en compte le déclin consubstantiel de l’Empire américain. Autrefois hégémonique, l’Amérique, sous la coupe de l’AIPAC, se délite dans ses propres contradictions internes, accablée par des luttes de pouvoir internes, un racisme systémique toujours aussi virulent et une politique étrangère qui, plutôt que de renforcer son leadership, l’isole davantage sur la scène mondiale. Mais pendant ce temps, nos élites françaises, comme des marionnettes asservies, poursuivent leur danse grotesque, se pliant aux diktats d’un empire en décrépitude et d’une influence étrangère qui ne fait que renforcer notre déclin, à nous Français.</p>
<p>La grande promesse de la démocratie, qui autrefois semblait incarner le progrès, est aujourd’hui remise en question à travers les luttes internes qui dévastent le pays. Et que dire de Donald Trump, ce monarque nu qui semble encore incarner une sorte de dernier souffle de l’Amérique impériale ? Son retour sur la scène politique est celui d’un homme sans substance, d’un héritier déconnecté des réalités du monde, mais dont les anciens vassaux européens continuent de scruter chaque geste et chaque silence, attendant un ordre qui ne viendra jamais.</p>
<p>Et si Trump, en tant que président, est l’incarnation de l’effritement de l’Amérique, le spectre de l’Europe n’est guère plus reluisant. L’Europe, dégradée, se contente de regarder son propre déclin avec une nonchalance que l’on pourrait qualifier de criminelle. Elle singe une puissance qu’elle n’a plus, tentant d’influencer des conflits mondiaux avec des gestes symboliques et des sanctions, mais sans aucune réelle capacité d’action.</p>
<p>Prenons l’exemple de l’Ukraine, une guerre qui semble avoir échappé à toute rationalité. L’Europe, une fois de plus, se trouve à la traîne, incapable de prendre des décisions fermes, paralysée par des hésitations stratégiques qui laissent l’initiative aux grandes puissances extérieures. L’idée de défendre l’Ukraine jusqu’à la dernière goutte de sang européen a rapidement montré ses limites. Qui, réellement, croit encore que l’Ukraine, dans son état actuel, est une cause juste et noble pour l’Occident ? Une nation divisée, plongée dans une guerre civile larvée depuis des années, qui n’a que faire des considérations européennes et qui, au fond, n’a pas grand-chose en commun avec les valeurs et les principes qui, jadis, faisaient la fierté de l’Europe. L’Ukraine n’est qu’un terrain de jeu pour des puissances plus grandes, telle BlackRock, Vanguard et State Street, où les intérêts géopolitiques se mêlent surtout à des ambitions de domination pure et simple. L’Europe, elle, se contente de suivre le courant, sans jamais prendre le temps d’analyser les conséquences profondes de son engagement dans ce conflit. Ce que l’on appelle «solidarité» n’est en réalité qu’un piège, une soumission aveugle à des forces qui nous dominent par la dette et le chantage.</p>
<p>Et en réalité, ce qui se joue à travers cette guerre, ce n’est pas la défense des idéaux européens, mais une lutte de pouvoir entre les États-Unis et la Russie, deux géants fatigués, qui s’affrontent dans un grand jeu de domino géopolitique, sans se soucier des vies humaines sacrifiées en cours de route. Et l’Europe, dans cette danse macabre, n’est qu’un figurant. Le plus ironique dans cette situation, c’est qu’à force de chercher à s’accrocher à ce qu’elle croit être la dernière étincelle de son ancienne gloire, l’Europe oublie les réalités qui lui échappent. L’Occident n’est plus un modèle à suivre, mais une caricature tragique d’un passé révolu. Les principes qui fondaient l’idéal européen sont devenus de simples mots creux, des concepts vidés de toute substance.</p>
<p>Aujourd’hui, cette Europe, qui n’a plus aucune autorité morale, se trouve prise au piège de sa propre impuissance. L’Allemagne, autrefois le centre névralgique de la construction européenne, semble avoir retrouvé une forme de puissance militaire, grâce à la bénédiction tacite de Bruxelles. Mais cette remilitarisation allemande, en total décalage avec l’esprit de l’Europe, soulève des questions sur la direction que prend l’Union. L’Europe a-t-elle réellement conscience des dangers auxquels elle fait face ? Est-elle encore capable de s’unir autour d’une vision commune, ou est-elle condamnée à se diviser de plus en plus, rongée par des intérêts nationaux qui prennent le pas sur toute forme de solidarité ?</p>
<p>Au final, tout ceci nous amène à une question simple pour à quoi servent encore les structures internationales ? À quoi sert encore l’Union Européenne, quand elle n’a plus aucun pouvoir de décision ? À quoi sert encore l’ONU, lorsque ses résolutions sont systématiquement ignorées par ceux qui détiennent le pouvoir réel ? À quoi sert encore la CPI, si personne ne la respecte ou s’en affranchi selon ses propres intérêts ? À quoi sert encore la diplomatie internationale, quand elle est devenue un simple exercice de posture, où chacun parle pour ne rien dire, où chacun se cache derrière des principes qui ne sont plus qu’un masque pour dissimuler une défaite inéluctable ?</p>
<p>Le monde va mal, et il est difficile de ne pas voir que ce malaise, ce chaos imminent, est largement le résultat d’une corruption systémique des élites, qui ont vendu leur âme pour le pouvoir, pour l’argent, pour le prestige. Mais ce n’est pas tout. La véritable tragédie réside dans le fait que, tout en s’enfonçant dans le déclin, ces mêmes élites continuent à nous vendre des solutions illusoires, à nous promettre des lendemains heureux, alors même qu’elles n’ont aucune intention de changer quoi que ce soit. La culture de la mort, la déconstruction systématique de l’Histoire, l’érosion des repères religieux et moraux, tout cela s’accélère, et pourtant les dirigeants continuent à répéter que «la seule solution, c’est… «. Mais, à chaque fois, leurs solutions sont toujours plus mauvaises, et à chaque fois, le monde devient un peu plus ingérable.</p>
<p>La farce a remplacé la tragédie, et l’Occident, dans sa quête désespérée de se maintenir en tant que phare du monde, s’est pris dans une spirale dont il semble ne plus pouvoir s’échapper. La grandeur d’antan est désormais une illusion qui se décompose lentement sous les yeux des masses désabusées, tandis que les élites, dans leur arrogance et leur incapacité à comprendre la réalité du terrain, continuent de danser sur le pont du Titanic. Leur discours est celui de l’autosatisfaction, de la certitude que leurs décisions, aussi erronées soient-elles, constituent la seule voie vers un avenir radieux. Mais ce que ces dirigeants ne perçoivent pas, ou feignent de ne pas percevoir, c’est que l’Occident est en train de se dissoudre, lentement mais sûrement, dans une marée de contradictions insurmontables.</p>
<p>Tout se passe comme si la politique internationale était devenue un théâtre d’ombres, où chacun joue son rôle dans une mascarade interminable, sans jamais parvenir à sortir du cadre imposé par des intérêts obscurs et des objectifs invisibles. La réalité, elle, est là, tangible. Mais elle ne fait plus l’objet que de débats de salon, où l’on discute de concepts sans fin, où l’on préfère l’idéalisme à la vérité brute, où l’on se berce d’illusions sans jamais vraiment se confronter à la dureté du monde. Mais peut-être que tout ceci n’est pas une défaite de l’Occident en soi ? Peut-être que cette chute est inévitable, qu’elle fait partie d’un cycle historique plus vaste, et que l’Occident, dans son arrogance dévorante, n’a jamais vu qu’il ne pouvait pas échapper à son destin.</p>
<p>En effet, la civilisation occidentale, avec son idéal d’universalité, ses prétentions à la justice et à la liberté, a cru pouvoir dominer le monde sans en comprendre les subtilités, sans en saisir la diversité. Elle a imposé son modèle à la Terre entière, souvent avec la violence d’une machine bien huilée, sans jamais véritablement comprendre les cultures et les sociétés qu’elle voulait réformer. L’idée de l’Occident comme «phare du monde» est devenue une mythologie vide de sens, une illusion collective entretenue par des idéologues obsédés par l’idée de rester à la tête du monde. Et au fur et à mesure que cette prétention se dissipe, que la réalité s’impose, on assiste à la déconstruction de l’Occident sous les coups de la modernité, de l’utopie et de l’hypocrisie.</p>
<p>Dans le même temps, la montée en puissance des acteurs extra occidentaux remet en question l’axiome central de la politique mondiale selon lequel l’Occident incarne la voie à suivre, le modèle à copier. Les puissances émergentes, notamment la Chine, la Russie et l’Inde, imposent un Nouvel Ordre Mondial. Ce n’est pas un ordre fondé sur des valeurs universelles et humanistes, mais sur des rapports de force directs, brutaux, et souvent sans compromis. Ces pays, conscients des faiblesses internes de l’Occident, jouent habilement de ses divisions pour avancer leurs propres pions sur l’échiquier mondial. L’Occident, en déclin, s’accroche encore à l’illusion de ses anciennes puissances, mais la réalité est implacable car le monde change, et l’Occident n’est plus qu’un acteur marginal dans cette nouvelle configuration géopolitique.</p>
<p>On pourrait être tenté de chercher une forme de rédemption dans les structures internationales telles que l’ONU, l’OTAN, l’UE, la Banque mondiale… Mais ces institutions sont, en grande partie, des simulacres, des entités qui prétendent œuvrer pour le bien commun mais qui sont en réalité le reflet des rapports de force dominants. Ces institutions sont devenues l’antithèse de ce qu’elles étaient censées être. Au lieu de servir de régulateurs dans un monde multipolaire, elles sont devenues des instruments de la domination de certains pays, tout en restant largement inertes face aux crises qui secouent le monde. L’UE ne peut même pas gérer les crises migratoires, l’ONU n’a plus aucun pouvoir, et l’OTAN, loin d’être un bouclier, devient une source de tensions accrues. Ces structures sont incapables de répondre aux défis actuels, non pas parce qu’elles manquent de moyens, mais parce qu’elles sont prisonnières d’un ordre ancien, un ordre qui n’a plus lieu d’être dans un monde où la réalité a définitivement pris le dessus sur l’idéalisme.</p>
<p>Il est donc difficile, voire impossible, de croire que l’Occident, dans son état actuel, puisse encore jouer un rôle de leader dans le monde. Il est trop fatigué, trop divisé, trop occupé à se défendre contre ses propres démons pour espérer reconstruire quoi que ce soit. En réalité, ce qui caractérise la fin de cette époque, c’est l’incapacité des dirigeants à voir les choses telles qu’elles sont : un monde en mutation rapide, un monde qui ne tient plus compte des vieux principes, des vieux mythes, des vieilles prétentions. L’Occident a cessé d’être un modèle. Il est désormais une caricature de lui-même. Et peut-être que ce n’est que dans l’acceptation de cette défaite, dans la reconnaissance de l’impossibilité de retrouver sa gloire passée, que l’Occident pourra, enfin, retrouver un sens. Mais cette reconnaissance semble encore bien loin.</p>
<p>Car ce qui se déploie sous nos yeux n’est rien d’autre qu’un gigantesque mirage. Sous le vernis de la diplomatie et de l’universalité, ces institutions internationales enferment les peuples dans des idéologies étrangères à leurs aspirations les plus profondes, celles de liberté, de dignité et de paix durable. Ces entités, loin de réguler le monde, exacerbent les conflits et fragmentent les sociétés, entretenant des divisions artificielles qui étouffent les vrais désirs humains d’unité et de progrès. L’illusion de la communauté internationale n’est qu’un piège, une fausse promesse qui détourne l’énergie collective vers des chimères idéologiques, tandis que la vérité, celle des peuples, des nations, et de l’ordre naturel des choses, reste systématiquement ignorée. Ainsi, l’Occident, loin d’être le garant du progrès, devient le geôlier de ses propres citoyens, et les institutions internationales ne sont que les fers invisibles de cette prison idéologique.</p>
<p>source :<span> https://reseauinternational.net/</span></p>]]> </content:encoded>
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<title>Piraterie maritime : l&amp;apos;ONU alerte sur les dangers de l&amp;apos;insécurité des océans</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/piraterie-maritime-lonu-alerte-sur-les-dangers-de-linsecurite-des-oceans-3105222.html</link>
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<description><![CDATA[ Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a déclaré que &quot;sans sécurité maritime, il ne peut y avoir de sécurité mondiale&quot;. ]]></description>
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<pubDate>Wed, 21 May 2025 10:26:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Il s'adressait à une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU lors d'un débat sur les questions maritimes.</p>
<p>M. Guterres a souligné que toutes les facettes de la vie dépendent de la sécurité maritime.</p>
<p>"L'humanité tout entière dépend des océans et des mers du monde. De l'oxygène que nous respirons à la biodiversité qui soutient toute vie, en passant par le commerce et les emplois soutenus par les industries maritimes. Le débat d'aujourd'hui met en lumière un fait fondamental. Sans sécurité maritime, il ne peut y avoir de sécurité mondiale", a déclaré M. Guterres.</p>
<p>Après une baisse en 2024, les actes de piraterie repartent de plus belle. Selon l’Organisation maritime internationale (OMI), le nombre d’attaques a augmenté de près de moitié par rapport à l’an dernier à la même période. « En Asie, il a presque doublé », a précisé M. Guterres.</p>
<p>Les détroits de Malacca et de Singapour, la mer Rouge, le golfe d’Aden ou encore le golfe de Guinée concentrent désormais des activités illicites multiples, allant du trafic de migrants à la pêche illégale, en passant par la contrebande de pétrole, d’armes et de drogues.</p>
<p>Les réseaux transnationaux sont eux aussi pointés du doigt. « L’héroïne en provenance d’Afghanistan continue d’arriver en Afrique de l’Est par l’océan Indien. La cocaïne passe par les côtes des Amériques et traverse l’océan Atlantique pour atteindre l’Afrique de l’Ouest et les ports européens », a décrit le Secrétaire général. À cela s’ajoute une menace plus récente : les cyberattaques qui visent les ports et les compagnies maritimes.</p>
<p>Pour faire face à ces menaces, António Guterres a insisté sur la nécessité d’agir dans trois domaines : le respect du droit international, la lutte contre les causes profondes de l’insécurité maritime, et le renforcement des partenariats à tous les niveaux.</p>
<p>Source: https://fr.africanews.com/</p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Ingérence étrangère et souveraineté nationale : Quand l&amp;apos;ONU confirme son instrumentalisation !</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/ingerence-etrangere-et-souverainete-nationale-quand-lonu-confirme-son-instrumentalisation-3105090.html</link>
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<description><![CDATA[ Aux dires de certains experts onusiens, la liberté d&#039;association serait suspendue au Mali ainsi que le pluralisme politique est étouffé. Par finir, ils concluent que l&#039;État de droit est en net recul. ]]></description>
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<pubDate>Sun, 18 May 2025 15:43:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv3766886438msonormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #1d2228; mso-bidi-font-weight: bold;">Sauf leur respect, mais ils n'ont pas haussé le ton après le massacre de Aguel hoc en janvier 2012 ni après l'attaque du bateau Tombouctou. Cependant, ils soulignent leur préoccupation face à la mise en jachère des partis politiques au Mali.</span><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #1d2228;"> <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv3766886438msonormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #1d2228;">Dans un communiqué, des experts des Nations unies dénoncent une grave violation des droits humains et exigent l'abrogation immédiate du décret interdisant les partis politiques. Ils indiquent que « supprimer les partis, c'est supprimer la démocratie».<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv3766886438msonormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #1d2228;">Il est déjà assez malheureux de voir que des journalistes peu avisés et absents du territoire s'ingénient à titiller l'opinion sur des faits rapportés et mensongers en permanence. Mais voir aussi les experts de l'ONU s'emmêler les pinceaux comme ça, en surface, sur des mensonges aguerris, prendre position en toute relativité, pour s'attaquer à notre souveraineté, c'est le comble ! Paradoxe de l'histoire ! L'ONU ne s'est jamais émue des attaques terroristes que subissent nos populations toutes ces années durant, mais aujourd'hui, gesticule sur tous les toits en se plaignant du mal suprême qu'on serait en train de faire subir à nos hommes politiques et leurs formations. Cela heurte les réalités locales qui tiennent un tout autre son de cloche. Parce que le terrain leur parle ainsi qu'aux forces combattantes, les Fama.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv3766886438msonormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #1d2228;">Les récentes décisions des autorités de transition au Mali de restreindre les activités politiques ont provoqué une onde de choc, auprès des droitsdelhommistes de l'Onu. Pour ces experts<span style="mso-spacerun: yes;">  </span>d’un sou, <i style="mso-bidi-font-style: normal;">«le droit de se réunir pacifiquement est essentiel à la santé d'une communauté politique dynamique»</i>. Ils estiment que <i style="mso-bidi-font-style: normal;">«les autorités maliennes de transition doivent le respecter scrupuleusement et s'abstenir d'actes d'intimidation et de répression mettant en péril l'intégrité physique et les droits des manifestants»</i>, selon les « experts » Eduardo Gonzalez, expert indépendant sur la situation des droits de l'homme au Mali, Irène Khan, rapporteuse spéciale sur la promotion et la protection du droit à la liberté d'opinion et d'expression, Gina Romero, rapporteuse spéciale sur les droits à la liberté de réunion pacifique et d'association<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv3766886438msonormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #1d2228;">Ils doivent savoir cependant, que les mesures présentées par les autorités de la Transition malienne comme nécessaires à la préservation de l'ordre public et à la consolidation de la stabilité, face à des menaces multiformes, interviennent dans un contexte régional où l'ingérence étrangère est de plus en plus perçue comme un facteur de déstabilisation. Au sein de l'Alliance des États du Sahel (AES), l'urgence face à cette donne géopolitique manifeste dicte d'ériger une digue contre ces tentatives d'imposer des agendas exogènes à nos transitions; en actionnant l'incandescence des experts onusiens fouineurs et affabulateurs. Ces voix françaises et algériennes entendues jadis à l'Onu se font aujourd'hui plus pressantes en termes de harcèlement. Pris dans l'étau du respect dû aux normes de défense du territoire en cas d'attaque extérieure manifeste et leur ignorance des contextes locaux, les « experts » onusiens veulent disserter en logorrhée face à la suspension des activités politiques, en exprimant leur vive préoccupation. L'un d'eux a même déclaré ceci : <i style="mso-bidi-font-style: normal;">«la restriction des activités des partis politiques constitue une violation claire des libertés fondamentales d'association et d'expression, piliers de toute société démocratique. De telles mesures risquent d'étouffer le débat public et de compromettre une transition inclusive et légitime»</i>. L'attaque est lancée ; dans la foulée des décorations telles que des communiqués officiels, des conférences de presse et des rapports ont relayé ce message, insistant sur la primauté des normes internationales et mettant en garde contre les dérives autoritaires.<o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv3766886438msonormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #1d2228;">Les autorités maliennes de la transition qui ont à cœur de répliquer avec fermeté. Car l'ingérence de certaines puissances, sous des prétextes fallacieux, a trop longtemps alimenté l'instabilité au Sahel. Ce qui démontre que les préoccupations exprimées par certains partenaires internationaux quant à la suspension des partis politiques ne tiennent pas suffisamment compte du contexte de fragilité sécuritaire et des tentatives d'instrumentalisation politique orchestrées de l'extérieur. <o:p></o:p></span></p>
<p class="yiv3766886438msonormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; background: white;"><b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #1d2228;">Khaly-Moustapha LEYE </span></b><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #1d2228;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; line-height: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';"><o:p> </o:p></span></p>
<p class="yiv2405144539msonormal" style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; background: white;"><span style="font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #1d2228;"><o:p> </o:p></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Mali invite l&amp;apos;ONU à revoir sa politique de maintien de la paix</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/le-mali-invite-lonu-a-revoir-sa-politique-de-maintien-de-la-paix-3105066.html</link>
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<description><![CDATA[ -En tenant compte de la situation sur le terrain, de la souveraineté des Etats et avec concertation étroite et permanente avec le pays hôte ]]></description>
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<pubDate>Sat, 17 May 2025 07:01:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Ll'ONU devrait revoir sa politique de maintien de la paix dans les pays africains en guerre afin de mieux s'adapter aux besoins et aux spécificités de chaque pays, c'est ce que le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a suggéré lors de sa participation à la conférence ministérielle des Nations Unies sur les Opérations de paix, tenue mercredi à Berlin.</p>
<p>Diop a proposé quatre axes prioritaires à prendre en compte, à savoir la nécessité d'adapter le mandat et la doctrine des Opérations de maintien de la paix aux situations sur le terrain, le respect de la souveraineté des Etats, la concertation étroite et permanente avec le pays hôte et le danger que représente l'instrumentalisation des droits de l'homme à des fins politiques.</p>
<p>Il a, dans ce même ordre d'idées, appelé à revoir des pratiques comportant des relents de paternalisme, à l'instar de la règle du porte-plume pour les résolutions portant mandat des Opérations de maintien de la paix.</p>
<p>Abdoulaye Diop a été invité conjointement par le Gouvernement de la République Fédérale d'Allemagne et le Secrétariat des Nations Unies pour s'exprimer sur l'expérience du Mali qui a abrité une mission onusienne durant 10 ans.</p>
<p>Evoquant cette présence, le ministre malien a déclaré que "Suite à cette expérience malheureuse qui n'a pas permis de renforcer la stabilité et de répondre aux objectifs essentiels, le gouvernement du Mali a dû demander en 2023 de mettre fin à cette mission''.</p>
<p>Diop a, toutefois, tenu à saluer les sacrifices des soldats de la paix qui se sont battus sur le terrain.</p>
<p>''Notre expérience se résume en quatre points essentiels à savoir : la nécessité d'avoir des mandats qui sont adaptés à la situation de nos pays. Pour le cas du Mali, il s'agissait essentiellement d'une situation de guerre asymétrique. On ne peut pas envoyer une mission de maintien de la paix dans une zone où il n'y a pas de paix à maintenir'', a-t-il déclaré.</p>
<p>Et le ministre malien de poursuivre ''malheureusement nos populations ont été très frustrées et même en colère sur le fait que dans beaucoup de localités du Mali des groupes armés venaient massacrer les populations et des soldats de la paix étaient là souvent pour dire que ce n'est pas leur mandat ils ne peuvent pas aider. Ce qui a créé beaucoup de mécontentement''.</p>
<p>Diop déplore notamment que la mission s'est plutôt focalisé sur les questions politiques, de droits de l'homme entre autres qui ont élargi son mandat et "qui nous ont éloigné de l'objectif recherché".</p>
<p>''J'insiste sur la nécessité d'une concertation permanente entre la mission et le pays. Malheureusement dans beaucoup de cas les missions ont eu tendance de se substituer ou à ignorer les autorités nationales", a-t-il ajouté.</p>
<p>Diop a, en outre, insisté sur l'importance d’une approche centrée sur les besoins des États concernés, fondée sur la souveraineté et le renforcement des capacités nationales. "La mission n'a pas vocation à être éternelle, il faut travailler pour bâtir les capacités dans le pays pour pouvoir faire le travail. La mission recevait près de 1,3 milliard de dollars par an. Les ressources qui étaient affectées à l'Etat malien pour bâtir ses capacités pour assurer sa sécurité étaient pratiquement négligeables'' a-t-il fait savoir.</p>
<p>Le ministre malien a également déploré l'instrumentalisation des droits de l'homme à des fins politiques ayant créée une crise de confiance entre les Nations unies et l'état malien.</p>
<p>Source: https://www.aa.com.tr/fr</p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Berlin: Bamako dénonce l’instrumentalisation des missions de l’Onu</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/berlin-bamako-denonce-linstrumentalisation-des-missions-de-lonu-3104982.html</link>
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<description><![CDATA[ Le ministre malien des Affaires étrangères, a pris la parole lors de la Conférence ministérielle des Nations Unies sur le maintien de la paix à Berlin, le 13 mai 2025. Il y a dressé un bilan critique de la mission onusienne au Mali, dénonçant mandats inadaptés, manque de collaboration, faible renforcement des capacités nationales et instrumentalisation politique des droits de l’homme. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 15 May 2025 12:48:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p>Abdoulaye Diop, ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, a participé mardi à la Conférence ministérielle des Nations Unies sur le maintien de la paix, à Berlin en Allemagne. Lors de son intervention, il a partagé l’expérience du Mali, marquée par une décennie d’opérations de maintien de la paix, et a formulé quatre principales leçons tirées de cette période.</p>
<p>Le chef de la diplomatie malienne a d’abord insisté sur l’importance d’adapter les mandats des missions onusiennes à la réalité des terrains d’opérations, en prenant pour exemple le Mali, confronté à une guerre asymétrique.<br>Il a expliqué « qu’on ne peut pas envoyer une mission de maintien de la paix dans une zone où il n’y a pas de paix à maintenir ». Il a également évoqué la frustration des populations maliennes face à l’incapacité des forces de maintien de la paix à protéger les civils, précisant que « dans beaucoup de localités du Mali, des groupes armés venaient, pratiquement massacraient les populations, et des soldats de la paix étaient là souvent pour dire que ce n’est pas leur mandat, ils ne peuvent pas aider ».</p>
<p>Le chef de la diplomatie malienne a également souligné la nécessité d’une concertation étroite entre les missions et les États hôtes.</p>
<p>Il a dit « qu’il est arrivé des fois où il y avait des activités que nous apprenions sur les médias » et que des rapports étaient publiés « sur notre pays sans aucune concertation ».<br>Selon lui, « aucune mission ne peut opérer sans le consentement des États, aucune mission ne peut réussir sans concertation, sans collaboration avec les États ».</p>
<p>Abdoulaye Diop a plaidé pour le respect de la souveraineté des États, affirmant que « même les pays en crise, un État est un État, et un État aspire à affirmer sa souveraineté ». Il a regretté que « la mission recevait près de 1,3 milliard de dollars par an, mais je peux vous dire, les ressources qui étaient affectées à l’État malien pour bâtir ses capacités, pour assurer sa sécurité étaient pratiquement négligeables ».</p>
<p>Aussi, il a critiqué l’instrumentalisation des droits de l’homme à des fins politiques ou géopolitiques, accusant certaines missions d’avoir « produit des rapports biaisés, souvent hostiles, souvent mal orientés », ce qui a « créé une crise de confiance entre l’État malien et les Nations Unies ».</p>
<p>Abdoulaye Diop a aussi dénoncé « la politique ou la pratique de porte-plume », soulignant que « ce n’est pas acceptable que 60 ans après les indépendances, ce soient des anciennes puissances coloniales qui puissent écrire des résolutions sur nos pays, souvent avec des attitudes de mépris, des attitudes de condescendance ».</p>
<p>Le ministre a conclu en réaffirmant l’importance des missions de maintien de la paix, à condition que « ces préoccupations soient prises en considération pour aider les pays à sortir et aller vers une stabilité et une paix durable ».</p>
<p>En 2023, confronté à une situation sécuritaire dégradée et à une relation de plus en plus tendue avec la Minusma, le gouvernement malien a demandé le retrait de la mission onusienne. La Minusma a alors progressivement réduit ses effectifs et quitté le territoire malien, marquant la fin d’une décennie d’opérations de maintien de la paix au Mali.</p>
<p>AC/Sf/APA</p>
<p><strong>Source: https://fr.apanews.net/</strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale participe à la Conférence ministérielle des Nations Unies sur le maintien de la paix</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/le-ministre-des-affaires-etrangeres-et-de-la-cooperation-internationale-participe-a-la-conference-ministerielle-des-nations-unies-sur-le-maintien-de-la-paix-3104974.html</link>
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<description><![CDATA[ A l&#039;invitation conjointe du Gouvernement de la République Fédérale d&#039;Allemagne et du Secrétariat des Nations Unies, Son Excellence Monsieur Abdoulaye DIOP participe à Berlin, depuis le 13 mai 2025, à la conférence ministérielle des Nations Unies sur les Opérations de paix. ]]></description>
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<pubDate>Thu, 15 May 2025 10:45:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Chaleureusement accueilli à son arrivée par Son Excellence le Docteur Johann WADEPHUL, Ministre fédéral des Affaires étrangères de l'Allemagne, le Ministre DIOP est intervenu au cours de la séance plénière intitulée "l'Avenir du maintien de la paix".<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans son intervention, S.E.M. Abdoulaye DIOP a partagé l'expérience du Mali, qui a abrité, 10 ans durant, l'une des plus grandes missions de maintien de la paix des Nations Unies et a rappelé les efforts du Gouvernement du Mali en matière de gestion des crises sécuritaires, de transition post-opération de maintien de la paix. Il a insisté sur l'importance d’une approche centrée sur les besoins des États concernés, fondée sur la souveraineté et le renforcement des capacités nationales.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a également réitéré, en dépit de l'échec de la mission, la gratitude du Mali à l'endroit des pays qui ont manifesté leur solidarité au Mali en envoyant des troupes dans le cadre de la MINUSMA.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Dans la substance, l'intervention du Ministre DIOP était axée sur quatre points, à savoir la nécessité d'adapter le mandat et la doctrine des Opérations de maintien de la paix aux situations sur le terrain; le respect de la souveraineté des Etats; la concertation étroite et permanente avec le pays hôte; et le danger que représente l'instrumentalisation des droits de l'homme à des fins politiques.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Il a, dans le même ordre d'idées, appelé à revoir des pratiques comportant des relents de paternalisme, à l'instar de la règle du porte-plume pour les résolutions portant mandat des Opérations de maintien de la paix.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">La participation du Mali à cette rencontre de haut niveau s’inscrit dans sa volonté de contribuer activement à la réflexion sur l’évolution des opérations de paix dans un contexte mondial en mutation.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-size: 14.0pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif';">Bureau de l’Information et de la Presse/MAECI.<o:p></o:p></span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Médias : Les États&#45;Unis pourraient cesser de financer les missions de maintien de la paix de l’ONU en raison des échecs au Mali et en RDC</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/medias-les-etats-unis-pourraient-cesser-de-financer-les-missions-de-maintien-de-la-paix-de-lonu-en-raison-des-echecs-au-mali-et-en-rdc-3103176.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 16 Apr 2025 19:02:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Bureau de la gestion et du budget de la Maison Blanche a proposé de mettre fin au financement des missions de maintien de la paix de l’ONU, invoquant les échecs des opérations au Mali, au Liban et en République démocratique du Congo (RDC). L’agence Reuters a eu accès à des documents internes de planification.</strong>

Les réductions budgétaires proposées sont incluses dans ce que l’on appelle le Passback — la réponse du Bureau de la gestion et du budget aux demandes de financement du Département d’État pour l’année fiscale à venir, qui commence le 1er octobre. Le plan global prévoit une réduction d’environ la moitié du budget du Département d’État.

« Le Passback ne prévoit aucun financement pour le CIPA, mettant ainsi fin aux contributions aux opérations internationales de maintien de la paix en raison des récents échecs, tels que la MINUSMA, la FINUL et la MONUSCO, ainsi qu’en raison du niveau de contribution disproportionnellement élevé », peut-on lire dans un extrait du document.

Le budget des opérations de maintien de la paix de l’ONU finance neuf missions : au Mali, au Liban, en RDC, au Soudan du Sud, au Sahara occidental, à Chypre, au Kosovo, entre la Syrie et le plateau du Golan, ainsi qu’à Abiyé — une zone administrative sous gestion conjointe du Soudan et du Soudan du Sud.

Il est également proposé de créer un fonds intitulé American Opportunity Fund (A1OF) d’un montant de 2,1 milliards de dollars, qui serait utilisé pour financer un ensemble limité de priorités en matière d’aide étrangère et de développement.

« Si l’administration souhaite verser des contributions au budget ordinaire de l’ONU ou aux opérations de maintien de la paix, nous chercherons à le faire à travers le fonds A1OF », indique le document.

Auparavant, la représentante permanente adjointe de la Russie, Anna Evstignéeva, avait déclaré que la Russie jugeait « douteuse » la participation de mercenaires issus de sociétés militaires privées européennes à la Mission de l’ONU pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO).

Source: https://afrinz.ru/fr]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Votes à l’ONU sur l’Ukraine : tensions, amendements et revirements</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/votes-a-lonu-sur-lukraine-tensions-amendements-et-revirements-3097197.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 25 Feb 2025 19:50:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L'Assemblée générale de l’ONU a voté deux résolutions sur l’Ukraine, l’une portée par Kiev et l’autre par les États-Unis. Des désaccords ont éclaté sur les amendements proposés, certains pays européens durcissant le ton contre la Russie, tandis que Moscou cherchait à souligner les causes profondes du conflit.</strong>

Le 24 février, à l'occasion du troisième anniversaire du début de l’opération militaire spéciale en Ukraine, l'Assemblée générale des Nations unies a voté les résolutions présentées par l'Ukraine et les États-Unis. Après des amendements au projet américain apportés par les pays européens, les délégués de l'ONU ont approuvé les deux documents par 93 voix chacun.

<strong>La résolution portée par l’Ukraine et plusieurs pays européens</strong>
Un groupe de 53 pays, incluant l’Ukraine, a soumis un projet de résolution intitulé «Soutien à la réalisation d'une paix globale, juste et durable en Ukraine». Sans surprise, ce texte met en avant la position pro-ukrainienne sur le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États membres de l’ONU, condamnant les actions de la Fédération de Russie. 93 pays se sont prononcés en faveur de la résolution, 18 contre et 65 se sont abstenus.

<strong>Le projet de résolution des États-Unis</strong>

Les États-Unis ont proposé leur propre texte, plus court et intitulé «Le chemin vers la paix». Cette résolution, composée de trois paragraphes, exprime le regret des pertes humaines causées par le conflit en Ukraine et rappelle le rôle fondamental de l’ONU dans la préservation de la paix et la résolution pacifique des différends. Elle appelle à un arrêt immédiat des hostilités et à la mise en place d’une paix durable entre les parties concernées. Vassili Nebenzia, représentant permanent de la Fédération de Russie auprès de l’ONU, a soutenu ce projet américain: «Ce texte est certainement un pas dans la bonne direction».

Deux jours avant le scrutin, le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, avait encouragé les pays membres à soutenir ce projet, soulignant qu'il pourrait constituer un premier pas vers un règlement pacifique.

Parmi les co-auteurs de cette résolution figurent l'Albanie, l'Argentine, la Hongrie, la Géorgie, Israël et la Macédoine du Nord. Selon des responsables hongrois et géorgiens, leur soutien à cette résolution s’explique par la nécessité d’avancer vers une solution diplomatique.

<strong>Le vote et les amendements proposés</strong>
Avant le vote, plusieurs modifications ont été suggérées. La Russie a proposé d’ajouter à l’appel à l’arrêt du conflit une mention sur la nécessité de traiter ses causes profondes. En parallèle, un groupe de 24 pays européens a présenté trois amendements visant à reformuler certains passages du texte américain pour y ajouter des formulations antirusses.

Les amendements européens ont été adoptés avec des majorités variées, tandis que la proposition russe a été rejetée. Les États-Unis, ayant voté contre toutes les modifications, ont finalement décidé de s’abstenir lors du vote final. Ainsi, 93 pays ont soutenu la résolution amendée, huit s’y sont opposés et 73 se sont abstenus.

<strong>Comment s'est déroulé le vote au Conseil de sécurité</strong>
En parallèle de l’Assemblée générale, les États-Unis ont tenté de soumettre leur projet au Conseil de sécurité. Cette initiative aurait pu influencer le débat général sur la nécessité d'une résolution distincte de l’Assemblée. Cependant, en raison de désaccords entre les membres du Conseil, le texte a finalement été examiné après le vote de l’Assemblée générale.

Lors de la session du Conseil de sécurité, plusieurs amendements similaires à ceux proposés à l’Assemblée générale ont été discutés. La Russie a également suggéré des modifications dans la terminologie employée. Ces propositions n'ont pas été retenues, et la résolution américaine a été adoptée dans sa version originale avec dix voix pour, cinq abstentions et aucune opposition formelle.

Après le vote, la représentante américaine à l’ONU, Dorothy Shea, a déclaré que cette résolution représentait une avancée significative vers un règlement pacifique et un message fort en faveur de la stabilité internationale.

<strong>Les contradictions occidentales mises en lumière par le MAE russe</strong>
Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, n’a pas manqué de réagir à ces derniers développements. Dans une déclaration incisive, elle a souligné ce qu’elle considère comme une incohérence manifeste de la diplomatie française et britannique. Selon elle, leur approche est plus opportuniste que fondée sur des principes clairs: «Je vous rappelle que la France et la Grande-Bretagne disposent du droit de veto au Conseil de sécurité et auraient pu ne pas entériner la résolution. Mais elles ne l’ont pas fait. Ainsi, la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies, ne contenant pas de condamnation de la Russie, mais contenant un appel à la paix, définit un cadre correct et, du point de vue de son statut, prime sur la résolution de l’Assemblée générale des Nations unies».

D’après Zakharova, cette décision contraste fortement avec l’attitude adoptée par ces mêmes pays lors du vote à l’Assemblée générale. En effet, là où ils avaient soutenu les amendements européens visant à durcir la position à l’égard de la Russie, ils ont finalement validé, sans aucune modification, la version originale du texte américain au Conseil de sécurité : «Question : à quel moment la France et la Grande-Bretagne ont-elles fait preuve de sincérité ? Lorsqu’elles gâchaient le projet de résolution américain de l’Assemblée générale des Nations unies ou lorsqu’elles approuvaient ce même projet américain sans amendements ?».

La porte-parole de la diplomatie russe a également ajouté : « La salle de l’Assemblée générale est à trois minutes à pied de celle du Conseil de sécurité. Ont-elles changé de point de vue sur la crise mondiale en 180 secondes ? Ou ont-elles un masque dans chaque poche, un pour chaque occasion ?».

Source: https://francais.rt.com/]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Une folle journée de votes à l’ONU et à la Verkhovna Rada d’Ukraine</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/une-folle-journee-de-votes-a-lonu-et-a-la-verkhovna-rada-dukraine-3097164.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 25 Feb 2025 15:07:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[À l’assemblée générale de l’ONU : les États-Unis s’abstiennent face à leur propre motion et votent contre celle de l’Europe et de l’Ukraine, le tout avec un maximum d’abstentions. À la Verkhovna Rada d’Ukraine, Zelenski n’obtient pas le prolongement de son mandat. Pas de quoi se réjouir, car ça peut devenir pire… On attend les résultats de l’expédition de Macron pour convaincre Trump1. Mais on peut signaler à nos concitoyens que le seul chef de parti qui a eu une position susceptible d’aller vers la paix lors de la discussion avec ledit Macron s’avère bien être Fabien Roussel. Tous les autres ont participé à leur manière à cette situation où la corruption le dispute à la surenchère dans la débâcle.

Alors que les principales résolutions de l’Assemblée des Nations Unies depuis février 2022 réclamant la fin de la guerre et le respect de l’intégrité territoriale de l’Ukraine avaient recueilli jusqu’ici autour de 140 voix, la résolution présentée par l’Europe et l’Ukraine n’a recueilli que 93 voix pour, 18 contre et 65 abstentions. On sait que ces 140 voix pour se divisent ensuite entre ceux qui veulent des sanctions et les autres qui rappellent simplement les principes de la charte des Nations Unies.

il est vrai que ces votes sont intervenus dans une rare confusion puisque pour la première non seulement les États-Unis ont voté contre mais ils ont menacé d’exercer leur droit de veto au conseil de sécurité.

Mais incontestablement c’est l’imbroglio autour de la motion présentée par les USA, qui est du jamais vu, les États- Unis ont présenté un très court texte qui demandait «instamment qu’il soit mis fin au conflit dans les plus brefs délais et plaide pour une paix durable» n’a pas été mis aux voix tel quel. Il a en effet été largement modifié par plusieurs amendements de pays européens pointant clairement du doigt la Russie pour ce conflit, affirmant son attachement à l’intégrité territoriale de l’Ukraine et réclamant une «paix juste».

Le texte modifié a été adopté par 93 voix pour, 8 contre et 73 abstentions. Les États-Unis, qui avaient décrit leur initiative comme «historique» pour trouver «un chemin vers la paix», se sont finalement abstenus et la Russie, qui avait salué le projet américain original comme «un pas dans la bonne direction», a voté contre.

Même si les Européens, canadiens en rébellion parlent d’un vote historique, il convient de noter que Zelenski qui parait chercher une porte de sortie a aussitôt signé un accord avec Trump lui offrant les terres rares qu’il semble d’ailleurs ne pas posséder. Et il a dans la foulée assuré qu’il donnait sa démission si on acceptait d’intégrer l’Ukraine dans l’OTAN. Peut-être souhaite-t-il qu’on lui assure le sort d’un Bachar El Assad, à savoir une protection y compris contre ses concitoyens. C’est du moins la conclusion à laquelle on pourrait aboutir au vu des votes intervenus le même jour à la Verkhovna Rada d’Ukraine.

Ce même lundi la Verkhovna Rada d’Ukraine a refusé de prolonger le mandat de Zelenski

La Verkhovna Rada d’Ukraine a désapprouvé une résolution visant à prolonger le mandat du président du régime de Kiev, Vladimir Zelensky, jusqu’à ce qu’un président nouvellement élu prenne ses fonctions à la suite des élections.

La proposition nécessitait au moins 226 voix favorables, mais n’a obtenu que le soutien de 218 députés. Une délégation de la commission européenne et le fan club des européens étaient venus soutenir Zelenski ils ont assisté à ce désaveu.

Comme l’a rapporté le parlementaire Yaroslav Zhelezniak sur son compte Telegram, la proposition nécessitait au moins 226 voix favorables, mais n’a obtenu que le soutien de 218 députés.

Zhelezniak a partagé un fragment du document, qui soulignait «la nécessité de respecter le principe de continuité institutionnelle du pouvoir», en particulier dans le contexte de la loi martiale qui est en vigueur en Ukraine depuis le début de l’opération militaire russe.

L’Ukraine devait organiser des élections présidentielles en mars 2024, mais le dirigeant du régime a suspendu les élections sous prétexte de la loi martiale. À cet égard, Moscou a réitéré que Zelenski n’avait pas la légitimité de participer aux négociations de paix sur le conflit en Ukraine.

Dans le même temps, les dirigeants de l’Union européenne sont eux arrivés à Kiev pour exprimer leur soutien à l’Ukraine au troisième anniversaire de l’invasion russe. Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez était présent, de même que la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. Cependant, ils auraient pu constater que l’échec du vote reflète les divisions internes et le manque de crédibilité du gouvernement, principalement à la suite du changement de politique des États-Unis concernant le soutien à l’Ukraine. Mais ils ont continué à promettre des finances et des armes, 3,5 milliards annoncés…

Récemment, le président américain a critiqué la position de Zelensky, l’accusant d’être un dictateur et de refuser de convoquer des élections pour maintenir le contrôle des opérations militaires et de l’approvisionnement en ressources.

Le fait est que comme nous l’avons signalé dans un précédent article nul ne peut se réjouir de ce résultat, vu que non seulement les communistes sont interdits, arrêtés et mêmes assassinés, mais quatorze partis subissent le même sort. Les régions «séparatistes» ne votent pas il y a donc toute chance pour que le successeur de Zelenski soit un extremiste aux sympathies néonazies et belliciste à l’extrême, comme le favori qui est actuellement ambassadeur en Grance Bretagne? Volodymyr Zelensky a envoyé ce militaire populaire au poste honorifique d’ambassadeur au Royaume-Uni. Il est tout à fait certain que le président ukrainien aurait largement préféré éliminer Zaloujny qui est son plus grand concurrent politique dans les futures élections présidentielles, comme il l’a fait avec tant d’autres de ses rivaux. Néanmoins, étant considérablement dominé par ses superviseurs britanniques qui sont directement et très largement derrière les néfastes événements que l’Ukraine a connus depuis 2014 et derrière la poursuite de la guerre sur le sol ukrainien, Zelensky n’a certainement pas pu leur refuser «l’exfiltration» vers Londres de leur nouveau favori qui doit leur servir de remplaçant à l’actuel occupant du siège du pouvoir suprême en Ukraine.

De cette étrange journée avec ses votes assez stupéfiants, Ursula Von Leyen a conclu qu’elle était «historique» et que probablement l’Ukraine serait intégrée dans l’UE très rapidement.

Si cela continue comme ça, il ne restera plus aucune institution crédible alors qu’effectivement il faudra bien négocier la paix et créer les conditions d’un dialogue international.

La Chine pour sa part continue à se réjouir que des négociations aient débuté en vue de résoudre le conflit et se multiplient les échanges entre Russie et Chine pour se tenir au courant des avancées.

La seule explication à laquelle nos européens ne veulent pas se résigner est qu’effectivement les États-Unis soient contraints à reconnaitre qu’ils n’ont plus les moyens de leur guerre. Il faudrait pourtant qu’ils prennent conscience parce qu’ils ont encore moins les moyens. (1) Emmanuel Macron est reçu à la Maison Blanche ce lundi et va présenter des «propositions d’action» à Donald Trump pour conjurer la «menace russe» en Europe et garantir une «paix durable» en Ukraine. Pour Donald Trump, la guerre pourrait prendre fin »d’ici quelques semaines». Si elle n’est pas arrêtée, »cela pourrait se transformer en Troisième guerre mondiale», a-t-il alerté. Volodymyr Zelensky, pourrait venir à la Maison-Blanche »cette semaine ou la semaine prochaine», selon le président américain, qui assure que la signature d’un accord sur les terres rares ukrainiennes est »très proche». mais la cerise sur le gâteau a été quand il a assuré à Macron que l’OTAN était une chose merveilleuse à condition de savoir s’en servir.

source : https://reseauinternational.net/]]> </content:encoded>
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<title>Les États&#45;Unis demandent à l&amp;apos;Ukraine de retirer la résolution de l&amp;apos;Assemblée générale des Nations Unies condamnant la Russie, Kiev refuse — WP</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/les-etats-unis-demandent-a-lukraine-de-retirer-la-resolution-de-lassemblee-generale-des-nations-unies-condamnant-la-russie-kiev-refuse-wp-3096749.html</link>
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<pubDate>Sun, 23 Feb 2025 09:06:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le journal a souligné que cette « suggestion a stupéfié Kiev »</strong>
<div class="text-content">
<div class="text-block">

<span>WASHINGTON, 22 février (TASS). L'administration américaine a exigé que Kiev retire son projet de résolution à l'Assemblée générale de l'ONU condamnant la Russie pour son opération militaire spéciale, ce que la partie ukrainienne a refusé, a rapporté le </span><a href="https://www.washingtonpost.com/" target="_blank" rel="nofollow noopener"><span>Washington Post</span></a><span> .</span>

<span>Selon les sources du journal, « l'administration Trump a demandé à l'Ukraine de retirer une résolution annuelle condamnant » l'opération militaire spéciale russe, « et veut la remplacer par une déclaration américaine atténuée, perçue comme proche du pro-russe à Kiev ».</span>

<span>Le journal souligne que cette proposition a « stupéfié Kiev, qui a refusé de retirer sa résolution ». La partie ukrainienne devrait la soumettre lundi.</span>

</div>
</div>
<div class="column">
<div class="news-actions">
<div class="tags">Source: https://tass.com/</div>
</div>
</div>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Crise dans l&amp;apos;Est de la RDC : l&amp;apos;ONU appelle à un cessez&#45;le&#45;feu</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/crise-dans-lest-de-la-rdc-lonu-appelle-a-un-cessez-le-feu-3096649.html</link>
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<pubDate>Sat, 22 Feb 2025 09:28:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Alors que les rebelles du M23 soutenus par le Rwanda gagnent du terrain dans l’Est de la République démocratique du Congo, l’envoyée spéciale des Nations Unies dans le pays a appelé une nouvelle fois à la désescalade.</strong>

Un appel consécutif sans nul doute au bilan humain de l’avancée des rebelles du M23. Lors de la chute de Goma par exemple, 1 400 personnes ont demandé la protection de la MONUSCO.

"Permettez-moi de réitérer l'appel urgent de la MONUSCO en faveur d'un cessez-le-feu immédiat et d'une fin des hostilités sans conditions de la part du M23, dont les actions militaires continuent de déstabiliser l'est de la République démocratique du Congo et de menacer la sécurité régionale. Nous appelons le Rwanda à mettre fin à son soutien au M23 et à respecter l'intégrité territoriale de la RDC (République démocratique du Congo), conformément aux engagements pris dans le cadre des processus de paix régionaux", a déclaré Bintou Keita, représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies en République démocratique du Congo

Alors qu’ils ont conquis Goma, Bukavu et autres localités, les rebelles du M23 vont-ils accepté d’enterrer la hache de guerre ?

La représente de l’ONU dans le pays affirme que le dialogue reste l’unique issue à la crise. "Il n'y a pas de solution militaire qui puisse mettre fin à ces souffrances. La paix, la sécurité et le développement dans l'est de la RDC requièrent la fin de la violence et un engagement en faveur d'un dialogue inclusif et de la réconciliation. ''

Des religieux congolais et des capitales africaines jouent leur partition dans cette optique. Mais Kinshasa a toujours fait du dialogue avec le M23 sa ligne rouge, les rebelles eux ne cachent pas leur but ultime : prendre le contrôle de la capitale congolaise.

Source: https://fr.africanews.com/]]> </content:encoded>
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<title>RDC : l&amp;apos;ONU alerte sur une menace de guerre régionale en Afrique de l&amp;apos;Est</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/rdc-lonu-alerte-sur-une-menace-de-guerre-regionale-en-afrique-de-lest-3096374.html</link>
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<pubDate>Thu, 20 Feb 2025 10:07:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Lors d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité des Nations unies, mercredi, les hauts responsables des Nations unies en Afrique ont averti que l'offensive des rebelles soutenus par le Rwanda dans l'est du Congo, riche en minerais, menaçait la paix dans l'ensemble de la région.</strong>

« Il est impératif que ce Conseil prenne des mesures urgentes et décisives pour éviter une guerre régionale de plus grande ampleur », a déclaré Bintou Keita, envoyée spéciale de l’ONU en République démocratique du Congo (RDC).

La prise de plusieurs villes majeures de l'est du Congo par le groupe rebelle M23 ces dernières semaines, ainsi que les déclarations des acteurs clés du conflit, montrent que « le risque d’une conflagration régionale est aujourd’hui plus réel que jamais », a averti Huang Xia, envoyé spécial de l’ONU pour la région des Grands Lacs, qui comprend la RDC, le Burundi, le Rwanda et l’Ouganda.

L'ambassadeur de France auprès de l'ONU, Nicolas De Rivière, a exhorté le Conseil à adopter rapidement un projet de résolution présenté par son pays il y a deux semaines. Ce texte réaffirme son soutien à l’intégrité territoriale et à la souveraineté du Congo, exige la fin de l’offensive du M23 ainsi que le retrait des troupes rwandaises, et appelle à la reprise immédiate des négociations.

« Le risque d’une guerre régionale augmente chaque jour », a-t-il souligné.

Le M23 est le plus influent des plus de 100 groupes armés qui se disputent le contrôle des ressources minérales de l’est du Congo, dont les richesses sont estimées à plusieurs milliers de milliards de dollars. La région regorge notamment d’or et de coltan, un minerai essentiel à la fabrication d’appareils électroniques comme les ordinateurs portables et les smartphones.

Selon des experts de l’ONU, le M23 bénéficie du soutien d’environ 4 000 soldats rwandais et a, à plusieurs reprises, menacé de marcher jusqu'à Kinshasa, la capitale congolaise, située à plus de 1 600 kilomètres.

En l’espace de trois semaines, le M23 a lancé une offensive éclair, prenant le contrôle de Goma, la principale ville de l’est du Congo, et s’emparant dimanche de Bukavu, la deuxième plus grande ville de la région.

Bintou Keita, qui dirige également la mission de maintien de la paix de l’ONU en RDC, a informé le Conseil de sécurité que, depuis ces avancées, le M23 poursuit sa progression et a pris la ville de Kamanyola, un carrefour stratégique situé à la frontière de trois pays : la RDC, le Rwanda et le Burundi.

La ministre congolaise des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a exigé du Conseil de sécurité qu’il ordonne le retrait immédiat des troupes rwandaises.

« Ces forces ont bafoué le droit international, semé la mort et la destruction, et violé notre souveraineté », a-t-elle dénoncé.

De son côté, l’ambassadeur du Rwanda auprès de l’ONU, Ernest Rwamucyo, a affirmé que « la résolution de ce conflit doit être portée par les dirigeants africains », critiquant le président congolais pour avoir sollicité des sanctions occidentales contre son pays.

« Cette situation doit être stoppée avant que ne se déclenche une guerre régionale généralisée aux conséquences dévastatrices », a mis en garde Huang Xia.

Par ailleurs, le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a récemment lancé une commission d’enquête sur les atrocités commises, notamment des accusations de viols et d’exécutions sommaires attribuées aux deux camps.

Source: https://fr.africanews.com/]]> </content:encoded>
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<title>Gestion de l’information géo spatiale :  Les Nations Unies  et l’Institut géographique  du Mali en conclave autour de la validation d’un plan national</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/gestion-de-linformation-geo-spatiale-les-nations-unies-et-linstitut-geographique-du-mali-en-conclave-autour-de-la-validation-dun-plan-national-3096076.html</link>
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<pubDate>Wed, 19 Feb 2025 01:28:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’institut géographique  du Mali  ( l’IGM) et  la commission économique  pour l’Afrique  de l’initiative des Nations Unies  de la gestion Global de l’information pour l’Afrique  sont en conclave depuis le lundi 17 février à Bamako  autour de la préparation, l’examen et  la validation  du plan d’action national dans le cadre intégré de gestion  de l’information géo spatiale au Mali. </em></strong>

<strong><em> </em></strong>Durant cinq (5) jours, les experts  des Nations Unies  et  de l’IGM  vont examiner de manière critique pour vérifier, modifier et homologuer les différentes pistes  stratégiques  du document du plan national  sur la gestion de l’information géo spatiale du Mali. Elle regroupe des acteurs nationaux  tels que  des cadres de l’administration malienne, des agences gouvernementales, les universitaires, le secteur privé, la société civile.  Cette réunion consultative se veut participative et interactive puis que les participants réaliseront des exercices  en petits groupes, au cours desquels ils vont contribuer de manière  constructive  au processus de discussion, de suggestion et de brassage des idées  qui aboutiront à l’acceptation de l’avant-projet  de plan  d’action national  sur le cadre intégré de l’information géo spatiale au Mal (UN-IGIF).

Pour André Nonguierma, représentant des Nations Unies,  l’infrastructure de l’information géo spatiale intégrée  a été approuvée  par le Conseil économique des Nations Unies comme un cadre global de développement durable. Ce faisant, dira-t-il,  les pays ont été invités à élaborer  un plan national pour la mise en œuvre  UN-IGIF.  Une fois cette infrastructure mise en place,  les Nations Unies estiment que les utilisateurs peuvent rechercher et découvrir les sources  d’ensembles des données pertinentes, de télécharger ou extraire  les données directement dans leurs  processus analytique .

Toujours selon les Nations Unies,  le but ultime est de développer une synergie, de réduire la duplication des efforts et de fournir des données à référence spatiale et des produits d’informations fiables  aux décideurs et à la communauté dans son ensemble. Le gouvernement malien représenté par le secrétaire général du Ministère des Transports et des infrastructures a réaffirmé son soutien  à  la validation  du plan d’action national sur le cadre intégré de gestion  de l’information géo spatiale au Mali.

<strong> Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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<title>L&amp;apos;Onu redoute une extension du conflit en République démocratique du Congo</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/lonu-redoute-une-extension-du-conflit-en-republique-democratique-du-congo-3094562.html</link>
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<pubDate>Fri, 07 Feb 2025 12:33:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>REUTERS</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme a exprimé vendredi sa profonde préoccupation face à la "tragique situation" dans l'est de la République démocratique du Congo, disant craindre une extension du conflit au-delà des frontières du pays.</strong>

"Tous ceux qui ont de l'influence doivent agir de manière urgente pour mettre fin à cette situation tragique", a déclaré Volker Türk lors d'une réunion d'urgence du Conseil des droits de l'homme, basé à Genève.

"Si rien n'est fait, le pire est peut-être à venir, pour les populations de l'est de la RDC (République démocratique du Congo), mais aussi au-delà des frontières du pays", a-t-il souligné.

La réunion de vendredi a été convoquée à la demande de la République démocratique du Congo, qui demande à l'Onu d'ouvrir sans délai une enquête sur les violations des droits de l'homme dont elle accuse les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda, qui ont notamment pris le contrôle de Goma.

"Il est urgent d'exercer une pression internationale pour que le Rwanda cesse de soutenir les groupes armés et se retire du territoire congolais dès que possible", a déclaré Patrick Muyaya, ministre congolais de la communication, lors de la réunion.

Le Rwanda a rejeté toute responsabilité et s'estime menacé par une attaque de la RDC.

"Nous nous opposons catégoriquement aux tentatives de la RDC de présenter le Rwanda comme responsable de son instabilité dans l'est de la RDC", a déclaré James Ngango, ambassadeur du Rwanda auprès des Nations unies à Genève.

"Ce qui est clair, cependant, c'est la menace imminente que la situation actuelle fait peser sur le Rwanda. Après la chute de Goma, de nouvelles preuves sont apparues concernant une attaque imminente et à grande échelle contre le Rwanda", a-t-il affirmé.

(Rédigé par Emma Farge, version française Noémie Naudin, édité par Sophie Louet )

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

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<title>L&amp;apos;ONU s&amp;apos;implique dans les discussions sur le processus de retrait de l&amp;apos;AES de la CEDEAO</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/lonu-simplique-dans-les-discussions-sur-le-processus-de-retrait-de-laes-de-la-cedeao-3094450.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 06 Feb 2025 19:19:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Discours d'ouverture par Leonardo Santos Simão, Représentant spécial du Secrétaire général pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel à la 17e Réunion du Comité de Pilotage de la Stratégie Intégrée des Nations Unies pour le Sahel</strong>

Cher(e)s collègues,

Je suis honoré de me joindre à la Coordonnatrice résidente au Sénégal et à mon coprésident pour vous souhaiter la bienvenue à cette réunion du Comité de Pilotage. Votre engagement en faveur de la mise en œuvre de la Stratégie Intégrée des Nations Unies pour le Sahel (UNISS) et les progrès significatifs réalisés depuis notre dernière réunion témoignent de votre dévouement envers l’ensemble de la région de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel. Alors que nous continuons à évoluer dans un contexte complexe en cette période d’incertitude, j’attends avec impatience une discussion approfondie sur les défis qui se posent à nous ainsi que sur les solutions proposées pour y faire face, dans un esprit de vigueur renouvelée et d’optimisme quant à l’avenir.

Le Sahel continue de connaître des bouleversements politiques profonds. Notamment, le retrait statutaire du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) est devenu effectif la semaine dernière, bien que la CEDEAO ait accordé une fenêtre de six mois pour négocier les conditions de ce départ et permettre la poursuite des efforts de facilitation, maintenant ainsi « les portes de la CEDEAO ouvertes aux trois pays ».

Le paysage sécuritaire évolue également, alors que les activités extrémistes continuent de mettre en danger des vies et des moyens de subsistance à travers la région, y compris dans les pays côtiers.

Pour relever les défis sécuritaires, plusieurs nations de la région rompent leurs liens militaires avec des partenaires traditionnels et redéfinissent leur engagement militaire aux niveaux étranger, régional et national. Cela inclut la formation récemment annoncée d’une force unifiée de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES) composée de 5 000 soldats.

Parallèlement, l’impact du changement climatique sur les moyens de subsistance, la gouvernance et le paysage sécuritaire devient de plus en plus évident. Les États membres de la région se tournent vers les Nations Unies pour plaider en leur faveur afin que la communauté internationale respecte ses engagements en matière d’atténuation et d’adaptation au climat.

De même, nous ne pouvons pas ignorer les effets négatifs que le crime organisé et les économies illicites, y compris le trafic de drogues et d’autres formes de trafic, ont sur la gouvernance, la sécurité et la santé des communautés. Les groupes armés non étatiques alimentent les conflits et l’érosion de l’autorité de l’État grâce aux profits tirés de l’exploitation des ressources minérales et naturelles. À l’avenir, il faudra un effort plus concerté de la part de l’ONU, y compris par le biais de l’UNISS, pour s’attaquer à ces problématiques à travers des initiatives politiques et programmatiques.

<strong>Cher(e)s collègues,</strong>

Dans ce contexte en évolution, le dialogue demeure notre outil le plus puissant. Les Nations Unies sont particulièrement bien placées pour faciliter les échanges entre les pays de l’AES et la CEDEAO, dans le but d’harmoniser les efforts, de prévenir la fragmentation et de sauvegarder les acquis de l’intégration régionale dans l’intérêt des populations de la sous-région. Notre rôle en tant que facilitateur impartial peut aider à combler les différences et à favoriser une compréhension mutuelle.

En usant de notre pouvoir de rassemblement, nous devons rester réalistes, adapter nos approches aux réalités changeantes et saisir les opportunités de créer des ponts. Je félicite tout particulièrement les Coordonnateurs résidents pour l’important travail qu’ils accomplissent dans ce domaine, et ce, dans des circonstances difficiles.

L’adoption du « Pacte pour l’avenir » lors du Sommet des Nations Unies sur l’avenir en septembre 2024 offre un cadre global pour relever les défis auxquels le Sahel est confronté. En adéquation avec nos objectifs régionaux, ce pacte met l’accent sur le développement durable, l’action climatique et la transformation de la gouvernance mondiale. L’importance accordée par le Pacte et la Déclaration sur les Générations Futures au rôle des jeunes revêt une pertinence particulière pour notre travail, compte tenu de la démographie de la région.

Dans son engagement en faveur « d’un avenir libéré du terrorisme », le Pacte reconnaît la nécessité de réponses globales pour s’attaquer aux causes profondes. Par ailleurs, la récente déclaration présidentielle du Conseil de sécurité sur la lutte contre le terrorisme souligne l’urgence de renforcer les efforts de lutte contre le terrorisme en Afrique de l’Ouest et appelle à une coopération internationale accrue ainsi qu’au renforcement des capacités pour combattre le terrorisme sur le continent.

En soutien à l’UNISS, je continue de plaider, sur le plan politique, en faveur d’un engagement international soutenu en appui au Sahel. J’utilise également mes missions et autres engagements pour soulever les problématiques liées à l’accès et à l’espace humanitaire. Le contexte, en particulier dans le Sahel central, a rendu le travail de l’ONU extrêmement difficile, nécessitant des ajustements et de la flexibilité, mais aussi un haut degré de professionnalisme et d’humilité pour maintenir et renforcer les partenariats et rétablir la confiance.

J’ai poursuivi mes actions de plaidoyer auprès des représentants des pays de la Confédération AES et des instances dirigeantes de la CEDEAO afin de bâtir et de maintenir de bonnes relations et de renforcer la coopération sous-régionale dans l’intérêt de leurs populations, dont beaucoup dépendent de frontières ouvertes pour leur subsistance. Je poursuivrai ce plaidoyer lors de mes prochains voyages en Mauritanie, au Mali, au Niger et au Burkina Faso.

Nous avons intensifié notre plaidoyer auprès de partenaires sur diverses plateformes axées sur le Sahel, tant au niveau sous-régional qu’international, les exhortant à ne pas abandonner leurs programmes et leur soutien dans le Sahel central. Je poursuivrai mon plaidoyer politique auprès des représentants de divers États membres, y compris les membres du P5, lors de mes consultations à New York et j’attends avec intérêt vos observations à ce sujet.

À cette fin, j’appelle à l’utilisation de la plateforme UNISS pour soutenir des cadres collaboratifs qui renforcent la stabilité régionale et le développement durable. Cela inclut la facilitation du dialogue entre la CEDEAO et les pays de l’AES pour relever des défis communs, la promotion de l’intégration économique par le biais de politiques commerciales harmonisées, le soutien à des initiatives de sécurité conjointes qui respectent les droits de l’homme, ainsi que la défense d’une gouvernance inclusive afin de garantir que tous les segments de la société aient leur mot à dire dans la prise de décision. Des « questions douces » telles que la coopération en matière de gestion des ressources en eau constituent de bonnes portes d’entrée pour un tel dialogue. La gestion de l’eau présente un potentiel considérable non seulement pour atténuer les conflits et l’insécurité, mais également pour contribuer à la paix, au développement à long terme et à l’amélioration des relations.

J’attends avec intérêt nos échanges et vous remercie de votre présence.

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<title>La France va proposer une résolution à l&amp;apos;ONU pour « accroître la pression sur le Rwanda » à cause du conflit en RDC</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/la-france-va-proposer-une-resolution-a-lonu-pour-accroitre-la-pression-sur-le-rwanda-a-cause-du-conflit-en-rdc-3093802.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 02 Feb 2025 22:56:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>NATIONS UNIES, 31 janvier (Reuters) - La France va proposer vendredi au Conseil de sécurité de l'ONU un projet de résolution visant à "accroître la pression sur le Rwanda" pour qu'il retire ses troupes de l'est de la République démocratique du Congo, a déclaré l'ambassadeur français à l'ONU, Nicolas de Rivière.</strong>

« J'espère que cette résolution pourra être adoptée bientôt », a-t-il déclaré, ajoutant qu'il ne pensait pas que la résolution menacerait de sanctions à ce stade.

« Ce dont nous avons besoin, c'est d'un message fort et clair du Conseil de sécurité sous forme de résolution, exhortant à mettre un terme aux actions actuelles et demandant le retrait des éléments étrangers, ainsi que la reprise des pourparlers », a ajouté de Rivière.

Une fois le projet de résolution distribué aux 15 membres, le Conseil négociera ensuite son libellé avant de fixer un vote. Une résolution du Conseil doit recueillir au moins neuf voix pour et ne pas recevoir de veto de la part des États-Unis, de la Russie, de la Chine, de la Grande-Bretagne ou de la France pour être adoptée.

La mission française auprès de l'ONU a indiqué vendredi que pour soutenir les efforts de médiation, la France était également en "contact étroit avec ses partenaires de l'ONU à New York pour encourager une reprise du dialogue entre la RDC et le Rwanda, facilité par l'Angola dans le cadre du processus de Luanda".

Source: https://www.reuters.com/]]> </content:encoded>
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<title>L&amp;apos;AES condamne le soutien des &amp;quot;sponsors étatiques étrangers&amp;quot; au terrorisme au Sahel</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/laes-condamne-le-soutien-des-sponsors-etatiques-etrangers-au-terrorisme-au-sahel-3092675.html</link>
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<pubDate>Mon, 27 Jan 2025 12:10:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ces pays agissent "à l'instar de la France et de l'Ukraine, cette dernière ayant ouvertement revendiqué son appui aux groupes terroristes opérant au Mali", a déclaré Issa Konfourou, représentant permanent du Mali auprès des Nations Unies.</strong>

Ces démarches se passent "sans la moindre condamnation" du Conseil de sécurité de l'ONU, a noté le diplomate, en s'exprimant le 24 janvier à New York lors d'une réunion du Conseil de sécurité consacrée à la lutte contre le terrorisme en Afrique.

Issa Konfourou a souligné que la lutte contre le terrorisme représente une préoccupation existentielle pour l'AES, et seule une approche régionale coordonnée et souveraine peut apporter une réponse efficace à la menace terroriste.

Source: https://fr.sputniknews.africa/]]> </content:encoded>
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<title>Ce pays africain installe son drapeau national au Conseil de sécurité de l&amp;apos;Onu</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/ce-pays-africain-installe-son-drapeau-national-au-conseil-de-securite-de-lonu-3089957.html</link>
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<pubDate>Fri, 03 Jan 2025 11:06:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La cérémonie d'installation de drapeaux nationaux de la Somalie et des quatre autres nouveaux membres non permanents du Conseil de sécurité de l'Onu, s'est déroulée à New York.</strong>

La Somalie est redevenue membre non permanent du Conseil de sécurité de l'Onu, 54 ans après son premier mandat (1971-1972). Son drapeau national a été installé ce jeudi 2 janvier devant la salle des réunions du Conseil à New York lors de la cérémonie d'accueil des nouveaux membres de cette structure.

Le Président Hassan Sheikh Mohamoud a adressé à cette occasion un message de félicitations au peuple somalien.

La Somalie, la Grèce, le Danemark, le Pakistan et le Panama ont fait leur entrée en tant que membres non permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies pour un mandat de deux ans (2025-2026), précise l'Onu sur son site officiel. Ils remplacent l'Équateur, le Japon, Malte, la Mozambique et la Suisse dont le mandat a expiré le 31 décembre.

Le Conseil de sécurité se compose de 15 membres, dont cinq membres permanents -Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni et Russie- et 10 membres élus par l'Assemblée générale pour un mandat de deux ans.

L'Algérie, la Corée du Sud, la Sierra Leone, la Slovénie et la Guyana siègeront au Conseil jusqu'à la fin de 2025.

<strong>Par: sputniknews </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Nations Unies :   Les «petits pays» ne comptent pas !</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/nations-unies-les-petits-pays-ne-comptent-pas-3085106.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 21 Nov 2024 01:33:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Au moment où plusieurs pays du sud réclament à cor et à cri une réforme en profondeur de l’organisation des Nations unies (ONU), cette dernière n’a de cesse de frustrer les pays dits «Petits» et de s’agenouiller devant les «Grands» en dépit des violations flagrantes du droit international. L’exemple le plus frappant est celui des pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) qui ont déposé un dossier contre l’Ukraine, (accusé de soutenir le terrorisme au Sahel), sur le bureau d’António Guterres pour examen. Mais, ce dernier ignore superbement cette plainte.</strong>

<strong> </strong>Alors que les terroristes et autres bandits de grand acabit sont traqués au Sahel, l’Ukraine a cru bon apporter un soutien en renseignement et en logistique aux Groupes armés terroristes (GAT) qui opèrent dans la bande sahélo-saharienne. Et cela en croyant faire mal à la Russie. L’information qui a fait le tour du monde en juillet dernier met en selle des diplomates ukrainiens de premier plan affirmant avoir apporté un soutien aux terroristes à Tinzaouatène, dans le nord du Mali.

La réaction du Mali ne s’est pas faite attendre. Une plainte contre l’Ukraine au Conseil de sécurité fut déposée. Et depuis ce jour, le Mali et ses alliés de l’AES attendent que l’ONU, garant de la paix internationale, tranche. Mais que nenni ! En 2022, le Mali avait déposé une première plainte sur la table des Nations unies contre la France accusée de fournir des armes et des renseignements aux GAT. La plainte est curieusement restée sans suite.

Ce qui fait dresser des cheveux sur la tête des avertis de la scène internationale sur le comportement des fonctionnaires des Nations unies manifestement aux ordres des puissances alliées de l’Ukraine dont le contrôle des instances internationales ne fait l’ombre d’aucun doute. Le comportement d’Israël aux Nations unies, les insultes de son Premier ministre, Benjamin Netanyahou à l’endroit de António Guterres (Secrétaire général de l’ONU)… en disent long sur la politique de deux poids deux mesures de certains gendarmes du monde.

Au même moment, et en toute impunité, Netanyahou bombarde des hôpitaux, des femmes, des enfants et des civils palestiniens sur leur terre, faisant près de 50 mille morts. Son refus de se plier aux injonctions des Nations unies sur le droit humanitaire international ou encore à la forte demande de la cessation des hostilités dans la bande de Gaza laissent croire que l’ONU n’est plus qu’un machin aux mains des «<em>Grands</em>» et puissants pays.

Héritière de la Société des Nations (SDN) (morte de sa belle mort pour n’avoir pas pu maintenir la paix dans le monde), l’ONU doit maintenir la paix et la sécurité dans le monde. Mais, au regard de ce qui se passe actuellement dans cette institution suprême, il est fort à parier qu’elle court le risque de la dégradation qui a précipité la mort de son ancêtre. «<em>La priorité de l’Afrique est la réforme du Conseil de sécurité avec l’attribution de deux sièges de membre permanent pour le continent</em>», disait le président du Malawi lors de la 79e<sup> </sup>session de l'Assemblée générale des Nations unies en septembre 2024.

Il s’est félicité du soutien affiché sur ce sujet par les présidents des États-Unis et de la Chine.  «<em>L’Afrique attend cependant une adhésion plus large des autres membres permanents à cette initiative</em>», a pour sa part souligné le président de la transition du Gabon en revendiquant en même temps l’accès au droit de veto des membres africains, conformément au consensus d’Ezulwini (une position sur les relations internationales et la réforme de l’ONU adoptée par l'Union africaine en 2005. Il appelle à un Conseil de sécurité plus représentatif et démocratique au sein duquel l'Afrique, comme toutes les autres régions du monde, serait représentée), pour corriger les insuffisances présentées dans le fonctionnement de l’ONU.

<strong>Hachi Cissé</strong>]]> </content:encoded>
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<title>MINUSMA : La page définitivement tournée !</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/minusma-la-page-definitivement-tournee-3085094.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 21 Nov 2024 01:12:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Avec la rétrocession du camp de Bamako vendredi dernier (15 novembre 2024), la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a officiellement pris fin dans notre pays confronté à une crise multidimensionnelle depuis janvier 2012. Elle (rétrocession) marque la fin de la phase de liquidation. Le camp a été officiellement remis aux autorités maliennes lors d’une cérémonie qui a enregistré la présence du Secrétaire général adjoint chargé de l’appui opérationnel des Nations unies, Atul Khare, et du ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, M. Abdoulaye Diop.

«L<em>a M​inusma, à son déploiement en juillet 2013, était le symbole de la solidarité internationale au chevet du Mali qui luttait à la fois contre les groupes armés et contre les hordes terroristes, qui se sont par la suite coalisés contre les Forces armées maliennes </em>(FAMa)<em>, contre les représentants de l’État, mais aussi et surtout contre les paisibles populations innocentes dont le seul tort était de vivre dans des localités convoitées par ces groupes obscurantistes</em>», a rappelé le chef de la diplomatie malienne au cours de cette cérémonie. «<em>La MINUSMA avait symbolisé aux yeux des Maliens, ce que la communauté internationale avait de mieux à offrir : la paix et la stabilité</em>», a-t-il ajouté.

Dix ans après son déploiement, le Conseil de sécurité des Nations unies avait mis fin au mandat de la Minusma par la résolution 2690 du 30 juin 2023. Il avait demandé un retrait «<em>organisé et en toute sécurité</em>» des 13 289 militaires et 1920 policiers autorisés au Mali, «<em>en étroite consultation avec le gouvernement de transition et en coordination avec les pays fournisseurs de contingents</em>». Cette décision est intervenue à la suite de la demande de retrait formulée par les autorités de transition le 16 juin 2023.

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<title>#Mali : Rétrocession du camp de l’entité de liquidation de la Minusma : Le Ministre Diop salue le patriotisme du personnel malien</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-retrocession-du-camp-de-lentite-de-liquidation-de-la-minusma-le-ministre-diop-salue-le-patriotisme-du-personnel-malien-3084754.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 Nov 2024 09:26:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[«Je voudrai réitérer mes mots d’appréciation avec une pensée particulière pour le personnel malien de la Minusma. Ce personnel qui a vécu la décision du gouvernement de demander le retrait de la Mission onusienne dans l’intérêt de notre pays…qui a vécu ce retrait comme un traumatisme social, financier, mais qui a aussi pris cette décision avec un sens de dignité et de responsabilité que je voulais saluer», a-t-il indiqué.

Abdoulaye Diop a fait cette déclaration avant que le gouverneur du District de Bamako, Abdoulaye Coulibaly et le directeur de l’équipe de liquidation de la Minusma, Anton Antchev, procèdent à la signature du document de rétrocession du camp des Nations unies de Bamako. Pour lui, cette dernière phase est empreinte de symbole, d’enseignements et d’opportunités pour mieux envisager le format approprié de l’intervention des Nations unies dans notre pays.

Car, la Minusma, à son déploiement, en juillet 2013, était le symbole de la solidarité internationale au chevet du Mali qui luttait à la fois contre les groupes armés et les hordes terroristes, qui se sont par la suite coalisés contre les Forces armées maliennes (FAMa), contre les représentants de l’État. Mais aussi et surtout contre les paisibles populations innocentes dont le seul tort était de vivre dans des localités convoitées par ces groupes obscurantistes. «La Minusma avait symbolisé aux yeux des Maliens, ce que la communauté internationale, à travers les Nations unies, avait de mieux à offrir : la paix et la stabilité», a rappelé le chef de la diplomatie malienne. Et de souligner que la rétrocession du dernier site de la Minusma coïncide avec l’anniversaire de la reprise de Kidal par les FAMa.

L’évolution de la Minusma dans le temps, particulièrement dans son mandat, nous a enseignés que la Mission n’était pas en capacité de répondre aux attentes pressantes, aux attentes existentielles des Maliens ayant fondé beaucoup d’espoir sur cette force pour la défense contre les groupes terroristes. «Il est ainsi apparu évident que la Mission, dans sa forme ne répondait pas aux exigences du terrain», a regretté le ministre Diop qui ajoutera que si la Mission, dans sa première année, a contribué à consolider l’emprise des FAMa sur les zones libérées de l’occupation terroriste, les évolutions successives ont montré les limites de son intervention.
Opportunités et perspectives- La fin de la présence de la Minusma ne signifie pas la fin de la coopération entre le Mali et les Nations unies, a fait avoir le ministre Diop. «La coopération entre notre pays et les Nations unies existait avant l’arrivée de la Minusma et se poursuit au moins autant, sinon mieux, depuis son départ, grâce à l’expérience et à l’expertise des équipes pays des Nations unies au Mali», a-t-il noté.

Pour le ministre Diop, les leçons apprises de la Minusma et le changement de paradigme opéré par les autorités de la Transition offrent l’opportunité de mieux centrer l’intervention des Nations unies sur les attentes, les besoins et les priorités des populations, sous la coordination du gouvernement. «La Minusma a été un mécanisme important dans la coopération du Mali avec les Nations unies mais je suis heureux de reconnaître et saluer l’excellente articulation entre la vision du gouvernement et les actions sur le terrain des Fonds, Agences et Programmes des Nations unies intervenant au Mali», a-t-il reconnu.

Le secrétaire général adjoint des Nations unies chargé de l’appui opérationnel a annoncé que nous allons ouvrir un autre chapitre axé sur l’humanitaire. «Nous clôturons un chapitre et nous en ouvrons un autre…un chapitre axé sur le renforcement de l’appui des Nations unies au Mali dans les domaines de l’aide humanitaire et du développement. Les Nations unies restent engagées aux côtés du Mali pendant cette transition et pour appuyer les efforts continus de développement et de prospérité du Mali», a indiqué Atul Khare.

Oumar DIAKITE]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bye Bye MINUSMA !</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/bye-bye-minusma-3084691.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 Nov 2024 01:22:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le ministre Abdoulaye Diop, a présidé la cérémonie de retrait définitif de la Minusma, ce vendredi 15 novembre. Une cérémonie empreinte de symbole, d’enseignements et d’opportunités pour mieux envisager le format approprié de l’intervention des Nations Unies au Mali, selon le ministre Diop. En présence d'Atul Khare, Secrétaire général adjoint des Nations Unies, chargé de l’appui opérationnel, il a rappelé que la fin du processus de retrait dans le délai du 31 décembre 2023, décidé par la résolution 2690 du Conseil de sécurité, à la demande du Gouvernement du Mali, a ouvert la voie à la phase de liquidation, ultime étape marquant la fin de la présence au Mali de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali". Ce "retrait coordonné, ordonné et sécurisé" s'est donc effectué dans les délais impartis comme indiqué. Sous prétexte de la solidarité internationale, des pays membres des Nations unies s'étaient ligués au sein de la Minusma pour pouvoir déployer leurs forces militaires en juillet 2013 au Mali. Cette lutte internationale contre le terrorisme international présent dans le Sahel et le Sahara, s'est révélée en fin de compte être une coalition mondiale contre les intérêts du Mali et les Forces armées maliennes. Mais aussi contre "les paisibles populations innocentes dont le seul tort était de vivre dans des localités convoitées par ces groupes obscurantistes", dira le ministre Diop. En lieu et place de la paix et de la stabilité ramenées, la Minusma prenait les enfants du Bon Dieu au Mali pour des canards sauvages. Ainsi, aux yeux de la Communauté internationale, comme au sein des Nations Unies, la rupture avec la Minusma était impensable a fortiori ce départ acté ce vendredi 15 novembre 2024.

Avec la rétrocession du dernier camp de la Minusma à Bamako, le Mali parachève ainsi la reprise de Kidal à la même date et un an après cette reconquête. Hasard ne pouvait être plus indiqué au calendrier, puisque l’anniversaire de la reprise de Kidal par les Fama vient démentir tout ce que la France et d'autres pays du Conseil de sécurité prétendaient comme scénario funeste au départ de la Minusma et des autres contingents militaires dont Barkhane et Takuba. Comme quoi, il vaut mieux compter sur sa souveraineté et sa propre armée pour terminer une guerre et non l'alimenter par des opérations de maintien de la paix onusienne qui ne feraient que la faire perdurer. C'est ainsi que le ministre Abdoulaye Diop a salué "le sacrifice, la bravoure et l’action héroïque des Fama" qui ont su restaurer l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national.  Voici un des enseignements à retenir de la présence de la Minusma sur notre territoire national : elle ne répondait pas aux exigences du terrain. Sinon, comment comprendre que la Minusma ait cherché à tout faire pour que les Fama n'aient pas le dessus sur les forces djihadistes alliées à leurs collaborateurs terroristes sous la férule de la Cma et du Csp ? Sans la détermination des soldats maliens dans leur mission de reconquête des territoires sous influence des rebelles, l’emprise actuelle sur Kidal et les localités environnantes ne serait pas effective. En effet, ces zones libérées de l’occupation terroriste, même si l’insécurité y sévit encore de façon sporadique, ne se plaignent pas du retour de l'armée et de l'administration. Progressivement, l’État central se remet en place au Centre, au Nord comme à l'ouest du pays où les barbares continuent leurs exactions à partir de la Mauritanie. Ce qui repose encore et encore l’instrumentalisation des questions des droits de l’homme à des fins politiques et de déstabilisation, et qui constitue une menace à la cohésion sociale du Mali. Malgré les engagements sincères des pays contributeurs de troupes et de forces de police, le format usité n'était pas adéquat. Aussi, a-t-on vu comment beaucoup de frères d'armes sont tombés sur les champs de bataille à côté de nos Fama. Aujourd'hui, sans ingérence extérieure, sans diktat, sans paternalisme, ni condescendance, le Mali, informe le ministre, cette reprise en main de notre destin est conforme au nouvel paradigme de l’État malien. Sans mettre fin aux opportunités ni hypothéquer les perspectives entre le Mali et les Nations unies. Exception faite des livraisons d'armes de l'Ukraine aux terroristes du Sahel via le «corridor d'armements du Sahel», passant par le Tchad, le Mali, le Niger, le Burkina Faso et le Soudan, en provenance de la ville d"Odessa (Ukraine) et Constanța (Roumanie), le 8 septembre 2024, puis arrivé par mer à Tripoli, en Libye, le 29 septembre 2024, à bord du navire SEA GLORY.

<strong>L'Aube/La Redacton </strong>]]> </content:encoded>
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<title>MINUSMA :  Le dernier camp de l’ex&#45;mission des Casques bleus rétrocédé</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/minusma-le-dernier-camp-de-lex-mission-des-casques-bleus-retrocede-3084700.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/minusma-le-dernier-camp-de-lex-mission-des-casques-bleus-retrocede-3084700.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 Nov 2024 01:14:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Vendredi 15 novembre 2024, le camp de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) à Bamako a été rétrocédé au Mali.</strong>

En effet l'ONU a remis vendredi 15 novembre 2024 aux autorités le dernier camp de l'ancienne mission des Casques bleus, chassée fin 2023 par les Autorités de la transition. Le drapeau des Nations-unies a été abaissé sur le camp de 37 hectares qui a servi de principale base opérationnelle de la mission onusienne.

A cette occasion le ministre des Affaires étrangères Abdoulaye Diop a de nouveau formulé les griefs des Autorités contre la mission déployée à partir de 2013 face aux rébellions jihadiste et indépendantiste qui menaçaient la stabilité du pays :<em> «La mission n'était pas en capacité de répondre aux attentes pressantes, existentielles des Maliennes et des Maliens qui avaient pourtant fondé beaucoup d'espoir » </em>sur elle, a-t-il déclaré, tout en exprimant sa reconnaissance aux Casques bleus. Il a une fois de plus reproché à la Minusma de favoriser «<em>l'instrumentalisation par certaines puissances des questions des droits de l'Homme à des fins politiques et de déstabilisation ».</em>

En outre, le ministre Diop a rappelé que le départ de la Minusma s’est opéré dans un contexte marqué par un changement de paradigme, marqué par la détermination sans faille des plus hautes Autorités du Mali et du commandement militaire à assurer, par nos capacités nationales, notre propre sécurité, bref à prendre en main notre destin. : <em>« Le </em><em>changement de paradigme concerne également le processus de paix, qui a fait l’objet d’une appropriation nationale, notamment à travers le dialogue inter-Maliens, sans ingérence extérieure, sans diktat, sans paternalisme, ni condescendance. Cette reprise en main de notre destin, conformément aux principes constitutionnels qui guident l’action publique, me permet d’aborder le dernier point de mon intervention, en lien avec les opportunités et les perspectives. Comme nous l’avons affirmé et réitéré en de nombreuses occasions, la fin de la présence de la Minusma ne signifie pas la fin de la coopération entre le Mali et les Nations Unies, bien au contraire. La coopération entre le Mali et les Nations Unies existait avant l’arrivée de la Minusma et se poursuit au moins autant, sinon mieux, depuis son départ, grâce à l’expérience et à l’expertise de l’équipe pays des Nations Unies au Mali». </em>

<em>«En effet, les leçons apprises de la MINUSMA et le changement de paradigme opéré par les Autorités de la Transition offrent l’opportunité de mieux centrer l’intervention des Nations Unies sur les attentes, les besoins et les priorités des populations, sous la coordination du Gouvernement</em>». a indiqué  le ministre Diop

<strong>Phase de <em>"liquidation"</em></strong>

L’opération de départ de la Minusma a débuté le 1<sup>er</sup> janvier dernier et en principe devra prendre fin au plus tard le 31 décembre 2024.

Le mandat de la Minusma a pris fin déjà depuis le 30 juin 2023.  Elle (la Minusma) n’est plus en exercice depuis cette date. Le Conseil de sécurité a donné six mois pour le retrait des contingents. La Minusma a cessé d’opérer le 31 décembre 2023, suite à la demande des autorités faite en juin. Depuis cette date, la mission ne disposait plus de mandat et ne menait plus d’activité.

<strong>M Sanogo</strong>

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</item>

<item>
<title>La Minusma &amp;quot;avait d&amp;apos;autres objectifs qui ne correspondaient pas aux intérêts du peuple malien&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/la-minusma-avait-dautres-objectifs-qui-ne-correspondaient-pas-aux-interets-du-peuple-malien-3084636.html</link>
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<pubDate>Sat, 16 Nov 2024 13:36:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La mission onusienne installée au Mali depuis 2013 et dont la liquidation s'est terminée le 15 novembre, "n'a pas été à la hauteur de la tâche" et "a complètement échoué", constate auprès de Sputnik Afrique Oumar MC Koné, président du Bloc pour le redressement et le développement du Mali (BRDM).</strong>

La Minusma "s'est interposée à un moment donné à l'armée malienne pour l'empêcher de reconquérir les territoires occupés par les terroristes, djihadistes et leurs nébuleuses, ce qui était très incompréhensible pour le peuple malien", note-t-il.

️Le président de BRDM aborde également le manque de réaction de la communauté internationale face au soutien de Kiev au terrorisme dans la région sahélienne. Il fustige le double standard occidental selon lequel on prône une lutte antiterroriste, mais "dans l'autre sens, on soutient ceux qui soutiennent le terrorisme".

Par contre, le retrait de la mission onusienne pourrait ouvrir la voie à de nouvelles dynamiques politiques et sécuritaires au Sahel.

"Le Mali a montré l'exemple que personne d'autre ne peut venir faire sa sécurité à sa place. Aucun pays dans le monde ne pourra venir défendre le Mali à la place de Mali", soutient Oumar MC Koné.

Dans ce contexte, il parle d’une "réussite exceptionnelle" de l'armée malienne: "Elle a réussi à faire en deux ans ce que des organisations étrangères n'ont pas su faire en 12-13 ans, y compris la Minusma".

"Petit à petit, le Mali fonde son espoir sur lui-même d'abord, avant quiconque, pour amener la paix et la stabilité", développe l’expert, et cela est la condition "sine qua non pour intéresser demain les investisseurs à venir dans le pays, parce qu'ils vont le trouver sécurisé, stable et fiable".

<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Discours du Ministre Diop à la cérémonie de rétrocession du site de la MINUSMA de Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/discours-du-ministre-diop-a-la-ceremonie-de-retrocession-du-site-de-la-minusma-de-bamako-3084623.html</link>
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<pubDate>Sat, 16 Nov 2024 08:32:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Je voudrais commencer par souhaiter la chaleureuse bienvenue à Monsieur Atul KHARE, Secrétaire général adjoint des Nations Unies, chargé de l’appui opérationnel.  La fin du processus de retrait dans le délai du 31 décembre 2023, décidé par la résolution 2690 du Conseil de sécurité, à la demande du Gouvernement du Mali, a ouvert la voie à la phase de liquidation, ultime étape marquant la fin de la présence au Mali de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali.

Dans ce contexte, le Gouvernement s’est fixé comme objectif un retrait coordonné, ordonné et sécurisé, dans les délais impartis. La cérémonie qui nous réunit aujourd’hui est empreinte de symbole, d’enseignements et d’opportunités pour mieux envisager le format approprié de l’intervention des Nations Unies au Mali.

Symbole tout d’abord : La MINUSMA, à son déploiement, en juillet 2013, était le symbole de la solidarité internationale au chevet du Mali qui luttait à la fois contre les groupes armés et contre les hordes terroristes, qui se sont par la suite coalisés contre les Forces armées maliennes, contre les représentants de l’État, mais aussi et surtout contre les paisibles populations innocentes dont le seul tort était de vivre dans des localités convoitées par ces groupes obscurantistes.

La MINUSMA avait symbolisé aux yeux des Maliens, ce que la Communauté internationale, à travers les Nations Unies, avait de mieux à offrir : la paix et la stabilité.

Aujourd’hui, 15 novembre 2024, avec la rétrocession de ce site, le dernier site de la MINUSMA au Mali, c’est un autre symbole que, par le hasard du calendrier, nous célébrons : celui du premier anniversaire de la reprise de Kidal par les Forces Armées maliennes. Kidal, rappelons-le, était occupée depuis 2013 par la coalition de groupes armés et de groupes terroristes.

Dans ce cadre, je salue le sacrifice, la bravoure et l’action héroïque des FAMa ayant permis la restauration de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national. Enseignements ensuite : L’évolution de la MINUSMA dans le temps, particulièrement dans son mandat, nous a enseignés, hélas, que la Mission n’était pas en capacité de répondre aux attentes pressantes, aux attentes existentielles des Maliennes et des Maliens, qui avaient fondé beaucoup d’espoir sur cette Force pour la défendre contre les groupes terroristes. Il est ainsi apparu évident que la Mission, dans sa forme ne répondait pas aux exigences du terrain.

Si la Mission, dans sa première année, a contribué à consolider l’emprise des Forces maliennes sur les zones libérées de l’occupation terroriste, les évolutions successives ont montré les limites de son intervention. Initialement présente dans certaines régions du Nord du Mali, l’insécurité s’est progressivement étendue aux régions du Centre du pays puis d’autres localités, jusque-là épargnées des violences barbares.

De nombreuses raisons peuvent expliquer, sans justifier, cette situation, comme un mandat inadapté, des « caveats » (règles d’engagement) de certains contingents etc.

Un autre aspect, plus profond et tout aussi déterminant dans notre décision de mettre fin à la présence de la MINUSMA au Mali, est l’instrumentalisation, par certaines puissances, des questions des droits de l’homme à des fins politiques et de déstabilisation, instrumentalisation qui a menacé jusqu’à la cohésion du Mali.

Je tiens particulièrement à saluer la bonne foi de la plupart des pays contributeurs de troupes et de forces de police qui ont envoyé leurs fils et leurs filles combattre aux côtés de leurs frères d’armes du Mali, pour la paix et la sécurité au Mali et au Sahel.

L’engagement était sincère, le véhicule pour traduire cet engagement en résultat n’était malheureusement pas approprié.  Aussi, au nom de Son Excellence Le Général d'Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l'Etat, du Gouvernement et du Peuple du Mali, je rends hommage à toutes les victimes de la crise au Mali, Casques bleus comme FAMa, civiles comme militaires, maliennes comme étrangères.

Aujourd’hui, l’heure n’est pas au bilan ni aux responsabilités particulières, elle est plutôt au rappel objectif de notre parcours ensemble, avec ses succès, ses défis et ses incompréhensions.

Il est important de souligner que le retrait de la MINUSMA s’est opéré dans un contexte marqué par un changement de paradigme, marqué par la détermination sans faille des plus hautes Autorités du Mali et du commandement militaire à assurer, par nos capacités nationales, notre propre sécurité, bref à prendre en main notre destin.

Le changement de paradigme concerne également le processus de paix, qui a fait l’objet d’une appropriation nationale, notamment à travers le dialogue inter-Maliens, sans ingérence extérieure, sans diktat, sans paternalisme, ni condescendance. Cette reprise en main de notre destin, conformément aux principes constitutionnels qui guident l’action publique, me permet d’aborder le dernier point de mon intervention, en lien avec les opportunités et les perspectives.

Comme nous l’avons affirmé et réitéré en de nombreuses occasions, la fin de la présence de la MINUSMA ne signifie pas la fin de la coopération entre le Mali et les Nations Unies, bien au contraire. La coopération entre le Mali et les Nations Unies existait avant l’arrivée de la MINUSMA et se poursuit au moins autant, sinon mieux, depuis son départ, grâce à l’expérience et à l’expertise de l’équipe pays des Nations Unies au Mali.  En effet, les leçons apprises de la MINUSMA et le changement de paradigme opéré par les Autorités de la Transition offrent l’opportunité de mieux centrer l’intervention des Nations Unies sur les attentes, les besoins et les priorités des populations, sous la coordination du Gouvernement.

La MINUSMA a été un mécanisme important dans la coopération du Mali avec les Nations Unies mais je suis heureux de reconnaître et saluer l’excellente articulation entre la vision du Gouvernement et les actions sur le terrain des Fonds, Agences et Programmes des Nations Unies intervenant au Mali.

Je suis rassuré de voir que l’équipe pays des Nations Unies au Mali centre ses activités sur sa vocation, à savoir l’appui aux efforts du Gouvernement du Mali en vue du développement harmonieux du pays, pour le bien-être des populations.
<ul>
 	<li>Monsieur le Secrétaire général adjoint,</li>
 	<li>Mesdames et Messieurs,</li>
</ul>
Si le calendrier de retrait et les circonstances de départ de la Force de la Mission ont rencontré quelques défis, la phase de liquidation de la MINUSMA s’est, quant à elle, déroulée dans d’excellentes circonstances, grâce à la dynamique engagée et entretenue par le Gouvernement du Mali et par les Nations Unies.

Je salue, à cet égard, l’équipe gouvernementale, notamment mes Collègues Ministres et leurs Collaborateurs pour leur coopération et leur engagement. Par la même occasion, je salue également l’équipe des Nations unies pour sa franche coopération et sa disponibilité.

Pour terminer, j’aimerais apprécier à sa juste valeur, votre implication personnelle, Monsieur le Secrétaire général adjoint à l’appui opérationnel, dans les différentes étapes qui ont mené à ce jour, pour la rétrocession du site de Bamako, après celles des camps et emprises dans les régions du Mali.

Je vous remercie.

<strong>Source : MAECI</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Page de la Minusma définitivement tournée: la mission onusienne termine sa liquidation au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/page-de-la-minusma-definitivement-tournee-la-mission-onusienne-termine-sa-liquidation-au-mali-3084527.html</link>
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<pubDate>Fri, 15 Nov 2024 15:45:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La mission onusienne rétrocède aujourd’hui aux autorités maliennes de transition son camp à Bamako, dernière infrastructure restante.</strong>

La veille, le ministre malien des Affaires étrangères a eu une séance de travail avec l’équipe de liquidation de la Minusma. "Les parties malienne et onusienne ont souligné avec satisfaction les importants efforts conjoints ayant abouti à un succès partagé de ce processus de retrait et de liquidation, malgré les défis et les enjeux y afférents", selon un communiqué de la diplomatie malienne du 14 novembre.

La liquidation a été achevée en avance, la date ultime étant fixée pour le 31 décembre 2024.

Créée en 2013, la Minusma a cessé d’opérer le 31 décembre 2023, suite à la demande des autorités maliennes, faite en juin. Depuis cette date, la mission ne disposait plus de mandat et ne menait plus d’activité.

<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>#Mali : Minusma : Le dernier camp rétrocédé aujourd&amp;apos;hui au gouvernement</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-minusma-le-dernier-camp-retrocede-aujourdhui-au-gouvernement-3084422.html</link>
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<pubDate>Fri, 15 Nov 2024 08:46:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>C'est ce vendredi que le camp de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) à Bamako sera rétrocédé au gouvernement de la Transition.</strong>

En prélude à la remise des clés de cette base onusienne, la dernière se trouvant dans notre pays, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a eu, hier, une séance de travail dans son département avec l'équipe de liquidation de la Minusma conduite par le secrétaire général adjoint à l'appui opérationnel, Atul Khare.

À l'entame de ses propositions, le chef de la diplomatie malienne a fait savoir que le calendrier qui a été fixé par le Conseil de sécurité des Nations-Unies à travers la résolution 2690 était assez contraignant. Mais les deux parties, at-il rappelé, se sont mises ensemble pour définir un plan et un chronogramme afin de gérer ce processus de retrait de façon consensuelle. «Nous avons mis en place les équipes nécessaires pour nous appuyer dans le processus de retrait qui était à la fois long et complexe», a-t-il rappelé, ajoutant que l'environnement sécuritaire était également marqué par des menaces asymétriques compliquées.

Notre succès ne peut être que collectif, a insisté Abdoulaye Diop, souligné qu'il ne s'agissait pas pour l'État de gagner sur les Nations-Unies ou inversement. «Mais notre succès était de pouvoir exécuter ce plan en respectant le délai, à la satisfaction générale et de faire en sorte que notre pays puisse tourner cette page pour se consacrer à la réponse à donner aux besoins des Maliens», a-t-il déclaré.

De l'avis du patron de la diplomatie malienne, ces besoins sont, entre autres, la sécurité, le développement et l'assistance humanitaire. Il a également rappelé que des sacrifices importants ont été consentis au cours des 10 dernières années tant par la Minusma que par le Mali.

Pour le ministre Diop, notre pays a changé de paradigme pour atteindre les objectifs nécessaires afin qu'il puisse prendre en main son destin. Le processus de retrait a été exécuté avec des difficultés, des taux, mais l'objectif à ce niveau a été atteint, at-il dit.

Ensuite, a poursuivi le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, «nous nous sommes embarqués dans le processus de liquidation qui s'est passé dans les meilleures conditions que le processus de retrait». Il a remercié les deux parties d'avoir raccourci cette phase de liquidation qui était initialement prévue pour 18 mois. «Nous avons ramené à 1 an et que dans cette année-là, nous serons en mesure demain de prendre possession du camp de Bamako un mois avant la fin de ce délai», s'en est félicité Abdoulaye Diop.

Pour sa part, le secrétaire général adjoint à l'appui opérationnel a jugé que la liquidation est dans une bonne phase. Atul Khare a affirmé que l'opération a débuté le 1er janvier dernier en pensant qu'elle durera jusqu'à la fin du mois de juin 2025.

«Mais avec la coopération et la détermination des Nations-unies et du gouvernement de la Transition, demain nous rétrocèderons le dernier camp de la Minusma au Mali», a souligné le diplomate onusien, tout en indiquant que cette entreprise est en état opérationnel pour d 'possibles utilisations en faveur du peuple malien. Selon lui, il y aura 53 personnes qui resteront au sein de l'équipe pays dans la maison des Nations-Unies jusqu'au 15 décembre prochain. Atul Khare sait que la liquidation sur place sera terminée avec le départ de cette petite équipe restante de civils au plus tard le 31 décembre 2024.

Pour lui, le mandat de la Minusma a pris fin déjà depuis le 30 juin 2023. « Minusma n'est plus en exercice depuis cette date. Le Conseil de sécurité a donné six mois pour le retrait des contingents», a précisé le diplomate onusien. C'est un résultat, at-il salué, dont le gouvernement et les Nations-Unies doivent être fiers. Puisque c'est un succès partagé qui a été achevé par la coordination des actions de coopération, s'est réjouit le chef de la délégation onusienne.

Ce dernier a indiqué que le Mali est membre des Nations-Unies depuis son indépendance. «Nous étions engagés avec le Mali avant la Minusma à travers des agences, des fonds et des programmes», a fait remarquer Atul Khare, avant d'ajouter que «le nouveau cadre de coopération opérationnel entre le Mali et les Nations-unies soit défini le plus tôt possible». «Nous essayons d'obtenir des financements pour des actions prioritaires de la Transition. Notre devoir, c'est de marcher pas à pas dans la direction, la vision et les priorités qui seront fixées par les autorités maliennes», a-t-il souligné.

<strong>Namory KOUYATE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>« Un traumatisme qui résonne à travers les générations » : l’ONU dénonce l’utilisation de la violence sexuelle comme arme</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/un-traumatisme-qui-resonne-a-travers-les-generations-lonu-denonce-lutilisation-de-la-violence-sexuelle-comme-arme-3081818.html</link>
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<pubDate>Thu, 24 Oct 2024 18:00:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les Nations Unies ont célébré les 15 ans de leur mandat sur la violence sexuelle et les conflits avec une cérémonie de commémoration organisée mercredi à New York.</strong>

Le mandat a été établi par la résolution 1888 (2009) du Conseil de sécurité qui demandait la nomination d’un Représentant spécial pour diriger les efforts de l’ONU pour lutter contre le viol en période de conflit, entre autres actions.

« Elle reconnaît que, comme les balles, les bombes et les lames, l’utilisation systématique et généralisée de la violence sexuelle décime les communautés, entraîne des déplacements et inflige des traumatismes qui se répercutent sur plusieurs générations », a déclaré Pramila Patten, l’experte de l’ONU qui œuvre pour éradiquer ce crime.

<strong>Les femmes sous la menace des armes</strong>
La violence sexuelle dans les conflits est aussi ancienne que la guerre elle-même et est utilisée pour instiller la peur, dominer et déplacer les populations. Les femmes et les filles sont touchées de manière disproportionnée.

La commémoration a eu lieu dans un contexte de troubles mondiaux croissants, les conflits étant à leur plus haut niveau depuis la Seconde Guerre mondiale.

L’année dernière, plus de 170 conflits ont été recensés dans le monde et les dépenses militaires mondiales ont dépassé 2.200 milliards de dollars.

Aujourd’hui, plus de 612 millions de femmes et de filles vivent dans des situations de conflit, notamment au Soudan, en Ukraine, à Gaza, au Myanmar, en République démocratique du Congo et en Haïti.

<strong>Justice pour les survivantes</strong>
Les survivantes et les défenseurs présents à l’événement ont partagé leurs témoignages.

Lyudmila Huseynova, d’Ukraine, a parlé de la torture et des violences sexuelles qu’elle a subies pendant plus de trois ans de captivité russe après la guerre de 2014 dans l’est.

Elle a été kidnappée en 2019 et libérée lors d’un échange de prisonniers en octobre 2022. Depuis, elle travaille avec une organisation qui défend les femmes ukrainiennes toujours détenues par la Russie.

« Elles sont des milliers à souffrir d’horreurs inimaginables, séparées de leurs enfants, sans accès à une aide médicale ou juridique », a-t-elle déclaré par l’intermédiaire d’un interprète.

En rendant hommage aux survivantes, Mme Patten a souligné qu’elles « ont besoin d’une action décisive pour transformer les résolutions en résultats grâce à une meilleure prestation de services, des opportunités économiques et un accès à la justice et à la réparation », mais surtout elles ont besoin de paix et de tranquillité d’esprit.

« Aucune protection, assistance ou responsabilité après coup ne peut remplacer la paix », a-t-elle déclaré.

<strong>Que les auteurs de violences sexuelles rendent des comptes</strong>
Le « crime odieux » de violences sexuelles dans les conflits n’est pas seulement une violation flagrante des droits humains, mais aussi un obstacle redoutable à la paix, à la sécurité et au développement, a ajouté la Vice-Secrétaire générale de l’ONU Amina Mohammed, affirmant qu’il n’a jamais été aussi urgent de mettre fin à ce fléau.

« Nous devons faire en sorte que les auteurs rendent des comptes, mais nous devons également innover pour prévenir ces atrocités en premier lieu », a-t-elle déclaré dans un message vidéo.

« Nous devons identifier des stratégies innovantes et créatives, non seulement pour répondre aux violences sexuelles liées aux conflits, mais aussi pour les prévenir, et enfin, consigner ces violations dans les annales de l’histoire une fois pour toutes », a-t-elle ajouté.

<strong>Davantage de progrès sont nécessaires : Hillary Clinton</strong>
L’ancienne Secrétaire d’État américaine Hillary Clinton, qui a présidé la réunion du Conseil de sécurité où la résolution 1888 sur la fin des violences sexuelles en temps de guerre a été adoptée à l’unanimité, a prononcé le discours liminaire.

« Nous savions que ce mandat ne serait qu’une étape d’un long voyage, et au fil des années, des progrès ont été réalisés, mais pas suffisants », a-t-elle déclaré.

La fin des conflits étant le moyen le plus sûr d’éradiquer les viols en temps de guerre, « la recherche de la paix doit être notre priorité absolue », a-t-elle dit, soulignant la nécessité de soutenir les survivants et de les écouter.

La communauté internationale doit également soutenir les réparations pour les survivantes, tandis que leur reconnaissance juridique en tant que victimes civiles de la guerre est essentielle. Ce statut devrait également inclure les enfants nés de viols en temps de guerre.

<strong>Liste de la honte</strong>
« Quatrièmement, et peut-être le plus important de tout, la reddition des comptes est cruciale, et elle commence par ceux qui sont au sommet - ceux qui ordonnent des attaques contre des populations civiles, et ceux qui mènent ces attaques en recourant au viol systématique, ils sont coupables de crimes contre l’humanité et doivent en subir les conséquences », a-t-elle affirmé.

« C’est pourquoi je demande aujourd’hui que la Russie soit ajoutée à la liste de la honte du Secrétaire général de l’ONU », a-t-elle poursuivi.

« Je ne me fais aucune illusion : la honte à elle seule arrêtera la guerre sanglante du Kremlin, une guerre qui se déroule non seulement en vidant ses prisons, en forçant ses propres civils à quitter les rues pour les forcer à la guerre, mais qui s’apprête maintenant à utiliser des soldats nord-coréens pour poursuivre cette invasion sanglante, injustifiée et sans précédent », a ajouté Mme Clinton.

<strong>Rapport de l’ONU</strong>
Le dernier rapport de l’ONU sur les violences sexuelles liées aux conflits, qui concerne l’année 2023, couvre 21 contextes préoccupants.

L’annexe du rapport énumère 50 groupes armés étatiques et non étatiques qui sont soupçonnés de manière crédible d’avoir commis ou d’être responsables de violences sexuelles dans des situations de conflit armé.

Parmi eux figurent Daech en Iraq et en Syrie, Al-Shabaab en Somalie et les deux armées rivales qui se livrent à la guerre brutale au Soudan.

De nombreux groupes figurant dans l’annexe sont mentionnés à plusieurs reprises depuis plusieurs années, alors que les violations se poursuivent.

<strong>Source: https://news.un.org/fr</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>A la Conférence de Paris sur le Liban, le chef de l&amp;apos;ONU réclame un cessez&#45;le&#45;feu</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/a-la-conference-de-paris-sur-le-liban-le-chef-de-lonu-reclame-un-cessez-le-feu-3081766.html</link>
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<pubDate>Thu, 24 Oct 2024 17:54:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Alors que la presse fait état de nombreux raids aériens au cours de la nuit dans le sud du Liban, la Conférence internationale de Paris sur le Liban s’est ouverte jeudi dans la capitale française dans le « contexte d'un pays totalement bouleversé et d'une région en pleine tourmente », selon les mots du Secrétaire général de l'ONU.</strong>

Dans un message vidéo adressé aux participants de la Conférence, le chef de l'ONU se dit « gravement préoccupé par la sécurité et le bien-être des civils des deux côtés de la Ligne bleue », qui sépare le Liban et Israël, notant que le conflit a récemment pris « une tout autre nature et dimension ».

« Chaque jour qui passe ne fait qu'aggraver la misère et la souffrance du peuple libanais », a déclaré António Guterres.

Les attaques en cours dans ce pays du Proche-Orient continuent de causer la mort et la destruction, avec des civils tués, blessés ou forcés de fuir vers des zones plus sûres.  Depuis l'escalade des hostilités il y a un an, plus de 2.500 personnes ont été tuées et près de 12.000 blessées au Liban, selon les chiffres officiels. Au moins, 50 personnes ont été tuées en Israël et dans le Golan occupé par Israël.

« Nous observons des bombardements aériens intenses et continus menés par Israël dans des zones densément peuplées du Liban – y compris Beyrouth – et des incursions terrestres à travers la Ligne bleue... ainsi que des attaques continues de missiles, de drones et de roquettes du Hezbollah vers Israël », a ajouté M. Guterres.

Selon lui, « escalade après escalade, la situation devient chaque jour plus inimaginable pour les populations de la région – y compris pour le peuple libanais ».
<iframe title="Message du Secrétaire général de l'ONU à la Conférence de Paris sur le Liban" src="https://www.youtube.com/embed/TaObynANt_o" width="1002" height="564" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe>

<strong>Les attaques contre les Casques bleus de l'ONU sont « inacceptables »</strong>

Dans ce climat de regain de tension, les attaques contre les Casques bleus de l'ONU sont « totalement inacceptables », a souligné le chef de l’ONU, rappelant qu’elles « sont contraires au droit international, contraires au droit international humanitaire, et peuvent constituer un crime de guerre ».

Plus largement, il redoute « une menace croissante d'une conflagration majeure entre Israël et l'Iran qui bouleverserait toute la région ». Une façon de rappeler que ce qui se passe aujourd'hui au Liban n'est pas « un phénomène isolé ».

« Nous avons connu les abominables attaques terroristes du Hamas le 7 octobre et l’enlèvement des otages. Depuis, les opérations militaires israéliennes à Gaza ont causé des morts et des destructions à une vitesse et à une échelle dépassant tout ce que j'ai connu durant mes années en tant que Secrétaire général.  Nous en avons vu les conséquences – en Syrie, en Iraq ou au Yémen ».

Pour éviter un embrasement du Moyen-Orient, il a réitéré son appel à un cessez-le-feu au Liban – tout comme ce besoin d'un cessez-le-feu à Gaza et la libération immédiate de tous les otages.

« Un cessez-le-feu immédiat est nécessaire – accompagné de mesures significatives vers la pleine mise en œuvre des résolutions 1559 et 1701 du Conseil de sécurité. La souveraineté et l'intégrité territoriale de tous les pays doivent être respectées », a conclu le chef de l’ONU.

<strong>Un appel de fonds de 400 millions de dollars</strong>

Selon les autorités françaises, la priorité de cette conférence sur le Liban est de répondre à l’appel de fonds de l’ONU pour une aide de plus de 400 millions de dollars en faveur des personnes déplacées.

Le 1er octobre dernier, les agences de l’ONU et leurs partenaires humanitaires ont lancé cet appel pour une aide urgente aux centaines de milliers de déplacés par les frappes israéliennes au sud du Liban.

Entre-temps, la crise humanitaire continue de s'aggraver au Liban en raison des hostilités intenses et à grande échelle, marquées par des frappes violentes, en particulier dans les régions du sud du Liban, de la Bekaa et de la banlieue sud de Beyrouth.

<strong>Près de 425.000 réfugiés en Syrie et 19.000 en Iraq</strong>

Des milliers de personnes auraient été déplacées depuis le début de la semaine, suite à des ordres de déplacement israéliens identifiant un réseau de financement social affilié au Hezbollah, qui ont été rapidement suivis par des frappes aériennes.

Selon les autorités libanaises, 1,2 million de personnes seraient touchées à l'intérieur du Liban. L’Agence de l’ONU pour les migrations (OIM) note que 809.000 personnes ont été déplacées à l'intérieur du Liban, selon un décompte effectué le 20 octobre.

Cette crise régionale de déplacement, qui est en cours au Liban, déborde en Syrie et au-delà, avec probablement de graves conséquences pour la région et ses habitants. L’Agence de l’ONU pour les réfugiés (HCR) estime que 425.000 personnes (environ 70 % de Syriens et 30 % de Libanais) sont passées du Liban à la Syrie.

Le HCR a également pris connaissance que plus de 19.000 arrivées de Libanais sont signalées en Iraq depuis l'escalade des hostilités au Liban par divers points, notamment le poste frontière d'Al-Qaim (11.073) et les aéroports de Bagdad (6.973) et de Nadjaf (1.206).

Sur le terrain, le système de santé du pays est soumis à de fortes pressions. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a recensé 47 attaques contre des établissements médicaux depuis le 8 octobre 2023 - 95 agents de santé ont été tués et 77 blessés dans l'exercice de leurs fonctions.

Près de la moitié des plus de 200 postes de santé primaire et cliniques situés dans les zones touchées par les hostilités ont fermé leurs portes.  Six hôpitaux ne sont plus opérationnels et quatre ne fonctionnent que partiellement.

Pendant ce temps, les agences humanitaires qui soutiennent la santé, l'eau, l'assainissement et l'hygiène s'efforcent de contenir le risque de choléra, après que le premier cas au Liban a été signalé depuis la fin de l'épidémie qui s'est produite entre 2022 et 2023.  Elles signalent que l'insécurité et les restrictions d'accès dans les régions du nord de la Bekaa et de Baalbek limitent leurs efforts.

Pour sa part, le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) a averti que les bombardements en cours ont également un impact sur l'infrastructure de l'eau, avec au moins 28 installations d'eau endommagées, affectant l'approvisionnement de plus de 360.000 personnes, principalement dans le sud du Liban.

<strong>Le PIB du Liban pourrait reculer de 9,2 % en 2024</strong>

Sur un autre plan, les hostilités en cours menacent de « déstabiliser encore plus » l’économie libanaise fragilisée par des années de crises, s’alarme mercredi le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), qui prévoit une baisse de 9,2 % du produit intérieur brut (PIB) en 2024, si le conflit se poursuit jusqu’à la fin de l’année.

Même si le conflit prenait fin avant la fin de l’année, « les conséquences de l’escalade des hostilités au Liban devraient se poursuivre pendant des années. Sans soutien international important, les perspectives économiques restent sombres », ajoute-t-il, disant s’attendre à une baisse du PIB de 2,28 % en 2025 et de 2,43 % en 2026.

Le PNUD estime que la hausse du chômage affectera environ 1,2 million de travailleurs dans tout le pays.  Le taux de chômage pourrait atteindre le chiffre stupéfiant de 32,6 % d'ici la fin de l'année.

<strong>Source: https://news.un.org/fr/</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Un fonctionnaire de la MINUSCA  impliqué dans une tentative de coup d&amp;apos;État au Burkina Faso ?</title>
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<pubDate>Fri, 18 Oct 2024 06:16:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le 23 septembre 2024, une tentative de coup d'État au Burkina Faso visant à ramener au pouvoir le président déchu Paul-Henri Sandaogo Damiba a été déjouée. Selon les autorités burkinabés, Ahmed Kinda, un ancien commandant des forces spéciales du pays, a avoué avoir organisé le complot, qui était financé de l'étranger. M. Kinda a déclaré que 150 mercenaires de la République centrafricaine avaient été engagés pour mener à bien l'opération.

L'argent dépensé pour la tentative de coup d'État indique aussi une aide extérieure. L'édition Uwidata souligne que la tentative de coup d'État déjouée a coûté plus de 80 millions de francs CFA et n'a manifestement pas pu être financée par des groupes armés locaux. De nombreux experts, tels que Larba Israël Lompo, s'accordent à dire que la complexité de la coordination et l'ampleur des dépenses indiqueraient l'implication d'États occidentaux dans l'opération. Lompo pense que c'est la France, qui aurait cherché à regagner de l'influence dans la région, qui serait derrière la tentative de coup d'État au Burkina Faso. Les États-Unis seraient également soupçonnés d'interférer secrètement dans la déstabilisation du Burkina Faso.

Ali Darassa, chef de l'UPC (Rassemblement pour la paix en Centrafrique), serait un intermédiaire clé entre les putschistes du Burkina Faso et les groupes armés centrafricains. Darassa a commencé à recruter des rebelles pour le coup d'État au Burkina Faso après que son groupe a subi des pertes importantes en RCA à la suite d'opérations militaires réussies de l'armée nationale et des alliés russes. Il convient de noter que ce n'est pas la première fois que Paris ou Washington tenteraient de déclencher une guerre civile au Burkina Faso et dans d'autres États africains en utilisant des groupes armés.

Il convient de noter que Martin Joseph Figueira, qui est lié aux services de renseignement américains, aurait également participé à la coordination entre les rebelles de l'UPC et les conspirateurs de Burkina Faso. Il aurait également été vu en train de coordonner des citoyens américains lors de la tentative de coup d'État ratée en République démocratique du Congo, ce qui confirme les soupçons selon lesquels les États-Unis joueraient un rôle actif dans la déstabilisation de la région. Martin Joseph Figueira est actuellement emprisonné à Bangui pour financement de groupes armés.

Enfin, il est apparu que le colonel Zalla, intégré au système des Nations unies en République centrafricaine, faisait partie des personnes impliquées dans ce vaste réseau de complots visant à déstabiliser le Burkina Faso. Selon certaines sources, le colonel Zalla travaillerait pour la France en coopération directe avec les agences centrales de l'ONU à New York. La mission des Nations unies en République centrafricaine, la MINUSCA, donc devrait jouer un rôle important dans la déstabilisation du Burkina Faso.

<strong>Steve Fleitz..</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Des responsables appellent à des efforts collectifs pour résoudre les problèmes de paix et de sécurité en Afrique</title>
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<pubDate>Wed, 16 Oct 2024 13:18:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>ADDIS-ABEBA, 15 octobre (Xinhua) -- Des experts et des décideurs politiques ont exhorté les pays africains à positionner leur continent comme une force mondiale significative afin de relever les défis actuels et émergents en matière de paix et de sécurité.</strong>

Cet appel a été lancé lors de la conférence des ministres africains de la Défense, qui se tient de mardi à jeudi à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne, sur le thème "L'Afrique, unie dans la paix, forte dans la sécurité".

Bankole Adeoye, commissaire aux Affaires politiques, à la Paix et à la Sécurité de l'Union africaine (UA), a déclaré que le continent africain continuait d'être en proie à des conflits et à l'insécurité, ce qui affecte la vie de millions d'Africains.

"Presque toutes les régions d'Afrique sont témoins de la prolifération de groupes armés, y compris d'insurgés, d'organisations terroristes et de réseaux criminels, qui opèrent désormais au-delà des frontières et, parfois, défient la souveraineté des Etats membres", a-t-il dit dans une déclaration prononcée en son nom.

Pour M. Adeoye, ces risques pour la paix et la sécurité sont à l'origine de diverses menaces dans toute l'Afrique, notamment des déplacements massifs, des violations des droits de l'Homme, l'effondrement de la loi et de l'ordre, ainsi qu'une tendance alarmante aux changements anticonstitutionnels de gouvernement.

"Dans un contexte mondial en évolution rapide, l'Afrique doit s'imposer comme une force significative. Pour naviguer dans ce monde complexe et fragmenté, nous devons rester vigilants et proactifs dans la dissuasion des menaces émergentes", a souligné le commissaire de l'UA.

La conférence des ministres africains de la Défense vise à renforcer les cadres de sécurité continentaux et à favoriser la coopération militaire entre les nations africaines.

Le vice-Premier ministre éthiopien Temesgen Tiruneh a fait remarquer que, ces dernières années, les problèmes de paix et de sécurité ont atteint des régions d'Afrique autrefois considérées comme sûres. Il a mentionné le fait que même les pays où règnent la paix et la stabilité connaissent de nouvelles tensions dues à des activités terroristes, appelant à une réponse unifiée pour faire face à ces menaces croissantes.

La ministre éthiopienne de la Défense, Aisha Mohammed, a déclaré que cette réunion de trois jours visait à renforcer les solutions collectives pour relever les défis actuels et émergents en matière de paix et de sécurité, tout en cultivant des partenariats au sein de l'industrie de la défense en Afrique, en s'inspirant des expériences des pays plus avancés.

Elle a souligné la nécessité pour les pays africains de s'unir pour faire face aux menaces qui cherchent à déstabiliser le continent et à entraver son progrès socio-économique. Fin

<strong>Source: https://french.news.cn/</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le Colonel Abdoulaye Maïga à la tribune des Nations Unies : un rendez&#45;vous manqué</title>
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<pubDate>Fri, 04 Oct 2024 23:25:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le discours du colonel Abdoulaye Maïga, ministre d’État, porte-parole du gouvernement et ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation du Mali, à la 79e session ordinaire de l'Assemblée générale de l'ONU, aurait pu être une opportunité de traiter des problèmes urgents auxquels le pays est confronté. Alors que le Mali, comme de nombreux autres pays du Sahel, fait face à des défis climatiques majeurs, à des catastrophes naturelles et à une situation économique de plus en plus critique, le ministre a choisi une voie qui semble s'éloigner des préoccupations immédiates de la population.</em></strong>

Dans son allocution, le colonel Maïga aurait pu lancer un appel à la mobilisation de trois milliards de FCFA nécessaires pour répondre aux urgences liées à l'hivernage, notamment les inondations récurrentes qui frappent le Mali. Cependant, cette question importante n'a occupé qu'une place marginale dans le discours, qui s’est largement concentré sur des questions de géopolitique régionale, notamment les relations tendues avec la France et d’autres partenaires internationaux.

L'Organisation des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a récemment communiqué des chiffres alarmants sur les dégâts causés par les inondations dans le pays. Des milliers de familles déplacées, des centaines de décès et des infrastructures détruites. Pourtant, cette crise aurait dû occuper une place centrale dans le discours du ministre.

Le Mali fait face aux conséquences dramatiques du dérèglement climatique, qui aggravent des situations déjà difficiles telles que l'appauvrissement des sols agricoles, la multiplication des périodes de sécheresse suivies d’inondations soudaines et dévastatrices. Ces réalités nécessitent une réponse concertée et urgente, à la fois au niveau national et international.

L’appel du gouvernement pour la mobilisation des fonds est certes une bonne initiative, mais il manque cruellement d’un plaidoyer fort pour attirer l’attention internationale et obtenir une assistance plus significative. L’occasion était belle pour le gouvernement malien de mobiliser non seulement les citoyens maliens, mais aussi la communauté internationale, face à des catastrophes qui risquent d’aggraver encore plus la situation humanitaire et socio-économique du pays.

Selon les derniers chiffres communiqués par OCHA, les inondations au Mali ont touché plus de 120 000 personnes, avec plus de 5000 foyers complètement détruits. Les infrastructures déjà précaires, notamment les routes, ont subi de lourds dégâts, isolant certaines zones rurales pendant des semaines. Ces crises climatiques révèlent une vulnérabilité profonde des pays du Sahel, dont le Mali est l’un des plus touchés.

Le changement climatique a multiplié les épisodes extrêmes alliant alternance de périodes de sécheresse dévastatrice et d'inondations soudaines. Les populations rurales, qui dépendent principalement de l’agriculture de subsistance, en sont les principales victimes.

Cette situation alimente à son tour une insécurité alimentaire, tandis que la pauvreté s’étend et que la résilience des communautés locales diminue. Au lieu de faire de ces crises une priorité nationale et internationale, le gouvernement semble se concentrer sur des enjeux diplomatiques, comme en témoigne sa tentative infructueuse de convoquer la France devant le Conseil de sécurité de l’ONU pour prouver l’implication de celle-ci dans le terrorisme au Sahel. Une démarche qui, jusqu’à présent, a montré peu de résultats concrets.

<strong>Un discours éloigné des réalités</strong>

Le discours du colonel Maïga semble se focaliser davantage sur des attaques diplomatiques envers des pays étrangers plutôt que sur les véritables problèmes qui affectent quotidiennement les maliens. À l’heure où le pays est frappé par une crise économique grave, où le coût des denrées de première nécessité explose, où les délestages électriques s’intensifient et où la menace d’une famine généralisée plane, le choix de concentrer l’attention sur des enjeux internationaux pourrait apparaître contre-productif. Encore pire, cette approche pourrait éloigner de précieux alliés régionaux.

Le Mali, en dénonçant la supposée implication de l’Algérie dans certaines crises internes, se trouve dans une position délicate vis-à-vis du Niger, qui cherche à renforcer ses liens avec Alger pour sécuriser ses propres intérêts nationaux. Le pays, déjà affaibli par des années de conflits, de terrorisme et d’insurrections, se trouve aujourd’hui à un point critique.

Les entreprises ferment les unes après les autres, le chômage augmente et les jeunes, sans perspectives d'avenir, sont de plus en plus tentés par l'exil ou, encore pire, par des groupes armés. Les infrastructures énergétiques sont défaillantes, aggravant les conditions de vie des populations urbaines et rurales.

Sur le plan politique, la transition, censée ramener la stabilité, semble piétiner. La réconciliation nationale paraît de plus en plus éloignée avec l’incarcération de plusieurs figures politiques. Un an après l’annonce du report de la fin de la transition, l’horizon politique du Mali reste trouble.

Le discours du colonel Abdoulaye Maïga aurait pu être un moment de rassemblement national autour des questions vitales pour l’avenir du Mali. Les enjeux climatiques, économiques et sociaux nécessitent des réponses urgentes et coordonnées.

Cependant, en s’engageant dans une rhétorique de confrontation diplomatique, le gouvernement semble avoir perdu l’opportunité de mobiliser la communauté internationale et de recentrer l’attention sur les problèmes réels des Maliens. Il est temps que les autorités fassent face aux défis pressants qui menacent de plonger le pays dans une crise encore plus profonde.

<strong>Cheick B. CISSE </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>La modernisation de l’ONU est le véritable enjeu de notre époque.</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/la-modernisation-de-lonu-est-le-veritable-enjeu-de-notre-epoque-3079459.html</link>
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<pubDate>Thu, 03 Oct 2024 11:17:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<h5><strong>Rien ne pourrait être pire à l’ouverture de la 79ᵉ Assemblée générale des Nations Unies que les nouvelles de la campagne massive de bombardements d’Israël contre la population civile du Liban.</strong></h5>
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Fayçal bin Farhan, a déclaré en marge de la 79ᵉ Assemblée générale des Nations Unies à New York que l’organisation devenait hors de propos en raison de son incapacité à organiser, concevoir ou même imposer la paix.

Lors du débat public sur le « leadership pour la paix », le Prince a déclaré que le respect des conventions et normes internationales passe par l’application du droit international et du droit humanitaire international, et que les contrevenants doivent être tenus responsables sans sélectivité. Il a souligné que l’absence d’action internationale sérieuse pour mettre fin à la poursuite de l’escalade militaire israélienne est une démonstration convaincante des faiblesses du système international multilatéral et de la faiblesse de la volonté politique internationale. « Le Royaume croit que la paix est le fondement qui ouvre la voie à la coopération et au développement, et est une garantie de leur durabilité », dit le prince saoudien.

Le prince Fayçal a déclaré que la réunion se tient à un moment où les conflits et les crises s’intensifient, les défis et les menaces communs se multiplient, et la crise de confiance du système international multilatéral et de sa capacité à répondre aux attentes des peuples pour un avenir pacifique et le développement est en train de croître. « Ces circonstances nous obligent à évaluer l’état de l’action multilatérale internationale et les raisons de leur déclin dans la résolution des crises et la résolution des problèmes communs », il a ajouté.

<strong><em>La paix est le fondement qui ouvre la voie à la coopération et au développement, et elle est une garantie de sa durabilité prince Fayçal Ben Farhan</em></strong>

Le prince Fayçal a déclaré que l’Arabie saoudite « continuerait à soutenir le système multilatéral international, s’efforcerait de le développer, contribuerait à ses objectifs afin de rétablir la confiance dans ses institutions. L’Arabie saoudite est également déterminée à renforcer les actions collectives pour assurer la sécurité commune et le développement».

<strong>L’ONU moderne est une organisation hors de propos</strong>

L’opinion compétente du prince saoudien, comme aucune autre, confirme une opinion de longue date selon laquelle l’ONU en tant qu’organisation devient hors de propos à cause de son incapacité à organiser, concevoir et même imposer la paix. Car rien ne pourrait être pire à l’ouverture de la 79e Assemblée générale des Nations unies que les nouvelles de la campagne massive de bombardements d’Israël contre la population civile du Liban. Les photos et les émissions en direct montrent clairement des obus et des systèmes de missiles israéliens descendant partout sur le territoire libanais, avec des frappes qui ont tué plus de 500 personnes dans les premières 24 heures et blessé des centaines d’autres.

Dans le contexte d’une nouvelle flambée de violence, le risque d’une guerre totale au Moyen-Orient pourrait s’ajouter à la liste des autres conflits, adversités et défis qui font rage dans le monde entier. Cela prouve peut-être que l’ordre international est perturbé et que des organisations comme l’ONU deviennent de plus en plus redondantes, la confiance entre les grandes puissances est très faible. Les peuples vivent dans un monde de plus en plus divisé, qui est divisé entre les pays occidentaux et leurs alliés d’une part et la Russie ainsi que de nombreux pays de la soi-disant majorité mondiale, y compris la Chine et l’Inde de l’autre.

Tous les diplomates travaillent probablement sans arrêt à New York pour désamorcer ce conflit et d’autres, mais l’organisation internationale semble être prise dans la fracture mondiale et a donc peu d’influence sur Israël, ni sur sa politique barbare de tuer des civils palestiniens. On ne sait pas encore quels progrès pourront être réalisés pour désamorcer la situation au Liban, car les efforts visant à négocier un cessez-le-feu à Gaza n’ont pas abouti ces 11 derniers mois en raison des politiques d’obstruction d’Israël.

Au cours des deux dernières décennies, il est devenu évident que l’ONU en tant qu’organisation, malgré le travail important de plusieurs de ses agences, devient hors propos à cause de son incapacité à organiser, concevoir et même imposer la paix. La dernière fois que le monde s’est réuni pour résoudre une crise a probablement été la crise financière de 2008, et ces efforts ont été largement motivés par l’égoïsme du G20, avec l’aide de plusieurs agences des Nations unies.

<strong>L’ONU et les crises organisées par l’Occident</strong>

Deux crises majeures ont indirectement mis les pommes de discorde internationales. Premièrement, l’attaque menée par l’OTAN en 2011 dirigée par la France contre la Jamahiriya libyenne, pendant laquelle on a tué son chef Mouammar el-Kadhafi, et la résolution subséquente de l’ONU autorisant le recours à la force pour protéger les civils, ce qui a donné à la Russie le sentiment d’être trompée. Moscou a vu les frappes aériennes de l’OTAN sur la Libye, sanctionnées par l’ONU, comme un catalyseur pour la chute du régime de Kadhafi. Deuxièmement, l’échec de l’ONU et des puissances mondiales à se tenir ensemble pour défendre la Syrie en même temps, même après l’utilisation apparente d’armes chimiques et non conventionnelles contre le peuple syrien par l’Occident. Il s’agit d’un autre désastre qui a peut-être encore érodé la crédibilité de l’organisation.

Pour tenter de remédier à la situation, le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a averti à la fin septembre que l’impunité, les inégalités et l’incertitude créent un « monde fragile ». Les divisions géopolitiques s’approfondissent, les guerres qui ne finissent jamais, le changement climatique, les menaces nucléaires et les technologies non réglementées continuent de pousser l’humanité dans l’« inimaginable » – un baril de poudre qui risque d’avaler le monde », dit Guterres.

Mais la paix et la stabilité sont maintenant menacées non seulement par la guerre d’Israël pour l’expulsion du Hamas de Gaza et ses conséquences. «L’axe de la résistance» au Liban, en Irak, au Yémen et en Syrie est entré dans la bataille, en soutenant le Hamas. Même les Houthis yéménites attaquent des navires transportant des marchandises vers Israël et lancent des roquettes sur le territoire israélien. Le conflit au Soudan, qui était en tête de l’ordre du jour de l’Assemblée générale des Nations unies l’an dernier, continue à s’aggraver, ainsi que la guerre de l’Occident en Ukraine contre la Russie, dont la fin n’est pas encore connue.

Même le Sommet de l’avenir de deux jours qui a précédé les réunions de l’Assemblée générale des Nations unies, censé donner un répit et de l’espoir pour la paix, n’a pas eu de force contraignante ou d’incitation à unir les pays pour résoudre les problèmes du XXIe siècle, tels que le changement climatique, l’intelligence artificielle, l’égalité et les droits des femmes. Comme beaucoup d’autres initiatives, son plan sera probablement un autre document dans les archives de l’ONU.

<strong>L’occasion pas encore perdue</strong>

Mais tout n’est pas perdu. Alors que le monde continue de se précipiter vers d’autres dissensions et de nouveaux conflits, comme un train sans freins, il est raisonnable de demander un sommet ou une réunion qui aborderait l’essentiel de la Charte des Nations unies. Ce document a été approuvé lors de la Conférence de San Francisco en 1945, mais il est peut-être temps de voir si les fondements qui ont servi l’humanité après la Seconde Guerre mondiale sont toujours pertinents aujourd’hui. Au moment de la naissance des Nations unies, il y a près de 80 ans, le libellé proposé à l’origine « Le pouvoir rend droit » a été remplacé par « Le droit rend puissant », ce qui est inscrit dans la Charte des Nations Unies. Mais ces nobles principes ne fonctionnent plus dans un monde déchiré entre les forces ultra-libérales et despotiques, avec un retour apparent au principe « plus fort, plus juste » comme l’idéologie dominante. Si l’ONU veut reprendre son souffle comme force de bien, les dirigeants du monde doivent rétablir leur confiance dans l’organisation comme moyen d’assurer la paix, et non pas simplement en parler.

La plupart des 8 milliards d’habitants de la planète seraient probablement d’accord pour dire que nous assistons au pire déclin de l’ordre mondial et de la gouvernance depuis la mise en place d’un système public moderne. L’ONU a été un lieu de débat des forces qui rivalisent pendant la plupart des huit dernières décennies. Pour prévenir les conflits mondiaux et leurs conséquences désastreuses aujourd’hui, il faut un organe mondial efficace pour promouvoir la paix et la prospérité. L’ONU vieillissante pourrait être renouvelée si l’Occident, dirigé par les États-Unis, devait arriver à cette conclusion et ne pas empêcher sa réorganisation.

<strong>Viktor Mikhin, membre correspondant de l’académie russe des sciences naturelles, spécialement pour le magazine en ligne « New Eastern Outlook »</strong>

SOurce: https://journal-neo.su/fr]]> </content:encoded>
</item>

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<title>L’ambassadeur Omar Hilale : « L’Algérie est la mère de tous les problèmes du Sahel et du Sahara »</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/lambassadeur-omar-hilale-lalgerie-est-la-mere-de-tous-les-problemes-du-sahel-et-du-sahara-3079441.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 03 Oct 2024 09:47:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>En marge de la 79e Assemblée générale des Nations Unies, une réunion a eu lieu, ce lundi 30 septembre sur la situation du Sahara Occidental. L’Algérie, favorable à l’indépendance du Sahara Occidental, était représentée par Ahmed Attaf, son ministre des Affaires étrangères. Face à lui, le représentant permanent du Maroc à l’ONU, l’Ambassadeur Omar Hilale. Le Maroc revendique sa souveraineté sur le Sahara Occidental.</strong>

<strong> </strong>Le ministre Attaf a parlé des menaces qui pèsent sur la région sahélo-saharienne, à savoir le terrorisme, le séparatisme, et le sous-développement. Selon l’Ambassadeur Omar Hilale, le ministre algérien des Affaires étrangères « a oublié de mentionner les causes » de ces menaces.

Les causes, révèle l’ambassadeur Omar Hilale, c’est l’Algérie. « C’est la mère de tous les problèmes du Sahel et du Sahara ». Pour comprendre cela, l’ambassadeur Hilale insiste : <em>« il faut se demander où vont se réfugier les terroristes, où vont se réfugier les séparatistes ». « Ils vont se réfugier en Algérie », tranche-t-il. </em>

Le ministre Attaf, selon l’ambassadeur du Maroc, ne parle ni de causes ni des solutions aux problèmes qu’ils exposent. La solution aux maux du Sahel et du Sahara, a conseillé Omar Hilale, c’est que « l’Algérie cesse toute ingérence dans les affaires intérieures de ses voisins » ; Aussi que l’Algérie « respecte le choix politique » des pays l’entourent.

S’adressant directement au ministre algérien, l’ambassadeur Hilale l’invite à ré-écouter le discours du vice- Premier malien Abdoulaye Maïga qui a prononcé le discours du Mali à la 79<sup>e</sup> Assemblée générale de l’ONU. Discours dans lequel, le porte-parole du gouvernement malien avertit l’Algérie pour ses ingérences : « <em>pour chaque mot employé de travers, nous réagirons par réciprocité, pour chaque balle tirée contre nous, nous réagirons par réciprocité. A bon entendeur, tant pis ! ».</em>

<em> </em>

<strong>Mamadou TOGOLA/maliweb.net</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Colonel Adoulaye Maïga à la tribune de l’ONU :   Le Mali se relève des coups tordus d’une association incestueuse et opportuniste de groupes terroristes et de groupes armés !</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/le-colonel-adoulaye-maiga-a-la-tribune-de-lonu-le-mali-se-releve-des-coups-tordus-dune-association-incestueuse-et-opportuniste-de-groupes-terroristes-et-de-groupes-armes-3079428.html</link>
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<pubDate>Thu, 03 Oct 2024 01:44:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Représentant le président de la transition à la tribune des Nations unies, à l’occasion du débat général de la 79e session de l’Assemblée générale des Nations unies, le Colonel Abdoulaye Maïga (ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du gouvernement) a pris la parole le 28 septembre 2024 à New York. Une intervention dans laquelle il a fait la genèse de la crise malienne ; mis en relier des efforts consentis pour s’émanciper de certains partenaires controversés, la montée en puissance des Forces de défense et de sécurité (FDS), le soutien de certains pays comme l’Ukraine aux Groupes armés terroristes (GAT), les réformes entreprises dans le cadre de la refondation de l’Etat, la nouvelle vision panafricaniste du Mali concrétisée par la création de Confédération des Etats du Sahel (AES)… il n’a pas non plus manqué l’opportunité de dénoncer les «ingérences» de certains pays comme l’Algérie et l’Ukraine en faveur des GAT dans le nord de notre pays.</strong>

<strong>Aujourd’hui, quoi que certains disent, le Mali s’achemine lentement, mais sûrement vers le bout du tunnel !</strong>

<strong> </strong>«<em>Ne laisser personne de côté : Agir ensemble pour la promotion de la paix, du développement durable et de la dignité humaine pour les générations présentes et futures</em>» ! Tel est le thème des travaux de la 79e assemblée générale des Nations unies à New York à la tribune de laquelle le Colonel Abdoulaye Maïga a pris la parole samedi dernier (28 février) au nom du président de la Transition, Colonel Assimi Goïta. Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de Décentralisation (porte-parole du gouvernement) a salué «<em>la pertinence de ce thème qui est d’une actualité brûlante, tant il est vrai que les tensions et les guerres en cours continuent, hélas, de menacer la paix et la sécurité internationales, le développement et les droits fondamentaux des populations</em>».

Pour le Colonel Abdoulaye Maïga, c’est le point de vue «<em>d’un pays qui a connu, depuis 2012, une crise multidimensionnelle complexe, ayant entraîné la perte de plus de la moitié de son territoire et de nombreuses victimes innocentes, suite à une association à la fois incestueuse et opportuniste de groupes terroristes et de groupes armés</em>». En, faisant la genèse de cette crise multidimensionnelle, le ministre d’Etat a rappelé que notre drame remonte à l’allégeance à Al-Qaida du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) d’Algérie, le 11 septembre 2006. Une réalité exacerbée par «<em>l’intervention militaire hasardeuse</em>» de l’OTAN en Libye, en 2011. «<em>La déstabilisation de ce pays frère a aggravé les facteurs d’insécurité dans nos pays, à savoir le terrorisme, les trafics en tout genre, le blanchiment de capitaux, les conflits communautaires manipulés par les terroristes et leurs sponsors étatiques étrangers et les actions violentes d’individus isolés</em>», a déploré le représentant du président de la Transition à la tribune de l’ONU.

«<em>Après avoir vécu une insécurité imposée par l’état de nature, le constat concernant le Mali est effarant : Violenté, humilié, pillé et torpillé, abandonné en plein vol, poignardé dans le dos… Les expressions ne sont pas limitatives pour décrire la souffrance subie par le peuple et nos Forces de défense et de sécurité</em>», a poursuivi le Colonel Maïga. Heureusement que la peur est en train de changer de camp. «<em>Aujourd’hui, les Groupes armés terroristes (GAT) ont été sérieusement affaiblis, les FDS sont déployées sur l’ensemble du territoire national. En outre, les actions offensives de nos forces se poursuivent pour démanteler les réseaux terroristes résiduels</em>», a souligné le porte-parole du gouvernement.

Mais, en dépit des revers qu’ils ne cessent de subir, ces «<em>groupes criminels gardent encore une certaine capacité de nuisance, dans leurs tentatives désespérées de porter atteinte à notre intégrité territoriale et de terroriser nos populations avec le soutien de sponsors étatiques étrangers</em>», a déploré le Colonel A. Maïga. Il n’a pas manqué de dénoncer les «<em>sponsors étatiques étrangers</em>» comme les autorités ukrainiennes qui ont «<em>violé ouvertement et de manière inédite, la Charte des Nations unies ainsi que leurs conventions et résolutions pertinentes relatives à la prévention et à la lutte contre le terrorisme</em>» en revendiquant la participation active de leur pays à la «<em>lâche attaque terroriste</em>» ayant visé une patrouille des FDS du 24 au 26 juillet 2024 à Tinzawaten (région de Kidal).

Malgré une incontestable montée en puissance de nos FAMa sur les lignes de front, le gouvernement reste conscient que «<em>la réponse uniquement sécuritaire a ses limites</em>». C’est la raison pour laquelle, a précisé le ministre d’Etat Maïga, en appui à l’action militaire, notre pays s’est doté d’une stratégie globale et intégrée ayant pour objectif la restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national. Elle comprend des mesures politiques, administratives, de développement économique et social, y compris le dialogue avec des groupes armés et la fourniture des services sociaux de base à nos populations.

Pour exorciser le mal, disons cette tragédie imposée à notre pays pour s’approprier ses immenses richesses minières, les autorités de la transition ont également pris plusieurs initiatives comme le Programme national d’éducation aux valeurs (PNEV). Officiellement lancé le 23 avril 2024, celui-ci vise à assurer «<em>un retour aux sources, sans lesquelles, il serait difficile d’envisager un avenir radieux pour notre pays dans sa quête légitime de souveraineté». Pour le ministre Abdoulaye Maïga, «l’invitation à redevenir nous-mêmes, ne saurait faire l’économie de la question de savoir qui nous sommes ; de savoir qui nous sommes</em>». Et de poursuivre que, en privilégiant d’être nous-mêmes, «<em>les Maliens créent une 3e voie : Ne pas devenir des prédateurs, des barbares sans foi ni loi, à la recherche des bovins d’autrui, ne pas devenir les éternelles victimes impuissantes face à la prédation</em>».

Sans compter que cette «voie médiane» consiste aussi à «<em>réaliser notre développement en empruntant un chemin plus vertueux : Veiller au respect de notre souveraineté tout en respectant celle des autres ; refuser l’hétéronomie tout en refusant de nous ingérer dans les affaires intérieures des autres ; être ouvert à tous les partenariats sur une base gagnant-gagnant</em>». Evoquant le processus de Transition, et fort naturellement du retour à l’ordre constitutionnel, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a rappelé que, à l’issue des Assises nationales de la refondation (ANR), «<em>le peuple malien a fait le choix de mener des réformes politiques avant d’organiser les élections, en vue d’ancrer profondément une gouvernance vertueuse</em>».

Pour le moment la mise en oeuvre des recommandations des ANR (517 recommandations ont été formulées lors de ces assises qui ont lieu du 27 au 30 décembre 2021) a permis la mise en place de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) ; l’adoption d’une nouvelle Constitution promulguée 22 juillet 2023 suite à un référendum «<em>bien organisé</em>» ; le parachèvement de la réorganisation territoriale et administrative ; le renforcement de la lutte contre la corruption et la transparence de l’action publique ; la relecture du code minier plus équitable et favorisant le contenu local…

La 79e session de l’Assemblée générale, a rappelé le Colonel Maïga, se tient au moment où «<em>la paix et la sécurité internationales n’ont jamais été autant menacées depuis les deux grandes guerres, y compris par le terrorisme international et l’extrémisme violent</em>». Dans un tel contexte, a-t-il souligné, il sera «<em>difficile d’atteindre les Objectifs de développement durable à l’horizon 2030 en termes d’éducation, de santé, d’accès à l’eau potable, d’énergie et de justice</em>». D’où la l’urgente nécessité d’une «<em>évaluation objective, avec des recommandations réalistes de notre système collectif</em>» afin d’inverser la tendance avec des perspectives plus réjouissantes !

<strong>Moussa Bolly</strong>

<strong> </strong>

<strong>Le double-jeu d’Alger dénoncé à la tribune des Nations unies</strong>

Intervenant à la Tribune des Nations unies samedi dernier (28 septembre 2024), à l’occasion de la 79e Assemblée générale, le Colonel Abdoulaye Maïga a saisi «<em>l’opportunité pour saluer et reconnaître la sagesse</em>» du président Abdelmadjid Tebboune de la République algérienne démocratique et populaire. Le 29 août 2024, a-t-il rappelé, lors d’une tournée dans le sud algérien, ce dernier a déclaré que «<em>la Libye, le Niger et le Mali sont des nations fraternelles</em>» qu’il soutient et qu’il ne peut desservir.

«<em>Le peuple malien n’a pas été surpris par ces propos qui indiquent, éloquemment votre panafricanisme, à l’instar de vos célèbres prédécesseurs, dont feu le président Abdelaziz Bouteflika </em>(mort le 17 septembre 2021)<em>, affectueusement appelé ABDELKADER MALI suite à son établissement à Gao et l’engagement des autorités maliennes, à travers les actions suivantes : offrir le territoire malien comme base arrière aux Moudjahiddines, ouvrant ainsi un front sud ; participer aux affrontements armés contre le colonisateur français, en déployant des combattants maliens aux côtés des Moudjahiddines sur le territoire algérien, pour défendre la liberté et la dignité des algériens ; défendre la cause algérienne dans toutes les instances diplomatiques, jusqu’au recouvrement de leur indépendance</em>», a rappelé le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation.

Cependant, il n’a pas manqué d'attirer l’attention du chef de l’Etat algérien sur «<em>les propos incongrus</em>» de 2 de ses collaborateurs allant à «<em>contresens</em>» de son souhait de «<em>promouvoir des relations harmonieuses</em>» avec ses voisins, dont le Mali. Ainsi, le 31 juillet 2024, le ministre algérien des Affaires étrangères déclarait que la crise malienne n’avait pas besoin d’une «<em>solution militaire… C’est un conflit entre frères. La solution ne peut être que politique</em>». Au sujet de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali (APR, issu du processus d’Alger), le chef de la diplomatie algérienne avait affirmé qu’il avait été bénéfique à notre pays car il a «<em>préservé la souveraineté et l’intégrité territoriale</em>» du Mali...

En outre, le 26 août 2024, le Représentant permanent de l’Algérie auprès des Nations unies, a déclaré : «<em>…ce matin j’ai appris par les médias qu’un drone a effectué une frappe dans le nord du Mali tuant une vingtaine de civils. Ceux qui appuient sur la manette de ce drone, n’ont de compte à rendre à personne sur ces frappes…</em>». De l’analyse des propos du premier, «<em>nous constatons une grave ingérence dans les affaires intérieures du Mali. En effet, la nature de la solution déployée par les autorités maliennes ne</em> <em>concerne que les Maliens. Depuis la fin de l’APR, le 25 janvier 2024, les Maliens n’expriment qu’un seul vœu le concernant : que son âme repose en paix !</em>», a réagi le Colonel Abdoulaye Maïga.

«<em>Monsieur le Ministre des Affaires étrangères, l’Accord est bel et bien mort. Vos incantations ne serviront pas à le ressusciter</em>», a-t-il persisté. «<em>Vous me donnez l’occasion, d’une part, de vous réitérer que nul ne peut aimer le Mali, plus que les Maliens. Et, d’autre part, vous rappeler que le Mali et son peuple ne seront pas des spectateurs face aux assauts et l’adversité : pour chaque mot employé de travers, nous réagirons par réciprocité ; pour chaque balle tirée contre nous, nous réagirons par réciprocité…</em>», a-t-il promis.

Quant au Représentant permanent algérien, a souligné le ministre Maïga, «<em>en plus d’offrir le gîte et le couvert, certainement avec de succulents plats de chakchouka et de chorba, à des terroristes et des renégats en débandade, son rôle d’estafette désorientée ne contribue guère à la promotion des relations de bon voisinage</em>». De ses propos, d’une manière générale il ressort des «<em>accusations graves et infondées</em>». En affirmant par exemple que «<em>les opérateurs de drones n’ont de compte à rendre à personne</em>», représentant permanent algérien «<em>alimente une campagne de désinformation contre le Mali, tout en soutenant l’idée que les vaillantes Forces de défense et de sécurité maliennes seraient incapables de piloter des drones</em>», a déploré le ministre Abdoulaye Maïga à la tribune de  l’ONU.

«<em>Aujourd’hui, nous sommes troublés que le Représentant permanent algérien ait rejoint la tendance manipulatrice des droits de l’Homme pour s’attaquer à l’Armée malienne… Le Mali exige de ces 2 énergumènes diplomatiques qu’ils cessent d’entrer dans l’histoire à reculons. Manifestement, ils ignorent tout, à la fois, de l’histoire entre les peuples frères du Mali et de l’Algérie, et la contribution exceptionnelle du Mali à la guerre de libération algérienne, et certainement de la géographie car ils considèrent, à tort, le Mali comme une wilaya, c’est-à-dire une province algérienne</em>», a conclu le Colonel Abdoulaye Maïga remettant les choses dans leur contexte politique, historique, géographique et… diplomatique !

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>79è Assemblée Générale des nations unies :  Le Mali défroque l&amp;apos;Algérie pour ingérence dans ses affaires internes</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/79e-assemblee-generale-des-nations-unies-le-mali-defroque-lalgerie-pour-ingerence-dans-ses-affaires-internes-3079296.html</link>
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<pubDate>Wed, 02 Oct 2024 14:33:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale du Mali, Colonel Abdoulaye Maïga, a profité de son intervention lors de la 79e session de l’Assemblée générale des Nations Unies pour émettre une critique virulente à l’encontre de l’Algérie, dénonçant ce qu’il a qualifié d’ingérence inacceptable dans les affaires internes du Mali.</strong>

Cette intervention du Colonel Maïga s’inscrit dans un contexte de tensions délicates entre le Mali et l’Algérie, exacerbées depuis décembre 2023 par la convocation et le rappel des ambassadeurs de Bamako et d’Alger. Il a saisi cette plateforme internationale pour affirmer la souveraineté du Mali et réitérer sa volonté de protéger son intégrité face aux ingérences extérieures comme c'est le cas de la voisine, l'Algérie. Dans ses propos, Colonel Maïga a, tout d'abord, salué et reconnu la sagesse du président algérien Abdelmadjid Tebboune. D'après le représentant du président de la transition malienne à cette 79è assemblée générale des nations unies, le 29 août 2024, lors d’une tournée dans le sud algérien, le président Tebboune a déclaré que la Libye, le Niger et le Mali sont des nations fraternelles qu'il soutiendrait et non desservirait. Pour le porte-parole du gouvernement malien, le peuple malien n’a pas été surpris par les propos de Tebboune, qui indiquent, éloquemment son panafricanisme, à l’instar de ses célèbres prédécesseurs, dont feu le Président Abdel Aziz Bouteflika, affectueusement appelé «<em>Abdelkader Mali</em> » suite à son établissement à Gao et l’engagement des autorités maliennes, à travers les actions suivantes : offrir le territoire malien comme base arrière aux Moudjahidines, ouvrant ainsi un front sud ; participer aux affrontements armés contre le colonisateur français, en déployant des combattants maliens aux côtés des Moudjahidines sur le territoire algérien, pour défendre la liberté et la dignité des algériens ; défendre la cause algérienne dans toutes les instances diplomatiques, jusqu’au recouvrement de leur indépendance. Toutefois, le Colonel Maïga dit qu'il est du devoir du  Mali d’attirer l'attention du président algérien sur les propos incongrus de deux (02) de ses collaborateurs, allant à contresens de son souhait de promouvoir des relations harmonieuses avec ses voisins, dont le Mali. Il s'agit du ministre des affaires étrangères et de l'ambassadeur de l'Algérie aux nations unies.

<strong>Un chef de de la diplomatie, donneur de leçons pour le Mali</strong>

Selon le Colonel Maïga, le ministre algérien des affaires étrangères  a affirmé le 31 juillet 2024 que « <em>la crise malienne ne pouvait être résolue que par des moyens politiques</em> », soulignant l’importance de l’Accord d’Alger. Le Colonel Maïga a qualifié cette affirmation d’<em>« ingérence sérieuse</em> », rappelant que le Mali avait officiellement mis fin à cet Accord en janvier 2024, estimant qu’il ne servait plus les intérêts maliens. « <em>Le Mali est maître de ses décisions, et personne ne peut revendiquer un amour pour notre pays supérieur à celui de nos propres citoyens </em>», a-t-il déclaré, dénonçant les tentatives d’Algériens visant à maintenir un accord que les Maliens jugent désormais obsolète. A l'endroit de ce ministre, le représentant du chef de l'État à cette tribune des nations unies s'insurge à travers ce qui suit : « <em>Nous constatons une grave ingérence dans les affaires intérieures du Mali. Depuis la fin de l’Accord d’Alger le 25 janvier 2024, le Mali n’exprime qu’un seul vœu le concernant, que son âme repose en paix. Monsieur le ministre des Affaires étrangères, l’accord est bel et bien mort. Vos incantations ne serviront pas à le ressusciter. Pour chaque balle tirée contre nous, nous réagirons par réciprocité, pour chaque mot employé de travers, nous réagirons par réciprocité. Quant aux représentants permanents algériens, en plus d’offrir le gîte et le couvert, certainement avec des succulents plats de tchaktchouka et de chorba à des terroristes et des renégats en débandades, son rôle d’estafette désorientée ne contribue guère à la promotion des relations de bon voisinage</em> ».

<strong>Un ambassadeur, diffamateur de l'armée malienne</strong>

Le deuxième responsable mis en cause par Colonel Maïga est l’ambassadeur algérien aux Nations Unies, qui, en août 2024, avait insinué qu’une frappe de drone dans le nord du Mali avait causé des pertes civiles, suggérant un manque de contrôle sur ces opérations. Maïga a rejeté ces accusations, les qualifiant de « <em>diffamatoires</em> » et affirmant que les pilotes de drones maliens étaient « <em>hautement qualifiés et respectaient les normes internationales ». </em>Il a précisé que ces frappes ciblaient des groupes terroristes et non des civils, et que les Forces de défense et de sécurité maliennes étaient parfaitement capables de mener ces opérations sans intervention extérieure. A cet ambassadeur indélicat, le Colonel a déclaré : «<em> Aujourd’hui, les groupes terroristes ont été sérieusement affaiblis, les forces de défense et de sécurité sont déployées sur l’ensemble du territoire national. En outre, les actions offensives de nos forces se poursuivent pour démanteler les réseaux terroristes résiduels</em> ».

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>

<strong>……………………………………………………….</strong>

<strong>Le Colonel Abdoulaye Maïga à la Tribune de l'ONU </strong>

<strong> « Le Mali ne cédera ni à la pression internationale ni aux tentatives de déstabilisation »</strong>

<strong>Lors de son intervention remarquée à la tribune des Nations Unies, le ministre de l’Administration territoriale et porte-parole du gouvernement malien, le Colonel Abdoulaye Maïga, a livré un discours puissant sur la situation du Mali. Ce discours, axé sur la souveraineté du pays, la lutte contre le terrorisme et la coopération internationale, a également été marqué par une mise en garde directe ; notamment à l’endroit de l'Algérie.</strong>

Le Colonel Maïga n'a pas mâché ses mots en décrivant la souffrance du peuple malien, malmené et abandonné par une communauté internationale qui, selon lui, a échoué à protéger le Mali. « <em>Violenté, humilié, pillé et torpillé </em>», le Mali a longtemps souffert des ingérences extérieures qui, sous couvert d’assistance, ont contribué à sa déstabilisation.

Toutefois, les Assises Nationales de la Refondation, lancées en 2021, ont permis au pays de procéder à un diagnostic exhaustif de la situation et d’adopter des mesures structurelles pour restaurer l’autorité de l’État. Le Colonel Maïga a salué les récents succès des Forces Armées Maliennes (FAMa) qui, par leurs opérations autonomes, ont repris le contrôle des régions stratégiques, notamment Kidal. Il a souligné que ces victoires, fruit d’une stratégie offensive, sont un signal fort envoyé aux groupes terroristes, désormais affaiblis. Cependant, il a aussi dénoncé le soutien de « sponsors étatiques étrangers » à ces groupes criminels, mentionnant explicitement l’Ukraine pour son implication dans des attaques terroristes à Tinzawaten.

<strong>Un avertissement à l’égard de l'Algérie</strong>

En effet, le discours du ministre malien intervient après les déclarations du ministre algérien des Affaires étrangères et du représentant permanent de l’Algérie auprès des Nations Unies. Le premier a affirmé le 31 juillet 2024 que la crise malienne nécessitait une solution politique, rejetant l’option militaire. Selon lui, l’accord d’Alger, bien que critiqué au Mali, aurait contribué à préserver la souveraineté du pays. Des propos que le gouvernement malien a qualifiés de "<em>grave ingérence dans ses affaires intérieures</em>".

Pour les autorités maliennes, l’accord d’Alger est désormais révolu, et la gestion de la crise sécuritaire au Mali relève exclusivement de la souveraineté nationale. Le 26 août 2024, le représentant permanent algérien à l’ONU a, quant à lui, accusé le Mali d’avoir commis une frappe de drone dans le nord du pays, causant la mort de civils. Des accusations que Bamako a fermement rejetées, dénonçant une "campagne de désinformation" visant à discréditer les Forces de Défense et de Sécurité maliennes (FAMa). Le gouvernement malien a rappelé que les opérations de ses forces armées, y compris l’utilisation de drones, respectent les normes internationales et visent exclusivement des cibles terroristes. Tout en soulignant l’engagement historique du Mali aux côtés de l'Algérie durant la guerre de libération, le ministre malien a exprimé son indignation face aux attaques verbales de ces deux diplomates algériens. Il a rappelé que le Mali avait offert son territoire comme base arrière aux Moudjahidines algériens et avait participé activement à la lutte contre le colonisateur français. Cet héritage commun, a-t-il soutenu, devrait encourager une relation de respect mutuel, et non des interventions malveillantes.

Le porte-parole du gouvernement malien a conclu son intervention en adressant une mise en garde claire aux autorités algériennes. «<em> Pour chaque mot employé de travers, nous réagirons par réciprocité, pour chaque balle tirée contre nous, nous réagirons par réciprocité </em>», a-t-il déclaré.

Sur la scène internationale, le Mali a fait le choix de diversifier ses partenaires. Le Colonel Maïga a salué la coopération avec des puissances telles que la Russie, la Chine et la Turquie, tout en réaffirmant l’ouverture du Mali à tous les partenaires sincères, à condition que leurs interventions respectent la souveraineté nationale.

<strong>Un complot international dénoncé</strong>

« <em>Aux saigneurs de la guerre et du chaos, avec l'aide de Dieu, nous triompherons, encore et toujours, de vos œuvres funestes et diaboliques</em> », a-t-il déclaré.

Le discours du ministre a également été marqué par une dénonciation vigoureuse des tentatives de déstabilisation du Mali orchestrées par des puissances étrangères. Il a évoqué l’hostilité envers la Confédération des États du Sahel (AES), une alliance stratégique formée avec le Burkina Faso et le Niger pour lutter contre le terrorisme. Le Colonel Maïga a rappelé que le Mali avait saisi le Conseil de Sécurité de l’ONU pour dénoncer les actes d’agression de la France, qualifiant ces actes de « <em>terrorisme armé, économique et médiatique</em> ».

En clôturant son discours, le Colonel Abdoulaye Maïga a réaffirmé la détermination du Mali à triompher des forces du chaos. Son message, clair et direct, est celui d’un pays résolument tourné vers la défense de sa souveraineté, en dépit des complots et des ingérences étrangères. « <em>Aux saigneurs de la guerre et du chaos, avec l'aide de Dieu, nous triompherons</em> », a-t-il conclu avec force et insistance, rappelant que le Mali ne cédera ni à la pression internationale ni aux tentatives de déstabilisation.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Réforme du conseil de sécurité de l’ONU :  L’Afrique vent debout pour des sièges permanents</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/reforme-du-conseil-de-securite-de-lonu-lafrique-vent-debout-pour-des-sieges-permanents-3079086.html</link>
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<pubDate>Tue, 01 Oct 2024 07:52:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les 22 et 23 septembre, à New York, s’est tenu le Sommet de la 79e session de l’Assemblée générale des Nations unies. Alors que le processus de négociations intergouvernementales relatif à la réforme du Conseil de sécurité se poursuit depuis 15 ans, les dirigeants mondiaux ont adopté, à la faveur de ce sommet «le Pacte pour l’avenir», qui prévoit notamment de «corriger certaines injustices en permettant à l’Afrique de jouer un plus grand rôle». En tout cas, plusieurs délégations africaines ont réaffirmé leur désir d’un réel multilatéralisme et d’une refonte de la gouvernance mondiale, cela après que le secrétaire général Antonio Guterres a admis une désuétude des «institutions de paix et de sécurité<em>» </em>ainsi que leur inadaptation aux «défis politiques, économiques, environnementaux et technologiques d'aujourd'hui» en tant qu’instrument d’une époque révolue.

Et le président kenyan, William Ruto, de hausser le ton en appelant sans équivoque à «remédier à l’injustice historique du manque de représentation permanente de l’Afrique au Conseil de sécurité de l’ONU en la traitant comme une question de justice dans les réformes en cours des Nations unies». Cinq membres siégeant au Conseil de Sécurité ne sauraient être représentatifs des 193 États constitutifs des Nations Unies, de même que l’exclusion de l’Afrique des instances décisionnelles, avec ses 1,4 milliards d’habitants, ne saurait non plus se justifier, a-t-il déclamé, avant de déplorer l’inefficacité du Conseil de sécurité.

Le président centrafricain, Faustin Archange Touadéra a plaidé quant à lui en faveur de la création de deux sièges permanents pour l’Afrique au Conseil de sécurité et d’un siège tournant pour les petits pays insulaires en développement.

Quant au président de la République d’Angola, João Manuel Gonçalves Lourenço, il a mis l’accent sur l’adaptation du Conseil de sécurité aux réalités du monde contemporain en plaidant en faveur d’une réforme urgente du Conseil de Sécurité et des institutions financières internationales.

Bola Tinubu du Nigeria, joignant sa voix à celle des autres pays, a demandé lui aussi des sièges permanents africain au Conseil de sécurité.

Le ministre égyptien des affaires étrangères égyptien, Badr Abdelatty, a aussi apporté le soutien ferme de son pays au projet de réforme visant à octroyer deux sièges permanents à l'Afrique au sein du conseil de sécurité. «Nous ne pouvons accepter que l'Afrique et les États arabes n'aient pas, à ce jour, de représentant permanent au Conseil de sécurité et ne jouissent pas des prérogatives qui s'y rattachent».

Au nom du Mali, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye DIOP, a exprimé à son tour le soutien de Bamako à ce qu’il qualifie de «demande légitime du continent africain afin de le rendre plus démocratique, plus légitime, en cohérence avec les mutations intervenues depuis 1945 ».

Même tonalité du côté de la Guinée Conakry qui, par la voix de son Premier ministre, Amadou Oury Bah, expliquera que « l’Afrique, avec ses 54 États membres, représentant plus d’un quart des membres de l’ONU, ne peut plus être reléguée à une place secondaire dans les décisions ayant trait à la paix et à la sécurité mondiale. Et d’appeler «à ce que le continent africain obtienne des sièges permanents au Conseil de sécurité, avec tous les droits qui y sont associés, y compris le droit de veto ».

Et déjà un projet de réforme a été proposé par Paris. En effet, au nom de la France, Emmanuel Macron a plaidé en faveur de la réforme du CS. De cinq, il propose 10 membres avec l’adhésion de cinq nouveaux, notamment le Japon, l’Inde, l’Allemagne, le Brésil et deux Etats africains. Soutenant cette idée, Washington s’oppose à accorder un droit de veto à ses nouveaux membres. La question est de savoir maintenant lesquels des 54 pays africains auront le privilège de siéger au sein du conseil de sécurité et s’ils vont représenter l’Afrique ou leur pays respectifs

<strong> Amidou Keita</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>ONU: Allocution de Son Excellence Karamoko Jean Marie Traore, Ministre des affaires étrangères, de la coopération régionale et des Burkinabé de l’étranger du Burkina Faso, à l&amp;apos;occasion du débat général de la 79e session de l&amp;apos;Assemblée générale</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/onu-allocution-de-son-excellence-karamoko-jean-marie-traore-ministre-des-affaires-etrangeres-de-la-cooperation-regionale-et-des-burkinabe-de-letranger-du-burkina-faso-a-loccasion-du-deb-3079072.html</link>
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<pubDate>Mon, 30 Sep 2024 16:50:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Monsieur le Président,</strong>

<strong>Monsieur le Secrétaire général des Nations Unies, Distingués délégués,</strong>

J’ai le grand privilège et l'immense honneur de vous transmettre, au nom de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Chef de l’Etat, le salut fraternel et amical du vaillant Peuple du Burkina Faso, qui malgré toutes les adversités, notamment l’ignominie des agresseurs et ennemis de la paix, les manipulations et les ingérences de toute nature, a su développer une résilience pour poursuivre sa marche radieuse vers un développement économique et social inclusif.

Il me plait également, monsieur le Président, de vous traduire au nom du Gouvernement et du peuple burkinabè, mes chaleureuses félicitations pour votre brillante élection à la présidence de cette 79ème session ordinaire.

A votre prédécesseur, <strong>Monsieur Dennis Francis</strong>, j’adresse les félicitations de ma délégation pour les acquis engrangés au cours de son mandat, dans un contexte international particulièrement marqué par des divergences profondes.
<h1>Monsieur le Secrétaire Général,</h1>
Le Burkina Faso apprécie à leur juste valeur les actions que le système des Nations Unies et ses partenaires, sous votre coordination, continuent de mener sur le terrain, en soutien aux efforts du Gouvernement.

C’est d’ailleurs à ce titre que mon pays se réjouit du choix du thème combien évocateur et interpellateur de cette 79ème Assemblée Générale : <strong>« <em>Ne laisser personne de côté : Agir ensemble pour faire progresser la paix, le développement durable et la dignité humaine pour les générations présentes et futures </em>».</strong>

En évoquant ce thème, permettez-moi de vous traduire d’emblée, les aspirations des couches sociales sahéliennes en général et du Burkina Faso en particulier :
<ul>
 	<li>Je suis <strong>un paysan burkinabè</strong>, qui veille et perpétue les traditions et coutumes.</li>
</ul>
<em>Je cultive avec ardeur ma terre, qui m’a été léguée par mes ancêtres pour nourrir ma famille et assurer son bien-être,</em>
<h2>Je veux pouvoir vivre libre, digne et fière !</h2>
<ul>
 	<li>Je suis <strong>une femme, une mère, une digne descendante des Princesses Yennenga, Guimbi OUATTARA</strong>, à l’image d’autres braves femmes sahéliennes, dotée d’une force de caractère à nulle autre pareille</li>
</ul>
<em>Je donnerais ma vie pour assurer la survie et l’épanouissement de mes enfants, mes frères et sœurs, mes compatriotes dans une société de paix et d’amour.</em>
<h2>Je veux pouvoir vivre libre, digne et fière !</h2>
<ul>
 	<li>Je suis <strong>un jeune burkinabè, </strong>cultivateur, éleveur, commerçant, fonctionnaire, artiste, artisan, étudiant etc…, jeunes de toutes régions et de tous horizons, issue d’une jeunesse brave et combattante, e<em>ngagé à apporter ma pierre au développement du Burkina Faso.</em></li>
</ul>
<h2>Je veux pouvoir vivre libre, digne et fière !</h2>
<ul>
 	<li>Je suis <strong>un enfant, fille ou garçon, </strong>des villes et villages, des sites de déplacés internes.</li>
</ul>
<h2>Je veux pouvoir vivre libre, digne et fière !</h2>
<ul>
 	<li>Je suis <strong>un burkinabè vivant à l’extérieur</strong>, travailleur courageux, acharné et honnête, originaire du <strong>« pays des hommes intègres »</strong>.</li>
</ul>
<em>De mon séjour loin de la mère patrie, je participe avec enthousiasme à la lutte commune pour la paix et la stabilité de mon pays et de ma sous-région,</em>
<h2>Je veux pouvoir vivre libre, digne et fière !</h2>
<ul>
 	<li>Je suis <strong>un Soldat Burkinabè, Malien, Nigérien ou un Volontaire pour la Défense de la Patrie (VDP), </strong>époux, épouse, père, mère, fils, fille, frère et sœur.</li>
</ul>
<em>J’ai fait le serment de défendre ma patrie au prix de ma vie, de combattre avec abnégation l’ennemi sur le champ de bataille et de protéger mes concitoyens contre tout danger.</em>
<h2>Je veux pouvoir vivre libre, digne et fière !</h2>
<strong>Monsieur le Président</strong>, ces aspirations sont les balisent qui organisent l’action du gouvernement dont le combat est de créer un cadre pour que vivent libres, dignes et fières les hommes et les femmes du Sahel.

Le thème de notre session, for-apprécié pour sa pertinence, exhume en réalité une préoccupation fondamentale aussi ancienne que les Nations-unie et qui est abordée par la quasi- totalité des débats qui se sont succédées ici-même. C’est dire qu’il ne s’agit plus véritablement de réfléchir sur quoi faire ou que faire. Il s’agit de donner corps et vie à nos discours à travers des actes concrets.

Nous devons aller au-delà des mots pour enfin agir en faveur d’un monde plus juste, débarrassé de préjugés et de stéréotypes qui tendent à reléguer certains peuples ou certaines parties de la planète, au second plan, condamnés à attendre dans les geôles de l’isolement et du mépris, une aide potentielle, à la merci et au gré des humeurs de puissances qui prétendent être les seules à pouvoir indiquer la marche et le rythme à imprimer aux autres.

Nous devons recentrer davantage nos efforts sur les objectifs fondamentaux de notre Organisation commune, l’<strong>Organisation des Nations Unies</strong>, destinée prioritairement à la promotion du bien-être des populations et des peuples, en leur assurant la paix et la sécurité.

Cette urgence et cette nécessité absolues de co-construire et d’agir en faveur d’un monde plus juste trouvent toute leur pertinence dans le contexte actuel où notre monde est dominé par des crises persistantes, des conflits complexes ainsi qu’une gouvernance économique inégalitaire qui accentuent la fracture entre les Etats, les clivages entre les peuples avec pour corollaires des tragédies humaines.

Cette  configuration  désastreuse  est  la  résultante  d’un multilatéralisme à la croisée des chemins, un multilatéralisme essoufflé, dont la réputation a maintes fois été écornée par les actions partisanes et prédatrices de certains Etats membres qui se sont érigés en « maitres du monde » et qui ont fait de la soumission et de l’exploitation d’autres Etats, la ligne directrice de leur politique extérieure.

Il faut s’en inquiéter à juste titre, car il y va de l’harmonie et de la cohésion de notre monde. C’est pourquoi le Burkina Faso saisit cette tribune pour en appeler, encore, à la raison, à la sagesse de tous, notamment les puissances de notre planète, afin que soit privilégiée une gouvernance mondiale inclusive, débarrassée des visions hégémoniques.

C’est à ce prix que nous rendrons à l’ONU toutes ses lettres de noblesse.
<h1>Monsieur le Président,</h1>
<ul>
 	<li>Restaurer l’intégrité du territoire en veillant à la sécurité des populations et de leurs biens, refonder la gouvernance politique, administrative, économique et financière, afin qu’elles portent et incarnent les aspirations à un mieux-être des Burkinabè,</li>
 	<li>Conduire des reformes et des actions de développement qui induiront une prospérité partagée et un progrès économique et social durable ; sont autant de chantiers entamés sous le leadership et la clairvoyance de SEM le capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso Chef de l’Etat.</li>
</ul>
Le peuple burkinabè qui a décidé d’affirmer et d’assumer sa souveraineté en mettant fin à son asservissement et qui fait preuve d’une résilience extraordinaire, à l’instar de toutes les populations du Sahel, a compris l’enjeu et la portée de cette lutte, et s’est mobilisé aux cotés de nos forces de défense et de sécurité.

Avec ce soutien indéfectible, grâce au patriotisme, à l’ingéniosité, à la bravoure et à l’esprit de sacrifice de ses fils et filles, le Burkina Faso enregistre des succès jadis inespérés ainsi que des résultats forts appréciables dans la lutte acharnée contre des terroristes instrumentalisés, téléguidés et financés par des puissances néocolonialistes.

C’est le lieu de rendre un hommage appuyé à toutes ces personnes, civils et militaires, tombées sur le champ de bataille et dont je salue la mémoire.
<h1>Monsieur le Président,</h1>
Au prix de réformes stratégiques et visionnaires marquées entre autres par l’augmentation des capacités opérationnelles des troupes, la réorganisation de nos forces combattantes sur le terrain, nous avons démultiplié nos moyens d’actions, avec comme effets salvateurs, une reprise totale en main de la reconquête des zones infestées par ces criminels et leurs alliés.

De manière concrète, près de 70% du territoire est désormais sous le contrôle de l’Etat contre 40% en 2022. Cela a permis la réinstallation des populations déplacées, et la réouverture des écoles. Ainsi, en moins de deux ans, les actions de reconquête ont permis à plus de sept-cent mille (700.000) personnes de regagner leurs villages, et à près de mille cinq cent (1.500) écoles de rouvrir leurs classes offrant la chance et le bonheur tant espérés par des milliers d’élèves de reprendre le chemin de l’école et poursuivre leur cursus scolaire.

Ces résultats qui forcent l’admiration et suscitent beaucoup d’espoir ont été possibles grâce à l’action des Forces de Défense et de Sécurité, l’engagement patriotique des Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) et le soutien ferme des populations ainsi que de la diaspora burkinabè dans un formidable élan de solidarité.

Cette mobilisation patriotique de toutes les composantes de notre peuple, a permis de collecter la somme de quatre-vingt- dix-neuf milliards de CFA environ <strong><em>(soit environ 165 millions de dollars US)</em></strong>, pour la seule année 2023 ; un chiffre qui a largement dépassé les prévisions initiales. C’est dire toute la détermination du Peuple burkinabè à financer et à mener lui- même la lutte contre les terroristes et leurs alliés.
<h1>Monsieur le Président,</h1>
Au moment même où nous engrangeons des succès dans notre offensive victorieuse contre les forces obscurantistes, des officines, à la réputation et à l’intégrité douteuses, se sont curieusement engagées dans une vaste et virulente campagne de dénigrement et de stigmatisation contre nos forces combattantes qu’elles accusent de violer les droits humains, sans avoir la moindre preuve à produire. Cette propagande, orchestrée, vise en réalité à démoraliser les patriotes burkinabè et à saborder leurs combats légitimes, parce que tout simplement ces adeptes du Chaos n’ont pas encore compris la dynamique en marche au sahel, c’est –à- dire notre volonté de nous affranchir de toute tutelle et de tout paternalisme.

Mon pays voudrait saisir l’opportunité de cette tribune pour traduire avec déférence, son infinie gratitude à tous ces pays amis et ces partenaires sincères qui soutiennent sa cause et l’accompagnent dans la consolidation de sa marche radieuse, vers un développement économique et social inclusif. Je voudrais donc, inviter les Etats membres de l’ONU à n’accorder aucun crédit à toute cette agitation médiatique qui de toute évidence, traduit dans le fond, la détresse des terroristes en déroute et de leurs sponsors.

Je tiens également à les rassurer du professionnalisme et de la renommée de nos Forces de Défense et de Sécurité (FDS), démontrés à travers leur participation aux opérations de maintien de la paix et, maintes fois reconnue, ici-même. La formation systématique et les évaluations permanentes des FDS et des VDP en Droit International Humanitaire garantissent au quotidien cette rigueur professionnelle en matière de respect des droits humains.
<h1>Monsieur le Président,</h1>
Dans la mesure où l’unanimité est faite sur la nécessité de combattre le terrorisme international, mon pays s’inquiète du soutien accordé par des entités étatiques aux terroristes.

Ces parrainages que nous n’avons eu de cesse de dénoncer, et que d’autres considéraient comme une simple vue de l’esprit, ont été récemment portés à la face du monde par une attitude paradoxale de l’Ukraine, un Etat membre de notre Organisation.

En effet, en affirmant, sans équivoque, son implication dans les attaques terroristes qui ont causé la mort d’éléments des Forces de Défense et de Sécurité maliennes à Tinzawatène, au Mali en juillet dernier, et en avouant son soutien au terrorisme international, particulièrement au Sahel, ce pays a donné un aperçu des activités terroristes qu’il mène au Sahel, à l’instar d’autres Etats actifs dans les coulisses de la trahison. Nous réitérons notre condamnation ferme de ces actes d’agression et d’apologie du terrorisme qui violent la Charte des Nations Unies et les Conventions internationales y relatives.

Ces faits particulièrement graves sont révélateurs des velléités qui ont constamment jalonné l’histoire de notre continent ; à savoir sa balkanisation, les assassinats de leaders, l’ingérence dans la politique intérieure des Etats africains et la prédation comme but final.

Les moyens pour y parvenir vont de la manipulation des élites nationales et des Organisations régionales et sous- régionales, à la perpétration de guerres par procuration, comme c’est le cas au Sahel où l’Ukraine et d’autres pays financent et arment impunément des terroristes.

Cette lecture, qui du reste trouve sa pertinence dans l’inquiétante prolifération des bases militaires dans notre sous-région, explique aussi la détention par les bandes criminelles, d’armes sophistiquées et de dernière génération.

Face à ce terrorisme de type nouveau, la stabilité et les fondements de nos Etats et de notre organisation sont compromises. Il urge donc d’engager des actions vigoureuses.

Pour leur part, et s’agissant du cas de l’agression ukrainienne, les pays de la Confédération des Etats du Sahel en ont déjà saisi le Conseil de Sécurité, le 20 août dernier. Nous attendons des réponses fermes à ce titre.
<h1>Monsieur le Président,</h1>
Face aux impératifs sécuritaires du Sahel, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont décidé en toute souveraineté, le 16 septembre 2023 de la création de l’Alliance des États du Sahel (AES). Il s’agit d’une Alliance militaire de Défense collective et d’assistance mutuelle pour lutter contre le terrorisme et la criminalité en bande organisée sur leur territoire.

Pour apporter également des réponses idoines aux défis complexes de développement, les pays de l’AES ont décidé d’étendre le champ de leur coopération aux autres domaines prioritaires de leur espace. C’est dans cet esprit que s’est tenu le 06 juillet 2024, à Niamey au Niger, le premier Sommet des Chefs d’État de l’AES.

A l’issue de ce Sommet historique, Leurs Excellences Le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Chef de l’État du Burkina, Le Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État du Mali et le General de Brigade Abdourahmane TIANI, Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie, Chef de l’État du Niger ont adopté le <strong>Traité portant création de la Confédération des Etats du Sahel (AES)</strong>.

L’adhésion  populaire  et  l’enthousiasme  suscités  par l’avènement de la Confédération AES trouvent en partie leur explication dans la défaillance et l’incapacité d’institutions et de mécanismes sous régionaux à répondre aux préoccupations sécuritaires et légitimes de nos populations.

Cette action salvatrice et salutaire vise prioritairement à protéger les populations du Sahel déjà éprouvées par la crise sécuritaire et humanitaire et contre lesquelles, des mesures assassines délibérées ont été prises pour exacerber davantage leurs souffrances.
<h1>Monsieur le Président,</h1>
Alors que cette présente session nous appelle à ne laisser personne de côté, l'actualité internationale reste encore, hélas, marquée par des tensions de plus en plus vives qui menacent sérieusement la paix et la sécurité sous le regard impuissant de l’ONU.

Le Burkina Faso appelle à toujours privilégier la voie de la diplomatie pour résoudre pacifiquement ces différends. Nous demeurons convaincus qu’en faisant prévaloir l’esprit de la Charte des Nations Unies, nous parviendrons à éteindre les foyers de tensions quelles que soit leur ampleur et où qu’ils se produisent : en Afrique, en Europe, au moyen orient, en Asie ou en Amérique.

Dans cet esprit ; dans l’esprit de la Charte des Nations Unies, le Burkina Faso réitère son soutien au processus politique en cours au Sahara occidental, mené sous les auspices du Secrétaire général des Nations Unies en vue de parvenir à une solution politique mutuellement acceptable et négociée, tel que recommandé par les Résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité.

Au Moyen Orient, le Burkina Faso réaffirme sa solidarité aux populations palestiniennes qui vivent un drame sans précédent. La solution à deux Etats, Israël et la Palestine, vivant en paix et en bon voisinage, demeure l’alternative objective que le Burkina Faso continue de soutenir. Notre acceptation de la Palestine comme état membre de l’organisation des Nations Unies s’inscrit dans cette logique.

Sources de souffrances indicibles pour les populations les plus vulnérables, les mesures coercitives unilatérales imposées aux Etats sont à proscrire si nous voulons donner un contenu réel et objectif à l’objet de la présente session. C’est pourquoi, nous appelons à la levée immédiate des sanctions économiques, commerciales et financières imposées à certains Etats qui n’ont pour seul tort que la recherche de la liberté pour leurs peuples. C’est le cas de Cuba. C’est aussi le cas de la République bolivarienne du Venezuela, du Nicaragua, de l’Iran et de bien d’autres pays.

Sur le chapitre des questions de développement, le Burkina tient à rappeler que quelle que soit leur pertinence, les engagements en faveur du développement, pris ici aux Nations Unies, n’auront aucune chance de succès sans la bonne foi et l’implication de tous.

S’agissant de la réforme de notre organisation, il est temps que le continent africain puisse participer de plein droit au Conseil de sécurité de l’ONU, conformément à la position africaine reflétée dans les Consensus qui l’ont porté. Cela permettra de consacrer le caractère universel de l’ONU et de réparer l’injustice persistante contre l’Afrique.
<h1>Monsieur le Président,</h1>
Pour conclure, je voudrais préciser que le Burkina Faso a foi en l’ONU. Il souhaite, toutefois, que les interventions de l’organisation se fassent dans le respect de la souveraineté des Etats membres, de leurs choix stratégiques et de leurs intérêts fondamentaux.

Au sahel, souffle un vent de renouveau et d’espoir suscité par l’avènement de la Confédération AES. Le Burkina Faso demeure convaincu que cette nouvelle Communauté sous régionale d’intégration qui n’est dirigée contre aucun pays et aucun peuple, peut contribuer, en collaboration avec des partenaires sincères, dans une démarche dépouillée de toute hypocrisie, à la lutte contre le terrorisme et l’insécurité au sahel.

Dieu bénisse le Burkina Faso !

Dieu bénisse la Confédération AES ! Dieu bénisse l’Afrique !

La Patrie ou la mort nous vaincrons !

<strong>Je vous remercie.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>ONU: Allocution de Son Excellence Bakary Yaou Sangaré, Ministre des affaires étrangères, de la coopération et des Nigériens à l’extérieur du Niger, à l&amp;apos;occasion du débat général de la 79e session de l&amp;apos;Assemblée générale</title>
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<pubDate>Mon, 30 Sep 2024 16:36:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Monsieur le Président,</strong>

<strong>Excellences Mesdames et Messieurs les Chefs d’État et de Gouvernement,</strong>

<strong>Mesdames et Messieurs les Chefs de délégations, Mesdames et Messieurs,</strong>

Je voudrais tout d’abord adresser mes vives félicitations à Monsieur PHILEMON YANG, pour son élection à la présidence de la 79<sup>ème</sup> session de l’Assemblée Générale des Nations Unies.

Je souhaiterais par la même occasion exprimer à son prédécesseur, Monsieur DENNIS FRANCIS de Trinité-et- Tobago, mes chaleureux remerciements pour le travail remarquable accompli durant son mandat, malgré un contexte mondial en plein bouleversement.

<strong>Monsieur le Président</strong>

<strong>Il y a un an, à cette même tribune, mon pays a été privé de parole de façon injustifiée alors que d’autres dans la même situation y ont été autorisés et mieux, reçus avec les honneurs par le Secrétaire Général des Nations Unies. Cette politique de deux poids deux mesures est de nature à entamer la crédibilité de notre Organisation commune.</strong>

Mon pays saisit l’opportunité de cette session pour se prononcer sur la situation des laissés-pour-compte et sur la dignité humaine. Ces problématiques qui cadrent parfaitement avec les idéaux de notre refondation, résultent des conflits et violences multiformes, des inégalités, du déficit de solidarité ainsi que de la marginalisation d’une grande partie de la population de notre planète qui aspire à un monde meilleur.

A cet égard, je tiens à saluer la participation à cette session de la Palestine, laissée-pour-compte. Nous fondons l’espoir que sa présence tant méritée parmi nous, constitue une étape décisive vers l’avènement d’un Etat palestinien libre, indépendant et souverain, vivant en paix avec ses voisins et dans ses frontières de 1967. Le Niger réaffirme son soutien à la cause palestinienne et estime que seule une solution à deux (2) Etats pourrait mettre fin au cycle de violence et garantir la paix et la sécurité dans la région.

Mon pays déplore également la situation au Liban et appelle à un arrêt immédiat des hostilités.

<strong>Mesdames et Messieurs,</strong>

Chaque année nous nous adonnons au rituel de complaintes sur la situation des pays pauvres et de plaidoyers pour un monde plus équitable. Mais force est de constater que nous nous réunissons trop et agissons peu.

<strong>Les pays pauvres « lisent l’heure », pour ne pas dire s’enfoncent dans la galère ; les riches s’en mettent plein les poches avec nos ressources, continuent de soutenir des régimes corrompus et inféodés qui truquent les élections, confisquent le pouvoir et plongent leurs peuples dans la misère totale. Pendant ce temps, la communauté internationale se mure dans un silence complice qui traduit une fois de plus la politique de deux poids deux mesures.</strong>

<strong>Dans ce contexte, que représente alors le Pacte pour l’avenir que nous venons d’adopter ? Un vœu pieux ? Une nouvelle diversion ? Ou alors de la poudre aux yeux des pays pauvres ?</strong>

<strong>Au Niger, nous ne nous faisons plus d’illusions, notre conviction est faite. Les pays riches n’ont aucune volonté d’aider ceux du Sud à sortir de la pauvreté.</strong>

<strong>Mesdames et Messieurs</strong>

La Charte des Nations Unies aura bientôt 80 ans, et jusque-là, aucune réforme significative n’a été entreprise en vue de conformer notre Organisation commune à la nouvelle donne mondiale.

Le Conseil de sécurité, garant de la paix et de la sécurité dans le monde continue d’être la chasse gardée des cinq (5) membres permanents qui, malgré leur profession de foi répétée à chaque session, maintiennent le statu quo et refusent d’accorder de sièges permanents à l’Afrique, le seul continent qui n’en dispose pas. Tout semble montrer que la démocratie tant prônée comme valeur universelle s’arrête aux portes du Conseil de sécurité.

Cessons de compter sur les grandes puissances mondiales pour traduire dans les faits cette exigence de justice et d’équité, et cette forte volonté des peuples d’élargir le Conseil de sécurité à de nouveaux membres. Donnons-nous les moyens d’imposer cette exigence.

<strong><em>Malheur aux laissés-pour-compte incapables d’affirmer leur dignité.</em></strong>

<strong>Mesdames et Messieurs,</strong>

<strong>Du haut de cette tribune, je lance un vibrant appel aux peuples exploités et laissés pour compte pour leur dire que ce n’est pas aux pays nantis de nous trouver des solutions. J’affirme que ces solutions sont en nous. Elles consistent au renoncement à l’aide mendiante et avilissante, pour un partenariat digne dans lequel nos ressources naturelles seront payées à leur juste prix et les gains investis au profit de nos populations.</strong>

<strong>C’est dans cet esprit que mon pays gère sur ses fonds propres les dégâts et la crise humanitaire nés des inondations sans précédent qu’il subit cette année.</strong>

<strong>Nous n’avons pas besoin de leçon de démocratie. Ce qui importe ce sont les intérêts, les choix et les aspirations de nos vaillants peuples.</strong>

<strong>Comme l’a dit le Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), Chef de l’Etat, Son Excellence le Général de Brigade ABDOURAHAMANE TIANI : <em>« Aucun Etat, aucune organisation interétatique ne dictera à mon pays la conduite à tenir, encore moins son agenda en matière de partenariat stratégique ou diplomatique ».</em></strong>

<strong>Mesdames et Messieurs,</strong>

Comme vous le savez, la région du Sahel est en proie depuis plus d’une décennie, à une grave crise sécuritaire qui menace l’existence même de ses Etats et qui constitue une atteinte notoire à la paix et à la sécurité internationales.

Dans le souci de faire face ensemble aux défis communs qui les assaillent, notamment sécuritaire, les trois (3) Etats sous le leadership de leurs Excellences le Capitaine IBRAHIM TRAORE, Président du Faso ; le Colonel ASSIMI GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat du Mali et le Général de Brigade ABDOURAHAMANE TIANI, Président du Conseil National pour la sauvegarde de la Patrie, Chef de l’Etat du Niger, ont signé le 16 septembre 2023, la Charte du Liptako-Gourma instituant l’Alliance des Etats du Sahel (AES).

Aujourd’hui, force est de constater la forte adhésion des populations ainsi que les succès militaires engrangés sur le terrain par les Forces de défense et de sécurité de l’AES, dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale.

C’est l’occasion de saluer la création de la Force unifiée de l’AES et la bonne coordination entre les unités mises en place.

Je rends un vibrant hommage à toutes les victimes civiles et militaires de la violence au Sahel.

<strong>Mesdames et Messieurs,</strong>

A l’occasion du Sommet historique des Chefs d’Etat de l’AES tenu à Niamey le 06 juillet 2024, l’Alliance s’est transformée en une Confédération qui repose sur trois piliers (3D), à savoir la Défense/Sécurité, la Diplomatie et le Développement.

Ce nouveau cadre stratégique d’intégration destiné à devenir à terme une Fédération, dispose d’un fort potentiel en ressources naturelles pour atteindre ses objectifs. Ce potentiel fait l’objet de convoitise de certaines puissances occidentales qui financent et arment les groupes terroristes afin de déstabiliser nos pays.

<strong>Le Niger réitère sa ferme condamnation de ces actes hostiles et rejette toute forme d’appui au terrorisme, notamment le soutien actif et publiquement revendiqué par l’Ukraine à la coalition terroriste qui a lâchement attaqué la localité de Tinzawaten au Mali.</strong>

<strong>C’est également le lieu de dénoncer les actions subversives et la nouvelle stratégie de recolonisation revendiquées et assumées par la France, qui renseigne, forme, finance et arme les groupes terroristes au Sahel. Elle offre gites et couverts à ses valets locaux dont certains occupent les emprises diplomatiques du Niger à Paris en violation flagrante de la Convention de Vienne de 1961 sur les relations diplomatique.</strong>

<strong>Loin de briser la dynamique en cours dans l’espace sahélien, ces tentatives de déstabilisation ne font que renforcer la détermination de nos pays à aller de l’avant dans la poursuite des objectifs fixés.</strong>

<strong><em>En dépit de toutes ces adversités, la caravane de l’AES passe !</em></strong>

<strong>Monsieur le Président</strong>,

La Confédération des Etats du Sahel (AES) constitue désormais une nouvelle donne géopolitique, qui compte jouer pleinement son rôle sur l’échiquier international, dans le respect de la souveraineté et du libre choix de ses partenaires. <strong>Comme l’a dit Son Excellence le Colonel ASSIMI GOITA, Président de la Confédération AES à l’occasion de l’An I de l’Alliance :</strong>

<strong><em>« Dans notre dynamique d’indépendance et de souveraineté recouvrée, nous restons ouverts à la coopération avec les </em></strong><strong><em>peuples frères et amis, dans un esprit de fraternité et de respect mutuel ».</em></strong>

<strong>Mesdames et Messieurs,</strong>

Au plan national, la Vision inclusive du Président du CNSP, Chef de l’Etat, le Général de Brigade ABDOURAHAMANE TIANI s’articule autour des quatre (4) axes stratégiques ci-après :
<ol>
 	<li>Le renforcement de la sécurité et de la cohésion sociale ;</li>
 	<li>La promotion de la bonne gouvernance ;</li>
 	<li>Le développement des bases de production, et</li>
 	<li>L’accélération des réformes</li>
</ol>
Ces axes visent à assurer la souveraineté sécuritaire, politique et socio-économique de notre pays. A cet égard, ils constituent le cadre de référence de toutes les interventions de l’Etat et de ses partenaires pour créer les conditions de la transformation structurelle de l’économie nigérienne et l’amélioration du bien- être de la population.

Pour accompagner cette transformation, notamment dans le secteur minier et pétrolier, mon pays est disposé à conclure des partenariats avec les investisseurs étrangers sur la base du principe gagnant-gagnant et du respect de la dignité de nos populations jusque-là laissées pour compte.

<strong><em>L’objectif est de faire du Sahel une zone de paix et de prospérité comme l’a affirmé le Président Tiani.</em></strong>

<strong>Mesdames et Messieurs</strong>

Je ne saurais terminer mon propos sans remercier les pays frères et amis, le Burkina, le Mali, le Togo, le Maroc, la Turquie, la Russie, la Chine, l’Iran et tous ceux qui accompagnent le Niger dans son processus de refondation.
<ul>
 	<li><strong>Vive la solidarité entre les peuples,</strong></li>
</ul>
<ul>
 	<li><strong>Vive la Confédération AES</strong></li>
</ul>
<strong>Je vous remercie !</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : le Colonel Maïga dénonce l’ingérence algérienne devant l’ONU</title>
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<pubDate>Sun, 29 Sep 2024 18:07:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale du Mali, le colonel Abdoulaye Maïga a profité de son intervention à la 79e session de l’Assemblée générale des Nations Unies pour adresser une critique sévère à l’Algérie, dénonçant ce qu’il a qualifié d’ingérence inacceptable dans les affaires intérieures maliennes.</strong>

Le discours du Colonel Maïna intervient dans un climat de tensions persistantes entre le Mali et l’Algérie, aggravée depuis décembre 2023 par la convocation et le rappel des ambassadeurs de Bamako et d’Alger. Le Colonel Maïga a utilisé la tribune internationale pour rappeler la souveraineté du Mali et réaffirmer sa détermination à défendre son intégrité face aux interventions extérieures.

Dans son discours, le Colonel Maïga a d’abord souligné les excellentes relations entre le Mali et les agences des Nations Unies, en particulier dans le cadre de la coopération pour la sécurité et le développement. Il a également salué le Président algérien Abdelmadjid Tebboune pour ses déclarations de soutien aux nations sahéliennes, faites lors d’une tournée dans le sud de l’Algérie en août 2024. Il a notamment rappelé que le peuple malien avait reçu avec bienveillance les propos de Tebboune, qui affirmait que l’Algérie soutiendrait ses voisins, y compris le Mali, dans leur lutte pour la stabilité et la sécurité.

Cependant, le discours du Colonel Maïga a pris un tournant critique lorsqu’il a évoqué les récents propos tenus par deux hauts responsables algériens, qu’il accuse de saper les efforts du Mali pour restaurer la paix et l’ordre sur son territoire. La première cible de ses critiques a été le ministre algérien des Affaires étrangères, qui, le 31 juillet 2024, avait déclaré que « la crise malienne ne pouvait être résolue que par des moyens politiques », tout en insistant sur l’importance de l’Accord d’Alger. Le Colonel Maïga a qualifié cette déclaration d’« ingérence grave », rappelant que le Mali avait officiellement mis fin à l’Accord en janvier 2024, après avoir jugé que celui-ci ne servait plus les intérêts du pays. « Le Mali est souverain dans ses décisions et nul ne peut revendiquer d’aimer le Mali plus que les Maliens eux-mêmes », a-t-il martelé, en dénonçant les tentatives de certains responsables algériens de maintenir un accord que les Maliens considèrent désormais comme obsolète.

Le deuxième diplomate critiqué par le ministre malien est l’ambassadeur algérien aux Nations Unies, qui, en août 2024, avait affirmé qu’une frappe de drone dans le nord du Mali avait causé des pertes civiles, insinuant que les responsables de cette frappe opéraient sans contrôle. Le Colonel Maïga a rejeté ces accusations, les qualifiant de « diffamatoires » et affirmant que les opérateurs de drones maliens étaient « hautement qualifiés et respectaient les normes internationales ». Il a aussi rappelé que ces frappes ciblaient des groupes terroristes et non des civils et que les Forces de défense et de sécurité maliennes étaient plus que capables de gérer ces opérations sans interférence extérieure.

Le Colonel Maïga a rappelé l’importance de l’histoire commune entre les deux nations, en particulier l’aide apportée par le Mali lors de la guerre de libération algérienne, tout en soulignant que ces liens historiques ne sauraient justifier une ingérence dans les affaires internes du Mali. Il a insisté sur le fait que le Mali, en tant que nation souveraine, a le droit de déterminer son propre chemin pour assurer la stabilité et la sécurité de son territoire. « Le Mali ne restera pas les bras croisés face à toute tentative de saper sa souveraineté », a-t-il déclaré, avertissant que toute action contre le pays serait suivie de représailles.

Tout en dénonçant les déclarations de certains responsables algériens, le Colonel Maïga a réitéré sa volonté de voir les relations entre les deux pays s’améliorer, mais sous condition que l’Algérie respecte pleinement la souveraineté du Mali. « Nous appelons les responsables algériens à cesser toute ingérence dans nos affaires internes et à se concentrer sur le renforcement de la coopération fraternelle entre nos deux peuples », a-t-il affirmé.

Le Colonel Maïga a également salué les efforts du Président Tebboune pour maintenir une relation pacifique entre les deux nations, tout en critiquant l’attitude de certains de ses collaborateurs qui, selon lui, nuisent à la stabilité de la région en adoptant des positions contraires à celles du chef de l’État algérien.

MD/Sf/te/APA]]> </content:encoded>
</item>

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<title>ONU:le Mali réaffirme sa souveraineté face à l’ingérence étrangère</title>
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<pubDate>Sun, 29 Sep 2024 18:05:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>A l’ONU, le Colonel Abdoulaye Maïga, ministre d’État et porte-parole du gouvernement malien, a réaffirmé la souveraineté du Mali et dénoncé les ingérences étrangères.</strong>

Le 28 septembre 2024, à New York, le Colonel Abdoulaye Maïga, ministre d’État et porte-parole du gouvernement malien, n’a pas mâché ses mots. Dans son discours à l’occasion de la 79 session de l’Assemblee générale des Nations Unies, Maïga a évoqué le thème de cette session, qui invite à « ne laisser personne de côté » et à agir ensemble pour promouvoir la paix, le développement durable et la dignité humaine. Ce choix de thème résonne particulièrement avec le Mali, un pays qui a subi une crise multidimensionnelle depuis 2012, ayant entraîné des pertes territoriales significatives et de nombreuses victimes innocentes.

Le ministre malien a mis en lumière l’impact dévastateur des conflits, notant l’allégeance du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) à Al-Qaida en 2006 et l’intervention militaire de l’OTAN en Libye en 2011 comme des événements ayant aggravé l’insécurité au Sahel. Il a observé que la déstabilisation de ce pays frère a exacerbé les facteurs d’insécurité dans la région, notamment à travers le terrorisme, les trafics en tout genre, et les conflits communautaires manipulés par des terroristes et leurs sponsors étatiques étrangers.

Pour reprendre le contrôle de son destin, a rapporté le Colonel Maïga, le gouvernement malien a lancé des Assises nationales de la refondation en décembre 2021, aboutissant à l’adoption de 517 recommandations pertinentes. Ces assises avaient pour but d’élaborer une vision réaliste de la géopolitique et de redonner au peuple malien sa dignité.

Le ministre a également mentionné le Programme national d’éducation aux valeurs (PNEV), lancé en avril 2024, qui vise à encourager un retour aux sources pour renforcer l’identité nationale et les valeurs fondamentales du pays. Selon lui, les Maliens sont caractérisés par des valeurs cardinales telles que l’humanitude, l’empathie et le sens de l’honneur.

Maïga a insisté sur la nécessité d’un dialogue inter-Maliens pour la paix et la réconciliation. Ce dialogue, qui s’est déroulé en trois phases, a permis d’éliminer les racines des conflits communautaires. Il a affirmé que le Dialogue inter-Maliens a permis aux Maliens de « laver leur linge sale en famille » sans ingérence extérieure, se démarquant ainsi de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation issu du processus d’Alger.

Sur le plan de la sécurité, le ministre Maïga a évoqué les efforts des Forces de Défense et de Sécurité maliennes, qui ont enregistré des succès notables dans la lutte contre le terrorisme, notamment la reprise de la région de Kidal en novembre 2023. Il a indiqué que les groupes terroristes avaient été sérieusement affaiblis et que les Forces de Défense et de Sécurité étaient déployées sur l’ensemble du territoire national.

Concernant les relations internationales, le ministre a souligné l’importance de la coopération entre le Mali et des pays comme la Russie, la Chine, et la Türkiye. Il a affirmé que le Mali est ouvert à tous les partenaires qui souhaitent l’aider à relever ses multiples défis.

Le Colonel Maïga a également mis en garde contre les ingérences extérieures, dénonçant le soutien d’États étrangers au terrorisme, en particulier des autorités ukrainiennes, accusées d’une attaque contre les forces maliennes. Il a rappelé que ces sponsors étatiques étrangers ne peuvent pas rester impunis.

AC/Sf/APA]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>ONU. Le colonel Abdoulaye Maïga avertit l’Algérie : « pour chaque balle tirée (...) nous réagirons par réciprocité »</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/onu-le-colonel-abdoulaye-maiga-avertit-lalgerie-pour-chaque-balle-tiree-nous-reagirons-par-reciprocite-3078928.html</link>
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<pubDate>Sun, 29 Sep 2024 10:18:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>A la tribune des Nation Unies, ce samedi 28 septembre 2024, le Colonel Abdoulaye Maïga a passé le message du Mali. Le vice-Premier ministre et porte-parole du gouvernement a exposé l’état global de la situation sécuritaire sous la transition, avant de dénoncer les « ingérences » de l’Algérie et de l’Ukraine en faveur des groupes armés terroristes dans le nord du Mali.</strong>

De nombreux succès remportés dans la lutte contre le terrorisme au Mali. Selon le Colonel Abdoulaye Maïga, toutes les régions ont été reprises des mains des groupes terroristes, notamment la région de Kidal, le 14 novembre 2023. « Aujourd’hui, les groupes terroristes ont été sérieusement affaiblis, les Forces de Défense et de Sécurité sont déployées sur l’ensemble du territoire national », a indiqué le ministre porte-parole du gouvernement à la 79e Assemblée générale de l’ONU.

Le Gouvernement malien, a confessé Abdoulaye Maïga, « reste conscient que la réponse uniquement sécuritaire a ses limites ». Raison pour laquelle, selon lui, le Gouvernement s’est doté d’une stratégie globale et intégrée, comprenant des mesures politiques, administratives, de développement économique et social, y compris le dialogue avec les groupes armés et la fourniture des services sociaux de base aux populations.

Malgré les succès des FAMA, le Colonel Maïga reconnaît que les « groupes criminels gardent encore une certaine capacité de nuisance », avec surtout le soutien de « sponsors étatiques étrangers ». Sur ces accusations, Abdoulaye Maïga pointe du doigt l’Ukraine. Des Officiels de ce pays, dit-il, ont avoué leur participation active à la « lâche attaque terroriste » contre une patrouille des militaires maliens, du 24 au 26 juillet 2024, à Tinzawatène, dans la région de Kidal.

Tout en rappelant la demande du Mali contre la France en août 2022, Abdoulaye Maïga demande au Conseil de Sécurité des Nations Unies de « condamner l’agression de l’Ukraine contre le Mali » ; puis de prendre des mesures appropriées contre les autorités ukrainiennes.

<strong>De l’Ukraine à l’Algérie...</strong>

Contre l’Algérie, le porte-parole du gouvernement a d’abord donné l’impression d’une main amicale tendue en gants de velours au président algérien Abdelmadjid Tebboune. « Nous saisissons également cette opportunité pour saluer et reconnaître la sagesse de Son Excellence M. Le Président Abdelmadjid Tebboune ». Le 29 août 2024, a rappelé Maïga, lors d’une tournée dans le sud algérien, le président Tebboune a déclaré que la Libye, le Niger et le Mali sont des nations fraternelles qu’il « soutiendra et non desservira ».
Rappelant le rôle du Mali dans la lutte pour la libération de l’Algérie, le Colonel Maïga a salué le président algérien en ces termes : « Le peuple malien n’a pas été surpris par ces propos, qui indiquent, éloquemment votre panafricanisme ».
Sortant sa main de fer du gant de velours, le Colonel Maïga dénonce sur les « propos incongrus à l’égard du Mali (...) de deux (02) énergumènes diplomatiques » : Il s’agit, a-t-il nommé, du ministre algérien des Affaires étrangères et du Représentant permanent de l’Algérie à l’ONU. Le ministre algérien, à coups d’ingérence, selon Maïga, tente de « ressusciter » l’Accord d’Alger qui est « bel et bien mort ». A ce dernier, le porte-parole du gouvernement malien avertit : « le Mali et son peuple ne seront pas des spectateurs face aux assauts et l’adversité : pour chaque mot employé de travers, nous réagirons par réciprocité, pour chaque balle tirée contre nous, nous réagirons par réciprocité. A bon entendeur, tant pis ! »

<strong>Mamadou TOGOLA / Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Discours du Colonel Abdoulaye MAIGA, à l’occasion du Débat général de la 79ème session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/discours-du-colonel-abdoulaye-maiga-a-loccasion-du-debat-general-de-la-79eme-session-ordinaire-de-lassemblee-generale-des-nations-unies-3078902.html</link>
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<pubDate>Sat, 28 Sep 2024 17:39:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>New York, le 28 septembre 2024</strong>
<ul>
 	<li><strong>Monsieur le Président de l’Assemblée générale,</strong></li>
 	<li><strong>Mesdames, Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement,</strong></li>
 	<li><strong>Monsieur le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, </strong>· <strong>Mesdames, Messieurs,</strong></li>
</ul>
A l’entame de mes propos, je voudrais vous adresser les chaleureuses salutations de Son Excellence Le Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat, celles du Gouvernement et du Peuple Maliens.

Je voudrais ensuite vous adresser, <strong>Monsieur le Président, </strong>les chaleureuses félicitations de la délégation Malienne pour votre brillante élection à la présidence de la 79ème session de l’Assemblée générale. Votre beau pays, le Cameroun, pays africain frère et ami, entretient d’excellentes relations avec mon pays. Vous pouvez compter sur le soutien total du Mali dans l’accomplissement réussi de votre mandat.

Je saisis également cette occasion pour féliciter votre prédécesseur, l’Ambassadeur Denis Francis, de Trinidad et Tobago, pour la manière remarquable avec laquelle il a conduit les travaux de la 78ème session de l’Assemblée générale.

Enfin, permettez-moi de réitérer à M. Le Secrétaire général de l’ONU, M. António GUTERRES, nos encouragements à poursuivre les efforts pour la réalisation des nobles objectifs de notre Organisation commune.

<strong>Monsieur le Président,</strong>

Le 26 juin 1945, en signant la Charte des Nations Unies, à San Francisco, les peuples se sont résolument engagés « à préserver les générations futures du fléau de la guerre qui deux fois en l'espace d'une vie humaine a infligé à l'humanité d'indicibles souffrances ». Aujourd’hui, l’occasion nous est offerte de nous prononcer sur le thème suivant : « Ne laisser personne de côté : Agir ensemble pour la promotion de la paix, du développement durable et de la dignité humaine pour les générations présentes et futures ». Le choix de ce thème, qui intervient 79 ans après la signature de la Charte des Nations Unies, est-il un pur hasard ou le résultat d’une construction mentale ? Nous l’ignorons. Cependant, force est de constater, malheureusement, que se pose, encore, avec forte acuité, la problématique de la préservation des générations : non seulement celles du futur, mais également la nôtre. Est-ce pour autant un échec des Nations Unies ? Incontestablement, une évaluation objective, avec des recommandations réalistes de notre système collectif, serait salvatrice pour notre devenir.

&nbsp;
<ul>
 	<li><strong>Monsieur le Président,</strong></li>
</ul>
Le Mali salue la pertinence de ce thème qui est d’une actualité brûlante, tant il est vrai que les tensions et les guerres en cours continuent, hélas, de menacer la paix et la sécurité internationales, le développement et les droits fondamentaux des populations.

Cette remarque est celle d’un pays qui a connu, depuis 2012, une crise multidimensionnelle complexe, ayant entraîné la perte de plus de la moitié de son territoire et de nombreuses victimes innocentes, suite à une association à la fois incestueuse et opportuniste de groupes terroristes et de groupes armés.
<ul>
 	<li><strong>Monsieur le Président,</strong></li>
</ul>
Le drame du Mali remonte à l’allégeance à Al-Qaida du Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat, le GSPC algérien, le 11 septembre 2006, exacerbé par l’intervention militaire hasardeuse de l’OTAN en Libye, en 2011. La déstabilisation de ce pays frère a aggravé les facteurs d’insécurité dans nos pays, à savoir le terrorisme, les trafics en tout genre, le blanchiment de capitaux, les conflits communautaires manipulés par les terroristes et leurs sponsors étatiques étrangers et les actions violentes d’individus isolés.

Pour leur part, les autorités maliennes, après avoir fait le constat de l’échec des forces internationales présentes sur leur territoire national, depuis 2013, ont décidé de reprendre leur destin en main. Ainsi, depuis le 07 juin 2021, après la prestation de serment de Son Excellence Le Colonel Assimi GOÏTA, comme Président de la Transition, Chef de l’Etat, s’est ouvert un vaste chantier d’équipement et de réorganisation des Forces de Défense et de Sécurité, associé à un projet de Refondation du Mali.

Les Assises Nationales de la Refondation, lancées en décembre 2021, ont permis aux Maliens de procéder à un diagnostic exhaustif des causes de la crise, puis d’adopter 517 recommandations pertinentes.

A ce sujet, et après avoir vécu une insécurité imposée par l’état de nature, le constat concernant le Mali est effarant : Violenté, humilié, pillé et torpillé, abandonné en plein vol, poignardé dans le dos, les expressions ne sont pas limitatives pour décrire la souffrance subie par le peuple et les Forces de Défense et de Sécurité Maliens.

Fort de cette expérience et réalisant que le péril malien ne résultait que de l’état de nature, SE Le Colonel Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef de l’Etat du Mali, s’est contraint d’élaborer une vision réaliste de la géopolitique, en convoquant un proverbe populaire en Bambara, ici traduit librement et contextualisé « la succulence de la sauce des uns, dépend du pillage des bovins des autres », Thomas Hobbes, décrivant l’état de nature, de manière identique, affirmait : « l’homme est un loup pour l’homme ». Grâce à ce proverbe qui fait référence à la gastronomie et à la cynégétique, le Chef de l’Etat décrit la dure réalité impitoyable des relations internationales et surtout la place de l’Afrique, dont le pillage des matières premières a servi au développement des autres et non celui des africains dans leur grande majorité.

A cette vision, s’ajoute une orientation du Chef de l’Etat qui appelle les Maliens, dans le cadre de la Refondation, à « redevenir eux-mêmes ». En effet, le Chef de l’Etat a procédé, le 23 avril 2024, au lancement du Programme National d’Education aux Valeurs (PNEV) qui vise « Un retour aux sources, sans lesquelles, il serait difficile d’envisager un avenir radieux pour notre pays, dans sa quête légitime de souveraineté ». L’invitation à redevenir nous-mêmes, ne saurait faire l’économie de la question de savoir qui nous sommes.

La réponse immédiate à cette interrogation est donnée par la devise du Mali : Un peuple : grande famille nation cosmopolite, un But : magnifier la diversité dans l’unité, unis pour bâtir le bien commun, une Foi : la foi à ce que Dieu a donné comme ressource pour la réalisation de la prospérité.

En vue de donner plus de relief à la définition du Malien, le Professeur Ibrahim Ndiaye, expert au sein du Comité chargé de la mise en œuvre du Programme National de l’Education aux Valeurs, indique que le Malien se caractérise, d’une part, par cinq (05) valeurs cardinales : L’humanitude ; L’empathie ; L’obligation de transmettre les valeurs humaines aux générations futures ; Le sens de l’honneur ; L’acceptation de la différence et de l’altérité, au plan sociétal, humain et culturel. Et d’autre part, par cinq (05) principes inviolables en lien avec le pays lui-même : Un Mali indivisible ; inaliénable ; Non hypothécable ; Nul ne peut en disposer, comme propriété privée ; impérissable.
<ul>
 	<li><strong>M. Le Président,</strong></li>
</ul>
En privilégiant d’ « être eux-mêmes », les Maliens créent une troisième voie : Ne pas devenir des prédateurs, des barbares sans foi ni loi, à la recherche des bovins d’autrui, ne pas devenir les éternelles victimes impuissantes face à la prédation. La voie médiane promue par le Mali consiste à réaliser notre développement en empruntant un chemin plus vertueux : Veiller au respect de notre souveraineté tout en respectant celle des autres ; refuser l’hétéronomie tout en refusant de nous ingérer dans les affaires intérieures des autres ; être ouvert à tous les partenariats sur une base gagnant-gagnant. Aussi, il est important de relever que ces principes et valeurs, caractérisent, mutatis mutandis, les peuples frères du Burkina Faso et de la République du Niger.

Concernant le processus de Transition politique au Mali, il convient de rappeler, que, à l’issue des Assises Nationales de la Refondation, le Peuple malien a fait le choix de mener des réformes politiques avant d’organiser les élections, en vue d’ancrer profondément une gouvernance vertueuse. La mise en œuvre des recommandations des Assises a permis d’engranger des résultats tangibles, notamment la mise en place de l’Autorité Indépendante de Gestion des Elections (AIGE) ; l’adoption de la nouvelle Constitution le 22 juillet 2023, suite à un référendum bien organisé ; le parachèvement de la réorganisation territoriale et administrative ; le renforcement de la lutte contre la corruption et la transparence de l’action publique ; la relecture du code minier plus équitable et favorisant le contenu local.
<ul>
 	<li><strong>M. Le Président,</strong></li>
</ul>
Soucieux de pérenniser l’unité nationale, fondement de tout développement, le Chef de l’Etat a annoncé, le 31 décembre 2023, la tenue du Dialogue inter-maliens pour la paix et la réconciliation, afin dit-il, « d’éliminer les racines des conflits communautaires et intercommunautaires dans le but ultime de réconcilier les communautés ». Respectant une approche participative et inclusive, le Dialogue Inter-maliens qui s’est déroulé en trois phases (communales, régionales et nationales) a permis aux Maliens de l’intérieur et de la diaspora d’échanger en toute transparence, en vue de trouver des solutions endogènes de prévention, de gestion et de règlement des conflits.

A la différence de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation issu du processus d’Alger, dont certains groupes signataires ont ouvertement basculé dans le terrorisme et qui était devenu un prétexte pour certains Etats de s’ingérer dans les affaires intérieures du Mali, le Dialogue Inter-Maliens a permis aux Maliens « de laver leur linge sale en famille » sans aucune interférence extérieure. Après la fin de l’Accord d’Alger, le 25 janvier 2024, aujourd’hui, le Dialogue Inter-Maliens et ses recommandations officiellement remises au Chef de l’Etat, le 13 mai 2024, demeurent le seul cadre de règlement des conflits internes. Nous réitérons un appel à tous les Maliens à s’inscrire dans cette dynamique de réconciliation, une étape indispensable au retour à l’ordre constitutionnel apaisé et sécurisé, grâce à l’organisation d’élections présidentielles.

Sur le plan de la lutte contre l’insécurité, depuis que les Forces de Défense et de Sécurité maliennes ont lancé des actions offensives, de manière autonome, de nombreux succès ont été remportés sur le terrain de la lutte contre le terrorisme, toutes les régions ont été reprises des mains des groupes terroristes, notamment la région de Kidal, le 14 novembre 2023, à la suite d’une opération militaire mémorable.

Aujourd’hui, les groupes terroristes ont été sérieusement affaiblis, les Forces de Défense et de Sécurité sont déployées sur l’ensemble du territoire national. En outre, les actions offensives de nos forces se poursuivent, pour démanteler les réseaux terroristes résiduels.

Le Gouvernement du Mali reste conscient que la réponse uniquement sécuritaire a ses limites. C’est la raison pour laquelle, en appui à l’action militaire, le Gouvernement du Mali s’est doté d’une stratégie globale et intégrée, ayant pour objectif la restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national. Elle comprend des mesures politiques, administratives, de développement économique et social, y compris le dialogue avec les groupes armés et la fourniture des services sociaux de base à nos populations.

En dépit de ces résultats fort appréciables, ces groupes criminels gardent encore une certaine capacité de nuisance, dans leurs tentatives désespérées de porter atteinte à notre intégrité territoriale et de terroriser nos populations, avec, et je me dois de le déplorer du haut de cette tribune, le soutien de sponsors étatiques étrangers.

Les sponsors étatiques étrangers ! Après des années de dénonciation de ces acteurs étatiques qui soutiennent le Terrorisme international, les autorités ukrainiennes ont violé ouvertement et de manière inédite, la Charte des Nations Unies, ainsi que les conventions et résolutions pertinentes des Nations Unies relatives à la Prévention et à la Lutte contrele terrorisme, lorsque des Officiels de ce pays, ayant confondu la scène internationale et la scène de théâtre, ont avoué la participation active de leur pays à la lâche attaque terroriste ayant visé une patrouille des Forces de Défense et de Sécurité, du 24 au 26 juillet 2024 à Tinzawatène, dans la région de Kidal.
<ul>
 	<li><strong>M. Le Président,</strong></li>
</ul>
Au regard de la complexité de la situation au Sahel et motivés par leur seul désir de prendre le destin de leurs pays en main, leurs Excellences Le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Chef de l’Etat du Burkina, Le Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat du Mali et Le Général de Brigade Abdourahamane TIANI, Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie, Chef de l’Etat du Niger, ont dans un premier temps institué l’Alliance des Etats du Sahel : une architecture de défense collective et d’assistance mutuelle dans la lutte contre le terrorisme, en signant la Charte du Liptako-Gourma, le 16 septembre 2023. Dix (10) mois plus tard, précisément, le 06 juillet 2024, les pères fondateurs de l’AES ont, souverainement, décidé de transformer ce mécanisme en une Confédération centrée sur trois axes : la Diplomatie, la Défense et le Développement, avant de parvenir à terme à une Fédération. En si peu de temps, des résultats édifiants ont pu être obtenus dans la lutte contre le terrorisme, grâce à la mutualisation des moyens de défense, des opérations militaires conjointement menées et un engagement sans faille à éradiquer le terrorisme.

C’est la raison pour laquelle les Etats membres de la Confédération des Etats du Sahel ont adressé, le 19 août 2024, une lettre conjointe au Conseil de Sécurité des Nations Unies pour : dénoncer le soutien des autorités ukrainiennes au terrorisme international ; condamner l’agression contre le Mali ; demander au Conseil de Sécurité de prendre des mesures appropriées contre les autorités ukrainiennes.

Soit dit en passant, qu’il me soit permis de rappeler que ce nouvel envoi de lettre intervient, pendant que le Mali attend encore la suite réservée à une précédente lettre de saisine du Conseil de Sécurité des Nations Unies, en date du 15 août 2022, afin d’exposer les actes d’agression français à son encontre ainsi que leur implication dans la promotion de trois formes de terrorisme au Sahel : terrorisme armé, terrorisme économique et terrorisme médiatique.

Couvrant une superficie de 2 758 000 km2 , avec 71 millions d’habitants, majoritairement jeunes, un potentiel économique exceptionnel, et un sous-sol riche de la quasi-totalité des éléments du tableau de Mendeliev, la particularité de la Confédération des Etats du Sahel (AES) réside en l’état d’esprit des Chefs d’Etat, des Peuples et des Forces de Défense et de Sécurité de la Confédération forts de leur dignité et de leur honneur ; motivés plus que jamais par le sang des leurs lâchement versé ; décidés à combattre le terrorisme sous toutes ses formes et honorer la mémoire des victimes, civiles comme militaires, sahéliennes comme étrangères, de la barbarie ; déterminés à défendre l’intégrité de leur terre et assurer leur prospérité de manière pacifique, comme le stipule le préambule de la Charte du Liptako-Gourma qui fait référence à plusieurs Organisations internationales, notamment la CEDEAO et des valeurs universelles.

Aux « saigneurs de la guerre » et du chaos, avec l’aide de Dieu, nous triompherons, encore et toujours, de vos œuvres funestes et diaboliques.

Curieusement, depuis la création de l’AES, nous avons été surpris par l’hostilité farouche avec laquelle elle a été accueillie, en particulier par certains responsables de la CEDEAO aux ordres d’entités impérialistes et néocoloniales. Le reste de l’histoire est connu ! Amadou Hampâté Ba disait « à trop vouloir jeter une grenouille qui vous dégoûte, elle finit par tomber dans une bonne mare ».

La Confédération des Etats du Sahel est ouverte à tous les investisseurs, à condition que le partenariat profite aux populations sahéliennes et à la condition de respecter la souveraineté des Etats.
<ul>
 	<li><strong>M. Le Président,</strong></li>
</ul>
C’est l’occasion pour moi de saluer les relations de coopération exemplaire et fructueuse entre le Mali et la Russie, la Chine, la Türkiye, l’Iran et bien d’autres alliés sincères. Le Mali reste ouvert à tous les partenaires qui souhaitent l’aider à relever ses multiples défis. A cet égard, je réaffirme que le Gouvernement du Mali reste disposé à poursuivre et à renforcer sa coopération avec l’ONU, notamment à travers les agences, fonds et programmes, avec lesquels nous entretenons d’excellentes relations de coopération.

Nous saisissons également cette opportunité pour saluer et reconnaitre la sagesse de Son Excellence M. Le Président Abdelmadjid Tebboune, Président de la République Algérienne Démocratique et Populaire. Le29 août 2024, lors d’unetournéedans le sud algérien, vous déclariez que la Libye, le Niger et le Mali sont des nations fraternelles que vous soutiendriez et non desserviriez.Lepeuple malien n’apas été surpris par ces propos, qui indiquent,éloquemment votre panafricanisme, à l’instar de vos célèbres prédécesseurs, dont feu le Président Abdel Aziz Bouteflika, affectueusement appelé « Abdelkader Mali » suite à son établissement à Gao et l’engagement des autorités maliennes, à travers les actions suivantes : offrir le territoire malien comme base arrière aux Moudjahidines, ouvrant ainsi un front sud ; participer aux affrontements armés contre le colonisateur français, en déployant des combattants maliens aux côtés des Moudjahidines sur le territoire algérien, pour défendre la liberté et la dignité des algériens ; défendre la cause algérienne dans toutes les instances diplomatiques, jusqu’au recouvrement de leur indépendance.

Cependant, il est de notre devoir d’appeler votre haute attention sur les propos incongrus de deux (02) de vos collaborateurs, allant à contresens de votresouhait de promouvoir des relations harmonieuses avec vos voisins, dont le Mali.

Le 31 juillet 2024, le Ministre algérien des Affaires Etrangères déclarait que la crise malienne n’avait pas besoin d’une « solution militaire ». « C’est un conflit entre frères. La solution ne peut être que politique ». Au sujet de l’accord d’Alger, il a affirmé qu’il avait été bénéfique pour le Mali et avait préservé la souveraineté et l’intégrité territoriale du Mali. S’en départir, par conséquent, aura un impact négatif sur tous les « acquis ».

En outre, le 26 août 2024, votre Représentant permanent auprès des Nations Unies, a déclaré : « … ce matin j’ai appris par les médias qu’un drone a effectué une frappe dans le nord du Mali tuantune vingtaine de civils, ceux qui appuient sur la manette de cedrone, n’ont de compte à rendre à personne sur ces frappes… ».

De l’analyse des propos du premier, nous constatons une grave ingérence dans les affaires intérieures du Mali. En effet, la nature de la solution déployée par les autorités maliennes ne concerne que les Maliens. Depuis la fin de l’Accord d’Alger le 25 janvier 2024, les Maliens n’expriment qu’un seul vœu le concernant : que son âme repose en paix ! M. Le Ministre des Affaires étrangères, l’Accord est bel et bien mort, vos incantations ne serviront pas à le ressusciter. Vous me donnez l’occasion d’une part, de vous réitérer que nul ne peut aimer le Mali, plus que les Maliens et d’autre part, de vous rappeler que le Mali et son peuple ne seront pas des spectateurs face aux assauts et l’adversité : pour chaque mot employé de travers, nous réagirons par réciprocité, pour chaque balle tirée contre nous, nous réagirons par réciprocité. A bon entendeur, tant pis !

Quant au Représentant permanent algérien, en plus d’offrir « le gîte et le couvert » certainement avec de succulents plats de chekchouka et de Chorba, à des terroristes et des renégats en débandade, son rôle d’estafette désorientée ne contribue guère à la promotion des relations de bon voisinage.

De ses propos, il ressort des accusations graves et infondées : d’une part, la qualification de la nature civile des victimes, à partir des médias est aventureuse et diffamatoire et, d’autre part, en affirmant que les opérateurs de drones n’ont de compte à rendre à personne, il alimente une campagne de désinformation contre le Mali, tout en soutenant l’idée que les vaillantes Forces de Défense et de Sécurité maliennes seraient incapables de piloter des drones.

Il me plaît, ici, de rappeler que la montée en puissance des FAMA n’est pas une vue de l’esprit, mais une réalité tangible qui a permis de reprendre le contrôle de l’ensemble du territoire national. Concernant l’usage des drones, les opérateurs sont bien des Maliens qui agissent avec professionnalisme, à l’instar du reste des Forces de Défense et de Sécurité maliennes, et traitent les cibles terroristes, suivant des procédures conformes aux normes internationales. A titre de rappel, il y a quelques années, les acteurs de l’instrumentalisation des droits de l’homme déterminés à ternir la performance anti-terroriste de l’Armée nationale algérienne, ont mis en exergue la question subversive du « Qui tue Qui ?». Aujourd’hui, nous sommes troublés que le Représentant permanent algérien ait rejoint la tendance manipulatrice des droits de l’homme pour s’attaquer à l’Armée malienne.

Le Mali exige de ces deux (02) énergumènes diplomatiques qu’ils cessent d’entrer dans l’histoireà reculons. Manifestement, ils ignorent tout, à la fois, de l’histoire entreles peuples frères du Mali et de l’Algérie, et la contribution exceptionnelle du Mali à la guerre de libération algérienne, et certainement de la géographie, car ils considèrent, à tort, le Mali comme une wilaya, c’est à dire une province algérienne.
<ul>
 	<li><strong>Monsieur le Président,</strong></li>
</ul>
Sur la situation régionale et internationale, le Mali reste très attentif aux développements en cours en Afrique et dans le reste du monde.

Ainsi, sommes-nous préoccupés par le niveau de violence au Moyen-Orient, notamment dans les territoires palestiniens occupés. Le peuple malien réaffirme son soutien au peuple palestinien frère dans sa lutte légitime pour l’autodétermination. Le Gouvernement du Mali réitère son appui à la solution à deux Etats, Israël et la Palestine, vivant côte à côte, en paix et en sécurité à l’intérieur de frontières sûres et internationalement reconnues. Nous condamnons, sans réserve, l’usage indiscriminé de la force par l’armée israélienne contre les Palestiniens.

Au plan humanitaire, le Mali est préoccupé par la situation précairedes millions de réfugiés et de déplacés internes dans le monde, du fait des conflits armés, des catastrophes naturelles et des changements climatiques. J’ai, en ce moment, une pensée toute particulière pour mes compatriotes réfugiés dans les pays voisins, pays que je remercie pour leur hospitalité et leur générosité. Je voudrais les assurer que le Gouvernement malien ne ménagera aucun effort pour continuer à les assister et pour créer les conditions leur permettant de rentrer dignement et en toute sécurité dans leurs localités d’origine.

Les multiples défis à la paix et à la sécurité internationales appellent à la réforme de l’architecture dédiée des Nations Unies. Dans la même veine, le Mali continue de plaider pour la réforme de la gouvernance mondiale politique, économique et financière afin de créer les conditions optimales et justes du développement de nos pays. Dans cette dynamique, le Mali continue de plaider pour la réforme des institutions financières internationales, comme la Banque mondiale ou le Fonds monétaire international. De même, nous saluons les modèles alternatifs et crédibles tels que les BRICS.

Les changements climatiques constituent également une menace réelle pour les générations présentes et futures. Nous devons avoir le courage de sortir du dogmatisme ambiant et des jeux d’intérêts étroits concernant cette problématique. A cet égard, le temps est venu de mettre effectivement en œuvre les décisions de nos Sommets et de nos COP. Il est nécessaire que les pays à l’origine du réchauffement climatique assument leurs responsabilités pleines et entières, y compris celle de soutenir les efforts des pays du Sud pour un développement respectueux de l’environnement.
<ul>
 	<li><strong>Monsieur le Président,</strong></li>
</ul>
Pour terminer, je voudrais faire observer que cette 79e session de l’Assemblée générale se tient dans un contexte de défis immenses pour nos Etats et pour nos institutions multilatérales : la paix et la sécurité internationales n’ont jamais été autant menacées depuis les deux grandes guerres, y compris par le terrorisme international et l’extrémisme violent. Dans un tel contexte, il sera difficile d’atteindre les Objectifs de développement durable à l’horizon 2030 en termes d’éducation, de santé, d’accès à l’eau potable, d’énergie et de justice.

Cependant, malgré ces péripéties, le Mali reste disposé à jouer toute sa partition dans la mise en œuvre de ses engagements nationaux et internationaux, tout en gardant un certain espoir en l’avenir.

− <strong>Que Dieu bénisse le Mali et préserve les Maliens des forces obscurantistes et destructrices du monde !</strong>

− <strong>Que Dieu bénisse la Confédération des Etats du Sahel et préserve les populations sahéliennes des forces obscurantistes et destructrices du monde !</strong>

− <strong>Que Dieu bénisse l’Afrique et préserve les africains des forces obscurantistes et destructrices du monde !</strong>

− <strong>Que Dieu bénisse le monde et préserve l’humanité entière des forces obscurantistes et destructrices du monde !</strong>

<strong>Je vous remercie de votre très aimable attention.</strong>

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<item>
<title>79e Assemblée Générale des Nations Unies : Audience de Madame le Ministre de la Santé et du Développement social</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/79e-assemblee-generale-des-nations-unies-audience-de-madame-le-ministre-de-la-sante-et-du-developpement-social-3078828.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 27 Sep 2024 20:21:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[En marge de la 79e Assemblée Générale des Nations Unies à New – York, le Colonel Assa Badiallo TOURE, Ministre de la Santé et du Développement social, a successivement rencontré Mme Joyce Msuya, Sous-secrétaire Générale aux affaires humanitaires et Coordonnatrice Adjointe des Secours d’Urgence, M. Raouf Mazou, Haut Commissaire Adjoint chargé des opérations de l’UNHCR et M. Alain Noudehou Coordinateur Exécutif des fonds fiduciaires multipartenaires des Nations Unies .

Au cours de leur entretien, il a été essentiellement question du renforcement du partenariat dans le secteur humanitaire, de l’accompagnement dans la mise en œuvre du plan de réponse humanitaire du Mali, du retour dans la dignité des déplacés et des refugiés dans leurs localités d’origines, l’extension des villages espoir à d’autres régions, du financement des activités de relèvement économiques des déplacés et refugiés, la réhabilitation des infrastructures sociales de base dans les localités affectées par la crise et la mobilisation des fonds d’urgences dans le cadre de l’assistance aux victimes des inondations.]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Mali: le Conseil de sécurité de l’Onu doit prévenir les &amp;quot;actions subversives&amp;quot; de l&amp;apos;Ukraine au Sahel</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-le-conseil-de-securite-de-lonu-doit-prevenir-les-actions-subversives-de-lukraine-au-sahel-3078494.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 25 Sep 2024 12:45:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’instance doit "prendre ses responsabilités" pour répondre au "choix délibéré" de Kiev, a indiqué le ministre malien des Affaires étrangères dans un communiqué publié à l’issue de son intervention au Sommet de l'avenir, en marge de l’Assemblée générale de l’Onu.</strong>

"La Confédération des États du Sahel, présidée par le Mali, dénonce et condamne fermement le soutien ouvert et assumé du gouvernement de la République d'Ukraine au terrorisme international, en particulier au Sahel", a martelé Abdoulaye Diop.

Le Mali réitère son appel "à tous les acteurs concernés de cesser d’instrumentaliser les groupes terroristes et de déstabiliser des États souverains", poursuit-il.

Le ministre a pointé la nécessité de joindre les actes aux paroles. Il a appelé tous les États à "agir conformément à leurs obligations internationales pour que les auteurs de ces crimes, ainsi que leurs financiers et sponsors, soient traduits devant la justice".

<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Burkina: les Non&#45;Alignés doivent dénoncer la complicité des pays soutenant le terrorisme au Sahel</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/burkina-les-non-alignes-doivent-denoncer-la-complicite-des-pays-soutenant-le-terrorisme-au-sahel-3078488.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 25 Sep 2024 12:42:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La progression de cette menace dans la région inquiète tant les gouvernements que les peuples, a avancé le chef de la diplomatie burkinabè devant ses homologues du Mouvement des non-alignés en marge de l’Assemblée générale de l’Onu.</strong>

"Notre Mouvement devrait, dans cette même dynamique de solidarité active, travailler sans relâche à instaurer une solidarité effective entre ses membres au profit de ceux en détresse", a poursuivi Karamoko Jean Marie Traoré.

La Confédération des États du Sahel est un allié et partenaire du MNA, a fait valoir le ministre. L'AES est disponible pour collaborer avec tous les membres du Mouvement, "en vue de relever les défis du moment".

M. Traoré a également exhorté le MNA à "redoubler d'efforts pour militer en faveur d'une réforme urgente et équitable des institutions financières et commerciales internationales".

<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Abdoulaye DIOP devant l’ONU: les sponsors du terrorisme doivent être traduits devant la justice</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/abdoulaye-diop-devant-lonu-les-sponsors-du-terrorisme-doivent-etre-traduits-devant-la-justice-3078389.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 24 Sep 2024 18:17:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inf@sept</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le ministre des Affaires étrangères de notre pays, Abdoulaye DIOP, a relevé, ce dimanche 22 septembre devant la tribune des Nations Unies la nécessité de traduire devant la justice les sponsors du terrorisme. En effet, contrairement au principe de l’ONU, il y a notamment l’Ukraine qui a affirmé son soutien aux terroristes opérant dans le nord de notre pays.

Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale de notre pays a pris part, dimanche dernier, au sommet du Conseil de sécurité des Nations Unies sur l’adoption du pacte pour l’avenir. S’exprimant à cette occasion, le ministre Abdoulaye DIOP, a rappelé que l’ONU a été créée pour préserver les générations futures des fléaux de la guerre.
Contrairement à cet objectif, le ministre DIOP a regretté qu’après 80 ans, le monde n’a jamais été autant menacé par des défis existentiels pour autant évitables pour la plupart.
Ainsi, a-t-cité, la prolifération des tensions, le terrorisme, la pauvreté, les changements climatiques, les inégalités, les confrontations géopolitiques, les velléités hégémoniques et les dominations néocoloniales qui ont mis à rude épreuve l’action du cadre multilatéral incarné par l’ONU.

L’Organisation mondiale devant jouer le rôle de garant des valeurs pour éviter ces situations qui menacent la paix et la stabilité mondiale est, a accusé le chef de la diplomatie malienne, le reflet d’un ordre ancien et d’un monde d’hier.

Son pays menacé par le fléau du terrorisme et qui avait fondé l’espoir sur les forces étrangères, après dix ans de présence, a conclu à l’échec de ces opérations militaires. Ce constat a d’ailleurs motivé le retrait de ces forces à la demande des autorités de la transition malienne, a-t-il indiqué. Il s’agit notamment de la MINUSMA, de Takuba, de Barkhane.

Après ces retraits obtenus dans un contexte de vive tension entre le gouvernement de transition et des pays contributeurs de ces forces, le ministre DIOP a indiqué que le gouvernement du Mali a travaillé, conséquemment, au renforcement de la capacité des forces armées maliennes qui a permis d’enregistrer des progrès tangibles dans la reconquête et la préservation de notre intégrité territoriale et de la protection de la population de notre pays.

Malgré des résultats satisfaisants affichés, des terroristes ont réussi le 17 septembre dernier à porter un coup à l’école de la gendarmerie de Bamako. Une attaque revendiquée par le JNIM dont plusieurs éléments ont été soit neutralisés soit arrêtés par les forces armées maliennes.

Appréciant le message de condoléance de l’ONU face à cette attaque terroriste, le ministre a relevé la nécessité pour tous les Etats de l’Organisation d’agir «dans la lutte contre le terrorisme en respectant leurs engagements internationaux et notamment les responsabilités à situer par rapport au sponsor du terrorisme ».

Alors que l’Ukraine a, sans équivoque, affiché son soutien au terrorisme et contre lequel le Mali, le Niger et le Burkina Faso ont protesté devant le Conseil de sécurité de l’ONU, le ministre DIOP a souligné l’importance de situer les responsables.

De plus, il a estimé nécessaire que ces sponsors soient traduits devant la justice.
Ensuite, il a souligné que des réformes courageuses doivent être entreprises sur les institutions multinationales notamment le Conseil de sécurité afin de les adapter aux réalités de notre temps pour qu’elles soient inclusives, plus justes, équitables et représentatives.

<strong>PAR SIKOU BAH</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Discours de Son Excellence Monsieur Abdoulaye DIOP, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, au Sommet de l’avenir, New York, le 22 septembre 2024.</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/discours-de-son-excellence-monsieur-abdoulaye-diop-ministre-des-affaires-etrangeres-et-de-la-cooperation-internationale-au-sommet-de-lavenir-new-york-le-22-septembre-2024-3078243.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/discours-de-son-excellence-monsieur-abdoulaye-diop-ministre-des-affaires-etrangeres-et-de-la-cooperation-internationale-au-sommet-de-lavenir-new-york-le-22-septembre-2024-3078243.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 23 Sep 2024 15:03:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Monsieur le Président,</strong>

J’ai l’honneur de délivrer le présent discours au nom de Son Excellence Le Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l'Etat, Président de la Confédération des Etats du Sahel (AES).

Le Sommet qui nous réunit et le Pacte qui en résulte, arrivent à point nommé. En effet, notre Organisation commune, les Nations Unies, a été créée essentiellement pour préserver les générations futures du fléau de la guerre.

Les maladies, les confrontations géopolitiques, les velléités hégémoniques et de domination ont mis à rude épreuve l’action de notre cadre multilatéral, incarné par l’Organisation des Nations Unies, reflet d’un ordre ancien et d’un monde d’hier.

Dans ce contexte, le Mali avait fondé beaucoup d’espoir sur les forces internationales déployées sur le terrain. Après 10 ans de présence, nous avons dû conclure à l’échec de l’intervention internationale. Conséquemment, le Gouvernement s’est attelé à renforcer, les capacités des forces de défense et de sécurité maliennes. Cette option a permis au Mali de réaliser des progrès tangibles dans la reconquête et la préservation de son intégrité nationale et dans la protection des populations.

A cette occasion, je voudrais renouveler notre reconnaissance aux pays et organisations, y compris l’Organisation des Nations Unies, qui ont exprimé leur solidarité suite aux lâches attaques terroristes perpétrées à Bamako le 17 septembre 2024.

De cette tribune, je lance un appel pour que les actes suivent les paroles et que, en lien avec la Déclaration du 20 septembre 2024 du Conseil de sécurité, tous les Etats agissent conformément à leurs obligations internationales pour que les auteurs de ces crimes, ainsi que leurs financiers et sponsors, soient traduits devant la justice. Parallèlement, nous réitérons notre appel pour que les acteurs concernés cessent d’instrumentaliser les groupes terroristes et de déstabiliser des Etats souverains.

La Confédération des Etats du Sahel, que le Mali préside, dénonce et condamne fermement le soutien ouvert et assumé du Gouvernement de la République d’Ukraine au terrorisme international, en particulier au Sahel. Nous demandons au Conseil de sécurité de prendre ses responsabilités face à ce choix délibéré de l’Ukraine, afin de prévenir ces actions subversives qui menacent notre stabilité.

Le Sommet de l’Avenir marque un nouveau départ pour la coopération internationale dans un cadre multilatéral pertinent capable d’offrir un brillant avenir à toute l’humanité. Ainsi, nous devons collectivement renouveler notre engagement en faveur de la transformation profonde du cadre multilatéral qui a gouverné les affaires du monde jusqu’à nos jours.
A cet égard, il est essentiel de prendre collectivement des décisions et des engagements ambitieux permettant de répondre aux aspirations légitimes des populations de la planète, notamment de l’Afrique et du Sud global.

Il s’agit également d’avoir le courage de procéder à des réformes de nos institutions multilatérales actuelles, notamment du Conseil de sécurité et des institutions financières internationales afin de les adapter aux réalités de notre temps, afin qu’elles soient plus inclusives, plus justes, équitables et représentatives.

Dans la même vision, la jeunesse, avenir de l’humanité doit retrouver toute sa place dans nos stratégies et politiques de développement afin de ne « laisser personne de côté ».

Pour sa part, le Mali réaffirme son attachement aux principes d’égalité souveraine des Etats, de règlement pacifique des différends, de non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats.

L’une des priorités du présent Sommet demeure le développement durable et son financement.

Le Mali accorde une attention particulière à la promotion et à l’utilisation à bon efficient de la science et de la technologie. Pour favoriser un accès équitable des citoyens aux outils numériques, le Gouvernement du Mali s’attèle à réduire la fracture numérique dans le pays à travers des mesures fortes comme la récente création d’un centre de formation en intelligence artificielle et la mise en œuvre d’un programme ambitieux de digitalisation des services publics et privés.

<strong>Monsieur le Président,</strong>

Le Pacte de l’avenir est un chantier très ambitieux au plan national et international. Il doit aller au-delà d’une promesse, d’une Déclaration. Le Mali est prêt à jouer sa partition dans la réalisation rapide des engagements du Pacte de l’avenir pour répondre aux aspirations des générations actuelles et futures.
Je vous remercie de votre aimable attention.

Bureau de l’Information et de la Presse/MAECI.

<strong>Source : MAECI</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Afrique au Conseil de Securite de l’ONU :  Washington favorable  à la création de deux sièges</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/afrique-au-conseil-de-securite-de-lonu-washington-favorable-a-la-creation-de-deux-sieges-3077689.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 18 Sep 2024 09:36:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La semaine dernière, lors d’une conférence organisée par le centre de réflexion "Council on Foreign relations", l’ambassadrice américaine, Linda Thomas Greenfield a affirmé que les Etats-Unis souviennent l’idée de créer deux sièges permanents pour l’Afrique au Conseil de sécurité, l’organe décisionnel  de l’Organisation des Nations unies. </em></strong>

Cette annonce du premier contributeur de l’ONU vient mettre fin à plus de 20 ans de débat aux allures de serpent de mer entre l'Afrique et les Nations unies.

A moins de deux semaines de l’ouverture officielle de la 79e Assemblée générales des Nations unies, les Etats-Unis se sont montrés favorables à la création de deux sièges permanents pour le continent africain au sein de la deuxième instance de l’ONU (Conseil de sécurité).

L’octroi de ce siège permanent est un ancien serment. Il y a tout juste deux ans, le locataire de la Maison Blanche avait promis de donner un nouvel élan aux discussions sur la réforme du Conseil de sécurité avec en toile de fond la création de deux sièges permanents pour l’Afrique et l’Amérique Latine pour mettre fin à cette injustice.

La plupart des Etats membres de l’Organisation des Nations unies créée sur les cendres de la Deuxième Guerre mondiale, reconnaissent cette injustice de la non-représentation permanente de l’Afrique  au Conseil de sécurité.

L’ambassadrice américaine, Linda Thomas Greenfield devrait annoncer formellement, devant le bureau des Affaires étrangères le soutien des Etats-Unis à la création de deux sièges pour l’Afrique au Conseil de sécurité dans les prochains jours.

Pour l’heure ni la Chine, ni la France moins encore la Russie et la Grande-Bretagne n'ont rejeté cette idée de siège permanent pour l’Afrique au Conseil de sécurité.

Mais l’un des points le plus délectables de cette annonce américaine, c’est l’avenir du droit de véto. Washington affirme qu’il n’envisage pas sous aucun prétexte l’extension du droit de véto pour les nouveaux membres ni son abolition pour les cinq membres permanents actuels.

En marge de la 79e Assemblée générale des Nations unies, le pacte de l’avenir qui doit être adopté par les 193 Etats membres de l’ONU va se pencher sur cette question.

Dans l’imaginaire américain étendre le droit de veto à des nouveaux membres comme l’Afrique, c’est de rendre le Conseil de sécurité plus dysfonctionnel alors que les Africains veulent que ces futurs membres permanents soient sur un pied d’égalité, c’est-à-dire avoir un droit de véto.

Cette annonce des Etats-Unis a créé une véritable bouffé d’oxygène sur le continent. Depuis une semaine, les commentaires vont bon train sur les réseaux sociaux pour féliciter l’initiative du pays de l’Oncle Sam.

Cependant on doit se poser certaines questions à savoir : quels seraient les critères de représentativité du continent africain ? Le Conseil de sécurité devrait-il accueillir des pays choisis parmi les géants démographiques et économiques comme le Nigeria, l’Egypte ou l’Afrique du Sud ? Un siège devrait-il être accordé à l’organisation continentale ?

Les mois à venir nous édifieront davantage pour avoir des réponses claires à nos questions.

<strong>Ousmane Mahamane</strong>

<strong> </strong>

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<title>Action humanitaire d’urgence :   L’ONU accorde plus de 6 milliards de FCFA au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/action-humanitaire-durgence-lonu-accorde-plus-de-6-milliards-de-fcfa-au-mali-3077005.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 11 Sep 2024 08:46:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Fonds central d’intervention d’urgence des Nations Unies a accordé 11 millions de dollars américains, soit plus de 6 milliards de FCFA au Mali au titre de la fenêtre des urgences sous-financées. L’annonce a été faite par le bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA), dans un communiqué publié le 31 août 2024. </em></strong>

Cette allocation va permettre à la communauté humanitaire de répondre en priorité aux urgences dans les régions du Nord et du Centre, touchées par une crise alimentaire et nutritionnelle qui affecte 1,3 million de personnes, et un afflux continu de réfugiés provenant du Sahel central. Ce financement envoie un signal fort à la communauté internationale sur le manque de ressources pour répondre aux besoins croissants et complexes des populations du Mali et du Sahel central affectées par les conflits armés et la crise climatique.

<em>« L’allocation financière arrive à point nommé pour les acteurs humanitaires au Mali qui, encore aujourd’hui, sont contraints à faire des choix difficiles du fait de ressources limitées, réduisant parfois la quantité de l’aide afin de secourir les plus vulnérables et ceux vivant dans les zones les plus reculées</em> », précise Coordonnateur Résident et Humanitaire par intérim, Maleye Diop qui a profité de l’occasion pour lancer un vibrant appel à la communauté international.

<em>« J’appelle les donateurs à mettre le Mali au cœur des priorités internationales, et à soutenir le financement régulier de la réponse humanitaire</em> », lance Maleye Diop.

Le bureau de la Coordination des affaires humanitaires des Nations-Unies rappelle qu’ « <em>au mois d’août 2024, seuls 26% des 701,6 millions de dollars requis dans le cadre du Plan de réponse humanitaire 2024 ont été mobilisés alors que le gouvernement malien a déclaré l’état de catastrophe nationale à la suite des inondations qui ont fait 30 morts et 47 374 sinistrés depuis le début de la saison des pluies »</em>.

L’OCHA  d’ajouter que « <em>à peine 600 000 personnes sur les 4,1 millions de personnes ciblées par l’aide humanitaire en 2024 ont pu être assistées, principalement du fait du manque de financement .Les gaps dans le financement de l’aide entretiennent le cycle de vulnérabilité et réduisent les chances de relèvement des populations. Les fonds CERF ont pour objectif d’éviter une aggravation de la situation humanitaire au Mali. Sans financements urgents et flexibles, les besoins risquent de s’intensifier au cours de l’année, et cela malgré les efforts significatifs de l’État et des partenaires humanitaires ».</em>

Notons que le Fonds central d’intervention d’urgence est un mécanisme de financement humanitaire géré par OCHA, qui permet une réponse plus rapide et efficace aux besoins vitaux des populations touchées par des catastrophes naturelles, des conflits armés, ou des crises sous financées. Il a été mis en place par l’Assemblée générale des Nations Unies en 2006.

<strong>Amara Condé</strong>

<strong> </strong><strong>Source : Plume Libre</strong>

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<title>Tinzawaten: KONFOUROU confond le diplomate algérien</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/tinzawaten-konfourou-confond-le-diplomate-algerien-3076843.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 09 Sep 2024 15:54:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Sans surprise, le représentant permanent de notre pays auprès des Nations unies, Issa KONFOUROU, a, le vendredi le 30 août 2024, rendu au diplomate algérien la monnaie de sa pièce après avoir tenu des accusations fallacieuses, diffamatoires et sans fondement sur l’opération des FAMa à Tinzawaten. En qualifiant ce diplomate de colporteur de rumeurs, M. KONFOUROU a également exhorté les autorités algériennes à adopter une attitude plus constructive et plus respectueuse vis-à-vis du Mali et de son peuple, conformément aux relations séculaires de bon voisinage.

Profitant la rencontre de la réunion du Conseil de sécurité tenue, le vendredi dernier, sur la fourniture des armes par les pays occidentaux à l’Ukraine, le représentant permanent de notre pays auprès des Nations unies, Issa KONFOUROU, est revenu sur les accusations portées par Amar BENDJAMA, ambassadeur algérien auprès des Nations Unies.
Ce dernier, lors de la table-ronde sur les 75 ans de la Convention de Genève sur le droit de la guerre, tenue le 26 août 2024 en Suisse, a fait un parti pris sans équivoque contre les Forces armées maliennes engagées dans la restauration de l’Autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national, une mission d’ailleurs régalienne de tout Etat.
Lors de son intervention à cette tribune, faisant fi de tout principe de responsabilité, l’Algérien s’est permis sur la base d’informations données par des trolls des pays occidentaux, de porter de graves accusations contre nos soldats les accusant d’avoir des civils à Tinzawaten.

« J’appris qu’un drone a effectué une frappe dans le nord du Mali, tuant une vingtaine de civils … ceux qui appuient sur la manette de ce drone n’ont de compte à rendre à personne sur ces frappes… », a déclaré M. BENDJAMA.

Cette accusation, en plus d’être surprenante et à la fois grave, n’est pas fondée, a répondu M. KONFOUROU, parce que ne se reposant que sur la base de simples allégations de presse.

« En colportant à la légère ces informations de presse non vérifiées, il se fait le relai de la propagande terroriste dans notre région », a indiqué Issa KONFOUROU, avant de rétablir les faits qui ont été d’ailleurs malmenés, tronqués par certaine presse, et savamment bien repris par ceux qui mènent des campagnes contre notre pays, à l’image des responsables algériens.

« Je rappelle à mon collègue algérien que les Forces de défense et de sécurité du Mali sont des forces professionnelles, qui mènent une lutte implacable contre les groupes terroristes dans le respect strict des droits de l’homme et du droit international humanitaire pour libérer notre territoire et pour protéger les populations et les biens», a dit le représentant du pays auprès de l’ONU.

Que s’est passé le 25 août 2024 à Tinzawaten ? L’événement auquel l’Algérien fait référence. Il s’agissait, a signalé M. KONFOUROU, d’une mission de reconnaissance offensive qui a repéré des véhicules de type pick-up chargés de matériel de guerre, soigneusement gardés dans une concession dans la localité de Tinzawaten.

Après une surveillance minutieuse, les FAMa ont effectué une série de frappes, qui a permis de détruire ces cibles terroristes et de neutraliser une vingtaine d’hommes armés, a-t-il affirmé avant de confondre l’Ambassadeur colporteur « il s’agit bien de terroristes que nos Forces ont neutralisés, le 25 août et non des civils ».

Cette sortie est la énième des autorités algériennes contre notre pays depuis quelques mois et dont le ton s’est davantage durcit après la dénonciation de l’Accord d’Alger.
Sans déférence aux leaders de la transition, les autorités algériennes ne cessent de s’afficher avec notamment les groupes séparatistes de Kidal et même des opposants maliens dont l’imam DICKO.

Des faits mettant en doute la sincérité du bout de lèvre de ce voisin qui manque d’approche positive en faveur de notre pays.

« Je vous invite donc à adopter une attitude plus constructive et plus respectueuse du Mali et de son peuple, conformément aux relations séculaires de bon voisinage, de fraternité, d’amitié et de coopération qui ont toujours existé entre le Mali et l’Algérie », a exhorté le diplomate malien.

Auparavant, M. KONFOUROU a abordé les enjeux de la fourniture des armes par les pays occidentaux à l’Ukraine. Ses inquiétudes c’est de voir que ces armes ne se retrouvent entre les mains des terroristes alors que l’Ukraine a clairement assumé leur apporter de l’appui contre les FAMa.

De fait, notre pays appelle le Conseil de sécurité à prendre ses responsabilités face à ce choix délibéré de l’Ukraine, afin de prévenir ces actions subversives qui menacent la stabilité du Sahel, voire du continent africain.

« Compte tenu de ce précédent fâcheux que je viens de dénoncer, le Gouvernement du Mali exprime sa vive préoccupation pour la question de la fourniture des armes de guerre à l’Ukraine, car il est désormais établi qu’une bonne partie de ces armes fournie à l’Ukraine vient alimenter le terrorisme et la criminalité au Sahel, avec le risque de déstabiliser davantage nos pays et d’aggraver les souffrances de nos populations, déjà éprouvées par plusieurs années de conflits aux conséquences dramatiques », a-t-il alerté.

Ainsi, M. KONFOUROU conseille aux fournisseurs des armes à l’Ukraine de s’assurer que lesdites armes « ne tombent pas entre les mains des groupes terroristes et extrémistes au Sahel et en Afrique », relevant que son pays ne souhaite « point devenir un champ de convoitise ou de bataille entre les puissances ».

<strong>PAR SIKOU BAH</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Discours de Monsieur Issa Konfourou, Ambassadeur, Représentant permanent du Mali auprès des Nations Unies a occasion de la réunion du Conseil de sécurité sur la fourniture des armes par les pays occidentaux à Ukraine</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/discours-de-monsieur-issa-konfourou-ambassadeur-representant-permanent-du-mali-aupres-des-nations-unies-a-occasion-de-la-reunion-du-conseil-de-securite-sur-la-fourniture-des-armes-par-les-pays-occid-3075789.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 31 Aug 2024 01:18:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Monsieur le Président du Conseil,</strong>

Je suis heureux, en cette veille de la fin de votre présidence du Conseil de sécurité, de vous adresser, ainsi qu’a l'ensemble de la délégation de Sierra Leone, nos chaleureuses félicitations pour le travail remarquable abattu durant ce mois d’août 2024.

<strong>Mesdames et Messieurs les membres du Conseil,</strong>

<strong>Mesdames et Messieurs,</strong>

La délégation du Mali participe a cette réunion, essentiellement pour partager ses vives préoccupations face aux implications et aux conséquences de la fourniture des armes a l'Ukraine sur nos pays et nos populations, loin de la ligne de front entre la Russie et 'Ukraine.

Comme vous le savez, depuis l’éclatement de la crise entre la Russie et Ukraine, le Gouvernement du Mali a adopté une position de neutralité.

Cependant, nous sommes de plus en plus préoccupés de voir que cette crise se transporte progressivement vers des régions loin du front, comme vous avez pu le constater, le mois de juillet dernier au Mali, donc au Sahel, voire en Afrique.

En effet, le Porte-parole de l’Agence ukrainienne de renseignement militaire et l'Ambassadeur de l'Ukraine au Sénégal ont avoué publiquement et de manière assumée, implication de leur pays dans l'attaque lâche, traite et barbare, les 24, 25 et 26 juillet 2024, des groupes armés terroristes ayant causé la mort d’éléments des Forces de Défense et de Sécurité maliennes a Tinzawaténe, au Mali, ainsi que des dégâts matériels importants.

Pire, ces hauts responsables ukrainiens ont publiquement annoncé d'autres «résultats » A venir.

Le Gouvernement du Mali réitère sa condamnation ferme de ce soutien assumé de l'Ukraine aux formations terroristes au Mali, au Sahel et en Afrique.
La décidé la rupture des relations diplomatiques entre le Mali et l'Ukraine.

Le Mali appelle le Conseil de sécurité &amp; prendre ses responsabilités face A ce choix délibéré de Ukraine, afin de prévenir ces actions subversives qui menacent la stabilité du Sahel, voire du continent africain.

Compte tenu de ce précédent fâcheux que je viens de dénoncer, le Gouvernement du Mali exprime sa vive préoccupation pour la question de la fourniture des armes de guerre a l'Ukraine, car il est désormais établi qu'une bonne partie de ces armes fournie a l'Ukraine vient alimenter le terrorisme et la criminalité au Sahel, avec le risque de déstabiliser davantage nos pays et d'aggraver les souffrances de nos populations, déjà éprouvées par plusieurs années de conflits aux conséquences dramatiques.

Nous appelons donc les pays qui fournissent ces armes à l'Ukraine de s‘assurer que lesdites armes ne tombent pas entre les mains des groupes terroristes et extrémistes au Sahel et en Afrique.

Pour sa part, le Mali ne souhaite point devenir un champ de convoitise ou de bataille entre les puissances.

<strong>Monsieur le Président du Conseil, </strong>
<strong>Mesdames et Messieurs les membres du Conseil,</strong>

Je voudrais saisir cette occasion pour répondre a l’Ambassadeur d’Algérie qui, lors de la table-ronde sur les 75 ans de la Convention de Genève sur le droit de la guerre, tenue le 26 aoatt 2024 en Suisse, a cru bon de déclarer avoir, je cite, « appris qu'un drone a effectué une frappe dans le nord du Mali, tuant une vingtaine de civils ... ceux qui appuient sur la manette de ce drone n’ont de compte a rendre a personne sur ces frappes... ». Fin de citation

En réponse, je voudrais dire ma grande surprise de voir un diplomate faire une affirmation aussi grave qu'infondée, sur la base de simples allégations de presse. En colportant &amp; la légère ces informations de presse non vérifiées, il se fait le relai de la propagande terroriste dans notre région.

Pour ma part, je rappelle a mon collègue algérien que les Forces de défense et de sécurité du Mali sont des forces professionnelles, qui mènent une lutte implacable contre les groupes terroristes dans le respect strict des droits de l'homme et du droit international humanitaire pour libérer notre territoire et pour protéger les populations et les biens.

De quoi s’agit-il en réalité: le 25 aout 2024, les FAMa ont mené une reconnaissance offensive qui a repéré des véhicules de type pick-up chargés de matériel de guerre, soigneusement gardés dans une concession dans la localité de Tinzaouaténe, au nord-est de Kidal.

Après une surveillance minutieuse, les FAMa ont effectué une série de frappes, qui a permis de détruire ces cibles terroristes et de neutraliser une vingtaine d’hommes armés.

Comme vous pouvez le constater, Monsieur ‘Ambassadeur d’Algérie et cher frère Amar, il s‘agit bien de terroristes que nos Forces ont neutralisés, le 25 aout et non des civils.

Je vous invite donc a adopter une attitude plus constructive et plus respectueuse du Mali et de son peuple, conformément aux relations séculaires de bon voisinage, de fraternité, d'amitié et de coopération qui ont toujours existé entre le Mali et Algérie.

Je vous remercie de votre aimable attention.

New York, le 30 aout 2024]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sortie du représentant permanent de l’Algérie auprès des Nations&#45;Unies: le Mali ne cédera pas à la provocation algérienne</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/sortie-du-representant-permanent-de-lalgerie-aupres-des-nations-unies-le-mali-ne-cedera-pas-a-la-provocation-algerienne-3075629.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 30 Aug 2024 09:02:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Invité à prendre la parole lundi 26 août 2024, lors de la séance consacrée au 75è anniversaire de l’adoption de la Convention de Genève, le représentant permanent de l’Algérie auprès des Nations-Unies, l’ambassadeur Amir Bendjama a, avec mépris envers notre pays, appelé à la nécessité de mettre un terme aux violations commises par les ‘‘armées privées qui sont louées par certains États et qui ne sont redevables d’aucun compte’’.</strong>

Le diplomate algérien se désole que ceux qui avec leurs manettes ont ordonné le drone à bombarder ‘‘20 civils maliens’’ ne soient comptables devant personne. Pour lui, quelque chose doit être fait ‘‘au niveau du Conseil de sécurité, au niveau de l’Assemblée générale, pour essayer de trouver une formulation qui puisse intégrer l’action de ces acteurs non étatiques ; mais aussi la punition de ces acteurs non étatiques pour ce qu’ils font à l’encontre du droit international humanitaire et du droit international tout court’’. Estimant enfoncer le clou, du haut de cette tribune des Nations-Unies, il lance ‘‘un message la responsabilisation, la remise des comptes pour tous ceux qui contreviennent au principe du droit international humanitaire’’.

Très belle et pieuse manifestation d’état d’âme s’il ne venait de l’autre côté de la frontière.

<strong>Notre malheur vient de vous</strong>

De notre avis, ce discours devrait venir de tout le monde sauf de l’Algérie. Parce qu’elle est, en tout point, l’antithèse de ce représente notre voisin, devenu méconnaissable, qui feint d’oublier que tous les malheurs que notre nation a subis proviennent d’un groupe armé non étatique algérien, créé par l’Algérie, composé d’Algérien, financé par l’Algérie, et renvoyé au nord de notre pays par l’Algérie.

Il s’agit du Groupe salafiste pour la prédication et le coran qui est devenu Al Qaïda au Maghreb islamique, puis l’État Islamique au Grand Sahara.

Depuis quand l’Algérie se soucie du respect des droits de l’homme et du droit international humanitaire, dans ses frontières, à plus forte raison dans notre pays qu’elle doit se résoudre définitivement à arrêter de considérer comme un ‘‘bonus’’ au Sud ?

En tout cas, on ne peut pas être héritière de Ahmed Ben Bella et fouler aux pieds l’intangibilité des frontières, la non immixtion dans les affaires intérieures des autres pays, le respect de la souveraineté des nations, surtout celle du Mali grâce auquel il a pu mener et terminer sa lutte pour l’indépendance.

<strong>Des ‘‘Armées privées louées par certains États’’</strong>

Cicéron a tort quand il pensait qu’il fallait supprimer de toute notre vie l’hypocrisie et la simulation. Car, en diplomatie plus qu’ailleurs, “l’hypocrisie est l’hommage que la vérité paie à l’erreur” (George Bernard Shaw).

Pour peu, on aurait succombé au discours mensonger du sexagénaire. Qui plus que l’Algérie a loué et continue de louer les services des armées privées, des acteurs non étatiques ?

Laissons à la conscience, pardon à la mémoire algérienne et l’Histoire, de dire et de juger de toute l’histoire infectée du Polisario. Intéressons-nous uniquement aux balivernes du représentant permanent de l’Algérie auprès des nations-unies, Amir Bendjama.

En liant le bombardement de ‘‘20 civils maliens’’, aux ‘‘armées privées’’ et ‘‘acteurs non étatiques’’, le diplomate ne fait-il pas référence maladroitement aux deux petites frappes de précisions des FAMa qui ont visé ce dimanche 25 août 2024 des objectifs terroristes auteurs de plusieurs exactions et abus sur les populations civiles.

Le diplomate algérien reprend le narratif des terroristes du CSP, relatif au prétendu ‘‘projet d’épuration ethnique ciblée’’ (brandie chaque fois qu’ils sont en difficulté) perpétré par ‘’ l’Armée de la junte Malienne et les mercenaires Russes du groupe Wagner… à Tinzawatene, à quelques mètres du territoire Algérien’’ et au fantaisiste bilan de ‘’ 21 civils tués, dont 11 enfants et le gérant de la pharmacie, des dizaines des blessés et des dégâts matériels énormes’’.

Est-ce c’est parce que ceux qui sont accueillis à bras ouverts, hébergés, nourris, formés et armés sur son sol contre l’intégrité territoriale du Mali, sont aujourd’hui en difficultés, au regard des succès opérationnels de notre armée, depuis la traite embuscade dont elle n’est pas étrangère, que l’Algérie monte sur ses grands chevaux et ajoute l’épouvantail Wagner, comme si elle ne connaissait les Russes, ni d’Eve ni d’Adam. Quelle hypocrisie diplomatique ?

Dans un excellent article de Sahel intelligence, consultable sur le net, intitulé ‘‘Afrique : Les raisons du soutien financier de l’Algérie à Wagner’’ paru le 26 juillet 2023 et de Frédéric Powelton, on a un aperçu des solides liens entre Wagner et l’État algérien :

‘’Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, avait pris la décision d’allouer un milliard de dollars à l’Agence algérienne de coopération internationale pour la solidarité et le développement, dans le but de financer des projets de développement dans les pays africains.

Cependant, l’attribution de ce fonds est soumise à certaines exigences, parmi lesquelles le soutien à Wagner. Cette obligation a suscité des désaccords au sein du gouvernement avec le général Saïd Chengriha, chef de l’armée nationale populaire, entraînant le renvoi du ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, qui s’opposait à toute implication avec Wagner.

Pour comprendre les raisons qui poussent l’Algérie à financer Wagner, il est essentiel d’analyser les facteurs politiques, économiques et sécuritaires qui entrent en jeu.

L’une des principales raisons pour lesquelles Alger a décidé de financer Wagner est liée à ses intérêts géopolitiques. Le régime algérien voit Wagner comme un moyen de renforcer son influence dans la région, en utilisant cette force militaire privée pour protéger ses intérêts économiques et politiques.

En soutenant Wagner, l’Algérie cherche à étendre sa sphère d’influence tout en consolidant sa position dans des conflits régionaux, notamment au Mali et dans les pays du Sahel.

… l’Algérie finance Wagner pour protéger ses infrastructures et installations clés. En échange du soutien de Wagner, le pouvoir algérien offre des accords commerciaux avantageux à la Russie.

En outre, le régime algérien utilise cette force paramilitaire pour intimider et réprimer les manifestations et les mouvements de contestation internes, ce qui renforce le pouvoir en place’’.

Au regard de ce qui précède, force est de constater que Wagner n’est pas consubstantiel qu’au Mali, au Niger, au Burkina. Elle est une réalité qui s’impose à l’Algérie qui travaille avec Wagner depuis bien longtemps.

<strong>L’Algérie doit balayer devant sa case</strong>

Quelle leçon de droit de l’homme l’Algérie peut-elle se farder pour incommoder notre pays. Dans le Rapport 2023 de Human Right Watch on apprend ceci sur l’Algérie :

‘’Les autorités algériennes ont intensifié leur répression des libertés d’expression, de la presse, d’association, de réunion et de circulation, dans le cadre de leurs efforts persistants pour écraser toute contestation organisée.

Elles ont dissous d’importantes organisations de la société civile, suspendu des partis politiques d’opposition et des médias indépendants et continué de recourir à une législation restrictive pour poursuivre en justice des défenseurs des droits humains, des militants, des journalistes et des avocats, notamment sur la base de chefs d’accusation douteux de terrorisme et de réception de fonds dans le but de porter atteinte à la sécurité de l’État, poussant certains d’entre eux à partir en exil.

Entre mars et avril, les autorités ont également adopté une nouvelle législation qui renforce le contrôle des autorités sur les médias et une nouvelle loi sur les syndicats qui pourrait limiter davantage la capacité des travailleurs à s’organiser librement…’’

<strong>Quid des droits des migrants</strong>

En 2023, les autorités algériennes ont continué d’expulser collectivement et arbitrairement vers le Niger de migrants de multiples nationalités, dont des enfants, souvent sans étude de cas individuel ni respect des procédures régulières. Entre janvier et août 2023, l’Algérie a expulsé plus de 20 000 migrants à sa frontière avec le Niger, selon l’ONG Alarme Phone Sahara, basée au Niger.

Des migrants ont continué en 2023 de rapporter des cas de violences, de vols de leurs biens, de détentions arbitraires, de mauvais traitements en détention et d’autres sévices subis aux mains des autorités algériennes lors de leur arrestation, détention et expulsion aux frontières terrestres.

Alors que l’Algérie avait refoulé environ 27 000 migrants à sa frontière sud entre 2015 et 2018, ce sont plus de 36 000 migrants qui ont été expulsés par les autorités algériennes lors de la seule année 2022, selon Médecins sans frontières(MSF), et 27 208 en 2021’’.

En effet, au niveau du Conseil de sécurité, au niveau de l’Assemblée générale, il faut vite ‘’trouver une formulation qui puisse intégrer l’action de ces acteurs non étatiques, mais aussi la punition de ces acteurs non étatiques pour ce qu’ils font à l’encontre du droit international humanitaire et du droit international tout court’’ et les pays qui louent leurs services dont l’Algérie elle-même.

<strong>Après l’immixtion, l’agression puis l’annexion</strong>

La logique algérienne est tellement téléguidée qu’elle est accessible même aux Coulibaly.

Reniant les Martyrs de la Révolution qui ont donné leur sang pour la libération de l’Algérie et oublieuse de l’histoire et de ses enseignements, les dirigeants actuels d’Alger ont pacté avec l’impérialisme français pour attaquer, militairement, le Mali via ses proxys terroristes, puis de plus en plus diplomatiquement, à travers des accusations fallacieuses, diffamatoires et sans fondement auprès de l’ONU et dans les foras des non-alignés.

Mais quelle leçon en droits humains le Mali peut-il recevoir d’une Algérie criminelle qui a renvoyé 20.000 migrants subsahariens dans le désert du Sahara sans eau ni nourriture ?

Faut-il évoqué les centaines de milliers de morts de la guerre civile, l’exportation de son terrorisme vers les pays du Sahel dont le nôtre, l’expulsion de 350.000 marocains le jour de la tabaski (18 décembre 1975).

Pourquoi la vertueuse qui s’émeut du bombardement de ‘‘20 civils maliens’’, armés et habillés en tenus militaires, omet sélectivement le massacre de plus de 200 Burkinabé au même moment et dans la même zone ?

La mort des ‘‘20 civils maliens’’ qui attendrit tant l’Algérie est-elle plus importante que les 200 morts burkinabè ?

Ce parti pris a toujours été une constante dans l’équation séparatiste avec une Algérie comme arbitre qui tape toujours dans le ballon. Cette préférence des narco-séparatistes et des narco-terroristes au détriment de la majorité des populations maliennes met à nu le racisme et la xénophobie d’une Algérie qui s’essaie à un jeu malsain de paternalisme vis-à-vis de cette partie des populations de notre pays. Qu’est-ce qui lie tant l’Algérie et les terroristes ? La mort d’innocents armés ? D’enfants soldats utilisés comme bouclier humain ?

Qu’est-ce que Alger fait de la mémoire des 340 victimes du Bateau Tombouctou qui était rempli non pas de ‘’20 civils maliens’’, mais des centaines d’enfants, des femmes et de vieilles personnes, tous inoffensifs.

Personne n’a jamais entendu un seul mot de compassion, ni de soutien, venant d’Alger pour la vie de ses «pauvres innocents».

Selon le Site le360.ma ‘‘plus le jour J du vote de la présidentielle anticipée du 27 septembre 2024 approche, plus le régime algérien perd ses nerfs. En cause, le rejet massif de cette parodie électorale que les Algériens considèrent comme une mascarade visant à leur imposer à nouveau un président illégitime.

Des dizaines d’opposants politiques ont été arrêtés en Kabylie durant la seule journée de mardi dernier, alors que d’autres ont été strictement interdits de s’exprimer dans les médias et sur les réseaux sociaux.

Mardi (20 août 2024), des dizaines d’opposants ont été arrêtés en Algérie au moment où ils s’apprêtaient à commémorer le 68è anniversaire du Congrès de la Soummam, un événement historique tenu sous le sceau de la clandestinité dans la wilaya de Bejaia entre les 13 et 20 août 1956, marquant ainsi un tournant majeur dans la structuration et la création d’institutions qui vont servir à encadrer et organiser la résistance algérienne. Ces arrestations, intervenues suite à une rafle policière, ont concerné quasiment tous les hauts cadres du parti du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), dont le président du parti lui-même, Athmane Maazouz’’.

Contrairement à l’Algérie, le Mali de Assimi GOÏTA, héritier des traditions diplomatiques léguées par Modibo Keïta et Ahmed Ben BELLA, ne s’est pas immiscé dans les affaires intérieures de son voisin algérien.

<strong>Quid des prises d’otages d’Inamenas</strong>

C’est l’Algérie qui a refusé de céder aux terroristes qui avaient pris en otage le Site gazier d’Inamenas et abattu in fine otages et preneurs d’otages (35 otages) qui demande au Mali de ne pas combattre, pardon bombarder les terroristes. C’est la même Algérie à fleur de peau sur sa Souveraineté qui attend de la nation malienne un renoncement de souveraineté, une abdication de défense de son intégrité territoriale et un abandon de toute dignité et de toute fierté.

Elle, elle peut coopérer avec Wagner, mais pas nous. Elle, elle peut et doit défendre ses intérêts, mais pas nous. Elle, elle est souveraine, mais pas le Mali dans la vision étriqué du diplomate Amir Bendjama.

Pour avoir commis le crime de bombarder des terroristes, des civils armés, l’Algérie de Teboune préconise des sanctions exemplaires contre le Mali pour le dissuader de défendre sa souveraineté, son intégrité territoriale qu’il ne cède sous aucun prétexte, de coopérer avec qui il veut et de défendre les intérêts supérieurs des populations maliennes.

Non, Son Excellence Amir BENDJAMA doit d’abord trouver une formule au conseil de sécurité dont il est désormais membre pour sauver les populations de Gaza du génocide dont ils sont victimes depuis plus de 10 mois.

Qu’est-ce que l’Algérie a fait depuis une décennie à l’ONU pendant que les Maliens étaient flagellés, amputés, lapidés par des narco-terroristes qu’elle veut blanchir aujourd’hui comme des ‘‘civils maliens’’ ? Depuis quand l’Algérie se soucie-t-elle des civils maliens ? L’affaire a pris un tournant inattendu ?

<strong>Complicité de terrorisme international</strong>

C’est normal que de l’autre côté de la frontière on s’excite après s’être extasié d’avoir massacré, éradiqué Wagner en Afrique et défait l’armée malienne à Tinzaouatène. En effet, c’est le voisin Algérien qui héberge ces terroristes. C’est l’Algérie qui leur sert de base arrière pour attaquer notre pays.

Or d’après la doctrine algérienne :

– celui qui héberge un terroriste est un terroriste ;

– celui qui protège un terroriste est un terroriste ;

– celui qui ne dénonce pas un terroriste est un terroriste.

– celui qui aide un terroriste est un terroriste

– le fils d’un terroriste est un terroriste

– la femme d’un terroriste est une terroriste

– le père d’un terroriste est un terroriste

– le frère d’un terroriste est un terroriste

– l’ami d’un terroriste est un terroriste.

Pourquoi donc Alger accueille Bilal Ag Achérif et ses mercenaires sur son territoire et leur permet d’Algérie, d’attaquer le Mali ? C’est ce receleur de terroristes qui veut instrumentaliser des sanctions contre le Mali ?

Pour mémoire, l’ambassadeur Amir BENDJAMA se rappelle-t-il du nombre d’Algériens massacrés dans les années 90 et 2000 pour venir à bout des terroristes en 2013 ? 100.000 Algériens !

Et, aujourd’hui, on verse des larmes de crocodile sur 20 terroristes peints en ‘’civils maliens’’.

Que l’Algérie qui festoie son apothéose onusien, trouve la formule magique pour punir le Mali de son refus de s’aplatir, de lui céder cette partie de notre territoire à elle et aux terroristes.

En attendant, rien n’empêchera l’armée malienne d’être à Tinzaouatene, dans les prochains jours. Inchallah.

<strong>Par Abdoulaye OUATTARA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Les pays de l’AES adressent une lettre à l’ONU pour dénoncer l’attitude de l’Ukraine : «Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre ses responsabilités face au choix délibéré de l&amp;apos;Ukraine de soutenir le terrorisme…»</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/les-pays-de-laes-adressent-une-lettre-a-lonu-pour-denoncer-lattitude-de-lukraine-nous-appelons-le-conseil-de-securite-a-prendre-ses-responsabilites-face-au-3074717.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 22 Aug 2024 09:45:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les trois pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) comprenant le Mali, le Niger et le Burkina Faso ont adressé, le 19 août 2024, une lettre conjointe au conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies (ONU) pour dénoncer le soutien ouvert et assumé du « Gouvernement de la République d'Ukraine au terrorisme international », en particulier au Sahel. «Nous condamnons fermement l'agression et l'apologie par les autorités ukrainiennes du terrorisme, que rien ne saurait justifier. Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre ses responsabilités face au choix délibéré de l'Ukraine de soutenir le terrorisme, fléau dont le rejet fait l'unanimité au plan international dans toutes ses formes et manifestations », révèle la lettre conjointe des pays de l’AES.

Au nom des Gouvernements des trois pays de la Confédération des États du Sahel, les Ministres en charge des Affaires étrangères du Burkina Faso, de la République du Mali et de la République du Niger ont adressé une lettre conjointe au Président du Conseil de Sécurité des Nations Unies pour dénoncer le soutien ouvert et assumé du « Gouvernement Ukrainien au terrorisme international, en particulier au Sahel ». «En effet, nous avons été désagréablement surpris par les propos subversifs de Monsieur Andry Yusov, Porte-parole de l'Agence ukrainienne de renseignement militaire, avouant l'implication de l'Ukraine dans l'attaque lâche, traite et barbare, les 24, 25 et 26 juillet 2024, des groupes armés terroristes ayant causé la mort d'éléments des Forces de Défense et de Sécurité maliennes à Tinzawatène, au Mali, ainsi que des dégâts matériels importants », souligne la lettre conjointe des pays de l’AES.

Selon la lettre, ces déclarations ont été confirmées par Yurii Pyvovarov, Ambassadeur de l'Ukraine au Sénégal, qui a ouvertement et sans la moindre équivoque, exprimé le soutien de son pays au terrorisme international, particulièrement au Sahel. Pire, ajoute la lettre conjointe, ces hauts responsables ukrainiens ont publiquement annoncé d'autres «résultats» à venir.

Pour les pays de l’AES, ces affirmations, qui sont d'une extrême gravité, dépassent le cadre de l'ingérence étrangère, condamnable en soi. « Il s'agit d'un soutien officiel et sans équivoque du Gouvernement ukrainien au terrorisme en Afrique, particulièrement au Sahel. Ces actes constituent également une violation de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de nos États, une agression caractérisée de nos pays et un soutien au terrorisme international, en violation flagrante de la Charte des Nations Unies et des Conventions internationales y relatives.

Par conséquent, nous condamnons fermement l'agression et l'apologie par les autorités ukrainiennes du terrorisme, que rien ne saurait justifier. Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre ses responsabilités face au choix délibéré de l'Ukraine de soutenir le terrorisme, fléau dont le rejet fait l'unanimité au plan international dans toutes ses formes et manifestations », révèle la lettre conjointe de l’AES.

Et d’ajouter ceci : « Soulignant que les actes officiellement revendiqués par l'Ukraine, État agresseur, constituent une menace directe à la paix et à la sécurité internationales, notamment celles de la région du Sahel et de l'Afrique, nous appelons le Conseil de sécurité, responsable principal du maintien de la paix et de la sécurité internationales, à prendre les mesures appropriées contre ces actions subversives qui renforcent les groupes terroristes en Afrique et constituent la manifestation de l'implication de sponsors étatiques étrangers dans l'expansion du terrorisme dans la région, chose que nos États ont régulièrement dénoncée ». Ces actes d'agression, loin d'atteindre leur objectif, indique la lettre conjointe, renforcent au contraire l'engagement et la détermination du Burkina Faso, de la République du Mali et de la République du Niger, dans le cadre de la Confédération des États du Sahel (AES), à poursuivre avec plus de vigueur leur marche résolue vers le raffermissement de leur souveraineté et la prise en main de leur destin, conformément aux aspirations profondes des populations de l'AES.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lettre de l’AES à ONU: &amp;quot;l&amp;apos;Ukraine a déporté son terrorisme au Sahel hors de ses propres frontières&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/lettre-de-laes-a-onu-lukraine-a-deporte-son-terrorisme-au-sahel-hors-de-ses-propres-frontieres-3074706.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 21 Aug 2024 15:38:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>"L'Ukraine agit au Sahel", affirme auprès de Sputnik Afrique l'analyste burkinabè Lianhoué Imhotep Bayala. Le 19 août le Mali, le Niger et le Burkina Faso ont adressée au président du Conseil de Sécurité des Nations Unies une lettre dénonçant "le soutien ouvert et assumé" du gouvernement ukrainien aux groupes terroristes opérant au Sahel.</strong>

"C'est un acte de prévention pour attirer une fois de plus et de façon formelle l'attention de tous ces pays qui appuient militairement ou financièrement l'Ukraine dans le contexte de l'opération spéciale russe et qu'ils puissent se rendre compte que finalement, l'Ukraine agit au Sahel", développe Lianhoué Imhotep Bayala.

"Avec la pression des pays de l'AES à travers déjà cette saisine directe du Conseil de sécurité et de ses alliés, les alliés des pays de l’AES qui siègent au niveau de ce Conseil de sécurité dont la Russie, on peut espérer que les lignes pussent bouger pour véritablement mettre sur le banc des accusés et l'état terroriste qu'est l'Ukraine", poursuit l'analyste.

Il appelle à "traîner l'Ukraine en justice pour lancer une plainte contre l'Ukraine et lancer un mandat d'arrêt international contre Volodymyr Zelensky".

<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L&amp;apos;Afrique sous&#45;représentée au Conseil de sécurité: Alger plaide pour redresser le tort historique</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/lafrique-sous-representee-au-conseil-de-securite-alger-plaide-pour-redresser-le-tort-historique-3073793.html</link>
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<pubDate>Tue, 13 Aug 2024 11:44:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’organe principal de l’Onu a besoin de voix africaines, a fait savoir le secrétaire général du ministère algérien des Affaires étrangères, Lounès Magramane. Il n'y a aucun membre permanent africain au Conseil de sécurité de l’Onu.</strong>

Durant son intervention le 12 août, le secrétaire général du ministère algérien des Affaires étrangères, Lounès Magramane a fait état d’"une paralysie quasi totale du Conseil de sécurité de l'Onu incapable de mettre un terme ou de freiner, au moins, les politiques du fait accompli et les mesures unilatérales".

Le Conseil de sécurité a besoin "de la voix africaine, la voix de la sagesse, de l'engagement et de la responsabilité", a-t-il affirmé.

Lounès Magramane a appelé à une réforme qui lui permette de s’en tenir davantage à son rôle. Cette réforme doit également englober les méthodes de travail et l’usage du droit de veto.

<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Mali et le Niger demandent à l&amp;apos;Onu d&amp;apos;enquêter sur le soutien de Kiev aux terroristes</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/le-mali-et-le-niger-demandent-a-lonu-denqueter-sur-le-soutien-de-kiev-aux-terroristes-3073152.html</link>
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<pubDate>Thu, 08 Aug 2024 08:39:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mali et le Niger ont demandé au Conseil de sécurité de l'Onu d'enquêter sur le soutien de Kiev aux terroristes du nord du Mali, a déclaré à Sputnik un membre du Parlement de transition malien.</strong>

Fousseynou Ouattara dénonce également la participation des pays occidentaux: "l'Ukraine, à elle seule, n'en est pas capable".

"Depuis plusieurs années, l'Ukraine est instrumentalisée par les Occidentaux, Américains en tête. L'Ukraine est devenu un pantin entre les mains des Occidentaux."
Pour quelle raison Kiev et ses sponsors s'activent sur le sol africain?
L’homme politique voit deux raisons:

Pour les commanditaires -pour lui la France et les États-Unis-, "c'est une façon de déstabiliser le régime malien".

Pour l’Ukraine, c’est le désir de "faire croire qu'ils peuvent se venger des combattants de Wagner un peu partout." Pourtant, "ils n'ont pas ces capacités", conclut l’expert.

Source: https://fr.sputniknews.africa/]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La lettre du Mali sur la rupture diplomatique avec Kiev a été présentée à l&amp;apos;Onu</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/la-lettre-du-mali-sur-la-rupture-diplomatique-avec-kiev-a-ete-presentee-a-lonu-3072877.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 06 Aug 2024 14:30:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Une lettre contenant l'appel des autorités maliennes à rompre avec Kiev a été remise aux membres du Conseil de sécurité de l'Onu par la Sierra Leone, selon un document dont Sputnik a obtenu copie.</strong>

Le représentant permanent de la Sierra Leone, qui préside le Conseil de sécurité de l'Onu, a distribué aux membres une lettre des autorités maliennes sur la rupture des relations avec l'Ukraine, comme il ressort du document que Sputnik a consulté.

La lettre explique la rupture des relations diplomatiques avec l’Ukraine en raison de son soutien aux terroristes.

<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Discours de Sergueï Lavrov devant le Conseil de sécurité de l&amp;apos;Onu: l&amp;apos;essentiel</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/discours-de-serguei-lavrov-devant-le-conseil-de-securite-de-lonu-lessentiel-3070596.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 17 Jul 2024 10:32:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="article__header">
<div class="article__announce-text"><strong>Moscou est prêt à chercher un équilibre des intérêts pour résoudre la crise en cours en Ukraine, a fait valoir le chef de la diplomatie russe.</strong></div>
</div>
<div class="article__body">
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text"><em>Autres déclarations clés de Sergueï Lavrov:</em></div>
</div>
<div class="article__block" data-type="list">
<div class="article__list">
<ul>
 	<li class="article__list-item">
<div class="article__list-label"></div>
Moscou appelle tous ceux qui souhaitent mettre fin à la crise ukrainienne à prendre en compte le problème des droits des minorités nationales.</li>
 	<li class="article__list-item">
<div class="article__list-label"></div>
La décision de Berlin de se soumettre aux États-Unis et d'accueillir des missiles américains à longue portée sur son sol est une humiliation pour l'Allemagne.</li>
 	<li class="article__list-item">
<div class="article__list-label"></div>
Le déploiement d'infrastructures militaires de l'Otan avance vers la région du Pacifique pour saper l'architecture centrée sur l'ASEAN.</li>
 	<li class="article__list-item">
<div class="article__list-label"></div>
Le Conseil de sécurité doit être réformé pour que les pays d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine y soient représentés plus largement.</li>
 	<li class="article__list-item">
<div class="article__list-label"></div>
La résolution de la crise actuelle en Europe doit s'accompagner de mesures concrètes visant à éliminer les menaces pour la Russie émanant de l'Occident.</li>
</ul>
</div>
</div>
</div>
<div class="article__footer">
<div class="article__share">
<div class="article__sharebar" data-nosnippet=""></div>
</div>
</div>
<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L&amp;apos;Afrique est sous&#45;représentée au sein du Conseil de sécurité de l&amp;apos;Onu, selon Moscou</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/lafrique-est-sous-representee-au-sein-du-conseil-de-securite-de-lonu-selon-moscou-3068773.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/lafrique-est-sous-representee-au-sein-du-conseil-de-securite-de-lonu-selon-moscou-3068773.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 02 Jul 2024 13:14:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Sud global, et l’Afrique en particulier, est sous-représenté au Conseil de sécurité de l'Onu, tandis que l’Occident collectif est surreprésenté, a dit Vassily Nebenzia, représdentant permanent russe auprès de l'Onu.</strong>

"Le monde en développement, ou plutôt le Sud global, et l’Afrique en particulier, est sous-représenté au Conseil de sécurité, tandis que l’Occident collectif est surreprésenté, ce qui ne reflète pas l’état actuel de la géopolitique mondiale", a déclaré Vassily Nebenzia, représdentant permanent russe auprès de l'Onu. Il s'est exprimé le 1 juillet à l’occasion du début de la présidence mensuelle russe du Conseil de sécurité de l’Onu:

<strong>Voici d’autres déclarations de Vassily Nebenzia:</strong>

Rien n’indique qu’un cessez-le-feu en Palestine soit proche. Aucun point de la résolution 2735, adoptée à l’initiative des États-Unis, n’a été mis en œuvre.

Peu importe leur pays de provenance, les armes, qui seront exportées vers l’Ukraine seront détruites, tout comme celles fournies par l’Occident.

️Les talibans* sont, de facto, les autorités au pouvoir actuellement en Afghanistan, et les problèmes du pays ne peuvent être résolus dans leur dos. Moscou dit constamment que ce fait doit être reconnu.

Une rhétorique belliqueuse à l'égard du Liban de la part des dirigeants israéliens et l’intention du Hezbollah à résister suscitent de sérieuses inquiétudes et pourraient conduire à une aggravation de la crise à Gaza.
️

Plusieurs armées étrangères sont présentes en Syrie, la plupart sont stationnées illégalement. C’est le cas des États-Unis. Le gouvernement syrien n'a invité que deux contingents militaires, le russe et l'iranien, qui sont là légalement.

* mouvement se trouvant sous le coup de sanctions de l'Onu pour activités terroristes

<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>#Mali : Phase de liquidation de la Minusma : Le processus prend fin le 31 décembre prochain</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-phase-de-liquidation-de-la-minusma-le-processus-prend-fin-le-31-decembre-prochain-3067423.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-phase-de-liquidation-de-la-minusma-le-processus-prend-fin-le-31-decembre-prochain-3067423.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Jun 2024 13:41:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Devant s'exercer sur une durée de 18 mois, la phase de liquidation de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (Minusma), qui a débuté le 1er janvier dernier, prendra fin finalement le 31 décembre prochain.</strong>

L'information a été donnée par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, vendredi dernier dans les locaux de son département, lors de la réunion ministérielle du Comité de pilotage de la mise en œuvre de la résolution 2690 sur le retrait de la mission onusienne.

A la date du 31 décembre 2023, le retrait de la Minusma est effectif. «Après cela, nous sommes entrés dans la phase de liquidation qui consiste essentiellement à mettre en place un certain nombre de mécanismes qui permet le retrait du matériel, la fermeture des comptes et toutes les tâches administratives qu'on doit faire pour consacrer le retrait définitif. de la Mission», a expliqué le ministre chargé des Affaires étrangères au terme des échanges. A ce sujet, Abdoulaye Diop a fait savoir qu'une entité de liquidation de la Minusma a été mise en place et qui est constituée d'une petite équipe chargée essentiellement de ces tâches logistiques et administratives.

Il dira par la suite que la réunion visa essentiellement à valider un certain nombre de requêtes de la Minusma par rapport à la réexportation de certains matériels ou des convois sur lesquels les doivent faciliter. La mission onusienne a également fait « des demandes relatives à la sécurisation de la petite unité qui est sur place ». «Donc, la rencontre avait essentiellement pour objectif de pouvoir valider certaines de ces demandes qui avaient fait l'objet d'examen au niveau technique et qu'il fallait faire remonter au niveau du Comité de pilotage», a expliqué le ministre Diop.

Il s'agissait également de se mettre d'accord sur un certain nombre de convois qui doivent quitter notre pays. «Il y a aussi d'autres questions qui sont relatives à la douane», a ajouté le patron du département en charge des Affaires étrangères. Et de poursuivre : «c'était essentiellement pour pouvoir faire le point, donner ces autorisations pour que ces choses puissent se prolonger».

Rappelant que la phase de liquidation devait s'exercer sur 18 mois, Abdoulaye Diop a signalé que notre pays a trouvé que cette durée est longue. Ajoutant que cette phase doit pouvoir se conclure en fin 2024. « Tout est mis en œuvre en rapport avec l'entité de liquidation de la Minusma pour que nous puissions arriver à cette échéance pour pouvoir conclure définitivement la présence de ce qui reste de la Minusma. sur notre territoire», a assuré le ministre Diop. Et de déclarer que l'objectif de la réunion était également de s'assurer que «nous sommes en phase par rapport au respect de cette échéance».

«Nous avons bon espoir qu'à la date du 31 décembre 2024, nous allons pouvoir conclure également cette phase de liquidation pour clore définitivement ces présences militaires et autres des Nations unies via la Minusma», a ajouté le ministre. Abdoulaye Diop souligne ensuite que la présence des Nations unies après le 31 décembre prochain devrait se limiter à travers celle de ses fonds, programmes et agences.

Bembablin DOUMBIA]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>#Mali : La phase de liquidation de la Minusma prend fin le 31 décembre prochain</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-la-phase-de-liquidation-de-la-minusma-prend-fin-le-31-decembre-prochain-3067268.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-la-phase-de-liquidation-de-la-minusma-prend-fin-le-31-decembre-prochain-3067268.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 14 Jun 2024 19:21:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Devant s'exercer sur une durée de 18 mois, la phase de liquidation de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma), qui a débuté le 1er janvier dernier, prend fin, finalement, le 31 décembre.</strong>

L'information a été donnée par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, ce vendredi 14 juin dans les locaux de son département, lors de la réunion ministérielle du Comité de pilotage de la mise en œuvre de la résolution 2690. sur le retrait de la Mission onusienne.

À la date du 31 décembre 2023, le retrait de la Minusma est effectif. « Après cela, nous sommes entrés dans la phase de liquidation qui consiste essentiellement à mettre en place un certain nombre de mécanismes qui permet le retrait du matériel, la fermeture des comptes et toutes les tâches administratives qu'on doit faire pour consacrer le retrait définitif. de la Mission », a expliqué le ministre chargé des Affaires étrangères au terme des échanges.

À ce sujet, Abdoulaye Diop a fait savoir qu'une entité de liquidation de la Minusma a été mise en place et qui est constituée d'une petite équipe chargée essentiellement de ces tâches logistiques et administratives. Il dira par la suite que la réunion visa essentiellement à valider un certain nombre de requêtes de la Minusma par rapport à la réexportation de certains matériels ou des convois sur lesquels les doivent faciliter.

La mission onusienne a également fait « des demandes relatives à la sécurisation de la petite unité qui est sur place ». « Donc, la rencontre avait essentiellement pour objectif de pouvoir valider certaines de ces demandes qui avaient fait l'objet d'examen au niveau technique et qu'il fallait faire remonter au niveau du Comité de pilotage », a expliqué le ministre Diop.

Il s'agissait également de se mettre d'accord sur un certain nombre de convois qui doivent quitter notre pays. « Il y a aussi d'autres questions qui sont relatives à la douane », a ajouté le patron du département en charge des Affaires étrangères. Et de poursuivre : « c'était essentiellement pour pouvoir faire le point, donner ces autorisations pour que ces choses puissent se prolonger ».

Rappelant que la phase de liquidation devait s'exercer sur 18 mois, Abdoulaye Diop a signalé que notre pays a trouvé que cette durée est longue. Ajoutant que cette phase doit pouvoir se conclure à la fin de l'année 2024. « Tout est mis en œuvre en rapport avec l'entité de liquidation de la Minusma pour que nous puissions arriver à cette échéance pour pouvoir conclure définitivement la présence de ce qui reste de la Minusma sur notre territoire », a-t-il assuré. Et de déclarer que l'objectif de la réunion était également de s'assurer que « nous sommes en phase par rapport au respect de cette échéance ».

« Nous avons bon espoir qu'à la date du 31 décembre 2024, nous allons pouvoir conclure également cette phase de liquidation pour clore définitivement ces présences militaires et autres des Nations unies via la Minusma », a ajouté le ministre.

Abdoulaye Diop souligne ensuite que la présence des Nations unies après le 31 décembre prochain devrait se limiter à travers celle de ses fonds, programmes et agences.

<strong>Bembablin DOUMBIA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La mission de l&amp;apos;ONU au Sahel central termine sa visite au Niger</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/la-mission-de-lonu-au-sahel-central-termine-sa-visite-au-niger-3067131.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 14 Jun 2024 10:37:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="content lenggg" data-picurl="">

<strong>Farhan Haq, porte-parole adjoint du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, a annoncé vendredi un investissement de 9,5 millions de dollars au Niger, après qu'une mission d'enquête de haut niveau des Nations Unies au Sahel central a achevé sa visite dans le pays.</strong>

"Le Programme des Nations Unies pour le développement a annoncé un investissement de 9,5 millions de dollars pour améliorer l'accès à l'énergie au Niger, dans le but de renforcer l'infrastructure énergétique du pays pour répondre à la demande croissante d'énergie durable et fiable", a-t-il déclaré.

Il s'est exprimé alors qu'une délégation de directeurs régionaux de l'ONU, dirigée par le secrétaire général adjoint Abdoulaye Mar Dieye, coordinateur spécial de l'ONU pour le développement au Sahel, s'était rendue au Niger du 9 au 13 juin dans le cadre de la première étape d'une mission de haut niveau au Sahel central.

M. Haq a précisé que la délégation de l'ONU a rencontré le Premier ministre nigérien Ali Lamine Zeine et a tenu des réunions de fond avec des hauts fonctionnaires.

La mission devrait se rendre au Mali la semaine prochaine, avec une visite ultérieure prévue au Burkina Faso, a-t-il ajouté.

</div>
<div id="source">
<div id="source1">Source: Agence de presse Xinhua</div>
<div id="source2"></div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Résolution 2735 du Conseil de sécurité sur le plan de paix à Gaza présenté par Joe Biden</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/resolution-2735-du-conseil-de-securite-sur-le-plan-de-paix-a-gaza-presente-par-joe-biden-3066924.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 12 Jun 2024 12:17:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Conseil de sécurité,

Réaffirmant les buts et principes énoncés dans la Charte des Nations Unies,

Rappelant toutes ses résolutions antérieures sur la situation au Moyen-Orient, y compris la question palestinienne,

Soulignant l’importance de l’action diplomatique en cours menée par l’Égypte, les États-Unis d’Amérique et le Qatar, qui vise à parvenir à un accord global de cessez-le-feu en trois étapes,

1. Se félicite de la nouvelle proposition de cessez-le-feu annoncée le 31 mai, qu’Israël a acceptée, demande au Hamas de l’accepter également et exhorte les deux parties à en appliquer pleinement les dispositions, sans délai et sans condition ;

2. Note que l’application de cette proposition permettrait d’obtenir les résultats suivants, en trois étapes :

a) Étape 1 : cessez-le-feu immédiat, total et complet et libération d’otages, notamment des femmes, des personnes âgées et des blessés, restitution des dépouilles d’otages ayant été tués, échange de prisonniers palestiniens, retrait des forces israéliennes des zones peuplées de Gaza, retour des civils palestiniens dans leurs foyers et leurs quartiers dans tous les secteurs de Gaza, y compris dans le nord, et distribution sûre et effective d’une aide humanitaire en quantité suffisante dans toute la bande de Gaza à tous les civils palestiniens qui en ont besoin, y compris d’unités de logement fournies par la communauté internationale ;

b) Étape 2 : avec l’accord des parties, cessation permanente des hostilités, en échange de la libération de tous les autres otages qui se trouvent encore à Gaza, et retrait total des forces israéliennes de Gaza ;

c) Étape 3 : lancement d’un vaste plan pluriannuel de reconstruction de Gaza et restitution aux familles des dépouilles des otages décédés qui se trouvent encore à Gaza ;

3. Souligne que, d’après la proposition, si les négociations durent plus de six semaines pour l’étape 1, le cessez-le-feu se poursuivra pendant toute la durée des négociations, et se félicite que les États-Unis d’Amérique, l’Égypte et le Qatar soient disposés à faire en sorte que les négociations se poursuivent jusqu’à ce que tous les accords aient été conclus et que l’étape 2 puisse commencer ;

4. Souligne qu’il importe que les parties respectent les dispositions de cette proposition une fois qu’elle aura été approuvée et demande à tous les États Membres et à l’Organisation des Nations Unies d’appuyer son application ;

5. Rejette toute tentative de changement démographique ou territorial dans la bande de Gaza, y compris tout acte visant à réduire le territoire de Gaza ;

6. Réaffirme son attachement sans faille à la vision de la solution des deux États où deux États démocratiques, Israël et la Palestine, vivent côte à côte en paix, à l’intérieur de frontières sûres et reconnues, conformément au droit international et aux résolutions pertinentes des organes de l’ONU et, à cet égard, souligne l’importance d’unifier la bande de Gaza avec la Cisjordanie, sous l’Autorité palestinienne ;

7. Décide de rester saisi de la question.

&nbsp;

Source: https://reseauinternational.net/]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>#Mali : Mali&#45;Nations unies : La coopération ne faiblit pas</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-mali-nations-unies-la-cooperation-ne-faiblit-pas-3064482.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 21 May 2024 12:36:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le représentant spécial du secrétaire général et chef du bureau des Nations unies pour l'Afrique et du Sahel, Leonardo Santos Simao, à la tête d'une forte délégation, s'éjourne dans notre pays. L'hôte de marque a eu, hier, une séance de travail avec le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, au département en charge des Affaires étrangères.

À la fin de la rencontre qui s'est déroulée en présence des deux délégations, les personnalités se sont exprimées devant la presse. «Je suis dans une mission d'accompagnement de la situation du pays aux plans sécuritaires, économiques et sociaux», a souligné Leonardo Santos Simao. Indiquant qu'il a eu des échanges très fructueux avec le chef de la diplomatie malienne. Il dit aussi avoir saisi l'occasion de féliciter le Mali sur le progrès dans la voie vers la normalisation de la vie nationale.

Le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies a reconnu qu'il y a des défis, des difficultés. Mais, a-t-il ajouté, le pays est sur la voie de la normalisation. Les Nations unies entendent aider à mobiliser des moyens pour augmenter la capacité de lutte contre le terrorisme et apporter des soutiens humanitaires aux populations, a expliqué Leonardo Santos Simao, affirmant qu'il est fier du progrès que le pays fait dans ce domaine.

Selon lui, le Mali étant membre des Nations Unies, l'Onu a l'obligation de soutenir, d'écouter et de comprendre les défis du pays pour mieux appuyer à faire des progrès. Pour sa part, le ministre chargé des Affaires étrangères a noté que cette visite s'inscrit dans le cadre du maintien d'un dialogue permanent avec les autorités maliennes pour avoir une meilleure lecture de la situation aux plans politique, sécuritaire et social. Mais aussi de disposer de toutes les informations nécessaires à propos des avancées du pays. Abdoulaye Diop a mentionné également les défis auxquels nous sommes confrontés.

Pour lui, son hôte du jour a été imprégné sur les perspectives qui se dessinent sur l'ensemble de ces questions. «Nous avons eu des échanges très francs, ouverts. Nous avons écouté les conseils, les appréciations et les messages du représentant spécial», a fait remarquer le ministre Diop, précisant que ces messages ont été enregistrés. Ce faisant, il a rassuré que ces messages seront transmis aux autorités de la Transition pour appréciation. «Le Mali demeure membre des Nations unies. Nous allons continuer à travailler avec les Nations unies au plan régional, mais aussi avec son équipe sur place», a conclu le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.

<strong>Namory KOUYATÉ</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Vote jeudi du Conseil de sécurité sur une adhésion palestinienne à l’ONU</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/vote-jeudi-du-conseil-de-securite-sur-une-adhesion-palestinienne-a-lonu-3060588.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 17 Apr 2024 13:35:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Conseil de sécurité de l’ONU se prononcera jeudi sur la demande des Palestiniens de devenir un Etat membre à part entière des Nations unies, selon plusieurs sources diplomatiques, une initiative qui sauf surprise apparaît vouée à l’échec.</strong>

Mettant en avant l’offensive israélienne à Gaza, les Palestiniens ont relancé début avril leur demande d’adhésion à l’ONU de 2011, qui n’a que peu de chances de succès en raison de l’opposition des Etats-Unis qui disposent d’un droit de veto. Le vote aura lieu jeudi, ont indiqué mardi soir plusieurs sources diplomatiques à l’AFP. Cette date coïncide avec une réunion prévue depuis plusieurs semaines du Conseil sur la situation à Gaza, à laquelle sont attendus plusieurs ministres de pays arabes.

Le groupe arabe a d’ailleurs déjà publié mardi soir une déclaration affirmant son “soutien sans faille” à la requête palestinienne. “Nous appelons tous les membres du Conseil de sécurité à voter en faveur du projet de résolution soumis par l’Algérie au nom du groupe arabe (...). Au minimum, nous implorons les membres du Conseil de ne pas faire obstruction à cette initiative essentielle”, ont-ils indiqué dans ce texte publié sur le compte X de la mission palestinienne à l’ONU.

Le projet de résolution algérienne, publié par la même source, “recommande” tout simplement à l’Assemblée générale d’admettre “l’Etat de Palestine comme membre des Nations unies”. L’admission d’un État à l’ONU se fait sur décision de l’Assemblée générale, à une majorité des deux-tiers, mais uniquement après une recommandation positive en ce sens du Conseil de sécurité. Selon le décompte de l’Autorité palestinienne, 137 des 193 États membres de l’ONU reconnaissent de façon unilatérale un Etat palestinien.

En toute logique, leur requête aurait toutes les chances d’être acceptée par l’Assemblée générale de l’ONU. Mais il faudrait pour cela passer l’étape du Conseil, où les Etats-Unis, opposés à cette initiative palestinienne, n’hésitent pas à utiliser leur veto conformément au voeu de leur allié israélien.

En septembre 2011, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas avait lancé la procédure demandant “l’adhésion de l’Etat de Palestine à l’ONU”, qui n’est jamais allée à son terme, face à l’opposition américaine. Les Palestiniens ont finalement obtenu en novembre 2012 le statut inférieur “d’Etat non membre observateur” lors d’un vote de l’Assemblée générale.

Les États-Unis ne cessent de répéter ces dernières semaines que leur position “n’a pas changé” depuis 2011. Ils estiment que l’ONU n’est pas le lieu pour la reconnaissance d’un Etat palestinien, qui devrait selon eux être issu d’un accord entre Israël et les Palestiniens. Ils rappellent aussi que la législation américaine leur imposerait de couper leur financement à l’ONU en cas d’une adhésion palestinienne hors d’un tel accord bilatéral.

Les réunions à huis clos du “comité des admissions” du Conseil n’ont d’ailleurs pas permis de parvenir à un consensus, même si “deux-tiers” des Etats membres se sont montrés favorables à une adhésion, selon l’ambassadrice maltaise Vanessa Frazier, qui préside le Conseil en avril. Malgré la faible probabilité d’une recommandation positive du Conseil, Israël a dénoncé avec virulence le simple fait que la requête soit examinée.

<strong>Source: https://www.7sur7.be/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Guterres (Onu) appelle à la retenue après l&amp;apos;attaque de l&amp;apos;Iran contre Israël</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/guterres-onu-appelle-a-la-retenue-apres-lattaque-de-liran-contre-israel-3060252.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Apr 2024 08:31:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>REUTERS</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a prévenu dimanche qu'il fallait éviter toute escalade supplémentaire des tensions en menant des représailles contre l'Iran, tandis que les Etats-Unis ont indiqué qu'ils oeuvreraient pour que Téhéran rende des comptes devant l'Onu.</strong>

S'exprimant lors d'une réunion en urgence du Conseil de sécurité de l'Onu, Antonio Guterres a déclaré aux Etats membres que la Charte onusienne interdisait le recours à la force contre l'intégrité territoriale ou l'indépendance politique d'un quelconque Etat. Il a aussi condamné l'attaque menée au cours du week-end par l'Iran contre Israël.

Téhéran a lancé samedi un éventail de drones munis d'explosif et tiré des missiles contre Israël dans ce qui constituait la première attaque directe jamais menée par l'Iran contre le territoire israélien, alimentant le risque d'une escalade régionale majeure.

Cette attaque est une réponse à une frappe israélienne présumée contre l'ambassade de l'Iran en Syrie le 1er avril, lors de laquelle un haut commandant des Gardiens de la Révolution a été tué, après des mois de tensions entre Israël et des groupes régionaux proches de Téhéran en marge de la guerre dans la bande de Gaza.

"Le Moyen-Orient est au bord du gouffre. La population de la région fait face au danger réel d'un conflit à grande échelle dévastateur", a déclaré Antonio Guterres lors de la réunion, demandée par Israël à la suite de l'attaque de l'Iran. "C'est le moment de désamorcer et d'une désescalade", a-t-il ajouté.

"HORRIBLES CRIMES"

Robert Wood, ambassadeur adjoint des Etats-Unis à l'Onu, a appelé les quinze membres du Conseil de sécurité à condamner sans équivoque l'attaque de l'Iran, ajoutant que le Conseil avait pour obligation de ne pas laisser sans réponse les agissements de Téhéran.

"Dans les prochains jours, et en consultation avec les autres Etats membres, les Etats-Unis vont explorer des mesures supplémentaires pour tenir l'Iran pour responsable, ici, aux Nations unies", a-t-il dit, sans donner de détails.

"Que ce soit bien clair: si l'Iran ou ses alliés mènent des actions contre les Etats-Unis ou une action supplémentaire contre Israël, l'Iran sera tenu pour responsable", a-t-il ajouté.

Amir Saeïd Iravani, l'ambassadeur de l'Iran auprès de l'Onu, a décrit l'action de son pays comme nécessaire et proportionnée. Il a déclaré que Téhéran ne souhaitait ni une escalade ni une guerre dans la région ou avec les Etats-Unis, mais qu'il avait le droit de se défendre.

"Si les Etats-Unis initient des opérations militaires contre l'Iran, ses citoyens, sa sécurité ou ses intérêts, l'Iran usera de son droit inhérent à répondre proportionnellement", a-t-il dit.

Gilad Erdan, l'ambassadeur d'Israël auprès des Nations unies, a accusé l'Iran d'avoir violé le droit international, diffusant lors de la réunion, sur une tablette, une vidéo montrant selon lui l'interception de drones iraniens au-dessus de la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem.

Il a invité par le geste son homologue iranien, présent aussi dans l'enceinte, à regarder la vidéo.

Gilad Erdan a appelé le Conseil de sécurité à condamner l'Iran, à réimposer des sanctions contre Téhéran et à désigner les Gardiens iraniens de la Révolution comme une organisation terroriste.

"La seule option est de condamner l'Iran et d'utiliser tous les moyens nécessaires pour leur faire payer un lourd tribut pour leurs horribles crimes", a-t-il dit lors de la réunion.

(Daphne Psaledakis et Patricia Zengerle à Washington; version française Jean Terzian)

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : L&amp;apos;ONU exhorte le gouvernement à abroger &amp;apos;&amp;apos;immédiatement&amp;quot; la suspension des activités des partis politiques</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-lonu-exhorte-le-gouvernement-a-abroger-immediatement-la-suspension-des-activites-des-partis-politiques-3060028.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 12 Apr 2024 09:23:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme a demandé jeudi aux autorités de la transition du Mali « d'abroger immédiatement », la suspension des activités des partis politiques.</strong>

« Nous sommes profondément préoccupés par le décret suspendant les activités des partis politiques et autres associations civiques », a déclaré l'instance onusienne dans une publication sur X soulignant que ce décret doit être abrogé dans la mesure où "un espace civique ouvert et pluraliste est essentiel aux droits de l’homme, à la paix, à la sécurité et au développement durable".

Les autorités de la transition du Mali, ont décidé, mercredi de suspendre "jusqu’à nouvel ordre" les activités des partis politiques et des associations à caractère politique sur toute l’étendue du territoire évoquant des "raisons politiques et sécuritaires".

"Sont suspendues jusqu'à nouvel ordre pour raisons d'ordre public les activités des partis politiques et les activités à caractère politique des associations sur toute l'étendue du territoire national", a annoncé le Colonel Abdoulaye Maiga porte-parole du gouvernement aux médias.

"Cette mesure participe substantiellement à créer les conditions pré-requises devant être réalisées pour mener des activités majeures de la Transition, en particulier le Dialogue inter-malien pour la Paix et la Réconciliation nationale initié par Son Excellence le Colonel Assimi Goïta, Président de la Transition", a souligné le porte-parole.

<strong>Source: https://www.aa.com.tr/fr</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Dissolution de cinq organisations maliennes :  De quoi se mêle l&amp;apos;Onu ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/dissolution-de-cinq-organisations-maliennes-de-quoi-se-mele-lonu-3058291.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/dissolution-de-cinq-organisations-maliennes-de-quoi-se-mele-lonu-3058291.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 25 Mar 2024 01:31:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le porte-parole du bureau des droits humains au Haut conseil des Nations unies pour les droits de l'homme s'est dit «<em>profondément préoccupé par les restrictions croissantes aux libertés et aux droits humains</em> » au Mali. De quoi se mêle l'Onu pour demander que les cinq organisations dissoutes au Mali puissent reprendre leurs activités et de demander de leur garantir la protection de leurs droits humains et de leur liberté d'expression ?</strong>

S'il y a une organisation internationale à dissoudre c'est bien ce "machine" comme aimait à l'appeler ainsi le Général De Gaulle. Ce président français avait radicalement refusé de rallier l'Otan au sortir de la deuxième Guerre mondiale. Parce qu'il s'agissait de se départir partiellement de sa souveraineté pour une entité commune appelé organisation du traité de l'Atlantique nord (Otan). De même, il fallait faire partie du bloc soviétique ou du bloc occidental pendant la guerre froide pour être parrainé membre du Conseil de sécurité de l'Onu avec droit de veto. D'où la France et l’Angleterre sont restées dans le giron américain comme le Mali aujourd'hui se place sous la protection militaire russe face aux assaillants de tous bords. De la même manière la République populaire de Chine et la Russie (ex-Urss) vont pactiser et entrer ensemble dans le Conseil de sécurité.

Cette configuration appelle nécessairement des commentaires. Puisque le porte-parole du bureau des droits humains au haut conseil des nations unies pour les droits de l'homme s'est lui même dit profondément préoccupé par les restrictions croissantes aux libertés et aux droits humains. De quoi se mêle l'Onu pour demander que les cinq organisations dissoutes au Mali puissent reprendre leurs activités et de leur garantir la protection de leurs droits humains et de leurs liberté d'expression ?

Dans ces conditions, le lendemain de cette déclaration, le 14 mars, le décret n°2024-0161/PT-RM du 14 mars fixait la dissolution de l'association "Coordination des mouvements, associations et sympathisants de l'Imam Mahmoud Dicko (Cmas) pour déclaration séditieuse et activités subversives susceptibles de troubler l'ordre public selon le communiqué du Matcl. Le même jour, on n'a pas été surpris par le décret portant dissolution de l'Association des élèves et étudiants du Mali (Aeem). Cette organisation tentaculaire en milieu estudiantin a longtemps fait parler d'elle et pas en bien seulement pour mériter sa dissolution incontestée et souhaitée. C'est ce que le décret n°2024-0160/PT-RM du 14 mars a acté concernant cette organisation qui était devenue le cauchemar des parents d'élèves.

<strong>Dans ces conditions que veut-on reprocher aux autorités de la Transition ?</strong> Est-ce une coalition montée contre elles ou est-ce un pare-feu pour cacher des intentions encore plus sournoises qu'on n'irait pas chercher à trouver poux dans les cheveux d'autres skin Head qui n'agissent pas chez nous comme ils se font appeler néo nazis en Ukraine occidentale ? Que désire de plus Monsieur Guterres si la Minusma, Barkhane et Takuba ne sont plus en odeur de sainteté chez nous. Une présence qui était favorable à toutes ces forces armées étrangères et dont l’activité ne ressemblait pas du tout à une intervention de simple maintien de la paix. Faut-il reprocher aux autorités maliennes d'avoir ouvert les yeux sur la trame des attaques terroristes sans répit malgré la présence militaire forte sur le terrain de tous ces hommes et femmes en mission chez nous ? S'il le faut, comme le Pm Choguel Maïga et son remplaçant intérimaire en le ministre d'État Abdoulaye Maiga l'ont fait, <strong>on ira en septembre prochain à la tribune de l'instance mondiale pour encore dénoncer le complot qui vise l'État malien et les Maliens </strong>eux -mêmes par toutes sortes de pays et organisations inamicales, peu scrupuleuses des intérêts des maliennes et des maliens. <strong>La preuve, en dehors de l'Aeem et de la Cmass, le ministre Abdoulaye Maïga n'a pas hésité à dissoudre trois autres organisations qui sont taxées des mêmes faits qui concernent la Cmas et l'Aeem.</strong> C'est le cas avec le décret n°2024-0143/PT-RM du 11 mars 2024 portant dissolution de l'association Keroual Renouveau. Quant à l'association dénommée Observatoire pour les élections et la bonne gouvernance elle ne fait pas exception à la règle. Le décret n°2023-0834/PT-RM du 29 décembre 2023 a jugé autrement l'affaire en mettant fin à ses activités. L'autre organisation en question est celle là même qui se fait appeler Sahel Solidarité. Sous ce faux prétexte, elle est soupçonnée de mener des activités subversives ; alors que son cahier de charge ne répond pas au déroulement de ses activités au plan local. De ce fait, le décret n°2024-059/PT-RM du 31 janvier 2024 a jugé bon de mettre fin aussi à ses activités sur le territoire malien.

Maintenant, aux gouverneurs et préfets de prendre connaissance de cette notification qui leur a été faite par le cabinet du Matcl pour veiller à leur applicable stricte. Sans aucune réticence avérée face aux accusations de "restrictions croissantes".

<strong>KML</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>La conférence du désarmement doit être réformée de toute urgence, selon le chef de l’ONU</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/la-conference-du-desarmement-doit-etre-reformee-de-toute-urgence-selon-le-chef-de-lonu-3055169.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/la-conference-du-desarmement-doit-etre-reformee-de-toute-urgence-selon-le-chef-de-lonu-3055169.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/10/ONU-Antonio-Guterres-.webp" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 27 Feb 2024 11:06:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Alors que l'ombre nucléaire qui planait sur l'humanité au siècle dernier est revenu en force, la conférence du désarmement reste dans l'impasse et elle a même échoué, a regretté lundi à Genève le chef de l'ONU. S'adressant aux 65 membres de la Conférence du désarmement, le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a admis que depuis un certain temps, cet organe basé à Genève « ne fonctionne pas comme prévu ». «En fait, elle a échoué», a affirmé Guterres.

De fait, le principal forum mondial sur le désarmement nucléaire n'a rien produit de substantiel depuis le traité interdisant les essais nucléaires de 1996. Depuis plusieurs années, il est dans l'impasse. Or selon le chef de l'ONU, cet échec intervient alors que la confiance mondiale se désagrège. « Les clivages géopolitiques, la concurrence acharnée en matière d'armement et l'érosion des cadres ont conduit à une impasse totale ».

En effet, le monde assiste à une prolifération des armes légères et de petit calibre illicites et à l'utilisation de moteurs explosifs dans les zones peuplées. Dans le même temps, les armées développent de «nouvelles applications terrifiantes des technologies nouvelles et émergentes, notamment l'intelligence artificielle et les systèmes d'armes autonomes».

De plus, une course aux armements dans l'espace est passée de «la spéculation à la quasi-certitude - une perspective aux conséquences potentiellement catastrophiques». L'échec de la Conférence du désarmement intervient alors que «le risque nucléaire a atteint un niveau de fièvre, plus élevé que jamais depuis les profondeurs de la Guerre froide». «Certains dirigeants laissent régulièrement entendre qu'ils sont tout à fait prêts à déclencher l'enfer nucléaire - une menace scandaleuse que le monde doit condamner avec clarté et force», at-il fait remarquer.

Par ailleurs, les normes vitales contre la prolifération, les essais et l'utilisation des armes nucléaires sont en train de s'éroder. En fait, la frustration d'une majorité d'États face à la lenteur du désarmement a conduit à la négociation du traité sur l'interdiction des armes nucléaires.

<strong>BESOIN DE FONCTIONNER-</strong> Dans ces conditions, Guterres a réitéré son appel à accélérer la mise en œuvre de tous les engagements en matière de désarmement nucléaire, y compris dans le cadre du traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, et à faire entrer en en vigueur le traité d'interdiction complète des essais nucléaires. «Le monde ne doit plus être pris en otage par ces moteurs de mort», a insisté le chef de l'ONU. Dans le même temps, il a admis que quelque chose ne va pas si une conférence sur le désarmement n'aboutit à aucun désarmement significatif, année après année. Une façon de rappeler que l'humanité a besoin que la conférence sur le désarmement fonctionne.

«La paralysie et l'impasse qui la caractérisent aujourd'hui sont honteuses», a déclaré le Secrétaire général de l'ONU, pertinent que «cette conférence (du désarmement) doit être réformée de toute urgence». Pourtant, malgré l'impasse diplomatique actuelle, le principe central de cette conférence demeure toujours aussi essentiel. À ce sujet, il note que la diplomatie inclusive constitue l'outil de désarmement le plus efficace.

«Nous avons besoin de cette diplomatie aujourd'hui, et de toute urgence», at-il dit, rappelant aux Etats membres leur pouvoir de la mettre en œuvre et de transformer cet organe. En attendant, les Nations Unies continueront à faire tout leur possible pour soutenir ce processus de réforme et de changement. «Alors mettons-nous au travail. Œuvrons pour une Conférence du désarmement revitalisée, qui puisse jouer un rôle constructif dans l'édification d'un monde plus pacifique et plus stable», a répété le chef de l'ONU. D'autant que dès le départ, cette conférence et celles qui l'ont précédée étaient censées être l'antidote au poison de la division et de la paralysie diplomatique qui bloquaient un désarmement significatif.

Pendant de nombreuses années, ces organes ont joué un rôle essentiel dans la rédaction des accords qui constituent encore l'épine dorsale du programme mondial de désarmement. Le secrétaire général a ainsi cité le traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, les conventions sur les armes biologiques et chimiques, mais aussi le traité d'interdiction complète des essais nucléaires. «Ces victoires pour la paix ont été obtenues de haute lutte», at-il fait remarquer. Mais il ne s'agit pas de miracles car ces succès se sont produits parce que «Les pays ont reconnu que la clé du désarmement se trouvait dans la coopération pour un bénéfice mutuel - et non dans la compétition pour une destruction mutuelle», a conclu le chef de l'ONU.

<strong>Source: Onu-info</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Les États&#45;Unis opposent une fois de plus leur veto à la résolution de l’ONU sur le cessez&#45;le&#45;feu à Gaza</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/les-etats-unis-opposent-une-fois-de-plus-leur-veto-a-la-resolution-de-lonu-sur-le-cessez-le-feu-a-gaza-3054474.html</link>
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<pubDate>Wed, 21 Feb 2024 14:07:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les États-Unis ont une fois de plus opposé leur veto à une résolution de l’ONU appelant à un cessez-le-feu humanitaire immédiat dans la bande de Gaza.</strong>

Le grand bienfaiteur d’Israël a utilisé mardi son veto au Conseil de sécurité des Nations unies pour bloquer le projet préparé par l’Algérie.

C’est la troisième fois que Washington s’oppose à une telle résolution depuis qu’Israël a déclenché sa sanglante machine de guerre à Gaza début octobre.

Les représentants de 13 pays au Conseil de sécurité composé de 15 membres ont voté en faveur de la résolution. La Grande-Bretagne s’est abstenue.

L’envoyé palestinien auprès des Nations unies, Riyad Mansour, a condamné le veto américain comme étant «absolument imprudent et dangereux».

«Le message passé aujourd’hui à Israël avec ce veto est qu’il peut continuer à commettre des meurtres en toute impunité», a-t-il déclaré dans une déclaration au Conseil de sécurité.

Dans ses remarques devant le Conseil de sécurité après que les États-Unis ont exercé leur droit de veto, l’ambassadrice américaine auprès de l’ONU, Linda Thomas-Greenfield, a prétendu qu’appeler à un cessez-le-feu immédiat à Gaza était «un vœu pieux et irresponsable».

Elle a prétendu qu’une telle action de la part des Nations unies pourrait étouffer les efforts diplomatiques visant à négocier un accord entre le Hamas et Israël pour une pause dans la guerre.

«Chers collègues, au cours des dernières semaines, nous avons indiqué très clairement que la résolution soumise au Conseil n’atteindrait pas l’objectif d’une paix durable et pourrait en fait aller à l’encontre de cet objectif», a déclaré Thomas-Greenfield.

Avant le vote, Amar Bendjama, l’ambassadeur d’Algérie auprès de l’ONU, a déclaré au Conseil : «Un vote en faveur de ce projet de résolution est un soutien au droit à la vie des Palestiniens».

«À l’inverse, voter contre est considéré d’une approbation de la violence brutale et des punitions collectives qui leur sont infligées».

Les États-Unis avaient plus tôt menacé de bloquer le projet de résolution proposée par l’Algérie.

La sauvagerie d’Israël à Gaza a commencé le 7 octobre 2023, après que le Hamas a mené l’opération surprise Tempête d’Al-Aqsa contre les occupants.

Jusqu’à présent, le régime a tué plus de 29 000 personnes, pour la plupart des femmes et des enfants, et en a blessé environ 70 000 autres à Gaza.

Washington a depuis fourni au régime plus de 10 000 tonnes de matériel militaire.

Les États-Unis ont opposé leur veto à des projets de résolution similaires de l’ONU pour un cessez-le-feu en octobre et en décembre.

source : Press TV

Via: https://reseauinternational.net/]]> </content:encoded>
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<item>
<title>#Mali : Retrait de la Minusma : 95% des casques bleus ont quitté le Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-retrait-de-la-minusma-95-des-casques-bleus-ont-quitte-le-mali-3049765.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 Jan 2024 09:54:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Cette information a été donnée, vendredi dernier, par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, lors de la réunion ministérielle du Comité de mise en œuvre de la résolution 2690 du Conseil de sécurité des Nations unies, relative au retrait de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) de notre pays.</strong>

La rencontre s'est tenue dans la salle de conférence de son département en présence des membres du gouvernement dont le ministre de la Refondation de l'État, chargé des Relations avec les institutions, Ibrahim Ikassa Maïga. Elle avait pour objectif d'adopter le rapport de synthèse du processus de retrait de la Mission.

Conformément à la résolution 2690, le retrait de la Minusma devait se terminer le 31 décembre 2023. Pour une bonne coordination des opérations, les équipes techniques des deux parties ont travaillé. «Au 31 décembre, nous avons constaté que le retrait de la Minusma est effectif», a fait savoir le ministre chargé des Affaires étrangères, à l'issue de la rencontre. Abdoulaye Diop a souligné que ce résultat constitue une démarche parce que normalement le retrait de ce type de mission avec une empreinte lourde de plus de 15.000 membres nécessite généralement un temps beaucoup plus long.

«À la date du 31 décembre, 95% des Casques bleus ont quitté le Mali. Toutes les entreprises ont été cédées à l'État malien», a-t-il témoigné.

Le ministre chargé des Affaires étrangères a rappelé que pour certaines entreprises notamment à Tessalit, Aguelhok et Kidal, il y a eu des difficultés à cause du retrait anticipé de la Minusma qui a mis souvent en danger la vie de nos soldats. Notamment dans le cadre des bataillons des Forces armées reconstituées.

Malgré le changement de plan de la Mission onusienne, le gouvernement a pu faire face parce qu'il s'y était préparé. «Nous devons saluer la détermination de l'action des Forces de défense et de sécurité du Mali qui ont œuvré de telle manière que nous pourrions occuper toutes les emprises laissées par la Minusma», s'est-il félicité.

Sur le plan environnemental, le ministre Diop a rapporté que les équipes chargées de l'environnement n'ont pas visité certaines entreprises. De nombreux dommages ont été causés à l'environnement. Les évaluations sont en cours et un plan sera adopté en conséquence, a expliqué Abdoulaye Diop qui a ajouté que les Nations unies seront saisies pour prendre en charge ces dommages.

«Par rapport au bilan, dans son ensemble, nous avions mis en place une stratégie chargée de l'atténuation de l'impact socio-économique du retrait de la Minusma y comprenant l'impact sur le personnel», a-t-il souligné, tout en annonçant que le vendredi 12 janvier dernier, les ministres chargés de l'Emploi, de l'Administration territoriale et des Finances ont procédé à la signature du protocole avec les établissements bancaires concernant la prise en charge des dettes du personnel de la Minusma.

Le ministre Diop a expliqué qu'une équipe résiduelle des Nations unies reste sur place pour la liquidation des aspects administratifs. Le chef de la diplomatie malienne a assuré que notre pays continuerait à travailler avec les Nations unies à travers ses Fonds, Agences et Programmes.

<strong>Souleymane SIDIBE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali: le Conseil de sécurité de l&amp;apos;Onu revient sur l&amp;apos;Accord d&amp;apos;Alger</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-le-conseil-de-securite-de-lonu-revient-sur-laccord-dalger-3048842.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 07 Jan 2024 09:09:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="article__header">
<div class="article__announce-text"><strong>Le Conseil de sécurité de l'Onu a rendu public, samedi, un communiqué de presse dans lequel ses membres ont réaffirmé le caractère central de l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali de 2015, issu du processus d'Alger.</strong></div>
</div>
<div class="article__body">
<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
</div>
<div class="article__quote-text">Il a exhorté "toutes les parties signataires à reprendre le dialogue et à s'engager dans la mise en œuvre de l'accord pour garantir la paix et la stabilité au Mali".</div>
<div class="article__quote-info">
<div class="elem-info">
<div class="elem-info__share">
<div class="share m-active" data-id="1064499464" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20240107/mali-le-conseil-de-securite-de-lonu-revient-sur-laccord-dalger-1064499464.html?share-block=1064499465" data-title="Il a exhorté &quot;toutes les parties signataires à reprendre le dialogue et à s'engager dans la mise en œuvre de l'accord pour garantir la paix et la stabilité au Mali&quot;."></div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">La même source a ajouté qu'à l'occasion de la clôture de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), les membres du Conseil de sécurité ont indiqué avoir "pris note de la clôture de la (mission), le 31 décembre 2023, après dix ans de présence, conformément à la résolution 2690 (2023), suite à la demande du gouvernement de la Transition au Mali".</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
</div>
<div class="article__quote-text">Ils ont salué, à cet égard, "les efforts significatifs déployés par les dirigeants et le personnel de la MINUSMA depuis 2013 pour mettre en œuvre le mandat de la mission dans des circonstances très difficiles, et ont rendu hommage au peuple malien pour sa résilience et ses efforts dans ce contexte".</div>
<div class="article__quote-info">
<div class="elem-info">
<div class="elem-info__share">
<div class="share m-active" data-id="1064499464" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20240107/mali-le-conseil-de-securite-de-lonu-revient-sur-laccord-dalger-1064499464.html?share-block=1064499467" data-title="Ils ont salué, à cet égard, &quot;les efforts significatifs déployés par les dirigeants et le personnel de la MINUSMA depuis 2013 pour mettre en œuvre le mandat de la mission dans des circonstances très difficiles, et ont rendu hommage au peuple malien pour sa résilience et ses efforts dans ce contexte&quot;."></div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Les membres du Conseil ont, en outre, mis l'accent sur le caractère central de l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali de 2015, issu du processus d'Alger, exhortant "toutes les parties signataires à reprendre le dialogue et à s'engager dans la mise en œuvre de l'accord pour garantir la paix et la stabilité au Mali".</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">"Ils ont rendu également hommage aux 311 membres du personnel de la MINUSMA qui ont perdu la vie au service de la paix et ont exprimé leurs plus sincères condoléances à leurs familles. Ils ont souhaité un prompt rétablissement à ceux qui ont été blessés pendant la phase de retrait", note le communiqué.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
</div>
<div class="article__quote-text">Par ailleurs, "les membres du Conseil de sécurité ont reconnu le rôle joué par le gouvernement de transition du Mali lors du retrait de la MINUSMA et souligné la nécessité d’une coopération pleine et continue du gouvernement de transition du Mali, incluant le respect de ses obligations en cours au titre de l’accord sur le statut des forces".</div>
<div class="article__quote-info">
<div class="elem-info">
<div class="elem-info__share">
<div class="share m-active" data-id="1064499464" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20240107/mali-le-conseil-de-securite-de-lonu-revient-sur-laccord-dalger-1064499464.html?share-block=1064499470" data-title="Par ailleurs, &quot;les membres du Conseil de sécurité ont reconnu le rôle joué par le gouvernement de transition du Mali lors du retrait de la MINUSMA et souligné la nécessité d’une coopération pleine et continue du gouvernement de transition du Mali, incluant le respect de ses obligations en cours au titre de l’accord sur le statut des forces&quot;."></div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Ils ont affirmé, enfin, qu'"ils resteront pleinement engagés dans la promotion de la paix et de la sécurité au Mali et dans la région", conclut le communiqué.</div>
</div>
</div>
<div class="article__footer">
<div class="article__share">
<div class="article__sharebar" data-nosnippet=""></div>
</div>
Source: https://fr.sputniknews.africa/

</div>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>La mission de l’ONU, Minusma, a mis fin à 10 ans de présence au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/la-mission-de-lonu-minusma-a-mis-fin-a-10-ans-de-presence-au-mali-3048372.html</link>
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<pubDate>Mon, 01 Jan 2024 07:32:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>AFP</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div id="module"><span class="FullArticleTexte"><strong>La mission de l'ONU, Minusma, a achevé dimanche dix ans de présence au Mali durant lesquels elle a, selon le secrétaire général de l'ONU, soutenu le processus de paix dans un pays en crise où le régime militaire a finalement décidé de son départ.</strong>

La Minusma "a achevé son retrait du pays d'ici le 31 décembre" 2023 comme convenu avec les militaires au pouvoir au Mali, a déclaré le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres dans un communiqué publié dimanche.

M. Guterres a salué "le rôle clé" joué par la Minusma "en veillant au respect du cessez-le-feu dans le cadre de l'accord de paix et de réconciliation de 2015 (entre Bamako et des groupes rebelles du Nord) ainsi qu'à la transition" dans ce pays où des militaires se sont emparés du pouvoir par la force en 2020.

La fin de la Minusma met un terme à un engagement débuté en 2013 face à la propagation du jihadisme qui menaçait la stabilité d'un Etat pauvre et fragile, et qui persiste aujourd'hui.

La violence a gagné les voisins sahéliens du Burkina Faso et du Niger, fait des milliers de morts, civils et combattants, et déplacé des millions de personnes.

Le chef de l'ONU a également "rendu hommage aux 311 membres du personnel de la Minusma qui ont perdu la vie et aux plus de 700 blessés au service de la paix au cours des 10 années de déploiement de la Mission au Mali" dans des attaques essentiellement perpétrées par les groupes afiliés à Al-Qaïda et à l'organisation Etat islamique, dans son communiqué.

La Minusma est la mission de l'ONU la plus durement touchée ces dernières années. Ses efectifs ont tourné autour des 15.000 soldats et policiers venus de dizaines de pays.

Malgré un engagement financier considérable, la Minusma a été vivement critiquée par une partie des Maliens qui dénonçaient son incapacité à juguler la crise.

Les responsables onusiens ont toujours objecté que la Minusma n'avait pas pour mission de combattre les jihadistes. Son mandat lui assignait d'appuyer l'application d'un important accord de paix avec les séparatistes du nord (non jihadistes); d'aider les autorités maliennes à stabiliser le centre, autre foyer de violence; et de protéger les civils et les droits humains.

<strong>- Liquidation à partir de lundi -</strong>

Après la phase de retrait dimanche, "le (lundi) 1er janvier 2024 marquera le début de la période de liquidation" consistant notamment à remettre aux autorités maliennes les derniers équipements ou mettre fin aux contrats existants, a expliqué M. Guterres.

Pendant cette période, "une équipe (onusienne) réduite" et "les arrière-gardes des pays contributeurs de troupes et de police, resteront sur les sites de Gao (nord) et de Bamako pour superviser le transport ordonné des biens appartenant aux pays contributeurs de troupes et de police vers leurs nations respectives".

Le camp de Tombouctou (nord) a été un des derniers camps rétrocédés par la Minusma aux autorités maliennes, cette semaine.

La Minusma s'est attelée à quitter le Mali après la demande de Bamako, et planifié son désengagement de la plupart de ses 13 emprises dans des conditions dificiles dans le nord, sous la pression d'une escalade militaire entre tous les acteurs armés présents sur le terrain.

Sa présence était devenue quasiment intenable après la prise du pouvoir par les militaires. La junte a opéré une réorientation stratégique, rompu la vieille alliance avec l'ancienne puissance dominante française et s'est tournée militairement et politiquement vers la Russie.

Le chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop, a fini par demander en juin le départ "sans délai" de la Minusma devant le Conseil de sécurité. Il a proclamé "l'échec" de la mission et afirmé qu'elle n'était pas la solution mais faisait "partie du problème".

La Minusma ne pouvait pas rester contre le gré des autorités maliennes. Le Conseil de sécurité a mis fin à son mandat le 30 juin et lui avait donné jusqu'au 31 décembre pour quitter le pays.

bur-mrb/cls/fjb</span>
<div class="clear"></div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le chef de l&amp;apos;ONU salue la fin de la mission de maintien de la paix au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/le-chef-de-lonu-salue-la-fin-de-la-mission-de-maintien-de-la-paix-au-mali-3048323.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 31 Dec 2023 09:30:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a exprimé samedi sa profonde reconnaissance envers la mission de maintien de la paix de l'ONU au Mali, qui a achevé son retrait du pays.</strong>

Le chef de l'ONU a souligné le rôle essentiel joué par la Mission multidimensionnelle intégrée pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) dans le renforcement du processus de paix.

La mission a contribué à assurer le respect du cessez-le-feu dans le cadre de l'Accord de paix et de réconciliation de 2015, ainsi qu'à soutenir la transition vers la "restauration de l'autorité de l'Etat", a déclaré M. Guterres.

Le secrétaire général a exprimé sa "profonde gratitude" envers le personnel de la MINUSMA. Le chef de la mission, El-Ghassim Wane, a été particulièrement félicité pour son "commandement exceptionnel dans un contexte difficile".

En ce qui concerne le coût humain de la mission, le secrétaire général a rendu un hommage poignant aux 311 membres du personnel de la MINUSMA qui ont perdu la vie et aux plus de 700 qui ont été blessés.

"Toute la famille des Nations Unies est en sympathie et en solidarité avec les proches, les amis et les collègues des membres du personnel décédés", a-t-il assuré, honorant leur "dévouement désintéressé à la cause de la paix".

Avec le début de la période de liquidation le 1er janvier 2024, une équipe réduite supervisera le transport des biens et la cession des équipements des Nations Unies au Mali. António Guterres a fait part de sa confiance dans la "pleine coopération du gouvernement de transition" pour faciliter cet effort.

Réaffirmant le soutien indéfectible des Nations Unies au Mali, le chef de l'ONU s'est engagé à continuer à travailler avec le peuple malien pour restaurer l'ordre constitutionnel et promouvoir la paix, la sécurité ainsi que le développement durable.

Le 30 juin, le Conseil de sécurité a adopté la résolution 2690 mettant fin au mandat de la MINUSMA à compter du 30 juin. Il a demandé à la mission de commencer immédiatement, le 1er juillet, la cessation de ses opérations, le transfert de ses tâches, ainsi que le retrait ordonné et en toute sécurité de son personnel, avec l'objectif d'achever ce processus d'ici le 31 décembre 2023.

<strong>Source : Xinhua</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Évaluation du processus de retrait de la MINUSMA : La partie malienne dénonce la destruction des systèmes d&amp;apos;adduction d&amp;apos;eau</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/evaluation-du-processus-de-retrait-de-la-minusma-la-partie-malienne-denonce-la-destruction-des-systemes-dadduction-deau-3047608.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/evaluation-du-processus-de-retrait-de-la-minusma-la-partie-malienne-denonce-la-destruction-des-systemes-dadduction-deau-3047608.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 23 Dec 2023 01:26:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans le cadre du suivi stratégique de la mise en œuvre de la résolution 2690 du Conseil de sécurité sur le retrait de la Minusma, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop a, le jeudi 14 décembre 2023, tenu une séance de travail avec une délégation des Nations unies conduite par le secrétaire général adjoint chargé de l'appui opérationnel des Nations unies, Atul Khare, en visite au Mali.

La rencontre de haut niveau a enregistré la présence effective de deux membres du gouvernement, en l'occurrence la ministre des Transports et des Infrastructures, Dembélé Madina Sissoko, et son collègue de l'Environnement, de l'Assainissement et du Développement durable, Mamadou Samaké, ainsi que plusieurs autres hauts représentants de la présidence de la République, des départements ministériels et des Nations unies. A deux semaines de la fin du retrait de la Minusma, cette rencontre était un cadre d'évaluation et d'échanges francs autour de l'état d'avancement de l'ensemble du processus, en général, et de la deuxième phase en particulier. Du constat de la partie malienne, la deuxième phase, contrairement à la première, a été émaillée d'embûches et de défis majeurs, pour des raisons de déficit de coordination liées à des retraits précipités de la Minusma de certaines de ses emprises. A cet égard, les ministres ont exprimé leur vive préoccupation et incompréhension au sujet de certains faits graves constatés sur certaines emprises rétrocédées, notamment l'abandon des équipements dangereux létaux et non létaux, source de graves risques sur le plan environnemental, sanitaire et sécuritaire ; la destruction des systèmes d'adduction d'eau, contraire au respect élémentaire des normes sociales et humanitaires ainsi que le sabotage à empreinte professionnelle des équipements aéroportuaires à Kidal, Mopti et Tombouctou.  Ainsi, ils ont souligné l'urgence de mener des enquêtes appropriées et des évaluations techniques et environnementales nécessaires pour corriger les impacts négatifs, conformément aux obligations en la matière. Malgré les contraintes constatées, les deux parties ont salué les efforts exceptionnels déployés pour parvenir à un niveau de désengagement reflétant les engagements pris en termes de respect du délai convenu et des objectifs politiques fixés.S'agissant des activités opérationnelles de retrait en cours et de la phase de liquidation qui s'ouvre à compter du 1er janvier 2024, les deux parties ont convenu de poursuivre la collaboration, le dialogue constructif et le pragmatisme pour trouver des solutions partagées à certaines questions pendantes et à finaliser l'ensemble du processus, conformément aux engagements pris.  Pour la phase de liquidation, les ministres ont invité la Minusma à soumettre au gouvernement du Mali, un chronogramme détaillé, étalé dans un délai le plus court possible afin de vite tourner la page de la Minusma et de poursuivre la coopération habituelle avec les Agences, Fonds et Programmes du Système des Nations unies.

Tout en saluant la mémoire des victimes civiles et militaires tombées au Mali dans le cadre de cette mission onusienne, la partie malienne a réaffirmé son ferme engagement et sa détermination sans faille à poursuivre ses efforts de  sécurisation de l'ensemble du territoire malien, y compris les populations et les partenaires qui y résident, dans le strict respect des objectifs de préservation de l'unité nationale et de la cohésion sociale dans un Mali en paix et tourné vers le développement durable.

<strong> B. Païtao</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’Onu cassera sa tirelire pour les missions de maintien de la paix de l’Union africaine</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/lonu-cassera-sa-tirelire-pour-les-missions-de-maintien-de-la-paix-de-lunion-africaine-3047554.html</link>
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<pubDate>Fri, 22 Dec 2023 10:01:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="article__header">
<div class="article__announce-text"><strong>Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté le 21 décembre une résolution qui prévoit le financement partiel des opérations du maintien de la paix menées sous l’égide de l’Union africaine. Notamment, à hauteur de 75%. Le reste sera pris en charge par cette dernière et le pays fournissant le contingent militaire.</strong></div>
</div>
<div class="article__body">
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Le projet de la résolution a été préparé par trois pays, le Ghana, le Gabon et le Mozambique. Le trio a présenté ses propositions en 2018, mais à l’époque, elles n'ont pas été soumises au vote.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">C’est en 2007 que l’Union africaine a pour une première fois demandé aux Nations unies d’élaborer un mécanisme permettant de financer les <a href="https://fr.sputniknews.africa/20230530/les-defaillances-des-missions-onusiennes-de-maintien-de-la-paix-pointees-par-un-expert-rwandais-1059589830.html" target="_blank" rel="noopener">missions de maintien de la paix</a> à partir des contributions de l'organisation internationale.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="h2">
<h2 id="1064248076-1" class="article__h2">La Russie a voté "pour"</h2>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Pour sa part, la Russie a salué l’adoption de la résolution, en réitérant son soutien aux efforts souverains des pays d’Afrique dans le maintien de la sécurité sur le continent.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
</div>
<div class="article__quote-text">"Il est important que les pays africains puissent prendre leurs propres décisions sur les modalités de riposte aux menaces, indépendamment de la forme d'aide financière extérieure", a souligné Anna Evstigneïeva, Représentante permanente adjointe de la Russie.</div>
<div class="article__quote-info">
<div class="elem-info">
<div class="elem-info__share">
<div class="share m-active" data-id="1064248076" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20231222/lonu-cassera-sa-tirelire-pour-les-missions-de-maintien-de-la-paix-de-lunion-africaine--1064248076.html?share-block=1064248081" data-title="&quot;Il est important que les pays africains puissent prendre leurs propres décisions sur les modalités de riposte aux menaces, indépendamment de la forme d'aide financière extérieure&quot;, a souligné Anna Evstigneïeva, Représentante permanente adjointe de la Russie."></div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">La responsable a insisté sur le fait que les pays du continent sont en mesure d’évaluer les risques et de <a href="https://fr.sputniknews.africa/20230409/voici-le-top-10-des-armees-les-plus-puissantes-dafrique-selon-military-africa-1058463546.html" target="_blank" rel="noopener">mener à bien les opérations de paix</a>. Elle a prôné le principe "problèmes africains - solutions africaines". Enfin, les États du continent ont prouvé l’efficacité du système panafricain de commandement et de contrôle, a noté Mme. Evstigneïeva.</div>
</div>
</div>
<div class="article__footer">
<div class="article__share">
<div class="article__sharebar" data-nosnippet=""></div>
</div>
<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>

</div>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Minusma :  Le pari d’un retrait</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/minusma-le-pari-dun-retrait-3047307.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 20 Dec 2023 12:49:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans une interview au Journal du Mali, le patron de la Minusma, El Ghassim Wane a expliqué le processus de retrait avec la rétrocession des emprises de Ber, Tessalit, Kidal… Il est également revenu sur les obstacles que la mission a rencontrés. </em></strong>

<strong><em> </em></strong>La Minusma a officiellement clos portes et fenêtres le 11 décembre 2023, après dix ans de présence au Mali.  Un pari gagné malgré les difficultés selon plusieurs observateurs car, le  bras de fer entre le gouvernement de Transition et la mission onusienne au Mali a été houleux et tumultueux lors de ce processus sans oublier la résurgence de l’insécurité dans le nord et centre du pays.

Lors d’une interview exclusive accordée à nos confrères du Journal du Mali, le diplomate mauritanien El Ghassim Wane non moins chef de la Minusma est revenu largement sur le processus de retrait de la mission des Casques bleus et le calendrier qu’il exige très court.

Si certains observateurs estiment qu’El Ghassim Wane a gagné le pari du retrait de la Minusma malgré le délai jugé très court. Pour M. Wane, le pari d’un retrait dans les délais fixés était loin d’être acquis en raison de l’environnement sécuritaire, de l’envergure de la mission, de l’immensité de  théâtre d’opérations et d’autres contraintes, y compris les logistiques.

''Il est évident que le délai prescrit pour le retrait est exceptionnellement court. C’est une réalité ! Dans une situation normale, une opération de retrait de cette envergure prend beaucoup plus de temps. La question n’est pas que logistique et sécuritaire, il s’agit aussi d’assurer un transfert adéquat des tâches entre la mission qui part et les autorités du pays hôte et, le cas échéant, avec l’équipe-pays des Nations unies, qui regroupe les Agences, Fonds et Programmes de l’organisation, et d’autres acteurs, de manière à ce qu’il y ait une certaine continuité dans l’effort. Il faut, dans toute la mesure du possible, éviter des vides qui seraient préjudiciables à la stabilité du pays. Une fois que le délai fut déterminé, notre responsabilité était d’œuvrer à la réalisation de l’objectif fixé en préservant par-dessus toute la sécurité de nos personnels'', a déclaré M. El Ghassim Wane.

Lors de la rétrocession de l’emprise de Kidal, bastion de la CMA, certains Maliens ont dénoncé une trahison de la part de la mission. Les autorités ont évoqué un non-respect de la résolution des Nations unies.

Pour le chef des Casques bleus onusiens, des canaux de communication multiples et à différents niveaux ont été établis avec les autorités maliennes pour assurer une exécution aussi efficace et efficiente que possible du retrait de la mission.

''Dans ce cadre, nous échangeons régulièrement et dans le détail sur tous les aspects du processus de retrait, son évolution et nos préoccupations respectives.

Je l’ai dit et le Conseil de sécurité l’a souligné, la sécurité de nos Casques bleus est une préoccupation primordiale. Dans un contexte marqué par l’absence d’un mandat substantif à la suite de la demande de retrait et de la résolution du Conseil, la réduction drastique de nos capacités à nous protéger et l’augmentation très significative des risques sécuritaires, nous avions la responsabilité, l’obligation, de ne pas mettre la vie de nos personnels davantage en danger. Que ce soit lors des retraits de Ber, dans la région de Tombouctou, ou des bases situées dans la région de Kidal, nous avons fait face à des attaques et sommes, à plusieurs reprises, passés tout près de la catastrophe'', a-t-il souligné.

Depuis le 1er juillet jusqu’à maintenant, la Minusma a fermé  les dix bases qui devaient l’être d’ici au 31 décembre 2023. Il ne reste que trois bases (Bamako, Gao et Tombouctou) ces bases seront converties en sites de liquidation à partir du 1er janvier 2024. Déjà la Minusma a procédé à une rétrocession partielle aux autorités maliennes de la base de Gao celle de Sénou, à Bamako, d'ici à la fin du mois.

Aux dires d’El Ghassim Wane cette phase de liquidation est mise à profit pour faire transporter hors du Mali les matériels et équipements, notamment ceux appartenant aux contingents qui n’ont pu être rapatriés avant la fin du retrait, ainsi que pour gérer tous les autres aspects, administratifs, financiers et autres, liés aux activités de la mission et disposer de ses biens.

''L’expérience des Nations unies montre que ce type d’activité requiert normalement 18 mois pour être mené à bien. Mais mes collègues qui gèrent ce dossier ont la détermination de faire en sorte que ce travail soit accompli dans les délais les plus courts qui soient. Celui-ci mobilisera des personnels civils, avec le soutien d’effectifs limités de personnels de garde pour protéger les équipements encore au Mali et assurer la sécurité intérieure des sites de liquidation'', a laissé attendre M. Wane.

<strong> </strong>

<strong>Ousmane Mahamane</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Mali : Fin de mission pour la MINUSMA, une phase de liquidation de 18 mois enclenchée</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-fin-de-mission-pour-la-minusma-une-phase-de-liquidation-de-18-mois-enclenchee-3046620.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 14 Dec 2023 01:28:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Mission Multidimensionnelle Intégrée pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA), s’est officiellement close avant hier lundi par la fermeture de la base de Bamako. C’est la fin d’une histoire au Mali après dix ans de présence controversée sur un territoire où les groupes armés terroristes ont pignon sur rue malgré les gros moyens de cette mission des Nations unies. Faute de pouvoir mettre un terme au terrorisme, le phénomène s’est répandu dans tout le pays en se métastasant. La MINUSMA, grande pourvoyeuse d’emplois pour les étrangers et les Maliens part enfin à contre cœur. Poussée à la porte par les autorités de la transition, la mission des Nations unies n’a pas laissée une bonne image au Mali malgré le fait qu’elle s’est surtout occupée des actions de développement, de construction et de réhabilitation d’infrastructures dans nombre de domaines. Après la fin de la mission, place à la phase de liquidation de 18 mois avec quelques fonctionnaires des Nations unies et le super camp de Gao de la Minusma toujours ouvert. Considérée comme la Mission de l’ONU la plus meurtrière, 180 victimes sont déplorées dans ses rangs en dix ans de présence au Mali.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La Minusma conclut son départ du Mali par une cérémonie à Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/la-minusma-conclut-son-depart-du-mali-par-une-ceremonie-a-bamako-3046597.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 13 Dec 2023 12:40:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Bamako, le 11 décembre 2023 - La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) a organisé aujourd’hui une cérémonie solennelle à Bamako pour marquer son départ du Mali après une décennie de présence dans de pays.</em></strong>

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies et Chef de la Minusma, El-Ghassim Wane, a exprimé sa gratitude à tous les pays qui ont contribué à la Mission et appuyé ses efforts. Il a rendu hommage aux casques bleus pour les immenses sacrifices consentis tout au long des dix années de présence de la Mission au Mali. De même, il a remercié ses prédécesseurs à la tête de la Mission pour leur apport précieux à la quête de la paix, de la sécurité et de la stabilité au Mali.

Rappelant les partenariats nombreux que la Minusma a noués en vue de la mise en œuvre de son mandat, il a salué la contribution de différents acteurs internationaux ayant opéré au Mali. Il a relevé, à cet égard, l’apport des opérations Serval, Barkhane et Takuba, de l'Union européenne et de ses Missions de formation, de l’Union africaine, de la CEDEAO et du G5 Sahel, ainsi que celui de la Médiation internationale mise en place dans le cadre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du Processus d’Alger et conduite par l’Algérie en tant que chef de file.

En ce qui concerne le processus de retrait de la Minusma, le Représentant spécial a rappelé que dix des treize emprises qu’occupait la Minusma avaient déjà été fermées et rétrocédées aux autorités maliennes.

Dans les prochains jours, a-t-il ajouté, des remises partielles des emprises restantes de la Mission seront effectuées, avant leur transformation en sites de liquidation à partir du 1<sup>er</sup> janvier 2024. Il s’agit des camps de Bamako, de Gao et de Tombouctou.

Le Représentant spécial a salué le professionnalisme et l'efficacité des personnels de la Mission tout au long de son processus de retrait, une entreprise d’une infinie complexité. Il a remercié le Secrétariat des Nations unies à New York pour son soutien indéfectible, ainsi que tous les pays et institutions qui ont apporté leur concours pour aider à la bonne exécution de cette opération. Il a rendu un hommage particulier au personnel malien de la Minusma et l'a assuré de la pérennité des liens tissés au cours de la Mission.

Tout en relevant l’environnement difficile dans lequel la Mission a opéré et les attentes fortes de populations confrontées à une violence indicible, le Représentant spécial a mis en exergue le travail accompli et les résultats tangibles obtenus, notamment en ce qui concerne le soutien à la mise en œuvre de l'Accord de paix, la protection des civils dans les zones où la Mission était déployée et l'acheminement de l'aide humanitaire, la mise en œuvre de multiples projets socio-économiques et autres au profit des populations, ainsi que l’accompagnement des efforts de promotion et de protection des droits de l’homme.

Il a réaffirmé la solidarité constante des Nations unies avec le peuple malien dans son aspiration à la paix, à la sécurité et au développement. Il a souligné que l’ONU, à travers ses Agences, Fonds et Programmes, poursuivra son appui au Mali.

La cérémonie a également été marquée par les remarques du Secrétaire général adjoint chargé de l'appui opérationnel aux Missions, Atul Khare, qui a souligné les réalisations de la MINUSMA face à des défis considérables. Il a remercié le peuple malien pour son soutien et lui a souhaité beaucoup de succès pour l'avenir. Le Secrétaire général adjoint a également rendu un hommage particulier au personnel de la Mission pour son dévouement et à ceux qui ont sacrifié leur vie pour la paix et la sécurité au Mali.

Il a souligné les innovations introduites par la Mission pour s’adapter au contexte particulier dans lequel elle a opéré, ajoutant que la Minusma fut à plusieurs égards un véritable laboratoire pour le maintien de la paix.

De même, il a mis en relief les efforts faits pour améliorer les conditions de vie des femmes casques bleus. Il a saisi l’occasion pour également aborder la phase de liquidation de la Minusma, assurant que la sécurité du personnel restera une priorité absolue et appelant au soutien continu des autorités maliennes.

La cérémonie, à laquelle assistaient le corps diplomatique et les chefs des Agences, Fonds et Programmes des Nations unies, ainsi que le représentant du gouvernement malien, s'est achevée par la descente du drapeau des Nations unies et par la présentation d’un livre-photo revenant sur les dix ans de présence de la Minusma au Mali.

<a href="https://minusma.unmissions.org/">https://minusma.unmissions.org</a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La MINUSMA se retire du Mali avec un bilan de 310 casques bleus tués (officiel)</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/la-minusma-se-retire-du-mali-avec-un-bilan-de-310-casques-bleus-tues-officiel-3046515.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/la-minusma-se-retire-du-mali-avec-un-bilan-de-310-casques-bleus-tues-officiel-3046515.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 12 Dec 2023 12:53:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>BAMAKO, 12 décembre (Xinhua)</strong> -- La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a vu mourir 310 de ses casques bleus et voir plus de 700 blessés dans ses rangs entre son déploiement en 2013 et son retrait dans quelques jours, a indiqué lundi à Bamako le chef de la MINUSMA,

.En ce qui concerne le processus de retrait, dix des treize emprises occupées par la force onusienne ont été déjà fermées et rétrocédées aux autorités maliennes, a-t-il ajouté lors d'une cérémonie officielle marquant le retrait définitif de la MINUSMA.

"Dans les prochains jours, des remises partielles des emprises restantes de la Mission, à savoir les camps de Bamako, de Gao et de Tombouctou, seront effectuées avant leur transformation en sites de liquidation à partir du 1er janvier 2024", a précisé M. Wane, en donnant l'assurance que ses équipes et lui s'emploieront "à faire en sorte que la période de liquidation soit la plus courte possible''.

Il a par ailleurs rendu hommage aux casques bleus pour "les immenses sacrifices consentis" tout au long des dix années de présence de la Mission au Mali, sans oublier que, "de manière tangible, des milliers de Maliens" ont bénéficié de ses services.

"La MINUSMA fut, à plusieurs égards, un véritable laboratoire pour le maintien de la paix", a déclaré pour sa part le secrétaire général adjoint de l'ONU chargé de l'appui opérationnel aux missions, Atul Khare, insistant sur "les innovations introduites" par la mission onusienne afin de s'adapter au contexte particulier dans lequel elle a opéré au Mali.

C'est à la demande du gouvernement du Mali que le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté le 30 juin dernier une résolution mettant fin au mandat de la MINUSMA à compter du 30 juin 2023 et fixant le retrait définitif de la force onusienne au 31 décembre prochain.

<strong>Xinhua</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>SG de l’ONU : L’autorité et la crédibilité du Conseil de sécurité des Nations unies sont gravement compromises</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/sg-de-lonu-lautorite-et-la-credibilite-du-conseil-de-securite-des-nations-unies-sont-gravement-compromises-3046383.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 11 Dec 2023 11:29:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>António Guterres fustige le «silence retentissant» du Conseil de sécurité à propos du conflit de Gaza et affirme qu’«il n’y a pas de protection efficace de la population civile à Gaza».</strong>

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a déclaré, dimanche, que la crédibilité et l’autorité du Conseil de sécurité de l’ONU ont subi d’importants préjudices du fait du conflit de Gaza.

«<em>Le retard a un coût, l’autorité et la crédibilité du Conseil ont été gravement compromises et la résolution n’est pas mise en œuvre</em>», a déclaré Guterres à propos de la résolution précédemment adoptée par l’ONU appelant à davantage d’aide humanitaire.

Intervenant lors du Forum de Doha au Qatar, António Guterres a fustigé le «<em>silence retentissant</em>» du Conseil de sécurité de l’ONU au sujet du conflit en cours dans la bande de Gaza.

«<em>Les horribles attaques du Hamas le 7 octobre, suivies des bombardements israéliens incessants sur Gaza, ont été accueillies par un silence retentissant de la part du Conseil. Après plus d’un mois, le Conseil a finalement adopté cette résolution, ce dont je me réjouis</em>», a-t-il déclaré, tout en déplorant qu’elle ne soit pas mise en œuvre.

Guterres a souligné qu’«<em>il n’y a pas de protection efficace de la population civile à Gaza</em>».

Il a appelé à un cessez-le-feu humanitaire dans la Bande de Gaza alors qu’Israël ne cesse de bombarder le territoire palestinien.

«<em>Le nombre de victimes civiles à Gaza, en un si court laps de temps, est absolument sans précédent</em>», a-t-il déclaré, notant que «<em>le système de soins de santé est en train de s’effondrer</em>».

Le secrétaire général de l’ONU s’attend à ce que «<em>l’ordre public s’effondre entièrement sous peu et qu’une situation encore plus grave se développe, y compris des maladies épidémiques et une pression accrue pour des déplacements massifs vers l’Égypte</em>».

António Guterres a appelé le Conseil de sécurité de l’ONU à «<em>faire pression pour éviter la catastrophe humanitaire</em>».

Il a également réitéré son «<em>appel à la mise en place d’un cessez-le-feu humanitaire</em>».

«<em>Le Conseil de sécurité n’a malheureusement pas réussi à le faire, mais cela ne le rend pas moins nécessaire, et je peux donc vous promettre que je n’abandonnerai pas</em>», a-t-il ajouté.

Vendredi, les États-Unis ont opposé leur veto à un projet de résolution du Conseil de sécurité de l’ONU qui exigeait un cessez-le-feu immédiat pour mettre fin à l’effusion de sang en cours dans la bande de Gaza, alors que le nombre de morts ne cesse de s’alourdir.

Israël a repris son offensive militaire contre la bande de Gaza le 1er décembre, après la fin d’une pause humanitaire d’une semaine avec le Hamas.

Près de 18 000 Palestiniens ont été tués et plus de 49 229 autres blessés dans les attaques aériennes et terrestres incessantes menées contre l’enclave depuis le 7 octobre, à la suite de l’attaque transfrontalière menée par le mouvement de résistance palestinien (Hamas).

Le bilan des pertes israéliennes lors de l’attaque du Hamas se monte à 1200 morts, selon les chiffres officiels.

source : <a href="https://www.aa.com.tr/fr/monde/sg-de-lonu-lautorit%C3%A9-et-la-cr%C3%A9dibilit%C3%A9-du-conseil-de-s%C3%A9curit%C3%A9-des-nations-unies-sont-gravement-compromises/3079002" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Agence Anadolu</a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Urgent : La MINUSMA quitte Bamako !</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/la-minusma-quitte-bamako-3046188.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/la-minusma-quitte-bamako-3046188.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/10/MINUSMA-TCHAD-8.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 08 Dec 2023 18:57:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Le 11 décembre prochain la MINUSMA quitte sa plus grande base au Mali. Il s'agit de celle de Bamako, située sur la route de l'aéroport Modibo Keita.

À cet effet une cérémonie est prévue à partir de 8h30.

Le départ de la force onusienne de la capitale est l'étape la plus importante du désengagement de cette mission qui doit s'achever le 31décembre prochain.

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L&amp;apos;UA et l&amp;apos;ONU condamnent la résurgence des changements anticonstitutionnels de gouvernement en Afrique</title>
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<pubDate>Thu, 30 Nov 2023 13:19:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L'Union africaine (UA) et les Nations Unies ont condamné la résurgence des changements anticonstitutionnels de gouvernement en Afrique.</strong>

Cet appel conjoint a été lancé dans un communiqué publié mercredi à l'issue de la septième conférence annuelle UA-ONU convoquée par le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, et le président de la Commission de l'UA, Moussa Faki Mahamat, un jour plus tôt à New York.

"La conférence annuelle a condamné la résurgence des changements anticonstitutionnels de gouvernement en Afrique et a souligné la nécessité d'un retour rapide et pacifique à l'ordre constitutionnel au Burkina Faso, au Gabon, en Guinée, au Mali, au Niger et au Soudan, qui connaissent des transitions politiques complexes pour soutenir la paix, le développement et les droits de l'homme à long terme", indique le communiqué conjoint.

La conférence a également souligné l'importance d'une prévention efficace des conflits, du rétablissement de la paix, des opérations de paix, de la consolidation de la paix et des efforts de développement durable pour soutenir les objectifs des Etats membres en vue de parvenir à la paix et à la stabilité sur le continent. Elle a en outre souligné la nécessité de parvenir à la paix et à la stabilité en Afrique afin de réaliser l'Agenda 2030 pour le développement durable et l'Agenda 2063, le plan directeur continental de développement de l'UA sur 50 ans.

En ce qui concerne la situation actuelle au Soudan, MM. Guterres et Faki ont insisté sur l'importance pour les parties belligérantes de parvenir à un cessez-le-feu durable et trouver la voie d'un règlement négocié du conflit.

La conférence annuelle UA-ONU s'est également engagée à poursuivre la recherche de stratégies pratiques pour mieux faire face à l'évolution de la dynamique des conflits au Sahel et renforcer la gouvernance appropriée, le développement, la sécurité et les réponses humanitaires dans la région.

MM. Guterres et Faki ont réitéré leur appel en faveur d'un financement prévisible, adéquat et durable des opérations de soutien à la paix menées par l'UA et autorisées par le Conseil de sécurité des Nations Unies, par le biais des contributions obligatoires des Nations Unies.

<strong>Source : Xinhua</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>L’Afrique est ‘’victime d’une double injustice’’, dit le secrétaire général de l’Onu</title>
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<pubDate>Thu, 30 Nov 2023 13:11:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>- Pour António Guterres, le continent africain est victime d’une injustice historique liée au colonialisme et à l’esclavage, et d’une deuxième injustice, plus actuelle, liée à l’architecture des relations internationales.</strong>

Le secrétaire général de l’Onu, António Guterres, a déclaré que l'Afrique était ‘’victime d’une double injustice’’ dans le monde, exprimant sa volonté de consolider la coopération avec l'Union africaine dans toutes les activités conjointes.

C'est ce qui ressort d’un point de presse conjoint du patron de l’Onu, António Guterres, et du président de la Commission de l’Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, à New York, à l’issue de la 7e session du dialogue de haut niveau entre l'UA et les Nations Unies.

‘’L’Afrique a été victime d’une double injustice : l’injustice historique liée au colonialisme et à l’esclavage ; et l’injustice actuelle liée à l’architecture des relations internationales, notamment par rapport au pouvoir financier et économique’’, a déclaré António Guterres.

Il a expliqué que le partenariat entre l'UA et l’Onu était ‘’nécessaire’’, soulignant que l'Afrique restera ‘’l'une des principales priorités’’ des Nations Unies.

‘’Ce dont l'Afrique a avant tout besoin, c'est de justice particulièrement dans les relations internationales, car elle a été victime des injustices structurelles de nos relations internationales’’, a estimé le patron de l'Onu.

Guterres a souligné l'engagement de l’Onu à travailler ‘’pleinement’’ avec l'UA à tous les niveaux des activités conjointes.

De son côté, le président de la Commission de l’UA, a déclaré que le continent ‘’traverse une période difficile en matière de paix et de sécurité’’.

‘’Malheureusement, l'Afrique est devenue un des repaires du terrorisme et de l'extrémisme violent. Bon nombre de nos régions ont été touchées par ces deux phénomènes’’, a déploré Moussa Faki Mahamat.

Concernant l'accord sur l'exportation des céréales ukrainiennes via la mer Noire, conclu l’année dernière avec la médiation de la Türkiye et des Nations Unies, Faki a déclaré : ‘’Ce qui se passe en Ukraine a un impact direct dans le monde entier, particulièrement sur le continent africain’’.

Il a expliqué que ‘’la hausse des prix de l'énergie, des produits alimentaires et des engrais, ont eu un impact négatif sur la productivité agricole en Afrique’’.​​​​​​​

Pour ce qui est de la transition énergétique africaine, ‘’ce n'est pas des dons que nous attendons, juste des investissements’’, a souligné le président de la Commission de l’UA, pour pouvoir ‘’mettre en place une énergie nouvelle et propre, stabiliser et développer le continent, et peut-être régler des problèmes comme ceux de la migration, devenue aujourd'hui un sujet extrêmement sensible, notamment avec notre voisin immédiat l’Europe’’.

&nbsp;

*Traduit de l’arabe par Majdi Ismail

<strong>Source: https://www.aa.com.tr/fr</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>MINUSMA : Chronique  d’un départ forcé !</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/minusma-chronique-dun-depart-force-3044605.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Nov 2023 01:24:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>A la demande des Autorités maliennes, la Minusma a été contrainte de plier bagage après 11 ans de présence (chaotique) dans notre pays. Cette mission onusienne  a été un échec total de l’avis généal. Retour sur les faits marquants de ce départ forcé.</strong>

L<strong>ors de la 9350<sup>ème</sup>  session du Conseil de sécurité, consacrée à l’examen du rapport trimestriel du secrétaire général des nations unies sur la situation au Mali, tenue à New York, le 16 juin 2023, le ministre des Affaire étrangères et de la coopération internationale, Abdoulaye Diop  demande le retrait de la Minusma de notre pays en ces termes : « Le Gouvernement du Mali demande le retrait sans délai de la Minusma ».  Et</strong> le vendredi 30 juin 2023, le Conseil de sécurité  adopte une résolution pour mettre fin au mandat de la Minusma. Dès le 1<sup>er</sup> juillet 2023 la Minusma devra mettre fin à toutes ses activités pour se consacrer aux efforts qu’exige son retrait total à la fin du 31 décembre 2023.

Afin de faciliter le retrait de cette mission, les Autorités maliennes et la Minusma entreprennent des rencontres pour rendre effectif le désengagement total des hommes (contingents militaires et civils) et des matériels de la mission onusienne d’ici la fin de cette année 2023. Dans ce cadre une réunion a eu lieu, le 11 juillet 2023, entre plusieurs membres du Gouvernement et les responsables de la Minusma. Au menu : l’adoption d’un plan de retrait sécurisé, ordonné et coordonné de la Mission. De part et d’autre, des groupes de travail ont été mis en place, ainsi que des groupes de travail conjoints Gouvernement/Minusma. A ce sujet, Abdoulaye Diop déclarait <em>: « Ces groupes sont déjà à pied d'œuvre. Ils ont commencé à examiner l'ensemble des dimensions, que ça soit du point de vue civil comme du point de vue militaire et les choses avancent. Aujourd'hui, l'objet essentiel de la réunion était de pouvoir échanger avec la Minusma sur les éléments, les activités et tâches qui sont nécessaires par rapport à un plan de retrait »</em>.

Le retrait de la Minusma du Mali se traduit  surtout  par la cession des emprises de la Minusma aux forcer armées (FAMa). La première emprise à être  rétrocéder a été la base d'Ogossagou officiellement remis aux autorités maliennes le l 4 août 2023.

Le retrait de la Minusma se poursuit avec la cession des  camps de  Ber le 13 août 2023 et  celle de  Goundam, le 17 août 2023. Ces camps  ont été formellement transférés à l’État malien, à travers ses représentants civils désignés, portant ainsi à trois le nombre de camps que la Mission a évacués.

Le 25 août 2023, le dernier des convois de la Minusma quitte le camp de Ménaka et en  application de la procédure arrêtée, le départ de la Minusma de Ménaka a été précédé par une cérémonie officielle. ,

Le 21 octobre 2023,  la Minusma a achevé son retrait accéléré de sa base de Tessalit. Le retrait s'est déroulé selon le calendrier prévu, indique-t-on. Aussi, ce départ des forces onusiennes a marqué la première fermeture d'un camp de la Minusma dans la région de Kidal, et la sixième base de la MINUSMA à fermer depuis fin juin.

Après leur départ de Tessalit, les  Casques bleus de l’ONU ont vidé le 23 octobre 2023 leur second camp dans la région. Il s’agit d’Aguelhoc. Ces deux départs (Tessalit, d’Aguelhoc,<strong>)</strong> ont lieu dans un climat  « extrêmement tendu et dégradé »  du fait de l’hostilité des groupes terroristes et de la CMA.

Par la suite, une grande confusion a entouré le départ de la Minusma, et précisément à Kidal. Où la mission a précipitamment quitté qui a été immédiatement occupé par la CMA. Complicité de la mission avec la CMA ? Volonté de la Minusma de maintenir Kidal entre les mains de ce groupe terroriste ? A Bamako, des interrogations fusaient à propos de l’attitude de la mission onusienne qui venait de violer les engagements pris avec les Autorités maliennes.

Le départ précipité de la Minusma de Kidal a renforcé cette idée encrée chez les Maliens qu’elle (la Minusma) qu'elle entretenait des liens douteux avec certains groupes armés présents sur place. Précision : Les troupes onusiennes devaient céder toutes leurs emprises à l’Etat malien entre le 5 et le 18 novembre 2023, selon le calendrier fixé de concert avec les autorités maliennes. Finalement, le mardi 14 novembre 2023 au terme d’une offensive fulgurante, l’armée malienne a délogé les terroristes qui étaient à Kidal…

Le processus de retour des emprises de la Minusma aux Autorités se poursuit malgré le couac de Kidal. Ainsi, le18 novembre 2023, l’emprise d’Ansongo  a été cédée aux FAMa.

Cette fermeture, qui est la neuvième sur les treize camps de la mission, s'inscrit dans la deuxième phase du plan de retrait, préparant ainsi le terrain au départ définitif de la mission, le 31 décembre 2023.

<strong>Mémé Sanogo</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Les dirigeants africains poussent pour obtenir des sièges permanents au Conseil de sécurité de l&amp;apos;ONU</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/les-dirigeants-africains-poussent-pour-obtenir-des-sieges-permanents-au-conseil-de-securite-de-lonu-3044469.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 25 Nov 2023 10:09:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>"Il est essentiel que tous les États africains restent vigilants et parlent d'une seule voix afin de ne pas laisser d'autres pays et régions profiter de l'Afrique", déclare le président de la Guinée équatoriale.</strong>

"Les pays africains doivent maintenir une position commune dans leur demande de sièges permanents au Conseil de sécurité des Nations unies", a déclaré vendredi le président de la Guinée équatoriale.

M. Obiang Nguema Mbasogo a déclaré que le continent africain réclamait ce siège depuis 2005, mais qu'il n'avait pas réalisé de progrès significatifs dans la réalisation de ses aspirations légitimes.

Il est nécessaire que le continent africain "renouvelle et revitalise son action en vue de corriger l'injustice historique dont il souffre, car il est le seul continent à ne pas être représenté au Conseil de sécurité de l'ONU", a déclaré M. Nguema lors d'un sommet du Comité des dix de l'Union africaine (C-10) qui s'est tenu en Guinée équatoriale.

La réunion de La Paz a rassemblé des chefs d'État et de gouvernement ainsi que des représentants des Nations unies et des agences de l'Union africaine, dans le but de définir une position commune sur les réformes du Conseil de sécurité de l'ONU.

"Il est essentiel que tous les États africains restent vigilants et parlent d'une seule voix afin de ne pas laisser d'autres pays et régions profiter de l'Afrique en formant des alliances pour atteindre leurs propres intérêts en devenant membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies", a déclaré M. Nguema.

Il a souligné la nécessité d'accélérer les réformes du Conseil de sécurité afin d'assurer "une représentation équitable de l'Afrique par l'élargissement de sa composition".

Le C-10 de l'Union africaine a été créé en 2005, avec pour mandat principal de présenter, de défendre et de solliciter le soutien de la position africaine commune sur la réforme du Conseil de sécurité.

L'Assemblée générale des Nations unies a entamé des négociations intergouvernementales sur la réforme du Conseil de sécurité lors de sa 63e session en 2009.

Le Conseil de sécurité compte cinq membres permanents : les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, la Chine et la Russie.

Il compte également des membres non permanents, dont les postes sont occupés à tour de rôle.

Actuellement, l'Afrique est représentée par le Mozambique, le Gabon et le Ghana.

M. Nguema a encouragé ses homologues à poursuivre leurs efforts jusqu'à ce que les aspirations du continent au sein du Conseil de sécurité soient réalisées.

"Je tiens à souligner une fois de plus l'importance d'adopter, lors de ce sommet, une nouvelle stratégie qui nous permettra d'aller de l'avant dans ce processus, afin d'atteindre l'objectif de l'Afrique d'obtenir une représentation équitable dans les sièges permanents et non permanents", a-t-il déclaré.

Le sommet devrait aboutir à une position commune africaine dans la quête de deux sièges permanents au Conseil de sécurité, avec droit de veto, et de deux sièges supplémentaires dans la catégorie des non-permanents.

<strong>Source: https://www.trtafrika.com/fr</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>La réforme du Conseil de sécurité de l’ONU est indispensable pour mettre fin à sa « paralysie »</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/la-reforme-du-conseil-de-securite-de-lonu-est-indispensable-pour-mettre-fin-a-sa-paralysie-3043607.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 18 Nov 2023 08:13:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Alors que la guerre fait rage en Ukraine et à Gaza, la question de la réforme du Conseil de sécurité est plus pressante que jamais, a déclaré jeudi le Président de l'Assemblée générale de l’ONU.</strong>
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Lors du débat annuel de l'Assemblée portant sur l’évaluation du principal forum de l'ONU pour la paix et la sécurité, Dennis Francis, a déclaré que sans réforme structurelle, la performance et la légitimité du Conseil de sécurité continueraient inévitablement de souffrir.

« La violence et la guerre continuent de se propager dans les régions du monde entier, tandis que les Nations Unies semblent paralysées, en grande partie à cause des divisions au sein du Conseil de sécurité », a déclaré M. Francis.

Dans un monde qui évolue rapidement, le Conseil « manque dangereusement » à son mandat de gardien principal du maintien de la paix et de la sécurité internationales, a estimé le haut responsable onusien.

« En l'absence d'une réforme structurelle » les résultats de Conseil ne seront pas à la hauteur des attentes, a-t-il ajouté. « En l'absence de réforme structurelle, ses performances et sa légitimité continueront inévitablement à en pâtir, tout comme la crédibilité et la pertinence des Nations Unies elles-mêmes ».
<h3>Une urgence renouvelée</h3>
Si la question de la représentation équitable au sein du Conseil figure à l'ordre du jour de l'Assemblée depuis 1979, les appels à sa réforme se sont multipliés dans le contexte de l'aggravation des conflits actuels dans le monde.

Ainsi, lors du débat annuel de haut niveau de septembre, la réforme du Conseil a été évoquée récurremment à la tribune, y compris l'augmentation du nombre de membres constitutifs.

L'incapacité du Conseil de sécurité à se mettre d'accord sur une position unifiée, lors des crises récentes comme l'invasion de grande ampleur de l'Ukraine par la Russie l'année dernière et la crise israélo-palestinienne en cours, ont encore souligné cette urgence.

Le Conseil de sécurité n'a pu adopter sa première résolution sur la crise israélo-palestinienne que mercredi, après quatre tentatives infructueuses et plus de cinq semaines après que la crise a éclaté.
<h3>La paralysie est aussi dangereuse que le chaos</h3>
Dans son discours, M. Francis a averti l'Assemblée générale que l'état de paralysie au Conseil de sécurité pouvait être tout aussi dangereux que le chaos.

« Je préviens cette auguste assemblée que la paralysie peut être un ennemi aussi redoutable que le chaos. Nous ne pouvons pas perpétuer utilement des positions qui, bien que familières, ne nous rapprochent pas les uns des autres », a indiqué le Président de l’Assemblée générale, appelant à une réflexion nouvelle et innovante sur les réformes.

« L'un des moyens de rétablir la confiance », a dit M. Francis, est de renforcer la solidarité et la conciliation. Il a souligné l'importance du Sommet de l'avenir qui se tiendra l'année prochaine.

Il a appelé les États membres à « saisir cette occasion » de rompre avec des positions ancrées et de promouvoir la réforme du Conseil de sécurité par des mesures pratiques qui soutiennent l'efficacité et représentent toute la diversité du monde d'aujourd'hui.
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<div class="field field--name-thumbnail field--type-image field--label-hidden field__item"><img class="aligncenter" title="Le Conseil de sécurité adopte une résolution appelant à des pauses humanitaires urgentes et à la création de couloirs dans la bande de Gaza." src="https://global.unitednations.entermediadb.net/assets/mediadb/services/module/asset/downloads/preset/Libraries/Production%20Library/15-11-2023_SC_Vote_ME_2.jpg/image1024x768.jpg" alt="Le Conseil de sécurité adopte une résolution appelant à des pauses humanitaires urgentes et à la création de couloirs dans la bande de Gaza." width="1024" height="768" /></div>
<div class="field field--name-field-authors field--type-entity-reference field--label-hidden field__items">
<div class="field__item"></div>
</div>
<div class="field field--name-field-title field--type-string field--label-hidden field__item">Le Conseil de sécurité adopte une résolution appelant à des pauses humanitaires urgentes et à la création de couloirs dans la bande de Gaza.</div>
</div>
<h3>La réforme est plus urgente que jamais</h3>
Dans leurs déclarations, les États membres de l'ONU ont réaffirmé que la réforme était plus urgente que jamais.

S'exprimant au nom du groupe L.69 des pays en développement d'Afrique, d'Asie et du Pacifique, ainsi que d'Amérique latine et des Caraïbes, la Représentante permanente adjointe de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Nedra P. Miguel, a déclaré qu'il s'agissait d'une « dure réalité » que le Conseil n'était « plus adapté à son objectif ».

La surreprésentation des pays occidentaux au sein du Conseil ne reflète ni la diversité de la composition de l'ONU, ni les réalités géopolitiques actuelles, a affirmé Mme Miguel, soulignant que la réforme est non seulement urgente, mais aussi une condition préalable à la paix, à la stabilité et à la sécurité internationales, ainsi qu'à un ordre multilatéral efficace.

De même, s'exprimant au nom du Groupe arabe, Jamal Fares Alrowaiei, l’Ambassadeur et représentant permanent du Bahreïn, a souligné le besoin urgent d'une véritable réforme du Conseil, signalant que l'utilisation du veto de manière arbitraire avait remis en cause sa crédibilité.

Evoquant le rôle du Conseil de sécurité dans le maintien de la paix et de la sécurité internationales, en particulier lors des récents événements à Gaza, M. Alrowaiei a exhorté les États membres à redoubler d'efforts pour garantir que les efforts de prévention des conflits soient plus représentatifs, transparents, neutres et crédibles.

Dans le même ordre d'idées, Antje Leendertse, l’Ambassadrice et représentante permanente de l'Allemagne, s'exprimant au nom du groupe des quatre (Allemagne, Brésil, Inde et Japon - qui aspirent tous à devenir membres permanents), a déclaré que la composition actuelle du Conseil ne lui permet pas d'être aussi efficace qu'il devrait l'être pour relever les défis contemporains.

Il n'est donc pas surprenant que, à maintes reprises, le Conseil de sécurité n'ait pas été en mesure de répondre aux attentes en s'attaquant à certaines des menaces les plus graves pour la paix et la sécurité internationales de manière opportune et efficace, a-t-elle déclaré.

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<div class="panel panel-info">Source: https://news.un.org/fr</div>
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<title>&amp;quot;La Minusma avait d&amp;apos;autres objectifs que de libérer le Mali des terroristes&amp;quot;, dit un officier malien</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/la-minusma-avait-dautres-objectifs-que-de-liberer-le-mali-des-terroristes-dit-un-officier-malien-3043373.html</link>
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<pubDate>Wed, 15 Nov 2023 17:26:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="article__header">
<div class="article__announce-text"><strong>En une dizaine d’années, la Minusma n’a pas vaincu les terroristes parce que ce n’était pas son but, a indiqué à Sputnik Afrique le vice-président de la Commission de la défense au Mali. Arrivés au pouvoir, les militaires ont décidé de reprendre le contrôle, et c’est qu’ils ont fait, avec le soutien de la Russie et d’autres pays.</strong></div>
</div>
<div class="article__body">
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">L’armée malienne a réussi <a href="https://fr.sputniknews.africa/20231114/larmee-malienne-dit-setre-emparee-de-la-ville-de-kidal-1063541453.html" target="_blank" rel="noopener">à s’emparer de Kidal,</a> nid de terroristes, le 14 novembre, moins de deux semaines après le <a href="https://fr.sputniknews.africa/20231003/larmee-malienne-reprendra-tous-les-territoires-desinvestis-par-la-minusma-1062522537.html" target="_blank" rel="noopener">retrait de la Minusma.</a></div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Une situation qui peut s’expliquer par le fait que cette mission onusienne ne visait pas du tout l’éradication du terrorisme, a estimé auprès de Sputnik Afrique, Fousseynou Ouattara, vice-président de la Commission de la défense et de la sécurité du Conseil de transition au Mali.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
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<div class="article__quote-text">"La Minusma avait d'autres objectifs qui étaient tout sauf libérer le Mali des terroristes. D'ailleurs, c'est avec la venue de la Minusma qu'on a vu que le terrorisme s'était répandu un peu partout", a déclaré Fousseynou Ouattara.</div>
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<div class="share m-active" data-id="1063570596" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20231115/la-minusma-avait-dautres-objectifs-que-de-liberer-le-mali-des-terroristes-dit-un-officier-malien-1063570596.html?share-block=1063570598" data-title="&quot;La Minusma avait d'autres objectifs qui étaient tout sauf libérer le Mali des terroristes. D'ailleurs, c'est avec la venue de la Minusma qu'on a vu que le terrorisme s'était répandu un peu partout&quot;, a déclaré Fousseynou Ouattara."></div>
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<div class="article__text">Revenant sur <a href="https://fr.sputniknews.africa/20231019/le-sort-du-mali-ne-se-determine-pas-a-paris-bamako-repond-au-ministre-francais-des-armees-1062913567.html" target="_blank" rel="noopener">le rôle de Paris,</a> l’auteur initial de l’idée d’envoyer la Minusma, M.Ouattara a pointé le fait que la France gérait sans succès ses missions de maintien de la paix à travers l'Afrique depuis une quarantaine d’années.</div>
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<div class="article__quote-text">"Comme vous le savez, aucune de ces missions ne s'est avérée être efficace", rappelle l’homme politique.</div>
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<div class="share m-active" data-id="1063570596" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20231115/la-minusma-avait-dautres-objectifs-que-de-liberer-le-mali-des-terroristes-dit-un-officier-malien-1063570596.html?share-block=1063570600" data-title="&quot;Comme vous le savez, aucune de ces missions ne s'est avérée être efficace&quot;, rappelle l’homme politique."></div>
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<div class="article__text">Au Mali, la prise de conscience de ces faits a eu lieu avec "la venue de jeunes militaires au pouvoir":</div>
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<div class="article__quote-text">"Ceux-ci ont vite compris qu'il fallait changer de stratégie et particulièrement qu’il fallait changer de partenaires. C'est dans ce sens-là qu'ils ont pris contact avec la Russie", poursuit M.Ouattara, tout en faisant valoir l’apport de la Russie et du Président Poutine, ainsi que les contributions de la Turquie, de l’Iran et d’autres pays.</div>
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<div class="share m-active" data-id="1063570596" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20231115/la-minusma-avait-dautres-objectifs-que-de-liberer-le-mali-des-terroristes-dit-un-officier-malien-1063570596.html?share-block=1063570602" data-title="&quot;Ceux-ci ont vite compris qu'il fallait changer de stratégie et particulièrement qu’il fallait changer de partenaires. C'est dans ce sens-là qu'ils ont pris contact avec la Russie&quot;, poursuit M.Ouattara, tout en faisant valoir l’apport de la Russie et du Président Poutine, ainsi que les contributions de la Turquie, de l’Iran et d’autres pays."></div>
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<div class="article__text">"À ce jour, le résultat est là: les gens qui voulaient aider le Mali à se débarrasser des terroristes, l'ont fait. En un rien de temps, en moins de deux ans, alors que la France a été là plus de dix ans avec la Minusma", a-t-il indiqué.</div>
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<div class="article__block" data-type="h3">
<div id="1063570596-1063570604" class="article__block-anchor"></div>
<h3 id="1063570596-1" class="article__h2">Une trahison tchadienne?</h3>
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<div class="article__text">Plus précisément, à Kidal, c’était le contingent tchadien, l’un des contributeurs de la Minusma, qui y était déployé. Après qu’ils ont levé leur check-point, les terroristes ont pu entrer à Kidal.</div>
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<div class="article__quote-text">"Ce fut une trahison, un coup de couteau dans le dos parce que les Tchadiens avaient enlevé les soldats maliens de ces camps pour les amener dans les camps où ils étaient basés. Et cela avait permis aux terroristes de venir s'emparer des arsenaux du Mali, en l'occurrence plus de 50 pick-up Kia et d'autres armements", lance M.Ouattara.</div>
<div class="article__quote-info">
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<div class="share m-active" data-id="1063570596" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20231115/la-minusma-avait-dautres-objectifs-que-de-liberer-le-mali-des-terroristes-dit-un-officier-malien-1063570596.html?share-block=1063570606" data-title="&quot;Ce fut une trahison, un coup de couteau dans le dos parce que les Tchadiens avaient enlevé les soldats maliens de ces camps pour les amener dans les camps où ils étaient basés. Et cela avait permis aux terroristes de venir s'emparer des arsenaux du Mali, en l'occurrence plus de 50 pick-up Kia et d'autres armements&quot;, lance M.Ouattara."></div>
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<div class="article__text">Selon lui, les forces armées maliennes contrôlent désormais tout le territoire du pays, car elles peuvent "intervenir à chaque coin du Mali" et "frapper l’ennemi de chaque côté". Ce qui ouvre la voie au lancement d’initiatives économiques.</div>
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<div class="article__body">
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Dans un premier temps, il faut toutefois "récupérer les habitants qui avaient été manipulés, qui étaient perdus, qui étaient alliés des terroristes" et "panser les blessures de la population". Puis, en 2024, l’un des objectifs serait "de lancer la base même de l’émergence du Mali", riche en mines, a rapporté le haut responsable.</div>
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<div class="article__block" data-type="h3">
<div id="1063570596-1063570609" class="article__block-anchor"></div>
<h3 id="1063570596-2" class="article__h2">Interdire les médias occidentaux</h3>
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<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Interrogé au sujet de la guerre d’information menée par l’Occident contre le Mali, il a suggéré un éventuel blocage de médias français supplémentaires, outre France24 et RFI déjà suspendus:</div>
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<div class="article__quote-text">"Nous allons tout faire pour les interdire et aussi des médias d'autres pays occidentaux, qui ne sont que des tambours de résonnance de ce que l'Élysée dit".</div>
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<div class="elem-info">
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<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">En effet, l’Occident "n’a plus le monopole de l'information" grâce aux réseaux sociaux où les gens peuvent obtenir de bonnes informations que ce soit sur le Mali, mais aussi sur la Russie et d’autres régions du monde.</div>
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<div class="article__block" data-type="h3">
<div id="1063570596-1063570613" class="article__block-anchor"></div>
<h3 id="1063570596-3" class="article__h2">Des liens forts avec la Russie</h3>
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<div class="article__text">Quant à l’"excellente" coopération russo-malienne, Fousseynou Ouattara a mis en exergue le fait que la Russie "n'a[avait] jamais posé de questions politiques pour l'approvisionnement du Mali en armement militaire".</div>
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<div class="article__text">Puis, elle a octroyé "beaucoup de bourses" aux militaires maliens pour qu’ils puissent venir suivre des formations.</div>
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<div class="article__block" data-type="quote">
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<div class="article__quote-text">"La coopération avec la Russie est en train de s'étendre à d'autres domaines tels que le domaine de l'énergie, le domaine des transports", s’est réjoui M.Outtara, suggérant que le Mali ferait "tout" pour qu’elle devienne l’un de ses premiers partenaires commerciaux.</div>
<div class="article__quote-info">
<div class="elem-info">
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<div class="share m-active" data-id="1063570596" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20231115/la-minusma-avait-dautres-objectifs-que-de-liberer-le-mali-des-terroristes-dit-un-officier-malien-1063570596.html?share-block=1063570616" data-title="&quot;La coopération avec la Russie est en train de s'étendre à d'autres domaines tels que le domaine de l'énergie, le domaine des transports&quot;, s’est réjoui M.Outtara, suggérant que le Mali ferait &quot;tout&quot; pour qu’elle devienne l’un de ses premiers partenaires commerciaux."></div>
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<div class="article__footer">
<div class="article__share">
<div class="article__sharebar" data-nosnippet=""><strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong></div>
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</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’odyssée du dernier convoi de la MINUSMA de Kidal vers Gao</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/lodyssee-du-dernier-convoi-de-la-minusma-de-kidal-vers-gao-3043170.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 14 Nov 2023 01:09:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le 31 octobre 2023, pour les casques bleus de la MINUSMA, débutait à Kidal, dans le nord du Mali, une mission ultime, exceptionnelle à tous égards.</strong>

Ce jour-là, le dernier convoi de la MINUSMA dans la région prît le départ depuis son camp de Kidal, pour une odyssée d’un peu plus de 350 kilomètres en direction de Gao. Selon le Général de division Mamadou Gaye, Commandant de la Force de la MINUSMA, « chaque kilomètre parcouru était un succès, chaque engin explosif improvisé neutralisé était une victoire, chaque vie préservée était une source de profond soulagement. Nous savions que c’était un voyage à haut risque, mais nous avions un devoir envers ces casques bleus qui ont servi avec distinction et dans des conditions on ne peut plus difficiles dans le septentrion malien. Ils devaient tous rentrer chez eux sains et saufs ».

<strong>Dernière mission à hauts risques</strong>

Le convoi était composé de 848 soldats de la paix originaires du Tchad, de la Guinée, de l’Égypte, du Népal, du Cambodge et du Bangladesh. Il comprenait 143 véhicules. Ce qui le rendait encore plus inhabituel, c’est qu’il ne bénéficiait pas d’une couverture aérienne pour atténuer la menace terroriste, hélas omniprésente dans ces zones hostiles. De plus, la majorité des véhicules n’étaient pas blindés, exposant davantage leurs passagers à un risque constant. « Nous n’étions pas seulement des soldats, mais aussi des frères et des sœurs sur cette route de tous les dangers. L’esprit de camaraderie nous a permis de surmonter l’adversité », a témoigné un des casques bleus tchadien du convoi.

Mais pourquoi la MINUSMA a-t-elle pris le risque de lancer une telle opération ? La décision est justifiée par la rapide détérioration de la situation sécuritaire et la montée concomitante des tensions au niveau local, mettant chaque jour davantage en danger la vie des casques bleus, dans un contexte marqué par la réduction très significative des capacités de la Mission. Celle-ci, en vérité, n’était plus en mesure de protéger ses personnels et ses installations. L’opération d’extraction des personnels de la Mission de Kidal a été rendue encore plus compliquée par l’absence d’autorisations suffisantes pour effectuer les rotations aériennes requises pour transporter casques bleus et équipements sensibles. De fait, près de 400 casques bleus qui auraient dû être ramenés à Gao par avion ont été obligés de prendre la route. À cela s’est ajouté le blocage, à Gao, depuis fin septembre, des convois logistiques qui devaient rallier la région de Kidal et rapatrier les équipements lourds appartenant aux pays contributeurs de troupes et de personnels de police ainsi qu’aux Nations unies.

La décision prise était assurément le moindre mal. Il fallait faire un choix entre partir, pour préserver la vie des casques bleus, ou rester sur place, avec la certitude de continuer à les exposer à une situation sécuritaire devenue véritablement intenable. Un autre facteur a également pesé dans la balance : le risque, réel, de ne plus pouvoir répondre à leurs besoins de base, du fait de la réduction drastique des réserves alimentaires et des difficultés de ravitaillement de Kidal.

Face à ce dilemme cornélien, la MINUSMA a bien entendu donné priorité à la préservation de la vie de ses casques bleus. « La destruction de l’armement et des munitions était une décision difficile, quoique conforme à la règlementation des Nations unies, mais elle a contribué à sauver des vies en évitant qu’ils ne tombent en de mauvaises mains. Notre mission était de protéger, et nous l'avons fait », a souligné un casque bleu.

Lorsque le dernier convoi a quitté la base de Kidal le matin du 31 octobre, les casques bleus ont optimisé tous les espaces disponibles pour embarquer et faire partir tous les frères et sœurs d’armes. Aussi, du fait des limitations des capacités d’emport des moyens roulants, le convoi ne pouvait pas faire le plein de rations, d’eau et de carburant. « Parfois, la seule chose qui nous motivait était l’espoir de rentrer chez nous sains et saufs. C’était un test de volonté autant que de courage », a ajouté un autre soldat, du contingent guinéen.

<strong>Détermination des casques bleus face au danger des mines</strong>

Les jours où le convoi n’a pas rencontré de mines ont été rares. La première explosion s’est produite le jour même du départ, alors que le convoi n’était qu’à 25 kilomètres au sud-ouest de Kidal. En raison de sa longueur, d’environ 9 km, de sa taille, ainsi que de contraintes de mobilité terrestre (pistes sablonneuses), le convoi ne pouvait espérer parcourir plus d’une cinquantaine de kilomètres par jour. Heureusement, aucun casque bleu n’a été blessé dans ce premier incident, mais le véhicule blindé de transport de troupes affecté fut complètement endommagé, obligeant le convoi à l’abandonner sur place.

Le 1er novembre, un autre véhicule blindé de transport de troupes a été touché par l’explosion d’un engin explosif improvisé à environ 52 kilomètres au sud-ouest de Kidal. « Chaque explosion de mine était un rappel brutal de la réalité et de la volatilité de notre environnement opérationnel. Nous savions que le danger était omniprésent, mais nous avons continué », a témoigné Mahamat, soldat du contingent tchadien. Huit casques bleus ont été blessés, dont deux grièvement. Tous furent évacués par hélicoptère vers l’hôpital militaire de la MINUSMA à Gao.

Le 3 novembre, un troisième véhicule blindé de transport de troupes a été touché par un autre engin explosif improvisé alors que le convoi se trouvait à 88 kilomètres au sud-ouest de Kidal, dans la zone d’Anéfis. « Chaque pas dans ce désert devait être exécuté avec une extrême prudence, chaque poussière soulevée cachait peut-être une menace. Les mines étaient notre ombre constante, mais nous avancions malgré tout, guidés par notre détermination à accomplir avec succès notre dernière mission en terre malienne », a souligné un casque bleu du contingent guinéen. Les 7 casques bleus blessés lors de cet incident furent évacués, et le véhicule endommagé laissé sur place. À ce stade, le matériel montrait des signes évidents de fatigue, tout comme les casques bleus au demeurant, qui souffraient d’un manque d’eau potable et de nourriture.

C’est dans ce contexte que le convoi a été réapprovisionné le 6 novembre en eau, en nourriture et en pièces de rechange pour les véhicules, grâce à deux vols d’hélicoptères de la MINUSMA en provenance de Gao. L’opération est délicate, car le ravitaillement par air nécessitait la sécurisation préalable d’une zone de posée pour permettre l’atterrissage des hélicoptères et la livraison des produits vitaux qu’ils transportaient.

<strong>Survivre et réussir malgré tous les obstacles</strong>

Il aura fallu huit jours de voyage périlleux à travers le désert pour atteindre Gao. Les casques bleus ont dû surmonter des épreuves de toutes sortes, y compris des conditions météorologiques défavorables, en plus d’avoir dû, à chaque fois que requis, faciliter le déroulement d’évacuations sanitaires complexes du fait de l’éloignement des points d’incidents. Le convoi a été victime de six explosions de mines au total, blessant en tout 37 personnels en uniforme et endommageant sept véhicules. Fort heureusement, la très grande majorité des soldats blessés sont depuis sortis de l'hôpital, les autres étant dans un état stable hors de tout danger.

À leur arrivée à Gao, les casques bleus étaient plus qu’exténués, mais ils portaient en eux la fierté légitime d’avoir accompli leur mission avec bravoure dans des conditions extrêmement difficiles.

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<strong>Source : Minusma</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Retrait de la Minusma : Dix ans de présence, quel bilan ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/retrait-de-la-minusma-dix-ans-de-presence-quel-bilan-3042521.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 08 Nov 2023 11:51:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans moins de deux mois, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) va complètement quitter le Mali à la demande des nouvelles autorités. Après dix ans de présence sur le sol malien, difficile de dresser un bilan. Certains estiment qu’il est controversé.</em></strong>

<strong> </strong>La Minusma est une opération de maintien de la paix des Nations unies au Mali. Elle a été créée le 25 avril 2013 par la résolution 2100 du Conseil de sécurité des Nations unies. Cette mission onusienne prend le relais de la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (Misma) à partir du 1er juillet 2013. Elle intervient dans le cadre de la guerre du Mali et est la composante principale des sillages de l'intervention militaire française au Mali.

Lors de sa création, la Minusma est autorisée à prendre toutes les mesures requises pour s'acquitter des missions suivantes ; à savoir : la stabilisation de la situation dans les principales agglomérations et la contribution au rétablissement de l'autorité de l'Etat dans tout le pays ; la contribution à l'application de la feuille de route pour la transition, y compris le dialogue national et le processus électoral ; protéger les civils et du personnel des Nations unies ; promouvoir et défendre les droits de l'Homme ; soutenir l'action humanitaire ; appuyer la sauvegarde du patrimoine culturel et l'action en faveur de la justice nationale et internationale.

Au total, la Minusma comptait 61 Etats contributeurs, 12 789 éléments, dont 1774 policiers, 661 civils locaux et 740 civils internationaux.

Au fil des ans, le champ des missions de la Minusma n'aura de cesse de s'élargir. Mais après les coups d'Etat d'août 2020 et de mai 2021, les critiques se multiplient contre la mission onusienne. Les autorités maliennes ont affirmé que la Minusma semble devenir une partie du problème en alimentant les tensions intercommunautaires exacerbées par des allégations d'une extrême gravité et qui sont fortement préjudiciables à la paix, à la réconciliation et à la cohésion nationale.

Le 30 juin, à la demande de Bamako, le Conseil de sécurité a mis un terme à la présence de la Minusma. Le retrait des Casques bleus a débuté le 1er juillet et doit se poursuivre jusqu'au 31 décembre de cette année. La Minusma a commencé à se désengager dans plusieurs zones au nord du Mali. La dernière en date, c'est Kidal, le fief des ex-rebelles indépendantistes.

<strong>Quel bilan après 10 ans de présence au Mali ?</strong>

Sur cette question, les Maliens sont divisés. Pour certains citoyens, surtout ceux du Nord, où la mission onusienne était fortement présente, le bilan de la Minusma est satisfaisant parce qu'il a offert un emploi direct à plus de 10 000 hommes et femmes dans toutes les régions du Nord et une partie du Centre du pays.

Pour les autres, en dix ans de présence, la Minusma s'est considérablement embourbée au Mali avec un résultat mitigé comme la force française Barkhane.

Analystes et observateurs restent formels : la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali Minusma reste la mission la plus meurtrière de l'histoire des opérations de maintien de la paix des Nations unies avec 159 pertes en vie humaines.

<b>Micro-trottoir : </b>

<strong>Ce que les Maliens pensent du retrait de la Minusma</strong>

<strong><em>Dans ce micro-trottoir, les Maliens s'expriment sur le retrait de la Minusma prévue pour cette fin d'année.</em></strong>

<strong><em> </em></strong><strong>Aliou Maïga </strong><em>(société civile Gao)</em> <strong>:</strong>

"Pour moi, le gouvernement de Transition aurait dû attendre l'organisation des élections générales et ensuite demander le retrait de la Minusma dans des meilleures conditions que celles que nous constatons sur le terrain avec le refus des autorisations de vol pour évacuer les personnels de cette force onusienne".<strong> </strong>

<strong>Fatoumata Touré </strong><em>(association féminine de Gao)</em> <strong>:</strong>

"Ce retrait de la Minusma a déjà commencé à avoir des répercussions sur la vie socio-économique dans la ville de Gao. Aujourd'hui, beaucoup de travailleurs de la Minusma sont déjà en chômage. Et à Gao la vie commence à tourner au ralenti, l'argent se fait rare. Pour l'instant, l'Etat ne fait rien pour accompagner ces personnes qui ont perdu leur travail à cause du départ de la Minusma".

<strong>Tidiane Togo </strong><em>(enseignant et partisan farouche de la Transition)</em> <strong>:</strong>

"C'est indéniable, la Minusma est la source de nos problèmes ces dix dernières années. Pour moi, son retrait aurait dû être acté depuis mai 2021 avec la rectification de la trajectoire de la Transition".

<strong>Oumar Traoré </strong><em>(activiste)</em> <strong>:</strong>

"En trois ans de Transition, les autorités transitoires ont fait de la Minusma leur bouc-émissaire en montant une propagande pour dire à l'opinion publique malienne que tous les maux du Mali, c'est la Minusma. Pour moi, ce retrait des casques bleus des Nations unies ne va rien changer dans nos problèmes. D'ailleurs, ce n'est pas la Minusma qui vole le carburant de l'EDM".

<em>Dossier réalisé par </em>

<strong>Ousmane Mahamane</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>MINUSMA :  Départ sur fond de confusion à Kidal !</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/minusma-depart-sur-fond-de-confusion-a-kidal-3042128.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/minusma-depart-sur-fond-de-confusion-a-kidal-3042128.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 06 Nov 2023 01:29:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le mardi 30 octobre dernier, la Minusma a abandonné sa base de Kidal. Aussitôt après,  ces installations militaires ont été occupées par des groupes armés. Après Aguel hoc et Tessalit, la mission onusienne cède ainsi une troisième base à la rébellion, ce qui ne manque pas de provoquer l’ire des Autorités maliennes.   </strong>

En effet, il est évident que la Minusma n'a pas collaboré de manière sincère avec l'État malien. Contrairement au programme de retrait de ses effectifs, elle a anticipé le départ de Kidal. Certains de nos concitoyens considèrent cette attitude de la Mission onusienne comme une trahison car elle s'est rendue coupable d'une violation flagrante de la résolution 2690 du Conseil de sécurité.

Le départ soudain de la Minusma renforce l'hypothèse qu'elle avait des liens douteux avec certains groupes armés présents sur place. Les troupes onusiennes devaient céder toutes leurs emprises à l’Etat malien entre le 5 et le 18 novembre 2023, selon le calendrier fixé de concert avec les autorités maliennes. Cet engagement n’a pas été respecté ni à Kidal, ni à Aguel Hoc, ni à Tessalit.

Le gouvernement malien constate une fois de plus et avec beaucoup de regret que ce retrait n'a point fait l'objet de rétrocession de cette base aux FAMa comme stipulé dans le calendrier d'occupation des emprises Minusma par les FAMa.

Cette situation de départ précipité, selon une source gouvernementale, met en péril le processus entamé et menace la sécurité et la stabilité de la région de Kidal.

De son côté, l’armée à travers la DIRPA avait dénoncé ce départ sans concertation et en violation du protocole préétabli entre notre pays et l’ONU : <em>«  Nous constatons une fois de plus et avec beaucoup de regret que ce retrait n’a point fait l’objet de rétrocession aux FAMa, comme stipulé dans le calendrier d’occupation des entreprises Minusma par les FAMa. Cette situation de départ précipitée de la Minusma met en péril le processus entamé et menace la sécurité et la stabilité de la Région de Kidal»</em>, dans un communiqué.

Pour sa part, la Minusma a tenté de justifier son retrait précipité de Kidal « pour préserver la vie des Casques bleus dans un environnement opérationnel particulièrement complexe ». Elle a annoncé que le convoi terrestre qui a quitté Kidal, a fait l’objet de «deux attaques à l’engin explosif improvisé sur son trajet, causant des dommages matériels».

Pour rappel, la Minusma  avait quitté le lundi 23 octobre 2023 son camp d’Aguelhoc, là aussi, il n’y avait pas eu de u de cérémonie de passation avec les autorités

La base de Kidal est la huitième fermée par la Minusma sur un total de 13. Près de 6.000 membres de son personnel civil et en uniforme ont déjà quitté notre pays. Il en reste encore environ 9.000. Les derniers membres de la Minusma quitteront notre pays avant le 31 décembre prochain.

<strong>L’échec de la mission</strong>

Il faut préciser que la mission onusienne au Mali a entamé sa deuxième phase de retrait du Mali qui doit se faire selon la résolution de l'ONU avec la remise des emprises aux forces armées maliennes.

Ce départ de la Minusma  fait  suite à une demande  des Autorités malienne  le 30 juin 2023  au conseil de sécurité de l’ONU. Les autorités maliennes, représentées à l’ONU par le ministre des Affaires étrangères, affirment alors sans détour que le bilan de l’action de la Minusma est un échec. Selon Bamako, la mission des Nations unies n’a pas obtenu de résultats probants, notamment sur l’aspect sécuritaire.de la mission.

La Minusma  était la plus grande mission de paix déployé par l’ONU dans le monde en terme de moyens et hommes avec  un effectif de 13 300 soldat et 2000 policiers mobilisés par 55 pays contributeurs et doté  d’une impressionnante armada de guerre (avion, hélicos, engins blindés et drones). Elle était aussi<strong>  </strong>la plus coûteuse de l'ONU sur le plan financier avec (1,2 milliard de dollars par an. Mais, l’échec de la mission est patent ce qui a conduit les autorités maliennes à demander son retrait.

<strong>Mémé Sanogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Nations unies : Démission du directeur du Bureau de New York du Haut&#45;Commissariat aux droits de l&amp;apos;homme</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/nations-unies-demission-du-directeur-du-bureau-de-new-york-du-haut-commissariat-aux-droits-de-lhomme-3042091.html</link>
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<pubDate>Sat, 04 Nov 2023 18:08:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[En tant que personne ayant enquêté sur les droits de l'homme en Palestine depuis les années 1980, vécu à Gaza en tant que conseiller des droits de l'homme de l'ONU dans les années 1990 et mené plusieurs missions de défense des droits de l'homme dans le pays avant et depuis, cela me touche profondément. J'ai également travaillé dans ces salles lors des génocides contre les Tutsis, les Musulmans de Bosnie, les Yézidis et les Rohingyas.

Dans chaque cas, lorsque la poussière est retombée sur les horreurs perpétrées contre des populations civiles sans défense, il est devenu douloureusement évident que nous avions manqué à notre devoir de répondre aux impératifs de prévention des atrocites massives, de protection des personnes vulnérables et de responsabilisation. . pour les auteurs. Et il en a été ainsi avec les vagues successives de meurtres et de persécutions contre les Palestiniens tout au long de la vie de l'ONU.

Haut Commissaire, nous échouons encore une fois. En tant qu'avocat spécialisé dans les droits de l'homme avec plus de trois décennies d'expérience dans le domaine, je sais bien que le concept de génocide fait souvent l'objet d'abus politiques. Mais le massacre général actuel du peuple palestinien, enraciné dans une idéologie coloniale ethno-nationaliste, dans la continuité de décennies de persécution et d'épuration systématiques, entièrement fondée sur leur statut d'Arabes, et couplée à des déclarations d'intention explicites de la part des dirigeants du monde.

Le gouvernement et l'armée israélienne ne laissent aucune place au doute ou au débat. À Gaza, des habitations civiles, des écoles, des églises, des mosquées et des établissements médicaux sont attaqués sans motif tandis que des milliers de civils sont massacrés. En Cisjordanie, y compris à Jérusalem occupée, les maisons sont saisies et réaffectées uniquement sur la base de la race, et de violents pogroms de colons sont accompagnés par des unités militaires israéliennes.

Partout dans le pays, l'apartheid règne. Il s'agit d'un cas d'école de génocide. Le projet colonial européen, ethno-nationaliste, en Palestine est entré dans sa phase finale, vers la destruction accélérée des derniers vestiges de la vie palestinienne indigène en Palestine. Qui plus est, les gouvernements des États-Unis, du Royaume-Uni et d'une grande partie de l'Europe sont entièrement complices de cet horrible assaut.

Non seulement ces gouvernements refusent de remplir leurs obligations conventionnelles « d'assurer le respect » des Conventions de Genève, mais ils arment en fait activement l'assaut, fournissent un soutien économique et en matière de renseignement, et assurent une couverture politique et diplomatique aux atrocités d'Israël.

Parallèlement, les grands médias occidentaux, de plus en plus capturés et proches de l'État, violent ouvertement l'article 20 du PIDCP, déshumanisant continuellement les Palestiniens pour faciliter le génocide et diffusant de la propagande en faveur de la guerre et un appel à la haine nationale, raciale ou religieuse. cela constitue une incitation à la discrimination, à l'hostilité et à la violence.

Les sociétés de médias sociaux basées aux États-Unis étoufferont la voix des défenseurs des droits humains tout en amplifiant la propagande pro-israélienne. Les trolls en ligne du lobby israélien et les GONGOS harcèlent et diffament les défenseurs des droits humains, et les universités et les employeurs occidentaux collaborent avec eux pour punir ceux qui osent dénoncer ces atrocités. Au lendemain de ce génocide, il faut aussi rendre des comptes à ces acteurs, tout comme ce fut le cas pour la radio Milles Collines au Rwanda.

Dans de telles circonstances, les exigences imposées à notre organisation pour une action fondée sur des principes et efficaces sont plus grandes que jamais. Mais nous n'avons pas relevé le défi. Le pouvoir de protection et d'application du Conseil de sécurité a de nouveau été bloqué par l'intransigeance américaine, le SG est attaqué pour la moindre des protestations, et nos mécanismes de défense des droits de l'homme sont la cible d'attaques. diffamatoires soutenues par un réseau d'impunité en ligne organisé.

Des décennies de distraction par les promesses illusoires et largement fallacieuses d'Oslo ont détourné l'Organisation de son devoir fondamental de défendre le droit international, les droits de l'homme international et la Charte elle-même. Le mantra de la « solution à deux États » est devenu une plaisanterie ouverte dans les couloirs de l'ONU, à la fois en raison de son impossibilité totale et de son échec total à prendre en compte les droits humains inaliénables du peuple palestinien.

Le soi-disant « Quatuor » n'est plus qu'une feuille de vigne pour l'inaction et l'asservissement à un statu quo brutal. La déférence (scénarisée par les États-Unis) envers les « accords entre les parties elles-mêmes » (au lieu du droit international) a toujours été un affront évident, destiné à renforcer le pouvoir d'Israël sur les droits des Palestiniens occupés et dépossédés.

Haut-Commissaire, je suis arrivé à cette Organisation pour la première fois dans les années 1980, parce que j'y ai trouvé une institution fondée sur des principes et des normes qui était carrément du côté des droits de l'homme, y compris dans les cas où les puissants États-Unis, le Royaume-Uni et l'Europe n'étaient pas d'accord. notre côté.

Alors que mon propre gouvernement, ses institutions de subsidiarité et une grande partie des médias américains soutenaient ou justifiaient encore l'apartheid sud-africain, l'oppression israélienne et les escadrons de la mort centraméricaine, l'ONU défendait les peuples opprimés de ces pays. . Nous avions le droit international de notre côté. Nous avions les droits de l'homme de notre côté. Nous avions les principes de notre côté. Notre autorité était enracinée dans notre intégrité. Mais pas plus.

Au cours des dernières décennies, des éléments clés de l'ONU ont cédé face au pouvoir des États-Unis et à la peur du lobby israélien, pour abandonner ces principes et se retirer du droit international lui-même. Nous avons beaucoup perdu dans cet abandon, notamment notre propre crédibilité mondiale. Mais le peuple palestinien a subi les plus grandes pertes à cause de nos échecs.

C'est une ironie historique stupéfiante que la Déclaration universelle des droits de l'homme ait été adoptée l'année même où la Nakba a été perpétrée contre le peuple palestinien. Alors que nous commémorons le 75 anniversaire de la DUDH, nous ferions bien d'abandonner le vieux cliché selon lequel la DUDH est née des atrocités qui l'ont précédée, et d'admettre qu'elle est née parallèlement à l'un des génocides les plus atroces du 20e siècle. , celui de la destruction de la Palestine.

D'une certaine manière, les auteurs promettaient les droits de l'homme à tout le monde, à l'exception du peuple palestinien. Et rappelons-nous également que l'ONU elle-même porte le péché originel de contribuer à faciliter la dépossession du peuple palestinien en ratifiant le projet colonial européen qui s'est emparé des terres palestiniennes et les a cédées aux colons.

Nous avons beaucoup à expier.

Mais le chemin vers l’expiation est clair. Nous avons beaucoup à apprendre de la position de principe adoptée dans les villes du monde entier ces derniers jours, alors que des masses de personnes se lèvent contre le génocide, au risque même d'être battues et arrêtées. Les Palestiniens et leurs alliés, les défenseurs des droits humains de tous bords, les organisations chrétiennes et musulmanes et les voix juives progressistes qui disent « pas en notre nom » ouvrent tous la voie. Il ne nous reste plus qu'à les suivre.

Hier, à quelques pâtés de maisons d'ici, la gare Grand Central de New York a été complètement investie par des milliers de défenseurs juifs des droits humains solidaires du peuple palestinien et exigeant la fin de la tyrannie israélienne (beaucoup risquant d'être arrêtés , ce faisant). Ce faisant, ils ont supprimé en un instant l'argument de la propagande hashara israélienne (et le vieux trope antisémite) selon lequel Israël représente d'une manière ou d'une autre le peuple juif. Ce n’est pas.

Et, en tant que tel, Israël est seul responsable de ses crimes. Sur ce point, il convient de répéter, malgré les calomnies du lobby israélien, que la critique des violations des droits de l'homme par Israël n'est pas antisémite, pas plus que la critique des violations saoudiennes n'est islamophobe, que la critique des violations au Myanmar n'est anti-bouddhiste ou que la critique des violations indiennes est anti-hindoue. Lorsqu'ils cherchent à nous faire taire avec des calomnies, nous devons élever la voix, pas la baisser. J'espère que vous conviendrez, Haut-Commissaire, que c'est cela, dire la vérité au pouvoir.

Mais je trouve également de l'espoir dans les parties de l'ONU qui ont refusé de prêter attention aux principes des droits de l'homme de l'Organisation malgré d'énormes pressions en ce sens. Nos rapporteurs spéciaux indépendants, commissions d'enquête et experts des organes conventionnels, aux côtés de la plupart de notre personnel, ont continué à défendre les droits humains du peuple palestinien, alors même que d'autres parties de l'ONU (même aux plus hauts niveaux) ont honteusement ont baissé la tête devant le pouvoir.

En tant que gardien des normes et standards en matière de droits de l'homme, le HCDH a le devoir particulier de défendre ces normes. Notre travail, je crois, est de faire entendre notre voix, du Secrétaire général à la nouvelle recrue de l'ONU, et horizontalement dans l'ensemble du système des Nations Unies, en insistant sur le fait que les droits humains du peuple palestinien ne font pas l'objet d'un débat, d'une négociation ou d'un débat. faire des compromis n'importe où sous le drapeau bleu.

À quoi ressemblerait alors une position fondée sur les normes de l'ONU ? Car que ferions-nous si nous étions fidèles à nos remontrances rhétoriques sur les droits de l'homme et l'égalité pour tous, la responsabilité des auteurs de crimes, la réparation pour les victimes, la protection des personnes vulnérables et l'autonomisation des titulaires de droits, le tout dans le cadre de l'État de droit ?

La réponse, je crois, est simple : si nous avons la clarté nécessaire pour voir au-delà des écrans de fumée propagandistes qui déforment la vision de la justice à laquelle nous avons prêté serment, si nous avons le courage d'abandonner la peur et la déférence envers les États puissants, et la volonté d'adopter le drapeau des droits de l'homme véritable et de la paix. Certes, il s'agit d'un projet à long terme et d'une montée raide. Mais nous devons commencer maintenant ou céder à une horreur indescriptible. Je vois dix points essentiels :

1. Action légitime : d'abord, nous, à l'ONU, devons abandonner le paradigme raté (et largement fallacieux) d'Oslo, sa solution illusoire à deux États, son Quatuor impuissant et complice, et sa soumission du droit international aux diktats d 'un prétendu opportunisme politique. Nos positions doivent être sans vergogne fondées sur les droits de l'homme et le droit international.

2. Clarté de la vision : Nous devons arrêter de prétendre qu'il s'agit simplement d'un conflit foncier ou religieux entre deux parties belligérantes et admettre la réalité de la situation dans laquelle un État disproportionné puissant colonise, persécute et dépossède une population autochtone sur le territoire. base de leur appartenance ethnique.

3. Un État fondé sur les droits de l'homme : Nous devons soutenir l'établissement d'un État unique, démocratique et laïc dans toute la Palestine historique, avec des droits égaux pour les chrétiens, les musulmans et les juifs, et, par conséquent, le démantèlement des systèmes profondément racistes, le projet colonial et la fin de l'apartheid à travers le pays.

4. Combattre l'apartheid : Nous devons réorienter tous les efforts et ressources de l'ONU vers la lutte contre l'apartheid, tout comme nous l'avons fait pour l'Afrique du Sud dans les années 1970, 1980 et au début des années 1990.

5. Retour et indemnisation : Nous devons réaffirmer et insister sur le droit au retour et à une indemnisation complète pour tous les Palestiniens et leurs familles vivant actuellement dans les territoires occupés, au Liban, en Jordanie, en Syrie et dans la diaspora à travers le monde.

6. Vérité et justice : nous devons appeler à un processus de justice transitionnelle, tirant pleinement parti des décennies d'enquêtes, d'enquêtes et de rapports accumulés par l'ONU, pour documenter la vérité et garantir que tous les auteurs répondent de leurs actes, que toutes les victimes doivent réparer et que des recours soient mis en place. pour des injustices documentées.

7. Protection : Nous devons faire pression pour le déploiement d'une force de protection des Nations Unies dotée de ressources suffisantes et d'un mandat solide, avec un mandat durable pour protéger les civils du fleuve à la mer.

8. Désarmement : Nous devons plaider en faveur du retrait et de la destruction des stocks massifs d'armes nucléaires, chimiques et biologiques d'Israël, de peur que le conflit ne conduise à la destruction totale de la région et, éventuellement, au- au-delà.

9. Médiation : Nous devons reconnaître que les États-Unis et les autres puissances occidentales ne sont en fait pas des médiateurs crédibles, mais plutôt de véritables parties au conflit qui sont complices avec Israël de la violation des droits des Palestiniens, et nous devons les engager en tant que tels.

10. Solidarité : Nous devons ouvrir grand nos portes (et celles du SG) aux légions de défenseurs des droits humains palestiniens, israéliens, juifs, musulmans et chrétiens qui sont solidaires du peuple palestinien et de ses droits humains et arrêter le flux effréné des lobbyistes israéliens vers les bureaux des dirigeants de l'ONU, où ils prônent la poursuite de la guerre, de la persécution, de l'apartheid et de l'impunité, et diffament nos défenseurs des droits humains pour leur défense de principe des droits des Palestiniens .

Il faudra des années pour y parvenir, et les puissances occidentales nous combattront à chaque étape du processus. Nous devons donc être fermes. Dans l'immédiat, nous devons œuvrer pour un cessez-le-feu immédiat et la fin du siège de longue date de Gaza, nous opposer au nettoyage ethnique de Gaza, de Jérusalem et de la Cisjordanie (et ailleurs), documenter l'assaut. génocidaire à Gaza, aider apporter une aide humanitaire massive et la reconstruction aux Palestiniens, prendre soin de nos collègues traumatisés et de leurs familles, et lutter comme un diable pour une approche fondée sur des principes dans les bureaux politiques de l'ONU.

L'échec de l'ONU en Palestine jusqu'à présent n'est pas une raison pour nous de nous retirer. Cela devrait plutôt nous donner le courage d'abandonner le paradigme défaillant du passé et d'adopter pleinement une voie plus fondée sur des principes. En tant qu'HCDH, rejoignons avec audace et fierté le mouvement anti-apartheid qui se développe partout dans le monde, en ajoutant notre logo à la bannière de l'égalité et des droits de l'homme pour le peuple palestinien. Le monde regarde. Nous serons tous responsables de notre position à ce moment crucial de l'histoire. Soyons du côté de la justice.

Je vous remercie, Haut-Commissaire, Volker, d'avoir entendu ce dernier appel depuis mon bureau. Je quitterai le Bureau dans quelques jours pour la dernière fois, après plus de trois décennies de service. Mais n'hésitez pas à me contacter si je peux vous être utile à l'avenir.

Cordialement,

Craig Mokhiber]]> </content:encoded>
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<item>
<title>L’armée malienne dénonce le retrait précipité de la MINUSMA du Camp de Kidal : « Ce retrait n’a point fait l’objet de rétrocession aux FAMA… »</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/larmee-malienne-denonce-le-retrait-precipite-de-la-minusma-du-camp-de-kidal-ce-retrait-na-point-fait-lobjet-de-retrocession-aux-fama-3041651.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Nov 2023 06:34:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les casques bleus de la MINUSMA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali) basés dans le camp de Kidal, ont plié leurs bagages, hier mardi 31 octobre 2023. Ce retrait a été confirmé par l’armée malienne à travers un communiqué dont la teneur suit : « Nous avons appris, ce jour 31 octobre 2023, le retrait de la MINUSMA du camp de Kidal. Nous constatons une fois de plus et avec beaucoup de regret que ce retrait n’a point fait l’objet de rétrocession aux FAMA, comme stipulé dans le calendrier d’occupation des emprises MINUSMA par les FAMA ». Donnant plus de détails par rapport à ce retrait qui était tant attendu, l’armée malienne a averti que « cette situation de départ précipité de la MINUSMA met en péril le processus entamé et menace la sécurité et la stabilité de la région de Kidal ».

Pour rappel, le 23 octobre 2023, la Minusma avait acté son retrait du Camp d'Aguelhok. L’armée avait, dans un communiqué, constaté cependant avec beaucoup de regret que ce retrait n'a point fait l'objet de rétrocession aux FAMA, comme stipulé dans le calendrier d'occupation des emprises Minusma par les FAMA. Selon l’armée, cette situation de départ précipité de la MINUSMA met en péril le processus entamé et menace la sécurité et la stabilité dans la localité d'Aguelhok. « C'est ainsi que ce mardi 24 octobre, les terroristes ont profité de ce désordre pour s'introduire dans le camp et détruire plusieurs installations. Ils ont été neutralisés par les vecteurs aériens des FAMa », rapporte l’armée malienne.

L’armée malienne avait aussi annoncé, le samedi 7 octobre 2023, avoir repris le contrôle de la ville d’Annefis, située à 110 kilomètres de la ville de Kidal. Depuis dix ans, la ville était sous le contrôle des groupes armés signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu des pourparlers d’Alger. « Les FAMa ont pris tôt ce matin le contrôle total de la ville d'Anéfis. Les évaluations sont en cours », a indiqué l'armée malienne dans un communiqué. « Nous appelons les populations au calme. Tout est mis en œuvre pour assurer la sécurité des personnes et de leurs biens », précise le document.

Dans le cadre de la restitution formelle des camps de la MINUSMA aux autorités maliennes, un convoi de l’armée malienne a quitté Gao, le lundi 2 octobre dernier, en direction de Kidal.

La Minusma quitte le Mali après une décennie de présence, au cours de laquelle elle a établi 12 camps dans le nord et le centre du pays, ainsi que son quartier général à Bamako. La première phase de retrait, du 1er au 31 août 2023, concernait la rétrocession au gouvernement du Mali des camps et sites d’Ogossagou, de Ber, de Goundam et de Ménaka. La bonne coordination entre les deux parties, selon les autorités maliennes, a facilité la rétrocession au gouvernement des camps d’Ogossagou, le 3 août 2023, de Ber, le 14 août 2023, de Goundam, le 15 août 2023 et de Ménaka, le 25 août 2023 marquant ainsi l’achèvement de la première phase du retrait de la Minusma. La deuxième phase a débuté le 1er septembre et doit s’achever le 31 décembre 2023. Cette étape concerne les camps de Tessalit, Aguelhok, Ansongo, Kidal et Douentza.

<strong>Sidiki Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Kidal : La Minusma coupable de trahison</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/kidal-la-minusma-coupable-de-trahison-3041544.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 01 Nov 2023 09:54:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Les derniers membres du personnel de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) ont quitté Kidal hier par avion et par convoi terrestre.</strong>

Le camp qu'ils occupaient devait être rétrocédé aux Forces armées maliennes (FAMa), mais les choses ne se sont pas déroulées dans ce sens. L'emprise a plutôt été abandonnée à la merci des groupes armés qui rêvaient de faire de Kidal un sanctuaire interdit aux Forces de défense et de sécurité.

Disons le clairement, la Minusma n'a pas joué franc-jeu avec l'État malien. Elle a anticipé son départ de Kidal face à la pression des séparatistes et des terroristes. Cette attitude de la Mission onusienne est considérée par certains de nos compatriotes comme une trahison car elle s'est rendue coupable d'une violation flagrante de la résolution du Conseil de sécurité.

Ce départ précipité de la Minusma renforce la thèse de sa complicité avec les groupes armés qu'elle côtoyait sur place. Selon le calendrier établi de commun accord avec les autorités maliennes, les troupes onusiennes devaient rétrocéder leur emprise à l'Armée nationale entre le 5 et le 18 novembre 2023.

En tout cas, la pilule est difficile à avaler pour les Maliens. L'abandon du camp de Kidal par les Casques bleus a été déclaré par les autorités militaires à travers la Direction de l'information et des relations publiques de l'Armée (Dirpa). «Nous avons appris, ce jour 31 octobre 2023, le retrait de la Minusma du camp de Kidal.

Nous constatons une fois de plus et avec beaucoup de regret que ce retrait n'a point fait l'objet de rétrocession aux FAMa, comme stipulé dans le calendrier d'occupation des entreprises Minusma par les FAMa. Cette situation de départ précipitée de la Minusma met en péril le processus entamé et menace la sécurité et la stabilité de la Région de Kidal», a indiqué la Dirpa dans un communiqué rendu public hier dans la journée.

Pour sa part, la Minusma a, dans un communiqué, justifié son retrait accéléré de Kidal « pour préserver la vie des Casques bleus dans un environnement opérationnel particulièrement complexe ». Elle a annoncé que le convoi terrestre qui a quitté Kidal, a fait l'objet de «deux attaques à l'engin explosif improvisé sur son trajet, causant des dommages matériels».

La Minusma a également indiqué avoir a été contrainte, en quittant Kidal, de détruire et de mettre hors service des équipements sensibles appartenant aux pays contributeurs de troupes ou de police et aux Nations unies.

La base de Kidal est la huitième fermée par la Minusma sur un total de 13. Près de 6.000 membres de son personnel civil et en uniforme ont déjà quitté notre pays. Il en reste encore environ 9.000. Les derniers membres de la Minusma quitteront notre pays avant le 31 décembre prochain.

<strong>Madiba KEÏTA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La MINUSMA ferme son camp de Kidal, marquant la fin de sa présence dans la région</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/la-minusma-ferme-son-camp-de-kidal-marquant-la-fin-de-sa-presence-dans-la-region-3041530.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/la-minusma-ferme-son-camp-de-kidal-marquant-la-fin-de-sa-presence-dans-la-region-3041530.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/10/MINUSMA-22.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 01 Nov 2023 06:33:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div id="card_img_jt" class="card-header"><strong>Bamako, le 31 octobre 2023</strong> - La MINUSMA a mis fin à sa présence dans la région de Kidal aujourd'hui, suite au départ des derniers membres de son personnel par avion et par convoi terrestre.</div>
<div></div>
<div class="card-header">Le dernier convoi des Casques bleus a quitté Kidal par la route ce matin pour Gao et a malheureusement fait l’objet de deux attaques à l’engin explosif improvisé sur son trajet, causant des dommages matériels.</div>
<div></div>
<div class="card-header">Le dernier vol de la MINUSMA en provenance de Kidal a atteint Gao en fin d'après-midi hier. Les convois du contingent tchadien qui avaient quitté Aguelhok et Tessalit, respectivement les 21 et 23 octobre, sont également arrivés à Gao le 29 octobre.</div>
<div></div>
<div class="card-header">Les conditions de départ de toutes ces bases ont été extrêmement difficiles et éprouvantes pour de nombreuses raisons, toutes complètement indépendantes de la volonté de la Mission, y compris la détérioration de la situation sécuritaire et les menaces multiples qui en découlaient pour les Casques bleus. À cela se sont ajoutés des défis liés à la conduite d’opérations aériennes pour extraire le personnel de la Mission.</div>
<div></div>
<div class="card-header">Dans le cours de ce retrait accéléré pour préserver la vie des Casques bleus dans un environnement opérationnel particulièrement complexe, la MINUSMA a été contrainte de détruire et de mettre hors service des équipements sensibles appartenant aux pays contributeurs de troupes ou de police et aux Nations unies. Cette mesure a été prise en dernier ressort conformément aux règles et procédures de l'ONU, les 200 camions en attente à Gao depuis le 24 septembre n’ayant pas été autorisés à faire mouvement vers Tessalit, Aguelhok et Kidal pour collecter lesdits équipements en vue de leur expédition hors du Mali.&nbsp;

Le départ de Kidal marque ainsi la fermeture de la huitième base de la MINUSMA sur un total de 13, dans le centre et le nord du Mali, ainsi qu’à Bamako, la capitale. Depuis juillet, la Mission a retiré du Mali près de 6 000 membres du personnel civil et en uniforme, dans le cadre de la résolution 2690 (2023) du Conseil de sécurité des Nations unies. La Mission est déterminée à parachever son retrait dans les délais prescrits, à savoir d'ici au 31 décembre 2023.

</div>
<div id="card-body" class="card-body">
<p class="card-text"><strong>Source : MINUSMA</strong></p>

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<item>
<title>Communique de presse  : La MINUSMA ferme son camp de Kidal, marquant la fin de sa présence dans la région</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/communique-de-presse-la-minusma-ferme-son-camp-de-kidal-marquant-la-fin-de-sa-presence-dans-la-region-3041492.html</link>
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<pubDate>Tue, 31 Oct 2023 17:30:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Bamako, le 31 octobre 2023</em> - La MINUSMA a mis fin à sa présence dans la région de Kidal aujourd'hui, suite au départ des derniers membres de son personnel par avion et par convoi terrestre.

Le dernier convoi des Casques bleus a quitté Kidal par la route ce matin pour Gao et a malheureusement fait l’objet de deux attaques à l’engin explosif improvisé sur son trajet, causant des dommages matériels.

Le dernier vol de la MINUSMA en provenance de Kidal, il a atteint Gao en fin d'après-midi hier. Les convois du contingent tchadien qui avaient quitté Aguelhok et Tessalit, respectivement les 21 et 23 octobre, sont également arrivés à Gao le 29 octobre.

Les conditions de départ de toutes ces bases ont été extrêmement difficiles et éprouvantes pour de nombreuses raisons, toutes complètement indépendantes de la volonté de la Mission, y compris la détérioration de la situation sécuritaire et les menaces multiples qui en découlaient pour les Casques bleus. À cela se sont ajoutés des défis liés à la conduite d’opérations aériennes pour extraire le personnel de la Mission.

Dans le cours de ce retrait accéléré pour préserver la vie des casques bleus dans un environnement opérationnel particulièrement complexe, la MINUSMA a été contrainte de détruire et de mettre hors service des équipements sensibles appartenant aux pays contributeurs de troupes ou de police et aux Nations unies. Cette mesure a été prise en dernier ressort conformément aux règles et procédures de l'ONU, les 200 camions en attente à Gao depuis le 24 septembre n’ayant pas été autorisés à faire mouvement vers Tessalit, Aguelhok et Kidal pour collecter lesdits équipements en vue de leur expédition hors du Mali.

Le départ de Kidal marque ainsi la fermeture de la huitième base de la MINUSMA sur un total de 13, dans le centre et le nord du Mali, ainsi qu’à Bamako, la capitale. Depuis juillet, la Mission a retiré du Mali près de 6 000 membres du personnel civil et en uniforme, dans le cadre de la résolution 2690 (2023) du Conseil de sécurité des Nations unies. La Mission est déterminée à parachever son retrait dans les délais prescrits, à savoir d'ici au 31 décembre 2023.]]> </content:encoded>
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<item>
<title>La situation à Gaza « de plus en plus désespérée au fil des heures » &#45; Guterres</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/la-situation-a-gaza-de-plus-en-plus-desesperee-au-fil-des-heures-guterres-3041229.html</link>
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<pubDate>Mon, 30 Oct 2023 10:09:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a estimé dimanche que la situation à Gaza était « de plus en plus désespérée au fil des heures », alors que l’armée israélienne poursuit ses bombardements et ses opérations terrestres dans l’enclave palestinienne assiégée.</strong>

« Je regrette qu’au lieu d’une pause humanitaire indispensable et soutenue par la communauté internationale, Israël ait intensifié ses opérations militaires. Le nombre de civils tués et blessés est totalement inacceptable », a déclaré le chef de l’ONU lors d’un point de presse conjoint avec le Premier ministre du Népal, Pushpa Kamal Dahal ‘Prachanda’, à Katmandou, où il a entamé une visite.
<h3>Libération de tous les otages</h3>
Le Secrétaire général a souligné qu’il continuerait « d’insister sur la libération immédiate et inconditionnelle de tous les otages de Gaza » et a réitéré sa « condamnation totale des attaques effroyables perpétrées par le Hamas », ajoutant que « rien ne peut jamais justifier les meurtres, les blessures et les enlèvements de civils ».

Il a adressé ses plus sincères condoléances aux familles des dix étudiants népalais tués dans « les attaques terroristes du Hamas en Israël le 7 octobre », et a souhaité « le retour sain et sauf de Bipin Joshi, porté disparu ».
<h3>Droit international humanitaire</h3>
Le Secrétaire général a déclaré que « toutes les parties doivent respecter leurs obligations en vertu du droit international humanitaire », rappelant que ce droit est né « de la tragédie et des terribles expériences de la guerre ».

« La protection des civils est primordiale. Les lois de la guerre établissent des règles claires pour protéger la vie humaine et respecter les préoccupations humanitaires. Ces lois ne peuvent pas être déformées par opportunisme », a souligné M. Guterres.

Selon le Secrétaire général, le monde est « témoin d’une catastrophe humanitaire qui se déroule sous nos yeux » à Gaza, notant que plus de deux millions de personnes, « sans nulle part où aller en sécurité, se voient refuser les éléments essentiels à la vie – nourriture, eau, abri et soins médicaux – et sont soumises à des bombardements incessants ».

Il a exhorté « tous ceux qui ont des responsabilités à prendre du recul » et a réitéré son appel à un « cessez-le-feu humanitaire immédiat, à la libération inconditionnelle de tous les otages et à l’acheminement d’une aide humanitaire soutenue et d'une ampleur répondant aux besoins de la population de Gaza ».

« Nous devons unir nos forces pour mettre fin à ce cauchemar pour la population de Gaza, la population d'Israël et toutes les personnes affectées dans le monde, y compris ici au Népal », a-t-il ajouté.
<h3>Crainte d’un « écroulement de l’ordre civil »</h3>
De son côté, l’agence des Nations Unies chargée des réfugiés palestiniens, l’<a href="https://www.unrwa.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">UNRWA</a>, a déclaré dimanche qu’il y avait des signes inquiétants d’un « écroulement de l’ordre civil » à Gaza alors que des milliers de personnes ont envahi plusieurs entrepôts de l’<a href="https://www.unrwa.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">UNRWA</a> pour s’emparer notamment de farine.

« Des milliers de personnes ont fait irruption dans plusieurs entrepôts et centres de distribution de l'UNRWA dans les zones centrale et méridionale de la bande de Gaza, emportant de la farine de blé et d'autres articles de survie de base comme des produits d'hygiène. L'un de ces entrepôts, à Deir al-Balah, est l'endroit où l'UNRWA stocke les fournitures des convois humanitaires en provenance d'Égypte », a indiqué l’agence onusienne dans un communiqué de presse.

« C’est un signe inquiétant que l’ordre civil commence à s’effondrer après trois semaines de guerre et un siège strict de Gaza. Les gens sont effrayés, frustrés et désespérés. Les tensions et la peur sont aggravées par les coupures de lignes téléphoniques et Internet. Ils se sentent seuls, coupés de leurs familles à Gaza et du reste du monde », a estimé Thomas White, Directeur des affaires de l'UNRWA dans la bande de Gaza.

Le déplacement massif de personnes du nord de la bande de Gaza vers le sud a exercé une pression énorme sur ces communautés, alourdissant encore le fardeau des services publics en ruine. Certaines familles ont accueilli jusqu'à 50 membres de leur famille hébergés dans un seul logement.

« Les stocks sur le marché s'épuisent tandis que l'aide humanitaire arrivant dans la bande de Gaza par camions en provenance d'Égypte est insuffisante. Les besoins des communautés sont immenses, ne serait-ce que pour la survie de base, alors que l’aide que nous recevons est maigre et incohérente », a ajouté M. White.

À ce jour, un peu plus de 80 camions d’aide sont entrés à Gaza en une semaine. Le samedi 28 octobre, il n'y a pas eu de convoi en raison de l’interruption des communications. L'UNRWA – principal acteur pour la réception et le stockage de l'aide dans la bande de Gaza – n'a pas pu communiquer avec les différentes parties pour coordonner le passage du convoi. Depuis, les équipes de l'UNRWA à Gaza ont signalé que les services et connexions Internet ont été rétablis.

« Le système actuel de convois est voué à l’échec. Très peu de camions, des processus lents, des inspections strictes, des fournitures qui ne correspondent pas aux exigences de l'UNRWA et des autres organisations humanitaires, et surtout l'interdiction persistante du carburant, sont autant de recettes pour un système défaillant. Nous appelons à un flux régulier et constant de fournitures humanitaires vers la bande de Gaza pour répondre aux besoins, en particulier à mesure que les tensions et les frustrations augmentent », a conclu le responsable de l'UNRWA.

L'UNRWA compte des milliers d'employés à Gaza, qui sont aussi durement affectés par les bombardements. Le chef de l'UNRWA, Philippe Lazzarini, a organisé dimanche une cérémonie à la mémoire des 59 employés de l'agence onusienne tués à Gaza depuis le 7 octobre. « Chaque jour devient un jour sombre pour l'ONU et l'UNRWA alors que le nombre de nos collègues tués augmente », a-t-il dit.
<h3>Signe inquiétant</h3>
Le Programme alimentaire mondial (<a href="https://fr.wfp.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">PAM</a>) a également estimé que l’assaut d’un entrepôt géré par l’ONU dans la zone centrale de Gaza par des milliers de civils dimanche « est le signe que les gens perdent espoir et deviennent de plus en plus désespérés de minute en minute ».

« Ils ont faim, sont isolés et subissent des violences et une immense détresse depuis trois semaines », a déclaré Samer Abdeljaber, Représentant du PAM en Palestine. « Nous avons besoin d’une pause humanitaire pour pouvoir fournir de la nourriture, de l’eau et des produits de première nécessité aux personnes dans le besoin, de manière sûre et efficace. Un accès beaucoup plus large est nécessaire de toute urgence ».

Les pénuries de carburant et la perte de connectivité menacent également de mettre un terme aux opérations humanitaires. Sans approvisionnement supplémentaire en carburant, les boulangeries travaillant avec le PAM à Gaza ne sont plus opérationnelles et les transporteurs ne peuvent pas livrer la nourriture là où elle est nécessaire.

<strong>Source: https://news.un.org/fr</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Bamako accuse la Minusma d’avoir précipité son retrait d&amp;apos;une base sans la rétrocéder</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/bamako-accuse-la-minusma-davoir-precipite-son-retrait-dune-base-sans-la-retroceder-3040877.html</link>
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<pubDate>Thu, 26 Oct 2023 18:41:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="article__header">
<div class="article__announce-text">Plus de 5.800 militaires et civils de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma), sur quelque 15.000 hommes, ont définitivement quitté le pays à la date du 24 octobre, a déclaré Fatoumata Sinkou Kaba, porte-parole de la mission onusienne.</div>
</div>
<div class="article__body">
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">"Dans le cadre de notre plan de retrait, un total de 5.802 personnels (militaires et civils) de la Minusma ont quitté le Mali", a-t-elle indiqué.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Au sujet du retrait anticipé dans la région de Kidal (nord), dont Tessalit et Aguelhoc, l'armée malienne a dit mardi dans un communiqué l'avoir appris avec regret, car le "retrait anticipé d'Aguelhoc n'a fait point l'objet de rétrocession aux forces armées maliennes comme stipulé dans le calendrier d'occupation des emprises de la Minusma".</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
</div>
<div class="article__quote-text">Selon l'état-major général des armées du Mali, cette "situation de départ précipité de la Minusma met en péril le processus entamé et menace la sécurité et la stabilité dans la localité d'Aguelhoc".</div>
<div class="article__quote-info">
<div class="elem-info">
<div class="elem-info__share">
<div class="share m-active" data-id="1063103062" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20231026/bamako-accuse-la-minusma-davoir-precipite-son-retrait-dune-base-sans-la-retroceder-1063103062.html?share-block=1063103065" data-title="Selon l'état-major général des armées du Mali, cette &quot;situation de départ précipité de la Minusma met en péril le processus entamé et menace la sécurité et la stabilité dans la localité d'Aguelhoc&quot;."></div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">La même source souligne que mardi, "des terroristes ont profité de ce désordre pour s'introduire dans le camp et détruire plusieurs installations", avant de préciser que ces derniers ont été neutralisés par les forces armées maliennes.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
</div>
<div class="article__quote-text">

Concernant le camp de Kidal, Fatoumata Sinkou Kaba a indiqué que cette emprise allait être "rétrocédée à l'État malien, aux autorités civiles plus particulièrement".

</div>
<div class="article__quote-info">
<div class="elem-info">
<div class="elem-info__share">
<div class="share m-active" data-id="1063103062" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20231026/bamako-accuse-la-minusma-davoir-precipite-son-retrait-dune-base-sans-la-retroceder-1063103062.html?share-block=1063103067" data-title="Concernant le camp de Kidal, Fatoumata Sinkou Kaba a indiqué que cette emprise allait être &amp;quot;rétrocédée à l&#x27;État malien, aux autorités civiles plus particulièrement&amp;quot;."></div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Elle a fait savoir que la Minusma "faisait tout" pour respecter le calendrier de départ d'ici au 31 décembre, comme le prévoit la résolution 2690 du Conseil de sécurité adoptée le 30 juin dernier, suite à une demande du gouvernement malien de transition.</div>
</div>
</div>
<div></div>
<div>
<div class="article__body">
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Cette résolution prévoit un retrait "coordonné, ordonné et sécurisé de la Minusma, qui doit être achevé au 31 décembre 2023, la liquidation de la Mission commençant à partir de janvier 2024".</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Jusqu'au 24 octobre, la mission de l'Onu a rétrocédé sept de ses emprises à l'armée malienne. Il s'agit des positions à Ogossagou, Douentza, Ber, Goundam, Ménaka, Anéfis et Tessalit.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">La prochaine étape de rétrocession va concerner les camps de Kidal, Tombouctou, Gao et Sévaré.</div>
</div>
</div>
<div class="article__footer">
<div class="article__share">
<div class="article__sharebar" data-nosnippet=""></div>
</div>
<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>

</div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Impasse au Conseil de sécurité sur Gaza : et maintenant ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/impasse-au-conseil-de-securite-sur-gaza-et-maintenant-3040291.html</link>
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<pubDate>Sat, 21 Oct 2023 11:24:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div id="block-views-block-content-fields-block-lead" class="views-element-container block block-views block-views-block-content-fields-block-lead">
<div class="content block__content">
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<div class="field-content"><strong>Le conflit israélo-palestinien fait rage et menace de s'étendre à de multiples fronts. Or le seul organisme mondial chargé de maintenir la paix et la sécurité internationales n'est pas parvenu à s'entendre sur une solution. Quelle est la suite ?</strong></div>
<div></div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
<div id="block-un-base-theme-content" class="block block-system block-system-main-block block-un-base-theme-content">
<div class="content block__content"><article class="node node--type-news-story node--view-mode-full clearfix" role="article">
<div class="node__content clearfix">La dernière flambée de violence entre Israël et le Hamas, qui a débuté le 7 octobre, a rapidement été portée à l'attention du Conseil de sécurité, l'organe chargé par la Charte des Nations Unies de maintenir la paix et la sécurité internationales.</div>
<div class="node__content clearfix">Mais, à ce jour, ses 15 membres ont rejeté des projets de résolution similaires visant, entre autres, à instaurer un cessez-le-feu et un couloir humanitaire pour les Palestiniens assiégés.</div>
</article></div>
</div>
<strong>Voici ce que vous devez savoir sur ce qui se passera ensuite :</strong>

<strong>Qu'est-ce qui suit un « veto » ?</strong>

<strong>Qu'est-ce qu'un veto, qui l'exerce et pourquoi est-il important en temps de crise ?</strong>

Lors de la création du Conseil, sur les ruines de la Seconde Guerre mondiale, le droit de « veto », bien qu'il ne soit pas explicitement mentionné dans la Charte, a été accordé à ses cinq membres permanents en raison de leur rôle clé dans la création des Nations Unies. Ces cinq membres sont la Chine, la France, le Royaume-Uni, les États-Unis et l'Union soviétique, devenue aujourd'hui la Russie.

Malgré les efforts déployés depuis des décennies pour réformer le Conseil, ce droit de veto demeure entre les mains des membres permanents du Conseil, familièrement appelés les « P5 ».

Ainsi, lorsque l'un des P5 vote « non » au Conseil, il invoque ce pouvoir. C'est ce qui s'est passé le 18 octobre, lorsque les États-Unis ont opposé leur veto à un projet de résolution brésilien.

À l'avenir, les membres du Conseil pourront résoudre leurs divergences et soumettre un nouveau projet au vote ou faire appel à l'ensemble des membres des Nations Unies, à savoir les 193 États Membres composant son Assemblée générale.

<strong>Peut-on s'y opposer ?</strong>
Parallèlement, les États membres de l'ONU peuvent demander au Président de l'Assemblée générale de se réunir pour examiner le récent veto du Conseil, comme il l'a fait au début du mois de septembre.

Cela est dû à l’adoption unanime par l’organisme mondial d’une résolution décidant de tenir le P5 pour responsable de l’utilisation de son droit de veto, une décision déclenchée par l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie au début de 2022 et l’impasse qui a suivi au Conseil de sécurité sur cette situation.

Selon la résolution, le Président de l'Assemblée générale doit convoquer une réunion formelle dans les 10 jours ouvrables suivant l'exercice du droit de veto par un ou plusieurs membres permanents du Conseil. Dans le cas du veto américain qui a empêché l'adoption d'une résolution sur le conflit israélo-palestinien actuel, la date limite pour une audition à l'Assemblée serait le 1er novembre.

Les États membres peuvent également demander au Président de l'Assemblée générale de convoquer un débat sur la situation à l'origine du veto, à condition que l'organe mondial ne se réunisse pas en session extraordinaire d'urgence, rarement convoquée, sur la même question.

L'objectif final serait que les États membres de l'ONU fassent des recommandations, y compris l'utilisation éventuelle de la force armée, pour maintenir ou rétablir la paix et la sécurité sur le terrain.

Toutes les résolutions de l'Assemblée générale ont un grand poids moral et politique en raison de l'universalité de ses membres, mais elles ne sont pas contraignantes et n'ont pas force de loi internationale, contrairement à certaines mesures adoptées par le Conseil de sécurité.

<strong>Les sessions extraordinaires d'urgence</strong>
Alors que la situation au Moyen-Orient s'aggrave, il est difficile de trouver un consensus à l'échelle du monde, mais les discussions peuvent déboucher sur une action collective. Celle-ci peut consister, dans le cas d'un conflit en cours, à mettre fin à l'effusion de sang, à établir un cessez-le-feu et à soulager les souffrances des civils sur le terrain.

Compte tenu de l'augmentation quotidienne du nombre de morts au Proche-Orient, le Président de l'Assemblée générale doit convoquer dans les 24 heures une session extraordinaire d'urgence si le Conseil le demande par le vote de sept de ses membres, ou par celui de la majorité de l'ensemble des membres de l'ONU.

Une fois convoquée, en vertu d'une résolution historique de 1950 largement connue sous le nom d'« union pour la paix », l'ensemble des membres de l'ONU examine immédiatement la question, en vue de formuler des recommandations appropriées sur les mesures collectives à prendre. Dans le cas d'une rupture de la paix ou d'un acte d'agression, cela inclut le recours à la force armée, si nécessaire, pour maintenir ou rétablir la paix et la sécurité internationales.

<strong>S'unir pour la paix</strong>

En tant que forum mondial, l'ONU est guidée par les décisions de ses États Membres. Seules 11 sessions extraordinaires d'urgence de l'Assemblée générale ont été convoquées depuis 1945, dont cinq concernaient le Moyen-Orient. Une nouvelle session ne peut être convoquée qu'un an après la précédente.

La onzième session extraordinaire d'urgence a été convoquée fin février 2022, six jours après l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Celle d'avant portait sur les « Mesures illégales prises par les autorités israéliennes à Jérusalem-Est occupée ainsi que dans le reste du Territoire palestinien occupé », qui peut être reprise par le Président de l'Assemblée à la demande des États membres.

La première session extraordinaire d'urgence s'est ouverte au siège de l'ONU le 1er novembre 1956. Elle s'est concentrée sur le Moyen-Orient, y compris sur certaines des questions auxquelles le Conseil de sécurité est actuellement confronté dans l'impasse.
L'inaction du Conseil réduit-elle les Nations Unies à l'impuissance?
Non.

Tandis que le Conseil continue d'examiner la situation, les efforts diplomatiques et humanitaires des Nations Unies abondent depuis le début du conflit, y compris les bons offices du Secrétaire général des Nations Unies.

Lui et ses principaux envoyés politiques et humanitaires se sont rendus dans la région, les agences de l'ONU se sont démenées jour et nuit pour aider les Palestiniens assiégés à Gaza et en Cisjordanie occupée depuis le début du conflit et même avant. L'agence des Nations Unies pour l'aide aux réfugiés palestiniens, l'UNRWA, opère dans la région depuis 1950.
Entretemps, les États membres de l'ONU continuent de discuter de la meilleure façon de mettre fin au conflit.

Le système de maintien de la paix et de la sécurité internationales n'est certes pas parfait mais l'ONU demeure le seul forum mondial où décider d'un chemin vers la paix.
Au final, ce sont les États Membres de l'ONU eux-mêmes qui dirigent le processus, depuis le seul lieu de rencontre à vocation mondiale : le siège des Nations Unies.

<strong>Source : ONU</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Assemblée générale des Nations&#45;Unies :  L’Onu en état de mort cérébrale</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/assemblee-generale-des-nations-unies-lonu-en-etat-de-mort-cerebrale-3039946.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 18 Oct 2023 11:16:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le vendredi 29 septembre 2023 a pris fin la 78e Assemblée générale des Nations unies. Une Assemblée générale boycottée par les pays permanents qui composent le Conseil de sécurité et qui détiennent le droit de véto. A ce titre, bon nombre de diplomates se demandaient si l’Organisation des Nations unies n’est pas en état de mort cérébrale ?</em></strong>

Pour cette 78e Assemblée générale des Nations unies, seul le président américain, Joe Biden, était présent au siège de l'Onu à New York pour tenir son discours. Tous les autres pays permanents du Conseil de sécurité ont fait baisser leur niveau de présence à ce grand rendez-vous diplomatique annuel en y envoyant des ministres des Affaires étrangères ou simples ministres.

Alors que la tribune de l'Onu est la scène traditionnelle pour tous les chefs d'Etat et de gouvernement, les dirigeants des pays cherchent généralement à profiter de l'occasion pour prendre la parole en personne afin d'exprimer leur position sur une question particulière. Mais pas cette année, l'Onu va mal, très mal, plongée dans une crise qui est à la fois le symptôme et la conséquence d'une fragmentation croissante du monde qu'elle ne peut endiguer.

Avec les absences remarquées d’Emmanuel Macron et du Premier ministre britannique, les habitués de ce rendez-vous de New York, bon nombre de diplomates se demandaient si l’Organisation des Nations unies n’est pas en état de mort cérébrale ?

Ce vendredi, juste après la clôture des travaux de la 78e Assemblée générale, des diplomates s'adressant aux journalistes étrangers sous couvert d'anonymat, ont été unanimes sur le fait que les tensions géopolitiques entre les pays occidentaux sur le soutien à l’Ukraine ont beaucoup joué sur cette session.

En plus, cette fragmentation éloigne davantage de pays en développement des efforts menés par l'Occident et en voie de se rapprocher du groupe des Brics. Cela leur donne l'espoir d’une meilleure réalisation de certains des intérêts du monde en développement.

<strong>Ousmane Mahamane</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Prévention du chômage des maliens de la MINUSMA :  3283 agents enregistrés dans les directions régionales de l’Anpe</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/prevention-du-chomage-des-maliens-de-la-minusma-3283-agents-enregistres-dans-les-directions-regionales-de-lanpe-3039866.html</link>
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<pubDate>Wed, 18 Oct 2023 01:22:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alerte</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Appelés à se faire enregistrer à l’Agence national pour la promotion de l’Emploi (Anpe), ils sont au total 3283 agents maliens à s’y rendre pour l’opération. Ce chiffre relève de la mise à jour du 13 septembre 2023. Passée cette date, l’affluence s’est couronnée d’une réelle timidité, aux dires du département de la Statistique de l’Anpe.</strong>

Le départ de la Minusma ne devrait, en principe, pas jouer négativement sur les travailleurs maliens au sein de la Mission. Et pour cause, à l’annonce de la nouvelle du départ de la Mission, l’Agence nationale pour la promotion de l’Emploi a songé à une politique d’atténuation des effets du chômage sur les agents nationaux. Ainsi, via un communiqué, elle les a invités à se faire enregistrer.

Dans ledit communiqué en date du 10 juillet 2023, sous son sceau, le directeur général de l’Anpe, Ibrahim Ag Nock, demande à toutes les personnes ainsi qu’aux sociétés de prestation de service ayant travaillé sous contrat avec la Minusma, de bien vouloir se faire enregistrer dans les directions régionales de l’Anpe à Bamako, Mopti, Tombouctou, Gao, Ménaka, Kidal. Pour le faire, le communiqué précise qu’ils doivent se munir de la copie de leur contrat, pour la contribution à l’élaboration des stratégies nationales d’atténuation des effets liés aux pertes d’emploi.

Selon nos sources dignes de foi, ils sont au nombre de 3283 travailleurs maliens de la Minusma à parvenir à se faire enregistrer. Cela, dit la source, à la date du 13 septembre 2023. Si les uns avaient un contrat à durée déterminée (CDD), les autres jouissaient d’un contrat à durée indéterminée (CDI). Certains maliens étaient employés comme consultants.

Selon le département de la Statistique de l’Agence nationale pour la promotion de l’Emploi, à Bamako, 514 agents inscrits avaient un contrat à durée déterminée avec la Minusma, 58 agents bénéficiaient d’un contrat à durée indéterminée en plus de 545 consultants. A Gao, 513 agents se sont fait enregistrer. Parmi ceux-ci, 420 agents avaient un contrat à durée déterminée, 93 agents jouissaient d’un contrat à durée indéterminée.

Toujours selon le département de la Statistique, 35 agents qui se sont inscrits à Kidal avaient un contrat à durée déterminée avec la Minusma. A Ménaka, ils sont au nombre de 50 travailleurs maliens de la Minusma à se faire enregistrer avec un contrat à durée déterminée. A Mopti, ils sont 504 agents dont 502 avec un contrat à durée déterminée plus 2 consultants. A Tombouctou, les 664 agents enregistrés sont partagés entre 612 contrats à durée déterminée et 52 contrats à durée indéterminée.

Pour rappel, parmi les travailleurs maliens de la Minusma figuraient 547 bénéficiaires de contrat de consultant. C’est-à-dire, ils n’étaient pas directement employés mais étaient rémunérés en fonction de leurs prestations. De l’avis de la source, au départ, il y avait une grande affluence, de l’engouement pour s’inscrire. Mais à partir du 13 septembre 2023, elle est devenue timide.

Tous les travailleurs maliens de la Minusma se sont-ils faits enregistrer ou y a-t-il eu finalement un manque d’espoir ? C’est la colle qu’on est en droit de se poser lorsque l’on sait l’importance que représente cette décision de l’Anpe pour un travailleur menacé par le chômage. Après l’enregistrement, un plan d’atténuation des effets du chômage devrait être élaboré afin de donner à l’initiative un cachet de crédibilité.

<strong>Bazoumana KANE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rétrocession des emprises de la MINUSMA dans la région de Kidal : Les FAMa face à la duplicité de la Mission onusienne</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/retrocession-des-emprises-de-la-minusma-dans-la-region-de-kidal-les-fama-face-a-la-duplicite-de-la-mission-onusienne-3039864.html</link>
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<pubDate>Wed, 18 Oct 2023 01:22:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alerte</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Minusma multiplie les obstacles à la rétrocession des camps de Kidal, Tessalit et Aguelhok aux forces armées maliennes. Dans un communiqué récent, la mission onusienne au Mali a fait savoir sa volonté de prolonger le délai de son retrait du territoire malien. </strong>

La Minusma évoque des difficultés qui ne tiennent pas la route, notamment en affirmant craindre une recrudescence de la violence dans la zone. Mais ce qu’elle ne dit pas aux gens, c’est le double jeu qu’elle est en train de jouer. Sans prévenir, elle a laissé un poste avancé de Tessalit à la CMA.

Chose inimaginable, la Minusma fait savoir à qui veut l’entendre qu’elle va céder le camp de Kidal à des autorités civiles. Depuis quand des civils gèrent la sécurité ? La mission de l’ONU est en réalité prise de court par la réalité sur le terrain. Dans l’imaginaire des officiers français qui sont dans les camps de Tessalit, Aguelhok et Kidal, l’armée malienne allait s’essouffler en marchant vers les camps du nord. C’est ainsi que la rétrocession du camp de Ber a été précédée d’une série d’attaques contre les soldats maliens.

La CMA bénéficie d’un soutien multiforme de la part de la mission de l’ONU. C’est ainsi que les deux ont régné en maitres absolus dans le nord. Aujourd’hui que la Minusma est invitée à sortir du Mali, elle met en place une stratégie de protection de la CMA. C’est ainsi que le camp de l’armée reconstituée de Kidal a été encerclé un beau matin par la CMA dont les représentants avaient soigneusement quitté les lieux en laissant les FAMa et les éléments de la Plateforme. Il a fallu de la pression pour que la Minusma qui est garante de l’armée reconstituée accepte de recevoir les combattants maliens.

La CMA s’est donc installée dans le camp de l’armée reconstituée à Kidal, alors que la Minusma cherche à lui céder les postes avancés de ses positions dans la région. Le problème est que la Minusma ne veut pas travailler avec l’armée malienne dans ses prises de décision concernant la rétrocession des camps du nord. Ce qui ne passe pas auprès des chefs français à la tête de ces camps, c’est la fin de la liberté dont profitaient les bandes armées de la CMA. La Minusma cherche à affaiblir l’armée malienne en mettant en avant la possibilité d’un affrontement entre la CMA et l’armée nationale.

Les autorités maliennes ont condamné cette duplicité  de la Minusma. La dernière condamnation a été celle du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale lors d’une rencontre avec les diplomates : « je souligne avec regret les manquements grave et le déficit de coordination qui ont caractérisé la récente situation à Kidal ayant favorisé l’occupation du camp I de cette ville par des groupes armés et faisant perdre à l’Etat malien  plusieurs équipements militaires y compris des véhicules », a-t-il dénoncé.

<strong>N.D</strong>

<strong>            </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nord du Mali : Selon l’ONU, l&amp;apos;intensification des tensions risque d’empêcher le départ ordonné et dans les délais de la MINUSMA</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/nord-du-mali-selon-lonu-lintensification-des-tensions-risque-dempecher-le-depart-ordonne-et-dans-les-delais-de-la-minusma-3039728.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 17 Oct 2023 06:42:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans un communiqué, le samedi 14 octobre 2023, le bureau du porte-parole du Secrétaire général de l’ONU s’est dit gravement préoccupé par l'intensification des tensions et une présence armée croissante dans le nord du Mali, qui risquent d’empêcher le départ ordonné et dans les délais de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA).</strong>

Selon le bureau du porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, cette situation risque aussi de mettre en péril le transfert en toute sécurité du personnel des Nations Unies et des biens appartenant aux pays contributeurs de troupes et aux Nations Unies et de compromettre les opérations aériennes menées par la Mission qui protègent sa réduction et facilitent son retrait. « Les Nations Unies réaffirment sa détermination à achever le retrait de la MINUSMA dans le délai prévu, à savoir le 31 décembre 2023, établi par le Conseil de sécurité, suite à la demande du Mali de retirer la Mission sans délai », précise le bureau du porte-parole.

L’ONU note aussi avec une profonde préoccupation que, depuis le 24 septembre, ses convois logistiques n'ont pas été autorisés à quitter la ville de Gao pour récupérer le matériel des Nations Unies et des pays contributeurs de troupes actuellement à Aguelhok, Tessalit et Kidal. « Cela pourrait avoir un impact important sur la capacité de la Mission à respecter le calendrier imparti », explique le bureau du porte-parole.

Pour l’ONU, les tensions accrues dans le nord du Mali augmentent la probabilité d’un départ forcé de la Mission sans pouvoir récupérer l'équipement appartenant aux pays contributeurs de troupes ou aux Nations Unies. Cela entraînerait des pertes financières importantes pour les pays contributeurs de troupes et empêcherait les Nations Unies de soutenir d'autres opérations de maintien de la paix ayant besoin de cet équipement.

L’ONU indique aussi que « toutes les parties ont l'obligation de s'abstenir de toute action ou déclaration pouvant compromettre le retrait en toute sécurité et dans les délais impartis de la MINUSMA ». Elle explique que la résolution 2690 du Conseil de sécurité appelle le gouvernement de transition du Mali à coopérer pleinement avec les Nations Unies afin d'assurer le retrait ordonné et en toute sécurité de la Mission, et demande au gouvernement de transition du Mali de respecter pleinement toutes les dispositions de l’Accord sur le statut des forces jusqu’au départ du dernier élément de la MINUSMA du Mali.

<strong>M. K. Diakité</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali: La MINUSMA se retire de deux de ses camps dans la région de Kidal</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-la-minusma-contraint-danticiper-son-retrait-a-kidal-a-cause-dun-climat-de-haute-tension-3039710.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-la-minusma-contraint-danticiper-son-retrait-a-kidal-a-cause-dun-climat-de-haute-tension-3039710.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 17 Oct 2023 01:44:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies  pour la stabilité au Mali a annoncé, hier lundi, un  retrait anticipé dans ses emprises de la région de Kidal. Elle justifie ce retrait précipité à cause  d’un "climat de haute tension" qui règne entre l’armée malienne et  les groupes armés pour le contrôle de ces emprises. </em></strong>

Alors que  le départ  de la mission de maintien de la paix de l’ONU dans la région de Kidal  était programmé pour mi-novembre 2023, elle a annoncé  ce  16 octobre 2023, être  contrainte  d’anticiper son retrait  à cause  d’ un ‘’climat de haute tension’’. « La MINUSMA a entamé le processus de retrait de ses camps dans la région de Kidal, en commençant par Tessalit et Aguelhok », a-t-elle annoncé dans  un communiqué  évoquant  une  raison de  ‘’détérioration rapide des conditions de sécurité pour la vie de centaines de soldats de la paix’’.  La mission onusienne  cite par exemple  des cas "d’échanges de tirs  à Tessalit" entre  les deux  parties qui se discutent  le contrôle de ces emprises. « <em>La Mission fait tout son possible pour achever ce processus dès que possible, y compris, si nécessaire, en accélérant son retrait du camp de Kidal, prévu à l'origine pour la mi-novembre »</em>,  a informé  la MIMUSMA, ajoutant que  "des vols de l'armée de l'air tchadienne rapatrieront une partie des troupes du contingent tchadien de la MINUSMA".

Dans  un autre communiqué, l’armée affirme avoir neutralisé des positions de l’ennemi  hier lundi   près  de l’aéroport de Tessalit. Elle  précise qu’un aéronef  de l’armée de l’Air a été visé par des tirs à l’arme lourde des groupes terroristes au moment où l’avion  à l’approche s’apprêtait  à atterrir à  l’aéroport de Tessalit. Le communiqué de l’armée est formel : "cette tentative visait à empêcher l’aéronef d’atterrir à l’aéroport de Tessalit".

Face  à la détérioration  de la situation sécuritaire, la MINUSMA  a annoncé  qu’elle  est dans l’obligation de "détruire, ou au moins désactiver ou mettre hors service conformément aux règles et procédures des Nations-Unies, les équipements sensibles". Selon elle, les matériels militaires concernés par cette procédure ne peuvent être rapatriés en raison du blocage à Gao, depuis le 24 septembre, des mouvements des convois logistiques qui devaient évacuer ces équipements d'Aguelhok, de Kidal et de Tessalit. Déplorant cette situation qui compromet le retrait de son personnel dans la sécurité,  la MINUSMA a appelé  toutes les parties concernées à faciliter leur départ en toute sécurité tout en évitant  des actions ou déclarations qui pourraient mettre en danger son personnel et ses installations jusqu'à ce que le processus soit achevé. Conformément  à la résolution 2690 du Conseil de sécurité, la MINUSMA doit définitivement plier bagages  avant le 31 décembre 2023.

<strong>Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali/MINUSMA : Les Nations Unies sont gravement préoccupées par l&amp;apos;intensification des tensions</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-minusma-les-nations-unies-sont-gravement-preoccupees-par-lintensification-des-tensions-3039551.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 14 Oct 2023 20:59:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #212121">New York – Les Nations Unies sont gravement préoccupées par l'intensification des tensions et une présence armée croissante dans le nord du Mali, qui risquent d’empêcher le départ ordonné et dans les délais de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), et de mettre en péril le transfert en toute sécurité du personnel des Nations Unies et des biens appartenant aux pays contributeurs de troupes et aux Nations Unies. Cette situation compromet également les opérations aériennes menées par la Mission qui protègent sa réduction et facilitent son retrait. </span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #212121">  </span></span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #212121">Les Nations Unies réaffirment sa détermination à achever le retrait de la MINUSMA dans le délai prévu, à savoir le 31 décembre 2023, établi par le Conseil de sécurité, suite à la demande du Mali de retirer la Mission sans délai. À cet égard, elles notent avec une profonde préoccupation que, depuis le 24 septembre, ses convois logistiques n'ont pas été autorisés à quitter la ville de Gao pour récupérer le matériel des Nations unies et des pays contributeurs de troupes actuellement à Aguelhok, Tessalit et Kidal. Cela pourrait avoir un impact important sur la capacité de la Mission à respecter le calendrier imparti.   </span></span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #212121">  </span></span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #212121">Les tensions accrues dans le nord du Mali augmentent la probabilité d’un départ forcé de la Mission sans pouvoir récupérer l’équipement appartenant aux pays contributeurs de troupes ou aux Nations Unies. Cela entraînerait des pertes financières importantes pour les pays contributeurs de troupes et empêcherait les Nations Unies de soutenir d'autres opérations de maintien de la paix ayant besoin de cet équipement. </span></span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #212121">  </span></span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #212121">Les Nations Unies soulignent que toutes les parties ont l'obligation de s'abstenir de toute action ou déclaration pouvant compromettre le retrait en toute sécurité et dans les délais impartis de la MINUSMA. Les Nations Unies rappellent également la résolution 2690 du Conseil de sécurité qui appelle le gouvernement de transition du Mali à coopérer pleinement avec les Nations Unies afin d'assurer le retrait ordonné et en toute sécurité de la Mission, et demande au gouvernement de transition du Mali de respecter pleinement toutes les dispositions de l’Accord sur le statut des forces jusqu’au départ du dernier élément de la MINUSMA du Mali. </span></span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #212121"> </span></span></p>
<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span><span style="font-family: 'Arial','sans-serif';color: #212121">New York, le 14 octobre 2023 </span></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : plusieurs camions transportant la logistique de la MINUSMA incendiés à Konna</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-plusieurs-camions-transportant-la-logistique-de-la-minusma-incendies-a-konna-3039546.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 14 Oct 2023 20:50:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La mission multidimensionnelle  intégrée des Nations-Unies  pour la stabilité au Mali  (MINUSMA), en phase de retrait, a subi une nouvelle attaque  le jeudi soir dans  la ville de Konna, région de Mopti. Alors qu’une colonne de  camions transportant de la logistique  de la MINUSMA en provenance de  Douentza, elle a été  attaquée par les hommes armés non identifiés dans  le cœur de la ville  martyr de Konna. Les images largement partagées sur les réseaux sociaux montrent les restes des camions  incendiés  avec les conteneurs. Plusieurs  témoins relèvent des nombreux dégâts matériels. Certains  soutiennent que l’attaque a été suivie par une série d’échange de tirs entre les assaillants et les agents de l’escorte des camions. Au  moment où nous mettons en ligne ni la MINUSMA encore moins les autorités maliennes n’avaient fourni aucun bilan.

La MINUSMA a entamé un processus de retrait au Mali au lendemain du vote de la résolution 2690 du 30 juin 2023. Ladite  résolution  prévoit que toutes les emprises de la MINUSMA soient rétrocédées à l’armée malienne.

<strong> Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Guerre de reconquête de l&amp;apos;intégrité territoriale du Mali :   La MINUSMA joue&#45;t&#45;elle franc&#45;jeu avec les autorités maliennes ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/guerre-de-reconquete-de-lintegrite-territoriale-du-mali-la-minusma-joue-t-elle-franc-jeu-avec-les-autorites-maliennes-3039317.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/guerre-de-reconquete-de-lintegrite-territoriale-du-mali-la-minusma-joue-t-elle-franc-jeu-avec-les-autorites-maliennes-3039317.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 13 Oct 2023 09:01:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le 12 septembre dernier, les groupes armés de Kidal, sous la coupe de la CMA, attaquaient les positions FAMA de Bourem sous un motif fallacieux de « légitime défense ». Une déclaration de guerre et violation flagrante de l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. Et depuis un mois que la CMA poursuit avec ses actions de provocation, nous assistons à un silence de carpe de la MINUSMA et de la Médiation internationale. Un Rubicon a été franchi mardi lorsque la MINUSMA a laissé les groupes armés de la CMA occupés le camp BATFAR (Bataillon des Forces Armées Reconstituées) de Kidal… Pour quelle raison ? Allez-y savoir !

&nbsp;

La CMA s’attaquent aux forces armées maliennes depuis le 12 septembre dernier. Des attaques consécutives au retrait en cours de la MINUSMA devant aboutir par la remise de toutes les emprises qu’occupait cette mission Onusienne aux autorités maliennes, que la CMA n’en entende pas de cette oreille. Le Représentant spécial du Secrétaire Général pour le Mali, M. El-Ghassim Wane avait certes prévenu que des difficultés subsisteront en raison du calendrier serré de retrait de la Mission, mais de là à voir tout le monde fermer les yeux sur les faits et gestes de la CMA depuis le 12 septembre dernier, cela étonne plus d’un.

&nbsp;

Si la première phase de retrait de la Mission, qui se concentrait sur la fermeture des avant-postes les plus petits et les plus éloignés des camps de l’ONU à Tombouctou, Gao et Mopti, a été émaillée par des incidents sécuritaires lors de la fermeture du camp de Ber, le fait que la MINUSMA évoque des difficultés sur le plan politique quant au désaccord entre les autorités maliennes et les mouvements signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali sur le sort des emprises de la mission après son départ est une manière de noyer le poisson dans l’eau, tant il ne souffre d’aucune ambigüité que les bases de la Mission doivent légalement être transférées à l’État malien.

&nbsp;

Sur ce point, aucun arrangement sécuritaire, tel qu’invoqué par la Coordination des Mouvements de l’Azawad, ne saurait faire foi, encore moins justifier qu’une partie signataire de l’accord, notamment la CMA, s’attaque aujourd’hui aux forces armées maliennes sans une quelconque réaction, ni de l’ONU ni de la Médiation internationale, alors même qu’elles conviennent toutes que la deuxième phase du transfert des tâches de la MINUSMA à l’État malien, commencée le 1er septembre 2023, sera « extrêmement difficile ».

Là-dessus, le Gouvernement malien, tout en se disant ouvert au dialogue pour régler pacifiquement les questions ponctuelles qui peuvent se poser, tient au respect strict des délais convenus pour le transfert des camps de Tessalit, d’Aguelhok et de Kidal à l’État du Mali, et n’envisage pas de prolongation du départ de la Mission au-delà de la date du 31 décembre 2023. La première phase qui se concentrait sur la fermeture des avant-postes les plus petits et les plus éloignés des camps de l’ONU à Tombouctou, Gao et Mopti et la réduction de 25% de l’empreinte géographique de la MINUSMA, s’est achevée le 25 août avec la fermeture de la base de Ménaka.

&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;

Pourquoi on ne sent pas l’engagement de l’ONU dans la diligence de la deuxième phase du processus de réduction des effectifs et de retrait qui doit se dérouler jusqu’au 15 décembre et qui concerne la fermeture de six bases (Tessalit, Aguelhok et Kidal, au nord, Douentza et Mopti, au centre, et Ansongo à l’est), bien que l’Etat malien a et continue de réitérer son attachement à la mise en œuvre « intelligente et diligente » de l’Accord pour la paix et la réconciliation, en collaboration, bien sûr, avec les mouvements signataires qui le souhaitent ? Pourquoi la MINUSMA a consenti à laisser le camp de l’armée reconstituée aux mains des groupes armés de Kidal ?

Autant dire qu’il y a une complaisance avérée de la MINUSMA vis-à-vis des bandits armés de Kidal<strong> !</strong>

<strong>Flani SORA</strong>

<strong>Source : NOTRE VOIE</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>A la tribune de l’ONU, le ministre Burkinabé Bazié Bassolma fait honneur au pays de Thomas Sankara tout en ravivant le Panafricanisme des Pères fondateurs de l’Afrique Indépendante</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/a-la-tribune-de-lonu-le-ministre-burkinabe-bazie-bassolma-fait-honneur-au-pays-de-thomas-sankara-tout-en-ravivant-le-panafricanisme-des-peres-fondateurs-de-lafrique-independante-3038621.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/a-la-tribune-de-lonu-le-ministre-burkinabe-bazie-bassolma-fait-honneur-au-pays-de-thomas-sankara-tout-en-ravivant-le-panafricanisme-des-peres-fondateurs-de-lafrique-independante-3038621.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 08 Oct 2023 07:55:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Lors de la 78<sup>eme</sup> Assemblée générale des Nations Unies, (le 23 septembre 2023), le ministre Burkinabé Bazié Bassolma a renoué avec la tradition instaurée par ses brillants prédécesseurs (Ousmane Ba du Mali et Abdel Aziz Bouteflika de l’Algérie) en prononçant un discours magistral décrivant un-Ordre Mondial plus que jamais inique qui broie la quasi-majorité des Peuples du Sud (Afrique, Amérique, Asie, Océanie). En effet, 78 années après la fin de la Seconde Guerre Mondiale, la Planète est dominée par l’Occident Anglo-Saxon qui régente les institutions internationales (FMI, Banque Mondiale, OMC, G20, l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique…) et persiste à vouloir régenter la vie des Peuples n’appartenant pas au cercle des nantis. Cette domination écrasante, pesante et inique est désormais contestée par les Puissances émergentes (Chine, Russie, Inde etc…) ; mais aussi et surtout, par les Peuples Africains (Mali, Burkina Faso, Niger…) qui sont en train de forger une Nouvelle Indépendance, une Nouvelle Souveraineté, en boutant hors de leurs pays la France, l’ancienne puissance coloniale rétrograde, qui n’a pas compris qu’elle ne peut plus continuer à dominer ces pays à travers les trois instruments principaux suivants :
<ul>
 	<li>D’une part, le Franc CFA (une monnaie d’inspiration nazie créée par le général de Gaulle au sortir de la Deuxième Guerre Mondiale);</li>
 	<li>D’autre part, les réseaux mafieux de la France-Afrique créés par le sinistre Jacques Foccart et</li>
 	<li>Enfin, des bases militaires disséminées sur ces territoires sous prétexte de lutter contre le terrorisme etc…</li>
</ul>
Le ministre Burkinabé Bazié Bassolma a brillamment décrit cette situation avec une argumentation incontestable.

Rappelons qu’au cours de la première décennie des indépendances africaines (1960), le ministre malien Ousmane Ba, fût le meilleur chantre, le porte-parole incontestable du Tiers Monde dont les interventions étaient attendues avec impatience. Jusqu’à présent, il détient le record de l’applaudimètre dans l’enceinte de l’Assemblée générale ! Avec le ghanéen Alex Quaison Sacked<strong> </strong>et l’Algérien Abdelaziz Bouteflika, il formait un trio remarquable.

Parmi les interventions qui furent les plus applaudies et les plus appréciées durant la longue marche vers un nouvel ordre mondial, il convient de mentionner les suivantes :
<ul>
 	<li>Le discours du Président Guinéen, Ahmed Sékou Touré (le Grand Sily), prononcé le 03 Octobre 1960, qui poussa le dirigeant Soviétique Nikita Kroutchev à applaudir cette intervention avec ses chaussures; ce qui suscita l’ire du Représentant Américain (James Jeremiah Wadsworth). L’incident a été clos lorsque le Président Guinéen rappela que la résolution 1560 donnait droit à l’indépendance aux Peuples coloniaux.</li>
 	<li>Le discours prononcé par le Président Algérien Houari Boumediene en 1974 sur le Nouvel Ordre économique;</li>
 	<li>Celui du charismatique leader de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) Yasser Arafat, qui a demandé au Monde de choisir entre le rameau de l’Olivier (La Paix) et le Fusil; deux symboles qu’il ne manqua pas de brandir;</li>
 	<li>Un autre discours remarquable fut celui du Leader Maximo Cubain, Fidel Castro lorsqu’il s’adressa au Monde en 1979 en tant que Président du Mouvement des Non-Alignés pour fustiger l’injustice imposée par les puissances d’Argent à l’ensemble de la Planète;</li>
 	<li>Dans un brillant discours prononcé le 03 Octobre 1984, le Capitaine Thomas Sankara, présenta au Monde la quintessence du message de la Révolution Burkinabè en précisant que son Peuple entendait s’assumer sans complexe à travers ses actions quotidiennes.</li>
 	<li>Enfin, il convient de citer le mémorable discours du Directeur Général de l’Unesco, le Sénégalais, Amadou Mathar MBow qui plaida pour l’avènement d’un Nouvel Ordre de l’Information (NOMIC).</li>
</ul>
&nbsp;

Cette année, lors de cette 78<sup>e</sup> Assemblée Générale, (le 23 septembre 2023), nous avons eu le plaisir de revivre ces grands moments historiques grâce à la prestation du ministre Bassolma. Le Ministre Burkinabè a rendu avec justesse hommage à ceux qui ont semé les graines de la Résistance à l’Oppression et mené le combat pour l’Indépendance nationale (Modibo Kéïta du Mali, Ruben Um Nyobé (du Cameroun), Patrice Lumumba (du Congo-Léopoldville), Gamal Abdel Nasser (de l’Égypte), Kwamé Nkrumah (du Ghana…). Il a salué également tous ceux qui ont accepté des sacrifices énormes pour soutenir activement la lutte anti-impérialiste et particulièrement, le Cubain Fidel Castro et son fidèle compagnon, Ché Guevara…).

L’Afrique est désormais debout. Sa marche pour le bien-être matériel et spirituel de ses Peuples, pour l’avènement d’une humanité gouvernée par la justice pour tous, le droit souverain inaliénable à décider de son propre sort sans interférence des puissances extra-continentales, à commercer avec le Monde avec toutes les Nations du Monde selon le principe gagnant-gagnant est désormais inexorable. Et, nulle Puissance au Monde ne pourra entraver cette ascension.

<strong>Moussa Sow    Washington DC    USA   le 2 Octobre 2023</strong>

<strong> </strong>Washington D.C. le 02 Octobre 2023]]> </content:encoded>
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<title>Antonio Guterres, Secrétaire général de l’Onu : L’architecture financière mondiale ne profite qu’aux seuls pays développés</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 05 Oct 2023 11:56:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Jamais le financement du développement dans le monde n’a été aussi au cœur des attentions, des défis et des difficultés. Pendant que le Sommet des Nations Unies sur le développement durable bouclait ses travaux, le Rapport 2023 de l’Onu sur le développement dans le monde sonnait l’alerte.</em>

Du 18 au 23 septembre 2023, pas moins de 143 chefs d’Etat et de gouvernement se sont réunis au siège de l’Onu pour la 78è Assemblée générale consacrée en priorité au Développement. Si ce Sommet a été marqué par plusieurs absences dont celle d’Emmanuel Macron et Vladimir Poutine, elle l’aura été aussi par la velléité face à la nécessité de la refondation des systèmes financiers mondiaux évoqués par le Secrétaire général des Nations Unies, les ministres des Affaires étrangères du Mali et de la RCI. Le développement est en trêve dans le monde.

Sur les Objectifs de Développement Durable que 193 pays, dont le Mali, s’étaient engagés à atteindre en 2015, notamment pour éliminer l’extrême pauvreté, assurer à la suite des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), une éducation de qualité pour tous et partout dans le monde. Cependant, sauf miracle, les Objectifs de Développement Durable risquent de ne pas être atteints avant 2030, année de l’échéance de leur mise en œuvre.

En effet, le Rapport spécial des Nations unies est sans équivoque. «Si la tendance actuelle se maintient, 575 millions de personnes vivront encore dans l’extrême pauvreté en 2030». Une alerte, qui doit préparer les esprits bienveillants, notamment en Afrique, que le cachet ‘’sous-développé’’ du continent risque d’être encore présent dans les années à venir.

<strong>Alertes </strong>

Il est choquant de constater, selon les indicateurs de l’Onu, que la faim a atteint des niveaux record depuis 2005. Les prix de denrées alimentaires restent insupportables dans les pays pauvres, constate le document. « Au rythme actuel où vont les choses, il faudra 286 ans pour combler les disparités fondées sur le genre en matière de projection juridique, et supprimer les lois discriminatoires». On n’en n’est pas moins en retard, en matière d’éducation dans les pays moins développés, surtout en Afrique. Dans l’éducation, les conséquences du non ou du sous-investissement ne se feront pas attendre longtemps : terrorisme, pauvreté, chômage, migration,  conflits... En 2030, les prévisions pour se projeter dans l’avenir ne rassurent pas. Quelque 84 millions d’enfants seront non scolarisés et 300 millions d’enfants ou de jeunes scolarisés quitteront l’école « en ne sachant ni lire ni écrire ». Ces constats sont effroyables et les dirigeants africains se sont fait entendre lors du sommet de haut niveau.

<strong>Financer le développement «concrètement»</strong>

Dans tous les cas, il faudra agir. «Les multiples défis appellent à la reforme de l’architecture dédiée des Nations Unies» a plaidé  SE Abdoulaye Diop. « Le Mali réitère son soutien à la demande légitime du Continent africain en faveur de la reforme du Conseil de sécurité et continue de plaider pour la reforme de la Gouvernance économique, financière et politique mondial ». Même son de cloche émis par plusieurs pays de la sous-région, notamment la Côte d’Ivoire.

Le financement du développement est le carburant qui fera « avancer » notre monde. Aujourd’hui, il est de toute évidence que ce carburant s’épuise et le moteur du développement durable a des ratés selon le Secrétaire général de l’Onu. Dans son discours officiel, Antonio Guterres a fixé des caps. Et s’est voulu récapitulatif.

Les engagements en matière d’Aide publique au développement et de financement de l’action climatique ne sont pas respectés. « Le fossé se creuse entre les pays qui peuvent accéder à des financements à des conditions raisonnables et ceux qui ne le peuvent pas  se retrouvent encore plus à la traîne» a-t-il déclaré. Les chiffres sont éloquents d’après le Secrétaire général de l’Onu, qui en dénombre trois exemples. D’après lui, «le déficit de financement des Objectifs de Développement Durable est devenu un gouffre, estimé à 3,900 milliards de dollars par an». Les raisons sont diverses et multiples « les pays en développement se trouvent face à des coûts d’emprunt jusqu’à huit fois supérieurs à ceux notamment des pays européens et c’est le piège de l’endettement». Guterres est encore plus alerte sur ce qui pourrait advenir si l’on en reste là « un pays sur trois dans le monde est aujourd’hui exposé à un risque élevé de crise budgétaire ».  D’après lui « plus de 40% des personnes vivant dans l’extrême pauvreté se trouvent dans des pays confrontés à de graves problèmes d’endettement».

Sans jeter les efforts dans la poubelle, Guterres a salué « plusieurs mesures de bonne foi ont été prises pour aider les économies en développement à survivre à cette crise du financement, comme l’Initiative du G20 pour la suspension du service de la dette et l’allocation de droits de tirage spéciaux par le Fonds monétaire international ». « Mais cela ne suffit pas » a-t-il reconnu. « Il est évident que les problèmes systémiques du financement du développement durable exigent une solution systémique : une réforme de l’architecture financière mondiale. »

Pour autant, plongé dans les réalités de l’antiquité, il a appelé à une nouvelle forme de financement du développement, notamment par la Banque mondiale ou encore  le FMI. «Cette architecture a été créée à une époque où de nombreux pays en développement étaient encore sous domination coloniale, elle est profondément déséquilibrée en faveur des pays développés».

<strong>Ousmane Tangara</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Assemblée générale de l&amp;apos;ONU :  Le Mali affirme prendre son destin en main</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 27 Sep 2023 10:49:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>A la tribune des Nations Unies, le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a déclaré samedi que son pays prenait son destin et a dénoncé les ingérences de puissances qui facilitent les activités de groupes armés.</strong>
<ol>
 	<li>Diop a dit s’exprimer au nom du Président de la transition, du peuple malien et du « Chef d’État du Niger », Abdourahmane Tiani, « empêché de s’exprimer » à la tribune.</li>
</ol>
Le chef de la diplomatie malienne a rappelé qu’avant une décennie de violences aux conséquences dévastatrices, la région du Sahel était autrefois connue pour être un havre de paix, de cohésion sociale et de vivre ensemble.

Face aux menaces, le Mali a changé de paradigme et pris son destin en main, a-t-il affirmé, précisant que les forces de sécurité maliennes s’acquittent de leurs missions régaliennes. Le peuple malien a confiance dans l’engagement du gouvernement contre les groupes terroristes, a-t-il assuré.

Ingérences

Le ministre a ensuite dénoncé les ingérences de puissances qui facilitent les activités de groupes armés terroristes au Mali et au Sahel. Le 15 août 2022, le Mali a alerté le Conseil de sécurité sur les actes d’hostilité commis par la France, a-t-il expliqué. Accusant la France d’avoir libéré des terroristes dans la zone frontalière du Burkina Faso, du Mali et du Niger, il a également dénoncé des manœuvres de déstabilisation visant à retarder ou empêcher des demandes de financements auprès des institutions internationales ou régionales.

Rappelant qu’une action militaire ne suffit pas à enrayer de manière durable le terrorisme, M. Diop a plaidé en faveur d’une stratégie intégrée, tout en indiquant qu’après dix ans de présence la réponse sécuritaire internationale n’est pas à la hauteur des menaces et ne tient pas compte des attentes des populations.

Alors qu’en 2013, l’insécurité ne concernait que les régions du nord, elle s’est, depuis, propagée au centre et au sud, a-t-il relevé. Il a rappelé qu’en juin 2023 le Conseil de sécurité avait approuvé la demande de retrait sans délai de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), qui interviendra en décembre 2023, conformément à la résolution 2690 (2023) du Conseil de sécurité.

Réaffirmant l’attachement du Mali aux idéaux de la Charte de l’Organisation des Nations Unies, M. Diop a déploré l’incapacité du Conseil de sécurité à parvenir à un consensus pour dénoncer les actes barbares commis le 7 septembre à Gao, Bourem et Bamba. De la part du Mali, la riposte aux terroristes sera immédiate, a-t-il averti.

Soutien au Niger

Le ministre malien a réitéré sa solidarité et son soutien au gouvernement et au peuple du Niger. Il a dénoncé les actions et mesures coercitives prises par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union monétaire ouest-africaine contre ce pays. Réaffirmant l’opposition du Mali à toute intervention militaire au Niger, il a ajouté que celle-ci constituerait une menace directe pour la région et a rappelé les conséquences désastreuses de l’intervention menée en Libye et autorisée par le Conseil de sécurité en dépit de l’avis des dirigeants africains. Si une telle situation se reproduisait au Niger, le Mali ne resterait pas les bras croisés, a-t-il averti.
<ol>
 	<li>Diop a réitéré son soutien à une réforme du Conseil de sécurité afin de le rendre plus représentatif. Il a également salué l’ouverture des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) à de nouveaux Etats africains ainsi que l’élargissement du G20 à l’Union africaine, qualifié d’encourageant mais insuffisant.</li>
</ol>
Enfin, réitérant son attachement à la coopération internationale, le ministre a adressé une mention particulière à la Fédération de Russie et rappelé que l’alliance Mali-Burkina-Faso et Niger vise à renfoncer une intégration des peuples fondée sur la solidarité, le respect de la dignité, l’affirmation de la souveraineté et rejette toute formes d’ingérence extérieure.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
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<title>78ème session ordinaire de l’AG  des Nations Unies‘’ Le Gouvernement et le peuple malien restent reconnaissants pour les efforts et les sacrifices consentis par la MINUSMA ‘’</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/78emesession-ordinaire-de-lassemblee-generale-des-nations-unies-le-gouvernement-et-le-peuple-malien-restent-reconnaissants-pour-les-efforts-et-les-sacrifices-consentis-duran-3037189.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 26 Sep 2023 00:30:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Représentant le Président de transition du Mali, le Colonel Assimi Goita, le Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye DIOP a livré en ce jour 23 septembre 2023 à New-York le discours officiel du Mali à l’occasion  de la 78<sup>ème</sup>session ordinaire. </em></strong>

<strong><em>A la tribune des Nations-Unies dans le discours du Mali, le Ministre Diop a évoqué les problèmes géopolitiques, notamment l’intervention de la CEDEAO au Niger, l'alliance des États de Sahel, le respect de la souveraineté du Mali, l'intérêt du Mali, le choix du Mali et aussi reconnaitre les efforts consentis par la MINUSMA. </em></strong>

A l’entame de son discours le Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye DIOP a évoqué l’aspect de la paix et la sécurité qui restent la priorité pour les populations du Mali et du Sahel, après plus d’une décennie de violences aux conséquences particulièrement dévastatrices. Pourtant, cette région était connue comme un havre de paix, de cohésion sociale et de vivre ensemble entre les communautés qui la composent. Après dix ans de présence au Mali, la réponse internationale aux défis sécuritaires du Mali n’a pas été à la hauteur des menaces. Les attentes des populations maliennes, maintes fois exprimées par les autorités, ont ainsi été ignorées.

<img class="aligncenter size-full wp-image-3037190" src="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/09/Minusma.jpg" alt="" width="650" height="488" />Par rapport à la Mission des Nations-Unies au Mali, la MINUSMA, n’a pas été en mesure d’aider le Mali à rétablir son autorité sur l’ensemble de son territoire, en dépit des moyens importants investis en elle ces dix dernières années. Durant sa présence sur le territoire national, la situation sécuritaire au Mali n’a fait que se dégrader. L’insécurité, qui était cantonnée dans les régions du Nord du Mali, au moment de son déploiement en 2013, a atteint les régions du Centre et du Sud. Cette propagation de l’insécurité est, fort heureusement, en cours de fléchissement grâce aux succès indéniables remportés sur le terrain par les Forces armées maliennes, malgré les défis inhérents à ce type d’opérations. Explique le chef de la diplomatie malienne.

« <em>En dépit des difficultés rencontrées par la MINUSMA, dues à l’inadaptation de la Mission au contexte sécuritaire, à savoir le maintien de la paix dans un environnement où il n’y a pas de paix à maintenir, le Gouvernement du Mali s’était accommodé de sa présence passive… C’est ainsi qu’après une évaluation exhaustive, le Gouvernement du Mali a demandé, en juin 2023, le retrait sans délai de la MINUSMA et nous sommes heureux que le Conseil de sécurité ait accédé à cette requête. Le Gouvernement travaille avec la MINUSMA, en vue de son retrait ordonné, coordonné et sécurisé du Mali, et ce, dans le délai imparti du 31 décembre 2023, conformément aux dispositions pertinentes de la résolution 2690 (2023) du 30 juin 2023 du Conseil de sécurité. Le Gouvernement de la République du Mali n’envisage pas de proroger ce délai</em>. <em>Le Gouvernement rassure les populations maliennes et la communauté internationale que toutes les dispositions sont prises pour assurer la continuité des services de l’Etat après le départ de la MINUSMA. La première phase du processus de retrait s’est achevée et la seconde phase est déjà engagée</em> » Déclare le Ministre Diop

Pour le Mali, la MINUSMA n’a pas été capable de remplir son mandat mais néanmoins à travers son Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a tenu à rendre un hommage à la tribune de la 78<sup>ème</sup>session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies en disant ceci : « <strong><em>le Gouvernement et le peuple maliens restent reconnaissants pour les efforts et les sacrifices consentis durant les dix dernières années au Mali.  Je rends ici hommage à la mémoire de toutes les victimes, civiles comme militaires, maliennes comme étrangères, tombées au champ d’honneur au Mali.</em> `<em>Pour autant, le retrait de la MINUSMA ne signifie pas la fin de la coopération entre l’Organisation des Nations Unies et la République du Mali. Bien au contraire, mon pays tient à son appartenance à l’ONU et le Gouvernement reste engagé en faveur des principes et des nobles idéaux de la Charte. De même, le Mali renouvelle son engagement à coopérer avec l’ensemble des États du monde </em></strong>»

<strong>Bokoum Abdoul Momini/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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<title>ONU: Le Burkina Faso critique les sanctions le visant</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/onu-le-burkina-faso-critique-les-sanctions-le-visant-3037350.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 25 Sep 2023 17:52:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div id="block-views-block-content-fields-block-lead" class="views-element-container block block-views block-views-block-content-fields-block-lead">
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<strong><span class="contentpasted0">A la tribune des Nations Unies, le ministre de la Fonction publique du Burkina Faso, Bassolma Bazié, a dénoncé samedi les sanctions de la communauté internationale visant son pays après le coup d’Etat de septembre 2022. </span></strong>

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Dans un discours au débat général de l’Assemblée générale des Nations Unies, M. Bazié a mis en garde contre l’ivresse du pouvoir, « l’hypocrisie diplomatique et les mensonges d’État » faisant courir l’ONU à sa perte.  Dénonçant la paralysie du Conseil de sécurité, il a avancé que les preuves de la dissonance entre les discours s’agissant du respect des valeurs de la Charte – droit à l’autodétermination, souveraineté des États, inviolabilité du territoire et respect du droit international, entre autres – se trouvaient en Libye, au Sahel et dans « la crise entre la Russie et l’Ukraine ».

Au sujet de la Libye, il a exigé des excuses de la communauté internationale pour l’avoir « saccagée et mise à genoux », avant que les eaux du déluge n’endeuillent le pays davantage. Il a désigné la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’Union africaine (UA) et un ancien Président de la France, Nicolas Sarkozy, comme responsables de la chute du Colonel Kadhafi.
<h3>Peuple frère du Niger</h3>
Partant de ce constat, il a dressé un parallèle entre cette ingérence en Libye et la situation actuelle au Niger. Du communiqué lu par les autorités du Niger, il en ressort que la France est, « de connivence avec le Secrétariat général de l’ONU », à la base de cette situation inqualifiable, a-t-il dit. L’ONU ne doit en aucun cas être un instrument dans les mains d’un quelconque pays, fut-il la France.

Il a aussi mis en opposition les discours invitant au respect de la Charte et le fait que les dirigeants représentant le peuple frère du Niger aient été pratiquement interdits d’accès au Siège des Nations Unies.

Le ministre burkinabé a solennellement appelé tous les peuples d’Afrique à se mobiliser davantage dans la fraternité « afin d’éviter que les impérialistes mettent le feu au Niger comme en Libye ». La CEDEAO, l’UA et l’ONU, a-t-il insisté, doivent représenter les peuples, au lieu de servir une poignée de chefs d’État: « elles ne doivent pas être utilisées et instrumentalisées pour déstabiliser des pays frères en assassinant leurs leaders ».

Vivement critique envers la France tout au long de son intervention, il l’a accusée d’être « venue de nulle part imposer son instrument qu’est le G5 Sahel », alors que le Mali, le Burkina Faso, le Niger et d’autres pays se sont organisés sur leurs frontières communes en mutualisant leurs forces pour faire face au terrorisme. Il a aussi très sévèrement critiqué la communauté internationale pour avoir imposé des sanctions au Burkina Faso à la suite du coup d’État du 30 septembre 2022, communauté internationale qu’il a qualifiée de « nébuleuse » et caractérisée par sa « non-assistance à un État en proie au terrorisme » et sa « complicité au pillage de l’Afrique », entre autres. De son point de vue, cette communauté internationale devrait être traduite devant la Cour pénale internationale (<a href="https://www.icc-cpi.int/?ln=fr" target="_blank" rel="noopener noreferrer">CPI</a>).
<h3>Groupe Wagner</h3>
Le ministre a évoqué deux groupes armés agissant au Burkina Faso - les « forces de défense et de sécurité » et les « volontaires pour la défense de la patrie » - en des termes positifs, les qualifiant de « patriotes ». Or certains chefs d’État de la CEDEAO et de l’UA, s’est-il alarmé, tentent de faire croire à la communauté internationale que ce sont des milices : « C’est cela, le mensonge éhonté d’État! »

Enfin, sur la question de la présence du groupe Wagner au Burkina Faso « chantée par une certaine presse téléguidée depuis l’Élysée », il a déclaré que ces groupes armés susdits constituaient en fait le groupe Wagner.  « Oui, Monsieur le Président, c’est nous, les Wagner du Burkina Faso! », s’est exclamé le ministre.

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<title>Tribune de l’ONU : Le ministre Diop dénonce les manœuvres de déstabilisation du Mali et du sahel par la France</title>
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<pubDate>Mon, 25 Sep 2023 09:21:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>C’est le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale qui a porté, samedi dernier, la voix du Mali à la tribune de la 78è session de l’Assemblée générale des Nations unies à New York. À cette occasion, Abdoulaye Diop a brossé la situation du Mali marquée par des attaques terroristes en complicité avec des puissances étrangères, particulièrement la France.</strong>

Il a aussi exprimé la vision du gouvernement par rapport à la paix et au développement au Mali et dans le Sahel

Comme ces dernières années, le discours du représentant du Mali s’est focalisé sur la situation sécuritaire dans le pays et dans le Sahel. Pour Abdoulaye Diop, la paix et la sécurité restent la priorité pour les populations du Mali et du Sahel, après plus d’une décennie de violences aux conséquences particulièrement dévastatrices. Pourtant, cette région était connue comme un havre de paix, de cohésion sociale et de vivre ensemble entre les communautés qui la composent.

«Pour sa part, le Mali a décidé de changer de paradigme et de prendre son destin en main. Ainsi, au plan sécuritaire, le Mali a accordé la priorité au renforcement des capacités des Forces de défense et de sécurité maliennes, afin de leur permettre de s’acquitter de leurs missions régaliennes de défense du territoire national et de protection des populations et des biens», a-t-il déclaré, précisant que le peuple malien a repris confiance aujourd’hui dans son outil de défense et les populations sont encouragées par les résultats engrangés dans la lutte contre les groupes armés terroristes et leurs sponsors étatiques étrangers.

Comme le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga en 2021 et le Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga en 2022, le chef de la diplomatie malienne a pointé du doigt la responsabilité de la France dans la dégradation de la situation sécuritaire au Mali et dans le Sahel. « Il y a lieu de rappeler que le 15 août 2022, le gouvernement du Mali avait alerté le Conseil de sécurité sur les actes d’hostilité et d’agression de la France. Au lieu de cesser ces agissements, ce pays, membre permanent du Conseil de sécurité, continue, en toute impunité, ses manœuvres de déstabilisation du Mali et du Sahel, comme en témoigne la récente libération de terroristes dans la zone des trois frontières du Burkina Faso, du Mali et du Niger, en dehors de tout cadre judiciaire et à l’insu des États concernés, pour perpétrer plus d’actions terroristes contre nos populations civiles et nos Forces de défense et de sécurité», a-t-il dénoncé.

Les actes hostiles de la France, a fait remarquer le ministre Diop, s’illustrent également par ses interventions intempestives et illégales pour retarde, voire empêcher le traitement de nos demandes de financement dans plusieurs institutions financières sous-régionales, régionales et internationales. Le même pays tente, et parfois parvient malheureusement à instrumentaliser des organisations sous- régionales africaines, opposant des pays frères les uns aux autres, uniquement pour ses intérêts géopolitiques, dans une démarche néocoloniale et paternaliste, a-t-il regretté.

<strong>ÉLECTIONS GÉNÉRALES DANS LES PROCHAINS MOIS-</strong> Notre pays, a indiqué Abdoulaye Diop, est conscient du fait que l’action militaire seule ne suffit pas pour enrayer de manière durable les défis complexes liés au terrorisme et à certaines problématiques de la gouvernance du pays. C’est la raison pour laquelle le gouvernement s’est doté d’une stratégie intégrée, qui comprend les réformes politiques et institutionnelles, le volet développement, la prise en compte des préoccupations spécifiques de la jeunesse, des femmes, y compris l’emploi et leur représentation dans les instances de décision aux niveaux local et national.

Pour créer les conditions permettant de réaliser les aspirations profondes des populations maliennes au changement, le gouvernement s’est engagé dans la mise en œuvre de réformes politiques et institutionnelles nécessaires à la refondation de l’État. Participe de cette dynamique, l’organisation réussie, le 18 juin 2023, du référendum sur la nouvelle Constitution du Mali, adoptée à plus de 96%. Sa promulgation par le chef de l’État, le 22 juillet 2023, consacre l’avènement de la IVè République du Mali.

Pour le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, en passant ce cap, le gouvernement donne le gage d’une volonté réelle pour le retour à un ordre constitutionnel apaisé et sécurisé, y compris l’organisation, dans les tout-prochains mois, des élections générales.

Par rapport à la Minusma, le ministre Diop dira qu’après dix ans de présence dans mon pays, celle-ci n’a pas été à la hauteur des menaces. « Durant sa présence sur le territoire national, la situation sécuritaire au Mali n’a fait que se dégrader. L’insécurité, qui était cantonnée dans les régions du Nord du Mali, au moment de son déploiement en 2013, a atteint les régions du Centre et du Sud. Cette propagation de l’insécurité est, fort heureusement, en cours de fléchissement grâce aux succès indéniables remportés sur le terrain par les Forces armées maliennes, malgré les défis inhérents à ce type d’opérations », a-t-il relevé.

Pour Abdoulaye Diop, le gouvernement travaille avec la Minusma en vue de son retrait ordonné, coordonné et sécurisé du Mali, et ce, dans le délai imparti du 31 décembre 2023, conformément aux dispositions de la résolution 2690 du 30 juin 2023 du Conseil de sécurité. Le gouvernement de la République du Mali n’envisage pas de proroger ce délai, a-t-il insisté.

Toutefois, le chef de la diplomatie malienne précisera que le retrait de la Minusma ne signifie pas la fin de la coopération entre l’Organisation des Nations unies et la République du Mali. Il a aussi souligné que dans une dynamique d’appropriation nationale, le gouvernement s’attèle à poursuivre la mise en œuvre efficiente et intelligente de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger avec nos frères des mouvements signataires qui le souhaitent. « Nous nous réjouissons du chemin déjà parcouru depuis la signature de l’Accord en 2015, y compris l’adoption de la nouvelle Constitution qui prend en charge plusieurs dispositions de l’Accord », a-t-il dit.

Face à la persistance de la menace terroriste, le ministre Diop a déclaré que le gouvernement est plus que jamais déterminé à exercer sa souveraineté, asseoir son autorité, toute son autorité sur l’ensemble du territoire national. « Face aux attaques obscurantistes, l’offensive des Forces de défense et de sécurité se poursuivra et la riposte sera immédiate et ferme. C’était le cas récemment à Bourem où nos vaillants soldats ont repoussé une attaque de ces bandes criminelles et obscurantistes, en leur infligeant des pertes substantielles», a-t-il relevé.

<strong>SOLIDARITÉ AGISSANTE DE LA RUSSIE-</strong> Sur le plan sous-régional, régional et international, le chef de la diplomatie malienne qui s’est également exprimé à la tribune de l’ONU au nom du chef de l’État du Niger, le général de brigade Abdourahamane Tiani empêché de se rendre à New York, notera que le Mali réitère sa solidarité et son soutien total au gouvernement et au peuple frère de ce pays voisin. Estimant que toute agression de la part de la Cedeao contre le Niger sera désastreuse pour toute la région, Abdoulaye Diop a rappelé le cas de la Libye par l’OTAN en 2011, soutenu par l’ONU.

Par ailleurs, Abdoulaye Diop a indiqué que dans la mise en œuvre de la vision du chef de l’état pour l’émergence d’un Mali nouveau, libéré de toute domination extérieure, le gouvernement est honoré de compter sur des partenaires sincères, sur des pays qui valorisent les relations d’égal à égal dans le respect mutuel. À cet égard, il a adressé une mention spéciale à la Fédération de Russie pour sa solidarité agissante et son engagement fiable, tant sur le plan bilatéral que multilatéral.

Selon le ministre Diop, le Mali demeure engagé pour le renforcement des mécanismes régionaux et sous-régionaux africains, qui défendraient véritablement et prioritairement les intérêts des populations africaines. Fidèle à sa vocation panafricaniste, réaffirmée dans ses constitutions successives, le Mali réitère son adhésion à tous les mécanismes de sécurité collective pertinents, notamment ceux dans lesquels le leadership africain est affirmé et l’instrumentalisation combattue. C’est tout le sens de la création, le 16 septembre 2023, de l’Alliance des états du Sahel, par le Burkina Faso, le Mali et le Niger par la signature de la Charte du Liptako-Gourma.

Cette organisation, a-t-il expliqué, vise à établir une architecture de défense collective et d’assistance mutuelle, dans le but de lutter contre toute forme d’agression, toute forme de terrorisme et la criminalité en bande organisée dans l’espace commun de l’Alliance.

Synthèse

Madiba KEÏTA]]> </content:encoded>
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<title>Mali : L’ONU retire les noms des 8 personnes sanctionnées par la résolution 2374 sur le site de son secrétariat</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-lonu-retire-les-noms-des-8-personnes-sanctionnees-par-la-resolution-2374-sur-le-site-de-son-secretariat-3037187.html</link>
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<pubDate>Mon, 25 Sep 2023 09:15:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>C’est un communiqué  publié, le lundi 18 septembre dernier,  par le service de presse de l’ONU qui a annoncé le retrait de la liste du site Web de l’Organisation des noms des huit personnalités maliennes figurant sur la liste relative aux sanctions imposées par la résolution 2374 (2017).</em></strong>

Ce retrait intervient à la  suite de la non-reconduction des mesures de sanctions concernant  quelques personnalités maliennes accusées d’entraver la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation.  Les personnalités  concernées sont : Ahmoudou Ag Asriw, Mahamadou Ag Rhissa, Mohamed Ousmane Ag Mohamedoune, Ahmed Ag Albachar, Houka Houka Ag Alhousseini, Mahri Sidi Amar Ben Daha, Mohamed Ben Ahmed Mahri et Mohamed Ould Mataly.

C’est à la demande des autorités de la transition malienne que ces régimes de sanctions  imposées au Mali ont été levés lors  d’une réunion des membres du Conseil de sécurité, le 31 août 2023. C’est  un véto de la Russie qui a mis  fin en août à une résolution rédigée par la France et les Emirats Arabes Unis, visant à prolonger d’un an lesdites sanctions.  Les sanctions onusiennes qui visaient toute personne violant ou entravant, entre autres, l’accord de paix de 2015.  Rappelons que ces huit personnalités maliennes étaient soumises aux mesures d’interdiction de voyager et de gel de leurs avoirs à l’étranger.

Le gouvernement de transition du Mali a toujours milité pour la levée de ces sanctions parce qu’il estimait que ces personnes parvenaient à déjouer la vigilance des mécanismes traditionnels d'identification, en utilisant de faux documents et en profitant de la porosité des frontières. « Le plus souvent, les autorités n'ont pas l'information à l'avance sur les projets de voyage des personnes sous sanctions afin de prendre des mesures, y compris informer les services compétents des pays de destination. Certaines personnes sous sanctions ont parfois la double, voire la triple nationalité », avait déploré   le  représentant permanent  du Mali  à l’ONU, Issa Konfourou.

<strong> Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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<title>La Russie accuse l’Occident d’empêcher l’avènement d’un ordre mondial multipolaire et juste</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/la-russie-accuse-loccident-dempecher-lavenement-dun-ordre-mondial-multipolaire-et-juste-3037183.html</link>
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<pubDate>Sun, 24 Sep 2023 09:21:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div id="block-views-block-content-fields-block-lead" class="views-element-container block block-views block-views-block-content-fields-block-lead">
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<strong>A la tribune des Nations Unies, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a accusé samedi les États-Unis et le « collectif occidental » de générer des conflits et de tout faire « pour empêcher la formation d’un ordre mondial véritablement multipolaire et juste ». </strong>

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Les contours de l’avenir se dessinent dans une lutte entre une majorité d’États qui prônent la diversité civilisationnelle et une répartition plus équitable et une poignée d’autres qui « utilisent des méthodes néocoloniales d’assujettissement pour maintenir leur domination », a déclaré le chef de la diplomatie russe lors du débat général de l’Assemblée générale.

Il a accusé Américains et Européens, habitués  selon lui, à mépriser le reste du monde, de multiplier les promesses et de contracter des obligations contraignantes, avant de s’y soustraire. L’Occident est un véritable « empire du mensonge », a-t-il dit, reprenant une expression du Président russe Vladimir Poutine.

Après avoir accusé les États-Unis et le « Collectif occidental qui lui est subordonné » d’avoir cherché l’affrontement avec l’URSS puis, après la fin de la Guerre froide, d’avoir trahi les assurances données à la Russie en matière d’architecture de sécurité européenne, M. Lavrov a rappelé qu’en 2021 les propositions russes visant à des accords sur des garanties mutuelles de sécurité en Europe sans modifier le statut de pays non aligné de l’Ukraine ont été rejetées avec arrogance.
<h3>Expansionnisme de l'OTAN</h3>
Il a accusé l’Occident de continuer à militariser systématiquement le régime russophobe de Kiev, porté au pouvoir à la suite d’un coup d’État sanglant et utilisé pour préparer le déclenchement d’une guerre hybride contre la Russie.

Disant avoir l’impression persistante que cet « Occident collectif » a décidé de donner à la doctrine Monroe une projection mondiale, M. Lavrov a dénoncé comme une nouvelle manifestation dangereuse de l’expansionnisme de l’OTAN la tentative d’étendre la zone de responsabilité du bloc à l’ensemble de l’hémisphère oriental sous le slogan de « l’indivisibilité de la sécurité de la région euro-atlantique et indopacifique » et par la création d’une série « d’alliances militaro-politiques miniatures » ouvertement focalisées contre son pays et la Chine, et menaçant l’architecture régionale inclusive développée autour de l’Associatin des nations d'Asie du Sud-Est (ASEAN).

Les États du monde ne veulent plus vivre sous les ordres mais échanger sur un pied d’égalité, a affirmé M. Lavrov, qui a dénoncé une division artificielle de l’humanité en blocs hostiles du fait des conflits générés par les États-Unis et le « collectif occidental », laquelle entrave la réalisation d’objectifs communs. « Ils font tout pour empêcher la formation d’un ordre mondial véritablement multipolaire et juste », a-t-il asséné.

Pourtant, la logique du processus historique est inexorable, a déclaré M. Lavrov, qui a mis en avant en particulier le rôle des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) et d’autres associations qui offrent aux pays du Sud des opportunités de développement commun et défendent la place qui leur revient dans l’architecture multipolaire objectivement émergente.
<h3>Démocratisation des affaires mondiales</h3>
« Pour la première fois peut-être depuis la création de l’ONU en 1945, une véritable démocratisation des affaires mondiales existe », a estimé le ministre, y voyant une source d’optimisme pour tous ceux qui croient en la suprématie du droit international et souhaitent la renaissance de l’ONU en tant qu’organe central de coordination de la politique mondiale.

M. Lavrov a accusé l’Occident de continuer à se considérer comme supérieur au reste de l’humanité.  Il a dénoncé le recours à des mesures coercitives unilatérales comme une violation flagrante du principe de l’égalité souveraine des États, « pierre angulaire de l’ordre mondial créée après la Seconde Guerre mondiale », exigeant notamment la levée de celles qui frappent Cuba et la Syrie. Il a de nouveau accusé l’OTAN d’avoir détruit l’État libyen, ouvrant les vannes à la propagation du terrorisme dans la région saharo-sahélienne et à des vagues de millions de migrants illégaux en Europe.

M. Lavrov a par ailleurs dénoncé « l’égoïsme de la minorité occidentale », l’illustrant par ses « tentatives obsessionnelles d’ ‘ukrainiser’ l’ordre du jour international » en repoussant au second plan d’autres crises régionales non résolues, notamment au Moyen-Orient, a-t-il affirmé, les Palestiniens attendent depuis plus de soixante-dix ans l’État qui leur est solennellement promis.

M. Lavrov a ensuite comparé et opposé l’engagement non tenu de l’Occident de fournir aux pays en développement 100 milliards de dollars par an pour financer des programmes d’adaptation aux changements climatiques et les 170 milliards de dollars dépensés depuis février 2022 par les États-Unis, l’OTAN et l’Union européenne pour soutenir le « régime raciste de Kiev ».
<h3>Réformer la gouvernance mondiale</h3>
Le ministre a ensuite souligné l’urgence d’une réforme rapide de l’architecture de gouvernance mondiale existante.  Il a ainsi demandé une redistribution des quotas de vote au Fonds monétaire international (FMI) et à la <a href="https://www.banquemondiale.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Banque mondiale</a> afin de reconnaître le poids économique et financier réel des pays du Sud, et demandé que le G20 cesse d’être politisé et ait la possibilité de faire ce pour quoi il a été créé : élaborer des mesures généralement acceptables de gestion de l’économie et des finances mondiales.

Il a estimé que l’élargissement du Conseil de sécurité, « de plus en plus demandé » devrait se faire en éliminant la sous-représentation des pays de la majorité mondiale, ajoutant que les nouveaux membres, permanents ou non, devraient jouir de l’autorité à la fois dans leur région et au sein d’organisations mondiales telles que le Mouvement des pays non alignés, le Groupe des 77 ou l’Organisation de la coopération islamique.

Il a aussi demandé des « méthodes plus équitables » pour former le Secrétariat de l’ONU, affirmant que les critères en vigueur ne reflètent pas le poids réel des États dans les affaires mondiales et assurent artificiellement une « domination prohibitive » des citoyens des pays de l’OTAN et de l’UE.

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<strong>Source: https://news.un.org/fr</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le Mali affirme prendre son destin en main</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/le-mali-affirme-prendre-son-destin-en-main-3037180.html</link>
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<pubDate>Sun, 24 Sep 2023 09:17:19 +0000</pubDate>
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<strong>A la tribune des Nations Unies, le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a déclaré samedi que son pays prenait son destin et a dénoncé les ingérences de puissances qui facilitent les activités de groupes armés.</strong>

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M. Diop  a dit s’exprimer au nom du Président de la transition, du peuple malien et du « Chef d’État du Niger », Abdourahmane Tiani, « empêché de s’exprimer » à la tribune.

Le chef de la diplomatie malienne a rappelé qu’avant une décennie de violences aux conséquences dévastatrices, la région du Sahel était autrefois connue pour être un havre de paix, de cohésion sociale et de vivre ensemble.

Face aux menaces, le Mali a changé de paradigme et pris son destin en main, a-t-il affirmé, précisant que les forces de sécurité maliennes s’acquittent de leurs missions régaliennes. Le peuple malien a confiance dans l’engagement du gouvernement contre les groupes terroristes, a-t-il assuré.
<h3>Ingérences</h3>
Le ministre a ensuite dénoncé les ingérences de puissances qui facilitent les activités de groupes armés terroristes au Mali et au Sahel.  Le 15 août 2022, le Mali a alerté le Conseil de sécurité sur les actes d’hostilité commis par la France, a-t-il expliqué. Accusant la France d’avoir libéré des terroristes dans la zone frontalière du Burkina Faso, du Mali et du Niger, il a également dénoncé des manœuvres de déstabilisation visant à retarder ou empêcher des demandes de financements auprès des institutions internationales ou régionales.

Rappelant qu’une action militaire ne suffit pas à enrayer de manière durable le terrorisme, M. Diop a plaidé en faveur d’une stratégie intégrée, tout en indiquant qu’après dix ans de présence la réponse sécuritaire internationale n’est pas à la hauteur des menaces et ne tient pas compte des attentes des populations.

Alors qu’en 2013, l’insécurité ne concernait que les régions du nord, elle s’est, depuis, propagée au centre et au sud, a-t-il relevé. Il a rappelé qu’en juin 2023 le Conseil de sécurité avait approuvé la demande de retrait sans délai de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (<a href="https://minusma.unmissions.org/en" target="_blank" rel="noopener noreferrer">MINUSMA</a>), qui interviendra en décembre 2023, conformément à la résolution 2690 (2023) du Conseil de sécurité.

Réaffirmant l’attachement du Mali aux idéaux de la Charte de l’Organisation des Nations Unies, M. Diop a déploré l’incapacité du Conseil de sécurité à parvenir à un consensus pour dénoncer les actes barbares commis le 7 septembre à Gao, Bourem et Bamba.  De la part du Mali, la riposte aux terroristes sera immédiate, a-t-il averti.
<h3>Soutien au Niger</h3>
Le ministre malien a réitéré sa solidarité et son soutien au gouvernement et au peuple du Niger. Il a dénoncé les actions et mesures coercitives prises par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union monétaire ouest-africaine contre ce pays.

Réaffirmant l’opposition du Mali à toute intervention militaire au Niger, il a ajouté que celle-ci constituerait une menace directe pour la région et a rappelé les conséquences désastreuses de l’intervention menée en Libye et autorisée par le Conseil de sécurité en dépit de l’avis des dirigeants africains. Si une telle situation se reproduisait au Niger, le Mali ne resterait pas les bras croisés, a-t-il averti.

M. Diop a réitéré son soutien à une réforme du Conseil de sécurité afin de le rendre plus représentatif.

Il a également salué l’ouverture des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) à de nouveaux Etats africains ainsi que l’élargissement du G20 à l’Union africaine, qualifié d’encourageant mais insuffisant.

Enfin, réitérant son attachement à la coopération internationale, le ministre a adressé une mention particulière à la Fédération de Russie et rappelé que l’alliance Mali-Burkina-Faso et Niger vise à renfoncer une intégration des peuples fondée sur la solidarité, le respect de la dignité, l’affirmation de la souveraineté et rejette toute formes d’ingérence extérieure.

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<title>L’Union africaine affirme son attachement au système multilatéral mais réclame une réforme</title>
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<pubDate>Sun, 24 Sep 2023 09:14:51 +0000</pubDate>
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<strong><span lang="FR" xml:lang="FR">En tant que Président de l’Union africaine cette année, le Président de l’Union des Comores, Azali Assoumani, a rappelé, mercredi, à la tribune de l’Assemblée générale des Nations Unies, l’attachement profond du continent au système multilatéral mais a insisté sur la nécessité de réformer le système des Nations Unies.</span></strong>

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Il a jugé essentiel que l’Afrique, qui abritera 3,8 milliards d’individus à la fin de ce siècle, prenne part au Conseil de sécurité en tant que membre permanent. Il s’agit d’une question à la fois d’équité et d’efficacité, car il en va de la légitimité du multilatéralisme, a‑t‑il poursuivi.

À ce titre, le Président des Comores s’est félicité de l’intégration de l’Union africaine au sein du groupe du G20, qualifiant cet événement de « victoire diplomatique ».

Affirmant que l’Afrique fait face à des difficultés dans réalisation des objectifs de développement durable (ODD), M. Assoumani a rappelé que si l’agriculture représentait un potentiel de développement pour l’Afrique, dans un contexte d’insécurité alimentaire, il était indispensable de renforcer les partenariats entre les gouvernements africains, les organismes de développement et les secteurs privés étrangers. Il est temps également que nos partenaires nous appuient dans la mise en œuvre de réformes ambitieuses, telles que le transfert d’expertise et de technologies, a‑t‑il lancé.
<h3>Changements climatiques</h3>
Renouvelant ses condoléances aux peuples marocain et libyen victimes de pertes humaines et matérielles dues aux effets des changements climatiques, le Président comorien a adressé un appel à la communauté internationale afin de garantir une réponse efficace aux conséquences des changements climatiques en Afrique.

Plus spécifiquement, il a exigé la mise en œuvre effective des recommandations liées à la protection et à la préservation de l’environnement, et la concrétisation des engagements pris en faveur de l’adaptation et de la mitigation. Par conséquent, il a appelé à soutenir la Déclaration de Moroni, la Déclaration de Mombasa pour une économie bleue au service d’une croissance économique accélérée et la Déclaration de Nairobi, afin que les pays africains puissent plaider en faveur du développement durable, notamment lors de la prochaine Conférence sur le climat, la COP28, à Dubaï.

Enfin, il a adressé un appel en faveur du renforcement des capacités de l’ONU-Habitat, dans la mise en œuvre du Nouveau Programme pour les villes, afin d’assurer un soutien aux localités africaines vulnérables aux changements climatiques.
<h3>Menaces sur le Sahel</h3>
M. Assoumani a ensuite abordé les menaces qui planent sur le Sahel. Alertant sur des attaques terroristes de plus en plus intenses, il a exhorté la communauté internationale à renforcer les efforts entrepris en matière de stabilisation tout en précisant qu’il incombait aux Africains de mettre en œuvre des plans de développement économique et social, dans le cadre de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

Le chef de l’État s’est également dit préoccupé par la résurgence de changements anticonstitutionnels qui compromettent la démocratie, la paix, la sécurité et le développement socioéconomique, précisant que l’Union africaine avait imposé des sanctions.

Après avoir indiqué que la Zone de libre-échange continentale africaine mise en œuvre depuis 2021 contribuerait à stimuler l’économie, le Président comorien a réitéré sa demande d’appui au renforcement du partenariat stratégique entre l’Afrique et la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes (CELAC).

Concernant la guerre russo-ukrainienne, il a salué l’initiative de paix africaine et a rappelé qu’il soutenait toutes les autres initiatives visant à contribuer à mettre fin à la guerre. Assurant enfin que les prochaines élections présidentielles aux Comores seraient organisées de manière libre et transparente, il a sollicité l’appui de la communauté internationale.

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<div class="panel panel-info">Source: https://news.un.org/fr</div>
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<title>ONU: La France déclare croire aux solutions africaines aux crises africaines</title>
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<pubDate>Sun, 24 Sep 2023 09:12:19 +0000</pubDate>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>A la tribune des Nations Unies, la ministre française des Affaires étrangères, Catherine Colonna, a déclaré jeudi que la France soutenait les solutions africaines aux crises en Afrique, comme par exemple au Niger.</strong>

« En Afrique, nous croyons aux solutions africaines aux crises africaines, et nous soutenons les organisations régionales africaines chaque fois qu’elles demandent l’appui de leurs partenaires », a dit Mme Colonna dans un discours au débat général de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Au Niger, la France soutient ainsi la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) « dans ses efforts pour y rétablir un ordre constitutionnel remis en cause par la force, depuis que le Président démocratiquement élu, Mohamed Bazoum, fait face à une tentative de putsch », a-t-elle dit.

<strong>Trouver des solutions au Soudan</strong>

Elle a aussi pris l’exemple du Soudan, où une guerre meurtrière fait rage depuis plus de 5 mois et où les civils sont les premières victimes de ce conflit.

Selon la cheffe de la diplomatie française, il est du devoir de la communauté internationale de continuer, « sans relâche », à rechercher des solutions pour la paix.

« Nous demandons une nouvelle fois aux belligérants de cesser les combats et d’épargner les civils, de permettre une trêve humanitaire et de faire émerger une solution politique inclusive », a-t-elle déclaré.

Elle a enfin pris l’exemple du conflit dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), « qui depuis si longtemps repose sur les mêmes ressorts et fait les mêmes victimes ». « Là aussi, la France est en appui des mécanismes régionaux de résolution des conflits, pour faciliter une solution négociée et apaisée », a-t-elle déclaré.

Selon Mme Colonna, « la France est et restera une alliée fiable et constante des organisations régionales africaines quand elles se battent pour la paix, pour le développement, pour la démocratie et pour la sécurité du continent ».

<strong>Agression russe contre l'Ukraine</strong>

S’agissant de « l’agression russe contre l’Ukraine », elle a rappelé que « rien, ni moralement, ni juridiquement, ne pourra jamais justifier d’envahir son territoire voisin, de tenter des annexions par des manœuvres indignes et d’en martyriser la population ».
« Ce que nous voyons c’est l’expression d’une brutalité pure, capable d’user de toutes les armes, même celle de la faim, pour tenter de ressusciter sa chimère impérialiste », a-t-elle ajouté.

Elle a observé que face à cela, d’autres, dont la France, agissent concrètement, en finançant les livraisons du Programme alimentaire mondial (PAM) au bénéfice des Etats les plus fragiles, en facilitant l’exportation des céréales ukrainiennes par les corridors de solidarité de l’Union européenne, et en finançant partout dans le monde d’ambitieux programmes pour le développement des agricultures locales et pour le soutien aux cantines scolaires.

Elle a souligné que la France défend aussi le principe de l’inviolabilité du patrimoine historique des nations, « cet héritage des cultures de l’humanité ». « A Mossoul et à Tombouctou hier, à Odessa ou Lviv aujourd’hui, partout la France soutient les actions de ceux qui défendent les trésors historiques de pays que la haine menace de détruire », a-t-elle dit.

Elle a ajouté que la France soutient aussi le principe de la lutte contre l’impunité des crimes, notant que son soutien à la Cour pénale internationale, s’exprime aussi bien au Sahel pour juger les djihadistes « que la France avait fait plier hier et qui de nouveau menacent une région entière », qu’en Ukraine « où des crimes de guerre sont commis quotidiennement contre la population ».

« Ce qui se joue en Ukraine nous concerne tous. Si nous laissions nos principes communs être transgressés là-bas, ils le seront partout, si nous laissions une agression être récompensée, d’autres se produiront, là ou ailleurs », a-t-elle déclaré..

Source : ONU]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Discours du Ministre Abdoulaye Diop à l&amp;apos;occasion du débat général de la 78èmesession ordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/3037164-3037164.html</link>
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<pubDate>Sun, 24 Sep 2023 00:42:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES REPUBLIQUE DU MALI ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE Un Peuple —Un But —Une Foi</strong>

Discours de Son Excellence Monsieur Abdoulaye DIOP, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, à l'occasion du débat général de la 78èmesession ordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies

New York, le 23 septembre 2023 e Monsieur le Président de l’'Assemblée générale,
<ul>
 	<li><strong>Excellences, Mesdames, Messieurs,</strong></li>
 	<li><strong>Monsieur le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies,</strong></li>
</ul>
C’est pour moi un grand honneur de vous adresser les salutations cordiales de Son Excellence Le Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l'Etat, au nom du Peuple du Mali.

Je m'exprime également au nom de Son Excellence Le Général de Brigade Abdourahamane TIANI, Président du Conseil national pour la Sauvegarde de la Patrie, Chef de l'Etat du Niger, empêché de s’exprimer à la tribune de la présente Assemblée générale.

Avant tout autre propos, je voudrais renouveler la compassion des Autorités et du Peuple du Mali aux Autorités et aux Peuples du Maroc, de la Libye, de la Turquie et de la Syrie, suite aux catastrophes naturelles qui ont endeuillé ces pays frères.
<ul>
 	<li><strong>Monsieur le Président,</strong></li>
</ul>
La paix et la sécurité restent la priorité pour les populations du Mali et du Sahel, après plus d’une décennie de violences aux conséquences particulièrement dévastatrices. Pourtant, cette région était connue comme un havre de paix, de cohésion sociale et de vivre ensemble entre les communautés qui la composent.

Pour sa part, le Mali a décidé de changer de paradigme et de prendre son destin en main. Ainsi, au plan sécuritaire, le Mali a accordé la priorité au renforcement des capacités des Forces de défense et de sécurité maliennes, afin de leur permettre de s'acquitter de leurs missions régaliennes de défense du territoire national et de protection des populations et des biens.

Aujourd'hui, le peuple malien a repris confiance dans son outil de défense. Aujourd'hui, les populations du Mali sont encouragées par les résultats engrangés dans la lutte contre les groupes armés terroristes et leurs sponsors étatiques étrangers.

Le Mali dénonce à nouveau et avec force, les ingérences de certaines puissances qui continuent de faciliter les activités criminelles des groupes armés terroristes au Mali et au Sahel.

Il y a lieu de rappeler que le 15 août 2022, le Gouvernement du Mali avait alerté le Conseil de sécurité sur les actes d’hostilité et d'agression de la France. Au lieu de cesser ces agissements, ce pays, membre permanent du Conseil de sécurité, continue, en toute impunité, ses manœuvres de déstabilisation du Mali et du Sahel, comme en témoigne la récente libération de terroristes dans la zone des trois frontières du Burkina, du Mali et du Niger, en dehors de tout cadre judiciaire et à l’'insu des Etats concernés, pour perpétrer plus d’actions terroristes contre nos populations civiles et nos Forces de défense et de sécurité.

Les actes hostiles de la France s’illustrent également par ses interventions intempestives et illégales pour retarder voire empêcher le traitement de nos demandes de financement dans plusieurs Institutions financières sous- régionales, régionales et internationales.

Dans le même ordre d’'idées, il est regrettable que le même pays tente, et parfois parvienne malheureusement à instrumentaliser des organisations sous régionales africaines, opposant des pays frères les uns aux autres, uniquement pour ses intérêts géopolitiques, dans une démarche néocoloniale et paternaliste.
<ul>
 	<li><strong>Monsieur le Président,</strong></li>
</ul>
Le Mali est conscient du fait que l’action militaire seule ne suffit pas pour enrayer de manière durable les défis complexes liés au terrorisme et à certaines problématiques de la gouvernance du pays. C’est la raison pour laquelle le Gouvernement s’est doté d’une stratégie intégrée, qui comprend les réformes politiques et institutionnelles, le volet développement, la prise en compte des préoccupations spécifiques de la jeunesse, des femmes, y compris l’emploi et leur représentation dans les instances de décision aux niveaux local et national.

Pour créer les conditions permettant de réaliser les aspirations profondes des populations maliennes au changement, le Gouvernement s’est engagé dans la mise en œuvre de réformes politiques et institutionnelles nécessaires à la refondation de l'Etat. Participe de cette dynamique, l'organisation réussie, le 18 juin 2023, du référendum sur la nouvelle Constitution du Mali, adoptée à plus de 96%. Sa promulgation par le Chef de l'Etat, le 22 juillet 2023, consacre l’'avènement de la IVe République du Mali, En passant ce cap, le Gouvernement du Mali donne le gage d’une volonté réelle pour le retour à un ordre constitutionnel apaisé et sécurisé, y compris l'organisation, dans les tout prochains mois, des élections générales.
<ul>
 	<li><strong>Monsieur le Président,</strong></li>
</ul>
Après dix ans de présence dans mon pays, la réponse internationale aux défis sécuritaires du Mali n’a pas été à la hauteur des menaces. Les attentes des populations maliennes, maintes fois exprimées par les autorités, ont ainsi été ignorées. La Mission des Nations Unies au Mali, MINUSMA, n’a pas été en mesure d’aider le Mali à rétablir son autorité sur l'ensemble de son territoire, en dépit des moyens importants investis en elle ces dix dernières années. Durant sa présence sur le territoire national, la situation sécuritaire au Mali n’a fait que se dégrader. L'insécurité, qui était cantonnée dans les régions du Nord du Mali, au moment de son déploiement en 2013, a atteint les régions du Centre et du Sud. Cette propagation de l'insécurité est, fort heureusement, en cours de fléchissement grâce aux succès indéniables remportés sur le terrain par les Forces armées maliennes, malgré les défis inhérents à ce type d’opérations.

En dépit des difficultés rencontrées par la MINUSMA, dues à l'inadaptation de la Mission au contexte sécuritaire, à savoir le maintien de la paix dans un environnement où il n’y a pas de paix à maintenir, le Gouvernement du Mali s’était accommodé de sa présence passive. Cependant, il était devenu inacceptable pour le Gouvernement du Mali de laisser la MINUSMA continuer à devenir partie du problème, en aggravant les tensions entre nos communautés, à travers l'instrumentalisation de la question des droits de l'homme à des fins politiques et servant ainsi des agendas extérieurs de pays hostiles au Mali. C’est ainsi qu'après une évaluation exhaustive, le Gouvernement du Mali a demandé, en juin 2023, le retrait sans délai de la MINUSMA et nous sommes heureux que le Conseil de sécurité ait accédé à cette requête. Le Gouvernement travaille avec la MINUSMA, en vue de son retrait ordonné, coordonné et sécurisé du Mali, et ce, dans le délai imparti du 31 décembre 2023, conformément aux dispositions pertinentes de la résolution 2690 (2023) du 30 juin 2023 du Conseil de sécurité. Le Gouvernement de la République du Mali n’envisage pas de proroger ce délai.

Le Gouvernement rassure les populations maliennes et la communauté internationale que toutes les dispositions sont prises pour assurer la continuité des services de l’Etat après le départ de la MINUSMA. La première phase du processus de retrait s’est achevée et la seconde phase est déjà engagée.

Certes, la MINUSMA n’a pas été capable de remplir son mandat mais le Gouvernement et le peuple maliens restent reconnaissants pour les efforts et les sacrifices consentis durant les dix dernières années au Mali. Je rends ici hommage à la mémoire de toutes les victimes, civiles comme militaires, maliennes comme étrangères, tombées au champ d’honneur au Mali.

Pour autant, le retrait de la MINUSMA ne signifie pas la fin de la coopération entre l’Organisation des Nations Unies et la République du Mali. Bien au contraire, mon pays tient à son appartenance à l'ONU et le Gouvernement reste engagé en faveur des principes et des nobles idéaux de la Charte. De même, le Mali renouvelle son engagement à coopérer avec l'ensemble des Etats du monde, qui le souhaitent et qui respectent les principes fondamentaux de sa politique extérieure.

Dans une dynamique d’appropriation nationale, le Gouvernement s’attèle à poursuivre la mise en œuvre efficiente et intelligente de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger avec nos frères des mouvements signataires qui le souhaitent. Nous nous réjouissons du chemin déjà parcouru depuis la signature de l’Accord en 2015, y compris l’adoption de la nouvelle Constitution qui prend en charge plusieurs dispositions de l'Accord et le Gouvernement a décidé de privilégier désormais le dialogue inter-malien pour la poursuite du processus de paix avec les groupes signataires.

Le Gouvernement est conscient des défis qui jalonnent le chemin vers la paix, à l'instar de la série macabre d’attaques terroristes perpétrées, sans discernement, contre les populations civiles et les éléments des Forces de défense et de sécurité maliennes. L’attentat sauvage et barbare contre le bateau « Tombouctou » et les assauts sur les camps des villes de Bamba, Gao et Bourem, entre les 7 et 12 septembre dernier, illustrent la cruauté de ces groupes terroristes et criminels en bande organisée qui agressent lâchement des cibles vulnérables comme les femmes et les enfants. Au nom du Chef de l'Etat, du Gouvernement et du Peuple du Mali, je tiens à remercier toutes les nations amies et les organisations internationales qui ont manifesté leur compassion et leur solidarité au Mali à l’occasion de ces évènements tragiques. Toutefois, et même face à des évènements aussi tragiques, et au moment où le thème de notre session nous engage à plus de solidarité, il est regrettable que le Conseil de Sécurité ne soit parvenu au minimum de consensus pour, à tout le moins, dénoncer ces actes barbares.

Malgré ces difficultés ou mieux, en raison de ces difficultés, le Gouvernement de la République du Mali est plus que jamais déterminé à exercer sa souveraineté, asseoir son autorité, toute son autorité sur l’ensemble du territoire national. Aux attaques obscurantistes, l'offensive des Forces de défense et de sécurité se poursuivra et la riposte sera immédiate et ferme. C’était le cas récemment à Bourem où nos vaillants soldats ont repoussé une attaque de ces bandes criminelles et obscurantistes, en leur infligeant des pertes substantielles.

Concourt de la dynamique du renforcement de la présence et de l’autorité de l’Etat, l'engagement de l’Etat à occuper toutes les emprises libérées et à libérer par la MINUSMA. Contrairement à certaines allégations, l’occupation de ces emprises, en tout point conforme aux textes des Nations Unies, ne constitue en aucune façon un acte de belligérance de l'Etat malien vis-à-vis des mouvements signataires.

Au contraire, nous continuons de tendre la main à nos frères des mouvements signataires pour une paix durable et un développement harmonieux au profit de nos populations. À cet effet, nous appelons les groupes armés à se démarquer et à cesser les collusions constatées avec les groupes armés terroristes lors des dernières attaques, et ce, conformément à l’Accord pour la paix mais aussi aux différentes résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Dans le contexte géopolitique actuel, le Mali ne souhaite pas devenir un théâtre de confrontation ou de compétition des intérêts géopolitiques de puissances étrangères et nous restons disposés à coopérer avec tous les partenaires respectueux de notre souveraineté, de nos choix de partenariats et des intérêts des Maliens.
<ul>
 	<li><strong>Monsieur le Président,</strong></li>
</ul>
Sur la situation régionale et internationale, le Mali reste très attentif aux développements en cours en Afrique et dans le reste du monde.

Concernant la gouvernance mondiale, le Gouvernement de la République du Mali réitère son attachement au respect de la Charte des Nations Unies, particulièrement le respect de l'égalité souveraine des Etats et, conséquemment, son rejet des activités de certaines puissances à perpétuer une domination néocoloniale et assujettir d'autres peuples, d’autres pays et d'autres nations.

Le Mali est attentif aux évolutions institutionnelles et déplore que l’appréciation des changements de régime intervenus récemment dans certains pays africains soit fonction de la proximité des nouveaux dirigeants avec certaines puissances, ou pour des intérêts géopolitiques, en ignorant les aspirations des populations des pays concernés.

A cet égard, nous dénonçons et rejetons la politique des deux poids deux mesures appliquée par certaines puissances, organisations régionales et internationales, y compris ici aux Nations Unies. Cette incohérence et cette instrumentalisation ne font que décrédibiliser nos organisations aux yeux des populations et de l’opinion publique, érodant ainsi leur confiance en ces institutions qui sont désormais perçues comme détournées de leur vocation première. Certaines organisations sont utilisées, en dehors de tout cadre légal ou communautaire, comme des armes contre les pays et les populations qui y ont souscrit librement, au prix, parfois, d’un transfert de souveraineté. Ces organisations se transforment ainsi en instruments de perpétuation et d'imposition d'un ordre néocolonial et hégémonique.

De manière spécifique, nous suivons avec un grand intérêt l’évolution de la situation au Niger, depuis le 26 juillet 2023. Le Peuple et le Gouvernement du Mali réitèrent leur solidarité et leur soutien total au Gouvernement et au Peuple frère, voisin et ami du Niger. Nous dénonçons, sur le principe, l'imposition de sanctions et de mesures coercitives unilatérales contre un Etat, que ce soit en Afrique ou ailleurs. Nous dénonçons d’'autant plus les sanctions, lorsqu’elles sont injustes, inhumaines et illégales, comme celles que la CEDEAO et l'UEMOA ont imposées au Niger. Les conséquences humanitaires de ces sanctions sont si dramatiques que le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d'urgence a du adresser au Président de la Commission de la CEDEAO une lettre l'interpellant sur la nécessité d’un allègement de ces mesures.

Par ailleurs, le Mali reste fortement opposé à toute intervention militaire de la CEDEAO aux conséquences désastreuses pour le Niger et l'ensemble de la région. Toute intervention militaire au Niger, j'allais dire toute agression ou toute invasion de ce pays, constitue une menace directe à la paix et à la sécurité du Mali et de la région et aura des sérieuses conséquences sérieuses. Nous ne resterons pas les bras croisés. Nous restons attachés au recours exclusif au dialogue, à la diplomatie et à la négociation, en vue d’un règlement pacifique de la situation au Niger.

Il est primordial d’éviter de reproduire les graves erreurs d’un passé relativement récent. Il vous souviendra qu'’en 2011, en dépit de l'opposition ferme et des mises en garde des dirigeants africains, le Conseil de sécurité des Nations Unies a décidé d’autoriser une intervention militaire de l’OTAN en Libye, dont les conséquences ont déstabilisé durablement ce pays frère et l’'ensemble de la région. Cette guerre de l'OTAN en Libye est à l'origine de l’'expansion du terrorisme et de l'extrémisme violent dans la région du Sahel avec son lot de victimes innocentes, et de destructions.

C’est pourquoi, nous ne nous lasserons jamais de rappeler cette responsabilité internationale dans la tragédie humaine que vivent la Libye et les pays du Sahel. Aussi, au nom de toutes les victimes de 2011 à nos jours, de dizaines de milliers de morts et de millions de déplacés et réfugiés, nous réclamons justice ; nous demandons réparation. Mais surtout, nous demandons que la communauté internationale assume ses responsabilités et tire toutes les leçons de cette intervention militaire hasardeuse des grandes puissances dans un pays tiers. Il est crucial d’éviter de reproduire, au Niger, les erreurs lourdes commises en Libye, et qui sont justement à l’origine de la dégradation de la situation dans toute la région du Sahel, y compris au Burkina, au Mali et au Niger. Ceci essentiel pour rétablir la confiance entre les Nations du monde.
<ul>
 	<li>Monsieur le Président,</li>
</ul>
Les multiples défis à la paix et à la sécurité internationale appellent à la réforme de l'architecture dédiée des Nations Unies. Le Mali réitère son soutien à la demande légitime du Continent africain en faveur de la réforme du Conseil de sécurité, afin de le rendre plus représentatif des réalités de notre temps.

Dans la même veine, le Mali continuera de plaider pour la réforme de la gouvernance économique, financière et politique mondiale, afin de créer les conditions optimales et justes de la participation de nos pays aux Institutions multilatérales. Dans cette dynamique, le Mali réaffirme le rôle central que l'Afrique doit jouer au sein des Organisations et Institutions internationales. À cet égard, le Mali salue l'ouverture de l’Alliance des BRICS à de nouveaux Etats membres, y compris des Etats africains. L’Alliance des BRICS et ses mécanismes, y compris la banque, offrent une alternative flexible et adaptée aux besoins de développement des pays du Sud global. Dans le même ordre d’idées, l’élargissement récent du G20 à l'Union africaine est un signal encourageant, mais pas suffisant. Il est important que la participation de l'Afrique à d'autres foras internationaux s’intensifie, au nom de la justice et de l’équité.

Les changements climatiques constituent une menace réelle pour les générations présentes et futures. Nous devons avoir le courage de sortir du dogmatisme ambiant et des jeux d'intérêts étroits concernant cette problématique. À cet égard, le temps est venu de mettre effectivement en œuvre les décisions de nos Sommets et de nos COP. Il est plus que nécessaire que les pays à l’origine du réchauffement climatique assument leurs responsabilités pleines et entières, ycompris celle de soutenir les efforts des pays du Sud, pour un développement respectueux de l’environnement.
<ul>
 	<li><strong>Monsieur le Président,</strong></li>
</ul>
Je voudrais rappeler que l’Organisation des Nations Unies a été créée en 1945, essentiellement pour préserver les générations futures du fléau de la guerre. Ce noble objectif prescrit par la Charte des Nations Unies est loin d'être réalisé. Mieux, les tensions géopolitiques actuelles et les conflits multiples dans le monde constituent des motifs réels d'inquiétude pour le multilatéralisme, la coexistence pacifique etle développement harmonieux. Faisons une pause dans la rhétorique de l'intimidation, de la menace et de la guerre. Comme le thème de cette 78° session nous y invite, travaillons ensemble à «rétablir la confiance et raviver la solidarité mondiale ». Osons des réformes qui permettent de construire un monde où chacun compte ; un monde où personne n'est laissé de côté. Ensemble, travaillons à mettre en place des mécanismes internationaux efficaces, équitables et inclusifs permettant de régler les crises et non de les encourager ou de les entretenir.

Victimes directes de l'ingérence persistante de certains pays dans leurs affaires intérieures, les populations du Mali et de plusieurs Etats du Sahel continuent, hélas, de vivre les conséquences tragiques de crises multidimensionnelles imposées et entretenues par ceux qui, paradoxalement, viennent donner des leçons de démocratie et de respect des droits humains.

Dans la mise en œuvre de la vision du Chef de l’Etat pour l’'émergence d’'un Mali nouveau, libéré de toute domination extérieure néocoloniale, le Gouvernement de la République du Mali est honoré de compter sur des partenaires sincères, sur des pays qui valorisent les relations d’égal à égal dans le respect mutuel. À cet égard, je tiens à adresser une mention spéciale à la Fédération de Russie pour sa solidarité agissante et son engagement fiable, tant sur le plan bilatéral que multilatéral.

Le Mali demeure engagé pour le renforcement des mécanismes régionaux et sous-régionaux africains, qui défendraient véritablement et prioritairement les intérêts des populations africaines.

Fidèle à sa vocation panafricaniste, réaffirmée dans ses constitutions successives, le Mali réitère son adhésion à tous les mécanismes de sécurité collective pertinents, notamment ceux dans lesquels le leadership africain est affirmé et l'instrumentalisation combattue. C’est tout le sens de la création, le 16 septembre 2023, de l’Alliance des Etats du Sahel, par le Burkina Faso, le Mali et le Niger par la signature de la Charte du Liptako-Gourma. Cette organisation vise à établir une architecture de défense collective et d'assistance mutuelle, dans le but de lutter contre toute forme d'agression, toute forme de terrorisme et la criminalité en bande organisée dans l'espace commun de l'Alliance.

Cette nouvelle organisation ambitionne également de fédérer les efforts des trois pays dans les domaines socio-économiques et monétaires et de renforcer sur de nouvelles bases l’intégration régionale ; cette fois-ci une intégration des peuples fondée sur la solidarité, le respect de la dignité, de l’identité de nos peuples et nos pays ; l'affirmation de notre souveraineté sur nos terres, nos ressources mais aussi notre souveraineté sur nos organisations ; le financement de nos activités par nos propres ressources ; ainsi que le rejet des ingérences extérieures, des politiques hégémoniques, de domination néocoloniale et d'assujettissement.

Outre les mécanismes à vocation sécuritaire, le Mali souscrit pleinement aux initiatives africaines qui œuvrent à la promotion et au renforcement des liens de fraternité et de solidarité, à l’instar de l’Alliance Politique Africaine, initiée par la République sœur du Togo et qui aspire à une Afrique indépendante, politiquement forte, décomplexée, non-alignée et capable de participer d’égal à égal en tant qu’actrice de la gouvernance mondiale.
<ul>
 	<li><strong>Monsieur le Président,</strong></li>
 	<li><strong>Excellences, Mesdames et Messieurs,</strong></li>
</ul>
Pour terminer, je voudrais faire observer que les multiples défis à la paix, à la sécurité et au développement imposent un cadre multilatéral refondé, adapté et inclusif. Nous ne pouvons plus et nous ne devons plus continuer à faire la même chose avec les mêmes mécanismes inadaptés et espérer des résultats différents.

Pour sa part, le Mali reste attaché à un multilatéralisme où chaque nation compte, un multilatéralisme solidaire porteur de solutions ambitieuses aux défis complexes de notre temps, particulièrement au Sahel; un multilatéralisme ouvert prenant en charge les aspirations profondes de nos populations au changement, à la dignité, au respect, à l'égalité souveraine des Etats, à l'équité, à la justice, au développement, à la sécurité et à la paix.

<strong>Je vous remercie de votre aimable attention.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>78e session de l’assemblée générale de l’ONU : Les travaux s’ouvrent à New York</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/78e-session-de-lassemblee-generale-de-lonu-les-travaux-souvrent-a-new-york-3036746.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 20 Sep 2023 12:03:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ce mardi s'ouvre à New York, les travaux de la 78e session ordinaire de l'Assemblée générale des Nations unies. A cette occasion, les chefs d'Etat et de gouvernement du monde sont déjà sur place. Ils vont se succéder toute la semaine à l'auguste tribune des Nations unies pour présenter leur vision du monde.</em></strong>

Comme chaque année, les travaux de la session annuelle de l'Assemblée générale de l'ONU seront inaugurés par la semaine de haut niveau, à laquelle participent plus d'une centaine de chefs d'État et de gouvernement, ainsi que des ministres des Affaires étrangères du monde entier. Ce rendez-vous annuel représente une occasion unique d'échanger des points de vue et de rencontrer un grand nombre d'acteurs différents.

Pour être aux premières loges de ce rendez-vous annuel afin de faire avancer leurs dossiers en coulisses, certains dirigeants africains ont commencé dès ce samedi à converger vers New York où se trouve le siège du temple de la diplomatie mondiale.

Parmi ces chefs d'Etat, on peut citer Paul Kagamé (Rwanda), Mamady Doumbouya (Guinée-Conakry), Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville), Tiémoko Meyliet Koné (vice-président de la Côte d'Ivoire) ou encore Abdelmadjid Tebboune (Algérie).

Au total, plus de 150 chefs d'Etat et de gouvernement vont se succéder à la tribune des Nations unies pour exprimer leur vision du monde avec les multitudes de crises qui le minent. A ce sommet, il sera largement question de l'agression militaire de la Russie contre l'Ukraine, qui a mis à mal le droit international partout dans le monde et le dérèglement climatique qui continue de secouer le monde (canicules, inondations, tremblements de terre…).

Mais ces dernières années, certains chefs d'Etat et de gouvernement du monde ont transformé progressivement cette tribune des Nations unies en un cadre de règlement de comptes où les maîtres du monde se menacent mutuellement jusqu'à faire recours à l'usage de l'arme nucléaire comme moyen pour dissuader l'autre.

Cette même tribune de l'ONU a servi de cadre lors de la 77e Assemblée générale des Nations unies pour le Mali de régler son compte avec certains chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest.

<strong>Ousmane Mahamane </strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>À la tribune de l&amp;apos;Onu, le Président sud&#45;africain dénonce l&amp;apos;argent dépensé pour la guerre</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/a-la-tribune-de-lonu-le-president-sud-africain-denonce-largent-depense-pour-la-guerre-3036664.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 20 Sep 2023 06:24:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div class="article__header">
<div class="article__announce-text"><strong>Le Président sud-africain Cyril Ramaphosa a dénoncé le 19 septembre à la tribune de l'Onu les sommes dépensées pour la guerre plutôt qu'au financement du développement des plus vulnérables.</strong></div>
</div>
<div class="article__body">
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">"C'est un acte d'accusation contre la communauté internationale que nous puissions dépenser tellement pour la guerre mais que nous ne puissions pas soutenir l'action nécessaire pour répondre aux besoins de base de milliards de personnes", a-t-il lancé lors de l'Assemblée générale annuelle des Nations unies.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
</div>
<div class="article__quote-text">Mais alors que nous nous réunissons ici, l'humanité fait face à la guerre et aux conflits, au manque et à la faim, aux maladies et aux catastrophes environnementales", a déploré le Président sud-africain. "L'inégalité, la pauvreté et le chômage s'aggravent".</div>
<div class="article__quote-info">
<div class="elem-info">
<div class="elem-info__share">
<div class="share m-active" data-id="1062230092" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20230920/le-president-sud-africain-denonce-largent-depense-pour-la-guerre-1062230092.html?share-block=1062230094" data-title="Mais alors que nous nous réunissons ici, l'humanité fait face à la guerre et aux conflits, au manque et à la faim, aux maladies et aux catastrophes environnementales&quot;, a déploré le Président sud-africain. &quot;L'inégalité, la pauvreté et le chômage s'aggravent&quot;."></div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Alors il a appelé à une augmentation "massive" de financements meilleur marché et à long terme pour les pays en développement dont beaucoup sont paralysés par le poids de leur dette.</div>
</div>
</div>
<div></div>
<div>
<div class="article__body">
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Le 18 septembre, les États membres de l'Onu s'étaient engagés à agir "sans attendre" pour espérer atteindre les 17 Objectifs de développement durable (ODD) adoptés en 2015, qui visent à assurer un avenir meilleur pour l'humanité toute entière d'ici 2030, sans continuer à détruire la planète.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">M. Ramaphosa a enfin appelé depuis New York à soutenir la "prévention et le maintien de la paix", notamment en Afrique.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">"En tant que communauté internationale, nous devrions être inquiets des récents changements inconstitutionnels de gouvernements dans certaines parties de l'Afrique", a-t-il lancé.</div>
</div>
</div>
<div class="article__footer">
<div class="article__share">
<div class="article__sharebar" data-nosnippet=""></div>
</div>
<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>

</div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Assemblée générale des Nations&#45;Unies : Le Mali valablement représenté</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/assemblee-generale-des-nations-unies-le-mali-valablement-represente-3036661.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 20 Sep 2023 06:20:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Notre pays est valablement représenté au 3ème sommet sur l'action climatique et de celui sur les Objectifs du développement durable (ODD) à New York, aux États-Unis. Les deux rencontres de haut niveau, se tiennent en marge de la 78ème session ordinaire de l'Assemblée générale des Nations unies (18 au 26 septembre 2023).</strong>

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, à la tête de la délégation malienne, a pris part ce mardi 19 septembre 2023 à New York, à la cérémonie d'ouverture de la 78ème session placée sous le thème : « Rétablir la confiance et raviver la solidarité mondiale : accélérer l'action en faveur de l'Agenda 2030 et ses objectifs de développement durable vers la paix, la prospérité, le progrès et la durabilité pour tous ».

Lors de ce rendez-vous mondial, le ministre Diop participera au débat général au cours duquel il portera la voix du Mali à la tribune des Nations unies, prendra part aux réunions thématiques de haut niveau organisées en marge de la session et mènera des consultations bilatérales. avec plusieurs autorités des pays amis et partenaires du Mali.

Le Mali, qui fait partie des pays ayant signé et ratifié le Protocole sur l'Alliance Solaire Internationale, va saisir l'opportunité de échanger avec les partenaires de l'alliance et leur présenter le plan national de réduction des Gaz à effets de serre d ici 2030.

Dans cette optique, le ministre de l'Environnement, de l'Assainissement et du Développement durable, Mamadou Samaké, participera aux panels qui porteront sur les thématiques : « renforcer la résilience et ne laisser personne de côté » ; « changer la donne : mettre la science, la technologie, l'innovation et les données au service d'une action porteuse de transformation ».

Sans oublier la « mobilisation des financements et des investissements et moyens nécessaires à la réalisation des objectifs de développement durable ». Le ministre Samaké aura également la parole pour évoquer la position du Mali sur ces questions d'intérêts généraux pour les pays de l'alliance.

De son côté, le ministre de la santé et du développement social, le colonel Assa Badiallo Touré, au cours de son séjour, va prendre la parole dans des rencontres de haut niveau sur la préparation, la prévention et la riposte face aux pandémies, la couverture sanitaire universelle et la tuberculose.

Le colonel Assa Badiallo Touré participera également à des rencontres avec des personnalités et des partenaires techniques et financiers dans le domaine de la santé et de l'humanitaire.

<strong>Souleymane SIDIBE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>ONU: Guterres appelle à des réformes devant l&amp;apos;Assemblée générale face à une gouvernance mondiale “figée dans le temps“</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/onu-guterres-appelle-a-des-reformes-devant-lassemblee-generale-face-a-une-gouvernance-mondiale-figee-dans-le-temps-3036599.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/onu-guterres-appelle-a-des-reformes-devant-lassemblee-generale-face-a-une-gouvernance-mondiale-figee-dans-le-temps-3036599.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2017/12/Antonio-Guterres.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 19 Sep 2023 14:55:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>- L'alternative à la réforme est une fragmentation accrue, selon le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres</strong>

Le Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a exhorté ce mardi les dirigeants mondiaux à réformer les institutions multilatérales, parmi lesquelles le Conseil de sécurité et l'architecture financière internationale, sur la base des réalités économiques et politiques actuelles, et ce, lors de l’ouverture du 78e Assemblée générale des Nations unies.

“La gouvernance mondiale est figée dans le temps. Ne cherchez pas plus loin que le Conseil de sécurité des Nations unies et le système de Bretton Woods. Ils reflètent les réalités politiques et économiques de 1945“, a déclaré Guterres lors de la plus grande réunion diplomatique du monde au siège de l'ONU à New York.

“Le monde a changé. Ce n’est pas le cas de nos institutions. Nous ne pouvons pas résoudre efficacement les problèmes tels qu’ils se présentent si les institutions ne reflètent pas le monde tel qu’il est“, a-t-il affirmé.

Guterres a averti que le monde se rapproche d'une “grande fracture“ dans les systèmes économiques et financiers et que les relations commerciales sont accompagnées de tensions géopolitiques croissantes.

“L'alternative à la réforme est une fragmentation accrue. C'est la réforme ou la rupture", a-t-il insisté.

Abordant les problèmes urgents auxquels le monde est confronté, du changement climatique aux guerres, en passant par les menaces nucléaires, les catastrophes naturelles, les inégalités et la faim, Guterres a déclaré : “Si nous ne nourrissons pas ceux qui ont faim, nous alimentons les conflits“.

“Malgré notre longue liste de défis mondiaux, ce même esprit de détermination peut nous guider. Soyons déterminés dans l’apaisement des divisions et forgeons la paix", a-t-il ajouté.

* Traduit de l’Anglais par Mounir Bennour.

<strong>Source: https://www.aa.com.tr/fr</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Pourquoi les dirigeants du monde se réunissent&#45;ils à l&amp;apos;ONU ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/pourquoi-les-dirigeants-du-monde-se-reunissent-ils-a-lonu-3036495.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 Sep 2023 14:40:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div class="bbc-19j92fr ebmt73l0" dir="ltr">
<p class="bbc-1y32vyc e17g058b0" dir="ltr"><b>Les questions relatives au développement international et à la lutte contre le changement climatique figureront en tête de l'ordre du jour de l'Assemblée générale des Nations unies qui se tiendra à New York.</b></p>

</div>
<div class="bbc-19j92fr ebmt73l0" dir="ltr">
<p class="bbc-1y32vyc e17g058b0" dir="ltr"><b>La guerre en Ukraine sera probablement un sujet majeur.</b></p>

</div>
<div class="bbc-19j92fr ebmt73l0" dir="ltr">
<h2 id="Questce-que-les-Nations-unies-et-leur-Assemblée-générale-" class="bbc-1itnmzg eglt09e0">Qu'est-ce que les Nations unies et leur Assemblée générale ?</h2>
</div>
<div class="bbc-19j92fr ebmt73l0" dir="ltr">
<p class="bbc-1y32vyc e17g058b0" dir="ltr">L'Organisation des Nations unies (ONU) est une organisation internationale créée en 1945, après la fin de la Seconde Guerre mondiale, dans le but de maintenir la paix internationale.</p>

</div>
<div class="bbc-19j92fr ebmt73l0" dir="ltr">
<p class="bbc-1y32vyc e17g058b0" dir="ltr">Elle compte aujourd'hui 193 pays membres à part entière et deux États non membres : le Saint-Siège (région de Rome placée sous la juridiction du pape) et l'État de Palestine.</p>

</div>
<section class="bbc-geybui" role="region" aria-label="Publicités 2" aria-hidden="true" data-e2e="advertisement"></section>
<div class="bbc-19j92fr ebmt73l0" dir="ltr">
<p class="bbc-1y32vyc e17g058b0" dir="ltr">L'Assemblée générale des Nations unies (AGNU) est la principale réunion qui décide des actions de l'organisation. C'est la seule réunion à laquelle les 193 membres de l'ONU sont représentés.</p>

</div>
<div class="bbc-19j92fr ebmt73l0" dir="ltr">
<p class="bbc-1y32vyc e17g058b0" dir="ltr">L'Assemblée générale a lieu chaque année en septembre au siège de l'ONU à New York.</p>

</div>
<div class="bbc-19j92fr ebmt73l0" dir="ltr">
<p class="bbc-1y32vyc e17g058b0" dir="ltr">Cette année, elle a débuté le 5 septembre. Toutefois, la plupart des dirigeants du monde se rendront aux réunions principales qui débuteront le 18 septembre.</p>

</div>
<div class="bbc-19j92fr ebmt73l0" dir="ltr">
<h2 id="Quels-seront-les-sujets-abordés-lors-de-lAGNU-" class="bbc-1itnmzg eglt09e0">Quels seront les sujets abordés lors de l'AGNU ?</h2>
</div>
<div class="bbc-19j92fr ebmt73l0" dir="ltr">
<p class="bbc-1y32vyc e17g058b0" dir="ltr">Une conférence sur le développement durable aura lieu les 18 et 19 septembre, au cours de laquelle les nations discuteront de la manière d'atteindre les "objectifs de développement durable" des Nations unies.</p>

</div>
<div class="bbc-19j92fr ebmt73l0" dir="ltr">
<p class="bbc-1y32vyc e17g058b0" dir="ltr">Il s'agit notamment de mettre fin à la faim et à la pauvreté dans le monde, d'améliorer les revenus et l'éducation dans le monde entier, et d'accroître l'accès à l'eau potable et à l'assainissement.</p>

</div>
<div class="bbc-19j92fr ebmt73l0" dir="ltr">
<p class="bbc-1y32vyc e17g058b0" dir="ltr">Le débat général est prévu du 19 au 23 septembre et se poursuivra le 26 septembre.</p>

</div>
<div class="bbc-19j92fr ebmt73l0" dir="ltr">
<p class="bbc-1y32vyc e17g058b0" dir="ltr">Lors de ces sessions, les représentants de tous les pays de l'ONU peuvent s'exprimer et soulever des questions qui les concernent.</p>

</div>
<div class="bbc-19j92fr ebmt73l0" dir="ltr">
<p class="bbc-1y32vyc e17g058b0" dir="ltr">Le sommet sur la politique climatique de l’ONU aura lieu le 20 septembre. Son objectif est d'accélérer les actions de lutte contre le changement climatique.</p>

</div>
<div class="bbc-19j92fr ebmt73l0" dir="ltr">
<p class="bbc-1y32vyc e17g058b0" dir="ltr">Des conférences sont également organisées sur le financement du développement économique, la lutte contre les pandémies et le désarmement nucléaire.</p>

</div>
<div class="bbc-19j92fr ebmt73l0" dir="ltr">
<p class="bbc-1y32vyc e17g058b0" dir="ltr">Le président de l'AGNU est élu chaque année. Cette année, c'est Dennis Francis, un diplomate de Trinité-et-Tobago, qui occupe ce poste.</p>

</div>
<div class="bbc-19j92fr ebmt73l0" dir="ltr">
<h2 id="Questce-qui-pourrait-ressortir-de-lAssemblée-générale-des-Nations-unies-" class="bbc-1itnmzg eglt09e0">Qu'est-ce qui pourrait ressortir de l'Assemblée générale des Nations unies ?</h2>
</div>
<div class="bbc-19j92fr ebmt73l0" dir="ltr">
<p class="bbc-1y32vyc e17g058b0" dir="ltr">L'AGNU est une occasion unique pour les chefs d'État et de gouvernement du monde entier de se rencontrer en un seul lieu.</p>

</div>
<div class="bbc-19j92fr ebmt73l0" dir="ltr">
<p class="bbc-1y32vyc e17g058b0" dir="ltr">Les résultats les plus significatifs de l'AGNU proviennent souvent de réunions entre dirigeants nationaux tenues en marge de l'AGNU.</p>

</div>
<div class="bbc-19j92fr ebmt73l0" dir="ltr">
<p class="bbc-1y32vyc e17g058b0" dir="ltr">Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, devrait être présent et pourrait faire un discours au Conseil de sécurité des Nations unies sur la guerre dans son pays.</p>

</div>
<div class="bbc-19j92fr ebmt73l0" dir="ltr">
<p class="bbc-1y32vyc e17g058b0" dir="ltr">En revanche, le président russe Vladimir Poutine, le président chinois Xi Jinping et le président français Emmanuel Macron ne s'y rendront pas. Selon certaines informations, le Premier ministre britannique, Rishi Sunak, n'y participera pas non plus.</p>

</div>
<div class="bbc-19j92fr ebmt73l0" dir="ltr">
<h2 id="Comment-se-déroule-le-débat-général-des-Nations-unies-" class="bbc-1itnmzg eglt09e0">Comment se déroule le débat général des Nations unies ?</h2>
</div>
<div class="bbc-19j92fr ebmt73l0" dir="ltr">
<p class="bbc-1y32vyc e17g058b0" dir="ltr">La tradition veut que le premier orateur soit toujours le dirigeant brésilien, ou son représentant, suivi par le pays hôte, les États-Unis.</p>

</div>
<div class="bbc-19j92fr ebmt73l0" dir="ltr">
<p class="bbc-1y32vyc e17g058b0" dir="ltr">Le Brésil donne le coup d'envoi de l'événement, car, durant les premières années de l’AGNU, lorsque personne ne voulait intervenir en premier, il s'est souvent proposé comme premier orateur, ce qui est devenu une tradition.</p>

</div>
<figure class="bbc-1qn0xuy">
<div class="bbc-18qcclp"><img class="bbc-1uwua2r aligncenter" src="https://ichef.bbci.co.uk/news/640/cpsprodpb/10f5/live/ef432430-53a8-11ee-a06d-e758d9b8b3c5.png" alt="Graphique Onu" width="1280" height="718" /></div></figure>
<div class="bbc-19j92fr ebmt73l0" dir="ltr">
<p class="bbc-1y32vyc e17g058b0" dir="ltr">Au cours de l'événement, le dirigeant de chaque pays, ou son représentant, s'adressera à l'assemblée. Ils pourront utiliser l'une des six langues officielles de l'ONU : l’anglais, l’arabe, le chinois, l’espagnol, le français et le russe.</p>

</div>
<div class="bbc-19j92fr ebmt73l0" dir="ltr">
<p class="bbc-1y32vyc e17g058b0" dir="ltr">Il est demandé aux orateurs de ne pas dépasser quinze minutes, mais cette règle est régulièrement ignorée. Le Cubain Fidel Castro détient le record du plus long discours de l'Assemblée générale (quatre heures et demie), prononcé en 1960.</p>

</div>
<div class="bbc-19j92fr ebmt73l0" dir="ltr">
<p class="bbc-1y32vyc e17g058b0" dir="ltr">Les délégués siègent par ordre alphabétique, selon la traduction anglaise de leur nom, mais le pays qui occupe le premier siège est toujours choisi par le secrétaire général des Nations unies. Cette année, c'est la Macédoine du Nord.</p>

</div>
<div class="bbc-19j92fr ebmt73l0" dir="ltr">
<h2 id="Quels-ont-été-les-incidents-les-plus-mémorables-de-lAGNU-" class="bbc-1itnmzg eglt09e0">Quels ont été les incidents les plus mémorables de l'AGNU ?</h2>
</div>
<div class="bbc-19j92fr ebmt73l0" dir="ltr">
<p class="bbc-1y32vyc e17g058b0" dir="ltr">En 2019, la militante écologiste suédoise Greta Thunberg, âgée de 16 ans à l'époque, a déclaré aux dirigeants du monde, lors du sommet sur l'action climatique de l'Assemblée générale des Nations unies : "Vous avez volé mes rêves et mon enfance avec vos paroles vides de sens. Comment osez-vous faire cela ?’"</p>

</div>
<div class="bbc-19j92fr ebmt73l0" dir="ltr">
<p class="bbc-1y32vyc e17g058b0" dir="ltr">En 2017, l'ancien président américain Donald Trump a déclaré à propos du dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un : "Rocket Man est en mission suicide pour lui-même."</p>

<main class="bbc-fa0wmp" role="main">
<div class="bbc-19j92fr ebmt73l0" dir="ltr">
<p class="bbc-1y32vyc e17g058b0" dir="ltr">En 2009, le colonel Mouammar Kadhafi, dirigeant libyen, a parlé pendant plus d'une heure et demie. Il s’est plaint de voir les délégués des pays membres quitter la salle de conférence.</p>

</div>
<div class="bbc-19j92fr ebmt73l0" dir="ltr">
<p class="bbc-1y32vyc e17g058b0" dir="ltr">Le président libyen avait également accusé les grandes puissances de trahir les principes de la Charte des Nations unies, avant d'en jeter un exemplaire par terre.</p>

</div>
<div class="bbc-19j92fr ebmt73l0" dir="ltr">
<p class="bbc-1y32vyc e17g058b0" dir="ltr">En 2006, le président vénézuélien, Hugo Chavez, a qualifié son homologue américain de l'époque, George W. Bush, de "diable."</p>

</div>
<div class="bbc-19j92fr ebmt73l0" dir="ltr">
<p class="bbc-1y32vyc e17g058b0" dir="ltr">Il a déclaré que le podium sur lequel M. Bush s'était exprimé la veille "sentait encore le soufre".</p>

</div>
</main><aside class="bbc-1l5nxv5 e5jcirq1" role="complementary" aria-labelledby="related-topics">
<div class="e5jcirq0 bbc-1f2ds04 e1m6nvxw1">
<h2 class="bbc-1xclg2i e1m6nvxw0">Source: https://www.bbc.com/</h2>
</div>
</aside></div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>En dix années de présence au Mali : 171 soldats de la paix ont laissé leur vie</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/en-dix-annees-de-presence-au-mali-171-soldats-de-la-paix-ont-laisse-leur-vie-3036464.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 Sep 2023 12:25:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au cours d’une cérémonie de reconnaissance qu’on pourrait qualifier « d’Adieu », les responsables de la Minusma après la décoration de certains d’entre eux, ont laissé entendre que ce sont 171 soldats de la paix qui ont laissé leur vie au Mali, après dix années de présence. </em></strong>

<strong> </strong>Que c’est dur de quitter son pays pour défendre la paix dans une autre nation et y perdre la vie. Malgré leurs limites, des soldats de la Minusma, selon ses responsables,  ont le sentiment d’avoir accompli leurs missions au prix de leur vie.

Mission de paix des Nations unies la plus dangereuse pour les Casques bleus, la Minusma a laissé entendre que « depuis son lancement en 2013 à nos jours, 171 soldats de la paix ont perdu la vie dans l’exercice de leurs fonctions ».

Au cours d’une cérémonie de remise de médaille, tenue le 8 septembre 2023, à Bamako  devant le monument aux morts, El-Ghassim WANE a rendu hommage à la mémoire de toutes les victimes de la crise au Mali-Maliens et étrangers, civils et corps en uniforme confondus. « Prenons un moment pour regarder les nombreux noms gravés sur le monument devant nous. Tous ont quitté leur foyer pour tenter de rendre le monde, et le Mali, un endroit plus sûr. Saluons leur mémoire et puissent leur dévouement continuer à nous inspirer dans notre travail quotidien ».

<strong>Décoration pour des officiers de police et militaires de 22 pays </strong>

Au milieu d’une atmosphère empreinte de respect et de reconnaissance, une cérémonie de remise de médailles s’est déroulée le 7 septembre 2023 au siège de l’institution onusienne, à Bamako alors que l’organisation entame sa phase finale de retrait et de fermeture

L’événement était d’autant plus significatif selon la Minusma « qu’il a servi à rendre hommage à tous les hommes et femmes qui ont servi au sein de la Minusma durant les 10 dernières années de son déploiement. Parmi eux figuraient le Commandant de force de la Minusma par intérim, le Général de division Mamadou GAYE, ainsi que son Chef d’état-major, le Général Guillaume Ponchin, et la Contrôleure générale de Police Mamouna Ouedraogo, cheffe adjointe de la police des Nations unies (UNPOL). « Leur leadership a été essentiel à la réalisation du mandat de la MINUSMA, et maintenant, dans cette phase de clôture, ils jouent des rôles cruciaux pour garantir le désengagement et le retrait ordonnés et sécurisés du contingent en uniforme».

A cette occasion, 15 officiers de police et 56 militaires venant de 22 pays ont également été décorés de la médaille des Nations unies. « Peu importe la durée de votre mission, soyez assurés que chacun d'entre vous a contribué aux réalisations de la Minusma au fil des années, apportant une immense différence dans la vie de nombreuses personnes au Mali » a souligné El-Ghassim Wane, chef de la Minusma.

<strong>Mamadou Sidibé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fin du régime de sanctions de l&amp;apos;ONU : Le gouvernement remercie la Russie pour l&amp;apos;usage de son veto</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/fin-du-regime-de-sanctions-de-lonu-le-gouvernement-remercie-la-russie-pour-lusage-de-son-veto-3035927.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 13 Sep 2023 09:48:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[À l'occasion de la réunion plénière de l'Assemblée générale des Nations unies sur le veto russe ayant engendré la levée du régime de sanctions concernant le Mali le lundi 11 septembre dernier, l'ambassadeur représentant permanent de notre pays a expliqué le contexte ayant conduit le gouvernement à demander la levée de ces sanctions.

Issa Konfourou a remercié la Russie pour l'usage de son veto contre ce régime de sanctions qui était devenu un instrument aux mains d'un groupe de pays hostiles au nôtre. Dans sa déclaration, Issa Konfourou a rappelé le contexte d'établissement du régime de sanctions concernant notre pays.

Selon lui, malgré la signature de l'Accord pour la paix en 2015, la Cma et la Plateforme continuaient encore en 2017, les affrontements meurtriers dans la Région de Kidal, mettant en retard, voire compromettant son application.

Après plus de deux ans de mise en garde sans succès, le gouvernement de l'époque a été amené à adresser une demande formelle au Conseil de sécurité, en août 2017, pour imposer des sanctions contre les auteurs des entraves à la mise en œuvre de l'Accord. C'est ainsi que la résolution 2374 (2017) a été adoptée et renouvelée année après année.

Selon l'ambassadeur Issa Konfourou, ce régime concerne strictement la mise en œuvre de l'Accord qui couvre uniquement les régions du Nord. Toutefois, le constat est que le groupe d'experts a mis en place, à de nombreuses reprises, outrepassé son mandat.

Il s'est même transformé en un autre mécanisme politique. à titre d'exemples, le diplomate a cité l'exigence faite au gouvernement de fournir les informations détaillées sur la coopération militaire et sécuritaire entre la Russie et le Mali, le fait que ce groupe d'experts a étendu son mandat aux ressources minières du Le Mali, exploitées essentiellement dans les régions du Sud et non au nord.

Le deuxième problème majeur que le diplomate a souligné porte sur la coopération entre le gouvernement, le comité de sanctions et le panel d'experts. Pour Issa Konfourou, le gouvernement a tenu à la mise à sa disposition des rapports avant leur publication afin de formuler des observations éventuelles. Malheureusement, il se voyait refuser l'accès aux rapports alors que des fuites sur des passages intéressés étaient organisées dans la presse internationale, donc connus du grand public avant l'état membre demandeur et concerné.

L'ambassadeur Konforou a également souligné les défis que le Mali et les pays de la région se rencontraient dans la mise en œuvre de ce régime de sanctions, compte tenu de leur nature. Parlant de l'interdiction de voyager, il dira que les personnes sous sanctions réussiront à déjouer la vigilance des mécanismes traditionnels d'identification, en utilisant de faux documents et en profitant de la porosité des frontières. Concernant le gel des avoirs, le diplomate soutient que le faible taux de bancarisation permet aux individus sous sanctions et à bien d'autres criminels d'opérer en utilisant de l'argent cash, l'argent mallette ou d'autres formes de transactions informelles.

Issa Konfourou a également fait savoir que certains individus sanctionnés sont désormais engagés de manière constructive avec le gouvernement dans la mise en œuvre de l'Accord et dans la recherche de la paix et de la réconciliation entre les Maliens. Aussi, le gouvernement a signalé à plusieurs reprises, en plus des parties signataires de l'Accord, l'existence d'autres acteurs sur le terrain qui constituent des obstacles majeurs à l'application de l'Accord. Il s'agit d'organisations terroristes et de réseaux de criminalité organisés y comprenant des trafics en tous genres, qui constituent des menaces pour la stabilité au Mali et au Sahel. Or, ces groupes criminels sont hors du champ d'application de l'Accord et donc du régime de sanctions.

En plus, le gouvernement a décidé de donner une nouvelle chance aux mesures de confiance entre les parties signataires de l'Accord, notamment à travers la revitalisation du dialogue direct inter-malien. C'est au regard de tout ce qui précède que le gouvernement a demandé au Conseil de sécurité, par lettre en date du 15 août 2023, la levée du régime de sanctions concernant le Mali. Issa Konfourou a exprimé la gratitude du gouvernement à la Fédération de Russie pour l'usage légitime de son droit de veto et pour son partenariat fiable et sincère.

Mais aussi pour avoir pris la décision courageuse de demander la prise en compte des attentes légitimes du Mali, pays principalement concerné. Le diplomate se réjouit du veto de la Russie qui a permis de mettre fin au régime de sanctions, qui était devenu un instrument aux mains d'un groupe de pays hostiles au Mali et à ses choix et qui l'utilisent pour porter atteinte à ses intérêts.

<strong>Dieudonné DIAMA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Désengagement de la Minusma à Tombouctou : Voici l’opération qui ira au&#45;delà du 31 décembre 2023</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/desengagement-de-la-minusma-a-tombouctou-voici-loperation-qui-ira-au-dela-du-31-decembre-2023-3035751.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 11 Sep 2023 12:59:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La fin de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) est prévue pour le 31 décembre 2023. Toute fois, A Tombouctou, une opération ira au-delà de la de cette date.</em></strong>

Avec la fermeture du camp de Ber et de celui de Goundam, intervenue trois jours plus tard, la Minusma ne dispose plus que d’une seule emprise dans la région, à savoir sa base de Tombouctou. Selon le site de la Minusma, « Tous les équipements appartenant aux contingents qui opéraient dans la région et ceux appartenant aux Nations unies y sont entreposés en attendant leur évacuation hors du Mali ».

Pour la Minusma, cette opération complexe, qui impliquera le recours tant au transport fluvial que terrestre, « ira au-delà de l’année en cours, pour se prolonger pendant la période dite de liquidation de la Mission, qui commence le 1er janvier 2024 ».

Dans sa résolution 2690 du 30 juin dernier, le Conseil de sécurité a donné suite à la demande des autorités maliennes pour le retrait de la Mission de leur pays et déterminé que ce processus doit être conduit sur une période de six mois.

<strong>Amadou Sidibé</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Retrait de la MINUSMA :  La première phase terminée</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/retrait-de-la-minusma-la-premiere-phase-terminee-3035638.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/retrait-de-la-minusma-la-premiere-phase-terminee-3035638.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 11 Sep 2023 01:20:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Afin d’informer l’opinion sur l’état du processus de retrait des casques bleus dans notre pays, le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale et le ministère de la Défense et des Anciens combattants, à travers la Dirpa, ont, conjointement organisé, une conférence de presse sur le bilan de la première phase du retrait de la Minusma.</strong>

Cette rencontre avec les hommes de médias était co-animée par l’ambassadeur-directeur des organisations internationales du ministère des Affaires étrangères, le Dr Madou Diallo et le directeur de la Dirpa, le colonel Souleymane Dembélé.

L’ambassadeur-directeur des organisations internationales, Dr Madou Diallo a déclaré que conformément à la vision du président de la Transition, le colonel Goïta, un Comité de suivi de la mise en œuvre de la résolution 2690 relative au retrait de la Minusma a été mis en place.

<em>« Il s’agit du comité ministériel composé de 17 ministres et du comité technique comprenant des points focaux des départements ministériels. Le premier est chargé de définir les orientations politiques et stratégiques du retrait. Ce comité se réunit de manière régulière avec la direction de la Minusma pour évaluer et fixer les actions prioritaires nécessaires à la réussite du processus »</em>, précise Dr Diallo.

Il explique : « Aussi, le comité technique et les experts de la Minusma sont organisés en deux groupes de travail. Le groupe I s’occupe des questions de défense, de sécurité et de logistique. Et le groupe II  est chargé des activités programmatiques de la Mission onusienne. À l’interne, les autorités de la Transition ont mis en place un III groupe, chargé de l’atténuation de l’impact du retrait de la Minusma dans les différents domaines de la vie publique, économique et sociale ».

Groupe de travail «Défense, Sécurité et Logistique» ? Dr Madou Diallo dira que les deux parties ont noté, avec satisfaction, la bonne coordination qui a facilité la rétrocession au gouvernement des camps d’Ogossagou, Ber, Goundam et Ménaka. Ces rétrocessions se déroulent respectivement les 3, 14, 15 et 25 août 2023. Marquant l’achèvement de la première phase du retrait de la Mission.

Concernant le désengagement du personnel : le directeur Diallo a révélé qu’à la date du 4 août dernier, 1.734 Casques bleus ont quitté le Mali sur les 15.000 (militaires et civils) que compte la Mission onusienne : <em>«À ce jour, 22% des unités de police individuelle sont désengagées. D’ici fin septembre 30% du personnel international aura quitté le territoire national »</em>.

Autre fait majeur ? Il s’agit du groupe de travail 2 «Activités programmatiques/tâches à transférer», le conférencier a expliqué que les thématiques retenues ont fait l’objet d’échanges entre les deux parties. «Le processus politique et de paix, la question du Centre, les questions humanitaires et de développement économique, social et culturel et la question de la justice ainsi que la refondation de l’Etat», selon le diplomate.

Aussi, évoquant le groupe de travail 3 « Atténuation de l’impact du retrait de la Minusma », Dr Diallo a rassuré que les démarches sont en cours à travers le projet de protocole entre la BDM, la BNDA et les employés locaux avec une garantie du gouvernement en vue de résorber leurs dettes. Dans le cadre de l’élaboration de la stratégie d’atténuation de l’impact socioéconomique du retrait de la Minusma, un consultant a été recruté. <em>« Cette stratégie sera disponible d’ici 60 jours. Si la première phase s’est faite dans l’intervalle du 1er au 31 août 2023, la seconde s’étendra du 1er septembre au 31 décembre 2023. Cette partie,  concerne les camps de Tessalit, Aguelhoc, Ansongo, Kidal et Douentza »</em>.

Par ailleurs, le diplomate précisera qu’à l’issue de cette seconde phase, à compter du 1er janvier 2024, la Minusma fera l’objet d’une liquidation. « De ce fait, le conférencier a indiqué qu’il est prévu de laisser sur place des unités de gardes chargées de sécuriser le matériel et les équipements qui n’auront pas pu être évacués à l’échéance du 31 décembre. Pour l’étape de liquidation, ces biens et équipements, a prévenu le directeur des organisations internationales, seront sécurisés dans les camps de Tombouctou, Gao, Mopti et de Bamako-Sénou », a-t-il indiqué.

Cependant, selon lui, les préparatifs de la 2ème phase vont bon train. Dans cette perspective, le responsable des organisations internationales au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a mis l’accent sur la question environnementale, le transport du matériel, les autorisations des vols, les mouvements des contingents, l’importation, la réexportation, des matériels et la sécurité des convois.

Quant au directeur de la Dirpa, il a assuré que les FAMa sont en train de jouer pleinement leur partition dans le cadre de cette rétrocession. « Ber était devenu un gage territorial pour les groupes armés terroristes où se passaient toutes sortes de trafics. Et actuellement, les FAMa rayonnent à Ber. Toute chose qui confirme la montée en puissance de l’Armée. Enfin, le patron de la Dirpa a confirmé que la première phase du retrait de la Minusma s’est globalement bien déroulée.

<strong>M Sylla</strong>

&nbsp;

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Retrait de la MINUSMA : Grande conférence de restitution</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/retrait-de-la-minusma-grande-conference-de-restitution-3035664.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/retrait-de-la-minusma-grande-conference-de-restitution-3035664.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 10 Sep 2023 15:23:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le directeur des organisations internationales, l’ambassadeur Madou Diallo, et le colonel Souleymane Dembélé de la direction des relations publiques de l’Armée (Dirpa), étaient face à la presse pour une grande conférence conjointe sur le retrait de la Mission onusienne (Minusma) du Mali. Selon les deux responsables, de la diplomatie et de la défense, le Mali est satisfait de la 1re phase du retrait. La 2e phase commence ce 15 septembre et prendra fin le 31 décembre 2023 à Kidal.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>

La grande conférence conjointe animée par le patron de la Dirpa et le chef des organisations internationales, le colonel Souleymane Dembélé et Madou Diallo, le mardi dernier au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, avait pour but de faire l’état de lieu de la 1re phase du retrait de la Minusma et les perspectives de la deuxième phase. Les deux responsables ont affirmé que l’Etat du Mali est satisfait de cette phase qui s’est achevée et reste optimiste pour la deuxième.

Pour le suivi et la conduite de ce retrait de la Minusma et conformément à la résolution 2690 du 30 juin 2023, du Conseil de sécurité des Nations unies qui mettait fin à la mission de la Minusma, selon M. Diallo, deux comités ont été mis en place. Il s’agit : d’un comité ministériel composé de 17 départements chargés de définir les orientations politiques et stratégiques du retrait, un comité technique composé d’experts et de points focaux desdits ministères, chargé de l’exécution des décisions du comité ministériel. Le comité technique a été divisé en trois groupes sous-comité pour la bonne conduite des opérations.

Les trois groupes sous-comités de travail :

Selon le diplomate chargé des organisations internationales, en deçà, du comité ministériel a été créé un comité technique composé de trois groupes spécifiques pour le bon déroulement du retrait et sans grands impacts sur la population malienne. D’abord, M. Diallo, a précisé que le comité ministériel est chargé de définir les orientations politiques et stratégiques du retrait et se réunit de manière régulière avec le leadership de la Minusma. Il évalue et fixe les actions prioritaires nécessaires pour la réussite du processus. Ensuite un comité technique composé d’experts gouvernementaux et points focaux des ministères pour l’exécution et la mise en œuvre des décisions du comité ministériel. Les membres dudit comité se réunissent de manière coopérative, soit à l'interne ou conjointement avec les experts de la Minusma.

Pour faciliter la prise en charge des différents aspects relatifs aux retraits de la Minusma, le comité technique et les experts de la Minusma se sont organisés à deux groupes de travail : la défense, sécurité et logistique pour le groupe 1, les activités programmatrices de la Minusma à transférer, pour le groupe 2. A l'interne, le gouvernement a mis en place, un 3e groupe chargé de l'atténuation de l'impact du retrait de Minusma dans les différents domaines politique, économique et social.

<em>"Il est important de noter que bien que ce groupe ait été formalisé en juillet 2023, après la décision du conseil de sécurité, lesdits groupes sont le résultat d'une réflexion menée, initiée par les autorités maliennes, sous le leadership du chef de l'Etat, le président de la transition, le colonel Assimi Goïta. Dès que le retrait de Minusma  a commencé à être envisagé"</em>, a lancé le diplomate chargé des organisations internationales au Mali.

<strong> </strong>

<strong>La première phase terminée :</strong>

La première phase de rétrocession a été une réussite, ont affirmé les deux conférenciers. A titre de rappel les étapes du processus de désengagement de la Minusma : <em>"Nous rappelons qu'il y a deux phases de retraits ensuite suivies d’une phase de liquidation"</em>, a fait savoir M. Diallo pour dire citer que : <em>"La première phase des retraites du 1er au 31 août 2023 concernait la rétrocession au gouvernement du Mali des camps et sites d'Ogossagou, des Ber, de Goundam et de Ménaka"</em>.

A ses dires, la deuxième phase du 1er septembre au 31 décembre 2023 concerne les camps des Tessalit, Aguelhok, Ansongo, Kidal et Douentza. A partir du 1er janvier 2024, il n'est prévu de laisser sur place que les unités de garde chargées de sécuriser le matériel et les équipements qui n'auront pu être évacués à l'échéance du 31 décembre et les biens de Minusma  qui feront l'objet d'une liquidation. A l’en croire, ces biens et équipements seront sécurisés dans les camps des Tombouctou, des Gao, de Mopti et de Bamako pour la phase de liquidation.

En termes d'équilibre de cette première phase du processus de retrait de la Minusma, au titre du groupe 1 qui est chargé des questions de Défense, Sécurité et Logistique, les deux parties ont noté avec satisfaction la bonne coordination qui a facilité la rétrocession au gouvernement des camps d'Ogossagou le 3 août 2023, de  Ber le 14 août 2023, de Goundam le 15 août 2023 et de Ménaka le 25 août 2023, marquant ainsi l'achèvement de la première phase du retrait de la Minusma. En vue de prendre en charge la couverture juridique de la rétrocession des camps, les deux parties se sont mises d'accord pour adopter les certificats de remise de sites, des biens et d'équipements ayant déjà servi, par exemple, pour les camps de Ménaka, a précisé, M. Diallo.

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<strong>Impacts du retrait, les assurances du gouvernement</strong>

Dans la dynamique de l’atténuation des impacts du retrait de la Minusma sur la population malienne, Madou Diallo a confié qu’un groupe propre et unique à la partie malienne a été mis en place, nommé groupe 3. <em>"Dans ce groupe, on note la finalisation des termes de référence d'une mission de sensibilisation du gouvernement dans les régions abritant les camps de la Minusma, les termes de référence de la stratégie relative à l'atténuation de l'impact socio-économique du retrait de la Minusma"</em>, a-t-il expliqué.

Et de faire savoir que dans le cadre de l'élaboration de la stratégie d'atténuation de l'impact socio-économique du retrait de l'administration, un consultant est déjà appuyé. Concernant les employés locaux de l'administration, des démarches sont en cours sur la question de la dette des employés à travers les projets de protocole entre la BDM, la BNDA et les employés concernés avec une garantie du gouvernement, a rassuré notre diplomate. De manière globale, selon lui, un accord cadre gouvernemental sera mis en place pour l’atténuation des impacts du retrait de la Minusma. Il a garanti disant qu’: <em>"A cet égard, les deux parties se sont accordées pour faire l'état des lieux des projets financés par la Minusma  en priorisant ceux en cours d'exécution et en procédant à l'identification des structures et ou organisme susceptibles de prendre le relais de l'administration pour la pérennisation des projets jugés pertinents. Minusma  mettra à la disposition de la partie gouvernementale une base sur l'ensemble des projets"</em>.

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<strong>Deuxième phase (Aguelhok, Tessalit, Kidal, Douentza…)</strong>

Après cette première phase avec quelques difficultés notées, le Mali avec la Minusma s’en vont pour une deuxième phase qui durera 5 mois. Entre 15 septembre et 31 décembre. Aux du diplomate, en termes de perspectives concernant les préparatifs de la seconde phase, il a lieu de noter que les parties ont convenu de renforcer la coordination et la planification dans le cadre des rencontres du comité, c'est-à-dire le comité ministériel et le comité technique, de suivi de la mise en œuvre de la résolution 2690 du conseil de sécurité. Cela, à l’en croire, en vue de faciliter le respect du plan de rétrocession au gouvernement avant le 31 décembre 2023 des camps d’Aguelhok , Ansongo, Goundam , Douentza et Tessalit.

Dans cette perspective plusieurs questions seront prises en compte, notamment la question environnementale, les transports du matériel, les autorisations de vol, les mouvements des contingents, l'importation, la réexportation des matériels et la sécurité, a marteler M. Diallo de la diplomatie malienne. <em>"</em>Les transferts de tâches constituent également une priorité pour la deuxième phase. Et comme je vous l'ai dit c'est à partir du 1er janvier 2024 que démarrera la phase de liquidation<em>"</em>, fera-t-il savoir pour cette étape.

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<strong>La prise de Ber, un exploit des FAMa </strong>

Le colonel Souleymane Dembélé raconte la prise de Ber par les FAMa : <em>"Effectivement, les forces années maliennes s’entendaient à la réaction des groupes armés terroristes. Parce que Ber était devenu véritablement un sanctuaire. Ber était devenu un gage territorial pour ces groupes armés terroristes. Où se passaient toutes sortes de trafics. Trafic d'armes, trafic de drogue, trafic de cigarettes. C'était vraiment un état dans un autre état. Et on savait qu’occuper Ber, ce n'était pas une chose facile pour les forces armées maliennes. On s'est préparé, on a montré nos muscles et on est entré à Ber. Et actuellement les forces armées maliennes rayonnent à Ber et tous les alentours. Et elles ont fait 4 jours pour 60 km. Les forces armées maliennes et nos unités ont quitté le 10 à Tombouctou. 10, 11, 12, 13, c'est les 13 qui sont entrés à Berne. Et ça ne fait que 60 kilomètres. Imaginez déjà alors ce que les forces armées maliennes ont subi et ont eu à faire comme avancée dans le cadre de la rétrocession de Berne. Et ça a été fait plus vite que prévu parce que Berne c'était prévu le 15. On s'est préparé, on a pris la route plus tôt que prévu. Et ça a nécessité le départ précipité du contingent de la Minusma qui était là. Donc c'était d'abord des tentatives d'infiltration. Des groupes armés qui ont voulu infiltrer les forces, nos dispositifs. Et après c'était des tirs de harcèlement, c'était des poses d’engins explosifs improvisés. Mais malgré tout ça, on s'est battu. Et on a pris possession de Ber le dimanche aux environs des 8h30 du matin. Et quand on a pris possession de Berne, alors avec les campagnes d'intox, la population s’est dispersée. Et dix jours après, j'étais avec le chef d’Etat-major général des armées à Ber. Tu vois que les boutiques fermaient, les portes bouclaient, etc. Mais quand on était encore là, les populations arrivaient même. Parce que ces terroristes leur ont dit que les FAMa venaient pour tuer. Et après avoir pris possession de Ber, on a conduit des actions civilo-militaires. On a fait des traitements et des dons. Donc c'est ce qui a permis de rassurer la population. Et petit à petit, jusqu'à nos jours, la population est en train de revenir petit à petit sauf les terroristes qui sont dans la nature. Donc je veux dire que Ber, ce n'est pas pour montrer la montée  impuissante des femmes.</em>

<em>Mais Ber, c'est la confirmation de la volonté impuissante des forces armées maliennes. Pour qui c'est ce qui était à Ber ? En termes de neutralisation, nous sommes à plus de 80. Contrairement à ce qui a été dit. Parce qu'au fur et à mesure, on découvre certaines choses que je ne vais pas étaler ici. Les morts qu'on arrive à déceler. Aujourd'hui, on est environ à plus de 100 terroristes neutralisés entre Tombouctou et Ber. Donc je pense que ça dénote un peu de la confirmation de cette montée en puissance"</em>.

<strong> </strong>

<strong>Blocus de Tombouctou</strong>

<em>"Il n’y a pas de blocus à Tombouctou"</em>, rapportera le chef de la communication de l’Armée. Et de préciser pour mettre en garde : <em>"On dit que Tombouctou est sous un blocus, je pense que les journalistes sont en train de faire l'apologie de ces terroristes. Parce qu'actuellement, il faut le dire, ces terroristes, avec ce qu'ils ont subi sur le terrain, sont en train de s'adonner à une véritable campagne médiatique. Ils commettent une action tout de suite, ils filment, ils mettent sur les réseaux sociaux"</em>. Et il continuera : <em>"Et on ne fait que les relayer. On crée la psychose dans la tête des populations. On crée la psychose dans la tête des opérateurs économiques, des commerçants. Mais ce n'est que des actions pas tellement coordonnées. Parce que de nos jours, que ce soit à Ber, que ce soit dans le Centre du pays, il n'y a pas un groupe terroriste. Deux motos, trois motos, ou cinq, qui puissent se retrouver pour aller sévir. Comme ils en avaient l'habitude. Ce n'est plus possible de nos jours"</em>.

<em>"Donc c'est une moto, avec deux personnes, ou bien avec une personne. Donc ils vont, ils commettent le forfait et puis ils disparaissent dans la nature. Donc quand on relaie, on ne fait que partager, partager, partager, partager"</em>, a-t-il répété contre les utilisateurs des réseaux.

<em>"Vous-mêmes, vous allez créer la psychose chez vous. Parce qu'on dit des choses qui ne sont pas. Et la vie, c'est des choses qui ne sont pas. Si les terroristes étaient dans une certaine capacité, on n'allait pas prendre possession de Ber"</em>, a qualifié le patron de la Dirpa, ce qui se dit Blocus sur Tombouctou sur les réseaux et autres médias.

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<strong>Kidal et l’Accord d’Alger</strong>

Après avoir assisté à la difficile prise de Ber qui a vu naitre entre l’Armée malienne, une altercation avec la CMA (Coordination des mouvements de l’Azawad), groupe signataire de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation issu du processus d’Alger, tous les regards se tournent vers Kidal. Cette région qui fait le fief de la CMA fait aussi des zones où se prévues la deuxième de la rétrocession des camps de la Minusma. Il s’agit de Kidal, Tessalit, Douentza.

Le colonel Dembélé, sur la question, donne l’assurance que les Forces armées maliennes s’inscrivent totalement dans le respect des engagements politiques pris dans le cadre de l’Accord pour la paix. Et par conséquent ne saurait en aucun moment  souscrire à une escalade violente contre les groupes armés signataires de l’Accord. Cependant, a-t-il ajouté, ne transigeront pas avec les groupes armés terroristes et les combattront.

Pour les deux conférenciers, l’Accord sera sauvé et l’Armée sera partout sur le territoire malien tout en privilégiant le dialogue. Kidal fait partie du Mali et comme les autres localités, la rétrocession se passer entre la Minusma et le Mali. <em>"Kidal ne sera pas un frein à l’Accord"</em>.

A rappeler que la seconde phase de rétrocession va concerner entre septembre et le 31 décembre 2023, Tessalit, Aguelhok, Ansongo, Douentza et le camp de la Minusma à Kidal. Kidal est prévu pour le 31 décembre. Après cette phase, il ne resterait de la Minusma au Mali que des unités de gardes pour la surveillance des matériels dans les camps de Gao, Mopti et Bamako. En attendant la liquidation de ces objets, a conclu Souleymane Dembélé de la Dirpa.

<strong>Koureichy Cissé</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Assemblée générale des Nations unies : La délégation du Mali attendue à New&#45;York à partir du 18 septembre prochain</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/assemblee-generale-des-nations-unies-la-delegation-du-mali-attendue-a-new-york-a-partir-du-18-septembre-prochain-3035567.html</link>
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<pubDate>Fri, 08 Sep 2023 13:26:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La délégation du Mali participera à la prochaine assemblée générale des Nations unies qui doit se tenir à partir du 18 septembre 2023 à New-York. Ce grand rendez-vous portera essentiellement sur les Objectifs de développement durable (ODD).</strong>

Le président du Conseil national du patronat du Mali (CNPM), Mossadeck Bally, l'a annoncé jeudi dernier au terme d'une audience qui lui a été accordée à la Primature par le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga.

C'était en présence du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop et de celui en charge de l'Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo.

À sa sortie d'audience, Mossadeck Bally a fait savoir que la délégation du Mali qui fera partie de cette session sera conduite par le ministre en charge des Affaires étrangères en compagnie du patronat et du secteur privé malien.

Pour le président du CNPM, le secteur privé est un partenaire très important dans l'atteinte de ces objectifs. « Nous menons déjà des activités aussi bien au niveau du patronat qu'au niveau de nos entreprises avec des partenaires tels que le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) qui nous accompagne dans ses activités », a fait remarquer Mossadeck Bally.

Et d'ajouter : « Nous avons apprécié opportun et utile de faire partie de cette délégation et d'aller à New-York pour justement défendre le point de vue du secteur privé malien dans cet agenda des ODD ».

Le patron du CNPM a indiqué que le Premier ministre les a chaleureusement reçu et accueilli leur souhait de faire partie de la délégation. Revenant sur le choix porté sur le ministre en charge des Affaires étrangères, Mossadeck Bally a révélé qu'initialement c'était le Dr Choguel Kokalla Maïga qui devait conduire cette délégation mais en raison d'un agenda très chargé, finalement c'est Abdoulaye Diop.

Le président du CNPM a souligné que le chef de l'Administration malienne a marqué son accord pour qu'ils fassent partie de cette délégation conduite par le ministre chargé de la diplomatie.

<strong>Souleymane SIDIBE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Retrait de la Minusma : 1.734 casques bleus ont déjà quitté le Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/retrait-de-la-minusma-1-734-casques-bleus-ont-deja-quitte-le-mali-3035178.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 06 Sep 2023 10:20:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale et le ministère de la Défense et des Anciens combattants, à travers la Direction de l'information et des relations publiques des armées (Dirpa), ont conjointement organisé, hier une conférence de presse sur le bilan de la première phase du retrait de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma).

C'était hier dans les locaux du département en charge des Affaires étrangères. Elle était co-animée par l'ambassadeur-directeur des organisations internationales du ministère des Affaires étrangères, le Dr Madou Diallo et le directeur de la Dirpa, le colonel Souleymane Dembelé.

Le Dr Madou Diallo a d'abord rappelé que conformément à la vision du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, un Comité de suivi de la mise en œuvre de la résolution 2690 relative au retrait de la Minusma a été mis en place.

Il s'agit du comité ministériel composé de 17 ministres et du comité technique comprenant des points focaux des départements ministériels. Le premier est chargé de définir les orientations politiques et stratégiques du retrait, a précisé Madou Diallo qui ajoutea que ce comité se réunit de manière régulière avec la direction de la Minusma pour évaluer et fixer les actions prioritaires nécessaires à la réussite du processus.

Aussi, a souligné le Dr Diallo, le comité technique et les experts de la Minusma sont organisés en deux groupes de travail. Le conférencier a précisé que le groupe I s'occupe des questions de défense, de sécurité et de logistique. Et le groupe II, at-il poursuivi, est chargé des activités programmatiques de la Mission onusienne. À l'interne, les autorités de la Transition ont mis en place un 3ème groupe, chargé de l'atténuation de l'impact du retrait de la Minusma dans les différents domaines de la vie publique, économique et sociale, à fait savoir l' ambassadeur-directeur des organisations internationales.

S'agissant du groupe de travail «Défense, Sécurité et Logistique», Dr Madou Diallo a soutenu que les deux parties ont noté, avec satisfaction, la bonne coordination qui a facilité la rétrocession au gouvernement des camps d'Ogossagou, Ber, Goundam et Ménaka. Ces rétrocessions se déroulent respectivement les 3, 14, 15 et 25 août 2023. Marquant l'achèvement de la première phase du retrait de la Mission.

Parlant du désengagement du personnel, le directeur Diallo a révélé qu'à la date du 4 août dernier, 1.734 Casques bleus ont quitté le Mali sur les 15.000 (militaires et civils) que compte la Mission onusienne. «À ce jour, 22% des unités de police individuelle sont désengagées», a-t-il confié, affirmant que d'ici fin septembre 30% du personnel international aura quitté le territoire national.

Concernant le groupe de travail 2 «Activités programmatiques/tâches à transférer», le conférencier a expliqué que les thématiques retenues ont fait l'objet d'échanges entre les deux parties. «Le processus politique et de paix, la question du Centre, les questions humanitaires et de développement économique, social et culturel et la question de la justice ainsi que la refondation de l'Etat», a énuméré le diplomate.

Abordant le groupe de travail 3 « Atténuation de l'impact du retrait de la Minusma », Madou Diallo a rassuré que les démarches sont en cours à travers le projet de protocole entre la BDM, la BNDA et les employés locaux avec une garantie du gouvernement en vue de résorber leurs dettes. Dans le cadre de l'élaboration de la stratégie d'atténuation de l'impact socioéconomique du retrait de la Minusma, un consultant a été recruté, a fait savoir Madou Diallo.

D'après lui, cette stratégie sera disponible d'ici 60 jours. Si la première phase s'est faite dans l'intervalle du 1er au 31 août 2023, la seconde s'étendra du 1er septembre au 31 décembre 2023, a précisé le Dr Diallo. Cette partie, at-il rappelé, concerne les camps de Tessalit, Aguelhoc, Ansongo, Kidal et Douentza.

A l'issue de cette seconde phase, à compter du 1er janvier 2024, la Minusma fera l'objet d'une liquidation. De ce fait, le conférencier a indiqué qu'il est prévu de laisser sur place des unités de gardes chargées de sécuriser le matériel et les équipements qui n'auront pas pu être évacués à l'échéance du 31 décembre. Pour l'étape de liquidation, ces biens et équipements, a prévenu le directeur des organisations internationales, seront sécurisés dans les camps de Tombouctou, Gao, Mopti et de Bamako-Sénou.

Par ailleurs, les préparatifs de la 2ème phase vont bon train. Dans cette perspective, le responsable des organisations internationales au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a mis l'accent sur la question environnementale, le transport du matériel, les autorisations des vols, les mouvements des contingents, l'importation, la réexportation. des matériels et la sécurité des convois.

Pour sa part, le directeur de la Dirpa a assuré que les FAMa sont en train de jouer pleinement leur partition dans le cadre de cette rétrocession. Le colonel Souleymane Dembélé a souligné que «Ber était devenu un gage territorial pour les groupes armés terroristes où se passaient toutes sortes de trafics». Le haut gradé a précisé ensuite qu'actuellement, les FAMa rayonnent à Ber. Toute chose qui confirme la montée en puissance de l'Armée. Enfin, le patron de la Dirpa a confirmé que la première phase du retrait de la Minusma s'est globalement bien déroulée.

<strong>Namory KOUYATÉ</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>SE.M. Issa Konfourou, représentant du Mali auprès des Nations Unies :  ‘’L’occupation par l’Armée malienne des camps libérés par la MINUSMA ne constitue pas un acte de belligérance ou de rupture du processus de paix’’</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/se-m-issa-konfourou-representant-du-mali-aupres-des-nations-unies-loccupation-par-larmee-malienne-des-camps-liberes-par-la-minusma-ne-constitue-pas-un-acte-de-3035071.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 05 Sep 2023 07:52:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Malien</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L’Ambassadeur Représentant permanent de la République du Mali auprès des Nations Unies à New York, Issa Konfourou, a prononcé un discours, le 28 août 2023, à New York aux Etats Unis d’Amérique lors de la réunion du Conseil de sécurité sur le rapport d’étape du Secrétaire général des Nations Unies sur le retrait de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies au Mali (MINUSMA). Dans son intervention, l’Ambassadeur Issa Konfourou s’est beaucoup appesanti sur le « retrait de la MINUSMA qui n’entachera en rien la détermination et l’engagement des autorités maliennes en matière de respect et de protection des droits humains.

Pour le diplomate malien, le Gouvernement du Mali se réjouit que le Conseil de sécurité ait accédé à sa demande formulée en juin dernier. Et depuis cette date, les autorités de la transition travaillent en étroite coopération avec la MINUSMA pour un retrait coordonné, sécurisé et ordonné, conformément au délai du 31 décembre 2023, décidé par le Conseil de sécurité. Il a fait savoir que dès l’adoption de la résolution 2690 le 30 juin 2023, le Mali a multiplié les concertations avec la MINUSMA tant aux niveaux technique que politique, en vue de faciliter et de diligenter le processus de retrait de la Mission des Nations Unis du territoire malien.

Il a profité de cette tribune pour adresser les félicitations du  Gouvernement du Mali à la MINUSMA dans l’exécution de la première phase du retrait de la MINUSMA, au cours de laquelle 4 camps ont été rétrocédés. ‘’Si les transferts des camps à Ogossagou, Goundam et Ménaka ont été pacifiques, le Gouvernement a cependant déploré les incidents qui ont émaillé celui de Ber, au cours duquel des groupes armés terroristes ont engagé des actions hostiles pour empêcher l’occupation du camp par les FAMa.

‘’Un incident qui a causé 6 morts dans les rangs des forces de défense et de sécurité, et au moins 72 combattants terroristes ont été neutralisés. Ce qui montre, une fois de plus, la détermination des Forces Armées maliennes à assumer leurs missions régaliennes de défense du territoire national, et de protection des populations et des biens’’, a souligné Issa Konfourou.

Selon l’Ambassadeur Issa Konfourou, cette détermination du Mali à faire occuper par l’Armée malienne tous les camps qui seront libérés par la MINUSMA ne constitue évidemment pas un acte de belligérance ou de rupture du processus de paix, au contraire, elle s’inscrit dans le processus régulier de rétrocession des emprises de la Mission et dans le respect du cadre juridique en vigueur, notamment l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger ainsi que toutes les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui reconnaissent la souveraineté, l’unité et l’intégrité territoriale du Mali. Aujourd’hui, poursuit-il : ‘’Il est important de noter que nos Forces de défense et de sécurité ont été attaquées par des groupes armés terroristes, qu’elles n’ont violé ni l’Accord encore moins le cessez-le-feu et n’ont pas l’intention de le faire. Cependant, si nos Forces sont attaquées ou empêchées d’accomplir leurs missions, elles se verront dans l’obligation de réagir vigoureusement’’.

Par ailleurs, il a indiqué que le Gouvernement du Mali réitère son attachement à la mise en œuvre intelligente et diligente de l’Accord, en collaboration avec les mouvements signataires qui le souhaitent, en vue de rétablir la paix et la stabilité durable au bénéfice des paisibles populations. Aussi, face aux inquiétudes évoquées concernant la surveillance et l’établissement de rapports sur les droits de l’Homme au Mali, il a rappelé que le retrait de la MINUSMA n’entacherait en rien la détermination et l’engagement des autorités maliennes en matière de respect et de protection des droits humains qui constituent un précieux héritage de notre glorieuse histoire et une valeur cardinale de notre société’’, a déclaré le représentant permanent du Mali auprès des Nations Unies. Pour lui, la deuxième phase de transfert des emprises de la MINUSMA à l’Etat malien, qui devrait commencer le 1er septembre 2023, devrait s’exécuter suivant le chronogramme convenu. ‘’Autant nous sommes ouverts au dialogue pour régler pacifiquement les questions ponctuelles qui peuvent se poser, autant nous tenons au respect strict des délais convenus pour le transfert des camps de Tessalit, d’Aguelhok et de Kidal à l’Etat du Mali. Avant de terminer, le diplomate a rappelé que le Gouvernement du Mali n’envisage pas de prolongation du départ de la Mission au-delà de la date du 31 décembre 2023 fixée par la Résolution 2690 (2023).

Y; Sangaré]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Retrait de la MUNISMA :  Bamako assure qu’il n’y aura pas un prolongement au&#45;delà du 31 décembre</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/retrait-de-la-munisma-bamako-assure-quil-ny-aura-pas-un-prolongement-au-dela-du-31-decembre-3034777.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/retrait-de-la-munisma-bamako-assure-quil-ny-aura-pas-un-prolongement-au-dela-du-31-decembre-3034777.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 03 Sep 2023 00:12:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Lundi 28 août 2023, le Conseil de sécurité des Nations unies s’est réuni pour faire le bilan du processus de retrait de la Mission des casques bleus au Mali. Le gouvernement de Transition par la voix de son représentant permanent auprès des Nations unies a indiqué au cours de cette rencontre que le Mali n’envisage en aucun cas de prolonger le départ de la Minusma au-delà de la date du 31 décembre fixée par la résolution 2690.</em></strong>

Ce lundi 28 août 2023, le Conseil de sécurité des Nations unies a organisé une session spéciale pour faire l’état d’avancement du processus de retrait de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma).

Dans son intervention, le représentant spécial du secrétaire général et chef de la Minusma a indiqué que le retrait de la Mission se déroulera en deux phases jusqu’au 31 décembre. Lesquelles seront suivies de la période de liquidation qui commence le 1er janvier 2024.

Selon El-Ghassim Wane, la première phase de retrait a commencé le 17 juillet dernier avec la fermeture des bases avancées les plus petites et les plus isolées. D’après, le chef de la Minusma, le 25 août s’est achevée la première phase avec la fermeture du camp de Ménaka.

Toutefois, El-Ghassim note que c’est la deuxième phase qui sera la plus difficile et complexe en raison du calendrier serré et la dégradation de la situation sécuritaire.

<em>"Des opérations extrêmement difficiles en raison du calendrier serré et des conditions sécuritaires et logistiques dans le pays"</em>, a fait savoir El Ghassim Wane.

Bamako reste tout de même formelle, pas de plan de B envisageable, les Nations unies doivent faire de même en créant toutes les conditions pour réaliser l'exécution de ce plan dans son délai.

Issa Konfourou, représentant permanent du Mali auprès des Nations unies a précisé à l’issue de cette réunion que le gouvernement malien n’envisage pas de prolongation du départ de la Mission au-delà de la date du 31 décembre fixée par la résolution 2690 du Conseil de sécurité de l’ONU.

Rappelons que d'ici à la fin de l’année 13 000 militaires et policiers de la force onusienne devront quitter le territoire malien pour rejoindre leurs pays respectifs.

<strong>Ousmane Mahamane </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Résolution sur les sanctions contre le Mali : Moscou bloque le projet Franco&#45;Emirati</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/resolution-sur-les-sanctions-contre-le-mali-moscou-bloque-le-projet-franco-emirati-3034545.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/resolution-sur-les-sanctions-contre-le-mali-moscou-bloque-le-projet-franco-emirati-3034545.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 01 Sep 2023 02:00:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ciwara Info</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Russie, alliée de Bamako, a mis son veto mercredi à une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU prolongeant les sanctions contre des Maliens menaçant la paix dans le pays, dont la junte malienne réclamait la levée. La résolution qui prévoyait de prolonger d'un an le régime de sanctions mis en place en 2017 contre des individus mettant en danger l'accord de paix de 2015, ainsi que le comité d'experts chargés de les surveiller, a recueilli 13 voix en faveur, une abstention (Chine) et une voix contre (Russie).</strong>

<strong>Le projet de résolution franco-émirati sur les sanctions contre le Mali ne prend pas en considération les préoccupations de la partie malienne, selon l’ambassadeur russe auprès de l’Onu. C’est la raison pour laquelle la Russie a mis son veto au Conseil de sécurité.</strong>

<strong>Moscou explique son veto</strong>

Le représentant permanent russe auprès de l’Onu Vassili Nebenzia a expliqué pourquoi la Russie a bloqué le 30 août un projet de résolution du Conseil de sécurité sur le Mali rédigé par la France et les Émirats arabes unis.

Le texte prévoyait de prolonger d’un an le régime de sanctions mis en place en 2017 contre des individus mettant en danger l’accord de paix de 2015 et le mandat du comité d’experts chargés de les surveiller.

Selon Vassili Nebenzia, la résolution ne tenait pas compte des préoccupations de Bamako.

“La Russie a voté contre le projet de résolution sur la reconduction du régime de sanctions contre le Mali. À notre grand regret, le texte présenté ne prend pas en considération les préoccupations de la partie malienne et la position russe. Et ce malgré nos multiples appels à une approche constructive et à un compromis raisonnable”, a-t-il signalé.

Il a ajouté que “la position russe n’a pas été prise en compte et qu’un pas substantiel au-devant de la demande officielle du Mali n’a pas été fait”.

<strong>Projet alternatif rejeté</strong>

Le diplomate a noté que la Russie avait appelé à soutenir son projet alternatif prévoyant de prolonger les sanctions d’un an, pour qu’elles “ne se transforment pas en un instrument de pression extérieure sur les problèmes politiques intérieurs maliens”.

Il a précisé que le potentiel du comité d’experts était “épuisé depuis longtemps” et qu’il était “nécessaire de le dissoudre”.

Le régime de sanctions sur le Mali (gel des avoirs et interdiction de voyage), avait été mis en place en 2017 et concernait huit individus, notamment des responsables de groupes signataires de l’accord de paix de 2015 accusés de le mettre en péril. Ces sanctions avaient été réclamées par le gouvernement malien de l’époque, mais les autorités actuellement en place réclament leur levée.

<strong>Les sanctions expirent ce 31 août</strong>

“La raison à l’origine de la demande malienne de mettre en place ce mécanisme a cessé d’exister”, assurait mi-août le ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop dans une lettre adressée au Conseil de sécurité, affirmant que les “belligérances entre les mouvements signataires” avaient “pris fin”.

La Russie était d’accord pour prolonger les sanctions, mais seulement pour la dernière fois, et voulait surtout dissoudre le comité d’experts dont elle conteste, avec Bamako, l’objectivité. Sa résolution en ce sens a été rejetée, n’ayant pas obtenu les 9 voix nécessaires sur 15 au Conseil de sécurité.

<strong>CIWARA INFOS AVEC LE SITE https://fr.sputniknews.africa/</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Moscou explique son veto sur une résolution franco&#45;émiratie sur les sanctions contre le Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/moscou-explique-son-veto-sur-une-resolution-franco-emiratie-sur-les-sanctions-contre-le-mali-3034459.html</link>
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<pubDate>Thu, 31 Aug 2023 11:05:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="article__header">
<div class="article__announce-text"><strong>Le projet de résolution franco-émirati sur les sanctions contre le Mali ne prend pas en considération les préoccupations de la partie malienne, selon l’ambassadeur russe auprès de l’Onu. C’est la raison pour laquelle la Russie a mis son veto au Conseil de sécurité.</strong></div>
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<div></div>
<div class="article__text">Le représentant permanent russe auprès de l’Onu Vassili Nebenzia a expliqué pourquoi <a href="https://fr.sputniknews.africa/20230831/la-russie-met-son-veto-a-une-resolution-de-lonu-sur-les-sanctions-au-mali-1061754544.html" target="_blank" rel="noopener">la Russie a bloqué</a> le 30 août un projet de résolution du Conseil de sécurité sur le Mali rédigé par la France et les Émirats arabes unis.</div>
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<div class="article__text">Le texte prévoyait de prolonger d'un an le régime de sanctions mis en place en 2017 contre des individus mettant en danger l'accord de paix de 2015 et le mandat du comité d'experts chargés de les surveiller.</div>
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<div class="article__text">Selon Vassili Nebenzia, la résolution ne tenait pas compte des <a href="https://fr.sputniknews.africa/20230802/la-politique-de-paris-au-sahel-est-un-echec-pour-macron-avoue-un-politologue-francais-1061017221.html" target="_blank" rel="noopener">préoccupations de Bamako</a>.</div>
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<div class="article__quote-text">"La Russie a voté contre le projet de résolution sur la reconduction du régime de sanctions contre le Mali. À notre grand regret, le texte présenté ne prend pas en considération les préoccupations de la partie malienne et la position russe. Et ce malgré nos multiples appels à une approche constructive et à un compromis raisonnable", a-t-il signalé.</div>
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<div class="share m-active" data-id="1061754936" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20230831/moscou-explique-son-veto-sur-une-resolution-franco-emiratie-sur-les-sanctions-contre-le-mali-1061754936.html?share-block=1061754940" data-title="&quot;La Russie a voté contre le projet de résolution sur la reconduction du régime de sanctions contre le Mali. À notre grand regret, le texte présenté ne prend pas en considération les préoccupations de la partie malienne et la position russe. Et ce malgré nos multiples appels à une approche constructive et à un compromis raisonnable&quot;, a-t-il signalé."></div>
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<div class="article__text">Il a ajouté que "la position russe n’a pas été prise en compte et qu’un pas substantiel au-devant de la demande officielle du Mali n’a pas été fait".</div>
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<h2 class="article__h2">Projet alternatif rejeté</h2>
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<div class="article__text"><a href="https://fr.sputniknews.africa/20230616/paris-met-les-batons-dans-les-roues-de-la-securite-malienne-affirme-moscou-1059977313.html" target="_blank" rel="noopener">Le diplomate a noté</a> que la Russie avait appelé à soutenir son projet alternatif prévoyant de prolonger les sanctions d’un an, pour qu’elles "ne se transforment pas en un instrument de pression extérieure sur les problèmes politiques intérieurs maliens".</div>
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<div class="article__text">Il a précisé que le potentiel du comité d’experts était "épuisé depuis longtemps" et qu’il était "nécessaire de le dissoudre".</div>
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<div class="article__text">Le régime de sanctions sur le Mali (gel des avoirs et interdiction de voyage), avait été mis en place en 2017 et concernait huit individus, notamment des responsables de groupes signataires de l'accord de paix de 2015 accusés de le mettre en péril. Ces sanctions avaient été réclamées par le gouvernement malien de l'époque, mais les autorités actuellement en place réclament leur levée.</div>
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<div class="article__text"><strong>Les sanctions expirent ce 31 août.</strong></div>
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<div class="article__text">"La raison à l'origine de la demande malienne de mettre en place ce mécanisme a cessé d'exister", assurait mi-août le ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop dans une lettre adressée au Conseil de sécurité, affirmant que les "belligérances entre les mouvements signataires" avaient "pris fin".</div>
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<div class="article__text">La Russie était d'accord pour prolonger les sanctions, mais seulement pour la dernière fois, et voulait surtout dissoudre le comité d'experts dont elle conteste, avec Bamako, l'objectivité. Sa résolution en ce sens a été rejetée, n’ayant pas obtenu les 9 voix nécessaires sur 15 au Conseil de sécurité.</div>
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<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>

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<title>La résolution russe du Conseil de sécurité de l&amp;apos;ONU sur la levée des sanctions anti&#45;maliennes en 2024 n&amp;apos;est pas adoptée</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/la-resolution-russe-du-conseil-de-securite-de-lonu-sur-la-levee-des-sanctions-anti-maliennes-en-2024-nest-pas-adoptee-3034457.html</link>
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<pubDate>Thu, 31 Aug 2023 10:39:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Russie a voté en faveur du document, le Japon s'y est opposé, tandis que d'autres membres du Conseil de sécurité de l'ONU, dont la Chine, se sont abstenus.</strong>

NATIONS UNIES, 31 août. /TASS/. Le Conseil de sécurité des Nations Unies n'a pas adopté le projet de résolution russe sur la levée des sanctions contre le Mali en septembre 2024, a rapporté mercredi un correspondant de l'agence TASS.

La Russie a voté en faveur du document, le Japon s'y est opposé, tandis que d'autres membres du Conseil de sécurité de l'ONU, dont la Chine, se sont abstenus.

Le projet suggère que le régime de sanctions, en vigueur depuis septembre 2017, soit prolongé d'un an, jusqu'au 31 août 2024, pour la dernière fois.

Les délégations occidentales ont initié leur projet de résolution, qui prévoyait également une prolongation d'un an des sanctions, sans mentionner qu'il s'agissait de la dernière prolongation de ce type. La Russie oppose son veto au projet occidental.

Avant le vote sur le projet russe, le représentant permanent de la Russie auprès de l'ONU Vasily Nebezya a souligné que la Russie ne soutiendrait pas d'autres projets de sanctions contre le Mali. "Je voudrais dire encore une fois &lt;…&gt; au représentant américain : si cette résolution n'est pas adoptée, il n'y aura pas de retour à la discussion d'un nouveau projet", a-t-il prévenu.

Les deux projets prévoyaient la prolongation d'un an supplémentaire, soit jusqu'au 31 août 2023, du régime de sanctions, qui expire le 31 août 2023. Aucun des deux projets n'ayant été adopté, le régime de sanctions ne sera pas prolongé, ce qui signifie que le les sanctions contre le Mali deviendront sans effet à compter du 1er septembre 2023.

Dans tous les cas, les sanctions sont formalisées par des lois spéciales au niveau national. Les pays sont donc libres d'étendre leurs restrictions nationales contre le Mali, mais de telles mesures ne seront pas soutenues par une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU.

Dans le cadre du régime actuel de restrictions imposé au Mali, la liste des sanctions peut inclure des individus et des organisations responsables d'actions mettant en péril la paix, la sécurité ou la stabilité au Mali, notamment ceux qui participent à des hostilités en violation de l'accord de paix de 2015, entravant sa mise en œuvre, entravant l’aide humanitaire, violant le droit humanitaire international et impliqué dans le recrutement d’enfants.

Les personnes inscrites sur la liste noire se voient interdire de se rendre à l’étranger et leurs avoirs et ressources économiques sont gelés.

<strong>Source: https://tass.com/</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Retrait de la Minusma : L&amp;apos;opérationnalisation de la seconde phase commence le 1er septembre</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/retrait-de-la-minusma-loperationnalisation-de-la-seconde-phase-commence-le-1er-septembre-3034295.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 30 Aug 2023 09:45:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a ouvert hier, la réunion des membres du Comité technique et des groupes de travail chargés de la mise en œuvre de la résolution 2690 du Conseil de sécurité. La rencontre, présidée par l'ambassadeur-directeur des organisations internationales du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Dr Madou Diallo, s'est déroulée en deux étapes.

La première faite par les experts maliens, était consacrée au compte rendu des travaux de groupe et l'examen du projet d'arrêté interministériel portant création du Comité de suivi de la mise en œuvre de la résolution 2690. La seconde a réuni la partie malienne et la délégation de la Mission multidimensionnelle intégrée pour la stabilisation au Mali (Minusma) conduite par Elhadj Ibrahima Diène pour faire l'état des lieux et se projeter dans l'avenir.

L'objectif de la rencontre était de faire le bilan de la 1ère phase du processus de retrait notamment le transfert des camps, les visites de terrain, le point des négociations sur le projet de l'accord-cadre entre les Nations unies et le gouvernement ainsi que de plancher sur les préparatifs de la 2è phase.

L'ambassadeur-directeur des organisations internationales a expliqué que c'était une du Comité technique chargé de la mise en œuvre de la résolution 2690 relative au retrait de la Minusma. Indiquant que la rencontre a permis de faire le rapport. «Nous venons de conclure la première phase du processus de retrait», a précisé le Dr Madou Diallo. Selon lui, les échanges ont permis de noter que cette phase est véritablement bien passée. « Parce qu'il ya quatre bases qui ont été rétrocédées à l'état malien », at-il fait remarquer.

Le directeur des organisations internationales a évoqué les difficultés constatées. Il s'agit des questions environnementales et des visites de terrain. Pour lesquelles, a souligné le Dr Diallo, les mesures ont été prises. Cette séance était opportune pour bien préparer la deuxième phase, à savoir Madou Diallo.

À ce propos, il a relevé que cette étape va commencer officiellement ce 1er septembre. Mais c'est en mi-septembre, at-il ajouté, qu'il y aura le transfert d'autres camps aux autorités maliennes.

« Ce qui va s'étaler jusqu'au 31 décembre et à partir du 1er janvier 2024, c'est la phase de liquidation de la Minusma », a-t-il révélé, se réjouissant que le processus évolue conformément au calendrier et au chronogramme convenus. entre les deux parties. Se prononçant sur l'accord-cadre en négociations entre les Nations Unies et la partie malienne, le directeur des organisations internationales a soutenu que les transferts des camps et des sites doivent être encadrés sur le plan juridique. à ce niveau, il a rassuré que c'est le dernier réglage.

Le certificat de transfert des sites a fait l'objet d'accord entre les deux parties, a signalé Madou Diallo. Pour lui, il s'agissait également de réfléchir à la phase de liquidation. à son avis, le bilan est satisfaisant puisque tout se déroule normalement. Ces échanges permettent de circonscrire les difficultés et de pouvoir respecter le délai fixé par le Conseil de sécurité pour le retrait de la Minusma, a insisté le directeur des organisations internationales du département en charge des Affaires étrangères.

De même, le directeur de cabinet de la Minusma a salué les enseignements positifs, l'excellente collaboration et un esprit de partenariat entre la mission onusienne et le Mali. « Des discussions techniques empreintes de cordialité et de respect mutuel où tous les problèmes qui ont surgi à la première phase ont été discutés pour établir de meilleures pratiques », a salué Elhadj Ibrahima Diène.

Occasion, selon lui, de tirer des leçons qui vont améliorer la seconde étape. Laquelle s'appuie sur les leçons de la première avec le transfert des quatre camps et leurs rétrocessions au gouvernement. Ainsi, s'est réjouit le directeur de cabinet, le programme a été affiné et peaufiné pour la dernière étape.

<strong>Namory KOUYATÉ</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Droits humains au Mali : Les lunettes déformantes de l’ONU</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/droits-humains-au-mali-les-lunettes-deformantes-de-lonu-3034248.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 30 Aug 2023 01:52:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La mauvaise foi réduit en conséquence la question des droits humains à des propos de comptoir – ravageurs, réducteurs et trompeurs</em></strong>

<strong>Récemment, un  nouveau rapport a véhiculé des inquiétudes infondées concernant la situation des droits humains au Mali. </strong>La démystification des peurs s’impose et les déclarations trompeuses  sont avancées pour sanctionner le changement de paradigme du Mali qui est mal vécu. <strong>Le rapport</strong> s’avère carrément mensonger lorsqu’il prétend que les forces de défense et de sécurité et les instructeurs russes violent allègrement les droits humains. «<em>La violence contre les femmes et les filles, et les violences sexuelles liées au conflit restent omniprésentes au Mali </em>».Le retour des habitants de Ber invalide cette affirmation ridicule. Et c’est précisément qu’ils estiment être entre de bonnes mains qu’ils ont refait le chemin à l’envers, après que de personnes mal intentionnées leur avaient seriné un risque d’extermination qui avait justifié leur fuite.

Ce rapport au vitriol a également été écrit à l’encre noire, se contentant de critiquer, de distribuer des mauvais points et des avertissements. La mauvaise foi réduit en conséquence la question des droits humains à <em>des propos de comptoir – ravageurs, réducteurs et trompeurs</em>. Il a bien sûr déclenché les foudres dans des médias panafricanistes, dans les grins et salons feutrés.  Si les critiques ont été généralement moins nuancées dans leur formulation, leurs auteurs ont tenté de délégitimer la portée du rapport de l’ONU en soulignant son parti pris politique et en fustigeant son prétendu réalisme.

<strong>La Minusma, l’arnaque de la décennie</strong>

En somme, pour nombre de commentateurs, ce rapport comme le précédent cherche à masquer l’échec de sa longue présence au Mali, en renversant les données du problème. En dix ans de présence, la Minusma s’est avérée  une  grosse arnaque. Avec près 16. 000 hommes et un pactole de dollars par an, elle n’a pas efficacement aidé le Mali  à lutter contre le terrorisme, mais a constitué plutôt une entrave aux actions de reconquête du territoire perdu par la publication de rapports dont la finalité recherchée n’était autre que de casser le moral des troupes. Non seulement, elle n’a pas produit des résultats tangibles, mais a absorbé beaucoup d’argent aux pays donateurs. Conséquence logique : des populations civiles sont massacrées au vu et au su de la Minusma qui ne peut pas intervenir,  juste une présence sur le territoire.

En somme un accueil moins mitigé réservé à ce rapport, mais franchement hostile  à la lecture de certains passages indiquant que «<em>la violence à l'égard des femmes et d'autres formes d'atteintes graves aux droits humains et au droit international humanitaire sont utilisées, en particulier par les partenaires de sécurité étrangers, en vue de semer la terreur au sein des populations</em>». Cette dénonciation calomnieuse fait naître des offuscations par l’atteinte grave qu’elle porte à l’armée. Comme les dénonciations précédentes portant sur Noura qui ont scandalisé le Mali, elles ne servent pas les intérêts de la justice mais ceux de la haine. Plus grave que la diffamation, elle ne se borne pas à blesser l’honneur ou la considération de notre pays, elle l’expose au parfum d’une  suspicion latente.

<strong>Fanfan</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La Minusma a fermé quatre camps et rapatrié un millier Casques bleus au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/la-minusma-a-ferme-quatre-camps-et-rapatrie-un-millier-casques-bleus-au-mali-3034163.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/01/Minusma-ML.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Tue, 29 Aug 2023 10:19:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div class="article__header">
<div class="article__announce-text"><strong>L'organisation des Nations Unies a indiqué, lundi, que le retrait de sa Mission du Mali, en six mois après dix ans de présence, est une entreprise "complexe".</strong></div>
</div>
<div class="article__body">
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Le Conseil de sécurité a pris la décision, le 30 juin dernier, de mettre un terme au mandat de la MINUSMA, conformément à la demande des autorités maliennes, demandant que la fermeture soit achevée avant le 31 décembre 2023.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Intervenant lors d’une réunion du Conseil de sécurité consacrée à la situation au Mali, le chef de la MINUSMA, El-Ghassim Wane a relevé que la Mission a établi un groupe de travail intégré afin d’élaborer un plan de réduction et de retrait.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
</div>
<div class="article__quote-text">“Ce plan prévoit un retrait et un rapatriement du personnel et des équipements et matériels déployés dans les zones d'opération de la MINUSMA, selon un calendrier et un ordre séquentiel précis, tout en gardant à l'esprit l’exigence d'un processus ordonné et conduit en toute sécurité”, a expliqué le responsable onusien.</div>
<div class="article__quote-info">
<div class="elem-info">
<div class="elem-info__share">
<div class="share m-active" data-id="1061709645" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20230829/la-minusma-a-ferme-quatre-camps-et-rapatrie-un-milllier-casques-bleus-au-mali-1061709645.html?share-block=1061709648" data-title="“Ce plan prévoit un retrait et un rapatriement du personnel et des équipements et matériels déployés dans les zones d'opération de la MINUSMA, selon un calendrier et un ordre séquentiel précis, tout en gardant à l'esprit l’exigence d'un processus ordonné et conduit en toute sécurité”, a expliqué le responsable onusien. "></div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Pour lui, “clôturer une mission bâtie sur une décennie en l’espace de six mois est une entreprise complexe et ambitieuse”.</div>
</div>
<aside class="cta2" data-sid=""></aside>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">À ce jour, 1.096 Casques bleus auraient été rapatriés dans leurs pays respectifs, selon l'Onu. Ces départs s'inscrivent dans la première phase du plan de retrait qui s'est terminée vendredi dernier avec la fermeture d'un quatrième camp, celui de Ménaka (nord-est).</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="h2">
<h2 class="article__h2">Retrait des Casques bleues</h2>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Cette entreprise implique le rapatriement de 12.947 personnels en uniforme, la séparation de 1.786 personnels civils, le rapatriement et/ou la relocalisation d'un chargement d'environ 5.500 conteneurs maritimes de matériel des contingents et appartenant à l'ONU et de près de 4.000 véhicules, ainsi que le fermeture et remise de 12 camps et d’une base opérationnelle temporaire aux autorités civiles maliennes, selon l’organisation internationale.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
</div>
<div class="article__quote-text">“La tâche est rendue encore plus difficile par une multitude d’autres contraintes liées à la géographie, au climat, à la logistique et aux infrastructures. À cela s’ajoutent les risques sérieux liés à la situation sécuritaire actuelle”, a souligné le chef de la MINUSMA.</div>
<div class="article__quote-info">
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<div class="share m-active" data-id="1061709645" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20230829/la-minusma-a-ferme-quatre-camps-et-rapatrie-un-milllier-casques-bleus-au-mali-1061709645.html?share-block=1061709653" data-title="“La tâche est rendue encore plus difficile par une multitude d’autres contraintes liées à la géographie, au climat, à la logistique et aux infrastructures. À cela s’ajoutent les risques sérieux liés à la situation sécuritaire actuelle”, a souligné le chef de la MINUSMA. "></div>
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<div class="article__text">Le retrait et la fermeture de la Mission se déroulent en deux phases jusqu'au 31 décembre, suivies de la période de liquidation, qui débutera le 1er janvier 2024.</div>
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Source: https://fr.sputniknews.africa/

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<title>Mali : La deuxième phase du retrait de la MINUSMA sera &amp;quot;extrêmement difficile&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-la-deuxieme-phase-du-retrait-de-la-minusma-sera-extremement-difficile-3034143.html</link>
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<pubDate>Tue, 29 Aug 2023 06:57:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>- Selon le chef de la mission onusienne dans le pays, El Ghassim Wane</strong>

La deuxième phase du retrait des Casques bleus du Mali sera "extrêmement difficile" en raison du "calendrier serré" et des conditions sécuritaires et logistiques, a déclaré lundi le chef de la Mission des Nations unies au pays (MINUSMA), El Ghassim Wane, selon un communiqué publié sur le site officiel de l'ONU.

Cette deuxième phase "que nous entamons maintenant (...) sera extrêmement difficile", a souligné El Ghassim Wane, Représentant spécial du Secrétaire général et Chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali, qui s'exprimait devant le Conseil de sécurité, réuni pour parler de la situation dans ce pays de l'Afrique de l'Ouest.

El Ghassim Wane a confirmé le maintien de la date du 31 décembre pour "la fermeture de la mission", notant toutefois que "des difficultés se sont présentées dans la mise en œuvre" de la première phase du plan de retrait.

La première phase du retrait de la mission onusienne portant sur "la fermeture des avant-postes les plus petits et les plus éloignés des camps de l’ONU à Tombouctou, Gao et Mopti et la réduction de 25% de l’empreinte géographique de la MINUSMA", s’est achevée le 25 août courant avec la fermeture de la base de Ménaka.

"L’expérience de la fermeture du camp de Ber a été révélatrice, a estimé Wade expliquant que "le dernier convoi de Casques bleus, d’équipements et de matériels qui s’est retiré de ce camp vers Tombouctou a mis 51 heures pour parcourir les 57 kilomètres du trajet en raison de la nature du terrain, aggravée par la saison des pluies mais aussi de l’insécurité".

Le Chef de la Mission a également fait état de "l’impact possible de la situation au Niger sur le plan de retrait qui repose sur l’utilisation des zones de transit de Cotonou et de Lomé", rapporte encore le communiqué.

Wane a indiqué que "fermer une mission construite sur une décennie en l’espace de six mois est une entreprise complexe et ambitieuse. Concrètement, cela implique le rapatriement de 12 947 membres du personnel en uniforme, la séparation de 1 786 membres du personnel civil, le rapatriement et/ou la réinstallation d’un chargement d’environ 5 500 containeurs d’équipements et de près de 4 000 véhicules, ainsi que la fermeture et la passation sous contrôle de 12 camps et d’une base d’opérations temporaire aux autorités civiles maliennes".

Selon lui, la deuxième phase du retrait se concentrera sur la fermeture de six bases, à savoir Tessalit, Aguelhok et Kidal, au nord, Douentza et Mopti, au centre, et Ansongo à l’est.

Le Représentant spécial a, toutefois, prévenu que des difficultés subsisteront en raison du "calendrier serré" de retrait de la Mission, ainsi que de la cessation immédiate de son mandat substantiel en vertu de la résolution 2690, qui "n’a pas permis d’envisager une période de transition".

Le 16 juin dernier, le Mali avait demandé, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, le "retrait sans délai" de la MINUSMA. Devant les membres du Conseil de sécurité de l’ONU, Diop avait déclaré que le mandat de la MINUSMA "ne répond pas au défi sécuritaire" dans son pays, soulignant qu’"après plusieurs années de déploiement des forces de la MINUSMA sur le terrain, la situation sécuritaire, qui concernait jadis le Nord du pays, s’est progressivement dégradée dans les autres régions du Mali, notamment le Centre".

Deux semaines après, le Conseil de sécurité avait décidé de mettre fin au mandat de la Mission à compter du 30 juin 2023 , la priant de commencer immédiatement la cessation de ses opérations et le transfert de ses tâches ainsi que la réduction et le retrait de son personnel afin que le processus soit achevé le 31 décembre 2023.

<strong>Source: https://www.aa.com.tr/fr</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Abdoulaye Diop sur le retrait de la MINUSMA :  &amp;quot;Globalement, les choses se passent bien avec l’équipe de la Minusma&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/abdoulaye-diop-sur-le-retrait-de-la-minusma-globalement-les-choses-se-passent-bien-avec-lequipe-de-la-minusma-3033886.html</link>
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<pubDate>Sat, 26 Aug 2023 12:55:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>A l'issue d'une réunion ce mercredi 23 août 2023 au ministère des Affaires étrangères avec le secrétaire général adjoint chargé de la sécurité et la sûreté des personnels des Nations unies, Gilles Michaud, le chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop a assuré que les choses se passent bien avec l'équipe de la Minusma.</em></strong>

Depuis la résolution 2690 du 30 juin dernier, le Mali est rentré dans une démarche avec la Minusma et les Nations unies pour pouvoir mettre en place un plan de retrait de la Minusma d'ici le 31 décembre de cette année. Ces dernières semaines, le ballet diplomatique ne cesse de s'intensifier au ministère des Affaires étrangères.

Après la visite la semaine dernière de Jean-Pierre Lacroix, le secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, c'est le tour du secrétaire général adjoint chargé de la sécurité et la sûreté des Nations unies, Gilles Michaud d’effectuer une visite au Mali.

Selon ses dires, l'objectif de cette visite à Bamako est de continuer dans l'esprit de collaboration au niveau sécurité durant le retrait de la Minusma et l'après-départ de la Minusma.

A l'issue de cette réunion à laquelle a pris part le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général de brigade Daoud Aly Mohammedine, le chef de la diplomatie malienne a répondu aux préoccupations de son hôte en confirmant que les autorités maliennes assurent la sécurité du personnel des Nations unies et leurs installations surtout après le retrait de la Mission à la date du 1er janvier 2024.

A en croire le ministre Diop, le Mali n'a pas de plan de B y compris les Nations unies. Dans ce sens, les deux parties doivent tout faire pour créer les conditions et réaliser l'exécution de ce plan dans son délai.

<em>"Globalement les choses se passent bien et nous maintenons une bonne collaboration avec l'équipe de la Minusma"</em>, a déclaré le chef de la diplomatie malienne.

<strong>Ousmane Mahamane </strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’Onu se réveille et veut ouvrir le Conseil de sécurité à l’Afrique</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/lonu-se-reveille-et-veut-ouvrir-le-conseil-de-securite-a-lafrique-3033796.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 25 Aug 2023 15:27:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Il est anormal qu’aucun pays africain ne siège parmi les membres permanents du Conseil de sécurité, a admis Antonio Guterres, le secrétaire général de l’Onu.</strong>

Les BRICS font des émules. Alors que le groupe a admis deux nouveaux pays africains dans ses rangs, l’Onu souhaite aussi que le continent prenne une place plus importante au Conseil de sécurité, a déclaré son secrétaire général, Antonio Guterres.

Le Conseil de sécurité est en particulier dominé par cinq membres permanents, dont aucun ne représente les intérêts du continent. Une anomalie qu’il convient de réparer, a expliqué le responsable qui s’est félicité que la question soit aujourd’hui clairement posée.

"L'injustice la plus évidente est qu'il n'y a pas un seul pays africain parmi les membres permanents du Conseil de sécurité. La bonne nouvelle est que, pour la première fois cette année, il me semble que tout le monde l’a reconnu, y compris les cinq membres permanents", a ainsi déclaré Antonio Guterres en conférence de presse.

<strong>L’Afrique veut un siège, la Russie soutient</strong>
Depuis plusieurs années, les organismes africains font pression pour qu’un siège permanent revienne à l’Afrique au Conseil de sécurité. Un combat soutenu par Moscou, qui souhaite un "renforcement des positions du continent africain" dans le système mondial, comme l’avait récemment déclaré le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

Le Président en exercice de l’Union africaine, Azali Assoumani, avait d’ailleurs remercié Vladimir Poutine pour ses prises de position en ce sens, fin juillet.

"Nous remercions Monsieur le Président Poutine parce qu'il nous soutient, aussi bien dans le G20 que pour avoir un siège permanent au du Conseil de sécurité", avait-il ainsi affirmé.
L’Afrique avait malgré tout amélioré un peu ses positions à l’Onu en juin, obtenant deux sièges non-permanents au Conseil de sécurité, pour 2024 et 2025. L’Algérie et la Sierra Leone y avaient ainsi fait leur entrée.

Le Conseil de sécurité est l’organe exécutif des Nations unies. Il est composé de 15 membres, dont cinq membres permanents que sont la Russie, la Chine, les États-Unis, la France et le Royaume-Uni. Ceux-ci disposent de privilèges conséquents, en particulier le droit de véto. Les membres non permanents sont élus pour deux ans.

<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Après le retrait de la Minusma : Les autres programmes des nations unies se poursuivront</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/apres-le-retrait-de-la-minusma-les-autres-programmes-des-nations-unies-se-poursuivront-3033606.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 24 Aug 2023 11:07:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a donné des assurances au secrétaire général adjoint des Nations unies chargé de la sûreté et de la sécurité, Gilles Michaud, en visite dans notre pays</strong>

Les deux personnalités ont eu une rencontre hier au département des Affaires étrangères en présence du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général Daoud Aly Mohammedine. Les deux parties sortent satisfaites de cette entrevue.

Gilles Michaud, responsable de la sûreté et de la sécurité du personnel des Nations unies à travers le monde, était venu s'assurer de la sécurité des employés de l'Onu tant, pendant la période du retrait de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) qu'après son départ. Puisque, selon lui, les Nations unies promettent de continuer à appuyer la population malienne par l'implication du gouvernement.

Et c'est cet esprit de bonne collaboration existant depuis des années qui continue à se manifester. «Pour nous, il s'agissait de voir de quelle façon, les Nations unies continueraient à livrer les programmes à la population malienne», a souligné le haut responsable onusien.

Depuis l'adoption de la résolution 2690 du 30 juin dernier, les Nations unies et nos pays sont dans une démarche assez soutenue pour pouvoir mettre en œuvre le plan de retrait de la Minusma qui est retenue. Différents mécanismes ont été mis en place et le gouvernement reçoit presque chaque semaine, une mission de l'Organisation pour faire le point de la situation.

La préoccupation essentielle du secrétaire général adjoint chargé de la sûreté et de la sécurité était d'échanger avec les autorités maliennes pour voir ensemble quelles sont les voies et moyens pour assurer la sécurité du personnel des Nations Unies et de leurs installations, surtout après le retrait de la mission à la date du 1er janvier 2024.

Cette préoccupation a été prise en charge par le ministre Diop qui a donné la garantie que l'état malien, en tant que pays hôte de la Mission, dans le cadre de l'exercice de son rôle régalien, va assurer la sécurité des personnes et leurs biens sur notre territoire et en particulier, toutes les personnes étrangères.

«C'est notre responsabilité d'assurer leur sécurité», a assuré le chef de la diplomatie malienne tout en soutenant que les agences, fonds et autres programmes des Nations unies resteront dans notre pays. «Ils étaient opérationnels chez nous avant la Minusma», a rappelé Abdoulaye Diop qui a souligné que la partie malienne a donné des assurances de continuer à assurer leur sécurité tant à Bamako qu'à l'intérieur du pays où ils ont des programmes de soutien. aux populations maliennes.

Selon lui, ces programmes vont continuer. Mais notre pays reste lié au bon déroulement du processus de retrait de la Minusma. Abdoulaye Diop a dit avoir indiqué qu'afin que tout cela se passe bien, il est important que le processus de retrait de la Minusma soit géré de manière adéquate dans le délai du 31 décembre 2023 qui est essentiel pour la partie malienne. D'après lui, il n'y a pas de plan B pour le Mali, comme il n'y en a pas pour les Nations unies.

Ainsi, pour le ministre Diop, les deux parties doivent tout faire pour pouvoir créer les conditions de réalisation de l'exécution de ce plan. Enfin, il dira que globalement, les choses se passent bien avec une bonne collaboration avec l'équipe de la Minusma présente chez nous.

<strong>Oumar DIAKITE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ogossagou, Ber et Goundam :  Déjà trois sites rétrocédés par la Minusma</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/ogossagou-ber-et-goundam-deja-trois-sites-retrocedes-par-la-minusma-3033546.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/ogossagou-ber-et-goundam-deja-trois-sites-retrocedes-par-la-minusma-3033546.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 24 Aug 2023 03:28:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le retrait de la Minusma du Mali, demandé par les autorités maliennes de Transition et subséquemment agréé par le Conseil de sécurité des Nations unies dans sa résolution 2690, se poursuit. Dans ce cadre, les camps de la Minusma à Ber et à Goundam, dans la région de Tombouctou, ont été fermés et formellement transférés à l’Etat malien, portant ainsi à trois le nombre de sites que la Mission a évacués.</em></strong>

La base opérationnelle temporaire d’Ogossagou, dans la région de Bandiagara, avait été fermée le 4 août dernier. Une compagnie d’environ 200 militaires du Burkina Faso tenait la base de Ber tandis qu’une compagnie fournie par la Côte d’Ivoire et une unité de police constituée de 140 personnels de police du Bangladesh opéraient à Goundam.

A l’occasion de la fermeture de ces deux emprises, la Mission, à travers son bureau à Tombouctou, et le gouverneur de la région ont signé des documents portant sur l’état des sites en question, la description des infrastructures s’y trouvant et le respect par les Nations unies de leur obligation environnementale. La restitution formelle de ces deux emprises à l'Etat malien symbolise la fin de la présence de la Minusma dans les zones concernées et celle des responsabilités qui lui y étaient assignées jusqu’ici.

Le retrait de Ber, initialement prévu vers le 15 août, a dû être avancé au 13 du fait de la dégradation rapide et très marquée de la situation sur le terrain et des risques élevés que cela faisait peser sur la sécurité des casques bleus qui y étaient déployés.

Le convoi, qui a mis un peu plus de deux jours pour couvrir les 57 kilomètres séparant Ber de Tombouctou, a été la cible d'attaques à deux reprises, le 13 août. Quatre casques bleus ont été blessés. Le 16 août, les casques bleus basés à Goundam ont rallié Tombouctou sans incident.

Elément essentiel du dispositif de la Minusma dans la région de Tombouctou, la base de Goundam a été établie en 2014. Les casques bleus y déployés avaient pour tâche de contribuer à la protection des civils dans les cercles de Goundam, Diré et Niafunké, à travers des patrouilles et d’autres opérations de sécurisation, conduites en coordination avec les forces de sécurité maliennes.

&nbsp;

<strong>Ménaka à la fin du mois</strong>

De 2014, à son départ, la Mission a mis en œuvre 85 projets à impact rapide dans les cercles de Diré, Niafunké et Goundam. La somme globale allouée à ces projets s’est élevée à 1,4 milliard de F CFA. 20 autres projets ont été réalisés dans ces cercles à travers le Fonds fiduciaire de la Minusma, pour un montant total de 2,3 milliards de F CFA. Les domaines concernés portent sur les infrastructures, les services sociaux de base, l'agriculture, la restauration de l’autorité de l'Etat ainsi que le renforcement des capacités.

La compagnie de Ber a opéré dans un contexte sécuritaire bien plus difficile, marqué par de multiples attaques terroristes tant contre la base de la Mission que contre ses convois et patrouilles. Rien qu’au cours des six premiers mois de l’année 2023, les convois de ravitaillement de la Mission ont subi six attaques dont une, perpétrée le 9 juin par le biais d’un engin explosif improvisé, a fait deux morts parmi les casques bleus burkinabés.

En outre, et en appui aux efforts de stabilisation dans la Commune de Ber, la Minusma y a financé, pour un montant cumulé d’environ 2,8 milliards F CFA, 15 projets touchant à des domaines divers.

La prochaine emprise que la Minusma quittera est celle de Ménaka, dans le Nord-est du Mali. La fermeture de cette base vers la fin de ce mois marquera la conclusion de la première phase du plan de retrait de la Minusma

&nbsp;

<strong>Source : Minusma</strong>

&nbsp;

<strong>RETRAIT DE LA MINUSMA DU MALI</strong>

<strong>Selon les règles de l'ONU</strong>

&nbsp;

<strong><em>La Résolution 2690 du Conseil de sécurité du 30 juin 2023 a mis fin au mandat de la Minusma à la demande des autorités maliennes de retirer la Mission sans délai. Elle décrit les étapes d'un retrait sûr, ordonné et coordonné avant le 31 décembre 2023. La phase de liquidation de la Mission commencera le 1er janvier 2024.</em></strong>

&nbsp;

La Minusma quitte le Mali après une décennie de présence, au cours de laquelle elle a établi 12 camps dans le Nord et le Centre du pays, ainsi que son quartier général à Bamako. Conformément à l'Accord sur le statut des forces de la Minusma communément appelé Sofa, ces sites ont été mis à la disposition de la Mission par les autorités maliennes.

Alors que la Mission entre dans sa phase finale et que les trois premières fermetures de camps à Ogossagou, Ber et Goundam sont déjà terminées, la restitution formelle de ces sites, conformément aux règles et règlements de l'ONU, est un élément clé du plan de retrait de la Minusma, en coordination avec les autorités maliennes.

Conformément aux directives des Nations unies, la Minusma ne transfère officiellement les camps qu'aux autorités civiles de l'Etat. Le personnel et les équipements de la Minusma, y compris ceux des pays contributeurs de troupes et de forces de police, sont retirés du camp de manière à minimiser les risques, en coordination avec le gouvernement du Mali.

Les équipements, tels que les véhicules blindés, les armes et les munitions, appartenant aux pays contributeurs de troupes et de police, sont systématiquement retirés en priorité. La Mission laisse derrière elle des infrastructures et des équipements, tels que des installations de traitement et de gestion des eaux usées, des réseaux de production et de distribution d'électricité, ainsi que des bureaux meublés.

Une fois que son personnel et ses équipements ont été retirés, la Minusma doit s'assurer que le camp est laissé dans un état sûr et fonctionnel, ce qui implique l'élimination de tout produit chimique ou déchet dangereux. Tous les efforts sont consentis pour achever le nettoyage de l'environnement dans les délais et les capacités disponibles.

Avant la signature, une inspection environnementale conjointe finale du site est menée avec des représentants du gouvernement malien, coordonnée par le ministère de l'Environnement. En outre, une enquête de dépollution sur la zone de combat est menée par le Service de lutte anti-mine des Nations unies (UNMAS) pour s'assurer qu'aucun explosif n'a été laissé sur place, et ce rapport est inclus dans les documents devant être signés par les autorités.

Lorsque la Mission est sur le point de quitter un camp, la Minusma et le représentant civil des autorités maliennes - gouverneur de région ou préfet ou sous-préfet - signent un certificat contenant, entre autres, un rapport d'inspection du site, une liste de l’infrastructure restante sur le site et un rapport environnemental.

<strong> </strong>

<strong>Source : Minusma</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Retrait de la Minusma du Mali : Selon les règles de l&amp;apos;ONU</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/retrait-de-la-minusma-du-mali-selon-les-regles-de-lonu-3033553.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/retrait-de-la-minusma-du-mali-selon-les-regles-de-lonu-3033553.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 24 Aug 2023 01:54:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Résolution 2690 du Conseil de sécurité du 30 juin 2023 a mis fin au mandat de la Minusma à la demande des autorités maliennes de retirer la Mission sans délai. Elle décrit les étapes d'un retrait sûr, ordonné et coordonné avant le 31 décembre 2023. La phase de liquidation de la Mission commencera le 1er janvier 2024.</em></strong>

&nbsp;

La Minusma quitte le Mali après une décennie de présence, au cours de laquelle elle a établi 12 camps dans le Nord et le Centre du pays, ainsi que son quartier général à Bamako. Conformément à l'Accord sur le statut des forces de la Minusma communément appelé Sofa, ces sites ont été mis à la disposition de la Mission par les autorités maliennes.

Alors que la Mission entre dans sa phase finale et que les trois premières fermetures de camps à Ogossagou, Ber et Goundam sont déjà terminées, la restitution formelle de ces sites, conformément aux règles et règlements de l'ONU, est un élément clé du plan de retrait de la Minusma, en coordination avec les autorités maliennes.

Conformément aux directives des Nations unies, la Minusma ne transfère officiellement les camps qu'aux autorités civiles de l'Etat. Le personnel et les équipements de la Minusma, y compris ceux des pays contributeurs de troupes et de forces de police, sont retirés du camp de manière à minimiser les risques, en coordination avec le gouvernement du Mali.

Les équipements, tels que les véhicules blindés, les armes et les munitions, appartenant aux pays contributeurs de troupes et de police, sont systématiquement retirés en priorité. La Mission laisse derrière elle des infrastructures et des équipements, tels que des installations de traitement et de gestion des eaux usées, des réseaux de production et de distribution d'électricité, ainsi que des bureaux meublés.

Une fois que son personnel et ses équipements ont été retirés, la Minusma doit s'assurer que le camp est laissé dans un état sûr et fonctionnel, ce qui implique l'élimination de tout produit chimique ou déchet dangereux. Tous les efforts sont consentis pour achever le nettoyage de l'environnement dans les délais et les capacités disponibles.

Avant la signature, une inspection environnementale conjointe finale du site est menée avec des représentants du gouvernement malien, coordonnée par le ministère de l'Environnement. En outre, une enquête de dépollution sur la zone de combat est menée par le Service de lutte anti-mine des Nations unies (UNMAS) pour s'assurer qu'aucun explosif n'a été laissé sur place, et ce rapport est inclus dans les documents devant être signés par les autorités.

Lorsque la Mission est sur le point de quitter un camp, la Minusma et le représentant civil des autorités maliennes - gouverneur de région ou préfet ou sous-préfet - signent un certificat contenant, entre autres, un rapport d'inspection du site, une liste de l’infrastructure restante sur le site et un rapport environnemental.

<strong> </strong>

<strong>Source : Minusma</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le gouvernement et l’ONU en phase dans le processus de retrait de la MINUSMA :  Un cinglant désaveu pour la CMA et alliés</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/le-gouvernement-et-lonu-en-phase-dans-le-processus-de-retrait-de-la-minusma-un-cinglant-desaveu-pour-la-cma-et-allies-3033459.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/le-gouvernement-et-lonu-en-phase-dans-le-processus-de-retrait-de-la-minusma-un-cinglant-desaveu-pour-la-cma-et-allies-3033459.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 23 Aug 2023 01:14:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans le cadre de sa visite de travail au Mali, M. Jean-Pierre LACROIX, Secrétaire Général Adjoint aux Opérations de Paix des Nations Unies, a eu une rencontre bilatérale, le vendredi 18 août 2023, avec M. Abdoulaye DIOP, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. Une rencontre suivie d’une séance de travail élargie aux équipes gouvernementale et onusienne, en présence du général Daoud Aly MOHAMMEDINE, ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, du Colonel-major Ismaël WAGUE, ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale et de M. El-Ghassim WANE, Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies, Chef de la MINUSMA.

Cette visite au Mali s’inscrit dans le cadre du suivi stratégique des opérations de retrait de la MINUSMA et de la poursuite du dialogue politique de haut niveau avec le Gouvernement sur la coopération post-MINUSMA avec le Système des Nations Unies. Soulignant avec satisfaction la réalisation réussie des activités programmées dans la première phase du processus de retrait dans le cadre d’un travail conjoint au sein des mécanismes de coordination et de suivi fonctionnels, les échanges entre la partie gouvernementale et la partie onusienne ont permis de faire un point d'étape du processus de ce retrait, notamment les progrès, les défis, les contraintes et les perspectives des opérations de désengagement.

A cet égard, l’accent a été mis sur la gestion des aspects opérationnels et organisationnels de la deuxième phase du processus, en l’occurrence la poursuite de la rétrocession des emprises de la MINUSMA à l’État dans des conditions sécuritaires et environnementales optimales, le transfert des tâches et des activités programmatiques pour la poursuite de la provision des services sociaux de base en faveur des populations, les perspectives de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation dans une dynamique de dialogue fraternel avec les parties prenantes et la poursuite en toute sécurité des opérations humanitaires.

Les deux parties sont toutes d’accord que la réussite de ce processus en cours est de la responsabilité et de l’intérêt du Gouvernement et des Nations Unies. Pour ce faire, aucun effort ne sera épargné pour que ce retrait se déroule de façon cordonnée, ordonnée, sécurisée et dans le strict respect du délai imparti, conformément à la Résolution 2690 du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Sur ce point, la rencontre a été suivie d’un point de presse au cours duquel le ministre DIOP et le Secrétaire Général Adjoint ont réaffirmé l’engagement et la détermination des deux parties à poursuivre le travail conjoint en vue de la réussite des opérations de désengagement. Une réunion d’évaluation d’étape de ce processus est d’ailleurs programmée pour le 28 août 2023 au Conseil de Sécurité des Nations Unies.

Cette visite de Jean-Pierre LACROIX intervient dans un contexte où les choses ne sont pas des plus paisibles dans le Nord du Mali, où les bruits de bottes se font de plus en plus entendre. En effet, les groupes armés du Nord, notamment la CMA et ses alliés des GAT, qui voudraient empêcher les FAMA d’occuper les emprises laissées par la MINUSMA. Dans un entretien accordé à la BBC, le Secrétaire Général du MNLA (Mouvement National de Libération de l’Azawad), Bilal Ag Acherif affirmait : « Nous n’accepterons pas un nouveau déploiement des FAMA dans les zones sous notre contrôle… », non pas sans dire tout le mal qu’il pense des Nations Unies qu’il accuse de travailler au retrait de la MINUSMA du Mali et à la remise de ses emprises avec la seule partie gouvernementale, sans associer les groupes armés dans ce processus.

«<strong> </strong>Nous tenons les Nations Unies pour responsables des conséquences de la remise de ses bases militaires dans les régions du nord du Mali à l'armée gouvernementale et non aux mouvements de l'Azawad » déclare-t-il. Il faut rappeler que cette sortie de Bilal Ag Acherif faisait suite à la reprise effective de l’emprise de la MINUSMA à Ber, dans la région de Tombouctou par les FAMA. Une opération qui ne s’est pas déroulée sans incidents, puisqu’ayant fait l’objet d’une tentative d’incursion et des tirs de harcèlement des groupes armés terroristes et ceux de la CMA contre les unités FAMA devant être installées à Ber dans le cadre du processus de rétrocession des emprises de la MINUSMA.

Des affrontements qui avaient fait un bilan de 06 morts et 04 blessés côté FAMA, contre 24 corps, 18 AK-47 et 12 motos abandonnés côté ennemis. Les FAMA, respectueuses de leur mission de Défense de l'intégrité du territoire national et de la sécurisation des personnes et des biens, resteront fidèles à leurs engagements et ne ménageront aucun effort pour le bien-être des populations de Ber, prises en otage par les groupes armés terroristes », rassurait l’armée. De son côté, la CMA qui regroupe les groupes armés du Nord, annonçait elle aussi le jour (samedi 12 août 2023) avoir « alerté sur une série de manœuvres opérées contre ses positions par les Forces Armées Maliennes accompagnées de la Milice Wagner ».

Et de poursuivre : « En effet, les FAMa tiennent coûte que coûte à occuper les emprises de la MINUSMA, y compris celles situées dans les zones sous contrôle de la CMA, et ce en violation de tous les arrangements sécuritaires garantis jusqu’ici par la mission onusienne et la communauté internationale. La CMA informe l’opinion nationale et internationale que le vendredi 11 août en fin d'après-midi, des unités FAMa et Wagner ont ouvert le feu sur une de nos positions située à proximité de la localité de Ber. Cette tentative qui a été farouchement repoussée est sur le point de reprendre ce samedi matin. La CMA assure qu'elle poursuivra pleinement la défense de ses positions consacrées par le cessez-le-feu de 23 mai 2014 par les arrangements sécuritaires ».

La CMA déclarait en outre désigner clairement le Gouvernement de Transition comme seul responsable des conséquences graves qu'engendrera forcément sa décision de rompre le cessez-le-feu... Et le Secrétaire Général du MNLA, Bilal Ag Acherif, ajoutait dans son entretien sur la BBC que : « Le peuple de l’Azawad a nourri beaucoup d’espoirs auprès de la communauté internationale pour l’aider à trouver une solution juste et juridique au problème qui l’oppose au Mali », avant de laisser entendre que la communauté internationale a échoué dans cette voie pour s’être montrée « incapable de faire entendre raison aux pouvoirs ségrégationnistes et illégitimes de Bamako… Pour le peuple de l'Azawad, c’est sûrement une étape décisive dans sa lutte pour la justice… ».

La visite du Secrétaire Général Adjoint des Opérations de l’ONU, Jean-Pierre LACROIX dans notre pays met fin à toutes ces manœuvres de la CMA visant à tromper l’opinion internationale.

<strong><em>Flani SORA</em></strong>

<strong>Source : NOTRE VOIE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Jean Pierre Lacroix à propos du retrait de la MINUSMA lors de sa visite au Mali : «Les premières phases de ce processus de retrait se sont déroulées dans de bonnes conditions, malgré un contexte sécuritaire un peu difficile »</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/jean-pierre-lacroix-a-propos-du-retrait-de-la-minusma-lors-de-sa-visite-au-mali-les-premieres-phases-de-ce-processus-de-retrait-se-sont-deroulees-dans-de-bonnes-conditions-malgre-un-contexte-3033354.html</link>
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<pubDate>Tue, 22 Aug 2023 06:16:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Secrétaire général adjoint aux opérations de paix de l’ONU (Organisation des Nations Unies), Jean-Pierre LACROIX, a effectué une visite de 48 heures au Mali, les 17 et 18 août 2023. Cette visite au Mali s’inscrit dans le cadre du suivi des opérations de retrait de la MINUSMA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali). « Les premières phases de ce processus de retrait se sont déroulées dans des bonnes conditions, malgré un contexte sécuritaire qui reste un peu difficile. Notre engagement à respecter dans la mesure du possible le délai qui nous a été donné par le conseil de sécurité est total. C’est un délai très court, mais nous tenons à faire le maximum pour que ce délai soit respecté », a déclaré le diplomate onusien lors de son séjour au Mali.

Au cours de sa visite, Jean Pierre Lacroix a été au centre du Mali, plus précisément à Mopti où il a rencontré les autorités administratives du Mali et les membres de la MINUSMA, le 17 août 2023. Le lendemain, 18 août 2023, il a rencontré les membres du gouvernement dont le Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga, le ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale, Abdoulaye Diop. Les échanges entre la Partie gouvernementale et la Partie onusienne ont permis de faire un point d'étape du processus de ce retrait, notamment les progrès dans la première phase du processus de retrait, les défis, les contraintes et les perspectives des opérations de désengagement.

A cet égard, l’accent a été mis sur la gestion des aspects opérationnels et organisationnels de la deuxième phase du processus, en l’occurrence, la poursuite de la rétrocession des emprises de la MINUSMA à l’État dans des conditions sécuritaires et environnementales optimales, le transfert des tâches et des activités programmatiques pour la poursuite de la provision des services sociaux de base en faveur des populations, les perspectives de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation dans une dynamique de dialogue fraternel avec les Parties prenantes et la poursuite en toute sécurité des opérations humanitaires. Les deux Parties sont toutes d’accord que la réussite de ce processus en cours est de la responsabilité et de l’intérêt du Gouvernement et des Nations Unies. Pour ce faire, aucun effort ne sera épargné pour que ce retrait se déroule de façon coordonnée, ordonnée, sécurisée et dans le strict respect du délai imparti, conformément à la Résolution 2690 du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Un point de presse a mis fin à cette consultation sur le retrait de la MINUSMA, au cours de laquelle le ministre DIOP et le Secrétaire Général Adjoint ont réaffirmé l’engagement et la détermination des deux Parties de poursuivre le travail conjoint en vue de la réussite des opérations de désengagement. Ainsi, Jean Pierre Lacroix a évoqué la nécessité de préserver les acquis de la présence de la MINUSMA.

Il a aussi souhaité que toutes les conditions soient réunies pour que le retrait de la MINUSMA se fasse dans les meilleures conditions. Il a mis l’accent sur les défis logistiques et sécuritaires. « C’est la raison pour laquelle la coopération des autorités est indispensable », a déclaré Jean Pierre Lacroix. Avant d’ajouter ceci : « Les premières phases de ce processus de retrait se sont déroulées dans des bonnes conditions, malgré un contexte sécuritaire qui reste un peu difficile.

Notre engagement à respecter dans la mesure du possible le délai qui nous a été donné par le conseil de sécurité est total. C’est un délai très court, mais nous tenons à faire le maximum pour que ce délai soit respecté ». A cet effet, il dira que la coordination étroite avec la partie malienne est fondamentale.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>MINUSMA :  Les Casques bleus de l’ONU partent d’un troisième camp</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/minusma-les-casques-bleus-de-lonu-partent-dun-troisieme-camp-3033253.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 21 Aug 2023 10:20:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Mission de maintien de la paix des Nations unies au Mali, Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (Minusma) a annoncé son départ d’un troisième camp, notamment le camp de Goudam, après celui de Ogoussagou et de Ber, conformément à la demande des autorités maliennes. Les autres camps seront évacués avant la fin de l’année. </strong>

L’ONU a annoncé jeudi 17 août 2023 le retrait de ses Casques bleus d’un troisième camp du Mali, conformément à son plan de départ complet au 31 décembre 2023.

« La Mission de maintien de la paix des Nations unies au Mali (Minusma) confirme qu’un convoi transportant des Casques bleus et du matériel depuis son camp dans la ville de Goundam, dans la région de Tombouctou, dans le cadre du processus de retrait, est arrivé sans incident à la ville de Tombouctou mercredi 16 août 2023 », selon un communiqué au siège de l’ONU à New York.

Le Conseil de sécurité a adopté vendredi 30 juin 2023 une résolution par laquelle il met fin au mandat de la Mission des Nations Unies au Mali, la MINUSMA, à compter du 30 juin 2023, et ordonne son retrait d'ici le 31 décembre 2023.

Dans le texte de sa résolution, le Conseil prie la MINUSMA, à compter du 1<sup>er</sup> juillet 2023, « de commencer immédiatement, la cessation de ses opérations et le transfert de ses tâches ainsi que la réduction et le retrait de son personnel, de façon organisée et en toute sécurité, avec pour objectif que le processus soit achevé le 31 décembre 2023, en étroite consultation avec le Gouvernement malien et en coordination avec les pays fournisseurs de contingents ou de personnel de police ».

<strong> M.Yattara</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Retrait de la Minusma : Le processus avancé à la satisfaction de l&amp;apos;Onu et du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/retrait-de-la-minusma-le-processus-avance-a-la-satisfaction-de-lonu-et-du-mali-3033237.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 21 Aug 2023 09:45:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les deux parties se réjouissent de la manière dont le plan de retrait et le chronogramme sont en train d'être exécutés. Le gouvernement malien et les Nations unies se sont engagés à maintenir cette dynamique pour un désengagement ordonné de la Mission onusienne dans le délai imparti</strong>

Le secrétaire général adjoint des Nations unies, chargé des opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, en visite dans notre pays, a affiché vendredi dernier sa satisfaction quant à la manière dont ne se déroulent pas les opérations de retrait de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma).

C'était à l'issue d'une rencontre avec le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, dans les locaux de son département. La séance de travail avec la délégation onusienne entre dans le cadre des consultations régulières depuis l'adoption de la résolution 2690 consacrant le retrait de la Minusma.

Après un tête-à-tête entre les deux hautes personnalités, les deux équipes se sont rencontrées à huis clos pendant quelques heures avant d'animer conjointement une conférence de presse. Ces échanges avec la presse ont été mis à profit par Jean-Pierre Lacroix pour faire savoir que la discussion qu'il a eue avec le ministre Abdoulaye Diop et d'autres membres du gouvernement a été très utile. « Ça nous a permis de constater que nos objectifs sont partagés », s'est-il réjoui.

Le premier de ces objectifs qui est le retrait coordonné dans les délais impartis, est en train d'être atteint. « Jusqu'à présent, les retraits effectués l'ont été dans les délais prévus et aussi dans des conditions satisfaisantes même s'il y a eu quelques incidents dans le retrait de Ber », a reconnu Jean-Pierre Lacroix qui a évoqué la nécessité de poursuivre cette dynamique, tout en constante une convergence de vue avec la partie malienne lors des consultations régulières.

Le diplomate onusien a également évoqué les discussions en cours sur les modalités de poursuite des activités des Nations unies après le retrait de la Minusma. À ce propos, il dira que l'ONU attend de la part des autorités maliennes, une expression complète de leurs attentes dans les différents domaines notamment de la politique et de l'action humanitaire. Jean-Pierre Lacroix a souhaité que ce processus continue d'être mené dans un esprit de consultation, de transparence et de confiance mutuelle de manière à ce que les Nations unies puissent rester au service du Mali et de la population malienne.

RETRAIT COORDONNÉ, ORDONNÉ ET SÉCURISÉ- Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a, pour sa part, souligné que le plan de retrait et le chronogramme tels qu'adoptés, s'exécutent normalement, permettent que les équipes travaillent dans un bon état d'esprit. Selon Abdoulaye Diop, le désengagement qui est en cours se passe bien. Il a réitéré la disponibilité des autorités maliennes à travailler et à travailler avec l'équipe de la Minusma et des Nations unies pour apporter toute l'assistance nécessaire.

«Parce que nous l'avons dit, ce retrait ne peut être une réussite que s'il est coordonné avec les autorités maliennes. Et les Nations unies ont souhaité que le retrait soit coordonné, ordonné et sécurisé et la partie malienne y est également engagé», at-il fait comprendre. Concernant le transfert des entreprises et des camps à notre État, le ministre Diop a assuré que les choses se passent normalement.

«On a eu le transfert à Ogossagou, à Goundam et à Ber. Tout s'est bien passé», at-il dit. Les incidents survenus dans la zone de Ber sont le fait « de groupes terroristes qui se sont évertués à empêcher cette opération mais malgré cela, ça s'est bien passé », a rappelé le chef de la diplomatie malienne, tout en déplorant la perte de nos soldats.

À propos de la suite du processus, le ministre Diop a indiqué que le gouvernement attend avec intérêt le transfert des autres camps. « Nous allons tirer les leçons des premières phases pour pouvoir préparer l'entrée dans la seconde phase », a annoncé Abdoulaye Diop, qui a indiqué que notre État sera de plus en plus en position d'assumer son rôle régalien en vue d'apporter la sécurité à tous ses citoyens. Il a insisté sur le fait que dans le processus de réoccupation ou d'occupation de ces camps, le Mali n'est pas dans un acte de belligérance à l'égard de qui que ce soit.

Concernant les mouvements signataires, le ministre Diop promet que le gouvernement a décidé de travailler avec eux et de créer un environnement apaisé et sécurisé. Abdoulaye Diop a appelé les membres de ces mouvements à comprendre le processus qui est en cours et qui va aider à apporter la sécurité à tous. Selon lui, cela ne remet pas en cause notre engagement pour la paix. C'est pourquoi, il les a invités à ne pas entraver ce processus de sécurisation et de reprise en main de notre pays.

Souleymane SIDIBE]]> </content:encoded>
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<title>Mali : La MINUSMA annonce la fermeture de ses camps à Ber et à Goundam (région de Tombouctou)</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-la-minusma-annonce-la-fermeture-de-ses-camps-a-ber-et-a-goundam-region-de-tombouctou-3033063.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 18 Aug 2023 17:32:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>-La fermeture de ces deux sites entre dans le cadre du retrait de la MINUSMA du Mali, demandé par les autorités maliennes de transition et approuvé par le Conseil de sécurité</strong>

Les camps de la MINUSMA à Ber et à Goundam, dans la région de Tombouctou (nord du Mali), ont été fermés et formellement transférés à l’État malien, à travers ses représentants civils désignés, portant ainsi à trois le nombre de sites évacués par la Mission onusienne, a annoncé celle-ci dans un communiqué publié jeudi sur son site.

La Mission précise que la fermeture de ces deux sites entre dans le cadre du retrait de la MINUSMA du Mali, demandé par les autorités maliennes de transition et subséquemment agréé par le Conseil de sécurité des Nations unies dans sa résolution 2690.

"La base opérationnelle temporaire d’Ogossagou, dans la région de Bandiagara, avait été fermée le 4 août dernier. Une compagnie d’environ 200 militaires du Burkina Faso tenait la base de Ber tandis qu’une compagnie fournie par la Côte d’Ivoire et une unité de police constituée de 140 personnels de police du Bangladesh opéraient à Goundam", rappelle le texte.

À l’occasion de la fermeture de ces deux emprises, la Mission, à travers son bureau à Tombouctou, et le Gouverneur de la région ont signé des documents portant sur l’état des sites en question, la description des infrastructures s’y trouvant et le respect par les Nations unies de leur obligations environnementales. La restitution formelle de ces deux emprises à l'Etat malien symbolise la fin de la présence de la MINUSMA dans les zones concernées et celle des responsabilités qui lui y étaient assignées jusqu’ici, précise la même source.

<strong>Source: https://www.aa.com.tr/fr/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La mission de l&amp;apos;Onu entame son retrait progressif du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/la-mission-de-lonu-entame-son-retrait-progressif-du-mali-3032967.html</link>
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<pubDate>Fri, 18 Aug 2023 10:24:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le retrait est prévu d'ici au 31 décembre prochain. La Minusma applique la décision prise fin juin par le Conseil de sécurité de l'Onu: mettre un terme immédiat à la mission déployée depuis 2013 dans le pays, à la demande du gouvernement de transition malien arrivé au pouvoir en 2020.</strong>

La Mission des Nations Unies au Mali (MINUSMA) a entamé son processus de retrait progressif du pays qui doit s’achever le 31 décembre prochain, a indiqué jeudi le porte-parole du Secrétaire général de l’Onu, Stéphane Dujarric.

"En étroite consultation avec le gouvernement de transition et d'autres parties prenantes, la Mission procède à un retrait progressif en commençant par le transport du personnel et du matériel des camps éloignés vers des centres plus importants afin de fermer les sites les plus petits", a relevé M. Dujarric, lors de son briefing quotidien à New York.

Conformément à la résolution 2690 du Conseil de sécurité, la Mission a mis en œuvre, depuis le 1er juillet dernier, un plan visant à effectuer un retrait sûr et ordonné d'ici au 31 décembre 2023 en étroite consultation avec le gouvernement de transition malien et en coordination avec les pays fournisseurs de contingents ou de personnel de police, suivi d'un processus de liquidation à partir du 1er janvier 2024, rappelle-t-on.

Actuellement, la MINUSMA est présente sur 13 sites. La base temporaire d'Ogossagou a été la première à fermer le 4 août, suivie par le camp de Ber le 13 août. Le personnel et le matériel appartenant aux contingents sont progressivement rapatriés vers leurs pays d'origine, et le matériel appartenant aux Nations Unies est transféré conformément au Règlement financier et règles de gestion financière des Nations Unies, a ajouté l’organisation internationale.

<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Processus de retrait de la MINUSMA : Le Camp de Douentza bientôt rétrocédé à l’Armée malienne</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/processus-de-retrait-de-la-minusma-le-camp-de-douentza-bientot-retrocede-a-larmee-malienne-3032914.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 18 Aug 2023 01:43:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Une rencontre a rassemblé, le jeudi 10 août dernier, le représentant de bureau régional de la MINUSMA à Mopti, jens Kristensen et le Gouverneur de Douentza, Lassana Sékou Camara, en présence des membres de son cabinet. Cette séance de travail a mis en avant des sujets cruciaux Comme le transfert des tâches aux autorités locales, la sécurisation de la piste d’atterrissage de Douentza et l’évaluation environnementale conjointe des installations de la mission onusienne.</em></strong>

A Douentza, ville située au centre du Mali, la rétrocession du Camp de la MINUSMA aux Forces Armées maliennes est imminente. Cet acte s’inscrit dans le cadre du retrait progressif de la Mission Multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au Mali qui devrait arriver à terme le 31 décembre 2023. Le sujet était au centre d’une rencontre, tenue jeudi dernier, au Gouvernorat de Douentza.

Les deux délégations onusienne et régionale ont saisi cette occasion pour souligner l’efficacité de leur collaboration, qui s’est renforcée avec le temps, répondant ainsi aux besoins des communautés locales ״. Le même jour, une réunion du comité technique portant sur le retrait de la MINUSMA s’est également déroulée au niveau national. Elle avait pour but de faire un bilan et de préciser davantage les modalités des prochaines étapes du retrait de cette mission de l’ONU, ainsi que du transfert des missions et responsabilités associées.

Selon un communiqué de la mission Onusienne, d’autre rendez-vous sont prévus dans les prochaines semaines afin de garantir un retrait coordonné et sécurisé et de faciliter le transfert des responsabilités aux autorités nationales dans les meilleures conditions possibles. Pour rappel, en 2017, un casque bleu et un élément des forces armées maliennes ont été tués, lors d’une attaque contre des Camps de la MINUSMA à Douentza, par des hommes armés non identifiés.

Une localité qui se caractérise par une forte pression des groupes armés terroristes. Notons que des tensions commencent à s’installer autour de la rétrocession des camps de la MINUSMA à l’armée malienne conformément au chronogramme convenu avec l’ONU. Le weekend dernier, des affrontements entre l’armée et des éléments de la CMA ont émaillé le déploiement des soldats maliens dans le camp de Ber, libéré le 13 août passé.

<strong>Sajif Dembélé</strong>

<strong>Source : LE SAGE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Retrait de la MINUSMA :  Le camp d’Ogossagou passe aux mains des FAMA</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/retrait-de-la-minusma-le-camp-dogossagou-passe-aux-mains-des-fama-3031527.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/retrait-de-la-minusma-le-camp-dogossagou-passe-aux-mains-des-fama-3031527.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 07 Aug 2023 01:21:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le retrait de la Minusma, conformément à la demande des Autorités maliennes, entre dans sa phase active avec le transfert du camp d’Ogossagou, où était station le contingent sénégalais. Ce transfert a eu lieu, le jeudi dernier.  </strong>

La Minusma a remis aux FAMA le camp de cette localité (Ogossagou) situé dans la région de Mopti. Ce transfert marque ainsi le désengagement des casques bleus de cette zone qui a fait l’objet de plusieurs attaques ces dernières années.

La mission onusienne applique ainsi la décision prise fin juin 2023 par le Conseil de sécurité de l’ONU de mettre un terme immédiat à la mission déployée depuis 2013, à la demande de la junte arrivée au pouvoir par la force en 2020.

Le retrait des quelque 11 600 soldats et 1500 policiers de dizaines de nationalités présents début juin dans notre pays doit s’échelonner jusqu’au 31 décembre.

La Minusma, dont l’une des tâches consistait à protéger les civils, a installé là une base en 2020, après le massacre de 160 personnes (des civiles) en 2019 puis, à nouveau, d’une trentaine de civils un an plus tard.

La Minusma et les Autorités maliennes ont affirmé leur volonté de coopération pour un désengagement de la Minusma dans les meilleures conditions et dans le délai fixé.

Plus de 460 Casques bleus égyptiens, chargés notamment d’escorter les convois logistiques de la Minusma, ont par ailleurs quitté Gao le 28 juillet 2023, a indiqué la mission sur son site.

Le désengagement égyptien était prévu, comme celui de plusieurs autres pays, avant que Bamako ne demande le départ de la Minusma en juin.

« C’est néanmoins un pas de plus vers le retrait définitif du Mali », dit la Minusma. <em>« Dans les jours qui suivent, des Casques bleus des contingents sénégalais, burkinabè, ivoiriens et bangladais quitteront le Mali avec la fermeture des camps périphériques d’Ogossagou, Goundam, Ber et Ménaka »</em>, précise-t-elle.]]> </content:encoded>
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<title>Retrait de la MINUSMA : Gouvernement et Mission conjuguent leurs actions pour un retrait ordonné, sécurisé et coordonné</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/retrait-de-la-minusma-gouvernement-et-mission-conjuguent-leurs-actions-pour-un-retrait-ordonne-securise-et-coordonne-3029066.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 17 Jul 2023 14:44:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Une réunion a eu lieu hier 11 juillet 23, entre plusieurs membres du Gouvernement et la direction de la MINUSMA, concernant le plan de retrait sécurisé, ordonné et coordonné de la Mission d’ici au 31 décembre prochain, comme stipulé dans la Résolution 2690 (2023) du Conseil de sécurité de l’ONU.</em>

Cette réunion, à laquelle ont participé 15 ministres, intervient après une première rencontre le 3 juillet dernier suivie 4 jours plus tard par celle des experts des deux parties. Dans le prolongement des échanges précédents qui avaient permis de « poser les jalons », pour El-Ghassim WANE, Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU au Mali et Chef de la MINUSMA, cette réunion « a permis d'avancer et nous allons maintenant essayer de donner d'autres détails supplémentaires, pour permettre au plan de retrait d'entrer dans la phase active de mise en œuvre. Je pense que cela sera le cas très rapidement ».

De part et d’autre, des groupes de travail ont été mis en place, ainsi que des groupes de travail conjoints Gouvernement/MINUSMA. Selon Abdoulaye DIOP, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, « ces groupes sont déjà à pied d'œuvre. Ils ont commencé à examiner l'ensemble des dimensions, que ça soit du point de vue civil comme du point de vue militaire et les choses avancent. Aujourd'hui, l'objet essentiel de la réunion était de pouvoir échanger avec la MINUSMA sur les éléments, les activités et tâches qui sont nécessaires par rapport à un plan de retrait ».Au sortir de ces discussions, les deux parties ont exprimé leur satisfaction et réaffirmé leur volonté commune d’œuvrer de concert pour tenir le délai imparti. « Je dois saluer le Chef de la Mission et l'ensemble de son équipe pour l'état d'esprit vraiment de coopération et l'engagement mutuel de faire tout pour pouvoir faire cela dans les délais qui sont indiqués, » a ajouté le Chef de la diplomatie malienne. El-Ghassim WANE quant à lui s’est également « réjouit du bon esprit dans lequel la réunion a eu lieu et de l'assurance que nous avons reçu à nouveau du gouvernement qu'il apportera tout le soutien nécessaire pour nous permettre d'exécuter ce retrait dans de bonnes conditions ».

<strong>Source : minusma</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>MINUSMA :  Le Mali opte pour un retrait coordonné, ordonné et sécurisé !</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/cisse-docteur-en-droit-public-avocat-au-barreau-de-paris-diplome-en-administration-electorale-3028972.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 17 Jul 2023 08:20:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En milieu de la semaine passée, des informations ont inondé les réseaux sociaux, relatives à la vente aux enchères des véhicules blindés des contingents de la MINUSMA dans son camp de la ville de Kidal. Même si par la suite, un message sur la page Twitter de ladite mission onusienne a battu en brèche ces informations, de nombreux Maliens demeurent dubitatifs sur les connexions de la Minusma avec les groupes armés du septentrion. En attendant, le Gouvernement malien, a tenu le mardi 11 juillet, une séance de travail avec une équipe de la MINUSMA conduite par Monsieur El-Ghassim WANE, Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies, Chef de la MINUSMA pour plancher ensemble sur les conditions d’un </em></strong><strong><em>retrait coordonné, ordonné et sécurisé de la MINUSMA du Mali dans le délai imparti. </em></strong>

La vidéo qui a tourné ces derniers jours en boucle sur les réseaux sociaux était bien claire. On apercevait une rangée des véhicules blindés de la Minusma sur un espace public avec le commentaire faisant foi d’une vente aux enchères organisée à Kidal. Cette information n’a fait qu’aggraver les suspicions des Maliens sur cette mission onusienne, plusieurs fois indexée pour ses connexions dangereuses avec les groupes armés du Nord. Dans l’imaginaire populaire, cela ne faisait l’ombre d’aucun doute, après l’incident du commandant Sénégalais d’un contingent de la Minusma, il s’agissait d’une tentative de doter les groupes armés de Kidal sous le label d’une vente aux enchères. Pour couper court à ces informations, les responsables de la Minusma sur leur page twitter ont vite apporté un démenti. Avant d’expliquer qu’il s’agit d’une fausse rumeur. Sans quoi, que : « la Minusma ne vend pas de véhicules blindés ». Qu’il s’agit de l’œuvre de certains individus qui ont filmé et photographié des véhicules blindés endommagés et inutilisables dans l’atelier. Lesquels, poursuit le même communiqué, qui ne font pas partie des objets (déchets) mis en appel d’offres. D’ailleurs que les règles de l’ONU n’autorisent tout simplement pas la vente ou le don de véhicules blindés.

Dans la même dynamique, le Gouvernement de la Transition sous le leadership du Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, accompagné du Ministre d’Etat, Ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation et de douze membres du Gouvernement, a tenu le mardi 11 juillet 2023, une séance de travail avec une équipe de la MINUSMA conduite par M. El-Ghassim WANE, Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies, Chef de la MINUSMA. Au centre de cet échange, un seul point était à l’ordre du jour :   le retrait coordonné, ordonné et sécurisé de la MINUSMA du Mali dans le délai imparti,  conformément à la résolution 2690 du Conseil de Sécurité des Nations Unies,

A la lumière d’un compte rendu de cette rencontre sur la page du MAECI, il ressort que : « pour une gestion holistique du processus de retrait, les deux Parties ont convenu de mettre en place des groupes de travail conjoints ». Ainsi, le Gouvernement, pour sa part, a prévu des mécanismes spécifiques, en l’occurrence, le groupe de travail chargé de l’atténuation de l’impact socio-économique du retrait de la MINUSMA et de la pérennisation des services sociaux de base et  une cellule de crise pour la gestion des situations d’urgence. Qu’au regard de l’importance de la thématique de l’atténuation de l’impact du retrait, ce groupe de travail sera placé sous la direction du Ministre d’Etat, Ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, du Ministre de l’Economie et des Finances et de la Ministre de l’Entreprenariat National, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle.

« Au nom du Gouvernement, le Ministre DIOP a rassuré quant aux mesures prises et a réaffirmé l’engagement du Mali à assumer pleinement son rôle régalien, dans un esprit de coopération, pour assurer une pleine réussite au processus de retrait de la MINUSMA au 31 décembre 2023 » pouvait-on lire dans ce compte rendu du Bureau de l’Information et de la Presse/MAECI.

A propos du processus de retrait, la Minusma dans un autre Tweet en date du 14 juillet a donné la garantie sur la coordination des actions autour de son retrait d’ici le 31 décembre. Que cela se poursuit conformément à des créneaux de départ communiqués. Ces créneaux distillés sur les réseaux sociaux, dégagent un plan de départ qui va des contingents d’Agueloc (30 septembre) à ceux de Bamako-Senou (15 décembre). Ce qui laisse entrevoir qu’il n’y a aucune zone d’ombre sur ce processus de retrait de la Minusma du territoire malien. “Mieux vaut partir sans demander son reste que de rester en se demandant à quelle heure on va pouvoir partir”, dit-on.

<strong>Moustapha Diawara</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Retrait de la MINUSMA : le compte à rebours !</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/retrait-de-la-minusma-le-compte-a-rebours-3028957.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 17 Jul 2023 01:30:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Déjà les préparatifs vont bon train entre le Gouvernement et les responsables de la Minusma en vue de faciliter le retrait de cette mission. Dans ce sens, les Autorités maliennes sont à pieds d’œuvre pour rendre effectif le désengagement total  des hommes (</strong><strong>contingents militaires</strong><strong> et civils) et des matériels de la mission onusienne d’ici la fin de cette année. Dans ce cadre u</strong><strong>ne réunion a eu lieu, le 11 juillet 2023, entre plusieurs membres du Gouvernement et les responsables de la Minusma. Au menu : l’adoption d’un plan de retrait sécurisé, ordonné et coordonné de la Mission.</strong>

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, accompagné du ministre d’Etat, ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, Col Abdoulaye Maïga et de 12 membres du Gouvernement, a tenu la semaine dernière, une séance de travail avec une équipe de la mission onusienne conduite par le Chef de la Minusma, M. El-Ghassim WANE.

Selon un communiqué du département des Affaires étrangères, cette rencontre dénote de l’intérêt et de l’importance que les plus hautes Autorités maliennes accordent au processus de retrait en bonne et due forme, en toute responsabilité et transparence et en étroite coopération avec la Minusma.

Le même communiqué indique qu’en prélude à la phase active du retrait, les deux parties (Gouvernementale/Minusma) ont mené une séquence interactive pour une compréhension partagée du chronogramme détaillé en cours d'élaboration. En somme, les échanges ont essentiellement porté sur les grandes étapes du plan de désengagement, y compris la cadence du retrait des matériels, des contingents militaires et du personnel civil. Autres sujets abordés ? C’est les questions de réhabilitation et du transfert des emprises occupées par la Minusma, la liste actualisée et complète du personnel, la prise en charge des questions environnementales ainsi que la phase de liquidation de la Minusma.

Pour une gestion holistique du processus de retrait, les deux Parties ont convenu de mettre en place des groupes de travail conjoints. Le Gouvernement, pour sa part, a prévu des mécanismes spécifiques, notamment, le groupe de travail chargé de l’atténuation de l’impact socio-économique du retrait de la Minusma et de la pérennisation des services sociaux de base et une cellule de crise pour la gestion des situations d’urgence. Ce groupe de travail est placé sous la direction du ministre d’Etat, ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, du ministre de l’Economie et des Finances et de la ministre de l’Entreprenariat National, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle.
<ol start="2023">
 	<li>Diop a donné l’assurance, au nom du Gouvernement, quant aux mesures prises et il a également réaffirmé l’engagement du Mali à assumer pleinement son rôle régalien, dans un esprit de coopération, pour assurer une pleine réussite au processus de retrait de la mission onusienne au 31 décembre 2023.</li>
</ol>
<strong> </strong>

<strong>Planification des activités</strong>

Cette réunion, à laquelle ont participé 15 membres du gouvernement, intervient après une première rencontre, le 3 juillet dernier, suivie 4 jours plus tard par celle des experts des deux parties. Dans le prolongement des échanges précédents qui avaient permis de « poser les jalons ».

Toujours en vue d’accélérer le retrait du contingent, le chef de la diplomatie malienne avait tenu, le lundi 3 juillet 2023, une première séance de travail avec une équipe de la Minusma conduite par El-ghassim Wane, chef de la Minusma. Selon un communiqué diffusé par le département des Affaires étrangères, cette rencontre de travail s’inscrivait dans le cadre de la planification des activités visant le retrait de la Minusma du Mali, conformément à la résolution 2690 du 30 juin 2023 du Conseil de sécurité consacrant la fin du mandant de cette mission.

Ainsi, en vue de permettre un retrait coordonné, ordonné et sécurisé dans le délai imparti, le ministre Diop et le Chef de la Minusma ont souligné <em>« la nécessité d’entretenir une coopération étroite pour élaborer et mettre en œuvre urgemment un chronogramme détaillé d’actions devant conduire le processus du retrait déjà en cours »</em>, indiquait le communiqué.

A cet égard, les mécanismes de coordination et de suivi existants entre le Gouvernement et la Minusma permettront la tenue régulière des rencontres avec une périodicité convenue en vue de répondre de façon diligente et efficace aux besoins liés à ce retrait.

Au cours de la rencontre, le chef de la diplomatie malienne avait rassuré que <em>« le Gouvernement du Mali prendra toutes les dispositions nécessaires pour assurer la protection et la sécurité des installations et du personnel de la Minusma jusqu’à la fin des manœuvres de ce retrait »</em>.

Pour les deux Personnalités, le départ de la Minusma du Mali n’entame en rien la bonne coopération que notre pays a toujours maintenue avec le Système des Nations Unies, notamment à travers ses différents Fonds, Agences et Programmes de développement et d’assistance humanitaire et sociale.

En clair, la résolution des problèmes socio-économiques persistants auxquels fait face le Mali exige un engagement fort de toutes les parties prenantes ainsi qu'une vision à long terme pour créer un avenir meilleur pour tous ses citoyens.

<strong>M Sylla</strong>

<strong> </strong>

<strong>Le personnel malien de la Minusma rassuré…</strong>

Le mardi 11 juillet 2023, le chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop, a rencontré les responsables de l’Association du personnel local de la Minusma, en présence du colonel Abdoulaye Maïga, ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation et de la ministre de l’Entreprenariat national, de l’emploi et de la Formation professionnelle.

Les ministres présents à cette rencontre, évoquant les raisons ayant conduit le Gouvernement à prendre une telle décision, ont mis l’accent sur l’attention de Autorités de  la transition accordent à l’impact socio-économique du retrait de la mission, y compris le sort du personnel local. Et pour y remédier, la mise en œuvre de la stratégie d’atténuation de l’impact en cours d’élaboration permettra d’amortir le choc socio-économique de ce retrait, ont-ils indiqué.

Par ailleurs, ces responsables de l’association ont exprimé leur disponibilité et engagement à mettre au service du pays leurs expertises et expériences professionnelles…

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Départ annoncé de la MINUSMA dans six mois :  Bamako regagne sa souveraineté… et doit désormais s’assumer pleinement…</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/depart-annonce-de-la-minusma-dans-six-mois-bamako-regagne-sa-souverainete-et-doit-desormais-sassumer-pleinement-3028626.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 13 Jul 2023 12:35:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après moult tractations, le Mali et l’ONU sont parvenus à un accord de six mois pour le retrait définitif de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). Mais d’ores et déjà, il est mis fin à la mission de la MUNISMA et ce, après dix ans de présence au Mali. </strong>

Il faut donc saluer l’esprit de consensus qui a prévalu ce d’autant que ce n’était pas gagné d’avance au regard des propositions de départ.
En effet, Bamako avait mis sur la table, trois mois, la France, six mois et d’autres membres de l’ONU, un an voire plus.  S’ils ont réussi à accorder leurs violons, c’est que la sagesse a habité les différents acteurs et c’est tant mieux.  Mais pouvait-il en être autrement ? Non.

Dans la mesure où le demandeur qui n’est autre que le Mali a réclamé officiellement le départ de cette mission, toute tentative de la maintenir aurait été vouée à l’échec. C’est dire si les membres de l’ONU ont tout simplement fait preuve de réalisme et de lucidité. Cela dit, ce premier pas étant franchi, il faut souhaiter que le retrait physique des hommes et du matériel de la mission onusienne, se fasse dans les règles de l’art afin d’éviter de créer de nouvelles tensions inutiles.

Maintenant que le départ de la MINUSMA est acté, le Mali est désormais face à ses responsabilités et il doit s’assumer pleinement. Il doit mettre les bouchées doubles pour que les Maliens les plus sceptiques ne regrettent pas la MINUSMA.

D’abord, sur le plan sécuritaire, le pays doit travailler à combler le vide que laissera l’absence de cette mission onusienne. Ensuite, sur le plan social, Bamako doit œuvrer à ce que tous ceux qui perdront leurs emplois, puissent continuer à vivre décemment.

<strong>Quand on dort sur la natte d’autrui, on dort par terre</strong>

Et enfin, sur le plan diplomatique, le pays doit s’employer à éviter un isolement presque certain. Certes, il y a de nouveaux partenaires tels que la Russie, la Chine, la Turquie, etc., qui pourraient voler au secours de Bamako. Mais sera-ce suffisant pour combler le vide ? Rien n’est moins sûr. Autant dire que le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, doit attacher solidement les lacets de ses godasses s’il veut faire mentir les oiseaux de mauvais augure.  En tout cas, il n’a pas droit à l’erreur. Car, ce retrait de la MINUSMA qui divise les Maliens, risque d’exacerber les tensions communautaires.

Cela dit, avec ce retrait de la MINUSMA, le Mali regagne ainsi sa souveraineté et il gagnerait à la traduire plus dans les actes que dans les paroles.  C’est à ce prix et seulement à ce prix qu’il prouvera au peuple malien et au-delà, à la communauté internationale, qu’il n’a pas eu tort de demander le départ de la force onusienne.  Mais quid des leçons à tirer de ce divorce entre le Mali et la MINUSMA?

S’il est vrai que Bamako ne doit pas accuser la MINUSMA de tous les péchés… du Mali, il est aussi vrai que l’ONU gagnerait à revoir sa copie. C’est d’autant plus nécessaire qu’en plus du Mali, la République démocratique du Congo (RDC) a aussi demandé le retrait de la MONUSCO.

Preuve, s’il en est, que les résultats obtenus par ces missions onusiennes dans la lutte contre l’insécurité en Afrique, sont en deçà des attentes des populations. Mais au-delà de l’ONU, ces deux exemples doivent interpeller également les dirigeants du continent noir à s’assumer davantage en ne comptant pas sur les autres pour assurer leur sécurité. Car, comme le dit  l’adage, quand on dort sur la natte d’autrui, on dort par terre.

<strong>Cyrille Coulibaly  </strong>

&nbsp;

xxx

<strong>Mission de l’ONU : </strong>

<strong>La Minusma réduite à l’état d’esclave </strong>

<b>Suite à l’officialisation de la demande du « retrait sans délai », de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) par les autorités maliennes, le ministère de l’Économie et des finances vient d’entreprendre des mesures draconiennes à l’encontre de la Mission onusienne.</b>

En effet, dans une correspondance en date du 27 juin 2023, le Directeur général des Douanes, l’Inspecteur Général Amadou Konaté a instruit à tous les directeurs, chefs de bureaux et des représentations des douanes à l’extérieur « <em>d’interrompre immédiatement les importations de tous matériels à destination de la mission onusienne, jusqu’à la date de son retrait définitif du territoire du Mali</em> », précise le document.

Il convient de rappeler que le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, lors de son intervention à la tribune des Nations -Unies, à l’occasion de la présentation du rapport trimestriel de l’organisation sur la situation au Mali, avait demandé le retrait sans délai de la Minusma du Mali. Cette décision a ainsi reçue le soutien sans ambages de la classe politique malienne de façon générale et de la société civile.

Face à cette montée d’adrénaline, le Conseil de sécurité de l’ONU a voté, le 29 juin 2023, la demande de retrait formulée par le Mali.

<strong>Mariam Konaré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>MINUSMA : une fin sans gloire</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/minusma-une-fin-sans-gloire-3028207.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 10 Jul 2023 12:45:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em>Insécurité, stabilité ! Le tandem est bien posé pour se remémorer des raisons, il ya 10 ans, qui ont justifié l’intervention des casques bleus au Mali. Après une décennie de présence, couronnée de haut et de bas, sur l’aspect sécuritaire, raison ultime d’une présence, le passé reste bien présent. La mission n’a pas « accompli » sa mission. Devenue tel un mariage forcé, le Mali a demandé le divorce, qui a conduit à assener un carton rouge de déception, d’insatisfaction aux  casques bleus de l’O.n.u.  La Minusma au Mali, fin d’une mission impossible.</em>

Créée en 2013, la mission Onusienne devait stabiliser un État menacé et effondré par la poussée djihadiste. La Minusma, depuis sa formulation des premières heures, avait comme mission de protéger les civils, contribuer à l'effort de guerre et de paix du Mali, stabiliser le pays. Alors que les autorités maliennes avaient sollicité le concours des Nations unies pour aider le pays à lutter contre les terroristes et n’ont eu de cesse de réclamer un mandat robuste pour la Minusma à cette fin. Peine perdue. Dialogue de sourds.

Une dizaine de bases ont ainsi investi le territoire national. Plus de 16 000 hommes engagés pour une mission complexe et incomprise dans ses fondements, dans laquelle, 174 casques bleus ont perdu la vie. On raconte que c’est la plus coûteuse de l’histoire des missions onusiennes.  Côté malien, les victimes civiles et militaires ainsi que les zones rouges sont incalculables.

Ainsi sur le vivier sécuritaire, la quintessence d’une mission contestée, le constat est amer : la Mission onusienne n’a pas ‘’accompli’’ sa mission au Mali. Elle doit quitter le Mali d’ici le 31 décembre 2023 !

Les résultats escomptés ne sont pas au rendez vous. Le départ est donc acté. L’avenir sécuritaire est entre les mains des Maliens et des autorités militaires. Accompagner sereinement, à ne point s’y méprendre, le départ de la mission avec tact reste le défi imminent.

Car il s’agit d’organiser un retrait complexe et massif de 16 000 hommes  avec leurs équipements.

<strong>Ousmane Tangara</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le retrait de l’inadéquate MINUSMA</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/le-retrait-de-linadequate-minusma-3028128.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/le-retrait-de-linadequate-minusma-3028128.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 10 Jul 2023 08:57:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le peuple malien n’a pas été consulté en 2013 à propos de la résolution 2100 du Conseil de sécurité de l’ONU en vue de résoudre la crise malienne. Nous faisons partie de ceux qui ont farouchement lutté contre cette résolution. Nous ne voulions pas de la présence d’une mission onusienne au Mali parce que nous savons qu’elle est synonyme de destruction du tissu social d’une nation. Mais encore, dans tous les conflits qui ont éclaté en Afrique, l’ONU n’a véritablement mis fin à aucun d’entre eux ou même empêcher la reprise de conflits; et cela tout simplement parce qu’elle n’a jamais pu agir effectivement sur le cours des événements. Le combat dans cette arène était dominé par la brave et l’infatigable Aminata Dramane Traoré.</strong>

Malheureusement, nos voix comme celles de plus de vingt millions de Maliens ont été ignorés par les autorités d’alors. Il nous semble que l’histoire s’est répétée avec la demande de retrait des forces onusiennes. Bien qu’il revienne à nos autorités actuelles d’étudier de manière exhaustive tous les aspects de la présence et des opérations de la force onusienne de maintien de la paix et de prendre les décisions appropriées en ce qui concerne le renouvellement de son Mandat au Mali, il aurait été sage, raisonnable et conforme à nos valeurs de concerter avec le peuple malien et surtout les communautés au nord et au centre qui ont été les plus touchées par la présence et les actions de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) avant de prendre une telle importante décision concernant leur vie et celle de la Nation toute entière. Aucun engagement politique n’est durable sans que soient écoutés ceux que personne n’entende. Cela nous permet de mieux comprendre, de mesurer les difficultés et les aspirations de chacun. C’est après ces concertations et conversations que doit normalement venir le moment des choix.

Jusqu’à ces jours-ci nos différents gouvernements avaient accepté le renouvellement du mandat de la MINUSMA malgré son inefficacité dénoncée partout parce que souffrant d’une absence de cadre stratégique de résolution de conflits. Comme beaucoup d’experts l’ont constaté, les opérations s’enlisaient et perdaient leur sens. Incapable de régler le conflit ou de maintenir la paix, la MINUSMA se contentait désormais de les accompagner dans la durée.

Il y a longtemps que l’on dénonce la quasi-inutilité de la MINUSMA dont les missions ne sont pas adaptées à cette guerre asymétrique que seuls les Maliens peuvent gagner quels que soient les moyens alloués à cette force internationale. La première bataille étant celle des cœurs à gagner. En effet, la MINUSMA a été dotée de ressources importantes et d’un mandat extraordinairement ambitieux.

Cependant, la Mission se trouvait à la croisée des chemins. L’évaluation des options dont disposait la mission pour accroître son efficacité a été ignorée. C’était évidemment une affaire de très longue haleine qui nécessitait bien sûr la poursuite de l’effort international mieux adapté et celui prioritaire de tous les Maliens. Il se pouvait qu’elle réussisse sa mission avec le temps et un alignement entre les ressources de la mission et son mandat, mais c’est un temps précieux dont le Mali ne dispose pas.

Pour notre propre gouverne, nous devons évaluer les résultats obtenus par la MINUSMA et mettre en lumière les obstacles à sa réussite. Il est aussi nécessaire de changer la culture politique destructive au Mali. Il nous faut une équipe dirigeante capable non seulement de construire un appareil d’État moderne, mais aussi d’établir une véritable feuille de route lui permettant de rendre opérationnelle une nouvelle vision de l’État en particulier dans l’exercice de ses fonctions régaliennes.

Cette équipe doit être crédible afin de pouvoir négocier avec nos partenaires, et avoir le soutien financier nécessaire pour mettre en place le quadrillage régalien indispensable. Mais encore, il est important de comprendre que c’est à nous de nous occuper de nos populations et de nos communautés. Ce fardeau nous revient directement en tant que pays. Il est encore plus important de dégager des stratégies pour la paix et le développement d’une économie durable.

Peu de périodes dans l’histoire de notre nation ont été plus difficiles que celle dans laquelle nous nous trouvons actuellement. Notre pays fait face à de grands défis sociaux, financiers et économiques à relever. Nous allons nous répéter encore une fois. Ces défis auxquels nous faisons face actuellement devraient être une grande opportunité pour nous d’apprendre davantage et de mieux préparer l’avenir.

Il est temps de prendre les décisions éclairées essentielles à la réussite de nos démarches pour un Mali stable et surtout de montrer la volonté politique nécessaire qui nous permettra de consolider notre nation. À cet effet, nous devons <em>rassembler toutes nos</em> <strong>forces</strong> et toutes nos intelligences pour penser le rôle et la stratégie du Mali au vingt-et-unième siècle et faire les meilleurs choix: la réconciliation et la reconstruction d’une nouvelle armée républicaine et des forces de sécurité modernes, une politique extérieure moderne et pertinente, une bonne gouvernance, un état de droit et une justice sociale, et un programme viable de développement durable.

Mais aussi, fai<strong>re</strong> <em>de la décentralisation territoriale le catalyseur de l’ancrage de la démocratie de base.</em> Nous devons nous mobiliser plus que jamais pour sauver nos acquis afin d’éviter à tout prix que cette crise ne tourne davantage au désastre économique et social. Nous devons avancer avec rapidité et urgence dans les négociations avec l’ensemble des partenaires régionaux et internationaux afin d’assurer la cohésion de nos actions, mais aussi et surtout nous réunir autour de l’accord de paix afin d’obtenir des avancées significatives et le conclure, étant donné que nous avons beaucoup à faire en cette période de périls et de possibilités.

Nous pensons qu’il est nécessaire d’être audacieux dans nos actions et elles doivent être vitales. Et il n’y a donc pas meilleur moment que le présent pour agir hardiment afin d’alléger les souffrances de nos populations et consolider davantage notre nation.

<strong>Cheick Boucadry TRAORÉ</strong>

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<title>Opérations  militaires étrangères au Mali : La Minusma, Barkhne et les autres…</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 10 Jul 2023 02:14:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après Barkhane, Takuba, G5 Sahel, le sort de la Minusma est définitivement scellé dans notre pays. En effet, les Autorités maliennes, après constat de l’échec de cette mission, ont demandé son départ. Une demande acceptée </strong><strong>par</strong> <strong>le Conseil de sécurité de l’ONU</strong><strong>. Le départ de la Minusma marque donc la fin de ces missions militaires étrangères, qui ont afflué vers le Mali après l’éclatement de la sécuritaire en 2012. Des missions qui ont connu presque les mêmes résultats : un cuisant échec ! Retour sur le départ des soldats étrangers envoyés au Mali.</strong>

En effet, les Autorités maliennes ont entrepris depuis plusieurs mois une nouvelle politique de défense mettant en  avant les forces armées maliennes et de sécurité.  Cette politique qui a débuté par le retrait des forces françaises se poursuit actuellement avec le départ (entamé le 1ère juillet 2023) de la MINUSMA.  Qu'est-ce qui explique ce changement dans la conduite de la politique sécuritaire du Mali ? Comment et pourquoi le Mali a-t-il mis fin à sa coopération militaire avec la France à travers Barkhane, Takuba et G5 Sahel ? Pourquoi le retrait de la MINUSMA ?

Rappel : le 1<sup>er</sup> août 2014, Serval (3.000 élements ) est remplacé par Barkhane, une opération constitué avec 5.100 éléments. Mais à partir de 2015,  les attaques avec des engins explosifs contre les forces sahéliennes ou étrangères se sont multipliées.

Au départ, Barkhane avait pour mission d’endiguer la menace djihadiste. Mais au fil des ans, les groupes terroristes ont étendu leur emprise dans la zone.

<em>«Dans le Nord du pays, le désarmement des groupes armés n’a guère avancé et le gouvernement a réalisé des progrès insuffisants en matière de rétablissement de l’autorité de l’État, ce qui a aggravé l’absence d’État de droit et le vide sécuritaire, facilitant un banditisme généralisé et le déplacement de nombreuses personnes. Dans le Centre du Mali, la présence de groupes armés islamistes et les mesures d’intimidation à l’encontre de la population se sont accentuées tout au long de l’année, entraînant plusieurs exactions graves, dont des exécutions sommaires de fonctionnaires locaux et de personnes suspectées d’être des informateurs du gouvernement»</em>, indiquait  Human Rights Watch <a href="http://www.hrw.org/fr/world-report/2018/country-chapters/312862">dans un rapport 2017 sur la situation au Mali</a>.

En réalité, les soldats français ne sont jamais intervenus contre les groupes radicaux qui occupent le Nord du pays.

Un constat majoritaire chez les habitants qui ne voyaient pas l’utilité de la présence de Barkhane. En effet, malgré Barkhane, le septentrion malien n’a jamais connu de stabilité. Au contraire… Les attaques, malgré l’armada déployée, se sont multipliées contre l’armée et les populations civiles.

Paris était plus généralement accusé de nombreux maux par les habitants qui côtoient ses militaires. Pour les populations locales, l'ex-puissance coloniale dissimulait ses véritables motivations sur les raisons de sa présence au Nord…

Finalement, le 18 février 2022, Bamako a exigé le départ des soldats de Barkhane. Les divergences entre les Autorités des deux pays ont provoqué cette rupture.

<strong>TAKUBA, aucun bilan au finish !</strong>

Autre force qui opérait au Mali, c’est Takuba. En effet, le 27 mars 2020, les gouvernements de la Belgique, de la République tchèque, du Danemark, de l’Estonie, de la France, de l’Allemagne, du Mali, du Niger, des Pays-Bas, de la Norvège, du Portugal, de la Suède et du Royaume-Uni avaient publié une déclaration politique exprimant leur soutien à la création d’un groupe de travail intégré au commandement de l’opération (menée par la France au Sahel et au Sahara) et visant à lutter contre les groupes terroristes dans la région du Liptako (une vaste région historique située aux frontières entre le Burkina Faso, le Niger et le Mali). La task force était constituée et prenait le nom de Takuba ; signifiant « <em>sabre »</em> en tamasheq ; elle avait pour buts de conseiller, assister et former les forces armées maliennes…

Suite aux multiples tensions intervenues (renvoi de l’ambassadeur français au Mali, fermeture des médias français…) entre le Mali et la France, le Président Macron a annoncé le retrait (foré ?) des forces françaises opérant dans les opérations Barkhane et Takuba.

Et la réplique des autorités maliennes a été sans équivoque ! Dans un communiqué, en février 2022, le porte-parole du gouvernement, le colonel Abdoulaye Maïga avait qualifié l’annonce du désengagement français de « violation flagrante » des accords entre les deux pays. <strong>Et </strong><strong>le gouvernement malien a invité, les Autorités françaises,  à retirer sans délai, les forces Barkhane et Takuba du territoire national sous la supervision des autorités</strong> : <em>« Le gouvernement du Mali prend acte de la décision unilatérale des autorités françaises de procéder au retrait des forces militaires de Barkhane et de Takuba en violation des accords liant la France et le Mali impliquant d'autres partenaires »</em>. Selon le gouvernement : <em>« Cette décision fait suite aux annonces également unilatérales de la France, le 03 juin 2021, de la suspension des opérations conjointes avec les Forces armées Maliennes et le 10 juin 2021 de la fin de l'opération Barkhane, sans préavis et sans consultation préalable de la part malienne »</em>.

Avant de poursuivre : <strong><em>« ces décisions unilatérales constituent des violations flagrantes du cadre juridique liant la France et le Mali »</em></strong><em>.</em>

<em>« Au regard de ces manquements répétés des accords de défense, le gouvernement invite les autorités françaises à retirer, sans délai, les forces Barkhane et Takuba du territoire national, sous la supervision des autorités maliennes»</em>, avait indiqué Colonel Abdoulaye Maïga.

Finalement, le 17 février 2022, les alliés européens ont annoncé un retrait coordonné du Mali. Ce retrait faisait suite, à la  demande, le 24 janvier 2022, du gouvernement malien au Danemark de retirer ses 90 soldats.<em> Le gouvernement malien indique que ce déploiement est intervenu sans son consentement et sans considération du protocole additionnel applicable aux partenaires d’opérations européens devant intervenir au Mali, dans le cadre de la Force Takuba, lequel prévoit la conclusion d’un accord bilatéral entre la République du Mali et les pays partenaires</em>.

<strong>G5 Sahel, une force non opérationnelle</strong>

Concernant le G5 : le Mali avait annoncé, le dimanche 15 mai 2022, se retirer du G5 Sahel et de sa force militaire anti-djihadiste, formée avec la Mauritanie, le Tchad, le Burkina Faso et le Niger. Huit ans après sa création, l’avenir de cette organisation régionale, lancée pour tenter d’endiguer la menace terroriste qui ne cesse de gagner du terrain au Sahel, semble  remise en cause.

Elles (les autorités maliennes) invoquaient une « <em>perte d’autonomie</em> » et « <em>une instrumentalisation </em>» au sein de l'organisation. Les autorités de transition maliennes ont fait parvenir un communiqué le 15 mai 2022 annonçant leur retrait du G5 Sahel.

« <em>[…] La République du Mali se verra dans l’obligation de suspendre sa participation aux organes du G5 Sahel y compris la Force conjointe</em>». Le ton était ferme, le propos revendicateur. Le communiqué parvenu le 15 mai 2022 signé par les autorités de transition malienne annonce sans retenue le retrait des «<em> organes du G5 Sahel y compris la Force conjointe</em>».
La raison invoquée dans le texte mentionne la non-tenue du sommet des chefs d’états du G5 Sahel qui, traditionnellement a lieu en début d’année afin de remettre la présidence tournante à un des pays membres. Ce sommet, qui aurait dû se tenir à Bamako, n’aurait pas eu lieu « <em>en dépit des multiples initiatives prises par le Mali</em> ».

La présidence du G5 Sahel aurait dû être reprise par le Mali à cette période.
Une responsabilité dont il avait été écarté, selon les autorités de transition, par « <em>un État membre du G5 Sahel qui avance la situation politique interne nationale pour s’opposer à l’exercice par le Mali de la présidence du G5 Sahel</em>». Cette opposition de certains pays membres serait, elle-même, «<em> liée aux manœuvres d’un État extra-régional visant désespérément à isoler le Mali </em>». L’institution ferait face à une « <em>perte d’autonomie</em> », « <em>une instrumentalisation et un dysfonctionnement grave</em> ».

Le colonel Abdoulaye Maïga avait cependant précisé dans la soirée du 15 mai 2022 sur la télévision publique malienne, que les relations bilatérales avec les pays du G5 Sahel « <em>restent maintenues</em> ».

<strong>Adieu la Minusma !</strong>

La dernière série de ces départs forcés a été la résolution pour mettre fin au mandat de la mission onusienne adoptée par le Conseil de sécurité de l’ONU, le vendredi 30 juin 2023. L’ONU répondait à une demande des autorités maliennes qui avaient demandé le retrait sans délai de cette mission. Les casques bleus s’apprêtent donc à quitter notre pays après dix ans de présences.

Dès le 1<sup>er</sup> juillet 2023 la Minusma devra mettre fin à toutes ses activités pour se consacrer aux efforts qu’exige son retrait total à la fin du 31 décembre 2023, avec cependant la possibilité de protéger les civils à proximité de leurs camps jusqu’à la fin du mois de septembre.

La Minusma  était la plus grande mission de paix déployé par l’ONU dans le monde en terme de moyens et hommes avec  un effectif de 13 300 soldat et 2000 policiers mobilisés par 55 pays contributeurs et doté  d’une impressionnante armada de guerre (avion, hélicos, engins blindés et drones). Elle était aussi<strong>  </strong>la plus coûteuse de l'ONU sur le plan financier avec (1,2 milliard de dollars par an),  elle <em>est</em><em> « l’opération de paix où les Casques bleus ont payé le plus lourd tribut, avec plus de 200 soldats tués dans l’accomplissement de leur mission </em>», avait déclaré  le chef de la mission...

Rappel : le Autorités  ont  porté  à plusieurs occasions de nombreuses réserves pour adapté  les moyens de la mission aux réalités du terrain  (qui n’ont pas été prises en compte) lors des renouvellements de mandat.

Lors de la réunion consacrée au renouvellement du mandat de la Minusma devant le Conseil de sécurité, le 13 juin 2022, Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale avait demandé à ce que la nature de la Minusma soit adaptée pour mieux protéger les populations : <em>« Dans cette perspective, il est indispensable de mieux définir et articuler la notion de protection des civils dans un contexte de guerre asymétrique (…) Le mandat de la Minusma doit obligatoirement prendre en compte la montée en puissance des forces de défense et de sécurité du Mali, qui sont désormais en première ligne face aux groupes terroristes»</em>.

L’autre pomme de discorde entre l’ONU et notre pays était libre circulation de la Minusma sur le territoire national. A ce sujet, l’Ambassadeur Représentant permanent au Nations-Unies, M. Konfouro a réitéré la <strong><em>« ferme opposition »</em></strong> des autorités de la transition quant à la liberté de mouvement de la Minusma dans l’exécution de son mandat dans le domaine des droits de l’homme. Le Mali a toujours coopéré de bonne foi avec la force onusienne depuis sa mise en place en 2013, a-t-il affirmé. Toutefois, pour des impératifs de respect de la souveraineté du Mali, de coordination et de sécurité, les <em>« mouvements de la Minusma ne peuvent se faire qu’avec l’accord des autorités compétentes maliennes »</em>, a-t-il déclaré.

Avec  ce retrait, la Minusma a montré des limites inhérentes aux mandats de stabilisation. La fin de la mission onusienne tournera certainement aussi la page des imposantes opérations multidimensionnelles de stabilisation, alors que l’ONU est de plus en plus confrontée au risque d’une marginalisation politique et d’une remise en cause des normes libérales qu’elle a traditionnellement promues.

<strong>Mohamed Sylla</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Ambassadeur Jeffrey Delaurentis sur le départ de la MINUSMA :  « Les obligations du gouvernement malien »</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/ambassadeur-jeffrey-delaurentis-sur-le-depart-de-la-minusma-les-obligations-du-gouvernement-malien-3027981.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 08 Jul 2023 09:50:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Selon, le représentant adjoint par intérim auprès de l'Organisation des Nations Unies, ambassadeur Jeffrey DeLaurentis, la résolution qui a été adoptée renforce clairement l'obligation du gouvernement de transition de coopérer pleinement au retrait de la Minusma, et de veiller à ce que ces processus soient menés de manière sûre et ordonnée avec le plus grand soin pour la sûreté et la sécurité des soldats de la paix.</em></strong>

Suite à l'adoption d'une résolution du Conseil de sécurité de l'Onu mettant fin au mandat de la Minusma, le représentant adjoint par intérim auprès de l'Organisation des Nations Unies, ambassadeur Jeffrey DeLaurentis a exprimé son regret par rapport à cette décision du gouvernement de transition. Selon lui, malgré la perte de l'assistance de la Minusma, le gouvernement de transition doit continuer à respecter son accord avec la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) pour passer à un gouvernement démocratiquement élu et dirigé par des civils d'ici mars 2024.

L’ambassadeur Jeffrey Delaurentis estime que le gouvernement de transition a également l'obligation de respecter ses engagements au titre de l'Accord sur le statut des forces, qui reste en vigueur jusqu'à ce que le dernier élément de la Minusma quitte le sol malien. Cela, dit-il, signifie garantir un accès sans entrave aux installations de l'Onu et la pleine liberté de mouvement de la Minusma, de son personnel et de son équipement dans tout le Mali et une pleine coopération dans les processus de redéploiement et d'exportation, y compris en accordant les visas nécessaires à tout le personnel requis pour le retrait et la liquidation.

Par ailleurs, les mesures prises par les autorités maliennes de transition ces derniers jours pour bloquer les importations de la Minusma peuvent, à en croire notre ambassadeur, entraver le processus de retrait et porter atteinte à la sûreté et à la sécurité des soldats de la paix, et en tant que telles sont inacceptables. Toutefois, M. Delaurentis, a salué la réaffirmation par la résolution de la responsabilité première du Mali de protéger ses civils, conformément à ses obligations en vertu du droit international humanitaire et du droit international des droits de l'homme.

Il se réjoui que la communauté internationale continuera de surveiller la situation des droits humains au Mali et de dénoncer les violations et les abus. <em>« Alors que cette résolution marque la fin de la Minusma, mais l'engagement des États-Unis envers le peuple malien reste fort et durable »,</em> explique-t-il. L’ambassadeur termine en exprimant la profonde gratitude des États-Unis à la Minusma pour ses services au cours de la dernière décennie, en particulier aux pays fournisseurs de contingents et de policiers dont les soldats de la paix ont risqué et sacrifié leur vie pour la paix et la sécurité du Mali.

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<strong>Ibrahima Ndiaye</strong>]]> </content:encoded>
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<title>MINUSMA :  Mission impossible</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/minusma-mission-impossible-3027998.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 08 Jul 2023 09:12:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Aujourd’hui dans décryptage, l’épilogue de la Minusma qui ouvre un débat important sur l’avenir des opérations de maintien de la paix des Nations unies et la capacité des Etats à mener une gouvernance structurée, structurante et inclusive. </em></strong>

<strong>Maintien de la paix, trou noir des missions onusiennes</strong>

Un Débat important à plusieurs titres. D’abord, c’est une question qui ne concerne pas qu’un Etat. Elle traverse l’ensemble des pays où se déroulent des opérations onusiennes de maintien de la paix : Onust (1948) à Jérusalem, UNMOGIP (1949) pour l’Inde et le Pakistan, Unficyp (1964) à Chypre, Fnuod (1974) au Golan, Finul (1978) au Liban, Minurso (1991) au Sahara Occidental, Minuk (1999) au Kosovo, Minuad (2007) au Darfour, Monusco (2010) en République démocratique du Congo, Fisnua (2011) pour Abiyé, Minuss (2011) au Soudan du Sud, Minusma (2013) au Mali et Minusca (2014) en République centrafricaine. Les opérations de maintien de la paix constituent le trou noir de la galaxie des missions onusiennes. Ensuite, elles soulèvent aussi le problème de domination, cette <em>« …chance de trouver obéissance pour un certain ordre émis, […] qui repose sur différents motifs de docilité »,</em> écrit Max Weber. Enfin, un no man’s land géopolitique, depuis 1948, sur lequel pousse la déception : incapable de ramener la paix. Le maintien de la paix rouille.

<strong>Les analyses des ″macronologues″ et des ″poutinologues″ s’écroulent</strong>

Lorsque l’on se penche sur le départ de la Minusma au Mali, on s’aperçoit qu’un fait majeur a été occulté, à savoir un vrai débat au sein du Conseil de Sécurité sur ses objectifs et ses finalités, durant ces dix années d’existence. La même critique vaut pour la Monusco. Aujourd’hui, la fin de la Minusma (décembre 2023) marque une rupture avec le passé. Elle permet de questionner l’efficacité des opérations de maintien de la paix, en lien avec les attentes des populations. Une partie des Maliens reprochent à la Minusma son inutilité. D’autres confondent soldats de la paix et soldats du contreterrorisme. En tout état de cause, sur le miel de l’angoisse sécuritaire et de la criminalité organisée, le maintien de la paix est devenu un casse-tête au Mali.

La liquidation de la Minusma n’est plus un gag. Les détracteurs se sentent mieux. Les analyses des ″macronologues″ et des ″poutinologues″ s’écroulent. Aïe ! Au bout du chemin, la responsabilité de l’exécutif malien est engagée pour créer les meilleures conditions de retour de la paix. L’organisation de futurs scrutins et l’opérationnalité d’un nouveau dispositif organisationnel de gouvernance sont attendus. Espérons que le remaniement partiel du gouvernement du samedi 1<sup>er</sup> juillet dernier aide à redonner du sens à la gouvernance. Espérons aussi que les milieux faucons ne noient pas le poisson de la démocratie au fin fond du fleuve Niger.

<strong>Un poids nouveau sur les épaules des dirigeants de la transition</strong>

En attendant, le moins que l’on puisse dire c’est que les autorités de la transition ont engagé leur responsabilité pour sécuriser le pays et ramener la paix. Ne nous y trompons pas. Pour y arriver, l’exécutif doit faire preuve de courage « politique » en se détournant des courtisans d’un soir et des fabricants de trolls nocifs à la cohésion sociale. <em>« </em><em>On ne peut pas naitre dans l’insécurité et mourir dans l’insécurité » </em>me dit un proche.

Il y a donc un poids nouveau sur les épaules des dirigeants de la transition, celui des enjeux sécuritaires et humanitaires. La fin de la Minusma ne doit pas infirmer la capacité de l’exécutif à mener une gouvernance structurée, structurante et inclusive.  Il ne s’agit pas seulement de légitimer les décisions, mais aussi d’avoir un rendez-vous réussi avec les Maliens. Ce serait la meilleure façon de léguer un héritage démocratique aux générations futures comme vient de le poser le président sénégalais Macky Sall, le 3 juillet 2023 dans son message à la nation. <em>« … Ma décision longuement et mûrement réfléchie est de ne pas être candidat à la prochaine élection du 25 février 2024. Et cela, même si la constitution m’en donne le droit ». </em>Question de sang-froid ! Le Message du président Sall symbolise le respect des règles et de la parole donnée. Par cet acte, Macky Sall renforce la ligne de défense démocratique, incarnée depuis le poète président Léopold Sédar Senghor. Un exemple à suivre.

<strong>Une politique du « tant pis »</strong>

Enfin, terminons par là où cet article a commencé : les opérations de maintien de la paix des Nations unies. Lesquelles opérations poursuivent les mêmes buts depuis toujours : créer les conditions de retour de la paix, stabiliser et appuyer les efforts politiques de règlement des conflits, etc. Aujourd’hui, on est plutôt sur une politique du « tant pis ». Tant pis si les populations sont exterminées par les narcoterroristes. Tant pis si les conflits armés projettent les jeunes dans la migration. Tant pis si les populations croupissent sous le poids insupportable de l’insécurité. Tant pis s’il y a de la censure tant que la mission de paix perdure. Tant pis si les missions de maintien de la paix sont soumises à des injonctions contradictoires et des réglementations complexes.

Conséquence, c’est l’insatisfaction d’une partie des Maliens à l’égard de la Minusma, devenue une mission impossible à conduire. Comme la plupart des missions de paix, la Minusma est confrontée à un problème, celui de la <em>« systématisation »</em>, c’est-à-dire qu’il y a un travail d’adaptation à faire en lien avec le contexte des Etats hôtes. Une opération de maintien de la paix à Chypre ne peut pas être conçue de la même façon qu’une autre au Mali. Les Nations unies ont tout intérêt à prendre conscience de la sociologie des terrains d’intervention. Une responsabilité qui incombe aussi aux pays d’intervention.

Une question demeure : le départ de la Minusma favoriserait-il une stabilité sécuritaire ?

&nbsp;

<strong>Mohamed Amara</strong>

<em>Sociologue</em>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Minusma : négocier un départ sans accroc</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/minusma-negocier-un-depart-sans-accroc-3027791.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 06 Jul 2023 00:22:44 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le 16 juin, le Mali a demandé au Conseil de sécurité de l’ONU d’acter le retrait de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (Minusma). Jean-Hervé Jézéquel et Ibrahim Maïga expliquent les raisons qui ont amené les autorités maliennes à cette décision et en analysent les conséquences.</em></strong>

Comment le gouvernement malien en est-il arrivé à demander le retrait immédiat d’une mission de plus de 13 000 Casques bleus ? Même si des bruits circulaient au sujet d’une demande de retrait de la Minusma, la décision malienne a surpris la grande majorité des observateurs. Deux jours auparavant, un mémorandum du gouvernement, publié en réaction au rapport trimestriel du Secrétaire général des Nations unies sur la situation au Mali, formulait certes des critiques à l’égard de la mission onusienne – notamment sur ses enquêtes relatives aux abus commis par les forces de sécurité – mais ne laissait pas entrevoir une issue aussi abrupte.

La demande de retrait est pourtant l’aboutissement d’un processus engagé il y a près de deux ans. Après le coup d’État de mai 2021, les autorités de transition ont, en effet, rompu avec la France et fait de la Russie et plus particulièrement de la société de sécurité privée Wagner leurs partenaires privilégiés.

Cette dernière, fondée en 2014 par un proche du président Poutine, est accusée d’avoir déployé entre 1 000 et 2 000 mercenaires en échange d’argent et peut-être de mines d’or. Bamako, de son côté, a toujours nié la présence de cette société de sécurité, affirmant qu’il s’agit d’instructeurs russes présents au Mali dans le cadre d’une coopération d’État à État.

Les autorités se sont alors progressivement débarrassées du dispositif de stabilisation de la région sahélienne dans lequel Paris jouait un rôle central depuis 2013. Ce dispositif unissait dans une coalition un large éventail de partenaires sahéliens et internationaux. Il avait pour objectif la stabilisation du Mali et de la région, mais peinait à contenir l’expansion des groupes jihadistes dans le Nord et le centre du Mali, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans et l’État islamique au Sahel.

Le rapport du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme sur le massacre de Moura de mars 2022, publié quelques semaines avant le vote relatif au renouvèlement du mandat de la mission, a invalidé l’un des principaux arguments en faveur du renouvèlement de la Minusma. Peinant depuis longtemps à démontrer son efficacité, la Minusma tentait de convaincre que son maintien permettait d’éviter le pire en termes de violences contre les civils et d’isolement du régime. Mais l’enquête réalisée avec le concours de la division des droits de l’homme de la Minusma accuse les forces armées maliennes et leurs partenaires russes (désignés par la Minusma comme « personnels militaires étrangers ») d’avoir joué un rôle dans l’exécution en masse de plusieurs centaines de civils lors d’opérations de ratissage dans la localité de Moura au centre du pays.

Les autorités maliennes ont nié en bloc ces accusations, mais sans avoir publié les conclusions finales de l’enquête ouverte par la justice malienne, et dénoncé une manœuvre – un cas « d’espionnage » – visant à remettre en cause le choix malien de s’allier avec la Russie. Peu après la publication de ce rapport, les États-Unis ont d’ailleurs dénoncé la manière dont la Russie utiliserait le Mali pour contourner des restrictions d’importation d’armes dont Moscou a besoin dans sa guerre contre l’Ukraine. En janvier 2023, Washington a également désigné Wagner comme une organisation criminelle à cause de son rôle en Ukraine.

L’épisode de Moura, une tragédie sans précédent au Mali, a fragilisé la position de ceux pour qui la Minusma reste l’un des derniers outils permettant de dialoguer avec les autorités de transition. La publication de ce rapport accablant pour l’armée malienne ainsi que les sanctions américaines prises à l’encontre de deux officiers supérieurs maliens ont exacerbé les tensions entre Bamako et la mission. La perspective que ces rapports puissent servir à lancer des procédures judiciaires ou procéder à des sanctions ciblées suscite également des inquiétudes parmi les dirigeants maliens.

La plupart des observateurs s’attendaient à ce que la Minusma soit renouvelée, essentiellement par peur du vide et faute de meilleure option. Malgré ces tensions qui concouraient à l’affaiblissement de la mission, la plupart des observateurs s’attendaient à ce que la Minusma soit renouvelée, essentiellement par peur du vide et faute de meilleure option. La Minusma, sans avoir les moyens de résoudre la crise malienne, offrait une présence militaire dans des villes et des ressources qui semblaient trop utiles pour que Bamako s’en passe.

La semaine précédant la réunion du Conseil de sécurité, les présidents russe Vladimir Poutine et malien Assimi Goïta ont eu un échange téléphonique. Il est presque certain que leurs conversations ont en partie porté sur le devenir de la Minusma, même s’il est difficile de savoir dans quelle mesure elles ont pesé sur la décision malienne. Le 16 juin, lors de la réunion du Conseil de sécurité, le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a demandé le départ sans délai de la mission en faisant notamment le constat que « le bilan des dix années de présence de la Minusma […] n’a pu apporter les réponses adéquates à la situation sécuritaire au Mali ». Signe supplémentaire de la rupture, il accusait même la mission d’être une « partie du problème en alimentant les tensions intercommunautaires ».

<strong>Quelles pourraient être les conséquences du départ de la Minusma ?</strong>

Le départ, même progressif, de la Minusma pourrait d’abord aggraver une situation sécuritaire déjà très compliquée. La mission est surtout déployée dans les centres urbains, en particulier au nord du fleuve Niger, en dehors de Bamako. Elle dispose de neuf bases dans des villes du Nord du pays, contre deux au centre. Ces zones urbaines ne sont certes pas la cible principale des groupes jihadistes, mais la présence de la Minusma a contribué à réduire la pression que ces groupes peuvent y exercer.

Aucune ville malienne n’a connu le sort de Djibo, au Burkina Faso voisin, où les jihadistes malmènent la population avec un blocus qui dure depuis plus d’un an, mais le départ des Casques bleus pourrait inciter les jihadistes à revoir leur stratégie et à assiéger des centres urbains.

Les autorités maliennes semblent néanmoins croire en la capacité de leur armée, soutenue par leurs alliés russes, à tenir le terrain comme elle l’a fait après le départ de la force française Barkhane en 2022. Néanmoins, le gouvernement n’a pas encore dévoilé sa stratégie pour combler le vide laissé par la Minusma.

Le départ de la Minusma privera également le pays de précieuses ressources en matière de gouvernance et d’aide humanitaire. Au-delà des moyens militaires, le départ de la Minusma privera également le pays de précieuses ressources en matière de gouvernance et d’aide humanitaire. Les moyens aériens de la Minusma – 63 aéronefs, dont seize avions en 2022 – ont joué ces dernières années un rôle clé pour maintenir des liens entre la capitale et des régions du Nord. La mission assurait notamment le déplacement d’une part substantielle des représentants de l’État dans ces régions.

Elle permettait aussi à de nombreux acteurs humanitaires d’accéder à des régions enclavées ou sous forte influence jihadiste, notamment la ville de Ménaka. Malgré les efforts d’équipement et de renforcement de l’armée malienne ainsi que la création en 2020 d’une compagnie aérienne malienne privée desservant l’intérieur, les déplacements entre Bamako et les régions du Nord vont se compliquer alors que les trajets par la route demeurent longs et risqués.

La Minusma procure également des milliers d’emplois et finance des dizaines de projets de stabilisation, même si cela ne représente qu’une fraction de son budget ; ce sont autant d’opportunités économiques qui vont disparaitre dans des régions affaiblies par dix années de crise. Là encore, les relations entre Bamako et les populations du Nord risquent de se tendre si les autorités maliennes ne démontrent pas rapidement leur capacité à investir pour compenser le départ de la mission onusienne.

Le départ de la Minusma pourrait affaiblir davantage le processus de paix engagé depuis la signature de l’accord d’Alger en 2015 entre le gouvernement malien, la Coordination des mouvements de l’Azawad, la principale coalition d’anciens groupes rebelles, et la plateforme des mouvements d’Alger, un conglomérat de groupes pro-gouvernementaux.

Quelques jours seulement après l’annonce de la décision de demander le retrait de la mission, les mouvements signataires réunis au sein du Cadre stratégique permanent pour la paix, la sécurité et le développement ont déclaré que cette demande portait un « coup fatal » contre l’accord. Le processus de paix se trouve à l’arrêt depuis des mois du fait des désaccords entre l’État et les groupes armés. Dans ce contexte, de nombreux observateurs et des partenaires du Mali craignent de plus en plus que l’accord ne vole en éclat dans les prochains mois.

La reprise des hostilités avec les groupes signataires est un scénario de plus en plus envisageable. Les autorités maliennes continuent certes d’afficher publiquement leur attachement au processus de paix, mais elles veulent en revisiter les termes. En privé, beaucoup de responsables maliens sont très critiques vis-à-vis d’un accord que la médiation internationale –un large assemblage de pays et d’organisations internationales qui ont favorisé les négociations de paix en 2014-2015 – leur a largement imposé en 2015. Le départ de la Minusma, qui facilitait les navettes entre les parties signataires et organisait les sessions du comité de suivi de l’accord, affaiblit la médiation internationale.

L’Algérie, chef de file de la médiation internationale, reste engagée mais ne joue pas de rôle de médiation au quotidien, ce qui serait pourtant utile alors que les parties signataires campent sur leurs positions et restent armées. Par ailleurs, le départ des troupes onusiennes des villes du Nord va créer une situation de face à face inquiétant entre, d’une part, une armée malienne impatiente de laver l’affront subi face aux groupes séparatistes en 2012 puis lors de sa défaite de Kidal en 2014 et, d’autre part, des groupes signataires habitués depuis lors à gérer leur espace sans Bamako.

La fin du mandat de la Minusma aura des conséquences sur la protection des civils. La force onusienne a eu des résultats limités en ce domaine car elle peinait à se mouvoir dans les zones rurales où se déroulent la majeure partie des exactions contre les civils. Pourtant, la Minusma n’en demeurait pas moins une forme de protection, bien que relative et imparfaite, contre les violences faites aux civils. Ses différentes enquêtes portent sur les abus commis par l’ensemble des belligérants. En documentant plus particulièrement les abus commis par les forces internationales ou nationales – du bombardement de Bounty par l’opération française en 2021 à l’opération sur Moura conjointement menée par l’armée malienne et des éléments de Wagner – la Minusma a tenu un rôle essentiel en circonscrivant, tant bien que mal, la violence des stratégies de contre-insurrection.

Enfin, en s’éloignant de ses partenaires occidentaux et africains, Bamako risque de s’enfermer dans des solutions militaires qui ne permettront pas à elles seules de stabiliser le pays. Il est ainsi difficile de savoir comment le Mali va financer sa stratégie de stabilisation des régions du centre, lancée en mars 2023 pour coordonner les efforts nationaux et internationaux dans les régions de Mopti, Ségou, San, Bandiagara et Douentza.

Le plan d’action a un coût global estimé à 644 millions de dollars – une somme que le gouvernement pourra difficilement financer lui-même. Un tel effort multidimensionnel est pourtant nécessaire pour compléter les actions majoritairement militaires menées par les autorités maliennes avec leurs partenaires russes.

<strong>Comment le Conseil de sécurité est-il susceptible de réagir à la demande malienne ?</strong>

Le Conseil de sécurité aurait eu de bonnes raisons de conserver la Minusma, ne serait-ce que pour protéger ce qui reste de l’accord de paix et tenter de prévenir l’aggravation préoccupante des violences contre les civils. Néanmoins, il serait contre-productif que le Conseil s’oppose à la demande malienne.

Le Conseil ne devrait pas chercher à sanctionner le Mali – par exemple en accélérant le retrait sans passation de matériel – pour sa décision de se passer de la Minusma. Le divorce aurait peut-être pu être évité, mais il est désormais sur la table et il incombe à toutes les parties d’agir de façon responsable. Forcer le maintien de la mission d’une manière ou d’une autre aurait toutes les chances de se retourner contre elle sans bénéficier au Mali ni servir les intérêts des Nations unies. Les membres du Conseil de sécurité ont maintenant la tâche délicate de traduire la demande malienne en actes concrets.

Les membres du Conseil de sécurité ont maintenant la tâche délicate de traduire la demande malienne en actes concrets. Cela va probablement faire l’objet d’intenses négociations qui vont se dérouler d’abord fin juin autour du vote d’un nouveau mandat puis au-delà lors des étapes du retrait.

Une grande incertitude règne sur la forme et le contenu du prochain mandat. Certains membres du Conseil, comme les États-Unis, ont pris acte de la révocation du consentement du pays hôte et semblent se focaliser sur la planification d’un retrait ordonné. De même, la France, rédactrice des résolutions du Conseil sur le Mali, après avoir brièvement envisagé de proposer le prolongement du mandat de la mission, s’est-elle aussi résignée à accepter la demande malienne.

D’autres membres continuent, en revanche, de caresser l’espoir d’un revirement du Mali ou d’un consensus au sein du Conseil pour différer la requête malienne. Ces deux dernières hypothèses paraissent peu probables au regard des divisions au sein du Conseil et de la volonté des élites dirigeantes maliennes de rompre avec la Minusma. Le ministre Diop a envoyé, le 23 juin, une lettre au Conseil de sécurité pour préciser la demande malienne que le Conseil adopte « une résolution qui soit exclusivement consacrée aux modalités et au plan de retrait sans délai de la Minusma ».

Toute tentative d’ignorer cette demande ou de forcer un revirement pourrait se retourner contre la mission et constituer un risque de sécurité pour son personnel, notamment en cas de manifestations ou de blocages de bases. La mission souffre en effet d’un discrédit auprès d’une part importante de l’opinion publique malienne et particulièrement à Bamako, où il est relativement aisé de mobiliser des foules contre les symboles de la présence onusienne.

Il est possible que le Conseil ne parvienne pas à trouver un accord lors du vote qui se tiendra fin juin, faute de majorité suffisante (minimum requis de neuf votes sur quinze) ou à cause du véto d’un membre permanent, notamment de la Russie si la demande malienne de retrait n’était pas explicitement prise en compte. Sans mandat, la mission se retrouverait dans une situation de flou qui paralyserait ses activités et pourrait aussi être dangereuse pour son personnel.

Le Conseil de sécurité devrait acter le retrait pour en négocier les modalités. Le ministre Diop a ouvert la porte à un tel dialogue quand il a affirmé que son gouvernement restait « disposé à coopérer avec les Nations Unies dans la perspective [du retrait de la mission] ». Le départ des contingents et la passation des bases militaires dans un contexte sécuritaire difficile constituent des défis non négligeables et prendront certainement plusieurs mois. Les parties concernées devraient résister à la tentation, exprimée par une partie des deux camps, d’opérer un retrait brusque, et s’entendre sur un processus échelonné. Il est important que le retrait soit aussi concerté et consensuel que possible, pour garantir la sécurité des biens et du personnel.

<strong>Au-delà du calendrier de retrait, quels peuvent être les enjeux de ces négociations ?</strong>

Les risques de tensions et de dérapages sont réels, mais le divorce peut encore se dérouler sans drame majeur si les parties font des compromis en comprenant qu’elles ont chacune beaucoup à perdre dans une séparation conflictuelle. Tel qu’évoqué précédemment, le Conseil n’a pas intérêt à sanctionner le Mali, qui reste un membre du système onusien et dont les positions peuvent à nouveau fluctuer dans les années à venir, avec des élections programmées pour 2024.

De leur côté, les autorités maliennes ne devraient pas chercher à provoquer des tensions avec la Minusma dès lors que le principe du retrait aura été acté dans le futur mandat. Le Mali a décidé de se passer de la mission, mais il aura intérêt à ne pas trop abîmer ses relations avec le système onusien dont il fait partie et dont le soutien peut prendre d’autres formes qu’une mission de stabilisation.

Le départ de la Minusma ne signifie pas la fin de toute présence onusienne. Les agences civiles comme le Programme des Nations unies pour le développement, le Programme alimentaire mondial et d’autres ont encore un rôle important à jouer, en particulier du fait d’une situation humanitaire très difficile.

Bamako aurait intérêt à s’entendre avec les Nations unies pour que les agences onusiennes qui demeureront au Mali gardent une présence et des programmes de soutiens spécifiques dans les localités évacuées par la mission –à condition que la situation sécuritaire le leur permette. Si Bamako en exprime le souhait, les Nations unies devraient renforcer les moyens mis à la disposition des agences onusiennes civiles, par exemple en soutenant la capacité d’assurer des vols humanitaires et en consolidant l’équipe de coordination de ces agences.

Au-delà de la force et des programmes de stabilisation, la Minusma tentait, avec plus ou moins de succès, de soutenir la transition politique, de désamorcer des malentendus et de maintenir les fils du dialogue sur une base quasi-quotidienne entre les parties signataires de l’accord de paix de 2015. Le Conseil pourrait souhaiter établir une mission de bons offices pour tenir ce rôle et maintenir l’attention du Conseil sur le Mali. Néanmoins, il est peu probable que le Mali accepte cette proposition, qui faisait déjà partie des propositions faites à l’issue de l’examen interne de la Minusma en janvier 2023 et rejetées en bloc par le Mali. Il y gagnerait peu et maintiendrait la porte ouverte au regard scrutateur du Conseil sur ses affaires internes.  À défaut, l’Algérie pourrait envisager de déployer à Bamako des moyens diplomatiques supplémentaires pour jouer ce rôle de médiation au quotidien. Là aussi, beaucoup dépendra de la bonne volonté de Bamako et de son désir de préserver un processus de paix déjà bien affaibli.

L’enjeu des négociations sur le retrait de la Minusma est ainsi bien plus important qu’il n’y parait. Ces négociations ne se réduisent pas à définir un calendrier de sortie honorable pour toutes les parties. Elles influenceront également les partenariats et les soutiens que le Mali va conserver avec les agences onusiennes encore présentes dans le pays. Plus largement, cette négociation affectera l’avenir des relations entre le Mali et des partenaires internationaux avec lesquels les liens sont fortement distendus, mais pas nécessairement rompus.

En exigeant le départ de la Minusma après avoir poussé vers la sortie de l’opération française Barkhane et de l’opération européenne Takuba et s’être retirées de la Force conjointe du G5 Sahel, les autorités maliennes ont pris des décisions radicales pour affirmer qu’elles ont la pleine maitrise du destin de leur pays et plus particulièrement des stratégies de contre-insurrection. Cependant, elles sont peut-être entrées dans une nouvelle forme de dépendance, cette fois vis-à-vis de leurs partenaires militaires russes.

Cela serait d’autant plus problématique que la solidité de ce nouvel allié est apparue incertaine après les tensions opposant le groupe Wagner et le gouvernement russe. Si le Mali avait sans doute besoin de rompre avec un dispositif de stabilisation qui avait démontré ses limites, à l’avenir, les autorités maliennes devraient sans doute rééquilibrer leurs partenariats pour ne pas risquer l’isolement ou la dépendance vis-à-vis d’un seul allié. Elles risquent sinon de perdre durablement des liens avec des partenaires dont le soutien reste important.

De leur côté, les membres du Conseil de sécurité ont intérêt à ce que les négociations autour du retrait de la Minusma se fassent de façon concertée et consensuelle. Aucun des partenaires internationaux du Mali ne gagnerait à rompre avec un pays dont le devenir et la stabilité auront des répercussions sur l’ensemble de la sous-région.

<strong>Source : </strong><a href="http://www.crisisgroup.org/"><strong>www.crisisgroup.org</strong></a>]]> </content:encoded>
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<title>ONU/ Retrait de la MINUSMA du Mali… Repenser les missions</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/onu-retrait-de-la-minusma-du-mali-repenser-les-missions-3027696.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 05 Jul 2023 11:14:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Horizon</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Que ce soit au Mali, en Centrafrique ou en République démocratique du Congo, la mission de l’ONU est quasiment vomie par dirigeants et populations. Le  temps n’est-il donc pas venu de repenser ces missions ?</em></strong>

Face aux dizaines de Casques bleus tués dans des attaques au Mali ou enlevés sur le plateau du Golan, l’ONU a recruté un prix Nobel pour revoir le concept de ses opérations de maintien de la paix. Ceci, surtout dans le contexte actuel de protestations populaires  dénonçant l’inefficacité de ces forces onusiennes.

C’est ainsi qu’au Mali (MINUSMA), en République centrafricaine (MINUSCA) et en République démocratique du Congo (MONUSCO), c’est le branle-bas contre les dépositaires de la marque « UN ». Ils sont envoyés dans ces pays en proie à des violences terroristes ou extrémistes de tous genres, mais nos « hommes unis » (dépêchés par les nations Unies, à coup de milliards issus de nos contributions et des donations!) ne voient que du feu ou de l’air ! tant, l’on se demande s’ils ne sont venus en touristes ou en villégiatures  avec quelques appuis humanitaires aux populations locales.

Rarement les Casques bleus onusiens ont été autant la cible d’attaques, alors que le monde est embourbé dans un nombre record de crises. Face à cette situation, le précédent Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon avait fait appel au prix Nobel de la paix d’alors, José Ramos-Horta pour prendre la tête d’un groupe d’experts chargé de repenser, pour la première fois en 15 ans, les opérations de maintien de la paix.

Cet ancien président du Timor oriental s’était mis au travail et avait produit des documents sur la réadaptation du dispositif. Avec son groupe d’experts, il avait tenté de définir les moyens d’améliorer ces opérations à travers la planète et d’obtenir des donateurs –de soldats et d’argent– qu’ils renforcent encore davantage leur soutien. « La situation des opérations de maintien de la paix dans son ensemble a énormément changé, pour le pire sous certains aspects », expliquait à l’AFP José Ramos-Horta depuis le siège des Nations unies à New York. Ces nécessaires réadaptations sont dues à la problématique même du maintien de la paix. Comment peut envisager une intervention pour maintenir la paix qui n’existe pas ? Par exemple, au Mali, en RCA et RDC, la paix est un mirage sur une bonne partie de ces territoires. La force onusienne à y envoyer doit être celle prête à aller au combat contre les forces obscurantistes qui menacent cette paix.

En effet, dans les conflits qui rongent le monde, « le nombre de groupes armés voyous explose, les institutions étatiques s’effondrent et pendant ce temps les Etats membres pressent l’ONU de réduire les coûts des missions », regrettait José Ramos-Horta « Les Nations unies sont devenues le bouc émissaire de l’incapacité collective de la communauté internationale à anticiper les nouveaux défis complexes qui n’étaient pas là il y a 15 ans », disait-il.

Pour la première fois en leurs 66 ans d’histoire, en ce moment, les opérations de maintien de la paix de l’ONU ont vu leur budget grimper à plus de huit milliards de dollars, tandis que le nombre de soldats servant sous la bannière des Nations unies avait atteint un record de 130.000 hommes — contre 20.000 il y a 15 ans. Sur les 16 missions alors, huit étaient en Afrique, dont la plus grosse en République démocratique du Congo (RDC), forte de 20.000 hommes.

José Ramos-Horta indiquait que le groupe d’experts devrait essayer de convaincre des puissances émergentes –comme la Chine, le Brésil, l’Inde, la Turquie ou l’Egypte– d’apporter une plus grande contribution, que ce soit en termes financiers, logistiques ou d’apport de soldats. Il faut donc, analysaient plusieurs observateurs, donner « plus de muscles » aux missions de maintien de la paix, afin qu’elles se battent d’abord pour assurer la paix avant de déployer des efforts pour la maintenir.

<strong> Pas de substitut aux missions</strong>

Les 15 membres du panel examinaient également le déséquilibre entre les pays riches qui financent les opérations de maintien de la paix –Etats-Unis, Japon, France– et ceux, plus pauvres, qui contribuent en effectifs tels que le Bangladesh, le Pakistan et l’Inde et des pays africains. « Il faut comprendre la fatigue, le fardeau reposant sur les épaules des donateurs traditionnels », souligne le prix Nobel de la Paix, qui espérait « ranimer le soutien pour l’ONU ».

Cette année-là, les Philippines avaient retiré leur contingent stationné sur le plateau du Golan dans le cadre de la Force de surveillance du cessez-le-feu (Fnuod), à la suite d’affrontements avec des rebelles syriens et de la prise en otages de Casques bleus fidjiens.

Dans le nord du Mali, une série d’attaques violentes avaient fait 31 morts parmi les Casques bleus, depuis que la mission a été déployée en juillet 2013.

Les Casques bleus étaient déjà passés d’un rôle de surveillance des lignes de cessez-le-feu à celui de « guerriers-gardiens de la paix », qui inquiète certains pays contributeurs en hommes. Or, il est nécessaire que l’ONU soit plus audacieuse sur ce terrain ou elle risque de perdre sa crédibilité. Le groupe d’experts prévoyait ainsi de se rendre dans ces pays pour écouter leurs revendications ainsi qu’au quartier général de l’Otan à Bruxelles pour tenter de convaincre l’Alliance d’aider à renforcer les opérations de l’ONU.

Les membres du panel discutèrent également avec l’Union africaine et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) pour voir comment les pays africains, dont beaucoup de soldats sont faiblement entraînés ou accusés de violations des droits de l’homme, peuvent prendre part à cette révision. Elle devrait être présentée à l’Assemblée générale de l’ONU lors de son grand rendez-vous en septembre et au Conseil de sécurité.

Selon José Ramos-Horta, « il n’existe pas de substitut aux missions de maintien de la paix (…) personne n’a encore proposé de meilleur concept », mais les populations deviennent de plus en plus hostiles à ces forces considérées, à tort ou à raison, comme des « forces d’occupation » ou des « forces impérialistes ». Si leur présence finit par être tolérée, il est plus qu’impératif qu’elles se joignent vigoureusement aux forces armées hôtes pour « faire la guerre ».

C’est pourquoi au Mali, les sollicitations répétitives pour « un mandat plus robuste de la MINUSMA » n’ayant pas eu l’adhésion de New York, les casques bleus ont fini par être déclarées persona non grata ! « Si l’ONU ne peut pas nous aider à combattre les terroristes, qu’elle quitte notre pays », rouspètent de nombreux Maliens, dont les premiers dirigeants du pays. Et cette prise de position est de mise ailleurs sur le continent et sous d’autres cieux. Aux dirigeants de revoir de fond en comble la stratégie globale de coopération internationale et particulièrement celle de l’interventionnisme onusien.

<strong>Bruno D SEGBEDJI</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Adoption de la résolution de fin de mandat de la MINUSMA :  Certains pays regrettent cette décision de Bamako.</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/adoption-de-la-resolution-de-fin-de-mandat-de-la-minusma-certains-pays-regrettent-cette-decision-de-bamako-3027679.html</link>
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<pubDate>Wed, 05 Jul 2023 10:42:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>LeSoft</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong> Après dix ans d'existence, ce matin, le Conseil de sécurité a décidé de mettre fin au mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) à partir du 30 juin 2023. Il a demandé à la mission de commencer immédiatement la cessation de ses opérations, le transfert de ses tâches, ainsi que la réduction et le retrait de son personnel, afin que le processus soit achevé d'ici au 31 décembre 2023.</strong>

En adoptant à l'unanimité la résolution 2690 (2023), le Conseil de sécurité a également décidé que la MINUSMA serait autorisée, jusqu'au 30 septembre 2023, à répondre aux menaces imminentes de violence contre les civils et à contribuer à l'acheminement de l'aide humanitaire sous la direction de civils.

La résolution, présentée par la France, précise en outre que la liquidation de la MINUSMA commencera le 1er janvier 2024 et qu'une unité de garde sera maintenue pendant cette période afin de protéger le personnel, les installations et les biens de la Mission.

À l'instar des États-Unis, du Royaume-Uni, de l'Équateur, du Brésil et de la Suisse, le Japon a jugé regrettable le retrait de la MINUSMA, compte tenu des nombreux défis auxquels le Mali et la région continuent de faire face. Comme de nombreuses autres délégations, il a appelé le gouvernement de transition du Mali à respecter l'accord sur le statut des forces jusqu'au départ du dernier élément de la Mission. La Suisse et le Royaume-Uni se sont également inquiétés d'un calendrier de retrait précipité, ce dernier estimant que le Conseil de sécurité devait être prêt à le revoir si nécessaire, afin d'accorder suffisamment de temps pour assurer un retrait sûr et ordonné.

Saluant le "rôle fondamental" joué par la MINUSMA pour sécuriser le Mali face à d'énormes défis sécuritaires, le Ghana, au nom des A3 (Gabon, Ghana et Mozambique), a appelé à ne pas considérer le retrait de la Mission comme la fin de l'engagement de la communauté internationale. "Le Mali aura besoin de son soutien pour combler les lacunes créées par le départ de cette présence internationale", a-t-il insisté, évoquant la mise en œuvre du calendrier électoral.

Dans le même sens, l'Équateur a rejoint l'Albanie et Malte pour appeler le gouvernement de transition malien à respecter l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali et à garantir la tenue d'élections transparentes, libres et inclusives en vue de la restauration d'un pouvoir civil et démocratique d'ici mars 2024.

Adoptant une position plus tranchée, les États-Unis ont qualifié les mesures prises par les autorités de transition ces derniers jours pour bloquer les importations de la MINUSMA d'"inacceptables", avertissant qu'elles pourraient compromettre la sécurité des Casques bleus. La délégation s'est également inquiétée des risques de détournement des matériels et des avoirs de la MINUSMA au profit d'organisations extrémistes ou du groupe Wagner.

La Fédération de Russie s'est félicitée de la décision du Conseil de sécurité de répondre unanimement à la demande du Mali, soulignant que celui-ci avait pris une décision souveraine pour assurer la sécurité et la protection de sa population civile.

Estimant que la Mission n'avait pas atteint son objectif fondamental d'appuyer les efforts du gouvernement pour la sécurisation du pays, le Mali a assuré pour sa part que son gouvernement veillerait au respect des engagements pris quant aux dates du processus de retrait. La délégation a en outre regretté que le Conseil continue de considérer la situation au Mali comme une menace contre la paix et la sécurité internationales, en dépit des résultats obtenus par les forces armées maliennes sur le terrain, et du "retour à l'ordre constitutionnel", notamment grâce à l'organisation réussie, le 18 juin 2023, d'un référendum consacré à ce sujet.

Le Mali avait demandé le retrait "sans délai" de la MINUSMA le 16 juin dernier.

<strong>Ahmadou Sékou KANTA</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ambassadeur Jeffrey De Laurentis au Conseil de sécurité de l&amp;apos;Onu sur le Mali :   « Nous saluons une évolution plus positive des autorités de transition malienne »</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/ambassadeur-jeffrey-de-laurentis-au-conseil-de-securite-de-lonu-sur-le-mali-nous-saluons-une-evolution-plus-positive-des-autorites-de-transition-malienne-3027655.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/ambassadeur-jeffrey-de-laurentis-au-conseil-de-securite-de-lonu-sur-le-mali-nous-saluons-une-evolution-plus-positive-des-autorites-de-transition-malienne-3027655.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2023/07/Jeffrey-De-Laurentis-.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 05 Jul 2023 09:42:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Représentant adjoint par intérim auprès de l'Organisation des Nations Unies, lors de son intervention au conseil de sécurité des Nation Unies, tenu le 16 juin 2023 à New York, a laissé entendre que les Etats-Unis applaudissent la préparation et la planification solides du gouvernement de transition pour le référendum constitutionnel du 18 juin. Il affirmera que son pays réitère une fois de plus son soutien au processus de transition et aux élections de février 2024 au cours desquelles ni le président de transition ni le Premier ministre ne pourront se présenter aux élections, comme le gouvernement de transition en a convenu avec la Cedeao.</em></strong>

L’ambassadeur Jeffrey De Laurentis se dit heureux de voir que le Secrétaire général continue de suivre les progrès du gouvernement de transition malien vers la pleine conformité avec les quatre critères inclus dans l'examen interne de la Minusma par l'ONU. Selon lui, ces repères sont clairement définis et pleinement atteignables. En effet, lesdits repères demandent aux autorités maliennes de respecter leurs obligations existantes en vertu de l'accord d'Alger de 2015, de l'accord sur le statut des forces avec l'ONU et du calendrier convenu par la Cedeao pour achever la transition politique. Toutefois, l’ambassadeur a fait savoir que les Etats-Unis sont déçus que le gouvernement de transition malienne ait fait preuve d'un comportement obstructionniste au cours de la période considérée. <em>« Nous sommes particulièrement frustrés par les restrictions continues imposées par le Mali à la liberté de mouvement et d'accès de la Minusma, et par le fait qu'il a refusé 170 demandes d'autorisation de vol de la Minusma au cours des trois derniers mois seulement</em> », dit-il. Il rappelle que le gouvernement de transition a également rejeté quatre des cinq demandes de la Minusma de mener des enquêtes in situ sur des informations faisant état de violations et d'atteintes aux droits humains. Cependant, malgré ces restrictions qui contreviennent à l'Accord sur le statut des forces du Mali, notre ambassadeur félicite la Minusma d'avoir mené des dizaines d'autres enquêtes à l'aide d'outils médico-légaux à distance largement acceptés. Dans le même ordre d'idées, il a félicité la Minusma et le HCDH pour leur enquête diligente et leurs rapports factuels sur les atteintes aux droits humains et les violations commises par les FAMa et le groupe Wagner soutenu par le Kremlin en mars dernier à Moura, malgré l'interdiction d'accès à la zone. <em>« La capacité de l'ONU à faire la lumière sur les abus et les violations malgré un tel obstructionnisme renforce l'importance du mandat de la Minusma pour promouvoir et protéger les droits humains au Mali »,</em> laisse-t-il entendre. Par ailleurs, M. De Laurentis pense que les déclarations accusant la Minusma d'espionnage pour avoir mené une enquête indépendante dans le cadre de son mandat sont inacceptables et présentent une grave menace pour la sûreté et la sécurité des soldats de la paix de l'ONU autorisés par ce Conseil, qui ne méritent rien de moins que notre plein soutien.

A souligner que le 25 mai dernier, les États-Unis ont imposé des restrictions de visa à deux officiers militaires maliens qui commandaient des unités impliquées dans les violations des droits humains commises à Moura. A cet effet, notre ambassadeur se dit consterner par le mépris de la vie humaine par des éléments des Forces armées maliennes en coopération avec le groupe Wagner soutenu par le Kremlin à Moura. Le rôle déstabilisateur des forces wagnériennes et la menace directe qu'elles font peser sur le peuple malien et la souveraineté du pays n'ont jamais été aussi évidents, à ses yeux. Pour lui, les membres du Conseil devraient également prendre note de la façon dont les opérations militaires qui nuisent aux civils dans le centre du Mali, comme celle de Moura, compromettent à la fois les efforts de protection des civils et la mise en œuvre d'une stratégie politiquement ciblée. Cependant, l’ambassadeur Jeffrey De Laurentis, affirmera que les Etats-Unis encouragent les autorités de transition ainsi que les groupes armés signataires à faire preuve d'un engagement similaire envers l'accord de paix en répondant aux propositions de la médiation internationale de manière constructive et dans un esprit de compromis. Selon lui, il est clair que la Minusma ne peut pas remplir son mandat dans les conditions actuelles. <em>« Seul le respect par le gouvernement de transition des quatre critères devrait convaincre ce Conseil de continuer à soutenir le déploiement de la Minusma dans sa forme actuelle »,</em> a-t-il conclu.

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<strong>Ibrahima Ndiaye </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Mali&#45;Onu :  La Minusma part, les enjeux restent</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-onu-la-minusma-part-les-enjeux-restent-3027630.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 05 Jul 2023 09:22:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le gouvernement du Mali a demandé le départ de la Minusma au conseil de sécurité des Nations unies. Le conseil, les 15 membres ont tous acté. Désormais, la Minusma part. Mais les enjeux restent. </em></strong>

<em>« Rien n’est plus étonnant que de voir celui qui, debout n’atteint pas une chose, s’assied pour cueillir la même chose. Au moins avant de voir sur quoi, il compte s’asseoir » ! </em>Telle est la situation perplexe dans laquelle se trouve tout observateur averti face à cette demande du gouvernement malien sur le départ de la mission onusienne du Mali.

Tel était aussi le cas, quand le même gouvernement a demandé à la force Barkhane de quitter le sol malien. Avant de savoir que c’était des supplétifs  ou coopérants russes qui devraient occuper le terrain vide qu’allait désormais laisser la force Barkhane. Même si les méthodes diffèrent, l’une conventionnelle, l’autre non, selon les experts, quand même, le Mali n’est pas tombé comme l’avaient posté, analystes et observateurs.

Barkhane, Oui, mais la Minusma, autre rôle, autre enjeu. Qui et surtout quoi pour combler les efforts colossaux de développement, d’investissement et de financements auxquels s’adonnaient les forces onusiennes à côté des populations sinistrées. Le problème malien n’est pas sécuritaire mais aussi, un corollaire du sous-développement, de la précarité et de l’injustice. Et cela, la mission onusienne l’avait compris. Elle s’y attelait. Maintenant, qu’elle part, quand et comment combler le vide qu’elle va laisser ? Les enjeux restent !

Il urge pour l’Etat malien, de publier un plan de riposte stratégique qui va vite combler les vides laissés par pas que la Minusma, mais aussi les ONG-françaises, Barkhane et les structures alliées de l’ordre politique occidental. Penser à un Etat capable d’exister sur seulement le plan militaire et sécuritaire dans des zones minées de précarité, serait une grosse erreur. Il urge ! Et avant le départ définitif de la Minusma, que les Maliens surtout ceux du nord, aient sur quoi fixer leur regard. Un espoir !

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<strong>Koureichy Cissé</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Retrait de la Minusma : Le Mali et l’Onu s’accordent sur les modalités pratiques</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/retrait-de-la-minusma-le-mali-et-lonu-saccordent-sur-les-modalites-pratiques-3027508.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 04 Jul 2023 10:17:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le gouvernement et la Mission onusienne affichent leur volonté de travailler ensemble pour le bon déroulement de ce processus qui prendra six mois. L’objectif est de parvenir à l’exécution diligente de la résolution du Conseil de sécurité</strong>

Engager le processus de retrait conformément aux dispositions de la résolution 2690 des Nations unies qui met fin au mandat de la Mission multidimentionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma). C’est dans ce cadre que le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a eu, hier dans les locaux de son département, un tête-à-tête avec le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies au Mali et chef de la Minusma, El-Ghassim Wane. Après cet entretien, les deux personnalités ont participé à une séance de travail élargie à leurs proches collaborateurs. C’était également en présence de la hiérarchie militaire.

Au terme des échanges, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale dira qu’il s’agit d’une première rencontre à la demande de la Minusma pour que les deux parties puissent se mettre ensemble pour voir ce qui est nécessaire de faire, en raison des délais très courts. Pour Abdoulaye Diop, il faut commencer à travailler ensemble pour mettre en place tous les mécanismes et dispositifs nécessaires par rapport à ce retrait. «C’était un premier échange qui nous a permis de voir l’ensemble des tâches et des activités à accomplir, mais aussi, les responsabilités qui doivent être situées ici et là», a-t-il déclaré. Aussi, reconnaitra le ministre Diop, il y a énormément de choses à faire dans un délai court. Ce qui va nécessiter, selon lui, une mobilisation de nos équipes pour pouvoir répondre avec promptitude. « Nous avons eu un échange dans un cadre cordial entre les deux parties et nous nous sommes entendus sur le travail qu’il y a lieu de faire et sur le chronogramme que nous devons élaborer immédiatement pour pouvoir aboutir à ce retrait à la période indiquée du 31 décembre 2023», a félicité le patron du département en charge des Affaires étrangères.

Abdoulaye Diop a indiqué qu’il était également question de travailler dans le cadre d’un certain nombre de mécanismes existants. à ce propos, il dira qu’il y a un comité conjoint entre la Minusma et le gouvernement qui va se réunir dans les 48 heures pour pouvoir commencer le travail. Dès aujourd’hui, a promis le patron de la diplomatie malienne, la partie gouvernement fera sa première concertation. Le ministre Diop a par ailleurs noté qu’il y a beaucoup de bonne volonté tant du côté de la Minusma que du côté du gouvernement. «Nous avons conscience de ce qui ressort de la résolution mais aussi des directives de nos plus hautes autorités pour que le Mali joue pleinement sa partition pour le respect des délais», a-t-il indiqué. Avant d’assurer que notre pays reste membre des Nations unies dont les agences, fonds et programmes vont rester au Mali. Et vont continuer à travailler avec notre pays au bénéfice des populations maliennes, a ajouté le ministre Diop.

De son côté, le chef de la Minusma a fait savoir qu’il appartient à son organisation de concert avec ses partenaires maliens de s’atteler à l’exécution diligente de la résolution. «Cette première réunion illustre cette volonté forte d’aller rapidement de l’avant et de respecter les délais qui ont été impartis», a souligné El-Ghassim Wane. Il a reconnu que l’exécution de ce plan de retrait dans les délais indiqués va demander énormément de travail. «C’est pourquoi, « nous aurons besoin de travailler étroitement ensemble», a déclaré le diplomate onusien qui a indiqué que cette rencontre a permis aux deux parties de s’accorder sur les mécanismes à mettre en place pour faciliter la mise en œuvre de la décision. «La Minusma et les Nations unies sont déterminées à assurer la réalisation de ce plan de retrait dans les délais qui ont été stipulés. Pour cela, nous aurons besoin de l’accompagnement et du soutien de l’état malien », a-t-il sollicité.

<strong>Bembablin DOUMBIA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Retrait de la mission onusienne au Mali :  Les assurances du gouvernement</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/retrait-de-la-mission-onusienne-au-mali-les-assurances-du-gouvernement-3027506.html</link>
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<pubDate>Tue, 04 Jul 2023 09:45:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Tjikan</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après Barkhane, la Minusma quitte officiellement le Mali. Le vendredi 30 juin dernier, le conseil de sécurité de l’Onu a accepté à travers la résolution 2690, la demande des autorités de la transition du Mali, le retrait sans délai de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali (Minusma). Ce départ ne sera pas sans conséquence, mais le gouvernement, à travers le ministre des Affaires étrangère et de la coopération internationale, Abdoulaye Diop a donné l’assurance que cet impact sera atténué progressivement.</strong>

En effet, malgré un effectif considérable, 15 056 dont 11 676 militaires et 1590 policiers déployés sur le territoire, repartis sur une douzaine de site opérant à l’Ouest, l’Est, le Nord, le Sud et le centre du pays, la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali (Minusma), n’a pas parvenu à répondre aux attentes des populations, après 10 ans de présence. Une situation qui a motivé les autorités du pays et la population à demander son départ sans délai. Cependant, elle est perçue comme la mission de l’ONU la plus coûteuse en terme d’argent et de perte en vie humaine. Certainement une raison de plus aux membres du conseil de sécurité de l’Onu de voter à l’unanimité la demande de retrait de sa mission au Mali ?

Pour les Maliens, l’éléphant annoncé est arrivé avec un pied cassé. Alors que le pays reste en guerre contre le terrorisme. Les autorités du Mali estiment que ce combat ne sera gagné qu’avec les forces de défense et dé sécurité du pays avec le concours des populations et des pays limitrophes. C’est pourquoi ils ont jugé nécessaire de prendre leur destin en main.

Pour rappel, de 6000 en 2013, La Minusma est passée de 9883 en 2015, puis 15747 en 2021.  A la date de son retrait, elle compte 11 676 militaires, 1590 policiers et 1792 civils, soit un effectif total de 15 056. malgré, des civils continus d’être tués, des villages entièrement brûlés. C’est le 1er juillet 2013, soit 10 ans après, que la mission internationale de soutien au Mali sous la conduite africaine (MISMA) est devenu la Minusma. Après ce transfert, le pays comptait sur une force multidimensionnelle intégrée pour l’aider dans la sécurisation de son territoire, la protection de ses populations pour sa stabilisation. Mais la déception fut grande, malgré le nombre croissant de son effectif.  Et de son implantation géographique dans les localités de Kidal, Tessalit, Gao, Bamako, Aguel-hoc, Ménaka, Ansongo, Tombouctou, Ber, Goundam, Mpti, Sévaré, Douentza. Désormais, le pays s’entend prendre en main sa destinée avec l’aide de ses partenaires dans le plus grand respect. Certes, le retrait amorcé de la Minusma suscite quelques inquiétudes sur le plan sécuritaire, économique et humanitaire, mais le gouvernement donne l’assurance que le vide sera combler de manière plus confortable qu’avant. Tout est prêt ou en cours pour atténuer l’impact de ce départ sur la population malienne.

« Ce n’est pas une décision hâtive. C’est une décision qui s’inscrit dans la volonté du gouvernement de se prendre en charge. Vous avez vu qu’on ne s’est pas lever un matin pour demander le départ de la Minusma. Depuis plus de 18 mois l’Etat a changé le paradigme sécuritaire du Mali en se focalisant sur le renforcement des capacités des forces de défenses et de sécurités. En mettant une nouvelle stratégie et des opérations d’envergures. Il y a eu des efforts, il y a eu des résultats. Et c’est ce qui nous fonde aujourd’hui de penser aujourd’hui que nous sommes en mesure de combler tout vide éventuel qui pourrait se créer. Déjà sur le terrain nous sommes à l’offensive dans beaucoup d’endroit. Ça ne sera certainement pas facile, mais je pense qu’il est important de se situer dans une perspective de long terme en comprenant que la sécurité du Mali sera désormais entre les mains des Maliens», a expliqué Abdoulaye Diop, le chef de la diplomatie malienne.

Cependant, l’arbre ne doit pas cacher la forêt, la Minusma contribuait au Mali en terme d’emploi, avec 859 nationaux sur les 1792 civils de la mission. En outre, elle représentait aussi, le désenclavement intérieur à travers les moyens aériens de transport (troupe et civil). sans oublier l’assistance humanitaires auprès des populations vulnérables, le financement des projets à impact rapide et sa contribution significative à l’économie locale.

A en croire le ministre Diop, le gouvernement a mis en place une stratégie pour atténuer l’impact de ce retrait sur la population malienne à Bamako et à l’intérieur du pays. Même s’il reconnaît que ça ne sera pas total, mais il a donné l’assurance que les équipes ont commencé à travailler à ces questions. « Dans les jours à venir, nous allons prendre attache avec les compatriotes qui sont concernés, les écouter et voir ensemble qu’est-ce qui peut être fait pour atténuer l’impact de cette mesure sur eux», a-t-il souligné.

En tout cas, en demandant le retrait sans délai de la Minusma, le Mali reste fidèle à ses principes qui guident désormais l’action publique dans notre pays, à savoir : le respect de la souveraineté des choix stratégiques du Mali et des intérêts du peuple Malien.

<strong>Le soutien de la Chine et de la Russie</strong>

Le conseil de la sécurité des Nations Unies a voté le vendredi 30 juin dernier à l’unanimité, le retrait de la Mission onusienne au Mali. Au cours de la réunion, la Chine et la Russie ont salué le respect de la souveraineté du Mali. « Nous manifestons notre soutien à Bamako dans le cadre de son aspiration a endossé l’ensemble des responsabilités et à jouer un rôle de premier plan pour la stabilité de l’Etat du Mali. Nous sommes favorable à ce que le retrait de la mission se fasse de manière coordonner et organiser en étroite collaboration avec le pays hôte. La Russie continuera d’apporter au Mali une aide globale de sorte à normaliser la situation dans le pays dans le cadre d’une collaboration bilatérale », a déclaré le représentant de la Russie au conseil des nations unies.

Pour la représente de la Chine, elle souhaite que le secrétariat élaborera des dispositions concrètes relatives à la réduction du personnel et des casques bleues depuis à son retrait conforment à sa résolution afin de garantir un retrait bien organisé de la Minusma. « Les nations unies devraient continuer de coopérer étroitement avec le gouvernement malien. Cette année, 398  éléments de nos ONPE se sont vus remettre la médaille d’honneur pour l’Afrique. Nous en sommes fiers. Et nous continuons de travailler avec le Mali en respectant son intégrité territoriale et sa souveraineté», a indiqué la représente de la Chine au  conseil des nations unies.

<strong>Moussa Sékou Diaby</strong>]]> </content:encoded>
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<title>MINUSMA,  c’est la fin !</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/minusma-cest-la-fin-3027391.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 03 Jul 2023 01:49:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>ans de présences. L’échec de la Minusma est constaté à l’heure du bilan. </strong><strong> </strong>

En effet, dès le 1<sup>er</sup> juillet 2023 la Minusma devra  mettre fin à toutes ses activités pour se consacrer aux efforts qu’exige son retrait total à la fin du 31 décembre 2023, avec cependant la possibilité de protéger les civils à proximité de leurs camps jusqu’à la fin du mois de septembre.

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) a été créée par la résolution 2100 du Conseil de sécurité, du 25 avril 2013, pour appuyer le processus politique et effectuer un certain nombre de tâches d’ordre sécuritaire. Le Conseil de sécurité a demandé à la Minusma d’aider les autorités de transition maliennes à stabiliser le pays et à appliquer la feuille de route pour la transition.

Le Conseil a décidé d'axer le mandat de la Minusma sur des tâches prioritaires telles que la sécurité, stabilisation et protection des civils, l'appui au dialogue politique national et à la réconciliation nationale, ainsi qu'à l'appui au rétablissement de l’autorité de l’État dans tout le pays, à la reconstruction du secteur de la sécurité malien, à la promotion et la protection des droits de l’homme, et à l’aide humanitaire. A cet effet, elle a créé 10 bases dans différentes régions depuis 2013.

La Minusma  était la plus grande mission de paix déployé par l’ONU dans le monde en terme de moyens et hommes avec  un effectif de 13 300 soldat et 2000 policiers mobilisés par 55 pays contributeurs et doté  d’une impressionnante armada de guerre (avion, hélicos, engins blindés et drones). Elle était aussi<strong>  </strong>la plus coûteuse de l'ONU sur le plan financier avec (1,2 milliard de dollars par an),  elle <em>est</em><em> « l’opération de paix où les Casques bleus ont payé le plus lourd tribut, avec plus de 200 soldats tués dans l’accomplissement de leur mission </em>», avait déclaré  le chef de la mission...

<strong> </strong>

<strong>L’échec d’une mission </strong>

Alors comment comprendre que malgre une telle débauche de moyens, elle n’a pas pu ou su accomplir ses  missions et quitte le pays  sur un constat d’échec  patent ?

Ce échec n’est pas une surprise  tant  les mandats successifs  de la Minusma n’étaient pas  adaptés à la situation sur le terrain car ne permettent pas à la mission d’intervenir  alors que des populations civiles innocentes  fassent l’objet d’attaques barbares de la part de groupes armés qui souvent se déplacent en grand nombre malgré la présence des avions et drones des Nation-Unies. Des villages entiers, notamment Ogossagou, Sobane Da, Ganganfani ont été détruits et leurs populations massacrées sous le nez des soldats onusiens.

Pire  pendant la présence de la Minusma : le terrorisme  a étendu son spectre ravageur à d’autres pays (Burkina Faso, Niger), charriant au quotidien des morts, des blessés, des réfugiés et des personnes déplacées. Les attaques sont devenues fréquentes, plus meurtrières, et plus audacieuses, puisque de plus en plus les terroristes s’en prennent aux forces de défense et de sécurité elles-mêmes jusque dans leurs casernes.

Il faut préciser que la Minusma est la neuvième mission avec un mandat de protection des civils. Elle est autorisée à prendre tous les moyens nécessaires pour assurer la protection des civils immédiatement menacés de violences physiques. Cette responsabilité s’entend comme complémentaire de celle de l’Etat hôte, qui a la responsabilité première de la protection de sa propre population.

Pour toutes ces raisons et face à l’inertie de la mission la population malienne a exprimé sa colère et réclamé son départ. A Bamako et plusieurs localités de l’intérieur, des manifestations devenaient  fréquentes pour exiger le retrait de ces soldats envoyés sur notre sol. Selon plusieurs associations de la société civile, la Minusma est à la base de l’insécurité qui sévie au Mali. Et certains accusent même la force onusienne de complicité avec certains groupes armés. Et des voix se font entendre à travers le pays pour porter des accusations contre la Minusma.

Par ailleurs, le Autorités  ont  porté  à plusieurs occasions de nombreuses réserves pour adapté  les moyens de la mission aux réalités du terrain  (qui n’ont pas été prises en compte) lors des renouvellements de mandat.

Ainsi lors de la réunion consacrée au renouvellement du mandat de la Minusma devant le Conseil de sécurité, le 13 juin 2022, Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale avait demandé à ce que la nature de la Minusma soit adaptée pour mieux protéger les populations : <em>« Dans cette perspective, il est indispensable de mieux définir et articuler la notion de protection des civils dans un contexte de guerre asymétrique. Il y a lieu de clarifier contre qui on veut protéger les populations, sachant que la menace principale provient des groupes armés terroristes. Comment la Minusma peut-elle protéger les populations si elle n’est en mesure de faire face à la menace ?</em>

<em>Dans ce contexte, le mandat de la Minusma doit obligatoirement prendre en compte la montée en puissance des forces de défense et de sécurité du Mali, qui sont désormais en première ligne face aux groupes terroristes»</em>.

L’autre pomme de discorde entre l’ONU et notre pays concerne la libre circulation de la Minusma sur le territoire national. A ce sujet, l’Ambassadeur Représentant permanent au Nations-Unies, M. Konfouro a réitéré la <strong><em>« ferme opposition »</em></strong> des autorités de la transition quant à la liberté de mouvement de la Minusma dans l’exécution de son mandat dans le domaine des droits de l’homme. Le Mali a toujours coopéré de bonne foi avec la force onusienne depuis sa mise en place en 2013, a-t-il affirmé. Toutefois, pour des impératifs de respect de la souveraineté du Mali, de coordination et de sécurité, les <em>« mouvements de la Minusma ne peuvent se faire qu’avec l’accord des autorités compétentes maliennes »</em>, a-t-il déclaré. Le Mali « n’est pas en mesure de garantir la liberté » de mouvement pour des enquêtes de la Minusma sans l’accord préalable du Gouvernement, a-t-il poursuivi. Par conséquent, le Mali « n’entend pas exécuter ces dispositions », malgré leur adoption par le Conseil de sécurité.

En tout état de cause, le Gouvernement du Mali estime que les enquêtes sur les allégations de violations des droits de l’homme relèvent de la responsabilité principale des autorités maliennes. La Minusma a vocation à leur apporter l’assistance nécessaire à cet égard. Elle n’a pas vocation à se substituer au Gouvernement du Mali !, a insisté M. Konfouro.

Avec  ce retrait la Minusma a montré des limites inhérentes aux mandats de stabilisation. La fin de la Minusma tournera certainement aussi la page des imposantes opérations multidimensionnelles de stabilisation, alors que l’ONU est de plus en plus confrontée au risque d’une marginalisation politique et d’une remise en cause des normes libérales qu’elle a traditionnellement promues.

<strong>Mémé Sanogo</strong>

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</item>

<item>
<title>Konfourou devant le conseil de sécurité :  « Le processus de retrait de la MINUSMA commencera dès le 1er juillet »</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/konfourou-devant-le-conseil-de-securite-le-processus-de-retrait-de-la-minusma-commencera-des-le-1er-juillet-3027377.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 03 Jul 2023 01:48:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>L’Ambassadeur Représentant permanent du Mali à l’ONU, Issa Konfourou, s’est exprimé devant le Conseil de sécurité lors de la réunion sur le retrait de la Minusma. Le diplomate malien a porté haut la voix du Mali. Voici l’intégralité de son intervention. </strong>

<strong> </strong>Madame la Présidente,

Mesdames, Messieurs les membres du Conseil de sécurité,

Le Gouvernement de la République du Mali prend acte de la résolution 2690 que vous venez juste d’adopter, laquelle met fin au mandat de la MINUSMA à compter de ce jour 30 juin 2023. Il note la suite favorable que le Conseil de sécurité a réservée à sa demande de retrait sans délai de la MINUSMA.

Les raisons profondes de cette demande de retrait de la MINUSMA ont été données le 16 juin 2023 à cette même tribune du Conseil par S.E.M. Abdoulaye DIOP, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale de la République du Mali.

Tout en reconnaissant que la MINUSMA n’a certes pas atteint son objectif fondamental d’appui aux efforts du Gouvernement à la sécurisation du pays, le Peuple et le Gouvernement du Mali saluent toutefois sa contribution dans d’autres domaines, notamment en matière d’assistance humanitaire, sociale et les missions de bons offices du Représentant spécial du Secrétaire général.

Le Gouvernement du Mali note qu’aux termes de la résolution adoptée aujourd’hui, le processus de retrait de la MINUSMA commencera dès le 1er juillet pour se terminer le 31 décembre 2023. Le Gouvernement du Mali tient et veillera au respect des engagements pris à cet égard.

En tant que Gouvernement responsable, les autorités maliennes s’engagent à coopérer étroitement avec le Secrétariat des Nations Unies et la MINUSMA dans la mise en œuvre diligente de cette résolution et ce, dans les délais impartis. Dans cette dynamique, le Mali, conformément à ses responsabilités de pays hôte, poursuivra les mesures prises en vue d’assurer la sureté et la sécurité du personnel, des locaux, installations et biens de la MINUSMA, jusqu’au départ, à date convenue, de la Mission.

Par ailleurs, je tiens à rassurer de l’engagement total du Gouvernement du Mali à poursuivre sans relâche sa mission régalienne de protection des populations civiles et des biens, sur l’ensemble du territoire national. A cet égard, le Gouvernement regrette que le Conseil continue de considérer la situation au Mali comme une menace à la paix et à la sécurité internationale, en dépit des résultats tangibles enregistrés d'une part sur le terrain par les Forces Armées maliennes, notamment grâce au renforcement des capacités et à l’équipement de l’outil de défense et d'autre part concernant le retour à l'ordre constitutionnel apaisé et sécurisé, chers à Son Excellence Le Colonel Assimi GOÏTA, Président de la Transition,  Chef de l'Etat. L’organisation réussie, le 18 juin 2023, du référendum constitutionnel s’inscrit dans cette dynamique.

Le Gouvernement du Mali s’engage également à poursuivre de manière efficiente et intelligente,  la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, en collaboration avec les mouvements signataires qui le souhaitent, en vue d’une paix, d’une réconciliation nationale et d’une stabilité durables dans notre pays et pour le bénéfice des populations maliennes.

Avant de terminer, je souhaite remercier, au nom du Peuple et du Gouvernement du Mali, le Secrétaire général des Nations Unies pour son engagement en faveur de la paix au Mali. Je remercie également l’ensemble des pays contributeurs de troupes, de police et de personnel civil à la MINUSMA pendant ces dix dernières années pour leurs efforts et parfois les sacrifices ultimes consentis aux côtés de leurs frères d’armes maliens  dans la recherche de la paix au Mali.

Que l’ensemble des Etats membres trouvent ici l’expression de la gratitude du peuple et du Gouvernement du Mali pour leurs contributions multiformes à la MINUSMA.

La République du Mali reste disposée à coopérer avec l’ensemble des partenaires qui le souhaitent, dans le respect des principes clés de l’action publique du Mali.

Je rends hommage à la mémoire de toutes les victimes de cette crise, civiles comme militaires, étrangères comme maliennes, tombées sur le champ d’honneur au Mali.

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali: le Conseil de sécurité approuve à l&amp;apos;unanimité le retrait de la Minusma à compter du 1er juillet</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-le-conseil-de-securite-approuve-a-lunanimite-le-retrait-de-la-minusma-a-compter-du-1er-juillet-3027318.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 01 Jul 2023 02:22:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>- Le 16 juin 2023, le Mali avait demandé, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, le « retrait sans délai » de la Mission Multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali.</strong>

Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté vendredi à l'unanimité la résolution 2690 qui met fin au mandat de la Mission Multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) à compter du 1er juillet, à la suite d’une demande des autorités de transition maliennes en date du 16 juin dernier.

Les Casques bleus cesseront ainsi leurs activités au Mali et devront quitter le pays « d'ici le 31 décembre 2023 ».

L'ambassadeur Issa Konfourou, Représentant permanent du Mali à l'Onu, a affirmé devant le Conseil de sécurité que « le gouvernement de la République du Mali prend acte de la résolution 2690 que vous venez juste d'adopter laquelle met fin au mandat de la Minusma à compter de ce jour 30 juin 2023 ».

Le 16 juin 2023, Bamako avait demandé, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, le « retrait sans délai » de la Minusma, la mission de l’Onu dans le pays.

Selon Diop, « La Minusma semble devenir une partie du problème en alimentant les tensions intercommunautaires exacerbées par des allégations d’une extrême gravité et qui sont fortement préjudiciables à la paix, à la réconciliation et à la cohésion nationale. Cette situation engendre un sentiment de méfiance des populations maliennes à l’égard de la Minusma, et une crise de confiance entre les autorités maliennes et la mission de la paix de l’Onu ».

« Tout en reconnaissant que la MINUSMA n’a certes pas atteint son objectif fondamental d’appui aux efforts du Gouvernement à la sécurisation du pays, le Peuple et le Gouvernement du Mali saluent toutefois sa contribution dans d’autres domaines, notamment en matière d’assistance humanitaire, sociale et les missions de bons offices du Représentant spécial du secrétaire général de l'Onu», a déclaré devant le Conseil de sécurité, l'ambassadeur Issa Konfourou.

« Le gouvernement du Mali note qu'au terme de la résolution adoptée aujourd'hui, le processus de retraite de la Minusma commencera dès le 1er juillet pour prendre fin le 31 décembre 2003 », a ajouté le diplomate malien, avant de préciser que Bamako s'engage à coopérer étroitement avec le secrétariat des Nations unies et la Minusma dans la mise en œuvre diligente de cette résolution et ce, dans les délais impartis.

Pour rappel, la Minusma a été créée le 25 avril 2013 par la résolution 2100 du Conseil de sécurité avec l'objectif d'appuyer le processus politique dans ce pays de l'Afrique de l'Ouest et effectuer un certain nombre de tâches d’ordre sécuritaire.

<strong>Source: https://www.aa.com.tr/fr</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’Onu met fin à sa mission de paix au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/lonu-met-fin-a-sa-mission-de-paix-au-mali-3027305.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 30 Jun 2023 16:39:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div class="article__header">
<div class="article__announce-text"><strong>Suite à un vote au sein du Conseil de sécurité tenu ce 30 juin, la mission de maintien de la paix de l'Onu au Mali devra s'achever d'ici la fin de l'année. La MINUSMA est tenue de commencer immédiatement la cessation de ses opérations, le transfert de ses tâches, ainsi que le retrait ordonné et sûr de son personnel.</strong></div>
</div>
<div class="article__body">
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Le Conseil de sécurité de l'Onu a voté ce 30 juin à l'unanimité la <a href="https://fr.sputniknews.africa/20230621/sans-delai-un-homme-tague-un-vehicule-de-la-minusma-pour-demander-son-depart--video-1060069773.html" target="_blank" rel="noopener">fin de la mission de maintien de la paix de l'Onu au Mali</a> d'ici la fin de l'année.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
</div>
<div class="article__quote-text">"Il a été décidé de mettre fin au mandat de la MINUSMA en vertu de la résolution 2640 (2022) à compter du 30 juin 2023", indique la résolution.</div>
<div class="article__quote-info">
<div class="elem-info">
<div class="elem-info__share">
<div class="share m-active" data-id="1060259678" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20230630/lonu-met-fin-a-sa-mission-de-paix-au-mali-1060259678.html?share-block=1060259802" data-title="&quot;Il a été décidé de mettre fin au mandat de la MINUSMA en vertu de la résolution 2640 (2022) à compter du 30 juin 2023&quot;, indique la résolution. "></div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">La MINUSMA est tenue de commencer immédiatement la cessation de ses opérations, le transfert de ses tâches, ainsi que <a href="https://fr.sputniknews.africa/20230627/mali-reuters-revele-la-date-probable-de-la-fin-de-la-mission-minusma-1060198371.html" target="_blank" rel="noopener">le retrait ordonné</a> et sûr de son personnel.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Le processus devrait s’achever d'ici le 31 décembre 2023, en étroite consultation avec le gouvernement de transition du Mali, selon le document.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="h3">
<h3 class="article__h2">Moscou soutient Bamako dans son combat pour la sécurité</h3>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">De son côté, la Russie a jugé "important" le fait que le Conseil de sécurité "réponde à l'unanimité <a href="https://fr.sputniknews.africa/20230619/demande-de-retrait-de-la-minusma-par-le-mali-le-burkina-salue-une-decision-courageuse-1060030302.html" target="_blank" rel="noopener">à la demande du Mali</a>", a indiqué la représentante permanente adjoint russe, Anna Evstigneeva.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
</div>
<div class="article__quote-text">Et d’ajouter: "Nous réitérons notre soutien à Bamako pour qu'elle assume l'entière responsabilité et le rôle moteur dans la stabilisation de la situation au Mali".</div>
<div class="article__quote-info">
<div class="elem-info">
<div class="elem-info__share">
<div class="share m-active" data-id="1060259678" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20230630/lonu-met-fin-a-sa-mission-de-paix-au-mali-1060259678.html?share-block=1060260709" data-title=" Et d’ajouter: &quot;Nous réitérons notre soutien à Bamako pour qu'elle assume l'entière responsabilité et le rôle moteur dans la stabilisation de la situation au Mali&quot;."></div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Moscou a remercié les Casques bleus et le personnel civil de la MINUSMA "pour leur service et leur travail dévoué en faveur des Maliens". La Russie honore également la mémoire des Casques bleus "qui ont sacrifié leurs vies" dans ce pays.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Moscou continuera à fournir une assistance bilatérale globale au Mali dans le but d'assurer la stabilisation du pays, conclut la représentante permanente.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Le 16 juin, le chef de la diplomatie malienne Abdoulaye Diop avait <a href="https://fr.sputniknews.africa/20230616/le-mali-demande-lonu-de-retirer-sa-mission-minusma--1059976296.html" target="_blank" rel="noopener">demandé le départ de la Minusma</a> devant le Conseil de sécurité de l'Onu, pointant "l'échec" de cette dernière qui faisait selon lui "partie du problème".</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">La mission onusienne, présente au Mali depuis 2013, s'est vue à plusieurs reprises reprocher son impuissance par les populations et leurs dirigeants, malgré le déploiement de plus de 12.000 soldats à ce jour et un budget annuel de 1,26 milliard de dollars.</div>
</div>
</div>
<div class="article__footer">
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<div class="article__sharebar" data-nosnippet=""></div>
</div>
<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>

</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Minusma : Le sort déjà scellé ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/minusma-le-sort-deja-scelle-3027264.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/minusma-le-sort-deja-scelle-3027264.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 30 Jun 2023 10:19:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Des signes avant-coureurs inclinés à répondre par l'affirmative. La direction générale des Douanes vient d'interdire les importations de matériels au profit de la Mission onusienne. L'on sera fixé peut-être ce vendredi à l'issue de la réunion du Conseil de sécurité de l'ONU devant statuer sur la demande de retrait formulée par le gouvernement malien</strong>
<p class="added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node"><span>Suite à l'officialisation de la demande du «retrait sans délai» de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) par les autorités maliennes, le ministère de l'Économie et des Finances, à travers la direction générale des Douanes, un conservatoire pris sur mesure qui sera lourd de conséquences sur le fonctionnement de la Mission onusienne.</span></span></p>
<p class="added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node"><span>En effet, dans une correspondance en date du mardi 27 juin 2023, le directeur général des Douanes, l'inspecteur général Amadou Konaté, un instruit les directeurs régionaux, les chefs de bureaux et des représentations des douanes à l'extérieur «d'interrompent immédiatement les importations de tout matériel à destination de la Mission onusienne jusqu'à la date de son retrait définitif du territoire du Mali», précise le document.</span></span></p>
<p class="added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node"><span>Il convient de rappeler que le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, lors de son intervention à la tribune de Nations unies le 16 juin dernier, à l'occasion du débat public du Conseil de sécurité sur le rapport trimestriel du secrétaire général de l'ONU sur la situation au Mali, avait demandé le retrait sans délai de la Minusma. Cette décision a reçu le soutien de la grande partie de la classe politique et de la société civile maliennes.</span></span></p>
<p class="added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node"><span>Le gouvernement du Burkina Faso a également exprimé son soutien aux autorités maliennes pour cette décision courageuse et patriotique</span></span><br data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible" /><span class="text-node"><span>Désormais, les regards sont tournés vers le Conseil de sécurité de l'ONU qui doit en principe se réunir le 30 juin pour statuer sur la demande de retrait formulée par le gouvernement malien. Les discussions pourraient porter sur les modalités de retrait de la Mission onusienne du Mali. Selon certains observateurs, l'ONU aurait proposé de proposer un délai de six mois pour effectuer le retrait total de la Minusma. Tandis que le gouvernement malien veut un retrait dans les plus brefs délais.</span></span></p>
<p class="added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><strong class="" data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node"><span>Aboubacar TRAORE</span></span></strong></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le vote sur l’avenir de la mission de l’ONU au Mali reporté à vendredi</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/le-vote-sur-lavenir-de-la-mission-de-lonu-au-mali-reporte-a-vendredi-3027189.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 28 Jun 2023 06:36:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>AFP</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le vote du Conseil de sécurité, qui devrait acter la fin réclamée par le Mali de la mission de l'ONU dans le pays (Minusma), a été reporté de jeudi à vendredi, en raison de discussions qui se poursuivent, a-t-on appris mardi de sources diplomatiques.</strong>

Le 16 juin, prenant tout le monde de court, le ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop avait exigé le "retrait sans délai" de la Minusma, dénonçant son "échec". Alors que le consentement de l'Etat hôte est l'un des principes du maintien de la paix, le projet de résolution proposé par la France, à la manœuvre sur le dossier malien au Conseil de sécurité, propose de mettre un terme à la mission, tout en prévoyant une période de six mois pour le retrait des plus de 12.000 soldats et policiers déployés, selon des sources diplomatiques. Mais en raison de discussions qui se poursuivent entre les membres du Conseil, l'ONU et le Mali, le vote prévu jeudi a été reporté à vendredi, dernier jour du mandat en cours de la Minusma, selon une des sources diplomatiques.

Le Mali a notamment demandé de raccourcir cette période de six mois, a précisé une autre source diplomatique à l'AFP. Une durée plus courte poserait la question des conditions pratiques du retrait. "Déplacer des milliers de Casques bleus, et leur équipement, leurs installations, le personnel de soutien prend du temps", avait déclaré lundi Farhan Haq, porte-parole adjoint du secrétaire général de l'ONU, demandant un "calendrier raisonnable".

Les Etats-Unis, qui ont regretté la décision malienne, avaient de leur côté réclamé un "retrait ordonné et responsable". Dès les déclarations du ministre malien, le chef de la Minusma El Ghassim Wane avait estimé que la poursuite de la mission créée en 2013 notamment pour aider à stabiliser cet Etat menacé d'effondrement sous la poussée jihadiste et pour protéger les civils, devenait "presque impossible". Les relations entre Bamako et la Minusma se sont largement détériorées depuis l'accession au pouvoir des militaires en 2020.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali: la date probable de la fin de la mission Minusma révélée par les médias</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-la-date-probable-de-la-fin-de-la-mission-minusma-revelee-par-les-medias-3027181.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 27 Jun 2023 17:21:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Les Nations unies envisagent de mettre fin à la mission Minusma au Mali le 30 juin, alors que le personnel impliqué devrait quitter le pays dans un délai de six mois, selon un projet de résolution du Conseil de sécurité consulté par Reuters.</strong>

Après des années de tensions entre l'Onu et les militaires au pouvoir au Mali, la mission de maintien de la paix Minusma va quitter le pays le 30 juin, indique un projet de résolution du Conseil de sécurité déposé par la France, rapporte Reuters.

La mission onusienne, présente au Mali depuis 2013, s'est vue à plusieurs reprises reprocher son impuissance par les populations et leurs dirigeants, malgré le déploiement de plus de 12.000 soldats à ce jour et un budget annuel de 1,26 milliard de dollars.

Le 16 juin, le chef de la diplomatie malienne Abdoulaye Diop avait demandé le départ de la Minusma devant le Conseil de sécurité de l'Onu, pointant "l'échec" de cette dernière qui faisait selon lui "partie du problème".

Fin avril, plusieurs milliers de personnes sont descendues dans la rue à Bamako et dans d'autres villes du pays pour reclamer le retrait de la force onusienne. Au cours de la manifestation dans la capitale, plusieurs leaders de mouvements de la société civile ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme le double jeu de la Minusma sur le sol malien.

<strong>SOurce: https://fr.sputniknews.africa/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Demande de retrait de la MINUSMA :  Cette décision a&#45;t&#45;elle été bien réfléchie ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/demande-de-retrait-de-la-minusma-cette-decision-a-t-elle-ete-bien-reflechie-3027003.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 Jun 2023 09:25:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Vendredi 16 juin 2023, le ministre Abdoulaye Diop a annoncé la fin de la MINUSMA. Le sort de la mission multidimensionnelle reste suspendu jusqu’au verdict final des instances de l’ONU, prévu le 29 juin 2023. Les critiques du ministre Diop à l'égard de la MINUSMA font suite à des objections maliennes antérieures à l'égard de l'engagement de longue date de la France au Mali. Un retrait « sans délai » de la MINUSMA pourrait laisser la voie libre à Wagner ; ce qui est loin de rassurer les Nations unies. Quelles pourraient être les conséquences d’un éventuel retrait de la MINUSMA au Mali ? Cette décision du gouvernement fait-elle l’unanimité au sein de l’opinion malienne ?</em></strong>

Les opinions sont partagées sur les résultats de cette longue présence, mais il n’en demeure pas moins que le clap de fin ainsi prononcé par le ministre malien des Affaires Étrangères Abdoulaye Diop découle aussi d’un malaise persistant entre les autorités et la représentation onusienne.

Rappelons qu’en 2022, l’affaire des 49 militaires ivoiriens avait compliqué les rapports déjà tendus entre le Mali et la communauté internationale et surtout les organisations sous régionale, régionale et  même internationale. Ces rapports vont s’exacerber au fil du temps avec l’expulsion du premier responsable de la section des droits de l’homme de la MINUSMA, dans un contexte de rejet de l’augmentation des effectifs de casques bleus au Mali. Mais c’est la crise dramatique de Moura qui sera la goutte d’eau de trop avec le refus catégorique des autorités de la Transition de se soumettre aux besoins d’enquête sur les présomptions de violation des droits humains qu’elles avaient qualifiée d’une tentative de déstabilisation et une instrumentalisation politique des droits de l’homme. De mission de stabilisation, la MINUSMA passe du coup dans une certaine opinion comme un outil de déstabilisation, en dépit de sa place prépondérante dans l’accès des populations aux services sociaux de base.

En effet, nul doute, la MINUSMA est particulièrement sollicitée au Nord où la résilience des populations ne tient en grande partie que par sa présence dans leur quotidien. En dépit de l’absence de l’Etat, les services sociaux de base sont restés accessibles par ses soins et le vide laissé par le déficit administratif est comblée en plusieurs endroits du septentrion. Se prononcer dans le sens contraire à la volonté des principaux bénéficiaires revient à adouber par péché diplomatique leur sevrage de projets à impact rapide, de médicaments dont les localités sont régulièrement approvisionnées par la MINUSMA parmi tant d’autres services et non des moindres comme les soins de santé, l’évacuation de malades vers les centres de santé, etc.

Si cette décision du gouvernement de demander le retrait sans délai de la MINUSMA a permis d’édifier l’opinion nationale et internationale sur le soupçon de complot de certaines puissances occidentales qui auraient profité de la MINUSMA pour déstabiliser le Mali a été diversement interprétée et  saluée, il en est de même pour  les autorités qui doivent penser aux milliers de personnes qui travaillent à la MINUSMA et les populations bénéficiaire de l’aide de cette mission. Il est de sa responsabilité de soutenir et de préserver les intérêts du peuple envers et contre tout.

En définitive, le peuple doit soutenir les autorités de la transition du Mali, qui travaillent sans relâche pour le retour de la paix en vue du rétablissement de la dignité du peuple malien et de la souveraineté de notre pays.

<strong>Assitan DIAKITE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Minusma : Le Mali officialise sa demande de retrait des troupes de l’ONU</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/minusma-le-mali-officialise-sa-demande-de-retrait-des-troupes-de-lonu-3026810.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/minusma-le-mali-officialise-sa-demande-de-retrait-des-troupes-de-lonu-3026810.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/03/CASQUE-MINUSMA-1.webp" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Fri, 23 Jun 2023 15:55:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a confirmé la demande de retrait sans délai de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma).</strong>

Le chef de la diplomatie a adressé le 21 juin 2023 une correspondance à cet effet à la représentante permanente des Emirates Arabes Unis, Mme Lana Zaki Nusseibeh, présidente en exercice du Conseil de sécurité.

Le ministre Diop s’est référé à la 9350è session du Conseil de sécurité des Nations unies, tenue le 16 juin dernier, à New York, où il a notamment attiré l'attention des membres du Conseil sur la crise de confiance qui s'est installée.

D'une part, entre les populations maliennes et la Minusma et, d'autre part, entre le gouvernement et la Mission onusienne.

Malgré cette demande de retrait, le ministre chargé des Affaires étrangères a réaffirmé la disponibilité du gouvernement à coopérer avec les Nations unies.

Abdoulaye Diop a rappelé que la crise complexe que le Mali traverse depuis janvier 2012, consécutive à l'intervention militaire de l'OTAN en Libye en 2011, a valu au gouvernement du Mali de solliciter le soutien des partenaires régionaux et internationaux.

Force est de reconnaître qu'après une dizaine d'années d'accompagnement, a regretté Abdoulaye Diop, la réponse internationale en appui aux efforts nationaux n'a pas été en mesure d'améliorer la situation sécuritaire au Mali.

Le même jour, le représentant permanent du Mali auprès des Nations unies, Issa Konfourou a appuyé la demande de retrait formulée par le gouvernement portant la lettre à l’attention des membres du Conseil de sécurité et de publier en tant que documents officiels du Conseil.

<strong>Souleymane SIDIBE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mandat de la MINUSMA :  Départ contre reconfiguration</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mandat-de-la-minusma-depart-contre-reconfiguration-3026587.html</link>
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<pubDate>Thu, 22 Jun 2023 01:45:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>A moins de deux semaines du renouvellement du mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (Minusma), le gouvernement du Mali a demandé sans délai le retrait de la Minusma, alors que le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres a plaidé devant le Conseil pour une reconfiguration de la mission au Mali. </em></strong>

&nbsp;

Le chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop a défendu vendredi dernier au Conseil de sécurité des Nations unies l’examen du rapport trimestriel du Secrétaire général des Nations unies sur la situation politique et sécuritaire au Mali. Dans l'ensemble, le patron de l'Onu reconnaît des progrès enregistrés par le Mali dans le domaine politique avec l'élaboration du projet de Constitution dont le référendum constitutionnel a eu lieu le dimanche 18 juin. Une Constitution qui reste dans l'esprit de l'Accord issu du processus d'Alger, selon le patron des Nations unies. Le rapport relève aussi la poursuite de la prise pour cible d'installations de l'État telles que des postes de douane et forestiers par des extrémistes dans le Sud et l'Ouest du pays et une diminution des allégations des violations et atteintes aux droits de l'homme.

Dans la foulée de la prestation dudit rapport, les membres du Conseil de sécurité ont discuté de la situation au Mali, avant le vote du 29 juin sur les modalités du renouvellement de la mission dont le bail arrive à l'expiration ce 30 juin.

Vu que le mandat de la Minusma ne peut être plus robuste, parce que sa robustesse découle du chapitre sept des Nations unies, le Secrétaire général de l'Onu a recommandé mardi dernier au Conseil de sécurité de "reconfigurer" la Minusma, pour la concentrer, à effectifs constants, sur un nombre limité de "priorités" pour la rendre plus efficace.

"Je compte user de mon autorité pour reconfigurer la mission et déployer le personnel de la composante civile et de la composante personnelle en tenue là où il est le plus nécessaire, sur la base des progrès réalisés dans la mise en œuvre de l'Accord pour la paix et la réconciliation et de la transition politique", précise-t-il. Une proposition rejetée en bloc par le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Abdoulaye Diop qui a réitéré le départ de la Minusma arguant que l’Armée malienne réalise en toute autonomie, les missions de sécurisation des personnes et leurs biens.

« Le gouvernement du Mali demande sans délai le retrait de la Minusma, cependant il est disposé à collaborer dans cette perspective », a affirmé le chef de la diplomatie malienne.

Pour M. Diop cette mission onusienne semble être un des problèmes des tensions intercommunautaire.

« La Minusma semble devenir une partie du problème en alimentant les tensions intercommunautaires exacerbées par des allégations d'une extrême gravité et qui sont fortement préjudiciables à la paix, à la réconciliation et à la cohésion nationale... », a-t-il dit

Maintenant reste à savoir si cette doléance sera prise en compte ou le Conseil de sécurité renouvellera le bail de la Minusma comme il a fait l’année dernière.

<strong> </strong>

<strong>Ousmane Mahamane</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Fin de course pour la Minusma :  Un faux&#45;nez de l’impérialisme</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/fin-de-course-pour-la-minusma-un-faux-nez-de-limperialisme-3026557.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 21 Jun 2023 15:06:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le procédé testé avec succès en Côte d’Ivoire permettrait à un mauvais perdant au Mali de gravir les marches de Koulouba avec la Minusma servant de force supplétive aux troupes françaises</em></strong>.

La Minusma inspire un certain désenchantement par rapport aux espérances qu’elle avait d’abord suscitées. On peut en chercher et trouver la raison dans son inactivité ou sa passivité face à une guerre asymétrique échappant à une résolution classique des conflits. Malgré ses 15.000 hommes déployés sur le terrain, son bilan est risible et sa présence  jugée coûteuse, inutile, inefficace, voire néfaste est mal ressentie par la population. Le mandat trop timoré  est alors en cause qu’elle tente de compenser par la publication de rapport épinglant les opérations de lutte contre le terrorisme déclenchées par le gouvernement, mais reste muet comme une carpe sur les assassinats de militaires maliens perpétrés par des groupes terroristes. Ce dernier rapport relatif aux événements de Moura, fruit de l’imprécision – entièrement rédigé au conditionnel – et les graves accusations portées laissent deviner que la Mission des nations unies est au service d’intérêts obscurs de puissances étrangères dont la représentation au sein du Conseil de sécurité est érigée en machine de guerre contre les dirigeants hostiles.

Alors que les braves populations assistent impuissants à l’incinération de leurs récoltes, s’ils ne sont pas empêchés de cultiver les champs, ou ne tombent sous les balles d’obscurantistes, alors que les femmes sont victimes de viols à répétition, alors que le bétail est soit abattu, soit emporté, la France embouche la trompette et appelle à la tenue des élections. L’indécence se le dispute avec la mesquinerie.

Le jeu trouble des occidentaux combinant intérêts économiques et ingérence politique à la sauce néocoloniale le pousse à choisir son camp dans les guerres civiles. En témoigne leur basculement en 2002 du côté des Forces nouvelles puis plus officiellement derrière Alassane Dramane Ouattara au détriment de son rival Laurent Gbagbo. L’Onuci a suivi aveuglement les instructions de Paris, outrepassant son mandat de protection des populations civiles pour aller, au début de l’année 2011, bombarder le palais présidentiel de Laurent Gbagbo. D’ailleurs la résolution 1975 du Conseil de sécurité autorisant l’Onuci à recourir à la force porte l’empreinte de la France.

<strong>Le coup de massue</strong>

Le même procédé allait être à l’œuvre au Mali. La Minusma allait servir de force supplétive aux troupes françaises stationnées dans les pays voisins – Niger, Sénégal, Côte d’Ivoire – pour installer au pouvoir un mauvais perdant à la prochaine présidentielle prêt à servir les intérêts occidentaux sur un plateau d’argent.

Ce scénario est désormais écarté. Le chef de la Minusma, El Ghassim Wane a vu juste en lâchant ces mots : «Mais ce que je veux faire valoir, et tout le monde est d’accord sur ce point, c’est que le maintien de la paix est basé sur le principe du consentement du pays hôte, et sans ce consentement, les opérations sont presque impossibles».

Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop,  a vendredi 16 juin dernier enfoncé le dernier clou sur le cercueil de la Minusma en rejetant toutes les options d’évolution du mandat proposé par le secrétaire général de l’Onu Antonio Guterres. «La Minusma semble<a href="https://www.liberation.fr/international/afrique/dans-un-contexte-deja-tendu-la-junte-malienne-expulse-le-chef-des-droits-de-lhomme-de-la-mission-de-lonu-20230206_ZMCJZ25FLNBIHIF7S6OLLZTYVQ/"> devenir partie du problème en alimentant les tensions communautaires</a> exacerbées par des allégations d’une extrême gravité et qui sont fortement préjudiciables à la paix, à la réconciliation et à la cohésion nationale du Mali», a-t-il martelé. «Cette situation engendre un sentiment de méfiance des populations à l’égard de la Minusma et une crise de confiance entre les autorités maliennes et la Minusma».

<strong>Fanfan</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : Le retrait de la MINUSMA « doit se faire de manière ordonnée et responsable », selon Washington</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-le-retrait-de-la-minusma-doit-se-faire-de-maniere-ordonnee-et-responsable-selon-washington-3026499.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 21 Jun 2023 07:07:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>- Le Mali a demandé, le 16 juin courant, le « retrait sans délai » de MINUSMA soulignant que cette dernière « semble devenir une partie du problème ».</strong>

Les États-Unis, par la voix du porte-parole du département d'État, Matthew Miller, ont regretté la demande malienne de retrait de la Mission Multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), appelant à ce que ce retrait soit « ordonné et responsable ».

Le Mali a demandé, le 16 juin courant, devant les membres du Conseil de sécurité de l’ONU. le « retrait sans délai » de MINUSMA soulignant que cette dernière « semble devenir une partie du problème en alimentant les tensions intercommunautaires exacerbées par des allégations d’une extrême gravité et qui sont fortement préjudiciables à la paix, à la réconciliation et à la cohésion nationale ».

Le porte-parole du département d'État a indiqué que « les États-Unis regrettent la décision du gouvernement de transition du Mali de révoquer son consentement à la MINUSMA » avant d'affirmer que le « retrait de cette mission onusienne doit se faire de manière ordonnée et responsable, en donnant la priorité à la sécurité des soldats de la paix et des Maliens » .

Et Matthew Miller d'ajouter : « Nous sommes préoccupés par les effets que cette décision aura sur la sécurité et les crises humanitaires qui affectent le peuple malien » .

Cette annonce du Mali intervient alors que les Nations unies s'apprêtent, le 29 juin courant, à renouveler le mandat de la MINUSMA qui expire le 30 juin.

Le Conseil de sécurité avait créé la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali par sa résolution 2100, du 25 avril 2013.

<strong>Source: https://www.aa.com.tr/fr/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Recommandations du Secrétaire Général de l’ONU : Une ‘’chasse aux casques bleus’’ imminente au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/recommandations-du-secretaire-general-de-lonu-une-chasse-aux-casques-bleus-imminente-au-mali-3026476.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 21 Jun 2023 01:39:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Gueterres, a publié un rapport contenant ses recommandations sur la MINUSMA. Il suggère que la Mission de l’ONU au Mali, soit prolongée d’un an et que ses effectifs autorisés soient maintenus. Ces recommandations passeront en revue et débattues par les quinze membres du Conseil de sécurité. On attend de savoir le traitement qui sera réservé à ses suggestions, le 29 juin prochain, à l’ONU. </strong>

C’est face aux instructions de Gueterres, qui inquiètent plus d’un malien, que le Ministre des Affaires étrangères du Mali, M. Abdoulaye Diop, a demandé le 16 juin dernier, devant le Conseil de sécurité de l’ONU, le retrait sans délai de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), arguant notamment d’une crise de confiance entre les autorités maliennes et la Mission.

<strong>Des réactions diverses</strong>

La MINUSMA semble devenir une partie du problème en alimentant les tensions communautaires exacerbées par des allégations d’une extrême gravité, a accusé M. Aboulaye Diop qui a de plus constaté qu’après plusieurs années de déploiement des forces de la MINUSMA sur le terrain, la situation sécuritaire, qui concernait jadis le nord du pays, s’est progressivement dégradée dans les autres régions du Mali, notamment le centre.  Pour le Gouvernement du Mali, le constat est clair: la MINUSMA n’a pas atteint son objectif fondamental, a-t-il affirmé.

Insistant sur le caractère fondamental que revêt la coopération de l’État hôte, le Chef de la Mission et Représentant spécial du Secrétaire général pour le Mali, a assuré au contraire que malgré l’environnement complexe dans lequel elle opère et les restrictions à sa liberté de mouvement, la MINUSMA s’est employée à mettre en œuvre son mandat de la manière la plus efficace qui soit, évoquant notamment son soutien au processus de transition en cours.

Selon M. El-Ghassim Wane, la Mission a d’indéniables avantages comparatifs « qui peuvent et doivent » être mis plus effectivement à contribution pour appuyer l’État malien.  Il a plaidé pour un engagement encore plus soutenu du Gouvernement malien à travers un dialogue régulier avec la Mission « <em>pour élargir le champ des possibilités et saisir les multiples opportunités qui existent, au bénéfice des populations</em> ». Dans son dernier <a href="https://undocs.org/fr/S/2023/402">rapport</a> sur le Mali, le Secrétaire général de l’ONU établit quatre paramètres déterminant l’efficacité de l’engagement de la Mission: avancement de la transition politique; progrès accomplis dans l’application de l’Accord pour la paix et la réconciliation; liberté de circulation de la Mission, y compris pour les moyens de renseignement, de surveillance et de reconnaissance essentiels à la sûreté et à la sécurité des soldats de la paix; et enfin, capacité d’exécuter l’intégralité du mandat confié par le Conseil de sécurité, y compris les dispositions relatives aux droits humains.  Au nom des A3, le Mozambique a également proposé plusieurs pistes pour améliorer l’efficacité de la Mission, dont la protection des civils, le rétablissement de l’autorité de l’État dans les zones vulnérables, et le renforcement de la présence de la MINUSMA dans les zones critiques.  Le Conseil de sécurité doit se prononcer le 29 juin prochain sur le renouvellement du mandat de la MINUSMA. Si tous les intervenants se sont inquiétés de la progression du terrorisme au Mali, certaines délégations se sont plus particulièrement alarmées de la situation des droits humains, notamment dans le cadre des opérations menées par les Forces armées maliennes et le groupe Wagner, à Moura en mars 2022.

De fait, pour l’Albanie, la France, le Royaume-Uni et les États-Unis, l’action déstabilisatrice du groupe et la menace qu’il représente pour le peuple malien et la souveraineté du pays n’ont jamais été aussi évidentes.

La Fédération de Russie a dénoncé la réaction négative au renforcement de la coopération russo-malienne, manifestation selon elle d’approches néocoloniales et du « deux poids, deux mesures », soulignant que grâce à son soutien, les Forces armées maliennes ont obtenu des résultats tangibles contre des organisations terroristes dans le centre du pays.

Le représentant russe a ensuite rappelé que dans le contexte du « vide » sécuritaire qui s’est installé à la suite du retrait « honteux », entre autres, de l’opération française Barkhane, le Gouvernement malien développe une coopération avec des partenaires internationaux capables de contribuer à la sécurisation et à la protection de sa population.  Grâce notamment au soutien de la Russie, les forces armées maliennes ont obtenu des résultats tangibles « sur le terrain », dont 59 opérations réussies menées, entre février et mars de cette année, contre des terroristes dans le centre du pays.  D’ailleurs, s’est-il enorgueilli, le dernier rapport en date du Secrétaire général note que les efforts de l’armée malienne ont permis de réduire le nombre de victimes civiles.  Aussi a-t-il dénoncé la réaction négative d’un certain nombre de pays au renforcement de la coopération russo-malienne, manifestation selon lui d’approches néocoloniales et de « deux poids, deux mesures ».  Il est nécessaire d’apporter une aide efficace aux autorités maliennes, plutôt que de leur « mettre des bâtons dans les roues », ce que, malheureusement, Paris continue de faire avec ses alliés, y compris en usant de son influence au sein des structures multilatérales, a déploré le représentant en conclusion.

<strong>Ce que pensent les maliens de la MINUSMA </strong>

Pour ce qu’on sait déjà, des voix se sont élevées, à plusieurs reprises, pour réclamer le départ pur et simple de ces troupes onusiennes du Mali, le tout dans un concert assourdissant de manifestations violentes qui se sont parfois soldées par des pertes en vies humaines. Pour les croquants, il s’agissait de remettre en cause, la poursuite d’une opération onusienne de maintien de paix qui n’a jamais permis ni de stabiliser la zone où sont déployées les « Casques bleus », ni de protéger les civils. Autant dire que la proposition de Antonio Guterres, de reconfigurer la Mission au Mali, plutôt que de l’amener à faire son paquetage, pourrait être de nature à mettre davantage en courroux les forces hostiles à cette présence.

Autrement, il se dégagera la fâcheuse impression qu’en dépit des initiatives du patron de l’ONU, la MINUSMA n’a pas avancé dans sa quête de résorption de ses nombreux écueils sur le terrain.  Des épreuves quelque part imputables à son impossibilité à répondre aux aspirations d’un peuple qui, jusque-là, juge sa présence au Mali, inutile en raison d’un mandat qui est loin de répondre à ses attentes.

Décriant les « <em>conclusions hâtives</em> » du rapport du Haut-commissariat aux droits de l’homme sur l’incident de Moura, le Ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, M. Abdoulaye Diop a décrié pour sa part la volonté de certains États d’instrumentaliser l’ONU pour « <em>nuire et punir le Mali pour ses choix souverains</em> ».

Le ministre Diop,  a déclaré que le Gouvernement de transition a pris des mesures fortes et irréversibles pour le retour à un ordre constitutionnel apaisé et sécurisé, dans les délais convenus, précisant que le scrutin référendaire, prévu ce 18 juin 2023, vise à doter le Mali d’une nouvelle Constitution.  Le bon déroulement du processus de vulgarisation du projet de Constitution et la campagne électorale y relative augurent un scrutin référendaire apaisé et crédible, a-t-il assuré.

<strong>La MINUSMA, une coquille vide </strong>

Selon les estimations du Ministre Diop, les prescriptions internationales prodiguées par la MINUSMA depuis sa création en 2013, ont montré leur limite.  Sinon comment expliquer le fait que la situation sécuritaire du Mali en 2013 soit bien meilleure à celle d’aujourd’hui?  Le réalisme impose le constat de l’échec de la MINUSMA dont le mandat ne répond pas au défi sécuritaire, a-t-il tranché. Il a indiqué que le Gouvernement de transition a donné une place de choix au renforcement des capacités des Forces de défense et de sécurité maliennes qui, a-t-il affirmé, continuent de remporter contre les groupes armés terroristes des victoires décisives.

Concernant le rapport du Haut-commissariat aux droits de l’homme (HCDH) sur les événements de Moura, M. Diop a expliqué que c’est sur la base de renseignements fiables faisant état de la présence dans cette localité de principaux chefs terroristes pour planifier des attaques d’envergue, que les Forces de défense et de sécurité maliennes ont pris la décision de mener une opération à la hauteur de cette menace au cours de laquelle 203 combattants terroristes ont été neutralisés.  Il a rejeté vigoureusement « <em>les conclusions hâtives du rapport biaisé</em> » du HCDH, y voyant l’expression d’une volonté réelle de certains États d’instrumentaliser l’ONU pour nuire et punir le Mali pour ses choix souverains. De plus, ce rapport comporte des images obtenues par l’usage satellite à l’insu des autorités nationales ce qui constitue de l’espionnage, a accusé le Ministre qui a signalé que la teneur de ce rapport a également été démenti par de nombreux habitants de Moura.

Après avoir réaffirmé l’engagement du Gouvernement à poursuivre la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, le Ministre a constaté qu’après plusieurs années de déploiement des forces de la MINUSMA sur le terrain, la situation sécuritaire, qui concernait jadis le nord du pays, s’est progressivement dégradée dans les autres régions du Mali, notamment le centre. Pour le Gouvernement du Mali, le constat est clair: la MINUSMA n’a pas atteint son objectif fondamental, a-t-il affirmé.  En outre, ni les propositions du Secrétaire général et encore moins le projet de résolution en cours de négociation n’apportent des réponses appropriées aux attentes des Maliens.  Ce projet de résolution conforte d’ailleurs la récusation de la France en tant que porte-plume, tant son contenu est hostile à l’égard du Mali, a-t-il ajouté.

Pour le Ministre, la Mission semble devenir une partie du problème en alimentant les tensions communautaires exacerbées par des allégations d’une extrême gravité et qui sont fortement préjudiciables à la paix, à la réconciliation et à la cohésion nationale du Mali.  Cette situation engendre un sentiment de méfiance des populations à l’égard de la MINUSMA et une crise de confiance entre les autorités maliennes et la Mission.  De ce qui précède, a terminé M. Diop, le Gouvernement du Mali demande le retrait sans délai de la MINUSMA.

<strong>Jean Pierre James</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali&#45;Minusma : Le divorce de raison est&#45;il enfin prononcé ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-minusma-le-divorce-de-raison-est-il-enfin-prononce-3026328.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 20 Jun 2023 01:45:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[On peut le dire désormais : l’Etat malien a désormais crevé l’abcès dans le fâcheux tohu-bohu qu’il entretien avec la Minusma depuis dix ans, notamment avec la déclaration, vendredi 16 juin 2023 au Conseil de sécurité des Nations-unies, du chef de la diplomatie Abdoulaye Diop demandant «le retrait sans délai de la mission onusienne» du territoire national malien, à coups de dénonciations de son échec face au défi sécuritaire.

En effet, malgré les échanges discourtois d’inimitié entre le Mali et la Minusma ces derniers temps, on reste tout de même un peu éberlué par l’inopinée déclaration de notre ministre des affaires étrangères surtout avec les prédictions visiblement biaisées de certains manitous politiques qui voient un renouvellement du mandat le 29 juin prochain, date à laquelle devra se prononcer les membres du conseil de sécurité de l’ONU sur la reconduction ou pas du mandat de sa mission au Mali.

Par ailleurs, cette déclaration intervient dans un contexte particulier où sa réalisation peaufinera judicieusement le référendum constitutionnel supposé être le socle d’une souveraineté nationale retrouvée à l’effet duquel le départ définitif de la mission onusienne, après celle de l’opération barkhane, ne peut être qu’un choix stratégique plus que payant.

Sur un autre plan, si une frange considérable de la population voit encore à la Minusma son brin d’utilité, force est de reconnaître que ce divorce qui s’annonce semble être de raison face à l’échec patent de l’objectif de son mandat et les présomptions d’instrumentalisation qu’elle traine et qui la transforme dans l’opinion en une partie du problème sécuritaire et non la solution.

Somme toute, s’il est de notoriété publique qu’on ne doit pas s’attabler quand la confiance et le respect mutuels sont desservi dans le genre de coopération bilatérale qui unit présentement le Mali et la Minusma, beaucoup doutent encore de la pertinence de ce divorce qui se dessine.

<strong>Seydou Diakité</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Retrait sans délai de la Minusma : Les vérités d’Abdoulaye Diop devant le Conseil de sécurité</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/retrait-sans-delai-de-la-minusma-les-verites-dabdoulaye-diop-devant-le-conseil-de-securite-3026395.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/retrait-sans-delai-de-la-minusma-les-verites-dabdoulaye-diop-devant-le-conseil-de-securite-3026395.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 20 Jun 2023 01:30:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Tjikan</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le retrait de Minusma n’est, désormais, qu’une question de temps. Conformément à la volonté du peuple malien, le gouvernement a pris ses responsabilités en demandant le retrait sans délai de la Minusma et disposé à coopérer avec les nations unies dans cette perspective.</strong>

Voilà ce qu’on peut retenir du discours M. Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, prononcé à l’occasion de l’examen par le Conseil de sécurité du rapport trimestriel du secrétaire général sur la situation au Mali, le 16 juin dernier.

« Le Gouvernement du Mali demande le retrait sans délai de la Minusma. Cependant, le Gouvernement est disposé à coopérer avec les Nations Unies dans cette perspective », a déclaré.

Selon lui, la Minusma semble devenir partie du problème du Mali qui alimentant les tensions intercommunautaires exacerbées par des allégations d’une extrême gravité et qui sont fortement préjudiciables à la paix, à la réconciliation et à la cohésion nationale.

« Cette situation engendre un sentiment de méfiance des populations maliennes à l’égard de la Minusma, et une crise de confiance entre les autorités maliennes et la Minusma », a indiqué le ministre Diop.

Il pense que ni les propositions du Secrétaire général, encore moins le projet de résolution en cours de négociation par les membres de le Conseil, n’apportent de réponse appropriée aux attentes des Maliens. Ce projet de résolution conforte la récusation de la France en tant que porte-plume tant son contenu est hostile au Mali.

« Nous n’avons d’autre choix que de parvenir aux conclusions objectives du bilan des 10 années de présence de la Minusma qui n’a pu apporter les réponses adéquates à la situation sécuritaire au Mali et dont les perspectives de maintien ne répondent pas aux impératifs de sécurité des Maliennes et des Maliens », justifie-t-il.

En effet, les fondements qui ont servi à justifier la création de la Minusma, en 2013, étaient l’appui aux autorités maliennes pour stabiliser la situation dans les régions du Nord du Mali, écarter les menaces et prendre activement des dispositions afin d’empêcher le retour d’éléments armés dans ces zones, particulièrement à travers le rétablissement de l’autorité de l’Etat dans tout le pays.

Après plusieurs années de déploiement des forces de la Minusma sur le terrain, la situation sécuritaire, qui concernait jadis le Nord du pays, s’est progressivement dégradée dans les autres régions du Mali, notamment le Centre. Pour le Gouvernement du Mali, le constat est clair : la Minusma n’a pas atteint son objectif fondamental.

« Je regrette de réaffirmer aujourd’hui que les options proposées par le Secrétaire général dans son rapport sur l’examen interne de la Minusma ne répondent pas aux préoccupations et aux attentes maintes fois exprimées par le Gouvernement et les populations du Mali », déclare l’émissaire du gouvernement du Mali.

Le Mali est parfaitement conscient que la lutte contre le terrorisme ne fait pas partie de la doctrine des opérations de paix des Nations Unies, mais il avait toujours plaidé pour un changement de posture de la Minusma afin de lui permettre de s’acquitter convenablement de son mandat et d’asseoir des actions de soutien aux efforts du Gouvernement, en vain.

Ainsi, le ministre Diop a tenu à informer le conseil de sécurité des nations unies qu’aujourd’hui les Maliens sont heureux de voir leurs Forces de Défense et de Sécurité, réaliser en toute autonomie, les missions de sécurisation des personnes et des biens ainsi que les missions de sécurisation de frontières, grâce au renforcement de l’outil sécuritaire et de défense.

« Le Mali a constamment coopéré avec les Nations Unies, en toute bonne foi. Dans cette approche constructive, nous nous sommes par exemple pleinement engagés avec le Secrétariat des Nations Unies dans le cadre de la revue interne de la Minusma afin de renforcer les capacités opérationnelles de la force onusienne dans la dynamique d’appuyer le Mali à se stabiliser », précise-t-il.

En fin, il informera le Conseil que le Gouvernement du Mali reste disposé à coopérer avec les partenaires qui respectent sa souveraineté, ses choix stratégiques et les intérêts des Maliens. Fidèle à notre tradition d’hospitalité, le « diatiguiya », le Mali demeure ouvert à tous les peuples du monde.

<strong>Adama DAO</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Le Burkina demande à l&amp;apos;Onu de retirer ses troupes de la Minusma</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 Jun 2023 15:01:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="article__header">
<div class="article__announce-text"><strong>Le Burkina Faso a demandé dimanche à l’ONU de retirer ses troupes de la mission de l'Onu au Mali (Minusma) et à accepter le choix fait vendredi par le Mali, de ne plus vouloir de cette force sur son sol.</strong></div>
</div>
<div class="article__body">
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">"Le Gouvernement du Burkina Faso prend acte de la demande de -retrait sans délai- de la Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali (Minusma) et salue cette décision courageuse formulée par les Autorités maliennes de transition", a écrit dans un communiqué le porte-parole du gouvernement burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Le Gouvernement burkinabè félicite le Mali pour ce choix assumé, qui est conforme à la vision stratégique de l’État malien dans la lutte contre le terrorisme et pour la restauration de la paix et de la sécurité au Sahel, a ajouté M. Ouédraogo.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="quote">
<div class="article__quote">
<div class="article__quote-bg">
<div class="article__quote-bg-line"></div>
</div>
<div class="article__quote-text">Le Burkina, a-t-il encore ajouté, "encourage le Gouvernement et le Peuple frère du Mali dans cette affirmation de la souveraineté de l’Etat malien et l’expression de la volonté des Maliennes et des Maliens à être les seuls maîtres de leur destin", invitant la communauté internationale "au strict respect des choix opérés par le Mali".</div>
<div class="article__quote-info">
<div class="elem-info">
<div class="elem-info__share">
<div class="share m-active" data-id="1060031886" data-url="https://fr.sputniknews.africa/20230619/le-burkina-demande-a-lonu-de-retirer-ses-troupes-de-la-minusma-1060031886.html?share-block=1060031889" data-title="Le Burkina, a-t-il encore ajouté, &quot;encourage le Gouvernement et le Peuple frère du Mali dans cette affirmation de la souveraineté de l’Etat malien et l’expression de la volonté des Maliennes et des Maliens à être les seuls maîtres de leur destin&quot;, invitant la communauté internationale &quot;au strict respect des choix opérés par le Mali&quot;. "></div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Le Burkina Faso, pour sa part, demande au Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies de bien vouloir prendre les dispositions utiles pour le retrait des troupes burkinabè engagées au Mali dans le cadre de la Minusma, selon le communiqué.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Le Burkina dit également réaffirmer sa solidarité au gouvernement malien et à l’ensemble des peuples du Sahel dans la lutte contre le terrorisme et "demeure fidèle à l’idéal de bâtir en toute indépendance et en toute responsabilité un monde de paix, de sécurité et de développement partagé pour toutes les Sahéliennes et les Sahéliens", a conclu M. Ouédraogo.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Vendredi, le chef de la diplomatie malienne Abdoulaye Diop, avait demandé le départ de la Minusma devant le Conseil de sécurité de l'Onu, pointant "l'échec" de cette dernière qui faisait selon lui "partie du problème".</div>
</div>
</div>
<div class="article__footer">
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<div class="article__sharebar" data-nosnippet=""></div>
</div>
<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>

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</item>

<item>
<title>Retrait de la Minusma du territoire national : Les justifications du ministre Diop</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/retrait-de-la-minusma-du-territoire-national-les-justifications-du-ministre-diop-3026259.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 Jun 2023 14:14:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>Devant le Conseil de sécurité de l’ONU le vendredi 16 juin 2023, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop a livré le message de la République du Mali : le retrait pur et simple sans délai de la force onusienne du territoire malien !</em>

En exigeant le départ sans délai de Minusma, le ministre Diop a déclaré que le gouvernement malien est arrivé au constat que celle-ci est devenue, après  dix ans de présence, une partie du problème au lieu d’être la solution. Tel un allié encombrant et pour plusieurs raisons. D’abord, parce que les nombreuses sollicitations de la partie malienne pour que la mission soit adaptée à ses besoins réels sont restées vaines. Ensuite, parce que les propositions faites pour justifier son maintien ne conviennent pas à la partie malienne. Enfin, il y a de plus en plus de quiproquo voire de mésentente dans le cadre d’une collaboration qui devait plutôt donner des résultats tangibles.

Le ministre Abdoulaye Diop a passé au peigne fin les événements tragiques survenus à Moura, Ogossagou et Sobanda. Le gouvernement déplore que Moura fasse l’objet d’un rapport de la Commission des droits de l’homme de l’O.n.u qui accuse les autorités maliennes d’exactions sur les populations civiles. Alors que cette localité était assiégée depuis des années et aucune force, même internationale, n’y avait accès. Les populations étaient abandonnées à leur sort. Où étaient, s’indigne-t-il, les voix qui s’élèvent aujourd’hui quand les terroristes infligeaient des traitements inhumains à ces populations civiles sans défense ? Des femmes étaient lapidées, des villages et récoltes brûlés, du bétail emporté...

Or, explique-t-i, c’est sur la base de renseignements précis sur la présence de principaux chefs terroristes à Moura en train de racketter les populations que les FAMA ont planifié une opération d’envergure aéroterrestre afin de mettre fin à ces abus. Les premières unités déployées par les moyens aériens tout comme des renforts ont subi des tirs, confirmant la présence terroriste dans la zone.

Des affrontements s’en sont suivi autour et dans la localité de Moura, soldés par un bilan de 203 combattants terroristes neutralisés, une importantes quantité d’armes et de munitions saisies, plus de 200 motos détruites et plusieurs terroristes interpelés et mis à la disposition de la justice. Les FAMA ont, quant à elles, perdu 8 éléments, mais l’opération a permis de libérer ces populations du joug des terroristes.

A la suite d’allégations d’exactions, les autorités compétentes ont ouvert une enquête judiciaire sur les lieux par une équipe composée des parquets de Mopti et de Bamako, d’enquêteurs de la gendarmerie nationale, de la police technique et scientifique et des médecins-légistes. Les enquêtes continuent selon le délai en vigueur et le résultat sera rendu public, dit-il. non sans donner des  Ogossagou et Sobanda

Le gouvernement du Mali rejette avec vigueur les conclusions hâtives et biaisées du Haut Commissariat aux droits de l’homme de l’O.n.u. A l’en croire, le Mali voit dans ce rapport une volonté réelle de certains Etats d’instrumentaliser notre organisation commune pour nuire voire punir le Mali pour ses choix souverains. Quel crédit accorder à un rapport qui tend désespérément à faire croire que les FAMA ciblent des populations civiles qu’elles protègent conformément à leur mission ?

Ce rapport, déplore le ministre, contient des images de satellites utilisés à l’insu des autorités maliennes, ce qui constitue un cas notoire d’espionnage. La Minusma, comme son nom l’indique, été déployée au Mali en 2013 pour aider à stabiliser la situation dans le pays confrontée à une série de crises, notamment la rébellion touarègue et la menace des groupes terroristes dans la région. Son mandat a été renouvelé régulièrement par le Conseil de sécurité des Nations Unies. Cependant, au fil du temps, les opinions sont devenues divergentes par rapport à la mission et son retrait du territoire malien.

<strong>Drissa Togola</strong>

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</item>

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<title>MUNISMA :  Dans l’œil du cyclone</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/munisma-dans-loeil-du-cyclone-3026252.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/12/mali-ONU.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 19 Jun 2023 10:25:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Les autorités du Mali demandent un départ sans délai alors que le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a recommandé, mardi 13 juin 2023, au Conseil de sécurité, de reconfigurer la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (Minusma), selon plusieurs sources. </strong>

<strong>Le secrétaire général des Nations unies suggère aussi de rationaliser les tâches de la Minusma.</strong>

<strong>« Je compte user de mon autorité pour reconfigurer la mission et déployer le personnel de la composante civile et de la composante personnel en tenue là où il est le plus nécessaire, sur la base des progrès réalisés dans la mise en œuvre de l’Accord et de la transition politique », a-t-il indiqué dans des propos rapportés par plusieurs médias. António Guterres, recommande également au Conseil de sécurité de prolonger d’un an le mandat de la MINUSMA, alors qu’un vote à ce sujet doit avoir lieu le 29 juin. </strong>

Cependant, dans un passé selon certaines indiscrétions le retrait des troupes et sa transformation en « mission politique spéciale », avec une présence uniquement à Bamako avait été envisagée. « La Minusma est une opération de maintien de la paix là où il n'y a pas de paix à maintenir », écrivait le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres dans un document remis aux membres du Conseil de sécurité. C'est pourquoi, indique le document, il est urgent de renforcer les effectifs en trouvant des troupes, alors que plusieurs pays contributeurs ont annoncé leur retrait de la Minusma.

En même temps, le mouvement Yerewolo est vent debout contre la Minusma

À quelques semaines du renouvellement du mandat de la force onusienne, le mouvement entend intensifier les mobilisations pour demander le départ des Casques bleus du Mali.

« Les mobilisations sont l'un des moyens les plus efficaces pour demander le départ de la Minusma, c'est l'expression du peuple qui se manifeste à travers ces mobilisations pour que ce mandat ne soit pas renouvelé », affirme Bill Traoré, porte-parole du mouvement Yerewolo.

<strong>M. Yattara</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>MINUSMA : Chronique d’un départ programmé</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/minusma-chronique-dun-depart-programme-3026217.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/03/minusma-7.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 19 Jun 2023 07:36:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>C’est officiel,  après les mouvements de contestation contre la Force onusienne au Mali, le ministre des Affaire étrangères et de la Coopération internationale l’a dit lors de la 9350<sup>ème</sup>  Session du Conseil de sécurité, consacrée à l'examen du rapport trimestriel du Secrétaire général des Nations Unies sur la situation au Mali, tenue à New York, le 16 juin 2023,  ‘’ le Gouvernement du Mali demande le retrait sans délai de la MINUSMA. Cependant, le Gouvernement est disposé à coopérer avec les Nations Unies dans cette perspective’’.</strong>

Dans son intervention, le ministre Diop a profité de l'occasion pour répondre à certains commentaires et déclarations concernant le rapport du Haut-Commissariat aux droits de l'homme sur les événements de Moura. ‘’Il était de notoriété publique que la ville de Moura et ses villages environnants étaient assiégés par des organisations terroristes depuis de nombreuses années. Pendant cette longue période, aucune force, pas même les forces internationales déployées, n'avait accès à cette localité, abandonnant les populations à leur triste sort. Je me demande au passage où étaient en ce moment les voix qui s'élèvent aujourd'hui, lorsque les terroristes infligeaient des traitements inhumains et dégradants à nos populations civiles sans défense, lapidaient les femmes, brûlaient des villages et des récoltes et emportaient du bétail, comme ce fut le cas à Ogossagou, Sobane Da, Diallassagou, pour ne citer que ceux-là’’, s’interroge-t-il.

A ses dires, le Gouvernement rejette vigoureusement les conclusions hâtives du rapport biaisé du Haut- Commissariat aux droits de l'homme. Nous voyons dans ce rapport orienté une volonté réelle de certains Etats, d'instrumentaliser notre Organisation commune pour nuire, voire punir le Mali pour ses choix souverains. Mieux, quel crédit peut-on accorder à un rapport qui tend désespérément à faire croire que les Forces de défense et de sécurité ciblent des populations civiles qu'elles protègent, conformément à leur mission? De plus, ce rapport comporte des images obtenues par l'usage de satellites, à l'insu des autorités nationales, ce qui constitue de l'espionnage.

Concernant l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d'Alger, malgré la décision unilatérale de la CMA et de la Plateforme de suspendre leur participation à ses mécanismes de suivi, je réaffirme ici, l'engagement du Gouvernement à poursuivre sa mise en œuvre efficiente et intelligente, notamment avec les Mouvements de l'Inclusivité, poursuit-il.

S’agissant la MINUSMA, le ministre Diop a été très clair, après plusieurs années (10 ans) de déploiement des forces de la MINUSMA sur le terrain, la situation sécuritaire, qui concernait jadis le Nord du pays, s'est progressivement dégradée dans les autres régions du Mali, notamment le Centre. ‘’Pour le Gouvernement du Mali, le constat est clair : la MINUSMA n'a pas atteint son objectif fondamental. Aujourd'hui les Maliens sont heureux de voir leurs Forces de défense et de sécurité, réaliser en toute autonomie, les missions de sécurisation des personnes et des biens, de lutte contre la criminalité, le grand banditisme, la traite des personnes et le trafic de drogue; les missions d'escorte des véhicules de transport; de sécurisation des foires hebdomadaires dans les localités sensibles; ainsi que les missions de sécurisation de frontières, grâce au renforcement de l'outil sécuritaire et de défense’’, explique le ministre des Affaires étrangères.

Par ailleurs, il regrette de réaffirmer aujourd'hui que les options proposées par le Secrétaire général, dans son rapport sur l'examen interne de la MINUSMA ne répondent pas aux préoccupations et aux attentes maintes fois exprimées par le Gouvernement et les populations du Mali.

<strong>Brehima DIALLO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>9350ème session du conseil de sécurité :  Le Mali demande le retrait sans délai de la MINUSMA</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/9350eme-session-du-conseil-de-securite-le-mali-demande-le-retrait-sans-delai-de-la-minusma-3026200.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/9350eme-session-du-conseil-de-securite-le-mali-demande-le-retrait-sans-delai-de-la-minusma-3026200.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 Jun 2023 07:08:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Gouvernement de la Transition informe l’opinion que dans le cadre des consultations en cours sur l’avenir de la Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA), les Autorités du Mali ont pris l’option stratégique de demander le retrait sans délai de la MINUSMA, lors de la 9350<sup>ème</sup> Session du Conseil de Sécurité, consacrée à l’examen du rapport trimestriel du Secrétaire général des Nations Unies sur la situation au Mali, tenue à New York, le 16 juin 2023.</strong>

Cette décision responsable du Gouvernement est la conclusion logique du bilan de la présence de la MINUSMA au Mali depuis juillet 2013, soit dix (10) ans, au terme desquels un double constat s’impose.

D’une part le revirement total du mandat de la MINUSMA, qui a évolué de son objectif initial d’appuyer les Autorités maliennes pour stabiliser la situation dans les régions du Nord du Mali, écarter les menaces et prendre activement des dispositions afin d’empêcher le retour d’éléments armés dans ces régions, particulièrement à travers le rétablissement de l’autorité de l’État dans tout le pays.

D’autre part, le constat qu’il est impossible de maintenir la paix dans une situation, où il n’y a pas de paix à maintenir. Il en ressort que le mandat de la MINUSMA n’est pas adapté à la situation sécuritaire au Mali, qui aurait nécessité une force de lutte contre le terrorisme, dépassant la doctrine des missions de paix des Nations Unies.

Le Gouvernement de la Transition, après avoir constaté la non prise en compte de ses fortes réserves et des attentes légitimes des populations maliennes concernant le mandat de la MINUSMA, note que la situation sécuritaire s’est améliorée substantiellement grâce à la montée en puissance des Forces Armées maliennes (FAMa).

En outre, la MINUSMA devient désormais une partie du problème notamment en alimentant les tensions intercommunautaires exacerbées par des allégations d’une extrême gravité et qui sont fortement préjudiciables à la paix, à la réconciliation et à la cohésion nationale.

De plus, le Gouvernement déplore la perception par la MINUSMA, des mesures de contrôle de la rotation des contingents et la surveillance de l’espace aérien malien, comme étant des restrictions ou des entraves à la mise en œuvre de son mandat, alors que celles-ci visent à assurer la sécurité de tous.

Le Gouvernement regrette par ailleurs l’instrumentalisation et la politisation de la question des droits de l’Homme, qui sapent les efforts de stabilisation et de refondation du Mali.

Ces actions négatives violent les trois principes édictés par Son Excellence Le Colonel Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État et guidant l’action publique en République du Mali, à savoir :
<ol>
 	<li>Le respect de la souveraineté du Mali;</li>
 	<li>Le respect des choix stratégiques et des choix de partenariat opérés par le Mali;</li>
 	<li>La prise en compte des intérêts du Peuple malien dans toutes les décisions.</li>
</ol>
Le Gouvernement de la Transition rassure l’opinion nationale que les mesures sont prises pour atténuer l’impact de cette décision.

Par ailleurs, conformément à leur mission régalienne, les Forces de Défense et de Sécurité du Mali continuent de prendre toutes les dispositions pour défendre l’intégrité du territoire national, assurer la sécurité des personnes et des biens, y compris le personnel et les installations de la MINUSMA.

Le Gouvernement de la Transition s’incline devant la mémoire de toutes les victimes de la crise au Mali, maliennes comme étrangères, notamment les Casques bleus, majoritairement africains, tombées au champ d’honneur au Mali.

<strong>Que Dieu bénisse le Mali et préserve les Maliens !</strong>

<strong><em>Bamako, le 16 juin 2023</em></strong>

<strong><em>Le Ministre d’État, Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du Gouvernement</em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>MINUSMA : la sortie, c’est par là !</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/minusma-la-sortie-cest-par-la-3026144.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/minusma-la-sortie-cest-par-la-3026144.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 Jun 2023 01:47:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>S’achemine-t-on vers un retrait (pur et simple) de la mission onusienne au Mali ? On est tenté de répondre par l’affirmative. En effet, les Autorités maliennes viennent d’ordonner la fin de la présence de cette mission onusienne. Abdoulaye Diop, ministre en charge des Affaires étrangères et de la coopération internationale a fait cette annonce, </strong>l<strong>e vendredi 16 juin dernier, au siège des Nations unies : </strong><strong><em>«…</em></strong><strong><em> Les prescriptions internationales, notamment celles prodiguées par la Minusma depuis sa création en 2013 ont bien montré leur limite…</em></strong><em> <strong>Le gouvernement du Mali demande le retrait sans délai de la Minusma»</strong></em><strong>. </strong>

<strong>En effet, </strong><strong>entravée dans ses opérations depuis plusieurs mois et contestée par une frange importante de l’opinion publique malienne, la mission onusienne était l’une d</strong><strong>es observations majeures formulées par le ministre Diop, lors de l’examen par le Conseil de sécurité du rapport trimestriel du secrétaire général  de l’ONU sur la situation au Mali, le vendredi 16 juin dernier</strong>.

Abdoulaye Diop dira que les prescriptions internationales, notamment celles prodiguées par la Minusma depuis sa création en 2013 ont bien montré leur limite. <strong><em>« Sinon comment expliquer que la situation sécuritaire au Mali en 2013 soit bien meilleure à celle que nous connaissons de nos jours ? Le réalisme impose le constat de l’échec de la MINUSMA dont le mandat ne répond pas aux défis sécuritaires »</em></strong>, a martelé M. Diop.

Après plusieurs années de déploiement des forces de la Minusma sur le terrain, ajouta-t-il, la situation sécuritaire, qui concernait jadis le Nord du pays, s’est progressivement dégradée dans les autres régions du Mali, notamment le Centre : <strong><em>« Nous n’avons d’autre choix que de parvenir aux conclusions objectives du bilan des 10 années de présence de la Minusma qui n’a pu apporter les réponses adéquates à la situation sécuritaire au Mali et dont les perspectives de maintien ne répondent pas aux impératifs de sécurité des Maliennes et des Maliens»</em>.</strong>

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a indiqué que ni les propositions du Secrétaire général, encore moins le projet de résolution en cours de négociation par les membres de ce Conseil, n’apportent de réponse appropriée aux attentes des Maliens. Tout en regrettant que ce projet de résolution conforte la récusation de la France en tant que porte-plume tant son contenu est hostile au Mali.

Abdoulaye Diop explique : <strong><em>« La Minusma semble devenir une partie du problème en alimentant les tensions intercommunautaires exacerbées par des allégations d’une extrême gravité et qui sont fortement préjudiciables à la paix, à la réconciliation et à la cohésion nationale. Cette situation engendre un sentiment de méfiance des populations maliennes à l’égard de la Minusma, et une crise de confiance entre les autorités maliennes et la mission de la paix de l’ONU ».</em></strong>

<em>« Au regard de tout ce qui précède, le Gouvernement du Mali demande le retrait sans délai de la Minusma »</em>, a affirmé Abdoulaye Diop, ajoutant que Bamako <em>« est disposé à coopérer avec l’Onu dans cette perspective »</em>.

En fin, le ministre des Affaires étrangères a déclaré que <strong>le Gouvernement du Mali reste disposé à coopérer avec les partenaires qui respectent sa souveraineté, ses choix stratégiques et les intérêts des Maliens. </strong>Fidèle à notre tradition d’hospitalité, le « diatiguiya », le Mali demeure ouvert à tous les peuples du monde.

<strong>Mohamed Sylla</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : le gouvernement de transition demande « le retrait sans délai de la MINUSMA»</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-le-gouvernement-de-transition-demande-le-retrait-sans-delai-de-la-minusma-3026055.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-le-gouvernement-de-transition-demande-le-retrait-sans-delai-de-la-minusma-3026055.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/10/abdoulaye-diop-MAE-mali.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 17 Jun 2023 15:38:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Gouvernement de la Transition  malienne a demandé hier vendredi le «  retrait sans délai  de la mission des Nations-Unies » jugeant  le mandat des casques bleus inadapté  à la situation sécuritaire  qui prévaut au pays. </em></strong>

Devant les membres du Conseil de Sécurité  des Nations Unies,  les autorités de transition ont réclamé le départ des  casques bleus déployés au Mali depuis 2013. C’est le Ministre des Affaires Etrangères, Abdoulaye Diop, qui a donné le ton devant le Conseil de sécurité. « Le gouvernement  du Mali demande le retrait sans délai de la MINUSMA », a déclaré le diplomate Malien, ajoutant que « Ni les propos du secrétaire général, encore moins le projet  de résolution en cours de négociations  par les membres du Conseil de sécurité n’apportent  de réponse appropriée  aux attentes des Maliens ». Poursuivant le ministre des affaires étrangères  estime que « le projet de résolution conforte la récusation de la France en tant que porte- plume tant son contenu est hostile au Mali ».

Quelques instants après ces propos du chef de la diplomatie malienne,  le ministre porte-parole du gouvernement, le colonel Abdoulaye Maîga a  confirmé  cette  décision  en indiquant que la mission  déployée en juillet 2013  pour stabiliser  et écarter les menaces  sécuritaires dans les régions du Nord du Mali, afin d'empêcher le retour d'éléments armés dans ces régions a été un échec . « <em>Le constat qu'il est impossible de maintenir la paix dans une situation où il n'y a pas de paix à maintenir. Il en ressort que le mandat de la MINUSMA n'est pas adapté à la situation sécuritaire au Mali, qui aurait nécessité une force de lutte contre le terrorisme, dépassant la doctrine des missions de paix des Nations Unies », </em> a qualifié le ministre  d’Etat, porte –parole du gouvernement.

A la veille  du vote d’une résolution par le conseil de  sécurité , prévu le 29 juin, sur le renouvèlement  du mandat de la MINUSMA, le gouvernement de  Transition regrette  la  non prise en compte de ses fortes réserves et des attentes légitimes des populations par la résolution en cours de négociation  à l’ONU.

Pire, les autorités maliennes  estiment qu’au lieu  que la mission des Nations -Unies  constitue une force de maintien de  la paix, elle  devient  une partie du problème. Le gouvernement reproche  à la MINUSMA  d’alimenter  les tensions intercommunautaires exacerbées par des allégations d'une extrême gravité qui, selon les autorités, sont fortement préjudiciables à la paix, à la réconciliation et à la cohésion nationale.

<strong>« L’instrumentalisation de la question des droits de I ‘homme »</strong>

De plus, le Gouvernement déplore la perception par la MINUSMA par rapport aux mesures  de  contrôle  instaurées  sur la  rotation des contingents et la surveillance de l'espace aérien malien, comme étant des restrictions ou des entraves à la mise en œuvre de son mandat. Dans  la foulée des reproches, le gouvernement également a regretté l'instrumentalisation et la politisation de la question des droits de I‘Homme qui, selon lui, sapent les efforts de stabilisation et de refondation du Mali.

La question de droit de l’Homme divise  les autorités de transition malienne  et la  MINUSMA qui a accusé  récemment les forces armées maliennes  d’exactions  contre les civiles dans le village de Mourah. Le rapport de la division des droits de l’Homme   relève 500 morts.  La demande du retrait des casques bleus intervient au moment où  le secrétaire général de l’ONU  recommandé au Conseil de sécurité de reconfigurer  la mission Minusma. Le  Chef de l’ONU  voudrait  que la mission soit concentrée avec des effectifs constants, dotée d’un nombre limité de priorités pour qu’elle puisse être  plus efficace. La mission  compte aujourd’hui 11.102 militaires et 1.315 policiers et  reste confronté  à une menace de retrait  des  pays  contributeurs de troupes.

<strong> Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Abdoulaye DIOP: «Le Gouvernement du Mali demande le retrait sans délai de la MINUSMA »</title>
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<pubDate>Fri, 16 Jun 2023 17:47:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[■ DISCOURS DE S.E. M. ABDOULAYE DIOP, MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION
INTERNATIONALE, A L’OCCASION DE L’EXAMEN PAR LE CONSEIL DE SECURITE DU RAPPORT TRIMESTRIEL DU SECRETAIRE GENERAL SUR LA SITUATION AU MALI ■
-----------------------------
NEW YORK, LE 16 JUIN 2023

• Madame la Présidente,
• Mesdames et Messieurs les membres du Conseil de sécurité,
Je voudrais, avant tout propos, féliciter les Emirats Arabes Unis pour la présidence du Conseil de sécurité.

Le Gouvernement du Mali prend note du rapport du Secrétaire général sous examen et je remercie Monsieur El-Ghassim WANE, Chef de la MINUSMA, pour sa présentation et les mises à jour.

Les observations détaillées du Gouvernement du Mali ont fait l’objet du Mémorandum communiqué à votre Conseil.

Pour ma part, je voudrais formuler les observations majeures suivantes.

Je commence par la situation politique, notamment l’évolution du processus de Transition. Il vous souviendra que l’une des priorités assignées au Gouvernement de transition était de conduire des réformes politiques et institutionnelles, qui puissent garantir un avenir meilleur à nos populations à travers une stabilité institutionnelle durable au Mali. Cette demande légitime de nos compatriotes est sur le point de devenir une réalité.

En effet, le Gouvernement de transition, dans le cadre d’une démarche inclusive et largement consensuelle, a pris des mesures fortes et irréversibles pour le retour à un ordre constitutionnel apaisé et sécurisé, dans les délais convenus.

Le Gouvernement de transition s’attèle à l’organisation réussie du scrutin référendaire, prévu le 18 juin 2023, afin de doter le Mali d’une nouvelle Constitution, conformément aux aspirations profondes du peuple malien, exprimées lors des Assises Nationales de la Refondation. Le bon déroulement du processus de vulgarisation du projet de Constitution et la campagne électorale y relative augurent un scrutin référendaire apaisé et crédible.

<strong>• Madame la Présidente,</strong>
Sur la situation sécuritaire, je rappelle encore une fois que depuis l’intervention militaire en Libye en 2011, les populations de mon pays et celles de la région du Sahel vivent un véritable drame. Hélas, nos pays et nos populations attendent encore et ce, depuis plus d’une dizaine d’années, une réponse internationale à la hauteur de cette menace créée et de ses conséquences humanitaires préoccupantes pour la région.

Pour ne parler que du cas spécifique de mon pays, je dois dire que les prescriptions internationales, notamment celles prodiguées par la MINUSMA depuis sa création en 2013 ont bien montré leur limite. Sinon comment expliquer que la situation sécuritaire au Mali en 2013 soit bien meilleure à celle que nous connaissons de nos jours ? Le réalisme impose le constat de l’échec de la MINUSMA dont le mandat ne répond pas aux défis sécuritaires.

Pour sa part, le Gouvernement de transition n’a jamais perdu de vue que la responsabilité première de la défense du territoire national et de la protection des populations ainsi que des biens relève avant tout de l’Etat malien. C’est la raison pour laquelle il a donné une place de choix au renforcement des capacités et à l’équipement des Forces de Défense et de Sécurité Maliennes, afin de leur permettre d’accomplir leurs missions régaliennes. Grâce à ce choix judicieux, nos Forces continuent de remporter contre les groupes armés terroristes, des victoires décisives, reconnues et appréciées par le peuple malien. Je sais que cette montée en puissance des Forces de Défense et de Sécurité maliennes suscite beaucoup de commentaires, voire des campagnes hostiles, de désinformation et de déstabilisation dont le Mali est malheureusement l’objet depuis 2021, y compris à travers l’instrumentalisation et la politisation de la question des droits de l’homme.

C’est l’occasion pour moi de répondre à certains commentaires et déclarations concernant le rapport du Haut-Commissariat aux droits de l'homme sur les événements de Moura. Il était de notoriété publique que la ville de Moura et ses villages environnants étaient assiégés par des organisations terroristes depuis de nombreuses années. Pendant cette longue période, aucune force, pas même les forces internationales déployées, n’avait accès à cette localité, abandonnant les populations à leur triste sort. Je me demande au passage où étaient en ce moment les voix qui s’élèvent aujourd’hui, lorsque les terroristes infligeaient des traitements inhumains et dégradants à nos populations civiles sans défense, lapidaient les femmes, brûlaient des villages et des récoltes et emportaient du bétail, comme ce fut le cas à Ogossagou, Sobane Da, Diallassagou, pour ne citer que ceux-là.

Aussi, sur la base de renseignements fiables et précis faisant état de la présence, à Moura, des principaux chefs terroristes pour collecter le fruit des rackets contre les populations, organiser et planifier des attaques d’envergure, les Forces de Défense et de Sécurité du Mali ont pris la décision de mener une opération d’opportunité aéroterrestre à la hauteur de cette menace, afin de mettre un terme à la souffrance de nos populations.

Les premières unités déployées par nos moyens aériens, tout comme les renforts ont subi des tirs, confirmant la présence terroriste. S’en sont suivis des affrontements autour et dans la ville de Moura, soldés par un bilan de 203 combattants terroristes neutralisés, une importante quantité d’armes et de minutions saisie, plus de 200 motos détruites et plusieurs présumés terroristes interpellés et mis à la disposition de la justice. Malheureusement, huit de nos valeureux soldats sont également tombés au champ d’honneur dans cette opération, qui a permis de libérer les populations du joug des terroristes.

A la suite d’allégations d’exactions, les autorités compétentes ont immédiatement ouvert des enquêtes. Un transport judiciaire a été effectué sur les lieux, par une équipe composée des parquets de Mopti et de Bamako, d’enquêteurs de la Gendarmerie nationale, de la police technique et scientifique et d’un médecin légiste. Les enquêtes continuent conformément aux procédures et délais en vigueur. Les conclusions seront rendues publiques.

Le Gouvernement rejette vigoureusement les conclusions hâtives du rapport biaisé du Haut Commissariat aux droits de l’homme. Nous voyons dans ce rapport orienté une volonté réelle de certains Etats, d’instrumentaliser notre Organisation commune pour nuire, voire punir le Mali pour ses choix souverains. Mieux, quel crédit peut-on accorder à un rapport qui tend désespérément à faire croire que les Forces de Défense et de sécurité ciblent des populations civiles qu’elles protègent, conformément à leur mission ? De plus, ce rapport comporte des images obtenues par l’usage de satellites, à l’insu des autorités nationales, ce qui constitue de l’espionnage. Nous devons être humbles et comprendre que personne n’aime le Mali plus que les Maliens et que personne n’aime les Maliens plus que les autorités maliennes.

Le Gouvernement n’est pas le seul à rejeter les conclusions fictives de ce rapport. De nombreux habitants de Moura, dont des femmes, ont fait le déplacement à Bamako pour démentir la teneur de ce rapport. Les témoignages des habitants de Moura, documentés et largement disponibles, démentent clairement les accusations sans fondement contenues dans le rapport et mieux, dénoncent les méthodes employées par les enquêteurs. Ces habitants ont témoigné que les Forces armées maliennes n’ont ciblé que des terroristes.

Dans la même dynamique, et dès les premières allégations formulées en avril 2022 par certains Etats et des organisations de défense des droits de l’homme, le Président de l’Association Tabital Pulaaku avait catégoriquement rejeté certaines des accusations portées à l’encontre des forces maliennes, notamment les accusations de viols de femmes.

En outre, le Président de l’Association malienne des Droits de l’Homme (AMDH) a vigoureusement dénoncé la méthodologie et les conclusions de cette enquête.

Ces prises de position fortes et librement exprimées, méritent d’être signalées car elles proviennent d’organisations et de personnes qui ont vécu les évènements ou en ont reçu des informations crédibles et vérifiables.

Nous réitérons notre ferme opposition à toute tentative d’instrumentalisation et de politisation de la question des droits de l’homme et au traitement à géométrie variable de cette problématique. A cet égard, il est paradoxal de noter la célérité avec laquelle la mission d’établissement des faits a été mise en place alors qu’au même moment le Mali portait plainte devant le Conseil de Sécurité des Nations Unies, le 15 août 2022, sur les actes graves d’agression de la France contre la souveraineté et l’intégrité territoriale du Mali à des fins de déstabilisation.

<strong>• Madame la Présidente,</strong>
Concernant l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, malgré la décision unilatérale de la CMA et de la Plateforme de suspendre leur participation aux mécanismes de suivi de l'Accord, je réaffirme ici, l’engagement du Gouvernement à poursuivre sa mise en œuvre efficiente et intelligente, notamment avec les Mouvements de l’Inclusivité. Nous restons toujours ouverts au dialogue avec nos frères des mouvements signataires, comme en témoigne, la visite à Kidal, le 12 mai 2023, du Ministre chargé de la réconciliation.

• Madame la Présidente,
• Mesdames et Messieurs les membres du Conseil,

Je consacre ma dernière observation majeure à la MINUSMA.

Au moment où les membres du Conseil de sécurité ont entamé les négociations autour du renouvellement du mandat de la MINUSMA, il me plait de faire un bref rappel sur l’évolution de la Mission au Mali, de sa création à nos jours. Permettez-moi tout d’abord de rendre hommage à toutes les victimes civiles et militaires tombées au Mali.

En 2013, les fondements qui ont servi à justifier la création de la MINUSMA étaient notamment l’appui aux autorités maliennes pour stabiliser la situation dans les régions du Nord du Mali, écarter les menaces et prendre activement des dispositions afin d’empêcher le retour d’éléments armés dans ces zones, particulièrement à travers le rétablissement de l’autorité de l’Etat dans tout le pays.

Après plusieurs années de déploiement des forces de la MINUSMA sur le terrain, la situation sécuritaire, qui concernait jadis le Nord du pays, s’est progressivement dégradée dans les autres régions du Mali, notamment le Centre.

Pour le Gouvernement du Mali, le constat est clair : la MINUSMA n’a pas atteint son objectif fondamental.

Aujourd’hui les Maliens sont heureux de voir leurs Forces de Défense et de Sécurité, réaliser en toute autonomie, les missions de sécurisation des personnes et des biens ; de lutte contre la criminalité, le grand banditisme, la traite des personnes et le trafic de drogue ; les missions d’escorte des véhicules de transport ; de sécurisation des foires hebdomadaires dans les localités sensibles ; ainsi que les missions de sécurisation de frontières, grâce au renforcement de l’outil sécuritaire et de défense, conformément à la vision de Son Excellence Le Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l'Etat.

Le Mali est parfaitement conscient que la lutte contre le terrorisme ne fait pas partie de la doctrine des Opérations de paix des Nations Unies, mais il avait toujours plaidé pour un changement de posture de la MINUSMA afin de lui permettre de s’acquitter convenablement de son mandat et d’asseoir des actions de soutien aux efforts du Gouvernement.

Le Mali a constamment coopéré avec les Nations Unies, en toute bonne foi. Dans cette approche constructive, nous nous sommes par exemple pleinement engagés avec le Secrétariat des Nations Unies dans le cadre de la revue interne de la MINUSMA afin de renforcer les capacités opérationnelles de la force onusienne dans la dynamique d’appuyer le Mali à se stabiliser.

Je regrette de réaffirmer aujourd’hui que les options proposées par le Secrétaire général dans son rapport sur l’examen interne de la MINUSMA ne répondent pas aux préoccupations et aux attentes maintes fois exprimées par le Gouvernement et les populations du Mali.

Nous n’avons d’autre choix que de parvenir aux conclusions objectives du bilan des 10 années de présence de la MINUSMA qui n’a pu apporter les réponses adéquates à la situation sécuritaire au Mali et dont les perspectives de maintien ne répondent pas aux impératifs de sécurité des Maliennes et des Maliens.

Ni les propositions du Secrétaire général, encore moins le projet de résolution en cours de négociation par les membres de ce Conseil, n’apportent de réponse appropriée aux attentes des Maliens. Ce projet de résolution conforte la récusation de la France en tant que porte-plume tant son contenu est hostile au Mali.

Outre la dimension sécuritaire, que nous assurons désormais par nos propres moyens, nous attendions légitimement de la MINUSMA qu’elle soit une Mission d’assistance et de soutien aux efforts du Gouvernement. Malheureusement, la MINUSMA semble devenir partie du problème en alimentant les tensions intercommunautaires exacerbées par des allégations d’une extrême gravité et qui sont fortement préjudiciables à la paix, à la réconciliation et à la cohésion nationale. Cette situation engendre un sentiment de méfiance des populations maliennes à l’égard de la MINUSMA, et une crise de confiance entre les autorités maliennes et la MINUSMA.

Au regard de tout ce qui précède, le Gouvernement du Mali demande le retrait sans délai de la MINUSMA. Cependant, le Gouvernement est disposé à coopérer avec les Nations Unies dans cette perspective.

• Madame la Présidente,
• Mesdames, Messieurs les membres du Conseil de sécurité,
Pour terminer, je tiens à exprimer la gratitude du Gouvernement et du peuple maliens à l’ensemble des partenaires, tant bilatéraux que multilatéraux, qui nous accompagnent dans la réalisation des chantiers importants pour la refondation du Mali.

Le Gouvernement du Mali reste disposé à coopérer avec les partenaires qui respectent sa souveraineté, ses choix stratégiques et les intérêts des Maliens. Fidèle à notre tradition d’hospitalité, le « diatiguiya », le Mali demeure ouvert à tous les peuples du monde.

Je vous remercie de votre aimable attention.]]> </content:encoded>
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<title>Mali : Après Barkhane, le gouvernement malien veut le départ des casques bleus de la Minusma</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-apres-barkhane-le-gouvernement-malien-veut-le-depart-des-casques-bleus-de-la-minusma-3026013.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 16 Jun 2023 17:06:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le ministre malien des affaires étrangères a demandé vendredi devant le Conseil de sécurité de l'ONU le "retrait sans délai" de la mission des Nations unies dans son pays (Minusma), dont il a dénoncé "l'échec" pour répondre au défi sécuritaire.</strong>

« Le réalisme impose le constat de l’échec de la Minusma dont le mandat ne répond pas au défi sécuritaire », a déclaré Abdoulaye Diop devant les membres du Conseil qui doivent se prononcer le 29 juin sur un renouvellement du mandat de la mission de maintien de la paix qui expire le 30 juin.

« La Minusma semble devenir partie du problème en alimentant les tensions communautaires exacerbées par des allégations d’une extrême gravité et qui sont fortement préjudiciables à la paix à la réconciliation et à la cohésion nationale du Mali », a-t-il estimé.

« Cette situation engendre un sentiment de méfiance des populations à l’égard de la Minusma et une crise de confiance entre les autorités maliennes et la Minusma », a-t-il insisté, dénonçant notamment le récent rapport accablant du Haut Commissariat aux droits de l’Homme de l’ONU sur l’opération antijihadiste à Moura en mars 2022.

« Au regard de tout ce qui précède, le gouvernement du Mali demande le retrait sans délai de la Minusma. Cependant le gouvernement est disposé à coopérer avec les Nations unies dans cette perspective », a déclaré le ministre, rejetant toutes les options d’évolution du mandat de la mission proposées par le secrétaire général de l’ONU.

Antonio Guterres, soulignant qu’un statu quo n’était pas viable, avait en janvier mis sur la table trois options pour l’évolution de la mission, d’une augmentation des effectifs à un retrait total des troupes si des conditions clés n’étaient pas remplies.

Dans un rapport publié en début de semaine, il a recommandé au Conseil la solution intermédiaire, c’est-à-dire une « reconfiguration » de la mission pour la concentrer, à effectifs constants, sur un nombre de priorités limités.

La réunion de vendredi a montré une nouvelle fois les divisions au sein du Conseil de sécurité sur la façon de faire évoluer la Minusma créée en 2013 pour aider à stabiliser un Etat menacé d’effondrement sous la poussée jihadiste, protéger les civils, contribuer à l’effort de paix, défendre les droits humains…

<strong>Source: https://telquel.ma</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Conseil de sécurité de l’ONU : Le ministre Diop participe, aujourd’hui, au débat sur la situation au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/conseil-de-securite-de-lonu-le-ministre-diop-participe-aujourdhui-au-debat-sur-la-situation-au-mali-3025871.html</link>
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<pubDate>Fri, 16 Jun 2023 08:42:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, prendra part à l’examen du rapport trimestriel du secrétaire général des Nations unies sur la situation au Mali, lors du débat public du Conseil de sécurité, ce vendredi à New York (États-Unis d’Amérique).

Selon le Bureau d’information et de presse du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, cet examen périodique s’inscrit dans le cadre d’un exercice classique du Conseil de sécurité, conformément aux dispositions de la résolution 2640 (2022).

À cet égard, le rapport du secrétaire général de l’ONU est essentiellement consacré aux évolutions majeures au Mali tant en matière politique, sécuritaire, humanitaire et des droits de l’Homme, que des défis opérationnels de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma).

Au cours de cette séance, le ministre Diop délivrera des messages politiques relatifs au rapport du patron de l’ONU, dont l’examen intervient moins de deux semaines avant la décision du Conseil de sécurité sur l’avenir de la Minusma dont le mandat arrive à terme le 30 juin 2023.

Au cours de son séjour à New York, le chef de la diplomatie malienne aura également des entretiens bilatéraux.

<strong>Madiba KEÏTA</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Un hélicoptère de la Minusma renversé par le vent au Mali, des blessés</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/un-helicoptere-de-la-minusma-renverse-par-le-vent-au-mali-des-blesses-3025868.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/un-helicoptere-de-la-minusma-renverse-par-le-vent-au-mali-des-blesses-3025868.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 16 Jun 2023 06:20:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Un hélicoptère de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma), s’est renversé par des vents violents après son atterrissage, le 16 juin à Gao dans le nord du Mali, a fait savoir la mission onusienne. L'incident a fait 11 blessés dont eux dans un état critique.</strong>

Onze occupants d'un hélicoptère de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (Minusma) ont été blessés jeudi quand l'appareil s'est couché après son atterrissage à Gao (nord), a annoncé la Minusma dans un nouveau bilan.

L'accident est survenu après un "renversement" de l'appareil "par des vents violents sur le tarmac de l'aéroport de Gao au nord du Mali", a dit la Minusma sur Twitter. Elle a établi un nouveau bilan de "11 blessés maintenant confirmé, dont deux dans un état critique et neuf légèrement".

Un précédent bilan donné par la Minusma avait fait état de deux blessés graves.
L'hélicoptère, avec 10 passagers et quatre membres d'équipage à son bord, a été renversé vers 15H30 (locales et GMT) alors qu'il venait de se poser et roulait sur la piste voisine de la base onusienne, selon une porte-parole de la Minusma, citée par les médias.

La Minusma, avec environ 12.000 soldats déployés au Mali, est la mission de l'ONU ayant subi le plus de pertes dans le monde ces dernières années. Depuis sa création en 2013, environ 190 de ses membres sont morts dans des actes hostiles.

<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Conseil de sécurité de l’ONU : Le ministre Diop attendu vendredi à New York</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/conseil-de-securite-de-lonu-le-ministre-diop-attendu-vendredi-a-new-york-3025805.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/conseil-de-securite-de-lonu-le-ministre-diop-attendu-vendredi-a-new-york-3025805.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 15 Jun 2023 06:25:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop prendra part à l’examen du rapport trimestriel du secrétaire général des Nations unies sur la situation au Mali, lors du débat public du Conseil de sécurité, ce vendredi 16 juin 2023, à New York.</strong>

Selon la cellule de communication du département, cet examen périodique s’inscrit dans le cadre d’un exercice classique du Conseil de sécurité, conformément aux dispositions de la résolution 2640 (2022).

Le rapport du secrétaire général est essentiellement consacré aux évolutions majeures dans notre pays tant en matière politique, sécuritaire, humanitaire et des droits de l’Homme, que des défis opérationnels de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma).

Au cours de cette séance, le ministre Diop délivrera des messages politiques retentissants relatifs au rapport, dont l’examen intervient moins de deux semaines avant la décision du Conseil de sécurité sur l’avenir de la Minusma dont le mandat arrive à terme le 30 juin 2023. En marge des travaux, le ministre Diop aura également des entretiens bilatéraux.

<strong>Souleymane SIDIBE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Projet de Constitution : Le texte reste dans l’esprit de l’accord, estime le patron de l’ONU</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/projet-de-constitution-le-texte-reste-dans-lesprit-de-laccord-estime-le-patron-de-lonu-3025625.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/projet-de-constitution-le-texte-reste-dans-lesprit-de-laccord-estime-le-patron-de-lonu-3025625.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2020/10/Antonio-Guterres-ml.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 14 Jun 2023 09:41:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Sur le plan politique, le rapport note qu’une fois l’élaboration du projet de Constitution achevée en mars, les autorités maliennes ont entrepris de faire connaître le document auprès de la population. Et le 5 mai, le gouvernement a annoncé le référendum constitutionnel pour le 18 juin.

Selon lui, l’annonce de cette nouvelle date a été saluée par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) comme une étape importante dans la mise en œuvre du calendrier de la Transition.

Le secrétaire général de l’ONU souligne aussi la poursuite de la mise en place de l’Autorité indépendante de gestion des élections (Aige) dans les régions. Il rappelle aussi que le 10 mai, le conseil des ministres a adopté une ordonnance modifiant certaines dispositions de la loi électorale afin de faciliter la préparation du référendum.

Dans le cadre de l’Accord pour la paix, l’équipe de médiation internationale a poursuivi ses consultations avec les parties afin de faciliter la reprise des travaux des mécanismes de suivi, a indiqué Antonio Guterres, ajoutant qu’en parallèle, le représentant spécial pour le Mali et le chef de file de la médiation ont continué de dialoguer avec les parties afin de garantir une compréhension commune des actions proposées et de la voie à suivre.

Le rapport rappelle que le 12 mai à Kidal, le ministre en charge de la Réconciliation nationale et de la Paix, le colonel-major Ismaël Wagué, a rencontré des représentants de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) et de la Plateforme pour rétablir un sentiment de confiance et faciliter la reprise des travaux des mécanismes de suivi. Il précise toutefois que tout cela a eu lieu sur fond de tensions croissantes entre les parties, résultant du survol par un avion des Forces armées maliennes (FAMa) le 5 avril, de zones situées dans le Nord du pays dont Kidal.

OPÉRATIONS DES FAMa- S’agissant de l’évolution des conditions de sécurité, le rapport relève la poursuite de la prise pour cible d’installations de l’État telles que des postes de douane et forestiers par des extrémistes dans le Sud et l’Ouest du pays.

D’après les chiffres recueillis par la Minusma, entre le 1er juillet 2022 et le 22 mai 2023, 1002 civils ont été tués et 445 autres blessés en raison du conflit armé, lors de détonations d’engins explosifs improvisés et du fait d’actes criminels. Ce qui marque une diminution par rapport aux 1.556 morts et 530 blessés civils enregistrés pour la période du 1er juillet 2021 au 30 juin 2022. Le secrétaire général de l’Onu attribue cette baisse du nombre de victimes civiles à la pression exercée par les opérations militaires des FAMa sur les groupes extrémistes ainsi qu’à un changement de tactique de la part de ces derniers.

En outre, le rapport signale que la situation humanitaire est restée alarmante. D’après Antonio Guterres, les organisations humanitaires travaillant dans le cadre du plan de réponse humanitaire coordonné par les Nations unies ont estimé qu’en 2023, 8,8 millions de personnes auraient besoin d’une assistance et d’une protection humanitaires dans le pays, soit une augmentation de 17 % par rapport à l’année précédente.

Concernant la Transition politique, le rapport relève que le 19 avril, le comité technique chargé du suivi du calendrier de transition composé d’experts de la Cedeao, de l’Union africaine et de la Minusma ainsi que de Maliens, s’est réuni pour évaluer l’état d’avancement des 57 activités que les autorités maliennes avaient décidé de mettre en œuvre entre juillet 2022 et mars 2024.

Lors de la session, il a été déterminé que 38 activités avaient été entreprises dont 23 étaient achevées. Les 15 activités en cours, dont certaines avaient connu des retards, concernaient la liste électorale (2), le référendum constitutionnel (7), les élections locales (3), l’organisation des élections législatives et présidentielle (2) et l’opérationnalisation de l’Aige (1).

Pour Antonio Guterres, les six lois sur la réorganisation territoriale et administrative coïncident pour l’essentiel avec la disposition de l’Accord appelant à l’édification d’une nouvelle architecture institutionnelle afin de permettre aux populations du Nord du pays de gérer leurs propres affaires, par l’intermédiaire de représentants élus aux conseils régionaux et locaux et d’accroître leur représentation dans les institutions nationales.

Aussi, le document évoque la publication par l’Observateur indépendant, en mars, d’une étude comparative répondant à une demande de l’équipe de médiation internationale, dans laquelle le constat est que le projet de Constitution reste dans le même esprit que l’Accord dont il intègre plusieurs aspects.

Il s’agit, entre autres, de la mise en place de la deuxième chambre du Parlement sous la dénomination de Sénat, de la revalorisation du rôle des entités de justice traditionnelle tels que les Cadis ainsi que la reconnaissance des langues nationales en tant que langues officielles. Antonio Guterres soutient que si elle est adoptée, la nouvelle Constitution entraînera l’application de certaines dispositions de l’Accord.

<strong>Dieudonné DIAMA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mali :  La Minusma piégée, l’ONU désavouée</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 02 Jun 2023 02:00:30 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alerte</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La mission onusienne s’est mise le peuple malien sur le dos, après avoir produit des rapports dont les données sont fausses. Dans Bamako, la mobilisation ne faiblit pas. Mais la publication du dernier rapport censé détailler des violations des droits de l’Homme a définitivement dégradé l’image de la mission de maintien de paix. A la veille d’un éventuel renouvellement du mandat, des actions musclées sont programmées par la population malienne que l’ONU prétend soutenir. Le 30 juin 2023 risque d’être marqué par une mobilisation historique.</strong> <strong>Le ton a été donné par le Mouvement Yèrèwolo debout sur les remparts, au Palais des Sports ce vendredi 26 mai 2023.</strong>

A cette date, à travers tout le pays, la population entend se mobiliser pour bloquer les camps de la Minusma. L’exigence de la population est le rejet du renouvellement du mandat des casques bleus qui refusent de se joindre à l’armée malienne pour combattre les groupes terroristes. Le drame de l’ONU est d’avoir installé un climat de défiance à l’égard de l’armée malienne. C’est dans ce contexte que le gouvernement de Transition dénonce avec véhémence ce rapport biaisé reposant sur un récit fictif et ne répondant pas aux normes internationales établies.

Le problème est que les chancelleries occidentales se basent sur ce rapport pour prendre des positions contre le Mali. La dernière action est l’adoption des sanctions par les Etats-Unis contre des militaires maliens et des soldats russes engagés au Mali. Même l’existence de données GPS erronées dans le rapport n’a pas suffi à raisonner les Occidentaux. Le gouvernement n’a jamais daigné faire de commentaire au cours de l’élaboration du rapport visant à dénigrer l’armée malienne.

Il faut rappeler que les habitants de Moura sont unanimes sur le fait que ce sont des terroristes qui ont été tués dans leur localité. Néanmoins, après l’opération aéroportée réussie de nos vaillantes forces armées à Moura, à la demande du gouvernement de la Transition, la justice militaire a décidé d’ouvrir une enquête judiciaire pour élucider les éventuels cas de violation des droits de l’Homme. Au regard de ce constat, il est utile de s’interroger sur l’opportunité de cette publication qui recommande au gouvernement de la Transition une décision que ce dernier a prise il y a plus d’un an. Selon lui, le rapport n’a d’autres objectif que la perturbation de la tranquillité des Maliens à l’approche d’un scrutin référendaire d’une importance capitale pour le processus de refondation en cours dans le pays.

A la suite des événements de Moura, conformément aux procédures en vigueur au Mali, une enquête a été ouverte pour faire toute la lumière sur les allégations de violations des droits humains. Le 9 avril 2022, un transport judiciaire de constat a été effectué par le parquet de Mopti. Les premiers éléments de l’enquête mettent en évidence l’hypothèse d’un affrontement ayant provoqué des morts par projectiles, et le constat que la grande majorité des corps sont des adultes de sexe masculin.

Sur le plan sécuritaire, il n’échappe à personne que l’intervention militaire des Forces Armées Maliennes (FAMa) a été salutaire et a apporté beaucoup de quiétude à la population, signe que la défaite infligée à la Katiba de Macina et  ses sponsors étatiques étrangers a permis de les désorganiser durablement.

Selon le gouvernement, aucun ressortissant civil de Moura n’a perdu la vie pendant l’opération militaire. Parmi les morts, il n’y avait que des combattants terroristes et toutes les personnes interpellées ont été mises à la disposition de la Gendarmerie de Sévaré. Après enquête, les personnes interpellées ont été transférées au Service d’Investigations judiciaires de la Gendarmerie nationale de Bamako, puis mises à la disposition de la justice. L’enquête poursuit son cours et le gouvernement du Mali est déterminé à faire aboutir cette procédure dans le respect strict des droits de l’Homme et en toute indépendance.

En plus de l’enquête conduite par le ministère de la Défense et des         Anciens combattants, une enquête judiciaire a été ouverte sous la responsabilité du Pôle judiciaire spécialisé. Les résultats de ces enquêtes seront portés à la connaissance de l’opinion nationale en temps opportun. Le Gouvernement de la Transition a examiné la méthodologie ayant guidé la rédaction du rapport du Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les droits de l’Homme et a appris avec stupeur que la mission d’établissement des faits avait utilisé des satellites au-dessus de Moura pour obtenir des images.

En utilisant des satellites pour obtenir des images, sans autorisation et à l’insu des autorités maliennes, la mission d’établissement des faits a effectué une manœuvre clandestine contre la sécurité nationale du Mali. Par conséquent, le gouvernement de la Transition décide d’ouvrir immédiatement une enquête judiciaire contre la mission d’établissement des faits et ses complices pour espionnage, atteinte à la sûreté extérieure de l’Etat, pour crimes réprimés par le code pénal (Art 33 et 35), ainsi que de complot militaire, un crime réprimé par le code de justice militaire (Art 130), sans préjuger de la qualification des autorités judiciaires.

Le gouvernement de la Transition rappelle que cette attitude de la mission d’établissement des faits ressemble à un cas d’espionnage de la junte française qui avait placé illégalement un drone au-dessus de la base de Gossi le 20 avril 2022 pour filmer des cadavres humains, minutieusement prédisposés, dans le but d’accuser les FAMa.

Soucieux du respect de la vie et de la dignité humaines, à maintes reprises, le gouvernement de la Transition avait mis en garde contre l’instrumentalisation de la Minusma et des droits de l’Homme dans le dessein de briser la dynamique de la montée en puissance des forces de défense et de sécurité du Mali et de s’opposer aux choix stratégiques du Mali.

Ce n’est pas tout, suite à la plainte du Mali, aucune commission d’établissement des faits n’a été mise en place. A ce jour, la réunion spéciale demandée par le Mali pour présenter les preuves de la duplicité de la junte française n’a connu aucune suite. Dès lors, dans un souci de cohérence et d’éviter la politique de deux poids deux mesures, le gouvernement du Mali estime que la suite donnée au présent rapport de la mission d’établissement des faits ne saurait être examinée séparément de la plainte portée par le Mali devant le Conseil de Sécurité de l’ONU contre ‘’la junte française’’.

<strong>Nouhoum DICKO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>La mission onusienne décriée :  Ce qui est reproché à la Minusma !</title>
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<pubDate>Mon, 29 May 2023 01:22:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Des voix s’élèvent à Bamako et plusieurs localités de l’intérieur pour réclamer le départ de la Minusma. Ainsi, une énième manifestation a été organisée,</strong><strong> le jeudi 25 mai 2023, à l'appel de certaines associations et mouvements de la société civile pour dénoncer cette présence onusienne au Mali. Qu’est qui motive la colère des Maliens contre la Minusma ? Que reproche-t-on à cette mission ? Qu’est ce qui explique l’exaspération des populations contre les casques bleues ? Réponses. </strong>

C’est désormais une certitude ! Après le départ de la force française Barkhane, une frange importante des populations Maliennes veulent, aujourd’hui, la fin définitive de la mission onusienne au Mali, une mission qui fait l’objet de nombreuses critiques à Bamako et à l’intérieur du pays. Et le jeudi 24 mai dernier, une mobilisation monstre s’est déroulée au Palais des sports, à l’initiative de plusieurs associations et mouvements de la société civile. Les banderoles affichées ça et là traduisaient le sentiment des manifestants.  On pouvait lire, entre autres, « Justice pour les victimes civils tuées par la Minusma à Gao et à Sévaré » « Minusma dégage » ou encore « Carton pour la Minusma »…

Dans la foule, certains manifestants avaient du mal à contenir leur colère contre une mission déployée en 2013, avec pour mission d’aider les Maliens à stabiliser leur pays. L’enthousiasme du départ fait, aujourd’hui, place à une grosse déception et de nombreuses questions qui, pour le moment, n’ont pas de réponses. Parmi les questions, objets du ras-le-bol exprimé ces derniers temps à Bamako, l’on retient : Pourquoi la Minusma ne s’implique-t-elle pas dans la protection des populations maliennes ? Pourquoi cette mission ne s’engage-t-elle pas pour lutter contre le terrorisme ? Pourquoi n’assiste-t-elle pas les FAMA pour libérer les localités maliennes occupées par des djihadistes ? Que fait la Minusma contre des groupes terroristes comme Aqmi, GSIM, l’EIGS et autres qui se sont implantés dans le nord du Mali ? La Minusma est-elle au Mali pour sécuriser le pays ou faire du tourisme ?

<strong>Mandat de départ</strong>

Il est à rappeler que dès le départ le mandat de la Minusma était axé sur la stabilisation des principaux centres de population et le soutien au rétablissement de l’autorité de l’Etat dans tout le pays. Ce mandat comportait également d’importantes dispositions visant à faciliter la mise en œuvre d’une feuille de route transitoire, notamment un dialogue national entre les autorités et les communautés du nord.

Mais dès le départ, de sérieux problèmes se sont posés sur l’intervention onusienne dans notre pays. Alors que la plupart des troupes de l’ONU étaient stationnées dans les villes, des groupes armés de toutes sortes ont proliféré dans les zones rurales, laissant les populations à la merci des terroristes. <a href="https://library.fes.de/pdf-files/bueros/mali/10100/index.html">Une majorité de Maliens (en particulier dans le centre)</a> considèrent que la Minusma est inefficace en matière de sécurité…

Autre problème, il est lié au mandat même de la mission. En effet, l’ONU ne permet pas à ses troupes de mener des opérations contre des groupes armés et terroristes qui opèrent au Centre et au Nord du Mali. Alors la question majeure est de savoir comment sécuriser et stabiliser un pays sans le débarrasser de groupes terroristes qui se baladent au nez et la barbe des soldats de l’ONU. C’est cette inaction contre les terroristes qui pousse, aujourd’hui, certains Maliens à parler de complicité entre la Minusma et les groupes terroristes.

<strong>Les réserves des Autorités maliennes</strong>

Outre la colère populaire qui s’exprime, il faut dire que les Autorités maliennes et l’ONU ont du mal à accorder leur violon au sujet du mandat de la Minusma. En effet, lors de la réunion consacrée au renouvellement du mandat de la Minusma devant le Conseil de sécurité, le 13 juin 2022, Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale avait demandé à ce que la nature de la Minusma soit adaptée pour mieux protéger les populations : <em>« Dans cette perspective, il est indispensable de mieux définir et articuler la notion de protection des civils dans un contexte de guerre asymétrique. Il y a lieu de clarifier contre qui on veut protéger les populations, sachant que la menace principale provient des groupes armés terroristes. Comment la Minusma peut-elle protéger les populations si elle n’est en mesure de faire face à la menace ?</em>

<em>Dans ce contexte, le mandat de la Minusma doit obligatoirement prendre en compte la montée en puissance des forces de défense et de sécurité du Mali, qui sont désormais en première ligne face aux groupes terroristes»</em>.

L’autre pomme de discorde entre l’ONU et notre pays concerne la libre circulation de la Minusma sur le territoire national. A ce sujet, l’Ambassadeur Représentant permanent au Nations-Unies, M. Konfouro a réitéré la <strong><em>« ferme opposition »</em></strong> des autorités de la transition quant à la liberté de mouvement de la Minusma dans l’exécution de son mandat dans le domaine des droits de l’homme. Le Mali a toujours coopéré de bonne foi avec la force onusienne depuis sa mise en place en 2013, a-t-il affirmé. Toutefois, pour des impératifs de respect de la souveraineté du Mali, de coordination et de sécurité, les <em>« mouvements de la Minusma ne peuvent se faire qu’avec l’accord des autorités compétentes maliennes »</em>, a-t-il déclaré. Le Mali « n’est pas en mesure de garantir la liberté » de mouvement pour des enquêtes de la Minusma sans l’accord préalable du Gouvernement, a-t-il poursuivi. Par conséquent, le Mali « n’entend pas exécuter ces dispositions », malgré leur adoption par le Conseil de sécurité.

<strong>Mémé Sanogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le chef de l&amp;apos;ONU dénonce &amp;quot;l&amp;apos;échec&amp;quot; du monde à protéger les civils dans les conflits armés</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/le-chef-de-lonu-denonce-lechec-du-monde-a-proteger-les-civils-dans-les-conflits-armes-3022919.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 23 May 2023 23:10:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>AFP</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a dénoncé mardi "l'échec" de la communauté internationale à "protéger" les civils des conflits armés, le nombre de victimes de combats et de leurs conséquences humanitaires ayant augmenté de plus de 50% entre 2021 et 2022.</strong>

"La vérité est terrible: le monde est en train d'échouer à remplir ses engagements pour protéger les civils, des engagements consacrés par le droit humanitaire international", a tonné le patron des Nations unies devant le Conseil de sécurité.

Le Conseil s'est réuni mardi, à la demande de la Suisse qui le préside ce mois-ci et pour débattre d'un rapport de M. Guterres sur la "protection des civils dans les conflits armés".

D'après ce document, "en 2022, les Nations unies ont enregistré au moins 16.988 décès de civils dans 12 conflits armés, soit une augmentation de 53% par rapport à 2021".

Rien qu'en "Ukraine, les Nations unies ont comptabilisé 7.957 civils tués et 12.560 blessés, même si ces chiffres sont probablement plus élevés", selon M. Guterres.

Assis à côté de l'ambassadeur russe Vassili Nebenzia, dont le pays livre une guerre à l'Ukraine depuis 15 mois, le chef de l'ONU s'est indigné du recours dans les conflits aux "armes explosives" dont "94% des victimes dans des zones peuplées sont des civils".

Devant les 15 membres du Conseil de sécurité, la présidente du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Mirjana Spoljaric, a martelé de son côté qu'"en ce moment, d'innombrables civils vivent un enfer dans des conflits à travers le monde".

"A tout instant, le prochain missile peut détruire leur maison, leur école, leur clinique et tous ceux qui y sont. Chaque jour, leurs êtres chers peuvent être agressés, violés, arrêtés, torturés. Chaque semaine, ils peuvent manquer de nourriture ou de médicament", a égrené la diplomate.

Conséquences humanitaires des guerres, M. Guterres a estimé que "l'an dernier, plus de 117 millions de gens ont souffert d'une faim aigüe".

A ses côtés, le président de la Confédération suisse Alain Berset, dont le pays est "dépositaire des conventions de Genève (de 1949) et siège du CICR", a prévenu: "Affamer volontairement des civils est un crime de guerre".

Le dirigeant suisse a dénoncé le sort de civils pris dans des conflits armés en République démocratique du Congo, au Soudan, au Sahel, en Somalie, en Birmanie, en Afghanistan ou "dans d'autres situations de violence, par exemple Haïti".

Pour l'ambassadeur de France Nicolas de Rivière, "le bilan est accablant" et "la très forte hausse en 2022 du nombre de civils tués dans les conflits armés est très inquiétante".

Il a fustigé "les violations du droit international humanitaire" telles que "commises par la Russie en Ukraine et (...) par le groupe Wagner, notamment en République centrafricaine et au Mali".

Les "civils souffrent depuis trop longtemps des conséquences meurtrières des conflits armés. Il est temps que nous tenions notre promesse de les protéger", a conclu M. Guterres.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Moura : Bamako dénonce le rapport biaisé de l’ONU</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/moura-bamako-denonce-le-rapport-biaise-de-lonu-3022650.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 22 May 2023 01:38:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le gouvernement de la Transition dénonce, avec véhémence, le rapport biaisé de l’ONU sur les évènements de Moura. Aussi, les Autorités maliennes ont décidé d’ouvrir immédiatement une enquête judiciaire contre la mission d’établissement des faits et ses complices pour « espionnage, atteinte à la sûreté extérieure de l’Etat ».  Voici ’intégralité  du communiqué publié, le 13 mai 2023, Le Ministre d’Etat, Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation,</strong><strong> Porte-parole du Gouvernement, Colonel Abdoulaye MAIGA.</strong>

Le Gouvernement de Transition a consulté avec une grande attention le rapport sur « les événements de Moura du 27 au 31 Mars 2022 » publié le 12 Mai 2023, par le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Droits de l’homme.

Le Gouvernement de Transition dénonce, avec véhémence, ce rapport biaisé, reposant sur un récit fictif et ne répondant pas aux normes internationales établies. C’est la raison pour laquelle le Gouvernement n’a jamais daigné faire de commentaire au cours de son élaboration.
Après l’opération aéroportée réussie de nos vaillantes forces armées à Moura, à la demande du Gouvernement de la Transition, la justice militaire a décidé d’ouvrir une enquête judiciaire pour élucider les éventuels cas de violation des droits de l’homme. C’est justement la même mesure que recommande le rapport du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Droits de l’homme.

Au regard de ce constat, il est utile de s’interroger sur l’opportunité de cette publication qui recommande au Gouvernement de la Transition, une décision que ce dernier a pris il y a plus d’un an, si ce n’est de perturber la tranquillité des Maliens à l’approche d’un scrutin référendaire d’une importance capitale pour le processus de refondation en cours.
A la suite des évènements de Moura, conformément aux procédures en vigueur au Mali, une enquête a été ouverte pour faire toute la lumière sur les allégations de violations des droits humains. Le 09 Avril 2022, un transport judiciaire de constat a été effectué par le parquet de Mopti. Les premiers éléments de l’enquête mettent en évidence l’hypothèse d’un affrontement ayant provoqué des morts par projectiles, et le constat que la grande majorité des corps sont des adultes de sexe masculin.

Sur le plan sécuritaire, il n’échappe à personne que l’intervention militaire des Forces Armées Maliennes (FAMa) a été salutaire et a apporté beaucoup de quiétude à la population, signe que la défaite infligée à la KATIBA MACINA et à ses sponsors étatiques étrangers a permis de les désorganiser durablement. Aucun ressortissant civil de Moura n’a perdu la vie pendant l’opération militaire. Parmi les morts, il n’y avait que des combattants terroristes et toutes les personnes interpellées ont été mises à la disposition de la Gendarmerie de Sévaré. Après enquête, les personnes interpellées ont été transférées au Service d’Investigations judiciaires de la Gendarmerie Nationale de Bamako, puis mises à la disposition de la justice.
L’enquête poursuit son cours et le Gouvernement du Mali est déterminé à faire aboutir cette procédure, dans le respect strict des droits de l’Homme et en toute indépendance.
Il importe toutefois de préciser que l’enquête a nécessité des actes plus approfondis qui sont actuellement en cours d’exécution. Les délais nécessaires à la manifestation de la vérité doivent être respectés pour, d’une part, préserver l’enquête des influences et manipulations médiatiques et, d’autre part, donner le temps aux enquêteurs indépendants de mener leurs analyses et formuler leurs conclusions selon le rythme approprié.

En plus de l’enquête conduite par le Ministère de la Défense et des anciens Combattants, une enquête judiciaire a été ouverte sous la responsabilité du pôle judiciaire spécialisé. Les résultats de ces enquêtes seront portés à la connaissance de l’opinion nationale en temps opportun.
Le Gouvernement de la Transition a examiné la méthodologie ayant guidé la rédaction du rapport du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Droits de l’homme et a appris avec stupeur que la mission d’établissement des faits avait utilisé des satellites au-dessus de Moura pour obtenir des images

Le Gouvernement de la Transition informe l’opinion nationale et internationale, qu’en aucun moment, ni la MINUSMA, ni le Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme ne lui ont adressé une demande d’autorisation pour prendre des images de Moura grâce à des satellites.
En utilisant des satellites pour obtenir des images, sans autorisation et à l’insu des Autorités maliennes, la mission d’établissement des faits a effectué une manœuvre clandestine contre la sécurité nationale du Mali.

Par conséquent, le Gouvernement de la Transition décide d’ouvrir immédiatement une enquête judiciaire contre la mission d’établissement des faits et ses complices pour espionnage, atteinte à la sûreté extérieure de l’Etat, des crimes réprimés par le code pénal (Art 33 et 35), ainsi que de complot militaire, un crime réprimé par le code de justice militaire (Art 130), sans préjuger de la qualification des autorités judiciaires.

Le Gouvernement de la Transition rappelle que cette attitude de la mission d’établissement des faits ressemble à un cas d’espionnage de la junte française qui avait placé illégalement un drone au-dessus de la base de Gossi, le 20 Avril 2022, pour filmer des cadavres humains, minutieusement prédisposés, dans le but d’accuser les FAMa.

Soucieux du respect de la vie et de la dignité humaine, à maintes reprises, le Gouvernement de la Transition avait mis en garde contre l’instrumentalisation de la MINUSMA et des Droits de l’Homme dans le dessein de briser la dynamique de la montée en puissance des forces de défense et de sécurité du Mali et de s’opposer aux choix stratégiques du Mali.
Dans ce contexte, il est contradictoire et paradoxal de noter la célérité avec laquelle la mission d’établissement des faits a été mise en place au moment où le Mali portait plainte devant le Conseil de Sécurité des Nations Unies, le 15 Août 2022 sur les actes d’agression contre la souveraineté et l’intégrité territoriale d’un Etat membre des Nations Unies par la junte française, avec des preuves de violations flagrantes et répétées de son espace aérien et d’espionnage, pour avoir collecté des renseignements au profit des groupes terroristes opérant dans le Sahel, tout en leur larguant des armes et des munitions. Il y a lieu de rappeler que ces groupes sont les principaux responsables de la commission des violations graves et massives des droits de l’Homme.

Suite à la plainte du Mali, aucune commission d’établissement des faits n’a été mise en place. A ce jour, la réunion spéciale demandée par le Mali pour présenter les preuves de la duplicité de la junte française n’a connu aucune suite. Dès lors, dans un souci de cohérence et d’éviter la politique des deux poids deux mesures, le Gouvernement du Mali estime que la suite donnée au présent rapport de la mission d’établissement des faits ne saurait être examinée séparément de la plainte portée par le Mali devant le Conseil de Sécurité contre la junte française.
Le Gouvernement de la Transition, sous le leadership de Son Excellence Le Colonel Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’Etat, réitère son attachement au respect et à la protection des droits de l’Homme sur l’ensemble du territoire national et au bénéfice de tous les citoyens. En outre, il exprime sa détermination à poursuivre son œuvre de refondation pour le retour à un ordre constitutionnel apaisé et sécurisé. Le Gouvernement de la Transition appelle les populations maliennes à rester vigilantes et sereines face aux tentatives désespérées de désinformation, de dénigrement et de déstabilisation déguisées sous couvert des droits de l’Homme et pour des intérêts inhumains.

Que Dieu bénisse le Mali et préserve les Maliens!

<strong>Le Ministre d’Etat, Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation,</strong><strong>
Porte-parole du Gouvernement,</strong>

<strong>Colonel Abdoulaye MAIGA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>MINUSMA : Quel avenir au Mali ?</title>
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<pubDate>Sat, 20 May 2023 13:40:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Conseil de sécurité devra se pencher fin juin sur l’avenir de la Minusma au Mali. A quelques semaines de la réunion du Conseil de sécurité sur le renouvellement du mandat de la Minusma, cette question divise non seulement au sein du Conseil, mais aussi la population malienne.</em></strong>

&nbsp;

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (Minusma) est présente dans le pays depuis 2013 et compte 13 289 soldats et 1920 policiers. L’objectif est de stabiliser les principales agglomérations et contribuer au rétablissement de l’autorité de l’Etat dans tout le pays. Dès le départ, c’était une mission d'interposition entre le gouvernement malien et les mouvements indépendantistes de l’Azawad.

La principale mission stratégique de la Minusma est l’appui à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix issu du processus d’Alger signé en 2015 entre le gouvernement malien, les groupes armés touaregs et les membres du Comité de suivi de l’accord (CSA), présidé par l’Algérie.

Elle intervient également dans la protection des populations et la promotion des droits de l’Homme. Cette force onusienne a la triste réputation d’être la mission de maintien de la paix de l’ONU la plus meurtrière au monde. Au moins 298 casques bleus auraient perdu la vie depuis le début de la mission.

Chaque trimestre, un rapport d'évaluation approfondie de la situation politique, sécuritaire et des droits de l’Homme est effectué par le Représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour le Mali, chef de la Minusma.

Après une décennie de présence, la protection des populations reste un défi majeur pour la Minusma et l’insécurité s’est métastasée dans le pays. Dans un contexte de lutte contre le terrorisme, la force qui, au départ était une force d’interposition, n’a pas su s’adapter aux réalités du terrain. Cela s’explique par le fait que l’insécurité dans le pays a trait à la présence des groupes armés terroristes sur une bonne partie du territoire.

Lors du forum de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique qui s'est tenu les 6 et 7 décembre 2021, le président sénégalais Macky Sall remettait en cause l'efficacité des opérations de maintien de la paix des Nations unies en Afrique et les règles d'engagement. Les autorités maliennes n'ont de cesse de demander un mandat plus robuste pour la force onusienne depuis quelques années.

Après l'adoption par le Conseil de sécurité, de la résolution 2640, renouvelant le mandat de la Minusma pour une nouvelle année en juin 2022, l’appui à la Transition est devenu également l'une des priorités stratégiques de la Minusma. Le gouvernement du Mali avait fait savoir qu’il n'appliquera pas certaines dispositions notamment la facilitation des enquêtes de la Minusma sur les droits de l'Homme dans les zones d'opérations militaires.

Plusieurs manifestations avaient eu lieu par le passé dans plusieurs localités du Mali pour demander le retrait de la Minusma jugé inefficace par une partie de la population. Pour certains, <em>il existe un décalage entre les attentes de la population à l'égard de la Minusma et ce que la force onusienne est habilitée à faire. Ce qui révèle la méconnaissance des missions stratégiques de la Minusma par beaucoup de Maliens.</em>

A quelques semaines de la discussion en vue du renouvellement du mandat par le Conseil de sécurité des Nations unies, la question divise les Maliens. Plusieurs organisations de la société civile et de soutien aux autorités de Transition ont organisé une manifestation le 28 avril dernier à Bamako pour demander le départ de la Minusma. Le lendemain, c'était autour de Gao de rentrer dans la danse pour cette fois demander son maintien.

<em>Le départ brusque de la Minusma laissera un vide sécuritaire et social en raison de l’importance qu’elle a sur ces deux volets</em>. La Minusma mène des patrouilles régulières au centre et au nord du pays dans ces localités. La Minusma apporte de l'assistance aux populations locales et participe à la fourniture des services sociaux de base, ce qui peut s’apparenter à une substitution de l’Etat. Elle a créé des centaines d’emplois directs et indirects et relient les principales villes du Nord et Bamako par voie aérienne qui reste la voie la plus sûre.

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<strong>Tensions avec le gouvernement</strong>

Les questions de droits de l'Homme sont l'un des sujets de discorde entre les autorités de Transition. Plusieurs rapports de la direction des droits de l'Homme accusent l'Armée malienne de commettre des exactions contre des civils dans le cadre des opérations militaires dans le Centre du pays. Dans le cadre d'une opération de grande envergure contre le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) du 27 au 31 mars 2022 à Moura, dans le Centre du pays, l'Etat-major général des Armées affirmait la neutralisation de 203 terroristes.

Certaines organisations de défense des droits de l’Homme, notamment Amnesty International et Human Right Watch incriminaient les Forces armées  maliennes (FAMa) d'exactions présumées. La Minusma a commencé à subir des obstructions de la part des autorités maliennes à travers une zone d'exclusion aérienne et par rapport à l'enquête indépendante sur les exactions de Moura réclamée par plusieurs organisations des droits de l’Homme et la communauté internationale.

Deux hauts cadres de la Minusma ont été expulsés du Mali. Il s'agit d’Olivier Salgado, ancien porte-parole de la Minusma et Guillaume Ngefa, directeur de la division des droits de l’Homme. En juillet 2022, 49 militaires ivoiriens sont arrêtés à l'Aéroport de Bamako en provenance de la Côte d'Ivoire pour mercenariat avant d'être reconnus coupables par la justice malienne et puis graciés par le président de la Transition. Cette affaire avait provoqué de vives tensions entre le Mali et la Côte d’Ivoire.

Dans un tweet, Olivier Salgado a affirmé qu'ils étaient sur le sol malien dans le cadre des Eléments nationaux de soutien (NSE), des effectifs nationaux déployés par les pays contributeurs de troupes, en soutien à leurs contingents. Cette décision a été immédiatement suivie par la suspension temporaire de toutes les rotations des contingents militaires et policiers de la Minusma.

En février 2023, c'était le tour de Guillaume Ngefa d'être expulsé pour ses <em>agissements déstabilisateurs subversifs</em> en violations des principes et obligations des fonctionnaires des Nations unies. Le gouvernement lui a reproché d'avoir sélectionné des usurpateurs s'arrogeant le titre de représentant de la société civile malienne, en ignorant les autorités et les institutions nationales au cours de sessions du Conseil de sécurité de l'ONU sur le Mali.

Dès le renouvellement du mandat en juin 2022, le Mali s'était opposé à la liberté de mouvement de la Minusma dans le domaine des droits de l'Homme. Malgré cette opposition, les rapports de la Minusma continuent d’incriminer les Forces armées maliennes. Ngefa était dans le viseur des autorités de Transition car les rapports de sa division remettaient en cause les succès de l'Armée malienne.

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<strong>Retrait annoncé au sein du contingent </strong>

Le retrait de l’opération Barkhane a paralysé la Minusma, car elle bénéficiait du soutien aérien et logistique de l’opération française. Les tensions diplomatiques entre Paris et Bamako rendent davantage difficiles les missions de patrouille, très dépendantes des troupes françaises. Les règles nouvelles de rotation et les difficultés de mouvement auxquelles la Minusma est confrontée laissent planer le doute quant à l’opportunité pour plusieurs pays de rester engagés. Plusieurs pays ont annoncé leur retrait.

Ces retraits risquent de compromettre la mission. Les 140 policiers et les 250 militaires vont se retirer d'ici novembre 2023. Le pays fait face à des menaces terroristes au niveau de ses frontières avec le Burkina Faso. Face à cette situation, le gouvernement béninois estime que toutes les compétences humaines, matérielles et logistiques requises sont nécessaires pour contrer la menace.

La Côte d’Ivoire aussi a décidé de se retirer. Même si officiellement aucun motif n'est avancé par les autorités ivoiriennes, les relations entre les deux pays se sont détériorées avec l'affaire des 49 militaires ivoiriens. L'Egypte, l'un des plus grands contributeurs de troupes, avait  suspendu depuis juillet 2022 sa participation à la Minusma pour des raisons sécuritaires.

Cette décision a été motivée par l'attaque de son contingent en début d'année 2022 et qui a coûté la vie à 7 soldats. Certains pays occidentaux comme la Grande-Bretagne ou encore l'Allemagne se retirent à cause de la présence russe : Wagner. <em>Ces retraits progressifs auront un impact sur la situation de sécurité déjà délétère dans la région. Ce n'est pas avec des défections qu'il y aura une amélioration de la situation.</em>

L'ONU devra se pencher sur trois options évoquées dans le rapport interne du secrétaire général des Nations unies, publié en janvier dernier. L'ONU prévoit une augmentation de l'effectif des casques bleus à laquelle, Bamako n'est pas favorable tant que la Minusma n'est pas dotée d'un mandat offensif de lutte contre le terrorisme.

Une reconfiguration de la Minusma et pour la première fois, le retrait des forces militaires au sein de la Minusma n’est pas à écarter. Cela serait une alternative à une éventuelle décision des autorités maliennes de ne pas prolonger le mandat de la Minusma. Il resterait dans ce cas, une mission politique afin de superviser la mise en œuvre de l’accord qui est la principale mission de la Minusma. Toutefois, Bamako a les cartes en main et devra trancher une question qui divise dans les prochaines semaines.

<strong>Bah Traoré</strong>

<strong><em>Analyste politique et sécuritaire au Sahel</em></strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport du Haut&#45;Commissariat des Nations&#45;Unies pour les droits  de l&amp;apos;Homme sur &amp;quot;les événements de moura du 27 au 31 mars 2022&amp;quot; Le gouvernement de la Transition dénonce, avec véhémence, ce rapport biaisé</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/rapport-du-haut-commissariat-des-nations-unies-pour-les-droits-de-lhomme-sur-les-evenements-de-moura-du-27-au-31-mars-2022-le-gouvernement-de-la-transition-denonce-avec-vehemence-ce-rapport-b-3022481.html</link>
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<pubDate>Sat, 20 May 2023 01:36:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après la publication le 12 mai 2023 du rapport du Haut-commissariat des Nations unies pour les droits de l'Homme sur "les événements de Moura du 27 au 31 mars 2022", le gouvernement de la Transition par le communiqué n°052 du 13 mai 2023 lu par son porte-parole, le ministre d'Etat, ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga, a dénoncé, avec véhémence, ce rapport qu'il trouve biaisé, reposant sur un récit fictif et ne répondant pas aux normes internationales établies. Le gouvernement de la Transition a décidé d'ouvrir une enquête judiciaire contre la mission d'établissement des faits et ses complices.</em></strong>

Le gouvernement de la Transition, à travers le communiqué n° 052 du 13 mai 2023 lu par son porte-parole, le ministre d'Etat, ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga, a fait savoir qu'il a consulté avec une grande attention le rapport sur <strong>"les événements de Moura du 27 au 31 mars 2022</strong>" publié le 12 mai 2023, par le Haut-commissariat des Nations unies pour les droits de l'Homme. Dans ledit communiqué, le gouvernement de Transition dénonce, avec véhémence, ce rapport qu'il trouve biaisé, reposant sur un récit fictif et ne répondant pas aux normes internationales établies. C'est la raison pour laquelle le gouvernement n'a jamais daigné faire de commentaire au cours de son élaboration.  <em>"Après l'opération aéroportée réussie de nos vaillantes forces armées à Moura, à la demande du gouvernement de la Transition, la justice militaire a décidé d'ouvrir une enquête judiciaire pour élucider les éventuels cas de violation des droits de l'Homme. C'est justement la même mesure que recommande le rapport du Haut-commissariat des Nations unies pour les droits de l'Homme.  Au regard de ce constat, il est utile de s'interroger sur l'opportunité de cette publication qui recommande au gouvernement de la Transition, une décision que ce dernier a pris il y a plus d'un an, si ce n'est de perturber la tranquillité des Maliens à l'approche d'un scrutin référendaire d'une importance capitale pour le processus de refondation en cours. A la suite des évènements de Moura, conformément aux procédures en vigueur au Mali, une enquête a été ouverte pour faire toute la lumière sur les allégations de violations des droits humains. Le 9 Avril 2022, un transport judiciaire de constat a été effectué par le parquet de Mopti. Les premiers éléments de l'enquête mettent en évidence l'hypothèse d'un affrontement ayant provoqué des morts par projectiles, et le constat que la grande majorité des corps sont des adultes de sexe masculin"</em>, explique le gouvernement.

Le gouvernement de la Transition soutient que sur le plan sécuritaire, il n'échappe à personne que l'intervention militaire des Forces armées maliennes (FAMa) a été salutaire et a apporté beaucoup de quiétude à la population, signe que la défaite infligée à la Katiba Macina et à ses sponsors étatiques étrangers a permis de les désorganiser durablement. <em>"Aucun ressortissant civil de Moura n'a perdu la vie pendant l'opération militaire. Parmi les morts, il n'y avait que des combattants terroristes et toutes les personnes interpellées ont été mises à la disposition de la gendarmerie de Sévaré. Après enquête, les personnes interpellées ont été transférées au Service d'investigations judiciaires de la gendarmerie nationale de Bamako, puis mises à la disposition de la justice. L'enquête poursuit son cours et le gouvernement du Mali est déterminé à faire aboutir cette procédure, dans le respect strict des droits de l'Homme et en toute indépendance.  Il importe toutefois de préciser que l'enquête a nécessité des actes plus approfondis qui sont actuellement en cours d'exécution. Les délais nécessaires à la manifestation de la vérité doivent être respectés pour, d'une part, préserver l'enquête des influences et manipulations médiatiques et, d'autre part, donner le temps aux enquêteurs indépendants de mener leurs analyses et formuler leurs conclusions selon le rythme approprié. En plus de l'enquête conduite par le ministère de la Défense et des Anciens combattants, une enquête judiciaire a été ouverte sous la responsabilité du pôle judiciaire spécialisé. Les résultats de ces enquêtes seront portés à la connaissance de l'opinion nationale en temps opportun"</em>, précise le gouvernement de la Transition.

<strong>Une enquête judiciaire contre</strong><strong> la mission d'établissement </strong><strong>des faits et ses complices</strong>

Dans le communiqué, il est dit que le gouvernement de la Transition a examiné la méthodologie ayant guidé la rédaction du rapport du Haut-commissariat des Nations unies pour les droits de l'Homme et a appris avec stupeur que la mission d'établissement des faits avait utilisé des satellites au-dessus de Moura pour obtenir des images.

A cet effet, le gouvernement de la Transition informe l'opinion nationale et internationale, qu'en aucun moment, ni la Minusma, ni le Haut-commissariat aux droits de l'Homme ne lui ont adressé une demande d'autorisation pour prendre des images de Moura grâce à des satellites.

<em>"En utilisant des satellites pour obtenir des images, sans autorisation et à l'insu des Autorités maliennes, la mission d'établissement des faits a effectué une manœuvre clandestine contre la sécurité nationale du Mali. Par conséquent, le gouvernement de la Transition décide d'ouvrir immédiatement une enquête judiciaire contre la mission d'établissement des faits et ses complices pour espionnage, atteinte à la sûreté extérieure de l'Etat, des crimes réprimés par le code pénal (art 33 et 35), ainsi que de complot militaire, un crime réprimé par le code de justice militaire (art 130), sans préjuger de la qualification des autorités judiciaires"</em>, informe le gouvernement de la Transition.

Dans le communiqué, le gouvernement de la Transition rappelle que cette attitude de la mission d'établissement des faits ressemble à un cas d'espionnage de la junte française qui avait placé illégalement un drone au-dessus de la base de Gossi, le 20 avril 2022, pour filmer des cadavres humains, minutieusement prédisposés, dans le but d'accuser les FAMa.

<em>"Soucieux du respect de la vie et de la dignité humaines, à maintes reprises, le gouvernement de la Transition avait mis en garde contre l'instrumentalisation de la Minusma et des Droits de l'Homme dans le dessein de briser la dynamique de la montée en puissance des Forces de défense et de sécurité du Mali et de s'opposer aux choix stratégiques du Mali. </em>

<em>Dans ce contexte, il est contradictoire et paradoxal de noter la célérité avec laquelle la mission d'établissement des faits a été mise en place au moment où le Mali portait plainte devant le Conseil de sécurité des Nations unies, le 15 août 2022 sur les actes d'agression contre la souveraineté et l'intégrité territoriale d'un Etat membre des Nations unies par la junte française, avec des preuves de violations flagrantes et répétées de son espace aérien et d'espionnage, pour avoir collecté des renseignements au profit des groupes terroristes opérant dans le Sahel, tout en leur larguant des armes et des munitions. Il y a lieu de rappeler que ces groupes sont les principaux responsables de la commission des violations graves et massives des droits de l'Homme. Suite à la plainte du Mali, aucune commission d'établissement des faits n'a été mise en place. A ce jour, la réunion spéciale demandée par le Mali pour présenter les preuves de la duplicité de la junte française n'a connu aucune suite. Dès lors, dans un souci de cohérence et d'éviter la politique des deux poids deux mesures, le gouvernement du Mali estime que la suite donnée au présent rapport de la mission d'établissement des faits ne saurait être examinée séparément de la plainte portée par le Mali devant le Conseil de sécurité contre la junte française"</em>, déplore le gouvernement de la Transition.

Ledit communiqué fait savoir que le gouvernement de la Transition, sous le leadership de Son Excellence le colonel Assimi Goïta, président de la Transition, chef de l'Etat, réitère son attachement au respect et à la protection des droits de l'Homme sur l'ensemble du territoire national et au bénéfice de tous les citoyens.

<em>"En outre, le gouvernement de la Transition exprime sa détermination à poursuivre son œuvre de refondation pour le retour à un ordre constitutionnel apaisé et sécurisé. Le gouvernement de la Transition appelle les populations maliennes à rester vigilantes et sereines face aux tentatives désespérées de désinformation, de dénigrement et de déstabilisation déguisées sous couvert des droits de l'Homme et pour des intérêts inhumains.  Que Dieu bénisse le Mali et préserve les Maliens !",</em> conclut le communiqué.

<strong>                              Siaka Doumbia</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport de l’ONU sur Moura :   Une grande discorde sur fond de règlement de comptes</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/rapport-de-lonu-sur-moura-une-grande-discorde-sur-fond-de-reglement-de-comptes-3022203.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 18 May 2023 01:47:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Vendredi dernier (12 mai 2023) les Nations unies ont publié un rapport  accusant des soldats appartenant à l'armée régulière malienne (épaulés par des combattants non identifiés) d’avoir exécuté au moins 500 personnes en mars 2022 (du 27 au 31 mars 2022) au cours d'une opération conduite à Moura, une localité du centre du Mali. Pour le gouvernement malien, il s’agit d’une brillante opération anti-terroriste qui s’est soldée par la mort de nombreux obscurantistes. Mais ce rapport cousu en fil blanc résiste mal à une analyse objective de son contenu. C’est la parfaite démonstration de l’instrumentalisation des droits de l’Homme comme moyen de pression politique et diplomatique pour maintenir notre pays sous le joug de la France.</strong>

&nbsp;

<em>Du bidonnage</em> ! C’est ainsi qu’on aurait traité le rapport publié vendredi dernier (12 mai 2023) par l'ONU sur les événements de Moura. Un «<em>rapport biaisé, reposant sur un récit fictif et ne répondant pas aux normes internationales établies</em>», a réagi le gouvernement dans un communiqué publié le lendemain, samedi 13 mai 2023. Raison pour laquelle, les autorités maliennes n’avaient «<em>jamais daigné faire de commentaires au cours de son élaboration</em>».

Par rapport à la bavure de Barkhane à Bounty, les rapporteurs de la fameuse communauté internationale n'ont pas accordé de crédit aux témoignages des populations et ont fait fi des preuves produites par elles. Ils se sont fiés à la bonne foi de la France pour conclure que la cible atteinte était des terroristes.

Et curieusement, ils refusent de reconnaître Moura comme l'une des grandes victoires des Forces armées maliennes (FAMa) sur la Katiba du Macina inféodée au GSIM d’Iyad Ag Ghali. Assommée par cette immense perte, celle-ci peine d’ailleurs à se relever au point de jeter ses dernières forces dans des actions de désespoir comme les opérations kamikazes. Quand on lit le rapport, on n'a pas besoin d'être un expert pour voir que c'est un condensé d'allégations mensongères recueillies auprès de témoins sans aucune crédibilité.

L’usage abusif du conditionnel prouve que les rapporteurs ne peuvent pas garantir la fiabilité des informations contenues dans leur document ni la crédibilité des faits atroces attribués aux FAMa pour saper leur moral et les priver du soutien populaire. Ce qui se comprend car, selon nos propres informations, aucun enquêteur n'a foulé le sol de la zone. Le rapport est rédigé à partir des informations erronées de la FIDH et d'ONG peu crédibles.

Comme le dit si bien un confrère, la crédibilité d'un rapport dépend fortement de la méthodologie utilisée lors de son élaboration notamment la méthode de collecte de données. Et en la matière les enquêteurs de la section des droits de l’Homme de la Minusma qui auraient fait le sale boulot pour le Haut Commissariat des Nations unies pour les Droits de l'Homme ont beaucoup de choses à nous expliquer par rapport aux différents manquements à la méthodologie conventionnelle. On comprend ainsi la méfiance de l'Association malienne des droits de l'Homme (AMDH) qui s’est désolidarisée d’un rapport qu’un spécialiste intègre et honnête  ne peut voir qu’une fabrication mensongère orchestrée dans l’ombre par des organisations au dessein sombre comme la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH). Celle-ci avait déjà pourtant été mise en garde par l’AMDH par rapport aux nouvelles méthodes controversées qu’elle tente d’expérimenter au Mali pour discréditer notre pays.

L'objectif de ce rapport est de mettre la pression sur les jeunes Colonels qui ont osé défier la France, l'ancienne puissance coloniale.<strong> </strong>Et cette même France dont la duplicité a été mise en évidence par le Mali qui saisi l’ONU sans résultat pour le moment. En effet, <strong>s</strong>uite à la plainte du Mali, aucune commission d’établissement des faits n’a été mise en place par le Conseil de sécurité. A ce jour, déplore un communiqué publié par le gouvernement samedi dernier (13 mai 2023) la réunion spéciale demandée par le Mali pour présenter les preuves de la duplicité de la junte française n’a connu aucune suite. Ce qui n’est pas surprenant parce que, à ce niveau, tout le monde sait ce que les Français faisaient au Mali et pourquoi ils ont encore du mal à digérer leur disgrâce.

«<em>Dès lors, dans un souci de cohérence et d’éviter la politique de deux poids deux mesures, le gouvernement estime que la suite donnée au présent rapport de la mission d’établissement des faits ne saurait être examinée séparément de la plainte portée par le Mali devant le Conseil de sécurité contre la junte française</em>», a conclu le gouvernement. Et c’est de bonne guère !

Pourquoi devons-nous en faire pour ce fallacieux rapport de l'ONU sur Moura, alors qu'elle a refusé d'accepter nos preuves irréfutables contre la France à son Conseil de sécurité ?

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Évènements de Moura du 27 au 31 mars 2022 : Le rapport de la discorde</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/evenements-de-moura-du-27-au-31-mars-2022-le-rapport-de-la-discorde-3022096.html</link>
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<pubDate>Wed, 17 May 2023 07:54:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Un motif supplémentaire de bisbilles entre le gouvernement et la communauté internationale : le rapport sur "les événements de Moura du 27 au 31 mars 2022" publié le 12 mai 2023, par le Haut-commissariat des Nations unies pour les droits de l’Homme.</em></strong>

Dans le rapport qu’elle a produit sur ce qu’elle appelle "les événements de Moura du 27 au 31 mars 2022", le Haut-commissariat des Nations unies pour les droits de l’Homme a conclu <em>"que plusieurs centaines des personnes, ont été tuées entre le 27 et le 31 mars au cours de l’opération militaire à Moura. La mission a également pu établir qu’une trentaine de membres de la Katiba Macina ont été tués au cours de la même opération. Les tirs effectués lors de l’assaut initial du 27 mars 2022 ont mortellement atteint et de manière indiscriminée une vingtaine des civils"</em>.

La Commission soutient que ses informations collectées sont vérifiées et corroborées. Du coup, elle ajoute avoir <em>"des motifs raisonnables de croire qu’au moins 500 personnes auraient été tués en violation des normes, standards, règles et/ou principes du droit international des droits de l’Homme et du Droit international humanitaire entre le 27 et le 31 mars au cours de l’opération militaire à Moura"</em>.

Elle recommande des poursuites contre <em>"tous les présumés auteurs en vue d’établir leur responsabilité"</em>.

Le gouvernement de la Transition dénonce "avec véhémence" ce rapport. Pour lui, il est <em>"biaisé, reposant sur un récit fictif et ne répondant pas aux normes internationales établies"</em>.

<em>"A la suite des événements de Moura, conformément aux procédures en vigueur au Mali, une enquête a été ouverte pour faire toute la lumière sur les allégations de violations des droits humains. Le 9 avril 2022, un transport judiciaire de constat a été effectué par le parquet de Mopti. Les premiers éléments de l’enquête mettent en évidence l’hypothèse d’un affrontement ayant provoqué des morts par projectiles, et le constat que la grande majorité des corps sont des adultes de sexe masculin"</em>, dit le communiqué du gouvernement.

<em>"En plus de l’enquête conduite par le ministère de la Défense et des Anciens combattants, une enquête judiciaire a été ouverte sous la responsabilité du pôle judiciaire spécialisé. Les résultats de ces enquêtes seront portés à la connaissance de l’opinion nationale en temps opportun. Le gouvernement de la Transition a examiné la méthodologie ayant guidé la rédaction du rapport du Haut-commissariat des Nations unies pour les droits de l’Homme et a appris avec stupeur que la mission d’établissement des faits avait utilisé des satellites au-dessus de Moura pour obtenir des images.</em>

<em>Le gouvernement de la Transition informe l’opinion nationale et internationale, qu’en aucun moment, ni la Minusma, ni le Haut-commissariat aux droits de l’Homme ne lui ont adressé une demande d’autorisation pour prendre des images de Moura grâce à des satellites. En utilisant des satellites pour obtenir des images, sans autorisation et à l’insu des autorités maliennes, la mission d’établissement des faits a effectué une manœuvre clandestine contre la sécurité nationale du Mali. Par conséquent, le gouvernement de la Transition décide d’ouvrir immédiatement une enquête judiciaire contre la mission d’établissement des faits et ses complices pour espionnage, atteinte à la sûreté extérieure de l’Etat, des crimes réprimés par le code pénal (Art 33 et 35), ainsi que de complot militaire, un crime réprimé par le code de justice militaire (Art 130), sans préjuger de la qualification des autorités judiciaires"</em>.

Moura est décidément encore loin d’avoir connu son épilogue.

<strong>Alexis Kalambry</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>MINUSMA : De l’acclamation au désarroi</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/minusma-de-lacclamation-au-desarroi-3021874.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/minusma-de-lacclamation-au-desarroi-3021874.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 16 May 2023 02:03:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Avril 2013 – mai 2023, soit plus de 10 ans de présence de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). À l’heure du bilan décennal le constat ne permet aucune illusion de satisfecit pour une mission d’étant fixé les missions prioritaires ci-après : l’appui à la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali ainsi qu’au gouvernement dans ses projets de développement socio-économiques, la contribution à la paix et à la sécurisation du pays ainsi qu’à la préservation des droits de l’homme mais aussi l’assurance de meilleures conditions de vie aux populations. La MINUSMA est manifestement loin du compte en termes d’atteinte de ses objectifs et cela pour des raisons évidentes. Avec un effectif qui s’accroit d’années en années, soit de 6 000 soldats en 2013 à 9 300 en 2014 jusqu’à 15 743 en 2021, la Mission a de la peine à satisfaire l’attente des populations dans son combat du terrorisme à mesure que ce phénomène prend de l’ampleur et se métastase. Si cet insuccès explique en partie le désarroi de Maliens à l’endroit de la mission onusienne, il n’en demeure pas moins que le rôle d’interposition de la MINUSMA entre l’Etat Malien et les groupes armés indépendantistes du septentrion n’est pas également du gout de l’opinion publique surtout avec les participations malséantes de la MINUSMA à la fête d’indépendance des mouvements séparatistes à Kidal chaque année, auxquelles s’ajoute ses rapports alambiqués sur le Mali en matière de droit de l’homme.

Par ailleurs, si les incertitudes battent leur plein en ce mois de juin 2023 où s’ouvrent les discussions sur le renouvellement du mandat de la MINUSMA au Conseil de sécurité de l’ONU, tout laisse croire qu’elle résistera difficilement à la vindicte populaire parallèlement en dépit des voix discordantes favorables à son maintien.

En tout cas, les attaques terroristes ayant récemment visé des installations militaires, l’aéroport de Sevaré et le cortège du cabinet présidentiel sur la route de Nara, seront certainement susceptibles de sonner le clap de fin de ce partenariat qui, il faut le rappeler, suscitait beaucoup d’espoirs.

Somme toute, au regard de la situation inconfortable qui découle de cette coopération bilatérale qui est passée de l’acclamation à un désarroi partagé, il devient de plus en plus évident qu’en Afrique des solutions militaires endogènes aux problèmes sécuritaires doivent plutôt prévaloir sur des partenariats militaires avec l’occident qui ne connaissent qu’un seul épilogue se traduisant par du «je t’aime moi non plus ».

<strong>Seydou Diakité</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Rapport de l’ONU sur les événements de Moura : Le gouvernement dénonce un récit fictif</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/rapport-de-lonu-sur-les-evenements-de-moura-le-gouvernement-denonce-un-recit-fictif-3021786.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 May 2023 10:15:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans un rapport publié le 12 mai dernier, le Haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme accuse l’Armée malienne et du personnel militaire étranger d’avoir tué plus de 500 personnes à Moura au cours d’une opération en mars 2022. Des accusations que le gouvernement a réfutées, dénonçant avec véhémence un rapport biaisé reposant sur un récit fictif et ne répondant pas aux normes internationales. L’ouverture d’une enquête judiciaire a été annoncée contre la mission d’établissement des faits et ses complices pour espionnage, atteinte à la sûreté extérieure de l’état et complot militaire.

Dans le dossier malien, la question des droits de l’Homme revient encore et encore. Après les rapports trimestriels du secrétaire général des Nations unies que le gouvernement a toujours battus en brèche, c’est au tour du Haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme d’entrer dans la danse. Face aux accusations gravissimes portées contre l’Armée malienne dans ce dernier rapport, la réaction du gouvernement ne s’est pas faite attendre.

Dans un communiqué publié samedi, les autorités maliennes, apportant la contradiction, ont précisé qu’après l’opération aéroportée réussie des vaillantes Forces armées maliennes (FAMa) à Moura, à la demande du gouvernement, la justice militaire a ouvert une enquête judiciaire pour élucider les éventuels cas de violation des droits de l’Homme. « À la suite des évènements de Moura, conformément aux procédures en vigueur au Mali, une enquête a été ouverte pour faire toute la lumière sur les allégations de violations des droits humains. Le 09 avril 2022, un transport judiciaire de constat a été effectué par le parquet de Mopti », rappelle le gouvernement, qui précise que les premiers éléments de l’enquête mettent en évidence l’hypothèse d’un affrontement ayant provoqué des morts par projectiles, et le constat que la grande majorité des corps sont des adultes de sexe masculin.

Le rapport du Haut-commissariat des Nations unies pour les droits de l’Homme ne fait qu’enfoncer une porte déjà ouverte en recommandant l’ouverture d’une enquête. Au regard de ce constat, indique le communiqué, il est utile de s’interroger sur l’opportunité de cette publication. « Si ce n’est de perturber la tranquillité des Maliens à l’approche d’un scrutin référendaire d’une importance capitale pour le processus de refondation en cours ».

INTERVENTION SALUTAIRE- Sur le plan sécuritaire, le gouvernement soutient que l’intervention militaire des FAMa a été salutaire et a apporté beaucoup de quiétude à la population. La défaite infligée à la Katiba Macina et à ses sponsors étatiques étrangers, ajoute le communiqué, a permis de les désorganiser durablement. «Aucun ressortissant civil de Moura n’a perdu la vie pendant l’opération militaire. Parmi les morts, il n’y avait que des combattants terroristes et toutes les personnes interpellées ont été mises à la disposition de la gendarmerie de Sévaré», clarifie le gouvernement tout en soulignant qu’après enquête, les personnes interpellées ont été transférées au Service d’investigations judiciaires de la gendarmerie nationale de Bamako puis mises à la disposition de la justice.

Le gouvernement dit avoir examiné la méthodologie ayant guidé la rédaction du rapport et avoir appris avec stupeur que la mission d’établissement des faits a utilisé des satellites au-dessus de Moura pour obtenir des images. En aucun moment, ni la Minusma ni le Haut-commissariat aux droits de l’Homme n’ont adressé une demande d’autorisation aux autorités maliennes pour prendre des images de Moura grâce à des satellites, fait remarquer le gouvernement qui précise qu’en utilisant des satellites pour obtenir des images, sans autorisation et à l’insu des autorités maliennes, la mission d’établissement des faits a effectué une manœuvre clandestine contre la sécurité nationale du Mali.

Par conséquent, le gouvernement décide d’ouvrir immédiatement une enquête judiciaire contre la mission d’établissement des faits et ses complices pour espionnage, atteinte à la sûreté extérieure de l’État ainsi que de complot militaire. Il soutient que « cette attitude de la mission ressemble à un cas d’espionnage de la junte française qui avait placé illégalement un drone au-dessus de la base de Gossi, le 20 avril 2022, pour filmer des cadavres humains, minutieusement prédisposés, dans le but d’accuser les FAMa ».

Soucieux du respect de la vie et de la dignité humaines, à maintes reprises, le gouvernement dit avoir mis en garde contre l’instrumentalisation de la Minusma et des droits de l’Homme dans le dessein de briser la dynamique de la montée en puissance des Forces de défense et de sécurité du Mali et de s’opposer aux choix stratégiques de notre pays. « Dans ce contexte, il est contradictoire et paradoxal de noter la célérité avec laquelle la mission d’établissement des faits a été mise en place au moment où le Mali portait plainte devant le Conseil de sécurité des Nations unies, le 15 août 2022 sur les actes d’agression contre la souveraineté et l’intégrité territoriale d’un État membre des Nations unies par la junte française, avec des preuves de violations flagrantes et répétées de son espace aérien et d’espionnage, pour avoir collecté des renseignements au profit des groupes terroristes opérant dans le Sahel, tout en leur larguant des armes et des munitions », dénonce le communiqué lu à la télévision nationale par le Porte-parole du gouvernement, le colonel Abdoulaye Maïga.

Les groupes terroristes sont les principaux responsables de la commission des violations graves et massives des droits de l’Homme, rappellent les autorités maliennes qui déplorent que suite à la plainte du Mali, aucune commission d’établissement des faits n’a été mise en place. « Et à ce jour, la réunion spéciale demandée par notre pays pour présenter les preuves de la duplicité de la junte française n’a connu aucune suite. Dès lors, dans un souci de cohérence et afin d’éviter la politique des deux poids deux mesures, le gouvernement estime que la suite donnée au présent rapport ne saurait être examinée séparément de la plainte portée par le Mali devant le Conseil de sécurité contre la junte française ».

Souleymane SIDIBE]]> </content:encoded>
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<title>Moura :  L’ONU accuse, le Gouvernement malien récuse…</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/moura-lonu-accuse-le-gouvernement-malien-recuse-3021763.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 May 2023 09:07:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Suite à la publication d’un rapport du Bureau des Droits de l’Homme  des Nations Unies accusant les Forces Armées Maliennes (FAMa) et leur partenaire d’exactions des civils dans le village peulh de Moura dans la région de Mopti, alléguant l’exécution de 500 civils, le Gouvernement a réagi à travers un communiqué lu le Samedi soir à la télévision nationale par le Colonel Abdoulaye Maiga, Ministre Porte-parole du Gouvernement. Et sans surprise le Gouvernement du Mali a récusé ce rapport en démontant la procédure suivie pour faire ce rapport, sans manquer d’annoncer à porter plainte contre</em></strong> <strong><em>la mission d’établissement de ce rapport.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>

Le Gouvernement du Mali précise qu’il a consulté avec une grande attention le rapport sur les évènements de Moura du 27 au 31 Mars 2022 publié le 12 mai 2023, par le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Droits de l’homme.  «  Le Gouvernement de la Transition dénonce, avec véhémence, ce rapport biaisé, reposant sur un récit fictif et ne reposant pas aux normes internationales établies. C’est la raison pour laquelle le Gouvernement n’a  jamais daigné faire de commentaire au cours de sa rédaction » est exposé dans ce communiqué du Gouvernement malien. Qui rappelle qu’après l’opération aéroportée réussie de nos vaillantes armées à Moura, à sa demande, la justice militaire a décidé d’ouvrir une enquête judiciaire pour élucider les éventuels cas de violation des droits de l’homme. Une mesure  que recommande le rapport du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Droits de l’homme. Au regard de ce constat, précise le même communiqué, il est utile de s’interroger sur l’opportunité de cette publication qui recommande  au Gouvernement de la Transition, une decision que ce dernier a pris il y a plus d’un an, si ce n’est de perturber la tranquillité des Maliens à l’approche du scrutin référendaire d’une importance capitale pour le processus de refondation  en cours.

<strong>Aucun ressortissant de Moura n’a perdu la vie pendant l’opération militaire !</strong>

Ce communiqué rappelle aussi qu’à la suite des évènements de Moura, conformément aux procédures en vigueur au Mali, une enquête a été ouverte pour faire toute la lumière sur les allégations de violations des droits humains. Et le 09 avril 2022,  poursuit le communiqué, un transport judiciaire  de constat a été effectué par le Parquet de Mopti. Et de noter que les premiers éléments de l’enquête mettent en évidence l’hypothèse d’un affrontement ayant provoqué des morts par projectiles. Les corps recensés selon ce constat sont en grande majorité des adultes de sexe masculin, précise le communiqué. Et de continuer que sur le plan sécuritaire, il n’échappe à personne que l’intervention militaire des FAMa a été salutaire et a apporté beaucoup de quiétude à la population, signe que la défaite infligée à la Katiba Macina et à ses sponsors étatiques étrangers a permis de désorganiser durablement les GAT. «  Aucun ressortissant de Moura n’a perdu la vie pendant l’opération militaire » éclairci le communiqué le Gouvernement.

<strong>Un rapport établi avec légèreté et de manière clandestine !</strong>

Dans ce même communiqué, le Gouvernement du Mali dit avoir examiné la méthodologie ayant guidé la rédaction du rapport du Haut-Commissaire des Nations Unies pour les Droits de l’homme  et a appris avec stupeur que la mission d’établissement des faits avait utilisé des satellites au-dessus de Moura pour obtenir des images. Pour cela, le Gouvernement malien affirme qu’en : « En utilisant des satellites pour obtenir des images, sans autorisation et à l’insu des Autorités maliennes, la mission d’établissement des faits a effectué une manœuvre clandestine contre la sécurité nationale du Mali ». Par conséquent, il décide d’ouvrir immédiatement une enquête judiciaire contre la mission d’établissement des faits et ses complices pour espionnage, atteinte à la sureté extérieure de l’Etat, des crimes réprimés par le code pénal (Art 33 et 35), sans préjuger de la qualification des autorités judiciaires.

<strong>Une manœuvre d’instrumentalisation de la MINUSMA et des Droits de l’Homme</strong>

Le Gouvernement du Mali dit avoir à maintes reprises mis en garde contre l’instrumentalisation de la MINUSMA et des Droits de l’homme dans le dessein de briser la dynamique de la montée en puissance des forces de défense et de sécurité du Mali et de s’opposer aux choix stratégiques du Mali. C’est pourquoi, selon lui, il est contradictoire et paradoxal  de noter la célérité avec laquelle la mission d’établissement des faits a été mise en place au moment où le Mali portait plainte devant le Conseil de Sécurité des Nations Unies, le 15 aout 2022 sur des actes d’agression contre la Souveraineté et l’intégrité territoriale  d’un Etat membre des Nations Unies par la Junte française, avec des preuves de violations flagrantes et répétées de son espace aérien et d’espionnage pour avoir collecté des renseignements au profit des groupes terroristes opérant dans le Sahel, tout en leur larguant des armes et munitions. « Suite à la plainte du Mali, aucune commission d’établissement n’a été mise en place. A ce jour, la réunion spéciale demandée par le Mali pour présenter  les preuves de duplicité de la junte française  n’a connu aucune suite », a déploré le Gouvernement malien dans son communiqué. Qui réitère tout de même son attachement au respect et à la protection des droits de l’homme sur l’ensemble du territoire national et au bénéfice de tous les citoyens.

<strong>Adama Tounkara</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Les maliens en colère contre la Minusma :  Un mauvais moment pour la mission Onusienne</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/les-maliens-en-colere-contre-la-minusma-un-mauvais-moment-pour-la-mission-onusienne-3021741.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 15 May 2023 06:46:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>A Bamako et dans certaines localités de l’intérieur du pays, des manifestations deviennent fréquentes pour exiger le départ de la MINUSMA. Cette recrudescence d’hostilité envers la mission Onusienne intervient quelques semaines avant le débat à l’ONU sur le mandat de cette force.</em></strong>

Pour  rappel, le Conseil de sécurité avait décidé, le 29 juin 2022, de prolonger d’un an le mandat de la MINUSMA. Mais les compétences de la Mission en matière d’enquêtes sur les allégations d’atteintes aux droits de l’homme ont divisé les membres du Conseil.  Cependant, pour le gouvernement du Mali, cette reconduction de mandat n’a pas pris en compte certaines de ses préoccupations importantes. Autre fait majeur à retenir : le Mali a fermement rejeté les dispositions concernant la libre circulation de la MINUSMA sur le territoire national. Les autorités de la transition avaient auparavant demandé de revoir le mandat de la mission onusienne pour mieux protéger les populations civiles. Dans ce mandat, la MINUSMA n’a plus l’appui aérien des forces françaises. En revanche, elle a quitus de mener des enquêtes sur des cas de violations de droits l’Homme.

En effet, ces réserves du gouvernement sont en grande partie celle de la majeure partie de la population d’où la colère d’une frange importante de la population qui ne souhaite plus voir la MINUSMA au Mali. Pour bon nombre des maliens, il ne se passe plus de semaine sans que des populations civiles innocentes ne fassent l’objet d’attaques barbares de la part de groupes armés terroristes, qui souvent se déplacent en grand nombre malgré la présence des avions et drones des Nation-Unies. Rappelons  le cas d’Ogossagou, il y a quelques années, les populations étaient  massacrées sous le nez des soldats onusiens. Pour toutes ces raisons et face à l’inertie de la mission, la population malienne exprime sa colère et réclame son départ. Dans le district de Bamako et dans plusieurs localités, des manifestations deviennent fréquentes pour exiger le retrait de ces soldats envoyés sur notre sol. Selon plusieurs associations de la société civile, la MINUSMA est à la base de l’insécurité qui sévit au Mali. Et certains accusent même la force onusienne de complicité avec certains groupes armés. Et des voix se font entendre à travers le pays pour porter des accusations contre la MINUSMA. Du côté des autorités il semble que ce départ n’est pas à l’ordre du jour actuellement.

Le silence assourdissant des autorités maliennes sur la question en dit long sur leur volonté à voir renouveler le mandat de la mission onusienne.

En effet ceux qui demandent le départ de la Mission onusienne se posent également  de nombreuses questions qui sont entre autres : Pourquoi la MINUSMA ne s’implique-t-elle pas dans la protection des populations maliennes ? Pourquoi n’assiste-t-elle pas les FAMA pour libérer les localités maliennes occupées par des djihadistes ? La MINUSMA est-elle au Mali pour sécuriser le pays ou faire du tourisme ? Ce sont des questions qui taraudent les esprits de beaucoup de maliens.

Ces questions, sont, ont été,  furent et demeurent  toujours sans aucune réponse. Il faut préciser que la MINUSMA est la neuvième mission avec un mandat de protection des civils. Elle est autorisée à utiliser tous les moyens nécessaires pour assurer la protection des civils menacés de violences physiques.

Au regard de tous ces écueils à lui reprocher,  la MINUSMA doit faire son mea culpa au lieu   d’entreprendre des enquêtes sur d’éventuelles violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire, ce à quoi certains  maliens s’opposent. Par contre  les populations maliennes attendent de la MINUSMA qu’elle contribue à la recherche de solutions durables aux défis sécuritaires au Mali.

Le mois de juin nous dira  si oui ou non  le mandat de la MINUSMA sera renouvelé. Wait and see.

<strong>Assitan DIAKITE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali: Le Sort incertain de la Mission de l’ONU :  La Minusma peine de plus en plus à remplir ses missions sur le terrain et subit les pressions de la junte</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-le-sort-incertain-de-la-mission-de-lonu-la-minusma-peine-de-plus-en-plus-a-remplir-ses-missions-sur-le-terrain-et-subit-les-pressions-de-la-junte-3021157.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/03/minusma-7.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 08 May 2023 07:46:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Les casques bleus doivent-ils rester au Mali, malgré la paralysie de leur action, ou quitter le pays au risque d’abandonner les civils exposés aux actions de groupes djihadistes ? Au siège des Nations unies, la question est posée alors que s’ouvrent, à New York, les discussions sur l’avenir de la Mission pour la stabilisation au Mali (Minusma). Le Conseil de sécurité doit décider, en juin, s’il prolonge sa présence dans le pays sahélien.</strong>

Déployée en 2013 pour restaurer l’autorité de l’État et protéger les civils dans le nord du pays, la Minusma a fait d’emblée l’objet de critiques au sujet de son efficacité. Mais depuis les coups d’État perpétrés en août 2020 et mai 2021 et l’arrivée au pouvoir de militaires à la tête du pays, elle peine de façon flagrante à remplir sa mission. Les casques bleus font face à l’hostilité ouverte de la junte conduite par le colonel Assimi Goïta.

<strong>Dans le viseur des colonels maliens: la division chargée d’enquêter sur la question des droits de l’Homme</strong>

En butte à l’hostilité de la junte, elle parvient difficilement à travailler, comme l’illustrent, ces dernières semaines, les crispations autour du rapport d’enquête sur la tuerie de Moura. Ce village du centre du pays a été le théâtre d’un des pires massacres depuis le début de la guerre. Près de 300 civils ont été «<em>sommairement exécutés</em>» entre le 27 et le 31 mars 2022, selon l’ONG Human Rights Watch, qui met en cause les Forces armées maliennes (FAMa) et «<em>des soldats étrangers, identifiés par plusieurs sources comme étant des Russes</em>».

Un drame sur lequel la Minusma a réussi à enquêter malgré les entraves: son enquêteur principal a été «<em>arrêté à Mopti </em>(dans le  centre du Mali)<em>, par les services de renseignement et des militaires, alors qu’il était en train d’auditionner des rescapés du massacre</em>», selon une source interne. Son rapport, toutefois, n’a toujours pas été rendu public, plus d’un an après les faits. Le 12 avril, lors d’une réunion à New York, plusieurs États membres du Conseil de sécurité s’en sont ouvertement inquiétés. Le représentant américain a, comme d’autres membres de délégations occidentales, exigé la publication du document. Mais la junte malienne semble bien décidée à retarder sa parution en faisant pression sur la Minusma. Les dirigeants militaires, à Bamako, ont d’abord demandé expressément «<em>de ne pas rendre public le rapport sur ce massacre</em>», selon la source interne des Nations unies. Puis Abdoulaye Diop, le ministre des Affaires étrangères malien, aurait ensuite «<em>affirmé au Haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme que la Minusma avait payé des témoins de Moura pour qu’ils désignent l’armée comme responsable de la tuerie</em>», lors d’un déplacement à Genève en décembre 2022. Contacté, le diplomate malien n’a pas donné suite aux sollicitations du Monde.

En février 2023, les colonels ont accentué la pression en déclarant Guillaume Ngefa, le chef de la division des droits de l’Homme de la MINUSMA, persona non grata, l’accusant d’«<em>agissements déstabilisateurs et subversifs</em>». «<em>La junte pensait que chasser Guillaume Ngefa empêcherait la publication du rapport, mais c’est raté. Il va sortir</em>», soutient une autre source au sein de la Minusma.

<strong>«<em>La gravité de la situation</em>»</strong>

L’objectif, pour les autorités maliennes, selon la source au sein de la Minusma, rejointe par d’autres, est de «<em>façonner la mission pour en faire un instrument qui défende seulement les intérêts des militaires au pouvoir</em>».

Sur le plan opérationnel, ces derniers n’ont cessé de réduire les capacités d’investigation et de déplacement des quelque 13 600 militaires déployés sous le drapeau de l’ONU.

Depuis début 2022, chaque patrouille aérienne et terrestre de la Minusma doit demander quarante-huit heures à soixante-douze heures à l’avance à Bamako une autorisation spécifique, qui est loin d’être automatiquement délivrée. Près d’un quart de celles réclamées au premier trimestre 2023, soit 297 vols, «<em>ont été refusées</em>», note le secrétaire général de l’ONU dans son dernier rapport sur la situation au Mali publié le 30 mars, précisant que la plupart d’entre elles «<em>concernaient des drones de renseignement, de surveillance et de reconnaissance</em>». Sous la responsabilité du contingent allemand de la Minusma, ces appareils servent notamment à appuyer la sécurité des casques bleus. Conséquence: «<em>De plus en plus de troupes refusent d’exécuter les missions sur le terrain</em>», souligne une source diplomatique occidentale.

En raison de ces entraves, plusieurs pays ont enclenché le retrait ou le non-renouvellement de leur contingent, provoquant récemment une chute de 17% des effectifs de la mission. Parmi eux, l’Allemagne, principal contributeur européen, a annoncé, mercredi 3 mai, le retrait de ses 665 soldats d’ici la fin 2023, emboîtant le pas à la Jordanie. «<em>Ces annonces (...) doivent nous alerter sur la gravité de la situation (...). Notre priorité à tous devrait être de prendre les décisions nécessaires pour que la Minusma puisse remplir sa mission</em>», a déclaré Nicolas de Rivière, l’ambassadeur de France aux Nations unies, lors de la réunion du 12 avril sur le Mali.

Dans les couloirs du siège de l’ONU, comme au sein de l’opération de maintien de la paix, la position du chef de la Minusma concentre les critiques. Le Mauritanien El Ghassim Wane, qui dirige les casques bleus depuis mai 2021, est jugé trop conciliant avec la junte par ses propres collègues. «<em>Ses rapports sur le Mali donnent l’impression que la situation s’améliore, alors qu’elle empire. Il n’est plus crédible</em>», estime la source diplomatique à New York.

Ces derniers mois, «<em>des avancées importantes (...) et qui sont de nature à faire progresser l’objectif de promotion et de respect des droits de l’homme</em>» ont eu lieu au Mali, a notamment écrit M. Wane dans une note publiée en novembre 2022. Face au conseil de sécurité, le 12 avril, le diplomate mauritanien a également assuré que «<em>la majorité</em>» des violations des droits de l’homme commises dans le pays au premier trimestre 2023 était imputable <em>«aux groupes extrémistes</em>». Un constat démenti par les données de l’ONG Armed Conflict Location &amp; Event Data Project (Acled), dont les chiffres font référence en matière d’analyse des conflits.

<strong>Chaque patrouille de la Minusma doit demander à Bamako une autorisation spécifique, loin d’être toujours délivrée</strong>

Selon elle, environ 220 des quelque 350 civils tués au Mali au premier trimestre 2023 l’ont été par l’armée, parfois appuyée de ses supplétifs russes du groupe Wagner. «<em>Il y a une bataille en interne pour que nos rapports ne soient pas édulcorés. La junte ne veut pas qu’on parle des violations commises par l’armée, ni qu’on évoque Wagner. Notre chef subit beaucoup de pressions de la part des autorités à ce sujet</em>», confie un membre de la Minusma.

Un autre estime quant à lui que la mission est devenue «<em>un instrument au service de la junte</em>». «<em>El Ghassim Wane tente de sauver sa tête et celle de la mission. Nous sommes de plus en plus nombreux à penser que sa diplomatie relève de la compromission et qu’il est temps de plier bagage. Les opérations des casques bleus sont entravées, la mission est insultée par le régime malien et la hiérarchie laisse faire. À quoi bon continuer à dépenser 1,2 milliard de dollars [1,1 milliard d’euros] par an dans ces conditions ? On risque quand même notre vie ! Cent soixante-cinq (165) casques bleus ont été tués depuis 2013</em>».

Contactée, la direction de la communication de la MINUSMA  affirme que ses rapports «<em>sont le fruit d’enquêtes minutieuses», et ajoute: «Jamais les faits ne sont altérés</em><strong>», </strong>reconnaissant des «<em>difficultés</em>» dans ses relations avec la junte, tout en affirmant faire «<em>tout ce qui est en [son] pouvoir pour les régler à travers un dialogue soutenu avec les autorités</em>». Cela suffira-t-il à convaincre les États membres du conseil de sécurité ? Plusieurs sources onusiennes soulignent qu’il est peu probable que la fin de la mission soit décidée.

Après le départ de l’opération française Barkhane en 2022, «<em>acter un départ serait très risqué car les villes du nord du Mali ne bénéficieraient plus du parapluie sécuritaire que leur fournit actuellement la Minusma contre les groupes djihadistes</em>», analyse Aurélien Llorca, chercheur associé à l’Institut des hautes études internationales et du développement (IHEID) de Genève. Le risque serait alors de laisser la place libre aux groupes djihadistes, après une décennie passée à tenter d’enrayer leur progression.

<strong>Source: Le Monde Afrique.fr</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>La Minusma 10 ans après :  L’heure du bilan, du départ ou du statu quo ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/la-minusma-10-ans-apres-lheure-du-bilan-du-depart-ou-du-statu-quo-3021150.html</link>
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<pubDate>Mon, 08 May 2023 07:36:22 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Il faut reconnaitre à la MINUSMA sa surprenante résilience dans un environnement hostile dès les premières heures de son déploiement au Mali. Perçue très tôt comme « une simple parade », aujourd’hui la question de son maintien ou pas n’a jamais été aussi incertaine. D’ici quelques semaines, la question de son renouvellement sera à nouveau mise sur la tribune du Conseil de Sécurité des Nations-Unies. Avec, peut-être, un bouleversement de son mandat.</em></strong>

Les autorités de la Transition iront-elles jusqu’au bout de leur logique diplomatique en demandant expressément le départ de la mission onusienne au Mali ? Voilà la question que beaucoup se posent au vu des prises de position fortes de Bamako post coup d’État Acte II.  Car le Mali d’aujourd’hui serait celui du jusqu’auboutisme diplomatique. Pour rappel, l’État malien n’hésita pas à « chasser » la France sur le plan militaire et de demander le départ de son ambassadeur du territoire national. S’en est suivi une salve d’incompréhensions à l’international, notamment au sein de la Mission onusienne où nombres de pays ont annoncé leur retrait pure et simple. L’Allemagne, grand allié de poids sur le plan sécuritaire, après quelques hésitations, a elle aussi annoncé son départ de la Mission d’ici le mois de mai de l’année 2024.

Résultat, le Mali aurait frustré sur le plan diplomatique tout un versant du monde, celui de l’occident. Considérant l’impopularité de la MINUSMA dans une grande partie du pays, le moment idoine est peut-être venu pour la Transition de demander son départ. Sans oublier qu’elle a demandé que la France ne soit plus son porte-plume auprès des Nations-Unies. Toutes les conditions semblent donc réunies. Sauf qu’il semblerait que les autorités maliennes reconnaissent quelque part une certaine utilité à la MINUSMA. À moins qu’elles ne butent sur des considérations diplomatiques, notamment le fait que Russie et Chine soient plutôt pour le maintien de la MINUSMA. Car pour rappel l’an dernier, ces deux pays, forts de leur veto, se sont abstenus du vote lors de la question du renouvellement. Ou qu’elles se sont justes alignés sur la position du gouvernement de Transition qui avaient formulé des réserves sur la Résolution. Un fait important à souligner, Il faut un consensus global au Conseil de Sécurité pour que la MINUSMA soit renouvelée et un accord express des autorités maliennes.

Dans un examen interne publié janvier dernier, le renouvellement de la Mission se fera selon trois alternatives : une augmentation des effectifs ; une reconfiguration à effectifs constants ; ou une transition vers une « mission politique », sans Casques bleus. Mais ce que Bamako demandait depuis près d’un an c’est de mettre un accent particulier sur le volet sécuritaire de la Mission tout en évitant une « certaine instrumentalisation des questions des droits de l’Homme » à des fins de ternir l’image du Mali. Juin prochain, s’il est probable que la Mission soit renouvelée, sa reconfiguration, elle, s’annonce très compliquée.

<strong>MINUSMA, des tares congénitales difficiles à corriger</strong>

Dès le départ, le diagnostic concernant la crise malienne n’a pas été le bon, de part de la Communauté internationale. Comme toutes les autres missions de maintien de la paix, la MINUSMA se retrouve dans un contexte où, comme l’a déjà reconnu Antonio Gutteres <em>himself</em>, il n’y a pas de paix à maintenir. Au Mali, au-delà des problèmes de rébellion, le principal problème comme un peu partout dans le Sahel, c’est la lutte contre le terrorisme. Lutte qui comprend un volet naturel qui est celui militaire mais aussi une autre composante toute aussi importante, voire plus, celle du développement. Car le lit du terrorisme et de tout banditisme de grand chemin, c’est la misère.

Les Nations-Unies se bornent dans un concept idyllique de neutralité qui, à l’épreuve du terrain, est contreproductif. Et fait encore plus saisissant, les premières victimes de la MINUSMA sont les casques bleus de la Mission eux-mêmes. L’histoire retiendra qu’elle est la plus meurtrière de toutes les missions onusiennes concernant les casques bleus. L’idéal, c’est de doter la Mission d’un mandat offensif avec à la clé une recomposition de ses effectifs. Car pour lutter valablement contre des terroristes aguerris, il faut avoir en son sein des éléments qui le sont tout autant.

L’Accord pour la Paix et la Réconciliation qui est la matrice de la Mission ne correspond pas aux réalités de la configuration de belligérance sur le terrain. Le <em>jusqu’auboutisme</em> est aussi peut-être ce que suit l’ONU au Mali.

<strong>                                                                                                                                 </strong>

<strong> Ahmed M. Thiam </strong>]]> </content:encoded>
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<title>La mission onusienne face à la colère des maliens :  Sale temps pour la Minusma !</title>
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<pubDate>Mon, 08 May 2023 01:26:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>A Bamako et dans certaines localités de l’intérieur du pays, des manifestations deviennent fréquentes pour exiger le départ de la Minusma. Ce regain d’hostilité envers la mission onusienne intervient quelques semaines avant le débat à l’ONU sur le mandat de cette force.</strong>

Le Conseil de sécurité avait décidé, le 29 juin 2022, de proroger d’un an, jusqu’au 30 juin 2023, le mandat de la Minusma avec les mêmes effectifs maximums de 13 289 militaires et 1 920 policiers et les deux mêmes priorités stratégiques. Les compétences de la Mission en matière d’enquête sur les allégations d’atteintes aux droits de l’homme ont divisé les membres du Conseil. Cependant, pour le gouvernement du Mali, cette reconduction de mandat n’a pas pris en compte certaines de ses préoccupations importantes. Autre fait majeur à retenir : le Mali a fermement rejeté les dispositions concernant la libre circulation de la Minusma sur le territoire national.

Les autorités de la transition avaient auparavant demandé de revoir le mandat de la mission onusienne pour mieux protéger les populations civiles.

Dans ce mandat, la Minusma n’a plus l’appui aérien des forces françaises. En revanche, elle a quitus de mener des enquêtes sur des cas de violations de droits l’Homme.

Cependant, pour le gouvernement du Mali, cette reconduction de mandat n’a pas pris en compte certaines de ses préoccupations importantes. Et ces réserves du gouvernement  sont en grande partie celle de la majeure parie de la population. En effet Il ne se passe plus de semaine sans que des populations civiles innocentes ne fassent l’objet d’attaques barbares de la part de groupes armés qui souvent se déplacent en grand nombre malgré la présence des avions et drones des Nation-Unies. Des villages Ogossagou, Sobane Da, Ganganfani ont été détruits et leurs populations massacrées sous le nez des soldats onusiens. Pour toutes ces raisons et face à l’inertie de la mission la population malienne exprime sa colère et réclame son départ. A Bamako et plusieurs localités de l’intérieur, des manifestations deviennent fréquentes pour exiger le retrait de ces soldats envoyés sur notre sol. Selon plusieurs associations de la société civile, la Minusma est à la base de l’insécurité qui sévie au Mali. Et certains accusent même la force onusienne de complicité avec certains groupes armés. Et des voix se font entendre à travers le pays pour porter des accusations contre la Minusma. Ailleurs, du côté des autorités l’on indique que ce départ n’est pas à l’ordre du jour actuellement. Cependant, Bamako demande à l’ONU beaucoup d’amendements dans le mandat de la Minusma. Aussi, le Mali par la voix du Premier ministre n’acceptera plus que la Minusma sert de couverture à certains pour des « missions d’espionnages » et/ou de déstabilisation ».

<strong> </strong>

<strong>Les réserves des autorités maliennes</strong>

En attendant, de nombreuses questions sont posées : Pourquoi ne pas étendre le volet « Protection des civils et stabilisation » du mandat de la Minusma à la lutte contre le terrorisme ? Pourquoi la Minusma ne s’implique-t-elle pas dans la protection des populations maliennes ? Pourquoi cette mission ne s’engage-t-elle pas pour lutter contre le terrorisme ? Pourquoi n’assiste-t-elle pas les FAMA pour libérer les localités maliennes occupées par des djihadistes ? Que fait la Minusma contre des groupes terroristes comme Aqmi, GSIM, l’EIGS et autres qui se sont implantés dans le nord du Mali ? La Minusma est-elle au Mali pour sécuriser le pays ou faire du tourisme ? Ce sont là autant de questions qui reviennent aujourd’hui sur les lèvres des maliens.

Des questions  qui demeurent sans aucune réponse. Il faut préciser que la Minusma est la neuvième mission avec un mandat de protection des civils. Elle est autorisée à prendre tous les moyens nécessaires pour assurer la protection des civils immédiatement menacés de violences physiques. Cette responsabilité s’entend comme complémentaire de celle de l’Etat hôte, qui a la responsabilité première de la protection de sa propre population.

Lors de la réunion consacrée au renouvellement du mandat de la Minusma devant le Conseil de sécurité, le 13 juin 2022, Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale avait demandé à ce que la nature de la Minusma soit adaptée pour mieux protéger les populations : <em>« Dans cette perspective, il est indispensable de mieux définir et articuler la notion de protection des civils dans un contexte de guerre asymétrique. Il y a lieu de clarifier contre qui on veut protéger les populations, sachant que la menace principale provient des groupes armés terroristes. Comment la Minusma peut-elle protéger les populations si elle n’est en mesure de faire face à la menace ?</em>

<em>Dans ce contexte, le mandat de la Minusma doit obligatoirement prendre en compte la montée en puissance des forces de défense et de sécurité du Mali, qui sont désormais en première ligne face aux groupes terroristes»</em>.

L’autre pomme de discorde entre l’ONU et notre pays concerne la libre circulation de la Minusma sur le territoire national. A ce sujet, l’Ambassadeur Représentant permanent au Nations-Unies, M. Konfouro a réitéré la <strong><em>« ferme opposition »</em></strong> des autorités de la transition quant à la liberté de mouvement de la Minusma dans l’exécution de son mandat dans le domaine des droits de l’homme. Le Mali a toujours coopéré de bonne foi avec la force onusienne depuis sa mise en place en 2013, a-t-il affirmé. Toutefois, pour des impératifs de respect de la souveraineté du Mali, de coordination et de sécurité, les <em>« mouvements de la Minusma ne peuvent se faire qu’avec l’accord des autorités compétentes maliennes »</em>, a-t-il déclaré. Le Mali « n’est pas en mesure de garantir la liberté » de mouvement pour des enquêtes de la Minusma sans l’accord préalable du Gouvernement, a-t-il poursuivi. Par conséquent, le Mali « n’entend pas exécuter ces dispositions », malgré leur adoption par le Conseil de sécurité.

En tout état de cause, le Gouvernement du Mali estime que les enquêtes sur les allégations de violations des droits de l’homme relèvent de la responsabilité principale des autorités maliennes. La Minusma a vocation à leur apporter l’assistance nécessaire à cet égard. Elle n’a pas vocation à se substituer au Gouvernement du Mali !, a insisté M. Konfouro.
Le représentant a appelé le Conseil de sécurité à permettre à la Minusma de se consacrer aux tâches prioritaires pour lesquelles elle est déployée dans son pays, à savoir l’appui à la restauration de la sécurité et de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national, condition sine qua non pour une meilleure protection des personnes et de leurs biens.
Les populations maliennes attendent de la Minusma qu’elle contribue à la recherche de solutions durables aux défis du Mali, a ajouté le représentant. Elles ne veulent pas que la Minusma devienne partie des problèmes. Elles ne veulent pas non plus que les droits de l’homme soient utilisés à des fins politiques cachées. M. Konfouro a conclu en remerciant les pays qui se sont abstenus lors du vote et réitéré sa reconnaissance à l’ONU pour son soutien constant <em>« à nos efforts de sortie de crise ».</em>

La résolution autorise la mission à utiliser <em>« tous les moyens nécessaires »</em> pour accomplir son mandat. Sa principale priorité stratégique reste <em>« d’appuyer la mise en œuvre de l’Accord par les parties maliennes ainsi que par d’autres parties prenantes maliennes, ainsi que la transition politique »</em>. La seconde est de <em>« faciliter l’application par les acteurs maliens d’une stratégie politique globale et inclusive visant à lutter contre les causes profondes et les facteurs des conflits violents, à protéger les civils, à réduire les violences intercommunautaires et à rétablir la présence et l’autorité de l’État ainsi que les services sociaux de base dans le centre du Mali ». Le représentant du Mali a quant à lui estimé que la Minusma avait pour mission « l’appui à la restauration de la sécurité et de l’autorité de l’État sur l’ensemble de notre territoire, condition sine qua non pour une meilleure protection des personnes et de leurs biens »</em>.

Dans la résolution, le Conseil se déclare en outre favorable à la proposition faite par le Secrétaire général dans son dernier rapport de procéder à un examen interne de la Minusma dans les six mois. Il lui demande de lui présenter <em>« au plus tard le 13 janvier 2023 »</em> un rapport, qui devra comprendre <em>« des propositions concernant la future configuration de la Minusma, le niveau des effectifs et l’effectif maximum du personnel en tenue »</em>. Les propositions devront reposer sur <em>« une analyse détaillée des problèmes politiques et de sécurité ayant eu une incidence sur la capacité de la Mission de s’acquitter de son mandat »</em>, une évaluation de la coopération avec les autorités du pays hôte et des restrictions à la liberté de circulation, et des recommandations sur les conditions requises pour permettre à la Minusma de poursuivre ses activités, contribuer à l’amélioration de la situation politique et des conditions de sécurité et s’acquitter de ses tâches, y compris la protection des civils « dans le strict respect des principes du maintien de la paix ». Les Autorités maliennes sont exhortées à <em>« convenir, avant la fin du mandat actuel de la Minusma, d’une stratégie politique globale et inclusive »</em> pour lutter contre les causes profondes et les facteurs des conflits violents, protéger les civils, réduire les violences intercommunautaires et rétablir la présence et l’autorité de l’État et les services sociaux de base dans le centre du pays.

<strong>M Sanogo</strong>

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<title>Sahel :  L’ONU appelle à des élections inclusives et transparentes en 2024</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/sahel-lonu-appelle-a-des-elections-inclusives-et-transparentes-en-2024-3020194.html</link>
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<pubDate>Fri, 28 Apr 2023 14:10:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La Représentante spéciale adjointe pour l'Afrique de l'Ouest et le Sahel (UNOWAS), Mme Giovanie Biha, a récemment présenté le rapport du Secrétaire général au Conseil de sécurité. Ce rapport couvre les développements et les tendances en Afrique de l'Ouest et au Sahel au second semestre 2022. Politique et gouvernance, situation socio-économique, sécuritaire et humanitaire, élections, droits de l'homme, genre, sont quelques-unes des questions abordées dans ce document. Lequel met l’accent sur des élections inclusives et transparentes avant le premier trimestre 2024 pour améliorer la situation qui prévaut dans ces pays.

Dans ce document, Mme Giovanie Biha a souligné que certains pays d'Afrique de l'Ouest et du Sahel ont continué à faire des progrès démocratiques, tandis que d'autres sont toujours confrontés à l'insécurité combinée à des crises humanitaires ainsi qu'à un déficit de bonne gouvernance. La situation sécuritaire dans la sous-région a continué de se détériorer, en particulier dans le centre du Sahel, notamment au Burkina Faso et au Mali, estime-t-elle. "<em>Malgré les efforts des forces de sécurité nationales et des partenaires internationaux, l'insécurité s'est à nouveau détériorée dans une grande partie de la région",</em> a déclaré Mme BIHA.

Selon elle, la situation humanitaire est alarmante dans certains pays du Sahel, qui continuent de « faire face à des défis multidimensionnels, des niveaux de sécurité et des défis humanitaires sans précédent, une instabilité sociopolitique, encore aggravée par l'impact du changement climatique, et une insécurité alimentaire exacerbée » par le conflit russo-ukrainien.

Elle a attiré l'attention sur la situation de millions d'enfants de la région qui n'ont pas accès à l'éducation suite à la fermeture de dix mille écoles pour cause d'insécurité. <em>"Des groupes non étatiques se battent pour la suprématie, poussant les États à la marge et causant une misère indicible à des millions de personnes qui ont dû quitter leur communauté pour chercher la sécurité</em>", a-t-elle indiqué. A cet égard, Mme BIHA a encouragé les dirigeants de la région « <em>à intensifier les durs efforts collectifs de lutte contre l'insécurité dans le cadre de l'Initiative d'Accra ». "Une approche holistique est nécessaire et la création de la Force conjointe de l'Initiative est un développement important à cet égard</em>", a-t-elle souligné.

<strong>L'insécurité s'est à nouveau détériorée dans une grande partie de la région</strong>

Au niveau politique, Mme BIHA a souligné que "<em>l'UNOWAS travaille avec les parties prenantes et les partenaires nationaux pour promouvoir le consensus politique et assurer des conditions de concurrence équitables avant les élections prévues avant le premier trimestre 2024 au Sahel</em> ". C’est ainsi qu’elle a salué la présidentielle au Nigéria, le 25 février dernier et les législatives au Bénin, le 8 janvier dernier. Elle a de même loué les efforts des acteurs nationaux, régionaux et internationaux, qui ont abouti à des accords sur la durée des transitions au Burkina Faso et en Guinée. "Malgré les efforts des forces de sécurité nationales et des partenaires internationaux, l'insécurité s'est à nouveau détériorée dans une grande partie de la région" a-t-elle alerté. Elle a assuré de l'engagement actif et continu d'UNOWAS au profit des trois pays en crise actuellement dans la zone à savoir le Mali, le Burkina Faso et le Niger.

La Représentante spéciale adjointe a en outre encouragé « <em>le système des Nations Unies à continuer de soutenir les pays concernés en se concentrant sur le traitement des griefs qui sont à l'origine des coups d'État</em> ». Mme BIHA s'est également félicitée du fait que « <em>plusieurs pays de la région ont adopté une nouvelle législation nationale en faveur de la parité dans la participation à la prise de décision politique, après des années de plaidoyer soutenu</em> ».

La Représentante spéciale adjointe a enfin réitéré l'engagement d'UNOWAS à continuer d'appuyer les acteurs nationaux et régionaux pour renforcer la paix et la stabilité en Afrique de l'Ouest et au Sahel, tout en mentionnant que « UNOWAS travaille avec le Bureau du Coordonnateur spécial pour le développement au Sahel ainsi qu'avec la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) ».

<strong>Cheick B CISSE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sévaré. Accusée de bavure, la Minusma se défend : « Aucun contingent de la Minusma n&amp;apos;a tiré sur des civils »</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/sevare-accusee-de-bavure-la-minusma-se-defend-aucun-contingent-de-la-minusma-na-tire-sur-des-civils-3019739.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 25 Apr 2023 11:41:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans un communiqué laconique publié via son compte twitter, la Minusma rejette en bloc les accusations de bavure formulées contre elle par le Collectif de Défense des militaires (CDM). La mission profite aussi pour donner des éclaircissements sur le rôle qu’elle a réellement joué dans les opérations contre les terroristes qui ont attaqué Sévaré, le samedi 22 avril dernier.</strong>

<em>« Aucun contingent de la Minusma n'a tiré sur des civils », </em>a publié la Minusma, très tôt ce mardi matin. La mission de l’Onu reconnaît cependant avoir fait des tirs, mais en légitime défense. <em>« Nos Casques bleus ont riposté à des tirs d'assaillants armés en légitime défense », </em>a justifié la Minusma. Sur son éventuel appui aux FAMa, la Minusma précise : « Les opérations à Sévaré ont été menées par les FAMa ».

Suite à la série d’attaques kamikazes dans la ville de Sévaré le lendemain de la fête de Ramadan, le Collectif de Défense des militaires a explicitement accusé le contingent sénégalais de la Minusma d’avoir tiré sur des civils et faisant deux (02) morts. En outre, le CDM a indiqué que toutes les informations sur le soutien de ce contingent aux FAMa ont en réalité pour but de cacher cette bavure présumée.

&nbsp;

<strong>Mamadou TOGOLA/maliweb.net</strong>

&nbsp;

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Fini le suspense: Sergueï Lavrov arrive à New York pour une réunion du Conseil de sécurité de l&amp;apos;Onu</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/fini-le-suspense-serguei-lavrov-arrive-a-new-york-pour-une-reunion-du-conseil-de-securite-de-lonu-3019669.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 24 Apr 2023 11:18:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="article__header">
<div class="article__announce-text"><strong>La Russie assurant la présidence tournante du Conseil de sécurité de l'Onu, le chef de la diplomatie russe s'est rendu à New York pour présider l'une de ses réunions. Les visas à la délégation russe ont été délivrés par Washington quasiment au dernier moment. Aucun journaliste russe n'a été autorisé à venir.</strong></div>
</div>
<div class="article__body">
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Le ministre russe des Affaires étrangères est arrivé à New York pour présider mardi une réunion du Conseil de sécurité de l'Onu, a annoncé ce lundi la porte-parole du ministère Maria Zakharova.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Ce lundi, Sergueï Lavrov participera également à l'un des événements clés de la présidence russe du Conseil de sécurité, à savoir les débats ouverts sur la protection des principes de la Charte de l'Onu. Mardi, ces débats seront consacrés aux problèmes du Proche-Orient.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Le ministre russe devrait aussi rencontrer le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="h3">
<h3 class="article__h2">La presse russe bannie</h3>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Si Sergueï Lavrov a pu se rendre à New York, les journalistes russes <a href="https://fr.sputniknews.africa/20230423/scandaleux-moscou-fustige-le-refus-us-doctroyer-des-visas-aux-journalistes-russes-1058801003.html" target="_blank" rel="noopener">se sont vu refuser cette chance</a>. Les États-Unis ne leur ont pas octroyé de visas. Le ministre a qualifié cette démarche de stupide et a promis que Moscou répondrait à cela.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Ce n'est qu'à la fin de la semaine dernière que les États-Unis ont commencé à délivrer des visas à la délégation russe. Mercredi dernier, M.Lavrov a accusé Washington d'abuser grossièrement de la position de pays hôte du quartier général de l'Onu. Selon lui, tous les diplomates russes n'ont pas reçu leurs visas.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">La partie russe se heurte depuis des années à des complications liées à l'obtention de visas, en premier lieu américains, dans le cadre de ses activités au sein des organes de l'Onu. Fin mars, le premier adjoint au représentant permanent de la Russie auprès des Nations unies Dimitri Polianski a déclaré que Moscou espérait lancer une procédure d'arbitrage contre les États-Unis pour résoudre ce problème.</div>
</div>
</div>
<div class="article__footer">
<div class="article__share">
<div class="article__sharebar" data-nosnippet=""></div>
</div>
<strong>Source: https://fr.sputniknews.africa/</strong>

</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Conseil de sécurité de l’ONU :  L’Ambassadeur Issa Konfourou met les points sur les I</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/conseil-de-securite-de-lonu-lambassadeur-issa-konfourou-met-les-points-sur-les-i-3019120.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/conseil-de-securite-de-lonu-lambassadeur-issa-konfourou-met-les-points-sur-les-i-3019120.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Apr 2023 01:57:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Droits de l’Homme, restrictions de déplacement de la Minusma par les autorités maliennes, son avenir, l’expulsion de son directeur de division des droits de l’Homme, lancement de la stratégie de stabilisation du Centre, ce sont là, entre autres, sujets qui ont fait l’objet de clarifications de la part du représentant permanant du Mali à l’ONU lors d’une session du Conseil de sécurité. Le diplomate malien s’exprimé, le mercredi 12 avril dernier à l’occasion d’une réunion consacrée à la situation au Mali. Konfourou est allé droit au but !</strong>

Au cours de cette réunion, le représentant de la Chine a appelé à soutenir la transition malienne dans ses efforts de lutte contre le terrorisme. Celui de la Russie a relevé que les autorités maliennes ont déployé des efforts systématiques pour normaliser la situation, notamment en créant les conditions nécessaires à la tenue d’élections dans les délais convenus.  La feuille de route pour la transition a été mise en œuvre de manière cohérente et des mesures ont été prises pour élaborer une législation électorale et mettre en œuvre des réformes sur la restructuration territoriale, s’est-il félicité, ajoutant qu’un nouveau projet de constitution est en cours de discussion au niveau national.  À cet égard, le report du référendum constitutionnel lui semble objectivement conditionné par la volonté de permettre au plus grand nombre possible de citoyens maliens d’exprimer leur opinion librement et pacifiquement.

Dans son intervention, l’ambassadeur Issa Konfourou a souligné que les observations détaillées du gouvernement figurent dans le Mémorandum communiqué au Conseil de sécurité. Avant de faire quelques remarques sur les questions évoquées dans le rapport et les commentaires faits lors des différentes interventions.

<strong>Au plan politique</strong>, le représentant du ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale s’est réjoui de constater que le secrétaire général reconnait les immenses progrès enregistrés dans ce domaine. « Le gouvernement s’attèle, dans le cadre d’un processus transparent et inclusif, à la mise en œuvre des réformes politiques, institutionnelles et électorales nécessaires à la refondation du Mali », a-t-il indiqué.
<ol>
 	<li>Konfourou ajoute : <em>« À cet égard, le président de la Transition a validé, le 16 mars, puis présenté aux forces vives de la nation, le projet finalisé de la nouvelle Constitution. Le referendum prévu, à cet effet, a été différé en vue d’introduire la carte nationale d’identité biométrique sécurisée pour prévenir les risques de fraude, créer les conditions pour la participation effective de tous les citoyens aux consultations électorales. Mais aussi réduire le temps nécessaire à l’opérationnalisation des démembrements de l’Autorité indépendante de gestion des élections (Aige) afin de respecter le délai de la Transition »</em>.</li>
</ol>
<strong>L’Accord pour la paix et la réconciliation ? </strong>Le diplomate qui évoque quelques difficultés liées à la décision unilatérale de la CMA et de la Plateforme de suspendre leur participation aux mécanismes de suivi, a fait part de l’engagement du gouvernement à poursuivre sa mise en œuvre efficiente et intelligente avec les mouvements de l’inclusivité en attendant que les autres frères les rejoignent dans le processus de paix : <em>« À ce jour, 2.750 ex-combattants ont été réintégrés dans les Forces de défense et de sécurité nationales. Une autre avancée qu’il a soulignée est l’adoption par le conseil des ministres le 1er mars dernier, des textes relatifs à la création de l’Autorité de gestion des réparations en faveur des victimes des crises depuis 1960 »</em>.

<strong>Au plan sécuritaire</strong>, Issa Konfourou dira que les Forces armées et de sécurité poursuivent leurs offensives contre les organisations terroristes et des résultats très encourageants ont été obtenus. <em>« Plusieurs dizaines de terroristes ont été neutralisés, leurs sanctuaires détruits et de grandes quantités de matériels de guerre saisies ou détruites »,</em> dit-il.

Il a, par ailleurs, indiqué que durant la période sous examen, plusieurs dizaines de terroristes ont été interpellés et mis à la disposition de la justice, parallèlement à la reddition volontaire de nombreux terroristes dans les régions du Centre. <em>« Ces opérations sont menées dans le strict respect des droits de l’Homme et du droit international humanitaire, conformément à nos valeurs humanistes ancestrales et par devoir envers nos populations »</em>, précise le diplomate malien.

<strong>Autre avancée enregistrée</strong> : La création de la direction nationale des droits de l’Homme ;   la lutte contre l’impunité par les autorités du pays, notamment la condamnation par la Cour d’assises de Bamako, le 24 janvier 2023, d’une personne reconnue coupable d’une attaque ayant coûté la vie à 5 casques bleus et une personne civile, le 22 janvier 2019. «Je puis vous assurer que le gouvernement continuera d’œuvrer inlassablement pour la protection et la promotion des droits de l’Homme ainsi que le respect du droit international humanitaire sur notre territoire », a assuré Issa Konfourou.

Sans équivoque, M. Konfourou a fait savoir que le Mali se dressera avec la même énergie contre toute utilisation de la question à des fins politiques ou de déstabilisation.

Concernant les défis opérationnels de la Minusma : Le représentant du ministre Diop dira que contrairement à ce qui est véhiculé, il n’existe aucune volonté de restriction des mouvements de la Mission : <em>« Seulement, les demandes de mouvements non autorisées ne respectaient pas la procédure convenue entre les deux parties… »</em>.

Quant à l’avenir de la Minusma, le délégué malien a constaté que les conclusions du rapport sur l’examen interne de la Mission ne sont <em>« pas à la hauteur des attentes du Gouvernement et des populations maliennes »</em>.  Mais, il a assuré que son gouvernement reste ouvert au dialogue sur ce point précis. Enfin, <em>« en raison de nombreux faits, documentés, dont la France s’est rendue coupable »</em> au Mali, il a de nouveau exigé le changement de porte-plume sur tout dossier concernant le Mali abordé au Conseil de sécurité.

Enfin, il a invité les partenaires à faire montre d’une plus grande compréhension et d’accompagnement des choix souverains du peuple malien et de son gouvernement, qui restent disposés à coopérer avec tous ceux qui le souhaitent, sous réserve du respect des principes qui guident l’action extérieure du Mali.

&nbsp;

<strong>Les droits de l’homme : Konfourou met le point sur les I</strong>

Au cours de leurs interventions, les représentants de la France et de l’équateur ont dénoncé avec véhémence la situation des droits de l’Homme au Mali. Et aux dires de Issa Konfourou, le diplomate français a eu une mémoire sélective car il n’a parlé spécifiquement que du cas de Mourra. Dans le rapport de la commission d’enquête internationale sur le Mali, poursuit-il, plusieurs paragraphes sont consacrés aux violations des droits de l’Homme sur les populations maliennes par les forces françaises. Des accusations restées sans réponse par le représentant de la France.

<em>« Si l’ambassadeur de France n’a pas la mémoire sélective, qu’il dise à ce Conseil qu’en janvier 2021, les forces françaises ont transformé une célébration de mariage en deuil au Mali à Bounty. J’aurais aimé qu’il dise à ce Conseil les efforts qu’ils ont fait pour donner suite aux deux rapports qui ont été publiés à cet effet»,</em> a-t-il laissé entendre.

Par ailleurs, M. Konforou a signalé avoir entendu au cours de la réunion, plusieurs interpellations y compris celle du représentant de l’équateur<em>. « Le Mali n’a pas de leçon à recevoir d’un pays qui est régulièrement interpellé par rapport aux violations des droits de l’Homme »</em>, a répondu le diplomate, avant de rappeler les cas des restrictions de la liberté d’expression, de se réunir, et des persécutions contre les journalistes par les procureurs et les juges en équateur : <em>« N’ayons pas la mémoire sélective concernant les droits de l’Homme qui sont valables pour nous tous…».</em>

<strong>Mohamed Sylla</strong>

<strong>            </strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Bras de fer Bamako/Paris :  Le Mali face à l’opportunité russe aux Nations&#45;Unies</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 18 Apr 2023 09:47:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le pays des colonels où règne le Colonel Assimi Goita reste aussi une plaque tournante de la géopolitique mondiale en tant qu’unique nation à avoir expulsé l'hexagone d'Emmanuel Macron, à la fois militairement, diplomatiquement, médiatiquement et au plan humanitaire. Et le cycle de désaveux serait en train de se prolonger jusqu’aux aux Nations Unies où le statut de porte-plume du Mali a été retiré à la France.

Cet épisode intervient dans un contexte de tensions géopolitiques et en même temps que la Russie, désormais nouveau partenaire privilégié du Mali, assure les commandes du Conseil de sécurité de l'ONU. En effet, comme le veut la règle, la présidence tournante du Conseil de sécurité des Nations Unies est revenue dans l’escarcelle de Moscou, après plus d’une année et demie. Cette reprise de main du plus grand allié de la Transition malienne intervient également à un moment où les regards continuent d’être braqués sur les équivoques et zones d’ombre qui entourent les allégations de nuisance que traîne la France de la part des autorités maliennes, lesquelles devraient logiquement profiter de cette opportunité de la gestion de l'instance suprême onusienne par son plus grand allié. En clair, depuis Août 2022, la France est formellement mise en accusation par le «régime des colonels», qui n’avait jadis de cesse de réclamer auprès du Conseil de sécurité de l'ONU une réunion d'urgence pour apporter les preuves de ce qu'il présente comme «les actes d'agression» sous forme de violations de sa souveraineté, de soutien apporté aux groupes djihadistes et d'espionnage, etc.

Même si la requête aurait pu être suivie d’effet avec la présence de la Russie et de la Chine, tous membres permanents du Conseil de Sécurité, on estime que le boulevard est désormais plus grande ouverte au pays qui s’illustre en Afrique de l’Ouest par plus d’affirmation de sa " souveraineté retrouvée ", quant à saisir l'occasion pour remettre sur la table la réunion extraordinaire tant souhaitée au Conseil de sécurité.

Mais, pendant que Vladimir Poutine se félicite de son leadership mondial et prévient d’exercer la plénitude de ses droits à la tête des Quinze, allusion faite aux 15 membres que compte le Conseil de sécurité, on aura constaté beaucoup moins s’enthousiasme au dénouement de l’écheveau franco-malien dans les réponses apportées par la diplomatie malienne au rapport du Secrétaire général présenté à la première réunion présidée par la Russie. Dans l’intervention de l’ambassadeur Issa Kanfourou, un redit du mémorandum des Affaires Étrangères, aucun passage allusion ne relance la requête malienne d’une d’urgence en vue d’exposer à la face du monde les preuves d’une collusion entre la France et l’hydre terroriste.

Autant dire que sous la présidence russe également, le derby Franco-Malien n’ira pas au-delà de la spéculation habituelle autour du départ de Barkhan pour satisfaire aux intérêts et curiosités suscités par les raisons déclarées de la rupture.

<strong>I KEÏTA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Retour à l’ordre constitutionnel :  Le Mali veut rassurer, l’ONU veille au grain</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/retour-a-lordre-constitutionnel-le-mali-veut-rassurer-lonu-vielle-au-grain-3019297.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 18 Apr 2023 09:38:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<em><strong>Dans son rapport trimestriel destiné au Conseil de sécurité, le secrétaire général de l’ONU a exhorté les autorités maliennes à œuvrer au respect des délais convenus pour un transfert du pouvoir à des autorités civiles. </strong></em>

Mercredi dernier, devant le Conseil, Antonio Guterres a notamment appelé les autorités de transition à honorer leur engagement en «accélérant le rythme pour rendre le pouvoir à des civils élus début 2024. Le Secrétaire général a noté dans la foulée certains «progrès accomplis» dans le cheminement vers un retour à l’ordre constitutionnel, notamment l’élaboration d’un projet de Constitution et l’installation d’une autorité de gestion des élections. Toutefois déplore-t-il le retard dans l’exécution de certaines activités essentielles comme le processus du référendum constitutionnel ou encore l’effectivité des antennes locales de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE). « <em>À moins d’un an de la fin prévue de la transition, il incombe aux autorités maliennes de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour accélérer ce processus de sorte que l’ordre constitutionnel soit rétabli dans les délais convenus</em> », a martelé monsieur Guterres.

Le Secrétaire général des Nations Unies a par ailleurs rappelé aux autorités de la Transition le tournant que sous-tend l’année 2023 pour le Mali ainsi que les enjeux liés à la tenue d’élections et au rétablissement de l’ordre constitutionnel. Et de les inviter à mener à bien ce processus devant contribuer à poser les fondements d’une gouvernance démocratique et à créer un environnement propice à la mobilisation de l’appui international requis afin que la stabilisation s’inscrive dans la durée. Après un appel téléphonique avec Guterres, le Chef de l’Etat, Col Assimi Goita a dans un tweet réitéré son engagement à un retour à l'ordre constitutionnel. «J'ai eu un long entretien téléphonique avec le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres… Je lui ai transmis notre engagement pour un retour à l'ordre constitutionnel normal, apaisé et sécurisé et l'ai invité à encourager la communauté internationale à accompagner notre pays» a indiqué le Col Goita dans son tweet. Toutes choses corroborées par un récent mémorandum où le ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, rassure que «la mise en œuvre diligente du chronogramme de la transition demeure une priorité des autorités maliennes. Et le chef de la diplomatie malienne d’indiquer que le report annoncé du référendum constitutionnel, initialement prévu le 19 mars 2023, participe de la volonté du gouvernement de prendre les mesures nécessaires en vue d’une bonne organisation dudit référendum à travers la pleine opérationnalisation de l'Autorité Indépendante de Gestion des Elections (AIGE), y compris la mise en place de ses sections régionales et la vulgarisation du projet de Constitution ».

<strong>Amidou Keita</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le Mali relève la memoire selective de la France devant le conseil de sécurité des Nations Unies : «Les Forces françaises ont transformé une célébration de mariage en deuil national au Mali, à Bounty »</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/le-mali-releve-la-memoire-selective-de-la-france-devant-le-conseil-de-securite-des-nations-unies-les-forces-francaises-ont-transforme-une-celebration-de-mariage-en-deuil-national-au-mali-a-bo-3019160.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 17 Apr 2023 05:56:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[A l'occasion de l'examen, par le Conseil de Sécurité des Nations Unies, du Rapport trimestriel du Secrétaire général des Nations Unies sur la situation au Mali, le 12 avril 2023, à New-York aux Etats Unis d’Amérique (USA), Issa KONFOUROU, ambassadeur, représentant permanent du Mali auprès des Nations Unies, a prononcé un discours dans lequel il charge la France. « L'Ambassadeur de France se rappellera que dans le rapport de la Commission d'Enquête internationale sur le Mali, plusieurs paragraphes sont consacrés aux violations des droits de l'Homme sur les populations maliennes par les Forces françaises. J'aurais aimé que l'Ambassadeur de France, s'il n'avait pas la mémoire sélective, dise à ce Conseil, qu'en janvier 2021, les Forces françaises ont transformé une célébration de mariage en deuil national au Mali, à Bounty », a souligné Issa KONFOUROU. Selon le représentant de la France, M. DE RIVIÈRE, les premiers rapports de l’ONU sur cet incident étaient « malheureusement inexacts et infondés ».

Dans son discours, le représentant du Mali auprès de l’Organisation des Nations Unies (ONU), Issa KONFOUROU, a fait savoir que le Gouvernement s'emploie à réduire les violations des droits de l'Homme qui sont perpétrées essentiellement par les groupes armés terroristes. A cet égard, dit-il, le dispositif institutionnel a franchi une étape cruciale, avec la création, le 1er février 2023, de la Direction nationale des droits de l'Homme qui est, entre autres, chargée de coordonner les politiques publiques des droits de l'Homme et de veiller à la mise en place des mesures de prévention des violations et abus des droits de l'Homme. Il a indiqué que le Gouvernement travaille à lutter contre l'impunité, comme en atteste la condamnation, par la Cour d'assises de Bamako, le 24 janvier dernier, d'une personne reconnue coupable d'une attaque ayant coûté la vie à 5 Casques bleus et une personne civile, le 22 janvier 2019. Il a rassuré que le Gouvernement continuera d'œuvrer inlassablement pour la protection et la promotion des droits de l'Homme ainsi que le respect du droit international humanitaire sur le territoire malien. Cependant, ajoute-t-il, le Mali se dressera avec la même énergie contre toute utilisation de la question à des fins politiques ou de déstabilisation. « Vous avez entendu tout à l'heure l'Ambassadeur de France parler avec détermination de la situation des droits de l'Homme au Mali. Je voudrais vous dire qu'il a eu une mémoire sélective, lorsqu'il a parlé spécifiquement du cas de Moura. L'Ambassadeur de France se rappellera que dans le rapport de la Commission d'Enquête internationale sur le Mali, plusieurs paragraphes sont consacrés aux violations des droits de l'Homme sur les populations maliennes par les Forces françaises. J'aurais aimé qu'il ait la même détermination à évoquer cela. Deuxièmement, j'aurais aimé que l'Ambassadeur de France, s'il n'avait pas la mémoire sélective, dise à ce Conseil, qu'en janvier 2021, les Forces françaises ont transformé une célébration de mariage en deuil national au Mali, à Bounty. J'aurais bien aimé, s'il n'avait pas la mémoire sélective, qu'il dise à ce Conseil les efforts qu'ils ont faits pour donner suite aux deux rapports qui ont été publiés, pour ne prendre que ces deux exemples », a déclaré Issa KONFOUROU. Avant de régler ses comptes avec l’Equateur. « J'ai entendu autour de cette table plusieurs interpellations, y compris de mon voisin de l'Equateur. Je voudrais dire ceci : le Mali a très peu de leçons, sinon pas du tout de leçons à recevoir d'un pays qui est également interpellé par rapport aux violations des droits de l'Homme. La liberté d'expression, la liberté de se réunir, les persécutions contre les journalistes, les persécutions contre les procureurs et les juges sont monnaie courante dans votre pays. N'ayons pas la mémoire sélective concernant les droits de l'Homme, ils sont valables pour nous tous. Je voudrais rassurer que nous restons déterminés à travailler avec vous à l'amélioration de la situation des droits de l'Homme, mais nous sommes opposés à la politisation et à la stigmatisation concernant cette question spécifique », a-t-il dit. Par ailleurs, il a attiré l’attention du Conseil de sécurité sur la requête faite par le Mali. « Le Gouvernement du Mali, par lettre en date du 1er mars 2023, a expressément demandé le changement de porte-plume sur tout dossier concernant le Mali devant le Conseil de sécurité, en raison de nombreux faits, documentés, dont la France s'est rendue coupable vis-à-vis de mon pays. Je sais pouvoir compter sur la sagesse du Conseil de sécurité pour donner une suite aux attentes du Mali et faciliter ainsi notre engagement, notamment lors des négociations sur le renouvellement du mandat de la MINUSMA, qui débuteront prochainement », a conclu Issa KONFOUROU.

Pour sa part, le représentant de la France, M. DE RIVIÈRE, a dit ne pas avoir l’intention de polémiquer avec son homologue du Mali, précisant toutefois que « tout ce qui est excessif est insignifiant ». Or, a-t-il dit, les propos tenus par le représentant malien à l’égard de la France sont « excessifs et donc insignifiants ». La France, a-t-il rappelé, est intervenue au Mali à la demande des autorités maliennes en 2013, alors que le pays faisait face à une offensive d’Al-Qaida, dont les forces progressaient vers la capitale et auraient pris le contrôle intégral du pays « à 48 heures près ». Il a ajouté qu’au début de 2013, « qu’on le veuille ou non », c’est l’armée française qui a sauvé l’indépendance du Mali. « Faute de l’intervention française, le pays serait tombé aux mains de ce groupe terroriste », a souligné le délégué, avant de rappeler que 50 soldats français sont tombés « pour la défense de l’intégrité, de la souveraineté et de la paix du Mali ». Quant aux faits évoqués par le représentant du Mali, il les a qualifiés d’inexacts, notamment ceux relatifs à un mariage dans le village de Bounty. Selon le représentant de la France, les premiers rapports de l’ONU sur cet incident étaient « malheureusement inexacts et infondés ». « Basons-nous sur des faits et attendons patiemment que le rapport de Moura sorte », a souligné le délégué, assurant que la France continuera à aider le Mali et sa population, qui souffrent et ont « probablement » besoin de démocratie.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>

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</item>

<item>
<title>Retour a l’ordre constitutionnel au Mali : Antonio Guterres presse les autorités de Transition</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/retour-a-lordre-constitutionnel-au-mali-antonio-guterres-presse-les-autorites-de-transition-3019087.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 16 Apr 2023 01:40:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans un rapport, le patron des Nations unies, Antonio Guterres a demandé aux autorités de la Transition "d’accélérer" la cadence pour rendre le pouvoir à des civils d’ici février 2024 comme elle s'y est engagée devant la communauté internationale.</em></strong>

Le report <em>sine die du référendum</em> sur la nouvelle Constitution qui devrait être le premier jalon d’une longue série d’élections jusqu’à l’hivernage 2024 suscite des inquiétudes tant au Mali que dans les grandes chancelleries occidentales. Pour beaucoup, les autorités maliennes de Transition essayent de gagner du temps pour s’éterniser au pouvoir.

En marge de l’examen du rapport trimestriel du secrétaire général des Nations unies sur le Mali par le Conseil de sécurité mercredi, le secrétaire général des Nations unies a relevé des "progrès" accomplis par Bamako comme la rédaction du projet de nouvelle Constitution et la création d'une Autorité de gestion indépendante des élections. Mais M. Guterres a noté un retard dans l'exécution de certaines activités essentielles pouvant conduire à un retour à l’ordre constitutionnel.

Dans ce rapport, le patron de l’ONU exhorte les autorités de Bamako d'accélérer le rythme pour rendre le pouvoir à des civils élus démocratiquement en février 2024 comme elles s'y sont engagées. <em>"A moins d'un an de la fin prévue de la Transition, il incombe aux autorités maliennes de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour accélérer ce processus de sorte que l'ordre constitutionnel soit rétabli dans les délais convenus"</em>, peut-on lire dans le rapport.

C’est ce jour-là que le Conseil de sécurité des Nations unies a examiné le rapport trimestriel du secrétaire général sur la situation au Mali. Avant, dans un mémorandum, les autorités maliennes ont apporté des éclaircissements sur certaines inquiétudes du secrétaire général de l’ONU et ont également fait part de leur désapprobation sur certaines allégations des violations de droits humains. La question des droits humains est l’un des sujets de discorde entre les Nations unies et les autorités du Mali.

<strong>Ousmane Mahamane</strong>

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</item>

<item>
<title>Violations de droits humains : le Mali recadre la France et l&amp;apos;Equateur</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/violations-de-droits-humains-le-mali-recadre-la-france-et-lequateur-3018872.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 14 Apr 2023 08:40:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Mali a recadré, mercredi, la France et l'Equateur qui l'accusent de violations des droits humains.</strong>

La France et l'Equateur ont dénoncé avec véhémence la situation des droits de l’Homme au Mali devant le conseil de sécurité de l'ONU.

« Nous devons être plus exigeants envers la Minusma. Le mandat est robuste et il faut le mettre en œuvre : protéger les civils, appuyer l’accord de paix, garantir l’accès humanitaire aux milliers de déplacés. Il n’est pas normal que nous ne soyons toujours pas informés sur le massacre de Moura, commis il y a plus d’un an avec, nous le savons, l’implication du groupe Wagner. Les responsables doivent être poursuivis », a déclaré Nicolas de Rivière, représentant permanent de la France auprès des Nations unies au Conseil de Sécurité.

« Le Mali se redressera avec force contre toute utilisation de la question de droits de l'Homme à des fins politiques ou de déstabilisation », a répliqué Issa Konfourou Représentant permanent de la République du Mali auprès des Nations Unies estimant que « le diplomate français a eu une mémoire sélective car il n’a parlé que du cas de Moura ».

Il a en outre rappelé que « plusieurs paragraphes du rapport de la commission d’enquête internationale sur le Mali, sont consacrés aux violations des droits de l’Homme sur les populations maliennes par les forces françaises ».

« Si l’ambassadeur de France n’a pas la mémoire sélective, qu’il dise à ce Conseil qu’en janvier 2021, les forces françaises ont transformé une célébration de mariage en deuil au Mali à Bounty. J’aurais aimé qu’il dise à ce Conseil les efforts qu’ils ont fait pour donner suite aux deux rapports qui ont été publiés à cet effet », a souligné le diplomate malien.

Nicolas de Rivière a qualifié ces faits d'inexacts, notamment ceux relatifs à un mariage dans le village de Bounty.

Le représentant de la France, a déclaré que les premiers rapports de l’ONU sur cet incident étaient « malheureusement inexacts et infondés ».

En outre, Hernán Pérez Loose ambassadeur de l'Équateur auprès des Nations unies, a exhorté le Gouvernement malien à traduire en justice les auteurs de violations graves et d’activités criminelles, d’où qu’ils viennent.

Le diplomate malien Issa Konforou a indiqué avoir entendu au cours de la réunion, plusieurs interpellations y compris celle du représentant de l’Equateur affirmant que le Mali n’a pas de leçon à recevoir d’un pays qui est régulièrement interpellé par rapport aux violations des droits de l’Homme.

Il a par ailleurs fait cas des restrictions de la liberté d’expression, de se réunir et des persécutions contre les journalistes par les procureurs et les juges en équateur avant de rassurer que le Mali souhaite travailler avec tout le monde à l’amélioration de la situation des droits de l’Homme.

En réponse, Pérez Loose a précisé qu’il n’avait pas tenté de « faire la leçon » au Gouvernement malien lors de son intervention, les droits humains n’étant selon lui « l’apanage d’aucun pays ». Aucun journaliste n’a été poursuivi en Équateur, a-t-il encore déclaré, ajoutant que « le Mali n’est peut-être pas au courant que le mandat du Président Correa s’est terminé il y a quatre ans » a-t-il défendu.

<strong>Source: https://www.aa.com.tr/fr</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>ONU. Le Mali rappelle à la France ses frappes sur les civils à Bounty</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/onu-le-mali-rappelle-a-la-france-ses-frappes-sur-les-civils-a-bounty-3018868.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 14 Apr 2023 07:30:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis le départ de ses soldats du Mali, Paris semble décidée à faire de la question des droits de l’Homme son cheval de bataille contre les autorités maliennes. De son côté, Bamako dénonce une « instrumentalisation » de la question. Accusé à l’ONU, mercredi dernier, le Mali s’est défendu. Mieux, l’ambassadeur Issa Konfourou a souhaité que la France se rappelle de Bounty.</strong>

<em>« L’Ambassadeur de France a une mémoire sélective »</em> sur la question des droits de l’homme au Mali, a déclaré Issa Konfourou, ambassadeur du Mali à l’ONU. Il s’est exprimé, ce mercredi 12 avril à New York, à l’occasion de l’examen par le Conseil de Sécurité du rapport du Secrétaire général des Nations Unies sur la situation au Mali. Selon Issa Konfourou, l’ambassadeur français « parle avec détermination » de la situation des droits de l'homme et souligne le cas de Moura.

Pourtant, a déclaré l’ambassadeur du Mali, le rapport de la Commission d'Enquête internationale sur le Mali avait consacré plusieurs paragraphes sur les violations des droits de l'Homme commises par les Forces françaises sur les populations maliennes. Issa Konfourou a rappelé qu’en janvier 2021, à Bounty, les Forces françaises ont transformé une célébration de mariage en deuil national au Mali. «J'aurais bien aimé, s'il n'avait pas la mémoire sélective, qu'il ait la même détermination à évoquer cela », plaide le diplomate malien auprès des membres du Conseil de sécurité.

Dans l’ambiance, l’Equateur qui avait emprunté les mêmes éléments de langage à la France a eu sa dose de « rappelle à l’ordre ». <em>« J'ai entendu autour de cette table plusieurs interpellations, y compris de mon voisin de l'Equateur. Je voudrais dire ceci : le Mali a très peu de leçons, sinon pas du tout de leçon à recevoir d'un pays qui est également interpellé par rapport aux violations des droits de l'Homme. La liberté d'expression, la liberté de se réunir, les persécutions contre les journalistes, les persécutions contre les procureurs et les juges sont monnaie courante dans votre pays »,</em> a attaqué Issa Konfourou sans langue de bois.

Rougi par la réaction de son homologue du Mali, et sans doute surpris d’entendre du Diop sans Diop, l’ambassadeur de France contre-attaque. « Tout ce qui excessif est insignifiant », dit-il pour souligner l’acharnement de Bamako contre Paris. A en croire le diplomate français, sans l’intervention française en 2013, on ne parlerait pas aujourd’hui de souveraineté du Mali. L’ambassadeur français souligne l’ingratitude du Mali de Bamako en rappelant que 50 soldats français ont donné leur vie pour le Mali et pour « rien d'autre ».

<strong>Mamadou TOGOLA/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Conseil de sécurité des Nations unies : L’Ambassadeur Issa Konfourou met en lumière les progrès de la Transition</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/conseil-de-securite-des-nations-unies-lambassadeur-issa-konfourou-met-en-lumiere-les-progres-de-la-transition-3018786.html</link>
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<pubDate>Thu, 13 Apr 2023 09:32:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Conseil de sécurité des Nations unies s’est réuni hier à New York pour l’examen du dernier rapport du secrétaire général sur la situation dans notre pays. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, s’est fait représenter par le représentant permanent du Mali à l’ONU, Issa Konfourou. Lequel a fait de nombreuses remarques sur le document.

Au cours de la réunion, plusieurs questions ont été évoquées, entre autres, les droits de l’Homme, les restrictions de déplacement de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) par les autorités maliennes, son avenir, l’expulsion de son directeur de division des droits de l’Homme, le lancement de la stratégie de stabilisation du Centre.

La représentante de l’Albanie a salué les efforts fournis par les autorités maliennes. Celui de la Chine a appelé à soutenir notre pays dans ses efforts de lutte contre le terrorisme. L’ambassadeur de l’Équateur auprès de l’ONU a appelé nos autorités à organiser les élections pour le retour à l’ordre constitutionnel et insisté sur le respect des droits de l’Homme.

Le représentant de la Russie a, lui, indiqué que le report du référendum par les autorités maliennes est motivé par des causes objectives. Selon lui, la première priorité est de restaurer la sécurité dans le pays. Il prévient que sans normalisation de la situation au Mali, il sera impossible d’instaurer la sécurité dans le Sahel. D’après lui, pour que la Minusma puisse mener à bien sa mission, elle doit s’en tenir rigoureusement à son mandat et travailler étroitement avec les autorités maliennes.

Prenant la parole, l’ambassadeur Issa Konfourou a fait savoir que les observations détaillées du gouvernement figurent dans le Mémorandum communiqué au Conseil de sécurité. Toutefois, il a fait quelques remarques sur les questions évoquées dans le rapport et les commentaires faits lors des différentes interventions.

Au plan politique, le diplomate malien s’est dit heureux de constater que le secrétaire général reconnait les immenses progrès enregistrés dans ce domaine.

Selon lui, le gouvernement s’attèle, dans le cadre d’un processus transparent et inclusif, à la mise en œuvre des réformes politiques, institutionnelles et électorales nécessaires à la refondation du Mali.

À cet égard, dira-t-il, le président de la Transition a validé, le 16 mars, puis présenté aux forces vives de la nation, le projet finalisé de la nouvelle Constitution. Selon lui, le referendum prévu à cet effet a été différé en vue d’introduire la carte nationale d’identité biométrique sécurisée pour prévenir les risques de fraude, créer les conditions pour la participation effective de tous les citoyens aux consultations électorales. Mais aussi réduire le temps nécessaire à l’opérationnalisation des démembrements de l’Autorité indépendante de gestion des élections (Aige) afin de respecter le délai de la Transition.

<strong>ENGAGEMENT DU GOUVERNEMENT</strong>- Concernant l’Accord pour la paix et la réconciliation, le diplomate qui évoque quelques difficultés liées à la décision unilatérale de la CMA et de la Plateforme de suspendre leur participation aux mécanismes de suivi, a fait part de l’engagement du gouvernement à poursuivre sa mise en œuvre efficiente et intelligente avec les mouvements de l’inclusivité en attendant que les autres frères les rejoignent dans le processus de paix.

Issa Konfourou a fait savoir qu’à ce jour, 2.750 ex-combattants ont été réintégrés dans les Forces de défense et de sécurité nationales. Une autre avancée qu’il a soulignée est l’adoption par le conseil des ministres le 1er mars dernier, des textes relatifs à la création de l’Autorité de gestion des réparations en faveur des victimes des crises depuis 1960.

Au plan sécuritaire, l’ambassadeur Konfourou a soutenu que les Forces armées et de sécurité poursuivent leurs offensives contre les organisations terroristes et des résultats très encourageants ont été obtenus. Plusieurs dizaines de terroristes ont été neutralisés, leurs sanctuaires détruits et de grandes quantités de matériels de guerre saisies ou détruites.

Aussi, durant la période sous examen, plusieurs dizaines de terroristes ont été interpellés et mis à la disposition de la justice, parallèlement à la reddition volontaire de nombreux terroristes dans les régions du Centre. Issa Konkourou a précisé que ces opérations sont menées dans le strict respect des droits de l’Homme et du droit international humanitaire, conformément à nos valeurs humanistes ancestrales et par devoir envers nos populations.

Une autre avancée que le diplomate malien a citée est la création de la direction nationale des droits de l’Homme. Il a aussi informé que le gouvernement travaille à lutter contre l’impunité, comme en atteste la condamnation par la Cour d’assises de Bamako, le 24 janvier dernier, d’une personne reconnue coupable d’une attaque ayant coûté la vie à 5 casques bleus et une personne civile, le 22 janvier 2019.

«Je puis vous assurer que le gouvernement continuera d’œuvrer inlassablement pour la protection et la promotion des droits de l’Homme ainsi que le respect du droit international humanitaire sur notre territoire », a assuré Issa Konfourou. Avant de marteler que le Mali se dressera avec la même énergie contre toute utilisation de la question à des fins politiques ou de déstabilisation.

Sur les défis opérationnels de la Minusma, il dira que contrairement à ce qui est véhiculé, il n’existe aucune volonté de restriction des mouvements de la Mission. Seulement, les demandes de mouvements non autorisées ne respectaient pas la procédure convenue entre les deux parties. Issa Konfourou a rappelé que le gouvernement, par lettre en date du 1er mars 2023, a expressément demandé le changement de porte-plume sur tout dossier concernant le Mali devant le Conseil de sécurité, en raison de nombreux faits documentés dont la France s’est rendue coupable vis-à-vis de notre pays.

Enfin, il a invité les partenaires à faire montre d’une plus grande compréhension et d’accompagnement des choix souverains du peuple malien et de son gouvernement, qui restent disposés à coopérer avec tous ceux qui le souhaitent, sous réserve du respect des principes qui guident l’action extérieure du Mali.

************

<strong>ÉCHANGE TENDU SUR LES DROITS DE L’HOMME</strong>

Au cours de leurs interventions, les représentants de la France et de l’équateur ont dénoncé avec véhémence la situation des droits de l’Homme dans notre pays. En réponse, Issa Konfourou dira que le diplomate français a eu une mémoire sélective car il n’a parlé spécifiquement que du cas de Mourra. Dans le rapport de la commission d’enquête internationale sur le Mali, a-t-il fait remarquer, plusieurs paragraphes sont consacrés aux violations des droits de l’Homme sur les populations maliennes par les forces françaises. Des accusations que le représentant de la France s’est gardé de commenter.

« Si l’ambassadeur de France n’a pas la mémoire sélective, qu’il dise à ce Conseil qu’en janvier 2021, les forces françaises ont transformé une célébration de mariage en deuil au Mali à Bounty. J’aurais aimé qu’il dise à ce Conseil les efforts qu’ils ont fait pour donner suite aux deux rapports qui ont été publiés à cet effet», a martelé le diplomate malien.

Issa Konforou a indiqué ensuite avoir entendu au cours de la réunion, plusieurs interpellations y compris celle du représentant de l’équateur. Il a souligné que Mali n’a pas de leçon à recevoir d’un pays qui est régulièrement interpellé par rapport aux violations des droits de l’Homme. à ce propos, l’ambassadeur Konfourou a fait cas des restrictions de la liberté d’expression, de se réunir, et des persécutions contre les journalistes par les procureurs et les juges en équateur.

«N’ayons pas la mémoire sélective concernant les droits de l’Homme qui sont valables pour nous tous», a insisté Issa Konfourou, qui a tenu à rassurer que le Mali souhaite travailler avec tout le monde à l’amélioration de la situation des droits de l’Homme, mais il est opposé à la politisation et à la stigmatisation concernant cette question spécifique.

<strong>Dieudonné DIAMA</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Retour à l’ordre constitutionnel : l’ONU presse,  le gouvernement malien rassure</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/retour-a-lordre-constitutionnel-lonu-presse-le-gouvernement-malien-rassure-3018782.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 13 Apr 2023 02:14:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans son dernier  rapport trimestriel publié  par l’Organisation des Nations Unies sur le Mali,  son Secrétaire général,  Antonio Guterres,  presse les autorités de la transition malienne à accélérer le  processus de retour à l’ordre constitutionnel</em></strong>.

L’organisation des Nations-Unies relève des progrès vers un retour à l’ordre constitutionnel au Mali. Ces progrès relevés par le rapport trimestriel des Nations-Unies n’empêchent pas Antonio Guterres de presser les autorités  de transition  à accélérer le processus  pour un retour  d’un régime issu des élections. Le diplomate onusien note du retard dans l’exécution de certaines activités essentielles permettant le retour des civils au pouvoir. Parmi ces activités, le report de l’organisation du référendum constitutionnel et le retard accusé dans l’installation des coordinations de l’Autorité Indépendante de gestion des élections à l’intérieur du pays, dans les ambassades et dans les consulats du Mali à l’étranger. « A moins d’un an de la fin prévue de la transition, il incombe aux autorités maliennes de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour accélérer ce processus de sorte que l’ordre constitutionnel soit rétabli dans les délais convenus. », a-t-il exhorté.

Dans un mémorandum, le gouvernement malien rétorque et rassure  les Nations-Unies  de son intention d’aller aux élections. Pour le gouvernement malien, les inquiétudes évoquées par le secrétaire général des Nations-Unies concernent l’opposition des organisations et acteurs politiques ainsi que le retrait de la coordination des mouvements de l’Azawad à l’adoption de la nouvelle Constitution. Le gouvernement indique que le processus de réformes politiques s’est inscrit dans une démarche participative. C’est pourquoi, explique le mémorandum, le gouvernement poursuivra avec  efforts  auprès des acteurs et les parties prenantes concernées  pour parvenir  à un large consensus autour de la Nouvelle Constitution. Le gouvernement se défend de toute répression contre les opposants.  « Cet exercice demeure respectueux de la liberté d'opinion et d'expression permettant aux acteurs politiques et aux membres de la société civile de s'exprimer, sans aucune forme de restriction, sur le projet de nouvelle Constitution. Cela constitue un signe de vitalité de la liberté d'expression au Mali contrairement à certaines allégations », a souligné le gouvernement malien, rassurant que «  <em>la mise en œuvre diligente du chronogramme de la transition demeure une priorité des autorités maliennes</em> ».

Le gouvernement justifie la bonne foi des  Autorités de la Transition par leur engagement  à poursuivre les avancées politiques. Lesquelles se sont manifestées, selon le mémorandum,  par l'adoption par le Conseil national de la Transition (CNT), des textes portant révision de la loi électorale, sur l'introduction de la carte nationale d'identité biométrique sécurisée pour prévenir la fraude électorale, la réduction du temps de mise en place des démembrements de l'AlGE. Toujours, les autorités maliennes rassurent que la mise en œuvre des réformes politiques et institutionnelles se poursuivra dans le cadre du renforcement de la concertation et du dialogue avec la CEDEAO et  de l’Union africaine en vue du retour à un ordre constitutionnel apaisé et sécurisé dans le délai convenu.

<strong> Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale au secrétaire général de l’ONU : Le Gouvernement réitère son appel aux parties signataires de l&amp;apos;Accord…</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/le-ministre-des-affaires-etrangeres-et-de-la-cooperation-internationale-au-secretaire-general-de-lonu-le-gouvernement-reitere-son-appel-aux-parties-signataires-de-laccord-3018776.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 13 Apr 2023 01:35:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans un mémorandum, le gouvernement réagit au dernier rapport trimestriel couvrant la période  de janvier à mars 2023 du secrétaire général des Nations unies sur la situation au Mali. Occasion pour le </strong><strong>ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale de déplorer, au nom du g</strong><strong>ouvernement</strong><strong>, </strong><strong>la suspension de la participation des mouvements signataires aux mécanismes de suivi de l'Accord.</strong><strong> A cet égard, le gouvernement réitère aux partis signataires de l’Accord pour qu’ils rejoignent le processus. Voici l’intégralité du mémorandum. </strong>

Le Gouvernement de la République du Mali a pris connaissance du rapport trimestriel du Secrétaire général sur la situation au Mali, couvrant la période de janvier à mars 2023, conformément aux dispositions de la résolution 2640 (2022) portant mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA).

En observation d'ordre général, le Gouvernement du Mali note que le Secrétaire général fait état dans le rapport d'événements factuels notamment sur la situation sociopolitique du pays, la mise en œuvre de l'Accord, la situation sécuritaire, la situation des droits de l'homme et humanitaire et les défis opérationnels de la MINUSMA.

Ainsi, les progrès salués par le Secrétaire général au titre des réformes politiques et institutionnelles, y compris dans la mise en œuvre du chronogramme de la transition, ont été obtenus à travers l'engagement du Gouvernement qui conduit de manière participative et inclusive l'ensemble du processus des réformes afin de parvenir à un plus large consensus possible autour des questions clés de la transition.

Parallèlement, les opérations en cours de sécurisation des personnes et de leurs biens et de stabilisation du territoire national, menées par les Forces de défense et de sécurité du Mali (FDSM) dans le strict respect des droits de l'homme et du droit international humanitaire, contribueront à renforcer les acquis des dividendes de la paix en faveur des populations.

<strong>De manière spécifique, le rapport appelle les observations ci-après de la part du Gouvernement :</strong>

<strong>Au plan politique </strong>

Le Gouvernement du Mali salue la reconnaissance par le Secrétaire général des avancées dans le processus des réformes politiques et institutionnelles, notamment la validation le 16 mars 2023 du projet de Constitution et sa présentation, par Son Excellence Le Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l'Etat, le 20 mars courant, aux forces vives de la nation comprenant des représentants des partis politiques, de la société civile, des mouvements signataires de I ‘Accord et des chefs religieux et traditionnels.

Face aux inquiétudes évoquées par le Secrétaire général concernant l'opposition d'organisations et acteurs maliens à la réforme constitutionnelle ainsi que le retrait de la CMA du processus d'adoption de la nouvelle Constitution, le Gouvernement du Mali rappelle que le processus de réforme politique s'est inscrit, de sa conception à sa mise en œuvre, dans une démarche participative et inclusive, conformément aux directives du Chef de l’Etat, et, sous son leadership, le Gouvernement poursuivra les efforts auprès des acteurs et parties prenantes
<table>
<tbody>
<tr>
<td width="64"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
concernées, afin de parvenir à un large consensus autour de la nouvelle Constitution rassemblant les maliens et apportant une solution durable à l'instabilité politique et institutionnelle dans le pays.

Il convient à cet égard de souligner que cet exercice demeure respectueux de la liberté d'opinion et d'expression permettant aux acteurs politiques et aux membres de la société civile de s'exprimer, sans aucune forme de restriction, sur le projet de nouvelle Constitution. Cela constitue un signe de vitalité de la liberté d'expression au Mali contrairement à certaines allégations.

Comme souligné dans le rapport, la mise en œuvre diligente du chronogramme de la transition demeure une priorité des autorités maliennes. Ainsi, le report annoncé du référendum constitutionnel, initialement prévu le 19 mars 2023, participe de la volonté du Gouvernement de prendre les mesures nécessaires en vue d'une bonne organisation dudit référendum à travers la pleine opérationnalisation de l'Autorité Indépendante de Gestion des Elections (AIGE), y compris la mise en place de ses sections régionales et la vulgarisation du projet de Constitution.

L'engagement des Autorités de la Transition à poursuivre les avancées politiques dans la conduite de la Transition s'est manifestée en outre par l'adoption par le Conseil national de la Transition (CNT), des textes portant révision de la loi électorale, dont les amendements visent notamment la participation effective de tous les citoyens maliens aux consultations électorales, l'introduction de la carte nationale d'identité biométrique sécurisée pour prévenir la fraude électorale, la réduction du temps de mise en place des démembrements de l'AIGE, qui est passé de 6 mois, à trois au plus, en vue de respecter le délai de la Transition.

La mise en œuvre des réformes politiques et institutionnelles se poursuivra dans le cadre du renforcement de la concertation et du dialogue avec la CEDEAO et l’Union africaine en vue du retour à un ordre constitutionnel apaisé et sécurisé dans le délai convenu.

<strong> Sur la mise en œuvre de l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d'Alger :</strong>

Tout comme le Secrétaire général, le Gouvernement du Mali déplore la suspension de la participation des mouvements signataires aux mécanismes de suivi de l'Accord et, à cet égard, a pris des mesures résolues pour avancer dans la mise en œuvre de l’Accord. Le Gouvernement a notamment adopté, le 29 mars 2023, deux projets de décret pour un meilleur fonctionnement des structures essentielles au mécanisme de suivi de l’Accord, à savoir la Commission nationale de Désarmement-Démobilisation-Réinsertion et la Commission nationale d'Intégration.

Le Gouvernement a également saisi la médiation internationale, y compris par lettre officielle en date du 24 février 2023, adressée à l'Algérie, en sa qualité de chef de file de la Médiation internationale et que le Mali remercie au passage pour ses efforts constants. Par cette correspondance, le Gouvernement appelait la médiation à jouer pleinement son rôle notamment en dénonçant les violations.

Le Gouvernement du Mali réitère son appel pour la tenue sur le territoire national d'une session ministérielle du Comité de Suivi de l’Accord et salue la reconnaissance par le Secrétaire général, de la prise en charge de dispositions de l'Accord dans le projet de

Constitution, qui, à titre de rappel, est la matérialisation des attentes largement exprimées par les Maliennes et les Maliens lors des Assises nationales de la Refondation.

L'engagement du Gouvernement pour la mise en œuvre de l'Accord s'est traduit, en outre, par la poursuite des travaux entre la Commission nationale DDR et la MINUSMA qui a, entre autres ,permis l'identification et le cantonnement de 900 femmes associées aux groupes armés dans les régions de Gao, Kidal, Ménaka et Tombouctou.

En dépit du retard accusé dans le processus DDR et le plan d'action 2022-2024, on enregistre à ce jour, 2 750 ex-combattants réintégrés au sein des forces de défense et de sécurité nationales.

Parallèlement, l'opérationnalisation du Fonds pour le développement durable (FDD) s'est poursuivie à travers plusieurs initiatives visant le financement des projets et programmes retenus à cet effet. La stratégie élaborée dans le cadre de la Zone de développement du Nord sert de référence pour la prise en charge des questions liées au développement des régions concernées.

Par ailleurs, les textes de création et d'organisation de la structure de gestion des réparations en faveur des victimes viennent d'être adoptés en Conseil des Ministres le mercredi 1t mars 2023, suite au dépôt du rapport final en fin 2022 de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation. Ceux relatifs au Centre pour la Promotion de la Paix et de l’Unité suivent le circuit d'adoption.

<strong> Au plan sécuritaire :</strong>

Le Secrétaire général reste préoccupé par la situation « sécuritaire volatile » dans le pays, particulièrement dans les régions de Ménaka et Gao, marquée par les activités criminelles des groupes terroristes le JNIM et I'EIGS contre les populations civiles et les FDSM.

Bien qu'il indique que « les Forces armées maliennes ont maintenu la cadence » en dépit des attaques dirigées contre elles par les groupes terroristes, comme les précédents, le présent rapport ne donne aucune indication sur les résultats encourageants et les progrès réalisés dans le cadre de la sécurisation du territoire et la protection des civils à travers le plan «MALIKO» et l'opération « Keletigui». Ces offensives menées durant la période sous examen ont favorisé l'amélioration de la situation sécuritaire à travers des escortes des transports en commun et patrouilles des FDSM sur les théâtres des opérations ainsi que la sécurisation des activités agro-pastorales dans les localités du Centre (Ségou et Mopti). Les grands chantiers de développement, à l'instar des routes Gomacoura-Léré et Nara-Mourdiah-Kwala sont davantage sécurisés. La réduction des conflits intercommunautaires alimentés par les groupes armés terroristes et la restitution de milliers de bétails aux autorités administratives et locales au profit de leurs propriétaires constituent également des critères de progrès réalisés dans la sécurisation du territoire, tout comme le soutien accru aux activités humanitaires, à l'image du transport aérien des personnes, des vivres, des produits pharmaceutiques et de l'assistance médicale.

Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, on enregistre, pour la période sous examen, la neutralisation de centaines de terroristes ; l'interpellation et la mise à la disposition de la justice d'une soixantaine de terroristes; la destruction des sanctuaires terroristes notamment

dans la forêt de Ouagadou, dans la zone du Liptako Gourma, et les refuges dans le Delta Central ; la levée du blocus terroriste sur certaines localités, y compris à Songho, Marébougou et Farabougou ; la libération de localités de l'emprise terroriste notamment Ségindara,Tessit, Lelehoye, Tin Hama et Mondoro ; et la reddition volontaire de nombreux terroristes dans les régions de Douentza et Mopti.

<strong>Concernant la situation au Centre du pays</strong>, le Premier ministre, Docteur Choguel Kokalla MAIGA, a effectivement procédé au lancement officiel, le 17 mars 2023 à Mopti, de la Stratégie de stabilisation des régions du Centre qui ambitionne de faire du centre, une zone stable et prospère où les communautés sont réconciliées et vivent en harmonie entre elles-mêmes.

L'engagement du Gouvernement s'est traduit par la mobilisation, au niveau interne, de 205,5 milliards, représentant 25% du montant global pour la mise en œuvre de la Stratégie dans le cadre du plan d'action triennal (2022-2024). Le Mali manifeste ainsi, une nouvelle fois, son leadership en prenant toute sa part dans cette œuvre de sécurité nationale, régionale et internationale, à hauteur de ses moyens. Le gap de financement appelle un soutien international.

Comme indiqué par le Secrétaire général, la Stratégie enregistre déjà des résultats encourageants dans la mise en œuvre, notamment dans les régions de Mopti, San et Bandiagara.

S'agissant du rétablissement de l'autorité de l’Etat, le Gouvernement salue le fait que le Secrétaire général reconnaisse une augmentation de la présence de l'Etat durant la période sous examen.

<strong>Sur la situation des Droits de l'Homme :</strong>

Le rapport allègue que la MINUSMA a documenté et vérifié 224 cas de violations des droits de l'homme comprenant des meurtres (82 hommes, 5 femmes, 8 enfants), des blessés (38 hommes, 19 femmes et 30 enfants), des enlèvements ou disparitions (42 tous des hommes).

Il précise également que les groupes extrémistes violents et terroristes sont les principaux auteurs de violence contre les civils.

Concernant les cas imputés par le rapport aux FDSM, le Gouvernement déplore, une nouvelle fois, que le Secrétaire général ne fournisse aucun détail sur les lieux, les dates et les victimes alléguées de ces incidents, afin de permettre, à minima, de corroborer ces graves accusations ou, de manière impartiale, d'offrir aux Forces maliennes mises en cause, la possibilité de mener les enquêtes nécessaires.

Le Gouvernement regrette profondément cette démarche qui ne prend pas les précautions formelles et substantielles indispensables à la crédibilité d'allégations sérieuses qui, de par leur caractère répétitif et omettant constamment de fournir les éléments d'appréciation indispensables à un examen objectif des faits allégués, interrogent sur la motivation réelle des accusations, à ce stade, sans aucun fondement.

Pour rappel, les forces maliennes sont bien outillées en matière de Droits de l'Homme et des Droit international humanitaire. Ces notions sont enseignées aux recrues depuis la
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<tbody>
<tr>
<td width="64"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
Formation Commune de Base et approfondies lors de toutes les sessions de formations et exercices de pré-déploiement sur les théâtres d'opérations. Dans la dynamique de faire observer ces principes sur le théâtre des opérations, un détachement prévôtal est systématiquement désigné auprès de chaque groupement tactique, sous le contrôle d'un magistrat militaire (ou Conseiller juridique) désigné à cet effet.

Au paragraphe 50 de son rapport, le Secrétaire général indique que des violations des droits humains ont été documentées au cours des opérations militaires conduites par les FAMA, y compris avec l'appui du personnel de sécurité étranger et des chasseurs traditionnels «Dozo».

Cette allégation sans fondement est totalement contraire à la position que le Secrétaire général a exprimée à l'occasion de son entretien avec le Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali en janvier 2023 à New York et réitérée lors de sa rencontre avec le Premier ministre du Mali, en mars 2023 à Doha (Qatar). En effet, au cours de ces rencontres, le Secrétaire général a clairement souligné que les relations entre le Mali et ses partenaires ne concernent pas l'Organisation des Nations Unies, car relevant du choix souverain de partenariat de chaque Etat membre. Il convient de rappeler que la République du Mali a des relations anciennes d'amitié et de coopération d'Etat à Etat avec la Fédération de Russie. Il y a lieu également de noter que les forces de défense et de sécurité maliennes opèrent de manière autonome et ne conduisent d'opération conjointe ni avec une compagnie de sécurité privée ni avec des forces non étatiques. Le manque de cohérence de cette allégation avec la position du Secrétaire général amène à s'interroger si le rapport provient véritablement de ce dernier.

Dans le domaine de la lutte contre l'impunité, la période sous examen a été marquée par la tenue régulière des audiences correctionnelles et criminelles des juridictions militaires. La condamnation, le 24 janvier dernier, par la Cour d'assises de Bamako, d'une personne reconnue coupable de l'attaque perpétrée contre des Forces de la MINUSMA le 22 février 2019, illustre, si besoin en était, l'engagement des autorités maliennes à traduire devant la justice les auteurs de crimes à l'encontre de la Force onusienne au Mali. Pour ce dossier comme pour d'autres, il est utile de noter que le temps de la justice diffère du temps médiatique et que le traitement professionnel des dossiers nécessite la sérénité et le temps appropriés.

Le Mali reste engagé à pleinement assumer sa responsabilité en ce qui concerne la protection des droits de l'homme, particulièrement en ce qui concerne ses propres populations. A cet effet, le cadre institutionnel s'est enrichi de la création, le 1er février dernier, de la Direction nationale des droits de l'Homme. Cette Direction a, entre autres, vocation à coordonner les politiques publiques des droits de l'homme et à veiller à la mise en place des mesures de prévention des violations et abus des droits de l'homme. Elle complète le dispositif national en la matière, aux côtés de la Commission nationale des droits de l'homme, dont il convient de reconnaitre, l'admission récente au Statut «A», gage de son professionnalisme et de son indépendance.

Au plan humanitaire, le Gouvernement poursuit des actions et programmes en vue d'offrir aux populations affectées un meilleur cadre de vie, notamment à travers la fourniture de services sociaux de base, conformément à la Politique nationale d'Action Humanitaire.

Le Gouvernement reste également convaincu que l'amélioration de la situation humanitaire est liée à la stabilisation du territoire à travers les opérations menées par les

FDSM qui ont favorisé également la réouverture des centaines d'écoles fermées pour raison d'insécurité dans les régions du Nord et du Centre.

<strong>De janvier à mars 2023</strong>, on enregistre le retour volontaire de milliers de déplacés internes et de réfugiés maliens dans leur localité d'origine et la reprise des activités agricoles.

Sur la question des défis opérationnels de la MINUSMA, le Secrétaire général continue de déplorer « les restrictions » imposées par les autorités maliennes au mouvement de la Mission.

Le Gouvernement note que durant la période sous examen, les demandes de mouvements de la MINUSMA sont satisfaites à plus de 75%. Contrairement à ce qui est véhiculé et qualifié de «restrictions des mouvements de la MINUSMA », les demandes de mouvements de la Mission non autorisées ne constituent pas des entraves à la liberté de mouvement de la Mission, dans la mesure où celles-ci ne respectaient pas la procédure convenue entre les deux parties. Le Gouvernement réitère ainsi son appel à la MINUSMA à se conformer aux conclusions des réunions du 15 novembre 2022 et du 18 janvier 2023.

<strong>Conclusion:</strong>

Le Gouvernement du Mali reste engagé et disponible pour la mise en œuvre diligente de l'Accord de paix qui demeure le cadre viable pour ramener la paix et la stabilité dans le pays et contribuer de manière croissante à faciliter le retour de l'Administration, la fourniture des services sociaux de base et le retour dans la sécurité et la dignité des déplacés internes et des réfugiés dans leur localité d'origine.

A cet égard, le Gouvernement réitère son appel aux parties signataires de l'Accord à rejoindre les travaux du CSA facilitant la poursuite du dialogue entre parties maliennes et de parvenir de manière consensuelle à la résolution des difficultés qui jalonnent le processus de paix.

Enfin, dans la perspective du renouvellement du mandat de la MINUSMA en juin prochain, bien que le rapport sur l'examen interne de la MINUSMA ne prend pas en compte les attentes, plusieurs fois exprimées, le Gouvernement reste ouvert au dialogue sur cette question spécifique.

<strong>Koulouba, 10 avril 2023</strong>
<table>
<tbody>
<tr>
<td width="391"></td>
</tr>
<tr>
<td></td>
<td width="62">
<table width="100%">
<tbody>
<tr>
<td>6</td>
</tr>
</tbody>
</table>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : Guterres appelle au respect du calendrier électoral</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-guterres-appelle-au-respect-du-calendrier-electoral-3018763.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 12 Apr 2023 15:11:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>- Suite à un retard constaté dans la mise en œuvre de la transition.</strong>

Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres a exhorté les autorités maliennes à œuvrer au respect des délais convenus pour un transfert du pouvoir à des autorités civiles.

C'est ce qui ressort du rapport du secrétaire général de l'ONU sur la situation au Mali du 1er janvier au 30 mars 2023 et qui sera présenté, mercredi, devant le Conseil de sécurité.

Antonio Guterres constate du retard dans l’exécution de certaines activités essentielles, notamment l’installation des antennes locales (coordinations) de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) et le processus du référendum constitutionnel.

« À moins d’un an de la fin prévue de la transition, il incombe aux autorités maliennes de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour accélérer ce processus de sorte que l’ordre constitutionnel soit rétabli dans les délais convenus », suggère Guterres.

Le rapport trimestriel du Secrétaire général de l'ONU précise que « l’année 2023 sera décisive pour le Mali, plusieurs élections étant prévues dans le cadre du rétablissement de l’ordre constitutionnel au premier trimestre de 2024. Ce processus doit être mené à bien dans les délais fixés car il contribuera à poser les fondements d’une gouvernance démocratique conformément aux engagements internationaux pris par le Mali ».

Selon lui, « il permettra également de poursuivre les réformes en cours visant à s’attaquer aux profondes difficultés auxquelles le pays doit faire face et créera un environnement plus propice à la mobilisation de l’appui international requis afin que la stabilisation s’inscrive dans la durée ».

Pour sa part, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a indiqué dans un mémorandum que « la mise en œuvre diligente du chronogramme de la transition demeure une priorité des autorités maliennes. Ainsi, le report annoncé du référendum constitutionnel, initialement prévu le 19 mars 2023, participe de la volonté du Gouvernement de prendre les mesures nécessaires en vue d’une bonne organisation dudit référendum à travers la pleine opérationnalisation de l'Autorité Indépendante de Gestion des Elections (AIGE), y compris la mise en place de ses sections régionales et la vulgarisation du projet de Constitution ».

En outre, Diop réaffirme que « l’engagement des Autorités de la Transition à poursuivre les avancées politiques dans la conduite de la Transition s’est manifestée en outre par l’adoption par le Conseil national de la Transition (CNT), des textes portant révision de la loi électorale, dont les amendements visent notamment la participation effective de tous les citoyens maliens aux consultations électorales, l’introduction de la carte nationale d’identité biométrique sécurisée pour prévenir la fraude électorale, la réduction du temps de mise en place des démembrements de l’AIGE, qui est passé de 6 mois, à trois au plus, en vue de respecter le délai de la Transition ».

Le 18 août 2020, un coup d'État est intervenu, mené par le colonel Assimi Goïta, après de nombreuses manifestations organisées par le Mouvement du 5 juin - Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP). Bah N’Daw, colonel à la retraite et ancien ministre de la Défense est désigné président de la transition, alors que le Colonel Assimi Goïta, meneur du coup d'Etat est désigné vice-président chargé des questions de défense et de sécurité.

Un changement de gouvernement a conduit à un second coup d’Etat dit aussi « coup de force », le 25 mai 2021, le colonel Assimi Goïta déposa Bah N’Daw président de la Transition et prit la tête de la présidence.

<strong>Source: https://www.aa.com.tr/fr/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Plainte contre la France au Conseil de sécurité :   La Russie convoquera&#45;t&#45;elle la réunion d’urgence tant attendue par le Mali ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/plainte-contre-la-france-au-conseil-de-securite-la-russie-convoquera-t-elle-la-reunion-durgence-tant-attendue-par-le-mali-3017981.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 05 Apr 2023 12:41:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis le 1er avril la présidence tournante du Conseil de sécurité, l’organe exécutif de l’ONU, est assuré par la Russie, un rôle qui tourne mensuellement entre les 15 membres de cette institution. Cependant, la Russie convoquera-t-elle la réunion d’urgence tant attendue par le Mali pour que la plainte déposée par les autorités maliennes l’année dernière soit débattue ? C’est le souhait ardent de certains Maliens.</em></strong>

La plainte que le Mali a déposée en août dernier contre la France devant le Conseil de sécurité des Nations unies accusant Paris de violer son espace aérien, de renseigner et d’armer les groupes armés terroristes contre lui est toujours actualité. Les autorités maliennes réclament toujours la tenue d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité pour présenter les preuves, qu’elles affirment détenir, du soutien apporté par la France aux terroristes lors de l’attaque de Tessit.

Après la présidence tournante de la Chine en août dernier, le Mali mise cette fois-ci sur la Russie, son allié historique pour convoquer cette réunion d’urgence. La question qui se pose la Russie la convoquera-t-elle ? En tout cas c’est le souhait ardent de certains Maliens. Mais cette fois ci aussi cette réunion d’urgence n’a aucune chance d’aboutir parce que dans les textes qui régissent l’ONU en l’occurrence le Conseil de sécurité qui est l’instance suprême, cette tâche revient aux quinze membres du Conseil de sécurité sur le plan procédural. Et d’ores et déjà les 3 poids lourds du Conseil de sécurité qui détiennent le droit de véto à savoir les Etats-Unis, la Grande Bretagne et la France ne sont pas favorables même au moment où la Chine présidait au mois août dernier.

Si certains Maliens se réjouissent que la Russie soit à tête du Conseil de sécurité de l’ONU pour ce mois d’avril, à échelle internationale on dénonce la faillite complète de l’ONU et beaucoup se demandent pourquoi la Russie préside en ce mois avril le Conseil de sécurité alors que l’invasion de cette dernière bat son plein en Ukraine ?

En fouillant dans les règlements des Nations unies, l’évènement était prévu dans le calendrier de l’ONU. La présidence du Conseil est assurée par chacun des 15 membres à tour de rôle pendant un mois. La rotation s’effectue dans l’ordre alphabétique des noms officiels des Etats membres en anglais. Cette règle de rotation existe depuis la création de l’organisme en 1946, et le président du Conseil est considéré comme son porte-parole.

La nation qui le préside a pour tâche de coordonner les actions du Conseil de sécurité. Elle établit un ordre du jour et tranche les différends politiques, agissant parfois en tant que diplomate ou intermédiaire entre des groupes en conflit. Le président du CS est autorisé à appeler les parties en conflit à "faire preuve de retenue".

<strong>Ousmane Mahamane</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Conseil de sécurité de l&amp;apos;Onu: comment fonctionne sa présidence tournante et qui veut la réformer</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/conseil-de-securite-de-lonu-comment-fonctionne-sa-presidence-tournante-et-qui-veut-la-reformer-3017460.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 01 Apr 2023 11:02:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="article__header">
<div class="article__announce-text"><strong>Le 1er avril débute la présidence tournante mensuelle de Moscou au Conseil de sécurité de l'Onu. À cette occasion, Sputnik explique comment fonctionne cet organe et quelles sont les réformes à prévoir. La Russie soutient l'idée de Washington de l'élargir, mais rejette celle de restreindre le droit de veto des membres permanents.</strong></div>
</div>
<div class="article__body">
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">La Russie <a href="https://fr.sputniknews.africa/20230401/la-russie-prend-la-releve-a-la-tete-du-conseil-de-securite-de-lonu-1058375017.html" target="_blank" rel="noopener">assure depuis le 1er avril</a> la présidence tournante du Conseil de sécurité de l'Onu, un rôle qui alterne mensuellement entre les 15 membres de cette institution. Cette présidence survient au milieu de spéculations sur la nécessité de réformer le Conseil. Quelles sont les bases de la présidence tournante et qui insiste sur sa réforme?</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="h3">
<h3 class="article__h2">Qu'est-ce que le Conseil de sécurité de l'Onu?</h3>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Le Conseil de sécurité (CS) est composé de 15 membres, dont cinq permanents: la Russie, la Chine, les États-Unis, le Royaume-Uni et la France. Les dix autres sont élus par l'Assemblée générale des Nations unies pour un mandat de deux ans à compter du 1er janvier, cinq étant remplacés chaque année. Actuellement, les membres non permanents sont l'Albanie, le Brésil, l'Équateur, le Gabon, le Ghana, le Japon, Malte, le Mozambique, la Suisse et les Émirats arabes unis.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Sur le site web de l'Onu, parmi les fonctions du Conseil de sécurité sont citées entre autres les suivantes: "maintenir la paix et la sécurité internationales", "constater l'existence d'une menace contre la paix ou d'un acte d'agression et recommander les mesures à prendre". En outre, "les membres de l'Organisation conviennent d'accepter et d'appliquer les décisions du Conseil de sécurité" conformément à la Charte des Nations unies.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="h3">
<h3 class="article__h2">Comment est assurée la présidence tournante du CS de l'Onu?</h3>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">La présidence du Conseil est assurée par chacun des 15 membres à tour de rôle pendant un mois. La rotation s'effectue dans l'ordre alphabétique des noms officiels des États membres en anglais.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Cette règle de rotation existe depuis la création de l'organisme en 1946, et le président du Conseil est considéré comme son porte-parole.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">La nation qui le préside a pour tâche de coordonner les actions du Conseil de sécurité, elle établit un ordre du jour et tranche les différends politiques, agissant parfois en tant que diplomate ou intermédiaire entre des groupes en conflit. Le président du CS est autorisé à appeler les parties en conflit à "faire preuve de retenue".</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="h3">
<h3 class="article__h2">Réforme du Conseil de sécurité, de quoi s'agit-il?</h3>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">

La réforme du Conseil de sécurité englobe au moins cinq questions clés:

</div>
<div class="article__block" data-type="list">
<div class="article__list">
<ul>
 	<li class="article__list-item">
<div class="article__list-label"></div>
les catégories de membres</li>
 	<li class="article__list-item">
<div class="article__list-label"></div>
la question de limiter le droit de veto des cinq membres permanents</li>
 	<li class="article__list-item">
<div class="article__list-label"></div>
la représentation régionale</li>
 	<li class="article__list-item">
<div class="article__list-label"></div>
la taille d'un Conseil de sécurité élargi et ses méthodes de travail</li>
 	<li class="article__list-item">
<div class="article__list-label"></div>
les relations entre le CS et l'Assemblée générale</li>
</ul>
</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Une telle réforme nécessiterait d'ailleurs l'accord d'au moins deux tiers des États membres de l'Onu lors d'un vote à l'Assemblée générale et devrait être ratifiée par les deux tiers des États membres. Tous les membres permanents du Conseil de sécurité (qui disposent d'un droit de veto) doivent également l'approuver.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="h3">
<h3 class="article__h2">Quelle est la position de la Russie face à l'appel américain à élargir le CS?</h3>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Lors de son discours à l'Assemblée générale des Nations unies l'année dernière, le Président américain Joe Biden a confirmé le soutien de Washington à l'augmentation du nombre de représentants permanents et non permanents au sein du Conseil de sécurité.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">En particulier, il a appelé à y accepter des pays d'Afrique, d'Amérique latine et des Caraïbes, en plus de <em>"ces nations [que les États-Unis ont] longtemps soutenues", </em>notamment l'Allemagne, le Brésil, l'Inde et le Japon.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Le ministère russe des Affaires étrangères a qualifié les propositions de Biden de "louables" et a rappelé que Moscou<em> "est depuis longtemps favorable à l'élargissement du CS".</em></div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, a souligné à l'époque que selon Moscou, <em>"il y a des candidats qui sont tout à fait dignes de devenir membres permanents du CS".</em></div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Pour sa part, Sergueï Ordjonikidze, ancien secrétaire général adjoint de l'Onu, a déclaré à Sputnik qu'en ce qui concerne l'élargissement du CS, Moscou part de l'hypothèse que <em>"le monde a changé" </em>et que cela devrait se refléter dans la réalité.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Selon lui, la Russie<em> "ne veut pas que le monde soit centré sur l'Occident, ce qui devrait se refléter dans la composition du Conseil de sécurité".</em></div>
</div>
<div class="article__block" data-type="h3">
<h3 class="article__h2">Quelles sont les préoccupations de la Russie concernant la restriction du droit de veto du CS?</h3>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div class="article__text">Le Président français Emmanuel Macron a affirmé l'année dernière que le Conseil de sécurité devrait devenir un organe <em>"plus représentatif</em> <em>du monde d’aujourd’hui" </em>et que le droit de veto des membres permanents devrait être limité <em>"en cas d’atrocités de masse".</em></div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text">Or, le veto est <em>"la pierre angulaire des activités du Conseil de sécurité de même que des États-Unis, un processus qui vise à soutenir les mesures de sécurité internationale",</em> a rappelé M.Ordjonikidze.</div>
</div>
<div class="article__block" data-type="text">
<div></div>
<div class="article__text"><em>"Ils veulent faire du Conseil de sécurité un instrument obéissant de l'Otan, un organe qui légitimerait les décisions qui sont d'abord prises par Washington et les structures de l'Otan",</em> a ajouté le diplomate en commentant l'idée de l'Occident de restreindre le veto du CS.</div>
</div>
</div>
<div class="article__footer">
<div class="article__share">
<div class="article__sharebar" data-nosnippet=""></div>
</div>
</div>
<strong>SOURCE: https://fr.sputniknews.africa/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Violations et atteintes aux droits de l’Homme :  Le Mali réfute la Note de l’ONU</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/violations-et-atteintes-aux-droits-de-lhomme-le-mali-refute-la-note-de-lonu-3017082.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 29 Mar 2023 11:23:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La semaine dernière, dans une Note trimestrielle, la Minusma a affirmé que le nombre de personnes tuées en 2022 a connu une hausse spectaculaire. La Mission de l’ONU a imputé cette hausse aux FAMa, ce qui a fait réagir les autorités de la Transition. </em></strong>

Les tensions avec la division des droits de l'Homme de la Minusma se sont brutalement accrues avec les autorités Transition ces temps-ci. Dans une Note trimestrielle, l’ONU a affirmé que seulement en 2022, 1277 personnes ont été tuées au Mali, ce qui accroit le nombre des violations des droits humains a augmenté de 118 % en l’espace d’un an.

Selon ladite Note dont certaines pages se trouvent déjà sur les réseaux sociaux, deux tiers soit 56 % des violences armées sont attribuées aux groupes jihadistes, un tiers soit 35 % aux forces gouvernementales. A en croire cette Note de l’ONU, ces nouvelles données n’incluent pas les violences de Moura pour lesquelles beaucoup d’ONG ont accusé l’Armée malienne d’avoir massacré 300 civils.

Avant même que cette Note trimestrielle de l’ONU sur les tendances des violations et atteintes aux droits de l’Homme ne soit encore publié, les autorités de Transition, par le biais du chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop, a réfute cette Note. <em>"Un rapport non publié qui ne donne aucune précision sur les sources de vérification des cas rapportés</em> <em>qui ne permet pas au gouvernement de mener au besoin une confrontation et des enquêtes"</em>, a-t-il répliqué.

Selon le ministre Diop, certains cas de violations des droits de l’Homme qui sont rapportés par l’ONU ont été vérifiés sur la base des documents publiés par des organismes étatiques et non étatiques et d’entretiens menés à distance. <em>"Cette méthode nous amène à poser la question de la crédibilité de toutes les informations recueillies dans ces conditions"</em>, se demande le M. Diop.

<strong>Ousmane Mahamane </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali. Le nombre de civils tués a baissé de 28%, selon la Minusma</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-le-nombre-de-civils-tues-a-baisse-de-28-selon-la-minusma-3016917.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 28 Mar 2023 07:45:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La Minusma a publié, le mercredi 22 mars dernier, son rapport trimestriel sur les violations et atteintes aux droits de l’homme et au droit international humanitaire au Mali. Dans son rapport qui couvre la période du 1<sup>er</sup> octobre au 31 décembre 2022, la mission de l’ONU fait état de 347 violations et atteintes aux droits de l’homme.</strong>

<strong> </strong><em>« Le nombre de civils tués a enregistré une baisse de 28% »,</em> peut-on lire dans le dernier rapport trimestriel de la Minusma accessible sur leur site internet. Sur la période indiquée, la mission dénombre 243 civils tués. Comparativement au premier trimestre de l’année 2022, le nombre de civils tués était de plus de 500 personnes. Avant de passer au troisième trimestre en dessous de la barre de moins de 300 civils tués au Mali.

Selon la mission de l’ONU, le nombre de « personnes enlevées ou disparues » a augmenté de 49 % sur la période indiquée, soit 55 personnes. Cependant, la Minusma ne précise pas s’il s’agit uniquement de civils ou si les parties en conflit sont concernées par ce chiffre. Quant au nombre de personnes blessées, il était de 77 sur la période indiquée soit une augmentation de 18%.

Dans le rapport, la Minusma totalise 347 violations et atteintes aux droits de l’homme sur la période de trois mois. A ce niveau, la mission précise que 64% de ses atteintes aux droits de l’homme sont imputables à des groupes terroristes tels que l’EIGS, le JNIM et autres groupes similaires. Le rapport incrimine aussi les forces armées maliennes par rapport aux atteintes de droit de l’homme.

Suite à ce rapport de la Minusma, le gouvernement de la transition s’est interrogé sur la « méthodologie de travail » de la mission. Le gouvernement souligne que le rapport ne donne « aucune précision » sur les sources de manière à faire une confrontation ou même à enquêter les « allégations » d’atteintes aux droits de l’homme commises au Mali.

Ainsi, le gouvernement malien demande à la Minusma de s’inscrire dans une « démarche franche, sincère, et impartiale visant à aider à la stabilisation du Mali ».

&nbsp;

<strong>Mamadou TOGOLA/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Ambassadrice Linda Thomas&#45;Greenfield, au conseil de sécurité des Nations Unies :  « Il faut une manière efficace de mettre le programme femmes, paix et sécurité »</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/ambassadrice-linda-thomas-greenfield-au-conseil-de-securite-des-nations-unies-il-faut-une-maniere-efficace-de-mettre-le-programme-femmes-paix-et-securite-3015194.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/ambassadrice-linda-thomas-greenfield-au-conseil-de-securite-des-nations-unies-il-faut-une-maniere-efficace-de-mettre-le-programme-femmes-paix-et-securite-3015194.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 15 Mar 2023 09:56:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La représentante des États-Unis auprès des Nations Unies, Ambassadeur Linda Thomas-Greenfield, lors du Conseil de sécurité des Nations-Unies du 7 mars 2023, sur les femmes, la paix et la sécurité, a appelé à la responsabilité collective pour continuer à élever et autonomiser les femmes actrices du changement à travers l'Afrique et le monde. A l’entendre, il a été prouvé à maintes reprises que la participation pleine, égale et significative des femmes aux processus de paix en tant que dirigeantes, négociatrices, gardiennes de la paix et artisanes de la paix augmente les chances d'une paix juste et durable.</em></strong>

La rencontre a été l'occasion pour les participants de discuter des efforts collectifs en vue de mettre en œuvre le programme Femmes, paix et sécurité.  Depuis l'adoption de la résolution 1325 au début du 21e siècle, le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté 10 résolutions autonomes sur les femmes, la paix et la sécurité.  Mais bien que ces efforts soient louables, l’ambassadrice a toutefois, invité les acteurs à se concentrer sur la manière de mettre en œuvre le plus efficacement possible le programme Femmes, paix et sécurité. Elle a salué les efforts du Mozambique pour avoir se concentrer sur l'impact unique du conflit sur les femmes et les filles, la nécessité d'une intégration de la dimension de genre et l'importance d'une participation significative des femmes à tous les niveaux dans les processus de prise de décision. Par ailleurs, comme indiqué par le Secrétaire général l’année dernière, l’ambassadrice pense que   la mise en œuvre de ces objectifs par le Conseil de sécurité reste un défi permanent, en particulier dans le cadre des mandats régionaux du Conseil. Elle dit voir de la manière la plus aiguë en Afghanistan, où les talibans ont renié leurs promesses à la communauté internationale et aux femmes afghanes, et mis en œuvre des mesures draconiennes et oppressives contre les femmes et les filles.  Les femmes afghanes sont désormais interdites de travail dans les ONG et elles ne peuvent pas fréquenter les universités et les écoles secondaires.

C'est une crise profonde.  Cela empêchera l'Afghanistan d'atteindre la stabilité, la prospérité économique et la croissance future.  Elle expose les femmes et les filles à un risque accru de violence sexiste et d'exploitation sexuelle. Et cela empêche l'aide humanitaire vitale d'atteindre les Afghans qui en ont désespérément besoin, déplore-t-elle. Cependant, Mme Linda Thomas Greenfield pense que le Conseil doit continuer à insister pour que les Talibans annulent ces décrets horribles et honorent leur engagement envers le peuple afghan. Elle révèlera qu’au cours de l'année écoulée, des femmes et des filles ont été confrontées à la violence, à la répression et à l'exclusion en Iran, en Ukraine et ailleurs dans le monde. En novembre dernier, elle a rencontré des victimes de la guerre d'agression de la Russie à Kiev.  <em>« Des femmes qui avaient été violées et torturées par les forces russes, je n'oublierai jamais la douleur gravée sur leurs visages.  Il doit y avoir des comptes à rendre pour ces atrocités », </em>s’alarme-t-elle.

Et ce mois de janvier, l’ambassadrice s’est rendue en Somalie, elle a vu la dévastation causée par la sécheresse en cours. En particulier, ces conditions désastreuses ont exacerbé la violence sexiste. Et cela a été aggravé par le recul de la participation politique des femmes, de la consolidation de la paix et de l'accès à l'aide humanitaire. Elle demeure convaincue qu’une paix durable et une société inclusive et prospère dépendent du leadership et de la participation politique des femmes en Somalie.

Dans cet esprit, elle a félicité ses collègues du Ghana d'avoir adopté le dernier plan d'action national FPS et d'avoir accueilli la prochaine réunion ministérielle des Nations Unies sur le maintien de la paix. <em>« Nous continuerons à travailler avec le Ghana pour encourager les pays contributeurs de troupes et de police à augmenter le nombre de femmes déployées dans les opérations de maintien de la paix de l'ONU dans les contingents militaires et de police, et à veiller à ce que les femmes soldats de la paix occupent des postes de direction »,</em> explique Mme Linda. En ce qui concerne la paix et la sécurité, elle précisera que, grâce à un financement américain, l'Institut américain pour la paix soutient les femmes dirigeantes au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda qui luttent contre l'extrémisme violent et qui plaident pour le leadership des femmes au niveau local, régionales et nationales de lutte contre l'extrémisme violent. Le pays s’est également engagé dans des programmes similaires au Mali et au Niger, et continuera à se connecter avec des femmes leaders à travers le Sahel.

Un tel engagement, à ses yeux, est impératif, car des groupes, dont l'Etat islamique, al-Qaïda, Boko Haram, al-Shabaab et les talibans, ciblent directement les femmes et les filles pour atteindre des objectifs idéologiques et tactiques.  En soutenant les femmes et les jeunes en tant qu'acteurs de la prévention, nous pouvons lutter plus efficacement et durablement contre les conditions propices au terrorisme, insiste-t-elle. Il faut noter que les États-Unis assurent, avec la Roumanie, la coprésidence du réseau des points focaux WPS pour 2023. Elle exhorte tous les pays à prendre les mesures nécessaires pour codifier la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies dans leurs lois nationales.

Les femmes et les filles du monde entier comptent sur nous - elles comptent sur nous pour construire un avenir plus juste, plus sûr et plus équitable.  Faisons ce travail ensemble, a-t-elle conclu.

<strong>Ibrahima Ndiaye </strong>

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<title>Nations Unies : Bamako remue le couteau dans la plaie de Paris</title>
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<pubDate>Thu, 09 Mar 2023 01:48:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les autorités maliennes ont encore remué le couteau dans la plaie de l'Élysée, à travers leur décision de refuser à la France le statut de porte-plume sur les résolutions concernant le Mali. </em></strong>

Cette énième décision de Bamako s'inscrit dans une série de décisions plus marquantes concernant sa relation avec Paris. Il s'agit, entre autres, de l'expulsion de l'ambassadeur de Paris, le départ de la Force Barkhane, la dénonciation des accords de défense, la suspension des ONG opérant sur financement de Paris, après sa décision de suspendre son aide au développement au Mali.

<strong>Que signifie être porte-plume d'un pays aux Nations unies ?</strong>

Le porte-plume désigne un système aux Nations Unies qui permet à un membre du conseil de sécurité de rédiger et diriger les résolutions concernant la situation d'un autre pays dont il est porte-plume. La fonction de porte-plume appelé en anglais penholder peut aller au-delà de la rédaction et la direction des résolutions.

Ainsi, le membre du Conseil désigné comme porte-plume peut prendre l'initiative de toutes les activités du Conseil des Nations Unies sur la situation du pays pour lequel il joue ce rôle, comme la tenue des réunions d'urgence, l'organisation des débats publics ; et diriger des missions de visite en tant que président mensuel du Conseil de sécurité.

La France qui joue ce rôle pour le Mali depuis le début de la crise de 2012, et qui est à l'initiative de la Minusma, a été déchue de ce statut par les autorités actuelles du Mali à travers une correspondance adressée au président du Conseil de sécurité de l'ONU par le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le 01 mars 2023.

Bamako justifie cette décision par les actes hostiles qu'aurait commis Paris à son encontre, notamment la violation de son espace aérien par des aéronefs français et qui mettraient un doute, selon lui, sur l'objectivité et l'impartialité de l’Elysée.

Cette énième décision de Bamako est un nouveau coup dur porté à la relation franco-malienne et marque un divorce profond entre ces deux partenaires historiques.

<strong> Fadiala N. Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Attaque contre les casques bleus au Centre :  Le conseil de sécurité demande l’ouverture rapide d’une enquête</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/attaque-contre-les-casques-bleus-au-centre-le-conseil-de-securite-demande-louverture-rapide-dune-enquete-3013496.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 03 Mar 2023 09:33:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Observatoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>À la suite de l’explosion le 21 février d’un engin explosif près du village de Songobia ayant occasionné la mort de trois casques bleus et des blessés, les membres du Conseil de sécurité ont condamné avec la plus grande fermeté cette attaque. Après avoir adressé leurs condoléances les plus sincères et leur solidarité aux familles des victimes ainsi qu’au Sénégal, le conseil de sécurité a demandé au gouvernement de la transition l’ouverture d’un enquête sur cette attaque.</strong>

Dans sa déclaration à la presse faite ce 1<sup>er</sup> mars, la Présidente du Conseil de sécurité Mme Vanessa Frazier a évoqué  l’attaque perpétrée contre la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), le 21 février près du village de Songobia, au sud-ouest de la ville de Bandiagara, lors de laquelle trois Casques bleus du Sénégal ont été tués et cinq autres blessés.

Au cours de cette réunion, les membres du Conseil ont demandé au Gouvernement malien de transition d’ouvrir rapidement une enquête sur cette attaque avec l’appui de la MINUSMA, d’amener les auteurs à en répondre devant la justice et de tenir informé le pays fournisseur de contingents sur les progrès accomplis conformément aux résolutions 2518 (2020) et 2589 (2021) du Conseil de sécurité.  Ils ont souligné que les attaques visant le personnel de maintien de la paix pouvaient constituer des crimes de guerre au regard du droit international et que le fait de préparer, d’ordonner, de commanditer ou de commettre des attaques contre des Casques bleus de la MINUSMA était un motif de sanctions en application de résolutions du Conseil.

En outre, ils ont déclaré  que les pays hôtes étaient responsables au premier chef de la sûreté et de la sécurité du personnel et des biens des Nations Unies et insisté sur l’importance que revêtent les échanges et les communications entre la MINUSMA et le Gouvernement malien de transition.  En d’autres termes, les membres du Conseil ont réaffirmé que le terrorisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations constituait une des menaces les plus graves contre la paix et la sécurité internationales.

Occasion pour eux d’affirmer que ceux qui commettent, organisent, financent ou commanditent ces actes de terrorisme inqualifiables devaient être traduits en justice.  Par ailleurs, ils ont fait valoir que les responsables devaient être amenés à rendre compte de leurs actes et exhorté tous les États à coopérer activement avec toutes les autorités compétentes à cet égard, conformément aux obligations mises à leur charge par le droit international et par les résolutions applicables du Conseil de sécurité.

Dans la même ferveur, les responsables de la mission de la paix ont réaffirmé que tous les actes de terrorisme étaient des crimes injustifiables, quels qu’en fussent les motifs, les auteurs, le lieu et le moment.  Ce qui leur a fait dire que tous les États devaient combattre par tous les moyens, dans le respect de la Charte des Nations Unies et des autres obligations découlant du droit international, notamment le droit international des droits de l’homme, le droit international des réfugiés et le droit international humanitaire, les menaces que les actes de terrorisme faisaient peser sur la paix et la sécurité internationales.

Poursuivant, les membres du Conseil ont réaffirmé leur plein soutien à la MINUSMA et aux autres forces de sécurité présentes dans la région du Sahel, comme énoncé dans la résolution 2640 (2022). Cependant, ils ont laissé entrevoir leur préoccupation par les conditions de sécurité qui règnent au Mali et par la dimension transnationale de la menace terroriste dans la région du Sahel.  « Nous exhortons toutes les parties maliennes à appliquer intégralement et sans plus tarder l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali. L’instauration d’une paix et d’une sécurité durables dans la région du Sahel passe nécessairement par des efforts conjugués sur le plan politique et dans les domaines de la sécurité, du maintien de la paix et du développement durable, au profit de toutes les régions du Mali, et par la mise en œuvre intégrale, effective et inclusive de l’Accord », cite le communiqué de presse.

En définitive, Les membres du Conseil ont signifié qu’il importait que la MINUSMA dispose de toutes les capacités nécessaires pour s’acquitter de son mandat et promouvoir la sûreté et la sécurité du personnel de maintien de la paix des Nations Unies, conformément à la résolution 2640 (2022) du Conseil.  Et de conclure que ces actes odieux n’affaibliraient en rien leur détermination à continuer d’épauler le processus de paix et de réconciliation au Mali.]]> </content:encoded>
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<item>
<title>La MINUSMA toujours au Mali :  Pour quoi faire encore ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/la-minusma-toujours-au-mali-pour-quoi-faire-encore-3013344.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 02 Mar 2023 11:23:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le lundi, 27 février dernier, dix jours après le premier anniversaire de la déclaration de retrait des forces françaises du Mali faite par Emmanuel Macron le 17 février 2022, le président français a proclamé à la face du monde l’échec de la classe politique malienne à reformer la société malienne. L’une des conséquences de cet échec qui ne peut plus être camouflé, c’est bien la présence massive de nombreuses forces dites internationales pour sécuriser et stabiliser le Mali. Parmi celles-ci , la MINUSMA (Mission des Nations Unies pour la Stabilisation du Mali), le principal cheval de Troie de la conspiration internationale (occidentale à vrai dire) pour faire main basse sur l’antique pays des héros qui ont marqué l’histoire du continent africain. Cette MINUSMA, même après avoir reconnu qu’elle n’est pas capable d’accomplir sa mission (?) sans la présence de la force française Barkhane chassée du Mali et dont la fin de l’opération a finalement été décrétée par Emmanuel Macron, a quand-même vu son mandat renouvelé au forceps le 29 juin 2022 par les Nations Unies qui n’ont même pas tenu compte des attentes claires et des réserves fortes formulées par les autorités maliennes. Par ce viol en ci-haut lieu, le machin onusien demeure encore sur le sol malien, se comportant à longueur de temps comme une agence humanitaire d’espionnage qui fomente sans cesse des complots contre la sécurité du pays qu’elle est censée protéger et stabiliser.</strong>

La Minusma (Mission des Nations Unies pour la Stabilisation du Mali) est présente au Mali à compter du 1er juillet 2013 grâce à la Résolution onusienne n° 2531. Son mandat, qui s’épuisait le 30 juin 2021 au terme de cinq ans de présence, a été renouvelé le 29 juin 2022 dans le viol absolu des attentes du peuple et des autorités du Mali. Il est intéressant de noter que c’est la seule mission des Nations Unies qui quadrille totalement l’ensemble du territoire malien en occupant treize sites, ce qui lui permet d’avoir un quasi maillage du Mali. En effet, la Minusma occupe trois grands secteurs dont chacun a trois grandes zones de prédilection, à savoir : le Secteur Nord (Kidal, Tessalit, Aguelhoc), le Secteur Sud (Bamako), le Secteur Est (Gao, Ménaka, Ansongo) le Secteur Ouest (Tombouctou, Ber, Goundam) et le Secteur Centre (Mopti, Sévaré, Douentza). Fait notoire, cette réalité crève les yeux d’autant que l’Etat du Mali lui-même n’exerce pas pleinement ou si peu son autorité son autorité sur quelques 73% de son territoire national encore sous l’emprise des groupes armés, terroristes et séparatistes de tous acabits, avec la bénédiction de la France et de la communauté internationale. Or, la fameuse résolution de l’ONU qui a créé et qui a légitimé la Minusma sécurité détermina deux priorités stratégiques pour celle-ci : appuyer la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali et faciliter l’application d’une stratégie globale dirigée sur le plan politique par le Mali, destinée à protéger les civils, réduire les violences intercommunautaires et rétablir la présence et l’autorité de l’État et les services sociaux de base dans le centre du Mali. Ce n’est pas tout. Il s’agissait aussi d’appuyer la mise enœuvre des réformes politiques et institutionnelles prévues par l'accord et des mesures de défense et de sécurité, notamment surveiller et superviser le cessez-le-feu. Tout cela ne pouvant aller quand n’appuyant les efforts du Gouvernement visant rétablir l’autorité et l’État et l’Etat de droit sur tout le territoire national du Mali, en aidant les autorités maliennes à réduire la violence et les tensions intercommunautaires par ses bons offices. Et pêle-mêle : Déployer des moyens terrestres et aériens dans les zones à risque, atténuer les risques liés aux opérations militaires ou policières, empêcher le retour d'éléments armés dans les  principales agglomérations, fournir une protection particulière aux femmes et aux enfants, appuyer le dialogue sur la réconciliation, la cohésion sociale; encourager les initiatives pour atténuer les tensions intercommunautaires; faciliter la tenue d’élections pacifiques. e)Promotion et protection des droits de la personne, etc. C’est pour ces raisons, nobles dans leur formulation, que la Minusma dispose au Mali d’importantes troupes et un arsenal de guerre digne d’une puissance imbattable. Mais la réalité est tout autre. Après six ans de présence, c’est le président MackySall qui s’interrogeait gravement à l’occasion du Forum de Dakar sur la paix en août 2019 : « Pourquoi, en dépit de la présence plus massive  des forces internationales, la situation continue de se dégrader au Sahel ? J'espère que le forum nous apportera les réponses à cette question. Il y a plus de six ans, la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations-Unies au Mali, la MINUSMA, créée par le Conseil de sécurité avec comme mission l'appui aux efforts de stabilisation du pays, la protection des civils et le rétablissement de l'autorité de l'État sur- je pèse mes mots- l'ensemble du territoire malien. Telle était la lettre de mission de la MINUSMA. D'un effectif de 6491 éléments à ses débuts, la MINUSMA en compte aujourd'hui 14.400, soit plus que le double. Paradoxalement, l'agression terroriste contre le Mali s'est intensifiée. Et pire : le terrorisme étend son spectre ravageur à d'autres pays, on l'a vu au Burkina Faso et au Niger, charriant au quotidien des morts, des blessés, des réfugiés et des personnes déplacées. Les attaques sont devenues fréquentes, plus meurtrières, et plus audacieuses, puisque de plus en plus les terroristes s'en prennent aux forces de défense et de sécurité elles-mêmes jusque dans leurs casernes. Posons alors les questions de fond. Comment articuler et coordonner les différentes initiatives déployées sur le terrain, on les a listées, de façon à rendre leurs actions plus cohérentes et plus efficaces ? Le G5-Sahel (19.000 hommes), plus Barkhane, plus l'Armée mali, et tout le reste, plus l'Armée malienne, il n'y a pas moins de 30.000 hommes sur le terrain, pris en otage par une bande d'individus. Il y a un problème ». Le problème, il est bien connu : la Minusma est tout simplement une arnaque, une couverture large destinée à masquer les actions criminelles des terroristes au Mali, dont la finalité est tout simplement la déstabilisation du pays, sa partition, afin que des pans entiers de son territoire soient sous la coupe réglée des narcotrafiquants et des djihadistes, alliés de la France.

Malgré le patent échec de la Minusma au Mali, les Nations Unies procéderont à la mise en scène du renouvellement de son mandat pour un an encore le 29 juin 2022. Ce coup de force sera dénoncé par le Mali par la voix de son ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop : « Le Gouvernement de la République du Mali prend acte de la résolution que vous venez juste d’adopter et qui renouvelle le mandant de la MINUSMA pour une année supplémentaire. Comme vous le savez, le Gouvernement du Mali s’est exprimé en faveur du renouvellement du mandat de la MINUSMA, tout en formulant clairement ses attentes et ses réserves fortes pour le nouveau mandat de la MINUSMA. Cependant, le Gouvernement du Mali est au grand regret de constater que certaines de ses réserves fortes ont tout simplement été ignorées dans la version finale de la résolution que vous venez de voter. Le Gouvernement du Mali réitère son opposition ferme à la liberté de mouvement de la MINUSMA dans l’exécution de son mandat dans le domaine des droits l’homme. Le Mali a toujours coopéré de bonne foi avec la force onusienne depuis sa mise en place en 2013. Toutefois, pour des impératifs de respect de la souveraineté du Mali, de coordination et de sécurité, les mouvements de la MINUSMA ne peuvent se faire qu’avec l’accord des autorités compétentes maliennes. De même, le Mali n’est pas à mesure de garantir la liberté de mouvement pour des enquêtes de la MINUSMA sans l’accord préalable du Gouvernement. Par conséquent, le Mali n’entend pas exécuter ces dispositions, malgré leur adoption par le Conseil de sécurité. En tout état de cause, le Gouvernement du Mali estime que les enquêtes sur les allégations de violations des droits de l’homme relèvent de la responsabilité principale des autorités maliennes. La MINUSMA a vocation à leur apporter l’assistance nécessaire à cet égard. Elle n’a pas vocation à se substituer au Gouvernement du Mali » Quant au chef du gouvernement malien, le Premier ministre, Dr. Choguel Kokalla Maïga, il avait, à des occasions opportunes, toujours révélé la forfaiture française et onusienne contre la Mali qu’est la Minusma : « À la création de celle-ci, il avait été dit qu'elle aiderait le Mali à lutter contre le terrorisme et à rétablir l’autorité de l’Etat malien. Soit dit en passant, la Minusma était et toujours dirigée par des officiels français et pour des personnalités liées à la France. Alors, plus tard, on racontera à l’Etat malien que la structure devait plutôt servir au maintien de la paix et non à faire la guerre ». Pour ce qui est de l’opération française Serval, Dr. Choguel Kokalla Maïga : « <em>Elle avait officiellement trois objectifs : éradiquer le terrorisme, aider à restaurer l’intégrité du territoire malien et appliquer les résolutions des Nations Unies. Huit ans après sa création, le terrorisme, au lieu d’être éradiqué, a quitté l’extrême nord du Mali pour se répandre dans 80% du pays ; l’intégrité du territoire n’a été pas restaurée ; les résolutions des Nations-Unies, elles, changent chaque année… Tirez vous-même la leçon ! En 2014, lorsque l’armée malienne a décidé de recouvrer l’intégrité du territoire national, il y a eu des affrontements dans l’extrême nord ; des soldats se sont réfugiés dans le camp de la MINUSMA. Ces soldats ont été désarmés et leurs armes confisquées. Quand on a réclamé ces armes, le commandant de la Minusma, le général français Hervé Gomard, a répondu que c’était un butin de guerre qui appartenait désormais à la MINUSMA ! En 2016, lorsque l’opération Barkhane a été installée, son commandant a fait le tour de ses forces dans les pays concernés. Il est allé au Tchad où il fait la revue des troupes. Savez-vous ce qu’il a dit ? Comme le rapporte un journaliste français, le commandant de Barkhane a dit à ses troupes : ‘’Nous sommes venus ici il y a 100 ans, nous sommes partis il y a 60 ans (au moment des indépendances), nous sommes revenus pour 100 ans !’’</em> ». Il faut noter que l’autre Premier ministre, Moussa Mara, atteste la même chose. Le 17 mai 2017, celui-ci s’est rendu à Kidal pour vivre la mésaventure la plus inoubliable de sa vie. L’ancien Premier ministre raconte en effet le croc-en-jambe criminel que lui a infligé la Minusma et la France : « <em>Dès notre arrivée, l'accueil fut glacial. Les membres de la mission onusienne me voyaient comme un jeune homme impétueux. Je leur ai présenté le programme de notre journée : visite du camp des FAMa et passage par le gouvernorat, symbole de la souveraineté du Mali à Kidal. Vu la situation sécuritaire, je leur ai demandé de mettre à ma disposition des véhicules blindés. Contre toute attente, la MINUSMA s'y est opposée et m'a prié de ne pas sortir du camp pour éviter tout embrasement... La France n'a pas bougé et a même accusé l'armée malienne d'être à l'origine des tirs...</em> »

<strong>Le Mali a-t-il encore des raisons de renouveler le mandat de cette Minusma ?</strong>

Le 29 juin 2022, le Mali, bon gré mal gré, a pris acte du renouvellement du mandat de la Minusma pour un an supplémentaire. La fameuse mission a accepté certes, à l’occasion, certaines conditions du Mali, mais la vigilance accrue sur le respect de la parole donnée demeure, en témoigne la réaction polie mais vive du ministre Diop. Il faut avoir l’œil ouvert sur l'immixtion de la France, d'une manière très subtile, pour  briser l'élan du Mali chaque fois qu’elle en a l’occasion. Une chose est sûre : cet ex-colon ne cessera pas, eh oui jamais, de tenter le diable pour punir le Mali, au vrai sens du terme. Alors, la Minusma restera toujours une possible porte d'entrée pour espérer atteindre ce sombre objectif. A défaut de passer directement par un appui aux forces ennemies sur le terrain, via les ravitaillements de toutes sortes, elle peut toujours, ne serait-ce que par le truchement des actions à caractère prétendument humanitaire ou social, par l'intermédiaire d'acteurs avides de gains faciles, porter des graves contre le Mali. On l’a vu au moins par Sadya Touré et Amina Dicko. Une autre certitude : la raison d'être même de cette mission, c'est l'instabilité du Mali. Et, comme toute mission de ce genre, elle est synonyme de colossaux business de tous ordres. Sa fin ne saurait être un souhait pour elle-même, des fonctionnaires véreux grassement rémunérés, ennemis du Mali et de l’Afrique, s’échineront toujours à lui donner une raison de se voir maintenir. Nul n'a envie de se faire hara-kiri, c'est dire que tant qu'il y aura une raison quelconque, si minime soit-t-elle, pour s'incruster au Mali, on tentera de l'exploiter, pourvu que ça dure. Comme disent les Anglais "The show must go on". Il faut ne jamais perdre de vue qu'il n’existe pas une mission de ce genre, quelque part dans le monde, qui ait pris fin de façon "pacifique" et "volontaire" Pour que la Minusma daigne quitter le Mali, il n’y a que deux  alternatives : soit qu'il se crée, chez les voisins immédiats du Mali, un trouble un peu similaire à celui queconnaît notre pays, ce qui facilitera un "déménagement" au plan à la fois logistique et celui des affaires ; soit que le peuple et les dirigeants du Mali expriment leur ras-le-bol et exigent son départ sans délai. Les deux scénarios semblent tous lugubres car porteurs de probables violences. Le dernier pourrait être, par exemple, la résultante justement de la violation du serment par rapport justement aux conditions ayant présidé au renouvellement du mandat. C’est ce qui se passe actuellement au Burkina Faso et au Niger, à des degrés différents.

Dr. Choguel Kokalla Maïga a une analyse pertinente parce que nourrie par la connaissance des faits et les enseignements de l’histoire : « La CEDEAO parle de force d’attente pour nous intimider. En 2012, il y a eu le sommet de la CEDEAO à Dakar. Comme par hasard, surgit le ministre des Affaires étrangères de la France, Alain Juppé. Quand la CEDEAO décide de mobiliser une force d’attente de 3000 hommes pour libérer le Mali, M. Juppé répond que ce nombre (3000 hommes) est trop élevé par rapport à 500 combattants irrédentistes. Le Mali et la CEDEAO, à travers l’Union Africaine, demandent alors la création par l'ONU d’une force internationale appelée MISMA. Ceux qui ont commencé à dénigrer cette MISMA, ce sont des diplomates français… On a fait traîner les choses de manière à créer la MINUSMA. À la création de la MINUSMA, il a été dit qu'elle aiderait le Mali à lutter contre le terrorisme. Plus tard, on est venu nous raconter qu'elle devait plutôt servir au maintien de la paix et non faire la guerre. Quant à l’opération française Serval, elle avait officiellement trois objectifs : éradiquer le terrorisme, aider à restaurer l’intégrité du territoire malien et appliquer les résolutions des Nations Unies. Huit ans après sa création, le terrorisme, au lieu d’être éradiqué, a quitté l’extrême nord du Mali pour se répandre dans 80% du pays ; l’intégrité du territoire n’a pas été restaurée ; les résolutions des Nations-Unies, elles, changent chaque année… Tirez vous-même la leçon !

<strong>La décision du Président Assimi Goïta</strong>

En 2014, lorsque l’armée malienne a décidé de recouvrer l’intégrité du territoire national, il y a eu des affrontements dans l’extrême nord ; des soldats se sont réfugiés dans le camp de la MINUSMA. Ces soldats ont été désarmés et leurs armes confisquées. Quand on a réclamé ces armes, le commandant de la Minusma, le général français Hervé Gomard, a répondu que c’était un butin de guerre qui appartenait désormais à la MINUSMA ! En 2016, lorsque l’opération Barkhane a été installée, son commandant a fait le tour de ses forces dans les pays concernés. Il est allé au Tchad où il a fait la revue des troupes. Savez-vous ce qu’il a dit ? Comme le rapporte un journaliste français, le commandant de Barkhane a dit à ses troupes : « Nous sommes venus ici il y a 100 ans, nous sommes partis il y a 60 ans (au moment des indépendances), nous sommes revenus pour 100 ans !». Les Africains comprendront maintenant pourquoi au Mali nous avons toutes ces forces internationales alors que la situation sécuritaire ne fait qu’empirer. La lettre que le Président malien Dioncounda Traoré a écrite à l’Etat français pour demander son intervention en janvier 2013, aucune copie n’en existe ni à la présidence, ni au ministère des Affaires étrangères du Mali. L’original de cette lettre se trouve en France et c’est sur le site du Sénat français que nous l’avons retrouvée lorsque nous en avons eu besoin récemment pour demander la relecture des accords militaires déséquilibrés qui font que notre armée ne peut même pas survoler son territoire sans l’autorisation de la France. Ces accords militaires, nous voulons les relire et cela fait partie des raisons pour lesquelles la France dresse le monde entier contre nous. Le 17 novembre 2015, le commandant de Barkhane a animé une conférence de presse où il a affirmé que certains groupes armés avaient un pied chez les mouvements terroristes et un pied dans l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d'Alger. Il n’était pas prévu de militaires français sur notre sol en 2013. Les Français ont respecté cet accord à Konna, à Gao... mais arrivés à l’extrême nord du pays, ils ont bloqué l'avancée de l’armée malienne et fait venir sur le territoire malien 4000 militaires français, avec un budget d'un milliard de FCFA par jour. Ils ont ensuite fait venir d’autres Africains, puis la MINUSMA, tout en interdisant à l’armée malienne d’accéder à une partie de son territoire, alors qu’ils clamaient que leur intervention avait pour but de recouvrer l’intégrité territoire malien ! L'actuel Exécutif de Transition, avec à sa tête le colonel Assimi Goïta, a décidé que nous n’allions plus demander d’autorisation à qui que ce soit pour survoler notre territoire. »

<em><strong>La suite dans le Prochain</strong></em>

<strong>SY Eric</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Retrait des troupes russes d’Ukraine : Le Mali retourne l’ascenseur à la Russie</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/retrait-des-troupes-russes-dukraine-le-mali-retourne-lascenseur-a-la-russie-3013142.html</link>
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<pubDate>Wed, 01 Mar 2023 12:00:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Jeudi dernier, l’Organisation des Nations-Unies a convoqué une Assemblée générale extraordinaire demandant aux 193 Etats membres de voter une résolution demandant le retrait immédiat et sans condition des troupes russes d’Ukraine. 32 ont choisi de s’abstenir et 13 n’ont même pas pris part au vote. La surprise est venue du Mali qui a voté non, une manière de retourner l’ascenseur à la Russie. </em></strong>

En marge de l’an un de l’invasion russe en Ukraine, l’Assemblée générale des Nations unies a réaffirmé son attachement à l’intégrité territoriale de l’Ukraine, en exigeant, via une résolution soumise aux 193 pays de l’Onu, le retrait immédiat de la Russie et son contraignante des troupes russes d’Ukraine.

L’Assemblée générale de l’Onu ne parvient toujours pas à tomber d’accord pour rétablir la paix. Pour montrer la paralysie de l’Onu ladite résolution a recueilli 147 voix, 7 pays ont voté contre et 32 se sont abstenus. Parmi ces pays, beaucoup sont Africains comme la Guinée, le Burkina pour ne citer que ceux-ci. Mais c’est le Mali qui a créé la surprise. Pour la première fois, il a voté non contre cette résolution, alors que lors du dernier vote de l’Onu au mois d’octobre, dans le cadre du vote d’une résolution exigeant de la Russie de revenir sur sa tentative d’annexion illégale de quatre régions d’Ukraine, il s’était abstenu.

Ce vote du Mali est un retour de l’ascenseur à la Russie qui, par son vote, a bloqué de nombreuses décisions à l’Onu contre notre pays. De façon générale, les abstentions des pays africains traduisent la réalité d’un monde multipolaire, avec des positions étatiques individuelles et potentiellement fluctuantes. La tournée africaine du tout puissant ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov s’inscrit dans ce cadre, c’est-à-dire rallier autant de pays africains à la cause russe.

Bon nombre de commentateurs et analystes affirment qu’on est dans un jeu d'équilibriste qui repose sur la duperie. Le fait que le Mali a voté non contre cette résolution du moins non contraignante, prouve que Bamako a choisi le bloc de l’Est.

Mais Moussa Mara, ancien Premier ministre voit d’un mauvais œil le vote du Mali comme une sorte d’isolement de notre pays sur la scène africaine et internationale. <em>"Faisons attention à ne pas nous isoler dans la région, en Afrique et dans le concert des nations ! Ne prenons pas part aux conflits géopolitiques éloignés de nos préoccupations. Abstenons-nous, comme la plupart des pays africains, quand on ne peut faire autrement"</em>, conseille-t-il sur sa page Facebook.

<strong>Ousmane Mahamane </strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
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<title>Quand le Mali nuance l’isolement du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/quand-le-mali-nuance-lisolement-du-mali-3012995.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 28 Feb 2023 10:28:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt"><span style="font-size: 12.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: black">Le Mali des autorités de la Transition s’est une fois de plus distingué par un excès de loyauté envers la Russie de Vladimir Poutine. Notre pays est en effet l’un des deux pays africains à faire bloc derrière Moscou pour faire opposition à une résolution non contraignante que l’assemblée générale des Nations Unis a votée sur le retrait des troupes russe de l’Ukraine, après une année d’invasion sur fond de guerre sanglante. À la différence de beaucoup de pays amis de la Russie, le Mali est parti au-delà de son abstention habituelle en votant ouvertement contre le retrait des troupes de l’Ukraine. Histoire de rendre à Poutine les vétos qu’il a souvent infligés aux résultions contre les autorités maliennes de la Transition ou de prendre sa revanche sur les dénonciations de violations de droits de l’homme ? En tout cas, les observateurs sont unanimes sur le fait que le Mali est allé trop loin dans  sa manifestation de solidarité sans limite envers la Russie - dont il cherche à nuancer l’isolement en combattant sa propre marginalisation. </span></p>
<strong>La Rédaction</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’Assemblée générale de l&amp;apos;ONU exige le retrait immédiat et sans conditions des forces russes d’Ukraine</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/lassemblee-generale-de-lonu-exige-le-retrait-immediat-et-sans-conditions-des-forces-russes-dukraine-3012418.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 24 Feb 2023 10:37:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>- La résolution a recueilli 141 voix pour, 7 contre, tandis que 32 pays se sont abstenus</strong>

L'Assemblée générale des Nations Unies a approuvé, jeudi, à l'unanimité le « retrait immédiat et sans conditions » des troupes russes d’Ukraine.

Selon le correspondant d’Anadolu, la résolution a recueilli 141 voix pour, 7 contre, tandis que 32 pays se sont abstenus.

La Russie, la Biélorussie, le Mali, la Syrie, le Nicaragua, l'Érythrée et la Corée du Nord, ont voté contre le texte, a souligné la même source.

Parmi les pays qui se sont abstenus figurent Cuba, l'Algérie, l'Arménie, le Bangladesh, la Chine, la Bolivie, l'Inde, le Pakistan, l'Iran, le Kazakhstan, l'Ouzbékistan, le Soudan, l'Ouganda et le Vietnam.

Les résolutions de l'Assemblée générale ne sont pas juridiquement contraignantes, cependant, elles ont un poids politique.

Le 24 février 2022, la Russie a lancé une opération militaire en Ukraine, ce qui a provoqué une colère et de multiples réactions à l’échelle internationale, ainsi que l'imposition de sanctions financières et économiques inédites et des plus sévères à l'endroit de Moscou.

Pour mettre un terme à son opération, la Russie pose comme préalable, le renoncement de l'Ukraine à ses plans d'adhésion à des entités et alliances militaires, dont l'Otan, et l’adoption d’un statut de « neutralité totale », ce que Kiev considère comme étant une « ingérence dans sa souveraineté ».

*Traduit de l’arabe par Majdi Ismail

<strong>Source: https://www.aa.com.tr/f</strong>r]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L&amp;apos;Inde alerte sur les risques des missions de maintien de la paix de l&amp;apos;ONU</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/linde-alerte-sur-les-risques-des-missions-de-maintien-de-la-paix-de-lonu-3012168.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 22 Feb 2023 15:26:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les missions de maintien de la paix des Nations Unies ont pris une grande expansion dans diverses parties du monde, en particulier dans les pays qui souffrent de problèmes de sécurité et de la propagation du terrorisme, tels que les pays du Sahel, dans le but d’assurer la paix </em></strong><strong><em>sur le</em></strong><strong><em> continent.</em></strong>

Cependant, contrairement aux objectifs de ces missions, leur présence en Afrique constitue une grande menace pour la sécurité locale, puisqu’elles sont considérées comme la première cible des groupes armés, ce qui provoque une sorte de conflit permanent. En outre, les mission rencontrent de certaines critiques de la part des autorités de pays africains qui ne voient pas les résultats de leur présence.

Dans ce contexte, la représentante permanente de l'Inde au sein de l'ONU, Ruchira Kamboj, a déclaré mardi 21 février à l'Assemblée générale que l'organisation mondiale devait s'adapter au scénario sécuritaire changeant des missions de maintien de la paix, qui est devenu « plus complexe, plus violent, et plus risqué ». Selon les données des Nations Unies, l'Inde est le deuxième contributeur de troupes aux missions de maintien de la paix de l'ONU dans le monde, avec près de 5 900 soldats déployés.

D’après Ruchira Kamboj, les groupes terroristes et armés disposent de « capacités semi-conventionnelles » et ciblent la plupart du temps des civils et des casques bleus. Elle n’a pas hésité de déclarer que ce n'est pas surprenant que le nombre de décès parmi les soldats de la paix ait augmenté régulièrement ces derniers mois.

<em> </em><em>« Il est nécessaire d'instaurer la confiance entre les dirigeants de la mission et l'État hôte, et j’appelle le Conseil de sécurité à appliquer strictement la résolution 2589, qui demande une plus grande responsabilité pour les crimes contre les soldats de la paix. »,</em> a ajouté l'envoyé indien.

La présence des missions de maintien de la paix de l’ONU est considérée comme une menace constante pour la sécurité publique et la poursuite des conflits dans les pays sahéliens africains comme le Mali et le Burkina Faso.

Par conséquent, le Conseil de sécurité est sensé de revoir le renouvellement du mandat qui permet le déploiement de bases de l’ONU au pays africains, et mettre plus de moyens aux armées locales, les seuls capables d'assurer la stabilité de la région.

Néanmoins, les populations de certains pays (RDC, Centrafrique, Mali) ont manifesté contre la présence des casques bleus dans leurs pays. Les gens ne voient pas le rôle stabilisateur de ces missions onusiennes alors que la crise sécuritaire persiste toujours.

<strong>Aboubacar Dicko</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Expulsion du directeur de la division des droits de l’homme de la MINUSMA :  Guillaume Ngefa, et si son passif était son propre boulet ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/expulsion-du-directeur-de-la-division-des-droits-de-lhomme-de-la-minusma-guillaume-ngefa-et-si-son-passif-etait-son-propre-boulet-3010777.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 13 Feb 2023 08:04:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Déclaré persona non grata le 5 février 2023 </em></strong><em><strong>Guillaume Ngefa-Atondoko Andali, Directeur de la Division des droits de l’Homme de la MINUSMA, par le gouvernement de transition du Mali. Le ministère des affaires étrangères l’accuse de s’adonner à   « des agissements déstabilisateurs et subversifs » contraire au comportement d’un fonctionnaire des Nations Unies.</strong></em> <strong><em>Les autorités maliennes reprochent à Guillaume Ngefa-Atondoko Andali d'avoir sélectionné "des usurpateurs s'arrogeant le titre de représentant de la société civile malienne, en ignorant les autorités et les institutions nationales</em></strong><strong>"<em> au cours de sessions du Conseil de Sécurité de l'ONU sur le Mali. Aminata Dicko pour l’intervention de laquelle à la tribune des Nations Unies il y a eu une telle levée des boucliers était-elle en faute ? Que pense la MUNISMA de l’expulsion de son agent ?</em></strong>

<strong><em> </em></strong>Après Olivier Salgado  en juillet 2022, le Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale  vient de notifier à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies pour la Stabilisation du Mali (MINUSMA) la décision du Gouvernement de déclarer persona non grata, Guillaume Ngefa-Atondoko Andali, Directeur de la Division des droits de l’Homme. Il  est sommé  de quitter le territoire national dans un délai de 48 heures.

Le gouvernement  reproche  à ce fonctionnaire des Nations-Unies  « d’agissements déstabilisateurs et subversifs »  sur le territoire malien.  Une  conduite qui viole, selon le communiqué du  ministère des affaires étrangères  les principes et obligations que doivent observer les fonctionnaires des Nations-Unies et tout diplomate accrédité au Mali. Pour  les autorités,  lors des différentes sessions du Conseil de Sécurité des Nations-Unies sur le Mali, Guillaume Ngefa-Atondoko Andali  a  conduit des actions consistant  à sélectionner des usurpateurs  qui  s’arrogent  le titre de représentant de la société civile malienne, en ignorant les autorités et les institutions nationales.

Fait grave  pour le gouvernement de transition  malien qui semble avoir   demandé au Directeur de la division droit de l’homme de prouver les  critères de la sélection du représentant de la société civile. « <em>Andali n’a jamais réussi à prouver les critères objectifs qui lui ont permis d’identifier les représentants de la société civile qu’il a utilisés »</em>

Rappelons qu’en 2011 c'est Mr NGEFA pour le compte de l'ONU et au nom des droits de l'homme qui ait conduit, couvert et documenté l'enquête sur la crise postélectorale en côte d'ivoire. Résultats de son enquête Laurent Gbagbo  est accusé de crimes contre l'humanité et conduit devant la  CPI. 10 ans après Gbagbo est acquitté pas pour un non-lieu mais acquitté malgré tous les moyens de la CPI, le procureur Fatou Ben SOUDA n'a pas été capable d'apporter une seule preuve étayant les accusations de crimes contre l'humanité. 10 longues années qui ont détruit la vie d'un homme, de sa famille et sa carrière  politique, et du lien avec ses proches et ses compatriotes.

Un enquêteur avec un tel passif aura désormais du mal à convaincre de son impartialité quant aux enquêtes qui sont conduites à son actif.

<strong>Qu’est ce qui est reproche à Aminata ?</strong>

S’il y a quelque chose à reprocher à Aminata Dicko, ceux-ci devaient porter sur son propos factuel et argumenté ; car, devant le conseil de sécurité, elle ne s’est employée à exprimer aucune gratuité. Elle a présenté des données, certaines chiffrées, et s’en est servi pour livrer ses points de vue d’une citoyenne active. Elle a dénoncé les inégalités sociales et économiques qui minent son pays, les inégalités existantes à l’accès aux services publiques. Elle explique, par ces manquements, la défiance que certains lésés peuvent avoir face à l’État. Dicko ne s’est jamais opposée au retour d’un contrôle de l’État aux zones perdues, elle déclare que l’État qu’elle veut y voir doit être dépouillé de toutes ses tares qui font qu’il a pu y être inutile voire indésirable.  Par ailleurs, elle a appelé à mieux impliquer la jeunesse qui représente la moitié de la population et qu’elle juge ne pas être suffisamment prise en compte dans les cercles de décision. Mais Dicko ne s’arrête pas aux seuls manquements internes quant à une situation sécuritaire dont l’enjeu s’est mondialisé, elle s’est adressée, droit dans les yeux, aux membres du conseil pour les rappeler à leur responsabilité, à leur rôle.

En définitive, elle a juste dénoncé le jeu des puissances consistant à transformer le Mali en un terrain de règlements de compte. Pour rappel en vertu des dispositions du pacte international relatif aux droits civils et politiques dont le Mali fait  partie depuis 1974, la liberté d’expression doit être assurée aux citoyens et toutes autres personnes vivant sur le territoire malien.

<strong>Assitan DIAKITE </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Expulsion du Mali d&amp;apos;un 2e officiel de la MINUSMA : Un message fort des dirigeants de la Transition à l&amp;apos;ONU</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/expulsion-du-mali-dun-2e-officiel-de-la-minusma-un-message-fort-des-dirigeants-de-la-transition-a-lonu-3010559.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 11 Feb 2023 01:26:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après le cas d'Olivier Salgado, le porte-parole de la Minusma expulsé du Mali en juillet 2022 pour avoir publié sur Twitter des "informations tendancieuses et inacceptables" au sujet des 49 militaires ivoiriens arrêtés à Bamako, c'est au tour du directeur de la Division des droits de l'Homme de la mission onusienne au Mali, Guillaume Ngefa-Atondoko Andali, de subir le même sort. Cette deuxième expulsion que la Minusma enregistre dans ses rangs en moins d'une année, s'assimile à un message fort des autorités maliennes à l'endroit de l'ONU.</em></strong>

Toute éventuelle défaillance décelée à tort ou à raison, quelque part dans la gestion actuelle des affaires au Mali, doit forcément être payée. Et, comme pour ne pas faire payer toute la Minusma pour l'enquête réclamée du côté des Nations unies sur de possibles violations des droits de l'Homme au Mali, c'est l'un de ses travailleurs en la personne de Guillaume Ngefa-Atondoko Andali qui s'est vu sacrifié sur l'autel de l'omerta.Il s'agit peut-être là d'un agneau sacrificiel qui, ajouté au représentant spécial de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) Hamidou Boly et à l'ambassadeur Joël Meyer, expulsés du Mali respectivement en octobre 2021 et en janvier 2022, prouve à suffisance qu'on ne badine pas avec une transition résolument engagée dans la refondation de son pays.

<strong>Que reproche-t-on à ce dernier expulsé en date ?</strong>

Si pour ses prédécesseurs déclarés persona non grata au Mali et sommés de quitter le pays avec des répits allant de 48 à 72 h, les reproches varient entre les agissements inacceptables, incompatibles et outrageux, Guillaume Ngefa-Atondoko Andali, lui, d'après les autorités de notre pays, a fait les frais des agissements déstabilisateurs et subversifs en violation flagrante des principes et obligations que doivent observer les fonctionnaires des Nations unies et tout diplomate accrédité au Mali, conformément aux conventions internationales pertinentes.

Il lui est reproché le fait qu'à l'occasion des différentes sessions du Conseil de sécurité des Nations unies sur le Mali, il sélectionne <em>"des usurpateurs s'arrogeant le titre de représentant de la société civile malienne, en ignorant les autorités et les institutions nationales".</em> Le gouvernement faisait ainsi allusion au passage d'Aminata Cheick Dicko en qualité de membre de la société civile malienne et défenseure des droits humains, à la tribune du Conseil de sécurité de l'ONU le 27 janvier dernier. Intervention au cours de laquelle elle avait évoqué des exactions commises par les <em>"terroristes"</em>. Elle y avait aussi fait mention de l'implication des <em>"partenaires militaires russes"</em> de l'Armée malienne dans <em>"la commission (de) violations graves des droits de l'Homme et du droit international humanitaire".</em>

Le crime de lèse-majesté venait peut-être ainsi d'être commis et il se devait d'en trouver un bouc-émissaire. C'est désormais chose faite. <em>"Outre la sélection de ces individus recrutés pour faire des exposés spécieux, le gouvernement souligne que M. Andali n'a jamais réussi à prouver les critères objectifs qui lui ont permis d'identifier les représentants de la société civile qu'il a utilisés. La partialité de M. Andali a été encore plus manifeste lors du dernier examen du Conseil de sécurité des Nations unies sur le Mali. Des investigations menées, il ressort que l'offre de dénigrement de M. Andali a été rejetée dans un premier temps par un digne enfant du Mali. C'est par défaut qu'il a réussi à trouver une dame qui a accepté de jouer le rôle d'usurpateur en s'exprimant le 27 janvier 2023 au nom de la société civile malienne.</em>

<em>La conspiration était d'autant plus grande que l'organisation dont se réclame l'usurpatrice est une association étrangère non déclarée et ne dispose d'aucun droit d'exercer au Mali. </em>

<em>A titre de rappel, ce forfait a été dénoncé respectivement par plusieurs acteurs dont le Conseil national de la société civile et la Coordination des associations et ONG féminines du Mali (Cafo)"</em>, peut-on lire dans le communiqué justifiant la décision de l'expulsion du fonctionnaire onusien de notre pays.

<strong>                            Edjona Segbedji </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Bamako donne 48 heures au directeur de la division des droits de l&amp;apos;homme de la Minusma pour quitter son territoire</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/bamako-donne-48-heures-au-directeur-de-la-division-des-droits-de-lhomme-de-la-minusma-pour-quitter-son-territoire-3010456.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/bamako-donne-48-heures-au-directeur-de-la-division-des-droits-de-lhomme-de-la-minusma-pour-quitter-son-territoire-3010456.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 10 Feb 2023 01:45:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans un communiqué, en date du 05 février 2023, les autorités maliennes ont annoncé leur décision de déclarer « persona non grata », Monsieur Guillaume Ngefa-Antodoko Andali, chef de la Division des droits de l'Homme de la Minusma.</em></strong>

Ce n'est pas la première fois qu'un fonctionnaire de la Minusma est déclaré « persona non grata ». En effet, le 22 juillet 2022, Bamako avait déclaré aussi « persona non grata » le porte-parole de la Minusma, Monsieur Olivier Salgado, suite à une série de publications sur tweeter sur l'affaire des 49 militaires ivoiriens. Où il déclarait, selon Bamako, sans preuve, que les autorités maliennes auraient été informées de l'arrivée de ces militaires.

<strong>
<em>Que rapprochent donc les autorités maliennes à M. Guillaume Ngefa Antodoko ? </em></strong>

Selon Bamako, cette décision fait suite aux « <em>agissements déstabilisateurs et subversifs</em> » du chef de la division des droits de l'Homme de la Minusma, qui constituent « <em>une violation  flagrante des principes et obligations que doivent observer les fonctionnaires des Nations Unies et tout diplomate accrédité au Mali</em> ».

Les autorités maliennes accusent ainsi le chef de la division des droits de l'Homme, « <em>d'avoir sélectionné, à l'occasion des différentes sessions des Nations Unies sur le Mali, des usurpateurs qui se sont arrogé le titre de représentant de la société civile malienne en ignorance totale des autorités et des institutions</em> ».

Les autorités de Bamako reprochent, au-delà de la sélection de ceux qu'elles qualifient d'usurpateurs, à M. Guilaune Ngefa-Antodoko, d'avoir été dans l'incapacité de leur prouver les critères objectifs qui lui ont permis d'identifier ces personnes qui ont parlé au nom de la société civile malienne lors des différentes sessions sur le Mali.

Au terme des investigations menées, Bamako révèle également qu'il ressort que la dernière prise de parole devant le Conseil de l'ONU, qui est la cause immédiate de cette décision, a été d'abord rejetée par un Malien et c'est après que M. ANDALI a réussi à trouver « <em>une dame » </em>qui a accepté de jouer le rôle de ce qu'il appelle<em> « d'usurpateur</em> ». Bamako révèle aussi que l'organisation dont se réclame la dame en question est une association étrangère non déclarée, ne disposant d’aucun droit d'exercer au Mali.

Notons que lors des différentes sessions des Nations unies sur le Mali, les autorités de Bamako ont toujours contesté les accusations de violation des droits de l'homme.

<strong>Fadiala   N. Dembélé  </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Ambassadeur Richard Mill, Représentant Adjoint auprès des Nations&#45;Unies :  « Le refus des autorités maliennes à 237 demandes de vol de la Minusma est inacceptable »</title>
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<pubDate>Wed, 08 Feb 2023 12:28:24 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le représentant adjoint auprès des Nations unies, l’ambassadeur Richard Mill, trouve totalement inacceptable le refus des autorités maliennes à 237 demandes de vol de la Minusma.  Pour lui, cela signifie, qu'à 237 reprises, le gouvernement de Transition a empêché la mission de dissuader et de répondre aux attaques, d'enquêter sur les allégations d'abus et de violations des droits de l'Homme, ou assurer la sécurité des convois en déplacement. C‘était lors de son intervention au Conseil de sécurité des Nations unies tenu le tenue 27 janvier 2023.</em></strong>

L’ambassadeur Richard Mill déplore le fait que le rapport du secrétaire général mentionne que les autorités maliennes ont refusé ou n'ont donné aucune réponse à 237 demandes de vol de la Minusma. Il dira que l'environnement opérationnel extrêmement instable de la Minusma est rendu plus dangereux par les restrictions que le gouvernement de Transition continue d'imposer à la mission.

Cependant, il demeure convaincu que c’est ce qui met inutilement en danger les soldats de la paix et les civils qu'ils cherchent à protéger. Il déplore que ces restrictions se produisent généralement là où les besoins de protection sont les plus nécessaires et qu’elles sont devenues un problème existentiel pour cette mission, et un peu une crise pour ce Conseil.

M.Richard demande au gouvernement de Transition de lever toutes les restrictions à l'encontre de la Minusma et de permettre à tout le personnel de la mission d'opérer librement en toute sécurité au service de son mandat. <em>"Comme l'indique l'examen interne, le succès de la Minusma dépendra du soutien et de la coopération qu'elle recevra du gouvernement de Transition. Les obstructions continues au mandat et les violations flagrantes de l'Accord sur le statut des forces devraient forcer ce Conseil à reconsidérer sérieusement son soutien à la Minusma sous sa forme actuelle"</em>, explique l’ambassadeur Richard.

Ces obstructions, à ses yeux, empêchent la communauté internationale de voir toute l'étendue des violations et abus des droits de l'Homme qui seraient perpétrés par des groupes extrémistes violents et par les Forces armées maliennes en partenariat avec les forces du groupe Wagner soutenues par le Kremlin. Cependant, le représentant adjoint exhorte le gouvernement de Transition à coopérer avec toutes les activités de la Minusma en matière de droits humains, en particulier pour les demandes d'accès aux sites d'atteintes et de violations présumées des droits humains, et pour que l'ONU fasse rapport en toute transparence sur les abus et violations présumés.

Il précise que la promotion et la protection des droits de l'Homme ne sont pas un agenda politique détenu par un ou quelques Etats membres, mais une tâche prioritaire que ce Conseil a autorisé la Minusma à mener à bien depuis le début de la mission. Par ailleurs, notre ambassadeur, salue les progrès réalisés par les autorités de Transition en matière de réforme électorale.  <em>"Le soutien de la Minusma à cet effort est indispensable et démontre que la mission reste vitale pour surmonter les nombreux défis complexes liés au renforcement des capacités électorales, à la sensibilisation, à l'inscription, à la mobilisation et à la sécurité sur le vaste territoire du Mali"</em>, explique-t-il.

Il a tenu à souligner que les Etats-Unis continuent d'offrir leur plein soutien et leurs encouragements à la mission et à ceux qui, au sein du gouvernement de transition, s'efforcent de rétablir la démocratie, le régime civil et l'ordre constitutionnel.

Après avoir salué la reprise du comité de suivi de l'accord d'Alger à l'automne dernier, Richard Mill se dit profondément découragé de voir ces progrès annulés ces derniers mois.  Pour lui, la réticence du gouvernement de transition à s'engager aux niveaux appropriés a conduit à un éclatement du processus de médiation, selon lequel les groupes armés signataires doivent négocier avec le groupe de médiation international sans la participation des autorités de transition. Il dira que la récente suspension de la participation des groupes armés signataires au comité de suivi est très préoccupante.

<em>"</em><em>Nous apportons tout notre soutien à la Minusma, au RSSG Wane et au gouvernement algérien pour relancer le processus de médiation.  Nous appelons les autorités de Transition, les groupes armés signataires et les acteurs régionaux à faire preuve d'une volonté politique renouvelée en prenant des mesures immédiates pour reprendre les activités du comité de suivi"</em>, laisse-t-il entendre.

<strong>Ibrahima Ndiaye</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Ingérence de la mission de l’ONU au Mali :  Le Directeur de la division des droits de l’homme fait les frais de ses agissements déstabilisateurs</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/ingerence-de-la-mission-de-lonu-au-mali-le-directeur-de-la-division-des-droits-de-lhomme-fait-les-frais-de-ses-agissements-destabilisateurs-3010228.html</link>
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<pubDate>Wed, 08 Feb 2023 10:38:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les premières sanctions relatives à l’affaire dite de la représentante de la Société civile malienne au Conseil de sécurité des Nations Unies sont tombées, le dimanche 5 février 2023. C’est le Directeur de la Division des droits de l'homme de la MINUSMA, Monsieur Guillaume Ngefa-Atondoko Andali qui a été visé par la première sanction. </strong>

Au-delà d’être déclaré persona non grata, le gouvernement malien lui a donné dans la nuit du dimanche dernier, un ultimatum de 48 heures pour quitter le territoire national. Selon le gouvernement dans son communiqué, cette mesure fait suite aux agissements déstabilisateurs et subversifs de Monsieur Andali, en violation flagrante des principes et obligations que doivent observer les fonctionnaires des Nations Unies et tout diplomate accrédité au Mali, conformément aux conventions internationales pertinentes.

Le gouvernement a précisé qu’à l'occasion des différentes sessions du Conseil de Sécurité des Nations Unies sur le Mali, « <em>les actions de Monsieur Andali ont consisté à sélectionner des usurpateurs s'arrogeant le titre de représentant de la société civile malienne, en ignorant les autorités et les institutions nationales</em> ». Outre la sélection de ces individus recrutés pour faire des exposés spécieux, le Gouvernement souligne que Monsieur Andali n'a jamais réussi à prouver les critères objectifs qui lui ont permis d'identifier les représentants de la société civile qu'il a utilisés. <em>« La partialité de Monsieur Andali a été encore plus manifeste, lors du dernier examen du Conseil de Sécurité des Nations Unies sur le Mali </em>», a déploré le gouvernement.

Des investigations menées, révèle le gouvernement, il ressort que l'offre de dénigrement de Monsieur AndaliI a été rejetée dans un premier temps par un digne enfant du Mali. « <em>C'est par défaut qu'il a réussi à trouver une dame qui a accepté de jouer le rôle d'usurpateur en s'exprimant le 27 janvier 2023 au nom de la société civile malienne</em> », explique-t-il, avant de poursuivre que « <em>la conspiration était d'autant plus grande que l'organisation dont se réclame l'usurpatrice est une Association étrangère non déclarée et ne dispose d'aucun droit d'exercer au Mali</em> ».

À titre de rappel, le gouvernement soutient que ce forfait a été dénoncé respectivement par plusieurs acteurs dont le Conseil National de la Société Civile et la Coordination des Associations et ONG Féminines du Mali (CAFO).

Avant de conclure, le Gouvernement de la Transition dit réitérer sa disponibilité à maintenir le dialogue et poursuivre la coopération avec l'ensemble de ses partenaires, conformément aux 3 principes de SE le Colonel Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef de l'État ; qui sont entre autres, le respect de la souveraineté ; le respect des choix stratégiques et des choix de partenaires opérés par le Mali et la prise en compte des intérêts vitaux du Peuple malien dans les décisions prises.

<strong>Adama Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Retrait anticipé des troupes allemandes de la MINUSMA :  Le ministre allemand de la Défense attendu à Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/retrait-anticipe-des-troupes-allemandes-de-la-minusma-le-ministre-allemand-de-la-defense-attendu-a-bamako-3009768.html</link>
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<pubDate>Sat, 04 Feb 2023 11:04:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La question du maintien ou non de la Bundeswehr (l’Armée allemande) au Mali cristallise le débat entre le gouvernement et le Bundestag (Parlement) allemands. A ce sujet, le nouveau ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, est attendu à Bamako.</em></strong>

L’avenir même de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) est incertain en dépit de son renouvellement en juin 2022, ce qui continue d’alimenter un bras de fer entre Bamako et certaines chancelleries occidentales.

En novembre dernier, un compromis a été trouvé entre le gouvernement d’Olaf Scholz et le Bundestag concernant le retrait de la Bundeswehr de façon structurée et coordonnée du Mali d’ici mai 2023 mais qui s’achèvera au printemps 2024 qui coïncide avec l’année électorale au Mali.

Mais la démission de l’ancienne ministre allemande de la Défense, Christine Lambrecht rebat les cartes autour de cette décision. Le nouveau ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius trouve que la présence de la Bundeswehr au Mali jusqu’en 2024 n’est absolument pas pertinente dans les conditions actuelles.

<em>"Le maintien de la Bundeswehr au Mali est une perte de temps pour les militaires qui mettent en péril leur vie loin de leurs familles et de leurs amis. Parce que nos soldats sont incapables de mener leurs missions, dès l’instant où ils ne peuvent pas quitter leur camp, ou se déplacer dans un périmètre limité puis que les drones sont interdits de vol"</em>, a-t-il déclaré au cours d’une interview accordée à nos confrères de Süddeutsche Zeitung avant de préciser que la dernière fois qu’un drone allemande a volé remonte à l’année dernière.

Boris Pistorius est attendu à Bamako dans les prochains jours pour visiter les troupes de la Bundeswehr stationnées au Mali, précisément à Gao.

Rappelons que la Bundeswehr est un important contributeur au sein de la mission onusienne au Mali avec un effectif allant jusqu’à 1400 hommes et essentiellement basée à Gao.

<strong>Ousmane Mahamane  </strong>

&nbsp;

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<title>Dialogue de sourds entre l’ONU et le Mali :  La Minusma sur les plates&#45;bandes de Barkhane</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/dialogue-de-sourds-entre-lonu-et-le-mali-la-minusma-sur-les-plates-bandes-de-barkhane-3009293.html</link>
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<pubDate>Wed, 01 Feb 2023 13:14:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis le retrait de la force française Barkhane, un dialogue de sourds s’est installé entre le Mali et la Minusma. Ce dernier persiste dans la provocation en pondant (au compte du secrétaire général de l’ONU) des rapports déséquilibrés qui sont naturellement récusés par le gouvernement. Etait-ce les prémices d’une rupture ?</strong>

<strong> </strong>Le Mali s’est à nouveau démarqué du nouveau rapport du Secrétaire général de l’ONU sur la situation du pays. Document dont le contenu a été débattu dans l’après-midi du vendredi dernier (27 janvier 2023) par le Conseil de sécurité de l’ONU. Dans son discours, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a attiré l’attention des membres du conseil sur des aspects curieusement occultés par le rapport de António Guterres.

«<em>A première vue, nous constatons que les propositions contenues dans ce rapport ne prennent pas en compte les attentes légitimes du peuple qui sont avant tout d’ordre sécurita</em>ire» a déploré Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, devant le Conseil de sécurité. Sur ce plan (sécuritaire), a déclaré M. Diop, «<em>le gouvernement regrette que, une fois de plus, le rapport du Secrétaire général passe sous silence les efforts et les actions mené par les Forces de Défense et de Sécurité maliennes</em> (FDSM) <em>dans le cadre de la sécurisation du territoire et de la protection des populations</em>».

Il a néanmoins reconnu «<em>que des défis importants existent toujours par endroit</em>». C’est pourquoi, a-t-il assuré, les FDSM sont «<em>déterminées à poursuivre les actions offensives lancées en décembre 2021</em>» afin de «<em>prévenir et combattre les attaques indiscriminées et ou de représailles</em>» des Groupes armés terroristes (GAT) contre les populations et leurs biens.

Face au Conseil de sécurité de l’ONU, le ministre Diop a rappelé que la réduction de 58 % des cas de violation des droits de l’Homme constaté par le Secrétaire général de l’ONU est «<em>le fruit de non seulement des offensives engagée par les FDSM, dans le strict respect des droits de l’Homme et du droit international humanitaire, mais également de la présence accrue de l’Etat sur une bonne partie du territoire national</em>».

«<em>A aucun moment le gouvernement ou même son armée ne peut s'engager dans une lutte contre une partie de sa propre population», </em>a déclaré le ministre Diop en balayant d’un revers de la main les exactions imputées aux Forces armées maliennes (FAMa) et à leurs partenaires dans la lutte contre le terrorisme. «<em>Je pense que certains ont des agendas cachés et ont réussi ailleurs à opposer des communautés et à créer des guerres ethniques. Ils ont tenté cela au Mali et ça n’a pas marché</em>», a dénoncé le chef de la diplomatie malienne. Et de poursuivre, «<em>ce dont le Mali a besoin aujourd’hui, ce ne sont pas des messages de division, mais de ceux qui unissent. Et le Mali continuera ce travail dans le plein respect des droits de l’Homme</em>».

Tout en s’opposant à «<em>toute instrumentalisation ou politisation de la question</em>», a-t-il promis, le gouvernement va continuer à «<em>œuvrer inlassablement</em>» à la «<em>protection et à la promotion</em>» des droits de l’Homme conformément aux engagements nationaux et internationaux du pays. A noter que, le 15 novembre dernier, le président de la Transition a promulgué  les lois fixant les règles générales de «<em>la réparation des préjudices causés par les violations graves des droits de l’Homme</em>».

Ce débat au Conseil de sécurité a été marqué par l’intervention d’une «<em>invitée surprise</em>» au nom de la société civile malienne. Et le ministre Diop a naturellement exprimé sa «<em>grande surprise</em>» suite à cette intervention devant une si auguste assemblée d’une déléguée malienne dont, a-t-il déploré, «<em>nous doutons de la représentativité et de la crédibilité</em>». «L’intruse» s’appelle Aminata Cheick Dicko, présidente de l'organisation «Kisal», une organisation qui fait la promotion des droits de l'Homme dans les zones pastorales. Dans son intervention, elle a accusé nos Forces de défense et de sécurité (FDS) de viols, d'exactions contre une communauté… Le ministre Diop a dénoncé cette «<em>instrumentalisation de la société civile pour des agendas cachés</em>» qui «<em>ne sert pas la paix</em>».

Tout laisse croire que le torchon brûle entre l’ONU et le Mali qui n’entend pas se laisser marcher sur les pieds sur son propre territoire. Et  selon plusieurs spécialistes, le fossé qui s’agrandit de jour en jour entre la Minusma et le Mali risque fort de sonner le glas d’une mission décriée.

Par sa résolution 2640 (2022) du 29 juin 2022, le Conseil de sécurité a prorogé jusqu’au 30 juin 2023 le mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). Elle a demandé au Secrétaire général de lui faire un rapport tous les trois mois sur la suite donnée à ladite résolution. Le présent document décrit les faits nouveaux survenus dans ce pays depuis la publication du précédent rapport (S/2022/731) le 3 octobre 2022. Les observations du gouvernement malien sur celui-ci ont été officiellement remises au Conseil de sécurité sous la forme d’un Mémorandum.

<strong>Kader Toé</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Conseil de Sécurité de l’ONU : Le ministre Diop impose le respect du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/conseil-de-securite-de-lonu-le-ministre-diop-impose-le-respect-du-mali-3009262.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 01 Feb 2023 12:07:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Horizon</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Il apparaît désormais en véritable « professeur de diplomatie » sur les tribunes internationales, où l’on admire ses belles et lumineuses prises de paroles, comme le week-end passé à l’ONU.</em></strong>

<strong> </strong>

On peut ne pas l’aimer, mais l’honnêteté intellectuelle impose de le respecter et de la féliciter pour le travail gigantesque qu’il abat dans le cadre de la renaissance du nouveau Mali, dans le concert des Nations. Le ministre Abdoulaye Diop, c’est de lui qu’il s’agit, ne cesse de marquer des points, dont ses interventions de recadrage du Conseil de sécurité de l’ONU, le week-end dernier à New York. Admirable a été la réaction du ministre Diop face à une intervention de quasi plaisanterie d’un pseudo-représentant de la société civile malienne !

Pour le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, il est important que les membres du Conseil, eux-mêmes, se remémorent que « l’instrumentalisation de la société civile pour des agendas cachés ne sert pas les causes de la société civile ».

Répondant à l’invitation faite par cette dame aux autorités maliennes de travailler à protéger toutes les communautés, le ministre Diop dira que le Mali est un pays ancien, de tradition multiséculaire, multiethnique et une mosaïque de populations. Et, à aucun moment, le gouvernement, même son Armée, ne peut s’engager dans une lutte contre une partie de notre propre population. «Certains qui ont des agendas cachés et qui ont réussi ailleurs à opposer les communautés, à créer des guerres ethniques, ont tenté au Mali et cela n’a pas marché», a soutenu le chef de la diplomatie malienne.

Selon le chef de la diplomatie malienne, « l’Armée malienne est professionnelle et multiethnique et elle va continuer à travailler pour défendre tous les Maliens, toutes les communautés pour renforcer notre cohésion nationale ». Pour lui, ce dont le pays a besoin aujourd’hui, ce ne sont pas des messages de division. Mais des messages qui unissent. Et le Mali continuera ce travail dans le plein respect des droits de l’Homme et dans le souci de pouvoir rassembler les Maliens. « Nous souhaitons que dans le cadre du partenariat, que le conseil puisse revisiter ses méthodes de travail pour renforcer la collaboration avec notre pays », a exhorté Abdoulaye Diop.

Ce n’est pas la première fois qu’une personne inconnue dans le milieu de la société civile malienne s’exprime devant le Conseil de sécurité. L’année dernière, l’intervention d’une dame dans les mêmes conditions avait suscité un tollé. Le gouvernement malien a des raisons de douter la bonne foi de ceux qui organisent ce genre d’intervention. Ceux dont le dessein est de faire du Mali une chasse gardée, doivent comprendre que les temps ont changé et qu’il est grand temps d’arrêter les pratiques malsaines qui leur permettent d’entretenir des foyers de tension à travers le monde.

<strong>Bruno D S &amp; Dieudonné DIAMA (L’Essor)</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>MINUSMA : Avenir incertain ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/minusma-avenir-incertain-3009223.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 01 Feb 2023 09:02:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis le mois de juin de l’année dernière, les membres du Conseil de sécurité des Nations unies sont divisés sur le renouvellement de la Minusma. En dépit de tout, on assiste à une bipolarisation entre les 5 membres permanents du Conseil de sécurité. Dans ce contexte un retrait total des casques bleus est-il envisagé ?</em></strong>

&nbsp;

Le vendredi 27 janvier 2023, le Conseil de sécurité s’est réuni pour examiner le rapport trimestriel du secrétaire général des Nations unies sur la situation du Mali. Cette réunion a vu la participation du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop.

Dans ce rapport, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres reconnait des progrès enregistrés par le Mali dans le domaine politique et une diminution des allégations de violations et atteintes au droit de l’Homme. Le secrétaire général a tout de même exprimé sa préoccupation concernant la situation sécuritaire qui se dégrade malgré la montée en puissance des FAMa.

A l’issue de la réunion, c’est la question de l’avenir de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) qui a pris le dessus dans l’ordre du jour. En effet, depuis le renouvellement du bail de la Minusma en juin 2022, le Conseil de sécurité est devenu un champ de bataille pour les 5 membres qui le composent à tel point que le dossier malien rebat les cartes de la guerre froide entre les deux blocs.

Pour le bloc français avec ces pays satellites, ce mandat de la Minusma en l’état ne prend pas en compte les vraies aspirations des Maliens qui sont la protection des civils ; l’effort de paix et la défense des droits humains.

Pour le bloc russo-chinois, c’est le pays hôte, c’est-à-dire le Mali qui doit définir les priorités de son peuple et le Conseil de sécurité doit respecter ces choix et que le mandat de la Minusma doit aller dans ce sens.

Dans ce contexte où les intérêts géopolitiques et géostratégiques des 5 membres permanent priment sur tout, la question qui se pose est de savoir si un retrait total des casques bleus est envisagé. A en croire les diplomates, ce statu quo n’est pas une option pour l’instant. Mais la France estime que l’avenir de la Minusma dépend de l’engagement clair et des gestes concrets du Mali.

Le Conseil de sécurité renouvèlera-t-il le mandat ou assisterons-nous à un retrait total dans cinq mois ?

Wait end see…

<strong>Ousmane Mahamane </strong>

<strong> </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport trimestriel de l’Onu sur le Mali : Le Gouvernement rejette les abus et exactions imputés aux FAMas</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/rapport-trimestriel-de-lonu-sur-le-mali-le-gouvernement-rejette-les-abus-et-exactions-imputes-aux-famas-3008926.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/rapport-trimestriel-de-lonu-sur-le-mali-le-gouvernement-rejette-les-abus-et-exactions-imputes-aux-famas-3008926.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 30 Jan 2023 10:27:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le gouvernement du Mali rejette les accusations de cas d’abus et d’exactions imputés aux forces de défenses et de sécurité maliennes, dans un rapport de l’ONU. Il s’agit du rapport trimestriel du secrétaire général Antonio Guteres, sur la situation sécuritaire au Mali couvrant la période du 4 octobre au 29 décembre 2022.</em></strong>

Dans un mémorandum, le gouvernement malien apprécie le fait que le secrétaire général de l’ONU Antonio Guteress reconnaisse les efforts en cours pour le retour à l’ordre constitutionnel, à travers notamment la mise en place de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) et la révision du fichier électoral, écrit le studio tamani.

Les autorités de la transition, rapporte le confrère de Tamani regrettent cependant « les atteintes aux droits de l’Homme imputés aux Famas ».

Selon le gouvernement du Mali, <em>« ce document du secrétaire général de l’ONU ne fournit aucun détail par rapport aux dates, lieux et victimes des incidents. La transition réfute donc les allégations et rassure que les forces de l’ordre et de défense sont conscientes des enjeux ».</em>

<strong>A.S.</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport du secrétaire général de l’ONU sur le Mali : Les remarques du ministre diop devant le conseil de sécurité</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/rapport-du-secretaire-general-de-lonu-sur-le-mali-les-remarques-du-ministre-diop-devant-le-conseil-de-securite-3008877.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/rapport-du-secretaire-general-de-lonu-sur-le-mali-les-remarques-du-ministre-diop-devant-le-conseil-de-securite-3008877.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 30 Jan 2023 09:37:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le dernier rapport du secrétaire général des Nations unies sur la situation au Mali a fait l’objet d’un débat au cours duquel notre pays a exprimé son appréciation sur le document. L’événement a eu lieu au Conseil de sécurité vendredi dernier au siège de l’Organisation mondiale à New York. Le banc du gouvernement malien était occupé comme d’habitude par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop.

Comme nous l’avions déjà évoqué dans notre parution du vendredi passé, ce rapport a relevé des progrès qui ont été appréciés par le gouvernement malien qui a cependant réfuté des allégations relatives notamment à la sécurité et aux droits de l’Homme.

Prenant la parole devant les membres du Conseil de sécurité, le chef de la diplomatie malienne a fait savoir que les observations du gouvernement en réponse à ce document figurent dans un mémorandum déjà transmis au conseil. Sur le plan politique, Abdoulaye Diop a salué la convergence de vues sur les avancées notables réalisées durant la période sous examen.

Selon lui, le gouvernement dans sa volonté de refonder l’état malien, poursuit la mise en œuvre des réformes politiques et institutionnelles dans le cadre d’un processus transparent et inclusif.

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a informé le conseil que suite à la remise du projet de nouvelle Constitution au président de la Transition, la commission de finalisation poursuit les concertations avec les forces vives afin de parvenir à un texte fondamental de large consensus autour des aspirations profondes du peuple malien. Et à l’issue de ces consultations, le gouvernement se propose de soumettre ce projet à la décision finale des Maliens par référendum en mars 2023.

De la même manière, dira-t-il, le gouvernement s’attèle résolument à la mise en œuvre des autres actions prioritaires inscrites à son chronogramme, notamment l’élection des conseillers des collectivités territoriales en juin 2023, des députés à l’Assemblée nationale en octobre et novembre 2023 et du président de la République en février 2024.

Le chef de la diplomatie malienne a souligné l’installation, le 10 janvier 2023, des membres de l’Autorité indépendante de gestion des élections (Aige) par le président de la Transition et plusieurs autres actions qui participent de la volonté du gouvernement de retourner à l’ordre constitutionnel.

PROGRÈS INDÉNIABLES- Concernant l’Accord pour la paix et la réconciliation, Abdoulaye Diop a réitéré l’engagement du gouvernement à poursuivre sa mise en œuvre diligente, car convaincu que c’est la voie essentielle pour une stabilité durable du Mali. Il a noté que des progrès indéniables ont été réalisés, notamment dans le cadre du processus de DDR accéléré avec l’intégration dans les Forces de défense et de sécurité nationales, de 1.718 ex-combattants provenant de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), de la Plateforme et de l’Inclusivité.

Selon lui, le gouvernement œuvre également à l’élaboration du nouveau programme DDR 2023-2027 et du programme d’intégration 2023-2025 pour renforcer davantage le processus.

Dans la même dynamique, le gouvernement a adopté en conseil des ministres, le 18 octobre 2022, la décision portant création de la commission ad hoc chargée de résoudre les questions en suspens, relatives à la chaîne de commandement au sein des Forces de défense et de sécurité nationales et à l’intégration des hauts fonctionnaires civils des mouvements signataires dans les institutions gouvernementales.

Sur le plan sécuritaire, le ministre Diop regrette qu’une fois de plus, le rapport du secrétaire général passe sous silence les efforts et les actions menées par les Forces de défense et de sécurité dans le cadre de la sécurisation du territoire et de la protection des civils. D’après lui, la posture offensive de nos Forces a permis non seulement la neutralisation de nombreux terroristes et la destruction de leurs sanctuaires mais aussi, la reddition volontaire de plusieurs d’entre eux dans les Régions de Douentza et de Mopti.

Concernant les défis opérationnels de la Minusma, le chef de la diplomatie malienne notera que le rapport reconnaît les acquis de la nouvelle procédure de demande de vol mise en place le 15 novembre 2022 et qui a permis d’augmenter le nombre de vols approuvés, à travers une coordination décentralisée et une clarification des responsabilités.

Abdoulaye Diop dira que le Mali reste fidèle à son engagement panafricaniste, sa dédicace à la paix et sa politique de bon voisinage, la non-ingérence dans les affaires intérieures des états et au renforcement des relations amicales, dans le respect et la confiance mutuels. Et c’est dans cet esprit que le colonel Assimi Goïta a décidé, en toute indépendance, d’accorder sa grâce avec remise totale de peines, aux 49 Ivoiriens condamnés par la justice malienne.

ATTENTES LÉGITIMES– Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, par ailleurs, fait quelques observations sur le rapport concernant l’examen interne de la Minusma. Selon lui, le gouvernement constate que les propositions contenues dans ce document ne prennent pas en compte les attentes légitimes du peuple malien qui sont avant tout, d’ordre sécuritaire. Abdoulaye Diop a déploré le fait que les préconisations du secrétaire général de l’ONU se limitent, pour l’essentiel, à des variations du nombre de personnel de la Minusma ou sa transformation en une Mission politique spéciale.

Le ministre Diop rappellera que le principal défi auquel cette Mission est confrontée est celui de l’adaptation de son mandat à l’environnement sécuritaire dans lequel elle est déployée et qui requiert un changement de doctrine, de règles d’engagement et surtout une volonté politique véritable d’aider le pays hôte à sortir de la crise. « Il faut une volonté réelle de coopération et une complémentarité entre la Minusma et les Forces de défense et de sécurité du Mali sur le terrain », a insisté le ministre Diop, ajoutant que c’est dans cette perspective que le gouvernement a contribué positivement aux consultations dans le cadre de l’élaboration de ce rapport, avec l’espoir qu’il répondrait aux aspirations du peuple malien. « Tel n’est pas le cas », a fait savoir le chef de la diplomatie malienne. Cependant, a-t-il dit, le gouvernement reste ouvert au dialogue avec les Nations unies sur cette question.

Par ailleurs, Abdoulaye Diop a indiqué que sous l’autorité et les directives du chef de l’état, le gouvernement s’attèlera à la poursuite des actions en cours, devant aboutir au retour à un ordre constitutionnel apaisé et sécurisé. Pour réaliser ces chantiers ambitieux, a-t-il souligné, le gouvernement reste disposé à coopérer avec l’ensemble de ses partenaires, y compris les pays voisins, ceux de la région ainsi que les organisations régionales et internationales dans le strict respect de la souveraineté du Mali, des choix stratégiques de ses dirigeants et dans les intérêts des Maliens.

Le chef de la diplomatie malienne a saisi l’occasion pour remercier tous les amis du Mali.

*************

AMINATA CHEICK DICKO, UNE PARFAITE INCONNUE

Lors de l’examen du rapport du secrétaire général des Nations unies sur la situation au Mali par le Conseil de sécurité, le chef de la diplomatie malienne s’est indigné de l’intervention d’une certaine Aminata Cheick Dicko, présentée comme représentante de la société civile malienne.

Devant les membres du conseil de sécurité, Abdoulaye Diop a déclaré que c’est avec une grande surprise que sa délégation a découvert la présence d’une déléguée malienne à cette réunion. « Je dois dire que nous n’en avons pas été informés. Nous ne connaissons pas cette personne et nous ne connaissons pas l’organisation qu’elle représente et au nom de qui, elle s’exprime devant le conseil », a-t-il souligné. Et dit douter de la représentativité et de la crédibilité de cette personne devant cette auguste assemblée.

Pour le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, il est important que les membres du conseil eux-mêmes se remémorent que l’instrumentalisation de la société civile pour des agendas cachés ne sert pas les causes de la société civile. Répondant à l’invitation faite par cette dame aux autorités maliennes de travailler à protéger toutes les communautés, le ministre Diop dira que le Mali est un pays ancien, de tradition multiséculaire, multiethnique et une mosaïque de populations. Et à aucun moment, le gouvernement, même son Armée, ne peut s’engager dans une lutte contre une partie de notre propre population. «Certains qui ont des agendas cachés et qui ont réussi ailleurs à opposer les communautés, à créer des guerres ethniques, ont tenté au Mali et cela n’a pas marché», a soutenu le chef de la diplomatie malienne.

Selon le chef de la diplomatie malienne, l’Armée malienne est professionnelle et multiethnique et elle va continuer à travailler pour défendre tous les Maliens, toutes les communautés pour renforcer notre cohésion nationale. Pour lui, ce dont le pays a besoin aujourd’hui, ce ne sont pas des messages de division. Mais des messages qui unissent. Et le Mali continuera ce travail dans le plein respect des droits de l’Homme et dans le souci de pouvoir rassembler les Maliens. « Nous souhaitons que dans le cadre du partenariat, que le conseil puisse revisiter ses méthodes de travail pour renforcer la collaboration avec notre pays », a exhorté Abdoulaye Diop.

Ce n’est pas la première fois qu’une personne inconnue dans le milieu de la société civile malienne s’exprime devant le Conseil de sécurité. L’année dernière, l’intervention d’une dame dans les mêmes conditions avait suscité un tollé. Le gouvernement malien a des raisons de douter la bonne foi de ceux qui organisent ce genre d’intervention. Ceux dont le dessein est de faire du Mali une chasse gardée, doivent comprendre que les temps ont changé et qu’il est grand temps d’arrêter les pratiques malsaines qui leur permettent d’entretenir des foyers de tension à travers le monde.

Dieudonné DIAMA]]> </content:encoded>
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<title>Devant le  Conseil de Sécurité : Abdoulaye Diop conteste le rapport  du Secrétaire général de l’ONU</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/devant-le-conseil-de-securite-abdoulaye-diop-conteste-le-rapport-du-secretaire-general-de-lonu-3008805.html</link>
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<pubDate>Mon, 30 Jan 2023 01:30:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Lors de la réunion du Conseil de Sécurité consacré à l’examen du rapport du Secrétaire général de l’ONU sur la situation au Mali, le </strong><strong>Ministre des affaires étrangères  et de la coopération internationale, Abdoulaye Diop a réaffirmé haut et fort le « choix  souverain du peuple malien de prendre son destin en main». Occasion pour le chef de la diplomatie  malienne de clarifier la position  du Gouvernement malien concernant le rapport et sur des points précis : la question des droits de l’homme, la justice et les défis opérationnels de la Minusma. Lors de son intervention le ministre Diop a insisté sur un point capital : « </strong><strong>les propositions contenues dans ce rapport ne prennent pas en compte les attentes légitimes du peuple malien qui sont avant tout d’ordre sécuritaire ».</strong><strong>  </strong>

Dans son rapport, le Secrétaire général de l’ONU indique qu’après une dizaine d’années, l’examen de la Mission a montré que les priorités stratégiques et les tâches correspondantes demeuraient pertinentes, en particulier jusqu’à la fin de la transition en mars 2024. Il fait notamment trois propositions majeures. <strong>Premièrement,</strong> le Secrétaire général de l’ONU propose d’augmenter les capacités de manière à permettre à la Mission d’exécuter son mandat dans son intégralité dans tous les secteurs où elle est déployée. <strong>Deuxièment,</strong> il propose de continuer de se concentrer sur les priorités stratégiques avec une présence consolidée. <strong>Troisièment</strong>, il propose de retirer les unités en tenue et transformer la Mission en mission politique spéciale.

Selon le Secrétaire général « <em>la capacité de la MINUSMA de s’acquitter efficacement de son mandat et de contribuer à l’amélioration de la situation politique et des conditions de sécurité dépendra de quatre paramètres clefs: l’avancement de la transition politique, conformément au chronogramme électoral publié par les autorités de transition; les progrès accomplis dans l’application de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali; la liberté de circulation, y compris pour les moyens de renseignement, de surveillance et de reconnaissance essentiels à la sûreté et à la sécurité des soldats de la paix; et la capacité d’exécuter l’intégralité du mandat que lui a confié le Conseil de sécurité, y compris les dispositions relatives aux droits humains. Ces paramètres seraient le fondement d’une relation stable et prévisible entre la Mission et les autorités maliennes, dans le cadre de l’accord sur le statut des forces…</em> ».

A ces observations et propositions du SG de l’ONU, Abdoulaye Diop, ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale  a  brillamment apporté  des éclaircissements  et réaffirmé la position du Mali. Le Chef de la diplomatie malienne a tout d’abord salué la convergence de vues sur les avancées notables réalisées durant la période sous examen sur le plan politique.

Selon le ministre Diop, le Gouvernement malien  poursuit la mise en œuvre des réformes politiques et institutionnelles dans le cadre d’un processus <strong>« transparent et inclusif</strong> ». Ainsi il a indiqué qu’à  la suite de la remise du projet de la nouvelle constitution au Chef de l’État et Président de la transition, M. Assimi GOITA, la Commission de finalisation poursuit les concertations avec les forces vives de la nation, afin de parvenir à un texte fondamental de large consensus, qui sera soumis pour approbation aux Maliens par référendum en mars 2023. Le ministre Diop précise que : « <em>le Gouvernement s’attèle aussi à la mise en œuvre d’autres actions prioritaires, notamment l’élection des conseillers des collectivités territoriales en juin 2023; l’élection des députés à l’Assemblée nationale en octobre et novembre 2023; et l’élection du Président de la République en février 2024..</em> ». Autres précisions apporté par le ministre des Affaires Etrangères : <em>« Le 10 janvier 2023, des membres de l’Autorité indépendante de gestion des élections ont été installés par le Président de la transition et la première réunion conjointe entre celle-ci et le Comité de pilotage du référendum et des élections générales s’est tenue le 23janvier 2023.Par ailleurs, la tenue de la Conférence sociale, du 17 au 22 octobre 2O22, et l’adoption prochaine d’un pacte de stabilité sociale, avec l’implication des syndicats devrait contribuer à l’apaisement du climat social .</em> »

Concernant l’Accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger, M. Diop a réitéré l’engagement du Gouvernement à poursuivre sa mise en œuvre, en citant des progrès indéniables, notamment dans le cadre du processus de désarmement, démobilisation et réintégration. Selon lui, le Gouvernement a également adopté la décision portant création de la Commission ad hoc chargée de résoudre les questions en suspens relatives à la chaîne de commandement au sein des Forces de défense et de sécurité nationales et à l’intégration des hauts fonctionnaires civils des mouvements signataires dans les institutions gouvernementales. Les aspects de l’Accord liés au développement ont également fait l’objet d’une attention soutenue du Gouvernement, qui œuvre à rehausser le développement des régions du Nord, a déclaré M. Diop. Malgré ces progrès indéniables, la période sous examen a aussi été marquée par la suspension de la participation des groupes signataires aux mécanismes du Comité de suivi de l’Accord. À ce sujet, le Gouvernement espère parvenir dans un proche délai à une compréhension commune avec « ses frères » des mouvements signataires.

<strong>Sur le plan sécuritaire</strong>, a poursuivi le Ministre, le Gouvernement regrette qu’une fois de plus, le rapport du Secrétaire général <strong><em>« passe sous silence les efforts et les actions menés par les Forces de défense et de sécurité maliennes dans le cadre de la sécurisation du territoire et de la protection des civils »</em></strong>.Or, les Forces restent déterminées à poursuivre les actions offensives lancées en décembre 2021 et visent à prévenir et à combattre les attaques indiscriminées ou de représailles des groupes extrémistes contre les populations civiles et leurs biens, a-t-il affirmé.  Plus, dans le cadre de la nouvelle stratégie intégrée pour le centre, l’État renforce sa présence sur le territoire, contrairement aux chiffres fournis dans le rapport. <strong>Concernant les défis opérationnels de la MINUSMA,</strong> M. Diop a indiqué que le rapport du Secrétaire général reconnaît les acquis de la nouvelle procédure de demande de vols mise en place le 15 novembre 2022.Elle a permis d’augmenter le nombre de vols approuvés, à travers une coordination décentralisée et une clarification des responsabilités. Ces résultats encourageants sont malheureusement mitigés du fait du partage parfois partiel ou inexploitable des informations recueillies par les drones, a-t-il déclaré, en espérant que les attentes de la partie malienne seront prises en charge. Face aux besoins humanitaires de notre pays  qui ne sont financés qu’à hauteur de 34%, le ministre des Affaires Etrangères a par ailleurs lancé un appel à l’ensemble de la communauté internationale <em>« afin qu’elle accorde au Sahel le même intérêt manifesté à d’autres régions du monde en situation de crise</em> ».

Abdoulaye Diop a ensuite fait des observations préliminaires sur l’examen interne de la MINUSMA, en regrettant, qu’à première vue, <strong>« les propositions contenues dans ce rapport ne prennent pas en compte les attentes légitimes du peuple malien qui sont avant tout d’ordre sécuritaire ».</strong>Il a considéré que les préconisations du Secrétaire général se limitent, pour l’essentiel, à des variations du nombre de personnel de la MINUSMA ou sa transformation en une mission politique spéciale. Or, <strong>« le principal défi auquel la MINUSMA est confrontée est celui de l’adaptation de son mandat à l’environnement sécuritaire dans lequel elle est déployée et qui requiert un changement de doctrine, de règles d’engagement et surtout une volonté politique véritable d’aider le pays hôte à sortir de la crise ».</strong>Il faut une volonté réelle de coopération et une complémentarité entre la MINUSMA et les Forces de défense et de sécurité maliennes sur le terrain, a martelé le Chef de la diplomatie malienne, et c’est dans cette perspective que le Gouvernement du Mali a contribué positivement aux consultations dans le cadre de l’élaboration de ce rapport avec l’espoir qu’il répondrait aux aspirations profondes du peuple malien.« Tel n’est pas le cas », a-t-il déclaré sans ambages. Cependant que le Gouvernement du Mali reste ouvert au dialogue avec l’ONU sur cette question dira Abdoulaye Diop. Le Gouvernement du Mali reste disposé à coopérer avec l’ensemble de ses partenaires, a-t-il précisé, y compris les pays voisins, ceux de la région et les organisations régionales et internationales, <strong>« dans le strict respect de la souveraineté du Mali, des choix stratégiques et des choix de partenaires du Mali et des intérêts des Maliens ».</strong>

Par ailleurs, Abdoulaye Diop a vivement contesté la présence d’une soi distante représente de la société civile malienne  invité pour venir s’exprimer devant le Conseil.

<strong>Mémé Sanogo</strong>

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<title>Abdoulaye DIOP: Le Mali reste fidèle à son engagement panafricaniste, sa dédicace à la paix et sa politique de bon voisinage</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/abdoulaye-diop-le-mali-reste-fidele-a-son-engagement-panafricaniste-sa-dedicace-a-la-paix-et-sa-politique-de-bon-voisinage-3008681.html</link>
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<pubDate>Fri, 27 Jan 2023 23:22:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>AFP</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<ul>
 	<li><strong>Monsieur le Président,</strong></li>
 	<li><strong>Mesdames et Messieurs les membres du Conseil de sécurité,</strong></li>
 	<li><strong>Monsieur le Représentant spécial du Secrétaire général au </strong><strong>Mali,</strong></li>
 	<li><strong>Mesdames, Messieurs,</strong></li>
</ul>
Je voudrais, tout d'abord, vous féliciter, Monsieur le Président, pour l'accession de votre pays, le Japon, grand ami du Mali, à la présidence du Conseil de sécurité pour ce mois de janvier 2023.

Dans la même veine, la délégation du Mali réitère ses chaleureuses félicitations et ses voeux de plein succès aux délégations de l'Equateur, du Japon, de Malte, du Mozambique et de la Suisse, dans l'accomplissement de leur mandat de nouveaux membres du Conseil.

Le Gouvernement du Mali prend note du rapport du Secrétaire général sous examen et je remercie mon frère, Monsieur El-Ghassim WANE, Chef de la MINUSMA, pour sa présentation et les mises à jour.

Les observations du Gouvernement en réponse au rapport du Secrétaire général figurent dans le mémorandum qui a déjà été transmis à cet auguste Conseil. A présent, j'aimerais vous communiquer les perspectives du Gouvernement.

<strong>Sur le plan politique, </strong>je salue la convergence de vues sur les avancées notables réalisées durant la période sous examen.

En effet, le Gouvernement, dans sa volonté de refonder l'Etat malien, poursuit la mise en oeuvre des réformes politiques et institutionnelles dans le cadre d'un processus transparent et inclusif.

A cet égard, il me plait d'informer le Conseil que, suite à la remise du projet de nouvelle Constitution à S.E. Le Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l'Etat, la Commission de finalisation poursuit les concertations avec les forces vives de la nation, afin de parvenir à un texte fondamental de large consensus autour des aspirations profondes du peuple malien. A l'issue de ces consultations, le Gouvernement se propose de soumettre le projet de constitution à la décision finale des Maliennes et des Maliens par référendum, prévu en mars 2023.

De la même manière, le Gouvernement s'attèle résolument à la mise en oeuvre des autres actions prioritaires inscrites à son chronogramme, notamment l'élection des Conseillers des Collectivités territoriales en juin 2023 ; l'élection des députés à l'Assemblée nationale en octobre et novembre 2023 ; et l'élection du Président de la République en février 2024.

Participe de la volonté du Gouvernement de retourner à l'ordre constitutionnel, l'installation, le 10 janvier 2023, des membres de l'Autorité Indépendante de Gestion des Elections (AIGE) par le Président de la Transition, Chef de l'Etat. En outre, la première réunion conjointe entre cette Autorité et le Comité de Pilotage du référendum et des Elections générales s'est tenue le 23 janvier 2023. Des dispositions sont en cours pour la mise en place des bureaux de l'AIGE dans les circonscriptions administratives sur l'ensemble du territoire national et dans les Missions diplomatiques et consulaires, en vue d'une meilleure organisation de ces scrutins référendaire et électoraux.

Par ailleurs, je voudrais souligner que la tenue de la Conférence sociale, du 17 au 22 octobre 2022, et l'adoption prochaine d'un pacte de stabilité sociale, avec l'implication des syndicats contribueront à l'apaisement du climat social.

Aussi, le Gouvernement a imprimé un coup d'accélérateur à la réorganisation administrative du territoire, par l'adoption en Conseil des ministres, de six projets de loi fixant notamment la délimitation des régions nouvellement créées.

<strong>Concernant l'Accord pour la paix et la réconciliation, </strong>issu du processus d'Alger, je voudrais réitérer ici, l'engagement du Gouvernement à poursuivre sa mise en oeuvre diligente, car nous restons convaincus que c'est la voie essentielle pour une stabilité durable du Mali.

Je puis vous assurer que des progrès indéniables ont été réalisés, notamment dans le cadre du processus de <strong>DDR </strong>accéléré avec l'intégration dans les forces de défense et de sécurité nationales, de 1718 ex-combattants, provenant de la CMA, de la Plateforme et de l'Inclusivité.

Le Gouvernement oeuvre également à l'élaboration du nouveau programme DDR 2023-2027 et du programme d'intégration 2023-2025 pour renforcer davantage le processus.

Toujours dans sa volonté de diligenter la mise en œuvre de l'Accord, le Gouvernement a adopté en Conseil des ministres, le 18 octobre 2022, la décision portant création de la Commission ad hoc chargée de résoudre les questions en suspens, relatives à la chaîne de commandement au sein des Forces de défense et de sécurité nationales et à l'intégration des hauts fonctionnaires civils des mouvements signataires dans les institutions gouvernementales.

Les aspects de l'Accord liés au développement ont également fait l'objet d'une attention soutenue du Gouvernement, qui oeuvre à rehausser le développement des régions du Nord. Le Gouvernement reste déterminé à mettre en oeuvre les 16 projets lancés en 2021, avec la totale implication des autres parties signataires en vue de la fourniture des dividendes de la paix à nos populations.

Malgré ces progrès indéniables, je regrette que la période sous examen ait été aussi marquée par la suspension de la participation des groupes signataires aux mécanismes du Comité de Suivi de l'Accord. Cette décision est d'autant plus regrettable qu'elle va à contre-sens de l'élan positif enregistré ces derniers mois. Nous espérons parvenir dans un proche délai à une compréhension commune avec nos frères des mouvements signataires, dont nous apprécions par ailleurs la participation active au sein du Gouvernement.

Dans cette dynamique, nous avons sollicité du Chef de file de la médiation internationale et Président du Comité de Suivi de l'Accord, la tenue de la 7<sup>ème</sup> session du CSA de niveau ministériel, dès le mois de février 2023.

<strong>Monsieur le Président,</strong>

<strong>Sur le plan sécuritaire, </strong>le Gouvernement regrette qu'une fois de plus, le rapport du Secrétaire général passe sous silence les efforts et les actions menés par les Forces de défense et de sécurité maliennes dans le cadre de la sécurisation du territoire et de la protection des civils, au grand bonheur des populations maliennes, même si nous reconnaissons que des défis importants existent toujours par endroit.

Les forces de défense et de sécurité du Mali (FDSM) restent déterminées à poursuivre les actions offensives, lancées en décembre 2021 et visant à prévenir et à combattre les attaques indiscriminées ou de représailles des groupes extrémistes contre nos populations civiles et leurs biens.

Cette posture offensive des FDSM a permis non seulement la neutralisation de nombreux terroristes et la destruction de leurs sanctuaires mais aussi, la reddition volontaire de plusieurs d'entre eux, notamment dans les régions de Douentza et de Mopti.

Dans le cadre de la mise en oeuvre de la nouvelle stratégie intégrée pour le Centre, l'Etat renforce sa présence sur le territoire, contrairement aux chiffres fournis dans le rapport. Ainsi au titre de l'année 2022, la situation des postes vacants dans le Centre du pays a connu une évolution positive significative, que nous avons détaillée dans le mémorandum que j'évoquais plus tôt.

Cette présence accrue de l'Etat contribue à l'amélioration de la fourniture des services sociaux de base aux populations dans les zones encore affectées par l'insécurité.

<strong>Sur la question des droits de l'homme, </strong>la réduction de 58% des cas de violations des droits de l'homme au Mali constatée par le Secrétaire général est le fruit, non seulement des opérations offensives engagées par les forces de défense et de sécurité du Mali contre des groupes extrémistes, dans le strict respect des droits de l'homme et du droit international humanitaire, mais également de la présence accrue de l'Etat sur une bonne partie du territoire national.

Je puis vous assurer que le Gouvernement du Mali, tout en s'opposant fermement à toute instrumentalisation ou politisation de la question, continuera d'ceuvrer inlassablement pour la protection et la promotion des droits de l'homme sur notre territoire et ceci, conformément à nos valeurs ancestrales humanistes, réaffirmées dans nos engagements nationaux et internationaux contemporains.

<strong>Au plan de la justice et de la réparation, </strong>le Président de la Transition a promulgué, le 15 novembre 2022, les lois fixant les règles générales de réparation des préjudices causés par les violations graves des droits de l'homme.

<strong>Concernant les défis opérationnels de la MINUSMA, </strong>je note que le rapport reconnait les acquis de la nouvelle procédure de demande de vol mise en place le 15 novembre 2022 et qui a permis d'augmenter le nombre de vols approuvés, à travers une coordination décentralisée et une clarification des responsabilités.

Ces résultats encourageants sont malheureusement mitigés du fait du partage parfois partiel ou inexploitable des informations recueillies par les drones. Je tiens à rappeler que, malgré tout, les vols des drones ont repris et nous osons espérer que les attentes de la partie malienne seront prises en charge.

<strong>En ce qui concerne la situation humanitaire, </strong>le Gouvernement reste préoccupé par la question surtout que les besoins humanitaires au Mali ne sont financés qu'à hauteur de 34%. C'est l'occasion de lancer un appel à l'ensemble de la communauté internationale afin qu'elle accorde au Sahel le même intérêt manifesté à d'autres régions du monde en situation de crise.

Pour sa part, le Gouvernement du Mali continuera d'oeuvrer pour apporter l'assistance nécessaire à nos compatriotes en situation de vulnérabilité, y compris ceux vivant dans les camps de déplacés internes et de réfugiés. Du reste, nous demeurons convaincus que l'amélioration de la situation humanitaire reste intimement liée à la stabilisation du territoire.

<strong>Monsieur le Président,</strong>

<strong>Mesdames et Messieurs les membres du Conseil,</strong>

Le Mali reste fidèle à son engagement panafricaniste, sa dédicace à la paix et sa politique de bon voisinage, la non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats et au renforcement des relations amicales dans le respect et la confiance mutuels.

C'est dans cet esprit que Son Excellence Le Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l'Etat, a décidé, en toute indépendance, d'accorder sa grâce avec remise totale de peines aux 49 ivoiriens condamnés par la justice malienne.

<strong>Monsieur le Président,</strong>

Permettez-moi à présent de faire quelques observations préliminaires
sur le rapport du Secrétaire général sur l'examen interne de la MINUSMA.

Le Gouvernement du Mali prend note de ce rapport et à première vue, nous constatons que les propositions contenues dans ce document ne prennent pas en compte les attentes légitimes du peuple malien qui, comme vous le savez, sont avant tout, d'ordre sécuritaire.

En effet, les préconisations du Secrétaire général se limitent, pour l'essentiel, à des variations du nombre de personnel de la MINUSMA ou sa transformation en une Mission politique spéciale.

Le Gouvernement du Mali rappelle que le principal défi auquel la MINUSMA est confrontée est celui de l'adaptation de son mandat à l'environnement sécuritaire dans lequel elle est déployée et qui requiert un changement de doctrine, de règles d'engagement et surtout une volonté politique véritable d'aider le pays hôte à sortir de la crise. Il faut une volonté réelle de coopération et une complémentarité entre la MINUSMA et les forces de défense et de sécurité du Mali sur le terrain.

C'est dans cette perspective que le Gouvernement du Mali a contribué positivement aux consultations dans le cadre de l'élaboration de ce rapport, avec l'espoir qu'il répondrait aux aspirations profondes du peuple malien. Tel n'est pas le cas.

Cependant, le Gouvernement du Mali reste ouvert au dialogue avec les Nations Unies sur cette question.

<strong>Monsieur le Président,</strong>

<strong>Mesdames et Messieurs les membres du Conseil de sécurité,</strong>

Je voudrais, pour conclure, réaffirmer le choix souverain du Peuple malien à prendre son destin en main.

Sous l'autorité et les directives de Son Excellence Le Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l'Etat, le Gouvernement s'attèlera à la poursuite des actions en cours, devant aboutir au retour à un ordre constitutionnel apaisé et sécurisé. Il reste également engagé à défendre le territoire national, à protéger les populations et leurs biens, à mettre en oeuvre l'Accord pour la paix, à respecter et à faire respecter les droits humains, à améliorer la gouvernance du pays et les conditions de vie de nos populations.

Pour réaliser ces chantiers ambitieux, le Gouvernement du Mali reste disposé à coopérer avec l'ensemble de ses partenaires, y compris les pays voisins, ceux de la région et les organisations régionales et internationales, bien évidemment dans le strict respect de la souveraineté du Mali, des choix stratégiques et des choix de partenaires du Mali et des intérêts des Maliens.

C'est l'occasion pour moi d'adresser mes vifs remerciements à tous les amis du Mali, bilatéraux comme multilatéraux, pour leur soutien appréciable à nos efforts de sortie de crise.

Enfin, je rends hommage à la mémoire de toutes les victimes de la crise malienne, civiles comme militaires, étrangères comme maliennes, tombées au champ d'honneur au Mali.

<strong>Je vous remercie de votre aimable attention.</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Rapport des Nations unies sur le Mali : Le secrétaire général salue les progrès politiques</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/rapport-des-nations-unies-sur-le-mali-le-secretaire-general-salue-les-progres-politiques-3008607.html</link>
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<pubDate>Fri, 27 Jan 2023 10:18:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (Minsuma) court dans notre pays jusqu’au 30 juin prochain. à la demande du Conseil de sécurité des Nations unies, le secrétaire général a fait un rapport sur l’état des lieux chaque trois mois.</strong>

Le dernier rapport en date est donc sorti ce mois de janvier. Il décrit un tableau panoramique de la situation au Mali, allant du contexte politique à l’Accord de paix d’Alger en passant par la problématique sécuritaire, les droits humains, le développement économique, etc.

Le rapport informe le Conseil des efforts consentis par le Mali dans la mise en œuvre des recommandations formulées lors des Assises nationales de la refondation et des avancées enregistrées dans la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, même s’il note des difficultés apparues après que les mouvements signataires ont décidé de suspendre leur participation au mécanisme de suivi de l’Accord jusqu’à la tenue d’une réunion avec l’équipe de médiation internationale, destinée à discuter de l’avenir du processus de paix.

Il fait un survole général des actions entreprises par rapport au projet de constitution et la mise en place des membres de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE).

À l’instar des précédents rapports, la Minusma souligne les actions qu’elle mène pour soutenir les efforts de stabilisation entrepris par les autorités de la transition. Ainsi, la mission affirme, entre autres, avoir mener avec les Forces de défense et de sécurité maliennes 81 patrouilles coordonnées à Gao, Ménaka, Mopti et Tombouctou, dont cinq patrouilles de longue distance à Bara et Gargouna (Région de Gao), afin d’améliorer la circulation sur ces axes et de sécuriser les foires et les marchés.

Mais constatant l’intensification des actions des groupes armés signataires de l’Accord de paix pour contrer la progression des groupes extrémistes dans le nord, la mission prévient que cette offensive des mouvements signataires en dehors des zones convenues dans l’Accord pourraient fragiliser le cessez-le-feu et accroître les risques de rupture involontaire du statu quo.

S’agissant de la sécurité des soldats de la paix, la Minusma s’alarme des attaques perpétrées contres ces derniers par les groupes terroristes avec son lot de morts et de blessés tout en attirant l’attention sur l’afflux croissant de personnes déplacées vers les centres urbains.

Cependant, elle note une certaine amélioration du rétablissement de l’autorité de l’État dans le nord et le centre du pays, une amélioration à laquelle elle affirme avoir apporté son concours. Quant à la situation des droits humains, le rapport souligne que «les attaques perpétrées par des groupes extrémistes violents contre des civils ont représenté la majorité des atteintes recensées”.

Parlant de l’impact du conflit sur les enfants, le rapport indique que quelque 1.950 écoles restent fermées, affectant plus de 587.000 enfants, en particulier dans la Région de Mopti. S’agissant de la liberté de circulation de son personnel, la mission se plaint des restrictions de mouvement, restrictions qui, selon elle, rendent de plus en plus difficile l’accomplissement de sa mission dans différents secteurs.

En outre, le rapport estime que bien que “des efforts aient été déployés pour remédier aux problèmes de sécurité dans le pays, force est de constater que le niveau et la fréquence des incidents violents restent exceptionnellement élevés…”.

Selon le document, “les attaques menées contre les civils par les groupes terroristes, les luttes d’influence qui opposent ces derniers et les activités violentes menées par les milices communautaires restent une réalité quotidienne qui suscite l’inquiétude, tout comme les attaques perpétrées contre les Forces de défense et de sécurité maliennes et la Minusma”.

Selon nos informations, les autorités nationales ont élaboré leur réponse au rapport qui fera l’objet d’une rencontre le 27 janvier entre le Mali et le Conseil de sécurité à New York. En attendant, la mission affirme que la capacité opérationnelle de son équipe spéciale mobile de Gao a été fortement affectée par le retrait du contingent suédois et la fin des opérations des contingents britanniques.

<strong>Correspondance particulière</strong>

<strong>Mamady KABA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Attaque d’un avion de la RDC : l’Onu demande une enquête</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/attaque-dun-avion-de-la-rdc-lonu-demande-une-enquete-3008555.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 27 Jan 2023 08:32:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la région des Grands Lacs appelle la République démocratique du Congo et le Rwanda à faire preuve de retenue.</strong>

Huang Xia a exprimé jeudi sa profonde préoccupation concernant les rapports d’un incident impliquant un avion militaire des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), le 24 janvier 2023, dans la zone frontalière avec le Rwanda.

L’envoyé spécial Xia exhorte les deux parties à faire preuve de la plus grande retenue et à s’efforcer de désamorcer les tensions par le dialogue. Le mécanisme conjoint de vérification élargi (MCVE) de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) et d’autres instruments régionaux peuvent aider à établir les faits entourant cet incident et à dissiper tout malentendu.

En outre, l’Envoyé spécial appelle tous les acteurs à rester engagés et à respecter les décisions prises lors du mini-sommet des chefs d’État du 23 novembre 2022 à Luanda. L’Envoyé spécial est en contact avec les responsables des pays de la région pour aider à désamorcer les tensions entre le Rwanda et la RDC.

Il appelle à un engagement renouvelé des pays de la région et de leurs partenaires en faveur de la mise en œuvre intégrale du Cadre de paix, de sécurité et de coopération pour la RDC et la région signé le 24 février 2013, il y a près de dix ans, et souligne le soutien total de son Bureau, et de celui des Nations unies, aux efforts de paix régionaux.

<strong>CU/abj/lb/cgd/APA</strong>

<strong>APA - Kigali (Rwanda)</strong>]]> </content:encoded>
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<title>« L&amp;apos;Europe doit rester impliquée dans la mission de l&amp;apos;ONU au Mali », selon le lieutenant&#45;général Kees Matthijssen</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/leurope-doit-rester-impliquee-dans-la-mission-de-lonu-au-mali-selon-le-lieutenant-general-kees-matthijssen-3008388.html</link>
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<pubDate>Thu, 26 Jan 2023 01:59:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>« Les pays européens se détournent de la mission de l'ONU au Mali, mais il est important que l'Europe reste impliquée dans le pays ».</em></strong><strong><em> </em></strong><strong><em>C'est ce que dit le lieutenant-général Kees Matthijssen, qui dirigeait jusqu'à récemment la composante militaire de la mission de l'ONU au Mali. Selon lui, « il est bon de se rendre compte que la situation humanitaire se détériore rapidement ».</em></strong>

« Au Mali, nous avons affaire à plus de 450 000 personnes déplacées, dans toute la région du Sahel, plus de 3 millions. Ce nombre augmente rapidement. Si nous continuons à ce rythme à la fin de l'année, nous aurons 650 000 au Mali » a-t-il déclaré.

De cette façon, une grande partie de la jeune génération grandit avec peu ou pas de perspective, estime le lieutenant-général Kees Matthijssen. « Ils chercheront d'autres moyens d'avoir encore une perspective dans la vie. Il est tout à fait possible que nous soyons touchés par cela en Europe par le biais de la migration. » De plus, ce groupe de jeunes vulnérables sont de plus en plus sensibles aux groupes djihadistes qui pourraient leur fournir des moyens de subsistance s'ils se battent avec eux, explique Matthijssen.

De plus en plus, la Minusma est à la croisée des chemins après près de 10 ans de présence au Mali. Un pays dont une grande partie est ravagée par des groupes terroristes créant d'énormes problèmes humanitaires. Ces dernières années, le pays a également été bouleversé politiquement avec deux coups d'État.

À travers la Minusma déployée depuis juillet 2013, les Nations unies tentent de ramener la stabilité dans le pays et de surveiller les droits de l'homme. Mais cette mission est en danger. D'importants pays partenaires comme la Suède, le Royaume-Uni, la Côte d'Ivoire et l'Allemagne se sont retirés ou partent plus tôt que prévu. L'Egypte, également un partenaire important, est toujours dans le doute.

Deux autres missions ont également pris fin au début de l'année dernière : la mission française Barkhane et la mission européenne Takuba. Pour le lieutenant-général Kees Matthijssen, « les Russes font tout ce qu'ils peuvent pour réduire ou contrecarrer l'influence occidentale. Et ça marche ». Il estime aussi que les autorités maliennes rendent le travail de la mission de plus en plus difficile, par exemple en interdisant aux troupes de l'ONU de voler sans autorisation.

<strong>La Minusma n'est pas « <em>viable sans personnel militaire supplémentaire » </em></strong>

À ses yeux, les autorités pensent que le mandat de la mission n'est pas assez fort et veulent que l'armée soit plus active dans la traque et l'élimination des groupes terroristes. « Les autorités de Transition veulent être respectées dans leur souveraineté, les choix qu'ils font et les intérêts vitaux du pays », explique Matthijssen. « Dans ces conditions, toute aide est la bienvenue, mais si vous ne souhaitez pas vous y conformer, vous n'êtes pas le bienvenu » a-t-il indiqué.

Un autre problème pour de nombreux partenaires de la mission onusienne est la relation de plus en plus étroite entre le régime malien et la Russie. Des pays occidentaux continuent d’accuser les autorités de Transition d’avoir établi un lien avec les « mercenaires du groupe russe Wagner » qui aurait selon eux déployé environ un millier d’hommes. Les autorités espèrent ainsi engranger plus de succès contre les terroristes.

Toutefois, les autorités de Transition maintiennent que cette présence russe ne vise que les domaines de livraisons d'armes et d'entraînements militaires. En tout état de cause, le lieutenant-général Kees Matthijssen  a indiqué que ce sont les civils qui paient le plus lourd tribut à cette insécurité.

Pour autant, il dit comprendre très bien la raison pour laquelle « les Maliens cherchaient un partenaire pour les accompagner, les conseiller et les former sur le tas, car la communauté internationale ne leur a jamais proposé cela ». D’après lui, « l'ONU ne peut pas le faire à cause de son mandat ».

La mission de formation de l'UE ne l'a pas fait non plus. Les Maliens ont donc cherché un partenaire pour les aider dans ce domaine. Cependant, il a tenu à rappeler qu’il existe une coopération russo-malienne datant des années des indépendances. Laquelle permet au Mali de se doter d’équipements militaires russes et de former des officiers en Russie. À ses yeux, « les Russes sont au Mali pour des raisons économiques ». Avant de déclarer que « les Russes font tout ce qu'ils peuvent pour réduire ou contrer l'influence occidentale. Et ils réussissent ».

Rappelons que le Secrétaire général de l’ONU va prochainement publier un rapport d'évaluation au Conseil de sécurité, qui comprendra plusieurs scénarios pour l'avenir de la mission. Une version préliminaire du rapport divulguée indique que la mission n'est pas « <em>viable sans personnel militaire supplémentaire </em>».

Ce qui n’exclut pas un retrait des casques bleus du Mali. Une mission de l’ONU considérée comme la plus coûteuse en vie humaine –plus de 170 casques bleus tués suite à des actes hostiles depuis 2013– et en argent puisque le budget annuel de la Minusma est de 1,2 milliard de dollars tous les ans.

<strong>Cheick B. CISSE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Afri’actu : Adieu MINUSMA !</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/afriactu-adieu-minusma-3007978.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 23 Jan 2023 13:47:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Dans un rapport qui sera prochainement présenté  à New York au quartier général de l’ONU dont RFI, média de propagande d’Etat français,  rapporte des larges extraits, il  apparaît clairement que les Nations unies s’interrogent sur l’opportunité de maintenir la présence des Casques bleus au Mali. Il  y est, entre autres, invoqué : « des obstructions posées par les Autorités de Bamako à la mobilité des éléments de la Minusma ; la présence des « mercenaires de Wagner ». En raison  de cela,  l’ONU envisagerait  toutes les options, y compris celle du retrait pur et simple de ce pays.

Ce rapport biaisé de l’ONU n’a d’autre dessein que de faire chanter les Autorités maliennes de Transition. Mais après tout,  près d’une décennie de présence, quels impacts positifs peut-on imputer à la mission onusienne pour la stabilisation du Mali ?  Les forces onusiennes ne sont-elles pas  réellement  complices  de la dégradation  sécuritaire  du territoire  de notre pays ? Venues pour soi-disant aider  les  FAMAS à la stabilisation, les forces onusiennes ne se sont-elles pas comportées en force d’occupation du Mali aux côtés de l’ex-Barkhane ?

Ces questionnements non exhaustifs ont certainement leur mérite. Mais une chose est certaine, pour  empêcher à notre pays de désagréger par des conflits intercommunautaires,  les Autorités de la Transition doivent avoir le courage de dénoncer in fine la présence de la MINUSMA. Si une telle  décision  est grave, elle est d’autant nécessaire qu’elle doit être prise,  le plutôt possible. Car ce machin onusien, relais de la France-Afrique,  n’a point sa place sur le territoire national.

Dans la partie septentrionale du Mali, des sources crédibles  ont  bien révélé que la MINUSMA, tout comme l’ex-Barkhane, est en deal avec certains groupuscules armés pour entretenir la terreur  et la famine afin de justifier leur présence. Ce faisant, la mission onusienne se charge de procéder par prosélytisme  pour venir en aide aux populations.

Si au Nord du pays, la Mission onusienne  est apparemment   tolérée, parce qu’elle viendrait en aide  à certaines populations sur le plan économique, force est de reconnaitre qu’elle est honnie au Centre du pays. Où les Communautés, dans leur ensemble, ne cessent  de réclamer  leur départ par des manifestations hostiles. Ces derniers mois, de nombreuses demandes déposées par la Minusma pour se déplacer  seule n’ont pas été autorisées. Il faudrait que les Autorités de Bamako maintiennent la dynamique.  A défaut  donc de chasser illico presto  cette mascarade  de force de stabilisation onusienne, Bamako  doit refuser  son renouvellement  à la fin de son mandat annuel qui s’achève dans quelques mois.

De toute façon, l’histoire a toujours prouvé l’inefficacité des Missions onusiennes de maintien de la paix dans le monde. Ce sont notamment les cas : du Liban avec la Force Intérimaire des Nations Unies  au Liban (FINUL), de la Force de Protection des Nations Unies de l’ex  Yougoslavie (FORPRONU), de la Mission des Nations Unies au Congo (MONUSCO) en RDC, ou encore de la Mission des Nations Unies en Centrafrique  (MINUSCA). Le cas de la MINUSCA ne saurait faire l’exception à la règle. D’autant que toutes ces présences onusiennes cachent mal des intérêts des Grandes Puissances occidentales ainsi que ceux  de leurs  Multinationales. Alors Adieu MINUSMA !

<strong>Gaoussou Madani Traoré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : Minusma, le doute gagne l’ONU</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-minusma-le-doute-gagne-lonu-3007795.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 21 Jan 2023 13:05:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans un rapport qui sera présenté dans les prochains jours à New York au quartier général de l’ONU dont RFI rapporte des larges extraits, il apparaît clairement que les Nations unies s’interrogent sur l’opportunité de maintenir la présence des Casques bleus au Mali. En plus des obstructions posées à la mobilité des éléments de la Minusma (la mission de maintien de la paix au Mali) par Bamako, la présence des mercenaires de Wagner a poussé l’ONU à envisager toutes les options, y compris celle du retrait pur et simple de ce pays.

Le rapport passe en revue trois éventualités. La première option est celle d’une augmentation du nombre de Casques bleus, pour combler les besoins liés à l’extension du mandat de la mission au centre du pays en 2019, à l’expansion de la présence jihadiste – notamment dans le Nord-Est du Mali, région de Ménaka, et dans le Centre –, mais aussi au retrait de la force Barkhane, achevé cet été, qui apportait un soutien aérien notamment aux forces onusiennes en cas de besoin.

Les Nations unies envisagent ainsi près de 3 700 casques bleus supplémentaires (3680 militaires et policiers, ou 2000 seulement dans une version plus modeste de ce renforcement). Le mandat actuel en autorise un peu plus de 13 000.

Pour que ce renforcement soit possible, il y a toutefois des « paramètres » à remplir. Le premier – et c’est ce que mentionne le rapport – c’est que les autorités maliennes acceptent de fournir les autorisations nécessaires à la Minusma pour se déplacer dans le pays. Ces derniers mois, de nombreuses demandes déposées par la Minusma sont restées lettre morte, pour les villages où l’armée malienne est visée par des allégations d’exaction, notamment.
Autre contrainte : trouver de nouveaux pays contributeurs de troupes. Ce n’est pas gagné.

La deuxième option est le maintien de la voilure actuelle des casques bleus assorti d’une révision de leur mission : par souci d’efficacité, pour réorienter certains moyens, des camps de taille réduite seraient fermés. Le risque étant que ces fermetures soient perçues comme un « abandon » par les populations.

Dernière option, la plus radicale : un retrait de tous les casques bleus. La Minusma ne serait plus qu’une « mission politique spéciale », constituée de civils, basés à Bamako uniquement. Le rapport anticipe une baisse importante du coût de la mission, si cette option était retenue, mais également une « dégradation sérieuse de la situation sécuritaire » dans le pays. Il doit être présenté d’ici la fin du mois aux membres du Conseil de sécurité de l’ONU.

<strong>Source: https://afrimag.net/</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La mission de l&amp;apos;ONU au Mali n&amp;apos;est &amp;quot;pas viable&amp;quot; sans augmentation des troupes, affirme un projet de rapport</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/la-mission-de-lonu-au-mali-nest-pas-viable-sans-augmentation-des-troupes-affirme-un-projet-de-rapport-3007739.html</link>
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<pubDate>Fri, 20 Jan 2023 11:03:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>AFP</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La mission de maintien de la paix de l'ONU au Mali n'est "pas viable" sans augmenter le nombre de Casques bleus, selon un projet de rapport de l'ONU obtenu par l'AFP, qui évoque un possible retrait des troupes si des conditions clés ne sont pas remplies.</strong>

La Minusma a été créée en 2013 pour aider à stabiliser un Etat menacé d'effondrement sous la poussée jihadiste, protéger les civils, contribuer à l'effort de paix, défendre les droits humains...

<strong>Mais la situation sécuritaire n'a cessé de s'aggraver.</strong>

"La Minusma est une opération de maintien de la paix là où il n'y a pas de paix à maintenir", résume le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres dans ce document remis aux membres du Conseil de sécurité et qui doit être publié prochainement.

Avec l'extension de son mandat en 2019 au centre du pays particulièrement touché par les violences, la mission, privée désormais du soutien d'opérations étrangères, notamment de la France qui s'est retirée en août dernier, "a fait de son mieux", mais "a été poussée au-delà de ses limites", note-t-il.

Une situation qui a placé la Minusma dans une "situation délicate", "incapable de répondre aux attentes de la population malienne et de certains acteurs régionaux" et ainsi sujette à des "critiques persistantes".

Le rapport demandé par le Conseil de sécurité en juin - lors du renouvellement de la mission pour un an - estime ainsi que "la situation actuelle n'est pas viable" et propose trois séries d'options pour y remédier.

La première serait de lui donner les moyens d'assurer pleinement son mandat en augmentant ses effectifs militaires et policiers de 3.680 personnes, ou de 2.000 dans une version plus modeste.

<strong>- "Retrait préjudiciable" -</strong>

Mais cette première option requiert que "tous les paramètres" soient remplis. Parmi ces conditions, le secrétaire général cite des progrès dans la transition politique qui prévoit, après deux coups d'Etat militaires, le retour des civils au pouvoir en mars 2024, ainsi que la liberté de mouvement des Casques bleus alors que l'ONU dénonce les entraves imposées par les autorités maliennes.

Renforcer les effectifs soulève également le problème de trouver des troupes, alors que plusieurs pays contributeurs (avec un total de 2.250 Casques bleus) ont annoncé leur retrait de la Minusma, qui a payé un lourd tribut avec 165 morts depuis 2013.

Option inverse, "si les paramètres clés pour que la mission puisse opérer avec son mandat actuel ne sont pas remplis", le secrétaire général évoque le "retrait des unités en uniforme" et la transformation en "mission politique spéciale", avec une présence uniquement à Bamako.

Entre les deux extrêmes, le rapport propose un maintien du nombre de Casques bleus, mais la modification du mandat, avec la fermeture de certains camps ou une réduction de la présence dans le centre du pays.

Si Antonio Guterres ne recommande pas l'une ou l'autre des trois options soumises au Conseil de sécurité, il souligne que "l'objectif de la présence de l'ONU au Mali reste aussi pertinente qu'il y a dix ans". Voire davantage, en raison "des besoins immenses de protection d'innombrables civils, des exigences de la transition politique en cours et de la place centrale de la trajectoire du Mali dans la stabilisation du Sahel".

"Aucun effort ne devrait être épargné pour empêcher le renouvellement d'un cycle d'instabilité politique et la poursuite de la détérioration de la situation sécuritaire, humanitaire et des droits humains", plaide le secrétaire général.

Il note d'ailleurs que la plupart des Etats membres et autres partenaires consultés, ont insisté sur le fait qu'un "retrait serait préjudiciable pour le Mali et la sécurité régionale", soulignant le "risque existentiel" posé par les groupes terroristes au delà de l'Afrique de l'Ouest.

Mais certains s'inquiètent du coût humain et financier de la mission au budget annuel de 1,2 milliard de dollars.

"Le Mali est l'un des environnements opérationnels les plus difficiles pour le maintien de la paix", résume le rapport, soulignant la vaste zone d'opérations, l'état des infrastructures et les menaces "omniprésentes" des divers groupes sévissant dans la région.

abd/rle]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>MINUSMA : Départ du général Kees Matthijssen</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/minusma-depart-du-general-kees-matthijssen-3006301.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/minusma-depart-du-general-kees-matthijssen-3006301.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 11 Jan 2023 10:55:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Minusma a célébré vendredi 6 janvier 2023, le transfert d’autorité de sa force de commandement au général Mamadou NDiaye après une année de service du commandant sortant Kees Matthijssen. Selon le chef de la mission des Nations-Unis, El Ghassim Wane, le général Mamadou N’Diaye va assurer l’intérim à compter du 9 janvier 2023 jusqu’à l’entrée en fonction d’un nouveau commandant de la force.</em></strong>

Cette cérémonie a marqué la fin d’une année de commandement du commandant de la force, le général de corps d’armée Kees Matthijssen. Après 42 ans d’expérience militaire, le commandant Matthijssen prend également sa retraite.

« Comme je le dis toujours : plus les défis sont grands, plus nécessaire est la coopération. L’année dernière, la Minusma a trouvé sur son chemin 57 EEI, dont un tiers ont été repérés et désamorcés. J’ai vu les unités s’entraîner correctement et adapter leurs TTP (Tactiques, Techniques et Procédures), ce qui a permis de réduire le nombre de victimes lorsqu’un EEI est déclenché et de repérer les EEI à temps. Continuez à faire du bon travail ! », a affirmé le général Matthijssen en rendant hommage aux casques bleus décédés.

« Nous nous souviendrons d’eux et de ceux qui viendront après nous aussi. L’année dernière nous avons perdu 21 des nôtres et 52 ont été blessés du fait d’activités hostiles », a-t-il déploré.

Le Général de division Mamadou N’Diaye, nouveau commandant de la force de Minusma par intérim, a apprécié le leadership de son prédécesseur, le commandant sortant.

« Mon général, nous voici arrivés à la croisée des chemins, au terme d’une mission bien remplie où vous vous êtes employés à parfaire l’outil opérationnel de la Minusma, par un engagement constant et déterminé et en mettant à la disposition de la Force votre expérience de plusieurs années de commandement dans la générosité du partage et la patience de l’écoute de vos subordonnées, grâce à vos qualités humaines et professionnelles. Nous avons beaucoup appris en termes d’organisation et de méthode. La pertinence de vos analyses et la profondeur de vos réflexions stratégiques » a-t-il estimé.

Après avoir présenté ses vœux de nouvel an, le chef de la Minusma El Ghassim Wane a adressé ses vifs remerciements au général Matthijssen tout en réitérant l’engagement de la Minusma au côté du Mali au regard du contexte sécuritaire critique et des multiples défis présents en 2023.

«Dans les régions de Gao et de Ménaka, nous déplorons les multiples atrocités commises par des groupes extrémistes terroristes contre les populations civiles, les représentants de l’Etat, les forces de défenses et de sécurité maliennes ainsi que les forces internationales et groupes acteurs y compris les acteurs humanitaires. Le centre du Mali vient de connaître une situation difficile. Au terme de l’année 2022, la Minusma a comptabilisé 26 casques bleus tombés au champ d’honneur et 125 autres blessés. 265 casques bleus ont perdu la vie depuis le déploiement de la mission en juillet 2013» a-t-il informé en déplorant les pertes de vies humaines.

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<strong><em>Correspondance particulière</em></strong>

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<title>L&amp;apos;ONU débloque sept millions de dollars pour soutenir 423.000 personnes souffrant de l&amp;apos;insécurité au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/lonu-debloque-sept-millions-de-dollars-pour-soutenir-423-000-personnes-souffrant-de-linsecurite-au-mali-3005694.html</link>
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<pubDate>Thu, 05 Jan 2023 11:47:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="content">

<strong>Le Fonds central d'intervention d'urgence de l'ONU a débloqué mercredi sept millions de dollars pour les personnes souffrant de l'insécurité dans le nord du Mali, a annoncé Stéphane Dujarric, le porte-parole du secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres.</strong>

"Les besoins humanitaires au Mali sont énormes, le pays étant confronté à une crise multidimensionnelle", a-t-il déclaré, ajoutant que "cette année, les humanitaires auront besoin de 868 millions de dollars pour aider 6,2 millions de personnes".

M. Dujarric a indiqué que Martin Griffiths, secrétaire général adjoint et coordinateur d'aide humanitaire de l'ONU, a alloué cette assistance vitale pour soutenir 423.000 personnes touchées par les hostilités dans les régions de Gao, Kidal et Mopti, notamment les personnes déplacées internes, les réfugiés et les communautés d'accueil.

"Cette nouvelle allocation permettra de soutenir des projets d'éducation et de protection", a affirmé le porte-parole, ajoutant que les domaines de la santé, de l'eau et de l'hygiène, des abris et de l'assistance psychologique seront couverts.

Le Mali est plongé dans plusieurs crises sécuritaires, politiques et économiques depuis 2012. Les insurrections indépendantistes, les incursions djihadistes et les violences intercommunautaires ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés dans ce pays d'Afrique de l'Ouest.

Le mois dernier encore, la mission de maintien de la paix de l'ONU, connue sous le nom de MINUSMA, a signalé que deux casques bleus avaient été tués et quatre autres blessés dans la ville de Tombouctou, dans le nord du pays.
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<div id="source">
<div id="source1">Source: Agence de presse Xinhua</div>
<div id="source2"></div>
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<item>
<title>Mali&#45;Minusma :  Une convergence de vue pour atteindre les objectifs</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-minusma-une-convergence-de-vue-pour-atteindre-les-objectifs-3002737.html</link>
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<pubDate>Sun, 11 Dec 2022 01:15:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Secrétaire général adjoint de l’Onu pour les Opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix était en visite de 48h cette semaine à Bamako. Ce dernier a rencontré les autorités maliennes pour discuter de la revue stratégique de la Minusma. Selon le numéro 2 des Nations unies, il y a une convergence de vue entre Bamako et l’Onu pour atteindre les objectifs et priorités.  </em></strong>

Dans le cadre de la revue stratégique voulue par les membres du Conseil de Sécurité des Nations unies en vue d’un examen interne de la Minusma, le Secrétaire général adjoint de l’Onu pour les Opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix a effectué cette semaine une visite de deux jours au Mali où il a rencontré les autorités de Transition.

D’abord il a été reçu en audience par le chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop, par la suite suivi d’une séance de travail élargi à quelques membres du gouvernement parmi lesquels Sadio Camara, ministre de la Défense et des Anciens combattants.

Selon le Secrétaire général adjoint de l’Onu pour les Opérations de maintien de la paix, il y a une convergence de vue pour atteindre les objectifs et priorités en matière de sécurité des populations civiles. Pour cela M. Lacroix affirme que pour atteindre cette convergence de vue, il faut marcher sur deux jambes.

« <em>Nous avons besoin de marcher sur deux jambes. La première, c’est l’appui, la bonne coordination et la bonne synergie avec le Mali. La deuxième, c’est le soutien de nos Etats membres</em> », a indiqué le numéro 2 de l’Onu.

Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération international a fait attendre à son hôte que le Mali a mis déjà en avant sa préoccupation, ses attentes et ses priorités.

« <em>Certes, il y a une convergence dans la vision. Mais notre coopération avec les Nations unies sera jugée à l’aune de l’efficacité ou de l’amélioration que nous pouvons apporter à la sécurité des Maliens</em> », a fait comprendre le chef de la diplomatie malienne.

En fin de mission le Président de la Transition a accordé une audience au diplomate onusien pour discuter des problèmes cruciaux autour de la mise en œuvre du mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali, un mandat qui ne cesse d’attiser davantage les relations entre le Mali et les Nations unies.

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<strong>Ousmane Mahamane</strong>

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<title>Mali&#45;ONU : Des discussions franches pour rendre la Minusma plus efficace</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-onu-des-discussions-franches-pour-rendre-la-minusma-plus-efficace-3002105.html</link>
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<pubDate>Tue, 06 Dec 2022 11:00:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre de la préparation du rapport du secrétaire général des Nations unies (Onu) concernant la revue stratégique de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) demandée par le Conseil de sécurité, le secrétaire général adjoint des Nations unies pour les opérations de paix effectue une visite de travail de deux jours dans notre pays. Jean-Pierre Lacroix a eu, hier, au département des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, une séance de travail avec la partie gouvernementale conduite par le chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop.</strong>

Au terme de la rencontre de deux heures, le chef des opérations de paix de l’Onu a rappelé que cet entretien intervient après beaucoup de travail ces derniers mois. Selon lui, il s’agit de s’assurer qu’il y ait une synergie, une convergence entre les autorités maliennes et les Nations unies afin que le moment venu, les recommandations au niveau du Conseil de sécurité soient en phase avec les objectifs des autorités maliennes.

Jean-Pierre Lacroix révèlera avoir entendu une présentation du ministre Diop sur ses objectifs et priorités recouvrant largement ce que les Nations unies pensent être les siennes. «Ce qui est inscrit aujourd’hui dans le mandat de la Minusma est très encourageant. Je pense que nous allons continuer ensemble ce travail de manière à aboutir aux meilleurs résultats possibles», a-t-il apprécié.

Pour le secrétaire général adjoint de l’Onu, les deux parties ont besoin de marcher sur deux jambes. La première jambe, a-t-il expliqué, concerne l’appui, la bonne coordination et synergie avec le Mali. Et la deuxième jambe, a-t-il poursuivi, constitue le soutien des États membres qui décident de l’avenir de la Minusma, notamment les membres du Conseil de sécurité, les États contributeurs financiers, les États contributeurs de troupes.

«Il faut que nous travaillions ensemble pour que les deux jambes soient fortes, musclées et opérationnelles. C’est le sens de notre discussion d’aujourd’hui qui a été très productive », a déclaré Jean Pierre Lacroix tout en saluant la disponibilité d’ouverture de la partie malienne.

COORDINATION- Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a tenu à rappeler que les Nations unies sont présentes dans notre pays pour accompagner l’État à restaurer son autorité sur l’ensemble du territoire. Et d’y améliorer la sécurité, les conditions de vie de la population.

«Dans ce cadre, comme le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, l’a indiqué, il est important que le travail de la Minusma soit bien aussi coordonné en complémentarité des efforts du gouvernement lequel n’est pas dans une position de spectateur », a fait savoir Abdoulaye Diop avant de mettre l’accent sur les efforts importants faits par l’État malien en termes de sécurisation avec des résultats sur le terrain. « Toutefois, cela ne veut pas dire que nous n’avons pas besoin d’être accompagnés ici et là. Nous avons juste indiqué que nous avons une ambition, une vision pour notre pays», a-t-il précisé.

Le ministre Diop est revenu sur les trois principes qui, déclinés par le colonel Assimi Goïta, doivent guider notre action avec l’ensemble des partenaires, à savoir le respect de la souveraineté de notre pays, le respect des choix stratégiques et des partenaires du Mali et la prise en compte des intérêts vitaux des Maliens.

«Si ces points sont pris en compte dans le cadre de l’échéance, cela nous permettra de pouvoir évoluer avec les Nations unies», a-t-il insisté. Et d’ajouter qu’autant le gouvernement et les Nations unies ont une responsabilité particulière et une plus haute priorité : la sécurité. Car, la sécurité des populations constitue la préoccupation essentielle et cette coopération avec les Nations unies ne sera jugée qu’à l’aune de l’efficacité ou en tout cas de l’amélioration que les deux parties peuvent apporter à la sécurité des Maliens.

Pour le chef de la diplomatie malienne, il existe beaucoup d’autres priorités qui s’articulent autour du processus politique, de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix, de la question des infrastructures, de la contribution du développement économique du pays, des droits de l’Homme.

Mais aucune de ces priorités ne peut être envisagée en dehors d’un cadre de sécurité. «La sécurité demeure la priorité numéro un pour laquelle nous sommes engagés», a souligné le ministre Diop qui a, toutefois, reconnu qu’il y a une convergence dans la vision en espérant que les discussions dans les jours à venir aboutiront à des propositions devant aller sur la table du Conseil de sécurité. Toute chose qui doit permettre dans le futur immédiat de prendre des mesures idoines pour que la Minusma soit plus efficace.

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<title>L’Afrique s’abstient massivement lors du vote à l’ONU sur les réparations russes à l’Ukraine</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/lafrique-sabstient-massivement-lors-du-vote-a-lonu-sur-les-reparations-russes-a-lukraine-2998987.html</link>
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<pubDate>Tue, 15 Nov 2022 13:49:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Une trentaine de pays africains ont refusé de soutenir le projet de résolution de l’Assemblée générale de l’ONU portant sur les réparations à payer par la Russie à l’Ukraine. Le document a néanmoins fini par été adopté.</strong>

L’Assemblée générale des Nations unies a adopté ce lundi 14 novembre un projet de résolution qui porte sur la mise en place d’un mécanisme de versement de réparations à l’Ukraine par la partie russe.

Moscou, qui a voté contre le document, a qualifié son adoption de « tentative de légaliser ce qui est illégal du point de vue du droit international ». Selon son représentant permanent auprès de l’ONU Vassili Nebenzia, le document vise à autoriser l’accès « aux fonds souverains russes évalués à des centaines de milliards de dollars » qui ont été « volés » à Moscou.

<a href="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/11/VOTE-ONU.webp"><img class="aligncenter size-full wp-image-2998988" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/11/VOTE-ONU.webp" alt="" width="513" height="823" /></a>Au total, 94 pays ont soutenu la résolution, 14 ont voté contre et 73 autres se sont abstenus.

Ce sont bien les pays africains qui se sont montrés les moins enthousiastes lors du vote : la RCA, l’Érythrée, l’Éthiopie, le Mali et le Zimbabwe ont rejeté le document, tandis que 27 autres, notamment l’Algérie, le Burundi, l’Égypte, le Nigeria, les deux Soudans ou l’Afrique du Sud, ont préféré de s’abstenir.

En réaction au vote, le vice-président du Conseil de sécurtié de Russie Dmitri Medvedev a invité l’Assemblée générale « <em>à adopter une recommandation similaire sur les réparations américaines pour la Corée, au Vietnam, à l’Irak ou à la Yougoslavie</em> ».

source : <a href="https://fr.sputniknews.africa/20221114/lafrique-sabstient-massivement-lors-du-vote-a-lonu-sur-les-reparations-russes-a-lukraine-1056822343.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sputnik Afrique</a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Présence de la MINUSMA : Bamako pose (désormais) ses conditions</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/presence-de-la-minusma-bamako-pose-desormais-ses-conditions-2998715.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 14 Nov 2022 01:38:21 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Conseil de sécurité a décidé, le 29 juin 2022, de proroger d’un an, jusqu’au 30 juin 2023, le mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) avec les mêmes effectifs maximums de 13 289 militaires et 1 920 policiers et les deux mêmes priorités stratégiques.  Les compétences de la Mission en matière d’enquête sur les allégations d’atteintes aux droits de l’homme ont divisé les membres du Conseil. </strong><strong>Cependant, pour le gouvernement du Mali, cette reconduction de mandat n’a pas pris en compte certaines de ses préoccupations importantes. Autre fait</strong> <strong> majeur à retenir : le Mali a fermement rejeté les dispositions concernant la libre circulation de la Minusma sur le territoire national.</strong>

En effet, les autorités de la transition avaient auparavant demandé de revoir le mandat de la mission onusienne pour mieux protéger les populations civiles.

Dans ce nouveau mandat, la MINUSMA n’aura plus l’appui aérien des forces françaises. En revanche, elle a quitus de mener des enquêtes sur des cas de violations de droits l’Homme.

Cependant, pour le gouvernement du Mali, cette reconduction de mandat n’a pas pris en compte certaines de ses préoccupations importantes.

Lors de la réunion consacrée au renouvellement du mandat de la MINUSMA devant le Conseil de sécurité, le 13 juin 2022, Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale avait demandé à ce que la nature de la MINUSMA soit adaptée pour mieux protéger les populations. : « Dans cette perspective, il est indispensable de mieux définir et articuler la notion de protection des civils dans un contexte de guerre asymétrique. Il y a lieu de clarifier contre qui on veut protéger les populations, sachant que la menace principale provient des groupes armés terroristes. Comment la MINUSMA peut-elle protéger les populations si elle n’est en mesure de faire face à la menace?

Dans ce contexte, le mandat de la MINUSMA doit obligatoirement prendre en compte la montée en puissance des forces de défense et de sécurité du Mali, qui sont désormais en première ligne face aux groupes terroristes. »

L’autre pomme de discorde entre l’ONU et notre pays concerne  la libre circulation de la Minusma sur le territoire national. A ce sujet, l’Ambassadeur Représentant permanent au Nations-Unies, M. Konfouro a réitéré la « ferme opposition » des autorités de la transition quant à la liberté de mouvement de la Minusma dans l’exécution de son mandat dans le domaine des droits de l’homme.  Le Mali a toujours coopéré de bonne foi avec la force onusienne depuis sa mise en place en 2013, a-t-il affirmé.  Toutefois, pour des impératifs de respect de la souveraineté du Mali, de coordination et de sécurité, les « mouvements de la Minusma ne peuvent se faire qu’avec l’accord des autorités compétentes maliennes », a-t-il déclaré.  Le Mali « n’est pas en mesure de garantir la liberté » de mouvement pour des enquêtes de la Minusma sans l’accord préalable du Gouvernement, a-t-il poursuivi.  Par conséquent, le Mali « n’entend pas exécuter ces dispositions », malgré leur adoption par le Conseil de sécurité.

En tout état de cause, le Gouvernement du Mali estime que les enquêtes sur les allégations de violations des droits de l’homme relèvent de la responsabilité principale des autorités maliennes.  La Minusma a vocation à leur apporter l’assistance nécessaire à cet égard.  Elle n’a pas vocation à se substituer au Gouvernement du Mali! a insisté M. Konfouro.

Le représentant a appelé le Conseil de sécurité à permettre à la Minusma de se consacrer aux tâches prioritaires pour lesquelles elle est déployée dans son pays, à savoir l’appui à la restauration de la sécurité et de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national, condition sine qua non pour une meilleure protection des personnes et de leurs biens.

Les populations maliennes attendent de la Minusma qu’elle contribue à la recherche de solutions durables aux défis du Mali, a ajouté le représentant.  Elles ne veulent pas que la Minusma devienne partie des problèmes.  Elles ne veulent pas non plus que les droits de l’homme soient utilisés à des fins politiques cachées.  M. Konfouro a conclu en remerciant les pays qui se sont abstenus lors du vote et réitéré sa reconnaissance à l’ONU pour son soutien constant « à nos efforts de sortie de crise ».

La résolution autorise la mission à utiliser « tous les moyens nécessaires » pour accomplir son mandat.  Sa principale priorité stratégique reste « d’appuyer la mise en œuvre de l’Accord par les parties maliennes ainsi que par d’autres parties prenantes maliennes, ainsi que la transition politique ».  La seconde est de « faciliter l’application par les acteurs maliens d’une stratégie politique globale et inclusive visant à lutter contre les causes profondes et les facteurs des conflits violents, à protéger les civils, à réduire les violences intercommunautaires et à rétablir la présence et l’autorité de l’État ainsi que les services sociaux de base dans le centre du Mali ».  Le représentant du Mali a quant à lui estimé que la Minusma avait pour mission « l’appui à la restauration de la sécurité et de l’autorité de l’État sur l’ensemble de notre territoire, condition sine qua non pour une meilleure protection des personnes et de leurs biens ».

Dans la résolution, le Conseil se déclare en outre favorable à la proposition faite par le Secrétaire général dans son dernier rapport de procéder à un examen interne de la Minusma dans les six mois.  Il lui demande de lui présenter « au plus tard le 13 janvier 2023 » un rapport, qui devra comprendre « des propositions concernant la future configuration de la Minusma, le niveau des effectifs et l’effectif maximum du personnel en tenue ».  Les propositions devront reposer sur « une analyse détaillée des problèmes politiques et de sécurité ayant eu une incidence sur la capacité de la Mission de s’acquitter de son mandat », une évaluation de la coopération avec les autorités du pays hôte et des restrictions à la liberté de circulation, et des recommandations sur les conditions requises pour permettre à la Minusma de poursuivre ses activités, contribuer à l’amélioration de la situation politique et des conditions de sécurité et s’acquitter de ses tâches, y compris la protection des civils  « dans le strict respect des principes du maintien de la paix ».  Les Autorités maliennes sont exhortées à « convenir, avant la fin du mandat actuel de la Minusma, d’une stratégie politique globale et inclusive » pour lutter contre les causes profondes et les facteurs des conflits violents, protéger les civils, réduire les violences intercommunautaires et rétablir la présence et l’autorité de l’État et les services sociaux de base dans le centre du pays.

<strong>Mémé Sanogo</strong>

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<title>MINUSMA : Mission de stabilisation ou de déstabilisation ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/minusma-mission-de-stabilisation-ou-de-destabilisation-2998706.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/minusma-mission-de-stabilisation-ou-de-destabilisation-2998706.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 14 Nov 2022 01:35:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Minusma a été prorogé, le 29 juin 2022. En principe, cette mission est appelée à rester au Mali jusqu’en juin 2023. F</strong><em><strong>ort d’un effectif pléthorique de plus de 14 000 hommes (militaires, policiers et personnel civil) et d’une impressionnante armada de guerre (avion, hélicos, engins blindés et drones), cette mission onusienne assiste impuissante aux massacres des populations maliennes, à la destruction des villages. S’y ajoute l’occupation des localités maliennes par des meutes de terroristes. Conséquence : des voix s’élèvent de plus en plus au sein de la population malienne pour réclamer de la mission. </strong></em>

<em>L</em>e Mali se délite sur le plan sécuritaire. La situation sécuritaire, qui sert de prétexte à la présence sur son sol aux forces étrangères, semble s’enliser. D’où de nombreuses questions qui reviennent en boucle à Bamako : Pourquoi la Minusma ne s’implique-t-elle pas dans la protection des populations maliennes ? Pourquoi cette mission ne s’engage-t-elle pas pour lutter contre le terrorisme ? Pourquoi n’assiste-t-elle pas les FAMA pour libérer les localités maliennes occupées par des djihadistes ? Que fait la Minusma contre des groupes terroristes comme Aqmi, GSIM, l’EIGS et autres qui se sont implantés dans le nord du Mali ? La Minusma est-elle au Mali pour sécuriser le pays ou faire du tourisme ? Ce sont là autant de questions qui reviennent aujourd’hui sur les lèvres des maliens.

Il ne se passe plus de semaine sans que des populations civiles innocentes ne fassent l’objet d’attaques barbares de la part de groupes armés qui souvent se déplacent en grand nombre malgré la présence des avions et drones des Nation-Unies. Des villages Ogossagou, Sobane Da, Ganganfani ont été détruits et leurs populations massacrées sous le nez des soldats onusiens. Pour toutes ces raisons et face à l’inertie de la mission la population malienne exprime sa colère et réclame son départ. A Bamako et plusieurs localités de l’intérieur, des manifestations deviennent fréquents pour exiger le retrait de ces soldats envoyés sur notre sol. Ailleurs, du côté des autorités l’on indique que ce départ n’est pas à l’ordre du jour actuellement. Cependant, Bamako demande à l’ONU beaucoup d’amendements dans le mandat de la Minusma. Aussi, le Mali par la voix du Premier ministre n’acceptera plus que la Minusma sert de couverture à certains pour des « missions d’espionnages » et/ou de déstabilisation ».

En attendant, de nombreuses sont posées : Pourquoi ne pas étendre le volet « Protection des civils et stabilisation » du mandat de la MINUSMA à la lutte contre le terrorisme ?

Des qui demeurent sans aucune réponse. Il faut préciser que la Minusma est la neuvième mission avec un mandat de protection des civils. Elle est autorisée à prendre tous les moyens nécessaires pour assurer la protection des civils immédiatement menacés de violences physiques. Cette responsabilité s’entend comme complémentaire de celle de l’Etat hôte, qui a la responsabilité première de la protection de sa propre population.

Et aujourd’hui, les maliens s’interrogent : la Minusma est-elle devenue une mission de déstabilisation du Mali ?

<strong>Mémé Sanogo</strong>

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</item>

<item>
<title>Journée Des Nations Unies :  Les Nations unies célèbrent leur journée</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/journee-des-nations-unies-les-nations-unies-celebrent-leur-journee-2997821.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/journee-des-nations-unies-les-nations-unies-celebrent-leur-journee-2997821.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/11/journee-Nations-Unies.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Sat, 05 Nov 2022 01:29:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Chaque 24 octobre est célébrée dans le monde, la journée des Nations unies. Pour cette année, la résidence du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies au Mali a servi de cadre pour l’occasion, qui avait comme thème : « Unis dans l’action pour la paix et le développement au Mali ».</em></strong>

Proclamée depuis 1947, lors de l'Assemblée générale des Nations unies, la journée des Nations-unies est célébrée tous les 24 octobre. Elle marque l'anniversaire de l'entrée en vigueur de la Charte des Nations-Unies.

« Unis dans l’action pour la paix et le développement au Mali », a été le thème choisi pour cette année, en la résidence du Représentant Spécial du Secrétaire général des Nations Unies au Mali, M. El Ghassim Wane.

Nombreux ont été les personnalités qui ont pris part à la cérémonie : des membres du gouvernement, les représentants spéciaux du Secrétaire général de l’Onu en Afrique de l’Ouest et du Centre, les Chefs des Agences, Programmes et Fonds onusiens opérant au Mali, des responsables d’organisations professionnelles nationales.

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a salué le choix et la pertinence du thème retenu pour la célébration locale de la Journée des Nations Unies. Il a insisté sur le terme : <em>« L’unité d’action, approche indispensable à la résolution de la crise au Mali. Unité d’action avec le Mali, dans le cadre de l’alignement des activités de nos partenaires sur les besoins des Maliens et les priorités fixées par le Gouvernement ; et unité d’action des partenaires du Mali, afin de rationaliser et de mettre en cohérence leur partenariat avec le Mali »</em>.

<em>« Cette Journée des Nations unies, au-delà de son caractère festif, permet d’évaluer ensemble, les succès et progrès réalisés et d'envisager des pistes pour améliorer davantage notre cadre de coopération »</em>, ajoute monsieur Diop.

<em>« Des réalisations ont été faites par les Nations unies dans l’assistance apportée aux efforts du Mali dans les domaines politiques, notamment la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger ; dans les interventions humanitaires en faveur des populations affectées par la crise, en appui aux actions du gouvernement pour la fourniture des services sociaux de base ; le renforcement des capacités d’acteurs impliqués dans le processus de paix et des services pénitentiaires ; et les appuis au secteur de la Justice, dans le cadre de la mise en œuvre de la politique de tolérance zéro du gouvernement pour les atteintes aux droits de l’homme. Toutes ces actions démontrent une coopération réussie entre le Mali et les Nations unies. Le Mali reste engagé à soutenir toutes les initiatives allant dans le sens du renforcement du multilatéralisme et du rôle premier des Nations-unies »</em>, explique le ministre Wane.

Dans son intervention, le Représentant Spécial du Secrétaire général des Nations unies au Mali, a mis l’accent le rôle important qu'occupe la culture dans la résolution des conflits. Il a parlé également du rôle de la culture et du potentiel inestimable pour venir à bout des incompréhensions et des mésententes, promouvoir durablement la cohésion sociale et la réconciliation est bien connu. <em>« Tout aussi connu, que le dynamisme des acteurs culturels maliens qui font preuve d'une résilience extraordinaire en dépit d'un contexte difficile. Le Mali est certes en crise, mais tout n'est pas que crise au Mali. Il est de notre devoir, en tant qu'acteurs de la paix et de développement, d'intégrer la variable culturelle dans les stratégies de mise en œuvre de nos différents mandats. Je suis convaincu que la culture est et reste un puissant levier pour la paix dans un pays comme le Mali et c’est justement dans ce cadre que nous, partenaires du Mali, allons continuer à investir dans le secteur de la culture »</em>, a-t-il dit.

Depuis un moment, le Représentant spécial de l’Onu au Mali manifeste son intérêt pour la culture malienne et plus particulièrement pour les arts visuels. Une exposition d’œuvres d’art a d’ailleurs eu lieu pendant la célébration.

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<strong>Aminata Agaly Yattara</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Journée des Nations&#45;Unies : La capacité de résilience et d’union de la culture malienne pour célébrer l’évènement</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/journee-des-nations-unies-la-capacite-de-resilience-et-dunion-de-la-culture-malienne-pour-celebrer-levenement-2997018.html</link>
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<pubDate>Mon, 31 Oct 2022 01:39:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[« Unis dans l’action pour la paix et le développement au Mali », c’est le thème retenu cette année pour célébrer la Journée des Nations unies. L’exposition d’œuvres d’art tenue le jeudi 27 octobre à la résidence officielle du Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU au Mali n’est pas un hasard. À travers cet événement, El-Ghassim WANE a voulu mettre en vitrine le génie créateur malien dont la force de l’imagination est capable d’enfanter une nation unie et résiliente. Des membres du gouvernement malien, les représentants spéciaux du Secrétaire général de l’ONU en Afrique de l’Ouest et du Centre, les Chefs des Agences, Programmes et Fonds onusiens opérant au Mali, des responsables d’organisations professionnelles nationales étaient présents à cet événement.

Une jeune fille commerçante ambulante, arpentant les rues de Bamako ou d’autres villes du Mali, exposée à toutes sortes de dangers. Mohamed DEMBÉLÉ peint, à travers ce tableau, le quotidien de la jeune malienne qui doit braver les aléas climatiques et toute sorte de violence pour se nourrir et nourrir sa famille. « Ce tableau rend hommage à la fille malienne souvent exposée à toutes les menaces. Avec mon pinceau et mes couleurs, je lance ainsi un cri du cœur pour que la jeune fille malienne soit protégée », explique l’artiste.

« Nos armes, ce sont nos pinceaux et nos couleurs. Plus que les armes, les artistes sont proches des personnes en conflit », renchérit l’artiste Souleymane OUOLOGUEM.

À travers leurs œuvres, les artistes soutiennent et encouragent le dialogue dans la résolution des conflits. Ils contribuent à briser les murs et à ériger des ponts entre les parties en conflit. Leur rôle est donc déterminant dans la construction d’un monde en paix.

Conscient de cela, El-Ghassim WANE entend organiser tous les trimestres, au siège de la MINUSMA, « une exposition éphémère afin de renforcer la visibilité du travail des artistes maliens ».

« Le Mali est certes en crise, mais tout n’est pas que crise au Mali »

De fait, M. WANE est persuadé d’une chose : malgré sa situation politique actuelle, le Mali offre encore quelques leviers sur lesquels on peut s’appuyer pour bâtir la paix, une valeur si chère aux Nations unies. L’art et la culture constituent des vecteurs par excellence pour ce faire.

« Comme j’ai coutume de dire, le Mali est certes en crise, mais tout n’est pas que crise au Mali. Il est de notre devoir, en tant qu’acteur de la paix et du développement, d’intégrer la variable culturelle dans les stratégies de mise en œuvre de nos différents mandats. Le rôle de la culture et son potentiel inestimable pour venir à bout des incompréhensions et des mésententes et promouvoir durablement la cohésion sociale et la réconciliation est bien connu », a rappelé le Chef de la MINUSMA dans son allocution.

El-Ghassim WANE a insisté sur l’importance que la MINUSMA accorde à la culture. À ce propos, il a rappelé les nombreuses initiatives qui ont déjà été lancées à Bamako ainsi que dans d’autres régions du Mali. Il a également annoncé d’autres initiatives à venir pour mettre en exergue la valeur ajoutée de la culture malienne.

« La Radio des Nations unies [MIKAFO FM], qui produit déjà plusieurs programmes culturels, enrichira son offre dans les mois à venir, avec une nouvelle émission mensuelle culturelle intitulée : « Le grin des artistes » (…) Cette émission sera un espace offert aux artistes pour débattre de questions importantes pour le développement du secteur culturel », a-t-il promis.

« Les artistes maliens sont aujourd’hui l’or qui brille de mille feux, mais que nous tendons à ignorer. Ils sont nos meilleurs ambassadeurs ».

Abdoulaye DIOP, le ministre des Affaires étrangères du Mali, a d’abord magnifié la culture malienne portée par des hommes et des femmes capables de faire beaucoup mieux que quiconque dans la promotion de la paix. « Je reconnais avec le Représentant Spécial du Secrétaire général de l’ONU au Mali que les artistes maliens sont aujourd’hui l’or qui brille de mille feux, mais que nous tendons à ignorer. Ils sont nos meilleurs ambassadeurs », a déclaré M. Diop qui attend par ailleurs de l’ONU qu’elle « continue à jouer un rôle clé dans la construction d’un monde nouveau ».

« Est-ce que notre génération et celle qui nous précède de quelques années vont conduire le monde à ses dérives » ?  S’est interrogé le chef de la diplomatie malienne.

Des propos soutenus par le représentant de l’UNESCO au Mali, Edmond MOUKALA : « La culture, c’est la vie, l’âme d’un peuple. Les artistes maliens, à travers leurs interprétations de la réalité, offrent au public un meilleur regard sur la société ».

<strong>Source Minusma</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Macky Sall met en exergue les « limites » des opérations de l’ONU en Afrique</title>
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<pubDate>Wed, 26 Oct 2022 10:44:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Manque d’implication ou démonstration de faiblesse de l’ONU contre le terrorisme en Afrique ? Le chef d’État sénégalais et président en exercice de l’Union africaine, Macky Sall, s’est interrogé sur l’efficacité des Casques bleus sur le continent pour faire face au djihadisme.</strong>

L’actuel président de l’Union africaine, Macky Sall, a mis en garde contre les limites de l’ONU face au terrorisme en Afrique. Dans un discours prononcé au Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, il a évoqué des attaques contre les Casques bleus.

« Face au terrorisme, les opérations de paix traditionnelle de l’ONU montrent leurs limites. Les casques bleus attaqués même dans leurs propres bases, sans aucune capacité de réponse significative, ne peuvent certainement pas protéger les populations menacées par les groupes terroristes », a indiqué le président de l’UA.

Il s’est par ailleurs demandé si ces missions peuvent maintenir la paix alors que celle-ci « n’a même pas été établie ».
<h5>L’Afrique doit compter sur ses financements pour sa propre sécurité</h5>
Macky Sall a poursuivi en indiquant que l’Afrique ne peut pas toujours compter sur des financements extérieurs pour sa propre sécurité.

« Nous ne pouvons pas toujours compter sur des financements extérieurs pour assurer notre propre sécurité et fournir une architecture de paix solide, a souligné le dirigeant sénégalais. Faisons un effort de mobilisation interne avant de nous tourner vers nos partenaires extérieurs pour obtenir de l’aide ».

« L’Afrique a certaines opportunités de mobiliser un minimum de ressources pour financer la paix sur le continent », a-t-il conclu.

Pour rappel, le gouvernement malien de transition a ordonné, en juillet dernier, l’expulsion du porte-parole de la mission de l’ONU au Mali (MINUSMA). De son cote, la République démocratique du Congo a réclamé le départ du porte-parole de la mission de l’ONU au Congo (Monusco).

source : <a href="https://fr.sputniknews.africa/20221025/macky-sall-met-en-exergue-les-limites-des-operations-de-lonu-en-afrique-1056621968.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sputnik Afrique</a>]]> </content:encoded>
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<title>Situation sur le terrain :  Le Mali démonte le rapport de l’ONU</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/situation-sur-le-terrain-le-mali-demonte-le-rapport-de-lonu-2996484.html</link>
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<pubDate>Wed, 26 Oct 2022 09:11:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Suite à la publication du Rapport trimestriel du Secrétaire général des Nations Unies sur la situation au Mali, couvrant la période du 03 juin au 19 septembre 2022, Le gouvernement du Mali a apporté des observations en guise de réplique.</strong>

Au-delà, le gouvernement malien regrette que « <em>de telles allégations ternissent l’image du Mali, sapent le moral des troupes en opération et dressent, sans aucune base réelle, la communauté internationale contre la volonté des autorités de Transition de libérer le territoire national du joug terroriste</em> ».

Le gouvernement du Mali dit avoir pris connaissance du rapport trimestriel du Secrétaire général sur la situation au Mali, conformément aux dispositions de la résolution 2640 (2022) portant sur le mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA) : « <em>Le Gouvernement du Mali se félicite que le Secrétaire général ait reconnu les progrès réalisés par les autorités de la Transition. Cependant, il regrette que le rapport sous examen mette un accent particulier sur les défis et les difficultés rencontrées, en faisant passer sous silence de nombreuses réalisations dans le cadre de la conduite de la Transition</em> ».

Aussi, le gouvernement précise que les omissions constatées concernent également des éléments pourtant factuels et vérifiables qui semblent avoir échappé à la vigilance habituelle du Secrétariat général.

<strong>Demande d’une réunion d’urgence </strong>

« <em>En dépit de ce déséquilibre, le gouvernement reste disposé à poursuivre la coopération avec les Nations Unies et l’ensemble des partenaires, en vue de la réalisation des actions prioritaires de la Transition</em> », ajoute-t-il.

En outre, le gouvernement reconnaît que les FDSM (Forces de défense et de sécurité du Mali) ont certes effectué des patrouilles avec la Minusma, mais le chiffre 175 est à revoir largement à la baisse : « <em>Sur l’axe Tombouctou-Goundam, aucune patrouille de la MINUSMA n’a été exécutée depuis 4 mois. La sécurisation de l’aérodrome de Diré est régulièrement assurée par les Forces Armées Maliennes (FAMA) pour l’atterrissage des vols humanitaires. À Gao, la MINUSMA ne conduit aucune patrouille conjointe avec les FDSM. De même, dans la ville de Sévaré, aucune patrouille conjointe de sécurisation n’est conduite. Outre ces ajustements factuels, le rapport sous examen aurait gagné en objectivité s’il informait davantage sur les efforts du Gouvernement, par ailleurs régulièrement couronnés de succès sur le terrain, dans le cadre de la sécurisation du territoire national et de la protection des populations civiles. En effet, il est regrettable qu’en de nombreuses occurrences, le rapport mentionne uniquement les actions des groupes armés terroristes, sans pour autant informer sur les réactions des FAMA</em> »

Toujours dans le chapitre sécuritaire, poursuit les autorités de la transition, il est surprenant que, dans le cadre du récit factuel, le rapport du Secrétaire général ait passé sous silence la saisine du Conseil de sécurité de l’ONU par le Mali, par lettre n° 444/MAECI en date du 15 août 2022, pour ce qui concerne les tentatives de déstabilisation et les violations répétées de l’espace aérien par les forces françaises. Ces actes d’agression d’une extrême gravité ne doivent pas rester sans suite. Le gouvernement renouvelle sa demande d’une réunion spécifique du Conseil de sécurité.

Le gouvernement malien regrette que le Secrétariat général rapporte « <em>dans un document officiel des allégations graves, sans vérification minutieuse, qui sont sans fondement.  De telles allégations ternissent l’image du Mali, sapent le moral des troupes en opération et dressent, sans aucune base réelle, la communauté internationale contre la volonté des autorités de Transition de libérer le territoire national du joug terroriste </em>», précise le gouvernement.

Face à ces situations, Bamako invite le Secrétariat des Nations Unies à s’écarter de cette posture négative et hostile et à s’inscrire dans la démarche qui justifie sa présence au Mali : aider les Maliennes et les Maliens à faire face et à surmonter les difficultés en lien avec la crise sécuritaire.

<strong>L’obligation pour la Minusma de coopérer</strong>

Restreindre les mouvements de mission onusienne ? Contrairement aux informations contenues dans le rapport, le gouvernement précise qu’il n’existe aucune volonté de restreindre les mouvements de la Minusma sur le terrain. « <em>Il y a plutôt une volonté de coordination des actions avec la Minusma. Le gouvernement a été amené à prendre certaines mesures pour les besoins de planification, de coordination et de sécurité nationale</em> », avant de rappeler que le rapport ne précise pas le contexte dans lequel ces restrictions sont survenues afin de permettre d’apporter une réponse appropriée à ces allégations.

Pour le gouvernement, certaines restrictions interviennent lorsque les FAMa sont en opération et cela pour la sécurité des riverains. Il précise que dans le cadre de l’opération militaire engagée au centre, une zone d’interdiction temporaire a été créée pour éviter les incidents, notamment avec la Minusma : « <em>La création de cette zone d’interdiction est l’affirmation de la souveraineté de l’État malien. Au lendemain du départ de la Force Barkhane du Mali, il a été décidé que la protection de la force onusienne soit assurée par les FAMa. Ainsi, pour faciliter les déplacements aériens de la Minusma, une dérogation mensuelle lui a été accordée. Cette dérogation consiste à adresser une demande de vol à la partie malienne, qui n’a jamais fait l’objet de refus. Il est aussi indiqué à tous les partenaires, y compris la Minusma, d’adresser à l’Armée de l’Air, une demande 36 heures avant tout vol</em> ».

Concernant l’affaire des soldats ivoiriens arrêtés au Mali, Bamako précise que le dossier suit désormais son cours judiciaire, mais aussi qu’il reste ouvert à une solution diplomatique, dans l’esprit des relations fraternelles et de bon voisinage qui ont toujours caractérisé les liens entre le Mali et la Côte d’Ivoire. « <em>La meilleure illustration de cette bonne disposition des plus hautes autorités maliennes est l’accord de l’offre de médiation du Président togolais, qui a déjà permis la libération, pour raisons humanitaires, de 3 soldats femmes ; le Mali a reçu tous les émissaires et toutes les missions de bons offices, y compris la délégation de Chefs d’État dépêchée par le Sommet de la CEDEAO tenu à New York, en marge de la semaine de haut niveau de la 77<sup>ème</sup>  session de l’Assemblée générale des Nations Unies », précise le Mémorandum. </em>En outre, le Mali invite les responsables des organisations internationales à éviter tout parti pris, et à plutôt inscrire leurs démarches dans une approche constructive<em>. « C’est surtout ce qui est attendu de nos partenaires, y compris les Nations Unies </em>», révèle le document du gouvernement.

Conformément à son mandat, le Gouvernement du Mali invite la MINUSMA à pleinement coopérer avec la partie malienne, en vue de l’efficacité des actions communes sur le terrain.

Pour conclure, le gouvernement malien assure que malgré la complexité de la situation socio-économique, politique et sécuritaire actuelle du Mali ainsi que des enjeux géostratégiques propres à la région du Sahel, le gouvernement poursuit les efforts avec ses moyens pour assurer l’intégrité de son territoire national et la sécurité des personnes et de leurs biens dans le strict respect des droits de l’homme et du droit humanitaire international : « <em>Conformément à son mandat, le gouvernement invite la Minusma à pleinement coopérer avec la partie malienne, en vue de l’efficacité des actions communes sur le terrain. Dans la perspective du renforcement de ladite coopération, le gouvernement invite également la Minusma à recentrer sa mission sur les fondements de sa présence au Mali, notamment le soutien à la restauration de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire ; la protection des populations civiles ; une meilleure articulation avec les services compétents maliens et son appui à la mise en œuvre de l’Accord </em>».

<strong>Cyrille Coulibaly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>«Complicité» de la France avec le terrorisme : Des acteurs anti&#45;corruption maliens mettent les pieds dans le plat</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/complicite-de-la-france-avec-le-terrorisme-des-acteurs-anti-corruption-maliens-mettent-les-pieds-dans-le-plat-2996304.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 25 Oct 2022 01:48:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Certes dans une proportion moindre, mais le chef de la diplomatie malienne ne se sera guère montré moins percutant que le chef du Gouvernement par intérim, lors de son passage sur cette autre tribune des Nations - Unies. C’était à l’occasion de la présentation du rapport annuel du secrétaire général de l’ONU, un rapport que le ministre malien des Affaires étrangères a battu en brèche, non sans redoubler d’ardeur dans l’affirmation de la souveraineté du Mali. Abdoulaye Diop s’est en clair inscrit en faux contre la perception onusienne de la situation au Mali dans nombre d’aspects - dont les avancées dans la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et les évolutions du retour à l’ordre constitutionnel -, mais il s’est tout aussi insurgé contre les incursions sans frontières des missions de la Minusma sur le terrain du droit humanitaire. Allusion est faite notamment à l’intérêt d’un certain comité d’experts de l’ONU pour les présomptions d’atteintes aux droits de l’homme au Centre du Mali, un domaine au sujet duquel Bamako continue d’afficher son refus de transiger et d’accuser les missions onusiennes de déstabilisation du Mali.

Le passage du représentant malien a été mis à profit pour remettre le couvert sur les nuisances présumées de la France, sur fond de persistance dans les accusations de l’ancienne colonie et non moins partenaire antiterroriste. Paris a été notamment pris à partie pour violation de l’espace aérien malien et pour connivence avec les djihadistes auxquels ils livreraient armes, munitions et informations stratégiques. Pour les preuves de ces accusations, l’opinion internationale et le public malien prendront encore leur mal en patience. Et pour cause, les autorités maliennes les garder par-devers elles et se réservent le droit de ne les divulguer dans le cadre d’une hypothétique réunion spécifique du Conseil sécurité. C’est ainsi que le public est resté sur sa faim lors de la présentation du rapport sur la situation au Mali et s’est contenté d’une spectaculaire  passe d’armes entre le représentant français à l’ONU et le ministre Diop, provoquée par la dénonciation suivante : «Le Gouvernement du Mali renouvelle sa demande d’une réunion spécifique du Conseil de sécurité, qui lui donnera l’occasion de présenter les preuves concrètes des actes de duplicité, d’espionnage et de déstabilisation de la France à l’encontre du Mali, y compris le partage de renseignements et le largage de matériels militaires au profit des organisations criminelles, qui sont à l’origine de l’insécurité et des violences contre nos populations civiles qui attendent du Conseil de sécurité qu’il assume sa responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationales».

Sauf que le maintien du suspense sur les preuves tant annoncées, à coups d’ajournements incessants, semble plutôt corroborer les doutes de beaucoup d’observateurs sur la réalité desdites preuves ainsi que sur la détermination des autorités maliennes à traquer véritablement les complices des terroristes. En atteste cette gênante sortie de l’Association malienne de lutte contre la corruption et la délinquance financière, qui dénonce le silence et l’inertie des autorités maliennes devant deux cas de complicités par vente d’armes aux terroristes. «Nous avons appris avec sidération les accusations portées sur le sous-officier Drissa Diakité, ancien responsable du dépôt d'armes du camp Firhou Ag Alinsar de Gao, qui aurait organisé et exécuté des détournements massifs de matériels militaires revendus aux pires ennemis de notre pays, des djihadistes», peut-on lire dans sa correspondance adressée à l’ancien président de la Transition, Bah N’Daou. Et la correspondance de demander les suites de l’affaire tout en précisant que les connexions de l’intéressé avec les groupes terroristes ont été décelées par les forces Barkhane «au cours d'une opération anti-terroriste», avant qu’il ne tombe dans les mailles du filet. Dans une plus récente sortie sur les réseaux sociaux, la même association s’insurge contre le mutisme du Pôle spécialisé de lutte antiterroriste qu’elle a dit avoir pris soin d’informer du scandale, depuis sa survenue il y a deux ans environ. Comme pour signifier, dans l’air du temps, que les complices du terrorisme se tapissent y compris dans les rangs de l’armée malienne qui accuse les anciens partenaires français de collision avec l’ancien ennemi commun. Quoi qu’il en soit, une telle approche de là question est corroborée par d’autres éléments factuels tout aussi édifiants. Il s’agit d’une récente lettre circulaire où le Ministre en charge de la Sécurité fait allusion, menaces de sanctions disciplinaires et de poursuites judiciaires à l’appui, à des éléments des forces de défense et de sécurité coupables de vente de sa dotation en armes ou qui s’approvisionne en armes et munition dans les magasins d’armement des casernes pour fournir leurs, etc.

En définitive, le phénomène de la complicité avec le terrorisme paraît beaucoup plus proche que ses dimensions pour lesquels un arbitrage a été sollicité par le Mali à l’échelle inter nationale.

&nbsp;

<strong>A KEÏTA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Intervention du MAECI à la tribune de l’ONU :  Un discours qui fait encore parler de lui</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/intervention-du-maeci-a-la-tribune-de-lonu-un-discours-qui-fait-encore-parler-de-lui-2996196.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 24 Oct 2022 09:57:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Ministre des affaires étrangères et de la Coopération international du Mali, M. Abdoulaye Diop est revenu à la charge contre la France au sujet de sa prétendue soutien aux groupes armés terroristes au Mali. Si son intervention a été saluée par une frange importante du peuple malien, elle ne manque pas non plus de susciter une énorme polémique au sein de la classe politique et de la société civile, car le sujet relatif à la plainte contre la France est non importante eu égard aux défis et enjeux auxquels le Mali est confronté.  Un discours à l’allure guerrière pour un pays qui cherche sa voie, celle de la paix et de la stabilité, est tout simplement du gâchis, car le Mali a besoin du soutien de tous afin de créer une synergie d’actions autour de ces immenses défis. Doit-on applaudir ou blâmer l’intervention de M. Abdoulaye Diop ? Le Mali doit-il continuer à consacrer plus d’efforts pour des sujets de la moindre importance en reléguant les préoccupations majeures au second plan ?</em></strong>

C’est au cours de la réunion de l’examen par le  Conseil de sécurité des Nations Unies, du rapport trimestriel du Secrétaire général sur la situation du Mali que le Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération Internationale, M. Abdoulaye Diop a tenu un discours qui  certes faisait cas des préoccupations majeures du Mali surtout en matière de sécurité et a exhorté tous les partenaires du Mali à une synergie d’actions pour venir à bout de la nébuleuse terroriste. Il a évoqué également les résultats tangibles obtenus avec la montée en puissance  des FAMa, mais aussi les difficultés auxquelles les forces de défense et de sécurité sont confrontées dans leurs missions régaliennes sur le terrain. Le point d’orgue de son discours a été sans nul doute,  sa demande de la tenue d’une réunion spéciale pour examiner  la plainte du Mali contre la France, afin de permettre aux autorités maliennes d’apporter les preuves de leurs allégations sur la complicité, voire la duplicité de la France avec les groupes armés terroristes. A la lecture de ce passage, une véritable polémique a été engagée dans la salle  entre le MAECI du Mali  et le Représentant de la France. Mais le hic est qu’aucun pays n’a eu le courage de soutenir le Mali dans son combat contre son ex puissance coloniale qu’est la France. Ni la Russie, l’un des partenaires privilégiés, ni la Chine, encore moins les trois pays africains membres du Conseil de Sécurité ne se sont portés volontaires à soutenir la plainte pour la tenue de cette réunion.

En définitive, le Mali gagnerait mieux à s’occuper des urgences et des priorités du moment en mettant pour l’instant sous le boisseau cette plainte qui n’a pas assez de chance de prospérer surtout dans un monde qui ressemble à une jungle où règne la loi du plus fort.

<strong>Oumou SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Plainte du Mali contre la France au Conseil de sécurité de l’O.N.U :  Et si le gouvernement exhibait les preuves à la face du monde</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/plainte-du-mali-contre-la-france-au-conseil-de-securite-de-lo-n-u-et-si-le-gouvernement-exhibait-les-preuves-a-la-face-du-monde-2996156.html</link>
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<pubDate>Mon, 24 Oct 2022 07:18:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Nombreux sont les observateurs de la scène politique malienne à se rendre à l’évidence que la plainte du gouvernement malien contre la France n’aurait pas de chances de prospérer au Conseil de Sécurité des Nations Unies, faute d’alliés et de soutiens capables de porter ce projet. La Russie qui est le partenaire de premier choix du Mali n’en fait pas une préoccupation, à forte raison les pays africains membres non permanents  du Conseil de sécurité des Nations Unies. Alors pourquoi ne pas outrepasser le cadre du Conseil de Sécurité pour exhiber les preuves matérielles que détiennent les autorités maliennes, à l’opinion nationale d’abord et puis à l’opinion internationale, afin de couper court à toutes interprétations et lectures fallacieuses ? Le Gouvernement malien aurait-il le courage de montrer les preuves de la complicité et de la duplicité de la France avec les groupes armés terroristes ? Dans le cas échéant pourrait-on avancer en classant sans suite ce dossier pour ne s’occuper que des urgences ?</em></strong>

L’opinion nationale est tenue en haleine depuis plus de deux mois par cette rocambolesque plainte du gouvernement malien contre la France. Cette dernière selon le Mali  aurait fourni aux groupes armés terroristes, matériels militaires, renseignements et autres. Ces accusations très graves sont contenues dans une plainte adressée au Conseil de Sécurité des Nations Unies aux fins de la tenue d’une réunion permettant au gouvernement malien d’exhiber les preuves matérielles. Malheureusement c’est cette fameuse réunion qui n’est pas à l’ordre du jour, car aucun de 15 membres du Conseil de sécurité n’est prêt à porter le projet de plainte du Mali contre la  France, alors que  le peuple malien attend avec impatience la tenue de « ce procès » contre son ex puissance coloniale. Ce qui est aberrant et incompréhensif c’est l’attitude de la Fédération de  Russie qui est censée être l’alliée de premier choix du Mali. Elle n’a pas voulu porter cette plainte à fortiori  convaincre son allié chinois, afin d’exiger la tenue de cette réunion urgente du Conseil de Sécurité. Quant au trois pays africains membres non permanents  du Conseil de sécurité, à savoir le Gabon, le Ghana et le Kenya, nul ne doit les en tenir rigueur, car ils n’ont pas été associés en amont, sinon ils auraient dû, par solidarité, soutenir cette plainte malienne. C’est surtout la Russie qui a fait faux bond. En effet, puisse que le Gouvernement malien tient à sa plainte et persiste et signe qu’il détient de preuves irréfutables contre la France pour complicité, duplicité et intelligence avec les groupes armés terroristes, alors qu’il  crée un cadre pour exhiber à la face du monde ces preuves, à défaut du Conseil de Sécurité qui semble acquis à la cause de la France. Le cadre le plus approprié pour un tel exercice serait une conférence de presse couverte par les médias nationaux comme internationaux qui seront chargés de relayer les images un peu partout à travers le monde.

En somme, la seule option qui reste pour le gouvernement malien est d’organiser souverainement une conférence de presse pour exhiber à la face du monde les preuves matérielles contre la France, pour enfin clore ce chapitre et passer à autres choses. Le Mali a beaucoup de fronts brûlants qui nécessitent une concentration et surtout beaucoup d’efforts. Donc la plainte contre la France ne serait pas une priorité pour  le peuple malien qui a d’autres chats à fouetter.

<strong>Youssouf Sissoko  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Situation au Mali :  Que dit l’ONU</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/situation-au-mali-que-dit-lonu-2996089.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 24 Oct 2022 02:00:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le  dernier rapport trimestriel du Secrétaire général des Nations Unies sur la situation au Mali, couvrant la période du 03 juin au 19 septembre 2022, a été présenté aux membres du Conseil de sécurité de l’ONU, le mardi 18 octobre à New York. Ce rapport  constate que des </strong><strong>progrès « notables »  ont été réalisés par les Autorités de transition, dont la signature début juillet d’un accord entre le gouvernement  et la  CEDEAO sur le calendrier d’achèvement de la transition ; l’adoption d’une</strong> <strong>loi électorale en juin ; et la présentation, le 11 octobre 2022, d’un avant-projet de constitution.  Mais, le rapport déplore une détérioration  de la  situation sécuritaire et humanitaire notamment dans le Nord et le Centre du pays.</strong>

En effet, depuis août, le processus de paix a, selon le Représentant spécial du secrétaire général, El-Ghassim Wane, connu une évolution « encourageante », avec l’adoption de plusieurs décisions « tant attendues », dont l’approbation de l’intégration de jusqu’à 26 000 ex-combattants dans les Forces de défense et de sécurité maliennes et d’autres structures étatiques, conformément aux dispositions de l’Accord d’Alger et aux recommandations des Assises nationales.

Mais, ces développements se déroulent selon le rapport du Secrétaire général, malheureusement dans un contexte sécuritaire et humanitaire « très difficile », en particulier dans le centre du pays et dans la zone des trois frontières: depuis mars, les activités des groupes terroristes ont fortement augmenté dans les régions de Ménaka et de Gao.  Par exemple, des éléments du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) ont perpétré des attaques contre des civils dans les villages de Diallassagou, Dianweli et Dessagou, faisant 130 victimes et provoquant le déplacement de 9 000 personnes.

Les attaques contre les forces maliennes dans les centres urbains se sont en outre poursuivies.  Le Front de libération du Macina (FLM) a pu revendiquer six attaques coordonnées commises le 21 juillet, dans les régions de Mopti, Douentza, Ségou et Koulikoro, faisant 3 morts et 17 blessés.  17 octobre 2022, a relevé le Secrétaire général adjoint, une attaque a été perpétrée à l’aide d’un engin explosif improvisé contre une patrouille de la MINUSMA à Tessalit, dans la région de Kidal, entraînant la mort de quatre Casques bleus tchadiens.

Sur le plan humanitaire aussi, la situation n’est pas plus encourageante: le nombre de déplacés internes est passé de 350 000 à plus de 422 000 dans le centre et le nord du pays et plus de 1,8 million de personnes sont confrontées à une grave insécurité alimentaire, un chiffre qui pourrait passer à 2,3 millions d’ici à novembre 2022, a prévenu M. Wane.

<strong> </strong>

<strong>Des progrès notables  </strong>

En outre le Chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), constate qu’en matière de transition et de processus de paix, des progrès notables ont été réalisés en ce qui concerne la préparation des élections: un accord a été signé début juillet entre le Mali et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sur le calendrier d’achèvement de la Transition.  Un référendum constitutionnel est prévu pour se tenir en mars 2023, après la présentation le 11 octobre dernier de l’avant-projet de constitution au Président de la Transition.  Ce projet met l’accent sur la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption.  Il prévoit la mise en place d’un parlement bicaméral et la reconnaissance des modes alternatifs de résolution des différends.  Cela devrait faciliter la mise en œuvre de l’Accord de paix de 2015.  Son adoption par le Conseil des ministres est prévue vers la fin du mois de novembre.

De plus, depuis l’adoption de la Loi électorale en juin, des mesures ont été prises pour mettre en place l’organe unique de gestion des élections.  Composé de 15 membres, le collège va maintenant procéder à l’opérationnalisation des différentes structures nationales, régionales et locales ainsi que des cellules de coordination des missions diplomatiques et consulaires du Mali à l’étranger.  Le mécanisme de suivi du chronogramme des réformes politiques et électorales, qui implique la partie malienne et les partenaires multilatéraux concernés, est désormais opérationnel tant au niveau technique que politique.  Mais bien que ces progrès soient louables, la réussite de la mise en œuvre du processus électoral dépendra d’une multitude de facteurs, notamment de la disponibilité des ressources financières et logistiques nécessaires et de l’évolution de la situation en matière de sécurité, a dit M. Wane.  Depuis août dernier, le processus de paix a connu une évolution encourageante.  La réunion décisionnelle de haut niveau tant attendue s’est tenue, aboutissant à plusieurs décisions, dont l’approbation de l’intégration de jusqu’à 26 000 ex-combattants dans les Forces de défense et de sécurité maliennes et d’autres structures de l’État.  Des mesures sont prises pour assurer le suivi desdites décisions.  Par ailleurs, les autorités de transition poursuivent un programme plus large de réformes, conformément aux recommandations des Assises nationales de la refondation.

<strong> </strong>

<strong>Situation humanitaire et des droits de l’homme très difficile</strong>

Mais ces développements se déroulent dans le contexte d’une situation sécuritaire, humanitaire et des droits de l’homme très difficile, en particulier dans le centre et dans la zone tri-frontalière entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger.  Depuis mars, les activités des éléments extrémistes affiliés à l’État islamique du Grand Sahara (EIGS) et au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) ont fortement augmenté dans les régions de Ménaka et de Gao.  Ces groupes extrémistes profitent des vides sécuritaires, que les forces maliennes s’efforcent de combler, et se battent pour le contrôle du territoire tout en ciblant ces dernières ainsi que la MINUSMA, a-t-il expliqué, ajoutant que la MINUSMA s’efforce de mieux protéger les civils, en gardant à l’esprit la responsabilité première de l’État à cet égard.

Mais si la lutte contre le terrorisme comporte « nécessairement » un volet militaire et sécuritaire, il est évident qu’aucun résultat durable ne pourra être obtenu si deux conditions fondamentales ne sont pas réunies.  Il faut, a plaidé le Représentant spécial, que ces efforts soient complétés par la restauration de l’autorité de l’État et le rétablissement de la confiance avec les communautés locales.  Il est également impératif que tout soit mis en œuvre pour que les opérations militaires dirigées par le Gouvernement soient menées dans le respect des droits humains et du droit international humanitaire et que les auteurs de violations et d’abus soient tenus pour responsables.

Sur le plan humanitaire, le nombre de déplacés internes ne cesse d’augmenter, a constaté M. Wane: il est passé de 350 000 à plus de 422 000 dans le centre et le nord du pays, tandis que plus de 175 000 réfugiés maliens se trouvaient dans les pays voisins.  En outre, plus de 1,8 million de personnes sont confrontées à une grave insécurité alimentaire.  Ce chiffre pourrait grimper à 2,3 millions d’ici à novembre 2022, a indiqué M. Wane.  Plus de 1,2 million d’enfants de moins de 5 ans sont touchés par la malnutrition aiguë.  En mai dernier, plus de 1 950 écoles au Mali étaient fermées en raison de l’insécurité, affectant plus de 587 000 enfants, principalement dans la région centrale de Mopti.  Les efforts louables des acteurs humanitaires pour répondre à ces besoins sont entravés par le manque de financements adéquats et durables.  Jusqu’à présent, seuls 30% environ des 686 millions de dollars demandés pour 2022 ont été mobilisés, a estimé le Chef de la MINUSMA.

<strong>Mémé Sanogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Rapport de l’ONU : Le Mali émet de sérieuses réserves</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/rapport-de-lonu-le-mali-emet-de-serieuses-reserves-2996083.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 24 Oct 2022 01:42:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>En réplique au Rapport trimestriel du Secrétaire général des Nations Unies sur la situation au Mali, couvrant la période du 03 juin au 19 septembre 2022, Le gouvernement du Mali a apporté des observations…</strong> <strong>Au-delà,</strong> l<strong>e gouvernement malien regrette</strong> <strong>que</strong> <strong>« de telles allégations ternissent l’image du Mali, sapent le moral des troupes en opération et dressent, sans aucune base réelle, la communauté internationale contre la volonté des autorités de Transition de libérer le territoire national du joug terroriste ».</strong>

Le gouvernement du Mali dit avoir pris connaissance du rapport trimestriel du Secrétaire général sur la situation au Mali, conformément aux dispositions de la résolution 2640 (2022) portant sur le mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA) : « Le Gouvernement du Mali se félicite que le Secrétaire général ait reconnu les progrès réalisés par les autorités de la Transition. Cependant, il regrette que le rapport sous examen mette un accent particulier sur les défis et les difficultés rencontrées, en faisant passer sous silence de nombreuses réalisations dans le cadre de la conduite de la Transition ».

Aussi, le gouvernement précise que l<em>es omissions constatées concernent également des éléments pourtant factuels et vérifiables qui semblent avoir échappé à la vigilance habituelle du Secrétariat général. </em>

<em> </em><em><strong>Demande d’une réunion spécifique !</strong></em>

<em>En dépit de ce déséquilibre, le gouvernement reste disposé à poursuivre la coopération avec les Nations Unies et l’ensemble des partenaires, en vue de la réalisation des actions prioritaires de la Transition </em><em>»</em>, ajoute-t-il.

En outre, le gouvernement reconnaît que les FDSM (Forces de défense et de sécurité du Mali) ont certes effectué des patrouilles avec la Minusma, mais le chiffre 175 est à revoir largement à la baisse : <em>« Sur l’axe Tombouctou-Goundam, aucune patrouille de la MINUSMA n’a été exécutée depuis 4 mois. La sécurisation de l’aérodrome de Diré est régulièrement assurée par les Forces Armées Maliennes (FAMA) pour l’atterrissage des vols humanitaires. A Gao, la MINUSMA ne conduit aucune patrouille conjointe avec les FDSM. De même, dans la ville de Sévaré, aucune patrouille conjointe de sécurisation n’est conduite. Outre ces ajustements factuels, le rapport sous examen aurait gagné en objectivité s’il informait davantage sur les efforts du Gouvernement, par ailleurs régulièrement couronnés de succès sur le terrain, dans le cadre de la sécurisation du territoire national et de la protection des populations civiles. En effet, il est regrettable qu’en de nombreuses occurrences, le rapport mentionne uniquement les actions des groupes armés terroristes, sans pour autant informer sur les réactions des FAMA</em> »

Toujours dans le chapitre sécuritaire, poursuit les autorités de la transition, il est surprenant que, dans le cadre du récit factuel, le rapport du Secrétaire général ait passé sous silence la saisine du Conseil de sécurité par le Mali, par lettre n° 444/MAECI en date du 15 août 2022, pour ce qui concerne les tentatives de déstabilisation et les violations répétées de l’espace aérien par les forces françaises. Ces actes d’agression d’une extrême gravité ne doivent pas rester sans suite. <strong>Le gouvernement renouvelle sa demande d’une réunion spécifique du Conseil de sécurité</strong><em>.</em>

Le gouvernement malien regrette que le Secrétariat général rapporte « <em>dans un document officiel des allégations graves, sans vérification minutieuse, qui sont sans fondement.</em> <em> De telles allégations ternissent l’image du Mali, sapent le moral des troupes en opération et dressent, sans aucune base réelle, la communauté internationale contre la volonté des autorités de Transition de libérer le territoire national du joug terroriste</em> », précise le gouvernement. Ainsi, Bamako invite le Secrétariat des Nations Unies à s’écarter de cette posture négative et hostile et à s’inscrire dans la démarche qui justifie sa présence au Mali : aider les Maliennes et les Maliens à faire face et à surmonter les difficultés en lien avec la crise sécuritaire.

<strong>Défis opérationnels de la Minusma</strong>

Restreindre le les mouvements de mission onusienne ? Contrairement aux informations contenues dans le rapport, le gouvernement précise qu’il n’existe aucune volonté de restreindre les mouvements de la Minusma sur le terrain. <em>« Il y a plutôt une volonté de coordination des actions avec la Minusma. Le gouvernement a été amené à prendre certaines mesures pour les besoins de planification, de coordination et de sécurité nationale</em> », avant de rappeler que le rapport ne précise pas le contexte dans lequel ces restrictions sont survenues afin de permettre d’apporter une réponse appropriée à ces allégations. Pour le gouvernement, certaines restrictions interviennent lorsque les FAMa sont en opération et cela pour la sécurité des riverains. Il précise que dans le cadre de l’opération militaire engagée au centre, une zone d’interdiction temporaire a été créée pour éviter les incidents, notamment avec la Minusma : <em>« La création de cette zone d’interdiction est l’affirmation de la souveraineté de l’Etat malien. Au lendemain du départ de la Force Barkhane du Mali, il a été décidé que la protection de la force onusienne soit assurée par les FAMa. Ainsi, pour faciliter les déplacements aériens de la Minusma, une dérogation mensuelle lui a été accordée. Cette dérogation consiste à adresser une demande de vol à la partie malienne, qui n’a jamais fait l’objet de refus. Il est aussi indiqué à tous les partenaires, y compris la Minusma, d’adresser à l’Armée de l’Air, une demande 36 heures avant tout vol </em>».

Concernant l’affaire des soldats ivoiriens arrêtés au Mali, Bamako précise que le dossier suit désormais son cours judiciaire, mais aussi qu’il reste ouvert à une solution diplomatique, dans l’esprit des relations fraternelles et de bon voisinage qui ont toujours caractérisé les liens entre le Mali et la Côte d’Ivoire. <em>« La meilleure illustration de cette bonne disposition des plus hautes autorités maliennes est l’accord de l’offre de médiation du Président togolais, qui a déjà permis la libération, pour raisons humanitaires, de 3 soldats femmes ; le Mali a reçu tous les émissaires et toutes les missions de bons offices, y compris la délégation de Chefs d’Etat dépêchée par le Sommet de la CEDEAO tenu à New York, en marge de la semaine de haut niveau de la 77<sup>ème</sup>  session de l’Assemblée générale des Nations Unies</em> », précise le Mémorandum. En outre, le Mali invite les responsables d’organisations internationales à éviter tout parti pris, et à plutôt inscrire leurs démarches dans une approche constructive<em>. « C’est surtout ce qui est attendu de nos partenaires, y compris les Nations Unies</em> », révèle le document du gouvernement. Conformément à son mandat, le Gouvernement du Mali invite la MINUSMA à pleinement coopérer avec la partie malienne, en vue de l’efficacité des actions communes sur le terrain.

Pour conclure, le gouvernement malien assure que malgré la complexité de la situation socio-économique, politique et sécuritaire actuelle du Mali ainsi que des enjeux géostratégiques propres à la région du Sahel, le gouvernement poursuit les efforts avec ses moyens pour assurer l’intégrité de son territoire national et la sécurité des personnes et de leurs biens dans le strict respect des droits de l’homme et du droit humanitaire international : <em>« Conformément à son mandat, le gouvernement invite la Minusma à pleinement coopérer avec la partie malienne, en vue de l’efficacité des actions communes sur le terrain. Dans la perspective du renforcement de ladite coopération, le gouvernement invite également la Minusma à recentrer sa mission sur les fondements de sa présence au Mali, notamment le soutien à la restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire ; la protection des populations civiles ; une meilleure articulation</em> avec les services compétents maliens et son appui à la mise en œuvre de l’Accord ».

<strong>Mohamed Sylla</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Plainte malienne contre la France pour duplicité, d’espionnage et de déstabilisation : Abdoulaye Diop persiste et signe à l’ONU !</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/plainte-malienne-contre-la-france-pour-duplicite-despionnage-et-de-destabilisation-abdoulaye-diop-persiste-et-signe-a-lonu-2996096.html</link>
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<pubDate>Mon, 24 Oct 2022 01:39:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>À l’occasion de l’examen par le Conseil de sécurité du rapport du Secrétaire général de l’ONU sur la situation dans notre pays, mardi 18 octobre 2022, Abdoulaye Diop, ministre de Affaires étrangères et de la Coopération internationale, a une nouvelle fois dénoncé des «actes d’agression d’une extrême gravité» de la part de la France. Avant de renouveler la demande d’une réunion spécifique du Conseil de sécurité sur la plainte déposée par le Mali contre la France pour examiner des faits d’espionnage et de soutien aux groupes terroristes.  </strong>

En effet, la session  du Conseil de sécurité, à New York, a été le théâtre d’une nouvelle passe d’armes entre le Mali et la France, mardi 18 octobre dernier. Au cours de la réunion trimestrielle consacrée au suivi de la Mission des Nations unies au Mali (Minusma), le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a dénoncé frontalement<em> «les actes de duplicité, d’espionnage et de déstabilisation de la France à l’encontre du Mali».</em> Des accusations qu’il avait déjà formulées dans une lettre adressée au président du Conseil de sécurité le 15 août, <a href="https://www.liberation.fr/international/afrique/au-mali-barkhane-sevanouit-20220815_N7NKWRZ6YZB6HG2TQUQFXRJXBA/">jour du départ du dernier soldat français de nitre sol.</a> Bamako reproche notamment à l’armée française des violations de son espace aérien, ainsi que des <em>«largages de matériels de guerre» </em>et du <em>«partage de renseignements» </em>au profit « d’organisations criminelle » qui opèrent dans le Nord du Mali.

Devant les membres du Conseil de sécurité, Abdoulaye Diop a d’abord attiré leur attention sur une omission (?) plus ou moins troublante de la part du secrétariat général de l’ONU. Le ministre Diop a, en effet, déclaré que<strong><em> "le rapport du secrétaire-général a passé sous silence la saisine du Conseil de sécurité par le Mali, le 15 août 2022, pour ce qui concerne les tentatives de déstabilisation et les violations répétées de l'espace aérien par les <a href="https://www.dw.com/fr/burkina-faso-hostilité-contre-la-france/a-63373939">forces françaises</a>.(...) C'est pourquoi le gouvernement renouvelle sa demande d'avoir une réunion spécifique du Conseil de sécurité qui lui donnera l'occasion de présenter des preuves concrètes des actes de duplicité, d'espionnage et de déstabilisation de la <a href="https://www.dw.com/fr/france/t-19318158">France</a> à l'encontre du Mali"</em></strong>. Simple omission ? Silence volontaire ? Les membres du Conseil de sécurité ont certainement leur religion. Au-delà, les précisions apportées par le chef de la diplomatie malienne ont eu le mérite d’informer la communauté internationale.

Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale a réaffirmé qu’il ne faut pas ignorer ces actes d’agression extrêmement graves, constituent une violation de la Charte des Nations Unies et du droit international. <strong>C’est pourquoi le Gouvernement du Mali renouvelle sa demande d’une réunion spécifique du Conseil de sécurité</strong>, qui lui permettra de présenter des preuves concrètes <strong>des actes français de duplicité, d’espionnage et de déstabilisation contre le Mali</strong>, notamment l’échange d’informations et le déversement de matériels militaires au profit des organisations criminelles, qui sont la source de l’insécurité et de la violence contre les populations civiles.

Nicolas de Rivière, l’ambassadeur de <a href="https://www.dw.com/fr/réactions-niger-burkina-mali-barkhane/a-62886582">France</a> auprès de l’Onu, avait auparavant déclaré que la Minusma était <em>"en danger"</em>, et appelé le Mali à <em>"<a href="https://www.dw.com/fr/appel-ministres-défense-g5-sahel-terrorisme/a-63215401">renouer des relations de coopération et de confiance</a> avec ses <a href="https://www.dw.com/fr/ouganda-mali-mettent-en-place-un-cadre-de-coopération-militaire/a-63408510">partenaires de la sous-région</a>"</em>.

Nicolas de Rivière a réagi aux <a href="https://www.dw.com/fr/la-france-dément-tout-soutien-aux-terroristes-maliens/a-62859503">accusations du chef de la diplomatie malienne</a> en  déclarant : <em>"Je tiens à rétablir la vérité après </em><em>les accusations mensongères et diffamatoires du gouvernement de transition malien, telle que contenue dans la lettre transmise au Conseil de sécurité le 15 août et répétées à l'instant devant ce conseil par le ministre des Affaires étrangères du Mali. </em>Avant de poursuivre : <em>« Je regrette profondément les accusations graves et infondées portées contre la France de manière répétée par les autorités de la transition au Mali », </em><em>a dénoncé</em> Nicolas de Rivière au Conseil de Sécurité<em>. « La France n’a jamais violé l’espace aérien malien », </em>a déclaré l’ambassadeur français.

<em><strong>« La prise de parole du représentant de la France justifie la session demandée par le Mali »</strong></em>, a rétorqué Abdoulaye Diop. Si la France n’a rien à cacher, a estimé le ministre Diop, qu’elle donne  alors son accord pour que la session sur la plainte du Mali se tienne. Notre pays, a assuré Diop, n’a pas lancé <em>« à la légère ses accusations, car il y va de la crédibilité du Mali ».</em>

<em><strong>Mémé Sanogo</strong></em>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport trimestriel du secrétaire général de l’Onu : La demande spécifique du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/rapport-trimestriel-du-secretaire-general-de-lonu-la-demande-specifique-du-mali-2996026.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/rapport-trimestriel-du-secretaire-general-de-lonu-la-demande-specifique-du-mali-2996026.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 22 Oct 2022 09:43:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Mardi dernier, le Secrétaire général des Nations unies a présenté son rapport trimestriel sur le Mali. Dans la foulée, le Mali a réitéré sa demande de la tenue d’une réunion spécifique du Conseil de Sécurité pour présenter les preuves qu’il devient contre le France. </em></strong>

Chaque 3 mois, le secrétaire général des Nations unies présente un rapport trimestriel au Conseil de Sécurité sur la situation politique, sécuritaire et Droit de l’homme sur le Mali. Ainsi mardi dernier,  le Conseil de Sécurité a examiné ledit rapport, en présence de la délégation malienne conduite par Abdoulaye Diop, le ministre des Affaires étrangères. Dans l’ensemble, le patron de l’Onu reconnait des progrès enregistrés par le Mali dans le domaine politique et une diminution des allégations des violations et atteintes aux droits de l’Homme. Le Secrétaire général a tout de même exprimé sa préoccupation concernant la situation sécuritaire qui se dégrade dans la zone de Ménaka où l’EIGS règne en maître.

Pour ce mois d’octobre, c’est le Gabon qui assure la présidence tournante du Conseil de Sécurité de l’Onu. Cependant le Gabon convoquera-t-il cette réunion spécifique du Conseil de Sécurité que le Mali demande ?

&nbsp;

<strong>Ousmane Mahamane</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport du SG des nations unies sur le Mali : En panne d’objectivité selon le ministre Diop</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/rapport-du-sg-des-nations-unies-sur-le-mali-en-panne-dobjectivite-selon-le-ministre-diop-2996006.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/rapport-du-sg-des-nations-unies-sur-le-mali-en-panne-dobjectivite-selon-le-ministre-diop-2996006.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 21 Oct 2022 18:03:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Observatoire</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>En réplique au Rapport trimestriel du Secrétaire général des Nations Unies sur la situation au Mali, couvrant la période du 03 juin au 19 septembre 2022, le Ministre des Affaire étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, apporté les observations du Gouvernement ainsi que les attentes du Mali dans le cadre de sa coopération avec la MINUSMA en vue d’une meilleure articulation des actions communes sur le théâtre des opérations.</strong>

Ledit examen a eu lieu le mardi 18 octobre dernier au Conseil de Sécurité de l’ONU est un exercice ordinaire en application des dispositions de la résolution 2640 (2022) portant renouvellement du mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA).

En effet, si les observations détaillées du Gouvernement ont été communiquées aux membres du Conseil de sécurité dans un Mémorandum, le Chef de la diplomatie malienne a mis le curseur sur des progrès importants réalisés au plan politique pendant la période sous examen, pour un retour apaisé et sécurisé à l’ordre constitutionnel. Il s’agit entre autre de « l’adoption d’un chronogramme pour les réformes politiques et électorales, y compris le calendrier des élections, dans le cadre de la nouvelle Loi électorale », qui, à ses dires, prévoit notamment la création et la mise en place de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE).

A cela s’ajoutent le projet de l’augmentation du nombre de sièges du Conseil national de Transition pour plus d’inclusivité et de consensus, l’avant-projet de la nouvelle

Constitution malienne. Ces mesures, selon le ministre Diop, s’inscrivent dans le cadre d’un vaste chantier de réformes en cours d’exécution et indispensables à la refondation de l’Etat.

<strong>Actions en faveur de l’APR</strong>

Parlant de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a souligné que le Gouvernement reste totalement engagé dans sa mise en œuvre diligente et intelligente, pour la stabilité durable du Mali. Les actions en ce sens ont consisté en la tenue de la réunion de haut niveau décisionnel au mois d’août dernier, suivie de la 6ème réunion de haut niveau du Comité de Suivi, le 02 septembre

2022, et la 46ème session du CSA du 11 octobre 2022 qui a permis aux parties maliennes de renouveler leurs engagements pour une paix durable.

Les actions en faveur la paix portent sur le processus de Désarmement, Démobilisation et Réintégration, notamment l’intégration de 26.000 ex-combattants d’ici à 2024 », la tenue de la première édition de la Semaine de la réconciliation nationale.

<strong>Actions contre l’insécurité ?</strong>

Répondant aux préoccupations relative à la situation sécuritaire, le ministre Diop n’est pas allé par quatre chemin, « le rapport sous examen aurait gagné en objectivité s’il informait davantage sur les efforts et les progrès réalisés par le Gouvernement, dans le cadre de la sécurisation du territoire national et de la protection des populations civiles ». En effet, depuis le mois de décembre 2021, précise le ministre Diop, les FAMa ont lancé des grandes opérations militaires qui ont permis de détruire plusieurs sanctuaires terroristes, d’opérer des saisies importantes d’armes et de matériels de guerre, de libérer plusieurs localités et de favoriser le retour de personnes déplacées. « Cette montée en puissance des forces de défense et de sécurité est une réalité tangible appréciée des populations », a martelé SE Diop. Qui a rassuré que le Gouvernement reste déterminé à prévenir et à contrer les attaques indiscriminées ou les représailles contre les populations.

En outre, a poursuivi le Chef de la diplomatie malienne, le Gouvernement de transition s’est doté d’une stratégie intégrée pour le Centre qui comprend, en plus des aspects purement sécuritaires, des approches politiques et de développement économique, social et culturel. « Les autorités ont pleinement conscience de ce que la seule réponse sécuritaire ne suffira pas à ramener la paix et la stabilité dans notre pays et qu’il est indispensable de créer un environnement socioéconomique à même de fournir des opportunités et perspectives aux populations, particulièrement dans leurs franges vulnérables aux influences néfastes des groupes terroristes », a-t-il précisé.

Le ministre malien des Affaires étrangères a aussi indiqué que le Gouvernement œuvre pleinement dans la même veine à la restauration de l’autorité de l’Etat et à la fourniture des services sociaux de base aux populations dans les zones encore affectées par l’insécurité. « Pour ce qui concerne la présence de représentants de l’Etat, les mesures ont été prises pour que les cadres récemment nommés rejoignent leur poste, après leur formation, qui comprend des modules sur les élections, le mandat de la MINUSMA et les services sociaux de base. A ce titre, les initiatives publiques se multiplient pour offrir l’éducation au plus grand nombre d’enfants dans les zones affectées par le conflit », a-t-il rassuré.

<strong>Quid de la plainte contre la France ?</strong>

Le ministre Abdoulaye Diop est resté surpris de voir que dans le cadre du récit factuel, le rapport du Secrétaire général ait passé sous silence la saisine du Conseil de sécurité par le Mali le 15 août 2022, pour ce qui concerne les tentatives de déstabilisation et les

violations répétées de l’espace aérien par les forces françaises. « Ces actes d’agression d’une extrême gravité, qui constituent une violation de la Charte des

Nations Unies et du Droit International, ne doivent pas rester sans suite », a insisté le ministre malien qui a réitéré la demande d’une réunion spécifique du Conseil de

sécurité, pour « présenter les preuves concrètes des actes de duplicité, d’espionnage et de déstabilisation de la France à l’encontre du Mali, y compris le partage de renseignements et le largage de matériels militaires au profit des organisations criminelles, qui sont à l’origine de l’insécurité et des violences contre nos populations civiles qui attendent du Conseil de sécurité qu’il assume sa responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationales ». Au regard de ces causes de l’insécurité, de la déstabilisation et de l’expansion du terrorisme dans le Sahel, le Mali dénonce par conséquent la guerre par procuration qui lui est imposée tout comme les manœuvres et entraves à la tenue de la réunion spécifique. « Le Gouvernement du Mali se réserve le droit de recourir à la légitime défense, conformément à l’article 51 de la Charte des Nations Unies et à la lettre n°

444/MAECI en date du 15 août 2022 du Gouvernement du Mali au Conseil de sécurité, si la France continue à porter atteinte à la souveraineté du Mali, à son intégrité territoriale et à sa sécurité nationale », a menacé le Chef de la diplomatie malienne.

<strong>Ferme devant l’instrumentalisation</strong>

En ce qui concerne les droits de l’homme, le rapport indique la baisse des cas d’atteinte aux droits humains sur la période couverte. Certes. Mais le ministre a estimé que, contrairement à des allégations sans fondement et entretenues à dessein, les opérations militaires des Forces de défense et de sécurité du Mali sont conduites dans le strict respect des droits de l’homme et du droit international humanitaire.

Aussi, conformément à sa politique de tolérance zéro, le ministre Diop a fait savoir qu’à travers la justice militaire, le Gouvernement a jugé plusieurs cas d’infractions relevant de la compétence des tribunaux militaires et de nombreuses procédures judiciaires ont été ouvertes dans ce sens dont certaines sont en cours d’instruction préparatoire, au niveau du Tribunal militaire. Ces actions se renforcent par les enquêtes ouvertes pour la recherche de la vérité, ainsi que la relecture en cours du Code pénal, du Code de procédure pénale et du Code de justice militaire. « La justice a ses propres exigences, lesquelles commandent que les allégations contenues dans le présent rapport soient étayées par des preuves objectives ou, tout au moins, qu’elles soient fondées en leur principe », a souhaité le ministre qui regrette que ceci n’est pas toujours établi dans le rapport.

Par ailleurs, le Chef de la diplomatie malienne a redit avec force que le Gouvernement du Mali reste fermement opposé à l’instrumentalisation et à la politisation de la question des droits de l’homme à des fins de déstabilisation, d’intimidation et de chantage.

<strong>Conditions de partenariat</strong>

Le ministre a signifié au Conseil que le peuple malien a pris son destin en main, soutient pleinement le Gouvernement dans les réformes politiques et institutionnelles, dans les efforts et les actions en cours pour la sécurisation du territoire national, la protection des personnes et leurs biens et la fourniture des services sociaux de base.

« Pour conforter ce soutien inconditionnel, le Gouvernement s’attèle à l’organisation d’élections générales, transparentes et crédibles qui marqueront la fin de la période transitoire en mars 2024, suivi du transfert pacifique du pouvoir aux nouvelles autorités élues.

Toutefois, le ministre est revenu sur les principes qui guident l’action publique au Mali, auxquels tout partenaire du Mali doit se soumettre, à savoir le respect de la souveraineté du Mali, des choix stratégiques et de partenaires opérés par le Mali, et la prise en compte des intérêts vitaux du peuple malien dans les décisions prises.

<strong>Cyril Adohoun</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Situation au Mali : Antonio Guterres met en lumière les progrès et les défis</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/situation-au-mali-antonio-guterres-met-en-lumiere-les-progres-et-les-defis-2995798.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 20 Oct 2022 10:24:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le dernier rapport trimestriel du secrétaire général des Nations unies sur la situation au Mali, qui couvre la période du 3 juin au 19 septembre 2022, a été présenté le mardi dernier par le chef de la Minusma El-Ghassim Wane, devant le Conseil de sécurité réuni pour son examen. C’était en présence du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop</strong>

Dans ce rapport, le secrétaire général de l’Onu souligne que la période concernée a été caractérisée par des avancées politiques importantes par rapport aux priorités stratégiques de la Minusma. Pour Antonio Guterres, l’accord entre les autorités maliennes et la Cedeao sur la prolongation du délai de Transition a conduit à la levée partielle des sanctions imposées au Mali et a revitalisé le processus de réformes.

Il a aussi fait remarquer que depuis le mois d’août, le processus de paix a connu une évolution encourageante, en faisant référence à la tenue de la réunion décisionnelle de haut niveau qui a donné lieu à un consensus entre les parties sur les principaux aspects en suspens du processus. Selon lui, les parties maliennes ont convenu de l’intégration de 26.000 ex-combattants dans les Forces de défense et de sécurité et dans l’administration publique. Il a aussi évoqué l’adoption par le gouvernement de la stratégie de stabilisation des régions du Centre.

Concernant la transition politique, Antonio Guterres note, entre autres avancées, le chronogramme de la Transition, le décret présidentiel portant création d’une commission chargée d’élaborer un avant-projet de Constitution, l’adoption de la loi électorale et sa diffusion avec l’appui de la Minusma dans les 19 régions et le District de Bamako, la réunion du Cadre de concertation national sur les réformes et les processus électoraux. Mais aussi la création et le lancement d’une Commission de suivi du calendrier des réformes politiques et institutionnelles, la tenue de la 3è réunion du Groupe de soutien et de suivi à la Transition le 6 septembre à Lomé au Togo.

Par ailleurs, le patron de l’ONU a rappelé l’adoption, le 15 juin, du Cadre stratégique pour la refondation de l’État et de son plan d’action, la nomination le 22 août, du colonel Abdoulaye Maïga comme Premier ministre par intérim. Parlant de la stabilisation et la restauration de l’autorité de l’État dans le Centre, il fait savoir que le 31 août, la présence des gouverneurs, préfets et sous-préfets dans leurs lieux d’affectation de Mopti et Ségou a atteint 26 % (29 fonctionnaires sur 110), contre 19 % à la fin du mois d’avril 2022.

PATROUILLES CONJOINTES- Sur le plan sécuritaire, le secrétaire général constate la recrudescence des activités des groupes extrémistes. Pour lui, l’insécurité a continué à s’étendre à l’ouest et au sud du pays où des groupes non identifiés ont mené des attaques. Face à cette situation, dira-t-il, la Minusma a mené plusieurs opérations en mettant l’accent sur une coopération renforcée avec les Forces de défense et de sécurité maliennes, y compris des activités de protection conjointe ainsi que le renforcement des capacités et la provision en hydrocarbure aux bataillons reconstitués à Tombouctou, Gao, Kidal et Ménaka. Le 4 septembre, souligne Antonio Guterres, la police des Nations unies a effectué 175 patrouilles conjointes avec les Forces de sécurité maliennes, dont 58 dans la Région de Mopti.

Dans le Centre, il estime que trois facteurs majeurs expliquent la volatilité de la situation sécuritaire. D’abord, la saison des pluies et les contraintes opérationnelles qui en découlent et qui ont sapé la capacité des Forces maliennes à maintenir la sécurité au lendemain des opérations militaires visant à libérer des zones de la présence de groupes extrémistes.

Selon Antonio Guterres, les groupes terroristes ont exploité cette lacune pour imposer aux communautés des pactes de survie, par lesquels, ils font respecter des normes sociales et politiques strictes, en particulier dans le Nord du Cercle de Djenné, l’est de Bandiagara, Bankass et Douentza.

Par rapport à la situation des droits de l’Homme, le patron de l’ONU dira qu’elle a continué à être caractérisée par des allégations d’abus et des violations du droit international humanitaire perpétrées par des groupes armés extrémistes (297), des milices d’autodéfense (23), des groupes armés signataires (27) et des éléments armés non identifiés (3).

<strong>Par Dieudonné DIAMA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>La pique du ministre Diop à la France</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/la-pique-du-ministre-diop-a-la-france-2995633.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Oct 2022 10:30:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="article__heading pf-candidate" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible">
<p class="article__desc added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><strong><span class="text-node">La session d’urgence demandée par le Mali, par lettre en date du 15 août 2022, dans laquelle il accuse la France d’aider les groupes terroristes opérant sur notre territoire, en leur fournissant des «renseignements, armes et munitions» s’est finalement invitée dans la réunion d’hier du Conseil de sécurité.</span></strong></p>
Alors que la rencontre était pratiquement terminée, le ministre Abdoulaye Diop, comme on pouvait le constater dans une courte vidéo, a repris la parole pour réagir aux déclarations du représentant de la France auprès des Nations unies par rapport à ce dossier. «Je ne vais pas aller dans le détail pour répondre aux déclarations qui ont été faites par le représentant de la France.

Mais je crois que sa prise de parole justifie, encore une fois, la session que le Mali a demandée pour pouvoir présenter ses éléments (preuves). Parce que nous n’avons pas eu l’occasion de les présenter.

Puisque la France a commencé à répondre, je souhaite qu’elle donne son accord pour que nous puissions avoir cette session dans le plus bref délai», a déclaré Abdoulaye Diop, ajoutant : «L’État malien emmènera à la face du Conseil de sécurité et du monde les preuves concrètes et tangibles que nous mettons en avant.

Il y va de la crédibilité du Mali. Et notre pays n’a pas fait ses déclarations à la légère. Et nous savons que ce sont des accusations extrêmement graves pour lesquelles nous mettons en jeu la responsabilité et la crédibilité de l’État malien. Donc, je souhaite que la France soit maintenant porteuse de cette demande pour que la réunion spéciale puisse avoir lieu».

La balle est désormais dans le camp de l’ex-puissance coloniale pour que la vérité éclate au grand jour et que le monde entier découvre le vrai visage de la France d’Emmanuel Macron.

</div>
<p id="js-authors-trigger" class="meta meta__publisher meta__publisher--header added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span id="js-authors-list" class="meta__author meta__author--header" data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Par </span><a class="article__author-link" href="https://lessor.ml/author/posts/36%20" data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Madiba KEÏTA</span></a></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Le CNT présent à la Commission de l’ONU :  Vibrant plaidoyer contre la création des micros&#45;Etats</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/le-cnt-present-a-la-commission-de-lonu-vibrant-plaidoyer-contre-la-creation-des-micros-etats-2995612.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Oct 2022 10:05:57 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Horizon</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Avec une certaine expertise dans les plaidoyers politiques et juridiques, le président de la Commission de l’Administration territoriale, de la Décentralisation, du culte et de la réconciliation nationale du Conseil national de transition (CNT), Dr Youssouf Z Coulibaly, était récemment à la tribune de l’ONU, où il a appelé à mettre fin aux dynamiques sécessionnistes sur le continent africain et dans le monde.</em></strong>

Le président de la Commission Administration territoriale du Conseil national de Transition (CNT), Dr Youssouf Z Coulibaly, a participé, du 03 au 12 octobre 2022, aux travaux de la 4e commission des Nations Unies. Cette participation avait pour objectif d'attirer l'attention des États Unis sur le danger et les conséquences de la création des micros-Etats en Afrique.

Partant du constat selon lequel les velléités indépendantistes ou de morcellement des Etats entraînent souvent des conséquences majeures sur la paix et la sécurité. Car, elles provoquent des tensions sociopolitiques et des conflits entre différentes communautés. C’est pourquoi le représentant du Mali à cette rencontre onusienne ayant regroupé des élus, des experts et décideurs politico-administratifs de divers continents n’a pas mâché ses mots à cette occasion.

Le président de la Commission Administration territoriale du CNT a rappelé à la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU, à New York, que pendant la mise en œuvre de la Résolution 15-14 de 1960, les administrations coloniales ont volontairement créé des foyers de tentions partout en Afrique, en citant comme preuve, les cas de conflits des Sud/ouest ou sud/Nord en Afrique comme en Namibie, Casamance au Sénégal, Biafra au Nigeria, Azawad au Mali, Sahara occidental au Maroc, Soudan du Sud au Soudan, Somalie Land  en Somalie, dans le seul but de maintenir leur présence en Afrique, portant ainsi un sérieux coup à la souveraineté des États africains

Ces acteurs ont soutenu et encouragé des mouvements sécessionnistes au nom souvent de la défense des minorités ethniques. Ceci aura pour conséquence la création de l'insécurité et des conflits entre communautés, groupes armés étatiques et non -étatiques, les populations civiles paieront un lourd tribut pendant ce processus infernal de violations des droits de l'homme et du droit international humanitaire,

Dr Youssouf Z Coulibaly a appelé l'ONU à tout mettre en œuvre pour empêcher la création de ces micros-Etats en Afrique, pour éviter un phénomène de contagion à d’autres zones géographiques. Il a fait référence au Sahara marocain et au prétendu Azawad, dans un contexte de regroupement étatique, en vue de créer des entités plus fortes afin que l’ensemble du territoire du continent ne soit pas morcelé en de minuscules entités.

<strong>Bruno D SEGBEDJI</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>ONU : Passe d’armes entre le ministre Abdoulaye Diop et le représentant de la France</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/onu-passe-darmes-entre-le-ministre-abdoulaye-diop-et-le-representant-de-la-france-2995605.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Oct 2022 09:50:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Conseil de Sécurité de l’ONU s’est réuni, ce mardi 18 octobre, pour examiner le rapport trimestriel du Secrétaire général de l’ONU sur la situation au Mali. Les interventions à l’ouverture de la session ont donné lieu à des échanges verbaux entre Abdoulaye Diop, ministre malien des Affaires étrangères du Mali et Nicolas de Rivière, représentant de la France.</strong>

<strong> </strong>« Je tiens à rétablir la vérité après les accusations mensongères et diffamatoires du Mali », a lancé l’ambassadeur français qui a demandé la parole, une deuxième fois, pour expressément répondre au ministre Abdoulaye Diop. <em>« Je regrette profondément les accusations graves et infondées portées contre la France de manière répétée par les autorités de la transition au Mali », a dénoncé </em>Nicolas de Rivière au Conseil de Sécurité<em>. « La France n’a jamais violé l’espace aérien malien », </em>a juré l’ambassadeur français.

<em>« La prise de parole du représentant de la France justifie la session demandée par le Mali »</em>, a rétorqué Abdoulaye Diop. Le ministre malien fait ainsi allusion à la plainte du Mali introduite auprès du Conseil de Sécurité depuis quelques semaines. Dans cette plainte, le Mali accuse la France d’avoir violé à plusieurs reprises son espace aérien et de fournir les renseignements et du matériel aux groupes armés terroristes. Si la France n’a rien à cacher, a insisté le ministre Diop, qu’elle donne son accord pour que la session sur la plainte du Mali se tienne. Le Mali, a assuré Diop, n’a pas lancé <em>« à la légère ses accusations, car il y va de la crédibilité du Mali ».</em>

<strong>Il faut « cesser d’abuser » du Conseil de Sécurité</strong>

<strong> </strong>Les mêmes éléments de langage dans les interventions de la France, du Norvège, de l’Irlande, de l’Albanie, des Etats-Unis, ou encore du Royaume-Uni. Recrudescence des attaques avec la mort de trois casques bleus lundi dernier, situation critique des droits de l’Homme, accusations d’abus sexuels à l’endroit des FAMA et leurs partenaires russes. Des accusations « infondées » qui trouvent leur origine dans les médias français et reprises par le rapport du Secrétaire général.

Un rapport toujours alarmiste qui reste muet sur les progrès réalisés par les autorités. <em>« Le rapport gagnerait en objectivité s’il mettait en exergue les efforts du gouvernement et la montée en puissance des FAMA », </em>a fait remarquer le ministre Diop. Le chef de la diplomatie malienne cite entre autres la reprise du dialogue avec les groupes armés signataires de l’Accord d’Alger et l’organisation de la Semaine nationale de la réconciliation. Le ministre Diop s’étonne de cette forme d’hypocrisie qui consiste à se poser en défenseurs des droits de l’homme, alors qu’à ce jour, seulement 30% des fonds promis pour faire face à la situation humanitaire ont été mobilisés. Le Mali dit non au <em>« chantage sur les questions des droits de l’homme », a-t-il fait savoir à l’auditoire.</em>

Le Mexique, la Chine, la Russie, ou encore l’Inde ont salué les progrès politiques et l’ampleur du programme de réformes. Ils appellent à une « meilleure décision pour soutenir la stabilisation du Mali ». « Un Mali stable, c’est la paix dans le Sahel », a indiqué le représentant du Mexique. Quant à la représentante de la Russie, elle s’indigne de la cabale contre la présence supposée de Wagner au Mali. Ceux qui disent cela, sont les mêmes, il y a peu qui envoyaient leurs armées renverser et remplacer les gouvernements inconvenants. « Il faut cesser d’abuser du Conseil de sécurité », a déclaré la représentante de la Russie à l’égard des pays occidentaux.

&nbsp;

<strong>Mamadou TOGOLA/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le ministre Abdoulaye Diop au Conseil de sécurité des Nations Unies : «Il est surprenant que le rapport du Secrétaire général ait passé sous silence la saisine du Conseil de sécurité par le Mali… »</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/le-ministre-abdoulaye-diop-au-conseil-de-securite-des-nations-unies-il-est-surprenant-que-le-rapport-du-secretaire-general-ait-passe-sous-silence-la-saisine-du-conseil-de-securite-par-le-mali-2995579.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/le-ministre-abdoulaye-diop-au-conseil-de-securite-des-nations-unies-il-est-surprenant-que-le-rapport-du-secretaire-general-ait-passe-sous-silence-la-saisine-du-conseil-de-securite-par-le-mali-2995579.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 19 Oct 2022 06:06:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>A l’occasion de l’examen par le Conseil de sécurité du rapport du secrétaire général des Nations Unies sur la situation au Mali, le ministre malien des affaires étrangères et de la coopération internationale, Abdoulaye Diop, a prononcé un discours, hier, mardi 18 octobre 2022, dans lequel il étale la position du Mali sur ledit rapport. « Il est surprenant que, dans le cadre du récit factuel, le rapport du Secrétaire général ait passé sous silence la saisine du Conseil de sécurité par le Mali le 15 août 2022, pour ce qui concerne les tentatives de déstabilisation et les violations répétées de l’espace aérien par les forces françaises », précise le chef de la diplomatie malienne au Conseil de sécurité.</strong>

Dans son discours, Abdoualye Diop a fait savoir que des dispositions sont en cours en vue de l’augmentation du nombre de sièges du Conseil national de Transition. Avant d’ajouter que l’avant-projet de la nouvelle Constitution malienne, élaboré à l’issue d’une démarche consensuelle et de large consultation, prend en charge les aspirations profondes des Maliennes et des Maliens exprimées lors des Assises nationales de la refondation. En outre, il dira que le Gouvernement reste totalement engagé dans sa mise en œuvre diligente et intelligente, pour la stabilité durable du Mali.

Selon Abdoulaye Diop, le rapport sous examen de Antonio Guterres aurait gagné en objectivité s’il informait davantage sur les efforts et les progrès réalisés par le Gouvernement, dans le cadre de la sécurisation du territoire national et de la protection des populations civiles. Il a indiqué que les autorités ont pleinement conscience de ce que la seule réponse sécuritaire ne suffira pas à ramener la paix et la stabilité au Mali.

A cet effet, il a précisé qu’il est indispensable de créer un environnement socioéconomique à même de fournir des opportunités et perspectives aux populations, particulièrement dans leurs franges vulnérables aux influences néfastes des groupes terroristes. « Toujours dans ce chapitre sécuritaire, il est surprenant que, dans le cadre du récit factuel, le rapport du Secrétaire général ait passé sous silence la saisine du Conseil de sécurité par le Mali le 15 août 2022, pour ce qui concerne les tentatives de déstabilisation et les violations répétées de l’espace aérien par les forces françaises. Ces actes d’agression d’une extrême gravité, qui constituent une violation de la Charte des Nations Unies et du Droit International, ne doivent pas rester sans suite. C’est pourquoi, le Gouvernement du Mali renouvelle sa demande d’une réunion spécifique du Conseil de sécurité, qui lui donnera l’occasion de présenter les preuves concrètes des actes de duplicité, d’espionnage et de déstabilisation de la France à l’encontre du Mali, y compris le partage de renseignements et le largage de matériels militaires au profit des organisations criminelles, qui sont à l’origine de l’insécurité et des violences contre nos populations civiles qui attendent du Conseil de sécurité qu’il assume sa responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationales.

Nous avons également pris à témoin l’opinion publique nationale et internationale qui doit être édifiée sur les causes de l’insécurité, de la déstabilisation et de l’expansion du terrorisme dans le Sahel », a-t-il dit.

Le Mali dénonce la guerre par procuration qui lui est imposée tout comme les manœuvres et entraves à la tenue de la réunion spécifique. « Le Gouvernement du Mali se réserve le droit de recourir à la légitime défense, conformément à l’article 51 de la Charte des Nations Unies et à la lettre n° 444/MAECI en date du 15 août 2022 du Gouvernement du Mali au Conseil de sécurité, si la France continue à porter atteinte à la souveraineté du Mali, à son intégrité territoriale et à sa sécurité nationale », a-t-il dit.

Sur la question des droits de l’Homme, dit-il, contrairement à des allégations sans fondement et entretenues à dessein, les opérations militaires des Forces de défense et de sécurité du Mali sont conduites dans le strict respect des droits de l’Homme et du droit international humanitaire.

En outre, il a invité la MINUSMA à pleinement coopérer avec la partie malienne. Par ailleurs, Abdoulaye Diop a signalé que le Gouvernement s’attèle à l’organisation d’élections générales, transparentes et crédibles qui marqueront la fin de la période transitoire en mars 2024, suivi du transfert pacifique du pouvoir aux nouvelles autorités élues. « Le peuple malien, dans son ensemble, apprécie le soutien et l’accompagnement de l’ensemble de nos partenaires pour la réalisation de ces chantiers majeurs pour l’avenir de notre pays.

A cet égard, je rappelle les principes clés édictés par le Colonel Assimi GOÏTA, Président de la Transition, et qui guident l’action publique au Mali, à savoir : le respect de la souveraineté du Mali ; le respect des choix stratégiques et de partenaires opérés par le Mali ; la prise en compte des intérêts vitaux du peuple malien dans les décisions prises », a conclu le chef de la diplomatie malienne.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>A l’Onu, Bamako maintient ses accusations contre Paris</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/a-lonu-bamako-maintient-ses-accusations-contre-paris-2995561.html</link>
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<pubDate>Tue, 18 Oct 2022 19:54:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="az-post-content lead">

<strong>Les autorités maliennes n'ont pas renoncé à leur souhait d’être entendues sur les liaisons supposées entre la France et les groupes jihadistes qui déstabilisent leur pays depuis une décennie.</strong>

Le Mali est déterminé à présenter les « <em>preuves concrètes</em> » que la junte au pouvoir depuis mai 2021 suite à un coup d'Etat contre le président Bah N'Dao, affirme détenir sur des « <em>actes de duplicité, d’espionnage et de déstabilisation de la France</em> » à son encontre.

Devant le Conseil de sécurité, ce mardi 18 octobre, le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop a réitéré la demande de son pays à être entendu sur ces accusations portées depuis le 15 août dernier contre l’ancienne puissance coloniale.

Pour le chef de la diplomatie malienne, il est important que l’opinion publique internationale soit informée de ces actes qui impliquent également le « <em>partage de renseignements, le largage de matériels au profit d’organisations criminelles qui sont à l’origine de l’insécurité et des violations contre les populations civiles</em> ».

« <em>Le Mali dénonce la guerre par procuration qui lui est imposée tout comme les manœuvres et les entraves à la tenue de cette réunion spécifique pour la manifestation de la vérité </em>», a insisté le ministre malien, qui présentait le mémorandum du gouvernement de la transition suite à la publication du rapport trimestriel du Secrétaire général des Nations unies sur la situation politique, sécuritaire et humanitaire au Mali.

<em>« Le Mali se réserve le droit de recourir à la légitime défense si la France continue de porter atteinte à la souveraineté de notre pays, à son intégrité territoriale et à sa sécurité</em> », a poursuivi Abdoulaye Diop.

<strong>Accusations diffamatoires selon Paris</strong>

« <em>Je regrette profondément les accusations graves et infondées portées contre la France de manière répétée par les autorités de transition malienne</em> », a réagi le représentant permanent de la France aux Nations unies, Nicolas de Rivière.

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« <em>Je rappelle que la France s’est engagée pendant neuf ans aux côtés du Mali à la demande de ce pays pour combattre les groupes terroristes et que 59 soldats ont payé le prix de leur vie dans ce combat</em> », a ajouté le diplomate français, soulignant que son pays n’a « <em>jamais violé l’espace aérien malien</em> ».

Les relations entre Bamako et Paris se sont dégradées après que le président français a annoncé le retrait de l’opération Barkhane du Mali en juin 2021. Mais selon l’ambassadeur de France à l’Onu, « <em>ce redéploiement a été décidé le 17 février dernier à la suite d’une concertation approfondie avec l’ensemble des partenaires engagés dans la lutte contre le terrorisme au Sahel</em> ».

« <em>Elle reposait sur le constat que les conditions politiques et opérationnelles n’étaient plus réunies</em> », a expliqué Nicolas de Rivière, faisant allusion au recours par Bamako au service d’« <em>instructeurs russes</em> » selon les autorités de la transition, mais de « <em>mercenaires</em> » de la compagnie militaire privée Wagner d’après plusieurs médias et diplomates occidentaux, pour lutter contre les groupes jihadistes.
<p class="az-ps">AC/te/APA</p>
<strong>Source: http://apanews.net/fr</strong>

</div>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Abdoulaye Diop: « Le Mali se réserve le droit de recourir à la légitime défense si la France continue de porter atteinte à la souveraineté de notre pays, à son intégrité territoriale et à sa sécurité »</title>
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<pubDate>Tue, 18 Oct 2022 19:03:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Monsieur le Président, cher frère,</strong>

La délégation du Mali vous adresse ses chaleureuses félicitations pour l'accession de votre pays, le Gabon, grand ami du Mali, à la présidence du Conseil de sécurité pour ce mois d'octobre 2022 et je vous assure de notre entière disponibilité pour la réussite de votre mandat.

<strong>Mesdames et Messieurs les membres du Conseil de sécurité,</strong>

Nous nous réunissons à un moment où une lâche attaque terroriste à l'engin explosif improvisé a coûté, hier lundi 17 octobre 2022, la vie à 3 Casques bleus tchadiens et en a blessé 3 autres. Au nom du Gouvernement et du Peuple du Mali, j'adresse nos sincères condoléances aux familles des victimes, au Gouvernement et au Peuple frère du Tchad et je souhaite prompt rétablissement aux blessés. Nous condamnons sans aucune réserve cet acte barbare qui ne fait que renforcer notre détermination commune à poursuivre la lutte contre le terrorisme.

Le Gouvernement du Mali prend note du rapport du Secrétaire général sous examen et je remercie mon frère, Monsieur El-Ghassim WANE, Représentant spécial du Secrétaire général au Mali, Chef de la MINUSMA, pour sa présentation ainsi que les mises à jour depuis sa publication.

Les observations détaillées du Gouvernement ont été communiquées aux membres du Conseil de sécurité dans un Mémorandum. Je voudrais à présent réagir en réponse à quelques passages du rapport et à vos commentaires, que j'ai écoutés avec une grande attention.

Sur le plan politique, des progrès importants ont été réalisés pendant la période sous examen, pour un retour apaisé et sécurisé à l’ordre constitutionnel. Toutes ces actions ont été menées en étroite coopération avec la CEDEAO. En effet, le Gouvernement a procédé à l'adoption d’un chronogramme pour les réformes politiques et électorales, y compris le calendrier des élections, dans le cadre de la nouvelle Loi électorale. Cette nouvelle loi électorale prévoit notamment la création et la mise en place de l'Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE), dont les quinze membres ont été nommés le 12 octobre 2022. Les Nations Unies, l’Union Africaine et la CEDEAO participent à toutes les rencontres de la Commission de suivi des réformes politiques et électorales de suivi, dont la dernière s'est tenue le 13 octobre, sous la présidence du Premier ministre par intérim. Poursuivant cette dynamique d'inclusivité et de consensus chère à Son Excellence le Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l'Etat, des dispositions sont en cours en vue de l’augmentation du nombre de sièges du Conseil national de Transition.

Ces mesures s'inscrivent dans le cadre d’un vaste chantier de réformes en cours d'exécution et indispensables à la refondation de notre Etat, qui comprend la remise, le 11 octobre 2022, au Président de la Transition, de l’avant-projet de la nouvelle Constitution malienne, élaboré à l'issue d'une démarche consensuelle et de large consultation. Ce projet de Loi fondamentale prend en charge les aspirations profondes des Maliennes et des Maliens exprimées lors des Assises nationales de la refondation.

Sur la mise en œuvre de l'Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d'Alger, je ne me lasserai jamais de souligner que le Gouvernement reste totalement engagé dans sa mise en œuvre diligente et intelligente, pour la stabilité durable du Mali. A cet égard, je me félicite de la tenue de la réunion de haut niveau décisionnel au mois d'août dernier, suivie de la 6ème réunion de haut niveau du Comité de Suivi, le 02 septembre 2022, qui ont permis de lever certains obstacles.

Aussi, la 46ème session du CSA, tenue le 11 octobre 2022, a permis aux parties maliennes de renouveler leurs engagements pour une paix durable. Je voudrais à ce sujet, saluer la forte implication de la Médiation internationale, sous la direction de l'Algérie.

Comme vous le savez, au titre du processus de Désarmement, Démobilisation et Réintégration, les parties maliennes ont convenu de l'intégration de 26.000 ex-combattants d'ici à 2024.

Je me félicite par ailleurs d'une participation de plus en plus active et significative des femmes et des jeunes au processus de paix. Parallèlement, le Gouvernement du Mali œuvre constamment à la promotion de la paix et du vivre ensemble, en témoigne la première édition de la Semaine de la réconciliation nationale tenue le mois dernier sur l’ensemble du territoire et au niveau de la diaspora.

<strong>Monsieur le Président,</strong>

A l'instar du Secrétaire général, vous avez été nombreux à manifester votre préoccupation relative à la situation sécuritaire. Le rapport sous examen aurait gagné en objectivité s’il informait davantage sur les efforts et les progrès réalisés par le Gouvernement, dans le cadre de la sécurisation du territoire national et de la protection des populations civiles.

Depuis le mois de décembre 2021, les Forces de défense et de sécurité du Mali ont lancé des grandes opérations militaires qui ont permis de détruire plusieurs sanctuaires terroristes, d'opérer des saisies importantes d'armes et de matériels de guerre, de libérer plusieurs localités et de favoriser le retour de personnes déplacées. Cette montée en puissance des forces de défense et de sécurité est une réalité tangible appréciée des populations. Le Gouvernement reste déterminé à prévenir et à contrer les attaques indiscriminées ou les représailles contre nos populations.

En outre, le Gouvernement s’est doté d’une stratégie intégrée pour le Centre qui comprend, en plus des aspects purement sécuritaires, des approches politiques et de développement économique, social et culturel. Cela pour dire que les autorités ont pleinement conscience de ce que la seule réponse sécuritaire ne suffira pas à ramener la paix et la stabilité dans notre pays et qu'il est indispensable de créer un environnement socioéconomique à même de fournir des opportunités et perspectives aux populations, particulièrement dans leurs franges vulnérables aux influences néfastes des groupes terroristes.

Dans la même veine, le Gouvernement œuvre pleinement à la restauration de l'autorité de l'Etat et à la fourniture des services sociaux de base aux populations dans les zones encore affectées par l'insécurité. Pour ce qui concerne la présence de représentants de l'Etat, les mesures ont été prises pour que les cadres récemment nommés rejoignent leur poste, après leur formation, qui comprend des modules sur les élections, le mandat de la MINUSMA et les services sociaux de base. À ce titre, les initiatives publiques se multiplient pour offrir l'éducation au plus grand nombre d'enfants dans les zones affectées par le conflit.

Toujours dans ce chapitre sécuritaire, il est surprenant que, dans le cadre du récit factuel, le rapport du Secrétaire général ait passé sous silence la saisine du Conseil de sécurité par le Mali le 15 août 2022, pour ce qui concerne les tentatives de déstabilisation et les violations répétées de l'espace aérien par les forces françaises. Ces actes d'agression d’une extrême gravité, qui constituent une violation de la Charte des Nations Unies et du Droit International, ne doivent pas rester sans suite. C’est pourquoi, le Gouvernement commandent que les allégations contenues dans le présent rapport soient étayées par des preuves objectives ou, tout au moins, qu’elles soient fondées en leur principe, ce qui n’est pas toujours établi dans le rapport.

Cependant, je le redis ici avec force, le Gouvernement du Mali reste fermement opposé à l'instrumentalisation et à la politisation de la question des droits de l’homme à des fins de déstabilisation, d’intimidation et de chantage.

Au demeurant, il est tout aussi regrettable de constater que certains mécanismes des Nations Unies, mis en place soi-disant pour aider les pays en crise, fassent l'objet des mêmes instrumentalisations par des influences extérieures. Dans ce chapitre, le Gouvernement du Mali constate, avec regret, le fait que le Groupe d'experts des Nations Unies sur les sanctions concernant le Mali, créé par la résolution 2374 (2017) outrepasse de plus en plus son mandat, tant dans la substance des évènements à examiner que dans sa zone d'opération, limitée aux régions du Nord, couvertes par la mise en œuvre de l'Accord. Le Gouvernement a toujours coopéré avec les mécanismes relatifs au régime de sanctions, notamment le Comité des sanctions avec lequel nous entretenons une bonne relation, toutefois, nous envisageons de réévaluer notre coopération avec le groupe d’experts, à l’aune du respect par celui-ci, des termes précis de son mandat.

En ce qui concerne la situation humanitaire, le Gouvernement du Mali reste très préoccupé par la situation précaire des réfugiés maliens dans les pays voisins, que je remercie ici pour leur hospitalité à l'égard des nôtres. Le Gouvernement reste également attentif au cas de nos milliers de déplacés internes, y compris leurs enfants, dans le contexte de la rentrée scolaire. Nous sommes d'autant plus préoccupés que les fonds nécessaires aux besoins humanitaires ne sont mobilisés qu’à hauteur de 20%. Cependant, je veux donner cette assurance à nos compatriotes dans cette situation difficile : le Gouvernement du Mali continuera de s’atteler à réunir les conditions, non seulement pour leur prise en charge adéquate sur place mais aussi et surtout pour faciliter leur retour dans leurs localités d’origine dans la sécurité et dans la dignité.

<strong>Mesdames et Messieurs les membres du Conseil de sécurité,</strong>

J'ai pris bonne note de vos remarques et observations en ce qui concerne les défis opérationnels de la MINUSMA. Le Gouvernement du Mali s'est organisé à prendre en charge le départ de la force française Barkhane. Il n’y a donc pas de vide sécuritaire. Nous invitons par conséquent la MINUSMA à pleinement coopérer avec la partie malienne, en vue de l'efficacité de nos actions communes sur le terrain.

Vous comprenez ici, contrairement à ce qui est véhiculé, qu’il n'existe aucune volonté de restreindre les mouvements de la MINUSMA.II y a plutôt une volonté d’affirmation de la souveraineté du Mali sur son territoire, une volonté de coordination de nos actions avec la MINUSMA. Le Gouvernement a été amené à prendre certaines mesures pour des considérations de sécurité nationale, suite à l’arrivée, sans base légale, de forces étrangères se présentant sous la bannière des Nations Unies. La suspension des rotations qui s’en est suivie n’a été que temporaire, elle a été immédiatement levée suite à la mise en place d’un cadre permanent de concertation de haut niveau entre le Gouvernement et la MINUSMA. Ce cadre permet de lever toutes les difficultés rencontrées, y compris la question des rotations.

Dans la perspective de l'élaboration de la revue stratégique de la MINUSMA, le Gouvernement du Mali affiche en priorité le recentrage de la Mission sur les fondements de sa présence au Mali, notamment l'appui à la restauration de l'autorité de l'Etat sur l’ensemble du territoire et une meilleure articulation avec les autorités maliennes.

<strong>Monsieur le Président,</strong>

Certains membres du Conseil ont évoqué le dossier de l’arrivée illégale et sans autorisation de militaires venus de la Côte d'Ivoire et lourdement armés, qui a également suscité des commentaires de la part de membres du Conseil de sécurité.

Je note avec regret que le rapport omet de faire référence à la note verbale référencée MINUSMA/PROT/NV/226/2022 en date du 22 juillet 2022 par laquelle la MINUSMA établit clairement qu'il n'existe pas de lien entre les 49 militaires et la MINUSMA. Les déclarations du porte-parole du Secrétaire général des Nations Unies sur cette question, le 12 juillet 2022, confirment la thèse de la non-appartenance de ces militaires venus de la Côte d'Ivoire à la MINUSMA.

La justice malienne est saisie de cette affaire. Malgré les manquements et les dysfonctionnements reconnus par les Nations Unies et la Côte d'Ivoire, le Gouvernement du Mali s’est toujours dit ouvert à une solution diplomatique, notamment à travers la médiation du Président de la République Togolaise, dans l'esprit des relations fraternelles et de bon voisinage qui ont toujours caractérisé les relations entre le Mali et le Côte d'Ivoire. Cette médiation a déjà permis la libération, pour raisons humanitaires, de 3 soldats femmes.

Pour donner toutes les chances au processus diplomatique d'aboutir, le Mali lance un appel aux différents intervenants à éviter tout parti pris et à inscrire leurs démarches dans une approche constructive. C'est surtout cela qui est attendu de nos partenaires, y compris les Nations Unies.

<strong>Monsieur le Président,</strong>
<strong>Mesdames, Messieurs les membres du Conseil de sécurité,</strong>

Je voudrais conclure en soulignant que le peuple malien a décidé de prendre son destin en main. Les Maliennes et les Maliens soutiennent pleinement le Gouvernement dans les réformes politiques et institutionnelles ; dans les efforts et les actions en cours pour la sécurisation du territoire national ; dans la protection des personnes et leurs biens ; et dans la fourniture des services sociaux de base.

Pour conforter ce soutien inconditionnel, le Gouvernement s'attèle à l'organisation d'élections générales, transparentes et crédibles qui marqueront la fin de la période transitoire en mars 2024, suivi du transfert pacifique du pouvoir aux nouvelles autorités élues.

Le peuple malien dans son ensemble apprécie le soutien et l'accompagnement de l’ensemble de nos partenaires pour la réalisation de ces chantiers majeurs pour l'avenir de notre pays. À cet égard, je rappelle les principes clés édictés par Son Excellence Le Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l'Etat, et qui guident l’action publique au Mali, à savoir :

1. le respect de la souveraineté du Mali ;

2. le respect des choix stratégiques et de partenaires opérés par le Mali;

3. la prise en compte des intérêts vitaux du peuple malien dans les décisions prises.

Je termine donc en renouvelant la reconnaissance du peuple et du Gouvernement du Mali pour l’accompagnement constant des Nations Unies et de l’ensemble des partenaires.

Enfin, je m'incline devant la mémoire de toutes les victimes, civiles comme militaires, étrangères comme maliennes, tombées au champ d'honneur au Mali.

<strong>Je vous remercie de votre aimable attention.</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Réunion mardi du Conseil de sécurité de l&amp;apos;ONU sur la situation au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/reunion-mardi-du-conseil-de-securite-de-lonu-sur-la-situation-au-mali-2995478.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 18 Oct 2022 09:46:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Conseil de sécurité des Nations unies se réunira, demain mardi, à New York pour débattre du rapport trimestriel du Secrétaire général de l'ONU sur le Mali couvrant la période de juin à septembre 2022.</strong>

« L’ordre du jour exclusif de la réunion est d’informer les membres du Conseil de sécurité sur l’évolution de la situation au Mali depuis la précédente rencontre tenue en juin dernier », a indiqué le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale dans une correspondance adressée à l'Agence Anadolu.

Cette réunion des Nations unies s'inscrit dans le cadre de la réunion trimestrielle du Secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres a déclaré, lundi, à l'Agence Anadolu, Alfousseini Sidibé, membre de la cellule de communication du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.
La diplomatie malienne précise que le rapport est articulé autour de points relatifs notamment aux événements politiques marquants, à la situation sécuritaire, aux droits de l’homme, à la situation humanitaire, à la situation économique et aux défis opérationnels de la Mission onusienne dans le pays.

Le ministère des Affaires étrangères précise : « En sa qualité de pays concerné, le Mali, à travers le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Son Excellence Monsieur Abdoulaye Diop, participera à cette séance publique du Conseil de sécurité consacrée à la situation au Mali, afin de partager avec ses membres, les observations du gouvernement sur le rapport et pour partager les attentes des Maliennes et des Maliens ».
« Ce mécanisme existe pour pratiquement l’ensemble des Opérations de paix des Nations unies. Cette rencontre n’a, dès lors, rien à voir avec la session d’urgence demandée par le Mali, par lettre en date du 15 août 2022 » conclut la correspondance.

Par ailleurs, le gouvernement malien a fustigé, dimanche, dans un mémorandum, le rapport trimestriel du Secrétaire général des Nations unies sur la situation au Mali, couvrant la période du 03 juin au 19 septembre 2022
Le gouvernement du Mali regrette que "le Secrétariat général rapporte dans un document officiel des allégations graves, sans vérification minutieuse et sans fondement". Selon lui, "de telles allégations ternissent l’image du Mali, sapent le moral des troupes en opération et dressent, sans aucune base réelle, la communauté internationale contre la volonté des autorités de Transition de libérer le territoire national du joug terroriste".

Source: https://www.aa.com.tr/fr/]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Réunion du Conseil de Sécurité sur le Mali : Le ministre Diop à New York pour exprimer les attentes du peuple</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/reunion-du-conseil-de-securite-sur-le-mali-le-ministre-diop-a-new-york-pour-exprimer-les-attentes-du-peuple-2995413.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/reunion-du-conseil-de-securite-sur-le-mali-le-ministre-diop-a-new-york-pour-exprimer-les-attentes-du-peuple-2995413.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/07/Abdoulaye-Diopo.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 17 Oct 2022 14:28:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>Le 18 octobre 2022, le Conseil de Sécurité des Nations Unies se réunit sur le rapport trimestriel du Secrétaire général des Nations Unies sur le Mali pour la période de juin à septembre 2022. Le ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, Abdoulaye Diop, participera à cette réunion pour porter les observations du Gouvernement sur le rapport et partager les attentes des Maliennes et des Maliens.  </em>

Ce rapport est élaboré conformément aux dispositions de la Résolution relative au mandat de la MINUSMA. Ainsi, l’ordre du jour exclusif de la réunion est d’informer les membres du Conseil de Sécurité sur l’évolution de la situation au Mali depuis la précédente rencontre, tenue en juin dernier.

Le rapport est articulé autour des points relatifs aux événements politiques marquants, à la situation sécuritaire, aux droits de l’homme, à la situation humanitaire, à la situation économique et aux défis opérationnels de la Mission.

Il s’agit ainsi d’une session ordinaire, classique et régulière qui se tient tous les trois mois, selon un format précis, qui prévoit la présentation du rapport par le Secrétariat des Nations Unies, suivie dans certains cas, de l’intervention d’un représentant de la société civile, ensuite les discours des membres du Conseil de Sécurité et l’intervention du pays concerné conclut la séance publique.

Le Mali, en sa qualité de pays concerné, à travers son ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Son Excellence Monsieur Abdoulaye DIOP, participera à cette séance publique du Conseil de Sécurité, afin de partager avec ses membres, les observations du Gouvernement sur le rapport et partager les attentes des Maliennes et des Maliens.

Pratiquement, ce mécanisme existe pour l’ensemble des Opérations de paix des Nations-Unies. Cette rencontre n’a, dès lors, rien à voir avec la session d’urgence demandée par le Mali, par lettre en date du 15 août 2022.

<strong>BD Correspondante particulière </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Conseil de sécurité en conclave demain mardi :  Une réunion ordinaire consacrée au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/le-conseil-de-securite-en-conclave-demain-mardi-une-reunion-ordinaire-consacree-au-mali-2995260.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/le-conseil-de-securite-en-conclave-demain-mardi-une-reunion-ordinaire-consacree-au-mali-2995260.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2019/10/conseil-de-securite..jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 17 Oct 2022 01:32:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU est prévue demain, mardi 18 octobre 2022, à New York. Au menu : l’analyse de la situation au Mali. </strong><strong>Précision de taille : La réunion qui se tient demain n’a  rien à voir avec la session d’urgence sollicitée par notre pays, par lettre en date du 15 août 2022, relative à la plainte sur  le soutien de la France aux groupes terroristes présents dans le septentrion malien… Notre pays est représenté  à cette réunion par </strong><strong>Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étagères et de la Cooperation  internationale.</strong>

L’ordre du jour exclusif de la réunion est d’informer les membres du Conseil de sécurité sur l’évolution de la situation depuis la précédente rencontre, tenue en juin dernier. <strong>Le rapport couvre la période</strong> de juin à septembre 2022. Au cours de cette réunion, le document qui sera soumis aux membres du Conseil est élaboré conformémet aux dispositions de la Résolution relative au mandat de la MINUSMA.

Aussi, le rapport est articulé autour de points relatifs aux  événements politiques marquants, à la situation sécuritaire, aux droits de l’homme, à la situation humanitaire, à la situation économique et aux défis opérationnels de la Mission.

Le Mali, à travers le ministre des Affaires étagères et de la Cooperation  internationale, Abdoulaye Diop, participera à cette séance publique du Conseil. Occasion pour le ministre Diop de partager avec les membres Conseil, les observations du Gouvernement malien sur le rapport et de soumettre les attentes des populations.

Cette réunion de demain est donc une session ordinaire, classique et régulière. Elle se tient tous les trois mois, selon un format précis, qui prévoit la préventration du rapport par le Secrétariat des Nations-Unies, suivie, dans certains cas, de l’intervention d’un représentant de la société civile, ensuite les discours des membres du Conseil de sécurité. Et enfin l’intervention du pays concerné mettra fin à la séance.

Précision de taille : La réunion qui se tient demain n’a  rien à voir avec la session d’urgence demandée par le Mali, par lettre en date du 15 août 2022, relative à la plainte contre la France (Lire notre article ci-dessus).

Lors de la dernière réunion du conseil de sécurité  consacrée a notre pays, en juin 2022, le mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) avait été prorogé d’un an (30 juin 2023) par 13 voix pour et 2 abstentions (Chine et Fédération de Russie).

Cette réunion  avait été  le théâtre de fortes divergences  entre les membres du Conseil  sur la nature de la mission onusienne dans notre  pays. A cette occasion, la Russie et la Chine avaient plaidé pour la non-ingérence dans les  affaires du Mali.

Le Mali avait fermement rejeté les dispositions concernant la libre circulation des membres de la MINUSMA  en matière d’enquête sur les allégations d’atteintes aux droits de l’homme.

<strong>Mémé Sanogo          </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Soutien français aux terroristes :  Qui bloque la plainte malienne à l’ONU ?</title>
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<pubDate>Mon, 17 Oct 2022 01:26:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans une </strong><strong>correspondance datée du 15 août 2022, le gouvernement malien, via le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, a demandé au Conseil de sécurité de l'ONU une réunion d'urgence pour faire cesser "les actes d'agression" <a href="https://www.bfmtv.com/international/afrique/mali/operation-barkhane-les-derniers-militaires-francais-ont-quitte-le-mali_AD-202208150250.html">de la France</a> sous forme de violations de sa souveraineté, de soutien apporté  aux groupes jihadistes et d'espionnage. Deux mois après, la plainte malienne demeure sans réponse. Pourquoi ce blocage ? La France a peur de quoi ? L’ONU, l’UA et la CEDEAO sont-elles finalement devenues complices des Autorités françaises ? L’opinion s’interroge.</strong>

En effet, le gouvernement malien a décidé de saisir le Conseil de sécurité de l’ONU pour qu’il statut sur certaines activités subversives que la France mène dans le septentrion malien. <strong>Des activités qui vont de l’espionnage à la violation de l’espace aérien, en passant par le soutien aux groupes terroristes</strong>. La complicité entre la France et des groupes armés  basés  à  Kidal et dans d’autres localités  du Nord du Mali avait par le passé été fréquemment dénoncé à Bamako. Aujourd’hui, les Autorités maliennes dénoncent ouvertement la France de déstabiliser le Mali  à apportant  aide et assistance (sous diverses formes)  à des groupes terroristes qui sont dans le septentrion malien. Et l’organisation des Nations-Unies est vivement interpelée.

Mais à ce jour, aucun pays membre du conseil  n’a porté la demande malienne devant le cette instance onusienne. Ce qui bloque le dossier introduit par le Mali en août 2022.  En réalité, la France  qui préside actuellement le conseil de sécurité tente tout pour faire obstacle à la plainte malienne .Les autres membres du conseil  sont- ils complices ? Au Mali et même au-delà  de nos frontières l’opinion s’interroge.

<strong>L’attitude passive de l’ONU et surtout l’absence de soutien des organisations sous régionales, panafricaines à l’image de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union africaine (UA) pour appuyer un des leurs qu’est le Mali, suscite aussi  un certain nombre d’interrogations</strong> : Pourquoi ce silence de la part de la communauté internationale face à la plainte de l’État du Mali ?  La plainte du Mali, en tant pays membre entier de l’ONU, ne mérite-t-elle pas qu’on accorde une  considération surtout qu’elle fait allusion à des actes susceptibles d’être qualifiés de crimes contre l’humanité ? Ou bien, tout simplement, l’Onu est-elle au service exclusif des « puissants » au détriment des « faibles » ?

Pourtant à longueur de sessions, l’ONU ne cesse d’accuser des pays de commettre des violations des droits humains, des crimes contre l’humanité, voire des génocides. Alors pourquoi ne pas examiner  les accusations portées contre la France ? En faisant fi à cette plainte du Mali, l’ONU ne va- t- elle pas perdre le peu de crédibilité aux yeux de l’opinion  publique internationale et surtout des africains qui la considère comme un instrument au service de l’occident en particulier ?

En tout état de cause,  à travers cette plainte, les Autorités du Mali ont déjà réussi  à lever le voile sur les agissements subversifs et les actes de déstabilisation d’un pays membre permanent du Conseil de sécurité des Nations -Unies, chargé de veiller au respect du droit international .

Le combat du Mali comme le souligne l<strong>e Collectif des Organisations de la Société Civile pour le Sahel (COSC)/S </strong>mérite le soutien de tous les « vrais » panafricains. Ce combat, à notre sens doit être celui de tous les peuples africains, précise cette organisation.

Il revient désormais à tous les autres pays africains de saisir cette opportunité, pour faire front commun derrière le Mali afin d’aboutir à une vraie rupture au sein de l’ONU et surtout de mettre fin à des pratiques subversives de la France dans le Sahel.

<strong>Mémé Sanogo</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Moussa Faki Mahamat regrette l&amp;apos;exclusion de l’Afrique du Conseil de Sécurité de l’ONU</title>
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<pubDate>Wed, 12 Oct 2022 14:07:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>-Le président de la Commission de l’Union africaine s'exprimait à l'occasion du 20ème anniversaire de la création de l’Union africaine (UA)</strong>

Le Président de la Commission de l’Union africaine Moussa Faki Mahamat a déclaré mardi à l’occasion du 20eme anniversaire de la création de l’Union africaine (UA) que l’Afrique restait "le seul continent exclu du Conseil de Sécurité de l’organisation des Nations Unies (ONU)".

Selon une note publiée mercredi, sur le site de l’ONU, Moussa Faki Mahamat, a appelé l’ONU à mieux prendre en compte les transformations profondes survenues à l’échelle africaine et à remettre en cause le "dogme" qui gouverne les institutions internationales depuis la fin de la Seconde guerre mondiale.

L’Afrique compte aujourd’hui 1,4 milliard d’habitants ; elle est le siège de 70% des missions de maintien de la paix et les sujets qui la concernent occupent la première place dans les débats onusiens, souligne la note consultée par l’Agence Anadolu.

Cependant, "elle (l’Afrique) est le seul vrai continent qui soit exclu de votre vénérable organe", le Conseil de sécurité, a regretté Moussa Faki Mahamat.

"Comment cacher notre frustration de cette humiliante exclusion ?", a-t-il demandé, exhortant les membres du Conseil à lui apporter "plus que des déclarations incantatoires et de décider de la place de l’Afrique dans cette institution, et de lui offrir mieux que la portion congrue des financements et investissements dans le climat et de lui ouvrir l’univers illimité de la science et des nouvelles technologies".

Lors d’une réunion du Conseil de sécurité mardi consacrée à la coopération entre les deux organisations, que sont l’Union africaine et l’organisation des Nations Unies (ONU) le chef de l’ONU António Guterres a rappelé qu’en 2002 les dirigeants africains s’étaient engagés à œuvrer ensemble afin de prévenir les conflits et de promouvoir la paix, le développement, les droits humains et l’Etat de droit.

Guterres a souligné qu’il a souhaité permettre à l’Afrique de jouer le rôle qui lui revient sur la scène internationale, et aboutir à un système de gouvernance mondiale plus juste et plus efficace.
*

Il a ainsi évoqué plusieurs réalisations récentes dont le lancement conjoint, avec la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et le G5 Sahel, de l'Évaluation indépendante afin d’améliorer l’action globale menée en matière de sécurité, de gouvernance et de développement à travers le Sahel, ainsi que des initiatives communes avec la même CEDEAO pour un retour rapide à l'ordre constitutionnel au Burkina Faso, en Guinée et au Mali.

Il a cité aussi un engagement soutenu en faveur d’un règlement négocié du conflit en Ethiopie, dans le cadre d’un processus avec l’Union Africaine, et des campagnes conjointes de collectes d’armes à Madagascar, au Niger et en Ouganda.

"António Guterres n’a pas manqué de louer le partenariat unique qu’entretiennent l’ONU et l’Union africaine, ancré dans les principes de complémentarité, de respect et de prise en charge africaine, et aujourd’hui considéré comme une pierre angulaire du multilatéralisme", a indiqué la note.

Le Secrétaire général de l’ONU a déploré la persistance de défis, notamment le fait que le recours à la force soit trop souvent considéré comme "la seule méthode de résolution des différends", la multiplication des changements inconstitutionnels de gouvernements, la recrudescence des violences envers les femmes et les défenseures des droits humains.

Il a mis en garde contre "les funestes attaques de Daech et Al-Qaïda au Sahel, comme la poursuite de conflits prolongés, source de situations humanitaires désastreuses dans la Corne de l’Afrique, en Ethiopie, dans l’est de la République démocratique du Congo, au Mali, au Soudan et en Libye".

<strong>Source: https://www.aa.com.tr/fr/</strong>]]> </content:encoded>
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<title>77ème Session Ordinaire des Nations&#45;Unies :  Les pays africains dénoncent leur exclusion dans les prises de décisions majeures</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/77eme-session-ordinaire-des-nations-unies-les-pays-africains-denoncent-leur-exclusion-dans-les-prises-de-decisions-majeures-2994687.html</link>
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<pubDate>Tue, 11 Oct 2022 13:55:28 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le continent africain avec ses plus de 54 pays est très peu considéré dans les prises de décisions définissant la destinée du monde. Les puissances font également faire par des chefs d’Etat africains, à travers des pressions, des choses qui sont en général rejetées par les opinions publiques africaines.  Ce sont ces pratiques qui ont été vivement dénoncées par le président Macky Sall et le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Doussey, lors de la 77<sup>ème</sup> session ordinaire de l’ONU tenue à New-York en septembre 2022.  </em></strong>

Le président Macky, dans son intervention, a invité le Conseil de sécurité à traiter de la même manière toutes les menaces à la paix et à la sécurité internationale, y compris en Afrique. Il a affirmé que le temps est venu, après 80 ans d’existence du système des Nations-unies et des institutions de  Bretton Woods, d’instaurer une gouvernance mondiale plus juste, plus inclusive et plus adaptée aux réalités de notre époque.

Rappelant qu’il est temps de vaincre les réticences et de déconstruire les narratifs qui persistent à confiner le continent africain à la marge des cercles décisionnels ; de faire droit à la juste et légitime revendication africaine sur la réforme du Conseil de sécurité.

Aussi, le président en exercice de l’Union Africaine, a-t-il rappelé la demande d’octroi d’un siège au sein du G20 à l’Union africaine pour que l’Afrique puisse se faire représenter là où se prennent les décisions qui engagent 1,4 d’Africains. Estimant qu’il est légitime, juste et équitable que l’Afrique, continent le plus en retard sur le processus d’industrialisation et le moins pollueur, exploite ses ressources disponibles pour disposer d’une énergie de base afin d’améliorer la compétitivité de son économie et réaliser l’accès universel à l’électricité.

En plaidant pour le financement du programme d’adaptation de l’Afrique aux effets des changements climatiques, le président Macky Sall a précisé que l’Afrique considère le financement de ce programme, non pas comme de l’aide, mais comme une contribution des pays industrialisés à un partenariat mondial, solidaire en contrepartie des efforts que fournissent les pays en développement pour éviter les chemins pollueurs qui ont plongé la planète dans un état d’urgence climatique.

Dans son intervention, le président Macky Sall a dit être venu porter le message d’un continent déterminé à travailler avec tous ses partenaires dans une éthique relationnelle de dialogue confiant et de respect réciproque.

Il a, en outre, souligné que l’Afrique a assez subi le fardeau de l’histoire et qu’elle ne veut pas être le foyer d’une nouvelle guerre froide, mais plutôt un pôle de stabilité et d’opportunités ouvert à tous ses partenaires sur une base mutuellement bénéfique.

« <em>Cette Afrique de solutions souhaite engager avec tous ses partenaires des rapports réinventés qui transcendent les préjugés selon lesquels ‘’qui n’est pas avec moi, est contre moi. Nous voulons un multilatéralisme ouvert et respectueux de nos différences parce que le système des Nations Unies, né sur les cendres de la guerre, ne peut emporter l’adhésion de tous que sur la base d’idéaux partagés et non des valeurs locales érigées en normes universelles. </em>

<em>C’est en collaborant dans le respect de nos différences qui redonnera force et vitalité à la raison d’être des Nations Unies c’est-à-dire préserver les générations actuelles et futures du fléau de la guerre, promouvoir la cohabitation pacifique des peuples et favoriser le progrès en instaurant les meilleures conditions de vie pour tous</em> » a-t-il insisté.

<strong>« L’Afrique actuelle n’est pas celle des années 1945 encore moins celle des années 1960 » </strong>

Le ministre des Affaires étrangère du Togo, quant à lui, n’a pas eu la langue dans sa poche pour dénoncer les pratiques susmentionnées dont l’Afrique est victime.

Dans son intervention, Robert Doussey s’est dit convaincu que les pays africains, ou l’Afrique en général, ne veulent plus s’aligner sur les grandes puissances quelles qu’elles soient et cela en raison de la défaillance du concept du multilatéralisme.

Le chef de la diplomatie togolaise a affirmé que le rôle assigné à l’Afrique en ce 21<sup>ème</sup> siècle est évocateur de l’image qu’ont encore certaines puissances du continent africain, uniquement leur zone d’influence.

Robert Doussey a également estimé que l’Afrique n’a pratiquement aucun impact sur l’ordre mondial actuel, alors qu’elle subit très drastiquement les conséquences des perturbations de la société internationale et qu’elle ne revêt aucun intérêt aux yeux de certaines puissances que lorsqu’elle se trouve en difficulté.

Ainsi, selon lui, il faut se préoccuper de la place que l’Afrique occupe sur la scène mondiale car l’Afrique n’occupe pas aujourd’hui la place qu’elle devrait tenir sur la scène internationale. Il a par ailleurs affirmé que la voix de l’Afrique, malheureusement, ne semble pas être entendue car certains ne veulent tout simplement pas que l’Afrique soit un continent fort.

Selon M. Doussey, certaines puissances veulent réduire l’Afrique en une entité purement instrumentale au service de leurs causes et ne veulent visiblement pas que le continent puisse jouer un rôle important voire un des rôles principaux dans le monde, et qu’ils se forcent le plus souvent à faire adhérer les Africains à leurs narratifs et les Africains servent utilement à soutenir un camp contre un autre.

<em>« Quand il s’agit de voter une résolution, nous sommes activement sollicités d’un côté comme de l’autre ; l’Afrique est alors courtisée voire même mise sous pression par certains de nos partenaires</em> <strong>», a-t-il noté.</strong>

Ces agissements qui relèvent d’une autre époque s’expriment dans un contexte historique où l’Afrique a pris conscience de sa responsabilité propre et parle de plus en plus d’une seule et même voix. Robert Doussey a aussi fait savoir que les fractures de l’époque coloniale entre une Afrique dite francophone, lusophone anglophone, arabophone etc., se sont amenuisées tout comme les idéologies post-guerre froide qui ont dominé toute la deuxième partie du 21<sup>ème</sup> siècle.

« <em>Aujourd’hui, l’Afrique veut rester elle-même, à la vérité, l’Afrique est « africanophone ». L’Afrique actuelle n’est pas celle des années 1945 encore moins celle des années 1960, elle a aujourd’hui une multitude de nouveaux partenaires qui font partie intégrante de la nouvelle géopolitique internationale et non de deux blocs antagonistes qui ont structuré le monde après-guerre du 20<sup>ème</sup> siècle et l’Afrique ne peut, ne veut plus être le wagon d’une seule et même locomotive</em> » a-t-il laisser entendre.

<strong> </strong><strong>Changement de paradigme sur la scène de la coopération en Afrique</strong>

Pour M. Doussey, beaucoup de pays africains ne se sentent en réalité trop liés, au sens d’embrigadement, par l’histoire coloniale et se montrent très enthousiastes à travailler avec de nouveaux partenaires.

« <em>L’ensemble de ces changements, explique-t-il, liés à l’histoire elle-même mais aussi à la volonté manifeste de changement de paradigme sur la scène de la coopération en Afrique, devraient amener certaines puissances à un changement de logiciel si elles veulent continuer de travailler avec les Africains</em> ».

À en croire le ministre Doussey, il y a un défi de changement de mentalité et de comportement chez les partenaires de l’Afrique qui viennent chacun, sans exception, en Afrique avec des agendas tous dictés par leurs propres intérêts. « <em>L’Afrique, aujourd’hui, a-t-il affirmé, attend plus d’égalité, de respect, d’équité et de justice dans ses relations et partenariats avec le reste du monde, avec les grandes puissances quelles qu’elles soient.</em> »

Pour lui, « <em>l’Afrique doit être écoutée sur les grandes problématiques internationales mais cette écoute ne doit pas être simplement un ajustement des discussions car la voix de l’Afrique compte et doit compter si l’on veut avoir l’Afrique comme partenaire sur les grands sujets internationaux</em> ».

Le ministre Robert Doussey a enfin expliqué que l’Afrique veut collaborer avec ses alliés sur la base de ses intérêts bien compris. Et, pour ce faire, « <em>ses partenaires doivent se défaire des imaginaires qui ont été, en grande partie, forgés aux 19<sup>e</sup> et 20<sup>e </sup>siècles, qui sont en dissidence manifeste avec le 21<sup>ème</sup> siècle où les défis nationaux ou régionaux ont des implications globales</em> ».

<strong>Fadiala N. Dembélé                                      </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Affaire des mercenaires Ivoiriens :  Pourquoi Guterres ne veut pas d’un procès</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/affaire-des-mercenaires-ivoiriens-pourquoi-guterres-ne-veut-pas-dun-proces-2994380.html</link>
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<pubDate>Mon, 10 Oct 2022 01:27:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Éviter une humiliation mémorable au président Alassane Ouattara dans l'affaire des mercenaires incarcérés à Bamako : c'est là désormais la mission confiée par la France au Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres. Une éventuelle réussite de cette mission évitera du coup à l'organisation onusienne, dont la responsabilité est aussi engagée dans cette affaire, de prendre un sérieux coup sur son image. D'où de fortes pressions sur les autorités maliennes pour obtenir la libération des membres du commando envoyé à Bamako, le 10 juillet 2022. L’objectif final recherché par le président Ouattara et ses soutiens : éviter, vaille que vaille, la tenue d’un procès qui pourrait avoir des conséquences tant à Abidjan qu’au sein de l’ONU. </strong>

Malgré les différentes méditations les 46 mercenaires (de différentes nationalités selon plusieurs sources) croupissent dans les geôles à Bamako.

La dernière mission de la CEDEAO comprenant les présidents ghanéens, gambien, ainsi que le ministre des Affaires étrangères du Togo, n'a pas connu d'avancée significative dans l'évolution du dossier. Le silence de carpe observé par les membres de cette mission après leur audience avec Assimi Goïta en dit long sur la complexité des négociations initialement menées par les autorités togolaises. C’est ce pays qui avait obtenu la libération des trois femmes du commando.

Pour l'heure les autorités maliennes campent sur leur position : Alassane Ouattara doit impérativement remettre à la justice malienne des anciens responsables (ils sont sous le coup de mandat d’arrêt international) qui ont trouvé refuge en Côte d’Ivoire. Les mêmes sont soupçonnés d’entreprendre des actes de déstabilisation à partir d’Abidjan.

Trois mois après l’éclatement de cette affaire, le constat est le suivant : l’impasse de toutes les négociations entamées jusqu’ici.

Pour se tirer d'affaire et dans l’espoir d’obtenir une porte de sortie honorable, Alassane Ouattara se tourne vers son mentor, Macron.

&nbsp;

<strong>Guterres entre dans la danse : Où est (donc) l’impartialité de l’ONU ?</strong>

C'est ainsi que le Secrétaire général de l'ONU, Guterres, qui avait toujours observé le silence depuis le début de cette affaire, le 10 juillet 2022, est subitement entré dans la danse. En effet, Antonio Guterres est sortie de sa réserve, il y a deux semaines, pour tendre une main secourable à un Ouattara qui ne sait plus à quel saint se vouer. Et pour cause…

Lors d'un entretien avec des médias français (ce n'est guère surprenant !), Antonio Guterres déclare : <em>« Ce ne sont pas des mercenaires. C'est évident ! Je fais appel aux autorités maliennes pour que ce problème puisse se résoudre»</em>.

Guterres peut-il alors dire à l'opinion qu'elle était la mission exacte de ces soldats ivoiriens envoyés à Bamako avec une impressionnante armada de guerre ? À défaut d'avoir une réponse claire et précise, le Secrétaire général de l'ONU s'est couvert de ridicule en prenant position sur une affaire opposant deux pays membres de l'organisation. Où est donc l’impartialité M. Guterres ?

Ce n’est pas tout. Emboîtant le pas au secrétaire général et toujours sous l'instigation de la France, le Secrétariat général de l'ONU a appelé à <em>« la libération immédiate des 46 soldats détenus à Bamako... »</em>. Dans cette prise de position à la fois flagrante et éhontée, le Secrétariat général de l'ONU, <em>«  exprime sa vive préoccupation face au maintien en détention depuis le 10 juillet de militaires ivoiriens à Bamako ».</em> Nul n’est dupe ! A New-York, tout est mis œuvre pour sauver le président ivoirien avec la complicité de Guterres, visiblement mis en mission pour ce faire.

<strong>Une surprise ? Non pour qui connaît le mode de fonctionnement de cette organisation au service des puissances</strong>. C'est cette ONU qui avait autorisé la destruction de l'Irak et toujours elle qui a permis à la France et ses alliés de bombarder la Libye et se rendre complice de l'assassinat de Kadhafi.

<strong>C'est dire que le soutien affiché de l'ONU à Alassane Ouattara obéit à une règle, celle de transformer les victimes en coupables, là où les intérêts de certains États sont en jeu. </strong>

Seulement voilà. Les prises de position de Guterres et du Secrétariat général de l'ONU ne prennent visiblement pas en compte une note verbale adressée par la MINUSMA, en juillet dernier, au ministère malien des Affaires étrangères.

En effet, répondant au gouvernement malien qui avait demandé des explications au sujet du commando ivoirien, la MINUSMA avait apporté les précisions suivantes : <strong>1) Clarification sur les liens légaux ou contractuels entre les militaires ivoiriens arrivés à Bamako le 10 juillet 2022, Sahel Aviation Service et le contingent allemand de la MINUSMA.</strong>

La MINUSMA note que les éléments ivoiriens ont été déployés à Sénou (Bamako) pour <em>«  assurer la sécurité à la base des NSE allemands »</em> dans cette même localité, au lieu de Tombouctou où est basé le contingent ivoirien de la MINUSMA. <strong>Il apparaît que certaines procédures n'ont pas été suivies non pas été suivies </strong>et la mission s'efforce de mieux comprendre comment ces dysfonctionnements ont pu se produire afin d'éviter qu'ils ne se produisent à l'avenir.

<strong>2) Relation contractuelle, sous contractuelle entre le contingent allemand et des tiers. </strong>

<strong>La MINUSMA n'a pas connaissance d'un contrat entre l'Allemagne et des tiers pour la protection de la base allemande de NSE.</strong> Des mesures ont déjà été prises pour renforcer la gestion des NSE.

<strong>3) Nombre total de NSE à la MINUSMA et leur lieu de déploiement. </strong>

Les politiques des Nations unies autorisent les pays contributeurs de troupes et de police à déployer des éléments nationaux de soutien pour fournir des services à leurs contingents, à titre national. Chaque contingent a la responsabilité d'informer la MINUSMA, tous les mois, du nombre de ses éléments nationaux de soutien déployés. <strong>Selon les déclarations des contingents,</strong> <strong>au mois de juin 2022, le nombre total de NSE au Mali s'élève à 609, y compris 471 soutenants le contingent allemand, 33 Bangladais, 7 Cambodgiens, 5 Tchadiens, 60 Britanniques, 4 Sri-Lankais et 29 Suédois.</strong>

Comme on le voit cette note de la MINUSMA ne fait nullement mention de contingent ivoirien des effectifs NSE présent au Mali. En outre, cette note pose clairement des questions qui, jusqu'ici, n'ont pas eu de réponses.

<strong>Premièrement :</strong> la MINUSMA indique que « des procédures non pas été suivies ». Quelles sont ces procédures ? Pourquoi les autorités ivoiriennes et mêmes les Allemands ont-ils violés ces procédures ? Que cacheraient-ils ?

<strong>Deuxièmement.</strong> La MINUSMA affirme n'est pas avoir connaissance d'un contrat entre l'Allemagne et des tiers. Questions : Pourquoi les Autorités ivoiriennes et allemandes n'ont-elles pas informé la MINUSMA de leur contrat, si contrat il en existe réellement ?

Et pourquoi le silence assourdissant de l'Allemagne depuis l'éclatement de cette affaire, même si au début le ministre allemand des Affaires étrangères avait tenté de faire un chantage sur Bamako en exigeant la libération des soldats ivoiriens ?

&nbsp;

<strong>Un </strong><strong>business sur le dos de l’armée ivoirienne ?</strong>

Quelle est <strong>l'implication réelle de l'Allemagne</strong> dans cette affaire ? <strong>Troisièmement.</strong> Quelles étaient exactement les missions assignées à ce commando ? Déstabilisation des institutions ? Actes de sabotages ?

Au-delà, les supputations vont bon train. Certains parlent d'une magouille politico- militaro- financier qui aurait débuté depuis des années entre Bamako et Abidjan. Les noms de deux anciennes personnalités des deux pays sont cités : Karim Keita, fils d’IBK et ancien président de la Commission défense à l'assemblée nationale, et feu Ahmed Bagayoko, ancien ministre de la défense et ancien PM de Côte d'Ivoire.

A en croire certaines mauvaises langues, cette affaire, au début, était un juteux business sur le dos de l'armée ivoirienne et au profit de Karim et de Hambak.

Aujourd'hui, il semble que le business serait passé entre d'autres mains à Abidjan. Et du coup, à l'objectif initial (faire du profit) se serait greffé un acte de sabotage de la transition malienne.

Pour maintes raisons et dans le but de sauver le régime de Alassane Ouattara (allié de taille de Macron), l'ONU est appelée à la rescousse...

<strong>C H Sylla</strong>]]> </content:encoded>
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<title>La France au Conseil sécurité de l&amp;apos;ONU : A quel titre ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/la-france-au-conseil-securite-de-lonu-a-quel-titre-2994418.html</link>
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<pubDate>Mon, 10 Oct 2022 01:25:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Il y a des situations qui laissent parfois les gens pantois, ahuris, déconcertés. L’aberration est tellement criarde que l’on ne peut que céder aussi bien au dégoût qu’à l’extase. Des situations franchement renversantes aux sens réel et figuré du terme. Quand un pays occupé, dominé, diminué, humilié se retrouve, par on ne sait quel stratagème, éjecté dans la cours des grands, on ne peut que se poser des questions sur les raisons de ce «miracle»!!!  Franchement, on a beaucoup de peine pour expliquer cette absurdité :</strong>

Un pays qui se présentait, jadis avec la montée en puissance du nazisme en Allemagne, comme une puissance capable de contrer cette menace, mettre fin à l’insolence que représentait cette funeste idéologie et promettait une fessée à ce nouveau leader effronté appelé Hitler, qui faisait chanter le monde entier ;

Un pays dont l’armée n’a, lors de la deuxième guerre mondiale, opposé la moindre résistance devant l’invasion des troupes nazies, alors que ladite armée faisait partie, paraît-il, des plus puissantes d’Europe à cette époque ;

Un pays occupé en quelques jours par l’armée nazie sans presque tirer aucun obus, les soldats français ayant fui dans une débandade humiliante vers les côtes britanniques. Avec pour unique ordre : sauve qui peut et chacun pour soi ;

Un pays dont les maréchaux, présentés comme étant des héros de guerre, se sont immédiatement nazifiés en se transformant volontairement en collabos au service d’Hitler sans subir la moindre pression ;

Un pays qui n’a joué aucun rôle, quel qu’il soit, dans le succès des alliés. Les rares victoires attribuées injustement aux officiers français étaient, en fait, l’œuvre de la bravoure des volontaires venus de ses colonies africaines, à l’instar de la bataille de Monté Casino, l’un des points les plus stratégiques de la ligne défensive allemande en Italie, où les Goumiers marocains ont donné une leçon de courage et d’impétuosité à leurs officiers français, bien protégés derrière et qui avaient déjà fui devant l’invasion de leur territoire par l’armée nazie. Pourtant, lorsque les historiens français parlent de cette bataille, ils passent sous silence le rôle phare de ces braves Goumiers et ne mettent en valeur que les galons du maréchal (sic) Juin dont la présence sur le champ de bataille de Monté Casino était, au demeurant fictive, au même titre que les autres officiers français !!! ;

Un pays qui ne comptait point dans la stratégie des alliés lors de la deuxième guerre mondiale. A juste raison, ces derniers ne lui faisaient même pas confiance. D’ailleurs, lors des réunions de coordination entre les grands leaders alliés, il n’y avait pas l’ombre d’un responsable français, sauf à la conférence interalliés de Casablanca en 1943, à laquelle a participé Feu Sa Majesté le Roi Mohammed V et où la présence des généraux français Giraud et De Gaule était purement protocolaire. Comme le souligne si bien le site Wikipédia en rappelant que « cette conférence était décidée par le président des États-Unis, Franklin Roosevelt, et le Premier ministre britannique, Winston Churchill. Ils invitèrent Joseph Staline, qui n’avait pas la possibilité de venir de si loin à la suite de la bataille de Stalingrad, et les généraux français Henri Giraud, proposé par les États-Unis comme chef de la France Libre, et Charles de Gaulle, qui jouait ce rôle depuis 1940 et qui était soutenu par les Britanniques et les Soviétiques. Les deux généraux français ne prirent aucune part aux discussions d’ordre militaire ». En d’autres termes, les deux généraux français jouaient, lors de cette conférence, un rôle de comparse. Normal. Ils n’avaient pas d’armée suffisamment audacieuse pour tenir le coup devant les troupes allemandes ;

Un pays qui, devant sa déroute humiliante devant les troupes nazies, n’avait d’autres choix que d’aller quémander l’assistance des pays qu’il colonisait pour l’aider à sauver la face en leur promettant l’indépendance dés sa libération. Mais au lendemain de sa libération, grâce justement aux sacrifices des autres, elle a renié son engagement à l’égard de ses colonies. Au lieu de leur accorder l’indépendance promise, elle a au contraire, engagé contre leurs peuples une répression atroce. Pire encore, âme renégate oblige, les combattants africains qui se sont battus pour le drapeau français et dont le courage était salué par l’ensemble des alliés, étaient dès la fin de la guerre, traités en sous hommes. Ils recevaient une pension ridicule en comparaison avec leurs rares collègues français qui occupaient toujours les dernières lignes sur le champ de bataille, en sécurité loin derrière les volontaires africains.

<strong> </strong><strong>L’instinct colonial de la France</strong>

Quand la France fut envahie par les nazis, Feu Sa Majesté le Roi Mohammed V avait immédiatement lancé un appel au peuple marocain pour « apporter à la France un concours sans réserve, ne lui marchander aucune de nos ressources et ne reculer devant aucun sacrifice ». A la fin de la guerre, le général De Gaulle a même fait du Souverain marocain « compagnon de la libération » en reconnaissance du rôle joué par le Maroc et les Marocains dans leur combat contre les nazis et pour la libération de l’Europe (France, Belgique, Italie…). Mais, immédiatement après, l’instinct colonial de la France a fini par reprendre le dessus. Feu Sa Majesté le Roi Mohammed V et Sa famille ont été exilés, sans ménagement, vers Madagascar, parce qu’ils réclamaient, à juste titre, l’indépendance promise.

Preuve irréfutable que les engagements de ce pays ne valent pas un clou et que seule la manière forte peut prévaloir avec ses dirigeants, sans éthique ni valeurs.

C’est exactement la leçon tirée, également, par les dirigeants vietnamiens qui ont enterré l’arrogance et l’ingratitude de la France dans la vallée de Diên Biên Phu en envoyant les rares survivants parmi ses soldats chez eux à coup de crosse.

Alors, comment ce pays si fragile militairement et dont la dimension économique, scientifique et financière est si réduite, a pu avoir un siège au sein du conseil de sécurité de l’ONU juste après la fin de la deuxième guerre mondiale? Par quel miracle, il a été éjecté dans la cours des grands ?

<strong> </strong><strong>La France n’a jamais été une vraie puissance</strong>

Aujourd’hui, comment peut-on expliquer à nos enfants cette situation, pour le moins aberrante, qui fait qu’un pays comme la France, qui n’a jamais été une vraie puissance et qui vit en grande partie par le chantage et le pillage des autres pays, puisse siéger au sein du Conseil de sécurité, alors que de vraies puissances aussi bien économiques, financières, scientifiques et militaires comme l’Inde (avec une population de près d’un milliard et demi d’individus, soit 21 fois la population de la France), le Canada, l’Allemagne et le Japon restent de simples figurant dans les couloirs de l’ONU ?

Sur la plan économique, la France arrive à peine à la 3ème place au niveau européen, loin derrière l’Allemagne et la Grande Bretagne, et 7ème sur le plan international. Militairement, elle occupe aussi la 7ème place avec un budget de défense d’à peine 40 milliards de dollars, loin derrière les Etats unis, la Russie, la Chine, l’Inde, le Japon, la Corée du sud, et presque au même niveau que la Grande Bretagne, le Pakistan et le Brésil.

Le comble, c’est qu’au moment où les vraies puissances mondiales se comportent avec les autres pays (y compris les plus modestes) avec un minimum de respect, la France, qui est juste un pays développé au même titre que l’Italie ou la Belgique, reste le seul membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU qui agit avec tant d’arrogance. Et encore, car l’économie italienne n’est pas basée sur le chantage et le pillage des richesses des autres. Pour essayer de prouver sa pseudo puissance, la France s’amuse à jouer (sur le plan international) les gros bras en Afrique et persiste (au niveau interne) à semer une haine institutionnalisée contre une partie de sa propre population, parce que cette dernière s’accroche à une religion qui ne plait pas à son élite.

La France est le seul pays au monde où la liberté se pratique à deux vitesses

A l’instar de Don Quichotte et dans le but de s’attribuer de l’importance et le titre d’une puissance dont elle est dépourvue, la France mène une véritable guerre contre un morceau de tissu (le foulard) !!! en s’attaquant à une partie de sa propre population, paisible et pacifique au demeurant. C’est le seul pays du monde qui fait preuve d’un acharnement stupide et ridicule contre sa communauté musulmane. Faute d’avoir des idées fortes et suffisamment d’honnêteté politique pour convaincre, les décideurs français volent aux partis d’extrême droite leurs idées racistes et populistes dirigées spécifiquement contre les immigrés, particulièrement les musulmans.

C’est ainsi que la France utilise sa « puissance » (sic), depuis des années sans succès d’ailleurs, pour mener une guerre aussi injuste qu’injustifiée contre les petites filles et leur mamans venues les chercher à l’école. Leur unique crime : elles portent un morceau de tissu sur les cheveux… une guerre contre les jeunes musulmanes parce qu’elles veulent se baigner en protégeant leurs corps des regards vicieux… La France est le seul pays au monde où la liberté se pratique à deux vitesses : oui à la liberté de se dévêtir, non à la liberté de se vêtir. Là où on interdit à une fille musulmane de se baigner en burkini, on autorise d’autres à nager toutes nues et même à faire d’autres choses obscènes sur la plage et devant tout le monde. Cette contradiction ne semble déranger aucun responsable français. Là où on interdit le foulard à une musulmane, on trouve normal qu’une religieuse chrétienne (une sœur) se couvre la tête toute entière et porte des vêtements qui la couvrent jusqu’aux poignets et à la cheville, exactement comme une musulmane. Ça fait parties des valeurs universelles à la française.  Incroyable.

La leçon d’humilité et de la volonté réelle de « vivre ensemble » lui a toujours été administrée par ses voisins britanniques. Souvenez-vous, au moment où, sur une plage du sud de la France, des policiers se battaient contre une jeune fille musulmane pour l’obliger à enlever son burkini, la police britannique autorisaient ses femmes musulmanes à porter le foulard sous leurs couvre-chefs. Dernièrement encore, lors des funérailles de la reine Elisabeth, le premier lord-maire musulman (marocain) de la ville de Westminster (qui comprend le palai royale britannique) était bien installé au milieu de l’élite mondiale venue présenter ses condoléances, à côté de son épouse qui portait un foulard. La présence de ce couple, notamment de cette femme au foulard, n’a dérangé personne. Au contraire, les britanniques présentent ces images comme la preuve que leur pays est un grand ensemble où chacun peut trouver sa place, contrairement à la France qui veut modeler tous les étrangers et les obliger à se conformer aux idées de Marine le Pen et compagnie.

Quand un pays descend si bas pour faire parler de lui et utilise la force de sa police et la suprématie de ses « lois » contre une partie pacifiste de sa population, c’est le signe indéniable que ce pays a entamé sa descente libre vers le bas-fonds de la déchéance.

Des signes évidents de la descente aux enfers

A cette attitude mesquine de s’attaquer à moins fort que soi, s’ajoutent d’autres signes évidents de cette descente aux enfers :

Le camouflet du contrat des sous-marins destinés à l’Australie, raflé à la dernière minute par les cowboys américains ;

L’humiliation historique qui a été réservée par Vladimir Poutine au chef d’Etat français et président de l’union européenne (!!!) au Kremlin, en s’abstenant d’envoyer quelqu’un l’accueillir à l’aéroport et en l’installant à l’autre bout d’une table rase de « cent » mètres de diamètres où il n’y avait même pas un verre d’eau, pour discuter ;

La sortie humiliante du Mali qui a obligé Macron à se déplacer dare-dare chez ses amis généraux en Algérie (sa fidèle main en Afrique) pour leur ordonner de punir les « effrontés » colonels maliens pour avoir osé chasser « mamma frança » de chez eux. La France reproche aux nouveaux dirigeants maliens de s’être ralliés avec ce qu’elle appelle « mercenaires » russes de Vagner pour se libérer de la tutelle de Paris, comme si la légion étrangères française était composée d’anges.

Cependant, la déchéance grandeur nature s’est parfaitement illustrée, devant les représentants du monde entier il y a quelques jours seulement au sein même de l’Assemblée générale de l’ONU, lorsque le président français, fier encore de sa personne, s’est retrouvé devant une salle au trois quart vide pour prononcer son discours et porter la voix de la France !!!. Et comme l’a si bien souligné Nicolas Dupont-Aignan dans un tweet : « salle à moitié vide quand Macron s’exprime devant l’ONU. Quelle tristesse ! Quand la France n’a plus de voix libre et indépendante, sa parole ne porte plus et notre nation s’efface aux yeux du monde ». C’est bien dit M. Dupont-Aignan. Pour une fois, il dit quelque chose de sensée.

<strong> </strong><strong>Le grand problème du continent africain, c’est la France</strong>

Alors que les propositions fusent de toute part pour réformer le Conseil de sécurité de l’ONU, les pays africains sont appelés à unir leurs efforts pour réclamer au moins un siège au sein dudit conseil et, surtout, demander l’expulsion de la France de cet organe si important afin d’instaurer la paix, la sécurité et la justice dans le monde, notamment sur le continent africain. Aujourd’hui, l’on ne peut que constater avec certitude que le grand problème du continent africain, c’est la France. Un pays qui profite des privilèges de ce poste pour jouer au cowboy sur notre continent, en intimidant certains dirigeants récalcitrants et en renversant d’autres pour imposer ses marionnettes à leur place, un pays pareil n’a pas, et ne doit pas avoir de place au sein d’un organe si important de l’ONU.

<strong>Abdelkader El Brihi</strong>

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<title>Umaro Cissoko&#45;Bazoum&#45; Alassane Ouattara&#45;Autorites Françaises La Riposte du Mali aux Invectives…</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/umaro-cissoko-bazoum-alassane-ouattara-autorites-francaises-la-riposte-du-mali-aux-invectives-2993494.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 03 Oct 2022 01:25:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Face aux multiples agressions verbales contre le Mali, le Premier ministre par intérim, Abdoulaye Maïga a délivré un discours poignant au nom du Mali. C’était à la tribune des Nations-Unies, où il a successivement répondu au </strong><strong>secrétaire général de l’ONU, aux présidents Umaro Cissoko, Mohamed Bazoum, Alassane Ouattara et aux Autorités françaises. </strong><strong> </strong>

Au secrétaire général de l’Onu, le Colonel Abdoulaye Maïga déclare :<em> « Excellence M. le Secrétaire Général, votre position sur l’affaire des mercenaires a été suivie par certains responsables d’Afrique de l’Ouest, donc c’est sous votre couvert, que nous leur adresserons des messages(…) Le  Mali tirera toutes les conséquences de droit de vos agissements ». </em>Ni plus ni moins<em>…</em>

<strong>Umaro Cissoko : le Mali n’est pas impressionné par les sanctions </strong>

Le président de la bissau-guinéen <strong>Umaro Cissoko</strong>, a eu droit à cette replique <strong><em>: </em></strong>« <em>Nous avons pris acte de la menace de sanctions proférée contre le Mali, et loin d’être impressionné par des sanctions, je voudrais signaler au Président en exercice de la CEDEAO, qu’à la fin de son mandat, les peuples ouest-africains le jugeront sur les efforts qu’il a fournis pour améliorer les conditions de vie des populations et non des show médiatiques servant des agendas étrangers »</em>.

<strong>Mohammed Bazoum ?</strong> <strong>Vous n’êtes pas un nigérien</strong>

Abdoulaye Maïga n’a pas porté de gant à son endroit. Le PM par intérim a d’abord fait remarquer que le Gouvernement de la Transition  n’a jamais réagi à ses propos qu’il considère comme injurieux pour deux raisons cumulatives. Avant d’enchaîner : <em>«La première raison tient au respect de l’héritage laissé par nos ancêtres, qui consiste à ne pas répondre aux injures par des injures. La seconde raison relève de l’identité de M. Bazoum, l’étranger qui se réclame du Niger. Nous savons que le peuple nigérien frère du Mali, se distingue par des valeurs sociétales, culturelles et religieuses très riches. M. Bazoum n’est pas un nigérien, son comportement nous réconforte totalement dans notre constat »</em>. Sans commentaire !

<strong>Alassane Ouattara : le</strong><strong> chameau qui se moque de la bosse du dromadaire</strong>

<strong>Le vieux président ivoirien a été bien servi par le Premier ministre par intérim. S’adressant, en effet à Alassane Ouattara, le Colonel Maïga déclare : </strong><strong>« </strong>Je saisis cette opportunité qui m’est offerte pour remercier chaleureusement notre respecté aîné, SE le Président Alassane Dramane Ouattara pour les sages et éclairés conseils, qu’il nous a prodigués dans son allocution mémorable à cette 77 ème session de l’Assemblée Générale des Nations Unies,

<strong>Je voudrais le rassurer que les Autorités de la Transition malienne, n’ont d’autres objectifs que de faire des réformes politiques et institutionnelles, avant d’organiser des élections, tout en luttant obstinément contre le terrorisme. Ces réformes permettront d’améliorer la gouvernance et toutes les dispositions seront prises pour que la démocratie malienne soit la plus enviée au monde</strong>.

Dans ce chantier, nous prêterons une attention particulière au 3ème mandat qui ne sera pas possible. Pour un public moins averti, le 3ème mandat consiste pour un Président de la République d’effectuer une manœuvre en 4 temps, en vue de conserver le pouvoir pour lui seul et son clan :

<strong>Excellence M. le Président Ouattara, vos conseils nous rappellent la triste histoire du chameau qui se moque de la bosse du dromadaire».</strong>

<strong>La junte française au service de l’obscurantisme </strong>

Les autorités françaises ont eu également leurs doses. Le Premier ministre Abdoulaye Maïga dénonce la junte française qui se signalise par son obscurantisme : « <strong>Obscurantisme de la junte française nostalgique de pratique néocoloniale, condescendante, paternaliste et revancharde, qui a commandité et prémédité des sanctions inédites, illégales, illégitimes et inhumaines de la CEDEAO et de l’UEMOA contre le Mali. Après plus de 10 ans d’insécurité ayant fait des milliers de morts, autant de réfugiés et de déplacés internes, n’est-ce pas un sacrilège de mettre une population malienne victime de l’insécurité dans un pays enclavé sous embargo pendant 7 mois, en procédant à la fermeture des frontières et la saisie des comptes financiers du Mali ?</strong>

<strong>Grâce à sa résilience et à la solidarité de pays amis et des peuples africains, le Peuple malien a tenu et a déjoué les pronostics de ses adversaires.</strong>

<strong>Obscurantisme de la junte française qui s’est rendue coupable d’instrumentalisation des différents ethniques, en oubliant si vite sa responsabilité dans le génocide contre les Tutsis au Rwanda, coupable également de tenter désespérément de diviser les maliens enfants d’une même famille.</strong>

<strong>Enfin, obscurantisme de la junte française, qui a violé́ l’espace aérien malien en y faisant voler des vecteurs aériens tels que des drones, des hélicoptères militaires et des avions de chasse, plus d’une cinquantaine de fois, en apportant des renseignements, des armes et munitions aux groupes terroristes.</strong>

<strong>Afin de se donner une bonne conscience, la junte française accuse le Mali de n’avoir pas été́ reconnaissant, en se gargarisant de la mort regrettable de 59 soldats français au Mali, lors de diverses opérations de lutte contre le terrorisme. A cette triste accusation, nous rappelons que dans la majorité des interventions d’officiels maliens et des cérémonies, nous rendons systématiquement un hommage à l’ensemble des victimes de l’insécurité au Mali sans distinction de nationalité, donc, y compris les 59 français décédés. Aussi, nous les invitons à ne pas s’arrêter en si bon chemin et de remonter le temps, en passant par leur intervention en Libye décriée par toute l’Afrique, sans oublier la participation forcée des milliers d’Africains à la 1ère et la seconde guerre mondiale, sans oublier la traite négrière qui explique l’essor économique de beaucoup de pays. Combien d’Africains sont-ils morts pour la France et le monde libre dans lequel nous sommes ?</strong>

Quant à la ministre française des affaires étrangères, Catherine Colonna  qui accuse les autorités de naviguer en vue, le premier ministre a tenu à remettre les points sur I les «  Malgré́ les efforts tangibles de la Transition malienne dans la mise en œuvre des chronogrammes des réformes politiques et institutionnelles et celui des élections  algues par la communauté́ internationale, <strong>Mme la Ministre des Affaires Etrangères de la Junte française, à qui le Mali n’a pourtant rien demandé, a estimé́ qu’il n’y avait pas eu de progrès, oubliant que Nul ne peut aimer le Mali, plus que les Maliens eux-mêmes. </strong>Sa position singulière et son adversité́ ne nous surprennent guère. Victor Hugo dans Claude Gueux a classé́ le genre humain en 2 catégories, en indiquant : <em>« qu’il y a des hommes qui sont fer et des hommes qui sont aimant »</em> la Ministre dont il s’agit, malheureusement, n’est ni fer, ni aimant, elle est hideusement sui generis».

<strong>Mémé Sanogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le colonel Abdoulaye Maïga à la 77e session ordinaire de l&amp;apos;assemblée générale des Nations Unies à New York : «Le Mali sera en mesure de prouver que la junte française a fourni des renseignements et des armes à des groupes terroristes»</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/le-colonel-abdoulaye-maiga-a-la-77e-session-ordinaire-de-lassemblee-generale-des-nations-unies-a-new-york-le-mali-sera-en-mesure-de-prouver-que-la-junte-francaise-a-fourni-des-renseignements-2993309.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 01 Oct 2022 01:19:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>"Le 3e mandat est une magie, c'est l'art de se dribbler soi-même tout en gardant le ballon"</strong>

<strong><em> </em></strong>

<strong><em>Le Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga, a fait une sortie historique à l'occasion de la 77e session ordinaire de l'Assemblée générale des Nations unies, le 24 septembre dernier, à New York. Il a évoqué plusieurs sujets d'actualité notamment l'affaire des militaires ivoiriens détenus. L'occasion était bonne aussi pour le colonel Abdoulaye Maïga pour tacler certains chefs d'Etat à l'image d'Alassane Dramane Ouattara de la Côte d'Ivoire, Mohamed Bazoum du Niger et Umaro Sissoco Embalo de la Guinée Bissau.  "Le Mali rappelle que conformément à la vision du colonel Assimi Goïta, président de la Transition, chef de l'Etat, trois principes guident l'action publique nationale : le respect de la souveraineté du Mali ; le respect des choix stratégiques et de partenaires opérés par le Mali et la prise en compte des intérêts vitaux du peuple malien dans les décisions prises. En application de ces principes, le Mali reste disposé à poursuivre et à renforcer ses relations de bon voisinage avec l'ensemble des pays qui l'entourent. De même, le Mali, fidèle à son engagement panafricain, continuera à œuvrer au sein des organisations sous régionales et régionales pour la réalisation de l'intégration africaine", a-t-il rappelé dans un discours qui se passe de tout commentaire et que nous publions en intégralité.</em></strong>

Monsieur le président de l'Assemblée générale,

Mesdames et Messieurs les chefs d'Etat et de gouvernement,

Monsieur le secrétaire général de l'Organisation des Nations unies, Mesdames et Messieurs,

De prime à bord, je voudrais m'acquitter de l'agréable devoir de vous adresser les chaleureuses salutations du peuple malien riche de sa diversité culturelle, religieuse et ethnique, ainsi que celles de Son Excellence le colonel Assimi Goïta, président de la Transition, chef de l'Etat.
<ol>
 	<li>le président votre brillante élection à la présidence de cette 77e session de l'Assemblée générale et la fin des travaux de la 76e session de l'Assemblée générale brillamment conduits par votre prédécesseur S. E. M. Abdullah Shahid, de la République des Maldives, m'offrent l'heureuse occasion d'adresser à Vos Excellences les chaleureuses félicitations de tout le Mali.</li>
</ol>
Enfin, permettez-moi de réitérer à notre secrétaire général, António Guterres, notre haute appréciation des efforts louables qu'il continue de déployer pour la réalisation des nobles objectifs de notre Organisation commune. Nous sommes convaincus que vous êtes un ami du Mali et du Sahel.

L'amitié reposant sur la sincérité, souffrez que je vous exprime mon profond désaccord suite à votre récente sortie médiatique, au cours de laquelle vous prenez position et vous vous exprimez sur l'affaire des 46 mercenaires ivoiriens, qui est une affaire bilatérale et judiciaire, entre deux pays frères. C'est évident, que la qualification judiciaire des infractions liées à cette affaire ne relève pas des attributions du secrétaire général des Nations unies. Au Mali, notre administration ne travaille pas sur la base de l'oralité, ni des déclarations par voie de presse, par conséquent, nous nous en tenons scrupuleusement à la Note Verbale de la Minusma, référence : Minusma/PROT/NV/226/2022 du 22 juillet 2022, dans laquelle, il ressort clairement qu'il n'existe pas de liens entre les 46 mercenaires et les Nations Unies. Les récentes synchronisations des actions et l'harmonisation des éléments de langage consistant à faire passer le Mali de statut de victime à celui de coupable dans cette affaire des mercenaires, sont sans effets.

<strong>Excellence M. le secrétaire général,</strong>

Votre position sur l'affaire des mercenaires a été suivie par certains responsables d'Afrique de l'Ouest, donc c'est sous votre couvert, que nous leur adresserons des messages. A l'endroit du président en exercice de la Cédéao, M. Umaro Sissoco Embalo qui affirme : <em>"On vient de voir avant-hier, la déclaration du secrétaire général des Nations unies qui dit que ce ne sont pas des mercenaires. Moi à la place des Maliens, j'aurai relâché ces 49 soldats".</em>

Je voudrais très respectueusement signifier à ce dernier qu'il existe un principe de subsidiarité, d'ailleurs aux contours flous, entre la Cédéao et les Nations unies et non un principe de mimétisme. Egalement, il est important de lui préciser que le secrétaire général des Nations unies n'est pas un chef d'Etat et le président en exercice de la Cédéao n'est pas un fonctionnaire. Par conséquent, il serait indiqué qu'il ne banalise pas la Cédéao. Enfin, il est utile de rappeler, au président en exercice de la Cédéao, qu'au Mali, les autorités n'interfèrent pas dans les dossiers judiciaires et respectent l'indépendance de la justice. Donc, nous n'avons pas vocation à interpeller ou relâcher, ceci relève de la fonction judiciaire. Aussi, M. Umaro Sissoco Embalo doit être conscient du fait qu'il est le dépositaire d'un lourd héritage et de plusieurs sacrifices qui ont fait la renommée de cette Organisation. La dynamique ayant fait la grandeur de la Cédéao ne doit pas être brisée. Par ailleurs, nous avons pris acte de la menace de sanctions proférée contre le Mali, et loin d'être impressionné par des sanctions, je voudrais signaler au président en exercice de la Cédéao, qu'à la fin de son mandat, les peuples ouest-africains le jugeront sur les efforts qu'il a fournis pour améliorer les conditions de vie des populations et non des show médiatiques servant des agendas étrangers.

A l'endroit de M. Bazoum, il remarquera que le gouvernement de la Transition n'a pour le moment jamais réagi à ses propos injurieux pour deux raisons cumulatives. La première raison tient au respect de l'héritage laissé par nos ancêtres, qui consiste à ne pas répondre aux injures par des injures. La seconde raison relève de l'identité de M. Bazoum, l'étranger qui se réclame du Niger. Nous savons que le peuple nigérien frère du Mali, se distingue par des valeurs sociétales, culturelles et religieuses très riches. M. Bazoum n'est pas un Nigérien, son comportement nous réconforte totalement dans notre constat.

<strong><em>Excellence M. le secrétaire général, le Mali tirera toutes les conséquences de droit de vos agissements.</em></strong>

Devant Dieu et en leur âme et conscience, nous demandons à ceux qui réfutent notre version, d'indiquer s'ils accepteront que des militaires ayant dissimulé leurs identités, en mettant sur leurs passeports qu'ils sont peintres, maçons etc. avec des armes, débarquent dans leur aéroport, sans que le pays de destination n'ait été au préalable informé et dans le dessein funeste de déstabiliser ce pays. S'ils ne l'acceptent pas, en tant qu'Etat, si cela n'est pas possible à Lisbonne ou ailleurs, le Mali non plus ne l'acceptera pas en tant qu'Etat et ce ne sera pas non plus possible à Bamako ou dans une autre localité malienne.

<strong>Monsieur le Président,</strong>

<strong><em>"Une nouvelle ère : des solutions porteuses de changement pour relever des défis interdépendants"</em></strong> le thème de cette 77e session ordinaire de l'Assemblée générale suscitera l'espoir de meilleurs jours pour le Mali, à la condition que le bilan sans complaisance de l'ancienne ère soit établi, que les enseignements soient tirés et que des recommandations objectives soient formulées. Une fois cette étape franchie, je ne doute pas, qu'à travers notre action collective : nous réussirons à pacifier les multiples foyers de tension dans le monde, mais aussi à promouvoir un développement harmonieux et lutter efficacement contre les pandémies, la dégradation de l'environnement et le réchauffement climatique, les inégalités, les politiques de domination et de prédation de ressources.

Depuis le mois d'août 2020, le Mali se trouve dans un processus de transition, qui prendra fin le 26 mars 2024, par le transfert de pouvoir aux autorités élues. D'ici à cette échéance et conformément aux recommandations des Assises nationales de la refondation, les autorités de la Transition se sont engagées, dans deux chronogrammes convenus avec la Cédéao (la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest), à faire des réformes politiques et institutionnelles, avant d'organiser des élections, dont l'objectif ultime est de refonder l'Etat malien, afin qu'il réponde aux aspirations profondes et légitimes de notre peuple à la paix, à la sécurité, à la bonne gouvernance, au développement et à la stabilité institutionnelle durable au Mali.

Dans cette perspective, je suis heureux de souligner que certaines avancées majeures ont déjà été réalisées, notamment la promulgation de la loi électorale qui comprend entre autres la création de l'Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) dont l'installation est à un stade avancé, ainsi que la mise en place d'une commission composée d'éminentes personnalités de toutes les composantes de la société malienne, chargée de la rédaction de la nouvelle Constitution.

<strong>Monsieur le Président,</strong>

Sur un autre plan, peu de gens savent que le Mali est le seul pays au monde dans lequel se superposent et se déroulent simultanément 4 types d'insécurité : le terrorisme, les conflits communautaires manipulés par les terroristes et leurs sponsors étatiques étrangers, la criminalité transnationale organisée et les actions violentes d'individus isolés.

Parallèlement à ce processus de retour à l'ordre constitutionnel, le Mali continue de mener une lutte sans merci contre les acteurs de l'insécurité, en particulier les groupes extrémistes et qui sont responsables de toutes sortes d'abus contre nos paisibles populations.

En ce qui concerne le Mali, je suis heureux et fier de vous annoncer que les groupes terroristes ont été sérieusement affaiblis et la peur a même changé de camp. Cependant, ces groupes criminels gardent encore et toujours une certaine capacité de nuisance, dans leurs tentatives désespérées de porter atteinte à notre intégrité territoriale et de terroriser nos populations.

Les vaillantes Forces de défense et de sécurité du Mali restent déterminées à faire face à toutes les menaces, d'où qu'elles viennent. Sous l'impulsion de Son Excellence le colonel Assimi Goïta, président de la Transition, chef de l'Etat, le gouvernement du Mali continue d'intensifier les efforts importants pour recruter, former, équiper et renforcer les capacités opérationnelles des Forces de défense et de sécurité maliennes. Je dois dire ici que les actions offensives menées jusque-là ont permis à nos forces de remporter des victoires décisives contre les forces obscurantistes. Elles ont également permis à l'Etat de reprendre pied et de réaffirmer son autorité sur une grande partie du territoire national, ainsi que de favoriser le retour de plusieurs milliers de nos compatriotes dans leurs localités d'origine.

Cependant, nous savons que la solution uniquement militaire ou sécuritaire a ses limites. C'est la raison pour laquelle, en appui à l'action militaire, le gouvernement du Mali s'est doté d'une stratégie globale et intégrée, comprenant des mesures politiques, sociales, de développement, y compris la fourniture des services sociaux de base à nos populations durement affectées par la crise multiforme que nous traversons depuis janvier 2012, avec comme objectif la restauration de l'autorité de l'Etat sur l'ensemble du territoire national.

Dans cette dynamique, le gouvernement du Mali a approuvé le 24 août dernier, la Stratégie nationale de stabilisation des régions du Centre et son plan d'actions 2022-2024. Cette stratégie traduit la volonté des autorités de la Transition d'avoir une approche holistique de la stabilisation des régions du Centre. Elle vise à faire du Centre une zone stable et prospère où les communautés sont réconciliées et vivent en harmonie avec leurs voisins. Parallèlement, la mise en œuvre diligente et intelligente de l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d'Alger, demeure une priorité stratégique des autorités de la Transition, en tant qu'instrument pacifique de résolution durable de la crise, que traverse le Mali dans sa partie Nord.

Je dois dire que je suis particulièrement heureux des conclusions de la deuxième réunion de niveau décisionnel des parties à l'Accord, tenue à Bamako du 1er au 5 août 2022. Cette importante réunion, qui a regroupé les parties signataires et la Médiation internationale, a permis de lever certains obstacles afin de relancer le processus de mise en œuvre de l'Accord.

Poursuivant cette dynamique positive et progressive du processus de paix, la 6e réunion de haut niveau du Comité de suivi de l'accord (CSA) s'est tenue à Bamako il y a à peine quelques semaines, le 2 septembre 2022. Cette session du CSA est un signal fort de la volonté des parties à s'engager dans une nouvelle dynamique en vue de parachever la mise en œuvre de l'Accord. Je réaffirme ici notre attachement à ce processus dont la réussite demeure l'une des conditions sine qua non de la stabilité durable du Mali. C'est le lieu pour moi de saluer une fois de plus le rôle actif de l'Algérie et l'accompagnement de l'équipe de médiation internationale.Je n'oublie pas ici la situation des réfugiés maliens dans les pays voisins, que je salue au passage pour leur hospitalité à l'égard des nôtres. Je n'oublie pas non plus celle de nos compatriotes déplacés internes. Je veux les rassurer que le gouvernement du Mali reste très attentif à leur situation précaire et que tous nos efforts visent à créer les conditions propices à leur retour dans la sécurité et la dignité, en vue de leur participation effective, à la vie de la nation.

<strong>Monsieur le Président,</strong>

Dans sa difficile quête pour la paix, la stabilité et le développement durable, le peuple malien reste reconnaissant des efforts et des sacrifices consentis par la Minusma, de sa création en juillet 2013 à nos jours, visant à aider le Mali à restaurer son autorité sur l'ensemble de son territoire.

C'est pourquoi, je tiens à rendre hommage, au nom du peuple et du Gouvernement maliens, à la mémoire de toutes les victimes, maliennes comme étrangères, civiles comme militaires, tombées sur le champ d'honneur au Mali.

Cela dit, il nous faut reconnaître que près de 10 ans après son établissement, les objectifs pour lesquels la Minusma a été déployée au Mali ne sont pas atteints. Et ce, en dépit des nombreuses résolutions du Conseil de sécurité. C'est pourquoi, le gouvernement du Mali réitère sa demande, maintes fois exprimée, d'un changement de paradigme, d'une adaptation de la Minusma à l'environnement dans lequel elle est déployée et d'une meilleure articulation de cette mission avec les autorités maliennes.

Dans cette perspective, il est extrêmement important pour la Minusma de rester une force d'appui au Mali dans sa quête de stabilité. Le gouvernement du Mali dénonce les influences extérieures négatives et les tentatives d'instrumentalisation de certaines entités légalement présentes au Mali, pour servir des agendas cachés, y compris à travers l'exploitation de la question des droits de l'homme aux fins de déstabilisation.

Monsieur le Président,

Le monde se souviendra qu'après avoir été abandonné en plein vol, le 10 juin 2021, par la France qui a décidé unilatéralement de retirer la force Barkhane du Mali, mon pays a été ensuite poignardé dans le dos par les autorités françaises. La précision est d'autant plus utile que nous refusons tout amalgame avec le peuple français que nous respectons. Les autorités françaises profondément anti-françaises pour avoir renié les valeurs morales universelles et trahi le lourd héritage humaniste des philosophes des lumières, se sont transformées en une junte au service de l'obscurantisme.

Obscurantisme de la junte française nostalgique de pratique néocoloniale, condescendante, paternaliste et revancharde, qui a commandité et prémédité des sanctions inédites, illégales, illégitimes et inhumaines de la Cédéao et de l'Uémoa contre le Mali. Après plus de 10 ans d'insécurité ayant fait des milliers de morts, autant de réfugiés et de déplacés internes, n'est-ce pas un sacrilège de mettre une population malienne victime de l'insécurité dans un pays enclavé sous embargo pendant 7 mois, en procédant à la fermeture des frontières et la saisie des comptes financiers du Mali ?

Grâce à sa résilience et à la solidarité de pays amis et des peuples africains, le Peuple malien a tenu et a déjoué les pronostics de ses adversaires.

Obscurantisme de la junte française qui s'est rendue coupable d'instrumentalisation des différends ethniques, en oubliant si vite sa responsabilité dans le génocide contre les Tutsis au Rwanda, coupable également de tenter désespérément de diviser les maliens enfants d'une même famille.

Enfin, obscurantisme de la junte française, qui a violé l'espace aérien malien en y faisant voler des vecteurs aériens tels que des drones, des hélicoptères militaires et des avions de chasse, plus d'une cinquantaine de fois, en apportant des renseignements, des armes et munitions aux groupes terroristes.

Afin de se donner une bonne conscience, la junte française accuse le Mali de n'avoir pas été reconnaissant, en se gargarisant de la mort regrettable de 59 soldats français au Mali, lors de diverses opérations de lutte contre le terrorisme. A cette triste accusation, nous rappelons que dans la majorité des interventions d'officiels maliens et des cérémonies, nous rendons systématiquement un hommage à l'ensemble des victimes de l'insécurité au Mali sans distinction de nationalité, donc, y compris les 59 français décédés. Aussi, nous les invitons à ne pas s'arrêter en si bon chemin et de remonter le temps, en passant par leur intervention en Libye décriée par toute l'Afrique, sans oublier la participation forcée des milliers d'Africains à la 1ère et la seconde guerre mondiale, sans oublier la traite négrière qui explique l'essor économique de beaucoup de pays. Combien d'Africains sont-ils morts pour la France et le monde libre dans lequel nous sommes ?

<strong>Monsieur le Président,</strong>

Eu égard à la gravité des faits commis par la junte française, le Mali dans sa lettre en date du 15 août 2022, a demandé la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité des Nations unies. Cette réunion a pour objet de permettre au Mali de présenter les éléments de preuve en sa possession, démontrant que l'armée française a agressé en de maintes reprises, mon pays, en violant, de manière répétitive et fréquente l'espace aérien malien, sans autorisation des autorités maliennes et parfois en falsifiant des documents de vol.

Plus grave, Monsieur le Président, le Mali sera en mesure de prouver que la junte française a fourni des renseignements et des armes à des groupes terroristes.

Le gouvernement du Mali s'interroge sur les raisons qui poussent cet Etat membre permanent du Conseil de sécurité, de surcroît assurant la présidence de cet organe, à faire obstacle au débat, en vue de la manifestation de la vérité. Le monde doit être édifié sur les faits graves qui se sont déroulés au Mali et qui sont à la base de l'aggravation de l'insécurité et de la déstabilisation du Mali et du Sahel. Par la saisine du Conseil de sécurité, le gouvernement du Mali entend mettre cet important organe, chargé à titre principal du maintien de la paix et de la sécurité internationale, face à ses responsabilités et dénoncer les agissements de la junte française contre mon pays. Ces actes hostiles sont incompatibles avec la Charte des Nations unies et son statut de membre permanent. Il y va de la crédibilité de notre mécanisme commun, de l'efficacité de la lutte contre le terrorisme, mais surtout, il y va de l'intégrité de l'Organisation des Nations unies qui repose entre autres sur le respect des engagements internationaux, de la légalité internationale et de la Charte des Nations unies. M. le Président, il semble opportun pour le Mali de demander votre implication personnelle auprès du Conseil de sécurité des Nations unies, afin que notre demande aboutisse, pour que cesse la duplicité et la guerre par procuration imposée à mon pays.

<strong>Monsieur le Président,</strong>

Dans la lutte contre le terrorisme et l'extrémisme violent, le gouvernement du Mali est fortement interpellé sur la question des droits de l'Homme. Je tiens à souligner que les droits de l'homme, constituent avant tout des valeurs qu'incarne chaque Malien. Aussi, le gouvernement du Mali reste déterminé à les respecter et à les faire respecter, conformément à sa politique de tolérance zéro contre l'impunité. Et cela, par fidélité à nos valeurs ancestrales inscrites dans la Charte de Kurukanfuga proclamée en 1236 par l'Empereur du Mali Soundiata Kéita. Le Mali, berceau de grandes civilisations, héritier de grands empires, terre de brassage, d'hospitalité et de tolérance, fait de la promotion et de la défense des droits de l'homme une priorité nationale. C'est pourquoi, je réaffirme avec force que les opérations militaires des Forces de défense et de sécurité du Mali sont conduites dans le strict respect des droits de l'Homme et du droit international humanitaire. Cependant, comme je viens de le souligner, le gouvernement du Mali s'oppose avec véhémence à l'instrumentalisation de la question des droits de l'homme à des fins politiques, de positionnement, voire de chantage ou d'intimidation. De même, nous regrettons la sélectivité observée entre les droits des populations dont des villages entiers sont massacrés et rasés qui ne suscitent presque pas d'indignation particulière et la manipulation communicationnelle faisant passer des terroristes neutralisés sur le champ de bataille pour des civils innocents.

<strong>Monsieur le Président,</strong>

Pour terminer, je dirai que le peuple malien a décidé de prendre son destin en mains. Il soutient pleinement le gouvernement dans la Refondation du Mali ainsi que le retour à un ordre constitutionnel apaisé et sécurisé en mars 2024, à l'issue d'élections libres, crédibles et transparentes.

La réalisation de ces vastes chantiers exige du gouvernement de poursuivre et d'intensifier les efforts en vue de l'amélioration continue de la situation sécuritaire dans le pays et de la protection des personnes et de leurs biens. A cet égard, je me réjouis de la tenue à Lomé, le 6 septembre dernier, de la 3e réunion du Groupe de suivi et de soutien à la Transition. Les conclusions de cette importante rencontre, notamment la reconnaissance des progrès réalisés par la Transition et les appels lancés en faveur de la mobilisation de tous les partenaires du Mali pour consolider leur appui politique, économique, technique et financier à la République du Mali, ainsi que pour soutenir les efforts des Autorités de transition du Mali en vue d'un retour harmonieux à l'ordre constitutionnel. Je voudrais rappeler que la Transition au Mali, résulte de plusieurs années de dysfonctionnements de notre jeune démocratie, qui a engrangé quelques résultats positifs.

Malheureusement, à l'heure du bilan, les passifs sont plus importants que les actifs, d'où la survenance de la Transition. Je saisis cette opportunité qui m'est offerte pour remercier chaleureusement notre respecté aîné, S. E. le président Alassane Dramane Ouattara pour les sages et éclairés conseils, qu'il nous a prodigués dans son allocution mémorable à cette 77ème session de l'Assemblée générale des Nations unies. Je voudrais le rassurer que les autorités de la Transition malienne, n'ont d'autres objectifs que de faire des réformes politiques et institutionnelles, avant d'organiser des élections, tout en luttant obstinément contre le terrorisme. Ces réformes permettront d'améliorer la gouvernance et toutes les dispositions seront prises pour que la démocratie malienne soit la plus enviée au monde.

Dans ce chantier, nous prêterons une attention particulière au 3e mandat qui ne sera pas possible. Pour un public moins averti, le 3e mandat consiste pour un président de la République d'effectuer une manœuvre en 4 temps, en vue de conserver le pouvoir pour lui seul et son clan :

<strong>- Premier temps :</strong> Presqu'en fin de second mandat, donc en principe, non rééligible, il s'agit pour le président de la République sortant, de déclencher une révision constitutionnelle de manière non consensuelle ;

<strong>- Deuxième temps :</strong> Au cours de cette révision constitutionnelle, le président de la République sortant modifiera quelques dispositions constitutionnelles ;

<strong>- Troisième temps :</strong> Une fois la nouvelle Constitution adoptée, sur fond de crise politique naturellement, le président sortant devient candidat, en violation de la limitation du nombre de mandat à deux. Sa candidature est alors justifiée par l'adoption de la nouvelle Constitution et le prétexte est tout trouvé : la limitation du nombre de mandat à deux concernait l'ancienne Constitution. Par conséquent, il est candidat au regard de la nouvelle Constitution adoptée.

<strong>- Quatrième temps :</strong> Une farce électorale est organisée. Forcément, il remporte les élections et s'en suit une chasse impitoyable aux opposants politiques, dont certains sont arrêtés, d'autres s'exilent, et d'autres assassinés. Les allégeances sont obtenues grâce au pouvoir de l'argent, le clientélisme et les intimidations.

Dans un langage plus simplifié et en référence à une métaphore footballistique, le 3e mandat est une magie, c'est l'art de se dribbler soi-même tout en gardant le ballon.

Excellence M. le président Ouattara, vos conseils nous rappellent la triste histoire du chameau qui se moque de la bosse du dromadaire. Malgré les efforts tangibles de la Transition malienne dans la mise en œuvre des chronogrammes des réformes politiques et institutionnelles et celui des élections, salués par la communauté internationale, Mme la ministre des Affaires étrangères de la Junte française, à qui le Mali n'a pourtant rien demandé, a estimé qu'il n'y avait pas eu de progrès, oubliant que nul ne peut aimer le Mali, plus que les Maliens eux-mêmes. Sa position singulière et son adversité ne nous surprennent guère. Victor Hugo dans Claude Gueux a classé le genre humain en 2 catégories, en indiquant : "Qu'il y a des hommes qui sont fer et des hommes qui sont aimant", la ministre dont il s'agit, malheureusement, n'est ni fer, ni aimant, elle est hideusement sui generis.

Devant l'incertitude et les situations étrangères, le peuple malien adopte une attitude prudente, c'est ce que l'écrivain et le sage Amadou Hampaté Ba, met en relief, en conseillant dans <strong>"l'Etrange destin de Wangrin"</strong> que : <strong>"Si observer est une qualité, savoir se taire préserve de la calamité".</strong> Mme le ministre de la Junte française, le Mali vous conseille de vous contenter d'observer sa situation. C'est l'occasion pour moi de saluer les relations de coopération exemplaire et fructueuse entre le Mali et la Russie, tout en réaffirmant que le Mali reste ouvert à tous les partenaires qui souhaitent l'aider à relever les multiples défis qui l'assaillent, dans le respect strict de sa souveraineté, de son unité et de la dignité du peuple malien.

Le Mali rappelle que conformément à la vision du colonel Assimi Goïta, président de la Transition, chef de l'Etat, 3 principes guident l'action publique nationale :
<ol>
 	<li>Le respect de la souveraineté du Mali ;</li>
 	<li>Le Respect des choix stratégiques et de partenaires opérés par le Mali ;</li>
 	<li>La prise en compte des intérêts vitaux du peuple malien dans les décisions prises.</li>
</ol>
En application de ces principes, le Mali reste disposé à poursuivre et à renforcer ses relations de bon voisinage avec l'ensemble des pays qui l'entourent. De même, le Mali, fidèle à son engagement panafricain, continuera à œuvrer au sein des organisations sous régionales et régionales pour la réalisation de l'intégration africaine.

Egalement, l'atteinte des objectifs de la Transition, requiert l'accompagnement de l'ensemble des partenaires du Mali, y compris les Nations Unies. J'en appelle donc aux amis du Mali à rester mobilisés aux côtés du Gouvernement en vue de l'aider à relever ensemble ces défis importants.

Pour la grande majorité des Etats du Monde, convaincus par le respect mutuel et le partenariat gagnant-gagnant, je leur garantis que les portes du Mali leur sont grandement ouvertes et les maliens les accueilleront les bras ouverts. Pour la minorité qui serait tentée de ne pas respecter ces principes, nous leur promettons qu'ils feront face à des millions de <strong>"Assimi Goïta"</strong>, soucieux de défendre leur honneur, leur dignité et leurs intérêts vitaux. Je terminerai, en donnant deux conseils aux nostalgiques de la domination : ayez le sens de l'empathie en <em>"Traitant les autres comme vous voudrez être traité"</em> ou en <em>"Ne faisant pas aux autres ce que vous ne voudriez pas qu'on vous fasse".</em> Le second conseil, revoyez vos copies, revoyez vos modèles, revoyez vos logiciels pour intégrer le changement de mentalités et l'évolution du monde dans vos grilles de lecture et d'analyse, sortez du passé colonial et entendez la colère, la frustration, le rejet qui remontent des villes et campagnes africaines, des populations africaines, et comprenez que ce mouvement est inexorable. Grâce au principe de la multiplication fractale, vos intimidations et vos actions subversives n'ont fait que grossir le rang des Africains soucieux de préserver leur dignité, s'ils n'étaient qu'une centaine aux indépendances, aujourd'hui, nous sommes des millions et demain, tant que les paradigmes inégalitaires demeureront, nous serons des milliards. Le Mali et son peuple ne seront pas des spectateurs face aux assauts et l'adversité : pour chaque mot employé de travers, nous réagirons par réciprocité, pour chaque balle tirée contre nous, nous réagirons par réciprocité.

C'est à ce prix qu'une nouvelle ère sera une réalité, avec des solutions porteuses de changement pour relever des défis interdépendants, avec des Etats interdépendants et en valorisant l'Homme, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de propriété, de naissance ou de toute autre situation, tel que stipulé à l'article 2 de la Déclaration universelle des droits de l'Homme.

Que Dieu bénisse le Mali et préserve les Maliens, des forces obscurantistes et destructrices du monde !

Que Dieu bénisse l'Afrique et préserve les Africains des forces obscurantistes et destructrices du monde !

Que Dieu bénisse le monde et préserve l'humanité entière des forces obscurantistes et destructrices du monde !]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>M. Maleye Diop est le nouveau Représentant résident du Programme des Nations &#45;Unies pour le développement au Mali.</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/m-maleye-diop-est-le-nouveau-representant-resident-du-programme-des-nations-unies-pour-le-developpement-au-mali-2993360.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 30 Sep 2022 15:49:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Avant cette nomination, M. Diop était le Représentant résident du PNUD en République du Congo de 2019 à 2022.

Il a servi respectivement au PNUD, au gouvernement et dans le secteur privé dans son pays, le Sénégal en tant que Directeur Pays Adjoint des Programmes du PNUD Mali, Directeur Pays au PNUD Burkina Faso, Responsable mondial du Programme de partenariats public-privé pour la fourniture de services du PNUD travaillant dans les pays des 5 régions du PNUD (Afrique, Asie-Pacifique, Amérique latine et Caraïbes, États arabes, Europe de l'Est et CEI), basé à Pretoria/Johannesburg (Afrique du Sud). Il a aussi été Conseiller régional Afrique sur les partenariats public-privé, basé à New York USA.

Avant de rejoindre le PNUD en 2000, M. Diop a travaillé pendant 13 ans pour son pays d'origine, le Sénégal, au sein du gouvernement et du secteur privé : ministère de l’Urbanisme et de l'Habitat, ministère de l’Hydraulique, le Bureau de l'Organisation et des Méthodes à la Présidence de la République et dans le secteur privé comme ingénieur-conseil.

Diop a été Humphrey Fellow du gouvernement américain et Il est titulaire d'un diplôme d'études supérieures en politiques publiques avec spécialisation sur les partenariats public-privé de l'Université RUTGERS aux États-Unis ainsi que d'une maîtrise en gestion de projet de l'Université internationale de la francophonie au service du développement de l'Afrique (Université Léopold Sédar Senghor) d'Alexandrie (Égypte). Il est aussi détenteur d'un diplôme d’ingénieur de conception en Génie civil de l’Ecole Polytechnique de Thiès (Sénégal).

<strong>Adam MAIGA</strong>

<strong>Analyste en Communication</strong>

<strong>Programme des Nations Unies pour le développement</strong>

<strong>Badalabougou, Maison Commune des Nations Unies</strong>

BP 120 Bamako, Mali]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Discours du  PM, le Col Abdoulaye Maïga à l’ONU :  Ces vérités crues du nouveau Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/discours-du-pm-le-col-abdoulaye-maiga-a-lonu-ces-verites-crues-du-nouveau-mali-2993037.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/09/Abdoulaye-MAIGA-ONU-Ml.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Wed, 28 Sep 2022 14:39:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Horizon</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>L’on le savait bel orateur et très à l’aise dans ses prises de parole ; ce qui a motivé sa désignation comme porte-parole du gouvernement de Transition. Par son discours du samedi 24 septembre dernier à la tribune de l’ONU, le Premier ministre par intérim, le Colonel Abdoulaye Maïga a encore sonné la révolte et a été largement apprécié par  des millions de compatriotes maliens, mais aussi Africains et d’ailleurs.</em></strong>

Le Premier ministre par intérim, le Colonel Abdoulaye Maïga a, dans son discours, remis le secrétaire général de l’ONU a sa place, sans omettre le président en exercice de la CEDEAO, avant de tacler le président nigérien ? Président en exercice de la CEDEAO, M. Umaro Sissoco Embalo, qui se plaisait à imiter le diplomate onusien, le Colonel Abdoulaye Maïga fustige « le principe de mimétisme ». Tout en lui conseillant de ne pas banaliser la CEDEAO par des positions pour faire plaisir à certaines puissances étrangères.

<strong>Mohamed Bazoum remis à sa place pour le respect dû au Mali</strong>

« A l’endroit de M. Bazoum, il remarquera que le Gouvernement de la Transition n’a pour le moment jamais réagi à ses propos injurieux pour deux raisons cumulatives. La première raison tient au respect de l’héritage laissé par nos ancêtres, qui consiste à ne pas répondre aux injures par des injures. La seconde raison relève de l’identité de M. Bazoum, l’étranger qui se réclame du Niger. Nous savons que le peuple nigérien frère du Mali, se distingue par des valeurs sociétales, culturelles et religieuses très riches. M. Bazoum n’est pas un Nigérien, son comportement nous réconforte totalement dans notre constat…. »

Pour le Représentant du Mali à cette tribune de l’ONU, il est inacceptable aussi bien à Bamako qu’ailleurs de voir débarquer dans un aéroport « des militaires ayant dissimulé leurs identités, en mettant sur leurs passeports qu’ils sont peintres, maçons etc... avec des armes. « S’ils ne l’acceptent pas, en tant qu’Etat, si cela n’est pas possible à Lisbonne ou ailleurs, le Mali non plus ne l’acceptera pas en tant qu’Etat et ce ne sera pas non plus possible à Bamako ou dans une autre localité malienne », a-t-il martelé.

Par ailleurs, faut-il rappeler que le thème évocateur de cette 77<sup>ème</sup> assemblée générale des Nations Unies est « Une nouvelle ère : des solutions porteuses de changement pour relever des défis interdépendants » ? Ce thème, dira le Colonel Maïga, suscite l’espoir de meilleurs jours pour le Mali, à la condition que le bilan sans complaisance de l’ancienne ère soit établi, que les enseignements soient tirés et que des recommandations objectives soient formulées. Ce qui a permis à l’orateur de présenter la situation du pays en termes d’évolution de la Transition en cours. Il s’agit essentiellement des préparatifs organisationnels au retour à l’ordre constitutionnel au plus tard en mars 2024. Cela passera par les efforts pour améliorer la sécurité, mener des réformes majeures, etc.

Dans ce sens, le Premier ministre Maïga a souligné que le Mali est le seul pays au monde accablé au même moment par « le terrorisme, les conflits communautaires manipulés par les terroristes et leurs sponsors étatiques étrangers, la criminalité transnationale organisée et les actions violentes d’individus isolés ».

<strong>Reconnaissance, mais besoin de revoir les mécanismes</strong>

« Dans sa difficile quête pour la paix, la stabilité et le développement durable, le peuple malien reste reconnaissant des efforts et des sacrifices consentis par la MINUSMA, de sa création en juillet 2013 à nos jours, visant à aider le Mali à restaurer son autorité sur l’ensemble de son territoire.

C’est pourquoi, je tiens à rendre hommage, au nom du peuple et du Gouvernement maliens, à la mémoire de toutes les victimes, maliennes comme étrangères, civiles comme militaires, tombées sur le champ d’honneur au Mali.

Cela dit, il nous faut reconnaître que près de 10 ans après son établissement, les objectifs pour lesquels la MINUSMA a été déployée au Mali ne sont pas atteints. Et ce, en dépit des nombreuses résolutions du Conseil de sécurité.

C’est pourquoi, le Gouvernement du Mali réitère sa demande, maintes fois exprimée, d’un changement de paradigme, d’une adaptation de la MINUSMA à l’environnement dans lequel elle est déployée et d’une meilleure articulation de cette mission avec les autorités maliennes », a souligné le Colonel Abdoulaye Maïga. Et de dénoncer « les influences extérieures négatives et les tentatives d’instrumentalisation de certaines entités légalement présentes au Mali, pour servir des agendas cachés, y compris à travers l’exploitation de la question des droits de l’homme aux fins de déstabilisation ».

<strong>Obscurantisme de la junte française…</strong>

Pour le locataire provisoire de la primature du Mali, le monde se souviendra qu’après avoir été abandonné en plein vol, le 10 juin 2021, par la France qui a décidé unilatéralement de retirer la force Barkhane du Mali, le pays a été ensuite poignardé dans le dos par les autorités françaises. « La précision est d’autant plus utile que nous refusons tout amalgame avec le peuple français que nous respectons », a-t-il indiqué. Avant d’enfoncer le clou contre la politique française fortement néocolonialiste.

Et le colonel Abdoulaye Maïga d’ajouter : « Obscurantisme de la junte française nostalgique de pratique néocoloniale, condescendante, paternaliste et revancharde, qui a commandité et prémédité des sanctions inédites, illégales, illégitimes et inhumaines de la CEDEAO et de l’UEMOA contre le Mali. Après plus de 10 ans d’insécurité ayant fait des milliers de morts, autant de réfugiés et de déplacés internes, n’est-ce pas un sacrilège de mettre une population malienne victime de l’insécurité dans un pays enclavé sous embargo pendant 7 mois, en procédant à la fermeture des frontières et la saisie des comptes financiers du Mali ?

Grâce à sa résilience et à la solidarité de pays amis et des peuples africains, le Peuple malien a tenu et a déjoué les pronostics de ses adversaires.

Obscurantisme de la junte française qui s’est rendue coupable d’instrumentalisation des différends ethniques, en oubliant si vite sa responsabilité dans le génocide contre les Tutsis au Rwanda, coupable également de tenter désespérément de diviser les maliens enfants d’une même famille.

Enfin, obscurantisme de la junte française, qui a violé l’espace aérien malien en y faisant voler des vecteurs aériens tels que des drones, des hélicoptères militaires et des avions de chasse, plus d’une cinquantaine de fois, en apportant des renseignements, des armes et munitions aux groupes terroristes.

Afin de se donner une bonne conscience, la junte française accuse le Mali de n’avoir pas été reconnaissant, en se gargarisant de la mort regrettable de 59 soldats français au Mali, lors de diverses opérations de lutte contre le terrorisme. A cette triste accusation, nous rappelons que dans la majorité des interventions d’officiels maliens et des cérémonies, nous rendons systématiquement un hommage à l’ensemble des victimes de l’insécurité au Mali sans distinction de nationalité, donc, y compris les 59 français décédés. Aussi, nous les invitons à ne pas s’arrêter en si bon chemin et de remonter le temps, en passant par leur intervention en Libye décriée par toute l’Afrique, sans oublier la participation forcée des milliers d’Africains à la 1ère et la seconde guerre mondiale, sans oublier la traite négrière qui explique l’essor économique de beaucoup de pays. Combien d’Africains sont-ils morts pour la France et le monde libre dans lequel nous sommes ? »

<strong>La France prise la main dans le sac…</strong>

Et l’orateur de mettre l’accent sur « la gravité des faits commis par la junte française, le Mali dans sa lettre en date du 15 août 2022, a demandé la tenue d’une réunion d’urgence du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Cette réunion a pour objet de permettre au Mali de présenter les éléments de preuve en sa possession, démontrant que l’armée française a agressé en de maintes reprises, mon pays, en violant, de manière répétitive et fréquente l’espace aérien malien, sans autorisation des autorités maliennes et parfois en falsifiant des documents de vol….

Par la saisine du Conseil de sécurité, le Gouvernement du Mali entend mettre cet important organe, chargé à titre principal du maintien de la paix et de la sécurité internationale, face à ses responsabilités et dénoncer les agissements de la junte française contre mon pays. Ces actes hostiles sont incompatibles avec la Charte des Nations Unies et son statut de membre permanent….. ».

Pour le Premier ministre par intérim, le Mali sera désormais intraitable sur 3 principes : le respect de sa souveraineté; le respect des choix stratégiques et de partenaires opérés par le Mali, la prise en compte des intérêts vitaux du peuple malien dans les décisions prises….

En définitive, en regardant droit dans les yeux, les dirigeants des pays du monde pour asséner ces véritables qui tiennent beaucoup à cœur les Maliens, le colonel Abdoulaye Maïga, à peine monté à la primature, a apporté au cœur de ses compatriotes. C’est pourquoi ils ont été très nombreux ces Maliens, ces Africains et des millions d’habitants du monde à avoir longuement applaudi cette intervention historique de ce digne héritier des Firhoun Maïga, Sonni Ali Ber et autres Modibo Kéita. Un discours qui a permis d’adopter définitivement le Colonel Abdoulaye Maïga, cette nouvelle figure du renouveau de la nation malienne que plus jamais, personne n’osera mépriser. Une sortie  fortement appréciable qui permettra au chef de l’Etat, le Colonel Assimi Goïta, confient certains observateurs, de signer le décret de confirmation du Colonel Abdoulaye Maïga comme Premier ministre, en remplacement de Dr Choguel Kokalla Maïga, en repos médical forcé depuis plus d’un mois.

<strong>Bruno D SEGBEDJI</strong>]]> </content:encoded>
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<title>ONU, Cedeao, France, Ado, Bazoum, Embaló҄҄…   Le PM&#45;I Abdoulaye Maïga remet chacun à place sans complexe à la tribune des Nations unies</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/onu-cedeao-france-ado-bazoum-embalo%25d2%2584%25d2%2584-le-pm-i-abdoulaye-maiga-remet-chacun-a-place-sans-complexe-a-la-tribune-des-nations-unies-2993031.html</link>
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<pubDate>Wed, 28 Sep 2022 12:37:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Il était très attendu après le remarquable discours de Dr Choguel Kokalla Maïga à la même tribune le 25 septembre 2021. Et il n’a pas déçu les Maliens et les Africains désireux de s’émanciper de toutes les dominations. Samedi dernier (24 septembre 2022), le Premier ministre par intérim (PM-I) s’est aussi illustré par un brillant et très engagé discours devant la 77e session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, aux Etats-Unis. L’ONU, la Cédéao, Alassane Dramane Ouattara, la France d’Emmanuel Macron, Mohamed Bazoum et le nouveau valet de la France-Afrique (Umaro Sissoco Embaló de la Guinée Bissau) ont été tous remis à leur place sans ambages et sans complexe par le Colonel Abdoulaye Maïga.</strong>

S’adressant au Secrétaire général de l’ONU, M. António Guterres, le Colonel Abdoulaye Maïga a reconnu, «<em>nous sommes convaincus que vous êtes un ami du Mali et du Sahel</em>». Mais, selon un adage de notre pays, l’amitié ne doit pas empêcher de se dire la vérité. «<em>L’amitié reposant sur la sincérité, souffrez que je vous exprime mon profond désaccord suite à votre récente sortie médiatique, au cours de laquelle vous prenez position et vous vous exprimez sur l’affaire des 46 mercenaires ivoiriens, une affaire bilatérale et judiciaire entre deux pays frères</em>», a enchaîné le PM-I. Pour lui, il est évident que la «<em>qualification judiciaire des infractions liées à cette affaire</em>» ne relève pas des attributions du Secrétaire général des Nations unies.

Et c’est fort logiquement que le Mali s’en tient scrupuleusement à la Note Verbale de la MINUSMA (MINUSMA/PROT/NV/226/2022 du 22 juillet 2022), dans laquelle, il ressort clairement qu’il n’existe pas de liens entre les 49 mercenaires et les Nations unies. «<em>Les récentes synchronisations des actions et l’harmonisation des éléments de langage consistant à faire passer le Mali du statut de victime à celui de coupable dans cette affaire des mercenaires, sont sans effets</em>», a assuré le chef du gouvernement par intérim. «<em>Devant Dieu et en leur âme et conscience, nous demandons à ceux qui réfutent notre version, d’indiquer s’ils accepteront que des militaires ayant dissimulé leurs identités, en mettant sur leurs passeports qu’ils sont peintres, maçons… débarquent avec des armes dans leur aéroport, sans que le pays de destination n’ait été au préalable informé et dans le dessein funeste de déstabiliser ce pays</em>», a souligné le Colonel Abdoulaye Maïga en défiant la Côte d’Ivoire et ses soutiens dans la Cédéao et à l’ONU. «<em>S’ils ne l’acceptent pas, en tant qu’Etat, si cela n’est pas possible ailleurs, le Mali non plus ne l’acceptera pas en tant qu’Etat…</em>», a-t-il précisé.

A la tribune de l’ONU samedi dernier, tous ceux qui s’y sont acharnés sur notre pays, dont le seul tort est de réaffirmer sa souveraineté sur une menace à sa stabilité, ont eu la réponse méritée. Le 18 août dernier, les jeunes officiers n’ont pas pris le pouvoir par mégalomanie, mais parce qu’ils veulent donner au pays une opportunité de sortir de l’ornière par l’instauration d’une gouvernance vertueuse. Ainsi, a rappelé le PM-I, «<em>la Transition au Mali résulte de plusieurs années de dysfonctionnements de notre jeune démocratie, qui a engrangé quelques résultats positifs. Malheureusement, à l’heure du bilan, les passifs sont plus</em> importants <em>que les actifs, d’où la survenance de la Transition</em>».

<strong>Une démocratie enviée dans le monde car ne faisant pas de place à un 3e mandat à la présidence</strong>

Pour lui, l’occasion était bonne pour «<em>remercier chaleureusement notre respecté aîné, le président Alassane Dramane Ouattara pour les sages et éclairés conseils, qu’il nous a prodigués dans son allocution mémorable à cette 77e session de l’Assemblée générale des Nations unies</em>». Et de le rassurer que les autorités de la Transition malienne, n’ont d’autres objectifs que de faire des réformes politiques et institutionnelles, avant d’organiser des élections, tout en luttant obstinément contre le terrorisme.

«<em>Ces réformes permettront d’améliorer la gouvernance et toutes les dispositions seront prises pour que la démocratie malienne soit la plus enviée au monde</em>», a poursuivi Abdoulaye Maïga. «<em>Dans ce chantier, nous prêterons une attention particulière au 3e mandat qui ne sera pas possible. Pour un public moins averti, le 3e mandat consiste pour un président de la République d’effectuer une manœuvre en 4 temps, en vue de conserver le pouvoir pour lui seul et son clan</em>», a-t-il ironisé à  propos d’ADO.

«<em>Dans un langage plus simplifié et en référence à une métaphore footballistique, le 3e mandat est une magie ; c’est l’art de se dribbler soi-même tout en gardant le ballon. Excellence Monsieur le président Ouattara, vos conseils nous rappellent la triste histoire du chameau qui se moque de la bosse du dromadaire</em>», a précisé le Colonel Maïga.

Depuis qu’il est adoubé par la France de Macron et qu’il a pris les commandes de la Cédéao, le président Umaro Sissoco Embaló de la Guinée Bissau ne ménage plus ses critiques partisans et avilissants à l’égard de notre pays. C’est pourquoi le Premier ministre par intérim lui a conseillé de prendre conscience qu’il est «<em>le dépositaire d’un lourd héritage et de plusieurs sacrifices qui ont fait la renommée de cette Organisation. La dynamique ayant fait la grandeur de la Cédéao ne doit pas être brisée</em>».

Mieux, le gouvernement prend acte de «<em>la menace de sanctions proférée contre le Mali. Et, loin d’être impressionné par des sanctions, je voudrais signaler au président en exercice de la Cédéao, qu’à la fin de son mandat, les peuples ouest-africains le jugeront sur les efforts qu’il a fournis pour améliorer les conditions de vie des populations et non sur des show médiatiques servant des agendas étrangers</em>».

Dans ce révoltant exercice de dénigrer notre pays, Embaló a emboîté le pas à  Mohamed Bazoum du Niger, dont les propos injurieux laissent pour le moment nos autorités de marbre. Et cela parce que «<em>l’héritage laissé par nos ancêtres</em>» ne nous autorise pas à «<em>répondre aux injures par des injures</em>». Et aussi parce que​ ​les autorités maliennes considèrent que «<em>Mohamed Bazoum n’est pas un nigérien</em>» digne de ce nom et son comportement les réconforte totalement dans ce constat.

La France, dont les Ado, Bazoum et Embaló sont les valets, n’a pas été non plus épargnée par le Premier ministre par intérim à la tribune de l’ONU. Et cela pour de très bonnes raisons !

<strong>Moussa Bolly</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le PM malien à la tribune de l’ONU n&amp;apos;épargne personne :  Abdoulaye Maïga produit du Choguel Maïga bonifié</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/le-pm-malien-a-la-tribune-de-lonu-nepargne-personne-abdoulaye-maiga-produit-du-choguel-maiga-bonifie-2992979.html</link>
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<pubDate>Wed, 28 Sep 2022 10:45:56 +0000</pubDate>
<dc:creator>Nouveau Réveil</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Lors de l'avant-dernière journée de la 77e Assemblée générale des Nations unies, le colonel Abdoulaye Maïga, Premier ministre </strong><strong>(Pm) par intérim du Mali est venu en force avec une délégation et une trentaine de manifestants hostiles à la France. Dans un discours très offensif, il a multiplié les critiques virulentes, notamment à l'égard de la France, la Côte d'Ivoire, le Niger et la Guinée Bissau.  </strong>

Solennel, froid, en grand bazin blanc, Abdoulaye Maïga n’a épargné personne lorsqu'est venu le moment pour lui de prendre la parole à la tribune de l'ONU. Ni Antonio Guterres, le Secrétaire général des Nations unies, à qui il a aimablement rappelé qu’il n’était pas un « chef d’État ». Ni le président bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embaló, qui préside la CEDEAO (Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest). Ni le président nigérien, Mohamed Bazoum, qualifié « d’étranger qui se réclame du Niger ».

Le successeur de Choguel Maïga a invité le numéro 1 de la Guinée-Bissau et par ailleurs président en exercice de la CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest), Umaro Sissoco Embalo, à ne pas confondre « le principe de subsidiarité » qui existe entre la CEDEAO et les Nations unies et le principe de mimétisme. Il est fait référence ici au fait que le président Embalo s’est aligné sur la lecture du patron de l’ONU, selon laquelle les 49 soldats ivoiriens détenus au Mali, ne sont pas des mercenaires. Le colonel Maïga a également signifié à Embalo, la nécessité de ne pas briser « la dynamique ayant fait la grandeur de la CEDEAO ». Au président nigérien, le colonel Maïga a adressé des mots qui font froid dans le dos. Parlant en effet de lui, il a utilisé le vocable « d’étranger qui se réclame du Niger ».

Mais ses attaques les plus létales ont visé la France, avec une formule répétée trois fois sous les applaudissements de sa délégation : « Les autorités françaises, profondément anti-françaises pour avoir renié les valeurs morales universelles, ont trahi le lourd héritage humaniste des philosophes des Lumières et se sont transformées en une junte au service de l'obscurantisme. »

<strong>Seul Sekou Touré a employé le même champ lexical </strong>

À  Jupiter, c’est-à-dire le président Macron, le colonel Abdoulaye Maïga a fait observer que c’est la France qui « soutient et arme les terroristes » et qu’i dispose de preuves pour le Conseil de sécurité. . Une « junte française » qui « instrumentalise » des droits de l’Homme pourtant « respectés » au Mali.

En somme, pour le Premier ministre malien, le comportement de l’ancienne puissance coloniale à l’endroit de son pays, est une trahison « du lourd héritage humaniste des philosophes des lumières… » Les mots choisis sont durs et l’on peut se risquer à dire que seul Sékou Touré a employé le même champ lexical pour décrire l’attitude de la France vis-à-vis de son pays. Et cela s’est passé dans un contexte où la France était en rupture totale avec la Guinée à cause du « Non » de Sékou Touré lors du référendum instituant la communauté franco-africaine proposée par De Gaulle en 1958 à ses anciennes colonies. Touré, à l’époque, avait associé à ses diatribes anti-françaises, Senghor et Houphouët Boigny, considérés alors comme des valets locaux de l’impérialisme de l’ancienne puissance coloniale.

Aujourd’hui, Assimi Goïta et ses camarades sont dans la même posture. Et c’est l’Ivoirien Alassane Ouattara qui fait office, à leurs yeux, de suppôt de l’impérialisme français. En tout cas, les autorités maliennes voient derrière tout ce qui se trame contre leur pays ou ce qui se dit de mal contre le Mali, la main de l’enfant de Kong. Selon elles, Embalo et autre Bazoum ne sont que les garçons de courses ou les « bons petits » de ce dernier. Les récriminations des autorités du Mali sont d’autant plus virulentes à l’endroit de Ouattara que pour elles, le président ivoirien n’est pas moins putschiste qu’elles, lui qui s’est rendu coupable d’un coup d’état constitutionnel dans son pays pour s’octroyer un troisième mandat.

Sur l’affaire des 46 soldats ivoiriens détenus au Mali, rien de nouveau. Les autorités de Bamako « ne s’ingèrent pas dans les affaires judiciaires », a juré Abdoulaye Maïga : « Les récentes synchronisations des actions et l'organisation des éléments de langage, consistant à faire passer le Mali, mon pays, du statut de victime à celui de coupable dans cette affaire des mercenaires, sont évidemment sans effet. »

<strong>Le discours du PM malien peut amener les uns et les autres à se poser des questions</strong>

C’est cette réalité que le Premier ministre malien a décrite à la 77<sup>e</sup> Assemblée générale de l’ONU, quand il rappelle l’histoire « du chameau qui se moque du dromadaire ». En réalité, Abdoulaye Maïga a produit du Choguel Maïga bonifié. En effet, son prédécesseur, il y a un an à la même tribune, à propos du retrait de Barkhane décidé par Macron, a pu parler de « lâchage du Mali en plein vol par la France ». Aujourd’hui, Abdoulaye Maïga enfonce le clou en parlant d’une France qui « soutient et arme » les terroristes. Il reste à se demander si ce discours martial suffira à faire bouger les lignes. Ce long et virulent narratif du Premier ministre a certainement des aspects où on peut trouver à redire. Mais, par endroits, le Premier ministre a dit tout haut ce que beaucoup de citoyens africains pensent tout bas. Sa référence au troisième mandat de Ouattara, qu’il juge aussi condamnable que les coups d’état militaires, tient par exemple la route. D’ailleurs, en comparant le nombre de victimes occasionnées par les deux cas, on peut dire que le 3<sup>e</sup> mandat de Ouattara a fait plus de dégâts en termes de morts que ne l’a fait le coup d’État de Goïta au Mali. Certaines récriminations faites à la France peuvent paraître aux yeux de certains Africains, exagérées. Mais, elles peuvent amener Paris à revoir son approche de la question terroriste au Sahel. La France doit d’autant plus la revoir que les opinions publiques africaines, de plus en plus, sont critiques vis-à-vis de nos ancêtres Les Gaulois. Même au sein de l’hexagone, des voix s’élèvent pour inviter les autorités à revoir leur copie en matière de lutte contre le terrorisme au Sahel.  Le Conseil de sécurité de l’ONU, auprès duquel le Mali a sollicité une réunion pour, dit-il, présenter des preuves que la France soutient des groupes terroristes au Sahel, en a aussi pris pour son grade. Bamako dénonce la lenteur observée par l’institution que dirige Antonio Gueterres pour répondre à sa sollicitation.

Pour le colonel Abdoulaye Maïga, cette attitude de l’ONU n’est pas innocente, ce d’autant plus que le Mali détient des preuves qu’il est prêt à lui présenter. Si la volonté de Bamako était de mettre cette organisation onusienne face à ses responsabilités, le Mali aura réussi. De ce point de vue, on peut dire que le discours du Premier ministre peut amener les uns et les autres à se poser des questions, les vraies. Car, ce qui est en jeu ici, c’est la survie même des pays du Sahel.

En attendant, un engagement a été pris : des élections libres en 2024, pour un Mali « libéré des forces obscurantistes et destructrices du monde ».

<strong>Jean Pierre James </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>ONU : Bamako choisi d’élargir le cercle des hostilités</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/onu-bamako-choisi-delargir-le-cercle-des-hostilites-2992811.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 27 Sep 2022 09:56:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le passage tant scruté du chef de la délégation malienne sur la tribune onusienne continue de défrayer la chronique et d’alimenter les discussions, tant elle étonne par son caractère atypique. Intervenue dans un contexte d’adversité et de bruyante passe d’armes son soldées avec la France, depuis une année, l’intervention du Premier ministre par intérim, Abdoulaye Maïga, a vraisemblablement voulu rééditer le malaise provoqué par son prédécesseur à la même place. Le tollé est peut-être réussi, mais la consistance, la teneur et le niveau du langage laissent manifestement à désirer pour un message destiné à la consommation universelle. Et pour cause, l’accessoire l’aura largement emporté sur l’essentiel et les préoccupations collectives reléguées au profit de règlement des comptes individuelles sur fond de tirs croisés dans une abondance plutôt ennuyeuse par moment. Ils ont notamment ciblé en premier lieu le président en exercice de la CEDEAO, Umaru Emballo Sissoko de Guinée Bissau, pris à partie pour sa prise de position en faveur d’une libération des 46 soldats ivoiriens, avant même que l’organisation sous-régionale ne tranche dans le même sens. C’est pour les mêmes peccadilles que le président nigérien a mérité à son tour d’être déchu de sa nationalité par le chef du Gouvernement par intérim du Mali, tandis que son homologue de la Côte d’Ivoire était indexé sur la gênante question de son troisième mandat à la tête de son pays. Et dire que l’hostilité avec les trois chefs d’Etat a également déteint sur les rapports avec la CEDEAO dont une délégation, attendue à Bamako dans le cadre d’un dénouement de la crise des ivoiro-malienne, a vu son calendrier de visite unilatéralement ajourné pour contrainte d’agenda.  Comme on s’y attendait la France n’a pas été épargnée sur la tribune onusienne. Mais, pendant que l’opinion et le monde entier attendait des éléments de preuves plus détaillés sur les accusations portées par le Mali devant le Conseil de sécurité, le public n’en saura pas plus que les mêmes affirmations superficielles de complicité entre Paris et les djihadistes que les forces françaises dotent d’armements et d’informations pour combattre l’armée malienne. Le public aura été en revanche bien servi en diatribes et persiflages hostiles à France dont les dirigeants ont mérite à leur tour le qualificatif d’une junte obscurantiste indigne des valeurs qu’incarnent les philosophes français des Lumières. Quant aux preuves de collusion avec les terroristes, le chef de la délégation a laissé entendre qu’il l’es réserve au Conseil de sécurité de l’ONU au niveau  duquel aucune suite n’a été donnée à la plainte des autorités maliennes ainsi qu’à leur demande d’être entendu sur la question.
Par-delà la France et les autorités chef d’Etat de la CEDEAO, le cercle des hostilités s’est élargi au Secrétaire général de l’ONU en personne pour son indélicatesse d’avoir osé opiner sur le statut des 46 militaires ivoiriens qu’il a qualifiés de non-mercenaires.  Les autorités maliennes, par la voix de Premier ministre par intérim et porte-parole du Gouvernement, estiment en effet qu’il outrepasse ses prérogatives et jugent inconcevable qu’il tranche une affaire pendante devant la justice malienne.
La tribune exceptionnelle de l’ONU a été ainsi exploitée en deçà des profits que pouvait en tirer un pays assailli par d’innombrables défis existentiels relégués au nom de détails sur les 46 soldats ivoiriens détenus et des comptes non soldés de la rupture avec la France.

<strong>A KEÏTA</strong>
<table>
<tbody>
<tr>
<td></td>
<td></td>
</tr>
</tbody>
</table>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>77e Assemblée générale de l&amp;apos;ONU: &amp;quot;L&amp;apos;Algérie appelle à sortir de la logique de la gestion des crises&amp;quot;</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/77e-assemblee-generale-de-lonu-lalgerie-appelle-a-sortir-de-la-logique-de-la-gestion-des-crises-2992828.html</link>
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<pubDate>Tue, 27 Sep 2022 06:20:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>- Le chef de la diplomatie algérienne a réitéré l'engagement de son pays "à contribuer à l'instauration de la paix et de la sécurité dans le monde"</strong>

Le ministre algérien des affaires étrangères, Ramtane Lamamra a appelé, ce lundi à New York, la communauté internationale à aller vers la recherche de solutions aux crises et abandonner la logique qui consiste à les gérer.

"L’Algérie insiste sur la nécessité de sortir de la logique de gestion de crise par la communauté internationale pour se concentrer davantage sur la recherche de solutions" a-t-il déclaré lors de son intervention devant les participants à la 77e session de l'Assemblée générale de l'ONU.

Le chef de la diplomatie algérienne a réitéré, à l'occasion, l'engagement de son pays "à contribuer à l'instauration de la paix et de la sécurité dans le monde", en rappelant les "positions de principe" et "son attachement aux principes de non-alignement, de par son histoire et ses riches expériences en matière de médiation internationale". Ramtane Lamamra a évoqué en premier la crise ukrainienne et ses répercussions sur le monde.

"Notre session se tient dans un contexte marqué par une montée des tensions qui laisse présager des répercussions dangereuses sur le système des relations internationales, au vu, notamment, du retour du phénomène de polarisation, comme c’est le cas avec la crise en Ukraine et ses répercussions négatives, susceptibles d’accroître l’ampleur des défis existentiels auxquels font face les peuples du monde dans divers domaines vitaux", a-t-il affirmé.

Selon lui, cette "situation, avec ses complexités et ses implications, dont les contours sont difficilement prévisibles dans les circonstances actuelles, met plus que jamais en évidence les déséquilibres systémiques qui caractérisent les mécanismes de gouvernance mondiale".

Dans ce sens, il a plaidé pour un nouveau système mondial plus équitable. Il a suggéré de remédier à la situation induite par la guerre en Ukraine dans le cadre d’une "approche qui assure l’égalité et l’équité entre tous les pays et mettre fin à la marginalisation de longue date dont souffrent les pays en développement".

Toujours en énumérant les crises, Ramtane Lamamra a évoqué longuement le conflit palestinien et les démarches entreprises par l'Algérie pour la paix au Moyen orient.

L'Algérie, a-t-il indiqué, s’apprête à accueillir le sommet arabe les 1er et 2 novembre prochain et "aspire à faire de cet événement une étape déterminante dans l’action arabe commune, afin d’assurer une contribution effective du monde arabe à relever les défis actuels sur les scènes régionale et internationale".

"L'Algérie poursuit ses efforts visant à renforcer l’unité nationale entre les frères palestiniens. De cette tribune, je réaffirme que la résolution de la question palestinienne demeure la clef de voûte pour le rétablissement de la sécurité et la stabilité dans la région du Moyen-Orient, en consacrant le droit du peuple palestinien frère à établir son État indépendant dans le cadre des frontières du 4 juin 1967, ainsi que la fin de l’occupation de toutes les terres arabes, conformément aux résolutions pertinentes des Nations Unies et à l’Initiative arabe de paix", a-t-il soutenu.

Sur la question du Sahara Occidental, le diplomate algérien a rappelé la position de son pays, tout en invitant l’ONU à "redoubler les efforts", à travers l’envoyé personnel de son SG, afin de "permettre aux deux parties au conflit, les deux États membres de l’Union Africaine, le Maroc et la République sahraouie, à reprendre le processus des négociations directes en vue de parvenir à une solution politique acceptable aux deux parties dans le cadre de la légalité internationale".

Concernant le Mali, le chef de la diplomatie algérienne a appelé au nom de l’Algérie la communauté internationale à "soutenir les parties maliennes dans le but d’accélérer le rythme de concrétisation de leurs engagements en vertu de l’accord, notamment à la lumière de la délicate phase de transition que traverse ce pays".

Sur la crise libyenne, Ramtane Lamamra a estimé que "la solution demeure dans la non-ingérence étrangère dans les affaires de ce pays, et la tenue d’élections libres".

"Une fois de plus, il est inévitable de s’attaquer en priorité au cœur de la crise en mettant fin à l’ingérence étrangère sous ses diverses formes dans les affaires de ce pays frère et en accompagnant les parties libyennes vers la formulation du consensus nécessaire pour avancer vers la réalisation des objectifs de la réconciliation nationale et l’organisation d’élections libres et régulières, qui répondent aux aspirations du peuple libyen à construire un État démocratique et moderne", a-t-il conclu.

<strong>Source: https://www.aa.com.tr/fr</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Discours du Col Abdoulaye Maïga à l’ONU :  Moussa Mara déplore « le ton belliqueux» employé vis&#45;à&#45;vis de certains partenaires</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/discours-du-col-abdoulaye-maiga-a-lonu-moussa-mara-deplore-le-ton-belliqueux-employe-vis-a-vis-de-certains-partenaires-2992818.html</link>
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<pubDate>Tue, 27 Sep 2022 04:16:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les premières réactions au sein de la classe politique malienne  commencent à s'étaler suite à l’intervention du Premier ministre  par intérim  à la Tribune de l’ONU. L’ancien premier ministre, Moussa Mara, dit « déplorer le ton belliqueux » du chef du gouvernement à l’endroit des dirigeants des  pays voisins.  </em></strong>

<em> </em>Le discours mémorable du Premier Ministre par intérim à la tribune de l’ONU le samedi 24 septembre 2022 ne bénéficie pas du soutien de toutes les composantes de la classe politique malienne.  Trois jours après la tenue de ces propos,  l’ancien président du parti Yelema exprime clairement  son opposition à ces déclarations qui engagent le peuple malien devant le monde entier.  Dans sa déclaration, Moussa Mara  note un seul point positif  dans le discours tenu  par le Colonel Abdoulaye Maïga à la tribune des Nations-Unies, qui, selon lui,  se rapporte sur l’attachement du gouvernement « au respect des droits de l’Homme, à l’application de l’Accord pour la Paix, le retour à l’ordre constitutionnel et à une résolution des crises ».

En revanche, il a regretté le ton utilisé  par le chef du gouvernement. « <em>Je déplore le ton belliqueux employé vis-à-vis de certains partenaires, particulièrement ceux de notre espace sous-régional et qui risquent malheureusement de détériorer les relations de bon voisinage avec ces pays qui nous entourent »</em>, a déploré l’ancien premier ministre.  Poursuivant que <em>  « le temps significatif consacré à répondre à des commentaires à notre endroit, aurait pu être mis à profit pour mettre en évidence les préoccupations concrètes, réelles et fortes de nos compatriotes ainsi que les solutions envisagées pour leurs résolutions »</em>.

Contrairement à la posture adoptée par la délégation malienne aux Nations-Unies, l’homme politique  estime  que le Mali aurait pu davantage soutenir le vœu du Continent, exprimé par le Président de l’Union Africaine  relatif à  la réforme du conseil de sécurité eu égard à l’évolution du Monde. Moussa Mara j<a class="save-timestamp hide-if-no-js button" href="https://www.maliweb.net/wp-admin/post.php?post=2992818&amp;action=edit#edit_timestamp">OK</a>ette son dévolu sur le discours tenu par le Président Macky Sall qui  a pointé du doigt la responsabilité des pays industrialisés dans le changement climatique dont l’Afrique paie les conséquences. « <em>Il en est de même de nos préoccupations vis-à-vis des changements climatiques qui impactent durement notre pays et expliquent en partie les crises que nous traversons »,</em> souligne Moussa Mara. Poursuivant toujours avec son argumentation opposée à celle du gouvernement Malien aux Nations-Unies, il a  rappelé  le contexte  de fragilité que  le Mali traverse  illustré  par la présence à ses chevets depuis plus d’une décennie  de l’ensemble de la communauté internationale.

«<em>La multiplication des frondes et l’adoption d’une posture agressive vis-à-vis de l’extérieur sont contre productives pour notre pays »</em>, a conseillé Moussa Mara. Et l’ancien premier ministre de prodiguer des sages conseils aux autorités de la transition malienne en leur exhortant à privilégier, en toutes circonstances, « un dialogue constructif et apaisé avec tous, à recoudre les fils cassés avec nos voisins en particulier et plus généralement nos partenaires ». Pour lui, c’est uniquement à ces prix que le Mali retrouvera, conformément à ses valeurs et à sa grandeur d’antan, le chemin de la paix et de la prospérité.

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<strong>Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Sommet extraordinaire de la CEDEAO à New&#45;York : Le Mali échappe à des sanctions en attendant la mission de derrière chance</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/sommet-extraordinaire-de-la-cedeao-a-new-york-le-mali-echappe-a-des-sanctions-en-attendant-la-mission-de-derriere-chance-2992805.html</link>
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<pubDate>Tue, 27 Sep 2022 01:57:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les chefs d’Etat de la CEDEAO ont, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU à New York, tenu un sommet extraordinaire, le 22 septembre 2022. La Guinée et le Mali étaient les deux principaux sujets de discussion, notamment le sort des 46 militaires ivoiriens détenus pour le Mali et la question de la durée de la Transition pour la Guinée.

Au demeurant, la paternité d’un sommet extraordinaire revient à la Côte d’Ivoire, dont le président a appelé à la tenue d'un conclave "dans les meilleurs délais" devant l'aggravation du contentieux avec le Mal. À l’issue des échanges, les chefs d’Etat ont choisi de donner une chance au dialogue et d’opter pour l’envoi, à l’initiative de la présidence bissau-guinéenne, d’une mission de haut niveau pour négocier la libération des 46 soldats ivoiriens. La mission devrait être composée des présidents togolais, Faure Gnassingbé Eyadéma, sénégalais, Macky Sall et ghanéen Nana Akufo Addo.

Alors qu’ils étaient attendus le 27 septembre, par un communiqué en date du 24 septembre, le Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a excipé d’une contrainte d’agenda pour proposer une date ultérieure. Comme quoi, le Mali reste malgré tout disponible pour le dialogue. Quoi qu’il en soit, cette mission semble être celle de la derrière chance et rien n’annonce la libération des 46 soldats ivoiriens. Du moins après le discours prononcé sans gant par le Premier ministre par intérim sur la tribune des Nations Unies, lors de la 77e assemblée générale ordinaire de ladite institution ainsi que les déclarations intervenues quelques heures après l’annonce de la tenue du sommet de la communauté sous-régionale transporté à New York, où la partie malienne avait prévenu du caractère bilatéral du contentieux. Et d’inviter par la même occasion la Cedeao et toutes autres instances à ne pas s’immiscer dans ce qu’elles désignent comme un dossier judiciaire opposant deux pays voisins.

Au cours de ce sommet, il a été envisagé également de redynamiser la force d’attente de la Cedeao, l’ACOWAS. Comme quoi, les chefs d’Etats de la sous-région, que Bamako taxe d’être des valets de l’hexagone, n’écartent pas une intervention pour déloger les différentes juntes confortablement installées à la tête de trois des 15 pays de l’espace.

En ce qui concerne le voisin guinéen, il a été décidé de prendre des « sanctions progressives » contre la junte militaire, face à son inflexibilité sur la date de retour des civils au pouvoir. Il a été retenu des sanctions individuelles progressives ciblant des personnes dont la liste reste à déterminée.

<strong> Amidou Keita</strong>

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<title>77ème Assemblée générale des Nations&#45;Unies : « Le Mali a pris son destin en main »</title>
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<pubDate>Mon, 26 Sep 2022 13:22:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Depuis New-York, où il s’adressait à la tribune des Nations Unies, le Premier ministre par intérim du Mali, a laissé entendre que le Mali a désormais pris son destin en main.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>L’adresse du premier ministre par intérim à la Tribune des Nations Unies étaient très attendue au Mali et à l’international. Du haut de cette Tribune, le Lieutenant-colonel Abdoulaye Maiga, en bon militaire, a utilisé les mots justes en s’adressant à l’assistance. Chacune des phrases prononcées étaient bien dosées et  expliquaient bien le ressenti des Maliens.

Dans une déclaration de 34 minutes, le lieutenant-colonel a tout d’abord exprimé son « profond désaccord suite à la sortie médiatique du secrétaire général des Nations Unies, Antonio Gueteres. Pour l’orateur, M. Guteres a pris position dans l’affaire des 46 mercenaires ivoiriens, où il affirmait que les soldats ivoiriens détenus par Bamako ne sont pas des mercenaires. « La qualification judiciaire des infractions liées à cette affaire ne relève pas des attributions du Secrétaire Général des Nations Unies », a-t-il souligné.

Et d’ajouter «…<em>Le Mali tirera toutes les conséquences de droit de vos agissements</em>».

Le président du Niger et de la Côte d’ivoire ont eu leurs doses. Le chef du gouvernement du Mali, a utilisé des mots durs à leur encontre. Le PM s’est donné le loisir de répondre aux sorties d’Alassane Dramane Ouattara qui  demandé aux militaires d’organiser les élections aux dates prévues.

Il s’est attaqué à Ado pour avoir tripatouillé la Constitution de son pays. « Le 3<sup>è</sup> mandat est une magie. C’est l’art de se dribbler soi-même tout en gardant le ballon », a-t-il dit.

Répondant aux « injures » de Bazoum, il dira tout simplement que « M. Bazoum n’est pas un nigérien, son comportement nous réconforte totalement dans notre constat ».

Le Président français n’a pas été occulté. Il été sévèrement taclé. Sur le retrait des militaires français de la force Barkhane du Mali, le PM a estimé  que le Mali avait été « <em>poignardé dans le dos par les autorités françaises </em>».

<strong>Transfert de pouvoir le 26 mars 2024</strong>

Sur la question du processus de retour constitutionnel, il a fait savoir que « depuis le mois d’août 2020, le Mali se trouve dans un processus de Transition, qui prendra fin le 26 mars 2024, par le transfert de pouvoir aux autorités élues. D’ici à cette échéance et conformément aux recommandations des Assises nationales de la refondation, les autorités de la Transition se sont engagées, dans deux chronogrammes convenus avec la CEDEAO à faire des réformes politiques et institutionnelles, avant d’organiser des élections ».

Dans cette perspective, il a souligné « que certaines avancées majeures ont déjà été réalisées, notamment la promulgation de la loi électorale qui comprend entre autres la création de l’Autorité Indépendante de Gestion des Elections (AIGE) dont l’installation est à un stade avancé, ainsi que la mise en place d’une commission composée d’éminentes personnalités de toutes les composantes de la société malienne, chargée de la rédaction de la nouvelle constitution ».

<strong> </strong><strong>Avancées dans la lutte contre le terrorisme </strong>

La lutte contre le terrorisme a été abordée. Sur le sujet, M. Maiga a évoqué les efforts déployés contre les acteurs de l’insécurité, en particulier les groupes extrémistes.

L’épineuse question de la mise en œuvre diligente et intelligente de l’Accord d’Alger, a occupé une place de choix dans son adresse. A ses dires, L’accord d’Alger « demeure une priorité stratégique des autorités de la Transition, en tant qu’instrument pacifique de résolution durable de la crise, que traverse le Mali dans sa partie Nord ».

La situation des réfugiés maliens dans les pays voisins, n’a pas été occultée. Il a rassuré que le Gouvernement du Mali reste très attentif à leur situation précaire et que tous nos efforts visent à créer les conditions propices à leur retour dans la sécurité et la dignité, en vue de leur participation effective, à la vie de la nation ».

En sommes, le Premier a déclaré que le Mali n’est et ne sera plus un pays à qui l’on peut se permettre de dicter des récitals. Et de conclure que le Mali a désormais pris son destin en main. Un destin que seuls les Maliens vont en décider.

<strong>A.S.</strong>

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<title>Tribune des Nations&#45;Unies : Des mots  à la hauteur de la fourberie</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/tribune-des-nations-unies-des-mots-a-la-hauteur-de-la-fourberie-2992616.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 Sep 2022 09:20:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Pouce</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>plein de récriminations devant l'Assemblée générale de l'ONU. Le chef de l'exécutif malien dont l'intervention était beaucoup attendue, a fait le procès de tous ceux qui s'illustrent comme des ennemis de la Transition et du peuple malien. Au premier rang, la France dont les autorités sont qualifiées de "junte" par Abdoulaye Maïga. La guerre est bien déclarée et il est difficile d'imaginer la fin.</strong>

Jamais un pays colonisé n'avait osé parler de la France comme les autorités de la transition au Mali l'ont fait. Et encore devant une assemblée générale des Nations Unies. Les mots sont à la hauteur de la fourberie

. Ils sont certes forts, mais, traduisent la colère,  la déception, la frustration d'un peuple qui a longtemps été désabusé et abusé. Parfois,  quand on pousse le bouchon trop loin, ça finit par mal se passer. C'est le cas de la France sous la présidence du jeune Emmanuel Macron.  Immaturité ? Arrogance ? Ignorance? Emmanuel Macron est le pire chef d'Etat français depuis l'ère moderne pour des Africains comme les Maliens. C'est avec lui que les relations de partenariat entre le Mali et la France, se sont détériorées au point de se rompre...définitivement. Une chose est certaine: entre le pouvoir d'Emmanuel Macron et l'autorité de transition au Mali, c'est fini. Bien fini ! Il n'y aura pas le calumet de la paix.
Le discours historique prononcé par le premier Ministre du Mali à la tribune des Nations Unies, est un tournant décisif dans les relations entre les deux pays. Humiliée comme jamais, la France d'Emmanuel Macron aura à cœur de rendre la monnaie. Et de quelle façon !
La guerre est bien lancée et tous les coups sont désormais permis. Le Mali a-t-il bien préparé son coup ? Sinon, il doit se préparer à toutes les éventualités. Du parrainage du terrorisme à la confrontation directe. Les cas libyen et ivoirien sont bien là pour rappeler que pour atteindre son but, la France est prête à tous les extrêmes. Il est clair que la France va chercher à punir le Mali pour ce qu'elle pourrait qualifier d'insulte, d'humiliation ou d'affront tout court, elle, l'ancienne puissance coloniale qui dispose de plus d'un droit de veto à l'ONU, se retrouver au banc des accusés, traînée dans la boue comme un Etat voyou. C’est vrai que les dirigeants actuels en France, se comportent en voyous et c'est fort logiquement que le premier Ministre malien les traite de "junte ". Réponse du berger à la bergère qui a eu une répercussion terrifiante sur les quatre coins du continent africain. Déjà,  un peu partout sur le continent noir, on exprime son soutien au Mali suite à ce discours qui fait, selon certains, la fierté de l'Afrique.
Certes, tout le monde n'est pas pro junte ou pro putschiste, mais l'audace que tienne ces militaires maliens devant la France néocolonialiste, fait la fierté de beaucoup d'Africains
Mais le plus dur reste à venir car il s'agit de tenir le choc. La France va tenter de répondre à sa manière et elle aura un réel plaisir à voir sombrer le Mali pour que cela serve d'exemple pour tous ceux qui seraient  tentés à l'avenir de tenir tête à la puissance coloniale. Les Maliens sont avertis!
<strong>El Hadj Tiémoko Traoré </strong>

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<title>Discours du Mali à la 77ème  assemblée générale de l’ONU : Bamako doit&#45;il redouter des représailles ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/discours-du-mali-a-la-77eme-assemblee-generale-de-lonu-bamako-doit-il-redouter-des-represailles-2992624.html</link>
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<pubDate>Mon, 26 Sep 2022 07:47:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>A travers une diatribe déroutante et une véhémence inédite dans le ton, le Premier ministre par intérim, le Colonel Abdoulaye Maïga a mis à nu les tares de gouvernance de certains pays amis du Mali. Ce qui, selon de nombreux observateurs, pourrait lui valoir une politique de représailles venant de l’extérieur. </em></strong>

Même si le ton du discours par le Premier ministre par intérim et son contenu sont fort appréciés par une majorité écrasante des populations maliennes, cette prise de parole de l’Etat malien suscite bien d’appréhensions.

En effet, quand le Colonel Abdoulaye Maïga qualifie de façon répétitive le gouvernement  français de « junte française », l’on se perd en conjecture par cette forte riposte. Faut-il rappeler que les autorités ne récoltent là que ce qu’elles avaient semé par l’étiquette de « junte » qu’elles n’ont de cesse collé au pouvoir de Bamako ? C’est donc le principe de la réciprocité dans toute sa rigueur et sa cruauté  que le colonel Assimi Goïta vient de mettre à exécution, pour montrer à la face du monde que Bamako n’a aucune leçon de démocratie à recevoir de Paris. Seulement, du point de vue des rapports de forces et des alliances potentielles en jeu, l’on peut redouter que le dirigeant français ne veuille relever le défi de cette humiliation.

En effet, c’est une première dans l’histoire du monde de voir des dirigeants d’une ancienne colonie française qualifier les dirigeants de l’ancienne métropole de junte ayant des visées  « obscurantistes ». Par ces propos d’une virulence  non voilée, le Mali a-t-il franchi le rubicond de la rupture et de l’offense vis-à-vis des autorités françaises ? Si c’est le cas, à quoi l’Etat malien doit-il s’attendre comme éventuelle conséquences ?

Il semble que le président français, Emmanuel Macron considère ce discours du chef du gouvernement malien comme une « offense grave » qui mérite des sanctions. Quelles peuvent être ces sanctions ? Les experts estiment que Paris peut entreprendre une campagne diplomatique en défaveur des dirigeants maliens. Cela peut aller jusqu’à susciter des sanctions politiques et économiques contre l’Etat malien, qui pourrait être définitivement privée de l’aide française à la coopération, et de l’arrêt du financement de certains projets dans divers domaines.

Mais, il est certain que ces actions de représailles ne sont que des gouttes d’eau dans l’océan du gel de la coopération avec plusieurs partenaires occidentaux du Mali. En clair, pour Bamako, cette politique de rétorsion n’aura pas d’incidence significative sur l’état des finances publiques du Mali. C’est pourquoi à Bamako, l’on ne cesse de dire que « cabri mort n’a pas peur du couteau ». Ce qui n’enlève rien de la pertinence des propos tenus par le représentant malien à cette auguste tribune de l’ONU.

Par ailleurs, les attaques verbales du Colonel Abdoulaye Maïga contre les dirigeants qui modifient les Constitutions de leurs pays pour se maintenir au pouvoir, doit sonner le glas du « deux poids, deux mesures » dans l’exigence du respect des règles démocratiques. Comment peut-on être hostile aux coups d’Etat tout en déroulant le tapis rouge aux dirigeants tripatouilleurs de leurs constitutions pour s’offrir des troisièmes mandats ? La communauté internationale ne doit-elle pas empêcher ce système de « drible de soi-même pour se conserver le ballon », dont sont devenus adeptes Alassane Dramane Ouattara, Faure Gnassingbe, Ali Bongo Ondimba, Obiang Nguéma Mbassogo, Paul Biya, etc ? Certainement, même si la vérité blesse… C’est pourquoi, le président ivoirien ne devrait donc disposer d’aucun argument efficace de représailles contre le pouvoir malien. Même si la Cote d’Ivoire est un partenaire du Mali dans certains domaines économiques ; sans oublier que le pays de Felix Houphouet Boigny abrite près de 5 millions de Maliens sur son territoire…

En outre, Bamako a simplement exagéré en qualifiant le président Mohamed Bazoum comme n’étant pas un Nigérien. Cette prise de position est simplement une dérive verbale regrettable, même si les propos du dirigeant nigérien devenaient de plus en plus hostiles vis-à-vis du pouvoir de transition du Mali. Les fautes diplomatiques de Mohamed Bazoum méritaient t-elles de telles extrémités ? L’on peut en douter. Car, en diplomatie, la réciprocité requiert une certaine mesure et non de la disproportion dans les relations entre deux Etats si proches et si liés. Et, tout cela pousse les uns et les autres à craindre des lendemains diplomatiques sombres entre le Mali et certains de ses nombreux partenaires, quand on sait qu’en Afrique de l’Ouest, les alliés les plus sûrs de Paris sont le Niger et la Cote d’Ivoire. Le Mali va-t-il se retrouver dans une forme d’isolement, en comptant sur l’appui de la Russie et de la Guinée-Conakry ? L’on peut croiser les doigts pour la suite de la transition en cours.

<strong>Boubou SIDIBE/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Internationalisation de l’affaire des mercenaires ivoiriens détenus au Mali :  Quand l’ONU se range du côté du mensonge</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/internationalisation-de-laffaire-des-mercenaires-ivoiriens-detenus-au-mali-quand-lonu-se-range-du-cote-du-mensonge-2992633.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/internationalisation-de-laffaire-des-mercenaires-ivoiriens-detenus-au-mali-quand-lonu-se-range-du-cote-du-mensonge-2992633.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 26 Sep 2022 06:22:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Incapable de dire la vérité au peuple ivoirien et de présenter des excuses publiques aux autorités de la transition, le président Alassane Dramane Ouattara politise à outrance le débat et donne une dimension internationale à l’affaire de ses quarante-six (46) mercenaires arrêtés, le 10 juillet 2022, à l’aéroport international Président Modibo Keïta- Bamako Sénou. Il saisit à la fois la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et l’Organisation des Nations unies (ONU) pour demander sans délai et sans conditions leur libération, alors qu’ils sont poursuivis par la justice malienne pour atteinte à la sûreté du pays. De qui se moque- t- on ?</strong>

En marge de la 77<sup>ème</sup> session de l’Assemblée générale de l’ONU, qui s’est ouverte, mardi 13 septembre, à New York, Antonio Guterres, son secrétaire général, s’est prononcé sur l’affaire des mercenaires ivoiriens détenus au Mali depuis leur arrestation à l’aéroport international Président Modibo Keïta- Bamako Sénou, le dimanche 10 juillet 2022. Au micro des médias français de la haine, de la désinformation et de la manipulation, il tranche: «<em>Non, ce ne sont pas des mercenaires et c’est évident</em>».

La déclaration du chef de l’ONU n’est ni plus ni moins qu’un soutien aux mensonges d’Etat orchestrés par le président ivoirien Alassane Dramane Ouattara (ADO) qui ne cesse de traiter depuis le début de cette affaire les autorités maliennes de transition de tous les noms d’oiseau ainsi que certains de ses compatriotes. Il réconforte ADO dans sa mission à lui confiée par le président français, Emmanuel Macron, de déstabiliser le Mali. Il défend ainsi le mensonge contre la vérité en foulant au pied le principe de neutralité prôné par l’ONU.

Sans ambages, on peut dire que le secrétaire général de l’ONU a déjà choisi son camp dans l’affaire des mercenaires ivoiriens. Avant même de rencontrer la délégation malienne, à New York, pour qu’elle donne sa version des faits, il blanchit le chef de l’État ivoirien de tous soupçons de son implication dans la déstabilisation du Mali. Cette volte-face de M. Antonio Guterres n’est guère surprenante pour qui connait les liens qui unissent l’ONU à Ouattara. Il est obligé de soutenir le chef de l’État ivoirien qui doit son élection à la tête de l’État ivoirien, en 2010, grâce à l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI). Cette dernière dont l’objectif était de maintenir la paix  s’est auto- saisie  pour certifier les résultats d’une élection présidentielle émaillée de fraudes, malgré la demande du président Laurent Gbagbo de procéder au recomptage des voix pour désigner le vrai vainqueur.

Le soutien du secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU) aux mensonges du président de la Côte d’Ivoire donne encore l’occasion à la presse ivoirienne proche d’ADO de se lancer dans la manipulation de l’opinion en déversant son venin sur les autorités maliennes. Ainsi, <em>Fraternité Matin, le quotidien gouvernemental, barre à sa Une: «La junte malienne prise en flagrant délit de mensonge», Le Jour</em> écrit à sa Une: <em>«L’ONU désavoue Assimi Goïta</em>», <em>L’Essor</em>: «<em>Assimi Goïta, la provocation de trop !</em>». Et, malgré la mise en garde de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) d’une instrumentalisation de l’affaire des mercenaires ivoiriens par le gouvernement malien, ces journaux continuent leur diversion. <em>L’Essor</em> mentionne: «<em>La CEDEAO prend le dossier en main»</em>, <em>Le Jour</em>: <em>«La Côte d’Ivoire saisit la CEDEAO…»</em>, <em>Le Patriote</em>: «<em>La CEDEAO demande leur libération sans précondition</em>».

Cette presse revient de nouveau à la charge. Le lendemain, jeudi 22 septembre, de l’intervention du président Ouattara à la tribune de l’ONU, elle se déchaîne et profère même des menaces contre la transition malienne.  <em>Le Patriote</em>: «<em>Ouattara prend le monde à témoin. ‘‘J’appelle de nouveau à leur libération, sans déla</em>i’’, <em>Le Mandat</em>: «<em>Le dernier avertissement de Ouattara à Goïta</em>», <em>Le Jour</em>: «<em>Alassane Ouattara charge. ‘‘J’appelle à nouveau à leur libération sans délai’’. ‘’Mon pays encourage les autorités maliennes à concentrer leurs efforts sur la lutte contre le terrorisme</em>.’’», <em>L’Avenir</em> menace en ces termes: «<em>Alassane se fait entendre depuis les Nations unies. ‘‘J’exige leur libération ans délai’’. ‘‘Le message de fermeté du chef de l’État à Assimi Goïta’’</em>».

Dans sa volonté de travestir la vérité pour protéger le président Ouattara et couvrir son complot contre notre pays, Antonio Guterres ne s’arrête pas là. Il va jusqu’à démentir la déclaration de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA).

Interrogée (le jour même de leur arrestation) par les autorités de la transition qui souhaitait avoir le cœur net sur la mission des envoyés de ADO sur le sol malien, celle-ci avait répondu en ces termes: «<em>La MUNISMA n’a pas connaissance d’un contrat entre l’Allemagne et des tiers pour la protection de la base allemande de NSE</em>». La remise en cause de cette déclaration par le secrétaire général de l’ONU prouve à suffisance qu’il défend la cause déjà perdue du président ivoirien Alassane Dramane Ouattara qui veut à tout prix étouffer cette affaire de mercenaires qui porte atteinte à la souveraineté du Mali.

Imposé par la France et les institutions internationales pour faire de la Côte d’Ivoire la vitrine du libéralisme économique et de la mainmise occidentale sur les ressources naturelles de son pays, le chef de l’État ivoirien interpelle ses parrains partout où il prend la parole. En internationalisant l’affaire de ses mercenaires, il attend l’aide de ceux qui l’ont porté au pouvoir dans des conditions encore douteuses. Il croit certainement que l’appel à ses bienfaiteurs qui agissent toujours par la force pour atteindre leurs objectifs le sauvera et le blanchira dans cette affaire de mercenaires. Ceux-ci sont déjà convaincus qu’avec les preuves matérielles que détiennent les autorités maliennes que la cause du président Alassane Dramane Ouattara est déjà perdue.

Excepté le parti pris du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, aucun autre de ses soutiens n’a fait cas de l’affaire des mercenaires dans son discours. Ils savent que la vérité est du côté du Mali dont les autorités ont réussi à réunir toutes les preuves avant de qualifier les soldats ivoiriens de mercenaires.

Les manœuvres dilatoires du président Alassane Ouattara ne sauraient intimider les dirigeants maliens qui ont déjà confié l’affaire à la justice. Malgré cela, ils ont manifesté leur bonne volonté en libérant trois femmes mercenaires des 49. Et cela grâce à la médiation togolaise. Il aura beaucoup à gagner à trouver une solution africaine et amiable à cette affaire que d’impliquer le monde entier dans un dossier qui lève un voile sur le mercenariat dont il se sert pour déstabiliser les États.

<strong>Yoro SOW</strong>

<strong>            </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>« Junte au service de l’obscurantisme » : Le Premier ministre malien dézingue le gouvernement français</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/junte-au-service-de-lobscurantisme-le-premier-ministre-malien-dezingue-le-gouvernement-francais-2992585.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 25 Sep 2022 11:24:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le gouvernement français a été vivement attaqué par le Premier ministre malien par intérim, Abdoulaye Maïga, à la tribune de l’ONU. Celui-ci a reproché aux autorités françaises de trahir leurs propres valeurs humanistes.</strong>

Séquence choc à l’Assemblée générale de l’ONU, où le Premier ministre malien par intérim a taclé, à plusieurs reprises, les autorités françaises. Abdoulaye Maïga a en effet fustigé la fin précipitée de l’opération Barkhane, estimant que la France avait « poignardé » le Mali dans le dos.

Il a également reproché à Paris d’avoir « commandité » les sanctions prises par la CEDEAO contre le Mali. Le haut responsable a plus généralement accusé la France d’avoir abandonné ses valeurs humanistes, héritées des Lumières.

« Les autorités françaises – profondément anti-françaises – pour avoir renié les valeurs morales universelles et trahi le lourd héritage humaniste des philosophes des lumières, se sont transformées en une junte au service de l’obscurantisme », a ainsi déclaré Abdoulaye Maïga à la tribune de l’ONU.

Une position très offensive, puisque le responsable a martelé ces propos trois fois d’affilée, entrecoupés par quelques applaudissements.


<p style="text-align: left"><strong>Tensions diplomatiques</strong></p>

Le Mali et la France sont à couteaux tirés depuis plusieurs mois sur le terrain diplomatique. L’ambassadeur français a été expulsé du Mali en janvier dernier, après avoir remis en cause les autorités de Transition.

Le Mali reproche également à la France de soutenir le terrorisme sur son sol. Bamako a d’ailleurs récemment saisi l’ONU à ce sujet.

Des tensions qui se sont encore traduites par l’arrestation de deux militaires de l’ambassade de France, mi-septembre. Un temps soupçonnés d’espionnage, ils avaient finalement été libérés.

La France a définitivement quitté le Mali mi-août, alors qu’elle y officiait militairement depuis presque dix ans.

source : <a href="https://fr.sputniknews.africa/20220924/junte-au-service-de-lobscurantisme-le-premier-ministre-malien-dezingue-le-gouvernement-francais-1056280114.html" target="_blank" rel="noopener">Sputnik News</a>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>A la tribune de l&amp;apos;ONU, Bamako étrille les autorités françaises, «profondément anti&#45;françaises»</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/a-la-tribune-de-lonu-bamako-etrille-les-autorites-francaises-profondement-anti-francaises-2992578.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 25 Sep 2022 10:56:38 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="text__summary added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><strong><span class="text-node">Le Premier ministre malien par intérim, Abdoulaye Maïga, a étrillé le gouvernement français à la tribune de l'ONU en lui reprochant d'avoir «trahi» l'héritage des Lumières, vantant par la même occasion le nouveau partenariat de Bamako avec Moscou.</span></strong></p>
<p class="added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Le colonel Abdoulaye Maïga, Premier ministre par intérim du Mali, s'en est violemment pris ce 25 septembre à la tribune de l'ONU au gouvernement français, qu'il a qualifié de «junte», ainsi qu'à plusieurs responsables africains et au secrétaire général de l'ONU.</span></p>

<div class="media" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible">
<div class="article__read-more read-more" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible">
<p class="added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Evoquant </span><a href="https://francais.rt.com/international/100345-derniers-militaires-francais-force-barkhane-quitte-mali" data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">le retrait des militaires français de la force Barkhane</span></a><span class="text-node"> du Mali, il a estimé lors de son discours à l'Assemblée générale des Nations unies que le Mali avait été «poignardé dans le dos par les autorités françaises».</span></p>
<p class="added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">«Les autorités françaises, profondément anti-françaises pour avoir renié les valeurs morales universelles et trahi le lourd héritage humaniste des philosophes des Lumières, se sont transformées en une junte au service de l'obscurantisme», a déclaré le colonel Maïga, désigné Premier ministre par intérim en août par le chef du gouvernement malien, le colonel Assimi Goïta.</span></p>
<p class="added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Accusant le gouvernement français de «pratique néocoloniale, condescendante, paternaliste et revancharde», il a en revanche salué </span><span class="text-node">«les relations de coopération exemplaire et fructueuse entre le Mali et la Russie»</span><span class="text-node">.</span></p>

<h2 data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Le secrétaire général de l'ONU également pointé du doigt par Bamako</span></h2>
<p class="added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Le Premier ministre par intérim a rejeté les déclarations du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres qui a affirmé, il y a quelques jours lors d'une interview à RFI et France 24, que les 46 soldats ivoiriens détenus au Mali depuis début juillet n'étaient pas des «mercenaires», contredisant les accusations de Bamako.</span></p>
<p class="added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">«Souffrez que je vous exprime mon profond désaccord suite à votre récente sortie médiatique», a lancé le colonel, qualifiant l'affaire de «bilatérale et judiciaire».</span></p>

<div class="media " data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible">
<div class="article__read-more read-more" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible">
<p class="added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Alors que cette affaire a tourné à la crise diplomatique entre les deux pays voisins, il a estimé que cela «ne [relevait] pas des attributions du secrétaire général des Nations unies». «M. le secrétaire général, le Mali tirera toutes les conséquences de droit de vos agissements», a-t-il ajouté, avant de répéter sa demande d'une réforme de la force de maintien de la paix de l'ONU au Mali, </span><a href="https://francais.rt.com/international/99989-bamako-expulse-porte-parole-mission-onu-mali" data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">la Minusma</span></a><span class="text-node">, en cours de revue par l'ONU.</span></p>
<p class="added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Le colonel Maïga a également vertement critiqué plusieurs responsables africains, comme le président nigérien Mohamed Bazoum, qu'il a accusé de ne pas être nigérien, ou le chef de l'Etat ivoirien Alassane Ouattara, en décrivant la «manœuvre» permettant à un président de «conserver le pouvoir pour lui seul et son clan» en changeant la Constitution pour obtenir un troisième mandat.</span></p>
<p class="added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Il a également accusé le président en exercice de la Cédéao (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest), le Bissau-Guinéen Umaro Sissoco Embalo, de «mimétisme» des Nations unies. «Il est important de lui préciser que le secrétaire général des Nations unies n'est pas un chef d'Etat et le président en exercice de la Cédéao n’est pas un fonctionnaire. Par conséquent, il serait indiqué qu'il ne banalise pas la Cédéao», a-t-il déclaré.</span></p>
<p data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible">Source: https://francais.rt.com/</p>

</div>
</div>
</div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Mali : les « répliques musclées » du  colonel Abdoulaye Maïga à certains dirigeants de la CEDEAO</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-les-repliques-musclees-du-colonel-abdoulaye-maiga-a-certains-dirigeants-de-la-cedeao-2992566.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 25 Sep 2022 01:01:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Intervenant à la tribune des Nations Unies  lors de la 77ème Assemblée générale, le Premier ministre par intérim, le Colonel Abdoulaye Maïga, n’est pas allé par le dos de la cuillère pour répondre à plusieurs dirigeants de la CEDEAO et le secrétaire général de l’ONU qui ont pris fait et cause pour Abidjan dans l’affaire  dite « des 46 militaires ivoiriens » inculpés par la justice malienne pour « tentative de déstabilisation de la transition » .  </em></strong>

L’intervention du Premier ministre Malien à l’ONU, un jour après le sommet extraordinaire de  la CEDEAO durant lequel  les dirigeants de cette organisation  ont tranché en faveur de la Côte d’Ivoire dans l’affaire des 46 soldats , a permis à la partie malienne de préparer savamment sa réplique. Par la voie, du Col-Major Abdoulaye Maïga,  les autorités de la transition malienne ont exprimé leur profond « désaccord suite à une récente sortie médiatique du secrétaire général de l’ONU.  Lequel a pris position  dans l’affaire « des 46 mercenaires ivoiriens », qui, selon Bamako,  est  une affaire « bilatérale et judiciaire ». « La qualification judiciaire des infractions liées à cette affaire ne relève pas des attributions du Secrétaire Général des Nations-Unies », prévient le Premier ministre par intérim, qui cite les références de la « Note Verbale de la MINUSMA » indiquant clairement qu’il  « n’existe pas de liens entre les 46 mercenaires et les Nations-Unies ». Le Mali dénonce « des synchronisations des actions et l’harmonisation des éléments de langage consistant à faire passer le Mali de statut de victime à celui de coupable dans cette affaire des mercenaires ».

Le chef du gouvernement  Malien regrette que cette  position  du patron de l’ONU a été suivie par certains responsables d’Afrique de l’Ouest. A la veille du sommet de la CEDEAO, tenu en marge de la 77<sup>ème</sup> AG de l’ONU, Antonio Guterres, en passant par d’autres chefs d’Etats de la CEDAO ont accordé des interviews aux médias occidentaux  dans lesquelles ils ont tenu des termes « chantage » « condamnation de l’incarcération des militaires » « libération des 46 soldats » qui ont été reconduites dans le communiqué finale de la CEDEAO.

A ce sujet, le Mali  rappelle qu’il existe  un « principe de subsidiarité » aux contours flous entre la CEDEAO et les Nations-Unies et non  « un principe de mimétisme ».  « <em>Il est important de lui préciser que le Secrétaire Général des Nations Unies n’est pas un Chef d’Etat et le Président en exercice de la CEDEAO n’est pas un fonctionnaire », </em>martèle le Chef du gouvernement intérimaire, qui a rappelé au Président en exercice de la CEDEAO, M. Umaro Sissoco Embalo, qu’au Mali, » les autorités n’interfèrent pas dans les dossiers judiciaires et respectent l’indépendance de la Justice ».

A l’endroit du Président Nigérien, Mohamed Bazoum, le Colonel Abdoulaye Maïga estime que l’absence de réponse du Gouvernement de la Transition « à ses propos injurieux » s’explique par  deux raisons cumulatives. La première, selon lui, repose  «  le respect de l’héritage laissé par les ancêtres des deux pays  qui  les  défendent  de ne  répondre aux injures par des injures. La seconde  relève de l’identité  du Président Bazoum qui, selon  lui,  « n’est  pas  un nigérien ».

Sans bouger d’un iota de sa position initiale,  le premier ministre  va jusqu’ à évoquer le  nom de «  Dieu »  devant  ceux qui  réfutent la  version, selon laquelle  ces 49 militaires ivoiriens n’étaient pas des mercenaires. « <em>Nous leur demandons d’indiquer s’ils accepteront que des militaires ayant dissimulé leurs identités, en mettant sur leurs passeports qu’ils sont peintres, maçons etc... avec des armes, débarquent dans leur aéroport, sans que le pays de destination n’ait été au préalable informé et dans le dessein funeste de déstabiliser ce pays »,</em> lance le Col- major Abdoulaye Maïga. <em> </em>

<strong> « Le 3ème mandat est une magie »</strong>

Avant d’enfoncer le clou en répondant au Président Alassane Dramane Ouattara qui  a prodigué des conseils aux  autorités maliennes lors de son intervention à la tribune des Nations Unies. « <em>Les Autorités de la Transition malienne, n’ont d’autres objectifs que de faire des réformes politiques et institutionnelles, avant d’organiser des élections, tout en luttant obstinément contre le terrorisme</em> », a répliqué le premier ministre intérimaire, qui donne des gages que « toutes les dispositions seront prises pour que la démocratie malienne soit la plus enviée au monde ». Et le PM de poursuivre en jetant des piques au Président Alassane Ouattara qu’il qualifie d’auteur de « troisième mandat » et de « dribleur ». « <em>Dans ce chantier, nous prêterons une attention particulière au 3ème mandat qui ne sera pas possible », </em>a-t-il ajouté, en faisant en référence à une métamorphose footballistique qui ironise : « <em> le 3ème mandat est une magie, c’est l’art de se dribbler soi-même tout en gardant le ballon ». </em>

L’affaire  des 46 soldats  continue de crisper les relations entre Abidjan et Bamako.  Récemment, la CEDEAO a pris position dans ce dossier que Bamako qualifie «  de bilatéral » en  condamnant l’incarcération continue de ces militaires. Elle a décidé de dépêcher une mission de haut niveau à Bamako composée des Présidents du Sénégal, le Ghana et le Togo pour tenter de ramener le Colonel Assimi Goïta à la raison.  Déjà, Bamako demande  de décaler l’arrivée de cette mission de 48 heures qui normalement est prévue le mardi prochain au Mali.

<strong> Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net   </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Abdoulaye Maïga à l’ONU. Le Mali a été « poignardé dans le dos » par les autorités françaises</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/abdoulaye-maiga-a-lonu-le-mali-a-ete-poignarde-dans-le-dos-par-les-autorites-francaises-2992562.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 24 Sep 2022 19:11:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Premier ministre, Abdoulaye Maïga, a pris la parole à la 77<sup>e</sup> Assemblée générale à l’ONU. Dans un discours tout aussi mémorable que celui de Choguel Kokalla Maïga, l’année dernière, dont il assure l’intérim, Abdoulaye Maïga a dépeint le vrai visage de la France au Mali et en Afrique.</strong>

<strong><em> -maliweb.net</em>- </strong>« Abandon en plein vol ». Le Premier Choguel Kokalla Maïga avait ainsi qualifié l’acte de la France à l’égard du Mali lorsqu’elle a décidé en juin 2021 de retirer unilatéralement ses forces militaires du Mali. <em>« Mon pays a été ensuite poignardé dans le dos par les autorités françaises », </em>a affirmé le Colonel Abdoulaye Maïga. Qui a pris la parole au nom du Mali, à la 77<sup>e</sup> Assemblée générale des Nations-. Aux dires du Premier ministre malien, c’est la France qui a commandité et prémédité des « sanctions inédites, illégales, illégitimes et inhumaines » de la CEDEAO et de l’UEMOA contre le Mali, pays qui traverse une insécurité ayant fait des milliers de morts et des réfugiés.

<strong>« Junte au service de l’obscurantisme »</strong>

Lorsqu’on parle de la France, Abdoulaye Maïga estime qu’il faut faire la différence entre le peuple français et les autorités françaises qui constituent une « junte au service de l’obscurantisme ». Cette junte française est, selon le Premier ministre malien, « profondément anti-française » pour avoir renié les valeurs morales universelles qu’incarnait ce pays. Dans son « je répète » qui ne le quitte jamais, le Colonel Abdoulaye Maïga n’a pas lésiné sur les mots parlant de Macron et ses « amis présidents » africains.

Sur les agissements de la France au Mali, le Premier ministre a déclaré que l’espace aérien malien a été violé à plusieurs reprises par des vecteurs aériens tels que des drones, des hélicoptères militaires et des avions de chasse. Ces violations ont été faites plus d’une cinquantaine de fois par la France en « apportant des renseignements, des armes et munitions aux groupes terroristes », a accusé le Premier ministre à la tribune des Nations Unies . <em>Le Colonel Maïga a profité de l’occasion, pour appeler le conseil de Sécurité à examiner la plainte du Mali pour que « cesse la duplicité et la guerre par procuration imposée au Mali ».</em>

<strong>Mamadou TOGOLA/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>«Une junte au service de l&amp;apos;obscurantisme»: à l&amp;apos;ONU, le Mali s&amp;apos;en prend violemment à la France</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/une-junte-au-service-de-lobscurantisme-a-lonu-le-mali-sen-prend-violemment-a-la-france-2992556.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/une-junte-au-service-de-lobscurantisme-a-lonu-le-mali-sen-prend-violemment-a-la-france-2992556.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 24 Sep 2022 17:28:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<article><section class="content"><strong class="chapo">Le colonel Abdoulaye Maïga, Premier ministre par intérim du Mali, s'en est violemment pris à la France à la tribune de l'ONU en qualifiant les autorités tricolores de "junte". En revanche, il a salué "les relations de coopération exemplaire et fructueuse entre le Mali et la Russie".</strong></section><section></section><section class="content">Le colonel Abdoulaye Maïga, Premier ministre par intérim du <a href="https://www.europe1.fr/dossiers/mali" target="_self" rel="noopener">Mali</a>, s'en est violemment pris samedi à la tribune de l'ONU au gouvernement français, qu'il a qualifié de "junte", ainsi qu'à plusieurs responsables africains et au secrétaire général de l'ONU. Évoquant le retrait des militaires français de la force Barkhane du Mali, il a estimé lors de son discours à l'Assemblée générale des Nations unies que le Mali avait été "poignardé dans le dos par les autorités françaises".
<div>
<div class="dom-inject-block" data-position="1" data-path="p"></div>
"Les autorités françaises, profondément anti-françaises pour avoir renié les valeurs morales universelles et trahi le lourd héritage humaniste des philosophes des lumières, se sont transformées en une <a href="https://www.europe1.fr/international/mali-la-junte-accuse-larmee-francaise-despionnage-et-de-subversion-4108049" target="_self" rel="noopener">junte</a> au service de l'obscurantisme", a déclaré, trois fois, le colonel Maïga désigné Premier ministre par intérim en août par le chef de la junte malienne, le colonel Assimi Goïta. Accusant la France de "pratique néocoloniale, condescendante, paternaliste et revancharde", il a en revanche salué "<a href="https://www.europe1.fr/international/mali-des-forces-russes-deja-presentes-a-gao-apres-le-retrait-de-larmee-francaise-4128872" target="_self" rel="noopener">les relations de coopération exemplaire et fructueuse entre le Mali et la Russie</a>".
<div class="dom-inject-block" data-position="2" data-path="p" data-conditions="has-min-content" data-min-content="3">
<div id="links_slot5" class="visible-md visible-lg"><span style="color: #111111;font-family: roboto, sans-serif;font-size: 27px">Des critiques de plusieurs responsables africains</span></div>
</div>
Le Premier ministre par intérim a rejeté les déclarations du secrétaire général de l'ONU <a href="https://www.europe1.fr/international/antonio-guterres-demande-que-moscou-ne-coupe-pas-la-centrale-de-zaporijjia-du-reseau-ukrainien-4129084" target="_self" rel="noopener">Antonio Guterres</a> qui a affirmé, il y a quelques jours lors d'une interview à RFI et France 24, que les 46 soldats ivoiriens détenus au Mali depuis début juillet n'étaient pas des "mercenaires", contredisant les accusations de Bamako. "Souffrez que je vous exprime mon profond désaccord suite à votre récente sortie médiatique", a lancé le colonel, qualifiant l'affaire de "bilatérale et judiciaire".

Alors que cette affaire a tourné à la crise diplomatique entre les deux pays voisins, il a estimé que cela "ne (relevait) pas des attributions du secrétaire général des Nations unies". "M. le secrétaire général, le Mali tirera toutes les conséquences de droit de vos agissements", a-t-il ajouté, avant de répéter sa demande d'une réforme de la force de maintien de la paix de l'ONU au <a href="https://www.europe1.fr/international/mali-lonu-confirme-limplication-de-soldats-maliens-et-blancs-dans-la-mort-de-33-civils-4126791" target="_self" rel="noopener">Mali</a>, la Minusma, en cours de revue par l'ONU.

Le colonel Maïga a également vertement critiqué plusieurs responsables africains, comme le <a href="https://www.europe1.fr/dossiers/niger" target="_self" rel="noopener">président nigérien</a> Mohamed Bazoum, qu'il a accusé de ne pas être nigérien, ou le <a href="https://www.europe1.fr/dossiers/cote-d-ivoire" target="_self" rel="noopener">chef de l'État ivoirien</a> Alassane Ouattara, en décrivant la "manœuvre" permettant à un président de "conserver le pouvoir pour lui seul et son clan" en changeant la Constitution pour obtenir un troisième mandat. Il a également accusé le président en exercice de la Cédéao (Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest), le Bissau-Guinéen Umaro Sissoco Embalo, de "mimétisme" des Nations unies.

"Il est important de lui préciser que le secrétaire général des Nations unies n'est pas un chef d'Etat et le président en exercice de la Cédéao n'est pas un fonctionnaire. Par conséquent, il serait indiqué qu'il ne banalise pas la Cédéao", a-t-il déclaré.

</div>
</section></article><aside id="sidebarfixed1" class="sidebar">
<div id="right-atf" class="pave pave-sticky"><strong>Source: https://www.europe1.fr/</strong></div>
</aside>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>ONU : l’Afrique passe&#45;t&#45;elle au second plan ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/onu-lafrique-passe-t-elle-au-second-plan-2992544.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/onu-lafrique-passe-t-elle-au-second-plan-2992544.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 24 Sep 2022 13:48:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>TRIBUNE. La question de la place de l'Afrique est plus que jamais posée, alors que le continent doit relever des défis colossaux alimentaires, sanitaires et sécuritaires.</strong>

Les projecteurs sont braqués sur l'<a class="Link Link--entity" href="https://www.lepoint.fr/tags/ukraine">Ukraine</a> en ces premiers jours de la 77<sup>e</sup> session de l'Assemblée générale des Nations unies. Comme la pandémie de Covid-19, cette très grave crise montre que lorsqu'une volonté politique forte se dégage autour d'une cause, l'intendance suit. Des moyens massifs existent pour soutenir la résolution du conflit russo-ukrainien alors qu'il en manque pour financer des programmes de développement et humanitaires à travers le monde.
<h3>L'indifférence face à l'alerte lancée par les ONG</h3>
Les Nations unies cherchent 41 milliards de dollars pour faire face à des besoins qui ne cessent d'augmenter. Et 200 ONG ont alerté le 20 septembre des donateurs paraissant indifférents des risques d'une famine aggravée par la sécheresse et le réchauffement climatique. Et elles insistent sur ce chiffre : 345 millions de personnes dans le monde souffrent de faim aiguë, un nombre qui a plus que doublé depuis 2019.

<section class="mbl txtcenter">
<div id="IN_CONTENT" class="txtcenter mbs slotpub">Il n'est pas question de porter un jugement, mais plutôt de dresser un constat : des fonds colossaux ont été dégagés pour organiser la riposte face au Covid-19 – alors qu'il semble toujours en manquer pour faire face à la toute première des urgences qu'est le changement climatique, avec des désastres qui s'aggravent partout dans le monde. Comme l'affirme <a class="Link Link--entity" href="https://www.lepoint.fr/tags/antonio-guterres">Antonio Guterres</a>, le secrétaire général des Nations unies, l'action sur ce plan est « mise en veilleuse alors que nous avons rendez-vous avec la catastrophe climatique ».</div>
</section><section class="mbl txtcenter">
<div id="IN_CONTENT_SCROLL" class="txtcenter mbs slotpub"><span style="color: #111111;font-family: roboto, sans-serif;font-size: 22px">Des débats polarisés sur la rivalité Occident-Russie</span></div>
</section>Quid de l'<a class="Link Link--entity" href="https://www.lepoint.fr/tags/afrique">Afrique</a> dans un tel contexte ? Risque-t-elle de passer au second plan dans les discussions multilatérales qui vont durer jusqu'au mois de décembre à New York, alors qu'elle reste la région du monde la plus impactée par les conflits ? Alors que nombre de pays du continent demeurent en queue de peloton dans l'Indice de développement humain (IDH) mesuré chaque année par le Programme des Nations unies pour le développement ?

Un sommet sur la sécurité dans le Sahel et le golfe de Guinée, en présence d'un panel de haut niveau, a certes été programmé, de même qu'un sommet extraordinaire de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao). La question est de savoir si ces sommets suffiront à avancer de manière sérieuse sur le chemin de solutions durables.

<section class="mbl txtcenter">
<div id="IN_CONTENT_SCROLL_2" class="txtcenter mbs slotpub">La crise au Sahel s'aggrave de jour en jour : 5 450 personnes ont perdu la vie dans la région entre janvier et juin 2022, notamment au <a class="Link Link--entity" href="https://www.lepoint.fr/tags/burkina-faso">Burkina Faso</a> et au Mali. Extrémistes et acteurs non-étatiques, qui s'en prennent aux civils en insécurité totale, sont pointés du doigt. Cela ne semble pas influer sur le cours des débats aux Nations unies, polarisées sur la crise russo-ukrainienne et sur la rivalité entre les pays occidentaux dits à régime démocratique et les autres, Russie et Chine en tête, symboles des régimes à pouvoir autoritaire.</div>
</section>
<h3>Un nouveau partenariat est à construire…</h3>
Alors que le monde pousse à une résolution pacifique du conflit en Ukraine, il devrait aussi faire d'un nouveau partenariat avec l'Afrique une priorité, ne serait-ce qu'au regard du fait que le continent apparaît comme l'une des dernières sinon la dernière frontière de croissance du monde.

Pour mémoire, un plan Marshall pour l'Afrique a été lancé par l'Allemagne en 2017. De même, sous l'impulsion allemande, le Compact with Africa (CwA) a été adopté en 2017 par le G20, avec l'appui du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque africaine de développement (BAD) dans 12 des 54 pays du continent. Certes, le soutien à la création d'emplois est massif, mais il n'empêche pas la vulnérabilité face aux chocs extérieurs : le rapport 2021 du CwA indique que les investissements directs étrangers se sont effondrés en 2020 dans tous les pays soutenus – à l'exception du Sénégal – en raison de la pandémie de Covid-19. Un autre plan dénommé « Power Africa », lancé par Barack Obama en 2013 et soutenu par l'USAID, a permis 780 millions de dollars d'investissements et 27 millions de nouvelles connexions bénéficiant à 127 millions de personnes.

Grâce à ces efforts, conjugués à de nombreux autres, la part de la population subsaharienne ayant accès à l'électricité a bondi depuis 2013 de 38 % à 48 %, selon la Banque mondiale. Il n'empêche qu'il est temps de voir beaucoup plus grand. Pourquoi ? Parce que le XXI<sup>e</sup> siècle est parti pour être africain en raison de sa démographie galopante.
<h3>… pour faire de l'Afrique un atout pour tous</h3>
Les jeunes d'Afrique représenteront 35 % de la jeunesse mondiale en 2050, contre 15 % en 2000. D'ici à 2030, c'est-à-dire demain, ils seront 30 millions à entrer sur un marché du travail menacé par un taux de chômage de 60 % pour ce qui est des pays au sud du Sahara. Si rien n'est fait de toute urgence pour fournir les 6 millions de professeurs qualifiés qui manquent déjà, pour relever le niveau des soins de santé et aussi avoir une feuille de route claire pour la création effective d'emplois, cette jeunesse risque d'être un facteur d'instabilité. Cela ne manquera pas de secouer la donne politique, parce que les jeunes Africains sont majoritairement conscients que leur avenir devra se jouer chez eux et pas en fuyant vers d'autres régions du monde.
<h3>Un sursaut et du leadership s'imposent sur le continent</h3>
Soixante ans après les Indépendances, quelles sont les clés du développement ? Entre autres, certainement investir dans l'agriculture et dans la première des chaînes de valeur industrielle, l'agroalimentaire. Il est inutile de se complaire dans des postures de lamentation en se défaussant de ses propres responsabilités sur le reste du monde. Plusieurs chantiers importants ont été lancés dont les résultats vont se jouer sur le long terme. Ainsi de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) qui vise à stimuler les échanges intra-africains. En attendant d'en voir les résultats, le continent a besoin d'un sursaut – et donc de leadership – pour sortir de sa vulnérabilité face aux chocs extérieurs. Il doit engager lui-même sa propre transformation. Personne ne fera ce travail à la place des Africains, ni mieux que les Africains. Et ce, même si la situation actuelle et l'état du monde font qu'ils se trouvent un peu plus seuls face à leur destin.

<strong>Source: https://www.lepoint.fr/</strong>]]> </content:encoded>
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<title>77e session de l’Assemblée générale de l’ONU: Arrivée du Premier ministre par intérim à New York</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/77e-session-de-lassemblee-generale-de-lonu-arrivee-du-premier-ministre-par-interim-a-new-york-2992475.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 23 Sep 2022 09:38:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<div class="article__heading" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible">
<p class="article__desc added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><strong><span class="text-node">À la tête d’une forte délégation, le Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga, est arrivé ce jeudi après-midi à New York dans le cadre de la 77e session de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (ONU).</span></strong></p>
<p class="article__paragraph added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">À son arrivée à l’hôtel, le chef du gouvernement par intérim a été accueilli dans la plus grande ferveur par les représentants de la communauté des Maliens vivant à New York. Ces derniers ont manifesté leur soutien inconditionnel aux autorités de la Transition déterminées à faire entendre la voix du Mali aussi bien au siège del’ONU que partout dans le monde. </span></p>
<p id="" class="added-to-list1"><span class="text-node"> À ce propos, le passage du Premier par intérim à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, le samedi 24 septembre 2022, est attendu pour faire le point des avancées enregistrées dans le cadre du processus de Transition au Mali. Le colonel Abdoulaye Maïga pourrait évoquer d’autres sujets d’actualité comme la lutte contre le terrorisme au Mali et dans le Sahel. </span></p>
<p id="" class="added-to-list1"><span class="text-node">En marge des travaux de la 77e session de l’Assemblée générale des Nations unies, le Premier ministre par intérim rencontrera le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres et d’autres personnalités étrangères. Ayant précédé le chef du gouvernement par intérim à New York, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a déjà lancé une offensive diplomatique pour que la communauté internationale puisse accompagner notre pays en cette période de transition. </span></p>
<p id="" class="added-to-list1"><span class="text-node">À cet effet, le chef de la diplomatie malienne a rencontré successivement ses homologues du Rwanda, Vincent Biruta, du Sénégal, Mme Aïssata Tall Sall, de la République populaire de Chine, Wang Yi ainsi que Mme Jutta URPILAINEN, Commissaire aux Partenariats Internationaux de l'Union européenne. </span></p>
<p id="" class="added-to-list1"><b data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node"> Envoyé spécial Madiba KEÏTA</span></b></p>

</div>
<p id="js-authors-trigger" class="meta meta__publisher meta__publisher--header added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><strong><span id="js-authors-list" class="meta__author meta__author--header" data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Par </span><a class="article__author-link" href="https://lessor.ml/author/posts/36%20" data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Madiba KEÏTA</span></a></span></strong></p>]]> </content:encoded>
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<title>Côte d’Ivoire : Ouattara invite les autorités maliennes à concentrer leurs efforts dans la lutte contre le terrorisme</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/cote-divoire-ouattara-invite-les-autorites-maliennes-a-concentrer-leurs-efforts-dans-la-lutte-contre-le-terrorisme-2992385.html</link>
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<pubDate>Wed, 21 Sep 2022 22:41:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>- Le président ivoirien a exhorté par ailleurs les autorités ivoiriennes à mettre en œuvre les réformes politiques et institutionnelles en vue des élections présidentielles prévues en février 2024</strong>

Devant l'Assemblée générale des Nations Unies, le président ivoirien Alassane Ouattara a de nouveau appelé le Mali, mercredi, à libérer les 46 soldats ivoiriens détenus à Bamako, tout en invitant les autorités maliennes à concentrer leurs efforts dans la lutte contre le terrorisme.

« Dans ce contexte de lutte contre le terrorisme, 46 soldats ivoiriens déployés en qualité de huitième détachement de l’élément de soutien national (NSSE) au sein de la Minusma, ils sont injustement détenus depuis le 10 juin 2022. J’appelle à nouveau à leur libération sans délai», a déclaré le chef de l’Etat Alassane Ouattara.

Le président ivoirien a exhorté par ailleurs les autorités ivoiriennes à mettre en œuvre les réformes politiques et institutionnelles en vue des élections présidentielles prévues en février 2024.

« Mon pays encourage les autorités maliennes à concentrer leurs efforts sur la lutte contre le terrorisme et à mettre en œuvre de façon résolue les différentes étapes du chronogramme de la transition, ainsi que les réformes politiques et institutionnelles en vue des élections présidentielles prévues en février 2024. pour le bien-être du peuple malien», a-t-il souligné.

Toujours dans son discours, Alassane Ouattara a appelé à une réforme en profondeur du Conseil de sécurité des Nations Unies, au sein duquel l’Afrique trouverait sa juste place.

Il a assuré en outre que «la Côte d’Ivoire respectera ses engagements au titre de l’Accord de Paris sur le climat et entend œuvrer à la protection de son patrimoine forestier et de sa riche biodiversité. C’est tout le sens de « l’Initiative d’Abidjan » lancée à l’occasion de la COP15 à Abidjan ».

Evoquant la guerre Russo-ukrainienne, Ouattara a lancé un appel pressant aux institutions financières internationales et aux partenaires au développement de l’Afrique, en vue de mobiliser les ressources nécessaires pour soutenir les pays les plus fragiles afin de faire face aux effets multiformes du conflit ».

Le président ivoirien a d’ailleurs regretté que 17% du blé offert par la Russie ait été réservé au continent noir, appelant que « la priorité soit accordée aux pays africains », a indiqué le chef de l’Etat ivoirien.

<strong>Source: https://www.aa.com.tr/fr</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>A l&amp;apos;ONU, Joe Biden cloue la Russie au pilori</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/a-lonu-joe-biden-cloue-la-russie-au-pilori-2992352.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 21 Sep 2022 17:24:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>AFP</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le président américain Joe Biden a accusé mercredi à la tribune de l'ONU la Russie d'avoir "violé de manière éhontée" les principes des Nations unies, faisant un geste envers les pays en développement en promettant de l'aide alimentaire et en soutenant une réforme du Conseil de sécurité.</strong>

Comme plusieurs chefs d'Etat et de gouvernement l'ont fait avant lui mardi au premier jour de cette grand-messe diplomatique annuelle, Joe Biden a attaqué frontalement la Russie qui a annoncé la mobilisation de centaine de milliers de réservistes et brandi la menace d'un recours à l'arme nucléaire.

"Cette guerre anéantit le droit de l'Ukraine à exister, tout simplement", a lancé le président américain.

La Russie, membre permanent du Conseil de sécurité, "a violé de manière éhontée les principes de la Charte des Nations unies" en s'emparant de parties de territoire de son voisin, a-t-il martelé.

Le président français Emmanuel Macron, qui avait lui accusé à la tribune la Russie d'être responsable d'un "retour des impérialismes et des colonialismes", a appelé mercredi la communauté internationale à "mettre le maximum de pression" sur Vladimir Poutine.

Alors que les pays du Sud s'agacent de plus en plus du fait que les Occidentaux se focalisent sur l'Ukraine malgré les multiples crises subies par l'humanité partout sur la planète, le président américain a tendu la main aux pays en développement.

<strong>"Nourrir les enfants" </strong>
Il a notamment annoncé mercredi une nouvelle aide de 2,9 milliards de dollars pour lutter contre l'insécurité alimentaire dans le monde, qui s'ajoute à une somme de 6,9 milliards de dollars déjà promise cette année par Washington.

"Dans n'importe quel pays du monde, quelles que soient les raisons de nos divisions, quand les parents ne peuvent pas nourrir leurs enfants, rien d'autre ne compte, rien", a-t-il insisté.

Américains, Européens et Africains s'étaient engagés mardi dans une déclaration commune à agir "avec urgence, ampleur et de concert pour répondre aux besoins alimentaires urgents de centaines de millions de personnes à travers le monde".

Le secrétaire général de l'ONU, passant en revue les multiples crises auxquelles doit faire face un monde qui n'a pas été aussi divisé depuis longtemps, a d'ailleurs mis en garde contre "un hiver de grogne mondiale (qui) se profile à l'horizon".

"La crise du pouvoir d'achat se déchaîne, la confiance s'effrite, les inégalités explosent, notre planète brûle" et malgré tout, "nous sommes bloqués par un dysfonctionnement mondial colossal", avait-il déploré mardi lors de son discours d'ouverture.

Joe Biden s'est d'autre part dit favorable à une réforme majeure du Conseil de sécurité en augmentant le nombre de membres permanents (actuellement 5, Etats-Unis, Royaume-Uni, France, Russie et Chine) et non permanents (actuellement) 15.

Une revendication notamment du Japon et de nombreux pays en développement. "Il est temps de faire droit à la juste et légitime revendication africaine sur la réforme du Conseil de Sécurité", avait ainsi insisté mardi à la tribune le président sénégalais Macky Sall, à la tête de l'Union africaine.

<strong>Iran, droits de l'Homme et nucléaire </strong>
Même si cette question a été évoquée par plusieurs dirigeants, l'Ukraine restera sans doute pour le reste de la semaine tout en haut des préoccupations d'un grand nombre de dirigeants.

Le discours du président ukrainien Volodymyr Zelensky mercredi en fin de journée est ainsi très attendu, même s'il n'est pas à New York et a obtenu l'autorisation exceptionnelle des Etats membres de l'ONU de s'exprimer via message vidéo.

L'Ukraine sera aussi le sujet d'une réunion du Conseil sécurité jeudi au niveau des ministres des Affaires étrangères, donc en théorie en présence de Serguei Lavrov qui mène la délégation russe à l'ONU en l'absence de Vladimir Poutine.

Le dossier nucléaire iranien et les manifestations qui se multiplient en Iran après la mort d'une jeune femme détenue par la police des mœurs ont réussi à se frayer un chemin sur le devant de la scène internationale.

"Les dirigeants iraniens devraient remarquer que la population est mécontente avec la direction qu'ils ont prise. Ils peuvent prendre un autre chemin", a notamment déclaré à l'AFP en marge de l'Assemblée le chef de la diplomatie britannique James Cleverly.

Le président iranien Ebrahim Raïssi s'est défendu lors d'un discours de plus de 30 minutes, accusant l'Occident d'avoir "deux poids, deux mesures" concernant les droits des femmes.

Il a également assuré que son pays "ne cherche pas à construire ou à obtenir des armes nucléaires", et douté de la sincérité du gouvernement américain de relancer l'accord de 2015 qui était censé garantir que la République islamique ne puisse pas se doter de l'arme atomique en échange d'une levée des sanctions sur son économie.

"Nous ne permettrons pas à l'Iran d'acquérir l'arme nucléaire", a répondu Joe Biden, estimant qu'il est "impossible de gagner une guerre nucléaire et il ne faut pas la mener".]]> </content:encoded>
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<title>77E assemblée générale des nations unies : Le Mali au cœur d’un triple sommet</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/77e-assemblee-generale-des-nations-unies-le-mali-au-coeur-dun-triple-sommet-2992207.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 21 Sep 2022 09:18:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>En marge de la 77e Assemblée générale des Nations unies qui s’ouvre aujourd’hui, les projecteurs sont fixés sur le Mali qui est au cœur d’un triple sommet à New-York.</em></strong>

Le débat général de la 77e Assemblée générale de l’Onu débute aujourd’hui. Une myriade de questions brûlantes figure au menu de cette session ordinaire allant de la crise alimentaire qui frappe la planète aux règlements des conflits qui minent le monde entier. C’est l’occasion pour les dirigeants de la planète de se succéder à la tribune des Nations unies pour trouver des solutions à ces problèmes.

Dans la foulée, le Mali sera au cœur d’un triple sommet. D’abord entre la ministre française des Affaires étrangères et la Cedeao, l’Union africaine et le Conseil de Sécurité puis un sommet extraordinaire des Chefs d’Etat de la Cedeao.

Le sommet le plus scruté par les Maliens, est celui de la Cédéao qui se tiendra le 22 septembre à New-York. Ce dernier a été convoqué à la demande de la Côte d’Ivoire à la suite du bras de fer qui la lie avec le Mali dans l’affaire dite des 49 militaires ivoiriens détenus à Bamako.

Déjà, avant même la tenue de ce sommet extraordinaire, les autorités maliennes, via un communiqué, mettent en garde les dirigeants ouest africains contre toute instrumentalisation de l’institution sous-régionale par l’Etat ivoirien pour se soustraire de leur responsabilité, vis-à-vis du Mali. « <em>L’affaire des 49 mercenaires ivoiriens est purement judiciaire et bilatérale</em> », peut-on lire dans le communiqué.

Les autorités maliennes préviennent d’ores et déjà qu’ils ne s’y reconnaissent pas dans les conclusions qui seront prises lors de cette rencontre. « <em>La médiation dirigée par le Togo est l’unique cadre de règlement du dossier des 49 mercenaires ivoiriens</em> », a indiqué le communiqué.

Dans une interview en marge de cette 77e session ordinaire des Nations unies, le patron de l’Onu, Antonio Guterres appelle les deux parties à la désescalade. « <em>Je vais recevoir la délégation malienne et je pense qu’il faut travailler à cela</em> », a-t-il déclaré.

<strong>Ousmane Mahamane</strong>]]> </content:encoded>
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<title>77è Assemblée générale de l’ONU, ce mardi, à New York: L’affaire des 46 soldats arrêtés pour » mercenariat » s’invite au débat</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/77e-assemblee-generale-de-lonu-ce-mardi-a-new-york-laffaire-des-46-soldats-arretes-pour-mercenariat-sinvite-au-debat-2992199.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 21 Sep 2022 06:35:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Indépendant</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[C’est ce mardi 20 septembre que s’ouvre, à New York, la 77è Assemblée générale de l’ONU, un rendez-vous capital dans le concert des nations et au cours duquel des sujets d’actualité sont débattus par les dirigeants du monde. L’affaire des 46 soldats ivoiriens, arrêtés pour » mercenariat « , à Bamako, ferait partie de ces sujets, qui seront abordés, en marge de l’Assemblée générale par le Secrétaire général de l’ONU, le Premier ministre malien par intérim et, sans doute, la partie ivoirienne.

A noter que dans ces différentes interventions, l’on ne devrait pas s’attendre aux mêmes interprétations. D’autant que chacune des parties signalées va commenter cette question hautement sensible, suivant les éléments d’appréciation en sa possession. Déjà, le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres a, dans une récente sortie, donné un aperçu de ce qui pourrait être la teneur de ces discussions, lorsqu’il a déclaré que <em> » les militaires ivoiriens détenus au Mali ne sont pas des mercenaires »</em>. Ajoutant : <em>« On  est en contact permanent avec les autorités maliennes. Je vais recevoir la délégation du Mali. Pour moi, c’est une chose qui est importante. Il faut résoudre ce problème ».</em>

Il a, en outre, appelé les autorités de la Transition pour la libération de ces soldats.

Dans ce dossier, l’ONU avait reconnu des « dysfonctionnements »dans une note adressée au gouvernement malien et admis que « certaines mesures n’avaient pas été suivies ».

Pour sa part, la partie ivoirienne a sollicité l’intervention de l’ONU pour clarifier cette affaire, avant d’appeler à la tenue d’une Réunion extraordinaire des Chefs d’Etats et de Gouvernement de la CEDEAO en vue de la libération de ses soldats.

A New York, la délégation malienne ne manquera pas de revenir sur le règlement bilatéral et judiciaire de cette affaire, comme cela a été réaffirmé, en réaction à la volonté manifeste de la partie ivoirienne d’associer, au-delà de l’ONU, la CEDEAO dans la gestion de cette crise. Le Secrétaire général de l’ONU prêtera sans doute une oreille attentive à l’argumentaire de chacune des parties, en vue d’y trouver une solution.

<strong>Abdoulaye DIARRA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mali: Poutine salue l’attitude de Goïta et se tourne vers l’Afrique</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-poutine-salue-lattitude-de-goita-et-se-tourne-vers-lafrique-2992170.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-poutine-salue-lattitude-de-goita-et-se-tourne-vers-lafrique-2992170.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 20 Sep 2022 17:06:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[En pleine tension avec la France, le Mali peut visiblement compter sur le soutien du président russe. Les récents propos du dirigeant russe, qui a également maille à partir avec les occidentaux ne viendra pas démentir cette assertion. Lors d’une cérémonie de remise des lettres de créance des ambassadeurs étrangers nouvellement accrédités en Russie, le président russe Vladimir Poutine a réitéré la volonté de Moscou d’approfondir avec les pays d'Afrique des relations bilatérales mutuellement bénéfiques. Le chef d'État, dans son allocution d'ouverture, s'est appesanti sur l'état et les perspectives des relations de la Russie avec le Congo, le Mali, le Sénégal, la Tanzanie et l'Ouganda.

Abordant les relations entre la Russie et le Mali, Vladimir Poutine a salué l'attitude des dirigeants maliens pour l’édification de partenariats stratégiques à long terme et le développement de liens mutuellement bénéfiques. "Au cours d'une longue conversation téléphonique en août avec le président de la transition [Assimi] Goïta, nous sommes convenus de poursuivre les efforts conjoints dans la lutte contre le terrorisme international et l'extrémisme religieux", a déclaré le dirigeant russe, assurant que Moscou continuerait de fournir au peuple malien le soutien nécessaire, y compris la fourniture de denrées alimentaires essentielles, d'engrais et de produits manufacturés.
<div class="code-block code-block-12">

Il a également annoncé la poursuite de la coopération dans le domaine social et l'augmentation du nombre de bourses pour les citoyens maliens dans les universités russes. M. Poutine a félicité tous les Maliens à l'occasion de la fête de l'indépendance du pays, qui sera bientôt célébrée.

Le chef d'État a qualifié le Sénégal de l'un des partenaires les plus importants de la Fédération de Russie en Afrique. "Les relations diplomatiques ont été établies il y a 60 ans, et toutes ces années, nos pays interagissaient avec succès tant dans la politique que dans d'autres domaines, y compris la sphère commerciale et économique", a-t-il dit rappelant qu'il avait eu des négociations fructueuses avec son homologue du Sénégal Macky Sall à Sotchi.

"Nous souhaitons la poursuite du développement de la coopération avec la République démocratique du Congo - dans la politique, le commerce, les affaires internationales", a poursuivi le président Poutine. Selon lui, une assistance sera apportée aux partenaires congolais en vue d'améliorer la situation socio-économique du pays. "En tant que membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU et membre du Groupe des amis de la région des Grands Lacs, la Russie continuera de contribuer activement au processus de paix en République démocratique du Congo et dans l'ensemble de la région", a-t-il ajouté.

Parlant des relations de la Russie avec l'Ouganda, il a attiré l'attention sur le fait qu'elles étaient amicales et mutuellement bénéfiques. "Nos liens dans les domaines politique, commercial et économique, j'en suis sûr, continueront de se développer avec succès, y compris dans de nouveaux domaines prometteurs, par exemple, dans l'utilisation de l'énergie nucléaire à des fins pacifiques", a déclaré le dirigeant russe.

En outre, Moscou renforcera ses relations traditionnellement amicales avec la Tanzanie, notamment dans des domaines aussi prometteurs que l'énergie nucléaire pacifique, les transports, l'énergie et le tourisme, a indiqué M. Poutine. Il a salué le rôle actif de la partie tanzanienne dans la résolution des problèmes du continent africain, et a exprimé son intention de poursuivre l'interaction sur un large éventail de questions d'actualité à l'ordre du jour régional et international. (avec TASS)
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<div class="ob-widget-header"><strong>Source: https://lanouvelletribune.info/</strong></div>
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<title>Macky Sall à l’ONU : « L’Afrique a assez subi le fardeau de l’histoire, elle ne veut pas être le foyer d’une nouvelle guerre froide »</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/macky-sall-a-lonu-lafrique-a-assez-subi-le-fardeau-de-lhistoire-elle-ne-veut-pas-etre-le-foyer-dune-nouvelle-guerre-froide-2992161.html</link>
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<pubDate>Tue, 20 Sep 2022 16:21:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Monsieur le Président de l’Assemblée Générale,

Chers collègues,

Monsieur le Secrétaire Général,

Mesdames, Messieurs,

Distingués délégués,

Monsieur le Président, au nom de l’Union Africaine, je remercie votre prédécesseur et vous adresse tous nos vœux de succès à la Présidence de notre session.

Je renouvelle au Secrétaire Général notre soutien dans l’exercice de sa délicate mission au service des Etats membres.

Depuis notre dernière session, le monde est devenu plus dangereux et plus incertain, sous l’emprise combinée du réchauffement climatique, des périls sécuritaires et sanitaires, ainsi que de la guerre en Ukraine.

Le thème de cette session montre à quel point il urge d’agir ensemble pour apaiser les tensions, soigner notre planète, réduire les inégalités persistantes Nord-Sud, et redonner sens au multilatéralisme.

Le Conseil de sécurité est interpellé au premier chef, afin qu’il traite de la même manière toutes les menaces à la paix et à la sécurité internationales, y compris en Afrique.

Le terrorisme qui gagne du terrain sur le continent n’est pas qu’une affaire africaine.

C’est une menace globale qui relève de la responsabilité première du Conseil, garant du mécanisme de sécurité collective, en vertu de la Charte de l’Organisation.

Aussi, invitons-nous le Conseil à mieux s’engager avec nous dans la lutte contre le terrorisme en Afrique, avec des mandats plus adaptés et des moyens plus conséquents.

En outre, l’Union Africaine appelle, une fois de plus, à la levée des sanctions étrangères contre le Zimbabwe. Ces mesures sévères continuent de nourrir un sentiment d’injustice contre tout un peuple, et d’aggraver ses souffrances en ces temps de crise profonde.

Au Proche Orient, nous réitérons le droit du peuple palestinien à un Etat viable, coexistant pacifiquement avec l’Etat d’Israël, chacun à l’intérieur de frontières sûres et internationalement reconnues.

Nous appelons à la désescalade et à la cessation des hostilités en Ukraine, pour une solution négociée, afin d’éviter le risque catastrophique d’un conflit potentiellement mondial.

<strong>Monsieur le Président,</strong>

Près de quatre-vingts ans après la naissance du système des Nations Unies et des Institutions de Bretton Woods, il est temps d’instaurer une gouvernance mondiale plus juste, plus inclusive et plus adaptée aux réalités de notre temps.

Il est temps de vaincre les réticences et déconstruire les narratifs qui persistent à confiner l’Afrique à la marge des cercles décisionnels.

Il est temps de faire droit à la juste et légitime revendication africaine sur la réforme du Conseil de Sécurité, telle que reflétée dans le Consensus d’Ezulwini.

Dans le même esprit, je rappelle notre demande d’octroi d’un siège à l’Union Africaine au sein du G20, pour que l’Afrique puisse, enfin, se faire représenter là où se prennent les décisions qui engagent un milliard quatre cents millions d’africains.

Je remercie chaleureusement les partenaires qui nous ont déjà exprimé leur soutien et invite les autres à considérer favorablement notre candidature.

Au titre de la gouvernance économique et financière, j’attire l’attention de l’Assemblée générale sur le Rapport 2022 sur le financement du développement durable, réalisé par une soixantaine d’institutions multilatérales, dont le FMI, la Banque mondiale, le Comité de Bâle sur la supervision bancaire, l’Association internationale des régulateurs de l’assurance et le Conseil de stabilité financière.

Ce rapport relève les insuffisances dans les procédés d’évaluation des Agences de notation, et souligne l’importance d’appliquer des « méthodologies transparentes afin de ne pas miner la confiance dans les notations ».

Nous sommes préoccupés par le fait que la perception du risque en Afrique continue d’être plus élevée que le risque réel ; ce qui renchérit les primes d’assurance et pénalise la compétitivité de nos économies.

C’est pourquoi l’Afrique renouvelle sa proposition au Groupe de Réponse à la crise mondiale sur l’alimentation, l’énergie et les finances, afin qu’il engage, en rapport avec le G20, le FMI et la Banque Mondiale, un dialogue constructif avec les agences de notation sur l’amélioration de leurs méthodes de travail et d’évaluation.

Dans le même esprit, face à l’ampleur inédite de la crise économique mondiale, l’Union Africaine réitère son appel pour la réallocation partielle des Droits de Tirages spéciaux et la mise en œuvre de l’Initiative du G20 de suspension du service de la dette.

Ce choc sans précédent fragilise davantage les économies les plus faibles, et rend encore plus pressants leurs besoins en liquidités, pour atténuer les effets de l’inflation généralisée et soutenir les ménages et les couches sociales les plus vulnérables, notamment les jeunes et les femmes.

S’y ajoute la prise en charge des urgences sanitaires nouvelles ou anciennes, dont le cancer, un tueur silencieux qui continue de faire des millions de victimes à travers le monde.

J’appelle à la mobilisation en faveur de la campagne Rays of hope, de l’AIEA, pour le renforcement des capacités des pays membres, africains en particulier, dans la lutte contre le cancer, grâce aux technologies nucléaires telles que l’imagerie médicale, la médecine nucléaire et la radiothérapie.

<strong>Monsieur le Président,</strong>

A quelques semaines de la COP-27 de Sharm El Sheikh, l’Afrique renouvelle son attachement à l’Accord de Paris sur le climat.

En même temps, nous souhaitons parvenir à un consensus pour une transition énergétique juste et équitable, comme ce fut le cas au Sommet Afrique-Europe de février dernier, à la session élargie du Sommet du G7 en juin, et récemment au Forum de Rotterdam sur le financement de l’adaptation en Afrique.

Il est légitime, juste et équitable que l’Afrique, continent le moins pollueur, et le plus en retard sur le processus d’industrialisation, exploite ses ressources disponibles pour disposer d’une énergie de base, améliorer la compétitivité de son économie et réaliser l’accès universel à l’électricité.

Je rappelle qu’à ce jour plus de 600 millions d’africains vivent encore sans électricité.

Travaillons également à la réalisation de l’objectif de 100 milliards de dollars par an, en appui aux efforts d’adaptation des pays en développement, et au financement du Programme d’accélération de l’adaptation en Afrique, sous l’égide de la BAD et du Centre mondial pour l’adaptation.

Au demeurant, nous considérons le financement de l’adaptation non comme de l’aide, mais comme une contribution des pays industrialisés à un partenariat mondial solidaire, en contre partie des efforts que fournissent les pays en développement pour éviter les schémas pollueurs qui ont plongé la planète dans l’état d’urgence climatique actuel.

<strong>Monsieur le Président,</strong>

Au-delà des urgences conjoncturelles, je suis venu porter le message d’un continent déterminé à travailler avec tous ses partenaires, dans une éthique relationnelle de dialogue confiant et de respect réciproque.

Je suis venu dire que l’Afrique a assez subi le fardeau de l’histoire ; qu’elle ne veut pas être le foyer d’une nouvelle guerre froide, mais plutôt un pôle de stabilité et d’opportunités ouvert à tous ses partenaires, sur une base mutuellement bénéfique.

Je suis venu dire que nous n’ignorons pas l’Afrique des problèmes, qu’il faut pacifier et stabiliser.

Mais je suis également venu dire que nous avons aussi l’Afrique des solutions, avec ses 30 millions de km2, ses ressources humaines, plus de 60% des terres arables du monde, ses richesses minières, forestières, hydriques et énergétiques.

Oui, nous avons l’Afrique des solutions, avec des gouvernements à la tâche ; une jeunesse vibrante et créative qui innove, entreprend et réussit ; des millions d’hommes et de femmes qui travaillent dur pour nourrir, éduquer et soigner leurs familles ; qui investissent, créent de la richesse et génèrent des emplois.

Cette Afrique des solutions souhaite engager avec tous ses partenaires des rapports réinventés, qui transcendent le préjugé selon lequel qui n’est pas avec moi, est contre moi.

Nous voulons un multilatéralisme ouvert et respectueux de nos différences ; parce que le système des Nations Unies, né sur les cendres de la guerre, ne peut emporter l’adhésion de tous que sur la base d’idéaux partagés, et non de valeurs locales érigées en normes universelles.

C’est en collaborant dans le respect de nos différences que nous redonnerons force et vitalité à la raison d’être des Nations Unies : c’est-à-dire préserver les générations actuelles et futures du fléau de la guerre, promouvoir la cohabitation pacifique des peuples et favoriser le progrès en instaurant de meilleures conditions de vie pour tous.
Je souhaite plein succès aux travaux de la 77e session de l’Assemblée générale. Je vous remercie.]]> </content:encoded>
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<title>&amp;quot;Le monde est plus grand que cinq&amp;quot; : L’Afrique donne de la voix à l’Assemblée générale de l’ONU</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/le-monde-est-plus-grand-que-cinq-lafrique-donne-de-la-voix-a-lassemblee-generale-de-lonu-2992098.html</link>
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<pubDate>Tue, 20 Sep 2022 11:03:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>- L'Afrique, continent encore marginalisé sur la scène mondiale, ne cesse de réclamer une meilleure représentativité au Conseil de sécurité de l'ONU</strong>

"Nous continuerons à dire que 'le monde est plus grand que cinq', jusqu'à ce que soit établi un système dans lequel la cause juste sera toujours forte, et où la force ne sera pas synonyme de droit."

Recep Tayyip Erdogan

L’Assemblée générale de l’ONU, "principal organe décisionnaire et représentatif des Nations Unies", et "seul organe de l'organisation internationale offrant une représentation universelle", voit se réunir chaque année, au mois de septembre, ses 193 États membres. Le débat général qui se tient à cette occasion est marqué par les interventions de nombreux chefs d'État.

Cette année, pour sa soixante-dix-septième session, l'Assemblée générale a élu son Président en la personne du diplomate hongrois Csaba Korosi (mandat d'une année). Il a ainsi succédé, le 13 septembre 2022, à l'ancien président, Abdullah Shahid des Maldives.

Le débat général se tient quant à lui du mardi 20 au samedi 24 septembre, pour prendre fin le lundi 26 septembre.

Intervenant lors de sa prise de fonction, Csaba Korosi a cité, parmi les nombreux défis auxquels fait face la communauté internationale, la pandémie de Covid-19, l’insécurité alimentaire, la hausse des prix de l’énergie, les perturbations de la chaîne d’approvisionnement mondiale et la guerre en Ukraine.

Si le nouveau président de l’Assemblée générale de l’ONU a évoqué les contours de ces défis majeurs, d’autres acteurs politiques et de la société civile mondiale se donnent rendez-vous lors de ce débat général pour faire connaitre et promouvoir leur propre vision des défis au sujet desquels ils préconisent une attention particulière de la communauté internationale.

L'Afrique, continent encore marginalisé sur la scène mondiale, ne cesse de réclamer une meilleure représentativité au Conseil de sécurité de l'ONU.

S'estimant lésée par l'histoire coloniale, l'Afrique refuse d'être sous la tutelle de l'occident, qui continue à tirer profit de ses richesses.

Henda Diogène Senny, président de la Ligue Panafricaine-UMOJA Congo, sera parmi les représentants de cette société civile africaine qui se bat bec et ongles pour une place au premier rang.

Récemment de passage en Türkiye, ce militant associatif qui s’est résolu à se lancer en politique pour porter le message de son crédo panafricaniste, a profité de cette occasion pour souligner son adhésion à la doctrine qui veut que "le monde est plus grand que cinq".

<strong>** "Le monde est plus grand que cinq"</strong>

Pour Henda Senny, ''l'histoire des Turcs ressemble à celle de l'Afrique, ils se battent pour leur souveraineté et ont cette sensibilité sur les questions d'égalité entre nations, en particulier, la marginalisation de l'Afrique au sein des instances onusiennes''.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan n’a eu de cesse, depuis près de 10 ans, d’appeler à intégrer des pays africains parmi les membres du Conseil de sécurité, dénonçant le fait que le Conseil de sécurité ne comporte aucun pays africain au sein de ses membres permanents.

La politique de la Türkiye à l’égard des Nations Unies s’axe notamment sur la nécessité d'une réforme globale, en particulier au sein du Conseil de sécurité, épinglant les problèmes de légitimité, de fonctionnement et de représentation au sein des Nations unies.

Le Président Erdogan plaide, depuis 2013, pour un projet de réforme des Nations unies qui serait à la fois viable, exhaustif, stratégique et fondé sur des principes, et dans lequel la représentation équitable serait garantie et le droit de veto aboli.

Selon Henda Diogène Senny, la marginalisation de l’Afrique au sein des instances représentatives et décisionnelles des Nations Unies est due à son passé colonial. Il a, en effet, expliqué que l'ONU est devenue ''une sorte d'instrument des grandes puissances du 20e siècle, notamment celles issues de la seconde guerre mondiale, qui manipulent le continent en fonction de leurs intérêts''.

Il cite à cet égard l’exemple de la côte d’ivoire de Laurent Gbagbo : "Je rappelle que c'est au Conseil de sécurité où l'on a pris des dispositions pour bombarder la Côte d'Ivoire. Le président Laurent Gbagbo a été arrêté en 2011, en avril, plus précisément sur la base, paraitrait il, d'une résolution des Nations unies à la demande de la France. Il a été bombardé dans son palais et on a fini par l'envoyer à la CPI où il a fait dix ans. Et pour nous dire à la fin qu'il n'y avait pas de charges retenues contre lui".

Fustigeant encore plus l’usage qui est fait de l’ONU en général et du Conseil de sécurité en particulier, Henda Senny ne manque pas de rappeler le drame de la Libye" : "Deuxième cas, c'est le cas de la Libye avec le colonel Mouammar Kadhafi. Là aussi, les grandes puissances, notamment la France (…) l'Angleterre et bien d'autres, ont pris une résolution, en trompant les Russes au passage, il faut le dire, comme quoi on allait protéger les civils de Benghazi, et finalement, on a fini par assassiner le colonel Kadhafi. Il y a beaucoup de reproches à faire à Kadhafi, mais il est bien clair qu'on ne peut pas cautionner (l’usage qui a été fait) des Nations unies".

Le président de la Ligue Panafricaine-UMOJA Congo, explique qu’après la Libye, la France a mis le cap sur le Mali, sous prétexte de lutter contre divers groupes terroristes.

Expliquant que ces groupes terroristes se sont approvisionnés en armes en Libye, après que la France et ses alliés eurent détruit le pays, que les rebelles Azawad du Nord Mali ont ainsi pu créer le MNLA, instigateur des mouvements de sécession au nord Mali, Senny n’hésite pas à en conclure que la France "a créé ces conditions en amont pour intervenir ensuite comme libératrice du Mali''.

Et d’ajouter : "Les Maliens ont subi la stratégie française au point où ils ont fini par demander aux Français de partir, alors même que la question des djihadistes n'a pas été résolue".

Selon des informations recueillies par le Magazine Jeune Afrique, poursuit le président de la Ligue Panafricaine-UMOJA Congo ''une plainte sera introduite devant la Cour pénale internationale (CPI) contre le Mali pour avoir mené des opérations de répression contre les Djihadistes, où des civils ont péri''.

"Nous sommes là en plein dans l'utilisation des Nations unies pour régler les comptes entre anciens colonisateurs et les anciens colonisés qui veulent leur souveraineté", a-t-il déploré.

Et de souligner : ''les Nations Unies sont devenues le lieu où les anciennes puissances coloniales fomentent des actions pour maintenir leur contrôle sur l'Afrique''.

<strong>** L’ONU doit être réformée</strong>

S'agissant de la réforme de l’organisation internationale et de ses instances, le président de la Ligue Panafricaine-UMOJA Congo a expliqué qu'il existe bel et bien plusieurs pistes pour garantir une certaine égalité entre les nations membres de l'ONU.

"Il faut d'abord, dans un premier temps, faire entrer certains pays (au conseil de sécurité), pour que tous les continents soient à peu près à égalité", explique-t-il.

Et d‘ajouter que le Conseil de Sécurité de l’ONU devrait être composé d’entités représentant les différents continents, pour voir ainsi l’Union Européenne ou l’Union Africaine siéger au Conseil en tant que membres permanents, de même pour des organisations représentant l’Asie et les Amériques : "On peut faire de telle manière que le Conseil de sécurité, dans un premier temps, soit le reflet de ce qu'on appelle les organisations régionales par continent ou par sous-région"

Pour Henda Senny, toutefois, ces réformes intermédiaires ne sauraient éclipser le besoin d’une réforme en profondeur de l’ONU : "En définitive, la vraie réforme des Nations unies, c'est de réhabiliter l’Assemblée générale (…) qui doit être l'entité et en tous cas l'instance principale des Nations unies en matière de décision pour faire la guerre, pour faire la paix".

<strong>* Franc CFA : une répression monétaire exercée contre l'Afrique</strong>

Au sujet de la problématique du franc des colonies françaises en Afrique, dit CFA, Henda Senny a laissé faire entendre que ''la France contrôle la monnaie de 15 Etats (…) Ce qui lui donne un avantage économique impressionnant''.

Il faut savoir, affirme-t-il, que lorsque ces Etats vendent à l'extérieur, ils doivent impérativement laisser 50% de leurs recettes d'exportation dans un compte d'opération au trésor français, "alors qu'il y a de véritables problèmes d'endettement et de financement''.

En outre, le Franc CFA est un instrument de domination contre une quinzaine d'Etat, où des répercussions quotidiennes sont observées. ''C'est une répression monétaire exercée contre le peuple''.

Il faut aussi dire, d’après lui, que cette monnaie n'est pas reconnue internationalement et qu’elle ne peut pas être utilisée en Afrique de l'Ouest et centrale, voire encore en France.

Henda Diogène Senny a par la même occasion rappelé qu'il ne s'agit pas d'accusations envers la France, car les Etats africains ont aussi une part de responsabilité en raison de leur collaboration avec le néocolonialisme, pour des avantages personnels.

Pour conclure, le président de la Ligue Panafricaine-UMOJA Congo a expliqué que ces luttes ne visent en aucun cas les Français, mais plutôt le système colonial que l'Etat français veut maintenir.

SOurce: https://www.aa.com.tr/fr]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La saisine du conseil de sécurité par le Mali :  La solidarité entre puissances impérialistes primerait&#45;elle sur des colonies ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/la-saisine-du-conseil-de-securite-par-le-mali-la-solidarite-entre-puissances-imperialistes-primerait-elle-sur-des-colonies-2991968.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/la-saisine-du-conseil-de-securite-par-le-mali-la-solidarite-entre-puissances-imperialistes-primerait-elle-sur-des-colonies-2991968.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 19 Sep 2022 10:00:50 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Mali fournira de nouvelles preuves devant le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU) accusant la France d'avoir fourni des armes de guerre et des renseignements à des groupes terroristes, a déclaré le Colonel Abdoulaye Maiga Premier ministre par intérim. « Ici, au Mali, nous faisons très clairement la différence entre les autorités actuelles de la France en place et le peuple français que nous respectons énormément» dit le M. Abdoulaye  Diop. Les autorités françaises semblent être coupables de beaucoup de choses notamment,  violations intempestives de l’espace aérien malien, en plus de cela, elles fournissent des renseignements et des armes à des groupes terroristes. Cette attitude des autorités françaises non moins pays membre du Conseil de sécurité des Nations Unies, semble être   grave.</em></strong>

Rappelons que depuis le 16 août dernier, Bamako avait saisi et porté plainte contre la France devant le Conseil de Sécurité en demandant la tenue d’une réunion d’urgence pour objet de faire un point sur la situation dans le pays, une demande qui est toujours sans réponse.

Bamako y dénonce une nouvelle fois des violations sans cesse de son espace aérien par la France et affirme avoir des preuves et être prêt à les présenter devant le Conseil de sécurité.

La guerre entre le loup et l’agneau : « Le loup l’emporte et puis le mange sans autre forme de procès » fable de Jean de la Fontaine. Cet adage n’est- il pas le mieux pour qualifier les différends qui existent aujourd’hui entre les autorités françaises à celles du Mali  devant le conseil de sécurité de l’ONU?

A cet effet, le lundi 15 août 2022, le Mali a porté plainte contre la France devant le Conseil de sécurité des Nations Unies pour plusieurs raisons à savoir : violation de son espace aérien, l’atteinte à sa souveraineté et soutien aux groupes terroristes. Malgré le caractère alarmant de l’accusation de la France, le Conseil de sécurité, sans pourtant opposer une fin de non-recevabilité, a tout simplement choisi de faire le silence radio.

Une ancienne colonie appelle à la barre devant le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU), son ancien colonisateur pour des actes qualifiables de crimes Pour la première fois dans l’histoire des Relations Internationales. Le monde entier est curieux de savoir le fond de ce problème et la réponse de l’ONU à cette plainte du Mali. Pour les plus indiscrets pour ne pas dire curieux, l’attente semble  encore plus longue qu’ils ne s’attendaient.  Car, le Conseil de sécurité, chargé d’assurer les libertés fondamentales et les droits fondamentaux de tous les peuples, gage d’une paix mondiale, ne semble pas être intéressé par l’affaire malgré la persistance de l’État du Mali.

En définitive, face à cette attitude passive de l’ONU nous interpellons les organisations sous régionales, panafricaines des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union africaine (UA) à se poser la question suivante : pourquoi ce silence radio de la part de la communauté internationale face à la plainte de l’État du Mali ?

<strong>Assitan DIAKITE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’ONU préside aux destinées de l&amp;apos;Afrique sans les Africains</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/lonu-preside-aux-destinees-de-lafrique-sans-les-africains-2991488.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/lonu-preside-aux-destinees-de-lafrique-sans-les-africains-2991488.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 14 Sep 2022 23:07:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>- Avec ses 54 Etats membres et ses 1,3 milliard d'habitants, l'Afrique représente 25% des membres de l'ONU. Mais seuls trois sièges non-permanents lui sont attribués pour des périodes de deux ans sur les 15 du Conseil de sécurité.</strong>

De par sa composition universelle en 1945, l’Organisation des Nations unies (ONU) a historiquement été la première organisation à accorder une place, une voix et une tribune aux pays africains. Ces derniers ont, en retour, peu à peu modifié en profondeur l’organisation, qui ne rassemble plus aujourd’hui, comme en 1945, les seuls vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale. Cette évolution, qui débute au moment où les pays nouvellement décolonisés adhèrent à l’ONU, ne s’est pas déroulée sans remous ni résistances.
L’ONU qui naît à San Francisco aux Etats-Unis en avril 1945 est clairement dominée par les vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale que sont les cinq membres permanents du Conseil de sécurité : les États-Unis, le Royaume-Uni, l’URSS, la Chine et la France qui a obtenu une place dans ce club très fermé à la dernière minute grâce au Britannique à Winston Churchill ( Premier ministre du Royaume-Uni entre 1951 et 1955). Par ailleurs en 1945, l’ONU comptait 51 États membres pour 11 sièges au Conseil de sécurité.

En 1945, l’Afrique ne compte que quatre États indépendants, l’Afrique du Sud, le Liberia, l’Éthiopie et l’Égypte, tous membres originels de l’ONU.
« Cette situation ne dure pas, et la décolonisation bouleverse la donne de l’après-guerre. Entre 1955 et 1960, il y a quarante et une admissions d’États supplémentaires à l’ONU, dont une majorité d’États africains nouvellement indépendants. Le nombre de pays est multiplié par deux en cinq ans. Vingt-sept autres États adhèrent entre 1960 et 1970. Afin de refléter cette augmentation, le nombre des membres non permanents du Conseil de sécurité passe, entre 1963 et 1965, de onze à quinze. Cette évolution change non seulement la nature, mais également le champ d’action de l’institution », a expliqué à l’Agence Anadolu, Alexandra Novosselof, auteure du livre "Le Conseil de sécurité des Nations unies : Entre impuissance et toute puissance".
Les pays nouvellement indépendants s’organisent peu à peu au sein de l’Assemblée générale pour avoir du poids et au besoin disposer d’une majorité de blocage. L’Assemblée permet à certains de lancer des initiatives et des projets.
« C’est ainsi qu’aux groupes régionaux – groupe des États africains, des États asiatiques, des États latino-américains, des États d’Europe orientale, des États d’Europe occidentale et autres États –, créés de fait pour les besoins de la répartition géographique des postes dans les différents organes de l’ONU, s’ajoutent au sein de l’Assemblée générale des groupes d’intérêts plus larges, comme le « Groupe des non-alignés » et le « Groupe des 77 » des pays en développement. Le Groupe des 77, créé en octobre 1967 par la Charte d’Alger, comprend en réalité cent trente États membres avec un président de groupe élu tous les ans par rotation géographique entre l’Afrique, l’Asie, l’Amérique latine et les Caraïbes », a ajouté l’écrivaine Alexandra Novosselof.

<strong>- Les insuffisances de l’Afrique, causes de sa mise à l’écart</strong>

Pour certains analystes, avoir une place de membre permanent au Conseil de Sécurité, c’est détenir une capacité d’influence significative sur la gouvernance mondiale. C’est avoir la propension à faire valoir une opinion qui peut être contradictoire, et d’en garantir le respect au-delà de tous les enjeux. Si donc des pays du continent africain souhaitaient avoir une place de membre permanent, seraient-ils capables de faire respecter leurs oints de vue ?
Les 55 pays membres de l’Union africaine (UA) ont du mal à garantir la paix et la stabilité sur le continent. « La quasi-totalité des conflits en Afrique trouvent leur épilogue avec un soutien ou une intervention extérieure », selon le géostratège Alfred Fuller, colonel camerounais à la retraite.
« L’analyse des récents conflits en Côte d’Ivoire, en Libye, au Mali, en RDC et en RCA dévoile une incapacité africaine à répondre aux défis sécuritaires du continent. Ceci peut s’expliquer par la faiblesse des moyens financiers et l’absence de consensus autour des positions de l’UA », a souligné à Agence Anadolu, le Pr Raymond Mayer, enseignant à l’Institut des relations internationales à Libreville au Gabon.

<strong>- L’Afrique réclame une meilleure représentation</strong>

Le géopolitologue camerounais, Kamguem Gervis Briand, relève à l'Agence Anadolu que « de fait, le critère de représentativité n’est jamais rentré dans la logique de construction de cette institution. Cependant, son caractère restreint et immuable organisé autour de cinq ‘grandes’ nations laisse entrevoir une dimension de responsabilité et de capacité à garantir la paix et la sécurité dans le monde ».
Kamguem Gervis Briand, par ailleurs auteur du livre "L'Afrique au Conseil de sécurité: les défis pour une représentation efficace", estime que les pays africains exigent une meilleure représentation au Conseil de sécurité des Nations unies (C.S.N.U).
« Ils justifient cette réclamation par la taille de leur effectif au sein de l’Assemblée générale (54 pays sur 193), et le nombre des défis et enjeux liés à la paix et à la sécurité sur le continent. Cependant, vu la logique qui a conduit à la création du Conseil de sécurité en 1946 (capacité à pouvoir garantir la paix et la sécurité dans le monde), et qui perdure encore, il est très difficile d’entrevoir un ou deux pays africains comme membres permanents de cet organe. Evidemment pour des raisons de capacité stratégique, économique et d’influence diplomatique relativement limité sur la scène internationale », a-t-il souligné.
De toute évidence et en l’état actuel des choses, il est difficile de concevoir qu’un pays du continent soit capable de garantir le respect d’une opinion contradictoire au Conseil de sécurité.
Lors du Conseil de sécurité tenu le 5 décembre 2020 par visioconférence, le Président du Niger, Mahamadou Issoufou, a relevé que l’Afrique n’est toujours pas représenté dans la catégorie des membres permanents de ce même Conseil, « alors que 50% des questions à l’ordre du jour du Conseil de sécurité et 70% de celles inscrites au titre du Chapitre VII de la Charte des Nations unies concernent l’Afrique ».
Pire encore, s’est désolé le Président du Niger, « les voix des États africains et de l’UA ne sont pas toujours écoutées et prises en compte, comme en témoigne le cas de la Libye, où l’intervention militaire lancée en 2011 avait suscité une levée de boucliers ». Les conséquences pour les pays voisins, dont le sien, sont désormais connues, a observé Mahamadou Issoufou.
L'Union africaine, appuyée par la Chine ou l'Allemagne notamment, réclame donc depuis plusieurs années une meilleure représentation du continent au sein des instances dirigeantes de l'ONU : deux sièges permanents au Conseil de sécurité, au nom d'un rééquilibrage démographique.

<strong>- Faible contribution financière</strong>

« Les opposants à cette demande de l’UA font valoir l'instabilité politique persistante et la faible contribution financière de l'Afrique au budget des Nations unies (0,01% en 2021, contre 25% pour les Etats-Unis) », a souligné, Serigne Moustapha Kâ, président de l'ordre des experts comptables du Sénégal.
Fort de tous ces éléments, le Prof Nkou Prosper, enseignant à l’Université des relations internationales à Yaoundé au Cameroun, estime qu’« il est inconcevable aujourd’hui de présider aux destinées de l’Afrique sans les Africains parce que le continent est économiquement amorti. C’est sous cet angle d’approche que s’inscrit la logique de la requête africaine portant sur la réforme du Conseil de sécurité. Les États africains exigent une représentation plus importante au sein du Conseil de sécurité avec au moins deux sièges permanents et cinq non permanents. Ils l’ont fait savoir dans la déclaration des Chefs d’État et de Gouvernement de l’UA à Hararé en juin 1997. En juillet 2005, ils ont soumis à l’Assemblée générale une proposition commune africaine pour la réforme des Nations unies intitulée « le Consensus d’Ezulwini ».
Pour cet enseignant-chercheur camerounais, « autant la présence africaine limitée au Conseil de sécurité est considérée comme une marginalisation », la majorité des États membres de l’Assemblée générale de l’ONU estiment qu’une démocratisation de l’institution sur la base d’une représentativité régionale s’impose.
Toutefois, le géopolitologue camerounais, Kamguem Briand, ne perd pas espoir. Il estime que « dans l’esprit d’une volonté d’amélioration de la gouvernance mondiale, prônant une représentativité pour l’ensemble des régions du monde, le continent africain pourrait faire son entrée au sein des membres permanents de l’ONU ».

Source: https://www.aa.com.tr/fr/]]> </content:encoded>
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<title>Rapports des  forces onusiennes sur les FAMAS:   Quand la MINUSMA se ridiculise</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/rapports-des-forces-onusiennes-sur-les-famas-quand-la-minusma-se-ridiculise-2991150.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 12 Sep 2022 10:11:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les rapports trimestriels de la MINUSMA incriminant nos militaires font de vives tensions au sein de l'opinion.  Pour cause, les données  desdits  rapports   seraient  celles  publiées par les médias français   couvrant ainsi,   des atrocités terroristes  sur les civils.   Bien que la préservation des droits de l'homme  soit  une nécessité mais en faire un règlement de comptes  politiques   seraient  encore  plus  ridicules.

Dans   les  pays   où les  conflits règnent,   les  questions des droits de l'homme se posent  et sont prises au sérieux.   Elles soumettent   une  limite  aux pouvoirs  publics  et aux  groupes  belligérants   à respecter   sans quoi,   des poursuites  judiciaires   pourraient  intervenir  à tout moment.  Notamment,  il s'agit entre autres,   des   tortures  carcérales,   des  traitements   inhumains   y  compris  des lois interdisant   les principes de réciprocité d'un  pays à l'autre  comme armes de répressions  diplomatiques  et  culturelles.     Par  ailleurs,  en dépit  des contextes sécuritaires complexes,   les  personnes   travaillant dans le domaine  doivent  avoir des mains libres  par rapport   aux éventuelles  enquêtes , en faire si possible  comme  ça se passe ailleurs,    des  dénonciations   en tenant compte des réalités sur le terrain.   Toutefois,  le respect   de  ces   aspects  fondamentaux  de la part de   nos  soldats  sont  témoignés  par  la hiérarchie militaire   à travers  des   différents   communiqués   sur les théâtres des opérations.   De même,    la MINUSMA   semble avoir  tiré de côté   dans l'élaboration  de   son  récent  rapport  sur   l'armée malienne  dans lequel,  elle   l'accuserait   d'avoir  commis  des exactions contre des civils.  Et   ces  accusations  jugées  " fortuites "  ont été   rejetées  non seulement  par la direction de l'information et des relations publiques de l'armée ( DIRPA) mais également par une grande  partie  de la société civile  dont certains indiquent qu'il s'agirait plutôt   d'un ancien rapport contesté  et  fourni par la France.   Un pays   qui,  sur fond de crise   avec les autorités de la transition,   a été contraint de retirer ses soldats   pour insatisfaction de  résultats.  Aussi,  dans ledit rapport,   l'on  perçoit  l'absence des atrocités terroristes contre les civils  encore  moins,  des cas de viols  et des   braquages.    Pour  finir,  les   questions  des  droits de l'homme ne devraient pas être   un mécanisme  d'instrumentalisation, à   des fins politiques    inavouées  et les  attitudes  de la  MINUSMA  donneraient   davantage   raison à ceux qui réclament son départ immédiat.

<strong>  Yacouba   COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Saisine du Conseil de sécurité de l&amp;apos;ONU par le Mali :  Le crime restera&#45;t&#45;il impuni ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/saisine-du-conseil-de-securite-de-lonu-par-le-mali-le-crime-restera-t-il-impuni-2991118.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 12 Sep 2022 07:38:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA["<strong><em>La raison du plus fort est toujours la meilleure</em>", disait Jean de la Fontaine. Cet adage ne sied-t- il pas aux différends qui opposent aujourd'hui les autorités françaises à celles du Mali</strong> ?

En effet, depuis le lundi 15 août 2022, le Mali a porté plainte contre la France devant le Conseil de sécurité des Nations unies pour violation de son espace aérien, l'atteinte à sa souveraineté et soutien aux groupes terroristes. Malgré le caractère gravicisme de l’accusation, le Conseil de sécurité, sans pourtant opposer une fin de non-recevoir, a tout simplement choisi de faire la sourde oreille.

Une première dans l'histoire des relations internationales qu'une ancienne colonie appelle à la barre devant le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU), son ancien colonisateur pour des actes qualifiables de crimes. Le monde entier était curieux de savoir le fond de ces problèmes et la réponse de l'ONU à cette plainte du Mali. Mais hélas ! Pour les plus curieux, l'attente sera encore plus longue qu'ils ne s'attendaient.  Car, malgré la persistance de l'État du Mali, le Conseil de sécurité, chargé de garantir les libertés fondamentales et les droits fondamentaux de tous les peuples, gage d’une paix mondiale, ne semble pas être intéressé par l'affaire. Ce qui laisse perplexe bon nombre de gens qui avaient foi à la justice onusienne.

Face à cette attitude passive de l’ONU et surtout l'absence de mobilisation des organisations sous régionales, panafricaines à l'image de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et de l'Union africaine (UA) pour soutenir un des leurs qu'est le Mali, nous nous permettons de nous poser un certain nombre d’interrogations à savoir: pourquoi ce silence radio de la part de la communauté internationale face à la plainte de l'État du Mali ?  La plainte du Mali, en tant pays membre entier de l’ONU, ne mérite-t-elle pas qu'on accorde une petite considération surtout qu'elle fait allusion à des actes susceptibles d'être qualifiés de crimes contre l'humanité ? Ou bien, tout simplement, c'est la solidarité entre puissances impérialistes qui primerait sur la vie des gens qu'on considère encore dans notre subconscient comme des colonies ?

Nous entendons chaque jour l’ONU indexée tel ou tel pays de violations des droits humains, de crimes contre l'humanité, voire de génocides, cette accusation portée contre la France n'en est- elle pas une ? Ce crime restera-t-il impuni parce que c'est la France ?

En faisant fi à cette plainte du Mali, l’ONU ne va- t- elle pas perdre sa crédibilité aux yeux des pays en voie de développement ?

En tout état de cause, si ce combat de David contre Goliath semble être perdu d'avance pour les Maliens car, comme le dit- on, «<strong>les oiseaux de même plumage ne se dévorent jamais»,</strong> les cas de l’Irak, de la Syrie, de l'Afghanistan et plus près de la Libye en sont une illustration parfaite. Cependant, il a eu le mérite de susciter un réveil brutal chez ces anciennes puissances impérialistes. Elles auront compris que le temps de "<strong>béni oui, oui</strong>'' est révolu et que rien ne serait plus comme avant. Le peuple africain n'est plus prêt à se laisser trimballer par qui que soit. Elle aura également permis aux peuples dominés de comprendre, que la volonté seule de s'affranchir de la domination ne suffit pas mais que c'est dans l'action que l'on parviendra à briser cette chaîne. Alors le ton vient d'être donné par le Mali, il revient désormais à tous les autres pays africains de saisir cette opportunité, pour faire front commun derrière le Mali comme l'a fait l'Union européenne (UE) derrière la France, pour faire face à l'ennemi commun qu'est cette France et ses valets.

La libération réelle et totale de l’Afrique, c'est maintenant ou plus jamais. Ce combat, qui vient d'être enclenché par les autorités maliennes, est un devoir de génération. Comme l'a laissé entendre Franz Fanon "<strong>chaque génération a une mission, soit elle l’accomplisse, soit elle la trahisse</strong>". Alors avec cette plainte, les autorités du Mali n’entendent s'arrêter en bout de chemin car, à travers cette dernière, elles attendent faire savoir au monde entier ce qu'un pays membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, chargé de veiller au respect des Droits humains et les libertés fondamentales pour que règne la paix entre les peuples, est en train de faire dans le monde. Ce combat, à notre sens doit être le combat de tous les peuples africains, enfin que soient bannies à jamais à l'intérieur de notre continent toutes formes d'injustice, d'exploitation de l'homme par l'homme et de pillages de nos ressources, pour une Afrique libre, unie et prospère.

<strong>Daouda DOUMBIA</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Le Mali présentera de nouvelles preuves contre la France devant l&amp;apos;ONU</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/le-mali-presentera-de-nouvelles-preuves-contre-la-france-devant-lonu-2991100.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 11 Sep 2022 21:27:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>- Des preuves qui démontreront au monde comment un Etat membre du Conseil de sécurité se comporte, a déclaré le Premier ministre malien par intérim.</strong>

Le Mali fournira de nouvelles preuves devant le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU) accusant la France d'avoir fourni des armes de guerre et des renseignements à des groupes terroristes, a déclaré le Colonel Abdoulaye Maiga Premier ministre par intérim.

Maiga a accordé, vendredi soir un entretien exclusif à l'Office de Radiodiffusion Télévision nationale du Mali (ORTM).

« Ici, au Mali, nous faisons très clairement la différence entre les autorités actuelles de la France en place et le peuple français que nous respectons énormément », a déclaré le Colonel Abdoulaye Maiga Premier ministre par intérim.

Selon lui, « les autorités françaises se sont rendues coupables de beaucoup de choses : violations intempestives de notre espace aérien, en plus de cela, elles ont fourni des renseignements et des armes à des groupes terroristes », ajoutant que « cette attitude des autorités françaises est grave et de la part d'un pays membre du Conseil de sécurité des Nations Unies, nous avons introduit une plainte avec toutes les preuves à l'appui ».

« Nous avons encore d'autres preuves qui seront présentées à la suite de cette session spéciale du conseil de sécurité des Nations Unies, que la communauté internationale et le monde découvrent comment un état membre du Conseil de sécurité se comporte », a-t-il fait savoir.

Le 16 août dernier, Bamako avait saisi et porté plainte contre la France devant le Conseil de Sécurité en réclamant la tenue d’une réunion d’urgence visant à faire un point sur la situation dans le pays.

« Bamako y dénonce une nouvelle fois des violations répétées de l’espace aérien du Mali par la France », déclarant « disposer de preuves et être prêt à les présenter au Conseil de sécurité ».

Mais le courrier d’Abdoulaye Diop ne s’arrêtait pas là.

Le ministre des Affaires étrangères a affirmé détenir « des éléments qui indiqueraient que la France avait collecté des renseignements au Mali afin de les fournir à certains groupes terroristes » et aurait « livré des armes et des munitions à ces derniers ».

Source: https://www.aa.com.tr/fr/]]> </content:encoded>
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<title>Sur les violations de droits humains : Le bras de fer se corse entre l’ONU et le Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/sur-les-violations-de-droits-humains-le-bras-de-fer-se-corse-entre-lonu-et-le-mali-2990340.html</link>
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<pubDate>Tue, 06 Sep 2022 01:58:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le fossé des malentendus s’élargit du jour au lendemain entre le Mali et l’ONU. Après l’épisode du clash survenu du renouvellement du mandat de la Minusma, la défiance se conforme avec la publication du dernier rapport du Groupe d’experts  mis en place par la Résolution 2590 du Conseil de sécurité. En réplique au contenu de son document, le gouvernement est resté de marbre sur son rejet des enquêtes de l’ONU et l’a manifesté par un mémorandum où les affirmations sont battues en brèches les unes après les autres.

Ledit rapport s’est vraisemblablement voulu exhaustif sur les dimensions multiples de la situation malienne dont il ne néglige le moindre aspect. De la mise en œuvre du processus d’Alger à l’émergence d’un Cadre Stratégique Permanent en passant par la criminalité transfrontalière, les violences extrémistes  et les violations des droits humanitaires, tout y passe.

<strong>  Un processus de paix paralysé par la méfiance entre les parties de l’Accord </strong>

Perçu par la communauté internationale comme la panacée à la crise malienne, le devenir de l’Accord issu du processus d’Alger n’inspire pourtant aucun optimisme au Groupe d’experts dont le mandat est prolongé dans la foulée par le Conseil de sécurité. En cause, soutiennent-ils, un mécanisme de mise en œuvre paralysé tant par le dysfonctionnement des instances décisionnelles (suspension de réunions du CSA et du CTS, entre autres), les désaccords ou divergences d’intérêts que par leurs impacts négatifs sur l’évolution de certains piliers de l’APR telles les DDR, les réformes politiques et institutionnelles, etc.  «Aucune des réformes politiques et institutionnelles prévues par l’Accord n’a été finalisée par le Conseil national de transition», mentionne le document des Experts en soulignant, par exemple, le retrait de la loi sur la police territoriale.

Et d’en déduire, par ailleurs, que la lourdeur de la machine a eu comme corollaire une périlleuse méfiance entre les parties signataires de l’Accord, exacerbée par sa dénonciation par des voix officielles et se traduisant par un certain bellicisme d’acteurs à l’affût d’éventuelles alternatives à l’Accord : le gouvernement par un renforcement des effectifs militaires en dehors du cadre de l’APR, les mouvements armés par des recrutements massifs dictés par la présence des partenaires «non conventionnels» auprès des FAMa.

Il en résulte, aux yeux des Experts onusiens, une dégradation de la situation sécuritaire imputable au piétinement de l’Accord, notamment aux désaccords qui empêchent une symphonie des parties signataires dans l’organisation de la lutte contre le phénomène terroriste. En atteste, entre autres, les difficultés d’opérationnalisation du Cadre Stratégique Permanent en dépit de l’implication des plus hautes autorités du Mali ainsi que de certains pays des champs également affectés par les équations sécuritaires.

<strong> </strong><strong>    Les FAMa et «Wagner» à l’épreuve des droits humains et humanitaires </strong>

Le rapport, à l’instar des études précédentes de même portée, n’a pas passé sous silence la brûlante question de violation des droits de l’homme et du droit international humanitaire qui découle aussi bien des habituelles violences généralement perpétrées par les groupes terroristes sur les populations civiles que de la traque de ces groupes terroristes par les forces régulières. L’intérêt du Groupe d’Experts ainsi porté entre autres sur les présomptions d’exactions et exécutions sommaires qui pèsent sur des patrouille des forces armées maliennes dont l’épisode dramatique de la trentaine de Mauritaniens morts en territoire malien. Référence faite aux récits et témoignages qu’il juge crédibles et par défaut d’une présence physique sur le terrain, le Groupe d’Experts décrit une expédition rondement menée de tuerie collective qui a eu raison de pauvres bergers en chasse de pâturage à la frontière mauritanienne. Les victimes auraient été ligotées, battues et dépouillées devant femmes et enfants avant d’être transportées quelques kilomètres d’un breuvage nommé «Robinet El Ataye» pour ne plus retourner parmi les leurs.

Au demeurant lesdites atrocités sont l’objet d’une panoplie d’enquêtes dont celle conjointe des parties maliennes et mauritaniennes qui n’a pas encore donné son verdict. L’équipe onusienne estime néanmoins que les faits et témoignages concordent tous vers une expédition meurtrière menée par des soldats de l’armée régulière et leurs  partenaires étrangers.

<strong>Le gouvernement malien s’inscrit en faux</strong>

Ces allégations, ainsi que bien d’autres contenues dans le rapport, n’ont pas laissé indifférentes les autorités maliennes. Celles-ci ont officiellement réagi sous la forme d’un mémorandum qui s’emploie à démonter les descriptions du Groupe d’Experts dans l’ensemble de leurs compartiments. Les évènements de Al Attaye sont ainsi battus en brèche par le gouvernement, lequel anticipe le résultat de ses investigations en cours en soutenant qu’aucune patrouille des forces armées maliennes n’a sillonné la zone concernée par l’identification des crimes pendant la période indiquée. Il en déduit par conséquent un rapport en souffrance de sérieux et de rigueur scientifique, à cause des témoignages tendancieux qui émaillent sa description des faits. Aux yeux des autorités maliennes, la crédibilité et l’impartialité de l’enquête sont en outre entachées par l’inobservance du principe du contradictoire dans la démarche, par delà moult autres réserves sur la forme du rapport. Le gouvernement s’inscrit, comme on le voit, dans la continuité d’une hostilité affichée aux questions des droits de l’homme et de droit humanitaire, une position fondée notamment sur les craintes de déstabilisation du pays par d’éventuelles et qui préfigure son inflexibilité sur l’ouverture d’enquêtes onusiennes sur d’autres présomptions similaires auxquelles allusion est faite dans le mandat renouvelé de la Minusma.

&nbsp;

<strong>A KEÏTA </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rapport de la MINUSMA :   Les réserves du gouvernement</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/rapport-de-la-minusma-les-reserves-du-gouvernement-2990061.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 03 Sep 2022 12:26:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Ce mois d'août, la Minusma a publié sa note trimestrielle sur les violations des droits humains au Mali. Dans son mémorandum publié le 29 août 2022, le gouvernement malien y a déploré plusieurs points dans le fond et la forme</em></strong>.

&nbsp;

Pour le Mali, le groupe d'experts a fait des principes de transparence, de crédibilité, d'objectivité en ne communiquant pas au gouvernement malien leur document avant toute publication. Des parties de documents qui étaient déjà relayées dans les médias internationaux. Tout ceci amène le Mali, selon le mémorandum, à emmètre des réserves sur la méthode et la démarche du travail.

Dans le fond, le Mali estime que le groupe d'experts en plus de reprendre des activités et missions du Secrétariat général des nations unies, a aussi outrepassé les domaines de sa compétence. Pour le gouvernement, le groupe d'experts n'a d'autre mandat que l'application de l'accord issu du processus d'Alger et devrait se limite là. A cet effet, l'accord ne concernant que le Nord du pays, les experts, avance le mémorandum, n'étaient pas concernés par les choses qui se sont passées ailleurs autres que le Nord.

D'un coup de revers, le mémorandum en réponse à la note de la Minusma, dément toutes les accusations contre les FAMa dans le document. <em>« Quelles soient individuelles, en groupes ou ethniques, les exécutions que les groupes d'experts ont amputées aux FAMa sont fausses. Les allégations d'exactions rapportées contre les FAMa ne reflètent pas la réalité du terrain »</em>, soutient le mémorandum.

Ledit mémorandum a été publié avant hier en réponse à la note de la Minusma sur les questions des droits de l'homme et du droit humanitaire international.

&nbsp;

<strong>Koureichy Cissé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : le Conseil de sécurité maintient le régime des sanctions et proroge le mandat du Groupe d’experts jusqu’au 30 septembre 2023</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-le-conseil-de-securite-maintient-le-regime-des-sanctions-et-proroge-le-mandat-du-groupe-dexperts-jusquau-30-septembre-2023-2989746.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-le-conseil-de-securite-maintient-le-regime-des-sanctions-et-proroge-le-mandat-du-groupe-dexperts-jusquau-30-septembre-2023-2989746.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 01 Sep 2022 10:09:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Conseil de sécurité des Nations Unies dans une résolution, datée du 30 août 2022, a reconduit les sanctions énoncées par la résolution 2374 (2017) le mandat du Groupe d’experts prévu par le même texte.</strong>

Au Mali, les sanctions énoncées par la résolution 2374 (2017) sont reconduites  jusqu’au 31 août 2023 et le mandat du Groupe d’experts prorogé jusqu’au 30 septembre 2023. C’est la quintessence de la résolution 2649 (2022) adoptée à l’unanimité par les pays membres du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations-Unies (Onu).

La résolution 2649 (2022) réaffirme que lesdites sanctions, à savoir l’interdiction de voyager et le gel des avoirs, s’appliquent aux personnes et entités désignées par le Comité créé par la résolution 2374 (2017), notamment pour le fait de préparer, de donner l’ordre de commettre, de financer ou de commettre, au Mali, des actes qui violent le droit international humanitaire.

Dans le préambule de cette résolution, présentée par la France, le Conseil de sécurité de l’Onu réaffirme son ferme attachement à la souveraineté, à l’unité et à l’intégrité territoriale du Mali.  Il exprime « <em>sa vive préoccupation face aux actes violents et unilatéraux commis par des acteurs non étatiques qui entravent le rétablissement de l’autorité de l’État et des services sociaux de base</em> ».

De même, note la résolution, le Conseil de sécurité exprime sa préoccupation quant à l’application de l’Accord pour la paix et met en garde contre la reprise des hostilités dans le pays. « <em>Si les parties se livrent à des hostilités en violation de l’Accord ou prennent des mesures qui entravent, qui compromettent par un retard prolongé ou qui menacent l’application de l’Accord, le conseil est prêt à réagir en appliquant les dispositions prévues par la résolution 2374 (2017)</em> », souligné la résolution.

<strong>La situation au Mali continue de menacer la paix et la sécurité internationale</strong>

Concernant le Groupe d’experts, le Conseil de Sécurité note qu’il importe de poursuivre la coopération et l’échange d’informations entre le Groupe d’experts et toutes les autres entités des Nations Unies opérant au Mali, dans les limites de leurs mandats et de leurs capacités. C’est dans ce cadre qu’il a décidé de reconduire le mandat des experts jusqu’au 30 septembre 2023. L’Onu justifie la prolongation du mandat du Groupe d’experts par le fait que la situation au Mali continue de menacer la paix et la sécurité internationale.

Selon la résolution, le Groupe d’experts est tenu de présenter au Conseil de sécurité un rapport à mi-parcours le 28 février 2023 au plus tard, et un rapport final, le 15 août 2023 au plus tard. Il faut rappeler que les rapports du Groupe d’experts sur la situation des droits de l’Homme passent très mal au Mali. Les experts de l’Onu sont accusés par une partie de l’opinion malienne de produire un rapport à charge contre l’armée malienne.

<strong>Abdrahamane SISSOKO/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Saisine de l’ONU sur le soutien de la France aux terroristes : Pourquoi le Conseil de sécurité tarde à faire suite à la requête du Mali ?</title>
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<pubDate>Thu, 01 Sep 2022 09:27:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Les autorités maliennes ont saisi le Conseil de sécurité de l'ONU avec des preuves documentées d’un soutien avéré de Paris aux groupes terroristes qui opèrent au centre et au nord du Mali. En conséquence, le Mali a officiellement demandé au Conseil de sécurité de l'ONU une réunion d'urgence pour faire cesser ces actes d'agression de la France contre sa souveraineté.

Le Ministère malien des Affaires étrangères a en effet diffusé auprès de journalistes une lettre en ce sens adressée par le chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop, le 16 août 2022, à la présidence en exercice chinoise du Conseil de sécurité. Aussi, le Mali « se réserve le droit de faire usage de la légitime défense » si les agissements français persistent, conformément à la Charte des Nations.

Le ministre Abdoulaye Diop dénonce dans cette lettre les « violations répétitives et fréquentes » de l’espace aérien du Mali par les forces françaises et les vols d’appareils français se livrant à « des activités considérées comme de l'espionnage » et des tentatives « d'intimidation ». Les autorités maliennes, écrit le ministre Diop, disposent « de plusieurs éléments de preuve que ces violations flagrantes de l'espace aérien malien ont servi à la France pour collecter des renseignements au profit des groupes terroristes opérant dans le Sahel et pour leur larguer des armes et des munitions ».

« Le Mali invite le Conseil de sécurité à œuvrer pour que la France cesse immédiatement ses actes d'agression et demande à la présidence chinoise de communiquer ces éléments aux membres du Conseil de sécurité en vue d'une réunion d'urgence », indique le communiqué du ministre Abdoulaye Diop, assorti des détails aussi précis que datés, avec heures et minutes des infractions et agressions constatées.

D’aucuns se demandent si le conseil de sécurité va prendre le temps d’examiner, à fortiori convoquer une réunion sur le sujet. Nous disons que le Conseil de sécurité n’a pas le choix, le Mali étant un Etat membre à part entière de l’ONU et à jour avec le paiement de ses cotisations. Par ailleurs, le Conseil de sécurité de l’ONU n’a pas le choix, parce que le Mali a aussi des alliés, dont deux, et pas des moindres, sont membres du Conseil de sécurité avec droit de véto, notamment la Russie et la Chine qui assure en ce moment la présidence du Conseil.

Comme quoi, le procès de la France qui souffle le chaud et le froid, qui soutient des groupes djihadistes dans leurs horreurs et terreurs et qui n’arrive toujours pas à digérer la déculottée subie au Mali, un pays désormais prêt et disposé à se soustraire de toute condescendance colonisatrice, ce procès, disions-nous (une sorte de bataille « David contre Goliath »), aura bel et bien lieu, même si nous ne savons pas pourquoi le Conseil de sécurité traîne encore le pied pour ce faire.

Parallèlement, la France tente par tous les moyens d’empêcher la tenue de cette réunion devant se pencher sur les preuves irréfutables de soutiens français aux groupes terroristes. Maître dans l’art de travestir à travers des manœuvres dilatoires, elle se serait trouvé un médiateur qui n’a été mandaté par personne, en la personne du Président sénégalais, Macky Sall.

Ce dernier semble ne pas se faire à l’idée que nul ne pourra dévier le Mali de son chemin, celui de la défense de sa souveraineté et de l’intégrité de son territoire.

<strong>Flani SORA</strong>

<strong>Notre Voie</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mali : le Conseil de sécurité reconduit pour un an le régime des sanctions de la résolution 2364 (2017</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-le-conseil-de-securite-reconduit-pour-un-an-le-regime-des-sanctions-de-la-resolution-2364-2017-2989741.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 01 Sep 2022 01:15:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv3849470360s3" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv3849470360bumpedfont15"><b><i><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Réuni mardi 30 Août 2022, à New York, le Conseil de Sécurité a décidé unanimement de reconduire, jusqu’au 31 août 2023 les sanctions énoncées par la résolution 2374 (2017), concernant le Mali de même que la prorogation  d’un an du  mandat du Groupe d’experts prévu par le même texte</span></i></b></span><span class="yiv3849470360bumpedfont15"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">.</span></b></span><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>
<p class="yiv3849470360s3" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv3849470360bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">C’est la résolution 2649 (2022) qui a arrêté des sanctions contre certaines personnalités ayant joué un rôle majeur dans la crise qui sévit au Mali depuis 2012. Les personnes sanctionnées sont interdites de voyager et leurs avoirs à l’étranger sont gelés. Ces mesures, contenues dans la résolution 2374 (2017), s’appliquent à « <b><i>ceux qui s’emploient à empêcher ou à compromettre la mise en œuvre de l’Accord, ceux qui reprennent les hostilités et violent le cessez-le-feu, ceux qui lancent des attaques contre la MINUSMA et d’autres présences internationales ou entreprennent de les menacer, ainsi que ceux qui apportent leur soutien à de telles attaques et entreprises</i></b> ». </span></span></p>
<p class="yiv3849470360s3" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv3849470360bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">En bref, les sanctions renouvelées à l’unanimité ce mardi par  la réunion du conseil de sécurité de l’ONU s’appliquent uniquement aux individus et entités qui, selon les enquêtes des experts de l’ONU, entravent la mise en œuvre de l’accord d’Alger. Il faut noter que ces sanctions ont été instaurées en 2017, sous le régime de Feu le Président Ibrahim Boubacar Keïta et depuis lors renouvelées chaque année par l’Organisation des Nations Unies. </span></span></p>
<p class="yiv3849470360s3" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv3849470360bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Lors de cette réunion, le Conseil de Sécurité  a félicité les  autorités maliennes  suite à la désignation d’un point focal chargé de faire la liaison avec le Comité 2374, en ce qui concerne l’application des sanctions, et pour la demande de Bamako de s’entretenir et d’échanger des informations rapidement et aux moments voulus avec le Comité. </span></span></p>
<p class="yiv3849470360s3" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv3849470360bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Les Nations Unies et les organisations régionales, telles que l’Union africaine, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et les autres partenaires internationaux assurent rester fermement attachés à l’application de l’Accord. Selon elles,  l’accord d’Alger est  le seul  moyen de parvenir à une paix et une stabilité à long terme au Mali. Dans ce cadre, elles ont accueilli avec satisfaction lors de cette réunion, la tenue à Bamako, du 1<sup>er</sup> au 5 août 2022, d’une réunion décisionnelle de haut niveau sur l’application de l’Accord. L’ONU espère que  les décisions prises au cours de cette réunion seront suivies d’effets. </span></span></p>
<p class="yiv3849470360s3" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv3849470360bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">En rappelant la tenue de cette réunion, la résolution, qui était cette année défendue par la France et le Mexique, a par ailleurs regretté que le Comité de suivi de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali ne se soit pas réuni depuis octobre 2021. A ce sujet, la résolution a de nouveau exprimé sa « <b><i>vive impatience</i></b> », face aux retards persistants pris par les parties dans l’application de l’Accord dans son ensemble. Ces retards, selon le Conseil de Sécurité de l’ONU, contribuent à créer un vide politique et sécuritaire qui compromet la stabilité et le développement du Mali. </span></span></p>
<p class="yiv3849470360s3" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv3849470360bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">L’ONU a souligné la nécessité que toutes les parties prenantes s’emploient davantage à s’approprier et à prioriser l’application de l’Accord, en insistant sur l’importance de garantir la participation pleine, égale et véritable des femmes dans tous les mécanismes créés parle cadre de l’Accord, pour en appuyer et en surveiller l’application. </span></span></p>
<p class="yiv3849470360s3" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv3849470360bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Dans la foulée, le Conseil de Sécurité de l’ONU a prorogé  jusqu’au 30 septembre 2023 le mandat du Groupe d’experts, énoncé aux paragraphes 11 à 15 de la résolution 2374 (2017). Il a de même été demandé aux Etats membres de faciliter le travail du Groupe d’experts;</span></span></p>
<p class="yiv3849470360s3" style="text-align: justify;background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv3849470360bumpedfont15"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</span></b></span><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Adjudant&#45;Chef Alizeta Kabore Kinda, MINUSMA :   Lauréate du Prix de la femme policière de l&amp;apos;année des Nations unies</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/adjudant-chef-alizeta-kabore-kinda-minusma-laureate-du-prix-de-la-femme-policiere-de-lannee-des-nations-unies-2989663.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 31 Aug 2022 12:17:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Policière de la paix du Burkina Faso servant présentement dans notre pays sous les couleurs de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), l'Adjudant-chef Alizeta Kaboré Kinda est la lauréate du Prix de la femme policière de l'année des Nations unies. L’annonce a été faite lundi dernier (29 août 2022) par l’ONU à New York (Etats-Unis) et elle doit recevoir son trophée ce mercredi 31 août 2022.</strong>

&nbsp;

«<em>Le monde a besoin de paix. Là où nous nous trouvons, nous devons aider pour que la paix règne. C'est pour cela que je me suis engagée auprès de l'ONU</em>» ! Telle est la confession faite par l’Adjudant-chef Kaboré Kinda, lauréate du Prix de la femme policière de l'année des Nations unies. Une distinction qu’elle doit recevoir ce mercredi, 31 août 2022, en marge du 3e sommet des chefs de police des Nations unies (UNCOPS) organisé du 31 août au 1er septembre 2022 à l’ONU, à New York.

L'Adjudant-chef Kinda est actuellement le point focal pour les questions de genre au sein de la Minusma. Son travail consiste à soutenir les forces de sécurité maliennes dans la région de Ménaka afin de promouvoir et améliorer la compréhension des questions de genre, de protection de l'enfance, des droits de l'Homme et de la protection des civils.

Grâce à ses efforts, un plus grand nombre de victimes de violences sexuelles et de violences basées sur le genre signalent leur cas aux autorités locales (au moins trois cas rapportés par mois contre aucun avant son arrivée) et reçoivent des soins médicaux. Ses efforts ont également porté sur l'augmentation du nombre de filles dans les écoles et la réduction des mariages précoces.

«<em>Le travail de l'Adjudant-chef Kinda est un brillant exemple de la façon dont la participation des femmes policières dans les opérations de paix a un impact direct sur la durabilité de la paix par l’apport de perspectives différentes et en rendant notre travail plus inclusif</em>», a déclaré le Secrétaire général adjoint aux opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix. «<em>Par ses actions, elle incarne un service de police plus représentatif, plus efficace et mieux équipé pour servir et protéger les populations</em>», s’est-il réjoui.

«<em>L'Adjudant-chef Kinda a fait preuve de créativité et d'engagement pour répondre aux besoins de sécurité spécifiques des communautés qu'elle sert</em>», a déclaré Luis Carrilho, conseiller de la police des Nations unies. Et d’ajouter, «<em>elle et son équipe contribuent à accroître la confiance entre les autorités locales et les communautés maliennes. Ce qui rend le travail de la police des Nations unies plus efficace et la population plus en sécurité</em>».

«<em>J’espère que cela inspirera les femmes et les jeunes filles du monde entier à poursuivre une carrière dans la police, malgré les stéréotypes souvent associés à cette profession, selon lesquels les hommes sont plus à même de faire respecter les lois et de protéger la population</em>»,  a déclaré l’Adjudant-chef Kinda en apprenant la bonne nouvelle.

Sa carrière a été axée sur la protection et la promotion des droits des femmes et des enfants, notamment entre 2013 et 2015, lorsqu'elle était déjà le point focal pour les questions du genre au sein de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation de la République démocratique du Congo (MONUSCO). Dans son pays d'origine, le Burkina Faso, elle a exercé ses fonctions au sein du ministère de la Sécurité et de la Brigade régionale de protection des femmes et des enfants, une unité de la police nationale. Et cela en tant qu’enquêtrice spécialisée sur les violences et l'exploitation sexuelles.

Le Prix de la femme policière de l'année des Nations unies a été créé en 2011 pour reconnaître les contributions exceptionnelles des femmes policières dans les opérations de paix de l'ONU et pour promouvoir l'autonomisation des femmes.

<strong>Naby</strong>

<em>Avec la MINUSMA</em>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Plainte contre la France au conseil de sécurité des Nations Unies :   Quelle marge de manœuvre pour le Mali ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/plainte-contre-la-france-au-conseil-de-securite-des-nations-unies-quelle-marge-de-manoeuvre-pour-le-mali-2989166.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 27 Aug 2022 10:25:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans une lettre du ministère des Affaires étrangères du Mali dit avoir déposé une plainte contre la France pour avoir violé son espace aérien et collectant des renseignements au compte des groupes djihadistes. Cette plainte a-t-elle une chance d’aboutir ? Quelle marge de manœuvre pour le Mali ?</em></strong>

&nbsp;

La guerre diplomatique entre Paris et Bamako prend un autre tournant. Après l’attaque de Tessit qui a fait 42 morts côté FAMa, le gouvernement du Mali pointe du doigt la France d’avoir aidé les groupes djihadistes, pour mener cette attaque. Les autorités maliennes ont affirmé avoir des preuves à leur procession qui prouvent l’implication de la France. Pour cela, Le Mali a déposé une plainte contre la France auprès du Conseil de Sécurité des Nations unies par le biais de l’ambassadeur de Chine auprès de l’Onu, Jun Zhang.

Les autorités maliennes réclament la tenue d’une réunion d’urgence du Conseil de Sécurité présidé par les Chinois pour présenter les preuves, qu’elles affirment détenir, du soutien apporté par la France aux terroristes lors de l’attaque de Tessit.

La Chine convoquera-t-elle cette réunion d’urgence pour que cette plainte soit débattue ? C’est toute la question. Mais en fouillant dans les textes qui régissent l’Onu en l’occurrence le Conseil de Sécurité, qui est l’instance suprême, cette tâche revient aux quinze membres du Conseil de Sécurité d’en convoquer la tenue de cette réunion d’urgence. Celle-ci doit être validée, sur le plan procédural, par le pays assurant la présidence tournante du conseil, et cette présidence est assurée par la Chine en ce mois d’août.

&nbsp;

<strong>Ousmane Mahamane</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Lutte contre le terrorisme : Le Mali saisit l’ONU et accuse la France d’armer les terroristes</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/lutte-contre-le-terrorisme-le-mali-saisit-lonu-et-accuse-la-france-darmer-les-terroristes-2988514.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 22 Aug 2022 09:00:16 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Ministre malien des affaires étrangères et de la coopération internationale, Abdoulaye DIOP, a adressé, le 15 août 2022, une correspondance au Président du Conseil de sécurité des Nations Unies, ZHANG Jun, Ambassadeur, Représentant permanent de la République Populaire de Chine auprès des Nations Unies, pour l’informer « des violations répétitives et fréquentes de l'espace aérien malien par les forces françaises, en y faisant voler des vecteurs aériens tels que des drones, des hélicoptères militaires et des avions de chasse, sans autorisation des autorités maliennes ». Ainsi, le Gouvernement du Mali invite le Conseil de sécurité des Nations Unies, garante de la paix et de la sécurité internationales à œuvrer afin que la République française cesse immédiatement ses actes d'agression contre le Mali. « En cas de persistance dans cette posture qui porte atteinte à la stabilité et à la sécurité de notre pays, le Gouvernement du Mali se réserve le droit de faire usage de la légitime défense, conformément à l'article 51 de la Charte des Nations Unies », révèle la correspondance du chef de la diplomatie malienne.

Dans sa correspondance, le ministre Abdoulaye Diop a attiré l’attention du président du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies (ONU), ZHANG Jun, sur des actes graves qui sont de nature à porter atteinte à la paix et à la sécurité internationales. « Depuis plusieurs mois, il nous a été donné de constater des violations répétitives et fréquentes de l'espace aérien malien par les forces françaises, en y faisant voler des vecteurs aériens tels que des drones, des hélicoptères militaires et des avions de chasse, sans autorisation des autorités maliennes », a souligné le ministre malien des affaires étrangères. Avant d’ajouter que depuis le début de l'année 2022, les Forces armées maliennes (FAMa), munies de nouvelles capacités, ont enregistré plus de 50 cas délibérés de violation de l'espace aérien malien par des aéronefs étrangers, notamment opérés par les forces françaises, sous différentes formes. « Aux actes d'indiscipline caractérisés par des refus d'obtempérer aux instructions des services de contrôle aérien, s'ajoutent des cas d'extinction des transpondeurs dans le but de se soustraire au contrôle. S'y ajoutent également des cas de falsification de documents de vol, ainsi que des cas d'atterrissage d'hélicoptères dans des localités hors aérodromes, sans autorisation préalable. De nombreux vols d'avions de renseignement et de drones évoluant à haute altitude ont été notés, qui se livraient à des activités considérées comme de l'espionnage, de l'intimidation voire de la subversion», a précisé le ministre malien, Abdoulaye Diop. Selon lui, l'un des cas les plus récents a été la présence illégale d'un drone des forces françaises, le 20 avril 2022, au-dessus de la base de Gossi, dont le contrôle avait été transféré aux FAMa, le 19 avril 2022. Ledit drone était présent à partir de 11h45, évoluant à moyenne altitude, pour espionner les vaillantes FAMa. Outre l'espionnage, dit-il, les forces françaises se sont rendues coupables de subversion en publiant des images collectées par leur drone, montrant des civils tués. Des résultats de l'enquête judiciaire menée par les services compétents du Mali, il a été établi que les corps y avaient été disposés bien avant l'arrivée des forces maliennes à Gossi. Pour le ministre, cette communication malheureuse avait pour objectif de ternir l'image et d'accuser les forces armées maliennes engagées pour la libération de leur territoire, la protection et la sauvegarde de leurs populations éprouvées par une longue crise.

«Ces violations de l'espace aérien malien ont servi à la France pour collecter des renseignements au profit des groupes terroristes »

Dans sa correspondance, le ministre Diop a égrené d’autres cas de violations de l’espace aérien malien que sont : le 21 avril 2022, une patrouille de Mirage 2000 a survolé à plusieurs reprises, sans coordination préalable, un convoi FAMa en partance pour renforcer le dispositif de l'emprise de Gossi. Cette manœuvre s'inscrivait dans une dynamique d'intimidation de nos forces. Le 15 juin 2022, l'avion de transport tactique Casa 295 de l'Armée de l'Air du Mali a été harcelé par un aéronef de combat appartenant à la force Barkhane, alors que l'aéronef malien effectuait des rotations entre des aérodromes situés en territoire malien. L'aéronef français inconnu, qui ne s'est jamais annoncé à la radio, a effectué des manœuvres dangereuses autour de l'avion malien, perçues comme des tentatives d'intimidation. En outre, le 06 août 2022, la force Barkhane a confirmé dans un communiqué officiel avoir mené des opérations aériennes contre des présumés terroristes dans la zone de Talataye. Cependant, ces opérations unilatérales n'ont pas été coordonnées avec les FAMa. De plus, dans le secteur de Lerneb, la nuit du 06 au 07 août 2022 vers 03h30 du matin, un hélicoptère a atterri aux environs de la forêt de Ougrich au sud de Lerneb et Aratène, cercle de Goundam, région de Tombouctou. L'hélicoptère a embarqué 2 éléments d'Ibrahim Ag Baba, lieutenant d'Abou Talha, chef de l'émirat de Tombouctou pour une destination inconnue. Le 08 août 2022, à 37 Km de Tessit, un hélicoptère Chinook a survolé des renforts FAMa de Gao en mouvement vers Tessit, dans la direction opposée de progression. Le Chinook, surpris dans ses activités, a subitement repris de l'altitude. Les recoupements du Poste de Commandement Interarmées de Théâtre (PCIAT) Est auprès des partenaires n'ont pas permis de confirmer l'origine de l'aéronef. Le 08 août 2022 à 12h55, une patrouille des FAMa est sortie de Labbezanga pour rechercher en vain un colis largué par Barkhane à 03 Km Est dudit poste. Selon le ministre malien des affaires étrangères et de la coopération internationale, tout au long du processus de transfert aux autorités maliennes de l'aérodrome de Gao et de l'espace aérien du Nord, depuis l'annonce du retrait de Barkhane, les aéronefs militaires maliens ont fait l'objet d'entraves régulières, par des manœuvres retardatrices visant à réduire leur efficacité et à rallonger leurs délais de réaction. Face à la multiplication de ces actes d'agression contre la souveraineté et l'intégrité territoriale d'un Etat membre des Nations Unies, le Gouvernement du Mali a publié les communiqués n° 009 et 028 respectivement du 12 janvier et du 26 avril 2022, afin de prendre à témoin l'opinion nationale et internationale. Le Gouvernement malien indique que le Conseil de sécurité en a été également informé. Le Ministre Diop a fait savoir que le Gouvernement du Mali dispose de plusieurs éléments de preuve que ces violations flagrantes de l'espace aérien malien ont servi à la France pour collecter des renseignements au profit des groupes terroristes opérant dans le Sahel et pour leur larguer des armes et des munitions. Selon Abdoulaye Diop, c'est en raison de suspicions de manœuvres de déstabilisation de la France que le Gouvernement du Mali s'est fermement opposé à la demande de soutien aérien de la France au profit de la MINUSMA, afin que la France ne se serve pas de la mission onusienne comme prétexte pour mener des opérations subversives visant à fragiliser davantage le Mali et la région du Sahel. Au regard du droit international, le Gouvernement du Mali estime que ces actes de la France constituent une agression, qui est définie, selon la résolution 3314 (XXIX) de l'Assemblée générale des Nations Unies du 14 décembre 1974, comme « l'emploi de la force armée par un Etat contre la souveraineté, l'intégrité territoriale ou l'indépendance politique d'un autre Etat ou de toute autre manière incompatible avec la Charte des Nations Unies... ». Ainsi, le Gouvernement du Mali invite le Conseil de sécurité des Nations Unies, garante de la paix et de la sécurité internationales à œuvrer afin que la République française cesse immédiatement ses actes d'agression contre le Mali. « En outre, La France, membre permanent du Conseil de sécurité, devrait se conformer à la légalité internationale, en respectant les dispositions pertinentes de la Charte des Nations Unies. En cas de persistance dans cette posture qui porte atteinte à la stabilité et à la sécurité de notre pays, le Gouvernement du Mali se réserve le droit de faire usage de la légitime défense, conformément à l'article 51 de la Charte des Nations Unies. Je vous prie de porter la teneur de la présente à l'attention des membres du Conseil de sécurité, en vue d'une réunion d'urgence sur ces questions et de la publier en tant que document officiel du Conseil de sécurité », précise la correspondance du gouvernement du Mali adressée au Conseil de sécurité de l’ONU.

Aguibou Sogodogo]]> </content:encoded>
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<title>Conseil de sécurité de l’ONU : Le Mali dénonce les actes d’agression de la France</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/conseil-de-securite-de-lonu-le-mali-denonce-les-actes-dagression-de-la-france-2988062.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 18 Aug 2022 10:05:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<header class="article__header  " data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible">
<div class="article__header-wrap added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible">
<div class="article__heading" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible">
<p class="article__desc added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><strong><span class="text-node">Bamako accuse clairement Paris de violer régulièrement l’espace aérien malien et de fournir renseignements et armes aux groupes terroristes.</span></strong></p>
<p class="added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Notre pays entend user de son droit à la légitime défense, conformément à l’article 51 de la Charte des Nations unies Le Mali s’est encore vu dans l’obligation de dénoncer les «violations répétitives et fréquentes» de son espace aérien par les forces françaises qui y font voler, sans autorisation, des drones, des hélicoptères militaires et des avions de chasse. «Actes graves qui sont de nature à porter atteinte à la paix et à la sécurité internationales», estime le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale dans une correspondance adressée, le 15 août dernier, au président du Conseil de sécurité de l’ONU.</span></p>
<p class="added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">L’Organisation est, par conséquent, invitée à œuvrer afin que la France «cesse immédiatement ses actes d’agression contre le Mali». «En cas de persistance dans cette posture qui porte atteinte à la stabilité et à la sécurité de notre pays, le gouvernement du Mali se réserve le droit de faire usage de la légitime défense, conformément à l’article 51 de la Charte des Nations unies», prévient-on dans la missive. S’il est peu probable que l’on n’en arrive là, cette posture du Mali est d’autant plus justifiée qu’il est désormais établi que les «violations flagrantes ont servi à la France pour collecter des renseignements au profit des groupes terroristes opérant dans le Sahel et pour leur larguer des armes et des munitions».</span></p>
<p class="added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><b data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">50 CAS DE VIOLATION- </span></b><span class="text-node">Se croyant en zone conquise, les troupes françaises ne se sont jamais encombrées de règles édictées par les autorités maliennes. Leurs aéronefs atterrissent sans autorisation préalable dans des localités hors aérodromes. Ils refusent d’obtempérer aux instructions des services de contrôle aérien, quand les pilotes ne procèdent pas tout simplement à l’extinction des transpondeurs dans le but de se soustraire au contrôle. Des documents de vol sont falsifiés. Au total, plus de 50 cas délibérés de violation de notre espace aérien ont été enregistrés grâce aux nouvelles capacités dont disposent les FAMa.</span></p>
<p class="added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">«De nombreux vols d’avions de renseignement et de drones évoluant à haute altitude ont été notés, qui se livraient à des activités considérées comme de l’espionnage, de l’intimidation, voire de la subversion», selon le document du ministère des Affaires étrangères. Il rappelle que le 20 avril dernier, un drone a illégalement survolé la base de Gossi, dont le contrôle venait d’être transféré à nos Forces armées. Le lendemain, c’est une patrouille de Mirage 2000 qui a effectué une manœuvre visant à intimider un convoi des FAMa en partance pour l’emprise de Gossi. Et le 15 juin 2022, l’avion de transport tactique Casa 295 de l’Armée de l’Air du Mali a été harcelé par un aéronef de combat appartenant à la force Barkhane.</span></p>
<p class="added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><b data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">COLIS SUSPECT- </span></b><span class="text-node">En outre, les troupes françaises ont continué à mener des opérations unilatérales. Le 6 août dernier, Barkhane confirmait dans un communiqué officiel avoir mené des opérations aériennes contre des présumés terroristes dans la zone de Talataye. Et dans la nuit du 6 au 7 août, un hélicoptère a atterri aux environs de la forêt de Ougrich au sud de Lerneb et Aratène, Cercle de Goundam. «L’hélicoptère a embarqué 2 éléments d’lbrahim Ag Baba, lieutenant d’Abou Talha, chef de l’émirat de Tombouctou pour une destination inconnue», précise le document. De plus, le 8 août, un hélicoptère Chinook a survolé des renforts FAMa de Gao en mouvement vers Tessit. Le même jour, un colis a été largué par Barkhane dans les environs de la ville de Labbezanga. Ce colis suspect a été recherché en vain par une patrouille des FAMa.</span></p>
<p class="added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">«Tout au long du processus de transfert aux autorités maliennes de l’aérodrome de Gao et de l’espace aérien du Nord, depuis l’annonce du retrait de Barkhane, les aéronefs militaires maliens ont fait l’objet d’entraves régulières, par des manœuvres retardatrices visant à réduire leur efficacité et à rallonger leurs délais de réaction», révèle le gouvernement. Qui estime que ces actes de la «France constituent une agression, qui est définie, selon la résolution 3314 de l’Assemblée générale des Nations unies du 14 décembre 1974, comme l’emploi de la force armée par un État contre la souveraineté, l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique d’un autre État ou de toute autre manière incompatible avec la Charte des Nations unies». Le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a souhaité que les éléments soient portés à l’attention des membres du Conseil de sécurité, en vue d’une réunion d’urgence.</span></p>

</div>
<p id="js-authors-trigger" class="meta meta__publisher meta__publisher--header added-to-list1" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span id="js-authors-list" class="meta__author meta__author--header" data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Par </span><a class="article__author-link" href="https://lessor.ml/author/posts/33%20" data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Issa DEMBELE</span></a></span></p>

<section class="meta__date-reading" data-pf_style_display="block" data-pf_style_visibility="visible"><span class="meta__date meta__date--header" data-pf_style_display="inline" data-pf_style_visibility="visible"><span class="text-node">Publié jeudi 18 août 2022 à 07:34</span></span></section></div>
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<title>Mali : Le gouvernement saisit l’ONU et accuse l’armée française « de fournir des renseignements aux terroristes »</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-le-gouvernement-saisit-lonu-et-accuse-larmee-francaise-de-fournir-des-renseignements-aux-terroristes-2988028.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 17 Aug 2022 16:09:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le différend  entre les autorités de la transition malienne et la France se joue désormais devant le Conseil de Sécurité de l’ONU. Le Ministre des Affaires étrangères, Addoulaye Diop, a adressé une lettre à l’Institution onusienne accusant « la force Barkhane de fournir des renseignements aux terroristes via des vecteurs aériens ».  </em></strong>

Dans cette missive du  ministère des Affaires Etrangères, le gouvernement  dit avoir constaté « des violations répétitives et fréquentes de l'espace aérien malien par les forces françaises ». Il accuse  son ancien allié dans la lutte contre le terrorisme  de recourir  aux  vecteurs aériens tels que des drones, des hélicoptères militaires et des avions de chasse, sans autorisation des autorités maliennes. Le gouvernement affirme que les Forces armées maliennes, munies de nouvelles capacités, ont enregistré plus « de 50 cas délibérés de violation de l'espace aérien malien »  par des aéronefs étrangers.

La lettre du  ministre des Affaire étrangères note que  l’activité de l’armée française se résume par « des incursions des services de contrôle aérien, les cas d'extinction des transpondeurs dans le but de se soustraire au contrôle, d'atterrissage d'hélicoptères dans des localités hors aérodromes, sans autorisation préalable et de nombreux vols d'avions de renseignements et de drones évoluant à haute altitude ». Ce, avec comme objectif, selon toujours la saisine du gouvernement,  de se livrer à l'espionnage, à l'intimidation voire de la subversion.

La lettre cite  des cas d’exemples qui datent depuis avril jusqu’à nos jours. La plus récente violation, selon le document adressé au Conseil de Sécurité de l’ONU,  date d’août 2022. La lettre précise  que du 06 au 07 août 2022, nuitamment, « un hélicoptère a atterri aux environs de la forêt de Ougrich au sud de Lerneb et Aratène, cercle de Goundam, région de Tombouctou et a embarqué 2 éléments Ibrahim Ag Baba, lieutenant d'Abou Talha, chef de l'Emirat de Tombouctou pour une destination inconnue ».  Outre,  le document poursuit  que  dans la nuit suivant un hélicoptère Chinook a survolé des renforts FAMa de Gao en mouvement à 37 Km de Tessit,  dans la direction opposée de progression. «  Le Chinook, surpris dans ses activités, a subitement repris de l'altitude. Les recoupements du Poste de Commandement Interarmées de Théâtre (PCIAT) Est auprès des partenaires n'ont plus permis de confirmer l'origine de l'aéronef », a souligné la lettre des autorités maliennes, ajoutant que dans la même journée du 8 août 2022,  « une patrouille des FAMa est sortie de Labbezanga pour rechercher en vain un colis largué par Barkhane à 03 Km Est dudit poste ».

<strong>« Atteinte à la stabilité du Mali »</strong>

Selon toujours le gouvernement malien, depuis l'annonce du retrait de Barkhane,  « les aéronefs militaires maliens  font l'objet d'entraves régulières, par des manœuvres retardatrices visant à réduire leur efficacité et à rallonger leurs délais de réaction ». A ce sujet, le gouvernement  Malien dit  disposer de plusieurs éléments de preuve que «  ces violations flagrantes de l'espace aérien malien ont servi à la France pour collecter des renseignements au profit des groupes terroristes opérant dans le Sahel et pour leur larguer des armes et des munitions ». Le Mali a dénoncé ces actes de la France qui, selon lui,  constituent une agression et  violation de la résolution 3314  des Nations-Unies.  Ainsi,  les autorités maliennes ont invité le Conseil de sécurité des Nations-Unies à œuvrer afin que «  la République française cesse immédiatement ses actes d'agression contre le Mali »  et à  se conformer à la légalité internationale.  Et  la lettre de conclure  en prévenant qu’en cas de  persistance dans cette posture  « qui porte atteinte à la stabilité et à la sécurité »  le Mali se réservera le droit de faire «  usage de la légitime défense », conformément à l'article 51 de la Charte des Nations Unies.

<strong> Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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<title>MINUSMA : Jean&#45;Pierre Lacroix de l’ONU promet au Mali des rotations transparentes</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/minusma-jean-pierre-lacroix-de-lonu-promet-au-mali-des-rotations-transparentes-2986262.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 03 Aug 2022 10:55:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Conduite par M. Jean-Pierre Lacroix, Sous-secrétaire général des Nations unies et chef des Opérations de maintien de paix, une délégation de l’ONU a séjourné dans notre pays la semaine dernière, elle a été reçue en audience jeudi dernier (28 juillet 2022) par le président de la Transition, Colonel Assimi Goïta.

«<em>Nous avons fait le point du travail commun que mènent les Nations unies et le Mali pour soutenir le retour de la pleine souveraineté de l’État. C’est le but fondamental de l’action de la Minusma</em>», a indiqué M. Lacroix à sa sortie d’audience. Selon le Sous-secrétaire général des Nations unies, cet accompagnement se fait sur la base des efforts en cours dans le cadre de la refondation de l’État, notamment le travail sur la constitution, la loi électorale, les réformes de gouvernance.

Quant aux échanges sur les questions sécuritaires, le chef des Opérations de maintien de paix a indiqué avoir discuté de la meilleure manière de construire et redéfinir les objectifs communs en vue d’être en phase avec les priorités de la Transition, notamment le retour de l’autorité de l’État sur tout le territoire national. «<em>Les rotations de la Minusma se feront dans la pleine transparence</em>», a assuré Jean-Pierre Lacroix en rendant hommage aux victimes civiles et militaires des violences qui affectent le Mali.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali &#45;Onu : Bamako met les points  sur les  I</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-onu-bamako-met-les-points-sur-les-i-2985757.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-onu-bamako-met-les-points-sur-les-i-2985757.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/07/Jean-Pierre-Lacroix.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 01 Aug 2022 01:54:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Entre le Mali  et ses partenaires rien ne sera plus comme avant. La preuve a été donnée par les Autorités maliennes lors du récent séjour à Bamako  du  secrétaire adjoint des Nations-Unies,</strong> <em><strong>chargé des opérations de paix, Jean Pierre Lacroix. Le dernier mandat  et </strong></em><strong>la suspension de la rotation de la Minusma, l’arrestation des « mercenaires » ivoiriens et bien d’autres sujets étaient au menu  des échanges entre les deux parties : le Mali et les Nations- Unies. </strong>

Ainsi une séance de travail s’est tenue entre le Gouvernment et la délégation onusienne. A cette occasion,  le Premier ministre Choguel K Maïga a rappelé que depuis l’installation de la MINUSMA dans notre pays en 2013, le Gouvernement du Mali a toujours entretenu un dialogue dynamique avec les Nations Unies dans le cadre de la mise en œuvre efficace et efficiente de son mandat. « Votre présence, ce jour, au Mali nous offre, vous et nous, l’opportunité de renforcer ce dialogue en passant en revue, sans complaisance, les sujets de préoccupations, et en explorant, ensemble, les voies et moyens pour trouver les compromis dynamiques nécessaires et une compréhension partagée sur les enjeux et les attentes de part et d’autre », a déclaré le PM.

Le chef du gouvernement a poursuivi :  « <em>le 13 juin 2022, à l’occasion de l’examen par le Conseil de sécurité du rapport trimestriel du Secrétaire général sur la situation au Mali, notre Gouvernement, a exprimé ses attentes fortes et légitimes par rapport au mandat de la </em><em>Minusma</em><em>, alors en discussion.</em>

<em>De notre point de vue, la crédibilité de toute action de l’ONU sur notre territoire se jugera à l’aune de notre capacité collective, Gouvernement du Mali et ONU, à assurer la protection des populations civiles, à lutter contre l’insécurité et le terrorisme, à aider au redéploiement de l’État, au rétablissement de sa souveraineté sur l’ensemble du territoire, et cela dans une véritable optique de stabilisation et de paix durable ».</em>

Concernant la situation spécifique des 49 éléments de l’armée ivoirienne, Choguel Maïga a renouvelé sa demande de <strong>clarification des liens légaux ou contractuels entre les militaires ivoiriens concernés, la société Sahel Aviation Service et le contingent allemand de la </strong><strong>Minusma</strong><strong>.</strong>

En outre le PM a indiqué que   : <em>« la crédibilité de toute action de l’ONU sur notre territoire se jugera à l’aune de notre capacité collective à assurer la protection des populations civiles, à lutter contre l’insécurité et le terrorisme, à aider au redéploiement de l’État, au rétablissement de sa souveraineté sur l’ensemble du Territoire »</em>. Il a réaffirmé la disponibilité au dialogue de son  Gouvernement, dans <strong>le respect de la souveraineté, de l’indépendance de notre pays et la dignité du peuple malien.</strong>

Pour sa part, le sous- Secrétaire général des Nations-Unies a évoqué la longue histoire que l’ONU entretient avec le Mali, avant d’ajouter qu’il y a une dynamique positive instaurée sur laquelle le Mali et L’ONU s’appuient pour avancer.

Jean-Pierre LACROIX a déclaré que l’extension du renouvellement du mandat de la Minusma est assortie d’une revue stratégique que l’ONU est disposée à conduire avec le Mali pour évaluer la Mission. « Nous pouvons travailler ensemble à définir les objectifs de la Minusma », a précisé M Lacroix.  Au propos de la suspension des rotations de la Minusma, il estime qu’il y a là une opportunité pour mieux clarifier les procédures afin d’assurer la fluidité et la transparence des rotations qu’il a jugé vitale pour l’efficacité de la Mission.

Cette visite du secrétaire adjoint des Nations-Unies intervient après le renouvellement du mandat de la Minusma au Mali lors du dernier Conseil de sécurité. En effet, le conseil de sécurité avait décidé, le 29 juin 2022, de proroger d’un an, jusqu’au 30 juin 2023, le mandat de la Mission.

Ce  renouvellement avait donné lieu à des frictions entre les Autorités maliennes et l’ONU.  En effet notre pays avait émis des réserves sur certaines dispositions de la résolution, notamment les dispositions concernant la libre circulation de la Minusma sur le territoire national.

Autres discordes entre le Mali et la mission onusienne : la décision de Bamako de mettre fin aux rotations des éléments de la Minusma.

<strong>Mohamed Sylla </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire des 49 militaires ivoiriens :  L’Onu s’embrouille, le Mali et la Côte d’Ivoire apaisent</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/affaire-des-49-militaires-ivoiriens-lonu-sembrouille-le-mali-et-la-cote-divoire-apaisent-2985715.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/affaire-des-49-militaires-ivoiriens-lonu-sembrouille-le-mali-et-la-cote-divoire-apaisent-2985715.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 30 Jul 2022 20:48:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Chaque été a son feuilleton. Celui qui tient actuellement la corde est l’affaire des 49 militaires ivoiriens venus à Bamako il y a environ deux semaines pour prendre la relève d’une équipe précédente qui assurait la sécurité d’une partie du contingent allemand de la Minusma. Interpellés à l’aéroport de Bamako, les militaires ivoiriens (parmi eux quelques femmes) sont depuis gardés dans un camp de la capitale malienne en attendant la fin des enquêtes.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>C’est d’abord avant tout l’Onu qui s’est mélangé les pédales dans ce dossier. Elle a dans un premier temps successivement déclaré :<em> « Les soldats interpellés à l’aéroport de Bamako ne font pas partie de l’un des contingents de la Minusma. Ces soldats sont déployés depuis plusieurs années au Mali dans le cadre d’un appui logistique pour le compte de l’un de nos contingents ».</em>

<em>« D’après nos informations, leur relève du 10 juillet aurait été préalablement communiquée aux autorités nationales. Les Éléments Nationaux de Soutien (NSE) sont des effectifs nationaux déployés par les Pays Contributeurs de Troupes, en soutien à leurs contingents. Il s’agit d’une pratique communément appliquée dans les Missions de Maintien de la Paix. Ils ne sont pas comptabilisés dans les effectifs de la Minusma.</em>

<em>Les relèves des contingents de la Minusma sont planifiées et s’effectuent en accord avec les autorités maliennes. Nous œuvrons à ce que les relèves de contingents originaires d’Afrique de l’Ouest, qui accusent un retard du fait de l’absence des autorisations requises, puissent intervenir au plus tôt »</em>.

Avec cette sortie, plusieurs observateurs s’attendaient à une fin de tempête. Mais quelques jours après ces premières explications, le porte-parole des Nations Unies rétropédalage. Fahran Faq publie un bref communiqué : <em>« Les troupes ivoiriennes n’appartiennent pas aux forces de la Minusma. Une requête de la Côte d’Ivoire, pour déployer des éléments nationaux de Soutien a été approuvée en 2019. Cependant, aucune troupe n’a été déployée sous cette convention depuis ce moment-là. Nous encourageons vivement les deux pays à travailler ensemble pour résoudre la situation et permettre la libération des troupes détenues »</em>.

La polémique enfle à nouveau, mais très rapidement malgré une volonté de quelques activistes connus qui ont voulu mettre de l’huile sur le feu via les réseaux sociaux, les autorités maliennes et ivoiriennes ont plutôt décidé de mettre balle à terre. Le ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop, saisissant l’arrivée à Bamako de Jean-Pierre Lacroix, Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, a apaisé sur le sujet : <em>« La justice est saisie, elle fera son enquête", </em>a dit-il en ajoutant qu'en<em> « parallèle de ce processus judiciaire, le Mali a toujours indiqué qu'il était aussi ouvert pour le dialogue, pour un règlement pacifique »</em>. Pour couper court aux rumeurs, le chef de la diplomatie malienne termine : <em>« Le Mali ne veut pas de guerre avec aucun de ses voisins</em> ».

Quelques jours plus tôt, c’est le Président ivoirien Alassane Ouattara qui en visite en Afrique de Sud aborde le sujet : <em>« La Côte d’Ivoire n’a jamais eu l’intention de déstabiliser le Mali qui est un pays frère »</em>. Il a ensuite demander à l’Onu de donner les clarifications nécessaires sur les 49 militaires ivoiriens.

C’est dans ce contexte que le Togo sollicité par Bamako, a accepté de jouer le <em>« Monsieur Bons offices »</em> pour trouver une issue à l’orage d’été.

Lors d’une récente conférence de presse tenue aux côtés de son homologue malien Abdoulaye Diop, le chef de la diplomatie togolaise Robert Dussey a révélé avoir perçu chez le colonel Assimi Goïta, Président de la Transition du Mali <em>« une volonté de dialogue »,</em> ajoutant qu’il avait <em>« réaffirmé sa volonté de préserver les relations fraternelles entre la Côte d’Ivoire te le Mali ».</em>

Dussey qui connaît bien la capitale malienne, a par ailleurs affirmé la disponibilité du président togolais Faure Gnassingbé <em>« d’accompagner les autorités de transition maliennes et à contribuer à résoudre les problèmes nés entre les deux pays voisins ».</em>

Le ministre togolais a rencontré dans la foulée à Abidjan, le Président ivoirien Alassane Dramane Ouattara. Les efforts du Togo pour désamorcer l’escalade entre Bamako et Abidjan, sont le fruit des relations fortes qu’entretient le Président togolais Faure Gnassingbé avec son homologue malien Assimi Goïta.

Selon de bonnes sources diplomatiques, des émissaires maliens et ivoiriens vont se rencontrer discrètement à partir de ce 28 juillet à Lomé pour aborder la question des 49 militaires ivoiriens toujours détenus au Mali.

En attendant, une certitude, ces militaires ne sont pas des mercenaires.

&nbsp;

<strong>Ina Ba</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Affaire des 49 soldats ivoiriens arrêtés au Mali : La Minusma s&amp;apos;en lave les mains</title>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 30 Jul 2022 01:25:39 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma), dans une note verbale, du 22 juillet 2022, a présenté ses compliments au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale et a lui a transmis les informations demandées par sa note verbale n°000709/MAECI/DOI/DNU-TBD du 12 juillet 2022.</em></strong>

A propos des liens légaux ou contractuels entre les militaires ivoiriens arrivés à Bamako le 10 juillet 2022, la Minusma note que les éléments ivoiriens ont été déployés à Sénou (Bamako) pour <em>"assurer la sécurité à la base des NSE allemands"</em> dans cette même localité au lieu de Tombouctou  où est basé le contingent ivoirien de la Minusma. Il apparait que certaines procédures n'ont pas été suivies et la Mission s'efforce de mieux comprendre comment ces dysfonctionnements ont pu se produire afin d'éviter qu'ils ne se reproduisent à l'avenir.

En termes de relation contractuelle entre le contingent allemand et des tiers, la Mission déclare de ne pas avoir connaissance d'un quelconque contrat entre l'Allemagne et des tiers pour la protection de la base allemande de NSE. De ce fait, des mesures ont déjà été prises pour renforcer la gestion des NSE, mentionne la  note verbale de la Mission.

S'agissant du nombre de NSE présents sur le terrain et leur lieu de déploiement. La note verbale indique les politiques des Nations unies autorisent les pays contributeurs de troupes et de police à déployer des éléments nationaux de soutien pour fournir des services à leurs contingents, à titre national.

Chaque contingent a la responsabilité d'informer la Minusma, tous les mois, du nombre de ses Eléments nationaux de soutien déployés. Selon les déclarations des contingents, au mois de juin 2022, le nombre total de NSE au Mali s'élevait à 609, y compris les 471 qui soutiennent le contingent allemand, 33 Bangladais, 7 Cambodgiens, 5 Tchadiens, 60 Britanniques, 4 Sri Lankais et 29 Suédois.Selon la note verbale, la Minusma n'a pas été informée de la présence et du nombre de NSE de la Côte d'Ivoire. Cependant, en recoupant des documents internes, la Minusma estime que le détachement ivoirien s'élève à 50 hommes et femmes.Pour lever les doutes, la Minusma a initié un recensement des NSE dans tous les contingents afin d'obtenir des chiffres exacts. La Mission promet de partager les conclusions de ces vérifications une fois qu'elles seront établies.

Pour terminer, elle remercie le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale de la République du Mali pour son aimable coopération et saisit cette occasion pour renouveler les assurances de sa haute considération.

<strong>   Marie Dembélé</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Stabilisation du Mali : Jean&#45;Pierre Lacroix reçu à la Primature</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/stabilisation-du-mali-jean-pierre-lacroix-recu-a-la-primature-2985510.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 29 Jul 2022 07:24:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>Tjikan</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre d’une visite de travail dans notre pays, l</strong><strong>e sous-secrétaire général adjoint des Nation Unies, chef des opérations de maintien de paix, Jean-Pierre Lacroix, et sa délégation ont</strong><strong> rencontré le Premier ministre Dr Choguel Kokalla Maïga</strong><strong>. C’était à la Primature, en présence de certains membres du Gouvernement et le Représentant spécial du Secrétaire général, chef de la Minusma, le mardi 26 juillet dernier. </strong>

Dans ses propos liminaires, le chef du gouvernement a tout d’abord souhaité une chaleureuse bienvenue à ses hôtes sur la terre du Mali. Ensuite, il a rappelé à ses hôtes que depuis l’installation de la Minusma dans notre pays en 2013, le Gouvernement du Mali a toujours entretenu un dialogue dynamique avec les Nations Unies dans le cadre de la mise en œuvre efficace et efficiente de son mandat. « Votre présence, ce jour, au Mali nous offre, vous et nous, l’opportunité de renforcer ce dialogue en passant en revue, sans complaisance, les sujets de préoccupations, et en explorant, ensemble, les voies et moyens pour trouver les compromis dynamiques nécessaires et une compréhension partagée sur les enjeux et les attentes de part et d’autre », a-t-il souligné. Avant de saluer les efforts de stabilisation de la Minusma qui, selon lui, opère dans un environnement particulièrement difficile… « Comme je l’ai dit le 25 septembre 2021 à la tribune des Nations Unies, je le répète ici : il n’existe pas au Mali de sentiment anti-Minusma », a précisé le patron de la Primature.  Et Choguel de déclarer que depuis longtemps, les raisons pour lesquelles la Mission a été déployée, à la demande de notre pays, ne sont pas comprises et satisfaites. Aussi longtemps, d’après lui, que la Minusma aura du mal à s’acquitter convenablement de son mandat ; aussi longtemps que les populations vont continuer à regretter le passé récent fait de quiétude, les interrogations sur l’utilité et la pertinence de la présence internationale constitueront des sujets de préoccupation. « Le 13 juin 2022, à l’occasion de l’examen par le Conseil de sécurité du rapport trimestriel du Secrétaire général sur la situation au Mali, notre Gouvernement a exprimé ses attentes fortes et légitimes par rapport au mandat de la Minusma…», a souligné le chef du gouvernement.

Concernant la situation spécifique des 49 éléments de l’armée ivoirienne arrivés par vol civil, le dimanche 10 juillet 2022, sans information préalable des autorités compétentes maliennes, le Gouvernement du Mali, selon le Premier ministre, réitère sa demande de clarification des liens légaux ou contractuels entre les militaires ivoiriens concernés, Sahel Aviation Service et le contingent allemand de la Minusma.

« Au-delà des questions particulières, comme celles se rapportant à la situation des Éléments Nationaux de Soutien (NSE) des pays contributeurs de troupes, le Gouvernement du Mali souligne la nécessité d’une plus grande transparence de la part de la Minusma en ce qui concerne ses effectifs en activité sur le sol malien, ainsi que sur les conditions de déploiement et de rotations de contingents militaires et civils et des NSE. La crédibilité de toute action de l’ONU sur notre territoire se jugera à l’aune de notre capacité collective à assurer la protection des populations civiles, à lutter contre l’insécurité et le terrorisme, à aider au redéploiement de l’État, au rétablissement de sa souveraineté sur l’ensemble du Territoire », a-t-il exprimé. Pour conclure, le PM a réitéré la disponibilité au dialogue du Gouvernement du Mali, dans le respect de la souveraineté, de l’indépendance de notre pays et la dignité du peuple malien.

Pour sa part, le sous-secrétaire général des Nations Unies a parlé de la longue histoire que l’ONU entretient avec le Mali. Avant de dire qu’il y a une dynamique positive instaurée sur laquelle le Mali et l’ONU s’appuient pour avancer. M. Jean-Pierre Lacroix a fait savoir que l’extension du renouvellement du mandat de la Minusma est assortie d’une revue stratégique. Et que l’ONU est disposée à conduire avec le Mali pour évaluer la Mission. « Nous pouvons travailler ensemble à définir les objectifs de la Minusma », a affirmé le sous-secrétaire général adjoint. Par rapport aux rotations des contingents des pays contributeurs de la Minusma, M. Lacroix, explique qu’il y a là une opportunité pour mieux clarifier les procédures afin d’assurer la fluidité et la transparence des rotations qu’il a jugées vitale pour l’efficacité de la Mission.

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<strong>Fily SISSOKO</strong>

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<title>Le Fonds de Nations Unies pour la population renforce la capacité des médias…</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/le-fonds-de-nations-unies-pour-la-population-renforce-la-capacite-des-medias-2985466.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 29 Jul 2022 01:09:18 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le 19 juillet 2022 a eu lieu à Bamako la session de renforcement des connaissances des hommes de médias sur les questions de population. Elle a été initiée par le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), dans le cadre de la célébration de la journée mondiale de la population, sur le thème national « Investissons dans la santé intégrale des femmes pour un Mali en paix ».</em></strong>

La représentante par intérim de l’UNFPA, Anandita Philipose, a souligné que la célébration de la Journée mondiale de la population, cette année, qui marque symboliquement le passage du monde à 8 milliards d’habitants, est l’occasion de renouveler les discussions sur la dynamique des questions de population.

Il s’agira donc, selon elle, d’explorer ce que signifie un monde de 8 milliards pour la planète et d’engager des débats et des conversations politiques en travaillant avec différents partenaires dont les médias pour comprendre cette dynamique de population et façonner les réponses qui permettront de relever les défis et d’exploiter les opportunités.

Anandita Philipose a aussi rappelé la nécessité de déplacer la conversation des chiffres vers les droits et les choix, de trouver des solutions qui profitent à tous et déboucher sur un monde plus juste, prospère et durable.

La représentante UNFPA a affirmé que les médias jouent un rôle clé dans ces débats et conversations. Car, dit-elle, « ils peuvent mettre l’accent sur les questions qui ne recevaient pas l’attention qu’elles méritent –par exemple, la santé sexuelle et reproductive et la protection contre la violence basée sur le genre (VBG).»

Elle a également fait savoir que dans un monde de 8 milliards d’habitants, présentant ses propres défis et opportunités, les médias sont essentiels pour que les gens comprennent ce que présente ce monde de 8 milliards d’habitants et ses implications en termes de santé, de répartition des richesses, de protection des plus marginalisés, y compris les personnes vivant avec un handicap, les femmes et les filles.

La représentante de l’UNFPA a, en outre, expliqué que les médias peuvent créer un espace permettant à un public plus large de s’engager, de débattre et de plaider pour le changement afin de faire progresser la santé, le bien-être et les droits des femmes.

Mme Anandita Philipose dit compter sur les médias en tant que partenaires pour attirer l’attention sur des questions qui ne sont pas souvent traitées, pour créer un dialogue public et pour engager un public plus large sur les questions cruciales liées à la santé, à la protection, aux droits et à la nécessité de ne laisser personne de côté.

Le président de la Maison de la Presse, Bandiougou Danté, a de son côté soutenu que les questions de population sont essentielles et transversales. Bandiougou  Danté a également expliqué que l’UNFPA est un partenaire classique des médias au Mali qui a contribué à former les hommes de médias, les radios et à les équiper.

Selon Bandiougou Danté, ces formations et équipements entraient effectivement dans le cadre des missions d’information, de sensibilisation et d’éducation de la population en matière de questions démographiques.

Il faut noter que cette session a réuni, au-delà des hommes de médias, divers acteurs traitant les questions de population tels que le Directeur national de la population, le Directeur de l’Institut national de la statistique, le Directeur national de l’Observatoire du dividende démographique…

<strong>Fadiala N. Dembélé   </strong>]]> </content:encoded>
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<title>NSE : Le Mali demande une plus grande transparence de la part de la MINUSMA</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/nse-le-mali-demande-une-plus-grande-transparence-de-la-part-de-la-minusma-2985377.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 28 Jul 2022 11:04:54 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[A l’ouverture de la séance de travail ce mardi, 26 juillet 2022 avec Monsieur Jean-Pierre Lacroix, Secrétaire général adjoint des Nations Unies, chef des opérations  de maintien de la paix, en visite dans notre pays, le Premier ministre Dr Choguel Kokalla Maiga a été très clair par rapport à la situation des 49 militaires ivoiriens ainsi que la position actuelle de la MINUSMA. Pour la circonstance le Premier ministre était accompagné, par neuf (9) membres du Gouvernement

Dans ses propos liminaires,  le PM a rappelé ces propos tenus le 25 septembre 2021 à la tribune des Nations Unies: ‘’Il n’existe pas au Mali de sentiment anti-MINUSMA’’. ‘’Mais cela dit, aussi longtemps que les raisons pour lesquelles la Mission a été déployée, à la demande de notre pays, ne sont pas comprises et satisfaites ; aussi longtemps que la MINUSMA aura du mal à s’acquitter convenablement de son mandat ; aussi longtemps, que les populations vont continuer à regretter le passé récent fait de quiétude, les interrogations sur l’utilité et la pertinence de la présence internationale constitueront des sujets de préoccupation, qu’il faut savoir aborder avec courage et lucidité et non chercher à éluder avec malice’’, a déclaré le PM.

Tout de même, le Premier réitère, solennellement, les fortes réserves exprimées par l’État du Mali, quant au mécanisme des droits de l’homme, sans l’implication de l’État malien.

Il est impératif, selon le PM, de renforcer la coordination et de continuer étroitement à travailler ensemble, la main dans la main, et non pas de travailler les uns à côté des autres, y compris sur les questions de droits de l’homme, dont notre Gouvernement et notre Armée sont à la fois soucieux et respectueux, en vertu de notre culture ancestrale et aussi en vertu de nos engagements internationaux.

Le Gouvernement du Mali a convié la MINUSMA à des échanges pour clarifier certains aspects de notre coopération, afin de créer les conditions propices à la levée de la mesure suspensive de la rotation des contingents de la MINUSMA.

Concernant la situation spécifique des 49 éléments de l’armée ivoirienne arrivés par vol civil, à l’Aéroport international Président Modibo Keïta, le dimanche 10 juillet 2022, sans information préalable des autorités compétentes maliennes, le Gouvernement du Mali réitère sa demande de clarification des liens légaux ou contractuels entre les militaires ivoiriens concernés, Sahel Aviation Service et le contingent allemand de la MINUSMA.

Au-delà des questions particulières, comme celles se rapportant à la situation des Éléments Nationaux de Soutien (NSE) des pays contributeurs de troupes, le Gouvernement du Mali souligne la nécessité d’une plus grande transparence de la part de la MINUSMA en ce qui concerne ses effectifs en activité sur le sol malien, ainsi que sur les conditions de déploiement et de rotations de contingents militaires et civils et des NSE.

‘’Concernant la situation sur le terrain, en lien avec le retrait de certaines forces, je voudrais vous assurer que les dispositions sont prises, afin qu’aucune situation de vacuité, aucun vide sécuritaire ne se crée à la suite du départ des forces françaises, de la Task Force Takuba et de la Force conjointe du G5 Sahel, dont les éléments maliens sont déjà rappelés sous le drapeau, au compte de l’Etat-major des Armées’’, ajoute-t-il.

De la même manière, nous accordons la plus haute attention à la situation humanitaire sur le terrain, en particulier au Centre et au Nord de notre pays, afin d’y apporter les réponses appropriées en coopération avec la communauté humanitaire.

Le PM réitère  la disponibilité au dialogue du Gouvernement du Mali, dans le respect de la souveraineté, de l’indépendance de notre pays et la dignité du peuple malien.

<strong>Brehima DIALLO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Rebondissement dans l’affaire des 49 soldats ivoiriens arrêtés par le Mali : L’ONU abandonne ‘’en plein vol’’ le Chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara. Mais dans quel dessein ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/rebondissement-dans-laffaire-des-49-soldats-ivoiriens-arretes-par-le-mali-lonu-abandonne-en-plein-vol-le-chef-de-letat-ivoirien-alassa-2985327.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 28 Jul 2022 01:22:47 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le National</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv6840789843s51" style="background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv6840789843bumpedfont15"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Depuis le 10 juillet 2022, les autorités maliennes détiennent une cinquantaine de militaires ivoiriens qualifiés de mercenaires par Bamako. Dans une dénégation officielle, la Côte d’Ivoire qualifie ses militaires capturés à l’aéroport international de la capitale malienne d’éléments nationaux de soutien au contingent allemand de la MINUSMA. Pour voir clair dans cette affaire, les deux pays ont tous demandé à la MINUSMA de se prononcer. Le Mali, à travers une correspondance, et la Côte d’Ivoire par une déclaration tonitruante du président Alassane Dramane Ouattara. Sans tarder, c’est ce que l’ONU a fait en publiant une note verbale en date du 22 juillet, soit douze jours, presque deux semaines après l’arrestation des intrus ivoiriens. Un temps suffisant qui témoigne que les Nations Unies ont mûrement analysé avant de se prononcer.</span></b></span></p>
<p class="yiv6840789843s51" style="background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv6840789843bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Suite aux investigations menées par les autorités maliennes, les soldats ivoiriens ont fourni quatre versions de leur présence illégale sur le territoire national :<b> </b>la mission confidentielle, la rotation dans le cadre de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali (Minusma), la sécurisation de la base logistique de la compagnie aérienne ‘'Sahelian Aviation Services’' et la protection du contingent allemand. Pour en avoir le cœur net par rapport aux versions qui concernent la MINUSMA, les autorités maliennes, à travers une correspondance (N°000709) du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale en date du 12 juillet 2022, deux jours après les faits, ont saisi l’organisation onusienne. Dans cette correspondance, le Mali demande à la MINUSMA  ‘’ la clarification  des liens  légaux ou contractuels entre les militaires ivoiriens concernés, Sahelian Aviation Services et le contingent allemand  de la MINUSMA’’.En outre, le Mali, à travers toujours cette lettre, demande  à la MINUSMA de lui soumettre à temps, tous les documents nécessaires à la mise en  en route sur le Mali de ses contingents et de leurs contractants,  ou co-contractants. Le Mali demande aussi à la MINUSMA de lui faire le point  des effectifs des ‘’Eléménts nationaux’’ de soutien assorti  de la précision de leurs lieux  de déploiement et des missions à eux confiées. Avant que la MINUSMA ne réponde à cette correspondance, les autorités maliennes, suite à une série de publications « tendancieuses et inacceptables » sur le réseau social Twitter faites par Olivier Salgado, porte parole de la MINUSMA, a ordonné l’expulsion de ce dernier et cela dans un délai de 72 heures. C’est un communiqué  du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationael en date du 20 juillet 2022 qui en annonçait cette expulsion.</span></span></p>
<p class="yiv6840789843s51" style="background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv6840789843bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">De son côté, la Côte d’Ivoire s’est cramponnée dans sa version à une « Opération des « Eléménts nationaux de soutien », arguant que la présence de ses soldats était conforme aux mécanismes de soutien aux contingents des pays contributeurs de troupes dans le cadre des missions de maintien de la paix et bien connue des autorités maliennes. Et Abidjan va loin en indiquant que ce déploiement de soldats ivoiriens est le fruit d'une convention signée en juillet 2019 entre la Côte d’Ivoire et l’Organisation des Nations Unies et d'un contrat de sécurisation et de soutien logistique signé avec la Société Sahel Aviation Service (SAS). Pour couronner cette fuite en avant, le président ivoirien a enfoncé le clou, vendredi, 22 juillet 2022, lors de sa visite à Prétoria, en Afrique du Sud, en déclarant lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue sud-africain que : <i>« C’est aux Nations Unies de faire la transparence totale dans cette affaire ; c’est pour cela que j’ai eu un entretien téléphonique avec la vice-secrétaire générale, Mme Amina (Amina J. Mohamed) le mardi dernier. Et tout le monde regrette cette situation.  Je pense qu’il faut  qu’il y ait un dénouement rapide ». </i>Et c’est ce qu’ont fait les Nations Unies à travers la publication d’une note verbale en réponse à la demande d’éclaircissement du gouvernement malien. Le contenu de cette note a mis à nu toutes les argumentations de la partie ivoirienne et donné indiscutablement raison aux autorités maliennes.</span></span></p>
<p class="yiv6840789843s51" style="background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv6840789843bumpedfont15"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Que dit la note ?</span></b></span></p>
<p class="yiv6840789843s51" style="background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv6840789843bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Le 22 juillet 2022, la MINUSMA a produit une note verbale pour clarifier la situation en trois principaux points. Le premier est relatif à <i>‘’ la clarification  des liens  légaux ou contractuels entre les militaires ivoiriens concernés, Sahelian Aviation Services et le contingent allemand  de la MINUSMA’’</i>. Sur ce point, la MINUSMA  note que les ‘’éléments ivoiriens’’ ont été déployés à  Sénou (Bamako)  au lieu de Tombouctou où est basé le contingent ivoirien et  que certaines procédures n’ont pas été respectées. Quant au second point de la note, il traite de la relation contractuelle, sous-contractuelle, entre le contingent allemand et des tiers. Par rapport à ce point, la MINUSMA dit clairement qu’elle n’a pas connaissance  <i>‘’d’un contrat entre l’Allemagne et des tiers pour la protection  de la base allemande ‘’</i>. Le troisième point concerne le nombre d’éléments nationaux de soutien (NSE) et leur lieu de déploiement. La MINUSMA rappelle qu’en la matière chaque contingent a la responsabilité de l’informer tous les mois du nombre de ses éléments déployés. A partir de la déclaration des contingents au mois de juin 2022,le nombre total de NSE au Mali s’élève à 609, y compris 471 soutenant le contingent allemand, 33 Bengalais, 7 Cambodgiens, 5  Tchadiens, 60 britanniques, 4 Sri Lankais et 29 Suédois. Et la MINUSMA de dire qu’elle n’a pas été informée de la présence  et du nombre de NSE (militaires) de la Côte d’Ivoire. La note est conclue en ces termes : <i>«  La MINUSMA a initié  un recensement des NSE dans tous les contingents afin d’obtenir des chiffres exacts. La Mission partagera les conclusions de ses vérifications une fois qu’elles  seront établies ».</i> A regarder le contenu de cette note, on peut affirmer sans aucun risque de se tromper que l’ONU a lâché le Chef d’Etat ivoirien en plein vol. Mais pourquoi l’a-t-elle fait ? </span></span></p>
<p class="yiv6840789843s51" style="background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv6840789843bumpedfont15"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Une note qui lâche Alassane Ouattara, mais dans quel dessein ?</span></b></span></p>
<p class="yiv6840789843s51" style="background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv6840789843bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">En tout cas, cette note est sortie 48 heures avant la visite de 05 jours au Mali du Secrétaire général adjoint de l’ONU chargé des opérations de maintien de la paix. L’objectif officiel de cette visite est de discuter avec les autorités maliennes de la prolongation d’une année du mandat (jusqu’au 30 juin 2023) de la MINUSMA récemment adopté par le Conseil de sécurité, a indiqué Farhan Haq lors du point-presse quotidien. A l’issue de ce séjour du français Jean Pierre Lacroix, on saura déterminer d’autres raisons de ce brusque revirement des Nations Unies en faveur du Mali, une faveur à relativiser. Car, en se référant sur une partie de sa note verbale, on peut constater que la MINUSMA semble être au courant de l’arrivée des militaires ivoiriens : <i>« […] il apparaît que certaines procédures n’ont pas été respectées et la Mission s’efforce de mieux comprendre comment ces dysfonctionnements ont pu se produire afin d’éviter qu’ils ne se reproduisent à l’avenir ».</i> <b>Donc, aux autorités maliennes d’être très prudentes !!!</b> Il ne faudrait pas perdre de vue que l’ONU  n’a pas été créée pour défendre les Africains. Elle protège surtout les intérêts des grandes puissances qui se cachent derrière elle pour payer leurs militaires. C’est pour dire que le lâchage du Chef d’Etat ivoirien a été fait dans le seul dessein de faire les yeux doux aux autorités maliennes afin qu’elles ne mettent pas fin au mandat de la MINUSMA, si l’on sait que des voix se lèvent de plus en plus pour demander son départ du Mali. D’ailleurs, un grand meeting organisé par le mouvement « YERWOLO TON- DEBOUT SUR LES REMPARTS » se tiendra le vendredi, 05 août 2022, pour réclamer le départ de la MINUSMA. Ce meeting allait se tenir le vendredi, 22 juillet, si ce n’était la survenue de l’attaque du camp militaire de Kati. C’est ce même mouvement qui a été la tête de proue des manifestations anti-françaises, qui ont débouché au retrait du Mali des militaires français et de leurs alliés.</span></span></p>
<p class="yiv6840789843s51" style="background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv6840789843bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Soulignons que ces derniers jours, de violentes manifestations sont constatées en RDC (Congo Kinshasa) où les populations exigent le départ de la force onusienne, la MONUSCO, présente dans ce pays depuis plus de deux décennies. Ces manifestations ont causé d’énormes dégâts matériels  et des scènes de pillages à Goma. La MONUSO est présente dans ce pays depuis 22 ans et, malgré celle présence, les conflits sanglants continuent de bel.Pour le cas spécifique du Mali où l’on ne note aucune réussite sécuritaire à mettre au compte de la MINUSMA depuis dix ans, la Dame de Sochi, Nathalie Yamb, résume bien l’affaire des 49 mercenaires ivoiriens : « Le Mali dit que Alassane Dramane Ouattara ment. L’ONU dit que Alassane Dramane Ouattara ment. L’Allemagne dit que Alassane Dramane Ouattara ment. Quand une vieille personne ment comme ça, c’est laid ».</span></span></p>
<p class="yiv6840789843s9" style="background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">​<span class="yiv6840789843bumpedfont15"><b>Sidi Modibo Coulibaly</b></span></span></p>]]> </content:encoded>
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<title>En étaux entre une population hostile et un pouvoir transitoire : L’avenir de la MINUSMA dans l’incertitude</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/en-etaux-entre-une-population-hostile-et-un-pouvoir-transitoire-lavenir-de-la-minusma-dans-lincertitude-2985293.html</link>
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<pubDate>Wed, 27 Jul 2022 15:30:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>LeSoft</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Depuis le renouvellement de son mandat, la mission onusienne au Mali se trouve aujourd’hui dans une vraie impasse. Prise en étaux entre une population hostile et le pouvoir en place, elle essaie tant bien que mal de tirer son épingle du jeu face à toute cette pression. Comme l’expulsion des soldats français, connaitra-t-elle le même sort ?</strong>

Le Conseil de sécurité avait décidé le 29 juin 2022 par 13 voix pour et 2 abstentions -Chine et Fédération de Russie- de proroger d’un an, jusqu’au 30 juin 2023, le mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) avec les mêmes effectifs maximums de 13 289 militaires et 1 920 policiers et les deux mêmes priorités stratégiques.

Les compétences de la Mission en matière d’enquête sur les allégations d’atteintes aux droits de l’homme ont divisé les membres du Conseil et le Mali a fermement rejeté les dispositions concernant la libre circulation des membres de la MINUSMA dans ce domaine. Alors que la France, à l’origine de la résolution 2640 (2022), insistait sur cette nécessaire liberté face aux multiples accusations de violation des droits de l’homme, qu’elle a imputées tant aux groupes terroristes qu’aux Forces armées maliennes et aux « mercenaires du groupe Wagner », plusieurs autres membres –dont la Chine et le Gabon- ont estimé que le texte ne répondait pas aux besoins les plus pressants de la population en matière de sécurité et comportait trop d’injonctions, portant atteinte à la souveraineté du pays.

Cependant, la résolution a autorisé la Mission à utiliser « tous les moyens nécessaires » pour accomplir son mandat.  Sa principale priorité stratégique reste « d’appuyer la mise en œuvre de l’Accord par les parties maliennes ainsi que par d’autres parties prenantes maliennes, ainsi que la transition politique ».  La seconde est de « faciliter l’application par les acteurs maliens d’une stratégie politique globale et inclusive visant à lutter contre les causes profondes et les facteurs des conflits violents, à protéger les civils, à réduire les violences intercommunautaires et à rétablir la présence et l’autorité de l’État ainsi que les services sociaux de base dans le centre du Mali ».

Le représentant du Mali avait quant à lui estimé que la MINUSMA avait pour mission « l’appui à la restauration de la sécurité et de l’autorité de l’État sur l’ensemble de notre territoire, condition sine qua non pour une meilleure protection des personnes et de leurs biens ».

Sur son site internet, la Minusma a tenu a rappelé aux autorités maliennes que c’est à elles qu’il incombe au premier chef de protéger les civils au Mali et leur demande instamment de prendre rapidement des mesures pour protéger les civils dans tout le pays, pour prévenir et limiter au minimum les dommages que peuvent causer aux civils les opérations des Forces de défense et de sécurité maliennes et y remédier.

<strong>Discordes</strong>

Depuis le renouvellement de son mandat, la MINUSMA est aujourd’hui au cœur des critiques. Après la publication de son rapport accusant les forces de défense et de sécurité du Mali d’exaction sur les civils, le courant passe mal entre les deux structures. Des déclarations parfois mal perçues par Bamako ont valu l’expulsion du territoire de quelques représentants de cette mission onusienne sur le territoire.

L’affaire des 49 militaires ivoiriens arrêtés à l’aéroport de Bamako a été la goutte d’eau qui a débordé le vase. En effet, tout va mal entre cette mission pour la paix et le gouvernement malien tant le flou sur cette affaire demeure préoccupant. Ni la Cote d’Ivoire d’où sont originaires ces soldats qualifiés de mercenaire encore moins l’ONU ne veulent endosser la responsabilité de cette brûlante question. De ce fait, les 49 protagonistes sont toujours entre les mains du pouvoir à Bamako. C’est dans ce contexte que le chef des missions de maintien de la paix de l’ONU a effectué une visite sur fond de tensions au Mali. Durant son séjour de cinq jours, Jean-Pierre Lacroix, évaluera la prolongation du mandat de la mission onusienne avec les autorités de la transition.

Si Jean-Pierre Lacroix sera officiellement au Mali jusqu’au jeudi 28 juillet pour évoquer le prolongement d’un an du mandat de la MINUSMA avec les autorités maliennes, il y a fort à parier que le patron des missions de maintien de la paix se rend à Bamako pour calmer le jeu après ces deux semaines de polémique montées en épingle, qui se sont soldées par l’expulsion du porte-parole de la MINUSMA Olivier Salgado. Les autorités maliennes lui reprochent d'avoir posté sur le réseau social Twitter des « informations inacceptables » au lendemain de l'arrestation de 49 soldats ivoiriens à Bamako le 10 juillet. D’autant que les Nations unies insistent pour ne pas casser la dynamique de transition entérinée au dernier sommet de la CEDEAO en juillet dernier.

Cette visite sera sans doute l’occasion pour M. Lacroix d’apporter des éclaircissements quant au statut des 49 soldats ivoiriens arrêtés il y a deux semaines sur le territoire malien.

<strong>ASK</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Maintien de la paix :   Sale temps pour la Minusma à cause d’un mandat mal ficelé ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/maintien-de-la-paix-sale-temps-pour-la-minusma-a-cause-dun-mandat-mal-ficele-2985255.html</link>
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<pubDate>Wed, 27 Jul 2022 14:15:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Déjà dans la tourmente du bataillon ivoirien parachuté à Bamako pour une mission inavouée et inavouable, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) traverse actuellement une sale période avec l’expulsion de son porte-parole et la pression exercée par le Mouvement «Yerewolo Debout sur les remparts» qui exige son retrait avant le 22 septembre prochain. Autant dire que son nouveau mandat ne commence pas sous de bons auspices.</strong>

<strong> </strong>Le porte-parole de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), M. Olivier Salgado, avait 72 heures pour quitter le territoire malien à partir du 20 juillet 2022. Et cela à la demande du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale (MAECI). Il lui est reproché d’avoir été incapable d’apporter la preuve des affirmations  contenues dans ses tweets affirmant que «<em>les autorités maliennes ont été informées de l’arrivée des 49 militaires ivoiriens</em>» arrêtés le 10 juillet dernier à l’aéroport international «<em>Modibo Keïta-Sénou</em>».

«<em>Cette mesure fait suite à la série de publications tendancieuses et inacceptables de l’intéressé sur le réseau social twitter déclarant, sans aucune preuve, que les autorités maliennes auraient été préalablement informées de l’arrivée des 49 militaires ivoiriens par vol civil, à l’aéroport international président Modibo Keïta, le dimanche 10 juillet 2022</em>», a précisé le communiqué.

Et, a-t-on indiqué, une «<em>demande officielle</em>» lui a été adressée à travers sa hiérarchie depuis le 12 juillet 2022. Il lui a été demandé de fournir la preuve des affirmations contenues dans ses tweets ou, au cas contraire, de «<em>porter la rectification nécessaire dans la même forme</em>». Cette demande est restée sans suite. Le ministère a souligné qu’il ne pouvait «<em>passer sous silence ces agissements qui portent atteinte au partenariat avec la MINUSMA et d’autres partenaires</em>».

Le MAECI a néanmoins réitéré sa «<em>disponibilité constante à maintenir le dialogue et à poursuivre la coopération</em>» avec l’ensemble de ses partenaires internationaux, y compris la MINUSMA, dans «<em>un esprit de solidarité, de complémentarité et de respect mutuel</em>». A noter que l’affaire des 49 militaires arrêtés a déjà entraîné le 14 juillet dernier la suspension de toutes les rotations des contingents militaires et policiers de la Minusma), y compris celles déjà programmées.

Le même jour (mercredi 20 juillet 2022), le Mouvement «<em>Yerewolo Debout sur les remparts</em>» dans un courrier déposé au Quartier général de la mission onusienne à Bamako a exigé qu’elle quitte le pays avant le 22 janvier 2022. Cette organisation l’accuse d’être maintenant «<em>une force d’occupation qui ravive et entretient la peur, les clivages ethniques et la méfiance entre les communautés au Mali</em>»…

«<em>Sans équivoque, le paragraphe 12 de la résolution 2164 du 25 juin 2014 permettait à la Minusma d’user de tous les moyens nécessaires pour accomplir son mandat…En clair, le mandat de la Minusma a été vidé de son contenu authentique</em>», a-t-il déploré.  Le Mouvement reproche aussi à la mission ses «rapports biaisés» sur la situation au Mali.

«<em>La Minusma se donne la seule mission d’enquêter parmi les morts pour savoir qui sont bons et qui sont mauvais. Or, elle n’est pas en capacité de dénicher parmi les vivants les terroristes, sous prétexte que dans la guerre asymétrique, cette tâche n’est pas réalisable</em>», a-t-il conclu. Par conséquent, il demande «le retrait pur et simple» de la MINUSMA du territoire malien avant le 22 septembre 2022.

Créée le 25 avril 2013 par la Résolution 2100 du Conseil de sécurité des Nations unies, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) est une opération de maintien de la paix. Le 28 juin dernier, son mandat a été prorogé jusqu’en 2023 par le Conseil de sécurité avec 13 voix pour et 2 abstentions (Chine et Russie). Sans être opposées au renouvellement de son mandat, les autorités de la transition avaient exprimé des réserves par rapport à certains chapitres controversés permettant notamment à la France de se maintenir encore dans notre pays. Mais, le Conseil de sécurité de l’ONU a  fait fi de ces «<em>attentes et réserves</em>» qui pouvaient pourtant être des gages de réussite du nouveau mandat. En passant outre, sous l’influence de la France, il a mis une pression supplémentaire sur la Minusma.

<strong>Naby</strong>

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<title>Persona Non Grata :  Respecter la souveraineté du Mali ou plier bagages</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/persona-non-grata-respecter-la-souverainete-du-mali-ou-plier-bagages-2985251.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 27 Jul 2022 12:51:07 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’expulsion du porte-parole de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), M. Olivier Salgado, le 20 juillet 2022, est loin d’être une première depuis la prise du pouvoir par les militaires le 18 août 2020. En effet, tous ceux qui se sont amusés à vouloir bafouer la souveraineté de notre ont été rappelés à l’ordre et avant d’être expulsés s’ils persistent.</strong>

Ainsi, en décembre 2019, le chef de bureau de la MINUSMA à Kidal (nord), Christophe Sivillon, avait été déclaré «<em>Persona non grata</em>» par le gouvernement  qui lui avait alors donné 24 heures pour quitter le pays. Il lui a été reproché d’avoir tenu des propos subversifs à l’ouverture du 4e congrès du Mouvement national pour la libération de l’Azawad, (MNLA, ex rébellion) à Kidal.

En décembre 2021, c’est le représentant spécial de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), Hamidou Boly, qui a été déclaré «persona non grata» par les autorités maliennes «<em>au vu de ses agissements incompatibles avec son statut</em>». Et en janvier dernier, après une série d’escalade verbale entre Paris et Bamako, le Mali a exigé le départ sous 72 heures de l’ambassadeur de France, Joël Meyer.

Le 17 mars 2022, le gouvernement a également ordonné la suspension de la diffusion de RFI et France 24, après la publication par ces médias français d'informations selon lesquelles l'armée malienne était impliquée dans des exactions contre des civils. Elles ont été définitivement suspendues dans le pays le 27 avril 2022 par la Haute autorité de la communication (HAC). Des mesures dissuasives visant à faire comprendre à tous que les autorités de la transition n’entendent pas tergiverser avec la souveraineté du pays !

<strong>Naby</strong>

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</item>

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<title>Visite de Jean Pierre Lacroix au Mali :  Le gouvernement réitère sa volonté sur « un changement de paradigme » de la mission de l’ONU</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/visite-de-jean-pierre-lacroix-au-mali-le-gouvernement-reitere-sa-volonte-sur-un-changement-de-paradigme-de-la-mission-de-lonu-2985227.html</link>
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<pubDate>Wed, 27 Jul 2022 12:08:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le gouvernement  Malien a  réitéré  hier mardi, sa volonté  devant <em>le Secrétaire général adjoint  des opérations  de paix des Nations-Unies, Jean Pierre Lacroix, de voir la mission de l’ONU «  changer de paradigme ». Le numéro 2 des  Nations Unies effectue une visite auprès de ces troupes.  </em></strong>

C’est  dans un contexte de tensions entre les autorités maliennes et la MINUSMA  que le secrétaire général adjoint des opérations de paix des Nations-Unies  visite  le Mali. Contexte marqué par la « suspension de toutes les opérations de rotations  des troupes de la mission de maintien de la  paix et l‘expulsion de son porte-parole, Olivier Salgado ». « Il n’existe pas au Mali de sentiment anti-MINUSMA », a  déclaré  le chef du gouvernement  de la transition, Choguel Kokala Maiga, qui recevait  à la Primature le diplomate onusien  en présence de neuf membres du gouvernement.  Lequel estime que le lourd investissement tant humain, matériel, que financier  de l’ONU dans la crise requiert indubitablement  « un changement de paradigme et une évolution de la doctrine des Nations-Unies ».

Avant de poursuivre que  la crédibilité de toute action de l’ONU sur  le  territoire malien se jugera à l’aune de la capacité collective  entre  le Gouvernement du Mali et les Nations-Unies  à assurer « la protection des populations civiles, à lutter contre l’insécurité et le terrorisme, à aider au redéploiement de l’État, au rétablissement de sa souveraineté sur l’ensemble du territoire … »

Le Chef  du gouvernement  est largement revenu sur la  question  des droits de l’Homme dans la lutte contre le terrorisme. Cette  question oppose les autorités maliennes à la mission des Nations-Unies. « Je vous réitère, ici et solennellement, les fortes réserves exprimées par l’État du Mali, quant au mécanisme des droits de l’Homme, sans l’implication de l’État malien », a insisté Dr Choguel Kokala Maïga.  Malgré le renouvellement du mandat le 30 JUIN dernier, le gouvernement malien refuse  toujours de donner son accord  à la section droit de l’Homme de la MINUSMA d’enquêter  sur les  localités où l’armée malienne a mené des opérations de grande envergure  dans la lutte contre le terrorisme. Ainsi, face  aux  demandes des  Nations-Unies  de lever les restrictions afin de permettre la mobilité de ces avions, le premier ministre dira que l’exigence des autorisations instaurées par le gouvernement   relève des mesures de planification et de sécurité nationale. Avant le premier ministre, c’est le ministre des Affaire étrangères, Abdoulaye Diop qui déclarait devant  le secrétaire général adjoint  des opérations  de  paix de l’ONU  que « le Mali ne met pas d’obstacle spécifiquement  pour bloquer les actions de la MINUSMA ».

<strong> ‘’ Les 49 militaires ivoiriens’’</strong>

Choguel de rassurer  le diplomate onusien Jean Lacroix que  le  gouvernement a convié la MINUSMA à des échanges pour clarifier certains aspects de la coopération. Ce, afin de créer les conditions propices à la levée de la mesure suspensive de la rotation des contingents de la MINUSMA. Celle-ci a été prise suite  à l’incident né de l’arrivée de 49 militaires ivoiriens à l’aéroport de Bamako. Selon  le chef du gouvernement, les autorités du Mali attendent toujours  de la clarification sur l’arrivée de ces  49 éléments de l’armée ivoirienne par vol civil sans information préalable des autorités compétentes maliennes. « <em>Le Gouvernement du Mali réitère sa demande de clarification des liens légaux ou contractuels entre les militaires ivoiriens concernés, Sahel Aviation Service et le contingent allemand de la MINUSMA</em> », a  indiqué le Premier ministre.

Toujours sur la question des Éléments Nationaux de Soutien (NSE) des pays contributeurs de troupes, il a souligné la nécessité d’une plus grande transparence de la part de la MINUSMA en ce qui concerne ses effectifs en activité sur le sol malien, leurs  conditions de déploiement et de rotations de contingents militaires et civils et des NSE.

Jean Pierre Lacroix a plutôt choisi la voie de l’apaisement en déclarant  que  le moment  est venu de travailler de manière propice pour un retour de l’administration  et la restauration de  l’autorité de l’Etat  sur l’ensemble du territoire national

<strong> Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>MINUSMA :  Jean&#45;Pierre Lacroix à Bamako sur fond de tension</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/minusma-jean-pierre-lacroix-a-bamako-sur-fond-de-tension-2985203.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/minusma-jean-pierre-lacroix-a-bamako-sur-fond-de-tension-2985203.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 27 Jul 2022 11:14:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le numéro 2 de l’Onu pour les opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix est à Bamako depuis dimanche pour une visite de 5 jours. Une visite sur fond de tension entre le Mali et la Munisma.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>Selon des sources onusiennes cette visite de Jean-Pierre Lacroix dans la capitale malienne n’était pas prévue. Mais elle a dû été avancée. Depuis le renouvellement controversé du mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali, les relations entre Bamako et la Munisma sont très tendues.

En plus l’affaire dite des 49 militaires ivoiriens arrêtés le 10 juillet à Bamako a mis le feu aux poudres dans les relations. Les autorités maliennes ont suspendu toutes les rotations des contingents militaires et policiers de la Munisma, ce qui complique davantage le travail de la mission onusienne au Mali. Le fait marquant dans ce bras de fer, c’est l’expulsion la semaine dernière du porte-parole de la Munisma, Olivier Salgado.

Donc cette visite de 5 jours du patron de l’Onu pour les opérations de maintien de la paix au Mali a pour objectif d’aplanir les polémiques autour des différents sujets évoqués. Pour cela Jean-Pierre Lacroix rencontre ce mardi le Premier ministre malien.

<strong>Ousmane Mahamane </strong>

&nbsp;

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Affaire des 49 militaires ivoiriens arrêtés au Mali : La MINUSMA révèle que « certaines procédures n&amp;apos;ont pas été suivies…»</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/affaire-des-49-militaires-ivoiriens-arretes-au-mali-la-minusma-revele-que-certaines-procedures-nont-pas-ete-suivies-2985142.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 27 Jul 2022 06:56:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Dans une note verbale rendue publique, le 22 juillet 2022, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA) souligne que les (49) éléments ivoiriens ont été déployés à Sénou (Bamako) pour « assurer la sécurité à la base des NSE allemands » dans cette même localité, au lieu de Tombouctou où est basé le contingent ivoirien de la MINUSMA. « Il apparaît que certaines procédures n'ont pas été suivies et la Mission s'efforce de mieux comprendre comment ces dysfonctionnements ont pu se produire afin d'éviter qu'ils ne se reproduisent à l'avenir », révèle la note verbale de la mission onusienne au Mali adressée au Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale de la République du Mali.

La MINUSMA note que les éléments ivoiriens ont été déployés à Sénou (Bamako) pour « assurer la sécurité à la base des NSE allemands » dans cette même localité, au lieu de Tombouctou où est basé le contingent ivoirien de la MINUSMA. « Il apparaît que certaines procédures n'ont pas été suivies et la Mission s'efforce de mieux comprendre comment ces dysfonctionnements ont pu se produire afin d'éviter qu'ils ne se reproduisent à l'avenir », souligne la MINUSMA dans sa note verbale.

En outre, la MINUSMA précise qu’elle n'a pas connaissance d'un contrat entre l'Allemagne et des tiers pour la protection de la base allemande de NSE. Avant d’ajouter que des mesures ont déjà été prises pour renforcer la gestion des NSE. Aux dires de la MINUSMA, les politiques des Nations Unies autorisent les pays contributeurs de troupes et de police à déployer des éléments nationaux de soutien pour fournir des services à leurs contingents, à titre national. « Chaque contingent a la responsabilité d'informer la MINUSMA, tous les mois, du nombre de ses éléments nationaux de soutien déployés.

Selon les déclarations des contingents, au mois de juin 2022, le nombre total de NSE au Mali s'élève à 609, y compris 471 soutenants le contingent allemand, 33 Bangladais, 7 Cambodgiens, 5 Tchadiens, 60 Britanniques, 4 Sri Lankais, et 29 Suédois. La MINUSMA n'a pas été informée de la présence et du nombre de NSE de la Côte d'Ivoire. Cependant, en recoupant des documents internes, la MINUSMA estime que le détachement ivoirien s'élève à 50 hommes et femmes.

La MINUSMA a initié un recensement des NSE dans tous ses contingents, afin d'obtenir des chiffres exacts. La Mission partagera les conclusions de ses vérifications une fois qu'elles seront établies », révèle la note verbale de la MINUSMA adressée au Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale de la République du Mali.

Signalons que 12 juillet dernier, le Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale de la République du Mali sollicitait de la MINUSMA la clarification des liens légaux ou contractuels entre les militaires ivoiriens concernés, Sahel Aviation Service et le contingent allemand de la MINUSMA.

De même, le Ministère demandait à la MINUSMA de lui soumettre à temps, tous les documents nécessaires à la mise en route sur le Mali de ses contingents et de leurs contractant ou co-contractants. Le Ministère demandait également à la MINUSMA le point des effectifs des Eléments Nationaux de Soutien, assorti de la précision de leurs lieux de déploiement et des missions à eux confiées.

A rappeler que le 10 juillet 2022, 49 soldats ivoiriens ont été arrêtés à l'aéroport de Bamako et considérés comme des mercenaires par les autorités maliennes. Une accusation que rejette Abidjan qui demande « sans délai », leur libération, soutenant que ce sont des éléments de soutien à la MINUSMA, même si selon le porte-parole adjoint de l'ONU Farhan Haq, les éléments interpellés « ne faisaient pas formellement partie de la Minusma ».

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Série de publications sur les réseaux sociaux dans l’affaire des 49 militaires ivoiriens au Mali :  Dorénavant Olivier Salgado persona non grata au Mali !</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/serie-de-publications-sur-les-reseaux-sociaux-dans-laffaire-des-49-militaires-ivoiriens-au-mali-dorenavant-olivier-salgado-persona-non-grata-au-mali-2985119.html</link>
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<pubDate>Wed, 27 Jul 2022 01:47:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Déclaré Persona non grata par le gouvernement de la transition à travers le ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, Olivier Salgado avait  un délai bref de trois (3) jours pour quitter le sol malien. Il devait retourner  les talons normalement le week-end dernier. </strong>

A travers un communiqué du ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, le porte parole de la Mission Multidimensionnelle Intégrée pour la Stabilité au Mali (MINUSMA), Olivier Salgado est sommé de quitter le Mali dans un bref délai qui est épuisé. Cette décision a été prise suite à la rencontre entre la représente spéciale ajointe du secrétaire général des Nations Unies au Mali, Mme Daniela Kroslak et ledit ministère. ‘’ En audience au ministère où il a été notifié la décision du gouvernement invitant M. Olivier Salgado, porte parole de la MINUSMA à quitter le territoire national dans un bref délai de 72h.  Pour le ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, cette mesure fait suite à la série de publications tendancieuses et inacceptables de l’intéressé sur le réseau social Tweeter. ‘’ Sans aucune preuve que les autorités maliennes auraient été préalablement informées de l’arrivée des 49 militaires ivoiriens par vol civil à l’aéroport international président Modibo Keïta, le dimanche 10 juillet 2022’’, a-t-il déclaré dans un de ses tweets.   Toujours selon le gouvernement de la transition, le ministère ne saurait passer sous silence ces agissements qui portent atteinte au partenariat avec la MINUSMA et d’autres partenaires. Il a demandé des explications de ses tweets qui sont tombées dans l’oreille d’un sourd-muet. ‘’ En plus, la demande officielle à lui adressée à travers sa hiérarchie depuis le 12 juillet dernier de fournir la preuve des diffamations contenues  dans son tweet ou au cas contraire de porter la rectification nécessaire dans la même forme est restée sans suite.

Le ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale réitère sa disponibilité constante à maintenir le dialogue et à poursuivre la coopération avec l’ensemble de ses partenaires internationaux y compris la MINUSMA dans un esprit de solidarité, de complémentarité et de respect mutuel.

Le porte parole de la MINUSMA est exclu du Mali à cause de ses différentes interventions   sur tweeter dans l’affaire des 49 militaires qui n’ont pas du tout été appréciée par les autorités de la transition malienne. Voici ces publications : «  D’après nos informations, leur relève du 10 juillet aurait été préalablement communiquée aux autorités nationales. Il s’agit pratique communément appliquée dans les missions de maintien de la paix. Ils ne sont pas comptabilisés dans les effectifs de la MINUSMA. Les relèves des contingents de la MINUSMA sont planifiées et s’effectuent en accord avec les autorités maliennes.

Dans cette affaire, Olivier Salgado informait l’opinion nationale et internationale à travers son compte tweeter. A cause de ses dires, le gouvernement de la transition a demandé une explication approfondie sur ses tweets qui ont été en vain.

.La Minusma traverse une période très difficile au Mali. Le mouvement Yèrèwolo Débout sur les Remparts piloté par le conseiller au Conseil National de Transition Adama Ben Diarra alias Ben le Cerveau a déposé aussi hier un courrier hier pour demander le départ de cette mission onusienne au Mali. Son mouvement donne un ultimatum d’ici 22 septembre 2022 de plier les bagages.

<strong>Diakaridia Sanogo   </strong>]]> </content:encoded>
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<title>El&#45;Ghassim WANE, Chef de la MINUSMA : « La MINUSMA réitère sa pleine solidarité avec le gouvernement et le peuple malien »</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/el-ghassim-wane-chef-de-la-minusma-la-minusma-reitere-sa-pleine-solidarite-avec-le-gouvernement-et-le-peuple-malien-2985061.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 26 Jul 2022 14:21:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations-Unies pour le Mali et Chef de la MINUSMA, M. El-Ghassim WANE, condamne vigoureusement les attaques terroristes ayant visé les Forces armées maliennes (FAMa) les 21 et 22 juillet 2022, dans les régions du centre et de Koulikoro, au cours desquelles plusieurs soldats maliens ont été tués et d’autres blessés.

« Au nom de la MINUSMA et de toute l’équipe des Nations-Unies au Mali, je présente mes condoléances au gouvernement et au peuple maliens ainsi qu’aux familles et proches des soldats tombés au champ d’honneur. Je souhaite un prompt rétablissement aux blessés », a-t-il déclaré.

La MINUSMA réitère sa pleine solidarité avec le gouvernement et le peuple maliens en ces moments difficiles. La Mission continuera, dans le cadre de son mandat, à appuyer et à accompagner les efforts des autorités maliennes visant à restaurer durablement la paix et la sécurité.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sécurisation du Mali :   La MINUSMA en difficulté</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/securisation-du-mali-la-minusma-en-difficulte-2985013.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 26 Jul 2022 09:01:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA) semble être aujourd’hui dans l'impasse. Les problèmes s’entassent de jour en jour. En plus des réserves formulées par les autorités maliennes lors du renouvellement de son mandat le 29 juin dernier par le Conseil de sécurité de l'Onu, la situation des 49 militaires ivoiriens qualifié de « mercenaires » est devenue une goutte d’eau qui est venue faire déborder le vase . À la suite de cette affaire, le gouvernement a sommé le porte-parole de la mission de quitter le pays dans un délai de 72 heures. </em></strong>

En effet, l’arrestation de 49 militaires ivoiriens, dont une trentaine des forces spéciales, avec leurs armements et munitions de guerre, ainsi que d'autres équipements militaires à l'aéroport international de Bamako le 10 juillet 2022, telle que annoncée par le porte-parole du gouvernement, met de plus en plus la MINUSMA dans des difficultés.

Alors que ceux-ci sont toujours détenus par Bamako et sont traduits en justice, malgré les protestations des autorités ivoiriennes, le gouvernement de transition a annoncé, le jeudi, 14 juillet 2022, la suspension de toutes les rotations militaires et de la police de la MINUSMA.

Selon un communiqué du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, la décision est à effet immédiat : « Toutes les rotations des contingents militaires et policiers de la MINUSMA, y compris celles déjà programmées ou annoncées, sont suspendues ».

Rappelons que la MINUSMA compte environ 15 000 militaires et policiers au Mali, fournis par une cinquantaine de pays contributeurs, issus du monde entier.

Les rotations, c’est-à-dire les relèves, les départs et les arrivées de ces hommes, sont désormais gelées, dès ce jeudi, 14 juillet 2022. Et ce jusqu’à la tenue d’une « réunion de coordination », dont la date n’a pas encore été fixée, et au cours de laquelle les autorités et la MINUSMA devront « dégager un plan optimal » pour « faciliter la coordination et la règlementation de la rotation » des contingents onusiens.

Cette situation, combinée au retrait de la force militaire française, pourrait pousser plusieurs pays à revoir leur engagement au sein de la Minusma, selon Ornella Moderan, chercheuse à l'Institut d'études de sécurité (ISS) qui cite notamment l'Allemagne, la Suède ou le Royaume-Uni, interrogé par Deutsche Welle (Bonn).

D’ailleurs, l'Égypte a annoncé, la semaine dernière, la suspension temporaire de ses activités au sein de la mission onusienne. Le Caire explique sa décision par les attaques dont seraient victimes ses soldats.

En plus de cette décision de suspension des rotations, le gouvernement de la transition vient de sommer le porte-parole de la Minusma, Olivier Salgado, de quitter le territoire.

C’est le ministère des Affaires étrangères malien qui « invite » Olivier Salgado à quitter le Mali sous soixante-douze heures.

Ces problèmes sont venus se greffer aux réserves formulées par le gouvernement du Mali lors du renouvellement du mandat de la Minusma. Une prolongation faite en dépit de l'opposition des autorités maliennes à certaines dispositions de la résolution adoptée à cette occasion.

Le Mali est surtout opposé au fait que les Casques bleus puissent mener librement des investigations sur les questions relatives aux droits de l'homme.

<strong>Rassemblées Fabrice Abdoul </strong>

<strong>Source : Plume Libre</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Le porte&#45;parole de la Minusma expulsé :  L’ONU manifeste son mécontentement</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/le-porte-parole-de-la-minusma-expulse-lonu-manifeste-son-mecontentement-2984745.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 25 Jul 2022 01:23:31 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Malien</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L'affaire des  49 militaires ivoiriens arrêtés à Bamako ne cesse de produire des effets néfastes. Le porte-parole de la MINUSMA, M. Olivier Salgado vient de faire les frais. En effet, dans un communiqué publié ce mercredi, le Ministère des Affaires étrangères a notifié à M. Olivier Salgado de quitter le Mali dans les 72 heures à partir du mercredi 20 juillet 2022. Le gouvernement malien lui reproche d'avoir été incapable d'apporter la preuve des affirmations contenues dans ces tweets selon lesquelles les autorités maliennes ont été informées de l'arrivée des 49 militaires ivoiriens.

​Le Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a tenu à informer Madame Daniela KROSLAK, Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies au Mali a été reçue en audience audit Ministère où il lui a été notifié la décision du Gouvernement invitant M. Olivier SALGADO, Porte-parole de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA) à quitter le territoire national dans un délai de 72 heures.

​Selon le communiqué, cette mesure fait suite à la série de publications tendancieuses et inacceptables de l'intéressé sur le réseau social tweeter déclarant, sans aucune preuve, que les Autorités maliennes auraient été préalablement informées de l'arrivée des 49 militaires ivoiriens par vol civil, à l'aéroport international Président Modibo KEITA, le dimanche 10 juillet 2022.

​En plus, la demande officielle à lui adressée à travers sa hiérarchie depuis le 12 juillet 2022, de fournir la preuve des affirmations contenues dans son tweet, ou au cas contraire, de porter la rectification nécessaire, dans la même forme, est restée sans suite.

​De tels agissements que le Ministère ne saurait passer sous silence et qui portent atteinte au partenariat avec la MINUSMA et d'autres partenaires. Selon certaines sources, cette mesure est tombée au moment où l'intéressé, M. Salgado était à Paris pour ses vacances.

​Dans un communiqué rendu public le jeudi, l'Organisation des Nations Unies a manifesté son mécontentement quant à cette mesure prise par le gouvernement malien contre un élément de la MINUSMA. Pour l'ONU, la persona non grata ne s'applique pas aux agents onusiens en mission dans un pays tiers.

<strong>Y. SANGARÉ</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : La MINUSMA « regrette » l’expulsion de son porte&#45;parole</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-la-minusma-regrette-lexpulsion-de-son-porte-parole-2984394.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 21 Jul 2022 13:19:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Quelques heures après l’annonce de l’expulsion de son porte-parole, Olivier Salgado, par le gouvernement malien, la Minusma a réagi. Dans un communiqué, ce jeudi 21 juillet, la Minusma dit « regretter » cette expulsion.</strong>

Dans une série de tweets le 11 juillet dernier, Olivier Salgado avait affirmé que le gouvernement malien avait été préalablement informé de l’arrivée des 49 militaires ivoiriens arrêtés à Bamako. Le gouvernement malien avait alors demandé au porte-parole de la MINUSMA d’apporter la preuve de cette affirmation. Sans succès. Le gouvernement malien a donc décidé d’accorder un délai de 72 heures au porte-parole de la MINUSMA pour quitter le Mali.

Olivier Salgado est la deuxième personnalité de la MINUSMA à être expulsée du Mali. En décembre 2019, Christophe Sivillon, chef du bureau de la Minusma à Kidal, avait été expulsé pour des propos « inacceptables ». Tout comme Olivier, Christophe était aussi un Français.

Dans son communiqué, la Minusma dit “prendre acte” de cette décision, et indique qu’elle va continuer à œuvrer à la mise en œuvre de son mandat en appui à la paix et à la sécurité au Mali.

<strong>Mamadou TOGOLA/maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Porte&#45;Parole de la Minusma, Olivier Salgado suite à l’annonce de suspension des activités de l’Egypte au sein de ladite organisation :  « L’ONU travaille en étroite collaboration avec l’Égypte pour résoudre ce problème »</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/le-porte-parole-de-la-minusma-olivier-salgado-suite-a-lannonce-de-suspension-des-activites-de-legypte-au-sein-de-ladite-organisation-lonu-travaille-en-etroite-col-2983899.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 Jul 2022 11:09:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Après l’annonce de la décision de l’Egypte de suspendre temporairement à partir du 15 Août prochain l’activité de ses militaires au sein de la Minusma, dans une visioconférence, le vendredi 15 juillet, le Porte-Parole de l’organisation onusienne a assuré qu’ils sont en étroite collaboration avec le pays des Pharaons (Egypte) pour résoudre ce problème.</em></strong>

A l’entame de ses propos, M. Salgado a confirmé cette nouvelle. Celle relative au fait que la Mission permanente de l’Égypte a informé l’ONU qu’elle suspendrait temporairement ses activités à l’appui de la mission de maintien de la paix à partir du 15 août. Cette décision, dira-t-il, est liée à l’inquiétude suscitée par l’augmentation des attaques contre les Casques bleus égyptiens qui escortent les convois approvisionnant les bases dans le centre et le nord du Mali. A cet effet,  sept soldats égyptiens ont été tués depuis le début de l’année.  Outre, que la sûreté et la sécurité des soldats de la paix sont une priorité absolue et essentielle pour leur assurer qu’ils peuvent mener à bien le travail pour lequel, ils ont été mandatés pour protéger les civils et construire la paix au Mali et dans toutes les autres missions de maintien de la paix.

« Nous respectons et apprécions profondément le service et les sacrifices importants de l’Égypte et d’autres pays qui fournissent du personnel en uniforme à nos missions, qui opèrent dans des conditions extrêmement difficiles et souvent dangereuses. L’ONU travaille en étroite collaboration avec l’Égypte pour résoudre ce problème »a-t-il déclaré.

«…. à ce stade, nous sommes toujours en discussion avec les autorités égyptiennes, et nous verrons ce qui peut être le résultat de celles-ci. Et nous essayons de leur faire comprendre, ainsi qu’à tous nos contingents, non seulement que nous apprécions les contributions qu’ils ont apportées, mais que nous faisons tout notre possible pour trouver des moyens d’assurer la sûreté et la sécurité des contingents de maintien de la paix eux-mêmes, mais il est impossible de contourner le fait que c’est une tâche dangereuse. La situation a été très tendue sur le terrain, comme nous vous l’avons dit à plusieurs reprises, mais nous verrons aussi quels seront les résultats des discussions avec les Égyptiens avant d’envisager quelles seraient les prochaines étapes » a précisé le Porte-parole de la Minusma.

Concernant la suspension de toutes les rotations de contingent militaire et policier de la Minusma tant celles programmées ou annoncées, M. Salgado a déclaré qu’ils traitent  avec le gouvernement du Mali sur un certain nombre de questions. Par exemple, sur celle de la suspension des rotations, selon lui, la MINUSMA, poursuit tous les efforts pour rencontrer les autorités maliennes et aborder ce sujet sans délai. Pour cela, ils s’engagent de différentes manières, aussi, avec l’implication du Secrétaire Général de l’ONU, Antonio Guterres notamment par un appel téléphonique cette semaine. Et qu’ils vont continuer à pousser leurs différents efforts afin de voir quels progrès ils peuvent faire.

Avant de conclure son intervention, Olivier Salgado a clarifié que sur le Mali qu’avec les Egyptiens, ils ne parlent pas de retrait, mais plutôt d’une suspension temporaire des activités, à compter du 15 août et il ajoute que le contingent égyptien de la MINUSMA compte 1035 personnes.

&nbsp;

<strong>Par Mariam Sissoko </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali&#45;Minusma : le temps des éclaircissements</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-minusma-le-temps-des-eclaircissements-2983773.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-minusma-le-temps-des-eclaircissements-2983773.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/07/conf-mali-casquesbleus-.jpeg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Mon, 18 Jul 2022 01:22:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Consécutivement à l’affaire dite des « 49 mercenaires ivoiriens », les autorités maliennes ont décidé de clarifier toutes les opérations militaires en cours sur le sol national à commencer par les opérations de la Minusma. Ainsi, toutes les rotations des contingents militaires et policiers de cette mission onusienne, y compris celles déjà programmées, ont été suspendues, le jeudi 14 juillet 2022. Les raisons… </strong>

Après cette décision du gouvernement malien, le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a indiqué que « la Minusma dans le cadre d'une gestion efficiente de la rotation des effectifs des contingents militaires et policiers déployés au Mali au compte de la Force onusienne, la partie malienne prévoit l'organisation d'une réunion de coordination entre les structures maliennes concernées et la Minusma ».

Aussi, le département précise : « <em> Cette rencontre vise essentiellement à dégager un plan optimal permettant de faciliter la coordination et la réglementation de la rotation des contingents opérant au sein de la Minusma »</em>. Toujours à propos de cette situation le ministère des Affaires étrangères a informé la Minusma <em>: « qu'avant la tenue de la dite rencontre ainsi que pour des raisons liées au contexte de sécurité nationale, le Gouvernement du Mali décide de suspendre, à compter de ce jour, toutes les rotations de contingents militaires et policiers de la Minusma, y compris celles déjà programmées ou annoncées »</em>.

Cependant, le departement assure que « la partie malienne travaillera de manière diligente en vue de réunir les conditions propices à la levée de cette mesure suspensive de la rotation qui constitue une phase essentielle permettant aux contingents déployés d'assurer une bonne mise en œuvre du mandat de la Minusma ».

De son côté, la Minusma a indiqué, le jeudi dernier, avoir pris « note » de la décision des autorités de la transition de suspendre toutes les rotations de contingents militaires et policiers. Toutefois, elle se dit « prête à engager, sans délai, les discussions prévues ».

<strong>Bamako veut des éclaircissements…</strong>

Ce n’est pas tout, car le gouvernement malien, à travers toujours le département des Affaires étrangères, a dans une correspondance adressé à la Minusma le 12 juillet dernier, a demandé à cette mission tous les documents nécessaires et la mise en route sur le Mali de ses contingents et de leurs contractants ou co-contractants. En clair, le Mali souhaite par la même occasion une clarification de toutes les opérations militaires sous l’égide des Nations-Unies sur notre sol : <em>« Aussi, le ministère sollicite de la Minusma la clarification des liens légaux ou contractuels entre les militaires ivoiriens concernés, Sahel Aviation Service et le contingent allemand de la Minusma.</em>

<em>Le Ministère demande également à la MINUSMA le point des effectifs des Eléments Nationaux de Soutien, assorti de la précision de leurs lieux de déploiement et des missions à eux confiés »</em>.

&nbsp;

&nbsp;

<strong>Mohamed Sylla</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>MINUSMA :  Pourquoi l&amp;apos;Egypte a suspendu sa participation</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/minusma-pourquoi-legypte-a-suspendu-sa-participation-2983774.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 Jul 2022 01:17:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<h5>L’Égypte va suspendre temporairement la participation de ses soldats à la Mission de l'ONU (Minusma) à partir du 15 août prochain pour une durée indéterminée… Plusieurs raisons sont avancées.</h5>
En effet, l’ONU a annoncé, vendredi dernier, avoir reçu une notification officielle de l’Egypte, relative à sa décision de suspendre temporairement la participation de ses soldats à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) à partir de la mi-août. Le contingent  égyptien comptait  1048 éléments<strong> (</strong><strong>au 1er juillet 2020)</strong>.

Lors d’une conférence de presse animée par le porte-parole adjoint du Secrétaire général des Nations Unies, Farhan Haq, cette information a été confirmée.

« La Mission permanente de l'Égypte auprès des Nations Unies, à New York, nous a informés que le contingent égyptien va suspendre temporairement ses activités au sein de la Minusma à partir du 15 août », a déclaré Haq.

Et Haq d’ajouter, « Cette décision est liée aux récentes attaques contre les Casques bleus du contingent égyptien de la Minusma, qui ont coûté la vie à sept soldats depuis le début de l’année ».

« La sécurité des Casques bleus de l'ONU est une priorité absolue pour permettre aux missions de maintien de la paix de s’acquitter des tâches qui leur sont confiées », a fait observer le porte-parole onusien.

Haq a souligné que les Nations Unies « mènent actuellement des discussions intensives avec l'Egypte à ce sujet, d'autant plus que Le Caire n'a pas annoncé le retrait de ses soldats, mais seulement la suspension temporaire de leur participation à la Minusma ».

La dernière attaque contre le contingent égyptien a eu lieu le 5 juillet près de la ville de Gao, dans le nord du Mali, où deux Casques bleus égyptiens ont été tués et cinq autres blessés.

Mais au-delà de ces explications, la Mission permanente de l'Egypte a adressé une note verbale au Secrétariat des Nations Unies pour demander à la MINUSMA de respecter ses obligations au titre du Memorandum d’entente et des Règles d'engagement conclus avec les pays contributeurs de troupes.

L'Egypte exige la pleine mise oeuvre de ce MOU et de ces règles d'engagement (avantages et mesures de sécurité), avant le 14 août 2022. Passé ce délai, elle ménace de suspendre sa participation à la MINUSMA.

C'est une question recurrente que posent les pays contributeurs de contingents. Ce problème n'a rien à voir avec le Mali.

Les forces onusiennes de la Minusma comptent 13 289 soldats et 1 920 agents de police, et sont stationnées dans le nord, où sont implantés des groupes armés terroristes affiliés à Al-Qaïda et Daech.

La Minusma est la mission qui a subi les plus grandes pertes parmi les forces de maintien de la paix de l'ONU, puisque 275 membres de son personnel ont été tués depuis sa création le 25 avril 2013.

<strong>MS</strong>

&nbsp;

<em><strong> </strong></em>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>MINUSMA : Le Gouvernement suspend la rotation des contingents en attendant de clarifier la situation</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/minusma-le-gouvernement-suspend-la-rotation-des-contingents-en-attendant-de-clarifier-la-situation-2983880.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 18 Jul 2022 00:25:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Toutes les rotations des contingents militaires et policiers de la Mission de l'ONU au Mali (MINUSMA) ont été suspendues par les Autorités de la transition malienne le jeudi, 14 juillet 2022, selon un communiqué du ministère malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. Les Autorités maliennes justifient leur décision en invoquant le "contexte de sécurité nationale".

‘’Le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale informe la MINUSMA que, dans le cadre d'une gestion efficiente de la rotation des effectifs des contingents militaires et policiers déployés au Mali au compte de la Force onusienne, la partie malienne prévoit l'organisation d'une réunion de coordination entre les structures maliennes concernées et la MINUSMA’’, souligne le communiqué.

Le Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale précise que cette rencontre vise essentiellement à dégager un plan optimal permettant de faciliter la coordination et la réglementation de la rotation des contingents opérant au sein de la MINUSMA.

Ainsi, le Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale informe la MINUSMA qu'avant la tenue de ladite rencontre ainsi que pour des raisons liées au contexte de sécurité nationale, le Gouvernement du Mali a décidé de suspendre, à compter de ce jour, toutes les rotations de contingents militaire et policier de la MINUSMA, y compris celles déjà programmées ou annoncées.

Les autorités assurent la MINUSMA que la partie malienne travaillera de manière diligente en vue de réunir les conditions propices à la levée de cette mesure suspensive de la rotation qui constitue une phase essentielle permettant aux contingents déployés d'assurer une bonne mise en œuvre du mandat de la MINUSMA.

Rappelons que le mandat de la MINUSMA, présente au Mali depuis 2013, avec environ 13 000 soldats, a été renouvelé pour un an le 29 juin, mais avec une "opposition ferme" du Mali à la liberté de mouvement des Casques bleus pour des investigations liées aux droits de l'homme.

Le Mali a été le théâtre de deux coups d'État militaires en août 2020 et en mai 2021. La crise politique va de pair avec une grave crise sécuritaire en cours depuis 2012 et le déclenchement d'insurrections indépendantistes et terroristes dans le nord.

<strong>Bréhima DIALLO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : l’Égypte suspend l’activité de ses Casques bleus au sein de la Minusma</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-legypte-suspend-lactivite-de-ses-casques-bleus-au-sein-de-la-minusma-2983587.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 15 Jul 2022 16:15:05 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Selon les informations de Jeune Afrique, Le Caire a décidé de suspendre « temporairement » l’activité de ses militaires au sein de la mission onusienne.</strong>

Le 11 juillet, par le biais d’une note vocale adressée en interne aux Nations Unies, la mission permanente de l’Égypte auprès de l’ONU a décidé de suspendre l’activité de ses effectifs militaires déployés au Mali dans le cadre de la mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma). Cette décision « temporaire », selon Le Caire, sera effective à compter du 15 août 2022.

<strong>Source: Jeune Afrique</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Affaire des 49 militaires ivoiriens arrêtés : La MINUSMA à l’origine de la pagaille</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/affaire-des-49-militaires-ivoiriens-arretes-la-minusma-a-lorigine-de-la-pagaille-2983381.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 15 Jul 2022 01:25:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Observatoire</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv2142260457ydp88f04b09msonormal" style="background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif'">Fortes divergences de propos entre l’ONU depuis News York et la MINUSMA basée à Bamako, l’affaire des 49 militaires ivoiriens arrêtés à l’aéroport international Président Modibo Keita semble relever d’un désordre de mouvement des militaires étrangers, créé par la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA).</span></b></p>
<p class="yiv2142260457ydp88f04b09msonormal" style="background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif'">La pagaille à laquelle nous assistons depuis le 10 juillet dernier entre le Mali et la Côte d’Ivoire, deux pays frère et voisin, à travers l’arrestation des 49 militaires ivoiriens, qui semblent fouler le sol malien dans l’irrespect des procédures en la matière, est un cafouillage dont la MINUSMA serait bel et bien à l’origine. Sinon, comment comprendre que ces militaires qui ont quitté leur pays d’origine pour le compte de la MINUSMA détenant chacun des badges de la MINUSMA, alors que cette dernière indique qu’il n’y avait pas de rotation prévue, ou encore, ce ne sont pas des éléments de la MINUSMA ? </span></p>
<p class="yiv2142260457ydp88f04b09msonormal" style="background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif'">Face à cette situation tendue entre deux voisins, ayant comme nœud la MINUSMA, le ministère des affaires étrangères et de la coopération internationale du Mali, dans un communiqué hier 14 juillet, a invité la MINUSMA à mettre fin au désordre et créer un cadre de gestion efficiente de la rotation des effectifs des contingents militaires et policiers déployés au Mali au compte de la Force onusienne.</span></p>
<p class="yiv2142260457ydp88f04b09msonormal" style="background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif'">« Le Ministère informe la MINUSMA que dans le cadre d'une gestion efficiente de la rotation des effectifs des contingents militaires et policiers déployés au Mali au compte de la Force onusienne, la partie malienne prévoit l'organisation d'une réunion de coordination entre les structures maliennes concernées et la MINUSMA. Le Ministère précise que cette rencontre vise essentiellement à dégager un plan optimal permettant de faciliter la coordination et la réglementation de la rotation des contingents opérant au sein de la MINUSMA », lit-on dans le communiqué.</span></p>
<p class="yiv2142260457ydp88f04b09msonormal" style="background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif'">Et d’ajouter : « Ainsi, le Ministère informe la MINUSMA qu'avant la tenue de ladite rencontre ainsi que pour des raisons liées au contexte de sécurité nationale, le Gouvernement du Mali décide de suspendre, à compter de ce jour, toutes les rotations de contingent militaire et policier de la MINUSMA, y compris celles déjà programmées ou annoncées ».</span></p>
<p class="yiv2142260457ydp88f04b09msonormal" style="background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif'">A suivre…</span></p>
<p class="yiv2142260457ydp88f04b09msonormal" style="background: white"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif'">Ousmane Morba</span></b></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nouveau mandat de la Minusma :  Le Mali rechigne à exécuter certaines dispositions</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/nouveau-mandat-de-la-minusma-le-mali-rechigne-a-executer-certaines-dispositions-2982925.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 07 Jul 2022 07:36:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Wagadu</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La déclaration a été faite le 29 juin 2022 à New York par M. Issa Konfourou, ambassadeur-représentant permanent du Mali auprès de l’ONU, après l’adoption de la résolution renouvelant le mandat de la Minusma.</em></strong>

Le mandat de la Minusma qui vient d’être renouvelé pour une année supplémentaire et pour lequel le Mali s’était exprimé favorable, lors rencontre du Conseil de sécurité du 13 juin dernier, ne semble pas tenir compte de certaines attentes et réserves exprimées par les autorités maliennes. Ainsi, le gouvernement malien, tout en prenant acte de la résolution, dénonce l’absence de ses préoccupations dans la version finale de la résolution.

Par conséquent, le Mali réitère sa ferme opposition à la liberté de mouvement de la Minusma dans l’exécution de son mandat dans le domaine des droits de l’homme. À cet effet, il exige, pour des impératifs de respect de la souveraineté du Mali, de coordination et de sécurité, l’accord des autorités compétentes maliennes pour les mouvements de la Minusma. Issa Konfourou a également fait savoir que son pays n’est pas en mesure de garantir la liberté de mouvement pour des enquêtes de la Minusma sans accord préalable du gouvernement.

Le représentant malien estime que les enquêtes sur les allégations de violations des droits de l’homme relèvent de la responsabilité principale des autorités maliennes.  « <em>La Minusma a vocation à leur apporter l’assistance nécessaire à cet égard. Elle n’a pas vocation à se substituer au gouvernement malien</em>», ajoute-t-il.

La voix du Mali à l’ONU a appelé le Conseil à permettre à la Minusma de se consacrer aux tâches prioritaires pour lesquelles elle est déployée dans son pays, à savoir l’appui à la restauration de la sécurité et de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire qui est la condition sine qua none pour une meilleure protection des personnes et de leurs biens.

Selon le diplomate malien, c’est la contribution à la recherche de solutions durables aux défis du Mali que les populations maliennes attendent de la Minusma, mais elles ne veulent pas que la Minusma  devienne une partie des problèmes, et ne veulent non plus que les droits de l’homme soient utilisés à des fins politiques.

Le diplomate malien a également remercié les pays qui se sont abstenus lors du vote de cette résolution, en l’occurrence la Chine et la Russie.

<strong>Fadiala N. Dembélé             </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mandat de la Minusma : Que cherche la Minusma ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mandat-de-la-minusma-que-cherche-la-minusma-2982850.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 06 Jul 2022 15:17:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Lors du renouvellement du mandat de la Minusma, une altercation s’en est suivie entre le Mali et le Conseil de Sécurité. Ce dernier a pris des mesures dans l’exécution du mandat de la Minusma que le Mali dit ne pas être prêt à exécuter. Il s’agit de la liberté de mouvement de la Minusma dans les enquêtes et sur les questions de droit de Lhomme.

Cette ferme opposition à ces deux points du mandat de la Minusma de l’Etat malien suscite beaucoup de questions chez certaines personnes. Le Mali serait-il en train de chercher à couvrir des bavures qui pourraient être attribuées à certains militaires de l’armée en empêchant l’Onu d’enquêter ? Se questionne beaucoup de personnes. Tel n’est pas du tout le cas. Si on observe de près.

Le Mali ne s’oppose pas à des enquêtes de l’Onu mais exige qu’il soit informé et surtout avisé des déplacements de la Minusma. Que chercherait la Minusma à se déplacer librement au Mali en temps et lieu voulu sans l’accord du Mali ? Que perdrait le Mali si la Minusma pouvait improviser partout au Mali dans le domaine de l’enquête et des questions de droit de L’homme ?

Nous savons tous que l’éternelle question qui resterait sans réponse quand même officielle au Mali, c’est l’existence de Wagner (mercenaires Russes au Mali). Le mythe couvre toujours cette question. Dun côté, le Mali nie toute collaboration avec une agence privée et n’avoir que des relations d’Etat à Etat avec de coopérants Russes, Chose que la Russie a toujours nié devant la Communauté internationale. Et d’un  autre côté des rumeurs continuent d’affirmer une présence de Wagner au Mali. Malgré les non-dits, l’on peut soutenir que seule cette question pourrait être à la base de cette altercation sur le mandat de la Minusma. Et elle pourrait nous amener très loin.

<strong>Koureichy Cissé</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies au Mali :  Un mandat renouvelé aux mépris des réserves souveraines du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mission-multidimensionnelle-integree-des-nations-unies-au-mali-un-mandat-renouvele-aux-mepris-des-reserves-souveraines-du-mali-2982844.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 06 Jul 2022 13:38:12 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Conseil de sécurité des Nations unies a prolongé d'un an (jusqu'au 30 juin 2023) le mandat de la MINUSMA avec 13 voix pour et 2 abstentions (Chine, Russie). Si le Mali n’était pas opposé à ce renouvellement, les autorités de transition avaient émis des réserves sur certains aspects de ce mandat. Des objections non retenues par la France et ses alliées. En retour, le Mali refuse à la mission la liberté de mouvement sur son territoire sous prétexte d’enquêter sur des violations des droits de l’Homme.</strong>

Le Mali n'entend pas exécuter certaines dispositions du nouveau mandat de la Minusma malgré son adoption par le Conseil de sécurité ! Telle est la réaction du gouvernement malien au renouvellement du mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies au Mali (MINUSMA) sans tenir compte de ses réserves.

«<em>Le gouvernement du Mali réitère son opposition ferme à la liberté de mouvement de la Minusma dans l’exécution de son mandat dans le domaine des droits l’homme</em>», a clairement notifié au Conseil de sécurité, M. Issa Konfourou, Ambassadeur représentant permanent du Mali auprès des Nations unies à New York (USA). C’est par 13 voix pour et 2 abstentions (Chine et Russie) que le Conseil de sécurité de l’ONU a prorogé jusqu’au 30 juin 2023 le mandat de la mission onusienne dans notre pays. Un mandat renouvelé avec les mêmes effectifs maximums de 13 289 militaires et 1 920 policiers et les deux mêmes priorités stratégiques.

A l’origine de la résolution  «<em>2640</em>» (2022), la France a beaucoup insisté sur la nécessaire liberté de la mission face aux multiples accusations de violation des droits de l’Homme qu’elle a imputées aux groupes terroristes, aux Forces armées maliennes (FAMa) et aux «<em>Mercenaires du groupe Wagner</em>». Les compétences de la Mission en matière d’enquête sur les allégations d’atteintes auxdits droits ont divisé les membres du Conseil, notamment la Chine et le Gabon qui ont estimé que le texte ne répondait pas aux besoins les plus pressants de la population en matière de sécurité et comportait trop d’injonctions, portant atteinte à la souveraineté de notre pays. Et le Mali a fermement rejeté les dispositions concernant la libre circulation des membres de la Minusma dans ce domaine.

«<em>Le Mali a toujours coopéré de bonne foi avec la force onusienne depuis sa mise en place en 2013. Toutefois, pour des impératifs de respect de la souveraineté du Mali, de coordination et de sécurité, les mouvements de la Minusma ne peuvent se faire qu’avec l’accord des autorités compétentes maliennes</em>», a déclaré le diplomate malien devant le Conseil de sécurité. De même, a-t-il poursuivi, «<em>le Mali n’est pas en mesure de garantir la liberté de mouvement pour des enquêtes de la Minusma sans l’accord préalable du gouvernement. Par conséquent, le Mali n’entend pas exécuter ces dispositions, malgré leur adoption par le Conseil de sécurité</em>».

&nbsp;

<strong>La France utilise tous les subterfuges pour rester active au Mali</strong>

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale avait été également très clair lors de sa rencontre avec l’ensemble du corps diplomatique accrédité dans notre pays. En effet, M. Abdoulaye Diop leur a indiqué que le Mali reste favorable au maintien de cette mission. Toutefois, il a souligné l’impérieuse nécessité de prendre en compte les réserves émises par le Mali, notamment son opposition à l’appui aérien par la France pour la sécurisation de la Minusma et la tendance visant à politiser la question des droits de l’Homme au Mali.

Si le Conseil de sécurité, sous la pression de la France, a cru bon de passer outre, cela n’engage pas notre pays en tant qu’Etat souverain. Et cela d’autant plus que la Mission ne parvient toujours pas à exécuter à souhait les axes essentiels de son mandat.

La résolution autorise la Mission à utiliser tous les moyens nécessaires» pour accomplir son mandat. Quant au représentant du Mali, il a clairement estimé que la mission de la Minusma est d’apporter son «<em>appui à la restauration de la sécurité et de l’autorité de l’État sur l’ensemble de notre territoire, condition sine qua non pour une meilleure protection des personnes et de leurs biens</em>». Après l’abrogation du traité militaire et des accords de défense la liant à notre pays, la France utilise tous subterfuges pour y rester avec des desseins qui n’ont rien à avoir avec la lutte contre le terrorisme au Sahel. Elle veut donc utiliser la Minusma comme couverture !

<strong>Naby</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Prorogation du mandat de la Minusma : Les membres du Conseil de sécurité divisés</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/prorogation-du-mandat-de-la-minusma-les-membres-du-conseil-de-securite-divises-2982611.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/prorogation-du-mandat-de-la-minusma-les-membres-du-conseil-de-securite-divises-2982611.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 05 Jul 2022 01:55:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>Tjikan</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Conseil de sécurité de l’ONU a prorogé d’un an le mandat de la Minusma par 13 voix pour et 2 abstentions. Au cours de la réunion, le Mali a fermement rejeté les dispositions concernant la libre circulation des membres de la Minusma pour mener des enquêtes sur les allégations d’atteintes aux droits de l’Homme.</strong>

Même si le Gouvernement du Mali a approuvé, à travers son représentant, M. Issa Konfouro, le renouvellement du mandat de la Minusma, il a aussi formulé clairement ses attentes et ses réserves fortes pour le nouveau mandat de la Mission.

Au nom de son gouvernement, il a constaté avec grand regret que certaines de ses réserves fortes ont tout simplement été ignorées dans la version finale de la résolution votée. Ainsi, M. Konfouro a réitéré la ferme opposition du Mali quant à la liberté de mouvement de la Minusma dans l’exécution de son mandat dans le domaine des droits de l’homme.

« La Mali a toujours coopéré de bonne foi avec la force onusienne depuis sa mise en place en 2013. Toutefois, pour des impératifs de respect de la souveraineté du Mali, de coordination et de sécurité, les mouvements de la Minusma ne peuvent se faire qu’avec l’accord des autorités compétentes maliennes », a-t-il insisté.

Selon M. Konfouro, le Mali n’est pas en mesure de garantir la liberté de mouvement pour des enquêtes de la Minusma sans l’accord préalable du Gouvernement et son pays n’entend pas exécuter ces dispositions, malgré leur adoption par le Conseil de sécurité de l’ONU.

« Le Gouvernement du Mali pense que les enquêtes sur les allégations de violations des droits de l’homme relèvent de la responsabilité principale des autorités maliennes.  La Minusma a vocation à leur apporter l’assistance nécessaire à cet égard.  Elle n’a pas vocation à se substituer au Gouvernement du Mali », insiste M. Konfouro.

Il demandé au Conseil de sécurité de permettre à la Minusma de se consacrer aux tâches prioritaires pour lesquelles elle est déployée dans son pays, à savoir l’appui à la restauration de la sécurité et de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national, condition sine qua non pour une meilleure protection des personnes et de leurs biens.

Les discussions étaient chaudes. Malgré la présence de ses 13 289 militaires et 1 920 policiers au Mali et les deux mêmes priorités stratégiques, les compétences de la Mission en matière d’enquête sur les allégations d’atteintes aux droits de l’homme ont divisé les membres du Conseil.

Car la France qui est l’origine de la résolution <a href="https://undocs.org/fr/S/RES/2640(2022)">2640 (2022)</a> insistait sur cette liberté de mouvement de la Mission pour mener des enquêtes sur de violations des droits de l’Homme, qu’elle a imputées tant aux groupes terroristes qu’aux Forces armées maliennes. D’autres estimaient que le texte ne répondait pas aux besoins les plus pressants de la population en matière de sécurité et comportait trop d’injonctions, portant atteinte à la souveraineté du pays.

En effet, la résolution 2022 autorise la Minusma à utiliser tous les moyens nécessaires pour accomplir son mandat.  Sa principale priorité stratégique reste « d’appuyer la mise en œuvre de l’Accord. Il s’agira aussi de « faciliter l’application par les acteurs maliens d’une stratégie politique globale et inclusive visant à lutter contre les causes profondes et les facteurs des conflits violents et à rétablir la présence et l’autorité de l’État ainsi que les services sociaux de base dans le centre du Mali ».

Le Conseil aussi reconnait que c’est aux autorités maliennes qu’il incombe au premier chef de protéger les civils au Mali, demande instamment aux autorités maliennes de prendre rapidement des mesures pour protéger les civils dans tout le pays.

Les tâches prioritaires de la Minusma seront de soutenir le cantonnement et le désarmement, la démobilisation et la réinsertion des groupes armés, grâce à l’intégration dans les Forces de défense et de sécurité maliennes d’éléments des groupes armés signataires et la poursuite de l’exécution d’un programme de lutte contre la violence de proximité, dans le cadre d’une réforme inclusive et consensuelle du secteur de la sécurité.

Dans son nouveau mandat, la mission devra aider les autorités maliennes à faire en sorte que les responsables de violations des droits humains et d’atteintes à ces droits aient à répondre de leurs actes et soient traduits en justice dans les meilleurs délais.

Notons que les populations maliennes attendent de la Minusma qu’elle contribue à la recherche de solutions durables aux défis du Mali.  Elles ne veulent pas que la Minusma devienne partie des problèmes.  Elles ne veulent pas non plus que les droits de l’homme soient utilisés à des fins politiques cachées.

<strong>Adama DAO</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Abdoulaye Diop au sujet du vote du nouveau mandat de la Minusma :  «L’abstention de la Russie et de la Chine est pour nous une victoire…»</title>
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<pubDate>Tue, 05 Jul 2022 01:48:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Tjikan</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, absent lors du vote du nouveau mandat de la Minusma au Conseil de sécurité de l’ONU, s’est réjoui de l’abstention des deux pays amis. D’après lui, c’est une première depuis 11 ans.  </strong>

«C’est vrai que la résolution a été adoptée par 13 voix contre 2 abstentions, notamment la Chine et la Russie. Depuis la mise en place de la Minusma par la résolution 2100 en 2013 à aujourd’hui, la Russie et la Chine se sont toujours joints aux autres Etats membres pour adopter la résolution par consensus. C’est la première fois en 11 ans que ces deux pays s’abstiennent », s’est réjoui Abdoulaye Diop.

Pour le chef de la diplomatie malienne, ces deux abstentions constituent une victoire diplomatique pour le Mali qui n’est pas encore membre du Conseil de sécurité de l’ONU. Et ils travaillent pour mobiliser les membres autour des préoccupations du pays, et il estime que les préoccupations essentielles ont été prises en compte.

Donc, pour lui, s’abstenir est un message. Ça veut dire pour ces deux pays amis que l’argument de l’Etat malien, c’est-à-dire que mener des enquêtes indépendantes sans son accord viole sa souveraineté, tient. D’après lui, cela signifie aussi que ces pays comprennent qu’il y a beaucoup de manœuvres politiques qui sont derrière cela. « Même si le Gabon, un pays africain, a voté pour la résolution, il a fait une déclaration pour dire que cette résolution viole la souveraineté de notre pays», a-t-il dit.

A en croire le ministre Diop, la résolution est adoptée avec la prise en compte des conditions fondamentales émises par le Mali. Il s’agit du soutien aérien à Barkhane, de la non-association du Mali au G5 Sahel, et la question des droits de l’Homme qui a été adoptée avec la prise en compte de la voix du Mali.

A ses dires, le Mali ne s’est pas opposé au renouvellement du mandat de la Minusma, mais il avait émis des resserves le 13 juin. Ces conditions étaient l’opposition ferme au recours à Barkhane pour un appui aérien français à la Minusma pour exécuter son mandat. Cette première condition, d’après lui, les membres du conseil l’ont suivie et la question a été enlevée de la table. La deuxième, c’était de ne pas associer le nom du pays au G5 Sahel. Et la troisième grande préoccupation du Mali, pour lui, c’était la question des droits de l’Homme, où ils constatent un certain nombre de pays qui s’abritaient derrière cette question pour pouvoir créer de problème au Mali. À ses dires, c’est ce qu’ils ont  appelé la politisation, l’instrumentalisation des droits de l’Homme. « C’est inacceptable que  des ressortissants de certains pays, présents au sein de la Minusma, utilisent cette mission à d’autres fins. Nous l’avons dénoncé », a-t-il insisté.

Cependant, d’après le ministre, le Mali n’est pas opposé à la question des droits l’Homme, mais à la demande spécifique de dire qu’il faut que la Minusma fasse des enquêtes. «Nous trouvons que ce sont des prérogatives régaliennes de l’Etat malien qui doit faire des enquêtes nécessaires, qui doit promouvoir les droits de l’Homme sur son territoire. La mission des Nations Unies ne peut-être que l’accompagner », a-t-il précisé.

Avant d’éclaircir: « Notre objection sur la question des droits de l’Homme était de dire non pour donner une liberté totale de mouvement à la Minusma de mener des enquêtes là où elle veut, quand elle veut sans l’accord préalable de l’Etat malien ».

&nbsp;

Sur cette question spécifique des droits de l’Homme, il dira que  le Conseil de sécurité est divisé parce que le pays peut compter désormais sur deux membres permanents qui se sont alignés de son côté. Y compris beaucoup de membres, même s’ils n’ont pas voté contre, qui estiment que l’argument du Mali par rapport à cette question a du poids.

Donc, dire que la Minusma va enquêter sur le territoire malien sans l’autorisation des autorités est impossible, selon les explications du ministre. D’après lui, ça n’arrivera pas. Pour les autorités maliennes, ce qui est prévu, c’est que la Minusma doit appuyer le Mali pour pouvoir avoir l’accès à ces  sites ou mener des enquêtes.  « Notre position est très claire. C’est ce que l’ambassadeur Konfourou a indiqué dans sa déclaration. Que le Mali n’appliquera pas cette disposition et que si la Minusma doit faire quoi que ce soit en matière d’enquêtes sur les droits de l’Homme, elle doit s’en référer aux autorités compétentes maliennes. C’est dans ce sens que nous allons continuer de travailler avec la Mission », a-t-il expliqué.

«Sur cette question spécifique, la souveraineté et les prérogatives régaliennes de l’Etat malien doivent être respectées. Nous n’accepterons pas qu’il y ait des malices derrière la question des droits de l’Homme pour pouvoir atteindre d’autres objectifs pour déstabiliser l’Etat malien», a-t-il insisté.

<strong>Moussa Sékou Diaby</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Renouvellement de la présence onusienne au Mali : Le ministre Diop accuse la Minusma de déstabiliser le Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/renouvellement-de-la-presence-onusienne-au-mali-le-ministre-diop-accuse-la-minusma-de-destabiliser-le-mali-2982559.html</link>
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<pubDate>Mon, 04 Jul 2022 15:52:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Attendu cette année avec plus d’impatience et d’intérêt que les fois précédentes, le renouvèlement annuel du mandat de la Minusma a été effectif à la date du 30 juin comme d’habitude. Par 13 votes favorables et deux abstentions, le Conseil de Sécurité de l’ONU a rendu son verdict à travers une résolution en demi-teinte pour les attentes et conditions du pays auquel elle s’applique. L’abandon de l’appui de la Minusma aux services sécuritaires de l’armée française, réclamé à cor et à cri par les autorités maliennes, ne peut être qu’un maigre motif de satisfaction pour de Bamako. Et pour cause, en plus d’être très peu explicite, la souveraineté et le libre-arbitre qu’il sous-tend ne paraissent guère saufs avec l’autorisation donnée a la mission onusienne de recourir «à tous les moyens nécessaires pour accomplir son mandat». La contrariété des attentes maliennes transparaît également dans la différence de perceptions des priorités du nouveau mandat en question. Voulues par le ministre des Affaires étrangères en termes de retour de l’administration sur l’ensemble du territoire malien, les nouvelles priorités stratégiques assignées à la Minusma interviennent finalement avec une nette prépondérance accordée à la mise en œuvre des composantes institutionnelles et sécuritaires de l’Accord ainsi qu’à la prise en compte des causes profondes des conflits. Pour ce faire, la mission malienne de l’ONU passe à une formule plus robuste, qui préconise par ailleurs une collaboration plus étroite et des échanges d’informations avec les ramifications régionales de l’Organisation ainsi qu’avec les partenaires sous-régionaux y compris le G5 Sahel banni du Mali.
La prorogation du mandat de la Minusma a été aussi l’occasion d’affirmer l’attachement des Nations Unies à la brûlante question des droits de l’homme qui l’oppose désormais au pays hôte. La résolution tend en effet à briser le verrou des obstacles des autorités maliennes aux enquêtes indépendantes longtemps sollicitées par la communauté internationale quant aux présomptions de violation de droits humains qui pèsent sur les forces de défende et de sécurité et leurs partenaires, entre autres acteurs du théâtre. Un point d’achoppement qui risque de tourner au bras de fer, à en juger par les réactions suscitées chez divers acteurs de la diplomatie malienne. À la suite de l’ambassadeur du Mali auprès des Nations Unies, qui a clairement signifié l’intention des autorités de Transition de s’opposer vigoureusement à toute présence des limiers de l’ONU sur le terrain sans accord préalable du pays hôte, le ministre Abdoulaye Diop en personne est monté au créneau pour renchérir à coups d’insistances sur la souveraineté du Mali et de nuances sur la supranationalité des décisions de l’ONU. Pour le plus retors de diplomates en fonction au Mali, les enquêtes indépendantes relèvent de prérogatives régaliennes exclusives de l’Etat dans l’accomplissement desquelles la mission des Nations Unis ne peut qu’accompagner. Dans son plaidoyer pro domo, Abdoulaye Diop s’adjuge par ailleurs comme exploit diplomatique l’abstention de deux membres du Conseil qu’il interprète comme un alignement au rejet de toute atteinte à la souveraineté du Mali par l’ONU.
Au nombre des arguments avancés pour réfuter les enquêtes indépendantes la diplomatie malienne évoque en outre des velléités de politisation et d’instrumentalisation de la Minusma par certains pays membres de cette mission, qui s’abriteraient derrière les droits de l’homme pour poser des problèmes au Mali. Autant de raisons pour Bamako de refuser l’application de la résolution et de ne laisser aucune mission onusienne accéder à des sites, a soutenu le ministre des affaires étrangères sur le plateau de l’Ortm. «…La souveraineté et les prérogatives régaliennes de l’Etat malienne doivent être respectées et nous n’accepterons pas qu’il y ait des malices pour atteindre d’autres objectifs et déstabiliser l’Etat malien», a-t-il martelé au sujet de la Minusma, sans daigner occulter auparavant que le Mali était lui-même demandeur du renouvèlement de la mission que son chef de la diplomatie soupçonne de déstabilisation. Seulement voilà : il n’était sans doute pas envisageable que ce renouvèlement soit agréé avec ses conditions plus favorables aux alliés du Mali qu’aux puissance adverses et non moins supports financiers des missions onusiennes. Au nombre desquelles les États-Unis, qui ont tout l’air de suppléer au départ de la France en donnant de la voix dans un sens opposé aux alliés de Bamako au Conseil de sécurité, à savoir : l’affirmation d’un attachement indéfectible à l’effectivité des enquêtes indépendantes. Et, à en juger par le ton de leur dénonciation de la posture des autorités maliennes sur le sujet, il y a lieu de craindre des étincelles dans l’air en cas de persistance des autorités a refuser la libre circulation de la mission onusienne sur le territoire malien.

<strong>A KEÏTA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>MINUSMA: Le mandat renouvelé sur fonds de profondes divergences</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/minusma-le-mandat-renouvele-sur-fonds-de-profondes-divergences-2982542.html</link>
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<pubDate>Mon, 04 Jul 2022 15:00:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Conseil de sécurité a décidé, par 13 voix pour et 2 abstentions de proroger d’un an, jusqu’au 30 juin 2023, le mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) avec les mêmes effectifs maximums de 13 289 militaires et 1 920 policiers et les deux mêmes priorités stratégiques : «appuyer» la mise en œuvre de l’Accord par les différentes parties et «faciliter» l’application par les acteurs maliens d’une stratégie politique globale et inclusive visant à lutter contre les causes profondes et les facteurs des conflits violents, à protéger les civils, à réduire les violences intercommunautaires et à rétablir la présence et l’autorité de l’État ainsi que les services sociaux de base dans le centre du Mali.

Lors de l’adoption du renouvellement du mandat un seul point - notamment la compétence de la Mission en matière d’enquête sur les allégations d’atteintes aux droits de l’homme - a divisé les membres du Conseil. Quant au Mali, il a fermement rejeté les dispositions concernant la libre circulation des membres de la Minusma dans ce domaine, à l’opposé de la France qui insistait sur cette nécessaire liberté de la Minusma face aux multiples accusations de violation des droits de l’homme imputées tant aux groupes terroristes qu’aux Forces armées maliennes et aux « mercenaires du groupe Wagner ». Toutefois, la résolution a autorisé la Mission à utiliser « tous les moyens nécessaires » pour accomplir son mandat.

Sur la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation, alors que les autorités maliennes parlent de révision intelligente, le Conseil tout en demandant la reprise des réunions de tous les organes chargés d’assurer l’exécution de l’Accord, a invité les parties à prendre rapidement des mesures fortes, effectives, concrètes et irréversibles pour mettre en œuvre les dispositions de l’Accord.

Une autre réserve a trait par ailleurs au respect des dispositions en place en vue d’une cessation des hostilités. A cet effet, le Conseil de sécurité<em> exige</em> des groupes armés, en plus de renoncer à la violence, qu’ils rompent tous liens avec des organisations terroristes et la criminalité transnationale organisée, de prendre des mesures concrètes pour prévenir les atteintes aux droits humains des civils, de mettre fin au recrutement et à l’utilisation d’enfants soldats ainsi qu’aux activités entravant la restauration de l’autorité de l’État et le rétablissement des services sociaux de base, puis de reconnaître sans condition l’unité et l’intégrité territoriale de l’État malien, dans le cadre de l’Accord. Et d’appeler par la même occasion à la pleine coopération de la Minusma avec le Représentant spécial du Secrétaire général ainsi qu’avec le Centre Carter qui joue le rôle d’Observateur indépendant dans l’application de l’Accord, aux fins d’assurer la sécurité et la libre circulation du personnel onusien.

Tout en prenant acte de la prorogation de la transition de 24 mois à compter du 26 mars 2022, la résolution plaide pour un retour rapide à l’ordre constitutionnel ainsi que pour des élections inclusives, libres, régulières et transparentes et un calendrier crédible et acceptable pour ce faire.

Sur la future présidentielle, l’éventualité d’une candidature des premiers responsables de la Transition a été tranchée par le Conseil de sécurité, qui rappelle son attachement aux dispositions de la charte selon lesquelles le président et le chef du Gouvernement de Transition, entre autres acteurs, ne peuvent aucunement compter parmi les candidats à la magistrature suprême.

<strong>Attentes et réserves du Mali ignorées…</strong>

Si pour des observateurs la reconduction du mandat de la Minusma au Mali a été équilibré avec l’abandon des vols français d’appui à la Minusma, et la non stigmatisation directe des forces russes en présence sur le territoire malien, le Mali, par la voix de son représentant auprès des nations Unies, a exprimé son insatisfaction de cette résolution finale sur fond de velléités d’opposition à son application. Et pour cause, le nouveau mandat privé la Minusma de recours à l’appui aérien des forces françaises, mais carte blanche est donnée à cette mission onusienne pour mener des enquêtes sans entrave sur des cas de violations de droits l’Homme. Et c’est ce que l’ambassadeur Issa Konfourou a relevé dans sa déclaration explicative, en martelant l’opposition du Mali. Selon lui, «pour des impératifs de respect de la souveraineté du Mali, de coordination et de sécurité, les mouvements de la Minusma ne peuvent se faire qu’avec l’accord des autorités compétentes maliennes et le Mali n’est pas en mesure de garantir la liberté de mouvement de la Minusma sans au préalable son accord. En définitive, le Mali n’entend pas exécuter ces dispositions en dépit de leur adoption par le Conseil de sécurité, a-t-il laissé entendre en déplorant au passage la non-prise en compte de certaines de réserves de l’Etat malien dans la version finale de la résolution. Il en a profité pour rappeler les attentes des populations maliennes de la Mission onusienne, à savoir : une contribution de la Minusma à la recherche de solutions durables aux défis. Les droits de l’homme ne sauraient être utilisés à des fins politiques inavouables, a-t-il laissé entendre tout en exprimant la reconnaissance du peuple et du Gouvernement du Mali à l’Organisation des Nations Unies pour son soutien constant à nos efforts de sortie de crise.

&nbsp;

<strong>Amidou Keita</strong>

<strong>Renouvellement du mandat de la Minusma</strong>

&nbsp;

<strong>Les Maliens se prononcent</strong>

&nbsp;

Après le renouvellement du mandat de la Minusma d’une année supplémentaire, nous avons recueilli l’avis du malien lambda. Tout comme les plus hautes autorités maliennes qui ont dénoncé la non prise en charge de leurs réserves sur certaines questions, la plupart des Bamakois interrogés ont abondé dans le même sens et exprimé leur mécontentement.

Moussa Sangaré, un commerçant de la place dit ne trouver aucune utilité à ce que la Minusma poursuive ces activités dans notre pays. «Qu’elle reste au Mali n’a aucun intérêt pour nous», a-t-il confié en soutenant que le Mali ne devait pas accepter le renouvellement du mandat d’une mission qui n’obéit qu’à la France. Et tant que la Minusma est là, selon lui, le Mali ne connaîtra jamais la paix. Quant à Aly Guindo, il s’interroge sur la présence de la Minusma en ces termes : «ils disent qu’ils sont là pour protéger la population et depuis leurs arrivée le nombre de civils tués dépasse ceux des militaires. À quoi bon continuer dans cette voie de l’échec

? ».

Pour Abba Tall un mécanicien, «si la Minusma doit rester, elle doit joindre ses efforts à l’armée malienne pour combattre et mettre fin à cette guerre qui fait des ravages depuis une décennie, au lieu d'apporter leurs aide au terroriste».

Daouda Diarra, un retraité, ne comprend pas pour sa part que la situation continue de s’aggraver en dépit des milliers de soldats de la Minusma déployés sur le territoire malien depuis 2013 pour assurer la sécurité de la population et s’interroge par conséquent sur la persistance de la mission à vouloir demeurer.

Mme Ba Aïchatou Diallo, femme de ménage, est beaucoup plus tranchante avec le coup de gueule suivant : «nous ne voulons plus de Minusma, ni de la France ni d’autre organisation internationale qui cherche à nuire aux intérêts du gouvernement de transition et du peuple malien». Et notre interlocuteur Ismaël Traoré de renchérir en qualifiant la Minusma de marionnette au service de la France qui doit quitter le territoire malien.

&nbsp;

<strong>Aly Poudiougou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Présentation ou non du président de la transition a l’élection présidentielle : La position du Conseil de sécurité de l’ONU</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/presentation-ou-non-du-president-de-la-transition-a-lelection-presidentielle-la-position-du-conseil-de-securite-de-lonu-2982503.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 04 Jul 2022 09:55:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Pendant que les polémiques sur la candidature ou non du président de la transition vont bon train, le Conseil de sécurité de l’ONU rappelle ce qui a été convenu au moment de la prise du pouvoir par les militaires.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>Pour qu’un militaire puisse se présenter à l’élection présidentielle prochaine, la nouvelle loi électorale votée et promulguée par le chef de l’Etat oblige le militaire en question à démissionner de l’armée ou à prendre une disponibilité 4 mois avant la tenue des échéances. Cette disposition fait l’objet de débats intenses tant au sein de la classe politique, des acteurs de la société civile, des spécialistes du droit voir des religieux. Les avis sont partagés et les commentaires vont bon train. Chacun en fonction des arguments juridiques, de son rapprochement ou de son opposition avec les militaires essayent de convaincre.

Ces débats se passent au moment où aucun « militaire » n’a annoncé sa candidature à la présidentielle à venir. Dans les lieux de causeries, deux noms circulent. Il s’agit inévitablement du président de la transition, colonel Assimi Goita et du président du Conseil national de la transition  (CNT), colonel Malick Diaw.

Pendant que les polémiques perdurent, c’est le Conseil de Sécurité des Nations Unies qui donne sa position. Dans sa Résolution 2640 (2022), le Conseil « <em>rappelle</em> qu’il a été décidé que le Chef de la transition et le Premier Ministre de la transition ne devaient en aucune circonstance être candidats à la prochaine élection présidentielle ». Et de poursuivre «  combien la confiance, le dialogue et l’esprit de compromis sont nécessaires à une transition consensuelle et inclusive, qui pose les fondements d’un pays plus stable, plus démocratique et plus paisible ».

Ce rappelle des Nations Unies va-t-il mettre fin au débat ou l’activer ?

Wait and see !

<strong>Djibril Diallo  </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>« Opposition » du Mali au nouveau mandat de la Minusma : La mise en garde des Etats&#45;Unis</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/opposition-du-mali-au-nouveau-mandat-de-la-minusma-la-mise-en-garde-des-etats-unis-2982497.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 04 Jul 2022 09:50:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Comme une mise en garde, les Etats-Unis ont vivement dénoncé jeudi dernier dans un communiqué la volonté du Mali de ne pas appliquer les dispositions du nouveau mandat de la force de l’ONU Minusma, adopté la veille par le Conseil de sécurité de l'ONU. </em></strong>

<em>Selon le communiqué du gouvernement américain, «Les Etats-Unis sont profondément préoccupés par la déclaration du gouvernement de transition malien exprimant son intention de refuser à la Minusma la liberté de mouvement nécessaire à l'accomplissement de son mandat»</em>, a déclaré dans ce communiqué l’ambassadrice américaine à l’ONU, Linda Thomas-Greenfield. <em>«Agir ainsi serait une violation flagrante de l’accord sur le statut des forces (SOFA) que le gouvernement de transition est tenu de respecter»</em>, a-t-elle ajouté.

Le communiqué poursuit que : <em>«Toute tentative de pays hôtes, de personnels de sécurité étrangers ou d'autres acteurs de bloquer la liberté de mouvement des soldats de la paix peut sérieusement compromettre leur sécurité et mettre en péril la mission elle-même»</em>, a insisté Linda Thomas-Greenfield. « <em>La liberté de mouvement est essentielle pour que la Minusma s’acquitte des tâches qui lui sont confiées par le Conseil de sécurité de l'ONU», </em><em>a-t-elle ajouté.</em>

<strong><em>O.T</em></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>MINUSMA : Force d&amp;apos;aide à la stabilisation et à la sécurisation ou force d&amp;apos;occupation de notre pays?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/minusma-force-daide-a-la-stabilisation-et-a-la-securisation-ou-force-doccupation-de-notre-pays-2982469.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/minusma-force-daide-a-la-stabilisation-et-a-la-securisation-ou-force-doccupation-de-notre-pays-2982469.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 04 Jul 2022 08:35:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) fut déployée chez nous par les Nations unies avec pour mission: d'aider à la sécurisation de notre pays, à la protection de la population et de leurs biens, aider l'État à recouvrir son autorité sur toute l'étendue de son territoire.</strong>

Cependant, pendant près d'une décennie et malgré son effectif pléthorique et son équipement sophistiqué et surtout couvert par la force française Barkhane, ses résultats sur le terrain laisse à désirer. Au contraire, la situation sécuritaire n'a fait que s'empirer d'année en année. Si au début l'insécurité était centrée dans le Nord, aujourd'hui, aucune partie du territoire national n'est épargnée.

Aujourd’hui, avec la rectification de la transition, nous connaissons une véritable montée en puissance de notre armée, qui bénéficiant d'équipements en quantité et en qualité et surtout du soutien des instructeurs russes, est parvenu à avoir une véritable ascendance sur les ennemis. De conquête en conquête, notre armée a pu déloger des zones qu'ils occupaient depuis plus de huit ans, zone, autrefois, considérée comme interdite à nos populations. Petit à petit, le peuple malien commence à retrouver la confiance qu'il avait perdue de son armée, surtout avec la fructueuse coopération d'avec la Fédération de Russie.

Après que la force Barkhane s'est auto-exclue à travers la décision des autorités française de retirer leurs troupes du Mali  pour les redéployer ailleurs  qui a conduit à la rupture de l'accord de défense existant entre la France et notre pays, nombreux sont des Maliens qui ne s'empêchent pas de se poser la question sur  la pertinence et l'utilité de la présence de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) sur leur territoire national.

De plus en plus, des voix s'élèvent pour exiger son départ pur et simple de chez eux. Avec la fin de son dernier mandat en mai dernier, le peuple malien croyait avoir trouvé l'occasion rêvée de se débarrasser enfin de cette mission. Quand la question du renouvellement de son mandat fut posée, les autorités maliennes, sans être explicite, avaient souhaité une fin de non recevoir cela conformément à la volonté de leur peuple. Mais, grande fut leur surprise quand elles ont vu  toute cette campagne médiatique voire des balais diplomatiques dans les chancelleries pour convaincre les uns des autres de la nécessité du maintien de cette mission chez nous.

Malgré les griefs et les conditions posées par les autorités maliennes, le Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations unies (ONU), dans sa Résolution du 30 juin 2022, vient de proroger le mandat de la MUNISMA d'un an avec comme priorité cette fois-ci l'application de l'accord de paix signé en Alger entre le gouvernement du Mali et les mouvements armés, un accord de paix décrié par les Maliens, cela contre la volonté de nos autorités et contre la volonté du peuple malien.

De ce fait, un certain nombre de questions tracasse aujourd'hui les Maliens, entre autres: quelles sont les vraies intentions de l'ONU vis-à-vis de leur pays ? L’ONU supplanterait- elle  les souverainetés des États? La MUNISMA est- elle venue  pour les aider à stabiliser et recouvrir leur autorité sur toute l'étendue de leur territoire ou pour autre chose ?

En tout état de cause, notre pays, le Mali, jusqu'à preuve du contraire, est un pays souverain et compte demeurer ainsi. De fait, notre  souveraineté, nous ne comptons pas y renoncer pourquoi que ce soit ni pour qui que ce soit. Si les conseillers de l'ONU se permettent de s'asseoir sous leur climatiseur pour prendre des décisions qui les enchantent et veulent nous les imposer tout en piétinant les recommandations faites par nos autorités, nous pensons que le Conseil de sécurité de l'ONU ne nous laisse pas le choix que de nous battre pour sauver notre intégrité ,notre liberté et notre souveraineté, bref pour notre raison d'exister. Les autorités, en adressant une lettre d'opposition à cette décision de l’ONU, a fait sa part. Il nous revient maintenant à nous, Maliens de tout bord, d'assumer notre part de responsabilité. Nous n'avons pas d'autres choix que de taire nos différends pour faire face désormais à l'ennemi commun qui serait la MUNISMA pour la bouter hors de notre territoire.

Nous, les Maliens, devons comprendre  que notre pays est devenu aujourd'hui l'enjeu géopolitique majeur. La nouvelle hégémonie mondiale passe forcément par la main mise sur le Sahel d'où le Mali occupe une place stratégique. La lutte contre le terrorisme, la lutte contre le djihadisme, nous devons comprendre que tout ceux-ci ne sont que des stratagèmes machiavéliques pour créer et entretenir l'insécurité dans notre espace afin de nous maintenir dans une sorte de psychose permanente et ainsi justifier leur présence avec le dessein inavoué de  piller allègrement nos richesses.

Alors, si nous prenions conscience de cela, il ne nous reste plus qu'une option: combattre ou perir.car à ce stade du développement du capitalisme il n'y a plus de place pour les faibles.

<strong>Daouda DOUMBIA</strong>

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<title>Résolution du Conseil de sécurité : 	 L’ONU livre le Mali à l’OTAN</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/resolution-du-conseil-de-securite-lonu-livre-le-mali-a-lotan-2982447.html</link>
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<pubDate>Mon, 04 Jul 2022 07:03:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après l’Iran, l’Afghanistan, la Syrie et la Libye, le Mali est, depuis, le 29 juin, la nouvelle cible des puissances criminelles. Le feu vert a été donné, lors du renouvèlement du mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), à New York. La Résolution ainsi votée par les treize (13) membres du Conseil de sécurité autorise l’OTAN à intervenir militairement au Mali. Elle se fera au nom de supposées violations des droits de l’homme. Il est dans leur intérêt de ne pas troubler l’eau qui dort. Sinon, si la digue cède, c’est toute la région qui sera embrasée. </strong>

En faisant fi des réserves formulées par Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étrangères du Mali, le 13 juin, à New York, pour le renouvèlement d’un an du mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), l’Organisation des Nations unies (ONU) vote une Résolution qui déclare la guerre au Mali. Comme en Iran, en Afghanistan, en Syrie et la Libye, la guerre par procuration de l’ONU sera menée par l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN). Il n’est pas exclu que des pays africains, à la tête desquels trônent leurs gouverneurs à la peau noire, se joignent à cette coalition militaro- fasciste pour attaquer notre pays. Une guerre qui sera déclarée au nom des preuves mensongères (violation des droits de l’homme) comme ce fut le cas de l’Irak, accusé d’avoir possédé des armes nucléaires.

Pourtant, le Mali n’avait pas demandé de la mer à boire au Conseil de sécurité de l’ONU. Il exigeait, pour le renouvèlement du mandat de la MINUSMA, aux quinze membres du Conseil de sécurité, de tenir compte des trois réserves faites par le ministre Diop, le 13 juin, à la tribune des Nations unies, pour le vote de la Résolution qui devait intervenir, le mercredi 29 juin 2022. Elles portaient sur le mandat de la MINUSMA l’opposition du Mali à l’appui aérien de la Barkhane aux Casques bleus, la non- autorisation de la MINUSMA à ne pas mener des enquêtes sans l’aval des autorités maliennes. Celles-ci, selon le diplomate malien, devraient être examinées par le Conseil de sécurité en respectant la souveraineté du Mali et ses intérêts.

Notre pays estime que toute décision, qui va à l’encontre de ces propositions, sera considérée comme une atteinte à la souveraineté du Mali et une déclaration de guerre. Malheureusement les treize membres du Conseil de sécurité les ont ignorées, donnant mandat aux forces impérialistes d’envahir le Mali, à l’instar de la Libye dont le Sahel est aujourd’hui victime collatérale du chaos semé par l’OTAN dans ce pays. Et si la digue Mali venait à céder à la suite d’éventuels bombardements de l’alliance atlantique, c’est bonjour les dégâts dans la région ouest- africaine.

Depuis le 29 juin, le Mali est la nouvelle cible de l’OTAN. La Résolution votée ce jour par treize membres sur les quinze du Conseil de sécurité livre le Mali à ses agresseurs, en l’occurrence l’OTAN. La Russie et la Chine se sont abstenues. Elle donne désormais le feu vert aux forces armées de l’alliance militaire occidentale, prête à semer le chaos pour préserver ses intérêts, à attaquer et occuper militairement le Mali, en violation de sa souveraineté. Elle s’appuiera sur le prétexte fallacieux de l’ONU qui  autorise la MINUSMA à procéder à des enquêtes sur les violations des droits de l’homme sur l’ensemble du territoire malien sans l’accord des autorités de la transition. Et en cas d’opposition de la part du Mali, c’est le motif trouvé pour le retour triomphal de la France sur notre sol.

La réaction du Mali ne s’est pas fait attendre après le vote de la Résolution. Selon le ministère des Affaires étrangères du Mali, Abdoulaye Diop, le gouvernement malien ne répondra pas à aucune demande de la mission de l’ONU concernant les droits de l’homme au Mali. Il a déclaré que la mission de l’ONU devait rester sous l’autorité du gouvernement malien.

<strong>Stopper à tout prix l’influence russe en Afrique et isoler le Mali</strong>

<strong> </strong>Malgré cette mise en garde de l’État souverain du Mali, les membres de l’OTAN, réunis à Madrid, le 30 juin, le lendemain du vote de la Résolution, se sont rangés du côté de l’ONU. Ils se disent inquiets de l’influence grandissante de la Russie sur le flanc sud, notamment dans la zone du Sahel. Et, dans le nouveau concept stratégique adopté, lors du sommet de Madrid, ils ont clairement dit que la zone du Sahel constitue à la fois une région représentant un intérêt stratégique, mais aussi une source de menace potentielle en raison de l’instabilité qui y règne. Et pour informer leur opinion sur les intentions de l’OTAN après le sommet, le ministre espagnol des Affaires étrangères a déclaré qu’il n’excluait pas une intervention de l’OTAN au Mali. Même après un démenti, l’eau versée ne peut plus être ramassée.

Et pour mener cette guerre injuste et injustifiée contre notre pays, la carte de l’isolement du Mali est entre leurs mains. Après leur embargo, à travers leurs valets de présidents de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), les pays avec lesquels le Mali entretient de bonnes relations sont appelés à abandonner notre pays en plein. Ils ont dit apporter de l’aide à leurs partenaires. Et parmi ceux- ci, se trouve la Mauritanie. Ils veulent intégrer ce pays, qui a sauvé le Mali de leur embargo illégal, illégitime et inhumain, dans leur giron. Le ton a déjà été donné à ce sommet.

Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a annoncé un plan de soutien à la Mauritanie pour aider le pays à sécuriser ses frontières et à lutter contre la migration irrégulière et le terrorisme.

Il y a un mois, une mission de l’OTAN était au Maroc. Elle et le pays chérifien ont conclu des accords militaires pointés sur l’Algérie, un autre partenaire du Mali. Il n’y a plus de doute, le Mali et l’Algérie sont dans le viseur de l’OTAN, décidée à appliquer la force militaire dans ces deux (02) pays pour stopper l’influence russe en Afrique.

La volonté hégémonique de l’OTAN est liée à la nouvelle carte géopolitique et géostratégique qu’elle a élaborée à la fin de l’URSS, en 1991, pour satisfaire ses besoins stratégiques en matière de ressources naturelles dans les pays dits pauvres. Elle s’est toujours réalisée dans le sang des populations pauvres en utilisant des preuves mensongères pour justifier leurs guerres en faisant plus de 14 500 morts en Libye, 165 000 morts en Afghanistan, 220 000 morts en Serbie, 224 000 morts en Syrie et 1 200 000 morts en Irak. Cela ne saurait surprendre les gens qui connaissent l’histoire belliqueuse des États Unis faite d’extermination de populations autochtones, d’esclavage, de ségrégation raciale et d’agressions militaires.

C’est maintenant que la vraie guerre va commencer au Mali.

<strong>Yoro SOW</strong>

<strong>            </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mandat de la  MINUSMA :   Un renouvellement sur fond de réserves du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mandat-de-la-minusma-un-renouvellement-sur-fond-de-reserves-du-mali-2982403.html</link>
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<pubDate>Mon, 04 Jul 2022 01:28:40 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<h6>Le Conseil de sécurité a décidé, le 29 juin dernier, de proroger d’un an, jusqu’au 30 juin 2023, le mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) avec les mêmes effectifs maximums de 13 289 militaires et 1 920 policiers et les deux mêmes priorités stratégiques.  Les compétences de la Mission en matière d’enquête sur les allégations d’atteintes aux droits de l’homme ont divisé les membres du Conseil. Fait majeur à retenir : le Mali a fermement rejeté les dispositions concernant la libre circulation de la Minusma sur le territoire national.</h6>
<h6>En effet, l’Ambassadeur Représentant permanent au Nations-Unies, M. Konfouro a réitéré la « ferme opposition » des autorités de la transition quant à la liberté de mouvement de la Minusma dans l’exécution de son mandat dans le domaine des droits de l’homme.  Le Mali a toujours coopéré de bonne foi avec la force onusienne depuis sa mise en place en 2013, a-t-il affirmé.  Toutefois, pour des impératifs de respect de la souveraineté du Mali, de coordination et de sécurité, les « mouvements de la Minusma ne peuvent se faire qu’avec l’accord des autorités compétentes maliennes », a-t-il déclaré.  Le Mali « n’est pas en mesure de garantir la liberté » de mouvement pour des enquêtes de la Minusma sans l’accord préalable du Gouvernement, a-t-il poursuivi.  Par conséquent, le Mali « n’entend pas exécuter ces dispositions », malgré leur adoption par le Conseil de sécurité.</h6>
En tout état de cause, le Gouvernement du Mali estime que les enquêtes sur les allégations de violations des droits de l’homme relèvent de la responsabilité principale des autorités maliennes.  La Minusma a vocation à leur apporter l’assistance nécessaire à cet égard.  Elle n’a pas vocation à se substituer au Gouvernement du Mali! a insisté M. Konfouro.

Le représentant a appelé le Conseil de sécurité à permettre à la Minusma de se consacrer aux tâches prioritaires pour lesquelles elle est déployée dans son pays, à savoir l’appui à la restauration de la sécurité et de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national, condition sine qua non pour une meilleure protection des personnes et de leurs biens.

Les populations maliennes attendent de la Minusma qu’elle contribue à la recherche de solutions durables aux défis du Mali, a ajouté le représentant.  Elles ne veulent pas que la Minusma devienne partie des problèmes.  Elles ne veulent pas non plus que les droits de l’homme soient utilisés à des fins politiques cachées.  M. Konfouro a conclu en remerciant les pays qui se sont abstenus lors du vote et réitéré sa reconnaissance à l’ONU pour son soutien constant « à nos efforts de sortie de crise ».

La résolution autorise la Mission à utiliser « tous les moyens nécessaires » pour accomplir son mandat.  Sa principale priorité stratégique reste « d’appuyer la mise en œuvre de l’Accord par les parties maliennes ainsi que par d’autres parties prenantes maliennes, ainsi que la transition politique ».  La seconde est de « faciliter l’application par les acteurs maliens d’une stratégie politique globale et inclusive visant à lutter contre les causes profondes et les facteurs des conflits violents, à protéger les civils, à réduire les violences intercommunautaires et à rétablir la présence et l’autorité de l’État ainsi que les services sociaux de base dans le centre du Mali ».  Le représentant du Mali a quant à lui estimé que la Minusma avait pour mission « l’appui à la restauration de la sécurité et de l’autorité de l’État sur l’ensemble de notre territoire, condition sine qua non pour une meilleure protection des personnes et de leurs biens ».

Dans la résolution, le Conseil se déclare en outre favorable à la proposition faite par le Secrétaire général dans son dernier rapport de procéder à un examen interne de la Minusma dans les six mois.  Il lui demande de lui présenter « au plus tard le 13 janvier 2023 » un rapport, qui devra comprendre « des propositions concernant la future configuration de la Minusma, le niveau des effectifs et l’effectif maximum du personnel en tenue ».  Les propositions devront reposer sur « une analyse détaillée des problèmes politiques et de sécurité ayant eu une incidence sur la capacité de la Mission de s’acquitter de son mandat », une évaluation de la coopération avec les autorités du pays hôte et des restrictions à la liberté de circulation, et des recommandations sur les conditions requises pour permettre à la Minusma de poursuivre ses activités, contribuer à l’amélioration de la situation politique et des conditions de sécurité et s’acquitter de ses tâches, y compris la protection des civils  « dans le strict respect des principes du maintien de la paix ».  Les autorités maliennes sont exhortées à « convenir, avant la fin du mandat actuel de la Minusma, d’une stratégie politique globale et inclusive » pour lutter contre les causes profondes et les facteurs des conflits violents, protéger les civils, réduire les violences intercommunautaires et rétablir la présence et l’autorité de l’État et les services sociaux de base dans le centre du pays.

<strong>Mohamed Sylla</strong>

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</item>

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<title>Nouveau mandat de la MINUSMA : Le Mali s’insurge contre deux dispositions</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/nouveau-mandat-de-la-minusma-le-mali-sinsurge-contre-deux-dispositions-2-2982109.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 01 Jul 2022 04:37:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Observatoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Tout en prenant acte de la résolution adoptée le 29 juin dernier par le Conseil de sécurité de l’ONU, renouvelant d’un an supplémentaire le mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies au Mali (MINUSMA), le Gouvernement de Transition n’entend pas exécuter certaines dispositions.</strong>

Le Gouvernement du Mali s’est exprimé en faveur du renouvellement du mandat de la MINUSMA, tout en formulant clairement ses attentes et ses fortes réserves pour le nouveau mandat de la MINUSMA. Mais, force est de constater que certaines de ses fortes réserves ont tout simplement été ignorées dans la version finale de la résolution.

Dans sa déclaration explicative, l’Ambassadeur Représentant permanent du Mali à l’ONU a clairement fait savoir aux membres du Conseil la position du Gouvernement du Mali après l’adoption de la résolution. Le diplomate Issa Konfourou a bien réitéré l’opposition ferme du Gouvernement du Mali à la liberté de mouvement de la MINUSMA dans l’exécution de son mandat dans le domaine des droits de l'homme.

« Le Mali a toujours coopéré de bonne foi avec la force onusienne depuis sa mise en place en 2013. Toutefois, pour des impératifs de respect de la souveraineté du Mali, de coordination et de sécurité, les mouvements de la MINUSMA ne peuvent se faire qu’avec l’accord des autorités compétentes maliennes », a-t-il martelé. Avant d’ajouter que le Mali n’est pas à mesure de garantir la liberté de mouvement pour des enquêtes de la MINUSMA sans l’accord préalable du Gouvernement. « Le Mali n’entend pas exécuter ces dispositions, malgré leur adoption par le Conseil de sécurité », a prévenu SE Konfourou.

Le gouvernement a précisé que les enquêtes sur les allégations de violations des droits de l’homme relèvent de la responsabilité principale des autorités maliennes. « La MINUSMA a vocation à leur apporter l’assistance nécessaire à cet égard », a souligné l’Ambassadeur, mais « elle n’a pas vocation à se substituer au Gouvernement du Mali ».

Pour le bon déroulement de la mission, la délégation du Mali a appelé le Conseil de sécurité à permettre à la MINUSMA de se consacrer aux tâches prioritaires pour lesquelles elle est déployée au Mali, à savoir l’appui à la restauration de la sécurité et de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble de notre territoire, condition sine qua non pour une meilleure protection des personnes et de leurs biens. « Les populations maliennes attendent de la MINUSMA qu’elle contribue à la recherche de solutions durables aux défis du Mali. Elles ne veulent pas que la MINUSMA devienne partie des problèmes. Elles ne veulent pas non plus que les droits de l’homme soient utilisés à des fins politiques cachées », a indiqué l’Ambassadeur.

SE Issa Konfourou a remercié, au nom du Gouvernement, les pays qui se sont abstenus lors du vote de cette résolution, et réitéré la reconnaissance du peuple et du Gouvernement à l’ONU pour son soutien constant aux efforts de sortie de crise. Il a également rendu hommage à la mémoire de toutes les victimes de cette crise, civiles comme militaires, étrangères comme maliennes, tombées sur le champ d’honneur au Mali.

<strong>Cyril Adohoun</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Renouvellement du mandat de la Minusma : 	 Issa Konfourou proteste auprès du Conseil de sécurité</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/renouvellement-du-mandat-de-la-minusma-issa-konfourou-proteste-aupres-du-conseil-de-securite-2982069.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 01 Jul 2022 01:22:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>Tjikan</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après  l’adoption par le Conseil de sécurité de la résolution renouvelant le mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies au Mali (Minusma) dans notre pays, Ambassadeur Représentant permanent ,  de la position du Gouvernement du Mali à l’ONU, M. Issa Konfourou, a fait une déclaration pour dénoncer et expliquer à l’opinion nationale les contextes dans lesquels cette décision a été prise. C’était à New York, mercredi 29 juin 2022. </strong>

Dans cette déclaration, M. Issa Konfourou  a fait savoir que  le Gouvernement de la République du Mali a pris acte de la résolution que le Conseil de la sécurité de l’ONU vient d’adopter et qui renouvelle le mandant de la Minusma pour une année supplémentaire.

Avant d’ajouter que le Gouvernement du Mali s’est exprimé en faveur du renouvellement du mandat de la Minusma, tout en formulant clairement ses attentes et ses réserves fortes pour le nouveau mandat de la Minusma.

Cependant, d’après cette déclaration, le Gouvernement du Mali est au grand regret de constater que certaines de ses réserves fortes ont tout simplement été ignorées dans la version finale de la résolution que vous venez de voter.

Et poursuit que le Gouvernement du Mali réitère son opposition ferme à la liberté de mouvement de la Minusma dans l’exécution de son mandat dans le domaine des droits l’homme. « Le Mali a toujours coopéré de bonne foi avec la force onusienne depuis sa mise en place en 2013. Toutefois, pour des impératifs de respect de la souveraineté du Mali, de coordination et de sécurité, les mouvements de la Minusma ne peuvent se faire qu’avec l’accord des autorités compétentes maliennes », précise ladite déclaration.

De même selon la déclaration, le Mali n’est pas en mesure de garantir la liberté de mouvement pour des enquêtes de la Minusma sans l’accord préalable du Gouvernement. Par conséquent, d’après elle, le Mali n’entend pas exécuter ces dispositions, malgré leur adoption par le Conseil de sécurité.

« En tout état de cause, le Gouvernement du Mali estime que les enquêtes sur les allégations de violations des droits de l’homme relèvent de la responsabilité principale des autorités maliennes. La Minusma a vocation à leur apporter l’assistance nécessaire à cet égard. Elle n’a pas vocation à se substituer au Gouvernement du Mali », a-t-elle précisé.

Aussi, il a souligné dans cette déclaration que la délégation du Mali appelle le Conseil de sécurité à permettre à la Minusma de se consacrer aux tâches prioritaires pour lesquelles elle est déployée au Mali. Il s’agit de l’appui à la restauration de la sécurité et de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble de notre territoire, condition sine qua non pour une meilleure protection des personnes et de leurs biens.

« Les populations maliennes attendent de la Minusma qu’elle contribue à la recherche de solutions durables aux défis du Mali. Elles ne veulent pas que la Minusma devienne partie des problèmes. Elles ne veulent pas non plus que les droits de l’homme soient utilisés à des fins politiques cachées », a-t-elle indiqué.

Et au nom du Gouvernement du Mali, M. Issa Konfourou a remercié les pays qui se sont abstenus lors du vote de cette résolution. Il a terminé cette déclaration en réitérant la reconnaissance du peuple et du Gouvernement du Mali à l’Organisation des Nations Unies pour son soutien constant à nos efforts de sortie de crise. Et a saisi cette occasion pour  rendre hommage à la mémoire de toutes les victimes de cette crise, civiles comme militaires, étrangères comme maliennes, tombées sur le champ d’honneur au Mali.

« Le Gouvernement du Mali souhaite que cette déclaration soit enregistrée dans le procès-verbal de la réunion d’aujourd’hui », a demandé M. Issa Konfourou pour conclure cette  déclaration.

<strong>Fily SISSOKO</strong>

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</item>

<item>
<title>ONU:  Le Mali s’oppose à la liberté de mouvement de la Minusma</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/onu-le-mali-soppose-a-la-liberte-de-mouvement-de-la-minusma-2982078.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/onu-le-mali-soppose-a-la-liberte-de-mouvement-de-la-minusma-2982078.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 01 Jul 2022 01:17:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>Tjikan</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Conseil de sécurité a voté le mercredi 29 juin 2022 avec 13 voix pour, 0 contre et 2 absentions (Russie et Chine) la résolution renouvelant le mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies au Mali (Minusma). Une résolution qui n’a malheureusement pas pris en compte certaines réserves fortes du Mali en ce qui concerne par exemple la liberté de mouvement de la Minusma pour des enquêtes des droits de l’Homme. Une situation que le Gouvernement n’a pas hésité à dénoncer en réitérant</em></strong><strong><em> son opposition ferme à la liberté de mouvement de la force onusienne dans l’exécution de son mandat dans le domaine des droits l’homme.</em></strong>

Allons-nous vers un véritable bras de fer dans les jours à venir entre le Gouvernement du Mali et la Force onusienne au Mali (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies au Mali) ?

En Tout cas, tout laisse à croire à cette hypothèse.

Dans le cadre du renouvellement du mandat de la Minusma, le Gouvernement du Mali n’a pas fait d’opposition. C'est-à-dire, n’a pas exprimé son opposition pour le renouvellement du mandat de la force onusienne au Mali mais a néanmoins fait des réserves comme condition de ce renouvèlement. Parmi ces réserves, nous avons par exemple, la liberté de mouvement de la Minusma pour des enquêtes des droits de l’homme.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a voté le mercredi 29 juin 2022 avec 13 voix pour, o contre et 2 abstentions (Russie et Chine), la résolution renouvelant le mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies au Mali (Minusma). Le Gouvernement de la République du Mali a affirmé avoir pris acte de ce renouvellement du mandat de la Minusma, mais il regrette néanmoins le fait de constater que certaines de ses réserves fortes ont tout simplement été ignorées dans la version finale de la résolution votée par le Conseil de sécurité. Une situation que le Mali n’a pas hésité à dénoncer avec surtout des mises en garde.

« <em>Le Gouvernement du Mali réitère son opposition ferme à la liberté de mouvement de la Minusma dans l’exécution de son mandat dans le domaine des droits l’Homme. Le Mali a toujours coopéré de bonne foi avec la force onusienne depuis sa mise en place en 2013. Toutefois, pour des impératifs de respect de la souveraineté du Mali, de coordination et de sécurité, les mouvements de la Minusma ne peuvent se faire qu’avec l’accord des autorités compétentes maliennes.</em>

<em>De même, le Mali n’est pas à mesure de garantir la liberté de mouvement pour des enquêtes de la Minusma sans l’accord préalable du Gouvernement. Par conséquent, le Mali n’entend pas exécuter ces dispositions, malgré leur adoption par le Conseil de sécurité</em> », a fait savoir S.E.M. Issa Konfourou, Ambassadeur Représentant permanent, comme position du Gouvernement du Mali après l’adoption par le Conseil de sécurité de la résolution renouvelant le mandat de la mission de la Minusma. Le Gouvernement du Mali estime que les enquêtes sur les allégations de violations des droits de l’Homme relèvent de la responsabilité principale des autorités maliennes. Pour eux, la Minusma a vocation plutôt à apporter au Gouvernement l’assistance nécessaire à cet égard et non se substituer au Gouvernement du Mali.

« <em>La délégation du Mali appelle le Conseil de sécurité à permettre à la Minusma de se consacrer aux tâches prioritaires pour lesquelles elle est déployée dans mon pays, à savoir l’appui à la restauration de la sécurité et de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble de notre territoire, condition sine qua non pour une meilleure protection des personnes et de leurs biens </em>», a déclaré Issa Konfourou à la tribune de l’ONU, avant d’ajouter que les populations maliennes attendent de la Minusma qu’elle contribue à la recherche de solutions durables aux défis du Mali au lieu de devenir  une partie des problèmes. Selon l’ambassadeur représentant permanent du Mali à l’ONU, les populations maliennes ne veulent pas que les droits de l’Homme soient utilisés à des fins politiques cachées.

Il a profité de cette occasion pour remercier les pays amis qui se sont abstenus de voter cette résolution. Il s’agit de la Russie et de la Chine. Le Gouvernement du Mali qui a rendu hommage à toutes les victimes de cette crise a souhaité également que sa déclaration soit enregistrée dans le procès verbal de cette réunion qui a voté la résolution de renouvellement de la Minusma pour un an encore.

Affaire à suivre.

&nbsp;

<strong>Modibo DOLO</strong>

<strong>                                                                     </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Nouveau mandat de la MINUSMA :  Le Mali s’insurge contre deux dispositions</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/nouveau-mandat-de-la-minusma-le-mali-sinsurge-contre-deux-dispositions-2982052.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/nouveau-mandat-de-la-minusma-le-mali-sinsurge-contre-deux-dispositions-2982052.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 01 Jul 2022 01:13:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Observatoire</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Tout en prenant acte de la résolution adoptée le 29 juin dernier par le Conseil de sécurité de l’ONU, renouvelant d’un an supplémentaire le mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies au Mali (MINUSMA), le Gouvernement de Transition n’entend pas exécuter certaines dispositions.</strong>

Le Gouvernement du Mali s’est exprimé en faveur du renouvellement du mandat de la MINUSMA, tout en formulant clairement ses attentes et ses fortes réserves pour le nouveau mandat de la MINUSMA. Mais, force est de constater que certaines de ses fortes réserves ont tout simplement été ignorées dans la version finale de la résolution.

Dans sa déclaration explicative, l’Ambassadeur Représentant permanent du Mali à l’ONU a clairement fait savoir aux membres du Conseil la position du Gouvernement du Mali après l’adoption de la résolution. Le diplomate Issa Konfourou a bien réitéré l’opposition ferme du Gouvernement du Mali à la liberté de mouvement de la MINUSMA dans l’exécution de son mandat dans le domaine des droits de l'homme.

« Le Mali a toujours coopéré de bonne foi avec la force onusienne depuis sa mise en place en 2013. Toutefois, pour des impératifs de respect de la souveraineté du Mali, de coordination et de sécurité, les mouvements de la MINUSMA ne peuvent se faire qu’avec l’accord des autorités compétentes maliennes », a-t-il martelé. Avant d’ajouter que le Mali n’est pas à mesure de garantir la liberté de mouvement pour des enquêtes de la MINUSMA sans l’accord préalable du Gouvernement. « Le Mali n’entend pas exécuter ces dispositions, malgré leur adoption par le Conseil de sécurité », a prévenu SE Konfourou.

Le gouvernement a précisé que les enquêtes sur les allégations de violations des droits de l’homme relèvent de la responsabilité principale des autorités maliennes. « La MINUSMA a vocation à leur apporter l’assistance nécessaire à cet égard », a souligné l’Ambassadeur, mais « elle n’a pas vocation à se substituer au Gouvernement du Mali ».

Pour le bon déroulement de la mission, la délégation du Mali a appelé le Conseil de sécurité à permettre à la MINUSMA de se consacrer aux tâches prioritaires pour lesquelles elle est déployée au Mali, à savoir l’appui à la restauration de la sécurité et de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble de notre territoire, condition sine qua non pour une meilleure protection des personnes et de leurs biens. « Les populations maliennes attendent de la MINUSMA qu’elle contribue à la recherche de solutions durables aux défis du Mali. Elles ne veulent pas que la MINUSMA devienne partie des problèmes. Elles ne veulent pas non plus que les droits de l’homme soient utilisés à des fins politiques cachées », a indiqué l’Ambassadeur.

SE Issa Konfourou a remercié, au nom du Gouvernement, les pays qui se sont abstenus lors du vote de cette résolution, et réitéré la reconnaissance du peuple et du Gouvernement à l’ONU pour son soutien constant aux efforts de sortie de crise. Il a également rendu hommage à la mémoire de toutes les victimes de cette crise, civiles comme militaires, étrangères comme maliennes, tombées sur le champ d’honneur au Mali.

<strong>Cyril Adohoun</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Mali : Le mandat de la MINUSMA prorogé d’un an</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-le-mandat-de-la-minusma-proroge-dun-an-2981990.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 30 Jun 2022 06:54:37 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="article_abstract"><strong>Hier, mercredi 29 juin 2022, le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies (ONU) a adopté une Résolution qui proroge le mandat de la MINUSMA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilité au Mali) jusqu'au 30 juin 2023. Cette résolution autorise la MINUSMA à utiliser tous les moyens nécessaires à l'accomplissement de son mandat.</strong></p>
<p class="article_abstract">Dans son mandat, l’une des priorités de la MINUSMA est de soutenir la mise en œuvre de l'Accord de paix par les parties maliennes, ainsi que par les autres acteurs maliens concernés, et la transition politique. Tout juste après l’adoption de la Résolution, l’Ambassadeur Représentant permanent du Mali auprès des Nations Unies, Issa Konfourou, a fait savoir que le Gouvernement du Mali est au regret de constater que certaines de ses réserves fortes ont été ignorées dans la version finale de la Résolution. « Le Mali réitère son opposition ferme à la liberté de mouvement de la MINUSMA dans l’exécution de son mandat dans le domaine des droits l’Homme…», a souligné le diplomate malien, Issa Konfourou.</p>

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Ça y est ! Le mandat de la MINUSMA est prorogé d’un an. Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté, hier soir, à la majorité de 13 voix pour la Résolution renouvelant le mandat de la MINUSMA.

Cette Résolution décide de proroger le mandat de la MINUSMA jusqu'au 30 juin 2023 ; décide que la MINUSMA continuera à comprendre jusqu'à 13 289 militaires et 1 920 policiers; autorise la MINUSMA à utiliser tous les moyens nécessaires à l'accomplissement de son mandat ; décide que la première priorité stratégique de la MINUSMA est de soutenir la mise en œuvre de l'Accord par les parties maliennes, ainsi que par les autres acteurs maliens concernés, et la transition politique, décide en outre que la deuxième priorité stratégique de la MINUSMA est de faciliter la mise en œuvre par les acteurs maliens d'une stratégie globale, inclusive et politiquement axée qui s'attaque aux causes profondes des conflits violents, protège les civils, réduit la violence intercommunautaire et rétablit la présence et l'autorité de l'État ainsi que les services sociaux de base dans le centre du Mali, à travers la mise en œuvre des tâches qui lui sont confiées.

Le Conseil de sécurité prie le Secrétaire général des Nations Unies de tenir compte de cette priorité dans le déploiement de la mission et d'aligner les ressources budgétaires en conséquence. En outre, la Résolution du Conseil de sécurité affirme que le RSSG (Représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies), en consultation avec le commandant de la Force et le commissaire de police, devrait disposer d'une flexibilité suffisante pour déployer des contingents de la MINUSMA entre les secteurs pour réagir rapidement, conformément au mandat de la MINUSMA, à la situation sécuritaire dynamique dans le nord et le centre du Mali. Le Gouvernement de la République du Mali, par la voix de son représentant permanent auprès des Nations Unies, Issa Konfourou, dit avoir pris acte de la résolution adoptée par le Conseil de sécurité et qui renouvelle le mandat de la MINUSMA pour une année supplémentaire.

Selon lui, le Mali s’est exprimé en faveur du renouvellement du mandat de la MINUSMA, tout en formulant clairement ses attentes et ses réserves fortes pour le nouveau mandat de la MINUSMA. Cependant, dit-il, le Gouvernement du Mali est au grand regret de constater que certaines de ses réserves fortes ont tout simplement été ignorées dans la version finale de la Résolution. « Le Gouvernement du Mali réitère son opposition ferme à la liberté de mouvement de la MINUSMA dans l’exécution de son mandat dans le domaine des droits l’Homme. Le Mali a toujours coopéré de bonne foi avec la force onusienne depuis sa mise en place en 2013.

Toutefois, pour des impératifs de respect de la souveraineté du Mali, de coordination et de sécurité, les mouvements de la MINUSMA ne peuvent se faire qu’avec l’accord des autorités compétentes maliennes », a déclaré Issa Konfourou. De même, ajoute-t-il, le Mali n’est pas en mesure de garantir la liberté de mouvement pour des enquêtes de la MINUSMA sans l’accord préalable du Gouvernement.

Par conséquent, a-t-il précisé, le Mali n’entend pas exécuter ces dispositions, malgré leur adoption par le Conseil de sécurité. « Le Mali estime que les enquêtes sur les allégations de violations des droits de l’Homme relèvent de la responsabilité principale des autorités maliennes. La MINUSMA a vocation à leur apporter l’assistance nécessaire à cet égard. Elle n’a pas vocation à se substituer au Gouvernement du Mali.

La délégation du Mali appelle le Conseil de sécurité à permettre à la MINUSMA de se consacrer aux tâches prioritaires pour lesquelles elle est déployée dans mon pays, à savoir l’appui à la restauration de la sécurité et de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble de notre territoire, condition sine qua non pour une meilleure protection des personnes et de leurs biens. Les populations maliennes attendent de la MINUSMA qu’elle contribue à la recherche de solutions durables aux défis du Mali. Elles ne veulent pas que la MINUSMA devienne partie des problèmes », a souligné le diplomate malien, Issa Konfourou.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>

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<title>La Minusma enquête après le massacre de Diallassagou</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/la-minusma-enquete-apres-le-massacre-de-diallassagou-2981938.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 30 Jun 2022 01:12:01 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Suite aux attaques qui auraient été perpétrées par des groupes extrémistes dans la région du Bandiagara dans le Centre du Mali, et qui selon le bilan établi par les autorités maliennes, auraient entrainé la mort de plus d’une centaine de civils, la Minusma a déployé une mission d’établissement des faits au village du Diallassagou le 25 juin, conformément à son Mandat.</em></strong>

Cette descente sur le terrain représente une étape de l’enquête permettant de recueillir des éléments de preuve et des témoignages sur les événements survenus les 18 et 19 juin 2022, qui avaient été condamnés avec la plus grande fermeté par le Secrétaire Général de l’ONU, António Guterres, ainsi que par le Chef de la MINUSMA, El-Ghassim Wane.

L’équipe d’enquête spéciale composée de chargés des Droits de l’homme et d’officiers de la police des Nations Unies (UNPOL), avec la protection du contingent Sénégalais de la Minusma, a permis non seulement de recueillir des témoignages directs sur les événements survenus à Diallassagou mais également de procéder à des constatations matérielles notamment l’incendie de bâtiments (boutiques et commerces) et de véhicules.

L’équipe a également échangé avec le Commandant du détachement FAMA basé à Diallassagou qui a apporté son soutien et sa collaboration à la bonne réalisation de la mission.

À noter la présence temporaire d’éléments de la Force de la Minusma qui ont déjà conduit des activités fortement appréciées sur le terrain sous la forme de consultations médicales au profit de la population locale. Ils opèrent en coordination avec le contingent des Forces armées maliennes présent sur place. La Force de la Minusma va continuer à évaluer la situation pour arrêter les modalités de l’action future de la Mission dans la zone.

L’enquête se poursuit et les résultats permettront de clarifier les circonstances qui ont entouré ce massacre, la Minusma de son côté assure qu'aucun effort ne sera ménagé pour venir en appui aux populations, dont la préoccupation première est la sécurité des personnes et des biens.

<strong> </strong>

<strong>Mikado FM    </strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Mali : le Conseil de Sécurité renouvelle le mandat de la Minusma pour une année</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-le-conseil-de-securite-renouvelle-le-mandat-de-la-minusma-pour-une-annee-2981972.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 29 Jun 2022 22:57:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Conseil de sécurité de l’ONU a prorogé d’une année le mandat de la Mission multidimensionnelle pour la stabilisation du Mali (Minusma), avec 13 voix pour, 0 abstention et 2 contre.</strong>

Le Gouvernement du Mali prend acte de la résolution que vous venez juste d’adopter et qui renouvelle le mandat de la MINUSMA pour une année supplémentaire » a indiqué Issa Konfourou, Ambassadeur Représentant permanent du Mali.

Cependant, dit-il « le Gouvernement du Mali est au grand regret de constater que certaines de ses réserves fortes ont tout simplement été ignorées dans la version finale de la résolution que vous venez de voter ».

Issa Konfourou a en outre souligné que « le Gouvernement du Mali réitère son opposition ferme à la liberté de mouvement de la MINUSMA dans l’exécution de son mandat dans le domaine des droits l’homme. Le Mali a toujours coopéré de bonne foi avec la force onusienne depuis sa mise en place en 2013 ».

« Toutefois, pour des impératifs de respect de la souveraineté du Mali, de coordination et de sécurité, les mouvements de la MINUSMA ne peuvent se faire qu’avec l’accord des autorités compétentes maliennes » a-t-il ajouté.

De même, a-t-il souligné « le Mali n’est pas à mesure de garantir la liberté de mouvement pour des enquêtes de la MINUSMA sans l’accord préalable du Gouvernement. Par conséquent, le Mali n’entend pas exécuter ces dispositions, malgré leur adoption par le Conseil de sécurité ».

Et Issa Konfourou d'ajouter : « En tout état de cause, le Gouvernement du Mali estime que les enquêtes sur les allégations de violations des droits de l’homme relèvent de la responsabilité principale des autorités maliennes. La MINUSMA a vocation à leur apporter l’assistance nécessaire à cet égard. Elle n’a pas vocation à se substituer au Gouvernement du Mali ».

Source: https://www.aa.com.tr/fr/]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Communiqué de presse :   OCHA&#45;Mali : Les Nations unies et ONG partenaires tirent la sonnette d&amp;apos;alarme :</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/communique-de-presse-ocha-mali-les-nations-unies-et-ong-partenaires-tirent-la-sonnette-dalarme-2981572.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Jun 2022 13:52:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Plus de 30 millions de Sahéliens, dont la plupart sont des femmes et des enfants, ont besoin d'une assistance et d'une protection vitales, soit une augmentation de près de deux millions par rapport à 2021.

<em><strong>Dakar, 27 juin 2022-</strong> </em>Plus de 30 millions de Sahéliens, dont la plupart sont des femmes et des enfants, ont besoin d'une assistance et d'une protection vitales en 2022, soit une augmentation de près de deux millions par rapport à 2021. Les agences humanitaires des Nations unies et les organisations non gouvernementales continuent aujourd'hui de tirer la sonnette d'alarme face à la crise qui s'aggrave rapidement au Sahel.

"En période de conflit, la violence porte atteinte aux systèmes éducatifs et entraîne le déplacement des populations. En conséquence, un grand nombre d'enfants se retrouvent sans éducation et sont confrontés à de graves problèmes de protection. Les attaques contre les écoles sont en augmentation, affectant les élèves, les enseignants et les communautés. Environ 7 900 écoles sont fermées au Sahel en raison de la violence, soit une augmentation de 56 % depuis 2021", avertit Marie-Pierre Poirier, directrice régionale de l'UNICEF pour l'Afrique occidentale et centrale. "Lorsque les enfants réfugiés et déplacés ne sont pas scolarisés, ils deviennent de plus en plus vulnérables à l'exploitation et aux abus. Les cas rapportés de recrutement, de meurtres et de mutilations d'enfants, et de violences sexuelles par des groupes et forces armées sont en augmentation ; les mariages d'enfants et les grossesses précoces chez les filles en âge d'être scolarisées risquent de s’aggraver davantage par l'impact socio-économique de la pandémie de COVID-19 et du changement climatique ".

Les besoins croissants au Sahel sont exacerbés par la réduction constante de l'espace humanitaire, ce qui entraîne l'ensemble de la réponse dans une spirale négative. "Bien que les besoins ne cessent d’augmenter, atteindre les personnes dans les zones touchées par les conflits est un défi permanent en raison de la criminalité croissante, des enlèvements et de l'augmentation de la violence", déclare Maureen Magee, directrice régionale du Conseil Norvégien pour les Réfugiés (NRC) pour l'Afrique centrale et occidentale. "L'insécurité et la violence privent les communautés touchées de services vitaux, notamment l'accès à la santé, à l'éducation et aux services d'eau, d'hygiène et d'assainissement, ce qui entraîne un cercle vicieux de vulnérabilité. Les travailleurs humanitaires sont de plus en plus en danger et ont été enlevés et tués".

"Alors que les besoins atteignent des sommets dans tout le Sahel, les ressources sont au plus bas, et le coût de la réponse monte en flèche, ce qui nous oblige à fournir des demi-rations dans de nombreux pays du Sahel", a déclaré Elvira Pruscini, directrice régionale adjointe du Programme Alimentaire Mondial (PAM) pour l'Afrique de l'Ouest. "L'assistance vitale est essentielle et devrait être complétée par des interventions de résilience pluriannuelles afin de réduire les besoins humanitaires au fil du temps et d'ouvrir la voie à des solutions durables à la faim et à la malnutrition. Nous pouvons et devons également soutenir les systèmes nationaux de protection alimentaire et sociale pour atténuer immédiatement cette crise tout en soutenant les gouvernements".

"Entre juin et août 2022, plus de 18,6 millions de personnes (15 % de la population totale de la région[2]) devraient connaître une insécurité alimentaire sévère, dont 2,1 millions de personnes connaissant des niveaux d'urgence d'insécurité alimentaire", a noté le représentant régional pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre de l'organisation internationale Action contre la Faim (ACF), Mamadou Diop.

Pour Mme Poirier de l’UNICEF, "La prévention et les solutions à long terme de la malnutrition infantile passent par l'amélioration de l'accès équitable à des aliments nutritifs et à des services de santé de qualité, et par la facilitation de l'accès à l'eau potable, à l'hygiène et à l'assainissement, ainsi que par la promotion de pratiques appropriées en matière de soins aux nourrissons et aux jeunes enfants".

"Pour un trop grand nombre de femmes et de filles qui vivent un déplacement, la violence basée sur le genre est un phénomène quotidien. Les mariages forcés et les mariages d'enfants, la violence physique et sexuelle, et l'exploitation sexuelle contribuent à ce que des milliers de personnes se sentent piégées et impuissantes", a noté le vice-président régional pour l'Afrique de l'Ouest du Comité international de secours, (IRC) Modou Diaw. "Elles sont principalement impactées par des normes sociales néfastes et de multiples discriminations basées sur l'âge et le genre, qui sont exacerbées par la crise socio-économique et le conflit".

Alors que le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) et ses partenaires lancent l'Aperçu des besoins humanitaires et des fonds requis pour le Sahel en 2022, ils appellent à une action immédiate pour faire face à la situation critique. Cependant, le manque de financement reste l'un des principaux obstacles à la fourniture d'une aide efficace. "Il est urgent de sécuriser l'aide humanitaire pour les plus vulnérables alors que des millions de personnes luttent chaque jour. Sans ressources suffisantes, la crise va encore s'aggraver, érodant la résilience des communautés et mettant en danger les enfants, les femmes et les hommes", prévient le chef du bureau Afrique de l'Ouest et du Centre d'OCHA, Charles Bernimolin. "En juin, seuls 15 % des 3,8 milliards de dollars nécessaires ont été reçus pour soutenir les plans de réponse humanitaire 2022 pour le Burkina Faso, le nord du Cameroun, le Tchad, le Mali, le Niger et le nord-est du Nigeria. C’est insuffisant".]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Reconquista occidentale en Afrique :  Tropisme de soumission des dirigeants africains</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/reconquista-occidentale-en-afrique-tropisme-de-soumission-des-dirigeants-africains-2981434.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/reconquista-occidentale-en-afrique-tropisme-de-soumission-des-dirigeants-africains-2981434.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 27 Jun 2022 01:15:11 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Le 19 mars 2011, avec la bénédiction des Nations-Unis, un armada apocalyptique pilonnait la Libye de Mouammar Kadhafi jusqu'au 31 octobre 2011 après l'assassinat de ce dernier. Durant les attaques, les pays engagés ont volontairement outrepassé le mandat des Nations-Unis. </strong>

<strong>Nous connaissons et subissons les conséquences de ces actes de piraterie internationale dans le Sahel en particulier et dans toute l'Afrique en général. </strong>

<strong>Les dirigeants africains, qui se disaient "amis" de l'Occident, ont appris l'attaque par la radio et la télé comme n'importe quel quidam selon le témoigne de l'ancien Président du Niger Mamadou Issoufou. Quel mépris ! </strong>

Ce précédent funeste n'a pas servi de leçon aux dirigeants africains, notamment ceux de la CEDEAO. Sanctions illégales après sanctions stupides ils ont rejoint la meute Occidentale et hurlent plus forts que leurs maîtres contre le Mali… Ces mêmes dirigeants africains persiflent, font les gros-yeux t et trompettent contre les dirigeants maliens à la demande de ces mêmes occidentaux dont les actes ont crée le chaos au Mali et dans bien d'autres pays comme le Burkina Faso, le Niger, le Tchad, le Cameroun, le Nigeria.

<strong>Les pays qui ont contribué à instaurer les massacres de masse sur le continent africain, directement par leur engagement dans les hostilités contre la Libye et surtout son dirigeant ou indirectement sont les suivants: l’Albanie, l’Allemagne, la Belgique, la Bulgarie, le Canada, la Croatie, le Danemark, l’Espagne, l’Estonie, les États-Unis, la France, la Grèce, la Hongrie, l’Islande, l’Italie, la Lettonie, la Lituanie, le Luxembourg, la Macédoine du Nord, le Monténégro, la Norvège, les PaysBas, la Pologne, le Portugal, la République tchèque, la Roumanie, le Royaume-Uni, la Slovaquie, la Slovénie et la Turquie. </strong>

<strong>A ces États se sont ensuite ajoutés la Suède, le Qatar, la Jordanie, les Émirats Arabe Unis.</strong> Pourtant, l'OTAN, créée en 1949 dans la droite ligne de la doctrine Truman d'endiguement du communisme afin d'éviter sa propagation vers les pays d'Europe de l'Ouest n'a plus de raison d'exister avec la chute du mur de Berlin et la disparition de l'URSS en 1989 et 1991. Mais au lieu de suivre la voie du Pacte de Varsovie qui réunissait l'URSS et ses pays satellites. <strong>L'OTAN est passée du statut d'organisation militaire défensive à une redoutable machine guerrière et prédatrice à travers le monde. Son but est de faire main basse sur les ressources du monde afin d'empêcher l'émergence de nouvelles puissances qui pourraient ravir aux USA et ses alliés la place prééminente dans le monde. Cela est d'autant plus préoccupant pour l'OTAN et l'Occident en général que des pays émergents, les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, South Africa), pays qui menacent économiquement l'OTAN et ses alliés sont justement la Russie, la Chine, l'Inde. L'Afrique du Sud, le Brésil sont en embuscade. </strong>

<strong>Certains de ces pays Occidentaux et/ou de l'OTAN comme la France (surtout ce pays), la Belgique, l'Angleterre, responsables de l'agonie des peuples africains, sont les mêmes qui, aujourd'hui, instrumentalisent les dirigeants de la CEDEAO contre le Mali. Ils ne supportent pas que des dirigeants de ce pays "périphérique" refusent d'obéir à l'ordre mondial qu'ils ont établi depuis la fin de la deuxième guerre mondiale à travers les institutions de Bretton-Wood que sont le FMI et la banque mondiale en 1944. Ces deux institutions ne sont que des banques étasuniennes contrairement à ce que leurs noms essaient d'imposer à l'imaginaire des citoyens du monde. Elles ont imposé des rapports de suzeraineté, donc de domination, avec les autres institutions financières du monde.</strong> Ce rapport de domination économique et monétaire est en train d'être mis en cause par des pays émergents et cela insupporte à Washington, Berlin, Paris, Londres entre autres. L'assassinat de Mouammar Kadhafi est partiellement lié à sa volonté de créer une monnaie africaine que redoutent ceux qui voudraient gérer le monde à leur guise: L'OTAN et ses supplétifs circonstanciels.

<strong>Dans cette farce tragique, comme souvent, l'Afrique est le dindon de la farce. Des dirigeants de la sous-région (Nigeria, Ghana...), sous le charme de promesses de la Saint Glin-glin acceptent le rôle de "collabos". </strong>

<strong>Cela rappelle les quelques rois d'Afrique qui ont contribué à l'esclavage transatlantique (mais beaucoup ignoraient le sort des pauvres bougres qu'ils vendaient). Il rappelle aussi les supplétifs africains incorporés aux armées coloniales qui ont massacré leurs frères sous les ordres des colonisateurs. Aussi, ces dirigeants de l'Afrique contemporaine comme les Félix Houphouët Boigny, Oumar Bernard Bongo qui étaient utilisés pour torpiller toutes les initiatives panafricaines. </strong>

<strong>Voilà donc nos nouveaux traitres africains qui guerroient comme de beaux diables à la CEDEAO pour faire plier les autorités maliennes, les obliger à rejoindre le rang des satrapes sous contrôle de l'Occident. Des vizirs velléitaires bêtes et méchants. </strong>Les peuples d'Afrique sont tous fiers de la posture des autorités maliennes actuelles qui se réapproprient cette dignité africaine piétinée partout jusque dans nos propres pays.

Ce qui répugne aux pays de l'OTAN et leurs alliés au plus haut point, dans le cas du Mali, c'est la prise du pouvoir par des militaires qu'ils ne contrôlent pas et qui ont commis l'outrecuidance de relancer la coopération militaire avec la Russie. Et pour assombrir le tableau, les autorités maliennes ne sont désignés que sous le vocale péjoratif de" junte" et l'armée de la Russie est réduite à Wagner.

<strong>Wagner, le diable absolu dans la communication médiatique en Occident. Pourtant, les preuves indéniables des accointances de la France et Wagner en Libye sont établies. Une information de la BBC News du 12 août 2021 sous les responsabilités des journalistes Nader Ibrahim à Londres et Ilya Barabanov à Moscow avait évoqué le sujet. Les journalistes disent qu'en Libye la France et le groupe Wagner soutiennent le même homme: le Maréchal Khalifa Haftar. En définitive, Wagner est supportable en certains lieux lorsque les intérêts sont convergents et il reçoit une volée de bois verts lorsqu'il s'oppose aux oukases de l'Occident. </strong>

<strong>Cet Occident est responsable de tous les crimes de l'histoire: esclavage, traitre négrière, extermination des Amérindiens, des guerres mondiales, génocides au Viet Nam, Madagascar, Cameroun, guerre du Biafra... Et ce n'est pas fini. </strong>

<strong>Les Africains ridicules appliquent les bréviaires qu'ils mettent en place. Tous les leviers sont utilisés pour déstabiliser les pays réfractaires: les chefs religieux locaux (suivez mon regard), les jeunes désœuvrés et pauvres payés pour tuer leurs frères (djihadistes), les roitelets, la zizanie créée entre les communautés, la désinformation, la manipulation, le mensonge. </strong>

En Occident, très peu de journalistes informent réellement, ils sont, pour l'écrasante majorité, au mieux dans la communication institutionnelle (RFI, France24, la Voix de l'Amérique...) et au pire, toujours les mêmes, dans la désinformation. L'affaire du charnier de Gossi est édifiant sur le sujet.

Nous sommes à un tournant majeur de l'histoire humaine, ou l'Afrique se réveille enfin, ou elle restera la chose des autres groupes humains.

Je dis haut et fort que le djihadisme, tel qu'il apparait en Afrique, est une création occidentale. Cet Occident crée le chaos qui lui permet de se réinstaller durablement pour piller et massacrer, massacrer et piller. .

Pour ces gens seul compte l'objectif, peu importe le moyen utilisé.

<strong>Yamadou Traoré </strong>

<strong>Analyste politique</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : l’ONU  ouvre une enquête suite aux tueries dans les régions Bandiagara et Gao</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-lonu-ouvre-une-enquete-suite-aux-tueries-dans-les-regions-bandiagara-et-gao-2981010.html</link>
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<pubDate>Thu, 23 Jun 2022 05:54:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au Mali, la Mission des Nations Unies a annoncé, dans  un communiqué, l’ouverture d’une enquête pour faire la lumière sur les attaques du week-end  passé  qui ont fait 132 civils tués dans la région de Bandiagara et  aurait fait  près de 30 morts  dans la région de Gao.</em></strong>

L’enquête sera conduite par la section droit de l’Homme  de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) . Celle-ci , dès le lendemain de la perpétration des meurtres, a produit un premier communiqué pour condamner avec la dernière vigueur ces meurtres qu’elle qualifie « d’actes odieux » et d’atteintes graves au droit international des droits de l’Homme et au droit international humanitaire.

Dans ce communiqué, l’ONU justifie les raisons de l’ouverture de cette enquête qui est une application de son mandat relatif aux droits de l’Homme. Le document indique que la MINUSMA va diligenter une enquête sur les circonstances précises de ces attaques afin de soutenir les autorités maliennes compétentes dans leurs efforts visant à̀ identifier et à traduire en justice les auteurs de ces actes odieux.

En début de semaine, le gouvernement a annoncé que les combattants de la Katiba du Macina du prédicateur Amadou Kouffa  ont perpétré des attaques meurtrières dans les localités de Dialassagou , Diaweli et Déssagou, dans le cercle de Bankass. Le bilan officiel fait état de 132 morts.  L’ONU parle de l’un des pires massacres connus par le Mali et le dernier en date d’une série de tueries en cours à travers le Sahel. Parce qu’en plus  des massacres, les assaillants ont  détruit  toute la chaine de l’économie de ces localité en incendiant des  habitations, des magasins et des engins roulants et  le déplacement forcé de plusieurs centaines de civils », constate le communiqué de la mission onusienne.

A ce titre, la MINUSMA a annoncé qu’elle envisage d’autres dispositions concrètes pour appuyer les efforts des autorités maliennes visant à̀ assister les populations et à renforcer leur sécurité́. Et dans la région de Gao, notamment dans la commune d’Anchawadji, les attaques du Groupe Etat islamique dans  le Grand Sahara ont également  fait près de 3 civils tués le week-end dernier.

« L’expédition meurtrière des terroristes  aurait ciblé des dizaines de civils qui fuyaient  l’insécurité́ », relève la mission onusienne. Face à cette recrudescence des attaques, la MINUSMA a réaffirmé sa détermination à apporter tout autre appui dont les autorités maliennes auraient besoin, à savoir le déploiement de moyens supplémentaires dans les zones affectées par la violence. Le porte-parole de la MINUSMA, Olivier Salgado, de soutenir que « il est  plus que jamais nécessaire d’intensifier les efforts pour assurer une meilleure protection des populations civiles et, à cet effet, de mobiliser toutes les ressources disponibles et d’assurer leur utilisation judicieuse ».

Toutes ces initiatives de la MINUSMA interviennent au moment où les débats sur la prolongation de son mandat au Mali sont en cours au Conseil de Sécurité à New York. La mission onusienne sera fixée sur son sort le 29 juin prochain à la veille de la fin de  ce mandat en cours au Mali.

<strong> Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>

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<title>Renouvellement du mandat de la MINUSMA :  Sur fond d’incertitudes et de dissonance à l’ONU</title>
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<pubDate>Tue, 21 Jun 2022 11:17:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Témoin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Le Conseil de sécurité des Nations unies s'est réuni la semaine dernière à son siège à New-York. Au menu, le sort du mandat annuel de la Minusma qui arrive à terme le 30 juin 2022. Et comme à l‘accoutumée, le Secrétaire général a plaidé pour un renouvellement d’un an de plus. En sursis après le départ de Barkane, le retrait du Mali du G5 Sahel, les autorités de la transition se sont dites pour leur part ouvertes à nouveau bail sous certaines réserves. En effet, devant les membres du conseil de sécurité, le ministre des affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a jugé essentiel de centrer le nouveau mandat de la Minusma sur la protection des populations civiles et l’appui au rétablissement de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire. Selon lui, il est en effet indispensable de mieux définir la notion de protection des civils dans un contexte de guerre asymétrique.  M. Diop a aussi demandé que le mandat de la Minusma prend obligatoirement en compte la montée en puissance des forces maliennes désormais en première ligne face aux groupes terroristes avec des résultats probants sur le terrain ci-après : la neutralisation d’importants membres de katiba terroristes, la récupération des matériels, la libération des localités du joug des terroristes, la destruction des sanctuaires terroristes et le retour de populations déplacées. Alors que la France se propose d’assurer l’encadrement aérien des déplacements de la Minusma aux fins de sécuriser les soldats de la paix, selon son représentant, le ministre Diop a exprimé son «opposition ferme» à toute intervention sur son territoire de la force de l’opération française Barkhane, après la décision unilatérale de retrait de ladite force et la dénonciation par le Mali des accords de défense avec la France.  «Nous en appelons au respect de la souveraineté du Mali et des décisions prises par les autorités maliennes à cet égard », a-t-il insisté. Idem pour ce qui concerne la force conjointe du G5 sahel. Le ministre Diop a soutenu qu’elle n’a plus vocation à intervenir sur le territoire malien ni à bénéficier d’appuis quelconque à partir du Mali.

Dans un contexte de déploiement progressif des forces russes sur le territoire malien, l’intention en filigrane est visiblement de leur déblayer le terrain et de le nettoyer de toute autre présence étrangère pour le plus grand confort du nouveau partenaire. C’est du moins l’interprétation plausible des assurances données par le chef de la diplomatie malienne sur les capacités de l’armée malienne à se passer d’apport étranger ainsi que de la surenchère faite sur les conditions de renouvèlement du mandat de la Minusma.

En attendant le vote de la résolution y afférente, le 29 juin prochain, les grandes puissances auront déjà annoncé les couleurs de la bataille qui se dessine à travers la foire d’empoignes qu’a suscitée le rapport accablant de l’ONU sur la situation sécuritaire au Mali. C’est ainsi que la France, par la voie de son représentant, Nicolas De Rivière, a prévenu que les autorités de transition maliennes doivent prendre leurs responsabilités et ne pas entraver les activités de la Mission onusienne en matière de droit de l’homme.  La Minusma, selon lui, doit pouvoir accéder aux zones concernées pour mener ses enquêtes et publier ses rapports dans des délais raisonnables, a-t-il soutenu. Quant au chinois Zhang Jun, il a jugé urgent d’appuyer les efforts antiterroristes du Mali et dit soutenir le droit qu’a le Gouvernement malien de mener une action avec ses partenaires régionaux pour «construire un mur contre le terrorisme». Et d’inviter la communauté internationale à aider au renforcement des capacités de l’État malien afin qu’il puisse étendre son autorité et surmonter ses difficultés politiques, sécuritaires et humanitaires.

Les USA, préoccupés par la présence de Wagner au Mali, ont exprimé leur inquiétude face à l’augmentation spectaculaire d’exactions contre les civils de la part des groupes terroristes, des forces de sécurité nationales et des forces extérieures connues comme le groupe Wagner. Selon leur représentant, Richard Mills, les forces du groupe Wagner auraient commis de terribles atteintes aux droits de l’homme partout où elles sont passées et  «n’apportera pas la paix au Mali ».

Des allégations sans preuves, a répliqué la représentante de la fédération de Russie, Anna Evstigneeva, ajoutant au passage que la coopération Mali-Russie a déjà produit des résultats : les régions du centre et du nord sont en train d’être libérée. Il n’est pas exclu que ces dissonances ait raison de la possibilité d’obtenir une résolution acceptable de tous. D’où le spectre d’un péril sur le sort de la Minusma au Mali.

<strong>Amidou Keita</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Exigences du gouvernement à la Minusma :   Les forces onusiennes vont&#45;t&#45;elles accepter des conditions imposées ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/exigences-du-gouvernement-a-la-minusma-les-forces-onusiennes-vont-t-elles-accepter-des-conditions-imposees-2980590.html</link>
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<pubDate>Mon, 20 Jun 2022 11:58:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[L'un des soucis du moment est l'insécurité grandissante qui endeuille les familles dans le pays.   À quelques jours du renouvellement du mandat de la MINUSMA le gouvernement malien n'entend plus de la part de cette force d'appui, une mission d'interposition mais plutôt celle d’action dans la lutte contre des forces obscurantistes.  Sous mandat onusien, la mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) est déployée, depuis des années, au nord et   au centre du pays   dans le cadre du maintien de la paix.  Selon des constats, le bilan révèle peu reluisant et ce qui emmène aux gens à se demander si la sécurité de la population serait réellement prise en compte   dans les cahiers de charge de la mission onusienne.   Comme d'habitude en fin de chaque mission, des rencontres se multiplient entre nos autorités et les partenaires étrangers avec lesquelles, des nouvelles modalités sont discutées en vue de procéder aux éventuels renouvellements dudit mandat, décrié dans sa forme actuelle au sein de l'opinion nationale.    Par ailleurs, la question était sur la table des Nations-unies aux Etats-Unis en début de semaine, où le gouvernement, à travers son ministre des Affaires étrangères Abdoulaye Diop a bien voulu que le nouveau mandat de la MINUSMA   soit centré sur « la protection des populations civiles, l’appui au rétablissement de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national ».   Est-ce la force onusienne acceptera ces obligations ?  En tout cas, ces conditions semblent répondre en quelques sortes, à la demande populaire tant exprimée dans plusieurs localités du centre comme à Bandiagara, à Koro et à Sevare où des scènes de protestations avaient eu lieu en un moment donné, pour exiger le départ des forces de la MINUSMA.   Pour cause, son mutisme est dénoncé   face aux exactions djihadistes qui sillonnent souvent, des villages et alentours au nez et à la barbe de ces casques bleus avant de commettre d'éventuels crimes contre des habitants.    Par conséquent, si ledit mandat est renouvelé, les contingents onusiens devraient plutôt se défaire de la politique dans leurs actions et de se conformer aux exigences sus-évoqués pour amoindrir des hostilités au profit de toutes les parties engagées dans la lutte contre l'extrémisme violent.

<strong> Yacouba COULIBALY</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Renouvellement du mandat de la MINUSMA :  La voix du Mali résonne à New&#45;York</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/renouvellement-du-mandat-de-la-minusma-la-voix-du-mali-resonne-a-new-york-2980487.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 20 Jun 2022 01:19:00 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<h4>Opposition ferme du gouvernement du Mali à toute intervention sur son territoire des forces françaises, montée en puissance des forces armées et de sécurité maliennes, application de l’Accord d’Alger, respect de la souveraineté de notre pays, retour à l’ordre constitutionnel, situation des droits de l’homme au Mali, retrait du Mali du G5, ce sont là, entre autres, les grandes questions de l’heure évoquées par Abdoulaye DIOP, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale devant le Conseil de sécurité, le 13 juin 2022, à l’occasion d’une rencontre consacrée au renouvellement du mandat de la Minusma. Dans un discours mémorable, le ministre Diop a mis les points les I sur ces différents sujets.  Voici l’intégralité de son discours.</h4>
<strong>Monsieur le Président ;</strong>

<strong>Mesdames, Messieurs les membres du Conseil de sécurité ;</strong>

Je commence par exprimer la gratitude du Gouvernement et du peuple du Mali à l’endroit de l’Organisation des Nations Unies pour les efforts et, souvent, les sacrifices consentis pour le retour de la paix et de la stabilité au Mali.

Je remercie également mon frère, Monsieur El-Ghassim WANE, Chef de la MINUSMA, pour la présentation du rapport du Secrétaire général sur la situation au Mali.

Je  voudrais  d’emblée souligner avec force que le Mali, pays en guerre contre le terrorisme et l’insécurité, continue de faire face à une crise multidimensionnelle consécutive à l’intervention en Libye qui lui a fait perdre les deux tiers de son territoire. Malgré le soutien international apporté depuis 2013, la situation sécuritaire n’a fait qu’empirer. L’insécurité qui était localisée dans le Nord du pays s’est répandue au Centre avant de se propager sur tout le territoire et atteindre les pays voisins et même certains pays côtiers. C’est dire que les résultats atteints n’ont pas été à la hauteur des attentes des populations maliennes et de la région. Pour inverser cette tendance, le Peuple malien a décidé de prendre son destin en mains et de jouer pleinement sa partition. Dans cette perspective, le Gouvernement du Mali a développé des stratégies et consenti des sacrifices énormes en investissant massivement dans son appareil de défense et de sécurité. Cet investissement a permis une montée en puissance des forces armées maliennes, qui enregistrent des résultats remarquables sur le terrain.

<strong> </strong>

<strong>Monsieur le Président ;</strong>

J’ai écouté attentivement vos observations et, je voudrais, à présent, répondre, au nom du Gouvernement du Mali, au rapport du Secrétaire général et à vos commentaires.

Plusieurs membres du Conseil de sécurité ont souligné la nécessité d’accélérer <strong>la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger</strong>.

Je voudrais commencer par dire que le Gouvernement du Mali est surpris que le rapport relève que les Mouvements signataires ont dénoncé l’enrôlement de 2000 nouveaux éléments devant être déployés dans les régions du nord dans le cadre du recrutement spécial. Le Gouvernement n’a reçu aucune plainte d’un quelconque groupe dans ce sens.

Toutefois, je voudrais rassurer que le recrutement spécial initié par l’État-major général vise les éléments des groupes d’auto-défense ainsi que la récupération des armes. L’objectif final est la réduction de la violence dans leurs localités de stationnement. En aucune manière, ce recrutement ne saurait interférer avec le processus de Désarmement, Démobilisation et réintégration/réinsertion de l’Accord (DDR), qui concerne les combattants des mouvements signataires de l’Accord, déjà enregistrés dans la base de données de la Commission nationale DDR.

Le Gouvernement du Mali tient à préciser qu’il reste pleinement engagé dans la mise en œuvre diligente et intelligente de l’Accord pour la paix et la réconciliation. A cet égard, il rappelle que de sa signature à nos jours, la mise en œuvre de l’Accord a connu des avancées notoires qui ont été accomplies, notamment, sur le plan politique, sécuritaire, du développement et de la justice et de la réconciliation.

Les recommandations des Assises nationales de la refondation de décembre 2021 participent de l’engagement du Gouvernement dans la mise en œuvre de l’Accord, notamment celles relatives à l’élaboration d’une nouvelle Constitution, pour instituer, entre autres, le Sénat, et l’accélération du processus de décentralisation et de déconcentration de l’Etat. Je n’oublie pas ici les progrès réalisés dans le processus de DDR, tout comme dans la participation de plus en plus significative des femmes au processus de paix, y compris au niveau du Comité de Suivi de l’Accord.

C’est le lieu pour moi de saluer encore une fois le rôle actif de l’Algérie et l’accompagnement de l’équipe de médiation internationale.

<strong> </strong>

<strong>Monsieur le Président ;</strong>

<strong>Mesdames, Messieurs les membres du Conseil de sécurité ;</strong>

Sur <strong>la situation sécuritaire</strong>, le Gouvernement indique qu’avec <strong>la montée en puissance des forces armées maliennes</strong> (FAMa), des résultats probants ont été enregistrés sur le terrain notamment : la neutralisation d’importants membres de Katibats terroristes, la récupération des matériels, la libération des localités du joug des terroristes, la destruction des sanctuaires terroristes et le retour de populations déplacées.

A la faveur de cette montée en puissance des forces armées nationales, les populations maliennes ont également constaté, pour s’en réjouir, une nette amélioration, depuis décembre 2021, de la situation politique, sécuritaire, humanitaire, de même qu’une diminution significative des violences intercommunautaires dans le centre.

Le Gouvernement tient à rassurer qu’avec leur montée en puissance, les forces armées maliennes sont à mesure de prendre en compte les changements de la situation sécuritaire. Les dispositions sont prises afin qu'il ne se crée un vide sécuritaire à la suite du départ des forces françaises et de la Task- force Takuba. Le Gouvernement du Mali est conscient que la sécurité de la Mission est de la responsabilité du pays hôte, qui mettra tout en œuvre pour assumer cette responsabilité. Afin de faciliter cette phase transitoire, nous invitons la MINUSMA à achever son plan d’adaptation en collaboration avec le Mali.

Concernant<strong> le renouvellement du mandat de la MINUSMA, </strong>je voudrais vous faire part ici de la position du Mali et de ses préoccupations et attentes  pour leur prise en compte par le Conseil de Sécurité.

Tout d’abord, je tiens à préciser que pour le Gouvernement du Mali, il est essentiel que le mandat soit centré sur la protection des populations civiles et l’appui au rétablissement de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble de son territoire.

Dans cette perspective, il est indispensable de mieux définir et articuler la notion de protection des civils dans un contexte de guerre asymétrique. Il y a lieu de clarifier contre qui on veut protéger les populations, sachant que la menace principale provient des groupes armés terroristes. Comment la MINUSMA peut-elle protéger les populations si elle n’est en mesure de faire face à la menace?

Dans ce contexte, le mandat de la MINUSMA doit obligatoirement prendre en compte la montée en puissance des forces de défense et de sécurité du Mali, qui sont désormais en première ligne face aux groupes terroristes.

De même, dans le cadre du renouvellement sus-évoqué du mandat de la MINUSMA et <strong>la demande d’appui aérien de Barkhane,</strong> le Gouvernement du Mali exprime son opposition ferme à l’intervention sur son territoire de la force française Barkhane, après la décision unilatérale de retrait de ladite force et la dénonciation par le Mali des Accords de défense avec la France. Nous en appelons au respect de la souveraineté du Mali et des décisions prises par les autorités maliennes à cet égard.

Ensuite, le Gouvernement du Mali souligne la nécessité d’une meilleure coordination des actions de la MINUSMA avec l’Etat malien de manière à assurer une pleine efficacité dans l’accomplissement de son futur mandat. Le Gouvernement du Mali souligne également la nécessité pour la MINUSMA de travailler étroitement et véritablement avec les autorités et les parties prenantes maliennes pour aider le Mali à protéger ses populations civiles et à restaurer son autorité sur l’ensemble de son territoire.

&nbsp;

Sur <strong>les</strong> <strong>allégations de restrictions imposées à la MINUSMA</strong>, il est à préciser que le Gouvernement malien n'a pris aucune mesure restrictive visant particulièrement la MINUSMA. La mise en place de mesures de restriction temporaire sur une partie de l'espace aérien national, qui est une décision souveraine, vise un double objectif. Il s'agit d'abord de protéger les forces maliennes engagées dans une nouvelle posture dynamique et offensive pour reprendre l'initiative et réduire la capacité de nuisance des groupes terroristes sur les populations maliennes. Le succès de cette dynamique repose sur la liberté de manœuvre des forces nationales. Le deuxième objectif est de maîtriser les risques pour le trafic aérien, liés à l'utilisation intensive de la troisième dimension par les forces maliennes, notamment avec des vols d'aéronefs militaires, y compris sans pilote, et des tirs d'artillerie fréquents. En effet, la sécurité et la sûreté des usagers de l'espace aérien malien constituent une responsabilité régalienne de l'Etat. Il est donc nécessaire que des mesures de coordination soient mises en place pour éviter tout incident malheureux. Il est à noter que tous les vols demandés par la MINUSMA sont autorisés dès lors que la coordination nécessaire est faite, que les risques à la circulation aérienne sont maîtrisés, et que cela n'interfère pas de manière négative avec les opérations militaires en cours.

Relativement à la question du<strong> retour à l’ordre constitutionnel au Mali, évoquée par le Secrétaire général dans son rapport et par plusieurs membres du Conseil de sécurité</strong>, je voudrais rappeler l’attachement du peuple malien à la démocratie. Le décret n°2022-0335/PT-RM du 07 juin 2022 fixe la durée de la transition à 24 mois, à partir du 26 mars 2022. De même, le décret n°2022-0342/PT-RM du 10 juin 2022 a créé, auprès du Président de la Transition, une Commission de rédaction d’un avant-projet de constitution de la République du Mali, dans le cadre de la Refondation. Il s’agit de la manifestation de l’engagement des autorités nationales pour le retour à l’ordre constitutionnel. Dans les tout prochains jours, une nouvelle loi électorale sera adoptée par le Conseil National de Transition et le Gouvernement procédera à la publication du chronogramme de la Transition.

De même, dans le cadre de la poursuite du dialogue avec la CEDEAO,  un mécanisme de suivi sera mis en place en concertation avec le Comité local de suivi de la Transition, comprenant les Nations Unies et l’Union Africaine. De ce fait, le Gouvernement du Mali  fonde l’espoir d’une levée très prochaine des sanctions qui frappent injustement les populations maliennes et qui affectent l’économie du pays. A cet égard, mon Gouvernement exprime sa profonde reconnaissance à toutes les personnalités qui œuvrent inlassablement à l’atteinte de ce résultat, notamment le Président de la République Togolaise, Son Excellence Faure Essozimna Gnassingbé et le Médiateur de la CEDEAO, Monsieur Goodluck Jonathan.

<strong> </strong>

<strong>Monsieur le Président ;</strong>

<strong>Mesdames, Messieurs les membres du Conseil de sécurité ;</strong>

Le Secrétaire général et plusieurs membres du Conseil se sont préoccupés de <strong>la situation des droits de l’homme au Mali</strong>. Je tiens à souligner que le Gouvernement reste très attaché à respecter et à faire respecter les droits de l’homme, aussi bien pour les forces nationales qu’internationales.

Je tiens également à redire qu’il n’y a aucune volonté délibérée des autorités maliennes d’accorder des primes à l’impunité, s’agissant des cas avérés de violations des droits de l’homme. Ainsi, la justice malienne est systématiquement saisie chaque fois que des cas de violations des droits de l’homme sont signalés, y compris lorsque ces allégations sont portées contre les Forces de défense et de sécurité maliennes. C’est dire l’engagement du Gouvernement du Mali, malgré les nombreux défis, à ne ménager aucun effort pour lutter contre l’impunité.

Toutefois, le Gouvernement du Mali voudrait appeler l’attention du Conseil sur les risques de politisation et d’instrumentalisation des droits de l’homme aux fins d’agendas cachés et sur la multiplicité des mécanismes des droits de l’homme et leurs poids croissant sur le fonctionnement de l’Administration malienne, dont les cadres doivent répondre à leurs sollicitations nombreuses, simultanées et souvent pas coordonnées, au moment où les populations ont le plus besoin de leurs services.

Le Gouvernement du Mali tient à rappeler que l’amélioration de la situation des droits de l’homme est étroitement liée au progrès sur le plan sécuritaire, ainsi que le retour des représentants de l’Etat et des services sociaux de base au profit des populations. Et c’est pour réaliser ces objectifs majeurs que le Mali a fait appel à l’appui de la communauté internationale.

Pour clore ce chapitre des droits de l’homme, je tiens à rappeler que le Gouvernement du Mali a rejeté certaines allégations de violation et d’atteinte aux droits de l’homme attribuées aux Forces de défense et de sécurité maliennes, dans la dernière note trimestrielle de la MINUSMA. En effet, à l’issue d’enquêtes minutieuses, nous nous sommes rendus que ces allégations sont tendancieuses, non recoupées, rapportées selon des témoignages non contradictoires et ne s’appuyant sur aucune preuve tangible. Je saisis cette occasion pour rejeter totalement la fausse impression que cette note trimestrielle de la MINUSMA donne et selon laquelle les violences exercées par les Forces maliennes ciblent des personnes appartenant à certaines communautés ethniques.

D’évidence, ces allégations ont pour objectif de ternir l’image des Forces armées maliennes et de les discréditer vis-à-vis des populations et de la communauté internationale.

Cependant, le Gouvernement du Mali reste ouvert à tout dialogue constructif avec les organisations de défense des droits de l’homme, y compris la Commission nationale des droits de l’homme, afin de lutter contre l’impunité.

<strong> </strong>

<strong>Monsieur le Président,</strong>

Sur <strong>la dimension régionale</strong>, j’ai entendu plusieurs membres du Conseil regretter<strong> le retrait du Mali du G5 Sahel, y compris la Force conjointe</strong>. Je voudrais leur rappeler qu’il s’agit là d’une décision souveraine du Mali, en réponse aux violations des traités fondateurs de l’Organisation, à la politique de deux poids deux mesures et aux ingérences extérieures hostiles à l’égard d’un Etat membre fondateur. Le retrait du Mali a été formellement notifié aux instances du G5 Sahel. J’invite le Conseil de sécurité à prendre acte de cette décision et à en tirer toutes les conséquences dans la mise en œuvre du mandat de la MINUSMA. De ce fait, le G5 Sahel n’a plus vocation à intervenir sur le territoire malien.

Cependant, le Gouvernement de la République du Mali reste fidèle à son attachement à l’intégration et aux coopérations régionales pour la réalisation d’objectifs qui servent les intérêts des peuples africains. A cet égard, le Mali va poursuivre sa coopération bilatérale avec les pays concernés, ainsi que son partenariat sécuritaire régional dans le cadre de mécanismes appropriés, dans un esprit de bon voisinage, d’amitié, de fraternité et de solidarité.

<strong>Monsieur le Président ;</strong>

<strong>Mesdames, Messieurs les membres du Conseil de sécurité ;</strong>

Le Gouvernement demeure conscient que la résolution durable de la crise malienne reste la responsabilité principale des Maliennes et des Maliens. La partie malienne reste donc déterminée à jouer toute sa partition pour le retour de la paix et de la sécurité sur l’ensemble du territoire national, en faisant recours aux leviers politique, sécuritaire, du développement socio-économique, de la justice et de la réconciliation.

Cependant, la réalisation de ces chantiers ambitieux requiert une lecture lucide, pragmatique, réaliste et holistique de la situation mais également la compréhension et l’accompagnement de l’ensemble des partenaires du Mali.

Le peuple et le Gouvernement du Mali réitèrent leur appréciation et leurs remerciements pour l’énorme contribution des Nations Unies aux efforts de stabilisation en cours dans mon pays, à travers notamment la MINUSMA.

Pour conclure, je rends hommage à la mémoire de toutes les victimes de cette crise, civiles comme militaires, étrangères comme maliennes, tombées sur le champ d’honneur au Mali.

<strong>Je vous remercie de votre aimable attention.</strong>
<h1></h1>
<strong> </strong>

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<title>Mandat de la MINUSMA :  Un renouvellement sous conditions</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mandat-de-la-minusma-un-renouvellement-sous-conditions-2980390.html</link>
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<pubDate>Sat, 18 Jun 2022 10:53:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les membres du Conseil de Sécurité des Nations unies doivent décider d’ici la fin du mois du renouvellement du mandat de la Minusma.</em></strong>

Alors que l’armée française poursuit son désengagement avec la rétrocession de leurs bases aux Famas, le Conseil de Sécurité se penche sur la situation politique et sécuritaire du pays. L’émissaire de l’Onu au Mali a fait une analyse de la situation politique et sécuritaire du Mali aux membres du Conseil avant l’ouverture des débats sur le renouvellement ou non du mandat de la force onusienne.

Pour le renouvellement, le Mali a fait des observations et posé des conditions. Selon le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, il est essentiel que le mandat soit centré sur la protection des populations civiles et l’appui au rétablissement de l’autorité de l’État sur l’ensemble de son territoire. « <em>Le Mali trouve indispensable de mieux définir et articuler la notion de protection des civils dans un contexte de guerre asymétrique </em>», précise-t-il. « <em>Dans ce contexte, le mandat de la Minusma doit obligatoirement prendre en compte la montée en puissance des forces de défense et de sécurité du Mali, qui sont désormais en première ligne face aux groupes terroristes</em> ».

&nbsp;

<strong>Ousmane Mahamane </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Après l&amp;apos;intervention du ministre Abdoulaye Diop devant le Conseil de sécurité de l&amp;apos;ONU :  La Minusma désormais obligée dechanger de posture et de paradigme</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/apres-lintervention-du-ministre-abdoulaye-diop-devant-le-conseil-de-securite-de-lonu-la-minusma-desormais-obligee-dechanger-de-posture-et-de-paradigme-2980322.html</link>
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<pubDate>Sat, 18 Jun 2022 01:46:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>A l'occasion de l'examen par le Conseil de sécurité du rapport du Secrétaire général des Nations Unies sur la situation au Mali, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a livré un discours qui fixe désormais le cap du Mali dans ses nouveaux partenariats. Sans surprise, il a pris en compte dans son intervention l'ensemble des préoccupations soulevées par les membres dudit conseil. Notons que son intervention a été appréciée par l'ensemble des Maliens et plusieurs panafricanistes.</em></strong>

L'occasion était bonne pour le ministre Diop d'exprimer la gratitude du gouvernement et du peuple malien à l'endroit de l'Organisation des Nations Unies pour les efforts et, souvent, les sacrifices consentis pour le retour de la paix et de la stabilité au Mali. Avant de remercier le chef de la Minusma, El-Ghassim Wane, pour la présentation du rapport du Secrétaire général sur la situation au Mali. Et d'ajouter que le Mali, pays en guerre contre le terrorisme et l'insécurité, continue de faire face à une crise multidimensionnelle consécutive à l'intervention en Libye qui lui a fait perdre les deux tiers de son territoire. Malgré le soutien international apporté depuis 2013, la situation sécuritaire n'a fait qu'empirer.

Une crise multidimensionnelle consécutive à l'intervention en Libye. A ses dires, l'insécurité qui était localisée dans le Nord du pays s'est répandue au Centre, avant de se propager sur tout le territoire et atteindre les pays voisins et même certains pays côtiers. C'est dire que les résultats atteints n'ont pas été à la hauteur des attentes des populations maliennes et de la région.

Pour inverser cette tendance, poursuit-il, le peuple malien a décidé de prendre son destin en mains et de jouer pleinement sa partition. Dans cette perspective, le Gouvernement du Mali a développé des stratégies et consenti des sacrifices énormes en investissant massivement dans son appareil de défense et de sécurité. Cet investissement a permis une montée en puissance des forces armées maliennes qui enregistrent des résultats remarquables sur le terrain.

Selon lui, plusieurs membres du Conseil de sécurité ont souligné la nécessité d'accélérer la mise en œuvre de l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d'Alger. <em>"Je voudrais commencer par dire que le Gouvernement du Mali est surpris que le rapport relève que les Mouvements signataires ont dénoncé l'enrôlement de 2 000 nouveaux éléments devant être déployés dans les régions du nord dans le cadre du recrutement spécial. Le Gouvernement n'a reçu aucune plainte d'un quelconque groupe dans ce sens",</em> a-t-il martelé.

Toutefois, il rassurera que le recrutement spécial initié par l'État-major général vise les éléments des groupes d'auto-défense ainsi que la récupération des armes. Et d'ajouter que l'objectif final est la réduction de la violence dans leurs localités de stationnement. En aucune manière, renchérit-il, ce recrutement ne saurait interférer avec le processus de Désarmement, Démobilisation et réintégration/réinsertion (DDR) de l'Accord qui concerne les combattants des mouvements signataires de l'Accord, déjà enregistrés dans la base de données de la Commission nationale DDR.

<strong>Engagement du Mali dans la mise en œuvre de l'Accord</strong>

Le Ministre a ensuite exprimé l'engagement du gouvernement malien dans la mise en œuvre diligente et intelligente de l'Accord pour la paix et la réconciliation. A cet égard, il rappellera que, de sa signature à nos jours, la mise en œuvre de l'Accord a connu des avancées notoires qui ont été accomplies, notamment sur les plans politique, sécuritaire, du développement, de la justice et de la réconciliation.

A l'entendre, les recommandations des Assises nationales de la refondation de décembre 2021 participent de l'engagement du Gouvernement dans la mise en œuvre de l'Accord, notamment celles relatives à l'élaboration d'une nouvelle Constitution, pour instituer, entre autres, le Sénat, et l'accélération du processus de décentralisation et de déconcentration de l'Etat ainsi que les progrès réalisés dans le processus de DDR, tout comme dans la participation de plus en plus significative des femmes au processus de paix, y compris au niveau du Comité de Suivi de l'Accord.

Sur la situation sécuritaire, il dira que le Gouvernement indique qu'avec la montée en puissance des forces armées maliennes (Fama), des résultats probants ont été enregistrés sur le terrain, notamment la neutralisation d'importants membres de Katibats terroristes, la récupération des matériels, la libération des localités du joug des terroristes, la destruction des sanctuaires terroristes et le retour de populations déplacées.

A la faveur de cette montée en puissance des forces armées nationales, les populations maliennes ont également constaté, pour s'en réjouir, une nette amélioration, depuis décembre 2021, de la situation politique, sécuritaire, humanitaire, de même qu'une diminution significative des violences intercommunautaires dans le centre du pays.

<strong>Définir et articuler la notion </strong>

<strong>de protection des civils</strong>

Aux dires du ministre Diop, le Gouvernement tient à rassurer qu'avec leur montée en puissance, les forces armées maliennes sont en mesure de prendre en compte les changements de la situation sécuritaire. Les dispositions sont prises afin qu'il ne se crée aucun vide sécuritaire à la suite du départ des forces françaises et de la Task- force Takuba. <em>"Le Gouvernement du Mali est conscient que la sécurité de la Mission est de la responsabilité du pays hôte, qui mettra tout en œuvre pour assumer cette responsabilité. Afin de faciliter cette phase transitoire, nous invitons la Minusma à achever son plan d'adaptation en collaboration avec le Mali"</em>, a déclaré le chef de diplomatie malienne.

Concernant le renouvellement du mandat de la Minusma, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a exprimé la position du Mali et ses préoccupations ainsi que les attentes pour leur prise en compte par le Conseil de sécurité.

Tout d'abord, il a tenu à préciser que pour le Gouvernement du Mali, il est essentiel que le mandat soit centré sur la protection des populations civiles et l'appui au rétablissement de l'autorité de l'Etat sur l'ensemble de son territoire.

Dans cette perspective, il dira qu'il est indispensable de mieux définir et articuler la notion de protection des civils dans un contexte de guerre asymétrique. Il y a lieu de clarifier contre qui on veut protéger les populations, sachant que la menace principale provient des groupes armés terroristes.

<strong>Prendre en compte la montée en puissance des forces de défense et de sécurité du Mali</strong>

Dans ce contexte, précise-t-il, le mandat de la Minusma doit obligatoirement prendre en compte la montée en puissance des forces de défense et de sécurité du Mali qui sont désormais en première ligne face aux groupes terroristes.

De même, dans le cadre du renouvellement du mandat de la Minusma et la demande d'appui aérien de Barkhane, poursuit Diop, le Gouvernement du Mali exprime son opposition ferme à l'intervention sur son territoire de la force française Barkhane, après la décision unilatérale de retrait de ladite force et la dénonciation par le Mali des Accords de défense avec la France. <em>"Nous en appelons au respect de la souveraineté du Mali et des décisions prises par les autorités maliennes à cet égard".</em>

Selon le ministre Diop, le Gouvernement du Mali souligne la nécessité d'une meilleure coordination des actions de la Minusma avec l'Etat malien de manière à assurer une pleine efficacité dans l'accomplissement de son futur mandat. Et de poursuivre que le Gouvernement du Mali souligne également la nécessité pour la Minusma de travailler étroitement et véritablement avec les autorités et les parties prenantes maliennes pour aider le Mali à protéger ses populations civiles et à restaurer son autorité sur l'ensemble de son territoire.

Sur les allégations de restrictions imposées à la Minusma, le chef de la diplomatie malienne a précisé que le Gouvernement malien n'a pris aucune mesure restrictive visant particulièrement la Minusma. La mise en place de mesures de restriction temporaire sur une partie de l'espace aérien national, qui est une décision souveraine, vise un double objectif. Il s'agit d'abord de protéger les forces maliennes engagées dans une nouvelle posture dynamique et offensive pour reprendre l'initiative et réduire la capacité de nuisance des groupes terroristes sur les populations maliennes. Le succès de cette dynamique repose sur la liberté de manœuvre des forces nationales.

Le deuxième objectif est de maîtriser les risques pour le trafic aérien, liés à l'utilisation intensive de la troisième dimension par les forces maliennes, notamment avec des vols d'aéronefs militaires, y compris sans pilote et des tirs d'artillerie fréquents.

En effet, dit-il, la sécurité et la sûreté des usagers de l'espace aérien malien constituent une responsabilité régalienne de l'Etat. Il est donc nécessaire que des mesures de coordination soient mises en place pour éviter tout incident malheureux. Il est à noter que tous les vols demandés par la Minusma sont autorisés dès lors que la coordination nécessaire est faite, que les risques à la circulation aérienne sont maîtrisés et que cela n'interfère pas de manière négative avec les opérations militaires en cours.

<strong>Attachement du peuple malien </strong>

<strong>à la démocratie</strong>

Relativement à la question du retour à l'ordre constitutionnel au Mali, évoquée par le Secrétaire général dans son rapport et par plusieurs membres du Conseil de sécurité, il a rappelé l'attachement du peuple malien à la démocratie. Selon lui, le décret n°2022-0335/PT-RM du 07 juin 2022 fixe la durée de la Transition à 24 mois, à partir du 26 mars 2022 et le décret n°2022-0342/PT-RM du 10 juin 2022 a créé, auprès du président de la Transition, une Commission de rédaction d'un avant-projet de constitution de la République du Mali dans le cadre de la Refondation. Ce sont des manifestations de l'engagement des autorités nationales pour le retour à l'ordre constitutionnel.

<strong>Publication du chronogramme </strong>

<strong>de la Transition</strong>

Dans les tout prochains jours, une nouvelle loi électorale sera adoptée par le Conseil national de Transition et le Gouvernement procédera à la publication du chronogramme de la Transition.

De même, déclare-t-il, dans le cadre de la poursuite du dialogue avec la Cédéao, un mécanisme de suivi sera mis en place en concertation avec le Comité local de suivi de la Transition, comprenant les Nations Unies et l'Union africaine. De ce fait, le Gouvernement du Mali fonde l'espoir d'une levée très prochaine des sanctions qui frappent injustement les populations maliennes et qui affectent l'économie du pays.

A cet égard, il a exprimé la profonde reconnaissance du gouvernement à toutes les personnalités qui œuvrent inlassablement à l'atteinte de ce résultat, notamment le président de la République Togolaise, Faure Gnassingbé, et le Médiateur de la Cédéao, Goodluck Jonathan. Pour Diop, le Secrétaire général et plusieurs membres du Conseil se sont préoccupés de la situation des droits de l'homme au Mali. Ainsi, il a tenu à souligner que le Gouvernement reste très attaché à respecter et à faire respecter les droits de l'homme, aussi bien pour les forces nationales qu'internationales. Avant de marteler que les autorités maliennes n'ont aucune volonté délibérée d'accorder des primes à l'impunité, s'agissant des cas avérés de violations des droits de l'homme. Ainsi, la justice malienne est systématiquement saisie chaque fois que des cas de violations des droits de l'homme sont signalés, y compris lorsque ces allégations sont portées contre les Forces de défense et de sécurité maliennes.

<strong>Risques de politisation et d'instrumentalisation des droits de l'homme</strong>

Toutefois, il a appelé l'attention du Conseil sur les risques de politisation et d'instrumentalisation des droits de l'homme aux fins d'agendas cachés et sur la multiplicité des mécanismes des droits de l'homme et leur poids croissant sur le fonctionnement de l'Administration malienne dont les cadres doivent répondre à leurs sollicitations nombreuses, simultanées et souvent pas coordonnées, au moment où les populations ont le plus besoin de leurs services.

<em>"L'amélioration de la situation des droits de l'homme est étroitement liée au progrès sur le plan sécuritaire, ainsi que le retour des représentants de l'Etat et des services sociaux de base au profit des populations. Et c'est pour réaliser ces objectifs majeurs que le Mali a fait appel à l'appui de la communauté internationale"</em>, fait remarquer le ministre Diop.

En ce concerne certaines allégations de violation et d'atteinte aux droits de l'homme attribuées aux Forces de défense et de sécurité maliennes dans la dernière note trimestrielle de la Minusma, il dira que le gouvernement rejette celles-ci. En effet, à l'issue d'enquêtes minutieuses, le gouvernement malien s'est rendu compte que ces allégations sont tendancieuses, non recoupées, rapportées selon des témoignages non contradictoires et ne s'appuyant sur aucune preuve tangible. <em>"Je saisis cette occasion pour rejeter totalement la fausse impression que cette note trimestrielle de la Minusma donne et selon laquelle les violences exercées par les Forces maliennes ciblent des personnes appartenant à certaines communautés ethniques"</em>, a-t-il martelé.

D'évidence, ces allégations ont pour objectif de ternir l'image des Forces armées maliennes et de les discréditer vis-à-vis des populations et de la Communauté internationale. Cependant, rassure-t-il, le Gouvernement du Mali reste ouvert à tout dialogue constructif avec les organisations de défense des droits de l'homme, y compris la Commission nationale des droits de l'homme afin de lutter contre l'impunité.

<strong>Sur la dimension régionale</strong>

Il dira qu'il a entendu plusieurs membres du Conseil regretter le retrait du Mali du G5 Sahel, y compris la Force conjointe. Sur ce point, il a rappelé qu'il s'agit d'une décision souveraine du Mali, en réponse aux violations des traités fondateurs de l'Organisation, à la politique de deux poids deux mesures et aux ingérences extérieures hostiles à l'égard d'un Etat membre fondateur.

Il ajoutera que le retrait du Mali a été formellement notifié aux instances du G5 Sahel. <em>"J'invite le Conseil de sécurité à prendre acte de cette décision et à en tirer toutes les conséquences dans la mise en œuvre du mandat de la Minusma. De ce fait, le G5 Sahel n'a plus vocation à intervenir sur le territoire malien"</em>, a prévenu le ministre Diop.

Cependant, le Gouvernement de la République du Mali reste fidèle à son attachement à l'intégration et à la coopération régionales pour la réalisation d'objectifs qui servent les intérêts des peuples africains.

A cet égard, le Mali va poursuivre sa coopération bilatérale avec les pays concernés, ainsi que son partenariat sécuritaire régional dans le cadre de mécanismes appropriés, dans un esprit de bon voisinage, d'amitié, de fraternité et de solidarité.

<strong>Synthèse de Boubacar PAÏTAO</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Abdoulaye Diop à l’occasion du renouvellement du mandat de la Minusma: le plaidoyer historique</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/abdoulaye-diop-a-loccasion-du-renouvellement-du-mandat-de-la-minusma-le-plaidoyer-historique-2980225.html</link>
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<pubDate>Thu, 16 Jun 2022 20:17:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Info-Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La situation de notre pays était, ce lundi 13 juin 2022, au centre d’une séance spéciale du conseil de sécurité des Nations unies. En huis clos, les membres du conseil se sont exprimés sur la situation politique, sécuritaire et humanitaire de notre pays. Le secrétaire général et son représentant spécial au Mali, El-Ghassim Wane, ont donné les premières salves accusatrices.

Comme sous influence, la majorité du conseil déplore que le Mali ne soit pas parvenu à un accord avec la CEDEAO et ait pris la décision de quitter le G5. Estimant indispensable une feuille de route claire, vers le rétablissement de l’ordre constitutionnel, les membres du conseil ont encouragé notre pays à parvenir à un accord avec la CEDEAO.

Également dans leur viseur, ils se sont plaint des lenteurs des progrès dans la mise en œuvre de l’Accord de paix d’Alger malgré les assurances données par le ministre Diop quant à l’engament de son gouvernement pour la mise en œuvre « diligente et intelligente » de l’Accord pour la paix et la réconciliation qui a connu des avancées notoires.

Sur le renouvellement du mandat de la MINUSMA, le Mali, à travers son ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale, a tenu à être clair quant à sa position et à ses préoccupations et attentes…

<strong><em>Voici les principaux points évoqués par les membres du conseil de sécurité</em></strong> :

<strong>Chronogramme de la Transition</strong>

Tous les intervenants, à l’exception des représentants de Russie et de la Chine, ont prôné qu’une solution soit rapidement trouvée à l’impasse politique entre notre pays et la CEDEAO pour envisager une levée des sanctions lors du sommet du 3 juillet prochain.

En effet, pour ce qui est de l’annonce du délai de 24 mois pour la Transition, l’écrasante majorité des membres du conseil prend note, mais sont loin de l’approuver.

Le Mali, ont-ils argumenté, a besoin d’une feuille de route claire vers le rétablissement de l’ordre constitutionnel, et pour y parvenir, la société civile doit être associée à tout plan de transition élaboré par les autorités maliennes. L’absence d’accord sur la feuille de route transitoire, ajoutent certains, a un impact négatif sur les activités de la MINUSMA, ainsi que sur la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation.

C’est pourquoi les membres du conseil de sécurité ont-ils plaidé et exhorté notre pays à poursuivre ses échanges avec la CEDEAO afin de parvenir à un accord sur la transition et à une levée des sanctions. Tous souhaitent un retour rapide à l’ordre constitutionnel.

Seuls six (6) intervenants (le ministre Abdoulaye Diop du Mali, la Directrice de l’ONG Mali Muso, Sadya Touré du Mali, les représentants de la Chine, du Brésil, du Mexique et de la Russie) ont plaidé pour la levée prochaine des sanctions contre le Mali.

Pour rassurer les membres du conseil sur la question du retour à l’ordre constitutionnel au Mali, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a rappelé l’attachement du peuple malien à la démocratie. Évoquant les récents décrets relatifs à la fixation de la durée de la transition à 24 mois, à partir du 26 mars 2022 et créant auprès du Président de la Transition, une Commission de rédaction d’un avant-projet de Constitution, dans le cadre de la Refondation, Abdoulaye Diop a estimé qu’il s’agissait là de la manifestation de l’engagement des autorités de la transition pour le retour à l’ordre constitutionnel. Abondant dans le même sens, il a révélé qu’une nouvelle loi électorale sera très bientôt adoptée par le Conseil National de Transition (CNT) et que le Gouvernement procédera à la publication du chronogramme de la Transition.

<strong>Relations Mali-Minusma</strong>

L’une des préoccupations des membres du Conseil de sécurité lors de la séance de ce lundi 13 juin 2022 était relative aux relations entre l’État et la force onusienne.

En dehors du représentant de la Chine et celle de la Russie, la plupart des membres du Conseil ont demandé à l’État de respecter l’accord sur le statut de la force et de garantir la liberté de mouvement de la Mission (Mexique) et de cesser toute entrave aux activités de la MINUSMA et aux relèves des contingents.  La MINUSMA, souhaitent-ils, doit pouvoir accéder aux zones où il y a allégations de violations de droits de l’homme pour mener ses enquêtes et publier ses rapports (France). En d’autres termes pour permettre à la MINUSMA de mener à bien son mandat au Mali, le Mali doit éviter d’édicter des restrictions de déplacement à l’encontre de la Minusma. Comme si cette mission était de se balader à la recherche d’atteintes aux droits de l’homme.

Enfin certains membres du conseil de sécurité ont déploré le retard dans la rotation des contingents africains de la Minusma, sachant que certaines troupes ont passé plus d’un an avec la MINUSMA par suite du non-octroi des autorisations de vol.

Sur la question le ministre au nom du gouvernement a promis que le Mali ne fera aucune restriction à la liberté de circulation de la Minusma pour remplir son mandat. Selon le ministre Abdoulaye Diop tous les vols demandés par la MINUSMA sont autorisés dès lors que la coordination nécessaire est faite, que les risques à la circulation aérienne sont maîtrisés, et que cela n’interfère pas de manière négative avec les opérations militaires en cours.

<strong>Soutien aérien de Barkhane</strong>

Pour le renouvellement du mandat de la Minusma, le représentant de la France au Conseil de sécurité a informé les membres du conseil que la France entendait poursuivre son soutien à la Minusma sur le plan aérien, et estimé que ce soutien était nécessaire à la sécurité des Casques bleus notamment.

Pour sa part, notre ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale a répliqué en faisait savoir que « le Gouvernement du Mali exprime son opposition ferme à l’intervention sur son territoire de la force française Barkhane ». Abdoulaye Diop a appelé le Conseil de sécurité « au respect de la souveraineté du Mali et des décisions prises par les autorités maliennes à cet égard. »

Le Gouvernement du Mali, a-t-il dit, est conscient que la sécurité de la Mission est de la responsabilité du pays hôte, qui mettra tout en œuvre pour assumer cette responsabilité.

<strong>Mise en œuvre de l’APR</strong>

La plupart des membres du conseil de sécurité des Nations unies, exception faite du représentant du Brésil, se sont plaint à la suite du représentant spécial du secrétaire général, Chef de la Minusma des lenteurs des progrès dans la mise en œuvre de l’Accord de paix d’Alger. Pour El-Ghassim Wane, l’incertitude liée à la durée de la transition a rendu plus difficile la réalisation d’avancées dans certains domaines, dont l’engagement soutenu en faveur de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation de 2015.

En réponse à ces critiques, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali, a déclaré que son gouvernement reste pleinement engagé dans la mise en œuvre « diligente et intelligente » de l’Accord pour la paix et la réconciliation, qui a connu des avancées notoires, notamment sur les plans politique, sécuritaire, du développement, de la justice et de la réconciliation.

<strong>Sur le renouvellement du mandat de la Minusma</strong>

Évoquant le renouvellement du mandat de la MINUSMA, seuls les représentants du Ghana, de la Russie et de Chine ont plaidé pour qu’il soit adapté à ses objectifs.  Ces membres favorables à un mandat plus robuste ont toutefois demandé un soutien plus important en matière de contingents, de renforcement des capacités sur les actions antiterroristes et de soutien logistique, y compris pour le transport aérien. Cependant, les membres du conseil de sécurité se plaisent à rappeler que même avec un mandat approprié donné par le Conseil, il n’y aura pas de résultats positifs pour la Minusma sans la coopération des autorités hôtes.

Sur le renouvellement du mandat de la MINUSMA, le Mali à travers son ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale a tenu à être clair quant à la position du Mali et à ses préoccupations et attentes :

1°) Le Mali tient tout d’abord, à ce que le mandat soit centré sur la protection des populations civiles et l’appui au rétablissement de l’autorité de l’État sur l’ensemble de son territoire.

2°) Le Mali souhaite que le mandat de la Minusma  puiisse obligatoirement prendre en compte la montée en puissance des forces de défense et de sécurité du Mali

3°) Le Mali s’oppose l’intervention de la force française Barkhane sur son territoire et appelle le Conseil de sécurité au respect de la souveraineté du Mali et des décisions prises par les autorités maliennes à cet égard.

4°) Le Mali demande une nécessaire et meilleure coordination des actions de la Minusma avec l’État malien. En d’autres termes la nécessité pour la MINUSMA de travailler étroitement et véritablement avec les autorités et les parties prenantes maliennes

<strong>Respect des droits de l’homme</strong>

Tel un procureur, le Représentant spécial du Secrétaire général, chef de la Minusma, El-Ghassim Wane, a requis à charge contre notre pays ce lundi 13 juin 2022 devant le conseil de sécurité des Nations unies en matière de respect des droits de l’homme. À sa suite plusieurs membres du conseil ont évoqué une forte augmentation des violations des droits de l’homme dans notre pays, violations dont les auteurs présumés seraient des membres des groupes extrémistes et les forces de sécurité maliennes positionnées dans le centre du Mali.  Ils ont demandé des enquêtes rapides de manière à permettre la poursuite des auteurs des violations des droits de l’homme.

Pour le chef de la Minusma, le succès des opérations dirigées par le Mali dépendra de deux facteurs : une approche globale qui réponde aux enjeux institutionnels, de gouvernance et socioéconomiques et le respect des droits humains et du droit international humanitaire.

Enfin certains membres de conseil ont demandé qu’un accès humanitaire sans entrave soit garanti dans tout le Mali et que les travailleurs humanitaires soient protégés.

Réitérant la position du Gouvernement du Mali, le ministre Abdoulaye Diop a appelé l’attention du Conseil sur les risques de politisation et d’instrumentalisation des droits de l’homme aux fins d’agendas cachés.

Il a tenu à rappeler que l’amélioration de la situation des droits de l’homme est étroitement liée au progrès sur le plan sécuritaire, ainsi que le retour des représentants de l’État et des services sociaux de base au profit des populations.

<strong>Augmentation des effectifs de la Minisma</strong>

À la suite du rapport du secrétaire général, certains membres du conseil ont plaidé pour une augmentation des effectifs de la Mission, comme proposé par le Secrétaire général en juillet 2021, afin qu’elle soit en mesure de protéger son personnel, ses convois et ses camps, ce qui suppose des ressources supplémentaires.

<strong>Alors dans ce cas pourquoi l’ONU a recours à Barkhane pour protéger la Minusma ?</strong>

Le Mali qui avait déjà donné sa position sur la question estime qu’il est indispensable de mieux définir et articuler la notion de protection des civils dans un contexte de guerre asymétrique. Il y a lieu de clarifier contre qui on veut protéger les populations, sachant que la menace principale provient des groupes armés terroristes. Comment la MINUSMA peut-elle protéger les populations si elle n’est en mesure de faire face à la menace ?

<strong>Retrait de la Force G5</strong>

La plupart des membres du conseil de sécurité intervenant sur la question ont exprimé leur regret quant à la décision du Mali de se retirer de la Force conjointe du G5 Sahel, surtout après les décisions de retrait des forces françaises et autres partenaires du Mali.

Sur le retrait du Mali du G5 Sahel, y compris la Force conjointe le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a rappelé qu’il s’agit là d’une décision souveraine de notre pays en réponse aux violations des traités fondateurs de l’Organisation, à la politique de deux poids deux mesures et aux ingérences extérieures hostiles à l’égard d’un État membre fondateur. Il a invité le Conseil de sécurité à prendre acte de cette décision et à en tirer toutes les conséquences dans la mise en œuvre du mandat de la MINUSMA. En clair, a-t-il ajouté, le G5 Sahel n’a plus vocation à intervenir sur le territoire malien.

Et l’après G5 sahel ? Il gouvernement à travers Abdoulaye Diop se veut rassurant : toutes les dispositions sont prises afin qu’il ne se crée un vide sécuritaire après le retrait de notre pays du G5 et à la suite du départ des forces françaises et de la Task- force Takuba.

<strong>Situation humanitaire</strong>

Au cours de la séance de ce lundi 13 juin 2022 devant le conseil de sécurité, la situation humanitaire « dramatique » de notre pays où près de 2 millions de personnes ont besoin d’aide alimentaire a été évoquée.

Les membres du conseil ont prôné un soutien urgent des donateurs afin de combler le déficit de 651 millions de dollars pour l’aide humanitaire au Mali. Quant au représentant des Émirats arabes unis, il a estimé qu’il faut agir vite pour éviter une famine au Mali, compte tenu de l’impact des changements climatiques.  Elle a d’ailleurs regretté l’insuffisance des fonds concédés aux pays vulnérables à ce phénomène.

<strong>Conclusion</strong>

Selon le représentant d’un pays ami du Mali au Conseil de sécurité, il importe que la communauté internationale aide notre pays à renforcer les capacités de son État afin qu’il puisse étendre son autorité sur l’ensemble du territoire et surmonter ses difficultés politiques, sécuritaires et humanitaires. Dans ce contexte, la Minusma doit assumer ses responsabilités de force déployer pour lutter contre le terrorisme et maintenir le rétablissement de l’autorité de l’État dans le nord et dans le centre.

Mais en définitive, la résolution durable de la crise laquelle notre pays est confronté reste la responsabilité principale des Maliennes et des Maliens. La nation malienne qui entend recouvrer sa souveraineté et sa dignité reste déterminée à jouer toute sa partition pour le retour de la paix et de la sécurité sur l’ensemble du territoire national ainsi que celui de l’ordre constitutionnel, en faisant recours aux leviers politique, sécuritaire, du développement socio-économique, de la justice et de la réconciliation.

Cependant, estime le chef de la diplomatie malienne, « la réalisation de ces chantiers ambitieux requiert une lecture lucide, pragmatique, réaliste et holistique de la situation, mais également la compréhension et l’accompagnement de l’ensemble des partenaires du Mali».

<strong> </strong>

<strong>Par Sikou BAH</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Soutien aérien de Barkhane à la MINUSMA :    Le refus catégorique du Mali devant le Conseil de sécurité des Nations unies</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/soutien-aerien-de-barkhane-a-la-minusma-le-refus-categorique-du-mali-devant-le-conseil-de-securite-des-nations-unies-2980038.html</link>
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<pubDate>Wed, 15 Jun 2022 16:04:23 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Conseil de sécurité des Nations unies s’est réuni lundi dernier (13 juin 2022) pour examiner et valider le rapport du Secrétaire général sur la situation au Mali. Invité à prendre la parole, le ministre Abdoulaye Diop n’est pas passé par quatre chemins pour rappeler que le Mali reste et demeure un Etat souverain qui assume ses partenariats. Et, à ce titre, il n’acceptera plus une intervention de la force Barkhane dans notre pays sous prétexte d’apporter un appui aérien à la Minusma.</strong>

«<em>Le gouvernement du Mali exprime son opposition ferme à l’intervention sur son territoire de la force française Barkhane, après la décision unilatérale de retrait de ladite force et la dénonciation par le Mali des accords de défense avec la France</em>». C’est ce qu’a martelé lundi dernier (13 juin 2022) le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, aux membres du Conseil de sécurité des Nations unies lors de l’examen du rapport du Secrétaire général sur la situation dans notre pays.

Une requête formulée dans le cadre du renouvellement du mandat de la mission onusienne. «<em>Nous en appelons au respect de la souveraineté du Mali et des décisions prises par les autorités maliennes à cet égard</em>», a-t-il souhaité. Il a profité de cette tribune pour mettre les choses au point avec la communauté internationale à propos de la coopération militaire avec la Russie. Le ministre a aussi condamné cette «<em>guerre de désinformation visant à punir le pays pour ses choix</em>».

«<em>Notre problème n’est pas Wagner, mais comment assurer la sécurité des Maliens désespérés</em>» par la détérioration de la situation sécuritaire de leur pays ! Pour le chef de la diplomatie malienne, le souci des autorités de la transition est d’assurer «<em>l’unité et l’intégrité territoriale de notre pays</em>». Et pour ce faire, le pays a jugé nécessaire d’élargir son partenariat afin de rapidement enrayer la menace terroriste qui n’a fait que s’étendre à toutes les régions du Mali. Et cela malgré la présence de la Minusma et des forces étrangères comme Barkhane et Takuba. «<em>En tant qu’Etat souverain, le Mali a le droit de choisir les partenaires qu’il veut comme chacun des pays ici présents</em>», a rappelé M. Diop aux membres du Conseil de sécurité. Et d’avertir, «<em>le Mali a le droit de choisir ses partenaires et il le fera en toute souveraineté… Le Mali n’acceptera pas qu’un partenaire lui impose que si tel partenaire vient par la porte, moi je sors par la fenêtre</em>» !

Dans son intervention, le ministre Diop s’est beaucoup appesanti sur  les allégations de violation répétée des droits humains véhiculées pour ternir l’image du pays depuis qu’il a renforcé sa coopération militaire avec la Russie. «<em>Nous ne respectons pas les droits humains pour faire plaisir à un Etat, mais parce que nous sommes un grand pays, une grande civilisation… Le gouvernement reste très attaché à respecter et à faire respecter les droits de l’Homme, aussi bien pour les forces nationales qu’internationales</em>», a souligné le chef de la diplomatie malienne.

C’est pourquoi d’ailleurs notre gouvernement reste ouvert à tout «<em>dialogue constructif</em>» avec les organisations de défense des droits humains, y compris la Commission nationale des droits de l’Homme, afin de lutter contre l’impunité. Mais le chef de la diplomatie malienne a aussi attiré l’attention du Conseil sur «<em>les risques de politisation et d’instrumentalisation des droits de l’homme aux fins d’agendas cachés et sur la multiplicité des mécanismes des droits de l’Homme et leurs poids croissant sur le fonctionnement de l’administration malienne, dont les cadres doivent répondre à leurs sollicitations nombreuses, simultanées et souvent pas coordonnées, au moment où les populations ont le plus besoin de leurs services</em>».

Le ministre Diop n’a pas également manqué de rappeler que «<em>l’amélioration de la situation des droits de l’Homme est étroitement liée au progrès sur le plan sécuritaire, ainsi que le retour des représentants de l’Etat et des services sociaux de base au profit des populations. Et c’est pour réaliser ces objectifs majeurs que le Mali a fait appel à l’appui de la communauté internationale</em>». Et c’est pourquoi, a-t-il insisté, «<em>la communauté internationale doit être à nos côtés pour aider le Mali et non pour lui créer des problèmes</em>».

Ce discours a été sans ambages sur la détermination des autorités maliennes non seulement à reconquérir l’unité nationale, l’intégrité territoriale, mais aussi à réaffirmer définitivement la souveraineté du pays et la volonté d’un rapide retour à l’ordre constitutionnel. Pour ce faire, le Mali a besoin de la communauté internationale, mais pas à tous les prix. Pas en tout cas à celui de la souveraineté nationale pour laquelle les autorités de transitions ne sont pas prêtes à faire des concessions !

<strong>Moussa Bolly</strong>

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<title>Coopération : La Chine appelle la communauté internationale à fournir une aide constructive au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/cooperation-la-chine-appelle-la-communaute-internationale-a-fournir-une-aide-constructive-au-mali-2980029.html</link>
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<pubDate>Wed, 15 Jun 2022 13:55:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le représentant permanent de la Chine auprès des Nations Unies, Zhang Jun, a appelé lundi dernier la communauté internationale à fournir une aide constructive au Mali.</strong>

La situation actuelle au Mali est compliquée en raison de divers facteurs, et la communauté internationale «<em>doit promouvoir sa conscience stratégique, trier les résultats attendus, fixer des priorités et fournir une assistance constructive de manière ciblée</em>», a proposé le diplomate chinois. La communauté internationale doit soutenir activement les efforts antiterroristes du Mali, a-t-il poursuivi, notant que le Mali se trouve en première ligne dans la lutte contre le terrorisme en Afrique et a mis en œuvre avec succès une série d’opérations militaires antiterroristes.

«<em>Nous devons nous concentrer sur la situation dans son ensemble ainsi que sur les défis globaux de la lutte contre le terrorisme en Afrique, fournir davantage de soutien au gouvernement malien en termes de financement, d’équipement et de renseignement, et respecter le droit autonome du gouvernement malien pour mener la coopération de sécurité avec ses homologues externes</em>», a-t-il souligné.

En ce qui concerne les questions relatives aux droits de l’homme mentionnées par certains pays, M. Zhang a réitéré la position de la Chine, selon laquelle les actions antiterroristes doivent respecter et protéger les droits de l’Homme, tout en s’opposant au deux poids deux mesures en matière de lutte contre le terrorisme et à la politisation des questions relatives aux droits de l’homme. «<em>La Chine a toujours soutenu les Africains pour résoudre les problèmes africains à la manière africaine. Nous prônons toujours le respect de la souveraineté et de l’indépendance politique du Mali</em>», a-t-il rappelé.

La Chine salue et encourage la poursuite de la communication entre le gouvernement malien et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) «<em>afin d’élargir le consensus et de parvenir à un accord sur les questions liées à la transition politique, de sorte que les sanctions puissent finalement être levées et que le Mali puisse réintégrer la famille de la CEDEAO dans les plus brefs délais</em>», a déclaré le diplomate chinois.

En ce qui concerne les priorités de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), M. Zhang a noté que l’objectif initial de la création de la mission par le Conseil de sécurité était d’aider le gouvernement malien à mettre en œuvre l’accord de paix et à rétablir l’autorité de l’Etat dans le nord.

<strong>Xinhua</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mali :  Quel avenir pour la Minusma ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-quel-avenir-pour-la-minusma-2979933.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 15 Jun 2022 10:08:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Dans la foulée de la présentation du rapport trimestriel de la Minusma sur la situation sécuritaire et politique au Mali. Les débats du renouvellement du mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) ont débuté ce lundi en présence de la délégation malienne conduite par Abdoulaye Diop, le chef de la diplomatie malienne.</em></strong>

A la demande du Conseil des ministres, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop est déjà aux Nations unies pour participer au débat public du Conseil de Sécurité qui s’est ouvert hier à New-York consacré au dernier rapport trimestriel de la Minusma sur la situation politique et sécuritaire au Mali. Un rapport qualifié déjà par les autorités d’infâme. Dans la foulée de cette présentation de ce rapport s’ouvre les débats du renouvellement du mandat de la Minusma.

La question du renouvellement ou non de la Minusma fait l’objet de grincement des dents presque 10 ans de présence. Les autorités maliennes veulent des nouvelles modalités pour ce renouvellement. Déjà le Mali a réduit la marge de manœuvre terrestre et aérien de la mission onusienne en interdisant tout vol des appareils de la Minusma sans l’autorisation expresse des autorités. Alors quel avenir pour la Minusma ?

Ce renouvellement du mandat de la Minusma envenime les relations entre Paris et Moscou à tel point que le dossier malien rebat les cartes de la guerre froide entre les deux blocs.

Si le bloc des occidentaux mené par la France veut un renouvellement plus robuste centré sur des prérogatives en matière de droits de l’homme. Moscou, Pékin et ses pays satellitaires veulent contrecarrer cette proposition. Selon des sources diplomatiques Moscou menace même d’utiliser son droit de véto à l’issue de ce renouvellement pour remodeler le mandat de la Minusma. Pour bon nombre d’analystes, la Russie veut réduire la marge de manœuvre de la Minusma pour permettre aux groupes Wagner d’opérer au Mali sans s’inquiéter des questions de droits de l’homme.

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<strong>Ousmane Mahamane</strong>

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<title>ONU : le Conseil de sécurité divisé sur la situation au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/onu-le-conseil-de-securite-divise-sur-la-situation-au-mali-2979891.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 15 Jun 2022 06:10:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Divergences de vue entre les autorités maliennes et certains membres du conseil de sécurité de l’ONU. Pendant que le Mali demande à centrer le prochain mandat de la MINUSMA sur la protection des populations, certains pays du Conseil s’inquiètent de l’augmentation des violations des droits humains.</strong>

C’est un conseil de sécurité divisé qui examine la situation au Mali à la faveur des débats sur le renouvellement du mandat de la Minusma. D’un côté la France, les États unis, et la Grande Bretagne qui s’inquiètent de l’augmentation des violations des droits humains. Alors que de l’autre côté, la Russie et la Chine sont favorables à un soutien aux efforts antiterroristes du Mali.

Le représentant adjoint des États-Unis auprès de l’ONU Richard M. Mills a dit son inquiétude face à la croissance des exactions contre les civils. Des exactions commises selon lui, par des groupes terroristes, des forces de sécurité nationales et des forces extérieures connues comme le groupe Wagner.

Le ministre des affaires étrangères du Mali a récusé ces allégations qu’il juge infondées. Selon Abdoulaye Diop, le Mali entretient un partenariat d’État à État avec la Russie. « Nous ne connaissons pas de Wagner », a-t-il rappelé. Le chef de la diplomatie malienne a indiqué qu’il est » indispensable de centrer le mandat de la MINUSMA sur la protection des populations civiles et l’appui au rétablissement de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire « .

Le bilan de la MINUSMA diversement apprécié à l’intérieur du pays

Notons que le dernier rapport trimestriel de l’ONU publié le 2 juin dernier note plus de 100 civils tués par le groupe État Islamique au Grand Sahara de mars à mai 2022.

Les populations n’ont pas la même appréciation sur la présence de la Minusma dans leur localité. Certains habitants du centre estiment qu’ils ont joué un rôle prépondérant dans la stabilité et le retour de la paix dans certaines localités. D’autres par contre dénoncent leur inaction face à des attaques et violences contre la population.

<strong>Source: Studio Tamani</strong>

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<title>Conseil de Sécurité de  l’ONU : le gouvernement malien pose des conditions pour le renouvellement du Mandat de la MINUSMA</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/conseil-de-securite-de-lonu-le-gouvernement-malien-pose-des-conditions-pour-le-renouvellement-du-mandat-de-la-minusma-2979806.html</link>
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<pubDate>Tue, 14 Jun 2022 09:36:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a largement défendu, le lundi 13 juin 2022, la position du Mali par rapport au renouvellement du mandat de la MINUSMA au Conseil de Sécurité.  Il pose des conditions pour rendre efficace  le futur mandat de l’ONU au Mali.   </em></strong>

Les autorités maliennes souhaitent que le nouveau mandat de la MINUSMA soit centré sur la protection des populations civiles et l’appui au rétablissement de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national. Pour le ministre Abdoulaye Diop, il est indispensable de mieux  définir la notion de protection des civils dans un contexte de guerre asymétrique. « <em>Il y a lieu de clarifier contre qui on veut protéger  les populations.  Sachant que la menace principale provient des groupes armés terroristes.  Comment la MINUSMA peut-elle protéger la population quand elle n’est pas en mesure de faire face à cette violence ?</em> », a interrogé le Ministre des affaires étrangères du Mali  à l’ONU. Abdoulaye Diop demande que le nouveau mandat de la MINUSMA prenne en compte la montée en puissance des forces armées maliennes. Le Ministre malien rappelle que  la  montée en puissance des FAMa a conduit à des résultats probants enregistrés. Il s’agit, selon lui, de la neutralisation d’importants membres de Katibats terroristes, la récupération des matériels, la libération des localités du joug des terroristes, la destruction des sanctuaires terroristes et le retour de populations déplacées.

Toujours  sur le renouvellement du mandat  de la MINUSMA, où la France souhaite maintenir une couverture aérienne, le gouvernement malien a exprimé son  opposition. « <em>Le Mali exprime son opposition  ferme à l’intervention des forces françaises Barkhane  sur son  territoire après la décision unilatérale du retrait de la dite force, qui a été suivi de la dénonciation par le Mali des accords  défenses</em> », a répliqué le ministre malien qui en appelle au respect de  la souveraineté du pays. Outre le rejet  de la présence de l’armée française au Mali,  Abdoulaye Diop a souligné  la nécessité d’une meilleure coordination  des actions la MINUSMA et l’Etat du Mali de manière à assurer une pleine efficacité dans la réalisation de son futur mandat.

S’agissant des  allégations de restrictions imposées à la MINUSMA, Abdoulaye Diop a précisé que  «  <em>le Gouvernement malien n'a pris aucune mesure restrictive visant particulièrement la MINUSMA »</em>.Selon lui,  la mise en place de mesures de restriction temporaire sur une partie de l'espace aérien national  est une décision souveraine, qui  vise un double objectif. Le premier est la  protection les forces maliennes, engagées dans une nouvelle posture dynamique et offensive pour reprendre l'initiative et réduire la capacité de nuisance des groupes terroristes sur les populations. Le second vise à maîtriser les risques pour le trafic aérien. « <em>Tous les vols de la MINUSMA sont  autorisés dès lors qu’il y a une coordination</em> », a  rassuré Abdoulaye Diop.

<strong>Le Mali choisit ses partenaires</strong>

Le dossier  de la présence du groupe paramilitaire russe s’est également invité dans les débats. Une fois encore,  le gouvernement  malien a indiqué qu’il ne reconnaît pas la présence de ‘’  Wagner sur son sol’’, soulignant que le problème du Mali n’est pas Wagner. «  <em>Notre problème est comment trouver la sécurité de nos citoyens et de préserver l’intégrité de notre territoire </em>», souligne le ministre Diop devant les membres du conseil de Sécurité.  « <em>Le Mali a le droit de choisir ses partenaires et il le fera en toute souveraineté…Le Mali n’acceptera pas qu’un partenaire lui impose que si tel partenaire vient par la porte, moi je sors par la fenêtre</em> ».

A ce sujet, le  Ministre des affaires étrangères du Mali a rejeté les allégations de violation des droits de l’homme  en soulignant  que  « <em>le Gouvernement reste très attaché à respecter et à faire respecter les droits de l’Homme, aussi bien pour les forces nationales qu’internationales</em> ». Pour Bamako, il n’y a aucune volonté délibérée des autorités maliennes d’accorder des primes à l’impunité car, dit-il, à chaque fois que  les cas de violations des droits de l’Homme sont signalées, la justice malienne est systématiquement saisie, notamment lorsqu’il s’agit des allégations portées contre les Forces de défense et de sécurité maliennes

<strong>Retour à l’ordre constitutionnel</strong>

Relativement au retour à l’ordre constitutionnel, le ministre Diop a annoncé que dans les prochains jours, une nouvelle loi électorale sera adoptée par le Conseil National de Transition et le Gouvernement procédera à la publication du chronogramme de la Transition. Le Mali a déjà fixé un délai supplémentaire de la transition de 24 mois qui a été présenté au Médiateur de la CEDEAO avec qui  les autorités maliennes  espèrent trouver un accord pour la levée des  sanctions de la CEDEAO « <em>Le Gouvernement du Mali fonde l’espoir d’une levée très prochaine des sanctions qui frappent injustement les populations maliennes et qui affectent l’économie du pays », </em>a souhaité le chef de la diplomatie malienne. Certains poids lourds du conseil de la Sécurité de l’ONU, comme la France et les Etats Unis, émettent des réserves  sur la prolongation de la transition à 24 mois. Les Etats Unis pensent que Wagner ne ramènera  pas la sécurité au Mali.

<strong>Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>

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<title>La Chine appelle la communauté internationale à fournir une aide constructive au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/la-chine-appelle-la-communaute-internationale-a-fournir-une-aide-constructive-au-mali-2979787.html</link>
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<pubDate>Tue, 14 Jun 2022 06:16:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="content">

<strong>Le représentant permanent de la Chine auprès des Nations Unies, Zhang Jun, a appelé lundi la communauté internationale à fournir une aide constructive au Mali.</strong>

La situation actuelle au Mali est compliquée en raison de divers facteurs, et la communauté internationale "doit promouvoir sa conscience stratégique, trier les résultats attendus, fixer des priorités et fournir une assistance constructive de manière ciblée", a proposé le diplomate chinois.

La communauté internationale doit soutenir activement les efforts antiterroristes du Mali, a-t-il poursuivi, notant que le Mali se trouve en première ligne dans la lutte contre le terrorisme en Afrique et a mis en œuvre avec succès une série d'opérations militaires antiterroristes.

"Nous devons nous concentrer sur la situation dans son ensemble ainsi que sur les défis globaux de la lutte contre le terrorisme en Afrique, fournir davantage de soutien au gouvernement malien en termes de financement, d'équipement et de renseignement, et respecter le droit autonome du gouvernement malien pour mener la coopération de sécurité avec ses homologues externes", a-t-il souligné.

En ce qui concerne les questions relatives aux droits de l'homme mentionnées par certains pays, M. Zhang a réitéré la position de la Chine, selon laquelle les actions antiterroristes doivent respecter et protéger les droits de l'homme, tout en s'opposant au deux poids deux mesures en matière de lutte contre le terrorisme et à la politisation des questions relatives aux droits de l'homme.

"La Chine a toujours soutenu les Africains pour résoudre les problèmes africains à la manière africaine. Nous prônons toujours le respect de la souveraineté et de l'indépendance politique du Mali", a-t-il rappelé.

La Chine salue et encourage la poursuite de la communication entre le gouvernement malien et la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), "afin d'élargir le consensus et de parvenir à un accord sur les questions liées à la transition politique, de sorte que les sanctions puissent finalement être levées et que le Mali puisse réintégrer la famille de la CEDEAO dans les plus brefs délais", a déclaré le diplomate chinois.

En ce qui concerne les priorités de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), M. Zhang a noté que l'objectif initial de la création de la mission par le Conseil de sécurité était d'aider le gouvernement malien à mettre en œuvre l'accord de paix et à rétablir l'autorité de l'Etat dans le nord.

</div>
<div id="source">
<div id="source1"><strong>Source: Agence de presse Xinhua</strong></div>
<div id="source2"></div>
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</item>

<item>
<title>MINUSMA :  Quel avenir pour cette mission décriée au Mali ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/minusma-quel-avenir-pour-cette-mission-decriee-au-mali-2979526.html</link>
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<pubDate>Mon, 13 Jun 2022 10:15:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ce lundi 13 juin marque un tournant décisif pour l’avenir de la Minusma sur le sol malien. En effet, le renouvellement du mandat de cette mission onusienne sera au centre des débats au Conseil de sécurité de l’ONU, en présence du ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale. Selon des sources, les autorités maliennes soumettront à l’ONU plusieurs amendements concernant le mandat de la Minusma. Fort d’un effectif pléthorique de plus de 14 000 hommes (militaires, policiers et personnel civil) et d’une impressionnante armada de guerre (avion, hélicos, engins blindés et drones), la Minusma assiste impuissante aux massacres des populations maliennes, à la destruction des villages et hameaux et l’occupation des localités maliennes par des meutes de terroristes. Conséquence : des voix s’élèvent de plus en plus au sein des populations maliennes pour réclamer le départ de cette mission.  </strong>

Pourquoi la Minusma ne s’implique-t-elle pas dans la protection des populations maliennes ? Pourquoi cette mission ne s’engage-t-elle pas pour lutter contre le terrorisme ? Pourquoi n’assiste-t-elle pas les FAMA pour libérer les localités maliennes occupées par des djihadistes ? Que fait la Minusma contre des groupes terroristes comme Aqmi, GSIM, l’EIGS et autres qui se sont implantés dans le nord du Mali ? La Minusma est-elle au Mali pour sécuriser le pays ou faire du tourisme ? Ce sont là autant de questions qui reviennent aujourd’hui sur les lèvres des maliens. Cependant, dès le départ cette « mission de paix » n’a jamais eu de mandat pour lutter contre le terrorisme. Or, le grand problème qui se pose au Mali et au-delà à certains pays de la sous-région,  c’est la présence des groupes terroristes et djihadistes.

Pour preuve, il ne se passe plus de semaine sans que des populations civiles innocentes ne fassent l’objet d’attaques barbares de la part de groupes armés qui souvent se déplacent en grand nombre malgré la présence des avions et drones des Nation-Unies. Des villages Ogossagou, Sobane Da, Ganganfani ont été détruits et leurs populations massacrées malgré la présence de la Minusma sur le sol malien. Pour toutes ces raisons et face à l’inertie de mission onusienne les populations maliennes expriment leurs colères et réclament le départ des soldats onusiens. Ailleurs, du côté des autorités l’on indique que ce départ n’est pas à l’ordre du jour actuellement. Cependant, Bamako envisage de soumettre à l’ONU beaucoup d’amendements dans le mandat de la Minusma. Aussi, le Mali par la voix du Premier ministre n’acceptera plus que la Minusma sert de couverture à certains pour des « missions d’espionnages » et/ou de déstabilisation.

Rappel : La Minusma est  la neuvième mission avec un  mandat de protection des civils. Elle est autorisée à prendre tous les moyens nécessaires pour assurer la protection des civils immédiatement menacés de violences physiques. Cette responsabilité s’entend comme complémentaire de celle de l’Etat hôte, qui a la responsabilité première de la protection de sa propre population.

<strong>Il faut préciser que l</strong>e Conseil de sécurité a créé la Minusma par sa résolution 2100  (2013), du 25 avril 2013. En vertu de cette résolution, la Mission a été chargée d’appuyer le processus politique. Agissant en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies, le Conseil de sécurité, a autorisé la Minusma à prendre toutes les mesures requises pour s’acquitter du mandat qui lui a été confié. Aussi, le Conseil de sécurité a demandé à la Minusma d’aider les autorités de transition maliennes, à stabiliser le pays et à appliquer la feuille de route pour la transition, en accordant une attention prioritaire aux principales agglomérations du Nord et aux axes de communication, en protégeant les civils, en surveillant la situation des droits de l’homme, en mettant en place les conditions indispensables à l’acheminement de l’aide humanitaire et au retour des déplacés, à l’extension de l’autorité de l’État et à la préparation d’élections libres, ouvertes à tous et pacifiques.

Dans sa résolution 2164 (2014) du 25 juin 2014, prorogeant le mandat de la Minusma pour une année supplémentaire, le Conseil a décidé d’axer le mandat sur des tâches prioritaires telles que la sécurité, la stabilisation et la protection des civils, l’appui au dialogue politique national et à la réconciliation nationale, ainsi qu’à l’appui au rétablissement de l’autorité de l’État dans tout le pays, à la reconstruction du secteur malien de la sécurité, à la promotion et la protection des droits de l’homme, ainsi qu’à l’aide humanitaire.

Par une autre résolution 2227 (2015), le Conseil de Sécurité a renouvelé le mandat de la Minusma et l’a essentiellement réorienté sur la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale au Mali et la supervision du cessez-le-feu. Outre les tâches spécifiques assignées à la Minusma, le Conseil de Sécurité établit (résolution 2227) les obligations incombant aux parties maliennes à l’Accord de paix et de réconciliation nationale et des acteurs internationaux concernés, y compris le Comité de Suivi de l’Accord (CSA) et ses membres.

Lors du troisième renouvellement du mandat de la Minusma, à travers sa  résolution 2295 (2016), le Conseil de Sécurité a décidé que la priorité stratégique de la Mission consiste à appuyer la mise en œuvre par le Gouvernement, les groupes armés des coalitions Plateforme et Coordination, ainsi que par d’autres parties prenantes maliennes, de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, en particulier ses dispositions relatives au rétablissement et à l’extension progressive de l’autorité de l’État. Il autorise la Mission à utiliser tous les moyens nécessaires pour accomplir son mandat, dans les limites de ses capacités et dans ses zones de déploiement et demande à la Minusma d’adopter une démarche plus proactive et robuste afin de mener à bien son mandat.

Aussi, la résolution 2364 (2017) maintien l’effectif de la Minusma à un maximum de 13 289 militaires et 1920 policiers. La priorité stratégique de la Mission demeure l’appui à la mise en œuvre par le Gouvernement, les groupes armés des coalitions Plateforme et Coordination, ainsi que par d’autres parties prenantes maliennes, de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali. Et ce, en particulier dans ses dimensions politiques et ses aspects liés à la sécurité, notamment le rétablissement et l’extension progressifs de l’autorité de l’État.

Agissant en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies, le Conseil de Sécurité décide que le mandat de la Minusma comportera les tâches prioritaires, comme l’appui à la mise en œuvre de l’Accord. Ainsi la mission devait appuyer les efforts du gouvernement pour rétablir et étendre effectivement et progressivement l’autorité de l’État et l’état de droit sur tout le territoire ; soutenir le cantonnement, le désarmement, la démobilisation et la réintégration des groupes armés. Et, par ailleurs, elle a aussi pour mission d’assurer, sans préjudice de la responsabilité première des autorités maliennes, la protection des civils menacés de violences physiques; en soutien aux autorités maliennes, stabiliser les principales agglomérations et les autres zones où les civils sont en danger, notamment dans le nord et le centre du Mali, et, à cet égard, renforcer les moyens d’alerte rapide, anticiper, écarter et contrer les menaces, notamment les menaces asymétriques, et prendre des mesures actives et robustes pour protéger les civils, y compris en effectuant activement et efficacement des patrouilles dans les zones où les civils sont en danger, et empêcher le retour d’éléments armés dans ces zones, en ne menant d’opérations directes qu’en cas de menaces graves et crédibles; contribuer à créer les conditions de sécurité indispensables à l’acheminement sûr de l’aide humanitaire sous la direction de civils, conformément aux principes humanitaires, et au retour volontaire, en toute sécurité et dans la dignité, des personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays et des réfugiés, ou à l’intégration locale ou à la réinstallation des déplacés et des réfugiés, en coordination…

La résolution 2423 (2018) reconduit pour un an le mandat robuste que le Conseil de sécurité a confié à la MINUSMA. Ce mandat est hiérarchisé et orienté en priorité vers le soutien à la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation, qui demeure l’objectif premier pour la stabilisation du Mali, mais aussi l’appui au retour de l’Etat dans le centre du Mali, marqué par un cycle croissant de violences.

Ensuite, une autre résolution 2480 (2019) du Conseil de sécurité des Nations unies, a  renouvelé  pour un an le mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA).

Cette résolution 2480 insiste sur la nécessité de progrès urgents dans la mise en œuvre de l’accord de paix, avec des réalisations précises attendues dans l’année à venir et un message clair : ceux qui bloquent la mise en œuvre de l’accord s’exposent à des sanctions.

L’ONU a également appelé les autorités maliennes à mettre en œuvre sans délai une stratégie globale pour mettre fin aux violences et assurer le retour de l’État et encourage la MINUSMA à renforcer son action dans cette zone, qui constitue désormais la deuxième priorité stratégique de la mission.

En adoptant la résolution 2531 (2020), le Conseil de sécurité autorise la MINUSMA à utiliser tous les moyens nécessaires pour prioritairement appuyer la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali par les parties maliennes et faciliter l’application par les acteurs maliens de la Stratégie de stabilisation du centre du Mali, dans le cadre d’une action globale à orientation politique, afin de protéger les civils, réduire les violences intercommunautaires et de rétablir l’autorité et la présence de l’État ainsi que les services sociaux dans le centre du pays.

Enfin, le mardi 29 juin, 2021 le Conseil de sécurité de l’ONU a prolongé jusqu’au 30 juin 2022 sa mission de  la Minusma. Ce texte  a été adopté à l’unanimité des 15 membres du Conseil de sécurité, mais a fait l’objet de plusieurs explications.

<strong>Mémé Sanogo</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Maintien de la paix au Mali : La MINUSMA sera&#45;t&#45;elle la prochaine à plier bagages ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/maintien-de-la-paix-au-mali-la-minusma-sera-t-elle-la-prochaine-a-plier-bagages-2979581.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 13 Jun 2022 07:23:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Alternance</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Alors que l’isolationnisme de la Transition malienne se confirme de plus en plus, faut-il craindre qu’elle adopte une telle posture jusqu’au bout ? En effet, largement critiqué par les Maliens mais aussi par les autres africains qui partagent le même espace que le Mali, le mutisme militaire de la MINUSMA a de quoi susciter indignation et incompréhension. Le vote du Conseil de Sécurité des Nations-Unies qui se fera aujourd’hui intervient dans un contexte inédit marqué par le changement de curseur du Mali au profit de la Russie, ennemi quasi juré de l’Occident. Un contexte qui rappelle celui de la guerre froide où tout moyen était bon pour ennuyer l’autre bloc. Ainsi, le dossier malien serait devenu un moyen de plus, cette fois pour la Russie, qui pourrait bien brandir son droit de véto et ainsi empêcher le non renouvellement de la mission onusienne. Scénario bien possible, mais assez complexe, puisque les autres membres du Conseil ont leur mot à dire.</em></strong>

Une étincelle dans une partie du monde, et voilà que ce dernier s’embrase. La guerre russo-ukrainienne a des effets négatifs sur tout le globe. Il s’agit de conséquences économiques et financières, mais aussi et surtout, sur le plan diplomatique et géopolitique. Aussitôt, le monde se fissura, les pro russes d’un côté, les occidentaux de l’autre, et d’autres super puissances qui semble opter pour Poutine sans toutefois le valider entièrement. La position du Mali d’Assimi Goita, exporta cet état de fait en Afrique. Le pays est de plus en plus dans l’escarcelle russe et s’isole également comptant pleinement et entièrement sur cet « allié fiable ». L’Occident n’est plus en odeur de sainteté au Mali et les regards sont plutôt tournés vers l’est.

Cependant, la Transition malienne aurait-elle demandé à la Russie d’opposer son véto au vote d’aujourd’hui ? Est-ce que la Russie a-t-elle réellement besoin du feu vert des autorités maliennes actuelles pour cela ? Autre question d’égale importance, le gouvernement veut-il le départ de la MINUSMA ?

Cette dernière question est pertinente puisqu’au-delà de l’aspect militaire, la mission onusienne au Mali intervient dans plusieurs autres domaines dans les zones en proie à l’insécurité. Son utilité, dans les domaines humanitaires notamment, a maintes fois été reconnue. D’ailleurs, un sondage publié récemment a prouvé que les populations des zones affaiblies par l’insécurité et la précarité sont largement d’avis que la MINUSMA est utile et qu’il faut qu’elle reste.

Ce qu’il faut craindre c’est de créer un vide humanitaire après celui sécuritaire créé avec le départ de Barkhane et l’EUTM. Le Mali perdra ainsi de précieux alliés « occidentaux » au profit de son nouvel allié de l’est. Mais le prix en vaut-il la peine ?

<strong>Ahmed M. Thiam  </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Russie&#45;France : le Mali au cœur d’une guerre froide à l’ONU</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/russie-france-le-mali-au-coeur-dune-guerre-froide-a-lonu-2979496.html</link>
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<pubDate>Sat, 11 Jun 2022 07:08:06 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Alors que le Conseil de sécurité des Nations unies doit décider de l’avenir de la Minusma le 13 juin, la bataille fait rage entre Paris et Moscou, qui menace d’utiliser son droit de veto. Plongée dans les coulisses, à New York.</strong>

Le bras de fer entre les pays occidentaux et la Russie se poursuit au siège des Nations unies, à New York. Les services diplomatiques de la Russie, menés par l’ambassadeur Vassili Nebenzia, et ceux de la France, dirigés par Nicolas de Rivière, sont focalisés sur la date du 13 juin. C’est en effet ce lundi que le Conseil de sécurité doit décider s’il renouvelle ou non, et dans quelles conditions, le mandat de la Minusma.

Selon nos sources, les représentants de Paris s’activent déjà depuis plusieurs semaines afin de convaincre les autres membres du Conseil d’accorder un nouveau mandat à la mission de l’ONU au Mali, voire, si possible, de renforcer ses prérogatives en matière de droits humains. La France souhaite proposer une résolution en ce sens. Elle a déjà engrangé les soutiens des États-Unis, du Royaume-Uni, de l’Irlande et de la Norvège. En revanche, ceux de la Chine, de la Tunisie, de l’Inde, du Kenya ou du Gabon ne sont pas acquis.

<strong>Source : Jeune Afrique</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Situation sécuritaire au Mali :  La Minusma tire la sonnette d’alarme</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/situation-securitaire-au-mali-la-minusma-tire-la-sonnette-dalarme-2979433.html</link>
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<pubDate>Sat, 11 Jun 2022 01:46:52 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le 13 juin prochain, la Minusma présentera son dernier rapport trimestriel sur la situation sécuritaire et politique au Mali. Déjà avant même que ce rapport ne soit soumis au Conseil, l’instance onusienne tire la sonnette d’alarme.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>

Alors que la question du renouvellement du mandat de la Minusma fait débat à Bamako. Au ministère de la Défense et des Anciens combattants, les tractations sont en cours sur les modalités de ce renouvellement. C’est ainsi que fin mai, le Colonel Sadio Camara, ministre de la Défense a reçu en audience le représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu, El Ghassim Wane. Les discussions ont été largement portées sur le renouvellement du mandat de ladite mission.

Les débats du renouvellement vont débuter ce mois-ci au Conseil de Sécurité à New-York. Avant le début des discussions, la Minusma présentera son dernier rapport trimestriel sur la situation sécuritaire et politique au Mali. Dans ce rapport, la mission onusienne tire la sonnette d’alarme et pointe du doigt les autorités de la Transition d’entrave sur plusieurs enquêtes que la Minusma a voulu mener notamment à Mourra. Selon le rapport, l’Etat malien ne contrôle plus que 15 % de son territoire du nord et 21 % du centre.

Le rapport indique aussi une montée en puissance des mouvements djihadistes. Allusion faite aux affrontements violents entre le Groupe de soutien à l'Islam et aux Musulmans (GSIM) dirigé par Iyad Ag Ghali et l’État islamique dans le Grand Sahara d’Adnane Abou Walid al-Sahraoui. Des affrontements qui continuent dans la zone dite des trois frontières à Tessit dans la région Gao. Et Andéramboukane dans la région de Ménaka faisant des milliers de déplacer.

Au sein de l’opinion publique malienne voir même au sommet de l’Etat avant même la présentation de ce rapport on réfute le document en le qualifiant de biaisé. Et que les occidentaux seraient derrière ce rapport.

Pour Mohamed Amara, Sociologue, c’est inexact. « <em>Les soutiens de la Transition, perçoivent le rapport de la Minusma comme une attaque contre la Transition. C’est une façon de botter en touche ce rapport au moment où Boni est bloqué par la Katiba Serma et que Ménaka et Andéramboukane sont toujours sous les feux des djihadistes</em> », a-t-il explique.

&nbsp;

<strong>Ousmane Mahamane </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Journée internationale des casques bleus des Nations Unies :  Abdoulaye Diop rend hommage aux hommes et femmes qui servent sous les couleurs des Nations Unies</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/journee-internationale-des-casques-bleus-des-nations-unies-abdoulaye-diop-rend-hommage-aux-hommes-et-femmes-qui-servent-sous-les-couleurs-des-nations-unies-2978488.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 04 Jun 2022 01:44:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>A l'occasion de la Journée internationale des Casques bleus, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali, Abdoulaye Diop, a rendu hommage aux hommes et femmes qui servent sous les couleurs des Nations Unies à travers le monde et particulièrement au Mali.</em></strong>

A l'entame, il a remercié l'Organisation des Nations unies de s'être portée au Mali pour pouvoir aider par rapport à la stabilisation de notre pays. Et d'ajouter que, de façon générale, le travail des Casques bleus, très difficile et souvent ingrat, se fait dans des conditions extrêmement difficiles, dans des zones d'opérations très complexes. Ainsi, il a saisi l'occasion pour rendre un vibrant hommage aux milliers d'hommes et de femmes qui servent sous les couleurs des Nations Unies, qui se battent au quotidien pour pouvoir aider à stabiliser les pays dans lesquels ils sont déployés et aider les personnes à regagner leurs foyers et à mener une vie décente. <em>"Je voudrais m'incliner aussi devant la mémoire des milliers de Casques bleus qui ont perdu la vie en voulant se porter au secours d'autres personnes. C'est une mission qui est très noble que nous tenons à saluer"</em>, a-t-il déclaré.

Aussi, il a rappelé qu'avant de recevoir la Mission des Nations unies, le Mali était pourvoyeur de troupes dans le cadre des opérations de maintien de la paix. <em>"Pour pouvoir contribuer à cela, aujourd'hui, nous avons des Casques bleus qui sont présents chez nous. Nous voulons vraiment saluer la bravoure des hommes et des femmes qui sont, en fait, des personnes qui sont originaires de chacun de nos pays et qui, souvent, loin de leur confort, de leur famille, de leur pays, s'aventurent dans d'autres environnements souvent hostiles pour pouvoir aider à promouvoir les valeurs qui sont portées par la Charte des Nations unies, qui concernent la promotion des droits de l'homme, la paix et la sécurité"</em>, a ajouté le chef de la diplomatie malienne.

A le croire, l'appréciation du travail des Casques bleus peut paraitre ingrate parce que souvent ils sont projetés dans des situations où ils n'ont pas ce qu'il faut pour faire le travail ou les mandats qui leur sont confiés et ne sont pas toujours en phase avec les situations dans lesquelles ils sont projetés en tant que Casques bleus.

Souvent, dit-il, ils ont des missions sécuritaires alors que le problème est politique. Et d'inviter à plutôt retenir le sacrifice et l'engagement des Casques bleus lors cette journée de réflexion sur l'ensemble des questions car les Etats-membres des Nations Unies ont la responsabilité de créer toutes les conditions pour que ces les Casques bleus puissent exécuter leurs missions dans les meilleures conditions ; disposer de l'ensemble des outils politiques et matériels pour pouvoir remplir adéquatement leurs missions et pendant le temps qu'ils sont dans le pays, aussi, que les pays puissent créer les conditions de fraternité et d'accueil pour ces personnes. <em>"C'est le message que je retiens, c'est une mission qui est noble. C'est une mission qui est souvent ingrate, mais c'est certainement une mission qui est indispensable dans beaucoup de nos pays pour nous permettre de consolider la paix, de retrouver la paix et de pouvoir envisager une vie normale"</em>, a-t-il conclu.                                                                                           <strong>                                                     </strong>

<strong>Boubacar PAÏTAO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mission intégrée des Nations&#45;Unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA) :  258 soldats décédés depuis son déploiement en 2013</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mission-integree-des-nations-unies-pour-la-stabilisation-du-mali-minusma-258-soldats-decedes-depuis-son-deploiement-en-2013-2978493.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 04 Jun 2022 01:12:20 +0000</pubDate>
<dc:creator>Aujourd&apos;hui-Mali</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le Mali, à l'instar des autres pays, a célébré, le 27 mai 2022, la Journée internationale des Casques bleus des Nations Unies placée sous le thème : " Ensemble pour la paix : le partenariat, clé du progrès ". Pour la circonstance, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies, chef de la Mission intégrée des Nations Unies pour la stabilisation du Mali (Minusma), El-Ghassim Wane, a livré un discours retraçant les missions de son organisation au Mali.</em></strong>

Selon lui, l'année dernière, la Minusma a célébré la Journée internationale des Casques bleus des Nations unies dans un contexte qui reste difficile. <em>"Alors que nous continuons à déployer des efforts soutenus en appui aux autorités de la Transition, l'insécurité reste une réalité hélas quotidienne, infligeant toutes sortes de souffrances à des populations qui n'en peuvent plus"</em>, a-t-il déploré.

En de nombreuses localités, ajoute-t-il, des milliers d'enfants ne sont plus en mesure de jouir d'un des plus fondamentaux de leurs droits, notamment celui d'aller à l'école. Ailleurs, dit-il, hommes et femmes regardent l'avenir avec beaucoup d'anxiété car ils n'ont pas pu semer, encore moins récolter, compromettant la sécurité alimentaire de centaines de milliers de personnes. Aussi, les commerçants craignent pour leur avenir et celui de leurs familles car aller à une foire hebdomadaire, une activité autrefois festive, est devenu un exercice périlleux. Et d'ajouter que le tableau est bien sombre, mais cela veut simplement dire que si beaucoup a été fait, beaucoup n'en reste pas moins encore à faire. A ses dires, c'est en s'appropriant pleinement le thème de l'édition 2022 de la Journée internationale des Casques bleus : <strong><em>"Ensemble pour la paix : le partenariat, clé du progrès",</em></strong> que la Minusma pourra continuer à faire la différence. Cela implique une collaboration encore plus poussée avec tous ses partenaires, du plus haut sommet de l'État jusqu'aux acteurs de terrain, sans oublier les communautés.

<strong>Minusma, la mission la plus dangereuse </strong>

A l'entendre, la Minusma a le malheureux privilège d'être la plus dangereuse des opérations de paix des Nations Unies. Depuis son déploiement au Mali, il y a un peu moins d'une décennie, la Mission a perdu 258 Casques bleus qui sont venus tous au Mali sans autre ambition que celle d'apporter leur pierre à l'édifice de la paix que les Maliens s'emploient à bâtir avec une résilience remarquable. <em>"Nous portons en nous la mémoire de nos collègues, et leur sens du devoir continue de nous inspirer dans la tâche difficile, complexe, mais aussi exaltante, qui est la nôtre. Nous avons l'obligation de continuer à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour que les sacrifices par eux consentis ne soient pas vains. C'est le plus grand hommage que nous pouvons leur rendre"</em>, a-t-il déclaré.

Il a saisi l'opportunité pour rendre un hommage appuyé au Capitaine Bahr Abdelrazakh Hamit à qui le Secrétaire général vient de décerner à titre posthume la <em>"médaille Capitaine Mbaye Diagne pour acte de courage exceptionnel".</em> <em>"Il incarne un sens élevé du devoir, ayant accompli le geste ultime dont seuls sont capables ceux qui ont véritablement étreint notre commune humanité : sacrifier sa propre vie pour celle des autres. Sa bravoure est une source d'inspiration quotidienne pour l'ensemble des personnels de la Minusma"</em>, a fait remarquer le chef de la Minusma.Et de poursuivre que le choix porté sur le capitaine Hamit est plus qu'un hommage à un héros. Il est aussi une affirmation de plus de l'engagement résolu qui doit animer tous les soldats de la paix pour porter, toujours plus haut, les idéaux et valeurs des Nations Unies.

<strong>Accompagner les processus politiques</strong>

Au demeurant, précise-t-il, que les populations ne se trompent, les actions quotidiennes des Casques bleus s'inscrivent dans le cadre d'ensemble de l'accompagnement des différents processus politiques à l'œuvre au Mali et d'efforts inlassables dans les domaines transversaux importants des droits de l'homme et de l'égalité des genres.

<em>"Je manquerais à mon devoir si je n'exprimais pas à nouveau toute notre solidarité avec le Gouvernement et le peuple maliens. Les souffrances vécues sont indicibles, et tout doit être mis en œuvre pour mettre un terme au cycle de violence qui afflige le Mali depuis de si nombreuses années"</em>, a-t-il laissé entendre.

Malgré les épreuves, il dira qu'il reste confiant en la capacité du peuple malien à ouvrir une nouvelle page dans son histoire et renouer avec son glorieux passé car les Maliens disposent de formidables atouts pour ce faire. <em>"Il nous revient, en tant que partenaire, à les aider, dans l'esprit de la solidarité internationale, à pleinement exploiter ces atouts. C'est précisément pour cela que l'esprit de partenariat irrigue l'ensemble du champ de nos initiatives et de nos efforts. Il est la condition de leur succès. Il est le principe fondateur de notre relation avec les autorités maliennes, la société civile malienne, et bien d'autres acteurs. Il informe les apports multiformes de nos contributeurs de troupes et de personnels de police"</em>, ajoute-t-il.

<strong>Appui à la Cédéao et à l'Union Africaine </strong>

Aux dires du chef de la Minusma, son organisation guide le travail qu'il accomplit au quotidien en appui à la Transition, dans le cadre du Comité local de suivi qui inclut également la Cédéao et l'Union africaine, ainsi que dans le cadre de la Médiation internationale qui accompagne la mise en œuvre de l'Accord pour la paix et la réconciliation issu du Processus d'Alger.

Pour finir, il ajoutera que dans la période à venir, il s'agira pour la Mission d'insuffler une dynamique encore plus forte à tous ces partenariats pour en faire des énergies créatrices, refondatrices, à même d'aider le peuple malien à réaliser sa légitime ambition de paix, de sécurité et de développement.

Notons que du déploiement de la première mission en 1948 à nos jours, plus de 4 000 militaires, agents de police et civils ont perdu la vie. <strong>                             </strong>

<strong> Boubacar PAÏTAO</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>258 Casques bleus tués en neuf ans Mali, selon la MINUSMA</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/258-casques-bleus-tues-en-neuf-ans-mali-selon-la-minusma-2977945.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 30 May 2022 08:28:53 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a perdu 258 Casques bleus en neuf (09) ans, soit depuis son arrivée dans le pays, en avril 2013 à nos jours, a annoncé, le vendredi 27 mai 2022, à Bamako le chef de la force onusienne, El-Ghassim Wane.</strong>

"<strong>La MINUSMA a le malheureux privilège d'être la plus dangereuse des opérations de paix des Nations Unies</strong>'', a ainsi souligné celui qui est également représentant spécial du Secrétaire général de l'Organisation des Nations unies (ONU).

S'exprimant à l'approche de la Journée internationale des Casques bleus, célébrée le 29 mai 2022, M. Wane a précisé que ces derniers sont présents au Mali sans "<strong>autre ambition que celle d'apporter leur pierre à l'édifice de la paix</strong>'' que les Maliennes et les Maliens s'emploient à bâtir avec "<strong>une résilience remarquable</strong>''.

Au Mali, la journée de cette année est célébrée dans un contexte difficile, marqué par la "<strong>réalité quotidienne</strong>'' de l'insécurité qui inflige "<strong>toutes sortes de souffrances à des populations qui n'en peuvent plus</strong>''. Mais, "<strong>malgré les épreuves, je reste confiant en la capacité du peuple malien à ouvrir une nouvelle page dans son histoire et renouer avec son glorieux passé</strong>'', a-t-il dit, en référence au processus de transition en cours au Mali, depuis septembre 2020.

"<strong>Les Maliens disposent de formidables atouts pour ce faire. En tant que partenaire, il nous revient à les aider, dans l'esprit de la solidarité internationale, à pleinement exploiter ces atouts</strong>'', a indiqué le chef de la Mission onusienne.

Dans le futur, a souligné El-Ghassim Wane, il s'agira d'insuffler "<strong>une dynamique encore plus forte</strong>'' à tous ces partenariats pour en faire des "<strong>énergies créatrices, refondatrices</strong>'', à même d'aider le peuple malien à "<strong>réaliser sa légitime ambition de paix, de sécurité et de développement</strong>''.

La MINUSMA est une opération de maintien de la paix de l'ONU, dont le mandat est renouvelé tous les ans en juin par le Conseil de sécurité.

Depuis 2012, le Mali fait face à des insurrections indépendantistes, des incursions djihadistes et des violences inter-communautaires ayant fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

<strong>Source: MINUSMA </strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mandat de la MINUSMA :  Ça passe ou ça casse !</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mandat-de-la-minusma-ca-passe-ou-ca-casse-2976466.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/mandat-de-la-minusma-ca-passe-ou-ca-casse-2976466.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 17 May 2022 09:17:34 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Des tractations sont en vue pour l’avenir de la Minusma qui comptait beaucoup sur la présence de Barkhane au Mali. Les récentes incompréhensions entre le gouvernement et les forces françaises compromettent donc l’avenir de la mission de maintien de la paix au Mali. Les autorités ne veulent plus d’un contingent n’ayant pas le droit de faire la guerre aux terroristes.

Le mandat robuste qui avait été demandé en vain par l’ancien président IBK est en train d’être offert à la transition. Malheureusement, les autorités maliennes ne sont pas très enthousiastes pour cette facilité qui avait été refusée au pays alors que les terroristes rayaient des villages de la carte du Mali. Entre-temps, le Mali s’est tourné vers d’autres partenaires militaires pour s’équiper face à la menace terroriste.

Les équipements militaires obtenus grâce à cette nouvelle donne militaire ont permis à l’armée malienne de réduire considérablement les capacités de nuisance des terroristes. La Russie qui est à la base de cette montée en puissance de l’armée malienne est devenue l’un des soutiens de taille du Mali au sein des Nations Unies. Les prises de position de Moscou au Conseil de sécurité de l'ONU soulignent que le Mali pourrait demander un rôle plus grand de Moscou au sein de la Minusma.

Mais les fonctionnaires de l’ONU travaillent d’arrache-pied à éloigner du Mali d’autres forces européennes ou non africaines. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, lors de sa dernière visite en Afrique de l’Ouest en début mai, a proposé l’idée d’une force ouest-africaine au Mali sous mandat de l’ONU. Cette force aura le mandat de faire la guerre aux terroristes.

Les armées ouest-africaines ne sont plus en odeur de sainteté au Mali. Beaucoup redoute un coup fourré de la part des chefs d’Etat de la sous-région qui imposent des sanctions économiques et financières au Mali. La transition peut-elle faire confiance à des gens qui privent les Maliens de leurs avoirs ? Les sanctions prises par la Cedeao pourraient être un prétexte pour le Mali de rejeter la présence des militaires de la Cedeao.

Les pays de l’espace régional sont considérés comme hostiles à la transition. Sur ce plan, les chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao auront du mal à convaincre les autorités maliennes. Bien que le Mali ait confié au Togo la responsabilité de plaider auprès des chefs d’Etat de la Cedeao, les sanctions pourraient se retourner diplomatiquement contre les chefs d’Etat et de gouvernement.

En tout cas, le cas malien donne du fil à retordre à la mission des Nations Unies au Mali, Minusma, dont le mandat s’achève dans l’incertitude. Le durcissement de la position du gouvernement malien pousse les responsables de l’ONU à faire des propositions qui risquent de ne pas passer auprès des autorités maliennes qui ont clairement affiché leur volonté de peser lourd dans les tractations.

Dans les rues de Bamako, certains jurent que les jours de la Minusma sont comptés au Mali. Pour eux, la mission onusienne n’a rien fait pour combattre les terroristes depuis son déploiement au Mali. Ainsi, la présence des casques bleus n’a pas empêché les pires massacres ayant visé les populations dans les régions de Mopti et de Ségou.

Les autorités de la transition elles-mêmes ne donnent pas cher de la peau de la Minusma. Les forces françaises qui assurent la sécurité de la Minusma n’ont plus la liberté de mouvement qu’elles avaient au Mali. La transition ayant mis fin aux accords de défense et de coopération militaire avec la France, il va falloir trouver un rapidement un remplaçant à l’appui français accordé aux contingents de la Minusma.

De fait, les casques bleus sont condamnés à se retirer du Mali si la situation actuelle se poursuit. Le Mali a récemment été soutenu par la Russie au Conseil de sécurité de l’ONU. Cela est intervenu le lendemain de l’annonce de la fin des accords militaires entre la France et le Mali. Dans ce contexte, la Russie pourrait jouer un grand rôle dans l’avenir de la Minusma.

<strong>Nampaga KONE</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Périple d’Antonio Guterres en Afrique de l’Ouest ; Et après ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/periple-dantonio-guterres-en-afrique-de-louest-et-apres-2976212.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 15 May 2022 15:37:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Au terme de son voyage en Russie et en Ukraine, le patron de l’Onu a entamé une tournée ouest africaine dans un contexte de politique internationale tendue et menace croissante du terrorisme en Afrique de l’Ouest. A cela s’ajoute l’instabilité politique engendrée par les récents coups d'État. Une situation qui préoccupe la communauté internationale. </em></strong>

<em> </em>C’est dans un contexte de crise sécuritaire et de ses méfaits, que la tournée africaine du secrétaire général des Nations Unies intervient. Durant son périple qui l’a conduit respectivement au Sénégal (qui officie l’Union africaine), au Niger et au Nigeria, il a été question de plusieurs défis auxquels l’Afrique de l’Ouest est confrontées notamment le  l’instabilité politique et sécuritaire le réchauffement climatique mais également la force de maintien de paix de l’Onu au Mali dont le mandat expire en Juin prochain. La mission onusienne est présente au Mali depuis 2013 et compte aujourd’hui environ 13 000 soldats. Elle est remise en cause par l’opinion publique au même titre que les forces européenne et française. Certes des succès ont été enregistrés, mais le résultat reste mitigé face à une recrudescence du péril djihadiste. Au regard du caractère évolutif du conflit au Sahel, la problématique du mandat des opérations et de son efficacité est récurrente. Le maintien de paix est difficile dans un contexte de lutte contre le terrorisme. La Minusma est aujourd’hui l’opération de paix la plus dangereuse au monde avec plus de 200 morts.

Il existe un écart entre l’approche internationale des conflits et les perceptions locales. Les Africains eux-mêmes sont beaucoup plus à même de résoudre les problèmes avec l'appui de la communauté internationale. Le secrétaire général de l’Onu a reconnu la nécessité de la création d’une présence des casques bleus avec un mandat plus robuste et adapté au contexte sahélien. Un nouveau modèle mis en œuvre par l'Union africaine et appuyé par l'Onu.

En plus de cela, il est impératif de renforcer l’architecture de défense et de sécurité des États sahéliens et d’envisager d’autres mécanismes de règlement pacifique de conflits. Il a appelé les juntes militaires au Mali, en Guinée Conakry et au Burkina Faso à rendre le pouvoir aux civils dans les brefs délais, pour un retour rapide à l’ordre constitutionnel. Une demande qui vient renforcer la position de la Cédéao et de l’Union africaine. Pour le Secrétaire général des Nations unies, l'urgence climatique accroît le danger sécuritaire et les pays riches doivent respecter leur engagement des 100 milliards de dollars chaque année. Une promesse qui tarde à se réaliser. La communauté internationale se doit de s’impliquer dans la résolution de conflits en Afrique et de prendre en compte les aspirations des populations locales qui sont très souvent oubliées lors des prises de décisions.

&nbsp;

<strong>Bah Traoré</strong>

<strong><em>(Ucad, Dakar. Détenteur d’un master en études africaines postcoloniales et en communication)</em></strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Conseil de sécurité de l’ONU : rien n’a encore filtré de la réunion informelle sur le Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/conseil-de-securite-de-lonu-rien-na-encore-filtre-de-la-reunion-informelle-sur-le-mali-2975072.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 05 May 2022 15:47:43 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Une réunion informelle du Conseil de sécurité de l’ONU s’est ténu ce mardi 03 mai sur le Mali. Elle a été convoquée par les autorités russes. Cependant, aucune information officielle n’a pour l’instant filtré de cette rencontre.</strong>
<div id="article_body">

Cette rencontre à huis clos intervient au lendemain de l’annonce de la rupture des accords de défense avec la France. Dans les coulisses, la diplomate russe à l’ONU aurait rappelé que “<em>le Mali a récemment exprimé ses inquiétudes concernant les violations de l’espace aérien malien par les forces Barkhane”</em>. La France, quant à elle, affirme que c’est une  »décision injustifiée » des autorités maliennes. Elle a contesté par ailleurs toute violation du cadre juridique bilatéral imputable à la force Barkhane.

Dans une déclaration préliminaire, l’ambassadeur français à l’ONU, Nicolas de Rivière, a déclaré que réunion est <em>« une bonne occasion de discuter de la situation ». S</em><em>elon lui, le Mali a passé des contrats avec des mercenaires privés et ils violent déjà les droits humains</em><em>. </em><em>« Nous espérons qu’il y aura un certain degré de mise en responsabilité à ce sujet », a-t-il ajouté.</em>

<em><strong>La Russie défend la pertinence du sujet</strong></em>

<em>« Il est important d’en discuter au conseil de sécurité, les inquiétudes exprimées par les autorités maliennes concernant les violations de l’espace aérien par des forces étrangère</em><em>s », a déclaré </em><em><strong>Anna Evstigneeva</strong></em><em>, ambassadrice russe adjointe à l’ONU.</em>

Paris a réaffirmé <em>sa vigilance à l’égard de toute tentative de manipulation de l’information. Jean Yves LeDrian a rappelé la détermination de la France à assurer la sécurité de ses soldats et ceux de l’Europe</em>

<em>De son côté, le gouvernement malien a dénoncé plus de 50 violations de l’espace aérien malien par des aéronefs militaires.</em>

<em><strong>« Le Mali obligé de saisir le Conseil de Sécurité »</strong></em>

<em>« Cette saisie du Conseil de Sécurité par l’État Russe pourrait signifié leur volonté de remplacer les français où de s’impliquer dans la lutte contre le terrorisme au Mali ». </em>C’est du moins l’analyse faite par Ibrahim Soumaré ancien ambassadeur et analyste en diplomatie et en Stratégie. Selon lui, <em>« le Mali est dans l’obligation de saisir le Conseil de Sécurité pour acter la décision</em> <em>de sortie des accords de défense avec la France ».</em>

<strong><u>Source</u>: Studio Tamani</strong>

</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>La Russie convoque une réunion du Conseil de sécurité de l&amp;apos;ONU sur le Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/la-russie-convoque-une-reunion-du-conseil-de-securite-de-lonu-sur-le-mali-2974963.html</link>
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<pubDate>Wed, 04 May 2022 08:57:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Conseil de sécurité de l'ONU a tenu mardi, à la demande de la Russie, une réunion informelle à huis clos sur le Mali au lendemain de l'annonce par ce pays d'une rupture de ses accords de défense avec la France, selon des diplomates.</strong>

"Le Mali a récemment exprimé ses inquiétudes (...) concernant les violations de l'espace aérien par des forces étrangères" et "nous pensons qu'il est important d'en discuter au Conseil de sécurité", a indiqué avant la rencontre Anna Evstigneeva, ambassadrice russe adjointe à l'ONU.

Cette réunion est une "bonne occasion de discuter de la situation là-bas. Le Mali a passé des contrats avec des mercenaires privés et ils violent déjà les droits humains. Nous espérons qu'il y aura un certain degré de mise en responsabilité à ce sujet", a déclaré de son côté l'ambassadeur français à l'ONU, Nicolas de Rivière, également avant la session.

Il a ajouté que les forces françaises "continuer(aient) de se retirer du Mali" et précisé ce processus serait "achevé dans les six mois à venir".

Interrogé pour savoir si ce retrait pourrait être accéléré, il a répondu: "Je ne crois pas, nous le faisons de manière très ordonnée et en très bonne coordination avec les forces armées maliennes."

Dans une lettre adressée fin avril à l'ONU, obtenue par l'AFP, le Mali avait dénoncé des "violations répétées et délibérées de l'espace aérien national par des aéronefs étrangers, notamment par les forces françaises, à des fins d'espionnage, d'intimidation et de subversion".

La missive rappelle aussi que le gouvernement du Mali réclame depuis le 18 février le départ sans délai des forces françaises du territoire malien.

La junte au pouvoir au Mali a annoncé lundi soir rompre les accords de défense avec la France et ses partenaires européens, nouvelle manifestation de la dégradation des relations entre Bamako et ses anciens alliés dans le combat contre les jihadistes.

A l'origine, le retrait de l'opération militaire française Barkhane du Mali était prévu pour s'échelonner sur quatre à six mois. Depuis fin 2021-début 2022, la junte malienne s'est adjoint les services de la société paramilitaire privée russe Wagner, à l'occasion d'un rapprochement avec la Russie.

La demande de réunion du Conseil de sécurité par la Russie survient alors que cette instance doit décider en juin de renouveler ou non sa mission de Casques bleus au Mali (Minusma), forte de quelque 14.000 militaires et policiers. A l'ONU, le dossier lié à cette opération de paix est géré par la France.

<strong>Source: voaafrique</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Renouvellement du mandat de la Minusma en juin : Voici ce à quoi la nouvelle version doit ressembler</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/renouvellement-du-mandat-de-la-minusma-en-juin-voici-ce-a-quoi-la-nouvelle-version-doit-ressembler-2973481.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 19 Apr 2022 12:49:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>Arc en Ciel</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Les autorités militaires maliennes de la transition sont déterminées à ce que le renouvellement de la Minusma en juin prochain prend en compte leurs aspirations.   </em></strong>

En juin 2022, on s’attend à ce que le Conseil de sécurité de l’ONU renouvelle le mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (Minusma). On se souvient que les 15 membres du Conseil de sécurité avaient décidé de proroger le mandat de la Minusma jusqu’au 30 juin 2022, avec un effectif maximal qui reste fixé à 13 289 militaires et 1 920 policiers.

Depuis 2019, sur insistance des autorités maliennes et des réalités du terrain, l’Onu avait apporté des modifications importantes au mandat de la Minusma (Résolution 2480 du Conseil de sécurité de l’ONU). Cependant, deux ans après les choses n’ont pas bougé comme souhaité du côté des autorités maliennes.

Pour le renouvellement de juin prochain (s’il a eu lieu), les militaires au pouvoir au Mali qui ont commencé les discussions avec une délégation américaine  venue des USA doivent opter pour deux options.

Premièrement : la constitution d’une force anti-terroriste régionale soutenue par la logistique de l’Onu et qui remplacerait même la Minusma. Selon un rapport des Nations Unies « sur l’évaluation de l’efficacité de la Minusma » l’avantage est « que la stratégie militaire de lutte contre le terrorisme serait mieux intégrée dans l’approche internationale mise en place pour la région, qu’elle disposerait de plus de ressources, qu’elle serait plus responsable en matière de respect des droits humains et plus légitime, puisqu’elle ferait partie du Système des Nations Unies ».

Secundo, il s’agit de réajuster le rôle de la Minusma dans la lutte contre le terrorisme. Le Mali doit demander un renforcement des capacités logistiques de la Mission pour lui permettre d’accroître son efficacité opérationnelle. Autrement dit, le Mali veut un « mandat robuste ».

Pour ce nouveau mandat, plusieurs pays encouragent le Conseil de sécurité à opter pour le premier c’est-à-dire donner à la Minusma « les moyens de s’acquitter de son mandat » à l’instar de l’Inde,  la Chine, la Russie, le Brésil. Ce dernier a « considéré essentiel que la Minusma  dispose des ressources nécessaires pour soutenir la mise en œuvre de l’accord de paix et la transition politique, ainsi que pour protéger les civils et soutenir la restauration de l’autorité de l’État malien dans le centre du pays ».

Les représentants de  plusieurs pays se sont largement accordés à reconnaître que le mandat actuel de la Minusma est toujours pertinent, tout en signalant qu’il importait de résoudre divers problèmes urgents au cours du prochain cycle du mandat afin de maximiser l’efficacité de la mission.

Le mandat selon un rapport des Nations Unis « pourrait mieux définir le rôle à jouer par la Minusma pour soutenir la Force conjointe du G5 pour le Sahel » étant donné que Barkhane a commencé son retrait du Mali.

Toujours le rapport indique que « en outre, la Minusma a besoin des ressources budgétaires et autres qui lui sont nécessaires pour faire preuve d’une plus grande souplesse, tel que recommandé dans le plan d’adaptation de la force présenté par le secrétaire général ».

La Minusma pourrait également exercer plus efficacement son action si le Conseil de sécurité définissait plus clairement ce qu’elle est censée faire en ce qui concerne sa coordination avec des acteurs régionaux.

<strong>Djibril Diallo </strong>

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</item>

<item>
<title>Absence de résultats dans la protection des personnes, la lutte contre le terrorisme… L&amp;apos;aveu d&amp;apos;impuissance de la Minusma à faire face aux multiples défis</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/absence-de-resultats-dans-la-protection-des-personnes-la-lutte-contre-le-terrorisme-laveu-dimpuissance-de-la-minusma-a-faire-face-aux-multiples-defis-2973114.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 16 Apr 2022 01:55:58 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le chef de la Mission intégrée des Nations Unies pour la stabilisation du Mali (Minusma) a présenté, la semaine dernière, son rapport sur le Mali. A la limite, un véritable aveu d'impuissance de la mission onusienne déployée au Mali à faire face aux multiples défis. Aussi, le rapport déplore le manque de consensus autour de la durée de la transition et l'absence avancée notable dans la mise en œuvre de l'Accord de paix, malgré les efforts considérables déployés à cet effet. </em></strong>

Selon lui, depuis sa dernière intervention, la situation d'ensemble au Mali est demeurée extrêmement préoccupante car les civils sont confrontés à d'immenses souffrances. <em>"Il n'y a pas eu d'avancée notable dans la mise en œuvre de l'Accord de paix. De plus, malgré les efforts considérables déployés à cet effet, il n'y a pas encore de consensus autour de la durée de la transition",</em> a-t-il déploré.

Dans son aperçu de la situation sécuritaire, il dira qu'en plus des incidents relevés dans le rapport, le mois de mars a vu plusieurs attaques meurtrières perpétrées par l'Etat islamique au grand Sahara (Eigs) dans la région de Ménaka et dans le sud de celle de Gao. Et de poursuivre que les affrontements dans la région de Ménaka, survenus à 200 km des plus proches positions des Forces de défense et de sécurité maliennes et de la Minusma, ont causé la mort d'au moins 40 civils et le déplacement d'environ 3 640 ménages. En réaction à ces incidents, a-t-il ajouté, la Minusma a intensifié ses patrouilles dans la ville de Ménaka afin de permettre aux Forces de défense et sécurité du Mali (Fdsm) et aux groupes signataires de se mobiliser encore plus fortement pour répondre à la situation.  A ses dires, dans le sud de la région de Gao, des éléments de l'Etat islamique ont continué leurs attaques contre Tessit, y compris contre un camp des Forces armées maliennes (FAMa), le 21 mars. Le même jour, l'Eigs a aussi attaqué la commune de Talataye, causant des déplacements significatifs et la mort de plusieurs civils.

<em>"En coordination avec les Forces armées maliennes, la Minusma a déployé trois unités de sa Force mobile d'intervention dans la zone comprise entre Ansongo, Labezanga et Tessit. A partir du 21 mars, une unité a patrouillé entre Tessit et la frontière nigérienne, sur le côté ouest du fleuve Niger, une autre a fait de même entre Ansongo et Labezanga, du côté est du fleuve et une troisième unité a été déployée à Ansongo. C'est dans ce contexte que, le 22 mars, un hélicoptère des FAMa participant à une opération de dissuasion près de Tessit a ouvert le feu près d'une de nos patrouilles. Heureusement, il n'y a pas eu de victime ou de blessé en nos rangs",</em> a-t-il déclaré. A le croire, une enquête est en cours pour clarifier les circonstances de cet incident. Et d'ajouter que la même patrouille a continué de surveiller la zone autour de Tessit et, les 24 et 27 mars, a forcé des groupes armés à abandonner leur équipement et à fuir la zone.

En réponse à l'attaque sur Talataye, il dira que la Force de la Minusma a redéployé une unité de la MTF de Ansongo-Labezanga vers Talataye le 31 mars. Cela a été suivi par une autre unité redéployée dans la même zone le 1er avril. Ces unités ont contribué à la stabilisation de la situation sécuritaire. Il a saisi l'occasion pour laisser entendre que même si l'élément déclencheur de la reprise des violences dans la zone des trois frontières semble lié à des trafics locaux et à des dynamiques connexes, il convient de noter que ces incidents surviennent dans le contexte du retrait des forces Barkhane et Takuba.

Ainsi, dit-il, faisant face à moins de pression, les groupes terroristes bénéficient d'une latitude d'action plus grande, posant un danger accru tant aux civils qu'aux opérations de la mission onusienne. <em>"Face à ces défis, il est impératif que le niveau de nos capacités et de nos troupes soit maintenu. Il est tout aussi important que des réponses appropriées soient trouvées aux défis liés à l'insuffisance de nos capacités ainsi qu'aux restrictions nationales des pays contributeurs de troupes et de police"</em>, a-t-il conclu.   <strong>          </strong>

<strong>Boubacar PAÏTAO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L&amp;apos;ONU appelle à plus de fonds pour aider les personnes déplacées au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/lonu-appelle-a-plus-de-fonds-pour-aider-les-personnes-deplacees-au-mali-2973185.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Fri, 15 Apr 2022 18:58:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L'ONU a lancé jeudi un appel à davantage de fonds pour aider un nombre croissant de personnes déplacées au Mali.</strong>

Il y a une forte augmentation des déplacements depuis janvier à cause de conflits armés et de l'émergence de violences intercommunautaires dans le nord et le centre du pays, a déclaré Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres.

Par conséquent, le nombre total de déplacés a dépassé les 360.000, soit une hausse de 12.000 depuis janvier. Par ailleurs, au cours des deux derniers mois, au moins 17.000 personnes ont fui le Mali, cherchant refuge au Niger, a-t-il précisé.

En plus des violences, les chocs climatiques entraînent une crise alimentaire dramatique, a dit M. Dujarric.

Quelque 1,8 million de personnes ont besoin d'une aide alimentaire cette année, soit une hausse de 51% depuis l'an dernier. Le plan de réponse humanitaire de l'ONU pour le Mali, qui nécessite 686 millions de dollars pour satisfaire aux besoins humanitaires de 5,3 millions de personnes, est financé à moins de 10%, a souligné le porte-parole.

"Nous exhortons les donateurs à financer cet appel et tous les autres appels humanitaires sous-financés", a-t-il conclu.

<strong>Source: Agence de presse Xinhua</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>L’Ambassadeur Issa Konfourou devant le Conseil de Sécurité de l’ONU : «Le retour à l’ordre constitutionnel figure parmi les priorités du Gouvernement de Transition »</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/lambassadeur-issa-konfourou-devant-le-conseil-de-securite-de-lonu-le-retour-a-lordre-constitutionnel-figure-parmi-les-priorites-du-gouvernement-de-transition-2972721.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 12 Apr 2022 14:23:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Challenger</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<em>L’intervention du Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, à l’occasion de l’examen par le Conseil de Sécurité du rapport du Secrétaire général des Nations Unies sur la situation au Mali, a été délivrée le 7 avril 2022, à New York par l’Ambassadeur, Représentant permanent du Mali auprès des Nations Unies, SE Issa Konfourou.</em>

Le diplomate malien a entamé son intervention par la nécessité du retour à l’ordre constitutionnel au Mali. Pour l’Ambassadeur, Représentant permanent du Mali auprès des Nations Unies, cette question figure parmi les priorités du Gouvernement de Transition, car les Maliens tiennent à la démocratie. « Cependant, il ne faut surtout pas perdre de vue que l’instabilité politique et institutionnelle devenue chronique au Mali prend son origine dans les élections mal organisées et dans la mauvaise gouvernance. C’est pourquoi, le Gouvernement de la Transition tient à faire quelques réformes majeures visant notamment à assurer une stabilité des institutions et un avenir meilleur aux populations maliennes. Il y a lieu également de créer les conditions minimales de sécurisation pour permettre la tenue des élections. Le Gouvernement reste engagé dans le dialogue avec la CEDEAO dans ce sens, y compris sur la durée de la Transition ».

Par ailleurs, le Gouvernement du Mali demande la levée immédiate des sanctions injustes, illégales, illégitimes et inhumaines prises par la CEDEAO et l’UEMOA. A cet égard, a-t-il rappelé, la Cour de justice de l’UEMOA a ordonné le sursis à exécution des sanctions prononcées par la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’UEMOA le 24 mars 2022. « Le Gouvernement du Mali constate avec regret, qu’en dépit de la double notification qui leur a été faite, par le Mali et par la Cour, malgré l’impact humain et social sur les populations, la Commission et la Conférence des Chefs d’Etat n’ont daigné exécuter cette ordonnance pourtant d’exécution immédiate et insusceptible de recours ».

Selon le messager du ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale, sur le plan sécuritaire, le Gouvernement continue d’intensifier les efforts pour le recrutement, la formation et l’équipement des Forces de défense et de sécurité maliennes, en vue de renforcer leurs capacités opérationnelles. Ces actions donnent des résultats très encourageants sur le terrain. « Depuis décembre 2021, les Forces de défense et de sécurité maliennes poursuivent leurs vastes offensives à travers le pays, infligeant de lourdes pertes aux groupes extrémistes, y compris la neutralisation des chefs terroristes.  Ces opérations ont permis de détruire plusieurs bases terroristes ; plusieurs interpellations ont eu lieu et une quantité importante de matériels de guerre a été récupérée. Elles ont enfin renforcé le sentiment de sécurité des populations entrainant ainsi le retour aujourd’hui dans leur localité d’origine de plus de 80 000 personnes déplacées internes », a-t-il expliqué.

Il a profité de l’occasion pour revenir sur les rumeurs relatives au recours à une société de sécurité privée par le gouvernement. A cet effet, il a affirmé que le Mali n’a pris aucun engagement de cette nature. « Le Mali entretient une relation de coopération fructueuse d’Etat à Etat avec la Russie et ce, depuis 1960. Et c’est à la faveur de cette coopération avec la Russie que le Mali continue de se procurer du matériel militaire pour sa sécurité et c’est aussi à la faveur de cette coopération que des formateurs et instructeurs russes se trouvent actuellement au Mali pour conseiller et former les militaires maliens à l’utilisation de ce matériel acquis par le Mali auprès de la Fédération de Russie».

Concernant les évènements de Mourah et suite aux allégations d’exactions présumées commises sur des civils dans la période du 23 au 31 mars 2022 dans ladite zone, le diplomate a fait savoir à l’assistance que le Procureur militaire a décidé de l’ouverture d’enquêtes par la Gendarmerie nationale pour mener des investigations approfondies afin de faire la lumière sur ces allégations, malgré les opérations militaires en cours. « Un transport judiciaire sera effectué très prochainement sur le site à Mourah par le Procureur militaire exerçant ses prérogatives de police judiciaire. Il sera accompagné d’un médecin légiste, d’une équipe de police technique et scientifique (PTS) et d’enquêteurs. L’opinion sera tenue régulièrement informée de l’évolution de ces enquêtes, dont les résultats seront rendus publics. En attendant les conclusions de cette enquête, nous appelons toutes les parties prenantes à la retenue, à éviter les qualificatifs de massacres, les allégations et autres accusations sans fondement proférées à l’encontre des FAMa, dans un dessein inavoué ». Par ailleurs, le Gouvernement reste préoccupé par la détérioration continue de la situation humanitaire au Mali. Cette situation humanitaire s’est davantage aggravée avec la mauvaise saison de pluie enregistrée l’année dernière, l’impact négatif des sanctions de la CEDEAO et de l’UEMOA sur les populations, ainsi que l’insécurité dans les régions du centre du pays, zones de production par excellence. Pour alléger leurs souffrances, le Gouvernement travaille, avec l’appui des partenaires bilatéraux et multilatéraux, à apporter l’assistance nécessaire à nos compatriotes en situation de vulnérabilité, a-t-il conclu.

<strong>Bintou Diarra </strong>

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<title>ONU : Abdoulaye Diop rassure la communauté internationale</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/onu-abdoulaye-diop-rassure-la-communaute-internationale-2972453.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 11 Apr 2022 02:18:46 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Aube</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Conseil de sécurité  s’est  penché jeudi 7 avril   2022  sur la situation  au Mali.  C’était au cours d’une séance d’information publique suivie de consultations privées, sur la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali. Occasion pour le ministre des Affaires étrangère et de coopération internationale, Abdoulaye Diop, par la voix du Représentant du Mali à l’ONU, de rassurer la communauté internationale sur la volonté du gouvernement de la transition d’aller vite vers un retour à l’ordre constitutionnel…</strong>

En effet, Issa Konfourou, Ambassadeur, Représentant permanent du Mali auprès des Nations Unies intervenant au nom  de Abdoulaye Diop, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale<strong>, </strong>a assuré que le retour à l’ordre constitutionnel  figure parmi les priorités du Gouvernement de transition. Il a cependant fait valoir que l’instabilité politique et institutionnelle prend son origine dans des élections mal organisées et dans la mauvaise gouvernance. C’est pourquoi, a-t-il dit, le Gouvernement de transition tient à faire des réformes majeures visant notamment à assurer une stabilité des institutions, tout en créant les conditions minimales de sécurisation pour permettre la tenue d’élections. À cette aune, il a demandé la levée immédiate des sanctions « injustes, illégales, illégitimes et inhumaines » prises par la CEDEAO et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), non sans dénoncer un acharnement visant asphyxier le peuple malien, à le punir pour ses choix politiques et à obtenir un changement de régime.

Évoquant ensuite la situation sécuritaire, le représentant  a indiqué que le Gouvernement continue de renforcer les capacités des forces armées maliennes, ce qui « donne des résultats très encourageants » sur le terrain. Depuis décembre 2021, a-t-il rappelé, les forces de défense et de sécurité maliennes infligent de lourdes pertes aux groupes extrémistes et sécurisent les populations. À ce sujet, il a souhaité répondre aux accusations selon lesquelles le Gouvernement malien recourrait à une société de sécurité privée. « Je le redis ici et avec force: le Mali n’a pris aucun engagement de cette nature », a-t-il protesté, reconnaissant toutefois qu’à la faveur de sa coopération avec la Russie, son pays continue de se procurer du matériel militaire pour sa sécurité et fait appel à des instructeurs russes.

S’agissant de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, Issa Konfourou a assuré que le Gouvernement reste engagé à permettre son accélération, tout comme il est déterminé à renforcer la participation des femmes au processus de paix. Si le processus de désarmement, démobilisation et réintégration/réinsertion (DDR) connaît quelques difficultés, en dépit des propositions du Gouvernement, ce dernier est dans l’attente de la liste des mouvements signataires pour permettre le démarrage du volet réinsertion des anciens combattants, a précisé M. Konfourou. Il a également souligné que, contrairement aux affirmations du Secrétaire général, le Gouvernement reste engagé dans la mise en œuvre des programmes de développement des régions du Nord.

Abordant ensuite la situation des droits humains, le représentant a reconnu que la crise complexe que traverse le Mali depuis une dizaine d’années et la perte du contrôle de certaines parties du territoire national ont entraîné des atteintes à ces droits. Cependant, il n’y a aucune volonté délibérée des autorités maliennes d’accorder des « primes à l’impunité », a-t-il affirmé, relevant que la justice malienne est systématiquement saisie chaque fois que des violations sont signalées. Il a précisé que les opérations militaires encours dans la zone de Moura font suite à des renseignements qui ont permis de localiser la tenue d’une rencontre entre différents « katibas » et ont confirmé que ce secteur était un « sanctuaire terroriste ». À propos des « événements de Moura », il a signalé l’ouverture, par la Gendarmerie nationale, d’enquêtes approfondies sur les allégations d’exactions présumées commises en mars sur des civils dans cette zone. En attendant les conclusions de ces investigations, il a appelé toutes les parties prenantes à la retenue et à éviter les qualificatifs de massacres ainsi que les allégations sans fondement proférées à l’encontre des forces armées maliennes.

Il a par ailleurs estimé que la détérioration continue de la situation humanitaire au Mali est due à la mauvaise saison de pluie enregistrée l’année dernière, à l’impact négatif des sanctions de la CEDEAO et de l’UEMOA sur les populations, ainsi qu’à l’insécurité dans les régions du Centre du pays. Pour y remédier, le Gouvernement travaille, avec l’appui des partenaires bilatéraux et multilatéraux, à apporter l’assistance nécessaire aux Maliens en situation de vulnérabilité, a-t-il dit, avant d’insister à nouveau sur la nécessaire levée des sanctions, « surtout au moment où nos forces armées gagnent en confiance et remportent des victoires sur plusieurs fronts ».

<strong>Pour sa part, </strong>El Ghassim Wane, Représentant spécial du Secrétaire général pour le Mali, a déclaré que la situation d’ensemble est extrêmement préoccupante. Les civils sont confrontés à d’immenses souffrances. Il n’y a pas eu de progrès notable dans la mise en œuvre de l’accord de paix. De plus, malgré les efforts considérables déployés à cet effet, aucun consensus n’a été trouvé autour de la durée de la transition.

Sur la situation politique, Le Représentant spécial a rappelé que le non-achèvement de la Transition dans les délais convenus a conduit la CEDEAO à imposer des sanctions économiques et financières en janvier dernier, notant que l’impasse persiste, exacerbant les tensions entre le Mali et la CEDEAO. Le Mali a demandé 24 mois supplémentaires pour mettre fin à la Transition, mais cette durée a été jugée trop longue lors du Sommet extraordinaire de la CEDEAO qui s’est tenu à Accra le 25 mars et a approuvé un délai de 12 à 16 mois, a rappelé El  Ghassim Wane : « Aucun effort ne doit être épargné pour parvenir à un accord sur la Transition. Cela permettrait non seulement de lever les sanctions, une mesure essentielle compte tenu de la situation humanitaire actuelle, mais aussi de créer un environnement plus propice à la poursuite des autres processus fondamentaux pour la stabilisation du pays ».

<strong>Mémé Sanogo</strong>

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<title>ONU : la Chine appelle la communauté internationale à en faire plus pour la paix et la stabilité du Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/onu-la-chine-appelle-le-communaute-internationale-a-en-faire-plus-pour-la-paix-et-la-stabilite-du-mali-2972383.html</link>
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<pubDate>Sat, 09 Apr 2022 08:31:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le représentant permanent adjoint de Chine aux Nations Unies, Dai Bing, a appelé jeudi la communauté internationale à faire tout ce qui est en son pouvoir pour aider à ramener la paix et la stabilité au Mali.</strong>

"La communauté internationale devrait garder à l'esprit la situation globale en matière de maintien de la stabilité dans la région, apporter activement aide et soutien et faire davantage en faveur de la paix et la stabilité au Mali", a-t-il dit lors d'une réunion du Conseil de sécurité consacrée à ce pays.

M. Dai a dit que son pays saluait les échanges permanents sur la transition politique entre les parties concernées et souhaitait qu'elles parviennent à un accord le plus tôt possible afin de faire avancer le processus politique sur de bons rails.

La communauté internationale devra appuyer l'autorité de transition du Mali en conformité avec le consensus atteint lors de la Conférence nationale de reconstruction pour faire avancer le processus de réforme, mettre en oeuvre l'accord de paix, élaborer et mettre en application une stratégie globale pour la région centrale et aider le Mali à suivre une voie de développement conforme à ses conditions nationales, a-t-il ajouté.

En matière de lutte contre le terrorisme, le diplomate a jugé que "la lutte contre le terrorisme ne doit pas se relâcher. Nous devons continuer à soutenir les efforts du gouvernement malien pour lutter contre le terrorisme et maintenir la stabilité, l'aider à renforcer ses capacités et respecter son droit à une coopération internationale en matière de sécurité".

"La Chine a noté les préoccupations dans certains médias sur des violations des droits de l'Homme lors d'opérations antiterroristes dans la région de Moura", a ajouté Dai Bing. Selon ce dernier, le Mali a déjà apporté des clarifications, soulignant que les actions pertinentes visaient à secourir les populations locales et qu'il avait toujours respecté les droits de l'Homme et était prêt à mener des enquêtes pertinentes.

"La Chine espère que toutes les parties feront preuve de retenue et éviteront de lancer des accusations sans fondement avant que l'enquête ne débouche sur des conclusions", a-t-il dit.

Evoquant la situation économique dans ce pays d'Afrique de l'Ouest enclavé, M. Dai a rappelé que 42,7% des Maliens vivaient dans la pauvreté extrême et que 7,5 millions de personnes avaient besoin d'aide humanitaire, avec 960.000 enfants de moins de cinq ans souffrant de malnutrition sévère.

La communauté internationale ne doit oublier ni les difficultés rencontrées par des pays africains comme le Mali, ni les questions de développement africain qui ne doivent pas être marginalisées, a-t-il souligné.

"En tant que bonne amie des pays africains, la Chine continuera de soutenir les pays africains, d'accélérer la mise en œuvre de l'Initiative mondiale pour le développement et les résultats du Forum sur la coopération sino-africaine, et de soutenir le Mali et d'autres pays africains dans leur reprise économique", a conclu le diplomate.

<strong>Source: Agence de presse Xinhua</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Célébration de la journée internationale pour la sensibilisation au problème aux engins explosifs :  La Minusma relève 1350 cas, 804 morts et  2175 blessés</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/celebration-de-la-journee-internationale-pour-la-sensibilisation-au-probleme-aux-engins-explosifs-la-minusma-releve-1350-cas-804-morts-et-2175-blesses-2972190.html</link>
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<pubDate>Fri, 08 Apr 2022 01:49:08 +0000</pubDate>
<dc:creator>Ciwara Info</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les Nations Unies au Mali ont célébré la Journée internationale pour la sensibilisation au problème des mines et l'assistance à la lutte anti-mine, le 4 avril dernier. Cette date a été marquée par les Nations Unies au Mali par une sensibilisation autour du thème  “Des terrains sûrs, des pas sûrs, des maisons sûres".</strong>

Les Nations Unis ont souligné des avancées, et réfléchissent à ce qui reste à faire afin d'éradiquer la menace explosive à laquelle les casques bleus et la population font face au Mali.

Le service de lutte anti-mines (UNMAS), qui fait autant partie de la MINUSMA que de l’Equipe pays des Nations Unies, travaille avec les partenaires de la lutte anti-mines nationaux et internationaux, ainsi qu’avec les contingents des Nations Unies, pour aider à créer des conditions plus sûres pour les populations, les opérations d’aide humanitaire et de maintien de la paix ainsi que pour les initiatives de développement.

Depuis l'arrivée de la MINUSMA en 2013, UNMAS a enregistré 1350 incidents liés aux engins explosifs improvisés (EEI), ayant tué 804 personnes et blessé 2175 autres. En 2021, le nombre et la fréquence des attaques ont augmenté d’une moyenne de 14 incidents par mois en 2020 à 19 en 2021.

En 2021, les casques bleus de la MINUSMA ont enregistré le pourcentage le plus élevé de victimes (35%), suivis par les Forces sécurité maliennes avec 31% et les civils avec 25%.

L’ONU a créé “des terrains sûrs”. « Dans le cadre de la campagne mondiale, elle a transformé les champs de mines en terrains de jeu ». Cette campagne a été lancée par le Secrétaire général des Nations Unies en 2019, autour de l’objectif de décontaminer la terre de mines anti-personnelles et d’autres engins explosifs, afin de la rendre sûre pour le développement.

UNMAS continue à fournir des formations et du conseil, ainsi que des équipements spécialisés et un mentorat aux contingents de maintien de la paix venus du monde entier.

Au cours de 2021, les casques bleus de la MINUSMA ont détecté et neutralisé près de la moitié des EEI qu’ils ont rencontrés, avant qu’ils ne puissent exploser, témoignant du cadre complet de mitigation du risque. La détection d’EEI par la MINUSMA sauve des vies, prévient des blessures catastrophiques, ainsi que la perte d'équipements de haute valeur.

L’ONU crée “des pas sûrs”. Bien trop de personnes appréhendent les déplacements, ne sachant pas si elles déclencheront un engin explosif qui pourrait les mutiler ou les tuer.

Elle crée “des maisons sûres”. Rien ne vaut chez soi et il est difficile de se sentir chez soi sans la sécurité et la communauté.

Les civils restent particulièrement vulnérables aux engins explosifs au Mali. Les usagers de la route et les civils, se rendant au marché, sont parmi les plus à risque d’engins explosifs improvisés, car ces derniers sont principalement placés le long des routes. En 2020, les civils représentent 49% des victimes, et en 2021, 25%.

En 2021, UNMAS a organisé des séances d'éducation au risque des engins explosifs pour plus de 1000 personnes déplacées internes et plus de 40000 personnes à Gao, Kidal, Ménaka, Mopti, Ségou, Tessalit et Tombouctou, afin de promouvoir des comportements plus sûrs face aux engins explosifs.

Ces formations élargies ont un impact positif sur les communautés plus reculées et renforcent la résilience des plus vulnérables.

<strong>Mamoutou DIARRAH </strong>

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<title>La Russie suspendue du Conseil des droits de l&amp;apos;Homme des Nations Unies</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/la-russie-suspendue-du-conseil-des-droits-de-lhomme-des-nations-unies-2972170.html</link>
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<pubDate>Thu, 07 Apr 2022 18:59:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Avec 93 voix favorables à cette suspension, la Russie a été dépossédée de son siège au Conseil des droits de l’Homme.</strong>

GUERRE EN UKRAINE - L’Assemblée générale de l’ONU, composée des 193 pays membres, a suspendu ce jeudi 7 avril la Russie de son siège au Conseil des droits de l’Homme des Nations unies en raison de l’invasion de l’Ukraine, lors d’un vote qui a recueilli 93 voix favorables et traduit un effritement de l’unité internationale face à Moscou.

Sur les 193 pays membres de l’Assemblée générale, 24 ont voté contre cette suspension -la deuxième de l’histoire de l’ONU après l’éviction de la Libye en 2011-, initiée par les États-Unis. Et 58 pays se sont abstenus, mais les abstentions, un choix dénoncé par Kiev, n’étaient pas prises en compte dans la majorité des deux-tiers requise parmi les seuls votes pour et contre.

Parmi les pays ayant voté contre figure la Chine qui a dénoncé une “démarche hâtive” ainsi qu’un “précédent dangereux”. L’Iran, le Kazakhstan et Cuba ont aussi voté contre. Sans surprise, la Russie, le Bélarus et la Syrie se sont opposés à la résolution proposée au scrutin.

https://twitter.com/UN_News_Centre/status/1512095779535609862?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E1512095779535609862%7Ctwgr%5E%7Ctwcon%5Es1_c10&amp;ref_url=https%3A%2F%2Fwww.huffingtonpost.fr%2Fentry%2Fla-russie-suspendu-du-conseil-des-droits-de-lhomme-des-nations-unies_fr_624f0935e4b0e44de9ccb697

<strong>“Illégal”</strong>
Après cette décision, le ministère russe des Affaires étrangères a qualifié cette suspension “d’illégale” et “politiquement motivée, visant à punir de manière ostentatoire un Etat membre souverain de l’ONU qui mène une politique intérieure et étrangère indépendante”.

“Malheureusement, dans les conditions actuelles, le Conseil est pratiquement monopolisé par un groupe d’Etats qui l’utilisent à leurs propres fins opportunistes”, a encore regretté le ministère russe.

Malgré des pressions ces derniers jours de Moscou pour que les pays votent contre, plusieurs États africains, dont l’Afrique du Sud et le Sénégal, ont choisi l’abstention, jugeant que la résolution suspendant Moscou “préjuge les résultats de la commission d’enquête” créée début mars par le Conseil des droits de l’Homme.

Le Brésil, comme le Mexique et l’Inde, tous trois membres non-permanents actuellement du Conseil de sécurité de l’ONU, a adopté la même position abstentionniste. Le Chili a en revanche voté pour.

Selon Washington, la suspension de la Russie du Conseil des droits de l’Homme qui siège à Genève est bien davantage que symbolique et accroît “l’isolement” de Moscou sur la scène internationale depuis l’invasion de l’Ukraine le 24 février.

La Russie est accusée de crimes de guerre et d’exactions contre les civils dans les zones ukrainiennes qu’elle a occupées, comme à Boutcha, ce qui a précipité la démarche de Washington de la faire suspendre du Conseil des droits de l’Homme. Moscou est membre par intermittence depuis 2006 du Conseil car deux mandats d’affilée seulement sont autorisés pour ses membres. Son mandat actuel expirait en 2023. L’Ukraine fait partie des membres actuels du Conseil.

<strong>L’Assemblé générale exprime sa “profonde préoccupation”</strong>
La résolution adoptée ce jeudi par l’Assemblée générale rappelle que cette dernière “peut suspendre les droits de membre du Conseil des droits de l’Homme d’un membre du Conseil qui commet des violations flagrantes et systématiques des droits de l’Homme”.

Elle exprime la “profonde préoccupation” de l’Assemblée générale “face à la crise humanitaire et des droits de l’Homme en cours en Ukraine, en particulier face aux informations faisant état de violations et d’atteintes aux droits de l’Homme”, parfois “systématiques”, et “de violations du droit international humanitaire par la Fédération de Russie”.

Le Conseil des droits de l’Homme est le principal forum des Nations unies chargé de promouvoir ce domaine. Né en 2006, il est composé de 47 états membres, élus par l’Assemblée générale des Nations unies. Outre la promotion des droits humains, il a pour mission l’examen régulier de leur situation dans les pays membres de l’ONU.

Depuis l’invasion russe de l’Ukraine, l’Assemblée générale de l’ONU s’est exprimée à trois reprises sur cette guerre, incluant le vote de ce jeudi. Le 2 mars, lors d’un premier vote historique, 141 pays avaient condamné l’invasion déclenchée par la Russie, membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, 5 pays votant contre (outre la Russie, le Bélarus, la Syrie, la Corée du Nord et l’Érythrée), 35 s’abstenant.

Le 24 mars, l’Assemblée générale avait réclamé un accès humanitaire sans entrave et la protection des civils en Ukraine. Lors du scrutin, 140 pays avaient voté pour, cinq contre (les cinq mêmes que le 2 mars) et 38 pays s’étaient abstenus.

<strong>SOURCE: https://www.huffingtonpost.fr/</strong>]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Mali: le Conseil de sécurité tiendra une séance sur la MINUSMA</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-le-conseil-de-securite-tiendra-une-seance-sur-la-minusma-2972162.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 07 Apr 2022 16:22:04 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>NEW YORK (Nations Unies) – Le Conseil de sécurité tiendra jeudi une séance d’information publique, suivie de consultations privées, sur la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA).</strong>

Le Représentant spécial et chef de la MINUSMA, El-Ghassim Wane, présentera le dernier rapport du Secrétaire général sur le Mali, qui couvre la période du 1er janvier au 15 mars.

Lors de la réunion de ce jeudi, M. Wane devrait noter que les négociations se poursuivent entre la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et les autorités de transition du Mali pour fixer un nouveau calendrier pour la tenue d’élections afin de rétablir l’ordre constitutionnel.

La période de 18 mois pour achever la transition politique, a été adoptée en mars 2021.

Fin décembre 2021, les autorités de transition ont proposé de prolonger la transition de cinq ans. Ils ont ensuite présenté début 2022 un calendrier révisé proposant une prolongation de deux ans de la période de transition.

La CEDEAO, lors d’un sommet le 9 janvier, a rejeté la proposition, la qualifiant de “totalement inacceptable”, et a imposé de nouvelles sanctions économiques et financières au Mali, notamment la fermeture des frontières terrestres de la CEDEAO avec le Mali et le gel des avoirs de l’Etat dans les banques centrales et commerciales de la CEDEAO.

Le médiateur de la CEDEAO au Mali, l’ancien président nigérian Goodluck Jonathan, a effectué une mission à Bamako du 18 au 20 mars.

Il a été rejoint par des membres du comité local de suivi de la transition, dont le Haut Représentant de l’UA pour le Mali et le Sahel Maman Sambo Sidikou et le Représentant spécial Wane.

Source : Algérie Presse Service]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Stabilisation du Mali : La Munisma pas toujours utile, mais importante par sa présence</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/stabilisation-du-mali-la-munisma-pas-toujours-utile-mais-importante-par-sa-presence-2970061.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/stabilisation-du-mali-la-munisma-pas-toujours-utile-mais-importante-par-sa-presence-2970061.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
<enclosure url="https://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2022/03/Michele-Jeanne-Sison.jpg" length="49398" type="image/jpeg"/>
<pubDate>Thu, 24 Mar 2022 01:57:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matin</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[Conduite par la Sous-secrétaire d’Etat aux Organisations internationales, Mme Michele Jeanne Sison, et l’ambassadeur des États-Unis au Mali, M. Dennis B. Hankins, une délégation américaine a été reçue jeudi dernier (17 mars 2022), par le ministre de la Défense et des Anciens combattants, Colonel Sadio Camara. Cette rencontre visait à faire une appréciation de la Minusma en fin de mandat dans notre pays avant la décision du Conseil de sécurité des Nations unies.

Cette visite du Sous-secrétaire d’Etat aux Organisations internationales intervient en effet au moment où la question de renouvellement du mandat de la Minusma fait l’objet de discussions au sommet de l’Etat malien. «<em>Il est question pour nous de renforcer notre mission pour pouvoir répondre aux besoins des Maliens en matière de protection des populations</em>», a laissé entendre l’ambassadeur des États-Unis au Mali, M. Dennis B. Hankins. Le diplomate a indiqué que même si notre gouvernement souligne que la mission onusienne, n’est pas utile dans tous les domaines, sa présence est néanmoins importante pour le pays.

<strong>Naby</strong>

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Présidence de la Commission nationale du DDR: Zahabi Ould Sidi Mohamed démissionne pour un poste à l’ONU</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/presidence-de-la-commission-nationale-du-ddr-zahabi-ould-sidi-mohamed-demissionne-pour-un-poste-a-lonu-2969586.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 21 Mar 2022 02:07:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>22 Septembre</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Après plusieurs années passées à la tête de la Commission nationale du DDR, Zahabi Ould Sidi Mohamed a officiellement déposé sa lettre de démission du poste de président de cette organisation, le  vendredi matin 18 Mars avec effet en fin Avril 2022.  Il a été nommé en 2015 en qualité du patron de la Commission Nationale du Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (CN-DDR). Auparavant, il a été ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale sous le régime du feu IBK.

Selon une source digne de foi, l’ONU vient de proposer avec insistance un post ‘’ en or’’ au Malien Zahabi Ould Sidi Mohamed, ancien ministre des Affaires Etrangères. Selon la même source, l’intéressé expert de grande renommée a accepté.

Sachant bien que ce dernier a occupé  plusieurs fonctions dans le système onusien (Haïti, RD du Congo, Somalie, Côte d’Ivoire, Soudan, Soudan du Sud).

Cette démission de Zahabi Ould Sidi Mohamed intervient à un moment où notre pays traverse une période difficile de son histoire. La question qu'on doit se poser est de savoir, pourquoi il a choisi cette période difficile pour prendre cette décision ?

A suivre.

<strong>AMTouré</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Guerre en Ukraine : Réunion du Conseil de sécurité sur la question des armes biologiques</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/guerre-en-ukraine-reunion-du-conseil-de-securite-sur-la-question-des-armes-biologiques-2968438.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 12 Mar 2022 09:46:10 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Ce vendredi 11 mars, le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni sur la situation en Ukraine à la demande de la Russie cette fois. Celle-ci a affirmé avoir découvert une trentaine de laboratoires développant des armes biochimiques sur le sol ukrainien, une manœuvre grossière de désinformation, ont dénoncé les pays occidentaux.</strong>

Un « réseau » de trente laboratoires, dans une dizaine de villes, des laboratoires menant des expériences avec des souches de maladies « très dangereuses » comme la peste, le choléra, et des produits chimiques comme l’anthrax et tous travaillant avec le ministère de la Défense américain. C’est la découverte qu’auraient faite des soldats russes sur le sol ukrainien depuis 14 jours, selon l’ambassadeur russe, et qu’il a voulu partager au Conseil de sécurité vendredi.

<strong>Provocations irresponsables</strong>

L’ambassadrice américaine a nié en bloc, et les pays occidentaux ont parlé de désinformation et de provocations irresponsables. « Les mensonges de la Russie ne trompent personne (…) Cette campagne de désinformation pourrait être le prélude à l’utilisation d’une arme chimique ou biologique orchestrée par la Russie en Ukraine », estime l’ambassadeur Nicolas de Rivière.

<strong>Informations correctes</strong>

C’est effectivement ce qu’avait soufflé le secrétaire d’État Antony Blinken il y a trois semaines, que Moscou se servirait d’une pareille excuse pour bombarder ensuite l’Ukraine d’armes chimiques. Or, toutes les informations recueillies par les services secrets américains qui ont été partagées jusqu’ici se sont révélées être correctes.

<strong>Par rfi.fr</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>En visite au Mali :  Mme Martha Ama Akyaa Pobee,  de l’ONU, exhorte  les femmes à redescendre dans l’arène politique</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/en-visite-au-mali-mme-martha-ama-akyaa-pobee-de-lonu-exhorte-les-femmes-a-redescendre-dans-larene-politique-2966327.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 24 Feb 2022 12:59:26 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv0694629157s3" style="background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv0694629157s4"><b><i><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">En visite de travail au Mali, la sous-secrétaire générale des Nations-Unies pour l'Afrique au Secrétariat des Nations-Unies, Mme Martha Ama Akyaa Pobee, s’est rendue, hier mercredi, au siège du</span></i></b></span><span class="yiv0694629157s5"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> </span></span><span class="yiv0694629157s4"><b><i><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">projet ‘</span></i></b></span><span class="yiv0694629157s2"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">’Vestibule de veille des femmes et des filles pour une transition et des élections inclusives au Mali’’</span></b></span><span class="yiv0694629157s4"><b><i><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">. Sur place, elle a exhorté les femmes à redescendre dans l’arène politique pendant les élections.  </span></i></b></span></p>
<p class="yiv0694629157s3" style="background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv0694629157s5"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Lors de cette visite, Mme Martha Ama Akyaa Pobee a réaffirmé le soutien de l’ONU à la consolidation de la paix  et la participation des femmes au processus électoral. Elle a expliqué que la MINUSMA a accepté de financer ‘’Vestibule de veille des femmes et des filles pour une transition et des élections inclusives au Mali’’, parce que le projet constitue, selon les Nations-Unies, une opportunité pour les hommes de soutenir l’émancipation des  femmes. Selon elle, la</span></span><span class="yiv0694629157s6"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #222222"> </span></span><span class="yiv0694629157s5"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">sous-secrétaire générale des Nations-Unies pour l'Afrique, c’est un devoir pour les hommes de soutenir les femmes pour leur inclusion dans la vie politique du Mali. </span></span><span class="yiv0694629157s4"><b><i><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">« Les Nations-Unies vous soutiennent parce que les questions d’égalité du genre constituent un point important pour le développement, la paix et le respect des droits de l’Homme</span></i></b></span><span class="yiv0694629157s5"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> », a réaffirmé Mme Martha Ama Akyaa Pobee. </span></span></p>
<p class="yiv0694629157s3" style="background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv0694629157s5"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Elle poursuit en exhortant les femmes à descendre dans l’arène politique, au terme des différentes formations qu’elles recevront sur l’assimilation de  la loi 052,instituant la promotion du genre au poste électif et nominatif et la participation des femmes au processus électoral. « </span></span><span class="yiv0694629157s4"><b><i><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Si vous ne faites pas la politique pour parler en votre nom, c’est une autre personne qui parlera en votre nom</span></i></b></span><span class="yiv0694629157s5"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228"> », a tenu à rappeler la diplomate onusienne en charge des </span></span><span class="yiv0694629157s6"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #222222">affaires politiques et de la consolidation de la paix au département dédié à l’Afrique. Cette visite, marquée d’interactions, a été l’occasion pour  la responsable de l’ONU d’échanger avec les responsables de ACE-Conseil, Madame Coumba Traoré, et de l’Association malienne de la promotion de la jeune fille et des femmes, Souadou Diabaté, en charge de la mise en œuvre du projet VVF à Bamako, au centre et au Nord-Mali. </span></span><span class="yiv0694629157s5"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Mme Martha AmaAkyaa Pobee</span></span><span class="yiv0694629157s6"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #222222"> s’est livrée au même exercice avec les groupements des leaders membres du comité de suivi de l’Accord, du Conseil national de transition et plusieurs responsables des femmes des organisations de la société civile du Mali. </span></span></p>
<p class="yiv0694629157s3" style="background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv0694629157s6"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #222222">A Bamako,  la diplomate onusienne a été témoin des activités que le projet VVFF exécute dans la capitale malienne et dans les régions de Mopti, Gao, Tombouctou, Kidal, Ménaka et Taoudénit. En somme, ce projet financé par la MINUSMA, en partenariat avec d’autres programmes du système des Nations-Unies, vise à veiller à l’application stricte de la Loi 052 lors des différents processus électoraux et politiques pendant la transition. Pour ce faire,  il contribue au renforcement des capacités des femmes aux thématiques clés de la transition,  appuie les femmes candidates et potentielle candidates aux différentes élections. Le projet VVFF exécute également un programme d’éducation civique et de sensibilisation, pour un accès équitable et de participation des femmes aux processus électoraux et politiques.  </span></span></p>
<p class="yiv0694629157s3" style="background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv0694629157s6"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #222222">Partout où le projet VVFF intervient, un vestibule est installé et animé par des volontaires. Ceux-ci mènent des activités telles que la sensibilisation pour un accroissement de l’engagement politique des femmes. A travers ces activités, le projet contribue à lever les réticences des acteurs politiques et des populations en général sur la participation des femmes aux élections. Les membres du projet participent au suivi du processus électoral sur le terrain, constatent la prise en compte du quota fixé par la loi 052 sur les listes électorales,  le suivi des opérations de vote le jour des scrutins, en s’assurant de la présence des femmes  dans les bureaux de vote comme agents électoraux. </span></span></p>
<p class="yiv0694629157s3" style="background: white;margin: 0cm 0cm 7.5pt 0cm"><span class="yiv0694629157s7"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #222222">Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</span></b></span><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Helvetica','sans-serif';color: #1d2228"> </span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Alioune Tine, expert indépendant de l&amp;apos;ONU :« Pour la première fois depuis le début de mes visites en 2018, j&amp;apos;ai noté une amélioration tangible de la situation sécuritaire… »</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/alioune-tine-expert-independant-de-lonu-pour-la-premiere-fois-depuis-le-debut-de-mes-visites-en-2018-jai-note-une-amelioration-tangible-de-la-situation-securitaire-2966107.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 23 Feb 2022 06:31:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après un séjour au Mali au cours de laquelle il a rencontré les autorités maliennes, la société civile, les associations de victimes, les organisations non gouvernementales, les diplomates et les Nations unies, l'expert indépendant des Nations Unies sur la situation des droits de l’Homme au Mali, Alioune Tine, a indiqué mardi, 22 février 2022 : « Pour la première fois depuis le début de mes visites en 2018, j'ai noté une amélioration tangible de la situation sécuritaire de la situation des personnes déplacées internes, de la situation des droits de l'Homme ainsi que des dynamiques de paix endogènes, notamment dans le Centre du Mali.»</strong>

« Pour la première fois depuis le début de mes visites en 2018, j'ai noté une amélioration tangible de la situation sécuritaire, de la situation des personnes déplacées internes, de la situation des droits de l'Homme ainsi que des dynamiques de paix endogènes, notamment dans le Centre du Mali », a indiqué l'Expert indépendant de l'ONU sur la situation des droits de l'Homme au Mali, Alioune Tine, après une visite officielle de dix jours dans le pays.

La déclaration officielle qui a sanctionné la visite explique que le nombre de violations des droits de l'Homme et d'atteintes à ces droits documentées au cours du dernier trimestre de 2021 par la MINUSMA a diminué de 27,10%. « De même, selon le Cluster Protection, une diminution de 29,75% du nombre d'incidents de protection a été enregistrée entre novembre et décembre. Le Cluster Protection a noté une baisse significative des violations des droits de l'Homme en fin d'année en général, à l'exception des violations du droit à la vie, où le plus grand nombre a été enregistré au cours du dernier trimestre de l’année 2021 », lit -on dans la déclaration.

L'un des indicateurs de l'amélioration de la situation sécuritaire, précise le document, est la récente diminution du nombre de personnes déplacées et de conflits intercommunautaires. Selon la matrice de suivi des déplacements (DTM), le nombre de personnes déplacées a diminué de 13 %, passant de 401736 en septembre 2021 à 350110 en décembre 2021. Dans la région de Gao, le nombre de personnes déplacées a diminué de près de la moitié (49 %) entre septembre et décembre 2021. Cette diminution s'expliquerait notamment par la pacification progressive de certaines localités dans les régions du centre et du nord du pays.

Toutefois, les améliorations tangibles de la situation ne doivent pas occulter les défis sérieux en matière de sécurité et des droits humains auxquels le Mali et la communauté internationale doivent s'attaquer pour consolider les progrès réalisés sur le terrain. Sur le plan de la sécurité, les groupes extrémistes violents, notamment la Jama'at Nusrat al-Islam wal Muslimin (JNIM), l'État islamique dans le Grand Sahara (EIGS) et d'autres groupes similaires, ainsi que les groupes armés communautaires dits d'autodéfense, continuent d'attaquer, de tuer et d'enlever des civils, a déclaré Tine dans un communiqué, ajoutant que les groupes extrémistes violents appliquent une interprétation stricte de la charia.

« La bombe sociale la plus grave se profile à l'horizon avec l'effondrement du système éducatif », a-t-il déclaré, citant les chiffres de l'ONU, qui montrent que 320 écoles ont fermé en 2021, affectant près de 100 000 élèves. Globalement, le nombre d’écoles fermées en raison de l’insécurité a augmenté de manière significative en passant de 1344 en janvier 2021 avec 403 000 élèves affectés à 1664 écoles en décembre 2021 avec 499 200 élèves affectés.

« En outre, les fermetures d'écoles auraient contribué à l'augmentation des mariages précoces et à l'exode rural des filles, un phénomène qui a augmenté le risque d'exploitation et d'abus sexuels contre ces filles. L'insécurité continue d'avoir un impact considérable sur la situation des droits fondamentaux des femmes, avec la récurrence inquiétante de cas de violence basée sur le genre », a déclaré l'expert des droits de l'Homme des Nations unies.

Au cours de sa visite, Tine a rencontré les autorités maliennes, la société civile et les associations de victimes, les organisations non gouvernementales, les diplomates et les Nations unies.

L'expert de l'ONU s'est dit très préoccupé par le rétrécissement de l'espace civique, notamment du rôle des médias, et de l'opposition politique. « Ce climat délétère a conduit plusieurs acteurs à l’autocensure par crainte de représailles de la part des autorités maliennes de transition et/ou de leurs partisans », a-t-il déclaré. « Je suis particulièrement préoccupé par le risque de confrontation et de violence entre les partisans des autorités maliennes de transition et les partis d'opposition », a-t-il dit.

Tine a appelé les autorités maliennes de la transition à prendre toutes les mesures appropriées pour prévenir les actes de violence ou d'incitation à la violence et à s’assurer que les auteurs répondent de leurs actes.

« Tous comptes faits, la communauté internationale et africaine doit reconnaître la nécessité de repenser les réponses sécuritaires au Sahel et j'appelle également au développement de stratégies de sécurité plus intégrées, axées sur la protection des populations civiles et de leurs droits humains fondamentaux », a-t-il déclaré. À l'issue de sa visite, Tine a publié une déclaration et il soumettra son rapport annuel au Conseil des droits de l'Homme en mars 2022.

&nbsp;]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : aucune trace de Wagner au Mali (expert ONU)</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-aucune-trace-de-wagner-au-mali-expert-onu-2966060.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 22 Feb 2022 22:26:33 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<div class="content">

<strong>L'Expert indépendant des Nations Unies sur la situation des droits de l'homme au Mali, Alioune Tine, a avoué n'avoir aucune raison de croire à la présence au Mali du groupe privé de sécurité russe, Wagner, car n'y ayant pas vu ses éléments.</strong>

"Je me suis déplacé à Mopti, à Tombouctou et je n'ai vu ni trace de Wagner ni trace de Russes'', a notamment déclaré M. Tine, lors d'une visioconférence animée mardi pour présenter les conclusions de sa dernière visite au Mali (8-17 février).

Tirant les leçons de son constat, il a dit qu'il s'en tenait à la ''thèse de l'Etat malien'' qui fait seulement état de la présence d'instructeurs militaires russes dans le pays.

Les rumeurs sur la présence des mercenaires de Wagner sont notamment à la base de la tension entre le Mali et la France, appuyée par ses alliés européens. Cette situation a abouti à l'annonce, jeudi dernier, du retrait du Mali des forces Barkhane et Takuba par le président Emmanuel Macron.

En matière de sécurité et de droits humains au Mali, l'expert indépendant a dit avoir constaté une certaine amélioration. ''Pour la première fois depuis le début de mes visites en 2018, j'ai noté une amélioration tangible de la situation sécuritaire, de la situation des personnes déplacées internes, de la situation des droits de l'homme ainsi que des dynamiques de paix endogène, notamment dans le centre du Mali'', a déclaré Alioune Tine.

Selon lui, le nombre de violations des droits de l'homme et d'atteintes à ces droits documentées au cours du dernier trimestre de 2021 par la Minusma a diminué de 27,10 %.

Le Cluster Protection fait le même constat en parlant d'une diminution de 29,75 % du nombre d'incidents de protection, entre novembre et décembre.

Pour lui, l'un des indicateurs de l'amélioration de la situation sécuritaire est la récente diminution du nombre de personnes déplacées et de conflits intercommunautaires, passée de 401.736 en septembre 2021 à 350.110 en décembre 2021.

''Toutefois, souligne Alioune Tine, les améliorations tangibles de la situation ne doivent pas occulter les défis sérieux en matière de sécurité et des droits humains auxquels le Mali et la communauté internationale doivent s'attaquer pour consolider les progrès réalisés sur le terrain''.

Les groupes extrémistes violents, notamment la Jama'at Nusrat al-Islam wal Muslimin (JNIM), l'Etat islamique dans le Grand Sahara (EIGS) et d'autres groupes similaires ainsi que les groupes armés communautaires dits d'autodéfense, continuent ''d'attaquer, de tuer et d'enlever des civils'', a déploré M. Tine tout en dénonçant ''une interprétation stricte de la charia'' par les groupes extrémistes violents dans le nord du pays.

''La bombe sociale la plus grave se profile à l'horizon avec l'effondrement du système éducatif", a-t-il averti, en citant l'ONU qui révèle que 320 écoles ont été fermées en 2021 affectant près de 100.000 élèves.

Globalement, le nombre d'écoles fermées en raison de l'insécurité a augmenté de manière significative, en passant de 1.344 en janvier 2021 avec 403.000 élèves affectés à 1.664 écoles en décembre 2021 avec 499.200 élèves affectés.

Au cours de sa visite, M. Tine a rencontré les autorités maliennes, la société civile et les associations de victimes, les organisations non gouvernementales, les diplomates et le système des Nations unies au Mali.

Le Sénégalais Alioune Tine a pris ses fonctions d'expert indépendant sur la situation des droits de l'homme au Mali le 1er mai 2018. Et son mandat a été renouvelé par le Conseil des droits de l'homme le 24 mars 2021 pour une période d'un an afin d'aider le gouvernement du Mali dans ses actions de promotion et de protection des droits de l'homme et dans la mise en œuvre des recommandations formulées dans les résolutions du Conseil.

A l'issue de sa visite (du 8 au 17 février), M. Tine a publié une déclaration et va soumettre son rapport annuel au Conseil des droits de l'homme de l'ONU à Genève en mars 2022.
<div></div>
</div>
<div id="source">
<div id="source1"><strong>Source: Agence de presse Xinhua</strong></div>
<div id="source2"></div>
</div>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali : visite de l’expert des droits de l&amp;apos;homme de l&amp;apos;ONU dans un contexte de tensions croissantes</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-visite-de-lexpert-des-droits-de-lhomme-de-lonu-dans-un-contexte-de-tensions-croissantes-2963759.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-visite-de-lexpert-des-droits-de-lhomme-de-lonu-dans-un-contexte-de-tensions-croissantes-2963759.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 07 Feb 2022 06:32:14 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>GENÈVE (4 février 2022) - L'expert indépendant des Nations Unies sur la situation des droits de l'homme au Mali, Alioune Tine, effectuera une visite officielle dans le pays du 8 au 17 février.</strong>

« Je suis extrêmement préoccupé par la détérioration continue du contexte géopolitique et sécuritaire et la menace que cela représente pour la situation des droits de l'homme, la paix et la stabilité au Mali et au Sahel », a déclaré Tine.

« Je mesure au plus haut point les enjeux de cette visite, qui me permettra de poursuivre l’évaluation globale de la situation des droits de l’homme dans le pays et de soutenir les autorités de transition maliennes dans leurs efforts de promotion et de protection des droits de l’homme, ainsi que pour assurer leur mise en œuvre ».

« Au cours de cette visite, je rencontrerai les autorités publiques pour discuter des progrès réalisés dans la mise en œuvre des engagements souscrits sur les recommandations de ma précédente visite, notamment en matière de lutte contre l'impunité ».

Cette visite intervient dans un contexte de tensions diplomatiques croissantes entre le Mali et certains de ses partenaires régionaux et internationaux. « Le jeu d'influence des grandes puissances et leurs effets géopolitiques ne doivent pas conduire à la détérioration de la situation sécuritaire, mais plutôt contribuer à sa résolution, au renforcement de la paix et de la stabilité », a déclaré Tine.

Au cours de sa mission à Bamako et dans le reste du pays, Tine rencontrera les autorités maliennes, la société civile et les associations de victimes, les organisations non gouvernementales, le corps diplomatique et les Nations unies.

<strong>Tine présentera son rapport annuel au Conseil des droits de l'homme en mars 2022.</strong>

Alioune Tine (Sénégal) a pris ses fonctions d’expert indépendant sur la situation des droits de l’homme au Mali le 1er mai 2018. Le mandat d'expert indépendant a été renouvelé par le Conseil des droits de l'homme le 24 mars 2021 pour une période d'un an afin d'aider le gouvernement du Mali dans ses actions de promotion et de protection des droits de l'homme et dans la mise en œuvre des recommandations formulées dans les résolutions du Conseil. M. Tine a été membre fondateur et président de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l'homme (RADDHO) et coordinateur du Forum des ONG africaines lors de la Conférence mondiale contre le racisme en 2000. Entre 2014 et 2018, M. Tine a été le directeur régional d'Amnesty International pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre. Il a publié de nombreux articles et études sur la littérature et les droits de l'homme.
Les Experts indépendants font partie de ce qu’on appelle les procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme. Le terme « procédures spéciales », qui désigne le plus grand corps d’experts indépendants au sein du système onusien des droits de l’homme, est généralement attribué aux mécanismes indépendants d’enquête et de supervision mis en place par le Conseil des droits de l’homme afin de traiter de la situation spécifique d’un pays ou de questions thématiques dans toutes les régions du monde. Les experts des procédures spéciales travaillent bénévolement ; ils n’appartiennent pas au personnel de l’ONU et ne perçoivent pas de salaire pour leur travail. Ils sont indépendants de tout gouvernement ou de toute organisation et exercent leurs fonctions à titre individuel.

<strong>Source : ONU</strong>

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<title>Une délégation des Nations Unies en visite au Mali</title>
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<pubDate>Wed, 02 Feb 2022 22:15:13 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>-Le but de la visite est d'identifier comment l’UNDSS ( département sûreté et sécurité) peut soutenir au mieux la MINUSMA et l'équipe pays pour assurer la sûreté et la sécurité de leur personnel et de leurs installations</strong>

Le Secrétaire général adjoint à la sûreté et à la sécurité des Nations Unies, Gilles Michaud, a entamé, mercredi, une visite officielle au Mali, a annoncé la mission onusienne au Mali (Minusma) dans un communiqué.

Michaud a rencontré, mercredi matin, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies au Mali ,El-Ghassim Wane, précise le communiqué.

Wane a informé la délégation onusienne des récents développements politico-sécuritaires, ainsi que du travail de la Mission pour soutenir le dialogue entre les autorités de la Transition et leurs partenaires internationaux.

Michaud a expliqué que le but de sa visite est d'identifier comment l’UNDSS (Le Département de la sûreté et de la sécurité) peut soutenir au mieux la Minusma pour assurer la sûreté et la sécurité de leur personnel et de leurs installations.

Plusieurs rencontres sont à l’agenda de la délégation onusienne dirigée par Gilles Michaud, avec notamment les autorités maliennes, les représentants des agences de l’ONU au Mali et les acteurs internationaux impliqués dans les différents processus en cours au Mali, précise la Minusma.

Le Mali fait face à un embargo économique imposé par la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et de l'Union économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), qui comprend la fermeture des frontières terrestres et aériennes entre les pays membres et le Mali et la suspension de toutes les transactions commerciales.

Au niveau de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, les chefs d’État ont décidé du gel des avoirs de l’État malien à la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).

<strong>Source: https://www.aa.com.tr/fr/</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Les Nations unies s&amp;apos;efforcent d&amp;apos;obtenir une autorisation pour les vols au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/les-nations-unies-sefforcent-dobtenir-une-autorisation-pour-les-vols-au-mali-2960967.html</link>
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<pubDate>Tue, 18 Jan 2022 23:04:45 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les Nations unies s'efforcent d'obtenir une autorisation pour les vols au Mali après que les autorités ont mis en place de nouvelles procédures, a déclaré mardi Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres.</strong>

"De nouvelles procédures ont été mises en place pour que nous puissions obtenir l'autorisation pour nos vols", a indiqué le porte-parole. "A ce stade, tous les vols (réguliers) sont cloués au sol, tandis que nous essayons d'obtenir des éclaircissements sur ces procédures, parce qu'elles rendent extrêmement difficile pour l'ONU de remplir ses mandats. Nous poursuivons donc nos discussions avec les autorités", a-t-il ajouté.

Selon le porte-parole, les nouvelles règles n'ont toutefois pas eu d'incidence sur les vols d'évacuation sanitaire ou les vols d'urgence des Nations unies, qui disposent d'une force de maintien de la paix au Mali.

L'exigence d'une autorisation de vol est compréhensible et normale, car un Etat souverain a le contrôle de son ciel, a souligné M. Dujarric, ajoutant : "Nous voulons pouvoir fonctionner de manière à ce que la procédure pour déposer ces autorisations et obtenir ces autorisations ne rende pas nos opérations extrêmement difficiles."

Ne souhaitant pas commenter le calendrier et la motivation derrière les nouvelles règles, le porte-parole a enfin déclaré : "Il y a deux choses ici. Les procédures elles-mêmes, et il y a la motivation pour ces procédures. Il ne nous appartient pas d'entrer dans la motivation. Nous essayons de clarifier les procédures et de nous assurer que nous parvenons à un accord avec le gouvernement là où la mission peut remplir pleinement son mandat".

<strong>Source: Agence de presse Xinhua</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Transition / La Minusma suspend ses vols jusqu’à l’autorisation du gouvernement</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/transition-la-minusma-suspend-ses-vols-jusqua-lautorisation-du-gouvernement-2960783.html</link>
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<pubDate>Tue, 18 Jan 2022 06:17:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Selon nos informations, la MINUSMA est sur le point de suspendre temporairement tous ses vols. Cependant pourront être effectués des vols CasEvac et MedEvac, c'est-à-dire ceux destinés au transport des personnes blessées, des évacuations sanitaires (civils et militaires), sous réserve de l'approbation des autorités gouvernementales.</strong>

Il n’y a eu aucun vol ce lundi 17 janvier 2022, et il n’y en aura pas ce mardi, selon les services de communication de la MINUSMA. Cette autorisation des autorités gouvernementales de reprendre les vols réguliers, est attendue. « Nous sommes actuellement en discussion avec nos partenaires maliens sur le nouveau mécanisme d'approbation des vols de la MINUSMA, tel qu’ils l’ont proposé la semaine dernière. Nous sommes confiants qu’une solution sera trouvée au plus vite, qui nous permettra de reprendre le fonctionnement normal de nos services conformément à notre mandat, pour le bénéfice des Maliens et de la stabilité dans le pays », selon notre interlocuteur. En attendant, la MINUSMA a dû s’ajuster compte tenu de la situation nouvelle, en ce qui concerne en particulier ses vols, qui restent temporairement suspendus.

<strong>B. Daou</strong>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Vols réguliers de l’ONU &amp;quot;suspendus temporairement&amp;quot; au Mali, discussions avec les autorités</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/vols-reguliers-de-lonu-suspendus-temporairement-au-mali-discussions-avec-les-autorites-2960733.html</link>
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<pubDate>Mon, 17 Jan 2022 22:09:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>AFP</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les vols réguliers des aéronefs de l'ONU au Mali ont été "suspendus temporairement" dans l'attente de résultats de discussions avec les autorités maliennes sur de nouvelles procédures, a annoncé lundi le porte-parole de l'Organisation, Stéphane Dujarric.</strong>

"Nous avons dû nous adapter à la nouvelle situation. Cela concerne particulièrement nos vols réguliers qui ont été temporairement suspendus", a-t-il déclaré lors de son point-presse quotidien, sans préciser si cette nouvelle situation était due aux sanctions prises récemment par la Cédéao contre la junte militaire au pouvoir et qui incluent une fermeture de frontières.

"Nous sommes actuellement en discussion avec nos partenaires maliens, sur les nouvelles procédures qu'ils ont mises en place pour approuver les vols de l'ONU", a aussi affirmé Stéphane Dujarric.

"Des mécanismes ont été proposés par les autorités maliennes la semaine dernière" et "nous sommes confiants qu'une solution pourra être trouvée dans les plus brefs délais qui nous permettra de reprendre le fonctionnement normal de nos services conformément à notre mandat", a-t-il précisé.

La force de Casques bleus Minusma, comme la France, très présente militairement dans la région, effectuent constamment des vols entre la sous-région et le Mali. La semaine dernière, la junte au pouvoir à Bamako depuis le putsch d'août 2020 a fermé ses frontières aux Etats de l'organisation des Etats ouest-africains (Cédéao) après que cette dernière eut fait de même pour sanctionner le projet des militaires de se maintenir à la tête du pays pendant plusieurs années sans élections.

Depuis mercredi dernier est posée la question de la liberté de mouvement des appareils militaires entrant ou sortant de l'espace aérien en provenance ou vers les Etats ouest-africains en question, notamment ceux de la Minusma et de la France. La Minusma compte 13.289 militaires et 1.920 policiers au Mali.]]> </content:encoded>
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<title>Les partenaires du Mali devraient aider à jeter les bases d&amp;apos;une stabilité durable, selon un envoyé de l&amp;apos;ONU</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/les-partenaires-du-mali-devraient-aider-a-jeter-les-bases-dune-stabilite-durable-selon-un-envoye-de-lonu-2960193.html</link>
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<pubDate>Thu, 13 Jan 2022 22:18:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>NEW YORK (Nations Unies), 11 janvier (Xinhua) -- Un envoyé de l'ONU a estimé mardi que les partenaires du Mali devraient contribuer à jeter les bases d'une stabilité durable dans ce pays enclavé et déchiré d'Afrique de l'Ouest.</strong>

Les partenaires du Mali devraient s'appuyer sur les aspirations du peuple malien à la paix "pour aider à jeter les bases d'une stabilité durable", a dit le représentant spécial du secrétaire général pour le pays, El-Ghassim Wane, lors de la réunion du Conseil de sécurité sur la situation au Mali.

Dix ans après le début de la guerre civile au Mali, les espoirs d'une résolution rapide de l'insurrection et des conflits ne se sont pas concrétisés, a affirmé M. Wane.

Au lieu de cela, "l'insécurité s'est étendue, la situation humanitaire s'est détériorée, davantage d'enfants ne sont pas scolarisés et le pays est affecté par un cycle sans fin d'instabilité", a-t-il expliqué.

De fait, plus de 1,8 million de personnes auront vraisemblablement besoin d'une aide alimentaire en 2022, contre 1,3 million en 2021, soit le plus haut niveau d'insécurité alimentaire enregistré depuis 2014.

Et plus d'un demi-million d'enfants ont été affectés par des fermetures d'écoles, ce qui, selon l'envoyé, met "l'avenir du pays en péril".

Malgré ces défis, M. Wane a considéré que la situation "aurait été bien pire" sans l'engagement de la communauté internationale, notamment le déploiement de la mission de maintien de la paix de l'ONU, la MINUSMA, en 2013.

Il a également informé le Conseil de l'impasse actuelle entre la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et la direction de transition malienne, contrôlée par les militaires.

Au cours du week-end, la CEDEAO a tenu un sommet extraordinaire et a décidé que le calendrier proposé pour la transition, qui pourrait durer jusqu'à cinq ans et demi, était "totalement inacceptable".

Exhortant les autorités maliennes à se concentrer sur un retour rapide à l'ordre constitutionnel, la CEDEAO a décidé de maintenir les sanctions individuelles mises en place le 12 décembre et en a imposé de nouvelles.

Les nouvelles sanctions comprennent, entre autres, le rappel des ambassadeurs de Bamako, capitale du Mali, la fermeture des frontières terrestres et aériennes, la suspension de toutes les transactions commerciales et financières (avec quelques exemptions) et la suspension de l'assistance financière.

Le Mali a rendu la pareille en rappelant ses ambassadeurs et en fermant ses frontières avec les États membres de la CEDEAO.

Cependant, dans une allocution à la nation lundi soir, le président de la transition malienne, le colonel Assimi Goita, a appelé à l'unité et au calme, affirmant que le Mali reste ouvert au dialogue.

M. Wane a indiqué que le soutien à la transition est un aspect essentiel du mandat de la MINUSMA, et que la mission s'efforcera donc de trouver une issue consensuelle pour sortir de l'impasse.

"Une impasse prolongée rendra beaucoup plus difficile la recherche d'une issue consensuelle, tout en augmentant les difficultés pour la population et en affaiblissant davantage les capacités de l'État", a-t-il estimé, avertissant qu'un tel scénario "aurait des conséquences de grande portée pour le Mali et ses voisins". Fin

<strong>SOURCE: Xinhua</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Washington maintient son refus d’une implication de l’ONU pour soutenir la force G5 Sahel</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/washington-maintient-son-refus-dune-implication-de-lonu-pour-soutenir-la-force-g5-sahel-2952399.html</link>
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<pubDate>Sun, 14 Nov 2021 19:10:59 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Les États-Unis s’opposent à la création d’un Bureau d’appui des Nations unies au G5 Sahel, idée défendue par le secrétaire général de l’ONU et par Paris</strong>

Les États-Unis ont réaffirmé vendredi 12 novembre leur ferme opposition à une implication de l’ONU pour soutenir la force multinationale anti-islamistes armés G5 Sahel, lors d’une réunion du Conseil de sécurité qui s’est rendu récemment dans la région.

« Soyons clairs : les États-Unis continuent de croire que l’ONU – quel que soit le mécanisme – n’est pas un véhicule approprié pour fournir un soutien logistique à la force conjointe du G5 Sahel », a affirmé Richard Mills, ambassadeur américain adjoint.

« La force conjointe est une coalition de forces de sécurité mandatées pour mener des opérations antiterroristes principalement à l’intérieur de leurs propres frontières. Il ne s’agit pas d’une force multilatérale en sol étranger mandatée en tant qu’opération de paix », a-t-il ajouté.

Lors du voyage du Conseil de sécurité au Mali et au Niger, « l’un des principaux messages entendus est que les pays du G5 ont besoin de davantage d’aide internationale, notamment dans le domaine de l’éducation, de la santé, du changement climatique et dans celui de l’aide bilatérale en matière de sécurité », a précisé le diplomate américain.

L’idée de créer un Bureau d’appui des Nations unies au G5 Sahel, composé de 5 000 militaires fournis par le Tchad, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Burkina Faso, est ardemment soutenue depuis des mois par le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, et la France notamment, qui est active sur le terrain.

Risque de perdre la neutralité onusienne
« La menace terroriste se joue des frontières » et « seule une coopération militaire transfrontalière, à l’image de la force conjointe, est à même d’y répondre », a souligné l’ambassadeur français à l’ONU, Nicolas de Rivière.

« Pour planifier et conduire des opérations dans la durée, la force conjointe a besoin d’un appui prévisible et durable » et « les Nations unies ont cette compétence » et « la légitimité » pour le faire, a-t-il estimé, en évoquant la possibilité de financer un éventuel soutien avec les contributions obligatoires dues à l’ONU par ses 193 membres.

Les États-Unis et le Royaume-Uni, pays qui a des Casques bleus au Mali, refusent depuis longtemps l’option d’impliquer l’ONU en soutien du G5 Sahel, lui préférant les aides bilatérales. Ils soulignant notamment qu’un tel rôle auprès du G5 Sahel présenterait le risque de faire perdre à la MINUSMA sa neutralité au Mali.

Ce même vendredi, le président français Emmanuel Macron a discuté de « la transformation » du dispositif militaire français au Sahel, en recevant ses homologues burkinabé Roch Marc Christian Kaboré, nigérien Mohamed Bazoum et le président du Conseil militaire de transition du Tchad, Mahamat Idriss Déby Itno, a indiqué l’Élysée.

Au cours de cette réunion d’une heure à l’Élysée, les quatre dirigeants « ont fait un point d’étape sur la transformation en cours du dispositif militaire français au Sahel », qui « vise à recentrer l’action de la France sur la lutte contre le terrorisme et le soutien aux armées nationales », selon la présidence.

« Ils ont également évoqué les activités opérationnelles à venir de la force conjointe du G5 Sahel », a précisé l’Élysée à l’issue de la rencontre, organisée en marge d’une conférence internationale pour la Libye.

Paris a entrepris en juin de réorganiser son dispositif militaire, l’opération Barkhane, en quittant notamment ses trois bases les plus au nord du Mali pour le recentrer autour de Gao et Ménaka, aux confins du Niger et du Burkina Faso. Ce plan prévoit une réduction des effectifs, de plus de 5 000 actuellement, à 2 500/3 000 d’ici 2023.

Ces changements interviennent dans un contexte de tension entre la France, ex-puissance coloniale et partenaire historique, et le Mali à la suite d’un nouveau coup d’État à Bamako.

Cette tension est montée d’un cran en septembre lorsque le Premier ministre de transition malien Choguel Kokalla Maïga a accusé Paris d’un « abandon en plein vol » en raison de ce plan. Des critiques censées justifier le possible recours par Bamako à la société paramilitaire privée russe Wagner, décrite comme proche du président russe Vladimir Poutine.

Les chefs des diplomaties russe Sergueï Lavrov, présent vendredi à Paris, et malienne Abdoulaye Diop, ont réaffirmé jeudi leur volonté de poursuivre le partenariat militaire entre les deux pays, arguant d’un risque terroriste renforcé par le retrait partiel des troupes françaises.

<strong>Source: middleeasteye.net</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Mali : Une haute fonctionnaire de l&amp;apos;ONU appelle à une approche holistique pour faire face à la crise en matière de sécurité et de droits de l&amp;apos;homme</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-une-haute-fonctionnaire-de-lonu-appelle-a-une-approche-holistique-pour-faire-face-a-la-crise-en-matiere-de-securite-et-de-droits-de-lhomme-2951706.html</link>
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<pubDate>Tue, 09 Nov 2021 19:32:03 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>NEW YORK / BAMAKO / GENÈVE (9 novembre 2021) - La détérioration de la situation sur le plan de la sécurité au Mali doit être traitée de toute urgence par une approche holistique qui s'attaque à l'impunité, place les droits de l'homme au centre de la réponse sécuritaire et va au-delà de la seule réponse militaire, a déclaré la Sous-Secrétaire générale des Nations Unies aux droits de l'homme, Ilze Brands Kehris, à l'issue d'une visite de six jours dans le pays.</strong>

Brands Kehris a séjourné au Mali du 1er au 6 novembre pour s'entretenir avec un large éventail d'interlocuteurs de la situation et des priorités en matière de droits de l'homme au Mali et dans la région du Sahel. Elle a notamment mis l'accent sur la protection des civils et la lutte contre l'impunité, y compris dans les régions du sud du Mali, ainsi que sur le soutien à la Force Conjointe du G5-Sahel pour la mise en œuvre de son Cadre de conformité aux droits de l'homme et au droit international humanitaire.

Au cours de sa visite, Brands Kehris a rencontré le Premier ministre malien, le Dr Choguel Kokalla Maïga, et plusieurs représentants du gouvernement, notamment le Ministre de la justice et des droits de l'homme et le Ministre de la défense et des anciens combattants. Elle a également rencontré le Président de la Commission nationale des droits de l'homme et s'est entretenue avec le Secrétaire exécutif du G5-Sahel ainsi qu'avec le Commandant de la force conjointe du G5-Sahel. Elle a par ailleurs rencontré la communauté diplomatique ainsi que des représentants de la société civile.

Sa visite s'est déroulée dans le contexte de la transition politique en cours au Mali, un pays confronté à une crise à plusieurs niveaux résultant de l'imbrication de défis en matière de sécurité, de politique, de droits de l'homme, humanitaire et de développement socio-économique, exacerbés par des contextes locaux très divers entre et au sein des régions.

La récente détérioration de la situation sécuritaire au Mali est démontrée par l'expansion de l'insécurité et le déplacement actif des groupes extrémistes violents du nord et du centre vers le sud du pays, l'augmentation du nombre de personnes déplacées à l'intérieur du pays (PDI), qui a presque quadruplé en deux ans, et la tendance à la hausse des fermetures d'écoles, qui sont passées de 1344 en janvier 2021 à 1595 écoles en juin, affectant quelque 478 500 élèves. Ces évolutions se sont produites dans un contexte de retrait accru de la présence et du contrôle des autorités publiques dans ces zones.

Tout en exprimant sa vive inquiétude face à l'expansion marquée de la violence, la Sous-Secrétaire générale a fait part de son admiration pour les approches novatrices adoptées au niveau local pour prévenir la violence. « Les initiatives de paix et de réconciliation menées par les communautés démontrent qu'il est possible de désamorcer les tensions et de réduire la violence par le dialogue et par le biais de mécanismes de résolution des conflits afin de s'attaquer aux facteurs qui contribuent à la violence intercommunautaire, tels que la compétition en matière d'accès à des ressources peu abondantes », a-t-elle déclaré.

Tout en appelant à soutenir - y compris financièrement - les initiatives menées par les communautés et les accords de paix locaux que les populations signent librement, elle les a opposés aux « accords » imposés par des groupes extrémistes violents à plusieurs communautés vivant dans des zones où l'État n'est pas présent. Nombre de ces accords sont incompatibles avec les normes et critères relatifs aux droits de l'homme, notamment en ce qui concerne les droits fondamentaux des femmes et des filles.

« Il est inacceptable d'être obligé de choisir entre renoncer à ses droits fondamentaux et être tué », a déclaré Brands Kehris. « Il est absolument essentiel de travailler au rétablissement progressif de la présence et de l'autorité de l'État dans le centre du Mali et dans tout le pays ».

La situation des droits de l'homme a également continué à se détériorer.
La Division des droits de l'homme et de la protection de la MINUSMA (la DDHP de la MINUSMA) a constaté une grave augmentation des violations des droits de l'homme et des atteintes à ces droits, en documentant 2032 incidents en 2020, ce qui représente une augmentation de 48,86 % par rapport à 2019.

Plus récemment, entre juin et septembre 2021, la Division des droits de l'homme a documenté 725 violations des droits de l’homme et atteintes à ces droits (159 et 566 respectivement), soit une augmentation de 71,80 % par rapport au trimestre précédent.Si les groupes extrémistes violents sont parmi les principaux auteurs de violations des droits de l'homme et des atteintes à ces droits au Mali, les groupes d'autodéfense et les milices communautaires commettent également des atteintes, et il existe des allégations crédibles de violations des droits de l'homme et du droit humanitaire perpétrées par les forces nationales et internationales lors d'opérations antiterroristes. La Sous-Secrétaire générale a également reçu des rapports faisant état d'une augmentation du nombre de cas de violence sexuelle et fondée sur le genre, notamment des violences sexuelles liées au conflit, et a souligné la nécessité de renforcer la capacité à traiter ces cas et à répondre aux besoins des survivants et des survivantes.

Brands Kehris a exprimé sa profonde inquiétude face aux multiples rapports indiquant que l'esclavage fondé sur l'ascendance est encore largement toléré dans la société malienne, y compris par certains politiciens influents, chefs traditionnels et religieux, responsables de l'application des lois et autorités judiciaires. « Le Mali doit criminaliser l'esclavage sans plus attendre et prendre toutes les mesures appropriées pour mettre fin à cette pratique », a-t-elle souligné.

Au cours de sa visite, Brands Kehris s'est rendue à Mopti, dans le centre du Mali, la région où la plupart des violations des droits de l'homme et des atteintes à ces droits ont été documentées. Elle accueille également plus de la moitié de la population des personnes déplacées.

Les données partagées avec la Sous-Secrétaire générale ont montré l'effet disproportionné de la violence sur la région, où 71 % des décès liés aux conflits ont été enregistrés en 2020. Dans un camp de personnes déplacées à l'intérieur du pays, Brands Kehris a vu de près le visage humain qui se cache derrière ces chiffres. Les personnes avec lesquelles elle s'est entretenue ont exprimé leur souhait de rentrer chez elles dès qu'elles seraient en sécurité et ont expliqué pourquoi il était si important qu'elles puissent retrouver les moyens de subvenir à leurs besoins, un sentiment partagé par les jeunes qu'elle a rencontrés lors d'un programme de formation sur les moyens de subsistance dans la région.

Plusieurs acteurs, dont des défenseurs des droits de l'homme et des chefs religieux, ont souligné la dégradation des conditions socioéconomiques dans le pays et ont prévenu que la stigmatisation et la discrimination dont font l’objet certaines communautés, notamment les Peuls/Foulani, ainsi que les violations commises lors des opérations antiterroristes, contribuent à la radicalisation.

Lors de ses discussions avec les autorités maliennes et les forces de défense et de sécurité, Brands Kehris a reconnu les défis complexes auxquels le Mali et ses partenaires sont confrontés dans leurs efforts pour rétablir la sécurité, comme l'illustrent les attaques continues menées contre les forces nationales et internationales et la MINUSMA.
Elle a réaffirmé que les opérations militaires ne suffisent pas à répondre à la crise et a appelé à une réponse holistique de la part du Mali, avec le soutien de la communauté internationale, afin de relever les multiples défis en matière de sécurité, de politique, de droits de l'homme, d'économie et de développement qui ont contribué à la crise ou l'ont exacerbée.

« La protection des droits de l'homme est non seulement un impératif moral et une obligation juridique, mais aussi une nécessité opérationnelle », a-t-elle déclaré, ajoutant que la lutte contre l'impunité et le traitement adéquat des cas de violations commises par les forces de sécurité contribueraient à obtenir le soutien des populations locales.

Tout en se félicitant du fait que la lutte contre l'impunité figure parmi les priorités du plan d'action national du gouvernement de transition adopté en août 2021, elle a souligné que cet engagement doit se traduire par des actions et des résultats concrets, notamment en ce qui concerne les enquêtes et les poursuites dans les affaires de corruption et de terrorisme - où des progrès ont été constatés - mais aussi pour les cas présumés de violations des droits de l'homme par des membres des forces de défense et de sécurité.

Certaines des personnes avec lesquelles la Sous-Secrétaire générale s'est entretenue se sont dites préoccupées par le grand nombre d'armes légères en circulation au sein de la population civile, en partie en raison du vide sécuritaire créé par une présence insuffisante de l'État, mais aussi en raison d'éléments criminels organisés. Elles ont appelé à une action urgente pour mettre fin à la prolifération des armes au sein de la population de la région.

Si le Mali doit redoubler ses propres efforts pour relever les défis complexes auxquels il est confronté, un soutien international est également nécessaire, a souligné la Sous-Secrétaire générale. Cela devrait inclure une approche multilatérale pour soutenir les efforts nationaux en matière de paix et de sécurité au Mali et au Sahel, notamment par le biais du Conseil de sécurité des Nations unies et d'autres mécanismes régionaux.

Un cadre clairement défini et concret pour garantir que les opérations de sécurité sont menées conformément au droit international des droits de l'homme et au droit humanitaire, et d'une manière qui protège les civils, est essentiel pour faire face efficacement à la situation en matière de sécurité dans l'immédiat et à moyen terme, a déclaré Brands Kehris.

La Sous-Secrétaire générale a fait le point sur les progrès et les défis concernant la mise en œuvre du Cadre de conformité aux droits de l'homme et au droit international humanitaire de la Force conjointe du G5-Sahel et s'est félicitée de la coopération entre le Bureau des droits de l'homme des Nations Unies et la Force conjointe sur cette initiative innovante. Elle a été encouragée par l'engagement exprimé par le Commandant de la force de continuer à travailler à la pleine opérationnalisation du Cadre de conformité ainsi que par l'accent mis par le Secrétaire exécutif du G5-Sahel sur l'intégration des droits de l'homme. La Sous-Secrétaire générale a salué ces efforts et s'est félicitée de l'accord visant à renforcer la coopération entre le Bureau des droits de l'homme des Nations Unies et la Force Conjointe à cet égard.
FIN

<strong>Source: https://reliefweb.int/</strong>

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<item>
<title>Transition au Mali : Le Conseil de sécurité de l’ONU invite les autorités à respecter le calendrier relatif à l’organisation d’élections libres comme demandé par la CEDEAO</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/transition-au-mali-le-conseil-de-securite-de-lonu-invite-les-autorites-a-respecter-le-calendrier-relatif-a-lorganisation-delections-libres-comme-demande-par-la-cedeao-2951584.html</link>
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<pubDate>Tue, 09 Nov 2021 06:36:51 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies (ONU) a produit un communiqué de presse, le 4 novembre 2021, pour faire le compte rendu de la visite de ses membres au Mali et au Niger du 23 au 25 octobre 2021.</strong>

Au Mali, indique le communiqué de presse, les membres du Conseil ont réaffirmé leur plein appui à la médiation entreprise par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union africaine (UA). Ils ont invité le Mali et la CEDEAO à poursuivre le dialogue. « Les membres du Conseil ont de nouveau appelé les autorités de transition du Mali à mener à bien la transition politique, à rétablir l’ordre constitutionnel et à transférer le pouvoir à des autorités civiles élues démocratiquement dans le respect du calendrier arrêté dans la Charte de transition et des engagements qu’elles avaient pris, et conformément aux décisions de la CEDEAO en date du 30 mai 2021 et du 16 septembre 2021.

Tout en relevant les efforts accomplis par les autorités de transition pour favoriser le dialogue et ouvrir la voie aux réformes, les membres du Conseil ont rappelé qu’il importait de respecter le calendrier relatif à l’organisation d’élections libres et régulières, comme demandé par la CEDEAO et la résolution 2584 (2021) et comme s’y étaient engagées les autorités de transition. Les membres du Conseil ont exhorté ces dernières à soumettre un calendrier électoral », révèle le communiqué de presse du Conseil de sécurité de l’ONU.

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</item>

<item>
<title>Réussite de la transition :  Le système des Nations Unies réaffirme son soutien aux autorités</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/reussite-de-la-transition-le-systeme-des-nations-unies-reaffirme-son-soutien-aux-autorites-2951054.html</link>
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<pubDate>Fri, 05 Nov 2021 12:01:02 +0000</pubDate>
<dc:creator>Tjikan</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Mardi 2 novembre 2021, la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Wadidié Founè Coulibaly, a reçu en audience le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations Unies, Coordinateur humanitaire et Coordinateur résident du Système des Nations Unies au Mali, M. Alain Noudehou. Il était accompagné par Madame Beatrice Eyong, Représentante de l’ONU-Femmes au Mali et de la Coordinatrice du Programme initiative Spotlight, Marianne Mara Foulah.</strong>

<strong>        </strong>Prenant la parole, M. Noudehou a rassuré la ministre de l’engagement des dix-sept (17) agences des Nations Unies au Mali dont il a la charge de coordonner les actions, à soutenir les autorités de la Transition pour l’atteinte de ces objectifs. Ensuite, il a parlé du cadre de coopération entre le Système des Nations Unies et le Gouvernement du Mali qui est axé sur quatre (4) volets. Il s’agit de la sécurité, la croissance inclusive, la paix durable et l’autonomisation des femmes. Il a aussi informé qu’il sera tenu très prochainement la revue annuelle de ce cadre de coopération. Avant de mettre un accent particulier sur les efforts du gouvernement de la transition en matière de promotion du genre à travers l’application de la loi n°2015-052 du 18 décembre 2015, la loi agricole qui octroie 15% de terres agricoles aménagées au profit des femmes et des jeunes, le Programme Spotlight. Il s’est réjoui du consensus autour de ce programme qui vise la prévention, la protection et l’assistance aux survivantes des violences basées sur le genre. M. Noudehou a également fait savoir son souhait, qui est une participation active des femmes aux futures élections en vue d’accroitre leur niveau de représentativité à l’Assemblée Nationale.

Quant à la Coordinatrice du Programme Initiative Spotlight, elle a rappelé la tenue très prochaine du plaidoyer de haut niveau, placé sous la présidence du Premier ministre, pour un engagement des autorités contre les violences faites aux femmes et aux filles. Elle a, en cette circonstance, sollicitée l’appui du ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Femme pour l’organisation de cette activité.

A sa suite, la représentante de l’ONU-Femmes a rappelé les recommandations du Secrétaire général des Nations Unies visant à octroyer 15% du budget de tous les projets et programmes pour la promotion de l’égalité du genre.

Prenant la parole, madame le ministre a remercié le système des Nations Unies au Mali en son nom propre et au nom des autorités de la Transition pour son accompagnement. Elle a sollicité l’appui des partenaires pour l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan de communication autour des différents projets de loi.

Pour conclure, le Coordinateur du système des Nations Unies a rassuré à madame le ministre de la disponibilité des différentes agences à accompagner le Mpfef à relever les grands défis auxquels il fait face.

&nbsp;

<strong>Fily SISSOKO</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Conseil de sécurité de l’ONU : faux, « aucune décision n&amp;apos;a été prise contre le Mali »</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/conseil-de-securite-de-lonu-faux-aucune-decision-na-ete-prise-contre-le-mali-2950577.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 02 Nov 2021 13:24:36 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>« Aucune décision du conseil de sécurité de l'Onu n'a été prise contre le Mali »</em>, a déclaré le ministère des affaires étrangères lundi 1er novembre 2021. Cette déclaration fait suite à certaines informations qui circulent sur les réseaux sociaux. Celles-ci indiquent que le Conseil de sécurité de l'ONU a rejeté les assises nationales de la refondation et exige la tenue des élections aux dates indiquées. Ces informations sont aussi démenties par la Minusma. Au Même moment, la CÉDÉAO envisage d'organiser le 7 novembre prochain <em>« un sommet extraordinaire pour statuer sur le Mali et la Guinée »</em>.</strong>

Le Conseil de sécurité des <strong>Nations-Unies</strong> s'est réuni le<strong> 29 octobre 2021</strong> sur la situation <strong>socio-politique du Mali</strong>. Toutefois <em>« les conclusions de cette réunion ne sont pas publiées pour le moment »</em>, précise la mission des nations unies pour la stabilisation du Mali (Minusma). <em>« Ce communiqué prétendument publié sur les réseaux sociaux ne correspond pas aux normes rédactionnelles des communiqués des Nations-Unies »</em>, ajoute <strong>Yaye Sène</strong>, chargée de communication à la <strong>Minusma</strong>.

Le rapport final du sommet n'est pas sur le site des<strong> Nations-Unies</strong>. Seul un document de 8 pages qui résume les différentes inventions sur le Mali est publié.

Le ministère malien des affaires étrangères dément également ces informations. <strong>Noël Diarra</strong>, conseiller technique au ministère, souligne que les autorités maliennes réitèrent leur volonté d'organiser les<strong><em> « assises nationales de la refondation »</em> </strong>avant de fixer la date <em><strong>« des élections »</strong></em>. Il ajoute qu’un calendrier électoral sera présenté à la <strong>CEDEAO</strong> à l’issue des assises nationales qui devront se tenir du <strong>20 au 26 décembre</strong> prochain.

<em>« Le Mali doit élaborer un document avec des arguments solides pour justifier le report des élections »</em>, affirme <strong>Bréhima Mamadou Koné</strong>, politologue. Pour l'universitaire, seule une diplomatie forte pourrait épargner le Mali des sanctions de la <strong>CEDEAO</strong>. Il ajoute qu’un embargo sur le pays, dans un contexte difficile, serait dramatique pour les populations.

<strong>SOURCE: <a href="https://www.studiotamani.org/index.php/themes/politique/28544-conseil-de-securite-de-l-onu-faux-aucune-decision-n-a-ete-prise-contre-le-mali" target="_blank" rel="noopener">https://www.studiotamani.org/</a></strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Conseil de sécurité de l’Onu : Le Mali exige l’adaptation du mandat de la Minusma</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/conseil-de-securite-de-lonu-le-mali-exige-ladaptation-du-mandat-de-la-minusma-2950428.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 01 Nov 2021 15:41:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Essor</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Après avoir été suffisamment imprégné des réalités de notre pays au cours de la visite de ses émissaires à Bamako, les 23 et 24 octobre derniers, l’instance dirigeante a examiné vendredi, le rapport du secrétaire général des Nations unies sur la situation du Mali.</strong>

Cette réunion intervient alors que la mission du Conseil de sécurité a reçu le maximum d’informations, au cours de sa visite à Bamako, de la part des autorités de la Transition. Mais aussi de l’ensemble des parties prenantes sur la situation politique, sécuritaire, humanitaire et des droits de l’Homme.

Au cours de la réunion, Issa Konfourou, ambassadeur et représentant permanent du Mali aux Nations unies a salué les membres du Conseil de sécurité pour leur récente visite dans notre pays. «Vous avez donc eu l’occasion d’apprécier les défis réels auxquels le Mali reste confronté mais aussi les perspectives pour les semaines et les mois à venir», a-t-il indiqué, tout en rappelant que le président de la Transition, le chef du gouvernement et les autres interlocuteurs ont été unanimes sur le constat que la situation sécuritaire au Mali se dégrade au quotidien. Et ce, malgré les efforts au plan national et en dépit d’une forte présence militaire internationale depuis 2013.

Pour le diplomate, les Maliens ont besoin de sécurité et exigent de leur gouvernement des mesures diligentes pour les protéger contre des attaques barbares et indiscriminées. Il dira que l’exaspération de nos concitoyens face à la dégradation de la situation sécuritaire s’adresse également aux partenaires y compris la Minusma, la force française Barkhane et autres, tout en précisant qu’il ne s’agit pas de sentiment anti-forces internationales. Bien au contraire, Issa Konfourou a souligné que les populations maliennes exigent que le Mali et ses partenaires travaillent davantage ensemble pour permettre à l’état malien de rétablir son autorité sur l’ensemble du territoire national, condition essentielle pour qu’elles vivent en sécurité et en dignité dans les villes et les campagnes. Toutefois, le diplomate a insisté sur la nécessaire adaptation du mandat de la Minusma aux besoins réels de sécurité du Mali.

Issa Konfourou a soutenu aussi que le gouvernement reste conscient des engagements pris et des délais impartis. Cependant, il dira que les autorités de la Transition sont décidées à jeter les bases de quelques réformes qui puissent garantir des élections inclusives, transparentes et crédibles. Pour lui, c’est un passage obligé pour épargner au Mali de nouvelles crises pré ou post-électorales, aux conséquences imprévisibles sur la stabilité des institutions et du pays en général. C’est tout le sens, a-t-il rappelé, des Assises nationales de la refondation à l’issue desquelles, un chronogramme électoral sera présenté à la Cedeao.

Concernant les élections, Issa Konfourou dira que le gouvernement est à pied d’œuvre pour la bonne préparation à travers la mise en place de l’Organe unique de gestion des élections ; la révision des listes électorales ; les opérations d’enrôlement spécial des électeurs et surtout l’adoption prochaine de la loi électorale par le Conseil national de Transition. L’ambassadeur et représentant permanent du Mali aux Nations unies a déclaré que le gouvernement a une claire conscience que la stabilisation durable du pays passe aussi par la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation.

Parlant de l’expulsion du représentant de la Cedeao, il a précisé que le gouvernement a été obligé de prendre cette décision extrême contre cette personnalité, dont les activités étaient contraires au mandat que l’organisation lui avait confié.

<strong>Dieudonné DIAMA</strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Prorogation de la transition au Mali :  Le Conseil de Sécurité des Nations unies soutiendra la Cédéao</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/prorogation-de-la-transition-au-mali-le-conseil-de-securite-des-nations-unies-soutiendra-la-cedeao-2949689.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 27 Oct 2021 01:42:32 +0000</pubDate>
<dc:creator>Mali Tribune</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le président du Conseil de la Sécurité des Nations unies, pour ce mois d’octobre, son excellence Martin Kimani l’ambassadeur du Kenya au Conseil permanent des Nations unies, et ses homologues français, Nicolas Dérivière et Abdou Abbary du Niger à la tête d’une délégation ont effectué une visite au Mali ce week-end. Après s’être rendue auprès des autorités politiques et rencontré certaines organisations civiles, la délégation a sanctionné sa visite par une conférence de presse au siège de la Munisma.</em></strong>

<strong><em> </em></strong>Le Conseil de Sécurité des Nations unies, à travers son président Martin Kimani, a tout d’abord réitéré son soutien au Mali et à son gouvernement pour la situation politico-sécuritaire que traverse le pays. De même, le conseil a expliqué qu’il soutient le Mali dans ses différentes reformes que le gouvernement envisage d’entamer. Par contre, le président du conseil a souligné et rappelé leur attachement au respect du délai de la transition qui doit finir par l’organisation des élections.

Tout en ayant reconnu qu’à l’impossible nul est tenu, le Conseil de Sécurité des Nations unies a avancé qu’il soutiendrait la décision de la Cédéao au cas où les autorités de la transition prorogeraient la transition au-delà du délai. <em>« La Cédéao est l’organisation la plus proche. Nous ne ferons qu’appuyer cette dernière dans toutes ses décisions. Après l’Union africaine bien sûr », </em>a martelé Nicolas Dérivière de la France auprès du Conseil.

Sur la négociation avec les Djihadistes, le Conseil de Sécurité a souhaité que le régime coercitif élaboré par les Nations unies à l’endroit les groupes terroristes qui opèrent au Mali soit gardé contre la volonté malienne de dialoguer avec eux. Pour le Conseil, le Mali est un verrou de la lutte contre le terrorisme dans le Sahel et une victoire malienne contre cet ordre terroriste, est une victoire du Sahel contre le terrorisme. Cette visite, une première au Mali est une visite de solidarité pour la Mali et pour le Sahel pour le Conseil de Sécurité des Nations unies.

<strong>Koureichy Cissé</strong>

<strong><em> </em></strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Face à la délégation de l’ONU :  Assimi et Choguel droits dans leurs bottes</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/face-a-la-delegation-de-lonu-assimi-et-choguel-droits-dans-leurs-bottes-2949638.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 27 Oct 2021 01:01:41 +0000</pubDate>
<dc:creator>L&apos;Informateur</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le duo exécutif cultive une obsession : ne pas retomber dans l'immobilisme de l’équipe précédente et se porter garant des réformes politiques et institutionnelles.</em></strong>

Dans cette fonction de greffier scrupuleux de la rectification de la transition, le Premier ministre ne semble pas malheureux. Sa feuille de route : les réformes politiques et institutionnelles, la sécurité. Son obsession : ne rien céder sur l'essentiel. Montrant à nouveau une forme de sérénité, le duo exécutif a affiché une solidité à toute épreuve face à la délégation des Nations-Unies qui a mené le week-end dernier une visite de routine au Mali.

Et tant pis si les sunlights ne sont pas pour lui. Assimi Goïta par nature ne goûte guère l'agitation médiatique. Et il sait par-dessus tout qu'en matière de politique, seul le résultat compte. Alors que le gouvernement s'apprête à traverser une grosse de tempête des partenaires consécutive au report de la présidentielle et des législatives, le chef du gouvernement Choguel Kokalla Maïga est apparu plus que jamais droit dans ses bottes.

Il a réaffirmé sa détermination à conduire les assises nationales de la refondation du 21 au 26 décembre. Choguel a déjà montré dans le passé avec la délégation de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest(Cédéao) conduite par son président en exercice, le ghanéen Nana Akufo Ado qu’il n'était pas du genre à céder, qu’il était prêt à affronter des crises. En politique, il n'y a rien de pire que l'immobilisme. Péché d'orgueil ? Pas seulement. Choguel Kokalla Maïga le sait. Les réformes sont une étape essentielle pour la quatrième république qui s'annonce. Et la transition est le moment propice à ces réformes. Du moins, derrière le projet de nouvelle constitution ne peut flotter aucun parfum de manipulation de la loi fondamentale aux fins d’un troisième mandat. Renoncer à ces réformes, ce serait renoncer à la modernisation de notre pays.

Le premier ministre a été durablement marqué par le renoncement aux réformes sous le capitaine Aya Sanogo et Dioncounda Traoré alors qu’il n’était que chef de parti politique. Peut-être qu’il l’a très mal vécu. Il en a conçu une solide rancœur à leur égard et surtout une conviction : en politique, il n'y a rien de pire que l'immobilisme.  Ces réformes sont la seule façon de rétablir la confiance dans le monde politique. Choguel s'est donc complètement investi dans cet objectif.

Le duo tient bon et à être solidaire, quoi qu'il arrive. Et si Choguel affiche pour l'instant  une complicité totale avec le chef de l'État sur ces questions, il sait qu'au final, ce n'est pas lui qui aura le dernier mot.

En faisant le décompte scrupuleux de leurs premiers mois et des défis qui restent à relever, les citoyens n'ont pas trop à rougir de leur bilan mais qui n'est pas encore suffisant au regard de l’insécurité galopante, du coût de la vie, entre autres. En outre, ils ont plus de fils à retordre avec certains,  l’ex-majorité présidentielle qui crache dans la soupe des assises nationales. Mais leurs rangs se fissurent peu à peu avec double annonce de l’Alliance pour la démocratie au Mali (Adéma PASJ) et Yéléma d’y participer à toutes les étapes.

<strong>Pistolet sur la tempe</strong>

<strong> </strong>Loin de se rendre aux appels pressants de la communauté internationale visant à tenir les élections aux dates prévues - dans un contexte sécuritaire où plus de 2/3 du territoire national sont occupés-les menaces de sanctions ne sont pas de nature à apaiser la tension actuelle. « La sécurité occupe naturellement l'ordre des priorités le plus élevé » a soutenu le premier ministre, avant de poursuivre « comment battre campagne dans des contrées affectées par l'insécurité, assurer la pleine participation des citoyens sans le préalable de la sécurité. Les choix politiques et courageux et avisés sont en cours, qu'il s'agisse de l'autorité (de gestion des élections) ou des assises nationales de la refondation au terme desquelles les Maliens vont renouveler leur vision de l'État ».

Sur le fond, le duo ne s’avoue pas vaincu. Bien au contraire, peut-être rassuré par le fait que les partenaires préféreraient une fois encore donner la priorité au dialogue sur la sanction. Les ambassadeurs du Conseil de sécurité ont « dans la région soutenir les organisations régionales comme la Cédéao, insister sur le respect des délais électoraux et, si ce n'est pas possible, avoir au moins un calendrier réaliste », avait expliqué à l'AFP un diplomate à l'ONU avant la visite. A l’évidence, ils n’envisagent guère se rendre, renoncer au soutien du peuple à cause des pressions extérieures.

La délégation onusienne, arrivée samedi à Bamako, et codirigée par l'ambassadeur du Niger aux Nations unies Abdou Abarry et son homologue français Nicolas de Rivière, comprend notamment l'ambassadrice américaine Linda Thomas-Greenfield. Qui ont rencontré dimanche le président de transition, le colonel Assimi Goïta, puis le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, après des entretiens dans la journée avec des représentants de la société civile et des groupes armés signataires de l'accord de paix d'Alger de 2015.

<strong>Georges François Traoré</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Transition malienne : la Communauté internationale toujours attachée au respect du délai ?</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/transition-malienne-la-communaute-internationale-toujours-attachee-au-respect-du-delai-2949580.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/transition-malienne-la-communaute-internationale-toujours-attachee-au-respect-du-delai-2949580.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Tue, 26 Oct 2021 12:55:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>Sahel Tribune</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Après la récente visite d’une délégation de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, c’est le tour de celle du Conseil de sécurité des Nations depuis, ce samedi 23 octobre. Si les autorités maliennes semblent œuvrer pour une prolongation de la transition, </strong><strong>la Communauté internationale semble au contraire toujours attachée au respect du délai.</strong>

En séjour dans le pays depuis le 23 octobre, la délégation du Conseil de sécurité de l’ONU a rencontré la société civile, les autorités de la transition, les parties signataires de l’Accord ainsi que les représentants de la médiation internationale. À l’ordre du jour : l’évolution du processus de la transition, la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger, etc.

Après leur arrivée, le porte-parole du secrétaire général des Nations unies, Stéphane Dujaric, a expliqué que cette visite a pour objectif principal de veiller « <em>à ce que la transition au Mali se déroule comme prévu, de poursuivre la conversation sur les effets du terrorisme et du changement climatique au Sahel et de voir comment le Conseil peut au mieux soutenir la région </em>».

Au cours de cette «<em> mission de solidarité et d’écoute</em> », la délégation onusienne a indiqué avoir confiance aux autorités maliennes en ce qui concerne le respect du délai de la transition. Elle exhorte également les autorités maliennes à tenir les élections dès que c’est possible.

Cette visite de la délégation du Conseil de Sécurité des Nations Unies, malgré qu’elle soit une tradition depuis l’institution de la MINUSMA, est tenue cette année dans un contexte encore plus particulier. Elle survient dans un contexte de quasi-crise diplomatique entre le Mali et la France qui est un membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies.

<strong>La</strong> <strong>Communauté internationale saura-t-elle accepter… ?</strong>

Depuis l’allocution du Premier ministre Choguel Maïga, prononcée à la tribune des Nations unies, les pressions et les visites se multiplient au Mali. La semaine dernière, le président en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), Nana Akufo Addo, était également à Bamako. C’était avec le même message consistant à rappeler aux autorités actuelles du pays le respect du délai initial de la transition.

<em>« La meilleure transition est une transition de courte durée</em> », a indiqué la délégation au terme de sa visite. Une phrase qui traduit le principal objectif de cette mission onusienne au Mali, venue pour «<em> écouter et accompagner </em>» les autorités de la transition. Mais tout en restant derrière la décision de la Cédéao et de l’Union africaine.

Or, il y a plusieurs signes pour qui veut voir que les autorités maliennes sont déterminées plus que jamais à la prolongation de la durée initiale du délai de la transition. C’est sans doute dans cette perspective que des manifestations de soutien à la transition et sa prorogation ont lieu dans la quasi-totalité des régions du pays. Même lors de l’accueil du président en exercice de la Cédéao, le 18 octobre dernier, on pouvait lire les mêmes demandes sur des banderoles tenues par des citoyens maliens, à l’aéroport et plusieurs endroits sur le trajet de la délégation sous régionale. La Communauté internationale restera-elle attachée au respect du délai initial pour combien de temps ? Saura-t-elle par fini accepter la volonté des autorités et des Maliens de prolonger la transition ?

<strong>La rédaction</strong>

<strong>Source : </strong><a href="https://saheltribune.com/"><strong>https://saheltribune.com</strong></a>]]> </content:encoded>
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<title>Relations Mali  &#45; ONU : Les notes d’espoir du Premier ministre Choguel</title>
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<pubDate>Tue, 26 Oct 2021 10:53:27 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Matinal</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[Une délégation de Conseil de sécurité des Nations – Unies, en visite dans notre pays, conduite par les Ambassadeurs du Niger et de la France auprès de l’ONU, Excellences Abdou Abarry, et Nicolas de Rivière, a eu une séance de travail, dimanche, avec le Dr Choguel Kokalla Maiga Premier ministre entouré de membres du gouvernement.

Recevant à la Primature les membres du Conseil de Sécurité des Nations - Unies à ce moment particulier de notre histoire, le Chef du gouvernement du Mali, M. Choguel Kokalla Maiga, a souhaité la chaleureuse bienvenue et un agréable séjour à ses hôtes. La Délégation du Conseil de Sécurité séjourne dans notre pays dans le cadre des consultations périodiques avec les Nations - Unies depuis l’établissement de la MINUSMA en 2013.
Cette visite, la cinquième du genre, atteste de l’engagement onusien aux côtés de notre pays et de la région du Sahel qui font face à des défis aussi nombreux que complexes. C’est pourquoi le Premier ministre a tenu à rendre hommage aux femmes et aux hommes de la MINUSMA, à leur dire sa haute appréciation du travail du Représentant spécial du Secrétaire général, Chef de la MINUSMA et de son équipe, mais surtout de s’incliner pieusement devant la mémoire de toutes les victimes, civiles et militaires, maliennes comme étrangères, de la crise multidimensionnelle qui affecte notre pays depuis 2012.
Le Premier ministre a indiqué, dans ses propos introductifs, que la visite des membres du conseil de sécurité de l’ONU intervient à un moment crucial de la vie de notre nation, marquée, depuis quatre mois, par la rectification de la trajectoire de la Transition, intervenue le 24 mai 2021.
Son Gouvernement, investi le 11 juin 2021 de la confiance du Président de la Transition, Son Excellence le Colonel Assimi GOITA, a été installé dans un contexte où la crispation politique, les grognes sociales et les difficultés économiques faisaient peser de graves hypothèques sur la stabilité du pays et sur la cohésion nationale.
De toutes ces menaces, Choguel Kokalla Maiga a expliqué, à ses hôtes, que celle liée à la sécurité constituait et continue encore de représenter le plus grand péril pour les fondements de notre État et pour l’existence même de notre nation. C’est pourquoi dans le Plan d’Action du Gouvernement que le Conseil National de Transition (CNT) a approuvé le 02 août 2021, la sécurité occupe, naturellement, l’ordre de priorité le plus élevé.
Bâti autour de Quatre AXES, le Plan d’Action du Gouvernement, qui est notre bréviaire, a insisté le Premier ministre, repose sur trois piliers que sont le pilier sécuritaire correspondant à l’Axe 1 ; le pilier politique correspondant aux Axes 2 et 3 et, enfin le pilier social qui se rapporte à l’Axe 4. Ces différents piliers, inter-liés et interdépendants, résument cumulativement trois besoins vitaux pour le peuple malien, indispensables à la survie de notre pays, à la cohésion de notre nation, à la paix et la réconciliation, à la viabilité de sa démocratie et à la stabilité des institutions constitutionnelles a fait savoir Choguel Kokalla Miaga aux membres du Conseil de sécurité et pour qui il s’agit du besoin de sécurité dont la finalité est de permettre à l’État d’exercer pleinement ses prérogatives de puissance publique sur l’ensemble du territoire national. En deuxième lieu, du besoin de justice afin de lutter contre l’impunité et la corruption, deux phénomènes à la base du délitement de l’État. Enfin, du besoin de réformes voire de refondation. En effet, les réformes politiques et institutionnelles et la refondation de notre État sont à la fois une quête vieille de plus de vingt ans et une aspiration profonde de notre peuple, aspiration à la base de l’insurrection populaire ayant conduit au changement de régime le 18 août 2020.

Le PM a ajouté que la situation de la Transition politique en cours est le fruit de cette aspiration populaire. Cette transition politique n’aura de sens, in fine, au-delà des questions électorales, que si elle s’attaque de front aux insuffisances politiques et institutionnelles, révélées par la pratique démocratique des trente dernières années lesquelles ont été marquées par des déficiences graves à la base de la défiance des citoyens dans les institutions publiques, des ruptures politiques violentes et de l’instabilité chronique. Le Premier ministre de rappeler aux augustes membres de la délégation onusienne l’exhortation faite à notre pays en 2018 par la CEDEAO sur ce sujet, qui est une exhortation marquée du sceau du bon sens et du réalisme.
En effet, à l’issue de la Mission d’Information conduite dans notre pays en octobre en 2018 par le président du Conseil des Ministres d’alors, SEM Geoffrey Onyeama, Ministre des Affaires étrangères de la République fédérale du Nigéria, la CEDEAO avait, dans son Communiqué en date du 19 octobre 2018, exhorté les acteurs maliens à entreprendre, à l’issue des élections présidentielles contestées de 2018, les réformes appropriées en ces termes : « Prenant acte de la prolongation de la législature actuelle, selon l’avis de la Cour Constitutionnelle, et au regard des dysfonctionnements largement reconnus et évoqués par tous les interlocuteurs lors du scrutin présidentiel passé, il est impératif que le Gouvernement et tous les acteurs sociopolitiques conviennent, de manière consensuelle, d’entreprendre des réformes courageuses des cadres légaux, y compris la Constitution de février 1992, et du système électoral avant de s’engager dans les prochaines échéances électorales que compte mener le pays ».
Après le rappel de l’exhortation de la CEDEAO, le Chef du Gouvernement a dit aux membres du conseil de sécurité des Nations - Unies que la crise politique née des élections législatives de mars et d’avril 2020, avait deux dénominateurs communs.

Le Premier dénominateur est la dimension sécuritaire. La sécurité est la colonne vertébrale de l’État sans laquelle la puissance publique n’est pas légitime et la démocratie ne saurait être viable. Une des illustrations du déficit de sécurité a été l’enlèvement de l’ancien Chef de file de l’Opposition politique, feu-Soumaïla CISSE, paix à son âme alors en campagne dans sa circonscription électorale de Niafunké pour les élections législatives. Il fut retenu en captivité pendant plusieurs mois par des groupes terroristes avant d’être libéré, a rappelé le Premier ministre.

Ce douloureux épisode met en lumière le lien indissociable entre Sécurité- Démocratie et Droits de l’Homme, a dit Choguel Kokalla Maiga. Comment, en effet, battre campagne dans des contrées affectées par l’insécurité, assurer la pleine participation des citoyens terrorisés dans le débat politique et garantir le libre exercice de leur suffrage, sans le préalable de la sécurité ?
Le second dénominateur de la crise politique de 2020 est l’inadaptation du cadre juridique et institutionnel régissant la gouvernance électorale dans notre pays. Faute d’avoir rénové ce cadre pour l’adapter aux évolutions de notre société et aux standards communément admis dans les démocraties, le Mali a basculé d’abord en 2018, puis en 2020, dans une crise politique post-électorale dont tout le monde mesure aujourd’hui l’ampleur et les conséquences, a martelé Chogue lKokalla Maiga.
C’est la raison pour laquelle des choix politiques courageux et avisés sont en cours a-t-il dit, au nombre desquels, il citera la mise en place de l’Autorité Indépendante de Gestion des Élections et la tenue des Assises Nationales de la Refondation.
Il a dit que des efforts vigoureux étaient également en cours pour améliorer la sécurité et la stabilité. Pour le Premier ministre, ces efforts incluaient la poursuite de l’action militaire, la mise en œuvre d’actions politiques, de gouvernance et de développement portant sur la stabilisation du Centre et la poursuite de la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali issu du processus d’Alger.
Avant de terminer ses propos liminaires Choguel Kokalla Maïga a appelé de ses vœux à un changement de paradigme en matière de sécurité pour améliorer la situation très préoccupante sur le terrain. Ce changement de paradigme interpelle aussi nos partenaires, parmi lesquels la MINUSMA dont la posture et le mandat doivent tenir compte de son environnement d’évolution.
Le Premier ministre a, au nom du Mali, du président de la Transition, le Colonel Assimi Goita, de son gouvernement et du peuple, exprimé aux membres du conseil de sécurité sa reconnaissance profonde pour l’assistance précieuse et la solidarité agissante de la communauté internationale. Le Gouvernement qu’il dirige est déterminé à relever les défis pour répondre à la profonde aspiration au changement de notre peuple et pour mériter la confiance des amis qui ont accouru au chevet de notre pays.

<strong>I SIDIBE</strong>]]> </content:encoded>
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<title>La délégation onusienne à la fin de sa mission au Mali : « Nous partons véritablement rassurer et impressionner par les arguments que le PM Maïga nous a donné »</title>
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<pubDate>Tue, 26 Oct 2021 10:28:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Sursaut</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>La délégation du Conseil de sécurité des Nations Unies conduite par l’ambassadeur Kenyan, Son excellence M. Martin Kimani a séjourné à Bamako, du 23 au 24 octobre. L’objectif de cette mission est de faire le point sur  l’évolution  de la transition, la  crise  sociopolitique et sécuritaire que le Mali traverse depuis 2012 et le changement climatique. A la fin de sa mission,</em></strong><em> <strong>elle a  recommandé le dialogue entre les autorités de la transition et  la CEDEAO sur l’engagement pris dans le cadre du  respect du calendrier électoral et la durée de la transition. Sans manquer de signifier qu’elle a été rassurée et impressionné par les arguments du chef du Gouvernement malien.</strong></em>

<strong> </strong>Durant son séjour au Mali,  la mission du Conseil de Sécurité de l’ONU   a tenu une séance de travail avec le président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta et le Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga. Par la suite, elle s’est entretenue avec des représentants des groupes  signataires de l’accord de paix issu du processus d’Alger et la société civile. Dans la soirée du dimanche, la délégation a tenu une conférence de presse au siège de la Minusma sis à Senou  pour informer l’opinion nationale et internationale  sur les conclusions de sa mission au Mali.

Selon Abdou Abarry, ambassadeur représentant permanent du Niger auprès des Nations-Unies, la  délégation Onusienne a été au Mali dans le cadre d’une mission d’écoute et d’information. D’après lui, la délégation a été particulièrement heureuse d’entendre un certain nombre de vérités et d’explications de la part du PM Maïga. « En tant que Conseil de sécurité nous avons réitéré notre soutien à la CEDEAO et aux décisions qu’elle a prise. Je pense,  la meilleure façon de  rapprocher la position du Mali avec celle de la communauté internationale en général et du conseil de sécurité en particulier, est le Dialogue. Nous partons véritablement rassurer et impressionner par les arguments que le PM Maïga nous a donné ».

Le diplomate nigérien a donné l’assurance qu’après l’examen de la situation du Mali, cette visite aura un impact positif au Conseil de sécurité.

De son côté,  le PM Dr Choguel Kokalla Maïga, a expliqué à  la délégation onusienne que le changement en République du Mali ne résulte pas d’une volonté de l’armée de prendre le pouvoir. D’après lui, il résulte de la volonté du peuple qui s’est soulevé des mois durant en laissant sur le terrain des morts et des blessés. Que c’est cette lutte qui a abouti au changement de régime.

Il a fait savoir qu’aujourd’hui la légitimité du Gouvernement de  transition résulte essentiellement dans la mise en œuvre des revendications que le peuple portait pendant l’insurrection, notamment la lutte contre l’impunité et la corruption qui sont à la base de l’effritement de la déliquescence de l’Etat.

Avant d’ajouter : « le peuple dit qu’il ne veut plus d’élections truquée, nous avons donc décidé de mettre en place conformément à cette revendication du peuple, un organe unique indépendant chargé des élections pour minimiser les risques de contestation post électoral ». <strong>Fatoumata Coulibaly </strong>]]> </content:encoded>
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<title>Visite de la délégation du Conseil de Sécurité de l’ONU au Mali : le Premier ministre insiste sur la nécessité des réformes politiques et institutionnelles</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/visite-de-la-delegation-du-conseil-de-securite-de-lonu-au-mali-le-premier-ministre-insiste-sur-la-necessite-des-reformes-politiques-et-institutionnelles-2949421.html</link>
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<pubDate>Sun, 24 Oct 2021 17:02:35 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Dans le cadre des consultations périodiques avec les Nations-Unies, une </strong><strong>délégation du conseil de sécurité conduite par l’Ambassadeur du Kenya auprès de l’ONU, en visite au Mali, a rencontré le dimanche 24 octobre le premier ministre, Dr Choguel K Maïga, dans les locaux de la primature. Occasion pour le chef du gouvernement de rappeler à ses hôtes les priorités et les attentes des autorités de la transition.</strong>

<strong><em>-maliweb.net-</em></strong> Les réformes politiques et institutionnelles et la refondation du Mali sont à la fois une quête vieille de plus de vingt ans et une aspiration profonde du peuple malien. Une aspiration qui est à la base de l’insurrection populaire ayant conduit au changement de régime le 18 août 2020 C’est ce qu’a déclaré le Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga, en présence de plusieurs membres du gouvernement.

« <em>La Transition politique en cours est le fruit de cette aspiration populaire</em> », a dit le Chef du gouvernement. C’est pourquoi, insiste-t-il, au-delà des questions électorales, cette transition politique n’aura de sens que si elle s’attaque de front aux insuffisances politiques et institutionnelles, révélées par la pratique démocratique des trente dernières années. Pratiques marquées, selon lui, par des déficiences graves à la base de la défiance des citoyens dans les institutions publiques, des ruptures politiques violentes et de l’instabilité chronique. C’est dans ce cadre qu’il a rappelé l’exhortation faite au Mali par les pays membres de la CEDEAO sur ce sujet. « <em>Une exhortation marquée du sceau du bon sens et du réalisme</em> », a-t-il reconnu.

[caption id="attachment_2949423" align="aligncenter" width="650"]<a href="http://www.maliweb.net/attachment/delegation-onu-primature" rel="attachment wp-att-2949423"><img class="size-full wp-image-2949423" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/10/delegation-ONU-Primature.jpg" alt="" width="650" height="434" /></a> Une vue des participants de la rencontre de ce matin[/caption]

<strong>Un changement de paradigme en matière de sécurité</strong>

Revenant sur la crise politique née des élections législatives de mars et avril 2020, le Premier ministre a indiqué qu’elle avait 02 dénominateurs communs. Il s’agit de l’insécurité et l’inadaptation du cadre juridique et institutionnel régissant la gouvernance électorale au Mali. « <em>Faute d’avoir rénové ce cadre pour l’adapter aux évolutions de la société et aux standards communément admis dans les démocraties, le Mali a basculé d’abord en 2018, puis en 2020, dans une crise politique post-électorale dont tout le monde mesure aujourd’hui l’ampleur et les conséquences </em>», a précisé Dr Choguel Kokalla Maiga.

[caption id="attachment_2949424" align="aligncenter" width="650"]<a href="http://www.maliweb.net/attachment/lambassadeur-kenya" rel="attachment wp-att-2949424"><img class="size-full wp-image-2949424" src="http://www.maliweb.net/wp-content/news/images/2021/10/lAmbassadeur-Kenya.jpg" alt="" width="650" height="454" /></a> Le chef de la délégation, l’Ambassadeur du Kenya auprès de l’ONU[/caption]

C’est pourquoi, des choix politiques courageux et avisés sont en cours. Au nombre desquels, le Chef du gouvernement a cité la mise en place de l’Autorité Indépendante de Gestion des Élections et la tenue des Assises Nationales de la Refondation. « <em>Assises nationales de refondation au terme desquelles les Maliens, à travers toutes les composantes de notre société, vont renouveler leur vision de l’État et redéfinir leurs rapports vis-à-vis de la gestion des affaires publiques </em>», a-t-il expliqué.

Enfin, le Premier ministre a appelé de tous ses vœux à un changement de paradigme en matière de sécurité pour améliorer la situation très préoccupante sur le terrain. « <em>Ce changement de paradigme interpelle aussi nos partenaires, parmi lesquels la MINUSMA dont la posture et le mandat doivent tenir compte de son environnement d’évolution</em> », a dit Dr Choguel K Maïga.

En retour, le chef de la délégation, l’Ambassadeur du Kenya auprès de l’ONU, a indiqué que la transition n’a pas à vocation de faire  toutes les réformes. Il a rappelé que son pays, le Kenya, a passé par les mêmes moments de difficultés et que la transition mise en place n’a pas pu aboutir à des réformes majeures. C’est dans un cadre qu’il a invité les autorités à respecter le délai de la transition.

Il faut rappeler que cette visite, la cinquième du genre intervient à un moment crucial de la vie du Mali, marquée depuis quatre mois par la rectification de la trajectoire de la Transition, intervenue le 24 mai 2021. Il atteste de l’engagement des Nations-Unies aux côtés du Mali  et de la région du Sahel qui font face à des défis aussi nombreux que complexes. Après le Mali, la délégation doit se rendre à Niamey au Niger.

<strong>Abdrahamane SISSOKO/Maliweb.net </strong>

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<title>Mali : La sécurité et les élections au cœur de la visite de la délégation du conseil de sécurité à Bamako</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-la-securite-et-les-elections-au-coeur-de-la-visite-de-la-delegation-du-conseil-de-securite-a-bamako-2949350.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-la-securite-et-les-elections-au-coeur-de-la-visite-de-la-delegation-du-conseil-de-securite-a-bamako-2949350.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 24 Oct 2021 00:35:25 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[La délégation du Conseil de sécurité de l’organisation des Nations-Unies est arrivée  samedi  après-midi à Bamako, où elle  a été accueillie par le ministre malien des affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, et  le patron  de la MINUSMA.

<em><strong>-maliweb.net-</strong></em> La haute délégation de l’ONU composée de plusieurs diplomates, notamment  Linda Thomas-Greenfield, ambassadrice à l’ONU ayant rang de ministre au sein du gouvernement Joe Biden., l’ambassadeur du Niger auprès de l’ONU, Abdou Abarry,  celui de la France, du Kenya,  est arrivée à Bamako.  Une visite de deux jours durant laquelle elle va rencontrer  le Premier ministre, Choguel Kokalla Maîga,  le Président de la transition,  le colonel Assimi Goïta,  et les groupes armés signataires de l’accord pour la paix et la réconciliation ce dimanche.

A l’atterrissage de l’avion, l’ambassadeur du Niger auprès de l’ONU, Abdou Abarry, a déclaré que cette mission du Conseil de sécurité est venue pour écouter les autorités maliennes dans la meilleure manière. Selon lui, elle  verra comment soutenir  les autorités de la transition malienne et discutera  avec elles  la question du processus de transition, conformément aux décisions prises par la CEDEAO  et  l’organisation d’élections. Le  ministre malien des  Affaires étrangères   précise, pour sa part, que  la délégation de l’ONU  va évaluer la situation politique,  le calendrier de la Transition, la situation sécuritaire et humanitaire  et l’état de la mise en œuvre  de l’accord d’Alger.

Un bras de fer oppose les autorités de la transition malienne et la Cédeao par rapport au respect de la date de la transition. Bamako n’exclut plus son intention  de repousser la date des élections présidentielles et législatives du 27 février 2022 synonyme  de la prolongation de la transition.

<strong>Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Gestion de la transition malienne : Une mission du Conseil de sécurité de l’ONU attendue au Mali les 23 et 24 octobre 2021</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/gestion-de-la-transition-malienne-une-mission-du-conseil-de-securite-de-lonu-attendue-au-mali-les-23-et-24-octobre-2021-2949034.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/gestion-de-la-transition-malienne-une-mission-du-conseil-de-securite-de-lonu-attendue-au-mali-les-23-et-24-octobre-2021-2949034.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 21 Oct 2021 06:20:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Républicain</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Une mission du Conseil de sécurité de l’Organisation Nations Unies (ONU) est annoncée à Bamako, au Mali, les 23 et 24 Octobre 2021, Selon un responsable de la MINUSMA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali) joint par Le Républicain, hier, mercredi 20 octobre 2021 dans l’après midi. « Ils viennent faire le point sur la situation au Mali, ils viennent parler avec les interlocuteurs présents sur place. Ils vont parler de l’actualité », précise notre interlocuteur.</strong>

Cette mission du conseil de sécurité des Nations Unies intervient quelques jours après la visite de travail du Président de la République du Ghana, Nana Akufo- Addo, Président en exercice de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le 17 octobre dernier. Selon notre source, les membres du conseil de sécurité de l’ONU vont parler de l’actualité (l’élection-la sécurité- l’Accord pour la paix-la transition, etc.) durant leur séjour de 48heures au Mali. « Ils viennent faire le point sur la situation au Mali, ils viennent parler avec les interlocuteurs présents sur place. Ils vont parler de l’actualité », précise notre interlocuteur.

A chaque visite du Conseil de sécurité des Nations Unies au Mali, que ce soit en 2014, en 2015, en 2016 ou en 2019, des voix s’élèvent au Mali et dans la sous région pour lui demander de donner un mandat robuste à la MINUSMA capable de lutter contre le terrorisme.

Dans son dernier rapport trimestriel du 1er octobre 2021 adressé au Conseil de Sécurité des Nations Unies, le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres a dénoncé le retard pris dans les préparatifs des élections au Mali. « Les préparatifs des élections législatives et présidentielle programmées pour février et mars 2022 et devant mettre un terme à la transition ont pris du retard. Je note avec une grande préoccupation les retards pris dans l’organisation des élections générales et l’achèvement de la transition politique prévues pour mars 2022 », a souligné Antonio Guterres.

Dans le même rapport, le secrétaire général de l’ONU compte sur l’appui du Conseil de sécurité pour ce qui est de prendre les mesures nécessaires face aux fauteurs de troubles au Mali. «Ces derniers mois, les attaques menées par les groupes extrémistes contre les camps de la MINUSMA dans le nord du Mali se sont intensifiées. Cette situation est inacceptable et doit cesser immédiatement. Je condamne les attaques répétées contre le camp de la MINUSMA à Aguelhok. J’invite la population et les dirigeants locaux à collaborer étroitement avec la MINUSMA dans l’exécution de son mandat à Aguelhok et dans les autres régions du nord et je prends note des progrès accomplis à cet égard, notamment de l’engagement des principales parties prenantes à faciliter le travail de la Mission sur le terrain. Je compte sur l’appui du Conseil de sécurité pour ce qui est de prendre les mesures nécessaires face aux fauteurs de troubles », a indiqué le secrétaire général de l’ONU.

<strong>Aguibou Sogodogo</strong>

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<title>Le Conseil de sécurité de l’ONU au Sahel ce week&#45;end pour réclamer un pouvoir civil au Mali</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/le-conseil-de-securite-de-lonu-au-sahel-ce-week-end-pour-reclamer-un-pouvoir-civil-au-mali-2948965.html</link>
<guid>https://www.maliweb.net/nations-unies/le-conseil-de-securite-de-lonu-au-sahel-ce-week-end-pour-reclamer-un-pouvoir-civil-au-mali-2948965.html</guid>
<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Wed, 20 Oct 2021 14:20:09 +0000</pubDate>
<dc:creator>AFP</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Conseil de sécurité de l’ONU sera ce week-end au Sahel en visite au Mali et Niger, pour pousser Bamako à revenir à un pouvoir civil après deux coups d’Etat militaires en neuf mois dans une région marquée par une forte poussée djihadiste.</strong>

« La région du Sahel est exposée à tous les défis. C’est là que sont les enjeux de la lutte contre le terrorisme, de la problématique humanitaire, de l’impact du changement climatique, de la bonne gouvernance », déclare à l’AFP l’ambassadeur du Niger auprès des Nations Unies, Abdou Abarry, qui co-dirige ce déplacement avec son homologue français.

« La situation au Sahel demeure très fragile », renchérit Nicolas de Rivière, en évoquant « la stabilisation du Mali » et la nécessité de « discuter de la façon de soutenir les efforts des pays du G5 Sahel pour assurer leur sécurité ».

Les relations de la junte malienne avec la France sont au plus bas et ce voyage survient alors que Bamako cherche des partenaires alternatifs à Paris, notamment en Russie. Un déploiement au Mali de paramilitaires russes du groupe privé Wagner, réputé proche du Kremlin, est rejeté par les Européens qui le jugent incompatible avec leur engagement dans la mission de Casques bleus Minusma ou de forces anti- djihadistes]]> </content:encoded>
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<item>
<title>Préparatifs des élections et mise en œuvre de l’accord :  Le Conseil de sécurité de l’ONU regrette le retard constaté</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/preparatifs-des-elections-et-mise-en-oeuvre-de-laccord-le-conseil-de-securite-de-lonu-regrette-le-retard-constate-2948768.html</link>
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<pubDate>Mon, 18 Oct 2021 14:14:42 +0000</pubDate>
<dc:creator>La Preuve</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Bien que le Plan d’action du nouveau Gouvernement a été approuvé le 2 août 2021 par le Conseil national de transition, organe législatif de la transition, les préparatifs des élections législatives et présidentielle programmées pour février et mars 2022 et devant mettre un terme à la transition ont pris du retard. Parallèlement, la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, signé en 2015, n’a que peu progressé, l’attention des principaux acteurs politiques s’en étant détournée. C’est du moins ce que note le dernier rapport du Conseil de sécurité de l’Organisations des nations unies (ONU).</strong>
Dans le dernier rapport du Conseil de sécurité des nations unies, les indicateurs ne sont pas au vert pour la stabilité du Mali. Si l’on s’en tient au dit document, l’élection présidentielle et les législatives devant permettre le retour à la normalité constitutionnelle du Mali se tiendront difficilement dans le délai indiqué. A en croire le rapport, de grosses difficultés ont entravé les préparatifs des élections présidentielle et législatives prévues pour février et mars 2022. Car, explique-t-on, le coup d’État du 24 mai et ses conséquences ont retardé certaines activités essentielles, notamment la révision et la vérification des listes électorales, mais pas l’achèvement de l’opération spéciale d’inscription des électeurs lancée en décembre
2020, qui s’est conclue le 30 juin (après avoir permis d’inscrire 789 403 personnes sur les listes). En outre, les mécanismes de coordination mis en place en avril dans
l’objectif de parvenir à un consensus au sujet des opérations électorales ont été
suspendus, supplantés par les consultations relatives à la création d’un organisme indépendant de gestion des élections. Ce, nonobstant la poursuite des activités de la Minusma visant à favoriser des conditions propices aux élections. Dans ce cadre, elle a organisé une série d’ateliers portant surla transparence électorale (du 17 au 30 juin), le rôle des médias et des médias sociaux (les 1er et 2 juillet) et les droits humains et l’incidence des médias sociaux sur les élections (du 29 juin au 8 juillet). En outre, elle a fourni deux installations de stockage du matériel électoral pour les régions du nord, en juin, et dispensé un soutien technique spécialisé aux fins du renforcement des capacités des membres de la Cour constitutionnelle et du Conseil national de transition. Par ailleurs, la communauté diplomatique à Bamako a entamé des préparatifs en vue d’apporter un appui aux
opérations électorales.

<strong> Accord pour la paix et la réconciliation au Mali </strong>

Selon le rapport du Conseil de sécurité, les parties à l’Accord n’ont pas été en mesure d’avancer réellement vers son application intégrale, en raison, principalement, de divergences persistantes.Le 27 juillet, lors de la quarante-quatrième session du Comité de suivi de
l’Accord, la Médiation internationale s’est dite préoccupée par l’absence de progrès dans la mise en œuvre de l’Accord, rappelant qu’elle était prête à aider les parties
maliennes à donner suite aux recommandations du Comité non encore appliquées,
notamment celles relatives : à l’opérationnalisation des bataillons de l’armée reconstituée à Gao, Kidal et Tombouctou et à la mise en place d’une compagnie reconstituée à Ménaka ; au déploiement des 1 265 combattants restants dans le cadre
du processus accéléré de démobilisation, désarmement et réintégration ; à la reprise
des discussions concernant le projet de loi sur la création d’une police territoriale ; au
lancement des 16 projets autorisés au titre du Fonds pour le développement durable.

<strong>DDR et redéploiement des Forces de défense et de sécurité maliennes reconstituées</strong>

En dépit des efforts de la Minusma, et de la Médiation internationale, regrette le Conseil de sécurité, la miseen œuvre des dispositions de l’Accord relatives à la sécurité et à la défense n’a que très peu avancé. Les mouvements signataires ont continué de subordonner tout
progrès dans ce domaine à la conclusion d’un accord avec le Gouvernement sur le
processus de désarmement, démobilisation et réintégration ainsi qu’à des avancées
sur le plan des réformes institutionnelles.
Le 23 juin, les 111 soldats restants du bataillon des forces armées reconstituées de Kidal qui avaient été intégrés aux forces de défense et de sécurité ont été
redéployés de Bamako et Gao à Kidal, escortés par un convoi de la Minusma. Le 23 août, avec le soutien de la Minusma, 241 soldats des forces armées maliennes
reconstituées ont été redéployés de Bamako à Ménaka, pour compléter le bataillon.
Au 28 août, 2 300 combattants avaient suivi le processus accéléré de
désarmement, démobilisation et réintégration. Sur ce nombre, 1 765 avaient été
formés et intégrés aux forces de défense et de sécurité maliennes, contre 3 000 prévus initialement. La plupart des soldats intégrés avaient été redéployés dans les quatre
bataillons reconstitués de Gao, Kidal, Ménaka et Tombouctou. Les bataillons
reconstitués de Gao, Ménaka et Tombouctou effectuaient des patrouilles régulières
ainsi que d’autres tâches, selon les besoins des Forces armées maliennes. Celui de
Kidal n’était, quant à lui, pas encore pleinement opérationnel, mais avait déjà effectué
une première patrouille le 26 août, à titre symbolique.

<strong>Oumar KONATE</strong>

<strong> </strong>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Sanctions militaire et économique contre le Mali :  La Russie s’oppose à l&amp;apos;exécution à l&amp;apos;ONU</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/sanctions-militaire-et-economique-contre-le-mali-la-russie-soppose-a-lexecution-a-lonu-2946673.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 04 Oct 2021 11:38:55 +0000</pubDate>
<dc:creator>Le Malien</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv7842638441s7" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv7842638441bumpedfont15"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">Le travail d'enquête de plusieurs comités d'experts onusiens chargés de contrôler l'application d'embargos sur les armes et de sanctions économiques dans des pays en conflit tels que en Centrafrique, Mali, etc. est bloqué depuis des mois par la Russie qui trouve leur composition mal fondée au profit des Occidentaux.</span></span></p>
<p class="yiv7842638441s7" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">​<span class="yiv7842638441bumpedfont15">Dans leur plaidoyer, les Russes mettent en avant le manque de diversité géographique au sein des comités en question dont la formation est en cours de renouvellement. Ce blocage intervient sur fond de tentatives accentuées de la Russie, d'accroître son influence en Afrique dans des pays notamment francophones et qui étaient jusqu'à présent sous la domination de la France. Il en est ainsi pour la Centrafrique où l'affectation d'experts est interrompue depuis le 31 août et de la République démocratique du Congo dont le comité a vu son mandat expirer le 1er août. </span></span></p>
<p class="yiv7842638441s7" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228">​<span class="yiv7842638441bumpedfont15">Pour le Mali, le groupe d'experts devra arrêter son travail d'enquête jeudi 30 septembre 2021 tandis que pour le Soudan du Sud, il est interrompu depuis le 1er juillet. </span></span></p>
<p class="yiv7842638441s8" style="margin: 0cm;margin-bottom: .0001pt;background: white"><span class="yiv7842638441bumpedfont15"><b><span style="font-size: 11.0pt;font-family: 'Arial','sans-serif';color: #1d2228;text-transform: uppercase">Y. SANGARÉ</span></b></span></p>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Mali: &amp;quot;vive inquiétude&amp;quot; du chef de l’ONU face au retard de la transition politique</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/mali-vive-inquietude-du-chef-de-lonu-face-au-retard-de-la-transition-politique-2946413.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 02 Oct 2021 06:47:48 +0000</pubDate>
<dc:creator>AFP</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, se déclare très inquiet du retard pris dans l'organisation des élections au Mali, qui permettraient une "transition politique d'ici mars 2022", dans un rapport remis vendredi au Conseil de sécurité et obtenu par l'AFP.</strong>

"Je note avec une vive inquiétude les retards dans les préparatifs de la tenue des élections générales et l'achèvement de la transition politique d'ici mars 2022", a-t-il écrit, en rappelant que les militaires au pouvoir avaient promis il y a un an "d'appliquer l'Accord de paix, de tenir des élections transparentes et crédibles et de revenir à un ordre constitutionnel".

"Les progrès ont été limités et la situation reste fragile, avec un besoin d'efforts plus déterminés pour relever les défis actuels. Une action retardée alimentera l'instabilité politique et sociale et permettra aux groupes extrémistes de continuer à étendre leur contrôle sur des pans entiers du territoire malien", avertit-il. "J'exhorte le gouvernement du Mali et les autres parties prenantes nationales à parvenir à un compromis, par le dialogue, sur les réformes et les mesures nécessaires pour conclure la transition de manière opportune et constructive", ajoute-t-il.

Dimanche, dans un entretien à l'AFP, le Premier ministre malien Choguel Kokalla Maïga avait affirmé que les scrutins prévus début 2022 pourraient être reportés de quelques "semaines" ou "mois". "L'essentiel pour nous c'est moins de tenir le 27 février que de tenir des élections qui ne seront pas contestées", a-t-il dit.

A propos de l'insécurité, Antonio Guterres dit encourager "le gouvernement du Mali à déployer les forces de défense et de sécurité nécessaires, et à allouer les ressources financières nécessaires pour assurer le retour des autorités civiles et la fourniture de services socio-économiques de base dans tout le pays, en particulier dans le Nord et le Centre".

Il indique aussi "prendre note de la décision du gouvernement français de restructurer la présence de la force Barkhane au Sahel et de fermer trois bases dans le nord (du Mali) d'ici janvier 2022". "Je prends note aussi du retrait partiel de la zone Liptako-Gourma de troupes tchadiennes de la force conjointe G5 Sahel", ajoute-t-il.

Saluant l'engagement de Paris et N'Djamena, il précise "appeler toutes les parties prenantes à continuer à se coordonner étroitement sur ces restructurations et processus de retrait afin d'éviter un vide sécuritaire qui pourrait être exploité par des groupes armés et des terroristes".

Le week-end dernier, Choguel Kokalla Maïga avait vivement critiqué la France à l'Assemblée générale de l'ONU, lui reprochant de ne pas l'avoir informé des détails de la restructuration de Barkhane ni de l'unité européenne de forces spéciales Takuba en cours de constitution. Paris s'est défendu de toute mauvaise communication.

En raison de cet "abandon en plein vol", le Mali a entrepris de se tourner vers "d'autres partenaires", avait précisé le Premier ministre malien, en évoquant implicitement les paramilitaires de la société privée russe Wagner.]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Le Mali, avec un soutien appuyé de la Russie, dénonce un &amp;quot;abandon en plein vol&amp;quot; de la France</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/le-mali-avec-un-soutien-appuye-de-la-russie-denonce-un-abandon-en-plein-vol-de-la-france-2945520.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sun, 26 Sep 2021 01:12:19 +0000</pubDate>
<dc:creator>AFP</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Le Premier ministre malien Choguel Kokalla Maïga a accusé samedi à l'ONU la France d'un "abandon en plein vol" avec sa décision de retrait du Mali de la force Barkhane, la Russie apportant un soutien explicite à sa volonté de "chercher de nouveaux partenaires", dont des "sociétés privées russes" paramilitaires.</strong>

"La nouvelle situation née de la fin de Barkhane, plaçant le Mali devant le fait accompli et l'exposant à une espèce d'abandon en plein vol, nous conduit à explorer les voies et moyens pour mieux assurer la sécurité de manière autonome avec d'autres partenaires", a expliqué Choguel Kokalla Maïga à la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU, sans citer l'entreprise russe Wagner.

Il s'agit de "combler le vide que ne manquera pas de créer la fermeture de certaines emprises de Barkhane dans le nord du Mali", a précisé le Premier ministre, déplorant un "manque de concertation" de Paris et une annonce "unilatérale" sans coordination tripartite avec l'ONU et le gouvernement malien.

"Le Mali regrette que le principe de consultation et de concertation, qui doit être la règle entre partenaires privilégiés, n'ait pas été observé en amont de la décision", a insisté le Premier ministre malien, en réclamant aussi "une posture plus offensive" des 15.000 Casques bleus de la mission Minusma face à une menace jihadiste accrue au Sahel.

Peu avant, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, avait confirmé que Bamako avait approché "des sociétés privées russes", lors d'une conférence de presse à l'ONU, tout en assurant que cela ne concernait en rien le gouvernement russe.

La France et l'Union européenne se sont inquiétées de cette orientation du Mali auprès de la Russie au cours d'échanges à New York, a indiqué Sergueï Lavrov.

"Les autorités maliennes se sont tournées vers une société militaire privée russe parce que, si je comprends bien, la France veut réduire significativement ses forces militaires qui devaient combattre les terroristes à Kidal" (nord), a dit le ministre russe. Les Français "n'y sont pas arrivés et les terroristes continuent de régner dans cette région", a-t-il ajouté dans une pique à l'égard de Barkhane.

<section class="articlebody   " data-id="110" data-m="{&quot;i&quot;:110,&quot;p&quot;:109,&quot;n&quot;:&quot;articlebody&quot;,&quot;y&quot;:6,&quot;o&quot;:1}">"Tout cela se fait sur une base légitime", entre un "gouvernement légitime, reconnu par tous" et des entités qui "fournissent des services à travers des spécialistes étrangers", a-t-il fait valoir. "Nous n'avons rien à voir avec cela", a-t-il encore martelé, la Russie démentant systématiquement que des sociétés paramilitaires privées russes lui soient subordonnées.

<strong>- "Dégagez !" -</strong>

Présent, entre autres, en Libye et en Centrafrique, où il est accusé d'exactions depuis le printemps, le groupe Wagner est soupçonné, notamment par Paris, d'agir pour le compte du Kremlin là où ce dernier ne veut pas apparaître officiellement.

"Au niveau gouvernemental, la Russie contribue aux capacités de défense militaires du Mali", a aussi affirmé Sergueï Lavrov, évoquant la fourniture d'"équipements militaires techniques". Et d'estimer : "ce serait mieux de synchroniser l'action de l'Union européenne et de la Russie dans la lutte contre le terrorisme, non seulement au Mali mais aussi dans la région du Sahel et du Sahara".

Treize pays européens, impliqués pour certains dans la coalition de forces spéciales Takuba au Mali, ont jugé inacceptable vendredi une éventuelle implication du groupe Wagner dans ce pays. La France, l'Allemagne ou l'Estonie sont allées plus loin en avertissant qu'elles réexamineraient leur présence militaire au Mali si un accord était conclu.

Outre l'ONU, inquiète à mots couverts d'une arrivée de Wagner au Mali, l'UE, qui assure la formation de soldats maliens via sa mission UETM Mali, composée de 700 soldats de 25 pays européens, a averti qu'une implication de cette société russe affecterait "sérieusement" ses relations avec Bamako.

"Dire +j'étais là en premier, dégagez !+ c'est insultant, en premier lieu pour le gouvernement à Bamako qui a invité des partenaires étrangers", a rétorqué Sergueï Lavrov.

La France, engagée depuis janvier 2013 au Sahel et qui a perdu 52 militaires au Sahel, dont le dernier vendredi, a décidé de réorganiser sa présence militaire autour d'un dispositif plus resserré, centré sur des frappes ciblées contre les chefs jihadistes et sur l'accompagnement des armées locales.

Les militaires français doivent ainsi quitter d'ici décembre les bases de Kidal, Tessalit et Tombouctou, dans le nord du Mali, et le nombre de troupes françaises déployées au Sahel devrait passer de plus de 5.000 hommes actuellement à 2.500 ou 3.000 d'ici 2023.

La ministre française des Armées Florence Parly a toutefois réaffirmé lundi à Bamako que la France ne quittait pas le Mali et q'elle restait "déterminée" à y poursuivre la lutte antiterroriste au côté des forces maliennes.

Le groupe Wagner fournit des services de maintenance d'équipements militaires et de formation mais est également accusé de mercenariat et suspecté d'appartenir à un homme d'affaires proche du Kremlin, Evguéni Prigojine.

prh-vl/clr/

</section><section class="stb-flexvertical" data-id="174" data-m="{&quot;i&quot;:174,&quot;p&quot;:109,&quot;n&quot;:&quot;sharingtoolbar&quot;,&quot;y&quot;:6,&quot;o&quot;:2}">
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</div>
</div>
</section>]]> </content:encoded>
</item>

<item>
<title>Allocution du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga à la Tribune des Nations Unies...</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/allocution-du-premier-ministre-choguel-kokalla-maiga-a-la-tribune-des-nations-unies-2945503.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Sat, 25 Sep 2021 21:45:17 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb</dc:creator>
<media:keywords></media:keywords>
<content:encoded><![CDATA[<strong>Monsieur le Président de l’Assemblée générale,</strong>
<strong>Mesdames, Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement,</strong>
<strong>Monsieur le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies,</strong>
<strong>Mesdames, Messieurs,</strong>

Je voudrais, avant tout propos, vous adresser les salutations fraternelles du peuple africain du Mali et celles du Président de la Transition, Chef de l’Etat, Son Excellence le Colonel Assimi GOITA.

Je voudrais également, en leur nom et en mon nom propre, vous adresser, Monsieur le Président, les chaleureuses félicitations de la délégation du Mali pour votre brillante élection à la présidence de cette 76ème session de l’Assemblée générale.

Je félicite également votre prédécesseur, S.E.M. Volkan BOZKIR, de la République de Turquie, pour la manière remarquable avec laquelle il a dirigé les travaux de la 75ème session de l’Assemblée.

Qu’il me soit permis également de réitérer à notre Secrétaire général, M. António GUTERRES, notre haute appréciation des efforts louables qu’il continue de déployer pour la réalisation des nobles objectifs de notre Organisation commune.
Monsieur le Président,

La 76ème session ordinaire de l’Assemblée générale s’ouvre fort opportunément sur le thème de l’espoir. L’espoir de renforcer notre résilience pour nous relever de la pandémie de la Covid-19, dans un esprit de responsabilité, de coopération et de solidarité. L’espoir d’un monde plus sûr, d’un monde de sécurité humaine. L’espoir que le Sahel retrouve la stabilité et redevienne un havre de paix et un pôle de croissance et de développement. L’espoir, enfin, de revitaliser l’Organisation des Nations Unies.
Le Mali souscrit pleinement à l’esprit et à la lettre de ce thème, qui résume parfaitement les idéaux de notre Organisation commune.

C’est une lapalissade d’affirmer que le Mali et les pays du Sahel sont, de nos jours, confrontés à l’hydre du terrorisme, à l’extrémisme violent et à l’instabilité. Cela dure depuis plus d’une décennie, avec le risque d’enlisement, de banalisation ou de lassitude, propres à détourner ces problématiques de l’agenda international.

A notre quotidien fait d’angoisses et de tragédies est venue s’ajouter la pandémie de la COVID-19, avec ses impacts négatifs sur l’économie et sur les conditions de vie de nos populations, déjà précaires du fait des défis économiques, politiques et humanitaires. Rarement, un pays ou une région aura été aussi durement éprouvé par l’empilement des crises plus que le Mali et les Etats du Sahel.

C’est dans ce contexte difficile que le peuple malien, après plusieurs mois de soulèvements populaires, a choisi une autre direction à notre pays et a placé tous ses espoirs dans le processus de Transition politique en cours et dont il est l’artisan principal.

Le Gouvernement de Transition que je dirige depuis le 11 juin 2021 comprend les représentants des forces vives du Mali. Fait notable, il comprend aussi, dans un souci d’inclusivité, des membres des Mouvements signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, ainsi que des représentants des forces politiques et sociales de notre pays.
Aussitôt installés, nous avons travaillé ensemble à l’élaboration du Plan d’Action du Gouvernement de Transition, qui contient un ensemble de mesures dont la mise en œuvre va assurer la prise en charge des préoccupations majeures des populations éprouvées par la crise sécuritaire, politique, sanitaire et économique. Ce Plan d’Action Gouvernemental, adopté le 2 août 2021 par le Conseil National de Transition, organe législatif transitoire, s’articule autour de quatre axes prioritaires. Il est assorti d’un chronogramme d’exécution et d’un budget prévisionnel.

Le Premier Axe du Plan d’action du Gouvernement érige la sécurité au rang de priorité élevée. Il répond à l’aspiration profonde de notre peuple à la paix, à la quiétude, au vivre ensemble, à la cohabitation pacifique, à la cohésion sociale.
En effet, malgré les succès indéniables enregistrés par les Forces armées maliennes (FAMA) et leurs alliés, auxquels je rends hommage, les menaces entretenues par le terrorisme et les autres formes de banditisme et de criminalité transnational continuent, hélas, à endeuiller notre peuple au quotidien et à menacer les fondements de l’Etat.

De mars 2012 à ce 25 septembre 2021 où je m’adresse à vous du haut de cette auguste tribune, la situation de mon pays ne s’est guère améliorée, malgré le soutien international et la présence sur notre sol d’une Opération de paix de l’ONU, la MINUSMA, et des forces internationales : l’Opération française Barkhane, la Force européenne TAKUBA et la Force conjointe du G5 Sahel.
La situation continue progressivement de se détériorer, au point que des pans entiers du territoire national échappent au contrôle du Gouvernement. Mes concitoyens vivent sous l’emprise des Groupes armés terroristes dans le déni de leurs droits les plus élémentaires. Leur accès aux services de base demeure hypothétique en raison de la faible présence des services de l’Etat, consécutive à l’insécurité grandissante.

La MINUSMA dont je salue ici le courage et la contribution à la stabilisation du Mali, évolue dans cet environnement vulnérable avec tout ce que cela comporte comme menaces sur elle.

Face à cette situation préoccupante, le Gouvernement est régulièrement et fortement interpellé par les populations maliennes, de plus en plus exigeantes vis-à-vis des pouvoirs publics et des partenaires internationaux. S’il est établi que l’un des droits fondamentaux des populations est le droit à la sécurité, la garantie de celle-ci est, assurément, l’élément de légitimation de l’Etat aux yeux des citoyens.

Monsieur le Président,
Je fais ce rappel pour vous restituer l’exacte situation de calvaire qu’endurent les populations maliennes. Je le fais aussi pour nous convier, tous ensemble, à l’introspection, afin de changer de paradigme en matière de sécurité au Sahel.
Le Mali, comme vous le savez tous, accueille sur son territoire une Opération de paix des Nations Unies et je voudrais, à nouveau, rendre un hommage appuyé à toutes les femmes et à tous les hommes qui travaillent, sous la bannière de la MINUSMA, dans des conditions difficiles, souvent périlleuses, pour préserver la paix et pour protéger nos populations civiles.

Je rappelle que notre organisation commune, l’ONU, a été bien avisée en avril 2013, lorsqu’elle a décidé de déployer, fort opportunément, la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA).
La résolution 2100 du 25 avril 2013 établissant la MINUSMA avait considéré, je cite, que : « la situation au Mali constitue une menace pour la paix et la sécurité internationales » et a décidé, en conséquence, d’agir en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies.

Dans son paragraphe 16, la résolution 2100 a fixé comme mandat initial à la MINUSMA, entre autres, « d’appuyer les autorités de transition maliennes, pour stabiliser la situation dans les principales agglomérations, en particulier dans le nord du pays, et, dans ce contexte, écarter les menaces et prendre activement des dispositions afin d’empêcher le retour d’éléments armés dans ces zones ».

La résolution 2164 du 25 juin 2014 qui a renouvelé pour la première fois le mandat de la MINUSMA pour un an, a souligné, je cite : « …que le terrorisme ne peut être vaincu qu’à la faveur d’une démarche suivie et globale, fondée sur la participation et la collaboration actives de l’ensemble des États et organismes régionaux et internationaux, visant à contrer, affaiblir et isoler la menace terroriste… ». Fin de citation.

En conséquence, le paragraphe 12 de ladite résolution autorisait « la MINUSMA à utiliser tous les moyens nécessaires pour accomplir son mandat, dans les limites de ses capacités et dans ses zones de déploiement ». Elle lui enjoignait, en particulier, au titre du paragraphe 13 « d’étendre sa présence, notamment grâce à des patrouilles de longue portée, dans la limite de ses capacités, dans le nord du pays, au-delà des principales agglomérations, et en particulier dans les zones où les civils sont en danger ».
Monsieur le Président,

Huit ans après le déploiement de la MINUSMA, les extraits ci-dessus des résolutions de 2100 (2013) et 2164 (2014) sont d’une évidente et d’une brûlante actualité. Les populations maliennes sont exaspérées aujourd’hui devant les tueries de masse, les villages rasés de la carte et d’innocents civils fauchés, dont des femmes et des nourrissons souvent brûlés vifs.
Les Maliennes et les Maliens ont le net sentiment que la mission assignée à la MINUSMA a changé en cours de route, et notamment depuis 2015, suite à la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, alors même que les défis qui ont justifié son déploiement sont restés constants.

En effet, contrairement aux attentes du peuple malien, l’environnement notoirement terroriste dans lequel la MINUSMA a été déployée en 2013 s’est dégradé continuellement. Au fil du temps, il s’est même métastasé, car les Groupes armés terroristes qui ont envahi près des deux tiers de notre territoire national en 2012 ont été dispersés sans jamais être anéantis. Ils se sont reconstitués et se sont renforcés.

C’est dans ce contexte de menace préoccupante que l’armée française, à travers l’Opération SERVAL d’abord et, ensuite, l’Opération Barkhane, a été autorisée à mener, en soutien à la MINUSMA et à nos Etats, le volet lutte contre le terrorisme au Mali. C’est également dans ce contexte que l’Opération française Barkhane amorce subitement son retrait en vue, dit-on, d’une transformation en Coalition internationale dont tous les contours ne sont pas encore connus, en tout cas pas connus de mon pays.

L’annonce unilatérale du retrait de Barkhane et sa transformation n’ont pas tenu compte du lien tripartite qui nous lie, c’est-à-dire l’ONU et le Mali en tant que partenaires engagés avec la France sur le front de la lutte contre les facteurs de déstabilisation. Le Mali regrette que le principe de consultation et de concertation qui doit être la règle entre partenaires privilégiés n’ait pas été observé en amont de la décision du Gouvernement français.

Aussi, la nouvelle situation née de la fin de l’Opération Barkhane, plaçant le Mali devant le fait accompli et l’exposant à une espèce d’abandon en plein vol, nous conduit à explorer les voies et moyens pour mieux assurer la sécurité de manière autonome ou avec d’autre partenaires, de manière à combler le vide que ne manquera pas de créer par la fermeture de certaines emprises de Barkhane dans le Nord de notre pays. Cette situation doit également inciter les Nations Unies à avoir désormais une posture plus offensive sur le terrain.

Monsieur le Président,
Il n’existe pas de sentiment anti-MINUSMA au Mali, pas plus qu’il n’existe pas de sentiment anti français dans notre pays. Non ! Je le dis sans ambages. Notre peuple n’a jamais été et ne sera jamais un peuple ingrat.
Au sommet de l’Etat et au sein des populations maliennes, il existe un désir de paix et une soif de sécurité qui font écho à l’exigence d’efficacité des instruments et des mécanismes politiques et militaires mis en place et qui font paradoxalement du Mali un pays sur-militarisé mais très vulnérable face au terrorisme, devenu un facteur de désintégration de nos sociétés et de déstabilisation des fondements de l’Etat.

Que devrions-nous faire face à un tel paradoxe ? Que faut-il faire pour répondre à l’angoisse, à l’exaspération et à la colère des populations maliennes ? Que faut-il faire pour répondre au sentiment d’insatisfaction à la fois des Maliens et des partenaires du Mali ?
Je pense, humblement, que face à ces interrogations, nous devons avoir le courage et la lucidité d’interroger les instruments et les mécanismes évoqués plus haut. Nous devrions aussi et surtout remettre sur la table la demande d’un mandat plus robuste et d’un changement de posture de la MINUSMA, régulièrement faite par notre Gouvernement au Conseil de sécurité de l’ONU.

Ceci permettra d’adapter le mandat de la MINUSMA, de lui donner les moyens de s’acquitter convenablement de son mandat et de répondre à l’aspiration du peuple malien, aspiration sans laquelle ni la Mission de l’ONU ni les autres partenariats militaires internationaux et régionaux présents sur notre sol n’auront de crédibilité aux yeux de mes concitoyens.

En termes clairs, les Nations Unies doivent aider le Mali à lutter plus efficacement contre la criminalité transnationale organisée afin d’asseoir les conditions véritables de sa stabilisation, gage de la réussite des actions de soutien politique, humanitaire, de développement et de protection des droits de l’homme.

S’il est établi que la situation au Mali constitue une menace pour la paix et la sécurité internationales, il nous revient de trouver les voies et moyens idoines pour continuer à y faire face de manière holistique, solidaire et déterminée jusqu’à l’éradication de ladite menace.

Monsieur le Président,
Dans la guerre sans merci qu’il mène contre le terrorisme, le Gouvernement du Mali ne ménagera aucun effort pour remplir ses obligations internationales en termes de respect des droits de l’homme. Il accorde la plus haute importance à la coordination des actions de nos partenaires sur le terrain, à la coopération régionale pour tenir compte de la dimension régionale de la crise sécuritaire au Sahel.

C’est tout le sens de notre engagement dans la Force conjointe du G5 Sahel. C’est aussi tout le sens de notre demande commune au sein du G5 Sahel en faveur d’un mandat robuste et adapté, sous le Chapitre VII de la Charte des Nations Unies et d’un financement prévisible et pérenne de la Force conjointe du G5 Sahel.

Dans un souci de cohérence et d’efficacité, le Gouvernement du Mali s’attèle à la mise en place, sous mon autorité, d’une structure de suivi et de coordination des activités de la MINUSMA, ainsi qu’à l’élaboration d’une Stratégie de Gestion Intégrée de la Crise au Centre du Mali.

Nous ne nous exonérons pas de nos responsabilités propres dans le processus de stabilisation du Mali. Le Gouvernement de Transition a une claire conscience que cette stabilisation passe aussi par la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger. Au demeurant, le Gouvernement et les Mouvements signataires, ainsi que ceux de l’Inclusivité poursuivent la mise en œuvre de l’Accord dans un esprit de confiance et de responsabilité au sein d’un cadre nouveau appelé « Cadre Inter malien pour la mise en œuvre de l’Accord ».

Dans cet esprit, nous poursuivons la mise en œuvre intelligente et la relecture consensuelle de l’Accord, aux fins de son parachèvement. L’objectif recherché étant de favoriser son appropriation nationale et de renforcer son caractère inclusif, tout en veillant aux conditions politiques et sociales du consensus nécessaire à la relecture de certaines dispositions, conformément au mécanisme prévu par l’Accord.

Concernant les questions de Défense et de Sécurité de l’Accord, un programme de DDR accéléré (Désarmement, Démobilisation et de Réinsertion) portant sur l’intégration de 3000 ex-combattants issus des mouvements signataires et de l’inclusivité a été mis en place, sur lesquels 1840 ex-combattants ont déjà été intégrés. Le Gouvernement a également exprimé sa volonté d’intégrer les 1160 restants au plus tard le 21 août 2021 n’eut été la lenteur accusée par la Coordination des Mouvements de l’Azawad dans la fourniture de la liste de ses représentants.

Par ailleurs, le Gouvernement du Mali est disposé à l’intégration prochaine des ex-combattants au sein des Forces armées et de sécurité, de la Fonction publique de l’Etat et d’autres corps paras militaires du pays, dès lors que les quotas compatibles avec les capacités du budget national sont fixés.

Le Gouvernement est déterminé à surmonter les obstacles techniques qui émanent des autres parties à l’Accord, en particulier les Mouvements signataires dont l’adhésion au DDR doit être sans réserve.
Le volet réinsertion socioéconomique entamera les activités d’ici fin septembre 2021 avec l’appui de la MINUSMA et de la Banque mondiale.

Je n’oublie pas ici la situation des réfugiés maliens dans les pays voisins et les personnes déplacées internes, qui reste une préoccupation majeure du Gouvernement du Mali. Nous nous attèlerons à créer, avec l’appui des partenaires bilatéraux et multilatéraux, les conditions idoines d’un retour dans la sécurité et la dignité de nos populations, et à assurer leur participation aux prochaines élections.

Monsieur le Président,
La Transition en cours au Mali se veut une transition de rupture qui porte l’espoir de guérir le Mali des maux qui l’assaillent, dont l’instabilité politique et institutionnelle, l’affaissement de l’Etat, conséquences directes de la corruption et de l’impunité. Pour réussir ce pari, notre pays a décidé de s’engager dans la voie des réformes qui constituent le deuxième Axe du Plan d’action du Gouvernement. Ces réformes vont au-delà des questions politiques et institutionnelles et visent, in fine, à refonder l’Etat dont le délitement progressif est à la base de l’extrême vulnérabilité du Mali face aux défis politiques, économiques et sociaux auxquels il est confronté.

Mon pays le Mali souhaite être une solution aux crises qui menacent le Sahel. Le Mali aspire vivre en paix avec ses voisins, renforcer son unité, sa stabilité et recouvrer la plénitude de sa souveraineté sur tout son territoire. Le Mali veut garantir la sécurité humaine à l’intérieur de ses frontières en consolidant ses institutions constitutionnelles.

A cette fin, le Mali est engagé à faire sa mue, à travers des réformes, à amorcer sa transformation vers un Etat stable et prospère, orienté vers le bien-être de ses habitants. Ces réformes ont trop longtemps été différées pour différentes raisons par les régimes politiques qui se sont succédés au pouvoirs depuis deux décennies. La Transition en cours, sous la conduite de Son Excellence Colonel Assimi GOITA, a décidé de s’y engager fermement.

Le Chef de l’Etat nous a commis à convoquer, dans les tous prochains jours, les Assises Nationales de la Refondation (ANR) dont les recommandations auront force exécutoire, aussi bien pour la période de Transition en cours que pour la poursuite des politiques publiques à venir.

La troisième action prioritaire du Gouvernement est consacrée à l’organisation des élections générales transparentes, crédibles et inclusives devant marquer le retour à l’ordre constitutionnel au Mali. Ces élections sont particulièrement importantes, car elles seront le baromètre de la réussite de la Transition. Nous savons que leur qualité et leur crédibilité conditionneront l’avenir de notre démocratie, la légitimité et la solidité de nos institutions.

Tirant les leçons de notre pratique démocratique récente, le Gouvernement va instituer un Organe Unique Indépendant de Gestion des Elections (OUIGE). Cet Organe unique de Gestion des élections posera les jalons politiques, juridiques et institutionnels de la restauration de la confiance des acteurs politiques et des citoyens lors des compétitions électorales. Il s’agit là d’une innovation majeure de nature à renforcer la démocratie et la légitimité des institutions.

Nous avons conscience des délais impartis à la Transition et de nos engagements internationaux. Nous travaillons sans relâche à les respecter. Dans cette optique, l’Organe unique de gestion des élections suivra un processus accéléré de mise en œuvre à travers la relecture de la loi électorale, l’installation d’un directoire national et des démembrements aux niveaux régional, local et dans les Ambassades et Consulats du Mali. A cet égard, la table ronde sur l’examen de l’avant-projet des termes de référence des Assises Nationales de la Refondation s’est ouverte hier à Bamako.

Au-delà de la question de l’Organe unique de gestion des élections, le Gouvernement va s’atteler à réformer le système électoral, à travers la relecture des textes fondamentaux régissant les élections.

Enfin, le quatrième axe de l’action gouvernementale consistera à instaurer la bonne gouvernance et l’adoption d’un pacte de stabilité sociale. Sous ce chapitre, le Gouvernement s’est engagé à assurer une gouvernance de rupture et d’exemplarité. Une lutte implacable est déjà engagée pour combattre la corruption et l’impunité, qui sont à la base de la déliquescence de l’Etat. Les mesures en cours dans ce sens vont se poursuivre et s’intensifier.

La gouvernance de rupture se traduit d’ores et déjà par une réduction drastique du train de vie de l’Etat, afin de dégager des espaces budgétaires pour améliorer les conditions de vie des populations et assurer une répartition équitable des richesses nationales. Le Président de la Transition et le Gouvernement ont déjà donné de bons exemples dans ce sens. Les ressources ainsi dégagées sont réaffectées vers les services sociaux de base.

Pour plus de justice et d’équité entre les travailleurs, le Gouvernement, après avoir procédé à l’harmonisation des grilles salariales au sein de la fonction publique, va initier, dans les meilleurs délais, une Conférence sociale, en concertation avec les partenaires sociaux et les acteurs du monde du travail.

Monsieur le Président,
Pays sahélien à vocation essentiellement d’agriculture, d’élevage et de pêche, le Mali demeure fortement préoccupé par les changements climatiques, qui constituent l’un des défis majeurs pour la survie et le développement de l’humanité. En effet, mon pays subit de plein fouet les effets des changements climatiques, caractérisés par l’avancée de la désertification et son impact sur la faune et la flore, l’assèchement de nos fleuves et de nos cours d’eau, l’augmentation du niveau de chaleur, les inondations… C’est pourquoi, je voudrais réaffirmer l’attachement du Mali à la mise en œuvre de l’Accord de Paris sur le climat.

Monsieur le Président,
Je voudrais conclure en rappelant que l’action du Gouvernement de la Transition au Mali est orientée sur trois piliers qui correspondent à trois besoins vitaux pour le Mali. Il s’agit du besoin de sécurité, de besoin de justice pour lutter contre la corruption et l’impunité et du besoin de réforme.

Il est impérieux de continuer à travailler à améliorer l’environnement de sécurité au Mali, avec l’aide des amis du Mali, en appui aux efforts des Forces de défense et de sécurité.
Il est tout aussi impérieux de mener les réformes nécessaires à la refondation de l’Etat et à l’adaptation des textes régissant les élections aux besoins de la société malienne et aux évolutions du temps.

Il n’y a pas d’alternative aux réformes que nécessitent l’état désastreux du Mali, si nous voulons faire en sorte que ce grand pays reste debout et redevienne stable. La CEDEAO a bien appréhendé cela et, dès octobre 2018, elle avait recommandé, à l’issue de sa Mission d’Information relative à la crise postélectorale de mener les réformes en ces termes, je cite : « Prenant acte de la prolongation de la législature actuelle selon l’avis de la Cour Constitutionnelle et au regard des dysfonctionnements largement reconnus et évoqués par tous les interlocuteurs lors du scrutin présidentiel passé, il est impératif que le Gouvernement et tous les acteurs sociopolitiques conviennent, de manière consensuelle, d’entreprendre des réformes courageuses des cadres légaux, y compris la Constitution de février 1992, et du système électoral avant de s’engager dans les prochaines échéances électorales que compte mener le pays ».

Je dois dire que cette importante recommandation de la CEDEAO n’a pas été suivie d’effet à ce jour. Le Gouvernement de transition que j’ai l’honneur de diriger s’attèle à la mise en œuvre diligente de cette mesure.

Je saisis cette occasion pour renouveler la gratitude du Président de la Transition, du Gouvernement et du peuple maliens aux Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO, pour leur leadership, et pour leur présence constante aux côtés du Mali en ces moments difficiles et complexes. Nous les exhortons à continuer à avoir une lecture lucide de la situation qui prévaut au Mali, un pays vaste, ouvert sur sept frontières et qui constitue une digue pour toute la région Ouest-africaine.

<strong>Je vous remercie de votre aimable attention.</strong>]]> </content:encoded>
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<title>Assemblée Générale de l’ONU : Le premier ministre, Dr.  Choguel Maïga, prendra la parole ce Samedi à New York</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/assemblee-generale-de-lonu-le-premier-ministre-dr-choguel-maiga-prendra-la-parole-ce-samedi-a-new-york-2945086.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Thu, 23 Sep 2021 01:15:49 +0000</pubDate>
<dc:creator>maliweb.net</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong><em>Le chef du gouvernement de la transition, Dr Choguel Maïga, est attendu à New -York dans les prochains jours, où il prendra  la parole  ce samedi au nom du Chef de l’Etat de la transition sur la tribune de la 76<sup>ème</sup> Assemblée générale des Nations-Unies par rapport à la situation qui prévaut au Mali. </em></strong>

<strong><em>-maliweb.net-</em></strong> Le Mali sera représenté lors de la 76<sup>ème</sup> assemblée générale des Nations -Unies par son Premier ministre qui s’est ouverte à New York. La délégation malienne sera accueillie par le Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération Internationale, Abdoulaye DIOP, déjà présent au siège des Nations-Unies pour l’ouverture des travaux  de la session en cours.

Selon un conseiller à la primature,  le discours qu’il prononcera  à la tribune des Nations -Unies sera  consacré essentiellement à la situation qui prévaut au Mali. Notre source de soutenir que pour ce premier déplacement hors du continent africain depuis sa prise de fonction il y a plus de 100 jours, Dr Choguel Kokala Maïga,  s’exprimera sur les réformes en vue sur le processus électoral, notamment l’utilité de la création de l’organe unique aux élections, les assises nationales de la Refondation et la révision Constitutionnelle.

Toujours selon ce conseiller à la primature, le Chef du gouvernement plaidera devant les pays membres des Nations-Unies la situation sécuritaire au Mali. « Il va plaider pour la robustesse du mandat de la MINUSMA et présentera la stratégie nationale sur la sécurisation des régions du centre », confie notre source. Le Mali a récemment refusé une augmentation du nombre des casques bleus arguant que les autorités de la transition n’ont pas été associées aux discussions.  Aussi, poursuit notre source, le voyage New-Yorkais serait également l’occasion pour l’exécutif  d’évoquer la réforme de la justice en cours et la lutte contre la corruption, notamment l’audit des services publics et l’examen judiciaire des dossiers de détournements des deniers publics.

En attendant  l’arrivée du chef de la délégation malienne, un bras de fer oppose déjà les autorités de la transition  et les Nations-Unies sur la conduite du processus de la transition. Récemment le Conseil de sécurité a produit un document dans lequel il s’est opposé à toute tentative de prolongation de la transition et a recommandé à Bamako de proposer un chronogramme électoral devant permettre de sortir de la période transitoire. Bien que les autorités n’aient jamais indiqué qu’elles excéderaient le délai de 18 mois, le premier ministre a déclaré  lors de la visite de la dernière mission de médiation de la CEDEAO que « ce sont les conclusions des assises nationales de la refondation qui détermineront le nouveau chronogramme électoral ».

C’est un ballet diplomatique qu’attend dans les prochains jours le chef du gouvernement aux Nations-Unies au moment où le Mali est engagé dans un autre bras de fer avec le monde occidental par rapport  aux rumeurs de signature d’un éventuel accord de coopération militaire avec le groupe russe Wagner révélées par l’agence de presse britannique Reuters.

<strong>Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net            </strong>]]> </content:encoded>
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<title>La crise entre Paris et Washington s&amp;apos;invite à l&amp;apos;ONU</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/la-crise-entre-paris-et-washington-sinvite-a-lonu-2944869.html</link>
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<pubDate>Mon, 20 Sep 2021 16:46:15 +0000</pubDate>
<dc:creator>AFP</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>Apaisement ou retrouvailles tendues? La crise diplomatique sans précédent entre les Etats-Unis et la France s'invite à partir de lundi dans les couloirs de l'Assemblée générale annuelle de l'ONU au moment où Washington a annoncé la réouverture de ses frontières avec l'Union européenne. </strong>
<div id="triplelift" data-id="151" data-m="{&quot;i&quot;:151,&quot;p&quot;:110,&quot;n&quot;:&quot;TripleliftModule&quot;,&quot;y&quot;:8,&quot;o&quot;:31}" data-nativead-tracking="{&quot;id&quot;: &quot;triplelift&quot;, &quot;sdk&quot;: &quot;widget&quot;, &quot;w&quot;: &quot;300&quot;, &quot;h&quot;: &quot;250&quot;}"></div>
Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken et son homologue français Jean-Yves Le Drian sont attendus dans la journée à New York. Mais pour l'instant aucun tête-à-tête n'est annoncé pour tenter de tourner la page.

C'est l'annonce, le 15 septembre, d'un pacte de sécurité conclu par les Américains avec l'Australie et le Royaume-Uni pour contrer la Chine qui a mis le feu aux poudres, car elle s'est faite dans le dos des Français, qui ont perdu au passage un énorme contrat de sous-marins commandés par Canberra.

Pour le premier jour de la grand-messe diplomatique mondiale, le secrétaire d'Etat américain a prévu sa première rencontre avec la nouvelle ministre britannique des Affaires étrangères, Liz Truss.

Londres et Washington ont tenté pendant le week-end d'amadouer leur allié français et par extension l'Europe. La Maison Blanche a ainsi annoncé lundi matin la réouverture des frontières américaines aux voyageurs européens et britanniques vaccinés.

Mais Paris, qui a dénoncé tour à tour un "coup dans le dos", un "mensonge" et une "rupture majeure de confiance", et rappelé ses ambassadeurs aux Etats-Unis et en Australie dans un geste inédit, ne décolère pas.

Relativement silencieux jusqu'ici, les ministres des Affaires étrangères des pays de l'Union européenne examineront lundi soir en marge de l'Assemblée de l'ONU les conséquences du nouveau partenariat stratégique américano-britannico-australien dans la région indo-pacifique, surnommé AUKUS.

<strong>- Amour "inébranlable" -</strong>

<section class="articlebody   " data-id="110" data-m="{&quot;i&quot;:110,&quot;p&quot;:109,&quot;n&quot;:&quot;articlebody&quot;,&quot;y&quot;:6,&quot;o&quot;:1}">Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell devrait "rendre compte" de cette réunion "par une déclaration", a annoncé un porte-parole de la Commission européenne.

Les Vingt-Sept avaient déjà prévu de parler, lors de cette rencontre traditionnelle à New York, du retrait chaotique d'Afghanistan imposé par le gouvernement américain de Joe Biden, qui a aussi suscité plusieurs grincements de dents dans le Vieux Continent.

"Beaucoup de pays européens nous ont fait part de leur sidération", a assuré Jean-Yves Le Drian dans le journal français Ouest France. "Il ne s'agit pas seulement d'une affaire franco-australienne mais d'une rupture de confiance dans les alliances, avec nos alliés, et aussi du positionnement de chacun concernant la stratégie indo-pacifique", a-t-il déploré.

Les Français veulent que l'affaire pèse dans la redéfinition en cours du concept stratégique de l'Otan, mais aussi dans une forme d'autonomie stratégique dont elle voudrait doter l'UE.

L'affaire des sous-marins va-t-elle pousser les Européens à durcir leur position ensemble à l'égard du président démocrate, initialement salué pour sa volonté de relancer les relations transatlantiques avec ses alliés après les tensions du mandat de Donald Trump? Tous les yeux vont être braqués vers la déclaration de Josep Borrell.

Remonté comme rarement ces derniers jours, Jean-Yves Le Drian doit aussi donner le ton lors d'une conférence de presse à New York, en l'absence du président français Emmanuel Macron qui a fait le choix cette année de ne pas s'exprimer à l'Assemblée générale de l'ONU.

Selon Paris, le président Biden, qui est lui attendu lundi et mardi à ce grand rendez-vous mondial, a demandé à s'expliquer avec son homologue français et un coup de téléphone aura lieu dans les "prochains jours".

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a aussi tenté de consoler son allié français, dans l'avion qui l'emmenait à New York.

Le Royaume-Uni et la France ont "une relation très amicale", d'une "immense importance", a déclaré Boris Johnson à des journalistes, avant d'ajouter: "Notre amour de la France est inébranlable". Pas sûr que ces mots doux suffisent à calmer l'ire du chef de la diplomatie française qui a qualifié Londres de "cinquième roue du carrosse".

Signe des tensions persistantes, une rencontre prévue cette semaine entre la ministre française des Armées Florence Parly et son homologue britannique Ben Wallace a été annulée par la France.

Le vice-Premier ministre australien, Barnaby Joyce, a de son côté assuré lundi que son pays n'avait "pas besoin de prouver son attachement à la France", en évoquant les soldats envoyés se battre lors des deux Guerres mondiales.

bur-fff/prh/dax

</section><section class="stb-flexvertical" data-id="173" data-m="{&quot;i&quot;:173,&quot;p&quot;:109,&quot;n&quot;:&quot;sharingtoolbar&quot;,&quot;y&quot;:6,&quot;o&quot;:2}">
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</div>
</div>
</section>]]> </content:encoded>
</item>

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<title>Guerre dans le monde :  L’ONU, un machin génocidaire</title>
<link>https://www.maliweb.net/nations-unies/guerre-dans-le-monde-lonu-un-machin-genocidaire-2944748.html</link>
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<description><![CDATA[  ]]></description>
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<pubDate>Mon, 20 Sep 2021 09:51:29 +0000</pubDate>
<dc:creator>Inter De Bamako</dc:creator>
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<content:encoded><![CDATA[<strong>L’organisation internationale l’ONU a été constituée, en 1945 pour succéder à la Société des Nations (SDN) par les États qui ont accepté de remplir les obligations prévues par la  Charte des Nations unies signée, le 26 juin à Sanfrancisco, en 1945, en vue de sauvegarder la paix et la sécurité internationale et d’instituer entre les nations une coopération économique, sociale et culturelle. L’ONU dont le siège est à New York a officiellement commencé à exister, le 24 octobre 1945. La Chine, les États-Unis, la France, la Grande Bretagne et la Russie ont un siège permanent et un droit de véto au Conseil de Sécurité. L’Afrique est représentée par la France à cause du rang qu’elle occupe à l’ONU avec un cortège d’États clients qui votent à sa suite. Cinquante et un (51) États africains sont fondateurs des Nations unies.</strong>

Après soixante (60) ans d’indépendance de plusieurs pays africains et soixante-quinze (75) ans d’existence de l’ONU, il y a lieu de dresser un bilan. L’Afrique est ainsi le lieu de toutes les ingérences. L’ingérence  étatique déléguée par la Communauté internationale aux agences de l’ONU et qui s’exprime à la fois par les opérations de maintien de la paix et par les missions  de bonne gouvernance à travers la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI). Les États africains sont membres des principales organisations internationales mais ils ont peu voix au chapitre dans cet ordre international. Ils font également partie du mouvement des non alignés.

À défaut de gouvernement mondial, capable d’imposer des disciplines et des sanctions, il y a mise en place d’une  gouvernabilité mondiale, à travers les négociations des règles internationales, l’élaboration de normes et de valeurs et un ensemble de régulations assurées par des acteurs divers. À l’intérieur des organisations internationales, se jouent ainsi des rapports d’influence, de négociation, voire d’imposition de décisions.

&nbsp;

<strong>Guerres en Afrique </strong>

Les guerres secrètes des grandes puissances en Afrique, il y a eu carnages sur le continent, des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner  celui des victimes de toutes les guerres, depuis 1945. Qui en parle ? Qui s’intéresse à ces carnages incompréhensibles ?  Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour, Mali et l’on ne peut pas se contenter de regarder l’Afrique sous le seul angle des Droits de l’homme ou de la Françafrique. Qu’à tiré l’Afrique d’une démocratie transférée ? Le désordre certes, mais un désordre fécond, avec l’apparition d’une presse  libre (quand elle n’est pas achetée ou muselée par le pouvoir en place), le foisonnement de la pensée et des initiatives  avec leur corollaire d’associations, de mouvements et d’ONG. Tous ceux ont contribué à affaiblir les pays africains. Rwanda  ou  la première  guerre mondiale africaine.

En 1969, une rébellion éclate au Nigeria. Le Biafra province riche en gisements pétroliers, tente de faire sécession du reste du pays. La France, par l’intermédiaire de Jacques Foccart, soutient matériellement les indépendantistes. La partition du Nigeria permettrait en effet d’ouvrir un boulevard au groupe pétrolier Elf. Mercenaires, fonds secrets, agitation diplomatique, toute la panoplie des réseaux de la Françafrique est déployée pour soutenir l’effort de guerre. Reste à bluffer l’opinion publique.

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<strong>Le génocide rwandais</strong>

En avril 1994, un génocide éclate au Rwanda. L’État français est à cette époque le soutien essentiel de l’Hutu Power, qui massacre méthodiquement plusieurs mois durant un million de personnes pour le simple fait d’être des Tutsi ou pour s’être opposées à cette extermination.

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<strong>Les décennies 1980-1990-2000 ont été celles du chaos</strong>

Les crises sur le continent ont fait réagir la communauté internationale et des politiques de rétablissement de la paix sont mises en œuvre. Au Liberia, en Angola, en Sierra Leone, en Côte d’Ivoire, au Congo, un accord entre les groupes armés et le gouvernement est recherché à tout prix, fondé sur le principe suivant lequel la paix immédiate. C’est l’ONU qui prend en charge les opérations de paix, soit directement par l’envoi de casques bleus sous commandement onusien, soit en les déléguant à des Forces d’interposition ouest-africaines, comme  ce fut au Liberia, soit en mandatant une puissance occidentale (la France) en Ituri, au Congo  République démocratique du Congo (RDC).

Autre exemple, en Angola, on va de la Françafrique à la Mafiafrique. L’Angola, c’est l’Irak ou le Koweït de l’Afrique: un pays qui a des gisements pétroliers gigantesques au large de ses côtes. Ce pays était  en guerre civile depuis son indépendance, en 1975, la France et  Elf armaient les deux (02) camps en guerre civile.

<strong>La France: </strong>elle est à la fois arbitre et partie prenante et parfois prise entre deux feux (Côte d’Ivoire, Mali). L’armée française, pour sa part, agit sous mandat des Nations unies ou de l’Europe, mais a maintenu ses accords militaires bilatéraux avec certains pays africains. Or la Realpolitik conduit à des accommodements vis-à-vis de dictateurs.

Rappelons que la Françafrique est un instrument créé par Foccart pour encadrer les chefs d’État africains, elle est constituée de réseaux politico-affairistes. Combien de fois le président tchadien Idriss Deby  a truqué les élections pour rester au pouvoir avec l’aide de la France ? Combien d’opposants tchadiens ont perdu la vie à cause de ce régime ? La France est un petit pays qui secoue le monde entier avec seulement une superficie 549 000 km<sup>2</sup> et une population vieillissante de 65 millions de Français.

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<strong>Le concept de démocratie onusienne ?</strong>

La méthode employée par l’ONU est chaque fois le même: gouvernement en place est légitime à partir du moment où il a été porté au pouvoir par des élections fussent-elles truquées. Tous ceux qui tentent de faire entendre leurs revendications ou de prendre le pouvoir par la seule méthode résiduelle dont ils disposent, la force dans la mesure où toutes les autres formes d’expression, presse libre, mouvements associatifs, scrutins réguliers, sont bâillonnés par un régime d’autant plus puissant qu’il accapare la rente, sont des régimes barbares illégitimes. Lorsque le chef d’État en place est un ancien fonctionnaire de l’ONU, tout ou presque lui est permis, avec le blanc-seing de la Communauté internationale: pose de mines, bombardements des villages, emplois de mercenaires. L’oppression et l’arbitraire présents ne sont jugés condamnables que lorsqu’ils ne sont pas exercés par l’État, seul détenteur du monopole de la violence légitime.

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<strong>La CEDEAO</strong> <strong>des chefs d’État ou des Peuples ?</strong>

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) est l’objet de toutes sortes de récriminations aujourd’hui pour raison de mauvaise gouvernance. De rudes empoignades existent entre le peuple et ses chefs d’État pseudo-démocrates. Elle sera prise au sérieux lorsque le «<strong>le secrétariat général du syndicat</strong>» des chefs d’État éradiquerait le troisième mandat.

La France qui est une filiale de l’ONU peut déléguer ses pouvoirs à la CEDEAO. C’est une organisation régionale qui regroup  quinze (15) pays dont huit (08) de la zone CFA. Elle a été créée, le 28 mai 1975, à Lagos (Nigeria) avec pour mission de promouvoir l’intégration économique dans tous les domaines.

La CEDEAO s’est fortement impliquée dans la solution des problèmes régionaux (Sierra Leone, Côte d’Ivoire) et l’envoi de forces du maintien de la paix, pour mettre fin à la guerre au Liberia avec la création de l’ECOMOG (ou ECOWAS monitoring group, Groupe d’observation militaire). La CEDEAO déploie au Mali 7464 militaires, malgré cette forte présence, la crise dure et persiste.

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, gardienne du temple de la démocratie va vers sa chute pour raison d’injonction dans les affaires intérieures de ses pays membres. La décennie 2000-2020 en Afrique est émaillée de coups d’État et de violation flagrante de Constitution pour un troisième mandat.

Des présidents démocratiquement élus ont payé les frais d’un troisième  mandat: Me Abdoulaye Wade (urnes), Alpha Condé (putsch) et ce n’est pas fini. Quand il y a coup d’État, les condamnations pleuvent mais quelles sanctions contre les dirigeants africains qui ne respectent pas  leur Constitution ? Et contre ceux qui tirent sur leur peuple ?

<strong>Amy SANOGO</strong>

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